La situation des transports en Pays de la Loire - Les ventes de carburants routiers en 2016
DOUILLARD, Denis
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Observatoire régional des transports (Pays-de-la-Loire)
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">En 2016, environ 3,4 millions de m3 de carburants routiers ont été livrés par des entrepositaires pétroliers aux distributeurs et détaillants d'hydrocarbures (ainsi que quelques consommateurs directs) situés en Pays de la Loire. La région a représenté 6,8 % des ventes nationales de carburants routiers, soit environ un point de plus que ses poids démographique et économique. Cette surreprésentation trouve son origine dans le faible recours aux modes de transports alternatifs à la route. En relation avec la diminution de la consommation unitaire des véhicules et l'achèvement de la phase de rattrapage de catégories particulières d'habitants (femmes et personnes âgées) à l'accès à la voiture, le volume des ventes effectuées dans la région a peu évolué au cours des dernières années.<br /><br />2016 a fait exception, marquée par un rebond des livraisons (+ 2,4 % par rapport à 2015), conséquence de la nouvelle baisse des prix à la pompe et de la reprise économique. Inédit depuis 1992, le tassement de la part du gazole dans les ventes de carburant, observé en 2015, s'est poursuivi en 2016.<br /><br />Il est appelé à s'amplifier dans les prochaines années en raison de la désaffection croissante des ménages à l'égard des modèles Diesel. Elle s'explique par la volonté gouvernementale de poursuivre la suppression progressive de l'avantage fiscal accordé au gazole pendant plusieurs décennies et par la mise en place de la prime à la conversion.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
activité économique
;commerce
;carburant
Descripteur écoplanete
carburant sans plomb
;gazole
Thème
Transports
;Economie
Texte intégral
service
connaissance
des territoires
et évaluation
Ministère de la Transition écologique et solidaire
direction régionale de l'environnement,
de l'aménagement et du logement des Pays de la Loire
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Collection
La situation des transports
en Pays de la Loire
Les ventes de carburants
routiers en 2016
En 2016, environ 3,4 millions de m3 de carburants routiers ont été livrés par des
entrepositaires pétroliers aux distributeurs et détaillants d?hydrocarbures (ainsi que
quelques consommateurs directs) situés en Pays de la Loire. La région a représenté 6,8 %
des ventes nationales de carburants routiers, soit environ un point de plus que ses poids
démographique et économique. Cette surreprésentation trouve son origine dans le faible
recours aux modes de transports alternatifs à la route. Il s?observe aussi bien dans les
flux de personnes que dans l?acheminement des marchandises.
En relation avec la diminution de
la consommation unitaire des
véhicules et l?achèvement de la
phase de rattrapage de catégories
particulières d?habitants (femmes
et personnes âgées) à l?accès à la
voiture, le volume des ventes
effectuées dans la région a peu
évolué au cours des dernières
années.
2016 a fait exception, marquée par
un rebond des livraisons (+ 2,4 %
par rapport à 2015), conséquence
de la nouvelle baisse des prix à la
pompe et de la reprise économique.
Inédit depuis 1992, le tassement de
la part du gazole dans les ventes de
carburant, observé en 2015, s?est
poursuivi en 2016. Il est appelé à
s?amplifier dans les prochaines
années en raison de la désaffection
croissante des ménages à l?égard
des modèles Diesel. Elle s?explique
par la volonté gouvernementale de
poursuivre la suppression progres-
sive de l?avantage fiscal accordé au
gazole pendant plusieurs décennies
et par la mise en place de la prime à
la conversion.
décembre
2017
n° 547
Source : SDES
Évolution entre 2015 et 2016
des ventes de carburants routiers
+ 2,1 %
? 5,7 %
+ 11,6 %
+ 2,4 %
+ 11,2 %
SP95-E10
SP95
SP98
Gazole
Ensemble
Répartition des ventes
de carburants routiers en 2016
Gazole
83%
SP95
7%
SP95-E10
6%
SP98
4%
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 547 I Décembre 2017
2 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
1 ? Les caractéristiques géographiques des ventes de carburants routiers en 2016
Les Pays de la Loire contribuent de façon importante aux ventes nationales de carburants routiers
En 2016, les livraisons de carburants routiers (hors GPL
et GNV dont les ventes régionales et départementales ne
sont pas connues) se sont élevées à 3,43 millions de m3
dans les Pays de la Loire. Ce volume de vente a
représenté 6,8 % des livraisons effectuées en France
métropolitaine. Pour mémoire, les Pays de la Loire
contribuent à 5,1 % du produit intérieur brut hexagonal et
abritent 5,8 % de la population métropolitaine1.
La surreprésentation de la région dans les ventes de
carburants routiers provient pour une large part de la
prédominance du mode routier dans l?acheminement des
biens comme des personnes.
? Dans le domaine du transport de fret, la région des Pays de la Loire souffre d?un manque de présence et d?utilisation des
modes de transport non routiers. Si la qualité de son réseau autoroutier lui permet une bonne connexion avec le reste du
territoire national, la faiblesse de son offre de fret ferroviaire (liée à l?atomicité de la demande) ainsi que l?envergure limitée
de son réseau fluvial sont des facteurs d?isolement géographique. Le transport routier de marchandises est en situation de
quasi monopole sur les courtes distances2. Les Pays de la Loire sont la région de France métropolitaine où la part du
chemin de fer et de la voie fluviale dans les flux terrestres de marchandises est la plus faible.
? En matière de mobilité des personnes, le mode routier est également une spécialité ligérienne. Les Pays de la Loire se situent
ainsi au deuxième rang des régions françaises derrière la Bretagne par le taux d?équipement des ménages en automobiles et
au premier rang selon le critère de la multi-motorisation. Cette spécificité est à relier au taux d?emploi des habitants des
Pays de la Loire, l?un des plus élevé des régions françaises, qui induit un nombre important de couples bi-actifs. Le fort
équipement en véhicules s?explique aussi par l?attrait des ménages ligériens pour la maison individuelle (plus fortement
pourvue en stationnement automobile que l?habitat collectif) alimenté par un étalement urbain plus important qu?ailleurs, la
qualité du maillage routier régional ou encore un réseau ferroviaire perfectible.
Rapportées à la population, les ventes sont plus élevées dans les départements ruraux de la région
En rapportant les ventes de carburant au nombre d?habitants, une segmentation du territoire français se dessine clairement entre
d?une part les départements frontaliers et les zones urbaines, d?autre part les espaces à faibles densités de population.
En 2016, chaque habitant de France métropolitaine a consommé en moyenne 0,78 m3 de carburants routiers. Ce ratio a atteint
son plancher en Île-de-France (0,49 m3 par habitant), région la plus dense de France où, en raison de la présence d?importants
réseaux de transports collectifs en site propre (RER, métro, tramway) et de faibles distances de déplacement, le taux de
motorisation est nettement moins élevé qu?ailleurs. Les habitants des territoires frontaliers ont également une faible
consommation domestique de carburant par habitant car une partie de leur achat d?essence se fait dans les pays voisins
(Belgique et Espagne en particulier) où le niveau de taxation des produits pétroliers est plus bas qu?en France.
Les Pays de la Loire font partie des territoires à fortes ventes de carburant par habitant. Dans ce groupe de régions situées
principalement dans le centre et l?ouest de la France (Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine), les
densités de population, en moyenne plus faibles qu?ailleurs, induisent des distances de déplacement élevées et un fort
équipement automobile. Les réseaux de lignes régulières de transport en commun (train et autocar) y sont moins fréquents : ils
demandent des investissements importants et, de ce fait, ont peu de pertinence économique en zones rurales.
À l?intérieur de la région des Pays de la Loire, les départements les moins denses ont la consommation de carburant par habitant
la plus importante. Parmi les 96 départements métropolitains, la Vendée se classe au quatrième rang avec 1,15 m3 de carburant
livré par habitant, derrière la Haute-Marne (1,33 m3), la Drôme (1,27 m3) et la Charente (1,16 m3).
1 Cette part de 5,8 % ne tient pas compte de la mobilité saisonnière et professionnelle. Selon la Direction du Tourisme, la population présente en
moyenne sur l?année dans les Pays de la Loire est, en raison de son attrait touristique, supérieure d?environ 2 % à la population résidente.
2 Voir la publication suivante : http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ac_no_212_-_trm_2016.pdf
2015 2016 Évolution
Loire-Atlantique 1 156 949 1 181 222 + 2,1 %
Maine-et-Loire 617 953 640 166 + 3,6 %
Mayenne 280 094 281 138 + 0,4 %
Sarthe 535 613 546 409 + 2,0 %
Vendée 754 255 777 194 + 3,0 %
Pays de la Loire 3 344 864 3 426 130 + 2,4 %
France métropolitaine 50 449 786 50 677 401 + 0,5 %
Région / France 6,6 % 6,8 %
Unité : m2
Source : SDES
Ventes de carburants routiers en 2015 et 2016
La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2016
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 3
Ventes de carburants routiers par habitant en 2016
Vente de carburants routiers
par habitant en 2016
Plus de 0,93 m3 par habitant
De 0,86 à 0,93 m3 par habitant
De 0,83 à 0,86 m3 par habitant
Moins de 0,83 m3 par habitant
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 547 I Décembre 2017
4 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
2 ? L?évolution temporelle des ventes de carburants routiers
Sur longue période, les livraisons de carburants ont faiblement progressé
Au cours des vingt-cinq dernières années, les ventes de carburants routiers se sont accrues à un rythme modéré en France
métropolitaine (+ 0,5 % en moyenne annuelle). Dans les Pays de la Loire, l?évolution a été plus forte (+ 1,4 % par an),
particulièrement jusqu?en 2003, de par le dynamisme démographique de la région et le renforcement de la part modale du
transport routier. Depuis 2007, les livraisons ligériennes se sont stabilisées autour de 3,3 millions de m3.
Ces faibles évolutions, au regard de l?augmentation des trafics automobiles, trouvent leur origine dans la réduction de la
consommation des véhicules en carburant. La consommation unitaire moyenne des voitures particulières immatriculées en
France a en effet fortement diminué depuis 1990 (? 23 %). Cette baisse est la conséquence de l?amélioration des
performances énergétiques des moteurs, du changement de comportement des conducteurs (développement de l?écoconduite
et réduction des trajets courts) encouragé par les fortes variations des cours du pétrole et plus récemment du développement
des ventes de véhicules propres (voitures hybrides et électriques).
Livraisons de carburants routiers
(en millions de m3)
2,4
2,6
2,8
3,0
3,2
3,4
3,6
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016
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36
39
42
45
48
51
54
Sources : Comité Professionnel du Pétrole jusqu'en 2008, SDES à partir de 2009
Fr
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ce
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Pays de la Loire France métropolitaine
La consommation unitaire des voitures particulières a bénéficié jusqu?en 2014 de la diésélisation du parc : l?augmentation du
nombre de véhicules diesel, moins gourmands en carburant que les véhicules essence (en France, 6,1 litres aux 100 km
contre 7,3 litres), a contribué à faire baisser mécaniquement la consommation unitaire globale.
Source : SDES (Corse non représentée)
Évolution entre 2015 et 2016 des ventes de carburants routiers
Pays de la Loire
Normandie
Nouvelle-Aquitaine
Centre-Val de Loire
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Bretagne
Grand Est
Hauts-de-France
Auvergne-Rhône-Alpes
Île-de-France
Bourgogne-Franche-Comté
Occitanie
? 2 %
? 1 %
0 %
+ 1 %
+ 2 %
+ 3 %
2 3 4 5 6 7
Ventes 2016
(en millions
de m3)
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20
16
/
20
15
La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2016
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 5
Le poids de la région dans les ventes nationales s?est renforcé
La contribution des Pays de la Loire à l?ensemble des ventes de carburants routiers réalisées sur le territoire métropolitain est
passée de 5,4 % en 1990 à 6,8 % en 2016. Cette évolution peut s?expliquer par plusieurs phénomènes :
? la croissance démographique du territoire régional, pérenne car basée sur deux moteurs équilibrés (excédent des
naissances sur les décès et flux migratoires positifs), est supérieure à celle observée en moyenne dans les autres régions
françaises ;
? les Pays de la Loire bénéficient d?un environnement économique favorable caractérisé par un taux de chômage parmi les
plus faibles de France et une progression soutenue du PIB ;
? l?activité des transports routiers de marchandises s?est fortement accrue au cours des dernières décennies au détriment
notamment des trafics ferroviaires, les Pays de la Loire étant l?une des régions françaises (avec la Bretagne et la Corse)
qui a connu depuis vingt ans la progression la plus rapide de ses flux routiers de fret ;
? entre les recensements de la population de 1990 et 2014, l?allongement des distances domicile ? travail a été plus forte
en Pays de la Loire qu?en France métropolitaine, de par une périurbanisation accrue.
L?évolution du prix des carburants routiers en 2016
En 2016, pour la quatrième année consécutive, les prix à la pompe ont reculé en France métropolitaine (hors
Corse) par rapport à l?année précédente : ? 3,8 % pour le gazole, ? 3,6 % pour le super SP95, ? 3,7 % pour le
super SP98 et ? 4,8 % pour le super SP95-E10. En euros courants, les tarifs de 2016 sont voisins de ceux en
vigueur en 2007 et en 2008, avant le déclenchement de la crise économique.
Le gazole est demeuré le carburant le moins onéreux. En moyenne sur l?année 2016, son prix a été 15 % plus
faible que le SP95 (20 centimes d?écart) et 19 % plus faible que le SP98 (26 centimes d?écart). Ces différences
devraient se réduire dans les prochaines années avec l?augmentation de la taxation du gazole.
Prix moyens annuels de la vente au détail des carburants routiers
en France métropolitaine (hors Corse)
0,4
0,6
0,8
1,0
1,2
1,4
1,6
1,8
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016
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SP98 SP95 SP95-E10 Gazole
Les prix français des carburants routiers dépendent de deux phénomènes internationaux : l'évolution des cours
mondiaux des produits raffinés et la variation du taux de change de l'euro. En 2016, le prix du baril de pétrole a
décru en raison d?une offre excédentaire, alimentée par les difficultés de l?OPEP à s?entendre sur un gel de ses
quotas de production. Exprimé en dollar, il s?est établi en moyenne à 44 $, soit un recul de 16 % par rapport à 2015.
L?amplitude des cours a toutefois été importante (de 31 $ en janvier à 54 $ en décembre), sous l?effet de la
signature inespérée, en fin d?année, d?un accord sur un repli de la production. Libellé en euros, le cours du pétrole a
également diminué de 16 % comparé à 2015, en raison de la stabilité du taux de change de la monnaie européenne.
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 547 I Décembre 2017
6 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
3 ? La répartition des ventes par type de carburant en 2016
L?enquête du SDES (cf. méthodologie en pages 11 et 12) fournit les livraisons départementales de carburant selon cinq
catégories : le gazole routier et les quatre variétés de supercarburants sans plomb actuellement mis en vente (le SP95-E10, le
SP95, le SP98 et l?E85). Le super plombé, retiré du marché français en 1999, a été remplacé par le super ARS (« anti-
récession de soupapes ») qui était un carburant spécifique, mélange de SP98 et d'un additif à base de potassium, destiné aux
véhicules anciens ne supportant pas le sans plomb (apparu en 1989). La commercialisation du super ARS a pris fin en 2005.
La part de marché du gazole dépasse 80 % des ventes ?
Le gazole, dont les gaz
d?échappement sont classés
cancérigènes par l'Organisation
mondiale de la santé, est
majoritaire depuis 1990 dans les
Pays de la Loire. Sa part s?est
accrue en continu de 1993 à
2014. En 2016, il a représenté
82,5 % des ventes régionales,
contre 80,6 % en France
métropolitaine.
La diésélisation du parc concerne toutes les catégories de véhicules. En Pays de la Loire, d?après les estimations du SDES,
72 % du parc en circulation des voitures particulières roule au gazole, contre 69 % en France métropolitaine. Au niveau
national, cette part atteint 95 % parmi les véhicules utilitaires légers (VUL) et dépasse 99 % au sein du parc roulant de
véhicules lourds (camions, tracteurs routiers, autobus et autocars).
Structure des ventes de carburants routiers en Pays de la Loire
27
7
38
1
44
8
47
5
47
6
51
3
55
4
65
2
69
4
76
4
82
5
84
8
83
4
80
3
79
9
80
4
77
7
72
3
69
3
65
4
61
3
59
1
57
7
57
6
57
8
60
1
99
9 87
4 84
8
79
4
68
0
55
6
47
4
42
7 42
5
36
0
27
1
1
19
1
1
27
0
1
30
8
1
39
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1
47
7
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54
5
1
62
0
1
66
9 1
85
9
1
86
7
2
00
8
2
16
7
2
24
9
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2
27
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2
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7
2
40
7
2
52
5
2
56
4
2
60
2
2
67
6
2
72
0
2
74
2
2
73
5
2
78
7
2
76
7
2
82
5
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016
Sources : Comité Professionnel du Pétrole jusqu'en 2008, SDES à partir de 2009
M
ill
ie
r d
e
m
3
Super sans plomb Super plombé et ARS
Gazole
En Pays de la Loire, comme sur une large part du territoire français, il est observé une corrélation forte entre le niveau des
ventes par habitant et l?intensité du recours au gazole. C?est ainsi dans les départements ruraux caractérisés par des
distances de déplacements élevées (notamment celles pour rejoindre le lieu de travail) que la part du gazole est la plus forte.
Le surcoût d?un moteur Diesel est en effet plus facilement amortissable par la population des zones rurales et périurbaines où
le kilométrage moyen annuel des voitures dépasse celui des habitants des agglomérations.
Gazole SP95-E10 SP95 SP98 E85 Ensemble
Loire-Atlantique 957 726 90 268 82 691 49 159 1 377 1 181 222
Maine-et-Loire 532 311 41 283 39 138 26 857 577 640 166
Mayenne 242 239 13 393 16 715 8 759 32 281 138
Sarthe 447 874 29 878 45 551 22 735 372 546 409
Vendée 644 993 35 467 67 827 28 150 758 777 194
Pays de la Loire 2 825 143 210 289 251 922 135 659 3 116 3 426 130
France métrop. 40 867 141 3 496 940 4 047 978 2 169 375 95 966 50 677 401
Région / France 6,9 % 6,0 % 6,2 % 6,3 % 3,2 % 6,8 %
Unité : m2
Source : SDES
Ventes de carburants routiers en 2016
La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2016
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 7
Part du gazole dans les ventes totales de carburant routier en 2016
Part du gazole dans les ventes
totales de carburant routier en 2016
Plus de 83 %
De 82 à 83 %
De 81 à 82 %
Moins de 81 %
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 547 I Décembre 2017
8 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
La structure de la consommation de gazole et de supercarburants par types de véhicules
Le SDES établit chaque année, dans le cadre de l?élaboration des comptes des transports de la Nation, un bilan de la
circulation. Ce document numérique, disponible sur le site du ministère1, fournit, à partir de sources statistiques
diverses (CCFA, Cerema, Asfa, Kantar-Worldpanel, TNS-Sofres, CPDP) la ventilation de la consommation de
carburants routiers sur le territoire français selon la catégorie de véhicules et le type de carburant.
Sur le dernier quart de siècle, les traitements statistiques du SDES, présentés ci-dessous, révèlent la marginalisation
du supercarburant et la part croissante de la voiture particulière dans les ventes de gazole.
78 % du supercarburant acheté dans l?Hexagone est consommé par des voitures particulières immatriculées en
France. Le solde se répartit entre motocycles, véhicules utilitaires légers et voitures étrangères.
Structure de la consommation de supercarburant sur le territoire français
(en million de m3)
0
5
10
15
20
25
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016
Sources : SDES - Bilan de la circulation d'après CCFA, Cerema, Asfa, Kantar-Worldpanel, TNS-Sofres, CPDP
Voitures particulières Véh. utilitaires légers
VP et VUL étrangers Motocycles
La répartition des ventes de gazole est plus diversifiée : les véhicules lourds français ou étrangers (PL, bus et cars)
représentent encore 26 % de la consommation. La part de la voiture particulière a néanmoins progressé de plus de
vingt points depuis 1990 (de 28 à 50 %) sous l?effet du mouvement de diésélisation du parc automobile français.
Structure de la consommation de gazole sur le territoire français
(en million de m3)
0
10
20
30
40
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016
Sources : SDES - Bilan de la circulation d'après CCFA, Cerema, Asfa, Kantar-Worldpanel, TNS-Sofres, CPDP
Voitures particulières Véh. utilitaires légers
VP et VUL étrangers Poids lourds
Véh. lourds étrangers Bus et cars
1 Le document se trouve ici : http://www.statistiques.developpement-
durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Themes/Transports/Comptes_des_transports/2016/Annexes_G_-_Bilan_de_la_circulation.xls
La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2016
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 9
? mais a légèrement diminué en 2015 et en 2016 sous l?effet des mesures gouvernementales
Pendant plusieurs décennies, le gazole a bénéficié de la diésélisation croissante du parc de véhicules légers, encouragée par
la perspective de prix durablement élevés des produits pétroliers et le maintien d?un écart sensible de tarif avec le
supercarburant (cf. encadré de la page 5). Depuis deux ans, le partage des ventes de carburant entre le gazole et l?essence a
commencé à se rééquilibrer en raison du désintérêt récent des automobilistes à l?égard des motorisations Diesel.
En effet, depuis le début de l?année 2013, la part des
immatriculations neuves de voitures essence s?est
redressée principalement en raison de l?augmentation du
coût de fabrication des modèles Diesel (liée au
renforcement des normes européennes d?anti-pollution),
des premières mesures gouvernementales visant à aligner
d?ici 2021 la fiscalité du gazole sur celle de l?essence et
de la mise en place de la prime à la conversion des
anciens véhicules Diesel.
En 2016, les livraisons de gazole se sont certes accrus de
2,1 % dans les Pays de la Loire, allant à contre-courant
de l?évolution nationale (? 0,2 %). Néanmoins, après
vingt-deux années de hausses consécutives, la part de
marché du carburant leader (82,5 %) a, comme en 2015,
diminué de deux dixièmes de point.
Les livraisons totales de supercarburant ont augmenté de
4,0 %. Il s?agit de la plus forte hausse depuis celle de
1998. La baisse des ventes de SP95 s?est prolongée
(? 6 % en 2016 après ? 13 % en 2015, ? 12 % en 2014,
? 12 % en 2013 et ? 8 % en 2012). Ce carburant est
concurrencé par le SP95-E10 et le SP98 dont les
livraisons ont respectivement augmenté de 12 % et de
11 % en 2016.
Le SP95-E10 contribue désormais à plus d?un tiers
des livraisons de carburant sans plomb
Le SP95-E10, commercialisé depuis le printemps 2009 (cf.
encadré de la page 11), bénéficie d?une fiscalité incitative.
Il a poursuivi son développement en 2016, représentant
35 % des ventes régionales de supercarburants, en
progression de deux points par rapport à 2015, contre
36 % en France métropolitaine.
C?est dans le bassin parisien et les principales métropoles
régionales que la part du SP95-E10 est la plus forte,
supérieure à 40 % des livraisons totales de super-
carburant. À l?inverse, en Corse, dans une partie de la
Bretagne et la plupart des départements du quart sud-
ouest de la France, le SP95-E10 représente moins d?un
quart des ventes totales de sans plomb.
Sa percée est favorisée par l?accroissement de son réseau
de distribution. En décembre 2016, il était proposé à la
vente dans 60 % des stations-services françaises, trois
points de plus qu?un an auparavant.
Ventes de carburants routiers en 2015 et 2016
Gazole 2015 2016 Évolution
Loire-Atlantique 942 642 957 726 + 1,6 %
Maine-et-Loire 513 626 532 311 + 3,6 %
Mayenne 242 357 242 239 ? 0,0 %
Sarthe 441 093 447 874 + 1,5 %
Vendée 627 454 644 993 + 2,8 %
Pays de la Loire 2 767 172 2 825 143 + 2,1 %
France métropolitaine 40 961 895 40 867 141 ? 0,2 %
Région / France 6,8 % 6,9 %
SP95-E10 2015 2016 Évolution
Loire-Atlantique 85 570 90 268 + 5 %
Maine-et-Loire 33 647 41 283 + 23 %
Mayenne 11 420 13 393 + 17 %
Sarthe 25 348 29 878 + 18 %
Vendée 32 445 35 467 + 9 %
Pays de la Loire 188 430 210 289 + 12 %
France métropolitaine 3 239 804 3 496 940 + 8 %
Région / France 5,8 % 6,0 %
SP95 2015 2016 Évolution
Loire-Atlantique 83 864 82 691 ? 1 %
Maine-et-Loire 47 300 39 138 ? 17 %
Mayenne 18 111 16 715 ? 8 %
Sarthe 49 082 45 551 ? 7 %
Vendée 68 933 67 827 ? 2 %
Pays de la Loire 267 289 251 922 ? 6 %
France métropolitaine 4 240 314 4 047 978 ? 5 %
Région / France 6,3 % 6,2 %
SP98 2015 2016 Évolution
Loire-Atlantique 44 873 49 159 + 10 %
Maine-et-Loire 23 380 26 857 + 15 %
Mayenne 8 207 8 759 + 7 %
Sarthe 20 090 22 735 + 13 %
Vendée 25 424 28 150 + 11 %
Pays de la Loire 121 972 135 659 + 11 %
France métropolitaine 2 007 772 2 169 375 + 8 %
Région / France 6,1 % 6,3 %
Superéthanol E85 2015 2016 Évolution
Loire-Atlantique 1 377
Maine-et-Loire 577
Mayenne 32
Sarthe 372
Vendée 758
Pays de la Loire 3 116
France métropolitaine 95 966
Région / France 3,2 %
Unité : m2
Source : SDES
Non
disponible
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 547 I Décembre 2017
10 I Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Part du SP95-E10 dans les ventes totales de supercarburant en 2016
Part du SP95-E10 dans les ventes
totales de supercarburant en 2016
Plus de 40 %
De 35 à 40 %
De 30 à 35 %
Moins de 30 %
La situation des transports en Pays de la Loire I Les ventes de carburants routiers en 2016
Service connaissance des territoires et évaluation ? Division de l'observation, des études et des statistiques I 11
Le supercarburant SP95-E10
Depuis le 1er avril 2009, le SP95-E10, carburant incorporant de 5 à 10 % d?éthanol, est vendu en parallèle du
supercarburant sans plomb traditionnel dont la teneur en éthanol est inférieure à 5 %. Il a vocation à devenir le
carburant essence de référence en Europe. Il est néanmoins prévu que la distribution des carburants SP95 et SP98
soit maintenue pendant quelques années dans la mesure où il existe encore des véhicules non compatibles avec le
SP95-E10 (notamment les plus anciens et ceux équipés d?un moteur à injection directe).
Pourquoi ce nouveau carburant ?
À l?origine, la mise sur le marché de ce supercarburant 95-E10 avait pour but de contribuer à atteindre les objectifs
du plan national de développement des biocarburants, en particulier celui d?incorporer au début des années 2010
7 % de carburants issus de la biomasse dans les carburants traditionnels d?origine fossile.
Quels sont les véhicules compatibles ?
Le SP95-E10 est compatible avec plus de 95 % des véhicules essence actuellement en circulation et avec la totalité
des véhicules neufs. Le parc automobile essence tend donc, à terme, à être entièrement compatible.
Quelles sont les caractéristiques du SP95-E10 ?
Ses caractéristiques principales, à l?exception de sa teneur en éthanol, sont identiques à celles du supercarburant
SP95. En 2016, il a été vendu en moyenne deux centimes de moins au litre que le SP95. La différence provient en
partie d?avantages fiscaux : la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) et la TICPE (taxe intérieure de
consommation sur les produits énergétiques) du SP95-E10 sont inférieures à celles du sans plomb traditionnel.
Annexe ? La source statistique utilisée : l?enquête annuelle du SDES sur les ventes de produits pétroliers
Descriptif de l?enquête
L?enquête fournit les ventes de gazole routier et de
supercarburants effectuées par les sociétés pétrolières
entrepositaires. Chaque année, il est ainsi demandé à tous
les dépôts agréés exerçant une activité de distribution sur
le territoire métropolitain de déclarer l?intégralité de leurs
ventes faites à des non entrepositaires agréés (ventes
s?effectuant en acquitté). L'échelon géographique le plus
fin est le département.
Historique
De 1970 à 2008, l?enquête a été réalisée mensuellement
par le Comité professionnel du pétrole (CPDP). A partir de
l?automne 2008, suite à la décision de plusieurs sociétés
pétrolières adhérentes de suspendre l?envoi de leurs
statistiques mensuelles de vente, le CPDP n?a plus été en
mesure de diffuser à l?échelle régionale et départementale
les livraisons françaises de produits pétroliers. En 2010,
au sein du ministère en charge des transports, le Service
de la donnée et des statistiques (SDES), en accord avec la
Direction générale de l?énergie et du climat (DGEC), a
décidé de reprendre la collecte des données départemen-
talisées sous la forme d'une enquête annuelle. 2009 a
constitué le premier millésime recueilli par l?enquête dans
sa nouvelle version. En 2016, le SDES a délégué la
collecte des données au CPDP.
Statut de l?enquête
Il s?agit d?une enquête administrative exhaustive,
résultant de l?obligation faite aux distributeurs de produits
pétroliers de fournir, à l'autorité administrative,
documents et informations sur leur contribution à
l'approvisionnement de la France en produits pétroliers.
Objectifs
L'enquête permet de connaître la répartition géographique
des ventes de produits pétroliers. Elle est utilisée pour
réaliser le bilan énergétique de la France et pour répondre
aux obligations statistiques internationales (Eurostat,
Agence Internationale de l?Énergie). Elle permet également
d?établir des statistiques régionales de consommation
d?énergie et d?émissions de GES, utilisées lors de la mise
en oeuvre de la loi n° 2010-788 dite Grenelle II, portant
engagement national pour l'environnement.
OBSERVATION ET STATISTIQUES I N° 547 3I Décembre 2017
La situation
des transports
en Pays de la Loire
Service connaissance
des territoires et évaluation
Division de l'observation,
des études et des statistiques
53rueFrançoise3Giroud-3CS16326
44263 Nantes Cedex 2
Tél. 02 72 74 73 00
Directrice
de la publication :
Annick Bonneville
ISSN : 2109-0025
© 3DREAL 32017
Rédaction et mise en forme :
Denis DOUILLARD
denis.douillard@developpement-durable.gouv.fr
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Document téléchargeable sur le site internet de la DREAL :
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/
rapports-thematiques-annuels-sur-a564.html
Unité enquêtée
L'enquête est exhaustive. L?unité enquêtée est
l?entrepositaire agréé, effectuant à ce titre la mise à la
consommation des produits pétroliers (agrément délivré
par le service des Douanes). Une cinquantaine
d?entreprises est interrogée en France métropolitaine. Ces
sociétés sont des grossistes chargés du stockage et de la
commercialisation d'hydrocarbures pétroliers. Ils vendent
ces produits en acquitté, c'est à dire toutes taxes payées,
aux distributeurs, négociants et détaillants de carburants
ainsi qu?à certains consommateurs directs (entreprises de
transport, industriels, etc.) possédant des flottes de
véhicules.
Champ géographique
La ventilation régionale et départementale des ventes
correspond à celle des détaillants et clients directs
mentionnés ci-dessus. Le consommateur final et le lieu de
consommation effective peuvent relever d?autres
départements.
Unité de mesure
Les chiffres des ventes de carburants portent sur des
mètres-cubes. Les volumes vendus incluent les
biocarburants incorporés. En particulier, les ventes de
supercarburants incluent désormais celles de superéthanol
E85, qui n?étaient pas disponibles par département dans
les résultats publiés par le SDES avant 2016.
Mode de collecte
Un courrier de lancement de l?enquête est envoyé à
chaque entrepositaire agréé ainsi qu?un courriel. Les
questionnaires sont à télécharger sur le site internet du
CPDP, puis à renvoyer par courriel. Les entrepositaires qui
ont transmis au fil de l?eau leurs données pour chacun des
douze mois de l?année sont dispensés de l?enquête. Une
fois les questionnaires réceptionnés, ils sont vérifiés. Les
réponses manquantes, incomplètes ou suspectées
d?erreurs donnent lieu à relances. Les données recueillies
sont ensuite agrégées tous entrepositaires confondus.
Qualité des données
Le taux de réponse est de 100 %. Des contrôles de
cohérence multiples, des rapprochements avec les
données de mises à la consommation et les chiffres
nationaux du CPDP permettent au SDES de garantir la
qualité des réponses.
Limites ou précautions d?utilisation
? Les chiffres communiqués correspondent aux achats
effectués par les stations-services (et marginalement
des consommateurs directs) auprès des grossistes
(entrepositaires pétroliers). Ils ne permettent donc
pas de mesurer les ventes de carburants par les
détaillants et sont, en corollaire, un indicateur
imparfait de la consommation des véhicules (en raison
du décalage temporel entre les achats et les ventes
de carburants des stations-services).
? Le lieu d'achat du carburant ne préjuge pas non plus
du lieu de consommation effective. En premier lieu, la
zone de chalandise d?un détaillant en carburant peut
déborder du département dans lequel il est localisé.
D?autre part, dans le cadre de déplacements
touristiques ou d?acheminement de marchandises sur
longues distances, il peut également exister un
décalage géographique entre le lieu de vente du
carburant par une station-service et le lieu de
consommation. Les chiffres fournis s'utilisent donc
plutôt en tendance.
? En outre, les variations constatées d'une année sur
l'autre peuvent parfois s'expliquer autant par des
modifications des circuits de distribution (apparition
de nouveaux revendeurs ou disparition d'anciens
revendeurs), que par des variations réelles de la
consommation du département ou de la région
considérée.
? En 2008, les ventes régionales de gazole et de
supercarburants ont été construites à partir des
déclarations de tous les adhérents sur les neufs
premiers mois et d?une estimation des ventes des
trois derniers mois, quelques adhérents ayant décidé
de ne plus communiquer leurs ventes à partir du
dernier trimestre 2008. La ventilation par
département n?est pas disponible en 2008.