Les logements sociaux au 1er janvier 2016 en Pays de la Loire
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette brochure présente les résultats du répertoire du parc locatif social constitué par la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, après recueil de données auprès des gestionnaires : Offices Publics d'HLM, Entreprises Sociales pour l'Habitat et Sociétés d'Économie Mixte (SEM) de construction.<br /><br />Elle présente l'état au 1er janvier 2016 de la répartition spatiale du parc, de ses caractéristiques physiques, de la vacance des logements, de la mobilité des occupants et des loyers en fonction de multiples critères.<br /><br />La région compte 22 113 logements locatifs sociaux (LLS), dont 66 % sur la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire ; ce nombre de logements est en hausse de 1,94% sur un an.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse
;donnée statistique
;logement aidé
;parc de logements
;occupation du logement
;politique du logement
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;comptes de la nation
;indicateur économique
;accès au logement
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
OBSERVATION et STATISTIQUES | N°543 | Octobre 2017
Synthèse
Au 1er janvier 2016, le parc locatif social des Pays de la Loire compte 221 113 logements ; la Loire-
Atlantique capte 37 % du total, le Maine-et-Loire, 29 % . Suivent la Sarthe (17%), la Vendée (10%), la
Mayenne (7%). Ce parc est particulièrement dense dans 11 EPCI qui réunissent 49 % de l?ensemble
du parc logements de la région mais 76 % du parc social.
Sa progression, au rythme de 1,94 % en 2015 (0,34 point au-dessus de la moyenne nationale) est le
corollaire de l?émergence de 4 207 nouveaux logements (entrées ? sorties du parc). Ce rythme est
surtout important en Loire-Atlantique et en Vendée, dans les banlieues et les périphéries des 7
agglomérations de plus de 50 000 habitants, et bien plus encore sur le littoral ; il l?est nettement
moins dans les 7 principales villes et sur le reste de la région. Il convient néanmoins de relativiser les
différentes évolutions à l?aune de l?importance des parcs locaux, à l?instar du littoral, qui n?accueille
que 2 % du parc régional.
Le parc ligérien se caractérise par une proportion de maisons relativement élevée et qui le reste
malgré un léger affaiblissement. La part des logements de 1 ou 2 pièces s?affirme également aux
détriments partagés des 3 ? 4 pièces et des 5 pièces et + ; ces-derniers sont surtout présents en
Maine-et-Loire et en Mayenne, plus généralement à l?écart des territoires urbains et littoraux.
28 % des logements de l?ensemble du parc sont situés dans un des 17 quartiers prioritaires de la
politique de la ville. Ces QPV attirent en revanche très peu de constructions récentes (5 ans ou
moins) ; c?est encore plus vrai en Pays de la Loire (5%) qu?ailleurs (France métropolitaine, 10 %) ;
84 % des logements concernés sont concentrés sur la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire.
La région conjugue une proportion élevée (93 %, contre une moyenne nationale de 77 %) de
logements sociaux soumis au diagnostic de performance énergétique et une remarquable position
(1er ou 2ème rang) pour la part des logements classés A, B ou C à ce titre, pour l?ensemble du parc
comme pour les constructions récentes, pour la consommation d?énergie comme pour l?émission de
gaz à effet de serre. À l?opposé, les classes E et F sont nettement sous-représentées et la classe G a
quasiment disparu.
Les loyers pratiqués sont relativement modiques tout en étant plus élevés en Loire-Atlantique, dans
les zones classées B1 au titre de la tension sur le marché locatif, ainsi qu?à Nantes Métropole. Il en
va ainsi des logements de construction récente (en moyenne, 6,11 ¤/m²) comme de l?ensemble du
parc loué (5,21 ¤/m²). Le volume des logements les plus anciens, financés avant la réforme de 1977,
qui représentent désormais moins de 50 % du total sur l?ensemble de la région, mais avec des écarts
significatifs entre territoires, impacte (à la baisse) le niveau moyen des loyers. Le volume de
logements financés en PLA-I contribue aussi à minorer les loyers.
Le taux de vacance, en particulier à plus de 3 mois, et plus encore le taux de mobilité, opposent le
littoral et Nantes Métropole, où ils sont faibles, aux autres territoires des Pays de la Loire qui
conjuguent une offre et une demande locative plus limitées, en particulier en raison de
caractéristiques inappropriées du parc, en particulier de logements trop grands.
2 | Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
Les logements sociaux en Pays de la Loire
Poids du parc social dans l?ensemble du parc
Des logements sociaux relativement peu nombreux
Début 2016 en Pays de la Loire, 13,4 % des logements
occupés à titre de résidence principale sont des logements
sociaux, contre 16,7 % sur l?ensemble de la France
métropolitaine.
Cette densité est beaucoup plus faible sur le département
de Vendée (7,4 %).
Elle devient particulièrement modeste près du littoral
(4,4 %), tout en y étant un peu plus élevée sur les EPCI les
plus urbanisés (Cap Atlantique, Les Sables d?Olonne, 6,5%).
Elle est en revanche supérieure à la moyenne nationale
dans le Maine-et-Loire (18,0 %) ainsi que dans 9 des 73
EPCI (Nantes M., Angers Loire M., Le Mans M., CARENE,
CA Laval, CARY, Sablé-sur-Sarthe, Pays Fléchois,
Alençon) ; elle dépasse encore 15 % à Cholet et Saumur.
Ces 11 EPCI réunissent ainsi 49 % de l?ensemble du parc
logements de la région mais 76 % de son parc social.
3 | Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
OBSERVATION et STATISTIQUES | N°543 | Octobre 2017
Croissance du parc
Une croissance du parc concentrée sur l?ouest de la région
En 2015, le rythme de croissance du parc social a atteint
1,98 % sur la région, contre 1,60 % sur la France
métropolitaine. Seules 3 autres régions (Occitanie, Nouvelle
Aquitaine, Corse) ont enregistré une progression plus
rapide, supérieure à 2 %.
Le rythme a été surtout élevé - supérieur à 3 % - en Loire-
Atlantique, et la Vendée a connu pour la seconde année
consécutive une hausse supérieure à 2 %.
En revanche, les effectifs ont continué de diminuer en
Mayenne.
Le parc social des banlieues et périphéries des 7 principales
agglomérations (respectivement 18 % et 12 % du parc social
régional) a crû d?environ 4 %.
Bien qu?adossée à une base singulièrement réduite (moins
de 2 % des effectifs), la progression sur le littoral, supérieure
à 7%, peut être qualifiée de spectaculaire.
Le rythme de croissance des principales villes centres (48 %
du parc social) comme des territoires ruraux (20%) a été en
revanche limité à 0,8 %.
De leur côté, les EPCI à forte densité de parc social ont
connu des évolutions diverses, entre -0,69 % et 3,13 %.
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Les logements sociaux en Pays de la Loire
Poids du parc récent dans l?ensemble du parc
Près d?un logement social sur 10 construit depuis moins de 5 ans
Début 2016, 9,5 % des logements du parc social des Pays
de la Loire sont construits depuis moins de 5 ans (7,5 % en
moyenne nationale) ; seulement 3 régions (parmi lesquelles
Occitanie et Nouvelle Aquitaine) sont à plus de 10 % .
Avec des taux de logements récents respectifs de 13,2 % et
10,5 %, les départements de Loire-Atlantique et de Vendée
s?opposent à leurs homologues mayennais et sarthois
(3,7 % et 4,8%).
Ce renouvellement est cependant bien plus significatif en
Loire-Atlantique (37 % du parc social régional) qu?en Vendée
(10% de ce parc).
Dans les banlieues et périphéries des 7 principales
agglomérations, ce taux atteint respectivement 18,6 % et
14,6 %.
Sur le littoral, il est encore plus élevé, soit 19,1 %.
Dans les (principales) villes centres, il chute à 6,2 %, dans
les territoires ruraux, à 5,3%.
Dans les EPCI à forte densité de parc social, il varie entre
4,2 % et 14,0 %.
Dans 6 autres dont 3 littoraux, il dépasse 20 % (Cap
Atlantique, Pornic Pays de Retz,Sud Est Pays Manceau,
Sèvre et Loire) voire 30 % (Erdre et Gesvres, Saint Gilles-
Croix-de-Vie).
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Logements individuels
Plus d?un quart des logements du parc
social sont des maisons individuelles
Un parc récent qui conforte la place des
maisons
27,2 % des logements sociaux sont des maisons sur la
région
15,8 % des logements sociaux sont des maisons sur la
France métropolitaine
Le parc social de la région Pays de la Loire se distingue par
sa part élevée de maisons, comme le reste du parc de la
région. Seuls les Hauts-de-France ont une part des
maisons supérieure (39%).
Les écarts sont très importants entre départements : seule
la Loire Atlantique (16,9%) connaît une part de l?individuel
voisine de celle de la France. Ailleurs, le taux varie dans
une « fourchette » de 24,9 % (Sarthe) à 48,5 % (Vendée).
Les contrastes sont encore plus marqués entre territoires :
7,8 % dans les principales villes centres, 20,1 % dans leurs
banlieues, 48,9 % sur le littoral, 59 % ailleurs.
Le taux de logements individuels est fortement - et
inversement - corrélé avec l?importance du parc : dans les
11 EPCI à forte densité de parc social, il est en moyenne de
15,5 %.
26,7 % des logements sociaux mis en service depuis 2011
sont des maisons sur la région
19,4 % des logements sociaux mis en service depuis 2011
sont des maisons sur la France métropolitaine
Alors que la part des logements individuels augmente sur
l?ensemble de la France, elle a tendance à baisser sur la
région, bien que restant très supérieure. Cette diminution
est liée à une baisse de la part de l?individuel sur les 2
principales métropoles de la région.
Ainsi, si à Nantes Métropole comme à Angers Loire
Métropole, le taux de maisons parmi les logements sociaux
de construction récente se révèle inférieur aux taux relatif à
l?ensemble des logements , il n?en va pas de même dans la
plupart des autres EPCI à forte densité de parc social, où
l?écart tend au contraire à se renforcer.
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Les logements sociaux en Pays de la Loire
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Logements de une et deux pièces
Une part de petits logements donnant lieu
à d?importants écarts géographiques
Un parc récent qui tend à renforcer la part
des petits logements, principalement là
où ils sont les plus fréquents
Les logements de 1 ou 2 pièces représentent 24,5 % des
logements du parc des Pays de la Loire, 24,9 % de ceux de
France métropolitaine, chiffre assez fortement tiré vers le
haut par l?Ile-de-France.
La Loire-Atlantique (28,4%) se démarque des autres
départements (20 % à 23%). Il en va de même des
principales agglomérations (27,2 % et 27,6 % pour les
centres et les banlieues) ainsi que du littoral (26,3%) par
rapport aux périphéries et zones rurales (18,3 % chacune).
Dans 19 EPCI, soit 1 EPCI sur 4, le ratio dépasse 25 % :
c?est particulièrement le cas sur Nantes Métropole, Angers
Métropole, la CARY.
Dans un nombre équivalent d?EPCI, il est inférieur à 15 % ;
c?est particulièrement vrai dans les zones rurales situées
aux franges de la région.
À une exception près (Saumur), il dépasse 20 % dans 10
des 11 EPCI principaux.
Les logements de 1 ou 2 pièces représentent 29,6% des
logements récents du parc des Pays de la Loire, 30,4 % de
ceux de France métropolitaine, chiffre très fortement tiré
vers le haut par l?Ile-de-France (40,9 %).
Les comparaisons parc récent / ensemble du parc révèlent
une augmentation de la part des petits logements commune
à la quasi totalité des régions, quoique plus marquée en Ile-
de-France.
Cette constatation s?applique également à la Loire-
Atlantique, dans une moindre mesure au Maine-et-Loire,
ainsi qu?aux principales agglomérations et aux périphéries
de villes.
Ailleurs en revanche, on observe une stabilité voire une
diminution de la part des logements de 1 ou 2 pièces.
Au total, les spécificités s?accentuent, la progression de la
part des petits logements caractérisant des territoires où ils
sont déjà nombreux.
À Nantes Métropole, Angers Loire Métropole et sur la
CARENE, le taux de petits logements parmi les logements
de construction récente se révèle très nettement supérieur
au taux calculé sur l?ensemble du parc (+ 6,5 à + 8,3
points) . il n?en va pas de même dans les autres EPCI à
forte densité de parc social, où le ratio est le plus souvent
en baisse.
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Les logements sociaux en Pays de la Loire
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Logements de 5 pièces et plus
Des grands logements plus nombreux en
Maine et Loire et Mayenne
Des grands logements partout moins
nombreux dans le parc social récent
Les logements de 5 pièces ou plus correspondent à 7,5 %
des logements du parc social des Pays de la Loire et à
8,6 % de ceux de France métropolitaine. Seules les régions
d?Ile-de-France (7,1%) et de Bretagne (6,9%) enregistrent
une proportion moindre. Au minimum de 7,9 % dans les
autres régions, celle-ci culmine à plus de 11 % dans les
Hauts-de-France et le Grand Est.
En Pays de la Loire, elle est relativement élevée dans le
Maine-et-Loire (10,3%) et en Mayenne (9,1%), mais
notablement faible en Vendée (3,9%), plus proche de la
moyenne en Loire-Atlantique (6,3%) et dans la Sarthe
(7,1%).
Avec un taux remarquablement bas de 2 ,4 % (100
logements concernés), le littoral (sud Loire) se démarque
très nettement des autres catégories de territoires pour
lesquelles ce taux ne s?écarte jamais de plus de 1 point de
la moyenne régionale.
Les logements de 5 pièces ou plus représentent 4,1 % des
logements du parc social récent des Pays de la Loire contre
5,4 % de ceux de France métropolitaine. Si l?on excepte la
Corse qui a récemment produit très peu de nouveaux
logements sociaux, seule la Nouvelle-Aquitaine (3,3%)
enregistre une proportion plus faible. Celle-ci culmine à
8,9 % dans le Grand Est.
Plus encore que sur l?ensemble du parc, la Vendée se
démarque par la nette sous-représentation de ces grands
logements dans le parc récent (1,4%). Dans les autres
départements, leur part varie entre 3,6 % (Loire-Atlantique)
et 6,0 % (Sarthe).
Comme pour l?ensemble du parc, le taux « plancher » qui
caractérise le littoral (1,2 %, soit un total de 10 logements
concernés sur 5 ans), contribue amplement à la spécificité
vendéenne.
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Logements dans les quartiers prioritaires de la ville
Une part des logements en QPV inférieure
à la moyenne nationale
Dans le parc récent, la Loire-Atlantique
représente la moitié des logements en
QPV
28,1 % des logements sociaux des Pays de la Loire sont
localisés dans un QPV, c?est le cas de 30,7 % des
logements sociaux de France métropolitaine.
Dans les 11 EPCI dotés d?un ou de plusieurs de ces
quartiers, à l?exception de Saumur où il est de 25,7 %, ce
taux dépasse systématiquement 30 %, approchant même
45 % au Mans, dépassant à 48 % à Cholet. À Sablé-sur-
Sarthe, 1 logement social sur 2 (50,1%) se situe dans un
QPV.
5,1 % des logements sociaux récents des Pays de la Loire,
contre 10,6 % de ceux de France métropolitaine se situent
dans un QPV,
Comparée à celle de l?ensemble du parc régional, la part
des logements récents construits dans un QPV accuse un
recul à la fois très net et général. Le taux de constructions
récentes en QPV en Pays de la Loire se situe en outre à un
niveau 3 fois inférieur à celui de l?Ile-de-France, des Hauts-
de-France et du Grand Est, qui dépasse 15 %, voire du
Centre-Val de Loire qui approche ce seuil.
48 % des logements récents de la région situés en QPV ont
été construits en Loire-Atlantique (dont 41 % sur Nantes
Métropole et 7 % sur la CARENE) et 36 % dans le Maine-
et-Loire (répartis en 18 % sur ALM, 12 % sur Saumur et
5,4 % sur CA Cholet).
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Consommation d?énergie des logements
Le 1er rang des régions pour la faible
consommation d?énergie de l?ensemble
des bâtiments
Le 2ème rang des régions pour la faible
consommation d?énergie des bâtiments
récents
Les logements correspondant à un DPE énergie renseigné
de classes A, B, ou C représentent 50,3 % des logements
du parc des Pays de la Loire, soit 2 fois les 25,7 % de
moyenne nationale, 3 fois les 16,8 % de l?Ile-de-France.
Une telle proportion propulse la région au 1er rang national
des logements sociaux peu énergivores.
Le département de Loire-Atlantique en particulier associe à
une quasi totalité de DPE renseignés (93%) un taux de
logements économes aussi remarquablement élevé (65%).
Le taux le plus faible (Sarthe, 34%) reste notablement
supérieur à la moyenne nationale
Le taux de 50 % est dépassé dans 16 EPCI parmi lesquels
Nantes Métropole, Angers Loire Métropole, la CARENE et
Laval.
Il n?existe pratiquement plus dans l?ensemble du parc
renseigné de logements classés G au titre du DPE énergie.
Les logements ayant un DPE énergie de classes E, F, ou G
ne correspondent désormais qu?à 13,6 % du parc régional
( 17,4 % du parc national). Ils sont massivement localisés
dans les zones faiblement urbanisées où l?offre est limitée.
Les logements correspondant à un DPE énergie renseigné
de classes A, B, ou C représentent 71,0 % des logements
du parc récent des Pays de la Loire, la moyenne nationale
se situant à 46,3 %, « plombée » par l?Ile-de-France (33 %).
Seule la Bretagne fait mieux (75,2 %)
La répartition spatiale des logements peu énergivores du
parc récent est nettement plus homogène que celle de
l?ensemble du parc. Aucun département ni type de territoire
ne présente de taux inférieurs à 60 % ; les quelque 19
EPCI entrant dans cette catégorie sont des espaces à faible
densité de logements sociaux (6,7 % du parc régional).
En raison des exigences renforcées par les réglementations
énergétiques successives parmi lesquelles la RT 2012, il
n?existe plus du tout en Pays de la Loire dans le parc récent
de logements classés G au titre du DPE énergie. On ne
compte plus que 57 logements ayant un DPE énergie
renseigné de classes E ou F correspondant désormais à
0,3 % du parc régional construit depuis 5 ans (1,8 % du
parc national). 70% d?entre eux se situent dans 2 EPCI.
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Émissions de gaz à e?et de serre des logements
Le 3ème rang des régions pour l?émission
de gaz à e/et de serre des bâtiments
Le 2ème rang des régions pour l?émission
de gaz à e/et de serre des bâtiments
récents
Les logements correspondant à un DPE renseigné pour les
émission GES de classes A, B, ou C représentent 32,3 %
des logements du parc des Pays de la Loire, soit 2 fois les
17,3 % de moyenne nationale, 3 fois les 11,2% de l?Ile-de-
France. Une telle proportion classe la région au 3ème rang
national des logements les moins émetteurs de GES,
seulement devancée par la Corse et la Bretagne.
La Sarthe présente un taux un peu plus faible (19,4%) que
les autres départements (entre 33 % et 40%). Ce taux
demeure nettement plus bas dans les principales villes
(16,3%) que dans les autres types de territoires (autour de
50%).
Les EPCI présentent des taux très variables, dépassant
50 % pour 8 d?entre eux, mais systématiquement inférieurs
à 35 % dans les principaux (moins de 10 % au Mans).
Un gros millier de logements classés G au titre du DPE
émission GES subsiste, soit 0,5 % du parc régional. Les
logements ayant un DPE GES de classes E, F, ou G
correspondent à 25,2 % du parc régional ( 32,6 % du parc
national). Ils sont nettement plus nombreux dans la Sarthe,
en particulier au Mans.
Les logements correspondant à un DPE GES renseigné de
classes A, B, ou C représentent 69 % des logements du
parc récent des Pays de la Loire, la moyenne nationale se
situant à 44 %, « plombée » par l?Ile-de-France (29%).
Seule la Bretagne fait davantage (79%).
La répartition spatiale des logements peu émetteurs de
GES du parc récent est nettement plus homogène que celle
de l?ensemble du parc. Les territoires présentant des taux
inférieurs à 60 % sont rares, limités à certaines des
principales villes .
Également en lien avec les dispositifs réglementaires, il
n?existe plus du tout en Pays de la Loire dans le parc récent
de logements classés G au titre du DPE GES. Au nombre
de 49 sur l?ensemble de la région, les logements ayant un
DPE de classes E ou F ne correspondent désormais plus
qu?à 0,2 % du parc régional (1,1 % du parc national).
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Loyer du parc social
Un loyer plutôt modique mais plus élevé
en Loire-Atlantique
Un loyer 17 % plus élevé dans le parc
récent
Le loyer moyen s?établit en Pays de la Loire à 5,21 ¤/m²,
9 % en-deçà d?une moyenne nationale métropolitaine (5,74
¤/m²), nettement amplifiée par l?Ile-de-France (6,80 ¤/m²).Le
niveau est fortement impacté par la part des logements et la
répartition des conditions de financement du parc (prêts
attribués aux bailleurs) concernés par la réforme de 1977.
Le loyer moyen est supérieur à la moyenne régionale en
Loire-Atlantique (5,58 ¤/m²), inférieur dans les autres
départements (de 4,63 ¤/m² en Mayenne à 5,17 ¤/m² dans
le Maine-et-Loire).
Il est fortement modulé :
- selon les zones de tension : 5,60 ¤/m² en B1, 5,18 ¤/m² en
B2 et 4,89 ¤/m² en C ;
- et selon la proportion de logements entrant dans le champ
de la réforme de 1977 : 5,70 ¤/m² à Nantes Métropole où
cette proportion est désormais de 52 % du parc loué, 5,08
¤/m² dans les 10 autres EPCI à densité forte de logements
sociaux, où elle est limitée à 43 %, 5,01 ¤/m² ailleurs où les
tensions sont certes moins importantes, mais où
l?émergence d?un parc plus récent conduit à une proportion
de 62 % de logements concernés par la réforme.
Pour le parc récent, le loyer moyen est en Pays de la Loire
de 6,11 ¤/m², et se situe 6,6 % en-deçà d?une moyenne
nationale (6,54 ¤/m²), nettement amplifiée par l?Ile-de-
France (8,16 ¤/m²). L?écart avec le loyer moyen général est
de + 17 %.
Comme le loyer général, le loyer moyen est supérieur à la
moyenne régionale en Loire-Atlantique (6,37 ¤/m²), inférieur
dans les autres départements (entre 5,27 ¤/m² en Mayenne
et 6,10 ¤/m² dans le Maine-et-Loire). L?écart avec le loyer
général varie peu d?un département à l?autre puisque
compris entre 14 % et 18 %. Il est en toute logique
nettement plus marqué lorsque subsiste un fort contingent
de logements anciens, ce qui est notamment le cas des
principales villes, des QPV et localement des zones rurales.
Comme le loyer général, il est modulé selon les zones de
tension : 6,46 ¤/m² en B1, 6,08 ¤/m² en B2 et 5,52 ¤/m² en
C.
Les loyers dans le parc récent sont de 6,61 ¤/m² à Nantes
Métropole, 5,96 ¤/m² dans les 10 autres EPCI à densité
forte de logements sociaux, 5,72 ¤/m² ailleurs.
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Vacance du parc
Une vacance structurelle plus importante dans les territoires ruraux
Le taux de vacance structurelle (à plus de 3 mois) se révèle
relativement élevé (1,9 %) dans le parc social des Pays de
la Loire (1,6 % sur l?ensemble de la France).
Il est de 1,0 % sur la Loire-Atlantique et compris entre 2,0 %
et 2,5 % dans les autres départements.
Il est de 0,8 % sur le littoral, compris entre 1,1 % et 1,5 %
dans les principales agglomérations, mais s?élève à 3,7 %
dans les territoires ruraux (20 % du parc social régional), en
particulier le long d?un axe allant du nord Mayenne au sud
Vendée où l?offre de logements sociaux est peu abondante.
À Nantes Métropole, le taux est particulièrement bas
(0,8%), mais il est également inférieur à 1 % sur la
CARENE et la CARY.
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Mobilité du parc
Un taux de mobilité élevé, surtout lorsque l?o/re est limitée
Le taux de mobilité apparaît plutôt élevé (12,3 %) dans le
parc social des Pays de la Loire (9,9 % sur l?ensemble de
la France, mais surtout 6,6 % en Ile-de-France, 8,0 % en
PACA, entre 10,3 % et 13,0 % dans les autres régions).
Il est de 10,9 % sur la Loire-Atlantique et compris entre
12,6 % et 13,8 % dans les autres départements.
Il est comparable à PACA sur le littoral (8,6 %), mais
compris entre 12,1 % et 13,4 % dans chacun des autres
types de territoires.
À Nantes Métropole, le taux est de 10,7 %; il est plus faible
et se rapproche des types azuréen et francilien dans les
EPCI littoraux.
Au contraire, la mobilité est importante ? taux supérieur à
15% - dans une douzaine d?EPCI en nette majorité situés
en Mayenne et dans la Sarthe. Là encore, le
rapprochement peut être effectué avec la faible densité du
parc social.
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La source RPLS
24 | Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
Le répertoire du parc locatif des bailleurs sociaux (RPLS) a été mis en place au 1er janvier 2011, succédant à
l?enquête sur le parc locatif social (EPLS). À cette première collecte, les organismes propriétaires de 1 000
logements ou moins au 1er janvier 2010 n?étaient pas tenus de répondre. Au 1er janvier 2011, le nombre ainsi que
les données structurelles des logements correspondant à ces organismes avaient alors été estimés par le SOeS à
partir des réponses transmises lors de la dernière enquête EPLS. À compter du 1er janvier 2012, le répertoire
couvre la totalité du parc.
Dans sa version 2013, le RPLS a distingué pour la première fois la vacance de plus de trois
mois de la vacance de moins de trois mois.
Les bailleurs sociaux interrogés pour RPLS sont définis par l?article L.411-10 du code de la construction et de
l?habitation (CCH). Ces bailleurs doivent déclarer l?ensemble des logements ordinaires dont ils ont la pleine
propriété ou sur lesquels ils ont un bail emphytéotique, à construction ou à réhabilitation, ou dont ils ont l?usufruit
au 1er janvier de l?année de collecte ou au 1er janvier de l?année précédente. Sont exclus les logements foyers, les
foyers de travailleurs et les résidences sociales. Les logements mis en service au 1er janvier de l?année de
collecte sont pris en compte dans les résultats.
Concept de quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV)
En Pays de la Loire, 46 QPV ont été créés par décret n°2014-1750 du 30 décembre 2014. Ils remplacent, depuis le 1er
janvier 2015, les périmètres des 9 contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) et les 29 zones urbaines sensibles (ZUS).
L?identification de ces nouveaux quartiers prioritaires se fonde sur le critère unique de la pauvreté, c?est-à-dire la
concentration des populations ayant des ressources inférieures à 60 % du revenu médian national. L?intervention publique
sur ces quartiers repose désormais sur un contrat de ville élaboré à l?échelle intercommunale.
Les logements sociaux en Pays de la Loire
25 | Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
Direction régionale
de l?environnement
de l?aménagement
et du logement
Service connaissance des
territoires et évaluation
Division Observation
Etudes et Statistiques
5, rue Françoise Giroud
CS16326
44263 NANTES Cedex 2
Tél : 02 72 74 73 00
Directrice de
la publication :
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ISSN 2109-0017
Rédaction et mise en forme :
Maël Theuliere
mael.theuliere@developpement-durable.gouv.fr
Sylvain Le Goff
Sylvain.le-goff@developpement-durable.gouv.fr
avec le concours de Daniel Kalioudjoglou