Impact du dispositif Duflot/Pinel sur la dynamique investisseurs en Pays de la Loire - Bilan 2013-2016
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Après 3 ans d'existence, quel bilan pour le dispositif Duflot/Pinel en Pays de la Loire ? Où les logements vendus à investisseurs ont-ils été produits ? Les ventes à investisseurs ont-elles été davantage dynamisées par le Scellier ou par le Duflot/Pinel ? L'investissement locatif est-il au service d'une politique plus globale de l'habitat ?</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse
;demande de logement
;donnée statistique
;indicateur
;investissement
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;indicateur économique
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
service
Intermodalité
Aménagement
Logement
mai 2017
Impact du dispositif Duflot/Pinel
sur la dynamique investisseurs
en Pays de la Loire
n° 207
Table des matières
Présentation du dispositif Duflot / Pinel...............................................................................................2
Sa mise en oeuvre en Pays de la Loire..................................................................................................2
2013 : lancement du dispositif.........................................................................................................2
Bilan du dispositif au 31/12/2016....................................................................................................3
Le profil des communes demandant l?agrément.........................................................................4
Le profil des communes agréées.................................................................................................5
Quel impact a eu le dispositif Pinel sur la dynamique investisseurs ?.................................................7
Connaître les logements ayant bénéficié du Duflot/Pinel................................................................7
La dynamique de l?investissement locatif privé depuis le 1er janvier 2009.....................................8
À l?échelle régionale...................................................................................................................8
À l?échelle départementale........................................................................................................10
À l?échelle intercommunale......................................................................................................11
Selon le zonage A/B/C..............................................................................................................13
Le zonage A/B/C................................................................................................................................15
Révision du zonage A/B/C en 2014...............................................................................................15
Réforme territoriale........................................................................................................................16
1
Présentation du dispositif Duflot / Pinel
Le dispositif a été créé par la loi du 29 décembre 2012 n°2012-1509 du 29 décembre 2012 et
précisé par le décret du 19 juin 20131.
Il permet de bénéficier d?une réduction d?impôt sur le revenu pour l?acquisition ou la construction
d?un logement neuf, en contrepartie d?un engagement à le louer nu à usage d?habitation principale
et à un prix inférieur à celui du marché, pendant six ans minimum. Il peut être prolongé en option à
neuf ou douze ans. La loi de finances pour 2017 a prorogé le dispositif jusqu?à la fin 2017.
Le dispositif « Duflot » est devenu « Pinel » en 2014. La principale évolution a porté sur la durée
de la période de mise en location (6, 9 ou 12 ans) et des niveaux de réduction d?impôts afférents.
Sa mise en oeuvre en Pays de la Loire
2013 : lancement du dispositif
La région compte alors 39 communes en zone B1, 97 communes en zone B2 et 1 360 communes
en zone C.
La méthodologie régionale d?analyse des demandes d?agrément sur la zone B2 est arrêtée, avec
les partenaires, au cours du premier semestre 2013. Au-delà de l?examen des dossiers des
collectivités, sont analysés :
? l?engagement de la collectivité dans la production de logements locatifs sociaux
? taux de logements locatifs sociaux
? production de logements locatifs sociaux réalisés entre 2010 et 2016 comparés à la
commercialisation de logements en investissement locatif privé.
La prise en compte de la production de logements locatifs sociaux a pour but d?éviter que la
mobilisation du foncier au profit de l?investissement locatif se fasse au détriment de celle à
destination du logement locatif social.
? l?aménagement du territoire
Les outils de planification (plan départemental de l?habitat, programme local de l?habitat, plan local
d?urbanisme, schéma de cohérence territoriale) et la desserte en transports collectifs sont
également pris en considération.
? les tensions du parc locatif privé
La tension est analysée à partir de dix indicateurs tels que les niveaux de loyer, la vacance, le
prix des terrains et la dynamique de construction.
1 Décret n° 2013-517 du 19 juin 2013 relatif à la réduction des plafonds de loyer et à l'agrément prévus respectivement au second
alinéa du III et au deuxième alinéa du IV de l'article 199 novovicies du code général des impôts
1 investissement locatif privé 2
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2016/12/29/ECFX1623958L/jo#JORFARTI000033734246
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=4B77F2683C1F2B89491C719CEC404078.tpdila15v_3?cidTexte=JORFTEXT000026856853&idArticle=LEGIARTI000026872833&dateTexte=20130122&categorieLien=id#LEGIARTI000026872833
Bilan du dispositif au 31/12/2016
La région connaît une bonne dynamique avec 111 demandes d?agrément sur la période 2013
-2016. 2013 constitue une année record en termes de volume de demandes déposées (58) et
d?agréments délivrés (25)2. Près des 2/3 des demandes émanent de la Loire-Atlantique, plus d?un
quart du Maine-et-Loire, 23 % de la Vendée, 15 % de la Sarthe et un peu plus de 5 % de la
Mayenne. Ces résultats sont à analyser au regard du poids des communes B2 plus important sur
les départements en tête.
S?agissant du nombre de communes agréés, les équilibres diffèrent. En effet, plus de 40 % des
agréments sont délivrés sur la Loire-Atlantique contre 6 % en Sarthe.
2 6 agréments sont caduques car Batz-sur-Mer, La Bernerie-en-Retz, Guérande, Pornic, Saint-Nazaire et Trignac sont passées en zone B1 suite à
la révision du zonage.
1 investissement locatif privé 3
44 49 53 72 85 PdL
0
20
40
60
80
100
120
34
29
6
17
25
111
21
13
6 3 6
49
Demandes d'agrément au dispositif Duflot/Pinel
Bilan 2013-2016
Nombre de demandes Nombre d?agréments
45%
100%
18%
24%62%
Le profil des communes demandant l?agrément
Source : Insee
Près des 3/4 des communes demandant un agrément ont un PLH exécutoire et disposent
d?un réseau de transports collectifs. 2013 est marquée par une forte affluence de demandes en
raison de la mise en place du dispositif de dérogation, et notamment de communes B2 de taille
conséquente telles qu?Angers ou Saint-Nazaire, ce qui explique le nombre moyen d?habitants plus
élevé.
Sources : Insee, RPLS, inventaire SRU, SISAL,ECLN
35 % des communes demandant un agrément sont soumis à l?obligation de production de 20 % ou
25 % de logements locatifs sociaux, dite SRU. Les communes en 2013 connaissent une plus
forte dynamique en matière de politique de l?habitat, en témoignent le taux moyen de LLS,
ainsi que le nombre moyen de logements locatifs sociaux (LLS) financés et de logements
commercialisés en investissement locatif privé.
1 investissement locatif privé 4
2013 28 18,5% 32 15,8
2014 3 5,7% 21 3,5
2015 2 7,3% 13 1,7
2016 5 5,6% 9 1,9
Total 38 9,3% 19 5,7
NB communes
SRU
Taux moyen de
LLS
Volume annuel
moyen de LLS
financés
Volume annuel
moyen ILP1
NB communes
2013 58 39 43
2014 12 12 7
2015 17 9 5
2016 24 17 24
Total 111 77 79
NB moyen
habitants
NB communes
PLH exécutoire
NB communes
avec réseau de
transport
14316
6957
4181
3622
5837
Le profil des communes agréées
Le préfet de région a délivré 49 agréments, toutefois 7 communes sont passés B1. Par
conséquent, seuls 42 arrêtés portant agrément sont en vigueur. Aujourd?hui plus d?1/3 des
communes en zone B2 est agréé en Pays de la Loire. La zone B1 étant bénéficiaire de droit au
dispositif, 91 communes sont couvertes par le Pinel.
1 investissement locatif privé 5
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/dispositif-d-aide-a-l-investissement-locatif-prive-a2205.html
Dans l?analyse des demandes des communes, une attention particulière est portée sur le logement
locatif social (taux de LLS et production annuelle), afin d?éviter que le foncier mobilisé pour
l?investissement locatif privé le soit au détriment du foncier dédié au logement social. De manière
générale, l?enjeu est de délivrer un agrément aux territoires sur lesquels la production de
logements défiscalisés ne viendra pas déstabiliser le marché, notamment en créant de la vacance,
et s?effectuera dans le développement équilibré de l?offre sur l?ensemble des secteurs du logement,
notamment dans le secteur locatif social.
Source : Insee
Les communes agréées sont clairement inscrites dans une dynamique habitat puisque l?ensemble
des communes dispose soit d?un PLH engagé/en cours d?élaboration, soit d?un PLH
exécutoire (86 %). Plus des 3/4 des communes est équipé d?un réseau de transports en
commun. Ces résultats s?expliquent par l?attention portée aux politiques locales d?habitat,
d?aménagement et de déplacement dans l?analyse des demandes.
Sources : Insee, RPLS, inventaire SRU, SISAL,ECLN
3/5ème des communes est soumis à l?obligation SRU, il s?agit surtout des communes agréées en
2013. Ce constat est à corréler avec le taux moyen de LLS et le volume annuel de LLS financés
plus élevés sur cette année.
Il apparaît par ailleurs que les communes agréées en 2013 sont caractérisées par une plus forte
dynamique en matière d?investissement locatif privé, cette situation est liée au fait qu?à cette
période des villes de taille conséquente, chefs lieux de département, ont bénéficié d?un agrément.
1 investissement locatif privé 6
NB communes
2013 25 21 22
2014 12 11 7
2015 4 4 1
2016 8 6 8
Total 49 42 38
NB moyen
habitants
NB communes
PLH exécutoire
NB communes
avec réseau de
transport
15978
6957
7403
6348
8894
2013 21 21,8% 64 32
2014 3 5,7% 21 4
2015 1 16,0% 38 2
2016 5 7,0% 21 4
Total 30 15,2% 44 18
NB communes
SRU
Taux moyen de
LLS
Volume annuel
moyen de LLS
financés
Volume annuel
moyen ILP
Quel impact a eu le dispositif Pinel sur la dynamique
investisseurs ?
Connaître les logements ayant bénéficié du Duflot/Pinel
La plupart des logements loués par un investisseur sont issus d?un dispositif de défiscalisation.
Toutefois, aucune source fiable n?est actuellement disponible pour connaître exactement le
parc de logements défiscalisés. Seule la source fiscale pourrait fournir cette information.
Les acteurs de l?habitat disposent de plusieurs sources sur les logements vendus à investisseurs,
cependant aucune information n'est fournie quant au bénéfice d'une défiscalisation. Deux
principales sources sont disponibles dans la région :
? L?Enquête sur la Commercialisation des Logements Neufs (ECLN) : enquête
trimestrielle assurant le suivi de la commercialisation des logements neufs destinés à la
vente aux particuliers. L?enquête (exhaustive sur son champ) couvre les permis de 5
logements et plus destinés à la vente aux particuliers. La collecte des données est faite par
des enquêteurs et/ou par voie postale. Le questionnaire de base décrit le programme de
construction. Il est rempli la première fois pour tout nouveau programme suivi par
l?enquête ;
? L?enquête réalisée par l?Observatoire du LOgement de la Métropole Atlantique
(OLOMA) sur la commercialisation des programmes de logements neufs en promotion
immobilière et en accession sociale (de 5 logements et plus), et en lots à bâtir. La
statistique principale concerne les logements ordinaires vendus à propriétaires occupants
ou investisseurs, en résidence principale ou secondaire. Est également établi un compte à
part des ventes en bloc à bailleurs sociaux en premier lieu et, en second lieu, aux autres
bailleurs institutionnels privés. La collecte de données est réalisée par le bureau d?études
Adéquation chaque fin de trimestre auprès des opérateurs pour recueil des grilles de prix
des programmes en cours de commercialisation (au semestre pour le lot aménagé).
Les données disponibles sur les logements vendus en investissement locatif (IL) se limitant aux
programmes de plus de 5 logements, la connaissance se borne au collectif et à l?individuel groupé.
Les logements individuels diffus sont de fait exclus de l?analyse. Cela pose question dans
une région telle que les Pays de la Loire caractérisée par une part prépondérante de logements
individuels tant sur le parc (71,1%)3 qu?au sein des logements défiscalisés (46 %)4.
Par ailleurs, si on sait identifier la part d?IL parmi les ventes, on ne dispose d?aucune certitude
quant au bénéfice d?une défiscalisation. On suppose que la majorité des IL sont des logements
défiscalisés.
3 Source : Filocom 2015
4 Source : étude de la DREAL L? investissement locatif privé en Pays de la Loire : quelle réalité ?
1 investissement locatif privé 7
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/l-investissement-locatif-prive-en-pays-de-la-loire-a3844.html
La dynamique de l?investissement locatif privé depuis le 1er janvier
20095
À l?échelle régionale
La dynamique en 2016 en termes d?investissement locatif privé est plus de deux fois supérieure à
celle qui a caractérisé la dernière année du dispositif Scellier.
L?ILP a connu un ralentissement entre 2012 et 2014. Les résultats sur l?année 2012 s?expliquent
notamment par une baisse du taux de la réduction d'impôt et des conditions d'accès durcies, telle
que l?introduction d?un coût de revient maximal au mètre carré acheté (4 000 ¤ en zone B1, 2 100 ¤
en zone B2 et 2 000 ¤ en zone C). S?agissant de la période 2013-2014, les volumes très modérés
sont liés au fait que le dispositif Duflot n?a pas fortement attiré les investisseurs. Ce dispositif, de
par son ambition de créer une offre de logements pour les ménages aux ressources intermédiaires
sur les territoires les plus tendus, se caractérisait par des plafonds de ressources plus bas que le
Scellier et une forte territorialisation6.
La forte croissance de l?ILP en 2015 réside dans l?introduction au 1er septembre 2014 d?une
réforme du dispositif Duflot par la ministre Pinel :
? la durée de location peut désormais être de 6, 9 ou 12 ans. Cette évolution permettait de
rassurer les investisseurs qui pouvaient ? dans le contexte de crise économique ? craindre
de s?engager sur une durée longue (6 ans au lieu de 9 ans) ;
? la défiscalisation peut se faire sur une période plus importante (21 % pour un engagement
sur 12 ans) ;
? possibilité de louer à ses ascendants ou descendants, dans un foyer fiscal séparé.
Le dispositif Pinel marque la relance de l?ILP dans la région dès 2015. Plus de 4 000 logements
sont achetés par des propriétaires bailleurs, soit 1,5 fois plus qu?en 2014. La dynamique se
poursuit en 2016, où là plus de 5 000 logements sont produits en ILP, soit deux fois plus qu?en
2013. La tendance se confirme en 2016 : l?ILP porte la dynamique de commercialisation,
5 Les analyses ci-après ont été réalisées à partir d?ECLN.
6 Contrairement au Scellier, le Duflot n?était ouvert de droit que sur le B1.
1 investissement locatif privé 8
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
6730
6005
4649 4837
4617
6213
7226
6861
2488
4254
3508
2534 2448
2744
4259
5363
Ventes ILP
Dispositif Scellier Dispositif Duflot Dispositif Pinel
http://www.leparticulier.fr/jcms/p1_1415367/scellier-2012-les-villes-de-la-zone-c?cid=c_113075
http://www.leparticulier.fr/jcms/p1_1415726/scellier-2012-les-villes-de-la-zone-b2?cid=c_113075
http://www.leparticulier.fr/jcms/p1_1415725/scellier-2012-les-villes-de-la-zone-b1?cid=c_113075
avec près des 3/4 des logements vendus.
Sans surprise, les logements à investisseurs dans les programmes de plus de 5 logements sont
majoritairement collectifs. Ce constat, bien qu?influencé par la source, s?explique notamment par la
territorialisation des dispositifs de défiscalisation, accrue à partir du dispositif Duflot. En effet, plus
un territoire est tendu, plus le foncier est cher, donc l?investisseur s?oriente donc naturellement vers
le logement collectif.
1 investissement locatif privé 9
À l?échelle départementale
En volume, le dispositif Duflot/Pinel a
connu un plus grand succès avec
14 903 logements vendus contre
12 896 pour le dispositif Scellier, avec
un poids plus important de la Loire-
Atlantique.
Ce constat cache en effet des
disparités. En effet, le Maine-et-Loire
et la Sarthe enregistrent une baisse
des ventes à investisseurs entre 2013
et 2016.
Cette situation s?explique en partie par la forte territorialisation du Duflot/Pinel ouvert de droit sur
les seules zones A et B1, et sur agrément en zone B2. La plus forte croissance (+ 23 %) concerne
la Loire-Atlantique, département comprenant le plus de communes en zone B1.
Les dynamiques de marché étaient
sensiblement différentes. En effet,
les volumes de ventes étaient plus
importants pendant le Scellier que
durant le Duflot/Pinel. Ainsi, à
l?échelle régionale, l?investissement
locatif privé représentait 54 % des
ventes sur la 2009-2012 contre
65 % sur 2013-2016.
L?investissement locatif privé a donc
porté les commercialisations.
Sur tous les départements, sauf
la Vendée, la part des ventes
investisseurs au sein des ventes
s?est accrûe, passant de 56 % à
69 % en Loire-Atlantique, de
48 % à 53 % en Maine-et-Loire,
de 47 % à 58 % en Mayenne et
de 51 % à 53 % en Sarthe. La
Vendée connaît une légère
diminution d?un point (53 % à
52 %).
1 investissement locatif privé 10
Loire-Atlantique Maine-et-Loire Mayenne Sarthe Vendée
0
5000
10000
15000
20000
9595
1454
142 477 1228
11800
1246
203 409 1245
Dynamique investisseurs entre 2009 et 2016
Duflot/Pinel
Scellier
À l?échelle intercommunale
EPCI chefs lieux de départements
Volume de logements vendus à investisseurs entre 2009 et 2016
Dans la continuité des analyses supra, Nantes Métropole est de loin l?EPCI chef-lieu de
département le plus dynamique. Sur les 14 800 logements vendus à investisseurs sur 2013-2016
en Pays de la Loire, près de 70 % étaient situés sur la métropole nantaise. Sur les 11 800 ILP
commercialisés sur la Loire-Atlantique, 86 % ont été réalisés sur Nantes métropole.
En seconde place arrive Angers Loire Métropole qui représente 8 % des logements vendus à
investisseurs sur la région 2013-2016. 11 communes sur les 30 qui composent l?EPCI bénéficient
d?un agrément pour bénéficier du dispositif Duflot/Pinel. Le faible résultat au 1er semestre 2013
s?explique par le fait que l?arrêté portant agrément de ces communes n?a été pris qu?au 29 juin
2013. Le nombre d?ILP a été multiplié par 3 entre le 1er semestre 2013 et le 2ème semestre
2016.
S?agissant des autres EPCI chef-lieu de département, les dynamiques sont moins fortes, voire
faibles s?agissant de Laval agglomération : seulement 40 logements sont en moyenne vendus à
investisseurs depuis le lancement du dispositif Duflot/Pinel.
1 investissement locatif privé 11
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Nantes Métropole 2286
Angers Loire Métropole 347 564 301 129 174 190 381 489 322
Laval Agglomération 54 18 30 25 101 19 19 51 40
Le Mans Métropole 124 115 143 63 117 77 95 120 107
La Roche Sur Yon Agglomération 75 41 49 23 43 75 79 78 58
PAYS DE LA LOIRE
Moy.
Annuelle
1421 2817 2198 1721 1462 2008 3102 3562
2488 4254 3508 2534 2448 2744 4259 5363 3450
Territoires littoraux
Les zonages varient selon les EPCI, et cela impacte fortement les marchés locaux. Les EPCI
comprenant des communes B1 attirent davantage les investisseurs, de par les rendements
escomptés.
Le territoire littoral le plus dynamique est la CARENE avec 7 % des investissements réalisés en
Loire-Atlantique sur 2013-2016. Son niveau de ventes à investisseurs est quasiment deux fois
supérieur à celui du Mans Métropole sur la période. Viennent ensuite Les Sables d?Olonne
Agglomération avec une production d?ILP 1,7 fois supérieure à celle de La Roche sur Yon
Agglomération.
Cap Atlantique représente 3 % du volume départemental de logements vendus à investisseurs.
Toutefois, ce résultat est supérieur à celui de Laval Agglomération et de La Roche sur Yon
Agglomération.
Pornic Agglo a connu des fluctuations sur les ventes à investisseurs. Son volume de production est
quasiment équivalent à La Roche sur Yon agglomération.
Le Pays de Saint Gilles Croix de Vie ? qui comprend une commune en B1 et une commune en B2
agréée ? connaît une dynamique plus importante à partir de début 2015. Cette situation peut
s?expliquer par l?agrément de Saint Hilaire de Riez intervenu début 2015.
Océan Marais de Monts, contrairement aux autres EPCI, ne dispose d?aucune commune en B1.
Océan Marais de Monts a 5 communes en B2 dont 2 agréées fin 2016. Par conséquent,
l?intercommunalité n?a pas bénéficié du dispositif Duflot/Pinel sur la période 2013-2016, ce qui peut
expliquer l?absence de logements vendus à investisseurs.
1 investissement locatif privé 12
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
0
50
100
150
200
250
300
350
400
Dynamique investisseurs sur le littoral
Pays de St Gilles-Croix-De-Vie Pornic Agglo Les Sables d'Olonne Agglomération
Cap Atlantique CARENE Océan Marais de Monts
Selon le zonage A/B/C
La zone B1 a largement profité
du dispositif Duflot/Pinel
puisque plus de 80 % des
logements vendus à
investisseurs étaient situés en
zone B1.
Logiquement, la zone C a
davantage bénéficié du
dispositif Scellier (2,7 fois plus de
logements vendus que sur la période
du Duflot/Pinel).
Ces constats sont sans
surprise compte-tenu de la
territorialisation accrue du
Duflot/Pinel.
La forte présence de communes B1 sur la Loire-Atlantique explique l?augmentation des ventes à
investisseurs lors de la mise en place du Duflot/Pinel. La zone B1 connaît une hausse globale de
23 % de logements vendus à investisseurs portée par la Loire-Atlantique (+23,5 %) ; la Vendée
quant à elle enregistre une plus faible augmentation (+ 5,2 %). S?agissant de la zone B2, elle
rencontre une diminution de 3,6 % des ventes à investisseur entre le Scellier et le Duflot/Pinel due
principalement à la baisse des ventes en Maine-et-Loire (-14%). La zone C n?étant plus éligible à
la défiscalisation, très peu d?investissements y ont été réalisés, à noter toutefois que la dynamique
était assez faible sur 2009-2012.
1 investissement locatif privé 13
14
Le zonage A/B/C
Révision du zonage A/B/C en 2014
La révision du zonage A/B/C a été engagée début 2013. À cette occasion, la DREAL Pays de la
Loire a participé au groupe de travail national chargé de l?élaboration de la méthodologie de
révision du zonage.
Le projet de zonage a fait l?objet d?un important travail préparatoire au niveau des services de l?État
entre août et septembre 2013. Le projet de zonage en résultant a été présenté, en septembre
2013, à l?ensemble des acteurs locaux de l?habitat lors d?un CADOL7 et d?un bureau du Comité
Régional de l?Habitat (CRH). Une large concertation locale a ensuite été engagée entre septembre
et novembre 2013. La concertation s?est déroulée d?une part, à l?échelon régional, avec
l?ensemble des membres du CRH, ainsi que les associations et fédérations présentes au groupe
de travail national. Elle a ensuite été déclinée au niveau départemental auprès des EPCI et des
délégataires des aides à la pierre.
Début 2014, la DREAL a transmis au ministre en charge du logement la proposition de zonage
émanant de la concertation. Le nouveau zonage a été défini par arrêté du 1 er août 2014. La région
compte alors 49 communes en zone B1 (+ 10 communes), 118 communes en zone B2 (+ 21
communes) et 1 329 communes en zone C (- 31 communes).
7 Commission d?Animation des Dispositifs d?Observation Locaux
15
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029337646&dateTexte=&categorieLien=id
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029337646&dateTexte=&categorieLien=id
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029337646&dateTexte=&categorieLien=id
Réforme territoriale
Au 1er janvier 2017, le paysage a quelque peu évolué avec la fusion des communes, on recense
désormais : 49 communes B1, 115 communes B2 et 1 192 communes C.
La fusion des communes peut conduire à deux cas de figure :
? fusion de communes aux zonages distincts
? La nouvelle commune est rattachée à la zone se caractérisant par le déséquilibre le
plus important entre l'offre et la demande de logements. Ainsi, si une commune C et
une autre B2 fusionnent, la nouvelle commune relèvera du B2 ;
? Cette situation a concerné Longuenée en Anjou et Garennes sur Loire.
? fusion de communes B2 dont seulement l?une d?entre elles est agréée
? Dans cette hypothèse, un agrément temporaire de 4 mois est délivré par le Préfet de
région à la commune qui n?en bénéficie pas. La commune nouvelle devra dans cette
période déposer une nouvelle demande si elle souhaite maintenir son bénéfice au
dispositif.
? Cette situation a concerné Verrière en Anjou, agréée fin 2016.
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Pour en savoir plus :
? « L? investissement locatif privé en Pays de la Loire : quelle réalité? » DREAL Pays de la Loire / CEREMA,
juillet 2016
? Le dispositif Pinel
? Le dispositif Scellier
Direct ion régionale
de l' environnement ,
de l' aménagement
et du logement
Service Int ermodalité
Aménagement Logement
5, rue Françoise Giroud
CS 16326
44263 NANTES cedex22
Tél: 02 72 74 73 00
D irecteur de publication :
P hilippe V iroulaud
I SSN : 2109-0017
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/dispositif-d-aide-a-l-investissement-locatif-prive-a2205.html
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/dispositif-scellier-en-faveur-de-l-investissement-a1470.html
Présentation du dispositif Duflot / Pinel
Sa mise en oeuvre en Pays de la Loire
2013: lancement du dispositif
Bilan du dispositif au 31/12/2016
Le profil des communes demandant l?agrément
Le profil des communes agréées
Quel impact a eu le dispositif Pinel sur la dynamique investisseurs?
Connaître les logements ayant bénéficié du Duflot/Pinel
La dynamique de l?investissement locatif privé depuis le 1er janvier 2009
À l?échelle régionale
À l?échelle départementale
À l?échelle intercommunale
Selon le zonage A/B/C
Le zonage A/B/C
Révision du zonage A/B/C en 2014
Réforme territoriale