Les quartiers de la politique de la ville au sein de leur agglomération
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Nantes)
;Pays-de-la-Loire. Secrétariat général pour les affaires régionales
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette publication s'inscrit dans un ensemble d'études sur les quartiers de la politique de la ville, menée en partenariat avec l'État. En effet, afin de mieux connaître les QPV et leurs habitants, l'État a confié à l'Insee une série de travaux. Trois premières études ont été publiées en décembre 2016.<br /><br />Ce dossier a été réalisé par l'Insee en partenariat avec le Sgar et y ont largement contribué la Dreal, la Direccte, la DRDJSCS, le Rectorat, Pôle emploi, l'ARS, les DDT, les DDTM, les préfectures de département et le CGET.<br /><br />Dans les Pays de la Loire, la réforme de la politique de la ville de 2014 définit 46 quartiers prioritaires de la politique de la ville. Ils s'insèrent dans 11 agglomérations aux profils contrastés. Les habitants de ces quartiers sont confrontés à des situations économiques et sociales plus dégradées que ceux du reste de l'agglomération. Niveau de vie, pauvreté, accès à l'emploi, conditions de logement, cadre de vie, réussite scolaire, etc. : autant de thématiques porteuses d'enjeux pour la politique de la ville qui sont analysées dans ce dossier. Chaque quartier prioritaire de la politique de la ville est positionné au sein de son agglomération.<br /><br />Trois premières études avaient été publiées en décembre 2016 :<br />Quartiers de la politique de la ville - cinq profils avec des enjeux spécifiques (INSEE Analyses, n° 41),<br />Des logements sociaux plus anciens dans les quartiers de la politique de la ville (INSEE Flash, n° 51) et,<br />Éducation - des redoublements plus fréquents dans les quartiers de la politique de la ville (INSEE Flash, n° 52).</div>
Editeur
INSEE Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
analyse économique
;politique urbaine
;cohésion sociale
;insertion professionnelle
;insertion sociale
;pauvreté
;quartier
;agglomération
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
analyse statistique
;recueil de données
;étude socioéconomique
;inégalité socioéconomique
Thème
Ville - Urbanisme
;Économie - Société
Texte intégral
N° 3
Mars 2017
Les quartiers de la politique de la ville
au sein de leur agglomération
Direction régionale de l?Insee des Pays de la Loire
et Préfecture de région des Pays de la Loire ?
Secrétariat général pour les affaires régionales (Sgar)
Dreal, Direccte, DRDJSCS, Rectorat, Pôle emploi, ARS, DDT,
DDTM, Préfectures de département et CGET
Pascal SEGUIN
Myriam BOURSIER, Anne-Gaël MOCAER
Hélène CHESNEL (Insee)
Line CHINCHOLE (Sgar)
Koulm DUBUS (Sgar)
Aurélie GOIN (Insee)
Delphine LEGENDRE (Insee)
STDI
02 40 41 75 89
Copyright
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Coordination
Contribution
Directeur de Publication
Rédaction en chef
Contributeurs
Mise en page/Imprimeur
Bureau de presse
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 3
Sommaire
Avant-propos 4
Onze agglomérations aux profils variés 5
Carte des unités urbaines et des QPV des Pays de la Loire 8
Nantes : 53 900 habitants dans les 15 QPV de l?agglomération 9
Angers : 32 500 habitants dans les 8 QPV de l?agglomération 12
Le Mans : 26 300 habitants dans les 5 QPV de l?agglomération 15
Saint-Nazaire : 8 900 habitants dans les 3 QPV 18
Laval : 6 700 habitants dans les 3 QPV 20
Cholet : 7 500 habitants dans les 4 QPV 22
La Roche-sur-Yon : 5 200 habitants dans les 3 QPV 24
Sablé-sur-Sarthe : 2 500 habitants dans les 2 QPV 26
Châteaubriant, Fontenay-le-Comte et Saumur : 6 400 habitants
dans les 3 QPV
28
Définitions, sources 30
Abréviations, pour en savoir plus 31
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 20174
La Préfète de la région
des Pays de la Loire
Nicole KLEIN
Le Directeur régional
de l?Insee des Pays de la Loire
Pascal SEGUIN
Avant-propos
L
es territoires prioritaires pour la politique de la ville ont été redéfinis par les décrets du 30 décembre
2014. À partir du seul critère de concentration des populations à bas revenus, ils identifient
1 294 quartiers de la politique de la ville (QPV), dont 46 dans les Pays de la Loire. Six quartiers sont
nouveaux dans le dispositif, notamment ceux de Châteaubriant et de Sablé-sur-Sarthe. Si les Pays de la
Loire sont globalement dans une situation sociale et économique plutôt favorable, certains territoires sont
fragiles, notamment ces quartiers. Les enjeux y sont multiples : pauvreté accrue, difficultés d?insertion
sur le marché du travail, en matière d?éducation, de logement, de santé, etc.
Dans chacune des intercommunalités concernées, un contrat de ville a été signé entre l?État, les
collectivités territoriales et des opérateurs pour mettre en synergie l?ensemble des acteurs autour de
projets de territoire. Ces contrats sont organisés autour de trois piliers : la cohésion sociale, le cadre de
vie et le renouvellement urbain, et le développement de l?activité économique et de l?emploi. Les actions
en faveur des habitants des QPV s?appuient sur les dispositifs de droit commun et en complément sur
des crédits spécifiques à la politique de la ville. Dans la région, les six quartiers d?intérêt national et les
neuf quartiers d?intérêt régional bénéficient du nouveau programme national de renouvellement urbain.
Dans le domaine scolaire, les réseaux d?éducation prioritaire constituent un levier d?actions dans les
QPV. Ils visent à réduire les inégalités sociales et territoriales sur les résultats des élèves.
Afin de mieux connaître les QPV et leurs habitants, l?État a confié à l?Insee une série de travaux. Trois
premières études ont été publiées en décembre 2016. Le présent dossier repère les spécificités des
QPV au sein de chaque unité urbaine. Ces publications sont accompagnées d?un socle d?indicateurs
dont l?évolution sera suivie.
Nous formons le voeu que les acteurs de terrain s?emparent de ces travaux et qu?ils leur soient utiles
pour déployer les actions adaptées aux besoins des habitants des QPV.
Présentation des 11 unités urbaines
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 5
urbains, le marché du travail est davantage
fragilisé. À Sablé-sur-Sarthe et Saumur,
le chômage touche 18 % des actifs. Dans
les petites agglomérations, la population
vivant dans les QPV représente souvent
une part importante de la population totale
de l?unité urbaine : 17 % des habitants de
l?unité urbaine de Sablé-sur-Sarthe vivent
dans un QPV, 12 % à Saumur et 11 % à
Châteaubriant. Les agglomérations de Laval,
Cholet et La Roche-sur-Yon sont dans une
situation intermédiaire en termes de revenu
et de pauvreté.
Par rapport à la moyenne nationale, les
habitants des agglomérations de la région
comprenant des QPV sont moins touchés par
la pauvreté : 13 % de la population vit sous le
seuil de pauvreté dans les 11 unités urbaines
englobantes de la région, contre 16 % en
France de province. Dans les agglomérations
ligériennes, la part des habitants des QPV
marqués au sein de ces agglomérations :
62 000 personnes sont pauvres dans l?unité
urbaine de Nantes et 17 000 dans celle de
Saint- Nazaire, soit 11 % de la population de
ces deux agglomérations.
Les disparités sont particulièrement fortes
dans les agglomérations du Mans et d?Angers.
Si le niveau de vie médian est comparable à
celui d?agglomérations plus petites comme
Laval, Cholet ou La Roche-sur-Yon, le taux
de pauvreté y est plus élevé : 16 % au Mans
et 15 % à Angers. La population des QPV
représente une part relativement importante
des habitants de ces agglomérations (15 %
à Angers et 12 % au Mans).
Le niveau de vie médian est plus faible et
la pauvreté plus présente dans les petites
agglomérations : à Sablé-sur-Sarthe et Châ-
teaubriant, 18 % des habitants vivent sous
le seuil de pauvreté. Dans les petits pôles
Dans les Pays de la Loire, 11 agglomérations
comptent au moins un quartier prioritaire
de la politique de la ville (QPV) (carte,
p. 8). Elles sont de tailles très différentes :
de 12 000 habitants dans l?unité urbaine
de Châteaubriant à 613 000 habitants dans
celle de Nantes. En matière de pauvreté, les
situations sont également contrastées : 18 %
des habitants de l?agglomération de Sablé-
sur-Sarthe sont pauvres, soit deux fois plus
qu?à Nantes. Au sein des agglomérations,
les disparités entre les quartiers et la mixité
sociale sont plus ou moins marquées selon
les unités urbaines. Différente d?une agglo-
mération à l?autre, la structure du parc de
logements sociaux a un impact sur la répar-
tition des ménages les plus modestes sur le
territoire urbain. Par ailleurs, le dynamisme
économique varie selon les unités urbaines.
Par définition, les QPV repèrent les ter-
ritoires en décrochage, notamment par
rapport à l?agglomération dans laquelle ils
se situent. En matière de revenu, d?emploi,
de logement et d?éducation, la précarité
est cependant présente sur l?ensemble du
territoire urbain, y compris dans des zones
où la population est plus mixte. Prendre
en compte l?environnement dans lequel
s?insèrent les QPV permet de mieux com-
prendre les spécificités de ces quartiers et
appréhender les enjeux.
Davantage de pauvreté dans les petites
agglomérations
La population est en moyenne plus aisée
dans les grandes agglomérations. Celles-ci
concentrent les emplois, et notamment des
activités à forte valeur ajoutée et des centres
de décision qui attirent les actifs qualifiés.
C?est en particulier le cas de la métropole
nantaise : avec 21 300 euros annuels, le
niveau de vie médian est le plus élevé dans
l?unité urbaine de Nantes (définitions),
juste devant Saint-Nazaire (20 000 euros)
(figure 1). Le chômage est moins fréquent
qu?ailleurs : 12 % des actifs ne travaillent pas
à Nantes et 14 % à Saint-Nazaire (figure 2).
Les contrastes sociaux sont cependant
Onze agglomérations aux profils variés
D
ans les Pays de la Loire, les 11 agglomérations comportant des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV)
présentent des caractéristiques socio-économiques contrastées. Dans les grandes unités urbaines, la population est
globalement plus aisée, même si la pauvreté est présente. Dans les petites agglomérations, la pauvreté est davantage
marquée, la situation économique souvent fragile et le chômage plus fréquent. Dans toutes ces agglomérations, de grands
ensembles de logements sociaux ont été construits dans les années 1960 et 1970 sur des territoires restreints, dont certains
vacance des logements sociaux est plus fréquente dans les petites unités urbaines, en lien avec un marché immobilier moins
Un niveau de vie médian plus faible dans les petits pôles urbains
Pauvreté et niveau de vie médian dans les 11 unités urbaines comportant des QPV
17 000
8
10
12
14
16
18
20
Niveau de vie médian (en euros)
17 500 18 000 18 500 19 000 19 500 20 000 20 500 21 000 21 500 22 000
Moyenne des 11 unités urbaines
Sablé-sur-Sarthe
Châteaubriant
Fontenay-le-Comte
Saumur
Le Mans
Angers
Laval
La Roche-sur-Yon
Cholet
Saint-Nazaire
Nantes
Taux de pauvreté (en %)
Lecture : la taille du rond est proportionnelle au nombre d?habitants de l?unité urbaine, de 11 866 à Châteaubriant à 612 782 à Nantes.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2012 ; Insee, Recensement de la population
(RP) 2013.
1
Présentation des 11 unités urbaines
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 20176
Dans les petites agglomérations, les loge-
ments restent plus souvent inoccupés : 9 %
des logements sociaux sont vacants depuis
au moins 3 mois à Châteaubriant, 8 % à
Fontenay-le-Comte. Cette part est également
élevée à Saumur et Sablé-sur-Sarthe. Les
grands ensembles peuvent s?avérer moins
attractifs dans ces agglomérations où le
marché du logement est moins tendu. À
l?inverse, dans les grandes agglomérations,
un logement disponible trouve rapidement
un locataire. La vacance y est proche d?un
seuil incompressible, lié au temps nécessaire
à la revente ou la relocation d?un logement.
Elle reste cependant un élément de préoc-
cupation des bailleurs sociaux et des élus.
Des redoublements plus fréquents
à Sablé-sur-Sarthe et Châteaubriant
Dans la région, le retard scolaire est un peu
moins fréquent dans les agglomérations com-
portant des QPV qu?au niveau national : dans
les unités urbaines englobantes, en 2013, il
concerne 11 % des élèves à l?entrée en 6e dans
la région, contre 13 % en France de province.
Il est plus fréquent dans les QPV, ce qui
s?explique en partie par le fait que les élèves
soient plus souvent issus de familles défavori-
sées. La situation est un peu plus défavorable
dans les QPV des Pays de la Loire : dans la
région, 24 % des élèves de 6e habitant dans
un QPV ont au moins une année de retard à
l?entrée du collège, soit 1 point de plus qu?en
France de province. En prenant en compte
les redoublements qui interviennent après
l?entrée en 6e, le retard scolaire concerne au
total 33 % des collégiens des QPV des Pays
de la Loire, contre 17 % dans l?ensemble des
province. Par ailleurs, 9 logements sociaux sur
10 ont été construits avant 1977 dans les QPV.
Depuis les années 1980, les nouvelles
constructions de logements sociaux sont
moins concentrées et davantage réparties au
sein des agglomérations afin de favoriser la
mixité sociale. Plus récemment, la loi « éga-
lité et citoyenneté » adoptée par le Parlement
en décembre 2016 prévoit de réserver un
quart des logements sociaux situés dans les
quartiers les plus attractifs aux familles les
plus modestes.
Les petites agglomérations comportent
moins de logements sociaux récemment
construits que les grands pôles urbains. Le
parc social est particulièrement récent à
Saint-Nazaire où 22 % du parc a été construit
après 1999 (contre 16 % en moyenne dans
les 11 unités urbaines englobantes). Ces
constructions récentes sont dispersées sur
le territoire urbain. Les agglomérations de
La Roche-sur-Yon, Nantes et Angers com-
prennent également une part importante de
logements sociaux récents, en quasi-totalité
situés en dehors des QPV.
La période de construction est un élément
déterminant du niveau des loyers, en raison
de l?évolution du mode de financement et
de l?amortissement des prêts : les logements
anciens ont généralement les loyers les plus
faibles. Ils accueillent souvent les popula-
tions les plus en difficulté. Le parc social
ancien bénéficie cependant d?opérations
importantes de rénovation dans le cadre
des programmes mis en place par l?Agence
nationale pour la rénovation urbaine (Anru).
est plus faible qu?en France de province
(respectivement 10 % et 12 %).
Parc social : des spécificités selon
les agglomérations
Les politiques d?aménagement liées au
logement ? social notamment ? ont une
influence sur le lieu de résidence des
ménages en situation de précarité. Si la loi
relative à la solidarité et au renouvellement
urbains votée en 2000 impose un quota
de logements sociaux dans les communes
de plus de 3 500 habitants, la structure
du parc social n?est pas la même d?une
agglomération à l?autre. Les logements
sociaux constituent une part importante
du parc de logements de l?agglomération
d?Angers (34 logements sociaux pour
100 ménages) ainsi que de La Roche-sur-
Yon, Sablé-sur-Sarthe, Laval, Saumur et le
Mans (26 à 27 pour 100 ménages). L?offre
de logement social est moins abondante à
Fontenay-le-Comte et Saint-Nazaire (17
pour 100 ménages).
Les politiques de construction de logements
sociaux expliquent en partie les caractéris-
tiques actuelles des QPV. Dans les années
1960 et 1970, pour améliorer les conditions
de logement du plus grand nombre, de grands
ensembles ont été construits sur des territoires
restreints, dont certains font aujourd?hui
partie de quartiers prioritaires de la politique
de la ville. Dans les Pays de la Loire, le parc
de logements dans les QPV est quasi exclu-
sivement constitué de logements sociaux :
les QPV comptent 93 logements sociaux
pour 100 ménages, contre 76 en France de
Des agglomérations au profil contrasté
Emploi, parc social et retard scolaire dans les 11 unités urbaines des Pays de la Loire comprenant des QPV
Population ... Emploi Logements sociaux Éducation
... de l?unité
urbaine
... des QPV
Part
(en %)
Part des actifs
sans emploi
(en %)
Offre
de logement social
(pour 100
ménages)
Taux de vacance
à 3 mois
(en %)
Part des logements
construits
avant 1977
(en %)
Part des collégiens
ayant au moins
une année de
retard
(en %)
Part d?élèves
en CAP ou 2de
professionnelle
parmi les entrants
en second cycle
Nantes 612 782 53 902 9 13 20 1 50 16 22
Angers 220 445 32 464 15 17 34 1 51 16 24
Le Mans 210 527 26 265 12 16 26 1 56 19 28
Saint-Nazaire 149 611 8 852 6 14 17 2 57 18 30
Laval 67 477 6 684 10 12 27 0 58 17 28
Cholet 57 857 7 539 13 15 20 2 68 13 26
La Roche-sur-Yon 52 732 5 175 10 16 27 2 60 17 23
Saumur 29 276 3 486 12 18 26 6 64 20 26
Fontenay-le-Comte 16 896 1 634 10 17 17 8 67 14 14
Sablé-sur-Sarthe 15 029 2 525 17 18 27 5 65 24 29
Châteaubriant 11 866 1 309 11 16 19 9 67 22 40
Unités urbaines
englobantes
1 444 498 142 296 10 14 24 1 54 17 25
Sources : Insee, Recensement de la population (RP) 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation
et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif social 2014 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013.
2
Présentation des 11 unités urbaines
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 7
toujours situés dans les unités urbaines où
cette situation est la plus fréquente.
L?orientation après la 3e diffère selon les
agglomérations : 40 % des élèves habitant
à Châteaubriant choisissent une 2de pro-
fessionnelle ou un CAP, contre 14 % à
Fontenay-le-Comte. À Saint-Nazaire, Sablé-
sur-Sarthe, Le Mans et Laval, la part est de
28 à 30 %, contre 25 % en moyenne dans les
QPV de la région. Dans ces territoires ou à
proximité, l?emploi industriel et agricole est
particulièrement implanté. n
obtiennent le brevet des collèges à Sablé-
sur-Sarthe et 85 % à Châteaubriant, contre
88 % en moyenne dans les 11 unités urbaines
comprenant des QPV. Il est plus fréquent dans
les zones identifiées à risque d?échec scolaire
du fait de fragilités économiques, sociales et
culturelles (pour en savoir plus). Les pra-
tiques en matière de redoublement peuvent
également varier selon les établissements
scolaires. Depuis la rentrée 2015, le redou-
blement revêt un caractère exceptionnel.
Les QPV dans lesquels les collégiens ont le
plus souvent une année de retard ne sont pas
11 unités urbaines. Les réseaux d?éducation
prioritaire, présents à proximité des QPV dans
les 11 agglomérations, sauf à La Roche-sur-
Yon, visent à réduire ces inégalités.
Sur l?ensemble des unités urbaines, les
collégiens ont plus souvent au moins
une année de retard à Sablé-sur-Sarthe,
Châteaubriant et Saumur (respectivement
24 %, 22 % et 20 %), à l?inverse de Cholet
et Fontenay-le-Comte (13 % et 14 %). Le
retard scolaire plus fréquent révèle des dif-
ficultés scolaires accrues : 84 % des élèves
La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine de 2014 redéfinit le
périmètre d?intervention de la géographie prioritaire de la politique de la ville pour
concentrer les moyens vers les territoires les plus en difficulté, les quartiers prio-
ritaires de la politique de la ville (QPV). Ces territoires ont été identifiés selon un
critère unique : le revenu par habitant. Deux références sont prises en compte : le
décrochage, d?une part, par rapport aux revenus de l?agglomération dans laquelle se
situe le quartier et, d?autre part, par rapport aux revenus de la France métropolitaine.
La politique de la ville s?appuie sur la mobilisation à la fois des dispositifs de
droit commun et sur des dispositifs spécifiques, notamment en matière de rénovation
urbaine. L?État a confié à l?Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) la réali-
sation du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU). Celui-ci
a pour but de concentrer l?effort public sur les quartiers prioritaires de la politique de
la ville qui présentent les plus grandes difficultés sociales et urbaines.
L?Anru intervient prioritairement dans 200 quartiers d?intérêt national dont 6 dans
les Pays de la Loire. Il s?agit des QPV :
- Bellevue, les quartiers Nord (regroupant Bout des Landes ? Bouts des Pavés ? Chêne
des Anglais, La Petite Sensive et La Boissière) et Bottière Pin Sec dans l?agglomé-
ration nantaise ;
- Belle Beille et Monplaisir à Angers ;
- Chaoué Perrières à Allonnes, dans l?agglomération du Mans.
Sur proposition du Préfet de région, s?ajoutent à cette première liste 9 quartiers
d?intérêt régional :
- les quartiers Ouest et Nord, regroupant les trois QPV de Saint-Nazaire ;
- Les Dervallières dans l?agglomération nantaise ;
- Favreau Les Mauges à Cholet ;
- Chemin Vert ? Hauts Quartiers à Saumur ;
- Saint-Nicolas (regroupant Pavement ? Charité ? Mortier ? Murat et Kellermann) à
Laval ;
- Bellevue Carnac et Quartiers Sud et Bords de l?Huisne (regroupant Les Sablons et
Ronceray Glonnières Vauguyon) dans l?agglomération du Mans ;
- Vigne-aux-Roses à La Roche-sur-Yon ;
- Centre ? Moulin Liots à Fontenay-le-Comte.
Par ailleurs, la carte de l?éducation prioritaire a également été révisée et son appli-
cation généralisée à la rentrée 2015. Dans les Pays de la Loire, 31 collèges sont
inscrits dans le réseau d?éducation prioritaire (REP), dont 12 en REP+. Ce dispositif
permet aux établissements de disposer de davantage de moyens pour réduire l?impact
des inégalités socio-économiques sur la réussite scolaire. La loi d?orientation et de
programmation pour la refondation de l?école de la République se donne pour objectif
de réduire à moins de 10 % les écarts de réussite scolaire entre les établissements
en éducation prioritaire et les autres.
La refonte de la géographie prioritaire en 2014
Présentation des 11 unités urbaines
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 20178
Carte des unités urbaines et des QPV des Pays de la Loire
Unité urbaine de Nantes
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 9
L?unité urbaine de Nantes compte 15 quartiers
prioritaires de la politique de la ville (QPV).
Ils regroupent 53 900 habitants, soit un tiers
de la population des QPV de la région. Dans
l?unité urbaine de Nantes, un habitant sur dix
vit dans un QPV. Un seul quartier, Le Ranzay,
est nouveau dans la géographie prioritaire
depuis 2014. Dans l?agglomération nantaise,
la population est globalement plus aisée. Le
niveau de vie médian est particulièrement élevé
(21 300 euros par unité de consommation). La
pauvreté est moins présente : elle touche 11 %
des habitants, soit 2 points de moins qu?en
moyenne dans les 11 unités urbaines englo-
bantes. Cependant les inégalités sont marquées,
surtout à Nantes où 15 % de la population est
pauvre. La majorité des QPV sont situés dans
cette commune ; certains sont sur deux com-
munes ou entièrement dans une ville attenante
(Saint-Herblain, Orvault ou Rezé).
Dans la métropole nantaise, le marché du
logement est particulièrement tendu. Les
logements en location sont souvent rapide-
ment occupés. Dans le parc social, seulement
1 % des logements sont vacants, dans les
QPV comme dans le reste de l?unité urbaine.
Les profils des QPV sont très diversifiés.
Bellevue est le QPV le plus peuplé de la
région (17 000 habitants). Il regroupe un tiers
des habitants des QPV de l?agglomération
nantaise. Il est inscrit dans la géographie prio-
ritaire depuis 1989. Son profil est globalement
proche de la moyenne des QPV. Cependant,
la situation peut être contrastée à l?intérieur
de ce quartier très étendu. Certaines zones
concentrent davantage de pauvreté, notam-
ment le centre du quartier. Les jeunes habitant
à Bellevue sont majoritairement scolarisés
dans des collèges où plus de la moitié des
élèves viennent d?un milieu social défavorisé.
Les habitants d?autres quartiers rencontrent
des difficultés socio-économiques particuliè-
rement fortes : au Sillon de Bretagne et aux
Dervallières, la moitié de la population vit sous
le seuil de pauvreté. Malakoff et Bottière Pin
Sec sont également très touchés par la pau-
vreté. Dans ces quatre quartiers, la majorité des
personnes de 15 à 64 ans n?ont pas d?emploi.
À l?exception de Bottière Pin Sec, ces QPV
ont bénéficié d?opérations de renouvellement
urbain dans le cadre du programme national de
rénovation urbaine amorcé en 2003. Bottière
Pin Sec est actuellement classé comme
quartier prioritaire d?intérêt national, comme
Bellevue et les quartiers Nord de Nantes, ce
qui facilitera les réhabilitations, destructions
et constructions de logements.
Les enjeux à l?école sont plus marqués dans
certains quartiers : au Ranzay, au Sillon de
Bretagne, à Bottière Pin Sec, à Malakoff ou
à Plaisance, deux collégiens sur cinq ont au
moins une année de retard. Les trois quarts des
élèves sont d?origine sociale très défavorisée
dans le collège Stendhal où sont scolarisés la
majorité des élèves habitant les quartiers de la
Petite Sensive, de la Boissière et de Bout des
Landes ? Bout des Pavés ? Chêne des Anglais.
La part est à peine inférieure (70 %) dans le
collège Rosa Parks où sont inscrits la moitié des
élèves habitant au Breil et aux Dervallières. Ces
deux collèges appartiennent au réseau d?éduca-
tion prioritaire renforcé (REP+), de même que
Claude Debussy dans le quartier de Bellevue
et Sophie Germain à proximité de Malakoff.
Au Château, à Rezé, les habitants sont moins
touchés par la pauvreté qu?en moyenne dans
les QPV. Elle reste trois fois plus fréquente que
dans le reste de l?agglomération nantaise. Trois
logements sociaux sur quatre datent d?avant
1977, ce qui est moins que dans les autres
QPV de l?agglomération nantaise. Le reste du
parc social du Château a été majoritairement
construit entre 1978 et 1989. n
Nantes : 53 900 habitants dans les 15 QPV
de l?agglomération
Niveau de vie médian par carreau (lissé)
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
1
Unité urbaine de Nantes
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201710
Caractéristiques socio-démographiques des habitants des QPV
Population
Part des ménages
de 5 personnes
ou plus
(en %)
Part
des étrangers
(en %)
Part des familles
monoparentales
(en %)
Part des 60 ans
et plus dans
la population
(en %)
Niveau de vie
médian
(en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
Bellevue 16 918 11 14 17 16 13 813
Bottière Pin Sec 5 207 10 22 18 14 12 394
Bout des Landes ? Bout des Pavés ?
Chêne des Anglais
5 166 8 15 19 10 12 754
Château 2 967 6 8 22 19 14 313
La Boissière 1 927 5 11 16 17 12 682
La Halvêque 1 437 12 19 22 10 13 018
La Petite Sensive 1 100 10 11 n.d. 17 13 733
Le Breil 3 575 8 14 23 14 13 020
Le Clos Toreau 1 275 10 9 21 25 12 763
Le Ranzay 1 164 8 9 18 17 13 259
Le Sillon de Bretagne 1 539 18 28 19 10 11 394
Les Dervallières 5 075 11 21 19 14 11 764
Malakoff 3 130 12 28 20 13 12 794
Plaisance 1 689 11 9 19 14 13 774
Port Boyer 1 733 n.d. 13 22 11 13 519
Unité urbaine de Nantes 612 782 4 4 10 20 21 265
Ensemble des QPV de la région 149 835 9 14 20 23 12 833
Unités urbaines englobantes 1 444 498 6 4 10 23 20 088
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, Recensements de la population (RP) 2010 et 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012.
2
0 10 20 30 40 50 60
Caractéristiques du parc social dans les QPV
Offre
de logement
social (1)
Part des loyers
faibles
(en %)
Taux de vacance
à 3 mois
(en %)
Taux de mobilité
(en %)
Part des logements construits
(en %)
Bellevue ++ 45 0 8
Bottière Pin Sec +++++ 55 1 8
Bout des Landes ? Bout des Pavés ?
Chêne des Anglais
++++ 39 0 8
Château +++++ 77 1 11
La Boissière +++++ 37 0 10
La Halvêque ++++ 89 0 8
La Petite Sensive ++++ 53 0 9
Le Breil ++++ 12 0 12
Le Clos Toreau +++++ 32 1 18
Le Ranzay +++++ 53 0 9
Le Sillon de Bretagne +++++ 15 1 10
Les Dervallières ++ 68 1 12
Malakoff +++ 12 0 12
Plaisance ++ 2 0 11
Port Boyer +++++ 75 1 12
Unité urbaine de Nantes + 25 1 11
Ensemble des QPV de la région ++++ 39 2 12
Unités urbaines englobantes + 25 1 12
(1) + : moins de 70 logements sociaux pour 100 ménages, ++ : entre 70 et 80, +++ : entre 80 et 90, ++++ : entre 90 et 100, +++++ : 100 et plus.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif
social 2014.
3
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Avant 1977
Entre 1990 et 1999
Entre 1978 et 1989
En 2000 et après
Unité urbaine de Nantes
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 11
Emploi et éducation dans les QPV (en %)
Part des 15-64 ans sans emploi
Part des hommes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des femmes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des demandeurs
d?emploi de
longue durée
Part de collégiens
ayant au moins
une année de retard
Bellevue 43 52 42 31
Bottière Pin Sec 51 56 41 40
Bout des Landes ? Bout des Pavés ?
Chêne des Anglais
44 51 45 31
Château 37 46 42 29
La Boissière 46 46 45 n.d.
La Halvêque 44 54 41 n.d.
La Petite Sensive 53 55 43 n.d.
Le Breil 46 54 44 30
Le Clos Toreau 49 44 44 n.d.
Le Ranzay 47 44 49 n.d.
Le Sillon de Bretagne 49 61 38 n.d.
Les Dervallières 52 59 43 37
Malakoff 46 59 39 39
Plaisance 49 50 43 39
Port Boyer 42 47 41 n.d.
Unité urbaine de Nantes 34 39 43 16
Ensemble des QPV de la région 47 55 44 33
Unités urbaines englobantes 35 41 43 17
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, RP 2010 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013 ; Pôle emploi, Fichier des Demandeurs d?emploi au 31/12/2014.
4
0 10 20 30 40 50 60 70
Part des élèves du QPV scolarisés dans chaque collège du quartier et part des élèves ayant un indice de position sociale faible par collège
Lecture : entre 50 % et 75 % des élèves résidant dans le QPV de Malakoff sont scolarisés dans le collège Sophie Germain. Dans ce collège, entre 35 % et 50 % des élèves ont un indice
de position sociale faible.
Source : Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013.
5
Unité urbaine d?Angers
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201712
Angers : 32 500 habitants dans les 8 QPV
de l?agglomération
Niveau de vie médian par carreau (lissé)
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
1
L?unité urbaine d?Angers est la deuxième
de la région par sa population. Elle compte
huit quartiers prioritaires de la politique de la
ville (QPV). La situation socio-économique
de ses habitants est moins favorable que dans
l?agglomération de Nantes : le niveau de vie
médian est nettement inférieur et la pauvreté
plus présente, particulièrement dans la ville
d?Angers où 18 % de la population vit sous
le seuil de pauvreté. Les logements sont
rarement vacants, contrairement à la situation
dans les petites agglomérations. Les QPV de
l?agglomération angevine regroupent 32 500
habitants. Ils sont tous localisés à Angers, sauf
Le Grand Bellevue, situé à Trélazé.
Les quartiers de la Roseraie, Monplaisir
et Belle Beille sont les trois plus grands
quartiers : entre 6 200 et 8 900 personnes
y résident. Ils ont bénéficié du programme
national pour la rénovation urbaine (PNRU)
et les deux derniers sont classés quartiers
d?intérêt national depuis 2014.
À Monplaisir et à la Roseraie, le parc de loge-
ments sociaux est particulièrement ancien.
En lien avec le nombre important de jeunes
résidant dans ces quartiers, les collèges à
proximité accueillent une majorité d?élèves
d?origine sociale défavorisée. Trois d?entre
eux appartiennent au réseau d?éducation
prioritaire (REP), dont deux sont inscrits
en REP+ (Jean Vilar à la Roseraie et Jean
Lurçat à Monplaisir). Dans ces deux col-
lèges, les trois quarts des élèves proviennent
d?un milieu social défavorisé. La situation
socio-économique des habitants est dans la
moyenne des QPV, même si les contrastes
sont importants au sein des quartiers.
Le quartier de Belle Beille a un profil un peu
différent, le niveau de vie médian étant légè-
rement supérieur à la moyenne des QPV et la
pauvreté moins présente. La population est
cependant plus fragilisée dans certaines parties
du quartier. La proximité du campus univer-
sitaire explique que les jeunes de 15 à 24 ans
soient plus présents que dans les autres QPV
(un habitant du quartier sur cinq), tandis que
les moins de 14 ans sont moins représentés.
Le quartier des Hauts de Saint Aubin est
également dans une situation relativement
plus favorable que la moyenne des QPV.
La moitié du parc social a été construit
après 1999, notamment dans le cadre des
programmes de renouvellement urbain dont
le quartier a bénéficié depuis les années
1980. En particulier, la cité Verneau a été
détruite à partir de 2013 pour laisser la
place à de nouvelles constructions. Le QPV
Grand Pigeon comporte aussi des logements
sociaux récents, en lien avec les opérations
de réhabilitation, démolition et construction
réalisées depuis 2004.
Le plus petit des huit quartiers, Savary, connaît
une situation particulièrement dégradée : la
moitié de la population vit sous le seuil de
pauvreté et 56 % des personnes de 15 à 64 ans
ne travaillent pas. Le profil des logements est
relativement diversifié (78 logements sociaux
pour 100 ménages contre 93 en moyenne dans
les QPV de la région) et un ménage sur six est
propriétaire de son logement. Le parc social
est particulièrement ancien, exclusivement
construit avant 1977. Cependant, les loyers ne
sont pas parmi les plus faibles de l?aggloméra-
tion. La proximité du centre-ville permet aux
habitants d?être proches de nombreux com-
merces et services. Ce quartier est nouveau
dans le dispositif de la politique de la ville,
comme le QPV Beauval Bedier Morellerie.
Au Grand Bellevue, à Trélazé, les difficultés
socio-économiques sont également très
présentes. Le parc de logements est essen-
tiellement social, les constructions sont
anciennes et les loyers relativement faibles.
Le quartier bénéficie d?opérations de renou-
vellement urbain importantes dans le cadre
du PNRU engagé en 2004. n
Unité urbaine d?Angers
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 13
Caractéristiques socio-démographiques des habitants des QPV
Population
Part des ménages
de 5 personnes
ou plus
(en %)
Part
des étrangers
(en %)
Part des familles
monoparentales
(en %)
Part des 60 ans
et plus dans
la population
(en %)
Niveau de vie
médian
(en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
Beauval Bedier Morellerie 2 286 9 7 21 14 13 054
Belle Beille 6 236 7 7 20 18 13 438
Grand Pigeon 2 642 9 8 24 17 12 968
Hauts de Saint Aubin 1 450 11 8 21 11 13 874
Le Grand Bellevue 2 169 12 18 16 16 12 690
Monplaisir 7 402 9 12 20 16 12 716
Roseraie 8 904 9 16 19 16 12 945
Savary 1 375 12 17 18 21 12 051
Unité urbaine d?Angers 220 445 7 4 11 22 19 365
Ensemble des QPV de la région 149 835 9 14 20 23 12 833
Unités urbaines englobantes 1 444 498 6 4 10 23 20 088
Sources : Insee, Recensements de la population (RP) 2010 et 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012.
2
0 10 20 30 40 50 60
Caractéristiques du parc social dans les QPV
Offre de logement
social (1)
Part des loyers
faibles
(en %)
Taux de vacance
à 3 mois
(en %)
Taux de mobilité
(en %)
Part des logements construits
(en %)
Beauval Bedier Morellerie +++++ 25 1 15
Belle Beille ++++ 24 1 12
Grand Pigeon +++++ 31 1 16
Hauts de Saint Aubin +++++ 13 2 16
Le Grand Bellevue ++++ 54 0 14
Monplaisir +++ 31 1 13
Roseraie ++ 47 0 10
Savary ++ 5 1 10
Unité urbaine d?Angers + 25 1 13
Ensemble des QPV de la région ++++ 39 2 12
Unités urbaines englobantes + 25 1 12
(1) + : moins de 70 logements sociaux pour 100 ménages, ++ : entre 70 et 80, +++ : entre 80 et 90, ++++ : entre 90 et 100, +++++ : 100 et plus.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif
social 2014.
3
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Avant 1977
Entre 1990 et 1999
Entre 1978 et 1989
En 2000 et après
Emploi et éducation dans les QPV (en %)
Part des 15-64 ans sans emploi
Part des hommes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des femmes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des demandeurs
d?emploi de
longue durée
Part de collégiens
ayant au moins
une année de retard
Beauval Bedier Morellerie 51 54 49 37
Belle Beille 47 53 48 24
Grand Pigeon 56 56 45 25
Hauts de Saint Aubin 44 47 47 n.d.
Le Grand Bellevue 42 64 54 n.d.
Monplaisir 45 57 47 25
Roseraie 49 56 46 31
Savary 56 56 44 n.d.
Unité urbaine d?Angers 39 45 46 16
Ensemble des QPV de la région 47 55 44 33
Unités urbaines englobantes 35 41 43 17
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, RP 2010 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013 ; Pôle emploi, Fichier des demandeurs d?emploi au 31/12/2014.
4
0 10 20 30 40 50 60 70
Unité urbaine d?Angers
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201714
Part des élèves du QPV scolarisés dans chaque collège du quartier et part des élèves ayant un indice de position sociale faible par collège
Lecture : entre 50 % et 75 % des élèves résidant dans le QPV de Belle Beille sont scolarisés dans le collège François Rabelais. Dans ce collège, entre 35 % et 50 % des élèves ont un indice de position
sociale faible.
Source : Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013.
5
Unité urbaine du Mans
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 15
s?agit d?établissements à proximité des quar-
tiers des Sablons, de Ronceray Glonnières
Vauguyon et de Chaoué Perrières. n
est plus mixte (78 logements sociaux pour
100 ménages, contre 93 en moyenne dans
les QPV de la région). La quasi-totalité des
logements sociaux ont été construits avant
1977 et les trois quarts des loyers sont parmi
les plus faibles de l?agglomération.
Parmi les collèges où sont principalement
scolarisés les jeunes des QPV, sept appar-
tiennent au réseau d?éducation prioritaire
(REP), dont quatre inscrits en REP+. Ils
accueillent une grande majorité d?élèves
provenant d?un milieu social défavorisé. Il
L?unité urbaine du Mans comprend cinq
quartiers prioritaires de la politique de la
ville (QPV), 26 300 personnes y habitent.
Ils s?insèrent dans une agglomération où la
pauvreté est relativement marquée : 16 % des
habitants de l?unité urbaine du Mans vivent
sous le seuil de pauvreté, soit 5 points de plus
que dans celle de Nantes et 3 points de plus
qu?en moyenne dans les 11 agglomérations
comportant des QPV. Dans l?ensemble de
l?unité urbaine du Mans comme dans ses
QPV, peu de logements sociaux sont vacants
en comparaison avec les plus petites agglo-
mérations de la région.
La plupart des quartiers de la politique de
la ville de l?agglomération du Mans sont de
grande taille. Les Sablons est le deuxième
QPV le plus peuplé de la région, après
Bellevue à Nantes, avec 9 700 habitants. À
l?inverse, L?Épine est l?un des plus petits
QPV. Ces deux quartiers, ainsi que Ronce-
ray Glonnières Vauguyon, sont situés sur
la commune du Mans. Chaoué Perrières se
trouve à Allonnes et Bellevue Carnac sur
les communes de Coulaines et du Mans.
Tous les QPV étaient auparavant dans le
dispositif de la politique de la ville, même
si leurs contours ont été redéfinis en 2014.
À l?exception de L?Épine, tous sont concer-
nés par le nouveau programme national de
renouvellement urbain, en tant que quartiers
prioritaires d?intérêt national pour Chaoué
Perrières et d?intérêt régional pour les trois
autres.
Excepté dans le quartier de Chaoué Perrières,
la moitié de la population des QPV de l?ag-
glomération mancelle est pauvre, contre
42 % en moyenne dans les QPV de la région.
Les habitants rencontrent également des
difficultés en matière d?emploi, particulière-
ment aux Sablons et à Ronceray Glonnières
Vauguyon où respectivement 61 % et 55 %
des personnes de 15 à 64 ans ne travaillent
pas. Les structures familiales sont fragilisées,
avec une forte part de familles monoparen-
tales, notamment aux Sablons, à Bellevue
Carnac et à L?Épine. Le logement social est
très présent et ancien.
Le quartier de Chaoué Perrières a un profil un
peu différent. La situation socio- économique
y est relativement plus favorable qu?en
moyenne dans les QPV. Le niveau de vie
médian est plus élevé et la pauvreté un peu
moins présente, même si 37 % des habi-
tants sont touchés. Le parc de logements
Le Mans : 26 300 habitants dans les 5 QPV
de l?agglomération
Niveau de vie médian par carreau (lissé)
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
1
Unité urbaine du Mans
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201716
Caractéristiques socio-démographiques des habitants des QPV
Population
Part des ménages
de 5 personnes
ou plus
(en %)
Part
des étrangers
(en %)
Part des familles
monoparentales
(en %)
Part des 60 ans
et plus dans
la population
(en %)
Niveau de vie
médian
(en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
Bellevue Carnac 4 264 11 9 26 14 11 976
Chaoué Perrières 5 407 8 7 18 21 13 655
L?Épine 880 n.d. 11 24 7 11 685
Les Sablons 9 714 13 18 22 15 11 520
Ronceray Glonnières Vauguyon 6 000 8 10 17 18 12 111
Unité urbaine du Mans 210 527 6 4 11 24 19 327
Ensemble des QPV de la région 149 835 9 14 20 23 12 833
Unités urbaines englobantes 1 444 498 6 4 10 23 20 088
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, Recensements de la population (RP) 2010 et 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012.
2
0 10 20 30 40 50 60
Caractéristiques du parc social dans les QPV
Offre de logement
social (1)
Part des loyers
faibles
(en %)
Taux de vacance
à 3 mois
(en %)
Taux de mobilité
(en %)
Part des logements construits
(en %)
Bellevue Carnac +++++ 28 1 13
Chaoué Perrières ++ 73 1 12
L?Épine +++++ 4 1 14
Les Sablons +++++ 42 1 13
Ronceray Glonnières Vauguyon ++++ 35 0 12
Unité urbaine du Mans + 25 1 13
Ensemble des QPV de la région ++++ 39 2 12
Unités urbaines englobantes + 25 1 12
(1) + : moins de 70 logements sociaux pour 100 ménages, ++ : entre 70 et 80, +++ : entre 80 et 90, ++++ : entre 90 et 100, +++++ : 100 et plus.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif
social 2014.
3
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Avant 1977
Entre 1990 et 1999
Entre 1978 et 1989
En 2000 et après
Emploi et éducation dans les QPV (en %)
Part des 15-64 ans sans emploi
Part des hommes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des femmes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des demandeurs
d?emploi de
longue durée
Part de collégiens
ayant au moins
une année de retard
Bellevue Carnac 46 53 41 36
Chaoué Perrières 41 55 41 39
L?Épine 41 42 49 n.d.
Les Sablons 56 65 44 35
Ronceray Glonnières Vauguyon 49 60 45 35
Unité urbaine du Mans 36 41 43 19
Ensemble des QPV de la région 47 55 44 33
Unités urbaines englobantes 35 41 43 17
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, RP 2010 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013 ; Pôle emploi, Fichier des Demandeurs d?emploi au 31/12/2014.
4
0 10 20 30 40 50 60 70
Unité urbaine du Mans
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 17
Part des élèves du QPV scolarisés dans chaque collège du quartier et part des élèves ayant un indice de position sociale faible par collège
Lecture : moins de 50 % des élèves résidant dans le QPV des Sablons sont scolarisés dans le collège Alain Fournier. Dans ce collège, 65 % des élèves ou plus ont un indice de position sociale faible.
Source : Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013.
5
Unité urbaine de Saint-Nazaire
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201718
fait partie du réseau d?éducation prioritaire
renforcé (REP+). Il accueille majoritaire-
ment des jeunes issus d?un milieu social
défavorisé. Ce quartier a fait l?objet d?un pro-
gramme de rénovation urbaine entre 2007 et
2012. Les conditions de logement et le cadre
de vie ont été améliorés. Ces opérations ont
pu entraîner une hausse des loyers : 40 %
d?entre eux sont parmi les plus faibles de
l?agglomération, contre plus de 70 % dans
les deux autres QPV de l?agglomération. La
part de logements sociaux vacants est plus
élevée que dans les autres quartiers et qu?en
moyenne dans l?agglomération. n
dans ce cas. Les familles monoparentales y
sont cependant plus nombreuses, de même
que les personnes âgées.
Le QPV Ville Ouest est un quartier étendu,
regroupant 6 700 habitants. Il est en moyenne
plus préservé que les deux autres QPV mais
la situation semble plus fragilisée du côté
de la Bouletterie. À Ville Ouest, la popula-
tion est plus jeune. La pauvreté est un peu
moins présente, même si elle touche 38 %
de la population et 54 % des personnes de
15 à 64 ans ne travaillent pas. Le parc de
logements est un peu plus mixte que dans les
autres QPV de Saint-Nazaire (93 logements
sociaux pour 100 ménages). La moitié des
élèves habitant dans le quartier vont au
collège Pierre Norange. Cet établissement
Deuxième plus grande agglomération de
Loire-Atlantique, Saint-Nazaire compte
trois quartiers prioritaires de la politique
de la ville (QPV). Dans son ensemble, ce
territoire littoral est dans une situation socio-
économique plutôt favorable : le niveau de
vie médian est relativement élevé et 11 % de
la population vit sous le seuil de pauvreté,
soit 2 points de moins qu?en moyenne dans
les unités urbaines comprenant des QPV. La
pauvreté est cependant plus présente dans la
commune de Saint-Nazaire. Les trois QPV
y sont localisés. Même si leurs contours
ont été redéfinis en 2014, ils s?inscrivaient
déjà dans le dispositif de la politique de la
ville auparavant. Ils sont essentiellement
constitués de logements sociaux construits
avant 1977, le parc social plus récent se
situant hors des QPV. Classés prioritaires
d?intérêt régional, ces QPV bénéficieront
du nouveau programme national de renou-
vellement urbain.
Les QPV Petit Caporal et Robespierre ?
Prézégat sont relativement petits : un mil-
lier d?habitants vivent dans chacun d?entre
eux. Ils sont géographiquement proches.
Leur population rencontre des difficultés
importantes sur le marché du travail : les
deux tiers des personnes de 15 à 64 ans ne
travaillent pas, contre la moitié en moyenne
dans les QPV. Dans ces deux quartiers, le
parc de logements est essentiellement consti-
tué de logements locatifs sociaux anciens.
Petit Caporal comporte cependant 6 %
de logements construits après 2000, alors
que la totalité du parc social date d?avant
1977 à Robespierre ? Prézégat. La situation
socio-économique est plus défavorable à
Robespierre ? Prézégat où le niveau de vie
médian est particulièrement faible et où 50 %
des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
À Petit Caporal, 41 % de la population est
Saint-Nazaire : 8 900 habitants dans les 3 QPV
Caractéristiques socio-démographiques des habitants des QPV
Population
Part des ménages
de 5 personnes
ou plus
(en %)
Part des
étrangers
(en %)
Part des familles
monoparentales
(en %)
Part des 60 ans
et plus dans
la population
(en %)
Niveau de vie
médian
(en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
Petit Caporal 1 008 9 10 23 24 12 697
Robespierre ? Prézégat 1 109 9 12 20 21 11 901
Ville Ouest 6 735 9 9 21 17 13 259
Unité urbaine de Saint-Nazaire 149 611 7 2 10 29 19 962
Ensemble des QPV de la région 149 835 9 14 20 23 12 833
Unités urbaines englobantes 1 444 498 6 4 10 23 20 088
Sources : Insee, Recensements de la population (RP) 2010 et 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012.
2
0 10 20 30 40 50 60
Niveau de vie médian par carreau (lissé)
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
1
Unité urbaine de Saint-Nazaire
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 19
Caractéristiques du parc social dans les QPV
Offre de logement
social (1)
Part des loyers
faibles
(en %)
Taux de vacance
à 3 mois
(en %)
Taux de mobilité
(en %)
Part des logements construits
(en %)
Petit Caporal +++++ 70 1 10
Robespierre ? Prézégat +++++ 85 1 10
Ville Ouest ++++ 40 4 11
Unité urbaine de Saint-Nazaire + 25 2 11
Ensemble des QPV de la région ++++ 39 2 12
Unités urbaines englobantes + 25 1 12
(1) + : moins de 70 logements sociaux pour 100 ménages, ++ : entre 70 et 80, +++ : entre 80 et 90, ++++ : entre 90 et 100, +++++ : 100 et plus.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif
social 2014.
3
0 20 40 60 80 100
Avant 1977
Entre 1990 et 1999
Entre 1978 et 1989
En 2000 et après
Emploi et éducation dans les QPV (en %)
Part des 15-64 ans sans emploi
Part des hommes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des femmes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des demandeurs
d?emploi de longue
durée
Part de collégiens
ayant au moins
une année de retard
Petit Caporal 57 68 44 n.d.
Robespierre ? Prézégat 62 66 48 n.d.
Ville Ouest 52 56 42 29
Unité urbaine de Saint-Nazaire 36 39 42 18
Ensemble des QPV de la région 47 55 44 33
Unités urbaines englobantes 35 41 43 17
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, RP 2010 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013 ; Pôle emploi, Fichier des Demandeurs d?emploi au 31/12/2014.
4
0 10 20 30 40 50 60 70
Part des élèves du QPV scolarisés dans chaque collège du quartier et part des élèves ayant un indice de position sociale faible par collège
Lecture : entre 50 % à 75 % des élèves résidant dans le QPV Ville Ouest sont scolarisés dans le collège Pierre Norange. Dans ce collège, plus de 65 % des élèves ont un indice de position sociale faible.
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
5
Unité urbaine de Laval
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201720
Les Fourches, avec 1 200 habitants, se situe
dans une situation intermédiaire par rapport
aux deux autres QPV. Le taux de pauvreté est
dans la moyenne des QPV de la région, de
même que le taux d?emploi. Le parc social
est ancien mais les loyers sont plus élevés
que dans les deux autres QPV de Laval. n
ration avec 3 300 habitants. La situation
socio-économique est un peu plus favorable
qu?en moyenne dans les QPV. La pauvreté
touche cependant 39 % des habitants et 43 %
des personnes en âge de travailler sont sans
emploi.
Assez proches géographiquement, ces deux
QPV sont aujourd?hui considérés comme
prioritaires d?intérêt régional. Alors qu?ils
n?étaient pas concernés par le précédent
programme, ils bénéficient du nouveau
programme national de renouvellement
urbain. La majorité des jeunes habitant
dans ces quartiers sont scolarisés au collège
Alain Gerbault. Celui-ci appartient au réseau
d?éducation prioritaire renforcé (REP+). La
moitié des élèves qui y sont scolarisés sont
issus d?un milieu social défavorisé.
Les trois quartiers prioritaires de la politique
de la ville (QPV) de la Mayenne se situent
à Laval. Ils regroupent 6 700 habitants, soit
10 % de la population de l?unité urbaine.
Déjà inscrits dans le dispositif de la politique
de la ville, leurs contours ont été resserrés
en 2014. Dans l?agglomération, le niveau
de vie est dans la moyenne des grands pôles
urbains. La pauvreté est cependant un peu
plus présente qu?ailleurs : elle touche 14 %
des habitants de l?unité urbaine, soit 1 point
de plus qu?en moyenne dans les 11 agglo-
mérations comportant des QPV. Du point de
vue de l?emploi, la situation est relativement
favorable : 12 % des actifs sont au chômage
(2 points de moins qu?en moyenne dans les
11 agglomérations englobantes). Dans la
ville de Laval, le niveau de vie médian est
plus faible et 17 % de la population vit sous
le seuil de pauvreté.
Dans l?agglomération lavalloise, les loge-
ments sociaux sont rarement vacants pendant
plus de trois mois. Par ailleurs, les habitants
ont plus souvent emménagé récemment que
dans les autres agglomérations.
Les trois QPV ont des profils assez diffé-
rents. À Kellermann, la situation socio-
économique des habitants est dégradée par
rapport aux autres QPV : le niveau de vie
médian est particulièrement faible et 56 %
des habitants sont pauvres. Par ailleurs,
57 % des personnes de 15 à 64 ans sont
sans emploi, cette part atteignant 65 % chez
les femmes. Les familles nombreuses sont
plus présentes, de même que les étrangers.
Le parc d?habitations est presqu?exclu-
sivement constitué de logements locatifs
sociaux construits avant 1977 et neuf sur
dix ont des loyers parmi les plus faibles de
l?agglomération.
Le quartier Pavement ? Charité ? Mortier ?
Murat est le plus grand QPV de l?agglomé-
Laval : 6 700 habitants dans les 3 QPV
Niveau de vie médian par carreau (lissé)
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
1
Caractéristiques socio-démographiques des habitants des QPV
Population
Part des ménages
de 5 personnes
ou plus
(en %)
Part
des étrangers
(en %)
Part des familles
monoparentales
(en %)
Part des 60 ans
et plus dans
la population
(en %)
Niveau de vie
médian
(en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
Kellermann 2 214 16 29 19 11 11 221
Les Fourches 1 196 7 13 17 24 12 708
Pavement ? Charité ? Mortier ? Murat 3 274 8 12 18 17 13 340
Unité urbaine de Laval 67 477 7 4 10 23 19 363
Ensemble des QPV de la région 149 835 9 14 20 23 12 833
Unités urbaines englobantes 1 444 498 6 4 10 23 20 088
Sources : Insee, Recensements de la population (RP) 2010 et 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012.
2
0 10 20 30 40 50 60
Unité urbaine de Laval
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 21
Part des élèves du QPV scolarisés dans chaque collège du quartier et part des élèves ayant un indice de position sociale faible par collège
Lecture : entre 50 % et 75 % des élèves résidant dans le QPV des Fourches sont scolarisés dans le collège Jacques Monod. Dans ce collège, entre 20 % et 35 % des élèves ont un indice de position
sociale faible.
Source : Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013.
5
Caractéristiques du parc social dans les QPV
Offre
de logement
social (1)
Part des loyers
faibles
(en %)
Taux de vacance
à 3 mois
(en %)
Taux de mobilité
(en %)
Part des logements construits
(en %)
Kellermann +++++ 90 0 17
Les Fourches +++++ 0 0 15
Pavement ? Charité ? Mortier ? Murat ++ 43 0 13
Unité urbaine de Laval + 25 0 14
Ensemble des QPV de la région ++++ 39 2 12
Unités urbaines englobantes + 25 1 12
(1) + : moins de 70 logements sociaux pour 100 ménages, ++ : entre 70 et 80, +++ : entre 80 et 90, ++++ : entre 90 et 100, +++++ : 100 et plus.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif
social 2014.
3
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Avant 1977
Entre 1990 et 1999
Entre 1978 et 1989
En 2000 et après
Emploi et éducation dans les QPV (en %)
Part des 15-64 ans sans emploi
Part des hommes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des femmes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des demandeurs
d?emploi de
longue durée
Part de collégiens
ayant au moins
une année de retard
Kellermann 48 65 44 40
Les Fourches 47 55 37 n.d.
Pavement ? Charité ? Mortier ? Murat 39 46 42 28
Unité urbaine de Laval 34 38 39 17
Ensemble des QPV de la région 47 55 44 33
Unités urbaines englobantes 35 41 43 17
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, RP 2010 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013 ; Pôle emploi, Fichier des Demandeurs d?emploi au 31/12/2014.
4
0 10 20 30 40 50 60 70
Unité urbaine de Cholet
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201722
logements est plus mixte à Favreau Les
Mauges : un habitant sur six est propriétaire
de son logement. Le parc de logements
sociaux est cependant très présent, avec
80 logements sociaux pour 100 ménages, et
quasi exclusivement construit avant 1977.
Favreau Les Mauges est considéré comme
quartier prioritaire d?intérêt régional et est
concerné par des opérations du nouveau pro-
gramme national de renouvellement urbain.
Ce programme comprend également un volet
pour améliorer l?accès aux commerces et aux
équipements.
Le parc de logements est également rela-
tivement ancien dans le quartier Colline
Villeneuve, même si un logement sur cinq a
été construit entre 1978 et 1989. n
1990 et 1999 et 8 % après 2000, ce qui est
plus que dans les autres QPV de Cholet. Les
travaux de renouvellement urbain améliorent
l?habitat et le cadre de vie. Ils contribuent
sans doute à la hausse du prix des loge-
ments : peu de logements sociaux ont des
loyers faibles par rapport au reste du parc
social choletais.
À Bretagne Bostangis, la vacance et la mobi-
lité sont moindres. Les loyers sont plus sou-
vent faibles et les logements sociaux datent
presque tous d?avant 1977. Les familles
monoparentales sont particulièrement nom-
breuses dans ce quartier.
Les quartiers de Favreau Les Mauges et
Colline Villeneuve sont dans une situation
relativement plus favorable. L?offre de
Dans l?unité urbaine de Cholet, 7 500 per-
sonnes habitent dans les quatre quartiers
prioritaires de la politique de la ville (QPV),
soit 13 % de la population de l?unité urbaine.
La situation socio-économique de cette
agglomération est proche de la moyenne
des 11 unités urbaines comportant des
QPV, notamment en matière de pauvreté.
Le niveau de vie médian est cependant
légèrement plus faible et les actifs sont un
peu plus souvent au chômage (15 % contre
14 % en moyenne dans les 11 unités urbaines
englobantes).
Les quatre QPV sont de taille comparable et
sont situés à Cholet, la ville-centre de l?unité
urbaine. Leurs profils sont contrastés.
Jean Monnet et Bretagne Bostangis sont des
QPV particulièrement fragilisés. Le niveau
de vie médian de la population est faible. La
moitié des habitants vivent sous le seuil de
pauvreté. Les familles nombreuses y sont
plus présentes et, sur cinq personnes âgées
de 15 à 64 ans, trois n?ont pas d?emploi.
Les demandeurs d?emploi sont un peu plus
souvent inscrits à Pôle emploi depuis plus
d?un an. Le collège Joachim du Bellay fait
partie du réseau d?éducation prioritaire,
neuf élèves sur dix habitant le QPV Jean
Monnet y sont scolarisés. Les logements
sont en quasi-totalité loués dans le secteur
social mais ils présentent des caractéristiques
différentes dans les deux quartiers.
Dans le quartier Jean Monnet, les loge-
ments sociaux sont plus souvent vacants et
un ménage sur cinq y habite depuis moins
d?un an. Le quartier fait l?objet de différents
dispositifs de la politique de la ville depuis le
début des années 1980. Ces dernières années,
il bénéficie du programme national pour la
rénovation urbaine engagé en 2004. Si la
grande majorité du parc est ancien, 15 % des
logements sociaux ont été construits entre
Cholet : 7 500 habitants dans les 4 QPV
Niveau de vie médian par carreau (lissé)
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
1
Caractéristiques socio-démographiques des habitants des QPV
Population
Part des ménages
de 5 personnes
ou plus
(en %)
Part
des étrangers
(en %)
Part des familles
monoparentales
(en %)
Part des 60 ans
et plus dans
la population
(en %)
Niveau de vie
médian
(en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
Bretagne Bostangis 1 510 11 19 22 11 11 947
Colline Villeneuve 2 086 5 11 20 14 13 611
Favreau Les Mauges 1 973 7 18 19 16 13 618
Jean Monnet 1 970 15 33 17 14 11 693
Unité urbaine de Cholet 57 857 7 5 8 24 19 017
Ensemble des QPV de la région 149 835 9 14 20 23 12 833
Unités urbaines englobantes 1 444 498 6 4 10 23 20 088
Sources : Insee, Recensements de la population (RP) 2010 et 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012.
2
0 10 20 30 40 50 60
Unité urbaine de Cholet
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 23
Part des élèves du QPV scolarisés dans chaque collège du quartier et part des élèves ayant un indice de position sociale faible par collège
Lecture : entre 50 % et 75 % des élèves résidant dans le QPV Bretagne Bostangis sont scolarisés dans le collège Colbert. Dans ce collège, entre 20 % et 35 % des élèves ont un indice de position sociale
faible.
Source : Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013.
5
Caractéristiques du parc social dans les QPV
Offre de logement
social (1)
Part des loyers
faibles
(en %)
Taux de vacance
d?au moins
3 mois
(en %)
Taux de mobilité
(en %)
Part des logements construits
(en %)
Bretagne Bostangis +++++ 59 2 11
Colline Villeneuve ++++ 47 1 15
Favreau Les Mauges +++ 21 3 13
Jean Monnet +++++ 13 6 21
Unité urbaine de Cholet + 25 2 14
Ensemble des QPV de la région ++++ 39 2 12
Unités urbaines englobantes + 25 1 12
(1) + : moins de 70 logements sociaux pour 100 ménages, ++ : entre 70 et 80, +++ : entre 80 et 90, ++++ : entre 90 et 100, +++++ : 100 et plus.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif
social 2014.
3
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Avant 1977
Entre 1990 et 1999
Entre 1978 et 1989
En 2000 et après
Emploi et éducation dans les QPV (en %)
Part des 15-64 ans sans emploi
Part des hommes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des femmes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des demandeurs
d?emploi de
longue durée
Part de collégiens
ayant au moins
une année de retard
Bretagne Bostangis 49 68 47 n.d.
Colline Villeneuve 32 48 48 n.d.
Favreau Les Mauges 37 51 46 n.d.
Jean Monnet 46 69 43 n.d.
Unité urbaine de Cholet 30 42 45 13
Ensemble des QPV de la région 47 55 44 33
Unités urbaines englobantes 35 41 43 17
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, RP 2010 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013 ; Pôle emploi, Fichier des Demandeurs d?emploi au 31/12/2014.
4
0 10 20 30 40 50 60 70
Unité urbaine de La Roche-sur-Yon
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201724
Liberté. Un tiers des habitants du QPV vivent
sous le seuil de pauvreté, une des parts les
plus faibles de la région, même si elle reste
élevée comparativement à la situation dans
le reste de La Roche-sur-Yon. Les difficultés
sont moindres en matière d?emploi : 42 %
des personnes de 15 à 64 ans ne travaillent
pas, soit 9 points de moins qu?en moyenne
dans les QPV de la région. Le logement
social y est nettement moins présent que dans
les autres quartiers (59 logements sociaux
pour 100 ménages), et plus récent (20 %
des logements construits après 1999). Les
loyers y sont plus élevés que dans les deux
autres QPV. n
Vigne-aux-Roses est actuellement un quar-
tier prioritaire d?intérêt régional et bénéficie
du nouveau PNRU. Ses habitants rencontrent
davantage de difficultés socio-économiques
que dans les autres QPV de La Roche-sur-
Yon, même si la situation est proche de la
moyenne des QPV de la région : 44 % vivent
sous le seuil de pauvreté et la moitié des
personnes de 15 à 64 ans sont sans emploi.
Le parc social est fortement présent et un
tiers des loyers sont parmi les plus faibles
de l?agglomération.
Le QPV Liberté ? Zola concentre un peu
moins de difficultés que les deux autres QPV.
La situation est cependant contrastée de part
et d?autre de la voie ferrée, avec un niveau
de vie médian plus faible dans le quartier
L?unité urbaine de La Roche-sur-Yon
comprend trois quartiers prioritaires de la
politique de la ville (QPV), ils rassemblent
5 200 habitants. L?agglomération est dans
une situation socio-économique un peu
moins favorable qu?en moyenne : le niveau
de vie médian est plus faible et 14 % des
habitants vivent sous le seuil de pauvreté
(1 point de plus que la moyenne dans les
11 unités urbaines comportant des QPV). Par
ailleurs, 16 % des actifs sont au chômage,
soit 2 points de plus qu?en moyenne dans
les agglomérations englobantes. Les trois
quartiers ont un profil proche de la moyenne
des QPV de la région, voire légèrement
plus favorable. Ils s?inscrivaient déjà dans
le dispositif de la politique de la ville avant
2014, même si leurs contours ont été revus.
Le QPV Liberté ? Zola ne couvre qu?une
partie du périmètre de l?ancien contrat urbain
de cohésion sociale, mais s?étend, au-delà de
la voie ferrée, à un autre quartier qui n?était
pas inclus. La part de logements vacants est
faible, dans les QPV comme dans le reste de
l?agglomération. Aucun des collèges de La
Roche-sur-Yon n?appartient au réseau d?édu-
cation prioritaire. La part des collégiens
provenant d?un milieu social défavorisé
est relativement faible dans l?ensemble des
établissements.
Le plus grand des trois QPV est Jean Yole ?
Pyramides, avec 2 500 habitants. La situation
y est un peu plus favorable qu?en moyenne
dans les QPV de la région en ce qui concerne
le niveau de vie médian et la pauvreté. Au
1er janvier 2014, la totalité des logements
sociaux ont une date de construction anté-
rieure à 1977. Cependant, de 2010 à 2016,
un projet de renouvellement urbain permet
de réhabiliter et construire de nouveaux loge-
ments sociaux dans le cadre du programme
national pour la rénovation urbaine (PNRU).
La Roche-sur-Yon : 5 200 habitants dans les 3 QPV
Niveau de vie médian par carreau (lissé)
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
1
Caractéristiques socio-démographiques des habitants des QPV
Population
Part des ménages
de 5 personnes
ou plus
(en %)
Part
des étrangers
(en %)
Part des familles
monoparentales
(en %)
Part des 60 ans
et plus dans
la population
(en %)
Niveau de vie
médian
(en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
Jean Yole ? Pyramides 2 545 5 10 19 17 13 087
Liberté ? Zola 1 463 5 9 20 14 14 103
Vigne-aux-Roses 1 167 n.d. 7 20 18 12 602
Unité urbaine de La Roche-sur-Yon 52 732 6 2 11 23 19 166
Ensemble des QPV de la région 149 835 9 14 20 23 12 833
Unités urbaines englobantes 1 444 498 6 4 10 23 20 088
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, Recensements de la population (RP) 2010 et 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012.
2
0 10 20 30 40 50 60
Unité urbaine de La Roche-sur-Yon
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 25
Part des élèves du QPV scolarisés dans chaque collège du quartier et part des élèves ayant un indice de position sociale faible par collège
Lecture : entre 50 % et 75 % des élèves résidant dans le QPV Liberté-Zola sont scolarisés dans le collège Édouard Herriot. Dans ce collège, entre 20 % et 35 % des élèves ont un indice de position
sociale faible.
Source : Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013.
5
Caractéristiques du parc social dans les QPV
Offre de logement
social (1)
Part des loyers
faibles
(en %)
Taux de vacance
à 3 mois
(en %)
Taux de mobilité
(en %)
Part des logements construits
(en %)
Jean Yole ? Pyramides +++ 56 0 14
Liberté ? Zola + 0 2 18
Vigne-aux-Roses +++++ 63 2 14
Unité urbaine de La Roche-sur-Yon + 25 2 16
Ensemble des QPV de la région ++++ 39 2 12
Unités urbaines englobantes + 25 1 12
(1) + : moins de 70 logements sociaux pour 100 ménages, ++ : entre 70 et 80, +++ : entre 80 et 90, ++++ : entre 90 et 100, +++++ : 100 et plus.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif
social 2014.
3
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Avant 1977
Entre 1990 et 1999
Entre 1978 et 1989
En 2000 et après
Emploi et éducation dans les QPV (en %)
Part des 15-64 ans sans emploi
Part des hommes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des femmes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des demandeurs
d?emploi de longue
durée
Part de collégiens
ayant au moins
une année de retard
Jean Yole ? Pyramides 42 54 44 39
Liberté ? Zola 39 44 45 n.d.
Vigne-aux-Roses 48 54 44 n.d.
Unité urbaine de La Roche-sur-Yon 37 43 45 17
Ensemble des QPV de la région 47 55 44 33
Unités urbaines englobantes 35 41 43 17
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, RP 2010 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013 ; Pôle emploi, Fichier des Demandeurs d?emploi au 31/12/2014.
4
0 10 20 30 40 50 60 70
Unité urbaine de Sablé-sur-Sarthe
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201726
de l?agglomération de Sablé-sur-Sarthe
qu?en moyenne dans les 11 unités urbaines
comportant des QPV. Le collège Anjou fait
partie du réseau d?éducation prioritaire,
86 % des élèves habitant à La Rocade y sont
scolarisés. n
locatifs sociaux. Il est plus mixte à La
Rocade en termes d?ancienneté : seuls les
trois quarts des logements ont été construits
avant 1977, contre la quasi-totalité du parc
à Montreux. Plus généralement, le parc
social est plus ancien dans l?ensemble
L?unité urbaine de Sablé-sur-Sarthe comprend
deux quartiers prioritaires de la politique de
la ville (QPV), 2 500 habitants y vivent.
Ils sont entrés dans le dispositif de la poli-
tique de la ville lors de la refonte de 2014.
Parmi les 11 agglomérations de la région
qui comportent des QPV, Sablé-sur-Sarthe
est dans une situation socio- économique
relativement défavorable : le niveau de vie
médian est particulièrement faible et 18 % de
la population vit sous le seuil de pauvreté. En
lien avec un marché immobilier peu tendu,
la part de logements sociaux vacants est par-
ticulièrement forte dans les QPV (entre 7 %
et 9 %), mais également dans l?ensemble de
l?agglomération (5 %).
Les QPV de Sablé-sur-Sarthe ont un profil
proche de la moyenne des QPV de la région.
Le quartier de La Rocade est plus fragilisé,
particulièrement dans sa partie est : 43 % de
la population est pauvre, soit 4 points de plus
que dans le QPV de Montreux. Les familles
nombreuses sont plus présentes. Il y a davan-
tage de personnes âgées qu?à Montreux, mais
moins qu?en moyenne dans les QPV de la
région. La situation de l?emploi est similaire
à La Rocade et à Montreux.
Dans les deux QPV, le parc de logements
est essentiellement constitué de logements
Sablé-sur-Sarthe : 2 500 habitants dans les 2 QPV
Niveau de vie médian par carreau (lissé)
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
1
Caractéristiques socio-démographiques des habitants des QPV
Population
Part des ménages
de 5 personnes
ou plus
(en %)
Part
des étrangers
(en %)
Part des familles
monoparentales
(en %)
Part des 60 ans
et plus dans
la population
(en %)
Niveau de vie
médian
(en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
La Rocade 1 323 11 14 19 18 12 940
Montreux 1 202 6 8 19 14 13 149
Unité urbaine de Sablé-sur-Sarthe 15 029 7 4 10 26 17 594
Ensemble des QPV de la région 149 835 9 14 20 23 12 833
Unités urbaines englobantes 1 444 498 6 4 10 23 20 088
Sources : Insee, Recensements de la population (RP) 2010 et 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012.
2
0 10 20 30 40 50 60
Caractéristiques du parc social dans les QPV
Offre de logement
social (1)
Part des loyers
faibles
(en %)
Taux de vacance
à 3 mois
(en %)
Taux de mobilité
(en %)
Part des logements construits
(en %)
La Rocade ++++ 7 7 17
Montreux +++++ 63 9 21
Unité urbaine de Sablé-sur-Sarthe + 25 5 17
Ensemble des QPV de la région ++++ 39 2 12
Unités urbaines englobantes + 25 1 12
(1) + : moins de 70 logements sociaux pour 100 ménages, ++ : entre 70 et 80, +++ : entre 80 et 90, ++++ : entre 90 et 100, +++++ : 100 et plus.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif
social 2014.
3
0 20 40 60 80 100
Avant 1977
Entre 1990 et 1999
Entre 1978 et 1989
En 2000 et après
Unité urbaine de Sablé-sur-Sarthe
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 27
Part des élèves du QPV scolarisés dans chaque collège du quartier et part des élèves ayant un indice de position sociale faible par collège
Lecture : 75 % ou plus des élèves résidant dans le QPV de La Rocade sont scolarisés dans le collège d?Anjou. Dans ce collège, entre 35 % et 50 % des élèves ont un indice de position sociale faible.
Source : Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013.
5
Emploi et éducation dans les QPV (en %)
Part des 15-64 ans sans emploi
Part des hommes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des femmes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des demandeurs
d?emploi de
longue durée
Part de collégiens
ayant au moins
une année de retard
La Rocade 47 51 42 n.d.
Montreux 44 56 43 n.d.
Unité urbaine de Sablé-sur-Sarthe 35 42 41 24
Ensemble des QPV de la région 47 55 44 33
Unités urbaines englobantes 35 41 43 17
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, RP 2010 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013 ; Pôle emploi, Fichier des Demandeurs d?emploi au 31/12/2014.
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0 10 20 30 40 50 60 70
Unités urbaines de Châteaubriant, Fontenay-le-Comte et Saumur
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201728
bénéficie du nouveau programme national
de renouvellement urbain.
À Châteaubriant, La Ville aux Roses est
entrée dans le dispositif de la politique de la
ville en 2014. Ce QPV compte 1 300 habi-
tants. La pauvreté est un peu plus présente
dans ce quartier que dans les deux autres. La
part de personnes sans emploi est plus éle-
vée, notamment chez les femmes. Un quart
des habitants sont de nationalité étrangère,
part nettement plus élevée que dans les deux
autres QPV. n
Le quartier a un profil proche de la moyenne
des QPV de la région, même si les niveaux de
vie médians sont contrastés au sein du quar-
tier. Le parc de logements est relativement
mixte. La plupart des logements sociaux
ont été construits dans les années 1970 pour
accueillir les ouvriers nouvellement arrivés
avec l?implantation d?usines. Ils ne sont
peut-être plus adaptés à la demande actuelle.
Cela explique en partie que la vacance
des logements soit très élevée. La moitié
des loyers sont parmi les plus faibles de
l?agglomération. Classé quartier prioritaire
d?intérêt régional, Centre ? Moulins Liots
Les unités urbaines de Châteaubriant,
Fontenay-le-Comte et Saumur comprennent
chacune un seul quartier prioritaire de la
politique de la ville (QPV). Dans ces petites
agglomérations, la situation socio-écono-
mique est moins favorable que dans les
autres agglomérations ayant un QPV : le
niveau de vie médian est plus faible, la pau-
vreté et le chômage très présents. Ces diffi-
cultés se retrouvent au sein des QPV, notam-
ment en matière d?emploi : les habitants
travaillent moins souvent qu?en moyenne
dans les QPV de la région. En lien avec un
marché immobilier peu tendu, les logements
sont plus souvent vacants. Cette situation est
plus marquée dans les QPV où 10 % à 13 %
des logements sociaux sont vacants depuis
au moins trois mois. Le collège public situé
à proximité de chaque QPV appartient au
réseau d?éducation prioritaire.
À Saumur, 3 500 personnes vivent dans le
QPV Chemin Vert ? Hauts Quartiers, soit
12 % des habitants de l?unité urbaine. Le
quartier était déjà dans le dispositif de la
politique de la ville auparavant, même si le
périmètre est resserré. Le parc locatif social
constitue l?essentiel des logements. Une
partie a été construite récemment, notam-
ment dans le cadre d?opérations de rénova-
tion urbaine entre 2006 et 2011. Désormais
quartier prioritaire d?intérêt régional, ce
QPV est concerné par de nouveaux projets
de renouvellement urbain.
À Fontenay-le-Comte, 1 600 personnes
vivent dans le QPV Centre ? Moulins Liots.
Seule la partie Moulins Liots était auparavant
concernée par la politique de la ville, même
si le périmètre a été resserré. La zone de l?ac-
tuel QPV située autour de la rue des Loges
est nouvelle dans la géographie prioritaire.
Châteaubriant, Fontenay-le-Comte et Saumur :
6 400 habitants dans les 3 QPV
Niveau de vie médian par carreau (lissé)
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) 2013.
1
Caractéristiques socio-démographiques des habitants des QPV
Population
Part des ménages
de 5 personnes
ou plus
(en %)
Part
des étrangers
(en %)
Part des familles
monoparentales
(en %)
Part des 60 ans
et plus dans
la population
(en %)
Niveau de vie
médian
(en euros)
Taux de pauvreté
(en %)
La Ville aux Roses 1 309 11 28 n.d. 15 12 126
Unité urbaine de Châteaubriant 11 866 7 6 9 30 17 489
Centre ? Moulins Liots 1 634 n.d. 5 22 17 12 819
Unité urbaine de Fontenay-le-Comte 16 896 6 2 10 30 18 396
Chemin Vert ? Hauts Quartiers 3 486 7 6 20 23 12 891
Unité urbaine de Saumur 29 276 6 2 10 29 18 047
Ensemble des QPV de la région 149 835 9 14 20 23 12 833
Unités urbaines englobantes 1 444 498 6 4 10 23 20 088
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, Recensements de la population (RP) 2010 et 2013 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012.
2
0 10 20 30 40 50 60
Unités urbaines de Châteaubriant, Fontenay-le-Comte et Saumur
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 29
Part des élèves du QPV scolarisés dans chaque collège du quartier et part des élèves ayant un indice de position sociale faible par collège
Lecture : 75 % ou plus des élèves résidant dans le QPV de la Ville aux Roses à Châteaubriant sont scolarisés dans le collège La Ville aux Roses. Dans ce collège, entre 35 % et 50 % des élèves ont
un indice de position sociale faible.
Source : Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013.
5
Caractéristiques du parc social dans les QPV
Offre de logement
social (1)
Part des loyers
faibles
(en %)
Taux de vacance
à 3 mois
(en %)
Taux de mobilité
(en %)
Part des logements construits
(en %)
La Ville aux Roses +++++ 23 12 13
Unité urbaine de Châteaubriant + 25 9 14
Centre ? Moulins Liots ++ 54 13 10
Unité urbaine de Fontenay-le-Comte + 25 8 11
Chemin Vert ? Hauts Quartiers +++++ 25 10 16
Unité urbaine de Saumur + 25 6 17
Ensemble des QPV de la région ++++ 39 2 12
Unités urbaines englobantes + 25 1 12
(1) + : moins de 70 logements sociaux pour 100 ménages, ++ : entre 70 et 80, +++ : entre 80 et 90, ++++ : entre 90 et 100, +++++ : 100 et plus.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer, Service de l?observation et des statistiques (SOeS), répertoire sur le parc locatif
social 2014.
3
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Avant 1977
Entre 1990 et 1999
Entre 1978 et 1989
En 2000 et après
Emploi et éducation dans les QPV (en %)
Part des 15-64 ans sans emploi
Part des hommes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des femmes
de 15-64 ans
sans emploi
Part des demandeurs
d?emploi de
longue durée
Part de collégiens
ayant au moins
une année de retard
La Ville Aux Roses 52 71 44 n.d.
Unité urbaine de Châteaubriant 34 48 43 22
Centre ? Moulins Liots 58 61 n.d. n.d.
Unité urbaine de Fontenay-le-Comte 39 44 45 14
Chemin Vert ? Hauts Quartiers 50 56 50 28
Unité urbaine de Saumur 35 46 48 20
Ensemble des QPV de la région 47 55 44 33
Unités urbaines englobantes 35 41 43 17
n.d. : données non disponibles.
Sources : Insee, RP 2010 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, FiLoSoFi 2012 ; Rectorat, fichier des élèves du secondaire, rentrée 2013 ; Pôle emploi, Fichier des Demandeurs d?emploi au 31/12/2014.
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0 10 20 30 40 50 60 70
Pour comprendre ces résultats
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 201730
D éfinitions
Collèges de quartier : pour un QPV, ils correspondent aux établissements fré-
quentés par au moins un quart des élèves habitant le QPV et/ou à ceux dont au
moins la moitié des élèves proviennent de ce QPV. Pour le QPV Beauval Bedier
Morellerie à Angers, aucun collège ne répondant à ces critères, les établissements
« La Madeleine La Retraite » et « Jean Vilar » sont considérés par défaut comme
collèges de quartier.
Demandeurs d?emploi en fin de mois : personnes inscrites à Pôle emploi et
ayant une demande en cours au dernier jour du mois. Dans ce dossier, sont pris
en compte les catégories A, B et C, c?est-à-dire les demandeurs d?emploi tenus
de faire des actes positifs de recherche d?emploi, qu?ils aient exercé ou non une
activité réduite au cours du mois.
Indice de position sociale : il est calculé à partir de la profession et catégorie
sociale (PCS) du père et de la mère, selon une méthodologie définie par la
Direction de l?évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de
l?Éducation nationale. Au niveau national, il est, en moyenne, égal à 100. Dans
cette étude, un élève est considéré comme étant d?origine sociale défavorisée
si son indice de position sociale appartient aux 25 % des indices les plus faibles
observés sur l?ensemble des collégiens dans les 11 unités urbaines englobantes
des Pays de la Loire, soit inférieur à 77.
Loyer faible : loyer inférieur aux 25 % des loyers les plus faibles du parc social de
l?unité urbaine considérée (par m²) (par exemple, inférieur à 4,8 euros/m² à Nantes,
à 4,2 euros/m² à Saumur ou 3,6 euros/m² à Fontenay-le-Comte).
Niveau de vie : revenu disponible du ménage divisé par le nombre d?unités de
consommation (UC) pour tenir compte de la taille du ménage (soit 1 UC pour le
premier adulte du ménage, 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus et
0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans). Le niveau de vie est donc le même
pour tous les individus d?un même ménage.
Le niveau de vie médian partage la population en deux parts égales : la moitié
des personnes disposent d?un niveau de vie inférieur et l?autre moitié d?un niveau
supérieur.
Offre de logement social : nombre de logements sociaux (estimé à partir du
RPLS) rapporté au nombre de ménages (FiLoSoFi). Cet indicateur peut être
supérieur à 100 en raison de la vacance d?une partie du parc et de l?utilisation de
deux sources de millésimes différents.
Orientation en filière professionnelle en fin de 3e : elle correspond à l?ensemble
des élèves de première année de second cycle qui sont inscrits en 2de profession-
nelle ou en CAP, hors enseignement agricole, apprentissage et abandon.
Part des personnes de 15 à 64 ans sans emploi : part des personnes de cette
tranche d?âge se déclarant sans emploi au recensement de la population. Cet
indicateur permet d?appréhender les difficultés d?accès à l?emploi dans les QPV.
Pour les données de cadrage sur l?ensemble des agglomérations, un indicateur
plus précis est disponible : la part des actifs sans emploi, c?est-à-dire au chômage
au sens du recensement de la population. Par définition, les inactifs (étudiants,
retraités, femmes au foyer, etc.) sont exclus du dénominateur de cet indicateur.
Revenu disponible : il comprend les revenus d?activité, les pensions de retraites,
les indemnités chômage, les revenus du patrimoine, et les prestations sociales,
nets des impôts directs.
Taux de mobilité dans les logements sociaux : nombre de ménages ayant
emménagé dans leur logement depuis moins d?un an, rapporté au nombre de
logements sociaux loués ou vacants (hors nouveaux logements).
Taux de pauvreté : proportion d?individus dont le niveau de vie est inférieur au
seuil de pauvreté. Ce seuil est fixé à 60 % du niveau de vie médian. En 2012, le
seuil de pauvreté est de 987 euros par mois pour la France métropolitaine.
Taux de vacance : part des logements vacants parmi l?ensemble des logements
sociaux en location. Seule la vacance structurelle est analysée, c?est-à-dire la
vacance de plus de trois mois. Les origines sont multiples : logements dégradés,
peu attractifs, inadaptés aux besoins des ménages, etc. La vacance peut être,
dans une moindre mesure, liée aux projets de rénovation urbaine.
Unité urbaine : commune ou ensemble de communes présentant une zone de
bâti continu qui compte au moins 2 000 habitants.
Les unités urbaines englobantes correspondent aux 11 unités urbaines des Pays
de la Loire comportant au moins un QPV : Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire,
Laval, Cholet, La Roche-sur-Yon, Saumur, Fontenay-le-Comte, Sablé-sur-Sarthe
et Châteaubriant.
S ources
Estimations démographiques pour les quartiers de la politique de la ville : elles
s?appuient sur le recensement de la population (RP) de 2010. Elles fournissent des
indicateurs sur la répartition des habitants par âge, activité, diplôme et nationalité
ainsi que la répartition des ménages et des logements.
Fichier des demandeurs d?emploi : issu des fichiers de Pôle emploi, il contient
des informations concernant les demandeurs d?emploi inscrits à Pôle emploi au
31 décembre 2014.
Fichier des élèves du secondaire : il comprend des données sur les élèves du
secondaire des établissements publics et privés pour l?année scolaire 2013-2014. Il
est géré par la Direction de l?évaluation, de la prospective et de la performance du
ministère de l?Éducation nationale, de l?Enseignement supérieur et de la Recherche.
Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) : fichier issu du rapprochement des
données fiscales exhaustives en provenance de la Direction générale des finances
publiques (déclaration de revenus des personnes physiques, taxe d?habitation et
fichier d?imposition des personnes physiques) et des données sur les prestations
sociales émanant des organismes gestionnaires de ces prestations (Cnaf, Cnav,
MSA). Ces informations permettent de reconstituer le revenu disponible (après
impôt et y compris prestations sociales) à des niveaux locaux fins. Sur la figure 1
des fiches par unité urbaine, le niveau de vie médian est calculé par carreau de
50 mètres de côté et lissé. Seuls les carreaux où habitent au moins 50 ménages
sont représentés.
Répertoire sur le parc locatif social (RPLS) : géré par le Service de l?obser-
vation et des statistiques du ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la
Mer, il dresse l?état global du parc de logements locatifs des bailleurs sociaux au
1er janvier de chaque année.
Pour comprendre ces résultats
Insee Dossier Pays de la Loire n° 3 - Mars 2017 31
Pour en savoir plus
Publications des Pays de la Loire
Chesnel H., Le Graët A., Demandeurs d?emploi
et contrats aidés dans les quartiers de la politique
de la ville, Insee Flash Pays de la Loire, n° 66,
mars 2017.
Chesnel H., Legendre D., Quartiers de la politique
de la ville : cinq profils avec des enjeux spécifiques,
Insee Analyses Pays de la Loire, n° 41, décembre
2016.
Chesnel H., Éducation : des redoublements
plus fréquents dans les quartiers de la politique
de la ville, Insee Flash Pays de la Loire, n° 52,
décembre 2016.
Chesnel H., Legendre D., Des logements sociaux
plus anciens dans les quartiers de la politique
de la ville, Insee Flash Pays de la Loire, n° 51,
décembre 2016.
Chesnel H. et Legendre D., Au-delà de la pauvreté,
des fragilités multiples dans les quartiers de la
politique de la ville, Insee Pays de la Loire, Flash
n° 42, mai 2016.
Le Goff S., Le parc locatif des bailleurs sociaux en
Pays de la Loire au 1er janvier 2015, Dreal Pays de
la Loire, avril 2016.
Aguer O. et al., La santé dans les quartiers des
grandes villes des Pays de la Loire : des enjeux
différenciés d?une agglomération à l?autre, Insee
Dossier Pays de la Loire, n° 2, décembre 2015.
Chesnel H., Des enjeux différenciés en matière
de santé dans les quartiers des grandes agglom-
érations, Insee Analyses Pays de la Loire, n° 23,
décembre 2015.
Chesnel H., Politique de la ville : profil des nou-
veaux quartiers prioritaires, Insee Flash Pays de
la Loire, n° 30, octobre 2015.
Les atlas des transformations des quartiers bénéfi-
ciaires du programme de rénovation urbaine (2004-
2014) en Pays de la Loire, Dreal, 2009 à 2011.
Publications nationales
Renaud A., Sémécurbe F., Les habitants des
quartiers de la politique de la ville : la pauvreté
côtoie d?autres fragilités, Insee Première, n° 1593,
mai 2016.
Rapport annuel 2015 de l?Observatoire national de
la Politique de la ville, CGET, En détail, avril 2016.
Briat E., Dieusaert P., Les commerces dans les
quartiers : une offre à revitaliser et diversifier,
CGET, En Bref n° 13, février 2016.
Atlas des risques sociaux d?échec scolaire, l?exem-
ple du décrochage, France métropolitaine et Dom
(données 2011), Depp-Céreq, 2016.
Darriau V. et al., « Politique de la ville en France
métropolitaine : une nouvelle géographie recen-
trée sur 1 300 quartiers prioritaires », in France,
portrait social, Insee Références, Édition 2014,
novembre 2014.
Ressources internet
Données sur les quartiers de la politique de la
ville 2015 sur insee.fr : www.insee.fr/fr/statis-
tiques/2500431?sommaire=2500477
Les contrats de ville des 11 agglomérations : pays-
de-la-loire.drdjscs.gouv.fr/spip.php?article690
Système d?information géographique de la politique
de la ville : sig.ville.gouv.fr
Observatoire national de la politique de la ville :
www.onpv.fr
Abréviations
Anru : Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine
ARS : Agence Régionale de Santé
CCMSA : Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole
CGET : Commissariat Général à l?Égalité des Territoires
Cnaf : Caisse Nationale des Allocations Familiales
Cnav : Caisse Nationale Assurance Vieillesse
DDT(M) : Direction Départementale des Territoires (et de la Mer)
DGFiP : Direction Générale des Finances Publiques
Direccte : Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consom-
mation, du Travail et de l?Emploi
DRDJSCS : Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse, des Sports
et de la Cohésion Sociale
Dreal : Direction Régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement
NPNRU : Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain
PNRU : Programme National pour la Rénovation Urbaine
QPV : Quartier prioritaire de la Politique de la Ville
REP et REP+ : Réseau d?Éducation Prioritaire et Réseau d?Éducation Prioritaire
renforcé
SOeS : Service de l?Observation et des Statistiques (du ministère de l?Environ-
nement, de l?Énergie et de la Mer)
Les quartiers de la politique de la ville
au sein de leur agglomération
ISSN : 2426-3214
Insee des Pays de la Loire
105, rue des Français Libres
BP 67401 - 44274 Nantes cedex 2
Directeur de la publication :
Pascal Seguin
Rédaction en chef :
Myriam BOURSIER, Anne-Gaël MOCAER
Bureau de presse :
02 40 41 75 89
ISSN : 2426-3214
© INSEE Pays de la Loire
Mars 2017
Dossier n° 3
Mars 2017
La réforme de la politique de la ville de 2014 définit 46 quartiers prioritaires de la
politique de la ville dans les Pays de la Loire. Ils s?insèrent dans 11 agglomérations
aux profils contrastés. Les habitants de ces quartiers sont confrontés à des situations
économiques et sociales plus dégradées que ceux du reste de l?agglomération.
Niveau de vie, pauvreté, accès à l?emploi, conditions de logement, cadre de vie,
réussite scolaire, etc. : autant de thématiques porteuses d?enjeux pour la politique
de la ville qui sont analysées dans ce dossier. Chaque quartier prioritaire de la
politique de la ville est positionné au sein de son agglomération.
Ce dossier a été réalisé par l?Insee en partenariat avec le Sgar. Y ont largement
contribué la Dreal, la Direccte, la DRDJSCS, le Rectorat, Pôle emploi, l?ARS, les
DDT, les DDTM, les préfectures de département et le CGET.
Insee mobile