Plan Régional Santé Environnement des Pays de la Loire 2016-2021 (PRSE3) - Ensemble, agissons pour notre environnement et notre santé
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Pays-de-la-Loire. Conseil régional
;Agence régionale de santé (Pays de la Loire)
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Ce troisième plan santé environnement 2016-2021 pour les Pays de la Loire s'inscrit dans la continuité des deux précédents. Co-signé par le Préfet de région, le Président du conseil Régional, la Directrice générale de l'agence régionale de santé, il fixe les priorités de santé environnementale en région. Élaboré avec une dynamique partenariale et participative, ce plan a mobilisé plus de 170 personnes issues de 70 structures.<br /><br />Il vise à répondre aux enjeux de préservation de l'environnement et de la santé des Ligériens avec pour ambition de fédérer, de mettre en réseau et d'encourager les synergies autour des cinq axes de son programme d'actions :<br />Alimentation et eau destinées à la consommation humaine<br />Bâtiments, habitat et santé<br />Cadre de vie, urbanisme et santé<br />Environnement de travail et santé<br />Mise en réseau d'acteurs, culture communes santé environnement<br /><br />Douze objectifs ont été identifiés dont quatre objectifs phares à fort enjeu régional :<br />Mobiliser tous les acteurs<br />Protéger la ressource en eau destinée à la consommation humaine<br />Améliorer la qualité de l'air intérieur des bâtiments, en particulier vis à vis du radon et enfin limiter la présence des pesticides dans l'eau et l'air et leur impact sur la santé.<br /><br />Ce plan qui tient compte des spécificités du territoire s'articule avec les autres plans traitant de l'impact de l'environnement sur la santé (Ecophyto, Santé travail, Alimentation, Projet régional de santé et Air Climat Énergie).<br />Ce plan est accompagné d'une plaquette de présentation et un site Internet spécifique au PRSE3 a également été ouvert.</div>
Editeur
ARS Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
santé
;nuisance
;prévention de la pollution atmosphérique
;qualité de l'eau
;impact environnemental
Descripteur écoplanete
prévention des pollutions
;plan national santé environnement
;lutte contre la pollution
;effet sur la santé
;santé publique
Thème
Santé
;Risques
;Ressources - Nuisances
Texte intégral
ensemble,
agissons
pour notre
environnement
et notre santé
PRSEi3
PLAN RÉGIONAL SANTÉ ENVIRONNEMENT
Pays de la loire
Notre santé est influencée par de nombreux facteurs notamment environnementaux, physiques,
chimiques et biologiques.
Même si les connaissances scientifiques sur ces sujets restent encore largement à développer,
de multiples données attestent de l?influence de l?environnement sur notre santé : vulnérabilité aux
pollutions des masses d?eau destinées à l?eau potable, caractère cancérogène
du radon potentiellement présent dans certaines habitations, pathologies et mortalité liées à la pollution
atmosphérique, prévalence de l?asthme notamment chez les enfants, augmentation de la prévalence
des cancers, dont une partie peut être reliée aux caractéristiques de l?environnement, ?
Parallèlement, les enjeux relatifs aux impacts de l?environnement sur la santé font l?objet d?une demande
sociétale croissante, comme le montrent les résultats de l?enquête du baromètre santé environnement
réalisée auprès des Ligériens en 2014 à la demande de l?agence régionale de santé.
Le plan régional santé environnement (PRSE) vise à répondre à ces préoccupations ainsi
qu?aux enjeux de préservation de l?environnement et de la santé des Ligériens.
L?évaluation du plan 2010-2013 a souligné de nombreuses avancées, tout en suggérant des pistes
d?amélioration. Nous avons souhaité construire ensemble le 3ème plan régional santé-environnement
pour impulser une nouvelle dynamique.
Le programme d?actions s?articule autour de cinq axes :
?1 Alimentation et eau destinée à la consommation humaine,
?2 Bâtiments, habitat et santé,
?3 Cadre de vie, urbanisme et santé,
?4 Environnement de travail et santé,
?5 Mise en réseau d?acteurs, culture commune santé environnement.
Plus de 70 structures et 170 personnes ont participé aux échanges et aux groupes de travail qui ont
conduit à l?élaboration de ce programme d?actions. L? engagement de ces partenaires est déterminant
pour la réussite du plan.
Les leviers pour agir relèvent de plusieurs politiques : aménagement du territoire, transport, logement,
urbanisme, protection de l?environnement, éducation? et de différents acteurs : État, collectivités
territoriales, associations, organisations professionnelles, industriels?.
Le PRSE3 a pour ambition de fédérer, de mettre en réseau et d?encourager les synergies autour des
cinq axes stratégiques identifiés.
Diffuser une culture commune sur l?impact de l?environnement sur la santé, c?est le coeur de ce plan et
la condition pour que notre environnement soit favorable à notre santé et celle de nos enfants.
Le Préfet de la Région Pays
de la Loire, Préfet de la Loire-
Atlantique
Henri-Michel COMET
Le Président du Conseil régional
des Pays de la Loire
Bruno RETAILLEAU
La Directrice générale de
l?Agence régionale de santé
Pays de la Loire
Cécile COURREGES
éDITO
// 4 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 5 //
sommaire
Chapitre 1 :
Contexte et élaboration du PRSE3 en Pays de la Loire .............................................................. P.6
Du PRSE2 au PRSE3 : les origines du nouveau plan
élaboration du prse3 : une démarche participative
Les Pays de la Loire en quelques chiffres
Chapitre 2 :
5 axes stratégiques pour le PRSE3 ...............................................................................................................P.20
Axe 1 : Alimentation et eau destinée à la consommation humaine ............................ P.24
RESSOURCE EN EAU
EAU DISTRIBUÉE aux consommateurs
Alimentation
Axe 2 : BÂTIMENTS, HABITAT ET SANTÉ ................................................................................................................ P.38
habitat indigne
qualité de l?air à l?intérieur des bâtiments (dont le radon)
Axe 3 : CADRE DE VIE, URBANISME ET SANTÉ ................................................................................................P.50
un urbanisme favorable à la santé
vers une réduction des nuisances
AXE 4 : ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL ET SANTÉ ..........................................................................................P.62
limiter les expositions à l?amiante
protéger la santé des utilisateurs de pesticides
AXE 5 : MISE EN RÉSEAU D?aCTEURS, CULTURE COMMUne SANTÉ ENVIRONNEMENT ................P.68
favoriser une synergie d?acteurs
mieux informer et éduquer les citoyens
Une nouvelle identité visuelle
pour le Plan Régional santé
Environnement 2016-2021 (PRSE3)
- pour accompagner l?ambition d?un plan plus
communiquant
- pour diffuser une culture commune sur l?impact
de l?environnement sur la santé
- des supports plus dynamiques, plus de cohésion
entre les supports
- des outils au service des porteurs de projets
- des pictos compréhensibles et mémorisables,
une identité par axe au service de la lisibilité du plan.
Conception / Réalisation : Nantes - 1078/16
Impression : Haut de Vilaine
Papier utilisé : Cyclus Print
Crédit Photo : Fotolia ©
Ne pas jeter sur la voie publique. Photos non contractuelles.
// 6 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 7 //
Chapitre 1 :
Contexte et
élaboration du PRSE3
en Pays de la Loire
La qualité de l?environnement constitue un déterminant majeur de la santé humaine.
Si un environnement de qualité conditionne la qualité de vie et le bien-être, sa dégradation
contribue au développement de certaines pathologies (intoxications, cancers, maladies
cardiovasculaires ou respiratoires, allergies...). Certains liens sont avérés, d?autres probables
ou suspectés ; parfois ils ne font pas l?objet d?un consensus de la communauté scientifique.
En France, Santé Publique France évalue entre 5 et 10% la part des cancers liés à des facteurs
environnementaux, la pollution de l?air serait responsable quant à elle de 48 000 décès par an, (soit 9%
de la mortalité en France).
Concevoir un environnement favorable à la santé implique de réduire autant que possible
les pollutions à la source, d?influer sur les politiques et les pratiques des acteurs (de l?État,
des collectivités, du monde économique, des associations mais aussi des particuliers...)
dans des champs variés : de la conception des bâtiments, de l?aménagement du territoire,
de l?éducation... vers des choix protecteurs de l?environnement et de la santé des citoyens.
C?est cette ambition que portent les plans nationaux et régionaux santé environnement.
// 8 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 9 //
Du PRSE2 au PRSE3 :
les origines
du nouveau plan
Le plan régional santé environnement 2016-2021
s?appuie sur plusieurs éléments structurants :
? le plan national (PNSE3),
? l?état des lieux environnement et santé régional,
? le bilan du précédent plan régional 2010-2013 (PRSE2),
? et son évaluation.
Le Plan national santé
environnement 2015-2019 (PNSE3)
Dans la continuité des PNSE1 (2004-2008) et PNSE2 (2009-
2013), le PNSE3 a été adopté en novembre 2014 pour la période
2015-2019. Sa mise en oeuvre est placée sous le co-pilotage des
ministères en charge de la santé et de l?environnement. Le Grenelle
de l?environnement, puis les conférences environnementales de
2014 et 2016, ont réaffirmé cette priorité nationale.
Pour mieux connaître les préoccupations des habitants des
Pays de la Loire, une enquête de perception a été réalisée du
17 février au 10 avril 2014 par l?Observatoire Régional de la Santé,
à la demande de l?ARS. Sur le modèle d?une précédente enquête
réalisée en 2007, 1500 ligériens de 18 à 75 ans, représentatifs de
la population régionale, ont été interrogés.
Le baromètre santé environnement avait notamment pour
objectif de décrire l?évolution, depuis la précédente enquête,
des perceptions, connaissances et comportements des Ligériens
sur l?environnement et ses effets sur la santé.
Cette enquête montre que les Ligériens manifestent une
sensibilité à l?environnement toujours prégnante qui se traduit
notamment par une exigence accrue d?information sur les
risques environnementaux et leur impact sur la santé. Les risques
environnementaux pour la santé sont perçus comme élevés par
la majorité des Ligériens (avec une confiance dans la qualité
de l?eau du robinet mais de fortes appréhensions liées
à des sujets tels que l?amiante, le monoxyde de carbone
ou l?exposition au soleil). La crainte des maladies liées
à l?environnement semble s?accroître. Les Ligériens se déclarent
prêts à agir pour améliorer la qualité de leur environnement
et leur santé mais les mesures financières qui en découleraient
se révèlent moins populaires qu?en 2007.
Retrouvez les chiffres clés du baromètre santé environnement en
annexe.
- enjeux prioritaires de santé posés par les
pathologies en lien avec l?environnement (cancers,
maladies métaboliques ou reproductives,...)
- enjeux de connaissance des expositions,
de leurs effets et les leviers d?action
- enjeux pour la recherche en santé
environnement
- enjeux pour les actions territoriales,
l?information, la communication et la
formation
Un certain nombre d?actions du plan national,
ciblées pour une déclinaison régionale, sont
traduites dans le plan d?actions du PRSE3.
Le PNSE3 s?articule autour de 4 grandes catégories
d?enjeux, proposés par un comité d?appui scientifique
présidé par Madame F. Marano, professeur émérite des
universités :
L?état des lieux en Pays de la Loire
Caractérisée par une importante activité agricole, industrielle et touristique, la région Pays de la Loire, est dynamique
et tout à la fois contrastée, entre littoral et espaces intérieurs, zones fortement urbanisées et monde rural.
Les pathologies liées à l?environnement, les pressions liées à l?activité humaine exercées sur l?environnement,
la qualité des milieux sont illustrées dans « Les Pays de la Loire en quelques chiffres ».
S
3e PLAN NATIONAL 2015 > 2019
Env ro nnement
anté
L?impact des pesticides sur la santé des travailleurs agricoles et des riverains est de mieux en mieux connu. Depuis le prin-temps 2014 Ségolène Royal et Stéphane Le Foll ont décidé :- d?interdire définitivement l?épan-dage aérien des pesticides;- d?interdire définitivement l?épandage terrestre à proxi-mité des lieux accueillant des publics sensibles ;- d?interdire l?utilisation des pesticides chimiques par les collectivités, dans le cadre de la charte Terre saine.
La loi de transition éner-gétique pour la crois-sance verte favorise l?utili-sation de véhicules propres, notamment électriques, et met en place une prime à la conversion pour le rempla-cement d?un véhicule diesel ancien par un véhicule propre, sous conditions de ressources et en priorité dans les zones concernées par une mauvaise qualité de l?air. Le cumul du bonus et de la prime à la conversion pourra atteindre 10 000 euros. Des outils de gestion de la qualité de l?air intérieur seront déve-loppés d?ici fin 2014 pour les lieux accueillant des enfants.
Les
nouvelles mesures
L?environnement joue un rôle majeur sur la santé et sa dégradation
entraîne des atteintes parfois très graves. Le nouveau plan
santé-environnement mobilise tous les acteurs concernés pour réduire
ces expositions à partir d?une évaluation globale. La Conférence environnementale des 27 et 28 novembre, présidée par
le Président de la République, se saisira du thème santé-environnement.
Réduire l?usage des PESTICIDES
Améliorer la QUALITÉ DE L?AIR
La stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, adoptée le
29 avril 2014, a conforté l?interdiction du bisphénol A dans les biberons et dans les
matériaux au contact des denrées alimentaires. Pour aller plus loin, la France propose l?interdiction du bisphénol A dans les tickets
de caisse et évalue chaque année cinq nouvelles substances pour déterminer les
mesures de gestion appropriées.
Réduire l?exposition aux PERTURBATEURS ENDOCRINIENS
Des DÉCISIONS DÉJÀ PRISES
À retrouver sur les sites
- du ministère de l?environnement :
www.developpement-durable.gouv.fr
- du ministère des afaires sociales
et de la santé : www.social-sante.gouv.fr
Le baromètre santé environnement 2014
et sa synthèse à retrouver sur le site
internet de l?ORS :
www.santepaysdelaloire.com
4
enjeux
18
sous enjeux
34
objectifs
107
actions
PNSE3
Le PRSE contribue
au «?profil environnemental?»
Pays de la Loire
Le profil environnemental constitue un outil de partage de
connaissances sur l?état de l?environnement dans la région.
Quels sont les principaux enjeux environnementaux de la région ?
Quel est l?état des masses d?eau ? ? sont autant de questions
auxquelles le profil répond.
Une rubrique transversale dédiée à l?environnement et son
impact sur la santé présente les données actualisées sur les
principales thématiques : l?état des milieux (eau, air, sols?),
les espaces clos, les problématiques émergentes, le PRSE?
www.profil-environnemental.pays-de-la-loire.developpement-durable-gouv.fr
Observatoire régional de la santé
Baromètre
santé
environnement
Pays de la Loire
2014
73%
des Ligériens évaluent leur sensibilité aux problèmes
d?environnement entre 7 et 10 sur une échelle de 1 à 10.
46%
estime courir un risque « plutôt élevé » d?être atteint
d?un cancer du fait de son environnement.
Chiffres
clés
// 10 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 11 //
* Parmi les personnes qui ont déjà entendu parler du
facteur environnemental et de ses éventuels effets
sur la santé.
Note de lecture : la dernière colonne des graphiques
présente les évolutions statistiquement significatives
observées entre 2007 et 2014.
Représentation des risques pour la santé des
Français et évolution par rapport à 2007
Un état d?avancement des actions a été réalisé chaque année
par l?équipe projet chargée de l?animation du plan (ARS, DREAL,
DIRECCTE, Région), en lien avec les animateurs de chacune
des actions, ainsi que des bilans intermédiaire (en 2012) et final
(en 2014).
Les principales réalisations du PRSE2
Dix priorités d?actions
La grande majorité des actions prévues ont atteint
l?objectif fixé. Le PRSE2 a ainsi permis des réalisations
significatives, par exemple :
? la protection de plus de 90% des captages d?eau potable
de la région vis-à-vis des pollutions accidentelles (représentant
plus de 94% des volumes d?eau captée),
? à partir des données recueillies dans 4 jardins sentinelles
(Nantes, Laval, Angers, Saint Nazaire), la création d?une
newsletter « Alerte pollens » à destination des personnes
allergiques aux pollens, afin qu?elles puissent adapter leur
traitement,
? la réduction des émissions industrielles dans l?air de 68%
pour les composés organiques volatiles toxiques et de 97%
pour les dioxines,
? la conception d?un guide sur la qualité de l?air intérieur
à destination des professionnels du bâtiment,
? la mise à disposition des enseignants d?outils pédagogiques
sur les risques auditifs, dans le cadre du contrat de
partenariat qui lie l?ARS au Rectorat depuis mai 2012,
? une journée d?échanges dédiée aux initiatives des collectivités
sur l?environnement et son impact sur la santé.
Le bilan du PRSE2
Dans la continuité du premier plan régional
santé environnement PRSE1 (2005-2008),
le PRSE2 identifiait dix priorités d?actions
pour un environnement favorable à la santé
des habitants des Pays de la Loire.
Services de l?État, collectivités locales,
associations, industriels, organisations
professionnelles, représentants du monde
économique et universitaires ont travaillé
en synergie pour réduire les impacts
sanitaires liés à l?environnement, sensibiliser
ou améliorer la connaissance sur les
enjeux de santé associés à la qualité de
l?environnement.
10 actions
pour un environnement favorable à la santé
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Réduire l?exposition aux substances chimiques et allergisantes
de l?air extérieur
Protéger la qualité de la ressource en eau destinée
à la consommation humaine
Améliorer la qualité de l?eau distribuée dans les réseaux publics
et les réseaux intérieurs
Réduire les expositions à l?amiante
Protéger les populations, en particulier les plus sensibles,
des pollutions à l?intérieur des bâtiments
Optimiser l?organisation et la mise en oeuvre de la politique
de lutte contre l?habitat indigne
Identifier les zones de cumul d?exposition aux nuisances environnementales
et agir pour diminuer l?impact sur les populations
Maîtriser et réduire les nuisances sonores à travers
l?aménagement du territoire
Prévenir les risques auditifs liés à l?écoute de la musique amplifiée
Développer les actions d?éducation à la santé environnementale
et la réflexion sur les risques émergents
10 ACTIONS pour
un environnement
favorable à la santé
Plan
Régional
Santé
Environnement
Bilan final
Décembre 2014
10 actions pour
un environnement favorable à la santé
Plan
Régional
Santé
Environnement
0 20 40 60 80 100
ns
ns
-
-5%
ns
+17%
-
ns
ns
-5%
-4%
-2%1156
38
32
19
19
19
18
22
12
11
9
8
13
15
18
26
27
26
27
34
32
47
52
61
53
52
53
47
50
42
46
53 11
5
5
28
40
42
Amiante
Monoxyde de carbone
Exposition au soleil
Pollution de l?air à l?exterieur
Utilisation de produits ménagers,
de bricolage,etc
Utilisation des téléphones portables
Légionelles ou légionellose*
Antennes-relais de téléphonie
mobile
bruit
aliments
pollution de l?air à l?intérieur
Qualité de l?eau du robinet
très
élevé
plutôt
élevé
plutôt
faible
ou quasi
nul
L?évaluation du PRSE2
Avant de s?engager dans une 3ème génération de PRSE,
les porteurs du plan (ARS, services de l?État, Région) ont souhaité
évaluer le PRSE2 sur sa capacité à mobiliser, sa gouvernance,
la pertinence des actions retenues, l?articulation avec les autres
plans régionaux(1). Cette évaluation a été réalisée en 2014 par des
prestataires externes en s?appuyant sur un comité de pilotage
réunissant les porteurs du PRSE2, l?équipe projet du PRSE2, et des
représentants de la Fédération du bâtiment (FRB), de la Mission
de santé publique de la Ville de Nantes, de 2 pilotes d?actions,
des usagers (UFC Que Choisir et France Nature Environnement),
de l?IREPS, du CEREMA, et d?Air Pays de la Loire.
Retrouvez la synthèse du rapport en annexe.
Les conclusions de l?évaluation valorisent le pilotage partenarial, la
méthode d?élaboration participative, les actions concrètes mises
en oeuvre dans le cadre du PRSE2, à travers
une bonne mobilisation des partenaires. Sont
par contre notamment soulignés le caractère
très complet mais insuffisamment stratégique
du plan, sa contribution reconnue mais limitée
vis-à-vis du développement de la culture
santé environnement, ainsi que l?absence des
thématiques alimentation et pesticides.
L?évaluation a également permis d?identifier
des recommandations stratégiques et
opérationnelles pour l?élaboration et la
mise en oeuvre du PRSE 3.
(1) Plan ÉCOPHYTO, Plan Régional Santé Travail, Schéma Régional Climat Air Energie et Projet régional de santé
ns : non significatif ;
- : pas de comparaison possible.
Présente un risque :
EVALUATION DU PRSE 2 DES PAYS DE LA LOIRE
RAPPORT FINAL
Dr Ketty GUILLOUX Dr Emmanuelle ROBERT Mme Hélène SEGUELA
Septembre 2014
ICONE MEDIATION SANTE - Antenne de Toulouse 5 RUE MATABIAU - 31000 TOULOUSE Tél : 05 61 63 10 69 Fax : 05 61 99 16 21 E-mail : accueil@iconemediationsante.fr Site Internet : www.iconemediationsante.fr
MC2 CONSULTANTS 16, RUE FELIX LAVIT ? 31500 TOULOUSE Tél : 05.61.00.98.80 Fax : 05.34 25 21 80 E-Mail : contact@mc2consultants.fr Site Internet : www.mc2consultants.fr
Qu?en pensent les Ligériens ?
// 12 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 13 //
(2) LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé
Élaboration
du PRSE3 :
Une démarche
participative
Suite au bilan et à l?évaluation du PRSE2, le préfet de région, la directrice générale de l?ARS et
le président du Conseil régional ont décidé de reconduire conjointement un plan régional santé
environnement pour la période 2016-2021 (PRSE3). Ils ont souhaité poursuivre la dynamique
régionale multipartenariale, dans la continuité du précédent plan.
Pour la phase d?élaboration, le comité de pilotage stratégique a réuni les directeurs de l?ARS et de la DREAL, un
représentant de la préfecture de région (secrétariat général pour les affaires régionales), un représentant du Conseil
régional, ainsi que les directeurs de la DIRECCTE et de la DRAAF, au titre de l?articulation avec les plans santé travail,
ÉCOPHYTO et alimentation.
L?animation du PRSE3 a été confiée à une équipe composée de représentants de l?ARS, de la DREAL, de la préfecture
de région (SGAR) et du Conseil régional. Des représentants de la DRAAF sont associés en tant que de besoin.
Cinq axes ont été identifiés, en fonction des enjeux régionaux, des intérêts
et de la capacité des acteurs à s?investir sur certaines thématiques :
? 1 Alimentation et eau destinée à la consommation humaine
? 2 Bâtiments, habitat et santé
? 3 Cadre de vie, urbanisme et santé
? 4 Environnement de travail et santé : amiante, pesticides
? 5 Mise en réseau des acteurs, culture commune santé environnement
Autant que possible, ils portent une approche intégrée des milieux
pour décloisonner les thématiques. Ces axes tiennent compte :
? du bilan du PRSE2 (actions mobilisatrices, actions à poursuivre),
? des recommandations issues de l?évaluation du PRSE2 (par exemple,
les thèmes pesticides et alimentation manquaient au PRSE2),
? de l?état des lieux et des enjeux spécifiques régionaux (tel le radon),
? et des orientations du plan national PNSE3 à décliner localement.
Une large concertation a permis d?associer les
partenaires à la définition des grands objectifs et
thématiques prioritaires, en amont de la construction du
programme d?actions :
? dans les 5 départements : en conférences de territoire
(devenues depuis les conseils territoriaux de santé(2) ) et
auprès des conseils départementaux de l?environnement
et des risques sanitaires et technologiques (Coderst),
? auprès de la conférence régionale de santé et de
l?autonomie et ses 4 commissions spécialisées (soins,
médico-sociale, prévention et usagers),
? auprès de certains acteurs susceptibles de
s?impliquer dans le PRSE : Agence de l?eau, Autorité
de sûreté nucléaire (ASN), unions régionales des
professionnels de santé (URPS), plusieurs associations
actives dans le domaine de l?impact de l?environnement
sur la santé,
? au sein des différentes directions/services
concernés de la DREAL, l?ARS, la Région, la DIRECCTE
et la DRAAF.
Les travaux d?élaboration du PRSE3 ont été lancés lors de la journée régionale du 3 février 2015,
présidée par le préfet de région, la directrice générale de l?ARS et le président du Conseil régional, autour du bilan du
PRSE2 et des perspectives pour le PRSE3. 170 personnes de la « communauté santé environnement » régionale se sont
mobilisées : services de l?État, associations, collectivités, personnes compétentes en santé environnement, organisations
professionnelles...
La présentation des axes stratégiques pressentis pour le PRSE3 a été suivie de débats en ateliers participatifs thématiques.
Les productions de cette journée sont à retrouver sur le site internet du PRSE3.
À l?issue de cette journée, un appel à contribution et à participation à l?élaboration du PRSE3 a été lancé, relayé
sur les sites internet de la DREAL et de l?ARS. Neuf groupes de travail thématiques, répartis autour des 5 axes
stratégiques, ont été identifiés pour poursuivre les travaux d?élaboration du PRSE3. Ils se sont réunis d?avril à fin
2015, dans l?objectif d?identifier les actions du futur PRSE3 répondant aux objectifs du périmètre du groupe.
Groupes de travail (GT) :
? GT eau animés par la DREAL pour la ressource en eau et
l?ARS pour l?eau distribuée
? GT alimentation de qualité et de proximité animé par la
DRAAF
? GT habitat indigne, animé par la DREAL et l?ARS
? GT éducation habitat santé animé par l?ARS
? GT habitat, bâtiments, santé : information, formation des
professionnels (du bâtiment et collectivités) et réduction
des expositions animé par la DREAL , l?ARS et le CEREMA
? GT planification urbanisme et paysages animé par
l?ARS et la DREAL
? GT culture commune santé environnement animé par
l?équipe d?animation du PRSE3 (ARS / DREAL / Région
/ SGAR)
? GT risques auditifs animé par le Pôle de coopération des
acteurs pour les musiques actuelles
Un groupe dédié à la communication a rassemblé les services communication des porteurs du plan autour de la stratégie
de communication du PRSE3.
Au total, 170 personnes, issues de 71 structures, ont participé aux groupes de travail (liste des structures en annexe).
2%
19%
Administration
14%
35%
15%
5%
10%
Agence
Association
Collectivité
Établissement public
Société privée
Université Recherche
Répartition des profils des participants aux travaux d?élaboration du PRSE3
// 14 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 15 //
Certaines actions étant déjà définies de façon relativement détaillée
ou traitées dans des réseaux ou programmes existants, il n?a pas
été jugé utile de constituer des groupes de travail spécifiques pour
tous les sujets, par exemple pour le bruit des transports ou l?air
extérieur. Par ailleurs, les propositions d?actions menées par le
Conseil régional, transmises en juin 2015 et confirmées en juillet
2016, ont été intégrées au projet de programme d?actions du
PRSE3.
Le comité de pilotage stratégique du PRSE3 a validé le
programme d?actions du PRSE3 début juillet 2016. Dans un
souci de lisibilité, le PRSE3 est structuré en 5 axes, 12 objectifs
principaux, dont 4 objectifs « phares ». Le comité de pilotage a décidé
que le programme d?actions serait évolutif sur la durée du plan.
Il pourra être mis à jour et intégrer d?éventuelles nouvelles actions
qui seraient mises en place dans la région d?ici l?échéance du plan.
Ce programme a été pensé en cohérence avec les autres
plans régionaux en lien avec l?impact de l?environnement
sur la santé :
Modalités de mise en oeuvre du PRSE3
Chacune des actions du PRSE3 est mise en oeuvre sous la
responsabilité des pilotes identifiés pour chaque action. De
plus, au-delà des actions programmées, la mobilisation d?acteurs
(notamment collectivités et associations) sur les priorités du
PRSE3 sera encouragée par :
? l?appel à projets concerté ARS-État. Lancé dès 2016 sur les
thèmes du PRSE3, il a mobilisé près de 220 000 ¤ autour de
33 projets. Il sera reconduit chaque année sur la durée du plan,
selon des modalités définies et revues annuellement,
? la création d?un dispositif de labellisation régionale PRSE
d?initiatives portées par différents types d?acteurs de la région,
en lien avec les thématiques prioritaires du plan.
Ces actions viendront ainsi enrichir le programme d?actions du
PRSE3.
Le PRSE3 a également pour ambition la diffusion large d?une
culture commune autour de l?impact de l?environnement sur la
santé et la mise en réseau des acteurs. La communication, la
valorisation des expériences, les échanges de pratiques seront
favorisées tout au long de la vie du plan.
La stratégie de communication repose sur :
? un site internet dédié au PRSE3,
? l?identification de relais de diffusion auprès des partenaires du
PRSE, pour toucher un large panel d?acteurs, notamment les
citoyens, les collectivités et les professionnels de santé,
? des temps de communication vers les citoyens, possiblement
lors des journées annuelles thématiques (journée de la qualité
de l?air en septembre, mois de la gestion sonore?).
Ces plans sont présentés succinctement en annexe.
Plan
Écophyto
schéma
régional climat
air énergie
plan
régional santé
travail
Plan
alimentation
Suivi du PRSE3
Pour la phase de suivi des actions, le comité de pilotage
stratégique est élargi à des acteurs impliqués dans le PRSE3
(administrations, collectivités, associations, établissements
publics, représentants du monde économique et de la santé),
avec la volonté de conserver une taille d?instance opérationnelle
(une vingtaine de membres).
Ces acteurs pourront mettre à profit leur expertise ou leur retour
d?expérience pour orienter le PRSE3, et favoriser la diffusion
d?une culture commune.
SUIVI
Comité de pilotage élargi =
Directeurs et élu régional + équipe d?animation
+ correspondants des plans en articulation
+ quelques acteurs impliqués (1 fois/an)
*DRAAF en tant que besoin
Équipe
d?animation
=
SGAR, ARS,
DREAL, Région
(4 fois/an)
Pilotes
d?actions
et groupes
thématiques
Groupe
Com
Communauté régionale des acteurs
santé environnement
*
En 2014 :
Espérance de vie
Principales causes de mortalité prématurée :
Morts violentes
(suicides,
accidents)
Maladies
cardiovasculaires
Cancer : 41%
Mortalité prématurée :
près de 1 décès sur 5, soit
5 900 décès prématurés dénombrés
dans les Pays de la Loire en moyenne
chaque année entre 2010 et 2012.
31 120
décès
43 671
naissances
3 660 852
habitants en Pays de
la Loire, soit 5,57 %
de la population
métropolitaine
79,5
ans
85,9
ans
avant
65
ans
Habitants par agglomération
Nantes 897 713
Angers 403 765
Le Mans 344 893
Saint-Nazaire 213 083
Laval 121 399
La Roche-sur-Yon 117 965
Cholet 104 917
Les Pays de la Loire
en quelques chiffres?
1 358 627
307 831
809 505
667 970
572 135
Nantes
Laval
La Roche-sur-Yon
Le Mans
Saint-Nazaire
Cholet
Angers44
49
85
53
72
Source : Insee 2012
La santé des habitants
1ère cause chez
les hommes :
cancer du
poumon
1ère cause chez
les femmes :
cancer du
sein
// 16 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 17 //
La relation entre les expositions environnementales et leur impact
sur la santé n?est pas forcément simple à établir ; en effet :
? les pathologies sont non spécifiques et multi-factorielles,
? les expositions sont multiples et souvent à faibles doses,
? les effets peuvent s?observer à long terme,
? les risques individuels sont faibles au regard d?autres facteurs de risque.
Saturnisme
infantile
Agriculture
D
O
N
T
Activités industrielles
Transports
Intoxications au
monoxyde de carbone
5 cas
recensés en 2013.(2)
(229 cas en France).
En 2013, 74 épisodes
touchant 173 personnes (1 décès).
(1 380 épisodes en France impliquant
4 364 personnes en 2013).
Asthme
9,2%
des enfants
de classe de 3ème et habitant dans l?ouest de
la France (Pays de la Loire, Bretagne, Poitou-
Charentes), présentent de l?asthme en 2003-
2004(3). (8,5% des enfants de classe de 3ème
en 2003-2004 en France).
(2) Source : http://www.ars.paysdelaloire.sante.fr
(3) Source : la santé observée ? ORS - http://www.santepaysdelaloire.com
(4) En référence à un scénario sans pollution atmosphérique où la qualité de l?air en France continentale serait identique à celle de ses communes les moins polluées
(5) Source : http://invs.santepubliquefrance.fr
(6) Source : Direccte : http://pays-de-la-loire.direccte.gouv.fr/sites/pays-de-laloire
4 009 tonnes
de substances phytosanitaires actives achetées en 2012 en Pays
de la Loire(7) . Du fait de sa grande surface agricole et de ses cultures
spécialisées (maraîchage, arboriculture, viticulture...), la région est l?une
des régions françaises les plus consommatrices de produits
phytosanitaires(8).
2 256
exploitations
(126 000 Ha) en agriculture biologique
ou en conversion en 2015 (6% de la
surface agricole utile régionale)
(source : agence bio)
2 228 500 ha
de surface agricole utilisée (SAU) dans la région
(7,8% de la SAU métropolitaine)
31 067
exploitations
agricoles
en 2013 (6,9% des exploitations
agricoles métropolitaines)
Maladies professionnelles
liées à l?amiante
356 cas
en 2010(6)
(5 836 cas en France en 2006)
47 cas
de légionellose chez des
personnes résidant dans
la région en 2014.
(1 262 cas en France).
Légionellose
Toxi-infections alimentaires
collectives
Entre 50 et 65 foyers
déclarés par an sur la période 2011-2013,
impliquant de 300 à 850 malades sur une année.
Entre 1 150 et 1 350 foyers déclarés par an en
France sur la même période 2011-2013 affectant
plus de 10 000 personnes
Décès évitables liés
à la pollution atmosphérique(4)
2 530
(48 000 en France)(5)
Pathologies liées à l?environnement Pressions sur l?environnement
4 099
installations classées pour la protection de
l?environnement soumises à autorisation ou
enregistrement(10) (44 500 en France en 2014) dont :
3ème région
industrielle française
(En 2012, avant le remaniement des régions)(9)
259
exploitant des tours
aéroréfrigérantes
En 2012, le total des émissions de gaz à effet de serre liées aux transports (tous modes confondus), s?élève à 8 108
kilotonnes (en équivalent CO2/an). Les émissions liées au trafic routier représentent à elles seules 98% de ce total.(11)
(7) Source : Note de suivi régionale - Données de l?observatoire régional des achats de produits phytosanitaires Pays de la Loire 2008-2012 - Draaf Pays de la Loire - oct 2014
(8) Source : Agreste, MAAPRAT, INRA 2010, carte « répartition des petites régions agricoles selon l?origine et le niveau de la pression phytosanitaires » (dépenses en phytos en euros par
hectare), http://agriculture.gouv.fr/
(9) Pour la valeur ajoutée et les effectifs. Source : Profil environnemental des Pays de la Loire : http://www.profil-environnemental.pays-dela-loire.developpement-durable.gouv.fr
(10) Source: DREAL, Etat de l?environnement industriel 2016, http://www.pays-de-laloire.developpement-durable.gouv.fr
(11) Source : Inventaire Énergétique et des Émissions Polluantes (IEEP) 2012 et les évolutions de 2008 à 2012 du secteur des transports en Pays de la Loire, consultable sur le site internet
de la DREAL : http://www.paysde-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
(12) Source : DREAL ? pour en savoir plus : http://www.pays-de-la-loire.developpementdurable.gouv.fr
265
sur le réseau routier
(en Loire-Atlantique,
Mayenne et Sarthe). (12)
En matière de nuisances sonores,
fin 2015, il restait 587 bâtiments
« points noirs du bruit » à traiter
sur les infrastructures de transport de l?État en Pays
de la Loire (routes nationales, autoroutes concédées
et voies ferrées).
322
se situent sur le réseau ferré
(en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire
Mayenne, et Sarthe)
275
impliqués dans l?action de recherche de
substances dangereuses
dans l?eau
970
à rejets importants
(soumis à la directive européenne
IED) (6 700 en France)
// 18 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 19 //
Qualité des masses d?eau dans la région
L?eau destinée à la consommation humaine
La ressource en eau
L?eau distribuée
Les eaux superficielles sont
globalement contaminées par les
pesticides en Pays de la Loire(14).
En 2013, 9 masses d?eau sur 10
n?atteignent pas le « bon état écologique » et un tiers
de celles-ci sont dans un état médiocre ou mauvais(13).
Qualité des milieux
450
captages
100%
Près de
de l?eau distribuée conforme du
point de vue bactériologique en
2015 et des teneurs en nitrates
96%
de la population desservie par une
eau conforme à la limite de qualité
pour les pesticides en 2015
(85% en 2014)
92%
de captages protégés
par des périmètres de
protection contre les
pollutions accidentelles fin
2014 (84 à 100% selon les
départements)(15)
(74% au niveau national)
45
captages jugés prioritaires vis-à-vis
des pollutions diffuses (530 captages
prioritaires au niveau national)
(13) Source DREAL: http://www.pays-de-la-loire.
developpement-durable.gouv.fr/
(14) cf chapitre 2 axe 1 du PRSE3 et cartes du CGDD-
SOeS: http://www.statistiques.developpementdurable.
gouv.fr/indicateurs-indices et http://www.statistiques.
developpement-durable.gouv.fr/lessentiel
(15) Source : Agence régionale de santé (ARS)
54 000
217
logements potentiellement
indignes dans le parc privé
en 2013(19)
Le moustique tigre Aedes albopictus est implanté dans une commune,
en Vendée en 2015.(21) (et dans 30 départements de France métropolitaine).
sites pollués (ou potentiellement pollués) recensés
sur la base BASOL(20) en 2016, soit 3,41% des sites
recensés à l?échelle nationale.
En 2015, les indices de qualité de l?air ont été très bons à bons
74 à 82% de l?année selon les agglomérations(17)
19 jours concernés par un épisode de pollution :
Communes présentant
un risque moyen
à élevé vis-à-vis du RADON :
Air
Habitat indigne
Faune, flore
Sols
(16) Procédure de déclaration d?utilité publique terminée ou en cours de révision
(17) Source : Rapport annuel 2015 de la qualité de l?air en Pays de la Loire - Air Pays de la Loire -
(18) Source : IRSN
(19) Source : http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
(20) Source : Base de données BASOL sur les sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif ? basol.
developpement-durable.gouv.fr et Etat de l?environnement industriel 2016, http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/
(21) Source : ARS
(22) Source : Fredon
2j 2j 15j
? (O3) Ozone ? PM10 Particules fines? (SO2) Dioxyde de soufre
85%
65%
50%
15%
75%
Air intérieur
En 2015, les Pays de la Loire comptent
une quinzaine de sites où prolifère
l?ambroisie, parmi lesquels 5 sites
actifs. Il s?agit des zones de Trignac,
Clisson (44), Brain sur l?Authion (49),
Parcé sur Sarthe (72) et Benet (85).(22)
Concentration totale en pesticides dans les cours d?eau en 2013
Sources: agences et offices de l?eau, 2015. Traitements: SOeS, 2015
// 20 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 21 //
Chapitre 2 :
5 axes stratégiques
pour le PRSE3
Les quatre premiers axes suivent une logique de progression des échelles environnementales qui influençent
la santé des populations.
Axe 1 : Alimentation et eau destinée à la consommation humaine.
On s?intéresse tout d?abord à la consommation directe par les populations, à travers l?eau de boisson et
l?alimentation.
Axe 2 : Bâtiments, habitat et santé.
Les lieux de vie clos, au sein desquels les populations passent la majorité de leur temps, constituent
la 2ème échelle de l?environnement des populations auquel le PRSE3 s?intéresse.
Axe 3 : Cadre de vie, urbanisme et santé.
Les politiques d?aménagement du territoire et d?urbanisme déterminent des choix qui impactent le quotidien
des habitants, leurs comportements, la qualité de leur environnement direct. C?est donc à l?échelle macroscopique
du cadre de vie que se positionne cet axe stratégique du PRSE3.
Axe 4 : Environnement de travail et santé.
La prise en charge globale des populations nécessite de considérer aussi les expositions professionnelles
dans la continuité des expositions extraprofessionnelles.
Le 5ème axe, transversal, porte l?ambition d?encourager la mise en réseau des acteurs et la diffusion d?une
culture commune pour un environnement favorable à la santé. La qualité de l?environnement et son impact
sur la santé nécessitent en effet l?implication et la mobilisation d?acteurs d?origines diverses et intervenant
dans des domaines variés.
// 22 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 23 //
AXE 1
Alimentation
et eau
destinée à la
consommation
humaine
OBJECTIFS :
? Protéger la
ressource en
eau destinée à la
consommation
humaine
? Préserver la qualité
de l?eau distribuée
aux consommateurs
? Développer l?accès
et l?éducation à une
alimentation de
qualité
AXE 2
Bâtiments,
habitat et santé
OBJECTIFS :
? Améliorer le
repérage et la prise en
charge des situations
d?habitat indigne,
en mobilisant les relais
auprès du public et
les collectivités
? Améliorer la qualité
de l?air à l?intérieur
des bâtiments, en
intégrant l?enjeu lié
au radon
AXE 3
Cadre de vie,
urbanisme et
santé
OBJECTIFS :
? Mieux intégrer
les enjeux de
santé dans
l?aménagement et la
planification urbaine
? Réduire les
nuisances pour
améliorer le cadre de
vie : air, bruit
AXE 4
Environnement
de travail et
santé
OBJECTIFS :
? Limiter les
expositions à
l?amiante
? Protéger la santé
des utilisateurs de
pesticides
Objectif phare
Dans le cadre de ces 5 axes stratégiques, 12 objectifs ont été
identifiés, parmi lesquels le comité de pilotage stratégique a
retenu 4 objectifs phares en raison des enjeux régionaux qu?ils
recouvrent :
? mobiliser tous les acteurs, en particulier les citoyens, les collectivités et les professionnels
de santé, sur les enjeux de santé associés à l?environnement,
? protéger la ressource en eau destinée à la consommation humaine,
? améliorer la qualité de l?air à l?intérieur des bâtiments, en particulier vis-à-vis du radon,
? un objectif transversal : limiter la présence de pesticides dans l?eau et l?air et l?impact
sur la santé.
Un objectif transversal aux différents axes du PRSE3 :
limiter la présence de pesticides dans l?eau et l?air, et
leur impact sur la santé.
Dans le PRSE3, la question des pesticides est traitée en étroite articulation avec le
plan Ecophyto. Le PRSE3 veut à la fois :
? réduire les pesticides dans l?eau des captages prioritaires de la région (axe 1),
? surveiller les pesticides dans les ressources en eau, notamment celles destinées
à la consommation humaine (axe 1),
? améliorer les connaissances des pesticides dans l?air, en participant à l?élaboration
de la stratégie nationale de surveillance des pesticides dans l?air ambiant du
PNSE3 (axe 3),
? protéger les personnes vulnérables (en particulier les enfants) vis-à-vis des
épandages de produits phytopharmaceutiques (axe 3),
? protéger la santé des utilisateurs de pesticides (axe 4).
Le PRSE3 souhaite également diffuser les connaissances, les outils et retours
d?expérience développés dans le cadre du plan Ecophyto et de la politique de
la Région dans les bassins versants, et démultiplier les actions de sensibilisation
auprès des particuliers, collectivités, entreprises non agricoles sur les alternatives
aux pesticides en zones de captages prioritaires.
OBJECTIF COMMUN AUX AXES 1, 3 ET 4.
Limiter la présence de pesticides dans l?eau et l?air et leur impact sur la santé
AXE 5
mise en réseau d?acteurs,
Culture commune santé
environnement
TRANSVERSAL
OBJECTIFS :
? Mobiliser tous les acteurs, en particulier les citoyens,
les collectivités et les professionnels de santé, sur les
enjeux de santé associés à l?environnement
? Développer l?éducation autour des enjeux de santé liés à
l?environnement
// 24 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 25 //
En Pays de la Loire, la quasi-totalité des volumes d?eau distribués au robinet ont
une qualité conforme aux normes sanitaires.
Pour être consommable, l?eau prélevée nécessite des traitements visant à éliminer les
polluants et micro-organismes pathogènes, et à maintenir une bonne qualité jusqu?au robinet
du consommateur. Ces traitements représentent des coûts importants pour les collectivités
et donc pour les consommateurs.
Dans la région, la qualité de la ressource en eau (eau brute) est dégradée.
L?efficacité des traitements peut s?avérer insuffisante, comme l?ont montré en 2012-2013
les dépassements ponctuels de la limite de qualité pesticides dus à la présence d?un
produit anti-limaces, le métaldéhyde. Il est donc essentiel de protéger la ressource
en eau destinée à la consommation humaine et réduire les pollutions.
En outre, les procédés de traitement des eaux peuvent parfois engendrer la formation
de sous-produits qui peuvent altérer la qualité gustative de l?eau et avoir des effets sur la santé
à long terme. L?ambition du PRSE3 est donc aussi d?anticiper les risques
émergents dans l?eau distribuée au robinet et d?encourager le management de
la sécurité chez les producteurs et distributeurs d?eau.
Par ailleurs, cet axe du PRSE3 vise à développer l?accès et l?éducation à une alimentation
de qualité, à travers notamment l?éveil au goût, l?éducation à la santé, la lutte contre le
gaspillage alimentaire, la promotion des circuits courts.
PRSEi3
ALIMENTATION ET EAU
DESTINÉE À LA CONSOMMATION
HUMAINE
PRSEi3
ALIMENTATION ET EAU
DESTINÉE À LA CONSOMMATION
HUMAINE
AXE 1 :
// 26 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 27 //
LA RESSOURCE EN EAU
Les enjeux régionaux
La directive cadre sur l?eau 2000/60/CE du 23 octobre
2000 (DCE) et sa mise en oeuvre au travers du SDAGE
(schéma directeur d?aménagement et de gestion des
eaux) Loire Bretagne, donne un objectif de « bon état »
des eaux à atteindre en 2015 puis en 2021. Les 20
SAGE (schémas d?aménagement et de gestion des
eaux), en Pays de la Loire, déclinent les objectifs de cette
directive. L?état écologique 2013(1) des masses d?eau est
globalement très moyen sur la région Pays de la Loire,
avec près de 9 masses d?eau sur 10 n?atteignant
pas le « bon état ». Un tiers de celles-ci sont par ailleurs
dans un état médiocre ou mauvais(2).
Cette situation a pour conséquence que les dernières
unités de production d?eau potable construites
comportent des étages de traitement de plus en plus
complexes. Le SDAGE adopté par le comité de bassin
Loire-Bretagne en novembre 2015 fixe l?objectif de
61% des eaux en bon état d?ici 2021(3). Les objectifs
environnementaux et sanitaires se rejoignent : un objectif
de la Directive Cadre sur l?Eau est en effet de réduire au
maximum les traitements de potabilisation en retrouvant
une eau brute de qualité suffisante.
Face à la mauvaise qualité des ressources
en eau, sachant que près de 60% de l?eau
destinée à la consommation est d?origine
superficielle, la protection de la ressource en
eau est un enjeu régional.
D?après le baromètre santé environnement 2014, les
habitants manifestent également une inquiétude vis-à-vis
des polluants majoritairement d?origine agricole de l?eau
du robinet. Les pesticides et les nitrates sont les polluants
de l?eau les plus fréquemment cités par les Ligériens
comme susceptibles de présenter un inconvénient pour
leur santé.
La qualité de l?eau : Tous concernés !
Adoptons les bons réflexes... le cas d?un
anti-limaces, le métaldéhyde.
En 2012 et 2013, l?usage d?anti-limaces à base de
métaldéhyde conjugué à une situation météorologique
favorable au transfert de cette molécule dans les cours
d?eau s?est traduit par des concentrations anormalement
élevés dans la plupart des cours d?eau de la région,
y compris la Loire.
Les usines de production d?eau potable qui utilisent ces
ressources en eau vulnérable sont dotées d?équipements
destinés à retenir les molécules de type phytosanitaire.
Toutefois ce produit a la particularité d?être très soluble
dans l?eau et de n?être retenu que très partiellement au
niveau des usines de traitement d?eau potable. C?est ce
qui explique que des dépassements de la valeur limite
réglementaire fixée à 0,1?g/l ont été observés en 2012
et 2013 pendant des durées allant de quelques jours
à près de 2 mois.
Ces dépassements ont touché l?eau d?alimentation
de 1,3 millions de personnes en 2012 et de plus de
900 000 en 2013 dans la région. Ces dépassements de
la limite réglementaire n?ont pas nécessité de restriction
de la consommation dans la mesure où les concentrations
observées sont restées très largement inférieures au seuil
de toxicité défini par les instances sanitaires pour cette
molécule (600 fois la limite réglementaire de 0,1 ?g/l).
Néanmoins, cet anti-limaces est un contaminant
de l?eau que l?on ne devrait pas retrouver dans
la ressource. Des actions d?information ont été
menées en direction de la profession agricole(4) et
des jardiniers amateurs(5) afin de limiter et optimiser
l?utilisation de ce produit.
(1) L?état 2013 résulte des données 2011-2013
(2) Source DREAL: www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
(3) www.eau-loire-bretagne.fr/sdage
(4) Document d?information consultable sur www.pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr
(5) Document d?information consultable sur www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr
(6) www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
(7) Liste des captages prioritaires publiée dans le SDAGE 2016-2021 : http://www.eau-loire-bretagne.fr
La qualité de l?Eau, tous concernés !
Adoptons les bons réflexes
Le cas d?un anti-limace : le
métaldéhyde
1
Des eaux potables non-conformes mais sans risque sanitaire
En 2012 et 2013, l?usage d?anti limaces à base de métaldéhyde conjugué à une
situation météorologique favorable au transfert de cette molècule dans les cours
d'eau s'est traduit par des concentrations anormalement élevées dans la plupart
des cours d'eau de la région, y compris la Loire.
Les usines de production d'eau potable qui utilisent ces ressources en eau vulnérables sont
dotées d'équipements destinés à retenir ces molécules de type phytosanitaire. Toutefois ce produit
utilisé comme anti limace a la particularité d'être très soluble dans l'eau et de n'être retenu que très
partiellement au niveau des usines de traitement d'eau potable.
C'est ce qui explique que des dépassements de la valeur limite réglementaire fixée à 0,1µg/l (0,1
millième de milligramme par litre d?eau) aient été observés en 2012 et 2013 pendant des
durées allant de quelques jours à près de 2 mois. Ces dépassements ont touché l'eau
d'alimentation de 1,3 millions de personnes en 2012 et de plus de 900 000 en 2013 dans la région.
Ces dépassements n'ont toutefois pas nécessité de restriction de la consommation car la toxicité
de cet anti limace, telle qu'elle a été définie par les instances sanitaires, ne survient que pour des
expositions à des concentrations très supérieures à la valeur limite réglementaire (600 fois). Les
teneurs observées dans la région n'ont pas dépassé cette limite sanitaire. Néanmoins, cet anti
limaces est un contaminant de l?eau que l?on ne devrait pas retrouver dans la ressource.
Contribuons à la qualité de l?eau : adoptons des bonnes pratiques
Prenons le temps d?observer
Les limaces et les escargots nuisibles au jardin : savoir les reconnaître !
Ils attaquent de très nombreuses plantes potagères,
ornementales et fruitières. Ils consomment les feuilles
mais aussi des racines, des fruits et des tubercules. Ils
apprécient particulièrement les jeunes plantules.
Facilement reconnaissable par sa taille et sa couleur, la
limace rouge des champs n?est pas la plus nuisible. Par
contre deux limaces de tailles plus réduites, la limace
grise (loche) qui vit à la surface du sol, et la limace noire
qui vit sous terre, sont plus difficiles à observer mais
occasionnent d?importants dégâts.
Limace rouge des champs
Limace noire horticole Limace grise ou « loche »
Cr
éd
it
ph
ot
os
©
J
. J
ul
lie
n
Cr
éd
it
ph
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J
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Cr
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Action pilotée par le ministère chargé de l?Agriculture, avec l?appui financier de l?Office national de l?eau et des milieux aquatiques, par les crédits
issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.
MINISTÈRE
DE L?AGRICULTURE
DE L?AGROALIMENTAIRE
ET DE LA FORÊT
Contacts
Arvalis : Florence SCHLAGETER Tél. 02 40 98 64 46 f.schlageter@arvalisinstitutduvegetal.fr
Cetiom : Jean RAIMBAULT Tél. 06 24 36 37 03 raimbault@cetiom.fr
Chambres d?agriculture :
CA44 : Adeline CHASTRUSSE Tél. 02 53 46 63 15 adeline.chastrusse@loire-atlantique.chambagri.fr
CRAPL : Hervé FRANCOIS
Tél. 02 41 18 60 58 herve.francois@pl.chambagri.fr
CRAPL : Myriam LAURENT Tél. 02 41 18 60 44 myriam.laurent@pl.chambagri.fr
Rédacteurs : les personnes indiquées en contacts ci-dessus et suivantes :
CA72 : Marc GENDRY
Coop de France Ouest : Yoann MERY
Négoce Ouest : Yves CHANDESRIS
Document téléchargeable sur http://www.paysdelaloire.chambagri.fr/menu/vegetal/ecophyto/actualites-ecophyto.html
Pour suivre les dynamiques régionales de piégeage et pour plus d'informations, consultez le Bulletin de Santé du Végétal téléchargeable sur les sites :
www.draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr www.paysdelaloire.chambagri.fr www.fredonpdl.fr
Par ailleurs, compte tenu du niveau de performance actuelle des
dispositifs de potabilisation de l?eau, cette substance active très
soluble est difficile à éliminer. Ainsi, même en optimisant le charbon
actif injecté en quantité ou qualité, il retient au mieux 50 % des
concentrations présentes en métaldéhyde. Des dépassements de
la norme réglementaire de 0,1 µg/l dans les eaux potables ont été
constatés, obligeant les gestionnaires de l?eau à informer les
populations desservies que l?eau distribuée n?est pas conforme à
Maîtriser les limaces par l?agronomie
pour préserver les cultures
Métaldéhyde : dépassements de normes
dans l?eau
0,100
la norme. Si cela se reproduisait, les gestionnaires concernés
devraient solliciter une dérogation préfectorale assortie d'un plan
d?actions adaptées.
Afin d?éviter que cette situation se renouvelle, il est important de
chercher à mieux utiliser les méthodes de lutte contre les limaces,
et à maîtriser les risques environnementaux pris lors de l?utilisation
de métaldéhyde.
Les limaces provoquent des dégâts surtout à la levée et au tout début
du cycle des cultures. Certaines espèces sont plus sensibles aux
limaces par leur appétence, leur faible densité de semis ou leur
capacité de compensation ultérieure limitée. Souvent, les dégâts
peuvent avoir des conséquences multiples en réduisant le nombre
ou la vigueur des pieds. Avec des surfaces importantes touchées, on
subit des chutes de rendement mais aussi une gestion difficile des
adventices sur tout le cycle de la culture. Parfois, les dommages
conjugués de limaces et de conditions climatiques défavorables
peuvent conduire au retournement de la parcelle.
Afin de limiter la répétition de traitements anti-limaces face à des
attaques importantes, plusieurs moyens peuvent être mobilisés :
? prévenir par des leviers agro-écologiques visant à rompre le cycle
de reproduction des limaces ou à limiter leur développement :
diversification des rotations, choix des cultures et des couverts,
ramassage ou sinon broyage des pailles, répartition des menues
pailles, déchaumages sitôt la récolte, travail du sol, préparation fine
des lits de semences, préservation des auxiliaires...
? identifier des situations très à risques pour lesquelles un traitement
très précoce (au semis ou à la levée) est préférable, permettant ainsi
de réduire les risques de transfert,
? observer chaque parcelle pour ne traiter que lorsque c?est
nécessaire car, même plus efficaces, les traitements plus précoces
ne doivent pas être systématiques.
Limaces et métaldéhyde : des enjeux forts
Limaces : prévenir par l'agronomie
plutôt que guérir par des traitements
Les limaces peuvent entraîner des dommages importants, car
très précoces, obligeant l?agriculteur à recourir à un, voire plu-
sieurs traitements chimiques, si les conditions leur restent fa-
vorables. Cela s?est passé lors de l?hiver 2012-2013. A une forte
infestation, se sont ajoutés des cumuls de précipitations ou
de brusques pluies entrainant des transferts de métaldéhyde
vers les eaux superficielles, posant des problèmes spécifiques.
La mobilisation de tous est nécessaire et suppose de :
? prévenir le développement des limaces par un ensemble de
leviers agronomiques
? identifier les situations à risque élevé pour les éviter ou
adapter les traitements
? observer pour ne traiter que lorsque c?est nécessaire
? être vigilants sur les modalités d?épandage pour éviter les
risques de transfert vers les eaux superficielles
? utiliser les anti-limaces comme tout autre produit phytosa-
nitaire avec les précautions d?usage qui s?imposent.
Les enjeux sont de réduire l?usage des produits phytosani-
taires et leurs impacts, notamment sur la qualité de l?eau, mais
aussi de conserver plusieurs solutions de traitement pour pro-
téger les cultures contre les limaces.
Jean-Loïc LANDR?IN,
président du comité de pilotage ?cophyto et Agronomie
L?analyse précise du métaldéhyde dans l?eau pose des problèmes
techniques spécifiques et cette substance active est quantifiée de
manière fiable depuis 2008. On retrouve assez souvent cette
molécule dans de nombreux cours d?eau de la région et avec des
épisodes plus inquiétants surtout lors de l?hiver 2012-2013. Les pics
les plus préoccupants avec dépassement de 0,1 µg/ l dans les eaux
brutes ont été observés en général entre octobre et janvier. Des pics
moins élevés et moins fréquents sont aussi notés entre mai et juillet
(voir la courbe ci-dessous).
Dans la lutte contre les mollusques, la principale difficulté vient du
manque de connaissance des dynamiques de population et des
seuils de nuisibilité pour les cultures. Pourtant, les dégâts causés
peuvent être importants voire irréversibles. Aussi le piégeage régulier
des individus reste nécessaire pour bien connaitre le ?risque limace?
de ses parcelles et adapter les moyens de lutte déployés.
Les molécules disponibles
Deux types de substances actives sont disponibles sur le marché : le
métaldéhyde et le phosphate ferrique. D?autres molécules peuvent
ponctuellement être autorisées par dérogation pour répondre à des
problématiques spécifiques.
Les bonnes pratiques d?utilisation
Les anti-limaces sont des produits phytosanitaires comme les au-
tres. Ils présentent donc un risque pour la santé de l?utilisateur et
pour l?environnement. Malgré leur présentation, leur usage impose le
respect des bonnes pratiques phytosanitaires (équipements de pro-
tection individuelle, stockage, manipulation...).
Il convient d?être particulièrement vigilant à la qualité de l?épandage
(dosage et répartition), ainsi qu?à la gestion particulière des bor-
dures de parcelles et zones adjacentes (ZNT de 5 m). Aussi, il est
fortement recommandé d?utiliser un matériel spécifique, précis et
adapté (avec débit proportionnel à l?avancement par exemple).
Attention : ces produits sont souvent utilisés en période humide, le
risque de transfert vers les milieux s?en trouve accru.
Les clés d?une lutte efficace
Compte tenu des moyens de lutte disponi-
bles et des stades de vulnérabilité des
cultures, une connaissance fine de l?histo-
rique cultural de la parcelle, des attaques
précédentes, de la gestion des intercultures
et des abords permettent de déterminer
une probabilité de risque d?attaque de li-
maces.
Dans la plupart des cas où une intervention
se révèlerait indispensable, il faudrait pré-
férer une application préventive et précoce,
pour maîtriser les populations, protéger les
cultures au stade le plus sensible (levée,
plantule) et éviter des interventions cura-
tives qui seraient positionnées en période
de fort risque de transfert.
Adapter les techniques de lutte chimique
OuestCETIOM
Centre technique interprofessionnel
des oléagineux et du chanvre
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2
01
4
Formes disponibles
Dosages homologués*
Utilisable en
Agriculture Biologique
Pratiques d?apport
Mode d?action
Constatation in situ
Zone Non Traitée (ZNT)
Métaldéhyde
Boites appâts
Granulés
De 160 g (localisé) à 200 g/ha
suivant cible et usage
Non
5 m
Engourdissement
et déshydratation
Limaces sèches au pied
des cultures
Mélange avec la semence
Localisé au semis
En plein
Phosphate ferrique
Granulés
Jusqu?à 210 g/ha
Oui
5 m
Action coupe faim
Persistance de 3 semaines
Pas de limace morte en surface.
Les individus meurent
en profondeur
* Tenir compte de la dose homologuée inscrite sur l'étiquette du produit.
Remarque : La perception de l?efficacité du traitement sur la parcelle diffère selon le produit dont les modes d?action
induisent un comportement différent des limaces. Pour le phosphate ferrique, la mortalité ne peut être constatée
visuellement.
Limace grise ©Soufflet atlantique
Depliant_Dephy_limaces_HD2_Monolé 01/07/14 11:35 Page1
Protéger la ressource en eau, c?est agir pour
l?environnement et la santé.
CAS PRATIQUE
Les efforts sont dorénavant à axer sur la
protection des bassins d?alimentation des
captages d?eau vis-à-vis des pollutions
diffuses (pesticides, nitrates, phosphore).
En effet, la présence de contaminants issus de pollutions
diffuses dans certaines retenues, cours d?eau ou eaux
souterraines, rend nécessaire les actions de réduction
de ces pollutions et de leurs impacts. En particulier,
en 2013, une étude menée par la DREAL(6) montre
que 60 bassins versants de la région, du fait de la
combinaison de l?usage de pesticides mais aussi de la
vulnérabilité des sols, doivent faire l?objet d?actions
prioritaires.
45 captages d?eau destinés à la consommation
humaine sont aujourd?hui identifiés dans la
région comme « prioritaires » car ils présentent
des risques vis-à-vis de pollutions diffuses(7). Des
actions de reconquête de la qualité de l?eau, à
l?échelle des bassins versants qui les alimentent, ont
été menées dans le cadre du PRSE2, conduisant à
23 programmes d?actions validés fin 2015 (cf carte).
La protection des aires d?alimentation des captages
d?eau prioritaires sera poursuivie dans le PRSE3.
Les actions de sensibilisation et le partage d?expériences
seront favorisés.
De plus, une nouvelle préoccupation a été confirmée
début 2016 avec la présence dans l?eau de nombreuses
ressources de molécules issues de la dégradation de
molécules de pesticides. Leur présence, notamment
dans les nappes d?eau souterraines, longtemps après
leur période d?utilisation, renforce la nécessité de
protection des ressources en eau.
// 28 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 29 //
Exemples d?actions des contrats régionaux de bassin versant relayées dans le PRSE3 :
? Lutte contre l?utilisation des phytosanitaires non agricoles auprès des collectivités : sensibilisation et formation
des agents communaux et élus, réalisation de plans de désherbage communaux et signature de chartes d?objectifs
en lien avec Ecophyto, aide à l?acquisition de matériel de désherbage alternatif),
? Lutte contre l?utilisation des phytosanitaires non agricoles auprès des particuliers : sensibilisation, charte de
jardinerie pour moins de vente de produits en lien avec Ecophyto,
? Lutte contre l?utilisation des phytosanitaires agricoles et des pollutions agricoles : sensibilisation et formation*
des exploitants agricoles, formation des prescripteurs agricoles, développement de machines expérimentales
pour moins et mieux traiter les cultures; diagnostics de territoires en lien avec l?amélioration de la qualité des eaux
brutes avant transformation en eau potable, étude sur les captages subissant des pollutions,
? Identification, protection et restauration d?un maillage de haies bocagères, identification, protection et restauration
de mares ou de zones humides, sensibilisation des scolaires.
* en complément des formations Certiphyto obligatoires
Le PRSE3 en articulation avec les politiques
régionales de préservation de l?eau
Le Plan Ecophyto 2
Publié en octobre 2015, ce plan réaffirme l?objectif
de réduction de 50% du recours aux produits
phytopharmaceutiques en France sur 10 ans (cf
annexe). Le plan Écophyto 2 est piloté dans la région par
l?État et le Conseil régional. La feuille de route régionale
du plan Écophyto2 sera élaborée et adoptée en 2017.
Les Contrats régionaux de bassin versant
La Région des Pays de la Loire s?est engagée dans
le soutien d?une gestion de la ressource en eau et des
milieux aquatiques à l?échelle des bassins versants.
C?est à ce niveau que peuvent être appréhendées
les interrelations entre usages et milieux. Ainsi,
la Région a développé le Contrat régional de bassin
versant (CRBV) qui est, avec les contrats territoriaux de
l?Agence de l?Eau, l?outil financier de mise en oeuvre des
Schémas d?Aménagements et Gestion des Eaux (SAGE)
approuvés et qui vise à mettre en oeuvre une gestion
durable de la ressource en eau.
Zoom sur...
CAS PRATIQUE
OBJECTIF PHARE :
Protéger la ressource en eau
destinée à la consommation
humaine
Réduire les pollutions diffuses sur les captages
prioritaires, en particulier celles liées aux pesticides
Les pilotes : DDT(M) de Loire-Atlantique, Maine et Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée,
DREAL, Agence de l?Eau, DRAAF, Région.
Les acteurs : acteurs locaux (maîtres d?ouvrages, collectivités, syndicats d?eau SIAEP...), SAGE,
chambres d?agriculture, FRCIVAM, FREDON, ARS
Illustrations des actions :
? Protection de la ressource en eau des 45 captages les plus fragiles de la région vis-à-vis des pollutions diffuses :
pesticides, nitrates, phosphore (captages prioritaires).
? Communication sur le contexte réglementaire et les actions menées pour préserver la ressource en eau, partage
d?expériences.
? Contribution au maintien, en lien avec Ecophyto2, du réseau régional complémentaire de mesures des pesticides
dans les cours d?eau ; diffusion des résultats et informations issues de ce réseau.
? Diffusion des connaissances, des outils et des retours d?expériences développés dans le cadre des politiques
régionales visant à lutter contre l?utilisation des phytosanitaires, le plan Ecophyto et la politique de la Région dans
les bassins versants (CRBV), et relais dans le PRSE3 d?actions menées dans ce cadre (voir ci-contre).
L?action locale de tous est nécessaire pour protéger les aires d?alimentation
des captages prioritaires.
L?agglomération du Choletais mène par exemple,
pour le captage prioritaire de Ribou, un plan d?actions
agricoles et non agricoles, avec l?ambition de mobiliser
tous les acteurs locaux. En particulier, des actions de
sensibilisation auprès du grand public et des entreprises
ont été soutenues dans le cadre de l?appel à projets PRSE
2016.
De plus, une action régionale portée par la Fédération
Régionale des Centres d?Initiatives pour Valoriser
l?Agriculture et le Milieu rural, visant à sensibiliser et
former des agriculteurs et acteurs des captages d?eau
prioritaires à des techniques vectrices d?amélioration de
la qualité de l?eau (agriculture durable) a été soutenue par
l?appel à projets PRSE 2016.
Dans le cadre de l?appel à projets PRSE 2016,
plusieurs projets portés par des associations (Hirondelle,
SNE, CPIE Logne et GrandLieu) ont été soutenus pour
sensibiliser le grand public aux alternatives aux pesticides
en zones de captages prioritaires ou pour sensibiliser à la
réduction des pollutions sur les aires d?alimentation des
captages prioritaires.
Une ambition :
mobiliser les
acteurs locaux
Plan
Écophyto
Plan
Écophyto
pnse3
Exemples d?actions du plan Écophyto2 relayées dans le PRSE3 :
? Diffusion sur les captages prioritaires des outils Ecophyto pour les alternatives aux pesticides agricoles ou non
agricoles,
? Diffusion des connaissances issues d?études nationales notamment, relatives à la santé liée aux expositions
consécutives à l?utilisation de pesticides,
? Expérimentation d?une action de réduction et de sensibilisation aux impacts sanitaires de l?usage des pesticides
dans le cadre d?un contrat local de santé en Maine et Loire
? Valorisation dans les SAGE des résultats de l?observatoire des achats de produits phytosanitaires (OAPP)
? Relais de la communication Ecophyto nationale et locale.
// 30 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 31 //
(1) La méthode SeqEau traduit l?aptitude de l?eau à la biologie et aux usages eau potable, loisirs et sports nautiques. Source CREPEPP « qualité des eaux superficielles en Pays de la
Loire ? contamination par les pesticides » - fiche 2014 http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/pesticides-r1511.html
Sensibiliser les particuliers, les collectivités et les entreprises
non agricoles pour protéger la ressource en eau destinée à la
consommation humaine
Les pilotes : DREAL, en lien DRAAF et l?animateur Ecophyto « Jardins, espaces végétalisés,
Infrastructures » (JEVI)
Les acteurs : associations, collectivités,...
Illustration des actions :
Incitation à la sensibilisation et l?éducation via l?appel à projets PRSE :
? d?une part, auprès des particuliers, collectivités, entreprises non agricoles, pour les alternatives aux pesticides en zones
de captages prioritaires, en lien avec la DRAAF et l?animateur Ecophyto « Jardins, Espaces végétalisés, Infrastructures »
(JEVI)
? d?autre part pour la réduction des rejets de produits potentiellement polluants (biocides, peintures,
médicaments?) par les particuliers dans les eaux usées et pluviales.
Mieux connaître et réduire les émissions industrielles de
substances dangereuses dans l?eau
Les pilotes : DREAL, Agence de l?eau Loire-Bretagne
Les acteurs : Industriels, DREAL, DDPP/DDCSPP, agence de l?eau Loire-Bretagne, en lien avec les CCI
et organisations professionnelles.
Illustration des actions :
? Amélioration de la connaissance des rejets de substances dangereuses dans l?eau de 275 sites industriels
(diagnostic et surveillance) et réduction des rejets les plus importants (substances à caractère toxique, persistant
et bioaccumulable).
Poursuite dans le PRSE3 de l?action de recherche des substances dangereuses
dans l?eau engagée depuis 2009 dans le cadre du PRSE2
Sur les 264 bilans fournis par les industriels concernés et examinés à mi 2016, il en ressort les éléments forts
suivants :
? Dans les 5 départements, un établissement sur deux a été retenu pour la poursuite de la surveillance dite pérenne
d?au moins une substance dangereuse durant deux ans et demi.
? La moitié des substances dangereuses recherchées ne dépassaient pas les seuils de détection, et parmi
les 46 recherchées et quantifiées, 28 substances sont concernées par la mise en place d?une surveillance pérenne.
À noter qu?une variété plus importante de substances a été identifiée dans le département de Loire-Atlantique.
? À ce stade, 10 établissements, soit environ 5% des industriels ayant fait l?objet d?investigations, ont été invités
à engager un programme d?actions de réduction sur une ou plusieurs substances selon le cadrage
national. Huit substances sont concernées par ces programmes de réduction : les nonylphénols, les chloroalcanes,
le dichlorométhane, le chloroforme, le cadmium, le cuivre, le nickel et le zinc.
CAS PRATIQUE
Le réseau régional de suivi des pesticides dans les cours d?eau a pour objectif
d?évaluer l?état patrimonial de la ressource en eau.
Depuis 2012, il compte 38 stations ou tronçons de cours d?eau répartis sur 27 cours d?eau principaux de la région.
Il s?appuie sur différents réseaux de surveillance opérationnels existants (Agence de l?eau Loire Bretagne, contrôle
sanitaire de l?ARS, et certains réseaux des conseils départementaux et des structures porteuses des SAGE),
et sur un réseau complémentaire CREPEPP (Cellule Régionale d?Étude de la pollution de l?Eau par les Produits
Phytosanitaires).
La CREPEPP, présidée par le Préfet de région et co-animée par la DRAAF et la DREAL, publie chaque année une
fiche de synthèse permettant de caractériser le niveau de contamination des eaux superficielles par les pesticides
en Pays de la Loire(1).
Suite aux mesures réalisées de 2008 à 2014, il est constaté que les
herbicides sont les plus représentés, avec en tête l?AMPA , molécule
de dégradation du glyphosate. Sur la période 2002-2014, les
eaux superficielles sont globalement contaminées par les
pesticides en Pays de la Loire ; il ne se dégage pas de tendance
de fond à l?aggravation ou à l?amélioration de la situation générale à
l?échelle régionale.
CONTAMINATION DES EAUX SUPERFICIELLES PAR LES PESTICIDES EN PAYS DE LA LOIRE
CAMPAGNE 2014
7 molécules ont été quanti?ées dans au moins 5% des prélèvements (33 en 2013 et 2012)
et sont principalement des herbicides ou des molécules de dégradation d?herbicides :
- Comme en 2013, le 2-hydroxy atrazine, molécule de dégradation de l?atrazine
(herbicide
maïs interdit depuis 2003), est la molécule la plus fréquemment quanti?ée en 2014.
Cette molécule est présente dans presque 83% des prélèvements en 2014 (82% en 2013
et 58% en 2012), mais à des concentrations supérieures à 0,1µg/l pour 2% ; l?atrazine et 2
autres de ses molécules de dégradation, l?atrazine déséthyl et le déisopropyl-déséthyl-
atrazine
Pour la moitié des mesures en cours d?eau, les cumuls ont dépassé le seuil de 0,5µg/l*
(45% en 2013 et 44% en 2012).
Des cumuls supérieurs à 5µg/l* ont été mesurés 8 fois en 2014
contre 9 en 2013 pour 2 stations au lieu de 4 sur :
La Sanguèze au Pallet à 7 reprises : 8µg/l en mai,
20,9µg/l en juin, 28,8µg/l en juillet, 48,5µg/l en août,
49,3µg/l en septembre, 46,3µg/l en octobre et 5,9 µg/l
en novembre,
L?Ognon aux sorinières : 16µg/l en octobre.
LES CUMULS DE PESTICIDES PAR PRELEVEMENT
IMPACT DES PESTICIDES SUR LA QUALITE DES COURS D?EAU
© CREPEPP - QUALITE DES EAUX SUPERFICIELLES EN PAYS DE LA LOIRE - CONTAMINATION PAR LES PESTICIDES
Pas de donnée réalisée
Les classes de qualité ont été calculées quand on disposait
d?au moins 10 valeurs pour la station.
Répartition annuelle des classes de qualité
Mauvaise
Médiocre
Bonne
Moyenne
11%
3%
30%
57%
Entre 2013 et 2014, 4 stations et tronçons ont vu leur qualité
s?améliorer, 8 leur qualité se dégrader et 25 sont stables.
Aucune station ne s?est classée en très bonne qualité.
11 stations ont été de bonne qualité : la Sèvre Nantaise
(Longeron), la Loire aux Ponts-de-Cé, à Saumur et à Montjean-
sur-Loire, le Loir au tronçon Seiches-sur-le-Loir et à Nogent-sur-
Loir, la Mayenne à Laval/Changé, l?Ernée à Andouillé, la
Colmont à la Haie-Traversaine, la Vègre à Asnières-sur-Vègre et
la Sarthe à Neuville-sur-Sarthe.
21 stations et tronçons ont été de qualité moyenne (sur les 37
comportant assez de valeurs pour le calcul (10 valeurs), soit
57%).
4 stations ont été classées en qualité médiocre (3 en 2013 et
2 en 2012) : l?Aubance à Mûrs-Erigné, la Sarthe au tronçon
Châteauneuf, l?Authion aux Ponts-de-Cé et le Don à Guéméné-
Penfao.
1 station a été classée en mauvaise qualité (2 en 2013 et 1 en
2012) : la Sanguèze au Pallet.
Remarque : la méthode SEQeau (Système d?Evaluation de la Qualité de
l?eau) traduit l?aptitude de l?eau à la biologie et aux usages eau potable,
loisirs et sports aquatiques. La version V2 du Seq-Eau a été retenue pour
l?évaluation de la qualité de l?eau. Cette méthode ne permet pas d?évaluer
le bon état chimique de l?eau au titre de la Directive Cadre sur l?Eau.
Classes de qualité
des cours d?eau
Seq-Eau version V2
Très bonne
Bonne
Moyenne
Médiocre
Mauvaise
Pas de donnée
Numéro Cours d'eau Station/tronçon 20
08
20
09
20
10
20
11
20
12
20
13
20
14
1 Sèvre Nantaise Vertou
2 Sèvre Nantaise Le Longeron
3 Maine Château-Thébaud
4 Sanguèze Le Pallet
5 Ognon Les Sorinières
6 Boulogne Rocheservière
7 Erdre Nort-sur-Erdre
8 Loire Ancenis
9 Loire Mauves-sur-Loire
10 Loire Nantes
11 Brivet Pontchâteau
12 Loir Tronçon Seiches-s/Loir
13 Loir Nogent-sur-Loir
14 Mayenne Montreuil-Juigné
15 Mayenne Le Lion d'Angers
16 Mayenne Tronçon Château-Gontier
17 Mayenne Laval/Changé
18 Ernée Andouillé
19 Colmont Haie-Traversaine
20 Layon Chaudefonds
21 Aubance Mûrs-Erigné
22 Oudon Andigné
23 Huisne Le Mans
24 Sarthe Tronçon Châteauneuf
25 Vègre Asnières-sur-Vègre
26 Sarthe Neuville-sur-Sarthe
27 Lay La Claye
28 Vie Fenouiller
29 Authion Les Ponts-de-Cé
30 Loire Les Ponts-de-Cé
31 Loire Saumur
32 Falleron Bois-de-Céné
33 Evre Saint-Florent-le-Vieil
34 Loire Montjean-sur-Loire
35 Auzance Vairé
36 Thouet Chacé
37 Vendée Fontenay-le-Comte
38 Don Guéméné-Penfao
* Rappel : en matière d?eau potable, une eau brute présentant des dépas-
sements trop fréquents de 5µg/l pour le cumul des pesticides ne peut être
utilisée pour la production d?eau potable et des dépassements de 0,5µg/l
pour le cumul des pesticides nécessitent un traitement spécifique.
CAMPAGNE 2014
0
1
2
3
4
5
6µg/l
Exigence eau distribuée
Impact des pesticides sur la
qualité des cours d?eau en
2014(1) :
Classe de qualité des cours d?eau
seq-Eau version V2
Zoom sur...
bon pour votre jardin !
Bon pour votre santé
GUIDE POUR
JARDINER
La loi de transition énergétique adoptée le 22 juillet 2015, prévoit
à compter du 1er janvier 2017 l?interdiction de l?usage des produits phytosanitaires
par l?État, les collectivités locales et établissements publics pour l?entretien des
espaces verts, promenades, forêts, et les voiries. La commercialisation et la
détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à
partir du 1er janvier 2019. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers
amateurs. Les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l?usage
est autorisé dans le cadre de l?agriculture biologique, peuvent être utilisés.
En savoir plus sur le site du ministère chargé de l?Environnement.
Paris, le mercredi 4 janvier 2017
Mise en oeuvre de la loi de transition énergétique
pour la croissance verte :
lancement de la campagne « zéro phyto » en 2017
____________________________________________________
Ségolène Royal lance la campagne de communication sur le zéro
pesticide dans les collectivités qui s?applique depuis le 1er janvier, et
publie le «Guide des solutions ».
- Les pesticides ne seront plus utilisés dans les espaces
publics (rues, jardins, parcs, ?) :
Les collectivités locales et les établissements publics ne pourront plus
employer de pesticides pour l?entretien des espaces verts. Seuls les
produits de biocontrôle et les produits utilisables en agriculture biologique
seront autorisés.
Les professionnels en charge de l?entretien des espaces verts, des routes,
des voiries sont en contact direct ou indirect avec les pesticides. Les
risques d?exposition ponctuelle ou prolongée peuvent provoquer des
intoxications aiguës ou chroniques, variables selon le profil toxicologique
du produit utilisé et selon la nature des expositions et de leur intensité.
Zoom sur...
// 32 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 33 //
L?EAU DISTRIBUÉE
AUX CONSOMMATEURS :
Les enjeux régionaux
L?eau distribuée et destinée à la consommation humaine doit respecter des exigences de
qualité réglementaires, de façon à pouvoir être bue sans effet néfaste pour la santé. En région,
l?eau distribuée est globalement de bonne qualité.
La qualité de l?eau distribuée en Pays de la Loire
En 2015, près de 100% de l?eau distribuée est
conforme : du point de vue bactériologique (99,8% des
analyses pour 98,7% de la population), des teneurs en
nitrates (99,9% de la population alimentée par une eau
dont la concentration moyenne est inférieure à 50 mg/l).
96% de la population est alimentée par une eau
conforme vis-à-vis du paramètre « pesticides ».
Cependant les résultats concernant les teneurs
en pesticides ont été moins favorables ces dernières
années, avec seulement 55 à 63% de la population
desservie par une eau conforme à la limite de qualité
en 2012 et 2013 puis une amélioration progressive des
résultats en 2014 et 2015 avec respectivement 86%
et 96% de la population alimentée par une eau
conforme. Les dépassements de la limite de qualité
pesticides sont notamment dus à la présence d?un
produit anti-limaces, le métaldéhyde (cf encadré p26).
De plus, la recherche début 2016 de molécules issues
de la dégradation de certaines molécules de pesticides
(les métabolites) a mis en évidence leurs présences dans
de nombreuses ressources en eau ainsi que dans
certaines unités de distribution.
Avant mise en distribution, en fonction des
caractéristiques de la ressource en eau, des
traitements de l?eau sont nécessaires , dont l?étape
de désinfection, qui vise à prémunir la population de
non conformités des paramètres bactériologiques.
Cependant, les procédés de traitement des eaux
peuvent engendrer parfois la formation de sous-
produits qui peuvent altérer la qualité gustative de
l?eau et avoir des effets indirects sur la santé à long
terme. Une étude menée dans le cadre du PRSE2
a permis d?élaborer des recommandations pour
diminuer la formation des sous-produits de
désinfection à l?intention des constructeurs
d?usines d?eau et des exploitants des unités
de traitement d?eau potable et des réseaux
de distribution associés.
Suite à une instruction nationale, une action particulière a été
conduite pour identifier les risques d?exposition au chlorure
de vinyle monomère dans l?eau potable. Depuis 2012,
il a été mis en évidence une possible migration dans l?eau,
d?un composé issu de la dégradation de certaines canalisations
anciennes en PVC (polychlorure de vinyle) posées dans les
années 1980. La molécule identifiée est le CVM (chlorure
de vinyle monomère). Cette présence n?est mise en évidence
que dans certains réseaux et au niveau des extrémités de ces
réseaux ; c?est-à-dire lorsque l?eau séjourne trop longtemps
dans ces réseaux avant utilisation. Suite à un important plan
d?action mené à l?initiative de l?ARS depuis 2013 avec la
réalisation de près de 10 000 prélèvements, ce problème
n?affecterait que 1 à 2% de la population de la région.
Toutefois les travaux exigés pour y remédier, à savoir la
pose de purges ou le remplacement des canalisations, peut
représenter des investissements très importants pour les
collectivités concernées.
Baromètre santé environnement, 2014
Les Ligériens sont majoritairement
confiants dans la qualité de l?eau distribuée
dans leur commune de résidence 64%
estiment que l?eau du robinet présente un risque « plutôt
faible » ou « quasi nul » pour la santé. Ils sont 80% à
boire l?eau du robinet (exclusivement pour 38% des
habitants, 28% en 2007 lors de l?enquête précédente).
Néanmoins, les Ligériens (et notamment les jeunes) continuent
à penser, à tort, que l?eau distribuée peut présenter des
risques pour la santé des nourrissons et des femmes
enceintes. Enfin 64% s?estiment bien informés (contre
74% en 2007). Ces quelques indicateurs confirment
l?importance de compléter les actions qui existent
afin de valoriser la consommation de l?eau du robinet et pour
y parvenir, d?améliorer la communication
la concernant.
Si l?eau destinée à la consommation humaine est largement
contrôlée par les autorités sanitaires, au regard d?exigences
réglementaires, sa sécurité sanitaire est en premier lieu
le résultat de l?implication au quotidien des acteurs en charge
de l?exploitation des équipements : collectivités, prestataires
privés, établissements pour les réseaux intérieurs.
L?enjeu des actions du PRSE3 sur l?eau distribuée
est de permettre de développer une démarche qualité
impliquant les collectivités maîtres d?ouvrage des
structures d?alimentation en eau et leurs exploitants,
à tous les niveaux d?intervention, pour sécuriser à
chacune de ses étapes la production et la distribution
d?eau destinée à la consommation humaine.
Le plan d?action retenu étant destiné à fournir aux usagers
des réseaux une eau de qualité, il s?agira également d?intégrer
un volet communication parmi les actions envisagées.
À retrouver sur le site de l?ARS.
À retrouver sur le site de l?ARS.
www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr
Préconisations
pour réduire la formation de sous-
produits de désinfection dans les
unités de production et les
réseaux de distribution
d?EAU destinée à la
CONSOMMATION
HUMAINE
Décembre 2014
80% des
ligériens
boivent de l?eau
du robinet
Qualité de l'eau destinée
à la consommation humaine
2015
Pays de la Loire
// 34 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 35 //
OBJECTIF :
Préserver la qualité de l?eau
distribuée aux consommateurs
Développer une gestion préventive des systèmes
de production et de distribution d?eau potable
Le pilote : ARS
Les acteurs : Départements, responsables de la production et distribution d?eau,
exploitants des systèmes de production distribution en eau, Agence de l?eau,
bureaux d?étude
Illustrations des actions :
? Expérimentation et mise en oeuvre d?approches de type démarche qualité avec des collectivités volontaires,
par la mise en oeuvre de plans de gestion de la sécurité sanitaire dans le domaine de l?eau (PGSSE) : information
des collectivités, implication des collectivités et de leurs exploitants avec le concours le cas échéant de bureaux
d?études, conception d?outils, prise en compte dans les contrats de délégation de service public, adaptation
possible du contrôle sanitaire.
Réduire les contaminations liées aux réseaux d?eau
Les pilotes : ARS, ADEME
Les acteurs : collectivités, distributeurs d?eau, laboratoires, Agence de l?eau,
ingénieur mutualisé intervenant en Ehpad (49/53/85)
Illustrations des actions :
? Réduction des contaminations par le chlorure de vinyle monomère (CVM) présent dans certaines canalisations
du réseau d?eau potable.
? Diffusion des bonnes pratiques d?utilisation de l?énergie solaire pour la production d?eau chaude sanitaire afin
de prévenir le risque de contamination par la légionelle.
Communiquer sur la qualité de l?eau distribuée
Les pilotes et acteurs : ARS, UFC-Que Choisir
Illustrations des actions :
? Édition d?un bilan annuel régional de la qualité de l?eau distribuée.
? Communication sur la qualité de l?eau distribuée dans les commissions consultatives de service public.
L?ALIMENTATION :
Les enjeux régionaux
Les actions retenues pour le PRSE3, soutenues
notamment par la DRAAF, sont des actions
d?éducation à l?alimentation et à la réduction
du gaspillage alimentaire à destination de
jeunes publics avec l?enjeu de redonner goût
à une alimentation diversifiée et équilibrée,
qui s?inscrivent dès le plus jeune âge dans le
parcours santé de l?individu.
L?approche et la dimension culturelle de l?alimentation
seront également encouragées dans ce programme
d?actions ; pour rappel, le repas gastronomique des
Français a été inscrit en 2010 au patrimoine culturel
immatériel de l?humanité par l?UNESCO. L?éducation
alimentaire doit prendre en compte les contraintes
économiques et donner envie de s?approprier ou de
se réapproprier l?alimentation. Il s?agira de créer du lien
social en restaurant une complicité entre l?aliment, celui
qui le produit, et celui qui le cuisine et qui le mange.
Une meilleure information du consommateur fera
également partie intégrante des enjeux poursuivis
dans le PRSE3.
Dans le PRSE3, il s?agit notamment de porter des actions
en rapport avec l?éducation alimentaire, dans un premier
temps de la jeunesse, qui entrent dans le champ du
programme national pour l?alimentation (PNA). L?idée est
de développer le droit de chacun à accéder à une
alimentation de qualité et à faire preuve d?autonomie
dans son comportement alimentaire. L?alimentation reste
le résultat d?un choix individuel qui ne peut être contraint
par des directives.
De plus, permettre aux services de restauration
des lycées et CFA de s?inscrire dans une logique
d?approvisionnement de proximité et de qualité est une
priorité de la Région et diffuser l?envie et la pratique d?une
alimentation saine à partir de produits frais et de saison
et à proposer à chaque jeune un repas quotidien de
qualité. Elle s?inscrit dans le plan de soutien à l?agriculture
ligérienne qui vise à la fois :
? les établissements :
- Atteindre un objectif quantitatif d?approvisionnement
tendant vers « 100% français, 50% régional, 20%
bio ou sous signes de qualité » au 31/12/ 2017 ;
- Expérimenter la mise en place d?un menu
« Loire-Océan » valorisant les produits
de l?agriculture et de la pêche ligériennes ;
- Contribuer à la mise en place d?un observatoire
régional de la restauration collective ;
- Mettre en oeuvre des actions de lutte contre le
gaspillage ;
? la Région :
- Participer à la dynamique des « réseaux LOCAL »
départementaux ;
- Introduire les démarches « Projets alimentaires
territoriaux » dans la politique territoriale de la région
pour les diffuser rapidement sur tout le territoire
régional ;
- Lancer une campagne de communication régionale
sur l?importance du « Manger régional » et sur
l?excellence des produits ligériens.
PNSE3
// 36 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 37 //
OBJECTIF :
Développer l?accès et l?éducation
à une alimentation de qualité
Développer des actions d?éducation à l?alimentation
équilibrée, de qualité et de proximité, à destination
des jeunes, en lien avec le programme national
pour l?alimentation
Les pilotes : DRAAF, Rectorat de l?académie de Nantes
Les acteurs : ARS, équipe d?EXPERIGOUT, ADOSEN, ECOPOLE, CSUMPS de l?université
du Maine, Inspecteurs de l?Éducation Nationale, correspondants départementaux
de l?éducation nationale, conseillers pédagogiques, infirmiers scolaires, experts
régionaux, Mairie de Nantes, CROUS, Biocoop, Le Mans Métropole, maison de
réadaptation et d?éducation pour la santé, étudiants du master de gestion des
déchets, université de Laval.
Illustrations des actions :
? « Ensemble éduquons à l?alimentation » : organisation d?une formation de formateurs ou de personnes
ressources à l?éducation au goût des jeunes avec deux séminaires, une synthèse de ressources éducatives,
une plate-forme interactive, et une capitalisation des expériences.
? Contribution à l?élaboration de ressources éducatives sur l?alimentation et le gaspillage alimentaire,
expérimentation sur le bassin nantais et diffusion.
? Semaine de l?Alimentation sur le campus de l?Université du Maine pour promouvoir une alimentation équilibrée
chez les étudiants, améliorer leurs habitudes alimentaires, permettre aux étudiants de devenir les acteurs
de leur santé.
Encourager les circuits alimentaires de proximité et de qualité,
notamment en restauration collective
Les pilotes : Région, DRAAF
Les acteurs : collectivités, chambres consulaires, ARS, toutes les structures de restauration
Illustrations des actions :
? Démarche en faveur de l?approvisionnement de proximité de la restauration en lycées et CFA, sensibilisation
des jeunes à la qualité de leur restauration (actions de communication : expositions au self, interventions de
producteurs, visites de ferme, interventions de diététiciens), formation
des équipes de restauration.
? Accompagnement des territoires dans le cadre de la politique de contractualisation régionale
ainsi que par le Fonds régional d?études stratégiques.
? Accompagnement des acteurs par les subventions PNA de la DRAAF : appel à projets national
PNA, subventions régionales, dont les projets alimentaires territoriaux, les actions en vue de favoriser
l?approvisionnement de proximité en restauration collective, des démarches de structuration de filières
s?appuyant sur la demande mutualisée de la restauration collective, etc...
Plan
alimentation
Les premières réalisations du PRSE3 : semaine de
l?alimentation sur le campus de l?Université du Maine
Les étudiants constituent une population fragilisée aux
plans financiers et alimentaires. 50% des étudiants disposent
de moins de 100 ¤ par mois pour régler le restaurant
universitaire et leurs courses alimentaires. Des outils
sont développés pour les étudiants de l?Université
du Maine (et pour part, de l?université de Laval), tels que :
? une semaine de l?alimentation sur la thématique du gaspillage
alimentaire : dégustation de recettes en utilisant les restes
alimentaires (compote de pomme, pain perdu?), état
des lieux du gaspillage alimentaire dans les restaurants
universitaires, informations pour éviter le gaspillage (le vrac,
savoir cuisiner les restes), réalisation d?une exposition, mise
en place d?un cours de recettes, comparaison de paniers
éco-responsables / paniers classiques, démonstration du
bon frigidaire...
? des ateliers « budget et alimentation »,
? des consultations diététiques,
? la création d?une unité d?enseignement « prévention santé »,
? la formation à l?alimentation des « étudiants relais santé »,
? une action ponctuelle sur le campus de Laval pour
promouvoir une alimentation équilibrée et une activité
physique et sportive.
// 38 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 39 //
Parce qu?on y passe de 70 à 90% de notre temps, les espaces clos, qu?il s?agisse
du domicile, du lieu de travail, de l?école? méritent toute notre attention.
La qualité de l?air intérieur y est influencée par la qualité de l?air extérieur, par les activités
des occupants, les matériaux d?ameublement et de construction. Les impacts d?une
mauvaise qualité de l?air intérieur sur la santé peuvent être de différents ordres : allergies,
irritations des voies respiratoires, maux de tête voire intoxications ou cancers pour
certains produits.
Cet axe du PRSE3 porte trois grandes finalités : la lutte contre les situations d?habitat
dégradé, la maîtrise de la qualité de l?air à l?intérieur des bâtiments, intégrant notamment
l?enjeu spécifique du radon dans notre région, et la mobilisation des citoyens sur l?impact
des comportements et des choix dans l?habitat pour leur bien-être et leur santé.
PRSEi3
BÂTIMENTS, HABITAT
ET SANTÉ
PRSEi3
BÂTIMENTS, HABITAT
ET SANTÉ
AXE 2 :
// 40 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 41 //
HABITAT INDIGNE
Les enjeux régionaux
La lutte contre l?habitat indigne vise à protéger
la santé des occupants, propriétaires ou
locataires, et à rechercher les solutions
adaptées pour améliorer les conditions
d?habitat des populations concernées. La
politique de lutte contre l?habitat indigne
relève de trois volets, social, technique
et financier, qui doivent être activés de
manière cohérente pour être efficaces.
Le PRSE2 des Pays de la Loire avait fixé des objectifs
ambitieux en matière de lutte contre l?habitat indigne
avec l?amélioration de la connaissance, le repérage des
logements indignes et le renforcement de la mobilisation
des outils opérationnels.
De nombreuses actions de sensibilisation des partenaires,
notamment les intervenants à domicile (travailleurs
sociaux, aides à domicile, pompiers?) ont été menées
sur la région. Chaque département dispose aujourd?hui
de son pôle de lutte contre l?habitat indigne (PDLHI),
permettant ainsi de fédérer et coordonner l?ensemble
des acteurs locaux (services de l?État en charge du
logement (DDT), de la cohésion sociale (DDCS), de
la santé (ARS), collectivités, intervenants à domicile,
opérateurs de lutte contre l?habitat indigne, associations
d?aide à domicile?) autour de cette thématique pour le
repérage, le signalement de situations et leur traitement
opérationnel.
L?efficacité de ces dispositifs peut se mesurer au
regard de certains indicateurs :
? le nombre de signalements de logements
potentiellement indignes reçus par les PDLHI a doublé
en 4 ans (environ 1700 signalements en 2014) ;
? le nombre de procédures de déclaration d?insalubrité
d?un logement a été multiplié par 4 en 4 ans (190 en 2014).
Les dernières données sur le parc privé potentiellement
indigne (PPPI) montrent une évolution à la baisse de
63 000 logements potentiellement indignes en 2009 à
54 000 en 2013.
Au 1er janvier 2013, 4 718 logements, soit 8,7% du
parc privé potentiellement indigne de la région (7 003
logements en 2009 ? 11 % du PPPI) correspondent aux
catégories 7 et 8, occupés par des ménages aux revenus
inférieurs à 70% du seuil de pauvreté, qui constituent des
situations prioritaires.
La mobilisation sur ce sujet reste d?actualité et doit
se poursuivre.
Par ailleurs, les personnes en situation de précarité
énergétique méritent une attention particulière,
parce que ces situations peuvent glisser vers l?insalubrité
des logements en question. La précarité énergétique
résulte de trois facteurs : des ménages vulnérables
à faibles revenus, la mauvaise qualité thermique des
logements et le coût de l?énergie.
Ainsi, dans la continuité du PRSE 2, le PRSE 3 maintient
pour la lutte contre l?habitat indigne des objectifs de
coordination des acteurs, d?amélioration du repérage par
la multiplication des relais sur le terrain et d?innovation
dans la prise en charge des situations.
72 287
logement
PPPI
? Au 1er janvier 2005
? Au 1er janvier 2009
? Au 1er janvier 2013
9 938
logement
noyau-dur
14% du PPPI
-30%
-33%
-12%
-15%
63 669
logement
PPPI
7 003
logement
noyau-dur
54 230
logement
PPPI
4 718
logement
noyau-dur
11% du PPPI
9% du PPPI
Le parc privé potentiellement indigne (PPPI)
Le PPPI est un outil de pré-repérage des logements indignes au regard de leur classement cadastral et du revenu
des occupants. Il permet d?orienter les repérages de terrain et la mise en oeuvre des outils de lutte contre l?habitat indigne.
Les évaluations réalisées en 2005, 2009 et 2013 montrent la diminution progressive du parc privé potentiellement indigne :
de 63 000 logements potentiellement indignes en 2009 à 54 000 en 2013.
Zoom sur...
PPI : Parc Privé Potentiellement Indigne
// 42 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 43 //
OBJECTIF :
améliorer le repérage et la prise
en charge des situations
d?habitat indigne, en mobilisant
les relais auprès du public et les
collectivités
Mobiliser et coordonner les acteurs pour améliorer le repérage
des situations d?habitat indigne
Les pilotes : ARS / DREAL
Les acteurs : référents et membres des pôles départementaux de lutte contre l?habitat indigne
(DDT(M), DDCS(PP), départements, collectivités, intervenants à domicile, CAF, MSA,
opérateurs de lutte contre l?habitat indigne, ADIL, associations d?aide à domicile?),
acteurs relais auprès du public (associations caritatives, professionnels de l?insertion par
le logement?)
Illustrations des actions :
? Consolidation du partenariat, de la mise en réseau des acteurs de la lutte contre l?habitat indigne, notamment au
travers d?un réseau régional
? Poursuite de la formation des acteurs : information de ceux ayant à connaître des situations d?habitat indigne,
formations et informations auprès des collectivités et élus locaux sur leurs compétences en matière de lutte
contre l?habitat indigne et les outils disponibles
? Amélioration du repérage « actif » et du suivi des prises en charge de l?habitat indigne par la mobilisation des
acteurs relais auprès du public et le développement des outils de suivi, notamment ORTHI (outil de suivi des
arrêtés et du traitement de l?habitat indigne)
? Amélioration de l?organisation de la lutte contre les marchands de sommeil
Adapter la prise en charge et l?accompagnement des publics
en situation de logement indigne, en particulier pour ceux qui
cumulent les difficultés (santé mentale, précarité énergétique,
réinsertion?)
Les pilotes : ARS / DREAL
Les acteurs : membres des pôles départementaux de lutte contre l?habitat indigne, collectivités
et leurs opérateurs, CCAS, IREPS, SOLIHA 44 et 85, CLCV, Départements, DDCS(PP),
associations d?insertion par le logement, organismes de tutelle, espaces info-énergie,
associations
Illustrations des actions :
? Organisation de la prise en charge coordonnée des situations d?habitat indigne articulant les acteurs de la santé,
sociaux et du logement, notamment en lien avec des problématiques de santé mentale
? Articulation de la prise en charge de la précarité énergétique et de l?habitat indigne
? Expérimentation de modes de prise en charge impliquant davantage la personne
en situation d?habitat indigne (auto-réhabilitation, ateliers habitat santé auprès
de publics précaires)
QUALITÉ DE L?AIR
À L?INTÉRIEUR DES
BÂTIMENTS (DONT
L?ENJEU LIÉ AU RADON)
Les enjeux régionaux
La qualité de l?air intérieur est aujourd?hui une préoccupation de santé publique au même
titre que la qualité de l?air extérieur. On s?intéresse autant à des polluants physiques (bruit,
particules fines?), chimiques (radon, monoxyde de carbone lié aux appareils à combustion,
plomb dans les peintures, amiante, composés organiques volatils et autres composants des
produits d?entretien, de bricolage, etc...) que biologiques (allergènes, moisissures).
La perception des Ligériens sur la qualité de l?air intérieur
Baromètre santé environnement, 2014
Les polluants de l?air intérieur sont aujourd?hui bien
connus des habitants des Pays de la Loire. Plus des trois
quarts d?entre eux identifient ainsi la fumée de tabac, les
produits d?entretien et de bricolage, les moisissures,
le radon et l?air extérieur comme des composants de
la pollution de l?air dans les espaces clos. A noter tout
de même que dans notre région, où plus de 50% des
communes présentent un « potentiel radon » moyen ou
élevé, plus de la moitié des habitants (58%), déclare ne
jamais avoir entendu parler de ce gaz radioactif d?origine
naturelle. Globalement, la proportion de Ligériens
s?estimant bien informés sur la pollution de l?air intérieur
et ses effets sur la santé reste faible : moins de la moitié
de la population (46 %).
Moins de la moitié des Ligériens considère que la
pollution de l?air intérieur présente un risque élevé pour
la santé des Français en général (49%). Cette pollution
se place ainsi paradoxalement parmi les facteurs
environnementaux jugés les moins à risque pour la
santé. Les risques sanitaires associés spécifiquement à
l?amiante et au monoxyde de carbone sont, par contre,
perçus comme nettement plus importants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des
fenêtres reste une pratique courante bien qu?en léger recul.
Près des trois quarts de la population (73 %) indiquent le
faire, même en hiver. De plus, contrairement à ce qui était
observé en 2007, le fait d?occuper un logement équipé
d?un système de ventilation mécanique contrôlé (VMC)
ne semble plus freiner cette pratique. Par contre, les
Ligériens sont, en proportion, moins nombreux en 2014
qu?en 2007 à déclarer faire entretenir leurs appareils
de chauffage et de production d?eau chaude (59 %
vs 65 %) et leur VMC (30 % vs 36 %) par un professionnel
qualifié, afin de garantir leur bon fonctionnement.
Retrouvez le baromètre santé environnement sur www.santepaysdelaloire.com
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
Zoom sur...
// 44 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 45 //
La mobilisation des professionnels du bâtiment Un public particulièrement sensible : les enfants
Les risques liés aux pressings utilisant du perchloroéthylène
Un enjeu régional : le radon
Le PRSE2 a permis de renforcer l?information et la formation des professionnels et du grand
public (guide de la qualité de l?air intérieur, documents sur les risques liés à l?amiante).
Les outils produits nécessitent d?être diffusés auprès des professionnels du bâtiment
et intégrés aux dispositifs de formation existants.
Les enfants présentent une sensibilité particulière
aux polluants de l?air intérieur du fait du temps de
présence important dans les espaces clos, de leur
métabolisme et de leur développement.
Environ la moitié des pressings utilisent le perchloréthylène
(solvant volatil classé comme cancérigène possible pour
l?homme) pour le nettoyage à sec des vêtements, ce
qui peut parfois générer des émanations de ce solvant
chez les riverains. L?implantation de nouvelles machines
utilisant du perchloréthylène est interdite depuis 2013
dans des locaux contigus à des centres commerciaux ou
à des immeubles d?habitation. De plus, la réglementation
impose de changer les anciennes machines de manière
progressive en fonction de leur âge. Ainsi, plus aucune
machine avec du perchloréthylène ne pourra être
utilisée dans des locaux contigus à des tiers à
partir de 2022. En parallèle, le ministère en
charge de l?environnement propose depuis
2013 un diagnostic gratuit (mesures de
perchloréthylène) aux habitants, voisins
des pressings, qui le demandent.
Le radon est un gaz radioactif naturel, inodore,
incolore, issu de la désintégration de l?uranium et du
radium présents dans la croûte terrestre, en particulier
dans les roches granitiques et volcaniques. Le radon se
diffuse dans l?air et s?accumule dans certaines parties
des bâtiments par effet de confinement. Il constitue
le 2ème facteur de risque de cancer du poumon
derrière le tabac (entre 5 et 12% des décès par cancer
du poumon en France).
Un guide à destination des
professionnels du bâtiment.
Parce que la qualité de l?air intérieur peut être
influencée par tous types de travaux (le changement
d?une porte ou d?une fenêtre, la pose d?une hotte
de cuisine?), la qualité de l?air intérieur touche
tous les corps de métier du bâtiment. La Capeb
et la FFB, en partenariat avec l?ARS, la DREAL,
le CEREMA et la Chambre de Métiers et de
l?Artisanat Régionale, ont édité en 2014 un
guide. Il a constitué le support de ? journées de
sensibilisation organisées dans 4 départements
de la région, à destination des formateurs et
enseignants en bâtiment, des bureaux d?études,
architectes et maîtres d?oeuvre.
Le contexte réglementaire actuel imposant des mesures
du radon dans certains établissements recevant du
public (ERP) et lieux de travail ne concerne aucun
département de la région Pays de la Loire. Cependant,
la cartographie rendue publique récemment par l?Institut
de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) indique
que 53% des communes de la région sont situées
sur des formations géologiques à potentiel radon
moyen ou fort.
Des initiatives ont déjà été lancées : plus de 2000
établissements recevant du public contrôlés depuis
les années 2000, 8 campagnes effectuées dans des
logements de 2007 à 2015 par la ville de Nantes, qui ont
révélé des situations à risque pour 30% des situations.
Au vu de l?enjeu régional, des résultats du baromètre
santé-environnement (58% des Ligériens n?ont
jamais entendu parler du radon) et dans l?optique
d?une nouvelle réglementation à paraître en transposition
de la directive européenne du 5 décembre 2013 (dite
Euratom), la sensibilisation au risque radon est à amplifier.
Le rôle des collectivités locales et des gestionnaires de structures privées
La surveillance de la qualité de l?air intérieur dans les lieux accueillant des enfants
Le nouveau
dispositif
réglementaire
2018-2023
Quelles obligations réglementaires sur la surveillance de la
qualité de l?air intérieur ?
La loi portant engagement national pour l?environnement (dite
« Grenelle 2 ») a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de
l?air intérieur dans certains établissements recevant des enfants.
L?entrée en vigueur de ce nouveau dispositif est progressive et la
surveillance devra être achevée avant le :
? 1er janvier 2018 pour les établissements d?accueil collectif
d?enfants de moins de six ans, les écoles maternelles et les
écoles élémentaires
? 1er janvier 2020 pour les centres de loisirs et les
établissements d?enseignement ou de formation
professionnelle du second degré (collèges, lycées, etc.)
? 1er janvier 2023 pour les autres établissements
CAS PRATIQUE
GUIDE
DE LA QUALITÉ DE L?AIR INTÉRIEURRECOMMANDATIONS
LES TRAVAUX
AVANT
PENDANT
APRÈS
RégionPays de la Loire
SEPTEMBRE 2014
Quel est le potentiel radon dans ma commune ? sur www.irsn.fr > Le radon
Le PRSE2 a permis l?émergence d?associations
qui oeuvrent dans le domaine de la prévention
quant à la qualité de l?air intérieur pour le
grand public, des publics jeunes, fragilisés
(financièrement et/ou socialement) ou
sensibles (femmes enceintes, petite enfance,
personnes âgées ?). Le PRSE3 devra permettre la
coordination et la montée en compétence collective de
ces acteurs avec une attention portée sur une approche
intégrée des enjeux de santé associés à l?habitat (qualité
de l?air intérieur, radon, amiante, bruit, performances
thermiques, précarité énergétique?).
Dans le PRSE3 l?information vers le grand public sera
poursuivie et une attention particulière sera apportée :
? aux femmes enceintes pour lesquelles la réduction des
expositions chimiques (en particulier les perturbateurs
endocriniens) est cruciale pour elles-mêmes et pour la
vie anténatale et l?état de santé du futur enfant.
? aux publics moins favorisés, en lien avec la prévention
de la précarité énergétique, en travaillant l?adaptation
des messages portés et des méthodes d?animation/
d?intervention en prenant en compte les enjeux de
cette question du point de vue de ces publics.
Pour l?ensemble de ces constats et de ces perspectives
le tissu associatif est un relais nécessaire et structurant à
condition de mutualiser les compétences et les réseaux
de chacun (tout en respectant les actions et spécificités
de chaque acteur).
L?enjeu est bien de donner aux populations les
moyens d?assurer un plus grand contrôle sur leur
propre santé.
Permettre à chacun d?agir sur son logement
L?étiquette sur les émissions dans l?air
des matériaux de construction, un outil à
disposition des consommateurs depuis 2012
// 46 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 47 //
OBJECTIF PHARE :
améliorer la qualité de l?air
à l?intérieur des bâtiments, en
intégrant l?enjeu lié au radon
Renforcer les connaissances des professionnels
et gestionnaires du bâtiment pour prendre en compte,
dans leur pratique professionnelle, les enjeux de qualité
de l?air intérieur, y compris du radon
Les pilotes : Capeb / FFB / DREAL / ARS
Les acteurs : Cerema Directions territoriales Ouest et Nord Pas de Calais, centres de formation des
professionnels du bâtiment, ASN, IRSN, CEPN, Ecole des mines de Nantes, collectivités,
Espaces info énergie.
Illustration des actions :
? Intégration des enjeux de qualité de l?air intérieur, y compris le radon, dans les formations
initiales et continues des professionnels (CFA, lycées professionnels, bureaux d?études,
architectes?) et gestionnaires du bâtiment.
Mieux connaître et améliorer la qualité de l?air à l?intérieur
d?établissements recevant du public (en particulier
des enfants) et à l?intérieur d?habitations
Les pilotes : DREAL / ARS / Région
Les acteurs : DDT(M), Cerema, collectivités, Carene, Rectorat, Air Pays de la Loire, ASN, organismes
ayant réalisé des mesures de qualité de l?air intérieur, Ireps, CPIE Mayenne Bas Maine,
associations, CRSA, représentant d?Ehpad, ANAH, bailleurs sociaux, Ademe, pressings
et riverains, Ministère chargé de l?environnement (DGPR/UD), Chambre des métiers.
Illustration des actions :
? Incitation des gestionnaires d?établissements recevant du public, en priorité les établissements
d?enseignement et d?accueil d?enfants, à mieux gérer la qualité de l?air intérieur : échange
de pratiques entre collectivités, incitation aux mesures de confinement (CO2) dans les
établissements accueillant des enfants par le prêt de détecteurs.
? Amélioration des connaissances de la qualité de l?air intérieur dans les bâtiments rénovés thermiquement
(expérimentation de mesures de formaldéhyde et CO2 dans des logements rénovés)
? Expérimentation avec des collectivités volontaires, de l?intégration des enjeux de qualité de l?air intérieur,
y compris le radon, dès la conception ou la réhabilitation de bâtiments
? Réduction des risques liés à l?utilisation du perchloroéthylène (cancérigène possible) dans les pressings :
mesures dans les habitations de riverains de pressings qui le demandent et accompagnement si nécessaire
? Pour la Région, intégration des enjeux de transition énergétique aux aides régionales au logement.
Les premières réalisations du PRSE3 :
expérimentation en Mayenne de prêt de
détecteurs CO
2
La Direction départementale des territoires (DDT53) a prêté des indicateurs
de confinement (mesures de dioxyde de carbone - CO2) sur une durée d?une
semaine à environ 60 collectivités de Mayenne. Le taux de CO2 est en effet un
bon indicateur du renouvellement d?air d?une pièce.
Les objectifs de cette action incitative et pédagogique sont de :
? sensibiliser les personnels de maintenance, les gestionnaires et les équipes pédagogiques
? détecter les situations les plus dégradées, et inciter les intervenants à y remédier par des actions simples
(ex : aération à l?intercours), voire des travaux adaptés (ex : sur la ventilation).
30% des collectivités de Mayenne ont ainsi participé à la campagne sur l?année scolaire 2015-2016,
couvrant 83 établissements : 56 écoles publiques, 12 écoles privées, 15 autres types de locaux.
31 établissements ont renseigné un questionnaire permettant de repérer :
? que 48% des périodes mesurées atteignent le niveau rouge ou alternance orange/rouge, plus
particulièrement en fin de matinée et fin de journée, correspondant à une nécessité d?aération
? que 42% des locaux disposent d?un système de ventilation.
? la moitié des répondants envisage de changer leurs habitudes d?aération.
Cette action est reconduite sur l?année scolaire 2016-2017.
pnse3
pnse3
Remplacement d?une machine
au perchloréthylène dans
un pressing en Vendée
En parallèle des évolutions réglementaires, le ministère de l?environnement
propose depuis 2013 un diagnostic gratuit (mesures de perchloréthylène)
aux habitants, voisins des pressings, qui le demandent.
En 2015, un document d?information a été adressé aux riverains de
pressings leur précisant les modalités pratiques pour en bénéficier.
Dans ce contexte, une mesure faite en janvier 2016 dans un logement en
Vendée, à la demande d?un riverain de pressing, a montré une teneur en
perchloréthylène supérieure à 1 250 ?g/m3, seuil au-delà duquel le Haut
conseil de la santé publique recommande une action rapide visant à faire
cesser ou réduire l?exposition des habitants. Le pressing a finalement opté
pour la suppression de sa machine au perchloréthylène et pour un projet
d?aquanettoyage. La suppression à la source de ce solvant dangereux
permet de supprimer directement le risque pour la santé des tiers riverains
mais également des travailleurs dans le pressing.
1
Ministère de l?Écologie, du Développement durable et de l?Énergie
La surveillance des habitations
Vers l?interdiction du perchloréthylène
en France
www.developpement-durable.gouv.fr
pnse3
C
lim
i
// 48 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 49 //
Faire connaître spécifiquement l?enjeu lié au radon
dans la région et réduire les expositions
Les pilotes : ASN / ARS / DREAL
Les acteurs : Collectivités, Ville de Nantes, Cerema, CEPN, associations, Areva,
Préfectures, DDT(M), Direccte, Région, Départements
Illustration des actions :
? Information sur le radon et incitation, dans les territoires à risque, à la détection du radon dans les établissements
recevant du public et l?habitat : diffusion d?une plaquette régionale sur le radon, information des collectivités sur les
outils et expériences existants, accompagnement des initiatives associatives pour la mise en oeuvre de campagnes
de mesures dans l?habitat?
? Réduction de l?exposition au radon dans les bâtiments concernés par des teneurs élevées en radon liées
à la présence de stériles miniers uranifères : campagnes de mesures, mise en oeuvre de travaux de remédiation.
Renforcer les connaissances du public sur les enjeux
de santé liés à l?habitat, en prenant particulièrement
en compte les publics fragiles
Les pilotes : ARS / DREAL / Alisée / Ireps / Mutualité française Pays de la Loire
Les acteurs : Centres permanents d?initiatives pour l?environnement (CPIE), CLCV, Graine, Les petits
débrouillards, Points info énergie, Sarthe nature environnement, UFC-Que choisir,
bailleurs sociaux, associations d?insertion par le logement, associations d?aide à domicile,
organisations professionnelles des infirmières libérales, assistantes sociales, PACT,
Départements (Protection maternelle et infantile), réseau sécurité naissance, maternités,
CAF, assistantes maternelles, écoles d?infirmières, ordre des sages-femmes, collectivités.
Illustrations des actions :
? Information et sensibilisation du public sur la qualité de l?air intérieur, l?habitat et la santé, organisation d?un
échange de pratiques entre intervenants : organisation de conférences, animation d?ateliers de sensibilisation
à la qualité de l?air intérieur pour le public, formation des conseillers « point info énergie »?
? Sensibilisation des intervenants au domicile des particuliers pour qu?ils deviennent des acteurs relais, avec
une attention particulière auprès des personnes fragilisées : réflexion sur la stratégie d?intervention, sensibilisation
d?intervenants auprès de publics précaires, construction d?outils pédagogiques.
? Information (éventuellement formation) des intervenants auprès des femmes enceintes et/ou de la petite enfance
pour qu?ils deviennent des acteurs relais : sages-femmes, puéricultrices, personnels d?établissements d?accueil
de la petite enfance?
La question de l?environnement des jeunes enfants
La Mutualité française Pays de la Loire et l?ARS animent conjointement la mise en réseau
d?acteurs de la périnatalité et de la petite enfance autour de la prise en compte de l?impact
de l?environnement de la femme enceinte et du nourrisson sur la santé de l?enfant. Des sages-femmes,
des puéricultrices, des assistantes maternelles, des personnels de lieux d?accueil du petit enfant,
des associations s?organisent pour intervenir auprès des futurs parents et parents de jeunes
enfants.
La Mutualité française et l?UFC-Que choisir interviennent auprès des publics au cours d?ateliers,
de conférences :
? Les ateliers Nesting : animation d?ateliers de sensibilisation à la qualité de l?environnement
intérieur destinés aux parents et futurs parents. Objectif : leur faire découvrir des alternatives
simples pour protéger la santé de leurs enfants.
? Interventions auprès de professionnels de la petite enfance (direction de la petite
enfance de Saint-Herblain, assistantes maternelles de Nantes) et mise à disposition d?un
support d?information à destination des parents.
Les premières
réalisations du PRSE3 :
Une plaquette pour informer les habitants des Pays
de la Loire sur la gestion du radon :
qu?est ce que ce gaz ? comment le détecter ? comment
éviter qu?il ne pénètre et stagne dans les maisons ? Editée
fin 2016, elle a été réalisée par l?ARS, la DREAL, l?ASN avec
l?appui du du Cerema ouest. Elle est mise à disposition
de toute collectivité souhaitant conduire des campagnes
de mesures dans les bâtiments recevant du public
ou auprès des habitants de la commune, avec l?appui
ou non d?une association (projets portés par l?UFC-
Que choisir et le CPIE Sèvre et Bocage et soutenus
financièrement dans le cadre de l?appel à projet
PRSE). Le 4 novembre 2016, la DREAL, l?ARS et
la division de Nantes de l?ASN ont lancé une campagne
d?information à destination du grand public.
pnse3
Plus d?infos sur les sites de la DREAL, de l?ARS et de l?ASN
Respirez-vous du radon
dans votre logement ?
* Baromètre Santé-environnement - ORS (Observatoire Régional de Santé) Pays de la Loire 2015.
Des actions simples
permettent de réduire le risque...
Pourtant, le radon est un gaz radioactif que vous respirez peut-être quotidiennement dans votre maison,un gaz qui peut être dangereux.
58% DES HABITANTS EN PAYS DE LA LOIRE N?ONT JAMAIS ENTENDU PARLER DU RADON *
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Rendez-vous sur : http://www.ars.paysdelaloire.sante.fr > Votre santé > Votre environnement > Habitat et bâtiments > Risque Radon
// 50 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 51 //
Au-delà des espaces clos, les populations évoluent dans des quartiers,
des espaces urbains et ruraux, qui influencent également leur santé. Le cadre de vie,
les transports, le bâti, les espaces verts, les équipements publics participent ?
ou non ? à la santé physique et au bien-être psychique, et rendent possible ?
ou non ? le lien social(1).
Les actions identifiées poursuivent l?objectif de diffuser et d?expérimenter dans la
région, avec les acteurs de l?urbanisme et de la santé, le concept d?un urbanisme
favorable à la santé. Une attention particulière est également portée à deux enjeux
majeurs de la qualité du cadre de vie : la réduction des nuisances induites par la
pollution atmosphérique et le bruit lié aux transports.
(1) Urbanisme et aménagements favorables à la santé ? La Santé en action ? n°434 ? décembre 2015
PRSEi3
CADRE DE VIE, URBANISME
ET SANTÉ
PRSEi3
CADRE DE VIE, URBANISME
ET SANTÉ
AXE 3 :
// 52 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 53 //
UN URBANISME
FAVORABLE À LA SANTÉ
Les enjeux régionaux
Les choix d?aménagement des territoires constituent des leviers manifestes pour promouvoir
la santé des populations, considérant la santé comme « un état de complet bien-être à la fois
physique, mental et social et pas seulement l?absence de maladie ou d?infirmité» (OMS, 1946).
Elle rejoint en ce sens les objectifs du développement durable.
Les déterminants de la santé
L?état de santé d?une personne, tant du point de vue
physique que mental et social, se caractérise par
des interactions complexes entre plusieurs facteurs
individuels, socio-environnementaux et économiques.
Ces derniers sont appelés « déterminants de la santé »
et peuvent être classés en plusieurs familles :
? les facteurs biologiques (sexe, âge, constitution?)
généralement non modifiables
? les facteurs liés au style de vie, aux comportements
(consommations de tabac, habitudes alimentaires,
pratique d?activité physique?)
? les influences sociales (éducation, statut social,
loisirs, famille, amis, réseaux de soutien social?)
? les facteurs matériels et structurels (logement,
conditions de vie et de travail?)
? les conditions socio-économiques, culturelles,
environnementales
L?aménagement du territoire est une composante
majeure de notre environnement et renvoie
aux modifications de l?environnement naturel.
Il est à l?interface entre les politiques publiques sous
la responsabilité des acteurs politiques locaux et la
promotion d?un environnement favorable à la santé.
Un aménagement favorable à la santé vise à encourager
des mesures qui permettent le développement d?un
environnement « sain », favorable au bien-être et
réduisant les inégalités.
Pourtant, la promotion de la santé n?est encore que trop
partiellement prise en compte dans les politiques publiques.
La façon d?aménager l?espace à travers la planification
urbaine, la conception des espaces publics, les politiques
de déplacement et de l?habitat, le développement des
infrastructures et équipements de loisirs et de détente,
influencent directement ou indirectement la santé des
populations.
Ainsi, l?école des hautes études en santé publique
(EHESP) établit 5 grands axes pour un aménagement
favorable à la santé :
? Réduire les polluants, les nuisances et autres agents
délétères (émissions et expositions)
? Promouvoir des comportements ou des styles
de vie sains des individus (activités physiques et
alimentation saine)
? Contribuer à changer l?environnement social
pour favoriser le bien-être des habitants et la cohésion
sociale
? Corriger les inégalités de santé entre les différents
groupes sociaux économiques et les personnes
vulnérables
? Soulever et gérer autant que possible les
antagonismes et les possibles synergies
Face à ce constat, il s?agit aujourd?hui, en
s?appuyant sur le PRSE, de mobiliser autour
des préoccupations santé-environnement les
acteurs des territoires : collectivités territoriales,
associations, agences d?Urbanisme, services de l?État
et ARS intervenant dans le domaine de l?aménagement
du territoire et de l?urbanisme ; en vue de créer une
dynamique territoriale permettant le développement d?un
environnement favorable à la santé.
aireaux solsbruithabitat cadre de vie mobilité
Concepts & Outils
Agir pour un urbanisme favorable à la santé
Guide réalisé par l?EHESP pour le compte du
ministère de la santé à retrouver sur : social-
sante.gouv.fr > Santé et environnement >
Activités humaines > Urbanisme et santé
Exemple d?enjeux de santé identifiés PLU/SCoT pour la promotion des modes
de vie sains
Les politiques publiques d'aménagement du territoire et
d'urbanisme participent à la promotion des modes de
vie sains, en particulier en accompagnant la population
dans sa pratique d'activités physiques et de réduction
de la sédentarité, facteurs de prévention de pathologies
chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète de
type 2, cancers, etc.). Sous un angle d?approche
complémentaire des enjeux portés par les PLU/SCOT
et afin d'intégrer au mieux les questions de santé, les
documents d'urbanisme ont vocation, par exemple, à :
? Identifier, en lien avec les évolutions démographiques,
les besoins en équipements (écoles, petite enfance,
culturels, de loisir, services et commerces de proximité,
etc.) et en espaces publics aménagés pour le loisir et
la détente (aménagement des espaces verts, création
d?infrastructures collectives en pied d?immeuble, lieux
de convivialité et de rencontre, etc.)
? Réfléchir sur l?organisation du territoire afin de favoriser
les modes alternatifs à la voiture solo (transport
collectif, covoiturage, modes actifs, politique de
stationnement, etc.).
? Assurer la continuité des cheminements piétons et
cyclistes avec les infrastructures existantes entre
logement et loisir, logement et écoles/activités
commerciales et professionnelles, s?assurer de leur
pertinence
? Pour les territoires traversés par des voies vertes
ou véloroutes, utiliser ces aménagements comme
colonne vertébrale à un réseau local de cheminements
doux en les complétant par des maillons desservant
les bourgs ou les zones d?activités et de services du
territoire
? Favoriser la réalisation de quartiers courtes distances
et développer les services de proximité favorables à la
marche à pied.
Co
nd
iti
on
s s
ocio
-économiques, culturelles et environnem
entales
Fa
ct
eu
rs
lié
s au style de vie personnel
Agriculture
et production
de nourriture
Éducation
Milieu de
travail
Condition de vie
et de travail
Facteur lié au sexe, à l?age
et à la constitution
Chômage
Eau et
instalations
sanitaires
Services
de santé
Logement
Ré
se
au
x s
ociaux et communautaire
Zoom sur...
// 54 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 55 //
OBJECTIF :
mieux intégrer les enjeux
de santé dans l?aménagement
et la planification urbaine
Repérer les éléments de connaissance et construire
des outils d?accompagnement des professionnels
et des collectivités
Les pilotes : ARS / DREAL / DDT(M) / Plante et Cité / URCPIE
Les acteurs : Agrocampus Ouest, Ademe, Cerema, AIR Pays de la Loire, IRSTV, Fredon, collectivités,
APSF, aménageurs, architectes paysagistes, agences d?urbanisme
Illustrations des actions :
? Intégration des orientations sur les enjeux de santé pouvant être impactés par les projets de territoire,
dans les porter-à-connaissance fournis aux collectivités par l?Etat en amont de l?élaboration de documents
de planification urbaine (SCOT et PLU).
? État des lieux des connaissances sur les différents enjeux de santé en lien direct ou indirect avec l?urbanisme
(environnement physique, y compris espaces végétalisés, environnement social, comportements de santé...).
? Conception d?un guide d?aménagement des espaces verts intégrant les enjeux de santé (problématique des
espèces allergisantes, modalités d?entretien...).
? Mise à disposition de données (sur la qualité de l?air ambiant, l?état des sols, le bruit lié aux transports, l?accès
aux soins, etc.) pour informer et mieux caractériser, à l?échelle des territoires, les enjeux de santé en lien avec
l?urbanisme.
Expérimenter des projets « pilotes » portés par des collectivités
volontaires
Les pilotes : Collectivités (dont la ville de Nantes et Nantes métropole, Angers, Noirmoutier) / ARS /
DREAL / DDT(M) / Agrocampus
Les acteurs : Agences d?urbanisme, IRSTV, CAUE, Air Pays de la Loire, EHESP, Plante et cité, URCPIE,
Végépolys, ORS, Novascopia, Région, Conseil départemental 85, DDT(M), associations
Illustrations des actions :
? Test avec des collectivités volontaires des outils mis à disposition sur des projets concrets (porter
à connaissance et outils d?accompagnement, guide EHESP, ?)
? Promotion de la démarche d?Évaluation d?Impact sur la Santé (EIS) appliquée à des projets d?urbanisme,
d?aménagement, de transports portés par les collectivités : formation/sensibilisation aux concepts de l?EIS,
réalisation d?EIS avec des collectivités volontaires (projets situés à Nantes, Angers, Noirmoutier?), diffusion
des retours d?expérience.
Mise à disposition de données
sur la pollution des sols
Le Grenelle de l?Environnement et la loi ALUR du 26 mars 2014, ont renforcé la prise en compte de la gestion
des sites pollués et l?information des populations sur l?état de la pollution des sols, avec la création de
secteurs d?information sur les sols (SIS).
Ainsi, l?Etat, en lien avec les collectivités, va mettre en place, au regard des informations disponibles, des SIS
localisant les terrains où une pollution avérée des sols a été identifiée. Les SIS font l?objet d?une information
du public et ont vocation à être annexés aux documents d?urbanisme locaux afin d?être pris en compte dans les
projets d?aménagement et de garantir l?absence de risques sanitaires.
En effet, sur un terrain répertorié sur un SIS, le maître d?ouvrage doit prendre en compte la pollution des
sols dans son projet de construction ou d?aménagement et faire appel à un bureau d?études spécialisé qui
garantira la compatibilité entre le projet d?aménagement et l?état des terrains.
L?évaluation d?impact sur la santé des
politiques publiques
Il s?agit d?une démarche prônée par l?organisation
mondiale de la santé (OMS) qui permet d?apprécier les
impacts positifs et négatifs d?une politique publique sur
la santé et les inégalités sociales de santé.
Elle est appliquée de manière prospective à un projet
de politique en examinant les différents déterminants
de la santé pouvant être impactés par le projet. Sont
mobilisées des connaissances scientifiques, mais
également l?expertise des parties prenantes au projet,
dont celle des usagers.
Elle constitue par conséquent un outil d?aide à la
décision en formulant des recommandations afin de
maximiser les impacts positifs pour la santé et minimiser
les impacts négatifs.
Cette démarche permet ainsi aux responsables de
prendre conscience des conséquences que leurs
décisions peuvent avoir sur la santé.
Pour aller plus loin : inpes.santepubliquefrance.fr >
évaluation d?impact sur la santé
Ce document a pour ambition de favoriser
le développement de la pratique de
l?évaluation d?impacts sur la santé (EIS). Il
ne s?agit pas d?un guide méthodologique.
C?est un outil de plaidoyer, pour bien
faire comprendre ce qu?est une EIS et
en démontrer l?intérêt. Il vise à informer
les personnes intéressées par l?EIS, de
tout secteur, à quelque niveau territorial
que ce soit. Il s?adresse donc à un public
large, intégrant entre autres les élus, les
responsables techniques des différents
secteurs et les représentants des groupes
de population.
L?ÉVALUATION D?IMPACTS SUR LA SANTÉ
Une aide à la décision pour des politiques
favorables à la santé, durables et équitables
2015 - Plaidoyer EIS.indd 1 16/07/2015 12:37:33
pnse3
Partager une culture commune, sensibiliser et informer
sur les déterminants de santé en lien avec l?urbanisme
Les pilotes : ARS / DREAL / DDT(M) / URCPIE
Les acteurs : Collectivités (élus et services), Air Pays de la Loire, Ademe, IRSTV, CNFPT, Plante
et cité, Agrocampus, Végépolys, CAUE, agences d?urbanisme, bureaux d?études
Illustrations des actions :
? Actions d?acculturation croisées entre les acteurs du champ de la santé et du champ de l?urbanisme
et de l?aménagement.
? Sensibilisation et information des collectivités : urbanisme favorable à la santé, retour d?expérience des EIS,
présentation des outils disponibles, etc.
? Temps d?échanges et de restitutions d?expériences entre les différents acteurs de l?urbanisme et de la santé.
CAS PRATIQUE
Le végétal en ville
Plusieurs acteurs ligériens souhaitent, dans le cadre du PRSE3, investir la question de la place du végétal en ville et
son impact sur la santé des populations (impact sur la qualité de l?air, sur la régulation thermique, le bruit, le stress) :
? Association Plante & cité : www.plante-et-cite.fr
? Union régionale des centres permanents d?initiative pour l?environnement (URCPIE) :
www.urcpie-paysdelaloire.org
? Institut régional des sciences et techniques de la ville (IRSTV) : www.irstv.fr
? Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage ? Agrocampus :
www.agrocampus-ouest.fr
POUR COMPRENDRE
// 56 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 57 //
VERS UNE RÉDUCTION
DES NUISANCES
Les enjeux régionaux
La qualité de l?air ambiant
Dans un contexte où il est bien établi que
l?exposition, notamment chronique, à la
pollution atmosphérique constitue une cause
non négligeable de morbidité et de mortalité
(48 000 décès par an en France ; 2 530
décès évitables en Pays de la Loire selon
Santé Publique France - 2016), la protection
de la qualité de l?air extérieur est un enjeu
environnemental et de santé.
En Pays de la Loire, les réflexions menées dans le cadre
du schéma régional climat-air-énergie ainsi que
plus localement dans le cadre du plan de protection
de l?atmosphère adopté le 13 août 2015 (55
communes sur Nantes - Saint-Nazaire), ont mis en
exergue les principaux enjeux et des pistes d?actions
en faveur d?une amélioration de la qualité de l?air.
L?exposition des populations à la pollution liée aux
transports dans les centres-villes ainsi que l?exposition
aux pollutions plus diffuses liées aux particules fines
constituent les deux principaux points de vigilance.
La loi de transition énergétique pour la croissance
verte (17 août 2015) ajoute les émissions de polluants
atmosphériques aux thématiques à traiter par les
collectivités territoriales dans leur plan climat-air-énergie
territorial.
De plus, le PRSE3 veut contribuer au travail national
d?amélioration de la connaissance de la présence
des pesticides dans l?air et réduire l?exposition des
personnes vulnérables aux épandages de produits
phytopharmaceutiques.
Ainsi, l?objectif principal du PRSE3 sur la qualité de
l?air est multiple : contribuer à améliorer la qualité
de l?air par des actions ciblées sur les principaux enjeux
identifiés dans la région, en particulier les particules fines
et les pesticides, améliorer la connaissance des
émissions de pesticides et développer l?information
du grand public.
Qu?en pensent les Ligériens ?
Baromètre santé environnement, 2014
La qualité de l?air est une préoccupation des
Français qui la place au 2e rang des préoccupations
environnementales en 2015 (*). La pollution
atmosphérique apparaît également parmi les tous
premiers sujets de préoccupation des Ligériens, avec
une perception souvent déformée et pessimiste de la
situation dans la région, ce qui traduit une réelle sensibilité
du grand public sur le sujet et en même temps un déficit
d?information dans la compréhension des phénomènes
de pollution, son origine et son évolution.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment
les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux
facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les
effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de
la Loire considère que la lutte contre la pollution
atmosphérique relève de la responsabilité individuelle.
Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle
qu?ils peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent
pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes
de transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de
l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un
impact direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de
la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût
d?utilisation des véhicules particuliers (péages urbains,
taxe sur les véhicules les plus polluants).
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
(*) enquête «opinions et pratiques environnementales des français», CGDD 2015)
Retrouvez le baromètre santé environnement sur www.santepaysdelaloire.com
Pour en savoir plus : www.airpl.org
RAPPORT ANNUEL 2015
LA quALiTé de L?AiR dAns Les pays de la loire
Zoom sur...
// 58 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 59 //
Le bruit lié aux transports
Source de gêne et de stress, les nuisances
sonores engendrées par les transports
constituent un problème de santé publique.
L?exposition au bruit peut en effet entraîner différents
effets sanitaires : troubles du sommeil, stress, pathologies
cardiovasculaires (hypertension?), gêne pouvant
entraîner des troubles de type anxiété et dépression ou
entraîner des modifications de comportement.
L?Agence européenne pour l?environnement (AEE) estime,
dans un rapport de 2014(1), que le bruit serait responsable
chaque année de troubles du sommeil chez plus
de 8 millions de personnes, de 900 000 cas
d?hypertension, de 43 000 hospitalisations et de 10 000
décès prématurés en Europe.
Au niveau national(2), près de la moitié des Français
estime que le bruit et les nuisances sonores sont « très
gênants » ou « assez gênants » à leur domicile. Les
nuisances sonores liées à la circulation de véhicules
(deux roues, voitures, poids lourds?) restent la cause
la plus citée (par 67 % des personnes interrogées).
Selon une étude(3) publiée en 2016 par le Conseil
National du Bruit et l?Ademe, plus de 25 millions de
personnes en France sont affectées significativement
par le bruit des transports, dont 9 millions exposées
à des niveaux critiques pour leur santé.
Qu?en pensent les Ligériens ?
Baromètre santé environnement, 2014
Près d?un Ligérien sur dix se déclare être gêné en 2014 par le bruit à son domicile « souvent » (8%)
ou « en permanence » (1%). Ce chiffre est constant par rapport à la dernière enquête réalisée en 2007.
La proportion de personnes faisant état d?une gêne sonore dont l?origine est le bruit extérieur
à l?ouverture des fenêtres de leur logement au cours de la journée n?a pas évolué entre 2007 et 2014
(21%). Par contre, la proportion de personnes indiquant ne pas pouvoir ouvrir leurs fenêtres la nuit en raison du bruit
extérieur a légèrement augmenté (16% en 2014 contre 14% en 2007).
Les bruits de la circulation et des transports représentent la principale source de nuisances sonores citée par
les personnes s?estimant gênées par le bruit. Toutefois, le pourcentage de personnes indiquant être gênées « en
permanence » ou « souvent » par le bruit des transports a diminué, passant de 60% en 2014 contre 65% en 2007.
D?une manière générale, 15% des habitants des grandes agglomérations de la région déclarent être « en permanence
» ou « souvent » gênés par le bruit, contre 7% des habitants des communes de plus petite taille.
Retrouvez le baromètre santé environnement sur www.santepaysdelaloire.com
(1) Source : rapport de l?AEE « Noise in Europe 2014 »
(2) Source : Enquête IFOP « Les Français et les nuisances sonores » réalisée pour le Ministère de l?Écologie, du Développement Durable et de l?Énergie ?
Septembre 2014
(3) Source : http://www.ademe.fr/analyse-bibliographique-travaux-francais-europeens-cout-social-pollutionssonores
Dans ce contexte, les autorités publiques ont
mis en place une politique s?articulant autour
d?une logique de prévention (classement des
voies bruyantes et définition de secteurs
où l?isolation phonique des locaux doit être
renforcée : prise en compte, en amont, des
nuisances sonores lors de la construction
ou de la modification d?une voie) et d?actions
curatives (rattrapage des situations critiques
appelées « points noirs du bruit » ou PNB).
Ce dispositif national a été complété et précisé par la
transposition en droit français de la directive européenne
n°2002/49/CE du 25 juin 2002 relative à l?évaluation
et à la gestion du bruit dans l?environnement. Celle-ci
institue l?obligation pour les États membres de l?Union
européenne d?établir des cartes de bruit stratégiques
(CBS) concernant les principales infrastructures de
transport et les grandes agglomérations puis, sur la
base des informations fournies par ces documents,
d?élaborer des plans d?actions, intitulés en France «
Plan de prévention du bruit dans l?environnement
» (PPBE).
Les autorités compétentes dans le domaine de
l?urbanisme ont, par ailleurs, des obligations concernant
la prise en compte du bruit des transports terrestres
et aériens. Les prescriptions relatives aux classements
sonores des infrastructures de transports terrestres
et aux plans d?exposition au bruit (PEB), doivent
ainsi figurer en annexe des plans locaux d?urbanisme
des communes concernées, afin d?intégrer les
prescriptions acoustiques aux constructions
et opérations futures d?aménagement.
Au-delà des dispositions réglementaires, la réflexion
sur les PLU/SCOT a également vocation à explorer
d?éventuels conflits entre des choix d?urbanisation future
et l?exposition de populations nouvelles à des nuisances
liées au bruit d?infrastructures de transport et aux
perspectives de leur développement, et les alternatives
possibles à l?émergence de ces conflits.
Zoom sur...
Les plans de prévention du bruit dans
l?environnement en Pays de la Loire
Les cartes de bruit stratégiques : Elles sont destinées
à permettre l?évaluation globale de l?exposition au
bruit dans l?environnement et à établir des prévisions
générales de son évolution.
Les plans de prévention du bruit dans
l?environnement (PPBE) : Ils tendent à prévenir les
effets du bruit, à réduire, si nécessaire, les niveaux de
bruit, ainsi qu?à protéger les zones calmes. Ces plans
d?actions comportent une évaluation du nombre de
personnes exposées à un niveau de bruit excessif
et identifient les sources des bruits dont les niveaux
devraient être réduits. Ils recensent les mesures prévues
par les autorités compétentes pour traiter les situations
identifiées par les cartes de bruit et notamment lorsque
des valeurs limites fixées dans des conditions définies
par décret en Conseil d?État sont dépassées ou risquent
de l?être.
Suite aux actions menées notamment dans le cadre
du PRSE2, les cartes de bruit stratégiques et les plans
de prévention du bruit dans l?environnement relevant
de l?Etat sont tous approuvés et publiés dans les
5 départements. Fin 2015, il restait 587 points noirs
de bruit à traiter sur les infrastructures de transport
de l?État. Parmi ceux-ci, 322 se situent sur le réseau
ferré (en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne et
Sarthe) et 265 sur le réseau routier (en Loire-Atlantique,
Mayenne et Sarthe).
Les cartes de bruit de 1ère et 2ème échéances des
collectivités sont en très grande majorité réalisées et
publiées. L?état d?avancement des PPBE de 1ère et de
2ème échéances relevant des collectivités reste variable.
La plupart des collectivités sont mobilisées pour rattraper
le retard sur ce sujet. Ce rattrapage est particulièrement
important puisque la France a fait l?objet d?une procédure
pré-contentieuse en 2011 et d?une mise en demeure en
2013 de la Commission européenne pour non-respect
des délais réglementaires.
Retrouvez le point d?avancement sur le site de la DREAL :
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr >
Prévention des risques et nuisances > Bruit des transports
terrestres > Les cartes de bruit stratégiques (CBS) et les
plans de prévention du bruit dans l?environnement (PPBE)
POUR COMPRENDRE
// 60 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 61 //
OBJECTIF :
réduire les nuisances pour
améliorer le cadre de vie
Améliorer la qualité de l?air extérieur et limiter son impact
sur la santé
Les pilotes : DREAL / DRAAF / Cire / Région
Les acteurs : préfectures, DD(CS)PP, DDT(M), ARS, collectivités, Cire, Ademe, Anses, CCI, Air Pays de la
Loire, points info-énergie, Atlanbois, associations (« place au vélo »?), SNCF, autorités
organisatrices de la mobilité (AOM) et des transports (AOT), professionnels agricoles,
exploitants de tours aéroréfrigérantes, exploitants d?installations de combustion
Illustrations des actions :
? Actions d?information et de sensibilisation sur l?impact sur la qualité de l?air et la santé des modes de chauffage
bois-énergie, sur l?interdiction des pratiques de brûlage à l?air libre et sur les évolutions réglementaires des
installations de combustion (notamment en milieu urbain).
? Mise en valeur d?actions relatives aux politiques de mobilités de l?Etat, des autorités organisatrices de la mobilité
(AOM) et de transport (AOT) visant à développer les modes de transport alternatifs à la voiture et les mobilités
actives, en particulier :
- Stationnement vélos sécurisé dans les gares et haltes du réseau régional,
- Aide à l?achat de vélos pliants pour les abonnés du TER,
- Accompagnement de projets d?itinéraires cyclables en rabattement vers la gare,
- Soutien à la « Fête du vélo » dans le cadre de la semaine européenne du vélo sur la région nantaise.
? Participation à l?élaboration de la stratégie nationale de surveillance des pesticides dans l?air ambiant et, le cas
échéant, candidature de la région pour réaliser des mesures régionales.
? Protection des personnes vulnérables vis-à-vis des épandages de produits phytopharmaceutiques,
en particulier les enfants.
? Contrôles des tours aéroréfrigérantes (climatisations, refroidissement industriel,?) vis-à-vis de la maîtrise du
risque de prolifération de légionelles.
Les premières réalisations du PRSE3 : le numéro 31
du bulletin de veille sanitaire de juin 2016 dédié à la
pollution atmosphérique en Pays de la Loire
Bien comprendre les enjeux de la qualité de l?air, son impact
sur la santé, les secteurs d?activité à mobiliser en priorité pour
l?améliorer... ce dossier permet une bonne compréhension
de la pollution atmosphérique dans la région, alors qu?une
étude nationale portée par Santé publique France (*) évalue
à 48 000 le nombre de décès évitables par an en France.
En Pays de la Loire, un scénario de non pollution (en référence
aux communes les moins polluées de France continentale),
2 530 décès pourraient être évités chaque année.
SRCAE
Impact de l?exposition chronique à la pollution de l?air sur la mortalité en France : point sur la région Pays de la Loire ? Santé publique France / p. 1
Maladies chroniques et traumatismesImpact de l?exposition chronique à la pollution de l?air
sur la mortalité en France :
point sur la région Pays de la Loire
Santé
environnement
Juin 2016
Objectifs de l?étude
L?exposition à des polluants de l?air favorise le développement
de maladies chroniques graves, pouvant conduire à des décès.
L?évaluation quantitative des impacts sanitaires (EQIS) permet
de rendre compte de l?impact de la pollution de l?air en calculant
le « poids » que représente cette pollution dans la mortalité en
France. Cette évaluation permet ainsi de quantifier les bénéfices
sanitaires attendus d?une amélioration de la qualité de l?air.
Jusqu?en 2016, ce type d?évaluation n?était réalisé que pour les
agglomérations de plus de 100 000 habitants. Pour la première
fois, l?impact de l?exposition chronique aux particules fines
(PM2,5) sur la mortalité a été estimé pour tout le territoire de
la France continentale.
Dans cette étude, l?évaluation a été faite en utilisant une
relation concentration-risque établie à partir d?études portant
sur des populations françaises et européennes. Elle a utilisé
un modèle national de la pollution atmosphérique fournissant,
pour les années 2007-2008, des concentrations en particules
fines comparables sur toute la France. Ce modèle peut toutefois
être moins précis que des modèles locaux spécifiques.
L?étude nationale a porté sur 61,6 millions d?habitants, dont
près de 3,5 millions vivaient en Pays de la Loire (2,2 millions
d?habitants de plus de 30 ans).Ce document résume les principaux résultats pour la région
Pays de la Loire.
la pOllutiOn aux particules fines (pM2,5) en
pays de la lOire
Dans les communes de France continentale, les concentrations
moyennes annuelles de particules fines (PM2,5) estimées par le
modèle pour 2007-2008 variaient de 1 à 22 µg/m3 (figure1). Les
concentrations annuelles moyennes en particules fines (PM2,5)
estimées étaient égales à 11,5 µg/m3 en Pays de la Loire. Les
niveaux de pollution étaient globalement homogènes sur toute
la région des Pays de la Loire.Ces concentrations étaient issues d?un modèle national qui
ne permettait pas d?avoir des informations précises à l?échelle
locale.
En 2007-2008, en Pays de la Loire, 95 % de la population
habitait dans des communes exposées à des concentrations
moyennes annuelles de PM2,5 dépassant la valeur recommandée
par l?Organisation mondiale de la santé (OMS) (10 µg/m3).
Pour plus d?informations sur la pollution atmosphérique
consulter le site d?Air Pays de la Loire : www.airpl.org.le « pOids » de la pOllutiOn atMOsphérique
en pays de la lOire
En France, les communes les moins polluées sont situées dans
les massifs montagneux, en altitude. Dans un scénario sans
pollution atmosphérique où la qualité de l?air en France
continentale serait identique à celle de ces communes les
moins polluées (5 µg/m3), plus de 48 000 décès seraient évités
chaque année en France. Les personnes de 30 ans gagneraient
alors en moyenne 9 mois d?espérance de vie (figure 2). En Pays
de la Loire, ce sont plus de 2 530 décès qui seraient évités
chaque année, et un gain moyen d?espérance de vie à 30 ans de
12 mois. Ceci représenterait une baisse de 9 % de la mortalité
en France et de 9 % dans la région.
I Figure 1 I
Concentrations moyennes annuelles de PM2,5 en France
continentale (2007-2008)
BVS | Bulletin de veille sanitaire | Cire des PAYS DE LA LOIRE |
N° 36 | Novembre 2016 | Page 1
PAYS DE LA LOIRE
Bulletin de veille sanitaire ? N° 36 / Novembre 2016
Epidémies hivernales dans les Pays de la Loire,
Epidémies hivernales dans les Pays de la Loire,
saison 2015saison 2015--20162016
Pages 3-7 Epidémie de grippe dans les Pays de la Loire, saison 2015-2016
L?épidémie de grippe 2015-2016 a été caractérisée par une circulation majoritaire du virus grippal B Victoria en population générale
auquel s?est superposé en fin d?épidémie un virus grippal A(H1N1)pdm09.
L?épidémie a débuté tardivement et a duré 12 semaines entre mi-janvier et début avril 2016. Tous les indicateurs de surveillance au
niveau régional ont été concordants pour décrire une épidémie d?ampleur modérée et « étirée dans le temps » en raison de la présence
des vacances scolaires au cours de la phase ascendante de l?épidémie, conjuguée à la circulation d?un virus grippal B touchant
particulièrement les enfants et les adultes jeunes.
En Ehpad, l?impact a été limité avec 82 foyers épidémiques d?infections respiratoires aiguës signalés pendant la période hivernale,
impliquant 1 249 cas chez les résidents avec un taux d?hospitalisation de 4 % et une létalité de 1 %.
La mortalité observée toutes causes est restée dans les limites de fluctuation attendues pour la saison, pour tous les âges et chez les
personnes âgées de 75 ans et plus.
Par contraste, au sein des services de réanimation de la région, un nombre important de cas de grippe sévère a été recensé (n=110),
dont 41 % présentant un syndrome de détresse respiratoire aiguë. Contrairement à une circulation majoritaire de virus B en population
générale, le virus de type A(H1N1)pdm09 reste responsable d?un nombre important de grippe sévère, possiblement lié à l?apparition d?un
nouveau sous-clade 6B.1. Il prédomine chez les personnes âgées entre 40 et 59 ans.
Pages 8-9 Epidémie de bronchiolite dans les Pays de la Loire, saison 2015-2016
L?épidémie de bronchiolite 2015-2016 a été prolongée (13 semaines), comparable à celle de la saison 2013-2014, possiblement en
raison d?une arrivée plus tardive des virus grippaux. Le nombre de cas rapporté par les urgences pédiatriques du CHU de Nantes et les
associations SOS Médecins de Nantes et de Saint-Nazaire a été important, supérieur aux saisons précédentes. Cependant, le taux
d?hospitalisation au CHU de Nantes est resté dans la moyenne précédemment observée.
Pages 10-12 Epidémie de gastro-entérite dans les Pays de la Loire, saison 2015-2016
L?épidémie de gastro-entérite 2015-2016 a été caractérisée par un faible pic de consultations entre décembre et janvier, période
habituelle de circulation de norovirus. Un pic beaucoup plus important a été observé en mars-avril avec une probable circulation
simultanée de norovirus et de rotavirus. L?impact de la circulation de ces virus entériques a été relativement modéré en popu lation
générale et soutenu au sein des Ehpad avec 145 épisodes de cas groupés signalés mais sans sévérité particulière par rapport aux
saisons précédentes.
Un nouveau variant de norovirus (génotype GII.17) a été majoritairement identifié par le CNR lors de la saison 2015-2016. Sa diffusion
dans une population susceptible à ce variant est probablement responsable des modifications observées dans la temporalité de
l?épidémie hivernale.
(*) Pascal M, de Crouy Chanel P, Corso M, Medina S, Wagner V, Goria S, et al. Impacts de l?exposition chronique aux
particules fines sur la mortalité en France continentale et analyse des gains en santé de plusieurs scénarios de réduction de
la pollution atmosphérique. Saint-Maurice : Santé publique France ; 2016. 158 p.
CAS PRATIQUE
Les pesticides dans l?air : améliorer les connaissances et réduire les expositions
des personnes vulnérables lors des épandages
Si des campagnes de mesures avaient déjà été
réalisées dans des zones agricoles de la région en
2002 (en zones viticoles - pays du Muscadet - et
maraîchères), 2006 (zone viticole en Anjou) et 2007 en
zone arboricole fruitière du Maine-et-Loire), les résultats
étaient difficilement interprétables.
À l?heure actuelle, il n?existe aucune réglementation
sur les teneurs dans l?air ambiant et aucune obligation
de surveillance contrairement à d?autres polluants.
L?évaluation est par ailleurs rendue difficile par la diversité
des molécules actives utilisées. Le 3e plan national santé
environnement (PNSE3) prévoit de définir un protocole
harmonisé pour la surveillance des pesticides dans
l?air ambiant et d?engager une campagne exploratoire
dans certaines régions, afin d?évaluer l?exposition de
la population aux pesticides dans l?air. L?association
agréée de surveillance de la qualité de l?air ligérienne (Air
Pays de la Loire) participe au groupe de travail national
piloté par l?Anses.
De plus, il est décidé de
réglementer par des arrêtés
préfectoraux l?utilisation des
produits phytosanitaires
(épandages) à proximité des
établissements accueillant
des personnes vulnérables
telles que les enfants.
La légionellose
C?est une infection pulmonaire grave provoquée par
l?inhalation de microgouttelettes d?eau contaminée
par les légionelles. Ces bactéries peuvent proliférer
dans les réseaux d?eau chaude sanitaire notamment
ceux utilisés de manière saisonnière ou intermittente
(douches, brumisateurs, jacuzzi,...) et dans les tours
aéroréfrigérantes. Une des stratégies pour prévenir
cette maladie est la maîtrise du risque de prolifération
de la légionelle dans les tours aéroréfrigérantes utilisées
pour la climatisation dans le secteur tertiaire et le
refroidissement de procédés industriels. En 2016, 259
établissements exploitent des tours aéroréfrigérantes en
région notamment en milieu urbain.
mesures
de produits
phytosanitaires dans l?air
en Anjou
campagne de mesure été 2006 décembre 2006 ? version 1
Le point sur les évolutions réglementaires sur le site de la DREAL :
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Maîtriser et réduire les nuisances sonores associées aux
infrastructures de transport
Les pilotes : DREAL
Les acteurs : DDT(M), ARS, collectivités territoriales, EPCI, Concessionnaires autoroutiers, DIR Ouest,
Cerema Ouest, Ademe, SNCF Réseau
Illustrations des actions :
? Résorption des « points noirs du bruit » (PNB) recensés dans les plans de prévention du bruit dans
l?environnement (PPBE) de 1ère et 2ème échéances de l?État
? Incitation des collectivités territoriales concernées à la réalisation de leurs cartes de bruit et plans de prévention
du bruit dans l?environnement
? Mise en oeuvre du classement révisé des voies bruyantes, permettant notamment de définir, pour les nouveaux
bâtiments, les dispositions constructives relatives au bruit
Zoom sur...
pnse3à retrouver sur : www.invs.santepubliquefrance.fr>Publications et outils>Bulletin de
veille sanitaire
// 62 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 63 //
Cet axe est envisagé en articulation étroite avec le plan régional santé travail
(PRST3) et le plan ÉCOPHYTO sur deux thématiques prioritaires :
? L?amiante, fréquemment présent dans les bâtiments existants construits
avant 1997(1), nécessite une attention particulière des entreprises intervenant
en maintenance, rénovation et démolition,
? Les produits phytosanitaires dont la réduction des usages est l?objet même
du plan ÉCOPHYTO.
(1) Estimation de la présence d?amiante dans 40 à 45% des bâtiments et habitations actuels (source : étude réalisée dans le
cadre du PREDD Pays de la Loire)
PRSEi3
ENVIRONNEMENT
DE TRAVAIL ET SANTÉ
PRSEi3
ENVIRONNEMENT
DE TRAVAIL ET SANTÉ
AXE 4 :
// 64 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 65 //
LIMITER LES EXPOSITIONS
À L?AMIANTE
Les enjeux régionaux
L?amiante est une substance minérale naturelle qui a été incorporée à de nombreux matériaux
de construction pour ses propriétés en matière d?isolation thermique et acoustique, de résistance
mécanique et de protection contre l?incendie. En raison de son caractère cancérigène, elle a été interdite en
1997. Très fine, la fibre d?amiante est invisible à l?oeil nu. Elle peut pénétrer l?appareil respiratoire en profondeur.
Sa présence dans l?organisme peut générer une insuffisance respiratoire voire des cancers (l?amiante est
cancérogène avéré pour l?homme, classé groupe 1 par le Centre international de recherche sur le cancer pour
le poumon, la plèvre, le larynx et les ovaires).
Un enjeu national et régional
« Réduire les cancers liés à l?amiante » est un des
objectifs du plan national santé environnement
PNSE3 (actions 1, 2, 3).
Le risque amiante est également considéré comme
une priorité absolue par le Ministère du travail dans
ses plans d?action. Les activités professionnelles
constituent en effet la source d?exposition la plus
importante à l?amiante et les affections liées à l?amiante
correspondent à la deuxième cause de maladies
professionnelles en France. De nombreuses professions
peuvent se trouver exposées dans le cadre de leur
activité, en premier lieu, les professions du bâtiment du
second oeuvre. Professionnels de la maintenance ou de la
rénovation, couvreurs, électriciens, menuisiers, plombiers,
peintres, chauffagistes, carreleurs, agriculteurs... sont
potentiellement exposés dès lors qu?ils interviennent sur
ou à proximité de matériaux susceptibles de libérer des
fibres ou des poussières d?amiante. De plus, les fibres
d?amiante se déposent sur les surfaces environnantes :
les risques peuvent persister après les travaux.
En Pays de la Loire, 40 à 45% des bâtiments et
habitations actuels comportent de l?amiante et
on note une présence importante d?amiante dans les
bâtiments agricoles et d?enseignement (d?après l?étude
réalisée par la Région en 2012 « L?amiante et ses déchets
en Pays de la Loire »).
Dans certaines situations imprévues, les populations
comme les travailleurs peuvent également être exposés
passivement à des fibres d?amiante : bâtiments sinistrés,
désamiantages sauvages, dépôt de gravats amiantés
sur la voie publique, etc. Ces évènements peuvent
potentiellement conduire à un processus de crise
s?ils ne sont pas correctement maîtrisés suite à des
pratiques inadéquates ou à des dysfonctionnements,
d?où l?importance d?organiser la gestion des situations
accidentelles d?exposition à l?amiante, pour mieux se
préparer.
La collecte des déchets amiantés nécessite également
de sensibiliser les professionnels et particuliers.
De plus, dans le cadre du plan régional d?élimination
des déchets dangereux 2009-2019, une étude réalisée
pour le compte du Conseil régional en 2012 et intitulée :
« L?amiante et ses déchets en Pays de la Loire »(1),
a permis de dresser un état des lieux, une analyse de
ce diagnostic et de proposer des pistes d?amélioration
de la collecte et du traitement des déchets amiantés.
Le Conseil régional est pionnier dans cette démarche
autour de l?amiante.
Il a notamment été constaté que l?offre de collecte
des déchets amiantés est hétérogène sur le territoire
pour les particuliers et trop peu développée pour
les professionnels et qu?un peu de moins de la
moitié des maîtres d?ouvrage qui gèrent la collecte
sélective accepte l?amiante sur au moins une de leurs
déchetteries.
Plusieurs enjeux sont ainsi apparus :
? La formation des professionnels du BTP ;
? La collecte : multiplication des lieux de collecte
notamment pour les entreprises du BTP ;
? La santé publique ;
? L?information des risques amiante pour la population.
L?amiante naturel en carrières
Le Ministère chargé de l?environnement a sollicité en
2012 le Bureau de Recherches Géologiques et Minières
(BRGM) pour procéder à un inventaire exhaustif de la
présence d?amiante naturel dans les carrières en France.
Cinquante exploitations ont finalement été retenues
comme susceptibles de présenter des filons
d?amiante de façon plus ou moins importante et plus
ou moins certaine. En Pays de la Loire, 17 carrières
sont concernées et font l?objet d?investigations
complémentaires.
Dans le cadre du PRSE2, deux
documents d?information et de
sensibilisation aux risques présentés
par l?amiante ont été réalisés par un
groupe de travail pluridisciplinaire
(DIRECCTE, DREAL, ARS, Conseil
régional, CARSAT, OPPBTP, FFB,
CAPEB, Chambre d?agriculture).
Comment travailler sur ou
à proximité de matériaux
contenant de l?amiante ?
a
AMIANTE
Communication réalisée dans le cadre du plan régional Santé environnement 2
et du plan régional Santé travail 2 « réduction des expositions à l?amiante »
DIRECCTE
des Pays de la Loire
DREAL
des Pays de la Loire
Article R.4412-94, 2e
à destination des professionnels
pensez-y avant d'engager des travauxchez vous !
amiante
Vous avez des projets de travaux chez vous ?
Pensez à l'amiante.attentionne faites pas les travaux vous-même !
Dans un bâtiment construit avant juillet 1997,
en présence d'amiante, attention
à votre santé et celle de vos proches.
L'amiante, c'est quoi ?
L'amiante est une substance minérale natu-
relle qui a été incorporée à de nombreux ma-
tériaux de construction pour ses propriétés en
matière d'isolation thermique et acoustique,
de résistance mécanique et de protection
contre l'incendie. En raison de son caractère
cancérigène, il a été interdit en 1997.
Quels sont les risques ?Très fine la fibre d'amiante est
invisible à l'oeil nu. Elle peut pé-
nétrer l'appareil respiratoire en
profondeur. Sa présence dans
l'organisme peut générer une in-
suffisance respiratoire voire des
cancers.
Pour en savoir pluswww.amiante.inrs.frwww.travailler-mieux.gouv.frwww.developpement-durable.gouv.fr > bâtiment construction > amiante
www.sante.gouv.fr > tous les dossiers de la santé > amianteContacts en Pays de la LoireAgence régionale de santé Pays de la Loire
Retrouvez le contact de votre délégation territoriale :
www.ars.paysdelaloire.sante.frDirection départementale du territoire (et de la mer)
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Direccte des Pays de la Loire
Tél 02 53 46 79 00www.pays-de-la-loire.direccte.gouv.fr
Carsat Pays de la LoireTél 02 51 72 60 95www.carsat-pl.fr
ATTENTIONCONTIENTDEL?AMIANTERespirer lapoussière d?amianteest dangereuxpour la santéSuivre les consignesde sécurité
/
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ATTENTION
CONTIENT
DEL?AMIANTE
Respirer la
poussière d?amiante
est dangereux
pour la santé
Suivre les consignes
de sécurité
Une communication élaborée dans le cadre :
à destination des particuliers
OBJECTIF :
limiter les expositions à l?amiante
Organiser la gestion des situations accidentelles d?exposition à
l?amiante (incendie, chantiers non encadrés?)
Les pilotes : DIRECCTE
Les acteurs : DREAL, ARS, organismes de prévention?
Illustrations des actions :
? Recensement des situations à risque amiante les plus fréquentes survenues en Pays de la Loire pouvant être
génératrices d?une exposition à l?amiante, d?un début de crise ou d?une crise.
? Identification régionale des acteurs institutionnels.
? Identification des professionnels intervenant lors de ces situations à risque amiante, afin de leur transmettre les
recommandations de prévention face à ce risque.
Améliorer la prise en charge des déchets amiantés dans le cadre
du futur plan régional de prévention et de gestion des déchets*
Les pilotes : Région comme planificateur, les organisations professionnelles du BTP
Les acteurs : acteurs des déchets, EPCI et syndicats de traitement de déchets
Illustrations des actions :
? Mise en place de lieux de collecte notamment pour les professionnels.
Protéger les travailleurs en carrières de la
présence éventuelle d?amiante naturel au sein
des roches exploitées
Les pilotes : DREAL
Les acteurs : carrières concernées, BRGM, DIRECCTE....
Illustrations des actions :
? Gestion des risques spécifiques liés aux 17 carrières concernées (selon le cas :
plans de repérage des roches susceptibles de contenir de l?amiante, campagnes
de prélèvement d?air pour rechercher la présence éventuelle de fibres d?amiante,
mesures d?empoussièrement au poste de travail....)
(1) Résultats de l?étude « l?amiante et ses déchets en Pays de la Loire » dans
la Lettre de l?ORES (observatoire régional économique et social) / n°8 / juillet
2014
* Issu de la loi n°2015991 portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe) sans préjuger des discussions qui pourront avoir lieu lors de
l?élaboration du plan
// 66 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 67 //
PROTÉGER LA SANTÉ
DES UTILISATEURS DE
PESTICIDES
Les enjeux régionaux
La France est un des premiers pays utilisateurs
de produits phytosanitaires au monde.(1) Du fait
de leur grande surface agricole et des cultures
spécialisées (maraîchage, arboriculture,
viticulture...), les Pays de la Loire sont l?une des
régions françaises les plus consommatrices
en produits phytosanitaires. (2)
Le recours à ces produits est notamment suivi dans le
cadre du plan ÉCOPHYTO par le nombre de doses unités
(NODU) calculé au niveau national : celui-ci a augmenté
en usages agricoles de 5,8% et diminué de 2,2%
en zones non agricoles (entreprises, collectivités?)
entre la période 2011-2012- 2013 et la période 2012-
2013-2014. En 2014, année particulièrement humide(3),
une augmentation du recours aux herbicides et aux
fongicides est néanmoins constatée. Ces tendances
nationales se retrouvent a priori au niveau régional, les
années 2013 à 2015 ayant été relativement humides en
Pays de la Loire(4).
Dans le même temps, la proportion de systèmes de
cultures très économes en produits phytosanitaires est
en progression constante depuis 2012 au sein des 1900
fermes du réseau DEPHY, réseau de Démonstration,
d?Expérimentation et de Production de références du plan
ÉCOPHYTO, sachant que toutes les filières engagées
dans ce réseau ont réussi à réduire leur recours aux
produits phytosanitaires tout en conservant de très bons
rendements, et que l?ambition du plan ÉCOPHYTO 2 est
d?amplifier ce réseau. La région des Pays de la Loire est
la plus dense en groupes de fermes DEPHY, avec 260
fermes faisant partie de ce réseau.
Les Pays de la Loire sont une terre de tradition
agricole avec des productions animales et végétales
diversifiées (des grandes cultures à l?horticulture
pépinière en passant par les cultures légumières, la
viticulture, etc...), et des produits sous signes officiels
de qualité (agriculture biologique, nombreux Label rouge
et AOC,...). L?agriculture et l?agroalimentaire constituent
d?ailleurs le 1er secteur économique de la région.
Les professionnels du secteur agricole (chefs
d?exploitation, salariés, travailleurs saisonniers...) sont
potentiellement exposés aux pesticides. Outre l?impact
sur l?environnement, la réduction du recours aux
pesticides en agriculture revêt une importance
particulière en raison des enjeux de santé,
et notamment de santé au travail.
Une expertise collective de l?INSERM publiée en 2013(5) a
fait le point sur les connaissances relatives aux effets des
pesticides sur la santé. L?étude conclut qu?il semble exister
une association positive entre exposition professionnelle
à des pesticides et certaines pathologies chez l?adulte
(maladie de Parkinson, cancer de la prostate, lymphome
non hodgkinien, myélomes multiples). Par ailleurs les
expositions aux pesticides intervenant au cours de la
période prénatale et périnatale ainsi que lors de la petite
enfance semblent être particulièrement à risque pour le
développement de l?enfant.
En 2012, la maladie de Parkinson a été reconnue
comme maladie professionnelle en lien possible
avec les pesticides, et en juin 2015, le lymphome non
hodgkinien a été reconnu maladie professionnelle avec
une liste de pesticides susceptibles de provoquer la
maladie (cf encadré ci-après).
L?ANSES a mené une expertise collective visant à
identifier, évaluer et caractériser les expositions aux
pesticides des personnes travaillant dans l?agriculture.
Dans son avis du 28 juillet 2016(6), elle recommande la
diminution des expositions par la réduction du recours
aux pesticides, différentes mesures de prévention, ainsi
que l?amélioration des connaissances sur les expositions
en conditions réelles d?utilisation, dans un contexte où
les données disponibles font aujourd?hui souvent défaut.
Au plan régional, un document d?information « Produits
phytosanitaires, les utiliser tout en préservant sa santé »
a été réalisé dans le cadre du plan ÉCOPHYTO (cf
encadré).
Dans ce contexte et suite à l?évaluation du PRSE2,
la limitation de l?impact sur la santé des pesticides
fait partie des priorités du PRSE3 Pays de la Loire,
en articulation avec le plan ÉCOPHYTO et le Plan
régional santé travail.
(1) http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
(2) Source : DRAAF et Agreste, MAAPRAT, INRA 2010, carte « répartition des petites régions agricoles selon l?origine et le niveau de la pression phytosanitaires »
(dépenses en phytos en euros par hectare), http://agriculture.gouv.fr/lutilisation-des-pesticides-en-france-etat-des-lieux-et-perspectives-de-reduction
(3) Note de suivi 2015 « Tendances du recours aux produits phytopharmaceutiques de 2009 à 2014 » http://agriculture.gouv.fr/
(4) L?indicateur NODU est calculé au niveau national, pas au niveau régional
(5) Expertise collective « pesticides - effets sur la santé», Inserm - Juin 2013 - www.inserm.fr
http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-societe/pesticides-effets-sur-la-sante-uneexpertisecollective-de-l-inserm
(6) Publication du rapport de l?ANSES sur les expositions professionnelles aux pesticides : mieux connaître et réduire les expositions : https://www.anses.fr/fr/
content/publication-du-rapport-sur-lesexpositions-professionnelles-aux-pesticides-mieux-connaître
OBJECTIF :
protéger la santé des
utilisateurs de pesticides
Dans le cadre du plan ÉCOPHYTO sensibiliser les utilisateurs
de pesticides aux risques pour la santé et aux mesures
de protection nécessaires.
Les pilotes : DRAAF
Les acteurs : DIRECCTE, utilisateurs de pesticides, MSA, lycées agricoles, organismes de formation,...
Illustrations des actions :
? Relayer l?action « protection de la santé des utilisateurs » du plan ÉCOPHYTO (GT ÉCOPHYTO « santé et
prévention des utilisateurs » animé par la DIRECCTE).
Un document d?information « Produits
phytosanitaires, les utiliser tout en préservant
sa santé » a été réalisé dans le cadre d?ÉCOPHYTO,
en 2014 et mis à jour en 2015, présentant les
risques pour la santé encourus par les utilisateurs
agricoles de produits phytosanitaires et les moyens
de les prévenir.
7 fiches le complètent sous forme de focus sur
les précautions majeures et concrètes à appliquer
pour se protéger au mieux : savoir identifier les
CMR (Cancérogène Mutagène Reprotoxique)
sur l?étiquette, prévenir les incidents, choisir et
entretenir sa cabine de filtration, choisir et entretenir
les équipements de protection individuelle, quelles
bonnes pratiques adopter avec les semences
traitées, organiser le transport des produits
phytosanitaires en toute sécurité.
À retrouver sur : http://draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr
CAS PRATIQUE
Comme pour tout risque professionnel, le risque phyto -
sanitaire doit être identifié et évalué. Il faut raisonner la
prévention selon le danger inhérent à chaque produit et
l'exposition. Les équipements de protection individuelle
(EPI) doivent constituer l?ultime étape de la prévention et
être adaptés aux risques de chaque produit et à chaque
moment de l?exposition.
Ce document présente les risques
santé encourus par les utilisateurs
agricoles de produits phytosanitaires
et les moyens de les prévenir.
Plusieurs fiches le complètent sous
forme de focus sur les précautions
majeures et concrètes à appliquer pour
se protéger au mieux.
Produits phytosanitaires,
les utiliser tout en
préservant sa santé
Comment gérer le risque dans l?utilisation des
produits phytosanitaires ?
Identifier
RISQUE DANGER EXPOSITIONX
? Effets du produit sur la santé
(étiquette, fiche de données
de sécurité (FDS)...)
? Ne pas traiter
? Raisonner la dose et le
moment du traitement
? Choisir un produit moins
dangereux
? Activités de travail
? Se former
? Organiser les installations
? Choisir le matériel
de préparation
et d?application
? Organiser son chantier
Se protéger
Evaluer
et
prévenir
Voie conjonctivale ? Par projection
? Par contact avec mains souillées
? Par contact direct accidentel ou non
? Par projections, éclaboussures...
? Par inhalation des poussières
aérosols et vapeurs
? Par ingestion accidentelle
? Par contact avec mains souillées
? Par déglutition de particules inhalées
Voie muqueuse
Voie
respiratoire
Voie
digestive
Voie
cutanée
Cinq voies principales d?exposition,
indépendantes ou cumulées
= x
Equipements de protection individuelle
Les produits peuvent pénétrer dans le corps par de nom-
breuses voies, dont les principales sont les voies cuta-
nées, muqueuses et digestives. Certains facteurs
comme la chaleur, les plaies (même petites), la sueur et la
présence de solvants ou composés huileux dans les pro-
duits, aggravent les risques en favorisant la pénétration du
produit dans l?organisme. Le produit peut agir localement,
au niveau de la zone de contact, et en cas de passage
dans le sang, toucher différents organes (cerveau ou tissus
nerveux, graisses, foie...). Certains peuvent même être
transformés par l?organisme en des composés plus
toxiques. Ils peuvent aussi être transmis au foetus, puis au
nourrisson via le lait maternel. Ils peuvent être éliminés dans
les urines, les selles, la sueur?
Comment est-on
exposé ?
// 68 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 69 //
Les leviers pour agir sur l?environnement et son impact sur la santé relèvent
de nombreux secteurs d?activités et d?acteurs de différents profils : professionnels
du bâtiment, urbanistes, collectivités, distributeurs d?eau? Leur mobilisation
dépend en premier lieu d?une bonne appropriation des enjeux de santé associés
à l?environnement, d?un partage de culture autour de cette relation.
Depuis plus d?une décennie, les plans santé environnement, tant nationaux que
régionaux, concentrent leurs efforts sur la réduction des expositions et l?évolution
des comportements. Un partage par l?ensemble des acteurs des risques, des enjeux
et des leviers d?action permettrait de démultiplier les réponses apportées.
À ce titre, les ambitions de cet axe du 3ème plan régional sont de 2 ordres :
? créer dans les territoires une dynamique positive, à partir d?une appropriation
des enjeux par les différents intervenants (institutions, collectivités, professionnels,
associations) et d?une construction concertée des actions,
? mieux informer les citoyens ligériens, pour qu?ils puissent agir sur les déterminants
de santé et obtenir un cadre de vie favorable à leur santé.
PRSEi3
MISE EN RÉSEAU D?ACTEURS,
CULTURE COMMUNE
SANTÉ-ENVIRONNEMENT
PRSEi3
MISE EN RÉSEAU D?ACTEURS,
CULTURE COMMUNE
SANTÉ-ENVIRONNEMENT
AXE 5 :
// 70 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 71 //
FAVORISER
UNE SYNERGIE D?ACTEURS
Les enjeux régionaux
Dans le cadre du PRSE2, plusieurs actions
ont visé le renforcement des compétences
et de l?implication des partenaires.
Le rapport d?évaluation du PRSE2 rappelle
néanmoins que si la mobilisation des partenaires a
été un facteur décisif pour la réussite des actions, des
difficultés d?appropriation persistent pour certains
acteurs. Les élus et personnels des collectivités, les
professionnels de santé ont ainsi été mentionnés
comme des publics assez peu présents et qu?il
faudrait davantage mobiliser, en trouvant des relais.
En effet, les collectivités locales disposent, de par
leurs compétences dans divers domaines (logement,
aménagement du territoire, mobilité, petite enfance
et éducation, etc?) ou la gestion d?établissements
recevant du public, de nombreux leviers d?actions pour
développer des environnements favorables à la santé.
Elles ont en outre la capacité à animer des réflexions
sur leurs territoires.
Par ailleurs, les facteurs de l?environnement,
comme les facteurs comportementaux, contribuent
aux maladies chroniques. C?est pourquoi les
professionnels de santé sont « progressivement
interpellés dans leur pratique, tant comme cliniciens
que comme médiateurs et acteurs de prévention
auprès de leurs patients, sur les risques sanitaires
et environnementaux » souligne les résultats d?une
enquête menée par l?INPES auprès d?un échantillon
représentatif de 752 médecins généralistes(1). Leur
implication reste modeste et conditionnée à un
développement de l?information, de la formation, du
travail en réseau.
(1) Médecins généralistes et santé environnement - Evolutions - n°26 - avril 2012
Catalogue des ressources pédagogiques santé
environnement développement durable en Pays
de la Loire : www.irepspdl.org/catalogueSE/
Label PRSE3
Site Internet
OBJECTIF PHARE :
Mobiliser tous les acteurs, en particulier
les citoyens, les collectivités et les
professionnels de santé, sur les enjeux
de santé liés à l?environnement
Développer une culture commune notamment auprès
des collectivités et des acteurs des territoires de proximité
Les pilotes : équipe d?animation du PRSE3 et services communication ARS, DREAL, Préfecture, Région
Les acteurs : animateurs et pilotes d?actions du PRSE3, services de l?Etat, ORS, IREPS, Graine, URCPIE,
réseau villes santé OMS, comité 21, collectivités, CNFPT, associations des maires et/ou
élus locaux
Illustrations des actions :
? Communication autour de l?impact de l?environnement sur la santé, du PRSE3 et de ses actions,
développement et alimentation d?un site internet PRSE, diffusion d?articles via les différents supports
de communication disponibles
? Accompagnement annuel d?initiatives locales par l?appel à projets concerté Etat-ARS et le financement
d?actions ciblées par la Région
? Mise en place d?une labellisation PRSE3 permettant la valorisation d?actions mises en oeuvre dans
la région pour un environnement favorable à la santé qui s?inscrivent dans les axes du plan
? Accompagnement d?études lancées par des collectivités sur des territoires de contractualisation avec la Région
et intégration d?enjeux de santé liés à l?environnement à la dynamique de contractualisation avec les acteurs
locaux (contrats locaux de santé, contrats d?aménagement et de développement durable des territoires)
? Organisation de temps forts autour du PRSE, incitation à l?organisation de temps de formation
et d?échanges d?expériences dans les territoires
pnse3
L?évaluation du PRSE2 met enfin l?accent sur :
? un besoin de partager une culture commune
et un même langage pour encourager le partenariat
et la transdisciplinarité nécessaires à la progression
vers des environnements plus favorables à la
santé,
? une résistance globale au changement vers une
culture commune, une difficulté des acteurs à
travailler ensemble.
Le PRSE3 fixe par conséquent comme objectifs
fédérateurs de favoriser la diffusion d?une culture
commune et la mobilisation des acteurs du
territoire, de renforcer les échanges et la mise
en réseau.
// 72 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 73 //
Eau
Habitat indigne
Qualité de l?air intérieur
Qualité de l?air intérieur - radon
Radon
Air
Pollens
Urbanisme - pollens
Éducation SE
Risques auditifs
14%
7%
28%
5%
2%
7%
9%
2%
3%
23%
Répartition des subventions allouées en 2016 dans le cadre de l?appel à projets PRSE, par thématique :
Depuis 2012, un appel à projets concerté ARS-
DREAL, mis en ligne chaque année courant janvier sur
les 2 sites internet, permet d?accompagner les initiatives
visant des objectifs prioritaires du PRSE.
En 2016, sur les 43 dossiers déposés, 33 ont été
retenus, avec un engagement financier de l?ARS et de la
DREAL à hauteur de 217 800 ¤. Diverses thématiques
sont concernées, et les projets couvrent l?ensemble des
territoires de la région.
À partir de 2017, dans le cadre du PRSE3 et en
partenariat avec la DRAAF, il est prévu d?intégrer la
thématique de l?alimentation.
Mobiliser les professionnels de santé autour de l?impact de
l?environnement sur la santé
Le pilote : ARS
Les acteurs : URPS, associations de professionnels de santé, conseils de l?ordre, association des pôles
et maisons de santé libéraux, porteurs de projets
Illustrations des actions :
? Mise à disposition des professionnels de santé de ressources en santé environnement, en les informant via des
canaux de communication spécifiques
? Mise en place d?actions de sensibilisation et/ou de formation à destination des professionnels de santé
? Accompagnement de professionnels de maisons de santé (MSP) à la mise en place d?actions d?information
collectives
Développer des outils de gestion des expositions
environnementales à des pathologies allergiques
et respiratoires
Les pilotes : CHU de Nantes et Angers, Association des pollinariums sentinelles de France
Les acteurs : Air Pays de la Loire, ARS, collectivités
Illustrations des actions :
? Promotion et développement de l?offre de conseil en environnement intérieur sur prescription médicale
? Installation dans chaque département d?un Pollinarium sentinelle pour favoriser l?information précoce
des personnes allergiques sur les pics d?émission de pollens
Le développement des Pollinariums
sentinelles et la création d?une alerte
pollens
Les recommandations scientifiques émanant des
consensus internationaux de traitement et l'expérience
professionnelle allergologique incitent les médecins à
prescrire à leurs patients un traitement dès les premières
émissions de pollens par les plantes allergisantes.
Le Pollinarium sentinelle®, conceptualisé à Nantes en
2003 est un jardin sentinelle de plantes allergisantes
représentatives de la flore locale qui permet de détecter
au plus tôt les émissions de pollens. Depuis 2012, une
lettre électronique « alerte pollens » est diffusée sur
internet, en particulier aux professionnels de santé et aux
personnes allergiques, ainsi que par mail sur inscription.
4 sites sont aujourd?hui opérationnels : Nantes, Saint
Nazaire, Angers et Laval.
Par arrêté d?août 2016, l?Association des Pollinariums
de France (APSF) devient un organisme compétent
pour coordonner la surveillance des pollens et des
moisissures de l?air ambiant, avec le Réseau national de
surveillance aérobiologique (RNSA) et les associations
agréées de surveillance de la qualité de l?air (Air Pays de
la Loire dans notre région).
pnse3
Zoom sur...
CAS PRATIQUE
// 74 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 75 //
MIEUX INFORMER ET
ÉDUQUER LES CITOYENS
Les enjeux régionaux
La demande sociale vis-à-vis des questions
de l?impact de l?environnement sur la santé
est de plus en plus forte.
Selon l?enquête Baromètre santé environnement 2014,
l?impact potentiel des facteurs environnementaux sur la
santé constitue une préoccupation majeure : 46 % de la
population estime que, du fait de son environnement, elle
court un risque « plutôt élevé » d?être atteinte d?un cancer,
35 % de souffrir d?anxiété, de stress et de troubles du
sommeil et 30 % d?asthme et d?allergies respiratoires.
Dans le cadre du PRSE2, plusieurs actions financées
par les appels à projets concertés ou le fonds régional
de santé publique ont eu pour objectif de sensibiliser
différents publics (population générale, jeunes,
personnes en situation de précarité, bailleurs sociaux,
professionnels du bâtiment, professionnels de santé) à
l?impact de l?environnement sur la santé.
Néanmoins, d?après les entretiens d?évaluation, le point
de vue selon lequel le PRSE et les questions d?impact
de l?environnement sur la santé restent insuffisamment
connus des partenaires et du grand public est largement
partagé. De même, les résultats de l?enquête de 2014
montrent, par rapport à la précédente réalisée en 2007,
une baisse de la satisfaction du public en matière
d?information, à corréler certainement à un besoin
d?information accru ou à un niveau d?exigence plus élevé.
0 20 40 60 80 100
71 71
71 5
4
6
8
+10%
-11%
-7%
ras
-6%
-
-
-
ras
-18%
-
ras
9
4
11
19
22
58
71
71
71
71
71
71
71
71
71
71
64
61
61
61
60
54
50
46
39
34
12
Utilisaton des téléphones
portables
Qualité de l?eau du robinet
Pollution de l?air à l?exterieur
Monoxyde de carbone
Bruit
Qualité des aliments
Qualité des eaux de baignade
en mer, lac ou rivière
Antennes-relais de téléphonie
mobile
Pollution de l?air à l?intérieur
Légionelles ou légionellose
Qualité des eau en piscine
publique
Radon dans les habitations
plutôt bien
informés
plutôt mal
informés
n?en a jamais
entendu parler
Qu?en pensent les Ligériens ?
Information à l?égard des différents facteurs
environnementaux et évolution :
À retrouver sur
www.santepaysdelaloire.com
Observatoire régional de la santé
Baromètre
santé
environnement
Pays de la Loire
2014
Zoom sur...
La perception des Ligériens sur
la qualité de l?information sur les
risques liés à l?environnement
Baromètre santé environnement, 2014
Les Ligériens se déclarent dans
l?ensemble plutôt bien informés sur la
plupart des risques environnementaux
abordés dans le baromètre, mais
leur opinion vis-à-vis de l?information
diffusée sur ces sujets tend à se ternir.
La prévention des risques auditifs
Les études régionales et nationales montrent des durées d?écoute journalière de musique croissantes, alors même
que l?écoute à des niveaux sonores fréquents, intensifs et répétés de musique amplifiée est l?une des causes des
troubles de l?audition.
Ces expositions se cumulent par ailleurs à la fréquentation de lieux de diffusion de musique amplifiée (discothèques,
salles de concert?), à la pratique de loisirs (pratique musicale?), éventuellement au bruit au travail.
Il convient dès lors de sensibiliser les jeunes aux risques ainsi qu?au plaisir de l?écoute, et de les amener à adapter
leur comportement pour une bonne gestion de leur capital auditif et leur exposition sonore.
Par ailleurs, le monde du spectacle, en premier lieu des musiques amplifiées, a largement pris conscience ces
dernières années des enjeux de santé auditive associés à la pratique et à l?écoute de musique. Il s?agit désormais de
consolider la réflexion des acteurs, tant sur l?évolution des pratiques amateurs et professionnelles que sur la gestion
sonore, l?accueil et l?accompagnement du public en salle de concert ou en festival.
POUR COMPRENDRE
Il s?agit donc d?accroître la visibilité du PRSE et de
valoriser les actions conduites dans la région pour
un environnement favorable à la santé. Cet objectif
d?information se double d?un objectif d?éducation
sur les liens entre environnement et santé.
L?éducation en santé-environnement est un processus
par lequel les individus et la collectivité prennent
conscience de leur environnement, de leur santé et
de leurs interactions, acquièrent des compétences
leur donnant l?envie et la capacité d?agir en citoyens
responsables, individuellement et collectivement.
Si la culture éducative doit être partagée à tous les âges
et tous les moments de la vie, les jeunes constituent
une cible spécifique du PRSE3, notamment à travers la
prévention des risques auditifs.
// 76 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 77 //
OBJECTIF :
Développer l?éducation autour
des enjeux de santé liés à
l?environnement
Soutenir les actions d?éducation relatives aux thèmes du PRSE3
Les pilotes : ARS, DREAL, DRAAF, Région
Les acteurs : IREPS, Graine, porteurs de projet en éducation
Illustrations des actions :
? Accompagnement d?actions d?éducation citoyenne à des comportements favorables à la santé
? Déploiement de dispositifs éducatifs en direction des populations les plus vulnérables
? Relais de campagnes nationales sur les impacts de l?environnement sur la santé, en privilégiant
des messages simples et positifs
Prévenir les risques auditifs auprès des jeunes et des
professionnels de musique
Les pilotes : Le Pôle, ARS, Rectorat
Les acteurs : Lieux de diffusion des campagnes nationales, associations, collectivités et structures
d?animation culturelle, écoles de musique, salles de concert, DRAC, organisateurs de festivals
Illustrations des actions :
? Organisation de campagnes de communication grand public sur les risques auditifs
? Mobilisation des acteurs de l?animation jeunesse
? Promotion et poursuite des programmes pédagogiques dans les établissements scolaires (collèges et lycées)
? Mise en place de programmes de prévention des risques auditifs en écoles de musique
? Formation des musiciens professionnels à la gestion sonore et aux risques auditifs
? Mise à disposition du public de protections auditives dans les lieux de diffusion
Les premières réalisations du PRSE3 : des spots radios
pour informer sur les risques auditifs
Dans le cadre du mois de la gestion sonore (novembre 2016), l?ARS et le Pôle ont soutenu le projet de
la Fédération des radios associatives en Pays de la Loire (FRAP). À cette occasion, les étudiants de la radio Prun?
ont conçu deux spots radios.
Le premier aborde les risques d?acouphènes (sifflements, bourdonnements?) après un concert et le port de
bouchons d?oreille pour s?en prémunir.
Le second évoque la nécessité de limiter l?écoute de musique au casque : pas trop fort, pas trop longtemps.
Ces 2 spots ont été diffusés pendant une semaine au cours du mois de la gestion sonore sur Prun?, Radio G !,
l?Autre Radio, RCF Le Mans et Graffiti Urban Radio.
À ré-écouter sur le site de l?ARS www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr et sur le site de la FRAP www.lafrap.fr
pnse3
ANNEXES
sommaire
ANNEXE 1
LEs plans en articulation avec le prse3 ............................................................P.78
annexe 2
L?évaluation du prse2 ...............................................................................................................P.81
annexe 3
Chiffres clés du baromètre santé environnement 2014 ...................p.83
annexe 4
liste des organismes ayant participé à l?élaboration du prse3 ........p.91
annexe 5
glossaire .............................................................................................................................................p.94
// 78 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 79 //
Annexe 1
LE PLAN ÉCOPHYTO
EN PAYS DE LA LOIRE
LE PLAN RÉGIONAL
SANTÉ TRAVAIL
2016-2021La version II du plan Écophyto a été publiée le 26 octobre 2015. L?objectif de réduction de 50 %
de l?usage des produits phytosanitaires est ré-affirmé selon une trajectoire en 2 temps :
? 25 % d?ici 2020 par la généralisation et l?optimisation des techniques actuellement disponibles,
? 50 % d?ici 2025 qui passera par des mutations profondes des systèmes de production et des filières.
Écophyto II se décline en six axes :
? agir aujourd?hui pour faire évoluer les pratiques
? améliorer les connaissances et les outils pour demain et encourager la recherche et l?innovation
? évaluer et maîtriser les risques et les impacts
? accélérer la transition vers l?absence de recours aux produits phytosanitaires dans les jardins,espaces
végétalisés et infrastructures (JEVI)
? politiques publiques, territoires et filières
? communiquer et mettre en place une gouvernance simplifiée
L?articulation avec le PRSE3 se traduit :
? surtout au sein de l?axe « Eau destinée à la consommation humaine », à travers l?ambition de
protection de la ressource en eau,
? dans l?axe « Cadre de vie, urbanisme et santé » pour la réduction des expositions aux produits
phytosanitaires dans l?air,
? dans l?axe « Environnement de travail et santé », sur la réduction des expositions des utilisateurs.
Le volet recherche et innovation est porté au niveau national (axe 2 du plan Ecophyto II), notamment
en lien avec l?ANSES.
Pour en savoir plus : http://www.draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr/Ecophyto
Le plan régional santé travail (PRST3) de la région Pays de la Loire vient en déclinaison locale
du plan national santé travail (PST3) adopté en décembre 2015 par le conseil d?organisation
des organisations de travail et publié en 2016.
Il comporte deux axes stratégiques principaux ainsi qu?un axe support transversal :
? AXE N° 1 Donner la priorité à la prévention primaire et développer la culture de la prévention
? AXE N° 2 Améliorer la qualité de vie au travail, levier de santé, de maintien en emploi des travailleurs
et de performance économique et sociale de l?entreprise
? AXE N° 3 Renforcer le dialogue social et les ressources de la politique de prévention en structurant
un système d?acteurs, notamment en direction des TPE-PME.
Le plan régional est actuellement en construction, il est porté par le CRPRP (comité régional de prévention
des risques professionnels) qui rassemble des services de l?Etat, des préventeurs et des partenaires
sociaux. Il répond à plusieurs orientations stratégiques pour un infléchissement majeur en faveur d?une
culture de prévention qui anticipera les risques professionnels et garantira la santé des salariés, en
prenant pleinement en compte la qualité de vie au travail. Sa cible est essentiellement constituée par les
petites entreprises et leurs salariés.
Quatorze groupes de travail ont été mis en place et bâtissent des actions partenariales sur divers sujets.
L?articulation avec le PRSE se fait prioritairement au sein de l?axe 1 du PRST3, dans un objectif dédié aux
risques prioritaires, par la prise en compte du risque lié à l?amiante dans les bâtiments.
Pour en savoir plus : http://pays-de-la-loire.direccte.gouv.fr > santé et sécurité au travail
Plan santé
au travail
2016-2020
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1
5
09
6
Ministère du Travail, de l?Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
// 80 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 81 //
LE SCHÉMA RÉGIONAL
AIR CLIMAT ÉNERGIE
Le schéma régional du climat, de l?air et de l?énergie (SRCAE) des Pays de la Loire prescrit
par la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l?environnement a été adopté
par arrêté du Préfet de région le 18 avril 2014.
Le SRCAE vise à définir les orientations et les objectifs stratégiques régionaux en matière de réduction
des émissions de gaz à effet de serre (GES), d?économie d?énergie, de développement des énergies
renouvelables, d?adaptation au changement climatique et de préservation de la qualité de l?air.
Le scénario proposé suggère des objectifs chiffrés ambitieux visant une accentuation de l?effort
en matière de sobriété et d?efficacité énergétiques et une valorisation du potentiel régional des énergies
renouvelables dans des conditions acceptables sur les plans économique, environnemental et social.
Ce scénario, qui traduit un engagement volontariste de la transition énergétique dans les Pays de la Loire,
prévoit en particulier pour 2020 :
? une baisse de 23% de la consommation régionale d?énergie par rapport à la consommation
tendancielle (consommation qui serait atteinte en l?absence de mesures particulières) ;
? une stabilisation des émissions de GES à leur niveau de 1990, ce qui, compte tenu de la
progression démographique, représente une baisse de 23% des émissions par habitant par rapport à
1990 ;
? un développement de la production d?énergies renouvelables conduisant à porter à 21% la part
de ces dernières dans la consommation énergétique régionale.
L?actuel SRCAE (schéma régional climat-air-énergie) a vocation à être intégré dans le schéma régional
d?aménagement, de développement durable et d?égalité du territoire (SRADDET) porté par le Conseil
Régional.
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (17 Août 2015) a renforcé les objectifs liés
à la transition énergétique, traduits dans la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) et la Programmation
Pluriannuelle de l?Energie (PPE). Ils seront pris en compte lors de l?évaluation du SRCAE puis intégrés au
SRADDET.
L?articulation avec le PRSE se traduit au sein de l?axe Cadre de vie, urbanisme et santé, par des actions
visant la réduction de la pollution atmosphérique.
Pour en savoir plus :
Site internet de la DREAL (Rubrique Climat, Air, Energie) :
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Site Internet du Conseil régional : www.paysdelaloire.fr
Annexe 2
L?ÉVALUATION DU PRSE2
L?échéance du PRSE2, ses porteurs (le préfet de la région Pays de la Loire, la directrice générale de
l?Agence régionale de santé et le président de la Région des Pays de la Loire) ont confié son évaluation
à deux cabinets partenaires, MC2 consultants et Icone Médiation Santé. Cette évaluation a été réalisée
selon une méthode participative : entretiens collectifs, entretiens individuels, enquête par Internet,
séminaire pour partager les recommandations. Un Comité de pilotage élargi et l?équipe projet ont suivi
de près la démarche, de novembre 2013 à juin 2014.
PRINCIPALES CONCLUSIONS DE L?ÉVALUATION
Un pilotage partenarial investi, reconnu, continu, mais un manque de moyens d?animation
Le binôme technique ARS/DREAL est au coeur de l?animation. La DIRECCTE et la Région des Pays de la Loire se
sont également mobilisée, mais dans une moindre mesure. Les moyens dévolus n?ont pas permis de développer
autant que souhaité l?animation globale et transversale du plan.
Une méthode d?élaboration participative, partant du régional vers le local
L?équipe projet et le Groupe régional santé environnement ont arrêté la liste des thèmes, puis des groupes de
travail et les ont déclinés en fiches actions. La méthode d?élaboration a permis une large concertation et a abouti
à un consensus. Les grands enjeux locaux ont été pris en compte mais quelques thématiques sont oubliées
(principalement pesticides et alimentation).
Une mise en oeuvre centrée sur la concrétisation des actions
Les actions sont pertinentes, concrètes et réalistes, bien engagées. Cependant le PRSE 2 est apparu trop technique
à certains partenaires qui regrettent le peu d?actions généralistes ou visant la promotion de la santé.
Une bonne mobilisation des partenaires pour la mise en oeuvre des actions, avec quelques manques
La mobilisation des partenaires a représenté un facteur décisif dans la réussite des actions. La compétence et la
motivation des animateurs et pilotes est fortement mise en avant. Des difficultés d?appropriation du PRSE persistent
pour certains acteurs : professionnels de santé, collectivités locales, certains industriels, associations.
Un plan très complet, mais insuffisamment stratégique
Le Plan est composé d?un grand nombre d?actions, mais de nature et d?importance très variées. Il manque de
hiérarchie entre actions et de clarté sur les grands objectifs stratégiques.
Une contribution au développement de la culture santé environnement reconnue mais limitée
Le PRSE est apprécié comme étant le seul plan qui permette de travailler sur l?impact des déterminants
environnementaux sur la santé. Mais la communication n?est pas au centre du PRSE, qui manque encore de
pédagogie et d?actions de sensibilisation.
Un objectif de décloisonnement avec les autres plans, à améliorer
L?articulation a été recherchée dans l?élaboration, l?animation, et le pilotage des plans. Cependant les autres plans
peinent à intégrer des actions santé ? environnement. Certains acteurs souhaiteraient que le PRSE occupe un rôle
de référent par rapport aux autres plans et à l?intérieur des institutions.
Des difficultés partagées avec d?autres régions
Les autres PRSE rencontrent les mêmes difficultés avec plus ou moins d?intensité : trop grand nombre d?actions,
manque de hiérarchisation, absence de stratégie claire, moyens limités, lenteur de la diffusion de la culture santé
environnement, difficulté à mobiliser certains acteurs. La faiblesse du pilotage national est regrettée : le PNSE est
non prescriptif, non interministériel large, et il ne joue pas suffisamment son rôle d?animateur et d?appui aux PRSE.
// 82 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 83 //
RECOMMANDATIONS POUR LE PRSE 3?
? Relatives à la gouvernance du plan
? Renforcer le portage politique en vue du PRSE 3
? Renforcer l?animation transversale sans alourdir la gouvernance
? Adapter les moyens d?animation du PRSE à l?ambition du programme
? Définir précisément le rôle de chaque instance de la gouvernance du PRSE 3
? S?appuyer davantage sur le suivi-évaluation dans la mise en oeuvre du PRSE 3
? Proposer un plan plus communicant
? Solliciter un appui plus important du niveau national
? Relatives à son élaboration
? Définir précisément le rôle attendu du PRSE 3 et le formaliser
? Sur cette base, définir en amont de la concertation de grands objectifs et des thématiques prioritaires,
ainsi que des principes de choix d?actions (rôle du Comité de pilotage)
? Dans le même temps, renforcer l?approche « ascendante » en partant plus directement
de l?intérêt des partenaires à intervenir sur telle et telle thématique
? Lors de la concertation, apporter les éléments de connaissance nécessaires et suffisants
? Le cas échéant, prioriser les actions et opérations
? Relatives à la mobilisation des acteurs
? Mener une réflexion sur les outils les plus pertinents pour valoriser et promouvoir
l?action des partenaires, les mettre en réseau
? Trouver des relais pour la mobilisation des acteurs
? Accompagner des porteurs de projet pour qu?ils répondent à l?appel à projet
? Solliciter directement certains partenaires importants et encore insuffisamment impliqués
? Relatives à l?articulation entre les plans
? Identifier la ou les thématique(s) sur laquelle (lesquelles) l?articulation doit se faire en priorité
? Définir, sur cette ou ces thématique(s), ce que l?on attend concrètement du PRSE 3
? Définir les actions à mettre en place en fonction du rôle attendu du PRSE 3 sur la coordination :
quelle articulation / coopération dans le pilotage et dans la mise en oeuvre des actions ?
? Examiner la possibilité d?utiliser la Commission de coordination des politiques publiques comme
instance de travail sur la coordination
Retrouvez le rapport de l?évaluation sur les sites de l?ARS et de la DREAL.
p. 1
Pour les habitants des Pays de la Loire, l?environnement évoque avant tout « la protection de la nature ». Tou-
tefois, les résultats du Baromètre santé environnement montrent également combien l?impact des facteurs environ-
nementaux sur la santé constitue une préoccupation majeure des Ligériens.
L?amiante, le monoxyde de carbone et l?exposition au soleil sont les facteurs jugés les plus à risque pour la santé des
Français. La qualité de l?air intérieur, de l?eau du robinet et les aliments sont à l?inverse les moins craints.
santé environnement
Chiffres-clé
du Baromètre
Pays de la Loire
Le Baromètre santé environnement Pays de la Loire 2014 est une enquête réalisée
par l?ORS auprès de 1500 Ligériens sur leurs opinions, connaissances et compor-
tements à l?égard de l?environnement et des risques sanitaires associés. Voici les
principaux résultats de cette enquête, comparés à ceux de 2007.
Cadre général
Note de lecture :
la dernière colonne des graphiques présente
les évolutions statistiquement significatives
observées entre 2007 et 2014 ;
ns : non significatif ;
- : pas de comparaison possible.
Chiffres
clés
73 % des Ligériens évaluent leur sensibilité aux problèmes d?environnement entre 7 et 10 sur une échelle de
1 à 10
26 % répondent en premier « la protection de la nature » pour l?évocation de l?environnement
22 % affirment en premier « l?état de l?environnement dont nos enfants vont hériter »
20 % à dire « la qualité de vie, là où vous vivez »
46 % estime courir un risque « plutôt élevé » d?être atteint d?un cancer du fait de son environnement
Représentation des risques pour la santé des Français et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui ont déjà
entendu parler du facteur environnemen-
tal et de ses éventuels effets sur la santé
?
Annexe 3
0 20 40 60 80 100
ns
ns
-
-5%
ns
+17%
-
ns
ns
-5%
-4%
-2%1156
38
32
19
19
19
18
22
12
11
9
8
13
15
18
26
27
26
27
34
32
47
52
61
53
52
53
47
50
42
46
53 11
5
5
28
40
42
Amiante
Monoxyde de carbone
Exposition au soleil
Pollution de l?air à l?exterieur
Utilisation de produits ménagers,
de bricolage,etc
Utilisation des téléphones portables
Légionelles ou légionellose*
Antennes-relais de téléphonie
mobile
bruit
aliments
pollution de l?air à l?intérieur
Qualité de l?eau du robinet
très
élevé
plutôt
élevé
plutôt
faible
ou quasi
nul
// 84 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 85 //
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
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p. 4 p. 5
Eau potable
Les risques sanitaires liés à la pollution de l?eau sont aujourd?hui relativement faibles en France en raison
notamment de l?efficacité des traitements et des dispositifs de contrôle mis en oeuvre par les différents acteurs
impliqués. Les Ligériens semblent en être conscients et craignent peu les risques associés à la consommation de
l?eau du robinet.
Globalement confiants dans la qualité de l?eau distribuée dans leur commune de résidence, les habitants de la
région sont nombreux à la boire. La proportion de personnes déclarant boire exclusivement l?eau du robinet a
d?ailleurs augmenté par rapport à 2007.
Néanmoins, les Ligériens (et notamment les jeunes) continuent à penser à tort que l?eau distribuée peut présenter
des risques pour la santé des nourrissons et des femmes enceintes.
64% des ligériens estiment que la qualité de l?eau du robinet présente un risque «plutôt faible» ou «quasi nul»
pour la santé
78% déclarent boire l?eau du robinet
38% déclarent ne boire que de l?eau du robinet en 2014 (contre 28% en 2007)
51% pensent qu?une femme enceinte peut boire l?eau du robinet sans risque (45% des 18-34 ans)
29% qu?un nourrisson peut être alimenté sans risque avec de l?eau du robinet (18% chez les 18-34 ans)
64% disent être « plutôt bien informés » en 2014 (contre 75% en 2007)
81% des Ligériens indiquent se baigner dans la région
32% de ceux fréquentant les piscines publiques pensent que la qualité des eaux de piscine présente un risque
pour leur santé
46% des Ligériens déclarant se baigner en mer, lac ou rivière pensent que la qualité de l?eau présente un risque
pour leur santé
55% des Ligériens indiquent être « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de baignade en milieu naturel
50% se disent « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de piscine publique
Chiffres
clés
Chiffres
clés
Pour connaître la qualité de l?eau distribuée sur sa commune :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr >votre santé > votre environnement > eaux
Pour connaître la qualité des baignades :
www.baignades.sante.gouv.fr
la qualité des piscines :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > eaux > eaux de piscine
Eau de baignade
La baignade en milieu naturel ou en piscine publique est un loisir très répandu dans la région.
Relativement peu préoccupés par les risques pour la santé associés à la qualité des eaux de baignade, la moitié des
Ligériens se sentent insuffisamment informés à ce sujet.
p. 4 p. 5
Eau potable
Les risques sanitaires liés à la pollution de l?eau sont aujourd?hui relativement faibles en France en raison
notamment de l?efficacité des traitements et des dispositifs de contrôle mis en oeuvre par les différents acteurs
impliqués. Les Ligériens semblent en être conscients et craignent peu les risques associés à la consommation de
l?eau du robinet.
Globalement confiants dans la qualité de l?eau distribuée dans leur commune de résidence, les habitants de la
région sont nombreux à la boire. La proportion de personnes déclarant boire exclusivement l?eau du robinet a
d?ailleurs augmenté par rapport à 2007.
Néanmoins, les Ligériens (et notamment les jeunes) continuent à penser à tort que l?eau distribuée peut présenter
des risques pour la santé des nourrissons et des femmes enceintes.
64% des ligériens estiment que la qualité de l?eau du robinet présente un risque «plutôt faible» ou «quasi nul»
pour la santé
78% déclarent boire l?eau du robinet
38% déclarent ne boire que de l?eau du robinet en 2014 (contre 28% en 2007)
51% pensent qu?une femme enceinte peut boire l?eau du robinet sans risque (45% des 18-34 ans)
29% qu?un nourrisson peut être alimenté sans risque avec de l?eau du robinet (18% chez les 18-34 ans)
64% disent être « plutôt bien informés » en 2014 (contre 75% en 2007)
81% des Ligériens indiquent se baigner dans la région
32% de ceux fréquentant les piscines publiques pensent que la qualité des eaux de piscine présente un risque
pour leur santé
46% des Ligériens déclarant se baigner en mer, lac ou rivière pensent que la qualité de l?eau présente un risque
pour leur santé
55% des Ligériens indiquent être « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de baignade en milieu naturel
50% se disent « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de piscine publique
Chiffres
clés
Chiffres
clés
Pour connaître la qualité de l?eau distribuée sur sa commune :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr >votre santé > votre environnement > eaux
Pour connaître la qualité des baignades :
www.baignades.sante.gouv.fr
la qualité des piscines :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > eaux > eaux de piscine
Eau de baignade
La baignade en milieu naturel ou en piscine publique est un loisir très répandu dans la région.
Relativement peu préoccupés par les risques pour la santé associés à la qualité des eaux de baignade, la moitié des
Ligériens se sentent insuffisamment informés à ce sujet.
pays-de-la-loire.ars.sante.fr > s?informer > santé environnement
pays-de-la-loire.ars.sante.fr > s?informer > santé environnement
// 88 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 89 //
p. 6 p. 7
Légionelles
39% des Ligériens se disent « plutôt bien informés » sur les légionelles et la légionellose (contre 57% en 2007)
57% des Ligériens pensent à tort qu?on peut contracter la légionellose en mangeant ou en buvant de l?eau
Chiffres
clés
La légionellose et les bactéries qui en sont responsables restent mal connues des Ligériens. Et, si près de
la moitié de la population a conscience que la légionellose peut se contracter en prenant des douches, des idées
fausses au sujet des modes de contamination restent répandues. De plus les Ligériens sont peu familiers des
mesures à mettre en oeuvre pour prévenir le développement des légionelles dans leur logement (maîtrise de la
température de l?eau chaude, faire couler régulièrement l?eau?).
Note de lecture : les réponses correctes apparaissent en vert foncé, les réponses fausses en vert clair.
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
?
Téléphone mobile
Plus de neuf Ligériens sur dix déclarent actuellement utiliser un téléphone mobile.
Toutefois, les risques pour la santé liés à cette utilisation ainsi qu?à la présence d?antennes-relais constituent des
sujets d?inquiétudes croissants pour la population.
Les antennes-relais de téléphonie mobile constituent d?ailleurs le seul thème pour lequel moins de la moitié des
habitants de la région déclare avoir confiance en l?expertise scientifique.
93% de la population des Pays de la Loire déclare utiliser un téléphone mobile en 2014 (contre 78% en 2007)
70% estiment que les téléphones portables présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
60% d?entre eux pensent qu?utiliser un téléphone mobile peut favoriser le développement de tumeurs du cer-
veau (contre 43% en 2007)
71% des Ligériens estiment que les antennes-relais présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
(contre 54% en 2007)
Chiffres
clés
Pour en savoir plus : radiofrequences.gouv.fr
Bruit
Un Ligérien sur dix déclare être gêné «souvent» ou «en permanence» par le bruit à son domicile, le plus sou-
vent en raison de nuisances sonores liées aux transports (comme en 2007). La gêne liée aux bruits de voisinage
tend à augmenter.
Interrogés sur les acteurs les mieux placés pour agir contre les nuisances sonores et leurs effets sur la santé, les
Ligériens semblent désormais convaincus du rôle qu?ils peuvent jouer à titre individuel.
L?exposition à la musique amplifiée a fortement augmenté depuis 2007. En 2014, deux tiers des jeunes Ligériens
disent écouter de la musique avec un casque ou des écouteurs et près d?un quart d?entre eux le font à forte ou
très forte puissance.
Néanmoins, le port de bouchons d?oreilles et l?éloignement des enceintes lors de concerts sont des comporte-
ments de protection peu adoptés par la population.
Enfin, l?exposition aux nuisances sonores en milieu professionnel reste fréquente et a même eu tendance à aug-
menter depuis 2007. En 2014, près de la moitié de la population active ligérienne indique travailler dans un envi-
ronnement bruyant.
p. 6 p. 7
Légionelles
39% des Ligériens se disent « plutôt bien informés » sur les légionelles et la légionellose (contre 57% en 2007)
57% des Ligériens pensent à tort qu?on peut contracter la légionellose en mangeant ou en buvant de l?eau
Chiffres
clés
La légionellose et les bactéries qui en sont responsables restent mal connues des Ligériens. Et, si près de
la moitié de la population a conscience que la légionellose peut se contracter en prenant des douches, des idées
fausses au sujet des modes de contamination restent répandues. De plus les Ligériens sont peu familiers des
mesures à mettre en oeuvre pour prévenir le développement des légionelles dans leur logement (maîtrise de la
température de l?eau chaude, faire couler régulièrement l?eau?).
Note de lecture : les réponses correctes apparaissent en vert foncé, les réponses fausses en vert clair.
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
?
Téléphone mobile
Plus de neuf Ligériens sur dix déclarent actuellement utiliser un téléphone mobile.
Toutefois, les risques pour la santé liés à cette utilisation ainsi qu?à la présence d?antennes-relais constituent des
sujets d?inquiétudes croissants pour la population.
Les antennes-relais de téléphonie mobile constituent d?ailleurs le seul thème pour lequel moins de la moitié des
habitants de la région déclare avoir confiance en l?expertise scientifique.
93% de la population des Pays de la Loire déclare utiliser un téléphone mobile en 2014 (contre 78% en 2007)
70% estiment que les téléphones portables présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
60% d?entre eux pensent qu?utiliser un téléphone mobile peut favoriser le développement de tumeurs du cer-
veau (contre 43% en 2007)
71% des Ligériens estiment que les antennes-relais présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
(contre 54% en 2007)
Chiffres
clés
Pour en savoir plus : radiofrequences.gouv.fr
Bruit
Un Ligérien sur dix déclare être gêné «souvent» ou «en permanence» par le bruit à son domicile, le plus sou-
vent en raison de nuisances sonores liées aux transports (comme en 2007). La gêne liée aux bruits de voisinage
tend à augmenter.
Interrogés sur les acteurs les mieux placés pour agir contre les nuisances sonores et leurs effets sur la santé, les
Ligériens semblent désormais convaincus du rôle qu?ils peuvent jouer à titre individuel.
L?exposition à la musique amplifiée a fortement augmenté depuis 2007. En 2014, deux tiers des jeunes Ligériens
disent écouter de la musique avec un casque ou des écouteurs et près d?un quart d?entre eux le font à forte ou
très forte puissance.
Néanmoins, le port de bouchons d?oreilles et l?éloignement des enceintes lors de concerts sont des comporte-
ments de protection peu adoptés par la population.
Enfin, l?exposition aux nuisances sonores en milieu professionnel reste fréquente et a même eu tendance à aug-
menter depuis 2007. En 2014, près de la moitié de la population active ligérienne indique travailler dans un envi-
ronnement bruyant.
// 90 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 91 //
p. 8
67% des 18-34 ans écoutent de la musique au casque ou avec des écouteurs
24% disent écouter habituellement de la musique à forte ou très forte puissance avec un casque ou des écou-
teurs
85% des personnes qui fréquentent les salles de concert et les discothèques déclarent ne « jamais » porter de
bouchons d?oreille
65% des Ligériens citent « chacun d?entre nous » comme étant l?acteur le mieux placé pour agir contre le bruit
(contre 48% en 2007)
46% des travailleurs indiquent travailler dans un milieu professionnel bruyant
Chiffres
clés
Pour en savoir plus :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > environnement extérieur > bruit, sons, santé
Un plan régional dédié à l?impact de l?environnement sur la santé, le PRSE :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > plans santé environnement
Information à l?égard des différents facteurs environnementaux et évolution par rapport à 2007
Information
La majorité des Ligériens se déclarent plutôt bien informés sur la plupart des risques envi-
ronnementaux abordés dans le baromètre, mais leur opinion vis-à-vis de l?information diffusée sur
ces sujets tend à se ternir. Néanmoins, cette baisse de satisfaction reflète peut-être moins une
diminution de la qualité de l?information diffusée qu?un accroissement des attentes de la popula-
tion.
Annexe 4
GT Alimentation de qualité et de proximité
12 participants
Organismes :
? CAP ALIMENT
? DDPP
? DRAAF
? Ecopole
? Les Petits Débrouillards
? Nantes Métropole
? UFC Que Choisir
? URCPIE des Pays de la Loire
? Ville de Nantes
GT Eau destinée à la consommation humaine
(ressources)
19 participants
Organismes :
? Agence de l?Eau Loire Bretagne
? ARS
? Atlantic?Eau
? Agglomération du Choletais
? Conseil départemental
? CPIE Logne Grand Lieu
? CPIE Loire Anjou
? DDT(M)
? DRAAF
? DREAL
? FREDON
? Région
? SNCF Réseau
? UFC Que Choisir
LISTE DES ORGANISMES
AYANT PARTICIPÉ À
L?ÉLABORATION DU PRSE3
GT Eau destinée à la consommation humaine
(eau distribuée)
26 participants
Organismes :
? Agence de l?Eau Loire Bretagne
? ARS
? Atlantic?Eau
? Cap Atlantique
? Communauté d?agglomération du Choletais
? Conseil départemental
? France Nature Environnement Pays de la
Loire (FNE)
? Nantaise des Eaux Services
? SAUR
? SIAEP du Segréen
? STGS
? UFC Que Choisir
? Véolia Eau
pays-de-la-loire.ars.sante.fr
www.paysdelaloire.prse.fr
// 92 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 93 //
GT Education habitat santé
28 participants
Organismes :
? ALISEE
? ARS
? CHU Angers
? CHU Nantes
? CLCV
? CPIE Loire Anjou
? DREAL
? Graine Pays de la Loire
? IREPS
? Les Petits Débrouillards
? Mutualité Française Pays de la Loire
? Sarthe Nature Environnement
? UFC Que Choisir
GT Habitat indigne
31 participants
Organismes :
? ADIL 85
? ADMR 49
? Agglo La Roche sur Yon
? ALISEE
? ARS
? CAF 72
? CLCV
? Conseil Départemental
? DDCS
? DDT (M)
? DREAL
? SCHS Nantes
? SOLIHA 49/72
? UFC Que Choisir
GT Bâtiments habitat santé professionnels
22 participants
Organismes :
? Air Pays de la Loire
? ALISEE
? ARS
? ASN
? CAPEB
? CDH 44
? CEREMA
? CLCV
? DDT(M)
? DREAL
? ELISE
? FFB
? UFC Que Choisir
GT Urbanisme santé
28 participants
Organismes :
? ADDRN
? ADEME
? Agrocampus Ouest
? Air Pays de la Loire
? APSF
? ARS
? AURAN
? CAUE Vendée
? DDT(M)
? DRAC
? DREAL
? IRSTV
? Nantes Métropole
? Plante et Cité
? SNAL
? Union Régionale des CAUE Pays de la Loire
? URCPIE des Pays de la Loire
? Ville de Nantes
GT Culture commune
13 participants
Organismes :
? ARS
? CNFPT
? DREAL
? Écopole
? Graine Pays de la Loire
? Mutualité Française Pays de la Loire
? Région
? UFC Que Choisir
? URCPIE des Pays de la Loire
GT Risques auditifs
14 participants
Organismes :
? ARS
? Avenir Santé
? Chabada
? DicoLSF
? École de musique Loire Divatte
? Jet FM
? Le Pôle
? Le VIP
? Musa?zik
// 94 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 95 //
Annexe 5
GLOSSAIRE
DES SIGLES
ADDRN : Agence pour le développement durable de la région nazairienne
ADEME : Agence de l?environnement et de maîtrise de l?énergie
ADIL : Agence d?information sur le logement
ANAH : Agence nationale de l?amélioration de l?habitat
ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l?alimentation, de l?environnement et du travail
ANSP : Agence nationale de santé publique
APSF : Association des Pollinariums sentinelles® de France
ARCMSA : Association régionale des caisses de mutualité sociale agricole
ARS : Agence régionale de santé
ASN : Autorité de sûreté nucléaire
AURAN : Agence d?urbanisme de la région nantaise
CAF : Caisse d?allocations familiales
CAPEB : Confédération de l?artisanat et des petites entreprises du bâtiment
CAUE : Conseil architecture urbanisme environnement
CDH : Centre départemental de l?habitat
CEPN : Centre d?étude sur l?Evaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire
CEREMA : Centre d?études et d?expertise sur les risques, l?environnement, la mobilité et l?aménagement
CIRE : Cellule interrégionale d?épidémiologie
CLCV : Association consommation, logement, cadre de vie
CLS : Contrat local de santé
CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale
CODERST : Conseil départemental de l?environnement et des risques sanitaires et technologiques
CPIE : Centre permanent d?initiatives pour l?environnement
CRSA : Conférence régionale de la santé et de l?autonomie
DDCS(PP) : Direction départementale de la cohésion sociale (et de la protection des populations)
DD(CS)PP : Direction départementale de la protection des populations (et de la cohésion sociale)
DDT(M) : Direction départementale des territoires (et de la mer)
DGPR/UD : Direction générale de la prévention de risques du ministère chargé de l?environnement
DIRECCTE : Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de
l?emploi des Pays de Loire
DRAAF : Direction régionale de l?alimentation, de l?agriculture et de la forêt
DRAC : Direction régionale des affaires culturelles
DREAL : Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
EHPAD : Etablissement d?hébergement pour personnes âgées dépendantes
EPCI : Etablissement public de coopération intercommunale
FFB : Fédération française du bâtiment
FNE : France Nature Environnement Pays de la Loire
INPES : Institut national de prévention et d?éducation pour la santé
IREPS : Instance régionale d?éducation et de promotion de la santé
IRSN : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
IRSTV : Institut de recherche en sciences et techniques de la ville
MSA : Mutualité sociale agricole
MSP : maisons de santé pluriprofessionnelles
OMS : Organisation mondiale de la santé
ORS : Observatoire régional de la santé
PDLHI : Pôle départemental de lutte contre l?habitat indigne
PLU : Plan local d?urbanisme
PPBE : Plan de prévention du bruit dans l?environnement
PPPI : Parc privé potentiellement indigne
PREDD : Plan régional d?élimination des déchets dangereux
SCHS : Service communal d?hygiène et de santé
SCOT : Schéma de cohérence territoriale
SIAEP : Syndicat intercommunal d?assainissement et d?eau potable
SNAL : Syndicat national des aménageurs lotisseurs
SOLIHA : Solidaires pour l?habitat
URCAUE : Union régionale des CAUE
URCPIE : Union régionale des centres permanents d?initiatives pour l?environnement
URPS ? ML / IL : Union régionale des professionnels de santé ? médecins libéraux / infirmiers libéraux
PRSEi3
PLAN RÉGIONAL SANTÉ ENVIRONNEMENT
Pays de la loire
DREAL ? Direction régionale de l?environnement,
de l?aménagement et du logement
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
ARS - Agence régionale de santé Pays de la Loire
www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr
Région des pays de la loire :
www.paysdelaloire.fr
Retrouvez toutes les
informations sur le site
dédié au PRSE3 :
www.paysdelaloire.prse.fr
>> Découvrez ce rapport en version numérique
(ATTENTION: OPTION tout
de même que dans notre région, où plus de 50% des
communes présentent un « potentiel radon » moyen ou
élevé, plus de la moitié des habitants (58%), déclare ne
jamais avoir entendu parler de ce gaz radioactif d?origine
naturelle. Globalement, la proportion de Ligériens
s?estimant bien informés sur la pollution de l?air intérieur
et ses effets sur la santé reste faible : moins de la moitié
de la population (46 %).
Moins de la moitié des Ligériens considère que la
pollution de l?air intérieur présente un risque élevé pour
la santé des Français en général (49%). Cette pollution
se place ainsi paradoxalement parmi les facteurs
environnementaux jugés les moins à risque pour la
santé. Les risques sanitaires associés spécifiquement à
l?amiante et au monoxyde de carbone sont, par contre,
perçus comme nettement plus importants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des
fenêtres reste une pratique courante bien qu?en léger recul.
Près des trois quarts de la population (73 %) indiquent le
faire, même en hiver. De plus, contrairement à ce qui était
observé en 2007, le fait d?occuper un logement équipé
d?un système de ventilation mécanique contrôlé (VMC)
ne semble plus freiner cette pratique. Par contre, les
Ligériens sont, en proportion, moins nombreux en 2014
qu?en 2007 à déclarer faire entretenir leurs appareils
de chauffage et de production d?eau chaude (59 %
vs 65 %) et leur VMC (30 % vs 36 %) par un professionnel
qualifié, afin de garantir leur bon fonctionnement.
Retrouvez le baromètre santé environnement sur www.santepaysdelaloire.com
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
Zoom sur...
// 44 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 45 //
La mobilisation des professionnels du bâtiment Un public particulièrement sensible : les enfants
Les risques liés aux pressings utilisant du perchloroéthylène
Un enjeu régional : le radon
Le PRSE2 a permis de renforcer l?information et la formation des professionnels et du grand
public (guide de la qualité de l?air intérieur, documents sur les risques liés à l?amiante).
Les outils produits nécessitent d?être diffusés auprès des professionnels du bâtiment
et intégrés aux dispositifs de formation existants.
Les enfants présentent une sensibilité particulière
aux polluants de l?air intérieur du fait du temps de
présence important dans les espaces clos, de leur
métabolisme et de leur développement.
Environ la moitié des pressings utilisent le perchloréthylène
(solvant volatil classé comme cancérigène possible pour
l?homme) pour le nettoyage à sec des vêtements, ce
qui peut parfois générer des émanations de ce solvant
chez les riverains. L?implantation de nouvelles machines
utilisant du perchloréthylène est interdite depuis 2013
dans des locaux contigus à des centres commerciaux ou
à des immeubles d?habitation. De plus, la réglementation
impose de changer les anciennes machines de manière
progressive en fonction de leur âge. Ainsi, plus aucune
machine avec du perchloréthylène ne pourra être
utilisée dans des locaux contigus à des tiers à
partir de 2022. En parallèle, le ministère en
charge de l?environnement propose depuis
2013 un diagnostic gratuit (mesures de
perchloréthylène) aux habitants, voisins
des pressings, qui le demandent.
Le radon est un gaz radioactif naturel, inodore,
incolore, issu de la désintégration de l?uranium et du
radium présents dans la croûte terrestre, en particulier
dans les roches granitiques et volcaniques. Le radon se
diffuse dans l?air et s?accumule dans certaines parties
des bâtiments par effet de confinement. Il constitue
le 2ème facteur de risque de cancer du poumon
derrière le tabac (entre 5 et 12% des décès par cancer
du poumon en France).
Un guide à destination des
professionnels du bâtiment.
Parce que la qualité de l?air intérieur peut être
influencée par tous types de travaux (le changement
d?une porte ou d?une fenêtre, la pose d?une hotte
de cuisine?), la qualité de l?air intérieur touche
tous les corps de métier du bâtiment. La Capeb
et la FFB, en partenariat avec l?ARS, la DREAL,
le CEREMA et la Chambre de Métiers et de
l?Artisanat Régionale, ont édité en 2014 un
guide. Il a constitué le support de ? journées de
sensibilisation organisées dans 4 départements
de la région, à destination des formateurs et
enseignants en bâtiment, des bureaux d?études,
architectes et maîtres d?oeuvre.
Le contexte réglementaire actuel imposant des mesures
du radon dans certains établissements recevant du
public (ERP) et lieux de travail ne concerne aucun
département de la région Pays de la Loire. Cependant,
la cartographie rendue publique récemment par l?Institut
de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) indique
que 53% des communes de la région sont situées
sur des formations géologiques à potentiel radon
moyen ou fort.
Des initiatives ont déjà été lancées : plus de 2000
établissements recevant du public contrôlés depuis
les années 2000, 8 campagnes effectuées dans des
logements de 2007 à 2015 par la ville de Nantes, qui ont
révélé des situations à risque pour 30% des situations.
Au vu de l?enjeu régional, des résultats du baromètre
santé-environnement (58% des Ligériens n?ont
jamais entendu parler du radon) et dans l?optique
d?une nouvelle réglementation à paraître en transposition
de la directive européenne du 5 décembre 2013 (dite
Euratom), la sensibilisation au risque radon est à amplifier.
Le rôle des collectivités locales et des gestionnaires de structures privées
La surveillance de la qualité de l?air intérieur dans les lieux accueillant des enfants
Le nouveau
dispositif
réglementaire
2018-2023
Quelles obligations réglementaires sur la surveillance de la
qualité de l?air intérieur ?
La loi portant engagement national pour l?environnement (dite
« Grenelle 2 ») a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de
l?air intérieur dans certains établissements recevant des enfants.
L?entrée en vigueur de ce nouveau dispositif est progressive et la
surveillance devra être achevée avant le :
? 1er janvier 2018 pour les établissements d?accueil collectif
d?enfants de moins de six ans, les écoles maternelles et les
écoles élémentaires
? 1er janvier 2020 pour les centres de loisirs et les
établissements d?enseignement ou de formation
professionnelle du second degré (collèges, lycées, etc.)
? 1er janvier 2023 pour les autres établissements
CAS PRATIQUE
GUIDE
DE LA QUALITÉ DE L?AIR INTÉRIEURRECOMMANDATIONS
LES TRAVAUX
AVANT
PENDANT
APRÈS
RégionPays de la Loire
SEPTEMBRE 2014
Quel est le potentiel radon dans ma commune ? sur www.irsn.fr > Le radon
Le PRSE2 a permis l?émergence d?associations
qui oeuvrent dans le domaine de la prévention
quant à la qualité de l?air intérieur pour le
grand public, des publics jeunes, fragilisés
(financièrement et/ou socialement) ou
sensibles (femmes enceintes, petite enfance,
personnes âgées ?). Le PRSE3 devra permettre la
coordination et la montée en compétence collective de
ces acteurs avec une attention portée sur une approche
intégrée des enjeux de santé associés à l?habitat (qualité
de l?air intérieur, radon, amiante, bruit, performances
thermiques, précarité énergétique?).
Dans le PRSE3 l?information vers le grand public sera
poursuivie et une attention particulière sera apportée :
? aux femmes enceintes pour lesquelles la réduction des
expositions chimiques (en particulier les perturbateurs
endocriniens) est cruciale pour elles-mêmes et pour la
vie anténatale et l?état de santé du futur enfant.
? aux publics moins favorisés, en lien avec la prévention
de la précarité énergétique, en travaillant l?adaptation
des messages portés et des méthodes d?animation/
d?intervention en prenant en compte les enjeux de
cette question du point de vue de ces publics.
Pour l?ensemble de ces constats et de ces perspectives
le tissu associatif est un relais nécessaire et structurant à
condition de mutualiser les compétences et les réseaux
de chacun (tout en respectant les actions et spécificités
de chaque acteur).
L?enjeu est bien de donner aux populations les
moyens d?assurer un plus grand contrôle sur leur
propre santé.
Permettre à chacun d?agir sur son logement
L?étiquette sur les émissions dans l?air
des matériaux de construction, un outil à
disposition des consommateurs depuis 2012
// 46 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 47 //
OBJECTIF PHARE :
améliorer la qualité de l?air
à l?intérieur des bâtiments, en
intégrant l?enjeu lié au radon
Renforcer les connaissances des professionnels
et gestionnaires du bâtiment pour prendre en compte,
dans leur pratique professionnelle, les enjeux de qualité
de l?air intérieur, y compris du radon
Les pilotes : Capeb / FFB / DREAL / ARS
Les acteurs : Cerema Directions territoriales Ouest et Nord Pas de Calais, centres de formation des
professionnels du bâtiment, ASN, IRSN, CEPN, Ecole des mines de Nantes, collectivités,
Espaces info énergie.
Illustration des actions :
? Intégration des enjeux de qualité de l?air intérieur, y compris le radon, dans les formations
initiales et continues des professionnels (CFA, lycées professionnels, bureaux d?études,
architectes?) et gestionnaires du bâtiment.
Mieux connaître et améliorer la qualité de l?air à l?intérieur
d?établissements recevant du public (en particulier
des enfants) et à l?intérieur d?habitations
Les pilotes : DREAL / ARS / Région
Les acteurs : DDT(M), Cerema, collectivités, Carene, Rectorat, Air Pays de la Loire, ASN, organismes
ayant réalisé des mesures de qualité de l?air intérieur, Ireps, CPIE Mayenne Bas Maine,
associations, CRSA, représentant d?Ehpad, ANAH, bailleurs sociaux, Ademe, pressings
et riverains, Ministère chargé de l?environnement (DGPR/UD), Chambre des métiers.
Illustration des actions :
? Incitation des gestionnaires d?établissements recevant du public, en priorité les établissements
d?enseignement et d?accueil d?enfants, à mieux gérer la qualité de l?air intérieur : échange
de pratiques entre collectivités, incitation aux mesures de confinement (CO2) dans les
établissements accueillant des enfants par le prêt de détecteurs.
? Amélioration des connaissances de la qualité de l?air intérieur dans les bâtiments rénovés thermiquement
(expérimentation de mesures de formaldéhyde et CO2 dans des logements rénovés)
? Expérimentation avec des collectivités volontaires, de l?intégration des enjeux de qualité de l?air intérieur,
y compris le radon, dès la conception ou la réhabilitation de bâtiments
? Réduction des risques liés à l?utilisation du perchloroéthylène (cancérigène possible) dans les pressings :
mesures dans les habitations de riverains de pressings qui le demandent et accompagnement si nécessaire
? Pour la Région, intégration des enjeux de transition énergétique aux aides régionales au logement.
Les premières réalisations du PRSE3 :
expérimentation en Mayenne de prêt de
détecteurs CO
2
La Direction départementale des territoires (DDT53) a prêté des indicateurs
de confinement (mesures de dioxyde de carbone - CO2) sur une durée d?une
semaine à environ 60 collectivités de Mayenne. Le taux de CO2 est en effet un
bon indicateur du renouvellement d?air d?une pièce.
Les objectifs de cette action incitative et pédagogique sont de :
? sensibiliser les personnels de maintenance, les gestionnaires et les équipes pédagogiques
? détecter les situations les plus dégradées, et inciter les intervenants à y remédier par des actions simples
(ex : aération à l?intercours), voire des travaux adaptés (ex : sur la ventilation).
30% des collectivités de Mayenne ont ainsi participé à la campagne sur l?année scolaire 2015-2016,
couvrant 83 établissements : 56 écoles publiques, 12 écoles privées, 15 autres types de locaux.
31 établissements ont renseigné un questionnaire permettant de repérer :
? que 48% des périodes mesurées atteignent le niveau rouge ou alternance orange/rouge, plus
particulièrement en fin de matinée et fin de journée, correspondant à une nécessité d?aération
? que 42% des locaux disposent d?un système de ventilation.
? la moitié des répondants envisage de changer leurs habitudes d?aération.
Cette action est reconduite sur l?année scolaire 2016-2017.
pnse3
pnse3
Remplacement d?une machine
au perchloréthylène dans
un pressing en Vendée
En parallèle des évolutions réglementaires, le ministère de l?environnement
propose depuis 2013 un diagnostic gratuit (mesures de perchloréthylène)
aux habitants, voisins des pressings, qui le demandent.
En 2015, un document d?information a été adressé aux riverains de
pressings leur précisant les modalités pratiques pour en bénéficier.
Dans ce contexte, une mesure faite en janvier 2016 dans un logement en
Vendée, à la demande d?un riverain de pressing, a montré une teneur en
perchloréthylène supérieure à 1 250 ?g/m3, seuil au-delà duquel le Haut
conseil de la santé publique recommande une action rapide visant à faire
cesser ou réduire l?exposition des habitants. Le pressing a finalement opté
pour la suppression de sa machine au perchloréthylène et pour un projet
d?aquanettoyage. La suppression à la source de ce solvant dangereux
permet de supprimer directement le risque pour la santé des tiers riverains
mais également des travailleurs dans le pressing.
1
Ministère de l?Écologie, du Développement durable et de l?Énergie
La surveillance des habitations
Vers l?interdiction du perchloréthylène
en France
www.developpement-durable.gouv.fr
pnse3
C
lim
i
// 48 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 49 //
Faire connaître spécifiquement l?enjeu lié au radon
dans la région et réduire les expositions
Les pilotes : ASN / ARS / DREAL
Les acteurs : Collectivités, Ville de Nantes, Cerema, CEPN, associations, Areva,
Préfectures, DDT(M), Direccte, Région, Départements
Illustration des actions :
? Information sur le radon et incitation, dans les territoires à risque, à la détection du radon dans les établissements
recevant du public et l?habitat : diffusion d?une plaquette régionale sur le radon, information des collectivités sur les
outils et expériences existants, accompagnement des initiatives associatives pour la mise en oeuvre de campagnes
de mesures dans l?habitat?
? Réduction de l?exposition au radon dans les bâtiments concernés par des teneurs élevées en radon liées
à la présence de stériles miniers uranifères : campagnes de mesures, mise en oeuvre de travaux de remédiation.
Renforcer les connaissances du public sur les enjeux
de santé liés à l?habitat, en prenant particulièrement
en compte les publics fragiles
Les pilotes : ARS / DREAL / Alisée / Ireps / Mutualité française Pays de la Loire
Les acteurs : Centres permanents d?initiatives pour l?environnement (CPIE), CLCV, Graine, Les petits
débrouillards, Points info énergie, Sarthe nature environnement, UFC-Que choisir,
bailleurs sociaux, associations d?insertion par le logement, associations d?aide à domicile,
organisations professionnelles des infirmières libérales, assistantes sociales, PACT,
Départements (Protection maternelle et infantile), réseau sécurité naissance, maternités,
CAF, assistantes maternelles, écoles d?infirmières, ordre des sages-femmes, collectivités.
Illustrations des actions :
? Information et sensibilisation du public sur la qualité de l?air intérieur, l?habitat et la santé, organisation d?un
échange de pratiques entre intervenants : organisation de conférences, animation d?ateliers de sensibilisation
à la qualité de l?air intérieur pour le public, formation des conseillers « point info énergie »?
? Sensibilisation des intervenants au domicile des particuliers pour qu?ils deviennent des acteurs relais, avec
une attention particulière auprès des personnes fragilisées : réflexion sur la stratégie d?intervention, sensibilisation
d?intervenants auprès de publics précaires, construction d?outils pédagogiques.
? Information (éventuellement formation) des intervenants auprès des femmes enceintes et/ou de la petite enfance
pour qu?ils deviennent des acteurs relais : sages-femmes, puéricultrices, personnels d?établissements d?accueil
de la petite enfance?
La question de l?environnement des jeunes enfants
La Mutualité française Pays de la Loire et l?ARS animent conjointement la mise en réseau
d?acteurs de la périnatalité et de la petite enfance autour de la prise en compte de l?impact
de l?environnement de la femme enceinte et du nourrisson sur la santé de l?enfant. Des sages-femmes,
des puéricultrices, des assistantes maternelles, des personnels de lieux d?accueil du petit enfant,
des associations s?organisent pour intervenir auprès des futurs parents et parents de jeunes
enfants.
La Mutualité française et l?UFC-Que choisir interviennent auprès des publics au cours d?ateliers,
de conférences :
? Les ateliers Nesting : animation d?ateliers de sensibilisation à la qualité de l?environnement
intérieur destinés aux parents et futurs parents. Objectif : leur faire découvrir des alternatives
simples pour protéger la santé de leurs enfants.
? Interventions auprès de professionnels de la petite enfance (direction de la petite
enfance de Saint-Herblain, assistantes maternelles de Nantes) et mise à disposition d?un
support d?information à destination des parents.
Les premières
réalisations du PRSE3 :
Une plaquette pour informer les habitants des Pays
de la Loire sur la gestion du radon :
qu?est ce que ce gaz ? comment le détecter ? comment
éviter qu?il ne pénètre et stagne dans les maisons ? Editée
fin 2016, elle a été réalisée par l?ARS, la DREAL, l?ASN avec
l?appui du du Cerema ouest. Elle est mise à disposition
de toute collectivité souhaitant conduire des campagnes
de mesures dans les bâtiments recevant du public
ou auprès des habitants de la commune, avec l?appui
ou non d?une association (projets portés par l?UFC-
Que choisir et le CPIE Sèvre et Bocage et soutenus
financièrement dans le cadre de l?appel à projet
PRSE). Le 4 novembre 2016, la DREAL, l?ARS et
la division de Nantes de l?ASN ont lancé une campagne
d?information à destination du grand public.
pnse3
Plus d?infos sur les sites de la DREAL, de l?ARS et de l?ASN
Respirez-vous du radon
dans votre logement ?
* Baromètre Santé-environnement - ORS (Observatoire Régional de Santé) Pays de la Loire 2015.
Des actions simples
permettent de réduire le risque...
Pourtant, le radon est un gaz radioactif que vous respirez peut-être quotidiennement dans votre maison,un gaz qui peut être dangereux.
58% DES HABITANTS EN PAYS DE LA LOIRE N?ONT JAMAIS ENTENDU PARLER DU RADON *
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Rendez-vous sur : http://www.ars.paysdelaloire.sante.fr > Votre santé > Votre environnement > Habitat et bâtiments > Risque Radon
// 50 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 51 //
Au-delà des espaces clos, les populations évoluent dans des quartiers,
des espaces urbains et ruraux, qui influencent également leur santé. Le cadre de vie,
les transports, le bâti, les espaces verts, les équipements publics participent ?
ou non ? à la santé physique et au bien-être psychique, et rendent possible ?
ou non ? le lien social(1).
Les actions identifiées poursuivent l?objectif de diffuser et d?expérimenter dans la
région, avec les acteurs de l?urbanisme et de la santé, le concept d?un urbanisme
favorable à la santé. Une attention particulière est également portée à deux enjeux
majeurs de la qualité du cadre de vie : la réduction des nuisances induites par la
pollution atmosphérique et le bruit lié aux transports.
(1) Urbanisme et aménagements favorables à la santé ? La Santé en action ? n°434 ? décembre 2015
PRSEi3
CADRE DE VIE, URBANISME
ET SANTÉ
PRSEi3
CADRE DE VIE, URBANISME
ET SANTÉ
AXE 3 :
// 52 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 53 //
UN URBANISME
FAVORABLE À LA SANTÉ
Les enjeux régionaux
Les choix d?aménagement des territoires constituent des leviers manifestes pour promouvoir
la santé des populations, considérant la santé comme « un état de complet bien-être à la fois
physique, mental et social et pas seulement l?absence de maladie ou d?infirmité» (OMS, 1946).
Elle rejoint en ce sens les objectifs du développement durable.
Les déterminants de la santé
L?état de santé d?une personne, tant du point de vue
physique que mental et social, se caractérise par
des interactions complexes entre plusieurs facteurs
individuels, socio-environnementaux et économiques.
Ces derniers sont appelés « déterminants de la santé »
et peuvent être classés en plusieurs familles :
? les facteurs biologiques (sexe, âge, constitution?)
généralement non modifiables
? les facteurs liés au style de vie, aux comportements
(consommations de tabac, habitudes alimentaires,
pratique d?activité physique?)
? les influences sociales (éducation, statut social,
loisirs, famille, amis, réseaux de soutien social?)
? les facteurs matériels et structurels (logement,
conditions de vie et de travail?)
? les conditions socio-économiques, culturelles,
environnementales
L?aménagement du territoire est une composante
majeure de notre environnement et renvoie
aux modifications de l?environnement naturel.
Il est à l?interface entre les politiques publiques sous
la responsabilité des acteurs politiques locaux et la
promotion d?un environnement favorable à la santé.
Un aménagement favorable à la santé vise à encourager
des mesures qui permettent le développement d?un
environnement « sain », favorable au bien-être et
réduisant les inégalités.
Pourtant, la promotion de la santé n?est encore que trop
partiellement prise en compte dans les politiques publiques.
La façon d?aménager l?espace à travers la planification
urbaine, la conception des espaces publics, les politiques
de déplacement et de l?habitat, le développement des
infrastructures et équipements de loisirs et de détente,
influencent directement ou indirectement la santé des
populations.
Ainsi, l?école des hautes études en santé publique
(EHESP) établit 5 grands axes pour un aménagement
favorable à la santé :
? Réduire les polluants, les nuisances et autres agents
délétères (émissions et expositions)
? Promouvoir des comportements ou des styles
de vie sains des individus (activités physiques et
alimentation saine)
? Contribuer à changer l?environnement social
pour favoriser le bien-être des habitants et la cohésion
sociale
? Corriger les inégalités de santé entre les différents
groupes sociaux économiques et les personnes
vulnérables
? Soulever et gérer autant que possible les
antagonismes et les possibles synergies
Face à ce constat, il s?agit aujourd?hui, en
s?appuyant sur le PRSE, de mobiliser autour
des préoccupations santé-environnement les
acteurs des territoires : collectivités territoriales,
associations, agences d?Urbanisme, services de l?État
et ARS intervenant dans le domaine de l?aménagement
du territoire et de l?urbanisme ; en vue de créer une
dynamique territoriale permettant le développement d?un
environnement favorable à la santé.
aireaux solsbruithabitat cadre de vie mobilité
Concepts & Outils
Agir pour un urbanisme favorable à la santé
Guide réalisé par l?EHESP pour le compte du
ministère de la santé à retrouver sur : social-
sante.gouv.fr > Santé et environnement >
Activités humaines > Urbanisme et santé
Exemple d?enjeux de santé identifiés PLU/SCoT pour la promotion des modes
de vie sains
Les politiques publiques d'aménagement du territoire et
d'urbanisme participent à la promotion des modes de
vie sains, en particulier en accompagnant la population
dans sa pratique d'activités physiques et de réduction
de la sédentarité, facteurs de prévention de pathologies
chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète de
type 2, cancers, etc.). Sous un angle d?approche
complémentaire des enjeux portés par les PLU/SCOT
et afin d'intégrer au mieux les questions de santé, les
documents d'urbanisme ont vocation, par exemple, à :
? Identifier, en lien avec les évolutions démographiques,
les besoins en équipements (écoles, petite enfance,
culturels, de loisir, services et commerces de proximité,
etc.) et en espaces publics aménagés pour le loisir et
la détente (aménagement des espaces verts, création
d?infrastructures collectives en pied d?immeuble, lieux
de convivialité et de rencontre, etc.)
? Réfléchir sur l?organisation du territoire afin de favoriser
les modes alternatifs à la voiture solo (transport
collectif, covoiturage, modes actifs, politique de
stationnement, etc.).
? Assurer la continuité des cheminements piétons et
cyclistes avec les infrastructures existantes entre
logement et loisir, logement et écoles/activités
commerciales et professionnelles, s?assurer de leur
pertinence
? Pour les territoires traversés par des voies vertes
ou véloroutes, utiliser ces aménagements comme
colonne vertébrale à un réseau local de cheminements
doux en les complétant par des maillons desservant
les bourgs ou les zones d?activités et de services du
territoire
? Favoriser la réalisation de quartiers courtes distances
et développer les services de proximité favorables à la
marche à pied.
Co
nd
iti
on
s s
ocio
-économiques, culturelles et environnem
entales
Fa
ct
eu
rs
lié
s au style de vie personnel
Agriculture
et production
de nourriture
Éducation
Milieu de
travail
Condition de vie
et de travail
Facteur lié au sexe, à l?age
et à la constitution
Chômage
Eau et
instalations
sanitaires
Services
de santé
Logement
Ré
se
au
x s
ociaux et communautaire
Zoom sur...
// 54 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 55 //
OBJECTIF :
mieux intégrer les enjeux
de santé dans l?aménagement
et la planification urbaine
Repérer les éléments de connaissance et construire
des outils d?accompagnement des professionnels
et des collectivités
Les pilotes : ARS / DREAL / DDT(M) / Plante et Cité / URCPIE
Les acteurs : Agrocampus Ouest, Ademe, Cerema, AIR Pays de la Loire, IRSTV, Fredon, collectivités,
APSF, aménageurs, architectes paysagistes, agences d?urbanisme
Illustrations des actions :
? Intégration des orientations sur les enjeux de santé pouvant être impactés par les projets de territoire,
dans les porter-à-connaissance fournis aux collectivités par l?Etat en amont de l?élaboration de documents
de planification urbaine (SCOT et PLU).
? État des lieux des connaissances sur les différents enjeux de santé en lien direct ou indirect avec l?urbanisme
(environnement physique, y compris espaces végétalisés, environnement social, comportements de santé...).
? Conception d?un guide d?aménagement des espaces verts intégrant les enjeux de santé (problématique des
espèces allergisantes, modalités d?entretien...).
? Mise à disposition de données (sur la qualité de l?air ambiant, l?état des sols, le bruit lié aux transports, l?accès
aux soins, etc.) pour informer et mieux caractériser, à l?échelle des territoires, les enjeux de santé en lien avec
l?urbanisme.
Expérimenter des projets « pilotes » portés par des collectivités
volontaires
Les pilotes : Collectivités (dont la ville de Nantes et Nantes métropole, Angers, Noirmoutier) / ARS /
DREAL / DDT(M) / Agrocampus
Les acteurs : Agences d?urbanisme, IRSTV, CAUE, Air Pays de la Loire, EHESP, Plante et cité, URCPIE,
Végépolys, ORS, Novascopia, Région, Conseil départemental 85, DDT(M), associations
Illustrations des actions :
? Test avec des collectivités volontaires des outils mis à disposition sur des projets concrets (porter
à connaissance et outils d?accompagnement, guide EHESP, ?)
? Promotion de la démarche d?Évaluation d?Impact sur la Santé (EIS) appliquée à des projets d?urbanisme,
d?aménagement, de transports portés par les collectivités : formation/sensibilisation aux concepts de l?EIS,
réalisation d?EIS avec des collectivités volontaires (projets situés à Nantes, Angers, Noirmoutier?), diffusion
des retours d?expérience.
Mise à disposition de données
sur la pollution des sols
Le Grenelle de l?Environnement et la loi ALUR du 26 mars 2014, ont renforcé la prise en compte de la gestion
des sites pollués et l?information des populations sur l?état de la pollution des sols, avec la création de
secteurs d?information sur les sols (SIS).
Ainsi, l?Etat, en lien avec les collectivités, va mettre en place, au regard des informations disponibles, des SIS
localisant les terrains où une pollution avérée des sols a été identifiée. Les SIS font l?objet d?une information
du public et ont vocation à être annexés aux documents d?urbanisme locaux afin d?être pris en compte dans les
projets d?aménagement et de garantir l?absence de risques sanitaires.
En effet, sur un terrain répertorié sur un SIS, le maître d?ouvrage doit prendre en compte la pollution des
sols dans son projet de construction ou d?aménagement et faire appel à un bureau d?études spécialisé qui
garantira la compatibilité entre le projet d?aménagement et l?état des terrains.
L?évaluation d?impact sur la santé des
politiques publiques
Il s?agit d?une démarche prônée par l?organisation
mondiale de la santé (OMS) qui permet d?apprécier les
impacts positifs et négatifs d?une politique publique sur
la santé et les inégalités sociales de santé.
Elle est appliquée de manière prospective à un projet
de politique en examinant les différents déterminants
de la santé pouvant être impactés par le projet. Sont
mobilisées des connaissances scientifiques, mais
également l?expertise des parties prenantes au projet,
dont celle des usagers.
Elle constitue par conséquent un outil d?aide à la
décision en formulant des recommandations afin de
maximiser les impacts positifs pour la santé et minimiser
les impacts négatifs.
Cette démarche permet ainsi aux responsables de
prendre conscience des conséquences que leurs
décisions peuvent avoir sur la santé.
Pour aller plus loin : inpes.santepubliquefrance.fr >
évaluation d?impact sur la santé
Ce document a pour ambition de favoriser
le développement de la pratique de
l?évaluation d?impacts sur la santé (EIS). Il
ne s?agit pas d?un guide méthodologique.
C?est un outil de plaidoyer, pour bien
faire comprendre ce qu?est une EIS et
en démontrer l?intérêt. Il vise à informer
les personnes intéressées par l?EIS, de
tout secteur, à quelque niveau territorial
que ce soit. Il s?adresse donc à un public
large, intégrant entre autres les élus, les
responsables techniques des différents
secteurs et les représentants des groupes
de population.
L?ÉVALUATION D?IMPACTS SUR LA SANTÉ
Une aide à la décision pour des politiques
favorables à la santé, durables et équitables
2015 - Plaidoyer EIS.indd 1 16/07/2015 12:37:33
pnse3
Partager une culture commune, sensibiliser et informer
sur les déterminants de santé en lien avec l?urbanisme
Les pilotes : ARS / DREAL / DDT(M) / URCPIE
Les acteurs : Collectivités (élus et services), Air Pays de la Loire, Ademe, IRSTV, CNFPT, Plante
et cité, Agrocampus, Végépolys, CAUE, agences d?urbanisme, bureaux d?études
Illustrations des actions :
? Actions d?acculturation croisées entre les acteurs du champ de la santé et du champ de l?urbanisme
et de l?aménagement.
? Sensibilisation et information des collectivités : urbanisme favorable à la santé, retour d?expérience des EIS,
présentation des outils disponibles, etc.
? Temps d?échanges et de restitutions d?expériences entre les différents acteurs de l?urbanisme et de la santé.
CAS PRATIQUE
Le végétal en ville
Plusieurs acteurs ligériens souhaitent, dans le cadre du PRSE3, investir la question de la place du végétal en ville et
son impact sur la santé des populations (impact sur la qualité de l?air, sur la régulation thermique, le bruit, le stress) :
? Association Plante & cité : www.plante-et-cite.fr
? Union régionale des centres permanents d?initiative pour l?environnement (URCPIE) :
www.urcpie-paysdelaloire.org
? Institut régional des sciences et techniques de la ville (IRSTV) : www.irstv.fr
? Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage ? Agrocampus :
www.agrocampus-ouest.fr
POUR COMPRENDRE
// 56 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 57 //
VERS UNE RÉDUCTION
DES NUISANCES
Les enjeux régionaux
La qualité de l?air ambiant
Dans un contexte où il est bien établi que
l?exposition, notamment chronique, à la
pollution atmosphérique constitue une cause
non négligeable de morbidité et de mortalité
(48 000 décès par an en France ; 2 530
décès évitables en Pays de la Loire selon
Santé Publique France - 2016), la protection
de la qualité de l?air extérieur est un enjeu
environnemental et de santé.
En Pays de la Loire, les réflexions menées dans le cadre
du schéma régional climat-air-énergie ainsi que
plus localement dans le cadre du plan de protection
de l?atmosphère adopté le 13 août 2015 (55
communes sur Nantes - Saint-Nazaire), ont mis en
exergue les principaux enjeux et des pistes d?actions
en faveur d?une amélioration de la qualité de l?air.
L?exposition des populations à la pollution liée aux
transports dans les centres-villes ainsi que l?exposition
aux pollutions plus diffuses liées aux particules fines
constituent les deux principaux points de vigilance.
La loi de transition énergétique pour la croissance
verte (17 août 2015) ajoute les émissions de polluants
atmosphériques aux thématiques à traiter par les
collectivités territoriales dans leur plan climat-air-énergie
territorial.
De plus, le PRSE3 veut contribuer au travail national
d?amélioration de la connaissance de la présence
des pesticides dans l?air et réduire l?exposition des
personnes vulnérables aux épandages de produits
phytopharmaceutiques.
Ainsi, l?objectif principal du PRSE3 sur la qualité de
l?air est multiple : contribuer à améliorer la qualité
de l?air par des actions ciblées sur les principaux enjeux
identifiés dans la région, en particulier les particules fines
et les pesticides, améliorer la connaissance des
émissions de pesticides et développer l?information
du grand public.
Qu?en pensent les Ligériens ?
Baromètre santé environnement, 2014
La qualité de l?air est une préoccupation des
Français qui la place au 2e rang des préoccupations
environnementales en 2015 (*). La pollution
atmosphérique apparaît également parmi les tous
premiers sujets de préoccupation des Ligériens, avec
une perception souvent déformée et pessimiste de la
situation dans la région, ce qui traduit une réelle sensibilité
du grand public sur le sujet et en même temps un déficit
d?information dans la compréhension des phénomènes
de pollution, son origine et son évolution.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment
les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux
facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les
effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de
la Loire considère que la lutte contre la pollution
atmosphérique relève de la responsabilité individuelle.
Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle
qu?ils peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent
pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes
de transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de
l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un
impact direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de
la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût
d?utilisation des véhicules particuliers (péages urbains,
taxe sur les véhicules les plus polluants).
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
(*) enquête «opinions et pratiques environnementales des français», CGDD 2015)
Retrouvez le baromètre santé environnement sur www.santepaysdelaloire.com
Pour en savoir plus : www.airpl.org
RAPPORT ANNUEL 2015
LA quALiTé de L?AiR dAns Les pays de la loire
Zoom sur...
// 58 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 59 //
Le bruit lié aux transports
Source de gêne et de stress, les nuisances
sonores engendrées par les transports
constituent un problème de santé publique.
L?exposition au bruit peut en effet entraîner différents
effets sanitaires : troubles du sommeil, stress, pathologies
cardiovasculaires (hypertension?), gêne pouvant
entraîner des troubles de type anxiété et dépression ou
entraîner des modifications de comportement.
L?Agence européenne pour l?environnement (AEE) estime,
dans un rapport de 2014(1), que le bruit serait responsable
chaque année de troubles du sommeil chez plus
de 8 millions de personnes, de 900 000 cas
d?hypertension, de 43 000 hospitalisations et de 10 000
décès prématurés en Europe.
Au niveau national(2), près de la moitié des Français
estime que le bruit et les nuisances sonores sont « très
gênants » ou « assez gênants » à leur domicile. Les
nuisances sonores liées à la circulation de véhicules
(deux roues, voitures, poids lourds?) restent la cause
la plus citée (par 67 % des personnes interrogées).
Selon une étude(3) publiée en 2016 par le Conseil
National du Bruit et l?Ademe, plus de 25 millions de
personnes en France sont affectées significativement
par le bruit des transports, dont 9 millions exposées
à des niveaux critiques pour leur santé.
Qu?en pensent les Ligériens ?
Baromètre santé environnement, 2014
Près d?un Ligérien sur dix se déclare être gêné en 2014 par le bruit à son domicile « souvent » (8%)
ou « en permanence » (1%). Ce chiffre est constant par rapport à la dernière enquête réalisée en 2007.
La proportion de personnes faisant état d?une gêne sonore dont l?origine est le bruit extérieur
à l?ouverture des fenêtres de leur logement au cours de la journée n?a pas évolué entre 2007 et 2014
(21%). Par contre, la proportion de personnes indiquant ne pas pouvoir ouvrir leurs fenêtres la nuit en raison du bruit
extérieur a légèrement augmenté (16% en 2014 contre 14% en 2007).
Les bruits de la circulation et des transports représentent la principale source de nuisances sonores citée par
les personnes s?estimant gênées par le bruit. Toutefois, le pourcentage de personnes indiquant être gênées « en
permanence » ou « souvent » par le bruit des transports a diminué, passant de 60% en 2014 contre 65% en 2007.
D?une manière générale, 15% des habitants des grandes agglomérations de la région déclarent être « en permanence
» ou « souvent » gênés par le bruit, contre 7% des habitants des communes de plus petite taille.
Retrouvez le baromètre santé environnement sur www.santepaysdelaloire.com
(1) Source : rapport de l?AEE « Noise in Europe 2014 »
(2) Source : Enquête IFOP « Les Français et les nuisances sonores » réalisée pour le Ministère de l?Écologie, du Développement Durable et de l?Énergie ?
Septembre 2014
(3) Source : http://www.ademe.fr/analyse-bibliographique-travaux-francais-europeens-cout-social-pollutionssonores
Dans ce contexte, les autorités publiques ont
mis en place une politique s?articulant autour
d?une logique de prévention (classement des
voies bruyantes et définition de secteurs
où l?isolation phonique des locaux doit être
renforcée : prise en compte, en amont, des
nuisances sonores lors de la construction
ou de la modification d?une voie) et d?actions
curatives (rattrapage des situations critiques
appelées « points noirs du bruit » ou PNB).
Ce dispositif national a été complété et précisé par la
transposition en droit français de la directive européenne
n°2002/49/CE du 25 juin 2002 relative à l?évaluation
et à la gestion du bruit dans l?environnement. Celle-ci
institue l?obligation pour les États membres de l?Union
européenne d?établir des cartes de bruit stratégiques
(CBS) concernant les principales infrastructures de
transport et les grandes agglomérations puis, sur la
base des informations fournies par ces documents,
d?élaborer des plans d?actions, intitulés en France «
Plan de prévention du bruit dans l?environnement
» (PPBE).
Les autorités compétentes dans le domaine de
l?urbanisme ont, par ailleurs, des obligations concernant
la prise en compte du bruit des transports terrestres
et aériens. Les prescriptions relatives aux classements
sonores des infrastructures de transports terrestres
et aux plans d?exposition au bruit (PEB), doivent
ainsi figurer en annexe des plans locaux d?urbanisme
des communes concernées, afin d?intégrer les
prescriptions acoustiques aux constructions
et opérations futures d?aménagement.
Au-delà des dispositions réglementaires, la réflexion
sur les PLU/SCOT a également vocation à explorer
d?éventuels conflits entre des choix d?urbanisation future
et l?exposition de populations nouvelles à des nuisances
liées au bruit d?infrastructures de transport et aux
perspectives de leur développement, et les alternatives
possibles à l?émergence de ces conflits.
Zoom sur...
Les plans de prévention du bruit dans
l?environnement en Pays de la Loire
Les cartes de bruit stratégiques : Elles sont destinées
à permettre l?évaluation globale de l?exposition au
bruit dans l?environnement et à établir des prévisions
générales de son évolution.
Les plans de prévention du bruit dans
l?environnement (PPBE) : Ils tendent à prévenir les
effets du bruit, à réduire, si nécessaire, les niveaux de
bruit, ainsi qu?à protéger les zones calmes. Ces plans
d?actions comportent une évaluation du nombre de
personnes exposées à un niveau de bruit excessif
et identifient les sources des bruits dont les niveaux
devraient être réduits. Ils recensent les mesures prévues
par les autorités compétentes pour traiter les situations
identifiées par les cartes de bruit et notamment lorsque
des valeurs limites fixées dans des conditions définies
par décret en Conseil d?État sont dépassées ou risquent
de l?être.
Suite aux actions menées notamment dans le cadre
du PRSE2, les cartes de bruit stratégiques et les plans
de prévention du bruit dans l?environnement relevant
de l?Etat sont tous approuvés et publiés dans les
5 départements. Fin 2015, il restait 587 points noirs
de bruit à traiter sur les infrastructures de transport
de l?État. Parmi ceux-ci, 322 se situent sur le réseau
ferré (en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne et
Sarthe) et 265 sur le réseau routier (en Loire-Atlantique,
Mayenne et Sarthe).
Les cartes de bruit de 1ère et 2ème échéances des
collectivités sont en très grande majorité réalisées et
publiées. L?état d?avancement des PPBE de 1ère et de
2ème échéances relevant des collectivités reste variable.
La plupart des collectivités sont mobilisées pour rattraper
le retard sur ce sujet. Ce rattrapage est particulièrement
important puisque la France a fait l?objet d?une procédure
pré-contentieuse en 2011 et d?une mise en demeure en
2013 de la Commission européenne pour non-respect
des délais réglementaires.
Retrouvez le point d?avancement sur le site de la DREAL :
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr >
Prévention des risques et nuisances > Bruit des transports
terrestres > Les cartes de bruit stratégiques (CBS) et les
plans de prévention du bruit dans l?environnement (PPBE)
POUR COMPRENDRE
// 60 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 61 //
OBJECTIF :
réduire les nuisances pour
améliorer le cadre de vie
Améliorer la qualité de l?air extérieur et limiter son impact
sur la santé
Les pilotes : DREAL / DRAAF / Cire / Région
Les acteurs : préfectures, DD(CS)PP, DDT(M), ARS, collectivités, Cire, Ademe, Anses, CCI, Air Pays de la
Loire, points info-énergie, Atlanbois, associations (« place au vélo »?), SNCF, autorités
organisatrices de la mobilité (AOM) et des transports (AOT), professionnels agricoles,
exploitants de tours aéroréfrigérantes, exploitants d?installations de combustion
Illustrations des actions :
? Actions d?information et de sensibilisation sur l?impact sur la qualité de l?air et la santé des modes de chauffage
bois-énergie, sur l?interdiction des pratiques de brûlage à l?air libre et sur les évolutions réglementaires des
installations de combustion (notamment en milieu urbain).
? Mise en valeur d?actions relatives aux politiques de mobilités de l?Etat, des autorités organisatrices de la mobilité
(AOM) et de transport (AOT) visant à développer les modes de transport alternatifs à la voiture et les mobilités
actives, en particulier :
- Stationnement vélos sécurisé dans les gares et haltes du réseau régional,
- Aide à l?achat de vélos pliants pour les abonnés du TER,
- Accompagnement de projets d?itinéraires cyclables en rabattement vers la gare,
- Soutien à la « Fête du vélo » dans le cadre de la semaine européenne du vélo sur la région nantaise.
? Participation à l?élaboration de la stratégie nationale de surveillance des pesticides dans l?air ambiant et, le cas
échéant, candidature de la région pour réaliser des mesures régionales.
? Protection des personnes vulnérables vis-à-vis des épandages de produits phytopharmaceutiques,
en particulier les enfants.
? Contrôles des tours aéroréfrigérantes (climatisations, refroidissement industriel,?) vis-à-vis de la maîtrise du
risque de prolifération de légionelles.
Les premières réalisations du PRSE3 : le numéro 31
du bulletin de veille sanitaire de juin 2016 dédié à la
pollution atmosphérique en Pays de la Loire
Bien comprendre les enjeux de la qualité de l?air, son impact
sur la santé, les secteurs d?activité à mobiliser en priorité pour
l?améliorer... ce dossier permet une bonne compréhension
de la pollution atmosphérique dans la région, alors qu?une
étude nationale portée par Santé publique France (*) évalue
à 48 000 le nombre de décès évitables par an en France.
En Pays de la Loire, un scénario de non pollution (en référence
aux communes les moins polluées de France continentale),
2 530 décès pourraient être évités chaque année.
SRCAE
Impact de l?exposition chronique à la pollution de l?air sur la mortalité en France : point sur la région Pays de la Loire ? Santé publique France / p. 1
Maladies chroniques et traumatismesImpact de l?exposition chronique à la pollution de l?air
sur la mortalité en France :
point sur la région Pays de la Loire
Santé
environnement
Juin 2016
Objectifs de l?étude
L?exposition à des polluants de l?air favorise le développement
de maladies chroniques graves, pouvant conduire à des décès.
L?évaluation quantitative des impacts sanitaires (EQIS) permet
de rendre compte de l?impact de la pollution de l?air en calculant
le « poids » que représente cette pollution dans la mortalité en
France. Cette évaluation permet ainsi de quantifier les bénéfices
sanitaires attendus d?une amélioration de la qualité de l?air.
Jusqu?en 2016, ce type d?évaluation n?était réalisé que pour les
agglomérations de plus de 100 000 habitants. Pour la première
fois, l?impact de l?exposition chronique aux particules fines
(PM2,5) sur la mortalité a été estimé pour tout le territoire de
la France continentale.
Dans cette étude, l?évaluation a été faite en utilisant une
relation concentration-risque établie à partir d?études portant
sur des populations françaises et européennes. Elle a utilisé
un modèle national de la pollution atmosphérique fournissant,
pour les années 2007-2008, des concentrations en particules
fines comparables sur toute la France. Ce modèle peut toutefois
être moins précis que des modèles locaux spécifiques.
L?étude nationale a porté sur 61,6 millions d?habitants, dont
près de 3,5 millions vivaient en Pays de la Loire (2,2 millions
d?habitants de plus de 30 ans).Ce document résume les principaux résultats pour la région
Pays de la Loire.
la pOllutiOn aux particules fines (pM2,5) en
pays de la lOire
Dans les communes de France continentale, les concentrations
moyennes annuelles de particules fines (PM2,5) estimées par le
modèle pour 2007-2008 variaient de 1 à 22 µg/m3 (figure1). Les
concentrations annuelles moyennes en particules fines (PM2,5)
estimées étaient égales à 11,5 µg/m3 en Pays de la Loire. Les
niveaux de pollution étaient globalement homogènes sur toute
la région des Pays de la Loire.Ces concentrations étaient issues d?un modèle national qui
ne permettait pas d?avoir des informations précises à l?échelle
locale.
En 2007-2008, en Pays de la Loire, 95 % de la population
habitait dans des communes exposées à des concentrations
moyennes annuelles de PM2,5 dépassant la valeur recommandée
par l?Organisation mondiale de la santé (OMS) (10 µg/m3).
Pour plus d?informations sur la pollution atmosphérique
consulter le site d?Air Pays de la Loire : www.airpl.org.le « pOids » de la pOllutiOn atMOsphérique
en pays de la lOire
En France, les communes les moins polluées sont situées dans
les massifs montagneux, en altitude. Dans un scénario sans
pollution atmosphérique où la qualité de l?air en France
continentale serait identique à celle de ces communes les
moins polluées (5 µg/m3), plus de 48 000 décès seraient évités
chaque année en France. Les personnes de 30 ans gagneraient
alors en moyenne 9 mois d?espérance de vie (figure 2). En Pays
de la Loire, ce sont plus de 2 530 décès qui seraient évités
chaque année, et un gain moyen d?espérance de vie à 30 ans de
12 mois. Ceci représenterait une baisse de 9 % de la mortalité
en France et de 9 % dans la région.
I Figure 1 I
Concentrations moyennes annuelles de PM2,5 en France
continentale (2007-2008)
BVS | Bulletin de veille sanitaire | Cire des PAYS DE LA LOIRE |
N° 36 | Novembre 2016 | Page 1
PAYS DE LA LOIRE
Bulletin de veille sanitaire ? N° 36 / Novembre 2016
Epidémies hivernales dans les Pays de la Loire,
Epidémies hivernales dans les Pays de la Loire,
saison 2015saison 2015--20162016
Pages 3-7 Epidémie de grippe dans les Pays de la Loire, saison 2015-2016
L?épidémie de grippe 2015-2016 a été caractérisée par une circulation majoritaire du virus grippal B Victoria en population générale
auquel s?est superposé en fin d?épidémie un virus grippal A(H1N1)pdm09.
L?épidémie a débuté tardivement et a duré 12 semaines entre mi-janvier et début avril 2016. Tous les indicateurs de surveillance au
niveau régional ont été concordants pour décrire une épidémie d?ampleur modérée et « étirée dans le temps » en raison de la présence
des vacances scolaires au cours de la phase ascendante de l?épidémie, conjuguée à la circulation d?un virus grippal B touchant
particulièrement les enfants et les adultes jeunes.
En Ehpad, l?impact a été limité avec 82 foyers épidémiques d?infections respiratoires aiguës signalés pendant la période hivernale,
impliquant 1 249 cas chez les résidents avec un taux d?hospitalisation de 4 % et une létalité de 1 %.
La mortalité observée toutes causes est restée dans les limites de fluctuation attendues pour la saison, pour tous les âges et chez les
personnes âgées de 75 ans et plus.
Par contraste, au sein des services de réanimation de la région, un nombre important de cas de grippe sévère a été recensé (n=110),
dont 41 % présentant un syndrome de détresse respiratoire aiguë. Contrairement à une circulation majoritaire de virus B en population
générale, le virus de type A(H1N1)pdm09 reste responsable d?un nombre important de grippe sévère, possiblement lié à l?apparition d?un
nouveau sous-clade 6B.1. Il prédomine chez les personnes âgées entre 40 et 59 ans.
Pages 8-9 Epidémie de bronchiolite dans les Pays de la Loire, saison 2015-2016
L?épidémie de bronchiolite 2015-2016 a été prolongée (13 semaines), comparable à celle de la saison 2013-2014, possiblement en
raison d?une arrivée plus tardive des virus grippaux. Le nombre de cas rapporté par les urgences pédiatriques du CHU de Nantes et les
associations SOS Médecins de Nantes et de Saint-Nazaire a été important, supérieur aux saisons précédentes. Cependant, le taux
d?hospitalisation au CHU de Nantes est resté dans la moyenne précédemment observée.
Pages 10-12 Epidémie de gastro-entérite dans les Pays de la Loire, saison 2015-2016
L?épidémie de gastro-entérite 2015-2016 a été caractérisée par un faible pic de consultations entre décembre et janvier, période
habituelle de circulation de norovirus. Un pic beaucoup plus important a été observé en mars-avril avec une probable circulation
simultanée de norovirus et de rotavirus. L?impact de la circulation de ces virus entériques a été relativement modéré en popu lation
générale et soutenu au sein des Ehpad avec 145 épisodes de cas groupés signalés mais sans sévérité particulière par rapport aux
saisons précédentes.
Un nouveau variant de norovirus (génotype GII.17) a été majoritairement identifié par le CNR lors de la saison 2015-2016. Sa diffusion
dans une population susceptible à ce variant est probablement responsable des modifications observées dans la temporalité de
l?épidémie hivernale.
(*) Pascal M, de Crouy Chanel P, Corso M, Medina S, Wagner V, Goria S, et al. Impacts de l?exposition chronique aux
particules fines sur la mortalité en France continentale et analyse des gains en santé de plusieurs scénarios de réduction de
la pollution atmosphérique. Saint-Maurice : Santé publique France ; 2016. 158 p.
CAS PRATIQUE
Les pesticides dans l?air : améliorer les connaissances et réduire les expositions
des personnes vulnérables lors des épandages
Si des campagnes de mesures avaient déjà été
réalisées dans des zones agricoles de la région en
2002 (en zones viticoles - pays du Muscadet - et
maraîchères), 2006 (zone viticole en Anjou) et 2007 en
zone arboricole fruitière du Maine-et-Loire), les résultats
étaient difficilement interprétables.
À l?heure actuelle, il n?existe aucune réglementation
sur les teneurs dans l?air ambiant et aucune obligation
de surveillance contrairement à d?autres polluants.
L?évaluation est par ailleurs rendue difficile par la diversité
des molécules actives utilisées. Le 3e plan national santé
environnement (PNSE3) prévoit de définir un protocole
harmonisé pour la surveillance des pesticides dans
l?air ambiant et d?engager une campagne exploratoire
dans certaines régions, afin d?évaluer l?exposition de
la population aux pesticides dans l?air. L?association
agréée de surveillance de la qualité de l?air ligérienne (Air
Pays de la Loire) participe au groupe de travail national
piloté par l?Anses.
De plus, il est décidé de
réglementer par des arrêtés
préfectoraux l?utilisation des
produits phytosanitaires
(épandages) à proximité des
établissements accueillant
des personnes vulnérables
telles que les enfants.
La légionellose
C?est une infection pulmonaire grave provoquée par
l?inhalation de microgouttelettes d?eau contaminée
par les légionelles. Ces bactéries peuvent proliférer
dans les réseaux d?eau chaude sanitaire notamment
ceux utilisés de manière saisonnière ou intermittente
(douches, brumisateurs, jacuzzi,...) et dans les tours
aéroréfrigérantes. Une des stratégies pour prévenir
cette maladie est la maîtrise du risque de prolifération
de la légionelle dans les tours aéroréfrigérantes utilisées
pour la climatisation dans le secteur tertiaire et le
refroidissement de procédés industriels. En 2016, 259
établissements exploitent des tours aéroréfrigérantes en
région notamment en milieu urbain.
mesures
de produits
phytosanitaires dans l?air
en Anjou
campagne de mesure été 2006 décembre 2006 ? version 1
Le point sur les évolutions réglementaires sur le site de la DREAL :
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Maîtriser et réduire les nuisances sonores associées aux
infrastructures de transport
Les pilotes : DREAL
Les acteurs : DDT(M), ARS, collectivités territoriales, EPCI, Concessionnaires autoroutiers, DIR Ouest,
Cerema Ouest, Ademe, SNCF Réseau
Illustrations des actions :
? Résorption des « points noirs du bruit » (PNB) recensés dans les plans de prévention du bruit dans
l?environnement (PPBE) de 1ère et 2ème échéances de l?État
? Incitation des collectivités territoriales concernées à la réalisation de leurs cartes de bruit et plans de prévention
du bruit dans l?environnement
? Mise en oeuvre du classement révisé des voies bruyantes, permettant notamment de définir, pour les nouveaux
bâtiments, les dispositions constructives relatives au bruit
Zoom sur...
pnse3à retrouver sur : www.invs.santepubliquefrance.fr>Publications et outils>Bulletin de
veille sanitaire
// 62 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 63 //
Cet axe est envisagé en articulation étroite avec le plan régional santé travail
(PRST3) et le plan ÉCOPHYTO sur deux thématiques prioritaires :
? L?amiante, fréquemment présent dans les bâtiments existants construits
avant 1997(1), nécessite une attention particulière des entreprises intervenant
en maintenance, rénovation et démolition,
? Les produits phytosanitaires dont la réduction des usages est l?objet même
du plan ÉCOPHYTO.
(1) Estimation de la présence d?amiante dans 40 à 45% des bâtiments et habitations actuels (source : étude réalisée dans le
cadre du PREDD Pays de la Loire)
PRSEi3
ENVIRONNEMENT
DE TRAVAIL ET SANTÉ
PRSEi3
ENVIRONNEMENT
DE TRAVAIL ET SANTÉ
AXE 4 :
// 64 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 65 //
LIMITER LES EXPOSITIONS
À L?AMIANTE
Les enjeux régionaux
L?amiante est une substance minérale naturelle qui a été incorporée à de nombreux matériaux
de construction pour ses propriétés en matière d?isolation thermique et acoustique, de résistance
mécanique et de protection contre l?incendie. En raison de son caractère cancérigène, elle a été interdite en
1997. Très fine, la fibre d?amiante est invisible à l?oeil nu. Elle peut pénétrer l?appareil respiratoire en profondeur.
Sa présence dans l?organisme peut générer une insuffisance respiratoire voire des cancers (l?amiante est
cancérogène avéré pour l?homme, classé groupe 1 par le Centre international de recherche sur le cancer pour
le poumon, la plèvre, le larynx et les ovaires).
Un enjeu national et régional
« Réduire les cancers liés à l?amiante » est un des
objectifs du plan national santé environnement
PNSE3 (actions 1, 2, 3).
Le risque amiante est également considéré comme
une priorité absolue par le Ministère du travail dans
ses plans d?action. Les activités professionnelles
constituent en effet la source d?exposition la plus
importante à l?amiante et les affections liées à l?amiante
correspondent à la deuxième cause de maladies
professionnelles en France. De nombreuses professions
peuvent se trouver exposées dans le cadre de leur
activité, en premier lieu, les professions du bâtiment du
second oeuvre. Professionnels de la maintenance ou de la
rénovation, couvreurs, électriciens, menuisiers, plombiers,
peintres, chauffagistes, carreleurs, agriculteurs... sont
potentiellement exposés dès lors qu?ils interviennent sur
ou à proximité de matériaux susceptibles de libérer des
fibres ou des poussières d?amiante. De plus, les fibres
d?amiante se déposent sur les surfaces environnantes :
les risques peuvent persister après les travaux.
En Pays de la Loire, 40 à 45% des bâtiments et
habitations actuels comportent de l?amiante et
on note une présence importante d?amiante dans les
bâtiments agricoles et d?enseignement (d?après l?étude
réalisée par la Région en 2012 « L?amiante et ses déchets
en Pays de la Loire »).
Dans certaines situations imprévues, les populations
comme les travailleurs peuvent également être exposés
passivement à des fibres d?amiante : bâtiments sinistrés,
désamiantages sauvages, dépôt de gravats amiantés
sur la voie publique, etc. Ces évènements peuvent
potentiellement conduire à un processus de crise
s?ils ne sont pas correctement maîtrisés suite à des
pratiques inadéquates ou à des dysfonctionnements,
d?où l?importance d?organiser la gestion des situations
accidentelles d?exposition à l?amiante, pour mieux se
préparer.
La collecte des déchets amiantés nécessite également
de sensibiliser les professionnels et particuliers.
De plus, dans le cadre du plan régional d?élimination
des déchets dangereux 2009-2019, une étude réalisée
pour le compte du Conseil régional en 2012 et intitulée :
« L?amiante et ses déchets en Pays de la Loire »(1),
a permis de dresser un état des lieux, une analyse de
ce diagnostic et de proposer des pistes d?amélioration
de la collecte et du traitement des déchets amiantés.
Le Conseil régional est pionnier dans cette démarche
autour de l?amiante.
Il a notamment été constaté que l?offre de collecte
des déchets amiantés est hétérogène sur le territoire
pour les particuliers et trop peu développée pour
les professionnels et qu?un peu de moins de la
moitié des maîtres d?ouvrage qui gèrent la collecte
sélective accepte l?amiante sur au moins une de leurs
déchetteries.
Plusieurs enjeux sont ainsi apparus :
? La formation des professionnels du BTP ;
? La collecte : multiplication des lieux de collecte
notamment pour les entreprises du BTP ;
? La santé publique ;
? L?information des risques amiante pour la population.
L?amiante naturel en carrières
Le Ministère chargé de l?environnement a sollicité en
2012 le Bureau de Recherches Géologiques et Minières
(BRGM) pour procéder à un inventaire exhaustif de la
présence d?amiante naturel dans les carrières en France.
Cinquante exploitations ont finalement été retenues
comme susceptibles de présenter des filons
d?amiante de façon plus ou moins importante et plus
ou moins certaine. En Pays de la Loire, 17 carrières
sont concernées et font l?objet d?investigations
complémentaires.
Dans le cadre du PRSE2, deux
documents d?information et de
sensibilisation aux risques présentés
par l?amiante ont été réalisés par un
groupe de travail pluridisciplinaire
(DIRECCTE, DREAL, ARS, Conseil
régional, CARSAT, OPPBTP, FFB,
CAPEB, Chambre d?agriculture).
Comment travailler sur ou
à proximité de matériaux
contenant de l?amiante ?
a
AMIANTE
Communication réalisée dans le cadre du plan régional Santé environnement 2
et du plan régional Santé travail 2 « réduction des expositions à l?amiante »
DIRECCTE
des Pays de la Loire
DREAL
des Pays de la Loire
Article R.4412-94, 2e
à destination des professionnels
pensez-y avant d'engager des travauxchez vous !
amiante
Vous avez des projets de travaux chez vous ?
Pensez à l'amiante.attentionne faites pas les travaux vous-même !
Dans un bâtiment construit avant juillet 1997,
en présence d'amiante, attention
à votre santé et celle de vos proches.
L'amiante, c'est quoi ?
L'amiante est une substance minérale natu-
relle qui a été incorporée à de nombreux ma-
tériaux de construction pour ses propriétés en
matière d'isolation thermique et acoustique,
de résistance mécanique et de protection
contre l'incendie. En raison de son caractère
cancérigène, il a été interdit en 1997.
Quels sont les risques ?Très fine la fibre d'amiante est
invisible à l'oeil nu. Elle peut pé-
nétrer l'appareil respiratoire en
profondeur. Sa présence dans
l'organisme peut générer une in-
suffisance respiratoire voire des
cancers.
Pour en savoir pluswww.amiante.inrs.frwww.travailler-mieux.gouv.frwww.developpement-durable.gouv.fr > bâtiment construction > amiante
www.sante.gouv.fr > tous les dossiers de la santé > amianteContacts en Pays de la LoireAgence régionale de santé Pays de la Loire
Retrouvez le contact de votre délégation territoriale :
www.ars.paysdelaloire.sante.frDirection départementale du territoire (et de la mer)
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Direccte des Pays de la Loire
Tél 02 53 46 79 00www.pays-de-la-loire.direccte.gouv.fr
Carsat Pays de la LoireTél 02 51 72 60 95www.carsat-pl.fr
ATTENTIONCONTIENTDEL?AMIANTERespirer lapoussière d?amianteest dangereuxpour la santéSuivre les consignesde sécurité
/
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é
ATTENTION
CONTIENT
DEL?AMIANTE
Respirer la
poussière d?amiante
est dangereux
pour la santé
Suivre les consignes
de sécurité
Une communication élaborée dans le cadre :
à destination des particuliers
OBJECTIF :
limiter les expositions à l?amiante
Organiser la gestion des situations accidentelles d?exposition à
l?amiante (incendie, chantiers non encadrés?)
Les pilotes : DIRECCTE
Les acteurs : DREAL, ARS, organismes de prévention?
Illustrations des actions :
? Recensement des situations à risque amiante les plus fréquentes survenues en Pays de la Loire pouvant être
génératrices d?une exposition à l?amiante, d?un début de crise ou d?une crise.
? Identification régionale des acteurs institutionnels.
? Identification des professionnels intervenant lors de ces situations à risque amiante, afin de leur transmettre les
recommandations de prévention face à ce risque.
Améliorer la prise en charge des déchets amiantés dans le cadre
du futur plan régional de prévention et de gestion des déchets*
Les pilotes : Région comme planificateur, les organisations professionnelles du BTP
Les acteurs : acteurs des déchets, EPCI et syndicats de traitement de déchets
Illustrations des actions :
? Mise en place de lieux de collecte notamment pour les professionnels.
Protéger les travailleurs en carrières de la
présence éventuelle d?amiante naturel au sein
des roches exploitées
Les pilotes : DREAL
Les acteurs : carrières concernées, BRGM, DIRECCTE....
Illustrations des actions :
? Gestion des risques spécifiques liés aux 17 carrières concernées (selon le cas :
plans de repérage des roches susceptibles de contenir de l?amiante, campagnes
de prélèvement d?air pour rechercher la présence éventuelle de fibres d?amiante,
mesures d?empoussièrement au poste de travail....)
(1) Résultats de l?étude « l?amiante et ses déchets en Pays de la Loire » dans
la Lettre de l?ORES (observatoire régional économique et social) / n°8 / juillet
2014
* Issu de la loi n°2015991 portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe) sans préjuger des discussions qui pourront avoir lieu lors de
l?élaboration du plan
// 66 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 67 //
PROTÉGER LA SANTÉ
DES UTILISATEURS DE
PESTICIDES
Les enjeux régionaux
La France est un des premiers pays utilisateurs
de produits phytosanitaires au monde.(1) Du fait
de leur grande surface agricole et des cultures
spécialisées (maraîchage, arboriculture,
viticulture...), les Pays de la Loire sont l?une des
régions françaises les plus consommatrices
en produits phytosanitaires. (2)
Le recours à ces produits est notamment suivi dans le
cadre du plan ÉCOPHYTO par le nombre de doses unités
(NODU) calculé au niveau national : celui-ci a augmenté
en usages agricoles de 5,8% et diminué de 2,2%
en zones non agricoles (entreprises, collectivités?)
entre la période 2011-2012- 2013 et la période 2012-
2013-2014. En 2014, année particulièrement humide(3),
une augmentation du recours aux herbicides et aux
fongicides est néanmoins constatée. Ces tendances
nationales se retrouvent a priori au niveau régional, les
années 2013 à 2015 ayant été relativement humides en
Pays de la Loire(4).
Dans le même temps, la proportion de systèmes de
cultures très économes en produits phytosanitaires est
en progression constante depuis 2012 au sein des 1900
fermes du réseau DEPHY, réseau de Démonstration,
d?Expérimentation et de Production de références du plan
ÉCOPHYTO, sachant que toutes les filières engagées
dans ce réseau ont réussi à réduire leur recours aux
produits phytosanitaires tout en conservant de très bons
rendements, et que l?ambition du plan ÉCOPHYTO 2 est
d?amplifier ce réseau. La région des Pays de la Loire est
la plus dense en groupes de fermes DEPHY, avec 260
fermes faisant partie de ce réseau.
Les Pays de la Loire sont une terre de tradition
agricole avec des productions animales et végétales
diversifiées (des grandes cultures à l?horticulture
pépinière en passant par les cultures légumières, la
viticulture, etc...), et des produits sous signes officiels
de qualité (agriculture biologique, nombreux Label rouge
et AOC,...). L?agriculture et l?agroalimentaire constituent
d?ailleurs le 1er secteur économique de la région.
Les professionnels du secteur agricole (chefs
d?exploitation, salariés, travailleurs saisonniers...) sont
potentiellement exposés aux pesticides. Outre l?impact
sur l?environnement, la réduction du recours aux
pesticides en agriculture revêt une importance
particulière en raison des enjeux de santé,
et notamment de santé au travail.
Une expertise collective de l?INSERM publiée en 2013(5) a
fait le point sur les connaissances relatives aux effets des
pesticides sur la santé. L?étude conclut qu?il semble exister
une association positive entre exposition professionnelle
à des pesticides et certaines pathologies chez l?adulte
(maladie de Parkinson, cancer de la prostate, lymphome
non hodgkinien, myélomes multiples). Par ailleurs les
expositions aux pesticides intervenant au cours de la
période prénatale et périnatale ainsi que lors de la petite
enfance semblent être particulièrement à risque pour le
développement de l?enfant.
En 2012, la maladie de Parkinson a été reconnue
comme maladie professionnelle en lien possible
avec les pesticides, et en juin 2015, le lymphome non
hodgkinien a été reconnu maladie professionnelle avec
une liste de pesticides susceptibles de provoquer la
maladie (cf encadré ci-après).
L?ANSES a mené une expertise collective visant à
identifier, évaluer et caractériser les expositions aux
pesticides des personnes travaillant dans l?agriculture.
Dans son avis du 28 juillet 2016(6), elle recommande la
diminution des expositions par la réduction du recours
aux pesticides, différentes mesures de prévention, ainsi
que l?amélioration des connaissances sur les expositions
en conditions réelles d?utilisation, dans un contexte où
les données disponibles font aujourd?hui souvent défaut.
Au plan régional, un document d?information « Produits
phytosanitaires, les utiliser tout en préservant sa santé »
a été réalisé dans le cadre du plan ÉCOPHYTO (cf
encadré).
Dans ce contexte et suite à l?évaluation du PRSE2,
la limitation de l?impact sur la santé des pesticides
fait partie des priorités du PRSE3 Pays de la Loire,
en articulation avec le plan ÉCOPHYTO et le Plan
régional santé travail.
(1) http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
(2) Source : DRAAF et Agreste, MAAPRAT, INRA 2010, carte « répartition des petites régions agricoles selon l?origine et le niveau de la pression phytosanitaires »
(dépenses en phytos en euros par hectare), http://agriculture.gouv.fr/lutilisation-des-pesticides-en-france-etat-des-lieux-et-perspectives-de-reduction
(3) Note de suivi 2015 « Tendances du recours aux produits phytopharmaceutiques de 2009 à 2014 » http://agriculture.gouv.fr/
(4) L?indicateur NODU est calculé au niveau national, pas au niveau régional
(5) Expertise collective « pesticides - effets sur la santé», Inserm - Juin 2013 - www.inserm.fr
http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-societe/pesticides-effets-sur-la-sante-uneexpertisecollective-de-l-inserm
(6) Publication du rapport de l?ANSES sur les expositions professionnelles aux pesticides : mieux connaître et réduire les expositions : https://www.anses.fr/fr/
content/publication-du-rapport-sur-lesexpositions-professionnelles-aux-pesticides-mieux-connaître
OBJECTIF :
protéger la santé des
utilisateurs de pesticides
Dans le cadre du plan ÉCOPHYTO sensibiliser les utilisateurs
de pesticides aux risques pour la santé et aux mesures
de protection nécessaires.
Les pilotes : DRAAF
Les acteurs : DIRECCTE, utilisateurs de pesticides, MSA, lycées agricoles, organismes de formation,...
Illustrations des actions :
? Relayer l?action « protection de la santé des utilisateurs » du plan ÉCOPHYTO (GT ÉCOPHYTO « santé et
prévention des utilisateurs » animé par la DIRECCTE).
Un document d?information « Produits
phytosanitaires, les utiliser tout en préservant
sa santé » a été réalisé dans le cadre d?ÉCOPHYTO,
en 2014 et mis à jour en 2015, présentant les
risques pour la santé encourus par les utilisateurs
agricoles de produits phytosanitaires et les moyens
de les prévenir.
7 fiches le complètent sous forme de focus sur
les précautions majeures et concrètes à appliquer
pour se protéger au mieux : savoir identifier les
CMR (Cancérogène Mutagène Reprotoxique)
sur l?étiquette, prévenir les incidents, choisir et
entretenir sa cabine de filtration, choisir et entretenir
les équipements de protection individuelle, quelles
bonnes pratiques adopter avec les semences
traitées, organiser le transport des produits
phytosanitaires en toute sécurité.
À retrouver sur : http://draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr
CAS PRATIQUE
Comme pour tout risque professionnel, le risque phyto -
sanitaire doit être identifié et évalué. Il faut raisonner la
prévention selon le danger inhérent à chaque produit et
l'exposition. Les équipements de protection individuelle
(EPI) doivent constituer l?ultime étape de la prévention et
être adaptés aux risques de chaque produit et à chaque
moment de l?exposition.
Ce document présente les risques
santé encourus par les utilisateurs
agricoles de produits phytosanitaires
et les moyens de les prévenir.
Plusieurs fiches le complètent sous
forme de focus sur les précautions
majeures et concrètes à appliquer pour
se protéger au mieux.
Produits phytosanitaires,
les utiliser tout en
préservant sa santé
Comment gérer le risque dans l?utilisation des
produits phytosanitaires ?
Identifier
RISQUE DANGER EXPOSITIONX
? Effets du produit sur la santé
(étiquette, fiche de données
de sécurité (FDS)...)
? Ne pas traiter
? Raisonner la dose et le
moment du traitement
? Choisir un produit moins
dangereux
? Activités de travail
? Se former
? Organiser les installations
? Choisir le matériel
de préparation
et d?application
? Organiser son chantier
Se protéger
Evaluer
et
prévenir
Voie conjonctivale ? Par projection
? Par contact avec mains souillées
? Par contact direct accidentel ou non
? Par projections, éclaboussures...
? Par inhalation des poussières
aérosols et vapeurs
? Par ingestion accidentelle
? Par contact avec mains souillées
? Par déglutition de particules inhalées
Voie muqueuse
Voie
respiratoire
Voie
digestive
Voie
cutanée
Cinq voies principales d?exposition,
indépendantes ou cumulées
= x
Equipements de protection individuelle
Les produits peuvent pénétrer dans le corps par de nom-
breuses voies, dont les principales sont les voies cuta-
nées, muqueuses et digestives. Certains facteurs
comme la chaleur, les plaies (même petites), la sueur et la
présence de solvants ou composés huileux dans les pro-
duits, aggravent les risques en favorisant la pénétration du
produit dans l?organisme. Le produit peut agir localement,
au niveau de la zone de contact, et en cas de passage
dans le sang, toucher différents organes (cerveau ou tissus
nerveux, graisses, foie...). Certains peuvent même être
transformés par l?organisme en des composés plus
toxiques. Ils peuvent aussi être transmis au foetus, puis au
nourrisson via le lait maternel. Ils peuvent être éliminés dans
les urines, les selles, la sueur?
Comment est-on
exposé ?
// 68 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 69 //
Les leviers pour agir sur l?environnement et son impact sur la santé relèvent
de nombreux secteurs d?activités et d?acteurs de différents profils : professionnels
du bâtiment, urbanistes, collectivités, distributeurs d?eau? Leur mobilisation
dépend en premier lieu d?une bonne appropriation des enjeux de santé associés
à l?environnement, d?un partage de culture autour de cette relation.
Depuis plus d?une décennie, les plans santé environnement, tant nationaux que
régionaux, concentrent leurs efforts sur la réduction des expositions et l?évolution
des comportements. Un partage par l?ensemble des acteurs des risques, des enjeux
et des leviers d?action permettrait de démultiplier les réponses apportées.
À ce titre, les ambitions de cet axe du 3ème plan régional sont de 2 ordres :
? créer dans les territoires une dynamique positive, à partir d?une appropriation
des enjeux par les différents intervenants (institutions, collectivités, professionnels,
associations) et d?une construction concertée des actions,
? mieux informer les citoyens ligériens, pour qu?ils puissent agir sur les déterminants
de santé et obtenir un cadre de vie favorable à leur santé.
PRSEi3
MISE EN RÉSEAU D?ACTEURS,
CULTURE COMMUNE
SANTÉ-ENVIRONNEMENT
PRSEi3
MISE EN RÉSEAU D?ACTEURS,
CULTURE COMMUNE
SANTÉ-ENVIRONNEMENT
AXE 5 :
// 70 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 71 //
FAVORISER
UNE SYNERGIE D?ACTEURS
Les enjeux régionaux
Dans le cadre du PRSE2, plusieurs actions
ont visé le renforcement des compétences
et de l?implication des partenaires.
Le rapport d?évaluation du PRSE2 rappelle
néanmoins que si la mobilisation des partenaires a
été un facteur décisif pour la réussite des actions, des
difficultés d?appropriation persistent pour certains
acteurs. Les élus et personnels des collectivités, les
professionnels de santé ont ainsi été mentionnés
comme des publics assez peu présents et qu?il
faudrait davantage mobiliser, en trouvant des relais.
En effet, les collectivités locales disposent, de par
leurs compétences dans divers domaines (logement,
aménagement du territoire, mobilité, petite enfance
et éducation, etc?) ou la gestion d?établissements
recevant du public, de nombreux leviers d?actions pour
développer des environnements favorables à la santé.
Elles ont en outre la capacité à animer des réflexions
sur leurs territoires.
Par ailleurs, les facteurs de l?environnement,
comme les facteurs comportementaux, contribuent
aux maladies chroniques. C?est pourquoi les
professionnels de santé sont « progressivement
interpellés dans leur pratique, tant comme cliniciens
que comme médiateurs et acteurs de prévention
auprès de leurs patients, sur les risques sanitaires
et environnementaux » souligne les résultats d?une
enquête menée par l?INPES auprès d?un échantillon
représentatif de 752 médecins généralistes(1). Leur
implication reste modeste et conditionnée à un
développement de l?information, de la formation, du
travail en réseau.
(1) Médecins généralistes et santé environnement - Evolutions - n°26 - avril 2012
Catalogue des ressources pédagogiques santé
environnement développement durable en Pays
de la Loire : www.irepspdl.org/catalogueSE/
Label PRSE3
Site Internet
OBJECTIF PHARE :
Mobiliser tous les acteurs, en particulier
les citoyens, les collectivités et les
professionnels de santé, sur les enjeux
de santé liés à l?environnement
Développer une culture commune notamment auprès
des collectivités et des acteurs des territoires de proximité
Les pilotes : équipe d?animation du PRSE3 et services communication ARS, DREAL, Préfecture, Région
Les acteurs : animateurs et pilotes d?actions du PRSE3, services de l?Etat, ORS, IREPS, Graine, URCPIE,
réseau villes santé OMS, comité 21, collectivités, CNFPT, associations des maires et/ou
élus locaux
Illustrations des actions :
? Communication autour de l?impact de l?environnement sur la santé, du PRSE3 et de ses actions,
développement et alimentation d?un site internet PRSE, diffusion d?articles via les différents supports
de communication disponibles
? Accompagnement annuel d?initiatives locales par l?appel à projets concerté Etat-ARS et le financement
d?actions ciblées par la Région
? Mise en place d?une labellisation PRSE3 permettant la valorisation d?actions mises en oeuvre dans
la région pour un environnement favorable à la santé qui s?inscrivent dans les axes du plan
? Accompagnement d?études lancées par des collectivités sur des territoires de contractualisation avec la Région
et intégration d?enjeux de santé liés à l?environnement à la dynamique de contractualisation avec les acteurs
locaux (contrats locaux de santé, contrats d?aménagement et de développement durable des territoires)
? Organisation de temps forts autour du PRSE, incitation à l?organisation de temps de formation
et d?échanges d?expériences dans les territoires
pnse3
L?évaluation du PRSE2 met enfin l?accent sur :
? un besoin de partager une culture commune
et un même langage pour encourager le partenariat
et la transdisciplinarité nécessaires à la progression
vers des environnements plus favorables à la
santé,
? une résistance globale au changement vers une
culture commune, une difficulté des acteurs à
travailler ensemble.
Le PRSE3 fixe par conséquent comme objectifs
fédérateurs de favoriser la diffusion d?une culture
commune et la mobilisation des acteurs du
territoire, de renforcer les échanges et la mise
en réseau.
// 72 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 73 //
Eau
Habitat indigne
Qualité de l?air intérieur
Qualité de l?air intérieur - radon
Radon
Air
Pollens
Urbanisme - pollens
Éducation SE
Risques auditifs
14%
7%
28%
5%
2%
7%
9%
2%
3%
23%
Répartition des subventions allouées en 2016 dans le cadre de l?appel à projets PRSE, par thématique :
Depuis 2012, un appel à projets concerté ARS-
DREAL, mis en ligne chaque année courant janvier sur
les 2 sites internet, permet d?accompagner les initiatives
visant des objectifs prioritaires du PRSE.
En 2016, sur les 43 dossiers déposés, 33 ont été
retenus, avec un engagement financier de l?ARS et de la
DREAL à hauteur de 217 800 ¤. Diverses thématiques
sont concernées, et les projets couvrent l?ensemble des
territoires de la région.
À partir de 2017, dans le cadre du PRSE3 et en
partenariat avec la DRAAF, il est prévu d?intégrer la
thématique de l?alimentation.
Mobiliser les professionnels de santé autour de l?impact de
l?environnement sur la santé
Le pilote : ARS
Les acteurs : URPS, associations de professionnels de santé, conseils de l?ordre, association des pôles
et maisons de santé libéraux, porteurs de projets
Illustrations des actions :
? Mise à disposition des professionnels de santé de ressources en santé environnement, en les informant via des
canaux de communication spécifiques
? Mise en place d?actions de sensibilisation et/ou de formation à destination des professionnels de santé
? Accompagnement de professionnels de maisons de santé (MSP) à la mise en place d?actions d?information
collectives
Développer des outils de gestion des expositions
environnementales à des pathologies allergiques
et respiratoires
Les pilotes : CHU de Nantes et Angers, Association des pollinariums sentinelles de France
Les acteurs : Air Pays de la Loire, ARS, collectivités
Illustrations des actions :
? Promotion et développement de l?offre de conseil en environnement intérieur sur prescription médicale
? Installation dans chaque département d?un Pollinarium sentinelle pour favoriser l?information précoce
des personnes allergiques sur les pics d?émission de pollens
Le développement des Pollinariums
sentinelles et la création d?une alerte
pollens
Les recommandations scientifiques émanant des
consensus internationaux de traitement et l'expérience
professionnelle allergologique incitent les médecins à
prescrire à leurs patients un traitement dès les premières
émissions de pollens par les plantes allergisantes.
Le Pollinarium sentinelle®, conceptualisé à Nantes en
2003 est un jardin sentinelle de plantes allergisantes
représentatives de la flore locale qui permet de détecter
au plus tôt les émissions de pollens. Depuis 2012, une
lettre électronique « alerte pollens » est diffusée sur
internet, en particulier aux professionnels de santé et aux
personnes allergiques, ainsi que par mail sur inscription.
4 sites sont aujourd?hui opérationnels : Nantes, Saint
Nazaire, Angers et Laval.
Par arrêté d?août 2016, l?Association des Pollinariums
de France (APSF) devient un organisme compétent
pour coordonner la surveillance des pollens et des
moisissures de l?air ambiant, avec le Réseau national de
surveillance aérobiologique (RNSA) et les associations
agréées de surveillance de la qualité de l?air (Air Pays de
la Loire dans notre région).
pnse3
Zoom sur...
CAS PRATIQUE
// 74 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 75 //
MIEUX INFORMER ET
ÉDUQUER LES CITOYENS
Les enjeux régionaux
La demande sociale vis-à-vis des questions
de l?impact de l?environnement sur la santé
est de plus en plus forte.
Selon l?enquête Baromètre santé environnement 2014,
l?impact potentiel des facteurs environnementaux sur la
santé constitue une préoccupation majeure : 46 % de la
population estime que, du fait de son environnement, elle
court un risque « plutôt élevé » d?être atteinte d?un cancer,
35 % de souffrir d?anxiété, de stress et de troubles du
sommeil et 30 % d?asthme et d?allergies respiratoires.
Dans le cadre du PRSE2, plusieurs actions financées
par les appels à projets concertés ou le fonds régional
de santé publique ont eu pour objectif de sensibiliser
différents publics (population générale, jeunes,
personnes en situation de précarité, bailleurs sociaux,
professionnels du bâtiment, professionnels de santé) à
l?impact de l?environnement sur la santé.
Néanmoins, d?après les entretiens d?évaluation, le point
de vue selon lequel le PRSE et les questions d?impact
de l?environnement sur la santé restent insuffisamment
connus des partenaires et du grand public est largement
partagé. De même, les résultats de l?enquête de 2014
montrent, par rapport à la précédente réalisée en 2007,
une baisse de la satisfaction du public en matière
d?information, à corréler certainement à un besoin
d?information accru ou à un niveau d?exigence plus élevé.
0 20 40 60 80 100
71 71
71 5
4
6
8
+10%
-11%
-7%
ras
-6%
-
-
-
ras
-18%
-
ras
9
4
11
19
22
58
71
71
71
71
71
71
71
71
71
71
64
61
61
61
60
54
50
46
39
34
12
Utilisaton des téléphones
portables
Qualité de l?eau du robinet
Pollution de l?air à l?exterieur
Monoxyde de carbone
Bruit
Qualité des aliments
Qualité des eaux de baignade
en mer, lac ou rivière
Antennes-relais de téléphonie
mobile
Pollution de l?air à l?intérieur
Légionelles ou légionellose
Qualité des eau en piscine
publique
Radon dans les habitations
plutôt bien
informés
plutôt mal
informés
n?en a jamais
entendu parler
Qu?en pensent les Ligériens ?
Information à l?égard des différents facteurs
environnementaux et évolution :
À retrouver sur
www.santepaysdelaloire.com
Observatoire régional de la santé
Baromètre
santé
environnement
Pays de la Loire
2014
Zoom sur...
La perception des Ligériens sur
la qualité de l?information sur les
risques liés à l?environnement
Baromètre santé environnement, 2014
Les Ligériens se déclarent dans
l?ensemble plutôt bien informés sur la
plupart des risques environnementaux
abordés dans le baromètre, mais
leur opinion vis-à-vis de l?information
diffusée sur ces sujets tend à se ternir.
La prévention des risques auditifs
Les études régionales et nationales montrent des durées d?écoute journalière de musique croissantes, alors même
que l?écoute à des niveaux sonores fréquents, intensifs et répétés de musique amplifiée est l?une des causes des
troubles de l?audition.
Ces expositions se cumulent par ailleurs à la fréquentation de lieux de diffusion de musique amplifiée (discothèques,
salles de concert?), à la pratique de loisirs (pratique musicale?), éventuellement au bruit au travail.
Il convient dès lors de sensibiliser les jeunes aux risques ainsi qu?au plaisir de l?écoute, et de les amener à adapter
leur comportement pour une bonne gestion de leur capital auditif et leur exposition sonore.
Par ailleurs, le monde du spectacle, en premier lieu des musiques amplifiées, a largement pris conscience ces
dernières années des enjeux de santé auditive associés à la pratique et à l?écoute de musique. Il s?agit désormais de
consolider la réflexion des acteurs, tant sur l?évolution des pratiques amateurs et professionnelles que sur la gestion
sonore, l?accueil et l?accompagnement du public en salle de concert ou en festival.
POUR COMPRENDRE
Il s?agit donc d?accroître la visibilité du PRSE et de
valoriser les actions conduites dans la région pour
un environnement favorable à la santé. Cet objectif
d?information se double d?un objectif d?éducation
sur les liens entre environnement et santé.
L?éducation en santé-environnement est un processus
par lequel les individus et la collectivité prennent
conscience de leur environnement, de leur santé et
de leurs interactions, acquièrent des compétences
leur donnant l?envie et la capacité d?agir en citoyens
responsables, individuellement et collectivement.
Si la culture éducative doit être partagée à tous les âges
et tous les moments de la vie, les jeunes constituent
une cible spécifique du PRSE3, notamment à travers la
prévention des risques auditifs.
// 76 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 77 //
OBJECTIF :
Développer l?éducation autour
des enjeux de santé liés à
l?environnement
Soutenir les actions d?éducation relatives aux thèmes du PRSE3
Les pilotes : ARS, DREAL, DRAAF, Région
Les acteurs : IREPS, Graine, porteurs de projet en éducation
Illustrations des actions :
? Accompagnement d?actions d?éducation citoyenne à des comportements favorables à la santé
? Déploiement de dispositifs éducatifs en direction des populations les plus vulnérables
? Relais de campagnes nationales sur les impacts de l?environnement sur la santé, en privilégiant
des messages simples et positifs
Prévenir les risques auditifs auprès des jeunes et des
professionnels de musique
Les pilotes : Le Pôle, ARS, Rectorat
Les acteurs : Lieux de diffusion des campagnes nationales, associations, collectivités et structures
d?animation culturelle, écoles de musique, salles de concert, DRAC, organisateurs de festivals
Illustrations des actions :
? Organisation de campagnes de communication grand public sur les risques auditifs
? Mobilisation des acteurs de l?animation jeunesse
? Promotion et poursuite des programmes pédagogiques dans les établissements scolaires (collèges et lycées)
? Mise en place de programmes de prévention des risques auditifs en écoles de musique
? Formation des musiciens professionnels à la gestion sonore et aux risques auditifs
? Mise à disposition du public de protections auditives dans les lieux de diffusion
Les premières réalisations du PRSE3 : des spots radios
pour informer sur les risques auditifs
Dans le cadre du mois de la gestion sonore (novembre 2016), l?ARS et le Pôle ont soutenu le projet de
la Fédération des radios associatives en Pays de la Loire (FRAP). À cette occasion, les étudiants de la radio Prun?
ont conçu deux spots radios.
Le premier aborde les risques d?acouphènes (sifflements, bourdonnements?) après un concert et le port de
bouchons d?oreille pour s?en prémunir.
Le second évoque la nécessité de limiter l?écoute de musique au casque : pas trop fort, pas trop longtemps.
Ces 2 spots ont été diffusés pendant une semaine au cours du mois de la gestion sonore sur Prun?, Radio G !,
l?Autre Radio, RCF Le Mans et Graffiti Urban Radio.
À ré-écouter sur le site de l?ARS www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr et sur le site de la FRAP www.lafrap.fr
pnse3
ANNEXES
sommaire
ANNEXE 1
LEs plans en articulation avec le prse3 ............................................................P.78
annexe 2
L?évaluation du prse2 ...............................................................................................................P.81
annexe 3
Chiffres clés du baromètre santé environnement 2014 ...................p.83
annexe 4
liste des organismes ayant participé à l?élaboration du prse3 ........p.91
annexe 5
glossaire .............................................................................................................................................p.94
// 78 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 79 //
Annexe 1
LE PLAN ÉCOPHYTO
EN PAYS DE LA LOIRE
LE PLAN RÉGIONAL
SANTÉ TRAVAIL
2016-2021La version II du plan Écophyto a été publiée le 26 octobre 2015. L?objectif de réduction de 50 %
de l?usage des produits phytosanitaires est ré-affirmé selon une trajectoire en 2 temps :
? 25 % d?ici 2020 par la généralisation et l?optimisation des techniques actuellement disponibles,
? 50 % d?ici 2025 qui passera par des mutations profondes des systèmes de production et des filières.
Écophyto II se décline en six axes :
? agir aujourd?hui pour faire évoluer les pratiques
? améliorer les connaissances et les outils pour demain et encourager la recherche et l?innovation
? évaluer et maîtriser les risques et les impacts
? accélérer la transition vers l?absence de recours aux produits phytosanitaires dans les jardins,espaces
végétalisés et infrastructures (JEVI)
? politiques publiques, territoires et filières
? communiquer et mettre en place une gouvernance simplifiée
L?articulation avec le PRSE3 se traduit :
? surtout au sein de l?axe « Eau destinée à la consommation humaine », à travers l?ambition de
protection de la ressource en eau,
? dans l?axe « Cadre de vie, urbanisme et santé » pour la réduction des expositions aux produits
phytosanitaires dans l?air,
? dans l?axe « Environnement de travail et santé », sur la réduction des expositions des utilisateurs.
Le volet recherche et innovation est porté au niveau national (axe 2 du plan Ecophyto II), notamment
en lien avec l?ANSES.
Pour en savoir plus : http://www.draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr/Ecophyto
Le plan régional santé travail (PRST3) de la région Pays de la Loire vient en déclinaison locale
du plan national santé travail (PST3) adopté en décembre 2015 par le conseil d?organisation
des organisations de travail et publié en 2016.
Il comporte deux axes stratégiques principaux ainsi qu?un axe support transversal :
? AXE N° 1 Donner la priorité à la prévention primaire et développer la culture de la prévention
? AXE N° 2 Améliorer la qualité de vie au travail, levier de santé, de maintien en emploi des travailleurs
et de performance économique et sociale de l?entreprise
? AXE N° 3 Renforcer le dialogue social et les ressources de la politique de prévention en structurant
un système d?acteurs, notamment en direction des TPE-PME.
Le plan régional est actuellement en construction, il est porté par le CRPRP (comité régional de prévention
des risques professionnels) qui rassemble des services de l?Etat, des préventeurs et des partenaires
sociaux. Il répond à plusieurs orientations stratégiques pour un infléchissement majeur en faveur d?une
culture de prévention qui anticipera les risques professionnels et garantira la santé des salariés, en
prenant pleinement en compte la qualité de vie au travail. Sa cible est essentiellement constituée par les
petites entreprises et leurs salariés.
Quatorze groupes de travail ont été mis en place et bâtissent des actions partenariales sur divers sujets.
L?articulation avec le PRSE se fait prioritairement au sein de l?axe 1 du PRST3, dans un objectif dédié aux
risques prioritaires, par la prise en compte du risque lié à l?amiante dans les bâtiments.
Pour en savoir plus : http://pays-de-la-loire.direccte.gouv.fr > santé et sécurité au travail
Plan santé
au travail
2016-2020
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1
5
09
6
Ministère du Travail, de l?Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
// 80 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 81 //
LE SCHÉMA RÉGIONAL
AIR CLIMAT ÉNERGIE
Le schéma régional du climat, de l?air et de l?énergie (SRCAE) des Pays de la Loire prescrit
par la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l?environnement a été adopté
par arrêté du Préfet de région le 18 avril 2014.
Le SRCAE vise à définir les orientations et les objectifs stratégiques régionaux en matière de réduction
des émissions de gaz à effet de serre (GES), d?économie d?énergie, de développement des énergies
renouvelables, d?adaptation au changement climatique et de préservation de la qualité de l?air.
Le scénario proposé suggère des objectifs chiffrés ambitieux visant une accentuation de l?effort
en matière de sobriété et d?efficacité énergétiques et une valorisation du potentiel régional des énergies
renouvelables dans des conditions acceptables sur les plans économique, environnemental et social.
Ce scénario, qui traduit un engagement volontariste de la transition énergétique dans les Pays de la Loire,
prévoit en particulier pour 2020 :
? une baisse de 23% de la consommation régionale d?énergie par rapport à la consommation
tendancielle (consommation qui serait atteinte en l?absence de mesures particulières) ;
? une stabilisation des émissions de GES à leur niveau de 1990, ce qui, compte tenu de la
progression démographique, représente une baisse de 23% des émissions par habitant par rapport à
1990 ;
? un développement de la production d?énergies renouvelables conduisant à porter à 21% la part
de ces dernières dans la consommation énergétique régionale.
L?actuel SRCAE (schéma régional climat-air-énergie) a vocation à être intégré dans le schéma régional
d?aménagement, de développement durable et d?égalité du territoire (SRADDET) porté par le Conseil
Régional.
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (17 Août 2015) a renforcé les objectifs liés
à la transition énergétique, traduits dans la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) et la Programmation
Pluriannuelle de l?Energie (PPE). Ils seront pris en compte lors de l?évaluation du SRCAE puis intégrés au
SRADDET.
L?articulation avec le PRSE se traduit au sein de l?axe Cadre de vie, urbanisme et santé, par des actions
visant la réduction de la pollution atmosphérique.
Pour en savoir plus :
Site internet de la DREAL (Rubrique Climat, Air, Energie) :
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Site Internet du Conseil régional : www.paysdelaloire.fr
Annexe 2
L?ÉVALUATION DU PRSE2
L?échéance du PRSE2, ses porteurs (le préfet de la région Pays de la Loire, la directrice générale de
l?Agence régionale de santé et le président de la Région des Pays de la Loire) ont confié son évaluation
à deux cabinets partenaires, MC2 consultants et Icone Médiation Santé. Cette évaluation a été réalisée
selon une méthode participative : entretiens collectifs, entretiens individuels, enquête par Internet,
séminaire pour partager les recommandations. Un Comité de pilotage élargi et l?équipe projet ont suivi
de près la démarche, de novembre 2013 à juin 2014.
PRINCIPALES CONCLUSIONS DE L?ÉVALUATION
Un pilotage partenarial investi, reconnu, continu, mais un manque de moyens d?animation
Le binôme technique ARS/DREAL est au coeur de l?animation. La DIRECCTE et la Région des Pays de la Loire se
sont également mobilisée, mais dans une moindre mesure. Les moyens dévolus n?ont pas permis de développer
autant que souhaité l?animation globale et transversale du plan.
Une méthode d?élaboration participative, partant du régional vers le local
L?équipe projet et le Groupe régional santé environnement ont arrêté la liste des thèmes, puis des groupes de
travail et les ont déclinés en fiches actions. La méthode d?élaboration a permis une large concertation et a abouti
à un consensus. Les grands enjeux locaux ont été pris en compte mais quelques thématiques sont oubliées
(principalement pesticides et alimentation).
Une mise en oeuvre centrée sur la concrétisation des actions
Les actions sont pertinentes, concrètes et réalistes, bien engagées. Cependant le PRSE 2 est apparu trop technique
à certains partenaires qui regrettent le peu d?actions généralistes ou visant la promotion de la santé.
Une bonne mobilisation des partenaires pour la mise en oeuvre des actions, avec quelques manques
La mobilisation des partenaires a représenté un facteur décisif dans la réussite des actions. La compétence et la
motivation des animateurs et pilotes est fortement mise en avant. Des difficultés d?appropriation du PRSE persistent
pour certains acteurs : professionnels de santé, collectivités locales, certains industriels, associations.
Un plan très complet, mais insuffisamment stratégique
Le Plan est composé d?un grand nombre d?actions, mais de nature et d?importance très variées. Il manque de
hiérarchie entre actions et de clarté sur les grands objectifs stratégiques.
Une contribution au développement de la culture santé environnement reconnue mais limitée
Le PRSE est apprécié comme étant le seul plan qui permette de travailler sur l?impact des déterminants
environnementaux sur la santé. Mais la communication n?est pas au centre du PRSE, qui manque encore de
pédagogie et d?actions de sensibilisation.
Un objectif de décloisonnement avec les autres plans, à améliorer
L?articulation a été recherchée dans l?élaboration, l?animation, et le pilotage des plans. Cependant les autres plans
peinent à intégrer des actions santé ? environnement. Certains acteurs souhaiteraient que le PRSE occupe un rôle
de référent par rapport aux autres plans et à l?intérieur des institutions.
Des difficultés partagées avec d?autres régions
Les autres PRSE rencontrent les mêmes difficultés avec plus ou moins d?intensité : trop grand nombre d?actions,
manque de hiérarchisation, absence de stratégie claire, moyens limités, lenteur de la diffusion de la culture santé
environnement, difficulté à mobiliser certains acteurs. La faiblesse du pilotage national est regrettée : le PNSE est
non prescriptif, non interministériel large, et il ne joue pas suffisamment son rôle d?animateur et d?appui aux PRSE.
// 82 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 83 //
RECOMMANDATIONS POUR LE PRSE 3?
? Relatives à la gouvernance du plan
? Renforcer le portage politique en vue du PRSE 3
? Renforcer l?animation transversale sans alourdir la gouvernance
? Adapter les moyens d?animation du PRSE à l?ambition du programme
? Définir précisément le rôle de chaque instance de la gouvernance du PRSE 3
? S?appuyer davantage sur le suivi-évaluation dans la mise en oeuvre du PRSE 3
? Proposer un plan plus communicant
? Solliciter un appui plus important du niveau national
? Relatives à son élaboration
? Définir précisément le rôle attendu du PRSE 3 et le formaliser
? Sur cette base, définir en amont de la concertation de grands objectifs et des thématiques prioritaires,
ainsi que des principes de choix d?actions (rôle du Comité de pilotage)
? Dans le même temps, renforcer l?approche « ascendante » en partant plus directement
de l?intérêt des partenaires à intervenir sur telle et telle thématique
? Lors de la concertation, apporter les éléments de connaissance nécessaires et suffisants
? Le cas échéant, prioriser les actions et opérations
? Relatives à la mobilisation des acteurs
? Mener une réflexion sur les outils les plus pertinents pour valoriser et promouvoir
l?action des partenaires, les mettre en réseau
? Trouver des relais pour la mobilisation des acteurs
? Accompagner des porteurs de projet pour qu?ils répondent à l?appel à projet
? Solliciter directement certains partenaires importants et encore insuffisamment impliqués
? Relatives à l?articulation entre les plans
? Identifier la ou les thématique(s) sur laquelle (lesquelles) l?articulation doit se faire en priorité
? Définir, sur cette ou ces thématique(s), ce que l?on attend concrètement du PRSE 3
? Définir les actions à mettre en place en fonction du rôle attendu du PRSE 3 sur la coordination :
quelle articulation / coopération dans le pilotage et dans la mise en oeuvre des actions ?
? Examiner la possibilité d?utiliser la Commission de coordination des politiques publiques comme
instance de travail sur la coordination
Retrouvez le rapport de l?évaluation sur les sites de l?ARS et de la DREAL.
p. 1
Pour les habitants des Pays de la Loire, l?environnement évoque avant tout « la protection de la nature ». Tou-
tefois, les résultats du Baromètre santé environnement montrent également combien l?impact des facteurs environ-
nementaux sur la santé constitue une préoccupation majeure des Ligériens.
L?amiante, le monoxyde de carbone et l?exposition au soleil sont les facteurs jugés les plus à risque pour la santé des
Français. La qualité de l?air intérieur, de l?eau du robinet et les aliments sont à l?inverse les moins craints.
santé environnement
Chiffres-clé
du Baromètre
Pays de la Loire
Le Baromètre santé environnement Pays de la Loire 2014 est une enquête réalisée
par l?ORS auprès de 1500 Ligériens sur leurs opinions, connaissances et compor-
tements à l?égard de l?environnement et des risques sanitaires associés. Voici les
principaux résultats de cette enquête, comparés à ceux de 2007.
Cadre général
Note de lecture :
la dernière colonne des graphiques présente
les évolutions statistiquement significatives
observées entre 2007 et 2014 ;
ns : non significatif ;
- : pas de comparaison possible.
Chiffres
clés
73 % des Ligériens évaluent leur sensibilité aux problèmes d?environnement entre 7 et 10 sur une échelle de
1 à 10
26 % répondent en premier « la protection de la nature » pour l?évocation de l?environnement
22 % affirment en premier « l?état de l?environnement dont nos enfants vont hériter »
20 % à dire « la qualité de vie, là où vous vivez »
46 % estime courir un risque « plutôt élevé » d?être atteint d?un cancer du fait de son environnement
Représentation des risques pour la santé des Français et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui ont déjà
entendu parler du facteur environnemen-
tal et de ses éventuels effets sur la santé
?
Annexe 3
0 20 40 60 80 100
ns
ns
-
-5%
ns
+17%
-
ns
ns
-5%
-4%
-2%1156
38
32
19
19
19
18
22
12
11
9
8
13
15
18
26
27
26
27
34
32
47
52
61
53
52
53
47
50
42
46
53 11
5
5
28
40
42
Amiante
Monoxyde de carbone
Exposition au soleil
Pollution de l?air à l?exterieur
Utilisation de produits ménagers,
de bricolage,etc
Utilisation des téléphones portables
Légionelles ou légionellose*
Antennes-relais de téléphonie
mobile
bruit
aliments
pollution de l?air à l?intérieur
Qualité de l?eau du robinet
très
élevé
plutôt
élevé
plutôt
faible
ou quasi
nul
// 84 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 85 //
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
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p. 4 p. 5
Eau potable
Les risques sanitaires liés à la pollution de l?eau sont aujourd?hui relativement faibles en France en raison
notamment de l?efficacité des traitements et des dispositifs de contrôle mis en oeuvre par les différents acteurs
impliqués. Les Ligériens semblent en être conscients et craignent peu les risques associés à la consommation de
l?eau du robinet.
Globalement confiants dans la qualité de l?eau distribuée dans leur commune de résidence, les habitants de la
région sont nombreux à la boire. La proportion de personnes déclarant boire exclusivement l?eau du robinet a
d?ailleurs augmenté par rapport à 2007.
Néanmoins, les Ligériens (et notamment les jeunes) continuent à penser à tort que l?eau distribuée peut présenter
des risques pour la santé des nourrissons et des femmes enceintes.
64% des ligériens estiment que la qualité de l?eau du robinet présente un risque «plutôt faible» ou «quasi nul»
pour la santé
78% déclarent boire l?eau du robinet
38% déclarent ne boire que de l?eau du robinet en 2014 (contre 28% en 2007)
51% pensent qu?une femme enceinte peut boire l?eau du robinet sans risque (45% des 18-34 ans)
29% qu?un nourrisson peut être alimenté sans risque avec de l?eau du robinet (18% chez les 18-34 ans)
64% disent être « plutôt bien informés » en 2014 (contre 75% en 2007)
81% des Ligériens indiquent se baigner dans la région
32% de ceux fréquentant les piscines publiques pensent que la qualité des eaux de piscine présente un risque
pour leur santé
46% des Ligériens déclarant se baigner en mer, lac ou rivière pensent que la qualité de l?eau présente un risque
pour leur santé
55% des Ligériens indiquent être « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de baignade en milieu naturel
50% se disent « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de piscine publique
Chiffres
clés
Chiffres
clés
Pour connaître la qualité de l?eau distribuée sur sa commune :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr >votre santé > votre environnement > eaux
Pour connaître la qualité des baignades :
www.baignades.sante.gouv.fr
la qualité des piscines :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > eaux > eaux de piscine
Eau de baignade
La baignade en milieu naturel ou en piscine publique est un loisir très répandu dans la région.
Relativement peu préoccupés par les risques pour la santé associés à la qualité des eaux de baignade, la moitié des
Ligériens se sentent insuffisamment informés à ce sujet.
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Eau potable
Les risques sanitaires liés à la pollution de l?eau sont aujourd?hui relativement faibles en France en raison
notamment de l?efficacité des traitements et des dispositifs de contrôle mis en oeuvre par les différents acteurs
impliqués. Les Ligériens semblent en être conscients et craignent peu les risques associés à la consommation de
l?eau du robinet.
Globalement confiants dans la qualité de l?eau distribuée dans leur commune de résidence, les habitants de la
région sont nombreux à la boire. La proportion de personnes déclarant boire exclusivement l?eau du robinet a
d?ailleurs augmenté par rapport à 2007.
Néanmoins, les Ligériens (et notamment les jeunes) continuent à penser à tort que l?eau distribuée peut présenter
des risques pour la santé des nourrissons et des femmes enceintes.
64% des ligériens estiment que la qualité de l?eau du robinet présente un risque «plutôt faible» ou «quasi nul»
pour la santé
78% déclarent boire l?eau du robinet
38% déclarent ne boire que de l?eau du robinet en 2014 (contre 28% en 2007)
51% pensent qu?une femme enceinte peut boire l?eau du robinet sans risque (45% des 18-34 ans)
29% qu?un nourrisson peut être alimenté sans risque avec de l?eau du robinet (18% chez les 18-34 ans)
64% disent être « plutôt bien informés » en 2014 (contre 75% en 2007)
81% des Ligériens indiquent se baigner dans la région
32% de ceux fréquentant les piscines publiques pensent que la qualité des eaux de piscine présente un risque
pour leur santé
46% des Ligériens déclarant se baigner en mer, lac ou rivière pensent que la qualité de l?eau présente un risque
pour leur santé
55% des Ligériens indiquent être « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de baignade en milieu naturel
50% se disent « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de piscine publique
Chiffres
clés
Chiffres
clés
Pour connaître la qualité de l?eau distribuée sur sa commune :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr >votre santé > votre environnement > eaux
Pour connaître la qualité des baignades :
www.baignades.sante.gouv.fr
la qualité des piscines :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > eaux > eaux de piscine
Eau de baignade
La baignade en milieu naturel ou en piscine publique est un loisir très répandu dans la région.
Relativement peu préoccupés par les risques pour la santé associés à la qualité des eaux de baignade, la moitié des
Ligériens se sentent insuffisamment informés à ce sujet.
pays-de-la-loire.ars.sante.fr > s?informer > santé environnement
pays-de-la-loire.ars.sante.fr > s?informer > santé environnement
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Légionelles
39% des Ligériens se disent « plutôt bien informés » sur les légionelles et la légionellose (contre 57% en 2007)
57% des Ligériens pensent à tort qu?on peut contracter la légionellose en mangeant ou en buvant de l?eau
Chiffres
clés
La légionellose et les bactéries qui en sont responsables restent mal connues des Ligériens. Et, si près de
la moitié de la population a conscience que la légionellose peut se contracter en prenant des douches, des idées
fausses au sujet des modes de contamination restent répandues. De plus les Ligériens sont peu familiers des
mesures à mettre en oeuvre pour prévenir le développement des légionelles dans leur logement (maîtrise de la
température de l?eau chaude, faire couler régulièrement l?eau?).
Note de lecture : les réponses correctes apparaissent en vert foncé, les réponses fausses en vert clair.
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
?
Téléphone mobile
Plus de neuf Ligériens sur dix déclarent actuellement utiliser un téléphone mobile.
Toutefois, les risques pour la santé liés à cette utilisation ainsi qu?à la présence d?antennes-relais constituent des
sujets d?inquiétudes croissants pour la population.
Les antennes-relais de téléphonie mobile constituent d?ailleurs le seul thème pour lequel moins de la moitié des
habitants de la région déclare avoir confiance en l?expertise scientifique.
93% de la population des Pays de la Loire déclare utiliser un téléphone mobile en 2014 (contre 78% en 2007)
70% estiment que les téléphones portables présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
60% d?entre eux pensent qu?utiliser un téléphone mobile peut favoriser le développement de tumeurs du cer-
veau (contre 43% en 2007)
71% des Ligériens estiment que les antennes-relais présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
(contre 54% en 2007)
Chiffres
clés
Pour en savoir plus : radiofrequences.gouv.fr
Bruit
Un Ligérien sur dix déclare être gêné «souvent» ou «en permanence» par le bruit à son domicile, le plus sou-
vent en raison de nuisances sonores liées aux transports (comme en 2007). La gêne liée aux bruits de voisinage
tend à augmenter.
Interrogés sur les acteurs les mieux placés pour agir contre les nuisances sonores et leurs effets sur la santé, les
Ligériens semblent désormais convaincus du rôle qu?ils peuvent jouer à titre individuel.
L?exposition à la musique amplifiée a fortement augmenté depuis 2007. En 2014, deux tiers des jeunes Ligériens
disent écouter de la musique avec un casque ou des écouteurs et près d?un quart d?entre eux le font à forte ou
très forte puissance.
Néanmoins, le port de bouchons d?oreilles et l?éloignement des enceintes lors de concerts sont des comporte-
ments de protection peu adoptés par la population.
Enfin, l?exposition aux nuisances sonores en milieu professionnel reste fréquente et a même eu tendance à aug-
menter depuis 2007. En 2014, près de la moitié de la population active ligérienne indique travailler dans un envi-
ronnement bruyant.
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Légionelles
39% des Ligériens se disent « plutôt bien informés » sur les légionelles et la légionellose (contre 57% en 2007)
57% des Ligériens pensent à tort qu?on peut contracter la légionellose en mangeant ou en buvant de l?eau
Chiffres
clés
La légionellose et les bactéries qui en sont responsables restent mal connues des Ligériens. Et, si près de
la moitié de la population a conscience que la légionellose peut se contracter en prenant des douches, des idées
fausses au sujet des modes de contamination restent répandues. De plus les Ligériens sont peu familiers des
mesures à mettre en oeuvre pour prévenir le développement des légionelles dans leur logement (maîtrise de la
température de l?eau chaude, faire couler régulièrement l?eau?).
Note de lecture : les réponses correctes apparaissent en vert foncé, les réponses fausses en vert clair.
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
?
Téléphone mobile
Plus de neuf Ligériens sur dix déclarent actuellement utiliser un téléphone mobile.
Toutefois, les risques pour la santé liés à cette utilisation ainsi qu?à la présence d?antennes-relais constituent des
sujets d?inquiétudes croissants pour la population.
Les antennes-relais de téléphonie mobile constituent d?ailleurs le seul thème pour lequel moins de la moitié des
habitants de la région déclare avoir confiance en l?expertise scientifique.
93% de la population des Pays de la Loire déclare utiliser un téléphone mobile en 2014 (contre 78% en 2007)
70% estiment que les téléphones portables présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
60% d?entre eux pensent qu?utiliser un téléphone mobile peut favoriser le développement de tumeurs du cer-
veau (contre 43% en 2007)
71% des Ligériens estiment que les antennes-relais présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
(contre 54% en 2007)
Chiffres
clés
Pour en savoir plus : radiofrequences.gouv.fr
Bruit
Un Ligérien sur dix déclare être gêné «souvent» ou «en permanence» par le bruit à son domicile, le plus sou-
vent en raison de nuisances sonores liées aux transports (comme en 2007). La gêne liée aux bruits de voisinage
tend à augmenter.
Interrogés sur les acteurs les mieux placés pour agir contre les nuisances sonores et leurs effets sur la santé, les
Ligériens semblent désormais convaincus du rôle qu?ils peuvent jouer à titre individuel.
L?exposition à la musique amplifiée a fortement augmenté depuis 2007. En 2014, deux tiers des jeunes Ligériens
disent écouter de la musique avec un casque ou des écouteurs et près d?un quart d?entre eux le font à forte ou
très forte puissance.
Néanmoins, le port de bouchons d?oreilles et l?éloignement des enceintes lors de concerts sont des comporte-
ments de protection peu adoptés par la population.
Enfin, l?exposition aux nuisances sonores en milieu professionnel reste fréquente et a même eu tendance à aug-
menter depuis 2007. En 2014, près de la moitié de la population active ligérienne indique travailler dans un envi-
ronnement bruyant.
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67% des 18-34 ans écoutent de la musique au casque ou avec des écouteurs
24% disent écouter habituellement de la musique à forte ou très forte puissance avec un casque ou des écou-
teurs
85% des personnes qui fréquentent les salles de concert et les discothèques déclarent ne « jamais » porter de
bouchons d?oreille
65% des Ligériens citent « chacun d?entre nous » comme étant l?acteur le mieux placé pour agir contre le bruit
(contre 48% en 2007)
46% des travailleurs indiquent travailler dans un milieu professionnel bruyant
Chiffres
clés
Pour en savoir plus :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > environnement extérieur > bruit, sons, santé
Un plan régional dédié à l?impact de l?environnement sur la santé, le PRSE :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > plans santé environnement
Information à l?égard des différents facteurs environnementaux et évolution par rapport à 2007
Information
La majorité des Ligériens se déclarent plutôt bien informés sur la plupart des risques envi-
ronnementaux abordés dans le baromètre, mais leur opinion vis-à-vis de l?information diffusée sur
ces sujets tend à se ternir. Néanmoins, cette baisse de satisfaction reflète peut-être moins une
diminution de la qualité de l?information diffusée qu?un accroissement des attentes de la popula-
tion.
Annexe 4
GT Alimentation de qualité et de proximité
12 participants
Organismes :
? CAP ALIMENT
? DDPP
? DRAAF
? Ecopole
? Les Petits Débrouillards
? Nantes Métropole
? UFC Que Choisir
? URCPIE des Pays de la Loire
? Ville de Nantes
GT Eau destinée à la consommation humaine
(ressources)
19 participants
Organismes :
? Agence de l?Eau Loire Bretagne
? ARS
? Atlantic?Eau
? Agglomération du Choletais
? Conseil départemental
? CPIE Logne Grand Lieu
? CPIE Loire Anjou
? DDT(M)
? DRAAF
? DREAL
? FREDON
? Région
? SNCF Réseau
? UFC Que Choisir
LISTE DES ORGANISMES
AYANT PARTICIPÉ À
L?ÉLABORATION DU PRSE3
GT Eau destinée à la consommation humaine
(eau distribuée)
26 participants
Organismes :
? Agence de l?Eau Loire Bretagne
? ARS
? Atlantic?Eau
? Cap Atlantique
? Communauté d?agglomération du Choletais
? Conseil départemental
? France Nature Environnement Pays de la
Loire (FNE)
? Nantaise des Eaux Services
? SAUR
? SIAEP du Segréen
? STGS
? UFC Que Choisir
? Véolia Eau
pays-de-la-loire.ars.sante.fr
www.paysdelaloire.prse.fr
// 92 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 93 //
GT Education habitat santé
28 participants
Organismes :
? ALISEE
? ARS
? CHU Angers
? CHU Nantes
? CLCV
? CPIE Loire Anjou
? DREAL
? Graine Pays de la Loire
? IREPS
? Les Petits Débrouillards
? Mutualité Française Pays de la Loire
? Sarthe Nature Environnement
? UFC Que Choisir
GT Habitat indigne
31 participants
Organismes :
? ADIL 85
? ADMR 49
? Agglo La Roche sur Yon
? ALISEE
? ARS
? CAF 72
? CLCV
? Conseil Départemental
? DDCS
? DDT (M)
? DREAL
? SCHS Nantes
? SOLIHA 49/72
? UFC Que Choisir
GT Bâtiments habitat santé professionnels
22 participants
Organismes :
? Air Pays de la Loire
? ALISEE
? ARS
? ASN
? CAPEB
? CDH 44
? CEREMA
? CLCV
? DDT(M)
? DREAL
? ELISE
? FFB
? UFC Que Choisir
GT Urbanisme santé
28 participants
Organismes :
? ADDRN
? ADEME
? Agrocampus Ouest
? Air Pays de la Loire
? APSF
? ARS
? AURAN
? CAUE Vendée
? DDT(M)
? DRAC
? DREAL
? IRSTV
? Nantes Métropole
? Plante et Cité
? SNAL
? Union Régionale des CAUE Pays de la Loire
? URCPIE des Pays de la Loire
? Ville de Nantes
GT Culture commune
13 participants
Organismes :
? ARS
? CNFPT
? DREAL
? Écopole
? Graine Pays de la Loire
? Mutualité Française Pays de la Loire
? Région
? UFC Que Choisir
? URCPIE des Pays de la Loire
GT Risques auditifs
14 participants
Organismes :
? ARS
? Avenir Santé
? Chabada
? DicoLSF
? École de musique Loire Divatte
? Jet FM
? Le Pôle
? Le VIP
? Musa?zik
// 94 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 95 //
Annexe 5
GLOSSAIRE
DES SIGLES
ADDRN : Agence pour le développement durable de la région nazairienne
ADEME : Agence de l?environnement et de maîtrise de l?énergie
ADIL : Agence d?information sur le logement
ANAH : Agence nationale de l?amélioration de l?habitat
ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l?alimentation, de l?environnement et du travail
ANSP : Agence nationale de santé publique
APSF : Association des Pollinariums sentinelles® de France
ARCMSA : Association régionale des caisses de mutualité sociale agricole
ARS : Agence régionale de santé
ASN : Autorité de sûreté nucléaire
AURAN : Agence d?urbanisme de la région nantaise
CAF : Caisse d?allocations familiales
CAPEB : Confédération de l?artisanat et des petites entreprises du bâtiment
CAUE : Conseil architecture urbanisme environnement
CDH : Centre départemental de l?habitat
CEPN : Centre d?étude sur l?Evaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire
CEREMA : Centre d?études et d?expertise sur les risques, l?environnement, la mobilité et l?aménagement
CIRE : Cellule interrégionale d?épidémiologie
CLCV : Association consommation, logement, cadre de vie
CLS : Contrat local de santé
CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale
CODERST : Conseil départemental de l?environnement et des risques sanitaires et technologiques
CPIE : Centre permanent d?initiatives pour l?environnement
CRSA : Conférence régionale de la santé et de l?autonomie
DDCS(PP) : Direction départementale de la cohésion sociale (et de la protection des populations)
DD(CS)PP : Direction départementale de la protection des populations (et de la cohésion sociale)
DDT(M) : Direction départementale des territoires (et de la mer)
DGPR/UD : Direction générale de la prévention de risques du ministère chargé de l?environnement
DIRECCTE : Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de
l?emploi des Pays de Loire
DRAAF : Direction régionale de l?alimentation, de l?agriculture et de la forêt
DRAC : Direction régionale des affaires culturelles
DREAL : Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
EHPAD : Etablissement d?hébergement pour personnes âgées dépendantes
EPCI : Etablissement public de coopération intercommunale
FFB : Fédération française du bâtiment
FNE : France Nature Environnement Pays de la Loire
INPES : Institut national de prévention et d?éducation pour la santé
IREPS : Instance régionale d?éducation et de promotion de la santé
IRSN : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
IRSTV : Institut de recherche en sciences et techniques de la ville
MSA : Mutualité sociale agricole
MSP : maisons de santé pluriprofessionnelles
OMS : Organisation mondiale de la santé
ORS : Observatoire régional de la santé
PDLHI : Pôle départemental de lutte contre l?habitat indigne
PLU : Plan local d?urbanisme
PPBE : Plan de prévention du bruit dans l?environnement
PPPI : Parc privé potentiellement indigne
PREDD : Plan régional d?élimination des déchets dangereux
SCHS : Service communal d?hygiène et de santé
SCOT : Schéma de cohérence territoriale
SIAEP : Syndicat intercommunal d?assainissement et d?eau potable
SNAL : Syndicat national des aménageurs lotisseurs
SOLIHA : Solidaires pour l?habitat
URCAUE : Union régionale des CAUE
URCPIE : Union régionale des centres permanents d?initiatives pour l?environnement
URPS ? ML / IL : Union régionale des professionnels de santé ? médecins libéraux / infirmiers libéraux
PRSEi3
PLAN RÉGIONAL SANTÉ ENVIRONNEMENT
Pays de la loire
DREAL ? Direction régionale de l?environnement,
de l?aménagement et du logement
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
ARS - Agence régionale de santé Pays de la Loire
www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr
Région des pays de la loire :
www.paysdelaloire.fr
Retrouvez toutes les
informations sur le site
dédié au PRSE3 :
www.paysdelaloire.prse.fr
>> Découvrez ce rapport en version numérique
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION arler de ce gaz radioactif d?origine
naturelle. Globalement, la proportion de Ligériens
s?estimant bien informés sur la pollution de l?air intérieur
et ses effets sur la santé reste faible : moins de la moitié
de la population (46 %).
Moins de la moitié des Ligériens considère que la
pollution de l?air intérieur présente un risque élevé pour
la santé des Français en général (49%). Cette pollution
se place ainsi paradoxalement parmi les facteurs
environnementaux jugés les moins à risque pour la
santé. Les risques sanitaires associés spécifiquement à
l?amiante et au monoxyde de carbone sont, par contre,
perçus comme nettement plus importants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des
fenêtres reste une pratique courante bien qu?en léger recul.
Près des trois quarts de la population (73 %) indiquent le
faire, même en hiver. De plus, contrairement à ce qui était
observé en 2007, le fait d?occuper un logement équipé
d?un système de ventilation mécanique contrôlé (VMC)
ne semble plus freiner cette pratique. Par contre, les
Ligériens sont, en proportion, moins nombreux en 2014
qu?en 2007 à déclarer faire entretenir leurs appareils
de chauffage et de production d?eau chaude (59 %
vs 65 %) et leur VMC (30 % vs 36 %) par un professionnel
qualifié, afin de garantir leur bon fonctionnement.
Retrouvez le baromètre santé environnement sur www.santepaysdelaloire.com
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
Zoom sur...
// 44 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 45 //
La mobilisation des professionnels du bâtiment Un public particulièrement sensible : les enfants
Les risques liés aux pressings utilisant du perchloroéthylène
Un enjeu régional : le radon
Le PRSE2 a permis de renforcer l?information et la formation des professionnels et du grand
public (guide de la qualité de l?air intérieur, documents sur les risques liés à l?amiante).
Les outils produits nécessitent d?être diffusés auprès des professionnels du bâtiment
et intégrés aux dispositifs de formation existants.
Les enfants présentent une sensibilité particulière
aux polluants de l?air intérieur du fait du temps de
présence important dans les espaces clos, de leur
métabolisme et de leur développement.
Environ la moitié des pressings utilisent le perchloréthylène
(solvant volatil classé comme cancérigène possible pour
l?homme) pour le nettoyage à sec des vêtements, ce
qui peut parfois générer des émanations de ce solvant
chez les riverains. L?implantation de nouvelles machines
utilisant du perchloréthylène est interdite depuis 2013
dans des locaux contigus à des centres commerciaux ou
à des immeubles d?habitation. De plus, la réglementation
impose de changer les anciennes machines de manière
progressive en fonction de leur âge. Ainsi, plus aucune
machine avec du perchloréthylène ne pourra être
utilisée dans des locaux contigus à des tiers à
partir de 2022. En parallèle, le ministère en
charge de l?environnement propose depuis
2013 un diagnostic gratuit (mesures de
perchloréthylène) aux habitants, voisins
des pressings, qui le demandent.
Le radon est un gaz radioactif naturel, inodore,
incolore, issu de la désintégration de l?uranium et du
radium présents dans la croûte terrestre, en particulier
dans les roches granitiques et volcaniques. Le radon se
diffuse dans l?air et s?accumule dans certaines parties
des bâtiments par effet de confinement. Il constitue
le 2ème facteur de risque de cancer du poumon
derrière le tabac (entre 5 et 12% des décès par cancer
du poumon en France).
Un guide à destination des
professionnels du bâtiment.
Parce que la qualité de l?air intérieur peut être
influencée par tous types de travaux (le changement
d?une porte ou d?une fenêtre, la pose d?une hotte
de cuisine?), la qualité de l?air intérieur touche
tous les corps de métier du bâtiment. La Capeb
et la FFB, en partenariat avec l?ARS, la DREAL,
le CEREMA et la Chambre de Métiers et de
l?Artisanat Régionale, ont édité en 2014 un
guide. Il a constitué le support de ? journées de
sensibilisation organisées dans 4 départements
de la région, à destination des formateurs et
enseignants en bâtiment, des bureaux d?études,
architectes et maîtres d?oeuvre.
Le contexte réglementaire actuel imposant des mesures
du radon dans certains établissements recevant du
public (ERP) et lieux de travail ne concerne aucun
département de la région Pays de la Loire. Cependant,
la cartographie rendue publique récemment par l?Institut
de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) indique
que 53% des communes de la région sont situées
sur des formations géologiques à potentiel radon
moyen ou fort.
Des initiatives ont déjà été lancées : plus de 2000
établissements recevant du public contrôlés depuis
les années 2000, 8 campagnes effectuées dans des
logements de 2007 à 2015 par la ville de Nantes, qui ont
révélé des situations à risque pour 30% des situations.
Au vu de l?enjeu régional, des résultats du baromètre
santé-environnement (58% des Ligériens n?ont
jamais entendu parler du radon) et dans l?optique
d?une nouvelle réglementation à paraître en transposition
de la directive européenne du 5 décembre 2013 (dite
Euratom), la sensibilisation au risque radon est à amplifier.
Le rôle des collectivités locales et des gestionnaires de structures privées
La surveillance de la qualité de l?air intérieur dans les lieux accueillant des enfants
Le nouveau
dispositif
réglementaire
2018-2023
Quelles obligations réglementaires sur la surveillance de la
qualité de l?air intérieur ?
La loi portant engagement national pour l?environnement (dite
« Grenelle 2 ») a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de
l?air intérieur dans certains établissements recevant des enfants.
L?entrée en vigueur de ce nouveau dispositif est progressive et la
surveillance devra être achevée avant le :
? 1er janvier 2018 pour les établissements d?accueil collectif
d?enfants de moins de six ans, les écoles maternelles et les
écoles élémentaires
? 1er janvier 2020 pour les centres de loisirs et les
établissements d?enseignement ou de formation
professionnelle du second degré (collèges, lycées, etc.)
? 1er janvier 2023 pour les autres établissements
CAS PRATIQUE
GUIDE
DE LA QUALITÉ DE L?AIR INTÉRIEURRECOMMANDATIONS
LES TRAVAUX
AVANT
PENDANT
APRÈS
RégionPays de la Loire
SEPTEMBRE 2014
Quel est le potentiel radon dans ma commune ? sur www.irsn.fr > Le radon
Le PRSE2 a permis l?émergence d?associations
qui oeuvrent dans le domaine de la prévention
quant à la qualité de l?air intérieur pour le
grand public, des publics jeunes, fragilisés
(financièrement et/ou socialement) ou
sensibles (femmes enceintes, petite enfance,
personnes âgées ?). Le PRSE3 devra permettre la
coordination et la montée en compétence collective de
ces acteurs avec une attention portée sur une approche
intégrée des enjeux de santé associés à l?habitat (qualité
de l?air intérieur, radon, amiante, bruit, performances
thermiques, précarité énergétique?).
Dans le PRSE3 l?information vers le grand public sera
poursuivie et une attention particulière sera apportée :
? aux femmes enceintes pour lesquelles la réduction des
expositions chimiques (en particulier les perturbateurs
endocriniens) est cruciale pour elles-mêmes et pour la
vie anténatale et l?état de santé du futur enfant.
? aux publics moins favorisés, en lien avec la prévention
de la précarité énergétique, en travaillant l?adaptation
des messages portés et des méthodes d?animation/
d?intervention en prenant en compte les enjeux de
cette question du point de vue de ces publics.
Pour l?ensemble de ces constats et de ces perspectives
le tissu associatif est un relais nécessaire et structurant à
condition de mutualiser les compétences et les réseaux
de chacun (tout en respectant les actions et spécificités
de chaque acteur).
L?enjeu est bien de donner aux populations les
moyens d?assurer un plus grand contrôle sur leur
propre santé.
Permettre à chacun d?agir sur son logement
L?étiquette sur les émissions dans l?air
des matériaux de construction, un outil à
disposition des consommateurs depuis 2012
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OBJECTIF PHARE :
améliorer la qualité de l?air
à l?intérieur des bâtiments, en
intégrant l?enjeu lié au radon
Renforcer les connaissances des professionnels
et gestionnaires du bâtiment pour prendre en compte,
dans leur pratique professionnelle, les enjeux de qualité
de l?air intérieur, y compris du radon
Les pilotes : Capeb / FFB / DREAL / ARS
Les acteurs : Cerema Directions territoriales Ouest et Nord Pas de Calais, centres de formation des
professionnels du bâtiment, ASN, IRSN, CEPN, Ecole des mines de Nantes, collectivités,
Espaces info énergie.
Illustration des actions :
? Intégration des enjeux de qualité de l?air intérieur, y compris le radon, dans les formations
initiales et continues des professionnels (CFA, lycées professionnels, bureaux d?études,
architectes?) et gestionnaires du bâtiment.
Mieux connaître et améliorer la qualité de l?air à l?intérieur
d?établissements recevant du public (en particulier
des enfants) et à l?intérieur d?habitations
Les pilotes : DREAL / ARS / Région
Les acteurs : DDT(M), Cerema, collectivités, Carene, Rectorat, Air Pays de la Loire, ASN, organismes
ayant réalisé des mesures de qualité de l?air intérieur, Ireps, CPIE Mayenne Bas Maine,
associations, CRSA, représentant d?Ehpad, ANAH, bailleurs sociaux, Ademe, pressings
et riverains, Ministère chargé de l?environnement (DGPR/UD), Chambre des métiers.
Illustration des actions :
? Incitation des gestionnaires d?établissements recevant du public, en priorité les établissements
d?enseignement et d?accueil d?enfants, à mieux gérer la qualité de l?air intérieur : échange
de pratiques entre collectivités, incitation aux mesures de confinement (CO2) dans les
établissements accueillant des enfants par le prêt de détecteurs.
? Amélioration des connaissances de la qualité de l?air intérieur dans les bâtiments rénovés thermiquement
(expérimentation de mesures de formaldéhyde et CO2 dans des logements rénovés)
? Expérimentation avec des collectivités volontaires, de l?intégration des enjeux de qualité de l?air intérieur,
y compris le radon, dès la conception ou la réhabilitation de bâtiments
? Réduction des risques liés à l?utilisation du perchloroéthylène (cancérigène possible) dans les pressings :
mesures dans les habitations de riverains de pressings qui le demandent et accompagnement si nécessaire
? Pour la Région, intégration des enjeux de transition énergétique aux aides régionales au logement.
Les premières réalisations du PRSE3 :
expérimentation en Mayenne de prêt de
détecteurs CO
2
La Direction départementale des territoires (DDT53) a prêté des indicateurs
de confinement (mesures de dioxyde de carbone - CO2) sur une durée d?une
semaine à environ 60 collectivités de Mayenne. Le taux de CO2 est en effet un
bon indicateur du renouvellement d?air d?une pièce.
Les objectifs de cette action incitative et pédagogique sont de :
? sensibiliser les personnels de maintenance, les gestionnaires et les équipes pédagogiques
? détecter les situations les plus dégradées, et inciter les intervenants à y remédier par des actions simples
(ex : aération à l?intercours), voire des travaux adaptés (ex : sur la ventilation).
30% des collectivités de Mayenne ont ainsi participé à la campagne sur l?année scolaire 2015-2016,
couvrant 83 établissements : 56 écoles publiques, 12 écoles privées, 15 autres types de locaux.
31 établissements ont renseigné un questionnaire permettant de repérer :
? que 48% des périodes mesurées atteignent le niveau rouge ou alternance orange/rouge, plus
particulièrement en fin de matinée et fin de journée, correspondant à une nécessité d?aération
? que 42% des locaux disposent d?un système de ventilation.
? la moitié des répondants envisage de changer leurs habitudes d?aération.
Cette action est reconduite sur l?année scolaire 2016-2017.
pnse3
pnse3
Remplacement d?une machine
au perchloréthylène dans
un pressing en Vendée
En parallèle des évolutions réglementaires, le ministère de l?environnement
propose depuis 2013 un diagnostic gratuit (mesures de perchloréthylène)
aux habitants, voisins des pressings, qui le demandent.
En 2015, un document d?information a été adressé aux riverains de
pressings leur précisant les modalités pratiques pour en bénéficier.
Dans ce contexte, une mesure faite en janvier 2016 dans un logement en
Vendée, à la demande d?un riverain de pressing, a montré une teneur en
perchloréthylène supérieure à 1 250 ?g/m3, seuil au-delà duquel le Haut
conseil de la santé publique recommande une action rapide visant à faire
cesser ou réduire l?exposition des habitants. Le pressing a finalement opté
pour la suppression de sa machine au perchloréthylène et pour un projet
d?aquanettoyage. La suppression à la source de ce solvant dangereux
permet de supprimer directement le risque pour la santé des tiers riverains
mais également des travailleurs dans le pressing.
1
Ministère de l?Écologie, du Développement durable et de l?Énergie
La surveillance des habitations
Vers l?interdiction du perchloréthylène
en France
www.developpement-durable.gouv.fr
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// 48 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 49 //
Faire connaître spécifiquement l?enjeu lié au radon
dans la région et réduire les expositions
Les pilotes : ASN / ARS / DREAL
Les acteurs : Collectivités, Ville de Nantes, Cerema, CEPN, associations, Areva,
Préfectures, DDT(M), Direccte, Région, Départements
Illustration des actions :
? Information sur le radon et incitation, dans les territoires à risque, à la détection du radon dans les établissements
recevant du public et l?habitat : diffusion d?une plaquette régionale sur le radon, information des collectivités sur les
outils et expériences existants, accompagnement des initiatives associatives pour la mise en oeuvre de campagnes
de mesures dans l?habitat?
? Réduction de l?exposition au radon dans les bâtiments concernés par des teneurs élevées en radon liées
à la présence de stériles miniers uranifères : campagnes de mesures, mise en oeuvre de travaux de remédiation.
Renforcer les connaissances du public sur les enjeux
de santé liés à l?habitat, en prenant particulièrement
en compte les publics fragiles
Les pilotes : ARS / DREAL / Alisée / Ireps / Mutualité française Pays de la Loire
Les acteurs : Centres permanents d?initiatives pour l?environnement (CPIE), CLCV, Graine, Les petits
débrouillards, Points info énergie, Sarthe nature environnement, UFC-Que choisir,
bailleurs sociaux, associations d?insertion par le logement, associations d?aide à domicile,
organisations professionnelles des infirmières libérales, assistantes sociales, PACT,
Départements (Protection maternelle et infantile), réseau sécurité naissance, maternités,
CAF, assistantes maternelles, écoles d?infirmières, ordre des sages-femmes, collectivités.
Illustrations des actions :
? Information et sensibilisation du public sur la qualité de l?air intérieur, l?habitat et la santé, organisation d?un
échange de pratiques entre intervenants : organisation de conférences, animation d?ateliers de sensibilisation
à la qualité de l?air intérieur pour le public, formation des conseillers « point info énergie »?
? Sensibilisation des intervenants au domicile des particuliers pour qu?ils deviennent des acteurs relais, avec
une attention particulière auprès des personnes fragilisées : réflexion sur la stratégie d?intervention, sensibilisation
d?intervenants auprès de publics précaires, construction d?outils pédagogiques.
? Information (éventuellement formation) des intervenants auprès des femmes enceintes et/ou de la petite enfance
pour qu?ils deviennent des acteurs relais : sages-femmes, puéricultrices, personnels d?établissements d?accueil
de la petite enfance?
La question de l?environnement des jeunes enfants
La Mutualité française Pays de la Loire et l?ARS animent conjointement la mise en réseau
d?acteurs de la périnatalité et de la petite enfance autour de la prise en compte de l?impact
de l?environnement de la femme enceinte et du nourrisson sur la santé de l?enfant. Des sages-femmes,
des puéricultrices, des assistantes maternelles, des personnels de lieux d?accueil du petit enfant,
des associations s?organisent pour intervenir auprès des futurs parents et parents de jeunes
enfants.
La Mutualité française et l?UFC-Que choisir interviennent auprès des publics au cours d?ateliers,
de conférences :
? Les ateliers Nesting : animation d?ateliers de sensibilisation à la qualité de l?environnement
intérieur destinés aux parents et futurs parents. Objectif : leur faire découvrir des alternatives
simples pour protéger la santé de leurs enfants.
? Interventions auprès de professionnels de la petite enfance (direction de la petite
enfance de Saint-Herblain, assistantes maternelles de Nantes) et mise à disposition d?un
support d?information à destination des parents.
Les premières
réalisations du PRSE3 :
Une plaquette pour informer les habitants des Pays
de la Loire sur la gestion du radon :
qu?est ce que ce gaz ? comment le détecter ? comment
éviter qu?il ne pénètre et stagne dans les maisons ? Editée
fin 2016, elle a été réalisée par l?ARS, la DREAL, l?ASN avec
l?appui du du Cerema ouest. Elle est mise à disposition
de toute collectivité souhaitant conduire des campagnes
de mesures dans les bâtiments recevant du public
ou auprès des habitants de la commune, avec l?appui
ou non d?une association (projets portés par l?UFC-
Que choisir et le CPIE Sèvre et Bocage et soutenus
financièrement dans le cadre de l?appel à projet
PRSE). Le 4 novembre 2016, la DREAL, l?ARS et
la division de Nantes de l?ASN ont lancé une campagne
d?information à destination du grand public.
pnse3
Plus d?infos sur les sites de la DREAL, de l?ARS et de l?ASN
Respirez-vous du radon
dans votre logement ?
* Baromètre Santé-environnement - ORS (Observatoire Régional de Santé) Pays de la Loire 2015.
Des actions simples
permettent de réduire le risque...
Pourtant, le radon est un gaz radioactif que vous respirez peut-être quotidiennement dans votre maison,un gaz qui peut être dangereux.
58% DES HABITANTS EN PAYS DE LA LOIRE N?ONT JAMAIS ENTENDU PARLER DU RADON *
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Rendez-vous sur : http://www.ars.paysdelaloire.sante.fr > Votre santé > Votre environnement > Habitat et bâtiments > Risque Radon
// 50 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 51 //
Au-delà des espaces clos, les populations évoluent dans des quartiers,
des espaces urbains et ruraux, qui influencent également leur santé. Le cadre de vie,
les transports, le bâti, les espaces verts, les équipements publics participent ?
ou non ? à la santé physique et au bien-être psychique, et rendent possible ?
ou non ? le lien social(1).
Les actions identifiées poursuivent l?objectif de diffuser et d?expérimenter dans la
région, avec les acteurs de l?urbanisme et de la santé, le concept d?un urbanisme
favorable à la santé. Une attention particulière est également portée à deux enjeux
majeurs de la qualité du cadre de vie : la réduction des nuisances induites par la
pollution atmosphérique et le bruit lié aux transports.
(1) Urbanisme et aménagements favorables à la santé ? La Santé en action ? n°434 ? décembre 2015
PRSEi3
CADRE DE VIE, URBANISME
ET SANTÉ
PRSEi3
CADRE DE VIE, URBANISME
ET SANTÉ
AXE 3 :
// 52 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 53 //
UN URBANISME
FAVORABLE À LA SANTÉ
Les enjeux régionaux
Les choix d?aménagement des territoires constituent des leviers manifestes pour promouvoir
la santé des populations, considérant la santé comme « un état de complet bien-être à la fois
physique, mental et social et pas seulement l?absence de maladie ou d?infirmité» (OMS, 1946).
Elle rejoint en ce sens les objectifs du développement durable.
Les déterminants de la santé
L?état de santé d?une personne, tant du point de vue
physique que mental et social, se caractérise par
des interactions complexes entre plusieurs facteurs
individuels, socio-environnementaux et économiques.
Ces derniers sont appelés « déterminants de la santé »
et peuvent être classés en plusieurs familles :
? les facteurs biologiques (sexe, âge, constitution?)
généralement non modifiables
? les facteurs liés au style de vie, aux comportements
(consommations de tabac, habitudes alimentaires,
pratique d?activité physique?)
? les influences sociales (éducation, statut social,
loisirs, famille, amis, réseaux de soutien social?)
? les facteurs matériels et structurels (logement,
conditions de vie et de travail?)
? les conditions socio-économiques, culturelles,
environnementales
L?aménagement du territoire est une composante
majeure de notre environnement et renvoie
aux modifications de l?environnement naturel.
Il est à l?interface entre les politiques publiques sous
la responsabilité des acteurs politiques locaux et la
promotion d?un environnement favorable à la santé.
Un aménagement favorable à la santé vise à encourager
des mesures qui permettent le développement d?un
environnement « sain », favorable au bien-être et
réduisant les inégalités.
Pourtant, la promotion de la santé n?est encore que trop
partiellement prise en compte dans les politiques publiques.
La façon d?aménager l?espace à travers la planification
urbaine, la conception des espaces publics, les politiques
de déplacement et de l?habitat, le développement des
infrastructures et équipements de loisirs et de détente,
influencent directement ou indirectement la santé des
populations.
Ainsi, l?école des hautes études en santé publique
(EHESP) établit 5 grands axes pour un aménagement
favorable à la santé :
? Réduire les polluants, les nuisances et autres agents
délétères (émissions et expositions)
? Promouvoir des comportements ou des styles
de vie sains des individus (activités physiques et
alimentation saine)
? Contribuer à changer l?environnement social
pour favoriser le bien-être des habitants et la cohésion
sociale
? Corriger les inégalités de santé entre les différents
groupes sociaux économiques et les personnes
vulnérables
? Soulever et gérer autant que possible les
antagonismes et les possibles synergies
Face à ce constat, il s?agit aujourd?hui, en
s?appuyant sur le PRSE, de mobiliser autour
des préoccupations santé-environnement les
acteurs des territoires : collectivités territoriales,
associations, agences d?Urbanisme, services de l?État
et ARS intervenant dans le domaine de l?aménagement
du territoire et de l?urbanisme ; en vue de créer une
dynamique territoriale permettant le développement d?un
environnement favorable à la santé.
aireaux solsbruithabitat cadre de vie mobilité
Concepts & Outils
Agir pour un urbanisme favorable à la santé
Guide réalisé par l?EHESP pour le compte du
ministère de la santé à retrouver sur : social-
sante.gouv.fr > Santé et environnement >
Activités humaines > Urbanisme et santé
Exemple d?enjeux de santé identifiés PLU/SCoT pour la promotion des modes
de vie sains
Les politiques publiques d'aménagement du territoire et
d'urbanisme participent à la promotion des modes de
vie sains, en particulier en accompagnant la population
dans sa pratique d'activités physiques et de réduction
de la sédentarité, facteurs de prévention de pathologies
chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète de
type 2, cancers, etc.). Sous un angle d?approche
complémentaire des enjeux portés par les PLU/SCOT
et afin d'intégrer au mieux les questions de santé, les
documents d'urbanisme ont vocation, par exemple, à :
? Identifier, en lien avec les évolutions démographiques,
les besoins en équipements (écoles, petite enfance,
culturels, de loisir, services et commerces de proximité,
etc.) et en espaces publics aménagés pour le loisir et
la détente (aménagement des espaces verts, création
d?infrastructures collectives en pied d?immeuble, lieux
de convivialité et de rencontre, etc.)
? Réfléchir sur l?organisation du territoire afin de favoriser
les modes alternatifs à la voiture solo (transport
collectif, covoiturage, modes actifs, politique de
stationnement, etc.).
? Assurer la continuité des cheminements piétons et
cyclistes avec les infrastructures existantes entre
logement et loisir, logement et écoles/activités
commerciales et professionnelles, s?assurer de leur
pertinence
? Pour les territoires traversés par des voies vertes
ou véloroutes, utiliser ces aménagements comme
colonne vertébrale à un réseau local de cheminements
doux en les complétant par des maillons desservant
les bourgs ou les zones d?activités et de services du
territoire
? Favoriser la réalisation de quartiers courtes distances
et développer les services de proximité favorables à la
marche à pied.
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nd
iti
on
s s
ocio
-économiques, culturelles et environnem
entales
Fa
ct
eu
rs
lié
s au style de vie personnel
Agriculture
et production
de nourriture
Éducation
Milieu de
travail
Condition de vie
et de travail
Facteur lié au sexe, à l?age
et à la constitution
Chômage
Eau et
instalations
sanitaires
Services
de santé
Logement
Ré
se
au
x s
ociaux et communautaire
Zoom sur...
// 54 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 55 //
OBJECTIF :
mieux intégrer les enjeux
de santé dans l?aménagement
et la planification urbaine
Repérer les éléments de connaissance et construire
des outils d?accompagnement des professionnels
et des collectivités
Les pilotes : ARS / DREAL / DDT(M) / Plante et Cité / URCPIE
Les acteurs : Agrocampus Ouest, Ademe, Cerema, AIR Pays de la Loire, IRSTV, Fredon, collectivités,
APSF, aménageurs, architectes paysagistes, agences d?urbanisme
Illustrations des actions :
? Intégration des orientations sur les enjeux de santé pouvant être impactés par les projets de territoire,
dans les porter-à-connaissance fournis aux collectivités par l?Etat en amont de l?élaboration de documents
de planification urbaine (SCOT et PLU).
? État des lieux des connaissances sur les différents enjeux de santé en lien direct ou indirect avec l?urbanisme
(environnement physique, y compris espaces végétalisés, environnement social, comportements de santé...).
? Conception d?un guide d?aménagement des espaces verts intégrant les enjeux de santé (problématique des
espèces allergisantes, modalités d?entretien...).
? Mise à disposition de données (sur la qualité de l?air ambiant, l?état des sols, le bruit lié aux transports, l?accès
aux soins, etc.) pour informer et mieux caractériser, à l?échelle des territoires, les enjeux de santé en lien avec
l?urbanisme.
Expérimenter des projets « pilotes » portés par des collectivités
volontaires
Les pilotes : Collectivités (dont la ville de Nantes et Nantes métropole, Angers, Noirmoutier) / ARS /
DREAL / DDT(M) / Agrocampus
Les acteurs : Agences d?urbanisme, IRSTV, CAUE, Air Pays de la Loire, EHESP, Plante et cité, URCPIE,
Végépolys, ORS, Novascopia, Région, Conseil départemental 85, DDT(M), associations
Illustrations des actions :
? Test avec des collectivités volontaires des outils mis à disposition sur des projets concrets (porter
à connaissance et outils d?accompagnement, guide EHESP, ?)
? Promotion de la démarche d?Évaluation d?Impact sur la Santé (EIS) appliquée à des projets d?urbanisme,
d?aménagement, de transports portés par les collectivités : formation/sensibilisation aux concepts de l?EIS,
réalisation d?EIS avec des collectivités volontaires (projets situés à Nantes, Angers, Noirmoutier?), diffusion
des retours d?expérience.
Mise à disposition de données
sur la pollution des sols
Le Grenelle de l?Environnement et la loi ALUR du 26 mars 2014, ont renforcé la prise en compte de la gestion
des sites pollués et l?information des populations sur l?état de la pollution des sols, avec la création de
secteurs d?information sur les sols (SIS).
Ainsi, l?Etat, en lien avec les collectivités, va mettre en place, au regard des informations disponibles, des SIS
localisant les terrains où une pollution avérée des sols a été identifiée. Les SIS font l?objet d?une information
du public et ont vocation à être annexés aux documents d?urbanisme locaux afin d?être pris en compte dans les
projets d?aménagement et de garantir l?absence de risques sanitaires.
En effet, sur un terrain répertorié sur un SIS, le maître d?ouvrage doit prendre en compte la pollution des
sols dans son projet de construction ou d?aménagement et faire appel à un bureau d?études spécialisé qui
garantira la compatibilité entre le projet d?aménagement et l?état des terrains.
L?évaluation d?impact sur la santé des
politiques publiques
Il s?agit d?une démarche prônée par l?organisation
mondiale de la santé (OMS) qui permet d?apprécier les
impacts positifs et négatifs d?une politique publique sur
la santé et les inégalités sociales de santé.
Elle est appliquée de manière prospective à un projet
de politique en examinant les différents déterminants
de la santé pouvant être impactés par le projet. Sont
mobilisées des connaissances scientifiques, mais
également l?expertise des parties prenantes au projet,
dont celle des usagers.
Elle constitue par conséquent un outil d?aide à la
décision en formulant des recommandations afin de
maximiser les impacts positifs pour la santé et minimiser
les impacts négatifs.
Cette démarche permet ainsi aux responsables de
prendre conscience des conséquences que leurs
décisions peuvent avoir sur la santé.
Pour aller plus loin : inpes.santepubliquefrance.fr >
évaluation d?impact sur la santé
Ce document a pour ambition de favoriser
le développement de la pratique de
l?évaluation d?impacts sur la santé (EIS). Il
ne s?agit pas d?un guide méthodologique.
C?est un outil de plaidoyer, pour bien
faire comprendre ce qu?est une EIS et
en démontrer l?intérêt. Il vise à informer
les personnes intéressées par l?EIS, de
tout secteur, à quelque niveau territorial
que ce soit. Il s?adresse donc à un public
large, intégrant entre autres les élus, les
responsables techniques des différents
secteurs et les représentants des groupes
de population.
L?ÉVALUATION D?IMPACTS SUR LA SANTÉ
Une aide à la décision pour des politiques
favorables à la santé, durables et équitables
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Partager une culture commune, sensibiliser et informer
sur les déterminants de santé en lien avec l?urbanisme
Les pilotes : ARS / DREAL / DDT(M) / URCPIE
Les acteurs : Collectivités (élus et services), Air Pays de la Loire, Ademe, IRSTV, CNFPT, Plante
et cité, Agrocampus, Végépolys, CAUE, agences d?urbanisme, bureaux d?études
Illustrations des actions :
? Actions d?acculturation croisées entre les acteurs du champ de la santé et du champ de l?urbanisme
et de l?aménagement.
? Sensibilisation et information des collectivités : urbanisme favorable à la santé, retour d?expérience des EIS,
présentation des outils disponibles, etc.
? Temps d?échanges et de restitutions d?expériences entre les différents acteurs de l?urbanisme et de la santé.
CAS PRATIQUE
Le végétal en ville
Plusieurs acteurs ligériens souhaitent, dans le cadre du PRSE3, investir la question de la place du végétal en ville et
son impact sur la santé des populations (impact sur la qualité de l?air, sur la régulation thermique, le bruit, le stress) :
? Association Plante & cité : www.plante-et-cite.fr
? Union régionale des centres permanents d?initiative pour l?environnement (URCPIE) :
www.urcpie-paysdelaloire.org
? Institut régional des sciences et techniques de la ville (IRSTV) : www.irstv.fr
? Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage ? Agrocampus :
www.agrocampus-ouest.fr
POUR COMPRENDRE
// 56 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 57 //
VERS UNE RÉDUCTION
DES NUISANCES
Les enjeux régionaux
La qualité de l?air ambiant
Dans un contexte où il est bien établi que
l?exposition, notamment chronique, à la
pollution atmosphérique constitue une cause
non négligeable de morbidité et de mortalité
(48 000 décès par an en France ; 2 530
décès évitables en Pays de la Loire selon
Santé Publique France - 2016), la protection
de la qualité de l?air extérieur est un enjeu
environnemental et de santé.
En Pays de la Loire, les réflexions menées dans le cadre
du schéma régional climat-air-énergie ainsi que
plus localement dans le cadre du plan de protection
de l?atmosphère adopté le 13 août 2015 (55
communes sur Nantes - Saint-Nazaire), ont mis en
exergue les principaux enjeux et des pistes d?actions
en faveur d?une amélioration de la qualité de l?air.
L?exposition des populations à la pollution liée aux
transports dans les centres-villes ainsi que l?exposition
aux pollutions plus diffuses liées aux particules fines
constituent les deux principaux points de vigilance.
La loi de transition énergétique pour la croissance
verte (17 août 2015) ajoute les émissions de polluants
atmosphériques aux thématiques à traiter par les
collectivités territoriales dans leur plan climat-air-énergie
territorial.
De plus, le PRSE3 veut contribuer au travail national
d?amélioration de la connaissance de la présence
des pesticides dans l?air et réduire l?exposition des
personnes vulnérables aux épandages de produits
phytopharmaceutiques.
Ainsi, l?objectif principal du PRSE3 sur la qualité de
l?air est multiple : contribuer à améliorer la qualité
de l?air par des actions ciblées sur les principaux enjeux
identifiés dans la région, en particulier les particules fines
et les pesticides, améliorer la connaissance des
émissions de pesticides et développer l?information
du grand public.
Qu?en pensent les Ligériens ?
Baromètre santé environnement, 2014
La qualité de l?air est une préoccupation des
Français qui la place au 2e rang des préoccupations
environnementales en 2015 (*). La pollution
atmosphérique apparaît également parmi les tous
premiers sujets de préoccupation des Ligériens, avec
une perception souvent déformée et pessimiste de la
situation dans la région, ce qui traduit une réelle sensibilité
du grand public sur le sujet et en même temps un déficit
d?information dans la compréhension des phénomènes
de pollution, son origine et son évolution.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment
les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux
facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les
effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de
la Loire considère que la lutte contre la pollution
atmosphérique relève de la responsabilité individuelle.
Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle
qu?ils peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent
pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes
de transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de
l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un
impact direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de
la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût
d?utilisation des véhicules particuliers (péages urbains,
taxe sur les véhicules les plus polluants).
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
(*) enquête «opinions et pratiques environnementales des français», CGDD 2015)
Retrouvez le baromètre santé environnement sur www.santepaysdelaloire.com
Pour en savoir plus : www.airpl.org
RAPPORT ANNUEL 2015
LA quALiTé de L?AiR dAns Les pays de la loire
Zoom sur...
// 58 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 59 //
Le bruit lié aux transports
Source de gêne et de stress, les nuisances
sonores engendrées par les transports
constituent un problème de santé publique.
L?exposition au bruit peut en effet entraîner différents
effets sanitaires : troubles du sommeil, stress, pathologies
cardiovasculaires (hypertension?), gêne pouvant
entraîner des troubles de type anxiété et dépression ou
entraîner des modifications de comportement.
L?Agence européenne pour l?environnement (AEE) estime,
dans un rapport de 2014(1), que le bruit serait responsable
chaque année de troubles du sommeil chez plus
de 8 millions de personnes, de 900 000 cas
d?hypertension, de 43 000 hospitalisations et de 10 000
décès prématurés en Europe.
Au niveau national(2), près de la moitié des Français
estime que le bruit et les nuisances sonores sont « très
gênants » ou « assez gênants » à leur domicile. Les
nuisances sonores liées à la circulation de véhicules
(deux roues, voitures, poids lourds?) restent la cause
la plus citée (par 67 % des personnes interrogées).
Selon une étude(3) publiée en 2016 par le Conseil
National du Bruit et l?Ademe, plus de 25 millions de
personnes en France sont affectées significativement
par le bruit des transports, dont 9 millions exposées
à des niveaux critiques pour leur santé.
Qu?en pensent les Ligériens ?
Baromètre santé environnement, 2014
Près d?un Ligérien sur dix se déclare être gêné en 2014 par le bruit à son domicile « souvent » (8%)
ou « en permanence » (1%). Ce chiffre est constant par rapport à la dernière enquête réalisée en 2007.
La proportion de personnes faisant état d?une gêne sonore dont l?origine est le bruit extérieur
à l?ouverture des fenêtres de leur logement au cours de la journée n?a pas évolué entre 2007 et 2014
(21%). Par contre, la proportion de personnes indiquant ne pas pouvoir ouvrir leurs fenêtres la nuit en raison du bruit
extérieur a légèrement augmenté (16% en 2014 contre 14% en 2007).
Les bruits de la circulation et des transports représentent la principale source de nuisances sonores citée par
les personnes s?estimant gênées par le bruit. Toutefois, le pourcentage de personnes indiquant être gênées « en
permanence » ou « souvent » par le bruit des transports a diminué, passant de 60% en 2014 contre 65% en 2007.
D?une manière générale, 15% des habitants des grandes agglomérations de la région déclarent être « en permanence
» ou « souvent » gênés par le bruit, contre 7% des habitants des communes de plus petite taille.
Retrouvez le baromètre santé environnement sur www.santepaysdelaloire.com
(1) Source : rapport de l?AEE « Noise in Europe 2014 »
(2) Source : Enquête IFOP « Les Français et les nuisances sonores » réalisée pour le Ministère de l?Écologie, du Développement Durable et de l?Énergie ?
Septembre 2014
(3) Source : http://www.ademe.fr/analyse-bibliographique-travaux-francais-europeens-cout-social-pollutionssonores
Dans ce contexte, les autorités publiques ont
mis en place une politique s?articulant autour
d?une logique de prévention (classement des
voies bruyantes et définition de secteurs
où l?isolation phonique des locaux doit être
renforcée : prise en compte, en amont, des
nuisances sonores lors de la construction
ou de la modification d?une voie) et d?actions
curatives (rattrapage des situations critiques
appelées « points noirs du bruit » ou PNB).
Ce dispositif national a été complété et précisé par la
transposition en droit français de la directive européenne
n°2002/49/CE du 25 juin 2002 relative à l?évaluation
et à la gestion du bruit dans l?environnement. Celle-ci
institue l?obligation pour les États membres de l?Union
européenne d?établir des cartes de bruit stratégiques
(CBS) concernant les principales infrastructures de
transport et les grandes agglomérations puis, sur la
base des informations fournies par ces documents,
d?élaborer des plans d?actions, intitulés en France «
Plan de prévention du bruit dans l?environnement
» (PPBE).
Les autorités compétentes dans le domaine de
l?urbanisme ont, par ailleurs, des obligations concernant
la prise en compte du bruit des transports terrestres
et aériens. Les prescriptions relatives aux classements
sonores des infrastructures de transports terrestres
et aux plans d?exposition au bruit (PEB), doivent
ainsi figurer en annexe des plans locaux d?urbanisme
des communes concernées, afin d?intégrer les
prescriptions acoustiques aux constructions
et opérations futures d?aménagement.
Au-delà des dispositions réglementaires, la réflexion
sur les PLU/SCOT a également vocation à explorer
d?éventuels conflits entre des choix d?urbanisation future
et l?exposition de populations nouvelles à des nuisances
liées au bruit d?infrastructures de transport et aux
perspectives de leur développement, et les alternatives
possibles à l?émergence de ces conflits.
Zoom sur...
Les plans de prévention du bruit dans
l?environnement en Pays de la Loire
Les cartes de bruit stratégiques : Elles sont destinées
à permettre l?évaluation globale de l?exposition au
bruit dans l?environnement et à établir des prévisions
générales de son évolution.
Les plans de prévention du bruit dans
l?environnement (PPBE) : Ils tendent à prévenir les
effets du bruit, à réduire, si nécessaire, les niveaux de
bruit, ainsi qu?à protéger les zones calmes. Ces plans
d?actions comportent une évaluation du nombre de
personnes exposées à un niveau de bruit excessif
et identifient les sources des bruits dont les niveaux
devraient être réduits. Ils recensent les mesures prévues
par les autorités compétentes pour traiter les situations
identifiées par les cartes de bruit et notamment lorsque
des valeurs limites fixées dans des conditions définies
par décret en Conseil d?État sont dépassées ou risquent
de l?être.
Suite aux actions menées notamment dans le cadre
du PRSE2, les cartes de bruit stratégiques et les plans
de prévention du bruit dans l?environnement relevant
de l?Etat sont tous approuvés et publiés dans les
5 départements. Fin 2015, il restait 587 points noirs
de bruit à traiter sur les infrastructures de transport
de l?État. Parmi ceux-ci, 322 se situent sur le réseau
ferré (en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne et
Sarthe) et 265 sur le réseau routier (en Loire-Atlantique,
Mayenne et Sarthe).
Les cartes de bruit de 1ère et 2ème échéances des
collectivités sont en très grande majorité réalisées et
publiées. L?état d?avancement des PPBE de 1ère et de
2ème échéances relevant des collectivités reste variable.
La plupart des collectivités sont mobilisées pour rattraper
le retard sur ce sujet. Ce rattrapage est particulièrement
important puisque la France a fait l?objet d?une procédure
pré-contentieuse en 2011 et d?une mise en demeure en
2013 de la Commission européenne pour non-respect
des délais réglementaires.
Retrouvez le point d?avancement sur le site de la DREAL :
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr >
Prévention des risques et nuisances > Bruit des transports
terrestres > Les cartes de bruit stratégiques (CBS) et les
plans de prévention du bruit dans l?environnement (PPBE)
POUR COMPRENDRE
// 60 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 61 //
OBJECTIF :
réduire les nuisances pour
améliorer le cadre de vie
Améliorer la qualité de l?air extérieur et limiter son impact
sur la santé
Les pilotes : DREAL / DRAAF / Cire / Région
Les acteurs : préfectures, DD(CS)PP, DDT(M), ARS, collectivités, Cire, Ademe, Anses, CCI, Air Pays de la
Loire, points info-énergie, Atlanbois, associations (« place au vélo »?), SNCF, autorités
organisatrices de la mobilité (AOM) et des transports (AOT), professionnels agricoles,
exploitants de tours aéroréfrigérantes, exploitants d?installations de combustion
Illustrations des actions :
? Actions d?information et de sensibilisation sur l?impact sur la qualité de l?air et la santé des modes de chauffage
bois-énergie, sur l?interdiction des pratiques de brûlage à l?air libre et sur les évolutions réglementaires des
installations de combustion (notamment en milieu urbain).
? Mise en valeur d?actions relatives aux politiques de mobilités de l?Etat, des autorités organisatrices de la mobilité
(AOM) et de transport (AOT) visant à développer les modes de transport alternatifs à la voiture et les mobilités
actives, en particulier :
- Stationnement vélos sécurisé dans les gares et haltes du réseau régional,
- Aide à l?achat de vélos pliants pour les abonnés du TER,
- Accompagnement de projets d?itinéraires cyclables en rabattement vers la gare,
- Soutien à la « Fête du vélo » dans le cadre de la semaine européenne du vélo sur la région nantaise.
? Participation à l?élaboration de la stratégie nationale de surveillance des pesticides dans l?air ambiant et, le cas
échéant, candidature de la région pour réaliser des mesures régionales.
? Protection des personnes vulnérables vis-à-vis des épandages de produits phytopharmaceutiques,
en particulier les enfants.
? Contrôles des tours aéroréfrigérantes (climatisations, refroidissement industriel,?) vis-à-vis de la maîtrise du
risque de prolifération de légionelles.
Les premières réalisations du PRSE3 : le numéro 31
du bulletin de veille sanitaire de juin 2016 dédié à la
pollution atmosphérique en Pays de la Loire
Bien comprendre les enjeux de la qualité de l?air, son impact
sur la santé, les secteurs d?activité à mobiliser en priorité pour
l?améliorer... ce dossier permet une bonne compréhension
de la pollution atmosphérique dans la région, alors qu?une
étude nationale portée par Santé publique France (*) évalue
à 48 000 le nombre de décès évitables par an en France.
En Pays de la Loire, un scénario de non pollution (en référence
aux communes les moins polluées de France continentale),
2 530 décès pourraient être évités chaque année.
SRCAE
Impact de l?exposition chronique à la pollution de l?air sur la mortalité en France : point sur la région Pays de la Loire ? Santé publique France / p. 1
Maladies chroniques et traumatismesImpact de l?exposition chronique à la pollution de l?air
sur la mortalité en France :
point sur la région Pays de la Loire
Santé
environnement
Juin 2016
Objectifs de l?étude
L?exposition à des polluants de l?air favorise le développement
de maladies chroniques graves, pouvant conduire à des décès.
L?évaluation quantitative des impacts sanitaires (EQIS) permet
de rendre compte de l?impact de la pollution de l?air en calculant
le « poids » que représente cette pollution dans la mortalité en
France. Cette évaluation permet ainsi de quantifier les bénéfices
sanitaires attendus d?une amélioration de la qualité de l?air.
Jusqu?en 2016, ce type d?évaluation n?était réalisé que pour les
agglomérations de plus de 100 000 habitants. Pour la première
fois, l?impact de l?exposition chronique aux particules fines
(PM2,5) sur la mortalité a été estimé pour tout le territoire de
la France continentale.
Dans cette étude, l?évaluation a été faite en utilisant une
relation concentration-risque établie à partir d?études portant
sur des populations françaises et européennes. Elle a utilisé
un modèle national de la pollution atmosphérique fournissant,
pour les années 2007-2008, des concentrations en particules
fines comparables sur toute la France. Ce modèle peut toutefois
être moins précis que des modèles locaux spécifiques.
L?étude nationale a porté sur 61,6 millions d?habitants, dont
près de 3,5 millions vivaient en Pays de la Loire (2,2 millions
d?habitants de plus de 30 ans).Ce document résume les principaux résultats pour la région
Pays de la Loire.
la pOllutiOn aux particules fines (pM2,5) en
pays de la lOire
Dans les communes de France continentale, les concentrations
moyennes annuelles de particules fines (PM2,5) estimées par le
modèle pour 2007-2008 variaient de 1 à 22 µg/m3 (figure1). Les
concentrations annuelles moyennes en particules fines (PM2,5)
estimées étaient égales à 11,5 µg/m3 en Pays de la Loire. Les
niveaux de pollution étaient globalement homogènes sur toute
la région des Pays de la Loire.Ces concentrations étaient issues d?un modèle national qui
ne permettait pas d?avoir des informations précises à l?échelle
locale.
En 2007-2008, en Pays de la Loire, 95 % de la population
habitait dans des communes exposées à des concentrations
moyennes annuelles de PM2,5 dépassant la valeur recommandée
par l?Organisation mondiale de la santé (OMS) (10 µg/m3).
Pour plus d?informations sur la pollution atmosphérique
consulter le site d?Air Pays de la Loire : www.airpl.org.le « pOids » de la pOllutiOn atMOsphérique
en pays de la lOire
En France, les communes les moins polluées sont situées dans
les massifs montagneux, en altitude. Dans un scénario sans
pollution atmosphérique où la qualité de l?air en France
continentale serait identique à celle de ces communes les
moins polluées (5 µg/m3), plus de 48 000 décès seraient évités
chaque année en France. Les personnes de 30 ans gagneraient
alors en moyenne 9 mois d?espérance de vie (figure 2). En Pays
de la Loire, ce sont plus de 2 530 décès qui seraient évités
chaque année, et un gain moyen d?espérance de vie à 30 ans de
12 mois. Ceci représenterait une baisse de 9 % de la mortalité
en France et de 9 % dans la région.
I Figure 1 I
Concentrations moyennes annuelles de PM2,5 en France
continentale (2007-2008)
BVS | Bulletin de veille sanitaire | Cire des PAYS DE LA LOIRE |
N° 36 | Novembre 2016 | Page 1
PAYS DE LA LOIRE
Bulletin de veille sanitaire ? N° 36 / Novembre 2016
Epidémies hivernales dans les Pays de la Loire,
Epidémies hivernales dans les Pays de la Loire,
saison 2015saison 2015--20162016
Pages 3-7 Epidémie de grippe dans les Pays de la Loire, saison 2015-2016
L?épidémie de grippe 2015-2016 a été caractérisée par une circulation majoritaire du virus grippal B Victoria en population générale
auquel s?est superposé en fin d?épidémie un virus grippal A(H1N1)pdm09.
L?épidémie a débuté tardivement et a duré 12 semaines entre mi-janvier et début avril 2016. Tous les indicateurs de surveillance au
niveau régional ont été concordants pour décrire une épidémie d?ampleur modérée et « étirée dans le temps » en raison de la présence
des vacances scolaires au cours de la phase ascendante de l?épidémie, conjuguée à la circulation d?un virus grippal B touchant
particulièrement les enfants et les adultes jeunes.
En Ehpad, l?impact a été limité avec 82 foyers épidémiques d?infections respiratoires aiguës signalés pendant la période hivernale,
impliquant 1 249 cas chez les résidents avec un taux d?hospitalisation de 4 % et une létalité de 1 %.
La mortalité observée toutes causes est restée dans les limites de fluctuation attendues pour la saison, pour tous les âges et chez les
personnes âgées de 75 ans et plus.
Par contraste, au sein des services de réanimation de la région, un nombre important de cas de grippe sévère a été recensé (n=110),
dont 41 % présentant un syndrome de détresse respiratoire aiguë. Contrairement à une circulation majoritaire de virus B en population
générale, le virus de type A(H1N1)pdm09 reste responsable d?un nombre important de grippe sévère, possiblement lié à l?apparition d?un
nouveau sous-clade 6B.1. Il prédomine chez les personnes âgées entre 40 et 59 ans.
Pages 8-9 Epidémie de bronchiolite dans les Pays de la Loire, saison 2015-2016
L?épidémie de bronchiolite 2015-2016 a été prolongée (13 semaines), comparable à celle de la saison 2013-2014, possiblement en
raison d?une arrivée plus tardive des virus grippaux. Le nombre de cas rapporté par les urgences pédiatriques du CHU de Nantes et les
associations SOS Médecins de Nantes et de Saint-Nazaire a été important, supérieur aux saisons précédentes. Cependant, le taux
d?hospitalisation au CHU de Nantes est resté dans la moyenne précédemment observée.
Pages 10-12 Epidémie de gastro-entérite dans les Pays de la Loire, saison 2015-2016
L?épidémie de gastro-entérite 2015-2016 a été caractérisée par un faible pic de consultations entre décembre et janvier, période
habituelle de circulation de norovirus. Un pic beaucoup plus important a été observé en mars-avril avec une probable circulation
simultanée de norovirus et de rotavirus. L?impact de la circulation de ces virus entériques a été relativement modéré en popu lation
générale et soutenu au sein des Ehpad avec 145 épisodes de cas groupés signalés mais sans sévérité particulière par rapport aux
saisons précédentes.
Un nouveau variant de norovirus (génotype GII.17) a été majoritairement identifié par le CNR lors de la saison 2015-2016. Sa diffusion
dans une population susceptible à ce variant est probablement responsable des modifications observées dans la temporalité de
l?épidémie hivernale.
(*) Pascal M, de Crouy Chanel P, Corso M, Medina S, Wagner V, Goria S, et al. Impacts de l?exposition chronique aux
particules fines sur la mortalité en France continentale et analyse des gains en santé de plusieurs scénarios de réduction de
la pollution atmosphérique. Saint-Maurice : Santé publique France ; 2016. 158 p.
CAS PRATIQUE
Les pesticides dans l?air : améliorer les connaissances et réduire les expositions
des personnes vulnérables lors des épandages
Si des campagnes de mesures avaient déjà été
réalisées dans des zones agricoles de la région en
2002 (en zones viticoles - pays du Muscadet - et
maraîchères), 2006 (zone viticole en Anjou) et 2007 en
zone arboricole fruitière du Maine-et-Loire), les résultats
étaient difficilement interprétables.
À l?heure actuelle, il n?existe aucune réglementation
sur les teneurs dans l?air ambiant et aucune obligation
de surveillance contrairement à d?autres polluants.
L?évaluation est par ailleurs rendue difficile par la diversité
des molécules actives utilisées. Le 3e plan national santé
environnement (PNSE3) prévoit de définir un protocole
harmonisé pour la surveillance des pesticides dans
l?air ambiant et d?engager une campagne exploratoire
dans certaines régions, afin d?évaluer l?exposition de
la population aux pesticides dans l?air. L?association
agréée de surveillance de la qualité de l?air ligérienne (Air
Pays de la Loire) participe au groupe de travail national
piloté par l?Anses.
De plus, il est décidé de
réglementer par des arrêtés
préfectoraux l?utilisation des
produits phytosanitaires
(épandages) à proximité des
établissements accueillant
des personnes vulnérables
telles que les enfants.
La légionellose
C?est une infection pulmonaire grave provoquée par
l?inhalation de microgouttelettes d?eau contaminée
par les légionelles. Ces bactéries peuvent proliférer
dans les réseaux d?eau chaude sanitaire notamment
ceux utilisés de manière saisonnière ou intermittente
(douches, brumisateurs, jacuzzi,...) et dans les tours
aéroréfrigérantes. Une des stratégies pour prévenir
cette maladie est la maîtrise du risque de prolifération
de la légionelle dans les tours aéroréfrigérantes utilisées
pour la climatisation dans le secteur tertiaire et le
refroidissement de procédés industriels. En 2016, 259
établissements exploitent des tours aéroréfrigérantes en
région notamment en milieu urbain.
mesures
de produits
phytosanitaires dans l?air
en Anjou
campagne de mesure été 2006 décembre 2006 ? version 1
Le point sur les évolutions réglementaires sur le site de la DREAL :
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Maîtriser et réduire les nuisances sonores associées aux
infrastructures de transport
Les pilotes : DREAL
Les acteurs : DDT(M), ARS, collectivités territoriales, EPCI, Concessionnaires autoroutiers, DIR Ouest,
Cerema Ouest, Ademe, SNCF Réseau
Illustrations des actions :
? Résorption des « points noirs du bruit » (PNB) recensés dans les plans de prévention du bruit dans
l?environnement (PPBE) de 1ère et 2ème échéances de l?État
? Incitation des collectivités territoriales concernées à la réalisation de leurs cartes de bruit et plans de prévention
du bruit dans l?environnement
? Mise en oeuvre du classement révisé des voies bruyantes, permettant notamment de définir, pour les nouveaux
bâtiments, les dispositions constructives relatives au bruit
Zoom sur...
pnse3à retrouver sur : www.invs.santepubliquefrance.fr>Publications et outils>Bulletin de
veille sanitaire
// 62 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 63 //
Cet axe est envisagé en articulation étroite avec le plan régional santé travail
(PRST3) et le plan ÉCOPHYTO sur deux thématiques prioritaires :
? L?amiante, fréquemment présent dans les bâtiments existants construits
avant 1997(1), nécessite une attention particulière des entreprises intervenant
en maintenance, rénovation et démolition,
? Les produits phytosanitaires dont la réduction des usages est l?objet même
du plan ÉCOPHYTO.
(1) Estimation de la présence d?amiante dans 40 à 45% des bâtiments et habitations actuels (source : étude réalisée dans le
cadre du PREDD Pays de la Loire)
PRSEi3
ENVIRONNEMENT
DE TRAVAIL ET SANTÉ
PRSEi3
ENVIRONNEMENT
DE TRAVAIL ET SANTÉ
AXE 4 :
// 64 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 65 //
LIMITER LES EXPOSITIONS
À L?AMIANTE
Les enjeux régionaux
L?amiante est une substance minérale naturelle qui a été incorporée à de nombreux matériaux
de construction pour ses propriétés en matière d?isolation thermique et acoustique, de résistance
mécanique et de protection contre l?incendie. En raison de son caractère cancérigène, elle a été interdite en
1997. Très fine, la fibre d?amiante est invisible à l?oeil nu. Elle peut pénétrer l?appareil respiratoire en profondeur.
Sa présence dans l?organisme peut générer une insuffisance respiratoire voire des cancers (l?amiante est
cancérogène avéré pour l?homme, classé groupe 1 par le Centre international de recherche sur le cancer pour
le poumon, la plèvre, le larynx et les ovaires).
Un enjeu national et régional
« Réduire les cancers liés à l?amiante » est un des
objectifs du plan national santé environnement
PNSE3 (actions 1, 2, 3).
Le risque amiante est également considéré comme
une priorité absolue par le Ministère du travail dans
ses plans d?action. Les activités professionnelles
constituent en effet la source d?exposition la plus
importante à l?amiante et les affections liées à l?amiante
correspondent à la deuxième cause de maladies
professionnelles en France. De nombreuses professions
peuvent se trouver exposées dans le cadre de leur
activité, en premier lieu, les professions du bâtiment du
second oeuvre. Professionnels de la maintenance ou de la
rénovation, couvreurs, électriciens, menuisiers, plombiers,
peintres, chauffagistes, carreleurs, agriculteurs... sont
potentiellement exposés dès lors qu?ils interviennent sur
ou à proximité de matériaux susceptibles de libérer des
fibres ou des poussières d?amiante. De plus, les fibres
d?amiante se déposent sur les surfaces environnantes :
les risques peuvent persister après les travaux.
En Pays de la Loire, 40 à 45% des bâtiments et
habitations actuels comportent de l?amiante et
on note une présence importante d?amiante dans les
bâtiments agricoles et d?enseignement (d?après l?étude
réalisée par la Région en 2012 « L?amiante et ses déchets
en Pays de la Loire »).
Dans certaines situations imprévues, les populations
comme les travailleurs peuvent également être exposés
passivement à des fibres d?amiante : bâtiments sinistrés,
désamiantages sauvages, dépôt de gravats amiantés
sur la voie publique, etc. Ces évènements peuvent
potentiellement conduire à un processus de crise
s?ils ne sont pas correctement maîtrisés suite à des
pratiques inadéquates ou à des dysfonctionnements,
d?où l?importance d?organiser la gestion des situations
accidentelles d?exposition à l?amiante, pour mieux se
préparer.
La collecte des déchets amiantés nécessite également
de sensibiliser les professionnels et particuliers.
De plus, dans le cadre du plan régional d?élimination
des déchets dangereux 2009-2019, une étude réalisée
pour le compte du Conseil régional en 2012 et intitulée :
« L?amiante et ses déchets en Pays de la Loire »(1),
a permis de dresser un état des lieux, une analyse de
ce diagnostic et de proposer des pistes d?amélioration
de la collecte et du traitement des déchets amiantés.
Le Conseil régional est pionnier dans cette démarche
autour de l?amiante.
Il a notamment été constaté que l?offre de collecte
des déchets amiantés est hétérogène sur le territoire
pour les particuliers et trop peu développée pour
les professionnels et qu?un peu de moins de la
moitié des maîtres d?ouvrage qui gèrent la collecte
sélective accepte l?amiante sur au moins une de leurs
déchetteries.
Plusieurs enjeux sont ainsi apparus :
? La formation des professionnels du BTP ;
? La collecte : multiplication des lieux de collecte
notamment pour les entreprises du BTP ;
? La santé publique ;
? L?information des risques amiante pour la population.
L?amiante naturel en carrières
Le Ministère chargé de l?environnement a sollicité en
2012 le Bureau de Recherches Géologiques et Minières
(BRGM) pour procéder à un inventaire exhaustif de la
présence d?amiante naturel dans les carrières en France.
Cinquante exploitations ont finalement été retenues
comme susceptibles de présenter des filons
d?amiante de façon plus ou moins importante et plus
ou moins certaine. En Pays de la Loire, 17 carrières
sont concernées et font l?objet d?investigations
complémentaires.
Dans le cadre du PRSE2, deux
documents d?information et de
sensibilisation aux risques présentés
par l?amiante ont été réalisés par un
groupe de travail pluridisciplinaire
(DIRECCTE, DREAL, ARS, Conseil
régional, CARSAT, OPPBTP, FFB,
CAPEB, Chambre d?agriculture).
Comment travailler sur ou
à proximité de matériaux
contenant de l?amiante ?
a
AMIANTE
Communication réalisée dans le cadre du plan régional Santé environnement 2
et du plan régional Santé travail 2 « réduction des expositions à l?amiante »
DIRECCTE
des Pays de la Loire
DREAL
des Pays de la Loire
Article R.4412-94, 2e
à destination des professionnels
pensez-y avant d'engager des travauxchez vous !
amiante
Vous avez des projets de travaux chez vous ?
Pensez à l'amiante.attentionne faites pas les travaux vous-même !
Dans un bâtiment construit avant juillet 1997,
en présence d'amiante, attention
à votre santé et celle de vos proches.
L'amiante, c'est quoi ?
L'amiante est une substance minérale natu-
relle qui a été incorporée à de nombreux ma-
tériaux de construction pour ses propriétés en
matière d'isolation thermique et acoustique,
de résistance mécanique et de protection
contre l'incendie. En raison de son caractère
cancérigène, il a été interdit en 1997.
Quels sont les risques ?Très fine la fibre d'amiante est
invisible à l'oeil nu. Elle peut pé-
nétrer l'appareil respiratoire en
profondeur. Sa présence dans
l'organisme peut générer une in-
suffisance respiratoire voire des
cancers.
Pour en savoir pluswww.amiante.inrs.frwww.travailler-mieux.gouv.frwww.developpement-durable.gouv.fr > bâtiment construction > amiante
www.sante.gouv.fr > tous les dossiers de la santé > amianteContacts en Pays de la LoireAgence régionale de santé Pays de la Loire
Retrouvez le contact de votre délégation territoriale :
www.ars.paysdelaloire.sante.frDirection départementale du territoire (et de la mer)
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Direccte des Pays de la Loire
Tél 02 53 46 79 00www.pays-de-la-loire.direccte.gouv.fr
Carsat Pays de la LoireTél 02 51 72 60 95www.carsat-pl.fr
ATTENTIONCONTIENTDEL?AMIANTERespirer lapoussière d?amianteest dangereuxpour la santéSuivre les consignesde sécurité
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ATTENTION
CONTIENT
DEL?AMIANTE
Respirer la
poussière d?amiante
est dangereux
pour la santé
Suivre les consignes
de sécurité
Une communication élaborée dans le cadre :
à destination des particuliers
OBJECTIF :
limiter les expositions à l?amiante
Organiser la gestion des situations accidentelles d?exposition à
l?amiante (incendie, chantiers non encadrés?)
Les pilotes : DIRECCTE
Les acteurs : DREAL, ARS, organismes de prévention?
Illustrations des actions :
? Recensement des situations à risque amiante les plus fréquentes survenues en Pays de la Loire pouvant être
génératrices d?une exposition à l?amiante, d?un début de crise ou d?une crise.
? Identification régionale des acteurs institutionnels.
? Identification des professionnels intervenant lors de ces situations à risque amiante, afin de leur transmettre les
recommandations de prévention face à ce risque.
Améliorer la prise en charge des déchets amiantés dans le cadre
du futur plan régional de prévention et de gestion des déchets*
Les pilotes : Région comme planificateur, les organisations professionnelles du BTP
Les acteurs : acteurs des déchets, EPCI et syndicats de traitement de déchets
Illustrations des actions :
? Mise en place de lieux de collecte notamment pour les professionnels.
Protéger les travailleurs en carrières de la
présence éventuelle d?amiante naturel au sein
des roches exploitées
Les pilotes : DREAL
Les acteurs : carrières concernées, BRGM, DIRECCTE....
Illustrations des actions :
? Gestion des risques spécifiques liés aux 17 carrières concernées (selon le cas :
plans de repérage des roches susceptibles de contenir de l?amiante, campagnes
de prélèvement d?air pour rechercher la présence éventuelle de fibres d?amiante,
mesures d?empoussièrement au poste de travail....)
(1) Résultats de l?étude « l?amiante et ses déchets en Pays de la Loire » dans
la Lettre de l?ORES (observatoire régional économique et social) / n°8 / juillet
2014
* Issu de la loi n°2015991 portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe) sans préjuger des discussions qui pourront avoir lieu lors de
l?élaboration du plan
// 66 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 67 //
PROTÉGER LA SANTÉ
DES UTILISATEURS DE
PESTICIDES
Les enjeux régionaux
La France est un des premiers pays utilisateurs
de produits phytosanitaires au monde.(1) Du fait
de leur grande surface agricole et des cultures
spécialisées (maraîchage, arboriculture,
viticulture...), les Pays de la Loire sont l?une des
régions françaises les plus consommatrices
en produits phytosanitaires. (2)
Le recours à ces produits est notamment suivi dans le
cadre du plan ÉCOPHYTO par le nombre de doses unités
(NODU) calculé au niveau national : celui-ci a augmenté
en usages agricoles de 5,8% et diminué de 2,2%
en zones non agricoles (entreprises, collectivités?)
entre la période 2011-2012- 2013 et la période 2012-
2013-2014. En 2014, année particulièrement humide(3),
une augmentation du recours aux herbicides et aux
fongicides est néanmoins constatée. Ces tendances
nationales se retrouvent a priori au niveau régional, les
années 2013 à 2015 ayant été relativement humides en
Pays de la Loire(4).
Dans le même temps, la proportion de systèmes de
cultures très économes en produits phytosanitaires est
en progression constante depuis 2012 au sein des 1900
fermes du réseau DEPHY, réseau de Démonstration,
d?Expérimentation et de Production de références du plan
ÉCOPHYTO, sachant que toutes les filières engagées
dans ce réseau ont réussi à réduire leur recours aux
produits phytosanitaires tout en conservant de très bons
rendements, et que l?ambition du plan ÉCOPHYTO 2 est
d?amplifier ce réseau. La région des Pays de la Loire est
la plus dense en groupes de fermes DEPHY, avec 260
fermes faisant partie de ce réseau.
Les Pays de la Loire sont une terre de tradition
agricole avec des productions animales et végétales
diversifiées (des grandes cultures à l?horticulture
pépinière en passant par les cultures légumières, la
viticulture, etc...), et des produits sous signes officiels
de qualité (agriculture biologique, nombreux Label rouge
et AOC,...). L?agriculture et l?agroalimentaire constituent
d?ailleurs le 1er secteur économique de la région.
Les professionnels du secteur agricole (chefs
d?exploitation, salariés, travailleurs saisonniers...) sont
potentiellement exposés aux pesticides. Outre l?impact
sur l?environnement, la réduction du recours aux
pesticides en agriculture revêt une importance
particulière en raison des enjeux de santé,
et notamment de santé au travail.
Une expertise collective de l?INSERM publiée en 2013(5) a
fait le point sur les connaissances relatives aux effets des
pesticides sur la santé. L?étude conclut qu?il semble exister
une association positive entre exposition professionnelle
à des pesticides et certaines pathologies chez l?adulte
(maladie de Parkinson, cancer de la prostate, lymphome
non hodgkinien, myélomes multiples). Par ailleurs les
expositions aux pesticides intervenant au cours de la
période prénatale et périnatale ainsi que lors de la petite
enfance semblent être particulièrement à risque pour le
développement de l?enfant.
En 2012, la maladie de Parkinson a été reconnue
comme maladie professionnelle en lien possible
avec les pesticides, et en juin 2015, le lymphome non
hodgkinien a été reconnu maladie professionnelle avec
une liste de pesticides susceptibles de provoquer la
maladie (cf encadré ci-après).
L?ANSES a mené une expertise collective visant à
identifier, évaluer et caractériser les expositions aux
pesticides des personnes travaillant dans l?agriculture.
Dans son avis du 28 juillet 2016(6), elle recommande la
diminution des expositions par la réduction du recours
aux pesticides, différentes mesures de prévention, ainsi
que l?amélioration des connaissances sur les expositions
en conditions réelles d?utilisation, dans un contexte où
les données disponibles font aujourd?hui souvent défaut.
Au plan régional, un document d?information « Produits
phytosanitaires, les utiliser tout en préservant sa santé »
a été réalisé dans le cadre du plan ÉCOPHYTO (cf
encadré).
Dans ce contexte et suite à l?évaluation du PRSE2,
la limitation de l?impact sur la santé des pesticides
fait partie des priorités du PRSE3 Pays de la Loire,
en articulation avec le plan ÉCOPHYTO et le Plan
régional santé travail.
(1) http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
(2) Source : DRAAF et Agreste, MAAPRAT, INRA 2010, carte « répartition des petites régions agricoles selon l?origine et le niveau de la pression phytosanitaires »
(dépenses en phytos en euros par hectare), http://agriculture.gouv.fr/lutilisation-des-pesticides-en-france-etat-des-lieux-et-perspectives-de-reduction
(3) Note de suivi 2015 « Tendances du recours aux produits phytopharmaceutiques de 2009 à 2014 » http://agriculture.gouv.fr/
(4) L?indicateur NODU est calculé au niveau national, pas au niveau régional
(5) Expertise collective « pesticides - effets sur la santé», Inserm - Juin 2013 - www.inserm.fr
http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-societe/pesticides-effets-sur-la-sante-uneexpertisecollective-de-l-inserm
(6) Publication du rapport de l?ANSES sur les expositions professionnelles aux pesticides : mieux connaître et réduire les expositions : https://www.anses.fr/fr/
content/publication-du-rapport-sur-lesexpositions-professionnelles-aux-pesticides-mieux-connaître
OBJECTIF :
protéger la santé des
utilisateurs de pesticides
Dans le cadre du plan ÉCOPHYTO sensibiliser les utilisateurs
de pesticides aux risques pour la santé et aux mesures
de protection nécessaires.
Les pilotes : DRAAF
Les acteurs : DIRECCTE, utilisateurs de pesticides, MSA, lycées agricoles, organismes de formation,...
Illustrations des actions :
? Relayer l?action « protection de la santé des utilisateurs » du plan ÉCOPHYTO (GT ÉCOPHYTO « santé et
prévention des utilisateurs » animé par la DIRECCTE).
Un document d?information « Produits
phytosanitaires, les utiliser tout en préservant
sa santé » a été réalisé dans le cadre d?ÉCOPHYTO,
en 2014 et mis à jour en 2015, présentant les
risques pour la santé encourus par les utilisateurs
agricoles de produits phytosanitaires et les moyens
de les prévenir.
7 fiches le complètent sous forme de focus sur
les précautions majeures et concrètes à appliquer
pour se protéger au mieux : savoir identifier les
CMR (Cancérogène Mutagène Reprotoxique)
sur l?étiquette, prévenir les incidents, choisir et
entretenir sa cabine de filtration, choisir et entretenir
les équipements de protection individuelle, quelles
bonnes pratiques adopter avec les semences
traitées, organiser le transport des produits
phytosanitaires en toute sécurité.
À retrouver sur : http://draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr
CAS PRATIQUE
Comme pour tout risque professionnel, le risque phyto -
sanitaire doit être identifié et évalué. Il faut raisonner la
prévention selon le danger inhérent à chaque produit et
l'exposition. Les équipements de protection individuelle
(EPI) doivent constituer l?ultime étape de la prévention et
être adaptés aux risques de chaque produit et à chaque
moment de l?exposition.
Ce document présente les risques
santé encourus par les utilisateurs
agricoles de produits phytosanitaires
et les moyens de les prévenir.
Plusieurs fiches le complètent sous
forme de focus sur les précautions
majeures et concrètes à appliquer pour
se protéger au mieux.
Produits phytosanitaires,
les utiliser tout en
préservant sa santé
Comment gérer le risque dans l?utilisation des
produits phytosanitaires ?
Identifier
RISQUE DANGER EXPOSITIONX
? Effets du produit sur la santé
(étiquette, fiche de données
de sécurité (FDS)...)
? Ne pas traiter
? Raisonner la dose et le
moment du traitement
? Choisir un produit moins
dangereux
? Activités de travail
? Se former
? Organiser les installations
? Choisir le matériel
de préparation
et d?application
? Organiser son chantier
Se protéger
Evaluer
et
prévenir
Voie conjonctivale ? Par projection
? Par contact avec mains souillées
? Par contact direct accidentel ou non
? Par projections, éclaboussures...
? Par inhalation des poussières
aérosols et vapeurs
? Par ingestion accidentelle
? Par contact avec mains souillées
? Par déglutition de particules inhalées
Voie muqueuse
Voie
respiratoire
Voie
digestive
Voie
cutanée
Cinq voies principales d?exposition,
indépendantes ou cumulées
= x
Equipements de protection individuelle
Les produits peuvent pénétrer dans le corps par de nom-
breuses voies, dont les principales sont les voies cuta-
nées, muqueuses et digestives. Certains facteurs
comme la chaleur, les plaies (même petites), la sueur et la
présence de solvants ou composés huileux dans les pro-
duits, aggravent les risques en favorisant la pénétration du
produit dans l?organisme. Le produit peut agir localement,
au niveau de la zone de contact, et en cas de passage
dans le sang, toucher différents organes (cerveau ou tissus
nerveux, graisses, foie...). Certains peuvent même être
transformés par l?organisme en des composés plus
toxiques. Ils peuvent aussi être transmis au foetus, puis au
nourrisson via le lait maternel. Ils peuvent être éliminés dans
les urines, les selles, la sueur?
Comment est-on
exposé ?
// 68 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 69 //
Les leviers pour agir sur l?environnement et son impact sur la santé relèvent
de nombreux secteurs d?activités et d?acteurs de différents profils : professionnels
du bâtiment, urbanistes, collectivités, distributeurs d?eau? Leur mobilisation
dépend en premier lieu d?une bonne appropriation des enjeux de santé associés
à l?environnement, d?un partage de culture autour de cette relation.
Depuis plus d?une décennie, les plans santé environnement, tant nationaux que
régionaux, concentrent leurs efforts sur la réduction des expositions et l?évolution
des comportements. Un partage par l?ensemble des acteurs des risques, des enjeux
et des leviers d?action permettrait de démultiplier les réponses apportées.
À ce titre, les ambitions de cet axe du 3ème plan régional sont de 2 ordres :
? créer dans les territoires une dynamique positive, à partir d?une appropriation
des enjeux par les différents intervenants (institutions, collectivités, professionnels,
associations) et d?une construction concertée des actions,
? mieux informer les citoyens ligériens, pour qu?ils puissent agir sur les déterminants
de santé et obtenir un cadre de vie favorable à leur santé.
PRSEi3
MISE EN RÉSEAU D?ACTEURS,
CULTURE COMMUNE
SANTÉ-ENVIRONNEMENT
PRSEi3
MISE EN RÉSEAU D?ACTEURS,
CULTURE COMMUNE
SANTÉ-ENVIRONNEMENT
AXE 5 :
// 70 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 71 //
FAVORISER
UNE SYNERGIE D?ACTEURS
Les enjeux régionaux
Dans le cadre du PRSE2, plusieurs actions
ont visé le renforcement des compétences
et de l?implication des partenaires.
Le rapport d?évaluation du PRSE2 rappelle
néanmoins que si la mobilisation des partenaires a
été un facteur décisif pour la réussite des actions, des
difficultés d?appropriation persistent pour certains
acteurs. Les élus et personnels des collectivités, les
professionnels de santé ont ainsi été mentionnés
comme des publics assez peu présents et qu?il
faudrait davantage mobiliser, en trouvant des relais.
En effet, les collectivités locales disposent, de par
leurs compétences dans divers domaines (logement,
aménagement du territoire, mobilité, petite enfance
et éducation, etc?) ou la gestion d?établissements
recevant du public, de nombreux leviers d?actions pour
développer des environnements favorables à la santé.
Elles ont en outre la capacité à animer des réflexions
sur leurs territoires.
Par ailleurs, les facteurs de l?environnement,
comme les facteurs comportementaux, contribuent
aux maladies chroniques. C?est pourquoi les
professionnels de santé sont « progressivement
interpellés dans leur pratique, tant comme cliniciens
que comme médiateurs et acteurs de prévention
auprès de leurs patients, sur les risques sanitaires
et environnementaux » souligne les résultats d?une
enquête menée par l?INPES auprès d?un échantillon
représentatif de 752 médecins généralistes(1). Leur
implication reste modeste et conditionnée à un
développement de l?information, de la formation, du
travail en réseau.
(1) Médecins généralistes et santé environnement - Evolutions - n°26 - avril 2012
Catalogue des ressources pédagogiques santé
environnement développement durable en Pays
de la Loire : www.irepspdl.org/catalogueSE/
Label PRSE3
Site Internet
OBJECTIF PHARE :
Mobiliser tous les acteurs, en particulier
les citoyens, les collectivités et les
professionnels de santé, sur les enjeux
de santé liés à l?environnement
Développer une culture commune notamment auprès
des collectivités et des acteurs des territoires de proximité
Les pilotes : équipe d?animation du PRSE3 et services communication ARS, DREAL, Préfecture, Région
Les acteurs : animateurs et pilotes d?actions du PRSE3, services de l?Etat, ORS, IREPS, Graine, URCPIE,
réseau villes santé OMS, comité 21, collectivités, CNFPT, associations des maires et/ou
élus locaux
Illustrations des actions :
? Communication autour de l?impact de l?environnement sur la santé, du PRSE3 et de ses actions,
développement et alimentation d?un site internet PRSE, diffusion d?articles via les différents supports
de communication disponibles
? Accompagnement annuel d?initiatives locales par l?appel à projets concerté Etat-ARS et le financement
d?actions ciblées par la Région
? Mise en place d?une labellisation PRSE3 permettant la valorisation d?actions mises en oeuvre dans
la région pour un environnement favorable à la santé qui s?inscrivent dans les axes du plan
? Accompagnement d?études lancées par des collectivités sur des territoires de contractualisation avec la Région
et intégration d?enjeux de santé liés à l?environnement à la dynamique de contractualisation avec les acteurs
locaux (contrats locaux de santé, contrats d?aménagement et de développement durable des territoires)
? Organisation de temps forts autour du PRSE, incitation à l?organisation de temps de formation
et d?échanges d?expériences dans les territoires
pnse3
L?évaluation du PRSE2 met enfin l?accent sur :
? un besoin de partager une culture commune
et un même langage pour encourager le partenariat
et la transdisciplinarité nécessaires à la progression
vers des environnements plus favorables à la
santé,
? une résistance globale au changement vers une
culture commune, une difficulté des acteurs à
travailler ensemble.
Le PRSE3 fixe par conséquent comme objectifs
fédérateurs de favoriser la diffusion d?une culture
commune et la mobilisation des acteurs du
territoire, de renforcer les échanges et la mise
en réseau.
// 72 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 73 //
Eau
Habitat indigne
Qualité de l?air intérieur
Qualité de l?air intérieur - radon
Radon
Air
Pollens
Urbanisme - pollens
Éducation SE
Risques auditifs
14%
7%
28%
5%
2%
7%
9%
2%
3%
23%
Répartition des subventions allouées en 2016 dans le cadre de l?appel à projets PRSE, par thématique :
Depuis 2012, un appel à projets concerté ARS-
DREAL, mis en ligne chaque année courant janvier sur
les 2 sites internet, permet d?accompagner les initiatives
visant des objectifs prioritaires du PRSE.
En 2016, sur les 43 dossiers déposés, 33 ont été
retenus, avec un engagement financier de l?ARS et de la
DREAL à hauteur de 217 800 ¤. Diverses thématiques
sont concernées, et les projets couvrent l?ensemble des
territoires de la région.
À partir de 2017, dans le cadre du PRSE3 et en
partenariat avec la DRAAF, il est prévu d?intégrer la
thématique de l?alimentation.
Mobiliser les professionnels de santé autour de l?impact de
l?environnement sur la santé
Le pilote : ARS
Les acteurs : URPS, associations de professionnels de santé, conseils de l?ordre, association des pôles
et maisons de santé libéraux, porteurs de projets
Illustrations des actions :
? Mise à disposition des professionnels de santé de ressources en santé environnement, en les informant via des
canaux de communication spécifiques
? Mise en place d?actions de sensibilisation et/ou de formation à destination des professionnels de santé
? Accompagnement de professionnels de maisons de santé (MSP) à la mise en place d?actions d?information
collectives
Développer des outils de gestion des expositions
environnementales à des pathologies allergiques
et respiratoires
Les pilotes : CHU de Nantes et Angers, Association des pollinariums sentinelles de France
Les acteurs : Air Pays de la Loire, ARS, collectivités
Illustrations des actions :
? Promotion et développement de l?offre de conseil en environnement intérieur sur prescription médicale
? Installation dans chaque département d?un Pollinarium sentinelle pour favoriser l?information précoce
des personnes allergiques sur les pics d?émission de pollens
Le développement des Pollinariums
sentinelles et la création d?une alerte
pollens
Les recommandations scientifiques émanant des
consensus internationaux de traitement et l'expérience
professionnelle allergologique incitent les médecins à
prescrire à leurs patients un traitement dès les premières
émissions de pollens par les plantes allergisantes.
Le Pollinarium sentinelle®, conceptualisé à Nantes en
2003 est un jardin sentinelle de plantes allergisantes
représentatives de la flore locale qui permet de détecter
au plus tôt les émissions de pollens. Depuis 2012, une
lettre électronique « alerte pollens » est diffusée sur
internet, en particulier aux professionnels de santé et aux
personnes allergiques, ainsi que par mail sur inscription.
4 sites sont aujourd?hui opérationnels : Nantes, Saint
Nazaire, Angers et Laval.
Par arrêté d?août 2016, l?Association des Pollinariums
de France (APSF) devient un organisme compétent
pour coordonner la surveillance des pollens et des
moisissures de l?air ambiant, avec le Réseau national de
surveillance aérobiologique (RNSA) et les associations
agréées de surveillance de la qualité de l?air (Air Pays de
la Loire dans notre région).
pnse3
Zoom sur...
CAS PRATIQUE
// 74 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 75 //
MIEUX INFORMER ET
ÉDUQUER LES CITOYENS
Les enjeux régionaux
La demande sociale vis-à-vis des questions
de l?impact de l?environnement sur la santé
est de plus en plus forte.
Selon l?enquête Baromètre santé environnement 2014,
l?impact potentiel des facteurs environnementaux sur la
santé constitue une préoccupation majeure : 46 % de la
population estime que, du fait de son environnement, elle
court un risque « plutôt élevé » d?être atteinte d?un cancer,
35 % de souffrir d?anxiété, de stress et de troubles du
sommeil et 30 % d?asthme et d?allergies respiratoires.
Dans le cadre du PRSE2, plusieurs actions financées
par les appels à projets concertés ou le fonds régional
de santé publique ont eu pour objectif de sensibiliser
différents publics (population générale, jeunes,
personnes en situation de précarité, bailleurs sociaux,
professionnels du bâtiment, professionnels de santé) à
l?impact de l?environnement sur la santé.
Néanmoins, d?après les entretiens d?évaluation, le point
de vue selon lequel le PRSE et les questions d?impact
de l?environnement sur la santé restent insuffisamment
connus des partenaires et du grand public est largement
partagé. De même, les résultats de l?enquête de 2014
montrent, par rapport à la précédente réalisée en 2007,
une baisse de la satisfaction du public en matière
d?information, à corréler certainement à un besoin
d?information accru ou à un niveau d?exigence plus élevé.
0 20 40 60 80 100
71 71
71 5
4
6
8
+10%
-11%
-7%
ras
-6%
-
-
-
ras
-18%
-
ras
9
4
11
19
22
58
71
71
71
71
71
71
71
71
71
71
64
61
61
61
60
54
50
46
39
34
12
Utilisaton des téléphones
portables
Qualité de l?eau du robinet
Pollution de l?air à l?exterieur
Monoxyde de carbone
Bruit
Qualité des aliments
Qualité des eaux de baignade
en mer, lac ou rivière
Antennes-relais de téléphonie
mobile
Pollution de l?air à l?intérieur
Légionelles ou légionellose
Qualité des eau en piscine
publique
Radon dans les habitations
plutôt bien
informés
plutôt mal
informés
n?en a jamais
entendu parler
Qu?en pensent les Ligériens ?
Information à l?égard des différents facteurs
environnementaux et évolution :
À retrouver sur
www.santepaysdelaloire.com
Observatoire régional de la santé
Baromètre
santé
environnement
Pays de la Loire
2014
Zoom sur...
La perception des Ligériens sur
la qualité de l?information sur les
risques liés à l?environnement
Baromètre santé environnement, 2014
Les Ligériens se déclarent dans
l?ensemble plutôt bien informés sur la
plupart des risques environnementaux
abordés dans le baromètre, mais
leur opinion vis-à-vis de l?information
diffusée sur ces sujets tend à se ternir.
La prévention des risques auditifs
Les études régionales et nationales montrent des durées d?écoute journalière de musique croissantes, alors même
que l?écoute à des niveaux sonores fréquents, intensifs et répétés de musique amplifiée est l?une des causes des
troubles de l?audition.
Ces expositions se cumulent par ailleurs à la fréquentation de lieux de diffusion de musique amplifiée (discothèques,
salles de concert?), à la pratique de loisirs (pratique musicale?), éventuellement au bruit au travail.
Il convient dès lors de sensibiliser les jeunes aux risques ainsi qu?au plaisir de l?écoute, et de les amener à adapter
leur comportement pour une bonne gestion de leur capital auditif et leur exposition sonore.
Par ailleurs, le monde du spectacle, en premier lieu des musiques amplifiées, a largement pris conscience ces
dernières années des enjeux de santé auditive associés à la pratique et à l?écoute de musique. Il s?agit désormais de
consolider la réflexion des acteurs, tant sur l?évolution des pratiques amateurs et professionnelles que sur la gestion
sonore, l?accueil et l?accompagnement du public en salle de concert ou en festival.
POUR COMPRENDRE
Il s?agit donc d?accroître la visibilité du PRSE et de
valoriser les actions conduites dans la région pour
un environnement favorable à la santé. Cet objectif
d?information se double d?un objectif d?éducation
sur les liens entre environnement et santé.
L?éducation en santé-environnement est un processus
par lequel les individus et la collectivité prennent
conscience de leur environnement, de leur santé et
de leurs interactions, acquièrent des compétences
leur donnant l?envie et la capacité d?agir en citoyens
responsables, individuellement et collectivement.
Si la culture éducative doit être partagée à tous les âges
et tous les moments de la vie, les jeunes constituent
une cible spécifique du PRSE3, notamment à travers la
prévention des risques auditifs.
// 76 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 77 //
OBJECTIF :
Développer l?éducation autour
des enjeux de santé liés à
l?environnement
Soutenir les actions d?éducation relatives aux thèmes du PRSE3
Les pilotes : ARS, DREAL, DRAAF, Région
Les acteurs : IREPS, Graine, porteurs de projet en éducation
Illustrations des actions :
? Accompagnement d?actions d?éducation citoyenne à des comportements favorables à la santé
? Déploiement de dispositifs éducatifs en direction des populations les plus vulnérables
? Relais de campagnes nationales sur les impacts de l?environnement sur la santé, en privilégiant
des messages simples et positifs
Prévenir les risques auditifs auprès des jeunes et des
professionnels de musique
Les pilotes : Le Pôle, ARS, Rectorat
Les acteurs : Lieux de diffusion des campagnes nationales, associations, collectivités et structures
d?animation culturelle, écoles de musique, salles de concert, DRAC, organisateurs de festivals
Illustrations des actions :
? Organisation de campagnes de communication grand public sur les risques auditifs
? Mobilisation des acteurs de l?animation jeunesse
? Promotion et poursuite des programmes pédagogiques dans les établissements scolaires (collèges et lycées)
? Mise en place de programmes de prévention des risques auditifs en écoles de musique
? Formation des musiciens professionnels à la gestion sonore et aux risques auditifs
? Mise à disposition du public de protections auditives dans les lieux de diffusion
Les premières réalisations du PRSE3 : des spots radios
pour informer sur les risques auditifs
Dans le cadre du mois de la gestion sonore (novembre 2016), l?ARS et le Pôle ont soutenu le projet de
la Fédération des radios associatives en Pays de la Loire (FRAP). À cette occasion, les étudiants de la radio Prun?
ont conçu deux spots radios.
Le premier aborde les risques d?acouphènes (sifflements, bourdonnements?) après un concert et le port de
bouchons d?oreille pour s?en prémunir.
Le second évoque la nécessité de limiter l?écoute de musique au casque : pas trop fort, pas trop longtemps.
Ces 2 spots ont été diffusés pendant une semaine au cours du mois de la gestion sonore sur Prun?, Radio G !,
l?Autre Radio, RCF Le Mans et Graffiti Urban Radio.
À ré-écouter sur le site de l?ARS www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr et sur le site de la FRAP www.lafrap.fr
pnse3
ANNEXES
sommaire
ANNEXE 1
LEs plans en articulation avec le prse3 ............................................................P.78
annexe 2
L?évaluation du prse2 ...............................................................................................................P.81
annexe 3
Chiffres clés du baromètre santé environnement 2014 ...................p.83
annexe 4
liste des organismes ayant participé à l?élaboration du prse3 ........p.91
annexe 5
glossaire .............................................................................................................................................p.94
// 78 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 79 //
Annexe 1
LE PLAN ÉCOPHYTO
EN PAYS DE LA LOIRE
LE PLAN RÉGIONAL
SANTÉ TRAVAIL
2016-2021La version II du plan Écophyto a été publiée le 26 octobre 2015. L?objectif de réduction de 50 %
de l?usage des produits phytosanitaires est ré-affirmé selon une trajectoire en 2 temps :
? 25 % d?ici 2020 par la généralisation et l?optimisation des techniques actuellement disponibles,
? 50 % d?ici 2025 qui passera par des mutations profondes des systèmes de production et des filières.
Écophyto II se décline en six axes :
? agir aujourd?hui pour faire évoluer les pratiques
? améliorer les connaissances et les outils pour demain et encourager la recherche et l?innovation
? évaluer et maîtriser les risques et les impacts
? accélérer la transition vers l?absence de recours aux produits phytosanitaires dans les jardins,espaces
végétalisés et infrastructures (JEVI)
? politiques publiques, territoires et filières
? communiquer et mettre en place une gouvernance simplifiée
L?articulation avec le PRSE3 se traduit :
? surtout au sein de l?axe « Eau destinée à la consommation humaine », à travers l?ambition de
protection de la ressource en eau,
? dans l?axe « Cadre de vie, urbanisme et santé » pour la réduction des expositions aux produits
phytosanitaires dans l?air,
? dans l?axe « Environnement de travail et santé », sur la réduction des expositions des utilisateurs.
Le volet recherche et innovation est porté au niveau national (axe 2 du plan Ecophyto II), notamment
en lien avec l?ANSES.
Pour en savoir plus : http://www.draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr/Ecophyto
Le plan régional santé travail (PRST3) de la région Pays de la Loire vient en déclinaison locale
du plan national santé travail (PST3) adopté en décembre 2015 par le conseil d?organisation
des organisations de travail et publié en 2016.
Il comporte deux axes stratégiques principaux ainsi qu?un axe support transversal :
? AXE N° 1 Donner la priorité à la prévention primaire et développer la culture de la prévention
? AXE N° 2 Améliorer la qualité de vie au travail, levier de santé, de maintien en emploi des travailleurs
et de performance économique et sociale de l?entreprise
? AXE N° 3 Renforcer le dialogue social et les ressources de la politique de prévention en structurant
un système d?acteurs, notamment en direction des TPE-PME.
Le plan régional est actuellement en construction, il est porté par le CRPRP (comité régional de prévention
des risques professionnels) qui rassemble des services de l?Etat, des préventeurs et des partenaires
sociaux. Il répond à plusieurs orientations stratégiques pour un infléchissement majeur en faveur d?une
culture de prévention qui anticipera les risques professionnels et garantira la santé des salariés, en
prenant pleinement en compte la qualité de vie au travail. Sa cible est essentiellement constituée par les
petites entreprises et leurs salariés.
Quatorze groupes de travail ont été mis en place et bâtissent des actions partenariales sur divers sujets.
L?articulation avec le PRSE se fait prioritairement au sein de l?axe 1 du PRST3, dans un objectif dédié aux
risques prioritaires, par la prise en compte du risque lié à l?amiante dans les bâtiments.
Pour en savoir plus : http://pays-de-la-loire.direccte.gouv.fr > santé et sécurité au travail
Plan santé
au travail
2016-2020
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1
5
09
6
Ministère du Travail, de l?Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
// 80 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 81 //
LE SCHÉMA RÉGIONAL
AIR CLIMAT ÉNERGIE
Le schéma régional du climat, de l?air et de l?énergie (SRCAE) des Pays de la Loire prescrit
par la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l?environnement a été adopté
par arrêté du Préfet de région le 18 avril 2014.
Le SRCAE vise à définir les orientations et les objectifs stratégiques régionaux en matière de réduction
des émissions de gaz à effet de serre (GES), d?économie d?énergie, de développement des énergies
renouvelables, d?adaptation au changement climatique et de préservation de la qualité de l?air.
Le scénario proposé suggère des objectifs chiffrés ambitieux visant une accentuation de l?effort
en matière de sobriété et d?efficacité énergétiques et une valorisation du potentiel régional des énergies
renouvelables dans des conditions acceptables sur les plans économique, environnemental et social.
Ce scénario, qui traduit un engagement volontariste de la transition énergétique dans les Pays de la Loire,
prévoit en particulier pour 2020 :
? une baisse de 23% de la consommation régionale d?énergie par rapport à la consommation
tendancielle (consommation qui serait atteinte en l?absence de mesures particulières) ;
? une stabilisation des émissions de GES à leur niveau de 1990, ce qui, compte tenu de la
progression démographique, représente une baisse de 23% des émissions par habitant par rapport à
1990 ;
? un développement de la production d?énergies renouvelables conduisant à porter à 21% la part
de ces dernières dans la consommation énergétique régionale.
L?actuel SRCAE (schéma régional climat-air-énergie) a vocation à être intégré dans le schéma régional
d?aménagement, de développement durable et d?égalité du territoire (SRADDET) porté par le Conseil
Régional.
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (17 Août 2015) a renforcé les objectifs liés
à la transition énergétique, traduits dans la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) et la Programmation
Pluriannuelle de l?Energie (PPE). Ils seront pris en compte lors de l?évaluation du SRCAE puis intégrés au
SRADDET.
L?articulation avec le PRSE se traduit au sein de l?axe Cadre de vie, urbanisme et santé, par des actions
visant la réduction de la pollution atmosphérique.
Pour en savoir plus :
Site internet de la DREAL (Rubrique Climat, Air, Energie) :
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
Site Internet du Conseil régional : www.paysdelaloire.fr
Annexe 2
L?ÉVALUATION DU PRSE2
L?échéance du PRSE2, ses porteurs (le préfet de la région Pays de la Loire, la directrice générale de
l?Agence régionale de santé et le président de la Région des Pays de la Loire) ont confié son évaluation
à deux cabinets partenaires, MC2 consultants et Icone Médiation Santé. Cette évaluation a été réalisée
selon une méthode participative : entretiens collectifs, entretiens individuels, enquête par Internet,
séminaire pour partager les recommandations. Un Comité de pilotage élargi et l?équipe projet ont suivi
de près la démarche, de novembre 2013 à juin 2014.
PRINCIPALES CONCLUSIONS DE L?ÉVALUATION
Un pilotage partenarial investi, reconnu, continu, mais un manque de moyens d?animation
Le binôme technique ARS/DREAL est au coeur de l?animation. La DIRECCTE et la Région des Pays de la Loire se
sont également mobilisée, mais dans une moindre mesure. Les moyens dévolus n?ont pas permis de développer
autant que souhaité l?animation globale et transversale du plan.
Une méthode d?élaboration participative, partant du régional vers le local
L?équipe projet et le Groupe régional santé environnement ont arrêté la liste des thèmes, puis des groupes de
travail et les ont déclinés en fiches actions. La méthode d?élaboration a permis une large concertation et a abouti
à un consensus. Les grands enjeux locaux ont été pris en compte mais quelques thématiques sont oubliées
(principalement pesticides et alimentation).
Une mise en oeuvre centrée sur la concrétisation des actions
Les actions sont pertinentes, concrètes et réalistes, bien engagées. Cependant le PRSE 2 est apparu trop technique
à certains partenaires qui regrettent le peu d?actions généralistes ou visant la promotion de la santé.
Une bonne mobilisation des partenaires pour la mise en oeuvre des actions, avec quelques manques
La mobilisation des partenaires a représenté un facteur décisif dans la réussite des actions. La compétence et la
motivation des animateurs et pilotes est fortement mise en avant. Des difficultés d?appropriation du PRSE persistent
pour certains acteurs : professionnels de santé, collectivités locales, certains industriels, associations.
Un plan très complet, mais insuffisamment stratégique
Le Plan est composé d?un grand nombre d?actions, mais de nature et d?importance très variées. Il manque de
hiérarchie entre actions et de clarté sur les grands objectifs stratégiques.
Une contribution au développement de la culture santé environnement reconnue mais limitée
Le PRSE est apprécié comme étant le seul plan qui permette de travailler sur l?impact des déterminants
environnementaux sur la santé. Mais la communication n?est pas au centre du PRSE, qui manque encore de
pédagogie et d?actions de sensibilisation.
Un objectif de décloisonnement avec les autres plans, à améliorer
L?articulation a été recherchée dans l?élaboration, l?animation, et le pilotage des plans. Cependant les autres plans
peinent à intégrer des actions santé ? environnement. Certains acteurs souhaiteraient que le PRSE occupe un rôle
de référent par rapport aux autres plans et à l?intérieur des institutions.
Des difficultés partagées avec d?autres régions
Les autres PRSE rencontrent les mêmes difficultés avec plus ou moins d?intensité : trop grand nombre d?actions,
manque de hiérarchisation, absence de stratégie claire, moyens limités, lenteur de la diffusion de la culture santé
environnement, difficulté à mobiliser certains acteurs. La faiblesse du pilotage national est regrettée : le PNSE est
non prescriptif, non interministériel large, et il ne joue pas suffisamment son rôle d?animateur et d?appui aux PRSE.
// 82 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 83 //
RECOMMANDATIONS POUR LE PRSE 3?
? Relatives à la gouvernance du plan
? Renforcer le portage politique en vue du PRSE 3
? Renforcer l?animation transversale sans alourdir la gouvernance
? Adapter les moyens d?animation du PRSE à l?ambition du programme
? Définir précisément le rôle de chaque instance de la gouvernance du PRSE 3
? S?appuyer davantage sur le suivi-évaluation dans la mise en oeuvre du PRSE 3
? Proposer un plan plus communicant
? Solliciter un appui plus important du niveau national
? Relatives à son élaboration
? Définir précisément le rôle attendu du PRSE 3 et le formaliser
? Sur cette base, définir en amont de la concertation de grands objectifs et des thématiques prioritaires,
ainsi que des principes de choix d?actions (rôle du Comité de pilotage)
? Dans le même temps, renforcer l?approche « ascendante » en partant plus directement
de l?intérêt des partenaires à intervenir sur telle et telle thématique
? Lors de la concertation, apporter les éléments de connaissance nécessaires et suffisants
? Le cas échéant, prioriser les actions et opérations
? Relatives à la mobilisation des acteurs
? Mener une réflexion sur les outils les plus pertinents pour valoriser et promouvoir
l?action des partenaires, les mettre en réseau
? Trouver des relais pour la mobilisation des acteurs
? Accompagner des porteurs de projet pour qu?ils répondent à l?appel à projet
? Solliciter directement certains partenaires importants et encore insuffisamment impliqués
? Relatives à l?articulation entre les plans
? Identifier la ou les thématique(s) sur laquelle (lesquelles) l?articulation doit se faire en priorité
? Définir, sur cette ou ces thématique(s), ce que l?on attend concrètement du PRSE 3
? Définir les actions à mettre en place en fonction du rôle attendu du PRSE 3 sur la coordination :
quelle articulation / coopération dans le pilotage et dans la mise en oeuvre des actions ?
? Examiner la possibilité d?utiliser la Commission de coordination des politiques publiques comme
instance de travail sur la coordination
Retrouvez le rapport de l?évaluation sur les sites de l?ARS et de la DREAL.
p. 1
Pour les habitants des Pays de la Loire, l?environnement évoque avant tout « la protection de la nature ». Tou-
tefois, les résultats du Baromètre santé environnement montrent également combien l?impact des facteurs environ-
nementaux sur la santé constitue une préoccupation majeure des Ligériens.
L?amiante, le monoxyde de carbone et l?exposition au soleil sont les facteurs jugés les plus à risque pour la santé des
Français. La qualité de l?air intérieur, de l?eau du robinet et les aliments sont à l?inverse les moins craints.
santé environnement
Chiffres-clé
du Baromètre
Pays de la Loire
Le Baromètre santé environnement Pays de la Loire 2014 est une enquête réalisée
par l?ORS auprès de 1500 Ligériens sur leurs opinions, connaissances et compor-
tements à l?égard de l?environnement et des risques sanitaires associés. Voici les
principaux résultats de cette enquête, comparés à ceux de 2007.
Cadre général
Note de lecture :
la dernière colonne des graphiques présente
les évolutions statistiquement significatives
observées entre 2007 et 2014 ;
ns : non significatif ;
- : pas de comparaison possible.
Chiffres
clés
73 % des Ligériens évaluent leur sensibilité aux problèmes d?environnement entre 7 et 10 sur une échelle de
1 à 10
26 % répondent en premier « la protection de la nature » pour l?évocation de l?environnement
22 % affirment en premier « l?état de l?environnement dont nos enfants vont hériter »
20 % à dire « la qualité de vie, là où vous vivez »
46 % estime courir un risque « plutôt élevé » d?être atteint d?un cancer du fait de son environnement
Représentation des risques pour la santé des Français et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui ont déjà
entendu parler du facteur environnemen-
tal et de ses éventuels effets sur la santé
?
Annexe 3
0 20 40 60 80 100
ns
ns
-
-5%
ns
+17%
-
ns
ns
-5%
-4%
-2%1156
38
32
19
19
19
18
22
12
11
9
8
13
15
18
26
27
26
27
34
32
47
52
61
53
52
53
47
50
42
46
53 11
5
5
28
40
42
Amiante
Monoxyde de carbone
Exposition au soleil
Pollution de l?air à l?exterieur
Utilisation de produits ménagers,
de bricolage,etc
Utilisation des téléphones portables
Légionelles ou légionellose*
Antennes-relais de téléphonie
mobile
bruit
aliments
pollution de l?air à l?intérieur
Qualité de l?eau du robinet
très
élevé
plutôt
élevé
plutôt
faible
ou quasi
nul
// 84 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 85 //
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
p. 2 p. 3
La qualité de l?air dans la région tend à s?améliorer mais cette évolution positive ne semble pas perçue
par la population. Cela s?explique notamment par la persistance d?épisodes de pollutions déclenchant des pro-
cédures d?information et d?alerte liées pour partie à l?entrée en vigueur en 2012 de seuils plus sévères pour les
particules fines. L?émergence de préoccupations planétaires liées au réchauffement climatique constitue égale-
ment une source de confusion.
Ainsi, la grande majorité des Ligériens et notamment les jeunes, continuent de penser que la pollution de l?air
extérieur s?aggrave et la classent parmi les principaux facteurs présentant un risque élevé pour leur santé. Un
tiers d?entre eux déclare d?ailleurs avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l?air sur leur propre santé.
Une part grandissante des habitants des Pays de la Loire considèrent que la lutte contre la pollution atmos-
phérique relève de la responsabilité individuelle. Cette tendance révèle une prise de conscience du rôle qu?ils
peuvent jouer, même si les Ligériens ne déclarent pas plus souvent qu?en 2007 avoir recours à des modes de
transports alternatifs à la voiture individuelle.
L?enquête met aussi en évidence un net recul de l?adhésion de la population aux mesures qui auraient un impact
direct sur leurs habitudes de conduite (baisse de la vitesse autorisée, circulation alternée) et sur le coût d?utilisa-
tion des véhicules particuliers (péages urbains, taxe sur les véhicules les plus polluants).
Les Français passent près de 90% de leur temps à l?intérieur d?espaces clos où ils sont exposés à de mul-
tiples polluants provenant de sources variées. Bien que les préoccupations quant à la qualité de l?air intérieur aient
émergé récemment, les Ligériens connaissent bien les différents polluants.
L?aération quotidienne des logements par l?ouverture des fenêtres y compris en hiver, qui constitue la principale
mesure de lutte contre la pollution de l?air intérieur, semble être une pratique plutôt bien ancrée dans les habi-
tudes de la population. Par contre, les Ligériens déclarent moins souvent qu?en 2007 faire appel à un profession-
nel qualifié pour l?entretien de leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude et leur VMC.
Alors que le tabagisme n?a pas évolué (28% de fumeurs), la proportion de fumeurs déclarant fumer à l?intérieur de
leur logement a baissé significativement.
Le radon, gaz naturel radioactif présent dans le sol dans certaines zones géographiques, et notamment dans envi-
ron la moitié des communes de la région, reste peu connu des Ligériens.
Le monoxyde de carbone reste, après l?amiante, le facteur environnemental jugé le plus à risque pour la santé des
Français. Mais, à titre personnel, les Ligériens s?estiment, dans leur majorité, bien informés et peu concernés par
ce risque. Toutefois, des idées fausses continuent à circuler à ce propos, puisque 15% des Ligériens pensent que
« si un appareil de chauffage dégageait du monoxyde de carbone, ils seraient alertés par l?odeur » alors qu?il est
inodore.
Air extérieur
90 % de la population estime que « la pollution de l?air extérieur s?aggrave »
80 % considèrent que la pollution de l?air extérieur présente un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
58 % déclarent utiliser les transports en commun, le vélo, la marche à pied ou pratiquer le covoiturage
32 % disent être prêts à le faire
67 % déclarent être prêts à payer 10% plus cher pour avoir une voiture moins polluante (contre 77% en 2007)
Acteurs les mieux placés pour agir contre la pollution de l?air extérieur et évolution par rapport à 2007
Tout connaître sur la qualité de l?air en Pays de la Loire : www.airpl.org
49 % des Ligériens estiment que la pollution de l?air intérieur présente un risque pour la santé des Français,
particulièrement le monoxyde de carbone (85%) et l?amiante (88%)
73 % de la population indique aérer même en hiver (contre 77% en 2007)
59 % des Ligériens déclarent faire entretenir leurs appareils de chauffage et de production d?eau chaude par
un professionnel qualifié (contre 65% en 2007)
33 % des fumeurs déclarent fumer à l?intérieur de leur logement, contre 44% en 2007
58 % déclarent ne jamais avoir entendu parler du radon (stable par rapport à 2007)
Chiffres
clés
Air intérieur
Chiffres
clés
Guide de la pollution de l?air intérieur : www.inpes.sante.fr
Identification des polluants de l?air intérieur et évolution par rapport à 2007
* Parmi les personnes qui en ont
déjà entendu parler
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p. 4 p. 5
Eau potable
Les risques sanitaires liés à la pollution de l?eau sont aujourd?hui relativement faibles en France en raison
notamment de l?efficacité des traitements et des dispositifs de contrôle mis en oeuvre par les différents acteurs
impliqués. Les Ligériens semblent en être conscients et craignent peu les risques associés à la consommation de
l?eau du robinet.
Globalement confiants dans la qualité de l?eau distribuée dans leur commune de résidence, les habitants de la
région sont nombreux à la boire. La proportion de personnes déclarant boire exclusivement l?eau du robinet a
d?ailleurs augmenté par rapport à 2007.
Néanmoins, les Ligériens (et notamment les jeunes) continuent à penser à tort que l?eau distribuée peut présenter
des risques pour la santé des nourrissons et des femmes enceintes.
64% des ligériens estiment que la qualité de l?eau du robinet présente un risque «plutôt faible» ou «quasi nul»
pour la santé
78% déclarent boire l?eau du robinet
38% déclarent ne boire que de l?eau du robinet en 2014 (contre 28% en 2007)
51% pensent qu?une femme enceinte peut boire l?eau du robinet sans risque (45% des 18-34 ans)
29% qu?un nourrisson peut être alimenté sans risque avec de l?eau du robinet (18% chez les 18-34 ans)
64% disent être « plutôt bien informés » en 2014 (contre 75% en 2007)
81% des Ligériens indiquent se baigner dans la région
32% de ceux fréquentant les piscines publiques pensent que la qualité des eaux de piscine présente un risque
pour leur santé
46% des Ligériens déclarant se baigner en mer, lac ou rivière pensent que la qualité de l?eau présente un risque
pour leur santé
55% des Ligériens indiquent être « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de baignade en milieu naturel
50% se disent « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de piscine publique
Chiffres
clés
Chiffres
clés
Pour connaître la qualité de l?eau distribuée sur sa commune :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr >votre santé > votre environnement > eaux
Pour connaître la qualité des baignades :
www.baignades.sante.gouv.fr
la qualité des piscines :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > eaux > eaux de piscine
Eau de baignade
La baignade en milieu naturel ou en piscine publique est un loisir très répandu dans la région.
Relativement peu préoccupés par les risques pour la santé associés à la qualité des eaux de baignade, la moitié des
Ligériens se sentent insuffisamment informés à ce sujet.
p. 4 p. 5
Eau potable
Les risques sanitaires liés à la pollution de l?eau sont aujourd?hui relativement faibles en France en raison
notamment de l?efficacité des traitements et des dispositifs de contrôle mis en oeuvre par les différents acteurs
impliqués. Les Ligériens semblent en être conscients et craignent peu les risques associés à la consommation de
l?eau du robinet.
Globalement confiants dans la qualité de l?eau distribuée dans leur commune de résidence, les habitants de la
région sont nombreux à la boire. La proportion de personnes déclarant boire exclusivement l?eau du robinet a
d?ailleurs augmenté par rapport à 2007.
Néanmoins, les Ligériens (et notamment les jeunes) continuent à penser à tort que l?eau distribuée peut présenter
des risques pour la santé des nourrissons et des femmes enceintes.
64% des ligériens estiment que la qualité de l?eau du robinet présente un risque «plutôt faible» ou «quasi nul»
pour la santé
78% déclarent boire l?eau du robinet
38% déclarent ne boire que de l?eau du robinet en 2014 (contre 28% en 2007)
51% pensent qu?une femme enceinte peut boire l?eau du robinet sans risque (45% des 18-34 ans)
29% qu?un nourrisson peut être alimenté sans risque avec de l?eau du robinet (18% chez les 18-34 ans)
64% disent être « plutôt bien informés » en 2014 (contre 75% en 2007)
81% des Ligériens indiquent se baigner dans la région
32% de ceux fréquentant les piscines publiques pensent que la qualité des eaux de piscine présente un risque
pour leur santé
46% des Ligériens déclarant se baigner en mer, lac ou rivière pensent que la qualité de l?eau présente un risque
pour leur santé
55% des Ligériens indiquent être « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de baignade en milieu naturel
50% se disent « plutôt bien informés » sur la qualité des eaux de piscine publique
Chiffres
clés
Chiffres
clés
Pour connaître la qualité de l?eau distribuée sur sa commune :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr >votre santé > votre environnement > eaux
Pour connaître la qualité des baignades :
www.baignades.sante.gouv.fr
la qualité des piscines :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > eaux > eaux de piscine
Eau de baignade
La baignade en milieu naturel ou en piscine publique est un loisir très répandu dans la région.
Relativement peu préoccupés par les risques pour la santé associés à la qualité des eaux de baignade, la moitié des
Ligériens se sentent insuffisamment informés à ce sujet.
pays-de-la-loire.ars.sante.fr > s?informer > santé environnement
pays-de-la-loire.ars.sante.fr > s?informer > santé environnement
// 88 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 89 //
p. 6 p. 7
Légionelles
39% des Ligériens se disent « plutôt bien informés » sur les légionelles et la légionellose (contre 57% en 2007)
57% des Ligériens pensent à tort qu?on peut contracter la légionellose en mangeant ou en buvant de l?eau
Chiffres
clés
La légionellose et les bactéries qui en sont responsables restent mal connues des Ligériens. Et, si près de
la moitié de la population a conscience que la légionellose peut se contracter en prenant des douches, des idées
fausses au sujet des modes de contamination restent répandues. De plus les Ligériens sont peu familiers des
mesures à mettre en oeuvre pour prévenir le développement des légionelles dans leur logement (maîtrise de la
température de l?eau chaude, faire couler régulièrement l?eau?).
Note de lecture : les réponses correctes apparaissent en vert foncé, les réponses fausses en vert clair.
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
?
Téléphone mobile
Plus de neuf Ligériens sur dix déclarent actuellement utiliser un téléphone mobile.
Toutefois, les risques pour la santé liés à cette utilisation ainsi qu?à la présence d?antennes-relais constituent des
sujets d?inquiétudes croissants pour la population.
Les antennes-relais de téléphonie mobile constituent d?ailleurs le seul thème pour lequel moins de la moitié des
habitants de la région déclare avoir confiance en l?expertise scientifique.
93% de la population des Pays de la Loire déclare utiliser un téléphone mobile en 2014 (contre 78% en 2007)
70% estiment que les téléphones portables présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
60% d?entre eux pensent qu?utiliser un téléphone mobile peut favoriser le développement de tumeurs du cer-
veau (contre 43% en 2007)
71% des Ligériens estiment que les antennes-relais présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
(contre 54% en 2007)
Chiffres
clés
Pour en savoir plus : radiofrequences.gouv.fr
Bruit
Un Ligérien sur dix déclare être gêné «souvent» ou «en permanence» par le bruit à son domicile, le plus sou-
vent en raison de nuisances sonores liées aux transports (comme en 2007). La gêne liée aux bruits de voisinage
tend à augmenter.
Interrogés sur les acteurs les mieux placés pour agir contre les nuisances sonores et leurs effets sur la santé, les
Ligériens semblent désormais convaincus du rôle qu?ils peuvent jouer à titre individuel.
L?exposition à la musique amplifiée a fortement augmenté depuis 2007. En 2014, deux tiers des jeunes Ligériens
disent écouter de la musique avec un casque ou des écouteurs et près d?un quart d?entre eux le font à forte ou
très forte puissance.
Néanmoins, le port de bouchons d?oreilles et l?éloignement des enceintes lors de concerts sont des comporte-
ments de protection peu adoptés par la population.
Enfin, l?exposition aux nuisances sonores en milieu professionnel reste fréquente et a même eu tendance à aug-
menter depuis 2007. En 2014, près de la moitié de la population active ligérienne indique travailler dans un envi-
ronnement bruyant.
p. 6 p. 7
Légionelles
39% des Ligériens se disent « plutôt bien informés » sur les légionelles et la légionellose (contre 57% en 2007)
57% des Ligériens pensent à tort qu?on peut contracter la légionellose en mangeant ou en buvant de l?eau
Chiffres
clés
La légionellose et les bactéries qui en sont responsables restent mal connues des Ligériens. Et, si près de
la moitié de la population a conscience que la légionellose peut se contracter en prenant des douches, des idées
fausses au sujet des modes de contamination restent répandues. De plus les Ligériens sont peu familiers des
mesures à mettre en oeuvre pour prévenir le développement des légionelles dans leur logement (maîtrise de la
température de l?eau chaude, faire couler régulièrement l?eau?).
Note de lecture : les réponses correctes apparaissent en vert foncé, les réponses fausses en vert clair.
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
Connaissance des modes de contamination de la légionellose et évolutions par rapport à 2007
?
Téléphone mobile
Plus de neuf Ligériens sur dix déclarent actuellement utiliser un téléphone mobile.
Toutefois, les risques pour la santé liés à cette utilisation ainsi qu?à la présence d?antennes-relais constituent des
sujets d?inquiétudes croissants pour la population.
Les antennes-relais de téléphonie mobile constituent d?ailleurs le seul thème pour lequel moins de la moitié des
habitants de la région déclare avoir confiance en l?expertise scientifique.
93% de la population des Pays de la Loire déclare utiliser un téléphone mobile en 2014 (contre 78% en 2007)
70% estiment que les téléphones portables présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
60% d?entre eux pensent qu?utiliser un téléphone mobile peut favoriser le développement de tumeurs du cer-
veau (contre 43% en 2007)
71% des Ligériens estiment que les antennes-relais présentent un risque « très » ou « plutôt élevé » pour la santé
(contre 54% en 2007)
Chiffres
clés
Pour en savoir plus : radiofrequences.gouv.fr
Bruit
Un Ligérien sur dix déclare être gêné «souvent» ou «en permanence» par le bruit à son domicile, le plus sou-
vent en raison de nuisances sonores liées aux transports (comme en 2007). La gêne liée aux bruits de voisinage
tend à augmenter.
Interrogés sur les acteurs les mieux placés pour agir contre les nuisances sonores et leurs effets sur la santé, les
Ligériens semblent désormais convaincus du rôle qu?ils peuvent jouer à titre individuel.
L?exposition à la musique amplifiée a fortement augmenté depuis 2007. En 2014, deux tiers des jeunes Ligériens
disent écouter de la musique avec un casque ou des écouteurs et près d?un quart d?entre eux le font à forte ou
très forte puissance.
Néanmoins, le port de bouchons d?oreilles et l?éloignement des enceintes lors de concerts sont des comporte-
ments de protection peu adoptés par la population.
Enfin, l?exposition aux nuisances sonores en milieu professionnel reste fréquente et a même eu tendance à aug-
menter depuis 2007. En 2014, près de la moitié de la population active ligérienne indique travailler dans un envi-
ronnement bruyant.
// 90 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 91 //
p. 8
67% des 18-34 ans écoutent de la musique au casque ou avec des écouteurs
24% disent écouter habituellement de la musique à forte ou très forte puissance avec un casque ou des écou-
teurs
85% des personnes qui fréquentent les salles de concert et les discothèques déclarent ne « jamais » porter de
bouchons d?oreille
65% des Ligériens citent « chacun d?entre nous » comme étant l?acteur le mieux placé pour agir contre le bruit
(contre 48% en 2007)
46% des travailleurs indiquent travailler dans un milieu professionnel bruyant
Chiffres
clés
Pour en savoir plus :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > environnement extérieur > bruit, sons, santé
Un plan régional dédié à l?impact de l?environnement sur la santé, le PRSE :
www.ars.paysdelaloire.sante.fr > votre santé > votre environnement > plans santé environnement
Information à l?égard des différents facteurs environnementaux et évolution par rapport à 2007
Information
La majorité des Ligériens se déclarent plutôt bien informés sur la plupart des risques envi-
ronnementaux abordés dans le baromètre, mais leur opinion vis-à-vis de l?information diffusée sur
ces sujets tend à se ternir. Néanmoins, cette baisse de satisfaction reflète peut-être moins une
diminution de la qualité de l?information diffusée qu?un accroissement des attentes de la popula-
tion.
Annexe 4
GT Alimentation de qualité et de proximité
12 participants
Organismes :
? CAP ALIMENT
? DDPP
? DRAAF
? Ecopole
? Les Petits Débrouillards
? Nantes Métropole
? UFC Que Choisir
? URCPIE des Pays de la Loire
? Ville de Nantes
GT Eau destinée à la consommation humaine
(ressources)
19 participants
Organismes :
? Agence de l?Eau Loire Bretagne
? ARS
? Atlantic?Eau
? Agglomération du Choletais
? Conseil départemental
? CPIE Logne Grand Lieu
? CPIE Loire Anjou
? DDT(M)
? DRAAF
? DREAL
? FREDON
? Région
? SNCF Réseau
? UFC Que Choisir
LISTE DES ORGANISMES
AYANT PARTICIPÉ À
L?ÉLABORATION DU PRSE3
GT Eau destinée à la consommation humaine
(eau distribuée)
26 participants
Organismes :
? Agence de l?Eau Loire Bretagne
? ARS
? Atlantic?Eau
? Cap Atlantique
? Communauté d?agglomération du Choletais
? Conseil départemental
? France Nature Environnement Pays de la
Loire (FNE)
? Nantaise des Eaux Services
? SAUR
? SIAEP du Segréen
? STGS
? UFC Que Choisir
? Véolia Eau
pays-de-la-loire.ars.sante.fr
www.paysdelaloire.prse.fr
// 92 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 93 //
GT Education habitat santé
28 participants
Organismes :
? ALISEE
? ARS
? CHU Angers
? CHU Nantes
? CLCV
? CPIE Loire Anjou
? DREAL
? Graine Pays de la Loire
? IREPS
? Les Petits Débrouillards
? Mutualité Française Pays de la Loire
? Sarthe Nature Environnement
? UFC Que Choisir
GT Habitat indigne
31 participants
Organismes :
? ADIL 85
? ADMR 49
? Agglo La Roche sur Yon
? ALISEE
? ARS
? CAF 72
? CLCV
? Conseil Départemental
? DDCS
? DDT (M)
? DREAL
? SCHS Nantes
? SOLIHA 49/72
? UFC Que Choisir
GT Bâtiments habitat santé professionnels
22 participants
Organismes :
? Air Pays de la Loire
? ALISEE
? ARS
? ASN
? CAPEB
? CDH 44
? CEREMA
? CLCV
? DDT(M)
? DREAL
? ELISE
? FFB
? UFC Que Choisir
GT Urbanisme santé
28 participants
Organismes :
? ADDRN
? ADEME
? Agrocampus Ouest
? Air Pays de la Loire
? APSF
? ARS
? AURAN
? CAUE Vendée
? DDT(M)
? DRAC
? DREAL
? IRSTV
? Nantes Métropole
? Plante et Cité
? SNAL
? Union Régionale des CAUE Pays de la Loire
? URCPIE des Pays de la Loire
? Ville de Nantes
GT Culture commune
13 participants
Organismes :
? ARS
? CNFPT
? DREAL
? Écopole
? Graine Pays de la Loire
? Mutualité Française Pays de la Loire
? Région
? UFC Que Choisir
? URCPIE des Pays de la Loire
GT Risques auditifs
14 participants
Organismes :
? ARS
? Avenir Santé
? Chabada
? DicoLSF
? École de musique Loire Divatte
? Jet FM
? Le Pôle
? Le VIP
? Musa?zik
// 94 PRSE3 - 2016 / 2021 PRSE3 - 2016 / 2021 95 //
Annexe 5
GLOSSAIRE
DES SIGLES
ADDRN : Agence pour le développement durable de la région nazairienne
ADEME : Agence de l?environnement et de maîtrise de l?énergie
ADIL : Agence d?information sur le logement
ANAH : Agence nationale de l?amélioration de l?habitat
ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l?alimentation, de l?environnement et du travail
ANSP : Agence nationale de santé publique
APSF : Association des Pollinariums sentinelles® de France
ARCMSA : Association régionale des caisses de mutualité sociale agricole
ARS : Agence régionale de santé
ASN : Autorité de sûreté nucléaire
AURAN : Agence d?urbanisme de la région nantaise
CAF : Caisse d?allocations familiales
CAPEB : Confédération de l?artisanat et des petites entreprises du bâtiment
CAUE : Conseil architecture urbanisme environnement
CDH : Centre départemental de l?habitat
CEPN : Centre d?étude sur l?Evaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire
CEREMA : Centre d?études et d?expertise sur les risques, l?environnement, la mobilité et l?aménagement
CIRE : Cellule interrégionale d?épidémiologie
CLCV : Association consommation, logement, cadre de vie
CLS : Contrat local de santé
CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale
CODERST : Conseil départemental de l?environnement et des risques sanitaires et technologiques
CPIE : Centre permanent d?initiatives pour l?environnement
CRSA : Conférence régionale de la santé et de l?autonomie
DDCS(PP) : Direction départementale de la cohésion sociale (et de la protection des populations)
DD(CS)PP : Direction départementale de la protection des populations (et de la cohésion sociale)
DDT(M) : Direction départementale des territoires (et de la mer)
DGPR/UD : Direction générale de la prévention de risques du ministère chargé de l?environnement
DIRECCTE : Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de
l?emploi des Pays de Loire
DRAAF : Direction régionale de l?alimentation, de l?agriculture et de la forêt
DRAC : Direction régionale des affaires culturelles
DREAL : Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
EHPAD : Etablissement d?hébergement pour personnes âgées dépendantes
EPCI : Etablissement public de coopération intercommunale
FFB : Fédération française du bâtiment
FNE : France Nature Environnement Pays de la Loire
INPES : Institut national de prévention et d?éducation pour la santé
IREPS : Instance régionale d?éducation et de promotion de la santé
IRSN : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
IRSTV : Institut de recherche en sciences et techniques de la ville
MSA : Mutualité sociale agricole
MSP : maisons de santé pluriprofessionnelles
OMS : Organisation mondiale de la santé
ORS : Observatoire régional de la santé
PDLHI : Pôle départemental de lutte contre l?habitat indigne
PLU : Plan local d?urbanisme
PPBE : Plan de prévention du bruit dans l?environnement
PPPI : Parc privé potentiellement indigne
PREDD : Plan régional d?élimination des déchets dangereux
SCHS : Service communal d?hygiène et de santé
SCOT : Schéma de cohérence territoriale
SIAEP : Syndicat intercommunal d?assainissement et d?eau potable
SNAL : Syndicat national des aménageurs lotisseurs
SOLIHA : Solidaires pour l?habitat
URCAUE : Union régionale des CAUE
URCPIE : Union régionale des centres permanents d?initiatives pour l?environnement
URPS ? ML / IL : Union régionale des professionnels de santé ? médecins libéraux / infirmiers libéraux
PRSEi3
PLAN RÉGIONAL SANTÉ ENVIRONNEMENT
Pays de la loire
DREAL ? Direction régionale de l?environnement,
de l?aménagement et du logement
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr
ARS - Agence régionale de santé Pays de la Loire
www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr
Région des pays de la loire :
www.paysdelaloire.fr
Retrouvez toutes les
informations sur le site
dédié au PRSE3 :
www.paysdelaloire.prse.fr
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