Tension du parc locatif social - Fiche n°1 : Généralités sur la demande en cours
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Première fiche d'une série de publications consacrées à l'analyse, dans ses différentes composantes, de la tension dans le parc locatif social, ce document expose les principales caractéristiques de la demande locative sociale en cours :<br />Nombre de demandes<br />Répartition entre demandes internes et demandes externes<br />Évolution de la demande depuis 2014<br />Pression de la demande sur le parc social proposé à la location.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
logement en location
;parc de logements
;demande de logement
;droit au logement
Descripteur écoplanete
accès au logement
Thème
Construction
;Habitat - Logement
Texte intégral
Sur les dernières années :
?une forte hausse du nombre de demandeurs
est constatée avec une progression annuelle qui
est passée de +0,8% entre 2014 et 2016 à
+6,2% entre 2016 et 2018
Service
Intermodalité
aménagement
logement
Service
connaissance
des territoires
et évaluation
Sept 2019
Etude sur la tension dans
le parc locatif social
Fiche n° 1
Généralités sur la demande locative
sociale en cours
n° 624
Première fiche d?une série de publications consacrées à l?analyse, dans ses différentes composantes, de la tension
dans le parc locatif social, ce document expose les principales caractéristiques de la demande locative sociale
encours:
?Nombre de demandes
?Répartition entre demandes internes et demandes externes
?Évolution de la demande depuis 2014
? Pression de la demande sur le parc social proposé à la location
Données clés en Pays de la Loire
Au 1er janvier 2019:
?environ 94 500 ménages ont une demande de
logement social en cours, dont 63% sont des
ménages externes
?plus de 220000logements sociaux, ce qui fait
43demandes en cours pour 100 logements
sociaux
La demande locative sociale au 1er janvier 2019
Une demande concentrée sur
les grandes villes
Au 1er janvier 2019:
?94572 ménages ont une
demande de logement social
encours
?48% de cette demande se
concentre sur Nantes Métropole et
Angers Loire Métropole
?79% se situe sur l?un des 13 EPCI
disposant du statut de métropole,
communauté urbaine ou
communauté d?agglomération
Une demande externe
majoritaire
?63% de la demande provient de
ménages qui ne sont pas
locataires du parc social
(demandes externes), ce qui
représente 59570demandes
?La proportion de ménages interne
s?élève donc à 37%, soit
35002demandes
Part de la demande externe
dans la demande locative sociale au 1er janvier 2019
Un taux de mobilitétrès impactant
Le taux de mobilité au sein du parc social est un indicateur
complémentaire à celui de la pression. Plus la pression est
forte, plus son impact est important. Dans ce cas:
?une faible mobilité amplifie cette pression
?une forte mobilité permet de la modérer
En Pays de la Loire, les EPCI qui disposent d?une pression
supérieure à 50 demandes pour 100 logements, ont quasi-
systématiquement une mobilité moyenne ou faible.
A l?inverse, sur les 12 EPCI dont le taux de mobilité est
supérieur à 14%, 10 ont un indicateur de pression faible
(moins de 50 demandes pour 100 logements proposés à
lalocation).
La pression de la demande sur le parc locatif social
Pourquoi différencier
demandeurs internes et externes?
La distinction entre demandeurs internes et
demandeurs externes est essentielle. En effet, en
fonction de la catégorie de la demande, les
caractéristiques suivantes sont trèsdifférentes:
?la taille des logements sollicités
?le profil des ménages (composition familiale,
revenus, âge,etc.)
Chacune de ces catégories nécessite donc des
réponses différentes, qui doivent être adaptées aux
besoins induits par les caractéristiques intrinsèques
à chacune d?entre elles.
La répartition du volume entre demandes internes et
externes varie selon le territoire. Elle influence ainsi
la stratégie à mettre en place au niveau local.
Des variations territoriales dans la répartition interne/externe
Sur chaque EPCI, la demande externe est systématiquement majoritaire.
Selon le territoire, elle représente entre 52% et 88% de la demande totale.
Les variations territoriales observées sont principalement corrélées:
?au volume du parc social existant
?à l?attractivité du territoire
Ainsi, sur les principaux EPCI, qui disposent de l?offre sociale la plus
conséquente en volume, la part de demandes externes n?excède pas, ou
peu, 60%. Cela s?explique par un nombre élevé de demandes internes qui
sollicitent, au regard du parc local important, un changement de logement.
A l?inverse, dans les territoires où l?offre est plus restreinte, cette proportion
est beaucoup plus forte (supérieure à 70%). C?est particulièrement vrai sur
les secteurs littoraux, rétro-littoraux et périurbains.
De même, les territoires attractifs amènent une proportion plus forte de
ménages externes au parc social. C?est notamment le cas sur le littoral et
la Loire-Atlantique. Cela est lié à de multiples facteurs (différentiel de loyers
entre parcs public et privé, tension sur le parc locatif, etc.).
Indicateur de pression: définition
Pression
=
Nombre de demandes en cours au 1er janvier N
(source: CREHA Ouest)
pour
100 logements proposés à la location au 1er janvier N-1
(source: RPLS)
Ce rapport constitue un indicateur de la pression exercée. Il
peut être:
?global (toutes catégories de demandes externes et/ou
internes confondues)
?sectoriel (se rapportant à une taille spécifique
delogements)
Pression de la demande locative sociale au 1er janvier 2019 Une pression très contrastée
Au 1er janvier 2019, on comptabilise 43 demandes pour
100logements proposés à la location. Cela se décompose
en 27 demandes externes et 16 internes.
Les variations territoriales suivantes sont observées:
?Sur chaque EPCI du Maine-et-Loire, de la Mayenne et de
la Sarthe, la moyenne de la région n?est jamais atteinte
?La pression est plus forte autour de Nantes
?Sur les EPCI littoraux, la demande est supérieure au
nombre de logements sociaux
La forte pression sur ces territoires est liée à un cumul de
plusieurs facteurs, parmi lesquels on peutsouligner:
?l?importance de la demande externe
?une pénurie relative de l?offre de logements sociaux
?une faible mobilité des occupants du parc social
Taux de mobilité des locataires du parc social
Ensemble des demandes 0,8% 6,2%
Part due à la demande externe 0,1% 4,7%
Part due à la demande interne 0,7% 1,5%
Du 1er janvier 2014
au 1er janvier 2017
Du 1er janvier 2017
au 1er janvier 2019
L?évolution de la demande depuis 2014
Une rupture en 2017
L?analyse de l?évolution de la demande en cours sur les 5 dernières années conduit à distinguer pour l?ensemble de la région
2périodesspécifiques:
?Entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2017, la demande s?est accrue modérément. Elle a même baissé en 2016. Le taux de
variation moyen s?élève à + 0,8% par an.
?Entre le 1er janvier 2017 et le 1er janvier 2019, une rupture s?est produite avec une très forte progression de cette demande. Le
taux de variation moyen atteint + 6,2% par an.
Dans le même temps, l?offre de logement a conservé un rythme de croissance stable. Celui-ci est de 3,1% par an.
2014 2015 2016 2017 2018 2019
200000
205000
210000
215000
220000
225000
230000
235000
240000
80000
82000
84000
86000
88000
90000
92000
94000
96000
81946
84019
85722
83825
89274
94572
Parc proposé à la location
(au 1er janvier de l?année n-1)
Nombre de demandes en cours
(au 1er janvier de l?année n)
P
a
rc
p
ro
p
o
s
é
à
la
lo
c
a
tio
n
N
o
m
b
re
d
e
d
e
m
a
nd
e
s
e
n
c
ou
rs
Une pression amplifiée
Le décalage entre les évolutions
respectives de la demande et de
l?offre conduit à une amplification
de la pression globale sur le
parc social en 2018 et en2019.
Ainsi, la pression suit la
tendancesuivante:
?Au 1er janvier 2014,
40demandes pour 100logements
proposés à lalocation
?Au 1er janvier 2017,
39demandes pour 100logements
?Au 1er janvier 2019,
43demandes pour 100logements
Évolution de la demande locative sociale et de l?offre
Lecture du graphique
Dans l?hypothèse où les points associés aux deux indicateurs se superposent, on compte un total de 40 demandes pour 100 logements
proposés à la location(rapport des deux ordonnées). Ce taux de 40 % constitue l?indicateur référence de pression globale de la
demande sur l?offre.
Si les points associés à l?évolution des demandes se situent au-dessus des points associés à l?évolution de l?offre, alors cette proportion
est supérieure à 40%. La pression est d?autant plus élevée que l?éloignement des deux points est plus important.
Si les points associés à l?évolution des demandes se situent en-dessous des points associés à l?évolution de l?offre, alors cette
proportion devient inférieure à 40%. La pression est d?autant plus faible que l?éloignement des deux points est plus important.
2014 2015 2016 2017 2018 2019
30000
35000
40000
45000
50000
55000
60000
51125
52263
53142
51379
55505
59570
30821
31756 32580 32446
33769
35002
Demande externe
Demande interne
P
a
rc
p
ro
p
o
s
é
à
la
lo
c
a
tio
n
Évolution de la demande locative sociale interne et externe
(au 1er janvier de l?année n)
La prépondérance de la
demande externe
Depuis 2017, contrairement à la
période précédente, la croissance
de la demande globale est
davantage corrélée à
l?augmentation de la demande
externe que de la demande interne.
Il en va de même concernant
l?évolution de la pression sur le parc.
Un renforcement de la
concentration de la demande
sur Nantes et Angers
Depuis 2017, la concentration de
la demande régionale sur Nantes
Métropole et Angers Loire
Métropole s?est accrue de
0,5point.
Dans le même temps, elle est restée
globalement stable sur l?ensemble
des métropoles, communauté
urbaine et communautés
d?agglomération (+ 0,1 point).
Taux de croissance annuel moyen
Direct ion régionale
de l'environnement,
de l'aménagement
et du logement
Service intermodalité,
aménagement, logement
5, rue Françoise Giroud
CS 16326
44263 NANTES cedex22
Tél: 02 72 74 73 00
Di r ec t eur de
publ i c at i on :
Anni c k Bonnevi l l e
I SSN : 2109- 0025
Précisions méthodologiques:
Les données présentées dans ce document sont issues:
?Des fichiers départementaux de la demande locative sociale (FDLS)
?Du répertoire locatif social (RPLS) renseigné par les bailleurs sociaux
Informations complémentaires sur les FDLS:
En Pays de la Loire, depuis 1998 et à l?initiative de l?union sociale de l?habitat (USH) des Pays de la
Loire, un fichier de la demande locative sociale a été mis en place progressivement dans chacun des
départements de la région. Celui-ci permet d?assurer une gestion partagée des demandes de
logementssociaux.
Cet outil est géré par le centre régional d?études pour l?habitat de l?outil (CREHA Ouest) pour le compte
des partenaires du dispositif, notamment les organismes HLM.
Les services de l?État disposent d?une base de données anonymisées dans le cadre d?une convention de
partenariat signée avec le CREHA Ouest et l?USH. Dans ce cadre, la DREAL Pays de la Loire réalise
une exploitation statistique visant à accompagner les politiques publiques menées.
A retenir
?Une demande locative sociale concentrée sur les grandes villes, majoritairement issue de demandeurs externes au parc social
?Une pression sur le parc social plus forte en Loire-Atlantique et sur le littoral
? Une demande en forte augmentation sur les 2 dernières années, essentiellement liée aux demandeurs externes
?Une demande qui croît plus vite que l?offre de logements
?Une demande qui croît sur tous les territoires, à l?exception de la Sarthe
L?évolution de la demande sur les territoires
Taux de croissance annuel moyen de la demande locative sociale
Entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2017 Entre le 1er janvier 2017 et le 1er janvier 2019
Une demande qui augmente fortement sur la majeure partie de la région, à l?exception de la Sarthe
Entre les deux périodes, le nombre d?EPCI de la région, pour lesquels la demande locative sociale augmente, est passé de 44 à 57.
Parmi ces EPCI:
?ceux dont le taux de croissance annuel est supérieur à 5% est passé de 15 à 43
?ceux dont le taux de croissance annuel est supérieur à 10% est passé de 1 à 16. Si ces EPCI sont disséminés sur les
5départements, plus de la moitié du volume de la demande concernée est concentrée sur Laval Agglomération et
CholetAgglomération.
A l?inverse, le nombre d?EPCI de la région, enregistrant une baisse de la demande, est passé de 27 à 14 entre ces deux périodes.
11de ces EPCI sont en Sarthe, seul département où subsistent localement des diminutions à un rythme annuel supérieur à 5%.
Enfin, il n?y a pas de lien systématique entre la pression et l?évolution de la demande. Toutefois, l?indicateur de pression se révèle
systématiquement faible (inférieur à 32 demandes pour 100 logements proposés à la location) dans les 14 EPCI enregistrant une baisse
de la demande sur les 2 dernières années. A l?inverse, pour les 16EPCI qui ont une forte croissance de la demande, la pression est
faible pour 5 d?entre eux, moyenne dans 6 territoires et forte dans les 5 restants.