Lutter contre la vacance des logements en Pays de la Loire
TOULLIC, Emma ;BREHERET, Olivia ;PAPE, Nathalie
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Cette étude s'appuie sur la capitalisation des Programmes Locaux de l'Habitat de la région Pays de la Loire pour analyser en profondeur les diagnostics et les programmes d'actions des intercommunalités concernant la lutte contre la vacance des logements.<br />Ce phénomène, complexe à saisir et au croisement de nombreux enjeux, est au coeur de l'actualité territoriale avec le lancement en février 2020 du Plan National de mobilisation des logements et locaux vacants.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
logement vacant
;marché du logement
Descripteur écoplanete
accès au logement
Thème
Habitat - Logement
;Construction
Texte intégral
Lutter contre la vacance des
logements
Capitalisation des Programmes Locaux de l?Habitat
en Pays de de la Loiren° XX
SOMMAIRE
INTRODUCTION pp.3-5
? TOUR D'HORIZON des Pays de la Loire p.3
? L'intérêt du PROGRAMME LOCAL DE L'HABITAT p.5
DIAGNOSTIQUER LA VACANCE pp.6-8
? REPERAGE p.6
? LES CARACTERISTIQUES ET LES RAISONS pp.6-8
? La durée
? L'inadaptation/l'inadéquation
? L'ancienneté
? La localisation
AGIR CONTRE LA VACANCE DES LOGEMENTS pp.9-13
? « MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR» p.9
? DES ACTIONS DE LUTTE SPECIFIQUES pp.9-13
? Mieux connaître la vacance / Ciibler les interventions
? Suivre / Observer
? Sensibiliser / Communiquer
? Encourager l'accession dans le parc existant
? Contraindre
RETOURS D'EXPERIENCES pp.14-15
? ENQUETE auprès des EPCI p.14
? ENTRETIEN avec le Pays de Redon pp.14-15
CONCLUSION p.15
2
INTRODUCTION
La vacance des logements est un phénomène grandissant depuis le début des années
2000. Le nombre de logements inoccupés sur le long terme augmente progressivement en
France et préoccupe de plus en plus les territoires concernés, et ce à plusieurs niveaux
d?échelle. Les villes moyennes font notamment figure d?exemple dans la prise en compte
progressive de cette problématique.
Pourtant, la vacance des logements est nécessaire pour assurer une rotation fluide des
ménages dans le parc de logements. On estime le taux de vacance optimal autour de 6 % - 7%.
Au-dessus, on considère qu'il y a une surabondance de logements, et en deçà, pas assez de
logements par rapport à la demande, soit une tension du marché immobilier. Une évolution à la
hausse ou à la baisse de cette vacance est alors symptomatique des mutations des territoires en
termes d?attractivité, du rythme de construction et de rénovation du parc, ou encore des
changements des besoins et attentes des ménages. Lutter contre la vacance des logements est
aujourd?hui considéré comme un enjeu stratégique pour la revitalisation des centres-bourgs et
centres-villes, pour la gestion économe de l?espace, pour répondre à la hausse démographique,
favoriser la mixité sociale, entre autres.
Le sujet de la vacance fait aujourd?hui l?objet d?un Plan national de mobilisation des logements
et locaux vacants annoncé en février 2020 et d?une attention particulière à l?échelle des
intercommunalités au moment de l?élaboration des documents d?urbanisme et de planification.
Dans ce contexte, la DREAL des Pays de la Loire porte un intérêt à l?étude de la lutte contre la
vacance des logements sur l?ensemble de la région, et ce à travers l?étude des Programmes
Locaux de l?Habitat.
Éléments de définition
Pour l'INSEE, un logement inoccupé est considéré comme vacant s'il se trouve dans l'une des
situations suivantes:
- Logement disponible.
? Proposé à la vente ou à la location
- Logement indisponible.
? En attente d'occupation pour un acheteur ou un locataire
? En attente de règlement de succession
? Conservé pour soi, pour un proche, par un employeur pour un usage futur au profit d'un
employé
? Gardé vacant et sans affectation précise par le propriétaire (par exemple du fait d'un état
dégradé, de l'impossibilité de s'en occuper...)
La multitude de situations possibles rend le sujet complexe et difficile à appréhender pour les
territoires.
TOUR D'HORIZON DES PAYS DE LA LOIRE
En 2017, le taux de vacance national est de 8,2% et celui des Pays de la Loire est à 6,6%.
La région est la deuxième moins touchée et elle a connu une plus grande fluidité de son marché
immobilier avec une hausse de 1,6 points entre 2000 et 2014, passant de 5% à 6,6%. Entre
2014 et 2017, le taux de vacance de la région s'est stabilisé. Ce taux stable, plus faible que la
moyenne nationale, peut s?expliquer par le fait que la région est attractive, qu?elle possède un parc
de logements relativement peu ancien et, qui est en adéquation avec les attentes des ménages
(en terme de taille notamment). En revanche, la région n?est pas épargnée par la hausse des
logements vacants en volume (+18 991 logements vacants entre 2011 et 2016).
La stabilité du taux de vacance, malgré l'augmentation du nombre de logements vacants,
s'explique alors par le fait que le volume du parc de constructions neuves augmente
proportionnellement à l'échelle de la région. Les mises à jour des chiffres de 2017 permettent
d?estimer la situation régionale actuelle. Cependant, la réalité de 2020 montre, d?après les derniers
3
signes, que le marché se tend, notamment en Loire Atlantique (tension plus forte sur le logement
social et le logement étudiant, augmentation des loyers?).
Ces indicateurs font des Pays de la Loire une région «tendue» comparée à la moyenne des
régions métropolitaines. Néanmoins, le phénomène de la vacance est un enjeu pour le territoire.
En effet, l'importance du phénomène est inégalement répartie et touche de manière plus
importante les départements de la Sarthe et de la Mayenne avec 9,1% de taux de vacance.
4
CARTOGRAPHIE du taux de vacance
A l'échelle des EPCI, les disparités sont nettes : le taux de vacance est très faible
sur le littoral (entre 3 et 5%) et faible au niveau des grandes agglomérations, ce qui
suppose une tension importante du marché immobilier. En revanche, les EPCI situés plus
en périphérie et dans des espaces ruraux sont touchés par de forts taux de vacance, ce qui
suppose une détente du marché voire un profil de territoires en déprise.
Pour autant, la répartition des volumes des logements vacants montre que ce sont dans les
grandes agglomérations et en coeur de ville que l'on retrouve le plus de biens inoccupés.
Un territoire, présentant un taux de vacance faible mais un volume de logements vides
important, est alors tout aussi encouragé à se saisir du sujet.
L'INTERET DU PROGRAMME LOCAL DE L'HABITAT
«Le programme local de l?habitat est un document stratégique d?orientation, de
programmation, de mise en oeuvre et de suivi de la politique de l?habitat à l?échelle
intercommunale. Le programme local de l?habitat (PLH) est la stratégie portée par les acteurs du
territoire pour satisfaire les besoins des personnes en logement et en places d?hébergement»
(Cerema). Son élaboration est obligatoire pour les métropoles, les communautés
d'agglomération, les communautés urbaines, et les communautés de communes compétentes en
matière d'habitat avec plus de 30 000 habitants et comprenant au moins une commune de plus
de 10 000 habitants.
L'étude des PLH permet de capitaliser les pratiques et expériences des territoires, de
dresser un portrait de la manifestation de la vacance et de mettre en avant les moyens de
lutte mis en place.
Sur les 71 Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) que compte la
région, 41 possèdent un PLH exécutoire ou en cours d'approbation ou d'élaboration. Cette étude
sur la lutte contre la vacance des logements repose sur la capitalisation des PLH. Les
informations récoltées dépendent du niveau de détail inscrit dans ce document.
A l?exception d'un seul EPCI, tous les
territoires font un diagnostic de la vacance,
en annonçant au minimum la part de
logements vides et/ou une tendance
évolutive. Cela montre la prise de
conscience et la connaissance du
phénomène de la vacance de la part des
acteurs en Pays de la Loire. Cependant, tous
les EPCI n'apportent pas dans le programme
d'orientations et d'actions (POA) de leur PLH
des objectifs pour lutter contre la vacance: 9
d?entre eux n'inscrivent pas d'actions
spécifiques sur cette problématique.
? Parmi les 32 EPCI qui projettent d'agir en
faveur de la résorption de la vacance dans
leur POA, 19 ont un objectif chiffré en
nombre de logements vacants à remettre sur
le marché par an.
Lorsqu'il y a un PLH en vigueur, la
problématique de la vacance est donc
majoritairement prise en compte dans les
phases de diagnostic et dans les
programmes d'actions. Par ailleurs, 4 EPCI
n'ayant pas élaboré un PLH ont également
mis en place des actions dans le cadre d'une
OPAH pour agir sur le phénomène dans leur
territoire: le Pays de Craon, l'Huisne
Sarthoise, Vallée du haut-Anjou et Loire
Layon Aubance (source DREAL, étude sur
les bilans des OPAH-PIG, service ANAH).
5
DIAGNOSTIQUER LA VACANCE
Établir un diagnostic des logements vacants sur son territoire permet de quantifier et qualifier la
vacance afin d'en comprendre les raisons et de cibler les interventions.
REPERAGE
Le contenu des PLH ne détaille pas nécessairement les méthodes de repérage. Celles-ci
apparaissent plus généralement sur les documents graphiques. Les données statistiques et de
recensement sont les sources privilégiées de 25 EPCI qui utilisent majoritairement les chiffres de
l'INSEE, de FILOCOM et dans une moindre mesure les données MAJIC, issues des données
fiscales. D'après de Direction Générale des Fiances Publiques (DGFiP), «un logement vacant est
un logement vide meublé qui n'est pas habité au 1er janvier». Un des moyens privilégié pour
repérer la vacance d'un logement est alors la taxe d'habitation, puisque si cette dernière n'est pas
payée au 1er janvier par les propriétaires occupants ou les locataires, le logement est considéré
comme vide.
Or, la situation peut évoluer avec une mise en location ou une vente en cours d'année. De plus,
les biens en cours de commercialisation sont comptés parmi les logements vacants. Il est signalé
dans un PLH que l'augmentation du taux de vacance sur le territoire est à mettre en lien avec une
hausse de nouveaux logements construits et sur le moment inoccupés.
Les recensements réalisés mélangent la vacance frictionnelle (logements vacants seulement
quelques semaines ou quelques mois, le temps de rotation du parc) et la vacance structurelle de
plus longue durée. Or, c'est la vacance de longue durée qui doit faire l'objet d'interventions. On
considère de manière plus certaine qu'un logement est effectivement vide si la taxe d'habitation
n'a pas été payé deux années de suite. Cependant, la taxe ayant vocation à être supprimée
progressivement, le repérage pourra continuer à se faire sur la base de déclaration d'occupation
et le gouvernement travaille sur la mise en place d'un outil de cartographie interactive de la
vacance dans le cadre du Plan National de lutte contre la vacance.
Estimer si un logement est réellement vide se révèle être une tâche complexe. Pour avoir une
idée plus juste de la vacance réelle, les ouvertures de compteurs d?électricité ou d'eau fermés
depuis longtemps peuvent être examinées.
? 5 EPCI ont établi en complément une analyse de
terrain en lien avec les communes et leurs élus.
L'implication sur le terrain révèle pour Laval
Agglomération et le Pays d'Ancenis que les données
chiffrées sont largement surestimées, elles seraient
en réalité deux fois moins importantes.
LES CARACTERISTIQUES ET LES RAISONS
Un logement peut être vide pour de multiples causes. La lecture des PLH nous apprend les
grandes caractéristiques de la vacance sur la région: la Durée de la vacance ainsi que
l?Indaptation, l?Ancienneté et la Localisation des logements.
6
7
LA DUREE ? dans 10 PLH
La vacance est considérée comme « frictionnelle » si elle est de courte durée et permet
une fluidité dans la rotation du parc immobilier. On parle de vacance structurelle lorsque
celle-ci devient durable et se manifeste depuis au moins 3 ans. Pourtant, les territoires
ne fixent pas nécessairement les mêmes temporalités dans leur document. Si dans 6
PLH, la vacance structurelle concerne les logements vacants depuis plus de 3 ans, pour
deux autres, on parle de vacance longue durée à partir d'un an, pour un autre plus de 5
ans et plus. Pour l'un, la vacance frictionnelle dure moins d'un an et pour l'autre, moins
de 3 ans. Ce constat montre que le sujet de la vacance est difficile à appréhender et à
qualifier par les acteurs, et que le seuil des 3 ans de vacance peut être questionné. Les
EPCI de Mauges Communauté et de Saint-Fulgent - Les Essarts identifient dans leur
diagnostic une vacance structurelle si le logement est inoccupé depuis plus de 3 ans
mais mettent en place des actions de lutte dès qu'un bien est identifié vacant depuis 2
ans. Le Pays de Redon et du Meslay-Grez encouragent une accession dans les
logements vacants depuis plus d'un an.
L'INADAPTATION / L'INADEQUATION
- dans 11 PLH
Une vacance s'installe dans la durée si
le logement est inadapté aux besoins.
L'inadaptation des logements vacants
est généralement corrélée à l'ancienneté
du parc et sa localisation. Un logement
ancien va être obsolète aux yeux des
jeunes ménages:
La configuration/agencement des pièces
revient plusieurs fois, la luminosité, la
place de stationnement, les mauvaises
performances énergétiques, l'inconfort,
le manque d'entretien...). Les maisons à
la nantaise ou en sous-sol (première
génération de lotissements dans les
années 1970-1980) sont prises en
exemple de logements inadaptés à la
demande.
La typologie des logements vacants
diffère selon les EPCI, pour la plupart ce
sont essentiellement les logements
collectifs anciens et/ou de petites tailles
qui sont touchés et pour d'autres, ce sont
majoritairement les logements
individuels. La taille réduite de
l'habitation est un argument évoqué par
6 EPCI (les petits appartements T1 et T2
de moins de 45 ou 55 m² et les petites
maisons de moins de 85 m² par
exemple).
Cette inadaptation à la demande se
traduit aussi par une offre trop
importante de logements dans un
contexte où 7 EPCI indiquent que leur
marché est détendu.
Cela peut être accentué par une
inadéquation avec le marché immobilier
lorsque le loyer des logements anciens
est trop élevé, notamment par rapport au
neuf. 4 EPCI font l'hypothèse ou le
constat qu'il existe une concurrence
entre le parc récent/neuf et le parc
ancien à réhabiliter. En effet, la
multiplication de logements ou
lotissements neufs depuis les années
2000 peut contribuer à l'obsolescence et
la dégradation du parc plus ancien.
Par ailleurs, des logements collectifs
récents peuvent également participer à
l'augmentation de la vacance lorsqu'ils
trouvent difficilement acquéreur dans les
espaces ruraux car inadaptés à l'image
du territoire et à ce que recherchent les
ménages en s'éloignant des centralités.
Le profil des propriétaires peut également être source d'information sur les logements. Par
exemple, Laval Agglomération constate que les propriétaires de logements vacants sont plutôt
âgés (plus de 60 ans). Cela laisse supposer que leur bien est ancien et/ou que leur âge implique
des difficultés dans la gestion du bien. Cela est globalement peu mentionné dans les documents
mais le revenu des ménages propriétaires de logement vacant, leur âge, leur éloignement au
logement ou la difficulté d'une succession sont autant de raisons pour expliquer qu'un bien reste
parfois vacant.
La tension du marché: L'augmentation de la vacance participe à la détente du marché, et
inversement. Cependant, tous les territoires de la région ne sont pas sujets à une augmentation
de leur vacance. Lors de la phase «Diagnostic», 7 EPCI font le constat d'une tension forte sur le
marché et 3 démontrent qu'il y a une faible rotation dans le parc locatif, entraînant des situations
de blocage. La région est contrastée, dans le cas d'un marché sous tension, il manque des
logements vides pour fluidifier les parcours résidentiels, et la remise sur le marché de logements
dégradés est essentielle.
Par ailleurs, les communes du littoral sont également concernées par un fort taux de résidences
secondaires, qui ne sont pas considérées comme des logements vacants mais qui sont tout de
même inoccupées la majeure partie de l'année et participent à accentuer la tension du marché.
8
L'ANCIENNETE ? dans 20 PLH.
L'ancienneté du parc est une notion
subjectivement traitée par les territoires
puisqu'il n'y a pas un référentiel commun
pour parler des dates de construction du
bâti. La classification établie par les
territoires est parfois décorrélée de la
réglementation thermique.
? On peut regrouper l'ancienneté du parc
en cinq grandes périodes au XXe siècle
avec les logements qui datent:
- d'avant les années 1920 (1915, 1919,
1920)
- d'avant les années 1949 d'après-guerre
(1945, 1946, 1948, 1949),
- d'avant les années 1975 post « 30
glorieuses » (1967, 1970, 1974, 1975)
- entre 1970 et les années 1980 pour les
lotissements
- enfin les logements construits avant 1990
voire achevés avant le début des années
2000.
A partir des années 2000, les logements
sont considérés comme récents et/ou
neufs. Cette ancienneté entraîne des
problématiques d'adaptation des
logements aux besoins, de dégradation, de
contraintes patrimoniales pour deux EPCI,
de performance énergétique,...
LA LOCALISATION ? dans 21 PLH.
Les intercommunalités ont pour la moitié
identifié où se situent les logements
vacants. Pour un territoire, la vacance est
répartie de manière homogène, il s'agit
d'une exception car pour les autres, le
phénomène est localisé.
Les espaces les plus concernés sont
alors la ville-centre voire l'hypercentre
pour 5 EPCI et les centres-bourgs pour 6
EPCI.
A l'inverse les espaces ruraux, éloignés
de la ville centre, des services, des
transports en commun et/ou des axes de
communication sont les plus touchés
pour 7 EPCI. L'ancienneté et la taille des
logements en centre-bourg et centre-ville
peut expliquer le délaissement pour des
espaces périurbains, et le manque
d'accessibilité et l'éloignement peuvent
expliquer une certaine déprise dans les
territoires ruraux. Le Pays de Redon
cumule par exemple ces deux
manifestations de la vacance sur son
territoire.
AGIR CONTRE LA VACANCE DES LOGEMENTS
«MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR»
Le sujet de la vacance fait le lien avec de nombreux autres enjeux et thématiques. Les
territoires peuvent agir indirectement en faveur de la lutte contre la vacance structurelle sans le
spécifier dans les documents. Les actions de lutte contre l'habitat indigne et dégradé, les aides
pour améliorer les performances énergétiques des logements, les actions pour renforcer
l'attractivité territoriales à travers des dispositifs de revitalisation des centre-bourg («Action Coeur
de ville» par exemple) sont autant de leviers qui permettent d'anticiper l?apparition de la vacance
ou d'en limiter sa progression.
Ainsi, les ? des intercommunalités qui ont élaboré un PLH ont une stratégie d'adaptation du
parc existant et d'amélioration des performances énergétiques, au travers la mise en place d'outils
récurrents: les Opérations Programmées d'Amélioration de l'Habitat (OPAH) et/ou les
Programmes d?Intérêt Général (PIG). Ces outils de l?Agence nationale de l?habitat (Anah)
permettent d?aider les communes et intercommunalités à mobiliser une ingénierie et à mettre en
oeuvre une stratégie de réhabilitation de leur parc existant. Ils contribuent notamment aux enjeux
du Programme national «Habiter mieux» en faveur de la rénovation énergétique.
Les OPAH sont multi-thématiques (Lutte contre l?habitat indigne, lutte contre la précarité
énergétique, adaptation des logements à la perte d?autonomie principalement) et s?inscrivent dans
des périmètres de droit commun ou des périmètres Renouvellement urbain (RU). Les PIG peuvent
être déclinés en un ou plusieurs volets (Habitat Indigne et dégradé, «précarité énergétique»,...)
Il existe également les Opérations de Revitalisation des territoires (ORT) en lien avec le
programme Action Coeur de Ville dont bénéficient 9 communes en Pays de la Loire, ainsi que des
dispositifs propres aux départements comme «Ecopass» en Vendée pour aider les ménages
modestes à accéder à la propriété.
? Il est possible d'inclure dans l'ensemble de ces outils la thématique du logement vacant
(rénovations de copropriétés, de logements vides, remise sur le marché, aides à l'accession,...).
9
DES ACTIONS DE LUTTE SPECIFIQUES
Au-delà de ces actions de prévention, il existe des actions de lutte spécifiques à la vacance dans
une trentaine de PLH. En Pays de la Loire, ces interventions pour résorber la vacance, en plus de répondre
aux besoins en logements, peuvent avoir un ou plusieurs buts à la fois :
- Redynamiser/requalifier le centre-bourg ou centre-ville (15 EPCI)
- Valoriser le patrimoine et le parc ancien (10 EPCI)
- Développer une offre locative à loyers maîtrisés/modérés pour les ménages modestes (21 EPCI)
- Développer une offre de logements adaptés aux personnes âgées et en situation de handicap (2
EPCI), ou encore une solution d'hébergement d'urgence (2 EPCI).
Les actions opérationnelles trouvées dans les programmes des PLH pour répondre à ces besoins se
regroupent en 5 grandes catégories : Mieux connaître la vacance et cibler les interventions, Suivre et
observer, Sensibiliser et communiquer, Encourager l?accession dans le parc existant, Contraindre.
10
MIEUX CONNAITRE LA VACANCE / CIBLER LES INTERVENTIONS
- dans 15 PLH - dans 10 PLH
Les territoires expriment, pour la majorité d'entre eux, un besoin d'améliorer leur connaissance
de la vacance sur leur territoire (comment la qualifier, la quantifier et comprendre les raisons).
Pour cela, les EPCI inscrivent la volonté d'identifier/recenser/repérer le parc vacant,
désaffecté, en état d'abandon manifeste. Cela passe par la réalisation d'études, qui peuvent
être financées en moyens humains et financiers par l'intercommunalité. Le diagnostic peut
donner lieu à la constitution d'inventaires ou de guides à destination des communes. La
Communauté de Communes (CC) Anjou Bleu Communauté détaille les éléments observés, qui
sont le nombre de logements total, les catégories, l'ancienneté du bâti, la localisation (centre-
bourg) et les remises sur le marché. La CC Pontchâteau Saint Gildas des Bois souhaite
constituer un annuaire des logements vacants à destination des communes pour
l'hébergement d'urgence et Laval Agglomération se concentre essentiellement sur l'étude des
logements vacants au-dessus des commerces. D'autres intercommunalités lancent des
enquêtes directement auprès des propriétaires via des appels téléphoniques et des réunions,
et font un suivi par courriers.
Lorsque le diagnostic est déjà bien établi dans le PLH, les actions pour mieux connaître la
vacance vont avoir pour but de cibler les interventions, par exemple lorsque le repérage des
biens vacants se concentre sur ceux pouvant faire l'objet d'une opération d'acquisition par la
collectivité et/ou nécessitant une intervention publique. Cela amène également à identifier des
biens localisés dans des secteurs à enjeux comme les coeurs de bourg. La CC des Coëvrons
souhaite par exemple donner la priorité dans son programme aux communes concernées par
plus de 10% de taux de vacance.
Ces études de la vacance sont budgétisées dans certains PLH et peuvent être financées par
les EPCi à hauteur de 10 000 à 100 000 euros en fonction du temps et des moyens humains
prévus.
SENSIBILISER / COMMUNIQUER
- dans 10 PLH
Certains EPCI mettent l'accent sur des
actions de sensibilisation et de
communication. Cela va s'adresser :
- aux propriétaires de biens vacants
pour les inciter à remettre leur bien sur le
marché ou à faire le nécessaire pour que
cela soit possible;
- aux habitants, par exemple lors de
Forum de l'habitat ou de journées portes
ouvertes (visites de logements vacants
rénovés);
- aux élus réticents, notamment en
organisant des rencontres avec les
professionnels.
Ces initiatives permettent d'informer les
différents publics sur les dispositifs et
outils existants, les démarches à suivre,
les acteurs disponibles pour répondre
aux demandes (comme un chargé de
mission, une Maison de l'Habitat,?).
SUIVRE / OBSERVER - dans 7 PLH
L'analyse de la vacance est complétée
par son suivi, afin de surveiller les
évolutions sur le temps du PLH. 6 EPCI
souhaitent mettre en place des outils
pour observer la vacance. Cela passe
pour trois d'entre eux par la création ou
la consolidation d'un observatoire de
l'habitat ou du foncier.
Pour le Gesnois-Bilurien, le suivi de la
vacance se fait grâce aux chiffres
(volume et part) et en parallèle du suivi
de l'OPAH.
La communauté d'agglomération Mauges
Communauté assure la continuité de la
base SIG des logements vacants et la
communauté de communes du Meslay-
Grez précise qu'il y a un suivi des
attributions communautaires pour lutter
contre la vacance et un suivi des
déclarations d'intention d'aliéner.
11
ENCOURAGER L'ACCESSION DANS LE PARC EXISTANT ? dans 20 PLH
Afin d'encourager les ménages à réinvestir des logements vides, des aides financières
peuvent être attribuées de la part des intercommunalités (fonds propres) ou de leur
partenaires Habitat. Cela va s'adresser aux primo-accédants souhaitant acheter dans l'ancien
et faire des travaux, aux propriétaires bailleurs afin de rénover des logements du parc privé et
de les remettre en location, ainsi qu'aux bailleurs sociaux et aux communes pour gérer la
rénovation et la remise sur le marché du parc public (locatif social). Dans la majorité des PLH,
une accession dans le parc privé ancien situé en centre-bourg est soutenue par des
subventions.
Outils et Financements: Les actions opérationnelles en faveur de la lutte contre la
vacance s'inscrivent généralement dans le cadre d'une Opération Programmée
d'Amélioration de l'Habitat (OPAH), portée par la collectivité, l'Etat et l'Agence Nationale de
l'habitat (ANAH). Ce cadre permet d?ajouter à l'opération un volet spécifique à la vacance
ou de rajouter le critère « logements vacants» aux logements éligibles aux aides pour la
rénovation. Il en résulte des programmes spécifiques de «sortie de la vacance». L'ANAH
apporte des aides aux propriétaires bailleurs pour rénover un logement vétuste mis en
location, et ce à condition que le logement soit conventionné (loyer modéré ou maitrisé et
logement destiné aux ménages modestes). Cette démarche a pour but de favoriser la mixité
sociale et de créer du logement social dans les centralités notamment. Cet organisme est
sollicité et soutenu par de nombreuses intercommunalités, qui s'investissent à ses côtés en
proposant des primes supplémentaires, ou qui font la promotion du conventionnement Anah
auprès des ménages. Les primes accordées par les EPCI varient fortement.
Les montants rencontrés vont de 1 000¤; 1 500¤; 2 000¤; 2 500¤; 3 000¤; 4 000¤; 5
000¤ à 10 000¤ selon le budget de la collectivité et/ou du nombre de logements visés, dans
un contexte où le montant des travaux peut vite s'élever.
Les conditions d?éligibilité sont fixées par l'ANAH et les EPCI précisent parfois les critères
pour leurs subventions (ancienneté du logement, vacant depuis au moins un an / plus de
trois ans, pour les primo-accédants seulement...)
? Le Département peut être un autre partenaire financier important dans la rénovation des
logements, par exemple celui de la Vendée alloue des subventions dans le cadre du
dispositif «Ecopass» afin de d'aider à investir dans un bien vacant et/ou dégradé.
Visite-accession: Le volet opérationnel des PLH va parfois plus loin pour convaincre les
ménages de réinvestir des logements vacants : le Pays de Pontchâteau - Saint Gildas des
Bois, Mauges Communauté et Saumur Val de Loire mettent en place sur le terrain des
visites accession (ou visite conseil) donnant lieu à des diagnostics financés par la collectivité
pour évaluer le potentiel bâti et le retour sur investissement. Le Pays de Fontenay-Vendée
appelle cela des visites-acquisition (1 600¤ le coût d'une visite), réalisées avec les agents
immobiliers afin de rassurer les futurs acheteurs.
Partenaires: Le contenu des PLH mentionne rarement l'ensemble des partenaires
financiers, administratifs et de terrain. L'ANAH et les Départements sont privilégiés dans les
rapports, mais l'on retrouve également l?Établissement Public foncier de Vendée, l'ADIL, le
CAUE, SOLIHA, les bailleurs sociaux...
De plus, les partenaires sur le terrain sont essentiels: les Maisons de l'habitat (informations
sur les dossiers, les demandes des ménages), les entreprises, les agences immobilières, La
Poste (repérage des logements occupés avec le courrier), ou encore EDF.
12
CONTRAINDRE ? dans 14 PLH
La Taxe d'habitation sur le logement vacant
Il existe des mesures coercitives quand les mesures incitatives ne
fonctionnent pas suffisamment pour permettre une remise sur le marché de
biens vacants.
Les communes de plus de 50 000 habitants marquées par un déséquilibre fort
entre,l'offre et la demande de logements (zone tendue) et figurant dans le
décret n°2013-392 sont assujetties à la Taxe sur le logement vacant (TLV).
Les autres territoires, n'étant pas concernés par ce décret, ont tout de même
la possibilité d'instaurer une Taxe d'Habitation sur le Logement Vacant (THLV).
En Pays de la Loire, 10 EPCI mentionnent dans leur PLH la possibilité de se
saisir de cet outil si nécessaire et de renforcer la communication sur son
existence auprès des acteurs locaux. La TLV et la THLV permettent de
sanctionner un propriétaire ne souhaitant ni remettre son bien sur le marché ni
le déclarer en tant que résidence secondaire (où la taxe d'habitation
s'applique au même titre qu'une résidence principale).
Des exonérations à leur mise en application existent : si le propriétaire arrive
à prouver qu'il a mis son bien en vente ou en location au prix du marché mais
ne trouve pas preneur faute de demande, si le logement est occupé plus de
trois mois de suite dans l'année ou si le bien nécessite des travaux importants
(plus de 25% de la valeur du logement) pour être habitable.
Ces taxes ont pour but de contraindre les propriétaires réticents sans pour
autant punir les plus modestes d?entre eux ne pouvant effectuer des travaux.
Par ailleurs, cet outil est souvent mentionné comme «à étudier», il est
généralement envisagé de ne s'en saisir qu'en cas d'échec des mesures
incitatives. Si elles sont mises en place, l'argent récolté peut participer au
budget de lutte contre la vacance.
? Deux EPCI vont plus loin en inscrivant dans leur documents la possibilité
de lutter contre la non-décence et l'habitat indigne. Il peut s'agir de mettre en
place des arrêtés de péril pour contraindre le propriétaire à réaliser des
travaux si le bien est trop dégradé, de conserver les aides au logement par
l'organisme payeur dans le cas d'un logement locatif non-décent.
L'intercommunalité ou les communes peuvent également enclencher des
procédures d'expropriation, d'acquisition et rétrocessions de biens vacants,
en mauvais état voire à l'abandon en passant par une acquisition à l'amiable,
par de la préemption ou encore une procédure de bien sans maître
Ces mesures sont utilisées en dernier recours puisque la remise sur le
marché de biens vacants, insalubres, abandonnés se fait autant que
possible via des mesures incitatives.
Bilans de l?accession dans le parc existant : Les EPCI, qui définissent un objectif en
nombre de logements vacants et un montant des subventions, peuvent porter un regard sur
les bilans annuels et à mi-parcours du PLH et ainsi ajuster les objectifs de remise sur le
marché et le budget attribué. Certains EPCI remplissent partiellement leur objectif, certains
ne remplissent pas leur objectif et réattribuent l'enveloppe non consommée l'année suivante,
d'autres font finalement moins de logements prévus mais avec la consommation de la quasi
totalité de l'enveloppe budgétaire...
13
CARTOGRAPHIE
des actions
Les territoires, menant une ou plusieurs actions de lutte contre la vacance citées
précédemment, couvrent de manière éparse une part importante de la région. On
remarque qu'il y a un véritable enjeu au Nord-Est de la région, où les taux de vacance sont
les plus élevés (d'après la première cartographie) mais où l'on ne retrouve que
partiellement des PLH et des actions à l'échelle intercommunale. Si trois territoires se sont
saisis de la problématique sans passer par l'outil PLH, ce n'est pas le cas de tous.
? Cependant, figurer en blanc sur cette carte ne signifie pas nécessairement qu'il ne se
passe rien du point de vue de la lutte contre les logements vacants. Les intercommunalités
ne sont pas les seules collectivités à proposer des actions de lutte : les Départements sont
moteurs sur la thématique du logement via la mise en oeuvre du plan départemental de
l?Habitat (PDH) et les communes peuvent également prendre des initiatives à l'échelle
locale.
RETOURS D'EXPERIENCES
Suite à la capitalisation des informations concernant les logements vacants dans les PLH de
la région, une enquête a été envoyé aux EPCI les plus moteurs sur la question (ceux avec
notamment des objectifs chiffrés du nombre logements à remettre sur le marché par an et/ou sur
la durée du PLH). Il s'agit de savoir plus précieusement si les programmes d'actions sont
appliqués, quels en sont les résultats et quelles stratégies fonctionnent bien (ou moins bien)
pour résorber la vacance. Il semblerait que l'outil OPAH fonctionne bien, et ce d'autant mieux
lorsqu'il y a une subvention supplémentaire de l'EPCI spécialement pour les logements vacants.
Par exemple:
? Challans Gois Communauté a réalisé 1/3 de ses objectifs (12 logements vacants rénovés)
dans le cadre de sa dernière OPAH et a consommé les ? du budget prévu à cet effet.
Cette étude en cours a pour le moment des retours sur des PLH récents (datant de 2019 pour
2020), ce qui ne permet pas de faire les premiers bilans.
Entretien avec le Pays de Redon
? BILAN du premier PLH 2015-2020 concernant la vacance.
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Un premier PLH ambitieux
Le Pays de Redon a instauré son
premier PLH en 2015, avec un objectif initial
de 24 logements vacants à remettre sur le
marché par an. Afin d'atteindre cet objectif,
la collectivité proposait dans le cadre d'une
OPAH-RU (renouvellement urbain) une
prime de 2 500¤ par logement pour aider les
ménages primo-accédants ou les
propriétaires bailleurs dans la rénovation
d'un bien situé en centre-bourg et construit il
y plus de 50 ans. Cet EPCI fait parti du
dispositif Action Coeur de Ville.
Un réajustement des objectifs
en lien avec la réalité du terrain
En 2018 a été voté une réévaluation à
la hausse de cette prime qui a doublé afin
d'inciter et de soutenir de manière plus
importante les ménages dans leur projet. Le
territoire est en effet composé de ménages
modestes et il était nécessaire de les
accompagner plus fortement.
Le dispositif d'aides a été également
été élargi aux logements situés hors centre-
ville et centre-bourg avec une prime à
hauteur de 4 000¤ par logement. Il y avait
une demande pour rénover des maisons
individuelles vacantes dans les villages, en
milieu rural.
La Maison de l'habitat, qui fait office
de guichet unique pour renseigner les
ménages sur les dispositifs existants et
monter des dossiers, a également
accompagné des habitants dont l'initiative
de reprendre un logement vacant est restée
privée (non inclus dans l'OPAH).
? Au total, entre 2017 et 2019, ce sont 45
logements vacants qui ont été rénovés,
conventionnés et remis sur le marché dans
le cadre de l'OPAH . Moins d'une dizaine se
situent en centre-bourg et 36 ont été
remobilisés hors centre bourg.
S'y ajoutent 22 logements vacants rénovés
en périmètre renouvellement urbain mais
hors OPAH, sur lesquels un regard est
également porté.
Le succès rencontré hors centre
bourg s'explique par la préférence des
ménages à vivre dans un logement
individuel avec un jardin. De plus, faire des
travaux en centre-ville coûte plus cher et est
plus complexe du fait des commerces en
rez-de-chaussée ou de la configuration des
copropriétés.
CONCLUSION
Le sujet de la vacance des logements est extrêmement lié aux
problématiques de revitalisation des territoires (programme «Action Coeur
de Ville», futur plan «Petites villes de demain») et s'inscrit au coeur des
problématiques du plan de relance suite à la crise sanitaire. Les logements
vides sont à la fois le mal et le remède des espaces en déprise, qu'il s'agisse
du rural ou de l'hypercentralité.
Ils constituent une opportunité pour répondre à un ensemble d'enjeux
sociaux, spatiaux et démographiques, à condition de les inclure dans les
plans pour l'attractivité et de les adapter aux besoins des nouveaux
ménages.
Avec toute la récente crise sanitaire, on perçoit une possibilité
d?accélération de la reprise de logements dans des territoires auparavant
peu attractifs. Il manque encore le recul nécessaire pour savoir si le
confinement, que le pays a subi, bousculera sur le long terme les habitudes
et aspirations des habitants et des entreprises. La banalisation du télétravail
pourrait redonner un souffle aux villes moyennes et petites villes avec
l'arrivée de nouveaux ménages, à condition d'être préparé
opérationnellement pour répondre à la demande sans entraîner un
étalement urbain massif.
? Les intercommunalités, qui ont déjà réfléchi et engagé des démarches
pour résorber la vacance des logements et des commerces, font figure
d'exemple à analyser et à suivre. La DREAL sera attentive aux prochains
bilans des PLH récemment engagés ou renouvelés.
Enfin, les précisions à venir concernant le Plan National de mobilisation des
logements et locaux vacants sont particulièrement attendues pour donner
des clés aux territoires pour mieux repérer le phénomène et pour agir en
faveur de la lutte contre la vacance.
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Direction régionale
de l'environnement ,
de l'aménagement
et du logement
Service Intermodalité
Aménagement Logement
Juillet 2020
5, rue Françoise Giroud
CS 16326
44263 NANTES cedex22
Tél : 02 72 74 73 00
Directrice de publication :
Annick Bonneville
ISSN : 2109-0017
Des discussions avec l'ANAH sont en
cours pour assouplir les critères d?éligibilités
sur les copropriétés (avec minimum 75% de
lot d'habitation, or avec un commerce en rez
de chaussée cela n'est pas toujours le cas)
pour permettre de débloquer certaines
situations.
Cet EPCI est un exemple de territoire
moteur qui réagit aux demandes provenant
du terrain afin de s'adapter pour résoudre
au mieux les enjeux liés à la problématique
de la vacance.
Son positionnement sur trois départements
et deux régions font de cette communauté
d'agglomération un exemple particulier dans
cette étude sur les Pays de la Loire.
.
? Le sujet de la vacance des logements n'a
pas de frontière quand il s'agit de capitaliser
les bonnes expériences.
Les logements restaurés en centre-
bourg sont le fruit de l'attachement au
territoire des propriétaires bailleurs qui ne
veulent pas voir leur bien se dégrader. Le
nombre de logements vacants rénovés hors
OPAH peut s'expliquer par le fait que les
propriétaires ne sont pas toujours intéressés
pour conventionner leur logement, notamment
lorsque le logement est grand et que cela
réduit considérablement le prix au m². Les
propriétaires ont alors du mal à envisager un
retour sur investissement avec les travaux. De
plus, certains souhaitent pouvoir choisir leurs
locataires.
Renforcer les actions en coeur de ville
Pour l'élaboration de son nouveau PLH, le
Pays de Redon va continuer sur cette voie en
renforçant l'attractivité du centre ville pour
attirer plus de ménages en coeur de bourg.