Géothermie de minime importance (GMI) - De la réglementation aux règles de l'art
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Bureau de recherches géologiques et minières (France). Service géologique régional (Pays de la Loire)
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Vademecum à destination : <br /><br />des maîtres d'oeuvre, bureaux d'études, entreprises de forage concernés pas la mise en oeuvre d'un projet de géothermie<br /><br />des particuliers, collectivités et entreprises ayant choisi une solution de géothermie de surface pour répondre à leurs besoins.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
géothermie
;chauffage
;bureau d'études
Descripteur écoplanete
Thème
Énergie - Climat
Texte intégral
Géothermie
de minime importance
De la réglementation aux règles de l?art
02 03
05
09
11
Sommaire
1. La géothermie de minime importance
3. Les installations relevant de la géothermie de
3. minime importance
3. Les conditions d'implantation
2. Le projet d'installation GMI pas à pas
3. Le suivi des travaux et la production des pièces
3. nécessaires à la télédéclaration
3. Les points de conformité technique
3. Quelques règles de l'art
Ce fascicule vise à accompagner et à guider
les personnes engagées dans une démarche
d?implantation d?une installation de géothermie
de minime importance.
La géothermie de surface
permet de produire durablement du chaud,
du frais/froid et de l?eau chaude sanitaire.
Elle offre des solutions aussi bien dans la
construction neuve que dans la rénovation,
de la maison individuelle à l?écoquartier.
175 000 Installations
en France
3,4 TWhqui produisent
de chaud et de froid
04
P
A
G
E
S
16
? Vous êtes un maître d?oeuvre, un bureau d?études, une entreprise
de forage,concerné par la mise en oeuvre d?une opération de géothermie
de surface?
Ce fascicule vous propose de retrouver facilement les principales
informations administratives dont vous avez besoin pour le bon
déroulement d?un projet de géothermie de minime importance. Il
fournit également des éléments techniques à respecter pour que
l?installation réponde aux normes en vigueur et aux règles de l?art.
? Vous êtes un particulier, une collectivité, une entreprise et vous
avez opté pour une solution de géothermie de surface pour répondre
à vos besoins?
Ce fascicule vous donne les clés nécessaires à la compréhension du
déroulé de votre projet et vous informe sur vos droits / obligations et
ceux des professionnels qui interviennent à vos côtés.
En 2021, en Pays de la Loire, on estime qu?il existe près de 10000 instal-
lations. Depuis 2015, plus de 1 000 installations géothermiques ont été
déclarées dans la région.
Ce document a été construit à partir des textes réglementaires en vigueur à la
date de sa parution. Il se réfère principalement:
? au code minier,
? au décret n°78-498 du 28 mars 1978 relatif aux titres de recherches
et d?exploitation de géothermie,
? au décret n°2006-649 du 2 juin 2006 relatif aux travaux miniers,
aux travaux de stockage souterrain et à la police des mines et des stoc-
kages souterrains,
? aux trois arrêtés du 25 juin 2015 relatifs respectivement aux prescrip-
tions générales applicables à la géothermie de minime importance,
à la qualification des entreprises de forage intervenant en matière de
géothermie de minime importance et à la carte des zones en matière
de géothermie de minime importance,
dans leur dernière version valable au moment de la publication de ce vade-mecum.
La géothermie
de minime importance
Les installations considérées comme relevant du régime de la géothermie de minime importance sont définies au II de l?article 3
du décret n° 78-498 du 28 mars 1978 relatif aux titres de recherches et d?exploitation de géothermie. Elles concernent les
systèmes en boucle fermée (sondes géothermiques verticales) et en boucle ouverte (captage sur nappe d?eau souterraine).
Dans le contexte de développement des énergies renouvelables et de la transition énergétique, le décret
n°2015-15 du 8 janvier 2015, pris en application de l?article L. 112-2 du code minier (ex ? articles L. 112-1
et L. 112-3), a réformé le régime de la géothermie dite de minime importance (GMI). Mise en place à la
demande des professionnels du secteur, cette réforme a simplifié les démarches administratives à réaliser
dans le cadre d?un projet de GMI, avec le déploiement d?un service de télé-déclaration sur internet.
04 05
Les installations relevant de la géothermie de minime importance
Les installations en boucle fermée
Le régime de la géothermie de minime importance s?ap-
plique aux installations sur échangeurs géothermiques
fermés:
? d?une profondeur comprise entre 10 et 200 mètres;
? d?une puissance thermique prélevée dans le sous-
solquine dépasse pas 500kW;
? dont la température du fluide caloporteur qui
retourne vers les échangeurs géothermiques fermés
est comprise entre - 3°C et + 40°C.
Les installations en boucle ouverte
Pour les systèmes sur nappes (en boucle ouverte), l?installa-
tion doit répondre aux critères suivants:
? une profondeur comprise entre 10 et 200 mètres;
? une puissance thermique prélevée dans le sous-sol
quine dépasse pas 500kW;
? la température de l?eau prélevée doit être inférieure
à 25°C;
? les eaux prélevées doivent être réinjectées dans
le même aquifère et la différence entre les volumes
prélevés et réinjectés doit être nulle;
? la température maximale de réinjection ne doit pas
dépasser 32°C;
? les débits pompés doivent être inférieurs à 80m3/h;
? la variation de la température induite dans la nappe
dans un rayon de 200 mètres doit être inférieure à
4°C.
Sondes géothermiques
verticales - © ADEME-BRGM
Captage sur nappe
© ADEME-BRGM
Les conditions d'implantation
Les cartes des zones réglementaires
Les échangeurs géothermiques destinés à l?exploitation
d?un gîte géothermique de minime importance ne peuvent
pas être implantés n?importe où.
C?est pourquoi, l?article 22-6 du décret n°2006-649 du 2 juin
2006 modifié a prescrit l?établissement d?une carte natio-
nale métropolitaine distinguant différentes zones relatives
à la géothermie de minime importance. L?arrêté du 25 juin
2015 relatif à la carte des zones en matière de géothermie
de minime importance précise les modalités d?élaboration
de cette carte réalisée par le ministère en charge de l?écolo-
gie. Trois zones géographiques sont ainsi définies:
? les zones vertes: ce sont les zones géographiques ne
présentant pas de risques particuliers pour l?exploi-
tation de la géothermie de minime importance sous
réserve de respecter les dispositions réglementaires
prévues par le décret n°2006-649 du 2 juin 2006 mo-
difié (télé-déclaration + foreur qualifié);
Les cartes visualisables sur le site « Geothermies.fr » (comme ci-dessous) sont «interrogeables», c?est-à-dire qu?elles permettent
de savoir sur quels critères se base le classement. Ici, la présence de cavités minières et la possibilité d'artésianisme (jaillissement
d?eau) entraînent le classement en orange pour les systèmes fermés. Il peut aussi être utile d? «interroger» les zones vertes pour
prendre connaissance d?éventuelles difficultés n?ayant pas justifié le classement en orange ou en rouge.
Cette cartographie sera régionalisée en totalité courant 2022, avec un affichage plus détaillé des risques sur l?ensemble
du territoire pour les deux technologies (boucle ouverte ou boucle fermée) et pour trois niveaux de profondeur (10-50 m,
50-100 m, 100-200 m).
? les zones oranges: ce sont les zones géographiques
où la réalisation de l?ouvrage GMI requiert préalable-
ment l?avis d?un expert géologique ou hydrogéologique
agréé. Si l?avis de l?expert est favorable, l?ouvrage peut
être réalisé sous réserve de respecter les dispositions
réglementaires prévues par le décret n°2006-649 du
2 juin 2006 modifié (télé-déclaration + foreur qualifié);
? les zones rouges: ces zones géographiques ne sont
pas éligibles au régime de la GMI. Les dispositions ap-
plicables sont alors celles relatives aux ouvrages de
géothermie de basse température prévues par les
décrets n°78-498 du 28 mars 1978 modifié et n°2006-
649 du 2 juin 2006 modifié.
Des cartes sont progressivement réalisées à des échelles
régionales ou infrarégionales permettant de disposer de
données plus précises. Ces cartes n?existent pas pour le
moment pour la région des Pays de la Loire, il faut donc se
référer à la carte nationale.
Elles sont consultables sur le site «www.geothermies.fr»
dans «Espace cartographique».
Exemple de visualisation de la carte des zones relatives à la GMI
Les installations visant à l?exploitation d?une ressource
géothermique qui ne répondent pas à ces critères ne
relèvent pas du régime de la géothermie de minime
importance. Elles doivent faire l?objet des démarches
administratives ad hoc, qui ne sont pas traitées dans
ce vade-mecum.
d?assainissement individuelles ou
collectives d?eaux usées ou avec
risque pour la qualité des eaux
souterraines.
D?une zone de protection
géothermique (L. 124-5 du
code minier)
D?un volume d?exploitation
géothermique (L. 134-6 du
code minier)
Hors-périmètre
+ de 35 m
+ de 5 mConduites
Non étanches avec horizons
géologiques exploités
Etanches avec horizons
géologiques exploités
La géothermie
de minime importance
Les conditions d'implantation
Les conditions à respecter pour définir
les zones d?implantation
L?installation d?une exploitation de géothermie de minime
importance doit respecter des conditions d?implanta-
tion afin de préserver les ressources et de minimiser
les risques de désordres géotechniques et de pollution
du sous-sol. Ces conditions sont précisées à l?annexe 1 de
l?arrêté du 25 juin 2015 relatif aux prescriptions générales
applicables aux activités géothermiques de minime
importance.
Les schémas suivants proposent de résumer et d?illustrer
les conditions d?implantation communes aux systèmes sur
boucles fermée et ouverte. Ils présentent ensuite les spéci-
ficités qui s?appliquent à chacun de ces systèmes.
06 07
Type de prestation Signe de qualité RGE
Études / Conseil
Installation / Pose
de la pompe à chaleur
Installation / Pose des
échangeurs souterrains
(sondes, forages sur nappe)
La prise en compte du contexte
Le professionnel en charge du projet d?installation GMI a
la responsabilité de prendre connaissance du contexte lo-
cal afin de vérifier qu?aucun élément du sous-sol (ouvrage,
ressource, etc.) ne viendra restreindre ou interdire la mise
en oeuvre du projet. L?exploitant peut lui aussi, en complé-
ment, réaliser ces démarches.
Cela concerne notamment:
? La prise en considération des ouvrages de prélève-
ment d?eau voisins déclarés ou autorisés, suscep-
tibles d?être influencés, de terrains pollués ou d?autres
ouvrages du sous-sol (s'informer sur Georisques.gouv.fr,
auprès de la mairie ou sur Infoterre.brgm.fr);
? Les interférences des éléments signalés dans les
SDAGE (Schéma Directeur d?Aménagement et de Gestion
des Eaux) ou SAGE (Schéma d?Aménagement et de
Gestion des Eaux) s?il existe;
? Les réseaux existants: eau, énergies, télécommunica-
tions (voir le site www.reseaux-et-canalisations.ineris.fr)
Des foreurs qualifiés RGE/FAIRE
La réglementation impose que tout foreur souhaitant
réaliser des travaux de forage pour l?ouverture des
travaux d?exploitation ou pour la remise en état après
l?arrêt de l?exploitation d?un gîte géothermique de
minime importance soit qualifié RGE/FAIRE (article 22-7
du décret n°2006-649 du 2 juin 2006).
D?autres qualifications RGE pour la géothermie existent éga-
lement pour les différents intervenants d?un projet:
La télé-déclaration
La télé-déclaration consiste à fournir en ligne, sur le site
du ministère en charge de l?écologie (https://geothermie.
developpement-durable.gouv.fr/), des informations et docu-
ments relatifs au projet de forage GMI. Cette déclaration
vaut accomplissement des procédures prévues par le II de
l?article L. 214-3 du code de l?environnement et par l?article
L. 411-1 du code minier. Le contenu du dossier de décla-
ration d?ouverture des travaux est défini à l?article 22-2 du
décret n°2006-649 du 2 juin 2006 modifié relatif aux
travaux miniers, aux travaux de stockage souterrain et à la
police des mines et des stockages souterrains.
Les conditions d?implantations communes aux
BOUCLES OUVERTES ETFERMÉES
D?un ouvrage souterrain de
prélèvement d?eau destinée à
la consommation humaine.
D?un stockage d?hydrocar-
bures, de produits phytosani-
taires ou autres.
D?un ouvrage de traitements
des eaux usées collectif ou
non.
De bâtiments d?élevage, des
zones de stockages de leurs
déchets et leurs annexes
relevant des ICPE.
D?un stockage de déchets
relevant de la rubrique 2760
de la nomenclature des ICPE.
De protection d?un captage
d?eau destiné à la consomma-
tion humaine et source d?eau
minérale.
Hors-périmètre
+ de 200 m
+ de 35 m
Pour plus d?informations,
consultez l?arrêté du 25 juin 2015
relatif à la GMI
De la limite de propriété la
plus proche (sauf accord
écrit).
De conduites collectives
ou non, d?eaux usées ou
transportant des matières
à risque pour les eaux
souterraines.
+ de 5 m
Pour plus d?informations,
consultez l?arrêté du 25 juin 2015
relatif à la GMI
La déclaration d?ouverture des travaux d?exploita-
tion d?un gîte géothermique relevant du régime de
la géothermie de minime importance vaut décla-
ration loi sur l?eau(boucle ouverte,boucle fermée)
conformément aux dispositions de l?article L. 162-11
du code minier.
La télé-déclaration est donc la démarche clé à réa-
liser dans le cadre de la procédure administrative
de déclaration d?une installation relevant de la
géothermie de minime importance.
La télé-déclaration est obligatoire:
? pour toute nouvelle installation de géothermie de mi-
nime importance, préalablement au début des travaux;
? lors d?une modification d?installation (ajout/suppres-
sion d?ouvrage);
? lors du changement d?un intervenant (sous-traitant)
ou de l?exploitant d?une installation déjà déclarée;
? lorsde la cessation de l?exploitation.
Une installation de GMI peut êtretélé-déclarée par l?exploi-
tant (l?utilisateur final) ou en son nom par tout sous-traitant
intervenant dans l?activité de géothermie: foreur ou bureau
d?étudesRGE (avecmandat de l?exploitant de l?installation).
Le dossier de déclaration en ligne permet à l?exploitant,
tout au long du projet, de déposer, ajouter et regrouper
les pièces constitutives : c?est le dossier d?installation
numérisé.
La télé-déclaration permet la traçabilité du projet en re-
groupant des éléments tels que: l?identification des parties
prenantes, la localisation de l?installation, son dimensionne-
ment ou la prise en compte de l?environnement du projet.
À l?issue de la télé-déclaration de l?ouverture des travaux,
un récépissé est fourni. Le maître d?oeuvre doit obliga-
toirement posséder ce document avant le début des
travaux.
Pour connaître tous les documents nécessaires à chaque
étape du projet, consulter la rubrique «Le projet d?installa-
tion GMI, pas à pas».
Site de télé-déclaration https://geothermie.developpement-durable.gouv.fr/
Les conditions d?implantations complémentaires pour les systèmes à
BOUCLES FERMÉES
Les conditions d?implantations complémentaires pour les systèmes à
BOUCLES OUVERTES
© 2021 BRGM
DREAL Pays de la Loire
© 2021 BRGM
DREAL Pays de la Loire
© 2021 BRGM
DREAL Pays de la Loire
La géothermie
de minime importance
08 09
L?établissement du contrat
Lors d?un projet de GMI, il est essentiel:
? pour l?exploitant / le maître d?ouvrage : de veiller à
obtenir, en amont, un cahier des charges explicite
(devis bien détaillé pour chacune des étapes, avec
modalités de forage notamment);
? pour le maître d?oeuvre: de porter attention à ce que
l?exploitant réceptionne, après la mise en oeuvre,
l?ensemble des pièces du dossier;
? pour les deux parties: de s?assurer d?une bonne prise
en compte du contexte local avec l?utilisation d?un
matériel adapté.
Les clauses de décharge de responsabilité précisent les li-
mites de prestation entre les différents intervenants. Elles
doivent être clairement indiquées dans les contrats liant
chaque partie prenante. L?objet et la nature des travaux
ou services sont précisés dans le contrat etproportionnés
auxcompétences et aux métiers de chacun.
La responsabilité du dimensionnement des ouvrages doit
être clairement établie:
? pour des échangeurs géothermiques fermés: l?en-
treprise de forage qualifiée doit veiller à la bonne adé-
quation entre la nature des terrains rencontrés avec la
puissance estimée soutirable et les besoins en ?froid?
de la pompe à chaleur. L?entreprise doit être en mesure
d?ajuster le dimensionnement (surlongueur) si néces-
saire.
Dans le cas où les prescriptions réglementaires
ne seraient pas respectées, le préfet peut
ordonner l?arrêt des travaux ou la fermeture
du chantier (avec rebouchage des ouvrages).
!
? Pour des échangeurs ouverts : les interprétations
des essais et mesures sont à la charge du responsable
du dimensionnement des forages. Il doit également
interpréter les essais par paliers et fournir la courbe
caractéristique des ouvrages de production et de
réinjection.
Le respect de la réglementation portant sur la géothermie
de minime importance garantit une installation conforme
limitant les risques de désordres géotechniques et de
pollution du sous-sol.
Même si le propriétaire de l?exploitation / l?exploitant
sous-traite l?ensemble de son projet, il reste respon-
sable de son installation et engage sa responsabilité
sur sa conformité réglementaire.
Le projet d'installation GMI
pas à pas
Du début à la fin, un projet d?installation GMI suit différentes étapes, administratives et techniques, présentées dans les deux
tableaux ci-dessous. Des documents sont produits dont certains sont obligatoirement joints à la télé-déclaration.
Le suivi des travaux et la production des pièces nécessaires
à la télé-déclaration
AU DÉBUT DU PROJET
Fournit un devis détaillé:
? Coupes prévisionnelles techniques et géologiques
? Modalités de forage,objectifs de cimentation (coupe
technique prévisionnelle), description desmoyens
techniques(foreuse, technique de forage, poste de
cimentation)
? Dimensionnementprévisionneldes ouvrages conformé-
ment aux besoins thermiques
? (Réajustement si Test de Réponse Thermique - TRT)
Vérifie les conditions d?implantation des échangeurs.
Réalise un document
de dimensionnement
de l?installation: puis-
sance terrain (source
froide), débit, etc.
Télé-déclare l?ouverture
des travaux directement:
ACTE DE PROPRIÉTÉ si
besoin.
Télé-déclare l?ouverture des travaux au nom du propriétaire:
? PREUVE DE MANDAT de l?exploitant/propriétaire de
l?installation
? ACCORD DU PROPRIÉTAIRE
Reçoit un RÉCÉPISSÉ de
télé-déclaration d?ouverture
des travaux à fournir au
maître d?oeuvre.
Doit débuter les travaux avec le RÉCÉPISSÉ de télé-déclara-
tion d?ouverture des travaux.
Réalise la Déclaration
Travaux (DT)sur
www.reseaux-et-canalisa-
tions.ineris.fr
Fournit un ACCORD ÉCRIT
du propriétaire voisin
si distance minimale de
5 mètres avec la propriété la
plus proche non respectée.
Réalise la Déclaration d?Intention de Commencement de
Travaux (DICT)
Sur le site www.reseaux-et-canalisations.ineris.fr
AVANT LE DÉBUT DES TRAVAUX
? Si installation en zone orange de la carte relative aux
zones GMI: ATTESTATION DE COMPATIBILITÉ par
un expertagréé.
? Siinstallation implantée en zone Natura 2000:ÉVALUA-
TION DES INCIDENCES Natura 2000 (article 22-3 décret
n°2006-649).
Tout exploitant doit veiller à fournir les pièces obligatoires sur le site de télé-déclaration et s?assurer de la bonne réalisation
des éléments techniques principaux du chantier de GMI réalisé par les parties prenantes.
Le maître d?ouvrage /
l?exploitant / propriétaire de
l?installation
L?entreprise
de forage qualifiée L?installateur
Les pièces ou actions identifiées en MAJUSCULE ET EN GRAS sont obligatoires et indispensables pour valider les diffé-
rentes étapes de la télé-déclaration. Les autres pièces citées en gras, doivent nécessairement être déposées sur le site
de télé-déclaration et constituent le «dossier d?installation numérisé» suivi par l?exploitant.
Le texte indiqué en bleu concerne uniquement les boucles ouvertes et celui en marron , les boucles fermées.
10 11
Le projet d'installation GMI
pas à pas
SUITE AUX TRAVAUX
Fournit le RAPPORT DE FIN DE FORAGE contenant:
? Plan d?implantation au 1/1000 (échangeurs, collecteurs,
équipements connexes)
? Déroulement général du chantier
? Coupes géologiques et niveaux de nappes
? Coupes techniques précisant les caractéristiques
des équipements installéset les modalités de mise
enoeuvre(diamètres, nature des tubages, méthode
et matériaux utilisés lors de la foration, volumedes
cimentations, profondeurs atteintes)
? Procès-verbalde contrôle delacimentation
(profondeur, quantité et type de ciment utilisé)
Les autres éléments à renseigner, selon le type d?installation
utilisé:
Composition et volume du fluide caloporteur utilisé pour
les sondes.Méthode, produits et volume employés pour le
développement des forages d?eau.
Remise des certificats de conformité,certificat de sonde
attestant son numéro de série (garantie décennale).
Essais de réception, avec épreuves de mise en pression
ousynthèse du régime d?exploitation.
Test de réponse thermique (TRT)le cas échéant.
Résultats des pompages d?essai, températures.
Le cas échéant: résultatsdes analyses d?eau et d?une
diagraphie de contrôle decimentation ou d?un test
d?étanchéité.
Réalise le procès-verbal de réception de l?installation.
Remet à l?exploitant, le rapport de fin de travauxet le
dépose sur le site de télé-déclaration dans les deux mois
suivant la fin des travaux. Cela vaut déclaration d?ouverture
de l?installation.
Vérifie les hypothèses
de dimensionnement
Ajoute le résultat
d?opération de surveillance
annuelleet décennaleau
dossier d?installation.
Réalise un document de
suivi des incidents survenus
en cours d?exploitation.
Si besoin, déclare le
changement d?exploitant.
TOUT AU LONG DE L'EXPLOITATION
Fournit les procès-
verbaux d?entretien
et de contrôle.
Consigne dans le dossier
d?installation: la déclaration
d?arrêt des travaux d?exploi-
tation.
Déclarationau nom de
l?exploitant/propriétaire de
l?installation,au plus tard
au moment de la cessation
d?exploitation.Le dossier doit
être conservé a minima un
an après fermeture.
SI ARRÊT DES TRAVAUX D?EXPLOITATION (fermeture)
Dans un délai de deux moissuivant la fin des travaux, remet
à l?exploitantle rapport de fin de travauxde fermeture
(modalités de comblement, avancement et conditions de
chantier, coupe technique, nature et volume des matériaux
utilisés, etc.) etledéposedans le dossiersurla télé-déclara-
tion dédiée. Cela vaut déclaration de fermeture de l?installa-
tion.
Identifie lessondages comblés(coordonnées WGS 84, iden-
tifiants de Banque du Sous-Sol (BSS)) et la description des
travaux avec leprocès-verbal de contrôle de la cimentation.
Le tableau suivant liste les principaux éléments techniques obligatoires que les intervenants du projet doivent respecter afin
d?obtenir une installation conforme à la réglementation GMI.
De la phase de préparation de chantier jusqu?à sa finalisation, l?entreprise de forage produit et fournit les documents deman-
dés pour la télé-déclaration.
Les points de conformité technique
Si ces points de conformité technique ne sont pas respectés, l?apparition de vices
rédhibitoires peut engendrer la remise en cause de la viabilité de l?installation et
donc, sa fermeture.
!
Matériel
SYSTÈME SUR NAPPE
(OUVERT)
Bac mélangeur, pompe à injection de coulis.
SYSTÈME SUR SONDES
(FERMÉ)
Ciment adapté. Coulis géothermiqueréalisé selon la
norme NFX10-950, non gélif, inerte
et sans effet sur l?environnement avec
conductivité thermique d?au minimum
2W/mK.
Certificats de conformité. Certificats de conformité: certificat
de sonde géothermique attestant son
numéro de série.
Environnement Respect des règles d?implantation de l?ouvrage.
Mise en sécurité du chantier.
Collecte et évacuation des déblais.
Tenue d?un cahier de chantier, consignation des évènements et incidents survenus
pendant la durée des travaux.
Le maître d?ouvrage /
l?exploitant / propriétaire de
l?installation
L?entreprise
de forage qualifiée L?installateur
Le maître d?ouvrage /
l?exploitant / propriétaire de
l?installation
L?entreprise
de forage qualifiée L?installateur
12 13
Nettoyage et
développement
Utilisation exclusive d?acides et
de polyphosphates, fiches sécurité des
produits employés.
Le projet d'installation GMI
pas à pas
F O R A G E
Equipement
colonne de forage
SYSTÈME SUR NAPPE
(OUVERT)
Bons de livraison du matériel conformes aux bons de commandes
(tubages, centreurs, crépine, etc.).
Technique de forage adaptée au terrain.
SYSTÈME SUR SONDES
(FERMÉ)
Tubages et crépines adaptées au terrain,
massif filtrant (gravier ou billes roulées
lavées) si terrain non consolidé.
Tubes de sondes d?un diamètreminimal
de 32/25mm (ext./int.).
Matériel
Diamètre de forage suffisant pour
un espace annulaire (entre le terrain et
le tubage)et garantir une cimentation
d?unminimum4cmd?épaisseur.
Trou nu d?un diamètre minimal de
125mm.
En cas de conditions de réalisation de forage très défavorables, de mise en place
de la sonde ou de cimentation non conformes, l?exploitant arrête les travaux et renonce
à l?exploitation. Si la déclaration a fait l?objet d?une attestation(en zone orange)
par l?organisme expert, l?entreprise prévient ce dernier.
Un centreur par longueur de tubage avec
au minimum 1 centreur tous les 10m.
Essais de réception
des échangeurs
géothermiques
Pompage d?essai de 24h minimum,à
débit constantavec mesures du niveau de
l?ouvrageetdans tous les ouvrages,de la
température et du pH.
Essais ou épreuves de mise en
pression, dès la pose de la sonde,
et avant la cimentation.
Essais
complémentaires
Pour des installations de plus de 8 m3/h:
mesure de niveau statique, pompage
d?essai par paliers et longue durée, essai
d?injection par palier et prélèvement d?eau.
Plus de détails: Article. 5.1.2. de l?Arrêté
du 25 juin 2016 relatif aux prescriptions
générales applicables aux activités de la
GMI.
Document de dimensionnement
définissant le régime d?exploitation
optimal (débit maximum, débit moyen,
différentiels de température acceptables).
C I M E N T A T I O N
En milieu artésien Augmentation de la densité du coulis,
mise en place d?un obturateur en tête de
puits.
En présence de
vides souterrains
SYSTÈME SUR NAPPE
(OUVERT)
SYSTÈME SUR SONDES
(FERMÉ)
Garantir une imperméabilité verticale du
site au moins identique à celle du terrain
naturel.
Cimentation sur la hauteur totale de
l?échangeur, aussitôt la sonde posée.
Généralités
Diagraphie de contrôle de cimentation
de type CBL (Cement Bond Log)si au
moins un aquifère est traversé ou autre
méthode équivalente (exemple Test
d?étanchéité).
Mélange du coulis géothermique réalisé
selon la norme NFX10-950, non gélif,
inerte et sans effet sur l?environnement.
Mise en oeuvre d?un géotextile type
chaussette ou double tubage avec double
cimentation.
Mise en oeuvre d?un géotextile type
chaussette.
Essaisouépreuves de mise en pression,
s?ils n?ont pas pu être effectuésavant la
cimentation (terrain instable).
Cimentation de l?ensemble des horizons
aquitards(imperméables) et non captés,
avec un espace annulaire(entre tubage et
trou nu)d?au moins 4cm.
Tube d?injection à tube perdu.
Ciment à prise lente(minimum 24h), de
densité supérieure ou égale à 1,7. Mise
en oeuvre aussitôt les tubages définitifs
mis en place, sur la totalité de la hauteur
du forage, exception faite de la zone de
prélèvement.
Cimentation totale de la colonne de
foragejusqu?à ? 1 m du terrain naturel,
parinjectionsous pression(méthode
ascendante) à l?aide d?un tube plongeur,
avec un coulis adaptéà la nature des
aquifères souterrains présents et à la
qualité des terrains.
Augmentation de la densité du coulis.
R A C C O R D E M E N T
SYSTÈME SUR NAPPE
(OUVERT)
SYSTÈME SUR SONDES
(FERMÉ)
Rayon de courburemaximum prescrit
par le fabricant respecté.
Généralités
Tête de forage avec dalle de propreté,
permettant l?évacuation des eaux de
ruissellement.
Accès aux collecteurs des échangeurs
(testsa posterioride l?étanchéité de
l?installation).
Fluide caloporteur necontient pas
desubstances réglementées (CE n° 1005/
2009)ou de gaz à effet de serre fluoré
réglementé (CE n° 842/2006).
Tête du forage dispose d'un repérage
visible et approprié.
Plan de localisation des ouvrages et col-
lecteurs réalisé par un géomètre expert
si plus de 10 sondes installées.
Rapport de fin
de forage
Remis dansles deux mois maximumsuivant la fin des travaux.
14 15
Vérification de
l?étanchéité
Vérification du bon fonctionnement du
puits de réinjection, de l?étanchéité du
réseau primaire et l?équivalence des vo-
lumes des eaux prélevées et réinjectées.
Le projet d'installation GMI
pas à pas
E N P H A S E D ? E X P L O I T A T I O N
En phase d?exploitation, l?exploitant est tenu de consigner les éléments de suivi de son exploitation dans le dossier de l?ins-
tallation.
L?exploitant fait
figurer annuellement
dans le dossier
d?installationle suivi
des paramètres
suivants :
SYSTÈME SUR NAPPE
(OUVERT)
SYSTÈME SUR SONDES
(FERMÉ)
Application des critères de la GMI (température entrée, sortie).Généralités
Nombre d?heures de fonctionnement de
la pompe à chaleur (PAC), températures
en entrée et sortie de la PAC quand elle
est en fonctionnement nominal, relevé
de la température maximale sortie de
l?échangeur géothermique, volumes
prélevés et rejetés annuellement, relevé
de l?index du compteur volumétrique
(sans remise à zéro).
Pression du circuit primaire, nombre
d?heures de fonctionnement de la pompe
à chaleur (PAC), températures en entrée
et sortie de la PAC, lorsque cette dernière
est en fonctionnement nominal, relevé
de la température minimale en sortie de
l?échangeur géothermique.
Opération
de surveillance
décennale
La surveillance décennale comporte une
inspection par vidéo ou toutes autres mé-
thodes équivalentes pour apprécier l?état
général desouvrages de production et de
réinjection. Cette surveillance est réalisée
parune entreprise de forage qualifiée.
Vérification du fonctionnement des
sécurités de l?échangeur thermique
intermédiaire, du dispositif automatique
de surveillance de fuites et de son alarme.
Composition et caractéristiques du fluide
caloporteur ajustées afin d?assurer le
bon fonctionnement de l?installation.
Procès-verbal de la surveillance décennale
reporté au dossier de l?installation, en
particulier le résultat de l?inspection de la
cimentation et le résultat des mesures des
paramètresprisannuellement.
A R R Ê T D É F I N I T I F
D E S T R A V A U X D ? E X P L O I T A T I O N
Dans le cas d?une décision d?arrêt définitif de l?exploitation de l?installation de géothermie de minime importance, l?exploitant
est tenu de se conformer aux éléments réglementaires suivants:
En présence de
vides souterrains
SYSTÈME SUR NAPPE
(OUVERT)
SYSTÈME SUR SONDES
(FERMÉ)
Vérification de la qualité de la cimentation annulaire par diagraphie
ou autre méthode équivalente.
!
En zone rouge et orange, les échangeursréalisés avant
l?entrée en vigueur de la GMI sont aussi concernés.
Préalablement
aux travaux de
comblement
Rapport de fin de travaux
Vérification de l?intégrité de l?espace annulaire en cas d?anomalie constatée,
de présomptions de dégradations de l?échangeuret comblement de ce dernier en cas
d?absence de cimentation.
Purge du liquide caloporteur.
Comblement par un ciment adapté,
hormis dans sa partiecaptante(crépines)
où des matériaux grossiers propres (lavés)
sont mis en place.
Comblement de la sonde avec un coulis
adapté.
Contrôle de l?étanchéité de l?installation,
prévention de la survenue de fuites
éventuelles du liquide caloporteur de
l?échangeur géothermique. Lorsqu?une
fuite est détectée, l?exploitant met en
oeuvreles mesures adéquates visant à
supprimer la fuite.
Procès-verbal de la surveillance décen-
nale reporté au dossier de l?installa-
tion,notamment le résultat des mesures
des paramètres pris annuellement.
Conservation de la localisation de l?échangeur comblé par un repérage approprié
(grillage signalétique).
Obturation de l?échangeur par un bou-
chon imperméable d?argiles gonflantes et
de ciment.
Recouvrement de la tête de forage par
des matériauxinertes imperméables de
type argiles.
16 17
Le projet d'installation GMI
pas à pas
Quelque règles de l'art
Ce volet complète le chapitre précédent sur des aspects techniques, en présentant des règles de l?art pour l?installation d?un
système d?exploitation d?un gîte de géothermie de minime importance conforme et performant.
Cette sélection de règles de l?art est issue en particulier des normes en vigueur et des retours d?expérience du terrain. Elle
rappelle certaines règles de principe, tout en offrant la possibilité de s?adapter, notamment à des contextes locaux et de
trouver des adaptations ou ajustements techniques.
Ces règles de l?art sont en partie reprises et illustrées à travers les coupes schématiques, ci-dessous, pour une installation
sur échangeurs fermés et ouverts.
Coupe d?une installation
de géothermie de minime
importance en boucle
fermée
Les règles de l?art retenues et proposées pour ce vade-mecum sont classées en trois niveaux d?attention et de préconisations:
1 IMPORTANT 2 FORTEMENT RECOMMANDE 3 CONSEILLE
BOUCLE FERMÉE
Respect d?une distance entre 2 forages ?10 m
si possible, sinon augmentation de la
profondeur initiale de chaque sonde de 5%
pour toute diminution de la distance entre les
sondes de 50cm et cela jusqu?à une distance
entre sondes de 5m (Cf norme NFX10-970).
En cas d?installation de stockage souterrain
de chaleur: intervention d?un bureau d?études
souhaitable, un rapprochement des sondes
à moins de 5 m entre elles pouvant alors être
envisagé.
BOUCLE OUVERTEPHASES
? Prise en compte du sens d?écoulement de
la nappe pour l?implantation des forages
de pompage et de réinjection;
? Détermination de la distance minimale
entre les forages pour éviter le recyclage;
? Prise de renseignement et/ou analyses
des caractéristiques physico-chimiques de
l?eau de manière à prévenir les risques de
colmatage de l?installation.
Prise et analyse d?échantillons (cutting) tous
les 5 m et à chaque changement de faciès
afin de renseigner au mieux la coupe géolo-
gique demandée dans le rapport de fin de
forage réglementaire.
Collecte des informations suivantes afin de com-
pléter le rapport de fin de forage réglementaire:
? les niveaux des nappes rencontrées,
? les caractéristiques des équipements mis
en place,
? les conditions de réalisation des ouvrages
(méthode et matériaux utilisés, volume
des cimentations théorique et injecté,
profondeurs atteintes, zones de pertes
rencontrées, etc.)
? prise et analyse d?échantillons (cuttings)
Retrait du tubage de soutènement.
Si non retiré, alors leslongueursde tubages
techniques définitives devront être compen-
sées par unelongueur supplémentaire de
sonde pour obtenir la longueur utile initiale-
ment dimensionnée (les longueurs de tubage
permanent et les sur-longueursde sonde
figurerontdans lerapport de fin de forage).
Coupe technique du forage (diamètres, épais-
seurs, profondeurs, télescopages) conforme à
la norme NFX10-999.
Colonne captante adaptée à la nature des
terrains de l?aquifère.
Utilisation:
? des écarteurs (120mm à 165mm) à
positionner tous les mètres, qui puissent
s?adapter aux diamètres de forages;
? du bouclier de protection du pied de la
boucle de sonde (PBS) de 1 m à 2m;
? du lest de sonde.
Mise en place de la sonde:
Dérouleur (ou touret, treuil hydraulique) à
axe horizontal.
En présence d?eau souterraine, la sonde sera
remplie d?eau pour la lester et faciliter sa
descente dans le forage.
Matériaux des tubages adaptés aux contraintes
mécaniques des terrains et à la qualité de l?eau
captée.
Utilisation de sondes graduées pour le
contrôle de la longueur installée avec
métrage linéaire a minima sur un des tubes
de la boucle de sonde (NF X 10-960-1).
Présence de tubes guide sonde piézométrique
dans l?ouvrage.
Adaptation des caractéristiques des crépines
et du massif filtrant (si nécessité de mise en
place) à la granulométrie des terrains.
Prévision d?une réserve de gravier (le niveau
supérieur du massif de gravier est à plusieurs
mètres du toit de la couche aquifère exploitée).
Adaptation du diamètre de la sonde à la pro-
fondeur de l?échangeur:
? 32mm < 150m
? 40mm > 150m (NFX10-970).
Suite du
tableau page
suivante
IM
PL
A
N
TA
TI
O
N
FO
RA
G
E
CO
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CE
PT
IO
N
E
T
M
IS
E
EN
P
LA
CE
Terre végétale
Tranchée
Lit de sable
Remblais
PAC
Paroi nue
Bouclier de protection
Lest de sonde
200 m max
coupé
Chaussette géotextile
Sonde double U
Ø > 32 mm
Ø > 40 mm si forage > 150 m
1L
Echantillon
coulis géothermique
1L
50 cm
30 cm
3
5
1 2
4
Epreuves de mises en pression : 1 + 2 + 3
1 avant cimentation
2 après cimentation
3 après raccordement
4 essai de débit circulaire (eau chaude)
Purge 5 puis remplissage eau + 30% min.
glycol (alimentaire)
Manchon Y
de raccordement
(collecteur primaire)
Surveillance :
? T°C entrée et sortie
? Pression
? Nombre d?heures de fonctionnement
Ecarteurs
Tubage soutènement
retiré
Coulis géothermique
jusqu?à - 1 m
Echantillon
coulis géothermique
Gaines
isolantes
Grillage
avertisseur
Minimum de
recouvrement
Tube injection Ø 25 mm
Coulis géothermique > 2 W/m.K
Tuyauterie
de liaison
PEHD PN 16
Collecteur si
raccordement
plusieurs sondes
Rayon de
courbure
Ø > 125 mm
1 m à 1,5 m
Regard
Coupe d?une installation
de géothermie de minime
importance en boucle
ouverte
Tubage de protection
Niveau de la
nappe au repos
Terrain dénoyé
Nappe supérieure
à occulter
(par exemple
eau polluée)
Formation
imperméable
Toit de l?aquifère captif
Nappe inférieure captive
à capter
Tube dépassant
du sol
Ciment (injecté sous pression par
le bas, il assure l?étanchéité entre
les deux aquifères)
Centreur (obligatoire)
Espace annulaire > 4 cm
Crépine
(adaptée à la formation
aquifère)
Massif filtrant
Gravier calibré
(si nécessaire)
Tube plein à la base
de la crépine
Margelle
2ème ÉTAPE1ère ÉTAPE
Echantillon
coulis géothermique0,5L
Bouchon de fond en pied
d?ouvrage
© 2021 BRGM DREAL - Pays de la Loire
© 2021 BRGM DREAL - Pays de la Loire
1 IMPORTANT 2 FORTEMENT RECOMMANDE 3 CONSEILLE
BOUCLE FERMÉEBOUCLE OUVERTEPHASES
Positionnement d?un bouchon de fond en pied
d?ouvrage.
Développement du forage, puis essais hydrau-
liques (pompage, réinjection) obligatoirement
effectués en fin de chantier et conformes à la
norme NFX10-999.
Présence d?au moins 30% d?antigel dans le
liquide caloporteur, sauf prescription contraire
du bureau d?études ou dimensionnement de
l?installateur.
Mesure de la densité et de la viscosité du coulis
géothermique avant injection dans le forage.
Nappes intermédiaires isolées par tubage avec
cimentations.
Essai de mise en pression après raccordement
(6bar pendant 30min minimum), si l?entreprise
est responsable du raccordement jusqu?au
local technique.
Protection contre les eaux de ruissellement
conforme à la norme NF 10-999: tête fermée
étanche et rehaussée, dalle cimentée et regard
aménagé.
CO
N
CE
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N
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T
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-
PO
RT
EU
R
CI
M
EN
TA
TI
O
N
Le projet d'installation GMI
pas à pas
Consignation d?au minimum deuxéchantillons
témoins de 1L du coulis géothermique, remis
au maître d?ouvrage/exploitant en mentionnant
la date, la profondeur et le numéro ainsi que
la ou les sondes ayant bénéficié des prélève-
ments.
Prise d?un échantillon de coulis de ciment,
de 500mL minimum, avec, sur le flacon,
une étiquette comportant les références de
l?ouvrage, la profondeur et la date de fabrica-
tion.
Essai de mise en pression de la sonde après
cimentation à 6bar pendant 30min minimum
(préciser la pression en bar et la durée en
minutes). S?assurer de la perte d?1bar au maxi-
mum durant cette demi-heure (NFX10-970).
Réinjection effectuée par un tube plongeant
dans le forage sous le niveau piézométrique.
Cimentations effectuées de manière ascendante
et sous pression, jusqu?au retour du ciment à
hauteur du sol.
Écarts de longueursentre sondeslimités à
10% dans le cas d?un champ de sondes
(à partir de 6 ouvrages).
Pente à respecter: sondes points bas et
collecteur au point haut ou permettre purge au
point haut.RA
CC
O
RD
EM
EN
T
A
M
EN
A
G
EM
EN
T
TR
A
N
CH
EE
Purge du liquide caloporteur et vérification
de la protection en température (teneur en
mono-propylène glycol ou autre antigel) tous
les 5 ans.
Suivi régulier des niveaux d?eau en fonction
du débit ainsi que de la température de l?eau
prélevée.
Contrôle visuel de la tête de forage, contrôle de
l'isolement électrique de la pompe, contrôle du
fond du forage.
Planification d?un contrôle interne du forage en
début de fonctionnement, puis tous les 5 à 10
ans selon observations.
EN
TR
ET
IE
N
18 19
Coédité par la DREAL Pays de Loire et le BRGM
Coordination du projet : Amel Mellouk (DREAL), Vivien Baudouin (BRGM) et Julie CAZAL (BRGM)
Les rédacteurs remercient pour leurs constructives relectures:
Xavier Moch, Jean-Marc Percebois (AFPG); Eric GARROUSTET(SFEG); Teddy PUAUD (Qualit?EnR)
Maquette et réalisation : Kalankaa
Impression : BRGM
Dépôt légal de parution : septembre 2021
Illustration de couverture : BRGM Forage © BRGM - Depoorter
ISBN : 978-2-7159-2688-2
Liens utiles
? Le site de télé-déclaration en ligne:
www.geothermie.developpement-durable.gouv.fr/
(Tutoriels disponibles sur la télé-déclaration des installa-
tions et le dépôt des rapports de fin de travaux)
? Le site pour trouver un professionnel certifié :
www.qualit-enr.org (Sélectionner "Forage géothermique"
dans Type d'installation)
? Le site de référence de l?ADEME et du BRGM:
www.geothermies.fr, pour tout savoir sur les géothermies
et notamment les étapes d?un projet de géothermie de
surface. Utile aussi pour retrouver les sources de finan-
cement et garanties possibles, les guides techniques et
les documents de référence, notamment:
> Boîte à outils techniques pour les installations de géo-
thermie de surface sur nappe et sur champ de sondes
dans les secteurs du logement collectif et tertiaire /
ADEME, 2019 (Professionnels)
> Calepin de chantier ?Pompes à chaleur géothermiques
en habitat individuel-neuf et rénovation? / Programme
PACTE, 2017 (Tout public)
> Géothermie de minime importance en Centre-Val de
Loire / ADEME, AFPG, BRGM, 2018 (Tout public)
> Boite à outils ?La géothermie assistée par pompe à
chaleur" / ADEME, AFPG, 2017 (Tout public)
> Rapport pompes à chaleur géothermiques: les opé-
rations de forage et limites de prestations / Programme
RAGE, 2014 (Tout Public)
? Le site de l?ADEME: www.ademe.fr, conseille et oriente
les porteurs de projets dans leurs choix grâce à son ex-
pertise technique, sa connaissance des réseaux de pro-
fessionnels compétents ainsi qu?à ses outils sous forme
de fiches, de guides et de cahiers des charges.
? Le site de l'AFPG, l?association française des profes-
sionnels de la géothermie présente des informations
sur la filière, le marché, les acteurs, des fiches exemples,
la boîte à outils « géothermie très basse énergie » :
www.afpg.asso.fr/
? Le site du SFEG, Syndicat national des entrepreneurs
de puits et de forages pour l?eau et la géothermie :
www.sfeg-forages.fr
Les textes réglementaires
Ces textes sont publiés sur Legifrance.fr:
Les décrets:
Le décret n° 78-498 du 28 mars 1978 modifié;
Le décret n° 2006-649 du 2 juin 2006 modifié;
Le décret n° 2015-15 du 8 janvier 2015;
Le décret n° 2016-835 du 24 juin 2016 relatif à l'obligation
d'assurance prévue à l?article L. 164-1-1 du code minier et
portant diverses dispositions en matière de géothermie.
Les arrêtés:
L?arrêté du 25 juin 2015 relatif aux prescriptions géné-
rales applicables à la géothermie de minime importance;
L?arrêté du 25 juin 2015 relatif à la carte des zones en
matière de géothermie de minime importance;
L?arrêté du 25 juin 2015 relatif à la qualification des en-
treprises de forage en matière de géothermie de minime
importance;
Les arrêtés relatifs aux experts:
L?arrêté du 25 juin 2015 relatif à l?agrément d?expert en
matière de géothermie de minime importance.
L?arrêté du 4 septembre 2015 modifié portant agrément
des experts en matière de géothermie de minime impor-
tance.
En savoir plus
www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr :
La DREAL Pays-de-la-Loire, Direction Régionale de l?Envi-
ronnement, de l?Aménagement et du Logement
--------
DREAL Pays de la Loire
Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du
logement
Service risques naturels et technologiques
5 rue Françoise Giroud ? CS 16326
44263 Nantes Cedex 2
E-mail : srnt.dreal-paysdelaloire@developpement-durable.gouv.fr
www.brgm.fr : le site de l?établissement public français
pour les applications des sciences de la terre pour gérer
les ressources et les risques du sol et du sous-sol dans une
perspective de développement durable.
--------
Direction régionale Pays de Loire
1, rue des Saumonières, BP. 92342
44323 Nantes Cedex 3 - France
E-mail : pays-de-loire@brgm.fr