Les résidences secondaires en Pays de la Loire - Étude complète, synthèse et fiches départementales
LE GOFF (SYLVAIN) ;BERTIN, Elsa ;CAUDRELIER, Julien
Auteur moral
Pays-de-la-Loire. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Le parc de résidences secondaires influe sur les marchés du logement, sur les besoins en construction neuve de la population et sur la capacité de ces territoires à accueillir de la population. Au regard de son importance sur certains territoires ligériens, de la tension au sein des marchés du logement, des enjeux de zéro artificialisation nette et des nouvelles tendances touristiques, la DREAL a souhaité mener une étude sur les résidences secondaires en Pays de la Loire.<br /><br />Cette étude permet de disposer d'une meilleure connaissance du parc de résidences secondaires, des propriétaires et de son évolution par territoire pour mieux appréhender les marchés locaux de l'habitat en Pays de la Loire.</div>
Editeur
DREAL Pays de la Loire
Descripteur Urbamet
habitat rural
;habitat urbain
;sociologie de l'habitat
;résidence secondaire
;logement
;logement ancien
;logement neuf
Descripteur écoplanete
Thème
Habitat - Logement
Texte intégral
Table des matières
Contexte et enjeux de l?étude.............................................................................................................................3
Résumé..............................................................................................................................................................3
Les caractéristiques des résidences secondaires...............................................................................5
Les caractéristiques générales des résidences secondaires..............................................................................5
L?ensemble des résidences secondaires............................................................................................................................5
Le taux de résidences secondaires....................................................................................................................................5
Les caractéristiques détaillées des résidences secondaires...............................................................................5
Le type de logements..........................................................................................................................................................5
L?ancienneté des logements...............................................................................................................................................6
La taille des logements.......................................................................................................................................................6
La rotation des propriétaires de résidences secondaires....................................................................................8
Les résidences secondaires des personnes physiques......................................................................................8
Le taux de résidences secondaires / le type / L?ancienneté / La taille des logements.......................................................8
L?âge des propriétaires........................................................................................................................................................8
Le lieu de résidence des propriétaires................................................................................................................................9
L?évolution du parc des résidences secondaires...............................................................................10
L?évolution des caractéristiques des résidences secondaires...........................................................................10
Le nombre et le taux de résidences secondaires.............................................................................................................10
Le type de logements........................................................................................................................................................11
La taille des logements......................................................................................................................................................11
L?évolution des propriétaires de résidences secondaires..................................................................................11
La rotation des propriétaires.............................................................................................................................................11
L?âge des propriétaires (personnes physiques)................................................................................................................12
Le lieu de résidence des propriétaires (personnes physiques)........................................................................................12
Les mobilités au sein du parc de résidences secondaires...............................................................13
Préambule........................................................................................................................................................13
Sur l?ensemble de la région..............................................................................................................................13
Sur le littoral......................................................................................................................................................14
Sur le rétro-littoral.............................................................................................................................................14
Dans l?espace rural...........................................................................................................................................15
Sur la métropole et les communautés urbaines (NALM)..................................................................................15
Conclusion.............................................................................................................................................17
Annexe 1 ? Les «bassins d?habitat»..................................................................................................18
Carte des «bassins d?habitat»........................................................................................................................18
Définition...........................................................................................................................................................18
Annexe 2 ? Les résidences secondaires par département...............................................................19
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 2
Contexte et enjeux de l?étude
Résumé
Au 1er janvier 2017, les Pays de la Loire comptent près de 200000 résidences secondaires ? au sens fiscal. Ces résidences
secondaires correspondent à 9,8% de l?ensemble des logements du parc régional. Il n?est pas possible d?en définir un profil-
type car les caractéristiques du parc tout comme celles des propriétaires diffèrent selon la localisation territoriale.
Au vu de ces spécificités, dans le cadre de l?analyse, les territoires ont été regroupés selon les 4 grandes familles territoriales
suivantes: «littoral»; «rétro-littoral»; «rural»; «Nantes-Angers-Le Mans» (NALM).
Ce regroupement permet de faire ressortir les spécificités suivantes:
1. Le littoral accueille 65% des résidences
secondaires. Elles y représentent 41,7%
de l?ensemble des logements. Un peu
moins de 2/3 (64%) sont des maisons. La
part des constructions récentes (années
2000 et suivantes) avoisine la moyenne
régionale, mais à l?image de la plupart des
territoires, elle est nettement inférieure à
celle des résidences principales. Comme
ailleurs, la taille est plus petite que celle des
autres logements, mais le décalage est
moindre du fait de la sous-représentation
des grands logements (4 pièces et plus).
Plus des ? appartiennent à des
propriétaires âgés de 60 ans ou plus. La
part revenant à des résidents de l?étranger
est particulièrement faible (2,3%).
2. Un peu moins de 6% sont localisés sur le
rétro-littoral où elles ne correspondent
plus qu?à 9% de l?ensemble des logements.
La proportion de maisons s?élève à 95%.
Leur taille est relativement élevée. Elles
appartiennent à des ménages un peu moins
âgés que sur le littoral (70% à des 60 ans
ou +), avec une proportion nettement plus
forte (7,7%) de résidents de l?étranger.
3. Près de 23% se situent en zone rurale, avec une proportion de l?ensemble des logements qui tombe à 4,6%. La
part des maisons est de 90%. Elles se distinguent nettement par l?ancienneté de la construction (plus de 80%
antérieures à 1975). Comme pour le rétro-littoral, leur taille est relativement élevée et les propriétaires y sont moins
âgés que sur le littoral (67% de 60 ans et +). Le taux de résidents de l?étranger, 11,1%, y atteint un niveau record.
4. Les 3 principaux EPCI «NALM» attirent désormais plus de 6% des résidences secondaires qui y représentent
2,1% du parc. La proportion de maisons chute à 28%. Ce groupe est le seul à offrir une récence de construction
des résidences secondaires proche de celle des autres logements. Leur taille est particulièrement faible.
«Seulement» 58% appartiennent à des propriétaires de 60 ans ou + et 2,7% à des résidents de l?étranger.
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 3
Le parc de résidences secondaires, important sur certains territoires ligériens, influe sur les marchés du logement, sur les
besoins en construction neuve de la population et sur la capacité des territoires à accueillir de la population.
Au regard de son importance sur certains territoires ligériens, de la tension au sein des marchés du logement, des enjeux
de zéro artificialisation et des nouvelles tendances touristiques, sa connaissance est essentielle pour mieux comprendre le
fonctionnement des marchés locaux de l?habitat des territoires touristiques, voire ruraux, et adapter les politiques de
l?habitat.
La présente étude vise à permettre de mieux appréhender les marchés locaux de l?habitat et les besoins en logements par
une meilleure connaissance du parc de résidences secondaires, de ses propriétaires et de l?analyse de son évolution.
Depuis 1999, les effectifs de résidences secondaires ont alterné des périodes de stagnation (1999 ? 2005), de croissance
relativement forte (2005 ? 2009), de croissance ralentie (2009 ? 2017). Ils ont légèrement diminué en zone rurale, crû
régulièrement sur le littoral, fortement après 2005 puis modérément à partir de 2009 dans les métropoles et les communautés
urbaines (NALM).
La part du type collectif est restée stable sur le littoral et a progressé au sein des autres familles territoriales, principalement
dans la métropole et les communautés urbaines (NALM). La taille moyenne des logements a crû, modérément dans les
zones de forte tension, littorales et métropolitaines, plus sensiblement ailleurs. La part détenue par des ménages de 60 ans
ou + s?est nettement accrue hors métropole et communautés urbaines (NALM), creusant l?écart avec celles-ci. Celle des
résidents de l?étranger, en forte progression en début de période, s?est stabilisée ensuite à moins de 5%. 55% des
résidences secondaires appartiennent à des ménages de l?extérieur des Pays de la Loire.
L?irrégularité des niveaux de croissance du nombre de résidences secondaires en Pays de la Loire au cours des 3 périodes
résulte très essentiellement des évolutions du parc de logements existants. Ainsi, les changements d?usage des logements
(mutations internes au sein du parc) ont successivement été très défavorables aux résidences secondaires entre 1999 et
2005, puis favorables entre 2005 et 2009, et enfin équilibrés entre 2009 et 2013. Au cours de cette dernière période, le
ralentissement global de la croissance, qui se poursuit au-delà de 2013, s?explique également par un net ralentissement de la
création de nouvelles résidences secondaires et par un équilibre dans les changements d?usage des logements existants. Ce
constat à l?échelle régionale se décline cependant très diversement aux échelles territoriales.
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 4
Les caractéristiques des résidences secondaires
Les caractéristiques générales des résidences secondaires
L?ensemble des résidences secondaires
En Pays de la Loire au 1er janvier 2017, la source Filocom recense 198627 résidences secondaires.
Selon leur localisation, les caractéristiques de type (collectif / individuel), d?ancienneté (période de construction), et de taille
(nombre de pièces) de ces logements diffèrent plus ou moins, et il en va de même de celles de leurs propriétaires. Il est donc
vain de chercher à en définir un profil-type. Leur regroupement dans 4 grandes familles territoriales permet en revanche d?en
faire ressortir les spécificités sur ces différents points:
? le «littoral» rassemble dans les 46 communes du volet «mer» de la loi Littoral 65,3% des résidences secondaires
de la région;
? le «rétro-littoral» qui regroupe les communes non littorales des EPCI possédant au moins une commune littoraleen
accueille 5,5%;
? la métropole de Nantes et les communautés urbaines d?Angers du Mans («NALM») en captent 6,4%;
? le «rural», territoire complémentaire des 3 précédents, rassemble les 22,7% restantes.
Le taux de résidences secondaires
La part de résidences secondaires dans l?ensemble des logements du parc régional est de 9,8%.
À l?échelle des départements, la Vendée se détache nettement,
avec un taux de 22,3% qui la place au 10e rang national, loin
devant la Loire-Atlantique (9,2%, 39e). Plus loin encore suivent
la Mayenne (5,6%), la Sarthe (4,9%) et le Maine-et-Loire
(3,2%).
Ce taux varie par ailleurs selon l?appartenance à l?une ou l?autre
des quatre familles territoriales, à savoir:
? Littoral: 41,7 %;
? Rétro-littoral: 9,0 %;
? Rural: 4,6 %;
? NALM: 2,1%.
À l?intérieur de ces 4 familles, on note également une proportion
de résidences secondaires différente selon les départements et
la présence de pôles (sur le littoral et en Mayenne) comme le
montre la carte.
Les caractéristiques détaillées des résidences secondaires
Le type de logements
En Pays de la Loire, la proportion de logements individuels parmi les résidences secondaires est en moyenne de 69%, donc
légèrement inférieure à celle de l?ensemble du parc (71%), en particulier des résidences principales (72%).
Mais là encore, la similitude globale masque de réelles différences territoriales. Ainsi, en Loire-Atlantique et surtout en
Vendée, sur le littoral et plus encore dans la métropole et les communautés urbaines (NALM), la part des logements
individuels est moins élevée parmi les résidences secondaires que dans l?ensemble du parc. C?est le contraire dans les
départements de l?intérieur, ainsi qu?en zone «rurale» ou rétro-littorale.
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 5
% logements
type individuel
France
métro.
Hors
IdF
Département
Rég.
PdL
Type territoire
44 49 53 72 85 Littoral
Rétro-
litto
Rural NALM
Résidences
secondaires
55,6% 59,2% 58,2% 73,9% 88,4% 85,0% 72,1% 69,1% 63,7% 95,5% 90,00 % 27,7%
Ensemble du parc 53,5% 59,2% 61,0% 69,3% 79,6% 75,4% 82,9% 70,8% 66,8% 91,00 % 86,5% 42,7%
L?ancienneté des logements
En Pays de la Loire, la proportion de logements récents (construits depuis 2000) parmi les résidences secondaires est de
12%, contre 22% pour l?ensemble du parc, ce qui est proche de la moyenne nationale intégrant ou non l?Île-de-France.
Les différences territoriales apparaissent de nouveau quant
à ce critère. Dans le Maine-et-Loire, la Mayenne et la
Sarthe, en zone «rurale», la proportion de résidences
secondaires récentes est particulièrement et
spécifiquement basse.
Sur le littoral de la Loire-Atlantique et de la Vendée, la
récence des résidences secondaires est proche de la
moyenne régionale mais plus faible que celle de l?ensemble
du parc.
Sur le rétro-littoral, elle s?élève encore, mais demeure
également en net retrait des autres catégories de
logements.
Dans la métropole et les communautés urbaines (NALM) en
revanche, elle est encore plus élevée mais se distingue peu
des autres catégories.
% logements
construits
depuis 2000
France
métro.
Hors
IdF
Département
Rég.
PdL
Type territoire
44 49 53 72 85 Littoral
Rétro-
litto
Rural NALM
Résidences
secondaires
11,8% 12,0% 13,2% 7,9% 7,1% 6,2% 13,7% 12,3% 12,7% 19,3% 7,4% 20,3%
Ensemble du
parc
18,2% 19,0% 25,6% 20,2% 17,6% 15,9% 25,7% 22,5% 21,20 % 31,80 % 22,10 % 22,0%
La proportion des résidences secondaires construites avant 1975 dépasse 50% partout et 75% dans les départements de
l?intérieur ainsi qu?en zone rurale.
% logements
construits
avant 1975
France
métro.
Hors
IdF
Département
Rég.
PdL
Type territoire
44 49 53 72 85 Littoral
Rétro-
litto
Rural NALM
Résidences
secondaires
60,9% 59,5% 57,4% 78,5% 83,5% 82,0% 50,1% 58,2% 50,1% 56,3% 82,0% 58,4%
Ensemble du
parc
56,8% 55,3% 48,4% 51,8% 58,0% 60,4% 43,8% 50,6% 46,0% 41,80 % 53,0% 50,9%
La taille des logements
En Pays de la Loire, les petits logements (1 ou 2 pièces) représentent 37% des résidences secondaires contre 22% de
l?ensemble du parc. La part des petites résidences secondaires est plus importante dans la métropole et les communautés
urbaines (NALM) et plus faible sur le rétro-littoral.
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 6
% logements
1 ? 2 pièces
France
métro.
Hors
IdF
Département
Rég.
PdL
Type territoire
44 49 53 72 85 Littoral
Rétro-
litto
Rural NALM
Résidences
secondaires
41,4% 39,7% 40,0% 36,1% 37,1% 37,8% 35,3% 37,2% 37,7% 25,1% 35,7% 48,5%
Ensemble du
parc
25,9% 23,7% 25,4% 21,3% 18,9% 20,3% 19,4% 22,1% 28,2% 14,20 % 16,4% 29,9%
Les grands logements (à partir de 4 pièces) représentent 34% des résidences secondaires contre 55% de l?ensemble du
parc. Les (relativement) grandes résidences secondaires sont modestement représentées dans la métropole et les
communautés urbaines (NALM) et sur le littoral, elles le sont davantage sur le rétro-littoral et le rural.
% logements
4 pièces ou +
France
métro.
Hors
IdF
Département
Rég.
PdL
Type territoire
44 49 53 72 85 Littoral
Rétro-
litto
Rural NALM
Résidences
secondaires
33,7% 35,0% 32,9% 41,0% 39,2% 37,9% 32,9% 34,1% 31,7% 43,5% 40,3% 28,1%
Ensemble du
parc
49,9% 52,5% 51,8% 58,2% 61,1% 57,1% 55,7% 55,4% 43,8% 62,60 % 63,10 % 47,3%
Conséquence de la sur-représentation des petits logements et
de la sous-représentation des grands en leur sein, la taille
moyenne des résidences secondaires est inférieure à celle de
l?ensemble des logements du parc: en Pays de la Loire, elle
est de 3,08 pièces, contre 3,67 tous modes d?occupation
confondus.
La raison principale du décalage incombe à la présence
massive au sein de l?ensemble du parc de grands logements,
essentiellement grandes maisons occupées en tant que
résidence principale du propriétaire, catégorie bien plus
faiblement représentée parmi les résidences secondaires.
Nombre de pièces Pays de la Loire Littoral Rétro-littoral Rural NALM
Taille moyenne résidences secondaires 3,08 3,04 3,33 3,24 2,76
Taille moyenne logements du parc 3,67 3,37 3,86 3,91 3,42
Ecart taille moyenne -0,59 -0,33 -0,53 -0,66 -0,66
dû à petits collectifs 0,09 0,09 -0,03 -0,02 0,21
dû à 3 pièces collectifs -0,02 -0,02 -0,04 -0,06 0,02
dû à grands collectifs -0,13 -0,08 -0,02 -0,04 -0,02
dû à petits individuels 0,16 0,07 0,23 0,31 0,06
dû à 3 pièces individuels 0,21 0,10 0,28 0,16 0,00
dû à grands individuels -0,89 -0,49 -0,95 -1,01 -0,93
Ce constat est particulièrement vrai à l?écart du littoral, y compris dans la métropole et les communautés urbaines (NALM),
où le poids des grandes maisons est sensiblement plus important dans l?ensemble du parc que parmi les résidences
secondaires.
Proportion de grandes maisons (4 pièces et +) Pays de la Loire Littoral Rétro-littoral Rural NALM
Résidences secondaires 31,3% 29,4% 41,6% 38,5% 15,7%
Ensemble du parc 49,5% 39,7% 61,8% 60,1% 34,5%
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 7
La rotation des propriétaires de résidences secondaires
En Pays de la Loire, le taux de rotation au sein du parc de résidences secondaires (part de résidence secondaires ayant
changé de propriétaire au moins une fois au cours des 5 dernières années) est en moyenne de 5%, mais il est nettement
plus élevé dans les principales villes, où il est proche des 7%.
Il est par ailleurs supérieur à l?ensemble du parc surtout dans les principales villes, nettement moins sur le littoral.
Taux de
mutations
France
métro.
Hors
IdF
Département
Rég.
PdL
Type territoire
44 49 53 72 85 Littoral
Rétro-
litto
Rural NALM
Résidences
secondaires
5,0% 5,0% 5,3% 5,5% 5,1% 5,2% 5,2% 5,3% 5,2% 5,3% 5,1% 6,8%
Ensemble du
parc
4,1% 4,1% 4,6% 4,3% 4,3% 4,3% 4,4% 4,4% 4,8% 4,5% 4,0% 4,8%
Les résidences secondaires des personnes physiques
187560 résidences secondaires, soit 94% d?entre elles, appartiennent à des personnes physiques. Hors de la métropole et
des communautés urbaines (NALM), ce pourcentage varie peu: 93% à 95% hors littoral, 96% sur le littoral. Dans la
métropole et des communautés urbaines (NALM), il s?abaisse à 85%.
Le taux de résidences secondaires / le type / L?ancienneté / La taille des logements
Les résidences secondaires représentent 11% des logements du parc des personnes physiques (3% de celui des
personnes morales).
70% (respectivement 54%) sont des logements individuels.
12% des logements ont été construits depuis 2000, 58% avant 1975: il n?y a donc pas de spécificité en termes
d?ancienneté.
La taille moyenne des résidences secondaires appartenant à des personnes physiques est inférieure à celle des personnes
morales: 3,07 pièces contre 3,32. Cette différence résulte essentiellement de la proportion de collectifs de 3 pièces et plus:
10% dans le parc des personnes physiques, 23% dans celui des personnes morales.
L?âge des propriétaires
Globalement, près des trois quarts des résidences
secondaires sur la région appartiennent à des personnes
âgées de 60 ans ou plus, alors que c?est le cas de moins de
la moitié des résidences principales hors littoral.
Sur le littoral, les propriétaires sont nettement plus âgés
quel que soit le mode d?occupation. Dans la métropole
nantaise et les communautés urbaines d?Angers et du
Mans, les propriétaires de résidences secondaires sont
relativement plus jeunes qu?ailleurs.
Partout inférieure à 10%, la part détenue par les moins de
40 ans approche tout de même ce taux dans les EPCI
urbains.
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 8
Proportion de lgts appartenant à 60 ans et + Pays de la Loire Littoral Rétro-littoral Rural NALM
Résidences secondaires 73,5% 77,2% 70,2% 67,5% 58,3%
Ensemble du parc 53,4% 70,3% 51,90 % 49,70 % 50,2%
dont résidences principales 50,2% 64,6% 49,30 % 47,7% 49,8%
dont logements vacants 59,9% 65,9% 62,10 % 62,10 % 52,8%
Proportion de lgts appartenant à <40 ans Pays de la Loire Littoral Rétro-littoral Rural NALM
Résidences secondaires 2,9% 1,6 % 2,90 % 4,9% 9,3%
Le lieu de résidence des propriétaires
Globalement, 55% des résidences secondaires sur la région sont la propriété de personnes résidant hors de la région, alors
que c?est le cas d?à peine plus de 20% des logements vacants comme des résidences principales, en excluant les
propriétaires occupants.
Pour la métropole et communautés urbaines (NALM) cependant, seulement 1/3 des résidences secondaires ont leur
propriétaire habitant hors de la région.
Proportion de lgts appartenant à résidents
hors de la région
Pays de la Loire Littoral Rétro-littoral Rural NALM
Résidences secondaires 54,8% 56,4% 63,6% 53,7% 33,2%
Ensemble du parc hors propr. occupants 32,3% 48,7% 33,0% 24,30 % 26,8%
dont résidences principales 22,6% 28,1% 18,60 % 17,40 % 27,1%
dont logements vacants 20,7% 25,6% 17,30 % 19,00 % 22,9%
Toutes proportions gardées, les personnes résidant à l?étranger investissent plus que les autres dans les résidences
secondaires (plus sur le rétro-littoral et le rural que sur le littoral).
dont proportion de lgts appartenant à
résidents de l?étranger
Pays de la Loire Littoral Rétro-littoral Rural NALM
Résidences secondaires 4,6% 2,3% 7,7% 11,1% 2,7%
Ensemble du parc hors propr. occupants 2,4% 2,1% 3,30 % 3,0% 1,7%
dont résidences principales 1,3% 1,4% 1,20 % 1,0% 1,7%
dont logements vacants 1,6% 1,6% 1,20 % 1,8% 1,5%
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 9
L?évolution du parc des résidences secondaires
L?évolution des caractéristiques des résidences secondaires
Le nombre et le taux de résidences secondaires
Entre les 1ers janvier 1999 et 2017, le nombre de résidences secondaires en Pays de la Loire est passé en 3 temps de
176558 à 198627 (croissance moyenne de + 0,7% / an):
? 1999 - 2005: quasi-stagnation (+ 0,2% / an);
? 2005 - 2009: progression relativement forte (+ 1,6% / an);
? 2009 - 2017: progression modérée (+ 0,5% / an).
Les qualificatifs ainsi utilisés sont à rapporter à la progression généralement plus soutenue et nettement plus régulière
(+1,4% / an) du parc des résidences principalestout au long des 18 années: les rythmes de croissance respectifs
contribuent ainsi dans une large mesure à expliquer la baisse importante de proportion de résidences secondaires dans
l?ensemble du parc au cours de la première période, son maintien durant la deuxième et une baisse modérée pendant la
troisième.
98
100
102
104
106
108
110
112
114
116
118
120
122
124
126
128
130
1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017
Résidences secondaires
Résidences principales
Evolu ons comparées du nombre de RS et de RP
en Pays de la Loire
base 100 = 1999
90
95
100
105
110
115
120
125
130
135
140
145
150
155
160
165
170
1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017
Li oral Rétro-li oral "Rural" NALM
Evolu on du nombre de RS en Pays de la Loire
base 100 = 1999
8,8%
9,0%
9,2%
9,4%
9,6%
9,8%
10,0%
10,2%
10,4%
10,6%
10,8%
11,0%
11,2%
11,4%
1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017
France métro Pays de la Loire
Evolu on de la part des résidences secondaires
dans l'ensemble du parc Très limité au sein de la métropole et communautés urbaines
(NALM) en début de période, le nombre de résidences
secondaires y a connu une croissance substantielle entre 2005
et 2009, puis une augmentation moindre par la suite.
Pour autant, à l?échelle de la région, son évolution demeure
essentiellement déterminée par le littoral qui en concentre la
part majeure et dont les effectifs sont en progression régulière.
Répartition par type
de territoire
1999 2005 2009 2017
Littoral 62,8% 65,3% 64,5% 65,3%
Rétro-littoral 5,5% 5,6% 5,6% 5,5%
Rural 27,3% 24,9% 24,1% 22,7%
NALM 4,4% 4,2% 5,8% 6,5%
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 10
Le type de logements
La part des logements de type collectif parmi l?ensemble
des résidences secondaires de la région a grimpé au cours
des 18 années de 27,2% à 30,9% à la faveur
principalement de leur développement, cependant
fortement ralenti en fin de période dans la métropole et les
communautés urbaines (NALM).
Elle s?est maintenue autour de 36% sur le littoral, mais elle
a plus ou moins progressé ailleurs, passant notamment à
partir de 2005 de 10% à 20% dans la métropole et les
communautés urbaines (NALM).
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017
Li oral Rétro-li oral
"Rural" NALM
Pays de la Loire
Evolu on de la part des résidences secondaires
de type collec f
La taille des logements
Sur la région, la proportion de résidences secondaires de
petite taille diminue continuellement au profit des grandes,
quoique moins nettement après 2007. De ce fait, leur taille
moyenne augmente, mais à un rythme ralenti depuis cette
date (2,81 pièces en 1999, 2,97 en 2007, 3,04 en 2013,
3,08 en 2017).
Cette augmentation de la taille moyenne des résidences
secondaires (9,7% sur 18 ans) est commune aux quatre
grands territoires, tout en étant nettement plus élevée sur le
rétro-littoral (16,7%) et en zone rurale (18,3%) que sur le
littoral (6,9%) et dans la métropole et les communautés
urbaines (NALM) (2,9%). 25%
30%
35%
40%
45%
50%
1999
2001
2003
2005
2007
2009
2011
2013
2015
2017
1 ou 2 pièces
3 pièces
4 pièces ou +
Evolu on de la répar on des résidences secondaires
en Pays de la Loire selon la taille des logements
L?évolution des propriétaires de résidences secondaires
La rotation des propriétaires
Depuis 2011, à l?exception des 3 principaux EPCI où il se
maintient autour de 7% (davantage dans les villes centres
qu?à leur périphérie), le taux de rotation (fréquence annuelle
de changement de propriétaire), après être passé par un
maximum voisin de 6% tout au long de la 1re décennie
2000 a nettement baissé (entre 5,1% et 5,5% en 2017).
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
8%
9%
10%
1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017
Li oral Rétro-li oral
"Rural" NALM
Pays de la Loire
Evolu on du taux annuel moyen de rota on des
propriétaires de résidences secondaires
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 11
L?âge des propriétaires (personnes physiques)
C?est en partie pour des raisons démographiques que l?on
devient propriétaire d?une résidence secondaire de plus en
plus tard dans la vie: la part détenue par des personnes de
60 ans ou plus (plus particulièrement de 75 ans ou plus) ne
cesse de croître sur l?ensemble de la région (56,1% en
1999, 62,6% en 2007, 70,6% en 2013, 73,4% en 2017).
Ce vieillissement des propriétaires (en moyenne + 31% de
part des 60 ans et + sur 18 ans) est beaucoup moins
marqué dans la métropole et les communautés urbaines
(NALM) (4,1%) qu?ailleurs (30% à 38%). La relative
jeunesse des propriétaires de résidences secondaires dans
la métropole et les communautés urbaines (NALM) s?affirme
donc. 15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017
Moins de 60 ans
60 - 74 ans
75 ans et +
Evolu on de la répar on des résidences secondaires
en Pays de la Loire selon la tranche d'âge des propriétaires
Le lieu de résidence des propriétaires (personnes physiques)
La part de résidences secondaires appartenant à des
résidents de l?étranger a fortement augmenté au début des
années 2000 avant de se stabiliser à partir de 2007 à un
niveau somme toute très modeste (moins de 5%).
Depuis cette période, la répartition des origines
géographiques a peu bougé.
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
55%
1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017
Même commune que RS
Autre commune Pays de la Loire
Autre région de France
Etranger
Evolu on de la répar on des résidences secondaires
en Pays de la Loire selon le lieu de résidence des propriétaires
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 12
Les mobilités au sein du parc de résidences secondaires
Préambule
Cette partie traite des mobilités au sein du parc de résidences secondaires jusqu?en 2013. Par nature, l?évolution du nombre
de résidences secondaires a une origine mixte:
? externe: en raison des entrées de logements neufs ou de logements nouveaux (scission de logements ou
transformation de locaux en logements) d?une part, des sorties (destruction, fusion de logements ou transformation
de logements en locaux) d?autre part;
? interne: du fait des changements de modes ou statuts d?occupation au sein du parc au profit / au détriment des
résidences secondaires:
o mode = résidences principales, secondaires, logements vacants;
o statut (résidences principales) = occupation par le propriétaire, location sociale, location privée, autre.
L?importance respective des flux externes et internes conditionne donc l?évolution des effectifs.
Sur l?ensemble de la région
Période
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
2011 -
2013
2013 -
2015
Parc en début de période 176 558 176 317 176 522 178 493 185 776 190 502 192 545 196 096
Mutations
externes
/ an
+ Entrée lgts neufs 1 929 1 578 1 706 2 077 2 174 1 726 1 500
+ Entrée lgts
nouveaux
519 563 597 649 634 507 510
- Sortie lgts -593 -636 -783 -713 -589 -834 -717
Solde mut.
externes
1 855 1 505 1 520 2 013 2 219 1 399 1 293
Mutations
internes
/ an
+ Au profit 7 512 8 429 9 209 11 352 11 334 11 369 12 256
- Au détriment -9 488 -9 831 -9 745 -9 724 -11 189 -11 746 -11 773
Solde mut.
internes -1 976 -1 403 -536 1 629 145 -378 483
Lecture : Entre les 1ers janvier 2011 et 2013, le parc régional a progressé de 192545 à 196096 résidences secondaires.
Cette progression est due à la fois aux mutations externes (par an, +1500 logements neufs +510 logements nouveaux -717
sorties) et aux mutations internes (le nombre de logements autres que résidences secondaires début 2011 devenus
résidences secondaires début 2013, soit 12256 par an, étant supérieur au nombre de résidences secondaires ayant changé
de mode d?occupation, 11773).
Plusieurs observations peuvent être formulées (jusque 2013):
? Sensiblement défavorables aux résidences secondaires en début de période, les mutations internes sont alors
responsables de la quasi-stagnation des effectifs. Le rééquilibrage qui survient ensuite en deux temps, réduction puis
inversion du sens des flux, résulte d?une forte diminution du déficit avec les résidences principales (qu?elles soient
occupées par leur propriétaire ou par des locataires du parc privé), conjuguée au maintien du niveau d?excédent
avec les logements vacants;
? Ce rééquilibrage a pour effet d?amoindrir l?incidence des mutations internes sur l?évolution globale des effectifs, de
sorte que, bien que beaucoup moins fréquents et malgré leur net repli des années 2009 à 2013, les flux externes
demeurent à partir de 2003 la principale composante de la croissance du parc. En leur sein, on dénombre selon les
périodes 2,8 à 3,7 soit en moyenne 3,2 logements neufs pour 1 logement nouveau. Les sorties du parc des
résidences secondaires s?avèrent en grande partie compensées par les apports de logements nouveauxet n?ont de
ce fait qu?une incidence modeste (quoique plus forte durant les 4 dernières années) sur la progression du parc
induite par la construction neuve dont on doit néanmoins souligner le net fléchissement en fin de période;
? Entre 2011 et 2013, les résidences secondaires de la région ayant changé de mode d?occupation ont représenté en
moyenne annuelle 6,1% du parc; très inférieure à celle des logements vacants (26,9%),cette proportion est
cependant supérieure à l?ensemble du parc (5,6%) et tend de surcroît à s?accentuer (en moyenne, 5,5% entre 1999
et 2005), traduisant une instabilité relativement forte et grandissante du mode d?occupation à l?échelle régionale. Par
ailleurs, la contribution des logements neufs à la croissance du parc est de 0,8% par an.
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 13
Sur le littoral
Période
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
2011 -
2013
2013 -
2015
Parc en début de période 110 892 112 983 114 205 116 526 120 250 122 827 124 501 126 627
Mutations
externes
/ an
+ Entrée lgts neufs 1 367 1 105 1 145 1 183 1 178 884 676
+ Entrée lgts
nouveaux
228 222 289 273 246 182 180
- Sortie lgts -210 -241 -322 -264 -210 -412 -198
Solde mut.
externes
1 385 1 086 1 112 1 193 1 213 655 658
Mutations
internes
/ an
+ Au profit 2 787 3 033 3 317 3 931 3 468 3 518 3 890
- Au détriment -3 126 -3 508 -3 269 -3 262 -3 392 -3 336 -3 485
Solde mut.
internes
-340 -475 49 670 76 183 405
Lecture : Entre les 1ers janvier 2011 et 2013, le parc du littoral a progressé de 124501 à 126627 résidences secondaires.
Cette progression est due à la fois aux mutations externes (par an, +676 logements neufs +180 logements nouveaux -198
sorties) et aux mutations internes (le nombre de logements autres que résidences secondaires début 2011 devenus
résidences secondaires début 2013, soit 3890 par an, étant supérieur au nombre de résidences secondaires ayant changé
de mode d?occupation, 3485).
? Comme pour l?ensemble de la région, l?impact des mutations internes sur l?évolution du parc des résidences
secondaires se révèle dans un premier temps négatif sur le littoral. Toutefois, le déséquilibre y est beaucoup plus
modéré, et la progression globale du parc de l?époque s?en trouve moins pénalisée. Comme sur l?ensemble de la
région également, et pour la même raison, on observe, dès 2003, un renversement de solde des mutations internes
qui contribue à l?augmentation du flux de résidences secondaires;
? De son côté, l?impact des flux externes sur le niveau de progression du parc local, déterminant en début de période,
diminue fortement après 2009, en raison notamment d?une baisse marquée de l?apport de logements neufs. Il en
demeure cependant la composante principale;
? Au total, sur le littoral, le retour à un solde de mutations internes favorable en fin de période en contrepartie d?une
baisse de niveau équivalent de flux externes due aux logements neufs, contribue à maintenir, au prix d?un rythme
certes affaibli, la progression du parc de résidences secondaires à un niveau bon an mal an proche de 1000
logements par an;
? Entre 2011 et 2013, les résidences secondaires du littoral ayant changé de mode d?occupation ont en moyenne
annuelle correspondu à 2,8% du parc; sensiblement inférieure à la moyenne régionale, d?une grande régularité
dans le temps (taux compris entre 2,7% et 3,1% au cours des 7 périodes biennales), cette proportion révèle une
grande stabilité du mode d?occupation sur le littoral. Pour sa part, la contribution des logements neufs à la croissance
annuelle du parc est limitée à 0,5%.
Sur le rétro-littoral
Période
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
2011 -
2013
2013 -
2015
Parc en début de période 9 737 9 802 9 681 9 915 10 331 10 634 10 682 11 085
Mutations
externes
/ an
+ Entrée lgts neufs 159 142 149 277 260 169 146
+ Entrée lgts
nouveaux
49 37 45 50 42 35 30
- Sortie lgts -39 -52 -50 -52 -35 -40 -40
Solde mut.
externes
169 128 144 275 267 164 136
Mutations
internes
/ an
+ Au profit 517 559 682 699 704 723 857
- Au détriment -653 -747 -709 -766 -819 -863 -791
Solde mut.
internes
-137 -188 -27 -67 -116 -140 66
Lecture : Entre les 1ers janvier 2011 et 2013, le parc du rétro-littoral a progressé de 10682 à 11085 résidences secondaires.
Cette progression est due à la fois aux mutations externes (par an, +146 logements neufs +30 logements nouveaux -40
sorties) et aux mutations internes (le nombre de logements autres que résidences secondaires début 2011 devenus
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 14
résidences secondaires début 2013, soit 857 par an, étant supérieur au nombre de résidences secondaires ayant changé de
mode d?occupation, 791).
? Sur le rétro-littoral, l?impact des mutations internes sur l?évolution du nombre des résidences secondaires ne se
révèle légèrement positif qu?entre 2011 et 2013;
? En dehors de ces deux dernières années, la progression de ce nombrerepose donc intégralement sur les flux
externes, surtout sur les logements neufs dont la contribution à la croissance du parc s?élève à 1,4% par an entre
2011 et 2013;
? Entre 2011 et 2013, les résidences secondaires du rétro-littoral ayant connu un changement de mode d?occupation
ont représenté en moyenne annuelle 7,4% du parc.
Dans l?espace rural
Période
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
2011 -
2013
2013 -
2015
Parc en début de période 48 041 45 921 44 975 44 390 45 291 45 781 45 644 45 709
Mutations
externes
/ an
+ Entrée lgts neufs 183 185 262 400 489 418 314
+ Entrée lgts
nouveaux
218 245 212 248 223 218 241
- Sortie lgts -264 -256 -300 -317 -262 -272 -318
Solde mut.
externes
138 174 174 331 451 364 237
Mutations
internes
/ an
+ Au profit 3 112 3 574 3 888 4 441 4 541 4 511 4 647
- Au détriment -4 309 -4 221 -4 356 -4 321 -4 747 -4 944 -4 851
Solde mut.
internes
-1 198 -647 -468 120 -206 -433 -205
Lecture : Entre les 1ers janvier 2011 et 2013, le parc des territoires ruraux a progressé de 45644 à 45709 résidences
secondaires. Cette progression est due aux mutations externes (par an, +314 logements neufs +241 logements nouveaux
-318 sorties) diminuées des flux internes présentant un solde négatif (le nombre de logements autres que résidences
secondaires début 2011 devenus résidences secondaires début 2013, soit 4647 par an, étant inférieur au nombre de
résidences secondaires ayant changé de mode d?occupation, 4851).
? En zone rurale comme sur le rétro-littoral, l?impact des mutations internes sur l?évolution du nombre des résidences
secondaires se révèle négatif sur la quasi-totalité de la période, mais il l?est plus particulièrement à ses débuts
conduisant alors à une baisse des effectifs;
? Le nombre de résidences secondaires est quasiment stable depuis 2009, les flux externes ayant pour effet de
compenser le déficit des flux internes; la contribution des logements neufs à la croissance du parc est de 0,7% par
an entre 2011 et 2013;
? Entre 2011 et 2013, les résidences secondaires du rétro-littoral ayant connu un changement de mode d?occupation
ont représenté une moyenne annuelle 10,6% du parc exprimant une grande instabilité.
Sur la métropole et les communautés urbaines (NALM)
Période
1999 -
2001
2001 -
2003
2003 -
2005
2005 -
2007
2007 -
2009
2009 -
2011
2011 -
2013
2013 -
2015
Parc en début de période 7 888 7 611 7 661 7 662 9 904 11 260 11 718 12 675
Mutations
externes
/ an
+ Entrée lgts neufs 220 147 151 217 248 255 364
+ Entrée lgts
nouveaux
24 59 51 79 124 73 60
- Sortie lgts -80 -89 -112 -81 -83 -111 -162
Solde mut.
externes
164 118 90 215 288 217 262
Mutations
internes
/ an
+ Au profit 1 098 1 264 1 323 2 282 2 622 2 617 2863
- Au détriment 1 400 1 357 1 412 1 376 2 232 2 605 2 646
Solde mut.
internes
-302 -93 -89 906 390 13 217
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 15
Lecture : Entre les 1ers janvier 2011 et 2013, le parc de la métropole et des communautés urbaines (NALM) a progressé de
11718 à 12675 résidences secondaires. Cette progression est due aux mutations externes (par an, +364 logements neufs
+60 logements nouveaux -162 sorties) majorées de flux internes présentant un solde positif (le nombre de logements autres
que résidences secondaires début 2011 devenus résidences secondaires début 2013, soit 2863 par an, étant supérieur au
nombre de résidences secondaires ayant changé de mode d?occupation, 2646).
? Sur la métropole et les communautés urbaines (NALM) considérées globalement, après avoir été négatif jusque
2005, l?impact des mutations internes sur l?évolution du nombre des résidences secondaires est demeuré par la suite
plus ou moins nettement positif, mais avec une nette tendance à la diminution;
? De leur côté, les flux externes ont crû davantage après cette date. La contribution des logements neufs à la
croissance du parc a atteint un niveau sans précédent et sans équivalent de 3,1% par an entre 2011 et 2013,
période au cours de laquelle les résidences secondaires ayant changé de mode d?occupation ont représenté en
moyenne annuelle 22,2% du parc.
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 16
Conclusion
Les caractéristiques du parc de résidences secondaires et son évolution ne sont pas homogènes au sein de la région et se
distinguent principalement selon quatre espaces: les espaces littoraux, rétro-littoraux, métropolitains (la métropole de Nantes
et les communautés urbaines d?Angers et du Mans) et ruraux. Par ailleurs, comparativement avec le parc de résidences
principales, le parc de résidences secondaires dispose aussi de spécificités.
Ainsi, l?impact des résidences secondaires sur les marchés du logement et les enjeux qui lui sont liés sont très différents
selon les territoires, la proportion des résidences secondaires et leurs caractéristiques.
L?ancienneté du parc de résidences secondaires en particulier au sein des territoires ruraux peut interroger les acteurs sur
l?évolution de ce parc et sa rénovation.
La double attractivité des territoires littoraux, métropolitains de la région et dans une moindre mesure rétro-littoraux
(résidentiel et touristique) entraîne une croissance importante du parc de logements. Ainsi, le nombre de résidences
secondaires au sein de l?ensemble de la région augmente depuis de nombreuses années (+0,7% par an entre 1999 et
2017), mais moins fortement que celui des résidences principales (+1,4% par an). La région nantaise fait exception avec,
entre 2007 et 2017, une plus forte augmentation de ses résidences secondaires que de ses résidences principales.
L?ensemble des dynamiques résidentielles et touristiques occasionnent ainsi des tensions sur une partie des marchés de
l?habitat de la région avec des coûts du foncier et de l?immobilier élevés et en augmentation, ainsi qu?une raréfaction des
espaces constructibles. Sur certains des territoires de la région, se loger dans le parc de résidences principales devient ainsi
de plus en plus difficile pour une partie des ménages.
La question de la réponse aux besoins en logements dans les territoires tendus et touristiques se pose ainsi aussi au regard
du parc de résidences secondaires et de son évolution, également induite par la nature des pratiques touristiques et par les
incidences des aléas climatiques sur certains territoires.
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 17
Annexe 1 ? Les «bassins d?habitat»
Carte des «bassins d?habitat»
Définition
Les «bassins d?habitat» (ou «zones OTELO») correspondent aux nouvelles zones constituées pour l?estimation des
besoins en logements. Cette maille territoriale a été utilisée pour l?analyse départementale de la présente étude. 22 «bassins
d?habitat» ont été définis pour la région Pays de la Loire.
La méthode d?estimation des besoins en logements s?appuie sur l?outil OTELO, développé par le Cerema pour le ministère en
charge du logement. La version actuelle de cet outil repose sur une approximation des «marchés locaux de l?habitat» à
travers les «zones d?emploi» maillage du territorial produit par l?Insee.
Dans le cadre du développement d?une nouvelle version de l?outil OTELO déclinable à l?échelle des collectivités locales, le
ministère a estimé nécessaire de faire évoluer le cadre de la méthode d?estimation des besoins en logements en constituant
une nouvelle maille territoriale dénommée «bassins d?habitat». Elle doit permettre d?estimer les besoins à une échelle
pertinente en termes de projections de population mais aussi de marché local de l?habitat, ce que l?échelle EPCI ne permet
pas systématiquement (selon la taille et les enjeux du territoire). Ce zonage est constitué de regroupements d?EPCI contigus
constitués spécifiquement pour l?estimation locale des besoins en logements.
Les «bassins d?habitat» constituent une maille cohérente d?approximation des marchés locaux de l?habitat. Ils représentent
un objet de politique publique pertinent et comptent au minimum 50000 habitants, seuil à partir duquel l?Insee fournit des
projections de population.
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 18
Annexe 2 ? Les résidences secondaires par département
L?étude des résidences secondaires en Pays de la Loire a également fait l?objet d?une analyse pour les cinq départements de
la région.
Cette analyse se traduit par la production de fiches départementales consultables en annexe du présent rapport, ainsi que
dans la rubrique dédiée du site internet de la DREAL Pays de la Loire: http://www.pays-de-la-loire.developpement-
durable.gouv.fr/etudes-relatives-aux-politiques-de-marches-du-r2261.html
Les résidences secondaires en Pays de la Loire ? Rapport d?étude ? Mars 2021 19
Direction régionale
de l'environnement,
de l'aménagement
et du logement
Service intermodalité,
aménagement, logement
5, rue Françoise Giroud
CS 16326
44263 NANTES cedex 22
Tél : 02 72 74 73 00
Directrice de publication :
Annick Bonneville
ISSN : 2109-0017
Réf. : 1365H20JCELM
L?étude sur les résidences secondaires en pays de la Loire
Cette étude se base sur l?analyse des données de la base « Filocom ».
Vous pouvez consulter l?étude régionale, la synthèse et les fiches départementales dans la
rubrique dédiée du site internet de la DREAL Pays de la Loire :
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/etudes-relatives-aux-politiques-de-mar
ches-du-r2261.html
Les précisions sur l?outil OTELO et l?estimation des besoins en logements
Vous pouvez consulter les précisions sur ces sujets dans la rubriques dédiée du site internet de
la DREAL :
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/estimation-des-besoins-en-logements-
r1959.html
Plus d?informations sur la territorialisation de la production de logements en Pays de la Loire:
http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/territorialisation-de-la-production-de-logements-r198.html