INSEE PACA : six établissements industriels sur dix engagent des dépenses pour réduire leur impact sur l'environnement en région PACA
NOVELLA Sébastien ;OUJIA Sonia
Auteur moral
Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Marseille)
;Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Auteur secondaire
Résumé
"En 2022, 59 % des établissements industriels de 20 salariés ou plus de la région ont engagé des dépenses pour réduire l'impact de leur activité sur l'environnement, pour un montant total de 197 millions d'euros. L'industrie chimique et pharmaceutique en a réalisé le quart, suivie des secteurs de l'énergie et de la métallurgie. Motivés par le cadre réglementaire environnemental ou incités par les coûts croissants de l'énergie, les investissements se concentrent sur les économies d'énergie et les énergies renouvelables, la protection de l'air et du climat et le traitement des eaux usées. Un établissement sur cinq ayant effectué une dépense antipollution a bénéficié d'une aide publique."
Editeur
INSEE PACA
Descripteur Urbamet
Descripteur écoplanete
impact sur l'environnement
Thème
Emploi - Formation - Education
;Économie - Société
;Ressources - Nuisances
Texte intégral
Le développement durable en
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Édition 2025
Sébastien Novella, Sonia Oujia (Insee)
- Mai 2025
CHIFFRES DÉTAILLÉS
Paru le: Paru le 20/05/2025
Six établissements industriels sur dix engagent
des dépenses pour réduire leur impact sur
l?environnement
Sébastien Novella, Sonia Oujia (Insee)
En 2022, 59% des établissements industriels de 20salariés ou plus de la région ont engagé des
dépenses pour réduire l?impact de leur activité sur l?environnement, pour un montant total de
197millions d?euros. L?industrie chimique et pharmaceutique en a réalisé le quart, suivie des
secteurs de l?énergie et de la métallurgie. Motivés par le cadre réglementaire environnemental
ou incités par les coûts croissants de l?énergie, les investissements se concentrent sur les
économies d?énergie et les énergies renouvelables, la protection de l?air et du climat et le
traitement des eaux usées. Un établissement sur cinq ayant effectué une dépense antipollution
a bénéficié d?une aide publique.
Sommaire
L?industrie régionale dépense 197millions d?euros pour réduire son impact sur l?environnement
Huit euros sur dix sont consacrés aux investissements
L?industrie chimique et pharmaceutique réalise le quart des dépenses antipollution
Plus du tiers du montant des investissements vise à consommer une énergie plus propre ou
moins d?énergie
Un établissement sur cinq ayant dépensé a bénéficié d?une aide publique
Faire fonctionner et entretenir les équipements de traitement des eaux usées est la dépense
courante la plus onéreuse
Encadré 1 ? La réglementation relative aux installations classées pour la protection de
l?environnement
Encadré2? Les dépenses antipollution ont augmenté de 18% entre 2012 et 2020
Encadré 3 ? Partenariat
L?industrie régionale dépense 197millions d?euros pour réduire son impact sur
l?environnement
En 2022, 59% des établissements industriels de 20salariés ou plus de la région ont réalisé des dépenses
antipollution, aussi appelées «dépenses pour réduire l?impact sur l?environnement» (sources). Cette
proportion, très proche de celle de la France (58%), est fortement liée aux exigences réglementaires en
matière d?environnement (encadré 1). Dans la région comme en France, environ sept établissements sur
dix déclarent en effet que la réglementation est une de leurs motivations principales de dépense.
Le montant de ces dépenses antipollution s?élève en 2022 à 197millions d?euros dans la région. Ce
montant a sensiblement augmenté sur la dernière décennie (encadré 2). Les établissements qui ont
réalisé des dépenses pour réduire leur impact sur l?environnement y ont en moyenne consacré
330000euros contre 208000euros en moyenne en France. De même, les dépenses par salarié sont plus
élevées dans la région: 3000euros dépensés en moyenne contre 1700euros en France (figure 1). Cet
écart ne s?explique que partiellement par la structure du tissu industriel régional (secteurs d?activité ou
tailles d?établissement).
Figure 1 ? Proportion d?établissements ayant réalisé une dépense antipollution et
dépense moyenne par salarié de ces établissements selon leur taille
Lecture: En 2022, 93% des établissements de 250 à 499 salariés ont réalisé des dépenses antipollution. Pour
cette catégorie d?établissements, le montant moyen de la dépense par salarié est de 4900euros.
Champ: Provence-Alpes-Côte d?Azur, industries extractives, industrie manufacturière (y compris artisanat
commercial) et énergie, établissements de 20 salariés ou plus.
Source : Insee, enquête sur les investissements pour protéger l?environnement (Antipol) 2022.
Plus les établissements sont grands, plus le montant moyen des dépenses antipollution est élevé. Alors
que les établissements de 250salariés ou plus représentent dans la région 5% des établissements du
champ, ils concentrent 43% du montant des dépenses (19% pour les seuls établissements de 500salariés
ou plus). L?influence de la taille des établissements est moindre lorsque la dépense est ramenée au nombre
de salariés. La dépense par salarié des établissements de 500salariés ou plus est même inférieure à celles
des établissements de 20 à 49salariés: 1700euros par salarié contre 3600euros.
Huit euros sur dix sont consacrés aux investissements
Les dépenses antipollution s?effectuent sous la forme d?investissements ou d?études environnementales.
Parmi les établissements ayant réalisé, en 2022, des dépenses pour limiter leur impact sur l?environnement
dans la région, 82% ont réalisé des investissements, 74% des études et 56% les deux à la fois.
Les investissements représentent 80% des dépenses antipollution (soit 157millions d?euros) et s?élèvent
en moyenne à 321000euros par établissement en réalisant. Les investissements dits spécifiques, qui
consistent en l?achat d?équipements entièrement dédiés à la prévention ou au traitement de la pollution,
sont le poste principal de dépense: 67% du total des dépenses antipollution. Les investissements dits
intégrés, qui correspondent au surcoût de l?achat d?équipements de production offrant des performances
environnementales supérieures au standard du marché, représentent quant à eux 13% de la dépense
totale. En 2022, les dépenses des établissements industriels de la région pour les études
environnementales sont en moyenne de 89000euros par établissement en réalisant. Leur montant total
s?élève à 40millions d?euros. Elles sont majoritairement menées en prévision d?un investissement.
L?industrie chimique et pharmaceutique réalise le quart des dépenses
antipollution
Les dépenses dédiées à la protection de l?environnement sont plus fréquentes et plus élevées pour les
activités industrielles susceptibles d?avoir des conséquences importantes sur l?environnement. En 2022, le
secteur de l?industrie chimique et pharmaceutique, très présent en Provence-Alpes-Côte d?Azur (17% des
effectifs salariés du champ de l?étude, contre 8% en France) totalise 51millions d'euros de dépenses
antipollution, soit 26% de l?ensemble des dépenses de la région (figure2). Viennent ensuite les secteurs de
la production et de la distribution d?énergie (19% des dépenses) et de la métallurgie et des produits
métalliques (14%).
(en euros) (en %)
Dépense antipollution par salarié des établissements qui en ont réalisé (en euros)
Part des établissements qui ont réalisé des dépenses antipollution (en %)
Entre 20 et 49 Entre 50 et 99 Entre 100 et
249
Entre 250 et
499
500 ou plus Ensemble
0
1000
2000
3000
4000
5000
0
20
40
60
80
100
Figure 2 ? Proportion d'établissements ayant réalisé une dépense antipollution et
montant de ces dépenses, par secteur d?activité
Note: Pour les six grandes sociétés du secteur de l?énergie, l?unité enquêtée est l?entreprise. De ce fait si
l?entreprise a réalisé des investissements, ce sera le cas de tous ses établissements dans notre enquête.
Lecture: En 2022, le secteur de l?industrie chimique et pharmaceutique a dépensé 51,1 millions d?euros en
investissements et études en faveur de l?environnement. Dans ce secteur, 68% des établissements ont réalisé
des dépenses antipollution.
Champ : Provence-Alpes-Côte d?Azur, industries extractives, industrie manufacturière (y compris artisanat
commercial) et énergie, établissements de 20 salariés ou plus.
Source : Insee, enquête sur les investissements pour protéger l'environnement (Antipol) 2022.
Hors secteur de la production et distribution d?énergie, les secteurs dans lesquels les établissements
réalisent le plus souvent des dépenses antipollution sont ceux de la métallurgie et des produits
métalliques (79 % des établissements ont engagé des dépenses en 2022), de la fabrication d?autres
produits minéraux non métalliques (74 %) et de l?industrie chimique et pharmaceutique (68 %).
Plus du tiers du montant des investissements vise à consommer une énergie
plus propre ou moins d?énergie
Les secteurs industriels, en particulier la métallurgie et l?industrie chimique et pharmaceutique sont de
grands consommateurs d?énergie[Ferret, 2023; pour en savoir plus (4)]. Ainsi, au-delà des contraintes
réglementaires environnementales ou des enjeux de décarbonation, la hausse des coûts de l?énergie peut
inciter ces établissements à investir pour réduire leur facture énergétique. En 2022, dans la région, 35% du
montant total des investissements antipollution, soit 56millions d?euros tous secteurs industriels
confondus, sont réalisés dans le domaine de l?énergie (figure 3). Une partie de ces investissements (12%)
vise directement à consommer moins d?énergie: efficacité énergétique des processus de production,
isolation des bâtiments? Cet objectif est poursuivi par 62% des établissements ayant réalisé des
investissements. Parallèlement, 23% des investissements sont destinés à la production d?énergie à partir
de sources renouvelables (chaudières à biomasse, unité de méthanisation, panneaux photovoltaïques?).
Le domaine de l?énergie, en particulier des économies d?énergie, a un poids dans les dépenses plus faible
dans la région qu?en France. Le montant moyen investi par établissement dans ce domaine est cependant
plus important dans la région.
(en millions d'euros) (en %)
Total des dépenses (en millions d?euros)
Part des établissements qui ont réalisé des dépenses antipollution (en %)
Industrie
chimique et
pharmaceutique
Énergie :
production
et
distribution
d?électricit?
Métallurgie,
Fabrication
de produits
métalliques
(à l?excepti?
Industries
alimentaires,
Fabrication
de boissons
et de?
Fabrication
d?autres
produits
minéraux
non
métalliques
Autres
industries
Ensemble
0
40
80
120
160
200
0
20
40
60
80
100
Figure 3 ? Répartition des dépenses antipollution par domaine et type, en Provence-
Alpes-Côte d'Azur et en France
Lecture: En 2022, 12% des montants des investissements et 11% de ceux des études en prévision d?un
investissement sont dédiés dans la région aux économies d?énergie, contre respectivement 25% et 18% en
France.
Champ: Industries extractives, industrie manufacturière (y compris artisanat commercial) et énergie,
établissements de 20 salariés ou plus.
Source: Insee, enquête sur les investissements pour protéger l?environnement (Antipol) 2022.
Deuxième grand domaine d?intervention, la protection de l?air et du climat capte 28% du montant total des
investissements antipollution, et 55% de celui des études en prévision d?un investissement. Comme en
France, c?est le domaine où le montant consacré aux études est le plus élevé. Les dépenses dédiées à la
protection de l?air et du climat sont en proportion plus importantes dans la région qu?en moyenne en
France. Les montants moyens qui y sont alloués par établissement sont également plus élevés.
Le troisième domaine dans lequel les établissements investissent le plus dans le but de protéger
l?environnement est celui de l?eau. Le traitement des eaux usées et la gestion plus durable de cette
ressource concentrent respectivement 13% et 4% du montant total des investissements régionaux.
Un établissement sur cinq ayant dépensé a bénéficié d?une aide publique
Parmi les établissements de la région ayant engagé une dépense pour réduire leur impact sur
l?environnement, 19% ont bénéficié d?une aide publique (21% en France). Provence-Alpes-Côte d?Azur est
en 2022 la deuxième région de France métropolitaine où cette proportion est la plus faible, à égalité avec la
Bretagne et devant les Pays de la Loire (17%). La proportion d?établissements ayant reçu une aide varie
peu selon leur taille, à l?exception de ceux de 50 à 99salariés où elle n?est que de 14%. Ces derniers
représentent un quart des établissements ayant engagé des dépenses mais sont toutefois bénéficiaires du
tiers des 17millions d?aides accordées dans la région en 2022. Les aides publiques couvrent au total
environ 20% de la dépense environnementale des établissements bénéficiaires (25% des dépenses
d?investissement et 5% des travaux d?étude).
Quatre principaux dispositifs d?aides publiques permettent d?inciter financièrement les entreprises à
réduire l?impact de leur activité sur l?environnement. Si on exclut les six grandes sociétés du secteur de
l?énergie, l?Agence de la transition écologique (ADEME) a soutenu 28% des établissements aidés, pour des
études, investissements et des projets innovants d?infrastructures dans le domaine de la transition
énergétique et écologique. Les mesures de soutien à la transition énergétique du plan France Relance ont
concerné 20% des établissements aidés. Celles financées par les agences de l?eau, visant la réduction de la
pollution ou la dépollution des milieux aquatiques et la protection de la ressource en eau, ont été perçues
par 11% des aidés. Enfin, un établissement aidé sur cinq en Provence-Alpes-Côte d?Azur l?a été via une aide
régionale, faisant de la région la cinquième de France où cette part est la plus élevée.
Faire fonctionner et entretenir les équipements de traitement des eaux usées
est la dépense courante la plus onéreuse
(en %)
Économie d?énergie
Énergies renouvelables
Protection de l?air et du climat
Eaux usées
Gestion de l?eau
Sols, eaux souterraines et de surface
Sites, paysages et biodiversité
Déchets
Autre (carbone, bruits et vibration, rayonnement, R&D sur l?environnement)
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Investissement total :
Provence-Alpes-Côte
d?Azur
France
Étude en prévision
d?un investissement :
Provence-Alpes-Côte
d?Azur
France
Une fois réalisés, les investissements entièrement dédiés à la protection de l?environnement ont des coûts
de fonctionnement et d?entretien non négligeables. Cette dépense courante s?élève à 55millions d?euros en
2022 dans la région. Faire fonctionner et entretenir les équipements pour la collecte et le traitement des
eaux usées est le poste le plus onéreux (17,5millions d?euros, soit 32% de ces dépenses), devant les
installations pour la récupération et le traitement des déchets (22%) et celles pour la protection de l?air et
du climat (19%).
Encadré 1 ? La réglementation relative aux installations classées pour la protection
de l?environnement
La réglementation est un facteur déterminant en faveur des investissements des industriels pour
la baisse des pollutions. La réglementation relative aux installations classées pour la protection de
l?environnement (ICPE), définie par le Code de l?environnement, vise plus spécifiquement des
installations industrielles ou agricoles présentant des risques de pollution, de nuisances ou
d?accident [DREAL PACA, 2024; pour en savoir plus (6)]. Afin de s?assurer de la mise en oeuvre
effective des obligations réglementaires, notamment celles relatives à la limitation des émissions
polluantes, les inspecteurs de l?environnement en Direction régionale de l?environnement, de
l?aménagement et du logement (DREAL) et dans les Directions départementales de l'emploi, du
travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) suivent les installations sur
le terrain, expliquent la réglementation, répondent aux questions des exploitants, participent à
des réunions publiques, contrôlent régulièrement le fonctionnement des installations, exigent des
mesures correctives ou encore proposent au préfet et/ou au procureur d?engager des sanctions
en cas d?infraction.
Encadré2? Les dépenses antipollution ont augmenté de 18% entre 2012 et 2020
L?analyse des évolutions des dépenses antipollution, surtout au niveau régional, n?est pas sans
poser difficulté. Après être resté stable de 2012 à 2020, le champ des dépenses collectées par
l?enquête Antipol a sensiblement évolué en 2021, puis de nouveau en 2022, rendant difficilement
comparables les montants observés sur ces trois périodes (sources). Par ailleurs, les dépenses
antipollution sont très volatiles d?une année à l?autre au niveau régional, selon le niveau de
dépense de quelques grands établissements.
Sur la période 2012-2020, le montant total des dépenses antipollution dans la région (en euros
constants) a augmenté de 18% alors qu?il a baissé de 13% en France (figure 4). Les évolutions
diffèrent entre investissements (+28% entre 2012 et 2020) et études (-21%) et ne sont pas lisses
dans le temps. La période 2012-2015 est marquée par une forte augmentation des dépenses
d?investissement. Après une baisse en 2016, les dépenses se stabilisent entre 2017 et 2019. Cette
stabilisation marque la fin d?un cycle d?investissement de certaines entreprises, dans un contexte
de législation environnementale inchangée. En 2020, les dépenses ont été freinées par la crise
sanitaire.
Figure 4 ? Évolution des dépenses antipollution entre 2012 et 2022
Note: Les valeurs 2021 et 2022 sont représentées par des symboles car le champ des dépenses
observées par l?enquête Antipol a sensiblement évolué lors de ces deux millésimes. Les montants
collectés pour les années 2021 et 2022 ne sont donc pas directement comparables à ceux relevés entre
2012 et 2020.
Lecture: Sur la période 2012-2020, les dépenses globales antipollution ont augmenté de 18% dans la
région.
Champ: Provence-Alpes-Côte d?Azur, industries extractives, industrie manufacturière (y compris
artisanat commercial) et énergie, établissements de 20 salariés ou plus.
Source: Insee, enquêtes sur les investissements pour protéger l'environnement (Antipol) de 2012 à
2022.
Encadré 3 ? Partenariat
Cette étude a été réalisée en partenariat avec la Région Provence-Alpes-Côte d?Azur et la Direction
régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement (DREAL) Provence-Alpes-Côte
d?Azur.
Sources
(en euros constants, base 100 en 2012)
Études - Champ 2012-2020
Investissements - Champ 2012-2020
Ensemble des dépenses - Champ 2012-2020
Études - Champ 2021
Investissements - Champ 2021
Ensemble des dépenses - Champ 2021
Études - Champ 2022
Investissements - Champ 2022
Ensemble des dépenses - Champ 2022
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
0
25
50
75
100
125
150
175
200
225
Les données de cette étude sont issues de l?enquête annuelle sur les investissements dans l?industrie
pour protéger l?environnement (Antipol). Celle-ci porte sur les études pour protéger l?environnement (en
prévision d?un investissement, réglementaires ou d?impact), sur les investissements dans des matériels
entièrement dédiés à la protection de l?environnement et dans des achats d?équipements de production
plus performants en matière environnementale que ceux disponibles de manière standard sur le marché.
Les investissements de renouvellement des équipements qui ne sont pas dédiés à lutter contre la pollution
et qui n?ont pas de meilleures caractéristiques environnementales que les équipements standards du
marché ne font pas partie du champ de l?enquête.
L?enquête couvre les établissements de 20 salariés ou plus, implantés en France, appartenant aux secteurs
des industries extractives, manufacturière et de la production et distribution d?électricité, de gaz, de vapeur
d?eau et d?air conditionné (divisions 05 à 35 de la NAF rév. 2). L?unité d?observation est l?établissement, sauf
pour les six grandes sociétés du secteur de l?énergie (EDF, GRDF, Engie, RTE, Enedis et Dalkia).
Après être resté relativement stable de 2000 à 2020, le champ des dépenses observées par l?enquête
Antipol a évolué en 2021 et 2022. En 2021, les montants d?études et d?investissements visant à mieux gérer
les ressources naturelles sont nouvellement collectés: gestion durable de l?eau, utilisation d?énergie
renouvelable, équipements de production moins énergivores, etc. En 2022, s?y ajoutent les montants
d?investissements visant à optimiser l?énergie utilisée: variateurs sur un compresseur, pilotage
énergétique, destratificateur, travaux d?isolation thermique des bâtiments ou des équipements.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.?
(2) « Tableau de bord du développement durable en Provence-Alpes-Côte d?Azur », Chiffres détaillés, 2025.?
(3) VuilleminT., «Dépenses antipollution dans l?industrie en 2022 - Un établissement sur cinq ayant engagé une dépense pour réduire son impact sur
l?environnement a bénéficié d?une aide publique», Insee Focus no334, décembre 2024.
?
(4) FerretA., «En Provence-Alpes-Côte d?Azur, plus de la moitié de la consommation énergétique industrielle provient de la chimie», Insee Flash
Provence-Alpes-Côte d?Azur no95, septembre 2023.
?
(5) MichaïlescoF., Rouaud P., Sauviac M., «Une industrie moins présente mais plus résiliente», Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d?Azur no94, avril
2021.
?
(6) DREAL Provence-Alpes-Côte d?Azur, «État de l?environnement industriel PACA 2023 ?», septembre 2024.?
https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/8565118/pr_inf_112.xlsx
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8572750
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8260683
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8260683
https://www.insee.fr/fr/statistiques/7672582
https://www.insee.fr/fr/statistiques/5349880
https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/etat-de-l-environnement-industriel-paca-2023-a15467.html