Projet de loi-cadre relatif au développement du secteur des transports
ARAV Fanny ;BEAUVAIS, Jean-Marie
Auteur moral
Union européenne. Comité économique et social
Auteur secondaire
Résumé
"Dans un avis adopté et publié le 04/02/2026, le CESE pointe un décalage structurel entre les ambitions affichées par le rapport Ambition France Transports et les ressources effectivement mobilisées dans les budgets actuels. Les besoins d'investissement sont évalués à 220 Md¤ sur dix ans par le COI en 2022. Le CESE identifie un « vide de financement » sur la période 2026-2031, le fléchage des recettes issues des concessions autoroutières ne devant produire ses effets qu'à partir de 2032. Il recommande de fixer des planchers de financement contraignants pour 2032-2041 (1,5 Md¤ par an pour le rail, 1 Md¤ pour la route non concédée et 0,5 Md¤ pour le fret)."
Editeur
CESE
Descripteur Urbamet
Descripteur écoplanete
inégalité socioéconomique
Thème
Transports
;Administration publique
;Aménagement du territoire
Texte intégral
Projet de
loi-cadre relatif
au développement
du secteur
des transports
RAPPORTEURS
Fanny Arav et Jean-Marie Beauvais
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AVIS
2026-004
NOR : CESL1100004X
Lundi 2 février 2026
JOURNAL OFFICIEL
DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Mandature 2021-2026
Projet de loi-cadre
relatif au développement
du secteur des transports
Avis du Conseil économique, social
et environnemental sur proposition
de la commission Économie et finances
Rapporteurs :
Fanny Arav
Jean-Marie Beauvais
Question dont le Conseil économique,
social et environnemental a été saisi
par lettre du Premier ministre en date
du 7 janvier 2026. Le bureau a confié
à la commission Économie et finances,
la préparation d?un avis Projet de loi-cadre
relatif au développement du secteur des
transports, en recourant à la procédure
simplifiée prévue à l?article 6 de l?ordonnance
n° 58-1360 du 29 décembre 1958.
La commission Économie et finances
présidée par M. Jacques Creyssel a désigné
Mme Fanny Arav et M. Jean-Marie Beauvais
comme rapporteurs.
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AVIS
Introduction 4
1 - Contexte général 6
2 - Les positions récentes du CESE
sur les mobilités 9
3 - Commentaires article par article 11
Article 1er 11
Titre I ? Réseaux routiers (articles 2 à 4) 12
Article 2 12
Article 3 13
Article 4 13
Titre II ? Réseaux ferroviaires (articles 5 à 9) 14
Article 5 14
Article 6 15
Article 7 15
Article 8 16
Article 9 16
Titre III ? Transports en commun et SGP
(articles 10 à 15) 17
Article 10 17
Article 11 18
Article 12 18
Article 13 20
Article 14 20
Article 15 20
Titre IV ? Fret (articles 16 à 17) 21
Article 16 21
Article 17 21
Titre V ? Dispositions diverses
(articles 18 à 19) 22
Article 18 22
Article 19 23
Dix considérations complémentaires 23
Scrutin 28
Annexes 30
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Conformément à l?article 70 de la
Constitution, le gouvernement sollicite
l?avis du CESE sur le projet de loi-cadre
relatif au développement des transports
dont les articles 1er et 17 contiennent une
dimension de programmation au sens 34 et
70 des articles de la Constitution. Le ministre
des transports a exprimé le souhait que la
consultation du CESE porte sur l?intégralité
du texte (19 articles) d?une part, en
raison du rôle que le CESE a joué dans le
déroulement de la conférence « Ambition
France Transports » au printemps 2025 et
d?autre part, parce que cette loi-cadre prend
place dans un processus progressif sur le
sujet des mobilités et ne peut être dissociée
d?une réflexion plus large sur la transition
écologique. Ce sont des sujets sur lesquels
le CESE a beaucoup travaillé ces dernières
années à travers des avis portant tout autant
sur les infrastructures, les mobilités et le
financement de la transition écologique, ainsi
que sur les précédentes lois organiques.
Dans son premier article, le projet de loi-
cadre (PJL-cadre) annonce la préparation
prochaine d?une loi de programmation
pluriannuelle des transports. Ceci correspond
à une demande renouvelée du CESE depuis
plusieurs mandatures. En vertu de l?article 70
de la Constitution, le CESE devrait, le moment
venu, être saisi sur ce projet de texte. A ce
titre, le CESE se tient à la disposition du
législateur afin d?anticiper la préparation des
prochains travaux pour pouvoir participer
pleinement à l?exercice démocratique qui lui
incombe.
5
Cette loi-cadre, très attendue par
l?ensemble des acteurs concernés,
établit un principe général de définition et
d?ajustement des ressources, notamment
financières, destinées aux différents
modes de transport. Elle s?inscrit
dans une logique de réallocation des
ressources du secteur des transports,
en particulier des recettes issues des
concessions autoroutières, afin de
donner la priorité à la rénovation des
réseaux existants, conformément aux
dispositions de l?article 1er. Cette volonté
s?inscrit également dans un tournant
des transports et des mobilités et leur
nécessaire transition énergétique et
écologique.
Après l?article 1er, le projet de loi-cadre
s?articule autour de quatre titres portant
respectivement sur les réseaux routiers,
le réseau ferroviaire, les transports en
commun et le fret.
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Contexte général
PARTIE 1
Le projet de loi-cadre permettra
de formaliser une réflexion
structurante sur le choix du système
de financement des transports
et, plus largement, des mobilités,
orientant ainsi les choix stratégiques
de la politique de transport. En
effet, les réflexions sur les usages,
les besoins, le rôle des acteurs
et les procédés ont fait l?objet
de nombreuses avancées via
notamment les rapports d?experts
(conférences de financement,
assises de la mobilité, loi
d?orientation des mobilités, loi pour
un nouveau pacte ferroviaire) qui
démontrent l?intérêt des pouvoirs
publics à optimiser l?organisation et
la gouvernance du secteur ainsi que
le financement des investissements.
Cependant, la question du
financement dans une continuité
indispensable aux projets de long
terme est restée à ce jour une
pierre d?achoppement et ce à
plusieurs titres : d?une part du fait
de l?absence à ce jour de fléchage
financier explicite et pérenne, qui
fragilise la visibilité des budgets de
ainsi directement dépendant des
arbitrages suivant le principe de
non affectation du budget général et
à l?annualisation des financements
publics, et plus particulièrement en
période de contraintes budgétaires.
Et d?autres part du fait de la difficile
préservation des recettes issues du
transports pour une réaffectation
sur le domaine de transports et
plus encore sur leurs évolutions
intermodales. Les hésitations sur
l?application du principe pollueur-
payeur (écotaxe, éco-redevance
poids lourds) illustrent ces difficultés
au cours des dernières décennies.
Ainsi l?affirmation d?une réaffectation
des ressources des transports aux
transports marque une évolution
décisive.
En outre, les dispositifs de
gouvernance actuels montrent leurs
limites à traiter certains aspects
de cohérence d?ensemble, ou à
corriger certaines carences liées à
la nouvelle amplitude des enjeux de
dérèglements climatiques comme de
cohésion sociale et territoriale. C?est
ainsi que l?ambition portée par la loi
pour un nouveau pacte ferroviaire
(2018) qui a acté le reclassement
de 35 milliards d?euros en dette
publique (demande d?Eurostat)
mais sans donner de souffle
supplémentaire a rendu inévitable
une requalification de SNCF Réseau
en organisme divers d?administration
centrale (ODAC) restreignant ses
possibilités d?initiatives financières.
En effet, du fait de son statut
d?ODAC, chaque euro de déficit
comme chaque euro de dette de
SNCF réseau remonte directement
au déficit et à la dette publics.
Pour limiter cet endettement, la
tutelle du ministère des finances a
imposé une règle d?or (ratio dette/
marge opérationnelle) et un ratio de
limitation des financements sur les
petites lignes.
7
Par la suite, la loi d'orientation sur
les mobilités (LOM) et l?annonce de
100 milliards d?euros d?ici à 2040 sur
l?infrastructure ferroviaire a fait place à
une trajectoire financière d?ajustement
partagée pour financer le maintien du
réseau dit structurant. Cette trajectoire
qui se concrétise par des contrats de
performance (dont le dernier est arrivé
à échéance, et le prochain est en cours
de négociation) manque également
de visibilité et de sécurisation sur les
quelques années nous séparant d?une
possible contribution via les concessions
autoroutières dont les ressources
seraient fléchées vers les transports.
Les besoins d?investissements dans
les mobilités sont considérables : dans
son rapport datant de 2022, le Conseil
d?orientation des infrastructures (COI)
les évaluait à 220 milliards d?euros sur
les dix prochaines années1. La France a
insuffisamment investi dans la rénovation
et la modernisation de ses réseaux,
notamment dans le ferroviaire où elle
figure en queue de peloton de l?Europe
sur les investissements/habitant/an2.
Le rapport Ambition France Transports
(2025) estime l?effort à +3 milliards
par an sur 2026-2031 en faveur de
la performance, la robustesse et la
résilience des infrastructures nationales
existantes, dont 1,5 milliard pour le
réseau ferroviaire ; 1 milliard pour
résorber la dette grise du réseau routier
national non concédé et commencer
sa modernisation ; 0,5 milliard pour
accroître la performance et la résilience
du fret ferroviaire et fluvial.
1? Rapport du COI « Investir plus et mieux dans les mobilités pour réussir leur transition », Olivier Milan
et Pierre-Adrien Collet, Rapport de synthèse : stratégie 2023-2042, décembre 2022
2? Avis du CESE « Anticiper et prévenir les risques liés au changement climatique pour les infrastructures»,
Alain André et Didier Gardinal, janvier 2026
3? Direction générale du Trésor, « Stratégie pluriannuelle des financements de la transition écologique
et de la politique énergétique nationale (SPAFTE) », octobre 2025
4? Citepa « Nouvelle estimation des émissions de l?année 2025 par le baromètre prévisionnel du Citepa »,
janvier 2026
Toutefois ces ambitions ne
transparaissent pas dans la loi de
finances 2025 et le projet de loi
de finances pour 2026 : baisse
concomitante des moyens de l?Agence
de financement des infrastructures de
transport de France (AFITF) à hauteur
de -5% et des crédits du programme 203
(infrastructures et services de transports
de la mission Ecologie, développement
et mobilités durables) de -3% alors
que le besoin identifié est en hausse.
Cette contradiction révèle un décalage
fondamental entre les objectifs énoncés
par Ambition France Transports et les
ressources réellement mobilisées. Le
CESE exprime son inquiétude sur cet
aspect.
Par ailleurs, le CESE se félicite de la
prise en compte des enjeux d?atténuation
et d?adaptation dans la rédaction de
ce projet de loi-cadre, le secteur des
transports étant le premier contributeur
aux émissions territoriales de gaz à effet
de serre (34 %)3 et en retard sur les
objectifs fixés par la stratégie nationale
bas carbone 3 (SNBC 3) pour 2025
(objectif de -5 %, réalisé : -1,4 %)4.
Ces dispositifs, même s?ils sont connus
depuis longtemps, demandent encore un
accompagnement social et économique
pour l?ensemble des acteurs dont
notamment l?industrie, la logistique
et le commerce.
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/COI_2022_Programmation_Synthese%20-%20def_0.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2026/2026_01_risques_chgmnt_climatique.pdf
https://www.citepa.org/nouvelle-estimation-des-emissions-de-lannee-2025-par-le-barometre-previsionnel-du-citepa/
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Dans la perspective d?une loi de
programmation faisant suite à cette
loi-cadre, le CESE souhaiterait voir
repris les ambitions du rapport
Ambition France Transports, alors
que la loi-cadre ne crée aucun
financement par le biais de fiscalité
nouvelle, de ressources sectorielles
ou de garanties budgétaires
pluriannuelles. En particulier :
Î Les scénarios de ressources
fiscales (versement mobilité
déplafonnés, écotaxes régionales
interopérables) recommandés
par le rapport Ambition ont
été abandonnés sous pression
patronale.
Î Le fléchage des recettes des
concessions autoroutières,
présenté comme la planche
de salut, ne prendra effet
qu?après 2032, laissant un vide
de financement 2026-2031.
Î La charge de financement est
reportée, pour l?essentiel, sur
les usagers via l?indexation
automatique des tarifs (article 11),
sans contrepartie d?offre massifiée
ni mécanisme de solidarité.
Ce choix revient à privilégier
l?équilibre des comptes d?exploitation
des autorités organisatrices de la
mobilité (AOM) et de SNCF Réseau
sur la transformation des mobilités.
9
Le CESE souhaite d?abord souligner que
certains principes énoncés dans un de
ses avis remontant à 20135, sont repris,
12 ans plus tard donc, dans le PJL-Cadre :
Î « Donner, dans la hiérarchisation des
projets, la priorité à l?optimisation
de l?existant sur la construction
de nouvelles infrastructures, aux
alternatives à la route et l?aérien
en prenant en compte le point de
basculement modal de l?aérien vers
le ferroviaire, ainsi qu?aux modes et
projets ayant le plus faible impact
en termes d?émission de GES et sur
l?environnement. »
Î « Assurer le financement nécessaire
pour la régénération du réseau
ferroviaire et pour maintenir en bon
état le réseau routier existant. »
Le CESE a examiné à plusieurs reprises
les enjeux relatif au financement des
infrastructures de mobilité dont certaines
analyses font écho aux sujets du jour.
Ainsi dans son avis sur le projet de loi
d?orientation des mobilités6 (LOM)
5? Avis du CESE « La transition énergétique dans les transports », Bruno Duchemin et Sébastien Genest,
juillet 2013
6? Avis du CESE « Avant-projet de loi d?orientation des mobilités », Bruno Duchemin, novembre 2018
7? Avis du CESE « L?impact des infrastructures de réseaux dans l?économie », Fanny Arav, mai 2020
8? Avis du CESE « Quelles solutions pour des mobilités durables et inclusives en zones peu denses ? »,
Sébastien Mariani, juillet 2023
9? Avis du CESE « Cannabis : sortir du statu quo, vers une législation encadrée », Florent Comain
et Helno Eyriey, janvier 2023
en 2018, le CESE formulait plusieurs
préconisations relatives aux
investissements de l?Etat dans les
transports qui restent d?actualité
aujourd?hui telles que le fléchage de
la TICPE vers la mobilité (préconisation 23)
ou le financement de l?AFITF à hauteur
des objectifs (préconisation 29). A
ce sujet, dans ce même avis, le CESE
estime que la taxation est un instrument
efficace de développement durable si
elle est juste, proportionnée et équitable
(préconisation 3).
Dans l?ensemble, en plus de son avis sur la
LOM, le CESE s?appuie sur six avis en lien
avec la thématique des mobilités et de
financement de la transition écologique :
Î « L?impact des infrastructures de
réseaux dans l?économie »7 (2020) ;
Î « Quelles solutions pour des mobilités
durables et inclusives en zones peu
denses ? »8 (2023) ;
Î « Cannabis : sortir du statu quo, vers
une législation encadrée »9 (2023) ;
Les positions récentes
du CESE sur les mobilités
PARTIE 2
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2013/2013_16_transition_energie_transport.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2018/2018_29_loi_mobilite.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2020/2020_08_impact_infrastructures_reseaux.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_20_mobilites_durables.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_02_cannabis.pdf
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Î « Financer notre Stratégie
Energie-Climat : donnons-
nous les moyens de nos
engagements »10 (2023) ;
Î « Mieux connecter les Outre-
mer »11(2024) ;
Î « Anticiper et prévenir les
risques liés au changement
climatique pour les
infrastructures »12 (2026).
Il convient aussi de rappeler les
travaux et recommandations de la
convention citoyenne sur le climat
(2020) ainsi que celle sur les
temps de l?enfant13 (2025). Pour
la première, il s?agit notamment de
se référer au volet « se déplacer »
et ses neufs objectifs (notamment
sur la baisse de l?usage de la voiture
individuelle, le transfert modal du
transport routier vers le ferroviaire
ou le fluvial, ou encore la réduction
10? Avis du CESE « Financer notre Stratégie Energie-Climat : donnons-nous les moyens
de nos engagements », Julia Grimault, février 2023
11? Avis du CESE « Mieux connecter les Outre-mer », Danielle Dubrac et Pierre Marie-Joseph,
octobre 2024
12? Avis du CESE « Anticiper et prévenir les risques liés au changement climatique
pour les infrastructures », Alain André et Didier Gardinal, janvier 2026
13? Rapport du CESE « Rapport de la Convention citoyenne sur les temps de l?enfant »,
novembre 2025
14? Convention Citoyenne pour le Climat « Thématique Se Déplacer », 2020
des effets néfaste du transport
aérien)14. Pour la convention sur les
temps de l?enfant, le CESE rappelle
notamment la proposition 17 :
« Mettre en place un plan de
mobilité jeunes pour prendre en
compte les besoins en transports
(qu?ils soient vers l?établissement
scolaire ou vers toutes leurs
activités) ».
Si nous comprenons que le
périmètre de ce projet de loi-cadre
est circonscrit à l?élaboration d?un
premier niveau de fléchage de
financement, le CESE souhaite
apporter une contribution plus
élargie. Nous proposons donc de
présenter une analyse article par
article, puis d?indiquer les éléments
nécessitant un engagement du
législateur dans les divers textes
à venir ou par la réactualisation de
l?existant.
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_04_strategie_energie_climat.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_04_strategie_energie_climat.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2024/2024_16_OM.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2026/2026_01_risques_chgmnt_climatique.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2026/2026_01_risques_chgmnt_climatique.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/CCTE-Rapport-citoyen.pdf
https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/se-deplacer-2/
11
Article 1er
15? Op. cit.
16? Op. cit.
17? Op. cit.
18? Op. cit.
Le CESE appelle depuis plusieurs années
de ses voeux une programmation des
investissements, y compris sur le volet
de la « dette grise » et le rôle central
à confier au Conseil d?orientation des
infrastructures (COI) (cf. préconisation
10 de l?avis sur les risques liés au
changement climatique pour les
infrastructures15). Dès 2020 dans son
avis « L?impact des infrastructures de
réseaux dans l?économie »16 et à nouveau
en 2026 dans l?avis « Anticiper et
prévenir les risques liés au changement
climatique pour les infrastructures »17,
le CESE a alerté sur l?urgence de
rattraper le retard d?investissement
dans les planifications financières
des infrastructures de réseaux, non
seulement pour maintenir un minimum
qualitatif, mais aussi pour permettre
son évolution et sa modernisation
(préconisation 9).
Le CESE avait déjà préconisé dans
son avis sur les mobilités en zones peu
denses18 de prélever un supplément de
recettes publiques sur les concessions
autoroutières pour financer de nouvelles
solutions de transports plus durables et
inclusives (préconisation 12).
D?une façon générale, le CESE souhaite
formuler six autres remarques :
Î Le principe, pour la première
programmation décennale, d?un fléchage
intégral des recettes supplémentaires
issues de ce nouveau régime de
concessions autoroutières, en plus
de recettes actuelles, représente un
engagement fort mais nécessaire au
vu des montants d?investissements
en jeu et des limites des ressources
budgétaires identifiées. Une attention
particulière devra être apportée aux
salariés des concessions (clauses
sociales dans les futurs contrats)
Î L?article expose qu?ultérieurement,
seule « une fraction » de ces
ressources sera allouée : le CESE
estime nécessaire de préciser le
niveau de ladite fraction. En l?absence
de chiffrage de cette « fraction », le
projet de loi laisse le gouvernement
maître de la répartition entre modes,
sans garantie parlementaire. Le CESE
recommande que le texte de loi, ici ou
dans la future loi de programmation,
fixe un plancher contraignant : au
minimum 1,5 milliard d?euro par an
pour le réseau ferroviaire, 1 milliard
Commentaires article
par article
PARTIE 3
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d?euros par an pour la route non
concédée, 0,5 milliard d?euros
par an pour le fret, pour la
période 2032-2041 (horizon de
la première programmation). À
défaut de ce chiffrage, la loi-cadre
demeure une coquille vide.
Î De plus, la réaffectation des
recettes autoroutières doit aller
vers les modes bas-carbone et
être clairement encadrée, avec
par exemple un plancher minimal
de 50 % des recettes totales
afin d?assurer un véritable report
modal, et d?appliquer ce cadre à
l?ensemble des concessions et pas
seulement aux nouvelles.
Î Le maintien des péages
autoroutiers doit être clairement
explicité.
Î Le principe d?une meilleure
redevabilité démocratique de
l?AFITF (et plus largement les
19? Op. cit.
plans stratégiques du COI) devant
les assemblées et les citoyens et
citoyennes. Dans l?attente d?une
loi de programmation, le CESE
recommande un mécanisme de
sécurisation des budgets alloués
et crédits fléchés à la rénovation
et la modernisation des réseaux,
afin de ne pas subir de nouveaux
aléas budgétaires.
Î Le CESE demande qu?une
évaluation économique ex-ante
des effets (impact et résilience
des infrastructures de réseaux,
résistance, durabilité) soit
systématiquement conduite.
Comme dit plus haut, le CESE
réitère son souhait de poursuivre
son rôle de conseil du gouvernement
notamment dans le cadre des
futures lois de programmation,
comme le prévoit l?article 70 de la
Constitution.
Titre I ? Réseaux routiers (articles 2 à 4)
Article 2
Le CESE est favorable à la
transposition en droit national
de la directive Eurovignette
mais recommande de prévoir
l?accompagnement des impacts
économiques et financiers sur les
acteurs locaux (cf. préconisation 18
de l?avis sur les risques liés au
changement climatique pour les
infrastructures19). En outre, le
CESE réaffirme son soutien aux
mesures d?écotaxe régionale (à
l?exemple de la région Grand-Est)
et autres mesures ciblant plus
particulièrement les véhicules lourds
en transit, comme le proposait le
rapport Ambition France Transports.
13
Article 3
Le CESE est favorable au déploiement
des infrastructures de recharge sur les
autoroutes et voies rapides ainsi qu?aux
incitations proposées dans le projet de
loi (préconisation 10 de l?avis impact
des infrastructures, préconisation 6
de l?avis « Pour des mobilités durables
et inclusives en zones peu denses »20
et préconisation 10 de l?avis « L?impact
des infrastructures de réseaux dans
l?économie »21).
Article 4
Si le CESE ne s?est pas exprimé sur
les voies et moyens d?améliorer la lutte
contre la fraude sur le réseau autoroutier,
il préconise d?augmenter l?affectation aux
collectivités territoriales de montants
supérieurs provenant entre autres des
ressources tirées des amendes liées à
l?automobile et ses usages (préconisation
19 de l?avis « Anticiper et prévenir les
risques liés au changement climatique,
pour les infrastructures »22).
Le CESE appelle le gouvernement
à négocier avec les autorités
communautaires afin de renforcer la
contribution des poids lourds en transit
20? Op. cit.
21? Op. cit.
22? Op. cit.
au financement de l?entretien des routes
(préconisation 18 du même avis). Par
exemple, instaurer une écotaxe sur
le transit pourrait générer 2 milliards
d?euros de recettes supplémentaires.
Le CESE a recommandé également de
renforcer le contrôle de la législation
sociale en matière de transport routiers
de marchandises et la répression des
infractions à cette législation sociale,
notamment en augmentant les moyens des
directions régionales de l?environnement,
de l?aménagement et du logement
(DREAL). L?augmentation de ces recettes
publiques grâce à une augmentation
des contrôles contre le dumping
environnemental, économique et social,
devrait utilement abonder les ressources
financières du secteur des transports via
notamment les collectivités territoriales
pour financer des mobilités alternatives.
Dans le cadre de la loi de programmation,
le CESE recommandera d?instituer une
réserve budgétaire affectée aux amendes
prononcées contre les transporteurs
récidivistes de violations sociales,
alimentant un fonds dédié aux transports
collectifs dans les bassins de mobilité
concernés. Cette approche lierait la
répression du non-respect des droits du
travail à un financement redistributif des
mobilités durables.
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Titre II ? Réseaux ferroviaires (articles 5 à 9)
Article 5
Le CESE n?a pas examiné en
détail les enjeux actuels (fond
de concours, évolution des
péages, etc.) liés aux capacités
de financement de SNCF Réseau,
mais considère que le report de
deux ans du ratio dette/marge
opérationnelle est une mesure
d?urgence qui repousse le problème
sans le résoudre. Le ratio SNCF
Réseau reste structurellement
fragile (8,5 en 2024, objectif de
6 en 2028). Cette trajectoire
est difficilement compatible avec
l?ambition d?investir 1,5 milliard
d?euros par an supplémentaires
en régénération (besoin Ambition
France Transports).
Le CESE considère donc que le
report du ratio sans mobilisation
de ressources nouvelles dédiées
à SNCF Réseau est une impasse.
L?Etat doit rapidement (dès 2026)
produire un plan financier alternatif
prévoyant soit une diversification de
l?alimentation du fond de concours
par l?État ou autres entreprises
ferroviaires, soit une diversification
des ressources de SNCF Réseau
(péage modulé, crédits carbone,
fonds infrastructures publiques,
doublement de la fraction d?accises
assises sur les carburants), soit une
recapitalisation. Sans ressources
nouvelles, SNCF Réseau continuera
sa trajectoire de désendettement
sur le seul dos de la réduction
d?investissements, prolongeant la
« dette grise » ou la contraction du
réseau ferré national.
En outre, on peut s?interroger sur la
légitimité de la fixation d?un ratio de 6
à respecter entre sa dette financière
nette et sa marge opérationnelle
d?ici 2028, tant sur la gouvernance
financière que sur le coût des reports
jugés sur un fondement comptable
à l?instant donné. A ce titre, les
différences de capacités d?action
de l?ODAC SNCF Réseau sont
considérablement plus contraintes.
L?adéquation de la nouvelle date
choisie pour l?atteinte du ratio doit
donc être mise en cohérence avec la
nouvelle équation financière attendue
pour SNCF Réseau dans la suite
de la conférence gouvernementale
Ambition France Transports.
Le gouvernement a annoncé que les
nouveaux financements de SNCF
Réseau seront actés par décret :
le CESE souhaiterait être consulté
le moment venu. Il rappelle que les
ressources provenant des futures
concessions ne se concrétiseront
pas avant 2032. Si la promulgation
d?un décret permet une rapidité
de versement indispensable sur
l?année en cours, elle ne signifie pas
une garantie de financement, et
exclue une collégialité démocratique
dans la prise de décision. Le CESE
entend cette possibilité comme
palliatif en attente de la loi de
programmation où les l?ensemble
des acteurs seront consultés. Quant
au renouvellement du contrat de
performance Etat-SNCF Réseau,
le CESE estime nécessaire que
les termes de la négociation ne se
limitent pas à des considérations
strictement financières et incluent
des impératifs d?aménagement du
territoire et de maintien de l?égalité
républicaine.
15
Par ailleurs, bien que cette répartition
financière n?apparaisse pas précisément
dans cet article, le CESE a noté lors
de la présentation des conclusions
d?Ambition France Transports qu?il
serait demandé au groupe SNCF de
contribuer par ses propres moyens
- à raison d?un tiers environ - à l?effort
financier supplémentaire d?1,5 milliard
d?euros nécessaire au maintien de la
consistance et de la performance du
réseau ferroviaire à partir de 2028. Si
cette annonce se trouvait confirmée par
les termes des décrets d?application de
la présente loi relatifs au financement
du ferroviaire, le CESE recommande
que les incidences sociales d?éventuels
gains de productivité fassent l?objet
d?une anticipation partagée avec les
organisations syndicales représentatives,
tant sur la trajectoire que sur les
modalités.
Article 6
Cet article vise à donner un fondement
législatif aux montages financiers dits
de « subsidiary quasi equity » (SQE)
permettant l?apport en jouissance à une
société de biens du domaine publique.
Le CESE n?ayant pas examiné l?intégralité
des solutions de financement exposés ici,
il ne peut s?appuyer sur des délibérations
existantes. Toutefois, le CESE s?inquiète
du risque d?une entrée de montages
quasi-privatisants (PPP, transfert de
propriété de ligne) sur le domaine public
ferroviaire sans débat démocratique
véritable. Le CESE recommande que ces
dispositions soient accompagnées d?une
obligation d?évaluation : avant tout recours
aux montages SQE au-delà du projet
ERTMS (système européen de gestion
de trafic des trains), le gouvernement
doit demander l?avis du CESE et publier
une évaluation des impacts financiers et
patrimoniaux.
Le CESE estime nécessaire de disposer
d?une étude préalable présentant les
avantages et les risques s'appuyant sur
les cas déjà réalisés (Air France) tant
sur la structure financière à moyen et
long terme (report de dettes, statut et
gouvernance de la filiale) que sur les
personnels dédiés (transfert, statut
juridique, etc.).
Article 7
L?article contient deux dispositions à visée
de simplification. La première concerne le
transfert de biens entre filiales du groupe
SNCF. Le CESE souligne la nécessité
de veiller au maintien des actifs dans
le patrimoine public, tout en gardant
à l?esprit les spécificités du secteur
ferroviaire et les responsabilités propres
au gestionnaire d?infrastructures.
La seconde vise à faciliter la réalisation
de projets de modernisation ou de
développement situés dans des zones
couvertes par des plans de prévention
de risques technologiques. Aussi, le
CESE se félicite de la mention « sans
augmenter les risques » mais s?interroge
sur les modalités d?analyses de risques
et sur l?application du droit du travail,
qui devront faire l?objet d?études
(cartographie et évaluation des risques)
et de consultation des commissions
santé, sécurité et conditions de travail
(CSSCT) des établissements sur site.
Le CESE signale que l?article 7 doit être
accompagné d?une garantie explicite
concernant la simplification des
procédures d?autorisation administrative.
Elles ne doivent pas affaiblir l?application
du droit du travail ni les obligations de
prévention des risques technologiques
pour les salariés. Le CESE recommande
l?ajout d?une disposition générale rappelant
que les mesures de simplification du titre
II-ferroviaire (articles 5-9) ne peuvent
en aucun cas être dérogatoires aux
dispositions du Code du travail, du Code
de la sécurité sociale, ou des conventions
collectives du secteur ferroviaire.
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Article 8
Le CESE n?a pas eu l?opportunité
de travailler sur la question des
droits des voyageurs, mais rappelle
que la protection effective de ces
droits signifie que le voyage doit être
considéré de bout en bout et inclure
le cas échéant le fait que plusieurs
opérateurs sont concernés. Pour
cela, il serait nécessaire de mettre
en place, dans le respect du droit
des affaires, une base d?information
unique, un guichet unique à
destination des voyageurs ainsi
qu?une chambre de compensation
entre opérateurs d?une part, et
entre opérateurs et Autorités
organisatrices dans le cas d?un titre
unique, d?autre part.
Article 9
Il a trait à la prise en compte de
l?aménagement du territoire lors
de la fixation du niveau des péages
ferroviaires. Cependant pour le
CESE, cette orientation appelle
des précisions complémentaires.
En effet, le principe selon lequel
toute baisse des péages doit
être compensée mérite d?être
explicitement affirmé. D?autres
éléments que seuls les aspects
tarifaires doivent être pris en
considération pour réaffirmer une
véritable politique d?aménagement
du territoire et ce pour l?ensemble
des secteurs d?activités. Concernant
le sujet « transports », une définition
plus explicite des missions du
service public ferroviaire et de sa
gouvernance pourrait faire l?objet
d?une actualisation de la LOM.
Par ailleurs, la notion de TGV
d?aménagement du territoire devrait
être précisée.
Se posent également les questions
des modes de financement du
réseau et de la structure tarifaire
elle-même, ainsi que du processus
et des sources de financement
de la péréquation. Dans son avis
sur le projet de loi LOM, le CESE
préconise d?améliorer la péréquation
solidaire entre différents territoires
et la péréquation entre différents
secteurs économiques, de
rechercher un équilibre dans
le financement des moyens
nécessaires pour faire face aux
besoins en matière de mobilité.
Le CESE considère que le seul
énoncé de principes reste
insuffisant. L?article 9 doit être étayé
par des dispositions précises :
Î Création obligatoire d?un fonds de
péréquation ferroviaire national,
alimenté par une sur-tarification
des services rentables (ex. liaisons
premium Île-de-France?Lyon)
affectée à la subvention des
services déficitaires en zones peu
denses.
Î Tarification négative obligatoire
pour les liaisons structurantes
peu rentables (petites gares
de maillage territorial, lignes
d?aménagement du territoire en
montagne/massifs), sous réserve
de compensation.
Î Intégration d?une trajectoire de
tarification ferroviaire dans les
contrats de performance et
dans les plans stratégiques de
politiques des transports votées
en chambres parlementaires,
après consultation des parties
prenantes.
17
Î Suppression de l?avis conforme de
l?Autorité de régulation des transports
(ART) en matière de péréquation
territoriale, remplacé par un avis
simple : l?ART ne doit pas pouvoir
bloquer une baisse tarifaire justifiée par
l?aménagement du territoire au motif
d?équilibre financier micro-économique.
23? Canton de Berne « Ordonnance sur l?offre de transport public (OOT) », 1997
D?autres modalités peuvent être
étudiées, telles que le contrat de service
public universel (exemple suisse)23
ou l?attribution de lots de sillons avec
sujétions particulières (modèle espagnol).
Il est important de mettre en cohérence
les missions de l?ART avec les choix
de politiques de transport nationales,
d?autant plus si ces politiques font l?objet
d?un vote au parlement.
Titre III ? Transports en commun et SGP (articles 10 à 15)
Article 10
Le CESE n?a pas préparé d?avis sur les
services express régionaux métropolitains
(SERM) mais il s?est intéressé au modèle
économique de la Société du Grand Paris,
précurseur de la Société des grands
projets (SGP) via différents avis. Il reconnaît
l?intérêt de son statut d?établissement
public industriel et commercial (EPIC), la
qualité de la gouvernance et de la gestion
économique de la SGP et son statut lui
permettant de lever la taxe d?équipement et
de se financer sur les marchés sans impact
sur le budget de l?Etat. Si ses compétences
sont reconnues, le CESE s?inquiète de la
coexistence de deux maitres d?ouvrage
sur le ferroviaire et en conséquence,
potentiellement, deux gestionnaires
d?infrastructure avec SNCF Réseau ouvrant
le risque d?un réseau à deux vitesses.
Enfin le CESE est préoccupé des risques
d?aspiration des ressources publiques.
La SGP finance par effet de levier
(taxes d?équipement, financements
marchés) alors que SNCF Réseau reste
dépendante du financement public.
Cette asymétrie aboutira inévitablement
à concentrer les investissements de
modernisation et les services haut de
gamme sur les tracés SGP (Île-de-France,
périphéries urbaines, trajets rentables) et
à laisser en sous-équipement chronique
les réseaux ferroviaires régionaux et
les petites gares de maillage territorial
gérées par SNCF Réseau.
Le CESE recommande donc l?adoption
d?une « clause de convergence » : tout
investissement SGP au-delà d?un seuil
(500 millions d?euros cumulés) doit être
assorti d?une affectation simultanée d?au
minimum 30 % à la régénération des
réseaux régionaux SNCF Réseau gérés
par les régions.
Le CESE estime nécessaire de réaliser
un retour d?expérience sur les conditions
effectives (marchés, gouvernance de projet
sur plusieurs périmètres) du calendrier de
réalisation des travaux du « grand Paris »
dont la SGP est maître d?ouvrage.
Dans un objectif de plus grande
transparence et de partage avec la
société civile des conditions de réalisation
des SERM, le CESE souligne l?intérêt
d?une transmission d?information régulière
entre la « gouvernance locale » mise
en place pour chaque projet de SERM,
notamment pour veiller à la livraison du
projet de service, et les comités des
partenaires des autorités organisatrices
concernées par le projet.
https://www.belex.sites.be.ch/app/fr/texts_of_law/762.412
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Article 11
L?indexation prévue des tarifs de
transports en commun sur l?inflation,
sauf avis contraire des organismes
concernées, ne retient pas l?accord
du CESE.
Le CESE identifie deux effets
néfastes à ce principe : tout d?abord
un effet désincitatif à l?utilisation des
transports en commun, mode de
transport alternatif à la voiture plus
respectueux de l?environnement.
Ensuite un effet procyclique : en
effet, une indexation sur l?inflation
crée un emballement des prix en
cas d?inflation forte, comme celle
que nous avons connu ces dernières
années. C?est un phénomène déjà
observé dans d?autres domaines
comme pour l?indice de référence
des loyers.
L?augmentation des tarifs est
fondée quand elle est accompagnée
d?une augmentation de l?offre,
mais pas de façon indifférenciée,
et c?est aux AOM de la décider
expressément dans le cadre de
leurs conseils d?administration qui
sont représentatifs des équilibres
locaux et au sein desquels siègent
les représentants des usagers,
des entreprises et des élus locaux.
Le CESE note toutefois qu?en
plus de son effet procyclique,
cette indexation peut peser sur
les salariés et l?ensemble des
usagers, et plus encore sur les plus
fragiles. Néanmoins la contribution
des usagers constitue un levier
indispensable pour garantir la
soutenabilité financière des AOM et
leur capacité à développer l?offre.
De plus, une hausse mécanique
des tarifs devrait s?accompagner
parallèlement de mesures
équivalentes sur la fiscalité
des entreprises (possibilité de
déplafonnement du versement
mobilité, ou dispositif tel qu?en
l?absence d?augmentation des
salaires au moins égale à cet indice,
le versement mobilité soit revalorisé
d?autant sauf délibération contraire
de l?AOM). Ainsi sous condition
d?offre supplémentaire, on peut
envisager un déplafonnement du
versement mobilité. Afin d?éclairer
la décision sur les leviers du
financement des transports, des
évaluations des impacts sur le
territoire, sur les mobilités mais
aussi sur acteurs économiques dont
les entreprises, par les AOM, sont
recommandées par le CESE.
Aussi, le CESE rappelle-t-il encore
plus fortement son attachement
à l?impératif de maintien de tarifs
sociaux pour certains publics
(préconisation 8 de l?avis sur le
projet de LOM), comme c?est le
cas pour les familles nombreuses,
les étudiants, les chômeurs ou les
militaires.
Article 12
L?évolution de la composition des
comités des partenaires ne fait pas
l?objet d?un consensus au sein du
CESE.
Certains considèrent que la
composition actuelle des comités
des partenaires est structurellement
asymétrique et ne garantit pas
le poids des voix de ceux qui
subissent les impacts des décisions
et nécessite d?associer l?ensemble
des financeurs et les usagers des
transports. D?autres souhaitent
garder la composition actuelle,
considérant que le financement
provient des employeurs.
Concernant le rôle du comité des
partenaires dont la consultation en
amont de toute réforme tarifaire
19
est obligatoire, le CESE estime que
la représentation des usagers, des
salariés et des associations demeure
insuffisante. Si la loi prévoit leur
participation, son effectivité reste à
réaffirmer sur l?ensemble des AOM.
Au-delà de la définition des parties
prenantes présentes et du minimum de
50 % attribué au collège employeurs, la
composition précise des comités des
partenaires n?a pas été jusqu?à présent
encadrée par un texte réglementaire.
Si comme le prévoit le 3° de cet article,
un décret venait fixer précisément
les modalités d?organisation et de
fonctionnement du comité des partenaires,
le CESE souhaiterait donc pouvoir être
consulté sur ce projet de texte.
Le CESE se félicite de l?amendement
proposé au quatrième alinéa de l?article
1231-5 du code des transports qui
prévoit qu?avant toute réforme tarifaire
substantielle, soit présentés au comité
des partenaires les impacts socio-
économiques prévisibles ainsi qu?une
évaluation a posteriori dans un délai de
trois ans. Il s?interroge cependant sur
la portée du terme « substantielle » et
rappelle que le comité des partenaires
n?est aujourd?hui saisi en matière
tarifaire que sur le versement destiné au
financement des services de mobilité. Le
CESE souligne donc qu?une version plus
volontariste en termes de transparence
pourrait prévoir la consultation du
comité des partenaires pour toute
réforme tarifaire, tout en prévoyant
en plus une présentation des impacts
socio-économiques et une évaluation
a posteriori lorsque cette réforme est
« substantielle ».
Des précisions devront être apportées
dans les textes futurs sur les modalités
de construction et de responsabilité des
comités des partenaires et autres instances
de consultation, qui devraient être le
relai de l?AOM afin d?assurer une réelle
collégialité et transparence dans les choix
et priorisation décidées par la collectivité.
Le rapport annuel exigé par le nouvel
article L. 1231-8 doit inclure un volet
« équité et cohésion » obligatoire, rendant
compte de :
Î L?évolution de la part modale par quartier
et bassin de mobilité, ventilée par classe
socio-économique et catégorie d?âge.
Î Le pourcentage de la population
couverte par les tarifs sociaux et
l?évolution de cette couverture.
Î Le ratio usagers dépendants (sans
véhicule personnel) / usagers par choix,
par secteur de service.
Î Les écarts de fréquentation avant/
après toute augmentation tarifaire,
segmentés par publics fragiles.
Î Tout arbitrage tarifaire justifié au
regard de la cohésion territoriale
(déficit accepté sur lignes de maillage,
subventions intersectorielles, etc.).
Î Le suivi des plans de mobilité.
Chaque AOM devra publier ce rapport
en assemblée générale et le transmettre
à l?État. En cas d?évidence d?une
augmentation des inégalités de mobilité,
l?État pourra activer une clause de
révision tarifaire (mécanisme de « pause-
révision »). Le CESE salue l?obligation
de publication d?un rapport annuel sur
les ressources et dépenses des AOM,
qui constitue une avancée majeure en
matière de transparence. Il demande
toutefois que ce rapport précise :
Î la distinction entre la part du versement
mobilité acquittée par les employeurs
privés et celle acquittée par les
employeurs publics ;
Î la part du versement mobilité
consacrée à l?investissement ;
Î une évaluation du montant de toutes les
fraudes (y compris cotisations URSSAF
et absence de plan de mobilité
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employeur).
Le CESE propose d?examiner la
possibilité de moduler l?attribution
des subventions de l?État au maintien
d?un niveau minimal de mobilisation
des ressources tarifaires, mais de
ne pas en faire une conditionnalité
afin de prendre en compte les
spécificités territoriales et le
respect des compétences des
AOM. Une analyse d?impact sur
le tissu socio-économique du
territoire considéré est de nouveau
recommandée.
Article 13
Le CESE se félicite de cette
proposition. Dans son avis sur
les risques liés au changement
climatique pour les infrastructures24,
le CESE préconise la création de
macro-régions transfrontalières
pour favoriser le financement de
projets communs (préconisation
20).
Article 14
Le CESE salue la mention
de planification régionale de
l?intermodalité prévu par ce
texte. Il souligne l?importance du
plan de mobilité et son souhait
d?une meilleure articulation
avec les schémas régionaux
d?aménagement, de développement
durable et d?égalité des territoires
(STRADDET).
Toutefois le CESE rappelle qu?il s?est
également exprimé en faveur d?un
renforcement de la planification
locale des mobilités à l?échelle d?un
bassin de vie. Ainsi dans son avis sur
les mobilités en zones peu denses,
24? Op. cit.
25? Op. cit.
le CESE a préconisé (préconisation
10) de rendre obligatoires les
plans de mobilités simplifiés ?en y
prévoyant un bouquet minimal de
modalités de déplacement?, ?en
les rendant compatibles avec les
autres documents de planification
locale? et ?en y déclinant la lutte
contre l?isolement par thématique
(chômage, handicap, âge,
genre...)?. Il a également préconisé
(préconisation 11) que la planification
locale des mobilités puisse être
coconstruite avec le comité des
partenaires, le cas échéant après
une participation citoyenne animée
par ce comité et associant conseils
de développement (CODEV) et
conseils économiques, sociaux
et environnementaux régionaux
(CESER).
Article 15
Le CESE n?a pas eu l?opportunité
de travailler sur le sujet de la
sécurité des transports scolaires
récemment. En revanche, le CESE
rappelle que, dans son avis sur le
cannabis25, il avait préconisé de
« revoir le dépistage du cannabis
au volant afin de sanctionner
uniquement l?emprise en
développant l?étude scientifique et
l?opérationnalité de la mise en oeuvre
des tests comportementaux »
(préconisation de l?axe 2). Afin
d?assurer l?opposabilité et la sécurité
juridiques des tests de dépistage
mis en place, il serait souhaitable
que ceux-ci permettent de discerner
l?emprise comportementale et pas
seulement un contact historique
avec cette substance.
21
Titre IV ? Fret (articles 16 à 17)
Article 16
S?il adhère à l?objectif poursuivi dans
cet article, le CESE ne se prononce pas
faute d?avoir travaillé sur l?harmonisation
des frais de manutention portuaire pour
supprimer le surcoût de manutention
dans le mode fluvial dans l?objectif de
développer ce mode de transport.
Une attention particulière doit être portée
à la fluidité et la compétitivité des flux
maritimes et fluviaux, en valorisant la
prise en compte du facteur écologique.
Article 17
Cet article vise à accélérer la
décarbonation des flottes de poids
lourds, à l?origine de 22 % des gaz à
effet de serre émis par les différents
modes de transport. Pour inciter à une
modification des pratiques contractuelles
des chargeurs, cet article propose
la création d?un marché réservé aux
prestations des transports réalisées par
des véhicules électriques ou à hydrogène.
Une trajectoire pluriannuelle est définie.
Le CESE soutient l?objectif de
décarbonation des flottes de transport
routier lourd, mais souligne que le
seul instrument d?une « obligation de
marché réservé » doit s?accompagner
d?un fonds de soutien aux PME
transporteurs conditionné à l?effectivité
des investissements de décarbonation.
En outre, pour permettre une véritable
fluidité de ces transports, il est
impératif que l?ensemble de la chaîne
d?infrastructure électrique soit adapté
(prix, volume, borne de recharge?),
et les impacts sur la résilience des
infrastructures, les impacts sociaux,
la sécurité routière et la qualité de l?air
soient suffisamment étudiés. Le CESE
souligne ces points d?amélioration, mais
note que les ambitions ne sont pas à
la hauteur des engagements pris dans
le cadre de la stratégie nationale bas-
carbone (SNBC 3).
Le CESE regrette que le projet de loi
n?évoque pas le fret ferroviaire, pourtant
puissant vecteur de décarbonation.
Sur ce sujet, le CESE examinera
prochainement en séance plénière
la décarbonation de la logistique
alimentaire, notamment sur le volet
transport. Le CESE regrette l?absence
de financement et de réflexion sur le fret
ferroviaire alors que le rapport Ambition
France Transports identifiait 0,5 milliard
d?euros par an. Seul un report modal
permettrait d?éviter la congestion des
axes routiers.
Par ailleurs, si les notions de
donneurs d?ordre, de groupe et de
commissionnaires de transports ont
bien été prévues dans la rédaction de
l?article afin d?en sécuriser l?applicabilité,
le CESE s?interroge sur l?efficience des
dispositions prévues pour prévenir
d?éventuels contournements par de la
sous-traitance en cascade.
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Titre V ? Dispositions diverses (articles 18 à 19)
26? Op. cit.
27? Avis du CESE « La participation du public aux décisions impactant l?environnement »,
Pascal Ferey et Aminata Niakaté, septembre 2025
28? Au niveau international ou multilatéral :
- La Convention d?Aarhus (1998)
- La Convention européenne des droits de l?homme (1953)
- Déclaration de Rio 1992 (Sommet des Nations Unies)
Au niveau européen :
- Directive évaluation environnementale des projets (1985, 2011 complétée en 2014)
- Directive prévoyant la participation du public lors de l?élaboration de certains plans et
programmes relatifs à l?environnement (2003)
- Directive concernant l?accès du public à l?information en matière d?environnement
(2003)
Au niveau national, les dispositions pertinentes du CE à savoir :
- Articles L123-19-1 et 411-2 du code de l?Environnement
- Article 3 et 7 de la Charte de l?Environnement
Ainsi que différents rapports :
- Rapport annuel du Conseil d?Etat pour l?année 2020
- Rapport sénatorial n° 630 de 2018 « Prévention des risques industriels : ne pas baisser
la garde »
- Rapport de la CNDP1 sur les concertations en matière de nucléaire
- Recommandation n°4 du rapport d?information sénatorial « Prévention des risques
industriels : ne pas baisser la garde » du 26 janvier 2022.
Article 18
Cet article formule des
propositions de simplification
visant à accélérer des travaux et
à générer des économies dans la
conduite de projets ou la gestion
d?infrastructures de transports. Si
le CESE est sensible à l?argument
d?efficacité, il recommande la
prudence sur l?appel à la « raison
impérative d?intérêt public majeur ».
Cette notion constitue une remise
en cause profonde de l?équilibre
du droit de l?environnement et va à
l?encontre de positions exprimées
dans certains avis du CESE prônant
notamment la consultation des
publics dans le cadre de projets
menaçant la biodiversité et autres
enjeux environnementaux (cf. l?avis
sur les modèles productifs26
- nécessaire consultation des
publics - et sur « La participation
du public aux décisions impactant
l?environnement »27).
Le CESE rappelle qu?il est
profondément attaché au respect
du droit environnemental et que la
volonté de sécurisation de délais
ne doit pas se faire au détriment
de toute forme de démocratie,
conformément aux textes en
vigueur28. A ce titre, la notion « de
raison impérative d?intérêt public
majeur » mériterait une réflexion
et un processus intégrant les
évolutions des enjeux sociétaux et
environnementaux et des impacts
sur le long terme.
Par ailleurs, des économies
peuvent être réalisées grâce à la
mutualisation (achats de matériel,
des services et des logiciels
de billettique) ainsi que par le
renforcement des synergies entre
réseaux et secteurs.
23
Article 19
Enfin, ce dernier article permet la
ratification de 15 ordonnances sur la
29? Op. cit.
30? Loi suisse sur le transport de voyageurs 745.1, mars 2009
rédaction desquelles le CESE n?a pas
été consultées. En conséquence, il ne se
prononce pas sur cet article.
Dix considérations complémentaires
Le périmètre de ce projet de loi ne
couvre qu?une partie des problématiques
relatives aux mobilités. Au-delà de ce
périmètre, le CESE souhaite porter à
l?attention du gouvernement un certain
nombre de considérations :
1. Le CESE s?alarme de l?absence de
vision sur le droit à la mobilité des
populations en territoires peu denses
et le risque de sacrifice de la desserte
fine du territoire. Dans cet esprit, il a
par exemple préconisé, dans son avis
sur les mobilités en zone peu dense29,
le déploiement d?un « forfait mobilité
durable » (préconisation 4) dont l?objectif
est d?assurer à toutes et tous l?accès à
une solution de mobilité dans tous les
territoires. Dans le prolongement, la
France pourrait s?inspirer du modèle
suisse d?obligation de service universel qui
pose une obligation d?offre de transports
en commun pour toutes les communes
de plus de 100 habitants, et cela à des
fins notamment de report modal et de
réduction des émissions de gaz à effet de
serre30.
a. En outre, l?ouverture à la
concurrencecontribue à accentuer des
inégalités de territoires, notamment
concernant les « grandes lignes ».
Celles-ci se répartissent entre lignes
dites SLO (Service librement organisé)
et les Intercités qui font l?objet d?une
convention avec l?Etat. En l?absence de
régulation étatique de l?offre de service
SLO, les entreprises se spécialisant
sur les itinéraires les plus rentables, ils
délaissent les lignes et les arrêts les
moins intéressants. Cette concentration
de la concurrence mise à mal, la
péréquation qui était organisée en interne
chez SNCF voyageurs. Cette dernière
devant répondre à la concurrence, mais
aussi contribuer au fonds de concours
via des dividendes définies. Le CESE
s?interroge sur le devenir d?un certain
nombre de dessertes, dont on pressent le
désengagement, d?autant que l?alternative
par service d?autocar est aujourd?hui
moins développée qu?espéré.
Le CESE propose une clarification des
stratégies :
Î SLO (Service Librement Organisé) :
liaisons rentables Paris-Lyon, Paris-
Marseille, où concurrence peut jouer
et où l?équilibre financier est atteint
sans subvention (opérateurs privés,
SNCF Voyageurs en mode commercial).
Î TGV d?aménagement du territoire :
liaisons structurantes mais déficitaires
ou faiblement rentables, pour lesquelles
une péréquation solidaire via des
subventions publiques doit garantir
la continuité de service et l'équité
territoriale.
https://www.lexfind.ch/tolv/223942/fr
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b. Compte-tenu du contexte
budgétaire et en dépit de l?ambition
portée par le gouvernement, il est
à craindre que cette desserte fine
soit sacrifiée et avec elle, l?idéal de
la continuité territoriale et du droit
à la mobilité pour les citoyens et
citoyennes dans tous les territoires.
Ce risque est particulièrement
prégnant pour les personnes à
mobilité réduite (PMR) dont les
conditions de prise en charge dans
les transports restent, malgré des
progrès, largement perfectibles. Face
à ces évolutions, le principe d?une
obligation de service universel des
transports (mentionné ci-avant avec
le cas suisse) procurerait l?assurance
d?une continuité de service et d?un
maintien, voire d?une augmentation
de la desserte fine du territoire,
s?appuyant sur l?intermodalité. Au-delà
de la simple énonciation d?un droit à la
mobilité opposable, le CESE s?est ainsi
prononcé en faveur de l?instauration
d?une obligation en urbanisme
opérationnel d?accès multimodal
pour toute zone d?activité et tout
équipement essentiel en prenant en
compte l?aire de desserte de ces
équipements et en faisant vérifier
cette obligation par la commission
d?accessibilité? (préconisation 1 de
l?avis sur les mobilités en zones peu
denses31).
c. Chaque région ayant de larges
compétences sur les TER sans
coordination entre elles, le CESE
s?interroge sur les différentes offres
de trains et de tarifs, des continuités
inter-régionales, et des potentielles
inégalités territoriales. De plus, cette
absence de coordination pèse sur
l?expérience voyageur.
31? Op. cit.
32? Op. cit.
2. Dans la continuité, l?absence de
mention des enjeux spécifiques
des Outre-mer conduit le CESE à
solliciter l?ajout d?une mention de
cette problématique. Dans son avis
relatif aux connexions maritimes,
aériennes et numériques dans
les territoires ultramarins32, le
CESE préconise entre autres de
renforcer les dispositifs de continuité
territoriale pour les Outre-mer
en veillant à une égalité de prise
en charge entre les territoires
(préconisation 5 de l?avis). Le CESE
l?a souvent rappelé dans ses travaux,
dans les Outre-mer, des difficultés
spécifiques existent autant pour les
transports intérieurs que maritimes
(95% des marchandises passent
par bateau). Les conditions d?un
accès effectif au droit à la mobilité
y sont souvent critiques et ce pour
des raisons diverses liées à leur
géographie (Polynésie française et
Guyane notamment), à leur isolement
(à Wallis et Futuna ou à Saint-Pierre-
et-Miquelon) et de manière générale
à leur retard de développement
économique social et structurel.
L?insuffisance de transports en
commun provoque un recours trop
systématique à la voiture. Cela se
traduit par des congestions routières
qui ne cessent de s?amplifier et
constituent un goulet d?étranglement
au développement de ces territoires.
Compte tenu des vulnérabilités
des Outre-mer notamment face
aux risques climatiques, le CESE
appelle le gouvernement à prévoir
un volet consacré aux enjeux et
développement des transports dans
les Outre-mer.
25
3. Tout document stratégique sur les
mobilités mettant en avant le défi du
changement climatique devrait inclure le
transport aérien. Les enjeux de report
modal vers le ferroviaire ainsi que de
fiscalité sont essentiels à l?articulation
d?une vision globale nécessaire pour
résoudre des équations complexes.
4. Penser les mobilités dans leur ensemble
et inciter aux reports modaux vertueux
(rail, transports en commun) constitue
un facteur-clé de succès, Dans son avis
sur les mobilités durables en zones peu
denses33, le CESE souligne l?intérêt de
consacrer un volet de planification des
investissements fléchés sur les « petites
lignes ferroviaires » (lignes de desserte
fine du territoire) (préconisation 14). Dans
ce même avis le CESE souligne également
l?utilité du programme TIMS et la nécessité
de pérenniser son financement au-delà de
2026 (préconisation 7 de l?avis « Quelles
solutions pour des mobilités durables et
inclusives en zones peu denses ? »). Le
programme TIMS a permis de financer
des diagnostics territoriaux de mobilité
et à déployer 80 projets de nouvelles
solutions dans les territoires peu denses
à l?échelle d?un bassin de mobilité.
La poursuite d?une telle démarche
programmatique semble indispensable
pour concrétiser le droit de toutes et tous
à la mobilité et déployer des solutions de
rabattement vers les transports réguliers,
notamment les futurs services express
régionaux métropolitains.
5. Dans le même esprit, le CESE s?étonne
de l?absence de la prise en compte de la
filière du fret et des sujets liés, comme
l?intermodalité et la filière logistique,
pourtant essentiels à l?atteinte de nos
objectifs environnementaux. A cela
s?ajoute l?enjeu stratégique de nos ports
et du développement de leur hinterland.
33? Op. cit.
6. La tarification des transports et la part
supportée par les usagers dans l?équilibre
des modèles économiques
sont des sujets de controverses. Le CESE
est sensible aux questions de justice
sociale et de cohésion des territoires. Si
la gratuité des transports en commun ne
doit être envisagée qu?au cas par cas, il
importe surtout de maintenir les tarifs
sociaux voire d?en élargir l?application en
s?inspirant des meilleures pratiques.
7. Il manque un volet investissement dans
les compétences dans cette approche
englobant quatre secteurs de mobilité
au sein desquels les métiers sont
appelés à évoluer et où la question de
l?attractivité des métiers se pose. En lien
avec une programmation pluriannuelle
des investissements, un schéma
directeur social serait nécessaire qui
intégrerait une trajectoire de l?emploi,
des moyens de financements à l?appui
de l?amélioration des conditions
de travail, du développement des
compétences (notamment pactes
sectoriels régionaux pour l?investissement
dans les compétences transports,
labellisation sociale, soutien aux
filières stratégiques impliquées dans
les chaînes de valeur du transport?).
La modernisation des transports
(électrification, automatisation, report
modal) implique une transformation
profonde des métiers, des qualifications
et de l?attractivité des emplois. Le risque
est que cette transformation se fasse par
destruction nette d?emplois (réduction
d?effectifs via productivité), plutôt que
par transformation qualitative (montée en
compétences, conditions améliorées).
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En outre, le CESE recommande
la généralisation de schémas
directeurs sociaux dans les
entreprises du secteur du transport,
qui pourraient faire l?objet d?un
suivi tripartite avec les partenaires
sociaux.
8. La modernisation des réseaux
de transport implique une filière
industrielle qui ait la capacité de
former un personnel dédié à chaque
mode de transport, et d?instruire
des innovations sur le long terme.
Cela nécessite une meilleure
visibilité sur les investissements.
9. Le CESE insiste sur l?importance
de l?évaluation des politiques
publiques : le projet de loi-cadre
est certes bâti sur des rapports
économiques et financiers
rigoureusement préparés, mais
aurait bénéficié de la prise en
compte de l?évaluation de la LOM et
des leçons tirées ; de même,
le projet de loi-cadre ne comporte
34? Avis du CESE « Financer notre stratégie énergie-climat : donnons-nous les moyens
de nos engagements », Julia Grimault, février 2023
aucune disposition annonçant qu?il
fera l?objet d?une évaluation dans
les trois ou cinq ans. Le CESE
considère que l?absence d?obligation
d?évaluation constitue une lacune
démocratique. Tout dispositif
législatif de long terme doit prévoir
un mécanisme obligatoire de
révision ex-post et d?ajustement
en fonction des résultats.
10. Dans une vision systémique,
le CESE a travaillé sur différentes
solutions de financement de la
transition écologique applicables
aux transports. Par exemple, le
CESE préconise d?utiliser une
part de la plus-value foncière
générée par l?investissement
dans les infrastructures pour
faciliter le financement des projets
favorables à la transition écologique
(préconisation 6), y compris
des projets de transport l?avis sur
le financement de la SFEC34.
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_04_strategie_energie_climat.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_04_strategie_energie_climat.pdf
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L'avis a été adopté à l'unanimité des présents.
Scrutin
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Annexes
Composition de la commission Économie et finances
à la date du vote1
Président
Jacques CREYSSEL
Vice-présidents
Jean-Marie BEAUVAIS
Fabienne ROUCHY
Agir autrement pour
l'innovation sociale
et environnementale
Claire TUTENUIT
Marianne TORDEUX
BITKER
Agriculture
Véronique BLIN
Manon PISANI
Artisanat et
Professions Libérales
Fabienne MUNOZ
Associations
Martin BOBEL
Marie-Claire MARTEL
Claire THOURY
CFDT
Pascal GUIHENEUF
Marie-Hélène MEYLING
Jean-Yves LAUTRIDOU
CFE-CGC
Véronique BIARNAIX-
ROCHE
CFTC
Manuel LECOMTE
CGT
Benoît GARCIA
Mohammed OUSSEDIK
Fabiene ROUCHY
CGT-FO
Sébastien BUSIRIS
Hervé QUILLET
Coopération
Jacques LANDRIOT
Entreprises
Jacques CREYSSEL
Fany RUIN
Michèle SALVADORETTI
Environnement
et nature
Jean-Marie BEAUVAIS
Julia GRIMAULT
Elodie MARTINIE-
COUSTY
Familles
Bernard DESBROSSES
Non-inscrits
Alain BAZOT
Outre-mer
Pierre MARIE-JOSEPH
Santé et citoyenneté
Dominique JOSEPH
UNSA
Fanny ARAV
Alternatives sociales
et économiques
Erik MEYER
CFDT
Sébastien MARIANI
CGT-FO
Alain ANDRE
Entreprises
Didier GARDINAL
ont participé à titre
consultatif aux travaux
de la commission au titre
de leur expertise dans le
domaine des transports
et des avis récents
qu'ils ont porté sur les
transports (« Anticiper
et prévenir les risques
liés au changement
climatique pour les
infrastructures »,
rapporté par Alain André
et Didier Gardinal et
« Pour des mobilités
inclusives et durables
en zones peu denses »,
rapporté par Sébastien
Mariani)
31
Secrétariat général
du Gouvernement
Tél : 01 42 75 80 00
Hôtel de Matignon
57 rue de Varenne - 75700 PARIS
Paris, le 07 janvier 2026
Monsieur le Président
Conformément à l?article 70 de la Constitution, vous trouverez ci-joint, pour avis, le projet de loi
cadre relatif au développement des transports, dont les articles 1er et 17 peuvent être regardés comme
relevant de la catégorie des dispositions de programmation au sens des articles 34 et 70 de la
Constitution.
Compte tenu de l?urgence qui résulte du calendrier actuellement prévu pour l?inscription de ce
projet de loi à l?ordre du jour du Conseil des ministres du 04 février prochain, je vous serais
reconnaissante de me faire parvenir l?avis du Conseil économique, social et environnemental avant le 28
janvier afin que le Conseil d?Etat puisse en tenir compte dans l?avis qu?il rendra en Assemblée générale.
Nous vous transmettrons ultérieurement l?étude d?impact pour ce projet de loi.
Je vous prie d?agréer, Monsieur le Président, l?assurance de ma haute considération
Monsieur Thierry BEAUDET
Président du Conseil économique,
social et environnemental
Palais d?Iéna
9, place d?Iéna
75775 PARIS CEDEX 16
Pour le Premier ministre
et par délégation,
La Secrétaire générale du Gouvernement
Claire LANDAIS
Lettre de saisine2
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32
Bibliographie3
Ambition France Transports,
« Rapport de la Conférence »,
juillet 2025
Canton de Berne, « Ordonnance sur
l?offre de transport public (OOT)
», 1997 : Ordonnance sur l?offre de
transport public (OOT)
CESE, « Anticiper et prévenir
les risques liés au changement
climatique, pour les infrastructures »,
Alain André et Didier Gardinal,
Avis, janvier 2026 : les risques liés
au changement climatique pour les
infrastructures
CESE, « Avant-projet de loi
d?orientation des mobilités sur saisine
gouvernementale », Bruno Duchemin,
Avis, novembre 2018 : projet de loi
d?orientation des mobilités (LOM
CESE, « Cannabis : sortir du statu
quo, vers une légalisation encadrée »,
Florent Compain et Helno Eyriey, Avis,
janvier 2023
CESE, « Financer notre Stratégie
Énergie-Climat : donnons-nous les
moyens de nos engagements »,
Julia Grimault, Avis, février 2023 :
le financement de la stratégie
françaises énergie-climat
CESE, « L?impact des infrastructures
de réseaux dans l?économie », Fanny
Arav, Avis, mai 2020 : l?impact des
infrastructures de réseaux dans
l?économie
CESE, « La participation du
public aux décisions impactant
l?environnement », Pascal Férey et
Aminata Niakaté, Avis, septembre
2025 : La participation du public aux
décisions impactant l?environnement
CESE, « La transition énergétique
dans les transports », Bruno
Duchemin et Sébastien Genest, Avis,
juillet 2013 : La transition énergétique
dans les transports
CESE, « Mieux connecter les Outre-
mer », Danielle Dubrac et Pierre-
Marie-Joseph, Avis, octobre 2024 :
Mieux connecter les Outre-mer
CESE, « Nos modèles productifs
face aux enjeux de transformation :
quels défis pour l?avenir ? », Pascal
Guihéneuf et Michèle Salvadoretti,
Avis, mars 2025 : les modèles
productifs
CESE, « Quelles solutions pour des
mobilités durables et inclusives en
zones peu denses ? », Sébastien
Mariani, Avis, juillet 2023 : mobilités
dans les zones peu denses
CESE, « Rapport de la Convention
citoyenne sur les temps de l?enfant »,
Rapport, novembre 2025 les temps
de l?enfant
Citepa, « Baromètre Citepa »,
octobre 2025
Conseil d?orientation des
infrastructures (COI), « Investir plus
et mieux dans les mobilités pour
réussir leur transition », Olivier Milan
et Pierre-Adrien Collet, Rapport de
synthèse : stratégie 2023-2042,
décembre 2022
Direction générale du Trésor,
« Publication de la deuxième édition
de la stratégie pluriannuelle des
financements de la transition
écologique et de la politique
énergétique nationale (SPAFTE) »,
octobre 2025
Assemblée fédérale de la
Confédération suisse, « Loi sur le
transport de voyageurs (LTV) » du 20
mars 2009 (État le 1er janvier 2023)
https://www.belex.sites.be.ch/app/fr/texts_of_law/762.412
https://www.belex.sites.be.ch/app/fr/texts_of_law/762.412
https://www.belex.sites.be.ch/app/fr/texts_of_law/762.412
https://www.belex.sites.be.ch/app/fr/texts_of_law/762.412
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2026/2026_01_risques_chgmnt_climatique.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2026/2026_01_risques_chgmnt_climatique.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2026/2026_01_risques_chgmnt_climatique.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2018/2018_29_loi_mobilite.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2018/2018_29_loi_mobilite.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_04_strategie_energie_climat.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_04_strategie_energie_climat.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2020/2020_08_impact_infrastructures_reseaux.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2020/2020_08_impact_infrastructures_reseaux.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2020/2020_08_impact_infrastructures_reseaux.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2025/2025_17_participation_public_environnement.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2025/2025_17_participation_public_environnement.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2013/2013_16_transition_energie_transport.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2013/2013_16_transition_energie_transport.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2024/2024_16_OM.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2025/2025_07_modeles_productifs.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2025/2025_07_modeles_productifs.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_20_mobilites_durables.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2023/2023_20_mobilites_durables.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/CCTE-Rapport-citoyen.pdf
https://www.lecese.fr/sites/default/files/CCTE-Rapport-citoyen.pdf
33
Table des sigles4
AFITF Agence de financement des infrastructures de transport de France
AFT Ambition France Transports
AOM Autorité organisatrice de la mobilité
APE Agence des participations de l?Etat
ART Autorité de régulation des transports
CA Conseil d?administration
CESE Conseil économique, social et environnemental
CESER Conseil économique, social et environnemental régional
COI Comité d?orientation des infrastructures
CODEV Conseil de développement
CPER Contrats de plan Etat-Régions
CSSCT Commission santé, sécurité et conditions de travail
DG Trésor Direction générale du Trésor
DREAL Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
EPIC Etablissement public industriel et commercial
FNAUT Fédération nationale des associations d'usagers des transports
GES Gaz à effet de serre
LDDS Livret de développement durable et solidaire
LOM Loi orientation mobilité
Mds¤ Milliards d?euros
ODAC Organisme divers d?administrations centrale
OOT Ordonnance sur l?offre de transport public
PDM Plans de mobilité
PIIEC Projets importants d?intérêt européen commun
PJL-cadre Projet de loi-cadre
PMR Personnes à mobilité réduite
PPP Partenariat public-privé
RFN Réseau ferré national
SERM Service express régional métropolitain
SFEC Stratégie française pour l?énergie et le climat
SGP Société des grands projets
SLO Service librement organisé
SNBC Stratégie nationale bas-carbone
SNCF Société nationale des chemins de fer français
SQE Subsidiary quasi-equity
STRADDET Schémas régionaux d'aménagement, de développement durable
et d'égalité des territoires
TER Transport express régional
TICPE Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques
TIMS Programme Territoires, Inclusion, Mobilité & Sobriété
VTC Véhicule de tourisme avec chauffeur
lecese.frlecese.fr
lecese.frlecese.fr
Dernières publications
du Conseil économique,
social et environnemental
Retrouvez l?intégralité des travaux du CESE sur le site
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AVIS
Égalité
des chances :
mythe ou réalité ?
RAPPORT ANNUEL
SUR L?ÉTAT DE LA FRANCE
RAPPORTEURE
Fabienne Rouchy
Le droit des enfants
de participer
aux délibérations
publiques
Déclaration du Bureau à l?occasion
de la Journée internationale des droits
de l?enfant du 20 novembre 2025
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DÉCLARATION
Satisfaire les besoins
fondamentaux des enfants
et garantir leurs droits,
dans tous les temps et
espaces de leur vie
quotidienne
RAPPORTEURS
Dominique Gallet, Bernadette Groison
et Evanne Jeanne-Rose
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AVIS
Anticiper et
prévenir les risques
liés au changement
climatique, pour
les infrastructures
RAPPORTEURS
Alain André et Didier Gardinal
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AVIS
Imprimé par la Direction de l?information légale et administrative, 26, rue Desaix, Paris 15e, d?après les documents fournis par
le Conseil économique, social et environnemental ? N° 411260004-000226 - Dépôt légal : fevrier 2026 ? Crédit photo : Dicom
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10-31-2190
9, place d?Iéna
75?775 Paris Cedex 16
01 44 43 60 00
No 41126-0004
ISSN 0767-4538 ISBN 978-2-11-077587-0
Projet de
loi-cadre relatif
au développement
du secteur
des transports
RAPPORTEURS
Fanny Arav et Jean-Marie Beauvais
FÉ
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AVIS
_Hlk219880665
introduction
partie 1
Contexte général
partie 2
Les positions récentes
du CESE sur les mobilités
Article 1er
partie 3
Commentaires article
par article
Titre I ? Réseaux routiers (articles 2 à 4)
Article 2
Article 3
Article 4
Titre II ? Réseaux ferroviaires (articles 5 à 9)
Article 5
Article 6
Article 7
Article 8
Article 9
Titre III ? Transports en commun et SGP (articles 10 à 15)
Article 10
Article 11
Article 12
Article 13
Article 14
Article 15
Titre IV ? Fret (articles 16 à 17)
Article 16
Article 17
Titre V? Dispositions diverses (articles 18 à 19)
Article 18
Article 19
DIX CONSIDÉRATIONS COMPLÉMENTAIRES
Scrutin
Annexes