Le marché français du transport ferroviaire en 2024
Auteur moral
France. Autorité de régulation des transports
Auteur secondaire
Résumé
"L'Autorité de régulation des transports (ART) publie son rapport complet d'observation du marché français du transport ferroviaire en 2024, qui vient compléter l'Essentiel du marché du transport ferroviaire, publié en décembre 2025. Trois enseignements ressortent particulièrement de cette prise de recul sur l'évolution du secteur. Premièrement, la dynamique de croissance du marché ferroviaire, soutenue par le développement de la concurrence, bénéficie aux usagers et facilite le financement des services conventionnés régionaux. Deuxièmement, la ponctualité s'améliore en moyenne pour tous les services ferroviaires : l'ART lance à cet égard son application Préviseo, conçue pour contribuer à éclairer l'ensemble des usagers sur la fiabilité de l'offre ferroviaire en France. Troisièmement, malgré cette dynamique positive sur le volet des services, le niveau d'investissement dans le renouvellement du réseau demeure insuffisant pour contrer le vieillissement de l'infrastructure."
Editeur
AUTORITÉ DE RÉGULATION DES TRANSPORTS
Descripteur Urbamet
Descripteur écoplanete
étude économique
Thème
Transports
Texte intégral
autorite-transports.fr
LE MARCHÉ FRANÇAIS
DU TRANSPORT
FERROVIAIRE EN 2024
11, place des Cinq Martyrs du Lycée Buffon
CS 30054 - 75675 Paris Cedex 14
Tél. +33 (0)1 58 01 01 10
> BILAN COMPLET
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 2
Crédits photos de la couverture : Fabien Couly, Anthony Martin, Jean-Baptiste Tailleux, MAXPPP, Ville de Bonneuil, Sylvain Bouard
Crédits icônes des chapitres : tezar tantular, Wichai Wi, Nikita Kozin, WEBTECHOPS LLP, HeadsOfBirds, Guillaume Duchayne, icon 54, Yo! Baba -
depuis www.thenounproject.com.
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autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 3
INTRODUCTION
9ÈME BILAN FERROVIAIRE DE L?AUTORITÉ DE RÉGULATION DES TRANSPORTS
Le bilan annuel 2024 de l?Autorité de régulation des transports sur le marché du transport ferroviaire est publié en deux livrables :
- Le présent bilan complet, qui intègre l?ensemble des indicateurs présentés dans le cadre des Bilans ferroviaires de l?ART, portant sur
l?année 2024 et sur leur évolution annuelle et pluriannuelle depuis 2015, ainsi que des analyses thématiques complémentaires ;
- Le rapport « l?Essentiel », publié en décembre 2025, qui intègre plus synthétiquement les principaux indicateurs structurels de l?activité
ferroviaire en 2024.
Les pages et points d?analyse complémentaires à ceux publiés dans l?Essentiel sont marqués du symbole suivant :
Ces deux rapports portent sur l?ensemble des marchés de transport ferroviaire fret et voyageurs en France (dont l?activité exhaustive du
réseau express régional (RER), à la fois sur le périmètre du réseau ferré national (RFN) et sur celui de la Régie autonome des transports
parisiens (RATP)). Ils fournissent ainsi une analyse détaillée et indépendante des principaux indicateurs descriptifs de ces marchés et de
leur évolution jusqu?en 2024. Ils ont été enrichis de nouveaux indicateurs et analyses thématiques portant sur :
- un chapitre 6 dédié à l?état des lieux de la concurrence des services voyageurs, intégrant une analyse des caractéristiques des lots
conventionnées ouverts à la concurrence, et un suivi de l?avancement de la concurrence en Espagne et en Allemagne ;
- une analyse plus détaillée par axe TAGV de l?activité des services librement organisés (SLO) et de leur évolution ;
- un suivi de l?avancement des projets de Services Express Régionaux Métropolitains ;
- des analyses complémentaires sur la qualité de service ferroviaire fret et voyageurs, notamment via l?analyse de la fréquence des
retards et la mise à disposition en ligne d?un outil dynamique d?analyse de la ponctualité des trains.
2017-2018
? utilisation du RFN en heures
pointe/creuse
? évolution des activités TET et
trains de nuit
? trains thermiques/électriques
? ponctualité par O/D ferroviaire
? utilisation du RFN par région
2019
? « petites lignes
ferroviaires »
? déclarations d?ouverture à
la concurrence
? complémentarité air/fer
? coûts et investissements
sur le RFN
? autoroutes ferroviaires
2020 à 2022
? adoption de mailles
mensuelles
? inclusion réseau RATP
? bilans GES
? corridors de fret /
transport combiné
? inflation
? allocation de sillon
? bilan social
? causes QDS
SOMMAIRE
01 État des lieux de l'infrastructure ferroviaire 6 (3 pages ajoutées à l?Essentiel)
02 Résultats économiques des gestionnaires d?infrastructure 11 (1p )
03 Parts modales du transport ferroviaire (fret et voyageurs) - Bilan social et environnemental 16 (1p )
04 État des lieux du transport ferroviaire de marchandises 19 (2p )
05 État des lieux du transport ferroviaire de voyageurs 23 (4p )
06 État des lieux de l?ouverture à la concurrence des services voyageurs 31
07 État des lieux de l?activité des gares de voyageurs 35
08 Résultats économiques du transport ferroviaire de voyageurs 37 (1p )
09 Qualité de service du transport ferroviaire de voyageurs 41 (4p )
10 Bilan des services régionaux conventionnés (TER) 47 (2p )
11 Bilan des services conventionnés d?Île-de-France (Transilien et RER) 52
Annexes Annexes et Glossaire 54
La directive 2012/34/UE établissant un espace ferroviaire européen unique impose aux autorités de régulation sectorielles d?assurer le suivi
de la concurrence sur le marché des services ferroviaires. En France, parmi les missions que le législateur a confiées à l?Autorité de
régulation des transports (ART), figure en premier lieu celle de concourir « au suivi et au bon fonctionnement, dans ses dimensions
techniques, économiques et financières, du système de transport ferroviaire national, notamment du service public et des activités
concurrentielles, au bénéfice des usagers et clients des services de transport ferroviaire » (article L. 2131-1 du code des transports). Pour
mener à bien cette mission, l?Autorité s?est vu confier un pouvoir de collecte régulière d'informations auprès des gestionnaires
d'infrastructure (GI), des exploitants d?installations de service, des opérateurs ferroviaires et autres candidats autorisés sur le RFN et sur le
réseau de la RATP, lui permettant de procéder à des expertises et à des études, et de conduire l?action d'information nécessaire sur le
secteur ferroviaire que constitue ce rapport. Enfin, « l?Autorité de régulation des transports établit chaque année un état des lieux de
l'ouverture à la concurrence des services de transport ferroviaire » (article L. 2133-1-1 du code des transports), qui figure dans le présent
rapport.
Les décisions de collecte de l?Autorité prévoient une transmission des données des gestionnaires d?infrastructures et entreprises
ferroviaires relatives à l?année n-1 au plus tard pour mi-septembre de l?année n en ce qui concerne les données économiques et
financières. Ce calendrier conduit ainsi les publications relatives à l?année n-1 à intervenir en décembre de l?année n.
CONTEXTE DU BILAN ANNUEL FERROVIAIRE
ANALYSES THÉMATIQUES DES BILANS 2017-2024
2023
? bilan financier
SNCF Réseau
? « photo » du parc
de matériel
roulant ferroviaire
? chapitre « Gares »
? analyse TER par
liaison
? coûts de l?énergie
2024
? suivi de la
concurrence France
(lots) et Europe
? suivi affiné des axes
et dessertes TAGV
? suivi des SERM
? analyses QDS
? application Préviséo
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 4
SYNTHÈSE (1/2)
? Le trafic ferroviaire en France sur RFN* s?est rapproché en 2024 de celui de 2019 (-2 %), grâce à une hausse
annuelle de 7 % (+4 % hors effet de grève), notamment portée par les services voyageurs conventionnés
(+9 %), tandis que les activités fret n?avaient pas encore effacé leur chute importante de 2023.
? Le RFN a rajeuni de 9 mois en un an, sous l?effet d?efforts de régénération et de fermetures de voies en fin de
vie (près de 1 200 km de voies depuis 2019). Les lignes à grande vitesse ont en revanche vieilli de 3 ans
depuis 2019, nécessitant des efforts accrus dans les prochaines années pour leur renouvellement.
? Le trafic ferroviaire du tunnel sous la Manche atteint en 2024 un niveau proche de celui du réseau
francilien (plus de 200 trains/jour), contre 13 seulement entre la France et l?Espagne.
? Une part croissante du réseau est neutralisée par les travaux, malgré un potentiel de restitution
significatif représentant près de 12 à 16 % de plages travaux non utilisées par le GI.
? Les revenus de péages d?infrastructure, issus à 36 % des péages de services librement organisés (constitués
eux-mêmes à 80 % de majorations tarifaires), ont dépassé pour la première fois leur niveau de 2019. La
forfaitisation des péages conventionnés a bénéficié au développement du trafic des services TER-TET,
conduisant à une stabilité des péages par train.km effectif malgré la hausse de 8 % des péages unitaires.
? Les investissements en actions de modernisation du réseau ferroviaire demeurent faibles voire en recul
(notamment dans le déploiement du système européen de gestion du trafic (ERTMS*)). Les charges
d?exploitation de SNCF Réseau ont par ailleurs diminué en 2024 (-2,4 %), intégrant des coûts de gestion des
circulations stables en dépit de la hausse de trafic et une baisse des achats d?énergie.
? La dynamique ferroviaire 2024 a permis une hausse nette de sa part modale de près d?un demi-point pour les
services voyageurs (au niveau record de 10,5 %), ainsi que pour le fret (niveau retrouvé de 9 %), qui reste
cependant faible au regard d?une moyenne de 17 % (en 2023) en Europe.
? Le secteur ferroviaire compte plus de 150 000 salariés (ETP) en 2024, en hausse annuelle marquée pour
l?activité TER (+600 ETP) mais moindre que la hausse de l?activité générée par les services conventionnés.
? Les émissions de GES liées aux circulations ferroviaires de fret et de voyageurs ont diminué de 8 %
depuis 2019, et restent très inférieures à celles du transport routier.
? L?activité du transport ferroviaire de marchandises s?est redressée depuis 2024, portée par les flux de
transport combiné ? une tendance qui se confirme début 2025. Sous les effets du plan de discontinuité et
de la cession de 23 flux de trafic à ses concurrents, l?opérateur historique Fret SNCF (devenu Hexafret en
2025) a perdu 6 points de parts de marché en 2024, au profit notamment du deuxième opérateur DB Cargo.
? La rentabilité des opérateurs fret s?est améliorée en 2024, mais reste conditionnée au maintien d?aides
publiques, pour le financement des péages notamment.
? La vitesse des trains de fret en France est proche des moyennes européennes et leur ponctualité s?est
améliorée en 2024, bien qu?elle reste à un niveau relativement faible pour le transport combiné.
? L?offre de trains de voyageurs a augmenté en 2024 pour l?ensemble des services, de près de 9 % pour les
services conventionnés TER-TET et de 3 % pour les SLO*. Les fréquences programmées de trains aptes à la
grande vitesse (TAGV) ont cependant diminué depuis 5 ans, compensées par des capacités d?emport en
hausse. Le parc de matériel roulant TAGV a de nouveau diminué de 4 rames en 2024, tandis que les
parcs TER et Transilien, en cours de renouvellement, montrent une hausse de leur taux d?utilisation.
? La fréquentation a ainsi augmenté sur des taux proches de ceux de l?offre, dépassant de 35 % (pour les
services TER-TET) et 12 % (pour les services SLO) les niveaux d?avant crise. La fréquentation TAGV est
particulièrement dynamique sur l?axe Atlantique (+5 % en 2024 et +17 % depuis 2019), qui a vu, comme la
plupart des axes TAGV, un recul depuis 2019 de son offre en fréquences (-4 %) mais une hausse en nombre
de sièges.km commercialisés (de +8 % sur cet axe, comme sur l?axe Sud-Est).
? Le développement de Ouigo a eu l?effet le plus marquant pour assurer la progression - en sièges -
des dessertes ferroviaires SLO. Aux côtés de celles de Trenitalia et Renfe, ces nouvelles offres ont ainsi
permis d?accroître et de diversifier l?offre ferroviaire librement organisée.
? La fréquentation des trains de nuit a également connu une nette progression en 2024 (+17 %), avec des taux
d?occupation atteignant 77 %.
? La concurrence librement organisée s?accroît en France entre SNCF Voyageurs, Trenitalia et Renfe : sur l?axe
Paris-Lyon, Ouigo et Trenitalia ont augmenté leur poids en offre face aux dessertes historiques inOui.
Depuis 2019, la fréquentation a augmenté sur cet axe de plus de 20 %. Sur l?axe France-Espagne,
l?augmentation de la fréquence est de +30 %. L?Espagne montre par ailleurs l?une des plus fortes dynamiques
de trafic ferroviaire en 2024, sous l?effet de son ouverture accélérée à la concurrence.
? À fin 2025, 12 lots conventionnés (sur plus de 50 prévus) ont été attribués à l?issue d?un processus de mise en
concurrence, dont 4 aux opérateurs alternatifs Transdev et RATP. 78 % de l?offre ferroviaire conventionnée
doit encore être soumise à un processus d?appel d?offres d?ici 2034.
*Voir « définitions/glossaire » annexées au rapport pour les termes marqués d?une étoile (*)
01. État des lieux
de l?infrastructure
ferroviaire
02. Résultats
économiques
des GI
03. Poids modal ?
bilan GES et bilan
social
04. État des lieux
du transport fret
05. État des lieux
du transport de
voyageurs
06. État des lieux
de l?ouverture à la
concurrence
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 5
SYNTHÈSE (2/2)
? La fréquence de desserte ferroviaire a augmenté pour toutes les catégories de gares du RFN en 2024,
particulièrement pour les gares de catégories* C (+10 %) et B (+8 %), qui ont bénéficié de la hausse du
trafic conventionné TER et Intercités. La fréquentation des gares hors Île-de-France a augmenté en
moyenne de 27 % depuis 2019, contre 7 % en Île-de-France.
? Ces hausses ont apporté à SNCF Gares & Connexions un montant global de prestation de base unifiée en
hausse annuelle de 6 % en 2024, dépassant 1 Md ¤.
? Les revenus des entreprises ferroviaires ont augmenté de 3 % en 2024 (en euros constants). Les recettes
commerciales par train.km ont cependant peu évolué en 2024 (-1 %), comme depuis 2019, malgré les
fortes hausses d?emport, notamment en raison de prix qui ont peu répercuté l?inflation cumulée depuis
5 ans.
? Les prix effectifs des services ferroviaires restent en recul, hors inflation, de 9 % depuis 2019. La hausse
annuelle de 2 % a été observée pour les SLO (classiques ou à bas-coûts) comme pour les prix unitaires des
services de trains conventionnés.
? L?axe Sud-Est, seul axe domestique sur lequel s'exerce en 2025 une concurrence entre les SLO à grande
vitesse, a vu son niveau de recette par train.km reculer de 4 %, et est également le seul axe à afficher un
niveau de recette réel par train.km en retrait par rapport à 2019.
? Les circulations programmées de trains à grande vitesse ont de nouveau reculé en 2024 (-1 %). En l?absence
de mouvements sociaux d?ampleur, l?année 2024 a cependant vu une forte amélioration des taux de
réalisation de cette offre, atteignant 93 % au global, soit 4 points de mieux qu?en 2019.
? La ponctualité s?est également légèrement améliorée sans retrouver, cependant, les niveaux de 2019. Les
retards de trains de voyageurs sont générés en grande majorité au cours du trajet (et peu en gare ou du
fait de l?affluence des voyageurs). Pour autant, plus de 10 % des trajets ferroviaires internationaux et de
trains Intercités et TER longue distance débutent avec plus de cinq minutes de retard, et ce taux augmente
à plus de 20 % pour certaines gares Transilien. Une gare Transilien - RER sur cinq a par ailleurs observé
des retards de desserte de trains du quotidien sur plus d?un tiers des jours ouvrés de l?année 2024.
? Le taux de passagers indemnisés pour leur retard reste stable : au seuil de remboursement légal d?une
heure de retard, seul un passager sur deux a profité des dispositifs de compensation proposés par les
opérateurs ferroviaires.
? La ponctualité des trains Trenitalia s?est améliorée sur la liaison Paris-Lyon. Elle dépassait en 2024 de
5 points celle de SNCF Voyageurs. L?Autorité rend public un outil en ligne Préviséo de suivi de la
ponctualité à la maille des liaisons.
? La fréquentation TER a augmenté entre 6 % et 13 % selon les régions, et de plus de 10 % dans quatre
régions (Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche Comté, Nouvelle-Aquitaine et PACA). Entre 2019 et
2024, la fréquentation a progressé bien plus vite que l?offre, entraînant des hausses très différenciées du
taux d?occupation moyen des TER ; sur le périmètre ferroviaire des SERM, il atteint déjà près de 46 % en
moyenne. Le facteur prix n?explique pas, à lui seul, les variations très hétérogènes de fréquentation TER
sur la période 2019-2024.
? Les charges d?exploitation TER par train.km ont diminué de 4 % en moyenne en un an, du fait d?une baisse
de l?ensemble des postes de dépenses, ayant compensé la hausse des péages conventionnés. Les
niveaux de recettes TER par train.km n?ont par ailleurs que légèrement progressé en 2024 : la hausse
continue des taux d?occupation a en effet été contrebalancée par des évolutions tarifaires inférieures à
l?inflation, voire en baisse. La part des recettes dans le financement de l?activité TER a cependant augmenté à
près d?un tiers, contre un quart en 2019. Pour autant, cette part ne dépasse 50 % en 2024 que pour la seule
région Normandie.
?L?amélioration des taux de régularité et de ponctualité a effacé, pour la plupart des régions, les résultats en
dégradation observés depuis 2018. Le taux de circulations effectives et ponctuelles a ainsi dépassé 90 % en
régions Bretagne et Bourgogne-Franche Comté, et s?est amélioré de plus de 7 points en régions Grand-Est,
Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine et PACA.
? Le trafic 2024 des lignes Transilien-RER a vu une hausse marquée sur la période des Jeux Olympiques et
Paralympiques (JOP) de Paris 2024. La plupart des lignes Transilien ont dépassé leur niveau de trafic annuel
de 2019, mais ce n?est pas encore le cas des lignes RER B, C, D, E, dont le taux d?occupation a diminué
(de 8 points pour le RER B).
? Le taux de ponctualité s?est fortement amélioré en 2024 et a dépassé son niveau haut de 2017. En revanche
les taux d?annulations, malgré une baisse sur l?année 2024, demeurent plus dégradés qu?en 2017,
notamment sur le RER B.
* Voir « définitions/glossaire » annexées au rapport pour les termes marqués d?une étoile (*)
11. Bilan des
services
conventionnés
d?Île-de-France
(Transilien et RER)
09. Qualité de
service
voyageurs
10. Bilan des
services
régionaux
conventionnés
(TER)
08. Résultats
économiques du
transport
ferroviaire de
voyageurs
07. Activité des
gares
https://previseo.autorite-transports.fr/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 6
01
ÉTAT DES LIEUX DE L?INFRASTRUCTURE FERROVIAIRE
(1/5)
Le réseau ferré exploité s?est réduit de près de 1 000 km
entre 2019 et fin 2024.
Le RFN a diminué de 493 km de voies en 2024, soit la baisse la plus forte
constatée depuis 2019, induite par la fermeture de voies peu/pas circulées (voies
de catégories 7 à 9 sans voyageurs1). Le RFN s?est ainsi contracté depuis 2019 de
1 167 km de voies (soit 1 020 km de lignes).
Bien que l?année 2024 ait vu une hausse du trafic ferroviaire, les baisses de trafic
des dernières années ont conduit à des reclassements de voies : près de 4 000
km de voies les plus circulées du réseau (catégories « 2 à 4 ») ont ainsi été
réaffectées depuis 2019 en catégories « 5 à 6 » ou « 7 à 9 ». Ces reclassements
entraînent une baisse de l?âge moyen et de la durée de vie théorique à l?échelle
de la catégorie de voie (voir figure 1.2), et augmentent la durée de vie théorique
des voies reclassées2, baissant ainsi leurs besoins de renouvellement. Cette
approche n?est cependant qu?indicative, la mise en oeuvre d?opérations de
régénération se faisant par le gestionnaire d?infrastructure à l?aune d?une
évaluation de l?usure réelle des voies.
Source : ART d?après gestionnaires d?infrastructure
Caractéristiques et utilisation du réseau ferré national
(intégrant les lignes gérées par SNCF Réseau, ainsi que les LGV SEA et
BPL et le contournement de Nîmes et de Montpellier (voir glossaire))
Niveau
(au 31/12/2024)
Évolution
annuelle
(2023-2024)
Évolution
sur 5 ans
(2019-2024)
? Longueur du réseau ferroviaire exploité (en lignes) 27 110 km -476 km -1 020 km
? Longueur du réseau ferroviaire exploité (en voies) 48 335 km -493 km -1 167 km
? Âge de l?infrastructure des voies du réseau ferré national 27,9 ans -9 mois - 1 ans et 1 mois
? Le réseau ferroviaire électrifié (km de voies) 34 871 km +16 km +163 km
? Le réseau ferroviaire interopérable ERTMS* (% de lignes) 3 4,1 % +0,1 point % +0,2 points %
? Trafic ferroviaire (trains.km) 481 M +6,9 % +3,5 %
? 80 % du trafic ferroviaire (trains.km) s?effectue sur? 41 % du RFN +1 point % +3 points %
Figure 1.2 ? Âge mesuré et durée de vie théorique,
par catégorie de voie du RFN à fin 2019 et fin 2024
Cette évolution a été induite à la fois par la fermeture de lignes et par des
travaux de rénovation des voies :
> La rénovation des voies a permis de rajeunir le réseau de 2,6 mois en un an et
de contrebalancer le vieillissement naturel des voies. Ces travaux visent à réduire
l?âge du réseau à son niveau de mi-vie ? soit environ 26 ans, ce chiffre pouvant
évoluer en fonction de l?utilisation du réseau.
> Les fermetures de voies, qui concernent surtout des voies en fin de vie et
faiblement utilisées, ont entraîné entre 2019 et 2024 une réduction d?un an de
l?âge du réseau (et de 6,4 mois par rapport à 2023).
Le renouvellement des voies concerne d?abord le réseau classique le plus sollicité
(catégories 2 à 6) et reste, à ce stade, limité sur les lignes à grande vitesse (LGV).
Celles-ci ont toutefois vieilli de trois ans en cinq ans, ce qui laisse anticiper, à
moyen terme, un besoin accru de renouvellement, en particulier sur les LGV les
plus anciennes (Sud-Est et Nord). En 2024, plusieurs étapes3 ont été franchies
dans la mise au standard européen de signalisation ERTMS « LGV+ » de l?axe
Paris-Lyon, destinée à accroître la fréquence des circulations sur la ligne (de
13 à 16 trains par sens en heure de pointe à horizon 2030). À l'échelle
nationale, le déploiement de l?ERTMS reste limité (4,1 % du RFN en 2024).
L?âge du réseau ferré (27,9 ans) a baissé de 9 mois en 2024
Source : ART d?après gestionnaires d?infrastructure
Figure 1.1 ? Longueurs et électrification des voies du RFN
exploité, par catégorie de voies, à fin 2019 et fin 2024
kilomètres de voies (% de voies électrifiées)
36
36
40
40
50
50
61
60
79
80
51
51
17,9
19,4
22,7
22,2
26,5
26,0
36,6
34,0
71,7
73,0
29,1
28,4
0 20 40 60 80
2019
2022
2019
2022
2019
2022
2019
2022
2019
2022
2019
2022
LG
V
2
à
4
5
à
6
7
à
9
A
V
7
à
9
S
V
R
F
N
Durée de vie théorique Age
36
36
40
40
50
50
61
60
79
80
51
51
17,9
19,4
22,7
22,2
26,5
26,0
36,6
34,0
71,7
73,0
29,1
28,4
0 20 40 60 80
2019
2022
2019
2022
2019
2022
2019
2022
2019
2022
2019
2022
LG
V
2
à
4
5
à
6
7
à
9
A
V
7
à
9
S
V
R
F
N
Durée de vie théorique AgeElectrifiées Non électrifiées
Tableau de bord Caractéristiques du réseau ferré national
Tableau de bord Caractéristiques du réseau ferré national ?
Tableau de bord Utilisation du réseau ferré national
Tableau de bord Utilisation du réseau ferré national ?
L?âge du réseau ferré allemand s?élève en 2024 à 21,5 ans, avec des besoins
de renouvellement plus fréquents que le RFN en raison d?un niveau de
circulation plus élevé. À titre de comparaison, le réseau RTE-T central en
France, dont le trafic est proche de celui de l?ensemble du réseau
allemand, affiche un âge moyen de 23,2 ans. Voir détail en page 9.
1 et 2 Voir compléments dans le glossaire relatifs à la classification des voies selon SNCF Réseau, la durée de vie théorique et à l?indice de consistance de la voie (ICV).
3 Valeur ne prenant pas en compte l?équipement ERTMS prévu sur l?axe Paris-Lyon, dont le développement (« projet LGV+ ») a progressé mais n?est pas encore
opérationnel en 2024.
https://opendata.autorite-transports.fr/rapports/caracteristiques-du-reseau-ferre-national/
https://opendata.autorite-transports.fr/rapports/utilisation-du-reseau-ferre-national/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 7
Le trafic 2024 sur le RFN a augmenté de 1 % à 7 % selon les mois et retrouvé 98 % des niveaux observés en 2019
ÉTAT DES LIEUX DE L?INFRASTRUCTURE FERROVIAIRE (2/5) ?
UTILISATION DU RFN
Figure 1.4 ? Évolution du nombre de circulations ferroviaires
sur le réseau transeuropéen de transport (RTE-T*) entre 2023 et 2024
En 2024, 481 millions de kilomètres ont été parcourus sur le RFN*,
en hausse de près de 7 % sur un an. L?absence des mouvements
sociaux en 2024 a contribué pour 40 % à cette hausse du trafic.
En effet, hors le mois de mars (marqué par les grèves nationales
en 2023), la croissance des trains.km s?élève à 4 %. Pourtant, le
trafic de 2024 reste en-deçà du niveau de 2019 de 2 % si on
exclut le mois de décembre, lui aussi, fortement pénalisé en 2019
par les mouvements sociaux. Le transport de marchandises s?est
redressé de plus de 2 %, ce qui reste insuffisant pour effacer la
chute de plus de 10 % un an auparavant. Le transport de
voyageurs a, quant à lui, bondi de 7 % (et de 1 à 7 % selon les
mois hors mars et avril) pour atteindre le niveau annuel le plus
élevé depuis 2016. Au sein des activités voyageurs, la hausse est
particulièrement forte (+9 %) pour les services conventionnés
(Intercités, TER et Transilien-RER) et plus modérée pour les SLO
TAGV* et TGL* (+3 %).
Sur un réseau qui se contracte légèrement (-2 %), le niveau
d?utilisation du RFN est en hausse de près de 9 % sur un an,
s?établissant à 48,5 trains quotidiens en moyenne par ligne (dont
42 trains de voyageurs). Cette forte augmentation est tirée par
un rebond marqué sur des lignes à plus faible trafic. Les lignes
classiques les plus circulées (2 à 6) ont vu une hausse de 7 %, et
de 4 % pour les LGV. Le niveau de trafic sur la partie française du
réseau transeuropéen de transport (RTE-T*) s?est également
intensifié de 6 %. Ces lignes voient passer près de 68 trains par
jour en moyenne en 2024, soit 40 % de plus que la moyenne du
RFN.
Malgré cette forte hausse de l?utilisation en 2024, le réseau
français demeure structurellement moins utilisé que la moyenne
des réseaux européens (54 circulations quotidiennes en 2023).
L?utilisation des LGV s?élève à près de 100 trains par jour,
toujours très supérieure au niveau observé en Espagne (58 trains
en moyenne en 20231), mais plus de deux fois inférieure au trafic
observé sur le réseau italien (248 trains quotidiens1). L?utilisation
des LGV sur le RFN est aussi largement supérieure à celle des
autres infrastructures comparables comme la LGV Figueras-
Perpignan (13 trains quotidiens) ou encore le tunnel sous la
Manche (51 trains)2.
Le trafic sur la partie du réseau RER gérée et opérée par la RATP
s?est accru de 3 % sur un an et de près de 6 % depuis 2019. Cela
constitue ainsi une hausse marquée, alors que le trafic sur le
réseau RER sur RFN reste proche (+1 % sur les lignes A et B)
voire en-dessous (-2 % sur les autres lignes) de son niveau
d?avant-crise.
Figure 1.3 ? Trains.km mensuels opérés sur le RFN
(évolution 2024/2023 en étiquette)
Source : ART d?après SNCF Réseau
Figure 1.5 ? Distribution et volume des trains.km opérés sur le RFN et le réseau RER RATP par activité et par catégorie de voie (en millions)
Note de lecture : les activités TER et Intercités totalisent 227 millions de trains.km sur le RFN en 2024 dont près de la moitié (41 % soit 93 millions de trains.km) sur les
voies 2 à 4. Source : ART d?après SNCF Réseau et RATP.
Source : ART d?après SNCF Réseau
Catégorie du réseau
Longueur
de réseau
(km)
Nombre de
circulations
quotidiennes
Évolution
2024/2023
Évolution
2024/2019
RTE-T - Central 8 037 89 +5,9 % +1,7 %
RTE-T - Central étendu 2 614 64 +6,9 % -1,6 %
RTE-T - Global 5 260 38 +7,7 % +5,5 %
RFN hors RTE-T 11 199 21 +12,6 % +16,7 %
Total RFN 27 110 49 +8,5 % +7,1 %
* Voir définitions et acronymes dans le glossaire en fin de publication.
1 Voir le 13ème rapport d?Observation de marché de l?IRG-Rail.
2 Un focus sur les infrastructures hors RFN sera inclus dans la version intégrale
du bilan ferroviaire à apparaître en février 2026.
41%
36%
22%
68%
14% 75%
15%
9%
72%
25%
18%
https://irg-rail.eu/irg/documents/market-monitoring/536,2025.html
https://irg-rail.eu/irg/documents/market-monitoring/536,2025.html
https://irg-rail.eu/irg/documents/market-monitoring/536,2025.html
https://irg-rail.eu/irg/documents/market-monitoring/536,2025.html
https://irg-rail.eu/irg/documents/market-monitoring/536,2025.html
https://irg-rail.eu/irg/documents/market-monitoring/536,2025.html
https://irg-rail.eu/irg/documents/market-monitoring/536,2025.html
https://irg-rail.eu/irg/documents/market-monitoring/536,2025.html
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https://irg-rail.eu/irg/documents/market-monitoring/536,2025.html
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 8
Hors réseau ferré national
Si l?intensité d?utilisation du RFN géré par SNCF Réseau est de près de 50 trains par jour en moyenne, celui-ci apparaît très variable sur
l?ensemble des réseaux ferrés situés en France. Ainsi, les réseaux à écartement métrique n?accueillent pas plus de 10 trains par jour. Les LGV
SEA et BPL voient passer en 2024 près de 50 trains par jour, soit un niveau inférieur à celui des autres LGV du RFN (de 62 pour la LGV Est à
144 trains pour la LGV Sud-Est). Le contournement de Nîmes-Montpellier se caractérise par une forte progression du trafic depuis 2019,
portée par la montée en charge des circulations de fret (décembre 2017) puis TAGV (juillet 2018), ainsi que par l?ouverture tardive de la gare
de Nîmes-Pont-du-Gard en décembre 2019. La densité de circulation de la partie du réseau RER gérée par la RATP atteint près de
300 trains par jour, soit 50 trains de plus que le niveau observé sur le réseau RER situé sur RFN, exploité par la SNCF.
La LGV Perpignan-Figueras n?a vu passer en 2024 que 13 trains par jour en moyenne (dont 5 trains de fret), bien que se fréquentation soit
en nette progression sur un an. Le tunnel sous la Manche a vu passer, en 2024, 51 trains par jour (46 de voyageurs et 5 de fret), auxquels
s?ajoutent, sur la même infrastructure, 150 à 200 navettes quotidiennes du service de ferroutage « Le Shuttle » opéré par Getlink. Bien que
l?utilisation globale de l?infrastructure du lien fixe transmanche soit en hausse en 2024 (+3 %), elle demeure inférieure de 10 % à son niveau
de 2019. Ce trafic pourrait toutefois connaître une croissance marquée dans les prochaines années, avec les projets de développement de
l?entreprise ferroviaire Eurostar et l?arrivée potentielle de nombreux nouveaux entrants ayant publiquement manifesté leur intérêt,
notamment Virgin, qui a obtenu l?accès au centre de maintenance de Temple Mills, ou encore Trenitalia, Gemini-Uber, et Evolyn.
Près de 5 % des lignes ferroviaire en France sont gérées, sur des périmètres très variés, par 8 acteurs autres que
SNCF Réseau
En complément des 27 000 km de lignes du RFN dont SNCF Réseau
assure directement la gestion du réseau ferroviaire français comprend
plusieurs infrastructures aux caractéristiques spécifiques :
? trois infrastructures appartenant au RFN : la LGV Sud Europe
Atlantique (SEA) entre Tours et Bordeaux, la LGV Bretagne-Pays de la
Loire (BPL) entre Le Mans et Rennes, et le contournement Nîmes-
Montpellier. Ces trois infrastructures font l?objet de modalités de gestion
particulières et différenciées. Leur maintenance est assurée par leur
gestionnaire respectif, à savoir : LISEA, Eiffage Rail Express et Oc?Via. Dans
le cadre de son contrat de concession, LISEA est en outre responsable de
la gestion de l?accès et de la tarification sur la LGV SEA. En revanche,
pour la LGV BPL et le contournement Nîmes-Montpellier, qui font tous
deux l?objet de contrats de partenariat, la gestion de l?accès et la
tarification sont exercées par SNCF Réseau.
? les lignes A et B du RER francilien s?étendent à la fois sur le RFN (pour
81 km, sous gestion de SNCF Réseau) et, hors RFN, sur le réseau de
transport guidé sous gestion de la RATP (123 km) ;
? deux infrastructures transfrontalières hors RFN, la LGV Perpignan-
Figueras et le Tunnel sous la Manche, sont gérées respectivement par
LFP et Eurotunnel (groupe Getlink) ;
? ainsi que les deux principaux réseaux à voie unique et écartement
métrique (non électrifiés) situés hors RFN5, les Chemins de fer de la Corse
et les Chemins de fer de Provence, sous la gestion de leur région
respective (Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur).
Figure 1.6 ? Réseaux ferroviaires en France sous gestion
(partielle/totale) d?acteurs autres que SNCF Réseau
Source : ART d?après SNCF Réseau, IdFM, LFP, Getlink,
Région Sud-PACA, Collectivité de Corse
ÉTAT DES LIEUX DE L?INFRASTRUCTURE FERROVIAIRE (3/5) ?
INFRASTRUCTURES FERROVIAIRES HORS RFN
1 Le tunnel sous la manche a une longueur de 50,5 km. La longueur totale comprend les kilomètres de ligne reliant le tunnel aux terminaux de Coquelle et Folkestone.
2 Le nombre de circulations dans le Tunnel sous la Manche s?élève à 51 trains par jour en tenant compte uniquement des trains de voyageurs et de fret, et à près de 250 en
incluant les navettes d?Eurotunnel (services « LeShuttle » de ferroutage de voitures et d?autocars, et « LeShuttle Freight », pour les camions). En l?absence de données
transmises par le groupe Getlink concernant le service de navettes, ce chiffrage est une estimation. Les évolutions ne concernent que les circulations ferroviaires.
3 Estimation selon l?offre théorique publiée sur le Point d?accès national.
4 Données 2023 ? données 2024 non publiées à date.
5 Les lignes de Cerdagne (« Le Train Jaune », 63 km), du Mont-Blanc Express (37 km) et du Blanc-Argent (56 km) constituent trois autres réseaux à voies métriques sur RFN.
Infrastructure Gestionnaire
Longueur
de réseau
(km)
Nombre de
circulations
quotidiennes
(trains/ligne/jour)
Évolution
2024/2023
Évolution
2024/2019
Réseau ferré national SNCF Réseau 27 110 49 +8,5 % +7,1 %
dont LGV Sud Europe Atlantique LISEA 337 52 +4,9 % +3,6 %
dont LGV Bretagne-Pays de la Loire Eiffage Rail Express 220 47 +7,6 % +1,3 %
dont Contournement Nîmes-Montpellier Oc?Via 91 33 +8,0 % +41,7 %
dont RER lignes A et B SNCF Réseau 81 242 +6,5 % +1,3 %
Réseau RER lignes A et B RATP 123 295 +3,0 % +5,8 %
Ligne Figueras-Perpignan (LGV) LFP 44 13 +28,8 % +3,3 %
Tunnel sous la Manche Eurotunnel 541 51?(~250) 2 +2,6 % -10,4 %
Chemins de fer de la Corse Collectivité de Corse 232 [10-12] 3 ND ND
Chemins de fer de Provence Région Sud PACA 151 9 4 ND ND
Un degré d?utilisation très hétérogène des infrastructures
https://transport.data.gouv.fr/datasets/gtfs-transport-horaires-chemins-de-fer-corse-1
https://transport.data.gouv.fr/datasets/gtfs-transport-horaires-chemins-de-fer-corse-1
https://transport.data.gouv.fr/datasets/gtfs-transport-horaires-chemins-de-fer-corse-1
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 9
Peut-on comparer l?âge du réseau allemand à celui de la France ?
Avec un âge moyen de 27,9 ans, le réseau ferré national (RFN) apparaît nettement
plus âgé que celui géré par DB Netz AG en Allemagne, âgé en 2024 de 21,5 ans.
Néanmoins, on constate une forte différence dans le degré d?utilisation de ces
réseaux : le réseau exploité par DB InfraGO AG enregistre deux fois plus de passages
quotidiens de trains que le RFN (en moyenne 48 trains par jour contre un peu plus
de 95 en Allemagne). La photographie de la vétusté des voies ferrées à un instant
donné ne peut ainsi être dissociée du facteur du niveau de trafic : une voie
fortement empruntée s?usant plus rapidement, elle a un cycle de vie plus court et
nécessite ainsi des rénovations plus fréquentes.
Le niveau de vétusté du réseau allemand peut ainsi être plus justement comparé à
celui observé sur la section « RTE-T central » du réseau français, qui affiche un degré
d?utilisation similaire (environ 89 trains quotidiens) : la moyenne d?âge de ces deux
réseaux apparaît ainsi éloignée de seulement 1,7 ans (figure ci-contre), confirmant
donc l?importance du facteur d?utilisation des réseaux dans l?analyse. Une parfaite
comparaison de l?état des infrastructures ferroviaires nécessite par ailleurs de ne
pas omettre l?impact d?autres facteurs potentiellement très hétérogènes entre pays
(spécifications techniques des voies, appareils de voie, ouvrages d?art, etc.).
Figure 1.7 ? Âge moyen des voies
des réseaux ferrés en France et Allemagne
Source : ART d?après SNCF Réseau et DB Netz AG
Figure 1.8 ? Pourcentage de durée de vie atteint par les
appareils de voie (moyenne selon la catégorie de voie)
Source : ART d?après SNCF Réseau
Les efforts de rajeunissement des appareils de voie se concentrent sur le réseau classique tandis que le vieillissement
se poursuit sur les LGV
En 2024, le réseau sous gestion de SNCF Réseau compte 22 388 appareils de
voie, en baisse de 279 appareils par rapport à 2023. Cette diminution
s?explique principalement par la fermeture de voies très anciennes de
catégories 7 à 9 (? 170 appareils), ainsi que par la poursuite de la réduction du
nombre d?appareils de voie sur le réseau de catégories 2 à 6 (? 109 appareils).
Âgés en moyenne de 29,1 ans à fin 2024, les appareils de voie sous gestion de
SNCF Réseau atteignent 66,4 % de leur durée de vie théorique, un indicateur
en amélioration de 1,8 point par rapport à 2019.
La part des appareils de voie ayant dépassé leur durée de vie théorique
s?établit à 31,3 % en 2024 (voir annexe 1.3). Comme pour le renouvellement
des voies, l?effort a principalement porté sur le réseau de catégories 2 à 6, où
34 % des appareils atteignent ou dépassent leur durée de vie théorique, en
recul de 0,5 point sur un an (et de 1,8 point sur deux ans), contre une situation
plus dégradée sur les LGV. Les appareils de voie des LGV ont en effet continué
de vieillir, et la part d?appareils de voie ayant dépassé leur durée de vie
théorique poursuit sa hausse pour atteindre 41 % en 2024
(+ 2 points sur un an).
Quelles émissions de gaz à effet de serre liées à la gestion de l?infrastructure ?
67,9
63,2
76,6
67,8
62,6
68,2
77,8
61,1
69,3 69,4
64,0
66,4
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
LGV 2 à 4 5 à 6 7 à 9 AV 7 à 9 SV RFN
%
d
e
d
u
ré
e
d
e
v
ie
a
te
in
te
2019 2023 2024
En 2024, la SA SNCF Réseau a émis un peu plus de 2 Mt eqCO? d?émissions liées à l?infrastructure ferroviaire, dont près d?un quart imputables à
SNCF Gares & Connexions. Rapportées aux 481 millions de trains.km ayant circulé sur le RFN, cela représente près de 4 kg eqCO?1 par train.km
opéré, que l?on peut comparer aux émissions des circulations des services TER (cf. ch.3), représentant environ 2 kg eqCO?/km.
Les émissions liées à la gestion de l?infrastructure sont faiblement liées à la
consommation d?énergie (scopes 1 et 2) et sont constituées majoritairement
d?émissions indirectes du scope 32, qui représentaient 92 % des émissions en 2024.
Cette catégorie recouvre une grande part des activités de maintenance et de
renouvellement, en particulier les catégories 3.1 « biens et services achetés » et
3.2 « biens d?investissement », qui concentrent plus de la moitié des émissions.
Ces deux catégories peuvent, selon SNCF Réseau et dans une approche
simplifiée, être respectivement associées aux travaux de maintenance et aux
travaux de renouvellement et de développement de l?infrastructure.
L?utilisation de matériaux divers constituant un poids majeur dans ses émissions,
SNCF Réseau a engagé une démarche de réduction ciblée sur les principaux
composants de la voie (rails, traverses et ballast), qui concentrent environ 80 % de
l?empreinte carbone des matériaux utilisés.
Cette démarche, inscrite dans le contrat de performance 2021-2030 avec l?État,
visait une réduction de 25 % d?ici 2030 par rapport à 2018. Cet objectif a été
atteint de manière anticipée, avec une baisse de 39,6 % en 2024, grâce au
réemploi de composants sur le réseau peu circulé, au recyclage des matières
(notamment la fabrication de nouveaux rails à partir de l?acier d?anciens rails) et à
la valorisation des matériaux pour des usages non ferroviaires.
1 Afin d?éviter de comptabiliser deux fois les mêmes émissions, ce calcul exclut la catégorie 3.11 « Utilisation de produits vendus », qui correspond à la consommation
d?électricité des entreprises ferroviaires circulant sur le réseau et dont le contrat d?énergie est géré par SNCF Réseau.
2 Le scope 1 regroupe les émissions directes issues de sources détenues ou contrôlées par l?entreprise (notamment la combustion de carburants). Le scope 2 couvre les
émissions indirectes liées à la production de l?énergie achetée et consommée (électricité, chaleur, froid). Le scope 3 correspond aux autres émissions indirectes sur
l?ensemble de la chaîne de valeur (achats, transport, sous-traitance, déchets, fin de vie, etc.).
Figure 1.9 ? Émissions de GES2 de SNCF Réseau et
Gares & Connexion en milliers de tonnes eqCO2
Source : ART d?après Rapport financier annuel du groupe SNCF Réseau
ÉTAT DES LIEUX DE L?INFRASTRUCTURE FERROVIAIRE (4/5) ?
ÂGE DE L?INFRASTRUCTURE ? ÉMISSIONS GES AMONT
-
500
1 000
1 500
2 000
2024
m
ill
ie
rs
d
e
t
o
n
n
e
s
d
e
C
O
2
e
Scope 1
Scope 2
Autres scope 3
3.11 Utilisation des produits vendus
3.9 Acheminement en aval
3.2 Biens d'investissement
3.1 Biens et services achetés
https://www.eba.bund.de/SharedDocs/Downloads/DE/Finanzierung/IZB/IZB_2024.pdf?__blob=publicationFile&v=2
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https://www.eba.bund.de/SharedDocs/Downloads/DE/Finanzierung/IZB/IZB_2024.pdf?__blob=publicationFile&v=2
https://www.eba.bund.de/SharedDocs/Downloads/DE/Finanzierung/IZB/IZB_2024.pdf?__blob=publicationFile&v=2
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autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 10
Une part croissante du réseau est neutralisée par les travaux, malgré un potentiel de restitution significatif
Les plages de réservation du RFN neutralisées pour des besoins de
travaux ont augmenté en 2024. Mesurée en heures.km à l?ouverture de
la construction de l?horaire de service (HDS), cette indisponibilité a
augmenté de 0,5 % par rapport à 2023 et de 7 % par rapport à 2019.
Ces hausses concernent en premier lieu les fenêtres dites « déformées »
(annexe A1.4), propres à une année et ayant l?impact potentiellement le
plus fort sur les capacités de circulation. Ces fenêtres « déformées »
augmentent de 3,5 % sur un an et de 20,1 % par rapport à 2019. Ainsi,
pour l?HDS 2024 les capacités neutralisées pour la réalisation des travaux
rendent 14 % des heures.km du RFN indisponibles à la réservation de
sillons. Ce taux monte à 29 % sur les plages nocturnes [00h-06h] et est
très hétérogène géographiquement : un tiers du réseau est neutralisé
plus de 20 % du temps en 2024 (annexe A1.6).
Le volume de capacité libéré par le GI au cours du processus de
réservation, puis en cours d?HDS représente près de 3 à 5 % du volume
initial de capacité neutralisé. Le GI est en effet amené, au fil de l?année, à
créer ou supprimer des plages de travaux, conduisant à restituer ? ou à
neutraliser ? des capacités de circulation. Entre la mi-avril A-1 et la fin
de l?HDS, la comparaison de deux états du PGF fait ainsi apparaître,
pour 2024, une baisse nette de 3,1 % du volume d?heures de capacité
neutralisées, contre 5 % en 2023 (figure 1.14).
Près de 21 à 26 % des fenêtres de travaux ne sont par ailleurs pas
utilisées par SNCF Réseau et non restituées afin de libérer de la capacité
de circulation pour les entreprises ferroviaires. Ainsi, seuls 73,8 % des
jours des fenêtres génériques, 74,7 % des fenêtres déformées de [2-6h]
et 79 % des fenêtres déformées >6h ont été utilisés en 2024. SNCF
Réseau s?est fixé l?objectif de réduire à 10 % le taux de fenêtres non
restituées d?ici à 2030.
Source : ART d?après SNCF Réseau
Des taux d?attribution en amélioration pour le fret, au-delà
des objectifs du contrat de performance
Figure 1.15 ? Taux de sillons-jours attribués à la
publication de l?horaire de service1
Source : ART d?après SNCF Réseau
En traits pleins, les taux d?attribution tels que suivis dans le contrat de performance. Afin de retranscrire une notion de qualité dans les réponses apportées, SNCF Réseau
ne prend en considération, dans le calcul des taux d?attribution, que les sillons-jours répondus « attribués », « à l?étude » et en « refus d?attribution ».
En pointillés, l?ensemble des cas tels que présentés en annexe A1.7.
En 2025, 94,9 % des sillons-jours demandés¹ « au service » ont reçu une
réponse positive de SNCF Réseau lors de la publication de l?HDS 2026
(septembre 2025). Ce taux d?attribution progresse ainsi de 2 points par
rapport à l?HDS 2022. Il s?établit à 95,3 % pour le transport de
voyageurs, 91,7 % pour le fret et 78,3 % pour les trains de voyageurs de
nuit.
Pour le transport de marchandises, ce taux s?améliore et atteint l?objectif
de long terme du contrat de performance (89 %) pour le deuxième
service consécutif (HDS 2025 et HDS 2026). À l?inverse, pour le
transport de voyageurs, ce taux demeure inférieur à l?objectif de long
terme fixé par le contrat de performance (96,5 %). Aucun objectif n?est
en revanche défini pour les trains de nuit (voir figure ci-contre).
Enfin, le taux de respect des critères de commande (horaires de
parcours, tonnages, voir annexe A.1.7) se dégrade pour le fret
ferroviaire, en recul de 1,1 point, pour s?établir à 81 %. Pour le transport
de voyageurs, ces taux apparaissent globalement stables, avec une
légère baisse de 0,3 point pour les services SLO, une quasi-stabilité
pour Transilien (+0,1 point) et une amélioration plus marquée pour les
TER (+0,8 point).
L?ouverture de la phase de construction de l?horaire de service (HDS) en décembre, deux ans avant le début du service, coïncide avec la publication
du plan général des fenêtres (PGF). Ce dernier détaille l?ensemble des indisponibilités du réseau liées à des fenêtres de travaux. Ces indisponibilités
conduisent ainsi à des refus d?attribution de sillons sur ces plages par le gestionnaire d?infrastructure (cf. infra).
Figure 1.14 ? Variation du PGF (fenêtres travaux en
heures) entre la version du 14 avril A-1 et la fin de l?HDS*
RTE-T
Central
RTE-T
Central
(hors IdF)
Île-de-
France
RFN circulé par
les Intercités
de nuit
RFN
global
00h00 - 5h59 39% 39% 54% 54% 29%
06h00 - 9h59 3% 3% 3% 8% 4%
10h00 - 15h59 16% 17% 9% 31% 14%
16h00 - 20h59 1% 1% 2% 4% 2%
21h00 - 23h59 14% 14% 17% 29% 14%
Toutes plages
horaires
16% 17% 19% 27% 14%
Figure 1.13 ? Taux d?indisponibilité à la réservation pour l?HDS
2024 de plages-sections de RFN (en % d?heures.km)
1les taux d'attribution des sillons ne permettent pas d'évaluer l?adéquation entre l?offre commerciale de SNCF Réseau et le besoin des opérateurs. En
effet, un candidat qui prendrait parfaitement en considération les indisponibilités du réseau liées aux travaux obtiendra mécaniquement un taux
d?attribution élevé, tout en ayant potentiellement renoncé à des sillons qui correspondaient à ses besoins. Par ailleurs, un sillon peut être « attribué »
mais avec des caractéristiques s?éloignant de la demande initiale sur plusieurs critères (horaires, parcours, tonnages).
Note : tout type de fenêtre, hors interceptions travaux en gare.
* Pour l?HDS 2024 sont comparés le nombre d?heures de fenêtres travaux
mesuré le 14 avril 2023 et le 16 décembre 2024.
93,5%
95,7% 96,2% 94,9% 95,3%
85,6% 86,6%
88,8%
90,2%
91,7%
61,2%
70,7%
74,8%
83,7%
78,3%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
2022 2023 2024 2025 2026
Voyageurs
Fret
Trains de nuit
-1%
4%
-2%
-5%
-5% -3%
-10%
-8%
-6%
-4%
-2%
0%
2%
4%
6%
8%
10%
- 600
- 400
- 200
-
200
400
600
2019 2020 2021 2022 2023 2024
m
ill
ie
rs
d
'h
e
u
re
s
Suppressions d'heures (axe de gauche)
Créations d'heures (axe de gauche)
Variation nette d'heures (axe de droite)
-1%
4%
-2%
-5%
-5% -3%
-10%
-8%
-6%
-4%
-2%
0%
2%
4%
6%
8%
10%
- 600
- 400
- 200
-
200
400
600
2019 2020 2021 2022 2023 2024
m
ill
ie
rs
d
'h
e
u
re
s
Suppressions d'heures (axe de gauche)
Créations d'heures (axe de gauche)
Variation nette d'heures (axe de droite)
Source : ART d?après SNCF Réseau
ÉTAT DES LIEUX DE L?INFRASTRUCTURE FERROVIAIRE (5/5) ?
ACCÈS À L?INFRASTRUCTURE ET TRAVAUX
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 11
Les revenus de péages des GI ont progressé de 7,4 %
en 2024
Les GI SNCF Réseau et LISEA ont perçu 7,4 milliards d?euros de
redevances en 2024, soit un niveau supérieur de 2,6 % en euros
constants1 au niveau de 2019. Tandis que la valeur réelle des péages
perçus par SNCF Réseau avait diminué sur le cycle tarifaire 2021-2023,
le GI prévoit une augmentation de ses revenus réels au cours du
nouveau cycle 2024-2026, en vue d?améliorer la couverture du coût
complet de gestion de l?infrastructure par les péages, conformément
à l?objectif fixé par le contrat de performance conclu avec l?État.
Les redevances ont augmenté de 8 % pour les services TER et
Intercités mais assuré un niveau stable des redevances par train.km. La
mise en place à compter de 2024 d?une tarification binomiale
(tarification en deux parties avec un montant forfaitaire et un tarif
d?accès reflétant le coût marginal des circulations) a en effet bénéficié
au développement fort des trafics conventionnés et permis de
maintenir, hors inflation, le niveau de péage par train.km perçu de
2023.
Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
Euros constants*
(2023-2024)
Évolution nette
depuis 2019
Euros constants*
(2019-2024)
? Péages perçus par les gestionnaires d?infrastructure1 7,4 Md¤ +7,4 % +2,6 %
dont péages perçus par LISEA 311 M¤ +7,6 % +7,5 %
dont concours publics2 2,6 Md¤ +6,7 % +6,3 %
? Coûts d?exploitation de SNCF Réseau3 6,0 Md¤ -2,4 % +4,4 %
dont coûts d?entretien et de surveillance 3,2 Md¤ +1,4 % -0,1 %
? Investissements de SNCF Réseau4 5,6 Md¤ +1,3 % -2,6 %
02
RÉSULTATS ÉCONOMIQUES
DES GESTIONNAIRES D?INFRASTRUCTURE (1/5)
Figure 2.2 ? Revenus par train.km des gestionnaires d?infrastructure
(euros constants 20241 par train.km facturé ?
étiquettes : évolutions 2024/2023)
1 Corrigé des effets de l?inflation (euros constants) avec les indices présentés dans l?Annexe 0
2 Les montants de redevance facturés par SNCF Réseau sont établis sur la base des attributions de capacité sur le RFN et pas uniquement des trains.km effectifs. La
redevance de marché perçue par SNCF Réseau n?est ainsi que partiellement affectée par les variations d?offre. Les renonciations à la réservation et les non-circulations
donnent lieu à des régularisations ou à des pénalités, notamment au travers des dispositifs d?incitations réciproques.
3 Redevance pour la fourniture d?électricité (RFE), redevance pour le transport et la distribution de l'énergie de traction composantes A & B (RCTE-A et RCTE-B)
Les redevances perçues pour les activités librement organisées ont
augmenté de 4 %. La composition de ces revenus a cependant
évolué en 2024, la redevance de marché représentant ainsi 80 %
des péages SLO contre près de 70 % en 2023. La hausse de revenu
pour les GI a été assurée par la hausse de trafic de 3 % et par
l?augmentation des niveaux de péages. Le niveau moyen des
redevances par train.km des services voyageurs librement
organisés (SLO) est cependant resté stable1 au regard d?évolutions
de trafic TAGV très différenciées selon les différents segments de
marché (voir détails en chapitre 5). Par ailleurs les péages versés
par Trenitalia et Renfe Viajeros atteignent 51 M¤, soit près de 2 %
des péages des SLO.
Les revenus de SNCF Réseau perçus pour les services Transilien et
le RER ont augmenté de 15 %, sous l?effet d?une hausse de la
redevance par train.km1 (+5 %) et des trains.km facturés (+9 %).
La hausse des concours publics a permis une croissance annuelle
de 11 % des redevances des services de fret. Celle-ci a ainsi permis
d?assurer une hausse de 5 % de la redevance par train.km et de
compenser le recul de 14 %1 du niveau de péage moyen versés par
les opérateurs de fret, dont le trafic a crû de +6 %.
Figure 2.1 ? Revenus des gestionnaires d?infrastructure
(euros constants 20241 ? étiquettes : évolutions 2024/2023)
Source : ART d?après gestionnaires d?infrastructure
1 Mesurés par année de prestation (permettant le rapprochement présenté ci-après avec le trafic ferroviaire mesuré par année civile).
2 Redevance d?accès payée par l'État et Île-de-France Mobilités (IdFM), et compensation fret (augmentée à la suite de la crise sanitaire).
3 Coûts bruts de subventions d?exploitation (i.e. incluant 149 M¤ de subventions d?exploitation reçues).
4 Y compris coûts d?exploitation rattachés à des projets d?investissements (Opex sur projets, 414 M¤), mais hors frais financiers rattachés à des projets
d?investissements (92 M¤) et investissements industriels (290 M¤) .
Source : ART d?après gestionnaires d?infrastructure
L?annexe A.2.1 présente les montants en euros courants (les déflateurs utilisés
sont précisés dans l?Annexe 0).
L?annexe A.2.2 présente les montants en euros courants (les déflateurs utilisés
sont précisés dans l?Annexe 0).
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 12
RÉSULTATS ÉCONOMIQUES
DES GESTIONNAIRES D?INFRASTRUCTURE (2/5)
En 2024, les charges d?exploitation de SNCF Réseau reculent en euros constants du fait de la baisse des coûts
énergétiques, tout en restant supérieures aux niveaux observés entre 2019 et 2022.
Cette baisse annuelle en euros constants (-2,4 %) des charges
d?exploitation en 2024 succède à une hausse marquée en 2023
(près de +7 % en euros constants). Elle s?explique principalement
par le recul des coûts énergétiques liés à la traction électrique1,
conséquence de la baisse du prix d?achat de l?électricité par
SNCF Réseau. Elle résulte également de la diminution des
dépenses d?études sur projets d?investissement (-92 M¤
constants).
Premier poste de charges du GI, les coûts d?entretien et de
surveillance du réseau atteignent 3,2 Md¤ en 2024, en légère
progression de +1,4 % (euros constants). Ramenés au kilomètre
de voie, ils s?établissent en 2024 à près de 64 000 ¤2, soit une
progression de 2,7 % après prise en compte de l?inflation. Ces
dépenses varient toutefois fortement selon la catégorie de voie,
s?échelonnant de près de 89 000 ¤ par kilomètre pour les voies les
plus utilisées (catégories 2 à 4) à 23 000 ¤ pour les voies de
catégories 7 à 9 sans voyageurs.
Deuxième poste de charges, les coûts de gestion des circulations
se stabilisent en 2024 (?0,6 % en euros constants), et ce malgré
une hausse des trafics de 6,9 % (voir partie 01).
Figure 2.3 ? Coûts d?exploitation de SNCF Réseau
(euros constants 2024 sauf électricité de traction en euros courants)
Les investissements ont de nouveau peu augmenté en 2024, voire reculé en actions de modernisation.
En 2024, les dépenses d?investissements de SNCF Réseau ont
légèrement augmenté, de +1,3 % en euros constants. Les
investissements de renouvellement et performance notamment ont
contribué à cette hausse en augmentant de +3 % (en euros
constants), atteignant leur niveau (3,2 Md¤) le plus élevé depuis
2021. Par conséquent, ces dépenses dépassent, pour la première
fois depuis 2021, la valeur cible annuelle du contrat de
performance conclu avec l?État pour la période 2021-2030 (en
euros constants).
Au sein de ces efforts de renouvellement, les investissements
dédiés aux voies ont augmenté de +7 % entre 2023 et 2024, après
une baisse continue de 2018 à 2023 (en euros constants). Les
investissements sur les voies 2 à 4, représentant 58 % du total, ont
ainsi augmenté de 16 % et contribué à la stabilisation de l?âge de
ces voies. Les investissements sur les voies 7 à 9 ont été multipliés
par 3, atteignant 6 % du total. Les LGV, en revanche, ont vu les
investissements en renouvellement et performance baisser de 17 %
en 2024. La baisse, presque continue, de ces dépenses depuis
2019 (-4 % en moyenne par an) a causé le vieillissement des LGV
de 3 ans sur les 5 dernières années et supposerait des efforts
accrus de régénération à court-moyen terme.
Les investissements dans la commande centralisée du réseau (CCR)
et dans l?ERTMS, qui contribuent à la modernisation et à
l?interopérabilité du réseau, demeurent inférieurs aux trajectoires
prévues dans le contrat de performance ou recommandées par
d?autres études4. Ainsi, les dépenses de CCR stagnent à 375 M¤
(en euros constants 2024) et celles d?ERTMS (140 M¤) diminuent
de 11 % en 2024, après une baisse de 13 % en 2023.
Note : les « Autres coûts » recouvrent la gestion de sillons et les activités de
commercialisation (147 M¤) et des coûts non incorporables (174 M¤). Ces coûts sont
bruts de subventions d?exploitation (i.e. ne sont pas diminués des subventions reçues).
L?annexe A.2.3 présente les montants en euros courants (les déflateurs utilisés sont
précisés dans l?Annexe 0).
Source : ART d?après SNCF Réseau
Source : ART d?après SNCF Réseau
Figure 2.5 ? Répartition des investissements
de « renouvellement et performance »
Source : ART d?après SNCF Réseau
1 Les achats d?énergie effectués par SNCF Réseau sont refacturés à l?euro près aux entreprises ferroviaires, à l?exception de l?énergie consommée pour ses propres besoins.
2 Hors coûts liés aux voies de service, les voies de service représentant près de 5 % des coûts d?entretien et de surveillance du réseau ferré national.
4 Consulter, par exemple, le Rapport de l?Autorité sur les scénarios de long terme pour le réseau ferroviaire français (2022-2042).
Note : le graphique ne présente pas les
investissements industriels (290 M¤ en
2024), les frais financiers (92 M¤) mais inclut
les Opex sur projets (414 M¤). L?annexe
A.2.4 présente les montants en euros
courants (les déflateurs dans l?Annexe 0)
Figure 2.4 ? Dépenses d?investissements de SNCF Réseau
(y compris Opex et hors frais financiers - euros constants 2024)
3 176 3 054 2 953 2 960 3 131 3 175
1 053
989 981 1 000
1 016 1 010
306 437 391 456
559 467
546 850
859 776
723 708
149
125 143 170
408 289490
446
317 337
278
321
5721
(1,8%)
5901
(3,2%) 5644
(-4,4%)
5698
(1%)
6115
(7,3%)
5970
(-2,4%)
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
2019 2020 2021 2022 2023 2024
M
iil
lio
n
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u
ro
s
c
o
n
st
a
n
ts
Autres coûts*
Electricité de
traction
Prestations
pour tiers
Etudes sur
projet
Gestion des
circulations
Entretien et
surveillance
https://www.autorite-transports.fr/wp-content/uploads/2023/07/rapport-scenarios-de-long-terme-pour-le-reseau-ferroviaire-francais-12-07-23-final.pdf
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 13
Figure 2.7 ? Opérations de renouvellement effectuées par SNCF Réseau
(ensemble du RFN)
Un renouvellement historiquement élevé, porté par la bonne exécution du programme d?investissements et
concentré sur le réseau structurant, mais encore insuffisant au regard du vieillissement de l?infrastructure
Source : ART d?après SNCF Réseau
En 2024, le renouvellement des voies du RFN par SNCF Réseau a atteint un
niveau historiquement élevé, avec 1 198 km de « Grandes Opérations
Programmées Équivalent » (GOPEQ), soit 131 km de plus qu?en 2023 et
165 km de plus que la moyenne observée sur la période 2015-2021.
Près de 73 % des kilomètres renouvelés de voies portent sur le réseau
dit « structurant », pour lequel SNCF Réseau s?est fixé un objectif de 915 km
(cf. ci-contre). En 2024, le gestionnaire d?infrastructure a atteint un taux de
réalisation du programme de travaux de 95 %, contre 93 % en 2023. Par
ailleurs, le coût moyen de réalisation d?un GOPEQ voie reste inférieur aux
niveaux cibles fixés par le contrat de performance 2021-2030 entre l?État et
SNCF Réseau (Figure 1.9)
Malgré la bonne tenue du programme d?investissements de SNCF Réseau,
celui-ci demeure insuffisant au regard des besoins. À fin 2023, l?équivalent
d?un peu moins de 1 900 km de voies classiques, de catégories 2 à 6, avaient
atteint leur durée de vie théorique, ainsi qu?un peu plus de 700 km de LGV
(annexe A1.1). Sur la période 2024-2026, ce sont plus de 300 km de voies en
moyenne par an qui atteindront leur durée de vie théorique sur le réseau de
catégories 2 à 6 et les LGV. Sur ce même réseau, les besoins s?accélèrent
encore entre 2027 et 2029, avec l?équivalent de 400 km en moyenne par an
arrivant à terme de leur durée de vie (annexe A1.1).
Concernant les appareils de voie, SNCF Réseau a légèrement dépassé son
objectif annuel de renouvellement sur le réseau structurant, avec un taux de
réalisation de 101 %, correspondant à 499 appareils de voie renouvelés en
2024. Comme en 2023, l?effort de renouvellement continue de se concentrer
sur le réseau structurant : 99 % des opérations y ont été réalisées en 2024,
contre seulement 76 % sur la période 2020-2022.
Le renouvellement du réseau électrifié fait en revanche apparaître un
ralentissement, avec 234 tirs de caténaire en 1 500 V et 30 tirs de caténaire
en 25 000 V opérés en 2024, soit un recul respectif de 46 tirs et 15 tirs par
rapport à la moyenne observée sur la période 2015-2021 (voir tableau ci-
dessous). Ce niveau de renouvellement représente moins de 1 % du nombre
total de tirs de caténaire du RFN.
Figure 2.6 ? Nombre (visé et atteint) de
renouvellements des voies et des appareils de voie sur
le réseau structurant
Figure 2.8 ? Coût moyen du GOPEQ provisoire (milliers d?euros constants janvier 2020)
Source : ART d?après SNCF Réseau
Source : ART d?après SNCF Réseau
? Nombre (et taux) de GOPEQ Voie renouvelés (en km)
? Nombre (et taux) d?appareils de voie renouvelés
1278 1361
1067 996
1244
1009
1202 1350
1336 1356 1376 1376
400
800
1200
1600
2000
2400
2800
2019 2020 2021 2022 2023 2024
LGV
LGV (CdP)
1574
1808 1758
1656 1632 1642
1592 1652 1681
1682 1661 1698
400
800
1200
1600
2000
2400
2800
2019 2020 2021 2022 2023 2024
1 à 6
1 à 6 (CdP)
Île - de - France1 à 6 LGV
Coût moyen du GOPEQ provisoire inscrit au contrat de performance État-SNCF Réseau 2021 - 2030Coût moyen du GOPEQ provisoire (avril 2025)
1751
2288
1899
2076
1897 1881
1601
1887
1905
1933
1961 1961
400
800
1200
1600
2000
2400
2800
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Ile de France
Ile de France (CdP)
moyenne
2015-2021
2022 2023 2024
Voie km de voie (GOPEQ) 1033 965 1067 1198
Appareils de voie Nombre d'appareils 481 517 520 503
Caténaire :
1500 V continus
Nombre de tirs 280 222 258 234
Caténaire :
25 000 V alternatif
Nombre de tirs 45 33 34 30
Ouvrages en terre Opérations de régénération 54 47 39 28
995 977
865 829
887 915
94%
75%
91% 94%
93%
95%
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Objectif Réalisé
491
387
434
408
595
492
94%
90% 84% 94%
86% 101%
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Objectif Réalisé
RÉSULTATS ÉCONOMIQUES DES GESTIONNAIRES
D?INFRASTRUCTURE (3/5) ? RENOUVELLEMENTS DE VOIES
Ensemble du RFN / Réseau structurant
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 14
RÉSULTATS ÉCONOMIQUES
DES GESTIONNAIRES D?INFRASTRUCTURE (4/5)
*Précisions méthodologiques sur les périmètres retenus
Les montants de revenus et de dépenses de SNCF Réseau présentés dans la figure 2.6 diffèrent
de ceux des autres sections du bilan (voir différences de périmètre dans le tableau ci-contre),
ainsi que de ceux du « Bilan annuel des transports » du SDeS. Les écarts entre chiffrages ART et
SDeS proviennent notamment de l?exclusion dans la figure 2.6, des subventions liées à des
investissements réalisés par des tiers, qui ne génèrent pas de dépenses pour SNCF Réseau et
ne font que transiter dans ses comptes.
Les redevances liées au trafic ferroviaire, qui constituent la principale
source de revenus pour SNCF Réseau, à hauteur de 6,9 Md¤ en
2024, ont progressé de 8 %* sur un an, sous l?effet principal de la
hausse des redevances (dont redevance d?accès) issues des services
de transport de voyageurs conventionnés (Transilien, TER et
Intercités) (voir ci-dessus l?analyse détaillée des péages et l?analyse
de l?évolution des trafics). Les redevances payées par les services
librement organisés (voyageurs et fret) n?augmentent que de 1 %*,
en raison d?une légère hausse du montant payé par les services
voyageurs TAGV (SNCF Voyageurs, Trenitalia et Renfe Viajeros), et
d?une forte baisse des péages fret. Cette dernière résulte d?un recul
des redevances indexées sur les prix de l?électricité, mais a été
toutefois contrebalancée par l?abondement de la compensation fret
versée par l?État.
Les subventions d?investissement reçues par SNCF Réseau s?élèvent
à 3,8 Md¤, soit une hausse de 2,2 % par rapport à 2023. Le premier
mécanisme de subvention, constitué des conventions de
financement5 signées entre SNCF Réseau et les entités publiques ou
privées, progresse de 10 % en un an, pour dépasser 2 Md¤. Au sein
de ces conventions, la contribution de l?État recule de 10 %6, tandis
que celle des régions et autres collectivités locales augmente de
20 %, représentant désormais 47 % du total des conventions de
financement. Le fonds de concours, deuxième mécanisme de
subvention, est doté en 2024 de 1,7 Md¤, en baisse de 5 % sur un
an. L?ensemble des versements en 2024 sont issus des dividendes
versés par la société-mère SNCF SA, après la mise en extinction, fin
2023, de la recapitalisation dans le cadre du plan de relance.
L?année 2024 marque également le premier versement, pour
300 M¤, d?une contribution au titre de l?accélération de la
régénération du réseau ferroviaire dans le cadre de la « nouvelle
donne ferroviaire », avec l?ambition d?atteindre 1,5 Md¤ à l?horizon
2028. Voir Annexe 2.5 pour le détail des contributions au fonds de
concours depuis 2020.
Hors frais et flux financiers, la structure des dépenses de
SNCF Réseau reste inchangée entre 2023 et 2024. Les dépenses
d?exploitation et les dépenses d?investissement représentent
respectivement 52 % et 48 % des dépenses. Une analyse de
l?évolution des dépenses de SNCF Réseau est à retrouver à la page
précédente.
Les subventions d?investissements reçues par SNCF Réseau progressent de + 2 % entre 2023 et 2024
1 Les collectivités territoriales regroupent les régions (AOM), Île-de-France Mobilités, les départements, communes, les groupements de communes et les organismes divers
d'administration locale (ODAL)
2 Les autres payeurs regroupent SNCF Voyageurs et Hexafret (pour les prestations intra-groupe), SNCF Réseau (pour le produit de leurs propres cessions d?actifs) et les autres tiers
(pour les autres produits, ou qui participent aux conventions de financement des projets d?investissement de SNCF Réseau).
3 Les autres produits regroupent la vente des prestations intra-groupe SNCF (566 M¤), les dividendes reçus (de la part de SNCF Gares & Connexions principalement, 77 M¤), les
produits de cessions d?actifs de SNCF Réseau (16 M¤) et les autres prestations pour tiers (293 M¤). Est exclu des produits de cessions de SNCF Réseau le montant de débouclage EOLE
entre SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions en 2024 (694 M¤).
4 Les subventions d?exploitation comprennent la compensation fret et les subventions qui visent à compenser des dépenses d'exploitation (études générales, études préliminaires).
5 La figure 2.6 a été retraitée des impacts du débouclage du projet EOLE en 2024. Dans ce cadre SNCF Réseau a transféré à Gares & Connexions les actifs du projet et lui a restitué les
subventions perçues pour son compte. Les flux impactés sont les produits de cessions d?actifs (pour 649 M¤) et les subventions d?investissements (pour 694 M¤).
6 Cette baisse s?explique majoritairement par le reclassement des versements dans le cadre de la « nouvelle donne ferroviaire ». En 2023, le versement de 100 M¤ a été comptabilisé
dans les conventions de financement, étant versé par l?AFIT. Depuis 2024, ces versements sont compris dans le fonds de concours.
Figure 2.6 Autres figures
Redevances ou
péages
Année civile de
comptabilisation
Année civile de
prestation
Dépenses
d?investissement
Hors dépenses non
immobilisables
Y compris charges
d?exploitation non
immobilisables
Source : ART d?après SNCF Réseau
Figure 2.9 ? Revenus et dépenses de SNCF Réseau en 20245
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 15
Hors réseau ferré national, focus sur le réseau RER RATP
Les dépenses d?entretien de la RATP sur les lignes RER augmentent à un rythme plus soutenu que celui du trafic
Les charges d?entretien et de surveillance des lignes RER A et B
de la RATP ont augmenté de 7 %, en euros constants1, entre
2023 et 2024, pour atteindre 191 M¤ en 2024 (+9 % en euros
courants). Cette hausse des dépenses est ainsi plus forte que
celle du trafic du RER (+3 %) sur la même période. Les charges
affectées au RER A ont augmenté de 8 % alors que celles du
RER B ont augmenté de 5 %. Rapportés au kilomètre de voie, les
coûts d?entretien de la RATP pour les RER s?élèvent à plus de
500 000 euros, dont 21 % sont consacrés à la voie et aux
équipements de voie.
Au sein des dépenses d?investissements, les dépenses en gros
entretien des voies en 2024 (44 M¤), permettant de renouveler
34 km de rail et 15 appareils de voie, sont les plus élevées depuis
2020. Les efforts réalisés ces dernières années semblent porter
leurs fruits en ayant réduit l?âge relatif du réseau RER RATP de
4 points sur un an. Celui-ci s?établit en 2024 à 62 % de la durée
de vie théorique des voies. À titre de comparaison, les lignes du
RFN empruntées par les RER A et B ont atteint 52 % de leur
durée de vie2, un âge relatif également en baisse de 4 points sur
un an.
Les dépenses d?investissement par la RATP sur le réseau RER sont
aussi en hausse sur un an (+6 % en euros constants). Les
investissements supplémentaires entre 2023 et 2024 ont été
principalement dédiés aux gares ainsi qu?aux chantiers
d?adaptation et de modernisation des ateliers et des outillages,
au détriment des montants dédiés au réseau. Le poids des
investissements sur le réseau RER est stable à 9 % dans
l?enveloppe globale des investissements réalisés par le groupe
RATP3 en 2024, également en hausse (+4 %) sur un an. Les
investissements affectés au RER A sont en baisse continue
depuis 2021, passant de 167 M¤ en 2021 à 95 M¤ en 2024 (en
valeur 2024), alors que les moyens affectés au RER B sont restés
stables autour de 115 M¤.
Figure 2.10 ? Charges d?entretien et de surveillance et dépenses d?investissements de la RATP pour les RER A et B
(euros constants 2024)
Source : ART d?après RATP
Niveau
(au 31/12/2024)
Évolution par
rapport à 2023
valeur réelle1
(2023-2024)
? Charges globales d?entretien et de surveillance sur réseau RER RATP 190,9 M¤ + 7,4 %
dont charges affectables RER A
charges affectables RER B
70,5 M¤
35,6 M¤
+ 8,3 %
+ 4,6 %
? Investissements sur réseau RER RATP 247,3 M¤ + 6,3 %
dont investissements affectables RER A
investissements affectables RER B
94,6 M¤
116,3 M¤
- 2,3 %
+ 0,2 %
RÉSULTATS ÉCONOMIQUES
DES GESTIONNAIRES D?INFRASTRUCTURE (5/5)
Charges d?entretien et de surveillance Dépenses d?investissements
1 Évolutions mesurées en euros constants, en valeur 2024. Voir en annexe les indices utilisés pour corriger des effets de l?inflation les séries temporelles (Annexe A0).
2 Le pourcentage d?atteinte de la durée de vie établi par la RATP (indicateur croissant entre 0 % et 100 %) peut ainsi être rapproché de l?indice ICV suivi par SNCF Réseau,
voir le glossaire.
3 Selon le Rapport annuel 2024 (page 26) du groupe RATP, les investissements du groupe s?élèvent à 2 664 millions d?euros en 2024. Le montant en 2023 (selon le
Rapport annuel 2023, page 26) s?établit à 2 546 millions d?euros. Cela correspond à 2 568 millions d?euros en valeur 2024.
Note : les autres charges comprennent les équipements
électromécaniques et de génie civil, ainsi que les charges non
affectables aux lignes RER A ou B.
Note : les autres investissements concernent les ateliers ou, à la fois,
le réseau et les gares.
https://ratpgroup.com/api/media/RapportAnnuel-2024-groupe-RATP.pdf
https://ratpgroup.com/api/media/RA-2023-e-access-DEF.pdf
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 16
Le train a vu en 2023 sa part modale augmenter pour le
transport de voyageurs en Europe, notamment en
Espagne, mais a connu une nouvelle diminution en 2023
pour le fret, à l?exception de l?Allemagne.
La part modale du transport ferroviaire de voyageurs a augmenté
en moyenne de +0,5 point en Europe en 2023. La France a ainsi
connu une hausse similaire à celles observées en Allemagne et Italie,
mais la Suisse et l?Espagne ont vu les plus fortes hausses annuelles
de part modale du train, à hauteur respectivement de +1,8 point et
+1,2 point de 2022 à 2023.
À l?inverse, la part modale du fret ferroviaire a de nouveau chuté en
2023 dans plusieurs pays européens : -0,4 point en Italie, -0,7 point
en Belgique et -1,3 point en France, sous l?effet de plusieurs facteurs
(inflation, mouvements sociaux, éboulement de la Maurienne* - voir
chapitre suivant). L?Allemagne se distingue par une hausse continue
de sa part modale (+0,8 point en 2023), tandis que la Suisse et la
Suède ont retrouvé en 2023 leurs niveaux de 2019.
Figure 3.3 ? Évolution 2005-2023 des parts modales
du transport ferroviaire de voyageurs et fret en Europe
- Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
(2023-2024)
Évolution
nette depuis 2019
(2019-2024)
? Part modale du transport ferroviaire de voyageurs 10,8 % +0,5 point % +1,6 point %
? Part modale du transport ferroviaire de fret 9,1 % +0,5 point % -0,3 point %
03
PARTS MODALES DU TRANSPORT FERROVIAIRE
BILAN SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL (1/3)
Source : ART, Eurostat, IRG-Rail
L?attractivité du mode ferroviaire pour le transport de voyageurs n?a pas faibli en 2024 et lui a permis d?accroître sa
part modale face à un usage stable de la voiture et à la chute tendancielle du transport aérien domestique.
Le transport ferroviaire de voyageurs a connu une nouvelle année
de forte croissance (+5 %) par comparaison aux autres modes de
transport en France. Le trafic routier de véhicules particuliers est
resté relativement stable après sa baisse de 2023, tranchant avec la
forte dynamique des modes ferroviaires et autocars. Le transport
aérien domestique a enregistré une nouvelle baisse (-5,1 %) dans
la continuité de son évolution depuis 2019, tandis que le transport
aérien international a retrouvé son niveau d?avant-crise en
augmentant annuellement de près de 7 %. La part modale du
mode ferroviaire dans le transport de voyageurs s?établit ainsi à
10,8 % en 2024, un niveau record en hausse annuelle de +0,5 point
et de +1,7 point depuis 2019.
Après une baisse en 2023, les trois modes de transport de fret
terrestre (routier, fluvial, ferroviaire) ont augmenté de nouveau en
2024. La dynamique de croissance du ferroviaire (+7,8 %) a été
supérieure sur 2024 de près de 4 points à celle du routier (+3,4 %),
permettant un léger rebond de sa part modale. Cette dernière
reste toutefois, à hauteur de 9,1 %, toujours très faible au regard
des objectifs visés.
Figure 3.1 ? Évolution 2017-2024 de la fréquentation annuelle
de voyageurs par mode de transport (indices 100 en 2017)
Figure 3.2 ? Évolution 2022-2025 de la fréquentation mensuelle
de voyageurs par mode de transport (indices 100 en 2017)
Source : ART, DGAC, SDeS
Source : ART, DGAC, SDeS
n/a
21%
11% 10% 10% 9% 8% 7% 7%
0%
5%
10%
15%
20%
25%
2005 2010 2015 2019 2022 2023
n/a
34%
30%
21%
17%
12% 12%
9%
4%
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
2005 2010 2015 2019 2022 2023
40
60
80
100
120
140
janv-22 janv-23 janv-24 janv-25
Transport routier (réseau national)
TAGV domestique et international
TER et Intercités
Transilien-RER (hors RATP)
Transport aérien (vols intérieurs)
mars 2023
Mouvements sociaux
contre la réforme des
retraites
janvier 2022
Vague de contamination
au Covid-19 variant
Omicron
-
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
110
120
130
140
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
(p)
Véhicules particuliers
Transport en autocar librement
organisé
Transport aérien intérieur
Transport aérien international
Transport ferroviaire
dont services librement organisés
(TAGV)
dont services conventionnés TER-TET
dont services Transilien-RER
Transports en commun urbains
*fermeture globale entre août 2023 et fin mars 2025, conduisant à une cessation des services ferroviaires directs fret et voyageurs (opérés par
SNCF Voyageurs et Trenitalia) entre la France et l?Italie. SNCF Voyageurs a maintenu sur la période une offre minimale avec correspondance en
autocar.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 17
À fin d?année 2024, quatre entreprises ferroviaires de transport de voyageurs proposaient une offre interurbaine domestique/internationale
en propre (hors partenariats) sur le RFN : SNCF Voyageurs, Eurostar, Trenitalia France et Renfe Viajeros. Trois nouvelles filiales de SNCF
Voyageurs ont débuté à fin 2024 l?exploitation des premiers lots conventionnés attribués après appel d?offres par des autorités
organisatrices régionales : « SNCF Voyageurs Étoile d?Amiens », « SNCF Voyageurs Loire Océan » et « SNCF Voyageurs Sud Azur ».
En 2025, la filiale de Transdev « Transdev Rail Sud Inter-métropoles », concurrent de l?opérateur historique sur les marchés conventionnés, a
débuté ses services en juin 2025 sur la ligne Marseille-Toulon-Nice. Deux nouvelles entreprises se sont vu octroyer une licence d?entreprise
ferroviaire et un certificat de sécurité pour opérer à compter de 2025 des services de transport tram-trains en Île-de-France : le groupement
Stretto (Keolis et SNCF Voyageurs), qui opère depuis mars 2025 les lignes T4, T11 et T14, et RATP Arc Sud et Ouest, qui opère à compter de
décembre 2025 les lignes T12 et T13.
Les activités ferroviaires de fret sont réalisées (à fin 2024) par 19 entreprises ferroviaires actives (EF), soit 2 de moins qu?en 2023 :
? 5 EF du pôle Rail Logistics Europe du groupe SNCF : l?opérateur historique Fret SNCF (remplacé par Hexafret au 1er janvier 2025),
Captrain France et sa filiale Ecorail Transports, Naviland Cargo et Normandie Rail Services ;
? 5 EF filiales d?opérateurs historiques européens : CFL Cargo, DB Cargo France, Lineas France, Lineas NV, Mercitalia Rail (dont le trafic a
été suspendu en 2024 en raison de la fermeture de la liaison avec l?Italie en vallée de la Maurienne) ;
? 3 EF actives sur des sections-frontières du RFN : Captrain España, Renfe Mercancías et SBB Cargo France ; et
? 6 autres EF : Europorte France, Millet Rail, Combi Rail, RTM, Regiorail France, et Ferromove.
11 de ces EF opèrent une activité de transport combiné.
14 autres EF sont spécialisées dans les acheminements pour les besoins de l?infrastructure (travaux) ou le transport de matériels ferroviaires :
Bombardier, Colas Rail, Claisse Rail, CTSF, Eiffage Rail Services, ETF Services, ETMF, Ferrotract, Securail, S2TF, Trackfer, Transifer, Time Fret
Express et TSO.
L?emploi des activités ferroviaires de transport de voyageurs a
augmenté de près de 2 000 salariés (+3 %) entre 2023 et 2024,
réparti à part égales entre activités conventionnées et SLO
Le secteur ferroviaire compte en totalité près de 150 000 salariés en 2024,
dont près de 60 000 salariés pour les activités de gestion et d?entretien
des infrastructures ferroviaires et des gares (niveau stable depuis 2023),
près de 69 000 salariés dans les EF voyageurs et plus de 8 000 salariés
dans les EF de transport de fret.
Le groupe SNCF représente ainsi toujours plus de 95 % de l?emploi
salarié du secteur ferroviaire en France, et l?activité TGV au sein du
groupe a enregistré une augmentation de près de 1 100 salariés entre
2023 et 2024 (+4,9 %). Le groupe RATP (intégrant les activités
domestiques de transport guidé interurbain et urbain ainsi que de
transport routier) représente un effectif total de 46 000 salariés stable en
2024. Cet effectif intègre également l?activité GPSR ou Sûreté RATP, qui
comprend près de 1 000 salariés, mais ne comprend en revanche pas les
effectifs de la filiale RATP Dev (16 930 salariés à fin 2024) dont les
activités s?étendent à l?international.
Figure 3.4 ? Effectifs salariés au 31 décembre 2024 dans le
secteur ferroviaire en France1, en équivalent temps plein
Source : ART d?après GI et EF
BILAN SOCIAL DU TRANSPORT FERROVIAIRE
Le secteur ferroviaire compte 23 entreprises de transport de fret et de voyageurs actives en 2024
Figure 3.5 - Effectifs TER et Transilien par Région (graphique de gauche), ratio ?effectifs pour 100 000 trains.km commerciaux réalisés?
(graphique central), et ratio ?effectifs pour 1 000 circulations commerciales réalisées? (graphique de droite), à fin 2023 et fin 2024
Note de lecture : 2 431 agents travaillent en Région Occitanie. Rapporté à l?offre ferroviaire réalisée, cela correspond à 15 agents pour 100 000 trains.km en 2024 (contre 16
en 2023). À noter que les activités couvrent le périmètre des conventions et des lots attribués à fin 2024. Source : ART , d?après SNCF Voyageurs (dont filiales) et
SNCF Réseau
1 Cette quantification exclue les activités support et de maintenance des opérateurs Trenitalia et Renfe Viajeros, effectuées majoritairement en 2024 hors France.
2 À noter que cet effectif inclut les effectifs de la DG TER affectés intégralement à la région Auvergne Rhône Alpes.
* L?activité «Autres EF fret » intègre les effectifs des autres filiales du groupe SNCF et Rail Logistics Europe opérant des activités de transport ferroviaire de marchandises en
France (Captrain France, Naviland Cargo, VIIA). L?activité SNCF Réseau intègre les filiales Sferis, Altameris, Eurailscout, SNCF Immoréseau et Terralpha Leyfa Measurement.
L?activité TER représente un effectif global de 29 800 emplois en 2024, soit une augmentation annuelle de plus de 600 salariés. Les ratios
d?effectifs rapportés au volume d?activité (en trains.km ou en volume de circulations) apparaissent en baisse marquée pour la plupart des
régions, traduisant une hausse beaucoup plus marquée de la production ferroviaire que des effectifs salariés. Des différences restent
toujours très marquées entre régions, expliquées à la fois par l?hétérogénéité des activités conventionnées (en termes de fréquences de
desserte ou de longueurs de lignes), et par d?autres facteurs dont l?affectation des personnels au sein des activités et entités du groupe
SNCF2.
Niveau à fin 2023
Niveau à fin 2024
Transilien
14 374
Hexafret - 4 639
SNCF Réseau
57 394
TER
29 799
Autres EF fret
[3000-3500]
Autres GI -
388
TGV - Intercités
23 687
SNCF Gares & Connexions - 5 822
Eurostar France - 1 466
Trenitalia - 164
Renfe Viajeros - 29
-
10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
70 000
80 000
90 000
100 000
EF voyageurs EF fret GI et gares de
voyageurs
SNCF / fonctions communes
support hors SUGE; 8 867
SNCF / direction
industrielle - 12 569
SUGE- ~ 3000
4 798
3 454
3 078
2 508
2 431
2 245
1 610
1 530
1 568
1 215
918
Île-de-France
Auvergne Rhône-Alpes
Grand Est
Hauts-de-France
Nouvelle-Aquitaine
Occitanie
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Normandie
Bourgogne-Franche-Comté
Centre-Val de Loire
Pays de la Loire
Bretagne
14 374
25.7
13.9
10.2
11.8
12.5
15.1
16.7
10.6
10.2
11.9
10.2
11.3
0 5 10 15 20 25 30
Île-de-France
Auvergne Rhône-Alpes
Grand Est
Hauts-de-France
Nouvelle-Aquitaine
Occitanie
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Normandie
Bourgogne-Franche-Comté
Centre-Val de Loire
Pays de la Loire
Bretagne
9.2
10.8
6.4
9.1
11.8
15.5
12.8
13.5
9.3
13.9
8.1
8.8
0 5 10 15 20
Île-de-France
Auvergne Rhône-Alpes
Grand Est
Hauts-de-France
Nouvelle-Aquitaine
Occitanie
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Normandie
Bourgogne-Franche-Comté
Centre-Val de Loire
Pays de la Loire
Bretagne
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 18
En 2024 l?utilisation de matériels ferroviaires en traction électrique a
représenté 73 % des trains.km TER et 84 % des passagers.km. Le poids
du trafic bimode a augmenté pour les services TER et Intercités de 4,7
et 2,4 points respectivement, atteignant 30 % des trains.km TER.
Au sein des régions, le poids des trains.km électrifiés a augmenté de
trois points par rapport à 2023 en Île-de-France et de plus de
quatre points pour la région Bourgogne-Franche-Comté, cette
dernière enregistrant le taux de recours à du matériel bimode le plus
élevé parmi l?ensemble des activités régionales conventionnées.
L?utilisation de matériels TER bimodes a progressé de
4 points depuis 2019, en remplacement de matériels
électriques ou thermiques.
Figure 3.7 ? Distribution du trafic TER (trains.km) par
électrification du matériel roulant et du réseau ferré depuis 2019
Source : ART d?après SNCF Réseau et SNCF Voyageurs
L?activité de transport ferroviaire a généré, en 2024, 833 milliers de tonnes d?équivalent1 CO2
(contre 117 Mt pour le
transport routier), en baisse de 8 % par rapport à 2019
Figure 3.6 ? Évolution des émissions GES* TER par train.km
voyageur (à gauche) et par passager.km (à droite)
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) du transport ferroviaire de
voyageurs ont représenté 635 milliers de tonnes eqCO2 au sein de ce
volume (76 %), contre 198 milliers de tonnes eqCO2 pour le transport de
marchandises. Cela représente ainsi en moyenne 5,6g eqCO2/voy.km et
6,1g eqCO2/tonne.km émis pour le train, contre plus de 100g par
voyageur.km et par tonne.km estimés pour le mode routier2.
Les émissions GES du mode ferroviaire ont baissé depuis 2019 malgré la
hausse du trafic. Cette baisse a été portée en cinq ans à la fois par une
plus faible utilisation des matériels thermiques (-22 % de trains.km), une
empreinte carbone du kWh (indépendante du secteur ferroviaire) en
baisse (-14 %) et une baisse de la consommation électrique par train.km
(-20 % de kWh/train.km en traction électrique). Ce dernier facteur, qui
concerne les activités voyageurs comme fret, s?explique notamment par
des évolutions technologiques (mise en service de matériels roulants
plus efficients) mais aussi, possiblement, par des pratiques accrues
d?écoconduite et écostationnement des trains3. L?installation de
compteurs électriques dans les trains a par ailleurs permis d?affiner les
mesures de consommation réelle dans un contexte de hausse des coûts
de l?électricité.
L?occupation croissante des trains de voyageurs a en outre accru la baisse
des émissions par passager.km (de -18 % depuis 2019 au global des
activités voyageurs (dont -6,3 % depuis 2023) et -26,5 % pour l?activité
TER). Un voyageur TER a, en moyenne, émis 18,4g eqCO2/km en 2024,
estimé à 4,2g dans le cas d?un TER électrifié et à 95g dans le cas d?un
TER thermique.
Figure 3.8 ? Offre 2024 (en trains.km ? à gauche) et fréquentation (en passagers.km ? à droite) des services TER suivant le type de
réseau (électrifié ou non) et le type de matériel roulant (en passagers.km), par région** ? Classement des régions suivant le poids de la
fréquentation en traction électrique (traction sur réseau électrifié par des matériels électriques et bi-modes)
Source : ART d?après SNCF Réseau, SNCF Voyageurs et ADEME.
* Utilisation des facteurs d?émissions spécifiques de 2023 et 2024.
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
et SNCF Réseau
g
e
q
C
O
2
p
a
r
p
a
s
s
a
g
e
r.
k
m
K
g
e
q
C
O
2
p
a
r
tr
a
in
.k
m
1 L?émission en équivalent CO2 (eqCO2) est la quantité émise de dioxyde de carbone (CO2) qui provoquerait le même forçage radiatif intégré, pour un horizon temporel
donné, qu?une quantité émise d?un seul ou de plusieurs gaz à effet de serre (GES). (GIEC, 2014).
2 Comparatif sur l?ensemble des modes effectué dans le Bilan multimodal 2025 de l?ART.
3 Voir, notamment, presse.
**Le découpage régional présenté est celui des régions administratives et non celui du périmètre d?activité des conventions d?exploitation régionales de l?activité TER, qui
peuvent opérer sur des lignes interrégionales.
BILAN ENVIRONNEMENTAL DU TRANSPORT FERROVIAIRE
https://autorite-transports.fr/wp-content/uploads/2025/07/le-marche-du-transport-en-france-en-2024-1.pdf
https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/11deg-c-dans-les-gares-eco-conduite-comment-la-sncf-veut-reduire-sa-consommation-d-energie_AV-202210110264.html
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 19
Le transport ferroviaire de marchandises progresse en 2024 et au premier semestre 2025, malgré un transport
international qui marque le pas
Figure 4.1 ? Tonnes.km du transport ferroviaire de marchandises
corrigées des variations saisonnières et jours ouvrés
(base 100 en 2021)
Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
(2023-2024)
Évolution nette
depuis 2019
(2019-2024)
? Offre de transport ferroviaire de fret (trains.km) 53,6 millions +2,5 % -8,9 %
? Trafic effectif (tonnes.km) 32,6 milliards +7,8 % -7,1 %
? Emport moyen des trains (tonnes par train) 608 +5,1 % +2,0 %
? Recettes issues du trafic (évolution en euros courants) 1 186 M¤ +4,1 % +6,7 %
? Part du transport combiné (tonnes.km) 44,5 % +2,9 points % +8,9 points %
? Taux de retard des trains de fret à 30 minutes 15,7 % -0,6 point % +0,7 point %
04
ÉTAT DES LIEUX
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE MARCHANDISES (1/4)
Source : ART d?après SDES
Tableau de bord Transport ferroviaire de marchandises
Tableau de bord Transport ferroviaire de marchandises ?
Après avoir atteint un point historiquement bas en 2023,
l?activité du transport ferroviaire de marchandises s?est
redressée en 2024. Cette évolution intervient après une
année marquée par plusieurs facteurs défavorables,
notamment des mouvements sociaux, la hausse des coûts
de l?énergie et l?éboulement survenu dans la vallée de la
Maurienne. Le trafic ferroviaire s?établit en 2024 à près de
32,6 Md de tonnes.km, soit une progression de près de 8 %
par rapport à 2023. Cette hausse est portée par le segment
du transport combiné, qui rebondit de + 15 % après une
baisse de presque 20 % en 2023.
Cette tendance favorable se confirme au premier semestre
2025, avec une hausse de l?ordre de 4 % des tonnes.km
réalisées par les entreprises ferroviaires par rapport à la
même période de 2024.
À l?inverse, et malgré la réouverture de la principale liaison
avec l?Italie le 31 mars 2025, le transport international peine
à rebondir : son niveau reste inférieur de 14 % à celui du
premier semestre 2021 et de 16 % à celui du premier
semestre 2022. Les trafics avec l?Italie, qui représentaient
jusqu?à 2,1 milliards de tonnes.km en 2021, n?atteignent plus
que 1,2 milliard en 2024, soit une baisse de plus de 40 %.
Figure 4.2 ? Part des trains.km réalisés par les entreprises ferroviaires
Notes :
La société Millet Rail intègre dans
cette figure les activités
précédemment réalisées par
l?entreprise Ouest Rail (fermée
en mars 2023 et dont les activités
ont fait l?objet d?une fusion dans la
société Millet Rail).
Sous les effets du plan de discontinuité, l?opérateur historique perd 6 points de parts de marché
40
50
60
70
80
90
100
110
120
ja
n
v
m
a
rs
m
a
i
ju
il
se
p
t
n
o
v
ja
n
v
m
a
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m
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ju
il
se
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n
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v
ja
n
v
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rs
m
a
i
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il
se
p
t
n
o
v
ja
n
v
m
a
rs
m
a
i
2022 2023 2024 2025
Fermeture de la principale liaison avec l'Italie en vallée de Maurienne
National
International
Base 100 en 2021
Mouvements de grèves
Fret SNCF
58%
Fret SNCF
47%
Fret SNCF
49%
Fret SNCF
43%
DB Cargo
12%
DB Cargo
14%
DB Cargo
13%
DB Cargo
17%
Captrain
11%
Captrain
14%
Captrain
12%
Captrain
12%
6%
6%
7%
7%
3%
5%
4%
5%
2%
3%
3%
5%
3%
3%
3%
4%
2%
2%
2%
2%
2%
2%
4%
4%
4%
4%
2018
2022
2023
2024
Fret SNCF DB Cargo Captrain Europorte France Naviland Cargo
Lineas France Regiorail France Millet Rail Combi Rail autres EF
En 2024, la part de marché de Fret SNCF (devenu Hexafret au 1er janvier 2025), mesurée en trains.km, s?établit à 43 %. La forte baisse de
2024 reflète notamment les premiers effets du plan de « discontinuité », qui a acté le transfert de 23 flux à des concurrents (et la création
des deux nouvelles entités Hexafret, dédiée à la traction de marchandises, et Technis, chargée des activités de maintenance). La baisse de la
part modale de l?opérateur historique devrait se poursuivre dans les prochaines années. Dans ce contexte, trois entreprises ferroviaires se
distinguent en 2024 par de fortes progressions de leur trafic, tant en volumes qu?en parts de marché : +4 points pour DB Cargo France, +1,5
point pour Lineas France et +0,8 point pour Regiorail France.
Fret SNCF
58%
Fret SNCF
47%
Fret SNCF
49%
Fret SNCF
43%
DB Cargo
12%
DB Cargo
14%
DB Cargo
13%
DB Cargo
17%
Captrain
11%
Captrain
14%
Captrain
12%
Captrain
12%
6%
6%
7%
7%
3%
5%
4%
5%
2%
3%
3%
5%
3%
3%
3%
4%
2%
2%
2%
2%
2%
2%
4%
4%
4%
4%
2018
2022
2023
2024
Fret SNCF DB Cargo Captrain Europorte France Naviland Cargo
Lineas France Regiorail France Millet Rail Combi Rail autres EF Source : ART d?après entreprises ferroviaires
Les séries exprimées en tonnes.km font l?objet d?un correctif provisoire lié à l?usage,
par une entreprise ferroviaire, de distanciers non conformes aux distances
ferroviaires réelles. Elles seront mises à jour dès réception de données consolidées.
Avertissement
https://opendata.autorite-transports.fr/rapports/marche-du-transport-ferroviaire-de-marchandises/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 20
Focus sur le trafic ferroviaire dans les ports
Nombre de
circulations :
ÉTAT DES LIEUX
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE MARCHANDISES (2/4)
Le trafic portuaire joue un rôle essentiel pour le fret ferroviaire :
en 2024, près d?un cinquième des circulations ferroviaires
commerciales (18,2 % des trains.km et 18,9 % des tonnes.km
brutes) est directement lié à l?activité des zones portuaires.
Depuis 2019, la dynamique du fret ferroviaire portuaire s?inscrit
néanmoins dans un contexte de recul des trafics maritimes : le
volume de fret traité par les ports a diminué de 10 % entre
2019 et 2024, tandis que le nombre de trains en partance ou à
destination des zones portuaires a reculé de -18 % sur la
même période.
Trois ports concentrent à eux seuls plus de 80 % des
circulations ferroviaires d?origine ou de destination portuaire :
Marseille-Fos, Dunkerque et HAROPA (constitué des ports du
Havre, Rouen et Paris). Ces plateformes disposent chacune
d?un hinterland ferroviaire étendu mais contrasté :
? Marseille-Fos s?appuie principalement sur deux grands
axes : vers le nord le long de la vallée du Rhône, et vers
l?ouest en direction de Toulouse, avec une extension plus
limitée vers Bordeaux.
? Dunkerque bénéficie d?une ouverture transfrontalière
majeure : son hinterland ferroviaire se déploie le long de la
frontière belge jusqu?au triage de Thionville, facilitant les
échanges avec le Luxembourg et l?Allemagne.
? HAROPA, enfin, dessert via ses trois ports de l?axe-Seine
naturellement la région parisienne, mais son influence
s?étend également vers Lyon, Bordeaux et la Belgique.
Même si les zones portuaires concentrent de gros volumes de
marchandises, ce qui constitue des conditions favorables aux
transports massifiés, la part modale du rail dans leurs
hinterlands reste inférieure à son potentiel.
La Stratégie nationale portuaire, adoptée en 2021, vise à
corriger cette sous-exploitation en renforçant le recours aux
modes massifiés, ferroviaire et fluvial, avec un objectif
d?accroissement significatif de leurs parts modales à l?horizon
2030.
Figure 4.3 ? Nombre de mouvements de trains (entrées et sorties)
depuis les principales zones portuaires de métropole
Source : ART d?après SNCF Réseau
Note : Les mouvements de trains concernent les points remarquables du réseau
ferroviaire situés dans les ports et à leur proximité immédiate, sans garanti que
les marchandises transportées proviennent systématiquement d?un flux maritime.
19,5 17,3 19,6 19,1 17,0 17,9
11,4
9,0
10,6
9,0
7,7
8,7
11,1
8,8
7,9
7,6
7,7
8,4
4,2
3,3
3,5
3,8
2,9
2,4
1,7
1,9
2,9
2,4
2,3
1,9
2,3
1,8
1,4
1,9
1,7
1,7
0
10
20
30
40
50
2019 2020 2021 2022 2023 2024
M
ill
ie
rs
d
e
m
o
u
v
e
m
e
n
ts
Sète
Bordeaux
La Rochelle
Nantes Saint-Nazaire
Calais
HAROPA
Dunkerque
Marseille Fos
Figure 4.4 ? Hinterland ferroviaire direct des ports de
Marseille-Fos, Dunkerque et HAROPA
Note : l?hinterland réel peut dépasser l?hinterland direct, les éventuelles
circulations indirectes passant par une gare de triage n?étant pas représentées ici.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 21
Dépenses d?énergie du transport ferroviaire de marchandises
ÉTAT DES LIEUX
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE MARCHANDISES (3/4)
La rentabilité économique des entreprises ferroviaires s?améliore en 2024, bien qu?elle reste fragile et tributaire des
aides publiques
En 2024, les revenus des entreprises ferroviaires progressent de + 4,1 %,
portés par la reprise des trafics (+ 2,5 %). La recette s?établit ainsi à 22,1
euros par km (+ 1,5 % par rapport à 2023). Ainsi, après une forte hausse
en 2023, le prix de la traction ferroviaire se stabilise en 2024.
La rentabilité économique des entreprises ferroviaires de transport de
marchandises s?améliore en 2024, bien qu?elle demeure fragile. Pour dix
entreprises ferroviaires, représentant 98 % des tonnes.km, le résultat
d?exploitation agrégé s?établit à ?5 M¤, contre ?60 M¤ en 2023. Neuf
entreprises sur dix enregistrent une amélioration de leur résultat
d?exploitation, et sept dégagent désormais un résultat positif.
Le reflux des prix de l?énergie a contribué à cette amélioration. Les
dépenses d?énergie reculent en effet de 28 % en 2024, pour s?établir à
2,4 ¤/km. Elles représentent désormais 11 % des recettes des entreprises
ferroviaires, contre plus de 15 % en 2023, un niveau toutefois supérieur à
celui observé avant la crise énergétique (autour de 8 % entre 2019 et
2021).
Le retour à l?équilibre financier du secteur reste toutefois conditionné au
maintien des concours publics :
Figure 4.5 ? Recettes issues des trafics et recettes
kilométriques des entreprises de fret ferroviaire
(euros courants)
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
Note : les recettes sont retraitées pour refléter les parcours effectués
sur le RFN (hors parcours internationaux)
La répartition des parcours entre traction électrique et traction thermique reste stable. La traction électrique demeure largement majoritaire
dans le fret ferroviaire : près de 75 % des trains.km et 81 % des tonnes.km brutes ont été réalisés sous ce mode entre 2019 et 2024.
Ramenée au kilomètre parcouru, la traction thermique reste plus onéreuse que la traction électrique, avec un coût moyen en 2024 de
3,7 ¤/km contre 1,9 ¤/km en traction électrique. Cet écart avait toutefois été réduit à seulement +20 % en 2023, sous l?effet de l?envolée des
coûts de la traction électrique, qui avaient alors atteint 3,2 ¤/km. Malgré leur repli en 2024, les coûts de la traction électrique demeurent à
un niveau historiquement élevé, puisqu?ils n?étaient en moyenne que de 1 ¤/km entre 2019 et 2021.
Figure 4.6 ? Dépenses d?énergie par type de traction3
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
Figure 4.7 ? Dépenses kilométriques d?énergie4
1 Ce montant couvre un périmètre plus large que celui présenté en figure 4.5, limité aux entreprises ferroviaires de marchandises (126 M¤ sur ce périmètre). Les 176 M¤
incluent les demandeurs de capacité ne disposant pas de certificat de sécurité ainsi que d?autres activités, notamment les trains de travaux, bénéficiant de réductions de
péages.
2 Ce montant ne couvre pas l?ensemble des dispositifs d?aide. L?aide à la pince peut en effet être perçue par des opérateurs de transport combiné ne disposant pas du
statut d?entreprise ferroviaire.
3 Les dépenses d?énergie reposent sur les déclarations des entreprises ferroviaires ayant répondu, lesquelles représentent 98 % des trains.km commerciaux. Afin de refléter
l?ensemble du transport ferroviaire de marchandises, ces dépenses sont extrapolées. L?extrapolation consiste à appliquer le prix kilométrique moyen observé parmi les
entreprises répondantes aux trafics totaux exprimés en trains.km.
4Les dépenses kilométriques sont rapportées aux trains.km commerciaux.
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
1 111
1 013
1 133 1 132 1 140 1 186
18,9 18,8 19,0 19,1
21,8 22,1
0
5
10
15
20
25
30
-
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
2019 2020 2021 2022 2023 2024
e
u
ro
s
p
a
r
tr
a
in
.k
m
m
ill
io
n
s
d
'e
u
ro
s
Recettes issues des trafics (axe gauche)
Recette au train.km (axe de droite)
? Une part importante des redevances d?infrastructure (176 M¤1) est prise en charge par l?État. Grâce à ce soutien, le coût d?accès à
l?infrastructure ne représente qu?environ 5 % des recettes des entreprises ferroviaires, contre plus de 15 % en l?absence de subvention.
? Des subventions d?exploitation, au travers des dispositifs d?aide au wagon isolé et à la pince, représentent environ 82 M¤2 pour les dix
principales entreprises ferroviaires. Ces aides couvrent en moyenne 5 % de leurs produits et jusqu?à 8 % pour certaines.
1 111
1 013
1 133 1 132 1 140 1 186
18,9 18,8 19,0 19,1
21,8 22,1
0
5
10
15
20
25
30
-
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
2019 2020 2021 2022 2023 2024
e
u
ro
s
p
a
r
tr
a
in
.k
m
m
ill
io
n
s
d
'e
u
ro
s
Recettes issues des trafics (axe gauche)
Recette au train.km (axe de droite)
50 39 43 51
122
75
46
38
48
67
56
56
96
77
91
117
178
131
-
20
40
60
80
100
120
140
160
180
200
2019 2020 2021 2022 2023 2024
m
ill
io
n
s
d
'e
u
ro
s
traction électrique
traction thermique
1,6
1,4 1,5
2,0
3,4
2,4
1,2
1,0 1,0
1,1
3,2
1,9
3,2
2,6
3,0
4,5
3,9
3,7
0
1
2
3
4
5
2019 2020 2021 2022 2023 2024
e
u
ro
s
p
a
r
tr
a
in
.k
m
moyen électrique thermique
Note : les dépenses d?énergie englobent les achats de gazole et d?électricité. Elles intègrent également les redevances assoc iées au prix d?achat de l?électricité, à savoir la
redevance pour la fourniture d?électricité (RFE) et les redevances pour le transport et la distribution de l?énergie de traction (RCTE composantes A et B)
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 22
ÉTAT DES LIEUX
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE MARCHANDISES (4/4)
1 La vitesse est calculée en fonction de l?heure de départ et d?arrivée effective du sillon.
2 Source IRG-Rail données 2022
3 L?indice de composition MA100, qui représente plus de 93 % des circulations fret, est l?une des classes de l?indice de composition. Celui-ci définit les vitesses maximales
atteignables selon les caractéristiques du train (tonnage, capacités de freinage, etc.).
Figure 4.8 ? Taux de retard au terminus des trains de fret
Source : ART d?après SNCF Réseau
En 2024, 16 % des trains sont arrivés à leur terminus avec un retard de plus
de 30 minutes, soit une amélioration de la ponctualité de 0,5 point par
rapport à 2023, tout en restant inférieure de 1 point par rapport à 2019. On
constate une amélioration de la ponctualité des trains de fret quel que soit
le seuil considéré : la ponctualité a ainsi progressé annuellement de 0,3
point au seuil de 60 minutes et de 0,2 point au seuil de 120 minutes.
La ponctualité des trains du transport combiné poursuit son amélioration
en 2024, avec un taux de retard en diminution de 2,4 points au seuil de
30 minutes et de 2,2 points au seuil de 60 minutes. Malgré cette tendance
positive, les taux de retard du fret combiné demeurent très supérieurs à
ceux constatés pour l?ensemble du transport ferroviaire de marchandises,
avec 26,5 % des trains arrivant avec plus de 30 minutes de retard. Si ce
niveau plus élevé s?explique en partie par des distances parcourues plus
importantes, le transport combiné demeure, à distances parcourues
comparables, plus en retard que le fret conventionnel (voir annexe A4.2).
La ponctualité n?apparaît pas comme étant à elle seule un facteur
déterminant pour le développement du transport de marchandises. Ainsi,
la ponctualité dégradée du transport combiné n?a pas empêché le fort
développement de ce segment de marché.
La ponctualité des trains de marchandises s?est améliorée en 2024
En 2024, les trains de fret circulent sur le RFN à une vitesse moyenne de
52 km/h1, un niveau stable depuis 2019 et comparable à celui observé
dans d?autres pays européens (66 km/h en Italie, 54 km/h au Portugal,
52 km/h en Espagne, 49 km/h en Allemagne2).
La carte ci-contre montre que les trains de fret roulent rarement au-delà
de 100 km/h et circulent souvent à moins de 60 km/h sur les lignes
capillaires. La vétusté de ces lignes limite la vitesse maximale à 44 km/h en
moyenne sur les voies 7 à 9 SV, contre 150 km/h sur les voies les plus
circulées (2 à 4). En dehors des lignes capillaires, la vitesse maximale
autorisée apparaît faiblement indicatrice de la vitesse effective des
circulations. Les trains de fret ayant une composition3 apte à 100 km/h ne
dépassent ainsi les 90 km/h que sur 38 % de leur parcours, alors que 97 %
des voies qu?ils empruntent autorisent des vitesses supérieures à 100 km/h
(annexe A4.3). Le faible recours aux compositions autorisant plus de
100 km/h (moins de 5 % des circulations) tient à la fois aux exigences de
freinage plus élevées et à la difficulté d?obtenir des sillons permettant de
maintenir ces vitesses sur une partie significative du parcours.
Malgré ces contraintes, les temps de transit du fret ferroviaire demeurent
globalement comparables à ceux du transport routier (voir détails en partie
4.2 du quatrième Bilan multimodal de l?Autorité).
La vitesse moyenne des trains de fret est comparable à celle des autres pays européens
Un tiers des minutes perdues par les trains de fret sont imputables à l?infrastructure et à sa gestion
Près de 20 % des minutes perdues par les trains de marchandises sont attribuables à SNCF Réseau et 13 % à d?autres gestionnaires
d?infrastructure (sur ou hors RFN). La décomposition fine des minutes perdues attribuées à SNCF Réseau pointe que les défaillances de
l?infrastructure constituent la première cause maîtrisable par le gestionnaire du RFN et représentent ainsi 6,7 % du total des minutes perdues.
Figure 4.10 ? Distribution des minutes perdues par les trains de fret en 2024 selon la structure responsable et la cause (détail)
Note : la répartition des minutes perdues est issue des
outils de SNCF Réseau. Cette répartition doit être
analysée avec précaution au regard du faible taux
d?utilisation de l?outil de la part des entreprises
ferroviaires de fret pour reporter, consolider et corriger
le cas échéant les entités responsables affectées aux
retards de circulations de trains de fret.
Parmi les incidents classés dans la catégorie « Externe
réseau » (affectant les circulations de transport de fret et
voyageurs), on compte principalement des divagations
d?animaux sauvages et domestiques (23 % des
incidents), des intempéries (21 %), des intrusions sur les
voies (20 %), des actes de malveillance (13 %), ainsi que
des incidents liés à la végétation (5 %).
Autres GI
13%
SNCF Réseau
20%
Entreprises ferroviaires
56%
10%
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Titre du graphique
Gares & Connexions
Autres GI
SNCF Réseau
Entreprises ferroviaires
Interdépendance autre EF
Autres GI
13%
SNCF Réseau
20%
Entreprises ferroviaires
56%
10%
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Titre du graphique
Gares & Connexions
Autres GI
SNCF Réseau
Entreprises ferroviaires
Interdépendance autre EF
0,8% 1,7% 1,1% 6,7% 9,0% 0,7%
0% 20% 40% 60% 80% 100%Travaux Tracé des horaires
Gestion des circulations Défaillance de l'infrastructure
Externe Réseau Autres défaillance
Minutes perdues attribuées à SNCF Réseau :
0,8% 1,7% 1,1% 6,7% 9,0% 0,7%
0% 20% 40% 60% 80% 100%Travaux Tracé des horaires
Gestion des circulations Défaillance de l'infrastructure
Externe Réseau Autres défaillance
3% 5% 4% 44%
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Titre du graphique
Personnel Matériel Escale Chantier
Voyageurs tiers Autres causes EF
3% 5% 4% 44%
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Titre du graphique
Personnel Matériel Escale Chantier
Voyageurs tiers Autres causes EF
Minutes perdues attribuées aux entreprises ferroviaires :
Source : ART d?après SNCF Réseau
Figure 4.9 ? Vitesses moyennes des trains de fret en 2024
Source : ART
d?après SNCF Réseau
Km/h :
Note : Les statistiques de taux de retard du transport combiné ne couvrent
pas l?ensemble de l?activité, certains trafics n?étant pas identifiables comme
tels dans les bases transmises par SNCF Réseau à l?Autorité. Elles incluent
en revanche l?ensemble des opérateurs de transport combiné.
33,5%
36,2% 35,7%
51,7% 52,6% 51,3%
23,1%
24,7% 24,2%
40,1% 39,6%
37,7%
15,5% 16,5% 16,0%
29,6% 29,0%
26,5%
7,9% 8,2% 8,0%
17,8% 17,1% 15,0%
4,4% 4,6% 4,4% 11,5% 11,3% 9,5%
moyenne
2017-2022
2023 2024 moyenne
2017-2022
2023 2024
Ensemble fret Transport combiné
5 min
15 min
30 min
60 min
120 min
33,5%
36,2% 35,7%
51,7% 52,6% 51,3%
23,1%
24,7% 24,2%
40,1% 39,6%
37,7%
15,5% 16,5% 16,0%
29,6% 29,0%
26,5%
7,9% 8,2% 8,0%
17,8% 17,1% 15,0%
4,4% 4,6% 4,4% 11,5% 11,3% 9,5%
moyenne
2017-2022
2023 2024 moyenne
2017-2022
2023 2024
Ensemble fret Transport combiné
5 min
15 min
30 min
60 min
120 min
https://autorite-transports.fr/wp-content/uploads/2025/07/le-marche-du-transport-en-france-en-2024-1.pdf
https://autorite-transports.fr/wp-content/uploads/2025/07/le-marche-du-transport-en-france-en-2024-1.pdf
https://autorite-transports.fr/wp-content/uploads/2025/07/le-marche-du-transport-en-france-en-2024-1.pdf
https://autorite-transports.fr/wp-content/uploads/2025/07/le-marche-du-transport-en-france-en-2024-1.pdf
https://autorite-transports.fr/wp-content/uploads/2025/07/le-marche-du-transport-en-france-en-2024-1.pdf
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 23
L?offre a progressé en 2024 pour l?ensemble des
services ferroviaires, malgré une nouvelle baisse des
fréquences des SLO domestiques
L?offre ferroviaire effective a progressé en 2024 en trains.km
(+7 %) et sièges.km (6 %) , avec une hausse particulièrement
importante pour les services conventionnés franciliens (+7 % de
trains.km) et interurbains hors Île-de-France (+9 %).
L?offre des services librement organisés a également progressé
(+3 %), mais a été pénalisée par la légère contraction de l?offre
des services internationaux (-1 %) du fait de la fermeture toujours
effective jusqu?en mars 2025 des services ferroviaires en
Maurienne*. Cette progression masque également une baisse des
fréquences TAGV domestiques programmées de 1 % en 2025,
dans la tendance observée depuis 2018 (voir détail en chapitre 9).
*voir nbp en page 12
Figure 5.1 ? Offre ferroviaire de voyageurs
(en millions de trains.km ? évolutions 2024/23 en parenthèses)
Source : ART d?après entreprises ferroviaires et RATP
*TGL : services de « trains grandes lignes » à vitesse classique
« grandes lignes » / « lignes de proximité » : lignes TER/TET de plus /
de moins de 100 km
Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
(2023-2024)
Évolution nette
depuis 2019
(2019-2024)
? Offre de transport ferroviaire de voyageurs (trains.km) 412 millions +7 % +8 %
? Offre de transport ferroviaire de voyageurs (sièges.km) 203 milliards +6 % +6 %
? Capacité d?emport des trains (sièges par circulation) 540 -1 % -1 %
? Fréquentation (passagers.km) 114 milliards +5 % +14 %
? Taux d?occupation des trains SLO 76 % - 1 point % +5 points %
? Poids des activités SLO
29 % (trains.km)
59 % (pass-.km)
-1 point %
-1 point %
-2 points %
-1 point %
05
ÉTAT DES LIEUX
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE VOYAGEURS (1/8)
Figure 5.2 ? Fréquentation ferroviaire de voyageurs
(en milliards de passagers.km ? évolutions 2024/23 en parenthèses)
Source : ART d?après entreprises ferroviaires et RATP
Avec 114 milliards de passagers.km transportés, la fréquentation a
atteint un troisième niveau record consécutif, supérieur de 5 %
au niveau de 2023 et de 14 % au niveau de 2019.
Si le trafic a progressé pour l?ensemble des services, les services
conventionnés interurbains (TER et Intercités) ont connu la hausse
la plus forte (+8 %) en 2024. Grâce à une croissance déjà
importante en 2022 et 2023, la fréquentation de ces services
dépasse ainsi de plus d?un tiers (+35 %) son niveau de 2019. La
fréquentation des services conventionnés d?Île-de-France est
également en hausse notable (+8 %) et se rapproche plus
nettement de son niveau d?avant-crise (-2 %), après quatre
années de reprise très modérée.
La fréquentation des services librement organisés a atteint 112 %
de son niveau d?avant la crise sanitaire. Cette hausse s?est faite
grâce à une croissance annuelle de +4 %, malgré la contraction
de la fréquentation des services internationaux, pénalisée par
l?interruption du trafic vers l?Italie. Hors liaisons France-Italie, la
fréquentation des services internationaux progresse dans une
proportion semblable à celle des services domestiques librement
organisés (+4 %).
Un nouveau record de fréquentation des trains est
atteint en 2024
Tableau de bord Transport ferroviaire de voyageurs
Tableau de bord Transport ferroviaire de voyageurs ?
*
https://opendata.autorite-transports.fr/rapports/transport-ferroviaire-de-voyageurs/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 24
ÉTAT DES LIEUX
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE VOYAGEURS (2/8)
Figure 5.4 ? Niveau mensuel de fréquentation en glissement
annuel (indice 100 des passagers.km de l?année n-1)
Le taux d?occupation des TAGV se stabilise à un
niveau élevé et progresse encore fortement pour
les services TER de proximité
La croissance de la fréquentation en 2024 a été associée à une
progression similaire de l?offre en sièges, impliquant des taux
d?occupation relativement stables par rapport à 2023,
s?établissant à 51 % en moyenne. Les SLO ont notamment vu
leur moyenne de taux d?occupation reculer d?un point,, restant
cependant à un niveau très élevé de 76 %.
Les lignes conventionnées de proximité se démarquent en
revanche avec un taux d?occupation qui a progressé de 4 points,
et se rapproche, au-dessus de 30 %, de la moyenne observée
pour les services franciliens RER (voir compléments ci-après).
Figure 5.3 ? Taux d?occupation des trains de voyageurs
(en %? évolutions 2024/23 en pp entre parenthèses)
Source : ART d?après entreprises ferroviaires et RATP
La fréquentation 2024 des trains de voyageurs
a augmenté de près de 6 % en Europe
16 pays européens ont enregistré en 2024 une croissance
annuelle de leur fréquentation ferroviaire supérieure à 5 %.
L?Espagne apparaît toujours en croissance nettement plus
marquée que les autres pays voisins de la France avec une
croissance annuelle de 13 %, après une année 2023 déjà en très
forte hausse (+32 %).
Si l?Espagne, la France, l?Allemagne ou encore la Suisse ont atteint
un niveau de fréquentation au-delà de leur niveau de 2019 (à
hauteur respectivement de 133 %, 115 %, 110 %, 105 %), ce n?est
pas encore le cas en 2024 en Italie (99 %), en Suède (93 %) ou
au Royaume-Uni (92 %). Les Pays-Bas se distinguent en outre
par une baisse de leur trafic ferroviaire en 2024, et un niveau
inférieur à 90 % de leur trafic voyageurs de 2019.
Les premiers chiffres de début d?année 2025 semblent confirmer
les tendances de hausse observées en 2024 sur un rythme moyen
en Europe de 3 % au premier semestre.
Source : Eurostat
(Europe hors
France), ORR
(Royaume-Uni)
et ART (France)
Figure 5.5 - Évolution
2024/2023 de la
fréquentation des services
ferroviaires de voyageurs
en Europe
(en passagers.km)
76%
(-1p)
76%
(-1p)
37%
(-1p)
31%
(+3p)
31%
(+1p)
35%
(0p)
0%
20%
40%
60%
80%
100%
2
0
1
9
2
0
2
2
2
0
2
3
2
0
2
4
2
0
1
9
2
0
2
2
2
0
2
3
2
0
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4
2
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1
9
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2
2
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2
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2
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0
1
9
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0
2
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2
0
2
3
2
0
2
4
Services librement
organisés (SLO)
Services conventionnés
Trains interurbains Trains franciliens
Internationaux Domestiques Grandes lignes
Lignes de
proximité
Trains et
tram-trains
RER
L?année 2023 avait été marquée par des mouvements sociaux au mois de mars, ce qui accentue mécaniquement la hausse 2024/2023
observée du trafic. En neutralisant l?effet de cette grève, la croissance annuelle de l?offre et de la fréquentation reste cependant à un niveau
élevé, respectivement de +4 % et +5 %. L?effet des grèves a été le plus important pour les SLO, la fréquentation enregistrant une hausse
annuelle hors mois de mars de « seulement » 2 %, contre 4 % pour l?année entière.
En dehors de l?effet du mois de mars 2023, la croissance a été la
plus forte pour les services conventionnés durant l?été 2024. Cette
hausse est à mettre en perspective, d?une part, pour les services
franciliens, avec l?organisation des Jeux Olympiques et
Paralympiques (JOP) de Paris 2024, d?autre part, pour les lignes
conventionnées interurbaines, avec la mise en place du Pass Rail.
La fréquentation des SLO est restée en revanche en deçà des
niveaux atteints en 2023 aux mois de juin et juillet, ce qui peut
s?expliquer notamment par l?absence de pont du 14 juillet
(dimanche) et les sabotages de fin juillet sur trois lignes du RFN
ayant pu affecter, en annulations, 100 000 passagers et, au global
(reports, retards), près de 800 000 voyageurs, soit près de 6 % de
la fréquentation attendue du mois de juillet.
La fréquentation progresse de 3 % au premier semestre 2025 avec
une hausse toujours importante des services interurbains (+6 %)
et élevée pour les services franciliens (+4 %). La fréquentation des
SLO reste proche du niveau de 2024 (+1 %), avec un niveau stable
pour les services domestiques et en progression de 10 % pour les
services internationaux, grâce à la reprise du trafic entre la France
et l?Italie par le tunnel du Fréjus, notamment.
Une forte croissance du trafic des services conventionnés est observée durant l'été 2024 par rapport à 2023
Source : ART d?après entreprises ferroviaires et RATP
Mouvements
sociaux
mars 2023
Pass Rail
JOP 2024
+44%5%
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 25
156 millions de passagers ont emprunté un service TAGV en 2024
(+3 %). Les lignes non radiales (ou « intersecteurs ») ont connu la
progression la plus forte (+7 %), grâce notamment au renforcement
de l?offre Ouigo entre Lille et Marseille (+20 %).
La dynamique de fréquentation des lignes de l?axe Atlantique se
poursuit en 2024 (+5 % de croissance annuelle) pour la troisième
année consécutive grâce à une progression de l?offre, et du fait d?un
taux d?occupation qui reste à un niveau élevé (77 %). Avec plus de
44 millions de passagers, l?axe Atlantique est le plus emprunté par les
passagers, devant l?axe Sud-Est (33 millions), dont la fréquentation se
contracte en 2024 (-1 %), tandis qu?elle a augmenté sur les lignes
Intersecteurs.
La fréquentation des lignes des axes Est et Nord progresse à un
rythme plus modéré (respectivement +3 % et +2 %), l?axe Nord étant
le seul a avoir une fréquentation 2024 inférieure aux niveaux de 2019.
Avec 26 millions de passagers transportés, la fréquentation des
services domestiques Ouigo (grande vitesse et vitesse classique)
progresse davantage que l?ensemble des services domestiques (+5 %
et + 4 %) et représente désormais 20 % des passagers transportés
(25 % des passagers.km).
ÉTAT DES LIEUX DU TRANSPORT DE VOYAGEURS (3/8)
? ACTIVITÉS LIBREMENT ORGANISÉES
La fréquentation est en progression continue sur l?axe Atlantique et augmente fortement sur les dessertes non radiales
Figure 5.6 ? Fréquentation des services librement organisés par
axe géographique
(en milliards de passagers.km ? évolutions 2024/2023)
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
Depuis 2019, la hausse de fréquentation a résulté sur la plupart des axes TAGV d?une augmentation conjointe du
taux d?occupation et de la capacité d?emport, malgré un niveau de circulations en baisse
Entre 2019 et 2024, le nombre de circulations a reculé sur tous les
axes commerciaux, à l?exception de l?axe Sud-Est (+9 %) qui a vu
son niveau d?offre renforcé avec l?arrivée de l?opérateur Trenitalia
en décembre 2021. L?évolution du nombre de circulations est
globalement corrélée à l?évolution de l?offre en trains.km, à
l?exception des lignes Intersecteurs, dont la distance moyenne par
circulation a progressé (+12 %, du fait d?effets de structure au sein
de cet axe), induisant une offre en trains.km stable. Le recul du
nombre de circulations (-18 %) et trains.km (-23 %) est le plus fort
pour l?axe Nord.
Malgré le recul du niveau de circulations, l?offre en sièges.km a
progressé pour la plupart des axes grâce à une capacité d?emport
en hausse sur tous les axes à l?exception de l?axe Sud-Est (-4 %).
Seuls les services internationaux ont vu le niveau d?offre en
sièges.km reculer sur la période (-6 %).
La hausse de la capacité d?emport, couplée à la progression du taux
d?occupation, a permis une progression de la fréquentation pour
l?ensemble des axes à l?exception de l?axe Nord (-3 %).
Le niveau réel des revenus progresse pour les axes Atlantique et
Intersecteurs (+12 %) grâce à la forte hausse de la fréquentation sur
la période. Le niveau réel des revenus est en revanche en baisse sur
l?axe Sud-Est (-3 %) malgré une forte hausse de la fréquentation,
du fait d?un niveau de prix relativement stable dans un contexte
fortement inflationniste (voir compléments au chapitre 8).
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
Figure 5.7 ? Évolution des indicateurs d?offre, fréquentation et revenus (euros constants)
des services librement organisés domestiques par axe géographique entre 2019 et 2024
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 26
ÉTAT DES LIEUX DU TRANSPORT DE VOYAGEURS (4/8)
? ACTIVITÉ DES TRAINS DE NUIT
La fréquentation des trains de nuit domestiques progresse de nouveau plus vite que l?offre en 2024, mais reste
inférieure à son niveau de 2015
Avec moins d?un million de passagers transportés en 2024, les
services de nuit restent minoritaires par rapport aux 11,5 millions
de passagers transportés par les Intercités de jour, mais le trafic
est en nette progression pour la quatrième année consécutive
(+17 % par rapport à 2023, +150 % par rapport à 2019) et continue
de se rapprocher de son niveau de 2015 (-15 %).
La dynamique de fréquentation s?observe principalement par la
progression des taux d?occupation traduisant une demande qui
croît plus vite que l?offre. Ainsi, le taux d?occupation moyen a
atteint le niveau record de 69 % en 2024 (+4 pp par rapport à
2023, +22 pp par rapport à 2015). Ce dernier, calculé en
rapportant les passagers.km aux places.km, reflète le taux
d?occupation moyen sur l?ensemble du parcours. Les places des
services de nuit ont cependant pour particularité de n?être
attribuées qu?une fois au cours d?une circulation (à l?inverse des
services à réservation de jour où les sièges qui se libèrent au cours
de la circulation sont recommercialisés sur le reste de la distance).
Le taux d?occupation « au trajet », calculé en rapportant le
nombre de passagers à la capacité maximale du train, reflète ainsi
davantage le taux de remplissage de l?offre commercialisée. Ce
taux d?occupation « au trajet » atteignait en 2024 77 % (+10 pp par
rapport à 2023), dépassant occasionnellement 80 % voire 90 % en
moyenne mensuelle au cours de l?année.
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Figure 5.8 ? Offre et fréquentation des services Intercités de nuit
(indice 100 2015)
La relance des services de nuit internationaux reste fragile
La relance des trains de nuits en France concerne également les
lignes internationales, avec la mise en service de trois allers-
retours hebdomadaires entre Paris et Vienne en décembre 2021 et
entre Paris et Berlin en décembre 2023. 60 000 passagers ont
emprunté ces lignes en 2024 avec un taux d?occupation moyen de
48 % (sur la partie RFN du trajet).
Ces services, soutenus par l?État pour la partie française du trajet,
sont assurés par l?opérateur autrichien ÖBB sous l?appellation
Nightjet en partenariat avec SNCF Voyageurs jusqu?en fin d?année
2025. L?État français ayant décidé de ne pas reconduire le soutien
financier en 2026, les opérateurs ont annoncé mettre fin à
l?exploitation des lignes. À la suite de cette annonce à l?automne
2025, la coopérative ferroviaire belgo-néerlandaise European
Sleeper a annoncé reprendre l?exploitation sans aide publique de
la ligne Paris-Berlin (avec un nouvel itinéraire passant par
Bruxelles) à partir du printemps 2026.
D?autres projets de lignes de nuit internationales empruntant le
RFN sont régulièrement évoqués par les opérateurs, mais ils se
heurtent à de nombreux obstacles d?exploitation, rendant leur
date de mise en service incertaine. C?est le cas des lignes
Amsterdam-Barcelone par European Sleeper et Zurich-Barcelone
(via Lyon et Montpellier) par ÖBB Nightjet.
Enfin, le déploiement, durant l?été 2025, de la ligne de nuit
« touristique » saisonnière Espresso Riviera par Treni Turistici
Italiani (filiale de Trenitalia) a assuré un aller-retour par semaine
entre Rome et Marseille, desservant 6 gares françaises (sans
cabotage) et 6 gares italiennes. Dans les deux sens, le trajet de
nuit est réalisé exclusivement sur le réseau italien, sans arrêt entre
Rome et Gênes. Le reste du trajet est réalisé de jour, le matin dans
le sens Gênes-Marseille ou l?après-midi dans le sens Marseille-
Gênes. L?opérateur italien a annoncé la reconduction de l?offre
durant l?été 2026.
Figure 5.9 ? Taux d?occupation des
services Intercités de nuit
En 2024, huit lignes de trains d?équilibre du territoire (TET) étaient opérées par SNCF Voyageurs (sous le nom commercial « Intercités ») sous
conventionnement de l?État, au sein desquelles figurent trois lignes (se déclinant en sept branches) assurant un trajet nocturne au départ et à
destination de Paris-Austerlitz et de la gare des Aubrais (Orléans) pour les lignes « Occitan » et « Pyrénéen » :
? la ligne Paris-Briançon/Nice/Cerbère, desservant respectivement 9, 6 et 15 gares intermédiaires ;
? la ligne « Occitan » vers Latour-de-Carol (17 arrêts intermédiaires), Albi (13 arrêts) et Aurillac (depuis décembre, 3 arrêts) ;
? la ligne « Pyrénéen » vers Tarbes (6 arrêts intermédiaires).
Après des années de repli entériné par la fermeture de la quasi-totalité des lignes de nuit en 2017, ces dernières années ont été marquées par un
regain d?intérêt pour ces services. L?État a ainsi relancé, en 2021, les lignes Paris-Nice et Paris-Lourdes, puis la ligne Paris-Hendaye en 2022 avant
Paris-Aurillac en 2023. L?offre s?est également étoffée pour desservir davantage de gares sur les lignes Occitan et Pyrénéen en décembre 2023.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 27
L?offre ferroviaire domestique librement organisée, historiquement articulée autour de l?Île-de-France, peut être décomposée* en
17 groupements d?offres commerciales (dénommées ci-après « lignes ») radiales elles-mêmes organisées autour de quatre « axes » (Nord,
Est, Sud-Est, Atlantique) :
? 13 lignes radiales opérées par les services inOui sur LGV avec des prolongations sur lignes classiques ;
? 3 lignes radiales opérées par les services Ouigo (à grande vitesse ou train classique) en parallèle de l?opérateur historique ;
? 1 ligne radiale unique de Trenitalia opérée entre Paris et Lyon.
À ces lignes radiales s?ajoutent 7 dessertes intersecteurs (dont 6 inOui et 1 Ouigo), desservant également l?Île-de-France (sauf la ligne inOui
Rhin-Rhône-Méditerranée). La ligne intersecteurs Ouigo Nord-Sud-Est intègre notamment des dessertes entre Paris et Lyon/Marseille,
venant ainsi s?ajouter à l?offre de lignes détourées ci-après dans l?axe Sud-Est.
Entre 2019 et 2024, l?offre ferroviaire SLO a progressé (en sièges commercialisés) pour l?ensemble de ces axes, grâce notamment à la
progression, sur les axes Atlantique, Sud-Est et intersecteurs, des services Ouigo très capacitaires, et en dépit du recul global observé du
nombre de circulations (cf. Figure 5.7 ? recul observé pour tous les axes à l?exception de l?axe Sud-Est).
La hausse de l?offre de l?axe Sud-Est a ainsi été assurée en grande part par les services Ouigo, qui représentent en 2024 plus d?un cinquième
des sièges.km (hors apport d?une des dessertes Ouigo intersecteurs couvrant également cet axe). Trenitalia a également fortement
contribué à la hausse des sièges.km sur l?axe Sud-Est, avec une contribution de 3 % pour une croissance sur l?axe de 5 %.
L?axe Atlantique se distingue par la plus forte croissance 2024/2019 d?offre (+8 %), et une progression de l?offre sur l?ensemble de ses lignes.
ÉTAT DES LIEUX DU TRANSPORT DE VOYAGEURS (5/8)
? ÉVOLUTION DE L?OFFRE SLO PAR AXE ET PAR LIGNE
Le développement de Ouigo a eu l?effet le plus marquant pour assurer la progression - en sièges - des dessertes
ferroviaires radiales depuis 2019.
Figure 5.10 ? Évolution 2019-2024 de l?offre de sièges.km des services SLO domestiques
en indice 100 en 2019 : les chiffres des histogrammes correspondent au niveau des sièges.km de 2019 pour chacun des axes
(La ligne Paris-Arras représentait 32 % des sièges.km de l?axe Nord en 2019 : elle a progressé pour atteindre 44 % du niveau de 2019 en 2024)
Lignes Intersecteurs Lignes Axe Nord
Lignes Axe Est
Lignes Axe Sud-Est
2019 2023 2024
2019 2023 2024
2019 2023 2024
2019 2023 2024
2019 2023 2024
+4 %
+3 %
+5 %
+8 %
+5 %
* Cette décomposition correspond ici à un regroupement géographique établi à maille plus fine que les quatre axes commerciaux et ensemble de lignes intersecteurs
définis historiquement par SNCF Voyageurs, permettant une analyse temporelle de l?évolution de l?offre ferroviaire domestique sur des périmètres stables de dessertes.
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
Note : **les dessertes de l?axe intersecteurs Ouigo Nord-Sud-Est couvrent également une partie de l?axe Sud-Est
Lignes
Axe Atlantique
**
100
100
100
100
100
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 28
ÉTAT DES LIEUX DU TRANSPORT DE VOYAGEURS (6/8)
? STRUCTURE DE L?OFFRE SLO PAR DESSERTE
L?offre ferroviaire librement organisée assure, en 2024, la desserte régulière directe de près de 50 % des
agglomérations1 de 50 000 à 200 000 habitants en France, à un niveau de fréquence de 10 trains/jour en moyenne
L?ensemble des lignes domestiques SLO opérées en 2024 par les
services inOui, Ouigo (à grande vitesse et train classique) et Trenitalia
assurent la desserte régulière (plus de 50 dessertes annuelles) :
- de l?ensemble des 12 agglomérations1 de plus de 700k habitants en
France métropolitaine (qui comprend les parties françaises des
agglomérations de Luxembourg et Genève) ;
- de 36 des 42 agglomérations de [200k-700k] habitants. Six
agglomérations proches de l?Île-de-France (Caen, Le Havre,
Rouen, Amiens, Troyes et Orléans) bénéficient d?une desserte
essentiellement TER, tandis que Limoges et Clermont-Ferrand sont
desservies par deux des principales lignes TET opérées en France ;
- près de la moitié des 119 agglomérations de [50k-200k] habitants ;
- Et près de 10 % des agglomérations de moins de 50k habitants.
Plus de 70 % de la population métropolitaine hors Corse bénéficie ainsi
d?une desserte directe (dans l?agglomération) par des trains SLO. La
fréquence de desserte (en jaune sur la carte ci-contre) varie fortement,
cependant, selon les tailles d?agglomérations : celles de plus de 700k
habitants sont en moyenne desservies plus de 70 fois par jour en
2024, soit trois fois plus que la moyenne des agglomérations de 200 à
700k habitants. Les agglomérations de moins de 200k habitants
desservies par les SLO accueillent moins de 10 dessertes quotidiennes
en moyenne.
Si une large part du territoire est desservie par les SLO, la structure du
réseau et de l?offre librement organisée restent essentiellement
radiales (cf. page précédente). La fréquentation apparaît elle aussi
principalement radiale : près de 80 % de la fréquentation SLO a pour
origine ou destination (hors correspondances non ferroviaires)
l?agglomération parisienne, dont plus de la moitié en provenance ou à
destination d?une métropole de plus de 700k habitants. Le reste de la
fréquentation se concentre vers et depuis les métropoles de plus de
700k habitants (17 %). Les voyages entre les agglomérations de moins
de 700k habitants représentent seulement 4 % de la fréquentation.
Les passagers en correspondance représentent en moyenne 8 % de la
fréquentation des SLO en gare. Ce taux atteint près de 10 % dans les
gares des agglomérations de 200k à 700k habitants et tombe à 6 %
dans les agglomérations de moins de 200k habitants.
Figure 5.13 ? Répartition de la fréquentation domestique des SLO par
liaison selon l?origine et destination finales des voyages en 2024
Figure 5.11 ? Fréquence de desserte effective des SLO
selon la catégorie d?agglomération en 2024
Source : ART d?après entreprises ferroviaires, SNCF Réseau et INSEE
Près de 80 %
voyagent vers ou
depuis l?Île-de-France
17 % voyagent entre les
grandes métropoles et
les plus petites
agglomérations
Un peu plus de 4 %
voyagent entre des
agglomérations de
moins de 700k habitants0 %
50 %
Part des agglomérations
desservies
Fréquence quotidienne
moyenne
Population métropolitaine par catégorie d?agglomération
Figure 5.12 ? Dessertes librement organisées par type
d?agglomération en 2024
Source : ART d?après entreprises ferroviaires, SNCF Réseau et INSEE
Source : ART d?après entreprises ferroviaires, SNCF Réseau et INSEE
Note : 1Le terme « agglomération » fait référence à l?aire d?attraction d?une ville telle que définie par l?Insee dans la base des aires d'attraction des villes 2020. Une aire
d?attraction est un ensemble de communes, d?un seul tenant et sans enclave, qui définit l?étendue de l?influence d?un pôle de population et d?emploi sur les communes
environnantes, cette influence étant mesurée par l?intensité des déplacements domicile-travail. Les seuils retenus ici sont : Paris, 700k habitants, 200k habitants et 50k
habitants.
https://www.insee.fr/fr/information/4803954
https://www.insee.fr/fr/information/4803954
https://www.insee.fr/fr/information/4803954
https://www.insee.fr/fr/information/4803954
https://www.insee.fr/fr/information/4803954
https://www.insee.fr/fr/information/4803954
https://www.insee.fr/fr/information/4803954
https://www.insee.fr/fr/information/4803954
https://www.insee.fr/fr/information/4803954
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 29
L?offre à bas coûts Ouigo, opérée depuis 2013, s?est concentrée, les premières années, sur l?axe Sud-Est au départ de la gare francilienne de
Marne-la-Vallée en direction de Marseille et Montpellier via Lyon-Saint-Exupéry. Cette offre s?est ensuite progressivement étendue sur les
autres axes jusqu?à desservir en 2019 l?ensemble des agglomérations françaises de plus de 700k habitants, à l?exception de Grenoble. L?année
2019 a également été marquée par l?arrivée des services Ouigo dans les gares parisiennes intramuros. L?offre a par la suite été renforcée par
la mise en place de nouveaux services « en aval » des grandes agglomérations avec, en 2024 :
? une desserte régulière sur les tronçons Rennes-Brest, Rennes-Quimper, Poitiers-La Rochelle ;
? une desserte saisonnière sur les tronçons Montpellier-Perpignan et Lyon-Bourg-Saint-Maurice.
En 2024, l?offre Ouigo est présente dans l?ensemble des catégories d?agglomération. Par ailleurs, si l?offre était centralisée initialement dans
les agglomérations les plus grandes, la dynamique de croissance est la plus forte dans les agglomérations de taille moindre. Ouigo
représente ainsi 7 % des dessertes SLO des agglomérations de moins de 50k habitants en 2024 (contre 1 % en 2019) et près de 10 % dans
les agglomérations de 50 à 200 mille habitants (contre moins de 5 % en 2019).
Le développement des services Ouigo a contribué à la massification des flux ferroviaires SLO, permettant une croissance de la fréquentation
malgré un niveau de desserte en recul. Le modèle à bas coûts Ouigo se caractérise en effet par une capacité d?emport et des taux
d?occupation supérieurs aux trains inOui. L?évolution visée par SNCF Voyageurs d?augmentation de la part des voyageurs Ouigo (25 % en
2024, 30 % d?ici 20301) devrait accentuer cette dynamique dans les prochaines années. (cf. Figure 5.7).
1 https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
ÉTAT DES LIEUX DU TRANSPORT DE VOYAGEURS (7/8) ?
ÉVOLUTIONS D?OFFRES OUIGO, RENFE ET TRENITALIA
En un peu plus de 10 ans, les services Ouigo se sont étendus sur une large partie du territoire
Figure 5.14? Développement des dessertes Ouigo entre 2015 et 2024
De même que pour les services Ouigo, les nouveaux entrants contribuent au renforcement de l?offre des services
librement organisés.
Les opérateurs Trenitalia et Renfe ont développé leurs premières offres
ferroviaires librement organisées sur l?axe Sud-Est, représentant,
en 2024, pour Trenitalia, 11 % des circulations sur la liaison Paris-Lyon (et
20 % entre gares intramuros) et, pour Renfe, 47 % des circulations SLO
entre la France et l?Espagne. Le développement de ces nouveaux
opérateurs sur le marché français ne s?est cependant pas limité à la
desserte de grandes métropoles en concurrence frontale à l?opérateur
historique : il a en effet également contribué à une desserte
« territoriale », via :
- le maintien, voire l?augmentation, de la desserte d?arrêts
intermédiaires vers des gares plus petites (des deux côtés de la
frontière) ;
- la création de nouvelles liaisons directes (comme Lyon-Saint-Jean-de-
Maurienne, desservie toute l?année par Trenitalia).
Si l?activité des deux opérateurs représente en 2024 moins de 2 % de
l?offre SLO en France, l?effet est ainsi notable au périmètre de leur
activité. Narbonne et Perpignan ont ainsi vu leurs dessertes SLO
progresser de 20 % et 14 % (par rapport à 2019), l?offre de Renfe
compensant en 2024 la baisse de l?offre de SNCF Voyageurs. Sur la
ligne Paris-Milan, les villes savoyardes (Chambéry, Saint-Jean-de-
Maurienne, Modane) ont bénéficié d?une hausse de desserte, avec un
trafic quotidien qui a presque doublé entre 2019 et 2023.
Figure 5.15 ? Contribution aux dessertes SLO d?arrêts
intermédiaires des opérateurs Renfe et Trenitalia
(nombre de dessertes quotidiennes par gare)
Source : ART d?après entreprises ferroviaires, SNCF Réseau et INSEE
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
Part des dessertes Ouigo dans l ensemble de l offre SLO par catégorie d agglomération
201 2019 2024
* Trafic interrompu entre août 2023 et avril 2025
* **
https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
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https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
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https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
https://www.sncf-voyageurs.com/fr/presse/ouigo-poursuit-son-developpement-grande-vitesse-et-longue-distance-partout-en-france
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autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 30
L?extension du parc TER en 2024 a accompagné la croissance du trafic
(+9 % annuellement). Le parc automoteur TER, en hausse de 2 %, a ainsi
vu son trafic croître de 11 %, traduisant une hausse marquée du
kilométrage annuel moyen des rames (de 77 600 km à 84 200 km par
rame). Les 686 rames automotrices grande capacité (AGC), opérables sous
quatre versions d?énergie de traction5, réalisent près d?un tiers des
trains.km TER et constituent le matériel le plus utilisé dans six régions sur
onze, avec un niveau d?utilisation moyen de 94 000 km par rame en 2024.
Ce trafic annuel dépasse en revanche 100 000 km pour les Régiolis et
Regio 2N, qui représentent respectivement 19 % et 15 % des trains.km TER
en 2024.
Le trafic des locomotives TER a baissé de 14 % malgré une contraction
limitée du parc (-4 unités soit -2 %). Ces matériels n?opèrent ainsi que 8 %
du trafic TER (17 M de trains.km), avec des proportions atteignant encore
cependant 16 % en Auvergne-Rhône-Alpes et Grand-Est. Le trafic tracté a
été totalement remplacé par des rames automotrices depuis 2023 dans
trois régions (Bretagne, Nouvelle Aquitaine et Occitanie), et a fortement
baissé en 2024 en régions Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-
Comté.
Le renouvellement du parc du matériel roulant pour les services conventionnés régionaux, y compris en Île-de-
France, se poursuit, tandis que le parc TGV s?est encore réduit en 2024
ÉTAT DES LIEUX DU TRANSPORT DE VOYAGEURS (8/8)
- MATÉRIEL ROULANT
Figure 5.16 ? Effectif1 du matériel roulant voyageurs
en service sur le marché ferroviaire français au 31 déc.
Source : ART d?après entreprises ferroviaires et IdFM
Figure 5.17 ? Répartition du parc1 par catégorie d?âge
et âge moyen2 du parc à fin 2024
1 Hors matériels exploités par Deutsche Bahn (pour les services France-Allemagne en partenariat avec SNCF Voyageurs), Lémanis (concernant les matériels acquis par CFF
pour les lignes Léman Express), et les matériels en location des services Intercités de nuit.
2 La méthode de calcul de l?âge diffère de celle utilisée dans le bilan précédent de l?Autorité : l?âge moyen d?un parc est la moyenne de l?âge de tous ses éléments (automoteurs,
locomotives, voitures), pondérée par le nombre de caisses. Cette nouvelle méthode permet de mieux tenir compte de la composition du parc. Voir également le glossaire.
3 Le parc automoteur TER s?est étoffé de 53 rames neuves moins 1 rame radiée (suite à un accident), résultant en un solde positif de 52 rames entre 2023 et 2024.
4 Voir par exemple https://transports.nouvelle-aquitaine.fr/toute-lactualite-des-transports/de-nouveaux-trains-ter-regiolis-sur-les-rails
5 Quatre versions des AGC : électrique bi-courant (ZGC), bi-mode mono-courant (BGC), bi-mode bi-courant (BBGC) et thermique (XGC).
Source : ART d?après SNCF Voyageurs et SNCF Réseau
Note sur les terminologies employées : le matériel roulant du transport ferroviaire de voyageurs se répartit entre les véhicules moteurs (locomotives et éléments
automoteurs) et les véhicules remorqués (voitures). La combinaison de ces éléments peut constituer des rames automotrices (composées d?un ou plusieurs éléments
automoteurs1) ou des rames tractées/poussées (composées d?une locomotive couplée à des voitures).
Figure 5.18 ? Décomposition du trafic TER (en trains.km)
par famille de matériel roulant
À fin 2024, le parc ferroviaire « en service » en France compte plus de
6 400 éléments, en stabilité générale par rapport à 2023. Cette stabilité
masque plusieurs évolutions sous-jacentes :
Le parc TAGV1 , dont l?effectif est de 429 rames, a diminué de 4 rames en
2024. Cela résulte de la transformation des rames TGV (solde de
+2 rames), et du transfert de 6 rames Euroduplex (2N2) pour les activités
Ouigo en Espagne. Les parcs Eurostar, Renfe et Trenitalia sont restés
inchangés (composés de 51, 10 et 9 rames respectivement). L?âge moyen
du parc TAGV2 s?établit à 18,3 ans, soit 5 mois de plus qu?en 2023. Le parc
Ouigo Train Classique, quant à lui, s?est renforcé de 2 locomotives et de
14 voitures Corail, toutes issues du parc Intercités.
Le parc TER s?est étoffé en 2024 dans quatre régions, de 53 rames
automotrices neuves3, dont 38 Regio 2N et 15 Régiolis (cf. Annexe 5.1). En
dépit de la radiation de plusieurs rames tractées, le parc TER a ainsi
augmenté de 2 %. Ce parc n?a vieilli par ailleurs que de 2,5 mois en un an,
atteignant un âge moyen de 15,8 ans à fin 2024. En régions Normandie et
Bourgogne-Franche-Comté, en particulier, le parc a même rajeuni, de
respectivement 1 an (du fait du renouvellement du parc) et 3 ans (grâce
au transfert de voitures à d?autres régions). L?augmentation et le
rajeunissement du parc TER se sont poursuivis au cours de l?année 2025
avec la livraison d?autres rames automotrices4 et la radiation des
locomotives les plus anciennes. La part du matériel thermique a en outre
reculé de 1 point au sein des matériels TER, atteignant 25 % en 2024.
Le renouvellement du parc Transilien-RER s?est poursuivi en 2024 avec
l?entrée en service de 2 tram-trains Citalis Dualis et de 37 automotrices
neuves des familles Regio 2N et RER NG, alors que les anciens tram-trains
Avanto ne font plus partie de ce parc en 2024. L?âge moyen du matériel
Transilien-RER s?établit à 16,7 ans à fin 2024, soit 3 mois de plus qu?en 2023.
L?utilisation moyenne du matériel roulant TER s?élève à près de
88 000 km par an en 2024, en hausse de 7 % sur un an
Source : ART d?après entreprises ferroviaires et IdFM
https://transports.nouvelle-aquitaine.fr/toute-lactualite-des-transports/de-nouveaux-trains-ter-regiolis-sur-les-rails
https://transports.nouvelle-aquitaine.fr/toute-lactualite-des-transports/de-nouveaux-trains-ter-regiolis-sur-les-rails
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autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 31
06
ÉTAT DES LIEUX DE L?OUVERTURE À LA CONCURRENCE
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE VOYAGEURS (1/4)
L?activité ferroviaire librement organisée reste largement dominée, au niveau national, par les marques et filiales de
services à grande vitesse de SNCF Voyageurs.
L?opérateur historique représentait, en 2024 et au cumul des opérateurs inOui et Ouigo, près de 85 % de part de marché, devant les filiales
du groupe SNCF Eurostar (7 %) et Lyria (4 %), le partenariat de SNCF avec la Deutsche Bahn (3 %), et les deux nouveaux entrants
Trenitalia France et Renfe Viajeros (moins de 1 % chacun). À fin 2025, la concurrence domestique librement organisée se limite ainsi à :
- la ligne Paris-Lyon, opérée respectivement, depuis fin 2021, par Trenitalia et SNCF Voyageurs, et à son prolongement en Italie vers Milan,
interrompu cependant de mi-2023 jusqu?en avril 2025 à la suite de l?éboulement en Maurienne (et de nouveau à l?été 2025 du fait des
intempéries) ;
- une partie des liaisons intermédiaires* des lignes Lyon-Barcelone et Marseille-Madrid de la Renfe, également desservies par
SNCF Voyageurs. Les liaisons Lyon-Barcelone et Marseille-Madrid sont en revanche, à date, encore non concurrencées, SNCF Voyageurs
desservant la ligne Paris-Barcelone sans arrêt à Lyon. En 2025 la Renfe a mis en exploitation de nouveaux matériels roulants (AVE s-106)
d?une capacité (507 places) très supérieure aux précédents trains ;
- la desserte Paris-Marseille, opérée depuis le 15 juin 2025 à la fois par Trenitalia et SNCF Voyageurs via trois allers-retours quotidiens, en
desservant les trois gares TGV de Lyon Saint-Exupéry, Avignon et Aix-en-Provence.
La desserte ferroviaire Paris-Berlin a par ailleurs fait l?objet d?une ouverture à la fois (i) en train de nuit depuis 2023 par l?opérateur
?BB Nightjet (s?ajoutant à la desserte de nuit Paris-Vienne opérée depuis fin 2021) et (ii) en train de jour, de fin 2024 à décembre 2025, par
le partenariat DB-SNCF Voyageurs. Cette desserte de jour pourrait être reprise en 2026 par l?entreprise European Sleeper.
*Soit Lyon-Valence-Nîmes-Montpellier-Narbonne-Perpignan, Marseille-Aix en Provence-Avignon-Nîmes, et Figueras-Gérone-Barcelone.
Figure 6.1 ? Fréquentation 2024 des services ferroviaires librement organisés en France1
(% du nombre de voyageurs.km transportés en France)
Depuis 2019, l?Autorité a reçu plus de 50 notifications de projets de nouveaux services ferroviaires en France. Plusieurs de ces projets ont été
déclarés sans suite pour des motifs divers (notamment les 3 projets de train de nuit de Midnight Trains, les 14 projets de desserte
transversale de Railcoop et les 5 projets notifiés en 2021 par Flixtrain). À fin 2025, près d?une dizaine d?acteurs manifestent toujours un
intérêt pour l?ouverture de nouvelles dessertes SLO en France, concernant à la fois des liaisons domestiques et des liaisons internationales :
? sur le segment domestique, Velvet ambitionne de concurrencer SNCF Voyageurs sur la façade Atlantique et a annoncé avoir levé 1 Md¤
et commandé auprès d?Alstom 12 rames de trains à grande vitesse Avelia Horizon devant être livrées d'ici 2028. Le Train prévoit
d?opérer des dessertes dans l?ouest de la France. Kevin Speed vise à offrir une desserte à haute fréquence (16 trains par jour) depuis
Paris vers Lille, Strasbourg et Lyon, et Claret a obtenu, comme Kevin Speed, un accord cadre de capacité pour la desserte Paris-Lyon ;
? sur le segment international, les opérateurs Arriva, Evolyn, Gemini, GoVolta, Virgin Trains et Heuro prévoient d?opérer des dessertes
entre Paris, Londres et Bruxelles, et European Sleeper une offre de trains de nuit.
La concurrence s?est accrue entre SNCF Voyageurs, Trenitalia et Renfe. Elle s?accompagne toujours d?une croissance
soutenue de la demande sur les axes Paris-Lyon et France-Espagne et d?une pression sur les offres tarifaires
Les services SNCF Voyageurs et Trenitalia se livrent une concurrence accrue en 2024 sur la liaison Paris-Lyon : sur les 46 aller-retours
librement organisés opérés quotidiennement entre les deux agglomérations (incluant les gares périphériques de Paris et la gare de Lyon
Saint-Exupéry), les services inOui en effectuent 69 %. Ouigo 20 % et Trenitalia 11 %. Le poids de l?offre de l?opérateur italien a ainsi été
multiplié par trois depuis sa première année d?activité en 2022, et s?établit à 20 % sur la liaison Paris-Lyon entre gares intra-muros.
La fréquentation sur la liaison Paris-Lyon a dépassé en 2024 de plus de 20 % le niveau de 2019, soit une augmentation deux fois plus
importante que celle observée pour l?ensemble des services TAGV. Sur la liaison internationale France-Espagne, l'arrivée de l'opérateur
Renfe Viajeros au deuxième semestre 2023 a également généré une croissance de la fréquentation de l'ordre de 30 % entre 2019 et 2024.
Le niveau de prix moyen sur la liaison Paris-Lyon restait par ailleurs toujours inférieur en 2024 de plus de 10 % au niveau observé avant
l'ouverture à la concurrence (contre +10 % pour l?ensemble des SLO et +15 % pour l?indice des prix à la consommation).
1 Les services de trains de nuit en partenariat ?BB Nightjet ? SNCF Voyageurs opérés entre Paris et Vienne et Paris et Berlin ne sont pas représentés sur ce graphique au
regard d?un poids significativement plus faible que les autres services en 2023.
2 La marque commerciale Thalys a disparu en octobre 2023 à la suite de la fusion des sociétés Eurostar et Thalys au sein de la holding Eurostar Group.
Note : l?offre Ouigo est décomposée entre les services Ouigo à grande vitesse et les services Ouigo trains classiques.
Source : ART d?après entreprises ferroviaires.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 32
ÉTAT DES LIEUX DE L?OUVERTURE À LA CONCURRENCE
DU TRANSPORT DE VOYAGEURS (2/4)
L?ouverture à la concurrence des services TER, TET et
Transilien se poursuit pour dix autorités organisatrices
(neuf régions et l?État).
? SNCF Voyageurs opère à fin 2025, via des filiales
dédiées, 4 lots remportés sur appel d?offres : Azur
(via la filiale SNCF Voyageurs Sud Azur), Étoile
d?Amiens (SNCF Voyageurs Étoile d?Amiens),
l?ensemble tram-trains Sud-Loire
(SNCF Voyageurs Loire Océan), et le lot de tram-
trains T4, T11 et T14 (groupement Stretto
Keolis/SNCF Voyageurs).
Figure 6.3 - Lots TER-Transilien-TET attribués/en cours d?appel
d?offres à fin 202 , par année prévisionnelle de mise en service
À fin 2025, 12 lots d?offre conventionnée ont été attribués à
l?issue d?un processus de mise en concurrence, dont 4 aux
opérateurs alternatifs Transdev et RATP.
Plus de 40 lots conventionnés doivent encore faire l?objet
d?une attribution par mise en concurrence d?ici 2034
Le calendrier prévisionnel, à fin 2025, de mise en concurrence des
lots d?offre conventionnée (ci-contre) fait toujours apparaître le fort
risque de « congestion » d?ici l?échéance de la fin des délégations
actuelles, pouvant nuire à la capacité des entreprises ferroviaires à y
candidater et, partant, aux bénéfices et apports attendus de cette
mise en concurrence pour les autorités organisatrices.
? 23 lots TER, Transilien et TET encore non attribués prévoient une
mise en service entre 2027 et 2034, dont seuls 11 ont fait l?objet à
date d?un appel d?offres et 12 autres d?un avis de pré-
information.
? 20 autres lots envisagés par les régions pour une mise en service
d?ici à 2034 n?ont fait l?objet, au mieux, que d?une simple
annonce publique des régions ou de l?État pour mise en
concurrence. À ces lots s?ajoutent les offres conventionnées des
régions Centre-Val-de Loire, Occitanie et Bretagne, qui n?ont pas
précisé, à ce stade, la structuration en lots et le calendrier
prévisionnel de leur mise en concurrence d?ici à l?échéance de
leur convention actuelle (prévue entre 2031 et 2033 pour ces
trois régions).
Figure 6.2 - Lots conventionnés attribués/en cours
d?appel d?offres à fin d?année 202 (dates des
conventions d?exploitation en vigueur)
Source : ART d?après BOAMP / JOUE
Source : ART d?après BOAMP / JOUE, communications des Régions et rapport
2024 de la Cour des Comptes (Annexe n°2). Les lots envisagés correspondent
aux projets d?allotissements communiqués à fin 2025 par les régions.
Note de lecture du graphique 6.3 : 4 lots devraient être mis en service en 2028, dont, à date, 1 lot attribué (Nancy-Contrexéville) et 3 lots en cours d?appel d?offres
(lot « Dessertes parisiennes », ligne Transilien J et Ensemble Poitou-Charentes). En 2027 sont annoncés pour être mis en service 4 lots déjà attribués (Étoile de Caen,
Transilien L, lot TET A et lot Bourgogne-Ouest nivernais) et les 2 sous-lots de l?appel d?offres en cours de la région Grand-Est (liaisons ferroviaires transfrontalières France-
Allemagne).
? L?opérateur historique a remporté en 2025 4 nouveaux
lots : le lot Bourgogne-Ouest Nivernais, le lot de
lignes TET Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon, la
ligne Transilien L, et le 3ème lot de la région PACA des
lignes Est-Provence et lignes des Alpes.
? Transdev opère depuis mi-année 2025 son premier lot
Intermétropoles (région PACA) via sa filiale Transdev Rail
Sud Intermétropoles. Le 2ème lot Nancy-Contrexéville
(Grand-Est) remporté par l?opérateur associé à NGE,
intégrant à la fois la remise en exploitation et la gestion
de la ligne ferroviaire, est prévu pour être exploité à
compter de 2027.
? Enfin, le groupe RATP a remporté en 2025, via sa filiale
RATP Dev, son premier lot d?activité ferroviaire hors
Île-de-France, le lot Étoile de Caen, après s?être vu
attribuer en Île-de-France le lot des lignes de tram-train
T12 et T13 exploité à compter du 15 décembre 2025.
5
1
4
1 1
2
3 5
1
2
3
1
3 3
2
4
6
2
2
4
2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034
offre non allotie (régions Centre-Val de Loire, Occitanie, Bretagne)
autres lots envisagés (20)
lots ayant fait l'objet d'une pré-information (12)
lots en cours d'AO (11)
lots attribués (12)
Année prévisionnelle (HDS) de mise en service
Lot 4
Dessertes
Paris
Ensemble
Poitou-
Charentes
4 lots
TERGV
Étoile de Dijon et
de Besançon
Étoile
Reims
Bruche-
Piémont
Étoile
Rouen
Auvergne
xx
xx
xx
P c ?A c
Lot attribué (et attributaire)
c ?A
Lot en pré- f ?A
Dates de la convention AOT-
SNCF Voyageurs en vigueur
2024-2033
2024-2032
2024-2030
2023-
2032
2024
-2033
2022-2031
2022-2031
2024-2033
Étoile
Lille
Ligne
J
2024-2033
2019-2028
2020-
2025
2024-
2033
2024-
2032
POLT
Paris-
Clermont
Bdx-
Marseille
Clermont-Béziers
Toulouse-
Hendaye
Lots TET (AO État)
Lignes
nuit
Lot
Azur
Étoile
d?Amiens
Tram-train,
Sud-Loire
Nantes-Bdx
Nantes-Lyon
T12 -T13
Nancy-
Contrexéville
Paris-Dijon-
Lyon
Jura Pied des
Vosges
Ouest
Nivernais
Limousin-
Périgord
Lot
Sud
Étoile
Caen
Est-Provence
ligneAlpes
Lot
Intermétropoles
Lignes
N et V
Liaisons frontalières
(2 lots)
T4-T11-T14LignesR et
D (*Corbeil)
Ligne
L
Les lots attribués en 2025 prévoient, dans la lignée des lots précédemment attribués, des évolutions marquées en offre pour les usagers et en
coûts pour l?autorité organisatrice (augmentation de près de 30 à 50 % de l?offre ferroviaire pour l?ensemble des 4 derniers lots TER et TET
attribués, à coûts constants, pour l?Étoile de Caen et en baisse de -30 % pour le 3ème lot de la région PACA), et intégrant des améliorations
de la qualité des services ferroviaires (augmentation de l?amplitude de desserte et des liaisons pour le lot Bourgogne-Ouest nivernais,
évolutions du matériel roulant pour le lot TET).
https://www.ccomptes.fr/fr/documents/71645
https://www.ccomptes.fr/fr/documents/71645
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 33
La taille moyenne des premiers lots attribués est de 3,1 millions de trains.km, masquant une forte variabilité des
découpages actés par les autorités organisatrices
Figure 6.4 ? Proportion d?offre ferroviaire conventionnée
attribuée/en cours d?appel d?offres (basée sur les trains.km
2024 effectifs sur le périmètre des lots « détourés »*)
Les 22 premiers lots attribués ou actuellement en procédure d?appel d?offres*
présentent des caractéristiques très différenciées en termes de structure, de
volume et de dynamique des activités ferroviaires. Leur niveau d?offre varie de
1,3 million de trains.km annuels à près de 6 millions (soit un facteur 5) et montre
un écart beaucoup plus significatif en termes de fréquentation1 (échelle de 1 à
11) et de recettes2 (de 1 à 8) (voir tableau ci-dessous et détails en annexe).
Cette diversité reflète, d?une part, l?hétérogénéité entre les services TER,
Transilien et TET en termes de maillage et de densité de l?offre, ainsi que de
volume et structuration de la fréquentation, d?autre part, les orientations
stratégiques des allotissements propres à chaque autorité organisatrice, qui
peuvent également influer sur leur attractivité auprès des candidats aux appels
d?offres. À date, trois « types » de lots se distinguent :
? des lots à volumes de trafic très élevés, en particulier ceux desservant la
région Île-de-France (ligne Transilien L, dessertes parisiennes des Hauts-de-
France) ;
? des axes structurants ou des étoiles ferroviaires où transitent également
d?importants volumes de trains et de passagers, notamment en régions Sud
et Pays de la Loire ;
? des lignes à plus faible densité telles que la ligne Nancy-Contrexéville en
région Grand Est ou les lots de trams-trains en Île-de-France, représentant
près ou moins de 2 % de l?offre ferroviaire de l?autorité organisatrice contre
14 % en moyenne.
22 % de l?activité ferroviaire conventionnée a fait l?objet d?une
attribution ou d?une mise en concurrence à fin d?année 2025
Source : ART d?après SNCF Voyageurs ? périmètre : voir bas de page
? Lots attribués
Carte d?identité (2024) des lots attribués
et en cours d?appel d?offres
Min Moyenne Max
Poids total des lots attribués dans
l?ensemble des services
conventionnés
Trains.km réalisés 1,3 M 3,1 M 5,7 M 22 %
Passagers.km transportés1 115 M 402 M 1 311 M 16 %
Sièges.km commercialisés 241 M 1 173 M 3 890 M 18 %
Revenus (H.T.)2 43 M¤ 82 M¤ 120 M¤ 22 %
Recettes directes issues du trafic (H.T.)2 7 M¤ 23 M¤ 59 M¤ 19 %
Degré d?ouverture
global à fin 2025 :
22 %
Ainsi, près des quatre cinquièmes de l?offre ferroviaire conventionnée (en
trains.km) attendent d?être soumis à un processus d?appel d?offres d?ici
2034. Les lots attribués et en cours d?appel d?offres représentent, de plus,
un poids plus faible en termes de sièges.km et de fréquentation1 (16 %),
témoignant d?une mise en concurrence plus tardive des lignes à forts
niveaux d?emports (théorique et effectif), dont l?allotissement peut
s?avérer plus complexe ou encore indécis pour plusieurs autorités
organisatrices. Les premiers appels d?offres se caractérisent par ailleurs
par un poids élevé de leur subventionnement en 2024 (73 % des revenus
totaux) par rapport à la moyenne des TER (68 %).
Le degré d?avancement dans l?ouverture à la concurrence est par ailleurs
très différencié selon les autorités organisatrices : les régions Pays de la
Loire et PACA montrent, à date, les taux d?avancement les plus élevés,
avoisinant respectivement 30 % et 50 % de l?offre ferroviaire de ces deux
régions et 30 % et 70 % de la fréquentation des services régionaux
conventionnés (poids du lot « Tram-train et Sud Loire » pour la région
Pays de la Loire et des trois lots ouverts en région Sud).
lot moyen :
3,1 M de
trains.km
Figure 6.5 ? Découpages en lots de l?offre ferroviaire
conventionnée attribuée/en cours d?appel d?offres (basée sur
les trains.km 2024 effectifs sur le périmètre des lots
« détourés »*)
Figure 6.6 ? Carte
d?identité des lots
attribués et en cours
d?appels d?offres
(indicateurs d?activité
effective sur l?année 2024)
*Périmètre : 11 des 12 lots attribués à fin d?année 2025 (hors lot Nancy-Contrexéville, dont l?exploitation était suspendue depuis 2017) et 11 autres lots en cours d?appels
d?offres. Données par lot estimées sur la base de données ART à partir des définitions rendues publiques à date de périmètre des lots.
1 Hors lots de trams-trains d'Île-de-France pour la ligne « passagers.km transportés » (données de fréquentation 2024 non disponibles).
2 Restriction aux lots TER pour les lignes « revenus » et « recettes » (données non détourées à maille des lots pour les services TET / Transilien).
ÉTAT DES LIEUX DE L?OUVERTURE À LA CONCURRENCE
DU TRANSPORT DE VOYAGEURS (3/4)
Source : ART d?après SNCF Voyageurs ? périmètre : voir bas de page
Source : ART d?après SNCF Voyageurs ? périmètre : voir bas de page
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 34
Depuis 2021, en Espagne, les opérateurs Ouigo et Iryo, filiales respectives des opérateurs historiques français et italien, opèrent en
concurrence avec l?opérateur Renfe Viajeros. Ce dernier a en outre développé une offre à bas-coûts Renfe-Avlo en complément de
son offre historique Renfe-Ave. Le marché SLO espagnol a été progressivement libéralisé avec l?ouverture, en première phase, de
trois axes du réseau à grande vitesse depuis Madrid : Barcelone, Est-Valence-Murcie, Sud-Séville-Malaga. Une seconde phase a été
initiée en 2025 visant trois autres corridors reliant Madrid à la Galice, les Asturies/la Cantabrie et Cádiz/Huelva. L?arrivée de la
concurrence a eu des effets positifs très notables sur les cinq principaux corridors où opèrent désormais les opérateurs historiques
espagnol, français et italien.
? De 2019 à 2024, l?offre de sièges et la fréquentation ont augmenté de près de 80 %. L?activité ferroviaire a même plus que doublé
sur le corridor vers Valence et Alicante. Le taux d?occupation moyen de l?offre ferroviaire atteint ainsi 76 % sur ces corridors, un
niveau légèrement inférieur à celui de 2019 (77,3 %) mais en hausse annuelle de trois points.
? La fréquentation aérienne sur la période 2019-2024 a reculé de plus de 20 % sur la liaison Madrid-Barcelone, et de 4 % en
moyenne sur les liaisons principales de ces cinq axes, réduisant sa part modale (avion/(train+avion)) à près de 10 %.
? La hausse de fréquentation s?est faite au profit à la fois des nouveaux entrants et de l?opérateur historique, qui a vu sa
fréquentation croître de 13 % sur la période sur ces cinq axes. Incidemment, la part de marché de l?opérateur historique a baissé
de 37 points, tandis que celles de Ouigo et Iryo atteignent respectivement, en 2024, 14 % et 23 %.
? L?entrée de nouveaux opérateurs conduit à une pression sur les prix : de 2023 à 2024, le prix moyen du billet de train a augmenté
sur le corridor Madrid-Barcelone (+3,2 %), soit sur un rythme légèrement supérieur à l?inflation (+2,8 %), mais a diminué sur les
autres axes, de 4,8 % sur Madrid-Valence et de près/plus de 20 % sur les trois autres axes.
La concurrence ferroviaire librement organisée connaît toujours un développement très fort en Espagne
Figure 6.7 ? Offre et fréquentation ferroviaire par corridor, et fréquentation aérienne
(en nombre de sièges globaux et nombre de voyageurs)
Figure 6.8 ? Part de marché
train/(train+avion) au global des cinq
corridors (en % des voyageurs)
? L?ouverture à la concurrence en Allemagne a atteint un taux de 83,9 % de la
fréquentation des services conventionnés du pays en 2023, très au-delà de
l?ensemble des autres pays européens.
? L?opérateur historique a ainsi vu sa part de marché baisser à 63 %, au profit d?une
dizaine de nouveaux opérateurs dont Transdev, Go-Ahead/ÖBB, BeNEX,
National Express (Mobico), Netinera (filiale de Trenitalia) et SWEG.
? 27 appels d?offres ont été attribués en 2023, dont 12 à des nouveaux entrants : ces
appels d?offres, qui attirent en moyenne 1,6 candidat, représentent un volume
d?activité de 670 millions de trains.km sur la totalité de la période d?exploitation des
lots. Les lots remportés par les nouveaux entrants représentent un trafic en
moyenne inférieur à ceux de l?opérateur historique, totalisant ainsi un tiers des
trains.km totaux attribués.
? La mise en concurrence a permis aux autorités organisatrices de réaliser
d'importantes économies, représentant, selon une étude de 2024 de la Commission
européenne1, une baisse des concours publics de 14 à 11 ct¤ par passager.km sur
la période 2005-2019. Ces économies n?ont pas été répercutées dans le prix payé
par les usagers de ces services mais dans une amélioration de l?offre (en fréquence
des services offerts, notamment), ce qui a pu favoriser la hausse observée de
fréquentation (de plus de 50 %) pour ces services entre 2002 et 2019.
Figure 6.9 ? Attributions de lots de
services ferroviaires conventionnés
en Allemagne
Plus de 100 lots conventionnés ont été attribués en Allemagne via une procédure d?appel d?offres depuis
2019, dont près de la moitié ont été remportés par des opérateurs autres que l?opérateur historique
ÉTAT DES LIEUX DE L?OUVERTURE À LA CONCURRENCE
DU TRANSPORT DE VOYAGEURS (4/4)
?
?
?
?
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+79%
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?
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0
2
4
Madrid-Barcelone Madrid-Valence Madrid-Séville Madrid-Malaga/Grenade Madrid-Alicante
M
ill
io
n
s
Renfe-AVE Renfe-AVLO Ouigo Iryo Offre fer globale (nb sièges) Fréquentation aérienne
0%
20%
40%
60%
80%
100%
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0
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0
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0
2
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Total
90%83%
9 7 8 9
15
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2
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8
126
2
6
1
3
4
6
8
8
4
28
0
10
20
30
40
2019 2020 2021 2022 2023 2024
détail 2024 non encore disponible
Attribution directe, nouvel entrant
Attribution directe, opérateur historique
Attribution après AO, nouvel entrant
Attribution après AO, opérateur historique
1 Study on passenger and freight rail transport services? prices for final customers, Commission européenne (2024).
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://op.europa.eu/en/publication-detail/-/publication/4ea76998-7955-11ef-bbbe-01aa75ed71a1/language-en&ved=2ahUKEwiBg62W3_eJAxXFRaQEHbZFBu4QFnoECBgQAQ&usg=AOvVaw0pPup0hZaMEUh7jWJpy9Om
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 35
*
Source : ART d?après SNCF Gares & Connexions
Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
(2023-2024)
Évolution nette
depuis 2019
(2019-2024)
? Nombre moyen de dessertes quotidiennes par gare 40 +8 % +13 %
? Nombre moyen de passagers quotidiens par gare 2 979 +10 % +13 %
? Nombre moyen de passagers par desserte en gare 75 +2 % 0 %
? Nombre de gares peu/pas desservies* 156 +16 gares +29 gares
? Montant de redevance en gare 1 041 M¤ +6 % (réelle) +15 % (réelle)
? Prestation de base unifiée par départ-train 25,5 ¤ -2 % (réelle) +2 % (réelle)
07
ÉTAT DES LIEUX
DE L?ACTIVITÉ DES GARES DE VOYAGEURS (1/2)
Tableau de bord Transport ferroviaire de voyageurs
Tableau de bord Transport ferroviaire de voyageurs ?
Figure 7.2 ? Fréquence moyenne de desserte des gares
(nombre de trains par jour et évolution 2024/2023)
Note sur la segmentation des gares de voyageurs présentée dans ce chapitre :
Le document de référence des gares de voyageurs (DRG) établi par SNCF Gares & Connexions, qui
définit les conditions d?accès aux gares et est soumis à un avis conforme de l?Autorité, s?appuie sur
une classification des gares de voyageurs revue tous les trois ans en fonction du volume et de la
typologie du trafic des deux années précédentes. Quatre classes de gares sont définies1 dans la
classification du DRG 2023 pour la période 2023-2025 :
- la catégorie A, intégrant les gares de plus de 0,25 M voy./an nationaux ou internationaux, ou
dont ces mêmes voyageurs représentent 100 % des voyageurs, étant précisé qu?au sein de ces
gares sont différenciées les « très grandes gares A » (TGA) (accueillant plus de 7 M voy./an) ;
- la catégorie B, concernant les gares de plus de 0,1 M voy./an ; et
- la catégorie C, intégrant les gares dites « d?intérêt local », concernant les gares de moins de
0,1 M voy./an.
En 2024 le panel des gares de voyageurs en France comprend 21 « très grandes gares A » (intégrant
six gares de Paris intramuros et la gare de l?aéroport Paris-CDG), 80 autres gares A (intégrant
17 gares TGV), 931 gares B (intégrant 356 gares en Île-de-France, isolées pour les analyses de ce
chapitre dans une catégorie « BIDF »), et plus de 1 900 gares d?intérêt local (gares C).
Au sein de ce panel, près de 156 gares ont été peu/pas desservies* en 2024, soit 29 gares de plus
qu?en 2019, cette faible ou non-desserte étant liée dans la majorité des cas à des fermetures de
moyenne à longue durée pour causes de travaux sur l?infrastructure ferroviaire.
Figure 7.1 ? Classification 2023-2025 des gares
et gares très peu/pas desservies* en 2024
Le niveau de desserte des gares (mesuré en fréquences de
trains) a nettement progressé en 2024 par rapport à 2023
(+8 %). La croissance est particulièrement forte pour les gares
de catégories C (+10 %) et B (+8%), qui ont bénéficié de la
hausse du trafic conventionné TER et Intercités. Le niveau de
desserte a progressé de 6 % pour les autres catégories de gare
TGA, A et B d?Île-de-France.
Ces évolutions relativement homogènes conduisent à une
disparité toujours forte de la desserte ferroviaire selon les
catégories de gares, les gares B d?Île-de-France voyant plus de
140 trains par jour, contre près de 10 fois moins pour les gares
d?intérêt local.
La fréquence de desserte ferroviaire a augmenté pour
toutes les catégories de gares du RFN en 2024
1Selon les définitions adoptées par l?arrêté du 9 juillet 2012 (modifié par arrêté du 15 juin 2023) portant
application de l'article 13-1 du décret n° 2003-194 du 7 mars 2003 relatif à l'utilisation du réseau ferré
national.
Source : ART d?après SNCF Gares & Connexions
* Est considérée régulièrement desservie (ou à l?inverse « peu desservie ») pour cette analyse une gare ferroviaire ayant vu au moins 50 dessertes (arrivées/départs) de
trains dans l?année.
2 815 gares ont été desservies en 2024, soit un recul par rapport à 2023, principalement en raison de fermetures temporaires
16 gares, qui étaient régulièrement desservies en 2023, ne l?ont pas été en 2024. Il s?agit principalement de fermetures temporaires de lignes
pour travaux ;
- fermeture de la ligne TER Hauts-de-France entre Laon et Hirson depuis décembre 2023 (8 gares) ;
- fermeture de la ligne de trains TER Hauts-de-France entre Cambrai et Douai entre décembre 2023 et juin 2025 (5 gares).
3 autres gares (Louverné, Rouessé-Vassé et Crissé sur la ligne TER Le Mans-Laval) ont cessé d?être desservies par des services ferroviaires
depuis août 2023. Ces gares accueillaient en moyenne 5 dessertes et 3 à 6 voyageurs quotidiens avant leur fermeture.
Par ailleurs, si l?ensemble des gares accueillent des services conventionnés (TER, Intercités ou Transilien-RER), les SLO, qui représentent près
des deux tiers des passagers.km transportés, ne desservent que 6 % des gares (soit 185) en 2024 (un niveau stable depuis 2019).
https://opendata.autorite-transports.fr/rapports/transport-ferroviaire-de-voyageurs/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 36
ÉTAT DES LIEUX
DE L?ACTIVITÉ DES GARES DE VOYAGEURS (2/2)
Avec près de 3 000 passagers accueillis quotidiennement, la
fréquentation moyenne des gares a progressé de 10 % et dépasse
largement le niveau de 2019 (+12 %). Cette hausse est ainsi liée à
une augmentation de 8 % des fréquences de dessertes par gare,
associée à une augmentation de +2 % de l?emport effectif des trains
(nombre de passagers par desserte). Ce dernier avait déjà crû de
+10 % en 2023.
La fréquentation a particulièrement augmenté dans les gares de
catégorie B d?Île-de-France (+11 %), dépassant pour la première fois
le niveau de 2019 grâce à une hausse conjointe de l?offre (+6 % de
fréquences) et de l?emport effectif des trains (+5 %).
La fréquentation des gares a progressé au même rythme que le
niveau des dessertes (+10 %) pour les gares de catégorie C, mais à
un rythme inférieur pour les gares de catégorie A (+5 % de
fréquentation contre +6 % d?offre) et B hors Île-de-France (+6 %
contre +8 %) du fait d?un emport moyen en légère contraction
(-2 %). L?emport pour ces gares reste toutefois très supérieur au
niveau de 2019 (+17 % pour les gares de catégorie A, +26 % pour
celles de catégories B). La fréquentation des gares de catégorie TGA
a progressé de 8 % en 2024 (+10 % pour les services régionaux).
La fréquentation en gares progresse dans toutes les régions et
catégories de gares en 2024 par rapport à 2023. Les régions
Normandie, Occitanie, Hauts-de-France, Île-de-France, Auvergne-
Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d?Azur connaissent une forte
progression de la fréquentation en gare en 2024 (plus de 7 %),
portée par l?ensemble des catégories de gare.
Si, dans l?ensemble, la fréquentation des gares dépasse largement le
niveau de 2019 (+12 %), la progression est plus forte dans les gares
en dehors de l?Île-de-France (+27 % contre +7 %), du fait d?une
progression nettement plus marquée de la fréquentation des
services TER et Intercités sur la période 2019-2024.
Source : ART d?après SNCF Gares & Connexions
Figure 7.3 ? Nombre moyen de passagers quotidiens par gare
Source : ART d?après SNCF Gares & Connexions
La fréquentation des gares est en forte croissance, principalement portée par une hausse de la fréquence de desserte
Figure 7.4 ? Évolution 2024/2023 du nombre de passagers
en gare selon la segmentation du DRG 2024
Source : SNCF Gares & Connexions
Figure 7.5 ? Montant de la prestation de base unifiée perçue par
SNCF Gares & ConnexionsLe montant des prestations de base unifiée perçu par SNCF Gares &
Connexions en 2024 dépasse un milliard d?euros et progresse de
6 % (en valeur réelle) par rapport à 2023, grâce à un trafic en
hausse de 7 %.
Le volume de prestations de base unifiée a augmenté pour
l?ensemble des segments, à l?exception des gares de catégorie C
dont le volume a reculé de 10 %, du fait d?une redevance moyenne
par départ-train en retrait de 17 %, en cohérence avec les
évolutions de tarif et de trafic prévues par le DRG 2024.
Le volume de redevance a notablement augmenté pour l?ensemble
des gares de catégorie B en et hors Île-de-France (+12 % et +11 %),
grâce à des trafics en hausse et des niveaux de redevance par
départ-train en hausse (respectivement (+5 % et +3 %).
La hausse du trafic dans les gares de catégories TGA et A a
compensé la baisse du niveau de redevance par départ-train
(respectivement -3 % et -5 %), garantissant une hausse respective
du volume de redevance perçu de +3 % et +1 %.
Le volume de redevances perçu par le gestionnaire
des gares a suivi la hausse du trafic
Volume total
(millions d?euros constants 2024)
Par départ-train
(euros constants 2024)
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 37
Recettes
commerciales
11 077 M¤
Concours
publics
6 587 M¤
68 %
21 %
11 %
SLO
7 736 M¤
TER et
ntercités
6 417 M¤
Transilien et RER
estionnaires
d infrastructures
7 274 M¤
Redevances perçues par
SNCF ares Connexions
Redevance d accès
2 %
63 %
35 %
7 578 M¤
2 295 M¤
4 121 M¤
1 204 M¤
2 308 M¤
158 M¤
36 %
64 %
34 %
66 %
98 %
2 %
3 512 M¤
2 451 M¤
42 %
30 %
37 %
2 836 M¤
(dont 311 M¤ L SEA)
178 M¤
1 239M¤
396 M¤
747 M¤
422 M¤
39 %
17 %
10 %
34 %
996 M¤
Revenus
des entreprises
ferroviaires de voyageurs
Péages,
redevances en gares
et charges d énergie
18 % 40 % 42 %
245 M¤
296 M¤
127 M¤ Charges d énergie
(hors péages )
668 M¤37 % 44 % 19 %
Péages perçus par
c
08
RÉSULTATS ÉCONOMIQUES
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE VOYAGEURS (1/4)
Les revenus des entreprises ferroviaires ont
progressé de 3 % en 2024, portés par la
croissance des trafics
Les recettes commerciales ont augmenté en 2024 pour
l?ensemble des services ferroviaires, à l?exception des SLO
internationaux (stabilité des revenus). Portés par les
segments d?activités domestiques, les revenus des SLO
ont ainsi crû en valeur réelle de 3 %, dépassant de 3 % les
niveaux de 2019. Cette hausse a été induite par la forte
croissance du trafic, en dépit de prix qui ont augmenté
moins vite que l?inflation.
Les services TER et Intercités ont connu une progression
de revenu de 3 % grâce, à une forte progression des
recettes commerciales (+9 %) et des concours publics en
légère hausse (+1 %). Depuis 2019, les revenus réels ont
ainsi progressé de 4 %, portés par la forte croissance du
trafic sur la période (+35 %) et des recettes commerciales
associées (+8 %) et malgré un niveau de concours public
en recul (-2 %).
Après avoir stagné en 2023, les revenus réels des services
Transilien et RER ont également progressé de 4 % en
2024.
Figure 8.1 ? Revenus de l?activité ferroviaire voyageurs par service,
sur la partie RFN des trajets (en euros constants 2024)
[% d?évolution 2024/2023]
Résultats d?activité sur RFN uniquement
(périmètres RATP des lignes RER A et B exclus ainsi que parties hors
RFN des circulations (et liaisons) internationales)
* indicateurs hors activités Transilien-RER
Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
valeur réelle
(2023-2024)
Évolution nette
depuis 2019
valeur réelle
(2019-2024)
? Revenus totaux de l?activité ferroviaire voyageurs 17,6 Md¤ +3 % +5 %
dont recettes directes des entreprises ferroviaires* 9,9 Md¤ +4 % +8 %
dont concours publics perçus* 4,3 Md¤ +1 % -2 %
? Revenu moyen par passager.km 16,4 centimes ¤ -2 % -8 %
? Recette commerciale par passager.km* 10,5 centimes ¤ 0 % -9 %
? Recette commerciale par train.km* 29,4 ¤ -2 % -2 %
* Voir note de bas de page pour la décomposition des revenus Transilien et RER.
Une évolution méthodologique a été apportée dans ce chapitre (par rapport au
rapport l?Essentiel) dans le décompte des concours publics TER. Voir note 1 en page 40.
Source : ART, d?après entreprises ferroviaires
Figure 8.2 ? Structure des
revenus et péages sur le RFN
des services voyageurs par
activité en 2024
**Les péages comprennent les
redevances de circulations
électriques (RCE, RCTE-A, RCTE-B)
et de fourniture du courant de
traction (RFE)
Source : ART d?après entreprises
ferroviaires
Tableau de bord Transport ferroviaire de voyageurs
Tableau de bord Transport ferroviaire de voyageurs ?
Recettes
commerciales
Concours
publics
En 2024, les charges d?énergie ont reculé de 13 % tandis que les péages et redevances progressent de 9 %
* Les recettes commerciales de l?activité Transilien et RER sont directement perçues par IdFM, et ne peuvent pas être isolées au sein de l?enveloppe de concours publics
reversée aux opérateurs SNCF Voyageurs et RATP. La part des concours publics présentée dans ce chapitre n?est qu?une estimation basée sur la structuration globale 2024
(tous services de transport et opérateurs confondus) des revenus d?IdFM entre concours publics et recettes tarifaires (d?après les éléments publiés par l?Omnil).
*
https://opendata.autorite-transports.fr/rapports/transport-ferroviaire-de-voyageurs/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 38
RÉSULTATS ÉCONOMIQUES
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE VOYAGEURS (2/4)
Figure 8.3 ? Revenus et charges par train.km, sur la partie RFN
des trajets (en euros constants 2024)
[% d?évolution 2024/2023]
Les revenus réels par train.km reculent en moyenne en
dépit de la hausse de l?occupation des trains.
La hausse 2024 des revenus de 3 % a été moins forte que celle de
l?offre ferroviaire (+7 % en trains.km), traduisant un recul de 3 %
du ratio de revenu par train.km.
Le revenu global par train.km est ainsi inférieur en valeur réelle au
niveau observé de 2019 (-3 %) :
? il a diminué pour les services TER et Intercités (-9 % depuis
2019), avec une baisse de 5 % en 2024 ;
? il a, à l?inverse, augmenté depuis 2019 de +4 % pour les SLO,
ainsi que pour les services conventionnés d?Île-de-France
(+8 %), mais ces derniers ont vu une baisse en 2024 associée
à la forte croissance des trains.km.
Ces évolutions faibles ou en baisse, en dépit de taux d?occupation
ayant fortement progressé depuis 2019 pour les services
librement organisés, et encore en 2024 pour les services
conventionnés TER, s?expliquent ainsi par des évolutions de prix
« moyens » modérées au regard de l?inflation (voir ci-après).
Depuis 2019, les charges de péages et d?énergie par train.km ont
augmenté plus fortement que les revenus des services
conventionnés. Ces postes de charge représentent 36 % du
revenu des entreprises ferroviaires en 2024, soit une hausse de 1
point depuis 2019. Les charges de péages par train.km sont
restées stables en 2024 et les charges d?énergie ont reculé de
plus de 20 %.
Les prix du transport ferroviaire ont augmenté en 2024 au même rythme que l?inflation
Les prix effectifs des services ferroviaires ont augmenté de 2 % en moyenne 2024, et de 7 % depuis 2019, soit un niveau stable en valeur
réelle en 2024 par rapport à 2023 mais en recul de 9 % depuis 2019. La hausse annuelle de 2 % a été observée pour les SLO (classiques ou
à bas-coûts) comme pour les prix unitaires des services de trains conventionnés.
Entre 2019 et 2024, les niveaux de prix des services à grande vitesse ont ainsi crû de 9 % pour les services classiques et de 24 % pour les
services Ouigo. Au regard de leur évolution mensuelle ci-dessous (en base 100 en 2019), le prix moyen des SLO s?est ainsi rapproché en
2024 et début d?année 2025 de l?inflation cumulée observée sur les cinq dernières années.
Les prix d?abonnement des services TER et Intercités ont en revanche diminué en valeur courante depuis 2019, sous l?effet notamment de
politiques tarifaires incitatives (offre de gratuité ou quasi-gratuité initiées par des régions ou par le Pass Rail à l?été 2024). Les évolutions du
prix des services conventionnés n?ont ainsi pas rattrapé à mi-année 2025 le niveau cumulé d?inflation observé depuis 2019.
Figure 8.5 ? Niveau mensuel moyen de
recettes commerciales par passager.km
(indice en base 100, valeur nominale en 2019)
Figure 8.4 ? Niveau annuel de recettes commerciales
par passager aux 100 km (en euros courants)
(valeurs 2024 et évolution 2024/2023 en étiquettes)
Source : ART d?après entreprises ferroviairesSource : ART d?après entreprises ferroviaires
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
Une évolution méthodologique a été apportée dans ce chapitre
par rapport au rapport l?Essentiel dans le décompte des concours
publics TER. Voir note 1 en page 40.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 39
RÉSULTATS ÉCONOMIQUES (3/4)
PRIX MOYENS ET CANAUX DE DISTRIBUTION
Figure 8.6 ? Prix moyen H.T. aux 100 km (i.e. niveau de recette
par passager aux 100 km par axe géographique)
(évolutions 2024/2023)
Euros courants
L?axe Sud-Est, seul axe domestique en concurrence librement organisée, affiche un recul marqué des revenus par
train.km en 2024 et un niveau largement en deçà de son niveau de 2019
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
La part des ventes en ligne et en agences de voyages de billets de trains TAGV atteint 93 % en 2024
Figure 8.8 ? Structure du chiffre d?affaires 2019-2024 des entreprises ferroviaires par canal de distribution (%)
Services librement organisés Activité TER (hors abonnements)
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
La part des ventes de billets en ligne et en agences de voyages
dans le chiffre d'affaires des SLO a progressé en 2024 (+2 points).
La part des ventes en gare recule d?un point pour atteindre un
niveau historiquement bas de 4 %.
Pour les services TER, la part de ventes sur internet et en agences
de voyages dans le chiffre d'affaires des services TER progresse
également (+4 points), et atteint désormais 70 % des ventes. Plus
d?un quart des ventes de billets TER (27 %) ont toujours lieu en gare,
pour moitié via des achats en guichet et pour moitié aux bornes.
La recette moyenne par passager.km a augmenté pour l?ensemble
des axes entre 2023 et 2024 en valeur nominale, et dépasse les
niveaux d?avant crise pour l?ensemble des axes à l?exception de
l?axe Sud-Est, qui affiche le niveau de recette commerciale par
passager.km le plus faible (9 ¤ aux 100km). L?inflation entre 2019 et
2024 a toutefois été supérieure à la hausse des prix sur l?ensemble
des axes. (cf. graphique A7.1 en annexe).
Les axes Atlantique, Est et Nord ont ainsi vu une croissance de
l?emport moyen des trains et une hausse des prix assurant un
niveau de recette par train.km en augmentation, respectivement,
de +2 %, +4 % et +6 %.
L?axe Sud-Est, seul axe domestique sur lequel s'exerce en 2025 une
concurrence entre les SLO à grande vitesse, a vu son niveau de
recette par train.km reculer de 4 % et il est également le seul à
afficher un niveau de recette réel par train.km en retrait par rapport
à 2019.
Les services internationaux ont perçu un niveau de revenu par
train.km proche, en 2024, de leur niveau de 2023 (+1 %), se
maintenant à un niveau très élevé de 90 ¤ par train.km.
Les services intersecteurs se distinguent par leur niveau faible de
recettes par train.km (46,7 ¤) et en léger recul de 2023 à 2024
(-1 %).
Figure 8.7 ? Niveau de recette H.T. par train.km par axe géographique
(évolutions 2024/2023)
Euros constants 2024
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 40
-4%
-5%
Figure 8.9 ? Décomposition des revenus et des charges de l'activité TER rapportés aux trains.km (¤ constants 2024)
Les recettes de l?activité TER financent en 2024 un tiers de leur coût, contre un quart en 2019.
En 2024, le montant des charges rapportées aux trains.km a diminué (hors inflation) de 4 % pour l?activité TER. Cette évolution a bénéficié d?une
diminution des charges de matériel roulant (-6 %) qui pèsent pour un cinquième du coût d?exploitation TER, et des charges d?énergie qui ont
diminué de 18 %. Le poste des « autres charges1» a également vu une baisse notable (près de 10 % en 2024), mais reste le premier poste de
dépenses des activité TER (23 %). La hausse de 6 % par train.km des péages d?infrastructure2 est par ailleurs inférieure à la hausse prévue au
DRR en raison d?une croissance plus marquée de l?offre. Le coût par train.km des péages reste ainsi inférieur (en euros constants) de 10 % à
son niveau de 2019. Dans le même temps, les recettes TER par train.km sont restées stables en 2024 (+0,2 %), du fait de la hausse continue
des taux d?occupation contrebalancée par des évolutions tarifaires inférieures à l?inflation voire en baisse (voir ci-avant). Les recettes issues du
trafic assurent ainsi en 2024 près d?un tiers du financement des services TER, soit 8 points de plus qu?en 2019.
Les charges par train.km des services franciliens ont reculé de 3 % hors inflation en 2024, avec une baisse légèrement plus marquée pour les
Transilien (-5 %). Cette diminution s?explique principalement par la hausse de l?offre en trains.km : +6 % en un an pour les services RER et +11 %
pour les Transilien. Dans le même temps, le montant total des charges n?a progressé que de 4 % en euros constants pour les RER et de 6 %
pour les Transilien (cf. annexe 8.4). Les coûts kilométriques restent ainsi relativement stables par rapport à 2019 pour les RER et ont baissé de
9 % pour les Transilien.
Les recettes totales perçues en 2024 pour l?ensemble des modes de transport collectifs franciliens organisés par Île-de-France Mobilités ont
augmenté de 6 % (hors inflation) en 2024 (source : Omnil). Du fait de la structure tarifaire multi-réseaux et opérateurs en Île-de-France, le
poids des recettes et concours publics alloués au financement des coûts de l?activité Transilien-RER n?est en revanche pas mesuré au sein de
l?enveloppe reversée par Île-de-France Mobilités aux deux exploitants SNCF Voyageurs et RATP dans le cadre de leur contrat.
Source : ART d'après SNCF Voyageurs
Périmètre TER : Changement de périmètre en 2021 dans le calcul des charges en raison de la séparation comptable des activités ferroviaires.
Note : 1Le poste « autres charges » comprend l?ensemble des fonctions indirectes de production et supports, les charges relatives aux services clients et les impôts. Les
régions Occitanie en 2023, et Grand-Est et Sud-PACA en 2024, ont en outre mis en place, à l?occasion du renouvellement de leurs conventions TER un mécanisme de
reversement des recettes pour leur compte par l?EF (qui effectue la vente des titres en son nom en qualité de commissionnaire au sens de l?article 256-V du CGI). Ce
reversement, affecté en tant qu?autre charge, fait l?objet d?une compensation par concours public. Afin d?assurer une structure homogène dans le temps, la figure 8.9 a ainsi
été produite hors mécanismes de reversement, en ne comptant pas dans les charges et dans les revenus l?achat des titres par l?EF et leur compensation via des concours
publics additionnels des trois régions concernées. 2Péages d?infrastructure hors redevance gare et redevance d?accès.
La hausse de l?offre induit une baisse des coûts kilométriques pour les services Transilien et RER en 2024
Source : ART d'après SNCF Voyageurs et RATP
Note :
Les postes accompagnement et distribution ne sont pas isolés sur la partie RER RATP. La redevance gare n?est pas isolée à la maille ligne. Le poste « autres charges »
comprend également les fonctions de support, les charges relatives aux services clients et les impôts.
Péages d?infrastructure hors redevance gare et redevance d?accès.
RÉSULTATS ÉCONOMIQUES (4/4)
SERVICES CONVENTIONNÉS TER ? TRANSILIEN ? RER
Figure 8.10 ? Décomposition des charges d'exploitation des services Transilien et RER
SNCF Voyageurs et RATP rapportés aux trains.km (¤ constants 2024)
TransilienRER
-3 %
-5 %
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 41
L?année 2024 a vu une nette augmentation du taux de réalisation, qui atteint 93 % (+5 points depuis 2023). Cette amélioration s?explique par :
? un taux de déprogrammations anticipées (i.e. avant J-1 16 h) à son plus bas niveau depuis 2018 pour la plupart des services (hors services
internationaux), en l?absence de perturbations majeures, pour la première fois en 7 ans, et malgré une forte hausse de l?offre TER
programmée ;
? un taux de suppressions de dernière minute (i.e. après J-1 16 h) stable, bien que toujours supérieur d?un point à celui de 2017.
D?autre part, la ponctualité des trains s?est légèrement améliorée pour la quasi-totalité des services. Le taux des circulations effectives et
ponctuelles a ainsi progressé de 6 points en moyenne en un an pour atteindre 80 % (soit 1 point de moins que le niveau record de 2017).
(Voir taux détaillés par services en annexe)
L?année 2024 marque une nouvelle baisse des fréquences
programmées de trains à grande vitesse
Figure 9.2 ? Évolution annuelle par service de l?offre ferroviaire programmée et effective (à gauche) ?
Évolution trimestrielle tous services agrégés du taux de réalisation (à droite)
09
QUALITÉ DE SERVICE
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE VOYAGEURS (1/6)
Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
(2023-2024)
Évolution nette
depuis 2019
(2019-2024)
? Taux de déprogrammations de trains avant J-1 16h 4 % -5 points % -5 points %
? Taux d?annulations « de dernière minute » après J-1 16h 3 % (stable) +0,8 point %
? Taux de réalisation de l?offre programmée 93 % +5 points % +4 points %
? Taux de retard des trains au seuil de 05min00s 11 % -1 point % -0,1 point %
? Régularité et ponctualité des circulations non conventionnées
96 % circ. effect.
73 % circ. <5mn
+3 points %
+2 points %
+2 points %
+1 point %
Périmètre commun à l?ensemble des indicateurs/graphiques de la page : RER SNCF
uniquement, hors services de tram-train pour les TER et Transilien. Par défaut, le seuil
de retard considéré est celui de 05min00s. Les annulations sont comptées après 16h la
veille du départ. Elles incluent les annulations totales et partielles.
Tableau de bord Fiabilité et ponctualité
Tableau de bord Fiabilité et ponctualité ?
Figure 9.1 ? Évolution annuelle de l?offre de trains
programmée (base 100 en 2017)
Source : ART d?après SNCF Réseau et les entreprises ferroviaires
Le taux des circulations effectives et des circulations ponctuelles se rapproche de son niveau record de 2017
Source : ART d?après SNCF Réseau
En 2024, l?offre programmée était toujours inférieure à celle de 2019 pour :
? les services TAGV domestiques, affichant un nouveau recul de -1 % en
2024, et poursuivant la tendance à la baisse observée depuis six ans ;
? les services internationaux, du fait notamment de l?interruption du trafic
France-Italie (éboulement en Maurienne) de août 2023 à fin mars 2025 ;
? les RER et Transilien, où l?offre était toujours en retrait de 5 % par
rapport au niveau de 2019 malgré les signes de reprise constatés.
En dépit de l?amélioration des taux de réalisation de l?offre (ci-après), cette
baisse des programmations explique ainsi la baisse des circulations effectives
TAGV et Transilien-RER depuis 2019. À l?inverse, les services TER et Intercités
ont vu leur offre programmée progresser de 6 % en moyenne depuis 2019
et de 11 % sur la longue distance.
Tous services
(taux par trimestre)
Mouvements sociaux d?ampleur
trimestrielle
SLO Intl. 2020-2022 <90%
https://opendata.autorite-transports.fr/rapports/266/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 42
c
A
25 % des passagers retardés des SLO ont subi en 2024 un
retard supérieur à 30 minutes. Ce taux a progressé d?un
point en un an, essentiellement sur les retards compris
entre 30 minutes et une heure. Le taux de passagers
ayant subi un retard de plus d?une heure, soit le seuil de
remboursement fixé par la réglementation européenne2
pour l?ensemble des activités, est, pour sa part, resté
stable à 9 %.
Le taux de passagers indemnisés reste cependant
relativement faible et varie très peu dans le temps. Ainsi,
en moyenne depuis 2018, au seuil de remboursement
légal d?une heure de retard, seul un passager sur deux a
profité d?un dispositif de compensation proposé par les
opérateurs ferroviaire. Au-delà de 30 minutes de retard,
ce ratio tombe a un sur trois.
QUALITÉ DE SERVICE
DU TRANSPORT FERROVIAIRE DE VOYAGEURS (2/6)
Le taux de ponctualité des passagers à leur
gare de descente s?améliore légèrement en
2024, en lien avec la hausse de la ponctualité
des trains.
La légère amélioration observée sur le taux de ponctualité
des trains à leur terminus s?observe également au travers
de la ponctualité moyenne des passagers à leur gare de
descente1, qui s?établit à 89 % en 2024, soit un point de
plus que l?année précédente.
L?amélioration la plus marquée en 2024 de la ponctualité
concerne les services Intercités (+4 points), qui conservent
cependant les taux de ponctualité des passagers les plus
bas.
Les services internationaux, dont le taux de ponctualité
est notablement plus dégradé que pour les services
domestiques, ont retrouvé leur niveau d?avant crise,
après une forte hausse en 2022 et 2023 liée à la reprise
du trafic.
Le taux de ponctualité des passagers des services TAGV
domestiques s?est également amélioré en 2024
(+2 points), mais reste toujours plus dégradé qu?en 2019.
Figure 9.4 ? Taux de passagers indemnisés par année
au seuil de 30 minutes et au seuil légal
pour les TAGV domestiques et les trains internationaux
Périmètre : Indemnisations incluant les TAGV domestiques, y.c. Ouigo et les trains
internationaux. Hors retards de 1h à 2h de l?activité Renfe pour les indemnisations
« au-delà de 1h ».
Méthodologie : Taux d?indemnisation calculé en rapportant le nombre de
passagers indemnisés à l?ensemble des passagers ayant subi un retard au seuil
considéré.
Source : ART d?après les entreprises ferroviaires
Figure 9.3 ? Taux de passagers en retard à leur gare de descente, au
seuil de 5 minutes, par activité et par année
Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
(2023-2024)
Évolution nette
depuis 2019
(2019-2024)
? Taux de passagers impactés par des retards à leur descente du train
au seuil de 5 minutes 0 seconde
11 % -1 point % -
? Taux de passagers indemnisés pour les TAGV domestiques (y.c.
Ouigo) et les trains internationaux en retard de plus de 60 minutes
(hors indemnisations Renfe de 1h à 2h)
50 % +1 point % -2 points %
Périmètre : TER y.c. tram-trains, TAGV y.c. Ouigo.
Note : une rupture de série intervient en 2021 pour les services TER et Intercités en raison
d?un changement de méthodologie de calcul du nombre de passagers par
SNCF Voyageurs.
Source : ART d?après les entreprises ferroviaires et RATP
1 La gare de descente est celle située sur le RFN ou la gare de descente à l?international pour l?ensemble des entreprises ferroviaires, à l?exception de Trenitalia qui n?a
fourni, pour les passagers à destination d?une gare italienne, que le retard mesuré sur la dernière gare desservie en France.
2Le seuil de 30 minutes ouvre droit à une indemnisation pour les activités inOui, Trenitalia, Thalys et Renfe Viajeros. Le seuil de 1h constitue le seuil de remboursement fixé
par la réglementation européenne pour l?ensemble des activités, qui inclut donc en complément en 2025 les activités Eurostar et Ouigo (règlement (UE) 1371/2007 du 23
octobre 2007 sur les droits et obligations des voyageurs ferroviaires).
Un taux de passagers indemnisés relativement
faible et stable sur les cinq dernières années
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 43
c A
La ponctualité des trains sur la liaison domestique Paris?Lyon s?est notablement améliorée en 2024 pour les services Trenitalia France,
avec une baisse du taux de retard de 14 % à 11 % (au seuil de 5 minutes de retard à l?arrivée), contre 16 % pour les services inOui et
jusqu?à 18 % pour les services Ouigo (taux en baisse de moins de 1 point). Cette évolution s?observe aux différents seuils de retard
considérés (5min0s, 15min0s, 30min0s, 60min0s), pointant une amélioration plus marquée pour Trenitalia que pour les services inOui
et Ouigo. On peut noter cependant que les taux de ponctualité des deux opérateurs sur cette liaison apparaissent toujours nettement
supérieurs à la moyenne observée sur l?ensemble des liaisons TAGV domestiques en France.
QUALITÉ DE SERVICE DU TRANSPORT FERROVIAIRE (3/6)
? AXES TAGV
Après la forte dégradation de la qualité de service observée en 2023 pour l?ensemble des axes TAGV, la ponctualité (observée au point de
descente des voyageurs sur leur trajet) s?est améliorée sur l?ensemble des axes domestiques à grande vitesse ainsi que pour les trajets
internationaux à grande vitesse. Seules les liaisons « intersecteurs » montrent une dégradation annuelle. Si le niveau de ponctualité reste
proche, cependant, de son niveau de 2019 sur ce type de dessertes comme pour les trajets internationaux, il s?est notablement dégradé en
cinq ans sur l?axe Nord (de plus de 6 points) ainsi que sur les axes Est et Sud-Est. Les évolutions sont cependant contrastées suivant les
liaisons. Ainsi, sur la liaison Paris-Lille, qui représente près d?un quart des circulations de l?axe Nord, le taux de retard des trains a reculé de
3 points depuis 2019*.
*L?Autorité rend désormais accessibles sur son outil Préviséo les indicateurs historiques de ponctualité pour l?ensemble des liaisons ferroviaires
opérées en France (voir focus en page suivante).
En 2024, le taux de ponctualité s?est amélioré sur la majorité des liaisons à grande vitesse
Figure 9.5 ? Taux de retard des passagers de TAGV domestiques et trains internationaux à leur descente, par axe et par année, suivant le
seuil de retard considéré
de 5 à 30 min de 30 à 60 min de 1 à 2h 2h et plus
Figure 9.6 ? Taux de retard 2024 sur l?O/D Paris ? Lyon pour les services SNCF Voyageurs et Trenitalia France suivant le seuil de retard
considéré
Note de lecture : en 2021, 11 % des passagers TAGV et de l'axe atlantique sont descendus du train avec un retard compris entre 5 et 30 minutes et 2,3 % avec un retard
compris entre 30 et 60 minutes.
Source : ART d?après les entreprises ferroviaires
Un niveau de ponctualité en nette amélioration en 2024 pour Trenitalia France sur la liaison Paris-Lyon, qui apparaît
supérieur de 5 points à celui de SNCF Voyageurs.
Source : ART d?après SNCF Réseau
2023 2024
Trenitalia France
InOui
Ouigo
Moyenne nationale TGV
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 44
QUALITÉ DE SERVICE DU TRANSPORT FERROVIAIRE (4/6)
? RÉCURRENCE DES RETARDS
Figure 9.7 ? Taux de retards quotidiens en gare par activité, et par
heure de passage pour les déplacements domicile-travail2
(moyenne par OD, pondérée par le nombre de circulations)
U l - RER c q ob é t t q ot l ? t jo o é l? é
Une gare Transilien - RER sur cinq a observé des
retards de trains du quotidien sur plus d?un tiers des
jours ouvrés de l?année 2024
Source : ART d?après SNCF Réseau
Méthodologie :
1Les « déplacements du quotidien » étudiés dans cette partie font référence à l?ensemble des circulations régulières (opérées au moins 100 jours en 2024), restreintes
aux circulations opérées du lundi au vendredi de 5h00 à 23h00, opérées par des services Transilien-RER (toutes liaisons) ou opérées par des services TER (liaisons d?une
distance de moins de 100 km).
Les arrêts pour lesquels les horaires de passage théoriques et observés sont indisponibles sont exclus de l?analyse soit 6 % des arrêts. Le seuil de retard considéré est
de 05min00s. Le nombre moyen de jours ouvrés de retard est calculé par gare, origine-destination et tranche horaire et pondéré par le nombre de circulations
quotidiennes.
2Les déplacements « domicile-travail » sont définis comme étant ceux réalisés dans le sens de circulations le plus fréquenté sur les liaisons étudiées.
3Taux mesuré sur le sens de circulation estimé comme le plus fréquenté.
Les voyageurs « quotidiens »1 Transilien ou RER sont confrontés
en moyenne à des retards en gare sur 22 % des jours ouvrés de
l?année. Ce taux est de 10 % en moyenne pour les usagers
quotidiens des lignes TER, toutes liaisons, gares et horaires
confondus.
Ces moyennes masquent cependant de fortes disparités selon les
lignes et les régions : le taux de retards quotidiens (en jours
ouvrés) en gare varie ainsi de moins de 6 % pour les
TER Normandie et Bretagne et la ligne Transilien K à 13 % pour
les TER en région Provence-Alpes-Côte d?Azur, et 53 % pour les
lignes du RER B.
? Plus de la moitié des gares du RER B enregistrent par ailleurs
un taux de jours de retard supérieure à la moyenne de 53 % ;
? 20 % des gares Transilien ? RER observent des retards
quotidiens sur plus d?un tiers des jours ouvrés.
Les retards varient également selon les tranches horaires et le
sens de circulation. En semaine, entre 18h00 et 19h00, sur un
déplacement domicile-travail2, un passager en gare Transilien
peut être confronté à des retards 38% des jours ouvrés de
l?année, et sur cette tranche horaire, la proportion de circulations
en retard dépasse 20 % un jour sur quatre en moyenne.
? Sur la ligne RER B, le taux de jours de retard atteint 89 % à
entre 18h00 et 19h00 pour les déplacements domicile-travail
et ce pour la majorité des gares, avec un taux de circulations
en retard supérieur à 20 % les trois quarts des jours de
l?année sur cette tranche horaire.
Dans les gares TER, les retards sont également plus fréquents en
fin de journée, avec un taux moyen de jours de retard de 14 % à
19h00, pouvant atteindre 20 % en région PACA, contre 7 % en
moyenne à 12h00.
Source : ART d?après SNCF Réseau
% jours
de
retard
Figure 9.8 ? Taux de retards quotidiens en gare en heure de
pointe du soir3
(moyenne par OD, pondérée par le nombre de circulations)
médiane moyenne
https://previseo.autorite-transports.fr/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 45
QUALITÉ DE SERVICE DU TRANSPORT FERROVIAIRE (5/6)
? RETARDS EN GARE
Figure 9.9 ? Poids moyen des causes ?gares? dans les
retards sur la période 2021-2024En 2024, 4 % des retards ferroviaires sur le RFN étaient
liés à des causes ?gares?, soit qu?ils relevaient de la
responsabilité du gestionnaire (SNCF Gares &
Connexions), soit qu?ils étaient dus à la gestion de
l?affluence des voyageurs en gare. Ce taux est resté stable
sur les quatre dernières années, les autres causes GI et
autres causes EF représentant une part comparable des
retards, de l?ordre de 40 %.
La cause ?gare? et les causes d?affluence des voyageurs sont à l?origine de moins de 5 % des retards ferroviaires,
imputables en majorité, et à parts égales, à l?infrastructure ferroviaire et à sa gestion et aux causes internes aux
opérateurs
Figure 9.10 ? Taux de retard mesuré à la gare d?origine par service
et par seuil
Source : ART d?après
SNCF Réseau
Source : ART d?après SNCF Réseau
1Ligne TER de plus de 100km.
Tous services confondus, 5 % des circulations voyageurs ont
débuté leur trajet avec plus de 5 minutes de retard en 2024.
Ce taux est notablement supérieur pour les circulations
internationales (11 %) et les trains Intercités et TER de longue
distance (10 %).
Le taux de retard en gare d?origine ne dépasse cependant
7 % que pour un nombre très limité de gares (voir annexe
9.3), atteignant cependant près de 10 % pour la gare du Nord
(pour les services Transilien ou de longue distance) et plus de
20 % pour les départs de train Transilien en gare de Chatelet-
Les-Halles et les départs de trains en gare de Roissy-Charles
de Gaulle.
À l?image des autres indicateurs de qualité de service, ce taux
de ponctualité mesuré à la gare d?origine des trains a
légèrement progressé en 2024 pour la quasi-totalité des
services. Sur les circulations en retard, le délai entre le départ
prévu et le départ réel était de 16 minutes en moyenne et
une circulation retardée sur deux a enregistré plus de
10 minutes de retard au départ.
Plus de 10 % des trajets ferroviaires internationaux et des trains Intercités et TER longue distance1 débutent avec plus
de cinq minutes de retard, ce taux augmentant à plus de 20 % pour certaines gares Transilien
Quelle qualité des services de téléphonie mobile dans les trains ?
L?ARCEP réalise chaque année des mesures de la qualité de service des
opérateurs mobiles dans les transports (réseaux routiers, ferroviaires et
métros), selon trois axes : appels, SMS et internet. Ces mesures mettent en
évidence une qualité de service plus dégradée dans les services ferroviaires
que dans les lieux d?habitation. Cette moindre qualité s?explique notamment
par des contraintes techniques liées aux caractéristiques du matériel roulant
ou encore à la vitesse de circulation des trains, en particulier pour les
services à grande vitesse.
La qualité des appels dans les services TAGV, Intercités et TER apparaît ainsi
dégradée par rapport aux réseaux routiers, métros, Transilien et RER (figure
ci-contre). Selon les opérateurs, entre 24 % et 35 % des appels sont
maintenus deux minutes sans perturbation audible pour les services TAGV,
et entre 25 % et 40 % pour les Intercités et TER. À titre de comparaison, le
réseau routier permet d?atteindre entre 64 % et 75 % d?appels non
perturbés.
La qualité de service internet met également en évidence une performance
plus dégradée dans les services ferroviaires, avec un taux de pages web
affichées en moins de cinq secondes compris entre 61 % et 70 % selon les
opérateurs pour les TAGV, Intercités et TER, contre 86 % à 89 % sur les
réseaux routiers (annexe A9).
Figure 9.11 ? Taux d?appels réussis et maintenus deux
minutes sans perturbation audible par opérateur en 2025
Source : Enquête ARCEP menée de mai à juillet 2025
5min 15 min 30 min 1 heure
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
TAGV Intercités
et TER
RER et
Transiliens
Métros Routes
Orange Bouygues Telecom SFR Free Mobile
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
TAGV Intercités et
TER
RER et
Transiliens
Métros
Orange Bouygues Telecom SFR Free Mobile
https://www.arcep.fr/actualites/actualites-et-communiques/detail/n/qualite-des-services-mobiles-en-metropole-201125.html
https://www.arcep.fr/actualites/actualites-et-communiques/detail/n/qualite-des-services-mobiles-en-metropole-201125.html
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autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 46
Figure 9.12 ? Taux de retards TER (au seuil de 5min) et
TAGV (au seuil de 15min) par liaison
L?Autorité suit depuis 2015 la qualité de service de l?offre ferroviaire au
travers d?indicateurs collectés auprès des entreprises ferroviaires et du
gestionnaire d?infrastructure SNCF Réseau, relatifs à la réalisation de l?offre
programmée et à sa ponctualité.
À l?appui de l?historique riche des données collectées, elle met désormais à
disposition des usagers des indicateurs fins permettant une analyse, voire
une anticipation, des retards de trains pour l?ensemble des liaisons
ferroviaires directes sans correspondance, opérées en France par
l?ensemble des entreprises ferroviaires en trains à grande vitesse et en
services conventionnés (TER, TET, Transilien-RER).
L?outil Préviséo est en accès public : https://previseo.autorite-transports.fr/
Il comporte 3 modules :
? un module de recherche et d?analyse de la ponctualité des trains prévus
au départ entre deux gares en France, à une date et une heure
donnée (trains directs). Pour chaque trajet affiché, l?outil présente un
indicateur statistique de « fiabilité de l?horaire », établi selon la
performance historique observée de ce service ferroviaire ;
? un module d?analyse des taux de retards historiques moyens observés
par liaison selon plusieurs décompositions (par tranche horaire, jour de
semaine et période de l?année), permettant d?apprécier la variabilité de
la ponctualité de ce trajet ;
? un module cartographique de visualisation et de comparaison des
retards de trains en France, par segment du réseau ferré national et par
origine-destination. L?outil offre ainsi la possibilité de comparer les taux
de ponctualité sur le réseau ferré national pour les services TER,
Intercités, Transilien-RER et TAGV
Source : ART d?après SNCF Réseau
L?ART fournit également en open data la base complète des circulations
ferroviaires de trains de voyageurs depuis 2017, par jalon et numéro de train.
QUALITÉ DE SERVICE DU TRANSPORT FERROVIAIRE (6/6)
? RETARDS PAR LIAISON FERROVIAIRE
L? R bl P é éo, o t l y m q ? ly t ? t c t o t t l o
L?ART publie Préviséo, un outil dynamique d?analyse et
d?anticipation des retards de trains par liaison
Figure 9.13 ? Module 1 de l?outil Préviséo de recherche et d?analyse de la ponctualité des trains à venir :
(exemple des premiers trajets Paris-Bordeaux affichés au départ le 10 février 2026 à partir de 7h00)
Taux de retard à
5 min00s
Taux de retard à
15 min00s
Le train Ouigo Paris-Bordeaux
n° 7671 du 10 février 2026
(départ à 8h31 de
Paris-Montparnasse) affiche
une probabilité de 89 %
d?arriver à son terminus avec
un retard de moins de 15
minutes (seuil présenté par
défaut).
Ce taux, estimé au regard de
la seule performance
historique de ce train, se situe
au niveau de la moyenne de
l?activité TAGV, et pointe donc
une probabilité de retard
supérieure à celles des trains
précédents de 7h11 et 8h01.
Les statistiques historiques
de ponctualité sur cette
liaison sont détaillées dans le
module « Analyser mon
trajet » de l?outil.
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
https://previseo.autorite-transports.fr/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 47
c
c
cc
Après une année 2023 marquée par de nombreuses déprogrammations, le
volume de trains.km TER réalisés s?est nettement amélioré en 2024 pour
l?ensemble des régions, avec des hausses dépassant 10 % en Occitanie,
Provence-Alpes-Côte d?Azur et Nouvelle-Aquitaine. L?offre en sièges.km a
également progressé dans la quasi-totalité des régions, à l?exception de la
région Centre-Val de Loire (-6 %, en lien avec des évolutions de matériel
roulant) et de la Bourgogne-Franche-Comté (-1 %). La capacité d?emport a
donc peu varié en dehors de ces deux régions, avec des évolutions allant de
-2 % à +2 %, contre -12 % en Centre-Val de Loire et -6 % en Bourgogne-
Franche-Comté.
La dynamique de croissance de la fréquentation amorcée depuis quatre ans
s?est poursuivie en 2024 : autour d?une augmentation moyenne de 8 % pour
l?activité TER, le volume de passagers.km a crû de plus de 10 % dans quatre
régions (Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine
et PACA).
Du fait de la hausse combinée de l?offre et de la fréquentation, le taux
d?occupation est resté globalement stable, sauf en Bourgogne-Franche-Comté
et en Centre-Val de Loire, où il a progressé de, respectivement, +3 points et
+5 points en raison de la baisse des sièges.km. Au total, sept régions sur onze
affichent désormais un taux d?occupation « moyen » supérieur à 33 %, contre
une seule en 2019.
La fréquentation TER a augmenté entre 6 % et 13 % selon les régions,
en ligne avec les dynamiques d?offre ferroviaire Figure 10.1 ? Évolution 2024/2023 de l?offre et de la
fréquentation TER
Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
(2023-2024)
Évolution nette
depuis 2019
(2019-2024)
? Circulations quotidiennes 6 885 +9 % +15 %
? Capacité d?emport des trains 340 sièges -1 % -1 %
? Taux d?occupation des trains 33 % +0,3 point % +5 points %
? Taux de passagers.kilomètres abonnés 39 % -1 point % -3 points %
? Poids des concours publics dans les revenus 67 % -1,8 point % n/d
? Taux de réalisation de l?offre programmée 95 % +6 points % +5 points %
? Taux de retard au terminus des trains au seuil de 5min00s 11 % -0,8 point % +0,8 point %
10
BILAN DES SERVICES RÉGIONAUX CONVENTIONNÉS
(TER) (1/5)
Figure 10.2 ? Taux d'occupation
moyen 2024 par région
(évolution 2024/2023)
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Figure 10.3 ? Évolution trimestrielle des taux d?occupation
TER par région depuis 2021
Trains.km
Sièges.km
Passagers.km
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Tableau de bord TER
Tableau de bord TER ?
Périmètre commun au global du chapitre : les lignes Intercités normandes
ont été intégrées au service TER pour l'année 2019 afin d'avoir un
périmètre constant sauf pour le taux de réalisation et le taux de retard.
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Mise en place du Pass Rail 2024 pour les lignes conventionnées interurbaines - En dehors de l?effet du mois de mars 2023, la croissance de
fréquentation des services conventionnés a été la plus forte durant l?été 2024. Si le Pass Rail a bénéficié à « seulement » 230 000 jeunes sur
800 000 visés par l?initiative, près de 2,4 millions de voyages ont été effectués avec ce dispositif, et ont pu contribuer (de manière limitée
cependant, à hauteur de 3 points maximum) à la hausse de fréquentation estivale des trains conventionnés interurbains.
https://opendata.autorite-transports.fr/rapports/conventions-des-trains-express-regionaux-ter/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 48
En 2024, la fréquentation en passagers.km des voyageurs non abonnés des services TER a fortement progressé dans l?ensemble des régions,
de +10 % en moyenne et jusqu?à +17 % en Occitanie, en lien notamment avec la politique tarifaire attractive mise en place par la région sur
certains billets. La fréquentation abonnée a également augmenté dans toutes les régions, excepté en Occitanie (-12%), mais souvent dans
des proportions inférieures. Ainsi, la hausse des passagers.km non abonnés observée entre 2023 et 2024 a dépassé de 2 à 8 points celle des
abonnés pour 5 régions, et cet écart a atteint 29 points en Occitanie. Le poids des non-abonnés a ainsi progressé de 1 point en moyenne,
avec des variations allant de -2 points en région Provence-Alpes-Côte-d?Azur à +6 points en Occitanie.
Par ailleurs, bien que la part de fréquentation non abonnée soit restée plutôt stable en moyenne depuis 2021, autour de 60%, des tendances
contrastées apparaissent entre les régions sur le long-terme. Ainsi, depuis 2021, le poids de la fréquentation non abonnée a progressé dans
6 régions (de près ou plus de 5 points en en Pays de la Loire, Grand-Est, et de 8 points en Occitanie), tandis qu?il a baissé de 3 à 5 points dans
les autres régions, notamment en région Hauts-de-France, où il représente le poids le plus faible (43 %).
En 2024, la qualité de service des TER s?est améliorée dans
la quasi-totalité des régions, en raison de la baisse
généralisée des taux de déprogrammations (de -6 points
en moyenne et jusqu?à -8 points en Nouvelle-Aquitaine).
Le taux de circulations TER effectives et ponctuelles a ainsi
progressé dans 10 des 11 régions, notamment :
? en Provence-Alpes-Côte-d?Azur, où il a augmenté de
8 points et dépassé les 80 % pour la première fois en
8 ans, alors même que le volume d?offre programmée
est en hausse (+ 9 %) ;
? en Nouvelle-Aquitaine et en Centre-Val de Loire, où il
a augmenté de 8 points également, après une forte
baisse en 2023.
Seule la Normandie a vu son taux de circulations
effectives et ponctuelles se dégrader en raison d?une
hausse du taux de retard (+1 point par rapport à 2023) et
d?une baisse limitée des déprogrammations (-0,7 point).
Cette amélioration des indicateurs de qualité de service
est d?autant plus notable qu?elle s?inscrit dans un contexte
de croissance de l?offre programmée par rapport à 2023
pour sept des onze régions, avec jusqu?à +9 % en région
Provence-Alpes-Côte-d?Azur.
BILAN DES SERVICES RÉGIONAUX
CONVENTIONNÉS (TER) (2/5)
Une augmentation notable des circulations
effectives et ponctuelles en région PACA
Figure 10.5 ? Fiabilité des services ferroviaires régionaux (2017-2024)
Note méthodologique : le périmètre considéré est celui des services TER hors
tram-trains. Le seuil de retard considéré est celui de 5min00s au terminus. Les
suppressions incluent les trains déprogrammés avant j-1 16h ainsi que les annulations
totales et partielles de dernière minute (après J-1 16h). Les taux d?annulation sont calculés
sur l?ensemble des circulations initialement programmées.
Source : ART d?après SNCF Réseau et SNCF Voyageurs
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Figure 10.4 ? Évolution 2024/2023 de la fréquentation TER abonnée et non abonnée (à gauche) et poids de la
fréquentation non abonnée sur la période 2021-2024 (à droite)
Les usagers non-abonnés ont notablement tiré la croissance de la fréquence TER pour une majorité de régions
Passagers.km
Abonnés
Non abonnés
% effectives
ponctuelles
( volution
24/23)
Retards
Suppressions
201 2024
Volume
2024
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 49
En 2024, dans un contexte de croissance continue et généralisée
de la fréquentation TER depuis 4 ans, les recettes commerciales
ont augmenté dans toutes les régions, de plus de 10 % en
Provence-Alpes-Côte-d?Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-
de-France et jusqu?à +14 % en région Grand-Est (en euros
constants).
L?évolution des concours publics a été plus contrastée en
revanche, diminuant dans cinq régions et notablement en
régions Auvergne-Rhône-Alpes (-11 %) et Normandie (-5 %).
Les revenus de l?activité TER (recettes et concours publics) ont
ainsi augmenté pour l?ensemble des régions, à l?exception de la
région Auvergne-Rhône-Alpes (-3 %), et le poids des recettes
commerciales dans les revenus a progressé de +2 points en
moyenne, pour atteindre 33 % en 2024.
Par ailleurs, depuis 2020 la région Occitanie enregistre le plus
faible poids de recettes commerciales dans le revenu (moins de
25 %) et fait partie des régions dans lesquelles ce ratio a le
moins progressé depuis 2019 (+4pp). Ce constat est à mettre
en lien avec la politique tarifaire attractive mise en place par la
région, qui a limité la croissance des recettes mais a contribué à
la forte hausse de fréquentation (+64 % de passagers.km par
rapport à 2019 contre +34 % en moyenne).
BILAN DES SERVICES RÉGIONAUX
CONVENTIONNÉS (TER) (3/5)
La couverture des dépenses TER par les recettes commerciales, bien que faible, a progressé dans toutes les régions
depuis 2019
Figure 10.6 ? Décomposition 2024 des revenus de l?activité TER (en
euros constants 2024), fréquentation 2024 et poids des recettes
commerciales dans les revenus par région ( % évolution 2024/2023 en
étiquettes)
Figure 10.7 ? Décomposition 2024 des volumes des charges et des revenus de l?activité TER, par train.km (en euros constants 2024)
( % évolution 2024/2023 en étiquettes)
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
a. Charges (dont énergie et péages) b. Redevances d'accès (et péages) c. Revenus
En 2024, les charges d?exploitation TER ont augmenté dans l?ensemble des régions, de +1 % en Bourgogne-Franche-Comté à +8 % en
Nouvelle-Aquitaine en euros constants. Cette augmentation s?explique en partie par la croissance de l?offre de transport puisque, rapporté aux
trains.km, on enregistre une baisse du montant total des charges de -3 % en moyenne, et jusqu?à -5 % en Nouvelle-Aquitaine et -6 % en
Occitanie. Cette diminution des coûts kilométriques s?observe pour l?ensemble des postes de dépenses, excepté celui des péages
d?infrastructure, qui ont augmenté entre +4 % et +11 % pour toutes régions à l?exception de Provence-Alpes-Côte d?Azur (-2 %).
L?évolution des péages 2024 pour les régions est marquée par le passage à une redevance de marché forfaitaire, plus incitative au
développement du trafic et par l?objectif de rapprocher les redevances du coût complet du réseau.
Rapportés aux trains.km, le montant cumulé de la redevance d'accès (payée par l?État) et des péages d?infrastructure (versés par les régions) a
ainsi progressé de 4 % en moyenne, soit une évolution deux fois moindre que celle estimée dans le cadre du DRR pour l?horaire de service
2024 (+8 %), ce qui s?explique par une hausse plus marquée qu?attendue des trains.km.
La croissance de l?offre a induit en 2024 une baisse des coûts kilométriques pour la quasi-totalité des régions
Note de lecture : en 2024, les revenus de l?activité TER de la région Auvergne-Rhône-Alpes
s?élèvent à 923 M¤. Ils ont diminué (en euros constants) de 3 % par rapport à 2023 (avec une
hausse de 12 % pour la composante « recettes commerciales » et une baisse de 11 % pour la
composante « concours publics »). Dans le même temps, la fréquentation en passagers.km a
progressé de 9 %. Enfin, le poids des recettes dans les revenus a progressé de 5 points par
rapport à 2023 et de 11 points par rapport à 2019.
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Recettes HTConcours publicsAutres charges
?
Energie
Redevances gare
Péages
?
(Evol. 24/19)
1Voir précisions en note 1 de la page 40 concernant les définitions d?indicateurs. Contrairement aux premières analyses présentées dans le Bilan Essentiel, les analyses
présentées sur cette page sont produites hors mécanismes de reversement (voir également en note 1 page 40), en ne comptant pas dans les charges et dans les revenus
l?achat des titres par l?EF et leur compensation via des concours publics additionnels pour les régions Occitanie (depuis 2023), et Grand-Est et Sud-PACA (depuis 2024).
Redevance
?
Péages
?
Recettes HTConcours publics
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 50
Moyenne
46%
Taux de passagers par sièges
Figure 10.9 ? Taux de passagers par siège des
services TER en 2024
Figure 10.10 ?Taux de passagers par siège en 2022 et 2024 pour
les premiers projets de SERM identifiés
1 Loi n° 2023-1269 du 27 décembre 2023 relative aux services express régionaux métropolitains
2 À fin 2025, une dizaine de projets sont arrivés au terme du processus de concertation et de validation prévu dans le cadre de la loi avant le dépôt d?un dossier approfondi auprès des services ministériels
(dépôt effectué à fin 2025 par le seul le projet de SERM de Touraine).
3 Taux mesuré en ratio des passagers par siège, qui diffère ainsi de la métrique du taux d?occupation présentée dans le reste du bilan, établie en ratio des passagers.km par siège.km, de 33 % en 2024.
BILAN DES SERVICES RÉGIONAUX CONVENTIONNÉS (4/5)
- ÉTAT DES LIEUX DES SERM
L?intensité du trafic TER est plus forte autour des grandes agglomérations, en offre et en fréquentation
La cartographie du taux d?occupation des services TER présente des niveaux nettement plus élevés en Île-de-France et autour des grandes
agglomérations, qui constituent le périmètre privilégié pour le développement des projets de SERM. Ils sont induits à la fois par une forte
cadence des circulations et par un nombre moyen de passagers par circulation important. Ainsi, si, en moyenne, le ratio passagers par siège
des services TER est de 30 %3, ce niveau est dépassé sur près de 40 % des kilomètres parcourus. Cette forte variabilité selon les lignes
s?ajoute également à des variations temporelles, qui induisent de fait des taux d?emport notablement plus élevés en heures de pointe. Le taux
moyen de passagers par siège pour les circulations passant par des gares situées dans le périmètre des projets de SERM atteint par ailleurs 46 %
en 2024, soit 16 points de plus que la moyenne et comparable au niveau moyen observé du RER A francilien (mesuré à 47 % en
passagers.km/sièges.km).
Une croissance marquée de l?offre TER dans le cadre du déploiement du SERM de Strasbourg mais des effets plus limités
sur la fréquentation
Depuis l?adoption, fin 2023, de la loi relative aux services express régionaux
métropolitains (SERM)1, 26 projets ont été labellisés pour l?obtention de ce statut, et
16 d?entre eux bénéficient, à date, de l?accompagnement de la Société des Grands
Projets (SGP, anciennement Société du Grand Paris) pour leur développement.
Bien qu?aucun projet de SERM n?ait pour l?heure obtenu de statut officiel2, plusieurs
AOM ont d?ores et déjà entamé un processus de développement ou de
restructuration de leur offre de services de transport (notamment ferroviaires). On
observe ainsi déjà, depuis 2022, des hausses marquées de l?offre ferroviaire sur le
périmètre de plusieurs SERM :
- C?est le cas notamment de l'Eurométropole de Strasbourg, qui a lancé fin 2022
son projet de Réseau Express Métropolitain Européen (REME) intégrant une offre
ferroviaire renforcée. Les premiers effets du déploiement du SERM de
Strasbourg se sont traduits par une forte augmentation de la fréquence des TER
entre 2022 et 2024 : le nombre de circulations quotidiennes de trains sur le
périmètre du REME a progressé de 24 %, contre +6 % en moyenne à l?échelle
nationale; mais une croissance plus modérée de la fréquentation (+13 % de
passagers par jour contre +23 % en moyenne pour les TER);
- Une hausse des circulations quotidiennes supérieure à 10 % est également
observée sur le périmètre des SERM de Marseille (+18 %), Tours (+14 %), et celui
de Lorraine?Luxembourg (+12 %).
Comme observé ci-dessous ces fortes hausses d?offre ont conduit a des hausses
très variables des niveaux d?occupation des TER, en hausse notables à Tours,
Marseille, sur le sillon lorrain ainsi qu?à Nice, Nantes ou encore Clermont-Ferrand,
mais en légère diminution (bien qu?à un niveau très élevé) à Strasbourg et
Bordeaux.
Figure 10.8 ? Nombre de circulations quotidiennes dans
le périmètre des AOM et évolution 2024/2022 pour les
26 projets de SERM labellisés à fin 2025
Source : ART d?après SNCF Réseau
2024
2022
Source : ART d?après SNCF Réseau et SNCF Voyageurs
Périmètre SERM : Les projets de SERM ne sont analysés dans ce rapport que sur leur périmètre d?offre de services ferroviaires, excluant ainsi l?analyse des dynamiques
d?autres offres de mobilité (urbaines ou routières interurbaines) et de leur articulation multimodale. Les indicateurs sont mesurés sur les liaisons ferroviaires déjà identifiées
pour les projets les plus avancées ou sur le périmètre de l?AOM par défaut.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 51
BILAN DES SERVICES RÉGIONAUX CONVENTIONNÉS (5/5)
Depuis 2019, la fréquentation des TER a été plus dynamique que l?offre dans toutes les régions, et les taux
d?occupation des trains se sont fortement accrus dans les « petites » régions
Entre 2019 et 2024, le taux d?occupation « moyen » des TER a augmenté pour toutes les régions (hors Grand-Est), notamment de plus de
5 points en régions Bretagne, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire et Nouvelle-Aquitaine, où le taux moyen approche désormais 35 %. La
Normandie et l?Occitanie montrent cependant les taux les plus élevés ? autour de 40 % ?, du fait, pour la première région, de l?intégration
des lignes Intercités Paris-Normandie. En Occitanie, cette forte hausse semble avoir également bénéficié d?une attractivité accrue de l?offre
ferroviaire, qui pourrait notamment s?expliquer par la politique tarifaire régionale (voir ci-dessous).
En revanche, si l?offre TER s?est le plus fortement accrue en 5 ans dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Grand-Est, la fréquentation n?a
augmenté « que » dans des ampleurs identiques ou légèrement supérieures, induisant une relative stabilité des taux d?occupation à des
niveaux moyens inférieurs, désormais, à la moyenne des régions (ce niveau moyen masquant une forte variabilité sur l?ensemble du maillage
TER de ces régions). À l?inverse, la région Bourgogne-Franche-Comté se distingue par un rattrapage assez fort du taux d?occupation moyen
de ses lignes à volume d?offre inchangé entre 2019 et 2024.
Bourgogne-
Franche-Comté
Bretagne
Centre-Val de
Loire
Pays de la
Loire
Occitanie
Provence-Alpes-Côte
d'Azur
Normandie
Nouvelle-
Aquitaine
Hauts-de-
France
Auvergne
Rhône-Alpes
Grand Est
0%
10%
20%
30%
40%
50%
- 10 20 30 40
T
a
u
x
d
'o
c
c
u
p
a
ti
o
n
m
o
ye
n
Offre de trains.km (millions)
Bourgogne-Franche-Comté
Bretagne
Centre-Val de Loire
Pays de la Loire
Occitanie
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Normandie
Nouvelle-Aquitaine
Hauts-de-France
Auvergne Rhône-Alpes
Grand Est
Note de lecture : une
flèche « verticale » (ie.
de couleur orange à
jaune, soit les premières
régions listées en
légende) montre une
forte hausse du taux
?
2024 pour une hausse
relativement modérée
?
Une flèche
« horizontale » traduit en
revanche une hausse
relativement faible du
?
une hausse forte de
?
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Figure 10.11 ? Niveaux moyens 2019 et 2024 d?occupation des TER au regard des évolutions de l?offre ferroviaire
A A
c
c
A
cc
P
P c A A
Figure 10.12 ? Niveaux 2019 et 2024 de fréquentation TER au regard des évolutions de prix payés par les usagers
La politique tarifaire ne constitue que l?un des facteurs d?attractivité de l?offre ferroviaire TER
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Provence-Alpes-
?
Entre 2019 et 2024, le montant de la recette par passager.km a reculé (en euros constants) pour la quasi-totalité des régions, avec des baisses
allant de 1 % en Auvergne-Rhône-Alpes à plus de 15 % pour les régions Occitanie et Pays de la Loire. Seule la région Provence-Alpes-Côte
d?Azur a vu son niveau de recette par passager.km augmenter de 4 %. Cet effort tarifaire n?explique néanmoins que partiellement les hausses de
fréquentation observées pour les différentes régions. En effet, si, en Occitanie et Pays de la Loire, où les prix ont le plus baissé en euros
constants, la fréquentation à progressé de plus de 60 % entre 2019 et 2024, cette forte hausse s?observe également en région Bretagne, où
la recette par passagers.km a diminué dans des proportions moindres (-9 %). Dans le même temps, la région Hauts-de-France n?a vu sa
fréquentation croître que de 18 %, soit la plus faible augmentation, alors que la recette par passager.km a également diminué de 9 % et se
situe par ailleurs dans la fourchette basse des niveaux de prix. À l?inverse, en Provence-Alpes-Côte d?Azur, malgré la hausse des prix et leur
niveau plus élevé que la moyenne, la fréquentation a progressé de 37 %. Il existe ainsi de fortes différences d?« élasticité » de la fréquentation
au prix selon les régions et des facteurs autres ont pu avoir des effets marqués sur les évolutions de la fréquentation TER.
Note de lecture : une
flèche « verticale » (ie.
de couleur orange à
jaune, soit les premières
régions listées en
légende) montre une
forte hausse de
fréquentation de 2019 à
2024 pour une faible
baisse des prix.
Une flèche
« horizontale » traduit en
revanche une hausse
relativement faible de
fréquentation pour une
forte baisse des prix.
(La région Sud se
distingue par un niveau
de prix moyen et de
fréquentation en hausse
entre 2019 et 2024)
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 52
En 2024, l?offre et la fréquentation du RER A ont progressé de manière
comparable, et la fréquentation a dépassé pour la première fois son
niveau de 2019. Les quatre autres lignes RER ont également enregistré
une hausse notable de la fréquentation en un an, mais n?atteignaient à
fin d?année 2024 que 85 % (RER C) à 93 % (RER E) de leur volume de
passagers.km de 2019. Le RER E a par ailleurs bénéficié de son
prolongement depuis mai 2024, qui a induit une hausse annuelle de
+15 % du volume de sièges.km.
Les dynamiques d?évolution d?offre et de fréquentation
apparaissent contrastées entre les différentes lignes
Transilien et RER
Figure 11.1 ? Évolution de l?offre (trains.km et sièges.km)
et de la fréquentation (passagers.km) par ligne RER
entre 2023 et 2024 (barres pleines) et entre 2019 et 2024
(barres transparentes)
Niveau
(2024)
Évolution
annuelle
(2023-2024)
Évolution nette
depuis 2019
(2019-2024)
? Circulations quotidiennes (hors RATP et tram-trains) 4 000 +9 % +4 %
? Capacité d?emport des trains 862 sièges - -
? Taux d?occupation des trains 33 % +0,7 point % -0,5 point %
? Taux de réalisation de l?offre programmée 89% +5 points % +2 points %
? Taux de retard au terminus des trains au seuil de 5min00s 9 % -1 point % -1 point
11
BILAN DES SERVICES CONVENTIONNÉS
D?ÎLE-DE-FRANCE (TRANSILIEN ET RER) (1/2)
Figure 11.2 ? Évolution de l?offre (trains.km et
sièges.km) et de la fréquentation (passagers.km) par
ligne Transilien entre 2023 et 2024 (barres pleines) et
entre 2019 et 2024 (barres transparentes)
Source : ART d?après SNCF Voyageurs et RATP Source : ART d?après SNCF Voyageurs et RATP
Figure 11.3 ? Taux d'occupation des trains par ligne depuis 2019
(étiquettes 2019 et 2024)
Source : ART d?après SNCF Voyageurs et RATP
Tableau de bord Transilien-RER
Tableau de bord Transilien-RER ?
Trains.km
Sièges.km
Passagers.km
Évol.
24/23 (et
étiquette)
Évol.
24/19
L?offre de transport a également progressé en 2024 sur les lignes
Transilien, mais était toujours inférieure au niveau de 2019 pour la
plupart d?entre elles. La ligne R, notamment, a enregistré une hausse de
+25 % de sièges.km en un an du fait d?une reprise d?offre TER
« imbriquée » de la région Bourgogne-Franche-Comté et d?un
renforcement de rames. La fréquentation Transilien a par ailleurs
dépassé le niveau de 2019 en moyenne, bénéficiant en partie des effets
de l?évolution de l?offre sur la ligne R.
Dans ce contexte, le taux d?occupation moyen des services Transilien et
RER est resté relativement stable en moyenne mais avec des évolutions
très hétérogènes suivant les lignes, de -2 points à +6 points en un an et
de -8 points à +9 points par rapport à 2019.
La hausse de fréquentation a été plus forte pour les services
franciliens durant l?été, en lien avec l?organisation des JOP de
Paris 2024, notamment sur les lignes RER A, B, C, D où elle a
augmenté de près de 20 % en juillet et août 2024 par rapport au
niveau de 2023 (en chute saisonnière habituelle).
https://opendata.autorite-transports.fr/rapports/transilien-et-rer/
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 53
Figure 11.5 ? Taux de ponctualité des passagers par ligne
des services ferroviaires Transilien et RER au seuil de 04min59s
Périmètre: Les données RATP de taux de ponctualité excluent les mois de décembre 2019, janvier 2020, avril 2020 et mai 2020 ayant fait l?objet d?une neutralisation
dans le suivi de l?indicateur du taux de ponctualité RATP, motivée par les impacts des mouvements sociaux et de la crise COVID-19.
Source : ART d?après SNCF Voyageurs, RATP
BILAN DES SERVICES CONVENTIONNÉS
D?ÎLE-DE-FRANCE (TRANSILIEN ET RER) (2/2)
81 % des Transilien-RER programmés ont connu moins de 5min00s de retard en 2024, un taux supérieur à celui
des 6 dernières années beaucoup plus perturbées, et à un point du taux historiquement haut de 2017
Figure 11.4 ? Taux des circulations retardées, ponctuelles,
déprogrammations et annulations de dernière minute des services
ferroviaires Transilien et RER (*hors RATP) en 2023 et 2024
L?année 2024 montre une nette amélioration de la qualité
de service des lignes Transilien et RER, dans un contexte
sans perturbations majeures, pour la première fois depuis
2017, et avec un effort particulier pendant les JOP de Paris
2024.
Le taux de réalisation atteint 89 %, soit une hausse de
cinq points en un an, bien qu?inférieur aux 93 % de 2017.
(voir évolutions 2024/2017 en annexe)
? Cette amélioration s?observe sur l?ensemble des lignes
à l?exception du RER E (-3 points). Elle est
particulièrement marquée pour la ligne H (+8 points),
qui avait enregistré la plus forte baisse de taux de
réalisation en 2023.
? Malgré une hausse de quatre points, le taux le plus
faible reste celui du RER B (79 %). Il s?agit par ailleurs
de la ligne ayant enregistré la plus forte dégradation
depuis 2017 (-12 points) avec le RER D (-9 points) et le
RER C (-7 points).
La ponctualité s?améliore elle aussi pour la quasi-totalité
des lignes, progressant d?un point en moyenne par rapport
à 2023 et jusqu?à +5 points pour le RER B (qui reste
néanmoins la ligne la moins performante). Elle dépasse
par ailleurs de trois points le niveau de 2017.
Le taux de circulations effectives et ponctuelles progresse
ainsi pour toutes les lignes, excepté le RER E, de +2 points
à +8 points par rapport à 2023. Par ailleurs, cette
amélioration a été particulièrement marquée durant le
troisième trimestre 2024, pour la ligne RER A (+11 points
contre +5 points en moyenne sur l?année) et pour la ligne
RER B (+18 points contre +8 points).
L?amélioration de la ponctualité des circulations se traduit par une
hausse du taux de ponctualité des passagers, qui a atteint 91 % en
moyenne en 2024, soit un point de plus qu?en 2023.
? Cette amélioration concerne la quasi-totalité des lignes
Transilien, avec des progressions comprises entre +1 et
+3 points, la plus forte étant observée pour la ligne RER B.
? Seul le RER E enregistre une baisse de la ponctualité des
passagers (-2 points en un an).
? Les taux les plus faibles restent ceux des RER C (87 %) ainsi
que des RER B et D (88 %).
Pour la majorité des lignes, l?année 2024 affiche le niveau de
ponctualité des passagers au seuil de 5min00s le plus élevé hors
période de crise sanitaire.
91 % des passagers ont subi, en 2024, un taux de
retard inférieur au seuil de 5min00s, le niveau le plus
élevé enregistré hors période de crise sanitaire.
Périmètre : les indicateurs pour les RER A et B sont calculés sur le seul RFN (hors RATP).
Les annulations incluent les annulations totales et partielles
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Au T3 2024, le taux de circulations effectives et ponctuelles des services Transilien et RER était de 86 %, soit le niveau le plus élevé
depuis 2017. Cette amélioration de 3 points depuis 2017 s?explique par la hausse :
? du taux de réalisation de l?offre, qui a atteint 91 % contre 86 % en 2023 ; et
? du taux de ponctualité : 94 % des circulations sont arrivées à leur terminus avec moins de 5 minutes de retard, soit 2 points
de plus que pour les années précédentes.
Une amélioration notable de la qualité de service Transilien-RER durant les JOP 2024
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 54
ANNEXE 0
Partie Indicateur Déflateurs
Partie 02 Redevances d?infrastructure (perçues par SNCF Réseau
et LISEA)
100 % IPCH
Partie 02 Charges d?entretien et de surveillance (SNCF Réseau et
réseau RER RATP)
50 % TP01 ; 50 % IPCH
Partie 02 Charges de gestion des circulations (SNCF Réseau) 80 % CMA* ; 20 % IPCH
Partie 02 Études sur projets, Prestations pour tiers, Autres coûts
(SNCF Réseau)
50 % CMA* ; 50 % IPCH
Partie 02 Électricité de traction (SNCF Réseau) Pas de déflateur, au réel
Partie 02 Investissements de régénération (SNCF Réseau) 80 % TP01 + 20 % IPCH
Partie 02 Autres investissements (SNCF Réseau) 80 % TP01 + 20 % IPCH
Partie 02 Investissements sur réseau RER RATP 80 % TP01 + 20 % IPCH
Partie 08 Résultats économiques du transport ferroviaire de
voyageurs
100 % IPCH
Partie 10 Revenus et charges de l?activité TER 100 % IPCH
Figure A0.1 ? Indices utilisés pour déflater les séries temporelles
*CMA : Coût moyen agent de SNCF Réseau. Il est repris des rapports financiers du gestionnaire d?infrastructure.
IPCH : Indice des prix à la consommation harmonisé de l'lNSEE. Voir glossaire.
TP01 : Index général travaux publics - tous travaux, publié par l?INSEE. L'indice TP01 n'étant disponible qu'à une maille mensuelle, la
moyenne annuelle de l'indice est utilisée.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 55
Source : ART d?après SNCF Réseau
Figure A1.2 ? Composants de la voie ayant atteint leur durée de vie théorique par catégorie pour différentes échéances entre fin 2023 et 2032
Les équivalents kilomètres de voie sont calculés à partir des composants de la voie ayant atteint leur durée de vie théorique. Le poids de chaque
composant dépend du poids économique de l?actif dans la voie : 22,6 % pour le rail, 35,5 % pour le ballast, et 41,9 % pour les traverses. Si 1 km
de rail a atteint sa durée de vie (ICV < 10), alors il comptera pour 0,226 km de voie.
Figure A1.1 ? Kilomètres de voie équivalents* ayant atteint leur durée de vie par catégorie de voie
Source : ART d?après SNCF Réseau
*Les équivalents kilomètres de voie
sont calculés à partir des
composants de la voie ayant atteint
leur durée de vie théorique. Le
poids de chaque composant
dépend du poids économique de
l?actif dans la voie : 22,6 % pour le
rail, 35,5 % pour le ballast, et 41,9 %
pour les traverses. Si 1 km de rail a
atteint sa durée de vie (ICV < 10)
alors il comptera pour 0,226 km de
voie. Le détail par composant des
kilomètres ayant atteint leur durée
de vie est exposé ci-dessous (figure
A1.2).
ANNEXE ? CHAPITRE 1
859
443 568 783
1 014
421 441
603
3502
441 422
408
711
100
191 307
-
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
stock à
fin 2023
2024 à
2026
2027 à
2029
2030 à
2032
e
q
u
iv
a
le
n
t
k
m
d
e
v
o
ie
2 à 4
5 à 6
7 à 9
LGV
2 à 4 5 à 6
LGV 7 à 9
1 773
3 506 4 432 3 502
-
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
1 600
1 800
Rail Ballast Traverses Equivalent voie
7 à 9
stock à fin 2023 2024 à 2026 2027 à 2029 2030 à 2032
-
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
1 600
1 800
Rail Ballast Traverses Equivalent voie
LGV
stock à fin 2023 2024 à 2026 2027 à 2029 2030 à 2032
-
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
1 600
1 800
Rail Ballast Traverses Equivalent voie
2 à 4
stock à fin 2023 2024 à 2026 2027 à 2029 2030 à 2032
-
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
1 600
1 800
Rail Ballast Traverses Equivalent voie
5 à 6
stock à fin 2023 2024 à 2026 2027 à 2029 2030 à 2032
1 773
3 506 4 432 3 502
-
200
400
600
800
1 000
1 200
1 400
1 600
1 800
Rail Ballast Traverses Equivalent voie
7 à 9
stock à fin 2023 2024 à 2026 2027 à 2029 2030 à 2032
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 56
Figure A1.3 ? Milliers d?heures.km par type de fenêtre travaux et par service annuel
Source : ART d?après SNCF Réseau (Plan Général des Fenêtres)
ANNEXE ? CHAPITRE 1
Annexe A1.4 ? Définitions des types de fenêtres travaux
Source : SNCF Réseau (Rapport annuel capacités)
34,8 33,0 33,0
36,9 36,5 36,4 35,7
16,1 17,8 17,8
16,0 18,6 19,3 19,9
8,7 8,6 8,6
8,6
8,5 8,5 8,3 1,9 1,9 1,9
1,8
1,8 1,6 1,7
0
10
20
30
40
50
60
70
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
m
ill
ie
rs
d
'h
e
u
re
s.
k
m
Corrective
Surveillance
Déformée
Générique
Une fenêtre-travaux est une restriction de capacité commerciale établie pour permettre de réaliser les travaux (développement, renouvellement,
entretien, tiers) sur les voies principales d?une section donnée du réseau.
Les différents types de fenêtres-travaux sont :
? les fenêtres génériques : applicables sur plusieurs services et conçues pour être sans impact sillons (ou le minimiser fortement) dans les
zones denses ou très contraintes dans lesquelles sont réalisés les travaux (maintenance, renouvellement, développement, entretien et pour
des tiers) ;
? les fenêtres de surveillance, applicables sur plusieurs services, qui correspondent généralement à des interceptions d?environ une heure de
jour pour des opérations simples d?entretien et de surveillance. Elles peuvent être aussi allouées de nuit en zone dense.
? les fenêtres correctives, applicables sur plusieurs services, qui correspondent à des interceptions d?environ 3h dans la nuit du dimanche au
lundi pour effectuer les opérations de surveillance ou de maintenance correctives à la suite d?incidents ;
? les fenêtres déformées, définies pour un service annuel sur une période donnée, dans lesquelles sont réalisées des opérations spécifiques
avec de fortes contraintes techniques (ne pouvant donc être réalisées dans des fenêtres génériques).
Nota : les fenêtres génériques modifiées géographiquement ou en amplitude après publication du PGF (Plan Général des Fenêtres) deviennent
automatiquement des fenêtres déformées.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 57
Figure A1.5 ? Taux d?indisponibilité à la réservation en 2024 de plages-sections de RFN (en % d?heures.km)
ANNEXE ? CHAPITRE 1
Annexe A1.6 ? Taux d?indisponibilité à la réservation en 2024 de plages-sections de RFN de 0h00 à 6h00 (en % d?heures.km)
Source : ART d?après SNCF Réseau (Plan Général des Fenêtres, à
date de publication)
Part du réseau en km de ligne
0 ? 5% 22 %
5 ? 20% 20 %
20 ? 40 % 15 %
40 ? 60 % 18 %
60 ? 80 % 16 %
80 ? 100 % 9 %
Part du réseau en km de lignes
0 ? 5% 14%
5 ? 20% 51%
20 ? 40 % 31 %
40 ? 60 % 3 %
60 ? 80 % 0 %
80 ? 100 % 1 %
Source : ART d?après SNCF Réseau (Plan Général des Fenêtres, à
date de publication)
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 58
Figure A1.7 ? Répartition des sillons-jours demandés « au service » pour les HDS 2023 et 2024 selon la réponse apportée par SNCF Réseau à
la publication de l?HDS (septembre A-1)
ANNEXE ? CHAPITRE 1
Source : ART d?après SNCF Réseau
91%
48%
73%
2%
15%
6%
2%
5%
6%
1%
2%
1%
15%
5%
2%
14%
3% 5%
1%
2%
2%
Voyageurs
Trains de
Nuit
Fret
Répartition des sillons-jours demandés "au service" pour l'HDS 2023 selon la réponse apportée par SNCF Réseau à la
publication de l'HDS
Attribués
A l'étude
Refus d'attribution
Irrecevable
Modifiés
Supprimés
Mise en réserve
Irréalisables
Non traité
Etat courant du sillon non connu
? is pour le fret)
(demande incomplète ou ne respectant pas les règles énoncées dans le DRR)
?
? DRR ou
?
Cas exclus du périmètre de calcul des taux d?attribution dans le contrat de performance
Etat ? SNCF Réseau
Ré o llo -jo m é c o l lo l é o o té Ré l
bl c o l
Figure A1.8 ? Taux de non-respect des critères de commande (en % de sillons.jours)
Non-respects évalués pour les sillons.jours répondus « attribués » ou « à l?études » au moment de la publication de l?HDS. Les commandes pour
lesquelles des tolérances n?ont pas été exprimées sont considérées conformes. Les écarts horaires inférieurs à 10 minutes pour le transport de
voyageurs et 30 minutes pour le fret sont considérés comme conformes.
HDS 2025
HDS 2024
Source : ART d?après SNCF Réseau
91%
82%
79%
3%
8%
5%
2%
8%
4% 1%
1%
1%
3%
2%
4%
2%
Voyageurs
Trains de Nuit
Fret
Répartition des sillons-jours demandés "au service" pour l'HDS 2025 selon la réponse apportée par SNCF Réseau à la
publication de l'HDS
Attribués A l'étude Refus d'attribution Irrecevable Modifiés Supprimés Mise en réserve Irréalisables Non traité Etat courant du sillon non connu
Ré o llo -jo m é c o l lo l é o o té Ré l
bl c o l
93%
74%
80%
3%
13%
4%
1%
8%
3% 3%
1%
4%
3%
1%
2%
1%
Voyageurs
Trains de Nuit
Fret
Répartition des sillons-jours demandés "au service" pour l'HDS 2026 selon la réponse apportée par SNCF Réseau à la
publication de l'HDS
Attribués A l'étude Refus d'attribution Irrecevable Modifiés Supprimés Mise en réserve Irréalisables Non traité Etat courant du sillon non connu
Ré o llo -jo m é c o l lo l é o o té Ré l
bl c o l
HDS 2026
17,0% 16,1% 15,1%
16,3%
0,8% 0,5% 0,9% 0,5%
2,1% 2,2% 2,3% 1,9%
5,0% 5,5% 4,6% 4,4%
0,7%
1,0%
1,1%
0,8%
2,4%
1,9%
1,7%
2,0%
0,3% 0,3% 0,2% 0,5%
2,6% 2,2% 2,0%
1,6%
2,1% 1,5%
0,8% 1,4%
0%
5%
10%
15%
20%
2022 2023 2024 2025 2022 2023 2024 2025 2022 2023 2024 2025 2022 2023 2024 2025
Fret Transilien TER Voyageurs
Horaires de départ et d'arrivé
Tonnage
Parcours
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 59
ANNEXE ? CHAPITRE 2
Figure A2.1 ? Péages perçus par SNCF Réseau
(en millions d?Euros constants 2024)
Source : ART d?après SNCF Réseau
2019 2023 2024
2019 2023 2024 2019 2023 2024 2019 2023 2024
EF 133 52 60
Etat 96 138 176
2019 2023 2024 2019 2023 2024 2019 2023 2 024
71 205 147 52 151 103 19 41 31 142 397 281
2019 2023 2024 2019 2023 2024
1 179 1 055 1 096 1 745 1 670 1 967 2 924 2 725 3 063
2019 2023 2024
IDFM 185 173 182 185 173 182
Etat
(TET)
502 471 423 502 471 423
Etat
(TER)
1 689 1 680 1 846 1 689 1 680 1 846
2019 2023 2024 2019 2023 2024 2019 2023 2 024
0 1 1 9 11 11 1 1 0 10 13 12
2019 2023 2024 2019 2023 2024 2019 2023 2024
4 045 3 990 4 367 2 289 2 238 2 309 249 232 267
6 460 6 943
Redevances
particulières (RP)
Tarification spécifique par projet
Tarification spécifique
par projet
Tarification spécifique par projet
Ensemble 6 583
Majorations
visant à
couvrir les
coûts fixes
(article 32
de la
directive)
Redevance de marché
(RM)
Tarification au sillon.km selon le
segment (AOT), la catégorie de
ligne et l'horaire
Tarification par sillon.km
selon le type de ligne, le
segment
(regroupement d'axes),
l'horaire et le type de
circulation
Redevance d'accès
(RA)
Forfait annuel par AOT (13
forfaits)
228 1 131 1 001 1 136
Redevance de
circulation électrique
(RCE) et redevance
pour le transport et la
distribution de l'énergie
de traction (RCTE -
composante A)
Tarification au train.km
électrique
Tarification au train.km
électrique
Tarification au train.km
électrique
Redevances
visant à
couvrir le
coût
directement
imputable
(article 31
de la
directive)
Redevance de
circulation (RC)
Tarification à la tonne.km et au
train.km par type et catégorie
de ligne
Tarification à la
tonne.km et au train.km
par type et catégorie
de ligne
Tarification à la tonne.km par
classe de tonnage et catégorie
de ligne
419 405 672 483 406
Péages perçus par SNCF Réseau
(en millions d'Euros constants 2023)
Voyageurs
Fret
Ensemble
conventionné non conventionné
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 60
ANNEXE ? CHAPITRE 2
Figure A2.1 ? ? Revenus des gestionnaires d?infrastructure
(euros courants ? étiquettes : évolutions 2024/2023)
Source : ART d?après SNCF Réseau
Figure A2.2 ? ? Revenus par train.km des gestionnaires d?infrastructure
(euros courants par train.km facturé ?
étiquettes : évolutions 2024/2023)
Source : ART d?après SNCF Réseau
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 61
ANNEXE ? CHAPITRE 2
Figure A2.3 ? Coûts d?exploitation de SNCF Réseau (euros courants)
(Évolutions annuelles en %)
Figure A2.4 ? Dépenses d?investissement de SNCF Réseau (euros courants)
Source : ART d?après SNCF Réseau
Note : Le graphique ne présente
pas les investissements industriels
(290 M¤ en 2024), ni les frais
financiers (92 M¤) mais inclut les
Opex sur projets (414 M¤).
Ces coûts diffèrent de ceux présentés
dans le Bilan ferroviaire 2023, car ils
sont bruts de subventions
d?exploitation (i.e. ils ne sont plus
diminués des subventions reçues).
Source : ART d?après SNCF Réseau
Note : les études sur projet font référence aux dépenses associées aux projets non immobilisés par SNCF Réseau.
Figure A2.5 ? Versements réalisés au fonds de concours entre 2020 et 2025
Source : ART d?après SNCF Réseau
2 622 2 575 2 584 2 779 3 013 3 175
858 834 852
918
964
1 010 253 371 340
419
536
467
453
721 748
714
693 708
149
125 143
170
408 289
406
378 276
310
267 321
4742
(0,1%)
5004
(5,5%)
4944
(-1,2%)
5310
(7,4%)
5880
(10,7%)
5970
(1,5%)
-
1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
2019 2020 2021 2022 2023 2024
M
ill
io
n
s
d
'e
u
ro
s
co
u
ra
n
t
Autres coûts*
Electricité de
traction
Prestations pour
tiers
Etudes sur projet
Gestion des
circulations
Entretien et
surveillance
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Bénéfices du groupe SNCF
dont trajectoire contrat de performance 662 338 1 925 883
dont contributions exceptionnelles 100 135 690 313 216
dont Nouvelle donne ferroviaire 300 390
Plan de relance
dont recapitalisation (volet 1) 1 645 1 761 644
dont cession d?actifs (volet 2) 20 211 2 125 172 72
Total 762 1 665 2 107 1 797 1 710 1 561
1 Le contrat de performance prévoyait un versement de dividendes du groupe SNCF au fonds de concours de 168 millions d?euros. Toutefois ce versement n?a été réalisé
que lors de l?exercice 2023 en addition du versement de 170 millions d?euros prévus au contrat de performance pour cet exercice.
2 Sur les 211 millions d?euros de produits de cessions versés en 2022, 120 millions d?euros ont été rétrocédés à SNCF Gares & Connexions pour une augmentation de son
capital.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 62
Figure A2.6 ? Part des appareils de voie ayant atteint leur durée de vie théorique
Source : ART d?après SNCF Réseau
Figure A2.7 ? Volume de « grandes opérations programmées » de renouvellement des voies sur le réseau structurant de SNCF Réseau
(nombre de GOPEQ)
Source : ART d?après SNCF Réseau
Périmètre : Réseau structurant selon le contrat de performance Etat-SNCF Réseau
30%
33%
39%
21%
13%
32%
41%
31%
37%
22%
14%
31%
0%
10%
20%
30%
40%
LGV 2 à 4 5 à 6 7 à 9 AV 7 à 9 SV RFN
% des adv hors d'age
2022 2023
554 585
363
461
366 385 383 422 466
375
254
375
389
223
261 289
300
308
5
15
20
5
23
3
6
32
104
111
77
85
120
138 106
96
81
1038
965
835
940
732
787 777
825
887
0
200
400
600
800
1000
1200
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
UIC 2 à 4 UIC 5 à 6 UIC 7 à 9 (AV) LGV
ANNEXE ? CHAPITRE 2
30%
33%
39%
21%
13%
32%
41%
31%
37%
22%
14%
31,3%
0%
10%
20%
30%
40%
LGV 2 à 4 5 à 6 7 à 9 AV 7 à 9 SV RFN
2022 2023 2024
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 63
ANNEXE ? CHAPITRE 4
Figure A4.1 ? Hinterland du port du Havre et du Port de Marseille-Fos
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 64
ANNEXE ? CHAPITRE 4
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7)
Part des
circulations
Vitesse
moyenne
pondérée
Vitesse
max
compo.
Inf.
Parcours
à vitesse
>
vitesse max
compo. Inf.
Parcours où
vitesse max
compo
>
vitesse max
voies
Voies
classiques
à vitesse max
>
vitesse max
compo. Inf.
Compo. % km/h km/h % % %
MA 80 0,1% 40,8 70 53% 0,4% 91%
MA 90 1,1% 48,7 80 38% 5,4% 87%
MA 100 93,3% 58,7 90 38% 3,1% 82%
ME 100 1,2% 59,1 90 45% 2,0% 82%
ME 120 3,8% 70,1 100 47% 3,8% 73%
ME 140 0,5% 84,1 120 25% 5,9% 55%
Notes de lecture
Figure A4.3 ? Vitesses moyennes par code composition des circulations fret
Notes de lecture :
(1) L?indice de composition donne les vitesses maximales atteignables selon les caractéristiques du train (tonnage, capacités de freinage, etc.) ;
(2) MA 100 : plus de 93 % des circulation de fret ont ce code composition ;
(3) La vitesse moyenne est pondérée par la distance parcourue et prend en considération les éventuels arrêts intermédiaires ;
(4) La vitesse maximale autorisée par la composition inférieure (p. ex. 120 km/h pour un train ME 140) ;
(5) Part des segments parcourus à une vitesse supérieure à celle autorisée par la composition inférieure ;
(6) Part des segments parcourus où la vitesse maximale autorisée par l?infrastructure est inférieure à la vitesse maximale autorisée par la
composition et limite donc la vitesse du train ;
(7) Part des voies du RFN (hors LGV) dont la vitesse maximale autorisée dépasse la vitesse maximale autorisée par la composition inférieure.
Figure A4.3 ? Taux de retard au terminus des trains de fret par catégorie de distance parcourue
Note : les taux de retard du fret combiné demeurent nettement supérieurs à ceux constatés pour l?ensemble du
transport ferroviaire de marchandises, avec 26,5 % des trains arrivant avec plus de 30 minutes de retard. Ce niveau plus
élevé s?explique en partie par les distances plus importantes parcourues par ce type de trafic, qui accroissent
mécaniquement la probabilité de retard. Toutefois, indépendamment de la distance parcourue, le transport combiné
présente toujours des taux de retard supérieurs à ceux du transport conventionnel. Ainsi, au seuil de 30 minutes, à
structure de distances comparable, le taux de retard du transport combiné serait de 22,7 %, contre 26,5 % observés, et
16 % pour le transport conventionnel.
14%
15% 16% 17%
25%
28%
22%
21% 22%
24%
26%
30%
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
0 - 99 100 - 199 200 - 399 400 - 599 600 - 799 > 799
distance parcourue (en km)
Ensemble fret Transport combiné
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 65
ANNEXE ? CHAPITRE 5
Figure A5.1 ? Photo du parc des services TER à fin 2023 (gauche) et fin 2024 (droite)
Figure A5.2 Taux d?occupation des services librement organisés (en %)
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 66
ANNEXE ? CHAPITRE 6
Figure A6.2 ? Poids relatif des lots attribués et en cours d?appel d?offres à fin d?année 202
en termes d?offre, de fréquentation et de revenus
Données 2024
Min Moyenne Max
Poids total des lots
dans l?ensemble des
services
conventionnés
Trains.km réalisés 2 % 13 % 29 % 22%
Passagers.km
transportés1 4 % 14 % 43 % 16 %
Sièges.km
commercialisés
0,4 % 12 % 37 % 18 %
Revenus (H.T.)2 7 % 17 % 30 % 22 %
Recettes directes
issues du trafic (H.T.)2 4 % 16 % 41 % 19 %
Moyenne services
TER | Transilien-RER
| TET
Taux occupation1 19 % 34 % 73 % 33 % | 33 % | 64 %
Capacité d?emport du
train
95 359 1 035 340 | 818 | 440
Poids de la
fréquentation non
abonnée3
25 % 58 % 97 % 61 % | n.d. | 99 %
Poids des recettes
dans les revenus2 8 % 28 % 69 % 32 % | n.d. | 57 %
Figure A6.1 ? Carte d?identité des lots attribués à fin d?année 202
(indicateurs d?offre effective en 2024)
Carte d?identité des lots attribués ou en
cours d?appel d?offres
Min Moyenne Max
Trains.km réalisés 1,3 M 2,8 M 3,7 M
Passagers.km transportés1 161 M 362 M 678 M
Sièges.km commercialisés 241 M 816 M 1 924M
Passagers.km non abonnés3 51 M 208 M 477 M
Revenus (H.T.)2 43 M¤ 82 M¤ 109 M¤
Recettes directes issues du trafic (H.T.)2 7 M¤ 25 M¤ 59 M¤
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
*Périmètre : 11 des 12 lots attribués à fin d?année 2025 (hors lot Nancy-Contrexéville, dont l?exploitation était suspendue depuis 2017) et 11 autres lots en cours d?appels
d?offres. Données par lot estimées sur la base de données ART à partir des définitions rendues publiques à date de périmètre des lots.
1 Hors lots de trams-trains d'Île-de-France pour la ligne « passagers.km transportés » (données de fréquentation 2024 non disponibles).
2 Restriction aux lots TER pour les lignes « revenus » et « recettes » (données non détourées à maille des lots pour les services TET / Transilien).
3 Restriction aux lots TER-TET pour les lignes « passagers.km non-abonnés » (données non disponibles pour les services Transilien),
Méthodologie : Pour les valeurs min, moyenne et max il s?agit du poids des lots au sein de la sous-activité i.e. le total TER de chaque autorité organisatrice pour les lots
TER, le total Transilien-RER pour les lots attribués par IdFM et le total des services Intercités pour les lots TET.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 67
ANNEXE ? CHAPITRE 8
Figure A8.1 ? Prix moyen H.T. aux 100 km (i.e. niveau de recette
par passager aux 100 km par axe géographique)
(évolutions 2024/2023)
Euros constants
Source : ART d?après entreprises ferroviaires
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 68
Figure A8.4 ? Décomposition des charges d'exploitation des services Transilien et RER
SNCF et RATP (millions d?euros constants 2024)
TransilienRER
ANNEXE ? CHAPITRE 8
Figure A8.2 ? Décomposition des revenus de
l'activité TER (milliards d?euros constants 2024)
Figure A8.3 ? Décomposition des charges de
l?activité TER (milliards d?euros constants 2024)
Source : ART d'après SNCF Voyageurs
Périmètre TER : Changement de périmètre en 2021 dans le calcul des charges en raison de la séparation comptable des activités ferroviaires.
Note : 1Le poste « autres charges » comprend l?ensemble des fonctions indirectes de production et supports, les charges relatives aux services clients et les impôts. Les
régions Occitanie en 2023, et Grand-Est et Sud-PACA en 2024, ont en outre mis en place, à l?occasion du renouvellement de leurs conventions TER un mécanisme de
reversement des recettes pour leur compte par l?EF (qui effectue la vente des titres en son nom en qualité de commissionnaire au sens de l?article 256-V du CGI). Ce
reversement, affecté en tant qu?autre charge, fait l?objet d?une compensation par concours public. Afin d?assurer une structure homogène dans le temps, la figure 8.9 a ainsi
été produite hors mécanismes de reversement, en ne comptant pas dans les charges et dans les revenus l?achat des titres par l?EF et leur compensation via des concours
publics additionnels des trois régions concernées. 2Péages d?infrastructure hors redevance gare et redevance d?accès.
Source : ART d'après SNCF Voyageurs et RATP
Note :
Les postes accompagnement et distribution ne sont pas isolés sur la partie RER RATP. La redevance gare n?est pas isolée à la maille ligne. Le poste « autres charges »
comprend également les fonctions de support, les charges relatives aux services clients et les impôts.
Péages d?infrastructure hors redevance gare et redevance d?accès.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 69
A
A
ANNEXE ? CHAPITRE 9
Figure A9.1 ? Taux de déprogrammations, et d?annulations (totales ou partielles) par service entre 2019 et 2024
Périmètre : RER SNCF uniquement, hors services de tram-train pour les TER et Transilien.
Source : ART d?après SNCF Réseau et les entreprises ferroviaires
Figure A9.2 ? Taux de retard des trains par activité et par seuil de retard au terminus entre 2019 et 2024
Plus de 5 min
Plus de 15 min
Plus de 30 min
Plus d'une heure
Note de lecture : En 2022, 31 % des Intercités enregistrent un retard d?au moins 5min00s à l?arrivée, 2 % des TAGV
domestique atteignent leur destination avec plus d?1 heure de retard.
Périmètre : RER SNCF uniquement, hors services de tram-train pour les TER et Transilien.
Le taux de retard « au terminus » doit s?entendre comme le taux au terminus du train sur RFN, ce qui peut donc constituer un
point intermédiaire de la circulation des trains internationaux originaires d?un pays étranger et des circulations Transilien
originaires du réseau RATP.
Source : ART d?après SNCF Réseau
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 70
ANNEXE ? CHAPITRE 9
Figure A9.3 ? Répartition des causes de retard des trains par service
Périmètre :TER et Transilien hors tram-train. Hors RER RATP.
Source : ART d?après SNCF Réseau
Source : ART d?après SNCF Réseau
Figure A9.4 ? Répartition des causes de retard des trains TAGV par axe
SLO
International
SLO
Domestique
Intercités et TER
LD
TER
proximité
Francilien
Intersecteurs Atlantique Est Nord Sud-EstInternational
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 71
ANNEXE ? CHAPITRE 9
c
P A
c
A
P
P
Moyenne : 5%
Moyenne : 16min
Figure A9.5 ? Taux de retard moyen à l?origine par gare et nombre de minutes perdues en
moyenne sur les circulations en retard
Source : ART d?après SNCF Réseau
Périmètre : gares ayant plus de 1000 circulations en 2024
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 72
ANNEXE ? CHAPITRE 9
Figure A9.6 ? Taux de pages web chargées en moins de cinq secondes par opérateur et par transport en 2025
Source : ART d?après ARCEP enquête menée de mai à juillet 2025
Figure A9.7 ? Qualité des services mobiles en métropole dans les réseaux de transport en métropole (enquête ARCEP)
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
TAGV Intercités et
TER
RER et
Transiliens
Métros Route
Orange Bouygues Telecom SFR Free Mobile
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 73
ANNEXE ? CHAPITRE 10
Figure A10.1 ? Poids relatif des différents postes de charge de l?activité TER par région en 2024
(évolution 2024/2023 en étiquette)
Source : ART d?après SNCF Voyages
21 % (0pp)
19 % (-1pp)
19 % (-2pp)
21 % (0pp)
22 % (-2pp)
20 % (0pp)
23 % (0pp)
22 % (-1pp)
20 % (0pp)
19 % (0pp)
23 % (-1pp)
20 % (+1pp)
13 % (+1pp)
13 % (+0pp)
14 % (+1pp)
12 % (+0pp)
11 % (+0pp)
13 % (1pp)
12 % (+0pp)
10 % (+0pp)
14 % (+0pp)
14 % (+1pp)
14 % (+0pp)
15 % (+2pp)
6 % (-1pp)
6 % (0pp)
7 % (-1pp)
6 % (-2pp)
7 % (-1pp)
7 % (-1pp)
6 % (-1pp)
6 % (-2pp)
5 % (-1pp)
5 % (-1pp)
7 % (0pp)
6 % (-1pp)
7 % (0pp)
7 % (+0pp)
6 % (-1pp)
6 % (-1pp)
6 % (+0pp)
7 % (0pp)
6 % (+0pp)
5 % (0pp)
8 % (0pp)
8 % (0pp)
7 % (+1pp)
10 % (+1pp)
18 % (+2pp)
18 % (+2pp)
22 % (+3pp)
19 % (+2pp)
20 % (+2pp)
20 % (2pp)
18 % (+1pp)
18 % (+2pp)
16 % (+2pp)
16 % (+2pp)
19 % (+1pp)
14 % (+1pp)
35 % (-1pp)
37 % (-1pp)
32 % (+0pp)
36 % (+1pp)
34 % (+1pp)
32 % (-1pp)
34 % (+0pp)
38 % (+1pp)
35 % (-1pp)
38 % (-2pp)
30 % (-1pp)
35 % (-3pp)
Matériel roulant Conduite Energie Redevance gare Péages d'infrastructure Autres charges
Total TER
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Pays de la Loire
Occitanie
Nouvelle-Aquitaine
Normandie
Hauts-de-France
Grand Est
Centre-Val de Loire
Bretagne
Bourgogne-Franche-Comté
Auvergne-Rhône-Alpes
Figure A10.2 ? Nombre de passagers quotidiennes dans le périmètre des AOM et évolution 2024/2022 pour
les 26 projets de SERM labellisés à fin 2025
Source : ART d?après
SNCF Voyageurs
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 74
ANNEXE ? CHAPITRE 11
Figure A11.1 ? Taux des circulations retardées, ponctuelles, déprogrammations et annulations de dernière minute
des services ferroviaires Transilien et RER (*hors RATP) en 2017 et 2024
Périmètre : les indicateurs pour les RER A et B sont calculés sur le seul RFN (hors RATP).
Les annulations incluent les annulations totales et partielles
Source : ART d?après SNCF Voyageurs
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 75
DÉFINITIONS/GLOSSAIRE
Libellé
Sigle(s) /
unité(s)
Définition
Âge moyen d?une voie du réseau années
Pour les voies de SNCF Réseau, l'âge moyen d'une voie correspond à l?âge
moyen des composants pondéré par le poids économique de chacun (le rail
représente 22,6 %, les traverses 41,9 % et le ballast le reste).
Âge moyen du matériel roulant années
L?âge du matériel roulant est le temps (en années) écoulé entre la date de
mise en service et le 31 décembre de l?année de référence. Sont inclus dans
ce calcul des matériels neufs ainsi que des matériels rénovés et/ou
recomposés. L?âge moyen d?un parc est la moyenne de l?âge de tous ses
éléments (automoteurs, locomotives, voitures), pondérée par le nombre de
caisses (1 locomotive = 1 caisse, 1 voiture = 1 caisse, 1 rame automotrice =
entre 1 et 20 caisses).
Annulations partielles -
Circulations réalisées le jour J mais n'ayant pas effectué la totalité du
parcours prévu dans le plan de transport publié à J-1 17h.
Annulations totales -
Circulations non effectuées le jour J alors qu?elles étaient prévues dans le
plan de transport arrêté à J-1 17h.
Automoteur (matériel roulant) -
À la différence des locomotives, les automoteurs sont composés d?éléments
moteurs associés, la plupart du temps, à des éléments porteurs
indissociables dans leur utilisation commerciale. Les fonctions de traction et
de transport de la charge utile sont imbriquées et donc assurées par les
mêmes véhicules, contrairement aux rames tractées, dont la locomotive qui
assure la traction est dissociable des voitures (transport de la charge utile).
Autorité organisatrice de la
mobilité
AOM
Personne publique (État, collectivité territoriale ou groupement de
collectivités) chargée d'instituer et d'organiser un service de transport public,
régulier ou à la demande. En matière de transport ferroviaire de voyageurs,
les AOM sont (1) les régions pour les services TER, (2) le syndicat de
transport Ile-de-France Mobilités (anciennement STIF) pour les services
Transilien, (3) l'État et plus précisément la mission "autorité organisatrice
des trains d'équilibre du territoire" au sein du ministère des Transports
(DGITM) pour les services TET (Intercités).
Autorité de régulation des
transports
ART
Autorité publique indépendante en charge de la régulation économique du
transport ferroviaire, du transport guidé (RATP) en région Ile-de-France, du
transport collectif routier de personnes, du contrôle des autoroutes
concédées, des redevances aéroportuaires ainsi que des données et
services de mobilité.
Candidat (ou candidat autorisé) -
Organisation ayant des raisons commerciales ou de service public d'acquérir
des capacités d'infrastructure. Un candidat (autorisé) peut notamment être
une entreprise ferroviaire (EF), un groupement d'EF, une autorité organisatrice
de la mobilité (AOM), un opérateur de transport combiné, un port, un
chargeur, un transitaire.
Cantonnement -
Le cantonnement ou « block » consiste à maintenir une distance derrière un
train. La ligne est divisée en cantons dans lequel n?est admis en principe
qu?un seul train. Chaque canton est protégé par un signal, appelé signal de
cantonnement, permettant l?arrêt des trains et leur protection.
Plusieurs systèmes de cantonnement existent : par transmission voie-
machine, par block automatique, par block manuel ou par téléphone.
Capacité d'emport moyenne Nb. sièges Nombre de places assises commercialisées par circulation de train.
Capacité de circulation - Voir « sillon ».
Catégorie de gare Voir « gare ».
Circulations effectives - Circulations effectivement réalisées en totalité ou partiellement.
Circulations commerciales -
Circulations de train à vocation commerciale : les trains transportant des
voyageurs ou effectuant un transport de marchandises.
Circulations non commerciales -
Circulations de train à vocation technique (dont "haut-le-pied") : les trains
n?effectuant pas de transport de voyageurs ni de marchandises
Circulations programmées - Circulations ouvertes à la commercialisation.
Classification SNCF Réseau des
voies ou catégories de voie
(le classement SNCF Réseau suit
une méthode UIC)
-
Classification des voies ferroviaires adoptée par SNCF Réseau en fonction
des charges de trafic supportées par l?infrastructure ainsi que du type de
trafic en suivant une méthode UIC. Le groupe 1 correspond à des lignes très
chargées et, à l?opposé, le groupe 9 correspond à des lignes très faiblement
chargées. Les lignes à grande vitesse font l?objet d?une classe séparée. Le
classement des voies oriente les actions de maintenance du gestionnaire
d?infrastructure sur les voies du RFN en déterminant une durée de vie
théorique due à l?usure provoquée par le trafic . Il est établi selon les trafics
constatés sur trois années glissantes, si bien qu?une voie peut changer de
catégorie si son trafic baisse ou augmente.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 76
DÉFINITIONS/GLOSSAIRE
Libellé
Sigle(s) /
unité(s)
Définition
Contrat de performance entre l? tat et
SNCF Réseau 2021-2030
Afin de rendre compte de la performance du gestionnaire d?infrastructure sur
le RFN, l? tat et SNCF Réseau ont convenu, le 6 avril 2022, du suivi
d?indicateurs dont certains sont accompagnés d?objectifs à 2030, inscrits
dans un « contrat de performance ».
Contournement ferroviaire de Nîmes
et de Montpellier
CNM
Ligne sous périmètre de gestion d?infrastructure de Oc?Via (entretien et
renouvellement de l?infrastructure).
Contrat de Service Public CSP
Contrat liant une autorité organisatrice de la mobilité et un opérateur de
transport pour exercer une mission de service public (par exemple : transport
public urbain ou ferroviaire). Plus largement, tout contrat entre une entité
publique et un opérateur (privé ou public) pour exercer une mission de service
public.
Corridor One stop shop C-OSS
Guichet unique (le Corridor One stop shop, ou C-OSS) permettant aux
entreprises ferroviaires et aux candidats autorisés de ne faire qu?une seule
demande de sillons alors même que leur convoi traverse plusieurs pays.
Contributions publiques versées aux
EF
¤ HT
Concours publics composés des compensations tarifaires (toutes les
activités sont concernées) et des compensations forfaitaires d?équilibre (pour
les services conventionnés uniquement : TER, Transilien, Intercités).
Demande au service DS
Demande de sillon(s) effectuée entre décembre A-2 et avril A-1, pour l'horaire
de service A.
Déprogrammations -
Solde entre les circulations programmées (ouvertes à la commercialisation)
et les circulations prévues à J-1 16h.
Direction générale des transports,
des infrastructures et des mobilités
DGITM
Au sein du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des
Territoires, la direction générale des infrastructures, des transports et des
mobilités prépare et met en oeuvre la politique nationale des transports
terrestres et fluviaux.
Distance moyenne par passager km
Distance moyenne parcourue sur le RFN par un passager pour chaque liaison
effectuée (i.e. pour chaque trajet dans un train hors correspondance). Si le
passager emprunte deux trains, la distance moyenne se calcule pour chaque
train et non au total du déplacement.
Document de référence des gares DRG
Document élaboré par SNCF Gares & Connexions précisant l?ensemble des
conditions et modalités (pratiques, techniques, administratives et tarifaires)
d'accès aux gares de voyageurs et haltes ouvertes au public sur le RFN, y
compris les quais, leurs bâtiments et leurs autres équipements.
Document de référence du réseau DRR
Document élaboré par SNCF Réseau précisant les règles générales d'accès à
l'infrastructure du RFN, les délais, les procédures et les critères relatifs aux
systèmes de tarification et de répartition des capacités d'infrastructure, y
compris toutes les autres informations nécessaires à l'introduction de
demandes de capacités d'infrastructure (sillons).
Durée de vie théorique de la voie -
Elle dépend de caractéristiques techniques et de l?intensité d?utilisation de la
voie (i.e. de la catégorie de la voie). En lien avec cette notion, SNCF Réseau
calcule un indice de consistance des voies (ICV), SNCF Réseau considère,
pour les catégories de voies 2 à 6, que le maintien de l?âge des actifs à leur
demi-vie (soit 50 % de leur durée de vie théorique) constitue le seuil optimal
permettant d?assurer la pérennité du patrimoine.
Entreprise ferroviaire EF
Toute entreprise à statut privé ou public, titulaire d?une licence et d?un
certificat de sécurité conformément à la législation applicable, fournissant
des prestations de transport de marchandises ou de voyageurs par chemin de
fer, la traction devant obligatoirement être assurée par cette entreprise ; ce
terme recouvre aussi les entreprises qui assurent uniquement la traction.
Equivalent CO2 EqCO2
Quantité émise de dioxyde de carbone (CO2) qui provoquerait le même
forçage radiatif intégré, pour un horizon temporel donné, qu?une quantité
émise d?un seul ou de plusieurs gaz à effet de serre (GES).
European Train Control System ETCS
Système européen de contrôle-commande des trains. L?ETCS comporte deux
niveaux. Au premier niveau (ETCS 1) la transmission des données entre la
voie et le train se fait ponctuellement via des balises au sol, tandis que dans
son second niveau (ETCS 2), la communication est continue en s?appuyant
sur la composante GSM-R. L?ETCS 2 présente l?avantage de permettre une
augmentation de la capacité des lignes au travers d?un rapprochement des
trains. L?ETCS dispose d?un troisième niveau (ETCS 3), en cours de
développement non encore déployé sur le RFN.
European Rail Traffic Management
System
ERTMS
Système européen de gestion du trafic ferroviaire permettant une
interopérabilité entre les différents réseaux européens tout en garantissant la
sécurité des trains. Il intègre deux composantes : le système radio spécifique
au ferroviaire (GSM-R), et le système de contrôle des trains (ETCS). Le réseau
défini comme « interopérable » dans le présent document est celui ayant
atteint au moins le niveau d?interopérabilité ETCS niveau 1 (voir entrée
« ETCS » ci-dessus).
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 77
DÉFINITIONS/GLOSSAIRE
Libellé
Sigle(s) /
unité(s)
Définition
Gare (catégorie) -
Une classification des gares de voyageurs est définie et revue tous les trois
ans au sein du DRG en fonction du volume et de la typologie du trafic des
deux années précédentes. Quatre classes de gares sont définies dans la
classification du DRG 2023 pour la période 2023-2025 :
- la catégorie A : gares de plus de 0,25 M voy./an nationaux ou
internationaux, ou dont ces mêmes voyageurs représentent 100 % des
voyageurs, étant précisé qu?au sein de ces gares sont différenciées les
« très grandes gares A » (TGA) (accueillant plus de 7 M voy./an) ;
- la catégorie B : gares de plus de 0,1 M voy./an ; et
- la catégorie C : gares dites « d?intérêt local » de moins de 0,1 M voy./an.
Gaz à effet de serre émis par les
activités de traction du mode
ferroviaire
GES
Composants gazeux absorbant le rayonnement infrarouge émis par la
surface terrestre et contribuant ainsi à l'effet de serre. Ils sont constitués
dans le secteur des transports à 97 % de CO2 (https://www.notre-
environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-
serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-
effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-
transports). L?impact environnemental des activités de traction du secteur
ferroviaire (hors impact relatif aux infrastructures), mesuré en quantité
d?équivalent CO2 (eqCO2), s?obtient en multipliant la consommation d?énergie
consommée par son facteur d?émission (fixé par arrêté) : quantité de gazole *
facteur d?émission du gazole + quantité d?électricité * facteur d?émission de
l?électricité.
estionnaire d?infrastructure GI
Toute entité ou toute entreprise chargée, notamment, de la gestion et de
l'entretien de l'infrastructure ferroviaire, y compris la gestion du trafic, et du
système de signalisation et de contrôle-commande. SNCF Réseau est le GI
principal, en charge du réseau ferré national (RFN).
Grande opération programmée
équivalent
GOPEQ
Le GOPEQ est une unité d?oeuvre d?équivalence en volume pour les travaux de
renouvellement de la voie qui correspond à un kilomètre de renouvellement
de l?ensemble des composantes de la voie : rails, traverses et ballast. A titre
d?exemple, le renouvellement d?un kilomètre de ballast sur ligne classique
représente 0,55 GOPEQ tandis que le renouvellement complet d?un km de
LGV représente 1,45 GOPEQ.
Horaire de service HDS
Période de douze mois à compter du deuxième samedi de décembre à minuit
de l'année A-1.
HDS 2024 : du 10 décembre 2023 au 14 décembre 2024
HDS 2025 : du 15 décembre 2024 au 13 décembre 2025
Île-de-France mobilités IDFM
Île-de-France Mobilités, désigné comme le Syndicat des transports d'Île-de-
France jusqu'en juin 2017 (STIF), est un établissement public administratif,
qui est l'autorité organisatrice de la mobilité (AOM) pour la région Île-de-
France.
Indice de Consistance des Voies ICV
Indicateur de SNCF Réseau, qui permet de coter les infrastructures entre 0 et
100. Un indice de 100 indique une infrastructure en état neuf. Un indice de 10
indique une infrastructure en fin de vie théorique (la durée de vie résiduelle est
nulle). La note 0 n?est atteinte qu?après 5 ans supplémentaires. SNCF Réseau
considère qu?un ICV de 55 constitue un objectif à atteindre pour la pérennité
du patrimoine pour les catégories de voie 2 à 6.
Indice de Herfindahl-Hirschmann HHI
Le HHI fret permet d?évaluer le niveau de concentration du secteur du
transport ferroviaire de fret, correspondant à la somme du carré des parts de
marché de toutes les entreprises ferroviaires de transport de fret ? l?indice
varie entre 100/n et 100, avec n le nombre d?entreprises ferroviaires.
Indice des prix à la consommation
(harmonisé)
IPC(H)
Instrument de référence de mesure de l?inflation, permettant d?estimer, entre
deux périodes données, la variation du niveau général des prix des biens et
des services consommés par les ménages sur le territoire français. C?est une
mesure synthétique des évolutions de prix à qualité constante. L? PC et l? PCH
(conçu à des fins de comparaison internationale) ont des évolutions assez
proches dans le cas de la France, reflet de leur proximité méthodologique.
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/indicateur/p1654/description
L? PCH est par ailleurs l?indice utilisé dans le DRR pour exprimer en euros
courant les trajectoires prévisionnelles des coûts (OPEX personnel pour les
coûts d?exploitation, coût d?entretien par kilomètre de voie et GOPEQ) issues
du contrat pluriannuel de performance entre l?Etat et SNCF Réseau.
Liaison -
Une liaison est, selon la définition de l'Autorité, un trajet sans
correspondance entre deux gares. Autrement dit, il s'agit d'un trajet effectué
par un seul train. Ainsi, lorsqu'un voyage nécessite de faire des
correspondances, il se décompose en plusieurs liaisons, chaque liaison étant
le trajet effectué dans chaque train distinct. Le voyage complet se définit
alors comme une O/D (voir définition).
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
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https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-l-empreinte-carbone-ressources/article/les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-du-secteur-des-transports#Les-emissions-de-GES-des-transports
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https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/indicateur/p1654/description
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/indicateur/p1654/description
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autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 78
DÉFINITIONS/GLOSSAIRE
Libellé
Sigle(s) /
unité(s)
Définition
Liaison radiale - Liaison reliant la ville de Paris à une autre commune française.
Liaison transversale - Liaison entre deux communes hors Paris.
Ligne -
Ce terme est utilisé pour désigner 3 notions distinctes, ce qui peut induire
des difficultés de compréhension entre les parties prenantes :
a) Une ligne peut tout d'abord désigner une portion du réseau ferré entre un
point A et un point B. C'est alors la somme de plusieurs sections de ligne.
Une ligne peut être composée d'une seule voie ou de plusieurs voies, elle
peut être électrifiée ou non électrifiée.
b) Définition ART d'une ligne, s'agissant d'un service ferroviaire : une ligne
est définie par (1) une origine et une destination finale, et (2) une politique
commerciale d'arrêts unique et constante pour l'ensemble des arrêts
desservis. Sont donc comptabilisés en lignes distinctes les services
différents ayant une même origine et une même destination finale (exemple :
service direct, service omnibus). Une ligne comporte un nombre déterminé
de liaisons (voir définition ART d'une liaison).
Exemple : la ligne de TGV qui effectue le parcours Paris Gare-de-Lyon / Lyon
Part-Dieu / Lyon Perrache, sans autres arrêts en gares que ceux qui
viennent d'être cités, comporte 3 liaisons : (1) Paris Gare-de-Lyon / Lyon
Part-Dieu ; (2) Paris Gare-de-Lyon / Lyon Perrache ; (3) Lyon Part-Dieu /
Lyon Perrache.
c) Définition des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) : dans les
conventions TER/TET, une ligne désigne généralement un groupement de
parcours de trains reliant deux gares d'importance significative. Cette
définition se rapproche de celle d'une sous-relation (voir définition). La
principale différence avec la définition de l'ART réside dans le fait que l'ART
distingue les services directs/semi-directs/omnibus.
Lignes de desserte fine du territoire
ou « Petites lignes »
LDFT
Par différence avec le réseau structurant du RFN, lignes de catégories 7 à 9
les moins utilisées du RFN.
Ligne à grande vitesse LGV
Portion du réseau ferré national sur laquelle les trains peuvent circuler à une
vitesse supérieure à 220 km/h.
Ligne à grande vitesse Bretagne-
Pays de Loire
LGV BPL
Ligne à grande vitesse sous périmètre de gestion d?infrastructure de Eiffage
Rail Express (entretien et renouvellement de l?infrastructure).
Ligne à grande vitesse Sud Europe
Atlantique
LGV SEA
Ligne à grande vitesse sous périmètre de gestion d?infrastructure de LISEA
(commercialisation des sillons, entretien et renouvellement de
l?infrastructure).
Ligne classique LC
Portion du réseau ferré national sur laquelle les trains circulent à une vitesse
inférieure à 220 km/h.
(Investissements de) mise en
conformité du RFN
Dépenses d?investissements relevant de la sécurité (79 %) (sécurisation des
sites, traversées de voies piétonnes, sûreté, cybersécurité, etc.), de
l?interopérabilité (ERTMS, 16 %), de l?environnement et du développement
durable (4 %) et de l?adaptation du système ferroviaire aux (nouveaux)
matériels roulants.
Minutes.passagers
Unité de mesure correspondant au temps perdu par les passagers affectés
par des retards. Sont comptabilisées uniquement les minutes perdues par
les passagers ayant subi un retard supérieur à 5min00s.
Nomenclature statistique des
transports
NST
Nomenclature uniforme des marchandises pour les statistiques de
transport.
Opérateur ferroviaire de proximité OFP
Expression désignant une TPE ou une PME réalisant ou organisant des
trafics ferroviaires à une échelle locale par opposition aux opérateurs
effectuant des trafics longue distance sur de grands axes. Certains OFP
peuvent être également PGI (prestataire gestionnaire d?infrastructure), ou
encore entreprise ferroviaire. A noter qu?il n?existe pas de critères univoques
permettant de considérer une entreprise comme étant un OFP.
Opérateur de transport combiné OTC
Candidat autorisé ou entreprise ferroviaire dont la totalité de l?activité est
dédiée au transport combiné et qui réalise les prestations de manutention
sur les chantiers de transport combiné. Il assure des prestations d?interface
entre le transport ferroviaire et un autre mode (route ou maritime). L?OTC
assure le plus souvent la commande de sillon auprès de SNCF Réseau et
parfois directement la traction.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 79
DÉFINITIONS/GLOSSAIRE
Libellé
Sigle(s) /
unité(s)
Définition
Operational expenditure Opex Dépenses d?exploitation.
Origine-destination
OD / O-D
/ O/D
Une O/D est un trajet effectué par un passager (ou par une marchandise)
entre un point A (origine) et un point B (destination). La réalisation d'une
O/D peut parfois nécessiter des correspondances. Dans ce cas, une O/D
équivaut à une succession de plusieurs liaisons. Autrement dit, une O/D =
une liaison uniquement s?il n?y a pas de correspondance.
Parcours moyen de train km
Distance moyenne parcourue par un train pour une circulation commerciale,
depuis sa gare d'origine à sa gare de terminus.
Passagers.kilomètres
pax.km ou
vk
Unité de mesure de la demande de service ferroviaire correspondant au
déplacement d?un passager sur un km.
« Petites lignes » Voir lignes de desserte fine du territoire.
Péage acquitté par les EF à SNCF
Réseau
¤ HT
Montant perçu par SNCF Réseau auprès des entreprises ferroviaires au titre
des prestations minimales régulées (coût directement imputable et
majorations tarifaires). Ce montant n?inclut pas la redevance d?accès,
acquittée par l?Etat (pour TER et TET) et par IDF Mobilités (pour Transilien), et
n?inclut pas non plus les prestations non régulées facturées par SNCF
Réseau.
Prestataire gestionnaire
d?infrastructure
PGI
Entreprise qui réalise des prestations de rénovation, d?entretien et/ou de
gestion de l?infrastructure ferroviaire
Programme général des fenêtres de
travaux
PGF
Le PGF décrit les fenêtres et capacités allouées pour les travaux relatifs à
l'HDS A. Il est publié en décembre A-2 afin que les EF et candidats puissent
effectuer leurs demandes au service en connaissant les périodes
d'indisponibilité dues aux travaux.
Rame (matériel roulant)
Une rame est un ensemble de véhicules attelés entre eux. On distingue deux
types de rame:
- rame tractée (ou remorquée) est composée des voitures tractées ou
poussées par une locomotive ;
- rame automotrice assurant elle-même sa propulsion. Dans le cadre de
l?exploitation, une rame automotrice peut être en unité simple
(composée d?un seul élément automoteur) ou unité multiple (composées
de plusieurs éléments automoteurs). Toutefois, le décompte des rames
automotrices dans ce présent bilan ne considère que des unités simples,
c?est-à-dire un élément automoteur est équivalent à une rame.
Régie autonome des transports
parisiens
RATP
Établissement à caractère industriel et commercial de l'État assurant
l'exploitation d'une partie des transports en commun de Paris et de sa
banlieue.
Redevance d?accès RA
Redevance versée, au titre des prestations minimales du réseau ferré
applicable aux services conventionnés de voyageurs, par l?Etat pour les TER
et TET et par IDFM pour le Transilien. Elle vise à couvrir les charges fixes
d?exploitation et de maintenance du réseau ferré.
Redevance de circulation RC
Redevance versée par l?entreprise ferroviaire au titre des prestations
minimales qui vise couvrir le coût directement imputable (article 31§3 de la
directive 2012/34/UE) des circulations des trains sur le réseau ferré.
Redevance de circulation électrique RCE
Redevance versée par l?entreprise ferroviaire au titre des prestations
minimales qui vise couvrir le coût directement imputable (article 31§3 de la
directive 2012/34/UE) lié aux installations électriques, applicable aux
convois à traction électrique.
Redevance de couverture des pertes
des systèmes électriques
RCTE-A
Redevance versée par l?entreprise ferroviaire au titre des prestations
minimales qui vise couvrir le coût directement imputable (article 31§3 de la
directive 2012/34/UE) lié aux pertes électriques, applicable aux convois à
traction électrique.
Redevance Gares de Voyageurs
acquittée par les EF
¤ HT
Montant perçu par SNCF Gares & Connexions au titre de la prestation de
base, hors prestations complémentaires/optionnelles.
Redevance de marché RM
Redevance versée par l?entreprise ferroviaire au titre des prestations
minimales du réseau ferré et qui vise à couvrir tout ou partie des coûts du
capital investi. Cette redevance constitue une majoration au sens de l?article
32§1 de la directive 2012/34/UE et, dès lors, elle doit reposer sur une
définition préalable des segments de marché auxquels elle est appliquée.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 80
DÉFINITIONS/GLOSSAIRE
Libellé
Sigle(s) /
unité(s)
Définition
Région
Sauf mention contraire l'ensemble des statistiques d'offre ferroviaire, de
fréquentation, de ponctualité et de résultats économiques sont mesurées
sur le périmètre des Conventions régionales et non sur le périmètre
administratif des régions.
Relation -
Définition SNCF : découpage géographique de l?offre de service ferroviaire.
Elle regroupe des « sous-relations » qui sont des déclinaisons
géographiques encore plus fines. Une relation englobe donc plusieurs
politiques de dessertes et de très nombreuses liaisons différentes.
Réseau express régional RER
Réseau et service de transport en commun au gabarit ferroviaire desservant
Paris et son agglomération, il se compose à la fois d?une partie du réseau
ferré national en Île-de-France gérée par SNCF Réseau et d?un réseau de
transports guidés gérée par la RATP. Constitué de cinq lignes, il est
coexploité par SNCF Voyageurs et la RATP pour les lignes A et B et exploité
par la seule SNCF pour les autres lignes. Des projets de RER métropolitains
existent ailleurs en France, le réseau express métropolitain européen
(REME) de Strasbourg est, en 2023, le premier de ces projets à voir le jour
(trains express urbains disposant d?une fréquence de passage élevé).
Réseau ferré national RFN
Ensemble des lignes ferroviaires appartenant à l? tat, dont la consistance et
les caractéristiques principales sont fixées par voie réglementaire (dans les
conditions prévues aux articles L. 1511-1 à L. 1511-3, L. 1511-6, L. 1511-7
et L. 1512-1 du Code des transports). Le RFN intègre les lignes sous gestion
de SNCF Réseau, ainsi que la LGV BPL, la LGV SEA et le contournement
ferroviaire de Nîmes et de Montpellier (CNM). Le RFN n'inclut pas les
Chemins de Fer de la Corse, le réseau RATP, les réseaux de transport guidé
urbain (métro et tram), les lignes ferroviaires touristiques, les réseaux ferrés
portuaires et les lignes ferroviaires « isolées ».
Réseau transeuropéen de transport RTE-T
Le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) est un programme de
développement des infrastructures de transport de l'Union européenne mis
en place par le Parlement et le Conseil européen. Le RTE-T comprend des
chemins de fer, des voies navigables intérieures, des routes de navigation
maritime à courte distance et des routes reliant des noeuds urbains, des
ports maritimes et intérieurs, des aéroports et des terminaux.
Le RTE-T est divisé en trois parties principales: Central (« Core » en anglais),
Central étendu (« Extended Core ») et Global (« Comprehensive »).
Retard -
Sauf mention contraire, sont considérés en retard les trains de voyageurs
dont l'écart horaire à l'arrivée au terminus du train est supérieur à 5 minutes
et 0 seconde.
Section élémentaire de ligne SEL
Portion du réseau ferré national définie par un Point Remarquable (PR) de
début et un PR de fin, permettant d'en connaître la distance en kilomètre.
Chaque section élémentaire est identifiée de façon unique par un numéro et
se voit attribuer une classification. La liste des SEL du RFN est détaillée à
l'annexe 6.6 du DRR.
Sièges.kilomètres sièges.km
Unité de mesure de l?offre de service ferroviaire correspondant au
déplacement d?un siège de train sur un km.
Sillon -
Capacité d?infrastructure requise pour faire circuler un train donné d?un point
à un autre au cours d'une période donnée.
Sillon-jour SJ Sillon pour un jour donné.
Services librement organisés SLO
Services de transports proposés librement par un opérateur que le marché
soit en monopole ou ouvert à la concurrence. Ils se distinguent des
transports conventionnés ou sous contrat de service public pour lesquels
une autorité organisatrice est à l?origine de l?organisation du service.
Sous-relation -
Définition SNCF : une sous-relation englobe plusieurs politiques de
dessertes (donc plusieurs "lignes" au sens de la définition ART) entre deux
gares terminus importantes et/ou géographiquement proches.
Trains aptes à la grande vitesse TAGV
Trains ou services de trains aptes à utiliser le réseau de lignes à grande
vitesse, les TAGV peuvent aussi, au cours de leur parcours, utiliser le réseau
de lignes classiques.
Trains grandes lignes TGL
Distincts des services TAGV, trains ou services de trains librement organisés
opérant uniquement sur le réseau de lignes classiques ? c?est le cas en
particulier depuis 2022 des services Ouigo trains classiques.
Taux d'annulations % Ratio annulations (totales) / circulations programmées.
Taux de déprogrammations % Ratio déprogrammations / circulations programmées.
Taux de passagers indemnisés (pour
des retards de trains)
%
Ratio de passagers affectés par un retard de train ayant effectué une
demande de compensation et s?étant vu attribuer un bon de compensation
ou accorder un remboursement par l?entreprise ferroviaire.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 81
DÉFINITIONS/GLOSSAIRE
Libellé
Sigle(s) /
unité(s)
Définition
Taux de réalisation de l?offre %
Ratio du nombre de circulations effectives / circulations programmées. Le
nombre de circulations effectives étant égal à la différence (circulations
programmées ? déprogrammations ? annulations).
Taux de retard % Ratio nombre de circulations en retard / circulations prévues à J-1 16h.
Taux d'occupation %
Ratio de voyageurs.km/sièges.km.
L?état des lieux spécifique pour ce rapport des SERM a conduit (pour des
raisons de granularité des données pouvant être détourées sur ce périmètre)
a une mesure de taux d?occupation établie en ratio de voyageurs/sièges.
Cette seconde mesure diffère ainsi de la première en constituant un
indicateur de taux d?occupation non pondéré des distances parcourues. La
différence est cependant réduite à une échelle locale dès lors que la
variabilité des distances parcourues au sein d?un périmètre donné est
inférieure à la variabilité observée à une échelle nationale.
Transports express régionaux TER
Marque commerciale de SNCF Voyageurs qui s'applique aux trains et
autocars qu'elle exploite dans le cadre de conventions passées avec les
régions. Le terme TER est utilisé pour désigner l'ensemble de l'activité du
transport régional ou un train faisant partie de cette activité (train express
régional). Tous les trains de desserte régionale et locale exploités par
SNCF Voyageurs sont des trains TER, sauf en Île-de-France, où la marque
Transilien est utilisée.
Trains d'équilibre du territoire TET
Services ferroviaires publics d'intérêt national organisés par l'Etat
conformément à l'article L. 2121-1 du code des transports. Du point de vue
de l'utilisateur final, les TET sont regroupés sous l'appellation "Intercités".
Trains.kilomètres trains.km
Unité de mesure de l?offre de service ferroviaire correspondant au
déplacement d?un train sur un km.
Trains.kilomètres commerciaux trains.km
Nombre de kilomètres parcourus par les trains sur le RFN pour des
circulations commerciales.
Trains.kilomètres non-
commerciaux
trains.km
Nombre de kilomètres parcourus par les trains sur le RFN pour des
circulations non-commerciales (HLP, circulations techniques, etc.).
Union Internationale des Chemins
de Fer
UIC
L?Union internationale des chemins de fer (UIC) est une association
internationale représentant au niveau mondial les entreprises ayant une
activité dans le domaine du chemin de fer. Elle publie des rapports et des
méthodologies relatives au secteur ferroviaire (Voir « Classification SNCF
des lignes et des voies »).
Voie -
Une voie est composée de deux rails parallèles posés sur du ballast et reliés
par une traverse. L'écartement standard des rails est de 1,435 mètre. Par
exception, certaines voies disposent d'une largeur différente : c'est
notamment le cas des voies métriques (écartement d'1 mètre). Une ligne de
chemin de fer peut être composée d'une seule comme de plusieurs voies
principales. Le nombre de kilomètres de voies est obtenu en multipliant le
nombre de km de lignes par le nombre de voies constituant la ligne.
Les voies principales sont dédiées à la circulation des trains, par opposition
aux voies de service qui servent à des opérations techniques et au garage
des trains pendant une durée déterminée.
Voies hors d'âge
SNCF Réseau détermine une durée de vie théorique pour chaque composant
de la voie. La qualification « voie hors d?âge » est déterminée sur la base des
composants de la voie dont l?âge est au-delà du seuil de régénération défini
dans la politique de régénération qui les concerne. Voir également la
définition de l'âge du réseau.
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 82
GUIDE MÉTHODOLOGIQUE
AVERTISSEMENT
Les résultats présentés ont été obtenus par traitements statistiques des services de l?Autorité, à partir des données
transmises dans le cadre des collectes de données régulières mises en place en application des dispositions prévues par
le code des transports. Dans ce processus déclaratif, il est de la responsabilité des entreprises ferroviaires, des candidats
autorisés, des gestionnaires d?infrastructure et de la Régie autonome des transports parisiens de transmettre des
données fiables et complètes à l?Autorité. Les sources des autres données utilisées dans ce rapport sont
systématiquement mentionnées.
Lors de l?exploitation des données collectées, les services de l?Autorité se sont efforcés de faire corriger les erreurs ou
incohérences détectées dans les données transmises par itérations successives avec les acteurs. L?Autorité ne peut
néanmoins garantir la parfaite fiabilité de toutes les données reçues.
Les données font l?objet, quand cela est possible, de traitements statistiques croisant des données de différentes sources
qui permettent d?obtenir des indicateurs et graphes plus robustes aux erreurs et incohérences des données collectées.
Pour autant, il s?agit de collectes de données et de traitements à des fins statistiques et non d?audits ou d?enquêtes ; dans
ces conditions, les données, indicateurs et graphes publiés ne sauraient être regardés comme validés par l?Autorité. Ces
données, indicateurs et graphiques n?ont de valeur que statistique et ne sauraient lui être opposés dans le cadre d?une
procédure, quelle qu?elle soit.
La réalisation du présent rapport a permis la mise à jour de données statistiques portant sur les exercices 2015 à 2023.
L?ensemble de ces données relatives au marché du transport ferroviaire de voyageurs pour les années 2015 à 2023 ont
donc également bénéficié d?une mise à jour dans la base de statistiques accessible en Open Data sur le site de l?Autorité
et peuvent être considérées comme semi-définitives. Les données nouvelles contenues dans ce bilan, relatives à l?année
2024, sont à considérer comme provisoires.
GUIDE METHODOLOGIQUE
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2022 70
1 PÉRIMÈTRE DES ANALYSES DU RAPPORT « MARCHÉ FRANÇAIS DU TRANSPORT
FERROVIAIRE »
Le périmètre des analyses réalisées dans le cadre de ce rapport correspond, sauf mention contraire, au périmètre du
marché du transport ferroviaire opéré sur :
1. les voies principales du réseau ferré national (RFN) exploité, soit près de 49 100 km de voies et 27 700 km de
lignes,
2. ou sur l?ensemble du réseau express régional d?Île-de-France (RER), intégré en partie au RFN, et en partie au
réseau sous gestion de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), lequel fait partie intégrante de
l?activité de régulation de l?ART, soit pour cette partie sur près de 120 km de lignes et 380 km de voies.
Le périmètre des voies principales du RFN exploité comprend :
- les voies dites « normales » exploitées sous gestion de SNCF Réseau et des autres gestionnaires titulaires sur
le RFN d?une concession de travaux, d?un contrat de partenariat ou d?une convention de Délégation se service
public (DSP) signée avec l?État ou SNCF Réseau (ci-après dénommés « gestionnaires d?infrastructure
délégués ») : LISEA pour la LGV Tours-Bordeaux (qui assure l?entretien et le renouvellement de la ligne mais
aussi la commercialisation des sillons et supporte les risques liés au financement, à la construction, à la
maintenance, à la sécurité et à l?exploitation commerciale), Eiffage Rail Express (ERE) pour la LGV Bretagne-
Pays-de-la-Loire, OC?VIA pour la ligne du contournement de Nîmes et Montpellier (ERE et OC?VIA n?assurent que
l?entretien et le renouvellement de ces infrastructures) ;
- 3 voies métriques complémentaires : Chemin de fer blanc-Argent (Salbris-Blanc (68 km)), Cerdagne (65 km),
Mont-Blanc Express (40 km).
Au sein du périmètre de gestion SNCF Réseau, on recense également :
- des lignes hors propriété SNCF (dont la voie ferrée reliant Saint-Quentin à Origny-Sainte-Benoîte de propriété
du département de l?Aisne1)
- plusieurs lignes de tram-trains sous périmètres de certification et de réglementations de sécurité de l?EPSF ou
du STRMTG
Figure 87 ? Périmètre des analyses du Bilan ferroviaire (descriptif basé sur le linéaire de RFN décompté à fin décembre 2020)
Source ART
1 https://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ140612216.html
Réseaux « comparables »*RFN exploité et non exploité
RFN exploité
Transport guidé
Réseau RER RATP
Chemins de de fer de la Corse (232km)
Chemins de fer de la Provence (151km)
Voies de service
Lignes touristiques
Tramways de Bâle/Genève
Sections transfrontalières (Perpignan-
Figueras, Lyon-Turin, Dudelanges)
RFN Non exploité
Voies principales (49 300 km)
3 Voies métriques (Chemin de fer blanc-Argent (Salbris-Blanc (68km)), Cerdagne
(65km), Mont-Blanc Express (40km)
Voies normales (49 100 km)
Gestion SNCF Réseau (47 900km)
Lignes PPP (LGV SEA, LGV BPL, CNM) (1200km)
Trams-trains, périmètre EPSF
?Ligne Nantes-Châteaubriand
(73km)
?Ligne T11 Express (22km)
?Ligne T4 (19km)
Courtines (Virgule d?Avignon, Belfort)
Lignes hors propriété SNCF
?CG02 (Voie-mère de St-
Quentin (Origny-Ste-
Benoite) (22 km)
?CFF (Ligne de Strasbourg-
Ville à St-Louis) (9 km)
?Monaco (3,9 km)
?Gestion Renfe (0,5 km)
Tram-train de Saarbahn
Tram-train de Mulhouse (urbain)
Trams-trains, périmètre STRMTG
?Tram-train de Mulhouse (partie
périurbaine) (37km)
?Autres trams-trains périurrbains
Voies ferrées portuaires (VFP)
Chemins de de fer de l?Est de Lyon
Colombier-Cazouls-lès-béziers
Lignes sous exploitation déléguée (ligne Carhaix-Guingamp-
Paimpol sous gestion Transdev Rail (ex-CFTA))
Tramways/métros
Périmètre Bilan ferroviaire
Voies métriques
https://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ140612216.html
GUIDE METHODOLOGIQUE
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Les analyses relatives aux activités ferroviaires de transport de voyageurs réalisées sur le réseau RER-RATP (réalisées
par la branche « opérateur de transport guidé » de la RATP), sont intégrées au sein de l?activité global « Transilien et
RER ». Cela permet d?assurer une vision exhaustive des indicateurs d?offre et de fréquentation ferroviaire sur l?intégralité
des lignes ferroviaires RER A et B opérées conjointement par SNCF Voyageurs et l?opérateur RATP.
Le bilan ferroviaire de l?Autorité ne couvre en revanche pas :
- les réseaux autres de transport guidé, notamment les tram-trains (autres que ceux précisés ci-avant), tramways
et métros, ainsi que les lignes ferrées touristiques,
- les autres voies métriques hors RFN, intégrant en particulier les Chemins de Fer de la Provence et les Chemins
de Fer de la Corse, représentant un linéaire de 383 km de voies ferrées,
- les réseaux comparables2 au réseau ferré national (et visés par l?application du Décret n° 2019-525 du 27 mai
2019 relatif à la sécurité et à l'interopérabilité du système ferroviaire), en particulier les réseaux ferrés portuaires
et 3 sections transfrontalières.
2 Définis par Décret n° 2017-674 du 28 avril 2017 fixant la liste des réseaux ferroviaires présentant des caractéristiques d'exploitation
comparables à celles du réseau ferré national (abrogé par le Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à l'interopérabilité
du système ferroviaire et modifiant ou abrogeant certaines dispositions réglementaires)
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2 SOURCES DE DONNÉES MOBILISÉES ET PÉRIMÈTRES SPÉCIFIQUES D?ANALYSE
Partie 1 - Caractéristiques et degré d?utilisation du réseau ferré national
Les données mobilisées sont issues d?indicateurs établis respectivement sur leur périmètre de gestion et
d?entretien/maintenance :
- par SNCF Réseau sur leur périmètre de gestion des voies principales du RFN,
- par les trois gestionnaires d?infrastructure délégués du RFN,
- par la RATP en sa qualité de gestionnaire d?infrastructure.
Pour SNCF Réseau, les données de ces caractéristiques (kilomètres de voies, indicateurs d?âge et d?ICV) sont issues d?un
référentiel établi au 31 décembre de chaque année. La granularité géographique de ce référentiel est le tronçon
élémentaire de voies. À cette maille, les tronçons de lignes et voies sont
- définis de manière unique par :
o le code ligne, points kilométriques et coordonnées géographiques de début et fin de tronçon,
o la région administrative incluant le tronçon,
o leur mode de cantonnement (block automatique, manuel, niveaux ETCS / TVM?)
o le mode d?électrification,
o le type de ligne (« ligne », « raccordement »),
o le régime d?exploitation (voie unique, double voie, usage restreint?),
o la vitesse nominale sur ligne (valeur maximale par tronçon),
- caractérisés par :
o une classification des voies, suivant le référentiel d?affectation de SNCF Réseau en classes (« LGV »,
« 2 à 4 », « 5 à 6 », « 7 à 9 avec voyageurs (AV) », « 7 à 9 sans voyageurs (SV) »). Voir ci-après le détail
de cette classification. Par affectation de SNCF Réseau pour des usages de suivi de l?entretien des
voies, la classification d?un tronçon de ligne est définie comme la classification de la voie de ce tronçon
ayant le plus fort trafic,
o un âge des voies, établi en moyenne par tronçon,
o un indice de consistance des voies (ICV ? voir ci-après), établi en moyenne par tronçon
? Pour les gestionnaires d?infrastructure délégués, une partie de ces indicateurs ne sont pas établis (indice ICV
spécifique à SNCF Réseau) ou non spécifiés à une maille géographique inférieure à celle de l?ensemble du réseau
sous leur périmètre de gestion (âge des voies).
? Pour la RATP, la granularité géographique de ce référentiel est le « tronçon central » et les « branches » individuelles
de chaque ligne RER. À cette maille sont établis des indicateurs d?âge et de durée de vie du réseau.
Concernant la classification SNCF Réseau du RFN
Afin de permettre l'évaluation du réseau français en termes d'indicateurs économiques, les voies ferrées ont été classées
par SNCF Réseau en différents groupes selon la nature et l'importance du trafic (SNCF, 1989). Cette classification
s?applique aux seules voies classiques, les lignes à grande vitesse en raison d?une maintenance particulière bénéficiant
d?une classe particulière. La classification, établie suivant une méthodologie de l?Union Internationale des Chemins de
Fer (fiche UIC 714R), est basée sur un trafic fictif calculée comme suit :
Trafic fictif = S x Tonnage fictif
où S est le coefficient de la qualité de la ligne. Il est égal à 1 pour les lignes sans trafic passagers, à 1,1 pour les
lignes avec des trains de voyageurs circulant à une vitesse inférieure à 120 km/h, à 1,2 pour les lignes avec trafic
voyageurs roulant à une vitesse comprise entre 120 km/h et 140 km/h, à 1,25 pour les lignes avec des trains de
voyageurs à une vitesse supérieure à 140 km/h.
Le Tonnage fictif est calculé comme suit :
Tonnage fictif = Tv + Km x Tm + Kt x Tt
où Tv est la masse des trains de voyageurs (tonnes/jour), Tm est la masse des trains de marchandises
(tonnes/jour), Tt est la masse des locomotives (tonnes/jour), Km est un coefficient pondérant la charge à
l?essieu (1,15 en cas normal, 1,3 dans le cas de charge à l?essieu de 20 tonnes), Kt est une constante qui tient
compte de l?agressivité des essieux des engins de traction et est égale à 1,4.
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À partir de la valeur de trafic fictif, SNCF Réseau a établi la classification des groupes de lignes présentée dans le
tableau 1. Cette classification, très proche de celle de la fiche UIC 714R, n?est pas parfaitement identique à celle-ci ; elle
introduit notamment de nouvelles classes (7 à 9) pour les voies les moins circulées du réseau.
Le groupe 1 concerne les lignes les plus empruntées, en termes de trafic et de tonnage, sur le RFN ; il n'y a pas,
actuellement, de lignes appartenant à cette classe. Le groupe 9 se compose des lignes très peu empruntées. Notons que
pour les groupes 7 à 9, une dichotomie est faite pour dissocier ceux avec ou sans circulation de voyageurs. La politique
de maintenance des lignes ferroviaires est basée sur ces caractéristiques de trafic.
Figure 88 ? classification SNCF Réseau établie suivant une méthodologie UIC
Classe SNCF- Réseau Valeur de trafic fictif (Tf)
Groupe 1 Tf > 120 000
Groupe 2 120 000 ? Tf > 85 000
Groupe 3 85 000 ? Tf > 50 000
Groupe 4 50 000 ? Tf > 28 000
Groupe 5 28 000 ? Tf > 14 000
Groupe 6 14 000 ? Tf > 7 000
Groupe 7 avec et sans voyageurs 7 000 ? Tf > 3 500
Groupe 8 avec et sans voyageurs 3 500 ? Tf > 1 500
Groupe 9 avec et sans voyageurs
1 500 ? Tf
Source ART d?après SNCF Réseau
Concernant les indicateurs « ICV » (spécifique à SNCF Réseau) et de « durée de vie »
- L'ICV est un indicateur SNCF Réseau d'âge moyen relatif de la voie au regard de sa durée de vie. Cette dernière
dépend des caractéristiques physiques de la voie ainsi que de son intensité d'utilisation. Un tronçon neuf a une
valeur de 100, 55 est le seuil d?atteinte de la durée de demi-vie, et un actif en fin de vie prend la valeur 10 (la
note 0 n'est atteinte qu'après 5 ans supplémentaires).
- L?ICV n?étant pas mesuré par les gestionnaires d?infrastructure délégués, il est établi sur le périmètre restreint
de gestion de SNCF Réseau. À noter que pour les lignes à grande vitesse (LGV SEA et LGV BPL) sous gestion
d?infrastructure déléguée, il peut être estimé supérieur à 60 compte tenu de leur mise en service récente, en
2017.
- L?âge moyen du réseau RER RATP relatif à sa durée de vie est la moyenne des âges de chaque actif (portions de
linéaire, appareil de voie) rapportés à leur durée de vie respective, moyenne pondérée ensuite par le produit de
la dimension de chaque actif et de son coût de renouvellement. L?indice ICV peut ainsi être rapproché du
pourcentage d?atteinte de la durée de vie établi par la RATP (indicateur croissant entre 0 % et 100?%). L?atteinte
d?une durée de vie de 50 % (ou d?un ICV de 55) peut ainsi être considéré comme le seuil optimal pour assurer la
pérennité du patrimoine.
Concernant le calcul des ICV moyen par catégorie de voies SNCF Réseau, deux méthodes d?agrégation peuvent être
employées :
1. le calcul de « la moyenne de l?ICV de la voie » peut être estimé à partir des moyennes des ICV moyens estimés
pour chaque composant (rail / traverses / ballast), lesquels sont estimés en moyenne pour chacune des
catégories de voie,
2. le calcul de « la moyenne de l?ICV de la voie » peut être estimé à partir des moyennes des ICV moyens estimés
pour chaque catégorie de voie, lesquels sont estimés en moyenne pour chaque tronçon de voie.
Les deux méthodes conduisent à des résultats proches, les faibles écarts constatés proviennent d?une prise en compte
différenciée des valeurs manquantes de l?ICV. La seconde méthode exclut les tronçons de voie pour lesquels l?ICV d?au
moins un composant de la voie n?est pas connu tandis que la première méthode utilise l?ensemble de l?information
disponible.
Les indices d?ICV présentés dans le Bilan ferroviaire sont mesurés sur la première méthode.
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Concernant le calcul des indisponibilités du réseau liées aux fenêtres travaux :
Le calcul considère qu'une fenêtre de travaux impacte la capacité à partir du premier point remarquable (PR) précédent
le point kilométrique (PK) de début de la zone de travaux jusqu'au premier PR suivant le PK de fin de travaux.
Ainsi :
La distance indisponible = distance_pr_fin + pk_fin - pk_début + distance_pr_debut
Le régime binaire journalier est utilisé pour déterminer les jours de travaux. Dans un second temps, pour chaque jour de
travaux on affecte par tranche horaire les kilomètres indisponibles à partir l?heure de début et l?heure de fin des travaux
(du pk debut) en prenant en compte les passe-minuit lorsqu?une fenêtre travaux est à cheval sur plusieurs jours. Pour
obtenir un pourcentage de réseau bloqué à chaque heure, on divise le montant ainsi obtenu précédemment par la
distance totale du réseau exploité en kilomètres de voies.
Partie 2 - Résultats économiques des gestionnaires d?infrastructure
Les données mobilisées sont issues d?indicateurs établis par les quatre gestionnaires d?infrastructure ferroviaire sur
RFN.
Concernant les indicateurs de péages et redevances, ceux-ci sont issus de statistiques de reporting fournies :
- par SNCF Réseau (données issues du SI Pacific établissant les justificatifs de redevance d?activité des
entreprises ferroviaires voyageurs et fret sur le RFN), pour les circulation effectuées sur son périmètre de gestion
ainsi que sur le périmètre de gestion des gestionnaires Eiffage Rail Express et Oc?Via
- par LISEA pour la LGV SEA
Les indicateurs de coûts d?infrastructure s?appuient sur les infomations transmises par SNCF Réseau et Lisea (pour
l?entretien de la ligne SEA). Les indicateurs par catégorie de voie concernant les charges d?entretien et de surveillance
s?appuient sur la matrice 10 000 points dans laquelle ces charges sont attribués géographiquement (à près de 90 %) à
une portion du réseau (segments de gestion).
Les indicateurs d?investissements reposent exclusivement sur les données transmises par SNCF Réseau (les autres
gestionnaires d?infrastructure ayant déclaré des montants nuls jusqu?à présent. Les montants alloués aux projets
d?investissment de SNCF Réseau correspondent aux dépenses totales et comportent une part qui n?est pas immobilisable
(un peu plus de 200 millions d?euros en 2020). Ces dépenses ne prennent pas en considération le coût de financement.
Concernant les « Grandes Opérations Programmées Équivalent » (GOPEQ) et coût moyen du GOPEQ
Les indicateurs publiés sont ceux transmis par SNCF Réseau et ne sont pas retraités par l?Autorité. Le GOPEQ est une
unité d?oeuvre d?équivalence en volume pour les travaux de renouvellement de la voie qui correspond à un kilomètre de
renouvellement de l?ensemble des composantes de la voie : rails, traverses et ballast. En cas de renouvellement partiel ,
une pondération est appliquée en fonction de l?élément de la voie. À titre d?exemple, le renouvellement d?un kilomètre de
rail sur LGV équivaut à 0,40 GOPEQ. Par ailleurs, les voies de catégorie 7 à 9 SV ne font pas l?objet du suivi du nombre
des GOPEQ.
Le coût moyen d?un GOPEQ ne peut être déduit directement de l?ensemble des coûts de renouvellement de la voie de
l?année N. Un travail de rattachement des coûts est fait par SNCF Réseau aux GOPEQ réalisés en année N. Ainsi, le coût
du GOPEQ est la somme de l?ensemble des dépenses pluriannuelles rattachables aux GOPEQ dont la production est
affectée à l?année N. De cette façon, les dépenses d?études et de préparation de l?année N-1 sont prises en compte dans
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le calcul du coût moyen d?un GOPEQ. Des reliquats de dépenses peuvent être intégrés, même deux exercices après
l?année de production du GOPEQ. C?est pour cette raison que l?indicateur coût moyen du GOPEQ est provisoire et amené
à être révisé.
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Partie 3 - Parts modales du transport ferroviaire (fret et voyageurs)
Les données mobilisées sont issues d?indicateurs établis
- pour les modes autres que le mode ferroviaire et autocar librement organisé, par le SDeS (en voyageurs.km pour
l?activité voyageurs et tonnes.km pour l?activité fret)
- pour le mode autocar librement organisé, les indicateurs utilisés en voyageurs.km sont issus de la collecte
réalisée par l?ART auprès des opérateurs de ce marché. En accord avec les méthodologies utilisées par l?Autorité
pour la protection des données couvertes par le secret des affaires, les données de fréquentation du transport
collectif routier librement organisé qui couvrent pour l?année 2020 deux opérateurs nationaux uniquement sont
présentées sous forme de fourchette3. L?ART et le SDeS assurent une consistante de cet indicateur dans leurs
reportings respectifs, le SDeS pouvant faire le choix de retenir une valeur définie sur la base de la fourchette
communiquée par l?ART (médiane ou valeur plancher/plafond).
- pour le mode ferroviaire voyageurs, l?indicateur global du volume de voyageurs.km est établi par l?ART. Il peut
être noté une différence avec les niveaux historiques de l?indicateur produit par le SDeS, en particulier sur les
services de trains à grande vitesse. Cela est essentiellement expliqué par une différence de méhodologie dans
la construction de l?indicateur. Celui-ci est établi par l?ART en pondération du nombre de voyageurs sur les O/D
ferroviaires par leur distance ferroviaire parcourue sur le RFN (kilomètres réellement parcourus par les
passagers au sein des trains à grande vitesse en particulier). Pour le SDeS la pondération de ce nombre de
voyageurs est effectuée en 2020 sur la base d?une « distance commerciale » établie par SNCF Voyageurs. Cette
distance correspond notamment dans le cas des O/D sur LGV à la distance des liaisons parallèles effectuées
sur ligne classique, du fait d?un « gel » de l?utilisation de cette distance avant la mise en place des lignes à grande
vitesse. À titre d?exemple, sur un trajet Paris-Lyon empruntant la LGV, la distance « physique » est de 427 km, et
la distance « commerciale » est de 511 km, induisant une possible surestimation d?environ 20 % des statistiques
de trafic voyageurs.
L?Autorité expurge de plus les cars TER des statistiques de voyageurs.km relatives à l?activité TER.
En conséquence le volume de passagers.kilomètres « source ART » présenté dans le Bilan ferroviaire est
inférieur au montant « source SDES » indiqué dans les Comptes des transports (en 2019 d?environ 3,7 milliards
de passagers.kilomètres).
- pour le mode ferroviaire fret, l?indicateur global du volume de tonnes.km est établi par l?ART. Il peut également
être noté une différence avec le niveau de l?indicateur produit par le SDeS, du fait d?écarts et manquements de
réponse des opérateurs de fret ferroviaires aux collectes de données réalisées par l?Autorité et par le SDeS. Cela
conduit l?Autorité et le SDeS à réaliser des travaux internes d?estimation et consolidation des indicateurs
produits pouvant conduire à un écart de la statistique annuelle agrégée. Des travaux d?harmonisation de ces
deux collectes sont en cours depuis 2020 et ont permis de réduire significativement les asymétries d?information
et de reporting de cet indicateur par l?ART et le SDeS. Ces travaux visent encore à améliorer pour les futures
échéances l?exhaustivité et l?explication des écarts résiduels qui peuvent encore demeurer pour l?année 2020
entre les 2 sources de données.
3 Pour plus de précisions sur la construction de ces fourchettes voir le rapport annuel 2020 du transport routier de voyageurs publié par
l?Autorité.
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Partie 4 - État des lieux du transport de marchandises
Les données mobilisées sont issues des déclaratifs par les entreprises ferroviaires de transport de marchandises et les
candidats autorisés à la commande de sillons pour cette activité.
Concernant les indicateurs de trains.km
Ceux-ci sont établis sur la base du déclaratif effectué par les entreprises ferroviaires.
Sont exclus de ces déclaratifs pour la mesure des trains.km de l?activité fret :
- les entreprises ferroviaire qui déclarent ne faire que des trains pour les besoins de l'infrastructure (trains
travaux par exemple),
- les trains non commerciaux (i.e ne sont considérés que les trains commerciaux (à charge/vide)),
- certaines EF excluent de leur déclaratif la partie terminale des sillons sur RFN qui ne sont plus à proprement
parler des circulations commerciales.
L?Autorité doit cependant palier l?absence de réponse de certaines entreprises ferroviaires ou d?incohérences détectées
dans les réponses. Ces incohérences peuvent notamment découler :
- d?une mauvaise identification du tractionnaire unique des circulations ferroviaires, ce qui peut conduire à des
« doublons » de réponses et une surestimation des trains.km effectués,
- d?une mesure erronée du kilométrage effectué par les trains.
L?Autorité établit ainsi un chiffrage consolidé sur la base des données de trains.km facturés par SNCF Réseau, permettant
d?assurer (via une source de données unique) un décompte à priori exhaustif et non doublonné d?activités ferroviaires
sur le RFN.
L?ensemble des entreprises ferroviaires (y.c. trains travaux), des circulations (y.c. non commerciales) et de leur distance
parcourue sur RFN (y.c. parties terminales de sillons sur voies principales) sont en revanche bien incluses dans la partie
concernant l'utilisation de l'infrastructure.
Concernant les indicateurs de tonnes.km
Ceux-ci se basent sur le déclaratif des entreprises ferroviaires en année N.
L?indicateur est basé sur la mesure du tonnage net des marchandises transportées, c?est-à-dire sans décompte du
matériel roulant.
L?Autorité doit cependant palier l?absence de réponse de certaines entreprises ferroviaires ou d?incohérences détectées
dans les réponses. Ces incohérences peuvent notamment découler :
- d?une mauvaise identification du transporteur des circulations ferroviaires, ce qui peut conduire à des
« doublons » de réponses et une surestimation des tonnes.km effectués,
- d?une mesure erronée du kilométrage effectué par les tonnages transportés.
La détection d?incohérences potentielles est mesurée par l?Auorité sur la base du suivi année par année des déclaratifs
des entreprises ferroviaires, et d?échanges avec le SDeS sur les volumes agrégés résultant des collectes parallèles
réalisées par le SDeS et l?ART.
Dans le cas d?absences de réponses de la part de certaines entreprises ferroviaires, l?Autorité utilise à défaut pour la
mesure des tonnes.km transportées par ces entreprises une clé de pondération du « tonnage moyen par train » :
- soit (en priorité) déclaré par l?entreprise ferroviaire à l?année N-1,
- soit (par défaut) mesuré au global du marché à l?année N.
L?Autorité établit ainsi un chiffrage consolidé des tonnes.km assurant un périmètre consistant avec l?indicateur de
trains.km établi pour ce marché.
Concernant les indicateurs de recettes issues du trafic sur le RFN
Ceux-ci se basent sur le déclaratif des entreprises ferroviaires en année N. Les recettes sont retraitées afin de ne prendre
en compte que celles générées sur le RFN. Les entreprises ferroviaires n?étant pas toujours en mesure de distinguer les
recettes générées sur le RFN de celles générées en dehors du RFN (notamment pour les trafics transfrontaliers) une clé
de répartition au train.km est alors utilisée. Ces correctifs visent à rendre comparables les recettes avec les péages payés
au GI, les trains.km et les tonnes.km.
Dans le cas d?absences de réponses de la part de certaines entreprises ferroviaires, l?Autorité utilise à défaut pour la
mesure des recettes par ces entreprises une clé de pondération exprimée en « euros par train.km » :
- soit (en priorité) déclaré par l?entreprise ferroviaire à l?année N-1,
- soit (par défaut) mesuré au global du marché à l?année N.
GUIDE METHODOLOGIQUE
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Concernant les indicateurs de nombre de circulations globales de l?activité fret et les indicateurs de caractéristiques des
circulations fret par type de marché (distances moyennes parcourues, taux de retard au terminus des trains)
Ces indicateurs se basent sur les données transmises par SNCF Réseau en année N issues du système d?information
« Infocentre circulation ».
Pour les indicateurs s?appuyant sur une segmentation du marché du transport ferroviaire entre transport combiné et
conventionnel, l?Autorité s?appuie sur les codes TCT (Type de Convoi Trafic, code de facturation SNCF Réseau associé à
chaque circulation) et codes UI (Utilisateur de l?Infrastructure, code associé au propriétaire du sillon) affectés par SNCF
Réseau à la maille de chaque circulation ferroviaire :
- le code UI permet une identification des opérateurs de transport combiné (c?est-à-dire les entreprises
ferroviaires et candidats autorisés réalisant la totalité de leur activité en transport combiné), et donc une
identification des circulations de transport combiné de ces opérateurs ;
- le code TCT permet une identification de circulations de catégorie « convois de transport combiné ». Cela permet
ainsi une identification de circulations complémentaires du segment de marché de transport combiné. Cette
identification est cependant partielle au regard d?applications multiples d?autres codes TCT non rattachables de
manière unique à la segmentation visée par l?Autorité.
L?Autorité estime être en mesure d?identifier via cette segmentation près de la moitié des circulations relevant du marché
du transport combiné.
Pour le calcul des taux de retard et de distance parcourue, le nombre d?observations est ainsi jugé suffisamment
significatif pour chacun des segments (combiné/conventionnel) pour considérer les indicateurs mesurés sur ces panels
comme fiables.
Concernant les indicateurs du nombre d?Unités de Transport Intermodal (UTI)
Les indicateurs d?UTI s?appuient sur le déclaratif des entreprises ferroviaires et candidats autorisés en année N.
Dans le cas d?absence de réponses de la part de certaines entreprises, l?Autorité estime le nombre d?UTI des ces
entreprises à partir du nombre de tonnes nettes de marchandises transporté par des trains appartenant au segment de
transport combiné. Le nombre d?UTI de ces entreprises est obtenu en multipliant ces tonnes par le nombre moyen de
tonnes nettes par UTI constaté sur l?ensemble du marché de transport combiné en année N.
L?Autorité utilise également à défaut pour la mesure du nombre d?UTI à vide transportées par ces entreprises une clé de
pondération correspondant au ratio moyen des UTI vides par rapport aux UTI chargées déclarées par les entreprises
ferroviaires et candidats autorisés à l?année N.
Figure 89 - Correspondances des catégories de marchandises utilisées dans le Bilan ferroviaire avec la nomenclature NST (en vingt
positions)
Source : ART d?après classification NST 2007
Catégories de marchandises
Divisions
NST
Libellés NST
01 Produits de l'agriculture, de la chasse, de la forêt et de la pêche
06 Bois, pâte à papier, papier et produits de l'édition
02 Houille et lignite ; pétrole brut et gaz naturel
03 Minerais, tourbe et autres produits d'extraction
09 Autres produits minéraux non métalliques
10 Métaux de base, produits métalliques
14 Matières premières secondaires ; déchets
Produits alimentaires, boissons, tabac 04 Produits alimentaires, boissons et tabac
05 Textiles, cuir et produits dérivés
11 Machines et matériel n.c.a., produits des TIC et instruments de précision
12 Matériel de transport
13 Meubles ; autres produits manufacturés n.c.a.
16 Équipement pour le transport de fret
07 Coke et produits pétroliers raffinés
08 Produits chimiques, caoutchouc, plastique et combustible nucléaire
Courriers colis 15 Courrier, colis
17 Déménagements ; biens non marchands ; véhicules en réparation
18 Marchandises groupées
19 Marchandises non identifiables
20 Autres marchandises, non classées ailleurs
Marchandises groupées, autres marchandises
Produits de l'agriculture, la chasse, la forêt et la pêche
Matières premières - matériaux de base
Produits manufacturés
Coke et produits pétroliers raffinés - produits chimiques
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Parties 5, 6, 8 et 9 - État des lieux du transport de voyageurs
Les données mobilisées sont issues d?indicateurs établis à partir des données déclarées par les entreprises ferroviaires
de voyageurs par type de service :
- TER : services ferroviaires conventionnés régionaux opérés par SNCF Voyageurs et ses filiales (SNCF Voyageurs
Sud Azur, Etoile d?Amiens et Loire Océan) et Transdev Rail Sud Inter-métropoles (à compter du 29 juin 2025) ;
- Transilien : services ferroviaires conventionnés en Île-de-France opérés par SNCF Voyageurs et par RATP Cap
Île-de-France (à compter du 15 décembre 2025) ;
- RER : réseau RER en Île-de-France opéré par SNCF Voyageurs et RATP ;
- Intercités : services ferroviaires conventionnés par l?État (trains d?équilibre du territoire) opérés par SNCF
Voyageurs ;
- TAGV domestique : services ferroviaires de voyageurs librement organisés par Renfe Viajeros (depuis 2023),
SNCF Voyageurs (sous les marques inOui, Ouigo Grand Vitesse et depuis 2022 via la filiale OSLO opérant sous
la marque Ouigo trains classiques), Trenitalia France (à compter du 18 décembre 2021) ;
- International : services librement organisés internationaux, opérés en 2025 par quatre entreprises ferroviaires :
Eurostar (intégrant également depuis le 1er octobre 2023 l?offre de Thalys), Renfe Viajeros (depuis 2023), SNCF
Voyageurs et ses filiales et partenariats (dont la filiale Lyria, l?offre TGV inOui France-Italie, la desserte Paris-
Bruxelles opérée par la filiale Ouigo trains classiques et le partenariat avec la Deutsche Bahn), et Trenitalia
France (ex-Thello, opérant sur le RFN depuis le 18 décembre 2021 ? Thello ayant cessé d?opérer sur le RFN au
1er juillet 2021).
Concernant les données d?offre
Les données d?offre proviennent des déclaratifs des entreprises ferroviaires et du gestionnaire d?infrastructure SNCF
Réseau.
Concernant les données de fréquentation
Les données de fréquentation s?appuient sur les volumes déclarés par les entreprises ferroviaires. Les données de
fréquentation de l?activité commerciale de SNCF Voyageurs sont issues du suivi des réservations. L?ART utilise les
distances physiques parcourues par les voyageurs et non les distances commerciales utilisées par SNCF Voyageurs (qui
tend à surestimer la fréquentation en passagers.km). Les données de fréquentation des activités TER, Intercités et
Transilien sont estimées par SNCF Voyageurs et reprises sans retraitement par l?ART.
Concernant les données relatives aux GES
Les données de GES se basent sur les données mensuelles de consommation électrique (en kWh) et thermique (en litres
de gazole) issues des données de facturation communiquées par SNCF Voyageurs, décomposées par service et famille
d?engin de traction. La publication SNCF Voyageurs de « l?information sur la quantité de gaz à effet de serre émise à
l?occasion d?une prestation de transport ? Méthodologie générale », SNCF, mise à jour 2022 »4.
Concernant les données financières
Les données financières sont déclarées par les entreprises ferroviaires. De la même façon que les données de
fréquentation, les données financières de l?activité commerciale de SNCF Voyageurs proviennent du suivi des
réservations avec ajustement de flux financiers annexes le cas échéant (compensation avec autres EF, achats à bord,
etc.). Les recettes issues des liaisons internationales sont par ailleurs retraitées pour correspondre à la partie du voyage
parcourue sur le RFN, il s?agit donc d?une estimation. Les revenus des activités conventionnées proviennent des comptes
détaillés par ligne pour les aggrégats mais le détail temporel et géographique modélisé par SNCF Voyageurs (avec FC12k
notamment) peut être utilisé. Les données de péages payés par les entreprises ferroviaires proviennent des comptes
financiers communiqués par les entreprises ferroviaires.
4 https://medias.sncf.com/sncfcom/pdf/DESTE/Methodologie-generale-InfoGES_2022.pdf
https://medias.sncf.com/sncfcom/pdf/DESTE/Methodologie-generale-InfoGES_2022.pdf
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Partie 7 - Qualité de service du transport ferroviaire de voyageurs
Suivant les indicateurs, les données mobilisées sont transmises par SNCF Réseau ou les entreprise ferroviaires.
Les circulations programmées sont les circulations ouvertes à la commercialisation. Les données utilisées sont issues
du système d?information HOUAT de SNCF Réseau via un retraitement effectué par SNCF Voyageurs, et des
déclaclarations des autres entreprises ferroviaires.
Les annulations sont les circulations non effectuées le jour J alors qu?elles étaient prévues dans le plan de transport
arrêté à J-1 17h. Les annulations considérées sont les annulations « totales ». Les annulations dites « partielles »
renvoient à des circulations réalisées le jour J mais n?ayant pas effectué la totalité du parcours prévu dans le plan de
transport publié à J-1 17h. Les données utilisées sont issues des déclarations des entreprises ferroviaires.
Les déprogrammations correspondent au solde entre les circulations programmées et les circulations prévues à J-1 17h.
Les taux d?annulation et taux de déprogrammation sont ainsi mesurés comme suit :
- Le taux d?annulation correspond au rapport entre les annulations (totales) et l?ensemble des circulations
initialement programmées,
- Le taux de déprogammation correspond au rapport entre les déprogrammations et l?ensemble des circulations
initialement programmées,
- Le taux de réalisation correspond à 1- taux d?annulation - taux de déprogrammation
Les circulations effectives sont les circulations effectivement réalisées, en totalité ou partiellement. Les données utilisées
sont issues du système d?information Infocentre Circulation de SNCF Réseau.
Le taux de retard des circulations au départ et au terminus est calculé comme le rapport entre le nombre de circulations
en retard (au seuil considéré) et le nombre total de circulations. Le taux de retard renseigné par défaut correspond au
taux de retard au seuil de 5 minutes 0 seconde. Le calcul est effectué sur un échantillon limité de circulations pour
lesquelles les horaires théoriques et réels sont renseignés dans la source de données à disposition de l?ART (à titre
indicatif, cet échantillon représente plus de 85 % du volume total des circulations chaque année). Les données sont
issues du système d?information Infocentre Circulation de SNCF Réseau.
Du fait de l?absence d?observations horaires consolidées pour les services de tram-trains, ceux-ci sont exclus de
l?ensemble des indicateurs de qualité de service.
Le taux de retard des passagers est calculé comme le rapport entre le nombre de passagers en retard à leur descente du
train (au seuil considéré) et le nombre total de passagers ayant voyagé. Les données utilisées sont issues des
déclarations des entreprises ferroviaires.
Le taux d?indemnisation des passagers est calculé comme le rapport entre le nombre de passagers réellement
indemnisés et le nombre de passagers ayant droit à une indemnisation au titre de leur retard à la descente du train. Les
données utilisées sont issues des déclarations des entreprises ferroviaires.
Le taux de correspondance présenté dans le bilan ferroviaire est établi sur le périmètre restreint des voyages en
correspondance dont le premier trajet est effectué via un service à grande vitesse opéré par SNCF Voyageurs.
GUIDE METHODOLOGIQUE
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2022 81
Différences entre les indicateurs communiqués par l?ART et l?AQST relatifs à la ponctualité et régularité des circulations
ferroviaires
Certaines différences sont à noter dans la présentation des indicateurs fournis par l?ART et l?AQST sur la qualité de
service :
- sur le décompte des circulations ferroviaires TER effectives : le décompte présenté par l?ART affecte les
circulations de manière unique à la région en charge de la circulation à sa gare d?origine. L?AQST en revanche
décompte pour une région donnée l?ensemble des circulations comportant une desserte au sein de la région.
Les circulations interrégionales sont ainsi décomptées pour une seule région pour l?ART (la région d?origine de
la circulation) et pour les 2 régions traversées pour l?AQST. Ceci se répercute également dans les périmètres
choisis pour le relevé des statistiques de régularité et ponctualité « par région TER ».
- sur le décompte des circulations en retard : l?ART et l?AQST effectuent dans leur rapport un relevé identique du
retard au terminus des circulations ferroviaires. Cela diffère notamment des méthodologies qui peuvent être
employées pour d?autres pays européens. Les seuils de retard considérés peuvent en revanche être différents
entre l?AQST et l?ART, l?AQST adoptant des seuils différenciés par activité5, notamment en les distinguant suivant
le temps de trajet des trains grande ligne et en utilisant un seuil de 5min59s pour l?activité TER, tandis que l?ART
considère un seuil de base commun à 5min00s pour l?ensemble des activités.
- sur le décompte des circulations « programmées » : l?ART considère en circulations programmées les
circulations ayant été planifiées en début d?horaire de service pour l?année entière ou en début d?actualisation
du programme à chaque trimestre de l?année. L?AQST en revanche considère en circulations programmées les
circulations bien programmées au plan de transport à J-1. Le différentiel de cet écart constitue ainsi le « taux
de déprogrammation » communiqué dans ce rapport.
- sur le taux de trains annulés : l?ART évalue ce taux par rapport aux circulations programmées, tandis que l?AQST
évalue ce taux par rapport aux circulations prévues à J-1 17h. Pour l?ART, ce taux peut ainsi être sommé au taux
de déprogrammation pour mesurer un taux de « non-réalisation » de l?offre programmée.
5 Voir http://www.qualitetransports.gouv.fr/definition-des-indicateurs-r149.html
http://www.qualitetransports.gouv.fr/definition-des-indicateurs-r149.html
autorite-transports.fr ? Marché du transport ferroviaire en 2024 83
Directeur de la publication : Thierry Guimbaud
Pilotage et coordination : Fabien Couly / Anthony Martin
Auteurs et contributeurs : Antoine Beaughon, Olivier Chalmeau, Bastien Clavel, Claudia Judith, Anh Lai, Neïlah Limbada, Toni Vialette, Fabien Yao
Impression : Imprimerie de la direction de l?information légale et administrative en 200 exemplaires
Dépôt légal : décembre 2025
ISSN : 2678-6575
L?édition du Marché du transport ferroviaire en 2024 est consultable en ligne sur le site internet de l?Autorité de régulation des transports :
https://www.autorite-transports.fr
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de l?Autorité sur le site internet
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Tél. +33 (0)1 58 01 01 10
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