Relier la pression chimique à ses effets sur la biodiversité dans les eaux
LE ROUX Julien ;JUSSELME My Dung ;BRESSY, Adèle
Auteur moral
Auteur secondaire
Résumé
La qualité des milieux aquatiques et de la ressource en eau peut être appréhendée du point de vue de sa contamination chimique ou de la biodiversité qu'elle accueille. La présence de contaminants chimiques (pesticides, composés perfluorés, produits pharmaceutiques...), issus entre autres des rejets de station d'épuration, du ruissellement urbain ou des activités agricoles et industrielles, est néfaste pour la santé des écosystèmes. Elle a des effets nocifs sur les organismes aquatiques et provoque une perte de biodiversité. Les écosystèmes aquatiques, en particulier les rivières, connaissent en effet un déclin inquiétant de la biodiversité, en raison des perturbations anthropiques.
Editeur
Les nouvelles Annales des Ponts et Chaussées
Descripteur Urbamet
Descripteur écoplanete
pollution de la mer
;biodiversité
;impact sur l'environnement
Thème
Sciences de la terre
Texte intégral
HAL Id: hal-05406516
https://enpc.hal.science/hal-05406516v1
Submitted on 9 Dec 2025
HAL is a multi-disciplinary open access
archive for the deposit and dissemination of sci-
entific research documents, whether they are pub-
lished or not. The documents may come from
teaching and research institutions in France or
abroad, or from public or private research centers.
L?archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est
destinée au dépôt et à la diffusion de documents
scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,
émanant des établissements d?enseignement et de
recherche français ou étrangers, des laboratoires
publics ou privés.
Relier la pression chimique à ses effets sur la biodiversité
dans les eaux
Julien Le Roux, My Dung Jusselme, Adèle Bressy
To cite this version:
Julien Le Roux, My Dung Jusselme, Adèle Bressy. Relier la pression chimique à ses effets sur la
biodiversité dans les eaux. Transitions. Les nouvelles Annales des Ponts et Chaussées, 2025, 5, pp.70-
74. ?hal-05406516?
https://enpc.hal.science/hal-05406516v1
https://hal.archives-ouvertes.fr
70 Transitions, n° 5, 2025
Relier la pression chimique
àseseffets sur la biodiversité
dans les eaux
Julien Le Roux
Enseignant-chercheur, Université Paris-Est Créteil, LEESU
My Dung Jusselme
Enseignante-chercheuse, Université Paris-Est Créteil, LEESU
Adèle Bressy
Chargée de recherche, École nationale des ponts et chaussées, LEESU
Introduction
L a qualité des milieux aquatiques et de la
ressource en eau peut être appréhen?
dée du point de vue de sa contamination
chimique ou de la biodiversité qu?elle accueille.
La présence de contaminants chimiques (pes?
ticides, composés perfluorés, produits phar?
maceutiques?), issus entre autres des rejets
de station d?épuration, du ruissellement urbain
ou des activités agricoles et industrielles, est
néfaste pour la santé des écosystèmes. Elle
a des effets nocifs sur les organismes aqua?
tiques et provoque une perte de biodiversité.
Les écosystèmes aquatiques, en particulier
les rivières, connaissent en effet un déclin
inquiétant de la biodiversité, en raison des
perturbations anthropiques. Ce déclin a sus?
cité l?émergence du Kunming?Montreal Global
Biodiversity Framework (GBF), qui souligne la
nécessité d?adopter des approches innovantes
en matière de biosurveillance (Nicholson etal.,
2021). La biodiversité des écosystèmes aqua?
tiques englobe une grande diversité de groupes
taxonomiques, de tailles variées, allant des virus
et bactéries (de quelques nanomètres ?nm ?
àquelques micromètres ?µm) aux poissons (de
quelques mm à plusieurs m), et couvrant plu?
sieurs niveaux d?organisation, de la population
au réseau trophique. Cette diversité joue un rôle
clé dans le fonctionnement et la stabilisation des
écosystèmes. Il est donc essentiel de la surveil?
ler de manière efficace, afin d?assurer la péren?
nité de ces milieux et de leurs bénéfices pour
la société humaine1. Les pollutions chimiques
peuvent également entraîner des risques pour
la santé humaine, en dégradant la qualité des
ressources pour la production d?eau potable et
en favorisant le développement de phénomènes
d?antibiorésistance.
Caractériser la qualité chimique
par spectrométrie de masse
hauterésolution
Pour caractériser la diversité des contaminants
chimiques présents dans les milieux aquatiques,
des méthodes d?analyse non ciblée par spectro?
métrie de masse haute résolution (HRMS) ont
été développées (Hollender etal., 2023). Ce
type de méthode vise à acquérir une empreinte
chimique (fig. 1) la plus exhaustive possible
des contaminants organiques présents dans un
échantillon, sans cibler de molécule particulière,
comme le font les méthodes plus courantes
d?analyse. La haute résolution des détecteurs
de spectrométrie de masse actuels (comme les
détecteurs à temps de vol ou de type Orbitrap)
1. On parle alors de « services
écosystémiques », qui renvoient
aux bénéfices et bienfaits apportés
par la biodiversité aux êtres
humains. Cette notion permet de
remettre en question l?idée selon
laquelle il y aurait une stricte
séparation entre les êtres humains
et la nature.
71
relier lA pression chimique àseseffets sur lA Biodiversité dAns les eAuX | Julien le rouX et al.
Transitions, n° 5, 2025
permet de différencier des molécules de
masses moléculaires très proches et d?estimer
la composition élémentaire (nombre d?atomes
de carbone, d?hydrogène, d?oxygène et d?autres
éléments), voire la structure moléculaire com?
plète des contaminants détectés. En couplant ce
type de détecteur avec de la chromatographie
en phase liquide ou en phase gazeuse (qui per?
met de séparer les molécules d?un mélange), il
est possible de rechercher une gamme étendue
de molécules de propriétés physico?chimiques
variées (par exemple, des molécules plus ou
moins volatiles ou polaires). De façon à détecter
des contaminants présents en faibles quantités
dans les milieux aquatiques, il est nécessaire de
mettre en oeuvre des étapes d?extraction préa?
lables pour concentrer les échantillons et limiter
les interférences dues aux autres composants
des eaux (telle que la matière organique). Des
phases adsorbantes de compositions diverses
sont utilisées pour conserver un maximum
de molécules au cours de cette étape (Huynh
etal., 2021). Une fois les analyses effectuées,
il existe plusieurs approches pour analyser les
signaux obtenus. La méthode la plus courante
consiste à rechercher des molécules d?intérêt
à partir de leur masse moléculaire exacte, de
leurs spectres de masse (soit des éventuels
fragments formés dans l?instrument) et d?autres
informations potentiellement connues (temps
de rétention chromatographique, mobilité
ionique?). Cette approche par recherche de
« suspects » nécessite toutefois d?établir des
bases de données contenant l?ensemble de
ces informations, ce qui restreint la recherche
aux molécules déjà connues ou disponibles
commercialement. D?autres approches d?identi?
fication de molécules inconnues, sans à priori,
existent et sont basées sur des traitements statis?
tiques des signaux, par exemple pour identifier
des marqueurs discriminants entre des échan?
tillons de nature différente. Au Laboratoire Eau
Environnement et Systèmes urbains (LEESU), ce
type d?approche a notamment permis d?identi?
fier des additifs ajoutés aux matériaux des pneus
automobiles et relargués dans les eaux de ruis?
sellement de chaussées (Sandré etal., 2022),
ou bien de détecter des produits formés lors de
la désinfection de rejets de station d?épuration
par réaction entre le désinfectant utilisé (acide
performique) et les micropolluants organiques
présents dans les eaux résiduaires urbaines
(Nihemaiti etal., 2022) (fig. 1).
Les méthodes d?extraction et de détection mises
en jeu dans ces analyses ont été optimisées au
LEESU et appliquées à l?analyse des polluants
dans différentes eaux urbaines, en particulier
dans les filières de traitement des eaux usées et
dans les rivières franciliennes. Des analyses non
ciblées par HRMS sont notamment effectuées
depuis 2021 dans le cadre de l?Observatoire de
la ville porté par le SIAAP (Service public de
l?assainissement francilien), visant à documenter
la contamination en micropolluants des eaux
usées. L?objectif général tend à suivre l?état de
santé des populations et à connaître leurs modes
de consommation (Lopez Viveros etal., 2023).
Les recherches actuelles ambitionnent de déve?
lopper des outils informatiques avancés de trai?
tement des données acquises par HRMS, avec
des approches numériques et statistiques cher?
chant en particulier à relier les signaux détectés
avec la toxicité mesurée d?échantillons d?eau,
notamment par apprentissage machine (Sepman
etal., 2023). Différents outils numériques sont
en cours de développement au LEESU pour trai?
ter et interpréter les spectres HRMS de contami?
nants dans les eaux et prédire les impacts de ces
contaminants sur les organismes aquatiques :
outil de conversion des données dans un for?
mat libre et universel permettant leur exploitation
avec un grand nombre de langages de pro?
grammation (Le Roux, Sade, 2024) ; chaîne de
traitement des données permettant leur prétraite?
ment (détection des composés, alignement des
résultats entre différentes séquences d?échan?
tillons, identification des composés inconnus
par recherche dans des bases de données?) ;
et outil de prédiction de la toxicité des échantil?
lons à partir des molécules détectées par HRMS
offrant aux gestionnaires de station d?épuration
d?évaluer la toxicité de leurs rejets.
Figure1. Empreinte chimique
HRMS d?un rejet de station
d?épuration désinfecté par
l?acide performique (en bleu) et
chromatogrammes de molécules
individuelles isolées à partir
de cette empreinte à l?aide de
leur masse exacte (Lidocaïne,
en noir, et Lidocaïne N?oxide
en rouge). La lidocaïne est
un médicament anesthésique
local fréquemment retrouvé
dans les eaux résiduaires qui se
transforme en lidocaïne N?oxide
par réaction avec l?acide
performique.
Auteur : Julien LeRoux, 2025.
72
relier lA pression chimique àseseffets sur lA Biodiversité dAns les eAuX | Julien le rouX et al.
Transitions, n° 5, 2025
Caractériser la qualité biologique
avec l?ADN environnemental
Pour caractériser la qualité biologique des
milieux aquatiques, il existe des méthodes tra?
ditionnelles fondées sur des pêches et prélève?
ments d?organismes aquatiques. Elles reposent
sur l?étude de la morphologie des individus mais
n?identifient pas efficacement, ni de manière
standardisée, certaines espèces, surtout celles
qui sont étroitement apparentées, ni ne détectent
de nouvelles espèces dont le phénotype a été
modifié par des conditions environnementales.
De plus, ces méthodes sont considérées comme
invasives pour les espèces étudiées, voire hau?
tement destructives. Il est donc urgent de déve?
lopper des approches fiables et efficaces pour
évaluer la biodiversité avec une haute précision
et une large gamme de groupes taxonomiques.
L?étude de l?ADN environnemental (ADNe),
dans lequel les signaux des macro? et micro?
organismes de l?environnement sont récupérés
à partir d?échantillons d?eau, est de plus en plus
utilisée pour la surveillance de la biodiversité
des milieux (Altermatt etal., 2023). L?ADNe est
défini comme du matériel génétique obtenu
directement à partir d?échantillons environne?
mentaux (Thomsen etal., 2015). Cette approche
est née du constat que les méthodes basées
sur la culture reflètent de manière inexacte la
composition des populations microbiennes
présentes dans leur milieu naturel. Eneffet,
de nombreux micro?organismes ne peuvent
pas être cultivés en laboratoire : l?ADN consti?
tue ainsi un accès unique à des informations
sur leur composition génétique. La découverte
d?ADNe issu de micro?organismes, qu?ils soient
anciens ou récents, dans divers environnements
(eaux, sols, air?) a permis le développement
de cette approche pour étudier la biodiversité
des micro?organismes dans son ensemble.
Cette approche a été par la suite élargie aux
autres organismes vivants de plus grande taille
(macro?organismes), permettant de distinguer
les différentes espèces d?organismes présents
dans le milieu (de tailles allant du µm au m).
Dans le cas des micro?organismes, il est pos?
sible de capturer l?organisme entier, tandisque
pour les macro?organismes (par exemple, les
poissons), seuls l?ADN extracellulaire ou des
échantillons de tissus inactifs peuvent être col?
lectés. Les macro?organismes libèrent effec?
tivement en permanence de l?ADN dans leur
milieu sous diverses formes, telles que l?urine,
les excréments, la peau, les écailles, les poils ou
encore la décomposition des individus morts.
Le fait que l?ADN persiste dans l?environnement
sur des périodes variées (de quelques semaines
à plusieurs centaines de milliers d?années),
et qu?il puisse être prélevé, extrait, analysé et
identifié, constitue une avancée technologique
et scientifique majeure. Le développement des
méthodes d?analyse basées sur l?ADNe a révo?
lutionné la surveillance de la biodiversité, en
offrant une détection rapide, performante et non
invasive à grande échelle, tout en permettant
l?identification simultanée de plusieurs groupes
d?organismes à partir d?un seul échantillon.
L?évolution rapide des technologies de séquen?
çage de nouvelle génération (Next?Generation
Sequencing, ou NGS) a rendu possible des
études de biodiversité à grande échelle avec
des coûts limités. Cette avancée a renforcé les
approches multi?espèces, grâce aux techniques
de metabarcoding et de métagénomique, qui
permettent le séquençage massif d?ADN pour
l?identification simultanée de multigroupes,
dans un échantillon complexe. Les informations
acquises permettent alors d?étudier la biodiver?
sité dans sa globalité, en incluant sa conser?
vation ou sa dégradation, qui peuvent être
impactées par divers facteurs environnemen?
taux, tels que la présence de polluants.
De telles méthodes par analyse de métagéno?
mique ont été récemment appliquées au LEESU
pour caractériser avec précision les différentes
communautés bactériennes présentes dans la
Seine, les dynamiques de ces communautés
soumises à différentes pressions anthropiques
(parmi lesquelles les rejets urbains avec diffé?
rents niveaux de traitement, y compris la désin?
fection), comme aux variations saisonnières et
climatiques (fig. 2) (Bagagnan etal., 2024).
La mesure de l?ADNe offre ainsi de nombreux
avantages pour étudier la biodiversité des
rivières par rapport aux autres méthodes de suivi
classiques. Elle présente cependant plusieurs
défis : (i) l?incapacité actuelle à estimer avec pré?
cision la densité ou la biomasse de différentes
espèces (par exemple, le nombre d?individus
d?une espèce réellement présents dans le milieu
au moment du prélèvement peut être biaisé par
des artefacts et contaminations liées au transport
de l?ADN par les courants) ; (ii) les absences
73
relier lA pression chimique àseseffets sur lA Biodiversité dAns les eAuX | Julien le rouX et al.
Transitions, n° 5, 2025
d?individus pour effectuer des mesures et
observer les morphologies ; (iii) la disponibi?
lité de bases des données de référence pour
l?identification des gènes et des espèces ; et (iv)
la compétence et l?expertise dans le traitement
des données issues du séquençage à l?aide des
outils bio?informatiques.
Vers des méthodes couplant analyse
chimique et analyse biologique ?
Les progrès techniques qui permettent aujour?
d?hui d?enregistrer des empreintes chimiques
HRMS par des approches non ciblées, ou
de mesurer l?ADN environnemental pour étu?
dier la biodiversité, fournissent des données
complexes et de taille importante. Elles néces?
sitent des étapes de traitement souvent chro?
nophages. L?analyse de ces données requiert
donc des infrastructures informatiques solides
et des méthodes numériques avancées. Des
efforts sont également entrepris à l?échelle inter?
nationale (notamment dans le réseau européen
NORMAN) pour permettre le partage des don?
nées (comme les spectres HRMS de polluants
ou les séquences d?ADN) et les mettre à dis?
position de la communauté scientifique, afin
de faciliter les identifications de polluants ou
d?espèces vivantes. Le défi consiste à mettre en
place les outils d?analyse multivariée pour faci?
liter l?utilisation de ces données, pour extraire
des indicateurs de biodiversité ou expliquer les
variabilités spatio?temporelles.
Les études de biodiversité dans les milieux
aquatiques relient en général les évolutions
observées sur les espèces détectées avec la
présence de pressions anthropiques (tels que
les rejets de stations d?épuration) ou de pol?
luants chimiques spécifiques. Cependant, relier
les signaux acquis par HRMS avec la diversité
génétique mesurée à travers l?ADNe n?a pas
encore fait l?objet de recherches. Toutefois, les
mélanges complexes de produits chimiques
doivent être pris en compte en même temps que
leurs effets complexes et leurs impacts sur les
écosystèmes. Ces deux approches partagent
une philosophie commune visant à acquérir
des signaux les plus exhaustifs possibles, s?agis?
sant d?empreinte chimique de contaminants
d?une part, et de diversité biologique d?autre
part. Leur couplage pourrait ainsi permettre de
mettre en évidence des liens inédits entre les
espèces vivantes présentes dans un milieu et
les contaminants qui y sont rejetés, voire d?iden?
tifier des marqueurs de pollution entraînant des
modifications génétiques et le développement
de nouvelles résistances bactériennes. Ce sont
les objectifs principaux proposés dans le cadre
du projet ChemBiodiv2 porté par le LEESU et
en collaboration avec le SIAAP. Intégrer ces
approches dans la surveillance de la qualité des
milieux aquatiques constitue donc une oppor?
tunité pour mieux comprendre les impacts des
activités humaines sur les organismes vivant
dans ces milieux.
Figure2. Abondance relative
(%) des différents groupes
bactériens identifiés par la
technique de séquençage
de nouvelle génération
dans les eaux de surface de
la Seine à Juvisy?sur?Orge
(JSO), Choisy?le?Roi (CLR),
Vitry?sur?Seine (VSS),
Champigny?sur?Marne
(CSM), Bougival (BOUG),
Conflans?Sainte?Honorine
(CSH), Triel?sur?Seine (TSS) en
fonction de la saison (printemps,
été, automne et hiver) en 2021.
Autrice : MyDung Jusselme,
2025 ; d?après Jusselme,
Bagagnan, Moilleron etal.,
2025.
2. Voir en ligne : https://www.
leesu.fr/chembiodiv-presentation
Groupes bactériensGroupes bactériens
Proteobacteria
Actinobacteriota
Bacteroidota
Firmicutes
Cyanobacteria
Bdellovibrionota
Campilobacterota
74
relier lA pression chimique àseseffets sur lA Biodiversité dAns les eAuX | Julien le rouX et al.
Transitions, n° 5, 2025
Altermatt Florian, Luca Carraro, Manuel
Antonetti et al., 2023. « Quantifying
biodiversity using eDNA from water bodies:
General principles and recommendations
for sampling designs », Environmental DNA,
vol. 5, n° 4, p. 671?682.
https://doi.org/10.1002/edn3.430
Bagagnan Sadia, Sabrina Guerin-Rechdaoui,
Anthony Marconi etal., 2024. « Overview of
microbial communities in the surface water of
the Seine River to understand their response
to climate change and human activities »,
Aquatic Ecology, vol. 58, n° 4, p. 1067?1089.
https://doi.org/10.1007/s10452?024?10124?3
Hollender Juliane, Emma L. Schymanski, Lutz
Ahrens etal., 2023. « NORMAN guidance
on suspect and non?target screening in
environmental monitoring », Environmental
Sciences Europe, vol. 35, p. 75.
https://doi.org/10.1186/s12302?023?00779?4
Huynh Nina, Emilie Caupos, Caroline Soares
Peirera etal., 2021. « Evaluation of Sample
Preparation Methods for Non?Target Screening
of Organic Micropollutants in Urban Waters
Using High?Resolution Mass Spectrometry »,
Molecules, vol. 26, n° 23, p. 7064.
https://doi.org/10.3390/molecules26237064
Jusselme My Dung, Sadia Bagagnan, Régis
Moilleron etal., 2025. « Suivi des commu?
nautés microbiennes en Seine comme reflets
des pressions anthropiques », Techniques
Sciences Méthodes, n° 1/2, p. 68?77.
Le Roux Julien, Julien Sade, 2024. « arcMS:
transformation of multi?dimensional high?res?
olution mass spectrometry data to colum?
nar format for compact storage and fast
access », Bioinformatics Advances, vol. 4, n° 1.
https://doi.org/10.1093/bioadv/vbae160
Lopez Viveros Melissa, Sam Azimi,
Emmanuelle Vulliet et al., 2023. « Obser?
ver la ville par le prisme des eaux usées.
Pré sentation de l?observatoire mis en oeu?
vre par le Siaap en Île?de?France », Tech?
niques Sciences Méthodes, n° 4, p. 13?19.
https://doi.org/10.36904/202304013
Nicholson Emily, Kate E. Watermeyer,
Jessica A. Rowland etal., 2021. « Scientific
foundations for an ecosystem goal, milestones
and indicators for the post?2020 global
biodiversity framework », Nature Ecology
& Evolution, vol. 5, n° 10, p. 1338?1349.
https://doi.org/10.1038/s41559?021?01538?5
Nihemaiti Maolida, Nina Huynh, Ro-
main Mailler et al., 2022. « High?Reso?
lution Mass Spectrometry Screening of
Wastewater Effluent for Micropollutants
and Their Transformation Products during
Disinfection with Performic Acid », ACS
ES&T Water, vol. 2, n° 7, p. 1225?1233.
https://doi.org/10.1021/acsestwater.2c00075
Sandré Fidji, Nina Huynh, Marie- Christine
Gromaire et al., 2022. « Road Runoff
Charac terization: Ecotoxicological As?
sessment Combined with (Non?)Target
Screenings of Micropollutants for the Iden?
tification of Relevant Toxicants in the Dis?
solved Phase », Water, vol. 14, n° 4, p. 511.
https://doi.org/10.3390/w14040511
Sepman Helen, Louise Malm, Pilleriin Peet
etal., 2023. « Scientometric review: Concen?
tration and toxicity assessment in environmental
non?targeted LC/HRMS analysis », Trends in
Environmental Analytical Chemistry, vol. 40.
https://doi.org/10.1016/j.teac.2023.e00217
Thomsen Philip Francis, Eske Willerslev,
2015. « Environmental DNA ? An emerging
tool in conservation for monitoring past and
present biodiversity », Biological Conservation,
vol. 183, p. 4?18.
https://doi.org/10.1016/j.biocon.2014.11.019
Bibliographie