Mémento de l'inventaire forestier national (2025)
Auteur moral
Institut national de l'information géographique et forestière (France)
Auteur secondaire
Résumé
"Selon les résultats de la dernière campagne d'inventaire forestier national, la forêt française poursuit son expansion, mais son état de santé se dégrade, notamment sous l'effet d'aléas climatiques plus fréquents et plus intenses. Maladies, altération, mortalité : les données collectées révèlent une situation qui doit nous alerter."
Editeur
IGN
Descripteur Urbamet
Descripteur écoplanete
changement climatique
;arboriculture
;impact sur l'environnement
Thème
Environnement - Paysage
;Méthodes - Techniques
;Ressources - Nuisances
;Risques
;Sciences de la terre
Texte intégral
MÉMENTO
ÉDITION 2025
2
Créé en 1958 pour décrire et suivre la forêt de manière objective
et représentative, l?inventaire forestier national est le seul
dispositif qui détaille les écosystèmes forestiers et la ressource
en bois de l?ensemble des forêts, publiques et privées, sur le
territoire hexagonal et la Corse.
L?inventaire forestier national est basé sur une méthode dite
« en continu », adoptée en 2005 pour mieux rendre compte
des évolutions plus rapides que connaissent nos forêts
depuis les tempêtes de décembre 1999 et les sécheresse
et canicule de 2003. Les résultats de l?inventaire sont
publiés chaque année à partir des données collectées sur
le terrain pendant les cinq années précédentes. Près de
60 000 placettes de terrain, inventoriées de 2020 à 2024,
sont donc mobilisées pour les résultats publiés en 2025
(dont 12 000 placettes observées en 2024).
Ce mémento propose un état des lieux synthétique des forêts
de l?Hexagone et de la Corse, en mettant en avant une partie
des données collectées comme la surface, le volume de bois,
les essences, la production, les prélèvements et la mortalité.
Une équipe optimisée de techniciens de terrain,
photo-interprètes et experts de divers domaines
recueillent et traitent les données. Ils font progresser les
protocoles pour répondre aux évolutions du contexte
environnemental. Ils s?appuient sur un ensemble
de partenaires dont l?Office national des forêts (ONF),
le Centre national de la propriété forestière (CNPF), l?Institut
national de recherche pour l?agriculture, l?alimentation et
l?environnement (Inrae) et les communes.
Depuis 2017, l?enquête inventaire forestier national figure
parmi les enquêtes à caractère obligatoire reconnues
d?intérêt général et de qualité statistique (au même titre
que les enquêtes de l?Insee).
Ce label du Conseil national de l?information statistique
est une garantie de qualité, d?objectivité et de protection
de la vie privée.
L?ENQUÊTE STATISTIQUE
INVENTAIRE FORESTIER NATIONAL
MÉMENTO 2025 3
ÉDITO
« Les forêts, bois et arbres sont placés sous la sauvegarde
de la Nation » : ainsi commence l?article L112.1 du Code
forestier. Pour contribuer à cette ambition, ce même code
stipule qu?« il est tenu un inventaire national permanent
des ressources forestières » dont est chargé l?IGN dans le
cadre de sa mission nationale d?information forestière.
Les pages « Outre-mer » de ce mémento indiquent d?ailleurs
des nouveautés pour ces forêts si riches.
Ces résultats 2025 de l?inventaire forestier national pour
l?Hexagone et la Corse s?inscrivent dans un contexte
d?aléas météorologiques plus fréquents et plus intenses.
Les écosystèmes forestiers évoluent sous l?effet du
changement climatique, parfois de manière lente et diffuse
(dépérissement, changement des pratiques sylvicoles?),
parfois de manière rapide et massive (épidémies, tempêtes,
incendies?).
Les résultats présentés ici témoignent des transformations à
l?oeuvre dans nos écosystèmes forestiers, avec notamment la
poursuite de la hausse de la mortalité des arbres, qui atteint
maintenant +125 % par rapport à la décennie précédente.
Les stocks de bois et de carbone présents en forêt continuent
cependant de croître, à un rythme qui semble se stabiliser
après avoir ralenti pendant plusieurs années.
Dans ce dernier cru du mémento de l?inventaire forestier
national, de nouvelles pages dédiées aux suivis de la
régénération des peuplements et de la pression des ongulés
sauvages sont insérées. Ces suivis, élaborés en concertation
avec les acteurs concernés par l?équilibre sylvo-cynégétique,
apporteront progressivement une information normée de
plus en plus complète sur un des enjeux majeurs pour l?avenir
de la forêt.
Par ailleurs, les pages « zoom » sont consacrées aux données
de l?IGN relatives aux forêts régénérées par plantation ou
semis artificiel, un thème important à plusieurs égards.
Ce mémento synthétique met ainsi en avant quelques-uns
des grands enseignements de l?année aux échelles nationale
et régionale. Sa lecture appelle aussi à explorer plus en
profondeur ces résultats extrêmement riches, grâce aux
différents outils de consultation de l?Observatoire des forêts
françaises.
Bonne lecture !
3
4 SOMMAIRE
SURFACES FORESTIÈRES
La forêt en Outre-mer 10
La forêt en France hexagonale et Corse 12
La propriété forestière 14
Le taux de boisement 16
L?augmentation de la surface forestière 18
Les forêts plantées 6
ZOOM SUR...
MÉMENTO 2025 5
ÉCOSYSTÈMES FORESTIERS
RESSOURCE EN BOIS
Les principales essences forestières 48
Autres informations sur les essences 59
Principaux chiffres sur les essences 60
La richesse spécifique des arbres 62
Les catégories de peuplements 64
Régénération forestière et grands ongulés 66
Relevés floristiques 68
Ressources et outils de l?IGN 70
L?évolution de la ressource en bois 22
Le volume des arbres vivants 26
Le bois mort sur pied 28
Le bois mort au sol 30
L?état sanitaire de la forêt 32
La mortalité des arbres 34
Les prélèvements de bois 36
La production biologique des arbres 38
Le bilan des flux de bois 40
Quelques données régionales 42
La contribution à l?atténuation de l?effet de serre 44
6
SUPERFICIE DE FORÊT, PLANTÉE OU NON,
PAR GRANDE RÉGION ÉCOLOGIQUE
Les forêts régénérées naturellement sont majoritaires en France.
Elles représentent 86 % de la superficie de la forêt disponible
pour la production de bois. Les forêts plantées (obtenues par
plantation ou semis artificiel) occupent 2,3 millions d?hectares.
Leur proportion (14 %) est stable par rapport à 2012.
Le pin maritime représente 29 % de ces forêts (679 000 ha),
le douglas 19 % (448 000 ha), les essences feuillues 19 %
(441 000 ha) et l?épicéa commun 11 % (253 000 ha).
L?âge de récolte des arbres, qui dépend de la sylviculture et des
essences, est variable, comme l?a été l?effort de création ou de
régénération artificielle au fil du temps. 65 % des peuplements
plantés datent d?avant 2000, dont 23 % (324 000 ha) de douglas,
17 % (239 000 ha) d?épicéa commun et 16 % (226 000 ha) de
pin maritime. Ceux plantés après 2000 se composent pour
56 % (453 000 ha) de pin maritime, notamment pour les
reconstitutions de peuplements après les tempêtes de 1999 et
2009, et pour 15 % (124 000 ha) de douglas.
Toutes les forêts, plantées ou non, sont multifonctionnelles.
Ainsi, les forêts plantées produisent du bois, stockent du
carbone, protègent les sols en montagne et les dunes littorales,
etc. On les trouve principalement en Nouvelle-Aquitaine et
dans le Massif central.
LES FORÊTS PLANTÉES
0
1
2
3
< 0,05
0,2 0,4
0,2
0,1
0,1
0,6
0,7
< 0,05
< 0,05
0,1
0,5
0,6
2,7
2,0 0,5
0,4
2,4
1,8
0,6
1,4
1,2
avant 1960
entre 1960 et 1980
entre 1980 et 2000
après 2000
Forêt plantée
(en millions d?hectares)
Forêt non plantée
MÉMENTO 2025 7
Cependant, les forêts plantées contribuent plus que les autres
à la bioéconomie, notamment du fait des essences choisies.
La croissance des arbres y est plus forte (10,3 m3/ha/an vs 4,5)
et elles contribuent pour 27 % à la production biologique
totale. De même, la récolte de bois y est plus importante
(8,4 m3/ha/an vs 2,4), et elles fournissent 37 % des volumes de
bois récoltés. Elles constituent donc un levier de décarbonation
de l?économie, principalement par la fourniture de bois
matériau, qui stocke du carbone et se substitue à d?autres
matériaux émetteurs de gaz à effet de serre.
79 % des forêts plantées sont privées (vs 75 % pour l?ensemble
de la forêt). En détail, 90 % des forêts plantées de pin maritime
et 85 % de celles de douglas sont privées. Ce taux est de 64 %
pour l?épicéa et autour de 50 % pour le sapin et le pin sylvestre.
Par ailleurs, en forêt privée, 55 % des forêts plantées sont
régies par un plan simple de gestion (100 % sont régies par
un aménagement forestier en forêt publique).
Définition FAO* : les forêts plantées comprennent les
peuplements où les arbres sont établis de manière
prédominante par plantation et/ou par semis direct,
sur des terres auparavant boisées ou non. Les espèces
peuvent être d?origine locale ou introduites.
Ainsi, pour l?IGN, une forêt est considérée comme plantée
dès lors que l?origine artificielle du peuplement est visible
sur le terrain (lignes de plantation). Toutefois, la forêt sera
comptabilisée comme forêt régénérée naturellement
si la moitié, ou plus, des plants sont morts ou en cas
d?enrichissement dans une régénération naturelle.
* Organisation des Nations unies pour l?alimentation et l?agriculture
POUR EN SAVOIR PLUS :
inventif.ign.fr/foret-plantee/
Vente de plants forestiers (source Inrae) :
agriculture.gouv.fr/statistiques-annuelles-sur-les-ventes-de-graines-et-
plants-forestiers
https://inventif.ign.fr/foret-plantee/
https://agriculture.gouv.fr/statistiques-annuelles-sur-les-ventes-de-graines-et-plants-forestiers
https://agriculture.gouv.fr/statistiques-annuelles-sur-les-ventes-de-graines-et-plants-forestiers
8
MÉMENTO 2025 9
SURFACES
FORESTIÈRES
En expansion continue depuis plus d?un siècle,
la forêt couvre aujourd?hui près d?un tiers
du territoire hexagonal et Corse,
avec une histoire et des caractéristiques
très variées selon les régions.
Les territoires d?Outre-mer abritent
également une part importante de forêt.
10
Guyane
7 982 000 ha
Mayotte
9 600 ha
La Réunion
77 150 ha
Martinique
52 670 ha
Guadeloupe
75 600 ha
17 568 000 ha
LA FORÊT EN OUTRE-MER
POUR EN SAVOIR PLUS :
observatoire.foret.gouv.fr/themes/les-forets-en-outre-mer
La forêt des cinq départements et régions d?Outre-mer
(DROM) représente un tiers de la forêt française, soit
8,2 millions d?hectares. Le taux de boisement dans ces
territoires est compris entre 26 % (Mayotte) et 96 % (Guyane),
à comparer à celui de la France hexagonale et Corse (32 %).
Les forêts d?Outre-mer se caractérisent par la grande richesse
de leur biodiversité, que ce soit au sein de chaque territoire
ou d?un territoire à un autre. Les types de forêt y sont très
variés (mangrove, forêt xérophile, sempervirente saisonnière,
ombrophile d?altitude, etc.) et peuvent abriter un grand
nombre d?espèces d?arbres : environ 210 dans un hectare de
forêt guyanaise.
Ce patrimoine forestier ultramarin, extrêmement riche, tant
en termes de biodiversité que de stock de biomasse, n?est
pas autant documenté que celui des forêts de l?Hexagone et
de la Corse, notamment parce qu?il ne dispose pas encore
d?un inventaire forestier permanent. Des premiers jeux
d?indicateurs sont néanmoins disponibles. De plus, depuis
fin 2024, l?IGN et l?ONF, épaulés par un consortium réunissant
plusieurs organismes de recherche (Cirad, IRD, CNRS, etc.),
étudient, pour ces territoires, les conditions de mise en
oeuvre d?un inventaire forestier de terrain ainsi que l?apport
https://observatoire.foret.gouv.fr/themes/les-forets-en-outre-mer
MÉMENTO 2025 11
Guyane
7 982 000 ha
Mayotte
9 600 ha
La Réunion
77 150 ha
Martinique
52 670 ha
Guadeloupe
75 600 ha
17 568 000 ha
Surface
forestière
Taux de
boisement
Évolution
des surfaces
depuis 1990
Aires
protégées
ha % % %
Guadeloupe 75 600 47 + 3,2 31
Martinique 52 670 50 + 6,4 25
Guyane 7 982 000 96 - 1,8 30
Mayotte 9 600 26 inconnue 27
La Réunion 77 150 31 + 12,2 72
Source : FAO, 2025, Forest Resources Assessment.
Un changement de méthodologie portant sur la distinction entre « forêts »
et « autres terres boisées » explique une partie des écarts avec l'édition 2020.
de données issues de technologies innovantes (télédétection,
lidar aéroporté, modèles d?apprentissage profond de
l?intelligence artificielle, etc.).
Parallèlement, la production de nouvelles cartographies des
formations végétales est amorcée. Avant le cyclone Chido, une
cartographie de Mayotte a été produite*. Celle de la Martinique
le sera fin 2025 et celle de la Guadeloupe début 2026.
Par ailleurs, tous les cinq ans, l?Organisation des Nations unies
pour l?alimentation et l?agriculture (FAO) réalise un état
des lieux des forêts mondiales. L?édition 2025, disponible
à compter du 21 octobre 2025, reprendra les chiffres
ci-dessous fournis par la France.
* Cartographie des formations végétales de Mayotte : geoservices.ign.fr/bdforet
https://geoservices.ign.fr/bdforet
12
Une forêt est un territoire occupant une superficie d?au
moins 5 000 m2 avec des arbres pouvant atteindre une
hauteur supérieure à 5 mètres à maturité in situ, un couvert
boisé de plus de 10 %, une largeur moyenne d?au moins
20 mètres.
Pour s?aligner avec la définition internationale de
la forêt établie par la FAO, les terrains boisés dont
l?utilisation prédominante du sol est agricole ou
urbaine, ne sont pas comptabilisés comme de la forêt.
À l?inverse les terrains non boisés utilisés à des fins
forestières (route forestière, pare-feu, etc.) devraient être
considérés comme de la forêt. Toutefois, pour garantir une
définition stable dans le temps, et n?ayant l?information
que depuis 2015, l?IGN ne les inclut pas dans la superficie
forestière. Ils représentent près de 90 000 ha.
La forêt en France hexagonale et Corse couvre 17,6 millions
d?hectares, soit 32 % du territoire, avec une incertitude
statistique de l?ordre de 100 000 ha.
C?est le type d?occupation du sol le plus important après
l?agriculture, qui couvre plus de la moitié de la France.
Les résultats de ce premier chapitre « Surfaces forestières »
se rapportent à l?ensemble de la forêt, disponible pour
la production de bois ou non.
Les autres chapitres ne portent que sur la forêt disponible
pour la production de bois, dans laquelle l'inventaire forestier
recueille davantage de données.
Cette forêt, appelée « forêt de production », couvre
16,7 millions d?hectares, soit 95 % de l?ensemble de la forêt.
Il s?agit de forêts où ni l?utilisation de l?espace ni les conditions
d?accès ne s?opposent à la récolte éventuelle de bois.
LA FORÊT EN FRANCE
HEXAGONALE ET CORSE
MÉMENTO 2025 13
REPRÉSENTATION DES 57 700 POINTS
DE LA CAMPAGNE 2024
INTERPRÉTÉS À PARTIR DE PHOTOGRAPHIES AÉRIENNES
Forêt : 32 %
Autre végétation : 58 %
dont terres agricoles, prairies et espaces naturels
Forêt 32 %
Bosquet* < 1 %
Landes 1 %
Sans végétation 7 %
Autre végétation 58 %
Eau continentale 1 %
Dans les pages suivantes, si le territoire concerné n?est pas mentionné,
il s?agit par défaut de la France hexagonale et Corse.
* Un bosquet est un territoire occupant une superficie supérieure ou égale à
500 m2 et inférieure à 5 000 m2, avec un couvert arboré de plus de 40 %.
14
LA PROPRIÉTÉ
FORESTIÈRE
La classe de propriété caractérise le statut juridique
du site. Un terrain est dit public lorsqu?il relève du
régime forestier. Parmi les terrains publics, les terrains
domaniaux (forêts domaniales) appartiennent à l?État.
Les autres terrains publics appartiennent généralement à
des communes (forêts communales) mais aussi à d?autres
collectivités locales ou à des établissements publics.
Tous les terrains ne relevant pas du régime forestier
sont dits privés dans le cadre de l?inventaire forestier
national. L?ONF fournit à l?IGN les informations des
propriétés relevant du régime forestier.
Le Centre national de la propriété forestière (CNPF)
fournit à l?IGN l?information sur les surfaces faisant
l?objet d?un Plan simple de gestion (PSG).
Les trois quarts de la forêt (13,2 millions d?hectares)
appartiennent à des propriétaires privés. 3,1 millions d?hectares
font l?objet d?un Plan simple de gestion (PSG), soit 18 %
de la forêt.
La forêt publique représente donc un quart des forêts. Elle se
répartit entre les forêts domaniales (1,55 million d?hectares)
et les autres forêts publiques (2,8 millions d?hectares),
essentiellement des forêts communales.
Dans l?Ouest de la France, la part de la forêt privée est
nettement plus élevée que la moyenne nationale et dépasse
90 % pour les régions Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine et
Bretagne.
La région Grand Est est la seule région où la forêt privée
est minoritaire (45 %).
MÉMENTO 2025 15
PART DE LA SURFACE FORESTIÈRE PUBLIQUE
PAR DÉPARTEMENT
RÉPARTITION DE LA PROPRIÉTÉ FORESTIÈRE
Moins de 10 %
Entre 10 et 25 %
Entre 25 et 50 %
entre 50 et 75 %
Forêt domaniale : 9 %
Autre forêt publique : 16 %
Forêt privée avec PSG : 18 %
Forêt privée sans PSG : 57 %
16
LE TAUX
DE BOISEMENT
La forêt couvre aujourd?hui 32 % du territoire. Il y a un siècle,
en 1908, le taux de boisement s?élevait à 19 %. Ces moyennes
masquent néanmoins de fortes disparités départementales.
Aujourd?hui, quatre départements (contre dix-huit en 1908)
présentent un taux de boisement inférieur à 10 % : la Manche,
la Vendée, la Mayenne et les Deux-Sèvres.
Sept départements (aucun en 1908) ont un taux de boisement
supérieur ou égal à 60 % (cf. graphique ci-dessous).
LES DIX DÉPARTEMENTS
AU PLUS FORT TAUX DE BOISEMENT
32 %
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100%
Lozère
Drôme
Pyrénées-Orientales
Landes
Alpes-de-Hte-Prov.
Ardèche
Haute-Corse
Var
Alpes-Maritimes
Corse-du-Sud
MÉMENTO 2025 17
EN 1908
EN 2024
TAUX DE BOISEMENT DES DÉPARTEMENTS
Moins de 15 %
Entre 15 et 25 %
Entre 25 et 35 %
Entre 35 et 45 %
45 % et plus
Hors France en 1908
18
Depuis près de deux siècles, la superficie forestière augmente.
Il y a un siècle (en 1908), la forêt couvrait près de 10 millions
d?hectares. Aujourd?hui, elle s?étend sur 17,6 millions.
L?exode rural, les révolutions agricole et industrielle,
le boisement des terres soutenu par le Fonds forestier national
(1947 - 1999 : 2 millions d?hectares boisés ou reboisés) et
la poursuite des reboisements en montagne ont grandement
contribué à cette expansion d?après-guerre.
Entre 1908 et 1985, la forêt s?est étendue de 4,2 millions
d?hectares, soit une progression moyenne de plus de
50 000 hectares par an, notamment dans le Massif central et
sur la pointe bretonne.
En 1985, la forêt atteignait 14,1 millions d?hectares. La surface
forestière a donc augmenté de 3,4 millions d?hectares depuis,
ce qui est supérieur à la superficie de la région Pays de la Loire.
L?accroissement de la surface forestière est toujours soutenu,
à hauteur de 90 000 ha par an. Cette extension concerne
notamment la Bretagne et la zone méditerranéenne.
L?AUGMENTATION
DE LA SURFACE FORESTIÈRE
ÉVOLUTION DE LA SURFACE FORESTIÈRE
DEPUIS LA MOITIÉ DU XIXe SIÈCLE
14,1
9,9
8,9
16,2
17,6
millions d?hectares
20241985 201019081840
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18 ,
MÉMENTO 2025 19
EN 1908
EN 2024
SUPERFICIE FORESTIÈRE DES DÉPARTEMENTS
Moins de 100 000 ha
Entre 100 000 et 150 000 ha
Entre 150 000 et 200 000 ha
Entre 200 000 et 300 000 ha
300 000 ha et plus
Hors France en 1908
20
MÉMENTO 2025 21
RESSOURCE
EN BOIS
Le volume de bois sur pied (2,9 milliards
de mètres cubes) évolue selon la croissance
des arbres, les prélèvements et la mortalité.
Le solde de ces trois flux tend à se stabiliser
et reste positif sur la période 2015-2023.
22
Le volume des arbres est estimé à partir de mesures
réalisées sur le terrain.
D?une façon générale, seuls sont pris en compte dans
l?inventaire les arbres dits « recensables » dont la
circonférence à 1,30 m de hauteur est supérieure ou égale
à 23,5 cm (7,5 cm de diamètre). Le volume estimé englobe
la tige principale depuis le niveau du sol jusqu?à une
section de 7 cm de diamètre (dit volume « bois fort tige »).
NB : le volume bois fort tige ne prend ainsi pas en compte
le volume des branches, qui est généralement plus important
pour les feuillus.
L?augmentation de la superficie forestière se traduit également
par une forte progression du stock de bois, avec un décalage
temporel lié à la vitesse de croissance lente des arbres.
Depuis 1985, le stock de bois vivant est passé de 1,8 à
2,9 milliards de mètres cubes. Il s?agit d?une croissance de plus
de 50 % en près de quarante ans !
L?ÉVOLUTION
DE LA RESSOURCE EN BOIS
Non compté
1,30 m
Ø < 7,5 cm Ø ? 7,5 cm
Compté
7 cm
MÉMENTO 2025 23
Sur la période 1985-2024, l?évolution départementale du
volume de bois vivant est contrastée. Deux départements
enregistrent une diminution sur cette période : la Gironde
(- 4 %) et les Landes (- 27 %), fortement touchés par les tempêtes
de 1999 et 2009. Depuis, le volume y augmente à nouveau.
L?évolution est inférieure à la moyenne nationale dans les
départements du Nord-Est, notamment en raison d?une forêt
déjà mature, des effets de la tempête de 1999 ainsi que des
récentes mortalités liées aux sécheresses, aux scolytes de
l?épicéa et à la chalarose du frêne.
À l?inverse, les départements situés au sud du Massif central
et dans le secteur armoricain connaissent la plus forte
dynamique de croissance : le stock de bois en forêt y a plus
que doublé en quatre décennies.
Entre 0 et + 50 %
Entre + 50 et + 100 %
Entre + 100 et + 150 %
+ 150 % et plus
Diminution du volume de bois vivant
Augmentation du volume :
ÉVOLUTION DU VOLUME DE BOIS VIVANT ENTRE 1985 ET 2024
24
ÉVOLUTION DU VOLUME DE BOIS VIVANT
DES FEUILLUS, DES CONIFÈRES ET DU TOTAL
DURANT LES QUARANTE DERNIÈRES ANNÉES
millions de m³
1 830
2 872
2 440
1985 2010 2015 2024
Total Feuillus Conifères
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
2 770
2 646
2020
Cette augmentation du stock de bois vivant, de l?ordre
d?un milliard de mètres cubes entre 1985 et 2024, s?inscrit
dans une dynamique continue. Elle est de 260 millions de
mètres cubes de bois en forêt sur les dix dernières années
(cf. graphique ci-dessous).
Cependant, elle tend à se réduire depuis quelques années,
notamment pour les conifères, en raison d?une production
biologique plus faible, ainsi que d?une hausse de la mortalité
et des prélèvements (cf. page 34 et suivantes).
L?augmentation du stock est plus forte pour les feuillus (+ 67 %
en une quarantaine d?années, soit près de 750 millions de m³)
que pour les conifères (+ 41 %, soit près de 290 millions de m³).
La part des feuillus dans le stock total de bois vivant dans les
forêts augmente donc.
Sur les dix dernières années, le stock est en augmentation
pour toutes les classes de diamètre pour les feuillus,
à l?exception de la plus petite (moins de 20 cm), qui reste stable.
Pour les conifères, seuls les volumes des classes de diamètre de
40 cm ou plus augmentent, les valeurs des plus petites classes
restent statistiquement stables.
Les nouvelles informations sur le renouvellement des
peuplements permettront de mieux documenter la dynamique
des très petites classes de diamètre.
MÉMENTO 2025 25
ÉVOLUTION DÉCENNALE DU VOLUME DE BOIS VIVANT,
PAR CLASSE DE DIAMÈTRE ET PAR GROUPE D?ESSENCES
* Les classes de diamètre sont des valeurs centrées.
Par exemple, la classe 10-15 regroupe les diamètres [7,5 - 17,5 cm[,
la classe 20-25 regroupe les diamètres [17,5 - 27,5 cm[, etc.
Les arbres d?un diamètre inférieur à 7,5 cm ne sont pas comptabilisés.
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
millions de m³
90-9
5
10
0 et +
80-8
5
60-6
5
70
-75
50-5
5
40-4
5
30-3
5
20-2
5
10
-15
Classe de diamètre* à 1,30 m (en cm)
2014 2024
Feuillus
0
50
100
150
200
250
300
millions de m³
90-9
5
10
0 et +
80-8
5
60-6
5
70
-75
50-5
5
40-4
5
30-3
5
20-2
5
10
-15
Classe de diamètre* à 1,30 m (en cm)
2014 2024
Conifères
26
LE VOLUME
DES ARBRES VIVANTS
Comme énoncé dans les pages précédentes, le volume des
arbres vivants en forêt s?élève à 2,9 milliards de mètres cubes.
Les feuillus en représentent 65 % et les conifères 35 % (39 %
en 1985).
Les chênes (sessile, pédonculé, pubescent et vert) sont
les essences feuillues les plus représentées sur le territoire
(44 % du volume des feuillus ; ce ratio est stable dans le temps).
L?épicéa commun et le sapin pectiné constituent à eux deux
40 % du volume des conifères (en baisse, ils en représentaient
43 % il y a dix ans). Au cours de cette décennie, le pin maritime
est la seule espèce résineuse dont le volume a significativement
augmenté.
RÉPARTITION DU VOLUME DES ARBRES VIVANTS
PAR ESSENCE
Feuillus : 1 867 millions de m3Conifères : 1 005 millions de m3
Autres conifères
Douglas
Sapin
pectiné
Épicéa
commun
Pin maritime
Pin sylvestre
Autres feuillus
FrêneChêne vert : 1 %
Charme
Châtaignier
Chêne pubescent
Hêtre
Chêne pédonculé
Chêne
sessile
12 %
12 %
14 % 4 %
4 %
5 %
3 %
5 %
5 %
6 %
6 %
8 %
6 %
10 %
MÉMENTO 2025 27
Le volume des arbres vivants à l?hectare est en moyenne de
173 m³. Il est plus élevé en forêt publique (200 m³/ha) qu?en
forêt privée (165 m³/ha).
Il dépasse les 200 m³/ha dans une grande partie des
sylvoécorégions* de montagne. À l?opposé, celles du Sud, et
particulièrement sur le pourtour méditerranéen, affichent
les valeurs les plus faibles (cf. carte ci-dessous). Ceci
s?explique par des conditions de milieu moins favorables ou
par le mode de gestion des peuplements forestiers du massif
landais et par les tempêtes de 1999 et 2009 qui ont affecté
le Sud-Ouest.
En France, en moyenne, le stock de bois vivant est passé de
137 m³ à 173 m³ par hectare entre 1985 et 2024. Durant cette
période, le nombre de tiges à l?hectare a légèrement diminué,
les arbres sont donc plus gros et/ou plus grands (le volume
unitaire moyen d?un arbre est passé de 0,19 m³ à 0,25 m³).
Cela traduit un certain « mûrissement » de la forêt.
VOLUME À L?HECTARE DES ARBRES VIVANTS
PAR SYLVOÉCORÉGION
Moins de 100 m3/ha
Entre 100 et 150 m3/ha
Entre 150 et 200 m3/ha
Plus de 200 m3/ha
* Une sylvoécorégion correspond à une zone géographique suffisamment
vaste à l?intérieur de laquelle la combinaison des valeurs prises par les
facteurs déterminant la production forestière ou la répartition des habitats
forestiers est originale. Il existe 86 sylvoécorégions en France.
28
Du bois mort sur pied ou des chablis ont été observés
sur presque 40 % de la superficie de la forêt de production.
En 2024, le bois mort sur pied et les chablis
représentent 159 millions de mètres cubes, soit 5 %
du volume total des arbres (vivants, morts et chablis).
En 2013, ce volume était de 119 millions de mètres cubes.
Si le volume de bois mort sur pied de plus de cinq ans
est stable (autour de 60 millions de m³), ce n?est pas le
cas de celui des arbres morts depuis moins de cinq ans.
En effet, ce dernier a doublé au cours de la dernière décennie
(cf. histogramme) et dépasse désormais le volume de bois
mort sur pied de plus de cinq ans. Ceci est dû à la hausse
de la mortalité depuis près d?une dizaine d?années (cf. page 34)
et est à relier à l?augmentation moindre du volume vivant
depuis quelques années (cf. page 24).
La part que représentent les arbres morts et chablis par
rapport au volume total est très variable selon les essences.
Ainsi par exemple, 18 % du volume de châtaignier est mort
ou chablis, ou encore 10 % du frêne, 9 % de l?épicéa commun
et 2 % du chêne sessile (cf. tableau page 61).
LE BOIS MORT
SUR PIED
Bois mort sur pied : arbre ne présentant aucun signe de
vie au-dessus de 1,30 m et toujours sur pied, cassé ou non
au niveau de sa tige ou de son houppier.
Chablis : Arbre déraciné à cause d?un accident, dont le
tronc forme un angle inférieur à 30 grades avec le sol, avec
un signe de vie au-dessus de 1,30 m par rapport au collet.
MÉMENTO 2025 29
En moyenne, il y a 9,6 m³ de bois mort et chablis par
hectare (contre 6,6 m³/ha il y a dix ans). Comme pour le
volume de bois vivant, les deux tiers du volume de bois
mort sur pied et chablis proviennent d?essences feuillues.
En revanche, la part individuelle des essences varie fortement.
À lui seul, le châtaignier, atteint par différentes maladies,
représente 18 % du bois mort sur pied et des chablis
(29 millions de m3).
RÉPARTITION DU VOLUME DE BOIS MORT SUR PIED
ET DES CHABLIS PAR ESSENCE
Autres conifères
Douglas : 2 %
Sapin pectiné
Pin sylvestre
Épicéa
commun
Pin maritime
Autres feuillus
Charme : 3 %Chêne vert : 1 %
Frêne
Chêne pubescent
Hêtre
Chêne sessile
Chêne
pédonculé
Châtaignier
6 %
18 %
8 %
5 %
4 %
5 %
3 %
19 %
7 %
11 %
6 %
3 %
ÉVOLUTION DU VOLUME DE BOIS MORT SUR PIED
DE MOINS DE CINQ ANS PAR CLASSE DE DIAMÈTRE
0
5
10
15
20
25
90-9
5
10
0 et +
80-8
5
60-6
5
70
-75
50-5
5
40-4
5
30-3
5
20-2
5
10
-15
Classe de diamètre à 1,30 m (en cm)
millions de m³
2013 2024
30
Le bois mort au sol représente 300 millions de mètres cubes
en moyenne en 2024. Il est également en augmentation
(262 millions de mètres cubes en 2013).
En moyenne, on compte 18 m³ de bois mort au sol par
hectare de forêt. Les sylvoécorégions de montagne en
contiennent davantage que celles des régions de plaine.
Cela s?explique en partie par un volume de bois vivant à
l?hectare plus élevé, des conditions d?accessibilité plus
difficiles ou encore certains phénomènes de mortalité
des arbres.
Par ailleurs, comme pour le bois mort sur pied, cette
répartition dépend également des essences : le bois mort
au sol est le plus souvent du châtaignier (10 %), du hêtre,
des chênes sessile et pédonculé (chacun représentant environ
8 % du bois mort au sol) et du sapin pectiné, de l?épicéa
commun et du pin sylvestre (chacun pour 7 %).
Les pièces de petits diamètres (moins de 20 cm) représentent
environ 72 % du bois mort au sol. Plus des deux tiers du volume
de bois mort au sol sont dans un état de décomposition avancée
(pourriture moyenne à complète, voire forme modifiée).
LE BOIS MORT
AU SOL
Bois mort au sol : pièce de bois (branche ou
tronc) détachée de sa souche naturellement
ou artificiellement, si la coupe date de plus d?un an.
MÉMENTO 2025 31
VOLUME À L?HECTARE DE BOIS MORT AU SOL
PAR SYLVOÉCORÉGION
Moins de 10 m3/ha
Entre 15 et 20 m3/ha
Entre 10 et 15 m3/ha
Entre 20 et 25 m3/ha
Plus de 25 m3/ha
RÉPARTITION DU VOLUME DE BOIS MORT AU SOL
PAR ESSENCE
Autres conifères
Douglas : 3 %
Sapin
pectiné
Pin sylvestre
Épicéa
commun
Pin maritime
Autres feuillus
Charme
Chêne vert : 1 %
Frêne
Chêne pubescent : 3 %
Hêtre
Chêne
sessile
Chêne
pédonculé
Châtaignier
10 %
8 %
5 %
7 %
21 %
7 %
7 %
7 %
5 %5 %
4 %
8 %
5 %
32
L?ÉTAT SANITAIRE DE LA FORÊT
TAUX D?ARBRES FORESTIERS ALTÉRÉS
L?altération de l?état des arbres est souvent liée à la présence
de bioagresseurs (champignons, insectes, bactéries, etc.)
exotiques émergents ou à des conditions pédoclimatiques de
plus en plus défavorables aux arbres du fait du changement
climatique. Ce dernier les rend également moins résistants
aux bioagresseurs indigènes.
Pour mesurer l?état de santé d?un arbre, une notation
à deux critères symptomatologiques pérennes (qui ne
prennent pas en compte le feuillage, sensible à des
événements plus ponctuels) permet une évaluation rapide
et robuste. Il s?agit de la présence de branches mortes
dans la partie haute du houppier et, nouveauté pour
l?inventaire forestier national depuis 2021, du manque
d?aiguilles (pour les conifères) ou de ramifications (pour les
feuillus), révélateur de la vivacité des branches vivantes.
Sur la période 2021-2024, la France compte 193 millions
d?arbres altérés (vivants ou morts sur pied depuis moins
de cinq ans), parmi les 2 289 millions d?arbres qualifiés.
Le taux d?arbres forestiers altérés est donc en moyenne de 8 %.
La proportion est identique en termes de volume.
moins de 5 %
entre 5 et 10 %
entre 10 et 15 %
15 % et plus
MÉMENTO 2025 33
L?état sanitaire de la forêt peut être abordé sous plusieurs
angles : habitat, sol, arbres, etc. Ici, seul l?état des arbres est
pris en compte, selon la méthode DEPERIS.
La collaboration avec le Département de la santé des
forêts (DSF) du ministère chargé de l?agriculture a conduit
l?IGN à collecter une nouvelle information sur les arbres
d?au moins 22,5 cm de diamètre, non accidentés et ayant
pleinement accès à la lumière : le manque de ramifications
des feuillus ou le manque d?aiguilles des résineux. Depuis la
campagne 2021, la combinaison de cette information et du
taux de branches mortes permet de mieux rendre compte
de l?état des arbres, à travers une notation synthétique
(de A à F). À partir de la note D, l?état sanitaire de l?arbre est
considéré comme altéré. Cela ne présume toutefois pas de
son devenir à court ou plus long terme.
Manque de rami?cations ou d?aiguilles
M
or
ta
lit
é
de
b
ra
nc
he
s
0 à 5 %
5 à 25 %
25 à 50 %
50 à 75 %
75 à 95 %
95 à 100 %
0 à 5 % 5 à
25 %
25 à
50 %
50 à
75 %
75 à
95 %
95 à
100 %
A B C D E F
arbres sains arbres altérés
Le taux d?arbres altérés représenté ci-contre correspond au
rapport du nombre d?arbres altérés (D à F) sur l?ensemble des
arbres qualifiés (A à F), au sein de chaque sylvoécorégion.
C?est un chiffre a minima ou apparent : les jeunes arbres ne
font pas l?objet de ce type d?observation, les arbres altérés et
abattus rapidement sont généralement vus « récoltés » par les
équipes de l?IGN et les arbres morts depuis plus de cinq ans
ne sont pas pris en compte.
Les arbres altérés sont présents un peu partout sur le
territoire, mais il existe de fortes disparités géographiques.
C?est principalement dans le Nord-Est de la France que les
taux sont élevés. Les espèces les plus impactées sont le frêne
(26 % des arbres de cette espèce sont altérés), le châtaignier
(21 %), le chêne pédonculé et l?épicéa commun (10 %).
POUR EN SAVOIR PLUS :
inventif.ign.fr/sante/
https://inventif.ign.fr/sante/?tab=deper_ess
34
Augmentation de la mortalité
significative
non significative
entre les périodes
2005-2013 et 2015-2023
0
2,5 ou plus
m3/ha/an
En France, la mortalité annuelle s?élève en moyenne à
16,7 millions de mètres cubes (Mm³/an) sur la période
2015-2023, avec une incertitude statistique de l?ordre de
0,7 Mm³/an. Cela représente en moyenne 1,1 m³/ha/an.
La mortalité continue d?augmenter ces dernières années :
elle était de 7,4 Mm³/an sur la période 2005-2013.
Cette augmentation de la mortalité est notamment due aux
crises sanitaires liées à des conditions climatiques à la fois
difficiles pour les arbres (sécheresses et températures élevées)
et propices aux insectes xylophages, notamment les scolytes.
LA MORTALITÉ
DES ARBRES
RÉPARTITION DE LA MORTALITÉ
SUR LA PÉRIODE 2015-2023
MÉMENTO 2025 35
La mortalité annuelle représente en moyenne 0,6 % du volume
total de bois vivant sur pied. Elle affecte les essences et les
régions de façon très différente.
Le châtaignier a longtemps été l?essence présentant le plus de
mortalité (1,7 Mm3/an), alors qu?il ne constitue que le neuvième
stock de volume de bois vivant. Avec les attaques récurrentes
de scolytes, l?épicéa commun le dépasse depuis quelques
années (2,4 Mm3/an) et le frêne, affecté par la chalarose, s?en
rapproche de plus en plus (1,6 Mm3/an).
La mortalité augmente, que les peuplements soient purs ou
mélangés en essences.
La mortalité correspond au volume « bois fort tige »
(cf. page 22) des arbres recensables initialement vus vivants
et revus morts lors de la seconde observation des placettes
d?inventaire (cinq ans après). Le résultat est annualisé.
Des arbres peuvent mourir durant les cinq années qui
séparent les deux observations. S?ils sont revus coupés,
ils sont comptabilisés dans les prélèvements (page
suivante) et non dans la mortalité.
Il est également possible de caractériser un autre flux :
le flux de chablis (arbres vivants revus chablis cinq ans
plus tard). Cela concerne 4,7 Mm³/an sur la période
2015-2023, soit en moyenne 0,3 m3/ha/an. Ce flux est
également en augmentation.
36
En France, le volume annuel des prélèvements est en moyenne
de 51,7 millions de mètres cubes (Mm³/an) sur la période 2015-
2023, avec une incertitude statistique de l?ordre de 2,8 Mm³/an.
Sur cette période, chaque année, 23,4 Mm³ de feuillus et
28,4 Mm³ de conifères ont été coupés en forêt en moyenne.
Les conifères représentent donc 55 % du volume coupé, alors
qu?ils ne représentent que 35 % de la ressource.
Les prélèvements sont en légère hausse dans le temps
(sur la période 2005-2013, ils représentaient en moyenne
47,2 Mm³/an en comptant les arbres touchés par la tempête
Klaus de 2009).
LES PRÉLÈVEMENTS
DE BOIS
RÉPARTITION DES PRÉLÈVEMENTS DE BOIS
SUR LA PÉRIODE 2015-2023
m3/ha/an
0
2,5
5
7,5 ou plus
MÉMENTO 2025 37
Cette hausse est notamment liée aux coupes sanitaires
d?épicéas victimes des sécheresses ou des scolytes.
Les prélèvements de cette essence sont passés de 5,1 à
9,2 Mm3/an en moins de dix ans. Elle est devenue l?essence
la plus prélevée devant le pin maritime (6,4 Mm3/an) et
représente 18 % du volume de bois coupé en forêt.
Les prélèvements importants observés dans les sylvoécorégions
vosgiennes, jurassiennes et ardennaises sont majoritairement
dus aux coupes d?épicéas. Dans le Massif central, ils concernent
principalement le douglas et l?épicéa.
Les chênes sessile et pédonculé constituent 12 % de l?ensemble
des prélèvements en France, soit 6,1 Mm3/an.
Le volume des prélèvements correspond au volume « bois
fort tige » (cf. page 22) des arbres vifs recensables en forêt
prélevés entre deux observations (espacées de cinq ans).
Une partie de ces prélèvements d?arbres vivants lors de la
première observation correspond à des coupes sanitaires :
les arbres sont morts entre les deux observations. Ce volume,
important pour certaines essences et régions, n?est toutefois
pas quantifiable.
Un autre flux, celui des arbres initialement vus morts ou
chablis (cf. page 28) et revus prélevés cinq ans plus tard, est
également estimable. Il s?élève à 2,2 Mm³/an sur la période
2015-2023, avec une incertitude statistique de l?ordre de
0,3 Mm³/an. Près de 90 % de ces arbres prélevés étaient des
arbres morts entiers ou cassés (environ 10 % de chablis).
38
En France, la production biologique brute annuelle s?élève
en moyenne à 87,8 millions de mètres cubes (Mm³/an) sur la
période 2015-2023, avec une incertitude statistique de l?ordre
de 1,3 Mm³/an. Elle se répartit en 51,6 Mm³/an pour les feuillus
et 36,2 Mm³/an pour les conifères.
La production annuelle moyenne est de 5,3 m³/ha/an dans les
forêts. Les sylvoécorégions qui ont une production annuelle
moyenne par hectare inférieure à la moyenne nationale sont
les régions du pourtour méditerranéen ainsi que les Causses
du Sud-Ouest.
LA PRODUCTION BIOLOGIQUE
DES ARBRES
RÉPARTITION DE LA PRODUCTION BIOLOGIQUE
SUR LA PÉRIODE 2015-2023
m3/ha/an
0
2,5
5
7,5 ou plus
MÉMENTO 2025 39
La production biologique de bois en forêt correspond à
l?accroissement de matière bois produit par la croissance
des arbres pendant une période donnée. Elle est exprimée
ici, comme le volume sur pied, en volume « bois fort tige ».
Cette production annuelle moyenne est stable depuis
quelques années, mais en diminution significative comparée
à la période 2005-2013 (91,5 Mm³/an soit 5,8 m³/ha/an). Cela
est notamment lié à des conditions climatiques difficiles pour
les arbres et propices à divers bioagresseurs.
Cette production est « brute ». Elle exprime la « productivité »
des arbres vivants. Pour disposer d?une production
annuelle moyenne nette, il faut soustraire la mortalité
sur la même période.
La production « nette », qui contribue in fine, avec les
prélèvements, à l?évolution du stock de bois vivant, est donc
de 71,0 Mm³/an (soit 4,2 m³/ha/an) en moyenne sur la période
2015-2023. Elle était de 84,1 Mm³/an (soit 5,3 m³/ha/an)
sur la période 2005-2013. En fonction des sylvoécorégions,
la production nette varie de moins de 1 à plus de 7 m³/ha/an.
40
LE BILAN DES FLUX
DE BOIS
En France, le bilan des flux de bois est en moyenne de
+ 19,3 millions de mètres cubes (Mm3/an) sur la période 2015-2023,
avec une incertitude statistique de l?ordre de 3,1 Mm3/an.
Il se répartit en + 17,2 Mm3/an pour les feuillus et + 2,1 Mm3/an
pour les conifères, sachant que certaines essences présentent
un bilan nul ou négatif. C?est le cas notamment du frêne
(- 1,0 ± 0,5 Mm3/an) et de l?épicéa commun (- 6,0 ± 1,8 Mm3/an).
Sur la période 2015-2023, le bilan des flux de bois, lissé sur
les neuf dernières années, est donc en net recul (- 54 %)
par rapport à la période 2005-2013 (il était de + 41,7 Mm3/an).
Cette réduction est liée à une mortalité en hausse, des
prélèvements (pour partie contraints par l?état sanitaire des
arbres) en progression et une production biologique en baisse.
Toutes ces évolutions sont statistiquement significatives.
Le bilan des flux de bois en forêt correspond à la
production biologique à laquelle on soustrait les
prélèvements et la mortalité. Le signe de ce bilan renseigne
sur l?évolution du volume de bois vivant dans les forêts :
un bilan positif montre une augmentation annuelle
du stock de bois tandis qu?un bilan négatif illustre une
diminution du volume de bois dans les forêts.
MÉMENTO 2025 41
Le bilan moyen des flux est de + 1,0 m3/ha/an sur l?ensemble
de la France. Plusieurs sylvoécorégions du Nord-Est de la
France ont actuellement un bilan des flux nettement inférieur
à la moyenne nationale et pouvant être inférieur à zéro.
Cela est notamment dû aux effets des sécheresses successives
sur les arbres ainsi qu?au développement de pathogènes ou
d?insectes sur des espèces d?arbres très présentes dans ces
territoires (épicéa attaqué par les scolytes et frêne infecté
par la chalarose).
NB : Les zones où le volume de bois sur pied se réduit, c?est-à-dire où le bilan
des flux est négatif, ne sont pas les mêmes sur les figures des pages 23
et ci-dessous en raison de différences spatiales mais surtout temporelles
entre les deux représentations.
RÉPARTITION DU BILAN DES FLUX DE BOIS
SUR LA PÉRIODE 2015-2023
m3/ha/an
- 2,5
0
+ 2,5
+ 5
POUR EN SAVOIR PLUS :
? Retrouvez les résultats par région administrative sur la page suivante
et ceux par essence dans le tableau pages 60-61.
? Accéder à des visualisations interactives sur les flux de bois :
inventif.ign.fr/flux/
https://inventif.ign.fr/flux/
42
QUELQUES DONNÉES RÉGIONALES
SUPERFICIE FORESTIÈRE(1) VOLUME DE BOIS VIVANT(1) NOMBRE DE TIGES(1)
RÉGIONS TOTAL FORÊT
(milliers d?hectares)
FORÊT DE PRODUCTION
(milliers d?hectares)
TAUX DE
BOISEMENT (%)
TOTAL
(millions de m³)
PAR HECTARE
(m³/ha)
TOTAL
(millions de tiges)
PAR HECTARE
(tiges/ha)
Île-de-France 288 ± 12 273 ± 12 24 55 ± 5 202 ± 16 153 ± 14 560 ± 44
Centre-Val de Loire 1 051 ± 23 1 035 ± 24 27 192 ± 10 187 ± 9 650 ± 33 632 ± 28
Bourgogne-Franche-Comté 1 777 ± 26 1 756 ± 26 37 373 ± 14 213 ± 7 1 163 ± 38 664 ± 20
Normandie 443 ± 19 435 ± 19 15 87 ± 8 199 ± 16 249 ± 24 572 ± 47
Hauts-de-France 495 ± 21 485 ± 21 15 90 ± 7 189 ± 13 253 ± 20 529 ± 34
Grand Est 1 984 ± 28 1 968 ± 28 34 412 ± 15 210 ± 7 1 258 ± 41 642 ± 19
Pays de la Loire 417 ± 17 407 ± 17 13 75 ± 7 186 ± 15 257 ± 21 640 ± 47
Bretagne 451 ± 17 437 ± 18 16 77 ± 7 178 ± 14 271 ± 22 624 ± 45
Nouvelle-Aquitaine 2 944 ± 40 2 861 ± 41 35 426 ± 17 150 ± 6 1 834 ± 62 645 ± 20
Occitanie 2 824 ± 49 2 649 ± 52 38 370 ± 20 141 ± 7 2 050 ± 86 781 ± 29
Auvergne-Rhône-Alpes 2 630 ± 40 2 455 ± 43 37 533 ± 22 219 ± 8 1 873 ± 66 770 ± 23
Provence-Alpes-Côte d?Azur 1 660 ± 33 1 480 ± 39 52 135 ± 10 91 ± 7 1 031 ± 67 698 ± 41
Corse 604 ± 25 459 ± 30 69 47 ± 9 103 ± 19 386 ± 64 845 ± 129
France 17 568 ± 104 16 700 ± 111 32 2 872 ± 46 173 ± 3 11 427 ± 171 689 ± 9
PRODUCTION(2) PRÉLÈVEMENTS(2) MORTALITÉ(2) BILAN DES FLUX(2) PRODUCTION(2) PRÉLÈVEMENTS(2) MORTALITÉ(2) BILAN DES FLUX(2)
RÉGIONS (millions de m³/an) (m³/ha/an)
Île-de-France 1,4 ± 0,1 0,6 ± 0,2 0,3 ± 0,1 0,5 ± 0,2 5,0 ± 0,3 2,1 ± 0,7 1,2 ± 0,3 1,7 ± 0,8
Centre-Val de Loire 5,5 ± 0,2 2,9 ± 0,5 1,3 ± 0,2 1,4 ± 0,5 5,4 ± 0,2 2,9 ± 0,5 1,3 ± 0,1 1,1 ± 0,5
Bourgogne-Franche-Comté 10,1 ± 0,3 9,1 ± 1,1 3,0 ± 0,3 -2,0 ± 1,1 5,8 ± 0,2 5,3 ± 0,6 1,7 ± 0,2 -1,3 ± 0,6
Normandie 2,6 ± 0,2 1,6 ± 0,4 0,2 ± 0,1 0,8 ± 0,5 6,1 ± 0,4 3,8 ± 0,9 0,5 ± 0,1 1,8 ± 1,0
Hauts-de-France 2,9 ± 0,2 2,0 ± 0,4 0,5 ± 0,1 0,5 ± 0,5 6,0 ± 0,3 4,3 ± 0,9 1,0 ± 0,2 0,8 ± 0,9
Grand Est 11,9 ± 0,3 9,5 ± 0,9 2,8 ± 0,3 -0,3 ± 1,0 6,1 ± 0,2 4,9 ± 0,5 1,5 ± 0,2 -0,3 ± 0,5
Pays de la Loire 2,7 ± 0,2 1,5 ± 0,5 0,2 ± 0,1 0,9 ± 0,5 6,7 ± 0,4 3,8 ± 1,1 0,6 ± 0,2 2,2 ± 1,2
Bretagne 2,7 ± 0,2 1,3 ± 0,4 0,3 ± 0,1 1,1 ± 0,5 6,3 ± 0,4 3,3 ± 1,1 0,7 ± 0,2 2,2 ± 1,1
Nouvelle-Aquitaine 19,6 ± 0,7 11,3 ± 1,4 2,0 ± 0,2 6,3 ± 1,6 6,9 ± 0,2 4,1 ± 0,5 0,7 ± 0,1 2,1 ± 0,6
Occitanie 9,9 ± 0,5 3,5 ± 1,0 1,7 ± 0,2 4,8 ± 1,1 3,8 ± 0,2 1,5 ± 0,4 0,7 ± 0,1 1,6 ± 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 14,3 ± 0,5 7,7 ± 1,4 3,6 ± 0,3 3,1 ± 1,5 5,9 ± 0,2 3,2 ± 0,6 1,5 ± 0,1 1,2 ± 0,6
Provence-Alpes-Côte d?Azur 3,1 ± 0,2 0,7 ± 0,5 0,6 ± 0,1 1,8 ± 0,5 2,1 ± 0,1 0,5 ± 0,3 0,4 ± 0,1 1,1 ± 0,4
Corse 1,0 ± 0,2 0,1 ± 0,1 0,2 ± 0,1 0,7 ± 0,2 2,2 ± 0,3 0,2 ± 0,3 0,4 ± 0,3 1,5 ± 0,4
France 87,8 ± 1,3 51,7 ± 2,8 16,7 ± 0,7 19,3 ± 3,1 5,3 ± 0,1 3,3 ± 0,2 1,0 ± < 0,05 1,0 ± 0,2
(1) Moyenne 2020-2024
MÉMENTO 2025 43
SUPERFICIE FORESTIÈRE(1) VOLUME DE BOIS VIVANT(1) NOMBRE DE TIGES(1)
RÉGIONS TOTAL FORÊT
(milliers d?hectares)
FORÊT DE PRODUCTION
(milliers d?hectares)
TAUX DE
BOISEMENT (%)
TOTAL
(millions de m³)
PAR HECTARE
(m³/ha)
TOTAL
(millions de tiges)
PAR HECTARE
(tiges/ha)
Île-de-France 288 ± 12 273 ± 12 24 55 ± 5 202 ± 16 153 ± 14 560 ± 44
Centre-Val de Loire 1 051 ± 23 1 035 ± 24 27 192 ± 10 187 ± 9 650 ± 33 632 ± 28
Bourgogne-Franche-Comté 1 777 ± 26 1 756 ± 26 37 373 ± 14 213 ± 7 1 163 ± 38 664 ± 20
Normandie 443 ± 19 435 ± 19 15 87 ± 8 199 ± 16 249 ± 24 572 ± 47
Hauts-de-France 495 ± 21 485 ± 21 15 90 ± 7 189 ± 13 253 ± 20 529 ± 34
Grand Est 1 984 ± 28 1 968 ± 28 34 412 ± 15 210 ± 7 1 258 ± 41 642 ± 19
Pays de la Loire 417 ± 17 407 ± 17 13 75 ± 7 186 ± 15 257 ± 21 640 ± 47
Bretagne 451 ± 17 437 ± 18 16 77 ± 7 178 ± 14 271 ± 22 624 ± 45
Nouvelle-Aquitaine 2 944 ± 40 2 861 ± 41 35 426 ± 17 150 ± 6 1 834 ± 62 645 ± 20
Occitanie 2 824 ± 49 2 649 ± 52 38 370 ± 20 141 ± 7 2 050 ± 86 781 ± 29
Auvergne-Rhône-Alpes 2 630 ± 40 2 455 ± 43 37 533 ± 22 219 ± 8 1 873 ± 66 770 ± 23
Provence-Alpes-Côte d?Azur 1 660 ± 33 1 480 ± 39 52 135 ± 10 91 ± 7 1 031 ± 67 698 ± 41
Corse 604 ± 25 459 ± 30 69 47 ± 9 103 ± 19 386 ± 64 845 ± 129
France 17 568 ± 104 16 700 ± 111 32 2 872 ± 46 173 ± 3 11 427 ± 171 689 ± 9
PRODUCTION(2) PRÉLÈVEMENTS(2) MORTALITÉ(2) BILAN DES FLUX(2) PRODUCTION(2) PRÉLÈVEMENTS(2) MORTALITÉ(2) BILAN DES FLUX(2)
RÉGIONS (millions de m³/an) (m³/ha/an)
Île-de-France 1,4 ± 0,1 0,6 ± 0,2 0,3 ± 0,1 0,5 ± 0,2 5,0 ± 0,3 2,1 ± 0,7 1,2 ± 0,3 1,7 ± 0,8
Centre-Val de Loire 5,5 ± 0,2 2,9 ± 0,5 1,3 ± 0,2 1,4 ± 0,5 5,4 ± 0,2 2,9 ± 0,5 1,3 ± 0,1 1,1 ± 0,5
Bourgogne-Franche-Comté 10,1 ± 0,3 9,1 ± 1,1 3,0 ± 0,3 -2,0 ± 1,1 5,8 ± 0,2 5,3 ± 0,6 1,7 ± 0,2 -1,3 ± 0,6
Normandie 2,6 ± 0,2 1,6 ± 0,4 0,2 ± 0,1 0,8 ± 0,5 6,1 ± 0,4 3,8 ± 0,9 0,5 ± 0,1 1,8 ± 1,0
Hauts-de-France 2,9 ± 0,2 2,0 ± 0,4 0,5 ± 0,1 0,5 ± 0,5 6,0 ± 0,3 4,3 ± 0,9 1,0 ± 0,2 0,8 ± 0,9
Grand Est 11,9 ± 0,3 9,5 ± 0,9 2,8 ± 0,3 -0,3 ± 1,0 6,1 ± 0,2 4,9 ± 0,5 1,5 ± 0,2 -0,3 ± 0,5
Pays de la Loire 2,7 ± 0,2 1,5 ± 0,5 0,2 ± 0,1 0,9 ± 0,5 6,7 ± 0,4 3,8 ± 1,1 0,6 ± 0,2 2,2 ± 1,2
Bretagne 2,7 ± 0,2 1,3 ± 0,4 0,3 ± 0,1 1,1 ± 0,5 6,3 ± 0,4 3,3 ± 1,1 0,7 ± 0,2 2,2 ± 1,1
Nouvelle-Aquitaine 19,6 ± 0,7 11,3 ± 1,4 2,0 ± 0,2 6,3 ± 1,6 6,9 ± 0,2 4,1 ± 0,5 0,7 ± 0,1 2,1 ± 0,6
Occitanie 9,9 ± 0,5 3,5 ± 1,0 1,7 ± 0,2 4,8 ± 1,1 3,8 ± 0,2 1,5 ± 0,4 0,7 ± 0,1 1,6 ± 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 14,3 ± 0,5 7,7 ± 1,4 3,6 ± 0,3 3,1 ± 1,5 5,9 ± 0,2 3,2 ± 0,6 1,5 ± 0,1 1,2 ± 0,6
Provence-Alpes-Côte d?Azur 3,1 ± 0,2 0,7 ± 0,5 0,6 ± 0,1 1,8 ± 0,5 2,1 ± 0,1 0,5 ± 0,3 0,4 ± 0,1 1,1 ± 0,4
Corse 1,0 ± 0,2 0,1 ± 0,1 0,2 ± 0,1 0,7 ± 0,2 2,2 ± 0,3 0,2 ± 0,3 0,4 ± 0,3 1,5 ± 0,4
France 87,8 ± 1,3 51,7 ± 2,8 16,7 ± 0,7 19,3 ± 3,1 5,3 ± 0,1 3,3 ± 0,2 1,0 ± < 0,05 1,0 ± 0,2
(2) Période de référence 2015-2023
44
Lors de leur croissance, les arbres absorbent le carbone présent
dans l?atmosphère sous forme de CO2 et le stockent dans le
bois sous forme de molécules de carbone (C). L?IGN dénombre
11,4 milliards d?arbres recensables en 2024, qui forment un
stock de 1 350 millions de tonnes de carbone*.
Le stock de carbone en forêt évolue continuellement en
fonction de l?intensité des flux de bois entrants (production)
et sortants (mortalité, prélèvements). Ainsi, lorsque le bilan des
flux est positif, le stock de carbone en forêt s?accroît, réduisant
la quantité de CO2 de l?atmosphère. Les forêts ont alors la
capacité d?atténuer l?effet de serre. À l?inverse, si le bilan est
négatif, le stock diminue et les forêts contribuent à l?augmenter.
LA CONTRIBUTION
À L?ATTÉNUATION
DE L?EFFET DE SERRE
* Le stock total de carbone de l?écosystème forestier est estimé à
2,8 milliards de tonnes de carbone, réparti dans les arbres vivants
recensables (45 % du réservoir de carbone ; cf. définition p. 22), les arbres
morts (4 %), la litière qui recouvre les sols (5 %) et la matière organique
contenue dans les 30 premiers centimètres du sol (46 %).
RÉPARTITION DU BILAN DES FLUX EN CARBONE
SUR LA PÉRIODE 2015-2023
tC/ha/an
-1,5 ou moins
0
+ 1,0
+ 2,0 ou plus
Résultat
significatif
non significatif
MÉMENTO 2025 45
Sur la période 2015-2023, le bilan s?établit en moyenne à
39 millions de tonnes de CO2 séquestrées par an, ce qui
correspond à un accroissement du stock de bois en forêt de
+10,5 MtC/an**.
Le stock de carbone a crû de 21 % entre 2009 et 2024.
Chaque hectare de forêt contient aujourd?hui en moyenne
82 tonnes de carbone dans ses arbres vivants, à comparer
aux 73 tonnes en moyenne en 2009. Cette dynamique de
capitalisation du bois et du carbone dans les forêts est en
réalité bien plus ancienne (cf. page 27) avec un stock moyen
en 1981 de 58 tonnes de carbone par hectare.
Mais si ce stock continue à augmenter, on observe depuis
quelques années un ralentissement notable de cette
dynamique du fait de la multiplication des crises sanitaires
(scolytes de l?épicéa, chalarose du frêne, dépérissement du
châtaignier, etc.) combinées à des épisodes de forte sécheresse
et de canicule. À titre de comparaison, le bilan net s?établissait
à 63 millions de tonnes de CO2 par an au cours de la période
2005-2013, soit 17,2 millions de tonnes de carbone**.
Face à des crises majeures comme celle des scolytes dans le
Nord-Est, certains massifs présentent des niveaux de mortalité
et de prélèvement (notamment via des coupes sanitaires)
supérieurs à la production biologique. Les stocks forestiers qui
ont mis des années à se constituer s?abaissent brutalement.
La hausse conjoncturelle de la quantité de bois mort en
forêt et la transformation d?une partie des bois de crise en
matériaux permettent néanmoins de différer le retour du
carbone dans l?atmosphère.
Les stocks de carbone en forêt évoluent au gré de l?intensité
des flux de bois entrants et sortants, lesquels sont régis par
des dynamiques de long terme (ex : évolution de la surface
boisée, renouvellement) et sont soumis à des évènements
conjoncturels (ex : crises sanitaires ou catastrophes naturelles).
Si les forêts sont des atouts dans la lutte contre l?augmentation
du CO2 atmosphérique, elles en sont également les victimes.
Le renouvellement des forêts sinistrées en faveur de
peuplements plus résilients et la protection des forêts existantes
contre des aléas comme les incendies sont des conditions
sine qua non au maintien des services écosystémiques forestiers.
** Une tonne de CO2 contient 273 kg de carbone.
46
©
T
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Bo
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ra
MÉMENTO 2025 47
ÉCOSYSTÈMES
FORESTIERS
La diversité des écosystèmes forestiers induit
une répartition spatiale variée des essences
d?arbres et des espèces végétales sur le territoire.
Elle influence également la richesse spécifique
et les catégories de peuplements.
48
Le chêne pédonculé est une espèce présente sur la
majeure partie du territoire, à l?exception du Sud-Est.
C?est l?essence la plus représentée en tant qu?essence
principale d?un peuplement (2,3 millions d?hectares). Elle
est souvent accompagnée d?autres essences, notamment
charme, hêtre, frêne, châtaignier ou pin sylvestre.
Les gros et très gros bois sont bien représentés (9 % des
tiges de cette espèce, contre 2 % tous feuillus confondus).
Près de 10 % des arbres de cette essence sont altérés*,
d?autant plus que l'arbre est gros.
La majorité (63 %) du volume de bois de cette essence
se situe dans les forêts privées sans PSG**.
LES PRINCIPALES
ESSENCES FORESTIÈRES
LE CHÊNE PÉDONCULÉ
essence présente
essence principale
essence pure
cf. définitions page 60.
* cf. pages 32-33, chapitre L?état sanitaire de la forêt.
** PSG : Plan simple de gestion.
MÉMENTO 2025 49
LE CHÊNE SESSILE
Le chêne sessile est une espèce présente sur une grande
partie du territoire. Elle est plus souvent en peuplement
pur que le chêne pédonculé. Lorsqu?elle est en mélange,
c?est notamment avec du hêtre, du charme, du chêne
pédonculé, du frêne ou du pin sylvestre.
Les gros et très gros bois sont bien représentés (7 % des
tiges de cette espèce, contre 2 % tous feuillus confondus).
Près de 8 % des arbres de cette essence sont altérés*,
quelle que soit la classe de diamètre.
Cette espèce de chêne semble plus souvent gérée que
les autres espèces puisque 37 % du volume de bois
se situe en forêt publique, 31 % en forêt privée avec PSG
et seulement 32 % en forêt privée sans PSG.
essence présente
essence principale
essence pure
50
LE CHÊNE PUBESCENT
Le chêne pubescent est une espèce plutôt présente dans
le sud du pays, en station chaude ou sèche. C?est l?essence
la plus représentée en peuplement pur (870 000 ha),
particulièrement dans le Sud-Ouest. Lorsqu?elle est
en mélange, c?est notamment avec du pin sylvestre ou
d?autres pins, du chêne vert ou pédonculé.
Les arbres sont souvent de faible dimension (87 % des
tiges sont des petits bois).
Près de 8 % des arbres de cette essence sont altérés*.
Les gros et très gros bois sont nettement plus affectés que
les moyens bois.
La quasi-totalité du volume de bois de cette essence
se situe en forêt privée, notamment sans PSG (87 % du
volume).
* cf. pages 32-33, chapitre L?état sanitaire de la forêt.
essence présente
essence principale
essence pure
MÉMENTO 2025 51
LE HÊTRE
Le hêtre est une espèce présente dans la moitié nord
du pays et en montagne. C?est l?essence la plus souvent
présente dans les peuplements (6,2 millions d?hectares),
souvent accompagnée d?autres essences : les chênes en
plaine, le sapin pectiné ou l?épicéa commun en montagne,
ou encore le frêne, le charme ou le pin sylvestre.
La répartition des classes de diamètre suit la moyenne des
feuillus ici présentés (74 % des arbres sont des petits bois,
22 % de moyens bois et 4 % de gros ou très gros bois).
Près de 6 % des arbres de cette essence sont altérés*.
En une décennie, les hêtres ayant au moins 25 % de
branches mortes ont doublé.
Le volume se répartit en deux parts quasi égales entre les
forêts publiques et privées. Le volume de cette essence
se situe pour 41 % en forêt privée sans PSG (qui représente
57 % de la superficie forestière).
essence présente
essence principale
essence pure
52
LE CHÂTAIGNIER
Le châtaignier est une espèce plutôt répartie dans l?ouest
du pays, sur les stations non calcaires. Il est souvent en
mélange avec d?autres essences notamment du chêne
pédonculé ou vert, du pin sylvestre ou d?autres pins.
Les arbres sont souvent de moindre dimension (80 % des
tiges sont des petits bois).
L?essence présente un grand nombre d?arbres altérés*
(21 %), et d?autant plus que l?arbre est gros (près de la
moitié des très gros bois). Cette essence est affectée
par l?encre et le chancre depuis plusieurs décennies ou
quelques années, selon les régions.
La quasi-totalité du volume de bois de cette essence se
situe en forêt privée, notamment sans PSG (les trois quarts
du volume).
* cf. pages 32-33, chapitre L?état sanitaire de la forêt.
essence présente
essence principale
essence pure
MÉMENTO 2025 53
LE FRÊNE
Le frêne est une essence d?accompagnement fréquente
(5,9 millions d?hectares), très souvent en mélange avec
d?autres essences feuillues. Il est présent sur une partie
importante du territoire, plutôt sur les stations fraîches.
Les gros frênes, tout comme les châtaigniers, sont plutôt
rares (2 % des tiges sont des gros ou très gros bois).
C?est l?essence présentant le plus d?arbres altérés*
(26 % des arbres). En effet, touchée par la chalarose, cette
essence a vu son état sanitaire se dégrader (moins de 2 %
des frênes avaient au moins 25 % de branches mortes
il y a dix ans). Sur la période 2015-2023, le bilan des flux
du frêne est négatif (cf. page 61).
Une grande partie du volume de bois de cette essence se
situe en forêt privée, notamment sans PSG (78 % du volume).
essence présente
essence principale
essence pure
54
LE PIN MARITIME
Le pin maritime est l?espèce résineuse la plus fréquente en
essence principale (1,0 million d?hectares) et peuplement
pur (800 000 ha), notamment dans le massif des Landes
de Gascogne.
Les petits bois sont plus représentés que pour les autres
résineux (près de 70 % des tiges). Cela est notamment
lié aux tempêtes qui ont fortement touché le massif
landais en 1999 et 2009 et provoqué un renouvellement
important, donc un fort rajeunissement du massif et de
la ressource.
Le pin maritime est l?espèce résineuse** qui présente le
moins d?arbres altérés* (3 % des arbres).
Une grande partie du volume de bois de cette espèce
se situe en forêt privée. C?est l?espèce** avec la
plus forte part en forêt privée avec PSG (44 %).
C?était l?espèce la plus récoltée jusqu?à la crise des
scolytes sur l?épicéa (cf. page 37).
essence présente
essence principale
essence pure
** parmi celles présentées dans ce mémento.
MÉMENTO 2025 55
LE PIN SYLVESTRE
Le pin sylvestre est l?essence résineuse la plus souvent
présente dans les peuplements (2,6 millions d?hectares).
Lorsqu?elle est en mélange, c?est aussi bien avec d?autres
résineux que d?autres feuillus.
La répartition des classes de diamètre est proche de la
moyenne des résineux, avec toutefois moins de gros et très
gros bois (62 % des arbres sont des petits bois, 36 % des
moyens bois et 2 % des gros ou très gros bois).
Cette essence est plus altérée que les autres résineux
(mis à part l?épicéa). 6 % des pins sylvestres sont altérés*,
et 7 % du volume est mort (cf. page 61).
La répartition par propriété de cette essence suit la
moyenne, toutes essences confondues : près des trois
quarts du volume sont en forêt privée et 59 % du volume
de cette essence est situé en forêt privée sans PSG.
* cf. pages 32-33, chapitre L?état sanitaire de la forêt.
essence présente
essence principale
essence pure
56
LE SAPIN PECTINÉ
Le sapin pectiné est très souvent présent dans les
peuplements de montagne, où il peut être pur ou en
mélange notamment avec du hêtre ou de l?épicéa
commun.
La répartition des classes de diamètre est proche de la
moyenne des résineux présentés ici, avec toutefois une
bonne représentation des gros bois (61 % des arbres sont
des petits bois, 32 % des moyens bois et 7 % des gros ou
très gros bois).
D?un point de vue sanitaire, moins de 5 % des sapins
pectinés sont altérés*. Ce taux est plus important dans le
massif vosgien.
Le volume se répartit en deux parts quasi égales entre les
forêts publiques et privées. Le volume de cette essence
se situe pour 34 % en forêt privée sans PSG.
* cf. pages 32-33, chapitre L?état sanitaire de la forêt.
essence présente
essence principale
essence pure
MÉMENTO 2025 57
L?ÉPICÉA COMMUN
L?épicéa commun est une espèce des massifs montagneux
de l?est de la France (souvent en mélange avec le hêtre
et le sapin pectiné), introduite dans le Massif central
(souvent en peuplements purs). Il a également été planté
en plaine et dans les Ardennes (moyenne montagne), sur
des sols non calcaires et au climat frais qui lui étaient
adaptés, où la station n?est désormais plus adaptée.
Aujourd?hui, avec les sécheresses, les attaques de scolytes
et les coupes sanitaires qui en découlent, c?est l?essence
résineuse ayant la plus forte mortalité et la plus prélevée.
Près de 11 % des épicéas communs sont altérés*. C?est par
conséquent la seule essence résineuse ayant un bilan des
flux négatif.
Les moyens bois sont bien représentés (41 % des tiges).
Les forêts publiques contiennent une bonne part (42 %)
du volume de bois de cette essence. Le même volume est
présent dans des forêts privées sans PSG.
essence présente
essence principale
essence pure
58
LE DOUGLAS
Le douglas est une espèce introduite notamment en
moyenne montagne (plateau limousin et nord-est du
Massif central, Morvan, Vosges). Elle est présente sur
plus d?un million d?hectares, dont 300 000 ha sont des
peuplements purs de douglas (cf. page 60).
C?est l?essence pour laquelle le volume moyen de
l?arbre est le plus élevé (0,7 m3). Les arbres d?au moins
47,5 cm de diamètre à 1,30 m (moyens, gros et très gros
bois) sont très représentés (48 % des tiges), signe que la
ressource atteint massivement le diamètre de récolte.
Cela se matérialise souvent par des coupes rases dans
les peuplements purs.
D?un point de vue sanitaire, 6 % des douglas sont altérés.
Ce taux est plus important autour du massif vosgien que
dans le Limousin.
Plus de 80 % du volume de bois de cette essence se
situe dans des forêts privées, dont presque la moitié fait
l?objet d?un PSG.
essence présente
essence principale
essence pure
MÉMENTO 2025 59
AUTRES INFORMATIONS
SUR LES ESSENCES
L?IGN recueille des informations sur près de 190 espèces
d?arbres regroupées en 70 essences. Les essences
présentées dans les pages précédentes et dans la double
page suivante correspondent à environ 70 % de la surface
en essence principale et du volume de bois vivant sur pied.
En complément, une information sur de nombreuses
espèces et essences moins répandues est également
produite, mais statistiquement moins précise.
POUR ACCÉDER AUX INFORMATIONS
SUR D?AUTRES ESSENCES :
inventaire-forestier.ign.fr/?rubrique250
POUR ACCÉDER À PLUS D?INFORMATIONS
SUR L?ÉTAT SANITAIRE DES ESSENCES :
inventif.ign.fr/sante/
Par ailleurs, les chronologies de croissance de douze essences
forestières sont mises à jour annuellement et disponibles
à l?échelle des grandes régions écologiques (Greco).
Elles permettent de visualiser les variations temporelles et
spatiales des anomalies de croissance résultant du climat.
POUR VISUALISER LES ANOMALIES DE CROISSANCE :
inventif.ign.fr/croissance/
Douglas
Épicéa
commun
Hêtre
Chêne
pubescent
C
ro
is
sa
n
ce
r
ad
ia
le
1
(en mm)
2
3
4
5
Années
2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022
ÉVOLUTION DE CROISSANCE DE QUATRE ESSENCES
https://inventaire-forestier.ign.fr/?rubrique250
https://inventif.ign.fr/sante/
https://inventif.ign.fr/croissance/
60
PRINCIPAUX CHIFFRES SUR LES ESSENCES
SURFACE (1)
(milliers d?hectares) VOLUME DE BOIS SUR PIED (1)
ESSENCES où l?essence
est présente (2)
où l?essence
est principale (3)
où l?essence
est pure (4)
%
pure/principale
bois vivant
(millions de m3)
%
moyen bois
%
gros bois
bois mort et chablis
(millions de m3)
%
arbres morts
et chablis (5)
Chêne pédonculé 6 081 ± 95 2 260 ± 68 748 ± 42 33 343 ± 12 45 30 12 ± 1 4
Chêne sessile 4 384 ± 81 1 855 ± 58 778 ± 39 42 334 ± 13 46 30 8 ± 1 2
Chêne pubescent 3 425 ± 84 1 439 ± 62 868 ± 50 60 118 ± 7 43 6 5 ± 1 4
Hêtre 6 208 ± 92 1 510 ± 58 569 ± 38 38 297 ± 15 47 24 7 ± 1 2
Châtaignier 3 543 ± 84 687 ± 42 267 ± 27 39 133 ± 9 51 8 29 ± 3 18
Frêne 5 885 ± 107 602 ± 40 132 ± 19 22 93 ± 6 53 15 10 ± 1 10
Charme 4 817 ± 79 624 ± 36 74 ± 13 12 126 ± 5 41 3 4 ± 1 3
Chêne vert 1 948 ± 65 813 ± 50 459 ± 40 56 34 ± 4 21 2 1 ± < 0,5 3
Pin maritime 1 673 ± 53 1 037 ± 44 801 ± 40 77 159 ± 12 56 21 4 ± 1 3
Pin sylvestre 2 640 ± 75 892 ± 49 479 ± 37 54 151 ± 10 69 14 12 ± 1 7
Sapin pectiné 2 609 ± 70 581 ± 36 235 ± 24 40 220 ± 18 49 31 10 ± 2 5
Épicéa commun 1 986 ± 61 487 ± 34 243 ± 25 50 180 ± 16 60 24 18 ± 4 9
Douglas 1 244 ± 51 439 ± 32 297 ± 26 68 137 ± 17 55 31 2 ± 1 2
NOMBRE DE TIGES (1) PRODUCTION (6) PRÉLÈVEMENTS (6) MORTALITÉ (6) BILAN DES FLUX (6)
ESSENCES vivantes
(millions de tiges)
volume moyen
d?une tige vivante
(m3)
mortes ou chablis
(millions de tiges)
(millions de m3/an)
Chêne pédonculé 629 ± 24 0,5 67 ± 6 7,1 ± 0,2 2,9 ± 0,5 1,3 ± 0,2 2,9 ± 0,5
Chêne sessile 636 ± 29 0,5 66 ± 7 6,8 ± 0,2 3,2 ± 0,4 0,9 ± 0,1 2,7 ± 0,5
Chêne pubescent 976 ± 59 0,1 83 ± 9 2,5 ± 0,2 0,5 ± 0,3 0,4 ± 0,1 1,6 ± 0,3
Hêtre 908 ± 52 0,3 44 ± 6 6,7 ± 0,3 3,9 ± 0,6 0,9 ± 0,2 1,9 ± 0,6
Châtaignier 703 ± 49 0,2 301 ± 26 4,1 ± 0,3 1,7 ± 0,5 1,7 ± 0,2 0,6 ± 0,5
Frêne 363 ± 24 0,3 64 ± 7 2,8 ± 0,2 2,2 ± 0,5 1,6 ± 0,2 -1,0 ± 0,5
Charme 1 048 ± 41 0,1 73 ± 7 4,2 ± 0,2 1,9 ± 0,3 0,6 ± 0,1 1,7 ± 0,3
Chêne vert 821 ± 74 < 0,05 33 ± 7 0,7 ± 0,1 0,2 ± 0,1 0,1 ± < 0,05 0,5 ± 0,2
Pin maritime 495 ± 38 0,3 18 ± 5 10,0 ± 0,7 6,4 ± 1,0 0,3 ± 0,1 3,4 ± 1,2
Pin sylvestre 491 ± 37 0,3 61 ± 7 3,7 ± 0,2 1,9 ± 0,5 1,1 ± 0,2 0,6 ± 0,5
Sapin pectiné 373 ± 27 0,6 31 ± 5 6,3 ± 0,4 3,7 ± 0,7 1,0 ± 0,3 1,6 ± 0,9
Épicéa commun 302 ± 25 0,6 47 ± 7 5,5 ± 0,4 9,2 ± 1,7 2,4 ± 0,6 -6,0 ± 1,7
Douglas 190 ± 19 0,7 13 ± 3 6,0 ± 0,6 4,6 ± 1,5 0,2 ± 0,1 1,3 ± 1,6
(1) Moyenne 2020-2024.
(2) Présence d?au moins un individu de l?essence, recensable ou non, sur la placette.
(3) Les arbres recensables de l?essence forment le plus fort couvert libre relatif
de la placette.
(4) Les arbres recensables de l?essence forment plus de 75 % du couvert libre relatif
de la placette.
MÉMENTO 2025 61
SURFACE (1)
(milliers d?hectares) VOLUME DE BOIS SUR PIED (1)
ESSENCES où l?essence
est présente (2)
où l?essence
est principale (3)
où l?essence
est pure (4)
%
pure/principale
bois vivant
(millions de m3)
%
moyen bois
%
gros bois
bois mort et chablis
(millions de m3)
%
arbres morts
et chablis (5)
Chêne pédonculé 6 081 ± 95 2 260 ± 68 748 ± 42 33 343 ± 12 45 30 12 ± 1 4
Chêne sessile 4 384 ± 81 1 855 ± 58 778 ± 39 42 334 ± 13 46 30 8 ± 1 2
Chêne pubescent 3 425 ± 84 1 439 ± 62 868 ± 50 60 118 ± 7 43 6 5 ± 1 4
Hêtre 6 208 ± 92 1 510 ± 58 569 ± 38 38 297 ± 15 47 24 7 ± 1 2
Châtaignier 3 543 ± 84 687 ± 42 267 ± 27 39 133 ± 9 51 8 29 ± 3 18
Frêne 5 885 ± 107 602 ± 40 132 ± 19 22 93 ± 6 53 15 10 ± 1 10
Charme 4 817 ± 79 624 ± 36 74 ± 13 12 126 ± 5 41 3 4 ± 1 3
Chêne vert 1 948 ± 65 813 ± 50 459 ± 40 56 34 ± 4 21 2 1 ± < 0,5 3
Pin maritime 1 673 ± 53 1 037 ± 44 801 ± 40 77 159 ± 12 56 21 4 ± 1 3
Pin sylvestre 2 640 ± 75 892 ± 49 479 ± 37 54 151 ± 10 69 14 12 ± 1 7
Sapin pectiné 2 609 ± 70 581 ± 36 235 ± 24 40 220 ± 18 49 31 10 ± 2 5
Épicéa commun 1 986 ± 61 487 ± 34 243 ± 25 50 180 ± 16 60 24 18 ± 4 9
Douglas 1 244 ± 51 439 ± 32 297 ± 26 68 137 ± 17 55 31 2 ± 1 2
NOMBRE DE TIGES (1) PRODUCTION (6) PRÉLÈVEMENTS (6) MORTALITÉ (6) BILAN DES FLUX (6)
ESSENCES vivantes
(millions de tiges)
volume moyen
d?une tige vivante
(m3)
mortes ou chablis
(millions de tiges)
(millions de m3/an)
Chêne pédonculé 629 ± 24 0,5 67 ± 6 7,1 ± 0,2 2,9 ± 0,5 1,3 ± 0,2 2,9 ± 0,5
Chêne sessile 636 ± 29 0,5 66 ± 7 6,8 ± 0,2 3,2 ± 0,4 0,9 ± 0,1 2,7 ± 0,5
Chêne pubescent 976 ± 59 0,1 83 ± 9 2,5 ± 0,2 0,5 ± 0,3 0,4 ± 0,1 1,6 ± 0,3
Hêtre 908 ± 52 0,3 44 ± 6 6,7 ± 0,3 3,9 ± 0,6 0,9 ± 0,2 1,9 ± 0,6
Châtaignier 703 ± 49 0,2 301 ± 26 4,1 ± 0,3 1,7 ± 0,5 1,7 ± 0,2 0,6 ± 0,5
Frêne 363 ± 24 0,3 64 ± 7 2,8 ± 0,2 2,2 ± 0,5 1,6 ± 0,2 -1,0 ± 0,5
Charme 1 048 ± 41 0,1 73 ± 7 4,2 ± 0,2 1,9 ± 0,3 0,6 ± 0,1 1,7 ± 0,3
Chêne vert 821 ± 74 < 0,05 33 ± 7 0,7 ± 0,1 0,2 ± 0,1 0,1 ± < 0,05 0,5 ± 0,2
Pin maritime 495 ± 38 0,3 18 ± 5 10,0 ± 0,7 6,4 ± 1,0 0,3 ± 0,1 3,4 ± 1,2
Pin sylvestre 491 ± 37 0,3 61 ± 7 3,7 ± 0,2 1,9 ± 0,5 1,1 ± 0,2 0,6 ± 0,5
Sapin pectiné 373 ± 27 0,6 31 ± 5 6,3 ± 0,4 3,7 ± 0,7 1,0 ± 0,3 1,6 ± 0,9
Épicéa commun 302 ± 25 0,6 47 ± 7 5,5 ± 0,4 9,2 ± 1,7 2,4 ± 0,6 -6,0 ± 1,7
Douglas 190 ± 19 0,7 13 ± 3 6,0 ± 0,6 4,6 ± 1,5 0,2 ± 0,1 1,3 ± 1,6
(5) Le pourcentage d?arbres morts et chablis est le rapport entre le stock
d?arbres morts sur pied et chablis vivant et le stock total (vivant et mort sur
pied et chablis vivant).
(6) Période de référence 2015-2023.
62
En moyenne, une placette d?inventaire forestier contient
5,0 espèces d?arbres. Cette richesse spécifique est stable.
Il y a dix ans, une placette d?inventaire forestier contenait
en moyenne 4,9 espèces d?arbres.
La sylvoécorégion des Landes de Gascogne affiche la
moyenne la plus basse, à moins de deux espèces par
placette, tandis que les sylvoécorégions des Plateaux
calcaires du Nord-Est et du Premier plateau du Jura
affichent en moyenne sept espèces d?arbres différentes.
Globalement, cette richesse moyenne est plus faible dans la
zone méditerranéenne et plus élevée dans le Nord-Est (cf. carte).
LA RICHESSE SPÉCIFIQUE
DES ARBRES
La richesse spécifique des arbres permet de mesurer leur
diversité en comptabilisant toutes les espèces présentes
d?arbres recensables, c?est-à-dire ayant un diamètre d?au
moins 7,5 cm à 1,30 m de hauteur.
Elle vaut pour une surface donnée. Pour l?inventaire,
le calcul de la richesse totale est réalisé sur la placette
de 2 000 m² (25 m de rayon) et correspond au nombre
total d?espèces dont au moins un arbre est recensable.
La richesse moyenne peut ensuite être calculée à l?échelle
d?un territoire, ici une sylvoécorégion. Elle correspond
au nombre moyen d?espèces présentes sur les placettes
du territoire.
POUR VISUALISER DES INDICATEURS DE BIODIVERSITÉ :
inventif.ign.fr/biodiversite/
https://inventif.ign.fr/biodiversite/?tab=indic_101
MÉMENTO 2025 63
En France, 1,6 million d?hectares de forêt sont composés de
moins de deux espèces tandis que 1,2 million d?hectares de
forêt en contiennent au moins dix différentes (cf. graphique).
À l?échelle d?un territoire, la richesse spécifique est une
moyenne. Les tendances locales et intraparcellaires peuvent
être différentes. Dans quasiment toutes les sylvoécorégions,
des placettes ont été inventoriées avec au moins dix espèces
d?arbres ou avec aucun arbre recensable (très jeune peuplement
ou placette temporairement déboisée).
RICHESSE SPÉCIFIQUE MOYENNE PAR SYLVOÉCORÉGION
SUPERFICIE FORESTIÈRE PAR RICHESSE SPÉCIFIQUE DES ARBRES
0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
millions d'hectares
Nombre d'espèces d'arbres (sur une placette de 2 000 m²)
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 ou +
2
3
4
5
6
7
Nombre moyen
d?espèces d?arbres
sur 2 000 m²
64
Un peu moins de la moitié de la forêt est constituée de
peuplements dits « purs » : sur 4,5 millions d?hectares, un feuillu
domine (le plus souvent du hêtre ou du chêne pubescent,
sessile, pédonculé ou vert) et sur 2,6 millions d?hectares, un
conifère domine (le plus souvent du pin maritime ou sylvestre).
Sur les 8,3 millions de forêt restants, les essences sont plus
mélangées, généralement en mélange de feuillus, ou de
conifères et feuillus, et plus rarement de conifères.
LES CATÉGORIES
DE PEUPLEMENTS
Le croisement des données* de diversité et de composition
des peuplements renseigne sur les grandes catégories de
peuplements selon la grille suivante
* Ces données ne sont renseignées, pour la placette de 2 000 m²,
que dans les peuplements ayant un couvert supérieur à 15 %
par des arbres de plus de 7,5 cm de diamètre. Ils représentent
une superficie de 15,5 millions d?hectares.
Feuillus
purs
Mélange de
deux feuillus
Mélange
feuillu varié
Conifères
purs
Mélange de conifères et feuillus
Les feuillus
Les conifères
aucun des deux
1 essence 2 essences
3 essences
ou plus
Mélange de conifères
Q
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in
s
75
%
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m
en
t
?
Combien d?essences, au minimum,
représentent au moins 75 %
du couvert du peuplement ?
Feuillus
purs
Mélange de
deux feuillus
Mélange de
feuillus variés
Mélange
de conifères
et feuillus
1 essence
2 essences
3 essences
ou plus
Feuillus Conifères Aucun
des deux
Mélange
de conifères
Quel groupe d?essences représente
au moins 75 % du couvert du peuplement ?
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ce
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s
75
%
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Conifères
purs
MÉMENTO 2025 65
CATÉGORIE DE PEUPLEMENT DOMINANTE*
PAR SYLVOÉCORÉGION
La catégorie de peuplements la plus représentée à l?échelle
de chaque sylvoécorégion est très souvent de type feuillue
(cf. carte).
Le nord-est de la France est plus diversifié (mélange de plusieurs
feuillus : chênes, hêtre, charme ou frêne notamment) que le
reste des plaines (majoritairement en feuillus purs).
La catégorie des conifères purs et des mélanges de conifères
et feuillus est la plus fréquente dans les sylvoécorégions de
montagne et les Landes de Gascogne.
Conifères purs
Mélange de deux feuillus
Mélange de feuillus variés
Feuillus purs
Mélange de conifères et feuillus
* La catégorie dominante est celle représentant le plus de superficie, au sein
de chaque sylvoécorégion. Lorsque deux catégories ont des superficies
proches, la catégorie dominante peut changer d?une année à l?autre.
66
RÉGÉNÉRATION FORESTIÈRE
ET GRANDS ONGULÉS
La forêt compte 92 milliards d?arbres à des stades juvéniles*,
en plus des 11 milliards d?arbres recensables.
La quasi-totalité des placettes d?inventaire montrent
la présence d?arbres à des stades juvéniles : 97 % sont
uniquement d?origine naturelle. Les 3 % contenant des
juvéniles d?origine artificielle se répartissent en 200 000 ha
uniquement artificiels (à 60 % en région Nouvelle-Aquitaine)
et 365 000 ha mélangeant de l?artificiel et du naturel
(à 50 % dans cette même région).
Des protections sont présentes sur 230 000 ha, pour trois quarts
sous la forme individuelle (gaine) et un quart en collectif (grillage).
* Sont ici qualifiés d?arbres juvéniles toutes les espèces ligneuses pour
lesquelles au moins un individu de l?espèce a déjà été mesuré par l?inventaire
(c?est-à-dire avec un diamètre d?au moins 7,5 cm à 1,30 m, recensable). Les
juvéniles mesurent au moins 50 cm de hauteur mais ont un diamètre inférieur.
À la demande du ministère chargé de la forêt et grâce
à une collaboration et un partage efficaces avec de
nombreux partenaires (Inrae, OFB, CNPF, ONF, FNC, UCFF,
Fransylva, etc.), l?IGN déploie depuis 2023 un nouveau
protocole de recueil de données. Les signes de présence
de sanglier et d?animaux domestiques sont observés sur
la placette de 15 m de rayon (700 m2), et ceux laissés par
les grands ongulés (cerf, chevreuil, etc.) sur les juvéniles*
sont dénombrés sur deux sous-placettes de 2 m de rayon
(25 m2) sur chaque placette d?inventaire.
Les résultats présentés ici mobilisent les deux
campagnes de mesures actuellement disponibles.
L?acquisition de données sur davantage de campagnes
annuelles d?inventaire permettra de les affiner, par
exemple par essence ou géographiquement, et de voir
les évolutions. Différents indicateurs liés à la qualification
des jeunes peuplements et à l?équilibre sylvo-cynégétique
sont en développement.
MÉMENTO 2025 67
Les cerfs et chevreuils peuvent laisser des traces de frottis
(frottement des bois des mâles sur la tige), d?abroutissement
(consommation des bourgeons ou feuilles ; le plus fréquent),
et/ou d?écorçage (consommation de l?écorce). Elles sont
présentes sur 15 % des juvéniles.
Ce taux est très variable selon les territoires (cf. carte) et
la moyenne régionale ne traduit pas la diversité des situations
locales. Dans toutes les régions, des placettes montrent plus
de 50 % de juvéniles avec des dégâts.
La variabilité est aussi très forte selon les espèces végétales.
Le charme est l?espèce arborée la plus abroutie (20 % des
juvéniles). Le pin maritime est l?espèce la plus frottée (8 %).
Ces juvéniles et autres végétaux du sous-bois constituent une
ressource alimentaire pour ces animaux.
Des fouilles de sanglier ou des traces d?animaux domestiques
sont présentes sur 15 % des forêts contenant des juvéniles, dans
des proportions plus fortes en Sologne, Corse et région Paca.
SIGNES DE PRÉSENCE EN FORÊT D?ONGULÉS SAUVAGES,
OU D?ANIMAUX DOMESTIQUES
moins de 5 %
entre 5 et 10 %
entre 10 et 15 %
entre 15 et 20 %
20 % et plus
Taux de juvéniles abroutis ou frottés
par le cerf ou le chevreuil
Superficie forestière
avec
traces d?animaux domestiques
ou de fouilles de sanglier
sans
15 % = moyenne nationale
68
L?IGN effectue depuis les années 1990 un relevé floristique
sur chacun des points d?inventaire. Plus de 220 000 relevés
ont été réalisés sur l?ensemble de la France, dont plus de
120 000 depuis la mise en place en 2004 de l?inventaire
annuel systématique sur tout le territoire.
Un cartogramme vous est présenté ici à titre d?exemple.
La création de cartogrammes personnalisés est possible
sur le site de l?inventaire forestier grâce à DataIFN,
l?application de visualisation et de téléchargement des
données brutes de l?inventaire forestier. Nous vous
présentons ici deux espèces dépendantes de la continuité
forestière historique.
RELEVÉS FLORISTIQUES
RÉPARTITION DE DEUX ESPÈCES VÉGÉTALES
À VALEUR PATRIMONIALE IMPORTANTE
Luzula sylvatica Melica uniflora
POUR ACCÉDER À L?APPLICATION DATAIFN :
inventaire-forestier.ign.fr/dataifn/
https://inventaire-forestier.ign.fr/dataifn/
MÉMENTO 2025 69
Les forêts anciennes sont susceptibles d?abriter des
espèces particulières à faible capacité de dispersion
et sensibles aux perturbations. Si ces forêts venaient à
être détruites, ces espèces pourraient être difficilement
retrouvées, ce qui leur confère une valeur patrimoniale
importante. Des listes d?espèces végétales dépendantes
de la continuité forestière ont ainsi été publiées dans
toute l?Europe. Melica uniflora et Luzula sylvatica y figurent.
La surface forestière est en constante augmentation
depuis la révolution industrielle et a aujourd?hui quasiment
doublé par rapport à 1850. Cette période appelée
« transition forestière » marque, en France, la limite entre
les « forêts anciennes » préexistantes à ce minimum
forestier et les « forêts récentes » installées par la suite. Ces
surfaces forestières historiques peuvent être identifiées
grâce à l?existence de cartes suffisamment complètes et
précises : les premières cartes d?État-major (levées entre
1820 et 1866). Les forêts présentes sur ces cartes ont été
vectorisées et géoréférencées par l?IGN (BD CARTO®
État-major) et le croisement avec la BD Forêt® V2 permet
ainsi une cartographie des forêts anciennes, récentes et
disparues à l?échelle du territoire national.
Luzule des bois
Luzula sylvatica
Espèce présente dans divers
types forestiers ainsi que
dans les prairies, rochers et
rocailles humides ; dispersée
par les fourmis.
Mélique uniflore
Melica uniflora
Espèce présente dans
les forêts collinéennes et
montagnardes ; également
dispersée par les fourmis.
POUR ACCÉDER À LA CARTOGRAPHIE
DES FORÊTS ANCIENNES
geoservices.ign.fr/bdforets-anciennes
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B
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https://geoservices.ign.fr/bdforets-anciennes
70
RESSOURCES
ET OUTILS DE L?IGN
S?informer sur l?inventaire forestier réalisé par l?IGN :
inventaire-forestier.ign.fr
Produire ses propres analyses à partir des données de
l?inventaire forestier national sur des thématiques et des
niveaux géographiques variés, grâce à l?outil OCRE GP :
inventaire-forestier.ign.fr/?rubrique226
Visualiser et télécharger les données unitaires collectées
sur le terrain par l?inventaire forestier national, grâce à
l?outil DataIFN :
inventaire-forestier.ign.fr/dataIFN/
Consulter les cartes forestières de la France :
cartes.gouv.fr/catalogue/dataset/IGNF_BD-FORET
geoportail.gouv.fr (en visualisation V1 et V2)
geoservices.ign.fr/bdforet (en téléchargement)
geoservices.ign.fr/bdforets-anciennes
Accéder à des visualisations interactives des résultats de
l?inventaire forestier sur des thèmes d?actualité :
inventif.ign.fr
Retrouver les informations de référence et thématisées
sur les grands enjeux forestiers actuels, ainsi que des
cartes et des services utiles à la connaissance et à
la gestion des forêts à l?échelle des territoires avec
l?Observatoire des forêts françaises :
observatoire.foret.gouv.fr
https://inventaire-forestier.ign.fr
https://inventaire-forestier.ign.fr/?rubrique226
https://inventaire-forestier.ign.fr/dataIFN/
https://cartes.gouv.fr/catalogue/dataset/IGNF_BD-FORET
https://www.geoportail.gouv.fr/
https://geoservices.ign.fr/bdforet
https://geoservices.ign.fr/bdforets-anciennes
https://inventif.ign.fr
https://observatoire.foret.gouv.fr
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ou diffusées à des fins non commerciales sans autorisation
préalable de l?IGN, en indiquant clairement « © IGN 2025 ».
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géographique et forestière
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