Rapport de la mission sur l'avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la Ville
MACAREZ Frédérique ;SCHELCHER, Dominique ;SAINTOYANT Antoine
Auteur moral
Auteur secondaire
Résumé
"Dans le cadre de l'action gouvernementale visant à redynamiser l'activité commerciale,Juliette MEADEL, ministre délégué en charge de la ville, et Véronique LOUWAGIE, ministre délégué en charge du commerce, de l'artisanat, des PME et de l'économie sociale et solidaire, ont confié une mission pour la redynamisation commerciale des centres-villes et des Quartiers Prioritaires de la Ville à 3 rapporteurs (annexe 1 : lettre de mission).Frédérique MACAREZ, Maire de Saint-Quentin, Dominique SCHELCHER, PDG de Coopérative Uet Antoine SAINTOYANT, Directeur de la Banque des Territoires, se sont vu confier une mission nationale sur l'avenir du commerce de proximité, tant dans les centres-villes que dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Cette mission s'inscrit dans un contexte de mutation profonde du commerce et vise à proposer des solutions concrètes et adaptées pour soutenir et réimplanter des commerces essentiels à la vie des habitants."
Editeur
Mission sur l'avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la Ville
Descripteur Urbamet
activité économique
;analyse économique
;développement économique
;système économique
Descripteur écoplanete
Thème
Aménagement du territoire
;Economie
;Ville - Urbanisme
Texte intégral
RAPPORT DE LA MISSION
SUR L?AVENIR DU COMMERCE DE PROXIMITÉ
dans les centres-villes et les quartiers prioritaires
de la politique de la Ville
RAPPORTEURS
OCTOBRE 2025
Frédérique MACAREZ ? Maire de Saint-Quentin (02)
Dominique SCHELCHER ? PDG de Coopérative U
Antoine SAINTOYANT ? Directeur de la Banque des Territoires
2 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
3
Biographie des 3 rapporteurs
Frédérique MACAREZ, Maire de Saint-Quentin (53 000 habitants)
Maire de Saint-Quentin (Aisne) depuis 2016, Frédérique MACAREZ
préside l?Agglo du Saint-Quentinois et occupe la vice-présidence de
l?association Villes de France. Sa priorité est de renforcer le dynamisme
économique de son territoire.
Elle oeuvre notamment pour développer les activités liées à la
Robonumérique et pour améliorer l?offre d?enseignement supérieur.
Elle s?engage en faveur de l?inclusion sociale de l?ensemble des
habitants, en particulier des seniors et des personnes handicapées.
Elle attache beaucoup d?importance à la présence de services de
proximité au plus près de la population dans une logique d?écoute
et d?accompagnement.
Dominique SCHELCHER, PDG de Coopérative U
Dirigeant reconnu dans le secteur du commerce coopératif, Dominique
SCHELCHER est PDG de Coopérative U, 4ème distributeur français.
Exploitant du Super U de Fessenheim (68), il a piloté depuis son
arrivée à la tête de l?enseigne U en 2018 une transformation majeure et
a fortement contribué à l?expansion du réseau, qui compte aujourd?hui
plus de 1 800 magasins. Son leadership est marqué par un engagement
en faveur de la durabilité, de l?écologie, et du maintien des valeurs
coopératives. Reconnu pour son approche humaine du management
et son attention à la proximité avec les consommateurs, il a récemment
été renouvelé à l?unanimité par ses pairs dans ses fonctions, pour un
nouveau mandat de 6 ans.
Antoine SAINTOYANT, Directeur de la Banque des Territoires
Haut fonctionnaire français, Antoine SAINTOYANT occupe depuis
2020 des fonctions stratégiques au sein de la Caisse des Dépôts.
Depuis juin 2025, il est Directeur de la Banque des Territoires et DGA
du groupe Caisse des Dépôts.
Il est reconnu pour son expertise dans les domaines de la finance, des
politiques publiques et du développement territorial, avec une carrière
marquée par des responsabilités importantes dans les institutions
financières et publiques françaises.
4 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Sommaire
BIOGRAPHIE DES 3 RAPPORTEURS..................................................................................................................................... 3
INTRODUCTION................................................................................................................................................................................... 6
MÉTHODOLOGIE................................................................................................................................................................................. 7
PARTIE 1 Diagnostic de l?état du commerce de proximité dans les territoires urbains:
centres-villes et quartiers prioritaires de la Ville
01 LE COMMERCE EVOLUE ? IL NE MEURT PAS........................................................................................... 10
1.1 Évolution des modes de consommation....................................................................................................... 11
1.2 Essor du e-commerce............................................................................................................................................... 12
1.3 Fragilité économique des entreprises............................................................................................................ 13
02 DIAGNOSTIC DU COMMERCE DE PROXIMITÉ......................................................................................... 15
2.1 Évolution du commerce physique : constats et tendances........................................................... 15
2.2 Des tendances différenciées selon les secteurs d?activités........................................................... 16
2.3 Impact territorial et post-covid..................................................................................................................... 17
2.4 Enseignes, locomotives et centres-villes................................................................................................. 18
2.5 Les loyers commerciaux......................................................................................................................................... 20
2.6 Fréquentation, parcours client et sécurité............................................................................................... 21
03 L?ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ DANS LES QUARTIERS PRIORITAIRES DE LA VILLE..... 22
3.1 Commerces de proximité...................................................................................................................................... 25
3.2 Professions de santé............................................................................................................................................... 26
3.3 Services bancaires.................................................................................................................................................... 27
3.4 Analyse de la dimension commerciale des contrats de ville........................................................ 27
3.5 Leviers d?action et solutions déployées..................................................................................................... 29
3.6 Enjeux structurants................................................................................................................................................... 30
04 CONSTATS ET ENJEUX DE LA REDYNAMISATION COMMERCIALE
DANS LES CENTRES?VILLES.................................................................................................................................... 31
4.1 De la destination à l?expérience: réinventer le commerce de centre-ville......................... 31
4.2 Vers un centre-ville de déambulation, de loisirs et de services................................................. 32
4.3 Une opportunité stratégique pour les Quartiers Prioritaires de la Ville.............................. 33
05 LES ATTENTES DES DIFFÉRENTS AGENTS ÉCONOMIQUES........................................................ 35
5.1 Ce que veulent les consommateurs.............................................................................................................. 36
5.2 Ce que souhaitent les commerçants............................................................................................................ 43
5.3 Ce que souhaitent les élus des collectivités locales.......................................................................... 44
5.4 Les réponses en préparation par le gouvernement......................................................................... 45
5
PARTIE 2 Les recommandations
LES 30 RECOMMANDATIONS................................................................................................................................................. 48
THÈME 1 Lutter contre la concurrence déloyale.................................................................................... 51
THÈME 2 Lutter contre l?économie souterraine et le blanchiment............................................ 56
THÈME 3 Développer une stratégie commerciale claire et inclusive, élargir les
pouvoirs du Maire et la capacité de pilotage des collectivités, notamment
dans le cadre des programmes Action Coeur de Ville
et Petites Villes de Demain......................................................................................................... 60
THÈME 4 Piloter la politique de développement du commerce de proximité et de
l?économie sociale et solidaire dans les Quartiers Prioritaires de la Ville....... 71
THÈME 5 Dynamiser les outils de transformation immobiliers et fonciers au service
d?une politique commerciale efficace.................................................................................... 76
ANNEXES................................................................................................................................................................................................ 89
Annexe 1 : Lettre de mission....................................................................................................................................... 91
Annexe 2 : Liste des personnes auditionnées................................................................................................ 94
Annexe 3 : Guide d?entretien.................................................................................................................................... 99
Annexe 4 : Documentation....................................................................................................................................... 100
Annexe 5 : Carte des Quartiers Prioritaires de la Ville........................................................................... 104
Annexe 6 : Glossaire...................................................................................................................................................... 105
6 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
D ans le cadre de l?action gouvernementale visant à redynamiser l?activité commerciale,
JulietteMEADEL, ministre délégué en charge de la ville, et Véronique LOUWAGIE, ministre
délégué en charge du commerce, de l?artisanat, des PME et de l?économie sociale et solidaire,
ont confié une mission pour la redynamisation commerciale des centres-villes et des
Quartiers Prioritaires de la Ville à 3 rapporteurs (annexe 1: lettre de mission).
Frédérique MACAREZ, Maire de Saint-Quentin, Dominique SCHELCHER, PDG de CoopérativeU
et Antoine SAINTOYANT, Directeur de la Banque des Territoires, se sont vu confier une mission
nationale sur l?avenir du commerce de proximité, tant dans les centres-villes que dans les quartiers
prioritaires de la politique de la ville.
Cette mission s?inscrit dans un contexte de mutation profonde du commerce et vise à proposer
des solutions concrètes et adaptées pour soutenir et réimplanter des commerces essentiels à la vie
des habitants.
La lettre de mission stipule « dans le cadre de l?action gouvernementale visant à redynamiser l?activité
commerciale qui fait actuellement face à de multiples défis, nous souhaitons vous confier une mission
(?) avec pour objectif de formuler des propositions opérationnelles visant à consolider et
réimplanter le commerce dans les territoires urbains qui comportent des quartiers prioritaires
de la politique de la ville. Le périmètre d?étude porte principalement sur les Quartiers Prioritaires
de la Ville et les centres-villes, dont un certain nombre sont classés en Quartier Prioritaire de la Ville ».
« Cette mission doit établir un diagnostic précis de l?état du commerce de proximité dans les
territoires urbains et tout particulièrement les Quartiers Prioritaires de la Ville, évaluer en toute
transparence les freins réels auxquelles les commerçants doivent faire face et identifier les
leviers, juridiques et économiques, permettant de faciliter le maintien ou l?implantation de
commerces dans les villes».
« Cette mission nécessite d?évaluer les outils et financements existants à disposition des collectivités
destinés à la revitalisation du commerce en ville, et de proposer le cas échéant des évolutions ».
Introduction
7
Pour mener les investigations, la mission a mené une série importante d?auditions de
représentants qualifiés (annexe 2: liste des personnes auditionnées) issus :
? Des associations d?élus
? Des représentants de secteurs professionnels du commerce, de la distribution et de
l?artisanat
? Des représentants du secteur de soutien à l?entrepreneuriat
? Des représentants du secteur de la politique de la ville et de l?habitat
? Des experts et des chercheurs en matière d?économie de proximité.
Un guide d?entretien rédigé et testé par les rapporteurs (annexe 3) a été préalablement remis
aux personnes auditionnées. Les personnes pour lesquelles les auditions n?ont pas pu être réalisées
ont eu la possibilité d?adresser des contributions écrites aux rapporteurs.
La mission a également étudié un vaste corpus documentaire de plus d?une centaine de documents
(annexe 4: liste détaillée). Ce corpus documentaire comprend les rapports institutionnels produits
sur cette thématique, des études, des documents diversifiés (communiqués de presse, tribunes,
livres blancs) exprimant les revendications et propositions de leurs auteurs (associations d?élus,
collectifs professionnels, experts?), des articles de presse. L?identification et l?étude de ce corpus
documentaire a été confiée à un bureau d?étude spécialisé en matière de commerce qui a nourri la
réflexion des rapporteurs de la mission avec une synthèse de ces documents.
Malgré la contrainte temporelle s?exerçant sur la mission réalisée entre juin et septembre 2025, les
rapporteurs ont souhaité réaliser plusieurs déplacements pour confronter les informations collectées
lors des auditions avec des réalisations de terrain (annexe 2: liste des personnes auditionnées).
Cette méthode de travail a permis de tenter de mettre en perspective les défis de l?économie de
proximité au regard :
? Des tendances de consommation (diversification du commerce numérique en matière
d?équipement de la personne - fast fashion et seconde main -, accroissement du discount, baisse
tendancielle de la consommation, évolution de la localisation des achats) ;
? De l?évolution du commerce (financiarisation de l?immobilier, émergence de nouveaux formats
commerciaux?) ;
? De ses spécificités dans les Quartiers Prioritaires de la Ville et les centres-villes ;
? Des attentes des différents agents économiques.
Cette analyse permet de formuler des recommandations et des pistes de réflexion macro et micro
économiques réalistes - au sens où elles cherchent à répondre à l?accompagnement des évolutions
en cours - et ambitieuses au sens où elles tiennent compte d?évolutions structurelles indispensables
pour contrecarrer les distorsions économiques constatées.
Ces propositions visent à rendre de la marge de manoeuvre aux collectivités locales dans leur action
en faveur de l?économie de proximité. Elles s?appuient sur la prise en compte d?initiatives locales
réussies en matière de transformation de l?activité commerciale qui mettent en évidence que les
collectivités locales sont en mesure de passer d?une transformation subie à une transformation
pilotée, en étant soutenues.
Méthodologie
8
9
Diagnostic de l?état du commerce
de proximité dans les territoires
urbains (centres-villes et Quartiers
Prioritaires de la Ville)
PARTIE 1
10 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
01
D ans une ville, le centre-ville et ses
commerces occupent une place
essentielle dans la vie des habitants.
Ils ne sont pas seulement un lieu
d?achat, mais un espace de rencontres, de
convivialité et d?identité collective. Le centre-
ville reflète l?histoire, l?âme et le dynamisme
de la commune; il constitue un repère affectif
et social pour ses habitants. C?est pourquoi
chaque mouvement ? qu?il s?agisse de
fermetures de commerces ou de changements
de destination commerciale ? est ressenti
comme une perte, voire une déstabilisation.
Ces évolutions affectent directement le
quotidien des personnes, qui voient leur
accès aux services, leur qualité de vie et leur
sentiment d?appartenance se modifier.
Les Français partagent largement le constat
d?une dévitalisation de leur centre-ville.
Selon une étude Elabe « Les français et le
dynamisme de leur centre-ville » réalisée en
août 2025, 1 français sur 2 estime que son
centre-ville est en perte de vitesse, 1 sur
4 qu?il est peu fréquenté voire quasi-désert
avec de nombreux commerces fermés. Cette
dévitalisation atteint tous les pans de la société,
et particulièrement les habitants des zones
rurales et les ménages en difficulté financière. Si
la proportion de Français qualifiant leur centre-
ville d?animé et dynamique est sensiblement
plus élevée dans les grandes agglomérations
(37%) que dans les communes rurales (16%),
elle demeure minoritaire quelle que soit la taille
de l?agglomération.
Le déclin des centres-villes constitue une
problématique partagée par l?ensemble des
territoires. La situation apparaît toutefois plus
fragile dans les communes rurales, où 40% des
habitants déclarent que de nombreux (voire la
plupart) commerces sont fermés contre 13%
dans les grandes agglomérations.
Le commerce évolue...
il ne meurt pas
Les centres-villes ne sont pas morts!
Un centre-ville fonctionne bien
quand on arrive à faire cohabiter des
gens qui y habitent, qui y travaillent
et qui y consomment.
Alain CHRÉTIEN ? Maire de Vesoul
Vice-Président de l?AMF
11
Depuis quelques années, le secteur du
commerce connaît une mutation profonde
des modes de consommation qui déstabilise
la vocation de commerce de destination des
centres-villes et des galeries marchandes des
centres commerciaux. L?appareil commercial
des quartiers populaires évolue durablement
vers une fonction de commerce de première
nécessité, voire vers une spécialisation en
rapport avec la population de ces quartiers.
Cette mutation traduit plusieurs difficultés,
structurelles et conjoncturelles, rencontrées
par le secteur du commerce depuis quelques
années.
Pour l?opinion, les causes de ce déclin sont
multiples : pression sur le pouvoir d?achat
(recherche des prix les plus bas dans les zones
commerciales de périphérie ou en ligne),
difficultés d?accès au centre-ville en transport,
l?insécurité et les incivilités (notamment dans
les grandes agglomérations), et un phénomène
de cercle vicieux (moins il y a de commerces,
moins l?on se rend au centre-ville).
De tout cela, se dégage une attente forte
envers les acteurs locaux : les acteurs sur
lesquels les Français comptent le plus pour
revitaliser les centres-villes sont avant tout les
mairies et collectivités locales, les commerçants
et les habitants eux-mêmes.
Préserver et dynamiser le commerce, c?est
donc préserver collectivement un cadre de
vie apprécié et un élément fondamental du
lien social.
3 Français sur 10 déclarent se rendre moins
souvent qu?avant dans leur centre-ville.
Les Français qui déclarent se rendre moins
souvent qu?il y a quelques années au centre-
ville de leur commune justifient cette baisse de
fréquentation par la difficulté pour se garer ou
y accéder en transports en commun ou à vélo,
la baisse de leur pouvoir d?achat et le fait qu?ils
consomment globalement moins qu?avant, le
fait de privilégier les zones commerciales et
grandes surfaces en périphérie (plus de choix,
plus pratique, meilleurs prix) et le manque ou
la fermeture de magasins et commerces.
Ces quatre raisons devancent d?autres motifs:
le fait de privilégier l?achat en ligne avec plus
de choix, des meilleurs prix, la possibilité de se
faire livrer (26%), l?insécurité et les incivilités
(25%, notamment évoqué dans les grandes
agglomérations 31%), le manque de lieux de
convivialité comme des cafés/bars (13%), etc.
Une tendance de fond de baisse de la
consommation des ménages (particulièrement
marquée dans certains secteurs tels que
l?habillement, l?équipement de la maison, etc.) et
de la recherche de prix bas qui se répercute sur
la typologie des commerces qui composaient
1.1 Évolution des modes de consommation
Atonie des dépenses de consommation
des ménages en biens
-0,4% en 2024
?1,7% en 2023
?2,3% en 2022
Hausse du taux d?épargne des ménages
De 14% en 2019
à 19% en 2025
L?essentiel est de préserver les flux et
de donner envie aux gens de venir.
Marc CHAPPUIS
Préfet des Alpes-de-Haute-Provence
12 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
01 historiquement les rues marchandes (disparition
des enseignes de prêt-à-porter, implantation
d?enseignes discount et développement de
nouveaux canaux de vente avec les concepts de
seconde main, etc.).
Si cette tendance peut s?expliquer par la baisse
globale du pouvoir d?achat des ménages, elle
est également le reflet d?un ralentissement
démographique et d?un vieillissement de
la population qui bouleverse la dynamique
du marché (en volume et en comportements
d?achat).
La répartition géographique et numérique des
commerces accompagne ces évolutions.
Bien que la vente en ligne ne capte qu?environ
15% du chiffre d?affaires du commerce national,
l?essor du numérique a fortement impacté les
pratiques de consommation (click and collect,
livraison, etc.), avec des répercussions sur le
modèle économique et l?implantation des
commerces physiques avec le développement
de la recherche de nouveaux services dans les
commerces (transaction, expérience client) qui
induit une nécessaire montée en compétence
des commerçants sur le digital ; concurrence
de la fast fashion (Shein, Temu), etc.
Les plateformes internationales représentent
aujourd?hui 22% des colis livrés par La Poste,
alors qu?elles ne pesaient que 5% voici 5 ans.
L?essor des outils digitaux est également
confirmé par l?évolution des pratiques des
consommateurs:
? 21% des Français utilisent désormais
l?essayage virtuel pour leurs achats
vestimentaires, contre 17% en 2023,
? la consultation d?e-mails pour promotions,
a explosé, passant de 3% en 2023 à 44%
en 2024. La disparition progressive du
prospectus papier semble clairement
profiter au canal e-mail, plébiscité par les
consommateurs français.
1.2 Essor du e-commerce
Chiffre d?affaires du e-commerce 2024
175,3 Mds¤
(65 Mds ¤ en 2015)
Croissance des ventes en ligne
2023/2024
+ 9,6%
Le basculement vers une
communication numérique a
desservi les commerces physiques au
profit des plateformes e-commerce.
Thomas GONZALEZ
Pub Audit - Cercle d?Alliés
13
En complément de ces mutations
structurelles, plusieurs crises - sanitaire
et économique - se sont succédé et ont
fortement fragilisé les entreprises du
commerce, impactant de nombreuses
locomotives de centre-ville : augmentation
des défaillances d?entreprises, liquidation de
nombreuses enseignes notamment dans le
secteur de prêt-à-porter (Camaïeu, Kaporal,
Jennyfer, André, Du pareil au même, Naf-Naf,
IKKS, rachat des Galeries Lafayette par la
foncière immobilière Bordelaise). Après un
pic record en 2024 (+28%), que beaucoup
attribuait aux difficultés de rembourser les
Prêts Garantis par l?État (PGE) accordés durant
la crise sanitaire, le nombre de défaillances
d?entreprises continue de croître en
2025 (+4,4% de défaillance début 2025
en comparaison à l?année précédente). Le
commerce n?échappe pas à cette tendance
ce qui traduit le caractère structurel de
cette crise. Cette mutation
multifactorielle accélère le
mouvement de rétraction
du commerce physique et
amplifie la perspective de
transformation des locaux
commerciaux obsolètes vers
d?autres destinations.
La vacance commerciale, indicateur visible
de l?évolution de l?armature commerciale des
territoires, repart globalement à la hausse. Elle
s?est développée ces deux dernières années,
passant de 9,73% à 10,64% entre 2023 et
2024 dans les centres-villes et plus de 16%
dans les galeries marchandes. Elle est revenue
à son niveau de l?avant-covid.
La vacance commerciale témoigne de
surcapacités en matière d?immobilier
commercial en France et de l?inadaptation
1.3 Fragilité économique des entreprises du commerce
10,64% de
vacance des
commerces
en 2024
Le consommateur est désormais
plus qualifié que le vendeur quand
il vient dans une boutique. Les
commerçants doivent se réinventer.
Philippe LE GOFF
Maire de Guingamp ? APVF
Il existe une grande disparité de l?impact
du commerce numérique selon les secteurs
d?activités : 15% en moyenne, près de 100%
dans le secteur des agences de voyage, 30%
pour le commerce textile au premier semestre
2025 selon l?observatoire de l?Institut Français
de la Mode.
14 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
01 ou la mauvaise localisation des mètres carrés
commerciaux actuellement disponibles. Il
convient dès lors de chercher à accompagner
la mutation de ces locaux vers d?autres
destinations.
On assiste à une sur-offre commerciale:
50 millions de m² ont été créés depuis
2020 alors que la consommation n?a
progressé que de 5%.
Michèle LUTZ ? Maire de Mulhouse
Présidente de la Commission Economie
de l?Association France Urbaine
Face à ces différents constats, la question du
commerce revient au coeur des préoccupations
des élus et de leurs administrés, comme en
témoignent les derniers résultats du Baromètre
du centre-ville, où le sujet de la
redynamisation des commerces de centre-
ville ressort comme une priorité des
prochaines élections municipales, devant la
sécurité et le stationnement. Si le soutien à
la redynamisation commerciale reste essentiel
pour maintenir l?attractivité économique et
résidentielle des territoires, il est néanmoins
important d?accepter l?idée que les parcours
marchands vont poursuivre leur contraction en
réponse à l?évolution du marché.
L?enjeu pour les décideurs est donc de prioriser
leur intervention sur certaines polarités et
d?accompagner le changement d?usage des
centres-villes : des espaces de vie, moins
consuméristes et plus récréatifs, où l?offre
commerciale évolue (moins de commerces de
prêt-à-porter et plus de services/activités de
bien-être, des concepts de seconde main, des
restaurants, etc.).
Dans ce contexte, l?appareil commercial des
quartiers populaires se contracte également et
évolue vers des pôles de services de proximité
comprenant des équipements publics et privés
ainsi que des établissements du champ de
l?économie sociale et solidaire. L?enjeu pour
les décideurs est de maintenir une qualité et
une diversité de services de proximité dans
ces quartiers afin de de ne pas aggraver leur
manque d?attractivité et la perception d?une
forme de relégation par les habitants.
De nombreux commerces dans
les centres-villes sont en grande
difficulté. Il y a beaucoup de
désespoir. Il y a urgence à agir avant
qu?il ne soit trop tard.
Gil AVEROUS
Maire de Châteauroux
Président de Villes de France
15
02 Diagnostic du
commerce de proximité
La montée du e-commerce devait prendre des
parts de marché considérables sur le commerce
physique et entraîner un déclin de ce dernier.
Or, on observe que le commerce physique
croît en termes de volume d?activité et en
termes d?actifs employés (de 2006 à 2022:
+25% DE CRÉATION D?EMPLOIS, SOIT
ENVIRON 800 000 EMPLOIS CRÉÉS). La
part du e-commerce ne représente que 50000
emplois.
2.1 Évolution du commerce physique : constats et tendances
16 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Néanmoins, les différents secteurs d?activités
connaissent des évolutions contrastées.
La restauration représente un secteur
d?activité dynamique. En 16 ans, le secteur a
connu une augmentation de 75% de son chiffre
d?affaires. Il est devenu le premier employeur
du commerce.
Les dépenses de consommation consacrées à
l?habillement représentent 40 milliards d?euros
soit 6% du secteur. Le prêt-à-porter est pris
dans une tempête concurrentielle importante.
Depuis la sortie de la crise covid, les plans
sociaux se multiplient (Camaïeu, Kaporal,
Jennyfer, Naf-Naf, San Marina...). Le commerce
de la mode a perdu 14 000 établissements et
près de 50 000 emplois en 10 ans : UN PLAN
SOCIAL À BAS BRUIT ! (Ouest France).
Le secteur alimentaire a progressé avec 50%
d?effectifs salariés en plus sur la période 2006-
2022, notamment l?alimentaire spécialisé
(primeurs, boulangeries, cavistes et même
poissonneries).
Source : Fédération des Acteurs du Commerce dans les territoires
02
2.2 Des tendances différenciées selon les secteurs d?activités
Dans un contexte de croissance
nulle, les arbitrages des
consommateurs se font au détriment
de l?habillement.
Gildas MINVIELLE ? Directeur de
l?Observatoire économique Institut
Français de la Mode
17
Dans la période post-covid, on observe
+ 222 000 emplois supplémentaires, la
restauration ayant porté la croissance avec près
de 100 000 emplois supplémentaires entre
2019 et 2024. Le petit commerce alimentaire
a gagné 60 000 emplois supplémentaires,
le secteur de la beauté 30 000 emplois.
L?équipement de la personne, en revanche,
a vu plus de 22 000 emplois disparaître.
Les consommateurs semblent acheter moins
de biens de consommation en valeur et
redéployer une partie de leur pouvoir d?achat
sur les activités expérientielles et serviciels.
La typologie des lieux de commerce change,
ce qui a un impact sur le support immobilier.
2.3 Impact territorial et post-covid
18 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Il y a moins de magasins en France. Au
sein des acteurs du prêt-à-porter, il existe
des concurrents redoutables, de véritables
«rouleaux compresseurs ». Certaines marques
fonctionnent bien (Décathlon, Intersport?).
Ces marques choisissent leur emplacement
et souhaitent faire des magasins plus grands
(des marques, comme Zara, ferment leurs
petites boutiques pour ouvrir des magasins plus
grands). Pour que le commerce de proximité
fonctionne, il faut transformer l?offre des
centres-villes avec des enseignes attractives
(services, sport, convivialité?). Les centres
commerciaux ne fonctionnent que s?il y a des
locomotives. Les centres-villes doivent se poser
les mêmes questions qui font le succès des
centres commerciaux.
On observe la chute inexorable du prêt-à-
porter. Le secteur qui a pris de l?ampleur est
la restauration. Mais si l?on observe les villes
Action Coeur de Ville, la baisse du chiffre
d?affaires de la restauration est de 30% (contre
13% en moyenne). Pourquoi les villes Action
Coeur de Ville sont-elles moins bien dotées
en restauration ? Il faut des activités le midi et
des personnes qui viennent le soir pour des
événements culturels, par exemple.
02 2.4 Enseignes, locomotives et centres-villes
Les gens se rendent en centre-ville
pour les rencontres, le cinéma et les
« locomotives ».
Philippe LAURENT
Président Centre-Ville en Mouvement
19
La restauration remplace très souvent les locaux
nouvellement vacants en ville, notamment sous
la forme de restauration rapide. On observe
toutefois de nombreux points de fragilité avec
des défaillances d?entreprises qui s?intensifient
actuellement.
LES ENSEIGNES QUI SE DÉVELOPPENT NE
SONT PAS TOUJOURS CELLES QUE L?ON
ATTEND : Adopt est l?enseigne qui a ouvert
le plus de magasins en France. Il est souvent
difficile d?identifier les enseignes qui vont
investir et se développer. Les personnes en
charge de la commercialisation ont l?habitude
de contacter les mêmes dans leur portefeuille
de contacts.
Le fait d?être en centre-ville participe
à la notoriété de l?enseigne, à
condition que le centre-ville continue
à susciter de l?intérêt.
Gildas MINVIELLE ? Directeur de
l?Observatoire économique Institut
Français de la Mode
La restauration est la seule activité
non digitalisable. Le centre-ville
devra donc devenir un producteur
de convivialité.
David LESTOUX
Directeur de Lestoux et associés
20 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?Argus de l?Enseigne a produit un graphique
sur l?évolution des loyers. En province, le prix
des loyers a baissé sur 13 ans (de 2010 à fin
2023). En France, il existe un plafonnement
avec la loi Pinel, avec une augmentation de
10% des loyers par an.
Les niveaux de loyers sont toutefois
décorrélés des possibilités des commerces
d?aujourd?hui, notamment par typologie
d?activité. Les loyers commerciaux souffrent
d?un manque de transparence et il est difficile
de faire payer le niveau de loyer « correct ». Il
existe peu d?activités aussi rémunératrices que
le prêt-à-porter.
Le niveau des loyers est souvent « fantasmé»
par rapport au niveau de marge (exemple:
marge brute pour Naf-Naf aux alentours de
70%, ce qui était très rémunérateur).
La question du montant excessif des loyers
est un sujet de préoccupation tant pour
les commerçants que pour les élus locaux.
Des loyers excessifs mettent en difficulté
des commerçants et, sur des locaux vacants,
ne permettent pas de trouver une nouvelle
activité, laissant des biens vacants dans les
centres-ville.
02 2.5 Les loyers commerciaux
21
Comment s?assurer que les commerçants qui
vont s?installer en centre-ville fassent leur chiffre
d?affaires ? Dans les centres commerciaux, la
corrélation entre la fréquentation et le chiffre
d?affaires est presque parfaite. Dans les centres-
villes, il faut s?attacher à travailler sur la diversité,
le positionnement prix et le parcours marchand.
Le parcours client doit notamment assurer la
facilité d?accès. La croissance est alimentée par
les plus de 55 ans. La question de la sécurité
en centre-ville, les horaires d?ouverture,
notamment la fermeture méridienne, sont de
vrais sujets.
Les villes peuvent capitaliser sur leur offre
de services bien spécifiques (administratifs,
culturels?), il faut éviter à tout prix les
fermetures des salles de cinéma et des
équipements culturels. Il faut faire venir
les enseignes locomotives. L?enjeu est
l?adaptation des grandes locomotives aux
locaux commerciaux.
Le développement de locations saisonnières
(comme Airbnb) dans les centres-villes
modifie le parcours marchand. Elles réduisent
le nombre de résidents permanents qui
fréquentent les commerces de proximité,
remplacés dès lors par des boutiques
« touristiques » et une consommation plus
ponctuelle.
Il faut donner des raisons de venir en
centre-ville.
Frédéric MARQUET
Ex manager du Commerce
de Centre-Ville
2.6 Fréquentation, parcours client et sécurité
La mère des batailles, c?est le
logement. La vacance des logements
en centre-ville entraîne une perte de
clients pour les commerçants.
Frédéric CHEREAU
Maire de Douai
22 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
03
L?économie de proximité
dans les quartiers
prioritaires de la ville
L es décrets de 2024 définissent 1 609
Quartiers Prioritaires de la Ville en France
métropolitaine et en outremer (annexe
5: carte des communes concernées par
un ou plusieurs Quartier Prioritaire de la Ville).
Ceux-ci possèdent une grande diversité de
population puisque le plus petit compte 99
habitants et le plus grand en dénombre 132 511.
Le périmètre de réflexion est donc constitué
par un ensemble fortement hétérogène
aux réalités économiques diversifiées mais
possédant pour caractéristique commune
une population plus pauvre que la moyenne
nationale. Les réflexions de la mission tiennent
compte de cette diversité.
Selon la taille des ensembles urbains considérés
(de la commune rurale et de la métropole), les
profils économiques des territoires (industriels,
administratifs, résidentiels, touristiques?) et les
dynamiques territoriales à l?oeuvre (trajectoires
économiques et démographiques), l?activité
économique des centres-villes est également
plurielle. Tout en tenant compte de cette
multiplicité, la mission s?appuie sur l?analyse des
tendances générales en matière d?économie de
proximité et de consommation.
Les Quartiers Prioritaires de la Ville
connaissent 2 crises : l?une liée à
la conception urbaine originelle
et l?autre à l?absence d?adaptation
des commerçants aux changements
démographiques.
Pascal MADRY ? Directeur Général de
l?Institut pour la Ville et le Commerce
Nombre de Quartiers
Prioritaires de la Ville
1609
Nombre de communes (1)
864
Population
6 015 658
(1) Les arrondissements dans les grandes villes sont comptabilisés comme une commune
23
L?activité économique de pied d?immeuble
est le plus souvent assimilée au terme de
commerce bien que ces activités recouvrent
plus largement du commerce, de l?artisanat,
des services?
Elles relèvent des secteurs marchands et non
marchands, de l?économie sociale et solidaire
et, dans les Quartiers Prioritaires de la Ville
comme dans les centres-villes, elles jouxtent
fréquemment des équipements publics. Ces
activités économiques sont complémentaires les
unes aux autres, raison pour laquelle la mission a
pris le parti d?étudier plus largement l?ensemble
de ces activités qui seront désignées sous le
terme «d?économie de proximité».
La mission ne s?est pas attachée à explorer les
problématiques spécifiques à la transformation
des secteurs commerciaux des entrées de
villes bien que les enjeux d?équilibres entre
Quartiers Prioritaires de la Ville, centres-villes et
périphéries commerciales ne soient pas ignorés.
Un des principaux blocages tient à
l?image des quartiers. Il faut un autre
récit.
Fabienne KELLER ? Présidente du
Conseil National des Villes
Les 1 609 Quartiers Prioritaires de la Ville
constituent un ensemble très hétérogène :
? 1 041 quartiers recensent une population de
moins de 3 000 habitants (65%)
? 463 quartiers recensent une population
comprise entre 3 000 et 10 000 habitants
? 105 quartiers recensent une population de
plus de 10 000 habitants.
Le seuil ouvrant la possibilité d?une présence
de commerce d?hyper-proximité (boulangerie)
et de dépannage (épicerie) se situe autour
de 3 000 habitants dans la zone de chalandise
concernée. Aussi, la grande majorité des Quartiers
Prioritaires de la Ville se situent marginalement
dans le champ de réflexion de la mission, bien
que les plus petits Quartiers Prioritaires de la Ville
soient généralement moins isolés par rapport au
reste de l?unité urbaine.
La fourchette de 3000 à 10000 habitants
ouvre la possibilité d?un tissu de commerces
de dépannage et de première nécessité.
Il s?agira de linéaires commerciaux peu
diversifiés composés d?une dizaine de cellules
commerciales au maximum : boulangerie,
supérette, coiffeur, pharmacie, bar-tabac,
restauration rapide, alimentation spécialisée?
Cette tranche de Quartiers Prioritaires de la
Ville comprend également ceux situés dans
les centres-villes anciens, fréquents dans les
villes des programmes Action Coeur de Ville
et Petites Villes de Demain.
Les quartiers recensant plus de
10 000 habitants sont des ensembles
commercialement comparables à des centres-
bourgs possédant un potentiel d?économie de
proximité diversifiée. Le commerce sédentaire
y côtoie régulièrement les marchés.
Les quartiers prioritaires de la politique
de la ville sont caractérisés par une faible
attractivité par rapport à leur aire urbaine
environnante. Il existe néanmoins des
exceptions comme les quartiers du Val Fourré
à Mantes-la-Jolie ou celui des Couronneries
à Poitiers dont le rayonnement du marché
dépasse la commune. Des besoins économiques
sont bien identifiés dans ces territoires pour
développer des activités commerciales,
artisanales et de services, pour :
1. Répondre aux besoins quotidiens
des habitants : de nombreux quartiers
présentent des risques de situations de
désertification alimentaire et de faible
accès à une offre alimentaire variée. De
plus, la santé des habitants des quartiers
se caractérise par des indicateurs plus
dégradés que dans le reste de leurs
agglomérations (espérance de vie,
prévalence de certaines pathologies...).
Le taux de renoncement aux soins y est
plus élevé, pour des raisons notamment
financières et le nombre de maisons de
santé pluridisciplinaires y est plus faible.
2. Localiser des activités économiques
susceptibles de générer des emplois dans
leur périmètre ou à proximité, notamment
pour réduire les temps de transport.
24 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
3. Améliorer la mixité fonctionnelle des
Quartiers Prioritaires de la Ville : ces
quartiers se caractérisent par une faible
mixité fonctionnelle. La présence et
l?implantation d?activités économiques
y est peu diversifiée et une attrition
continue des commerces y est constatée.
Les Quartiers Prioritaires de la Ville sont
insuffisamment envisagés comme une
ressource de foncier économique.
L?outil DEVECO développé par l?ANCT
(sources : INSEE Base SIRENE Entreprise,
GIP MDS, INPI), à partir des données des
entreprises implantées en Quartier Prioritaire
de la Ville en activité permet de caractériser
la présence d?entreprises pour trois secteurs
d?activités :
? commerces de proximité,
? professions de santé
? services bancaires.
Le recensement des entreprises par leur
code NAF est circonscrit à celles employant
moins de 50 salariés (critère d?éligibilité pour
l?exonération ZFU-TE actuelle).
Néanmoins, il n?existe pas de données
publiques nationales suffisamment fiables
pour appréhender correctement la vacance
des locaux professionnels, bien que DEVECO
donne accès à de nombreuses données
importantes comme la nature du local (magasin,
artisanal, industriel, entrepôt...), la superficie,
la géolocalisation et le nom du propriétaire.
L?économie de proximité joue un rôle central
dans l?animation des Quartiers Prioritaires de
la Ville. Elle combine la fonction commerciale
avec d?autres fonctions tout aussi essentielles
pour l?équilibre de ces quartiers.
Les quartiers accueillent une
population vieillissante avec des
besoins particuliers en matière
de services et de commerces de
proximité.
Ulysse DELERM
Coordinateur National CRPV
La banlieue n?est pas présente dans
les réflexions économiques. Il n?y a
pas assez d?études pour comprendre
les attentes de ses habitants.
Azziz SENNI ? Fondateur et Président
de Quartiers d?affaires
03
25
Les commerces de proximité, qu?ils soient
alimentaires ou non, représentent un gain
pour les habitants des Zones Franches Urbaines
Territoire Entrepreneur, notamment en termes
de qualité de vie.
Il existe toutefois un seuil de population.
Il est souvent estimé qu?au-delà de 10 000
habitants, il y a un potentiel commercial
réellement suffisant pour des exploitations
commerciales pérennes.
Au niveau national (situation à avril 2025), sur
l?ensemble des Quartiers Prioritaires de la
Ville, on recense 101553 établissements actifs
sur la catégorie NAF 47 (commerces de détail, à
l?exception des automobiles et des motocycles,
duquel est exclue la vente à domicile) et à
laquelle ont été ajoutés les codes NAF 10.71C,
10.71B, 10.13B, 56.10A, 56.10C, 96.02A, 96.02B.
Les activités pourvoyeuses d?emploi sont
la restauration rapide (10 576 emplois), les
pharmacies (7 780 emplois) et la restauration
traditionnelle (7 489 emplois).
Au total, les 101 553 établissements ne sont
pas particulièrement riches en emplois : 62%
d?entre eux sont sous la catégorie entrepreneur
individuel (dont 12 855 micro-entreprises
soit 12%). Le reste étant majoritairement des
entreprises à 1 ou 2 salariés.
En termes de volume d?activité, les commerces
de proximité génèrent au total un chiffre
d?affaires de 1 461 M¤, soit un chiffre d?affaires
moyen de moins de 15 000 ¤. Les pharmacies
génèrent le chiffre d?affaires principal avec
657 M¤, la restauration rapide (168 M¤) et
l?alimentation générale (138 M¤) arrivent loin
derrière.
Nombre de commerces de proximité
en Quartiers Prioritaires de la Ville
101 553
Chiffre d?affaires
1 461 M¤
3.1 Commerces de proximité
26 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les Quartiers Prioritaires de la Ville sont
souvent marqués par une moindre accessibilité
aux professionnels de santé car moins dotés
que la moyenne nationale. Les professions de
santé (desquelles sont exclues les pharmacies,
incluses dans les commerces de proximité et
soumises à des règles d?installation spécifiques)
regroupent 32 679 établissements actifs
en Quartiers Prioritaires de la Ville en avril
2025 (Code NAF 86 : Activités pour la santé
humaine).
Les établissements qui se réduisent aux
professionnels de santé exerçant et n?employant
pas de salarié comptent pour 44% du total,
ceux employant 1 ou 2 salariés représentant
30%.
Les laboratoires d?analyses médicales
représentent le principal volume d?activité
en termes de chiffre d?affaires avec une part
de 51%. Les médecins généralistes arrivent
loin derrière avec 62 M¤ de chiffre d?affaires
(14%). Le secteur génère au total un chiffre
d?affaires de 417 M¤.
3.2 Professions de santé
Part de la population Quartier Prioritaire
de la Ville couverte par la C2S (1)
21,7%
Part de la population française
11,5%
(1) Complémentaire Santé Solidaire
03
27
L?intervention des pouvoirs publics dans les
Quartiers Prioritaires de la Ville est formalisée
dans un cadre partenarial: le contrat de Ville.
L?objectif des contrats de ville est de rétablir
l?égalité territoriale dès lors qu?il existe des
écarts de développement économique
et social importants entre les différents
quartiers d?une même ville. Ils mettent
notamment en lumière une série de difficultés
qui affectent le tissu commercial des quartiers
prioritaires :
Vacance, déclin et disparition des
commerces
La problématique de la vacance commerciale
demeure la plus récurrente dans les quartiers
prioritaires de la politique de la ville.
? Taux de vacance élevés : Plusieurs
centres-villes intégrés aux Quartiers
Prioritaires de la Ville enregistrent des
niveaux préoccupants de vacance
commerciale.
Les services bancaires, assimilés au code
NAF 64 (activités de services financiers hors
assurances et caisses retraites) regroupent
4254 établissements actifs en avril 2025.
Les agences bancaires (intermédiations
monétaires) représentent le principal
employeur avec 6 755 emplois salariés, soit
77% de l?emploi total du secteur.
Une vigilance est toutefois nécessaire car les
activités de holding représentent 56% des
établissements du secteur et surtout 90% du
chiffre d?affaires du secteur.
3.3 Services bancaires
3.4 Analyse de la dimension commerciale des contrats de ville
Ces données mettent en évidence une faible diversité de l?activité de commerce de
proximité et une sous-représentation des activités de services, en particulier de
santé, dans les Quartiers Prioritaires de la Ville.
28 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? Fermeture de commerces de proximité :
Les contrats de ville font régulièrement état
de la disparition d?activités essentielles,
générant de véritables « déserts
commerciaux » ou de friches commerciales
accentuant un sentiment d?abandon.
? Concurrence des zones périphériques :
Ce phénomène est amplifié par l?attractivité
des zones commerciales de périphérie.
Insuffisance de commerces de
proximité essentiels
Au-delà du déclin, certains quartiers
connaissent une carence structurelle en
commerces de première nécessité.
? Besoin en commerces de base : Les
habitants expriment une forte attente en
matière de commerces alimentaires et de
services courants.
? Sentiment d?isolement : Cette absence
est particulièrement marquée dans des
secteurs où elle accentue l?isolement des
habitants et fragilise la cohésion sociale.
On constate trop de commerces de
déstockage et de discount dans les
quartiers et pas assez de commerces
plus traditionnels.
Fabienne KELLER
Présidente du Conseil National des Villes
Dégradation et vétusté des
infrastructures commerciales
L?état du bâti commercial constitue un frein
majeur à l?attractivité des Quartiers Prioritaires
de la Ville.
? Centres commerciaux obsolètes :
Plusieurs sites nécessitent des interventions
lourdes de réhabilitation.
? Image dégradée des quartiers : La
présence de vitrines vides et de cellules
inoccupées nuit à l?image globale des
quartiers et décourage les nouvelles
implantations.
Faibles diversité et attractivité
de l?offre
L?offre commerciale disponible peine parfois à
répondre aux attentes des habitants.
? Manque de diversité : Dans certaines villes
l?offre tend à se spécialiser (commerces
dits «exotiques», restauration rapide), ce
qui ne répond pas toujours au pouvoir
d?achat local.
? Insuffisance de lieux de convivialité : Le
déficit en cafés, restaurants et espaces de
sociabilité est identifié comme un frein à
l?attractivité
Le premier facteur qui motive les
gens à venir en centralité, c?est la
convivialité.
Fabienne KELLER
Présidente du Conseil National des Villes
Insécurités et nuisances
Le climat sécuritaire joue un rôle déterminant
dans la vitalité commerciale. Les phénomènes
de trafic et d?incivilités, relevés dans des
contrats dissuadent la clientèle et compliquent
l?activité des commerçants.
L?insécurité dans les quartiers rend
les entrepreneurs frileux.
Alice ROSADO
Association pour le Droit à l?Initiative
Économique (ADIE)
03
29
Restructuration et rénovation
urbaine
Les projets de renouvellement urbain, soutenus
par le Nouveau Programme National de
Renouvellement Urbain ou Action Coeur de
Ville, constituent le levier principal.
? Démolition-reconstruction
? Création de nouvelles cellules
commerciales : Intégration de locaux
commerciaux en pied d?immeuble
? Réhabilitation, modernisation et
restructuration de centres commerciaux
indépendants des pieds d?immeubles.
Développement économique et
soutien à l?entrepreneuriat
Ces actions visent à stimuler l?activité locale et
à favoriser la création d?emplois.
? Programme national « Entrepreneuriat
Quartiers 2030 » : Ce dispositif national
piloté par Bpifrance est systématiquement
mentionné comme un outil majeur pour
détecter, accompagner et financer les
créateurs d?entreprise. Le fonds quartiers
a vocation à investir prioritairement dans
des fonds d?envergure nationale dont
la stratégie d?investissement cible des
entreprises dédiées au développement
de l?activité économique et de l?emploi
dans les Quartiers Prioritaires de la Ville. Il
bénéficiera aux commerces de proximité.
? Dispositifs locaux : Déploiement
d?initiatives de soutien à l?entrepreneuriat
via des partenaires locaux (CCI, CMA, BGE,
ADIE) ou des dispositifs spécifiques comme
les « boutiques à l?essai » ou « éphémères»
ou des pépinières d?entreprises.
? Soutien à l?économie sociale et solidaire:
Développement d?épiceries sociales,
ressourceries et cafés associatifs pour
renforcer le lien social et pour répondre à
un besoin de services.
Redynamisation par l?animation et
l?attractivité
L?objectif est de générer du flux et de redonner
vie aux centralités.
? Animation commerciale : Création de
marchés, organisation d?événements et
appui aux associations de commerçants.
? Valorisation du cadre de vie :
Réhabilitation des espaces publics, façades
et parvis de centres commerciaux.
? Marketing territorial : Stratégies de
communication pour améliorer l?image
des quartiers.
Maîtrise foncière et incitations
Plusieurs leviers permettent de reprendre la
main sur l?appareil commercial.
? Foncières de redynamisation : Créées
avec l?appui de la Banque des Territoires
pour maitriser le foncier et faciliter
l?implantation de nouvelles enseignes.
? Acquisition et remise de locaux vacants
sur le marché : Des locaux vacants font
l?objet d?acquisitions par les collectivités
pour être rénovés.
? Incitations fiscales : Exonérations
(Cotisation Foncière des Entreprises, taxe
foncière) rappelées comme leviers pour
attirer les entreprises.
Attention aux décisions tous publics
dans les quartiers. Il faut trouver les
bons commerçants les plus adaptés
et promouvoir leur travail.
Pascal MADRY ? Directeur Général de
l?Institut pour la Ville et le Commerce
Il faut une maitrise publique du
choix des occupants des locaux
commerciaux.
Anne-Claire MIALOT
Directrice Générale de l?ANRU
3.5 Leviers d?action et solutions déployées
30 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Requalification de l?appareil
immobilier commercial
Les locaux construits entre les années 1950 et
1980 nécessitent une adaptation profonde.
? La morphologie de l?immobilier
commercial est souvent à restructurer
comme les centres commerciaux
de quartier implantés au centre des
immeubles, commerces sur dalle ou en
pied d?immeuble proposant souvent des
caractéristiques techniques inappropriées
au commerce (hauteurs sous plafonds trop
faibles, règles sanitaires non respectées...).
? Le manque de visibilité, de linéarité
marchande et de gestion spécialisée
constituent les problématiques courantes.
? Les opérations de renouvellement urbain
menées par l?ANRU visent à corriger ces
dysfonctionnements, toutefois la difficulté
à équilibrer le modèle économique de
ces opérations constitue un frein majeur
à leur aboutissement.
Diversification de l?offre
et constitution de pôles
commerciaux polyvalents
Il est nécessaire de favoriser la mixité des
fonctions et de créer de véritables pôles
d?économie de proximité combinant
commerces, services et lieux de sociabilité
(équipements publics et privés sportifs, de
divertissement, de l?enfance...), pour répondre
aux besoins quotidiens et renforcer l?attractivité
des Quartiers Prioritaires de la Ville.
3.6 Enjeux structurants03
31
04
L?épuisement du modèle « mass market »
en centre-ville
Le modèle commercial traditionnel des centres-
villes, longtemps fondé sur une logique de
commerce de destination, est aujourd?hui en
pleine mutation.
Historiquement, le centre-ville était le lieu où
l?on se rendait pour un achat spécifique, souvent
auprès de grandes enseignes généralistes (mass
market) qui agissaient comme des locomotives,
attirant un flux de consommateurs relativement
captifs. Ce modèle, centré sur l?acte d?achat
planifié, est désormais remis en cause par
une double concurrence :
? La concurrence des zones commerciales
périphériques, qui ont optimisé ce modèle
en offrant une concentration d?enseignes,
une facilité d?accès et de stationnement,
alors que, dans le même temps, l?accès
devenait plus coûteux ou difficile en
centre-ville.
? La concurrence du e-commerce, qui offre
une alternative encore plus efficace pour
l?achat de destination grâce à une offre
quasi illimitée, des prix compétitifs et une
livraison à domicile.
Du commerce de destination mass market à la
déambulation et la recherche de loisirs et services
dans les centres-villes
Constats et enjeux
de la redynamisation
commerciale dans les
centres-villes
4.1 De la destination à l?expérience: réinventer le commerce de
centre-ville
Les chaines logistiques du
e-commerce sont désormais
très puissantes et concurrencent
fortement le commerce physique.
Sylvain GRISOT
Directeur DIXIT.NET
32 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Face à cette double pression, le centre-ville ne peut plus rivaliser en se positionnant uniquement
comme un lieu d?achat planifié. La standardisation de son offre, dominée par les mêmes enseignes que
l?on retrouve partout, a entraîné une perte d?identité et une érosion de son attractivité intrinsèque
menant à la désaffection des commerces qui le composent, provoquant in fine une hausse de la
vacance commerciale.
Aujourd?hui, la dynamique du centre-ville se traduit par un linéaire resserré : cette concentration
spatiale permet de préserver la vitalité et la lisibilité du centre-ville mais réduit le périmètre
réellement perçu comme tel.
4.2 Vers un centre-ville de déambulation, de loisirs et de services
Les centres-villes ne sont pas en
déclin mais en transformation. On
passe du pur shopping aux espaces
marchands serviciels.
Pascal MADRY
Directeur Général Institut de la Ville et
du Commerce
Face à ce constat, une nouvelle vision du centre-
ville émerge. Il ne s?agit plus seulement d?un
lieu d?achat, mais d?un véritable lieu de vie,
multifonctionnel et convivial, qui favorise
la déambulation et la découverte. Dans ce
nouveau paradigme, le succès commercial ne
repose plus sur la seule capacité à attirer pour
un achat précis, mais sur l?aptitude à faire rester,
à surprendre et à fidéliser le visiteur.
Cette transformation s?articule autour de trois
piliers complémentaires :
1. Le commerce comme expérience : l?offre
commerciale doit se différencier en proposant
une véritable plus-value. Cela passe par des
boutiques de créateurs, des artisans, des
commerces de bouche valorisant les circuits
courts, des concepts-stores ou encore des
librairies-cafés. L?acte d?achat devient le
prolongement d?une expérience agréable et
unique.
2. La diversification vers les loisirs et la
culture : le centre-ville doit redevenir un
pôle d?attraction pour le temps libre.
L?implantation de micro-cinémas, de salles de
spectacles, de galeries d?art, d?espaces de jeux
(escape game, par exemple) ou simplement
l?organisation d?événements culturels et festifs
réguliers créent des motifs de visite autonomes
et animent l?espace public.
3. Le renforcement de l?offre de services :
la proximité redevient une valeur cardinale.
Le centre-ville est l?endroit idéal pour regrouper
des services essentiels au quotidien des
habitants : services à la personne (crèches,
conciergeries), santé (maisons médicales),
services administratifs, ou encore espaces de
coworking pour les nouvelles formes de travail.
On vient désormais en ville pour
autre chose que par le passé : des
événements, de l?animation, toute
une ambiance qui favorise ensuite
les achats.
Philippe LE GOFF ? Maire de Guingamp
Association des Petites Villes de France
Il faut donner au consommateur
envie d?aller en centre-ville et de
quitter son canapé où il passe son
temps sur les écrans et à commander.
Guy GRAS
Président du Conseil du Commerce de
France
04
33
Cette mutation représente une opportunité
majeure pour les Quartiers Prioritaires de la
Ville. Souvent marqués par une forte densité de
population mais un déficit d?offre commerciale
et de services, ces territoires peuvent
devenir des laboratoires pour ce nouveau
modèle. En s?appuyant sur l?identité locale
et les initiatives des habitants, il est possible
de créer des centralités de proximité vivantes
et intégrées. La redynamisation commerciale
dans les Quartiers Prioritaires de la Ville,
pensée sous l?angle de la déambulation et de
la multifonctionnalité, permet non seulement
de recréer une offre économique, mais aussi
de renforcer le lien social, d?améliorer le cadre
de vie et de favoriser la fierté d?appartenance
au quartier.
Il ne s?agit plus d?implanter un modèle exogène,
mais de construire une attractivité qui émane
des ressources et des besoins du territoire
lui-même, tant pour les Quartiers Prioritaires
de la Ville de centres-villes que pour ceux
possédant une taille suffisante.
4.3 Une opportunité stratégique pour les Quartiers Prioritaires de la Ville
Dans les prochaines années, il y
aura de plus en plus de concepts
de commerce qui n?entrent dans
aucune case et qui feront vivre une
expérience au consommateur.
Frédéric CHEREAU
Maire de Douai
34 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Un exemple de mutation réussie :
le centre-ville de Toulon
L?évolution du centre-ville de Toulon est un
exemple réussi de pilotage de la mutation
d?un centre-ville classé en Quartier Prioritaire
de la Ville par la collectivité. Autrefois
centre-ville paupérisé et dégradé lui
valant le sobriquet de « petit Chicago », le
quartier s?étendant de la place de l?équerre
au cours Lafayette connait une évolution
positive depuis une vingtaine d?années.
Cette évolution repose sur l?articulation d?une
volonté politique indéfectible dans la durée
conjuguée à la définition d?une stratégie de
revitalisation globale et à la mobilisation des
outils d?intervention adéquats.
Le premier facteur de succès est la constance
et l?inscription du projet de transformation
depuis 2002. La stratégie de reconquête est
géographiquement progressive et repose
sur une approche globale qui conjugue
intervention en matière d?habitat, de
transformation des espaces publics et
de création d?équipements publics,
de requalification commerciale, de
transformation économique du quartier et
d?insertion économique de ses habitants.
Pour atteindre cet objectif de changement
d?image du quartier et de création d?une
nouvelle destination commerciale autour
des activités artistiques et culturelles « la
rue des arts » la collectivité mobilise ses
moyens propres en matière de propreté et de
sécurité, préalables indispensables de cette
transformation. Elle mobilise également les
outils de la transformation urbaine : un SCOT
dont le DAACL régule les activités commerciales
entre le centre-ville et la périphérie, un PLUi
qui le décline, une concession d?aménagement
confiée à SEM, une OPAH-RU confiée au même
opérateur. Simultanément, elle mobilise les
outils de l?activation sociale et économique en
installant dans le quartier le hub de l?innovation
économique locale et en créant une foncière
de redynamisation avec un partenaire privé
permettant l?installation progressive des
nouvelles activités commerciales.
Depuis la place de l?équerre, rue par rue, le
quartier se transforme petit à petit jusqu?à
aboutir à la requalification des halles
marchandes transformées en halles gourmandes
en 2021.
La reconquête commerciale s?opère par
l?installation d?activités précurseurs ce qui
suppose des loyers modestes à l?évolution
progressive. Les premiers succès permettent
ensuite l?accueil d?enseignes de renommée
nationale et internationale. La mutation
commerciale s?inscrit pleinement dans les
évolutions des tendance de consommation vers
un centre-ville plaisir, propice à la déambulation
des toulonnais et des touristes, animé par
des activités de services dans les rues qui ne
concentrent pas les commerces.
04
35
05
Les attentes des
différents agents
économiques
L a transition d?un commerce de destination
vers un modèle basé sur l?expérience
et la proximité redéfinit les rôles et les
attentes de chaque acteur impliqué. La
réussite de cette transformation repose sur
la capacité à aligner des intérêts qui peuvent
parfois sembler divergents mais qui, en réalité,
convergent vers un objectif commun : la vitalité
du territoire.
Le 10ème baromètre du centre-ville et des
commerces, réalisé en 2025 par Centre-ville
en Mouvement, fait état d?un attachement
au centre-ville par une majorité des Français
(64%) et principalement la classe des actifs
(25-34 ans pour 74%) et ceux habitant dans
une commune Action Coeur de Ville (71%).
Le centre-ville est perçu sur le déclin (42%),
surtout dans les communes de moins de
50000 habitants(47%).
La redynamisation des centres-villes devrait
constituer une priorité d?actions à l?agenda
politique selon 66% des personnes interrogées
(74% dans les communes Action Coeur de
Ville). La redynamisation du commerce apparait
comme prioritaire dans l?agenda électoral
selon les sondés (17%) à égalité du sujet de la
sécurité (17%).
Toutefois, l?amour des Français pour leurs
centres-villes contraste avec l?évolution de
leurs habitudes de consommation.
Le shopping en centre-ville, comme
dans un centre commercial, c?est
fini!
Michèle LUTZ
Maire de Mulhouse ? France Urbaine
36 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Dans le cadre de la redynamisation des centres-
villes, les choix des consommateurs sont le
moteur principal du changement. Ils ne sont
plus seulement dictés par une simple logique
de prix et de produit, mais par une quête de
sens, de plaisir et de praticité. Comprendre
ces nouveaux arbitrages est essentiel pour bâtir
une offre commerciale attractive.
L?enquête Tendance de consommation du
CREDOC (2025) met en avant les grandes
dynamiques de fréquentation du commerce
physique et digital :
? Le centre-ville est fréquenté
principalement par les séniors et les
jeunes, les ménages modestes et les
catégories aisées et les habitants par
rapport aux familles moins présentes dans
cet espace.
En 2027, 41% de la population française
aura plus de 50 ans, une tranche d?âge
qui consomme moins: des ménages déjà
équipés dont la consommation concerne
principalement le renouvellement de
leurs biens, offre non adaptée, effet de
génération.
? La fréquentation hebdomadaire du
commerce alimentaire de proximité est
faible (9 à 12%) et principalement portée
par des cadres et diplômés. L?essentiel
des achats (environ 70%) continue d?être
réalisé dans les magasins de la grande
distribution généralistes ou spécialisés.
? Le hard-discount gagne du terrain avec
une fréquentation hebdomadaire pour
32% des personnes interrogées avec
une surreprésentation des personnes
non ou peu diplômées (32%). Cette
tendance reflète les fortes tensions sur
le pouvoir d?achat d?une partie croissante
des consommateurs. Si 37% des français
achètent malin (+3 points par rapport à
N-1), principalement des familles (drives,
magasins bios, solderies ; pratique
de la comparaison des prix?) ; 24%
sont des consommateurs contraints,
principalement ouvriers, employés pas
ou peu diplômés et souhaitant réduire
leur consommation de biens (alimentaires,
équipement de la personne, restauration)
et se privant sur le quotidien pour
privilégier des dépenses exceptionnelles.
Il est fréquent que ces consommateurs
nourrissent un sentiment de déclassement
en raison de cette consommation subie.
Le modèle de consommation des ménages
français traverse une profonde mutation,
redessinant à la fois les attentes des individus
et la structure commerciale de nos territoires.
Cette évolution se caractérise par trois
phénomènes majeurs : une tertiarisation
croissante des dépenses, une polarisation
marquée des comportements d?achat et,
pour une part grandissante de la population,
l?émergence d?un sentiment de déclassement
face à une consommation subie.
5.1 Ce que veulent les consommateurs05
37
Depuis plusieurs décennies, on observe
une tendance de fond dans le budget des
ménages: la part allouée à l?achat de biens
matériels (équipements, habillement,
ameublement) stagne ou diminue au profit
de celle consacrée aux services.
Cette évolution s?explique par plusieurs
facteurs :
1. Un taux d?équipement élevé: la plupart des
ménages en France sont déjà largement équipés
en biens durables (mobilier, électroménager?).
Les achats correspondent davantage à un
renouvellement qu?à un premier équipement.
2. La recherche d?expériences : la consommation
se déplace de la possession d?un objet à la
recherche d?une expérience. On préfère
dépenser pour un voyage, un concert, un
cours de yoga ou un bon restaurant plutôt
que pour un nouvel appareil électronique.
C?est le passage d?une logique de l?avoir à
une logique de l?être.
3. L?économie de l?abonnement et de
la fonctionnalité : les consommateurs
privilégient de plus en plus l?usage à
la propriété. Les services de streaming
(Netflix, Spotify...), la location de véhicules
ou les logiciels par abonnement illustrent cette
tendance, où l?accès prime sur la possession.
Aujourd?hui, environ la moitié des
commerces de centre-ville sont en réalité
des activités de services. Cette évolution
n?est pas achevée or, les activités de services
ne peuvent supporter des niveaux de loyers
aussi importants que les magasins de biens.
On observe une baisse de 4 points
depuis le début de la crise sanitaire
pour l?ensemble des biens, y compris
les produits alimentaires.
Marianne BLEHAUT
Directrice du pôle Data - CREDOC
Source : CREDOC, Enquête Tendances de consommation, juillet 2023
On va vers un poids de 20 à 25%
du e-commerce dans les achats à
l?horizon 2035. En ville, le commerce
devra donc être plus serviciel et
expérienciel et on assistera à un
processus de tertiarisation de
l?activité.
Philippe MOATI
Co-fondateur de l?OBSOCO
De la possession à l?usage : la bascule des biens vers les services
38 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Taux d?équipement des ménages en biens durables en 2018 (en %)
Lave?linge Téléviseur
couleur
0
20
40
60
80
100
120
Téléphone
fixe
Téléphone
portable
Micro?ordinateur
(y compris
portable)
Source : Insee, DFIE
Connexion à
internet
Voiture 2 voitures
ou plus
Évolution du taux d?équipement des ménages en biens durables (en %)
110
100
90
80
70
60
50
40
20
04
20
05
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
20
12
20
13
20
14
20
15
20
16
20
17
20
18
20
19
20
20
20
21
20
22
20
23
Source : Insee, DFIE
Micro?ordinateur (y compris portable)
Voiture
Lave?linge
Téléviseur couleur
05
39
38,8
46,4
50,9 55,5 59,7 62,8 65,4
38,9
39,3
29,9
27,0
26,0
24,8
24,8
13,8 12,4 9,9 9,0 7,5 6,3 5,4
7,3 7,7 9,5 9,0 8,0 7,2 5,8
1960
Biens durables importants Biens semi?durables Biens non durables (yc énergie) Services
1970 1980 1990 2000 2010 2022
Source : Compte nationaux, base 2000, Insee (« la consommation des ménages »)
NB : Calculs effectués sur la base de consommation effective des ménages
Structure de la consommation effective par durabilité
Répartition du nombre de magasins par secteurs d?activité,
dans les centres?villes en France (données en %)
35
30
25
20
15
10
5
0
Source : Reeter, données Codata
2014 2023
Alimentation Hôtel café
restaurant
Équipement de
la maison
Équipement de
la personne
Culture loisir Hygiène
beauté santé
Services
40 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Le marché de la consommation de masse
« moyenne gamme » s?érode au profit de
deux extrêmes qui attirent des clientèles aux
motivations très différentes. C?est ce que l?on
nomme la polarisation de la consommation :
? D?un côté, la consommation « maligne»
et contrainte (discount) : face à un pouvoir
d?achat sous pression, une part importante
des consommateurs se tourne vers les
enseignes à bas prix (Lidl, Action, Shein?).
L?arbitrage est clair : le prix est le critère
numéro un. Cet acte d?achat est souvent
vécu comme une nécessité pour préserver
son budget sur les produits essentiels ou
de base.
? De l?autre, la consommation « plaisir »
et spécifique : pour les dépenses
non contraintes, les consommateurs
recherchent une forte valeur ajoutée,
qu?elle soit expérientielle ou identitaire.
De plus, des consommateurs au pouvoir
d?achat limité cherchent à lier ces deux
versants pour un même achat.
- La consommation plaisir inclut
principalement la restauration et
le bien-être (spas, salles de sport,
soins, beauté...). Ces dépenses sont
considérées comme des « bulles
d?oxygène », des moments pour
soi qui justifient un budget plus
conséquent.
- La consommation spécifique
se caractérise quant à elle par
la recherche d?une promesse
d?unicité. Le consommateur se
détourne du mass-market pour
privilégier des produits qui le
distinguent : artisanat local, marques
de créateurs, produits bio ou en
circuit court, séries limitées. L?acte
d?achat est ici un marqueur de statut,
de valeurs et d?identité.
Cette double mutation a un impact direct
et visible sur l?organisation des espaces
commerciaux, notamment en centre-ville.
Le déclin du milieu de gamme
Les principales victimes sont les enseignes
généralistes de milieu de gamme (habillement,
chaussures, décoration) qui ne sont ni les moins
chères, ni les plus différenciantes. Elles peinent
à trouver leur place ce qui explique en grande
partie la hausse de la vacance commerciale.
La montée en puissance des services
Autrefois symbolisés par les agences bancaires
et les assureurs qui les désertent actuellement,
les rues commerçantes voient fleurir des
restaurants, des bars, des instituts de beauté,
des salles de sport, des espaces de coworking
et des services à la personne. L?armature
commerciale devient moins un lieu de vente
de produits qu?un lieu de vie et de services.
Finalement, on peut observer au sein d?une
même ville une certaine coexistence des
extrêmes : une implantation croissante de
commerces «refuges» (discounters, seconde
main) à côté de boutiques très qualitatives
et de niche (épiceries fines, concepts-stores,
artisans). Le paysage commercial devient
plus segmenté et moins homogène et les
Quartiers Prioritaires de la Ville témoignent
souvent de cette segmentation.
La polarisation : le grand écart entre le discount et le plaisir
Dans l?histoire du commerce, il y
a toujours eu le « discounter du
discounter ». La différence c?est
qu?avant c?était toujours physique.
Emmanuel LE ROCH
Délégué Général de PROCOS
05
41
Lorsque les dépenses essentielles (logement,
énergie, alimentation, transport) augmentent
et absorbent la quasi-totalité du budget, la
consommation n?est plus un acte de plaisir ou
d?expression de soi, mais une source d?anxiété
et de frustration. Ce phénomène engendre
un profond sentiment de déclassement. Il
se manifeste par une incapacité à participer
(ne pas pouvoir s?offrir un restaurant, des
loisirs ou les mêmes produits que ses pairs,
crée un sentiment d?exclusion de la société
de consommation et de ses normes), une
perte de liberté, tant le consommateur a
l?impression de ne plus avoir le choix, d?être
assigné à des circuits de distribution spécifiques
(hard discount) et à des produits de moindre
qualité, et, dans les pires des cas, une atteinte
à l?estime de soi : l?acte d?achat étant un
marqueur social, être contraint de se tourner
systématiquement vers les options les moins
chères peut être vécu comme une perte de
statut et une source de honte.
Cette consommation subie est un marqueur
social puissant qui illustre les fractures
croissantes au sein de la société et représente
un défi majeur en matière de cohésion sociale.
Ces évolutions des comportements d?achat
des consommateurs se traduisent directement
dans le chiffre d?affaires des magasins de grande
distribution et progressivement sur l?évolution
de l?armature commerciale.
Les figures ci-dessous illustrent l?impact
des consommateurs en faveur du choix de
magasins plus proches. L?avènement de la
« consommation du quart d?heure » s?opère
au bénéfice du format des supermarchés et
participe également à la relocalisation de
certaines activités sur les trajets quotidiens :
pharmacies, boulangeries, produits frais
s?implantent au plus près des ronds-points.
Au-delà de cette approche, l?habitant
demeure plus qu?un simple consommateur;
il est le premier usager du centre-ville.
Ses attentes ont profondément évolué et
dépassent largement la simple disponibilité de
produits. L?attente principale est l?accès facile et
rapide à une offre diversifiée et de qualité. Cela
inclut les commerces de bouche, les services
essentiels (santé, administration, réparations),
mais aussi des boutiques singulières qui offrent
une alternative à la standardisation.
Pour une frange importante de la population, notamment les classes populaires et moyennes
inférieures, l?arbitrage entre le discount et le plaisir n?est pas un choix, mais une contrainte.
Consommation subie et sentiment de déclassement
42 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les habitants attendent un cadre de vie
agréable et animé. Ils recherchent des espaces
publics de qualité où il est plaisant de flâner,
de se rencontrer et de se détendre (places,
parcs, terrasses). Ils sont demandeurs de loisirs,
de culture et d?événements qui rythment la vie
locale. Plus qu?un lieu de consommation, ils
attendent de leur centre-ville ou du coeur de
leur quartier qu?il soit un lieu qui renforce le
lien social et la fierté d?appartenance.
La transformation de l?offre
commerciale en centre-ville est
essentielle pour répondre aux attentes
nouvelles des consommateurs.
Marianne BLEHAUT
Directrice du pôle Data - CREDOC
05
43
1. L?égalité de traitement entre le commerce
physique et les plateformes de commerce
numérique françaises et internationales
constitue la principale demande des
commerces de proximité. La déloyauté de
la concurrence est soulignée tant en matière
d?équité réglementaire et fiscale qu?en ce qui
concerne les enjeux de conformité (sécurité et
environnement) des produits vendus. Après
l?offensive d?Amazon sur le livre il y a quelques
années, la fast-fashion et les plateformes
asiatiques cristallisent désormais le
mécontentement. Cette revendication trouve
son écho à travers la demande d?instauration
d?une taxe sur les petits colis : l?Alliance du
Commerce et la CPME proposent une taxe
forfaitaire de 25 ¤ par colis en provenance de
pays hors UE de moins de 150 ¤ dès 2025 et
la révision des seuils avant 2028.
2. La simplification des démarches
administratives constitue une deuxième
attente des commerçants.
Le plan de simplification est très
attendu. Il est paradoxal dans les
projets en cours de rajouter de
la complexité dans un projet de
simplification.
Guy GRAS ? Président du Conseil du
Commerce de France
Les travaux du Conseil National du Commerce
ont largement documenté ces attentes tant en
matière de règles d?installation que de règles
de fonctionnement.
Le renforcement du dialogue entre les
commerçants et les collectivités locales
constitue une source d?espoir d?amélioration.
Le rôle prépondérant des managers
de commerce, pivot de cette relation, est
particulièrement mis en avant. Les offices
du commerce, guichets uniques des
commerçants, sont également des réponses
locales efficaces et appréciées.
La part prépondérante du montant des
loyers au sein des charges d?exploitation
des commerces devenant insupportable,
l?évolution des mécanismes de fixation du
montant des loyers et de leur versement
constitue une attente également très forte.
La mensualisation du loyer (un accord a été
signé le 3 juin 2024 visant la généralisation de
la mensualisation des loyers pour les nouveaux
baux), la limitation du dépôt de garantie à trois
mois, la cessation du report de la taxe foncière
dans le loyer constituent des revendications
importantes.
Ces enjeux autour des loyers renvoient
globalement aux effets secondaires de la
financiarisation de l?immobilier commercial ;
en plusieurs décennies, la figure du
commerçant propriétaire de son local a été
progressivement remplacée par des biens
immobiliers commerciaux propriétés de
sociétés immobilières (détenues par des fonds
de pension pour les plus importantes).
Les commerçants et entrepreneurs installés
dans les Quartiers Prioritaires de la Ville
demandent la poursuite des mesures de
défiscalisation propres aux territoires
prioritaires (ZFU et ZRU) qui sont perçus
comme des facteurs déterminants de
pérennisation de l?activité aux modèles
économiques fragiles dans ces quartiers.
5.2 Ce que souhaitent les commerçants
Il est primordial de parler le même
langage que les commerçants. Être
manager est un métier de terrain.
Maxime BRÉART
Coordinateur National Fédération
Nationale des Boutiques à l?Essai
44 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
05
La poursuite des programmes Action Coeur de
Ville et Petites Villes de Demain constituent
une attente unanime. Ces programmes sont
appréciés et reconnus pour leur efficacité. Les
collectivités expriment le voeu de réaffirmer
les moyens d?actions des programmes sur la
question commerciale.
ACV 2 se termine en 2026. Dans
ACV 3, il faut prévoir un focus sur
le commerce, notamment un volet
fiscalité associé.
Gil AVEROUS
Président de Villes de France
Cette demande est associée à celle
d?affirmation des pouvoirs des exécutifs
locaux en matière d?intervention commerciale.
Elle se traduit par diverses mesures techniques
allant de la révision de la taxe sur les friches
commerciales à la maîtrise de l?implantation
des magasins selon leur taille ou typologie.
Les élus sont unanimement « nostalgiques»
du FISAC dont ils saluent la souplesse de
mobilisation au bénéfice d?actions collectives
d?animation commerciale ou d?interventions
immobilières.
Les intercommunalités expriment des attentes
orientées vers les moyens permettant de
planifier et de conduire un rééquilibrage des
stratégies commerciales entre les centralités
et les périphéries. Elles sont plus concernées
par la transformation des zones commerciales
vers de nouvelles fonctions économiques et
industrielles et l?adaptation des moyens de
mise en oeuvre de la politique de sobriété
foncière, ce qui renvoie vers une évolution
de la fiscalité locale pour faciliter la transition
environnementale des espaces commerciaux.
Les collectivités souhaitent la poursuite
du développement des foncières de
redynamisation et de la pérennisation
des fonds d?aides à la restructuration des
commerces qui sont déterminants pour
l?équilibre économique des opérations de
restructuration d?immobilier commercial dans
les Quartiers Prioritaires de la Ville comme dans
les centres-villes.
La planification pluriannuelle des
financements est nécessaire. Les
managers de centre-ville doivent
être maintenus. La maîtrise de
l?immobilier est essentielle pour la
restructuration et la transformation
de nos centres-villes et Quartier
Prioritaire de la Ville, avec les
foncières. Il nous manque également
des pouvoirs juridiques spécifiques
pour intervenir dans les quartiers.
Gabriel BEAULIEU
Vice-Président en charge du commerce
pour Intercommunalités de France
Les bénéfices des Opération de Revitalisation
du Territoire n?apparaissent pas clairement
aux collectivités dont certaines expriment la
nécessité d?une évaluation de leur impact au
regard de l?évolution des formats commerciaux.
5.3 Ce que souhaitent les élus des collectivités locales
45
5.4 Les réponses en préparation par le gouvernement
Les gouvernements successifs se sont emparés de
plusieurs doléances. Une proposition de loi est en
cours visant à réguler la fast-fashion et concerne
la mise en place d?une taxe environnementale,
l?interdiction de publicité, la transparence de la
chaîne d?approvisionnement, l?éco-étiquetage
et l?obligation de reprise et de recyclage. La mise
en place d?une taxe sur les petits colis est également
en discussion aux niveaux national et européen.
Le projet de loi visant la simplification de la
vie économique prévoit plusieurs évolutions
réglementaires attendues dans le domaine
commercial : l?inscription de la mensualisation
des loyers dans les baux commerciaux, le
plafonnement des dépôts de garantie à trois
mois de loyers, l?imputation de la taxe foncière
aux bailleurs. Dans ce texte, plusieurs points
concernant les autorisations d?installation ne font
pas consensus entre les intérêts divergents des
différents acteurs économiques : l?abaissement
des seuils soumis à autorisation (+ 1 000 m²),
l?élargissement des critères d?examens des CDAC,
la soumission à une autorisation d?exploitation
commerciale des entrepôts de logistique et
e-commerce de plus de 800m².
Le gouvernement envisage également une
modification des conditions de mobilisation de
la taxe sur les friches commerciales dans le projet
de loi de finances 2026 concernant l?intégration
d?une disposition permettant aux communes et aux
EPCI à fiscalité propre de définir un zonage infra-
communal d?application fondé sur les opérations de
revitalisation de territoire et les opérations d?intérêt
national. D?autres évolutions sont à l?examen en
vue d?une application plus tardive: l?évolution
des causes d?exonération et de dégrèvement
incombant aux collectivités, l?examen de la mise
en oeuvre d?un régime déclaratif d?occupation des
locaux commerciaux.
Le Comité Interministériel des Villes du 6 juin 2025
sous la présidence du Premier ministre a affirmé les
axes majeurs de la politique de la ville 2025-2030.
Un axe est consacré à la réussite économique de
toutes et tous dans les quartiers et a défini les
objectifs suivants :
« Accélérer la création d?entreprises (notamment
commerces, artisanat) en particulier pour les
femmes, grâce à un fonds d?investissement de 60
millions d?euros dès 2025 et au déploiement de
150 millions d?euros de micro-crédit via les Prêts
d?Honneur Quartiers.
Attirer les investissements privés par des incitations
fiscales propres aux Quartiers Prioritaires de la Ville,
sur le modèle des zones franches urbaines-territoire
entrepreneur. Ces nouvelles mesures fiscales
ciblées créeront un environnement favorable à
l?implantation d?activités nouvelles, génératrices
d?emplois et de dynamisme économique dans les
quartiers».
Par ailleurs, le Conseil National du Commerce
a organisé plusieurs groupes de travail qui ont
formulé des propositions. Les groupes de travail
Fiscalité et Simplification ont été particulièrement
actifs pour améliorer la transparence des éléments
d?imposition, faciliter l?omnicanalité des démarches
fiscales, faciliter la dématérialisation du déclaratif et
du paiement de différentes taxes (TASCOM, taxe
stationnement IdF, TLPE, demandes d?exonération
de TEOM...), clarifier la TVA, redéfinir et élargir la
procédure d?autorisation d?ouvrir un commerce,
revoir la définition des locaux à usage commercial,
accorder au repreneur un délai pour se mettre
en conformité avec la législation (sauf en matière
d?hygiène et de sécurité), revoir les modalités
d?ouvertures dominicales, revoir les périodes de
soldes locales... Ces propositions sont en cours
d?examen.
Lors d?une visioconférence avec le ministre de la
Justice Gérald DARMANIN, il a reconnu que les
Maires avaient très peu de pouvoir en matière
de lutte contre les commerces qui troublent
l?ordre public et créent des nuisances. Il a rappelé
sa volonté de demander aux procureurs de saisir
le fisc et les douanes plus systématiquement. Il
espère obtenir des officiers de police judiciaires
spécialisés venant des services des impôts ou
des douanes. Il y aura une circulaire d?instruction
commune pour éclairer les Procureurs sur les
interdictions de paraître sur un territoire, sur les
fermetures administratives des commerces à la
main des préfets.
Dans la copie du gouvernement Lecornu 2
présentée le 14 octobre dernier du PLF 2026,
sont notamment prévus l?instauration d?une taxe
relative aux frais de gestion des petits colis en
provenance de pays tiers ainsi que le renforcement
des dispositifs fiscaux de soutien à la géographie
prioritaire de la politique de la ville.
46
47
Les recommandations
PARTIE 2
48
01 Lutter contre les distorsions de concurrence
02 Renforcer le respect de la règlementation des promotions et des soldes sur
les sites en ligne
03 Instaurer une taxe dissuasive sur les achats numériques
THÈME 1
THÈME 2
THÈME 3
Lutter contre la concurrence déloyale
Lutter contre l?économie souterraine et le blanchiment
Développer une stratégie commerciale claire et inclusive,
élargir les pouvoirs du Maire et la capacité de pilotage des
collectivités, notamment dans le cadre des programmes
Action Coeur de Ville et Petites Villes de Demain
04 Renforcer les contrôles sur l?économie souterraine préalable indispensable pour
développer le commerce
05 Développer les contrôles de notoriété avant la création des activités commerciales
(lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme)
06 Créer un environnement commercial propice
07 Prolonger les programmes Action Coeur de Ville et Petites Villes de Demain
au-delà de 2026 en y intégrant un volet économie de proximité fort
08 Créer ou mettre à jour les stratégies commerciales des collectivités locales
s?exprimant par un schéma directeur commercial
09 Élargir les pouvoirs du Maire en matière d?installation commerciale dans
les territoires prioritaires (ORT, QPV, FRR, Zones AFR)
10 Mettre en place des comités de pilotage dédiés à la réactivitation des locaux
commerciaux pour concevoir une stratégie partagée entre les différents
propriétaires de locaux commerciaux afin d?assurer une cohérence à l?échelle
du territoire
11 Créer une formation des élus et des techniciens sur les mutations du
commerce et les outils mobilisables
12 Prolonger et amplifier les programmes de soutien à la création d?entreprises
dans les territoires fragiles
13 Dynamiser la gestion commerciale des bailleurs sociaux
14 Soutenir la pérennisation et la professionnalisation des managers de
commerce
15 Développer les compétences des commerçants
16 Renforcer l?animation des centres-villes
49
THÈME 4
THÈME 5
Piloter la politique de développement du commerce de
proximité et de l?économie sociale et solidaire dans les
Quartiers Prioritaires de la Ville
Dynamiser les outils de transformation immobiliers et
fonciers au service d?une politique commerciale efficace
17 Prolonger et amplifier les programmes de soutien à la création d?entreprise
dans les territoires fragiles
18 Assurer le déploiement des chefs de projet commerce dans les
contrats de ville
19 Favoriser l?implantation d?activités innovantes, contributrices au
renforcement du lien social
20 Soutenir le développement de fonds solidaires et de foncières solidaires pour
les activités relevant de l?économie sociale
Les outils immobiliers
21 Soutenir le développement de la foncière ANRU / Banque des Territoires dans
les Quartiers Prioritaires de la Ville
22 Poursuivre le développement des foncières de redynamisation
23 Créer un mécanisme facilitant le changement de destination des locaux
commerciaux obsolètes
24 Rendre obligatoire les études de programmation commerciale dans les
projets urbains et immobiliers
25 Faciliter les possibilités d?acquisition des locaux commerciaux par les
collectivités - Accélération des mécanismes de préemption des biens vacants
sans maîtres
La fiscalité immobilière
26 Réformer le caractère contreproductif du mécanisme de déficit foncier
pour les cellules commerciales laissées volontairement vacantes
27 Réformer la fiscalité sur les locaux commerciaux vacants
Prolonger les mesures prévues dans le cadre du projet de loi de simplification
et dans la feuille de route sur le commerce et l?économie de proximité
28 Étendre le Pacte Dutreil à la reprise par un salarié connaisseur de l?activité et
de la clientèle (faciliter la transmission)
Les loyers commerciaux
29 Maîtriser les loyers commerciaux et leurs charges
30 Promouvoir la création d?un bail commercial d?utilité sociale pour plafonner
les loyers commerciaux dans les zones en difficulté
50 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Le développement commercial est un
enjeu territorial très important. Le territoire
connaît:
? Ses besoins locaux : population, typologie
de consommation, zones en tension ou à
revitaliser.
? Ses atouts et ses contraintes : foncier
disponible, mobilité, infrastructures
existantes.
? Ses équilibres économiques : éviter la
saturation de l?offre, préserver la diversité
des commerces et la vitalité du centre-ville.
Aussi est-il le mieux placé pour piloter une
stratégie cohérente et adaptée aux réalités
locales. Toutefois, pour que le territoire
puisse jouer pleinement son rôle, un cadre
législatif et réglementaire clair et souple
est nécessaire et doit permettre d?arbitrer
entre différents projets en fonction de l?intérêt
général.
Des outils réglementaires adaptés (document
d?urbanisme, autorisations d?exploitation
commerciale...) doivent être renforcés pour
donner au territoire une réelle capacité
d?action.
Une coordination entre les niveaux de
décision doit être facilitée afin d?éviter les
incohérences. La mise en place d?actions
structurantes mobilisant des financements
pour transformer des espaces privés délaissés
(concession d?aménagement, foncière) est
une des clés de la transformation des centres-
villes.
Un environnement juridique favorable ne doit
pas freiner l?initiative privée mais donner au
territoire les moyens de guider les implantations
dans le sens d?un développement équilibré.
Les recommandations formulées dans ce
rapport émanent soit des demandes des
acteurs auditionnés soit parce que les
rapporteurs proposent de généraliser des
bonnes pratiques éprouvées localement
et qui ont d?ores et déjà fait leurs preuves.
Les rapporteurs expriment ces
recommandations pour accompagner la
mutation extrêmement rapide des centres-
villes, mettre en place des stratégies efficaces
sur les territoires, pour des centres-villes
vivants mais transformés répondant aux
besoins et aux envies des habitants. Pour les
Quartiers Prioritaires de la Ville, il convient
de trouver des leviers permettant la présence
de commerces de proximité répondant aux
besoins des habitants.
Les recommandations ont été classées en
5thèmes :
1. Lutter contre la concurrence déloyale
2. Lutter contre l?économie souterraine et le
blanchiment
3. Développer une stratégie commerciale
claire et inclusive, notamment dans le cadre
des futurs programmes Action Coeur de
Ville 3 et Petites Villes de Demain 2
4. Piloter la politique de développement du
commerce de proximité et de l?économie
sociale et solidaire dans les Quartiers
Prioritaires de la Ville
5. Dynamiser les outils de transformation
immobiliers et fonciers au service d?une
politique commerciale efficace
Chaque catégorie contient un certain nombre de
mesures dont 12 ont été jugées prioritaires et
sont représentées avec le pictogramme suivant :
Les 30 recommandations
51
01 Lutter contre les distorsions de concurrence
02 Renforcer le respect de la règlementation des promotions et des soldes sur
les sites en ligne
03 Instaurer une taxe dissuasive sur les achats numériques
THÈME 1
Lutter contre la concurrence
déloyale
52 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Pour restaurer la vitalité des coeurs de ville et des quartiers prioritaires, il est primordial de s?attaquer aux
racines des distorsions de concurrence qui minent actuellement le commerce de proximité. Celui-ci ne peut plus
lutter à armes inégales face à de nouveaux modèles d?affaires qui bénéficient de règles différentes. L?ambition
doit être de rétablir des règles du jeu équitables pour tous, avec l?objectif simple et clair de garantir une
compétition fondée sur la qualité de l?offre et du service, et non sur des déséquilibres artificiels qui ne seront
jamais réparés autrement.
1.1 Mettre en oeuvre de façon urgente un plan massif de contrôles pour le
respect des normes des biens importés
Afin de contrer l?arrivée massive sur le territoire français, notamment via le
e-commerce et certaines places de marché, de produits importés qui ne respectent
pas forcément les normes (sécurité, environnementales, sanitaires, sociales)
auxquelles les entreprises nationales et européennes sont astreintes, il est proposé
d?augmenter significativement la fréquence et la rigueur des contrôles physiques
et documentaires aux frontières, en ciblant particulièrement les petits colis
issus du e-commerce international qui échappent aujourd?hui majoritairement aux
vérifications.
Adressée à l?UE et à l?État
01
RECOMMANDATION
LUTTER CONTRE LES DISTORSIONS
DE CONCURRENCE
01
02
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30
1.2 Déréférencer les plateformes contrevenant aux réglementations sanitaire,
environnementale, sociale et concurrentielle européennes et françaises
Comme cela a pu être pratiqué par le passé, et face aux violations délibérées et
répétées de certaines lois par certaines plateformes extra-européennes, il est
proposé une procédure de déréférencement et de blocage d?accès à certains
sites internet. Après une mise en demeure formelle restée sans effet, une décision
de justice ordonnerait aux moteurs de recherche, fournisseurs d?accès à internet et
magasins d?applications de rendre le site contrevenant inaccessible sur le territoire
français. Cette sanction ultime est le seul levier réellement dissuasif pour mettre
fin à une concurrence devenue intenable et garantir véritablement la sécurité
des citoyens européens.
Par ailleurs, il conviendra de s?assurer que les conditions générales de vente de ces
plateformes de services ne transforment pas abusivement le consommateur en
importateur.
Adressée à l?UE et à l?État
53
2.1 Renforcer le respect de la réglementation des promotions et des soldes
sur les sites en ligne
La proposition vise à imposer à tous les acteurs du e-commerce un respect scrupuleux
de la réglementation française, notamment sur les périodes légales de soldes et sur
la véracité des prix de référence.
Il s?agit de mettre fin aux pratiques de prix barrés artificiellement gonflés, en
systématisant les contrôles via des outils numériques et en engageant la
responsabilité des plateformes sur les offres de leurs vendeurs tiers.
L?objectif est de restaurer la vérité des prix, de protéger le consommateur des fausses
« bonnes affaires » et de redonner toute leur force aux temps forts commerciaux qui
rythment la vie des commerces physiques.
Adressée à l?État
La banalisation de promotions permanentes et l?usage abusif du vocabulaire des soldes sur les sites en ligne
ont créé une confusion généralisée qui pénalise lourdement le commerce physique contraint, pour sa part, à
des règles strictes.
02
RECOMMANDATION RENFORCER LE RESPECT
DE LA RÈGLEMENTATION
DES PROMOTIONS ET DES SOLDES
SUR LES SITES EN LIGNE
01
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54 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
La France fait face à une mutation profonde des échanges commerciaux liée à l?essor massif du commerce en
ligne transfrontalier, notamment en provenance d?Asie. Cette dynamique bouleverse les équilibres économiques
de la distribution traditionnelle, fragilise certains commerces de proximité ainsi que le dynamisme de nombreux
territoires et exerce une pression croissante sur les réseaux logistiques historiques, en particulier La Poste.
Elle engendre également un manque à gagner pour les finances publiques en raison de pratiques fréquentes
de sous-évaluation des colis importés.
Il apparaît, dès lors, nécessaire d?instaurer une taxe dissuasive pour instaurer une équité concurrentielle
effective, par une application sur tout le territoire européen et sur tous les articles, c?est-à-dire avec une
assiette large, une information claire et un prélèvement au moment du paiement. Une telle taxe s?inscrit dans
un effort de justice fiscale et dans la volonté de garantir une concurrence plus équitable tout en préservant
la sécurité et l?intégrité du marché français.
3.1 2 leviers principaux pour réduire la distorsion de concurrence entre
commerce physique et commerce en ligne
? Taxer chaque article au moment de la commande sur le site de e-commerce
quelle que soit la voie logistique d?entrée en Europe. Pour ces raisons, il semble
nécessaire d?instituer au plus vite un prélèvement sur les articles importés
commandés par des particuliers par voie numérique dans le cadre de la réforme
de l?Union douanière. Dans l?attente de sa mise en oeuvre, une taxe sur les articles
de faible valeur (moins de 150 ¤) destinés à des particuliers pourrait être imaginée.
Il est proposé un montant d?au moins 2 ¤ par article (avant application de la TVA
au taux dont relève l?article). Cette taxe contribuerait à l?effort de justice fiscale,
en assurant une contribution de flux aujourd?hui insuffisamment appréhendés et
aux effets multiples sur notre économie. Elle permettra d?aboutir à des flux plus
sécurisés et mieux maîtrisés et sera évidemment abrogée dès que le prélèvement
européen entrera en vigueur. L?instauration de cette taxe constitue un instrument
temporaire mais nécessaire afin de répondre aux enjeux fiscaux, logistiques et
concurrentiels posés par l?explosion des flux de petits colis.
? Faire financer par les e-commerçants les coûts croissants du traitement douanier
et des contrôles liés aux flux de colis exportés, via une redevance calculée sur
la valeur de colis.
Adressée à l?État et auprès de l?UE
03
RECOMMANDATION INSTAURER UNE TAXE DISSUASIVE
SUR LES ACHATS NUMÉRIQUES
DE BIENS IMPORTÉS
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55
3.2
3.3
Flécher la taxe colis vers le financement des volets commerce des
programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain et Quartier
prioritaire de la politique de la ville
Taxer les locaux d?entreposage des plateformes comme des commerces
En allouant directement les fonds issus de cette taxe à des actions de soutien au
commerce local au sein des territoires prioritaires (aide à la rénovation des vitrines,
soutien à la digitalisation des commerçants, aménagement des espaces publics
marchands), une dynamique plus vertueuse pourrait être mise en place.
Cette mesure permettrait de compenser localement les externalités négatives d?un
phénomène global, en utilisant les revenus générés par ceux qui fragilisent le
commerce physique pour financer directement la résilience et la modernisation de ce
dernier dans les zones les plus vulnérables et nécessitant des transformations coûteuses.
Afin de rétablir une concurrence équitable et de moderniser la fiscalité locale, il semble
utile d?établir concrètement l?égalité de traitement entre le commerce physique et
le e-commerce. Cette proposition consiste à taxer les entrepôts et les centres de
distribution des géants du numérique, non plus comme de simples locaux de
stockage, mais comme des surfaces commerciales à part entière. Concrètement,
cela impliquerait de réévaluer leur valeur locative cadastrale, base de calcul pour des
impôts locaux comme la taxe foncière ou la Cotisation Foncière des Entreprises, et
potentiellement de les assujettir à la taxe sur les surfaces commerciales.
Une telle réforme viserait à corriger une distorsion où les magasins de centre-ville,
lourdement taxés, subissent la concurrence d?acteurs en ligne bénéficiant d?une
fiscalité plus avantageuse sur leurs vastes installations logistiques en périphérie, tout
en adaptant les ressources fiscales des collectivités territoriales aux nouvelles réalités
de l?économie numérique.
Pourraient également être assujettis à la taxe sur les surfaces commerciales,
les surfaces de stockage des entrepôts qui ne sont pas intégrés à des groupes,
groupements ou coopératives de magasins de commerce de détail et au départ
desquels des biens stockés sont livrés directement - ou indirectement à travers des
entrepôts de transit - à destination de toute personne physique ou morale non
assujettie à la TVA à la suite d?une commande effectuée par voie électronique, dès
lors qu?elle dépasse 400 m².
Adressée à l?État et au Parlement
Adressée à l?État et au Parlement
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56 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
04 Renforcer les contrôles sur l?économie souterraine préalable indispensable pour
développer le commerce
05 Développer les contrôles de notoriété avant la création des activités commerciales
(lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme)
06 Créer un environnement commercial propice
THÈME 2
Lutter contre l?économie souterraine
et le blanchiment
57
4.1
4.2
Planifier les contrôles pilotés par les préfets ou les procureurs
Généraliser la collaboration poussée entre le parquet, l?URSSAF et les
tribunaux de commerce dans le but de liquider rapidement les sociétés
éphémères qui ne paient ni impôts ni taxes
Afin de démanteler durablement des filières illicites, il convient de s?appuyer sur les
préfets et sur les Procureurs de la République pour intensifier le contrôle (inopiné)
des commerces suspectés et mener des actions coordonnées correspondant
aux réalités de l?augmentation très importantes d?activités illicites liées au
blanchiment.
Afin d?éviter les procédures pénales longues et laborieuses, en inadéquation avec les
pratiques frauduleuses de ces sociétés et apporter une réponse administrative rapide,
il est proposé de conférer un pouvoir d?organisation de la relation URSSAF/ justice
au préfet qui n?a autorité sur aucune de ces deux entités.
Adressée à l?État
Adressée à l?État, aux Procureurs de la République et aux caisses régionales de l?URSSAF
Sur tous les territoires, il est constaté une augmentation d?activités qui semblent reliées à l?économie souterraine,
qui amènent de l?insécurité. Les acteurs de l?économie souterraine développent des activités économiques qui
échappent volontairement à la réglementation et à l?impôt. Ils contournent les charges sociales, fiscales et
réglementaires. Ces pratiques faussent la concurrence et fragilisent le tissu économique local par la création de
commerces non désirés aux activités de vitrine. Il s?agit d?un sujet de grande préoccupation pour les habitants
et les élus.
04
RECOMMANDATION RENFORCER LES CONTRÔLES
SUR L?ÉCONOMIE SOUTERRAINE
PRÉALABLE INDISPENSABLE POUR
DÉVELOPPER LE COMMERCE
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58 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?économie souterraine a pour objectif le blanchiment des recettes d?activités illicites. Le financement du
terrorisme utilise des moyens similaires. L?identification et la vérification des personnes physiques et morales
actionnaires et gestionnaires d?activités commerciales constitue un frein au développement de ces pratiques
par le repérage des réseaux.
5.1 Développer les contrôles de notoriété avant la création des activités
commerciales
Encourager les bailleurs sociaux et les collectivités locales à pratiquer des contrôles
de notoriété sur l?identité et la qualité des personnes morales et physiques
(actionnaires et gestionnaires) désireuses de créer une activité commerciale. Le
contrôle de notoriété est une procédure obligatoire pour les institutions financières
(banques, assurances, fintechs, etc.) visant à vérifier l?identité de leurs clients et à
évaluer les risques potentiels liés à leurs activités (blanchiment d?argent, financement
du terrorisme, fraude, etc.). Ce contrôle peut également être pratiqué de façon
volontaire.
Former les bailleurs sociaux et les collectivités locales à la réalisation de ces contrôles.
Adressée à l?État et aux bailleurs sociaux et aux collectivités locales
05
RECOMMANDATION DÉVELOPPER LES CONTRÔLES DE
NOTORIÉTÉ AVANT LA CRÉATION DES
ACTIVITÉS COMMERCIALES (LUTTE
CONTRE LE BLANCHIMENT ET LE
FINANCEMENT DU TERRORISME)
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59
6.2
6.1
Assurer la propreté du parcours marchand
Renforcer la présence de la police pour assurer la sécurité de proximité
L?image d?un centre-ville ou d?un quartier est un enjeu majeur.
? Propreté (amélioration du cadre urbain) : organiser des nettoyages fréquents,
installer des conteneurs de tri en nombre suffisant, sensibiliser les commerces
et les consommateurs à l?importance de la propreté, prévoir des équipements
adaptés, embellir les espaces publics.
L?insécurité est une problématique majeure pour les commerces.
Il convient de renforcer la présence policière et les médiateurs dans les quartiers,
déployer des brigades dédiées à la prévention, à la dissuasion quotidienne, assurer la
surveillance par vidéoprotection, en collaboration avec les services de police nationale.
La sécurité des commerces doit être au coeur des priorités de la coordination des
forces de police et animée et coordonnée au sein des Conseils Intercommunal / Local
de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD / CLSPD).
Adressée aux collectivités locales
Adressée à l?État et aux collectivités locales
La commercialité et la convivialité d?un lieu sont déterminés par la qualité de son environnement urbain.
La sécurité et la propreté constituent deux prérequis indispensables à la fréquentation commerciale d?un site.
06
RECOMMANDATION
CRÉER UN ENVIRONNEMENT
COMMERCIAL PROPICE
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60 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
07 Prolonger les programmes Action Coeur de Ville et Petites Villes de Demain
au-delà de 2026 en y intégrant un volet économie de proximité fort
08 Créer ou mettre à jour les stratégies commerciales des collectivités locales
s?exprimant par un schéma directeur commercial
09 Élargir les pouvoirs du Maire en matière d?installation commerciale dans
les territoires prioritaires (ORT, QPV, FRR, Zones AFR)
10 Mettre en place des comités de pilotage dédiés à la réactivitation des locaux
commerciaux pour concevoir une stratégie partagée entre les différents
propriétaires de locaux commerciaux afin d?assurer une cohérence à l?échelle
du territoire
11 Créer une formation des élus et des techniciens sur les mutations du
commerce et les outils mobilisables
12 Prolonger et amplifier les programmes de soutien à la création d?entreprises
dans les territoires fragiles
13 Dynamiser la gestion commerciale des bailleurs sociaux
14 Soutenir la pérennisation et la professionnalisation des managers de
commerce
15 Développer les compétences des commerçants
16 Renforcer l?animation des centres-villes
THÈME 3
Développer une stratégie commerciale
claire et inclusive, élargir les pouvoirs
du Maire et la capacité de pilotage des
collectivités, notamment dans le cadre
des programmes Action Coeur de Ville
et Petites Villes de Demain
61
7.1 Prolonger les programmes Action coeur de ville et petites villes de demain
au-delà de 2026
Les programmes Action Coeur de Ville et Petites Villes de Demain permettent d?établir
une stratégie territoriale propre à chaque ville, de déterminer un programme d?actions
prioritaires, de coordonner les actions et de veiller à leur réalisation dans le domaine
du logement, de l?aménagement urbain et du commerce de proximité.
Les programmes en cours ont produit des effets positifs qu?il convient d?accentuer,
en développant dans une nouvelle feuille de route un volet stratégie commerciale
au coeur du dispositif pour répondre aux enjeux actuels : stratégie, actions foncières
et de transformation d?espaces, recrutement de managers de commerce, stratégie
d?animation commerciale.
La stratégie définira le parcours marchand à préserver ou à développer.
Un centre-ville qui fonctionnera sera un centre-ville où on habitera, on travaillera,
on consommera. Il est primordial d?avoir un projet global.
Adressée à l?État
Les programmes de redynamisation territoriale Action coeur de ville et Petites villes de demain sont unanimement
salués par l?ensemble des parties prenantes (Etat, collectivités, commerçants, population...) pour la pertinence
de leur méthode et leur efficacité.
L?évolution positive de ces territoires est observable y compris en matière de redynamisation commerciale
jusqu?en 2024.
Face aux mutations commerciales en cours, chacun s?accorde sur la nécessité de la prolongation de ces
programmes en y incluant des mesures spécifiques de soutien à l?économie de proximité, des mesures
structurantes de transformation de linéaires commerciaux à transformer.
07
RECOMMANDATION PROLONGER LES PROGRAMMES
ACTION COEUR DE VILLE ET
PETITES VILLES DE DEMAIN AU-DELÀ
DE 2026 EN Y INTÉGRANT UN VOLET
ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ FORT
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62 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Il est important d?encourager les collectivités à mettre en oeuvre ou à mettre à jour leur stratégie commerciale.
Il s?agit de définir avec clarté des objectifs d?organisation commerciale sur un territoire, de mettre en adéquation
la volonté publique et les documents réglementaires de planification et d?adapter tous les outils mobilisables
à un objectif de renforcement du commerce de proximité.
De trop nombreuses collectivités locales ne possèdent pas ou n?ont pas mis à jour récemment leur stratégie
commerciale. Il peut en résulter une absence de clarté des objectifs d?organisation commerciale sur le territoire,
une inadéquation entre la volonté publique et les documents réglementaires de planification, une inadaptation
des outils mobilisés par les collectivités
8.1 Créer ou mettre à jour le schéma directeur commercial des bassins de
consommation
Le schéma directeur est un document stratégique. Il se décline dans les documents
d?urbanisme tels que le SCOT pour fixer les grands équilibres et les orientations
stratégiques et le PLUi pour préciser à l?échelle locale les règles d?implantation et de
développement des activités commerciales. Le schéma permettra :
? La définition d?une stratégie partagée entre les pouvoirs publics et les acteurs
économiques pour prendre en compte les mutations commerciales en cours.
? L?actualisation des documents de planification opposables au tiers.
? Le choix des outils d?intervention pertinents.
L?existence de ces documents stratégiques pourrait conditionner l?accès à certaines
aides publiques en matière de restructuration commerciale.
Adressée aux collectivités locales
08
RECOMMANDATION CRÉER OU METTRE À JOUR LES
STRATÉGIES COMMERCIALES
DES COLLECTIVITÉS LOCALES
S?EXPRIMANT PAR UN SCHÉMA
DIRECTEUR COMMERCIAL
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9.1
9.2
Prévoir un avis obligatoire (avis conforme) du Maire sur toutes les
demandes d?implantations commerciales et de cessions de commerces
dans les territoires prioritaires pour veiller à la qualité du parcours
marchand et lutter contre les commerces ne respectant pas la
réglementation.
Revoir les pouvoirs du Maire pour réglementer les installations
commerciales :
Inviter les collectivités à définir les périmètres de protection du commerce (renforcé
ou simple) dans les centres-villes et les Quartiers Prioritaires de la Ville.
Associer aux périmètres de protection renforcé du commerce la création d?un avis
conforme du maire pour toutes les demandes d?implantations commerciales et de
cessions de commerces pour conjuguer l?installation de commerces ne satisfaisant
pas à la stratégie commerciale locale.
? Élargir le pouvoir du Maire dans le choix des sous-segments d?activité après
avoir élargi cette nomenclature. La nomenclature des segments d?activités est
actuellement trop large pour permettre aux collectivités de sélectionner les
activités commerciales souhaitées. L?amélioration de la précision de ces critères
de sélection constitue un préalable indispensable à une meilleur régulation
commerciale par les collectivités.
? Etendre le périmètre des autorisations administratives d?exploitation commerciale
(AEC) aux entrepôts des plateformes numériques. Les entrepôts des plateformes
numériques constituent des installations commerciales dont il revient de pouvoir
réguler l?installation par les collectivités locales.
Adressée à l?État
Adressée à l?État
La réglementation actuelle confère aux collectivités des pouvoirs d?orientation des installations commerciales
grâce aux documents de planification.
Les exécutifs locaux sont démunis pour apporter une réponse « en temps réel » aux volontés d?installation
d?activités susceptibles de déséquilibrer certains parcours marchands.
La mesure vise à accorder aux exécutifs locaux la faculté de mieux sélectionner les commerces désirés dans
les territoires prioritaires, dans le cadre de périmètres préalablement définis.
09
RECOMMANDATION ÉLARGIR LES POUVOIRS DU MAIRE
EN MATIÈRE D?INSTALLATION
COMMERCIALE DANS LES TERRITOIRES
PRIORITAIRES (ORT, QPV, FRR, ZONES AFR)
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64 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?amélioration de la gouvernance locale du commerce constitue un enjeu déterminant du pilotage de la mutation
commerciale en cours. Pour les collectivités, mieux connaitre et échanger plus largement sont deux conditions
de l?action. En fonction de la stratégie mise en place, il convient de réunir l?ensemble des acteurs pour décider
de l?action à mener en lien avec les propriétaires et les enseignes.
10.1
10.2
10.4
10.3
Renforcer les commissions départementales de conciliation
Créer des observatoires locaux des loyers commerciaux
Instaurer un processus d?identification des locaux commerciaux vacants
Articuler la stratégie commerciale avec les autres besoins en matière de
services à la population (santé, jeunesse, seniors...)
Transformer ces commissions en instances de dialogue permanent entre les pouvoirs
publics et les acteurs économiques.
Objectiver la réalité des loyers pratiqués, connaitre le marché local et la vacance
« en temps réel», pouvoir discuter des prétentions de loyer des bailleurs sur des
bases solides. Pour ce faire, la mise en place du droit de préemption commercial est
encouragée et permet à un territoire de connaître et d?assurer le suivi.
Une connaissance précise et actualisée du parc de locaux vacants est indispensable
pour cibler les actions de redynamisation, anticiper les besoins des porteurs de projet
et orienter les politiques d?aménagement, d?urbanisme et d?animation économique.
Il convient de réaliser un inventaire exhaustif des locaux (plusieurs modalités) et
d?instaurer un suivi avec une bonne coordination entre acteurs privés et publics.
La stratégie commerciale ne peut être pensée isolément : elle doit répondre aux
attentes des habitants en tenant compte des évolutions démographiques et sociales.
Stratégie commerciale et besoins en services à la population revient à penser le
commerce comme un acteur du bien-être collectif : il ne s?agit plus seulement de
vendre, mais de contribuer à une meilleure qualité de vie, à la cohésion sociale et à
l?attractivité du territoire. Ce volet doit faire parti du schéma directeur commercial.
Adressée à l?État (Préfet)
Adressée aux collectivités locales
Adressée aux collectivités locales
Adressée aux collectivités locales
10
RECOMMANDATION METTRE EN PLACE DES COMITÉS DE PILOTAGE
DÉDIÉS À LA RÉACTIVATION DES LOCAUX
COMMERCIAUX POUR CONCEVOIR UNE STRATÉGIE
PARTAGÉE ENTRE LES DIFFÉRENTS PROPRIÉTAIRES
DE LOCAUX COMMERCIAUX AFIN D?ASSURER UNE
COHÉRENCE À L?ÉCHELLE DU TERRITOIRE
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65
La compréhension des facteurs de la mutation contemporaine du commerce (tendances de consommation,
organisation de la distribution, financiarisation de l?immobilier...) constitue un préalable à la définition d?une
stratégie commerciale adaptée à son territoire.
Appréhender la palette des outils et des leviers mobilisables et leurs imbrications constitue une condition de
réussite de l?action.
11.1 Créer une formation destinée aux élus et aux techniciens des collectivités
Cette formation permettrait de créer une culture commune, tout en favorisant une
vision transversale.
Elle pourrait être disponible dès septembre 2026 pour les prochaines mandatures
locales.
La Banque des Territoires a prévu des propositions de formation. Elle peut le faire en
réseau, avec des partenaires experts pour maximiser son impact : CCI, ANCT, AMF...
Une formation adaptée localement pour tenir compte des spécificités des territoires.
Adressée aux organismes de formation
11
RECOMMANDATION CRÉER UNE FORMATION DES ÉLUS ET DES
TECHNICIENS SUR LES MUTATIONS DU
COMMERCE ET LES OUTILS MOBILISABLES
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66 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les territoires fragiles possèdent une dynamique d?entrepreneuriat plus faible que les autres. Soutenir la
détection et l?accompagnement local des créateurs d?entreprises représente une ressource de développement
économique endogène et un facteur de pérennisation des entreprises
12.1
12.2
Assurer l?atteinte des objectifs du programme « entreprendre au
coeur des territoires 2 » pour les centres-villes Action Coeur de Ville
et Petites Villes de Demain grâce aux financements des opérateurs de
l?accompagnement des entrepreneurs.
Encourager le développement des commerces à l?essai
Le principe de continuité du financement des acteurs de l?accompagnement à
l?entrepreneuriat doit être réaffirmé pour éviter les discontinuités toujours plus
coûteuses.
Une des pistes proposées serait de favoriser des implantations plus souples et plus
nombreuses, et ainsi donner des chances à de nouveaux acteurs locaux et d?encourager
également le développement de boutiques éphémères, particulièrement adaptées
à l?installation de l?artisanat local.
Adressée aux collectivités du bloc communal et aux régions
Adressée aux collectivités locales
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RECOMMANDATION PROLONGER ET AMPLIFIER LES
PROGRAMMES DE SOUTIEN À LA
CRÉATION D?ENTREPRISES DANS LES
TERRITOIRES FRAGILES
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13.3 Renforcer la connaissance des locaux économiques et commerciaux
appartenant aux bailleurs sociaux et créer sous l?égide de l?Union Sociale
pour l?Habitat un observatoire national des locaux économiques et
commerciaux des bailleurs sociaux
Objectifs :
? Recenser et qualifier les locaux détenus par les bailleurs sociaux
? Suivre les dynamiques d?occupation,
? Identifier les difficultés récurrentes
? Diffuser les bonnes pratiques de gestion, d?animation commerciale et
d?accompagnement économique.
Adressée aux bailleurs sociaux
13.1
13.2
Inciter les bailleurs sociaux à développer des structures de gestion
dédiées pour les commerces et locaux économiques
Inciter les bailleurs sociaux, en partenariat avec l?Union Sociale pour
l?Habitat, à développer des structures de gestion de leurs commerces et
locaux économiques mutualisées entre organismes
Adressée aux bailleurs sociaux
Adressée aux bailleurs sociaux
Les bailleurs sociaux gèrent principalement un patrimoine résidentiel. Les locaux commerciaux et économiques,
souvent intégrés dans les rez-de-chaussée ou au sein de programmes mixtes, ne bénéficient pas toujours
d?un suivi spécifique. La gestion des locaux économiques constitue une activité secondaire, parfois résiduelle.
Une gestion professionnelle et dynamique de ces locaux requiert une organisation spécifique.
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RECOMMANDATION DYNAMISER LA
GESTION COMMERCIALE
DES BAILLEURS SOCIAUX
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La gestion de surfaces commerciales et économiques nécessite des compétences
différentes de celles du résidentiel (baux commerciaux, fiscalité, attractivité des
rez-de-chaussée, mixité commerciale...). Il convient de confier cette activité à des
structures spécialisées dans la gestion.
Exemple de structures possibles : filiale dédiée au sein du bailleur social, société
d?économie mixte ou société publique locale dédiée à la gestion des rez-de-chaussée
commerciaux, mandat confié à un prestataire spécialisé.
De nombreux bailleurs disposent de locaux commerciaux et d?activités dont la gestion
est éclatées, parfois peu rentable ou insuffisamment suivie. La mutualisation permettrait
une meilleure valorisation du patrimoine, une gestion plus professionnelle et
centralisée et une réduction des coûts liés à la vacance et à la maintenance. Le
partenariat avec l?USH garantirait un accompagnement technique et juridique pour
la création de la structure, un cadre d?échange de bonnes pratiques et un accès
facilité aux financements.
68 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les managers de commerce sont unanimement reconnus comme un maillon essentiel du dialogue entre les
collectivités locales et les commerçants. Il s?agit d?une profession récente, souvent de statut précaire, constituée
de salariés aux profils hétérogènes dont la stabilisation et la professionnalisation est nécessaire.
Le financement de ce poste est rentable. Il serait opportun que la Banque des Territoires puisse co-financer.
14.2
14.3
Développer la formation continue des managers de commerce pour
homogénéiser leurs activités
Développer la certification professionnelle des managers de commerce
pour mettre en valeur leurs compétences
Mise en place de formations certifiantes ou diplômantes avec un développement de
modules sur l?urbanisme commercial, l?animation économique, la gestion de projets,
le marketing territorial, les partenariats public / privé. Compléter et diversifier l?offre
existante proposée par l?école des territoires et les universités.
Il convient de reconnaître officiellement les compétences acquises par les managers
de commerce et harmoniser les pratiques professionnelles à l?échelle nationale.
Renforcer l?attractivité du métier et offrir des perspectives de carrière, ainsi que
donner aux employeurs une garantie de qualité et de professionnalisme apparaissent
comme des pistes intéressantes.
Pérenniser la certification proposée par l?école des territoires et diversifier la
certification des compétences des managers de commerce.
Adressée à la Banque des Territoires et aux organismes de formation
Adressée aux organismes de formation
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RECOMMANDATION SOUTENIR LA PÉRENNISATION ET LA
PROFESSIONNALISATION DES MANAGERS
DE COMMERCE
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14.1 Assurer la pérennisation et la professionnalisation des managers de
commerce pour la mise en oeuvre des stratégies commerciales des
collectivités
Adressée à l?État et à la Banque des Territoires
Afin de stabiliser les parcours professionnels, il convient de mettre en place des
dispositifs favorisant la fidélisation des managers de commerce et de capitaliser les
savoirs par le renforcement de leurs référentiels de compétences. La Banque des
Territoires pourrait assurer temporairement le cofinancement des postes de managers
de commerce pour les collectivités attestant d?une stratégie de redynamisation
commerciale formalisée dans leurs documents de planification ou dans un schéma
commercial adopté par une délibération de leur conseil.
69
La pratique du commerce est un métier qui requiert des prérequis en matière de gestion et d?organisation
notamment. S?assurer de ces compétences est un facteur de pérennisation des commerces or, depuis la fin
de l?obligation de formation préalable, le nombre de formations réalisées est passé de 100 000 à 15 000 par an.
L?évolution des modes de consommation nécessite de la fluidité dans les usages numériques des commerçants
que vient renforcer l?émergence de l?Intelligence Artificielle
15.1
15.2
Inciter fortement les commerçants à se former avant la création d?une
entreprise
Promouvoir un plan de formation à l?Intelligence Artificielle et aux outils
numériques pour renforcer l?habilité numérique des commerçants
Selon le suivi de la Banque de France, la création d?entreprises est toujours aussi
dynamique mais celui des défaillances l?est tout autant. Ce double constat traduit un
phénomène de rotation accélérée des entreprises nouvellement créées dont l?une
des causes est certainement à chercher dans l?inexpérience et le manque de formation
des entrepreneurs. La professionnalisation des commerçants doit être fortement
encouragée pour exploiter un fonds de commerce, notamment leur formation à la
gestion d?entreprise.
Mobiliser les réseaux d?accompagnement des créateurs d?entreprise et les chambres
consulaires pour faire connaitre et rendre accessibles les formations avant et au
moment de la création d?entreprise constitue un impératif pour faire diminuer le taux
de défaillances avant trois ans.
Objectifs :
? Renforcer les compétences numériques de base des commerçants pour une
meilleure visibilité et compétitivité.
? Démystifier l?Intelligence Artificielle et montrer son utilité concrète pour le
commerce de proximité.
? Accélérer la transition digitale du tissu commercial local.
? Favoriser l?autonomie et l?innovation dans la gestion quotidienne des commerces.
Adressée aux chambres consulaires et aux réseaux d?accompagnement des entrepreneurs
Adressée aux chambres consulaires
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RECOMMANDATION
DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES
DES COMMERCANTS
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70 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
De centres administratifs et commerçants, les centres-villes se transforment en centres culturels et de loisirs.
Leur animation est devenue prépondérante pour conduire les riverains comme les touristes à les fréquenter.
16.1 Diversifier les opportunités de fréquentation des centres-villes par la
création d?événements de rayonnement local et plus étendu
Les événements constituent de puissants leviers de dynamisation et de fidélisation d?un
territoire. Il convient d?attirer différents publics, créer une régularité de fréquentation,
valoriser l?image locale et accroître le rayonnement par des événements d?envergure
régionale voire nationale.
Il convient de considérer le centre-ville comme un « centre commercial » global, à
ciel ouvert, à animer : identité commune, coordination des commerces, des services,
des associations, de la culture et des loisirs, avec des campagnes de communication
collectives, un calendrier partagé d?évènements...
Adressée aux collectivités locales
16
RECOMMANDATION
RENFORCER L?ANIMATION
DES CENTRES-VILLES
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17 Prolonger et amplifier les programmes de soutien à la création d?entreprise
dans les territoires fragiles
18 Assurer le déploiement des chefs de projet commerce dans les
contrats de ville
19 Favoriser l?implantation d?activités innovantes, contributrices au
renforcement du lien social
20 Soutenir le développement de fonds solidaires et de foncières solidaires pour
les activités relevant de l?économie sociale
THÈME 4
Piloter la politique de développement
du commerce de proximité et de
l?économie sociale et solidaire dans
les Quartiers Prioritaires de la Ville
72 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?entrepreneuriat est sans doute le levier le plus puissant pour régénérer de l?intérieur le tissu économique
des quartiers prioritaires. Plutôt que de dépendre de solutions exogènes, les programmes de soutien à ceux
qui prennent le risque de créer une activité au coeur de ces territoires fragiles constituent des pistes crédibles
de solutions à encourager.
Chaque nouvelle entreprise, chaque commerce qui ouvre est une victoire contre la désertification. Il semble plus
pertinent que jamais de transformer l?essai de l?entrepreneuriat local. La politique de la ville et la politique de
rénovation urbaine ont pour objectif le renforcement de la diversité fonctionnelle et la présence du commerce
dans les quartiers. Cette dimension devra être au coeur des réflexions en cours concernant le devenir de la
politique de rénovation urbaine.
17.1
17.2
Assurer l?atteinte des objectifs du programme Quartiers 2030
dans les Quartiers Prioritaires de la Ville
Faire aboutir l?extension des zones franches urbaines
à l?ensemble des Quartiers Prioritaires de la Ville
Promouvoir la mise en relation des opérateurs du programme Quartiers 2030 avec les
collectivités et les bailleurs sociaux pour amplifier la détection et l?accompagnement
des futurs entrepreneurs, puis faciliter leur installation dans les Quartiers Prioritaires
de la Ville en articulant le soutien à l?entrepreneuriat avec la disponibilité de locaux
adaptés.
Tenir les engagements financiers du programme EQ2030.
La distinction actuelle entre les Quartiers Prioritaires de la Ville et les Zones Franches
Urbaines a créé une politique de soutien à deux vitesses, complexe pour les
entrepreneurs et inéquitable pour les territoires.
La proposition vise à mettre fin à cette situation en étendant le dispositif de Zone
Franche Urbaine à l?intégralité des Quartiers Prioritaires de la Ville.
Cette mesure de simplification radicale créerait un choc d?attractivité immédiat et
lisible, offrant à tous les investisseurs un cadre fiscal et social unifié et puissant pour
encourager l?implantation d?activités et l?embauche locale. Si l?effort financier en
ressort certainement dilué, la lisibilité des efforts sur cet outil sera renforcée et
permettra de donner à tous les quartiers des armes claires pour attirer le capital privé
et construire sa propre dynamique économique.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux
Adressée à l?État
17
RECOMMANDATION PROLONGER ET AMPLIFIER
LES PROGRAMMES DE SOUTIEN À LA
CRÉATION D?ENTREPRISE
DANS LES TERRITOIRES FRAGILES
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Toutes les stratégies de revitalisation commerciale resteront lettre morte sans un portage humain et opérationnel
sur le terrain. Il est ainsi proposé de rendre systématique et financée par l?État, la présence d?un Chef de Projet
« Investissement et déploiement économique » au sein de chaque Contrat de Ville.
Véritable chef d?orchestre de la dynamique commerciale et d?économie de proximité, sa mission serait de traduire
les ambitions en actions concrètes : identifier les locaux vacants, accompagner les porteurs de projet, animer
le tissu des commerçants et le réseau des propriétaires immobiliers, en servant d?interface unique avec les
pouvoirs publics par exemple. Cet investissement humain apparaît être une condition sine qua non pour une
réussite économique organisée, réelle et durable.
18.1 Déployer des chefs de projet « investissement et déploiement
économique » dans les contrats de ville
Dans un premier temps il s?agit d?assurer le déploiement, le suivi et l?évaluation des
30chefs de projet « investissement et déploiement économique » cofinancés par
l?État et la Banque des Territoires dans les Quartiers Prioritaires de la Ville.
Adressée à l?ANCT et aux collectivités locales
18
RECOMMANDATION ASSURER LE DEPLOIEMENT
DES CHEFS DE PROJET « INVESTISSEMENT
ET DÉPLOIEMENT ÉCONOMIQUE »
DANS LES CONTRATS DE VILLE
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74 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Pour réenchanter les coeurs de ville et les quartiers, il semble utile de dépasser l?image d?Épinal du commerce
traditionnel pour oser l?innovation. L?objectif de cette proposition est de favoriser activement l?implantation
d?activités hybrides qui, au-delà de la vente, renforcent le lien social : tiers-lieux, cafés-réparation, conciergeries
de quartier, commerces culturels, fab labs...
19.1 Prioriser les activités commerciales et l?Économie Sociale et Solidaire
dans les arbitrages des bailleurs sociaux pour la mise en oeuvre des
exonérations de taxe foncière sur les propriétés bâties
Il est proposé dans le cadre de l?exonération de la taxe foncière dont bénéficient les
bailleurs sociaux dans les Quartiers Prioritaires de la Ville, de prendre en compte leur
engagement d?utiliser une partie significative de ce gain pour réduire les loyers
de leurs locaux commerciaux. Cette mesure doit cibler en priorité l?installation de
commerces de proximité et d?activités de l?économie sociale et solidaire, transformant
ainsi un avantage fiscal en un puissant levier pour garantir des rez-de-chaussée vivants et
utiles aux habitants. Les collectivités locales qui signent les conventions d?exonération
de TFPB possèdent un pouvoir incitatif significatif vis-à-vis des bailleurs sociaux.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux
19.3 Promouvoir les projets d?alimentation durable en Quartier Prioritaire de la
Ville (jardins partagés, marchés, animations)
Au regard de l?enjeu réel de santé publique accentué dans les quartiers, il apparait
intéressant de soutenir activement le développement de projets d?alimentation
durable, tels que les jardins partagés et les marchés de producteurs, car ils répondent
à un besoin essentiel tout en créant des points de rencontre et de convivialité au coeur
des quartiers. Ces initiatives transforment l?espace public, améliorent le cadre de vie
et génèrent une animation locale positive, renforçant ainsi l?attractivité globale du
territoire pour ses habitants comme pour l?ensemble de ses commerces.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux
19.2 Soutenir les commerces et l?Économie Sociale et Solidaire en Quartier
Prioritaire de la Ville en promouvant l?atteinte progressive d?un modèle
économique équilibré
L?aide à la création d?entreprise dans les Quartiers Prioritaires de la Ville ne peut plus
se résumer à une subvention de départ sans lendemain qui crée souvent des structures
fragiles et dépendantes. Il est proposé de changer de paradigme en accompagnant les
commerces et l?Économie Sociale et Solidaire dans la construction progressive d?un
modèle économique viable. Cela implique de structurer les aides publiques non
plus comme une perfusion unique, mais comme un investissement dégressif sur 3 à 5
ans, conditionné à l?atteinte de jalons de croissance et couplé à un coaching intensif
en gestion. L?objectif n?est plus de subventionner l?échec, mais d?investir dans la
compétence pour transformer des projets précaires en entreprises autonomes et
pérennes, véritables piliers de l?économie de leur quartier.
Adressée à l?État et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION FAVORISER L?IMPLANTATION D?ACTIVITÉS
INNOVANTES, CONTRIBUTRICES AU
RENFORCEMENT DU LIEN SOCIAL
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À l?image du projet en cours de la CRESS Ile-de-France, il apparaît que la redynamisation commerciale des
quartiers ne se fera pas uniquement avec des commerces traditionnels. Elle aura nécessairement besoin des
acteurs de l?économie sociale et solidaire qui créent du lien et des services essentiels.
Or, ces acteurs se heurtent à un double mur : l?accès au financement et le coût de l?immobilier.
Cette proposition vise donc un soutien public actif à la création de fonds d?investissement solidaires et de
foncières solidaires dédiées. Les premiers apporteront les capitaux d?amorçage que les banques classiques
refusent parfois, tandis que les secondes acquerront des locaux commerciaux pour les soustraire à la spéculation
et garantir des loyers maîtrisés sur le long terme.
C?est en construisant cet écosystème financier et immobilier alternatif que sera permise l?émergence d?une
économie de proximité plus résiliente, plus humaine et durablement ancrée dans les territoires.
20.1 Encourager et soutenir la création de fonds d?investissement solidaires et
de foncières solidaires dédiées.
Encourager la réalisation d?opérations par les Offices Fonciers Solidaires
sous le régime du Bail Réel Solidaire d?Activité
Adressée aux collectivités et aux Organismes de Foncier Solidaire
20
RECOMMANDATION SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DE FONDS
SOLIDAIRES ET DE FONCIÈRES SOLIDAIRES
POUR LES ACTIVITÉS RELEVANT
DE L?ÉCONOMIE SOCIALE
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Fonds d?investissement solidaire : alimentés par des investisseurs institutionnels
(banques éthiques, mutuelles coopératives) et des particuliers, ils permettront
l?aquisition, la réhabilitation et la mise à disposition de locaux pour les commerces de
proximité. Ils permettent un financement perenne et responsable, avec une logique
de rendement social plus que financier.
Foncières solidaires dédiées : les sociétés immobilières achètent, rénovent et gèrent
les locaux commerciaux stratégiques en les louant à des conditions accessibles.
Il convient d?intégrer ces outils dans les stratégies locales d?attractivité et de
revitalisation (ACV, PVD, ORT).
Le mécanisme du BRSA : l?office foncier solidaire reste propriétaire du foncier et accorde
un bail longue durée à l?opérateur économique. La dissociation entre la propriéré du
sol et celle des murs permet une réduction des coûts d?accès.
76 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les outils immobiliers
21 Soutenir le développement de la foncière ANRU / Banque des Territoires dans
les Quartiers Prioritaires de la Ville
22 Poursuivre le développement des foncières de redynamisation
23 Créer un mécanisme facilitant le changement de destination des locaux
commerciaux obsolètes
24 Rendre obligatoire les études de programmation commerciale dans les
projets urbains et immobiliers
25 Faciliter les possibilités d?acquisition des locaux commerciaux par les
collectivités - Accélération des mécanismes de préemption des biens vacants
sans maîtres
La fiscalité immobilière
26 Réformer le caractère contreproductif du mécanisme de déficit foncier
pour les cellules commerciales laissées volontairement vacantes
27 Réformer la fiscalité sur les locaux commerciaux vacants
Prolonger les mesures prévues dans le cadre du projet de loi de simplification
et dans la feuille de route sur le commerce et l?économie de proximité
28 Étendre le Pacte Dutreil à la reprise par un salarié connaisseur de l?activité et
de la clientèle (faciliter la transmission)
Les loyers commerciaux
29 Maîtriser les loyers commerciaux et leurs charges
30 Promouvoir la création d?un bail commercial d?utilité sociale pour plafonner
les loyers commerciaux dans les zones en difficulté
THÈME 5
Dynamiser les outils de
transformation immobiliers et
fonciers au service d?une politique
commerciale efficace
77
La restructuration immobilière lourde de l?immobilier commercial obsolète des Quartiers Prioritaires de la
Ville a largement été entrepris par l?EPARECA et la foncière Foncièrement Quartier (pilotée par l?ANCT et la
CDC) dans le cadre des transformations de ces quartiers pilotées par l?ANRU. La création d?un nouvel outil
d?intervention pourrait permettre de relancer la transformation opérationnelle de l?appareil commercial des
Quartiers Prioritaires de la Ville le nécessitant encore.
21.1 Assurer le déploiement opérationnel de la foncière Quartier Prioritaire de
la Ville pour promouvoir la réalisation d?opérations immobilières dédiées à
l?économie de proximité dans ces quartiers.
Créer un nouvel outil doté de moyens adaptés à la transformation des centres
commerciaux des Quartiers Prioritaires de la Ville et à l?implantation de nouvelles
activités économiques et commerciales. Identifier des projets, des investisseurs et
des gestionnaires pour ces opérations de développement économique des quartiers.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et à la Banque des Territoires
21
RECOMMANDATION SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DE
LA FONCIÈRE ANRU / BANQUE DES
TERRITOIRES DANS LES QUARTIERS
PRIORITAIRES DE LA VILLE
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78 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les foncières de redynamisation ont pour but de réhabiliter et requalifier les locaux commerciaux vacants ou dégradés
afin de redonner de l?attractivité aux coeurs de ville. Elles interviennent sur trois axes principaux :
? Acquisition ciblée de biens stratégiques (locaux vacants, commerces en difficulté).
? Réhabilitation et revalorisation du bâti afin de le rendre attractif pour de nouveaux porteurs de projets.
? Remise sur le marché avec une politique de loyers adaptée pour favoriser l?installation de commerces viables et
cohérents avec la stratégie locale.
La poursuite du développement de ces foncières s?inscrit dans une logique de politique publique durable : il s?agit de maintenir
la vitalité économique, d?éviter la déprise urbaine et de soutenir le tissu commercial de proximité.
22.2 Renforcer les moyens d?investissement des foncières
Pour renforcer les moyens d?investissement des foncières, la Banque des Territoires
pourrait s?engager à investir 100 M¤ de fonds propres sur la période 2026-2030
pour provoquer un effet levier auprès des autres investisseurs. Cette enveloppe sera
déployée en investissement initial comme en recapitalisation des foncières existantes
pour assurer leur développement, dans les centres-villes, les Quartiers Prioritaires de
la Ville et la ruralité.
Adressée à la Banque des Territoires
22.1 Doter les foncières de redynamisation de moyens de coercition
Pour être pleinement efficaces, les foncières de redynamisation doivent être dotées de
moyens de coercition pour maîtriser les prix d?achat des biens et le niveau des loyers
et garantir le respect des engagements et des objectifs fixés. La régulation des loyers
et la maîtrise des prix d?achat en négociant directement avec les propriétaires (éviter la
spéculation et acquérir des biens à des prix raisonnables) peuvent constituer des pistes.
Adressée à l?État et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION
POURSUIVRE LE DEVELOPPEMENT DES
FONCIÈRES DE REDYNAMISATION
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22.4 Elargir la présence des acteurs privés dans leur actionnariat
Les foncières de redynamisation reposent sur un partage de leur actionnariat entre
puissance publique et investisseurs ?privés? (dont souvent la Banque des Territoires).
La diversification de l?actionnariat privé des foncières de redynamisation aux CCI,
aux EPF et à des investisseurs régionaux, bons connaisseurs de l?économie locale, est
un facteur de succès de ces outils, à encourager.
Adressée aux investisseurs privés et aux collectivités locales
22.3 Pérenniser le Fonds de Restructuration des Locaux d?Activité (FRLA) à un
niveau significatif et resserrer son intervention vers les collectivités et
les foncières de redynamisation
Le FRLA vise à faciliter la réalisation de projets immobiliers structurants, menés par
des opérateurs qualifiés ou des collectivités locales, en contribuant au financement
des déficits pour permettre la réalisation de ces opérations dans les territoires
identifiés pour leur fragilité. Les projets de restructuration du tissu commercial,
artisanal et de service sont des opérations lourdes et complexes qui renchérissent
les coûts et génèrent des déficits justifiant souvent la mobilisation d?une subvention
d?équilibre. Les opérations accompagnées doivent comporter des prescriptions fortes
en matière de développement durable. Il est indispensable que l?État s?engage sur la
pérennisation pluriannuelle du montant de la dotation du FRLA (20 M¤ par an)
pour assurer la continuité des opérations portées par les foncières de redynamisation
dans les Quartiers Prioritaires de la Ville et les communes Action Coeur de Ville et
Petites Villes de Demain. Ces transformations seront facilitées par l?encouragement
au développement des concessions d?aménagement et des CRAC qui permettent
de solvabiliser les opérations.
Adressée à l?État et l?ANCT
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80 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
La loi permet de changer la destination d?un local (ex. de commerce à habitation) sous certaines conditions, via une
déclaration préalable ou un permis de construire. Il convient d?assouplir ou faciliter ces procédures. Par ailleurs,
les propriétaires n?ont pas toujours les moyens techniques et financiers pour engager ces transformations.
La puissance publique doit s?engager pour la transformation des anciens locaux commerciaux situés dans les
rues qui ont perdu leur fonction commerciale.
23.1 Promouvoir des expérimentations dans Action Coeur de Ville 3
et les Quartiers Prioritaires de la Ville
Dans Action Coeur de Ville 3 : renforcer l?axe « revitalisation commerciale » en ajoutant
un volet « reconversion » qui complète la stratégie de redynamisation.
Dans les Quartiers Prioritaires de la Ville : inscrire cette mesure dans les contrats de
ville et dans les projets de renouvellement urbain, pour diversifier l?offre et améliorer
la qualité de vie.
Les Opérations de Revitalisation du Territoire et les Quartiers Prioritaires de la Ville
doivent être le support d?expérimentations destinées à faciliter le changement de
destination des locaux commerciaux obsolètes. Logements, locaux résidentiels, lieux de
vie sociale constituent des pistes de transformation des locaux qui ont définitivement
perdus leur fonction commerciale.
Ces évolutions se heurtent à plusieurs obstacles qui nécessitent d?être levés :
freins réglementaires, capacité technique et financière de maitrise d?ouvrage,
capacité d?acquisition des destinataires... Les programmes territoriaux constituent
des opportunités pour identifier des solutions.
Adressée aux partenaires du programme Action Coeur de Ville, à l?ANRU et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION CRÉER UN MÉCANISME FACILITANT LE
CHANGEMENT DE DESTINATION DES
LOCAUX COMMERCIAUX OBSOLÈTES
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La programmation commerciale est une étape cruciale dans les projets urbains et immobiliers car elle permet
de définir les besoins et les contraintes liés aux activités économiques et aux commerces. Rendre ces études
obligatoires présenterait plusieurs avantages :
? Équilibre économique : Permet de calibrer les surfaces commerciales en fonction des besoins réels du
territoire et des logiques économiques.
? Qualité du projet urbain : Assure une cohérence entre les activités économiques et le projet urbain global.
? Implication des acteurs locaux : Favorise la participation des acteurs économiques, des citoyens et des
institutions dans la définition des besoins et des objectifs.
24.1 Rendre obligatoire les études de programmation commerciale dans
les projets urbains et immobiliers lors du dépôt des autorisations
d?urbanisme
Cela permettrait d?assurer une meilleure cohérence entre urbanisme, économie
locale et vie des quartiers ainsi qu?une meilleure adéquation des projets aux besoins
du territoire.
La continuité de l?offre commerciale dans les projets NPNRU doit être mieux pilotée
pour éviter les ruptures d?activités pendant les travaux.
Pour mieux articuler les différentes polarités commerciales, les études de
programmation commerciale doivent systématiquement prendre en compte l?activité
commerciale des Quartiers Prioritaires de la Ville
Adressée à l?ANRU et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION RENDRE OBLIGATOIRE LES ÉTUDES DE
PROGRAMMATION COMMERCIALE DANS
LES PROJETS URBAINS ET IMMOBILIERS
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82 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?évolution du commerce de proximité est plus rapide que la capacité des collectivités locales à intervenir en
matière d?acquisitions immobilières, malgré les nombreux outils réglementaires disponibles. L?enjeu consiste à
simplifier les procédures administratives pour faciliter l?acquisition de locaux commerciaux par les collectivités.
25.1 Renforcer et simplifier les modalités d?exécution des déclarations d?utilité
publique : réduire les formalités administratives, raccourcir les délais
d?exécution
Plusieurs pistes de simplification des procédures peuvent être envisagées, tout
en restant efficace et équitable :
Harmonisation des processus : Standardiser les étapes administratives pour réduire
les variations d?interprêtation selon les préfectures et les types de projets.
Digitalisation des dossiers : Mettre en place des plateformes en ligne pour le dépôt
et le suivi des dossiers d?enquête publique, facilitant ainsi l?accès et la gestion des
informations.
Réduction des délais : Limiter les délais de traitement des dossiers pour accélérer la
prise de décision, tout en garantissant une évaluation rigoureuse des projets.
1. Adapter les textes législatifs pour clarifier les critères d?utilité publique et les
modalités de recours.
2. Simplifier les conditions de prorogation des Déclarations d?Utilité Publique
pour les projets nécessitant des délais plus longs, sans nécessiter de nouvelle
enquête publique.
Adressée à l?État
25
RECOMMANDATION FACILITER LES POSSIBILITÉS D?ACQUISITION DES
LOCAUX COMMERCIAUX PAR LES COLLECTIVITÉS -
ACCÉLÉRATION DES MÉCANISMES DE
PRÉEMPTION DES BIENS VACANTS SANS MAÎTRES
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Les propriétaires de plusieurs biens immobiliers peuvent optimiser leur impact fiscal en choisissant délibérément
de laisser vacante une fraction de leurs biens à travers le mécanisme de ?déficit foncier?. Ce phénomène est
observé de longue date par les collectivités. La mise en oeuvre de la taxe sur les friches commerciales ne rend
pas cette pratique dissuasive pour les propriétaires eu égard à son faible montant et à la facilité d?en obtenir
l?exonération.
26.1 Réduire la niche fiscale que constitue le mécanisme de déficit foncier en
raison de son effet néfaste en matière de développement territorial
Il semble pertinent d?engager la préparation de cette réforme, sous l?égide du Conseil
National du Commerce et de la direction du trésor.
Adressée à l?État et au Parlement
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RECOMMANDATION RÉFORMER LE CARACTÈRE
CONTREPRODUCTIF DU MÉCANISME
DE DÉFICIT FONCIER POUR LES
CELLULES COMMERCIALES LAISSÉES
VOLONTAIREMENT VACANTES
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84 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Il convient de décourager la rétention spéculative et inciter la remise en activité rapide des locaux.
27.1
27.4
27.3
27.2
Réduire le délai d?application de la taxe sur les friches commerciales à 6 mois
Mettre en place un levier fiscal incitatif pour remettre sur le marché les
biens vacants
Rendre impossible l?exonération de la taxe sur les friches commerciales
sans une baisse préalable du loyer en lien avec les taux d?effort
supportables par les commerçants
Appliquer un taux de calcul de la taxe sur les friches commerciales
différencié entre les territoires fragiles (ORT, QPV, Zones AFR, FRR...) du
reste du territoire et permettre l?application de la taxe sur un périmètre
infracommunal.
Ramener de 2 ans à 6 mois la constatation de la vacance commerciale permettant de
déclencher l?application de la taxe.
Autoriser des expérimentations locales incitant les propriétaires de locaux économiques
à remettre leurs biens sur le marché. De nombreuses collectivités ont pris des initiatives
diversifiées pour encourager la remise en location de logements vacants. Sur ces
modèles, il convient de stimuler la remise en exploitation des locaux commerciaux
par les propriétaires hésitants ou dans l?incapacité de leur faire.
Basés sur des indicateurs socio-économiques (taux de vacance, densité commerciale,
ACV, PVD, QPV, ORT...), les taux donnent la possibilité aux collectivités d?ajuster selon
leurs priorités de développement. Chaque collectivité pourrait fixer ses propres taux
différenciés dans une fourchette définie par l?État.
L?une des faiblesses de la taxes sur les friches commerciales se situe dans la facilité
d?en obtenir l?exonération. Réduire les possibilité d?exonération est une priorité pour
renforcer son efficacité et son caractère dissuasif.
Adressée au Parlement et à l?État
Adressée à l?État et aux collectivités locales
Adressée à l?État
Adressée à l?État
27
RECOMMANDATION RÉFORMER LA FISCALITÉ SUR LES LOCAUX
COMMERCIAUX VACANTS -
PROLONGER LES MESURES PRÉVUES DANS LE
CADRE DU PROJET DE LOI DE SIMPLIFICATION
ET DANS LA FEUILLE DE ROUTE SUR LE
COMMERCE ET L?ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ
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Pour éviter la disparition de nombreux commerces de proximité lors du départ à la retraite de leur dirigeant,
il semble intéressant d?étendre les avantages du Pacte Dutreil à la reprise d?une entreprise par l?un de ses
salariés-clés.
Cette mesure pragmatique garantirait la continuité de l?activité en assurant que l?entreprise soit transmise
à la personne la plus compétente pour la pérenniser, celle qui connaît déjà le savoir-faire, les clients et l?âme
du commerce.
28.1 Faire évoluer la réglementation du Pacte Dutreil pour en étendre le
bénéfice aux repreneurs salariés
Pour rappel : le Pacte Dutreil (article 787 B du Code général des impôts) permet
une exonération de droits de mutation à hauteur de 75% lors d?une transmission
d?entreprise, sous conditions.
Il conviendrait d?élargir le champ du Pacte Dutreil pour inclure les salariés repreneurs,
et pas uniquement les héritiers familiaux. Cette mesure favoriserait la transmission
interne et la reprise d?entreprises viables par ceux qui en connaissent le mieux les
métiers, sécuriserait l?emploi local en renforçant la continuité économique et sociale
et encouragerait l?entrepreneuriat salarié et le maintien des savoir-faire dans les
territoires.
Adressée à l?État
28
RECOMMANDATION ÉTENDRE LE PACTE DUTREIL À LA REPRISE
PAR UN SALARIÉ CONNAISSEUR DE
L?ACTIVITÉ ET DE LA CLIENTÈLE
(FACILITER LA TRANSMISSION)
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86 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Le coût de l?immobilier commercial est apparu comme le premier frein à la survie des commerces de proximité,
compromettant l?exploitation sereine en centre-ville. Il pourrait ainsi être imaginé de mettre en place un
mécanisme de régulation des loyers et d?encadrement des charges dans les zones de redynamisation, en
conditionnant par exemple les aides publiques à la rénovation à un engagement de modération des bailleurs.
Cette maîtrise des coûts offrira aux entrepreneurs la visibilité et la stabilité indispensables pour investir,
garantissant que la valeur créée par la revitalisation profite au tissu économique local et non à la seule
spéculation foncière.
29.1
29.2
29.3
Réformer la valeur locative des locaux commerciaux
Expérimenter un mécanisme de régulation des loyers commerciaux
Activer les mécanismes de révision à la baisse des loyers lors de la
dégradation des facteurs de commercialités (art L145-38 CC)
La fiscalité locale des commerces repose en partie sur des valeurs locatives très
discutables, sources d?injustices ou ne reflétant plus aucune réalité de marché. Une
révision générale de ces bases a souvent été évoquée pour que l?impôt s?aligne sur
la valeur économique réelle toujours plus juste des emplacements, allégeant ainsi la
charge des commerces en difficulté et assurant une moindre contribution de ceux
qui bénéficient de zones moins attractives. Il conviendra de s?assurer de la mise en
oeuvre effective de la réforme de la valeur locative des locaux commerciaux prévue
au 1er janvier 2026.
La proposition vise à lancer une expérimentation de régulation des loyers
commerciaux sur un nombre limité de territoires volontaires, comme des Quartiers
Prioritaires de la Ville ou des villes « Action Coeur de Ville ». L?objectif est de mesurer
objectivement l?impact d?un tel dispositif sur la baisse des vacances commerciales
et d?en valider un modèle efficace et équilibré avant d?envisager une éventuelle
généralisation, sur le modèle de l?encadrement des loyers des baux d?habitation.
Il conviendra de mesurer l?intérêt de la régulation et de vérifier dans le cadre de
l?expérimentation si cela ne risque pas de détourner les investisseurs des locaux
commerciaux.
Une disposition du Code de Commerce apparaît comme assez peu usitée alors qu?elle
semble une bonne manière de redonner de l?air aux commerçants situés dans des
zones qui deviennent difficiles : la preuve d?une modification matérielle, notamment
défavorable, des facteurs locaux de commercialité doit permettre de modifier in fine
le loyer payé par le preneur.
Adressée au Parlement et à l?État
Adressée au Parlement, à l?État et aux collectivités locales
Adressée aux acteurs du commerce
29
RECOMMANDATION
MAÎTRISER LES LOYERS COMMERCIAUX
ET LEURS CHARGES
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Pour maîtriser les loyers dans certaines zones sans imposer une régulation généralisée, il est proposé la création
d?un « Bail Commercial d?Utilité Sociale » spécifique aux zones en difficulté. En échange d?un loyer plafonné
pour le commerçant. Ce bail offrirait au propriétaire des contreparties fiscales incitatives, créant ainsi un outil
contractuel vertueux pour repeupler durablement les rez-de-chaussée commerciaux.
30.1 Création d?un bail commercial d?utilité sociale dédié aux territoires
en difficultés (ORT, QPV, FRR...) permettant de plafonner les loyers
commerciaux dans les zones en difficultés en lien avec les taux d?efforts
supportables par les commerçants.
Adressée à l?État et aux collectivités
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RECOMMANDATION PROMOUVOIR LA CRÉATION D?UN BAIL
COMMERCIAL D?UTILITÉ SOCIALE POUR
PLAFONNER LES LOYERS COMMERCIAUX
DANS LES ZONES EN DIFFICULTÉ
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Un contrat spécifique serait applicable dans les zones identifiées comme fragiles et les
loyers seraient calculés en fonction du taux d?effort supportable par les commerçants
(proportion du chiffre d?affaires ou du revenu attendu). Il offre une stabilité aux
commerçants pour amortir les impôts.
Les collectivités pourraient mobiliser des foncières solidaires et les Organismes de
Foncier Solidaire pour déployer le dispositif. Le lancement pourrait être expérimenté
sur quelques villes Action Coeur de Ville.
89
ANNEXES
90 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
91
Annexe 1 : Lettre de mission
92 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
93
94 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Annexe 2 : Liste des personnes auditionnées
La disponibilité, la qualité des analyses et les contributions constructives des personnes
auditionnées ont largement enrichi la réflexion et permis d?éclairer les recommandations
présentées dans ce rapport.
Les rapporteurs remercient l?ensemble des personnes qui ont été auditionnées dans le cadre de
cette mission, notamment :
? AGENCE NATIONALE POUR LA RÉNOVATION URBAINE (ANRU) : Anne-Claire MIALOT,
Directrice Générale - Mélanie LAMANT, Directrice de la stratégie et de l?accompagnement des
acteurs, Corinne BERTONE, Directrice du fonds de co-investissement de l?ANRU
? ASSOCIATION COLLECTIF LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ ENSEMBLE UNIS (ACLEFEU) :
Mohammed MECHMACHE, Président
? ASSOCIATION DES MAIRES DE FRANCE (AMF) : David LISNARD, Président - Alain CHRETIEN,
Vice-Président
? ASSOCIATION DES PETITES VILLES DE FRANCE (APVF) : Philippe LEGOFF, Maire de
Guingamp
? ASSOCIATION POUR LE DROIT À L?INITIATIVE ÉCONOMIQUE (ADIE) : Alice ROSADO,
Directrice Générale adjointe
? BPI FRANCE : Marie-Adeline PEIX, Directrice exécutive en charge des actions de soutien et
de création d?entreprises
? CCI FRANCE : Nicolas BONNET, Directeur Général
? CDC HABITAT : Anne-Sophie GRAVE, Présidente
? CENTRE DE RESSOURCES POLITIQUE DE LA VILLE (CRPV) : Ulysse DELERM, Coordinateur
national
? CENTRE-VILLE EN MOUVEMENT : Philippe LAURENT, Président - Pierre CREUZET, Directeur
? CHAMBRE DE MÉTIERS ET DE L?ARTISANAT : Thierry BACHTANIK, Directeur des services aux
entreprises et aux territoires ? Thomas CECINI, Directeur régional adjoint région Ile-de-France
? COLLECTIF DES ARTISANS ET COMMERCANTS DE FRANCE : Amandio PIMENTA, Président,
président du syndicat départemental des Boulangers
? CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DE L?ALIMENTATION DE DÉTAIL : Dominique ANRACT,
Présidente - Isabelle FILLAUD, cheffe de département affaires juridiques économiques et
européennes
? CONFÉRENCE NATIONALE DES PROCUREURS DE LA RÉPUBLIQUE : Olivier CARACOTCH,
Procureur de la République de Dijon
? Jean-Philippe VICENTINI, Procureur de la République à Amiens
? CONSEIL DU COMMERCE DE FRANCE (CDCF) : Guy GRAS, Président - Jean-François BRUNET,
Délégué Général - Corinne CHAUTEMPS, consultante
? CONSEIL NATIONAL DES VILLES : Fabienne KELLER, Vice-Présidente - Patrick BRAOUEZEC,
Président d?honneur - Rachid BOUSSAD, Vice-Président - Valérie DELION-GRELIER, Vice-
Présidente
95
? CREDOC (CENTRE DE RECHERCHE POUR L?ETUDE ET L?OBSERVATION DES CONDITIONS
DE VIE) : Marianne BLEHAUT, Directrice du pôle Data ? Franck LEHUEDE
? DIXIT.NET : Sylvain GRISOT, Directeur
? FÉDÉRATION DES ACTEURS DU COMMERCE DANS LES TERRITOIRES : Christophe NOEL,
Délégué Général
? FÉDÉRATION DES BOUTIQUES A L?ESSAI : Maxime BREART, Coordinateur National ? Pascal
LOISEL
? FÉDÉRATION DU COMMERCE COOPERATIF ET ASSOCIÉ : Olivier URRUTIA, Délégué Général
? FÉDÉRATION NATIONALE DE L?HABILLEMENT : Pierre TALAMON, Président - Florence
BONNET, Déléguée Générale
? FRANCE ACTIVE : Denis DEMENTHON, Directeur Général - Jean-Dominique BERNARDI,
Directeur des partenariats
? FRANCE URBAINE : Michèle LUTZ, Présidente de la commission économie - Maire de Mulhouse,
Lionel DELBOS, Conseiller économie territoriale
? GIE PARIS COMMERCE : Christine LACONDE, Présidente - Laetitia PAGEOT, Directrice
? INSTITUT FRANÇAIS DE LA MODE : Gildas MINVIELLE, Directeur de l?observatoire économique
? INSTITUT POUR LA VILLE ET LE COMMERCE : Pascal MADRY, Directeur Général
? INTERCOMMUNALITÉS DE FRANCE : Gabriel BAULIEU, Vice-Président en charge du commerce
? L?OBSOCO (L?OBSERVATOIRE SOCIÉTÉ ET CONSOMMATION) : Philippe MOATI, Co-
fondateur
? LESTOUX ET ASSOCIÉS : David LESTOUX, Directeur
? MARQUET Frédéric : manager de commerce
? POSITIV : Claudia RUZZA, Directrice Générale
? PRÉFECTURE DES ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE : Marc CHAPPUIS, Préfet
? PROCOS (FÉDÉRATION POUR LA PROMOTION DU COMMERCE SPÉCIALISÉ) : Emmanuel
LE ROCH, Délégué Général
? PUB AUDIT : Loïc VERLY, Directeur Général et Associé, co-coordinateur du Cercle d?Alliés -
Arnaud DUBIN, associé, co-coordinateur du Cercle d?Alliés - Thomas GONZALEZ, consultant
affaires publiques chez Marengo conseil
? QUARTIERS D?AFFAIRES : Azziz SENNI, Fondateur et Président
? RÉSEAU DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES POUR UNE ÉCONOMIE SOLIDAIRE (RTES):
Anne-Laure FEDERICI, Déléguée Générale
? UNION DU GRAND COMMERCE DE CENTRE-VILLE : Nicolas HOUZÉ, Président + GALERIES
LAFAYETTE : Alexandre LIOT, Directeur des magasins
? UNION SOCIALE POUR L?HABITAT : Marianne LOUIS, Directrice Générale - Thierry ASSELIN,
Directeur des politiques urbaines et sociales - Céline DI MERCURIO, Directrice de la politique
de la ville
96 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? VILLE D?ALBI : Stéphanie GUIRAUD-CHAUMEIL, Maire et Présidente de la Communauté
d?agglomération du Grand Albigeois
? VILLE D?ARRAS : David BOURGEOIS, Maire-adjoint en charge de l?urbanisme, du commerce,
de l?artisanat, des services et des professions libérales.
? VILLE D?ANGOULÊME : Xavier BONNEFONT, Maire et Président de la Communauté
d?agglomération du Grand Angoulême
? VILLE D?AUXERRE : Crescent MARAULT, Maire
? VILLE DE BLOIS : Jérôme BOUJOT, premier adjoint au Maire en charge de la Ville durable
? VILLE DE BRESSUIRE : Emmanuelle MENARD, Maire et première vice-Présidente en charge
de l?économie et de l?Agriculture de la Communauté d?agglomération du Bocage Bressuirais
? VILLE DE BRÉTIGNY-SUR-ORGE : Nicolas MEARY, Maire
? VILLE DE DOUAI : Frédéric CHEREAU, Maire
? VILLE DE PÉRONNE : Isaac PEREZ, Maire-adjoint
? VILLE DE PORT JÉRÔME-SUR-SEINE : Virginie LUTRO, Maire et Présidente de la Communauté
d?Agglomération Vaux Seine Agglo et Vice-Présidente du Conseil Régional de Normandie en
charge du budget et des finances
? VILLES DE FRANCE : Gil AVEROUS, Président - Guillaume SEGALA, Directeur Général - Margaux
BEAU, Chargée de mission
DÉPLACEMENTS ET RENCONTRES LOCALES
? CAEN (27 juin) ? Antoine SAINTOYANT
o Remy DE NIJS, Directeur général de Rouen Normandie Aménagement, Directeur
général délégué de SEMRI Métropole Rouen
o Delphine FARCY, Directrice générale et Trinidad CADOR, responsable opérationnelle
de la Foncière de Normandie
o Valérie MESPOULHES, Présidente de l?Union pour l?Habitat Social de Normandie
et Directrice générale de Caen la Mer Habitat, (gestion d?une centaine de cases
commerciales).
o Rodolphe THOMAS, Vice-Président du Conseil régional, premier Vice-Président
de Caen la Mer en charge de l?Emploi, de l?ESS et de la Politique de la Ville, Maire
d?Hérouville : réactions et enrichissement d?une vision d?élu de terrain engagé dans
la redynamisation commerciale de Quartier Prioritaire de la Ville/centre-ville
? TOULON ? HYÈRES LES PALMIERS (28 août) - Frédérique MACAREZ, Dominique
SCHELCHER, Antoine SAINTOYANT
TOULON
o Josée MASSI, Maire de Toulon
o Mohamed MAHALI, adjoint à l?urbanisme au logement et à l?aménagement durable
o Laurent JÉRÔME, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique
o Hélène AUDIBERT, adjointe à la rénovation urbaine
o Christophe MORENO, adjoint à la dynamisation commerciale
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o Audrey PASQUALI-CERNY, conseillère municipale déléguée au dialogue social,
présidente de Var Aménagement Développement
o Jérôme CHABERT, directeur général de Var Aménagement Développement
o Jean-Baptiste ARENE, directeur général adjoint
o Mickaël SEBBAN, président du Groupe SEBBAN
o Jean-Baptiste MORINAUD, sous-préfet délégué à la politique de la ville
o Martial AUBRY, directeur général de Var Habitat
o Christel MONDOLONI, Toulon Habitat Méditerranée
o Didier GOGUENHEIM, directeur de TVT Innovation
o Justine CATANI ? Directrice d?initiative Var
o Sanoussi ISSA - Chef de projet «Bus de l?Entrepreneuriat»
o Grégory MARIN, responsable région SUD POSITIV
o Hana CHADLI, conseillère entrepreneuriat POSITIV
o Julien CARBONE, directeur du Port des Créateurs
o Mathieu DUFRESNE, Directeur du Réseau Sud BPI France
o Christophe ROUX, Responsable Création Entreprenariat Sud BPI France
HYÈRES LES PALMIERS
o Jean-Pierre GIRAN, Maire de Hyères les palmiers, président de la métropole Toulon
Provence Méditerranée
o Alain LAROCHE, responsable de l?agence de Hyères de Var Aménagement
Développement
VAL DE REUIL - Antoine SAINTOYANT
o Juliette MEADEL, ministre déléguée chargée de la Ville
o Marc-Antoine JAMET, Maire de Val de Reuil
Visioconférence avec Gérald DARMANIN et des maires sur la manière de lutter contre les
commerces qui troublent l?ordre public et créent des nuisances.
ATELIER COLLABORATIF COMMERCE (SAINT-QUENTIN)
? Annabelle COZETTE ? Vice-présidente commerce CCI Aisne
? Aurore DUMANGE ? Chambre de Métiers et de l?Artisanat Aisne
? Fabrice DUFOUR ? Président de l?association les boutiques de Saint-Quentin
? M. et Mme CARLIER ? boutique Friphister
? Philippe OTHACEHE ? Grande distribution
? Marie Louise ESCAT ? Gérante boutique Casamance
? Mélanie MASSOT ? Maire-adjoint en charge du commerce
? Aurélie MOREAU ? Directrice développement économique de la Communauté d?Agglomération
du Saint-Quentinois
? Isabelle UROS ? Conseillère Commerce à la Communauté d?Agglomération du Saint-Quentinois
98 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
ONT PARTICIPÉ À LA RÉDACTION DU RAPPORT
? Carole DELCOURT, chargée de mission auprès de Frédérique MACAREZ
? Frédéric GIBERT, Responsable du programme Action Coeur de Ville et du Plan commerce ?
Direction du réseau et des territoires ? Banque des Territoires
? Philippe GIGLEUX, Directeur des relations institutionnelles - Coopérative U
ONT PARTICIPÉ À LA RÉDACTION DES COMPTES RENDUS D?AUDITIONS ET À LA VEILLE
DOCUMENTAIRE
? Margaux PEYROU, cheffe de projets CBRE
? Fayçal KAMAL, chargé de mission CBRE
? Zahra BOURIAH, chargé de mission CBRE
NOUS REMERCIONS L?ANCT POUR SON APPUI EN MATIÈRE DE SECRÉTARIAT DES AUDITIONS
ET LA DGE POUR LA MISE À DISPOSITION DE SALLES POUR LES AUDITIONS DE JUILLET.
CRÉATION ET MAQUETTAGE
? Martin DELFOSSE, Graphiste - Ville de Saint-Quentin
IMPRESSION
? Banque des Territoires
99
Annexe 3 : Guide d?entretien
Mission Commerce Centre-Ville / QPV
GUIDE D?ENTRETIEN
Ce questionnaire vous indique, de manière non exhaustive, les sujets sur lesquels les Rapporteurs sont désireux
d?obtenir vos orientations et susceptibles d?orienter leurs questions lors d?un entretien.
I. CONSTAT ET DIAGNOSTIC DE LA SITUATION
? Un commerce en mutation dans les centres-villes (fermeture de commerces traditionnels ; concurrence du
commerce en ligne, taux de vacance commerciale important, ?)
? des besoins forts mais avec une offre en retrait dans les QPV (problématique de rentabilité, de sécurité,
espaces commerciaux mal intégrés, ?)
1) Quel constat faites-vous de la situation du commerce et de l?économie de proximité dans les QPV et dans les
centres-villes, en indiquant les activités dynamiques et celles en difficulté ?
2) Quels sont les outils à la main des collectivités ? Sont-ils efficaces ? Quels sont les freins ?
3) Quel rapport faites-vous entre la fréquentation des centres-villes et le dynamisme commercial ?
4) Constatez-vous une contraction du parcours marchand des centres-villes ? Considérez-vous cette contraction
inéluctable ?
5) Quels sont les secteurs d?activité (commerce, artisanat, loisirs, services, ESS?) insuffisamment représentés
dans les centres-villes et les QPV ?
II. DETERMINANTS DES DIFFICULTES ET PRECONISATIONS
6) Estimez-vous que les items suivants constituent les causes des difficultés rencontrées en matière commerciale
dans les centres-villes et les QPV ? Quelles propositions feriez-vous pour répondre à ces difficultés en partant
de votre propre diagnostic ?
CAUSES PROPOSITIONS
1 Une baisse de la consommation liée aux tendances démographiques
2 L?essor du discount lié à la baisse du pouvoir d?achat des ménages
3 Les enjeux sécuritaires et de lutte contre l?économie souterraine
4 Les politiques de mobilités
5 L?inadaptation ou l?insuffisance de l?offre d?immobilier d?activité
6 Les niveaux de loyer trop élevés en inadéquation avec le CA des activités
7 La concurrence du commerce numérique / au commerce physique
8 La concurrence du commerce de périphérie / aux centres-villes et QPV
9 Le manque d?adaptation des commerçants (horaires, professionnalisme?)
10 La stratégie incertaine des enseignes nationales et internationales
11 La surabondance de surfaces commerciales en France
12 Autre ????????????????????????????
III. PERSPECTIVES ET DIVERSIFICATION DANS LES QPV ET LES CENTRES-VILLES
7) Quel est l?avenir du commerce et des activités économiques de pied d?immeuble ?
8) Quelles pistes de diversification de l?activité économique envisagez-vous ?
9) Comment accompagner la transformation des cellules commerciales devenues obsolètes vers d?autres
usages ?
IV. SOLUTIONS ET ACCOMPAGNEMENT
10) Quelles propositions « révolutionnaires » pourriez-vous formuler afin de contribuer au
maintien et au développement du commerce dans les centres-villes et les QPV ?
1 Réglementation (pouvoir du Maire, statut de
commerçant, contrôles de l?Etat, ?)
2 Locaux commerciaux / Foncier
3 Fiscalité
4 Concurrence (plateformes/numérique)
5 Dynamique collective (FISAC, manager?)
6 Lutte contre l?économie souterraine
11) Les dispositifs d?exonération fiscale en vigueur pour favoriser l?activité économique en QPV (ZFU, CFE) et
Centre-ville (ORT) vous semblent-ils suffisants ? Pourraient-ils être améliorés ou remplacés ?
100 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Annexe 4 : Documentation
ARTICLES
? Nantes - Aides aux loyers dans le centre, Presse Océan, 21/03/2025
? Boutiques à l?essai ces boosters de commerces, L?Est Républicain, 10/03/2025
? Du centre-ville au centre de quartier, L?Echo Républicain, 22/11/2023
? La vitalité commerciale des centres-villes : un enjeu de cohésion et d?aménagement des territoires,
Cairn, 12/07/2025
? Correspondance de l?enseigne «shein et temu», Correspendance de l?enseigne, 10/05/2025
? Comment réimplanter les commerces et dynamiser les villes, La Provence, 26/04/2025
? La valeur réelle des commerces de proximité, Sem Paris commerces, 30/04/2025
? La ville inoccupée, enjeux et défis des espaces urbains vacants, Pascal Madry, 2020
? Le commerce des quartiers de grand ensemble au défi de la mixité sociale, Pascal Madry, 2020
? Les première mesures concrètes du conseil national du commerce, Localtis, 15/03/2024
? Les mesures pour lutter contre la vacance commerciale, l?echommerce, 14/07/2025
? Commerce de mode : un secteur aux abois face à la désertification des centres-villes, Fashion
Network, 24/04/2025
? Vincent Chabault, 01/05/2025
? Arrêtons les amalgames ! Le commerce est pluriel, celui de proximité est, et restera, unique,
ImmoWeek, 07/07/2023
? Le commerce la joue rebelle, Points de vente, 05/06/2025
? L?immobilier commercial doit se réinventer et s?adapter aux tendances, La Tribune, N.Chjambon
SOCRI, 24/07/2024
? Tertiarisation, rotation, démassification?les élus face aux mutations des commerces de centre-
ville, Banque des Territoires, 07/04/2025
? Taxe sur les friches commerciales : une petite menace qui fait ses preuves, Clémence Villedieu,
03/06/2025
? Les soldes d?été révèlent la détresse du commerce, Ecommerce mag, 27/05/2025
? Pascal Madry, 01/06/2025
? Face à la surconsommation et la vacance commerciale, réinventer les magasins de proximité, Le
Courrier des maires et des élus locaux, 16/05/2025
? La vacance commerciale en centre-ville, ce mal qui grippe nos centres-villes, Le Dauphiné Libéré,
06/05/2024
? La lente agonie du commerce en centre-ville, Le Monde, 08/07/2025
? Camaiïeu, San Marina, Naf Naf, qu?attend-on pour agir enfin pour nos coeurs de ville ? La Tribune,
06/06/2025
? Commerces de centre-ville : des signaux d?alerte, Localtis, 23/04/2024
? Commerces de centre-ville : le gouvernement annonce de nouvelles mesures, Fashion Network,
08/07/2025
? Il faut une taxation des petits colis, Localtis, 07/05/2025
? Correspondance de l?enseigne n°1741, 21/04/2025
? Correspondance de l?enseigne n°1748, 16/06/2025
? Correspondance de l?enseigne n°1750, 30/06/2025
? E-commerce : responsabiliser les consommateurs, Les Echos - Conseil du commerce de France,
12/04/2024
101
? Commerçants et logisticiens en colère à cause du projet de loi de simplification de la vie
économique, Le Journal des entreprises, 30/06/2025
? Le Journal des entreprises, 04/06/2024
? Correspondance de l?enseigne n°1738, 31/03/2025
? Le gouvernement annonce la mensualisation des loyers commerciaux et le plafonnement des
dépôts de garantie, l?echommerce, 05/04/2024
? Pour une économie circulaire territoriale, levier de développement économique, de cohésion
sociale et de transition écologique, Métropole du Grand Lyon, RTES, Intercommunalité de France,
ESS France, France Urbaine, Cercle national du recyclage, 03/06/2025
ATLAS
? Atlas du commerce tendances actuelles et dynamiques spatiales, L?institut pour la ville et le
commerce, FNAU, 04/03/2024
? Action coeur de ville pour la relance territoriale et écologique, ANCT, 01/09/2022
COMMUNIQUÉS DE PRESSE
? Tous à la même enseigne, Conseil du commerce de France, 01/06/2025
? Temu, Shein, Ali Express, La France doit cesser de fermer les yeux, Conseil du commerce de
France, 10/06/2025
? Déclaration commune en faveur du renouvellement urbain : l?avenir des quartiers populaires se
décide aujourd?hui, Association d?élus, 04/06/2025
? Quand la simplification vire à l?absurde, rate sa cible et menace l?équilibre économique territorial! ,
Conseil du commerce de France, 26/06/2025
DOSSIER DE PRESSE
? Action coeur de ville 2 top départ pour le dispositif de requalification des entrées de villes, ANCT,
01/02/2023
ÉTUDES
? 20 projets pour le développement économique dans les quartiers - les carnets du renouvellement
urbain, ANRU, 01/02/2023
? La déprise du commerce de proximité dans les centres-villes des villes de taille intermédiaire,
INSEE, 01/11/2019
? Les villes moyennes, quels enjeux ? CEREMA, 01/03/2019
? Les guides pratiques 10 essentiels de la redynamisation commerciale dans les Petites Villes de
Demain, Banque des Territoires, 01/05/2023
? Etude MyTarffic palmarès des quartiers les plus dynamiques des métropoles françaises, Mytraffic,
14/07/2025
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France - observatoire stratégique
de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France CREIL - observatoire
stratégique de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France Tourcoing - observatoire
stratégique de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France Faubourg d?Isle St Quentin
- observatoire stratégique de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? 10eme baromètre du centre-ville et des commerces - synthèse, Centre-Ville en Mouvement,
01/05/2025
? Les enjeux du commerce de proximité dans les quartiers populaires, Profession Banlieue, 01/11/2021
? Artisanat, commerce de proximité et quartiers fragiles : quelles opportunités de développement,
102 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Labo Cités, 01/06/2018
? Les commerces dans les quartiers de la Politique de la Ville à Paris, APUR, 01/01/2020
? La place du commerce dans les territoires, CCI et CDFC, 19/11/2024
? Commerces de centre-ville et modes actifs, CEREMA, 01/06/2024
? Enquête d?opinion sur le rapport aux villes moyennes, ifop /ANCT/ BDT, 01/05/2025
? Les Français, les commerces et le lien social, L?OBSOCO et Galimmo, 01/09/2024
? Comment agir sur le commerce pour redynamiser son centre-ville, Banque des Territoires,
27/03/2025
? Redynamiser les coeurs de ville, Institut Paris Région, 01/07/2020
? Revitalisation des activités en centre-ville et centre-bourg, CEREMA, 30/01/2020
? Etat des lieux de l?immobilier commercial et du retail en France, CODATA, 01/01/2025
? Bilan 2023 et perspective, PROCOS, 05/07/2023
? Nos territoires à l?épreuve des mutations du commerce, Observatoire du commerce, 01/09/2024
? Bilan de l?activité du commerce spécialisé sur l?année 2024, PROCOS, 05/07/2023
? Etude Bilan ACV 2018 2022 sur la vacance, SIEC,
? Economie Sociale et Solidaire dans les Quartiers Prioritaires de la Ville, RTES, ANCT, 01/02/2025
? L?ESS un atout pour la politique de la ville, RTES, ANCT, 01/02/2025
? Entreprendre dans les quartiers Libérer tous les potentiels, BPI France, 09/07/2020
? Communes, intercommunalité et ESS, RTES, 01/11/2022
? Accès au foncier des acteurs de l?ESS, RTES, 01/01/2025
? Activation des rez-de-chaussée des organismes HLM dans les quartiers prioritaires, USH, Banque
des Territoires, 01/05/2024
? Pour un développement économique des quartiers politique de la ville - l?Eco des quartiers,
Reseau national des centres de ressources Politique de la Ville, 01/03/2019
LIVRE BLANC
? Comment fidéliser les clients de son coeur de ville, PROXITY
POST LINKEDIN
? Les grands magasins dans les centres-villes, Nicolas Houzé, 01/06/2025
? Séminaire - confédération des commerçants, Confédération des commerçants de France,
09/07/2025
? Le commerce de proximité meurt, Villes de France, 02/07/2025
PUBLICATIONS
? Les commerces dans les quartiers : une offre à revitaliser et diversifier, CGET
? Le commerce de proximité-des pôles plus florissants en périphérie, INSEE, 20/05/2021
? Petits commerces - déclin ou mutation, Conseil d?analyse économique ; Marie-Laure Allain, Anne
Epaulard, 01/05/2023
? Petits commerces - un panorama en demi-teinte, Conseil d?analyse économique ; Marie-Laure
Allain, Anne Epaulard, 01/05/2025
? Résolution de Villes de France - congrès de Libourne, Villes de France, 03/07/2025
? Le rôle des foncières de redynamisation dans la déclinaison opérationnelle des politiques de
redynamisation territoriales, Banque des Territoires, 01/07/2025
RAPPORTS
? Commerce de centre-ville Guide à destination des collectivités, ANCT
? Pour un commerce durable et accessible, Intercommunalités de France, 01/09/2023
103
? Les mutations du commerce de centre-ville, tendances actuelles, L?institut pour la ville et le
commerce, ANCT, 04/03/2024
? La Politique de l?État en faveur du commerce de proximité, Cour des comptes, 01/09/2023
? Inscrire les dynamiques du commerce dans la ville durable, Ministère de l?environnement,
01/03/2017
? La revitalisation commerciale des centres-villes, IGF, 01/07/2016
? Les nouvelles formes du commerce, Sénat, 10/02/2021
? Mission prospective sur la revitalisation commerciale des villes petites et moyennes, Mission
gouvernementale - Rapport Marcon, 01/02/2018
? Soutenir le commerce en milieu rural, Sénat, 10/02/2021
? Les données au service de la revitalisation des centres-villes, Banque des Terriotires
? Comment redynamiser nos centres-villes et nos centres-bourgs, CESE, 01/03/2021
? CCV Bilan et bonnes pratiques 2024, Metropole du Grand Paris, 16/07/2025
? Les Coeurs de villes des leviers pour leur revitalisation, Agence d?urbanisme AURAV, février 2021
? Les Français et les nouveaux commerces à impact, L?OBSOCO et Galimmo, 01/09/2023
? Revitalisation des centres-bourgs et centres-villes, Sénat,
? Le tissu économique en Quartier Prioritaire de la Ville : une hausse du nombre d?entreprises,
ONPV, ANCT
? Rôle et l?avenir des commerces de proximité dans l?animation et l?aménagement des territoires,
Assemblée nationale, 26/01/2022
? Ensemble, refaire ville, Mission gouvernementale, 01/06/2025
? Les rapports du CNC Transmission Reprise d?entreprise, Conseil National du Commerce,
01/03/2025
? Le rôle du commerce de proximité dans l?animation des centres-villes, Assemblée nationale,
26/01/2022
? Evaluation du programme Action Coeur de Ville, Assemblée nationale, 01/06/2025
? Rapport d?activité 2023 du Conseil national du commerce, Conseil National du Commerce,
01/07/2024
THÈSE
? Derrière le «ghetto» la centralité minoritaire : le rôle de la présence commerciale dans un quartier
d?habitat social en rénovation, NBabil Zouari, 12/06/2020
104 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Annexe 5 : Carte des Quartiers Prioritaires de la Ville
105
Annexe 6 : Glossaire
Le glossaire est principalement établi sur la base des données fournies par les sites du gouvernement
et les définitions de l?encyclopédie Wikipédia.
? ACV ? Action Coeur de Ville. Lancé en 2018, le programme Action coeur de ville (ACV) est piloté
par l?Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Il répond à une double ambition :
améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de
ces villes dans le développement de leur territoire. Il compte 244 villes éligibles pour la période
2023-2026
? ANRU ? Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine. L?objectif général de l?agence, créée en
2003, est d?accompagner des projets urbains globaux pour transformer les quartiers en profondeur:
en réinsérant les quartiers dans la ville, en créant de la mixité sociale dans et par l?habitat, en
introduisant de la mixité urbaine par la diversification des fonctions urbaines (commerces de
proximité, activités économiques relevant notamment de l?économie sociale et solidaire, activités
culturelles et de loisir, etc.). L?ANRU représente le guichet unique destiné à simplifier et harmoniser
les procédures de financement des opérations de rénovation urbaine.
? BRSA ? Bail Réel Solidaire d?Activité. En 2022, la loi 3DS (article 106) a créé le «bail réel solidaire
d?activité». Elle a prévu la possibilité pour les organismes de foncier solidaire (OFS), en plus
d?offrir des logements en accession sociale à la propriété grâce au bail réel solidaire (BRS), de
réaliser et céder, de la même façon, des locaux d?activité. Ceci afin de «créer de la mixité au sein
de leur opération et de favoriser l?installation de certaines entreprises ou activités». Seules des
microentreprises (moins de dix salariés et moins de deux millions d?euros de chiffres d?affaires)
pourront bénéficier d?un BRSA. En sachant que chaque OFS pourra en outre imposer des critères
complémentaires, et notamment préciser la nature des activités pouvant être exercées dans le
local. Cette faculté «s?inscrit dans la volonté de nombreuses collectivités de préserver l?attractivité
des centres-villes grâce à une action sur la nature des activités qui y sont conduites», souligne le
gouvernement. Ou, dans certains quartiers, la volonté de promouvoir une diversification des
activités.
? CRESS ? Chambre Régionale de l?Economie Sociale et Solidaire. Les CRESS rassemblent les
unions, fédérations et grandes entreprises de l?économie sociale, c?est-à-dire issues des familles
coopératives, mutualistes et associatives. Elles sont constituées en association et ne sont donc pas
des chambres consulaires. Les CRESS ont pour mission de représenter l?économie sociale sur le
territoire régional auprès des pouvoirs publics (État et collectivités territoriales), de promouvoir
le concept d?économie sociale dans l?opinion publique (médias, Éducation nationale, etc.) et d?en
assurer le développement.
? CC ? Code de Commerce. Ensemble de lois qui portent sur le droit commercial.
? CCI ? Chambre de Commerce et d?Industrie. Les chambres de commerce et d?industrie (CCI)
sont des organismes chargés de représenter les intérêts des entreprises commerciales, industrielles
et de services d?une zone géographique et de leur apporter certains services. Les CCI sont un des
trois types de chambre consulaire avec les chambres d?agriculture et les chambres de métiers et
de l?artisanat.
106 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? CISPD - Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance. Il s?agit de la
version intercommunale du CLSPD définit ci-dessous
? CLSPD - Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. Le Conseil local de
sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) est une instance française chargée de la
coordination locale du contrat local de sécurité (CLS) ou de la stratégie territoriale de sécurité
et de prévention de la délinquance (STSPD). Il réunit, selon le territoire, l?ensemble des acteurs
prenant part à l?application des politiques de sécurité et de prévention de la délinquance.
? CNC ? Conseil National du Commerce. Le Conseil national du commerce est une instance
partenariale qui a pour objet d?associer les acteurs du commerce aux politiques publiques
concernant le commerce. Il a été créé en 2023. Il rassemble les administrations centrales, les
associations d?élus locaux, les entreprises, les organisations professionnelles et des personnalités
qualifiées. Le CNC est compétent en matière de compétitivité et de développement économique,
de transitions environnementale et numérique, d?innovation, d?urbanisme et de territoires ou
encore de formation et d?emploi.
? CRAC - concession de revitalisation artisanale et commerciale. La loi 3DS - relative à la
différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification a instauré un nouvel
articleL.300-9 au sein du code de l?urbanisme qui prévoit notamment qu?une personne publique
(État, collectivités territoriales, établissements publics) peut conclure une concession visant un
objectif de revitalisation commerciale et artisanale.
? DUP - Déclaration d?utilité publique. Une déclaration d?utilité publique est une procédure
administrative qui permet de réaliser une opération d?aménagement sur des terrains privés en les
expropriant, précisément pour cause d?utilité publique ; elle est obtenue à l?issue d?une enquête
d?utilité publique. Cette procédure est nécessaire en vertu du Code civil qui prévoit (article 545)
que « nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n?est pour cause d?utilité publique
et moyennant une juste et préalable indemnité »[1]. La déclaration d?utilité publique fait partie
de la phase administrative de la procédure d?expropriation pour cause d?utilité publique. Elle ne
couvre pas la détermination de l?indemnité, qui relève de la phase judiciaire.
? Économie de proximité. Elle regroupe l?ensemble des secteurs d?activités dont le développement
dépend directement de la consommation locale : commerces de proximité, artisanat, agriculture,
tourisme, services à la personne et santé, activités culturelles, production d?énergie, économie
sociale et solidaire, hôtellerie-restauration,
? ECT ? Entreprendre au coeur des territoires. Le programme Entreprendre au Coeur des Territoires
est destiné à soutenir la création et la reprise de l?activité économique dans les territoires Coeur
de ville et Petites villes de demain. Ses principaux objectifs sont de redynamiser l?activité
économique de ces territoires, de participer localement au développement de nouvelles activités,
de détecter des porteurs de projets dans ces territoires pour y soutenir la création/reprise et
de rendre plus accessible et plus rapide l?accès aux offres d?accompagnement des créateurs/
repreneurs. Le programme est financé par la Banque des Territoires et piloté par BPI France. Sur
la période 2023-2205, le programme ECT a été doté de 10 M¤, sur la période 2026-2028 il est
doté de 20 M¤ et intègre désormais les territoires ruraux et de montagne.
107
? EPARECA - L?établissement public national d?aménagement et de restructuration des espaces
commerciaux et artisanaux est un opérateur public ayant pour objet de favoriser l?aménagement
et la restructuration des espaces commerciaux et artisanaux dans les zones urbaines sensibles. Il
a été absorbé par l?ANCT lors de sa création. Ses trois principaux objectifs consistent à
o Maintenir un service de proximité pour les habitants des quartiers fragiles ;
o Mener à bien le projet commercial, sa programmation, sa réalisation, son exploitation et garantir
sa réussite dans la durée ;
o Remettre les espaces commerciaux sur le marché de l?investissement et de la gestion privés
dès stabilisation
? EPF ? Établissement public foncier. L?EPF a pour compétence le « recyclage foncier », c?est-à-dire
la maîtrise foncière, l?achat, le portage, la gestion, la remise en état des terrains (et donc sa possible
dépollution), ainsi que la gestion de l?ensemble des études utiles à cette maitrise foncière. Les EPF
sont aptes à procéder par acquisition à l?amiable, par expropriation ou par le droit de préemption.
Ils portent ensuite les biens acquis pendant une durée prédéterminée avant de les rétrocéder à la
collectivité qui en a demandé l?acquisition. Leur vocation principale est de mutualiser les moyens
humains et financiers dans la gestion foncière, pour gérer à moindre coût ou avec des services plus
compétents. Un EPF n?est donc ni un aménageur ni un promoteur immobilier. L?EPF se distingue
de l?EPA (Etablissement public d?aménagement) dans le sens où il n?est qu?un opérateur foncier,
tandis que l?EPA a également compétence pour la maîtrise d?ouvrage concernant les opérations
prévues sur les terrains acquis.
? EQ 2030 ? Entreprendre au coeur des quartiers 2030. Le programme « Entrepreneuriat
Quartiers 2030 » est une initiative gouvernementale visant à soutenir l?entrepreneuriat dans les
quartiers prioritaires de la politique de la ville. Il s?inscrit dans le cadre du plan Quartiers 2030
qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville et à
lutter contre les inégalités et promouvoir l?inclusion économique et sociale. Lancé fin 2023 dans
la continuité du programme Entrepreneuriat Pour Tous, il est opéré par Bpifrance et financé par
l?État et la Caisse des Dépôts via la Banque des Territoires et est doté de 456 M¤ sur quatre ans.
? ESS ? Économie sociale et solidaire. L?économie sociale et solidaire (ESS) est la branche de
l?économie regroupant les entreprises et les organisations qui cherchent à concilier activité
économique et équité sociale. Du commerce équitable à l?épargne solidaire, en passant par
les innovations sociales dans le champ de la protection de l?environnement, de la lutte contre
l?exclusion, de la santé ou de l?égalité des chances, l?ESS apporte une réponse à de nombreux
enjeux de société contemporains
? FRLA ? Fonds de restructuration des locaux d?activité. Lancé en mars 2021, dans le cadre du Plan
de Relance, le fonds est inséré depuis 2023 dans les mesures du Fonds vert piloté par la DGALN,
il est opéré par l?ANCT. Ce fonds vise à faciliter la réalisation de projets immobiliers structurants,
menés par des opérateurs qualifiés ou des collectivités locales en contribuant au financement
des déficits pour permettre la réalisation de ces opérations dans les territoires identifiés pour
leur fragilité. En effet, les projets de restructuration du tissu commercial, artisanal et de service
sont des opérations lourdes et complexes qui renchérissent les coûts et génèrent des déficits
justifiant souvent la mobilisation d?une subvention d?équilibre. Quatre ans après son lancement,
le FRLA s?est installé comme un outil d?intervention majeur dans le paysage commercial urbain,
avec plus de 100 porteurs de projet accompagnés, près de 400 opérations financées et un millier
de locaux réhabilités.
108 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? FRR - France Ruralités Revitalisation. Le zonage France ruralités revitalisation (FRR) prend le relai
des zones de revitalisation rurale : il a été mis en place depuis le 1er juillet 2024. Il a pour objectif
de renforcer l?attractivité des territoires ruraux. Il comporte deux niveaux de zonage : le zonage
France ruralités revitalisation (FRR) et le zonage France ruralités revitalisation + (FRR+) pour les
territoires ruraux les plus vulnérables. Sous réserve de remplir certaines conditions, liées notamment
à l?effectif et à la nature de l?activité les entreprises peuvent bénéficier temporairement : d?une
exonération d?impôt sur les bénéfices (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés selon le régime
d?imposition de l?entreprise), d?une exonération de la contribution foncière des entreprises (CFE),
d?une exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties, d?une exonération de cotisations
patronales dues au titre de l?assurance maladie (maladie-maternité-invalidité-décès), de l?assurance
vieillesse plafonnée et déplafonnée et des allocations familiales.
? OFS ? Organisme de foncier solidaire. Un « organisme de foncier solidaire » (OFS) est un type
d?organisme obligatoirement « sans but lucratif », agréé par l?État et ayant pour mission d?acheter
et de gérer des terrains (bâtis ou non), pour y réaliser ou réhabiliter des logements accessibles à
des prix abordables (il peut aussi s?agir de locaux à usage mixte professionnel et d?habitation). Ces
logements peuvent être destinés à la location ou à l?accession à la propriété (comme habitation
principale). Le dispositif est conçu pour que ces bas prix soient maintenus sur le très long terme,
car obligatoirement repris à chaque nouvelle location ou revente. Ce dispositif doit permettre
aux ménages modestes d?accéder à la propriété en dépensant moins grâce à une dissociation
du foncier et du bâti, dans une logique anti-spéculative. Le bail emphytéotique permet cette
dissociation, afin de diminuer le coût des logements. Le ménage achète sa résidence principale
en acquérant ou louant uniquement des droits réels sur les murs ; il n?a plus besoin d?acheter le
terrain, qui peut être loué en supplément du crédit lié à l?achat. L?acheteur s?engage à respecter
une formule de vente fixée dès le départ permettant de limiter la plus-value au profit d?un autre
ménage qui peut lui aussi être soumis à condition de revenus. Les organismes de foncier solidaire
(OFS) ont une mission d?intérêt général et doivent définitivement conserver dans leur patrimoine
le foncier ainsi acquis.
? OIN - Opération d?intérêt national. Une opération d?intérêt national (OIN) est une opération
d?urbanisme à laquelle s?applique un régime juridique particulier en raison de son intérêt majeur.
L?État conserve dans ces zones la maîtrise de la politique d?urbanisme. Les opérations d?intérêt
national sont soumises à l?article L. 102-12 et L. 102-13 du code de l?urbanisme[1],[2]. Un décret
en Conseil d?État peut créer ou supprimer une OIN. Dans une opération d?intérêt national, c?est
l?État et non la commune qui délivre les autorisations d?occupation des sols et en particulier les
permis de construire. De même, c?est le préfet et non la commune qui décide de la création d?une
zone d?aménagement concerté (ZAC) à l?intérieur d?une OIN.
? ORT - Opération de revitalisation du territoire. Créée par la loi portant évolution du logement,
de l?aménagement et du numérique (Elan) du 23 novembre 2018, l?ORT est un outil nouveau à
disposition des collectivités locales pour porter et mettre en oeuvre un projet de territoire dans
les domaines urbain, économique et social, pour lutter prioritairement contre la dévitalisation des
centres-villes. Une ORT est portée conjointement par l?intercommunalité et sa ville principale.
L?ORT vise une requalification d?ensemble d?un centre-ville dont elle facilite la rénovation du parc
de logements, de locaux commerciaux et artisanaux, et plus globalement le tissu urbain, pour
créer un cadre de vie attractif propice au développement à long terme du territoire. L?ORT se
présente comme une large palette d?outils au service d?un projet de territoire maîtrisé avec des
avantages concrets et immédiats. Une fois le projet de territoire défini par les élus en lien avec
l?État et les partenaires, la convention d?ORT confère des nouveaux droits juridiques et fiscaux,
notamment pour :
109
o renforcer l?attractivité commerciale en centre-ville grâce à la mise en place d?une dispense
d?autorisation d?exploitation commerciale et la possibilité de suspension au cas par cas de
projets commerciaux périphériques ;
o favoriser la réhabilitation de l?habitat par l?accès prioritaire aux aides de l?Anah et l?éligibilité
au Denormandie dans l?ancien ;
o faciliter les projets à travers des dispositifs expérimentaux comme le permis d?innover ou le
permis d?aménager multi-site ;
o mieux maîtriser le foncier, notamment par le renforcement du droit de préemption urbain et
du droit de préemption dans les locaux artisanaux.
? PVD ? Petites Villes de Demain. Petites villes de demain est un programme d?action lancé en
octobre 2020 afin de redynamiser plus de 1600 petites villes françaises (communes de moins
de 20 000 habitants). Il vise à apporter un soutien technique et financier aux communes et
intercommunalités dans leurs projets de redynamisation des centres-bourgs et d?amélioration
de l?habitat.
? QPV ? Quartier prioritaire de la politique de la ville. Les quartiers prioritaires de la politique
de la ville correspondent à ceux listés dans le décret modificatif n°2024-806 du 13 juillet 2024
pour la France métropolitaine et dans le décret n°2024-1212 du 27 décembre 2024 pour les autres
territoires.
? TFC ? Taxe sur les friches commerciales. La taxe sur les friches commerciales (TFC) est une taxe
annuelle qui peut être instituée sur un territoire donné pour lutter contre la vacance commerciale.
Elle est instituée par délibération des communes ou des établissements publics de coopération
intercommunale. La taxe sur les friches commerciales s?applique locaux commerciaux soumis aux
conditions cumulatives suivantes :
o être passible de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) en application de l?article
1498 du code général des impôts
o ne plus être affecté à une activité entrant dans le champ d?application de la cotisation foncière
des entreprises (CFE) (article 1447 du CGI),
o être inexploité pendant au moins deux ans au 1er janvier de l?année d?imposition et être resté
inoccupé au cours de la même période.
Cette taxe n?est pas due lorsque l?absence d?exploitation des biens est indépendante de la volonté
du contribuable (biens mis en location ou en vente à un prix n?excédant pas celui du marché et
ne trouvant pas preneur ou acquéreur par exemple). La taxe est due par le redevable de la taxe
foncière (propriétaire, usufruitier, etc.). Les personnes qui disposent de plusieurs locaux vacants
sont redevables de la taxe pour chacun d?entre eux.
? TFPB ? Taxe foncière sur les propriétés bâties
? UE ? Union Européenne
? USH ? Union sociale pour l?habitat. L?Union sociale pour l?habitat (USH) est depuis octobre 2002
le nom de l?Union nationale des fédérations d?organismes HLM. L?Union sociale pour l?habitat
remplit trois grandes missions :
o un rôle de représentation nationale auprès des pouvoirs publics, des médias, des associations,
des milieux professionnels et de l?opinion publique ;
110 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
o une mission de réflexion, d?analyse et d?étude sur tous les dossiers relatifs à l?habitat et
l?élaboration de propositions pour une politique sociale de l?habitat et de contribution au
débat public ;
o une fonction d?information, de conseil et d?assistance auprès des organismes, de leurs
associations et de leurs fédérations afin de faciliter, rationaliser et développer leurs activités.
? Zone AFR ? Zone d?aide à finalité régionale. Les zones d?aides à finalité
régionale sont des territoires de l?Union européenne considérées comme
en difficulté. Les entreprises installées sur ces territoires, approuvées par la
Commission européenne et fixés par décrets nationaux, peuvent percevoir
des aides publiques sur la période 2022-2027, provenant des collectivités
locales ou de l?État pour encourager les investissements et la création durable
d?emplois. Outre les subventions, les entreprises implantées dans les ZAFR peuvent bénéficier
d?exonérations d?impôts. Les zones AFR ne sont pas limitées à une région précise mais à une
multitude de communes. Une carte interactive permet d?apprécier les communes éligibles
? ZFU-TE ? Zone franche urbaine territoire entrepreneur. Les zones franches urbaines sont des
quartiers de plus de 10 000 habitants, situés dans des périmètres géographiques dits sensibles ou
défavorisés. Pour favoriser le développement économique de ces zones, les entreprises souhaitant
s?y implanter peuvent bénéficier d?une exonération d?impôt sur les bénéfices (impôt sur les sociétés
ou impôt sur le revenu) pendant cinq ans. Pour bénéficier de ce dispositif d?exonération d?impôt,
les entreprises, quels que soient leur statut juridique et leur régime d?imposition, doivent remplir
les critères suivants :
o exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale,
o s?implanter en ZFU-TE,
o employer moins de cinquante salariés,
o réaliser un chiffre d?affaires ou un total de bilan inférieur à 10 millions d?euros,
o le capital de l?entreprise ou ses droits de vote ne doivent pas être détenus pour plus de 25 %
par une entreprise de plus de 250 salariés avec un chiffre d?affaires annuel hors taxes excédant
50 millions d?euros (ou avec un total de bilan supérieur à 43 millions d?euros),
o l?effectif de l?entreprise doit inclure au moins 50 % de salariés (en CDI ou en CDD d?au moins
12 mois) résidant en ZFU-TE ou dans un quartier prioritaire de la ville. Cette disposition
s?applique à partir de l?embauche du 2ème salarié. L?effectif de l?entreprise doit être respecté
pour chaque année d?imposition.
o pour les entreprises créées à partir du 1er janvier 2016, l?exonération d?impôt sur les bénéfices
est subordonnée à la signature d?un contrat de ville.
? ZRR - Zone de revitalisation rurale. La réforme des zones de revitalisation rurale (ZRR), adoptée
en loi de finances pour 2024 (entrée en vigueur le 1er juillet 2024), fixe un nouveau zonage appelé
« France Ruralités Revitalisation ». Cette réforme concrétise le 4ème volet du plan France Ruralités.
Renvoi à la définition des FFR.
111
(ATTENTION: OPTION u plus vite un prélèvement sur les articles importés
commandés par des particuliers par voie numérique dans le cadre de la réforme
de l?Union douanière. Dans l?attente de sa mise en oeuvre, une taxe sur les articles
de faible valeur (moins de 150 ¤) destinés à des particuliers pourrait être imaginée.
Il est proposé un montant d?au moins 2 ¤ par article (avant application de la TVA
au taux dont relève l?article). Cette taxe contribuerait à l?effort de justice fiscale,
en assurant une contribution de flux aujourd?hui insuffisamment appréhendés et
aux effets multiples sur notre économie. Elle permettra d?aboutir à des flux plus
sécurisés et mieux maîtrisés et sera évidemment abrogée dès que le prélèvement
européen entrera en vigueur. L?instauration de cette taxe constitue un instrument
temporaire mais nécessaire afin de répondre aux enjeux fiscaux, logistiques et
concurrentiels posés par l?explosion des flux de petits colis.
? Faire financer par les e-commerçants les coûts croissants du traitement douanier
et des contrôles liés aux flux de colis exportés, via une redevance calculée sur
la valeur de colis.
Adressée à l?État et auprès de l?UE
03
RECOMMANDATION INSTAURER UNE TAXE DISSUASIVE
SUR LES ACHATS NUMÉRIQUES
DE BIENS IMPORTÉS
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3.2
3.3
Flécher la taxe colis vers le financement des volets commerce des
programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain et Quartier
prioritaire de la politique de la ville
Taxer les locaux d?entreposage des plateformes comme des commerces
En allouant directement les fonds issus de cette taxe à des actions de soutien au
commerce local au sein des territoires prioritaires (aide à la rénovation des vitrines,
soutien à la digitalisation des commerçants, aménagement des espaces publics
marchands), une dynamique plus vertueuse pourrait être mise en place.
Cette mesure permettrait de compenser localement les externalités négatives d?un
phénomène global, en utilisant les revenus générés par ceux qui fragilisent le
commerce physique pour financer directement la résilience et la modernisation de ce
dernier dans les zones les plus vulnérables et nécessitant des transformations coûteuses.
Afin de rétablir une concurrence équitable et de moderniser la fiscalité locale, il semble
utile d?établir concrètement l?égalité de traitement entre le commerce physique et
le e-commerce. Cette proposition consiste à taxer les entrepôts et les centres de
distribution des géants du numérique, non plus comme de simples locaux de
stockage, mais comme des surfaces commerciales à part entière. Concrètement,
cela impliquerait de réévaluer leur valeur locative cadastrale, base de calcul pour des
impôts locaux comme la taxe foncière ou la Cotisation Foncière des Entreprises, et
potentiellement de les assujettir à la taxe sur les surfaces commerciales.
Une telle réforme viserait à corriger une distorsion où les magasins de centre-ville,
lourdement taxés, subissent la concurrence d?acteurs en ligne bénéficiant d?une
fiscalité plus avantageuse sur leurs vastes installations logistiques en périphérie, tout
en adaptant les ressources fiscales des collectivités territoriales aux nouvelles réalités
de l?économie numérique.
Pourraient également être assujettis à la taxe sur les surfaces commerciales,
les surfaces de stockage des entrepôts qui ne sont pas intégrés à des groupes,
groupements ou coopératives de magasins de commerce de détail et au départ
desquels des biens stockés sont livrés directement - ou indirectement à travers des
entrepôts de transit - à destination de toute personne physique ou morale non
assujettie à la TVA à la suite d?une commande effectuée par voie électronique, dès
lors qu?elle dépasse 400 m².
Adressée à l?État et au Parlement
Adressée à l?État et au Parlement
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56 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
04 Renforcer les contrôles sur l?économie souterraine préalable indispensable pour
développer le commerce
05 Développer les contrôles de notoriété avant la création des activités commerciales
(lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme)
06 Créer un environnement commercial propice
THÈME 2
Lutter contre l?économie souterraine
et le blanchiment
57
4.1
4.2
Planifier les contrôles pilotés par les préfets ou les procureurs
Généraliser la collaboration poussée entre le parquet, l?URSSAF et les
tribunaux de commerce dans le but de liquider rapidement les sociétés
éphémères qui ne paient ni impôts ni taxes
Afin de démanteler durablement des filières illicites, il convient de s?appuyer sur les
préfets et sur les Procureurs de la République pour intensifier le contrôle (inopiné)
des commerces suspectés et mener des actions coordonnées correspondant
aux réalités de l?augmentation très importantes d?activités illicites liées au
blanchiment.
Afin d?éviter les procédures pénales longues et laborieuses, en inadéquation avec les
pratiques frauduleuses de ces sociétés et apporter une réponse administrative rapide,
il est proposé de conférer un pouvoir d?organisation de la relation URSSAF/ justice
au préfet qui n?a autorité sur aucune de ces deux entités.
Adressée à l?État
Adressée à l?État, aux Procureurs de la République et aux caisses régionales de l?URSSAF
Sur tous les territoires, il est constaté une augmentation d?activités qui semblent reliées à l?économie souterraine,
qui amènent de l?insécurité. Les acteurs de l?économie souterraine développent des activités économiques qui
échappent volontairement à la réglementation et à l?impôt. Ils contournent les charges sociales, fiscales et
réglementaires. Ces pratiques faussent la concurrence et fragilisent le tissu économique local par la création de
commerces non désirés aux activités de vitrine. Il s?agit d?un sujet de grande préoccupation pour les habitants
et les élus.
04
RECOMMANDATION RENFORCER LES CONTRÔLES
SUR L?ÉCONOMIE SOUTERRAINE
PRÉALABLE INDISPENSABLE POUR
DÉVELOPPER LE COMMERCE
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58 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?économie souterraine a pour objectif le blanchiment des recettes d?activités illicites. Le financement du
terrorisme utilise des moyens similaires. L?identification et la vérification des personnes physiques et morales
actionnaires et gestionnaires d?activités commerciales constitue un frein au développement de ces pratiques
par le repérage des réseaux.
5.1 Développer les contrôles de notoriété avant la création des activités
commerciales
Encourager les bailleurs sociaux et les collectivités locales à pratiquer des contrôles
de notoriété sur l?identité et la qualité des personnes morales et physiques
(actionnaires et gestionnaires) désireuses de créer une activité commerciale. Le
contrôle de notoriété est une procédure obligatoire pour les institutions financières
(banques, assurances, fintechs, etc.) visant à vérifier l?identité de leurs clients et à
évaluer les risques potentiels liés à leurs activités (blanchiment d?argent, financement
du terrorisme, fraude, etc.). Ce contrôle peut également être pratiqué de façon
volontaire.
Former les bailleurs sociaux et les collectivités locales à la réalisation de ces contrôles.
Adressée à l?État et aux bailleurs sociaux et aux collectivités locales
05
RECOMMANDATION DÉVELOPPER LES CONTRÔLES DE
NOTORIÉTÉ AVANT LA CRÉATION DES
ACTIVITÉS COMMERCIALES (LUTTE
CONTRE LE BLANCHIMENT ET LE
FINANCEMENT DU TERRORISME)
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6.2
6.1
Assurer la propreté du parcours marchand
Renforcer la présence de la police pour assurer la sécurité de proximité
L?image d?un centre-ville ou d?un quartier est un enjeu majeur.
? Propreté (amélioration du cadre urbain) : organiser des nettoyages fréquents,
installer des conteneurs de tri en nombre suffisant, sensibiliser les commerces
et les consommateurs à l?importance de la propreté, prévoir des équipements
adaptés, embellir les espaces publics.
L?insécurité est une problématique majeure pour les commerces.
Il convient de renforcer la présence policière et les médiateurs dans les quartiers,
déployer des brigades dédiées à la prévention, à la dissuasion quotidienne, assurer la
surveillance par vidéoprotection, en collaboration avec les services de police nationale.
La sécurité des commerces doit être au coeur des priorités de la coordination des
forces de police et animée et coordonnée au sein des Conseils Intercommunal / Local
de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD / CLSPD).
Adressée aux collectivités locales
Adressée à l?État et aux collectivités locales
La commercialité et la convivialité d?un lieu sont déterminés par la qualité de son environnement urbain.
La sécurité et la propreté constituent deux prérequis indispensables à la fréquentation commerciale d?un site.
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RECOMMANDATION
CRÉER UN ENVIRONNEMENT
COMMERCIAL PROPICE
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07 Prolonger les programmes Action Coeur de Ville et Petites Villes de Demain
au-delà de 2026 en y intégrant un volet économie de proximité fort
08 Créer ou mettre à jour les stratégies commerciales des collectivités locales
s?exprimant par un schéma directeur commercial
09 Élargir les pouvoirs du Maire en matière d?installation commerciale dans
les territoires prioritaires (ORT, QPV, FRR, Zones AFR)
10 Mettre en place des comités de pilotage dédiés à la réactivitation des locaux
commerciaux pour concevoir une stratégie partagée entre les différents
propriétaires de locaux commerciaux afin d?assurer une cohérence à l?échelle
du territoire
11 Créer une formation des élus et des techniciens sur les mutations du
commerce et les outils mobilisables
12 Prolonger et amplifier les programmes de soutien à la création d?entreprises
dans les territoires fragiles
13 Dynamiser la gestion commerciale des bailleurs sociaux
14 Soutenir la pérennisation et la professionnalisation des managers de
commerce
15 Développer les compétences des commerçants
16 Renforcer l?animation des centres-villes
THÈME 3
Développer une stratégie commerciale
claire et inclusive, élargir les pouvoirs
du Maire et la capacité de pilotage des
collectivités, notamment dans le cadre
des programmes Action Coeur de Ville
et Petites Villes de Demain
61
7.1 Prolonger les programmes Action coeur de ville et petites villes de demain
au-delà de 2026
Les programmes Action Coeur de Ville et Petites Villes de Demain permettent d?établir
une stratégie territoriale propre à chaque ville, de déterminer un programme d?actions
prioritaires, de coordonner les actions et de veiller à leur réalisation dans le domaine
du logement, de l?aménagement urbain et du commerce de proximité.
Les programmes en cours ont produit des effets positifs qu?il convient d?accentuer,
en développant dans une nouvelle feuille de route un volet stratégie commerciale
au coeur du dispositif pour répondre aux enjeux actuels : stratégie, actions foncières
et de transformation d?espaces, recrutement de managers de commerce, stratégie
d?animation commerciale.
La stratégie définira le parcours marchand à préserver ou à développer.
Un centre-ville qui fonctionnera sera un centre-ville où on habitera, on travaillera,
on consommera. Il est primordial d?avoir un projet global.
Adressée à l?État
Les programmes de redynamisation territoriale Action coeur de ville et Petites villes de demain sont unanimement
salués par l?ensemble des parties prenantes (Etat, collectivités, commerçants, population...) pour la pertinence
de leur méthode et leur efficacité.
L?évolution positive de ces territoires est observable y compris en matière de redynamisation commerciale
jusqu?en 2024.
Face aux mutations commerciales en cours, chacun s?accorde sur la nécessité de la prolongation de ces
programmes en y incluant des mesures spécifiques de soutien à l?économie de proximité, des mesures
structurantes de transformation de linéaires commerciaux à transformer.
07
RECOMMANDATION PROLONGER LES PROGRAMMES
ACTION COEUR DE VILLE ET
PETITES VILLES DE DEMAIN AU-DELÀ
DE 2026 EN Y INTÉGRANT UN VOLET
ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ FORT
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Il est important d?encourager les collectivités à mettre en oeuvre ou à mettre à jour leur stratégie commerciale.
Il s?agit de définir avec clarté des objectifs d?organisation commerciale sur un territoire, de mettre en adéquation
la volonté publique et les documents réglementaires de planification et d?adapter tous les outils mobilisables
à un objectif de renforcement du commerce de proximité.
De trop nombreuses collectivités locales ne possèdent pas ou n?ont pas mis à jour récemment leur stratégie
commerciale. Il peut en résulter une absence de clarté des objectifs d?organisation commerciale sur le territoire,
une inadéquation entre la volonté publique et les documents réglementaires de planification, une inadaptation
des outils mobilisés par les collectivités
8.1 Créer ou mettre à jour le schéma directeur commercial des bassins de
consommation
Le schéma directeur est un document stratégique. Il se décline dans les documents
d?urbanisme tels que le SCOT pour fixer les grands équilibres et les orientations
stratégiques et le PLUi pour préciser à l?échelle locale les règles d?implantation et de
développement des activités commerciales. Le schéma permettra :
? La définition d?une stratégie partagée entre les pouvoirs publics et les acteurs
économiques pour prendre en compte les mutations commerciales en cours.
? L?actualisation des documents de planification opposables au tiers.
? Le choix des outils d?intervention pertinents.
L?existence de ces documents stratégiques pourrait conditionner l?accès à certaines
aides publiques en matière de restructuration commerciale.
Adressée aux collectivités locales
08
RECOMMANDATION CRÉER OU METTRE À JOUR LES
STRATÉGIES COMMERCIALES
DES COLLECTIVITÉS LOCALES
S?EXPRIMANT PAR UN SCHÉMA
DIRECTEUR COMMERCIAL
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9.2
Prévoir un avis obligatoire (avis conforme) du Maire sur toutes les
demandes d?implantations commerciales et de cessions de commerces
dans les territoires prioritaires pour veiller à la qualité du parcours
marchand et lutter contre les commerces ne respectant pas la
réglementation.
Revoir les pouvoirs du Maire pour réglementer les installations
commerciales :
Inviter les collectivités à définir les périmètres de protection du commerce (renforcé
ou simple) dans les centres-villes et les Quartiers Prioritaires de la Ville.
Associer aux périmètres de protection renforcé du commerce la création d?un avis
conforme du maire pour toutes les demandes d?implantations commerciales et de
cessions de commerces pour conjuguer l?installation de commerces ne satisfaisant
pas à la stratégie commerciale locale.
? Élargir le pouvoir du Maire dans le choix des sous-segments d?activité après
avoir élargi cette nomenclature. La nomenclature des segments d?activités est
actuellement trop large pour permettre aux collectivités de sélectionner les
activités commerciales souhaitées. L?amélioration de la précision de ces critères
de sélection constitue un préalable indispensable à une meilleur régulation
commerciale par les collectivités.
? Etendre le périmètre des autorisations administratives d?exploitation commerciale
(AEC) aux entrepôts des plateformes numériques. Les entrepôts des plateformes
numériques constituent des installations commerciales dont il revient de pouvoir
réguler l?installation par les collectivités locales.
Adressée à l?État
Adressée à l?État
La réglementation actuelle confère aux collectivités des pouvoirs d?orientation des installations commerciales
grâce aux documents de planification.
Les exécutifs locaux sont démunis pour apporter une réponse « en temps réel » aux volontés d?installation
d?activités susceptibles de déséquilibrer certains parcours marchands.
La mesure vise à accorder aux exécutifs locaux la faculté de mieux sélectionner les commerces désirés dans
les territoires prioritaires, dans le cadre de périmètres préalablement définis.
09
RECOMMANDATION ÉLARGIR LES POUVOIRS DU MAIRE
EN MATIÈRE D?INSTALLATION
COMMERCIALE DANS LES TERRITOIRES
PRIORITAIRES (ORT, QPV, FRR, ZONES AFR)
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L?amélioration de la gouvernance locale du commerce constitue un enjeu déterminant du pilotage de la mutation
commerciale en cours. Pour les collectivités, mieux connaitre et échanger plus largement sont deux conditions
de l?action. En fonction de la stratégie mise en place, il convient de réunir l?ensemble des acteurs pour décider
de l?action à mener en lien avec les propriétaires et les enseignes.
10.1
10.2
10.4
10.3
Renforcer les commissions départementales de conciliation
Créer des observatoires locaux des loyers commerciaux
Instaurer un processus d?identification des locaux commerciaux vacants
Articuler la stratégie commerciale avec les autres besoins en matière de
services à la population (santé, jeunesse, seniors...)
Transformer ces commissions en instances de dialogue permanent entre les pouvoirs
publics et les acteurs économiques.
Objectiver la réalité des loyers pratiqués, connaitre le marché local et la vacance
« en temps réel», pouvoir discuter des prétentions de loyer des bailleurs sur des
bases solides. Pour ce faire, la mise en place du droit de préemption commercial est
encouragée et permet à un territoire de connaître et d?assurer le suivi.
Une connaissance précise et actualisée du parc de locaux vacants est indispensable
pour cibler les actions de redynamisation, anticiper les besoins des porteurs de projet
et orienter les politiques d?aménagement, d?urbanisme et d?animation économique.
Il convient de réaliser un inventaire exhaustif des locaux (plusieurs modalités) et
d?instaurer un suivi avec une bonne coordination entre acteurs privés et publics.
La stratégie commerciale ne peut être pensée isolément : elle doit répondre aux
attentes des habitants en tenant compte des évolutions démographiques et sociales.
Stratégie commerciale et besoins en services à la population revient à penser le
commerce comme un acteur du bien-être collectif : il ne s?agit plus seulement de
vendre, mais de contribuer à une meilleure qualité de vie, à la cohésion sociale et à
l?attractivité du territoire. Ce volet doit faire parti du schéma directeur commercial.
Adressée à l?État (Préfet)
Adressée aux collectivités locales
Adressée aux collectivités locales
Adressée aux collectivités locales
10
RECOMMANDATION METTRE EN PLACE DES COMITÉS DE PILOTAGE
DÉDIÉS À LA RÉACTIVATION DES LOCAUX
COMMERCIAUX POUR CONCEVOIR UNE STRATÉGIE
PARTAGÉE ENTRE LES DIFFÉRENTS PROPRIÉTAIRES
DE LOCAUX COMMERCIAUX AFIN D?ASSURER UNE
COHÉRENCE À L?ÉCHELLE DU TERRITOIRE
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65
La compréhension des facteurs de la mutation contemporaine du commerce (tendances de consommation,
organisation de la distribution, financiarisation de l?immobilier...) constitue un préalable à la définition d?une
stratégie commerciale adaptée à son territoire.
Appréhender la palette des outils et des leviers mobilisables et leurs imbrications constitue une condition de
réussite de l?action.
11.1 Créer une formation destinée aux élus et aux techniciens des collectivités
Cette formation permettrait de créer une culture commune, tout en favorisant une
vision transversale.
Elle pourrait être disponible dès septembre 2026 pour les prochaines mandatures
locales.
La Banque des Territoires a prévu des propositions de formation. Elle peut le faire en
réseau, avec des partenaires experts pour maximiser son impact : CCI, ANCT, AMF...
Une formation adaptée localement pour tenir compte des spécificités des territoires.
Adressée aux organismes de formation
11
RECOMMANDATION CRÉER UNE FORMATION DES ÉLUS ET DES
TECHNICIENS SUR LES MUTATIONS DU
COMMERCE ET LES OUTILS MOBILISABLES
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66 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les territoires fragiles possèdent une dynamique d?entrepreneuriat plus faible que les autres. Soutenir la
détection et l?accompagnement local des créateurs d?entreprises représente une ressource de développement
économique endogène et un facteur de pérennisation des entreprises
12.1
12.2
Assurer l?atteinte des objectifs du programme « entreprendre au
coeur des territoires 2 » pour les centres-villes Action Coeur de Ville
et Petites Villes de Demain grâce aux financements des opérateurs de
l?accompagnement des entrepreneurs.
Encourager le développement des commerces à l?essai
Le principe de continuité du financement des acteurs de l?accompagnement à
l?entrepreneuriat doit être réaffirmé pour éviter les discontinuités toujours plus
coûteuses.
Une des pistes proposées serait de favoriser des implantations plus souples et plus
nombreuses, et ainsi donner des chances à de nouveaux acteurs locaux et d?encourager
également le développement de boutiques éphémères, particulièrement adaptées
à l?installation de l?artisanat local.
Adressée aux collectivités du bloc communal et aux régions
Adressée aux collectivités locales
12
RECOMMANDATION PROLONGER ET AMPLIFIER LES
PROGRAMMES DE SOUTIEN À LA
CRÉATION D?ENTREPRISES DANS LES
TERRITOIRES FRAGILES
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67
13.3 Renforcer la connaissance des locaux économiques et commerciaux
appartenant aux bailleurs sociaux et créer sous l?égide de l?Union Sociale
pour l?Habitat un observatoire national des locaux économiques et
commerciaux des bailleurs sociaux
Objectifs :
? Recenser et qualifier les locaux détenus par les bailleurs sociaux
? Suivre les dynamiques d?occupation,
? Identifier les difficultés récurrentes
? Diffuser les bonnes pratiques de gestion, d?animation commerciale et
d?accompagnement économique.
Adressée aux bailleurs sociaux
13.1
13.2
Inciter les bailleurs sociaux à développer des structures de gestion
dédiées pour les commerces et locaux économiques
Inciter les bailleurs sociaux, en partenariat avec l?Union Sociale pour
l?Habitat, à développer des structures de gestion de leurs commerces et
locaux économiques mutualisées entre organismes
Adressée aux bailleurs sociaux
Adressée aux bailleurs sociaux
Les bailleurs sociaux gèrent principalement un patrimoine résidentiel. Les locaux commerciaux et économiques,
souvent intégrés dans les rez-de-chaussée ou au sein de programmes mixtes, ne bénéficient pas toujours
d?un suivi spécifique. La gestion des locaux économiques constitue une activité secondaire, parfois résiduelle.
Une gestion professionnelle et dynamique de ces locaux requiert une organisation spécifique.
13
RECOMMANDATION DYNAMISER LA
GESTION COMMERCIALE
DES BAILLEURS SOCIAUX
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La gestion de surfaces commerciales et économiques nécessite des compétences
différentes de celles du résidentiel (baux commerciaux, fiscalité, attractivité des
rez-de-chaussée, mixité commerciale...). Il convient de confier cette activité à des
structures spécialisées dans la gestion.
Exemple de structures possibles : filiale dédiée au sein du bailleur social, société
d?économie mixte ou société publique locale dédiée à la gestion des rez-de-chaussée
commerciaux, mandat confié à un prestataire spécialisé.
De nombreux bailleurs disposent de locaux commerciaux et d?activités dont la gestion
est éclatées, parfois peu rentable ou insuffisamment suivie. La mutualisation permettrait
une meilleure valorisation du patrimoine, une gestion plus professionnelle et
centralisée et une réduction des coûts liés à la vacance et à la maintenance. Le
partenariat avec l?USH garantirait un accompagnement technique et juridique pour
la création de la structure, un cadre d?échange de bonnes pratiques et un accès
facilité aux financements.
68 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les managers de commerce sont unanimement reconnus comme un maillon essentiel du dialogue entre les
collectivités locales et les commerçants. Il s?agit d?une profession récente, souvent de statut précaire, constituée
de salariés aux profils hétérogènes dont la stabilisation et la professionnalisation est nécessaire.
Le financement de ce poste est rentable. Il serait opportun que la Banque des Territoires puisse co-financer.
14.2
14.3
Développer la formation continue des managers de commerce pour
homogénéiser leurs activités
Développer la certification professionnelle des managers de commerce
pour mettre en valeur leurs compétences
Mise en place de formations certifiantes ou diplômantes avec un développement de
modules sur l?urbanisme commercial, l?animation économique, la gestion de projets,
le marketing territorial, les partenariats public / privé. Compléter et diversifier l?offre
existante proposée par l?école des territoires et les universités.
Il convient de reconnaître officiellement les compétences acquises par les managers
de commerce et harmoniser les pratiques professionnelles à l?échelle nationale.
Renforcer l?attractivité du métier et offrir des perspectives de carrière, ainsi que
donner aux employeurs une garantie de qualité et de professionnalisme apparaissent
comme des pistes intéressantes.
Pérenniser la certification proposée par l?école des territoires et diversifier la
certification des compétences des managers de commerce.
Adressée à la Banque des Territoires et aux organismes de formation
Adressée aux organismes de formation
14
RECOMMANDATION SOUTENIR LA PÉRENNISATION ET LA
PROFESSIONNALISATION DES MANAGERS
DE COMMERCE
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14.1 Assurer la pérennisation et la professionnalisation des managers de
commerce pour la mise en oeuvre des stratégies commerciales des
collectivités
Adressée à l?État et à la Banque des Territoires
Afin de stabiliser les parcours professionnels, il convient de mettre en place des
dispositifs favorisant la fidélisation des managers de commerce et de capitaliser les
savoirs par le renforcement de leurs référentiels de compétences. La Banque des
Territoires pourrait assurer temporairement le cofinancement des postes de managers
de commerce pour les collectivités attestant d?une stratégie de redynamisation
commerciale formalisée dans leurs documents de planification ou dans un schéma
commercial adopté par une délibération de leur conseil.
69
La pratique du commerce est un métier qui requiert des prérequis en matière de gestion et d?organisation
notamment. S?assurer de ces compétences est un facteur de pérennisation des commerces or, depuis la fin
de l?obligation de formation préalable, le nombre de formations réalisées est passé de 100 000 à 15 000 par an.
L?évolution des modes de consommation nécessite de la fluidité dans les usages numériques des commerçants
que vient renforcer l?émergence de l?Intelligence Artificielle
15.1
15.2
Inciter fortement les commerçants à se former avant la création d?une
entreprise
Promouvoir un plan de formation à l?Intelligence Artificielle et aux outils
numériques pour renforcer l?habilité numérique des commerçants
Selon le suivi de la Banque de France, la création d?entreprises est toujours aussi
dynamique mais celui des défaillances l?est tout autant. Ce double constat traduit un
phénomène de rotation accélérée des entreprises nouvellement créées dont l?une
des causes est certainement à chercher dans l?inexpérience et le manque de formation
des entrepreneurs. La professionnalisation des commerçants doit être fortement
encouragée pour exploiter un fonds de commerce, notamment leur formation à la
gestion d?entreprise.
Mobiliser les réseaux d?accompagnement des créateurs d?entreprise et les chambres
consulaires pour faire connaitre et rendre accessibles les formations avant et au
moment de la création d?entreprise constitue un impératif pour faire diminuer le taux
de défaillances avant trois ans.
Objectifs :
? Renforcer les compétences numériques de base des commerçants pour une
meilleure visibilité et compétitivité.
? Démystifier l?Intelligence Artificielle et montrer son utilité concrète pour le
commerce de proximité.
? Accélérer la transition digitale du tissu commercial local.
? Favoriser l?autonomie et l?innovation dans la gestion quotidienne des commerces.
Adressée aux chambres consulaires et aux réseaux d?accompagnement des entrepreneurs
Adressée aux chambres consulaires
15
RECOMMANDATION
DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES
DES COMMERCANTS
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70 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
De centres administratifs et commerçants, les centres-villes se transforment en centres culturels et de loisirs.
Leur animation est devenue prépondérante pour conduire les riverains comme les touristes à les fréquenter.
16.1 Diversifier les opportunités de fréquentation des centres-villes par la
création d?événements de rayonnement local et plus étendu
Les événements constituent de puissants leviers de dynamisation et de fidélisation d?un
territoire. Il convient d?attirer différents publics, créer une régularité de fréquentation,
valoriser l?image locale et accroître le rayonnement par des événements d?envergure
régionale voire nationale.
Il convient de considérer le centre-ville comme un « centre commercial » global, à
ciel ouvert, à animer : identité commune, coordination des commerces, des services,
des associations, de la culture et des loisirs, avec des campagnes de communication
collectives, un calendrier partagé d?évènements...
Adressée aux collectivités locales
16
RECOMMANDATION
RENFORCER L?ANIMATION
DES CENTRES-VILLES
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71
17 Prolonger et amplifier les programmes de soutien à la création d?entreprise
dans les territoires fragiles
18 Assurer le déploiement des chefs de projet commerce dans les
contrats de ville
19 Favoriser l?implantation d?activités innovantes, contributrices au
renforcement du lien social
20 Soutenir le développement de fonds solidaires et de foncières solidaires pour
les activités relevant de l?économie sociale
THÈME 4
Piloter la politique de développement
du commerce de proximité et de
l?économie sociale et solidaire dans
les Quartiers Prioritaires de la Ville
72 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?entrepreneuriat est sans doute le levier le plus puissant pour régénérer de l?intérieur le tissu économique
des quartiers prioritaires. Plutôt que de dépendre de solutions exogènes, les programmes de soutien à ceux
qui prennent le risque de créer une activité au coeur de ces territoires fragiles constituent des pistes crédibles
de solutions à encourager.
Chaque nouvelle entreprise, chaque commerce qui ouvre est une victoire contre la désertification. Il semble plus
pertinent que jamais de transformer l?essai de l?entrepreneuriat local. La politique de la ville et la politique de
rénovation urbaine ont pour objectif le renforcement de la diversité fonctionnelle et la présence du commerce
dans les quartiers. Cette dimension devra être au coeur des réflexions en cours concernant le devenir de la
politique de rénovation urbaine.
17.1
17.2
Assurer l?atteinte des objectifs du programme Quartiers 2030
dans les Quartiers Prioritaires de la Ville
Faire aboutir l?extension des zones franches urbaines
à l?ensemble des Quartiers Prioritaires de la Ville
Promouvoir la mise en relation des opérateurs du programme Quartiers 2030 avec les
collectivités et les bailleurs sociaux pour amplifier la détection et l?accompagnement
des futurs entrepreneurs, puis faciliter leur installation dans les Quartiers Prioritaires
de la Ville en articulant le soutien à l?entrepreneuriat avec la disponibilité de locaux
adaptés.
Tenir les engagements financiers du programme EQ2030.
La distinction actuelle entre les Quartiers Prioritaires de la Ville et les Zones Franches
Urbaines a créé une politique de soutien à deux vitesses, complexe pour les
entrepreneurs et inéquitable pour les territoires.
La proposition vise à mettre fin à cette situation en étendant le dispositif de Zone
Franche Urbaine à l?intégralité des Quartiers Prioritaires de la Ville.
Cette mesure de simplification radicale créerait un choc d?attractivité immédiat et
lisible, offrant à tous les investisseurs un cadre fiscal et social unifié et puissant pour
encourager l?implantation d?activités et l?embauche locale. Si l?effort financier en
ressort certainement dilué, la lisibilité des efforts sur cet outil sera renforcée et
permettra de donner à tous les quartiers des armes claires pour attirer le capital privé
et construire sa propre dynamique économique.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux
Adressée à l?État
17
RECOMMANDATION PROLONGER ET AMPLIFIER
LES PROGRAMMES DE SOUTIEN À LA
CRÉATION D?ENTREPRISE
DANS LES TERRITOIRES FRAGILES
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73
Toutes les stratégies de revitalisation commerciale resteront lettre morte sans un portage humain et opérationnel
sur le terrain. Il est ainsi proposé de rendre systématique et financée par l?État, la présence d?un Chef de Projet
« Investissement et déploiement économique » au sein de chaque Contrat de Ville.
Véritable chef d?orchestre de la dynamique commerciale et d?économie de proximité, sa mission serait de traduire
les ambitions en actions concrètes : identifier les locaux vacants, accompagner les porteurs de projet, animer
le tissu des commerçants et le réseau des propriétaires immobiliers, en servant d?interface unique avec les
pouvoirs publics par exemple. Cet investissement humain apparaît être une condition sine qua non pour une
réussite économique organisée, réelle et durable.
18.1 Déployer des chefs de projet « investissement et déploiement
économique » dans les contrats de ville
Dans un premier temps il s?agit d?assurer le déploiement, le suivi et l?évaluation des
30chefs de projet « investissement et déploiement économique » cofinancés par
l?État et la Banque des Territoires dans les Quartiers Prioritaires de la Ville.
Adressée à l?ANCT et aux collectivités locales
18
RECOMMANDATION ASSURER LE DEPLOIEMENT
DES CHEFS DE PROJET « INVESTISSEMENT
ET DÉPLOIEMENT ÉCONOMIQUE »
DANS LES CONTRATS DE VILLE
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74 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Pour réenchanter les coeurs de ville et les quartiers, il semble utile de dépasser l?image d?Épinal du commerce
traditionnel pour oser l?innovation. L?objectif de cette proposition est de favoriser activement l?implantation
d?activités hybrides qui, au-delà de la vente, renforcent le lien social : tiers-lieux, cafés-réparation, conciergeries
de quartier, commerces culturels, fab labs...
19.1 Prioriser les activités commerciales et l?Économie Sociale et Solidaire
dans les arbitrages des bailleurs sociaux pour la mise en oeuvre des
exonérations de taxe foncière sur les propriétés bâties
Il est proposé dans le cadre de l?exonération de la taxe foncière dont bénéficient les
bailleurs sociaux dans les Quartiers Prioritaires de la Ville, de prendre en compte leur
engagement d?utiliser une partie significative de ce gain pour réduire les loyers
de leurs locaux commerciaux. Cette mesure doit cibler en priorité l?installation de
commerces de proximité et d?activités de l?économie sociale et solidaire, transformant
ainsi un avantage fiscal en un puissant levier pour garantir des rez-de-chaussée vivants et
utiles aux habitants. Les collectivités locales qui signent les conventions d?exonération
de TFPB possèdent un pouvoir incitatif significatif vis-à-vis des bailleurs sociaux.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux
19.3 Promouvoir les projets d?alimentation durable en Quartier Prioritaire de la
Ville (jardins partagés, marchés, animations)
Au regard de l?enjeu réel de santé publique accentué dans les quartiers, il apparait
intéressant de soutenir activement le développement de projets d?alimentation
durable, tels que les jardins partagés et les marchés de producteurs, car ils répondent
à un besoin essentiel tout en créant des points de rencontre et de convivialité au coeur
des quartiers. Ces initiatives transforment l?espace public, améliorent le cadre de vie
et génèrent une animation locale positive, renforçant ainsi l?attractivité globale du
territoire pour ses habitants comme pour l?ensemble de ses commerces.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux
19.2 Soutenir les commerces et l?Économie Sociale et Solidaire en Quartier
Prioritaire de la Ville en promouvant l?atteinte progressive d?un modèle
économique équilibré
L?aide à la création d?entreprise dans les Quartiers Prioritaires de la Ville ne peut plus
se résumer à une subvention de départ sans lendemain qui crée souvent des structures
fragiles et dépendantes. Il est proposé de changer de paradigme en accompagnant les
commerces et l?Économie Sociale et Solidaire dans la construction progressive d?un
modèle économique viable. Cela implique de structurer les aides publiques non
plus comme une perfusion unique, mais comme un investissement dégressif sur 3 à 5
ans, conditionné à l?atteinte de jalons de croissance et couplé à un coaching intensif
en gestion. L?objectif n?est plus de subventionner l?échec, mais d?investir dans la
compétence pour transformer des projets précaires en entreprises autonomes et
pérennes, véritables piliers de l?économie de leur quartier.
Adressée à l?État et aux collectivités locales
19
RECOMMANDATION FAVORISER L?IMPLANTATION D?ACTIVITÉS
INNOVANTES, CONTRIBUTRICES AU
RENFORCEMENT DU LIEN SOCIAL
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75
À l?image du projet en cours de la CRESS Ile-de-France, il apparaît que la redynamisation commerciale des
quartiers ne se fera pas uniquement avec des commerces traditionnels. Elle aura nécessairement besoin des
acteurs de l?économie sociale et solidaire qui créent du lien et des services essentiels.
Or, ces acteurs se heurtent à un double mur : l?accès au financement et le coût de l?immobilier.
Cette proposition vise donc un soutien public actif à la création de fonds d?investissement solidaires et de
foncières solidaires dédiées. Les premiers apporteront les capitaux d?amorçage que les banques classiques
refusent parfois, tandis que les secondes acquerront des locaux commerciaux pour les soustraire à la spéculation
et garantir des loyers maîtrisés sur le long terme.
C?est en construisant cet écosystème financier et immobilier alternatif que sera permise l?émergence d?une
économie de proximité plus résiliente, plus humaine et durablement ancrée dans les territoires.
20.1 Encourager et soutenir la création de fonds d?investissement solidaires et
de foncières solidaires dédiées.
Encourager la réalisation d?opérations par les Offices Fonciers Solidaires
sous le régime du Bail Réel Solidaire d?Activité
Adressée aux collectivités et aux Organismes de Foncier Solidaire
20
RECOMMANDATION SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DE FONDS
SOLIDAIRES ET DE FONCIÈRES SOLIDAIRES
POUR LES ACTIVITÉS RELEVANT
DE L?ÉCONOMIE SOCIALE
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Fonds d?investissement solidaire : alimentés par des investisseurs institutionnels
(banques éthiques, mutuelles coopératives) et des particuliers, ils permettront
l?aquisition, la réhabilitation et la mise à disposition de locaux pour les commerces de
proximité. Ils permettent un financement perenne et responsable, avec une logique
de rendement social plus que financier.
Foncières solidaires dédiées : les sociétés immobilières achètent, rénovent et gèrent
les locaux commerciaux stratégiques en les louant à des conditions accessibles.
Il convient d?intégrer ces outils dans les stratégies locales d?attractivité et de
revitalisation (ACV, PVD, ORT).
Le mécanisme du BRSA : l?office foncier solidaire reste propriétaire du foncier et accorde
un bail longue durée à l?opérateur économique. La dissociation entre la propriéré du
sol et celle des murs permet une réduction des coûts d?accès.
76 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les outils immobiliers
21 Soutenir le développement de la foncière ANRU / Banque des Territoires dans
les Quartiers Prioritaires de la Ville
22 Poursuivre le développement des foncières de redynamisation
23 Créer un mécanisme facilitant le changement de destination des locaux
commerciaux obsolètes
24 Rendre obligatoire les études de programmation commerciale dans les
projets urbains et immobiliers
25 Faciliter les possibilités d?acquisition des locaux commerciaux par les
collectivités - Accélération des mécanismes de préemption des biens vacants
sans maîtres
La fiscalité immobilière
26 Réformer le caractère contreproductif du mécanisme de déficit foncier
pour les cellules commerciales laissées volontairement vacantes
27 Réformer la fiscalité sur les locaux commerciaux vacants
Prolonger les mesures prévues dans le cadre du projet de loi de simplification
et dans la feuille de route sur le commerce et l?économie de proximité
28 Étendre le Pacte Dutreil à la reprise par un salarié connaisseur de l?activité et
de la clientèle (faciliter la transmission)
Les loyers commerciaux
29 Maîtriser les loyers commerciaux et leurs charges
30 Promouvoir la création d?un bail commercial d?utilité sociale pour plafonner
les loyers commerciaux dans les zones en difficulté
THÈME 5
Dynamiser les outils de
transformation immobiliers et
fonciers au service d?une politique
commerciale efficace
77
La restructuration immobilière lourde de l?immobilier commercial obsolète des Quartiers Prioritaires de la
Ville a largement été entrepris par l?EPARECA et la foncière Foncièrement Quartier (pilotée par l?ANCT et la
CDC) dans le cadre des transformations de ces quartiers pilotées par l?ANRU. La création d?un nouvel outil
d?intervention pourrait permettre de relancer la transformation opérationnelle de l?appareil commercial des
Quartiers Prioritaires de la Ville le nécessitant encore.
21.1 Assurer le déploiement opérationnel de la foncière Quartier Prioritaire de
la Ville pour promouvoir la réalisation d?opérations immobilières dédiées à
l?économie de proximité dans ces quartiers.
Créer un nouvel outil doté de moyens adaptés à la transformation des centres
commerciaux des Quartiers Prioritaires de la Ville et à l?implantation de nouvelles
activités économiques et commerciales. Identifier des projets, des investisseurs et
des gestionnaires pour ces opérations de développement économique des quartiers.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et à la Banque des Territoires
21
RECOMMANDATION SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DE
LA FONCIÈRE ANRU / BANQUE DES
TERRITOIRES DANS LES QUARTIERS
PRIORITAIRES DE LA VILLE
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78 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les foncières de redynamisation ont pour but de réhabiliter et requalifier les locaux commerciaux vacants ou dégradés
afin de redonner de l?attractivité aux coeurs de ville. Elles interviennent sur trois axes principaux :
? Acquisition ciblée de biens stratégiques (locaux vacants, commerces en difficulté).
? Réhabilitation et revalorisation du bâti afin de le rendre attractif pour de nouveaux porteurs de projets.
? Remise sur le marché avec une politique de loyers adaptée pour favoriser l?installation de commerces viables et
cohérents avec la stratégie locale.
La poursuite du développement de ces foncières s?inscrit dans une logique de politique publique durable : il s?agit de maintenir
la vitalité économique, d?éviter la déprise urbaine et de soutenir le tissu commercial de proximité.
22.2 Renforcer les moyens d?investissement des foncières
Pour renforcer les moyens d?investissement des foncières, la Banque des Territoires
pourrait s?engager à investir 100 M¤ de fonds propres sur la période 2026-2030
pour provoquer un effet levier auprès des autres investisseurs. Cette enveloppe sera
déployée en investissement initial comme en recapitalisation des foncières existantes
pour assurer leur développement, dans les centres-villes, les Quartiers Prioritaires de
la Ville et la ruralité.
Adressée à la Banque des Territoires
22.1 Doter les foncières de redynamisation de moyens de coercition
Pour être pleinement efficaces, les foncières de redynamisation doivent être dotées de
moyens de coercition pour maîtriser les prix d?achat des biens et le niveau des loyers
et garantir le respect des engagements et des objectifs fixés. La régulation des loyers
et la maîtrise des prix d?achat en négociant directement avec les propriétaires (éviter la
spéculation et acquérir des biens à des prix raisonnables) peuvent constituer des pistes.
Adressée à l?État et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION
POURSUIVRE LE DEVELOPPEMENT DES
FONCIÈRES DE REDYNAMISATION
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22.4 Elargir la présence des acteurs privés dans leur actionnariat
Les foncières de redynamisation reposent sur un partage de leur actionnariat entre
puissance publique et investisseurs ?privés? (dont souvent la Banque des Territoires).
La diversification de l?actionnariat privé des foncières de redynamisation aux CCI,
aux EPF et à des investisseurs régionaux, bons connaisseurs de l?économie locale, est
un facteur de succès de ces outils, à encourager.
Adressée aux investisseurs privés et aux collectivités locales
22.3 Pérenniser le Fonds de Restructuration des Locaux d?Activité (FRLA) à un
niveau significatif et resserrer son intervention vers les collectivités et
les foncières de redynamisation
Le FRLA vise à faciliter la réalisation de projets immobiliers structurants, menés par
des opérateurs qualifiés ou des collectivités locales, en contribuant au financement
des déficits pour permettre la réalisation de ces opérations dans les territoires
identifiés pour leur fragilité. Les projets de restructuration du tissu commercial,
artisanal et de service sont des opérations lourdes et complexes qui renchérissent
les coûts et génèrent des déficits justifiant souvent la mobilisation d?une subvention
d?équilibre. Les opérations accompagnées doivent comporter des prescriptions fortes
en matière de développement durable. Il est indispensable que l?État s?engage sur la
pérennisation pluriannuelle du montant de la dotation du FRLA (20 M¤ par an)
pour assurer la continuité des opérations portées par les foncières de redynamisation
dans les Quartiers Prioritaires de la Ville et les communes Action Coeur de Ville et
Petites Villes de Demain. Ces transformations seront facilitées par l?encouragement
au développement des concessions d?aménagement et des CRAC qui permettent
de solvabiliser les opérations.
Adressée à l?État et l?ANCT
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80 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
La loi permet de changer la destination d?un local (ex. de commerce à habitation) sous certaines conditions, via une
déclaration préalable ou un permis de construire. Il convient d?assouplir ou faciliter ces procédures. Par ailleurs,
les propriétaires n?ont pas toujours les moyens techniques et financiers pour engager ces transformations.
La puissance publique doit s?engager pour la transformation des anciens locaux commerciaux situés dans les
rues qui ont perdu leur fonction commerciale.
23.1 Promouvoir des expérimentations dans Action Coeur de Ville 3
et les Quartiers Prioritaires de la Ville
Dans Action Coeur de Ville 3 : renforcer l?axe « revitalisation commerciale » en ajoutant
un volet « reconversion » qui complète la stratégie de redynamisation.
Dans les Quartiers Prioritaires de la Ville : inscrire cette mesure dans les contrats de
ville et dans les projets de renouvellement urbain, pour diversifier l?offre et améliorer
la qualité de vie.
Les Opérations de Revitalisation du Territoire et les Quartiers Prioritaires de la Ville
doivent être le support d?expérimentations destinées à faciliter le changement de
destination des locaux commerciaux obsolètes. Logements, locaux résidentiels, lieux de
vie sociale constituent des pistes de transformation des locaux qui ont définitivement
perdus leur fonction commerciale.
Ces évolutions se heurtent à plusieurs obstacles qui nécessitent d?être levés :
freins réglementaires, capacité technique et financière de maitrise d?ouvrage,
capacité d?acquisition des destinataires... Les programmes territoriaux constituent
des opportunités pour identifier des solutions.
Adressée aux partenaires du programme Action Coeur de Ville, à l?ANRU et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION CRÉER UN MÉCANISME FACILITANT LE
CHANGEMENT DE DESTINATION DES
LOCAUX COMMERCIAUX OBSOLÈTES
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La programmation commerciale est une étape cruciale dans les projets urbains et immobiliers car elle permet
de définir les besoins et les contraintes liés aux activités économiques et aux commerces. Rendre ces études
obligatoires présenterait plusieurs avantages :
? Équilibre économique : Permet de calibrer les surfaces commerciales en fonction des besoins réels du
territoire et des logiques économiques.
? Qualité du projet urbain : Assure une cohérence entre les activités économiques et le projet urbain global.
? Implication des acteurs locaux : Favorise la participation des acteurs économiques, des citoyens et des
institutions dans la définition des besoins et des objectifs.
24.1 Rendre obligatoire les études de programmation commerciale dans
les projets urbains et immobiliers lors du dépôt des autorisations
d?urbanisme
Cela permettrait d?assurer une meilleure cohérence entre urbanisme, économie
locale et vie des quartiers ainsi qu?une meilleure adéquation des projets aux besoins
du territoire.
La continuité de l?offre commerciale dans les projets NPNRU doit être mieux pilotée
pour éviter les ruptures d?activités pendant les travaux.
Pour mieux articuler les différentes polarités commerciales, les études de
programmation commerciale doivent systématiquement prendre en compte l?activité
commerciale des Quartiers Prioritaires de la Ville
Adressée à l?ANRU et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION RENDRE OBLIGATOIRE LES ÉTUDES DE
PROGRAMMATION COMMERCIALE DANS
LES PROJETS URBAINS ET IMMOBILIERS
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82 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?évolution du commerce de proximité est plus rapide que la capacité des collectivités locales à intervenir en
matière d?acquisitions immobilières, malgré les nombreux outils réglementaires disponibles. L?enjeu consiste à
simplifier les procédures administratives pour faciliter l?acquisition de locaux commerciaux par les collectivités.
25.1 Renforcer et simplifier les modalités d?exécution des déclarations d?utilité
publique : réduire les formalités administratives, raccourcir les délais
d?exécution
Plusieurs pistes de simplification des procédures peuvent être envisagées, tout
en restant efficace et équitable :
Harmonisation des processus : Standardiser les étapes administratives pour réduire
les variations d?interprêtation selon les préfectures et les types de projets.
Digitalisation des dossiers : Mettre en place des plateformes en ligne pour le dépôt
et le suivi des dossiers d?enquête publique, facilitant ainsi l?accès et la gestion des
informations.
Réduction des délais : Limiter les délais de traitement des dossiers pour accélérer la
prise de décision, tout en garantissant une évaluation rigoureuse des projets.
1. Adapter les textes législatifs pour clarifier les critères d?utilité publique et les
modalités de recours.
2. Simplifier les conditions de prorogation des Déclarations d?Utilité Publique
pour les projets nécessitant des délais plus longs, sans nécessiter de nouvelle
enquête publique.
Adressée à l?État
25
RECOMMANDATION FACILITER LES POSSIBILITÉS D?ACQUISITION DES
LOCAUX COMMERCIAUX PAR LES COLLECTIVITÉS -
ACCÉLÉRATION DES MÉCANISMES DE
PRÉEMPTION DES BIENS VACANTS SANS MAÎTRES
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Les propriétaires de plusieurs biens immobiliers peuvent optimiser leur impact fiscal en choisissant délibérément
de laisser vacante une fraction de leurs biens à travers le mécanisme de ?déficit foncier?. Ce phénomène est
observé de longue date par les collectivités. La mise en oeuvre de la taxe sur les friches commerciales ne rend
pas cette pratique dissuasive pour les propriétaires eu égard à son faible montant et à la facilité d?en obtenir
l?exonération.
26.1 Réduire la niche fiscale que constitue le mécanisme de déficit foncier en
raison de son effet néfaste en matière de développement territorial
Il semble pertinent d?engager la préparation de cette réforme, sous l?égide du Conseil
National du Commerce et de la direction du trésor.
Adressée à l?État et au Parlement
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RECOMMANDATION RÉFORMER LE CARACTÈRE
CONTREPRODUCTIF DU MÉCANISME
DE DÉFICIT FONCIER POUR LES
CELLULES COMMERCIALES LAISSÉES
VOLONTAIREMENT VACANTES
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84 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Il convient de décourager la rétention spéculative et inciter la remise en activité rapide des locaux.
27.1
27.4
27.3
27.2
Réduire le délai d?application de la taxe sur les friches commerciales à 6 mois
Mettre en place un levier fiscal incitatif pour remettre sur le marché les
biens vacants
Rendre impossible l?exonération de la taxe sur les friches commerciales
sans une baisse préalable du loyer en lien avec les taux d?effort
supportables par les commerçants
Appliquer un taux de calcul de la taxe sur les friches commerciales
différencié entre les territoires fragiles (ORT, QPV, Zones AFR, FRR...) du
reste du territoire et permettre l?application de la taxe sur un périmètre
infracommunal.
Ramener de 2 ans à 6 mois la constatation de la vacance commerciale permettant de
déclencher l?application de la taxe.
Autoriser des expérimentations locales incitant les propriétaires de locaux économiques
à remettre leurs biens sur le marché. De nombreuses collectivités ont pris des initiatives
diversifiées pour encourager la remise en location de logements vacants. Sur ces
modèles, il convient de stimuler la remise en exploitation des locaux commerciaux
par les propriétaires hésitants ou dans l?incapacité de leur faire.
Basés sur des indicateurs socio-économiques (taux de vacance, densité commerciale,
ACV, PVD, QPV, ORT...), les taux donnent la possibilité aux collectivités d?ajuster selon
leurs priorités de développement. Chaque collectivité pourrait fixer ses propres taux
différenciés dans une fourchette définie par l?État.
L?une des faiblesses de la taxes sur les friches commerciales se situe dans la facilité
d?en obtenir l?exonération. Réduire les possibilité d?exonération est une priorité pour
renforcer son efficacité et son caractère dissuasif.
Adressée au Parlement et à l?État
Adressée à l?État et aux collectivités locales
Adressée à l?État
Adressée à l?État
27
RECOMMANDATION RÉFORMER LA FISCALITÉ SUR LES LOCAUX
COMMERCIAUX VACANTS -
PROLONGER LES MESURES PRÉVUES DANS LE
CADRE DU PROJET DE LOI DE SIMPLIFICATION
ET DANS LA FEUILLE DE ROUTE SUR LE
COMMERCE ET L?ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ
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Pour éviter la disparition de nombreux commerces de proximité lors du départ à la retraite de leur dirigeant,
il semble intéressant d?étendre les avantages du Pacte Dutreil à la reprise d?une entreprise par l?un de ses
salariés-clés.
Cette mesure pragmatique garantirait la continuité de l?activité en assurant que l?entreprise soit transmise
à la personne la plus compétente pour la pérenniser, celle qui connaît déjà le savoir-faire, les clients et l?âme
du commerce.
28.1 Faire évoluer la réglementation du Pacte Dutreil pour en étendre le
bénéfice aux repreneurs salariés
Pour rappel : le Pacte Dutreil (article 787 B du Code général des impôts) permet
une exonération de droits de mutation à hauteur de 75% lors d?une transmission
d?entreprise, sous conditions.
Il conviendrait d?élargir le champ du Pacte Dutreil pour inclure les salariés repreneurs,
et pas uniquement les héritiers familiaux. Cette mesure favoriserait la transmission
interne et la reprise d?entreprises viables par ceux qui en connaissent le mieux les
métiers, sécuriserait l?emploi local en renforçant la continuité économique et sociale
et encouragerait l?entrepreneuriat salarié et le maintien des savoir-faire dans les
territoires.
Adressée à l?État
28
RECOMMANDATION ÉTENDRE LE PACTE DUTREIL À LA REPRISE
PAR UN SALARIÉ CONNAISSEUR DE
L?ACTIVITÉ ET DE LA CLIENTÈLE
(FACILITER LA TRANSMISSION)
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86 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Le coût de l?immobilier commercial est apparu comme le premier frein à la survie des commerces de proximité,
compromettant l?exploitation sereine en centre-ville. Il pourrait ainsi être imaginé de mettre en place un
mécanisme de régulation des loyers et d?encadrement des charges dans les zones de redynamisation, en
conditionnant par exemple les aides publiques à la rénovation à un engagement de modération des bailleurs.
Cette maîtrise des coûts offrira aux entrepreneurs la visibilité et la stabilité indispensables pour investir,
garantissant que la valeur créée par la revitalisation profite au tissu économique local et non à la seule
spéculation foncière.
29.1
29.2
29.3
Réformer la valeur locative des locaux commerciaux
Expérimenter un mécanisme de régulation des loyers commerciaux
Activer les mécanismes de révision à la baisse des loyers lors de la
dégradation des facteurs de commercialités (art L145-38 CC)
La fiscalité locale des commerces repose en partie sur des valeurs locatives très
discutables, sources d?injustices ou ne reflétant plus aucune réalité de marché. Une
révision générale de ces bases a souvent été évoquée pour que l?impôt s?aligne sur
la valeur économique réelle toujours plus juste des emplacements, allégeant ainsi la
charge des commerces en difficulté et assurant une moindre contribution de ceux
qui bénéficient de zones moins attractives. Il conviendra de s?assurer de la mise en
oeuvre effective de la réforme de la valeur locative des locaux commerciaux prévue
au 1er janvier 2026.
La proposition vise à lancer une expérimentation de régulation des loyers
commerciaux sur un nombre limité de territoires volontaires, comme des Quartiers
Prioritaires de la Ville ou des villes « Action Coeur de Ville ». L?objectif est de mesurer
objectivement l?impact d?un tel dispositif sur la baisse des vacances commerciales
et d?en valider un modèle efficace et équilibré avant d?envisager une éventuelle
généralisation, sur le modèle de l?encadrement des loyers des baux d?habitation.
Il conviendra de mesurer l?intérêt de la régulation et de vérifier dans le cadre de
l?expérimentation si cela ne risque pas de détourner les investisseurs des locaux
commerciaux.
Une disposition du Code de Commerce apparaît comme assez peu usitée alors qu?elle
semble une bonne manière de redonner de l?air aux commerçants situés dans des
zones qui deviennent difficiles : la preuve d?une modification matérielle, notamment
défavorable, des facteurs locaux de commercialité doit permettre de modifier in fine
le loyer payé par le preneur.
Adressée au Parlement et à l?État
Adressée au Parlement, à l?État et aux collectivités locales
Adressée aux acteurs du commerce
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RECOMMANDATION
MAÎTRISER LES LOYERS COMMERCIAUX
ET LEURS CHARGES
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Pour maîtriser les loyers dans certaines zones sans imposer une régulation généralisée, il est proposé la création
d?un « Bail Commercial d?Utilité Sociale » spécifique aux zones en difficulté. En échange d?un loyer plafonné
pour le commerçant. Ce bail offrirait au propriétaire des contreparties fiscales incitatives, créant ainsi un outil
contractuel vertueux pour repeupler durablement les rez-de-chaussée commerciaux.
30.1 Création d?un bail commercial d?utilité sociale dédié aux territoires
en difficultés (ORT, QPV, FRR...) permettant de plafonner les loyers
commerciaux dans les zones en difficultés en lien avec les taux d?efforts
supportables par les commerçants.
Adressée à l?État et aux collectivités
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RECOMMANDATION PROMOUVOIR LA CRÉATION D?UN BAIL
COMMERCIAL D?UTILITÉ SOCIALE POUR
PLAFONNER LES LOYERS COMMERCIAUX
DANS LES ZONES EN DIFFICULTÉ
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Un contrat spécifique serait applicable dans les zones identifiées comme fragiles et les
loyers seraient calculés en fonction du taux d?effort supportable par les commerçants
(proportion du chiffre d?affaires ou du revenu attendu). Il offre une stabilité aux
commerçants pour amortir les impôts.
Les collectivités pourraient mobiliser des foncières solidaires et les Organismes de
Foncier Solidaire pour déployer le dispositif. Le lancement pourrait être expérimenté
sur quelques villes Action Coeur de Ville.
89
ANNEXES
90 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
91
Annexe 1 : Lettre de mission
92 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
93
94 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Annexe 2 : Liste des personnes auditionnées
La disponibilité, la qualité des analyses et les contributions constructives des personnes
auditionnées ont largement enrichi la réflexion et permis d?éclairer les recommandations
présentées dans ce rapport.
Les rapporteurs remercient l?ensemble des personnes qui ont été auditionnées dans le cadre de
cette mission, notamment :
? AGENCE NATIONALE POUR LA RÉNOVATION URBAINE (ANRU) : Anne-Claire MIALOT,
Directrice Générale - Mélanie LAMANT, Directrice de la stratégie et de l?accompagnement des
acteurs, Corinne BERTONE, Directrice du fonds de co-investissement de l?ANRU
? ASSOCIATION COLLECTIF LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ ENSEMBLE UNIS (ACLEFEU) :
Mohammed MECHMACHE, Président
? ASSOCIATION DES MAIRES DE FRANCE (AMF) : David LISNARD, Président - Alain CHRETIEN,
Vice-Président
? ASSOCIATION DES PETITES VILLES DE FRANCE (APVF) : Philippe LEGOFF, Maire de
Guingamp
? ASSOCIATION POUR LE DROIT À L?INITIATIVE ÉCONOMIQUE (ADIE) : Alice ROSADO,
Directrice Générale adjointe
? BPI FRANCE : Marie-Adeline PEIX, Directrice exécutive en charge des actions de soutien et
de création d?entreprises
? CCI FRANCE : Nicolas BONNET, Directeur Général
? CDC HABITAT : Anne-Sophie GRAVE, Présidente
? CENTRE DE RESSOURCES POLITIQUE DE LA VILLE (CRPV) : Ulysse DELERM, Coordinateur
national
? CENTRE-VILLE EN MOUVEMENT : Philippe LAURENT, Président - Pierre CREUZET, Directeur
? CHAMBRE DE MÉTIERS ET DE L?ARTISANAT : Thierry BACHTANIK, Directeur des services aux
entreprises et aux territoires ? Thomas CECINI, Directeur régional adjoint région Ile-de-France
? COLLECTIF DES ARTISANS ET COMMERCANTS DE FRANCE : Amandio PIMENTA, Président,
président du syndicat départemental des Boulangers
? CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DE L?ALIMENTATION DE DÉTAIL : Dominique ANRACT,
Présidente - Isabelle FILLAUD, cheffe de département affaires juridiques économiques et
européennes
? CONFÉRENCE NATIONALE DES PROCUREURS DE LA RÉPUBLIQUE : Olivier CARACOTCH,
Procureur de la République de Dijon
? Jean-Philippe VICENTINI, Procureur de la République à Amiens
? CONSEIL DU COMMERCE DE FRANCE (CDCF) : Guy GRAS, Président - Jean-François BRUNET,
Délégué Général - Corinne CHAUTEMPS, consultante
? CONSEIL NATIONAL DES VILLES : Fabienne KELLER, Vice-Présidente - Patrick BRAOUEZEC,
Président d?honneur - Rachid BOUSSAD, Vice-Président - Valérie DELION-GRELIER, Vice-
Présidente
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? CREDOC (CENTRE DE RECHERCHE POUR L?ETUDE ET L?OBSERVATION DES CONDITIONS
DE VIE) : Marianne BLEHAUT, Directrice du pôle Data ? Franck LEHUEDE
? DIXIT.NET : Sylvain GRISOT, Directeur
? FÉDÉRATION DES ACTEURS DU COMMERCE DANS LES TERRITOIRES : Christophe NOEL,
Délégué Général
? FÉDÉRATION DES BOUTIQUES A L?ESSAI : Maxime BREART, Coordinateur National ? Pascal
LOISEL
? FÉDÉRATION DU COMMERCE COOPERATIF ET ASSOCIÉ : Olivier URRUTIA, Délégué Général
? FÉDÉRATION NATIONALE DE L?HABILLEMENT : Pierre TALAMON, Président - Florence
BONNET, Déléguée Générale
? FRANCE ACTIVE : Denis DEMENTHON, Directeur Général - Jean-Dominique BERNARDI,
Directeur des partenariats
? FRANCE URBAINE : Michèle LUTZ, Présidente de la commission économie - Maire de Mulhouse,
Lionel DELBOS, Conseiller économie territoriale
? GIE PARIS COMMERCE : Christine LACONDE, Présidente - Laetitia PAGEOT, Directrice
? INSTITUT FRANÇAIS DE LA MODE : Gildas MINVIELLE, Directeur de l?observatoire économique
? INSTITUT POUR LA VILLE ET LE COMMERCE : Pascal MADRY, Directeur Général
? INTERCOMMUNALITÉS DE FRANCE : Gabriel BAULIEU, Vice-Président en charge du commerce
? L?OBSOCO (L?OBSERVATOIRE SOCIÉTÉ ET CONSOMMATION) : Philippe MOATI, Co-
fondateur
? LESTOUX ET ASSOCIÉS : David LESTOUX, Directeur
? MARQUET Frédéric : manager de commerce
? POSITIV : Claudia RUZZA, Directrice Générale
? PRÉFECTURE DES ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE : Marc CHAPPUIS, Préfet
? PROCOS (FÉDÉRATION POUR LA PROMOTION DU COMMERCE SPÉCIALISÉ) : Emmanuel
LE ROCH, Délégué Général
? PUB AUDIT : Loïc VERLY, Directeur Général et Associé, co-coordinateur du Cercle d?Alliés -
Arnaud DUBIN, associé, co-coordinateur du Cercle d?Alliés - Thomas GONZALEZ, consultant
affaires publiques chez Marengo conseil
? QUARTIERS D?AFFAIRES : Azziz SENNI, Fondateur et Président
? RÉSEAU DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES POUR UNE ÉCONOMIE SOLIDAIRE (RTES):
Anne-Laure FEDERICI, Déléguée Générale
? UNION DU GRAND COMMERCE DE CENTRE-VILLE : Nicolas HOUZÉ, Président + GALERIES
LAFAYETTE : Alexandre LIOT, Directeur des magasins
? UNION SOCIALE POUR L?HABITAT : Marianne LOUIS, Directrice Générale - Thierry ASSELIN,
Directeur des politiques urbaines et sociales - Céline DI MERCURIO, Directrice de la politique
de la ville
96 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? VILLE D?ALBI : Stéphanie GUIRAUD-CHAUMEIL, Maire et Présidente de la Communauté
d?agglomération du Grand Albigeois
? VILLE D?ARRAS : David BOURGEOIS, Maire-adjoint en charge de l?urbanisme, du commerce,
de l?artisanat, des services et des professions libérales.
? VILLE D?ANGOULÊME : Xavier BONNEFONT, Maire et Président de la Communauté
d?agglomération du Grand Angoulême
? VILLE D?AUXERRE : Crescent MARAULT, Maire
? VILLE DE BLOIS : Jérôme BOUJOT, premier adjoint au Maire en charge de la Ville durable
? VILLE DE BRESSUIRE : Emmanuelle MENARD, Maire et première vice-Présidente en charge
de l?économie et de l?Agriculture de la Communauté d?agglomération du Bocage Bressuirais
? VILLE DE BRÉTIGNY-SUR-ORGE : Nicolas MEARY, Maire
? VILLE DE DOUAI : Frédéric CHEREAU, Maire
? VILLE DE PÉRONNE : Isaac PEREZ, Maire-adjoint
? VILLE DE PORT JÉRÔME-SUR-SEINE : Virginie LUTRO, Maire et Présidente de la Communauté
d?Agglomération Vaux Seine Agglo et Vice-Présidente du Conseil Régional de Normandie en
charge du budget et des finances
? VILLES DE FRANCE : Gil AVEROUS, Président - Guillaume SEGALA, Directeur Général - Margaux
BEAU, Chargée de mission
DÉPLACEMENTS ET RENCONTRES LOCALES
? CAEN (27 juin) ? Antoine SAINTOYANT
o Remy DE NIJS, Directeur général de Rouen Normandie Aménagement, Directeur
général délégué de SEMRI Métropole Rouen
o Delphine FARCY, Directrice générale et Trinidad CADOR, responsable opérationnelle
de la Foncière de Normandie
o Valérie MESPOULHES, Présidente de l?Union pour l?Habitat Social de Normandie
et Directrice générale de Caen la Mer Habitat, (gestion d?une centaine de cases
commerciales).
o Rodolphe THOMAS, Vice-Président du Conseil régional, premier Vice-Président
de Caen la Mer en charge de l?Emploi, de l?ESS et de la Politique de la Ville, Maire
d?Hérouville : réactions et enrichissement d?une vision d?élu de terrain engagé dans
la redynamisation commerciale de Quartier Prioritaire de la Ville/centre-ville
? TOULON ? HYÈRES LES PALMIERS (28 août) - Frédérique MACAREZ, Dominique
SCHELCHER, Antoine SAINTOYANT
TOULON
o Josée MASSI, Maire de Toulon
o Mohamed MAHALI, adjoint à l?urbanisme au logement et à l?aménagement durable
o Laurent JÉRÔME, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique
o Hélène AUDIBERT, adjointe à la rénovation urbaine
o Christophe MORENO, adjoint à la dynamisation commerciale
97
o Audrey PASQUALI-CERNY, conseillère municipale déléguée au dialogue social,
présidente de Var Aménagement Développement
o Jérôme CHABERT, directeur général de Var Aménagement Développement
o Jean-Baptiste ARENE, directeur général adjoint
o Mickaël SEBBAN, président du Groupe SEBBAN
o Jean-Baptiste MORINAUD, sous-préfet délégué à la politique de la ville
o Martial AUBRY, directeur général de Var Habitat
o Christel MONDOLONI, Toulon Habitat Méditerranée
o Didier GOGUENHEIM, directeur de TVT Innovation
o Justine CATANI ? Directrice d?initiative Var
o Sanoussi ISSA - Chef de projet «Bus de l?Entrepreneuriat»
o Grégory MARIN, responsable région SUD POSITIV
o Hana CHADLI, conseillère entrepreneuriat POSITIV
o Julien CARBONE, directeur du Port des Créateurs
o Mathieu DUFRESNE, Directeur du Réseau Sud BPI France
o Christophe ROUX, Responsable Création Entreprenariat Sud BPI France
HYÈRES LES PALMIERS
o Jean-Pierre GIRAN, Maire de Hyères les palmiers, président de la métropole Toulon
Provence Méditerranée
o Alain LAROCHE, responsable de l?agence de Hyères de Var Aménagement
Développement
VAL DE REUIL - Antoine SAINTOYANT
o Juliette MEADEL, ministre déléguée chargée de la Ville
o Marc-Antoine JAMET, Maire de Val de Reuil
Visioconférence avec Gérald DARMANIN et des maires sur la manière de lutter contre les
commerces qui troublent l?ordre public et créent des nuisances.
ATELIER COLLABORATIF COMMERCE (SAINT-QUENTIN)
? Annabelle COZETTE ? Vice-présidente commerce CCI Aisne
? Aurore DUMANGE ? Chambre de Métiers et de l?Artisanat Aisne
? Fabrice DUFOUR ? Président de l?association les boutiques de Saint-Quentin
? M. et Mme CARLIER ? boutique Friphister
? Philippe OTHACEHE ? Grande distribution
? Marie Louise ESCAT ? Gérante boutique Casamance
? Mélanie MASSOT ? Maire-adjoint en charge du commerce
? Aurélie MOREAU ? Directrice développement économique de la Communauté d?Agglomération
du Saint-Quentinois
? Isabelle UROS ? Conseillère Commerce à la Communauté d?Agglomération du Saint-Quentinois
98 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
ONT PARTICIPÉ À LA RÉDACTION DU RAPPORT
? Carole DELCOURT, chargée de mission auprès de Frédérique MACAREZ
? Frédéric GIBERT, Responsable du programme Action Coeur de Ville et du Plan commerce ?
Direction du réseau et des territoires ? Banque des Territoires
? Philippe GIGLEUX, Directeur des relations institutionnelles - Coopérative U
ONT PARTICIPÉ À LA RÉDACTION DES COMPTES RENDUS D?AUDITIONS ET À LA VEILLE
DOCUMENTAIRE
? Margaux PEYROU, cheffe de projets CBRE
? Fayçal KAMAL, chargé de mission CBRE
? Zahra BOURIAH, chargé de mission CBRE
NOUS REMERCIONS L?ANCT POUR SON APPUI EN MATIÈRE DE SECRÉTARIAT DES AUDITIONS
ET LA DGE POUR LA MISE À DISPOSITION DE SALLES POUR LES AUDITIONS DE JUILLET.
CRÉATION ET MAQUETTAGE
? Martin DELFOSSE, Graphiste - Ville de Saint-Quentin
IMPRESSION
? Banque des Territoires
99
Annexe 3 : Guide d?entretien
Mission Commerce Centre-Ville / QPV
GUIDE D?ENTRETIEN
Ce questionnaire vous indique, de manière non exhaustive, les sujets sur lesquels les Rapporteurs sont désireux
d?obtenir vos orientations et susceptibles d?orienter leurs questions lors d?un entretien.
I. CONSTAT ET DIAGNOSTIC DE LA SITUATION
? Un commerce en mutation dans les centres-villes (fermeture de commerces traditionnels ; concurrence du
commerce en ligne, taux de vacance commerciale important, ?)
? des besoins forts mais avec une offre en retrait dans les QPV (problématique de rentabilité, de sécurité,
espaces commerciaux mal intégrés, ?)
1) Quel constat faites-vous de la situation du commerce et de l?économie de proximité dans les QPV et dans les
centres-villes, en indiquant les activités dynamiques et celles en difficulté ?
2) Quels sont les outils à la main des collectivités ? Sont-ils efficaces ? Quels sont les freins ?
3) Quel rapport faites-vous entre la fréquentation des centres-villes et le dynamisme commercial ?
4) Constatez-vous une contraction du parcours marchand des centres-villes ? Considérez-vous cette contraction
inéluctable ?
5) Quels sont les secteurs d?activité (commerce, artisanat, loisirs, services, ESS?) insuffisamment représentés
dans les centres-villes et les QPV ?
II. DETERMINANTS DES DIFFICULTES ET PRECONISATIONS
6) Estimez-vous que les items suivants constituent les causes des difficultés rencontrées en matière commerciale
dans les centres-villes et les QPV ? Quelles propositions feriez-vous pour répondre à ces difficultés en partant
de votre propre diagnostic ?
CAUSES PROPOSITIONS
1 Une baisse de la consommation liée aux tendances démographiques
2 L?essor du discount lié à la baisse du pouvoir d?achat des ménages
3 Les enjeux sécuritaires et de lutte contre l?économie souterraine
4 Les politiques de mobilités
5 L?inadaptation ou l?insuffisance de l?offre d?immobilier d?activité
6 Les niveaux de loyer trop élevés en inadéquation avec le CA des activités
7 La concurrence du commerce numérique / au commerce physique
8 La concurrence du commerce de périphérie / aux centres-villes et QPV
9 Le manque d?adaptation des commerçants (horaires, professionnalisme?)
10 La stratégie incertaine des enseignes nationales et internationales
11 La surabondance de surfaces commerciales en France
12 Autre ????????????????????????????
III. PERSPECTIVES ET DIVERSIFICATION DANS LES QPV ET LES CENTRES-VILLES
7) Quel est l?avenir du commerce et des activités économiques de pied d?immeuble ?
8) Quelles pistes de diversification de l?activité économique envisagez-vous ?
9) Comment accompagner la transformation des cellules commerciales devenues obsolètes vers d?autres
usages ?
IV. SOLUTIONS ET ACCOMPAGNEMENT
10) Quelles propositions « révolutionnaires » pourriez-vous formuler afin de contribuer au
maintien et au développement du commerce dans les centres-villes et les QPV ?
1 Réglementation (pouvoir du Maire, statut de
commerçant, contrôles de l?Etat, ?)
2 Locaux commerciaux / Foncier
3 Fiscalité
4 Concurrence (plateformes/numérique)
5 Dynamique collective (FISAC, manager?)
6 Lutte contre l?économie souterraine
11) Les dispositifs d?exonération fiscale en vigueur pour favoriser l?activité économique en QPV (ZFU, CFE) et
Centre-ville (ORT) vous semblent-ils suffisants ? Pourraient-ils être améliorés ou remplacés ?
100 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Annexe 4 : Documentation
ARTICLES
? Nantes - Aides aux loyers dans le centre, Presse Océan, 21/03/2025
? Boutiques à l?essai ces boosters de commerces, L?Est Républicain, 10/03/2025
? Du centre-ville au centre de quartier, L?Echo Républicain, 22/11/2023
? La vitalité commerciale des centres-villes : un enjeu de cohésion et d?aménagement des territoires,
Cairn, 12/07/2025
? Correspondance de l?enseigne «shein et temu», Correspendance de l?enseigne, 10/05/2025
? Comment réimplanter les commerces et dynamiser les villes, La Provence, 26/04/2025
? La valeur réelle des commerces de proximité, Sem Paris commerces, 30/04/2025
? La ville inoccupée, enjeux et défis des espaces urbains vacants, Pascal Madry, 2020
? Le commerce des quartiers de grand ensemble au défi de la mixité sociale, Pascal Madry, 2020
? Les première mesures concrètes du conseil national du commerce, Localtis, 15/03/2024
? Les mesures pour lutter contre la vacance commerciale, l?echommerce, 14/07/2025
? Commerce de mode : un secteur aux abois face à la désertification des centres-villes, Fashion
Network, 24/04/2025
? Vincent Chabault, 01/05/2025
? Arrêtons les amalgames ! Le commerce est pluriel, celui de proximité est, et restera, unique,
ImmoWeek, 07/07/2023
? Le commerce la joue rebelle, Points de vente, 05/06/2025
? L?immobilier commercial doit se réinventer et s?adapter aux tendances, La Tribune, N.Chjambon
SOCRI, 24/07/2024
? Tertiarisation, rotation, démassification?les élus face aux mutations des commerces de centre-
ville, Banque des Territoires, 07/04/2025
? Taxe sur les friches commerciales : une petite menace qui fait ses preuves, Clémence Villedieu,
03/06/2025
? Les soldes d?été révèlent la détresse du commerce, Ecommerce mag, 27/05/2025
? Pascal Madry, 01/06/2025
? Face à la surconsommation et la vacance commerciale, réinventer les magasins de proximité, Le
Courrier des maires et des élus locaux, 16/05/2025
? La vacance commerciale en centre-ville, ce mal qui grippe nos centres-villes, Le Dauphiné Libéré,
06/05/2024
? La lente agonie du commerce en centre-ville, Le Monde, 08/07/2025
? Camaiïeu, San Marina, Naf Naf, qu?attend-on pour agir enfin pour nos coeurs de ville ? La Tribune,
06/06/2025
? Commerces de centre-ville : des signaux d?alerte, Localtis, 23/04/2024
? Commerces de centre-ville : le gouvernement annonce de nouvelles mesures, Fashion Network,
08/07/2025
? Il faut une taxation des petits colis, Localtis, 07/05/2025
? Correspondance de l?enseigne n°1741, 21/04/2025
? Correspondance de l?enseigne n°1748, 16/06/2025
? Correspondance de l?enseigne n°1750, 30/06/2025
? E-commerce : responsabiliser les consommateurs, Les Echos - Conseil du commerce de France,
12/04/2024
101
? Commerçants et logisticiens en colère à cause du projet de loi de simplification de la vie
économique, Le Journal des entreprises, 30/06/2025
? Le Journal des entreprises, 04/06/2024
? Correspondance de l?enseigne n°1738, 31/03/2025
? Le gouvernement annonce la mensualisation des loyers commerciaux et le plafonnement des
dépôts de garantie, l?echommerce, 05/04/2024
? Pour une économie circulaire territoriale, levier de développement économique, de cohésion
sociale et de transition écologique, Métropole du Grand Lyon, RTES, Intercommunalité de France,
ESS France, France Urbaine, Cercle national du recyclage, 03/06/2025
ATLAS
? Atlas du commerce tendances actuelles et dynamiques spatiales, L?institut pour la ville et le
commerce, FNAU, 04/03/2024
? Action coeur de ville pour la relance territoriale et écologique, ANCT, 01/09/2022
COMMUNIQUÉS DE PRESSE
? Tous à la même enseigne, Conseil du commerce de France, 01/06/2025
? Temu, Shein, Ali Express, La France doit cesser de fermer les yeux, Conseil du commerce de
France, 10/06/2025
? Déclaration commune en faveur du renouvellement urbain : l?avenir des quartiers populaires se
décide aujourd?hui, Association d?élus, 04/06/2025
? Quand la simplification vire à l?absurde, rate sa cible et menace l?équilibre économique territorial! ,
Conseil du commerce de France, 26/06/2025
DOSSIER DE PRESSE
? Action coeur de ville 2 top départ pour le dispositif de requalification des entrées de villes, ANCT,
01/02/2023
ÉTUDES
? 20 projets pour le développement économique dans les quartiers - les carnets du renouvellement
urbain, ANRU, 01/02/2023
? La déprise du commerce de proximité dans les centres-villes des villes de taille intermédiaire,
INSEE, 01/11/2019
? Les villes moyennes, quels enjeux ? CEREMA, 01/03/2019
? Les guides pratiques 10 essentiels de la redynamisation commerciale dans les Petites Villes de
Demain, Banque des Territoires, 01/05/2023
? Etude MyTarffic palmarès des quartiers les plus dynamiques des métropoles françaises, Mytraffic,
14/07/2025
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France - observatoire stratégique
de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France CREIL - observatoire
stratégique de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France Tourcoing - observatoire
stratégique de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France Faubourg d?Isle St Quentin
- observatoire stratégique de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? 10eme baromètre du centre-ville et des commerces - synthèse, Centre-Ville en Mouvement,
01/05/2025
? Les enjeux du commerce de proximité dans les quartiers populaires, Profession Banlieue, 01/11/2021
? Artisanat, commerce de proximité et quartiers fragiles : quelles opportunités de développement,
102 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Labo Cités, 01/06/2018
? Les commerces dans les quartiers de la Politique de la Ville à Paris, APUR, 01/01/2020
? La place du commerce dans les territoires, CCI et CDFC, 19/11/2024
? Commerces de centre-ville et modes actifs, CEREMA, 01/06/2024
? Enquête d?opinion sur le rapport aux villes moyennes, ifop /ANCT/ BDT, 01/05/2025
? Les Français, les commerces et le lien social, L?OBSOCO et Galimmo, 01/09/2024
? Comment agir sur le commerce pour redynamiser son centre-ville, Banque des Territoires,
27/03/2025
? Redynamiser les coeurs de ville, Institut Paris Région, 01/07/2020
? Revitalisation des activités en centre-ville et centre-bourg, CEREMA, 30/01/2020
? Etat des lieux de l?immobilier commercial et du retail en France, CODATA, 01/01/2025
? Bilan 2023 et perspective, PROCOS, 05/07/2023
? Nos territoires à l?épreuve des mutations du commerce, Observatoire du commerce, 01/09/2024
? Bilan de l?activité du commerce spécialisé sur l?année 2024, PROCOS, 05/07/2023
? Etude Bilan ACV 2018 2022 sur la vacance, SIEC,
? Economie Sociale et Solidaire dans les Quartiers Prioritaires de la Ville, RTES, ANCT, 01/02/2025
? L?ESS un atout pour la politique de la ville, RTES, ANCT, 01/02/2025
? Entreprendre dans les quartiers Libérer tous les potentiels, BPI France, 09/07/2020
? Communes, intercommunalité et ESS, RTES, 01/11/2022
? Accès au foncier des acteurs de l?ESS, RTES, 01/01/2025
? Activation des rez-de-chaussée des organismes HLM dans les quartiers prioritaires, USH, Banque
des Territoires, 01/05/2024
? Pour un développement économique des quartiers politique de la ville - l?Eco des quartiers,
Reseau national des centres de ressources Politique de la Ville, 01/03/2019
LIVRE BLANC
? Comment fidéliser les clients de son coeur de ville, PROXITY
POST LINKEDIN
? Les grands magasins dans les centres-villes, Nicolas Houzé, 01/06/2025
? Séminaire - confédération des commerçants, Confédération des commerçants de France,
09/07/2025
? Le commerce de proximité meurt, Villes de France, 02/07/2025
PUBLICATIONS
? Les commerces dans les quartiers : une offre à revitaliser et diversifier, CGET
? Le commerce de proximité-des pôles plus florissants en périphérie, INSEE, 20/05/2021
? Petits commerces - déclin ou mutation, Conseil d?analyse économique ; Marie-Laure Allain, Anne
Epaulard, 01/05/2023
? Petits commerces - un panorama en demi-teinte, Conseil d?analyse économique ; Marie-Laure
Allain, Anne Epaulard, 01/05/2025
? Résolution de Villes de France - congrès de Libourne, Villes de France, 03/07/2025
? Le rôle des foncières de redynamisation dans la déclinaison opérationnelle des politiques de
redynamisation territoriales, Banque des Territoires, 01/07/2025
RAPPORTS
? Commerce de centre-ville Guide à destination des collectivités, ANCT
? Pour un commerce durable et accessible, Intercommunalités de France, 01/09/2023
103
? Les mutations du commerce de centre-ville, tendances actuelles, L?institut pour la ville et le
commerce, ANCT, 04/03/2024
? La Politique de l?État en faveur du commerce de proximité, Cour des comptes, 01/09/2023
? Inscrire les dynamiques du commerce dans la ville durable, Ministère de l?environnement,
01/03/2017
? La revitalisation commerciale des centres-villes, IGF, 01/07/2016
? Les nouvelles formes du commerce, Sénat, 10/02/2021
? Mission prospective sur la revitalisation commerciale des villes petites et moyennes, Mission
gouvernementale - Rapport Marcon, 01/02/2018
? Soutenir le commerce en milieu rural, Sénat, 10/02/2021
? Les données au service de la revitalisation des centres-villes, Banque des Terriotires
? Comment redynamiser nos centres-villes et nos centres-bourgs, CESE, 01/03/2021
? CCV Bilan et bonnes pratiques 2024, Metropole du Grand Paris, 16/07/2025
? Les Coeurs de villes des leviers pour leur revitalisation, Agence d?urbanisme AURAV, février 2021
? Les Français et les nouveaux commerces à impact, L?OBSOCO et Galimmo, 01/09/2023
? Revitalisation des centres-bourgs et centres-villes, Sénat,
? Le tissu économique en Quartier Prioritaire de la Ville : une hausse du nombre d?entreprises,
ONPV, ANCT
? Rôle et l?avenir des commerces de proximité dans l?animation et l?aménagement des territoires,
Assemblée nationale, 26/01/2022
? Ensemble, refaire ville, Mission gouvernementale, 01/06/2025
? Les rapports du CNC Transmission Reprise d?entreprise, Conseil National du Commerce,
01/03/2025
? Le rôle du commerce de proximité dans l?animation des centres-villes, Assemblée nationale,
26/01/2022
? Evaluation du programme Action Coeur de Ville, Assemblée nationale, 01/06/2025
? Rapport d?activité 2023 du Conseil national du commerce, Conseil National du Commerce,
01/07/2024
THÈSE
? Derrière le «ghetto» la centralité minoritaire : le rôle de la présence commerciale dans un quartier
d?habitat social en rénovation, NBabil Zouari, 12/06/2020
104 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Annexe 5 : Carte des Quartiers Prioritaires de la Ville
105
Annexe 6 : Glossaire
Le glossaire est principalement établi sur la base des données fournies par les sites du gouvernement
et les définitions de l?encyclopédie Wikipédia.
? ACV ? Action Coeur de Ville. Lancé en 2018, le programme Action coeur de ville (ACV) est piloté
par l?Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Il répond à une double ambition :
améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de
ces villes dans le développement de leur territoire. Il compte 244 villes éligibles pour la période
2023-2026
? ANRU ? Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine. L?objectif général de l?agence, créée en
2003, est d?accompagner des projets urbains globaux pour transformer les quartiers en profondeur:
en réinsérant les quartiers dans la ville, en créant de la mixité sociale dans et par l?habitat, en
introduisant de la mixité urbaine par la diversification des fonctions urbaines (commerces de
proximité, activités économiques relevant notamment de l?économie sociale et solidaire, activités
culturelles et de loisir, etc.). L?ANRU représente le guichet unique destiné à simplifier et harmoniser
les procédures de financement des opérations de rénovation urbaine.
? BRSA ? Bail Réel Solidaire d?Activité. En 2022, la loi 3DS (article 106) a créé le «bail réel solidaire
d?activité». Elle a prévu la possibilité pour les organismes de foncier solidaire (OFS), en plus
d?offrir des logements en accession sociale à la propriété grâce au bail réel solidaire (BRS), de
réaliser et céder, de la même façon, des locaux d?activité. Ceci afin de «créer de la mixité au sein
de leur opération et de favoriser l?installation de certaines entreprises ou activités». Seules des
microentreprises (moins de dix salariés et moins de deux millions d?euros de chiffres d?affaires)
pourront bénéficier d?un BRSA. En sachant que chaque OFS pourra en outre imposer des critères
complémentaires, et notamment préciser la nature des activités pouvant être exercées dans le
local. Cette faculté «s?inscrit dans la volonté de nombreuses collectivités de préserver l?attractivité
des centres-villes grâce à une action sur la nature des activités qui y sont conduites», souligne le
gouvernement. Ou, dans certains quartiers, la volonté de promouvoir une diversification des
activités.
? CRESS ? Chambre Régionale de l?Economie Sociale et Solidaire. Les CRESS rassemblent les
unions, fédérations et grandes entreprises de l?économie sociale, c?est-à-dire issues des familles
coopératives, mutualistes et associatives. Elles sont constituées en association et ne sont donc pas
des chambres consulaires. Les CRESS ont pour mission de représenter l?économie sociale sur le
territoire régional auprès des pouvoirs publics (État et collectivités territoriales), de promouvoir
le concept d?économie sociale dans l?opinion publique (médias, Éducation nationale, etc.) et d?en
assurer le développement.
? CC ? Code de Commerce. Ensemble de lois qui portent sur le droit commercial.
? CCI ? Chambre de Commerce et d?Industrie. Les chambres de commerce et d?industrie (CCI)
sont des organismes chargés de représenter les intérêts des entreprises commerciales, industrielles
et de services d?une zone géographique et de leur apporter certains services. Les CCI sont un des
trois types de chambre consulaire avec les chambres d?agriculture et les chambres de métiers et
de l?artisanat.
106 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? CISPD - Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance. Il s?agit de la
version intercommunale du CLSPD définit ci-dessous
? CLSPD - Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. Le Conseil local de
sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) est une instance française chargée de la
coordination locale du contrat local de sécurité (CLS) ou de la stratégie territoriale de sécurité
et de prévention de la délinquance (STSPD). Il réunit, selon le territoire, l?ensemble des acteurs
prenant part à l?application des politiques de sécurité et de prévention de la délinquance.
? CNC ? Conseil National du Commerce. Le Conseil national du commerce est une instance
partenariale qui a pour objet d?associer les acteurs du commerce aux politiques publiques
concernant le commerce. Il a été créé en 2023. Il rassemble les administrations centrales, les
associations d?élus locaux, les entreprises, les organisations professionnelles et des personnalités
qualifiées. Le CNC est compétent en matière de compétitivité et de développement économique,
de transitions environnementale et numérique, d?innovation, d?urbanisme et de territoires ou
encore de formation et d?emploi.
? CRAC - concession de revitalisation artisanale et commerciale. La loi 3DS - relative à la
différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification a instauré un nouvel
articleL.300-9 au sein du code de l?urbanisme qui prévoit notamment qu?une personne publique
(État, collectivités territoriales, établissements publics) peut conclure une concession visant un
objectif de revitalisation commerciale et artisanale.
? DUP - Déclaration d?utilité publique. Une déclaration d?utilité publique est une procédure
administrative qui permet de réaliser une opération d?aménagement sur des terrains privés en les
expropriant, précisément pour cause d?utilité publique ; elle est obtenue à l?issue d?une enquête
d?utilité publique. Cette procédure est nécessaire en vertu du Code civil qui prévoit (article 545)
que « nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n?est pour cause d?utilité publique
et moyennant une juste et préalable indemnité »[1]. La déclaration d?utilité publique fait partie
de la phase administrative de la procédure d?expropriation pour cause d?utilité publique. Elle ne
couvre pas la détermination de l?indemnité, qui relève de la phase judiciaire.
? Économie de proximité. Elle regroupe l?ensemble des secteurs d?activités dont le développement
dépend directement de la consommation locale : commerces de proximité, artisanat, agriculture,
tourisme, services à la personne et santé, activités culturelles, production d?énergie, économie
sociale et solidaire, hôtellerie-restauration,
? ECT ? Entreprendre au coeur des territoires. Le programme Entreprendre au Coeur des Territoires
est destiné à soutenir la création et la reprise de l?activité économique dans les territoires Coeur
de ville et Petites villes de demain. Ses principaux objectifs sont de redynamiser l?activité
économique de ces territoires, de participer localement au développement de nouvelles activités,
de détecter des porteurs de projets dans ces territoires pour y soutenir la création/reprise et
de rendre plus accessible et plus rapide l?accès aux offres d?accompagnement des créateurs/
repreneurs. Le programme est financé par la Banque des Territoires et piloté par BPI France. Sur
la période 2023-2205, le programme ECT a été doté de 10 M¤, sur la période 2026-2028 il est
doté de 20 M¤ et intègre désormais les territoires ruraux et de montagne.
107
? EPARECA - L?établissement public national d?aménagement et de restructuration des espaces
commerciaux et artisanaux est un opérateur public ayant pour objet de favoriser l?aménagement
et la restructuration des espaces commerciaux et artisanaux dans les zones urbaines sensibles. Il
a été absorbé par l?ANCT lors de sa création. Ses trois principaux objectifs consistent à
o Maintenir un service de proximité pour les habitants des quartiers fragiles ;
o Mener à bien le projet commercial, sa programmation, sa réalisation, son exploitation et garantir
sa réussite dans la durée ;
o Remettre les espaces commerciaux sur le marché de l?investissement et de la gestion privés
dès stabilisation
? EPF ? Établissement public foncier. L?EPF a pour compétence le « recyclage foncier », c?est-à-dire
la maîtrise foncière, l?achat, le portage, la gestion, la remise en état des terrains (et donc sa possible
dépollution), ainsi que la gestion de l?ensemble des études utiles à cette maitrise foncière. Les EPF
sont aptes à procéder par acquisition à l?amiable, par expropriation ou par le droit de préemption.
Ils portent ensuite les biens acquis pendant une durée prédéterminée avant de les rétrocéder à la
collectivité qui en a demandé l?acquisition. Leur vocation principale est de mutualiser les moyens
humains et financiers dans la gestion foncière, pour gérer à moindre coût ou avec des services plus
compétents. Un EPF n?est donc ni un aménageur ni un promoteur immobilier. L?EPF se distingue
de l?EPA (Etablissement public d?aménagement) dans le sens où il n?est qu?un opérateur foncier,
tandis que l?EPA a également compétence pour la maîtrise d?ouvrage concernant les opérations
prévues sur les terrains acquis.
? EQ 2030 ? Entreprendre au coeur des quartiers 2030. Le programme « Entrepreneuriat
Quartiers 2030 » est une initiative gouvernementale visant à soutenir l?entrepreneuriat dans les
quartiers prioritaires de la politique de la ville. Il s?inscrit dans le cadre du plan Quartiers 2030
qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville et à
lutter contre les inégalités et promouvoir l?inclusion économique et sociale. Lancé fin 2023 dans
la continuité du programme Entrepreneuriat Pour Tous, il est opéré par Bpifrance et financé par
l?État et la Caisse des Dépôts via la Banque des Territoires et est doté de 456 M¤ sur quatre ans.
? ESS ? Économie sociale et solidaire. L?économie sociale et solidaire (ESS) est la branche de
l?économie regroupant les entreprises et les organisations qui cherchent à concilier activité
économique et équité sociale. Du commerce équitable à l?épargne solidaire, en passant par
les innovations sociales dans le champ de la protection de l?environnement, de la lutte contre
l?exclusion, de la santé ou de l?égalité des chances, l?ESS apporte une réponse à de nombreux
enjeux de société contemporains
? FRLA ? Fonds de restructuration des locaux d?activité. Lancé en mars 2021, dans le cadre du Plan
de Relance, le fonds est inséré depuis 2023 dans les mesures du Fonds vert piloté par la DGALN,
il est opéré par l?ANCT. Ce fonds vise à faciliter la réalisation de projets immobiliers structurants,
menés par des opérateurs qualifiés ou des collectivités locales en contribuant au financement
des déficits pour permettre la réalisation de ces opérations dans les territoires identifiés pour
leur fragilité. En effet, les projets de restructuration du tissu commercial, artisanal et de service
sont des opérations lourdes et complexes qui renchérissent les coûts et génèrent des déficits
justifiant souvent la mobilisation d?une subvention d?équilibre. Quatre ans après son lancement,
le FRLA s?est installé comme un outil d?intervention majeur dans le paysage commercial urbain,
avec plus de 100 porteurs de projet accompagnés, près de 400 opérations financées et un millier
de locaux réhabilités.
108 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? FRR - France Ruralités Revitalisation. Le zonage France ruralités revitalisation (FRR) prend le relai
des zones de revitalisation rurale : il a été mis en place depuis le 1er juillet 2024. Il a pour objectif
de renforcer l?attractivité des territoires ruraux. Il comporte deux niveaux de zonage : le zonage
France ruralités revitalisation (FRR) et le zonage France ruralités revitalisation + (FRR+) pour les
territoires ruraux les plus vulnérables. Sous réserve de remplir certaines conditions, liées notamment
à l?effectif et à la nature de l?activité les entreprises peuvent bénéficier temporairement : d?une
exonération d?impôt sur les bénéfices (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés selon le régime
d?imposition de l?entreprise), d?une exonération de la contribution foncière des entreprises (CFE),
d?une exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties, d?une exonération de cotisations
patronales dues au titre de l?assurance maladie (maladie-maternité-invalidité-décès), de l?assurance
vieillesse plafonnée et déplafonnée et des allocations familiales.
? OFS ? Organisme de foncier solidaire. Un « organisme de foncier solidaire » (OFS) est un type
d?organisme obligatoirement « sans but lucratif », agréé par l?État et ayant pour mission d?acheter
et de gérer des terrains (bâtis ou non), pour y réaliser ou réhabiliter des logements accessibles à
des prix abordables (il peut aussi s?agir de locaux à usage mixte professionnel et d?habitation). Ces
logements peuvent être destinés à la location ou à l?accession à la propriété (comme habitation
principale). Le dispositif est conçu pour que ces bas prix soient maintenus sur le très long terme,
car obligatoirement repris à chaque nouvelle location ou revente. Ce dispositif doit permettre
aux ménages modestes d?accéder à la propriété en dépensant moins grâce à une dissociation
du foncier et du bâti, dans une logique anti-spéculative. Le bail emphytéotique permet cette
dissociation, afin de diminuer le coût des logements. Le ménage achète sa résidence principale
en acquérant ou louant uniquement des droits réels sur les murs ; il n?a plus besoin d?acheter le
terrain, qui peut être loué en supplément du crédit lié à l?achat. L?acheteur s?engage à respecter
une formule de vente fixée dès le départ permettant de limiter la plus-value au profit d?un autre
ménage qui peut lui aussi être soumis à condition de revenus. Les organismes de foncier solidaire
(OFS) ont une mission d?intérêt général et doivent définitivement conserver dans leur patrimoine
le foncier ainsi acquis.
? OIN - Opération d?intérêt national. Une opération d?intérêt national (OIN) est une opération
d?urbanisme à laquelle s?applique un régime juridique particulier en raison de son intérêt majeur.
L?État conserve dans ces zones la maîtrise de la politique d?urbanisme. Les opérations d?intérêt
national sont soumises à l?article L. 102-12 et L. 102-13 du code de l?urbanisme[1],[2]. Un décret
en Conseil d?État peut créer ou supprimer une OIN. Dans une opération d?intérêt national, c?est
l?État et non la commune qui délivre les autorisations d?occupation des sols et en particulier les
permis de construire. De même, c?est le préfet et non la commune qui décide de la création d?une
zone d?aménagement concerté (ZAC) à l?intérieur d?une OIN.
? ORT - Opération de revitalisation du territoire. Créée par la loi portant évolution du logement,
de l?aménagement et du numérique (Elan) du 23 novembre 2018, l?ORT est un outil nouveau à
disposition des collectivités locales pour porter et mettre en oeuvre un projet de territoire dans
les domaines urbain, économique et social, pour lutter prioritairement contre la dévitalisation des
centres-villes. Une ORT est portée conjointement par l?intercommunalité et sa ville principale.
L?ORT vise une requalification d?ensemble d?un centre-ville dont elle facilite la rénovation du parc
de logements, de locaux commerciaux et artisanaux, et plus globalement le tissu urbain, pour
créer un cadre de vie attractif propice au développement à long terme du territoire. L?ORT se
présente comme une large palette d?outils au service d?un projet de territoire maîtrisé avec des
avantages concrets et immédiats. Une fois le projet de territoire défini par les élus en lien avec
l?État et les partenaires, la convention d?ORT confère des nouveaux droits juridiques et fiscaux,
notamment pour :
109
o renforcer l?attractivité commerciale en centre-ville grâce à la mise en place d?une dispense
d?autorisation d?exploitation commerciale et la possibilité de suspension au cas par cas de
projets commerciaux périphériques ;
o favoriser la réhabilitation de l?habitat par l?accès prioritaire aux aides de l?Anah et l?éligibilité
au Denormandie dans l?ancien ;
o faciliter les projets à travers des dispositifs expérimentaux comme le permis d?innover ou le
permis d?aménager multi-site ;
o mieux maîtriser le foncier, notamment par le renforcement du droit de préemption urbain et
du droit de préemption dans les locaux artisanaux.
? PVD ? Petites Villes de Demain. Petites villes de demain est un programme d?action lancé en
octobre 2020 afin de redynamiser plus de 1600 petites villes françaises (communes de moins
de 20 000 habitants). Il vise à apporter un soutien technique et financier aux communes et
intercommunalités dans leurs projets de redynamisation des centres-bourgs et d?amélioration
de l?habitat.
? QPV ? Quartier prioritaire de la politique de la ville. Les quartiers prioritaires de la politique
de la ville correspondent à ceux listés dans le décret modificatif n°2024-806 du 13 juillet 2024
pour la France métropolitaine et dans le décret n°2024-1212 du 27 décembre 2024 pour les autres
territoires.
? TFC ? Taxe sur les friches commerciales. La taxe sur les friches commerciales (TFC) est une taxe
annuelle qui peut être instituée sur un territoire donné pour lutter contre la vacance commerciale.
Elle est instituée par délibération des communes ou des établissements publics de coopération
intercommunale. La taxe sur les friches commerciales s?applique locaux commerciaux soumis aux
conditions cumulatives suivantes :
o être passible de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) en application de l?article
1498 du code général des impôts
o ne plus être affecté à une activité entrant dans le champ d?application de la cotisation foncière
des entreprises (CFE) (article 1447 du CGI),
o être inexploité pendant au moins deux ans au 1er janvier de l?année d?imposition et être resté
inoccupé au cours de la même période.
Cette taxe n?est pas due lorsque l?absence d?exploitation des biens est indépendante de la volonté
du contribuable (biens mis en location ou en vente à un prix n?excédant pas celui du marché et
ne trouvant pas preneur ou acquéreur par exemple). La taxe est due par le redevable de la taxe
foncière (propriétaire, usufruitier, etc.). Les personnes qui disposent de plusieurs locaux vacants
sont redevables de la taxe pour chacun d?entre eux.
? TFPB ? Taxe foncière sur les propriétés bâties
? UE ? Union Européenne
? USH ? Union sociale pour l?habitat. L?Union sociale pour l?habitat (USH) est depuis octobre 2002
le nom de l?Union nationale des fédérations d?organismes HLM. L?Union sociale pour l?habitat
remplit trois grandes missions :
o un rôle de représentation nationale auprès des pouvoirs publics, des médias, des associations,
des milieux professionnels et de l?opinion publique ;
110 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
o une mission de réflexion, d?analyse et d?étude sur tous les dossiers relatifs à l?habitat et
l?élaboration de propositions pour une politique sociale de l?habitat et de contribution au
débat public ;
o une fonction d?information, de conseil et d?assistance auprès des organismes, de leurs
associations et de leurs fédérations afin de faciliter, rationaliser et développer leurs activités.
? Zone AFR ? Zone d?aide à finalité régionale. Les zones d?aides à finalité
régionale sont des territoires de l?Union européenne considérées comme
en difficulté. Les entreprises installées sur ces territoires, approuvées par la
Commission européenne et fixés par décrets nationaux, peuvent percevoir
des aides publiques sur la période 2022-2027, provenant des collectivités
locales ou de l?État pour encourager les investissements et la création durable
d?emplois. Outre les subventions, les entreprises implantées dans les ZAFR peuvent bénéficier
d?exonérations d?impôts. Les zones AFR ne sont pas limitées à une région précise mais à une
multitude de communes. Une carte interactive permet d?apprécier les communes éligibles
? ZFU-TE ? Zone franche urbaine territoire entrepreneur. Les zones franches urbaines sont des
quartiers de plus de 10 000 habitants, situés dans des périmètres géographiques dits sensibles ou
défavorisés. Pour favoriser le développement économique de ces zones, les entreprises souhaitant
s?y implanter peuvent bénéficier d?une exonération d?impôt sur les bénéfices (impôt sur les sociétés
ou impôt sur le revenu) pendant cinq ans. Pour bénéficier de ce dispositif d?exonération d?impôt,
les entreprises, quels que soient leur statut juridique et leur régime d?imposition, doivent remplir
les critères suivants :
o exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale,
o s?implanter en ZFU-TE,
o employer moins de cinquante salariés,
o réaliser un chiffre d?affaires ou un total de bilan inférieur à 10 millions d?euros,
o le capital de l?entreprise ou ses droits de vote ne doivent pas être détenus pour plus de 25 %
par une entreprise de plus de 250 salariés avec un chiffre d?affaires annuel hors taxes excédant
50 millions d?euros (ou avec un total de bilan supérieur à 43 millions d?euros),
o l?effectif de l?entreprise doit inclure au moins 50 % de salariés (en CDI ou en CDD d?au moins
12 mois) résidant en ZFU-TE ou dans un quartier prioritaire de la ville. Cette disposition
s?applique à partir de l?embauche du 2ème salarié. L?effectif de l?entreprise doit être respecté
pour chaque année d?imposition.
o pour les entreprises créées à partir du 1er janvier 2016, l?exonération d?impôt sur les bénéfices
est subordonnée à la signature d?un contrat de ville.
? ZRR - Zone de revitalisation rurale. La réforme des zones de revitalisation rurale (ZRR), adoptée
en loi de finances pour 2024 (entrée en vigueur le 1er juillet 2024), fixe un nouveau zonage appelé
« France Ruralités Revitalisation ». Cette réforme concrétise le 4ème volet du plan France Ruralités.
Renvoi à la définition des FFR.
111
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION ne taxe sur les articles
de faible valeur (moins de 150 ¤) destinés à des particuliers pourrait être imaginée.
Il est proposé un montant d?au moins 2 ¤ par article (avant application de la TVA
au taux dont relève l?article). Cette taxe contribuerait à l?effort de justice fiscale,
en assurant une contribution de flux aujourd?hui insuffisamment appréhendés et
aux effets multiples sur notre économie. Elle permettra d?aboutir à des flux plus
sécurisés et mieux maîtrisés et sera évidemment abrogée dès que le prélèvement
européen entrera en vigueur. L?instauration de cette taxe constitue un instrument
temporaire mais nécessaire afin de répondre aux enjeux fiscaux, logistiques et
concurrentiels posés par l?explosion des flux de petits colis.
? Faire financer par les e-commerçants les coûts croissants du traitement douanier
et des contrôles liés aux flux de colis exportés, via une redevance calculée sur
la valeur de colis.
Adressée à l?État et auprès de l?UE
03
RECOMMANDATION INSTAURER UNE TAXE DISSUASIVE
SUR LES ACHATS NUMÉRIQUES
DE BIENS IMPORTÉS
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3.2
3.3
Flécher la taxe colis vers le financement des volets commerce des
programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain et Quartier
prioritaire de la politique de la ville
Taxer les locaux d?entreposage des plateformes comme des commerces
En allouant directement les fonds issus de cette taxe à des actions de soutien au
commerce local au sein des territoires prioritaires (aide à la rénovation des vitrines,
soutien à la digitalisation des commerçants, aménagement des espaces publics
marchands), une dynamique plus vertueuse pourrait être mise en place.
Cette mesure permettrait de compenser localement les externalités négatives d?un
phénomène global, en utilisant les revenus générés par ceux qui fragilisent le
commerce physique pour financer directement la résilience et la modernisation de ce
dernier dans les zones les plus vulnérables et nécessitant des transformations coûteuses.
Afin de rétablir une concurrence équitable et de moderniser la fiscalité locale, il semble
utile d?établir concrètement l?égalité de traitement entre le commerce physique et
le e-commerce. Cette proposition consiste à taxer les entrepôts et les centres de
distribution des géants du numérique, non plus comme de simples locaux de
stockage, mais comme des surfaces commerciales à part entière. Concrètement,
cela impliquerait de réévaluer leur valeur locative cadastrale, base de calcul pour des
impôts locaux comme la taxe foncière ou la Cotisation Foncière des Entreprises, et
potentiellement de les assujettir à la taxe sur les surfaces commerciales.
Une telle réforme viserait à corriger une distorsion où les magasins de centre-ville,
lourdement taxés, subissent la concurrence d?acteurs en ligne bénéficiant d?une
fiscalité plus avantageuse sur leurs vastes installations logistiques en périphérie, tout
en adaptant les ressources fiscales des collectivités territoriales aux nouvelles réalités
de l?économie numérique.
Pourraient également être assujettis à la taxe sur les surfaces commerciales,
les surfaces de stockage des entrepôts qui ne sont pas intégrés à des groupes,
groupements ou coopératives de magasins de commerce de détail et au départ
desquels des biens stockés sont livrés directement - ou indirectement à travers des
entrepôts de transit - à destination de toute personne physique ou morale non
assujettie à la TVA à la suite d?une commande effectuée par voie électronique, dès
lors qu?elle dépasse 400 m².
Adressée à l?État et au Parlement
Adressée à l?État et au Parlement
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56 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
04 Renforcer les contrôles sur l?économie souterraine préalable indispensable pour
développer le commerce
05 Développer les contrôles de notoriété avant la création des activités commerciales
(lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme)
06 Créer un environnement commercial propice
THÈME 2
Lutter contre l?économie souterraine
et le blanchiment
57
4.1
4.2
Planifier les contrôles pilotés par les préfets ou les procureurs
Généraliser la collaboration poussée entre le parquet, l?URSSAF et les
tribunaux de commerce dans le but de liquider rapidement les sociétés
éphémères qui ne paient ni impôts ni taxes
Afin de démanteler durablement des filières illicites, il convient de s?appuyer sur les
préfets et sur les Procureurs de la République pour intensifier le contrôle (inopiné)
des commerces suspectés et mener des actions coordonnées correspondant
aux réalités de l?augmentation très importantes d?activités illicites liées au
blanchiment.
Afin d?éviter les procédures pénales longues et laborieuses, en inadéquation avec les
pratiques frauduleuses de ces sociétés et apporter une réponse administrative rapide,
il est proposé de conférer un pouvoir d?organisation de la relation URSSAF/ justice
au préfet qui n?a autorité sur aucune de ces deux entités.
Adressée à l?État
Adressée à l?État, aux Procureurs de la République et aux caisses régionales de l?URSSAF
Sur tous les territoires, il est constaté une augmentation d?activités qui semblent reliées à l?économie souterraine,
qui amènent de l?insécurité. Les acteurs de l?économie souterraine développent des activités économiques qui
échappent volontairement à la réglementation et à l?impôt. Ils contournent les charges sociales, fiscales et
réglementaires. Ces pratiques faussent la concurrence et fragilisent le tissu économique local par la création de
commerces non désirés aux activités de vitrine. Il s?agit d?un sujet de grande préoccupation pour les habitants
et les élus.
04
RECOMMANDATION RENFORCER LES CONTRÔLES
SUR L?ÉCONOMIE SOUTERRAINE
PRÉALABLE INDISPENSABLE POUR
DÉVELOPPER LE COMMERCE
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58 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?économie souterraine a pour objectif le blanchiment des recettes d?activités illicites. Le financement du
terrorisme utilise des moyens similaires. L?identification et la vérification des personnes physiques et morales
actionnaires et gestionnaires d?activités commerciales constitue un frein au développement de ces pratiques
par le repérage des réseaux.
5.1 Développer les contrôles de notoriété avant la création des activités
commerciales
Encourager les bailleurs sociaux et les collectivités locales à pratiquer des contrôles
de notoriété sur l?identité et la qualité des personnes morales et physiques
(actionnaires et gestionnaires) désireuses de créer une activité commerciale. Le
contrôle de notoriété est une procédure obligatoire pour les institutions financières
(banques, assurances, fintechs, etc.) visant à vérifier l?identité de leurs clients et à
évaluer les risques potentiels liés à leurs activités (blanchiment d?argent, financement
du terrorisme, fraude, etc.). Ce contrôle peut également être pratiqué de façon
volontaire.
Former les bailleurs sociaux et les collectivités locales à la réalisation de ces contrôles.
Adressée à l?État et aux bailleurs sociaux et aux collectivités locales
05
RECOMMANDATION DÉVELOPPER LES CONTRÔLES DE
NOTORIÉTÉ AVANT LA CRÉATION DES
ACTIVITÉS COMMERCIALES (LUTTE
CONTRE LE BLANCHIMENT ET LE
FINANCEMENT DU TERRORISME)
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6.2
6.1
Assurer la propreté du parcours marchand
Renforcer la présence de la police pour assurer la sécurité de proximité
L?image d?un centre-ville ou d?un quartier est un enjeu majeur.
? Propreté (amélioration du cadre urbain) : organiser des nettoyages fréquents,
installer des conteneurs de tri en nombre suffisant, sensibiliser les commerces
et les consommateurs à l?importance de la propreté, prévoir des équipements
adaptés, embellir les espaces publics.
L?insécurité est une problématique majeure pour les commerces.
Il convient de renforcer la présence policière et les médiateurs dans les quartiers,
déployer des brigades dédiées à la prévention, à la dissuasion quotidienne, assurer la
surveillance par vidéoprotection, en collaboration avec les services de police nationale.
La sécurité des commerces doit être au coeur des priorités de la coordination des
forces de police et animée et coordonnée au sein des Conseils Intercommunal / Local
de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD / CLSPD).
Adressée aux collectivités locales
Adressée à l?État et aux collectivités locales
La commercialité et la convivialité d?un lieu sont déterminés par la qualité de son environnement urbain.
La sécurité et la propreté constituent deux prérequis indispensables à la fréquentation commerciale d?un site.
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RECOMMANDATION
CRÉER UN ENVIRONNEMENT
COMMERCIAL PROPICE
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60 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
07 Prolonger les programmes Action Coeur de Ville et Petites Villes de Demain
au-delà de 2026 en y intégrant un volet économie de proximité fort
08 Créer ou mettre à jour les stratégies commerciales des collectivités locales
s?exprimant par un schéma directeur commercial
09 Élargir les pouvoirs du Maire en matière d?installation commerciale dans
les territoires prioritaires (ORT, QPV, FRR, Zones AFR)
10 Mettre en place des comités de pilotage dédiés à la réactivitation des locaux
commerciaux pour concevoir une stratégie partagée entre les différents
propriétaires de locaux commerciaux afin d?assurer une cohérence à l?échelle
du territoire
11 Créer une formation des élus et des techniciens sur les mutations du
commerce et les outils mobilisables
12 Prolonger et amplifier les programmes de soutien à la création d?entreprises
dans les territoires fragiles
13 Dynamiser la gestion commerciale des bailleurs sociaux
14 Soutenir la pérennisation et la professionnalisation des managers de
commerce
15 Développer les compétences des commerçants
16 Renforcer l?animation des centres-villes
THÈME 3
Développer une stratégie commerciale
claire et inclusive, élargir les pouvoirs
du Maire et la capacité de pilotage des
collectivités, notamment dans le cadre
des programmes Action Coeur de Ville
et Petites Villes de Demain
61
7.1 Prolonger les programmes Action coeur de ville et petites villes de demain
au-delà de 2026
Les programmes Action Coeur de Ville et Petites Villes de Demain permettent d?établir
une stratégie territoriale propre à chaque ville, de déterminer un programme d?actions
prioritaires, de coordonner les actions et de veiller à leur réalisation dans le domaine
du logement, de l?aménagement urbain et du commerce de proximité.
Les programmes en cours ont produit des effets positifs qu?il convient d?accentuer,
en développant dans une nouvelle feuille de route un volet stratégie commerciale
au coeur du dispositif pour répondre aux enjeux actuels : stratégie, actions foncières
et de transformation d?espaces, recrutement de managers de commerce, stratégie
d?animation commerciale.
La stratégie définira le parcours marchand à préserver ou à développer.
Un centre-ville qui fonctionnera sera un centre-ville où on habitera, on travaillera,
on consommera. Il est primordial d?avoir un projet global.
Adressée à l?État
Les programmes de redynamisation territoriale Action coeur de ville et Petites villes de demain sont unanimement
salués par l?ensemble des parties prenantes (Etat, collectivités, commerçants, population...) pour la pertinence
de leur méthode et leur efficacité.
L?évolution positive de ces territoires est observable y compris en matière de redynamisation commerciale
jusqu?en 2024.
Face aux mutations commerciales en cours, chacun s?accorde sur la nécessité de la prolongation de ces
programmes en y incluant des mesures spécifiques de soutien à l?économie de proximité, des mesures
structurantes de transformation de linéaires commerciaux à transformer.
07
RECOMMANDATION PROLONGER LES PROGRAMMES
ACTION COEUR DE VILLE ET
PETITES VILLES DE DEMAIN AU-DELÀ
DE 2026 EN Y INTÉGRANT UN VOLET
ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ FORT
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62 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Il est important d?encourager les collectivités à mettre en oeuvre ou à mettre à jour leur stratégie commerciale.
Il s?agit de définir avec clarté des objectifs d?organisation commerciale sur un territoire, de mettre en adéquation
la volonté publique et les documents réglementaires de planification et d?adapter tous les outils mobilisables
à un objectif de renforcement du commerce de proximité.
De trop nombreuses collectivités locales ne possèdent pas ou n?ont pas mis à jour récemment leur stratégie
commerciale. Il peut en résulter une absence de clarté des objectifs d?organisation commerciale sur le territoire,
une inadéquation entre la volonté publique et les documents réglementaires de planification, une inadaptation
des outils mobilisés par les collectivités
8.1 Créer ou mettre à jour le schéma directeur commercial des bassins de
consommation
Le schéma directeur est un document stratégique. Il se décline dans les documents
d?urbanisme tels que le SCOT pour fixer les grands équilibres et les orientations
stratégiques et le PLUi pour préciser à l?échelle locale les règles d?implantation et de
développement des activités commerciales. Le schéma permettra :
? La définition d?une stratégie partagée entre les pouvoirs publics et les acteurs
économiques pour prendre en compte les mutations commerciales en cours.
? L?actualisation des documents de planification opposables au tiers.
? Le choix des outils d?intervention pertinents.
L?existence de ces documents stratégiques pourrait conditionner l?accès à certaines
aides publiques en matière de restructuration commerciale.
Adressée aux collectivités locales
08
RECOMMANDATION CRÉER OU METTRE À JOUR LES
STRATÉGIES COMMERCIALES
DES COLLECTIVITÉS LOCALES
S?EXPRIMANT PAR UN SCHÉMA
DIRECTEUR COMMERCIAL
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9.2
Prévoir un avis obligatoire (avis conforme) du Maire sur toutes les
demandes d?implantations commerciales et de cessions de commerces
dans les territoires prioritaires pour veiller à la qualité du parcours
marchand et lutter contre les commerces ne respectant pas la
réglementation.
Revoir les pouvoirs du Maire pour réglementer les installations
commerciales :
Inviter les collectivités à définir les périmètres de protection du commerce (renforcé
ou simple) dans les centres-villes et les Quartiers Prioritaires de la Ville.
Associer aux périmètres de protection renforcé du commerce la création d?un avis
conforme du maire pour toutes les demandes d?implantations commerciales et de
cessions de commerces pour conjuguer l?installation de commerces ne satisfaisant
pas à la stratégie commerciale locale.
? Élargir le pouvoir du Maire dans le choix des sous-segments d?activité après
avoir élargi cette nomenclature. La nomenclature des segments d?activités est
actuellement trop large pour permettre aux collectivités de sélectionner les
activités commerciales souhaitées. L?amélioration de la précision de ces critères
de sélection constitue un préalable indispensable à une meilleur régulation
commerciale par les collectivités.
? Etendre le périmètre des autorisations administratives d?exploitation commerciale
(AEC) aux entrepôts des plateformes numériques. Les entrepôts des plateformes
numériques constituent des installations commerciales dont il revient de pouvoir
réguler l?installation par les collectivités locales.
Adressée à l?État
Adressée à l?État
La réglementation actuelle confère aux collectivités des pouvoirs d?orientation des installations commerciales
grâce aux documents de planification.
Les exécutifs locaux sont démunis pour apporter une réponse « en temps réel » aux volontés d?installation
d?activités susceptibles de déséquilibrer certains parcours marchands.
La mesure vise à accorder aux exécutifs locaux la faculté de mieux sélectionner les commerces désirés dans
les territoires prioritaires, dans le cadre de périmètres préalablement définis.
09
RECOMMANDATION ÉLARGIR LES POUVOIRS DU MAIRE
EN MATIÈRE D?INSTALLATION
COMMERCIALE DANS LES TERRITOIRES
PRIORITAIRES (ORT, QPV, FRR, ZONES AFR)
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64 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?amélioration de la gouvernance locale du commerce constitue un enjeu déterminant du pilotage de la mutation
commerciale en cours. Pour les collectivités, mieux connaitre et échanger plus largement sont deux conditions
de l?action. En fonction de la stratégie mise en place, il convient de réunir l?ensemble des acteurs pour décider
de l?action à mener en lien avec les propriétaires et les enseignes.
10.1
10.2
10.4
10.3
Renforcer les commissions départementales de conciliation
Créer des observatoires locaux des loyers commerciaux
Instaurer un processus d?identification des locaux commerciaux vacants
Articuler la stratégie commerciale avec les autres besoins en matière de
services à la population (santé, jeunesse, seniors...)
Transformer ces commissions en instances de dialogue permanent entre les pouvoirs
publics et les acteurs économiques.
Objectiver la réalité des loyers pratiqués, connaitre le marché local et la vacance
« en temps réel», pouvoir discuter des prétentions de loyer des bailleurs sur des
bases solides. Pour ce faire, la mise en place du droit de préemption commercial est
encouragée et permet à un territoire de connaître et d?assurer le suivi.
Une connaissance précise et actualisée du parc de locaux vacants est indispensable
pour cibler les actions de redynamisation, anticiper les besoins des porteurs de projet
et orienter les politiques d?aménagement, d?urbanisme et d?animation économique.
Il convient de réaliser un inventaire exhaustif des locaux (plusieurs modalités) et
d?instaurer un suivi avec une bonne coordination entre acteurs privés et publics.
La stratégie commerciale ne peut être pensée isolément : elle doit répondre aux
attentes des habitants en tenant compte des évolutions démographiques et sociales.
Stratégie commerciale et besoins en services à la population revient à penser le
commerce comme un acteur du bien-être collectif : il ne s?agit plus seulement de
vendre, mais de contribuer à une meilleure qualité de vie, à la cohésion sociale et à
l?attractivité du territoire. Ce volet doit faire parti du schéma directeur commercial.
Adressée à l?État (Préfet)
Adressée aux collectivités locales
Adressée aux collectivités locales
Adressée aux collectivités locales
10
RECOMMANDATION METTRE EN PLACE DES COMITÉS DE PILOTAGE
DÉDIÉS À LA RÉACTIVATION DES LOCAUX
COMMERCIAUX POUR CONCEVOIR UNE STRATÉGIE
PARTAGÉE ENTRE LES DIFFÉRENTS PROPRIÉTAIRES
DE LOCAUX COMMERCIAUX AFIN D?ASSURER UNE
COHÉRENCE À L?ÉCHELLE DU TERRITOIRE
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65
La compréhension des facteurs de la mutation contemporaine du commerce (tendances de consommation,
organisation de la distribution, financiarisation de l?immobilier...) constitue un préalable à la définition d?une
stratégie commerciale adaptée à son territoire.
Appréhender la palette des outils et des leviers mobilisables et leurs imbrications constitue une condition de
réussite de l?action.
11.1 Créer une formation destinée aux élus et aux techniciens des collectivités
Cette formation permettrait de créer une culture commune, tout en favorisant une
vision transversale.
Elle pourrait être disponible dès septembre 2026 pour les prochaines mandatures
locales.
La Banque des Territoires a prévu des propositions de formation. Elle peut le faire en
réseau, avec des partenaires experts pour maximiser son impact : CCI, ANCT, AMF...
Une formation adaptée localement pour tenir compte des spécificités des territoires.
Adressée aux organismes de formation
11
RECOMMANDATION CRÉER UNE FORMATION DES ÉLUS ET DES
TECHNICIENS SUR LES MUTATIONS DU
COMMERCE ET LES OUTILS MOBILISABLES
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66 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les territoires fragiles possèdent une dynamique d?entrepreneuriat plus faible que les autres. Soutenir la
détection et l?accompagnement local des créateurs d?entreprises représente une ressource de développement
économique endogène et un facteur de pérennisation des entreprises
12.1
12.2
Assurer l?atteinte des objectifs du programme « entreprendre au
coeur des territoires 2 » pour les centres-villes Action Coeur de Ville
et Petites Villes de Demain grâce aux financements des opérateurs de
l?accompagnement des entrepreneurs.
Encourager le développement des commerces à l?essai
Le principe de continuité du financement des acteurs de l?accompagnement à
l?entrepreneuriat doit être réaffirmé pour éviter les discontinuités toujours plus
coûteuses.
Une des pistes proposées serait de favoriser des implantations plus souples et plus
nombreuses, et ainsi donner des chances à de nouveaux acteurs locaux et d?encourager
également le développement de boutiques éphémères, particulièrement adaptées
à l?installation de l?artisanat local.
Adressée aux collectivités du bloc communal et aux régions
Adressée aux collectivités locales
12
RECOMMANDATION PROLONGER ET AMPLIFIER LES
PROGRAMMES DE SOUTIEN À LA
CRÉATION D?ENTREPRISES DANS LES
TERRITOIRES FRAGILES
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67
13.3 Renforcer la connaissance des locaux économiques et commerciaux
appartenant aux bailleurs sociaux et créer sous l?égide de l?Union Sociale
pour l?Habitat un observatoire national des locaux économiques et
commerciaux des bailleurs sociaux
Objectifs :
? Recenser et qualifier les locaux détenus par les bailleurs sociaux
? Suivre les dynamiques d?occupation,
? Identifier les difficultés récurrentes
? Diffuser les bonnes pratiques de gestion, d?animation commerciale et
d?accompagnement économique.
Adressée aux bailleurs sociaux
13.1
13.2
Inciter les bailleurs sociaux à développer des structures de gestion
dédiées pour les commerces et locaux économiques
Inciter les bailleurs sociaux, en partenariat avec l?Union Sociale pour
l?Habitat, à développer des structures de gestion de leurs commerces et
locaux économiques mutualisées entre organismes
Adressée aux bailleurs sociaux
Adressée aux bailleurs sociaux
Les bailleurs sociaux gèrent principalement un patrimoine résidentiel. Les locaux commerciaux et économiques,
souvent intégrés dans les rez-de-chaussée ou au sein de programmes mixtes, ne bénéficient pas toujours
d?un suivi spécifique. La gestion des locaux économiques constitue une activité secondaire, parfois résiduelle.
Une gestion professionnelle et dynamique de ces locaux requiert une organisation spécifique.
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RECOMMANDATION DYNAMISER LA
GESTION COMMERCIALE
DES BAILLEURS SOCIAUX
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La gestion de surfaces commerciales et économiques nécessite des compétences
différentes de celles du résidentiel (baux commerciaux, fiscalité, attractivité des
rez-de-chaussée, mixité commerciale...). Il convient de confier cette activité à des
structures spécialisées dans la gestion.
Exemple de structures possibles : filiale dédiée au sein du bailleur social, société
d?économie mixte ou société publique locale dédiée à la gestion des rez-de-chaussée
commerciaux, mandat confié à un prestataire spécialisé.
De nombreux bailleurs disposent de locaux commerciaux et d?activités dont la gestion
est éclatées, parfois peu rentable ou insuffisamment suivie. La mutualisation permettrait
une meilleure valorisation du patrimoine, une gestion plus professionnelle et
centralisée et une réduction des coûts liés à la vacance et à la maintenance. Le
partenariat avec l?USH garantirait un accompagnement technique et juridique pour
la création de la structure, un cadre d?échange de bonnes pratiques et un accès
facilité aux financements.
68 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les managers de commerce sont unanimement reconnus comme un maillon essentiel du dialogue entre les
collectivités locales et les commerçants. Il s?agit d?une profession récente, souvent de statut précaire, constituée
de salariés aux profils hétérogènes dont la stabilisation et la professionnalisation est nécessaire.
Le financement de ce poste est rentable. Il serait opportun que la Banque des Territoires puisse co-financer.
14.2
14.3
Développer la formation continue des managers de commerce pour
homogénéiser leurs activités
Développer la certification professionnelle des managers de commerce
pour mettre en valeur leurs compétences
Mise en place de formations certifiantes ou diplômantes avec un développement de
modules sur l?urbanisme commercial, l?animation économique, la gestion de projets,
le marketing territorial, les partenariats public / privé. Compléter et diversifier l?offre
existante proposée par l?école des territoires et les universités.
Il convient de reconnaître officiellement les compétences acquises par les managers
de commerce et harmoniser les pratiques professionnelles à l?échelle nationale.
Renforcer l?attractivité du métier et offrir des perspectives de carrière, ainsi que
donner aux employeurs une garantie de qualité et de professionnalisme apparaissent
comme des pistes intéressantes.
Pérenniser la certification proposée par l?école des territoires et diversifier la
certification des compétences des managers de commerce.
Adressée à la Banque des Territoires et aux organismes de formation
Adressée aux organismes de formation
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RECOMMANDATION SOUTENIR LA PÉRENNISATION ET LA
PROFESSIONNALISATION DES MANAGERS
DE COMMERCE
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14.1 Assurer la pérennisation et la professionnalisation des managers de
commerce pour la mise en oeuvre des stratégies commerciales des
collectivités
Adressée à l?État et à la Banque des Territoires
Afin de stabiliser les parcours professionnels, il convient de mettre en place des
dispositifs favorisant la fidélisation des managers de commerce et de capitaliser les
savoirs par le renforcement de leurs référentiels de compétences. La Banque des
Territoires pourrait assurer temporairement le cofinancement des postes de managers
de commerce pour les collectivités attestant d?une stratégie de redynamisation
commerciale formalisée dans leurs documents de planification ou dans un schéma
commercial adopté par une délibération de leur conseil.
69
La pratique du commerce est un métier qui requiert des prérequis en matière de gestion et d?organisation
notamment. S?assurer de ces compétences est un facteur de pérennisation des commerces or, depuis la fin
de l?obligation de formation préalable, le nombre de formations réalisées est passé de 100 000 à 15 000 par an.
L?évolution des modes de consommation nécessite de la fluidité dans les usages numériques des commerçants
que vient renforcer l?émergence de l?Intelligence Artificielle
15.1
15.2
Inciter fortement les commerçants à se former avant la création d?une
entreprise
Promouvoir un plan de formation à l?Intelligence Artificielle et aux outils
numériques pour renforcer l?habilité numérique des commerçants
Selon le suivi de la Banque de France, la création d?entreprises est toujours aussi
dynamique mais celui des défaillances l?est tout autant. Ce double constat traduit un
phénomène de rotation accélérée des entreprises nouvellement créées dont l?une
des causes est certainement à chercher dans l?inexpérience et le manque de formation
des entrepreneurs. La professionnalisation des commerçants doit être fortement
encouragée pour exploiter un fonds de commerce, notamment leur formation à la
gestion d?entreprise.
Mobiliser les réseaux d?accompagnement des créateurs d?entreprise et les chambres
consulaires pour faire connaitre et rendre accessibles les formations avant et au
moment de la création d?entreprise constitue un impératif pour faire diminuer le taux
de défaillances avant trois ans.
Objectifs :
? Renforcer les compétences numériques de base des commerçants pour une
meilleure visibilité et compétitivité.
? Démystifier l?Intelligence Artificielle et montrer son utilité concrète pour le
commerce de proximité.
? Accélérer la transition digitale du tissu commercial local.
? Favoriser l?autonomie et l?innovation dans la gestion quotidienne des commerces.
Adressée aux chambres consulaires et aux réseaux d?accompagnement des entrepreneurs
Adressée aux chambres consulaires
15
RECOMMANDATION
DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES
DES COMMERCANTS
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70 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
De centres administratifs et commerçants, les centres-villes se transforment en centres culturels et de loisirs.
Leur animation est devenue prépondérante pour conduire les riverains comme les touristes à les fréquenter.
16.1 Diversifier les opportunités de fréquentation des centres-villes par la
création d?événements de rayonnement local et plus étendu
Les événements constituent de puissants leviers de dynamisation et de fidélisation d?un
territoire. Il convient d?attirer différents publics, créer une régularité de fréquentation,
valoriser l?image locale et accroître le rayonnement par des événements d?envergure
régionale voire nationale.
Il convient de considérer le centre-ville comme un « centre commercial » global, à
ciel ouvert, à animer : identité commune, coordination des commerces, des services,
des associations, de la culture et des loisirs, avec des campagnes de communication
collectives, un calendrier partagé d?évènements...
Adressée aux collectivités locales
16
RECOMMANDATION
RENFORCER L?ANIMATION
DES CENTRES-VILLES
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17 Prolonger et amplifier les programmes de soutien à la création d?entreprise
dans les territoires fragiles
18 Assurer le déploiement des chefs de projet commerce dans les
contrats de ville
19 Favoriser l?implantation d?activités innovantes, contributrices au
renforcement du lien social
20 Soutenir le développement de fonds solidaires et de foncières solidaires pour
les activités relevant de l?économie sociale
THÈME 4
Piloter la politique de développement
du commerce de proximité et de
l?économie sociale et solidaire dans
les Quartiers Prioritaires de la Ville
72 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?entrepreneuriat est sans doute le levier le plus puissant pour régénérer de l?intérieur le tissu économique
des quartiers prioritaires. Plutôt que de dépendre de solutions exogènes, les programmes de soutien à ceux
qui prennent le risque de créer une activité au coeur de ces territoires fragiles constituent des pistes crédibles
de solutions à encourager.
Chaque nouvelle entreprise, chaque commerce qui ouvre est une victoire contre la désertification. Il semble plus
pertinent que jamais de transformer l?essai de l?entrepreneuriat local. La politique de la ville et la politique de
rénovation urbaine ont pour objectif le renforcement de la diversité fonctionnelle et la présence du commerce
dans les quartiers. Cette dimension devra être au coeur des réflexions en cours concernant le devenir de la
politique de rénovation urbaine.
17.1
17.2
Assurer l?atteinte des objectifs du programme Quartiers 2030
dans les Quartiers Prioritaires de la Ville
Faire aboutir l?extension des zones franches urbaines
à l?ensemble des Quartiers Prioritaires de la Ville
Promouvoir la mise en relation des opérateurs du programme Quartiers 2030 avec les
collectivités et les bailleurs sociaux pour amplifier la détection et l?accompagnement
des futurs entrepreneurs, puis faciliter leur installation dans les Quartiers Prioritaires
de la Ville en articulant le soutien à l?entrepreneuriat avec la disponibilité de locaux
adaptés.
Tenir les engagements financiers du programme EQ2030.
La distinction actuelle entre les Quartiers Prioritaires de la Ville et les Zones Franches
Urbaines a créé une politique de soutien à deux vitesses, complexe pour les
entrepreneurs et inéquitable pour les territoires.
La proposition vise à mettre fin à cette situation en étendant le dispositif de Zone
Franche Urbaine à l?intégralité des Quartiers Prioritaires de la Ville.
Cette mesure de simplification radicale créerait un choc d?attractivité immédiat et
lisible, offrant à tous les investisseurs un cadre fiscal et social unifié et puissant pour
encourager l?implantation d?activités et l?embauche locale. Si l?effort financier en
ressort certainement dilué, la lisibilité des efforts sur cet outil sera renforcée et
permettra de donner à tous les quartiers des armes claires pour attirer le capital privé
et construire sa propre dynamique économique.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux
Adressée à l?État
17
RECOMMANDATION PROLONGER ET AMPLIFIER
LES PROGRAMMES DE SOUTIEN À LA
CRÉATION D?ENTREPRISE
DANS LES TERRITOIRES FRAGILES
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73
Toutes les stratégies de revitalisation commerciale resteront lettre morte sans un portage humain et opérationnel
sur le terrain. Il est ainsi proposé de rendre systématique et financée par l?État, la présence d?un Chef de Projet
« Investissement et déploiement économique » au sein de chaque Contrat de Ville.
Véritable chef d?orchestre de la dynamique commerciale et d?économie de proximité, sa mission serait de traduire
les ambitions en actions concrètes : identifier les locaux vacants, accompagner les porteurs de projet, animer
le tissu des commerçants et le réseau des propriétaires immobiliers, en servant d?interface unique avec les
pouvoirs publics par exemple. Cet investissement humain apparaît être une condition sine qua non pour une
réussite économique organisée, réelle et durable.
18.1 Déployer des chefs de projet « investissement et déploiement
économique » dans les contrats de ville
Dans un premier temps il s?agit d?assurer le déploiement, le suivi et l?évaluation des
30chefs de projet « investissement et déploiement économique » cofinancés par
l?État et la Banque des Territoires dans les Quartiers Prioritaires de la Ville.
Adressée à l?ANCT et aux collectivités locales
18
RECOMMANDATION ASSURER LE DEPLOIEMENT
DES CHEFS DE PROJET « INVESTISSEMENT
ET DÉPLOIEMENT ÉCONOMIQUE »
DANS LES CONTRATS DE VILLE
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74 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Pour réenchanter les coeurs de ville et les quartiers, il semble utile de dépasser l?image d?Épinal du commerce
traditionnel pour oser l?innovation. L?objectif de cette proposition est de favoriser activement l?implantation
d?activités hybrides qui, au-delà de la vente, renforcent le lien social : tiers-lieux, cafés-réparation, conciergeries
de quartier, commerces culturels, fab labs...
19.1 Prioriser les activités commerciales et l?Économie Sociale et Solidaire
dans les arbitrages des bailleurs sociaux pour la mise en oeuvre des
exonérations de taxe foncière sur les propriétés bâties
Il est proposé dans le cadre de l?exonération de la taxe foncière dont bénéficient les
bailleurs sociaux dans les Quartiers Prioritaires de la Ville, de prendre en compte leur
engagement d?utiliser une partie significative de ce gain pour réduire les loyers
de leurs locaux commerciaux. Cette mesure doit cibler en priorité l?installation de
commerces de proximité et d?activités de l?économie sociale et solidaire, transformant
ainsi un avantage fiscal en un puissant levier pour garantir des rez-de-chaussée vivants et
utiles aux habitants. Les collectivités locales qui signent les conventions d?exonération
de TFPB possèdent un pouvoir incitatif significatif vis-à-vis des bailleurs sociaux.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux
19.3 Promouvoir les projets d?alimentation durable en Quartier Prioritaire de la
Ville (jardins partagés, marchés, animations)
Au regard de l?enjeu réel de santé publique accentué dans les quartiers, il apparait
intéressant de soutenir activement le développement de projets d?alimentation
durable, tels que les jardins partagés et les marchés de producteurs, car ils répondent
à un besoin essentiel tout en créant des points de rencontre et de convivialité au coeur
des quartiers. Ces initiatives transforment l?espace public, améliorent le cadre de vie
et génèrent une animation locale positive, renforçant ainsi l?attractivité globale du
territoire pour ses habitants comme pour l?ensemble de ses commerces.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux
19.2 Soutenir les commerces et l?Économie Sociale et Solidaire en Quartier
Prioritaire de la Ville en promouvant l?atteinte progressive d?un modèle
économique équilibré
L?aide à la création d?entreprise dans les Quartiers Prioritaires de la Ville ne peut plus
se résumer à une subvention de départ sans lendemain qui crée souvent des structures
fragiles et dépendantes. Il est proposé de changer de paradigme en accompagnant les
commerces et l?Économie Sociale et Solidaire dans la construction progressive d?un
modèle économique viable. Cela implique de structurer les aides publiques non
plus comme une perfusion unique, mais comme un investissement dégressif sur 3 à 5
ans, conditionné à l?atteinte de jalons de croissance et couplé à un coaching intensif
en gestion. L?objectif n?est plus de subventionner l?échec, mais d?investir dans la
compétence pour transformer des projets précaires en entreprises autonomes et
pérennes, véritables piliers de l?économie de leur quartier.
Adressée à l?État et aux collectivités locales
19
RECOMMANDATION FAVORISER L?IMPLANTATION D?ACTIVITÉS
INNOVANTES, CONTRIBUTRICES AU
RENFORCEMENT DU LIEN SOCIAL
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À l?image du projet en cours de la CRESS Ile-de-France, il apparaît que la redynamisation commerciale des
quartiers ne se fera pas uniquement avec des commerces traditionnels. Elle aura nécessairement besoin des
acteurs de l?économie sociale et solidaire qui créent du lien et des services essentiels.
Or, ces acteurs se heurtent à un double mur : l?accès au financement et le coût de l?immobilier.
Cette proposition vise donc un soutien public actif à la création de fonds d?investissement solidaires et de
foncières solidaires dédiées. Les premiers apporteront les capitaux d?amorçage que les banques classiques
refusent parfois, tandis que les secondes acquerront des locaux commerciaux pour les soustraire à la spéculation
et garantir des loyers maîtrisés sur le long terme.
C?est en construisant cet écosystème financier et immobilier alternatif que sera permise l?émergence d?une
économie de proximité plus résiliente, plus humaine et durablement ancrée dans les territoires.
20.1 Encourager et soutenir la création de fonds d?investissement solidaires et
de foncières solidaires dédiées.
Encourager la réalisation d?opérations par les Offices Fonciers Solidaires
sous le régime du Bail Réel Solidaire d?Activité
Adressée aux collectivités et aux Organismes de Foncier Solidaire
20
RECOMMANDATION SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DE FONDS
SOLIDAIRES ET DE FONCIÈRES SOLIDAIRES
POUR LES ACTIVITÉS RELEVANT
DE L?ÉCONOMIE SOCIALE
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Fonds d?investissement solidaire : alimentés par des investisseurs institutionnels
(banques éthiques, mutuelles coopératives) et des particuliers, ils permettront
l?aquisition, la réhabilitation et la mise à disposition de locaux pour les commerces de
proximité. Ils permettent un financement perenne et responsable, avec une logique
de rendement social plus que financier.
Foncières solidaires dédiées : les sociétés immobilières achètent, rénovent et gèrent
les locaux commerciaux stratégiques en les louant à des conditions accessibles.
Il convient d?intégrer ces outils dans les stratégies locales d?attractivité et de
revitalisation (ACV, PVD, ORT).
Le mécanisme du BRSA : l?office foncier solidaire reste propriétaire du foncier et accorde
un bail longue durée à l?opérateur économique. La dissociation entre la propriéré du
sol et celle des murs permet une réduction des coûts d?accès.
76 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les outils immobiliers
21 Soutenir le développement de la foncière ANRU / Banque des Territoires dans
les Quartiers Prioritaires de la Ville
22 Poursuivre le développement des foncières de redynamisation
23 Créer un mécanisme facilitant le changement de destination des locaux
commerciaux obsolètes
24 Rendre obligatoire les études de programmation commerciale dans les
projets urbains et immobiliers
25 Faciliter les possibilités d?acquisition des locaux commerciaux par les
collectivités - Accélération des mécanismes de préemption des biens vacants
sans maîtres
La fiscalité immobilière
26 Réformer le caractère contreproductif du mécanisme de déficit foncier
pour les cellules commerciales laissées volontairement vacantes
27 Réformer la fiscalité sur les locaux commerciaux vacants
Prolonger les mesures prévues dans le cadre du projet de loi de simplification
et dans la feuille de route sur le commerce et l?économie de proximité
28 Étendre le Pacte Dutreil à la reprise par un salarié connaisseur de l?activité et
de la clientèle (faciliter la transmission)
Les loyers commerciaux
29 Maîtriser les loyers commerciaux et leurs charges
30 Promouvoir la création d?un bail commercial d?utilité sociale pour plafonner
les loyers commerciaux dans les zones en difficulté
THÈME 5
Dynamiser les outils de
transformation immobiliers et
fonciers au service d?une politique
commerciale efficace
77
La restructuration immobilière lourde de l?immobilier commercial obsolète des Quartiers Prioritaires de la
Ville a largement été entrepris par l?EPARECA et la foncière Foncièrement Quartier (pilotée par l?ANCT et la
CDC) dans le cadre des transformations de ces quartiers pilotées par l?ANRU. La création d?un nouvel outil
d?intervention pourrait permettre de relancer la transformation opérationnelle de l?appareil commercial des
Quartiers Prioritaires de la Ville le nécessitant encore.
21.1 Assurer le déploiement opérationnel de la foncière Quartier Prioritaire de
la Ville pour promouvoir la réalisation d?opérations immobilières dédiées à
l?économie de proximité dans ces quartiers.
Créer un nouvel outil doté de moyens adaptés à la transformation des centres
commerciaux des Quartiers Prioritaires de la Ville et à l?implantation de nouvelles
activités économiques et commerciales. Identifier des projets, des investisseurs et
des gestionnaires pour ces opérations de développement économique des quartiers.
Adressée à l?État, aux collectivités locales et à la Banque des Territoires
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RECOMMANDATION SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DE
LA FONCIÈRE ANRU / BANQUE DES
TERRITOIRES DANS LES QUARTIERS
PRIORITAIRES DE LA VILLE
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78 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Les foncières de redynamisation ont pour but de réhabiliter et requalifier les locaux commerciaux vacants ou dégradés
afin de redonner de l?attractivité aux coeurs de ville. Elles interviennent sur trois axes principaux :
? Acquisition ciblée de biens stratégiques (locaux vacants, commerces en difficulté).
? Réhabilitation et revalorisation du bâti afin de le rendre attractif pour de nouveaux porteurs de projets.
? Remise sur le marché avec une politique de loyers adaptée pour favoriser l?installation de commerces viables et
cohérents avec la stratégie locale.
La poursuite du développement de ces foncières s?inscrit dans une logique de politique publique durable : il s?agit de maintenir
la vitalité économique, d?éviter la déprise urbaine et de soutenir le tissu commercial de proximité.
22.2 Renforcer les moyens d?investissement des foncières
Pour renforcer les moyens d?investissement des foncières, la Banque des Territoires
pourrait s?engager à investir 100 M¤ de fonds propres sur la période 2026-2030
pour provoquer un effet levier auprès des autres investisseurs. Cette enveloppe sera
déployée en investissement initial comme en recapitalisation des foncières existantes
pour assurer leur développement, dans les centres-villes, les Quartiers Prioritaires de
la Ville et la ruralité.
Adressée à la Banque des Territoires
22.1 Doter les foncières de redynamisation de moyens de coercition
Pour être pleinement efficaces, les foncières de redynamisation doivent être dotées de
moyens de coercition pour maîtriser les prix d?achat des biens et le niveau des loyers
et garantir le respect des engagements et des objectifs fixés. La régulation des loyers
et la maîtrise des prix d?achat en négociant directement avec les propriétaires (éviter la
spéculation et acquérir des biens à des prix raisonnables) peuvent constituer des pistes.
Adressée à l?État et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION
POURSUIVRE LE DEVELOPPEMENT DES
FONCIÈRES DE REDYNAMISATION
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22.4 Elargir la présence des acteurs privés dans leur actionnariat
Les foncières de redynamisation reposent sur un partage de leur actionnariat entre
puissance publique et investisseurs ?privés? (dont souvent la Banque des Territoires).
La diversification de l?actionnariat privé des foncières de redynamisation aux CCI,
aux EPF et à des investisseurs régionaux, bons connaisseurs de l?économie locale, est
un facteur de succès de ces outils, à encourager.
Adressée aux investisseurs privés et aux collectivités locales
22.3 Pérenniser le Fonds de Restructuration des Locaux d?Activité (FRLA) à un
niveau significatif et resserrer son intervention vers les collectivités et
les foncières de redynamisation
Le FRLA vise à faciliter la réalisation de projets immobiliers structurants, menés par
des opérateurs qualifiés ou des collectivités locales, en contribuant au financement
des déficits pour permettre la réalisation de ces opérations dans les territoires
identifiés pour leur fragilité. Les projets de restructuration du tissu commercial,
artisanal et de service sont des opérations lourdes et complexes qui renchérissent
les coûts et génèrent des déficits justifiant souvent la mobilisation d?une subvention
d?équilibre. Les opérations accompagnées doivent comporter des prescriptions fortes
en matière de développement durable. Il est indispensable que l?État s?engage sur la
pérennisation pluriannuelle du montant de la dotation du FRLA (20 M¤ par an)
pour assurer la continuité des opérations portées par les foncières de redynamisation
dans les Quartiers Prioritaires de la Ville et les communes Action Coeur de Ville et
Petites Villes de Demain. Ces transformations seront facilitées par l?encouragement
au développement des concessions d?aménagement et des CRAC qui permettent
de solvabiliser les opérations.
Adressée à l?État et l?ANCT
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80 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
La loi permet de changer la destination d?un local (ex. de commerce à habitation) sous certaines conditions, via une
déclaration préalable ou un permis de construire. Il convient d?assouplir ou faciliter ces procédures. Par ailleurs,
les propriétaires n?ont pas toujours les moyens techniques et financiers pour engager ces transformations.
La puissance publique doit s?engager pour la transformation des anciens locaux commerciaux situés dans les
rues qui ont perdu leur fonction commerciale.
23.1 Promouvoir des expérimentations dans Action Coeur de Ville 3
et les Quartiers Prioritaires de la Ville
Dans Action Coeur de Ville 3 : renforcer l?axe « revitalisation commerciale » en ajoutant
un volet « reconversion » qui complète la stratégie de redynamisation.
Dans les Quartiers Prioritaires de la Ville : inscrire cette mesure dans les contrats de
ville et dans les projets de renouvellement urbain, pour diversifier l?offre et améliorer
la qualité de vie.
Les Opérations de Revitalisation du Territoire et les Quartiers Prioritaires de la Ville
doivent être le support d?expérimentations destinées à faciliter le changement de
destination des locaux commerciaux obsolètes. Logements, locaux résidentiels, lieux de
vie sociale constituent des pistes de transformation des locaux qui ont définitivement
perdus leur fonction commerciale.
Ces évolutions se heurtent à plusieurs obstacles qui nécessitent d?être levés :
freins réglementaires, capacité technique et financière de maitrise d?ouvrage,
capacité d?acquisition des destinataires... Les programmes territoriaux constituent
des opportunités pour identifier des solutions.
Adressée aux partenaires du programme Action Coeur de Ville, à l?ANRU et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION CRÉER UN MÉCANISME FACILITANT LE
CHANGEMENT DE DESTINATION DES
LOCAUX COMMERCIAUX OBSOLÈTES
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La programmation commerciale est une étape cruciale dans les projets urbains et immobiliers car elle permet
de définir les besoins et les contraintes liés aux activités économiques et aux commerces. Rendre ces études
obligatoires présenterait plusieurs avantages :
? Équilibre économique : Permet de calibrer les surfaces commerciales en fonction des besoins réels du
territoire et des logiques économiques.
? Qualité du projet urbain : Assure une cohérence entre les activités économiques et le projet urbain global.
? Implication des acteurs locaux : Favorise la participation des acteurs économiques, des citoyens et des
institutions dans la définition des besoins et des objectifs.
24.1 Rendre obligatoire les études de programmation commerciale dans
les projets urbains et immobiliers lors du dépôt des autorisations
d?urbanisme
Cela permettrait d?assurer une meilleure cohérence entre urbanisme, économie
locale et vie des quartiers ainsi qu?une meilleure adéquation des projets aux besoins
du territoire.
La continuité de l?offre commerciale dans les projets NPNRU doit être mieux pilotée
pour éviter les ruptures d?activités pendant les travaux.
Pour mieux articuler les différentes polarités commerciales, les études de
programmation commerciale doivent systématiquement prendre en compte l?activité
commerciale des Quartiers Prioritaires de la Ville
Adressée à l?ANRU et aux collectivités locales
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RECOMMANDATION RENDRE OBLIGATOIRE LES ÉTUDES DE
PROGRAMMATION COMMERCIALE DANS
LES PROJETS URBAINS ET IMMOBILIERS
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82 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
L?évolution du commerce de proximité est plus rapide que la capacité des collectivités locales à intervenir en
matière d?acquisitions immobilières, malgré les nombreux outils réglementaires disponibles. L?enjeu consiste à
simplifier les procédures administratives pour faciliter l?acquisition de locaux commerciaux par les collectivités.
25.1 Renforcer et simplifier les modalités d?exécution des déclarations d?utilité
publique : réduire les formalités administratives, raccourcir les délais
d?exécution
Plusieurs pistes de simplification des procédures peuvent être envisagées, tout
en restant efficace et équitable :
Harmonisation des processus : Standardiser les étapes administratives pour réduire
les variations d?interprêtation selon les préfectures et les types de projets.
Digitalisation des dossiers : Mettre en place des plateformes en ligne pour le dépôt
et le suivi des dossiers d?enquête publique, facilitant ainsi l?accès et la gestion des
informations.
Réduction des délais : Limiter les délais de traitement des dossiers pour accélérer la
prise de décision, tout en garantissant une évaluation rigoureuse des projets.
1. Adapter les textes législatifs pour clarifier les critères d?utilité publique et les
modalités de recours.
2. Simplifier les conditions de prorogation des Déclarations d?Utilité Publique
pour les projets nécessitant des délais plus longs, sans nécessiter de nouvelle
enquête publique.
Adressée à l?État
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RECOMMANDATION FACILITER LES POSSIBILITÉS D?ACQUISITION DES
LOCAUX COMMERCIAUX PAR LES COLLECTIVITÉS -
ACCÉLÉRATION DES MÉCANISMES DE
PRÉEMPTION DES BIENS VACANTS SANS MAÎTRES
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Les propriétaires de plusieurs biens immobiliers peuvent optimiser leur impact fiscal en choisissant délibérément
de laisser vacante une fraction de leurs biens à travers le mécanisme de ?déficit foncier?. Ce phénomène est
observé de longue date par les collectivités. La mise en oeuvre de la taxe sur les friches commerciales ne rend
pas cette pratique dissuasive pour les propriétaires eu égard à son faible montant et à la facilité d?en obtenir
l?exonération.
26.1 Réduire la niche fiscale que constitue le mécanisme de déficit foncier en
raison de son effet néfaste en matière de développement territorial
Il semble pertinent d?engager la préparation de cette réforme, sous l?égide du Conseil
National du Commerce et de la direction du trésor.
Adressée à l?État et au Parlement
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RECOMMANDATION RÉFORMER LE CARACTÈRE
CONTREPRODUCTIF DU MÉCANISME
DE DÉFICIT FONCIER POUR LES
CELLULES COMMERCIALES LAISSÉES
VOLONTAIREMENT VACANTES
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Il convient de décourager la rétention spéculative et inciter la remise en activité rapide des locaux.
27.1
27.4
27.3
27.2
Réduire le délai d?application de la taxe sur les friches commerciales à 6 mois
Mettre en place un levier fiscal incitatif pour remettre sur le marché les
biens vacants
Rendre impossible l?exonération de la taxe sur les friches commerciales
sans une baisse préalable du loyer en lien avec les taux d?effort
supportables par les commerçants
Appliquer un taux de calcul de la taxe sur les friches commerciales
différencié entre les territoires fragiles (ORT, QPV, Zones AFR, FRR...) du
reste du territoire et permettre l?application de la taxe sur un périmètre
infracommunal.
Ramener de 2 ans à 6 mois la constatation de la vacance commerciale permettant de
déclencher l?application de la taxe.
Autoriser des expérimentations locales incitant les propriétaires de locaux économiques
à remettre leurs biens sur le marché. De nombreuses collectivités ont pris des initiatives
diversifiées pour encourager la remise en location de logements vacants. Sur ces
modèles, il convient de stimuler la remise en exploitation des locaux commerciaux
par les propriétaires hésitants ou dans l?incapacité de leur faire.
Basés sur des indicateurs socio-économiques (taux de vacance, densité commerciale,
ACV, PVD, QPV, ORT...), les taux donnent la possibilité aux collectivités d?ajuster selon
leurs priorités de développement. Chaque collectivité pourrait fixer ses propres taux
différenciés dans une fourchette définie par l?État.
L?une des faiblesses de la taxes sur les friches commerciales se situe dans la facilité
d?en obtenir l?exonération. Réduire les possibilité d?exonération est une priorité pour
renforcer son efficacité et son caractère dissuasif.
Adressée au Parlement et à l?État
Adressée à l?État et aux collectivités locales
Adressée à l?État
Adressée à l?État
27
RECOMMANDATION RÉFORMER LA FISCALITÉ SUR LES LOCAUX
COMMERCIAUX VACANTS -
PROLONGER LES MESURES PRÉVUES DANS LE
CADRE DU PROJET DE LOI DE SIMPLIFICATION
ET DANS LA FEUILLE DE ROUTE SUR LE
COMMERCE ET L?ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ
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Pour éviter la disparition de nombreux commerces de proximité lors du départ à la retraite de leur dirigeant,
il semble intéressant d?étendre les avantages du Pacte Dutreil à la reprise d?une entreprise par l?un de ses
salariés-clés.
Cette mesure pragmatique garantirait la continuité de l?activité en assurant que l?entreprise soit transmise
à la personne la plus compétente pour la pérenniser, celle qui connaît déjà le savoir-faire, les clients et l?âme
du commerce.
28.1 Faire évoluer la réglementation du Pacte Dutreil pour en étendre le
bénéfice aux repreneurs salariés
Pour rappel : le Pacte Dutreil (article 787 B du Code général des impôts) permet
une exonération de droits de mutation à hauteur de 75% lors d?une transmission
d?entreprise, sous conditions.
Il conviendrait d?élargir le champ du Pacte Dutreil pour inclure les salariés repreneurs,
et pas uniquement les héritiers familiaux. Cette mesure favoriserait la transmission
interne et la reprise d?entreprises viables par ceux qui en connaissent le mieux les
métiers, sécuriserait l?emploi local en renforçant la continuité économique et sociale
et encouragerait l?entrepreneuriat salarié et le maintien des savoir-faire dans les
territoires.
Adressée à l?État
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RECOMMANDATION ÉTENDRE LE PACTE DUTREIL À LA REPRISE
PAR UN SALARIÉ CONNAISSEUR DE
L?ACTIVITÉ ET DE LA CLIENTÈLE
(FACILITER LA TRANSMISSION)
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86 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Le coût de l?immobilier commercial est apparu comme le premier frein à la survie des commerces de proximité,
compromettant l?exploitation sereine en centre-ville. Il pourrait ainsi être imaginé de mettre en place un
mécanisme de régulation des loyers et d?encadrement des charges dans les zones de redynamisation, en
conditionnant par exemple les aides publiques à la rénovation à un engagement de modération des bailleurs.
Cette maîtrise des coûts offrira aux entrepreneurs la visibilité et la stabilité indispensables pour investir,
garantissant que la valeur créée par la revitalisation profite au tissu économique local et non à la seule
spéculation foncière.
29.1
29.2
29.3
Réformer la valeur locative des locaux commerciaux
Expérimenter un mécanisme de régulation des loyers commerciaux
Activer les mécanismes de révision à la baisse des loyers lors de la
dégradation des facteurs de commercialités (art L145-38 CC)
La fiscalité locale des commerces repose en partie sur des valeurs locatives très
discutables, sources d?injustices ou ne reflétant plus aucune réalité de marché. Une
révision générale de ces bases a souvent été évoquée pour que l?impôt s?aligne sur
la valeur économique réelle toujours plus juste des emplacements, allégeant ainsi la
charge des commerces en difficulté et assurant une moindre contribution de ceux
qui bénéficient de zones moins attractives. Il conviendra de s?assurer de la mise en
oeuvre effective de la réforme de la valeur locative des locaux commerciaux prévue
au 1er janvier 2026.
La proposition vise à lancer une expérimentation de régulation des loyers
commerciaux sur un nombre limité de territoires volontaires, comme des Quartiers
Prioritaires de la Ville ou des villes « Action Coeur de Ville ». L?objectif est de mesurer
objectivement l?impact d?un tel dispositif sur la baisse des vacances commerciales
et d?en valider un modèle efficace et équilibré avant d?envisager une éventuelle
généralisation, sur le modèle de l?encadrement des loyers des baux d?habitation.
Il conviendra de mesurer l?intérêt de la régulation et de vérifier dans le cadre de
l?expérimentation si cela ne risque pas de détourner les investisseurs des locaux
commerciaux.
Une disposition du Code de Commerce apparaît comme assez peu usitée alors qu?elle
semble une bonne manière de redonner de l?air aux commerçants situés dans des
zones qui deviennent difficiles : la preuve d?une modification matérielle, notamment
défavorable, des facteurs locaux de commercialité doit permettre de modifier in fine
le loyer payé par le preneur.
Adressée au Parlement et à l?État
Adressée au Parlement, à l?État et aux collectivités locales
Adressée aux acteurs du commerce
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RECOMMANDATION
MAÎTRISER LES LOYERS COMMERCIAUX
ET LEURS CHARGES
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Pour maîtriser les loyers dans certaines zones sans imposer une régulation généralisée, il est proposé la création
d?un « Bail Commercial d?Utilité Sociale » spécifique aux zones en difficulté. En échange d?un loyer plafonné
pour le commerçant. Ce bail offrirait au propriétaire des contreparties fiscales incitatives, créant ainsi un outil
contractuel vertueux pour repeupler durablement les rez-de-chaussée commerciaux.
30.1 Création d?un bail commercial d?utilité sociale dédié aux territoires
en difficultés (ORT, QPV, FRR...) permettant de plafonner les loyers
commerciaux dans les zones en difficultés en lien avec les taux d?efforts
supportables par les commerçants.
Adressée à l?État et aux collectivités
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RECOMMANDATION PROMOUVOIR LA CRÉATION D?UN BAIL
COMMERCIAL D?UTILITÉ SOCIALE POUR
PLAFONNER LES LOYERS COMMERCIAUX
DANS LES ZONES EN DIFFICULTÉ
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Un contrat spécifique serait applicable dans les zones identifiées comme fragiles et les
loyers seraient calculés en fonction du taux d?effort supportable par les commerçants
(proportion du chiffre d?affaires ou du revenu attendu). Il offre une stabilité aux
commerçants pour amortir les impôts.
Les collectivités pourraient mobiliser des foncières solidaires et les Organismes de
Foncier Solidaire pour déployer le dispositif. Le lancement pourrait être expérimenté
sur quelques villes Action Coeur de Ville.
89
ANNEXES
90 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
91
Annexe 1 : Lettre de mission
92 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
93
94 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Annexe 2 : Liste des personnes auditionnées
La disponibilité, la qualité des analyses et les contributions constructives des personnes
auditionnées ont largement enrichi la réflexion et permis d?éclairer les recommandations
présentées dans ce rapport.
Les rapporteurs remercient l?ensemble des personnes qui ont été auditionnées dans le cadre de
cette mission, notamment :
? AGENCE NATIONALE POUR LA RÉNOVATION URBAINE (ANRU) : Anne-Claire MIALOT,
Directrice Générale - Mélanie LAMANT, Directrice de la stratégie et de l?accompagnement des
acteurs, Corinne BERTONE, Directrice du fonds de co-investissement de l?ANRU
? ASSOCIATION COLLECTIF LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ ENSEMBLE UNIS (ACLEFEU) :
Mohammed MECHMACHE, Président
? ASSOCIATION DES MAIRES DE FRANCE (AMF) : David LISNARD, Président - Alain CHRETIEN,
Vice-Président
? ASSOCIATION DES PETITES VILLES DE FRANCE (APVF) : Philippe LEGOFF, Maire de
Guingamp
? ASSOCIATION POUR LE DROIT À L?INITIATIVE ÉCONOMIQUE (ADIE) : Alice ROSADO,
Directrice Générale adjointe
? BPI FRANCE : Marie-Adeline PEIX, Directrice exécutive en charge des actions de soutien et
de création d?entreprises
? CCI FRANCE : Nicolas BONNET, Directeur Général
? CDC HABITAT : Anne-Sophie GRAVE, Présidente
? CENTRE DE RESSOURCES POLITIQUE DE LA VILLE (CRPV) : Ulysse DELERM, Coordinateur
national
? CENTRE-VILLE EN MOUVEMENT : Philippe LAURENT, Président - Pierre CREUZET, Directeur
? CHAMBRE DE MÉTIERS ET DE L?ARTISANAT : Thierry BACHTANIK, Directeur des services aux
entreprises et aux territoires ? Thomas CECINI, Directeur régional adjoint région Ile-de-France
? COLLECTIF DES ARTISANS ET COMMERCANTS DE FRANCE : Amandio PIMENTA, Président,
président du syndicat départemental des Boulangers
? CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DE L?ALIMENTATION DE DÉTAIL : Dominique ANRACT,
Présidente - Isabelle FILLAUD, cheffe de département affaires juridiques économiques et
européennes
? CONFÉRENCE NATIONALE DES PROCUREURS DE LA RÉPUBLIQUE : Olivier CARACOTCH,
Procureur de la République de Dijon
? Jean-Philippe VICENTINI, Procureur de la République à Amiens
? CONSEIL DU COMMERCE DE FRANCE (CDCF) : Guy GRAS, Président - Jean-François BRUNET,
Délégué Général - Corinne CHAUTEMPS, consultante
? CONSEIL NATIONAL DES VILLES : Fabienne KELLER, Vice-Présidente - Patrick BRAOUEZEC,
Président d?honneur - Rachid BOUSSAD, Vice-Président - Valérie DELION-GRELIER, Vice-
Présidente
95
? CREDOC (CENTRE DE RECHERCHE POUR L?ETUDE ET L?OBSERVATION DES CONDITIONS
DE VIE) : Marianne BLEHAUT, Directrice du pôle Data ? Franck LEHUEDE
? DIXIT.NET : Sylvain GRISOT, Directeur
? FÉDÉRATION DES ACTEURS DU COMMERCE DANS LES TERRITOIRES : Christophe NOEL,
Délégué Général
? FÉDÉRATION DES BOUTIQUES A L?ESSAI : Maxime BREART, Coordinateur National ? Pascal
LOISEL
? FÉDÉRATION DU COMMERCE COOPERATIF ET ASSOCIÉ : Olivier URRUTIA, Délégué Général
? FÉDÉRATION NATIONALE DE L?HABILLEMENT : Pierre TALAMON, Président - Florence
BONNET, Déléguée Générale
? FRANCE ACTIVE : Denis DEMENTHON, Directeur Général - Jean-Dominique BERNARDI,
Directeur des partenariats
? FRANCE URBAINE : Michèle LUTZ, Présidente de la commission économie - Maire de Mulhouse,
Lionel DELBOS, Conseiller économie territoriale
? GIE PARIS COMMERCE : Christine LACONDE, Présidente - Laetitia PAGEOT, Directrice
? INSTITUT FRANÇAIS DE LA MODE : Gildas MINVIELLE, Directeur de l?observatoire économique
? INSTITUT POUR LA VILLE ET LE COMMERCE : Pascal MADRY, Directeur Général
? INTERCOMMUNALITÉS DE FRANCE : Gabriel BAULIEU, Vice-Président en charge du commerce
? L?OBSOCO (L?OBSERVATOIRE SOCIÉTÉ ET CONSOMMATION) : Philippe MOATI, Co-
fondateur
? LESTOUX ET ASSOCIÉS : David LESTOUX, Directeur
? MARQUET Frédéric : manager de commerce
? POSITIV : Claudia RUZZA, Directrice Générale
? PRÉFECTURE DES ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE : Marc CHAPPUIS, Préfet
? PROCOS (FÉDÉRATION POUR LA PROMOTION DU COMMERCE SPÉCIALISÉ) : Emmanuel
LE ROCH, Délégué Général
? PUB AUDIT : Loïc VERLY, Directeur Général et Associé, co-coordinateur du Cercle d?Alliés -
Arnaud DUBIN, associé, co-coordinateur du Cercle d?Alliés - Thomas GONZALEZ, consultant
affaires publiques chez Marengo conseil
? QUARTIERS D?AFFAIRES : Azziz SENNI, Fondateur et Président
? RÉSEAU DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES POUR UNE ÉCONOMIE SOLIDAIRE (RTES):
Anne-Laure FEDERICI, Déléguée Générale
? UNION DU GRAND COMMERCE DE CENTRE-VILLE : Nicolas HOUZÉ, Président + GALERIES
LAFAYETTE : Alexandre LIOT, Directeur des magasins
? UNION SOCIALE POUR L?HABITAT : Marianne LOUIS, Directrice Générale - Thierry ASSELIN,
Directeur des politiques urbaines et sociales - Céline DI MERCURIO, Directrice de la politique
de la ville
96 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? VILLE D?ALBI : Stéphanie GUIRAUD-CHAUMEIL, Maire et Présidente de la Communauté
d?agglomération du Grand Albigeois
? VILLE D?ARRAS : David BOURGEOIS, Maire-adjoint en charge de l?urbanisme, du commerce,
de l?artisanat, des services et des professions libérales.
? VILLE D?ANGOULÊME : Xavier BONNEFONT, Maire et Président de la Communauté
d?agglomération du Grand Angoulême
? VILLE D?AUXERRE : Crescent MARAULT, Maire
? VILLE DE BLOIS : Jérôme BOUJOT, premier adjoint au Maire en charge de la Ville durable
? VILLE DE BRESSUIRE : Emmanuelle MENARD, Maire et première vice-Présidente en charge
de l?économie et de l?Agriculture de la Communauté d?agglomération du Bocage Bressuirais
? VILLE DE BRÉTIGNY-SUR-ORGE : Nicolas MEARY, Maire
? VILLE DE DOUAI : Frédéric CHEREAU, Maire
? VILLE DE PÉRONNE : Isaac PEREZ, Maire-adjoint
? VILLE DE PORT JÉRÔME-SUR-SEINE : Virginie LUTRO, Maire et Présidente de la Communauté
d?Agglomération Vaux Seine Agglo et Vice-Présidente du Conseil Régional de Normandie en
charge du budget et des finances
? VILLES DE FRANCE : Gil AVEROUS, Président - Guillaume SEGALA, Directeur Général - Margaux
BEAU, Chargée de mission
DÉPLACEMENTS ET RENCONTRES LOCALES
? CAEN (27 juin) ? Antoine SAINTOYANT
o Remy DE NIJS, Directeur général de Rouen Normandie Aménagement, Directeur
général délégué de SEMRI Métropole Rouen
o Delphine FARCY, Directrice générale et Trinidad CADOR, responsable opérationnelle
de la Foncière de Normandie
o Valérie MESPOULHES, Présidente de l?Union pour l?Habitat Social de Normandie
et Directrice générale de Caen la Mer Habitat, (gestion d?une centaine de cases
commerciales).
o Rodolphe THOMAS, Vice-Président du Conseil régional, premier Vice-Président
de Caen la Mer en charge de l?Emploi, de l?ESS et de la Politique de la Ville, Maire
d?Hérouville : réactions et enrichissement d?une vision d?élu de terrain engagé dans
la redynamisation commerciale de Quartier Prioritaire de la Ville/centre-ville
? TOULON ? HYÈRES LES PALMIERS (28 août) - Frédérique MACAREZ, Dominique
SCHELCHER, Antoine SAINTOYANT
TOULON
o Josée MASSI, Maire de Toulon
o Mohamed MAHALI, adjoint à l?urbanisme au logement et à l?aménagement durable
o Laurent JÉRÔME, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique
o Hélène AUDIBERT, adjointe à la rénovation urbaine
o Christophe MORENO, adjoint à la dynamisation commerciale
97
o Audrey PASQUALI-CERNY, conseillère municipale déléguée au dialogue social,
présidente de Var Aménagement Développement
o Jérôme CHABERT, directeur général de Var Aménagement Développement
o Jean-Baptiste ARENE, directeur général adjoint
o Mickaël SEBBAN, président du Groupe SEBBAN
o Jean-Baptiste MORINAUD, sous-préfet délégué à la politique de la ville
o Martial AUBRY, directeur général de Var Habitat
o Christel MONDOLONI, Toulon Habitat Méditerranée
o Didier GOGUENHEIM, directeur de TVT Innovation
o Justine CATANI ? Directrice d?initiative Var
o Sanoussi ISSA - Chef de projet «Bus de l?Entrepreneuriat»
o Grégory MARIN, responsable région SUD POSITIV
o Hana CHADLI, conseillère entrepreneuriat POSITIV
o Julien CARBONE, directeur du Port des Créateurs
o Mathieu DUFRESNE, Directeur du Réseau Sud BPI France
o Christophe ROUX, Responsable Création Entreprenariat Sud BPI France
HYÈRES LES PALMIERS
o Jean-Pierre GIRAN, Maire de Hyères les palmiers, président de la métropole Toulon
Provence Méditerranée
o Alain LAROCHE, responsable de l?agence de Hyères de Var Aménagement
Développement
VAL DE REUIL - Antoine SAINTOYANT
o Juliette MEADEL, ministre déléguée chargée de la Ville
o Marc-Antoine JAMET, Maire de Val de Reuil
Visioconférence avec Gérald DARMANIN et des maires sur la manière de lutter contre les
commerces qui troublent l?ordre public et créent des nuisances.
ATELIER COLLABORATIF COMMERCE (SAINT-QUENTIN)
? Annabelle COZETTE ? Vice-présidente commerce CCI Aisne
? Aurore DUMANGE ? Chambre de Métiers et de l?Artisanat Aisne
? Fabrice DUFOUR ? Président de l?association les boutiques de Saint-Quentin
? M. et Mme CARLIER ? boutique Friphister
? Philippe OTHACEHE ? Grande distribution
? Marie Louise ESCAT ? Gérante boutique Casamance
? Mélanie MASSOT ? Maire-adjoint en charge du commerce
? Aurélie MOREAU ? Directrice développement économique de la Communauté d?Agglomération
du Saint-Quentinois
? Isabelle UROS ? Conseillère Commerce à la Communauté d?Agglomération du Saint-Quentinois
98 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
ONT PARTICIPÉ À LA RÉDACTION DU RAPPORT
? Carole DELCOURT, chargée de mission auprès de Frédérique MACAREZ
? Frédéric GIBERT, Responsable du programme Action Coeur de Ville et du Plan commerce ?
Direction du réseau et des territoires ? Banque des Territoires
? Philippe GIGLEUX, Directeur des relations institutionnelles - Coopérative U
ONT PARTICIPÉ À LA RÉDACTION DES COMPTES RENDUS D?AUDITIONS ET À LA VEILLE
DOCUMENTAIRE
? Margaux PEYROU, cheffe de projets CBRE
? Fayçal KAMAL, chargé de mission CBRE
? Zahra BOURIAH, chargé de mission CBRE
NOUS REMERCIONS L?ANCT POUR SON APPUI EN MATIÈRE DE SECRÉTARIAT DES AUDITIONS
ET LA DGE POUR LA MISE À DISPOSITION DE SALLES POUR LES AUDITIONS DE JUILLET.
CRÉATION ET MAQUETTAGE
? Martin DELFOSSE, Graphiste - Ville de Saint-Quentin
IMPRESSION
? Banque des Territoires
99
Annexe 3 : Guide d?entretien
Mission Commerce Centre-Ville / QPV
GUIDE D?ENTRETIEN
Ce questionnaire vous indique, de manière non exhaustive, les sujets sur lesquels les Rapporteurs sont désireux
d?obtenir vos orientations et susceptibles d?orienter leurs questions lors d?un entretien.
I. CONSTAT ET DIAGNOSTIC DE LA SITUATION
? Un commerce en mutation dans les centres-villes (fermeture de commerces traditionnels ; concurrence du
commerce en ligne, taux de vacance commerciale important, ?)
? des besoins forts mais avec une offre en retrait dans les QPV (problématique de rentabilité, de sécurité,
espaces commerciaux mal intégrés, ?)
1) Quel constat faites-vous de la situation du commerce et de l?économie de proximité dans les QPV et dans les
centres-villes, en indiquant les activités dynamiques et celles en difficulté ?
2) Quels sont les outils à la main des collectivités ? Sont-ils efficaces ? Quels sont les freins ?
3) Quel rapport faites-vous entre la fréquentation des centres-villes et le dynamisme commercial ?
4) Constatez-vous une contraction du parcours marchand des centres-villes ? Considérez-vous cette contraction
inéluctable ?
5) Quels sont les secteurs d?activité (commerce, artisanat, loisirs, services, ESS?) insuffisamment représentés
dans les centres-villes et les QPV ?
II. DETERMINANTS DES DIFFICULTES ET PRECONISATIONS
6) Estimez-vous que les items suivants constituent les causes des difficultés rencontrées en matière commerciale
dans les centres-villes et les QPV ? Quelles propositions feriez-vous pour répondre à ces difficultés en partant
de votre propre diagnostic ?
CAUSES PROPOSITIONS
1 Une baisse de la consommation liée aux tendances démographiques
2 L?essor du discount lié à la baisse du pouvoir d?achat des ménages
3 Les enjeux sécuritaires et de lutte contre l?économie souterraine
4 Les politiques de mobilités
5 L?inadaptation ou l?insuffisance de l?offre d?immobilier d?activité
6 Les niveaux de loyer trop élevés en inadéquation avec le CA des activités
7 La concurrence du commerce numérique / au commerce physique
8 La concurrence du commerce de périphérie / aux centres-villes et QPV
9 Le manque d?adaptation des commerçants (horaires, professionnalisme?)
10 La stratégie incertaine des enseignes nationales et internationales
11 La surabondance de surfaces commerciales en France
12 Autre ????????????????????????????
III. PERSPECTIVES ET DIVERSIFICATION DANS LES QPV ET LES CENTRES-VILLES
7) Quel est l?avenir du commerce et des activités économiques de pied d?immeuble ?
8) Quelles pistes de diversification de l?activité économique envisagez-vous ?
9) Comment accompagner la transformation des cellules commerciales devenues obsolètes vers d?autres
usages ?
IV. SOLUTIONS ET ACCOMPAGNEMENT
10) Quelles propositions « révolutionnaires » pourriez-vous formuler afin de contribuer au
maintien et au développement du commerce dans les centres-villes et les QPV ?
1 Réglementation (pouvoir du Maire, statut de
commerçant, contrôles de l?Etat, ?)
2 Locaux commerciaux / Foncier
3 Fiscalité
4 Concurrence (plateformes/numérique)
5 Dynamique collective (FISAC, manager?)
6 Lutte contre l?économie souterraine
11) Les dispositifs d?exonération fiscale en vigueur pour favoriser l?activité économique en QPV (ZFU, CFE) et
Centre-ville (ORT) vous semblent-ils suffisants ? Pourraient-ils être améliorés ou remplacés ?
100 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Annexe 4 : Documentation
ARTICLES
? Nantes - Aides aux loyers dans le centre, Presse Océan, 21/03/2025
? Boutiques à l?essai ces boosters de commerces, L?Est Républicain, 10/03/2025
? Du centre-ville au centre de quartier, L?Echo Républicain, 22/11/2023
? La vitalité commerciale des centres-villes : un enjeu de cohésion et d?aménagement des territoires,
Cairn, 12/07/2025
? Correspondance de l?enseigne «shein et temu», Correspendance de l?enseigne, 10/05/2025
? Comment réimplanter les commerces et dynamiser les villes, La Provence, 26/04/2025
? La valeur réelle des commerces de proximité, Sem Paris commerces, 30/04/2025
? La ville inoccupée, enjeux et défis des espaces urbains vacants, Pascal Madry, 2020
? Le commerce des quartiers de grand ensemble au défi de la mixité sociale, Pascal Madry, 2020
? Les première mesures concrètes du conseil national du commerce, Localtis, 15/03/2024
? Les mesures pour lutter contre la vacance commerciale, l?echommerce, 14/07/2025
? Commerce de mode : un secteur aux abois face à la désertification des centres-villes, Fashion
Network, 24/04/2025
? Vincent Chabault, 01/05/2025
? Arrêtons les amalgames ! Le commerce est pluriel, celui de proximité est, et restera, unique,
ImmoWeek, 07/07/2023
? Le commerce la joue rebelle, Points de vente, 05/06/2025
? L?immobilier commercial doit se réinventer et s?adapter aux tendances, La Tribune, N.Chjambon
SOCRI, 24/07/2024
? Tertiarisation, rotation, démassification?les élus face aux mutations des commerces de centre-
ville, Banque des Territoires, 07/04/2025
? Taxe sur les friches commerciales : une petite menace qui fait ses preuves, Clémence Villedieu,
03/06/2025
? Les soldes d?été révèlent la détresse du commerce, Ecommerce mag, 27/05/2025
? Pascal Madry, 01/06/2025
? Face à la surconsommation et la vacance commerciale, réinventer les magasins de proximité, Le
Courrier des maires et des élus locaux, 16/05/2025
? La vacance commerciale en centre-ville, ce mal qui grippe nos centres-villes, Le Dauphiné Libéré,
06/05/2024
? La lente agonie du commerce en centre-ville, Le Monde, 08/07/2025
? Camaiïeu, San Marina, Naf Naf, qu?attend-on pour agir enfin pour nos coeurs de ville ? La Tribune,
06/06/2025
? Commerces de centre-ville : des signaux d?alerte, Localtis, 23/04/2024
? Commerces de centre-ville : le gouvernement annonce de nouvelles mesures, Fashion Network,
08/07/2025
? Il faut une taxation des petits colis, Localtis, 07/05/2025
? Correspondance de l?enseigne n°1741, 21/04/2025
? Correspondance de l?enseigne n°1748, 16/06/2025
? Correspondance de l?enseigne n°1750, 30/06/2025
? E-commerce : responsabiliser les consommateurs, Les Echos - Conseil du commerce de France,
12/04/2024
101
? Commerçants et logisticiens en colère à cause du projet de loi de simplification de la vie
économique, Le Journal des entreprises, 30/06/2025
? Le Journal des entreprises, 04/06/2024
? Correspondance de l?enseigne n°1738, 31/03/2025
? Le gouvernement annonce la mensualisation des loyers commerciaux et le plafonnement des
dépôts de garantie, l?echommerce, 05/04/2024
? Pour une économie circulaire territoriale, levier de développement économique, de cohésion
sociale et de transition écologique, Métropole du Grand Lyon, RTES, Intercommunalité de France,
ESS France, France Urbaine, Cercle national du recyclage, 03/06/2025
ATLAS
? Atlas du commerce tendances actuelles et dynamiques spatiales, L?institut pour la ville et le
commerce, FNAU, 04/03/2024
? Action coeur de ville pour la relance territoriale et écologique, ANCT, 01/09/2022
COMMUNIQUÉS DE PRESSE
? Tous à la même enseigne, Conseil du commerce de France, 01/06/2025
? Temu, Shein, Ali Express, La France doit cesser de fermer les yeux, Conseil du commerce de
France, 10/06/2025
? Déclaration commune en faveur du renouvellement urbain : l?avenir des quartiers populaires se
décide aujourd?hui, Association d?élus, 04/06/2025
? Quand la simplification vire à l?absurde, rate sa cible et menace l?équilibre économique territorial! ,
Conseil du commerce de France, 26/06/2025
DOSSIER DE PRESSE
? Action coeur de ville 2 top départ pour le dispositif de requalification des entrées de villes, ANCT,
01/02/2023
ÉTUDES
? 20 projets pour le développement économique dans les quartiers - les carnets du renouvellement
urbain, ANRU, 01/02/2023
? La déprise du commerce de proximité dans les centres-villes des villes de taille intermédiaire,
INSEE, 01/11/2019
? Les villes moyennes, quels enjeux ? CEREMA, 01/03/2019
? Les guides pratiques 10 essentiels de la redynamisation commerciale dans les Petites Villes de
Demain, Banque des Territoires, 01/05/2023
? Etude MyTarffic palmarès des quartiers les plus dynamiques des métropoles françaises, Mytraffic,
14/07/2025
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France - observatoire stratégique
de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France CREIL - observatoire
stratégique de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France Tourcoing - observatoire
stratégique de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? L?artisanat dans les Quartiers Prioritaires de la Ville des Hauts-de-France Faubourg d?Isle St Quentin
- observatoire stratégique de l?artisanat en Hauts-de-France, CMA Hauts-de-France, 01/11/2019
? 10eme baromètre du centre-ville et des commerces - synthèse, Centre-Ville en Mouvement,
01/05/2025
? Les enjeux du commerce de proximité dans les quartiers populaires, Profession Banlieue, 01/11/2021
? Artisanat, commerce de proximité et quartiers fragiles : quelles opportunités de développement,
102 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Labo Cités, 01/06/2018
? Les commerces dans les quartiers de la Politique de la Ville à Paris, APUR, 01/01/2020
? La place du commerce dans les territoires, CCI et CDFC, 19/11/2024
? Commerces de centre-ville et modes actifs, CEREMA, 01/06/2024
? Enquête d?opinion sur le rapport aux villes moyennes, ifop /ANCT/ BDT, 01/05/2025
? Les Français, les commerces et le lien social, L?OBSOCO et Galimmo, 01/09/2024
? Comment agir sur le commerce pour redynamiser son centre-ville, Banque des Territoires,
27/03/2025
? Redynamiser les coeurs de ville, Institut Paris Région, 01/07/2020
? Revitalisation des activités en centre-ville et centre-bourg, CEREMA, 30/01/2020
? Etat des lieux de l?immobilier commercial et du retail en France, CODATA, 01/01/2025
? Bilan 2023 et perspective, PROCOS, 05/07/2023
? Nos territoires à l?épreuve des mutations du commerce, Observatoire du commerce, 01/09/2024
? Bilan de l?activité du commerce spécialisé sur l?année 2024, PROCOS, 05/07/2023
? Etude Bilan ACV 2018 2022 sur la vacance, SIEC,
? Economie Sociale et Solidaire dans les Quartiers Prioritaires de la Ville, RTES, ANCT, 01/02/2025
? L?ESS un atout pour la politique de la ville, RTES, ANCT, 01/02/2025
? Entreprendre dans les quartiers Libérer tous les potentiels, BPI France, 09/07/2020
? Communes, intercommunalité et ESS, RTES, 01/11/2022
? Accès au foncier des acteurs de l?ESS, RTES, 01/01/2025
? Activation des rez-de-chaussée des organismes HLM dans les quartiers prioritaires, USH, Banque
des Territoires, 01/05/2024
? Pour un développement économique des quartiers politique de la ville - l?Eco des quartiers,
Reseau national des centres de ressources Politique de la Ville, 01/03/2019
LIVRE BLANC
? Comment fidéliser les clients de son coeur de ville, PROXITY
POST LINKEDIN
? Les grands magasins dans les centres-villes, Nicolas Houzé, 01/06/2025
? Séminaire - confédération des commerçants, Confédération des commerçants de France,
09/07/2025
? Le commerce de proximité meurt, Villes de France, 02/07/2025
PUBLICATIONS
? Les commerces dans les quartiers : une offre à revitaliser et diversifier, CGET
? Le commerce de proximité-des pôles plus florissants en périphérie, INSEE, 20/05/2021
? Petits commerces - déclin ou mutation, Conseil d?analyse économique ; Marie-Laure Allain, Anne
Epaulard, 01/05/2023
? Petits commerces - un panorama en demi-teinte, Conseil d?analyse économique ; Marie-Laure
Allain, Anne Epaulard, 01/05/2025
? Résolution de Villes de France - congrès de Libourne, Villes de France, 03/07/2025
? Le rôle des foncières de redynamisation dans la déclinaison opérationnelle des politiques de
redynamisation territoriales, Banque des Territoires, 01/07/2025
RAPPORTS
? Commerce de centre-ville Guide à destination des collectivités, ANCT
? Pour un commerce durable et accessible, Intercommunalités de France, 01/09/2023
103
? Les mutations du commerce de centre-ville, tendances actuelles, L?institut pour la ville et le
commerce, ANCT, 04/03/2024
? La Politique de l?État en faveur du commerce de proximité, Cour des comptes, 01/09/2023
? Inscrire les dynamiques du commerce dans la ville durable, Ministère de l?environnement,
01/03/2017
? La revitalisation commerciale des centres-villes, IGF, 01/07/2016
? Les nouvelles formes du commerce, Sénat, 10/02/2021
? Mission prospective sur la revitalisation commerciale des villes petites et moyennes, Mission
gouvernementale - Rapport Marcon, 01/02/2018
? Soutenir le commerce en milieu rural, Sénat, 10/02/2021
? Les données au service de la revitalisation des centres-villes, Banque des Terriotires
? Comment redynamiser nos centres-villes et nos centres-bourgs, CESE, 01/03/2021
? CCV Bilan et bonnes pratiques 2024, Metropole du Grand Paris, 16/07/2025
? Les Coeurs de villes des leviers pour leur revitalisation, Agence d?urbanisme AURAV, février 2021
? Les Français et les nouveaux commerces à impact, L?OBSOCO et Galimmo, 01/09/2023
? Revitalisation des centres-bourgs et centres-villes, Sénat,
? Le tissu économique en Quartier Prioritaire de la Ville : une hausse du nombre d?entreprises,
ONPV, ANCT
? Rôle et l?avenir des commerces de proximité dans l?animation et l?aménagement des territoires,
Assemblée nationale, 26/01/2022
? Ensemble, refaire ville, Mission gouvernementale, 01/06/2025
? Les rapports du CNC Transmission Reprise d?entreprise, Conseil National du Commerce,
01/03/2025
? Le rôle du commerce de proximité dans l?animation des centres-villes, Assemblée nationale,
26/01/2022
? Evaluation du programme Action Coeur de Ville, Assemblée nationale, 01/06/2025
? Rapport d?activité 2023 du Conseil national du commerce, Conseil National du Commerce,
01/07/2024
THÈSE
? Derrière le «ghetto» la centralité minoritaire : le rôle de la présence commerciale dans un quartier
d?habitat social en rénovation, NBabil Zouari, 12/06/2020
104 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
Annexe 5 : Carte des Quartiers Prioritaires de la Ville
105
Annexe 6 : Glossaire
Le glossaire est principalement établi sur la base des données fournies par les sites du gouvernement
et les définitions de l?encyclopédie Wikipédia.
? ACV ? Action Coeur de Ville. Lancé en 2018, le programme Action coeur de ville (ACV) est piloté
par l?Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Il répond à une double ambition :
améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de
ces villes dans le développement de leur territoire. Il compte 244 villes éligibles pour la période
2023-2026
? ANRU ? Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine. L?objectif général de l?agence, créée en
2003, est d?accompagner des projets urbains globaux pour transformer les quartiers en profondeur:
en réinsérant les quartiers dans la ville, en créant de la mixité sociale dans et par l?habitat, en
introduisant de la mixité urbaine par la diversification des fonctions urbaines (commerces de
proximité, activités économiques relevant notamment de l?économie sociale et solidaire, activités
culturelles et de loisir, etc.). L?ANRU représente le guichet unique destiné à simplifier et harmoniser
les procédures de financement des opérations de rénovation urbaine.
? BRSA ? Bail Réel Solidaire d?Activité. En 2022, la loi 3DS (article 106) a créé le «bail réel solidaire
d?activité». Elle a prévu la possibilité pour les organismes de foncier solidaire (OFS), en plus
d?offrir des logements en accession sociale à la propriété grâce au bail réel solidaire (BRS), de
réaliser et céder, de la même façon, des locaux d?activité. Ceci afin de «créer de la mixité au sein
de leur opération et de favoriser l?installation de certaines entreprises ou activités». Seules des
microentreprises (moins de dix salariés et moins de deux millions d?euros de chiffres d?affaires)
pourront bénéficier d?un BRSA. En sachant que chaque OFS pourra en outre imposer des critères
complémentaires, et notamment préciser la nature des activités pouvant être exercées dans le
local. Cette faculté «s?inscrit dans la volonté de nombreuses collectivités de préserver l?attractivité
des centres-villes grâce à une action sur la nature des activités qui y sont conduites», souligne le
gouvernement. Ou, dans certains quartiers, la volonté de promouvoir une diversification des
activités.
? CRESS ? Chambre Régionale de l?Economie Sociale et Solidaire. Les CRESS rassemblent les
unions, fédérations et grandes entreprises de l?économie sociale, c?est-à-dire issues des familles
coopératives, mutualistes et associatives. Elles sont constituées en association et ne sont donc pas
des chambres consulaires. Les CRESS ont pour mission de représenter l?économie sociale sur le
territoire régional auprès des pouvoirs publics (État et collectivités territoriales), de promouvoir
le concept d?économie sociale dans l?opinion publique (médias, Éducation nationale, etc.) et d?en
assurer le développement.
? CC ? Code de Commerce. Ensemble de lois qui portent sur le droit commercial.
? CCI ? Chambre de Commerce et d?Industrie. Les chambres de commerce et d?industrie (CCI)
sont des organismes chargés de représenter les intérêts des entreprises commerciales, industrielles
et de services d?une zone géographique et de leur apporter certains services. Les CCI sont un des
trois types de chambre consulaire avec les chambres d?agriculture et les chambres de métiers et
de l?artisanat.
106 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? CISPD - Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance. Il s?agit de la
version intercommunale du CLSPD définit ci-dessous
? CLSPD - Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. Le Conseil local de
sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) est une instance française chargée de la
coordination locale du contrat local de sécurité (CLS) ou de la stratégie territoriale de sécurité
et de prévention de la délinquance (STSPD). Il réunit, selon le territoire, l?ensemble des acteurs
prenant part à l?application des politiques de sécurité et de prévention de la délinquance.
? CNC ? Conseil National du Commerce. Le Conseil national du commerce est une instance
partenariale qui a pour objet d?associer les acteurs du commerce aux politiques publiques
concernant le commerce. Il a été créé en 2023. Il rassemble les administrations centrales, les
associations d?élus locaux, les entreprises, les organisations professionnelles et des personnalités
qualifiées. Le CNC est compétent en matière de compétitivité et de développement économique,
de transitions environnementale et numérique, d?innovation, d?urbanisme et de territoires ou
encore de formation et d?emploi.
? CRAC - concession de revitalisation artisanale et commerciale. La loi 3DS - relative à la
différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification a instauré un nouvel
articleL.300-9 au sein du code de l?urbanisme qui prévoit notamment qu?une personne publique
(État, collectivités territoriales, établissements publics) peut conclure une concession visant un
objectif de revitalisation commerciale et artisanale.
? DUP - Déclaration d?utilité publique. Une déclaration d?utilité publique est une procédure
administrative qui permet de réaliser une opération d?aménagement sur des terrains privés en les
expropriant, précisément pour cause d?utilité publique ; elle est obtenue à l?issue d?une enquête
d?utilité publique. Cette procédure est nécessaire en vertu du Code civil qui prévoit (article 545)
que « nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n?est pour cause d?utilité publique
et moyennant une juste et préalable indemnité »[1]. La déclaration d?utilité publique fait partie
de la phase administrative de la procédure d?expropriation pour cause d?utilité publique. Elle ne
couvre pas la détermination de l?indemnité, qui relève de la phase judiciaire.
? Économie de proximité. Elle regroupe l?ensemble des secteurs d?activités dont le développement
dépend directement de la consommation locale : commerces de proximité, artisanat, agriculture,
tourisme, services à la personne et santé, activités culturelles, production d?énergie, économie
sociale et solidaire, hôtellerie-restauration,
? ECT ? Entreprendre au coeur des territoires. Le programme Entreprendre au Coeur des Territoires
est destiné à soutenir la création et la reprise de l?activité économique dans les territoires Coeur
de ville et Petites villes de demain. Ses principaux objectifs sont de redynamiser l?activité
économique de ces territoires, de participer localement au développement de nouvelles activités,
de détecter des porteurs de projets dans ces territoires pour y soutenir la création/reprise et
de rendre plus accessible et plus rapide l?accès aux offres d?accompagnement des créateurs/
repreneurs. Le programme est financé par la Banque des Territoires et piloté par BPI France. Sur
la période 2023-2205, le programme ECT a été doté de 10 M¤, sur la période 2026-2028 il est
doté de 20 M¤ et intègre désormais les territoires ruraux et de montagne.
107
? EPARECA - L?établissement public national d?aménagement et de restructuration des espaces
commerciaux et artisanaux est un opérateur public ayant pour objet de favoriser l?aménagement
et la restructuration des espaces commerciaux et artisanaux dans les zones urbaines sensibles. Il
a été absorbé par l?ANCT lors de sa création. Ses trois principaux objectifs consistent à
o Maintenir un service de proximité pour les habitants des quartiers fragiles ;
o Mener à bien le projet commercial, sa programmation, sa réalisation, son exploitation et garantir
sa réussite dans la durée ;
o Remettre les espaces commerciaux sur le marché de l?investissement et de la gestion privés
dès stabilisation
? EPF ? Établissement public foncier. L?EPF a pour compétence le « recyclage foncier », c?est-à-dire
la maîtrise foncière, l?achat, le portage, la gestion, la remise en état des terrains (et donc sa possible
dépollution), ainsi que la gestion de l?ensemble des études utiles à cette maitrise foncière. Les EPF
sont aptes à procéder par acquisition à l?amiable, par expropriation ou par le droit de préemption.
Ils portent ensuite les biens acquis pendant une durée prédéterminée avant de les rétrocéder à la
collectivité qui en a demandé l?acquisition. Leur vocation principale est de mutualiser les moyens
humains et financiers dans la gestion foncière, pour gérer à moindre coût ou avec des services plus
compétents. Un EPF n?est donc ni un aménageur ni un promoteur immobilier. L?EPF se distingue
de l?EPA (Etablissement public d?aménagement) dans le sens où il n?est qu?un opérateur foncier,
tandis que l?EPA a également compétence pour la maîtrise d?ouvrage concernant les opérations
prévues sur les terrains acquis.
? EQ 2030 ? Entreprendre au coeur des quartiers 2030. Le programme « Entrepreneuriat
Quartiers 2030 » est une initiative gouvernementale visant à soutenir l?entrepreneuriat dans les
quartiers prioritaires de la politique de la ville. Il s?inscrit dans le cadre du plan Quartiers 2030
qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants des Quartiers Prioritaires de la Ville et à
lutter contre les inégalités et promouvoir l?inclusion économique et sociale. Lancé fin 2023 dans
la continuité du programme Entrepreneuriat Pour Tous, il est opéré par Bpifrance et financé par
l?État et la Caisse des Dépôts via la Banque des Territoires et est doté de 456 M¤ sur quatre ans.
? ESS ? Économie sociale et solidaire. L?économie sociale et solidaire (ESS) est la branche de
l?économie regroupant les entreprises et les organisations qui cherchent à concilier activité
économique et équité sociale. Du commerce équitable à l?épargne solidaire, en passant par
les innovations sociales dans le champ de la protection de l?environnement, de la lutte contre
l?exclusion, de la santé ou de l?égalité des chances, l?ESS apporte une réponse à de nombreux
enjeux de société contemporains
? FRLA ? Fonds de restructuration des locaux d?activité. Lancé en mars 2021, dans le cadre du Plan
de Relance, le fonds est inséré depuis 2023 dans les mesures du Fonds vert piloté par la DGALN,
il est opéré par l?ANCT. Ce fonds vise à faciliter la réalisation de projets immobiliers structurants,
menés par des opérateurs qualifiés ou des collectivités locales en contribuant au financement
des déficits pour permettre la réalisation de ces opérations dans les territoires identifiés pour
leur fragilité. En effet, les projets de restructuration du tissu commercial, artisanal et de service
sont des opérations lourdes et complexes qui renchérissent les coûts et génèrent des déficits
justifiant souvent la mobilisation d?une subvention d?équilibre. Quatre ans après son lancement,
le FRLA s?est installé comme un outil d?intervention majeur dans le paysage commercial urbain,
avec plus de 100 porteurs de projet accompagnés, près de 400 opérations financées et un millier
de locaux réhabilités.
108 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
? FRR - France Ruralités Revitalisation. Le zonage France ruralités revitalisation (FRR) prend le relai
des zones de revitalisation rurale : il a été mis en place depuis le 1er juillet 2024. Il a pour objectif
de renforcer l?attractivité des territoires ruraux. Il comporte deux niveaux de zonage : le zonage
France ruralités revitalisation (FRR) et le zonage France ruralités revitalisation + (FRR+) pour les
territoires ruraux les plus vulnérables. Sous réserve de remplir certaines conditions, liées notamment
à l?effectif et à la nature de l?activité les entreprises peuvent bénéficier temporairement : d?une
exonération d?impôt sur les bénéfices (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés selon le régime
d?imposition de l?entreprise), d?une exonération de la contribution foncière des entreprises (CFE),
d?une exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties, d?une exonération de cotisations
patronales dues au titre de l?assurance maladie (maladie-maternité-invalidité-décès), de l?assurance
vieillesse plafonnée et déplafonnée et des allocations familiales.
? OFS ? Organisme de foncier solidaire. Un « organisme de foncier solidaire » (OFS) est un type
d?organisme obligatoirement « sans but lucratif », agréé par l?État et ayant pour mission d?acheter
et de gérer des terrains (bâtis ou non), pour y réaliser ou réhabiliter des logements accessibles à
des prix abordables (il peut aussi s?agir de locaux à usage mixte professionnel et d?habitation). Ces
logements peuvent être destinés à la location ou à l?accession à la propriété (comme habitation
principale). Le dispositif est conçu pour que ces bas prix soient maintenus sur le très long terme,
car obligatoirement repris à chaque nouvelle location ou revente. Ce dispositif doit permettre
aux ménages modestes d?accéder à la propriété en dépensant moins grâce à une dissociation
du foncier et du bâti, dans une logique anti-spéculative. Le bail emphytéotique permet cette
dissociation, afin de diminuer le coût des logements. Le ménage achète sa résidence principale
en acquérant ou louant uniquement des droits réels sur les murs ; il n?a plus besoin d?acheter le
terrain, qui peut être loué en supplément du crédit lié à l?achat. L?acheteur s?engage à respecter
une formule de vente fixée dès le départ permettant de limiter la plus-value au profit d?un autre
ménage qui peut lui aussi être soumis à condition de revenus. Les organismes de foncier solidaire
(OFS) ont une mission d?intérêt général et doivent définitivement conserver dans leur patrimoine
le foncier ainsi acquis.
? OIN - Opération d?intérêt national. Une opération d?intérêt national (OIN) est une opération
d?urbanisme à laquelle s?applique un régime juridique particulier en raison de son intérêt majeur.
L?État conserve dans ces zones la maîtrise de la politique d?urbanisme. Les opérations d?intérêt
national sont soumises à l?article L. 102-12 et L. 102-13 du code de l?urbanisme[1],[2]. Un décret
en Conseil d?État peut créer ou supprimer une OIN. Dans une opération d?intérêt national, c?est
l?État et non la commune qui délivre les autorisations d?occupation des sols et en particulier les
permis de construire. De même, c?est le préfet et non la commune qui décide de la création d?une
zone d?aménagement concerté (ZAC) à l?intérieur d?une OIN.
? ORT - Opération de revitalisation du territoire. Créée par la loi portant évolution du logement,
de l?aménagement et du numérique (Elan) du 23 novembre 2018, l?ORT est un outil nouveau à
disposition des collectivités locales pour porter et mettre en oeuvre un projet de territoire dans
les domaines urbain, économique et social, pour lutter prioritairement contre la dévitalisation des
centres-villes. Une ORT est portée conjointement par l?intercommunalité et sa ville principale.
L?ORT vise une requalification d?ensemble d?un centre-ville dont elle facilite la rénovation du parc
de logements, de locaux commerciaux et artisanaux, et plus globalement le tissu urbain, pour
créer un cadre de vie attractif propice au développement à long terme du territoire. L?ORT se
présente comme une large palette d?outils au service d?un projet de territoire maîtrisé avec des
avantages concrets et immédiats. Une fois le projet de territoire défini par les élus en lien avec
l?État et les partenaires, la convention d?ORT confère des nouveaux droits juridiques et fiscaux,
notamment pour :
109
o renforcer l?attractivité commerciale en centre-ville grâce à la mise en place d?une dispense
d?autorisation d?exploitation commerciale et la possibilité de suspension au cas par cas de
projets commerciaux périphériques ;
o favoriser la réhabilitation de l?habitat par l?accès prioritaire aux aides de l?Anah et l?éligibilité
au Denormandie dans l?ancien ;
o faciliter les projets à travers des dispositifs expérimentaux comme le permis d?innover ou le
permis d?aménager multi-site ;
o mieux maîtriser le foncier, notamment par le renforcement du droit de préemption urbain et
du droit de préemption dans les locaux artisanaux.
? PVD ? Petites Villes de Demain. Petites villes de demain est un programme d?action lancé en
octobre 2020 afin de redynamiser plus de 1600 petites villes françaises (communes de moins
de 20 000 habitants). Il vise à apporter un soutien technique et financier aux communes et
intercommunalités dans leurs projets de redynamisation des centres-bourgs et d?amélioration
de l?habitat.
? QPV ? Quartier prioritaire de la politique de la ville. Les quartiers prioritaires de la politique
de la ville correspondent à ceux listés dans le décret modificatif n°2024-806 du 13 juillet 2024
pour la France métropolitaine et dans le décret n°2024-1212 du 27 décembre 2024 pour les autres
territoires.
? TFC ? Taxe sur les friches commerciales. La taxe sur les friches commerciales (TFC) est une taxe
annuelle qui peut être instituée sur un territoire donné pour lutter contre la vacance commerciale.
Elle est instituée par délibération des communes ou des établissements publics de coopération
intercommunale. La taxe sur les friches commerciales s?applique locaux commerciaux soumis aux
conditions cumulatives suivantes :
o être passible de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) en application de l?article
1498 du code général des impôts
o ne plus être affecté à une activité entrant dans le champ d?application de la cotisation foncière
des entreprises (CFE) (article 1447 du CGI),
o être inexploité pendant au moins deux ans au 1er janvier de l?année d?imposition et être resté
inoccupé au cours de la même période.
Cette taxe n?est pas due lorsque l?absence d?exploitation des biens est indépendante de la volonté
du contribuable (biens mis en location ou en vente à un prix n?excédant pas celui du marché et
ne trouvant pas preneur ou acquéreur par exemple). La taxe est due par le redevable de la taxe
foncière (propriétaire, usufruitier, etc.). Les personnes qui disposent de plusieurs locaux vacants
sont redevables de la taxe pour chacun d?entre eux.
? TFPB ? Taxe foncière sur les propriétés bâties
? UE ? Union Européenne
? USH ? Union sociale pour l?habitat. L?Union sociale pour l?habitat (USH) est depuis octobre 2002
le nom de l?Union nationale des fédérations d?organismes HLM. L?Union sociale pour l?habitat
remplit trois grandes missions :
o un rôle de représentation nationale auprès des pouvoirs publics, des médias, des associations,
des milieux professionnels et de l?opinion publique ;
110 Rapport de la mission sur l?avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville
o une mission de réflexion, d?analyse et d?étude sur tous les dossiers relatifs à l?habitat et
l?élaboration de propositions pour une politique sociale de l?habitat et de contribution au
débat public ;
o une fonction d?information, de conseil et d?assistance auprès des organismes, de leurs
associations et de leurs fédérations afin de faciliter, rationaliser et développer leurs activités.
? Zone AFR ? Zone d?aide à finalité régionale. Les zones d?aides à finalité
régionale sont des territoires de l?Union européenne considérées comme
en difficulté. Les entreprises installées sur ces territoires, approuvées par la
Commission européenne et fixés par décrets nationaux, peuvent percevoir
des aides publiques sur la période 2022-2027, provenant des collectivités
locales ou de l?État pour encourager les investissements et la création durable
d?emplois. Outre les subventions, les entreprises implantées dans les ZAFR peuvent bénéficier
d?exonérations d?impôts. Les zones AFR ne sont pas limitées à une région précise mais à une
multitude de communes. Une carte interactive permet d?apprécier les communes éligibles
? ZFU-TE ? Zone franche urbaine territoire entrepreneur. Les zones franches urbaines sont des
quartiers de plus de 10 000 habitants, situés dans des périmètres géographiques dits sensibles ou
défavorisés. Pour favoriser le développement économique de ces zones, les entreprises souhaitant
s?y implanter peuvent bénéficier d?une exonération d?impôt sur les bénéfices (impôt sur les sociétés
ou impôt sur le revenu) pendant cinq ans. Pour bénéficier de ce dispositif d?exonération d?impôt,
les entreprises, quels que soient leur statut juridique et leur régime d?imposition, doivent remplir
les critères suivants :
o exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale,
o s?implanter en ZFU-TE,
o employer moins de cinquante salariés,
o réaliser un chiffre d?affaires ou un total de bilan inférieur à 10 millions d?euros,
o le capital de l?entreprise ou ses droits de vote ne doivent pas être détenus pour plus de 25 %
par une entreprise de plus de 250 salariés avec un chiffre d?affaires annuel hors taxes excédant
50 millions d?euros (ou avec un total de bilan supérieur à 43 millions d?euros),
o l?effectif de l?entreprise doit inclure au moins 50 % de salariés (en CDI ou en CDD d?au moins
12 mois) résidant en ZFU-TE ou dans un quartier prioritaire de la ville. Cette disposition
s?applique à partir de l?embauche du 2ème salarié. L?effectif de l?entreprise doit être respecté
pour chaque année d?imposition.
o pour les entreprises créées à partir du 1er janvier 2016, l?exonération d?impôt sur les bénéfices
est subordonnée à la signature d?un contrat de ville.
? ZRR - Zone de revitalisation rurale. La réforme des zones de revitalisation rurale (ZRR), adoptée
en loi de finances pour 2024 (entrée en vigueur le 1er juillet 2024), fixe un nouveau zonage appelé
« France Ruralités Revitalisation ». Cette réforme concrétise le 4ème volet du plan France Ruralités.
Renvoi à la définition des FFR.
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INVALIDE)