Six établissements industriels sur dix engagent des dépenses pour réduire leur impact sur l'environnement en région PACA
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Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
;Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Marseille)
;Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Conseil régional
Auteur secondaire
Résumé
L'enquête annuelle sur les investissements dans l'industrie pour protéger l'environnement (Antipol) recense les montants consacrés aux études pour protéger l'environnement (études en prévision d'un investissement, études réglementaires ou études d'impact), aux investissements dans des matériels dédiés à la protection de l'environnement, et dans des achats d'équipements de production plus performants en matière environnementale que ceux disponibles de manière standard. L'étude partenariale (DREAL, INSEE et Conseil Régional) utilise les résultats de l'enquête de 2022 pour analyser la répartition de ces dépenses en fonction : de la taille des établissements, du secteur industriel, du type de dépenses...
Descripteur Urbamet
Descripteur écoplanete
investissement industriel
;politique de développement durable
;impact sur l'environnement
;analyse statistique
Thème
Economie
;Ressources - Nuisances
Texte intégral
En 2022, 59% des établissements industriels de 20 salariés ou
plus de la région ont réalisé des dépenses antipollution, aussi
appelées « dépenses pour réduire l?impact sur l?environnement »
?sources. Cette proportion, très proche de celle de la France
(58%), est fortement liée aux exigences réglementaires en
matière d?environnement ?encadré1. Dans la région comme en
France, environ sept établissements sur dix déclarent en effet que
la réglementation est une de leurs motivations principales de
dépense.
Le montant de ces dépenses antipollution s?élève en 2022 à 197
millions d?euros dans la région. Ce montant a sensiblement
augmenté sur la dernière décennie ?encadré 2. Les
établissements qui ont réalisé des dépenses pour réduire leur
impact sur l?environnement y ont en moyenne consacré 330 000
euros contre 208 000 euros en moyenne en France. De même, les
dépenses par salarié sont plus élevées dans la région : 3 000
euros dépensés en moyenne contre 1 700 euros en France
?figure1. Cet écart ne s?explique que partiellement par la
structure du tissu industriel régional (secteurs d?activité ou tailles
d?établissement).
Plus les établissements sont grands, plus le montant moyen des
dépenses antipollution est élevé. Alors que les établissements de
250 salariés ou plus représentent dans la région 5% des
établissements du champ, ils concentrent 43% du montant des
dépenses (19% pour les seuls établissements de 500 salariés ou
plus). L?influence de la taille des établissements est moindre
lorsque la dépense est ramenée au nombre de salariés. La
dépense par salarié des établissements de 500 salariés ou plus
est même inférieure à celles des établissements de 20 à 49
salariés : 1 700 euros par salarié contre 3 600 euros.
En 2022, 59 % des établissements industriels de 20 salariés ou plus de la région ont engagé des dépenses pour
réduire l?impact de leur activité sur l?environnement, pour un montant total de 197 millions d?euros. L?industrie
chimique et pharmaceutique en a réalisé le quart, suivie des secteurs de l?énergie et de la métallurgie. Motivés
par le cadre réglementaire environnemental ou incités par les coûts croissants de l?énergie, les investissements
se concentrent sur les économies d?énergie et les énergies renouvelables, la protection de l?air et du climat et le
traitement des eaux usées. Un établissement sur cinq ayant effectué une dépense antipollution a bénéficié
d?une aide publique.
Insee Flash Provence-Alpes-Côte d'Azur ? n° 112 ? mai 2025
PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR
Six établissements industriels sur dix
engagent des dépenses pour réduire
leur impact sur l?environnement
Lecture: En 2022, 93 % des établissements de 250 à 499 salariés ont réalisé des
dépenses antipollution. Pour cette catégorie d?établissements, le montant moyen
de la dépense par salarié est de 4 900 euros.
Champ: Provence-Alpes-Côte d?Azur, industries extractives, industrie
manufacturière (y compris artisanat commercial) et énergie, établissements de 20
salariés ou plus.
Source: Insee, enquête sur les investissements pour protéger l?environnement
(Antipol) 2022.
Cette étude a été réalisée en partenariat avec la Région Provence-Alpes-Côte d?Azur et la
Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement (DREAL) Provence-
Alpes-Côte d?Azur
En partenariat avec :
? 1. Proportion d?établissements ayant réalisé une
dépense antipollution et dépense moyenne par salarié
de ces établissements selon leur taille
Huit euros sur dix sont consacrés aux investissements
Les dépenses antipollution s?effectuent sous la forme
d?investissements ou d?études environnementales. Parmi les
établissements ayant réalisé, en 2022, des dépenses pour limiter
leur impact sur l?environnement dans la région, 82% ont réalisé
des investissements, 74% des études et 56% les deux à la fois.
Les investissements représentent 80% des dépenses
antipollution (soit 157 millions d?euros) et s?élèvent en moyenne à
321 000 euros par établissement en réalisant. Les investissements
dits spécifiques, qui consistent en l?achat d?équipements
entièrement dédiés à la prévention ou au traitement de la
pollution, sont le poste principal de dépense : 67% du total des
dépenses antipollution. Les investissements dits intégrés, qui
correspondent au surcoût de l?achat d?équipements de
production offrant des performances environnementales
supérieures au standard du marché, représentent quant à eux
13% de la dépense totale. En 2022, les dépenses des
établissements industriels de la région pour les études
environnementales sont en moyenne de 89 000 euros par
établissement en réalisant. Leur montant total s?élève à 40
millions d?euros. Elles sont majoritairement menées en prévision
d?un investissement.
L?industrie chimique et pharmaceutique réalise le
quart des dépenses antipollution
Les dépenses dédiées à la protection de l?environnement sont
plus fréquentes et plus élevées pour les activités industrielles
susceptibles d?avoir des conséquences importantes sur
l?environnement. En 2022, le secteur de l?industrie chimique et
pharmaceutique, très présent en Provence-Alpes-Côte d?Azur
(17% des effectifs salariés du champ de l?étude, contre 8 % en
France) totalise 51 millions d'euros de dépenses antipollution, soit
26% de l?ensemble des dépenses de la région ?figure 2.
Viennent ensuite les secteurs de la production et de la
distribution d?énergie (19% des dépenses) et de la métallurgie et
des produits métalliques (14%).
Hors secteur de la production et distribution d?énergie, les
secteurs dans lesquels les établissements réalisent le plus
souvent des dépenses antipollution sont ceux de la métallurgie et
des produits métalliques (79% des établissements ont engagé
des dépenses en 2022), de la fabrication d?autres produits
minéraux non métalliques (74%) et de l?industrie chimique et
pharmaceutique (68%).
Plus du tiers du montant des investissements vise à
consommer une énergie plus propre ou moins
d?énergie
Les secteurs industriels, en particulier la métallurgie et l?industrie
chimique et pharmaceutique sont de grands consommateurs
d?énergie [Ferret, 2023]. Ainsi, au-delà des contraintes
réglementaires environnementales ou des enjeux de
décarbonation, la hausse des coûts de l?énergie peut inciter ces
établissements à investir pour réduire leur facture énergétique.
En 2022, dans la région, 35% du montant total des
investissements antipollution, soit 56 millions d?euros tous
secteurs industriels confondus, sont réalisés dans le domaine de
l?énergie ?figure 3. Une partie de ces investissements (12%) vise
directement à consommer moins d?énergie : efficacité
énergétique des processus de production, isolation des
bâtiments? Cet objectif est poursuivi par 62% des établissements
ayant réalisé des investissements. Parallèlement, 23% des
investissements sont destinés à la production d?énergie à partir
de sources renouvelables (chaudières à biomasse, unité de
méthanisation, panneaux photovoltaïques?). Le domaine de
l?énergie, en particulier des économies d?énergie, a un poids dans
les dépenses plus faible dans la région qu?en France. Le montant
moyen investi par établissement dans ce domaine est cependant
plus important dans la région.
Deuxième grand domaine d?intervention, la protection de l?air et
du climat capte 28% du montant total des investissements
antipollution, et 55% de celui des études en prévision d?un
investissement. Comme en France, c?est le domaine où le montant
consacré aux études est le plus élevé. Les dépenses dédiées à la
protection de l?air et du climat sont en proportion plus
importantes dans la région qu?en moyenne en France. Les
montants moyens qui y sont alloués par établissement sont
également plus élevés.
Le troisième domaine dans lequel les établissements investissent
le plus dans le but de protéger l?environnement est celui de l?eau.
Le traitement des eaux usées et la gestion plus durable de cette
ressource concentrent respectivement 13% et 4% du montant
total des investissements régionaux.
Un établissement sur cinq ayant dépensé a bénéficié
d?une aide publique
Parmi les établissements de la région ayant engagé une dépense
pour réduire leur impact sur l?environneent, 19% ont bénéficié
d?une aide publique (21% en France). Provence-Alpes-Côte d?Azur
est en 2022 la deuxième région de France métropolitaine où cette
proportion est la plus faible, à égalité avec la Bretagne et devant
les Pays de la Loire (17%). La proportion d?établissements ayant
reçu une aide varie peu selon leur taille, à l?exception de ceux de
50 à 99 salariés où elle n?est que de 14%. Ces derniers
représentent un quart des établissements ayant engagé des
dépenses mais sont toutefois bénéficiaires du tiers des 17
millions d?aides accordées dans la région en 2022. Les aides
publiques couvrent au total environ 20% de la dépense
environnementale des établissements bénéficiaires (25% des
dépenses d?investissement et 5% des travaux d?étude).
Note: Pour les six grandes sociétés du secteur de l?énergie, l?unité enquêtée est
l?entreprise. De ce fait si l?entreprise a réalisé des investissements, ce sera le cas
de tous ses établissements dans notre enquête.
Lecture:En 2022, le secteur de l?industrie chimique et pharmaceutique a
dépensé 51,1 millions d?euros en investissements et études en faveur de
l?environnement. Dans ce secteur, 68 % des établissements ont réalisé des
dépenses antipollution.
Champ: Provence-Alpes-Côte d?Azur, industries extractives, industrie
manufacturière (y compris artisanat commercial) et énergie, établissements de 20
salariés ou plus.
Source: Insee, enquête sur les investissements pour protéger l'environnement
(Antipol) 2022.
? 2. Proportion d'établissements ayant réalisé une
dépense antipollution et montant de ces dépenses, par
secteur d?activité
https://www.insee.fr/fr/statistiques/7672582
Lecture: En 2022, 12 % des montants des investissements et 11 % de ceux des études en prévision d?un investissement sont dédiés dans la région aux économies d?énergie,
contre respectivement 25 % et 18 % en France.
Champ: Industries extractives, industrie manufacturière (y compris artisanat commercial) et énergie, établissements de 20 salariés ou plus.
Source: Insee, enquête sur les investissements pour protéger l?environnement (Antipol) 2022.
? 3. Répartition des dépenses antipollution par domaine et type, en Provence-Alpes-Côte d'Azur et en France
? Encadré 2 ? Les dépenses antipollution ont augmenté de 18 % entre 2012 et 2020
L?analyse des évolutions des dépenses antipollution, surtout au niveau régional, n?est pas sans poser difficulté. Après être resté stable de 2012 à 2020,
le champ des dépenses collectées par l?enquête Antipol a sensiblement évolué en 2021, puis de nouveau en 2022, rendant difficilement comparables
les montants observés sur ces trois périodes ?sources. Par ailleurs, les dépenses antipollution sont très volatiles d?une année à l?autre au niveau
régional, selon le niveau de dépense de quelques grands établissements.
Sur la période 2012-2020, le montant total des dépenses antipollution dans la région (en euros constants) a augmenté de 18 % alors qu?il a baissé de
13% en France ?figure 4. Les évolutions diffèrent entre investissements (+28% entre 2012 et 2020) et études (-21%) et ne sont pas lisses dans le temps.
Quatre principaux dispositifs d?aides publiques permettent
d?inciter financièrement les entreprises à réduire l?impact de leur
activité sur l?environnement. Si on exclut les six grandes sociétés
du secteur de l?énergie, l?Agence de la transition écologique
(ADEME) a soutenu 28% des établissements aidés, pour des
études, investissements et des projets innovants d?infrastructures
dans le domaine de la transition énergétique et écologique. Les
mesures de soutien à la transition énergétique du plan France
Relance ont concerné 20% des établissements aidés. Celles
financées par les agences de l?eau, visant la réduction de la
pollution ou la dépollution des milieux aquatiques et la protection
de la ressource en eau, ont été perçues par 11% des aidés. Enfin,
un établissement aidé sur cinq en Provence-Alpes-Côte d?Azur l?a
été via une aide régionale, faisant de la région la cinquième de
France où cette part est la plus élevée.
Faire fonctionner et entretenir les équipements de
traitement des eaux usées est la dépense courante la
plus onéreuse
Une fois réalisés, les investissements entièrement dédiés à la
protection de l?environnement ont des coûts de fonctionnement
et d?entretien non négligeables. Cette dépense courante s?élève à
55 millions d?euros en 2022 dans la région. Faire fonctionner et
entretenir les équipements pour la collecte et le traitement des
eaux usées est le poste le plus onéreux (17,5 millions d?euros, soit
32% de ces dépenses), devant les installations pour la
récupération et le traitement des déchets (22%) et celles pour la
protection de l?air et du climat (19%). ?
Sébastien Novella, Sonia Oujia (Insee)
? Encadré 1 ? La réglementation relative aux installations classées pour la protection de l?environnement
La réglementation est un facteur déterminant en faveur des investissements des industriels pour la baisse des pollutions. La réglementation relative
aux installations classées pour la protection de l?environnement (ICPE), définie par le Code de l?environnement, vise plus spécifiquement des
installations industrielles ou agricoles présentant des risques de pollution, de nuisances ou d?accident [DREAL Provence-Alpes-Côte d'Azur, 2024]. Afin
de s?assurer de la mise en oeuvre effective des obligations réglementaires, notamment celles relatives à la limitation des émissions polluantes, les
inspecteurs de l?environnement en Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement (DREAL) et dans les Directions
départementales de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) suivent les installations sur le terrain, expliquent
la réglementation, répondent aux questions des exploitants, participent à des réunions publiques, contrôlent régulièrement le fonctionnement des
installations, exigent des mesures correctives ou encore proposent au préfet et/ou au procureur d?engager des sanctions en cas d?infraction.
Retrouvez les données associées à cette
publication sur www.insee.fr
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8565118
https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/etat-de-l-environnement-industriel-paca-2023-a15467.html
?Définitions
Les dépenses antipollution, aussi appelées dépenses pour réduire
l?impact sur l?environnement, regroupent dans cette publication les
dépenses d?investissement, d?étude ou de gestion destinées à
minimiser l?impact de l?activité de l?établissement sur l?environnement
et à favoriser une gestion durable des ressources naturelles. Sont
exclues les dépenses relatives à la sécurité et à l?hygiène des personnes
travaillant sur le site (travaux de désamiantage, achats de casques anti-
bruit, etc.).
Les investissements de lutte contre la pollution sont de deux types :
? Les investissements spécifiques sont des investissements
entièrement dédiés à la protection de l?environnement. Ces
investissements sont des éléments distincts et identifiables qui
s?ajoutent à l?équipement de production existant ayant un rôle
préventif (prévention de la pollution) ou curatif (équipements en fin de
cycle). Ces investissements visent à limiter la pollution dans les
différents domaines environnementaux. Il s?agit par exemple de
matériel de mesure des polluants, de filtres, de décanteurs, de bennes,
de bacs de rétention, etc.
? Les investissements intégrés sont des investissements procurant
des performances environnementales supérieures au standard du
marché. Les investissements intégrés correspondent au surcoût de
dépenses engendré par le choix, lors du renouvellement d?un matériel
de production, d?un équipement plus performant.
Les études environnementales évaluent l?impact de l?activité de
l?établissement sur l?environnement et les moyens de le minimiser :
études en vue d?un investissement pour réduire la pollution, études
d?impact, de danger ou de sûreté, audits induits par la réglementation
en vigueur (à l?exception des recherches fondamentales et des études
liées au fonctionnement courant de l?établissement).
Les dépenses courantes se rapportent ici aux frais d?exploitation et de
gestion courante engagés pour protéger l?environnement, par
opposition aux dépenses d?investissement ou d?étude. Elles
correspondent aux coûts annuels d?exploitation et d?entretien d?une
activité, d?une technique, d?un processus ou d?un équipement ayant
pour objectif de prévenir, de réduire, de traiter ou d?éliminer les
pressions environnementales générées par l?activité de l?établissement.
Il peut s?agir aussi bien de dépenses réalisées régulièrement que de
dépenses exceptionnelles.
?Sources
Les données de cette étude sont issues de l?enquête annuelle sur les
investissements dans l?industrie pour protéger l?environnement
(Antipol). Celle-ci porte sur les études pour protéger l?environnement
(en prévision d?un investissement, réglementaires ou d?impact), sur les
investissements dans des matériels entièrement dédiés à la protection
de l?environnement et dans des achats d?équipements de production
plus performants en matière environnementale que ceux disponibles
de manière standard sur le marché. Les investissements de
renouvellement des équipements qui ne sont pas dédiés à lutter
contre la pollution et qui n?ont pas de meilleures caractéristiques
environnementales que les équipements standards du marché ne font
pas partie du champ de l?enquête.
L?enquête couvre les établissements de 20 salariés ou plus, implantés
en France, appartenant aux secteurs des industries extractives,
manufacturière et de la production et distribution d?électricité, de gaz,
de vapeur d?eau et d?air conditionné (divisions 05 à 35 de la NAF rév. 2).
L?unité d?observation est l?établissement, sauf pour les six grandes
sociétés du secteur de l?énergie (EDF, GRDF, Engie, RTE, Enedis et
Dalkia).
?Pour en savoir plus
? Vuillemin T., « Dépenses antipollution dans l?industrie en 2022 - Un
établissement sur cinq ayant engagé une dépense pour réduire son
impact sur l?environnement a bénéficié d?une aide publique », Insee
Focus n° 334, décembre 2024.
? Ferret A., « En Provence-Alpes-Côte d?Azur, plus de la moitié de la
consommation énergétique industrielle provient de la chimie », Insee
Flash Provence-Alpes-Côte d?Azur n° 95, septembre 2023.
? Michaïlesco F., Rouaud P., Sauviac M., « Une industrie moins
présente mais plus résiliente », Insee Analyses Provence-Alpes-Côte
d?Azur n° 94, avril 2021.
? DREAL Provence-Alpes-Côte d?Azur, « État de l?environnement
industriel PACA 2023 », septembre 2024.
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La période 2012-2015 est marquée par une forte augmentation des dépenses d?investissement. Après une baisse en 2016, les dépenses se stabilisent
entre 2017 et 2019. Cette stabilisation marque la fin d?un cycle d?investissement de certaines entreprises, dans un contexte de législation
environnementale inchangée. En 2020, les dépenses ont été freinées par la crise sanitaire.
4. Évolution des dépenses antipollution entre 2012 et 2022
Note: Les valeurs 2021 et 2022 sont représentées par des symboles car le champ des dépenses observées par l?enquête Antipol a sensiblement évolué lors de ces deux
millésimes. Les montants collectés pour les années 2021 et 2022 ne sont donc pas directement comparables à ceux relevés entre 2012 et 2020.
Lecture: Sur la période 2012-2020, les dépenses globales antipollution ont augmenté de 18 % dans la région.
Champ: Provence-Alpes-Côte d?Azur, industries extractives, industrie manufacturière (y compris artisanat commercial) et énergie, établissements de 20 salariés ou plus.
Sources: Insee, enquêtes sur les investissements pour protéger l'environnement (Antipol) de 2012 à 2022.
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8260683?sommaire=8184290
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8260683?sommaire=8184290
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8260683?sommaire=8184290
https://www.insee.fr/fr/statistiques/7672582
https://www.insee.fr/fr/statistiques/7672582
https://www.insee.fr/fr/statistiques/5349880
https://www.insee.fr/fr/statistiques/5349880
https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/etat-de-l-environnement-industriel-paca-2023-a15467.html
https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/etat-de-l-environnement-industriel-paca-2023-a15467.html