Un quart des surfaces consommées entre 2011 et 2020 sont dédiées aux activités économiques
GAUDY Lisa ;MEREAU Benjamin
Auteur moral
Institut national de la statistique et des études économiques (France). Direction régionale (Marseille)
Auteur secondaire
Résumé
<p>En Provence-Alpes-Côte d'Azur, plus de 13 000 hectares d'espaces naturels, agricoles et forestiers ont été consommés entre 2011 et 2020. Près d'un quart - 3 100 hectares - l'ont été pour l'activité économique. Les bureaux (y compris administrations et santé) et les parcs photovoltaïques au sol représentent à eux seuls près de la moitié de la surface totale consommée par l'activité économique sur cette période. Le secteur des bureaux consomme de l'espace de façon homogène sur l'ensemble du territoire régional. Pour la moitié des intercommunalités de la région, ce secteur est le premier consommateur d'espace lié à l'activité économique. Presque aussi élevée, la consommation d'espace par le photovoltaïque se concentre quant à elle sur un petit nombre de communes, principalement des Alpes-de-Haute-Provence. Moins consommateurs au niveau régional, le transport-entreposage et l'hébergement-restauration ont toutefois nettement contribué à la consommation d'espace dans certaines intercommunalités. Tous secteurs confondus, les dynamiques de consommation d'espace liée à l'activité ne s'affaiblissent pas durant la dernière décennie.</p>
Editeur
INSEE PACA
Descripteur Urbamet
marché foncier
;occupation du sol
;règles d'utilisation du sol
Descripteur écoplanete
politique de développement durable
Thème
Aménagement du territoire
;Aménagement rural
;Aménagement urbain
;Foncier - Propriété
;Économie - Société
;Risques
Texte intégral
En partenariat avec?:
PROVENCE-ALPES-CÔTE D?AZUR
Un quart des surfaces consommées
entre2011 et 2020 sont dédiées
auxactivités économiques
La loi «Climat et résilience», complétée
par la loi du 20 juillet 2023, enjoint les
régions à diminuer leur consommation
d?espace. Pour se conformer à cette
loi, le Schéma régional d?aménagement,
de développement durable et d?égalité
des territoires (SRADDET) de Provence-
Alpes-Côte d?Azur vise une réduction de
54,5% de la consommation d?espace
sur la période 2021-2030 par rapport
à la décennie 2011-2020 encadré.
La consommation d?espace mesure la
conversion d?espaces naturels, agricoles
ou forestiers en espaces urbanisés, que les
parcelles cadastrales aient été totalement
ou seulement partiellement artificialisées
méthode. Plus de 13000 hectares
ont été consommés dans la région entre
2011 et 2020 inclus. Depuis 2021, la
consommation d?espace se poursuit au
même rythme que durant la décennie
précédente. Ainsi en trois ans, les deux
tiers de l?objectif fixé pour la décennie
2021-2030 ont déjà été consommés (avec
3880 hectares consommés sur la seule
période 2021-2023).
Cette étude est issue d?un partenariat entre l?Insee, la direction régionale
de l?environnement, de l?aménagement et du logement (DREAL) et la Région
Provence-Alpes-Côte d?Azur.
En Provence-Alpes-Côte d?Azur, plus de 13000hectares d?espaces naturels,
agricoles et forestiers ont été consommés entre 2011 et 2020. Près d?un
quart ? 3100 hectares ? l?ont été pour l?activité économique. Les bureaux
(y compris administrations et santé) et les parcs photovoltaïques au sol
représentent à eux seuls près de la moitié de la surface totale consommée
par l?activité économique sur cette période.
Le secteur des bureaux consomme de l?espace de façon homogène sur
l?ensemble du territoire régional. Pour la moitié des intercommunalités de
la région, ce secteur est le premier consommateur d?espace lié à l?activité
économique. Presque aussi élevée, la consommation d?espace par le
photovoltaïque se concentre quant à elle sur un petit nombre de communes,
principalement des Alpes-de-Haute-Provence. Moins consommateurs au
niveau régional, le transport-entreposage et l?hébergement-restauration ont
toutefois nettement contribué à la consommation d?espace dans certaines
intercommunalités.
Tous secteurs confondus, les dynamiques de consommation d?espace liée à
l?activité ne s?affaiblissent pas durant la dernière décennie.
Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d?Azur ? n° 144 ? Juin 2025
Habitat
(64,7 %)
Usages de la
consommation d?espace
Activité
(23,5 %)
Inconnu
(2,7 %)
Infrastructure
(6,4 %)
Mixte
(2,7 %)
Bureaux (24,2 %)
Parcs photovoltaïques
au sol (22,7 %)
Industrie (hors photovoltaïque)
(14,5 %)
Commerce (13,6 %)
Transport-entreposage (8,6 %)
Hébergement-restauration (4,7 %)
Autres (6,3 %)
Non sectorisé (5,4 %)
Sectorisation de la consommation
d'espace liée à l'activité
Note: La catégorie «Autres» regroupe les secteurs de l?agriculture et de la construction.
Lecture: Dans la région Provence-Alpes-Côte d?Azur, la consommation liée à l?activité représente 23,5% de la
consommation d?espace entre 2011 et 2020. Au sein de la consommation par les activités économiques, la part
consommée par les bureaux (y compris administrations et santé) est de 24,2%.
Sources: Cerema, fichiers fonciers de début 2011 à fin 2020, traitements Insee Provence-Alpes-Côte d?Azur.
1. Répartition de la consommation d?espace par usage et sectorisation
de l?usage activité, entre 2011 et 2020
Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d?Azur ? n° 144 ? Juin 2025
L?activité économique représente
un quart de l?espace consommé
entre 2011 et 2020, loin derrière
l?habitat
Entre 2011 et 2020, en Provence-Alpes-Côte
d?Azur, 3100 hectares ont été consommés
pour l?activité économique, soit 23,5%
de la consommation d?espace totale sur
la période. Cette surface consommée est
équivalente à la superficie d?une commune
comme La Ciotat (31km²). Commeau
niveau national, la consommation
d?espace liée à l?activité économique
est inférieure à celle dédiée à l?habitat,
majoritaire. Cettedernière représente
dans la région 64,7% des surfaces
consommées entre 2011 et 2020 (soit
8550 hectares) figure1. Lacroissance
de la population et la diminution de la
taille des ménages sont les principaux
facteurs explicatifs de cette consommation
d?espace pour l?habitat. La progression du
nombre de résidences secondaires joue
également un rôle important dans la région
[Méreau et Oujia, 2023].
Les routes, les voies ferrées, les usages
mixtes et les surfaces non classées
représentent au total environ 12% de la
consommation d?espace. Cette part est
relativement homogène dans la région.
Le poids de la consommation d?espace
liée à l?activité est inégal sur le territoire
régional. Dans les Alpes-de-Haute-
Provence, l?activité économique est
le premier facteur de consommation
d?espace entre 2011 et 2020 (52% de la
consommation totale). Dans les autres
départements de la région, son poids
s?échelonne de 13% dans les Alpes-
Maritimes à 26% dans les Bouches-du-
Rhône. À l?échelle des intercommunalités,
il varie de moins de 10% (communauté
de communes Lacs et Gorges du Verdon,
communauté de communes Serre-Ponçon
Val d?Avance par exemple) à plus de 40%
dans cinq intercommunalités figure2.
Comme en France métropolitaine, la
consommation d?espace liée à l?activité
économique est nettement plus concentrée
sur le territoire que la consommation liée
à l?habitat. En Provence-Alpes-Côte d?Azur,
10% des communes représentent à elles
seules plus de 80% de la consommation
d?espace liée à l?activité économique. À titre
de comparaison, les 10% de communes
les plus consommatrices pour l?habitat
représentent 50% de la consommation
d?espace liée à cet usage.
Les bureaux et les parcs
photovoltaïques au sol sont
lessecteurs les plus consommateurs
En ventilant la consommation d?espace
liée à l?activité en huit grands secteurs,
celui des bureaux en représente 24%
entre 2011 et 2020, soit 750 hectares
méthode. Ce secteur, qui inclut des
services publics (administrations publiques,
établissements publics d?enseignement,
services publics hospitaliers, etc.), est le
principal secteur consommateur d?espace
lié à l?activité économique pour la moitié
des intercommunalités régionales. C?est
également le secteur le plus employeur de
la région et celui qui a connu la plus forte
hausse d?emploi salarié sur la décennie.
Les parcs photovoltaïques au sol
représentent également près d?un
quart (23%) de la consommation
d?espace liée à l?activité sur la décennie
2011-2020. Lessecteurs de l?industrie
(hors photovoltaïque) et du commerce
viennent ensuite avec environ 15%
de la consommation d?espace liée à
l?activité économique chacun. Suivent
les secteurs du transport-entreposage,
de la construction, et de l?hébergement-
restauration (respectivement 9%, 6% et
5%). La consommation d?espace pour
l?agriculture, correspondant aux parcelles
ayant au moins un bâtiment agricole, est
marginale (0,2%).
Les parcs photovoltaïques au sol
ont une emprise spatiale marquée
dans les Alpes-de-Haute-Provence
Dans la région, la consommation
d?espace liée à l?activité économique des
deux secteurs les plus consommateurs
Poids (en %)
0 12 23,5 40 60
©
IG
N
-
In
se
e
20
25
Nombre d'hectares
1 040
350
115
Note: Dans le cas des zones d?emploi à cheval sur plusieurs régions, les données concernent uniquement la partie
régionale.
Lecture: Dans la Métropole Aix-Marseille-Provence, la consommation d?espace liée à l?activité est de 1041hectares entre
2011 et 2020. Elle représente 26,8% de la consommation d?espace durant cette même période.
Sources: Cerema, fichiers fonciers de début 2011 à fin 2020, traitements Insee Provence-Alpes-Côte d?Azur.
2. Poids de l?activité économique dans la consommation d?espace
etnombre d?hectares consommés pour l?activité économique,
parintercommunalité
Encadré? Vers une optimisation du foncier économique existant
La compréhension du tissu économique, de son organisation spatiale et de son empreinte
territoriale permet de mieux orienter les stratégies d?aménagement économique des
collectivités, en cohérence avec les trajectoires de transition écologique et de sobriété
foncière. Les inventaires des zones d?activité économique (ZAE) demandés aux collectivités
depuis la loi «Climat et résilience» apportent une première base de réflexion pour orienter
des stratégies locales, optimiser les filières et les potentiels fonciers déjà existants. À une
échelle opérationnelle, plusieurs projets sur des sites d?activités délaissés démontrent la
capacité des territoires à transformer les lieux au profit d?un aménagement vertueux et de la
création d?emplois, à l?instar du Puits Morandat. Cet ancien site minier accueille aujourd?hui
de nombreuses start-ups engagées dans des technologies vertes et innovantes, au sein d?un
aménagement en phase avec la transition écologique (qualité environnementale, aménagement
paysager, énergies renouvelables).
Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d?Azur ? n° 144 ? Juin 2025
Laconsommation du secteur des bureaux
est répartie de façon assez homogène
sur l?ensemble du territoire. À l?inverse,
la consommation pour l?installation
de panneaux photovoltaïques est très
concentrée géographiquement. Dans les
Alpes-de-Haute-Provence, 500hectares
d?espaces naturels, agricoles ou forestiers
ont été consommés pour mettre en place
des parcs photovoltaïques au sol, soit
plus des deux tiers de la consommation
d?espace liée à l?activité économique
de ce département entre 2011 et
2020. Les Alpes-de-Haute-Provence
présentent un potentiel important pour
ce type d?installation en raison de leur
faible urbanisation, de la qualité de la
desserte en réseau d?électricité et de
leur relief favorable à l?implantation
de parcs solaires. La mise en place
de ces parcs photovoltaïques s?est
faite essentiellement dans quelques
communes: Les Mées, Valensole,
Gréoux-les-Bains et Curbans. Ces quatre
communes cumulent à elles seules
plus de la moitié de la consommation
régionale pour le photovoltaïque.
Endehors des Alpes-de-Haute-Provence,
la Métropole Aix-Marseille-Provence, avec
des installations de plus petite taille et
davantage dispersées, et la communauté
d?agglomération Provence Verte ont
également une consommation notable
sur la période (respectivement 75 et
60hectares).
La consommation d?espace
par secteur reflète
lesorientations économiques
desintercommunalités
Certains territoires peuvent également
se démarquer avec un secteur qui,
sans être nécessairement le principal
consommateur, pèse plus fortement dans
la consommation d?espace liée à l?activité
économique que ce n?est le cas en
moyenne au niveau régional
? bureaux et parcs photovoltaïques au
sol? suit des logiques territoriales et
économiques différentes.
figure3.
Ainsi, l?hébergement-restauration, qui
représente 5% de la consommation
d?espace liée à l?activité de la région,
peut peser de trois à dix fois plus dans
certaines intercommunalités situées
dans des zones touristiques. C?est le cas
dans diverses intercommunalités de la
Côte d?Azur (Méditerranée Porte des
Maures, Nice Côte d?Azur, Cannes Pays
de Lérins) mais aussi des vallées alpines
(Serre-Ponçon, Alpes Provence Verdon
Sources de Lumière) et de Vaucluse
(Pays d?Apt-Luberon, Les Sorgues du
Comtat, Pays des Sorgues et Monts
de Vaucluse, Vallée des Baux-Alpilles).
Dans la communauté d?agglomération
de Sophia Antipolis, la part de la
consommation d?espace liée aux bureaux
est 2,6fois plus forte que la moyenne
régionale sur la période 2011-2020
(63% contre 24%). La présence de
la technopole de Sophia Antipolis et
l?orientation principalement tertiaire de
ses activités en constituent un facteur
explicatif. Le transport-entreposage est
très présent dans les Bouches-du-Rhône.
LaMétropole Aix-Marseille-Provence et
la communauté d?agglomération Arles
Crau Camargue Montagnette concentrent
69% de la consommation d?espace du
transport-entreposage (contre 36% de
la consommation d?espace sectorisée et
50% des emplois du secteur en 2020).
Pour certaines intercommunalités du Var
(Golfe de Saint-Tropez, Vallée du Gapeau),
le commerce est surreprésenté dans la
consommation d?espace.
La consommation d?espace liée
àl?activité ne faiblit pas durant
ladernière décennie
Entre 2011 et 2020, la consommation
d?espace liée à l?activité économique
est en moyenne d?environ 300hectares
par an. Sur la période, aucune tendance
globale, ni à la hausse ni à la baisse, ne
se dégage: le minimum de la décennie
est atteint en 2013 (200hectares) et le
©
IG
N
-
In
se
e
20
25
Secteur
Bureaux
Commerce
Construction
Industrie (hors photovoltaïque)
Parcs photovoltaïques au sol
Transport-entreposage
Hébergement-
restauration
Note1: Pour certaines intercommunalités (en gris), la consommation d?espace liée à l?activité est trop faible pour être catégorisée par secteur.
Note 2: Pour le calcul du secteur le plus surreprésenté dans la consommation d?espace, le secteur de l?agriculture n?est pas pris en compte étant donné son faible poids au
niveau régional.
Note 3: Dans le cas des zones d?emploi à cheval sur plusieurs régions, les données concernent uniquement la partie régionale.
Lecture: Dans la Métropole Aix-Marseille-Provence, le secteur des bureaux (y compris administrations et santé) est celui qui a consommé le plus d?espace pour l?activité. Dans
la Métropole Aix-Marseille-Provence, le secteur du transport entreposage est le plus surreprésenté: sa part dans la consommation d?espace liée à l?activité est 1,9fois plus
importante que la moyenne régionale.
Sources: Cerema, fichiers fonciers de début 2011 à fin 2020, traitements Insee Provence-Alpes-Côte d?Azur.
3. Secteur d?activité le plus consommateur et secteur d?activité le plus surreprésenté, par intercommunalité
Le plus consommateur Le plus surreprésenté
Non significatif
Insee Provence-Alpes-
Côte d?Azur
17 rue Menpenti
CS 70004
13395 Marseille Cedex 10
Directrice de la
publication?:
Valérie Roux
Rédacteur en chef?:
Nicolas Cochez
Attaché de presse :
Julien Mêlé
Tél. : 06 61 35 63 73
Maquette?:
Luminess SAS
@InseePaca
www.insee.fr
ISSN : 2274-8199
ISSN en ligne : 2417-1395
© Insee 2025
Reproduction partielle
autorisée sous réserve de
la mention de la source et
de l?auteur
maximum en 2015 (400hectares). Tous
les secteurs d?activité n?ont pas connu
la même évolution figure4. Ainsi, la
consommation d?espace pour les parcs
photovoltaïques au sol a doublé entre
la première et la seconde moitié de la
dernière décennie. La consommation
d?espace du secteur des bureaux
(ycompris administrations et santé)
a augmenté jusqu?en 2016 et stagne
depuis. La consommation d?espace
pour l?industrie (hors photovoltaïque)
oscille entre 30 et 50hectares par an.
Latendance de la consommation d?espace
pour le commerce s?inscrit en légère
baisse. Pour le transport-entreposage, la
consommation a ralenti sur les dernières
années de la décennie pour atteindre
son minimum en fin de période. Une
consommation importante est constatée
en milieu de décennie dans la zone du
port de Fos-sur-Mer.
La consommation d?espace est
plus économe pour les bureaux
etlecommerce que pour l?industrie
En moyenne dans la région, 1,5m² de
surface est consommée pour chaque
mètre carré de surface de plancher.
Enraison de logiques de construction
et de contraintes spécifiques, chaque
mètre carré de surface de plancher
nécessite, dans le secteur industriel,
une consommation de terrain trois fois
supérieure à celle observée pour les
commerces ou les bureaux. Ces derniers
peuvent bien plus souvent faire l?objet
de constructions sur plusieurs étages.
Enévolution, les principaux secteurs
d?activité sont moins économes en
fonciersur la fin de la décennie: lasurface
consommée pour chaque mètre carré
de surface de plancher augmente
sensiblement entre les périodes 2012-2014
et 2018-2020. Dans l?industrie, elle est
passée de 4,2m² à 5,2m², et pour les
bureaux, de 1,1 à 1,6m².
Lisa Gaudy, Benjamin Méreau (Insee)
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Bureaux Commerce Construction
Hébergement-restauration Industrie (hors photovoltaïque) Parcs photovoltaïques au sol
Transport-entreposage
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
0
20
40
60
80
100
120
Note: Les évolutions sont lissées sur troisans (moyennes mobiles). Pour 2012 par exemple, il s?agit de la
moyenne de 2011, 2012 et 2013.
Lecture: En moyenne mobile, la consommation d?espace des bureaux (y compris administrations et santé) était
de 65hectares en 2012 contre 78hectares en 2019.
Sources: Cerema, fichiers fonciers de début 2011 à fin 2020, traitements Insee Provence-Alpes-Côte d?Azur.
4. Évolution de la consommation d?espace par secteur
Méthode
La loi «Climat et résilience» du 22 août 2021 apporte une définition générale des processus
d?artificialisation et de désartificialisation dans son article 192. Elle est complétée par la loi du
20juillet 2023. Dans son article 194, elle précise: «?la consommation des espaces naturels,
agricoles et forestiers est entendue comme la création ou l?extension effective d?espaces
urbanisés sur le territoire concerné». La loi prévoit une première étape de réduction de 50% de
la consommation d?espace sur la période 2021-2031 par rapport à la consommation constatée
durant la période 2011-2021.
Les flux de consommation d?espace utilisés dans cette étude, issus du portail de l?artificialisation
(retraitement Cerema à partir des fichiers fonciers), constituent la source d?observation
recommandée pour sa mesure.
Les données de cette étude pour la consommation d?espace ont fait l?objet de traitements
spécifiques par la Direction régionale de l?Insee Provence-Alpes-Côte d?Azur, notamment pour
isoler les parcs photovoltaïques au sol. De ce fait, les résultats de cette étude ne sont pas
directement comparables avec ceux de la publication nationale. La consommation d?espace liée
à l?activité entre 2011 et 2020 est ventilée en huit grands secteurs économiques: agriculture,
parcs photovoltaïques au sol, industrie (hors photovoltaïque), construction, commerce,
transport-entreposage, hébergement-restauration et bureaux (y compris administrations et
santé) et non sectorisé (poste qui regroupe les parcelles dont l?activité économique n?est pas
connue).
Définitions
La consommation d?espace correspond au changement d?usage de parcelles cadastrales
naturelles, agricoles ou forestières, même si une partie du sol reste non artificialisée. L?ensemble
de la parcelle est alors comptabilisé comme consommé, ce qui surestime l?artificialisation
réelle. Parexemple, une parcelle accueillant un bâtiment d?activité (des bureaux, un entrepôt,
ou un magasin, etc.) est considérée entièrement consommée, même si seule une fraction est
effectivement construite et que la parcelle comprend des espaces verts ou des zones non utilisées.
La surface de plancher d?un projet de construction est la somme de toutes les surfaces closes
et couvertes. Par exemple, pour un immeuble de bureaux sur plusieurs niveaux, il s?agit de la
somme des surfaces de chaque étage.
Pour en savoir plus
? Méreau B., Ouija S., «Un ralentissement de la consommation foncière résidentielle par ménage», Insee Analyses no120, novembre2023.
? Pégaz-Blanc O., Khamallah A., «Endixans, les bureaux et services publics ont consommé autant d?espace naturel, agricole ou forestier que
l?industrie», Insee Première no2039, février2025.
en hectares
https://www.insee.fr/fr/statistiques?debut=0&collection=31+112+85+58
https://www.insee.fr/fr/statistiques?debut=0&collection=31+112+85+58
https://www.insee.fr/fr/statistiques?debut=0&collection=31+112+85+58
https://www.insee.fr/fr/statistiques/7720792
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8348849
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8348849