activité (L') de transport augmente au quatrième trimestre 2025 - Note de conjoncture

BAOUER, Achille ; DEFRANCE, Sébastien ; LIMOUSIN, François ; RAGEAU, François ; RIZK, Cyril

Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
"Au 4? trimestre 2025, le volume de la production marchande de transport augmente par rapport au 3? trimestre (+ 0,6 %), à un rythme proche de celui des 2 précédents trimestres. L'activité s'accroît de 2,3 % dans le transport de marchandises et elle progresse de 0,7 % dans le transport de voyageurs. À l'inverse, elle se réduit de 1,1 % dans les autres services de transport. L'effectif total du secteur s'établit à 1 564 300 salariés. Au 4? trimestre 2025, l'emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l'entreposage augmente légèrement (+ 0,2 %, après + 0,2 % au 3? trimestre 2025). L'emploi intérimaire mobilisé par le secteur diminue de nouveau (- 1,2 %, après - 1,0 % au 3? trimestre 2025). À titre de comparaison, dans l'ensemble du secteur privé, les effectifs salariés hors intérimaires sont quasi stables au 4? trimestre 2025 (- 0,1 %), tandis que l'intérim continue de baisser (- 0,2 %, après - 0,3 % au 3? trimestre 2025)." Source SDES
Editeur
Ministères Transition écologique, Aménagement du territoire, Transports, Ville et Logement
Descripteur Urbamet
fret ; économie des transports ; transport de marchandises ; transport routier ; transport de personnes ; marché de l'emploi ; chaîne de transport ; marché des transports ; véhicule utilitaire ; transport maritime ; transport aérien ; transport en commun ; voiture ; carburant ; entreprise de transport ; transport fluvial ; conjoncture ; donnée statistique
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
Texte intégral
L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 AVRIL 2026 Au quatrième trimestre 2025, le volume de la production marchande de transport augmente par rapport au troisième trimestre (+ 0,6 %), à un rythme proche de celui des deux précédents trimestres. L?activité s?accroît de 2,3 % dans le transport de marchandises et elle progresse de 0,7 % dans le transport de voyageurs. À l?inverse, elle se réduit de 1,1 % dans les autres services de transport. L?effectif total du secteur s?établit à 1 564 300 salariés. Au quatrième trimestre 2025, l?emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l?entreposage augmente légèrement (+ 0,2 %, après + 0,2 % au troisième trimestre 2025). L?emploi intérimaire mobilisé par le secteur diminue de nouveau (- 1,2 %, après - 1,0 % au troisième trimestre 2025). À titre de comparaison, dans l?ensemble du secteur privé, les effectifs salariés hors intérimaires sont quasi stables au quatrième trimestre 2025 (- 0,1 %), tandis que l?intérim continue de baisser (- 0,2 %, après - 0,3 % au troisième trimestre 2025). LA PRODUCTION MARCHANDE DE TRANSPORT AUGMENTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Au quatrième trimestre 2025, la production de services de transport par les entreprises résidentes, mesurée par l?indice d?activité des services de transport (IAST), s?accroît de 0,6 % par rapport au troisième trimestre 2025, soit une hausse très proche de celle observée aux deux trimestres précédents. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2019. L?activité des services de transport de marchandises accélère au quatrième trimestre (+ 2,3 %), après une augmentation modérée au troisième trimestre (+ 0,7 %). L?activité s?accroît toujours dans les services de transport de voyageurs, avec + 0,7 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre, en progression depuis le troisième trimestre 2024. Dans les autres services de transport, en revanche, l?activité se replie de 1,1 % ce trimestre après deux hausses consécutives. Sur l?ensemble de l?année 2025, l?activité des services de transports est en hausse de 1,7 %. Cette croissance est similaire, quelle que soit la grande composante du secteur : elle va de 1,6 % dans les autres services de transport à + 1,8 % dans les transports de voyageurs. Graphique 1 : indice d?activité des services de transport (indices CVS-CJO) Indice 100 en 2021 Source : SDES Au quatrième trimestre 2025, l?activité générale, mesurée par le produit intérieur brut, ralentit en France (+ 0,2 %, après + 0,5 %). Toutefois, la consommation en services de transports rebondit (+ 1,0 %, après - 0,3 % au troisième trimestre), notamment dans le ferroviaire. Les dépenses des ménages en matériel de transport augmentent de nouveau (+ 0,8 %, après + 1,0 %), les achats d?automobiles étant portés par le succès du leasing social de véhicules électriques. Au total, en 2025, la consommation des ménages en services de transport augmente de nouveau, à un rythme ralenti par rapport à 2024 (+ 1,8 %, après + 3,7 %). La consommation de matériels de transport est, quant à elle, toujours en baisse (- 2,4 %, après - 0,6 % en 2024) Au quatrième trimestre 2025, la valeur ajoutée en volume des services de transport se replie de 0,9 %, après un recul de 0,7 % au troisième trimestre. La hausse de la valeur ajoutée de la branche matériels de transport s?interrompt (- 0,1 %) après quatre trimestres consécutifs de croissance. Sur l?ensemble de l?année, la valeur ajoutée des services de transport se replie de 0,8 %, après une hausse modérée en 2024 (+ 0,5 %). À l?inverse, la valeur ajoutée de la fabrication de matériels de transport rebondit (+ 6,2 %). 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 IAST marchandises IAST voyageurs L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 LE FRET TERRESTRE INTÉRIEUR AUGMENTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 52,7 milliards de tonnes-kilomètres transportées ce trimestre, le fret terrestre intérieur, exprimé en tonnes- kilomètres, rebondit au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre (+ 1,8 %). Il avait très peu évolué depuis un an. Le fret national augmente de 1,9 % en un trimestre, alors que le fret international s?accroît un peu moins rapidement (+ 1,1 %). Avec 208,1 millions de tonnes-kilomètres transportées en 2025, le transport terrestre progresse de 0,6 % par rapport à 2024, sans toutefois revenir à son niveau de 2022, son dernier point haut. Graphique 2 : fret terrestre (indices CVS-CJO) Évolution en % (tonnes-kilomètres, T/T-1), en points (PIB) Sources : SDES ; Insee QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Au quatrième trimestre 2025 en France métropolitaine, l?activité intérieure de transport routier de marchandises du pavillon français rebondit, à + 2,1 %, après - 1,1 % au troisième trimestre (données révisées). Mesurée à 42,3 milliards de tonnes-kilomètres en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS- CJO), elle revient à un niveau qui s?inscrit dans la fourchette haute des valeurs trimestrielles observées depuis 2023. Le transport routier de marchandises opéré pour compte d?autrui représente près de 90 % de l?activité intérieure. Il se situe à plus de 37,8 milliards de tonnes- kilomètres au quatrième trimestre, après 37,1 milliards au troisième trimestre (données révisées), soit une hausse de 1,9 %. Le transport pour compte propre progresse, quant à lui, de 3,6 % après une forte baisse au trimestre précédent (- 10,4 % en données révisées). Il s?établit à 4,4 milliards de tonnes-kilomètres, toujours en retrait par rapport au pic à 4,8 milliards du deuxième trimestre 2025. Le nombre de tonnes-kilomètres réalisées entre une origine et une destination situées sur le territoire national représente près de 96 % de l?activité de transport routier intérieur de marchandises au quatrième trimestre 2025. En hausse de 2,1 %, ce transport dit « national » s?établit à 40,5 milliards de tonnes-kilomètres, soit son plus haut niveau depuis 2023. La partie intérieure de l?activité de transport international du pavillon français croît de 1,3 % au quatrième trimestre, après - 4,4 % au troisième trimestre (données révisées). Moins de 1,8 milliard de tonnes-kilomètres ont été parcourues sur le territoire métropolitain au cours du dernier trimestre lors d?un trajet depuis ou vers l?étranger. L?activité du fret ferroviaire augmente de nouveau au quatrième trimestre 2025 (+ 0,6 %), après un net rebond au troisième trimestre (+ 2,6 %). Elle s?établit à 8,8 milliards de tonnes-kilomètres, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, dont un peu moins des deux tiers sur des trajets ayant pour origine et destination le territoire national. Cette hausse est due à la poursuite de la croissance du fret sur les trajets nationaux (+ 1,3 %, après + 2,9 %), alors que le fret se contracte sur les trajets internationaux (- 0,6 %, après + 2,1 %). En 2025, le fret ferroviaire progresse de 6,7 % par rapport à 2024, davantage sur des trajets nationaux (+ 8,1 %) que sur des trajets internationaux (+ 4,4 %). Le trafic ferroviaire bénéficie notamment en 2025 du lancement de plusieurs autoroutes multimodales, telle l?autoroute Cherbourg-Mouguerre reliant l?Espagne aux îles britanniques. Dix nouveaux flux multimodaux se sont ouverts en 2025. Le transport conventionnel est également dynamisé par la bonne campagne céréalière 2025-2026 faisant suite à une très mauvaise campagne en 2024-2025. Graphique 3 : fret terrestre par mode (CVS-CJO) Niveaux en milliards de tonnes-kilomètres Sources : SDES, TRM ; SDES, tous opérateurs ferroviaires ; VNF Avec 1,6 milliard de tonnes-kilomètres transportées au quatrième trimestre 2025, le transport fluvial intérieur, y compris fluviomaritime, augmente de nouveau (+ 3,1 %) après avoir fortement progressé au troisième trimestre (+ 11,8 %). Le trafic international rebondit (+ 10,7 %, après - 2,1 %), alors que le transport national baisse : - 1,3 %, après + 21,8 % au trimestre précédent. Le transport fluvial bénéficie toujours de la bonne récolte céréalière 2025-2026. Le transport de produits agricoles et agroalimentaires représente 32 % du trafic fluvial au quatrième trimestre 2025, contre 23 % un an plus tôt. La deuxième partie de l?année est également marquée par une reprise du transport fluvial de produits pour la construction et les travaux publics. Sur l?ensemble de l?année, le fret fluvial reste néanmoins légèrement en 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 Routier Ferroviaire (échelle de droite) Fluvial (échelle de droite) L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 dessous de son niveau de 2024, que ce soit sur des origines et destinations nationales (- 0,9 %) ou internationales (- 0,6 %). Le transport d?hydrocarbures par oléoduc recule au quatrième trimestre 2025 (- 3,9 %), après deux trimestres en hausse. Dans le transport routier, le prix de revient du transport longue distance (pour un ensemble articulé jusqu?à 44 tonnes) augmente au quatrième trimestre 2025 (+ 0,3 %), plus faiblement qu?au trimestre précédent (+ 1,0 %). Le ralentissement de la hausse de l?indice du gazole professionnel (+ 0,9 %, après + 3,6 %) explique cette évolution. L?indice de la maintenance (+ 0,4 %) est également en hausse. Les autres indices sont stables ou en faible augmentation. Au quatrième trimestre 2025, les prix de production du transport routier augmentent de nouveau modérément, de 0,6 % après une hausse de 0,3 % au troisième trimestre. Ceux du transport ferroviaire de fret diminuent de 1,3 %, après - 0,3 % au trimestre précédent. Les prix du transport fluvial rebondissent (+ 0,4 %) après une baisse prononcée au troisième trimestre (- 3,9 %). LES VENTES DE CAMIONS SONT EN FORTE HAUSSE Au quatrième trimestre, les ventes de poids lourds neufs augmentent, à 12 400 unités (+ 4,4 %). Les immatriculations de camions sont en hausse prononcée (+ 12,1 %) alors que celles des tracteurs routiers diminuent (- 2,2 %). En moyenne sur l?année, les ventes de camions et tracteurs routiers sont proches de leur niveau de long terme. Les immatriculations de bus et cars augmentent ce trimestre (+ 17,7 %). 93 100 véhicules utilitaires légers neufs ont été immatriculés ce trimestre, soit une légère baisse de 1,1 % (données CVS-CJO). Ce niveau est bien en dessous de la moyenne trimestrielle sur les dix dernières années (102 500 immatriculations). Graphique 4 : immatriculations de véhicules utilitaires neufs Nombre d?immatriculations, en milliers (CVS-CJO) Champ : France. Source : SDES, RSVERO L?ACTIVITÉ PORTUAIRE PROGRESSE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025, CONFIRMANT UNE ANNÉE ORIENTÉE À LA HAUSSE Au quatrième trimestre 2025, le trafic de marchandises transitant par les grands ports de commerce métropolitains augmente de 4,2 % par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 74,2 millions de tonnes (tare incluse), en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Sur l?ensemble de l?année 2025, le trafic s?inscrit en hausse de 2,7 % par rapport à 2024, soutenu notamment par les trafics d?hydrocarbures (+ 4,7 %) et de céréales (+ 6,8 %). Le trafic de conteneurs progresse légèrement (+ 1,1 %), après une forte hausse l?année précédente. À l?inverse, le trafic roulier recule (- 2,3 %). Au quatrième trimestre 2025, le trafic entrant dans les principaux ports français augmente de 3,7 %, pour atteindre 48,0 millions de tonnes, porté par la progression des vracs liquides (+ 6,6 %), qui représentent un peu plus de la moitié des tonnages entrants. Le trafic sortant progresse également (+ 5,1 %), soutenu par les expéditions de produits pétroliers raffinés et de céréales. La hausse des trafics de céréales s?explique par la combinaison d?une bonne campagne céréalière et d?exportations dynamiques vers les pays partenaires. Au quatrième trimestre 2025, le trafic total augmente dans le port d?Haropa (+ 2,8 %), porté par les conteneurs et les céréales. Dans le même temps, la hausse des trafics d?hydrocarbures soutient l?activité des ports de Dunkerque (+ 10,3 %) et de Nantes Saint-Nazaire (+ 14,7 %). À l?inverse, le trafic du port de Calais recule (- 2,0 %), en lien avec la baisse du roulier transmanche. Le port de Marseille enregistre une quasi-stabilité (- 0,1 %). Sur l?ensemble de l?année 2025, le trafic total du port d?Haropa progresse (+ 1,9 %), soutenu par les vracs solides et les conteneurs. Le trafic de Marseille rebondit (+ 4,9 %), porté par les produits pétroliers. En 2025, le trafic des ports de Nantes Saint-Nazaire (+ 4,3 %) et de Dunkerque (+ 4,6 %) progresse, en lien avec la hausse des importations de GNL. À Dunkerque, cette évolution est renforcée par l?augmentation du trafic de conteneurs. De son côté, le trafic du port de Calais recule (- 3,1 %) pour la deuxième année consécutive, en raison du repli du trafic transmanche de marchandises. 75 80 85 90 95 100 105 110 115 120 125 130 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 Poids lourds neufs Véhicules utilitaires légers neufs (éch. droite) L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 5 : trafic des ports maritimes (CVS-CJO) Niveaux en millions de tonnes Champ : grands ports maritimes de métropole (GPM) et port de Calais. Source : SDES Au quatrième trimestre 2025, les prix du transport maritime de fret baissent de nouveau, de 4,4 % après - 3,4 % au troisième trimestre 2025. Après cinq trimestres de recul, ils sont à leur plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2020. La réorganisation des routes maritimes liées au contexte géopolitique, notamment en mer Rouge, avait conduit à de fortes hausses des prix en 2024. En 2025, ces tensions sont retombées et les prix ont diminué. LE FRET AÉRIEN RECULE Le fret aérien transitant dans les 25 principaux aéroports de France se replie au quatrième trimestre (- 1,2 %), après deux trimestres de progression. En un an, le fret aérien s?est contracté de 1,1 % et revient pratiquement à son niveau de 2022. Les prix du transport aérien de fret rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 7,1 %) après avoir diminué les trois trimestres précédents. Au total, les prix du fret aérien restent inférieurs de 4,7 % à leur niveau du quatrième trimestre 2024, un an auparavant. LA CROISSANCE DU TRANSPORT COLLECTIF TERRESTRE DE VOYAGEURS SE POURSUIT Le transport collectif terrestre intérieur de voyageurs (hors transports en commun urbains de province et transports routiers de voyageurs par autocar) est en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après + 0,7 % au troisième trimestre. C?est le quatrième trimestre consécutif de hausse. Avec 24,7 milliards de voyageurs-kilomètres transportés, le trafic de voyageurs par voie ferroviaire hors Île-de-France augmente de nouveau au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), soit une année de hausse ininterrompue. Il atteint ainsi un niveau inédit. Cette progression est portée par l?ensemble des réseaux : le trafic des trains à grande vitesse augmente de 2,0 %, après + 2,3 % au trimestre précédent. Sur les lignes classiques, trains Intercités et trains sous convention des conseils régionaux, il s?accroît de 2,2 %, malgré les travaux engagés depuis cet été sur la ligne Intercités la plus fréquentée, Paris - Limoges - Toulouse, qui réduisent l?offre de transport à 70 % de son niveau habituel. Au total, le nombre de voyageurs-kilomètres transportés sur le réseau hors Île-de-France augmente de 2,4 % en 2025 par rapport à 2024, établissant un nouveau record de fréquentation. Graphique 6 : transport ferré de voyageurs hors Île- de-France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres En Île-de-France, la croissance du transport collectif de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après un trimestre en léger repli (- 0,3 %). Cette évolution du nombre de voyageurs-kilomètres est le fruit d?une nette progression du trafic sur le réseau des trains sous convention Île-de-France Mobilités opérés par la SNCF (+ 3,3 % ce trimestre, après - 0,5 % au précédent) et d?une hausse plus modérée sur le réseau RATP (+ 1,0 %). Sur ce dernier, le nombre de voyageurs-kilomètres, qui stagnait lors des deuxième et troisième trimestres 2025, repart à la hausse au quatrième trimestre. Sur le réseau ferré (métro et RER), le trafic augmente de 1,4 % au quatrième trimestre, après avoir reculé de 0,5 % au trimestre précédent, pénalisé par des travaux qui ont réduit temporairement l?offre de transport. Le trafic rebondit de 2,7 % sur le réseau du métro après deux trimestres en baisse. Sur le RER, il diminue faiblement (- 0,3 %), après avoir augmenté les trimestres précédents. En un an, la fréquentation des transports en commun franciliens opérés par la RATP et la SNCF augmente de 3,7 %. Cette hausse est concomitante à la mise en place d?une tarification simplifiée en introduisant deux tickets uniques pour les voyageurs occasionnels, facilitant ainsi l?accès aux transports en commun dans toute la région. Par ailleurs, l?extension du réseau au cours de l?année 2024 (lignes 11, 14, RER E?) produit ses pleins effets en 2025. Selon les résultats provisoires de l?Union des transports publics et ferroviaires, la fréquentation des transports publics urbains de province augmente légèrement au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Cette évolution modérée marque le retour à une croissance normale, après la fin du rebond de la fréquentation post-Covid. Le trafic sur les 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Trains à grande vitesse Trains hors grande vitesse L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 réseaux desservant plus de 250 000 habitants reste plus dynamique que sur celui des réseaux de plus petite taille. Graphique 7 : transport en commun urbain en Île-de- France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres Source : SDES, d?après RATP, SNCF LE TRANSPORT AÉRIEN REBONDIT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 46,1 millions de voyageurs transportés, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, le transport aérien de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,4 %), après un repli de 0,6 % au troisième trimestre. La croissance trimestrielle du transport aérien de passagers en France au quatrième trimestre est due à une nette hausse du nombre de voyageurs transportés sur des liaisons internationales (+ 1,5 %, après - 0,5 % au troisième trimestre 2025) conjuguée à une augmentation plus modérée du trafic sur les liaisons intérieures (+ 0,8 %). Le trafic aérien passé dans les aéroports de France s?établit à 182,9 millions de passagers en 2025, contre 177,1 millions l?année précédente. Cette hausse de 3,0 % en un an est due à une croissance de 3,8 % du trafic sur des liaisons internationales alors que le transport intérieur recule de 1,1 %. Graphique 8 : transport aérien de voyageurs (CVS-CJO) Millions de voyagers Sources : SDES, d?après DGAC ; ADP L?ACTIVITÉ DES AUTRES SERVICES DE TRANSPORT SE CONTRACTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 L?activité des autres services de transport, mesurée par l?indice d?activité des services de transport, diminue de 1,1 % au quatrième trimestre 2025, après + 0,2 % au troisième trimestre. Ce repli au quatrième trimestre 2025 est notamment dû au net recul de l?activité dans la messagerie-fret express et organisation des transports, première composante des autres services de transports, avec - 3,6 %. L?activité de l?entreposage et stockage est également en baisse (- 0,3 %). L?activité est en hausse dans les autres composantes des autres services de transport : elle s?accroît notamment de 1,8 % dans les services auxiliaires des transports terrestres, de 0,8 % dans les services auxiliaires des transports aériens. En un an, l?activité des autres services de transport s?accroît de 1,6 %, soutenue par la messagerie-fret express (+ 4,3 %) et l?entreposage et stockage (+ 1,4 %). Seule l?activité des services auxiliaires au transport terrestre se réduit en 2025 (- 3,4 %). Au quatrième trimestre 2025, les prix de la messagerie-fret express rebondissent (+ 0,8 %) après avoir diminué au troisième trimestre. En revanche, la baisse des prix de l?entreposage s?accélère (- 0,9 %, après - 0,3 %). Les prix de la manutention reculent (- 1,1 %) après sept trimestres consécutifs en hausse. L?ESSOR DES VENTES DE VOITURES ÉLECTRIQUES SE POURSUIT Les immatriculations de voitures neuves sont en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,3 %), après + 0,4 % au troisième trimestre. 421 600 voitures particulières neuves ont été immatriculées ce trimestre. Les motorisations essences (hors hybrides) et diesel (hors hybrides) sont en baisse (- 7,9 % et - 2,3 %). Les hybrides non rechargeables sont quasi stables (- 0,4 %). Les immatriculations de véhicules électriques sont en hausse ce trimestre (+ 11,5 %), en lien avec le lancement d?un deuxième leasing social en cette fin d?année. Les 0 5 10 15 20 25 30 35 40 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Intérieur International L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 immatriculations de véhicules hybrides rechargeables sont en forte hausse (+ 21,2 %), des achats ayant pu être anticipés en raison de l?augmentation du malus masse au 1er janvier 2026. 94 400 voitures électriques ont été immatriculées ce trimestre, soit 22,4 % des voitures neuves. Au total en 2025, le record de ventes d?électriques a été dépassé : 332 000 voitures électriques ont été vendues, soit 19,8 % des immatriculations annuelles. Le nombre d?immatriculations de véhicules particuliers neufs reste toutefois nettement en dessous de son niveau de 2019, avant la crise sanitaire. Graphique 9 : immatriculations de voitures particulières neuves (CVS-CJO) Nombre de véhicules, en milliers Champ : France. Source : SDES, RSVERO LA CIRCULATION REPART À LA HAUSSE Sur le réseau national, la circulation rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un repli de 1,6 % au troisième trimestre. Sur le réseau concédé, le trafic augmente plus fortement (+ 1,8 %). Ce rebond est dû à une plus forte circulation des véhicules légers (+ 2,2 %, après - 3,5 %), alors que le trafic des véhicules poids lourds diminue légèrement (- 0,5 %), après deux trimestres de croissance. Sur l?ensemble de l?année, le trafic est en hausse de 1,3 % sur le réseau national et de 1,5 % sur le réseau concédé. Les livraisons de carburant, en tonnes équivalent pétrole, rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un recul prononcé au troisième trimestre (- 1,9 %). Cette évolution est due à un fort rebond des livraisons d?essence (+ 3,3 %, après - 1,3 %), conjugué à une stabilisation de celles de gazole (+ 0,1 %). En un an, les livraisons de carburant ont très peu évolué (- 0,2 %), la hausse des livraisons d?essence (+ 6,3 %) étant compensée par la baisse continue des livraisons de gazole (- 2,9 %). Graphique 10 : circulation routière et livraisons de carburant (CVS-CJO) Millions de tonnes équivalent pétrole, indice de circulation base 1 en 2001, en moyenne annuelle RRN = réseau routier national. Sources : SDES, d?après Cerema ; Asfa ; CPDP Au quatrième trimestre 2025, le prix trimestriel moyen du baril de Brent exprimé en euros baisse de nouveau (- 7,9 %) après avoir reculé de 1,8 % au troisième trimestre. Sur la même période, le coût du carburant routier à destination des professionnels du transport de marchandises, mesuré par l?indice du Comité national routier, augmente, de 0,9 % au quatrième trimestre, après + 3,6 % au trimestre précédent. Sur l?année, le reflux du prix du Brent s?est confirmé (- 17,6 %) et le coût du gazole payé par les entreprises du transport routier de marchandises se replie de 5,1 %. LES CRÉATIONS « CLASSIQUES » D?ENTREPRISES SE REDRESSENT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 3 588 nouvelles entreprises au quatrième trimestre 2025, en données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières, les créations « classiques » d?entreprises dans le secteur des transports et de l?entreposage, hors immatriculations de micro- entrepreneurs, rebondissent (+ 0,9 %), après une baisse au troisième trimestre (- 2,9 %). Ces créations d?entreprises sont un peu moins dynamiques que dans l?ensemble des secteurs (+ 1,6 %, après 2,0 % au troisième trimestre). Sur un an, les créations d?entreprises hors micro-entrepreneurs diminuent nettement dans les transports et l?entreposage (- 5,4 %), alors qu?elles poursuivent leur croissance dans l?ensemble des secteurs. Au quatrième trimestre 2025, les défaillances d?entreprises rebondissent fortement dans les transports et l?entreposage (+ 20,1 %), après une nette baisse au trimestre précédent (- 21,0 %). Elles reviennent ainsi à un niveau très élevé, seulement dépassé au deuxième trimestre 2025, où près de 900 défaillances avaient été enregistrées dans le secteur. Dans l?ensemble des secteurs, le nombre de défaillances augmente également (+ 6,3 %, après - 6,1 %). Sur l?ensemble de 2025, 3 219 défaillances ont été publiées dans les transports et l?entreposage, soit une hausse de 7,2 % en un an. L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 11 : démographie des entreprises de transport (CVS-CJO) Nombre d?entreprises Sources : Insee ; Banque de France L?EMPLOI SALARIÉ HORS INTÉRIM DU SECTEUR DES TRANSPORTS ET DE L?ENTREPOSAGE AUGMENTE LÉGÈREMENT (+ 0,2 %) Au quatrième trimestre 2025, l?emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l?entreposage augmente légèrement (+ 0,2 %, comme au troisième trimestre 2025). L?effectif du secteur (hors intérimaires) s?établit à 1 463 400 salariés. Ce même trimestre, 100 900 emplois intérimaires ont été salariés dans le secteur (- 1,2 % par rapport au troisième trimestre). Au total, on compte 1 564 300 salariés dans les transports et l?entreposage. Les créations nettes d?emploi sont de nouveau dynamiques dans les activités de manutention et d?entreposage (+ 1,3 %, soit + 2 000 emplois). L?emploi augmente de nouveau dans l?organisation du transport de fret (+ 0,7 %, soit + 900 emplois), les transports terrestres de voyageurs (hors ferroviaire) (+ 0,4 %, soit + 1 200 emplois), l?exploitation des infrastructures (+ 0,3 %, soit + 400 emplois). Il est quasi stable dans le transport aérien (+ 0,2 %, soit + 100 emplois). Dans le transport routier de fret (TRF), plus gros employeur du secteur avec 429 300 salariés, l?emploi se redresse légèrement ce trimestre (+ 0,2 %, soit + 700 emplois) après sept trimestres de quasi-stabilité. À l?inverse, l?emploi est quasi stable dans le transport ferroviaire (- 0,2 %, soit - 200 emplois). Au quatrième trimestre 2025, dans le secteur des transports et de l?entreposage, le taux d?emplois vacants ? rapport entre les emplois vacants d?une part, et la somme des postes occupés et des emplois vacants d?autre part ? s?établit à 1,2 % (contre 2,4 % dans l?ensemble du secteur privé). Le coût horaire du travail dans le secteur des transports et de l?entreposage, mesuré par l?ICT ? coût horaire, augmente de 2,0 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Il avait augmenté de 2,1 % au trimestre précédent, en glissement annuel. Sur le marché du travail, le nombre de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) dans les métiers du transport et de la logistique diminue au quatrième trimestre 2025 (- 0,3 %), après avoir augmenté au trimestre précédent (+ 2,4 %). Le nombre total de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) est de nouveau en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 1,0 %, après + 1,5 % au troisième trimestre 2025). LES SOLDES SUR LA DEMANDE ET L?ACTIVITÉ PRÉVUES S?AMÉLIORENT EN MARS 2026 DANS LE TRANSPORT ROUTIER DE MARCHANDISES Dans le transport routier de marchandises, le solde d?opinion sur la demande prévue, qui s?était fortement dégradé en février 2026, se redresse en mars mais reste bien en dessous de sa moyenne de long terme. L?activité prévue est également sujette à de fortes évolutions au premier trimestre 2026, illustrant l?incertitude sur les perspectives d?activité en raison des crises internationales en cours. Elle reste en dessous de son niveau de long terme. Le solde sur les perspectives générales du secteur s?est dégradé au cours du premier trimestre 2026, et se rapproche de son niveau de septembre 2025, son précédent point bas. Graphique 12 : conjoncture dans le transport routier de marchandises et la messagerie (indices CVS-CJO) Soldes d?opinion en % Source : Insee, enquête mensuelle de conjoncture dans les services L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Séries statistiques des transports de marchandises (1) Sources : SDES, TRM ? Insee ; SDES, collecte réglementaire auprès des opérateurs ferroviaires ; VNF / unité : milliards de tonnes- kilomètres, transport intérieur y compris fluviomaritime et transit. (2a) Sources : DGITM puis SDES depuis 2016 / unité : millions de tonnes. (2b) Sources : ADP et DGAC / unité : millions de tonnes. (3) Source : DGEC / unité : millions de tonnes-kilomètres. Cette série ne comprend que les trois principaux réseaux d?oléoducs et diffère donc de celle publiée par le SDES dans les comptes annuels. Annuelle Transport intérieur de marchandises (1) Total fret terrestre intérieur 208,1 52,7 0,6 - 0,2 - 0,2 0,1 - 0,2 1,8 National 185,3 47,0 0,5 - 0,3 - 0,1 0,1 - 0,1 1,9 International 22,9 5,8 1,1 0,1 - 0,7 0,6 - 0,5 1,1 Fret routier intérieur total 167,4 42,3 - 0,5 - 0,4 - 0,9 0,2 - 1,1 2,1 Routier national 160,1 40,5 - 0,4 - 0,4 - 0,6 0,1 - 1,0 2,1 Routier international 7,3 1,8 - 3,8 - 0,3 - 5,8 1,5 - 4,4 1,3 Routier compte d'autrui 149,4 37,8 - 0,1 - 0,2 - 1,0 - 0,7 0,1 1,9 Routier compte propre 18,0 4,4 - 3,8 - 2,5 0,1 8,1 - 10,4 3,6 Courte distance (moins de 150 km) 38,3 9,6 0,0 1,7 - 0,1 0,3 - 0,8 0,6 Longue distance (150 km et plus) 129,0 32,7 - 0,7 - 1,0 - 1,1 0,2 - 1,2 2,5 Fret ferroviaire intérieur total (yc opérateurs privés) 34,8 8,8 6,7 - 0,2 4,6 - 0,4 2,6 0,6 Ferroviaire national 21,6 5,5 8,1 0,5 5,2 - 0,4 2,9 1,3 Ferroviaire international 13,2 3,3 4,4 - 1,2 3,7 - 0,3 2,1 - 0,6 Fret fluvial intérieur total * 6,0 1,6 - 0,8 6,1 - 5,8 1,5 11,8 3,1 Fluvial national 3,6 1,0 - 0,9 4,5 - 5,0 0,4 21,8 - 1,3 Fluvial international 2,4 0,6 - 0,6 8,3 - 6,9 3,0 - 2,1 10,7 Transport maritime total (2a) : activité portuaire 286,8 74,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 Entrées 188,3 48,0 3,2 6,3 0,5 0,5 - 1,7 3,7 Sorties 98,5 26,2 1,8 0,5 4,0 1,9 4,0 5,1 Fret aérien (2b) 2,2 0,6 - 1,1 - 0,2 - 5,0 4,4 1,6 - 1,2 Transport de pétrole brut / produits raffinés par oléoducs* (3) 7 609 1 889 2,8 - 4,1 - 3,7 6,3 1,6 - 3,9 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Séries statistiques des transports de voyageurs (4) Sources : SDES, tous opérateurs ferroviaires, dont SNCF ; RATP / unités : milliards de voyageurs-km. Avertissements : En raison de l?ouverture à la concurrence des réseaux de transports en communs par autobus en Île-de-France, la série des voyageurs-km en Île-de-France est potentiellement plus fragile à partir de ce trimestre. (5a) Sources : ADP ; DGAC / unités : millions de passagers. (5b) Sources : SDES / unité : millions de passagers. Annuelle T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports collectifs terrestres (4) 127,7 32,7 2,7 - 1,2 0,5 1,9 0,7 2,0 Transport en commun Île-de-France 31,3 8,0 3,7 - 1,5 1,5 1,2 - 0,3 2,0 RATP total 17,2 4,3 2,0 1,3 0,6 - 0,1 - 0,1 1,0 RATP métro et RER 14,1 3,5 2,9 1,7 0,8 0,1 - 0,5 1,4 RATP autobus (y.c. tramw ay) 3,1 0,8 - 1,6 - 0,2 - 0,1 - 0,8 1,5 - 0,9 Trains et RER (hors RATP) sous convention Île-de- France mobilités 14,2 3,6 5,7 - 4,9 2,7 2,7 - 0,5 3,3 Transport ferroviaire hors Île-de-France 96,3 24,7 2,4 - 1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 Trains à grande vitesse 68,7 17,7 3,1 - 1,4 0,9 2,2 2,3 2,0 Trains hors grande vitesse 27,7 7,0 0,8 - 0,2 - 1,8 2,2 - 2,0 2,2 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Trafic aérien France entière (PAX) (5a) 182,9 46,1 3,0 0,6 1,1 0,5 - 0,6 1,4 Trafic intérieur 27,0 6,7 - 1,1 - 0,8 0,6 - 1,0 - 1,6 0,8 Métropole intérieur 19,7 4,9 - 2,1 - 1,0 0,6 - 1,6 - 2,6 1,1 dont liaisons radiales (Paris-province) 11,4 2,9 - 1,5 - 3,3 1,1 0,0 - 1,8 1,0 dont liaisons transversales (province-province) 8,2 2,0 - 3,1 2,1 - 0,1 - 3,8 - 3,6 1,4 Trafic international 155,9 39,4 3,8 0,8 1,1 0,8 - 0,5 1,5 Métropole-international 153,4 38,8 3,8 0,8 1,1 0,7 - 0,5 1,6 dont au départ de Paris 90,5 22,9 4,4 1,0 1,0 1,4 - 0,5 1,7 dont au départ de la province 62,9 15,8 2,9 0,5 1,4 - 0,3 - 0,4 1,4 Trafic maritime (principaux ports) (5b) 24,7 6,1 - 1,8 0,8 - 0,7 2,5 - 5,4 2,1 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Autres séries statistiques des transports (6) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. (7) Source : CPDP / unité : millions de tonnes. Livraisons totales en millions de tonnes équivalent pétrole. (8) Sources : Cerema / indice base 1 en 2001 ; Asfa / unité : milliards de véhicules-km. (9) Sources : Insee ; Banque de France. (10) Sources : Insee / base 100 en 2021. (11) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. Annuelle Automobiles (6) Immatriculations neuves 1 673 421,6 - 4,8 4,2 - 1,2 - 4,4 0,4 2,3 Dont moteurs à essence (hors hybrides) 368 80,9 - 30,9 - 9,2 - 7,1 - 10,6 - 6,7 - 7,9 Dont moteurs diesel (hors hybrides) 81 20,7 - 35,4 - 1,3 - 34,6 9,7 2,8 - 2,3 Dont hybrides non rechargeables 727 179,0 21,9 13,1 10,1 - 5,5 0,5 - 0,4 Dont hybrides rechargeables 109 31,9 - 24,8 39,7 - 46,0 31,6 - 9,3 21,2 Dont électriques 332 94,4 10,7 - 3,4 17,2 - 5,8 14,3 11,5 Dont gaz et autres motorisations 56 14,7 - 2,9 1,0 19,0 - 11,3 - 9,2 19,8 Livraisons de carburants (7) 39,5 9,9 -0,2 0,5 0,6 -0,4 -1,9 1,1 Essence 11,8 3,01 6,3 2,6 1,8 1,1 - 1,3 3,3 Gazole 27,2 6,70 - 2,9 - 0,4 0,0 - 1,0 - 2,2 0,1 Circulation routière (8) Indice du réseau routier national 1,25 1,3 1,3 0,5 0,3 1,0 - 1,6 1,1 Trafic du réseau routier national concédé 102,0 25,6 1,5 0,3 0,2 1,9 - 3,0 1,8 Dont véhicules légers 86,8 21,8 1,5 0,2 0,3 2,1 - 3,5 2,2 Dont véhicules poids lourds 15,2 3,8 1,1 0,9 - 0,2 0,6 0,3 - 0,5 Entreprises du transport-entreposage (9) Créations d'entreprises (hors micro-entrepreneurs) 14 232 3 588 - 5,4 - 6,6 - 0,1 6,9 - 2,9 0,9 Défaillances d'entreprises 3 219 853 7,2 11,1 - 6,3 18,8 - 21,0 20,1 La production marchande (10) Indice de production de services - Transports et entreposage 116,8 117,4 3,3 2,1 - 0,3 1,0 0,0 0,4 Indice de chiffre d'affaires (valeur) - Transports et entreposage 123,9 123,5 1,6 1,0 - 0,6 - 0,8 - 0,3 0,0 Immatriculations de véhicules utilitaires (11) Poids lourds neufs 46,2 12,4 - 7,8 - 1,7 - 4,0 - 2,5 8,8 4,4 Dont camions et VASP 23,0 6,1 - 7,7 - 0,6 - 4,0 - 4,4 - 2,9 12,1 Dont tracteurs routiers 23,2 6,2 - 8,0 - 2,9 - 4,1 - 0,5 21,1 - 2,2 Véhicules utilitaires légers neufs 372,4 93,1 - 4,6 - 2,4 0,6 2,8 0,3 - 1,1 Autobus et autocars neufs 6,9 1,8 3,0 - 10,6 13,6 6,3 - 12,3 17,7 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Indice d?activité des services de transport (CVS-CJO)* Indices Évolutions (en %) 2025 2025 2024 2025 Pondération (base 100 en 2021) T4 T4 T1 T2 T3 T4 1 000 Ensemble transport 115,2 116,3 1,7 1,3 0,0 0,6 0,5 0,6 423,6 Transport de marchandises 101,2 103,3 1,7 1,4 0,3 0,2 0,7 2,3 257,6 Transport terrestre de marchandises 99,8 101,3 0,9 0,0 -0,3 -0,6 0,8 1,7 dont terrestre national 100,7 102,2 1,0 -0,3 0,1 -0,8 0,9 1,7 dont terrestre international 93,8 95,5 0,2 2,1 -3,9 1,1 -0,3 2,2 206,6 49.41 Transport routier intérieur (compte d'autrui) 101,6 102,9 -0,1 -0,2 -1,0 -0,7 0,1 1,9 dont routier national 101,3 102,5 0,2 -0,4 -0,4 -0,9 0,2 1,8 dont routier international 108,2 110,4 -5,3 4,9 -12,6 2,6 -3,1 4,1 42,6 49.20 Transport ferroviaire de marchandises 94,8 96,4 6,7 -0,2 4,6 -0,4 2,6 0,6 dont ferroviaire national 100,9 103,3 8,1 0,5 5,2 -0,4 2,9 1,3 dont ferroviaire international 86,3 86,7 4,4 -1,2 3,7 -0,3 2,1 -0,6 8,4 50.40 Transport fluvial de marchandises 82,3 89,4 -0,9 6,1 -5,8 1,5 11,8 3,1 dont fluvial national 76,4 83,6 -1,0 4,5 -5,0 0,4 21,8 -1,3 dont fluvial international 92,8 99,9 -0,6 8,3 -6,9 3,0 -2,1 10,7 10,9 49.50 Transport par oléoducs 106,6 105,9 3,0 -4,1 -3,7 6,3 1,6 -3,9 148,3 50.20 Transports maritimes de marchandises 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 6,7 51.21 Transport aérien de marchandises par les compagnies françaises 110,7 112,4 8,2 4,7 -1,0 3,0 5,3 -2,4 184,8 Transport de voyageurs 152,9 154,9 1,8 0,0 0,1 1,2 0,9 0,7 132,1 49.3 Transport routier de voyageurs et réseaux urbains 135,3 136,7 1,2 0,1 0,0 0,7 1,2 0,3 78,8 49.31 Transports urbains et suburbains de voyageurs 134,7 136,9 2,6 1,3 0,7 1,3 0,9 1,2 20,1 49.32 Transports de voyageurs par taxis 149,8 150,6 0,3 0,0 1,0 -0,3 0,5 0,5 33,2 49.39 Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a 128,0 127,9 -1,6 -2,7 -2,5 0,0 2,7 -1,9 29,8 49.10 Transport ferroviaire de voyageurs (hors Île-de- France) 157,4 161,5 2,4 -1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 4,2 50.10 Transport maritime de voyageurs 213,1 211,8 -1,8 0,8 -0,7 2,5 -5,4 2,1 18,7 51.10 Transport aérien de voyageurs par les compagnies françaises 256,3 259,9 4,3 0,5 0,6 2,0 0,7 0,7 391,6 Services auxiliaires de transport 112,7 112,0 1,6 2,0 -0,4 0,6 0,2 -1,1 77,5 52.10 Entreposage et stockage 98,3 97,6 1,4 -0,5 3,2 -0,8 -0,6 -0,3 11,0 52.24 Services de manutention 111,0 110,8 0,8 -0,4 2,2 -4,3 1,7 0,1 181,2 52.29 Messagerie, fret express, affrètement, organisation des transports 111,0 108,9 4,3 4,2 1,1 0,7 1,3 -3,6 96,2 52.21 Services auxiliaires des transports terrestres 112,9 113,8 -3,4 0,3 -6,1 1,4 -1,7 1,8 12,7 52.22 Services auxiliaires des transports maritimes 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 13,0 52.23 Services auxiliaires des transports aériens 231,2 234,1 3,9 0,1 0,9 1,6 0,5 0,8 Note : l?indice d?activité des services de transport (IAST) répond à un double besoin pour l?analyse conjoncturelle : - apprécier et comparer entre elles, trimestre après trimestre, les évolutions du volume des différents types de services de transport et l?évolution de l?ensemble des transports ; - apprécier l?évolution de ces services de transport dans leur ensemble (branche « transport ») au regard des grands indicateurs macroéconomiques et des comptes nationaux trimestriels. Avertissements : L?indice d?activité des services de transport a fait l?objet de plusieurs évolutions à partir de la publication du 1er trimestre 2024 : - Son champ a été élargi au transport maritime de marchandises. Les pondérations ont été actualisées : leur calcul repose sur les données des comptes nationaux de valeur ajoutée des branches aux prix de base. Celles-ci sont dorénavant calculées en base 2021 (2010 précédemment). - Le suivi de certaines séries a été amélioré par prise en compte de nouvelles données. * Chaque trimestre, les séries corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables sont révisées en raison de l?intégration de nouvelles valeurs des séries brutes dans le calcul des profils saisonniers. En raison des différents chocs conjoncturels liés à la pandémie de Covid-19, cette correction des variations saisonnières et des jours ouvrables entraîne de plus fortes révisions des données d?un trimestre à l?autre sur la période récente. Champ : ensemble des services marchands de transport (compte d?autrui) réalisés par les entreprises résidentes (divisions 49 à 52 de la nomenclature d?activité française NAF rev. 2, à l?exception des transports spatiaux et des activités de poste et de courrier). Source : SDES L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Emploi salarié par secteur d?activité Données CVS ; niveaux en milliers en fin de trimestre Niveau Évolutions T/T-1 (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports et entreposage (hors intérim) - (HZ) 1 463,4 0,3 0,1 0,1 0,2 0,2 49. Transports terrestres et transports par conduites 805,7 0,4 0,2 0,2 0,1 0,2 Transport ferroviaire (49.1, 49.2) 95,0 0,7 -0,1 0,2 0,0 -0,2 Autres transports terrestres de voyageurs (49.3) 276,3 0,7 0,8 0,4 0,4 0,4 dont Transport urbain de voyageurs (49.31Z, 49.32Z) 151,1 0,5 1,0 0,5 0,3 0,8 dont Transport routier de voyageurs (49.39A, 49.39B) 110,3 0,6 0,7 0,2 0,2 0,4 Transport routier de fret et par conduites (49.4, 49.5) 434,4 0,0 -0,1 0,1 0,1 0,2 dont Transports routiers de fret (49.41A, 49.41B, 49.41C, 49.42Z) 429,3 0,1 -0,1 0,1 0,1 0,2 50. Transports par eau 19,8 1,0 0,5 0,5 0,5 -1,0 51. Transports aériens 62,3 0,7 -0,2 0,3 0,3 0,2 52. Entreposage et services auxiliaires des transports 407,4 0,4 -0,2 0,5 0,8 0,8 Manutention, entreposage (52.1, 52.24) 152,5 1,2 -1,4 1,0 1,8 1,3 Services auxiliaires (52.21Z, 52.22Z, 52.3Z) 132,5 0,2 0,7 0,4 0,2 0,3 Organisation du transport de fret (52.29A, 52.29B) 122,5 -0,2 0,2 -0,1 0,2 0,7 53. Activités de poste et de courrier 168,3 -0,3 0,1 -1,2 -1,2 -1,1 Intérim utilisé dans "Transports et entreposage" (HZ) 100,9 -7,8 0,0 0,4 -1,0 -1,2 Transports et entreposage y.c. intérim 1 564,3 -0,3 0,1 0,1 0,1 0,1 Ensemble secteur privé 21 016,5 -0,1 0,0 0,0 -0,1 -0,1 dont intérim utilisé 706,6 -2,3 -0,3 0,0 -0,3 -0,2 Champ : France hors Mayotte. Sources : SDES à partir de Insee, estimations d?emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 MÉTHODOLOGIE Sources Parmi les sources spécifiques au transport, cette publication utilise l?enquête sur le transport routier de marchandises (TRM), l?enquête messagerie, l?enquête auprès des opérateurs de transport ferroviaire, les indices de prix du fret, réalisés par le service des données et études statistiques (SDES), ainsi que des données produites par plusieurs directions du pôle ministériel (DGAC, DGITM) et différents acteurs des transports (opérateurs ferroviaires (OPF), RATP, Air France, ADP, VNF, etc.). Sont aussi mobilisées, sur le champ des transports, les données produites par l?Insee (enquête de conjoncture dans les services, indices de chiffres d?affaires des entreprises des secteurs des transports, etc.), la Dares, France Travail et l?Acoss (pour le marché du travail), la Banque de France (défaillances). Méthode Sauf mention contraire, les évolutions des données sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables Bien souvent, les séries reflétant une activité socio- économique sont sensibles aux saisons. La série corrigée des variations saisonnières (CVS), construite à partir de la série initiale dite « série brute », permet de neutraliser l?effet habituel des saisons pour mieux faire ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions exceptionnelles. Contrairement au « glissement annuel » où, pour éliminer la saisonnalité, on compare un trimestre avec le même trimestre de l?année précédente, la série CVS permet de comparer directement chaque trimestre avec le trimestre précédent. Cela lui confère deux avantages par rapport au glissement annuel. D?une part, l?interprétation d?un trimestre ne dépend que du passé récent et non d?événements survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on détecte tout de suite les retournements et on mesure correctement les nouvelles tendances sans retard, contrairement au glissement annuel qui ne repère les changements de tendance qu?avec retard. La série corrigée des jours ouvrables (CJO) permet de neutraliser l?impact des nombres inégaux de jours ouvrables d?un trimestre à l?autre, de la même façon que la série CVS neutralise l?impact des différentes saisons. La combinaison des CVS et des CJO permet de fournir une information sur l?évolution instantanée des phénomènes économiques, abstraction faite des phénomènes calendaires explicables habituels. La nouvelle valeur de la série brute est intégrée chaque trimestre dans le calcul des profils saisonniers historiques. Les coefficients saisonniers sont donc réestimés chaque trimestre, ce qui peut faire réviser très légèrement la série CVS. La structure des modèles de désaisonnalisation est validée une fois par an. Il en va de même pour la correction des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des séries par famille. Diffusion Des séries longues associées à cette note de conjoncture sont disponibles sur le site internet du SDES : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique Transports/Conjoncture. Achille BAUER, SDES Sébastien DEFRANCE, SDES François LIMOUSIN, SDES François RAGEAU, SDES Cyril RIZK, SDES Directrice de publication : Emmanuelle Walraet Dépôt légal : avril 2026 ISSN : 2557-8510 (en ligne) Commissariat général au développement durable Service des données et études statistiques Sous-direction des statistiques des transports Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr LA PRODUCTION MARCHANDE DE TRANSPORT AUGMENTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Au quatrième trimestre 2025, la production de services de transport par les entreprises résidentes, mesurée par l?indice d?activité des services de transport (IAST), s?accroît de 0,6 % par rapport au troisième trimestre 2025, soit une hausse très proche de celle observée aux deux trimestres précédents. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2019. L?activité des services de transport de marchandises accélère au quatrième trimestre (+ 2,3 %), après une augmentation modérée au troisième trimestre (+ 0,7 %). L?activité s?accroît toujours dans les services de transport de voyageurs, avec + 0,7 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre, en progression depuis le troisième trimestre 2024. Dans les autres services de transport, en revanche, l?activité se replie de 1,1 % ce trimestre après deux hausses consécutives. Sur l?ensemble de l?année 2025, l?activité des services de transports est en hausse de 1,7 %. Cette croissance est similaire, quelle que soit la grande composante du secteur : elle va de 1,6 % dans les autres services de transport à + 1,8 % dans les transports de voyageurs. Graphique 1 : indice d?activité des services de transport (indices CVS-CJO) Indice 100 en 2021 Source : SDES Au quatrième trimestre 2025, l?activité générale, mesurée par le produit intérieur brut, ralentit en France (+ 0,2 %, après + 0,5 %). Toutefois, la consommation en services de transports rebondit (+ 1,0 %, après - 0,3 % au troisième trimestre), notamment dans le ferroviaire. Les dépenses des ménages en matériel de transport augmentent de nouveau (+ 0,8 %, après + 1,0 %), les achats d?automobiles étant portés par le succès du leasing social de véhicules électriques. Au total, en 2025, la consommation des ménages en services de transport augmente de nouveau, à un rythme ralenti par rapport à 2024 (+ 1,8 %, après + 3,7 %). La consommation de matériels de transport est, quant à elle, toujours en baisse (- 2,4 %, après - 0,6 % en 2024) Au quatrième trimestre 2025, la valeur ajoutée en volume des services de transport se replie de 0,9 %, après un recul de 0,7 % au troisième trimestre. La hausse de la valeur ajoutée de la branche matériels de transport s?interrompt (- 0,1 %) après quatre trimestres consécutifs de croissance. Sur l?ensemble de l?année, la valeur ajoutée des services de transport se replie de 0,8 %, après une hausse modérée en 2024 (+ 0,5 %). À l?inverse, la valeur ajoutée de la fabrication de matériels de transport rebondit (+ 6,2 %). 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 IAST marchandises IAST voyageurs L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 LE FRET TERRESTRE INTÉRIEUR AUGMENTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 52,7 milliards de tonnes-kilomètres transportées ce trimestre, le fret terrestre intérieur, exprimé en tonnes- kilomètres, rebondit au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre (+ 1,8 %). Il avait très peu évolué depuis un an. Le fret national augmente de 1,9 % en un trimestre, alors que le fret international s?accroît un peu moins rapidement (+ 1,1 %). Avec 208,1 millions de tonnes-kilomètres transportées en 2025, le transport terrestre progresse de 0,6 % par rapport à 2024, sans toutefois revenir à son niveau de 2022, son dernier point haut. Graphique 2 : fret terrestre (indices CVS-CJO) Évolution en % (tonnes-kilomètres, T/T-1), en points (PIB) Sources : SDES ; Insee QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Au quatrième trimestre 2025 en France métropolitaine, l?activité intérieure de transport routier de marchandises du pavillon français rebondit, à + 2,1 %, après - 1,1 % au troisième trimestre (données révisées). Mesurée à 42,3 milliards de tonnes-kilomètres en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS- CJO), elle revient à un niveau qui s?inscrit dans la fourchette haute des valeurs trimestrielles observées depuis 2023. Le transport routier de marchandises opéré pour compte d?autrui représente près de 90 % de l?activité intérieure. Il se situe à plus de 37,8 milliards de tonnes- kilomètres au quatrième trimestre, après 37,1 milliards au troisième trimestre (données révisées), soit une hausse de 1,9 %. Le transport pour compte propre progresse, quant à lui, de 3,6 % après une forte baisse au trimestre précédent (- 10,4 % en données révisées). Il s?établit à 4,4 milliards de tonnes-kilomètres, toujours en retrait par rapport au pic à 4,8 milliards du deuxième trimestre 2025. Le nombre de tonnes-kilomètres réalisées entre une origine et une destination situées sur le territoire national représente près de 96 % de l?activité de transport routier intérieur de marchandises au quatrième trimestre 2025. En hausse de 2,1 %, ce transport dit « national » s?établit à 40,5 milliards de tonnes-kilomètres, soit son plus haut niveau depuis 2023. La partie intérieure de l?activité de transport international du pavillon français croît de 1,3 % au quatrième trimestre, après - 4,4 % au troisième trimestre (données révisées). Moins de 1,8 milliard de tonnes-kilomètres ont été parcourues sur le territoire métropolitain au cours du dernier trimestre lors d?un trajet depuis ou vers l?étranger. L?activité du fret ferroviaire augmente de nouveau au quatrième trimestre 2025 (+ 0,6 %), après un net rebond au troisième trimestre (+ 2,6 %). Elle s?établit à 8,8 milliards de tonnes-kilomètres, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, dont un peu moins des deux tiers sur des trajets ayant pour origine et destination le territoire national. Cette hausse est due à la poursuite de la croissance du fret sur les trajets nationaux (+ 1,3 %, après + 2,9 %), alors que le fret se contracte sur les trajets internationaux (- 0,6 %, après + 2,1 %). En 2025, le fret ferroviaire progresse de 6,7 % par rapport à 2024, davantage sur des trajets nationaux (+ 8,1 %) que sur des trajets internationaux (+ 4,4 %). Le trafic ferroviaire bénéficie notamment en 2025 du lancement de plusieurs autoroutes multimodales, telle l?autoroute Cherbourg-Mouguerre reliant l?Espagne aux îles britanniques. Dix nouveaux flux multimodaux se sont ouverts en 2025. Le transport conventionnel est également dynamisé par la bonne campagne céréalière 2025-2026 faisant suite à une très mauvaise campagne en 2024-2025. Graphique 3 : fret terrestre par mode (CVS-CJO) Niveaux en milliards de tonnes-kilomètres Sources : SDES, TRM ; SDES, tous opérateurs ferroviaires ; VNF Avec 1,6 milliard de tonnes-kilomètres transportées au quatrième trimestre 2025, le transport fluvial intérieur, y compris fluviomaritime, augmente de nouveau (+ 3,1 %) après avoir fortement progressé au troisième trimestre (+ 11,8 %). Le trafic international rebondit (+ 10,7 %, après - 2,1 %), alors que le transport national baisse : - 1,3 %, après + 21,8 % au trimestre précédent. Le transport fluvial bénéficie toujours de la bonne récolte céréalière 2025-2026. Le transport de produits agricoles et agroalimentaires représente 32 % du trafic fluvial au quatrième trimestre 2025, contre 23 % un an plus tôt. La deuxième partie de l?année est également marquée par une reprise du transport fluvial de produits pour la construction et les travaux publics. Sur l?ensemble de l?année, le fret fluvial reste néanmoins légèrement en 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 Routier Ferroviaire (échelle de droite) Fluvial (échelle de droite) L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 dessous de son niveau de 2024, que ce soit sur des origines et destinations nationales (- 0,9 %) ou internationales (- 0,6 %). Le transport d?hydrocarbures par oléoduc recule au quatrième trimestre 2025 (- 3,9 %), après deux trimestres en hausse. Dans le transport routier, le prix de revient du transport longue distance (pour un ensemble articulé jusqu?à 44 tonnes) augmente au quatrième trimestre 2025 (+ 0,3 %), plus faiblement qu?au trimestre précédent (+ 1,0 %). Le ralentissement de la hausse de l?indice du gazole professionnel (+ 0,9 %, après + 3,6 %) explique cette évolution. L?indice de la maintenance (+ 0,4 %) est également en hausse. Les autres indices sont stables ou en faible augmentation. Au quatrième trimestre 2025, les prix de production du transport routier augmentent de nouveau modérément, de 0,6 % après une hausse de 0,3 % au troisième trimestre. Ceux du transport ferroviaire de fret diminuent de 1,3 %, après - 0,3 % au trimestre précédent. Les prix du transport fluvial rebondissent (+ 0,4 %) après une baisse prononcée au troisième trimestre (- 3,9 %). LES VENTES DE CAMIONS SONT EN FORTE HAUSSE Au quatrième trimestre, les ventes de poids lourds neufs augmentent, à 12 400 unités (+ 4,4 %). Les immatriculations de camions sont en hausse prononcée (+ 12,1 %) alors que celles des tracteurs routiers diminuent (- 2,2 %). En moyenne sur l?année, les ventes de camions et tracteurs routiers sont proches de leur niveau de long terme. Les immatriculations de bus et cars augmentent ce trimestre (+ 17,7 %). 93 100 véhicules utilitaires légers neufs ont été immatriculés ce trimestre, soit une légère baisse de 1,1 % (données CVS-CJO). Ce niveau est bien en dessous de la moyenne trimestrielle sur les dix dernières années (102 500 immatriculations). Graphique 4 : immatriculations de véhicules utilitaires neufs Nombre d?immatriculations, en milliers (CVS-CJO) Champ : France. Source : SDES, RSVERO L?ACTIVITÉ PORTUAIRE PROGRESSE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025, CONFIRMANT UNE ANNÉE ORIENTÉE À LA HAUSSE Au quatrième trimestre 2025, le trafic de marchandises transitant par les grands ports de commerce métropolitains augmente de 4,2 % par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 74,2 millions de tonnes (tare incluse), en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Sur l?ensemble de l?année 2025, le trafic s?inscrit en hausse de 2,7 % par rapport à 2024, soutenu notamment par les trafics d?hydrocarbures (+ 4,7 %) et de céréales (+ 6,8 %). Le trafic de conteneurs progresse légèrement (+ 1,1 %), après une forte hausse l?année précédente. À l?inverse, le trafic roulier recule (- 2,3 %). Au quatrième trimestre 2025, le trafic entrant dans les principaux ports français augmente de 3,7 %, pour atteindre 48,0 millions de tonnes, porté par la progression des vracs liquides (+ 6,6 %), qui représentent un peu plus de la moitié des tonnages entrants. Le trafic sortant progresse également (+ 5,1 %), soutenu par les expéditions de produits pétroliers raffinés et de céréales. La hausse des trafics de céréales s?explique par la combinaison d?une bonne campagne céréalière et d?exportations dynamiques vers les pays partenaires. Au quatrième trimestre 2025, le trafic total augmente dans le port d?Haropa (+ 2,8 %), porté par les conteneurs et les céréales. Dans le même temps, la hausse des trafics d?hydrocarbures soutient l?activité des ports de Dunkerque (+ 10,3 %) et de Nantes Saint-Nazaire (+ 14,7 %). À l?inverse, le trafic du port de Calais recule (- 2,0 %), en lien avec la baisse du roulier transmanche. Le port de Marseille enregistre une quasi-stabilité (- 0,1 %). Sur l?ensemble de l?année 2025, le trafic total du port d?Haropa progresse (+ 1,9 %), soutenu par les vracs solides et les conteneurs. Le trafic de Marseille rebondit (+ 4,9 %), porté par les produits pétroliers. En 2025, le trafic des ports de Nantes Saint-Nazaire (+ 4,3 %) et de Dunkerque (+ 4,6 %) progresse, en lien avec la hausse des importations de GNL. À Dunkerque, cette évolution est renforcée par l?augmentation du trafic de conteneurs. De son côté, le trafic du port de Calais recule (- 3,1 %) pour la deuxième année consécutive, en raison du repli du trafic transmanche de marchandises. 75 80 85 90 95 100 105 110 115 120 125 130 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 Poids lourds neufs Véhicules utilitaires légers neufs (éch. droite) L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 5 : trafic des ports maritimes (CVS-CJO) Niveaux en millions de tonnes Champ : grands ports maritimes de métropole (GPM) et port de Calais. Source : SDES Au quatrième trimestre 2025, les prix du transport maritime de fret baissent de nouveau, de 4,4 % après - 3,4 % au troisième trimestre 2025. Après cinq trimestres de recul, ils sont à leur plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2020. La réorganisation des routes maritimes liées au contexte géopolitique, notamment en mer Rouge, avait conduit à de fortes hausses des prix en 2024. En 2025, ces tensions sont retombées et les prix ont diminué. LE FRET AÉRIEN RECULE Le fret aérien transitant dans les 25 principaux aéroports de France se replie au quatrième trimestre (- 1,2 %), après deux trimestres de progression. En un an, le fret aérien s?est contracté de 1,1 % et revient pratiquement à son niveau de 2022. Les prix du transport aérien de fret rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 7,1 %) après avoir diminué les trois trimestres précédents. Au total, les prix du fret aérien restent inférieurs de 4,7 % à leur niveau du quatrième trimestre 2024, un an auparavant. LA CROISSANCE DU TRANSPORT COLLECTIF TERRESTRE DE VOYAGEURS SE POURSUIT Le transport collectif terrestre intérieur de voyageurs (hors transports en commun urbains de province et transports routiers de voyageurs par autocar) est en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après + 0,7 % au troisième trimestre. C?est le quatrième trimestre consécutif de hausse. Avec 24,7 milliards de voyageurs-kilomètres transportés, le trafic de voyageurs par voie ferroviaire hors Île-de-France augmente de nouveau au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), soit une année de hausse ininterrompue. Il atteint ainsi un niveau inédit. Cette progression est portée par l?ensemble des réseaux : le trafic des trains à grande vitesse augmente de 2,0 %, après + 2,3 % au trimestre précédent. Sur les lignes classiques, trains Intercités et trains sous convention des conseils régionaux, il s?accroît de 2,2 %, malgré les travaux engagés depuis cet été sur la ligne Intercités la plus fréquentée, Paris - Limoges - Toulouse, qui réduisent l?offre de transport à 70 % de son niveau habituel. Au total, le nombre de voyageurs-kilomètres transportés sur le réseau hors Île-de-France augmente de 2,4 % en 2025 par rapport à 2024, établissant un nouveau record de fréquentation. Graphique 6 : transport ferré de voyageurs hors Île- de-France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres En Île-de-France, la croissance du transport collectif de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après un trimestre en léger repli (- 0,3 %). Cette évolution du nombre de voyageurs-kilomètres est le fruit d?une nette progression du trafic sur le réseau des trains sous convention Île-de-France Mobilités opérés par la SNCF (+ 3,3 % ce trimestre, après - 0,5 % au précédent) et d?une hausse plus modérée sur le réseau RATP (+ 1,0 %). Sur ce dernier, le nombre de voyageurs-kilomètres, qui stagnait lors des deuxième et troisième trimestres 2025, repart à la hausse au quatrième trimestre. Sur le réseau ferré (métro et RER), le trafic augmente de 1,4 % au quatrième trimestre, après avoir reculé de 0,5 % au trimestre précédent, pénalisé par des travaux qui ont réduit temporairement l?offre de transport. Le trafic rebondit de 2,7 % sur le réseau du métro après deux trimestres en baisse. Sur le RER, il diminue faiblement (- 0,3 %), après avoir augmenté les trimestres précédents. En un an, la fréquentation des transports en commun franciliens opérés par la RATP et la SNCF augmente de 3,7 %. Cette hausse est concomitante à la mise en place d?une tarification simplifiée en introduisant deux tickets uniques pour les voyageurs occasionnels, facilitant ainsi l?accès aux transports en commun dans toute la région. Par ailleurs, l?extension du réseau au cours de l?année 2024 (lignes 11, 14, RER E?) produit ses pleins effets en 2025. Selon les résultats provisoires de l?Union des transports publics et ferroviaires, la fréquentation des transports publics urbains de province augmente légèrement au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Cette évolution modérée marque le retour à une croissance normale, après la fin du rebond de la fréquentation post-Covid. Le trafic sur les 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Trains à grande vitesse Trains hors grande vitesse L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 réseaux desservant plus de 250 000 habitants reste plus dynamique que sur celui des réseaux de plus petite taille. Graphique 7 : transport en commun urbain en Île-de- France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres Source : SDES, d?après RATP, SNCF LE TRANSPORT AÉRIEN REBONDIT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 46,1 millions de voyageurs transportés, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, le transport aérien de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,4 %), après un repli de 0,6 % au troisième trimestre. La croissance trimestrielle du transport aérien de passagers en France au quatrième trimestre est due à une nette hausse du nombre de voyageurs transportés sur des liaisons internationales (+ 1,5 %, après - 0,5 % au troisième trimestre 2025) conjuguée à une augmentation plus modérée du trafic sur les liaisons intérieures (+ 0,8 %). Le trafic aérien passé dans les aéroports de France s?établit à 182,9 millions de passagers en 2025, contre 177,1 millions l?année précédente. Cette hausse de 3,0 % en un an est due à une croissance de 3,8 % du trafic sur des liaisons internationales alors que le transport intérieur recule de 1,1 %. Graphique 8 : transport aérien de voyageurs (CVS-CJO) Millions de voyagers Sources : SDES, d?après DGAC ; ADP L?ACTIVITÉ DES AUTRES SERVICES DE TRANSPORT SE CONTRACTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 L?activité des autres services de transport, mesurée par l?indice d?activité des services de transport, diminue de 1,1 % au quatrième trimestre 2025, après + 0,2 % au troisième trimestre. Ce repli au quatrième trimestre 2025 est notamment dû au net recul de l?activité dans la messagerie-fret express et organisation des transports, première composante des autres services de transports, avec - 3,6 %. L?activité de l?entreposage et stockage est également en baisse (- 0,3 %). L?activité est en hausse dans les autres composantes des autres services de transport : elle s?accroît notamment de 1,8 % dans les services auxiliaires des transports terrestres, de 0,8 % dans les services auxiliaires des transports aériens. En un an, l?activité des autres services de transport s?accroît de 1,6 %, soutenue par la messagerie-fret express (+ 4,3 %) et l?entreposage et stockage (+ 1,4 %). Seule l?activité des services auxiliaires au transport terrestre se réduit en 2025 (- 3,4 %). Au quatrième trimestre 2025, les prix de la messagerie-fret express rebondissent (+ 0,8 %) après avoir diminué au troisième trimestre. En revanche, la baisse des prix de l?entreposage s?accélère (- 0,9 %, après - 0,3 %). Les prix de la manutention reculent (- 1,1 %) après sept trimestres consécutifs en hausse. L?ESSOR DES VENTES DE VOITURES ÉLECTRIQUES SE POURSUIT Les immatriculations de voitures neuves sont en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,3 %), après + 0,4 % au troisième trimestre. 421 600 voitures particulières neuves ont été immatriculées ce trimestre. Les motorisations essences (hors hybrides) et diesel (hors hybrides) sont en baisse (- 7,9 % et - 2,3 %). Les hybrides non rechargeables sont quasi stables (- 0,4 %). Les immatriculations de véhicules électriques sont en hausse ce trimestre (+ 11,5 %), en lien avec le lancement d?un deuxième leasing social en cette fin d?année. Les 0 5 10 15 20 25 30 35 40 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Intérieur International L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 immatriculations de véhicules hybrides rechargeables sont en forte hausse (+ 21,2 %), des achats ayant pu être anticipés en raison de l?augmentation du malus masse au 1er janvier 2026. 94 400 voitures électriques ont été immatriculées ce trimestre, soit 22,4 % des voitures neuves. Au total en 2025, le record de ventes d?électriques a été dépassé : 332 000 voitures électriques ont été vendues, soit 19,8 % des immatriculations annuelles. Le nombre d?immatriculations de véhicules particuliers neufs reste toutefois nettement en dessous de son niveau de 2019, avant la crise sanitaire. Graphique 9 : immatriculations de voitures particulières neuves (CVS-CJO) Nombre de véhicules, en milliers Champ : France. Source : SDES, RSVERO LA CIRCULATION REPART À LA HAUSSE Sur le réseau national, la circulation rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un repli de 1,6 % au troisième trimestre. Sur le réseau concédé, le trafic augmente plus fortement (+ 1,8 %). Ce rebond est dû à une plus forte circulation des véhicules légers (+ 2,2 %, après - 3,5 %), alors que le trafic des véhicules poids lourds diminue légèrement (- 0,5 %), après deux trimestres de croissance. Sur l?ensemble de l?année, le trafic est en hausse de 1,3 % sur le réseau national et de 1,5 % sur le réseau concédé. Les livraisons de carburant, en tonnes équivalent pétrole, rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un recul prononcé au troisième trimestre (- 1,9 %). Cette évolution est due à un fort rebond des livraisons d?essence (+ 3,3 %, après - 1,3 %), conjugué à une stabilisation de celles de gazole (+ 0,1 %). En un an, les livraisons de carburant ont très peu évolué (- 0,2 %), la hausse des livraisons d?essence (+ 6,3 %) étant compensée par la baisse continue des livraisons de gazole (- 2,9 %). Graphique 10 : circulation routière et livraisons de carburant (CVS-CJO) Millions de tonnes équivalent pétrole, indice de circulation base 1 en 2001, en moyenne annuelle RRN = réseau routier national. Sources : SDES, d?après Cerema ; Asfa ; CPDP Au quatrième trimestre 2025, le prix trimestriel moyen du baril de Brent exprimé en euros baisse de nouveau (- 7,9 %) après avoir reculé de 1,8 % au troisième trimestre. Sur la même période, le coût du carburant routier à destination des professionnels du transport de marchandises, mesuré par l?indice du Comité national routier, augmente, de 0,9 % au quatrième trimestre, après + 3,6 % au trimestre précédent. Sur l?année, le reflux du prix du Brent s?est confirmé (- 17,6 %) et le coût du gazole payé par les entreprises du transport routier de marchandises se replie de 5,1 %. LES CRÉATIONS « CLASSIQUES » D?ENTREPRISES SE REDRESSENT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 3 588 nouvelles entreprises au quatrième trimestre 2025, en données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières, les créations « classiques » d?entreprises dans le secteur des transports et de l?entreposage, hors immatriculations de micro- entrepreneurs, rebondissent (+ 0,9 %), après une baisse au troisième trimestre (- 2,9 %). Ces créations d?entreprises sont un peu moins dynamiques que dans l?ensemble des secteurs (+ 1,6 %, après 2,0 % au troisième trimestre). Sur un an, les créations d?entreprises hors micro-entrepreneurs diminuent nettement dans les transports et l?entreposage (- 5,4 %), alors qu?elles poursuivent leur croissance dans l?ensemble des secteurs. Au quatrième trimestre 2025, les défaillances d?entreprises rebondissent fortement dans les transports et l?entreposage (+ 20,1 %), après une nette baisse au trimestre précédent (- 21,0 %). Elles reviennent ainsi à un niveau très élevé, seulement dépassé au deuxième trimestre 2025, où près de 900 défaillances avaient été enregistrées dans le secteur. Dans l?ensemble des secteurs, le nombre de défaillances augmente également (+ 6,3 %, après - 6,1 %). Sur l?ensemble de 2025, 3 219 défaillances ont été publiées dans les transports et l?entreposage, soit une hausse de 7,2 % en un an. L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 11 : démographie des entreprises de transport (CVS-CJO) Nombre d?entreprises Sources : Insee ; Banque de France L?EMPLOI SALARIÉ HORS INTÉRIM DU SECTEUR DES TRANSPORTS ET DE L?ENTREPOSAGE AUGMENTE LÉGÈREMENT (+ 0,2 %) Au quatrième trimestre 2025, l?emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l?entreposage augmente légèrement (+ 0,2 %, comme au troisième trimestre 2025). L?effectif du secteur (hors intérimaires) s?établit à 1 463 400 salariés. Ce même trimestre, 100 900 emplois intérimaires ont été salariés dans le secteur (- 1,2 % par rapport au troisième trimestre). Au total, on compte 1 564 300 salariés dans les transports et l?entreposage. Les créations nettes d?emploi sont de nouveau dynamiques dans les activités de manutention et d?entreposage (+ 1,3 %, soit + 2 000 emplois). L?emploi augmente de nouveau dans l?organisation du transport de fret (+ 0,7 %, soit + 900 emplois), les transports terrestres de voyageurs (hors ferroviaire) (+ 0,4 %, soit + 1 200 emplois), l?exploitation des infrastructures (+ 0,3 %, soit + 400 emplois). Il est quasi stable dans le transport aérien (+ 0,2 %, soit + 100 emplois). Dans le transport routier de fret (TRF), plus gros employeur du secteur avec 429 300 salariés, l?emploi se redresse légèrement ce trimestre (+ 0,2 %, soit + 700 emplois) après sept trimestres de quasi-stabilité. À l?inverse, l?emploi est quasi stable dans le transport ferroviaire (- 0,2 %, soit - 200 emplois). Au quatrième trimestre 2025, dans le secteur des transports et de l?entreposage, le taux d?emplois vacants ? rapport entre les emplois vacants d?une part, et la somme des postes occupés et des emplois vacants d?autre part ? s?établit à 1,2 % (contre 2,4 % dans l?ensemble du secteur privé). Le coût horaire du travail dans le secteur des transports et de l?entreposage, mesuré par l?ICT ? coût horaire, augmente de 2,0 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Il avait augmenté de 2,1 % au trimestre précédent, en glissement annuel. Sur le marché du travail, le nombre de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) dans les métiers du transport et de la logistique diminue au quatrième trimestre 2025 (- 0,3 %), après avoir augmenté au trimestre précédent (+ 2,4 %). Le nombre total de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) est de nouveau en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 1,0 %, après + 1,5 % au troisième trimestre 2025). LES SOLDES SUR LA DEMANDE ET L?ACTIVITÉ PRÉVUES S?AMÉLIORENT EN MARS 2026 DANS LE TRANSPORT ROUTIER DE MARCHANDISES Dans le transport routier de marchandises, le solde d?opinion sur la demande prévue, qui s?était fortement dégradé en février 2026, se redresse en mars mais reste bien en dessous de sa moyenne de long terme. L?activité prévue est également sujette à de fortes évolutions au premier trimestre 2026, illustrant l?incertitude sur les perspectives d?activité en raison des crises internationales en cours. Elle reste en dessous de son niveau de long terme. Le solde sur les perspectives générales du secteur s?est dégradé au cours du premier trimestre 2026, et se rapproche de son niveau de septembre 2025, son précédent point bas. Graphique 12 : conjoncture dans le transport routier de marchandises et la messagerie (indices CVS-CJO) Soldes d?opinion en % Source : Insee, enquête mensuelle de conjoncture dans les services L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Séries statistiques des transports de marchandises (1) Sources : SDES, TRM ? Insee ; SDES, collecte réglementaire auprès des opérateurs ferroviaires ; VNF / unité : milliards de tonnes- kilomètres, transport intérieur y compris fluviomaritime et transit. (2a) Sources : DGITM puis SDES depuis 2016 / unité : millions de tonnes. (2b) Sources : ADP et DGAC / unité : millions de tonnes. (3) Source : DGEC / unité : millions de tonnes-kilomètres. Cette série ne comprend que les trois principaux réseaux d?oléoducs et diffère donc de celle publiée par le SDES dans les comptes annuels. Annuelle Transport intérieur de marchandises (1) Total fret terrestre intérieur 208,1 52,7 0,6 - 0,2 - 0,2 0,1 - 0,2 1,8 National 185,3 47,0 0,5 - 0,3 - 0,1 0,1 - 0,1 1,9 International 22,9 5,8 1,1 0,1 - 0,7 0,6 - 0,5 1,1 Fret routier intérieur total 167,4 42,3 - 0,5 - 0,4 - 0,9 0,2 - 1,1 2,1 Routier national 160,1 40,5 - 0,4 - 0,4 - 0,6 0,1 - 1,0 2,1 Routier international 7,3 1,8 - 3,8 - 0,3 - 5,8 1,5 - 4,4 1,3 Routier compte d'autrui 149,4 37,8 - 0,1 - 0,2 - 1,0 - 0,7 0,1 1,9 Routier compte propre 18,0 4,4 - 3,8 - 2,5 0,1 8,1 - 10,4 3,6 Courte distance (moins de 150 km) 38,3 9,6 0,0 1,7 - 0,1 0,3 - 0,8 0,6 Longue distance (150 km et plus) 129,0 32,7 - 0,7 - 1,0 - 1,1 0,2 - 1,2 2,5 Fret ferroviaire intérieur total (yc opérateurs privés) 34,8 8,8 6,7 - 0,2 4,6 - 0,4 2,6 0,6 Ferroviaire national 21,6 5,5 8,1 0,5 5,2 - 0,4 2,9 1,3 Ferroviaire international 13,2 3,3 4,4 - 1,2 3,7 - 0,3 2,1 - 0,6 Fret fluvial intérieur total * 6,0 1,6 - 0,8 6,1 - 5,8 1,5 11,8 3,1 Fluvial national 3,6 1,0 - 0,9 4,5 - 5,0 0,4 21,8 - 1,3 Fluvial international 2,4 0,6 - 0,6 8,3 - 6,9 3,0 - 2,1 10,7 Transport maritime total (2a) : activité portuaire 286,8 74,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 Entrées 188,3 48,0 3,2 6,3 0,5 0,5 - 1,7 3,7 Sorties 98,5 26,2 1,8 0,5 4,0 1,9 4,0 5,1 Fret aérien (2b) 2,2 0,6 - 1,1 - 0,2 - 5,0 4,4 1,6 - 1,2 Transport de pétrole brut / produits raffinés par oléoducs* (3) 7 609 1 889 2,8 - 4,1 - 3,7 6,3 1,6 - 3,9 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Séries statistiques des transports de voyageurs (4) Sources : SDES, tous opérateurs ferroviaires, dont SNCF ; RATP / unités : milliards de voyageurs-km. Avertissements : En raison de l?ouverture à la concurrence des réseaux de transports en communs par autobus en Île-de-France, la série des voyageurs-km en Île-de-France est potentiellement plus fragile à partir de ce trimestre. (5a) Sources : ADP ; DGAC / unités : millions de passagers. (5b) Sources : SDES / unité : millions de passagers. Annuelle T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports collectifs terrestres (4) 127,7 32,7 2,7 - 1,2 0,5 1,9 0,7 2,0 Transport en commun Île-de-France 31,3 8,0 3,7 - 1,5 1,5 1,2 - 0,3 2,0 RATP total 17,2 4,3 2,0 1,3 0,6 - 0,1 - 0,1 1,0 RATP métro et RER 14,1 3,5 2,9 1,7 0,8 0,1 - 0,5 1,4 RATP autobus (y.c. tramw ay) 3,1 0,8 - 1,6 - 0,2 - 0,1 - 0,8 1,5 - 0,9 Trains et RER (hors RATP) sous convention Île-de- France mobilités 14,2 3,6 5,7 - 4,9 2,7 2,7 - 0,5 3,3 Transport ferroviaire hors Île-de-France 96,3 24,7 2,4 - 1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 Trains à grande vitesse 68,7 17,7 3,1 - 1,4 0,9 2,2 2,3 2,0 Trains hors grande vitesse 27,7 7,0 0,8 - 0,2 - 1,8 2,2 - 2,0 2,2 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Trafic aérien France entière (PAX) (5a) 182,9 46,1 3,0 0,6 1,1 0,5 - 0,6 1,4 Trafic intérieur 27,0 6,7 - 1,1 - 0,8 0,6 - 1,0 - 1,6 0,8 Métropole intérieur 19,7 4,9 - 2,1 - 1,0 0,6 - 1,6 - 2,6 1,1 dont liaisons radiales (Paris-province) 11,4 2,9 - 1,5 - 3,3 1,1 0,0 - 1,8 1,0 dont liaisons transversales (province-province) 8,2 2,0 - 3,1 2,1 - 0,1 - 3,8 - 3,6 1,4 Trafic international 155,9 39,4 3,8 0,8 1,1 0,8 - 0,5 1,5 Métropole-international 153,4 38,8 3,8 0,8 1,1 0,7 - 0,5 1,6 dont au départ de Paris 90,5 22,9 4,4 1,0 1,0 1,4 - 0,5 1,7 dont au départ de la province 62,9 15,8 2,9 0,5 1,4 - 0,3 - 0,4 1,4 Trafic maritime (principaux ports) (5b) 24,7 6,1 - 1,8 0,8 - 0,7 2,5 - 5,4 2,1 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Autres séries statistiques des transports (6) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. (7) Source : CPDP / unité : millions de tonnes. Livraisons totales en millions de tonnes équivalent pétrole. (8) Sources : Cerema / indice base 1 en 2001 ; Asfa / unité : milliards de véhicules-km. (9) Sources : Insee ; Banque de France. (10) Sources : Insee / base 100 en 2021. (11) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. Annuelle Automobiles (6) Immatriculations neuves 1 673 421,6 - 4,8 4,2 - 1,2 - 4,4 0,4 2,3 Dont moteurs à essence (hors hybrides) 368 80,9 - 30,9 - 9,2 - 7,1 - 10,6 - 6,7 - 7,9 Dont moteurs diesel (hors hybrides) 81 20,7 - 35,4 - 1,3 - 34,6 9,7 2,8 - 2,3 Dont hybrides non rechargeables 727 179,0 21,9 13,1 10,1 - 5,5 0,5 - 0,4 Dont hybrides rechargeables 109 31,9 - 24,8 39,7 - 46,0 31,6 - 9,3 21,2 Dont électriques 332 94,4 10,7 - 3,4 17,2 - 5,8 14,3 11,5 Dont gaz et autres motorisations 56 14,7 - 2,9 1,0 19,0 - 11,3 - 9,2 19,8 Livraisons de carburants (7) 39,5 9,9 -0,2 0,5 0,6 -0,4 -1,9 1,1 Essence 11,8 3,01 6,3 2,6 1,8 1,1 - 1,3 3,3 Gazole 27,2 6,70 - 2,9 - 0,4 0,0 - 1,0 - 2,2 0,1 Circulation routière (8) Indice du réseau routier national 1,25 1,3 1,3 0,5 0,3 1,0 - 1,6 1,1 Trafic du réseau routier national concédé 102,0 25,6 1,5 0,3 0,2 1,9 - 3,0 1,8 Dont véhicules légers 86,8 21,8 1,5 0,2 0,3 2,1 - 3,5 2,2 Dont véhicules poids lourds 15,2 3,8 1,1 0,9 - 0,2 0,6 0,3 - 0,5 Entreprises du transport-entreposage (9) Créations d'entreprises (hors micro-entrepreneurs) 14 232 3 588 - 5,4 - 6,6 - 0,1 6,9 - 2,9 0,9 Défaillances d'entreprises 3 219 853 7,2 11,1 - 6,3 18,8 - 21,0 20,1 La production marchande (10) Indice de production de services - Transports et entreposage 116,8 117,4 3,3 2,1 - 0,3 1,0 0,0 0,4 Indice de chiffre d'affaires (valeur) - Transports et entreposage 123,9 123,5 1,6 1,0 - 0,6 - 0,8 - 0,3 0,0 Immatriculations de véhicules utilitaires (11) Poids lourds neufs 46,2 12,4 - 7,8 - 1,7 - 4,0 - 2,5 8,8 4,4 Dont camions et VASP 23,0 6,1 - 7,7 - 0,6 - 4,0 - 4,4 - 2,9 12,1 Dont tracteurs routiers 23,2 6,2 - 8,0 - 2,9 - 4,1 - 0,5 21,1 - 2,2 Véhicules utilitaires légers neufs 372,4 93,1 - 4,6 - 2,4 0,6 2,8 0,3 - 1,1 Autobus et autocars neufs 6,9 1,8 3,0 - 10,6 13,6 6,3 - 12,3 17,7 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Indice d?activité des services de transport (CVS-CJO)* Indices Évolutions (en %) 2025 2025 2024 2025 Pondération (base 100 en 2021) T4 T4 T1 T2 T3 T4 1 000 Ensemble transport 115,2 116,3 1,7 1,3 0,0 0,6 0,5 0,6 423,6 Transport de marchandises 101,2 103,3 1,7 1,4 0,3 0,2 0,7 2,3 257,6 Transport terrestre de marchandises 99,8 101,3 0,9 0,0 -0,3 -0,6 0,8 1,7 dont terrestre national 100,7 102,2 1,0 -0,3 0,1 -0,8 0,9 1,7 dont terrestre international 93,8 95,5 0,2 2,1 -3,9 1,1 -0,3 2,2 206,6 49.41 Transport routier intérieur (compte d'autrui) 101,6 102,9 -0,1 -0,2 -1,0 -0,7 0,1 1,9 dont routier national 101,3 102,5 0,2 -0,4 -0,4 -0,9 0,2 1,8 dont routier international 108,2 110,4 -5,3 4,9 -12,6 2,6 -3,1 4,1 42,6 49.20 Transport ferroviaire de marchandises 94,8 96,4 6,7 -0,2 4,6 -0,4 2,6 0,6 dont ferroviaire national 100,9 103,3 8,1 0,5 5,2 -0,4 2,9 1,3 dont ferroviaire international 86,3 86,7 4,4 -1,2 3,7 -0,3 2,1 -0,6 8,4 50.40 Transport fluvial de marchandises 82,3 89,4 -0,9 6,1 -5,8 1,5 11,8 3,1 dont fluvial national 76,4 83,6 -1,0 4,5 -5,0 0,4 21,8 -1,3 dont fluvial international 92,8 99,9 -0,6 8,3 -6,9 3,0 -2,1 10,7 10,9 49.50 Transport par oléoducs 106,6 105,9 3,0 -4,1 -3,7 6,3 1,6 -3,9 148,3 50.20 Transports maritimes de marchandises 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 6,7 51.21 Transport aérien de marchandises par les compagnies françaises 110,7 112,4 8,2 4,7 -1,0 3,0 5,3 -2,4 184,8 Transport de voyageurs 152,9 154,9 1,8 0,0 0,1 1,2 0,9 0,7 132,1 49.3 Transport routier de voyageurs et réseaux urbains 135,3 136,7 1,2 0,1 0,0 0,7 1,2 0,3 78,8 49.31 Transports urbains et suburbains de voyageurs 134,7 136,9 2,6 1,3 0,7 1,3 0,9 1,2 20,1 49.32 Transports de voyageurs par taxis 149,8 150,6 0,3 0,0 1,0 -0,3 0,5 0,5 33,2 49.39 Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a 128,0 127,9 -1,6 -2,7 -2,5 0,0 2,7 -1,9 29,8 49.10 Transport ferroviaire de voyageurs (hors Île-de- France) 157,4 161,5 2,4 -1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 4,2 50.10 Transport maritime de voyageurs 213,1 211,8 -1,8 0,8 -0,7 2,5 -5,4 2,1 18,7 51.10 Transport aérien de voyageurs par les compagnies françaises 256,3 259,9 4,3 0,5 0,6 2,0 0,7 0,7 391,6 Services auxiliaires de transport 112,7 112,0 1,6 2,0 -0,4 0,6 0,2 -1,1 77,5 52.10 Entreposage et stockage 98,3 97,6 1,4 -0,5 3,2 -0,8 -0,6 -0,3 11,0 52.24 Services de manutention 111,0 110,8 0,8 -0,4 2,2 -4,3 1,7 0,1 181,2 52.29 Messagerie, fret express, affrètement, organisation des transports 111,0 108,9 4,3 4,2 1,1 0,7 1,3 -3,6 96,2 52.21 Services auxiliaires des transports terrestres 112,9 113,8 -3,4 0,3 -6,1 1,4 -1,7 1,8 12,7 52.22 Services auxiliaires des transports maritimes 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 13,0 52.23 Services auxiliaires des transports aériens 231,2 234,1 3,9 0,1 0,9 1,6 0,5 0,8 Note : l?indice d?activité des services de transport (IAST) répond à un double besoin pour l?analyse conjoncturelle : - apprécier et comparer entre elles, trimestre après trimestre, les évolutions du volume des différents types de services de transport et l?évolution de l?ensemble des transports ; - apprécier l?évolution de ces services de transport dans leur ensemble (branche « transport ») au regard des grands indicateurs macroéconomiques et des comptes nationaux trimestriels. Avertissements : L?indice d?activité des services de transport a fait l?objet de plusieurs évolutions à partir de la publication du 1er trimestre 2024 : - Son champ a été élargi au transport maritime de marchandises. Les pondérations ont été actualisées : leur calcul repose sur les données des comptes nationaux de valeur ajoutée des branches aux prix de base. Celles-ci sont dorénavant calculées en base 2021 (2010 précédemment). - Le suivi de certaines séries a été amélioré par prise en compte de nouvelles données. * Chaque trimestre, les séries corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables sont révisées en raison de l?intégration de nouvelles valeurs des séries brutes dans le calcul des profils saisonniers. En raison des différents chocs conjoncturels liés à la pandémie de Covid-19, cette correction des variations saisonnières et des jours ouvrables entraîne de plus fortes révisions des données d?un trimestre à l?autre sur la période récente. Champ : ensemble des services marchands de transport (compte d?autrui) réalisés par les entreprises résidentes (divisions 49 à 52 de la nomenclature d?activité française NAF rev. 2, à l?exception des transports spatiaux et des activités de poste et de courrier). Source : SDES L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Emploi salarié par secteur d?activité Données CVS ; niveaux en milliers en fin de trimestre Niveau Évolutions T/T-1 (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports et entreposage (hors intérim) - (HZ) 1 463,4 0,3 0,1 0,1 0,2 0,2 49. Transports terrestres et transports par conduites 805,7 0,4 0,2 0,2 0,1 0,2 Transport ferroviaire (49.1, 49.2) 95,0 0,7 -0,1 0,2 0,0 -0,2 Autres transports terrestres de voyageurs (49.3) 276,3 0,7 0,8 0,4 0,4 0,4 dont Transport urbain de voyageurs (49.31Z, 49.32Z) 151,1 0,5 1,0 0,5 0,3 0,8 dont Transport routier de voyageurs (49.39A, 49.39B) 110,3 0,6 0,7 0,2 0,2 0,4 Transport routier de fret et par conduites (49.4, 49.5) 434,4 0,0 -0,1 0,1 0,1 0,2 dont Transports routiers de fret (49.41A, 49.41B, 49.41C, 49.42Z) 429,3 0,1 -0,1 0,1 0,1 0,2 50. Transports par eau 19,8 1,0 0,5 0,5 0,5 -1,0 51. Transports aériens 62,3 0,7 -0,2 0,3 0,3 0,2 52. Entreposage et services auxiliaires des transports 407,4 0,4 -0,2 0,5 0,8 0,8 Manutention, entreposage (52.1, 52.24) 152,5 1,2 -1,4 1,0 1,8 1,3 Services auxiliaires (52.21Z, 52.22Z, 52.3Z) 132,5 0,2 0,7 0,4 0,2 0,3 Organisation du transport de fret (52.29A, 52.29B) 122,5 -0,2 0,2 -0,1 0,2 0,7 53. Activités de poste et de courrier 168,3 -0,3 0,1 -1,2 -1,2 -1,1 Intérim utilisé dans "Transports et entreposage" (HZ) 100,9 -7,8 0,0 0,4 -1,0 -1,2 Transports et entreposage y.c. intérim 1 564,3 -0,3 0,1 0,1 0,1 0,1 Ensemble secteur privé 21 016,5 -0,1 0,0 0,0 -0,1 -0,1 dont intérim utilisé 706,6 -2,3 -0,3 0,0 -0,3 -0,2 Champ : France hors Mayotte. Sources : SDES à partir de Insee, estimations d?emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 MÉTHODOLOGIE Sources Parmi les sources spécifiques au transport, cette publication utilise l?enquête sur le transport routier de marchandises (TRM), l?enquête messagerie, l?enquête auprès des opérateurs de transport ferroviaire, les indices de prix du fret, réalisés par le service des données et études statistiques (SDES), ainsi que des données produites par plusieurs directions du pôle ministériel (DGAC, DGITM) et différents acteurs des transports (opérateurs ferroviaires (OPF), RATP, Air France, ADP, VNF, etc.). Sont aussi mobilisées, sur le champ des transports, les données produites par l?Insee (enquête de conjoncture dans les services, indices de chiffres d?affaires des entreprises des secteurs des transports, etc.), la Dares, France Travail et l?Acoss (pour le marché du travail), la Banque de France (défaillances). Méthode Sauf mention contraire, les évolutions des données sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables Bien souvent, les séries reflétant une activité socio- économique sont sensibles aux saisons. La série corrigée des variations saisonnières (CVS), construite à partir de la série initiale dite « série brute », permet de neutraliser l?effet habituel des saisons pour mieux faire ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions exceptionnelles. Contrairement au « glissement annuel » où, pour éliminer la saisonnalité, on compare un trimestre avec le même trimestre de l?année précédente, la série CVS permet de comparer directement chaque trimestre avec le trimestre précédent. Cela lui confère deux avantages par rapport au glissement annuel. D?une part, l?interprétation d?un trimestre ne dépend que du passé récent et non d?événements survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on détecte tout de suite les retournements et on mesure correctement les nouvelles tendances sans retard, contrairement au glissement annuel qui ne repère les changements de tendance qu?avec retard. La série corrigée des jours ouvrables (CJO) permet de neutraliser l?impact des nombres inégaux de jours ouvrables d?un trimestre à l?autre, de la même façon que la série CVS neutralise l?impact des différentes saisons. La combinaison des CVS et des CJO permet de fournir une information sur l?évolution instantanée des phénomènes économiques, abstraction faite des phénomènes calendaires explicables habituels. La nouvelle valeur de la série brute est intégrée chaque trimestre dans le calcul des profils saisonniers historiques. Les coefficients saisonniers sont donc réestimés chaque trimestre, ce qui peut faire réviser très légèrement la série CVS. La structure des modèles de désaisonnalisation est validée une fois par an. Il en va de même pour la correction des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des séries par famille. Diffusion Des séries longues associées à cette note de conjoncture sont disponibles sur le site internet du SDES : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique Transports/Conjoncture. Achille BAUER, SDES Sébastien DEFRANCE, SDES François LIMOUSIN, SDES François RAGEAU, SDES Cyril RIZK, SDES Directrice de publication : Emmanuelle Walraet Dépôt légal : avril 2026 ISSN : 2557-8510 (en ligne) Commissariat général au développement durable Service des données et études statistiques Sous-direction des statistiques des transports Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr LA PRODUCTION MARCHANDE DE TRANSPORT AUGMENTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Au quatrième trimestre 2025, la production de services de transport par les entreprises résidentes, mesurée par l?indice d?activité des services de transport (IAST), s?accroît de 0,6 % par rapport au troisième trimestre 2025, soit une hausse très proche de celle observée aux deux trimestres précédents. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2019. L?activité des services de transport de marchandises accélère au quatrième trimestre (+ 2,3 %), après une augmentation modérée au troisième trimestre (+ 0,7 %). L?activité s?accroît toujours dans les services de transport de voyageurs, avec + 0,7 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre, en progression depuis le troisième trimestre 2024. Dans les autres services de transport, en revanche, l?activité se replie de 1,1 % ce trimestre après deux hausses consécutives. Sur l?ensemble de l?année 2025, l?activité des services de transports est en hausse de 1,7 %. Cette croissance est similaire, quelle que soit la grande composante du secteur : elle va de 1,6 % dans les autres services de transport à + 1,8 % dans les transports de voyageurs. Graphique 1 : indice d?activité des services de transport (indices CVS-CJO) Indice 100 en 2021 Source : SDES Au quatrième trimestre 2025, l?activité générale, mesurée par le produit intérieur brut, ralentit en France (+ 0,2 %, après + 0,5 %). Toutefois, la consommation en services de transports rebondit (+ 1,0 %, après - 0,3 % au troisième trimestre), notamment dans le ferroviaire. Les dépenses des ménages en matériel de transport augmentent de nouveau (+ 0,8 %, après + 1,0 %), les achats d?automobiles étant portés par le succès du leasing social de véhicules électriques. Au total, en 2025, la consommation des ménages en services de transport augmente de nouveau, à un rythme ralenti par rapport à 2024 (+ 1,8 %, après + 3,7 %). La consommation de matériels de transport est, quant à elle, toujours en baisse (- 2,4 %, après - 0,6 % en 2024) Au quatrième trimestre 2025, la valeur ajoutée en volume des services de transport se replie de 0,9 %, après un recul de 0,7 % au troisième trimestre. La hausse de la valeur ajoutée de la branche matériels de transport s?interrompt (- 0,1 %) après quatre trimestres consécutifs de croissance. Sur l?ensemble de l?année, la valeur ajoutée des services de transport se replie de 0,8 %, après une hausse modérée en 2024 (+ 0,5 %). À l?inverse, la valeur ajoutée de la fabrication de matériels de transport rebondit (+ 6,2 %). 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 IAST marchandises IAST voyageurs L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 LE FRET TERRESTRE INTÉRIEUR AUGMENTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 52,7 milliards de tonnes-kilomètres transportées ce trimestre, le fret terrestre intérieur, exprimé en tonnes- kilomètres, rebondit au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre (+ 1,8 %). Il avait très peu évolué depuis un an. Le fret national augmente de 1,9 % en un trimestre, alors que le fret international s?accroît un peu moins rapidement (+ 1,1 %). Avec 208,1 millions de tonnes-kilomètres transportées en 2025, le transport terrestre progresse de 0,6 % par rapport à 2024, sans toutefois revenir à son niveau de 2022, son dernier point haut. Graphique 2 : fret terrestre (indices CVS-CJO) Évolution en % (tonnes-kilomètres, T/T-1), en points (PIB) Sources : SDES ; Insee QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Au quatrième trimestre 2025 en France métropolitaine, l?activité intérieure de transport routier de marchandises du pavillon français rebondit, à + 2,1 %, après - 1,1 % au troisième trimestre (données révisées). Mesurée à 42,3 milliards de tonnes-kilomètres en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS- CJO), elle revient à un niveau qui s?inscrit dans la fourchette haute des valeurs trimestrielles observées depuis 2023. Le transport routier de marchandises opéré pour compte d?autrui représente près de 90 % de l?activité intérieure. Il se situe à plus de 37,8 milliards de tonnes- kilomètres au quatrième trimestre, après 37,1 milliards au troisième trimestre (données révisées), soit une hausse de 1,9 %. Le transport pour compte propre progresse, quant à lui, de 3,6 % après une forte baisse au trimestre précédent (- 10,4 % en données révisées). Il s?établit à 4,4 milliards de tonnes-kilomètres, toujours en retrait par rapport au pic à 4,8 milliards du deuxième trimestre 2025. Le nombre de tonnes-kilomètres réalisées entre une origine et une destination situées sur le territoire national représente près de 96 % de l?activité de transport routier intérieur de marchandises au quatrième trimestre 2025. En hausse de 2,1 %, ce transport dit « national » s?établit à 40,5 milliards de tonnes-kilomètres, soit son plus haut niveau depuis 2023. La partie intérieure de l?activité de transport international du pavillon français croît de 1,3 % au quatrième trimestre, après - 4,4 % au troisième trimestre (données révisées). Moins de 1,8 milliard de tonnes-kilomètres ont été parcourues sur le territoire métropolitain au cours du dernier trimestre lors d?un trajet depuis ou vers l?étranger. L?activité du fret ferroviaire augmente de nouveau au quatrième trimestre 2025 (+ 0,6 %), après un net rebond au troisième trimestre (+ 2,6 %). Elle s?établit à 8,8 milliards de tonnes-kilomètres, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, dont un peu moins des deux tiers sur des trajets ayant pour origine et destination le territoire national. Cette hausse est due à la poursuite de la croissance du fret sur les trajets nationaux (+ 1,3 %, après + 2,9 %), alors que le fret se contracte sur les trajets internationaux (- 0,6 %, après + 2,1 %). En 2025, le fret ferroviaire progresse de 6,7 % par rapport à 2024, davantage sur des trajets nationaux (+ 8,1 %) que sur des trajets internationaux (+ 4,4 %). Le trafic ferroviaire bénéficie notamment en 2025 du lancement de plusieurs autoroutes multimodales, telle l?autoroute Cherbourg-Mouguerre reliant l?Espagne aux îles britanniques. Dix nouveaux flux multimodaux se sont ouverts en 2025. Le transport conventionnel est également dynamisé par la bonne campagne céréalière 2025-2026 faisant suite à une très mauvaise campagne en 2024-2025. Graphique 3 : fret terrestre par mode (CVS-CJO) Niveaux en milliards de tonnes-kilomètres Sources : SDES, TRM ; SDES, tous opérateurs ferroviaires ; VNF Avec 1,6 milliard de tonnes-kilomètres transportées au quatrième trimestre 2025, le transport fluvial intérieur, y compris fluviomaritime, augmente de nouveau (+ 3,1 %) après avoir fortement progressé au troisième trimestre (+ 11,8 %). Le trafic international rebondit (+ 10,7 %, après - 2,1 %), alors que le transport national baisse : - 1,3 %, après + 21,8 % au trimestre précédent. Le transport fluvial bénéficie toujours de la bonne récolte céréalière 2025-2026. Le transport de produits agricoles et agroalimentaires représente 32 % du trafic fluvial au quatrième trimestre 2025, contre 23 % un an plus tôt. La deuxième partie de l?année est également marquée par une reprise du transport fluvial de produits pour la construction et les travaux publics. Sur l?ensemble de l?année, le fret fluvial reste néanmoins légèrement en 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 Routier Ferroviaire (échelle de droite) Fluvial (échelle de droite) L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 dessous de son niveau de 2024, que ce soit sur des origines et destinations nationales (- 0,9 %) ou internationales (- 0,6 %). Le transport d?hydrocarbures par oléoduc recule au quatrième trimestre 2025 (- 3,9 %), après deux trimestres en hausse. Dans le transport routier, le prix de revient du transport longue distance (pour un ensemble articulé jusqu?à 44 tonnes) augmente au quatrième trimestre 2025 (+ 0,3 %), plus faiblement qu?au trimestre précédent (+ 1,0 %). Le ralentissement de la hausse de l?indice du gazole professionnel (+ 0,9 %, après + 3,6 %) explique cette évolution. L?indice de la maintenance (+ 0,4 %) est également en hausse. Les autres indices sont stables ou en faible augmentation. Au quatrième trimestre 2025, les prix de production du transport routier augmentent de nouveau modérément, de 0,6 % après une hausse de 0,3 % au troisième trimestre. Ceux du transport ferroviaire de fret diminuent de 1,3 %, après - 0,3 % au trimestre précédent. Les prix du transport fluvial rebondissent (+ 0,4 %) après une baisse prononcée au troisième trimestre (- 3,9 %). LES VENTES DE CAMIONS SONT EN FORTE HAUSSE Au quatrième trimestre, les ventes de poids lourds neufs augmentent, à 12 400 unités (+ 4,4 %). Les immatriculations de camions sont en hausse prononcée (+ 12,1 %) alors que celles des tracteurs routiers diminuent (- 2,2 %). En moyenne sur l?année, les ventes de camions et tracteurs routiers sont proches de leur niveau de long terme. Les immatriculations de bus et cars augmentent ce trimestre (+ 17,7 %). 93 100 véhicules utilitaires légers neufs ont été immatriculés ce trimestre, soit une légère baisse de 1,1 % (données CVS-CJO). Ce niveau est bien en dessous de la moyenne trimestrielle sur les dix dernières années (102 500 immatriculations). Graphique 4 : immatriculations de véhicules utilitaires neufs Nombre d?immatriculations, en milliers (CVS-CJO) Champ : France. Source : SDES, RSVERO L?ACTIVITÉ PORTUAIRE PROGRESSE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025, CONFIRMANT UNE ANNÉE ORIENTÉE À LA HAUSSE Au quatrième trimestre 2025, le trafic de marchandises transitant par les grands ports de commerce métropolitains augmente de 4,2 % par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 74,2 millions de tonnes (tare incluse), en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Sur l?ensemble de l?année 2025, le trafic s?inscrit en hausse de 2,7 % par rapport à 2024, soutenu notamment par les trafics d?hydrocarbures (+ 4,7 %) et de céréales (+ 6,8 %). Le trafic de conteneurs progresse légèrement (+ 1,1 %), après une forte hausse l?année précédente. À l?inverse, le trafic roulier recule (- 2,3 %). Au quatrième trimestre 2025, le trafic entrant dans les principaux ports français augmente de 3,7 %, pour atteindre 48,0 millions de tonnes, porté par la progression des vracs liquides (+ 6,6 %), qui représentent un peu plus de la moitié des tonnages entrants. Le trafic sortant progresse également (+ 5,1 %), soutenu par les expéditions de produits pétroliers raffinés et de céréales. La hausse des trafics de céréales s?explique par la combinaison d?une bonne campagne céréalière et d?exportations dynamiques vers les pays partenaires. Au quatrième trimestre 2025, le trafic total augmente dans le port d?Haropa (+ 2,8 %), porté par les conteneurs et les céréales. Dans le même temps, la hausse des trafics d?hydrocarbures soutient l?activité des ports de Dunkerque (+ 10,3 %) et de Nantes Saint-Nazaire (+ 14,7 %). À l?inverse, le trafic du port de Calais recule (- 2,0 %), en lien avec la baisse du roulier transmanche. Le port de Marseille enregistre une quasi-stabilité (- 0,1 %). Sur l?ensemble de l?année 2025, le trafic total du port d?Haropa progresse (+ 1,9 %), soutenu par les vracs solides et les conteneurs. Le trafic de Marseille rebondit (+ 4,9 %), porté par les produits pétroliers. En 2025, le trafic des ports de Nantes Saint-Nazaire (+ 4,3 %) et de Dunkerque (+ 4,6 %) progresse, en lien avec la hausse des importations de GNL. À Dunkerque, cette évolution est renforcée par l?augmentation du trafic de conteneurs. De son côté, le trafic du port de Calais recule (- 3,1 %) pour la deuxième année consécutive, en raison du repli du trafic transmanche de marchandises. 75 80 85 90 95 100 105 110 115 120 125 130 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 Poids lourds neufs Véhicules utilitaires légers neufs (éch. droite) L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 5 : trafic des ports maritimes (CVS-CJO) Niveaux en millions de tonnes Champ : grands ports maritimes de métropole (GPM) et port de Calais. Source : SDES Au quatrième trimestre 2025, les prix du transport maritime de fret baissent de nouveau, de 4,4 % après - 3,4 % au troisième trimestre 2025. Après cinq trimestres de recul, ils sont à leur plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2020. La réorganisation des routes maritimes liées au contexte géopolitique, notamment en mer Rouge, avait conduit à de fortes hausses des prix en 2024. En 2025, ces tensions sont retombées et les prix ont diminué. LE FRET AÉRIEN RECULE Le fret aérien transitant dans les 25 principaux aéroports de France se replie au quatrième trimestre (- 1,2 %), après deux trimestres de progression. En un an, le fret aérien s?est contracté de 1,1 % et revient pratiquement à son niveau de 2022. Les prix du transport aérien de fret rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 7,1 %) après avoir diminué les trois trimestres précédents. Au total, les prix du fret aérien restent inférieurs de 4,7 % à leur niveau du quatrième trimestre 2024, un an auparavant. LA CROISSANCE DU TRANSPORT COLLECTIF TERRESTRE DE VOYAGEURS SE POURSUIT Le transport collectif terrestre intérieur de voyageurs (hors transports en commun urbains de province et transports routiers de voyageurs par autocar) est en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après + 0,7 % au troisième trimestre. C?est le quatrième trimestre consécutif de hausse. Avec 24,7 milliards de voyageurs-kilomètres transportés, le trafic de voyageurs par voie ferroviaire hors Île-de-France augmente de nouveau au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), soit une année de hausse ininterrompue. Il atteint ainsi un niveau inédit. Cette progression est portée par l?ensemble des réseaux : le trafic des trains à grande vitesse augmente de 2,0 %, après + 2,3 % au trimestre précédent. Sur les lignes classiques, trains Intercités et trains sous convention des conseils régionaux, il s?accroît de 2,2 %, malgré les travaux engagés depuis cet été sur la ligne Intercités la plus fréquentée, Paris - Limoges - Toulouse, qui réduisent l?offre de transport à 70 % de son niveau habituel. Au total, le nombre de voyageurs-kilomètres transportés sur le réseau hors Île-de-France augmente de 2,4 % en 2025 par rapport à 2024, établissant un nouveau record de fréquentation. Graphique 6 : transport ferré de voyageurs hors Île- de-France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres En Île-de-France, la croissance du transport collectif de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après un trimestre en léger repli (- 0,3 %). Cette évolution du nombre de voyageurs-kilomètres est le fruit d?une nette progression du trafic sur le réseau des trains sous convention Île-de-France Mobilités opérés par la SNCF (+ 3,3 % ce trimestre, après - 0,5 % au précédent) et d?une hausse plus modérée sur le réseau RATP (+ 1,0 %). Sur ce dernier, le nombre de voyageurs-kilomètres, qui stagnait lors des deuxième et troisième trimestres 2025, repart à la hausse au quatrième trimestre. Sur le réseau ferré (métro et RER), le trafic augmente de 1,4 % au quatrième trimestre, après avoir reculé de 0,5 % au trimestre précédent, pénalisé par des travaux qui ont réduit temporairement l?offre de transport. Le trafic rebondit de 2,7 % sur le réseau du métro après deux trimestres en baisse. Sur le RER, il diminue faiblement (- 0,3 %), après avoir augmenté les trimestres précédents. En un an, la fréquentation des transports en commun franciliens opérés par la RATP et la SNCF augmente de 3,7 %. Cette hausse est concomitante à la mise en place d?une tarification simplifiée en introduisant deux tickets uniques pour les voyageurs occasionnels, facilitant ainsi l?accès aux transports en commun dans toute la région. Par ailleurs, l?extension du réseau au cours de l?année 2024 (lignes 11, 14, RER E?) produit ses pleins effets en 2025. Selon les résultats provisoires de l?Union des transports publics et ferroviaires, la fréquentation des transports publics urbains de province augmente légèrement au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Cette évolution modérée marque le retour à une croissance normale, après la fin du rebond de la fréquentation post-Covid. Le trafic sur les 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Trains à grande vitesse Trains hors grande vitesse L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 réseaux desservant plus de 250 000 habitants reste plus dynamique que sur celui des réseaux de plus petite taille. Graphique 7 : transport en commun urbain en Île-de- France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres Source : SDES, d?après RATP, SNCF LE TRANSPORT AÉRIEN REBONDIT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 46,1 millions de voyageurs transportés, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, le transport aérien de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,4 %), après un repli de 0,6 % au troisième trimestre. La croissance trimestrielle du transport aérien de passagers en France au quatrième trimestre est due à une nette hausse du nombre de voyageurs transportés sur des liaisons internationales (+ 1,5 %, après - 0,5 % au troisième trimestre 2025) conjuguée à une augmentation plus modérée du trafic sur les liaisons intérieures (+ 0,8 %). Le trafic aérien passé dans les aéroports de France s?établit à 182,9 millions de passagers en 2025, contre 177,1 millions l?année précédente. Cette hausse de 3,0 % en un an est due à une croissance de 3,8 % du trafic sur des liaisons internationales alors que le transport intérieur recule de 1,1 %. Graphique 8 : transport aérien de voyageurs (CVS-CJO) Millions de voyagers Sources : SDES, d?après DGAC ; ADP L?ACTIVITÉ DES AUTRES SERVICES DE TRANSPORT SE CONTRACTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 L?activité des autres services de transport, mesurée par l?indice d?activité des services de transport, diminue de 1,1 % au quatrième trimestre 2025, après + 0,2 % au troisième trimestre. Ce repli au quatrième trimestre 2025 est notamment dû au net recul de l?activité dans la messagerie-fret express et organisation des transports, première composante des autres services de transports, avec - 3,6 %. L?activité de l?entreposage et stockage est également en baisse (- 0,3 %). L?activité est en hausse dans les autres composantes des autres services de transport : elle s?accroît notamment de 1,8 % dans les services auxiliaires des transports terrestres, de 0,8 % dans les services auxiliaires des transports aériens. En un an, l?activité des autres services de transport s?accroît de 1,6 %, soutenue par la messagerie-fret express (+ 4,3 %) et l?entreposage et stockage (+ 1,4 %). Seule l?activité des services auxiliaires au transport terrestre se réduit en 2025 (- 3,4 %). Au quatrième trimestre 2025, les prix de la messagerie-fret express rebondissent (+ 0,8 %) après avoir diminué au troisième trimestre. En revanche, la baisse des prix de l?entreposage s?accélère (- 0,9 %, après - 0,3 %). Les prix de la manutention reculent (- 1,1 %) après sept trimestres consécutifs en hausse. L?ESSOR DES VENTES DE VOITURES ÉLECTRIQUES SE POURSUIT Les immatriculations de voitures neuves sont en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,3 %), après + 0,4 % au troisième trimestre. 421 600 voitures particulières neuves ont été immatriculées ce trimestre. Les motorisations essences (hors hybrides) et diesel (hors hybrides) sont en baisse (- 7,9 % et - 2,3 %). Les hybrides non rechargeables sont quasi stables (- 0,4 %). Les immatriculations de véhicules électriques sont en hausse ce trimestre (+ 11,5 %), en lien avec le lancement d?un deuxième leasing social en cette fin d?année. Les 0 5 10 15 20 25 30 35 40 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Intérieur International L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 immatriculations de véhicules hybrides rechargeables sont en forte hausse (+ 21,2 %), des achats ayant pu être anticipés en raison de l?augmentation du malus masse au 1er janvier 2026. 94 400 voitures électriques ont été immatriculées ce trimestre, soit 22,4 % des voitures neuves. Au total en 2025, le record de ventes d?électriques a été dépassé : 332 000 voitures électriques ont été vendues, soit 19,8 % des immatriculations annuelles. Le nombre d?immatriculations de véhicules particuliers neufs reste toutefois nettement en dessous de son niveau de 2019, avant la crise sanitaire. Graphique 9 : immatriculations de voitures particulières neuves (CVS-CJO) Nombre de véhicules, en milliers Champ : France. Source : SDES, RSVERO LA CIRCULATION REPART À LA HAUSSE Sur le réseau national, la circulation rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un repli de 1,6 % au troisième trimestre. Sur le réseau concédé, le trafic augmente plus fortement (+ 1,8 %). Ce rebond est dû à une plus forte circulation des véhicules légers (+ 2,2 %, après - 3,5 %), alors que le trafic des véhicules poids lourds diminue légèrement (- 0,5 %), après deux trimestres de croissance. Sur l?ensemble de l?année, le trafic est en hausse de 1,3 % sur le réseau national et de 1,5 % sur le réseau concédé. Les livraisons de carburant, en tonnes équivalent pétrole, rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un recul prononcé au troisième trimestre (- 1,9 %). Cette évolution est due à un fort rebond des livraisons d?essence (+ 3,3 %, après - 1,3 %), conjugué à une stabilisation de celles de gazole (+ 0,1 %). En un an, les livraisons de carburant ont très peu évolué (- 0,2 %), la hausse des livraisons d?essence (+ 6,3 %) étant compensée par la baisse continue des livraisons de gazole (- 2,9 %). Graphique 10 : circulation routière et livraisons de carburant (CVS-CJO) Millions de tonnes équivalent pétrole, indice de circulation base 1 en 2001, en moyenne annuelle RRN = réseau routier national. Sources : SDES, d?après Cerema ; Asfa ; CPDP Au quatrième trimestre 2025, le prix trimestriel moyen du baril de Brent exprimé en euros baisse de nouveau (- 7,9 %) après avoir reculé de 1,8 % au troisième trimestre. Sur la même période, le coût du carburant routier à destination des professionnels du transport de marchandises, mesuré par l?indice du Comité national routier, augmente, de 0,9 % au quatrième trimestre, après + 3,6 % au trimestre précédent. Sur l?année, le reflux du prix du Brent s?est confirmé (- 17,6 %) et le coût du gazole payé par les entreprises du transport routier de marchandises se replie de 5,1 %. LES CRÉATIONS « CLASSIQUES » D?ENTREPRISES SE REDRESSENT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 3 588 nouvelles entreprises au quatrième trimestre 2025, en données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières, les créations « classiques » d?entreprises dans le secteur des transports et de l?entreposage, hors immatriculations de micro- entrepreneurs, rebondissent (+ 0,9 %), après une baisse au troisième trimestre (- 2,9 %). Ces créations d?entreprises sont un peu moins dynamiques que dans l?ensemble des secteurs (+ 1,6 %, après 2,0 % au troisième trimestre). Sur un an, les créations d?entreprises hors micro-entrepreneurs diminuent nettement dans les transports et l?entreposage (- 5,4 %), alors qu?elles poursuivent leur croissance dans l?ensemble des secteurs. Au quatrième trimestre 2025, les défaillances d?entreprises rebondissent fortement dans les transports et l?entreposage (+ 20,1 %), après une nette baisse au trimestre précédent (- 21,0 %). Elles reviennent ainsi à un niveau très élevé, seulement dépassé au deuxième trimestre 2025, où près de 900 défaillances avaient été enregistrées dans le secteur. Dans l?ensemble des secteurs, le nombre de défaillances augmente également (+ 6,3 %, après - 6,1 %). Sur l?ensemble de 2025, 3 219 défaillances ont été publiées dans les transports et l?entreposage, soit une hausse de 7,2 % en un an. L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 11 : démographie des entreprises de transport (CVS-CJO) Nombre d?entreprises Sources : Insee ; Banque de France L?EMPLOI SALARIÉ HORS INTÉRIM DU SECTEUR DES TRANSPORTS ET DE L?ENTREPOSAGE AUGMENTE LÉGÈREMENT (+ 0,2 %) Au quatrième trimestre 2025, l?emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l?entreposage augmente légèrement (+ 0,2 %, comme au troisième trimestre 2025). L?effectif du secteur (hors intérimaires) s?établit à 1 463 400 salariés. Ce même trimestre, 100 900 emplois intérimaires ont été salariés dans le secteur (- 1,2 % par rapport au troisième trimestre). Au total, on compte 1 564 300 salariés dans les transports et l?entreposage. Les créations nettes d?emploi sont de nouveau dynamiques dans les activités de manutention et d?entreposage (+ 1,3 %, soit + 2 000 emplois). L?emploi augmente de nouveau dans l?organisation du transport de fret (+ 0,7 %, soit + 900 emplois), les transports terrestres de voyageurs (hors ferroviaire) (+ 0,4 %, soit + 1 200 emplois), l?exploitation des infrastructures (+ 0,3 %, soit + 400 emplois). Il est quasi stable dans le transport aérien (+ 0,2 %, soit + 100 emplois). Dans le transport routier de fret (TRF), plus gros employeur du secteur avec 429 300 salariés, l?emploi se redresse légèrement ce trimestre (+ 0,2 %, soit + 700 emplois) après sept trimestres de quasi-stabilité. À l?inverse, l?emploi est quasi stable dans le transport ferroviaire (- 0,2 %, soit - 200 emplois). Au quatrième trimestre 2025, dans le secteur des transports et de l?entreposage, le taux d?emplois vacants ? rapport entre les emplois vacants d?une part, et la somme des postes occupés et des emplois vacants d?autre part ? s?établit à 1,2 % (contre 2,4 % dans l?ensemble du secteur privé). Le coût horaire du travail dans le secteur des transports et de l?entreposage, mesuré par l?ICT ? coût horaire, augmente de 2,0 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Il avait augmenté de 2,1 % au trimestre précédent, en glissement annuel. Sur le marché du travail, le nombre de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) dans les métiers du transport et de la logistique diminue au quatrième trimestre 2025 (- 0,3 %), après avoir augmenté au trimestre précédent (+ 2,4 %). Le nombre total de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) est de nouveau en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 1,0 %, après + 1,5 % au troisième trimestre 2025). LES SOLDES SUR LA DEMANDE ET L?ACTIVITÉ PRÉVUES S?AMÉLIORENT EN MARS 2026 DANS LE TRANSPORT ROUTIER DE MARCHANDISES Dans le transport routier de marchandises, le solde d?opinion sur la demande prévue, qui s?était fortement dégradé en février 2026, se redresse en mars mais reste bien en dessous de sa moyenne de long terme. L?activité prévue est également sujette à de fortes évolutions au premier trimestre 2026, illustrant l?incertitude sur les perspectives d?activité en raison des crises internationales en cours. Elle reste en dessous de son niveau de long terme. Le solde sur les perspectives générales du secteur s?est dégradé au cours du premier trimestre 2026, et se rapproche de son niveau de septembre 2025, son précédent point bas. Graphique 12 : conjoncture dans le transport routier de marchandises et la messagerie (indices CVS-CJO) Soldes d?opinion en % Source : Insee, enquête mensuelle de conjoncture dans les services L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Séries statistiques des transports de marchandises (1) Sources : SDES, TRM ? Insee ; SDES, collecte réglementaire auprès des opérateurs ferroviaires ; VNF / unité : milliards de tonnes- kilomètres, transport intérieur y compris fluviomaritime et transit. (2a) Sources : DGITM puis SDES depuis 2016 / unité : millions de tonnes. (2b) Sources : ADP et DGAC / unité : millions de tonnes. (3) Source : DGEC / unité : millions de tonnes-kilomètres. Cette série ne comprend que les trois principaux réseaux d?oléoducs et diffère donc de celle publiée par le SDES dans les comptes annuels. Annuelle Transport intérieur de marchandises (1) Total fret terrestre intérieur 208,1 52,7 0,6 - 0,2 - 0,2 0,1 - 0,2 1,8 National 185,3 47,0 0,5 - 0,3 - 0,1 0,1 - 0,1 1,9 International 22,9 5,8 1,1 0,1 - 0,7 0,6 - 0,5 1,1 Fret routier intérieur total 167,4 42,3 - 0,5 - 0,4 - 0,9 0,2 - 1,1 2,1 Routier national 160,1 40,5 - 0,4 - 0,4 - 0,6 0,1 - 1,0 2,1 Routier international 7,3 1,8 - 3,8 - 0,3 - 5,8 1,5 - 4,4 1,3 Routier compte d'autrui 149,4 37,8 - 0,1 - 0,2 - 1,0 - 0,7 0,1 1,9 Routier compte propre 18,0 4,4 - 3,8 - 2,5 0,1 8,1 - 10,4 3,6 Courte distance (moins de 150 km) 38,3 9,6 0,0 1,7 - 0,1 0,3 - 0,8 0,6 Longue distance (150 km et plus) 129,0 32,7 - 0,7 - 1,0 - 1,1 0,2 - 1,2 2,5 Fret ferroviaire intérieur total (yc opérateurs privés) 34,8 8,8 6,7 - 0,2 4,6 - 0,4 2,6 0,6 Ferroviaire national 21,6 5,5 8,1 0,5 5,2 - 0,4 2,9 1,3 Ferroviaire international 13,2 3,3 4,4 - 1,2 3,7 - 0,3 2,1 - 0,6 Fret fluvial intérieur total * 6,0 1,6 - 0,8 6,1 - 5,8 1,5 11,8 3,1 Fluvial national 3,6 1,0 - 0,9 4,5 - 5,0 0,4 21,8 - 1,3 Fluvial international 2,4 0,6 - 0,6 8,3 - 6,9 3,0 - 2,1 10,7 Transport maritime total (2a) : activité portuaire 286,8 74,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 Entrées 188,3 48,0 3,2 6,3 0,5 0,5 - 1,7 3,7 Sorties 98,5 26,2 1,8 0,5 4,0 1,9 4,0 5,1 Fret aérien (2b) 2,2 0,6 - 1,1 - 0,2 - 5,0 4,4 1,6 - 1,2 Transport de pétrole brut / produits raffinés par oléoducs* (3) 7 609 1 889 2,8 - 4,1 - 3,7 6,3 1,6 - 3,9 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Séries statistiques des transports de voyageurs (4) Sources : SDES, tous opérateurs ferroviaires, dont SNCF ; RATP / unités : milliards de voyageurs-km. Avertissements : En raison de l?ouverture à la concurrence des réseaux de transports en communs par autobus en Île-de-France, la série des voyageurs-km en Île-de-France est potentiellement plus fragile à partir de ce trimestre. (5a) Sources : ADP ; DGAC / unités : millions de passagers. (5b) Sources : SDES / unité : millions de passagers. Annuelle T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports collectifs terrestres (4) 127,7 32,7 2,7 - 1,2 0,5 1,9 0,7 2,0 Transport en commun Île-de-France 31,3 8,0 3,7 - 1,5 1,5 1,2 - 0,3 2,0 RATP total 17,2 4,3 2,0 1,3 0,6 - 0,1 - 0,1 1,0 RATP métro et RER 14,1 3,5 2,9 1,7 0,8 0,1 - 0,5 1,4 RATP autobus (y.c. tramw ay) 3,1 0,8 - 1,6 - 0,2 - 0,1 - 0,8 1,5 - 0,9 Trains et RER (hors RATP) sous convention Île-de- France mobilités 14,2 3,6 5,7 - 4,9 2,7 2,7 - 0,5 3,3 Transport ferroviaire hors Île-de-France 96,3 24,7 2,4 - 1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 Trains à grande vitesse 68,7 17,7 3,1 - 1,4 0,9 2,2 2,3 2,0 Trains hors grande vitesse 27,7 7,0 0,8 - 0,2 - 1,8 2,2 - 2,0 2,2 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Trafic aérien France entière (PAX) (5a) 182,9 46,1 3,0 0,6 1,1 0,5 - 0,6 1,4 Trafic intérieur 27,0 6,7 - 1,1 - 0,8 0,6 - 1,0 - 1,6 0,8 Métropole intérieur 19,7 4,9 - 2,1 - 1,0 0,6 - 1,6 - 2,6 1,1 dont liaisons radiales (Paris-province) 11,4 2,9 - 1,5 - 3,3 1,1 0,0 - 1,8 1,0 dont liaisons transversales (province-province) 8,2 2,0 - 3,1 2,1 - 0,1 - 3,8 - 3,6 1,4 Trafic international 155,9 39,4 3,8 0,8 1,1 0,8 - 0,5 1,5 Métropole-international 153,4 38,8 3,8 0,8 1,1 0,7 - 0,5 1,6 dont au départ de Paris 90,5 22,9 4,4 1,0 1,0 1,4 - 0,5 1,7 dont au départ de la province 62,9 15,8 2,9 0,5 1,4 - 0,3 - 0,4 1,4 Trafic maritime (principaux ports) (5b) 24,7 6,1 - 1,8 0,8 - 0,7 2,5 - 5,4 2,1 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Autres séries statistiques des transports (6) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. (7) Source : CPDP / unité : millions de tonnes. Livraisons totales en millions de tonnes équivalent pétrole. (8) Sources : Cerema / indice base 1 en 2001 ; Asfa / unité : milliards de véhicules-km. (9) Sources : Insee ; Banque de France. (10) Sources : Insee / base 100 en 2021. (11) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. Annuelle Automobiles (6) Immatriculations neuves 1 673 421,6 - 4,8 4,2 - 1,2 - 4,4 0,4 2,3 Dont moteurs à essence (hors hybrides) 368 80,9 - 30,9 - 9,2 - 7,1 - 10,6 - 6,7 - 7,9 Dont moteurs diesel (hors hybrides) 81 20,7 - 35,4 - 1,3 - 34,6 9,7 2,8 - 2,3 Dont hybrides non rechargeables 727 179,0 21,9 13,1 10,1 - 5,5 0,5 - 0,4 Dont hybrides rechargeables 109 31,9 - 24,8 39,7 - 46,0 31,6 - 9,3 21,2 Dont électriques 332 94,4 10,7 - 3,4 17,2 - 5,8 14,3 11,5 Dont gaz et autres motorisations 56 14,7 - 2,9 1,0 19,0 - 11,3 - 9,2 19,8 Livraisons de carburants (7) 39,5 9,9 -0,2 0,5 0,6 -0,4 -1,9 1,1 Essence 11,8 3,01 6,3 2,6 1,8 1,1 - 1,3 3,3 Gazole 27,2 6,70 - 2,9 - 0,4 0,0 - 1,0 - 2,2 0,1 Circulation routière (8) Indice du réseau routier national 1,25 1,3 1,3 0,5 0,3 1,0 - 1,6 1,1 Trafic du réseau routier national concédé 102,0 25,6 1,5 0,3 0,2 1,9 - 3,0 1,8 Dont véhicules légers 86,8 21,8 1,5 0,2 0,3 2,1 - 3,5 2,2 Dont véhicules poids lourds 15,2 3,8 1,1 0,9 - 0,2 0,6 0,3 - 0,5 Entreprises du transport-entreposage (9) Créations d'entreprises (hors micro-entrepreneurs) 14 232 3 588 - 5,4 - 6,6 - 0,1 6,9 - 2,9 0,9 Défaillances d'entreprises 3 219 853 7,2 11,1 - 6,3 18,8 - 21,0 20,1 La production marchande (10) Indice de production de services - Transports et entreposage 116,8 117,4 3,3 2,1 - 0,3 1,0 0,0 0,4 Indice de chiffre d'affaires (valeur) - Transports et entreposage 123,9 123,5 1,6 1,0 - 0,6 - 0,8 - 0,3 0,0 Immatriculations de véhicules utilitaires (11) Poids lourds neufs 46,2 12,4 - 7,8 - 1,7 - 4,0 - 2,5 8,8 4,4 Dont camions et VASP 23,0 6,1 - 7,7 - 0,6 - 4,0 - 4,4 - 2,9 12,1 Dont tracteurs routiers 23,2 6,2 - 8,0 - 2,9 - 4,1 - 0,5 21,1 - 2,2 Véhicules utilitaires légers neufs 372,4 93,1 - 4,6 - 2,4 0,6 2,8 0,3 - 1,1 Autobus et autocars neufs 6,9 1,8 3,0 - 10,6 13,6 6,3 - 12,3 17,7 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Indice d?activité des services de transport (CVS-CJO)* Indices Évolutions (en %) 2025 2025 2024 2025 Pondération (base 100 en 2021) T4 T4 T1 T2 T3 T4 1 000 Ensemble transport 115,2 116,3 1,7 1,3 0,0 0,6 0,5 0,6 423,6 Transport de marchandises 101,2 103,3 1,7 1,4 0,3 0,2 0,7 2,3 257,6 Transport terrestre de marchandises 99,8 101,3 0,9 0,0 -0,3 -0,6 0,8 1,7 dont terrestre national 100,7 102,2 1,0 -0,3 0,1 -0,8 0,9 1,7 dont terrestre international 93,8 95,5 0,2 2,1 -3,9 1,1 -0,3 2,2 206,6 49.41 Transport routier intérieur (compte d'autrui) 101,6 102,9 -0,1 -0,2 -1,0 -0,7 0,1 1,9 dont routier national 101,3 102,5 0,2 -0,4 -0,4 -0,9 0,2 1,8 dont routier international 108,2 110,4 -5,3 4,9 -12,6 2,6 -3,1 4,1 42,6 49.20 Transport ferroviaire de marchandises 94,8 96,4 6,7 -0,2 4,6 -0,4 2,6 0,6 dont ferroviaire national 100,9 103,3 8,1 0,5 5,2 -0,4 2,9 1,3 dont ferroviaire international 86,3 86,7 4,4 -1,2 3,7 -0,3 2,1 -0,6 8,4 50.40 Transport fluvial de marchandises 82,3 89,4 -0,9 6,1 -5,8 1,5 11,8 3,1 dont fluvial national 76,4 83,6 -1,0 4,5 -5,0 0,4 21,8 -1,3 dont fluvial international 92,8 99,9 -0,6 8,3 -6,9 3,0 -2,1 10,7 10,9 49.50 Transport par oléoducs 106,6 105,9 3,0 -4,1 -3,7 6,3 1,6 -3,9 148,3 50.20 Transports maritimes de marchandises 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 6,7 51.21 Transport aérien de marchandises par les compagnies françaises 110,7 112,4 8,2 4,7 -1,0 3,0 5,3 -2,4 184,8 Transport de voyageurs 152,9 154,9 1,8 0,0 0,1 1,2 0,9 0,7 132,1 49.3 Transport routier de voyageurs et réseaux urbains 135,3 136,7 1,2 0,1 0,0 0,7 1,2 0,3 78,8 49.31 Transports urbains et suburbains de voyageurs 134,7 136,9 2,6 1,3 0,7 1,3 0,9 1,2 20,1 49.32 Transports de voyageurs par taxis 149,8 150,6 0,3 0,0 1,0 -0,3 0,5 0,5 33,2 49.39 Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a 128,0 127,9 -1,6 -2,7 -2,5 0,0 2,7 -1,9 29,8 49.10 Transport ferroviaire de voyageurs (hors Île-de- France) 157,4 161,5 2,4 -1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 4,2 50.10 Transport maritime de voyageurs 213,1 211,8 -1,8 0,8 -0,7 2,5 -5,4 2,1 18,7 51.10 Transport aérien de voyageurs par les compagnies françaises 256,3 259,9 4,3 0,5 0,6 2,0 0,7 0,7 391,6 Services auxiliaires de transport 112,7 112,0 1,6 2,0 -0,4 0,6 0,2 -1,1 77,5 52.10 Entreposage et stockage 98,3 97,6 1,4 -0,5 3,2 -0,8 -0,6 -0,3 11,0 52.24 Services de manutention 111,0 110,8 0,8 -0,4 2,2 -4,3 1,7 0,1 181,2 52.29 Messagerie, fret express, affrètement, organisation des transports 111,0 108,9 4,3 4,2 1,1 0,7 1,3 -3,6 96,2 52.21 Services auxiliaires des transports terrestres 112,9 113,8 -3,4 0,3 -6,1 1,4 -1,7 1,8 12,7 52.22 Services auxiliaires des transports maritimes 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 13,0 52.23 Services auxiliaires des transports aériens 231,2 234,1 3,9 0,1 0,9 1,6 0,5 0,8 Note : l?indice d?activité des services de transport (IAST) répond à un double besoin pour l?analyse conjoncturelle : - apprécier et comparer entre elles, trimestre après trimestre, les évolutions du volume des différents types de services de transport et l?évolution de l?ensemble des transports ; - apprécier l?évolution de ces services de transport dans leur ensemble (branche « transport ») au regard des grands indicateurs macroéconomiques et des comptes nationaux trimestriels. Avertissements : L?indice d?activité des services de transport a fait l?objet de plusieurs évolutions à partir de la publication du 1er trimestre 2024 : - Son champ a été élargi au transport maritime de marchandises. Les pondérations ont été actualisées : leur calcul repose sur les données des comptes nationaux de valeur ajoutée des branches aux prix de base. Celles-ci sont dorénavant calculées en base 2021 (2010 précédemment). - Le suivi de certaines séries a été amélioré par prise en compte de nouvelles données. * Chaque trimestre, les séries corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables sont révisées en raison de l?intégration de nouvelles valeurs des séries brutes dans le calcul des profils saisonniers. En raison des différents chocs conjoncturels liés à la pandémie de Covid-19, cette correction des variations saisonnières et des jours ouvrables entraîne de plus fortes révisions des données d?un trimestre à l?autre sur la période récente. Champ : ensemble des services marchands de transport (compte d?autrui) réalisés par les entreprises résidentes (divisions 49 à 52 de la nomenclature d?activité française NAF rev. 2, à l?exception des transports spatiaux et des activités de poste et de courrier). Source : SDES L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Emploi salarié par secteur d?activité Données CVS ; niveaux en milliers en fin de trimestre Niveau Évolutions T/T-1 (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports et entreposage (hors intérim) - (HZ) 1 463,4 0,3 0,1 0,1 0,2 0,2 49. Transports terrestres et transports par conduites 805,7 0,4 0,2 0,2 0,1 0,2 Transport ferroviaire (49.1, 49.2) 95,0 0,7 -0,1 0,2 0,0 -0,2 Autres transports terrestres de voyageurs (49.3) 276,3 0,7 0,8 0,4 0,4 0,4 dont Transport urbain de voyageurs (49.31Z, 49.32Z) 151,1 0,5 1,0 0,5 0,3 0,8 dont Transport routier de voyageurs (49.39A, 49.39B) 110,3 0,6 0,7 0,2 0,2 0,4 Transport routier de fret et par conduites (49.4, 49.5) 434,4 0,0 -0,1 0,1 0,1 0,2 dont Transports routiers de fret (49.41A, 49.41B, 49.41C, 49.42Z) 429,3 0,1 -0,1 0,1 0,1 0,2 50. Transports par eau 19,8 1,0 0,5 0,5 0,5 -1,0 51. Transports aériens 62,3 0,7 -0,2 0,3 0,3 0,2 52. Entreposage et services auxiliaires des transports 407,4 0,4 -0,2 0,5 0,8 0,8 Manutention, entreposage (52.1, 52.24) 152,5 1,2 -1,4 1,0 1,8 1,3 Services auxiliaires (52.21Z, 52.22Z, 52.3Z) 132,5 0,2 0,7 0,4 0,2 0,3 Organisation du transport de fret (52.29A, 52.29B) 122,5 -0,2 0,2 -0,1 0,2 0,7 53. Activités de poste et de courrier 168,3 -0,3 0,1 -1,2 -1,2 -1,1 Intérim utilisé dans "Transports et entreposage" (HZ) 100,9 -7,8 0,0 0,4 -1,0 -1,2 Transports et entreposage y.c. intérim 1 564,3 -0,3 0,1 0,1 0,1 0,1 Ensemble secteur privé 21 016,5 -0,1 0,0 0,0 -0,1 -0,1 dont intérim utilisé 706,6 -2,3 -0,3 0,0 -0,3 -0,2 Champ : France hors Mayotte. Sources : SDES à partir de Insee, estimations d?emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 MÉTHODOLOGIE Sources Parmi les sources spécifiques au transport, cette publication utilise l?enquête sur le transport routier de marchandises (TRM), l?enquête messagerie, l?enquête auprès des opérateurs de transport ferroviaire, les indices de prix du fret, réalisés par le service des données et études statistiques (SDES), ainsi que des données produites par plusieurs directions du pôle ministériel (DGAC, DGITM) et différents acteurs des transports (opérateurs ferroviaires (OPF), RATP, Air France, ADP, VNF, etc.). Sont aussi mobilisées, sur le champ des transports, les données produites par l?Insee (enquête de conjoncture dans les services, indices de chiffres d?affaires des entreprises des secteurs des transports, etc.), la Dares, France Travail et l?Acoss (pour le marché du travail), la Banque de France (défaillances). Méthode Sauf mention contraire, les évolutions des données sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables Bien souvent, les séries reflétant une activité socio- économique sont sensibles aux saisons. La série corrigée des variations saisonnières (CVS), construite à partir de la série initiale dite « série brute », permet de neutraliser l?effet habituel des saisons pour mieux faire ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions exceptionnelles. Contrairement au « glissement annuel » où, pour éliminer la saisonnalité, on compare un trimestre avec le même trimestre de l?année précédente, la série CVS permet de comparer directement chaque trimestre avec le trimestre précédent. Cela lui confère deux avantages par rapport au glissement annuel. D?une part, l?interprétation d?un trimestre ne dépend que du passé récent et non d?événements survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on détecte tout de suite les retournements et on mesure correctement les nouvelles tendances sans retard, contrairement au glissement annuel qui ne repère les changements de tendance qu?avec retard. La série corrigée des jours ouvrables (CJO) permet de neutraliser l?impact des nombres inégaux de jours ouvrables d?un trimestre à l?autre, de la même façon que la série CVS neutralise l?impact des différentes saisons. La combinaison des CVS et des CJO permet de fournir une information sur l?évolution instantanée des phénomènes économiques, abstraction faite des phénomènes calendaires explicables habituels. La nouvelle valeur de la série brute est intégrée chaque trimestre dans le calcul des profils saisonniers historiques. Les coefficients saisonniers sont donc réestimés chaque trimestre, ce qui peut faire réviser très légèrement la série CVS. La structure des modèles de désaisonnalisation est validée une fois par an. Il en va de même pour la correction des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des séries par famille. Diffusion Des séries longues associées à cette note de conjoncture sont disponibles sur le site internet du SDES : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique Transports/Conjoncture. Achille BAUER, SDES Sébastien DEFRANCE, SDES François LIMOUSIN, SDES François RAGEAU, SDES Cyril RIZK, SDES Directrice de publication : Emmanuelle Walraet Dépôt légal : avril 2026 ISSN : 2557-8510 (en ligne) Commissariat général au développement durable Service des données et études statistiques Sous-direction des statistiques des transports Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr (ATTENTION: OPTION ocarbures (+ 4,7 %) et de céréales (+ 6,8 %). Le trafic de conteneurs progresse légèrement (+ 1,1 %), après une forte hausse l?année précédente. À l?inverse, le trafic roulier recule (- 2,3 %). Au quatrième trimestre 2025, le trafic entrant dans les principaux ports français augmente de 3,7 %, pour atteindre 48,0 millions de tonnes, porté par la progression des vracs liquides (+ 6,6 %), qui représentent un peu plus de la moitié des tonnages entrants. Le trafic sortant progresse également (+ 5,1 %), soutenu par les expéditions de produits pétroliers raffinés et de céréales. La hausse des trafics de céréales s?explique par la combinaison d?une bonne campagne céréalière et d?exportations dynamiques vers les pays partenaires. Au quatrième trimestre 2025, le trafic total augmente dans le port d?Haropa (+ 2,8 %), porté par les conteneurs et les céréales. Dans le même temps, la hausse des trafics d?hydrocarbures soutient l?activité des ports de Dunkerque (+ 10,3 %) et de Nantes Saint-Nazaire (+ 14,7 %). À l?inverse, le trafic du port de Calais recule (- 2,0 %), en lien avec la baisse du roulier transmanche. Le port de Marseille enregistre une quasi-stabilité (- 0,1 %). Sur l?ensemble de l?année 2025, le trafic total du port d?Haropa progresse (+ 1,9 %), soutenu par les vracs solides et les conteneurs. Le trafic de Marseille rebondit (+ 4,9 %), porté par les produits pétroliers. En 2025, le trafic des ports de Nantes Saint-Nazaire (+ 4,3 %) et de Dunkerque (+ 4,6 %) progresse, en lien avec la hausse des importations de GNL. À Dunkerque, cette évolution est renforcée par l?augmentation du trafic de conteneurs. De son côté, le trafic du port de Calais recule (- 3,1 %) pour la deuxième année consécutive, en raison du repli du trafic transmanche de marchandises. 75 80 85 90 95 100 105 110 115 120 125 130 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 Poids lourds neufs Véhicules utilitaires légers neufs (éch. droite) L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 5 : trafic des ports maritimes (CVS-CJO) Niveaux en millions de tonnes Champ : grands ports maritimes de métropole (GPM) et port de Calais. Source : SDES Au quatrième trimestre 2025, les prix du transport maritime de fret baissent de nouveau, de 4,4 % après - 3,4 % au troisième trimestre 2025. Après cinq trimestres de recul, ils sont à leur plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2020. La réorganisation des routes maritimes liées au contexte géopolitique, notamment en mer Rouge, avait conduit à de fortes hausses des prix en 2024. En 2025, ces tensions sont retombées et les prix ont diminué. LE FRET AÉRIEN RECULE Le fret aérien transitant dans les 25 principaux aéroports de France se replie au quatrième trimestre (- 1,2 %), après deux trimestres de progression. En un an, le fret aérien s?est contracté de 1,1 % et revient pratiquement à son niveau de 2022. Les prix du transport aérien de fret rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 7,1 %) après avoir diminué les trois trimestres précédents. Au total, les prix du fret aérien restent inférieurs de 4,7 % à leur niveau du quatrième trimestre 2024, un an auparavant. LA CROISSANCE DU TRANSPORT COLLECTIF TERRESTRE DE VOYAGEURS SE POURSUIT Le transport collectif terrestre intérieur de voyageurs (hors transports en commun urbains de province et transports routiers de voyageurs par autocar) est en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après + 0,7 % au troisième trimestre. C?est le quatrième trimestre consécutif de hausse. Avec 24,7 milliards de voyageurs-kilomètres transportés, le trafic de voyageurs par voie ferroviaire hors Île-de-France augmente de nouveau au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), soit une année de hausse ininterrompue. Il atteint ainsi un niveau inédit. Cette progression est portée par l?ensemble des réseaux : le trafic des trains à grande vitesse augmente de 2,0 %, après + 2,3 % au trimestre précédent. Sur les lignes classiques, trains Intercités et trains sous convention des conseils régionaux, il s?accroît de 2,2 %, malgré les travaux engagés depuis cet été sur la ligne Intercités la plus fréquentée, Paris - Limoges - Toulouse, qui réduisent l?offre de transport à 70 % de son niveau habituel. Au total, le nombre de voyageurs-kilomètres transportés sur le réseau hors Île-de-France augmente de 2,4 % en 2025 par rapport à 2024, établissant un nouveau record de fréquentation. Graphique 6 : transport ferré de voyageurs hors Île- de-France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres En Île-de-France, la croissance du transport collectif de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après un trimestre en léger repli (- 0,3 %). Cette évolution du nombre de voyageurs-kilomètres est le fruit d?une nette progression du trafic sur le réseau des trains sous convention Île-de-France Mobilités opérés par la SNCF (+ 3,3 % ce trimestre, après - 0,5 % au précédent) et d?une hausse plus modérée sur le réseau RATP (+ 1,0 %). Sur ce dernier, le nombre de voyageurs-kilomètres, qui stagnait lors des deuxième et troisième trimestres 2025, repart à la hausse au quatrième trimestre. Sur le réseau ferré (métro et RER), le trafic augmente de 1,4 % au quatrième trimestre, après avoir reculé de 0,5 % au trimestre précédent, pénalisé par des travaux qui ont réduit temporairement l?offre de transport. Le trafic rebondit de 2,7 % sur le réseau du métro après deux trimestres en baisse. Sur le RER, il diminue faiblement (- 0,3 %), après avoir augmenté les trimestres précédents. En un an, la fréquentation des transports en commun franciliens opérés par la RATP et la SNCF augmente de 3,7 %. Cette hausse est concomitante à la mise en place d?une tarification simplifiée en introduisant deux tickets uniques pour les voyageurs occasionnels, facilitant ainsi l?accès aux transports en commun dans toute la région. Par ailleurs, l?extension du réseau au cours de l?année 2024 (lignes 11, 14, RER E?) produit ses pleins effets en 2025. Selon les résultats provisoires de l?Union des transports publics et ferroviaires, la fréquentation des transports publics urbains de province augmente légèrement au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Cette évolution modérée marque le retour à une croissance normale, après la fin du rebond de la fréquentation post-Covid. Le trafic sur les 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Trains à grande vitesse Trains hors grande vitesse L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 réseaux desservant plus de 250 000 habitants reste plus dynamique que sur celui des réseaux de plus petite taille. Graphique 7 : transport en commun urbain en Île-de- France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres Source : SDES, d?après RATP, SNCF LE TRANSPORT AÉRIEN REBONDIT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 46,1 millions de voyageurs transportés, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, le transport aérien de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,4 %), après un repli de 0,6 % au troisième trimestre. La croissance trimestrielle du transport aérien de passagers en France au quatrième trimestre est due à une nette hausse du nombre de voyageurs transportés sur des liaisons internationales (+ 1,5 %, après - 0,5 % au troisième trimestre 2025) conjuguée à une augmentation plus modérée du trafic sur les liaisons intérieures (+ 0,8 %). Le trafic aérien passé dans les aéroports de France s?établit à 182,9 millions de passagers en 2025, contre 177,1 millions l?année précédente. Cette hausse de 3,0 % en un an est due à une croissance de 3,8 % du trafic sur des liaisons internationales alors que le transport intérieur recule de 1,1 %. Graphique 8 : transport aérien de voyageurs (CVS-CJO) Millions de voyagers Sources : SDES, d?après DGAC ; ADP L?ACTIVITÉ DES AUTRES SERVICES DE TRANSPORT SE CONTRACTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 L?activité des autres services de transport, mesurée par l?indice d?activité des services de transport, diminue de 1,1 % au quatrième trimestre 2025, après + 0,2 % au troisième trimestre. Ce repli au quatrième trimestre 2025 est notamment dû au net recul de l?activité dans la messagerie-fret express et organisation des transports, première composante des autres services de transports, avec - 3,6 %. L?activité de l?entreposage et stockage est également en baisse (- 0,3 %). L?activité est en hausse dans les autres composantes des autres services de transport : elle s?accroît notamment de 1,8 % dans les services auxiliaires des transports terrestres, de 0,8 % dans les services auxiliaires des transports aériens. En un an, l?activité des autres services de transport s?accroît de 1,6 %, soutenue par la messagerie-fret express (+ 4,3 %) et l?entreposage et stockage (+ 1,4 %). Seule l?activité des services auxiliaires au transport terrestre se réduit en 2025 (- 3,4 %). Au quatrième trimestre 2025, les prix de la messagerie-fret express rebondissent (+ 0,8 %) après avoir diminué au troisième trimestre. En revanche, la baisse des prix de l?entreposage s?accélère (- 0,9 %, après - 0,3 %). Les prix de la manutention reculent (- 1,1 %) après sept trimestres consécutifs en hausse. L?ESSOR DES VENTES DE VOITURES ÉLECTRIQUES SE POURSUIT Les immatriculations de voitures neuves sont en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,3 %), après + 0,4 % au troisième trimestre. 421 600 voitures particulières neuves ont été immatriculées ce trimestre. Les motorisations essences (hors hybrides) et diesel (hors hybrides) sont en baisse (- 7,9 % et - 2,3 %). Les hybrides non rechargeables sont quasi stables (- 0,4 %). Les immatriculations de véhicules électriques sont en hausse ce trimestre (+ 11,5 %), en lien avec le lancement d?un deuxième leasing social en cette fin d?année. Les 0 5 10 15 20 25 30 35 40 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Intérieur International L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 immatriculations de véhicules hybrides rechargeables sont en forte hausse (+ 21,2 %), des achats ayant pu être anticipés en raison de l?augmentation du malus masse au 1er janvier 2026. 94 400 voitures électriques ont été immatriculées ce trimestre, soit 22,4 % des voitures neuves. Au total en 2025, le record de ventes d?électriques a été dépassé : 332 000 voitures électriques ont été vendues, soit 19,8 % des immatriculations annuelles. Le nombre d?immatriculations de véhicules particuliers neufs reste toutefois nettement en dessous de son niveau de 2019, avant la crise sanitaire. Graphique 9 : immatriculations de voitures particulières neuves (CVS-CJO) Nombre de véhicules, en milliers Champ : France. Source : SDES, RSVERO LA CIRCULATION REPART À LA HAUSSE Sur le réseau national, la circulation rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un repli de 1,6 % au troisième trimestre. Sur le réseau concédé, le trafic augmente plus fortement (+ 1,8 %). Ce rebond est dû à une plus forte circulation des véhicules légers (+ 2,2 %, après - 3,5 %), alors que le trafic des véhicules poids lourds diminue légèrement (- 0,5 %), après deux trimestres de croissance. Sur l?ensemble de l?année, le trafic est en hausse de 1,3 % sur le réseau national et de 1,5 % sur le réseau concédé. Les livraisons de carburant, en tonnes équivalent pétrole, rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un recul prononcé au troisième trimestre (- 1,9 %). Cette évolution est due à un fort rebond des livraisons d?essence (+ 3,3 %, après - 1,3 %), conjugué à une stabilisation de celles de gazole (+ 0,1 %). En un an, les livraisons de carburant ont très peu évolué (- 0,2 %), la hausse des livraisons d?essence (+ 6,3 %) étant compensée par la baisse continue des livraisons de gazole (- 2,9 %). Graphique 10 : circulation routière et livraisons de carburant (CVS-CJO) Millions de tonnes équivalent pétrole, indice de circulation base 1 en 2001, en moyenne annuelle RRN = réseau routier national. Sources : SDES, d?après Cerema ; Asfa ; CPDP Au quatrième trimestre 2025, le prix trimestriel moyen du baril de Brent exprimé en euros baisse de nouveau (- 7,9 %) après avoir reculé de 1,8 % au troisième trimestre. Sur la même période, le coût du carburant routier à destination des professionnels du transport de marchandises, mesuré par l?indice du Comité national routier, augmente, de 0,9 % au quatrième trimestre, après + 3,6 % au trimestre précédent. Sur l?année, le reflux du prix du Brent s?est confirmé (- 17,6 %) et le coût du gazole payé par les entreprises du transport routier de marchandises se replie de 5,1 %. LES CRÉATIONS « CLASSIQUES » D?ENTREPRISES SE REDRESSENT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 3 588 nouvelles entreprises au quatrième trimestre 2025, en données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières, les créations « classiques » d?entreprises dans le secteur des transports et de l?entreposage, hors immatriculations de micro- entrepreneurs, rebondissent (+ 0,9 %), après une baisse au troisième trimestre (- 2,9 %). Ces créations d?entreprises sont un peu moins dynamiques que dans l?ensemble des secteurs (+ 1,6 %, après 2,0 % au troisième trimestre). Sur un an, les créations d?entreprises hors micro-entrepreneurs diminuent nettement dans les transports et l?entreposage (- 5,4 %), alors qu?elles poursuivent leur croissance dans l?ensemble des secteurs. Au quatrième trimestre 2025, les défaillances d?entreprises rebondissent fortement dans les transports et l?entreposage (+ 20,1 %), après une nette baisse au trimestre précédent (- 21,0 %). Elles reviennent ainsi à un niveau très élevé, seulement dépassé au deuxième trimestre 2025, où près de 900 défaillances avaient été enregistrées dans le secteur. Dans l?ensemble des secteurs, le nombre de défaillances augmente également (+ 6,3 %, après - 6,1 %). Sur l?ensemble de 2025, 3 219 défaillances ont été publiées dans les transports et l?entreposage, soit une hausse de 7,2 % en un an. L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 11 : démographie des entreprises de transport (CVS-CJO) Nombre d?entreprises Sources : Insee ; Banque de France L?EMPLOI SALARIÉ HORS INTÉRIM DU SECTEUR DES TRANSPORTS ET DE L?ENTREPOSAGE AUGMENTE LÉGÈREMENT (+ 0,2 %) Au quatrième trimestre 2025, l?emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l?entreposage augmente légèrement (+ 0,2 %, comme au troisième trimestre 2025). L?effectif du secteur (hors intérimaires) s?établit à 1 463 400 salariés. Ce même trimestre, 100 900 emplois intérimaires ont été salariés dans le secteur (- 1,2 % par rapport au troisième trimestre). Au total, on compte 1 564 300 salariés dans les transports et l?entreposage. Les créations nettes d?emploi sont de nouveau dynamiques dans les activités de manutention et d?entreposage (+ 1,3 %, soit + 2 000 emplois). L?emploi augmente de nouveau dans l?organisation du transport de fret (+ 0,7 %, soit + 900 emplois), les transports terrestres de voyageurs (hors ferroviaire) (+ 0,4 %, soit + 1 200 emplois), l?exploitation des infrastructures (+ 0,3 %, soit + 400 emplois). Il est quasi stable dans le transport aérien (+ 0,2 %, soit + 100 emplois). Dans le transport routier de fret (TRF), plus gros employeur du secteur avec 429 300 salariés, l?emploi se redresse légèrement ce trimestre (+ 0,2 %, soit + 700 emplois) après sept trimestres de quasi-stabilité. À l?inverse, l?emploi est quasi stable dans le transport ferroviaire (- 0,2 %, soit - 200 emplois). Au quatrième trimestre 2025, dans le secteur des transports et de l?entreposage, le taux d?emplois vacants ? rapport entre les emplois vacants d?une part, et la somme des postes occupés et des emplois vacants d?autre part ? s?établit à 1,2 % (contre 2,4 % dans l?ensemble du secteur privé). Le coût horaire du travail dans le secteur des transports et de l?entreposage, mesuré par l?ICT ? coût horaire, augmente de 2,0 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Il avait augmenté de 2,1 % au trimestre précédent, en glissement annuel. Sur le marché du travail, le nombre de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) dans les métiers du transport et de la logistique diminue au quatrième trimestre 2025 (- 0,3 %), après avoir augmenté au trimestre précédent (+ 2,4 %). Le nombre total de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) est de nouveau en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 1,0 %, après + 1,5 % au troisième trimestre 2025). LES SOLDES SUR LA DEMANDE ET L?ACTIVITÉ PRÉVUES S?AMÉLIORENT EN MARS 2026 DANS LE TRANSPORT ROUTIER DE MARCHANDISES Dans le transport routier de marchandises, le solde d?opinion sur la demande prévue, qui s?était fortement dégradé en février 2026, se redresse en mars mais reste bien en dessous de sa moyenne de long terme. L?activité prévue est également sujette à de fortes évolutions au premier trimestre 2026, illustrant l?incertitude sur les perspectives d?activité en raison des crises internationales en cours. Elle reste en dessous de son niveau de long terme. Le solde sur les perspectives générales du secteur s?est dégradé au cours du premier trimestre 2026, et se rapproche de son niveau de septembre 2025, son précédent point bas. Graphique 12 : conjoncture dans le transport routier de marchandises et la messagerie (indices CVS-CJO) Soldes d?opinion en % Source : Insee, enquête mensuelle de conjoncture dans les services L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Séries statistiques des transports de marchandises (1) Sources : SDES, TRM ? Insee ; SDES, collecte réglementaire auprès des opérateurs ferroviaires ; VNF / unité : milliards de tonnes- kilomètres, transport intérieur y compris fluviomaritime et transit. (2a) Sources : DGITM puis SDES depuis 2016 / unité : millions de tonnes. (2b) Sources : ADP et DGAC / unité : millions de tonnes. (3) Source : DGEC / unité : millions de tonnes-kilomètres. Cette série ne comprend que les trois principaux réseaux d?oléoducs et diffère donc de celle publiée par le SDES dans les comptes annuels. Annuelle Transport intérieur de marchandises (1) Total fret terrestre intérieur 208,1 52,7 0,6 - 0,2 - 0,2 0,1 - 0,2 1,8 National 185,3 47,0 0,5 - 0,3 - 0,1 0,1 - 0,1 1,9 International 22,9 5,8 1,1 0,1 - 0,7 0,6 - 0,5 1,1 Fret routier intérieur total 167,4 42,3 - 0,5 - 0,4 - 0,9 0,2 - 1,1 2,1 Routier national 160,1 40,5 - 0,4 - 0,4 - 0,6 0,1 - 1,0 2,1 Routier international 7,3 1,8 - 3,8 - 0,3 - 5,8 1,5 - 4,4 1,3 Routier compte d'autrui 149,4 37,8 - 0,1 - 0,2 - 1,0 - 0,7 0,1 1,9 Routier compte propre 18,0 4,4 - 3,8 - 2,5 0,1 8,1 - 10,4 3,6 Courte distance (moins de 150 km) 38,3 9,6 0,0 1,7 - 0,1 0,3 - 0,8 0,6 Longue distance (150 km et plus) 129,0 32,7 - 0,7 - 1,0 - 1,1 0,2 - 1,2 2,5 Fret ferroviaire intérieur total (yc opérateurs privés) 34,8 8,8 6,7 - 0,2 4,6 - 0,4 2,6 0,6 Ferroviaire national 21,6 5,5 8,1 0,5 5,2 - 0,4 2,9 1,3 Ferroviaire international 13,2 3,3 4,4 - 1,2 3,7 - 0,3 2,1 - 0,6 Fret fluvial intérieur total * 6,0 1,6 - 0,8 6,1 - 5,8 1,5 11,8 3,1 Fluvial national 3,6 1,0 - 0,9 4,5 - 5,0 0,4 21,8 - 1,3 Fluvial international 2,4 0,6 - 0,6 8,3 - 6,9 3,0 - 2,1 10,7 Transport maritime total (2a) : activité portuaire 286,8 74,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 Entrées 188,3 48,0 3,2 6,3 0,5 0,5 - 1,7 3,7 Sorties 98,5 26,2 1,8 0,5 4,0 1,9 4,0 5,1 Fret aérien (2b) 2,2 0,6 - 1,1 - 0,2 - 5,0 4,4 1,6 - 1,2 Transport de pétrole brut / produits raffinés par oléoducs* (3) 7 609 1 889 2,8 - 4,1 - 3,7 6,3 1,6 - 3,9 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Séries statistiques des transports de voyageurs (4) Sources : SDES, tous opérateurs ferroviaires, dont SNCF ; RATP / unités : milliards de voyageurs-km. Avertissements : En raison de l?ouverture à la concurrence des réseaux de transports en communs par autobus en Île-de-France, la série des voyageurs-km en Île-de-France est potentiellement plus fragile à partir de ce trimestre. (5a) Sources : ADP ; DGAC / unités : millions de passagers. (5b) Sources : SDES / unité : millions de passagers. Annuelle T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports collectifs terrestres (4) 127,7 32,7 2,7 - 1,2 0,5 1,9 0,7 2,0 Transport en commun Île-de-France 31,3 8,0 3,7 - 1,5 1,5 1,2 - 0,3 2,0 RATP total 17,2 4,3 2,0 1,3 0,6 - 0,1 - 0,1 1,0 RATP métro et RER 14,1 3,5 2,9 1,7 0,8 0,1 - 0,5 1,4 RATP autobus (y.c. tramw ay) 3,1 0,8 - 1,6 - 0,2 - 0,1 - 0,8 1,5 - 0,9 Trains et RER (hors RATP) sous convention Île-de- France mobilités 14,2 3,6 5,7 - 4,9 2,7 2,7 - 0,5 3,3 Transport ferroviaire hors Île-de-France 96,3 24,7 2,4 - 1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 Trains à grande vitesse 68,7 17,7 3,1 - 1,4 0,9 2,2 2,3 2,0 Trains hors grande vitesse 27,7 7,0 0,8 - 0,2 - 1,8 2,2 - 2,0 2,2 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Trafic aérien France entière (PAX) (5a) 182,9 46,1 3,0 0,6 1,1 0,5 - 0,6 1,4 Trafic intérieur 27,0 6,7 - 1,1 - 0,8 0,6 - 1,0 - 1,6 0,8 Métropole intérieur 19,7 4,9 - 2,1 - 1,0 0,6 - 1,6 - 2,6 1,1 dont liaisons radiales (Paris-province) 11,4 2,9 - 1,5 - 3,3 1,1 0,0 - 1,8 1,0 dont liaisons transversales (province-province) 8,2 2,0 - 3,1 2,1 - 0,1 - 3,8 - 3,6 1,4 Trafic international 155,9 39,4 3,8 0,8 1,1 0,8 - 0,5 1,5 Métropole-international 153,4 38,8 3,8 0,8 1,1 0,7 - 0,5 1,6 dont au départ de Paris 90,5 22,9 4,4 1,0 1,0 1,4 - 0,5 1,7 dont au départ de la province 62,9 15,8 2,9 0,5 1,4 - 0,3 - 0,4 1,4 Trafic maritime (principaux ports) (5b) 24,7 6,1 - 1,8 0,8 - 0,7 2,5 - 5,4 2,1 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Autres séries statistiques des transports (6) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. (7) Source : CPDP / unité : millions de tonnes. Livraisons totales en millions de tonnes équivalent pétrole. (8) Sources : Cerema / indice base 1 en 2001 ; Asfa / unité : milliards de véhicules-km. (9) Sources : Insee ; Banque de France. (10) Sources : Insee / base 100 en 2021. (11) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. Annuelle Automobiles (6) Immatriculations neuves 1 673 421,6 - 4,8 4,2 - 1,2 - 4,4 0,4 2,3 Dont moteurs à essence (hors hybrides) 368 80,9 - 30,9 - 9,2 - 7,1 - 10,6 - 6,7 - 7,9 Dont moteurs diesel (hors hybrides) 81 20,7 - 35,4 - 1,3 - 34,6 9,7 2,8 - 2,3 Dont hybrides non rechargeables 727 179,0 21,9 13,1 10,1 - 5,5 0,5 - 0,4 Dont hybrides rechargeables 109 31,9 - 24,8 39,7 - 46,0 31,6 - 9,3 21,2 Dont électriques 332 94,4 10,7 - 3,4 17,2 - 5,8 14,3 11,5 Dont gaz et autres motorisations 56 14,7 - 2,9 1,0 19,0 - 11,3 - 9,2 19,8 Livraisons de carburants (7) 39,5 9,9 -0,2 0,5 0,6 -0,4 -1,9 1,1 Essence 11,8 3,01 6,3 2,6 1,8 1,1 - 1,3 3,3 Gazole 27,2 6,70 - 2,9 - 0,4 0,0 - 1,0 - 2,2 0,1 Circulation routière (8) Indice du réseau routier national 1,25 1,3 1,3 0,5 0,3 1,0 - 1,6 1,1 Trafic du réseau routier national concédé 102,0 25,6 1,5 0,3 0,2 1,9 - 3,0 1,8 Dont véhicules légers 86,8 21,8 1,5 0,2 0,3 2,1 - 3,5 2,2 Dont véhicules poids lourds 15,2 3,8 1,1 0,9 - 0,2 0,6 0,3 - 0,5 Entreprises du transport-entreposage (9) Créations d'entreprises (hors micro-entrepreneurs) 14 232 3 588 - 5,4 - 6,6 - 0,1 6,9 - 2,9 0,9 Défaillances d'entreprises 3 219 853 7,2 11,1 - 6,3 18,8 - 21,0 20,1 La production marchande (10) Indice de production de services - Transports et entreposage 116,8 117,4 3,3 2,1 - 0,3 1,0 0,0 0,4 Indice de chiffre d'affaires (valeur) - Transports et entreposage 123,9 123,5 1,6 1,0 - 0,6 - 0,8 - 0,3 0,0 Immatriculations de véhicules utilitaires (11) Poids lourds neufs 46,2 12,4 - 7,8 - 1,7 - 4,0 - 2,5 8,8 4,4 Dont camions et VASP 23,0 6,1 - 7,7 - 0,6 - 4,0 - 4,4 - 2,9 12,1 Dont tracteurs routiers 23,2 6,2 - 8,0 - 2,9 - 4,1 - 0,5 21,1 - 2,2 Véhicules utilitaires légers neufs 372,4 93,1 - 4,6 - 2,4 0,6 2,8 0,3 - 1,1 Autobus et autocars neufs 6,9 1,8 3,0 - 10,6 13,6 6,3 - 12,3 17,7 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Indice d?activité des services de transport (CVS-CJO)* Indices Évolutions (en %) 2025 2025 2024 2025 Pondération (base 100 en 2021) T4 T4 T1 T2 T3 T4 1 000 Ensemble transport 115,2 116,3 1,7 1,3 0,0 0,6 0,5 0,6 423,6 Transport de marchandises 101,2 103,3 1,7 1,4 0,3 0,2 0,7 2,3 257,6 Transport terrestre de marchandises 99,8 101,3 0,9 0,0 -0,3 -0,6 0,8 1,7 dont terrestre national 100,7 102,2 1,0 -0,3 0,1 -0,8 0,9 1,7 dont terrestre international 93,8 95,5 0,2 2,1 -3,9 1,1 -0,3 2,2 206,6 49.41 Transport routier intérieur (compte d'autrui) 101,6 102,9 -0,1 -0,2 -1,0 -0,7 0,1 1,9 dont routier national 101,3 102,5 0,2 -0,4 -0,4 -0,9 0,2 1,8 dont routier international 108,2 110,4 -5,3 4,9 -12,6 2,6 -3,1 4,1 42,6 49.20 Transport ferroviaire de marchandises 94,8 96,4 6,7 -0,2 4,6 -0,4 2,6 0,6 dont ferroviaire national 100,9 103,3 8,1 0,5 5,2 -0,4 2,9 1,3 dont ferroviaire international 86,3 86,7 4,4 -1,2 3,7 -0,3 2,1 -0,6 8,4 50.40 Transport fluvial de marchandises 82,3 89,4 -0,9 6,1 -5,8 1,5 11,8 3,1 dont fluvial national 76,4 83,6 -1,0 4,5 -5,0 0,4 21,8 -1,3 dont fluvial international 92,8 99,9 -0,6 8,3 -6,9 3,0 -2,1 10,7 10,9 49.50 Transport par oléoducs 106,6 105,9 3,0 -4,1 -3,7 6,3 1,6 -3,9 148,3 50.20 Transports maritimes de marchandises 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 6,7 51.21 Transport aérien de marchandises par les compagnies françaises 110,7 112,4 8,2 4,7 -1,0 3,0 5,3 -2,4 184,8 Transport de voyageurs 152,9 154,9 1,8 0,0 0,1 1,2 0,9 0,7 132,1 49.3 Transport routier de voyageurs et réseaux urbains 135,3 136,7 1,2 0,1 0,0 0,7 1,2 0,3 78,8 49.31 Transports urbains et suburbains de voyageurs 134,7 136,9 2,6 1,3 0,7 1,3 0,9 1,2 20,1 49.32 Transports de voyageurs par taxis 149,8 150,6 0,3 0,0 1,0 -0,3 0,5 0,5 33,2 49.39 Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a 128,0 127,9 -1,6 -2,7 -2,5 0,0 2,7 -1,9 29,8 49.10 Transport ferroviaire de voyageurs (hors Île-de- France) 157,4 161,5 2,4 -1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 4,2 50.10 Transport maritime de voyageurs 213,1 211,8 -1,8 0,8 -0,7 2,5 -5,4 2,1 18,7 51.10 Transport aérien de voyageurs par les compagnies françaises 256,3 259,9 4,3 0,5 0,6 2,0 0,7 0,7 391,6 Services auxiliaires de transport 112,7 112,0 1,6 2,0 -0,4 0,6 0,2 -1,1 77,5 52.10 Entreposage et stockage 98,3 97,6 1,4 -0,5 3,2 -0,8 -0,6 -0,3 11,0 52.24 Services de manutention 111,0 110,8 0,8 -0,4 2,2 -4,3 1,7 0,1 181,2 52.29 Messagerie, fret express, affrètement, organisation des transports 111,0 108,9 4,3 4,2 1,1 0,7 1,3 -3,6 96,2 52.21 Services auxiliaires des transports terrestres 112,9 113,8 -3,4 0,3 -6,1 1,4 -1,7 1,8 12,7 52.22 Services auxiliaires des transports maritimes 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 13,0 52.23 Services auxiliaires des transports aériens 231,2 234,1 3,9 0,1 0,9 1,6 0,5 0,8 Note : l?indice d?activité des services de transport (IAST) répond à un double besoin pour l?analyse conjoncturelle : - apprécier et comparer entre elles, trimestre après trimestre, les évolutions du volume des différents types de services de transport et l?évolution de l?ensemble des transports ; - apprécier l?évolution de ces services de transport dans leur ensemble (branche « transport ») au regard des grands indicateurs macroéconomiques et des comptes nationaux trimestriels. Avertissements : L?indice d?activité des services de transport a fait l?objet de plusieurs évolutions à partir de la publication du 1er trimestre 2024 : - Son champ a été élargi au transport maritime de marchandises. Les pondérations ont été actualisées : leur calcul repose sur les données des comptes nationaux de valeur ajoutée des branches aux prix de base. Celles-ci sont dorénavant calculées en base 2021 (2010 précédemment). - Le suivi de certaines séries a été amélioré par prise en compte de nouvelles données. * Chaque trimestre, les séries corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables sont révisées en raison de l?intégration de nouvelles valeurs des séries brutes dans le calcul des profils saisonniers. En raison des différents chocs conjoncturels liés à la pandémie de Covid-19, cette correction des variations saisonnières et des jours ouvrables entraîne de plus fortes révisions des données d?un trimestre à l?autre sur la période récente. Champ : ensemble des services marchands de transport (compte d?autrui) réalisés par les entreprises résidentes (divisions 49 à 52 de la nomenclature d?activité française NAF rev. 2, à l?exception des transports spatiaux et des activités de poste et de courrier). Source : SDES L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Emploi salarié par secteur d?activité Données CVS ; niveaux en milliers en fin de trimestre Niveau Évolutions T/T-1 (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports et entreposage (hors intérim) - (HZ) 1 463,4 0,3 0,1 0,1 0,2 0,2 49. Transports terrestres et transports par conduites 805,7 0,4 0,2 0,2 0,1 0,2 Transport ferroviaire (49.1, 49.2) 95,0 0,7 -0,1 0,2 0,0 -0,2 Autres transports terrestres de voyageurs (49.3) 276,3 0,7 0,8 0,4 0,4 0,4 dont Transport urbain de voyageurs (49.31Z, 49.32Z) 151,1 0,5 1,0 0,5 0,3 0,8 dont Transport routier de voyageurs (49.39A, 49.39B) 110,3 0,6 0,7 0,2 0,2 0,4 Transport routier de fret et par conduites (49.4, 49.5) 434,4 0,0 -0,1 0,1 0,1 0,2 dont Transports routiers de fret (49.41A, 49.41B, 49.41C, 49.42Z) 429,3 0,1 -0,1 0,1 0,1 0,2 50. Transports par eau 19,8 1,0 0,5 0,5 0,5 -1,0 51. Transports aériens 62,3 0,7 -0,2 0,3 0,3 0,2 52. Entreposage et services auxiliaires des transports 407,4 0,4 -0,2 0,5 0,8 0,8 Manutention, entreposage (52.1, 52.24) 152,5 1,2 -1,4 1,0 1,8 1,3 Services auxiliaires (52.21Z, 52.22Z, 52.3Z) 132,5 0,2 0,7 0,4 0,2 0,3 Organisation du transport de fret (52.29A, 52.29B) 122,5 -0,2 0,2 -0,1 0,2 0,7 53. Activités de poste et de courrier 168,3 -0,3 0,1 -1,2 -1,2 -1,1 Intérim utilisé dans "Transports et entreposage" (HZ) 100,9 -7,8 0,0 0,4 -1,0 -1,2 Transports et entreposage y.c. intérim 1 564,3 -0,3 0,1 0,1 0,1 0,1 Ensemble secteur privé 21 016,5 -0,1 0,0 0,0 -0,1 -0,1 dont intérim utilisé 706,6 -2,3 -0,3 0,0 -0,3 -0,2 Champ : France hors Mayotte. Sources : SDES à partir de Insee, estimations d?emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 MÉTHODOLOGIE Sources Parmi les sources spécifiques au transport, cette publication utilise l?enquête sur le transport routier de marchandises (TRM), l?enquête messagerie, l?enquête auprès des opérateurs de transport ferroviaire, les indices de prix du fret, réalisés par le service des données et études statistiques (SDES), ainsi que des données produites par plusieurs directions du pôle ministériel (DGAC, DGITM) et différents acteurs des transports (opérateurs ferroviaires (OPF), RATP, Air France, ADP, VNF, etc.). Sont aussi mobilisées, sur le champ des transports, les données produites par l?Insee (enquête de conjoncture dans les services, indices de chiffres d?affaires des entreprises des secteurs des transports, etc.), la Dares, France Travail et l?Acoss (pour le marché du travail), la Banque de France (défaillances). Méthode Sauf mention contraire, les évolutions des données sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables Bien souvent, les séries reflétant une activité socio- économique sont sensibles aux saisons. La série corrigée des variations saisonnières (CVS), construite à partir de la série initiale dite « série brute », permet de neutraliser l?effet habituel des saisons pour mieux faire ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions exceptionnelles. Contrairement au « glissement annuel » où, pour éliminer la saisonnalité, on compare un trimestre avec le même trimestre de l?année précédente, la série CVS permet de comparer directement chaque trimestre avec le trimestre précédent. Cela lui confère deux avantages par rapport au glissement annuel. D?une part, l?interprétation d?un trimestre ne dépend que du passé récent et non d?événements survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on détecte tout de suite les retournements et on mesure correctement les nouvelles tendances sans retard, contrairement au glissement annuel qui ne repère les changements de tendance qu?avec retard. La série corrigée des jours ouvrables (CJO) permet de neutraliser l?impact des nombres inégaux de jours ouvrables d?un trimestre à l?autre, de la même façon que la série CVS neutralise l?impact des différentes saisons. La combinaison des CVS et des CJO permet de fournir une information sur l?évolution instantanée des phénomènes économiques, abstraction faite des phénomènes calendaires explicables habituels. La nouvelle valeur de la série brute est intégrée chaque trimestre dans le calcul des profils saisonniers historiques. Les coefficients saisonniers sont donc réestimés chaque trimestre, ce qui peut faire réviser très légèrement la série CVS. La structure des modèles de désaisonnalisation est validée une fois par an. Il en va de même pour la correction des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des séries par famille. Diffusion Des séries longues associées à cette note de conjoncture sont disponibles sur le site internet du SDES : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique Transports/Conjoncture. Achille BAUER, SDES Sébastien DEFRANCE, SDES François LIMOUSIN, SDES François RAGEAU, SDES Cyril RIZK, SDES Directrice de publication : Emmanuelle Walraet Dépôt légal : avril 2026 ISSN : 2557-8510 (en ligne) Commissariat général au développement durable Service des données et études statistiques Sous-direction des statistiques des transports Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr INVALIDE) (ATTENTION: OPTION ). Au quatrième trimestre 2025, le trafic entrant dans les principaux ports français augmente de 3,7 %, pour atteindre 48,0 millions de tonnes, porté par la progression des vracs liquides (+ 6,6 %), qui représentent un peu plus de la moitié des tonnages entrants. Le trafic sortant progresse également (+ 5,1 %), soutenu par les expéditions de produits pétroliers raffinés et de céréales. La hausse des trafics de céréales s?explique par la combinaison d?une bonne campagne céréalière et d?exportations dynamiques vers les pays partenaires. Au quatrième trimestre 2025, le trafic total augmente dans le port d?Haropa (+ 2,8 %), porté par les conteneurs et les céréales. Dans le même temps, la hausse des trafics d?hydrocarbures soutient l?activité des ports de Dunkerque (+ 10,3 %) et de Nantes Saint-Nazaire (+ 14,7 %). À l?inverse, le trafic du port de Calais recule (- 2,0 %), en lien avec la baisse du roulier transmanche. Le port de Marseille enregistre une quasi-stabilité (- 0,1 %). Sur l?ensemble de l?année 2025, le trafic total du port d?Haropa progresse (+ 1,9 %), soutenu par les vracs solides et les conteneurs. Le trafic de Marseille rebondit (+ 4,9 %), porté par les produits pétroliers. En 2025, le trafic des ports de Nantes Saint-Nazaire (+ 4,3 %) et de Dunkerque (+ 4,6 %) progresse, en lien avec la hausse des importations de GNL. À Dunkerque, cette évolution est renforcée par l?augmentation du trafic de conteneurs. De son côté, le trafic du port de Calais recule (- 3,1 %) pour la deuxième année consécutive, en raison du repli du trafic transmanche de marchandises. 75 80 85 90 95 100 105 110 115 120 125 130 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4 Poids lourds neufs Véhicules utilitaires légers neufs (éch. droite) L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 5 : trafic des ports maritimes (CVS-CJO) Niveaux en millions de tonnes Champ : grands ports maritimes de métropole (GPM) et port de Calais. Source : SDES Au quatrième trimestre 2025, les prix du transport maritime de fret baissent de nouveau, de 4,4 % après - 3,4 % au troisième trimestre 2025. Après cinq trimestres de recul, ils sont à leur plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2020. La réorganisation des routes maritimes liées au contexte géopolitique, notamment en mer Rouge, avait conduit à de fortes hausses des prix en 2024. En 2025, ces tensions sont retombées et les prix ont diminué. LE FRET AÉRIEN RECULE Le fret aérien transitant dans les 25 principaux aéroports de France se replie au quatrième trimestre (- 1,2 %), après deux trimestres de progression. En un an, le fret aérien s?est contracté de 1,1 % et revient pratiquement à son niveau de 2022. Les prix du transport aérien de fret rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 7,1 %) après avoir diminué les trois trimestres précédents. Au total, les prix du fret aérien restent inférieurs de 4,7 % à leur niveau du quatrième trimestre 2024, un an auparavant. LA CROISSANCE DU TRANSPORT COLLECTIF TERRESTRE DE VOYAGEURS SE POURSUIT Le transport collectif terrestre intérieur de voyageurs (hors transports en commun urbains de province et transports routiers de voyageurs par autocar) est en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après + 0,7 % au troisième trimestre. C?est le quatrième trimestre consécutif de hausse. Avec 24,7 milliards de voyageurs-kilomètres transportés, le trafic de voyageurs par voie ferroviaire hors Île-de-France augmente de nouveau au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), soit une année de hausse ininterrompue. Il atteint ainsi un niveau inédit. Cette progression est portée par l?ensemble des réseaux : le trafic des trains à grande vitesse augmente de 2,0 %, après + 2,3 % au trimestre précédent. Sur les lignes classiques, trains Intercités et trains sous convention des conseils régionaux, il s?accroît de 2,2 %, malgré les travaux engagés depuis cet été sur la ligne Intercités la plus fréquentée, Paris - Limoges - Toulouse, qui réduisent l?offre de transport à 70 % de son niveau habituel. Au total, le nombre de voyageurs-kilomètres transportés sur le réseau hors Île-de-France augmente de 2,4 % en 2025 par rapport à 2024, établissant un nouveau record de fréquentation. Graphique 6 : transport ferré de voyageurs hors Île- de-France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres En Île-de-France, la croissance du transport collectif de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 2,0 %), après un trimestre en léger repli (- 0,3 %). Cette évolution du nombre de voyageurs-kilomètres est le fruit d?une nette progression du trafic sur le réseau des trains sous convention Île-de-France Mobilités opérés par la SNCF (+ 3,3 % ce trimestre, après - 0,5 % au précédent) et d?une hausse plus modérée sur le réseau RATP (+ 1,0 %). Sur ce dernier, le nombre de voyageurs-kilomètres, qui stagnait lors des deuxième et troisième trimestres 2025, repart à la hausse au quatrième trimestre. Sur le réseau ferré (métro et RER), le trafic augmente de 1,4 % au quatrième trimestre, après avoir reculé de 0,5 % au trimestre précédent, pénalisé par des travaux qui ont réduit temporairement l?offre de transport. Le trafic rebondit de 2,7 % sur le réseau du métro après deux trimestres en baisse. Sur le RER, il diminue faiblement (- 0,3 %), après avoir augmenté les trimestres précédents. En un an, la fréquentation des transports en commun franciliens opérés par la RATP et la SNCF augmente de 3,7 %. Cette hausse est concomitante à la mise en place d?une tarification simplifiée en introduisant deux tickets uniques pour les voyageurs occasionnels, facilitant ainsi l?accès aux transports en commun dans toute la région. Par ailleurs, l?extension du réseau au cours de l?année 2024 (lignes 11, 14, RER E?) produit ses pleins effets en 2025. Selon les résultats provisoires de l?Union des transports publics et ferroviaires, la fréquentation des transports publics urbains de province augmente légèrement au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Cette évolution modérée marque le retour à une croissance normale, après la fin du rebond de la fréquentation post-Covid. Le trafic sur les 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Trains à grande vitesse Trains hors grande vitesse L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 réseaux desservant plus de 250 000 habitants reste plus dynamique que sur celui des réseaux de plus petite taille. Graphique 7 : transport en commun urbain en Île-de- France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres Source : SDES, d?après RATP, SNCF LE TRANSPORT AÉRIEN REBONDIT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 46,1 millions de voyageurs transportés, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, le transport aérien de voyageurs rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,4 %), après un repli de 0,6 % au troisième trimestre. La croissance trimestrielle du transport aérien de passagers en France au quatrième trimestre est due à une nette hausse du nombre de voyageurs transportés sur des liaisons internationales (+ 1,5 %, après - 0,5 % au troisième trimestre 2025) conjuguée à une augmentation plus modérée du trafic sur les liaisons intérieures (+ 0,8 %). Le trafic aérien passé dans les aéroports de France s?établit à 182,9 millions de passagers en 2025, contre 177,1 millions l?année précédente. Cette hausse de 3,0 % en un an est due à une croissance de 3,8 % du trafic sur des liaisons internationales alors que le transport intérieur recule de 1,1 %. Graphique 8 : transport aérien de voyageurs (CVS-CJO) Millions de voyagers Sources : SDES, d?après DGAC ; ADP L?ACTIVITÉ DES AUTRES SERVICES DE TRANSPORT SE CONTRACTE AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 L?activité des autres services de transport, mesurée par l?indice d?activité des services de transport, diminue de 1,1 % au quatrième trimestre 2025, après + 0,2 % au troisième trimestre. Ce repli au quatrième trimestre 2025 est notamment dû au net recul de l?activité dans la messagerie-fret express et organisation des transports, première composante des autres services de transports, avec - 3,6 %. L?activité de l?entreposage et stockage est également en baisse (- 0,3 %). L?activité est en hausse dans les autres composantes des autres services de transport : elle s?accroît notamment de 1,8 % dans les services auxiliaires des transports terrestres, de 0,8 % dans les services auxiliaires des transports aériens. En un an, l?activité des autres services de transport s?accroît de 1,6 %, soutenue par la messagerie-fret express (+ 4,3 %) et l?entreposage et stockage (+ 1,4 %). Seule l?activité des services auxiliaires au transport terrestre se réduit en 2025 (- 3,4 %). Au quatrième trimestre 2025, les prix de la messagerie-fret express rebondissent (+ 0,8 %) après avoir diminué au troisième trimestre. En revanche, la baisse des prix de l?entreposage s?accélère (- 0,9 %, après - 0,3 %). Les prix de la manutention reculent (- 1,1 %) après sept trimestres consécutifs en hausse. L?ESSOR DES VENTES DE VOITURES ÉLECTRIQUES SE POURSUIT Les immatriculations de voitures neuves sont en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 2,3 %), après + 0,4 % au troisième trimestre. 421 600 voitures particulières neuves ont été immatriculées ce trimestre. Les motorisations essences (hors hybrides) et diesel (hors hybrides) sont en baisse (- 7,9 % et - 2,3 %). Les hybrides non rechargeables sont quasi stables (- 0,4 %). Les immatriculations de véhicules électriques sont en hausse ce trimestre (+ 11,5 %), en lien avec le lancement d?un deuxième leasing social en cette fin d?année. Les 0 5 10 15 20 25 30 35 40 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2021 2022 2023 2024 2025 Intérieur International L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 immatriculations de véhicules hybrides rechargeables sont en forte hausse (+ 21,2 %), des achats ayant pu être anticipés en raison de l?augmentation du malus masse au 1er janvier 2026. 94 400 voitures électriques ont été immatriculées ce trimestre, soit 22,4 % des voitures neuves. Au total en 2025, le record de ventes d?électriques a été dépassé : 332 000 voitures électriques ont été vendues, soit 19,8 % des immatriculations annuelles. Le nombre d?immatriculations de véhicules particuliers neufs reste toutefois nettement en dessous de son niveau de 2019, avant la crise sanitaire. Graphique 9 : immatriculations de voitures particulières neuves (CVS-CJO) Nombre de véhicules, en milliers Champ : France. Source : SDES, RSVERO LA CIRCULATION REPART À LA HAUSSE Sur le réseau national, la circulation rebondit au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un repli de 1,6 % au troisième trimestre. Sur le réseau concédé, le trafic augmente plus fortement (+ 1,8 %). Ce rebond est dû à une plus forte circulation des véhicules légers (+ 2,2 %, après - 3,5 %), alors que le trafic des véhicules poids lourds diminue légèrement (- 0,5 %), après deux trimestres de croissance. Sur l?ensemble de l?année, le trafic est en hausse de 1,3 % sur le réseau national et de 1,5 % sur le réseau concédé. Les livraisons de carburant, en tonnes équivalent pétrole, rebondissent au quatrième trimestre 2025 (+ 1,1 %), après un recul prononcé au troisième trimestre (- 1,9 %). Cette évolution est due à un fort rebond des livraisons d?essence (+ 3,3 %, après - 1,3 %), conjugué à une stabilisation de celles de gazole (+ 0,1 %). En un an, les livraisons de carburant ont très peu évolué (- 0,2 %), la hausse des livraisons d?essence (+ 6,3 %) étant compensée par la baisse continue des livraisons de gazole (- 2,9 %). Graphique 10 : circulation routière et livraisons de carburant (CVS-CJO) Millions de tonnes équivalent pétrole, indice de circulation base 1 en 2001, en moyenne annuelle RRN = réseau routier national. Sources : SDES, d?après Cerema ; Asfa ; CPDP Au quatrième trimestre 2025, le prix trimestriel moyen du baril de Brent exprimé en euros baisse de nouveau (- 7,9 %) après avoir reculé de 1,8 % au troisième trimestre. Sur la même période, le coût du carburant routier à destination des professionnels du transport de marchandises, mesuré par l?indice du Comité national routier, augmente, de 0,9 % au quatrième trimestre, après + 3,6 % au trimestre précédent. Sur l?année, le reflux du prix du Brent s?est confirmé (- 17,6 %) et le coût du gazole payé par les entreprises du transport routier de marchandises se replie de 5,1 %. LES CRÉATIONS « CLASSIQUES » D?ENTREPRISES SE REDRESSENT AU QUATRIÈME TRIMESTRE 2025 Avec 3 588 nouvelles entreprises au quatrième trimestre 2025, en données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières, les créations « classiques » d?entreprises dans le secteur des transports et de l?entreposage, hors immatriculations de micro- entrepreneurs, rebondissent (+ 0,9 %), après une baisse au troisième trimestre (- 2,9 %). Ces créations d?entreprises sont un peu moins dynamiques que dans l?ensemble des secteurs (+ 1,6 %, après 2,0 % au troisième trimestre). Sur un an, les créations d?entreprises hors micro-entrepreneurs diminuent nettement dans les transports et l?entreposage (- 5,4 %), alors qu?elles poursuivent leur croissance dans l?ensemble des secteurs. Au quatrième trimestre 2025, les défaillances d?entreprises rebondissent fortement dans les transports et l?entreposage (+ 20,1 %), après une nette baisse au trimestre précédent (- 21,0 %). Elles reviennent ainsi à un niveau très élevé, seulement dépassé au deuxième trimestre 2025, où près de 900 défaillances avaient été enregistrées dans le secteur. Dans l?ensemble des secteurs, le nombre de défaillances augmente également (+ 6,3 %, après - 6,1 %). Sur l?ensemble de 2025, 3 219 défaillances ont été publiées dans les transports et l?entreposage, soit une hausse de 7,2 % en un an. L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Graphique 11 : démographie des entreprises de transport (CVS-CJO) Nombre d?entreprises Sources : Insee ; Banque de France L?EMPLOI SALARIÉ HORS INTÉRIM DU SECTEUR DES TRANSPORTS ET DE L?ENTREPOSAGE AUGMENTE LÉGÈREMENT (+ 0,2 %) Au quatrième trimestre 2025, l?emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l?entreposage augmente légèrement (+ 0,2 %, comme au troisième trimestre 2025). L?effectif du secteur (hors intérimaires) s?établit à 1 463 400 salariés. Ce même trimestre, 100 900 emplois intérimaires ont été salariés dans le secteur (- 1,2 % par rapport au troisième trimestre). Au total, on compte 1 564 300 salariés dans les transports et l?entreposage. Les créations nettes d?emploi sont de nouveau dynamiques dans les activités de manutention et d?entreposage (+ 1,3 %, soit + 2 000 emplois). L?emploi augmente de nouveau dans l?organisation du transport de fret (+ 0,7 %, soit + 900 emplois), les transports terrestres de voyageurs (hors ferroviaire) (+ 0,4 %, soit + 1 200 emplois), l?exploitation des infrastructures (+ 0,3 %, soit + 400 emplois). Il est quasi stable dans le transport aérien (+ 0,2 %, soit + 100 emplois). Dans le transport routier de fret (TRF), plus gros employeur du secteur avec 429 300 salariés, l?emploi se redresse légèrement ce trimestre (+ 0,2 %, soit + 700 emplois) après sept trimestres de quasi-stabilité. À l?inverse, l?emploi est quasi stable dans le transport ferroviaire (- 0,2 %, soit - 200 emplois). Au quatrième trimestre 2025, dans le secteur des transports et de l?entreposage, le taux d?emplois vacants ? rapport entre les emplois vacants d?une part, et la somme des postes occupés et des emplois vacants d?autre part ? s?établit à 1,2 % (contre 2,4 % dans l?ensemble du secteur privé). Le coût horaire du travail dans le secteur des transports et de l?entreposage, mesuré par l?ICT ? coût horaire, augmente de 2,0 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024. Il avait augmenté de 2,1 % au trimestre précédent, en glissement annuel. Sur le marché du travail, le nombre de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) dans les métiers du transport et de la logistique diminue au quatrième trimestre 2025 (- 0,3 %), après avoir augmenté au trimestre précédent (+ 2,4 %). Le nombre total de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) est de nouveau en hausse au quatrième trimestre 2025 (+ 1,0 %, après + 1,5 % au troisième trimestre 2025). LES SOLDES SUR LA DEMANDE ET L?ACTIVITÉ PRÉVUES S?AMÉLIORENT EN MARS 2026 DANS LE TRANSPORT ROUTIER DE MARCHANDISES Dans le transport routier de marchandises, le solde d?opinion sur la demande prévue, qui s?était fortement dégradé en février 2026, se redresse en mars mais reste bien en dessous de sa moyenne de long terme. L?activité prévue est également sujette à de fortes évolutions au premier trimestre 2026, illustrant l?incertitude sur les perspectives d?activité en raison des crises internationales en cours. Elle reste en dessous de son niveau de long terme. Le solde sur les perspectives générales du secteur s?est dégradé au cours du premier trimestre 2026, et se rapproche de son niveau de septembre 2025, son précédent point bas. Graphique 12 : conjoncture dans le transport routier de marchandises et la messagerie (indices CVS-CJO) Soldes d?opinion en % Source : Insee, enquête mensuelle de conjoncture dans les services L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Séries statistiques des transports de marchandises (1) Sources : SDES, TRM ? Insee ; SDES, collecte réglementaire auprès des opérateurs ferroviaires ; VNF / unité : milliards de tonnes- kilomètres, transport intérieur y compris fluviomaritime et transit. (2a) Sources : DGITM puis SDES depuis 2016 / unité : millions de tonnes. (2b) Sources : ADP et DGAC / unité : millions de tonnes. (3) Source : DGEC / unité : millions de tonnes-kilomètres. Cette série ne comprend que les trois principaux réseaux d?oléoducs et diffère donc de celle publiée par le SDES dans les comptes annuels. Annuelle Transport intérieur de marchandises (1) Total fret terrestre intérieur 208,1 52,7 0,6 - 0,2 - 0,2 0,1 - 0,2 1,8 National 185,3 47,0 0,5 - 0,3 - 0,1 0,1 - 0,1 1,9 International 22,9 5,8 1,1 0,1 - 0,7 0,6 - 0,5 1,1 Fret routier intérieur total 167,4 42,3 - 0,5 - 0,4 - 0,9 0,2 - 1,1 2,1 Routier national 160,1 40,5 - 0,4 - 0,4 - 0,6 0,1 - 1,0 2,1 Routier international 7,3 1,8 - 3,8 - 0,3 - 5,8 1,5 - 4,4 1,3 Routier compte d'autrui 149,4 37,8 - 0,1 - 0,2 - 1,0 - 0,7 0,1 1,9 Routier compte propre 18,0 4,4 - 3,8 - 2,5 0,1 8,1 - 10,4 3,6 Courte distance (moins de 150 km) 38,3 9,6 0,0 1,7 - 0,1 0,3 - 0,8 0,6 Longue distance (150 km et plus) 129,0 32,7 - 0,7 - 1,0 - 1,1 0,2 - 1,2 2,5 Fret ferroviaire intérieur total (yc opérateurs privés) 34,8 8,8 6,7 - 0,2 4,6 - 0,4 2,6 0,6 Ferroviaire national 21,6 5,5 8,1 0,5 5,2 - 0,4 2,9 1,3 Ferroviaire international 13,2 3,3 4,4 - 1,2 3,7 - 0,3 2,1 - 0,6 Fret fluvial intérieur total * 6,0 1,6 - 0,8 6,1 - 5,8 1,5 11,8 3,1 Fluvial national 3,6 1,0 - 0,9 4,5 - 5,0 0,4 21,8 - 1,3 Fluvial international 2,4 0,6 - 0,6 8,3 - 6,9 3,0 - 2,1 10,7 Transport maritime total (2a) : activité portuaire 286,8 74,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 Entrées 188,3 48,0 3,2 6,3 0,5 0,5 - 1,7 3,7 Sorties 98,5 26,2 1,8 0,5 4,0 1,9 4,0 5,1 Fret aérien (2b) 2,2 0,6 - 1,1 - 0,2 - 5,0 4,4 1,6 - 1,2 Transport de pétrole brut / produits raffinés par oléoducs* (3) 7 609 1 889 2,8 - 4,1 - 3,7 6,3 1,6 - 3,9 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Séries statistiques des transports de voyageurs (4) Sources : SDES, tous opérateurs ferroviaires, dont SNCF ; RATP / unités : milliards de voyageurs-km. Avertissements : En raison de l?ouverture à la concurrence des réseaux de transports en communs par autobus en Île-de-France, la série des voyageurs-km en Île-de-France est potentiellement plus fragile à partir de ce trimestre. (5a) Sources : ADP ; DGAC / unités : millions de passagers. (5b) Sources : SDES / unité : millions de passagers. Annuelle T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports collectifs terrestres (4) 127,7 32,7 2,7 - 1,2 0,5 1,9 0,7 2,0 Transport en commun Île-de-France 31,3 8,0 3,7 - 1,5 1,5 1,2 - 0,3 2,0 RATP total 17,2 4,3 2,0 1,3 0,6 - 0,1 - 0,1 1,0 RATP métro et RER 14,1 3,5 2,9 1,7 0,8 0,1 - 0,5 1,4 RATP autobus (y.c. tramw ay) 3,1 0,8 - 1,6 - 0,2 - 0,1 - 0,8 1,5 - 0,9 Trains et RER (hors RATP) sous convention Île-de- France mobilités 14,2 3,6 5,7 - 4,9 2,7 2,7 - 0,5 3,3 Transport ferroviaire hors Île-de-France 96,3 24,7 2,4 - 1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 Trains à grande vitesse 68,7 17,7 3,1 - 1,4 0,9 2,2 2,3 2,0 Trains hors grande vitesse 27,7 7,0 0,8 - 0,2 - 1,8 2,2 - 2,0 2,2 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Trafic aérien France entière (PAX) (5a) 182,9 46,1 3,0 0,6 1,1 0,5 - 0,6 1,4 Trafic intérieur 27,0 6,7 - 1,1 - 0,8 0,6 - 1,0 - 1,6 0,8 Métropole intérieur 19,7 4,9 - 2,1 - 1,0 0,6 - 1,6 - 2,6 1,1 dont liaisons radiales (Paris-province) 11,4 2,9 - 1,5 - 3,3 1,1 0,0 - 1,8 1,0 dont liaisons transversales (province-province) 8,2 2,0 - 3,1 2,1 - 0,1 - 3,8 - 3,6 1,4 Trafic international 155,9 39,4 3,8 0,8 1,1 0,8 - 0,5 1,5 Métropole-international 153,4 38,8 3,8 0,8 1,1 0,7 - 0,5 1,6 dont au départ de Paris 90,5 22,9 4,4 1,0 1,0 1,4 - 0,5 1,7 dont au départ de la province 62,9 15,8 2,9 0,5 1,4 - 0,3 - 0,4 1,4 Trafic maritime (principaux ports) (5b) 24,7 6,1 - 1,8 0,8 - 0,7 2,5 - 5,4 2,1 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Autres séries statistiques des transports (6) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. (7) Source : CPDP / unité : millions de tonnes. Livraisons totales en millions de tonnes équivalent pétrole. (8) Sources : Cerema / indice base 1 en 2001 ; Asfa / unité : milliards de véhicules-km. (9) Sources : Insee ; Banque de France. (10) Sources : Insee / base 100 en 2021. (11) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. Annuelle Automobiles (6) Immatriculations neuves 1 673 421,6 - 4,8 4,2 - 1,2 - 4,4 0,4 2,3 Dont moteurs à essence (hors hybrides) 368 80,9 - 30,9 - 9,2 - 7,1 - 10,6 - 6,7 - 7,9 Dont moteurs diesel (hors hybrides) 81 20,7 - 35,4 - 1,3 - 34,6 9,7 2,8 - 2,3 Dont hybrides non rechargeables 727 179,0 21,9 13,1 10,1 - 5,5 0,5 - 0,4 Dont hybrides rechargeables 109 31,9 - 24,8 39,7 - 46,0 31,6 - 9,3 21,2 Dont électriques 332 94,4 10,7 - 3,4 17,2 - 5,8 14,3 11,5 Dont gaz et autres motorisations 56 14,7 - 2,9 1,0 19,0 - 11,3 - 9,2 19,8 Livraisons de carburants (7) 39,5 9,9 -0,2 0,5 0,6 -0,4 -1,9 1,1 Essence 11,8 3,01 6,3 2,6 1,8 1,1 - 1,3 3,3 Gazole 27,2 6,70 - 2,9 - 0,4 0,0 - 1,0 - 2,2 0,1 Circulation routière (8) Indice du réseau routier national 1,25 1,3 1,3 0,5 0,3 1,0 - 1,6 1,1 Trafic du réseau routier national concédé 102,0 25,6 1,5 0,3 0,2 1,9 - 3,0 1,8 Dont véhicules légers 86,8 21,8 1,5 0,2 0,3 2,1 - 3,5 2,2 Dont véhicules poids lourds 15,2 3,8 1,1 0,9 - 0,2 0,6 0,3 - 0,5 Entreprises du transport-entreposage (9) Créations d'entreprises (hors micro-entrepreneurs) 14 232 3 588 - 5,4 - 6,6 - 0,1 6,9 - 2,9 0,9 Défaillances d'entreprises 3 219 853 7,2 11,1 - 6,3 18,8 - 21,0 20,1 La production marchande (10) Indice de production de services - Transports et entreposage 116,8 117,4 3,3 2,1 - 0,3 1,0 0,0 0,4 Indice de chiffre d'affaires (valeur) - Transports et entreposage 123,9 123,5 1,6 1,0 - 0,6 - 0,8 - 0,3 0,0 Immatriculations de véhicules utilitaires (11) Poids lourds neufs 46,2 12,4 - 7,8 - 1,7 - 4,0 - 2,5 8,8 4,4 Dont camions et VASP 23,0 6,1 - 7,7 - 0,6 - 4,0 - 4,4 - 2,9 12,1 Dont tracteurs routiers 23,2 6,2 - 8,0 - 2,9 - 4,1 - 0,5 21,1 - 2,2 Véhicules utilitaires légers neufs 372,4 93,1 - 4,6 - 2,4 0,6 2,8 0,3 - 1,1 Autobus et autocars neufs 6,9 1,8 3,0 - 10,6 13,6 6,3 - 12,3 17,7 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Indice d?activité des services de transport (CVS-CJO)* Indices Évolutions (en %) 2025 2025 2024 2025 Pondération (base 100 en 2021) T4 T4 T1 T2 T3 T4 1 000 Ensemble transport 115,2 116,3 1,7 1,3 0,0 0,6 0,5 0,6 423,6 Transport de marchandises 101,2 103,3 1,7 1,4 0,3 0,2 0,7 2,3 257,6 Transport terrestre de marchandises 99,8 101,3 0,9 0,0 -0,3 -0,6 0,8 1,7 dont terrestre national 100,7 102,2 1,0 -0,3 0,1 -0,8 0,9 1,7 dont terrestre international 93,8 95,5 0,2 2,1 -3,9 1,1 -0,3 2,2 206,6 49.41 Transport routier intérieur (compte d'autrui) 101,6 102,9 -0,1 -0,2 -1,0 -0,7 0,1 1,9 dont routier national 101,3 102,5 0,2 -0,4 -0,4 -0,9 0,2 1,8 dont routier international 108,2 110,4 -5,3 4,9 -12,6 2,6 -3,1 4,1 42,6 49.20 Transport ferroviaire de marchandises 94,8 96,4 6,7 -0,2 4,6 -0,4 2,6 0,6 dont ferroviaire national 100,9 103,3 8,1 0,5 5,2 -0,4 2,9 1,3 dont ferroviaire international 86,3 86,7 4,4 -1,2 3,7 -0,3 2,1 -0,6 8,4 50.40 Transport fluvial de marchandises 82,3 89,4 -0,9 6,1 -5,8 1,5 11,8 3,1 dont fluvial national 76,4 83,6 -1,0 4,5 -5,0 0,4 21,8 -1,3 dont fluvial international 92,8 99,9 -0,6 8,3 -6,9 3,0 -2,1 10,7 10,9 49.50 Transport par oléoducs 106,6 105,9 3,0 -4,1 -3,7 6,3 1,6 -3,9 148,3 50.20 Transports maritimes de marchandises 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 6,7 51.21 Transport aérien de marchandises par les compagnies françaises 110,7 112,4 8,2 4,7 -1,0 3,0 5,3 -2,4 184,8 Transport de voyageurs 152,9 154,9 1,8 0,0 0,1 1,2 0,9 0,7 132,1 49.3 Transport routier de voyageurs et réseaux urbains 135,3 136,7 1,2 0,1 0,0 0,7 1,2 0,3 78,8 49.31 Transports urbains et suburbains de voyageurs 134,7 136,9 2,6 1,3 0,7 1,3 0,9 1,2 20,1 49.32 Transports de voyageurs par taxis 149,8 150,6 0,3 0,0 1,0 -0,3 0,5 0,5 33,2 49.39 Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a 128,0 127,9 -1,6 -2,7 -2,5 0,0 2,7 -1,9 29,8 49.10 Transport ferroviaire de voyageurs (hors Île-de- France) 157,4 161,5 2,4 -1,0 0,1 2,2 1,0 2,0 4,2 50.10 Transport maritime de voyageurs 213,1 211,8 -1,8 0,8 -0,7 2,5 -5,4 2,1 18,7 51.10 Transport aérien de voyageurs par les compagnies françaises 256,3 259,9 4,3 0,5 0,6 2,0 0,7 0,7 391,6 Services auxiliaires de transport 112,7 112,0 1,6 2,0 -0,4 0,6 0,2 -1,1 77,5 52.10 Entreposage et stockage 98,3 97,6 1,4 -0,5 3,2 -0,8 -0,6 -0,3 11,0 52.24 Services de manutention 111,0 110,8 0,8 -0,4 2,2 -4,3 1,7 0,1 181,2 52.29 Messagerie, fret express, affrètement, organisation des transports 111,0 108,9 4,3 4,2 1,1 0,7 1,3 -3,6 96,2 52.21 Services auxiliaires des transports terrestres 112,9 113,8 -3,4 0,3 -6,1 1,4 -1,7 1,8 12,7 52.22 Services auxiliaires des transports maritimes 102,6 106,2 2,7 4,3 1,7 1,0 0,2 4,2 13,0 52.23 Services auxiliaires des transports aériens 231,2 234,1 3,9 0,1 0,9 1,6 0,5 0,8 Note : l?indice d?activité des services de transport (IAST) répond à un double besoin pour l?analyse conjoncturelle : - apprécier et comparer entre elles, trimestre après trimestre, les évolutions du volume des différents types de services de transport et l?évolution de l?ensemble des transports ; - apprécier l?évolution de ces services de transport dans leur ensemble (branche « transport ») au regard des grands indicateurs macroéconomiques et des comptes nationaux trimestriels. Avertissements : L?indice d?activité des services de transport a fait l?objet de plusieurs évolutions à partir de la publication du 1er trimestre 2024 : - Son champ a été élargi au transport maritime de marchandises. Les pondérations ont été actualisées : leur calcul repose sur les données des comptes nationaux de valeur ajoutée des branches aux prix de base. Celles-ci sont dorénavant calculées en base 2021 (2010 précédemment). - Le suivi de certaines séries a été amélioré par prise en compte de nouvelles données. * Chaque trimestre, les séries corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables sont révisées en raison de l?intégration de nouvelles valeurs des séries brutes dans le calcul des profils saisonniers. En raison des différents chocs conjoncturels liés à la pandémie de Covid-19, cette correction des variations saisonnières et des jours ouvrables entraîne de plus fortes révisions des données d?un trimestre à l?autre sur la période récente. Champ : ensemble des services marchands de transport (compte d?autrui) réalisés par les entreprises résidentes (divisions 49 à 52 de la nomenclature d?activité française NAF rev. 2, à l?exception des transports spatiaux et des activités de poste et de courrier). Source : SDES L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 Emploi salarié par secteur d?activité Données CVS ; niveaux en milliers en fin de trimestre Niveau Évolutions T/T-1 (en %) T4 T4 T1 T2 T3 T4 Transports et entreposage (hors intérim) - (HZ) 1 463,4 0,3 0,1 0,1 0,2 0,2 49. Transports terrestres et transports par conduites 805,7 0,4 0,2 0,2 0,1 0,2 Transport ferroviaire (49.1, 49.2) 95,0 0,7 -0,1 0,2 0,0 -0,2 Autres transports terrestres de voyageurs (49.3) 276,3 0,7 0,8 0,4 0,4 0,4 dont Transport urbain de voyageurs (49.31Z, 49.32Z) 151,1 0,5 1,0 0,5 0,3 0,8 dont Transport routier de voyageurs (49.39A, 49.39B) 110,3 0,6 0,7 0,2 0,2 0,4 Transport routier de fret et par conduites (49.4, 49.5) 434,4 0,0 -0,1 0,1 0,1 0,2 dont Transports routiers de fret (49.41A, 49.41B, 49.41C, 49.42Z) 429,3 0,1 -0,1 0,1 0,1 0,2 50. Transports par eau 19,8 1,0 0,5 0,5 0,5 -1,0 51. Transports aériens 62,3 0,7 -0,2 0,3 0,3 0,2 52. Entreposage et services auxiliaires des transports 407,4 0,4 -0,2 0,5 0,8 0,8 Manutention, entreposage (52.1, 52.24) 152,5 1,2 -1,4 1,0 1,8 1,3 Services auxiliaires (52.21Z, 52.22Z, 52.3Z) 132,5 0,2 0,7 0,4 0,2 0,3 Organisation du transport de fret (52.29A, 52.29B) 122,5 -0,2 0,2 -0,1 0,2 0,7 53. Activités de poste et de courrier 168,3 -0,3 0,1 -1,2 -1,2 -1,1 Intérim utilisé dans "Transports et entreposage" (HZ) 100,9 -7,8 0,0 0,4 -1,0 -1,2 Transports et entreposage y.c. intérim 1 564,3 -0,3 0,1 0,1 0,1 0,1 Ensemble secteur privé 21 016,5 -0,1 0,0 0,0 -0,1 -0,1 dont intérim utilisé 706,6 -2,3 -0,3 0,0 -0,3 -0,2 Champ : France hors Mayotte. Sources : SDES à partir de Insee, estimations d?emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee L?activité de transport augmente au quatrième trimestre 2025 MÉTHODOLOGIE Sources Parmi les sources spécifiques au transport, cette publication utilise l?enquête sur le transport routier de marchandises (TRM), l?enquête messagerie, l?enquête auprès des opérateurs de transport ferroviaire, les indices de prix du fret, réalisés par le service des données et études statistiques (SDES), ainsi que des données produites par plusieurs directions du pôle ministériel (DGAC, DGITM) et différents acteurs des transports (opérateurs ferroviaires (OPF), RATP, Air France, ADP, VNF, etc.). Sont aussi mobilisées, sur le champ des transports, les données produites par l?Insee (enquête de conjoncture dans les services, indices de chiffres d?affaires des entreprises des secteurs des transports, etc.), la Dares, France Travail et l?Acoss (pour le marché du travail), la Banque de France (défaillances). Méthode Sauf mention contraire, les évolutions des données sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables Bien souvent, les séries reflétant une activité socio- économique sont sensibles aux saisons. La série corrigée des variations saisonnières (CVS), construite à partir de la série initiale dite « série brute », permet de neutraliser l?effet habituel des saisons pour mieux faire ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions exceptionnelles. Contrairement au « glissement annuel » où, pour éliminer la saisonnalité, on compare un trimestre avec le même trimestre de l?année précédente, la série CVS permet de comparer directement chaque trimestre avec le trimestre précédent. Cela lui confère deux avantages par rapport au glissement annuel. D?une part, l?interprétation d?un trimestre ne dépend que du passé récent et non d?événements survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on détecte tout de suite les retournements et on mesure correctement les nouvelles tendances sans retard, contrairement au glissement annuel qui ne repère les changements de tendance qu?avec retard. La série corrigée des jours ouvrables (CJO) permet de neutraliser l?impact des nombres inégaux de jours ouvrables d?un trimestre à l?autre, de la même façon que la série CVS neutralise l?impact des différentes saisons. La combinaison des CVS et des CJO permet de fournir une information sur l?évolution instantanée des phénomènes économiques, abstraction faite des phénomènes calendaires explicables habituels. La nouvelle valeur de la série brute est intégrée chaque trimestre dans le calcul des profils saisonniers historiques. Les coefficients saisonniers sont donc réestimés chaque trimestre, ce qui peut faire réviser très légèrement la série CVS. La structure des modèles de désaisonnalisation est validée une fois par an. Il en va de même pour la correction des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des séries par famille. Diffusion Des séries longues associées à cette note de conjoncture sont disponibles sur le site internet du SDES : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique Transports/Conjoncture. Achille BAUER, SDES Sébastien DEFRANCE, SDES François LIMOUSIN, SDES François RAGEAU, SDES Cyril RIZK, SDES Directrice de publication : Emmanuelle Walraet Dépôt légal : avril 2026 ISSN : 2557-8510 (en ligne) Commissariat général au développement durable Service des données et études statistiques Sous-direction des statistiques des transports Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr INVALIDE)

puce  Accés à la notice sur le site du portail documentaire du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires

  Liste complète des notices publiques