Conjoncture énergétique. Quatrième trimestre 2025
ANDREI, Alexandru ;MISAK, Évelyne ;TANNEAU, Pierre
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
"La production d'énergie primaire sur le territoire au quatrième trimestre 2025 est plus élevée qu'à la même période de l'année précédente (+ 3,4 %) en raison d'une progression de la production d'origine nucléaire, éolienne et photovoltaïque. À l'inverse, la production de la filière hydraulique diminue en un an en raison de conditions météorologiques moins favorables. Avec la baisse de la consommation de charbon et de gaz naturel, la consommation primaire d'énergie diminue de 0,2 % par rapport à la même période de l'année précédente. Du fait de la progression de la production d'énergie et de la baisse de la consommation, le taux d'indépendance énergétique progresse de 2,0 points en glissement annuel, pour s'établir à 57,9 % au quatrième trimestre 2025. Le prix des énergies fossiles a nettement diminué depuis le record atteint à l'été 2022, mais il demeure plus élevé qu'avant la crise énergétique. La facture énergétique de la France atteint 10,5 Md¤ entre septembre et novembre 2025." Source SDES
Editeur
Ministères Transition écologique, Aménagement du territoire, Transports, Ville et Logement
Descripteur Urbamet
conjoncture
;énergie
;production d'énergie
;gaz naturel
;charbon
;électricité
;prix
;importation
;exportation
;consommation d'énergie
;émission de CO2
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
Thème
Énergie - Climat
Texte intégral
Conjoncture énergétique
Quatrième trimestre 2025
FÉVRIER 2026
La production d?énergie primaire sur le territoire au
quatrième trimestre 2025 est plus élevée qu?à la
même période de l?année précédente (+ 3,4 %) en
raison d?une progression de la production d?origine
nucléaire, éolienne et photovoltaïque. À l?inverse,
la production de la filière hydraulique diminue en
un an en raison de conditions météorologiques
moins favorables.
Avec la baisse de la consommation de charbon et
de gaz naturel, la consommation primaire d?énergie
diminue de 0,2 % par rapport à la même période de
l?année précédente.
Du fait de la progression de la production d?énergie
et de la baisse de la consommation, le taux
d?indépendance énergétique progresse de
2,0 points en glissement annuel, pour s?établir à
57,9 % au quatrième trimestre 2025.
Le prix des énergies fossiles a nettement diminué
depuis le record atteint à l?été 2022, mais il demeure
plus élevé qu?avant la crise énergétique. La facture
énergétique de la France atteint 10,5 Md¤ entre
septembre et novembre 2025. Mesurée en cumul
sur 12 mois de décembre 2024 à novembre 2025, la
facture diminue de 17,7 % et s?établit à 50,2 Md¤,
contre 61,0 Md¤ l?année précédente. Le solde
exportateur d?électricité et les gains
correspondants à ces échanges extérieurs
progressent en un an.
Au quatrième trimestre 2025, la production d?énergie
primaire (voir méthodologie) s?établit à 369 TWh. Elle
augmente de 3,4 % par rapport au quatrième trimestre
2024. La quasi-totalité de cette production nationale
d?énergie correspond à la production d?énergie
d?origine nucléaire ou renouvelable.
La production brute d?énergie nucléaire, qui s?élève
à 325 TWh, augmente de 2,6 % en un an. La
disponibilité du parc nucléaire continue de s?améliorer
par rapport à l?année précédente, en raison d?arrêts de
moins longue durée pour traiter le phénomène de
corrosion sous contrainte.
La production brute d?électricité d?origine
renouvelable, à 39 TWh au quatrième trimestre 2025,
diminue de 9,5 % par rapport à la même période de
l?année précédente. L?évolution de la production en un
an est très différenciée selon les filières. Ainsi, la
production d?électricité hydraulique baisse fortement
(- 11,5 %) par rapport au quatrième trimestre 2024
caractérisé par des stocks abondants. À l?inverse, les
productions photovoltaïque et éolienne progressent
respectivement de 44,1 % et de 30,6 % en un an en
raison de la poursuite du développement des capacités
installées et de conditions météorologiques plus
favorables que l?année précédente.
Enfin, le biométhane injecté sur le réseau de gaz
naturel demeure négligeable dans la production
d?énergie intérieure totale, mais sa production continue
de progresser (3,3 TWh, + 16,8 % par rapport au
quatrième trimestre 2024).
Consommation et production primaire d?énergie,
indépendance énergétique et émissions de CO2
(séries brutes)
En TWh
(1) Hors énergies renouvelables thermiques (sauf biométhane) et
déchets. Le nucléaire est comptabilisé en équivalent primaire à la
production (chaleur dégagée par la réaction nucléaire, puis
convertie en électricité).
(2) Hors autoconsommation des raffineries.
(3) Nucléaire, hydraulique, éolien et photovoltaïque.
(4) La variation du taux d?indépendance énergétique est indiquée
en points.
Note : en 2022, le champ a été étendu à la France entière, il inclut
désormais les DROM. En outre, le GNL porté ou de détail qui
n?est pas livré via le réseau a été ajouté aux échanges et à la
consommation de gaz naturel.
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
La consommation d?énergie primaire réelle s?élève
à 638 TWh au quatrième trimestre 2025, en repli de
0,2 % par rapport à la même période de l?année
Quantité
Évolution (%)
T / T-4
Part en %
Production nationale d'énergie primaire 369 3,4 100,0
dont : - gaz naturel (biométhane) 3 16,8 0,9
- pétrole 2 -2,9 0,4
- nucléaire (brut) 325 2,6 88,1
- hydraulique, éolien et photovoltaïque (brut) 39 9,5 10,6
Consommation d'énergie primaire réelle (1) 638 -0,2 100,0
dont : - charbon 11 -20,1 1,7
- pétrole (2) 194 0,8 30,4
- gaz naturel 97 -5,4 15,2
- nucléaire et EnR électriques (3) 336 1,7 52,7
Taux d'indépendance énergétique (4) 57,9% 2,0
Émissions de CO2 dues à l'énergie (milliers de t CO2) 69?520 -2,7
Énergie primaire
2025 T4
Conjoncture énergétique : quatrième trimestre 2025
précédente. Cette baisse de la consommation
d?énergie, malgré une progression de la production
nucléaire et des pertes de chaleur induites, s?explique
par la forte diminution de la consommation de charbon
(- 20,1 % par rapport à la même période de l?année
précédente), et une baisse de moindre ampleur de la
consommation de gaz naturel (- 5,4 %).
Les évolutions annuelles de la consommation
primaire d?énergie sont similaires après correction des
variations climatiques et des jours ouvrables. Ainsi, par
rapport au quatrième trimestre 2024, la consommation
primaire d?énergie nucléaire et d?EnR (énergie
renouvelable) électrique augmente (+ 1,5 %), de même
que la consommation de pétrole (+ 0,6 %), tandis que
les consommations de charbon (- 20,4 %) et de gaz
naturel (- 4,2 %) diminuent.
Évolution de la consommation primaire d?énergie
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
(5) Nucléaire, hydraulique, éolien et photovoltaïque.
(6) Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
Consommation d?énergie primaire
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
Du fait de la progression de la production d?énergie
et de la baisse de la consommation primaire, le taux
d?indépendance énergétique progresse en un an. Il
augmente ainsi de 2,0 points en glissement annuel,
pour s?établir à 57,9 % au quatrième trimestre 2025. En
cumul sur l?ensemble de l?année 2025, le taux
d?indépendance énergétique estimé à partir des
données sur l?énergie disponibles mensuellement1 est
de 57,0 %, contre 55,8 % pour 2024.
1 Les données sur les énergies renouvelables thermiques ne sont
pas disponibles à une fréquence mensuelle.
Taux d?indépendance énergétique moyen
(série brute, en moyenne sur 12 mois)
En %
Note : en pointillés, taux d?indépendance instantané (mensuel).
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
Les émissions de CO2 liées à la combustion
d?énergies fossiles diminuent nettement (- 2,7 %) au
quatrième trimestre 2025 par rapport à la même
période de l?année précédente. Cumulées sur un an,
ces émissions baissent également, mais d?une ampleur
moindre (- 1,8 %). Après avoir fortement augmenté
entre 2021 et 2022, les émissions de CO2 ont retrouvé
depuis 2024 leur niveau de 2020 et décroissent
légèrement.
Émissions de CO2 liées à la combustion d?énergie
(série brute, en moyenne sur 12 mois)
Indice base 100 en 2010
Note : en moyenne sur les 12 derniers mois, les émissions sont à
environ 75 % de leur niveau de référence de 2010.
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
LES PRODUITS PÉTROLIERS
La consommation totale réelle de produits pétroliers
s?élève à 16,6 millions de tonnes (Mt) au quatrième
trimestre 2025, en légère hausse par rapport à la même
période de l?année 2024 (+ 0,8 %).
T/T-1 T/T-4 (6)
Consommation d'énergie primaire -0,6 -0,2
dont : - charbon -10,1 -20,4
- pétrole 0,9 0,6
- gaz naturel -7,7 -4,2
- nucléaire et EnR électriques (5) 0,8 1,5
Conjoncture énergétique : quatrième trimestre 2025
Production et consommation de produits pétroliers
(séries brutes)
En milliers de tonnes
(1) Hors soutes maritimes.
(2) Pétrole brut et hydrocarbures extraits du gaz naturel.
(3) La consommation totale inclut, outre les produits listés dans le
tableau, les bases pétrochimiques (qui font l?objet d?une enquête)
ainsi que d?autres produits pétroliers (dont la consommation du
mois courant est estimée). L?autoconsommation des raffineries est
exclue.
(4) Le gazole non routier remplace obligatoirement le fioul
domestique depuis le 1er mai 2011 pour certains engins mobiles
non routiers, et depuis le 1er novembre 2011 pour les tracteurs
agricoles, avec les mêmes spécifications que celles du gazole
routier, excepté sa coloration.
Source : calculs SDES, d?après CPDP et DGEC
La demande en carburants routiers recule de 0,8 %
sur un an. L?évolution de cette consommation est
contrastée selon les produits. Ainsi, les ventes de
gazole diminuent particulièrement (- 3,2 %). Au dernier
trimestre 2025, le gazole représente 69 % de la
consommation totale de carburants routiers, contre
71 % un an auparavant. À l?inverse, les livraisons de
supercarburants continuent de progresser, de 5,2 % en
un an, dans le contexte du rééquilibrage du marché.
Les ventes de SP95-E10 ? pouvant contenir jusqu?à
10 % de bioéthanol (contre 5 % pour le SP95
standard) ? sont particulièrement dynamiques (+ 6,6 %
sur un an). Elles comptent pour 59 % des ventes de
supercarburants, soit 1 point de plus qu?au quatrième
trimestre 2024.
Les ventes de fioul domestique augmentent
nettement par rapport à leur niveau du quatrième
trimestre 2024 (+ 11,7 %), en particulier au mois de
décembre (+ 23,8 %), dans le contexte d?une légère
baisse du prix moyen par rapport à 2024 (- 3 % sur le
trimestre, - 5 % pour le seul mois de décembre).
Les livraisons de carburéacteurs progressent très
fortement : avec + 10,0 % en un an, elles atteignent
1,9 millions de tonnes. Elles dépassent ainsi leur
niveau du quatrième trimestre de 2019, antérieur à la
crise sanitaire, et atteignent leur valeur la plus élevée
depuis le début des mesures.
À l?inverse, les ventes de gazole non routier
reculent nettement (- 4,9 % en glissement annuel). La
consommation de gaz de pétrole liquéfié (GPL)
diminue également, de 5,4 %, et reste à un niveau
faible (0,5 million de tonnes, soit 2,7 % de la
consommation totale de produits pétroliers).
2 Il s?agit de la consommation totale hors pertes (transport,
distribution, stockage?).
Évolution de la consommation des produits pétroliers
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
(5) Pour les produits pétroliers autres que ceux détaillés, hormis
les consommations de bases pétrochimiques, la quantité
consommée du mois courant est estimée.
(6) Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : calculs SDES, d?après CPDP
Consommation de produits pétroliers
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après CPDP
Enfin, les consommations de bases pétrochimiques
atteignent 1,2 million de tonnes au quatrième trimestre
2025, un niveau en baisse (- 5,5 %) par rapport à la
même période de l?année précédente.
LE GAZ NATUREL
La consommation totale réelle2 de gaz naturel diminue
de 5,4 % au quatrième trimestre 2025 par rapport à la
même période de l?année 2024. Corrigée des variations
climatiques et des jours ouvrables, elle baisse de 4,2 %
en glissement annuel.
En particulier, la consommation réelle des clients
reliés au réseau de distribution (résidentiel-tertiaire,
petite industrie) diminue de 4,7 %, tandis que celle des
clients reliés au réseau de transport baisse davantage
(- 6,9 %). Les livraisons aux centrales à cycle combiné
au gaz diminuent notamment (- 3,7 % en glissement
annuel), suite à l?amélioration de la production
d?électricité nucléaire.
Quantité
Évolution (%)
T/T-4
Part en %
Production nationale (2) 129 -2,9
Consommation totale (3) 16 642 0,8 100,0
dont : - total carburants routiers 9 987 -0,8 60,0
dont : - supercarburants 3 060 5,2 18,4
- gazole 6 927 -3,2 41,6
- fioul domestique 1 062 11,7 6,4
- gazole non routier (4) 1 123 -4,9 6,7
- carburéacteurs 1 858 10,0 11,2
- gaz de pétrole liquéfié (GPL) 457 -5,4 2,7
Produits pétroliers (1)
2025 T4
Produits pétroliers T/T-1 T/T-4 (6)
Consommation totale (5) 0,9 0,6
dont : - total carburants routiers 0,4 -0,8
dont : - supercarburants 2,1 5,2
- gazole -0,3 -3,2
- fioul domestique 6,7 8,8
- gazole non routier 6,0 -4,9
- carburéacteurs 2,8 10,0
- gaz de pétrole liquéfié (GPL) -3,0 -5,7
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
160
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25 janv.-26
Total produits pétroliers Gazole Carburants routiers Supercarburants
Conjoncture énergétique : quatrième trimestre 2025
Bilan trimestriel du gaz naturel
(séries brutes)
En TWh PCS
* Positif lorsqu?on soutire des quantités des stocks pour les
consommer, négatif lorsqu? on remplit les stocks.
** Centrales à cycle combiné au gaz.
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
Évolution de la consommation totale (hors pertes)
de gaz naturel
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
* Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
Consommation totale (hors pertes) de gaz naturel
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
Les importations nettes de gaz naturel3 baissent de
3,9 % sur un an, pour atteindre 68,7 TWh PCS au
quatrième trimestre 2025. Cette diminution est portée
par la très forte hausse des sorties nettes de gaz
naturel gazeux, qui s?élèvent à 9,7 TWh PCS au
quatrième trimestre 2025, un niveau plus de deux fois
plus élevé qu?un an auparavant. Dans le même temps,
les importations de gaz naturel sous forme liquéfiée
(GNL) continuent de progresser (+ 3,3 % en glissement
annuel) et représentent 65,6 % des importations totales
au quatrième trimestre 2025. En particulier, les
volumes de GNL importés depuis les États-Unis
augmentent fortement (+ 47 %) en un an. Les quantités
de GNL importées depuis les États-Unis et la Russie
représentent respectivement 49 % et 29 % des
importations totales de GNL au quatrième trimestre
2025. Les États-Unis sont le premier fournisseur de gaz
naturel au quatrième trimestre 2025.
3
Il s?agit des entrées nettes de gaz sur le territoire français (y.c.
du GNL porté), donc exportations déduites et hors transit.
La production nationale de gaz naturel
(3,7 TWh PCS) correspond essentiellement au
biométhane injecté dans les réseaux de transport et de
distribution. Elle augmente de 16,8 % en un an.
La période de soutirage des stocks commence
habituellement en novembre. Les stocks de gaz naturel
diminuent de 38,7 TWh au quatrième trimestre 2025.
Le niveau des stocks utiles en fin décembre 2025, à
83,5 TWh, est inférieur de 5,4 % à son niveau de
l?année précédente. Au 1er janvier 2026, le taux de
remplissage des installations souterraines de stockage
de gaz naturel sur le territoire français s?établit à
59,1 %.
Variations de stocks et livraisons aux
consommateurs
En TWh PCS
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
LES PRODUITS DU CHARBON
Au quatrième trimestre 2025, la consommation totale
de produits du charbon ou combustibles minéraux
solides (CMS) s?élève à 1,6 million de tonnes (Mt), en
repli important par rapport à la même période de
l?année précédente (- 19,4 %). L?approvisionnement en
charbon repose quasiment exclusivement sur les
importations (1,3 Mt).
La consommation de charbon pour la fabrication
d?acier diminue sur un an (- 14,0 %, à 0,9 Mt). Un
incident important s?est produit dans l?une des usines
de fabrication d?acier, entraînant une forte baisse de
consommation de coke et de houille en octobre, puis la
mise à l?arrêt d?un haut-fourneau en novembre.
L?installation a redémarré en décembre. La baisse de
l?activité sidérurgique intervient dans un contexte de
recul de la demande d?acier en Europe, de concurrence
internationale et de coûts de production devenus moins
compétitifs, qui avaient déjà entraîné depuis fin 2023,
la fermeture prolongée d?un des deux hauts-fourneaux
du site de Fos-sur-Mer.
Quantité
Évolution
(%) T/T-4
Part en %
Importations nettes 68,7 -3,9
Production nationale 3,667 16,8
Soutirages des stocks* 38,7 -11,2
Consommation totale (hors pertes) réelle 108,3 -5,4 100,0
dont : - gros clients reliés au réseau de transport 34,2 -6,9 31,6
dont clients CCCG** 5,2 -3,7 4,8
- résidentiel-tertiaire, petite industrie 74,1 -4,7 68,4
2025 T4
Gaz naturel
Gaz naturel T/T-1 T/T-4 *
Consommation totale (hors pertes) -7,7 -4,2
dont : - gros clients reliés au réseau de transport -5,4 -4,9
- résidentiel-tertiaire, petite industrie -8,8 -3,9
Conjoncture énergétique : quatrième trimestre 2025
Bilan trimestriel des combustibles minéraux
solides
(séries brutes)
En milliers de tonnes
(1) L'écart entre, d?une part, la somme des importations nettes et
des variations de stocks et, d?autre part, la consommation provient
notamment de décalages temporels entre les sources.
(2) Une variation positive correspond à du déstockage, une
variation négative à du stockage.
(3) Pour les secteurs consommateurs de combustibles minéraux
solides autres que ceux détaillés, la quantité consommée du mois
courant est estimée.
s = donnée secrétisée.
Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie et DGDDI
La consommation de charbon-vapeur pour la
production d?électricité demeure très faible, inférieure à
0,1 Mt au quatrième trimestre 2025. En France
métropolitaine, les deux centrales à charbon,
habituellement utilisées en appoint des autres filières,
ont été peu sollicitées sur cette période et ont même
été arrêtées entre les mois d?août et octobre 2025.
Dans les outre-mer, la dernière installation de
production d?électricité au charbon, située en
Guadeloupe, a été convertie à la biomasse en juillet
2025. En conséquence, et à la suite des conversions
des deux installations situées à La Réunion en 2023
puis 2024, la consommation de charbon à des fins de
production d?électricité a cessé dans les outre-mer. Du
fait de ces conversions des centrales ultramarines et de
la faible sollicitation des deux centrales à charbon
métropolitaines au quatrième trimestre 2025, la
consommation de combustibles minéraux fossiles des
centrales électriques baisse de 40,7 % en un an (après
correction des variations climatiques).
Les opérateurs ont reconstitué des stocks au cours
du trimestre : ces stocks augmentent globalement de
17 kt au quatrième trimestre. À 2,2 Mt fin décembre, ils
diminuent très légèrement sur un an (- 0,05 Mt) : en
particulier, les centrales électriques métropolitaines ont
consommé le charbon provenant de leurs stocks et ont
très peu importé.
Consommation de combustibles minéraux solides
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie
Évolution trimestrielle de la consommation de
combustibles minéraux solides
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
* Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie
L?ÉLECTRICITÉ
Au quatrième trimestre 2025, la production totale
d?électricité nette augmente de 5,0 % en glissement
annuel, pour s?établir à 152,3 TWh.
Production d?électricité, échanges et énergie
appelée
(séries brutes)
En GWh
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
La production nette d?électricité d?origine nucléaire
augmente de 4,2 % en glissement annuel, pour
atteindre 103,9 TWh, en raison d?une amélioration de
la disponibilité du parc nucléaire. Au quatrième
trimestre 2025, le nucléaire assure 68,2 % de la
production totale d?électricité.
La production hydraulique diminue de 11,5 % sur
un an en raison de stocks hydrauliques à un niveau
moins élevé qu?au quatrième trimestre 2024. Au
quatrième trimestre 2025, la filière hydraulique assure
10,9 % de la production nationale d?électricité.
La production éolienne augmente de 30,6 % en
glissement annuel et assure 11,1 % de la production
d?électricité au quatrième trimestre 2025. La production
photovoltaïque progresse également fortement
(+ 44,1 % en glissement annuel) et représente 3,5 %
de la production d?électricité nette au quatrième
trimestre 2025. La progression forte de ces deux filières
s?explique par celle des capacités installées ainsi que
par des conditions météorologiques plus favorables
qu?au quatrième trimestre 2024.
Enfin, dans un contexte de hausse de la production
d?origine nucléaire, les installations thermiques
classiques, utilisées comme moyens de pointe pour
ajuster l?offre à la demande, ont été moins sollicitées
que l?année précédente à la même période : la
production des centrales thermiques classiques s?élève
à 9,6 TWh au quatrième trimestre 2025, soit 3,5 % de
moins qu?un an auparavant. Ces centrales ont assuré
6,3 % de la production nationale d?électricité au
quatrième trimestre 2025.
Quantité
Évolution (%)
T/T-4
Part (%)
Importations totales nettes 1 283 17,9
Variations de stocks (2) -17
Consommation totale réelle (3) 1 559 -19,4 100,0
dont : - centrales électriques s s s
- sidérurgie 916 -14,0 58,8
Combustibles minéraux solides (1)
2025 T4
0
20
40
60
80
100
120
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25 janv.-26
Total Centrales électriques Sidérurgie
T/T-1 T/T-4 *
Consommation totale -5,9 -19,6
dont : - centrales électriques 155,2 -40,7
- sidérurgie -14,2 -14,0
Quantité
Évolution
(%) T/T-4
Part en %
Production d'électricité nette 152 322 5,0 100,0
dont : - nucléaire 103 884 4,2 68,2
- hydraulique (yc pompages) 16 643 -11,5 10,9
- éolienne 16 980 30,6 11,1
- photovoltaïque 5 260 44,1 3,5
- production thermique classique 9 556 -3,5 6,3
Solde : exportations - importations 28 534 27,5
Pompages (énergie absorbée) 2 155 13,8
Energie appelée réelle (yc pertes) 121 633 0,7 100,0
dont : - basse tension 51 041 -0,7 42,0
- moyenne tension 38 246 1,6 31,4
- haute tension 17 615 -1,3 14,5
2025 T4
Électricité
Conjoncture énergétique : quatrième trimestre 2025
Production d?électricité par filière
En TWh
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
L?énergie appelée augmente de 0,7 % en
glissement annuel (+ 0,5 % après correction des jours
ouvrables et des variations climatiques). Les livraisons
en basse tension (qui couvrent principalement le
résidentiel) et haute tension (principalement les gros
consommateurs industriels) diminuent respectivement
de 0,7 % et de 1,3 %. À l?inverse, les livraisons en
moyenne tension augmentent de 1,6 %.
Évolution de l?énergie appelée
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
* Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
Énergie appelée
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
Le solde exportateur des échanges physiques
d?électricité reste nettement excédentaire, à 28,5 TWh
au quatrième trimestre 2025, et progresse fortement
par rapport à la même période de l?année précédente
(+ 27,5 %). Le solde exportateur s?accroît aux
interconnexions frontalières avec la Belgique,
l?Allemagne, la Suisse, l?Italie, l?Andorre, et la Grande-
Bretagne. À l?inverse, il diminue aux interconnexions
avec le Luxembourg et l?Espagne.
LES PRIX ET LES COTATIONS DES
ÉNERGIES
Au quatrième trimestre 2025, le cours du baril de Brent
en dollars s?élève à 63,6 $ en moyenne trimestrielle, en
baisse de 7,7 % par rapport au trimestre précédent et
de 14,7 % par rapport au quatrième trimestre 2024.
Entre octobre et décembre 2025, les prix se replient,
malgré un contexte géopolitique toujours incertain, en
raison d?une offre supérieure à la demande.
Exprimé en euro, le cours du baril de Brent s?établit
en moyenne à 54,7 ¤ au quatrième trimestre 2025, en
baisse de 7,4 % par rapport au trimestre précédent. En
moyenne sur l?année 2025, le prix du baril de Brent est
de 61,5 ¤, inférieur de 17,5 % à son niveau moyen de
2024.
Prix et cotations des énergies
* Variation par rapport à la période similaire de l?année précédente.
** European Power Exchange.
Sources : DGEC ; Reuters ; Epex (électricité)
Le prix moyen de l?essence (SP95) au quatrième
trimestre 2025 est stable par rapport aux deux
trimestres précédents, à 1,71 ¤ par litre. Le prix du fioul
domestique s?établit à 1,12 ¤ le litre, stable par rapport
au trimestre précédent, mais en baisse de 3 % par
rapport au quatrième trimestre 2024. Enfin, le prix
moyen du gazole augmente légèrement (+ 0,4 % entre
le troisième et le quatrième trimestre 2025) pour
s?établir à 1,62 ¤/litre. Le prix moyen de ces trois
carburants sur l?ensemble de l?année 2025 connaît une
baisse de 4,5 à 5,7 % par rapport à l?année précédente.
Prix à la consommation
En ¤/l
Source : DGEC
Les cours du gaz naturel sur les marchés ouest-
européens, en recul par rapport aux records atteints en
2022, restent plus élevés qu?avant la crise énergétique.
Le prix spot sur le marché français (point échange gaz,
PEG) s?élève à 29,0 ¤/MWh au quatrième trimestre
2025, en baisse par rapport au trimestre précédent
(32,2 ¤/MWh) et par rapport au quatrième trimestre
2024 (43,0 ¤/MWh). Le prix spot du gaz naturel sur le
marché français a été particulièrement faible en
décembre 2025 (26,6 ¤/MWh).
Après avoir chuté entre le premier et le deuxième
trimestre 2025, puis fortement augmenté au troisième
trimestre, le prix spot de l?électricité livrable en France
augmente encore, de 25,0 %, au quatrième trimestre
2025. Il atteint 61,1 ¤/MWh en moyenne au quatrième
Électricité T/T-1 T/T-4 *
Energie appelée -0,7 0,5
dont : - basse tension -2,6 -0,4
- moyenne tension 0,8 2,2
- haute tension 1,6 -0,8
Conjoncture énergétique : quatrième trimestre 2025
trimestre 2025, contre 48,9 ¤/MWh au trimestre
précédent et 87,0 ¤/MWh au quatrième trimestre 2024.
Résultante de ces fortes fluctuations tout au long de
l?année, le prix spot moyen de l?électricité en France en
2025 augmente par rapport à 2024 (+ 5,8 %, à
61,1 ¤/MWh).
Prix moyen* mensuel du baril de pétrole (en $US et
en ¤) et prix spot du gaz et de l?électricité (en
¤/MWh)
* Prix courants.
** Point d?échange gaz (France).
Sources : DGEC ; Reuters
LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE (NOVEMBRE
2025)
Dans le sillage du cours du Brent sur les marchés
internationaux, le prix moyen du pétrole brut importé
par la France diminue entre septembre et novembre
2025 (461 ¤/t) par rapport aux trois mois précédents
(492 ¤/t entre juin et août 2025). À l?inverse, le prix
moyen à l?importation des produits pétroliers raffinés
augmente légèrement : à 634 ¤/t entre septembre et
novembre 2025, il est supérieur de 0,9 % à son niveau
des trois mois précédents. Enfin, le prix du charbon, à
177 ¤/t entre septembre et novembre 2025, baisse de
8 % par rapport aux mois de juin à août 2025 (192 ¤/t).
Les prix moyens de ces énergies importées
diminuent encore davantage sur les 12 derniers mois
connus par rapport à l?année précédente. Ainsi, en
moyenne entre décembre 2024 et novembre 2025, le
prix moyen du pétrole brut importé par la France baisse
de 13,7 % par rapport aux 12 mois précédents, pour
s?établir à 506 ¤/t. Dans le même temps, le prix moyen
des produits pétroliers raffinés importés diminue de
11,1 %, pour s?établir à 652 ¤/t.
Prix moyens mensuels des énergies importées
En ¤/t
Source : calculs SDES, d?après DGDDI
Quantités importées de pétrole, de combustibles
minéraux solides et de gaz naturel
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après DGDDI, GRTGaz et Terega
Quantités exportées de produits pétroliers raffinés
et d?électricité
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après DGDDI et RTE
Entre septembre et novembre 2025, les
importations totales de produits énergétiques en
France représentent 15,8 Md¤, un montant en baisse
de 8,5 % par rapport aux trois mois précédents
(17,3 Md¤) et par rapport aux mois de septembre à
novembre 2024 (18,7 Md¤). Dans le même temps, la
France a exporté pour 5,3 Md¤ de produits
énergétiques (principalement des produits pétroliers
raffinés et de l?électricité), en hausse de 8,9 % par
rapport aux trois mois précédents. La facture
énergétique de la France, différence entre les montants
importés et exportés, s?élève à 10,5 Md¤ entre
septembre et novembre 2025, en baisse de 9,3 % par
rapport aux trois mois précédents (9,4 Md¤) et par
rapport aux mois de septembre à novembre 2024
(13,2 Md¤).
La facture en pétrole brut et en produits pétroliers
raffinés représente plus de 80 % de la facture
énergétique totale. Elle s?établit à 8,5 Md¤ entre
septembre et novembre 2025, en baisse par rapport
aux trois mois précédents (9,4 Md¤) et par rapport aux
mois de septembre à novembre 2024 (10,8 Md¤). La
facture gazière, à 2,5 Md¤ entre septembre et
novembre 2025, diminue encore plus fortement par
rapport aux trois mois précédents (3,4 Md¤, soit
- 27,5 %) et par rapport aux mois de septembre à
novembre 2024 (3,2 Md¤). La dépense nette en
Conjoncture énergétique : quatrième trimestre 2025
biocarburants4 entre septembre et novembre 2025
représente 0,6 Md¤ d?euros, stable par rapport aux
trois mois précédents. Enfin, l?électricité allège la
facture, à hauteur de 1,3 Md¤ d?euros, en raison d?un
solde physique qui demeure nettement excédentaire.
Facture énergétique mensuelle de la France
En M¤ courants
Source : calculs SDES, d?après DGDDI
Au total, la facture énergétique mesurée en cumul
sur les 12 derniers mois connus (entre décembre 2024
et novembre 2025) s?élève à 50,2 Md¤, dont 36,9 Md¤
pour le pétrole brut et les produits pétroliers raffinés,
2,1 Md¤ pour les biocarburants, 15,4 Md¤ pour le gaz
naturel et 1,0 Md¤ pour le charbon, tandis que
l?électricité allège la facture à hauteur de 5,5 Md¤. La
facture énergétique totale sur les 12 derniers mois
connus diminue de 17,7 % par rapport à son niveau
enregistré un an auparavant (61,0 Md¤, entre
décembre 2023 et novembre 2024). Le reflux de la
facture s?explique principalement par la diminution des
prix des énergies fossiles importées et, dans une
moindre mesure, par la progression du solde
exportateur d?électricité.
Facture énergétique et prix moyens à l?importation
en France
* Variation par rapport à la période similaire de l?année précédente.
Note : seule une partie des biocarburants (ETBE et EMAAG) peut
être retracée dans les données douanières.
Source : calculs SDES, d?après Douanes
MÉTHODOLOGIE
Champ et sources
Les bilans énergétiques portent sur la France
métropolitaine jusqu?en décembre 2017. À partir de
janvier 2018, ils incluent en outre les cinq DROM. Les
4 Bioéthanol « pur » exclu, seuls l?ETBE (ether ethyle tertiobutyle)
et le biodiesel EMAAG sont isolés dans les données douanières.
données sur la facture portent, quant à elles, sur la
France entière.
L?énergie primaire
L?énergie primaire est calculée à partir de toutes les
données mensuelles disponibles des énergies, c?est-à-
dire hors énergies renouvelables thermiques et
déchets (bois-énergie, déchets urbains renouvelables,
etc).
Sources : SDES et Météo-France pour les
températures moyennes journalières.
Les combustibles minéraux solides
Importations et exportations : Direction générale des
douanes et droits indirects (DGDDI) jusqu?au mois
précédent, estimation SDES pour le mois le plus
récent.
Production : GazelEnergie.
Consommation des centrales électriques : EDF et
GazelEnergie.
Consommation de la sidérurgie : estimation SDES,
d?après une enquête auprès des opérateurs.
Consommation des autres secteurs industriels :
estimation SDES.
Stocks : EDF, GazelEnergie, A3M.
Les produits pétroliers
Production nationale : Direction générale de l?énergie
et du climat (DGEC).
Consommation hors bases pétrochimiques : Comité
professionnel du pétrole (CPDP).
Consommation de bases pétrochimiques : enquête du
SDES auprès des opérateurs.
Le gaz
Les données proviennent de l?enquête mensuelle sur la
statistique gazière du SDES effectuée auprès des
opérateurs d?infrastructures gazières et des principaux
fournisseurs de gaz naturel sur le marché français.
L?électricité
Les données de production proviennent des principaux
producteurs en France : EDF, CNR et GazelEnergie.
Les données d?échanges extérieurs proviennent de
RTE.
Les données de consommation proviennent d?Enedis
et de RTE.
Prix et cotations
DGEC, Reuters et NBP (National Balancing Point) pour
les cotations du pétrole et du gaz.
Epex pour les prix spot de l?électricité.
La facture énergétique
DGDDI (Prodouane) pour la valeur des importations et
exportations.
Banque de France pour la parité du dollar.
Révision des données
Les données du dernier mois sont provisoires et
peuvent donner lieu à des révisions, parfois
importantes. C?est notamment le cas de la
consommation de quelques produits pétroliers (en
particulier coke de pétrole, carburéacteurs), des
importations et consommations de charbon hors
Septembre à
novembre
2025
Juin à août
2025
Evolution
(T/T-1)
Valeur Valeur % Valeur %*
Importations totales (I) 15,8 17,3 -8,5 71,4 -15,3
dont : - CMS (combustibles minéraux solides) 0,2 0,2 0,4 1,0 -32,6
- pétrole brut 6,2 6,1 2,5 24,9 -9,7
- produits pétroliers raffinés 5,2 5,6 -7,5 22,0 -19,6
- gaz naturel 3,2 4,4 -26,6 19,3 -20,9
Exportations totales (E) 5,3 4,9 8,9 21,2 -8,8
dont : - produits pétroliers raffinés 2,9 2,3 26,3 10,0 -3,3
- électricité 1,4 1,4 1,4 6,5 13,7
Facture énergétique (I-E) 10,5 12,4 -15,3 50,2 -17,7
dont : - pétrole brut, produits raffinés et biocarburants 8,5 9,4 -9,3 39,0 -15,7
- gaz naturel 2,5 3,4 -27,5 15,4 -14,2
- électricité -1,3 -1,3 0,6 -5,5 12,4
Septembre à
novembre
2025
Juin à août
2025
Evolution
(T/T-1)
Valeur Valeur % Valeur %*
Pétrole brut importé ($/bl) 73,2 77,9 -6,1 77,0 -11,2
Pétrole brut importé (¤/t) 460,7 491,8 -6,3 505,6 -13,7
Produits pétroliers raffinés importés (¤/t) 638,3 632,7 0,9 652,0 -11,1
Cumul des 12
derniers moisFacture énergétique (Md¤)
Prix moyens à l'importation (US$ ou ¤)
Moyenne des 12
derniers mois
Conjoncture énergétique : quatrième trimestre 2025
centrales électriques, ainsi que des productions
éolienne et solaire photovoltaïque.
Le champ de la note de conjoncture inclut les DROM.
En outre, afin de rapprocher et mieux articuler les
statistiques mensuelles et trimestrielles avec les
statistiques annuelles retracées dans le bilan de
l?énergie, le bois-énergie et une partie des
biocarburants (ETBE et EMAG) sont désormais pris en
compte dans la facture énergétique, et les importations
de GNL porté sont estimées.
Définitions
L?énergie primaire est l?énergie tirée de la nature (du
soleil, des fleuves ou du vent) ou contenue dans les
produits énergétiques tirés de la nature (comme les
combustibles fossiles ou le bois) avant transformation.
Par convention, l?énergie provenant d?une centrale
nucléaire est également une énergie primaire (la
chaleur nucléaire est alors comptabilisée).
La consommation d?énergie primaire correspond à
la consommation d?énergie de tous les acteurs
économiques. Elle s?oppose à la consommation
d?énergie finale, qui correspond à la consommation des
seuls utilisateurs finaux, ménages ou entreprises
autres que celles de la branche énergie. L?énergie
finale peut être une énergie primaire (consommation de
charbon de la sidérurgie par exemple) ou non. L?écart
entre les consommations d?énergie primaire et
secondaire correspond à la consommation de la
branche énergie. Il s?agit pour l?essentiel des pertes de
chaleur liées à la production d?électricité.
Pour la note de conjoncture trimestrielle ainsi que pour
les séries mensuelles mises à disposition sur le site du
SDES, les soutes aériennes internationales, dont une
évaluation infra-annuelle n?est pas disponible jusqu?à
présent, sont incluses dans la consommation nationale
d?énergie primaire et sont par conséquent prises en
compte dans le calcul du taux d?indépendance
énergétique et dans celui des émissions de CO2. Dans
le bilan énergétique de la France annuel, publié par le
SDES, elles sont en revanche exclues, conformément
aux recommandations internationales relatives aux
statistiques de l?énergie établies par les Nations Unies
et aux pratiques de l?Agence internationale de l?énergie.
Le taux d?indépendance énergétique est le ratio de
la production nationale d?énergie primaire sur la
consommation d?énergie primaire réelle (non corrigée
du climat).
Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) donne le
dégagement maximal théorique de chaleur lors de la
combustion, y compris la chaleur de condensation de
la vapeur d?eau produite lors de la combustion. À
l?inverse, le pouvoir calorifique inférieur (PCI) exclut, de
la chaleur dégagée, la chaleur de condensation de
l?eau, supposée rester à l?état de vapeur à l?issue de la
combustion. En pratique, le rapport PCI/PCS est de
l?ordre de 90 % pour le gaz naturel, de 91 % pour le gaz
de pétrole liquéfié, de 92-93 % pour les autres produits
pétroliers, et de 95 à 98 % pour les combustibles
minéraux solides.
Combustibles minéraux solides (CMS) : dans ce
document, le terme « charbon » est utilisé pour
désigner l?ensemble des CMS qui regroupent le
charbon à l?état brut et les produits solides issus de sa
transformation. Les produits bruts couvrent les produits
de récupération, le lignite et la houille, dont le charbon-
vapeur est une variété utilisée pour la production
d?électricité et/ou de chaleur. Les produits solides
transformés à partir du charbon sont le coke et les
agglomérés.
Le coefficient de disponibilité nucléaire (Kd) : ratio
entre la capacité de production réelle et la capacité de
production théorique maximale. Le Kd, qui ne prend en
compte que les indisponibilités techniques, à savoir les
arrêts programmés, les indisponibilités fortuites et les
périodes d?essais, caractérise la performance
industrielle d?une centrale.
Le gazole non routier remplace obligatoirement le
fioul domestique depuis le 1er mai 2011 pour certains
engins mobiles non routiers, et depuis le 1er novembre
2011 pour les tracteurs agricoles, avec les mêmes
spécifications que celles du gazole routier, excepté sa
coloration.
Émissions de CO2 liées à la combustion
d?énergie
Les émissions de CO2 calculées dans cette publication
sont celles issues de la combustion d?énergie fossile.
Elles représentent près de 95 % des émissions totales
de CO2 et environ 70 % des émissions de gaz à effet
de serre (GES).
Le calcul du SDES consiste à appliquer des
facteurs d?émissions moyens aux consommations
d?énergies fossiles (produits pétroliers, gaz et
combustibles minéraux solides), hors usages non
énergétiques des produits pétroliers (pour le gaz
naturel, il n?est pas possible d?estimer ces usages en
mensuel). En revanche, les inventaires officiels
(données annuelles) en matière d?émissions de GES et
de CO2 en particulier font appel à une méthodologie
beaucoup plus complexe, nécessitant des données
plus détaillées. Comparées à un inventaire officiel, ces
estimations présentent d?autres différences de
périmètre, telles que la non-prise en compte des
DROM, des déchets non renouvelables ou encore la
prise en compte des soutes aériennes internationales.
Correction des variations saisonnières,
climatiques et des jours ouvrables
(CVS-CVC-CJO)
Les séries de consommation d?énergie sont
généralement sensibles aux saisons, à la météorologie
et au nombre de jours ouvrables. Ainsi, la
consommation des énergies utilisées pour le chauffage
est plus élevée l?hiver que l?été et augmente d?autant
plus que les températures sont basses. L?énergie
consommée pour le chauffage au cours d?une journée
est proportionnelle au nombre de « degrés-jours »,
c?est-à-dire à l?écart entre la température moyenne de
la journée et un seuil fixé à 15 °C, lorsque la
température est inférieure à ce seuil. À titre d?exemple,
en dessous de 15 °C, une baisse d?un degré de la
température moyenne mensuelle conduit à une
consommation supplémentaire de gaz distribué de
l?ordre de 1,25 TWh par mois.
Conjoncture énergétique : quatrième trimestre 2025
La série corrigée des variations saisonnières,
climatiques et des jours ouvrables (CVS-CVC-CJO),
construite à partir de la série initiale dite « série brute »,
permet de neutraliser l?effet des saisons, de la
météorologie et des jours ouvrables pour faire ressortir
à la fois les tendances de fond et les évolutions
exceptionnelles. Contrairement au « glissement
annuel », où, pour éliminer la saisonnalité, on compare
un mois avec le même mois de l?année précédente, la
série CVS-CVC permet de comparer directement
chaque mois avec le mois précédent. Cela lui confère
deux avantages. D?une part, l?interprétation d?un mois
ne dépend que du passé récent et non d?événements
survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on
détecte tout de suite les retournements et on mesure
correctement les nouvelles tendances sans retard. La
série CJO permet de neutraliser l?impact des nombres
inégaux de jours ouvrables d?un mois à l?autre, de la
même façon que la série CVS-CVC neutralise l?impact
des différentes saisons et du climat. La combinaison
des CVS, CVC, CJO permet de fournir une information
sur l?évolution instantanée des phénomènes
économiques, abstraction faite des phénomènes
calendaires explicables naturels.
Pour en savoir plus, consulter le site
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr,
rubrique « Tous les concepts ».
Les coefficients saisonniers ainsi que les coefficients
climatiques et la correction des jours ouvrables sont
réestimés chaque mois, ce qui peut entraîner de très
légères révisions de la série CVS-CVC-CJO. La
correction des variations saisonnières, climatiques et
des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des
séries, les séries d?ensemble étant obtenues, par
agrégation, des séries élémentaires.
Diffusion des données
Les séries longues sont disponibles sur le site du
SDES, à cette adresse :
www.statistiques.developpement-
durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie.
Alexandru ANDREI, SDES
Évelyne MISAK, SDES
Pierre TANNEAU, SDES
Directrice de publication : Béatrice Sédillot
Dépôt légal : février 2026
ISSN : 2557-8510 (en ligne)
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques de l?énergie
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie
mailto:diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/