Bilan énergétique de la France en 2024 - Données définitives
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
"En 2024, la production d'énergie primaire de la France progresse de 10,2 %, sous l'effet de la reprise de la production nucléaire et de conditions favorables à l'hydroélectricité, et s'établit à 1 572 TWh. La consommation primaire d'énergie progressant peu (2 577 TWh), le solde des échanges physiques diminue de 10 % sur un an. La consommation finale à usage énergétique se stabilise à 1 499 TWh, interrompant la dynamique de baisse régulière observée depuis 2021. Les évolutions sectorielles sont cependant hétérogènes : à climat corrigé, la consommation poursuit sa baisse dans l'industrie (- 1,3 %), se stabilise dans les transports, mais progresse dans le résidentiel (+ 1,0 %) et le tertiaire (+ 2,0 %). La détente des prix de l'énergie se poursuit sur les marchés de gros et les prix aux consommateurs finaux diminuent dans l'ensemble des secteurs hormis le résidentiel." Source SDES
Editeur
Ministères Transition écologique, Aménagement du territoire, Transports, Ville et Logement
Descripteur Urbamet
production d'énergie
;énergie
;bilan énergétique
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
consommation d'énergie
;énergie primaire
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
L A BT AD A Essentiel
Bilan énergétique de la France
en 2024 - Données définitives
En 2024, la production d?énergie primaire de la France
progresse de 10,2 %, sous l?effet de la reprise de
la production nucléaire et de conditions favorables
à l?hydroélectricité, et s?établit à 1 572 TWh. La
consommation primaire d?énergie progressant peu
(2577TWh), le solde des échanges physiques diminue de
10 % sur un an. La consommation finale à usage
énergétique se stabilise à 1499TWh, interrompant la
dynamique de baisse régulière observée depuis 2021.
Lesévolutions sectorielles sont cependant hétérogènes:
à climat corrigé, la consommation poursuit sa baisse dans
l?industrie (-1,3%), se stabilise dans les transports, mais
progresse dans le résidentiel (+1,0%) et le tertiaire
(+2,0%). La détente des prix de l?énergie se poursuit sur
les marchés de gros et les prix aux consommateurs finaux
diminuent dans l?ensemble des secteurs hormis le
résidentiel. Au total, les ménages, entreprises et
administrations ont dépensé 219 milliards d?euros (Md¤)
pour leur consommation d?énergie, soit près de 6%
demoins qu?en 2023. La dépense moyenne des ménages
en énergie (3744¤ en 2024) est en revanche en hausse
de3% par rapport à 2023, portée par la dépense en
énergie pour le logement qui progresse de 12% sous
l?effet des hausses de prix de l?énergie résidentielle.
LA PRODUCTION PRIMAIRE D?ÉNERGIE POURSUIT
SON REBOND
Après une baisse importante en 2022, liée à la moindre
disponibilité des réacteurs nucléaires, suivie d?un rebond en
2023, la production primaire poursuit sa hausse en 2024.
Elle progresse de 10,2%, à 1572TWh (graphique 1), et
dépasse son niveau de 2021 (1529TWh). Cette croissance
de la production primaire résulte avant tout de celle de la
chaleur nucléaire, qui augmente de 12,5%, à 1153TWh.
Les arrêts pour traiter le phénomène non prévu de corrosion
sous contrainte identifié fin 2021 sur certains réacteurs ont
été raccourcis en 2024 grâce aux retours d?expérience.
Lamoindre durée et la moindre intensité des épisodes
defortes chaleurs estivales ont également moins limité
lefonctionnement des centrales qu?en 2022 et 2023.
Ladisponibilité du parc s?est ainsi nettement améliorée par
rapport aux années précédentes.
La production primaire d?énergies renouvelables
électriques s?établit à 144TWh. Elle progresse encore
nettement en 2024 (+10,4%), après une forte hausse en
2023 (+24,9%), du fait de la croissance des capacités
installées ainsi que de conditions météorologiques
particulièrement favorables à l?hydroélectricité. La
production d?électricité hydraulique s?accroît ainsi de 27,2%
et atteint 71TWh, son niveau le plus haut des dix dernières
années. La production de la filière photovoltaïque progresse
également (+10,1% sur un an, à 25TWh), malgré un
ensoleillement moins généreux que les années précédentes,
grâce à l?augmentation des capacités installées (+27%).
Àl?inverse, la production éolienne se replie (-7,7%, à
47TWh) en dépit de la croissance de la puissance du parc
(+5% en 2024). Les conditions de vent avaient en effet été
exceptionnelles en 2023.
La production primaire d?énergies renouvelables (EnR)
thermiques et issues de la valorisation des déchets progresse
légèrement (+1,6%) et s?établit à 265TWh en 2024. La
production de biomasse solide, qui représente près de la
JANVIER 2026
3500
3000
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0
Note : la production et la consommation primaires se lisent sur l?échelle
degauche, le taux d?indépendance énergétique (rapport des deux
grandeurs précédentes) sur l?échelle de droite.
Champ : jusqu?à l?année 2010 incluse, le périmètre géographique est la
France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES
Graphique 1 : consommation primaire, production
primaire et taux d?indépendance énergétique
En TWh En %
Consommation primaire réelle Production primaire
Taux d?indépendance énergétique
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ÉNERGIE
Bilan énergétique de la France en 2024 - Données définitives
LA BAISSE DE CONSOMMATION FINALE DANS
LETRANSPORT MARQUE LE PAS
La consommation finale énergétique des transports est
quasi stable en 2024 (+0,2%), à 515TWh, interrompant
une période de baisse régulière (hors crise sanitaire)
entamée en 2017. Par rapport à 2012, année de référence
des objectifs de la programmation pluriannuelle de l?énergie,
la consommation énergétique des transports a diminué de
4,1% et, par rapport au pic de 2017, de 5,7%.
Cette stabilité de la consommation des transports
s?explique par une moindre baisse de la consommation de
gazole routier par rapport à l?année précédente alors que
celle d?essence continue de progresser. Le gazole, qui
représente 61% de la consommation d?énergie des
transports, voit ainsi sa consommation diminuer de 3,2%
en 2024, après une baisse de 6,0% en 2023. À l?inverse, la
consommation d?essence reste très dynamique : +8,2%
sur un an, +53,2% sur dix ans. Elle représente dorénavant
près du quart de la consommation énergétique du secteur.
La consommation d?électricité des véhicules électriques,
bien qu?encore marginale (3,2TW, soit moins de 1% de la
consommation d?énergie des transports), s?accroît de
42,5% en 2024, après +47,4% en 2023. Depuis 2019, elle
a été multipliée par près de 10.
À CLIMAT CORRIGÉ, LA CONSOMMATION
D?ÉNERGIE PROGRESSE DANS LE RÉSIDENTIEL
ETLE TERTIAIRE
Si la consommation d?énergie finale du résidentiel est stable
à climat réel (-0,1% entre 2023 et 2024, à 426TWh), elle
progresse de 1,0% à climat corrigé, les températures
hivernales ayant été un peu plus douces en 2024. Cette
hausse interrompt la diminution régulière de la consommation
du secteur depuis 2020 (-2,1% par an en moyenne), malgré
des prix de l?énergie toujours orientés à la hausse.
moitié de cette consommation, diminue de 2,3%, à
121TWh. La production de chaleur issue des pompes à
chaleur continue de progresser (+4,2%, à 52TWh) mais est
moins dynamique qu?en 2023 en raison de la chute des
ventes d?équipement (-19%) et de températures hivernales
plus douces, réduisant le besoin de chauffage. La production
de biogaz demeure très allante (+13,2%, à 25 TWh). À
l?inverse, la production primaire de biocarburants continue
de reculer (-1,2%, à 22TWh).
LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE PRIMAIRE
S?ACCROÎT LÉGÈREMENT
La consommation primaire réelle, ou demande intérieure
d?énergie, s?établit à 2577TWh en 2024. Elle augmente peu
par rapport à 2023 (+1,8%) malgré la progression du
nucléaire et des pertes de chaleur induites.
La hausse de la consommation primaire en 2024 étant
nettement plus faible que celle de la production primaire, le
taux d?indépendance énergétique, ratio de ces deux
grandeurs, progresse de 4,6 points, pour s?établir à 61%,
soit son niveau le plus haut depuis 1970.
Le déficit des échanges physiques d?énergie, à
1059TWh, diminue ainsi de 10% par rapport à 2023, et de
21% par rapport à 2022, pic de la crise énergétique.
Dans un contexte de hausse de la production électrique,
les exportations nettes d?électricité progressent de 78% en
2024 et s?établissent à 90TWh, soit le niveau le plus haut
depuis 2011.
Les entrées nettes de gaz naturel sur le territoire se
replient nettement pour la deuxième année consécutive
(-15%, après -20% en 2023) et s?établissent à 289TWh
(321TWh en pouvoir calorifique supérieur). Le niveau élevé
des stocks en début d?année 2024 et le prix élevé du gaz
naturel sur les marchés européens au second semestre ont
incité les opérateurs à privilégier le prélèvement dans les
stocks par rapport aux importations.
Le gaz naturel liquéfié (GNL) représente, comme en 2022
et 2023, près de 60% des importations (contre 35% en
2021). Le gaz importé en France provient d?abord de
Norvège (40% des importations) puis des États-Unis (21%)
et de Russie (18%).
Les achats nets de pétrole brut diminuent de 2,0% en
2024, à 529TWh. La baisse des importations nettes de
produits raffinés est plus marquée (-3,5%, à 262TWh).
LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE FINALE
SESTABILISE
La consommation finale ? qui correspond à la consommation
primaire diminuée des pertes de transformation, de
transport, de distribution et des usages internes de la
branche énergie ? est stable en 2024, à 1623TWh. Une
petite part de cette consommation (124TWh) concerne des
usages non énergétiques, majoritairement concentrés dans
la pétrochimie.
La consommation finale à usage énergétique se stabilise
elle aussi, à 1499 TWh (-0,1%), après deux années de
baisse sensible (-3,8% en 2023, après -4,8% en 2022).
Toutefois, en corrigeant des effets d?un climat légèrement
plus doux en 2024, elle est en faible hausse, de 0,4%
(graphique 2).
2000
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800
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0
* La ventilation de la chaleur vendue entre secteurs consommateurs n?est
pas disponible entre 2000 et 2006.
Champ : jusqu?à l?année 2010 incluse, le périmètre géographique est la
France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES
Graphique 2 : consommation finale à usage énergétique
(corrigée des variations climatiques) par secteur ou usage
En TWh
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Résidentiel Tertiaire Transports Industrie
Agriculture-pêche Non affecté*
Bilan énergétique de la France en 2024 - Données définitives
L?électricité, qui représente plus du tiers de l?énergie du
résidentiel, voit sa consommation à climat corrigé progresser
de 0,7%. La consommation d?énergies renouvelables
thermiques et déchets (29% de la consommation du
résidentiel) progresse également (+ 1,6 %). Si la
consommation de bois est en léger recul, c?est surtout la
dynamique des pompes à chaleur qui explique cette
évolution. La consommation de chaleur issue des pompes
à chaleur progresse de 5,2% en 2024 et représente
maintenant 11% de la consommation du résidentiel. La
consommation de gaz (un quart de l?énergie du résidentiel)
est, quant à elle, quasi stable à climat constant (+0,2%).
Dans le tertiaire, dans un contexte de baisse des prix de
l?énergie du secteur, la consommation d?énergie progresse
aussi bien à climat réel (+1,1%) qu?à climat corrigé (+2,0%)
et s?établit à 225 TWh en 2024. Celle d?électricité, première
énergie du secteur avec plus de 50% de la consommation,
s'accroît de 1,3% à climat corrigé. Celle de gaz (un quart
de la consommation du tertiaire) diminue légèrement à
climat réel, mais progresse de 0,8% après correction du
climat. La consommation de produits pétroliers, qui
représente 8% de la consommation, augmente de 2,0%.
Celle d?énergies renouvelables et déchets atteint 6% de la
consommation du secteur.
LA BAISSE DE LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE
SEPOURSUIT DANS L?INDUSTRIE
L?industrie est le seul secteur dont la consommation
énergétique finale diminue en 2024, malgré la baisse des prix.
Elle s?établit à 279 TWh, soit une baisse de 1,6% à climat
réel et 1,3% à climat corrigé. Sur dix ans, elle recule de 16%.
Le gaz, qui représente 36% de la consommation de
l?industrie, voit sa consommation progresser de 3,6% à
climat corrigé, tirée par les secteurs de la chimie et de
l?agroalimentaire. À l?inverse, la consommation d?électricité,
qui représente aussi 36% du total, décroît de 1,5%, celle
des produits pétroliers (10% de la consommation) de 9,1%,
sous l?effet de la baisse du secteur des produits minéraux non
métalliques. La consommation de chaleur (6% de la
consommation industrielle) diminue aussi nettement (-8,6%),
alors que la consommation d?EnR thermiques et déchets (9%
de la consommation industrielle), qui progresse de manière
régulière depuis dix ans, est quasi stable en 2024.
LES PRIX DE L?ÉNERGIE DIMINUENT DANS TOUS
LES SECTEURS MAIS PROGRESSENT DANS
LERÉSIDENTIEL
Après l?envolée de 2022 liée aux tensions internationales et
à la moindre disponibilité du parc nucléaire français, les prix
de l?énergie sur les marchés poursuivent leur reflux entamé
en 2023. Le prix moyen du gaz sur le marché français (PEG)
diminue ainsi de 13% en 2024, pour s?établir à 34¤/MWh.
Les prix de gros de l?électricité décroissent encore plus
nettement: le prix spot de l?électricité livrable en France
atteint 57,7¤/MWh en moyenne en 2024, en baisse de 41%
par rapport à 2023. Sur les marchés pétroliers, la baisse est
de moindre ampleur: exprimé en euros, le prix du baril de
Brent diminue de 2,5%, à 74¤ en moyenne annuelle.
Ces baisses sur les marchés se répercutent en partie
sur les prix aux consommateurs finaux qui diminuent en
moyenne de 3,8% (tableau 1). Tous les secteurs voient leurs
prix diminuer, sauf le résidentiel, principalement en raison
d?un retour à la fiscalité pré-crise, avec la fin progressive du
bouclier tarifaire sur l?électricité qui conduit au retour du tarif
normal d?accise sur l?électricité et la hausse des taxes sur
le gaz. Les prix de l?énergie dans le secteur résidentiel
progressent ainsi de près de 13% sur un an, alors qu?ils
diminuent de 15% sur un an dans le tertiaire et de 21%
dans l?industrie en raison de la détente des prix de gros.
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100
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0
Source : SDES
Graphique 3 : décomposition de la dépense nationale
enénergie
En Md¤2024
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Importations nettes de produits énergétiques et variations de stocks
Rémunération d?activités nationales TVA non déductible
Taxes énergétiques nettes des subventions
Note : dans ce tableau, le prix est calculé en rapportant la dépense en énergie du secteur à sa consommation énergétique. Pour le résidentiel,
laconsommation inclut le solaire thermique et la chaleur des pompes à chaleur alors qu?aucune dépense n?est associée à cette consommation.
Source : SDES
Tableau 1: prix de la consommation finale par secteur
En ¤/MWh
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Industrie (hors charbon hauts-fourneaux) 46 43 55 85 99 78
Transports 131 116 133 168 167 160
Résidentiel 103 106 106 123 137 154
Tertiaire 87 88 91 116 175 148
Agriculture-pêche 74 62 74 103 110 100
Consommation finale énergétique
(hors charbon hauts-fourneaux)
98 92 101 129 145 139
Consommation finale non énergétique 49 41 62 97 74 75
Consommation finale (hors charbon hauts-fourneaux) 93 88 98 127 139 134
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques de l?énergie
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
Dépôt légal : janvier 2026
ISSN : 2557-8510 (en ligne)
Directrice de publication : Béatrice Sédillot
Coordination éditoriale : Amélie Glorieux-Freminet
Maquettage et réalisation : Agence Efil, Tours
LES CONSOMMATEURS FINAUX D?ÉNERGIE
ONTDÉPENSÉ 219 Md¤ EN 2024
Au total, les ménages, entreprises et administrations ont
dépensé 219Md¤ en 2024 pour satisfaire leurs besoins en
énergie (graphique 3).
Au sein de cette dépense, le coût des importations
nettes et des variations de stocks de produits énergétiques
représente 55Md¤, les taxes énergétiques (nettes des
subventions aux EnR et des remises carburant) 34Md¤ et
la TVA non déductible 18Md¤. Le solde, soit 112Md¤,
correspond à la rémunération d?activités réalisées sur le
territoire national, principalement la production d?électricité
et d?EnR, la gestion des réseaux de gaz et d?électricité, la
distribution des carburants et le raffinage de pétrole.
Avec la détente des prix, la dépense nationale décroît de
5,9% par rapport à 2023 mais se maintient à un niveau élevé
(+12,7% en euros constants par rapport à 2021). Dans un
contexte de baisse des prix des énergies sur les marchés de
gros, le coût des échanges extérieurs diminue nettement pour
la deuxième année consécutive: -20% sur un an, après
-41% en 2023. Alors qu?au plus fort de la crise énergétique
en 2022 ce poste représentait la moitié de la dépense nationale,
il n?en représente plus qu?un quart. Le montant des taxes
énergétiques (nettes des subventions) diminue de 5,6%, la
forte hausse des taxes (augmentation des taxes sur le gaz et
fin du bouclier tarifaire sur l?électricité) étant compensée par le
retour des subventions pour la production d?EnR. Enfin, la TVA
non déductible progresse légèrement (+1,9%) avec la hausse
des prix de l?énergie pour les ménages.
Par secteur, les évolutions de la dépense en énergie sont
hétérogènes: en euros constants, celle-ci baisse ainsi fortement
dans l?industrie (-24%) et le tertiaire (-16%) en raison de la
baisse des prix pour ces secteurs. À l?inverse, la dépense en
énergie du résidentiel progresse de 10% sur un an.
LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE MOYENNE
DESMÉNAGES S?ÉTABLIT À 3 744 ¤ EN 2024
En 2024, les prix de l?énergie continuent de progresser pour
les ménages: +4,7% sur un an, après une hausse de 6,4%
en 2023 et de 20,3% en 2022. Cette augmentation résulte
avant tout de celle des prix des énergies du logement, qui
progressent de 12,7%, à structure de dépense constante,
dans un contexte de hausse des prix du gaz et de l?électricité
dans le résidentiel. Le prix des carburants diminue, quant à
lui, de 4,8% sur un an.
La facture moyenne d?énergie des ménages s?élève à
3744¤ en 2024, dont 2071¤ pour l?énergie du logement
et 1673¤ pour les carburants. Elle augmente globalement
de 3% par rapport à 2023 en euros courants. La dépense
en carburant diminue de 5% sur un an sous l?effet des
baisses de prix de carburant. À l?inverse, la facture moyenne
liée au logement progresse de 12% en raison de la hausse
des prix de l?énergie résidentielle. L?énergie représente 9,3%
du budget des ménages en 2024 (graphique 4). Cette part
augmente de 0,1 point par rapport à 2023. Elle reste
sensiblement inférieure au pic de 11,7% atteint en 1985.
MÉTHODOLOGIE
Cette publication présente les principaux résultats définitifs
du bilan énergétique physique et monétaire de la France en
2024, actualisant et complétant le bilan provisoire paru dans
la même collection en avril 2025. Le champ géographique
couvre la métropole et les cinq départements ou régions
d?outre-mer. La méthodologie du bilan physique suit les
recommandations d?Eurostat et de l?Agence internationale de
l?énergie. Le bilan monétaire est construit en cohérence avec
le bilan physique, à l?exception des hauts-fourneaux
(considérés comme faisant partie de la branche énergie dans
le bilan physique mais de l?industrie dans le bilan monétaire).
Une publication plus détaillée paraîtra courant 2026.
L?ensemble des séries du bilan est toutefois déjà disponible
conjointement à cette publication sur le site internet du SDES.
POUR EN SAVOIR PLUS
? Prix de l?électricité en France et dans l?Union européenne
en 2024, Datalab Essentiel, juillet 2025
? Prix du gaz naturel en France et dans l?Union européenne
en 2024, Datalab Essentiel, juillet 2025
? Les prix des produits pétroliers en 2024 : malgré un recul,
le niveau des prix reste élevé, Datalab Essentiel, juillet 2025
? Chiffres clés des énergies renouvelables - Édition 2025,
Datalab, septembre 2025
Sous-direction des statistiques de l?énergie, SDES
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7
6
Note : le budget des ménages est calculé comme les dépenses
desménages au sens de la Comptabilité nationale, hors loyers imputés
etservices d?intermédiation financière indirectement mesurés (Sifim).
Sources : Insee ; SDES
Graphique 4 : part de la dépense énergétique
danslebudget des ménages
En %
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20
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-en-2024-synthese
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/prix-de-lelectricite-en-france-et-dans-lunion-europeenne-en-2024-0?rubrique=22&dossier=188
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/prix-de-lelectricite-en-france-et-dans-lunion-europeenne-en-2024-0?rubrique=22&dossier=188
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/prix-du-gaz-naturel-en-france-et-dans-lunion-europeenne-en-2024?rubrique=22&dossier=188
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/prix-du-gaz-naturel-en-france-et-dans-lunion-europeenne-en-2024?rubrique=22&dossier=188
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-prix-des-produits-petroliers-en-2024-malgre-un-recul-le-niveau-des-prix-reste-eleve-0?rubrique=22&dossier=188
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-prix-des-produits-petroliers-en-2024-malgre-un-recul-le-niveau-des-prix-reste-eleve-0?rubrique=22&dossier=188
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/chiffres-cles-des-energies-renouvelables-edition-2025?rubrique=21&dossier=174