Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
LAMPREA, Katerine ;JOASSARD, Irénée
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
"Cette publication présente les 24 indicateurs de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 (SNML), adoptés par le groupe de travail « Indicateurs » du conseil national de la mer et du littoral en 2019. Ce recueil d'indicateurs est organisé autour des quatre grands objectifs de la stratégie : transition écologique, développement durable de l'économie bleue, préservation du bon état écologique et attractivité du littoral, rayonnement de la France. Il rassemble des données issues de la France métropolitaine et de l'outre-mer, et fournit des analyses par façade maritime, région ou département littoral. Il favorise ainsi une lecture intégrée et territorialisée des dynamiques du littoral et de la mer."SDES
Editeur
Ministères Transition écologique, Aménagement du territoire, Transports, Ville et Logement
Descripteur Urbamet
indicateur
;donnée statistique
;mer
;littoral
;transition écologique
;développement durable
;économie
;biodiversité
Descripteur écoplanete
milieu marin
;protection du littoral
;bon état écologique de l'eau
Thème
Maritime
Texte intégral
Dispositif de suivi de
la Stratégie nationale
pour la mer et le littoral
2017-2022
DÉCEMBRE 2025
DOCUMENT DE TRAVAIL
? 2 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Résumé
Cette publication présente les 24 indicateurs de suivi de la Stratégie nationale pour la mer
et le littoral 2017-2022 (SNML), adoptés par le groupe de travail « Indicateurs » du conseil
national de la mer et du littoral en 2019. Ce recueil d?indicateurs est organisé autour des
quatre grands objectifs de la stratégie : transition écologique, développement durable de
l?économie bleue, préservation du bon état écologique et attractivité du littoral,
rayonnement de la France. Il rassemble des données issues de la France métropolitaine et
de l?outre-mer, et fournit des analyses par façade maritime, région ou département littoral.
Il favorise ainsi une lecture intégrée et territorialisée des dynamiques du littoral et de la mer.
Mots clés : biodiversité, économie bleue, façades maritimes, indicateurs, littoral, mer,
patrimoine, stratégie nationale, outre-mer.
Auteurs
Katerine LAMPREA (SDES)
Irénée JOASSARD (SDES)
Contributeurs et relecteurs
Cerema (François Hedou), DGAMPA (Nadou Cadic, Agnès Desbois, Laurent Galy, Hervé
Metayer, Anne Vialay), ENSM (Sylvain Lebourg), Ifremer (Adeline Bas, Maud Lemoine, Remi
Mongruel, Jean-Côme Piquet), Insee (Le Lan Romuald), ministère en charge de la Culture
(Virginie Serna), ministère chargé des Sports (David Rontet), OFB (Adeline Blard-Zakar,
Steven Piel), SDES (Anthony Coulmin, Sébastien Colas*, Didier Eumont, Marlène Kraszewski,
Béatrice Michalland, Catherine Sonnette-Chich).
* en poste au SDES au moment de la rédaction.
Cette publication rassemble l?ensemble des indicateurs de la SNML diffusés en 2022 sur les sites
notre-environnement.gouv.fr et geolittoral.developpement-durable.gouv.fr.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 3 ?
Partie 1 - Indicateurs de suivi de l?objectif 1 : la transition écologique pour la mer et le littoral .. 6
Densité de la population suivant la distance à la mer ....................................................................... 7
Occcupation du sol suivant la distance à la mer ................................................................................. 9
Perception des français sur l?état du milieu marin et sur l?explotation des ressources ........... 12
Enjeux humains en zones de submersion marine et dans les secteurs en érosion .................... 15
Enjeux industriels (Établissements seveso) en zones de submersion marine et dans les
secteurs en érosion ...................................................................................................................................... 18
Puissance Électrique en Énergies renouvelables raccordée par type dans les communes
littorales ........................................................................................................................................................ 22
Part des locaux éligibles au haut débit dans les communes littorales ....................................... 25
Partie 2 - Le développement de l?économie bleue durable ............................................................... 27
Part de la sphère présentielle dans l?emploi salarié dans les communes littorales ................ 28
Emplois de l?économie maritime ........................................................................................................ 32
Valeur ajoutée de l?économie maritime ............................................................................................. 34
Nombre d?élèves en formation maritime initiale ............................................................................ 36
Nombre d?élèves en formation éducateurs des sports nautiques .............................................. 47
Chômage, pauvreté, sur occupation des logements et jeunes non insérés ............................. 54
Trafic et surveillance de la navigation maritime ........................................................................... 57
Partie 3 - Le bon état écologique du milieu marin et la préservation d?un littoral attractif ........ 61
Qualité écologique des masses d?eau littorales, selon la directive cadre sur l?eau ................. 62
Évolution du flux de nutriments à la mer ....................................................................................... 64
État écologique des stocks halieutiques ........................................................................................ 67
Évolution de la qualité bactériologique des produits de la mer (coquillages)...................... 72
État de conservation des habitants d?intérèt communautaire côtiers et marins .................. 77
Évolution de l?état de récifs coraliens d?outre-mer ....................................................................... 80
Évolution de la surface des milieux naturels suivant la distance à la mer ................................ 82
Patrimoine culturel, naturel et architectural du littoral ............................................................. 85
Partie 4 - Le rayonnement de la France .................................................................................................. 98
Évolution de la flotte de commerce immatriculée sous les différents régistres français et
placé des differents pavillons ................................................................................................................... 99
Part des eaux françaises couvertes par des aires marines protégées de statut
international ................................................................................................................................................ 103
Annexes ........................................................................................................................................................ 106
Sommaire
? 4 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Pour fixer son ambition maritime sur le long terme, la France s'est dotée, en février 2017, d'une
stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML). Cette stratégie donne un cadre de
référence pour les politiques publiques concernant la mer et le littoral et, plus généralement,
pour tous les acteurs de l'économie maritime et des littoraux.
Le groupe de travail « indicateurs » du conseil national de la mer et du littoral (CNML) a défini
en 2019, 24 indicateurs pour le suivi de la SNML. Ces indicateurs sont déclinés suivant les
quatre grands objectifs de la stratégie :
? La transition écologique pour la mer et le littoral ;
? Le développement de l?économie bleue durable ;
? Le bon état écologique du milieu marin et la préservation d?un littoral attractif ;
? Le rayonnement de la France.
À terre, la notion de littoral diffère selon les sujets abordés et les données mobilisables. La loi
Littoral définit les communes littorales comme étant les communes riveraines des mers et
océans, et des lagunes. Leur arrière-pays est défini comme l?ensemble des communes non
littorales des cantons littoraux. D?autres approches abordent le littoral en fonction de la
distance à la mer, c?est-à-dire de la côte à 10 km vers l?intérieur des terres. Ce type d?analyse
permet de ne pas tenir compte de la surface des communes littorales, très variable d?une
région à l?autre. Enfin, l?élaboration de certains indicateurs économiques s?appuie sur les
zones d?emploi littorales, une maille adaptée à ce type de travaux, car beaucoup d?actifs
travaillant sur le littoral vivent dans les terres.
Lorsque les données sont disponibles, les indicateurs distinguent la métropole et l?outre-mer.
Les données littorales sont comparées aux moyennes métropolitaines et nationales et des
informations infranationales sont présentées, à l?échelle des façades maritimes, des régions
ou des départements littoraux.
Carte 1 : façades maritimes de la France métropolitaine
Source : SDES, fonds cartographiques, 2020. Traitement : SDES
Introduction
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 5 ?
Tableau 1 : territoires littoraux pris en compte dans les indicateurs
France Façade
maritime
Région Département
France
métropolitaine
Manche Est-
Mer du Nord
Haut-de-France
59 ? Nord
62 ? Pas-de-Calais
80 ? Somme
Normandie
76 ? Seine-
Maritime
27 ? Eure
14 ? Calvados
50 ? Manche
Nord-
Atlantique?
Manche
Ouest
Bretagne
35 ? Ille-et-Vilaine
22 ? Côtes-
d?Armor
29 ? Finistère
56 ? Morbihan
Pays de la Loire
44 ? Loire
Atlantique
85 ? Vendée
Sud-
Atlantique
Nouvelle
Aquitaine
17 ? Charente-
Maritime
33 ? Gironde
40 ? Landes
64 ? Pyrénées-
Atlantiques
Méditerranée
Occitanie
66 ? Pyrénées-
Orientales
11 ? Aude
34 ? Hérault
30 ? Gard
Provence-
Alpes-Côte-
d?Azur
13 ? Bouches-du-
Rhône
83 ? Var
06 ? Alpes-
Maritimes
Corse
2A ? Corse-du-
Sud
2B ? Haute-Corse
Outre-mer
971 ? Guadeloupe
972 ? Martinique
973 ? Guyane
974 ? La Réunion
976 ? Mayotte
Source : traitement : SDES ; 2022
? 6 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Partie 1
Indicateurs de suivi de l?objectif 1 :
la transition écologique
pour la mer et le littoral
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 7 ?
Chiffres-clés
Pour l?ensemble du littoral métropolitain
La densité de population est très forte à moins de 2 000 m de la mer. Elle décroît ensuite
sensiblement en s?éloignant des côtes, bien qu?elle demeure plus élevée que la moyenne
métropolitaine entre 5 000 et 10 000 m des côtes : 140 contre 118 habitants par km²
(hab./km²).
Sur la zone d?étude (jusqu?au 10 km de la côte), la densité est plus forte sur la bande de 500 à
1 000 m de la mer avec 462 hab./km². Elle y est 4 fois plus élevée que la moyenne hexagonale
et 3,3 fois plus que sur la bande entre 5 000 et 10 000 m de la mer.
En 2017, 1,1 million de personnes résident à moins de 500 m des côtes en France
métropolitaine et 8,2 millions à moins de 10 km, soit un huitième de la population hexagonale.
Graphique 1 : profil de la densité de population sur le littoral métropolitain en 2017
En nombre d?habitants par km2
Champ : France métropolitaine.
Sources : IGN, Admin express 2017 ; Insee DGFiP. Traitements : SDES, 2020
DENSITÉ DE LA POPULATION SUIVANT LA DISTANCE À
LA MER
En 2017 :
462 habitants par km² entre 500 et 1 000 m de la côte
8,2 millions d?habitants à moins de 10 km de la côte
? 8 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Par façade maritime
Quelle que soit la distance à la mer, la densité de population est plus élevée sur le pourtour
méditerranéen. Elle y est maximale entre 500 et 1 000 m de la mer avec plus de 710 hab./km².
C?est également sur cette bande que la densité est la plus forte sur les trois autres façades.
Pour l?ensemble des façades, la densité de population décroît nettement en s?éloignant de la
côte. Ainsi, entre 5 et 10 km du rivage, elle y est proche ou inférieure à la moyenne
métropolitaine. La spécificité littorale s?estompe ainsi rapidement.
En 2017, 3,7 millions de personnes résident à moins de 10 km des côtes sur la façade
Méditerranée, 2,1 millions sur la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest, 1,5 million sur la
façade Manche Est-Mer du Nord et 0,8 million sur la façade Sud-Atlantique.
Graphique 2 : densité de population en bord de mer sur les différentes façades maritimes et
par distance à la mer en 2017
En nombre d?habitants par km2
Champ : France métropolitaine.
Sources : IGN, Admin express 2017 ; Insee DGFiP Cnaf Cnav CCMSA (Fidéli,2017). Traitements : SDES, 2020
Au niveau départemental, le profil d?évolution de la densité de population selon la distance à
la mer est globalement similaire à celui observé au niveau des façades maritimes. Les Alpes-
Maritimes est le département ayant la plus forte densité de population. Elle y atteint les
3 600 habitants par km² sur la bande comprise entre 500 et 1 000 m de la côte. Sur cette
même bande de territoire, la densité de population est supérieure 1 000 hab./km² pour les
départements : Pyrénées-Atlantiques, Bouches du Rhône, Var et Nord.
Pour aller plus loin :
? La distance à la mer : principal facteur de caractérisation sociodémographique du
territoire littoral. SDES, 2017.
? Densité de population des communes littorales en 2014 et évolution depuis 1962.
Portail Notre Environnement. SDES, 2019.
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/la-distance-la-mer-principal-facteur-de-caracterisation-sociodemographique-du-territoire-littoral?rubrique=42&dossier=224*
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/la-distance-la-mer-principal-facteur-de-caracterisation-sociodemographique-du-territoire-littoral?rubrique=42&dossier=224*
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/biodiversite/les-milieux-littoraux-et-marins-ressources/article/mer-et-littoral-1
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/biodiversite/les-milieux-littoraux-et-marins-ressources/article/mer-et-littoral-1
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 9 ?
Chiffres-clés
L?occupation du sol entre 2012 et 2018 pour l?ensemble du littoral
métropolitain
L?occupation du sol est spécifique en bord de mer, jusqu?à 2 km des côtes. Cette particularité
s?estompe en s?éloignant du rivage. En 2018, le taux d?artificialisation à moins de 500 m du
rivage atteint 30 % des terres, contre 8 % entre 5 et 10 km de la mer. Il est par ailleurs cinq fois
supérieur à la moyenne métropolitaine de 6 %.
Le constat est inversé pour les terres agricoles. Elles ne couvrent que 30 % des territoires de
bord de mer, contre près du double (59 %) entre 5 et 10 km de la côte, la moyenne
métropolitaine étant de 60 %.
Graphique 1 : occupation des sols selon la distance à la mer en 2018
Champ : bande littorale en France métropolitaine de 0 à 10 km et moyenne pour la France métropolitaine.
Source : UE-SDES, CORINE Land Cover 2018. Traitements : SDES, 2020
OCCCUPATION DU SOL SUIVANT LA DISTANCE À LA MER
30 % d?artificialisation à moins de 500 m de la côte en 2018
4 800 ha artificialisés à moins de 10 km de la côte entre 2012 et 2018
? 10 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les forêts et espaces semi-naturels couvrent 31 % des territoires situés à moins de 500 m des
côtes. Entre 500 et 2 000 m des rivages, cette proportion est moindre (26 %).
Les zones humides et surfaces en eau couvrent près de 9 % des espaces situés à moins de
500 m de la côte, et 4,5 % pour la bande comprise entre 5 et 10 km.
Entre 2012 et 2018, au total 4 850 ha ont été artificialisés sur l?ensemble des terres situées à
moins de 10 km de la mer, soit 0,14 % du territoire littoral concerné. Cette surface est deux
fois plus faible que celle artificialisée entre 2000 et 2006 (9 930 ha) et entre 2006 et 2012
(10 250 ha).
En métropole, sur la même période, les nouvelles terres artificialisées ne représentaient que
0,08 % du territoire, soit 42 290 ha. La dynamique d?artificialisation des sols a été près de deux
fois plus forte sur le littoral situé à moins de 10 km de la mer que sur l?ensemble du territoire
métropolitain.
Occupation du sol à moins de 500 m de la côte
Quelle que soit la façade maritime, les territoires artificialisés occupent plus d?un quart des
espaces situés à moins de 500 m de la mer. Les niveaux d?artificialisation plus importants
concernent notamment les bords de mer des départements des Alpes-Maritimes, de Loire-
Atlantique, des Pyrénées-Atlantiques, du Nord et du Var. L?artificialisation y occupe plus de
50 % du territoire concerné.
Sur les façades Manche Est-Mer du Nord et Nord-Atlantique?Manche Ouest, les terres
agricoles représentent plus de 40 % des territoires situés à moins de 500 m de la mer. Au
niveau des façades Sud-Atlantique et Méditerranée ces espaces ne représentent
respectivement 22 % et 8 %. Les territoires agricoles occupent environ 50 % du territoire
proche de la côte dans les départements de Seine-Maritime, Ille-et-Vilaine, Manche, Finistère,
et Côtes-d?Armor.
Les forêts et milieux semi-naturels dominent au sud de la France, en Atlantique et en
Méditerranée (milieux à végétation arbustive et/ou herbacée en Méditerranée et forêts et
espaces ouverts en Sud-Atlantique). Ce type d?occupation du sol représente plus de 60 % de
la bande côtière des départements des Landes, de Corse du Sud et de Haute Corse.
Les zones humides et les surfaces en eaux sont plus nombreuses pour les départements allant
de l?Aude aux Bouches-du Rhône, ainsi que pour la Somme et l?Eure où ce type d?occupation
du sol représente plus 20 % du territoire littoral à moins de 500 m de la côte.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 11 ?
Graphique 2 : occupation du sol à moins de 500 m de la côte par département littoral et
façade maritimes
En %
Champ : bande littorale de 500 m en France métropolitaine.
Source : UE-SDES, CORINE Land Cover 2018. Traitements : SDES, 2020
Pour aller plus loin :
? Occupation du sol suivant la distance à la mer ? Chiffres clés de la mer et du littoral,
édition 2024. SDES, 2024.
? Les espaces protégés du littoral : entre zones urbanisées et grands espaces naturels.
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-mer-littoral/7-occupation-du-sol-suivant-la
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-mer-littoral/7-occupation-du-sol-suivant-la
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-espaces-proteges-du-littoral-entre-zones-urbanisees-et-grands-espaces-naturels
? 12 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Opinion sur l?état de santé de la mer
Depuis plusieurs années, les Français sont interrogés sur leur perception à l?égard de la santé
des mers et des océans : état du milieu marin, principales menaces, actions mises en oeuvre
en matière de protection de la mer? (baromètre d?opinion IFOP « Le Français et la Mer »).
En 2019, l?inquiétude des Français sur la santé des mers et des océans du globe est forte, en
moyenne, plus des 85 % des Français en métropole estiment que les océans et mers du globe
sont en « mauvaise santé ». Uniquement un Français sur huit considère les mer et océans
comme étant en « bonne santé ». Cette perception est similaire pour les habitants des
départements littoraux et non littoraux.
Graphique 1 : évolution de l?évaluation de l?état de santé de la mer par les Français de
métropole
En % des personnes interrogées
Sources : baromètre « Les Français et la mer » ? IFOP 2008, 2009, 2010, 2014, 2019 ; LH2 2011, 2012.
Traitements : SDES, 2020
PERCEPTION DES FRANÇAIS SUR L?ÉTAT DU MILIEU
MARIN ET SUR L?EXPLOTATION DES RESSOURCES
85 % des Français en métropole estiment que les océans et mers du
globe sont en « mauvaise santé ».
44 % des Français considèrent que la pêche est la ressource marine la
plus surexploité.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 13 ?
Entre 2008 et 2011, l?évaluation de l?état de santé de la mer par les Français en métropole
présente une forte variabilité interannuelle sans réelle tendance. Depuis 2012, la part des
Français jugeant les mers et les océans en « très mauvaise santé » a augmenté, passant de 20 %
en 2012 à 37 % en 2019.
Opinion sur les principales menaces pesant sur le milieu marin
Les trois principales menaces perçues par les Français comme pesant sur la santé
environnementale des mers et des océans à l?échelle mondiale sont :
? les rejets en provenance de la terre (déchets plastiques, pollutions chimiques et
agricoles via les eaux pluviales?) ;
? les dégazages provenant des navires en métropole ;
? le réchauffement climatique.
En 2019, plus de 70 % des personnes interrogées considèrent les rejets en provenance de la
terre comme la principale cause de dégradation du milieu marin. La part de la population de
métropole considérant ce thème comme un danger a fortement augmenté depuis 2014,
passant de 42 % à 72 % en 2019.
Graphique 2 : évolution de l?évalution des principales menaces pesant sur le milieu marin par
les Français de métropole
En % des personnes interrogées
Champ : France métropolitaine.
Sources : baromètre « Les Français et la mer » ? IFOP 2008, 2009, 2010, 2014, 2019 ; LH2 2012.
Traitements : SDES, 2020
? 14 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Jugement sur l?exploitation des ressources marines dans différents secteurs
d?activité
En ce qui concerne l?utilisation des ressources marines, globalement, le sentiment de
surexploitation n?apparaît pas dominant. Il existe cependant des différences entre les
domaines proposés. Ainsi, si la pêche est le domaine jugé le plus souvent surexploité (44 %
des Français interrogés), à l?inverse, la grande majorité des Français (70 % de la population
sondée) estime que leurs autorités n?exploitent pas suffisamment les possibilités qu?offre le
domaine maritime en matière d?énergies renouvelables et de biotechnologies.
Concernant l?évolution des opinions entre 2006 et 2019, il est à noter que pour les Français
l?impression de « surexploitation » des ressources augmente de façon significative jusqu?en
2014 pour tous les secteurs évoqués, sauf pour la pêche qui voit un infléchissement de cette
opinion entre 2010 et 2012.
Graphique 3 : évolution du jugement des Français de métropole sur l?exploitation des
ressources du domaine maritime au sein des differents secteurs d?activité
En % des personnes interrogées
Champ : France métropolitaine.
Sources : baromètre « Les Français et la mer » IFOP 2006, 2009, 2010, 2014, 2019 ; LH2 2012.
Traitements : SDES, 2020
Pour aller plus loin :
? Les Français et la mer - Perception sur l?état du milieu marin et sur l?exploitation des
ressources
? Les Français et la Mer ? Sondage IFOP 2019
https://www.notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/les-francais-et-la-mer/article/les-francais-et-la-mer-perception-sur-l-etat-du-milieu-marin-et-sur-l
https://www.notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/les-francais-et-la-mer/article/les-francais-et-la-mer-perception-sur-l-etat-du-milieu-marin-et-sur-l
file://///auth-aib-cgdd-1.auth.ad.e2.rie.gouv.fr/cgdd.sdes.sdie/Mer_Littoral/Publications/Recueil_ind_SNML_2017-2022/Redaction/?%09https:/sextant.ifremer.fr/sextant_data/DCSMM_EVAL2024/SOURCES/IFOP/800_ifop_francais_mer_2019.pdf
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 15 ?
Chiffres-clés
Enjeux humains liés aux submersions marines
Les territoires français pouvant être confrontés au phénomène de submersion marine
couvrent 11 100 km2. Les communes littorales concentrent 66 % de ces territoires (soit
7 300 km2) dont plus de la moitié se situe dans les départements des Bouche du Rhône, de la
Vendée, de la Charente-Maritime et de la Guyane.
Carte 1 : zones potentiellement
exposées à l?aléa submersion marine
Carte 2 : habitants permanents résidant
dans les zones potentiellement
confrontées à l?aléa submersion marine
Sources : EAIP, MEDDE/DGPR et CETE
Méditerranée, 2011 ; IGN, BD TOPO® 3.0.
Traitements : SDES, 2022
Sources : EAIP, MEDDE/DGPR et CETE Méditerranée,
2011 ; Insee, Fideli, 2017 ; IGN, BD TOPO® 3.0.
Traitements : SDES, 2022
ENJEUX HUMAINS EN ZONES DE SUBMERSION MARINE
ET DANS LES SECTEURS EN ÉROSION
1,5 millions de personnes résidant dans les zones potentiellement
inondables du fait des submersions marines »
1,3 millions de logements en France métropolitaine potentiellement
concernés par l?aléa submersion marine
34 300 logements en France métropolitaine potentiellement
concernés par l?aléa érosion côtière à l?horizon 2100
? 16 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Environ 1,5 million de personnes résident dans des zones potentiellement exposées à l?aléa
inondation par submersion marine. Parmi elles, 70 % habitent dans les communes littorales
métropolitaines, tandis que les 30 % restantes sont localisées dans des communes
estuariennes situées principalement sur les rivages des estuaires de la Gironde, de la Loire et
de la Seine.
Les communes littorales hébergent 8 millions des résidents permanents. Un habitant du
littoral sur huit est exposé au risque d?inondation lié à l?aléa de submersion marine, soit 13 %
de la population littorale.
Sur le littoral métropolitain, la façade Manche Est-Mer du Nord concentre le plus grand
nombre d?habitants exposés (443 600) suivi de la façade Méditerranée (249 300). S?agissant
des façades Sud-Atlantique et Nord-Atlantique?Manche Ouest, la part de leur population
potentiellement exposée est respectivement de 10 et 17 %.
S?agissant de l?exposition des logements à l?aléa d?inondation par submersion marine, près de
1,4 million de logements (648 700 maisons et 726 900 appartements) pourraient être affectés
par une inondation liée à ce phénomène. Le littoral français concentre 81 % de ces logements,
dont plus de la moitié se trouvent sur les façades Manche Est-Mer du Nord
(353 500 logements) et Méditerranée (352 200).
Graphique 2 : répartition de la population résidante et des logements potentiellement
exposés à l?aléa submersion marine, par territoire en 2019
En %
Note : les logements intègrent tous types de locaux ayant forme de logements (maison et appartement) sans
distinction entre résidences principales et secondaires.
Champ : France métropolitaine et DROM hors Mayotte.
Sources : EAIP submersion marine, MEDDE/DGPR et CETE Méditerranée, 2011 ; Insee, Fideli, 2019 ; IGN, BD TOPO® 3.0 ;
Fichiers fonciers ? DGFiP 2020 restructurés et enrichis par le Cerema sous la maîtrise d'ouvrage du ministère de
l'Écologie (MTECT/DGALN). Traitements : SDES ; Cerema, 2022
Enjeux humains liés à l'érosion côtière
Le littoral est un espace naturellement mobile, parfois en fort recul, sous l?effet de différents
facteurs (continentaux, marins, atmosphériques, humains). L?interaction de ces facteurs se
traduit par une évolution de la limite terre/mer très variable dans le temps et présentant de
fortes disparités spatiales.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 17 ?
Sur les côtes françaises, le phénomène d?érosion côtière impacte un linéaire d?environ 920 km
(760 km en métropole et 160 km en outre-mer hors Guyane - Indicateur national de l?érosion
côtière Cerema, MTE, 2018). Les zones en fort recul en métropole se concentrent dans les
baies des Hauts-de-France, dans les havres du Contentin, en baie d?Audierne, sur la côte ouest
d?Oléron, sur la côte sauvage et l?estuaire de Gironde, dans le nord du Médoc, autour du bassin
d?Arcachon et en Camargue.
En considérant un scénario de recul de l?ensemble du linéaire naturel et un effacement de la
totalité des ouvrages de protection côtiers (voir annexe 1), près de 42 500 logements
(34 300 en métropole et 8 200 dans les DROM) pourraient être potentiellement menacés par
l?érosion à l?horizon 2 100. En métropole, 14 700 maisons et 19 600 appartements sont
concernés par cet aléa. 31 % de ces logements se situent sur la façade Sud-Atlantique
notamment dans les communes littorales des départements de Charente-Maritime et de la
Gironde.
S?agissant des DROM, 5 800 maisons et 2 400 appartements pourraient être menacés par
l?érosion d?ici 2 100. Plus de la moitié de ces logements sont localisés dans les Antilles (2 800 en
Guadeloupe et 2 200 en Martinique).
Carte 3 : logements potentiellement touchés par le phénomène d?érosion côtière à l?horizon
2100, par département littoral
Note de lecture : l?estimation effectuée à partir d?un scénario de recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire
naturel intégré également l?effacement de l?ensemble des ouvrages de protection à l?échéance 2100. Ce scénario a été
développé par le Cerema à partir de l?indicateur national de l?érosion côtière, et de l?étude prospective sur les enjeux
atteints par le recul du trait de côte.
Source : indicateur national de l?érosion côtière, Cerema/MTE 2018 ; Étude prospective sur les enjeux atteints par le
recul du trait de côte, Cerema/MTE 2019 ; DGFiP et Cerema, Fichiers fonciers 2021.Traitements : SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Étude prospective sur les enjeux atteints par le recul du trait de côte
https://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/indicateur-national-de-l-erosion-cotiere-premiers-a1511.html
file://///auth-aib-cgdd-1.auth.ad.e2.rie.gouv.fr/cgdd.sdes.sdie/Mer_Littoral/Publications/Recueil_ind_SNML_2017-2022/Redaction/?%09https:/www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote%23:~:text=Le%2520Cerema%2520publie%2520son%2520rapport,littoraux%2520d'ici%2520%25C3%25A0%25202100
? 18 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Établissements Seveso implantés en France et sur le littoral
En 2021, la France compte 1 369 établissements dit « Seveso » dont 727 classés en seuil haut
et 642 en seuil bas. Ils sont répartis sur 882 communes.
Les communes littorales comptent 207 établissements Seveso, soit 15 % du total : 11 % des
établissements à seuil bas et 19 % de ceux à seuil haut. 7 % des communes littorales (53 en
métropole et 15 en outre-mer) ont au moins un site Seveso sur leur territoire. Sur le littoral
français, la densité des établissements industriels classés Seveso est deux fois plus élevée que
sur l?ensemble de l?hexagone.
Graphique 1 : répartition des sites Seveso en France en 2021
En nombre
Champ : France hors Mayotte.
Source : base de données sur les installations classées pour la protection de l?environnement (ICPE). Extraction des
données en juillet 2021. Traitements : SDES, 2022
Historiquement, de nombreuses industries (sidérurgie, raffinerie, etc.) se sont implantées sur
les zones portuaires afin de traiter directement les matières premières importées. Les sites
Seveso implantés sur le littoral métropolitain se concentrent principalement sur les façades
Méditerranée (80 sites) et Manche Est-Mer du Nord (52 sites), plus précisément dans les
grands secteurs industriels et portuaires du littoral du Nord, de l?estuaire de la Seine et de
Fos-Marseille.
En outre-mer, les sites Seveso sont principalement implantés en Guyane française (22 sites),
notamment sur la commune de Kourou (16 sites).
ENJEUX INDUSTRIELS (ÉTABLISSEMENTS SEVESO) EN
ZONES DE SUBMERSION MARINE ET DANS LES SECTEURS
EN ÉROSION
En 2021 :
207 établissements dit Seveso implantés sur le littoral français dont :
108 potentiellement concernés par l?aléa submersion marine et
5 potentiellement concernés par l?aléa érosion côtière à l?horizon 2100
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 19 ?
Graphique 2 : établissements Seveso implantés dans les communes littorales en 2021,
répartition par département et par façade maritime
En nombre
Champ : France hors Mayotte.
Source : base de données sur les installations classées pour la protection de l?environnement (ICPE) ; extraction des
données en juillet 2021. Traitements : SDES, 2022
Établissements Seveso concernés par un aléa littoral
Submersion marine
Suite à l?accident de Fukushima, les interactions entre les aléas naturels et les installations
industrielles à risque font l?objet d?une attention particulière de la part des pouvoirs publics.
Pour les installations industrielles exposées aux aléas naturels (inondation, submersion marine,
séisme, mouvements de terrain, tempête, foudre), des mesures de prévention et de
protection doivent être mises en place pour éviter que ces aléas ne déclenchent un accident
industriel majeur.
? 20 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les inondations d?un site industriel, et de surcroît d?un établissement Seveso, peuvent en effet
être à l?origine de rejets de matières dangereuses, de pollutions des eaux, d?incendies
provoqués par des courts-circuits en présence d?eau dans les installations électriques.
Parmi les 1 369 établissements Seveso implantés sur le territoire français, 156 (dont 105 classés
en seuil haut et 51 en seuil bas) sont potentiellement concernés par des inondations par
submersion marine (voir méthodologie). Parmi eux, 108 sont localisés dans les communes
littorales : 95 sites en métropole et 13 sites en outre-mer. La façade Manche Est-Mer du Nord
concentre le plus grand nombre de cette catégorie de sites (42 %).
Les autres établissements Seveso concernés par l?aléa de submersion marine sont localisés
dans des communes estuariennes, non soumises à la loi Littoral, principalement situées sur les
rivages des estuaires de la Gironde, de la Loire et de la Seine.
Graphique 3 : établissements Seveso implantés dans les communes littorales et
potentiellement exposés à l?aléa submersion marine, répartition par façade maritime
En nombre
Champ : France hors Mayotte.
Source : base de données sur les installations classées pour la protection de l?environnement (ICPE) ; extraction des
données en juillet 2021. EAIP submersion marine, MEDDE/DGPR et CETE Méditerranée, 2011. Traitements : Cerema et
SDES, 2022
Les principaux domaines d?activité des établissements Seveso potentiellement exposés à
l?aléa de submersion marine sont : l?entreposage et le stockage non frigorifique (22 % des
sites), la fabrication de produits chimiques de base, de produits azotés et d'engrais, de
matières plastiques de base et de caoutchouc synthétique (17 % des sites), la production
d?électricité (7 %) et le raffinage du pétrole (7 %).
La prévention des inondations dans les ICPE doit être prise en compte dans les études de
dangers des établissements Seveso, comme tous les autres facteurs et événements pouvant
être à l?origine d?un accident sur ce type de site. Par ailleurs, pour les nouvelles installations,
l?autorisation d?exploiter un établissement Seveso est à minima assujettie au respect des
prescriptions du plan de prévention des risques inondation (PPRI) lorsque celui-ci existe.
Érosion côtière
En métropole comme en outre-mer, le recul du littoral peut constituer un risque plus ou moins
important selon les territoires. Selon l?indicateur national de l?érosion côtière (Cerema, MTE,
2018), ce phénomène affecte environ 20 % du linéaire de côtes françaises.
https://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/indicateur-national-de-l-erosion-cotiere-premiers-a1511.html
https://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/indicateur-national-de-l-erosion-cotiere-premiers-a1511.html
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 21 ?
Suivant la méthode développée par le Cerema (voir annexe 2), sur les 207 établissements
Seveso implantés sur le littoral français, cinq (dont trois classés en seuil haut et deux en seuil
bas) pourraient être menacés à l?avenir par le recul du trait de côte. Ces établissements sont
localisés en Méditerranée (4) et en Guyane (1).
Pour les deux aléas littoraux
L?analyse croisée entre les établissements Seveso exposés à la fois à l?aléa de submersion
marine et à l?aléa d?érosion côtière montre que peu d?établissements sont potentiellement
touchés par les deux aléas. Les sites concernés sont implantés en métropole, sur la façade
Méditerranée : trois sites sur la commune de Fos-sur-Mer et un site à Ajaccio.
Tableau 1 : établissements Seveso implantés sur le littoral français et potentiellement atteints
par les aléas littoraux
En nombre
Façade Établissements
non concernées
Établissements
Aléa submersion
marine
Aléas érosion
côtière
Aléas
submersion et
érosion côtière
Manche Est-
Mer du Nord
7 45 - -
Nord-
Atlantique?
Manche Ouest
8 15 - -
Sud-Atlantique 11 3 - -
Méditerranée 48 32 4 4
Outre-mer 24 13 1 -
Total 98 108 5 4
Sources : base de données sur les installations classées pour la protection de l?environnement (ICPE), extraction des
données en juillet 2021. EAIP submersion marine, MEDDE/DGPR et CETE Méditerranée, 2011 ; indicateur national de
l?érosion côtière, Cerema/MTE 2018 ; étude prospective sur les enjeux atteints par le recul du trait de côte, Cerema/MTE,
2019. Traitements : Cerema, 2021
Pour aller plus loin :
? Étude prospective sur les enjeux atteints par le recul du trait de côte
? Installations classées
? Risques technologiques : la directive SEVESO et la loi Risques
file://///auth-aib-cgdd-1.auth.ad.e2.rie.gouv.fr/cgdd.sdes.sdie/Mer_Littoral/Publications/Recueil_ind_SNML_2017-2022/Redaction/?%09https:/www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote%23:~:text=Le%2520Cerema%2520publie%2520son%2520rapport,littoraux%2520d'ici%2520%25C3%25A0%25202100
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations
https://www.ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso-et-loi-risques
? 22 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Pour l?ensemble du littoral métropolitain
En 2019, la puissance électrique en énergies renouvelables raccordée avoisine 2 700 MW dans
les communes littorales françaises (hors Mayotte), soit 5 % de la puissance électrique
renouvelable totale raccordée en France. Sur les rivages métropolitains, la puissance
électrique raccordée atteint 1 700 MW, contre, 960 MW dans les départements ultramarins.
Sur le littoral français, la filière solaire est prépondérante avec une puissance électrique
raccordée de 980 MW. Viennent ensuite l?éolien sur le littoral métropolitain (390 MW) et
l?hydraulique en outre-mer (270 MW). Le bouquet d?électricité produit par les énergies
renouvelables diffère entre le littoral et la France entière. Ainsi, au niveau national, la filière
hydraulique est la principale source d?électricité renouvelable avec une puissance raccordée
de près de 25 400 MW. Viennent ensuite les filières éolienne et solaire.
Entre 2017 et 2019, la puissance électrique en énergies renouvelables raccordée a progressé
de 4 % dans les communes littorales françaises. Cette hausse s?explique par l?augmentation
de la production d?électricité des filières solaires sur les rivages métropolitains et des filières
de bioénergie en outre-mer.
Au niveau national, le développement des filières éolien et solaire s?est poursuivi entre 2017
et 2019. La puissance électrique raccordée est passée de 13 300 à 16 500 MW pour l?éolien et
de 7 500 à 9 300 MW pour le solaire. L?éolien demeure ainsi le principal contributeur à
l?augmentation de la production totale d?énergies renouvelables en France.
PUISSANCE ÉLECTRIQUE EN ÉNERGIES RENOUVELABLES
RACCORDÉE PAR TYPE DANS LES COMMUNES
LITTORALES
En 2019 :
1 700 MW de puissance électrique en énergies renouvelables
raccordées sur le littoral métropolitain
960 MW dans les territoires d?outre-mer
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 23 ?
Graphique 1 : proportion de la puissance électrique raccordée en France par grand type
d?énergie renouvelable, entre 2017-2019
En %
Note : la filière bioénergies : recouvre le biogaz, déchets, bois, bagasse et autres biocombustibles ; la filière énergies
marines : prend en compte les filières marémotrices, hydrolienne en mer et autres ; la filière énergies éoliennes :
recouvre les éoliennes terrestres, en mer flottantes, en mer posées ; la filière solaire : prend en compte les filières
solaires et thermodynamiques.
Champ : France hors Mayotte.
Sources : réseau de transport d?électricité (RTE) ; registre national d?installations de production d?électricité et de
stockage, Open data réseaux énergies (ODRÉ). Traitements : SDES, 2020
Par façade maritime
La puissance électrique renouvelable raccordée est très variable entre les façades maritimes.
En 2019, celle de la façade Méditerranée est la plus élevée des quatre façades maritimes, avec
près de 780 MW (soit 45 % de la puissance totale raccordée en renouvelable sur le littoral
métropolitain), contre 145 MW pour la façade Sud-Atlantique.
L?électricité produite par les parcs éoliens se retrouve majoritaire sur les façades Manche Est-
Mer du Nord (notamment de la frontière belge à l?estuaire de la Seine) et dans les
départements du Finistère, Loire-Atlantique, Morbihan, Vendée et Aude. La production
? 24 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
d?électricité issue des installations solaires est prépondérante sur le pourtour méditerranéen
et en Sud-Atlantique. Sur la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest, la principale source
d?électricité renouvelable est issue de la filière des énergies marines, qui représente 45 % de
la puissance totale raccordée en renouvelable sur cette façade. L?électricité marine en France
provient à 99 % de la centrale marémotrice de Rance (puissance de 240 MW), située dans le
département de l?Ille-et-Vilaine.
Graphique 2 : puissance électrique en énergies renouvelables raccordée sur le littoral en 2019,
par façade maritime et par départemen littoral
En MW
Note : la filière bioénergies : recouvre le biogaz, déchets, bois, bagasse et autres biocombustibles ; la filière des
énergies marines : prend en compte les filières marémotrices, hydroliennes en mer et autres ; la filière des énergies
éoliennes : recouvre les éoliennes terrestres, en mer flottantes, en mer posées ; la filière solaire : prend en compte les
filières solaires et thermodynamiques.
Champ : communes littorales en France hors Mayotte.
Sources : réseau de transport d?électricité (RTE) ; registre national d?installations de production d?électricité et de
stockage, Open data réseaux énergies (ODRÉ). Traitements : SDES, 2020
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 25 ?
Chiffres-clés
Pour l?ensemble du littoral français
Le haut débit (part des locaux éligibles à un débit supérieur à 3 Mb/s par commune) est mieux
implanté sur le littoral que sur l?ensemble du territoire national. Ainsi, dans les trois quarts des
communes littorales, plus de 75 % des locaux sont éligibles, contre 54 % sur l?ensemble du
territoire.
À l?inverse, le haut débit est totalement absent dans 3 % des communes littorales, soit six fois
moins que sur l?ensemble du territoire.
Graphique 1 : part des locaux éligibles au haut débit sur le littoral métropolitain et en France
En %
Note de lecture : dans 76 % des communes littorales, plus de 75 % des locaux sont éligibles à un débit supérieur à 3Mb/s.
Champ : communes littorales en France.
Source : France très haut débit, 2016. Traitements : SDES, 2018
Par façade maritime
La part des communes ayant au moins 75 % de leurs locaux éligibles à un débit supérieur à
3 Mb/s est supérieure à la moyenne nationale sur les quatre façades maritimes
métropolitaines ainsi qu?en outre-mer.
Les plus fortes proportions concernent les façades Nord-Atlantique?Manche Ouest et Sud-
Atlantique avec plus de 85 % des communes littorales concernées. Ce taux est plus faible en
Manche Est-mer du Nord (66 %) et en outre-mer (60 %).
Dans le détail, plus de 90 % des communes littorales de l?Eure, de Loire-Atlantique, de Vendée,
du Gard, des Bouches-du-Rhône et du Var, ont au moins 75 % de leurs locaux éligibles à un
PART DES LOCAUX ÉLIGIBLES AU HAUT DÉBIT DANS
LES COMMUNES LITTORALES
75 % des communes littorales ont plus de 75 % de leurs locaux avec un
débit > 3Mb/s.
Seulement 3 % des communes littorales n?ont pas de haut débit.
? 26 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
débit supérieur à 3 Mb/s. Ce taux est inférieur à 60 % sur les littoraux de la Manche, de Haute-
Corse, de Mayotte, de la Guadeloupe et de la Guyane.
Graphique 2 : part des locaux éligibles au haut débit sur le littoral
En %
Champ : communes littorales en France.
Source : France haut débit, 2016. Traitements : SDES, 2018
Pour aller plus loin :
? Observatoire haut et très haut débit
https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/observatoire-des-abonnements-et-deploiements-du-haut-et-tres-haut-debit/derniers-chiffres.html
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 27 ?
Partie 2
Indicateurs de suivi de l?objectif 2 :
le développement de l?économie bleue
durable
? 28 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Pour l?ensemble du littoral métropolitain
En 2017, 3,2 millions d?emplois salariés sont recensés sur le littoral français (hors Mayotte), soit
12 % de l?ensemble de l?emploi salarié en France. La part de salariés travaillant dans la sphère
présentielle est de 76 % (80 % en outre-mer et 76 % en métropole). C?est sept points de plus
que la moyenne nationale. À l?opposé, les emplois de la sphère productive sont moins
importants. Ils représentent 24 % de l?emploi salarié sur l?ensemble du littoral.
Graphique 1 : répartition de l?emploi salarié en France par sphère économique en 2017
En %
Champ : communes littorales en France et France entière.
Source : Insee, Flores, 2017. Traitements : SDES, 2021
Au sein de la sphère présentielle, le secteur de l?administration publique est le premier
employeur avec 423 700 emplois salariés. Les activités assimilées au commerce et à la
réparation d?automobiles et motocycles arrivent en seconde position avec 308 800 emplois.
Viennent ensuite le secteur de la santé (245 900 emplois salariés), l?hébergement médico-
social (300 400 emplois salariés) et l?enseignement (231 100 emplois salariés).
Les emplois salariés associés à la sphère productive se retrouvent principalement dans les
activités des industries manufacturières (fabrication de denrées alimentaires, de boissons, de
PART DE LA SPHÈRE PRÉSENTIELLE DANS L?EMPLOI
SALARIÉ DANS LES COMMUNES LITTORALES
En 2017 :
3,2 millions d?emplois salariés sur le littoral français dont,
7,6 % dans la sphère présentielle
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 29 ?
matériels de transport, industrie chimique, réparation et installation de machines et
d'équipements, entre autres?). En 2017, ces secteurs mobilisent 221 300 travailleurs sur
l?ensemble du littoral français, soit 29 % d?emplois salariés productifs du littoral.
Graphique 2 : répartition de l?emploi salarié dans le littoral français par sphère économique
et par grand secteur d?activité en 2017
En %
Champ : communes littorales en France.
Source : Insee, Flores, 2017. Traitements : SDES, 2021
Par façade maritime
Quelle que soit la façade, la part des emplois salariés associés à la sphère présentielle est
supérieure à 70 %. Elle est plus élevée sur le littoral ultramarin (80 %) et plus faible en Manche-
Mer du Nord, où les activités industrielles (associées à la sphère productive) sont
proportionnellement plus importantes.
Les façades littorales françaises se caractérisent donc par une économie présentielle
majoritaire, où les activités orientées vers la production de biens et de services destinés à
? 30 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
satisfaire les besoins quotidiens de la population présente (résidents et touristes) occupent
une place importante. Cela s?explique par :
? la forte densité de population dont une part importante de personnes âgées ;
? l?afflux régulier de nouveaux résidents sur le littoral métropolitain ;
? l?importance et l?augmentation progressive des capacités d?accueil touristique ;
? le caractère insulaire des DOM, à l?exception de la Guyane, et leur dépendance aux
importations.
Un développement trop important de l?économie présentielle peut avoir des effets négatifs.
Par exemple, sur le littoral, elle peut engendrer une consommation importante d?espaces sur
un territoire déjà fortement artificialisé (construction de logements, de locaux non
résidentiels, de zones commerciales et de réseaux de transport), une augmentation du
foncier, congestion des transports, saturation et détérioration des milieux naturels,
homogénéisation des paysages littoraux. Elle peut aussi générer de conflits d?usage avec la
sphère productive.
Graphique 3 : répartition des sphères d?emploi salarié dans les communes littorales par
façade littorale en 2017
En %
Champ : communes littorales en France.
Source : Insee, Flores, 2017. Traitements : SDES, 2021
Sur le littoral métropolitain, la sphère présentielle emploie un peu plus de 2 millions de
personnes. Le littoral de la région Provence-Alpes-Côte d?Azur se détache des autres régions
avec 795 600 emplois présentielles, dont un sur deux concerne les secteurs de
l?administration publique, de la santé, de l?hébergement médico-social et de l?enseignement.
Viennent ensuite les façades littorales de Bretagne et de Nouvelle-Aquitaine, avec
respectivement 422 700 et 221 900 emplois.
Les territoires d?outre-mer concentrent 437 000 emplois salariés présentiels, dont 47 % à La
Réunion, 22 % en Martinique et en Guadeloupe et 9 % en Guyane.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 31 ?
Graphique 4 : emplois salariés présentiels et productifs dans les communes littorales par
région et façade maritime en 2017
En nombre
Note : le nombre d?emplois est arrondi à la centaine près.
Champ : communes littorales en France.
Source : Insee, Flores, 2017. Traitements : SDES, 2021
Pour aller plus loin :
? Les emplois de l?économie maritime en 2017
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/biodiversite/les-milieux-littoraux-et-marins-ressources/article/les-emplois-de-l-economie-maritime-en-2015
? 32 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Analyse globale
En France, le socle de l?économie maritime compte 421 000 emplois, soit 1,4 % de l?ensemble
de l?emploi en 2017. Il regroupe des activités diverses comme le tourisme littoral, la pêche, la
construction navale ou encore les énergies marines renouvelables. À l?exception de certaines
activités fluviales, toutes ces activités sont liées à la mer.
Les principaux secteurs d?activité de l?économie maritime sont le tourisme littoral, les
produits de la mer, le transport maritime et fluvial et la construction et réparation de navires.
Le tourisme littoral, avec plus de 243 000 emplois, est de loin le domaine d?activité mobilisant
plus de la moitié des emplois de l?économie maritime.
Tableau 1 : emplois de l?économie maritime en 2017 par domaine d?activité
En nombre d?emplois (effectifs)
Domaine d'activité Métropole Outre-mer Total domaine
Tourisme littoral 243 300 * nc 243 300
Produits de la mer 56 200 2 200 58 400
Transport maritime et fluvial 40 900 2 900 43 700
Construction et réparation de navires 41 400 400 41 700
Intervention publique dans le domaine maritime 12 200 1 300 13 500
Production d'énergie 8 600 0 8 600
Travaux Publics maritimes et fluviaux 4 500 300 4 800
Services para-pétroliers et para-gaziers offshore 2 400 0 2 400
Recherche et protection de l'environnement
littoral et marin 2 200 0 2 200
Fabrication pose et maintenance de câbles sous-
marins 900 0 900
Extraction de matériaux marins 700 0 700
Assurances maritimes 200 0 200
* nc : dans cette analyse l?emploi touristique des territoires d?outre-mer n?est pas calculé, la connaissance de l?emploi
maritime y est donc parcellaire.
Note : le nombre d?emplois est arrondi à la centaine près.
Champs : France, hors Mayotte.
Source : Insee, Flores 2017, Siasp, RP 2017, zones d?emploi 2020. Traitements : Insee et SDES, 2021
EMPLOIS DE L?ÉCONOMIE MARITIME
En 2017 :
421 000 emplois dont 58 % dans le tourisme
36 % de l?emploi maritime en métropole est sur le pourtour méditerranéen
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 33 ?
Par façade maritime
Les zones d?emploi littorales de métropole concentrent près de neuf emplois maritimes sur
dix en 2017, soit 360 300. Les zones d?emploi littorales de Méditerranée se détachent. Elles
représentent à elles seules 36 % de l?emploi maritime, devant celles de Nord-Atlantique?
Manche Ouest (21 %), Manche Est-Mer du Nord (16 %) et Sud-Atlantique (13 %).
Le tourisme est très majoritaire sur le pourtour méditerranéen en région Paca. Les secteurs
d?emplois maritimes sont davantage diversifiés plus au nord, comme les produits de la mer en
Bretagne ou le transport maritime et fluvial en Normandie.
Graphique 1 : emploi de l?économie maritime en métropole, répartition par façade maritime
En %
* ZE : zones d?emploi.
Champ : France métropolitaine.
Source : Insee, Flores 2017, Siasp, RP 2017, zones d?emploi 2020. Traitements : Insee et SDES, 2021
Pour aller plus loin :
? Les emplois de l?économie maritime en 2017
?
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/biodiversite/les-milieux-littoraux-et-marins-ressources/article/les-emplois-de-l-economie-maritime-en-2015
? 34 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Analyse globale
Le socle de l?économie maritime française au sens des travaux de l?Ifremer « Données de
l?économie maritime française en 2021 » regroupe 15 domaines d?activités distincts relevant
du secteur industriel et du secteur public (voir annexe 3). Le secteur industriel prend en
compte, entre autres, le tourisme littoral, le transport maritime et fluvial, les produits de la
mer, le secteur para-pétrolier et para-gazier offshore, la construction et réparation de navires
ou encore l?extraction de granulats marins.
En 2019, l?économie maritime représente 1,5 % du PIB de la France, soit une valeur ajoutée de
43,3 milliards d?euros. Le tourisme littoral est de loin le domaine d?activité prépondérant avec
56 % de la valeur ajoutée maritime. Il est suivi du secteur para-pétrolier et para-gazier offshore
qui représente 13 % de l?économie maritime.
Graphique 1 : valeur ajoutée brute de l?économie maritime en 2019
En %
Champ : France.
Source : Données économiques maritimes françaises, Ifremer, 2021. Traitements : Ifremer/RBE/EM, 2022
VALEUR AJOUTÉE DE L?ÉCONOMIE MARITIME
En 2019 :
43,3 milliards d?euros est la valeur ajoutée de l?économie maritime française
56 % part du tourisme littoral dans l?économie maritime française
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 35 ?
La construction et réparation de navires, le transport maritime et fluvial et le secteur des
produits de la mer (pêche maritime, aquaculture marine, transformation, commerce de gros
et au détail) sont ensuite les trois domaines d?activité les plus importants. Ils représentent
chacun entre 6 et 7 % de la valeur ajoutée.
Le secteur public dont, les activités prises en compte sont la marine nationale, l?intervention
de l?état en mer, la protection de l?environnement littoral et marin et la recherche marine,
représente de manière global 8 % de l?économie maritime.
D?autres secteurs, de taille plus modeste, ont également une contribution significative à
l?économie maritime nationale : fabrication, pose et maintenance de câbles sous-marins,
travaux publics maritimes et fluviaux, extraction de granulats.
Par rapport à 2018, la valeur ajoutée de l?économie maritime en 2019 enregistre une hausse
de 2,6 milliards d?euros. Cette augmentation reflète une économie en croissance. Sa
répartition par domaines d?activités reste cependant similaire sur la période.
Tableau 1 : valeur ajoutée brute (VA) de l?économie maritime Française en 2018 et 2019 par
domaine d?activité
Domaine d'activité
VA en 2018
(en M¤)
Part du total
de la VA en
2018
(en %)
VA en 2019
(en M¤)
Part du total
de la VA en
2019
(en %)
Tourisme littoral 22 325 54,9 24 100 55,7
Produits de la mer 2 650 6,5 2 600 6,0
Transport maritime et fluvial 3 190 7,8 3 143 7,3
Construction et réparation de navires 2 221 5,5 3 104 7,2
Marine nationale 2 736 6,7 2 747 6,3
Travaux publics maritimes et fluviaux 550 1,4 671 1,6
Services para-pétroliers et para-gaziers
offshore
6 000 14,8 5 700 13,2
Recherche et protection de
l'environnement littoral et marin
588 1,4 581 1,3
Fabrication pose et maintenance de
câbles sous-marins
160 0,4 203 0,5
Intervention publique dans le domaine
maritime
205 0,5 202 0,5
Production du sel marin * nd ? 216 0,5
Extraction de matériaux marins 23 0,1 23 0,1
Production d'énergie * nr ? * nr ?
Total général 40 648 ? 43 290 ?
* nd : non disponible ; nr : non renseigné.
Note : le domaine d?activité « produits de la mer » regroupe les filières de la pêche maritime, l?aquaculture marine, le
commerce de gros, le commerce de détail et de transformation. Le domaine « construction et réparation des navires »
regroupe la construction de navires civiles et de défense, la réparation navale et la construction nautique. Le domaine
« transport maritime fluvial » regroupe le transport par l?eau, la location de navires, les services, la manutention
portuaire et les assurances maritimes.
Champs : France, hors Mayotte.
Source : Données économiques maritimes françaises, Ifremer, 2021. Traitements : Ifremer/RBE/EM, 2022
Pour aller plus loin :
? Données économiques maritimes françaises 2021
https://archimer.ifremer.fr/doc/00770/88225/
? 36 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Par convention, les formations maritimes regroupent celles permettant d?exercer un métier
en lien avec le milieu marin que ce soit à terre ou en mer, sur le pont ou au niveau des
machines, et d?occuper, une fois les diplômes ou les titres requis obtenus, des emplois dans
la marine marchande, dans la plaisance, l?aquaculture, la pêche, la mécanique marine, etc.
Ces formations sont du ressort du ministère en charge de la mer et ne relèvent donc pas des
ministères en charge de l?éducation nationale ou de l?enseignement supérieur.
Trois voies sont proposées :
? la formation initiale dispensée par les lycées professionnels maritimes et aquacoles
(LPM/LPMA) pour l?enseignement secondaire et supérieur et par l?école nationale supérieure
maritime (ENSM) pour l?enseignement supérieur ;
? la formation continue ;
? la validation des acquis de l?expérience (VAE).
La formation initiale
L?enseignement maritime secondaire et supérieur des lycées professionnels
Les formations de l?enseignement secondaire et supérieur, dispensés par les lycées
professionnels maritimes et aquacoles (LPM/LPMA), ont vocation à délivrer des diplômes
allant du Certificat d'aptitude professionnelle maritime (CAPM) au Brevet de technicien
supérieur maritime (BTSM) en passant par le Bac professionnel. Les titulaires de ces diplômes
peuvent exercer des métiers de marin dans les secteurs de la pêche, du commerce, de la
plaisance et des cultures marines.
En 2021, la France compte 12 lycées professionnels maritimes et/ou aquacoles en métropole,
répartis sur les différentes façades comme suit :
? façade Méditerranée : LPM de Sète, LPMA Bastia ;
? façade Sud-Atlantique : LPMA La Rochelle et LPM Ciboure ;
? façade Nord-Atlantique?Manche : LPM Saint-Malo, LPM Paimpol, LPM Le Guilvinec, LPMA Étel,
LPM Nantes ;
? façade Manche Est-Mer du Nord : LPM Boulogne-sur-Mer, LPM Fécamp et LPMA Cherbourg-
en-Cotentin.
NOMBRE D?ÉLÈVES EN FORMATION MARITIME INITIALE
En 2020-2021 :
1 040 élèves inscrits à l?école nationale supérieure maritime
1 737 élèves inscrits dans les lycées professionnels maritimes et aquacoles
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 37 ?
Sur la période 2012-2016, le nombre d?élèves inscrits dans les LPM et LPMA a été en constante
augmentation (1 706 en 2012-2013 et 1 894 en 2016-2017). Depuis 2019, les inscriptions ont
diminué pour atteindre 1 737 élèves inscrits sur l?année scolaire 2020-2021.
Graphique 1 : élèves inscrits dans les lycées professionnels maritimes et aquacoles par façade
maritime de 2012 à 2021
En nombre d?inscrits
Champ : France métropolitaine.
Source : ministère en charge de la mer, direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l?aquaculture
(DGAMPA), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
CAP, BEP et Bac Professionnels
Pour l?année scolaire 2021-2022, les formations initiales ouvertes dans les 12 LPM(A)
s?établissent comme suit :
? Formation préparatoire au :
o certificat d?aptitude professionnel maritime de matelot ;
o certificat d?aptitude professionnel de conchyliculture ;
o baccalauréat professionnel de conduite et gestion des entreprises maritimes-
pêche ;
o baccalauréat professionnel de conduite et gestion des entreprises maritimes-
commerce/plaisance professionnelle ;
o baccalauréat professionnel polyvalent navigant pont/machine ;
o baccalauréat professionnel d?électromécanicien marine ;
o baccalauréat professionnel de cultures marines ;
o brevet de technicien supérieur maritime de maintenance des systèmes électro-
navals ;
o brevet de technicien supérieur maritime de pêche et gestion de l?environnement
marin.
? Formation de mise à niveau pour l?accès à :
o la formation initiale d?officiers mécaniciens ;
o la formation préparatoire au brevet de technicien supérieur maritime de
maintenance des systèmes électro-navals ;
o la formation préparatoire au brevet de technicien supérieur maritime de pêche
et gestion de l?environnement marin.
? 38 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Hormis pour les CAPM, dont le nombre de diplômes délivrés baisse, celui des autres diplômes
croît, en particulier pour les Bac pro.
Graphique 2 : diplômes délivrés par spécialité en baccalauréat professionnel de 2012 à 2021
En nombre
CGEM : conduite et gestion des entreprises maritimes ; EMM : électromécanicien marine.
Champ : France métropolitaine.
Source : ministère en charge de la mer, direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l?aquaculture
(DGAMPA), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
Graphique 3 : diplômes délivrés par spécialité pour le brevet d?études professionnelles
maritime de 2012 à 2021
En nombre
Note : le brevet d?études professionnelles maritimes (BEPM) qui couvrait les spécialités « pêche », « mécanicien »,
« marine de la flotte commercial », « cultures marines », a été supprimé par le ministère en charge de l?éducation
nationale à la rentrée 2021 et remplacé par une attestation de réussite.
Champ : France métropolitaine.
Source : ministère en charge de la mer, direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l?aquaculture
(DGAMPA), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 39 ?
Graphique 4 : diplômes délivrés par spécialité pour les certificats d'aptitude professionnelle
maritime de 2012 à 2021
En nombre
Champ : France métropolitaine.
Source : ministère en charge de la mer, direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l?aquaculture
(DGAMPA), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
Globalement, le taux de réussite aux examens des différents diplômes augmente. En 2021,
tous dépassent le seuil de 80 %.
Graphique 5 : taux de réussite aux examens par spécialité pour le baccalauréat professionnel
de 2012 à 2021
En %
CGEM : conduite et gestion des entreprises maritimes ; EMM : électromécanicien marine.
Note : visualisation du graphique en format dynamique sur public tableau.
Champ : France métropolitaine.
Source : ministère en charge de la mer, direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l?aquaculture
(DGAMPA), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
https://public.tableau.com/views/Tauxreussitepardiplome/Tableaudebord1?:language=fr-FR&:display_count=n&:origin=viz_share_link
? 40 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 6 : taux de réussite aux examens par spécialité pour le brevet d?études
professionnelles maritimes de 2012 à 2021
En %
Note : le brevet d?études professionnelles maritime (BEPM), qui couvrait les spécialités « pêche », « mécanicien »,
« marine de la flotte commercial », « cultures marines », a été supprimé par le ministère en charge de l?éducation
nationale à la rentrée 2021 et remplacé par une attestation de réussite.
Champ : France métropolitaine.
Source : ministère en charge de la mer, direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l?aquaculture
(DGAMPA), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
Graphique 7 : taux de réussite aux examens par spécialité pour les certificats d'aptitude
professionnelle maritime de 2012 à 2021
En %
Champ : France métropolitaine.
Source : ministère en charge de la mer, direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l?aquaculture
(DGAMPA), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 41 ?
BTS Maritimes
Deux BTS Maritimes sont proposés : BTS Pêche et gestion de l?environnement marin et BTS
Maritime maintenance des systèmes électro-navals.
Les titulaires du BTS Pêche et gestion de l?environnement marin disposent des qualifications
pour assurer la conduite et la gestion d'un navire de pêche, mettre au point les engins de
pêche ou les techniques innovantes, participer au traitement et à la valorisation des poissons.
Spécialistes de la réglementation des pêches, ils peuvent préparer, organiser et planifier des
missions d'observation du milieu marin, des campagnes de pêche et des espèces, restituer les
données collectées et participer aux actions de prévention et de lutte contre les pollutions
des mers.
Quatre lycées professionnels maritimes dispensent cette formation : LPM de Sète, LPM de
Boulogne, LPM du Guilvinec, LPM de La Rochelle.
Les titulaires du BTS Maritime maintenance des systèmes électro-navals sont en capacité de
prendre en charge, à bord, l'exploitation et le fonctionnement des systèmes électroniques
embarqués (électronique de puissance, électronique appliquée aux systèmes de
communication, de radiocommunication et de détection radar). Ils peuvent également
participer à la surveillance et à la maintenance des systèmes informatiques industriels et
domestiques, exploiter et dépanner des réseaux numériques de transmission de données
(avec ou sans fil) et les systèmes de supervision, participer au contrôle du bon fonctionnement
et à la remise en état des systèmes de contrôle et de commande (capteurs, actionneurs,
régulateurs, automates programmables). Après quelques années d'expérience, ils sont censés
être capables d'exercer les fonctions d'officier spécialisé en systèmes électro-navals, d?être
experts et conseillers auprès du commandant et du chef mécanicien du navire dans tous les
domaines technologiques de pointe, et d'assurer l'encadrement du personnel d'exécution de
la machine.
Deux lycées professionnels maritimes proposent cette formation : LPM de Fécamp et LPM de
Saint Malo.
Graphique 8 : élèves admis à l?examen BTS spécialité maritime de 2019 à 2021
En nombre d?admis
Champ : France métropolitaine.
Source : ministère en charge de la mer, direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l?aquaculture
(DGAMPA), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
? 42 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
La formation initiale dans l?enseignement supérieur
L?enseignement supérieur dans la filière maritime est assuré par l?École nationale supérieure
maritime (ENSM). L?ENSM est répartie sur quatre sites : Nantes, Saint-Malo, Marseille, Le
Havre. Elle forme des élèves jusqu?au niveau Bac + 3 ou Bac + 5, notamment les officiers de la
Marine marchande (ingénieurs navigants) et des ingénieurs en génie maritime.
Entre 2012 et 2022, le nombre des élèves inscrits à l?ENSM a augmenté de 42 %. Depuis 2016-
2017, le nombre d?inscrits est stable avec une moyenne annuelle de l?ordre de 1 000 élèves.
L?ENSM dispense par la voie de la formation initiale des formations supérieures dans le secteur
maritime et forme notamment les officiers de la marine marchande (ingénieurs navigants) et
des ingénieurs en génie maritime. Ainsi, elle ne délivre qu?un seul diplôme d?ingénieur,
diplôme délivré aux élèves ayant suivi le cursus « navigant » et également aux élèves ayant
suivi le cursus « génie maritime ». Pour le cursus « génie maritime », deux branches distinctes
sont proposées : une spécialité EGN (éco-gestion du navire) et une spécialité DMO
(déploiement et maintenance des systèmes Offshore) à choisir en entrée en master
(quatrième année).
L?année L3GM est ouverte sur sélection et selon différents critères aux candidats souhaitant
suivre le cursus ingénieur « génie maritime ». Cela leur permet d?entrer directement en
3e année.
L?ENSM délivre également deux licences OCQPI (Officier chef de quart passerelle
international) et OCQM (Officier chef de quart machine).
Graphique 9 : élèves inscrits sur les différents sites de l?école nationale supérieure maritime
de 2012 à 2022
En nombre d?inscrits
Note : les données ne sont pas disponibles pour le site de Marseille avant 2015.
Champ : France métropolitaine.
Source : École nationale supérieure maritime (ENSM), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
Pour l?année scolaire 2021-2022, les formations initiales ouvertes au sein de l?ENSM
s?établissent comme suit :
? Niveau Ingénieur/bac + 5 :
o Ingénieur navigant, officier polyvalent de la marine marchande ;
o Ingénieur génie maritime (spécialité EGN) ;
o Ingénieur génie maritime (spécialité DMO).
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 43 ?
? Niveau Officier/bac + 3
o L3 génie maritime ;
o Officier électrotechnicien (ETO) ;
o Officier chef de quart passerelle international (OCQPI) / capitaine 3 000 ;
o Officier chef de quart machine (OCQM) / chef mécanicien 8 000kW.
Graphique 10 : élèves inscrits en dernière année de formation à l?école nationale supérieure
maritime de 2016 à 2022, répartition par diplôme
En nombre d?inscrits
OCQPI : Officier chef de quart passerelle international. OCQM : Officier chef de quarte machine.
Note : le site de Marseille ne délivre aucun diplôme. Les élèves suivent sur ce site les trois années (L1, L2, L3) du cursus
ingénieurs.
Champ : France métropolitaine.
Source : École nationale supérieure maritime (ENSM), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
Graphique 11 : taux de réussite par diplôme de 2016 à 2021
En %
OCQPI : Officier chef de quart passerelle international. OCQM : Officier chef de quarte machine.
Note : le site de Marseille ne délivre aucun diplôme. Les élèves suivent sur ce site les trois années (L1, L2, L3) du cursus
ingénieurs.
Champ : France métropolitaine.
Source : École nationale supérieure maritime (ENSM), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
? 44 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
La formation tout au long de la vie
La formation continue
La formation maritime continue des marins en activité (adaptation aux changements
techniques, technologiques, mais également aux conditions de travail), des adultes en
recherche d'emploi ou en reconversion vient compléter les dispositifs de formation initiale.
Elle est assurée à la fois par les LPM et l?ENSM et par des organismes privés disposant d?un
agrément délivré par l?État.
Graphique 11 : effectifs inscrits en formation continue sur les différents sites de l?école
nationale supérieure maritime de 2016 à 2022
En nombre d?effectifs
Champ : France métropolitaine.
Source : École nationale supérieure maritime (ENSM), extraction des données en 2021. Traitements : SDES, 2022
En 2021, en dehors des LPM et de l?ENSM, la France métropolitaine compte plusieurs centres
de formations continue repartis dans les différentes façades maritimes comme suit :
? façade Méditerranée : 28 centres de formation continue dont 9 à Marseille, les autres
étant localisés à La Ciotat, Nice, Toulon, Vitrolles, Agde, Cagnes-sur-Mer, La Seyne-sur-
Mer, Martigues, Menton, Saint-Cyr-sur-Mer, Saint-Raphaël et Villefranche-sur-Mer ;
? façade Nord-Atlantique?Manche Ouest : deux centres à Rennes et d?autres dans les
communes de Concarneau, l?Île d?Yeu, Nivillac, Pornichet, Quimper, La Richardais, Saint-
Malo et les Sables d?Olonne ;
? façade Manche Est-Mer du Nord : deux centres de formation à Calais, les autres étant
localisés à Coutances, Dunkerque, Granville, Rouen, Saint-Lô et Saint-Marcel ;
? façade Sud-Atlantique : trois centres répartis entre Bourcefranc-le-Chapus, Niort et La
Rochelle.
La validation des acquis de l?expérience
Pour exercer le métier de marin, l?obtention d?un brevet spécifique est nécessaire. Cette
qualification peut s?obtenir via le cursus de la formation initiale (LPM, ENSM), via la formation
continue et moyennant la justification d?un certain nombre d?heures de navigation ou par
validation des acquis de l?expérience (VAE).
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 45 ?
La VAE maritime a été mise en place en 2004, puis étendue et adaptée en 2008 et 2016. Ce
dispositif permet à une personne engagée dans la vie active depuis au moins trois ans de faire
valider en partie ou totalement une certification en se basant sur les compétences acquises
par l?expérience.
Entre 2012 et 2016, le nombre de demandes de VAE a plus que doublé, passant de 110 à
322 demandes. Sur la même période, 36 % des candidats ont vu leur demande de VAE être
validée entièrement, 52 % ont eu une validation partielle et 12 % des candidats se sont vu
refuser leur demande.
Sur la période 2017-2021, le nombre de demandes a fortement fluctué. La moyenne de
dossiers déposés s?établit à 326. Durant cette période, parmi les dossiers examinés par les
jurys, 16,5 % des candidats ont obtenu une validation complète de leur VAE, 77,5 % ont eu
une validation partielle et 6 % se sont vu refuser leur demande.
Graphique 12 : validation des acquis de l?expérience
En nombre de dossiers
Champ : France métropolitaine.
Source : inspection générale des affaires maritimes, extraction des données en 2022. Traitements : SDES, 2022
Particularités par façades maritimes
En matière de formation, chaque façade a ses spécificités.
La façade Méditerranée héberge par exemple l?Institut national de plongée professionnelle,
localisé à Marseille, qui est l?un des seuls établissements de ce type au monde. Il a pour mission
de « participer au développement des activités liées à la plongée professionnelle, à la sécurité
et à l'intervention en milieu aquatique et hyperbare ».
La façade Sud-Atlantique, et plus particulièrement à La Rochelle, compte l?un des deux sites
de formation des douaniers français, l?autre étant situé à Tourcoing. C?est notamment à La
Rochelle que sont formés les maîtres de chien, les motocyclistes et les marins. Chaque année,
en moyenne 2 500 élèves douaniers sont formés par l?école nationale des douanes de La
Rochelle.
La façade Nord-Atlantique?Manche Ouest abrite l?École navale à Lanvéoc. Cette école
militaire d?enseignement supérieur forme les officiers de la Marine nationale. Les élèves (1 400
? 46 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
chaque année 1 ) qui sortent de cette école sont destinés à occuper des postes dans le
commandement des bâtiments de surface, des sous-marins, dans l?aéronautique navale ou
dans la formation des fusiliers marins et des commandos marine.
Cette façade accueille également à Saint-Malo le Centre d?entraînement à la survie et au
Sauvetage en mer de l?ENSM. Ce centre unique en France est doté d?une embarcation de type
chute libre et d?un simulateur d?incendie afin de dispenser des formations au sauvetage et à
la survie en mer. Ce centre met aussi ses équipements à la disposition des LPM et des
compagnies maritimes pour former leurs équipages.
Enfin, en Bretagne se trouve le Centre européen de formation continue maritime qui dispense
des formations continues en ses murs à Concarneau ou Lorient, mais aussi dans les quatre
LPM bretons d?Étel, Paimpol, Saint-Malo et du Guilvinec. C?est le plus important organisme de
formation professionnelle en France avec 4 200 stagiaires formés par an.
Pour aller plus loin :
? Formations et métiers de la mer
? Métiers de la mer, formations et compétences
? Comité interministériel de la mer
1 Source : www.letudiant.fr/etudes/ecoles-specialisees/au-coeur-de-l-ecole-navale-de-brest-dans-le-navire-amiral-des-futurs-officiers.html.
https://formations.mer.gouv.fr/
https://www.mer.gouv.fr/metiers-de-la-mer-formation-et-competenc
https://www.gouvernement.fr/comite-interministeriel-de-la-mer-cimer-sgmer
http://www.letudiant.fr/etudes/ecoles-specialisees/au-coeur-de-l-ecole-navale-de-brest-dans-le-navire-amiral-des-futurs-officiers.html
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 47 ?
Chiffres-clés
Dans le cadre du Comité interministériel de la mer de 2018, il a été décidé d?intégrer dans le
suivi des formations maritimes, celles relatives aux éducateurs sportifs des sports nautiques,
formations du ressort du ministère chargé des sports.
Deux voies d?accès aux diplômes d?éducateur sportif nautique maritime sont proposées :
? la formation professionnelle initiale et continue proposée par des organismes de
formation habilités par les Délégations régionales académiques à la jeunesse, à
l?engagement et aux sports (DRAJES) pour cinq ans ;
? la validation des acquis de l?expérience (VAE).
En 2021, la France compte 40 organismes de formation habilités sur les formations
d?éducateurs sportifs nautiques. Cette même année, 1 268 éducateurs sportifs nautiques
maritimes ont été diplômés et 32 demandes de VAE ont été validées en totalité ou
partiellement.
Les diplômes d?éducateurs sportifs nautiques maritimes
Pour les sports nautiques maritimes, le ministère chargé des sports organise quatre niveaux
de diplômes (la hiérarchie des diplômes va du niveau V (le plus bas) au niveau I) :
? Le brevet professionnel de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport (BPJEPS)
atteste de la possession de compétences professionnelles indispensables à
l?exercice du métier d?animateur et d?éducateur sportif dans le champ de la mention
obtenue. Le BPJEPS est délivré au titre de la spécialité éducateur sportif et d?une
mention disciplinaire, pluridisciplinaire ou liée à un champ particulier. Ce diplôme
est classé au niveau V (niveau Bac). En 2021, il existe 10 diplômes de BPJEPS spécialité
« Éducateur sportif » spécifiques aux sports nautiques maritimes pour lesquels une
formation peut être organisée :
o activités du canoë-kayak et disciplines associées, en eau vive jusqu?à la classe III,
en eau calme et en mer jusqu?à force quatre de l?échelle de Beaufort ;
o activités du canoë-kayak et disciplines associées en mer ;
o aviron et disciplines associées ;
NOMBRE D?ÉLÈVES EN FORMATION ÉDUCATEURS
DES SPORTS NAUTIQUES
En 2021 :
40 organismes de formation habilités
103 sessions de formations organisées
1 268 éducateurs sportifs nautiques maritimes diplômés
32 demandes de VAE validées en totalité ou partiellement
https://www.gouvernement.fr/comite-interministeriel-de-la-mer-cimer-sgmer
? 48 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
o char à voile ;
o glisses aéro-tractées et disciplines associées ;
o motonautisme et disciplines associées ;
o ski nautique-wakeboard, disciplines associées et tous supports de glisse tractés ;
o surf et disciplines associées ;
o voile croisière jusqu?à 200 milles nautiques d?un abri ;
o voile multi-supports jusqu?à six milles nautiques d?un abri.
En 2021, des certificats complémentaires (CC) spécifiques aux sports nautiques peuvent être
associés au BPJEPS et ainsi élargir les prérogatives des diplômés. Les certificats
complémentaires attestent de compétences professionnelles complémentaires à celles
certifiées par un BPJEPS.
o certificat complémentaire - Voile croisière jusqu?à 200 milles nautiques d?un
abri pour les diplômés du BPJPES « Voile multi-supports jusqu?à six milles
nautiques d?un abri » ;
o certificat complémentaire - Voile multi-supports à moins de six milles nautiques
d?un abri pour les diplômés du BPJPES « Voile croisière jusqu?à 200 milles
nautiques d?un abri » ;
o unité capitalisable complémentaire « pêche de loisir en milieu maritime » pour
les diplômés du BPJPES « pêche de loisirs ».
? Le « diplôme d?État de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport » (DEJEPS)
atteste de la possession des compétences à l?exercice du métier de coordonnateur
ou d?entraîneur dans le champ de la mention obtenue. Ce diplôme est classé au
niveau III (niveau Bac + 2). Les mentions spécifiques aux sports nautiques sont :
o le char à voile ;
o la glisses aéro-tractées nautiques ;
o le ski nautique et disciplines associées (depuis 31/03/2021) ;
o le surf ;
o la voile et la voile au-delà de 200 milles nautiques d?un abri ;
o les activités de plongée subaquatique.
En 2021, un certificat complémentaire (CC) et un certificat de spécialisation (CS) spécifiques
aux sports nautiques qui peuvent être associées au DEJEPS ci-dessus et ainsi élargir les
prérogatives des diplômés. Les certificats complémentaires attestent de compétences
professionnelles complémentaires à celles certifiées par un DEJEPS :
o certificat complémentaire « Plongée profonde et tutorat » pour les diplômés du
DEJEPS « Activités plongée subaquatique » ;
o certificat de spécialisation « kayak de mer » pour les diplômés des DEJEPS
« canoë-kayak et disciplines associées en eau calme » et « canoë-kayak et
disciplines associées en eau vive » ainsi que pour DEJEPS « canoë-kayak et
disciplines associées en eau calme ».
? Le « diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport »
(DESJEPS) atteste de la possession des compétences à l?exercice du métier de
directeur de projet, du directeur de structure ou du directeur sportif dans le champ
de la mention obtenue. Ce diplôme est classé au niveau II (niveau Bac + 3). Les
mentions spécifiques aux sports nautiques sont le char à voile, la glisse aéro-tractée
nautique (abrogé au 01/06/2022), le ski nautique et disciplines associées (depuis
31/12/2022), le ski nautique, wakeboard et disciplines associées, le surf, « plongée
subaquatique » et la voile.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 49 ?
Graphique 1 : diplômés éducateurs sportifs nautiques maritimes de 2016 à 2021
En nombre
BPJEPS : brevet professionnel de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DEJEPS : diplôme d?État de la
jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DESJEPS : diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation
populaire et du sport ; CC : certificat complémentaire ; CS : certificat de spécialisation ; UCC : unité capitalisable
complémentaire (ancienne certification).
Champs : France entière.
Source : ministère de l?éducation national, de la jeunesse et des sports, base de données Forome-dcs2, extraction des
données en 2022. Traitements : SDES, 2022
Depuis 2016, le nombre de diplômés du BPJEPS est stable et cela malgré la réforme des BPJEPS
de 10 UC en 4 UC durant la période. Concernant les diplômés en DEJEPS, leur nombre a
doublé en passant de 168 diplômés en 2016 à 348 en 2021. La sortie de diplômés de niveau
DESJEPS est très faible en raison de la rareté des offres de formation.
Les organismes de formations et sessions de formation en 2021
Le ministère chargé des sports dispose d?une part d?un réseau d?établissements publics de
formation (Centres de ressources d'expertise et de performance sportive - CREPS) avec une
présence dans chaque région sauf en Martinique, Corse et Normandie, et d?autre part, d?un
établissement public national spécialisé sur la voile et les sports nautiques (École nationale de
voile et des sports nautiques - ENSVN). L?ENVSN, comme les CREPS, sont les seuls organismes
habilités à organiser les formations pour les diplômes liés à des environnements
spécifiques (Plongée, surf, kitesurf, voile au-delà de 200 milles nautiques) qui impliquent le
respect de mesures de sécurité particulières mentionnées à l'article L. 212-2 du code du sport
(tableau ci-dessous).
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071318&idArticle=LEGIARTI000006547568&dateTexte=&categorieLien=cid
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071318&idArticle=LEGIARTI000006547568&dateTexte=&categorieLien=cid
? 50 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Tableau 1 : liste des établissements habilités à organiser les formations d?éducateur sportif
en environnement spécifique
Formation d?éducateur sportif Organisme de formation
? BPJEPS éducateur sportif
« glisses aéro-tractées et
disciplines associées ».
? DEJEPS perfectionnement
sportifs.
? CREPS de Montpellier.
? École nationale de voile et des
sports nautiques.
? BPJEPS éducateur sportif
mention « plongée
subaquatique ».
? DEJEPS perfectionnement
sportifs « activités de plongée
subaquatique ».
? DESJEPS performance
sportive mention « plongée
subaquatique ».
? CREPS Antilles Guyane.
? CREPS Bordeaux Aquitaine.
? CREPS de Montpellier.
? CREPS Provence Alpes Côte
d?Azur.
? CREPS de La Réunion.
? BPJEPS éducateur sportif
« surf et disciplines
associées ».
? DEJEPS perfectionnement
sportifs « « surf ».
? DESJEPS performance
sportive mention « surf ».
? CREPS Antilles Guyane.
? CREPS Bordeaux Aquitaine.
? École nationale de voile et des
sports nautiques.
? CREPS Pays de la Loire.
? DEJEPS perfectionnement
sportifs mention « Voile au-
delà de 200 milles nautiques
d?un abri ».
? École nationale de voile et des
sports nautiques.
Note : BPJPES : brevet professionnel de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DEJEPS : diplôme d?État de la
jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DESJEPS : diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation
populaire et du sport.
Champs : France entière.
Source : ministère de l'éducation national, de la jeunesse et des sports, base de données Forome ? dsc2, 2022.
Traitements : SDES, 2022
Pour les diplômes hors environnement spécifique, les organismes de formation souhaitant
proposer et mettre en oeuvre des actions de formation doivent faire une demande
d?habilitation auprès de la DRAJES de leur région. L?habilitation est donnée pour une durée
de cinq ans. L?organisme de formation habilité doit déclarer chaque année auprès de la
DRAJES l?ouverture des sessions de formation.
En 2021, le territoire national compte 40 organismes de formation habilités sur les formations
d?éducateurs sportifs nautiques. Les régions maritimes regroupent 37 établissements.
o Auvergne-Rhône-Alpes : 2 (dont l?ENVSN) ;
o Bretagne : 5 (dont CREPS Bordeaux) ;
o Corse : 2 ;
o Guadeloupe : 2 ;
o Île-de-France : 1 ;
o La Réunion : 1 ;
o Normandie : 1 ;
o Nouvelle-Aquitaine : 9 ;
o Occitanie : 6 ;
o Pays de la Loire : 2 ;
o Provence-Alpes-Côte d?Azur : 9.
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033578345&fastPos=1&fastReqId=631249826&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033578345&fastPos=1&fastReqId=631249826&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 51 ?
Certaines régions n?ont pas d?organismes de formation habilités du fait de la faible demande
de formations dont font l?objet ces régions.
En 2021, 103 sessions de formation d?éducateurs sports nautiques ont été organisées dont 68
pour des diplômes de BPJEPS, 12 pour des diplômes de DEJEPS, 1 pour des diplômes de
DESJEPS et 22 pour des qualifications complémentaires (UCC (unités capitalisables
complémentaires - ancienne certification), CS (certificats de spécialisation - ancienne
certification), CC (certificat complémentaire)). Cinq régions maritimes regroupent une
grande partie des formations : PACA, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et
Bretagne.
Carte 1 : sessions de formation, par région, aux diplômes d?éducateurs sportifs nautiques
maritime habilitées en 2021
BPJPES : brevet professionnel de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DEJEPS : diplôme d?État de la
jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DESIEPS : diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation
populaire et du sport ; CC : certificat complémentaire ; CS : certification de spécialisation (ancienne certification) ;
UCC : unité capitalisable complémentaire (ancienne certification).
Note : une formation ne peut être ouverte qu?avec un minimum de huit stagiaires. Pour les régions sans sessions
normales (faible demande qui ne permet pas de justifier une ouverture de session), les formations sont prises en
charge par les autres régions (Bretagne, Pays de la Loire, PACA, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine).
Source : ministère de l'éducation national, de la jeunesse et des sports, base de données Forome ? dsc2, 2022.
Traitements : ministère de l'éducation national, de la jeunesse et des sports et SDES, 2022
? 52 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
L?offre de formation a très peu évolué depuis 2017 (113 formations en 2017, contre 104 en
2021). Plus de la moitié des sessions de formation sont proposés au niveau BPJEPS par contre
pour le niveau DESJEPS, l?offre de formations est quasi inexistante dans la filière.
Graphique 2 : offre de sessions de formation par niveau de diplôme de 2017 à 2021
BPJPES : brevet professionnel de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DEJEPS : diplôme d?État de la
jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DESIEPS : diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation
populaire et du sport ; CC : certificat complémentaire ; CS : certification de spécialisation (ancienne certification) ;
UCC : unité capitalisable complémentaire (ancienne certification).
Champs : France entière.
Source : ministère de l'éducation national, de la jeunesse et des sports, base de données Forome ? dsc2, 2022.
Traitements : ministère de l'éducation national, de la jeunesse et des sports et SDES, 2022.
La validation des acquis de l?expérience pour les diplômes d?éducateurs
sportifs nautiques maritimes
En application des dispositions de l?article R212-10 du code du sport, pour les diplômes qui
concernent l?environnement spécifique, le candidat à la VAE doit satisfaire aux exigences
préalables d?entrée en formation prévues par chaque arrêté de diplôme. De plus, l?arrêté peut
également prévoir d'une part, que le candidat suive avec succès la partie du programme de
formation rendue obligatoire et d?autre part, que le candidat fasse l'objet d'une mise en
situation professionnelle réelle ou reconstituée, conformément au sixième alinéa de l'article
L. 335-5 du code de l'éducation.
Les DRAJES instruisent les dossiers et valident ou non les demandes de VAE. Entre 2016 et
2021, le nombre de dossiers recevables et présentés aux jurys régionaux est stable, avec
respectivement 60 et 41 dossiers par an en moyenne.
Sur la même période, 34 % des candidats ont vu leur demande de VAE être validée
entièrement, 15 % ont eu une validation partielle et 51 % des candidats se sont vus refuser leur
demande de VAE.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006547971
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071191&idArticle=LEGIARTI000006526709&dateTexte=&categorieLien=cid
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071191&idArticle=LEGIARTI000006526709&dateTexte=&categorieLien=cid
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 53 ?
Graphique 3 : taux de validation (complète et partielle) des dossiers de validation des acquis
de l?expérience (VAE) de 2016 à 2021
En %
BPJPES : brevet professionnel de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DEJEPS : diplôme d?État de la
jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DESIEPS : diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation
populaire et du Sport.
Champ : France entière.
Source : ministère de l'éducation national, de la Jeunesse et des Sports, base de données Forome ? dsc2, 2022.
Traitements : SDES, 2022
Tableau 2 : dossiers de validation des acquis de l?expérience recevables, présentés et validés
par dipôle de 2016 à 2021
En nombre
Dossiers recevables
auprès des DRAJES
Dossiers présentés au
jury régionaux
Dossiers validations
complètes
Dossiers validations
partielles
Année BPJEPS DEJEPS DESJEPS BPJEPS DEJEPS DESJEPS BPJEPS DEJEPS DESJEPS BPJEPS DEJEPS DESJEPS
2016 39 11 3 33 6 0 20 3 0 5 0 0
2017 35 16 5 26 11 4 16 4 2 8 1 0
2018 48 22 12 29 8 1 9 2 1 9 3 0
2019 30 20 3 23 10 8 8 4 2 8 2 1
2020 38 15 1 28 13 1 15 7 1 6 0 0
2021 50 8 1 40 4 2 20 1 0 10 0 1
Note : BPJPES : brevet professionnel de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DEJEPS : diplôme d?État de la
jeunesse, de l?éducation populaire et du sport ; DESIEPS : diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation
populaire et du sport.
Champ : France entière.
Source : ministère de l'éducation national, de la jeunesse et des sports, base de données Forome ? dsc2, 2022
Pour aller plus loin :
? Statistiques du ministère chargé des sports
? Diplômes et certifications portés par le ministère en charge des sport
? Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire
? Ministère en charge de la mer
https://www.sports.gouv.fr/organisation/publications/statistiques/injep-analyses-et-syntheses-stat-info-ouvrages/
https://www.sports.gouv.fr/diplomes-79
https://injep.fr/thematique/sport/
https://mer.gouv.fr/metiers-de-la-mer-formation-et-competences
? 54 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Analyse pour l?ensemble du littoral métropolitain
En 2016, les communes littorales métropolitaines hébergent 6,6 millions de résidents, dont
565 000 jeunes âgés de 18 à 25 ans. Leur taux de pauvreté au seuil de 60 % est de 16,4 %, soit
1,7 points de plus que la moyenne métropolitaine (14,7%).
Le taux de chômage des 15-64 ans est de 16,1 % avec près de 455 200 personnes concernées.
La part des jeunes âgés de 18 à 25 ans en situation de chômage ou hors du système scolaire
atteint 26,7 %. La proportion de jeunes non insérés est légèrement supérieure dans les
communes rurales (29,3 %) que dans les pôles urbains (26,7 %) ou les communes périurbaines
(25,8 %).
Tableau 1 : chômage, sur-occupation des logements, pauvreté, jeunes non insérés et
population sur le littoral métropolitain et en métropole
Métropole Littoral
métropolitain
Communes
littorales pôle
urbain
Communes
littorales couronne
périurbaine
Communes
littorales espace
rural
Nombre de
chômeurs
4 068 700 455 200 385 460 45 993 23 713
Taux de chômage
(en %)
13,6 16,1 16,8 12,8 14,3
Nombre de
logements sur-
occupés
2 747 767 317 746 296 302 14 886 6 558
Taux de logements
sur- occupés (en %)
9,6 10,1 11,5 4,0 3,3
Taux de pauvreté
(en %)
14,7 16,4 ? ? ?
Nombre de jeunes
de 18 à 25 ans
5 958 400 565 200 491 100 51 200 23 000
Part de jeunes non
insérés (en %)
22,4 26,7 26,7 25,8 29,3
Population 64 468 800 6 654 600 5 403 800 834 300 416 500
Densité de
population
(Hab./Km²)
117 265 551 123 49
Source : Insee, RP 2016 ; Insee-DGFip-Cnav-Ccmsa, FiLoSoFi, 2017 ; COG-Insee, 2019. Traitements : SDES, 2020
CHÔMAGE, PAUVRETÉ, SUR OCCUPATION
DES LOGEMENTS ET JEUNES NON INSÉRÉS
En 2021 :
16,4 % est le taux de pauvreté au seuil de 60 % dans sur le littoral métropolitain
45 200 personnes sont concernées par le chômage sur le littoral métropolitain
https://www.insee.fr/fr/statistiques/3676666?sommaire=3696937
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 55 ?
Sur le littoral métropolitain, 317 700 logements sont sur-occupés, soit 10,1 % du parc de
logements. Ce taux est proche de la moyenne nationale (9,9 %) et de la métropole (9,6 %). La
part de logements sur-occupés est plus élevée dans les pôles urbains (11,5 %) que dans les
couronnes périurbaines (4,0 %) et les communes rurales (3,3 %).
Analyse par façade maritime
Façade Manche Est-Mer du Nord
Près d?un million de personnes résident sur la façade Manche Est-Mer du Nord. Environ
79 700 personnes de 15 à 64 ans sont concernées par le chômage et 31 000 jeunes âgés de 18
à 25 ans se retrouvent hors du système scolaire ou sans emploi.
Le taux de chômage est de 18,5 % et la part des jeunes non insérés de 33,2 %. Ces taux, les
plus élevés des quatre façades maritimes, dépassent les moyennes du littoral métropolitain
respectivement de + 2,4 pour le taux de chômage et + 6,5 points pour la part de jeunes non
insérés. Les départements les plus concernés sont : Pas-de-Calais (taux de chômage : 22,9 %,
part de jeunes non insérés : 41,9 %) et le Nord (taux de chômage : 20,7 %, part de jeunes non
insérés : 38 %).
Le taux de pauvreté est également important au sein de cette façade. Ainsi, à l?échelle du
littoral métropolitain, le littoral du Pas-de-Calais et du Nord sont les zones où les taux de
pauvreté sont les plus élevés : 23,2 % et 20,4 % respectivement.
Le taux de sur-occupation des logements est de 6,4 %, soit 29 600 logements concernés. Ce
taux reste inférieur de la moyenne du littoral métropolitain (- 3,7 points).
Tableau 2 : chômage, sur-occupation des logements, jeunes non insérés et population dans
les communes littorales par façade maritime
Manche Est-Mer du
Nord
Nord-Atlantique?
Manche Ouest
Sud-Atlantique Méditerranée
Nombre de chômeurs 79 700 97 900 47 500 230 100
Taux de chômage (%) 18,5 14,1 15,7 16,5
Nombre de logements 461 203 808 527 357 496 1 522 407
Taux de logements sur-
occupés (%)
6,4 4,9 6,8 14,7
Nombre de jeunes de 18 à
25 ans
93 100 134 000 54 000 284 000
Part de jeunes non insérés
(%)
33,2 22,2 24,6 27,1
Population 1 008 600 1 662 600 719 400 3 264 000
Densité de population
(Hab./Km2)
299 228 136 358
Source : Insee, RP 2016 ; Insee-DGFip-Cnav-Ccmsa, FiLoSoFi, 2017 ; COG-Insee, 2019. Traitements : SDES, 2020
Façade Nord-Atlantique?Manche Ouest
La façade Nord-Atlantique?Manche Ouest héberge 1,7 million de personnes, dont 8 % de
jeunes âgés de 18 à 25 ans. Le taux de chômage est de 14,1 % avec un peu près de
97 900 personnes concernées. Ce taux varie peu au sein de la façade : au nord, il avoisine 13 %
(littoral d?Ille-et-Vilaine et les Côtes-d?Armor), contre 2 points de plus au sud (15,1 % en
Vendée).
? 56 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
À l?échelle du littoral métropolitain, les jeunes résidant sur cette façade sont plus souvent en
activité ou scolarisés. La part de jeunes non insérés est 4,5 points inférieurs à la moyenne du
littoral métropolitain. Le taux de pauvreté est parmi les plus bas de l?ensemble du littoral en
métropole. Il varie entre 9,6 % (Vendée) et 12,1 % (Côtes d?Armor).
Avec 4,9 %, la façade Nord Atlantique- Manche Ouest présente le taux de sur-occupation des
logements le plus faible du littoral métropolitain, soit cinq points de moins que la moyenne
du territoire littoral en métropole. Sur cette façade, les logements sur-occupés sont localisés
principalement sur le littoral Morbihannais (5,8 %), contre 3,5 % pour le littoral vendéen.
Façade Sud-Atlantique
Les communes littorales de la façade Sud-Atlantique comptent environ 719 400 résidents,
dont 7,5 % âgés de 18 à 25 ans. Le taux de pauvreté y oscille entre 11 et 14 %. Le chômage
affecte près de 47 500 personnes de 15 à 64 ans, soit un taux de 15,7 %. La façade littorale de
la Charente-Maritime est la plus touchée par le chômage (17,3 %) et la pauvreté (14 %). En
autre, un jeune sur quatre se retrouve sans emploi ou non scolarisé sur cette façade. La
Gironde et les Landes sont les départements les plus touchés, avec près de 30 % de jeunes y
résidant concernés.
24 400 logements sont sur-occupés, soit un taux de 6,8 %. Le taux de sur-occupation maximal
concerne les communes littorales de Pyrénées-Atlantiques et de Charente-Maritime
(respectivement 8,5 % et 8,3 %).
Façade Méditerranée
La façade Méditerranée compte 3,3 millions de résidents, dont 284 000 jeunes de 18 à 25 ans.
La part des jeunes non insérés est légèrement supérieure à la moyenne du littoral
métropolitain (27,1 %, contre 26,7 %). L?Aude et les Pyrénées-Orientales sont les
départements pour lesquels la part des jeunes non scolarisés ou sans emploi est la plus forte
(36 %).
Le nombre de personnes âgés de 15 à 64 ans et au chômage atteint 230 100, ce qui correspond
à un taux de chômage de 16,5 %. Le taux de chômage est plus élevé dans les départements
littoraux de la région Occitanie que sur le littoral de la région Provence?Alpes?Côte d?Azur ou
en Corse. Il atteint un maximum dans l?Aude et les Pyrénées-Orientales (21,8 %), contre 13,2 %
en Corse.
La façade méditerranée, dont la densité de population est la plus élevée des quatre façades
maritimes (358 hab./km2), est le territoire littoral de métropole le plus touché par la sur-
occupation des logements (14,7 %). Au sein de cette façade, la sur-occupation est plus
importante dans les Alpes Maritimes (22,6 %), les Bouches du Rhône (15,1 %) et le Var (12,2 %).
À l?exception du Var, le taux de pauvreté des départements du pourtour méditerranéen est
supérieur à la moyenne du littoral en métropole (16,4 %). Il est le plus élevé dans les Bouches-
du-Rhône (22,7 %), l?Aude (22,2 %) et la Haute Corse (21,3 %).
Pour aller plus loin :
? Revenus et pauvreté des ménages en 2016. France métropolitaine
https://www.insee.fr/fr/statistiques/4195239?geo=METRO-1#graphique-REV_G1
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 57 ?
Chiffres-clés
Suivi du trafic maritime et des opérations d?assistance
Afin de prévenir les risques liés à la navigation maritime (événements de mer, pollution du
milieu marin et du littoral...), la France est dotée dans l?Hexagone de cinq centres régionaux
opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS). Ils exercent la mission permanente de
service d?assistance maritime et de surveillance de la navigation.
Au sein de l?espace maritime métropolitain, cette surveillance est particulièrement renforcée
dans le secteur de la Manche, principal carrefour maritime assurant la desserte de toute
l'Europe du Nord-Ouest.
En 2020, les CROSS ont effectué le suivi de 156 926 navires de commerce de plus de 300 UMS
(Universal Measurement System) dans les eaux sous juridiction française de métropole. Le
trafic maritime a connu une année atypique en raison des mesures sanitaires mises en place
pour lutter contre l?épidémie de COVID-19. Ces dernières ont limité les échanges et contraint
davantage les accès aux structures portuaires entraînant, une diminution du trafic de 3,4 %
par rapport à 2019. Cette baisse a été globale sur l?Hexagone et a concerné quasiment tous
les types de navire.
Au titre de leur fonction de service d?assistance maritime (résolution de l?Organisation
maritime internationale A.950(23)), les CROSS ont assuré en 2020 le suivi de 400 situations
d?avaries en mer pour des navires de plus de 300 UMS. Les avaries mécaniques affectant le
système de propulsion du navire (moteur principal de propulsion ou sur le circuit de
combustible) figurent parmi les principaux évènements ayant déclenché une opération
d?assistance. La durée des réparations a généralement été inférieure à quatre heures.
En 2020, le nombre d?assistances maritimes a diminué par rapport à l?année 2019 pour laquelle
517 navires avaient été suivis. Cette baisse s?explique en partie par le ralentissement du
commerce maritime induit par la pandémie de COVID-19.
TRAFIC ET SURVEILLANCE DE LA NAVIGATION
MARITIME
En 2020 :
156 926 navires de commerce ont transité dans les eaux sous juridiction
française de métropole et ont fait l?objet d?un suivi par les centres
régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage
400 suivis de situations d?avaries en mer pour des
navires de plus de 300 UMS
? 58 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 1 : situations en mer impliquant des navires de commerces transitant dans les eaux
sous surveillance des CROSS* de métropole, en 2020
En %
* CROSS : Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.
Note : sont prise en compte les navires de commerce ayant une jauge supérieure à 300 UMS.
Champ : eaux sous juridiction française en métropole.
Source : ministère en charge de la mer, DGAMPA,2021. Traitements : SDES, 2021
Graphique 2 : situations d?avaries en mer impliquant des navires de commerces transitant
dans les sous surveillance des CROSS*, en 2019 et 2020
En nombre
* CROSS : Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.
Note : sont prise en compte les navires de commerce ayant une jauge supérieure à 300 UMS.
Champ : eaux sous juridiction française en métropole.
Source : ministère en charge de la mer, DGAMPA,2021. Traitements : SDES, 2021
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 59 ?
Focus sur les dispositifs de séparation de trafic en Manche
Les CROSS exploitent les informations de navigation des navires. L?établissement d?un lien
personnalisé entre les CROSS et les navires fait partie de l?organisation générale du trafic dans
leurs zones de compétences respectives. Cette surveillance est plus marquée dans les trois
dispositifs de séparation de trafic de la Manche (Ouessant, Casquets, Pas-de-Calais). Ces
actions favorisent la connaissance du trafic et le respect des règles de circulation par les
navires.
Tableau 1 : navires de commerces et volume de marchandises dangereuses transitant dans les
eaux sous surveillance des CROSS de Manche par dispositif de séparation de trafic (DST), en
2019 et 2020
DST** Navires en
2020
(nombre)
Navires en
2019
(nombre)
Tendance
(%)
Volume de
marchandises
dangereuses en
2020 (M de tonnes)
Volume de
marchandises
dangereuses en
2019 (M de tonnes)
Tendance
(%)
Pas-de-calais
(Zone de
compétence
CROSS Gris-
Nez)
33 924 36 032 - 5,9 287 321 - 11
Casquets
(Zone de
compétence
CROSS
Jobourg)
53 098 56 752 - 6,4 350 373 - 6,17
Ouessant
(Zone de
compétence
CROSS
Corsen)
40 886 42 538 - 3,9 187 205 - 8,78
* CROSS : Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.
** DST : dispositif de séparation du trafic.
Note : sont pris en compte ici les navires de commerce ayant une jauge supérieure à 300 UMS.
Champ : eaux sous juridiction française en métropole.
Source : ministère en charge de la mer, DGAMPA,2021. Traitements : DGAMPA et SDES, 2021
Le secteur de la Manche, principal carrefour maritime assurant la desserte de toute l?Europe
du Nord-Ouest, concentre 82 % des navires de commerce ayant transité en 2020 dans les
eaux sous juridiction française de métropole. 127 908 navires de commerce répartis sur les
trois rails de navigation ont été suivis (il s?agit des navires d?une jauge supérieure à 300 UMS
soumis à un compte rendu obligatoire).
Les CROSS répartis sur les trois dispositifs de séparation de trafic (DST) de la Manche
(Ouessant, Casquets et Pas-de-Calais) 2 ont comptabilisé sur cette zone à forte densité de
trafic maritime et de transport d?importants volumes de marchandises dangereuses, en vrac
2 Les CROSS Corsen, Jobourg et Gris-Nez, en qualité de services de trafic maritime (STM) disposent d?équipements de détection
dédiés (radar et AIS) ainsi que de capacités de communication leur permettant d?assurer la surveillance des navires en transit dans
les dispositifs de séparation de trafic de la Manche (enregistrement des comptes rendus de passage et suivi des navires en avarie à
l?intérieur et aux abords des « rails de navigation » de Ouessant, des Casquets et du Pas-de-Calais).
? 60 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
et conteneurisées, 329 situations d?avarie en mer et 742 situations dangereuses3. Parmi les
situations dangereuses, six ont été qualifiées de presqu?accidents.
Au sein du dispositif de séparation de trafic des Casquets, point de passage obligé vers les
grands ports d?Europe du nord, le trafic a diminué de 6,4 %. Cette décroissance masque
néanmoins des situations très disparates. Si la croisière s?est complètement arrêtée entre
mars 2020 et la fin de l?année, entraînant la présence de nombreux navires au mouillage le
long des côtes britanniques et françaises, le trafic des chimiquiers a, quant à lui, continué sa
progression (+ 1,5 %).
Pour aller plus loin :
? Ministère chargé de la Mer - Surveillance et sauvetage en mer
? European Maritime Safety Agency
? Système National d?Observation de la Sécurité des Activités Nautiques
? Statistiques sur les interventions d?assistance et de sauvetage coordonnées par
les CROSS
3 Par « situation dangereuse », s?entend une situation dans laquelle un navire, en raison de son comportement, peut mettre en
danger sa propre sécurité, celles des navires aux alentours ou celle de l?État côtier. Le risque jugulé par les CROSS passe souvent
inaperçu, car les situations dangereuses détectées et traitées, grâce à leur action préventive, restent au niveau du non-événement
médiatique. Cette surveillance permet de protéger les intérêts de l?État côtier (navires sauvés, cargaisons, coûts de dépollution
évités, coûts de renflouement d?épaves, préjudice économique, préjudice environnemental, etc).
https://www.emsa.europa.eu/
https://www.snosan.fr/
https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/operations-coordonnees-par-les-cross/
https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/operations-coordonnees-par-les-cross/
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 61 ?
Partie 3
Indicateurs de suivi de l?objectif 3 :
le bon état écologique du milieu marin et
la préservation d?un littoral attractif
? 62 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Analyse générale de l?état écologique de masses d?eau littorales
En 2015, plus d?une masse d?eau côtière sur deux (51 %) et une masse d?eau de transition sur
quatre (30 %) sont en bon état ou en très bon état (potentiel) écologique. À l?opposé, 12 %
des masses d?eau côtières et plus du tiers des masses d?eau de transition (42 %) sont dans un
état écologique médiocre à mauvais.
Pour l?ensemble des masses d?eau de surface (11 414), toutes catégories d?eau confondues
(rivières, plans d?eau, lagunes, estuaires et mers côtières), la part en bon état ou un très bon
état écologique est de 44 %.
Graphique 1 : état écologique des masses d?eau de surface en 2015
En % du nombre de masses d?eau évaluées
[X] = nombre de masses d?eau.
Champ : France entière.
Sources : agences de l?eau, offices de l?eau, directions de l?environnement, de l?aménagement et du logements, agence
française de la biodiversité, systèmes d?information sur l?eau ; rapportage DCE 2016. Traitements : OFB, 2019
QUALITÉ ÉCOLOGIQUE DES MASSES D?EAU
LITTORALES, SELON LA DIRECTIVE CADRE SUR L?EAU
En 2015 :
1 masse d?eau côtière sur 2 est en bon ou très bon état écologique
30 % des masses d?eau de transition sont en bon ou très bon état écologique
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 63 ?
Analyse par district hydrographique
La directive cadre sur l?eau préconise de travailler à l?échelle des « districts hydrographiques ».
Au total, 14 districts hydrographiques sont établis en France : neuf en métropole et cinq en
outre-mer, un par département ultramarin. En métropole, seuls six districts présentent une
façade sur le littoral.
Les masses d?eau côtières en très bon et bon état se situent principalement dans le district
d?Adour-Garonne (100 %), de la Loire (72 %) et de la Seine (63 %). En revanche, les eaux
côtières en état médiocre ou mauvais état sont principalement situées en Guadeloupe, en
Martinique et dans le district d?Escaut. Au total, sur les 179 masses d?eau côtières, 19 sont en
état médiocre et 10 en mauvais état.
La situation des eaux de transition est moins bonne pour la plupart des districts. Ainsi, la part des
eaux de transition dans un état écologique médiocre ou mauvais est généralement supérieure
à celle des eaux en bon ou très bon état, excepté pour le district de la Loire, où 60 % des
masses d?eau de transition sont en bon ou très bon état. Au total, sur les 94 masses d?eau de
transition, 29 sont en état médiocre et 19 en mauvais état.
Graphique 2 : état écologique des masses d?eau littorales par district hydrographique
En % du nombre de masses d?eau évaluées
[X] = nombre de masses d?eau.
Champ : France entière.
Sources : agences de l?eau, offices de l?eau, directions de l?environnement, de l?aménagement et du logement, agence
française de la biodiversité, systèmes d?information sur l?eau ; rapportage DCE 2016. Traitements : OFB, 2019
Pour aller plus loin :
? État écologique des eaux littorales en 2015, selon la directive cadre sur l?eau
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/biodiversite/les-milieux-littoraux-et-marins-ressources/article/etat-ecologique-des-eaux-littorales-en-2015-selon-la-directive-cadre-sur-l-eau
? 64 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Pour l?ensemble du territoire métropolitain
En 2019, 461 000 tonnes d?azote sous forme de nitrates et 11 900 tonnes de phosphore total
ont été rejetés en mer via les cours d?eau métropolitains. Les nitrates arrivant en mer sont
issus majoritairement de l?agriculture (lessivage du surplus des engrais minéraux et organiques
apportés aux cultures et migrant en partie vers les eaux souterraines et les cours d?eau). Le
phosphore provient majoritairement des eaux usées urbaines.
Graphique 1 : flux d?azote et de phosphore total arrivant en mer de 2000 à 2019
En milliers de tonnes par an
Note : le flux d?azote correspond à celui issus des nitrates.
Champ : territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis dans le cadre de la
convention Ospar et du programme Medpol de la convention de Barcelone.
Source : agences de l?eau, systèmes d?information sur l?eau : base des données Naïades et banque hydro, extraction
des données en février 2020. Traitements : SDES, 2022
ÉVOLUTION DU FLUX DE NUTRIMENTS À LA MER
En 2019 :
461 000 t/an d?azote lié aux nitrates et 11 900 t/an de phosphore
total rejetés en mer via les cours d?eau en métropole
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 65 ?
Sur la période de 2000 à 2019, les flux d?azote lié aux nitrates arrivant en mer demeurent
stables avec une moyenne de 495 000 tonnes/an. Ceux du phosphore ont diminué de 68 %
sur la période (36 900 tonnes en 2000 contre 11 900 tonnes en 2019). Cette baisse est
notamment liée à l?amélioration des performances des stations d?épuration, à l?interdiction
de l?utilisation des phosphates dans les lessives, à l?augmentation du nombre d?habitants
raccordés à un assainissement collectif et dans une moindre mesure à la diminution de
l?utilisation d?engrais phosphatés en agriculture.
Par façade maritime
De 2000 à 2019, la façade Atlantique a reçu en moyenne, 264 000 tonnes d?azote sous forme
de nitrates chaque année, soit plus de la moitié (54 %) des flux arrivant en mer et transitant
par les cours d?eau en métropole. La façade Manche-Mer du Nord a été l?exutoire de
150 000 tonnes en moyenne annuelle, soit 30 % des flux, et la Méditerranée 79 000 tonnes par
an (16 %).
Graphique 2 : flux d?azote arrivant en mer par façade maritime de 2000 à 2019
En milliers de tonnes par an
Note : le flux d?azote correspond à celui issus des nitrates.
Champ : territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis dans le cadre de la
convention Ospar et du programme Medpol de la convention de Barcelone.
Sources : agences de l?eau, systèmes d?information sur l?eau : base des données Naïades et banque hydro, extraction
des données en février 2020. Traitements : SDES, 2020
Les flux annuels de phosphore ont diminué sur les trois façades entre 2000 et 2019. Sur cette
période, la façade Atlantique a reçu en moyenne annuelle la moitié du phosphore rejeté en
mer par les cours d?eau en métropole. La façade Manche-Mer du Nord a reçu 21 % et la
Méditerranée 29 %.
? 66 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 3 : flux de phosphore total arrivant en mer par façade maritime de 2000 à 2019
En milliers de tonnes par an
Note : le flux d?azote correspond à celui issus des nitrates.
Champ : territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis dans le cadre de la
convention Ospar et du programme Medpol de la convention de Barcelone.
Sources : agences de l?eau, systèmes d?information sur l?eau : base des données Naïades et banque hydro, extraction
des données en février 2020. Traitements : SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Nitrates et orthophosphates continuent de baisser dans les rivières
? Les nitrates, le principal polluant des eaux souterraines
? La consommation d?azote et de phosphore en agriculture
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/risques-nuisances-pollutions/pollution-de-l-eau-douce/nitrates-orthophosphates/article/nitrates-et-orthophosphates-continuent-de-baisser-dans-les-rivieres?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour1118&lien-ressource=5193&theme-ressource=440
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/risques-nuisances-pollutions/pollution-de-l-eau-douce/nitrates-orthophosphates/article/les-nitrates-le-principal-polluant-des-eaux-souterraines?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3981&lien-ressource=5193&theme-ressource=440
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/pressions-exercees-par-les-modes-de-production-et-de-consommation/usages-de-matieres-potentiellement-polluantes/fertilisants/article/les-bilans-azote-et-phosphore-en-france?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3277&lien-ressource=5203&theme-ressource=439
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 67 ?
Chiffres-clés
État écologique des stocks halieutiques exploités dans les eaux marines
françaises en métropole en 2018
L?évaluation 2018 du bon état écologique des espèces commerciales au titre de la mise en
oeuvre de la directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) a recensé 122 stocks de
ressources halieutiques ayant bénéficié d?une analyse scientifique au niveau des quatre sous-
régions marines françaises : Manche-Mer du Nord, Mers Celtiques, Golfe de Gascogne et
Méditerranée Occidentale (voir méthodologie annexe 5).
Graphique 1 : évaluation de l?atteinte du bon état écologique en 2018 pour les stocks
halieutiques exploités dans les eaux marines françaises en métropole
En nombre de stocks
BEE : bon état écologique.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2019.
Traitements : SDES, 2020
ÉTAT ÉCOLOGIQUE DES STOCKS HALIEUTIQUES
En 2018 :
122 stocks ont donné lieu à une expertise scientifique dont :
11 900 ont bénéficié d?une évaluation quantitative
11 900 stocks atteignent le bon état écologique
? 68 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Tableau 1 : liste de stocks de ressources halieutiques pour lesquels l?état écologique a été
défini en 2018
Nom commun Espèce Stocks
B
o
n
é
ta
t
é
c
o
lo
g
iq
u
e
a
tt
e
in
t
Lieu noir Pollachius virens Mer du Nord/Ouest Ecosse (SRM MMN)
Sole Solea solea
Mer du Nord et de Manche Ouest (SRM MMN et
MC)
Plie d?Europe
Pleuronectes
platessa
Mer du Nord (SRM MMN), Manche Est (SRM
MMN) et Manche Ouest (SRM MMN et MC)
Hareng Clupea Harengus Mer du Nord/Manche Est (SRM MMN)
Grenadier de
roche
Coryphaenoides
rupestris
Manche/Mers Celtiques / Féroé / banc de Hatton
ouest (SRM MMN et MC)
Merlan
Merlangius
merlangus
Mer Celtique (SRM MMN et MC)
Lingue bleue Molva dypterygia Mer Celtique/Ouest Ecosse (SRM MMN et MC)
Merlu européen
Merluccius
merluccius
Atlantique Nord (SRM MMN, MC et GDG)
Thon rouge de
l?Atlantique
Thunnus thynnus SRM : MMN, MC, GDG et MO
Espadon Xiphias Gladius Atlantique Nord (SRM MMN, MC, GDG)
B
o
n
é
ta
t
é
c
o
lo
g
iq
u
e
n
o
n
a
tt
e
in
t
Morue de
l?Atlantique
Gadus morhua
Mer du Nord/Manche Est et Mer Celtique (SRM
MMN)
Merlan
Merlangius
Merlangus Mer du Nord/Manche Est (SRM MMN)
Eglefin
Melanogrammus
aeglefinus
Mer du Nord/Ouest Ecosse (SRM MMN) et Mer
Celtique (SRM MMN et MC)
Bar Dicentrarchus labrax
Mer du Nord/Manche/Mer Celtique (SRM MMN
et MC)
Lançon Ammotydes spp. Mer du Nord (SRM MMN)
Sole Solea solea
Manche Est (SRM MMN) et Golfe de Gascogne
(SRM GDG)
Cardine franche
Lepidorhombus
whiffiagonis
Mer Celtique et Golfe de Gascogne (SRM MC et
GDG)
Plie d?Europe
Pleuronectes
platessa
Sud-ouest Irlande (SRM MC)
Chinchard
d?Europe
Trachurus trachurus SRM MMN, MC et GDG
Maquereau
commun
Scomber scombrus Atlantique Nord (SRM MMN, MC et GDG)
Merlan bleu
Micromesistius
poutassou
Atlantique Nord-Est (SRM MMN, MC et GDG)
Thon germon Thunnus alalunga Atlantique Nord (SRM MMN, MC et GDG)
Espadon Xiphias Xiphias gladius Méditerranée (SRM MO)
Merlu européen
Merluccius
merluccius
Golfe du Lion (SRM MO)
Rouget de vase Mullus barbatus Golfe du Lion (SRM MO)
Anchois
Engraulis
encrasicolus
Golfe du Lion (SRM MO)
Aiguillat Squalus acanthias Atlantique Nord-Est (SRM MMN, MC et GDG)
SRM : sous-régions-marines ; MMN : Manche Mer du Nord, MC : Mer Celtique, GdG : Golfe de Gascogne ; MO :
Méditerranée Occidentale.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2019
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 69 ?
Lors de l?évaluation de 2018, l?état écologique a été défini pour 27 % de stocks de ressources
halieutiques considérés, soit 33 des 122 stocks bénéficiant d?une évaluation analytique
permettant l?estimation des deux critères « taux de mortalité par pêche » et « Biomasse
féconde » et des seuils de référence associés (par rapport au rendement maximal durable
(MSY). Sur ces 33 stocks, 13 sont évalués en bon état écologique au regard des critères de
mortalité par pêche et biomasse du stock reproducteur. Les 20 stocks restants sont évalués
en état écologique insatisfaisant. La mortalité par pêche est le premier critère à ne pas
atteindre la valeur de référence (c?est-à-dire le rendement maximal durable pour 14 stocks).
La biomasse du stock reproducteur n?atteint la valeur seuil que pour 10 stocks.
L?évaluation du bon état écologique n?a pas été définie pour 89 stocks, soit 73 % de stocks de
ressources halieutiques considérés. En effet, les données disponibles, l?état de
développement des modèles d?estimation de la dynamique de vie de ces espèces en
considérant la pression de pêche, ainsi que les moyens humains disponibles pour réaliser les
expertises scientifiques, n?ont pas permis de renseigner de manière quantitative les deux
critères considérés avec leur valeur de référence.
La plupart des stocks exploités dans les différentes sous-régions marines françaises font
l?objet de prélèvements par plusieurs pays : l?état des ressources halieutiques résulte en
conséquence de la pression de pêche exercée par l?ensemble des pays dont la flotte de pêche
est active sur la zone.
Analyse par façade maritime
La part des stocks bénéficiant d?une évaluation quantitative avec des seuils de référence
définis est variable selon les façades maritimes.
Graphique 2 : évaluation, par façade maritime, de l?atteinte du bon état écologique en 2018
pour les stocks halieutiques exploités dans les eaux marines françaises
En nombre de stocks
BEE : bon état écologique.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2019.
Traitements : SDES, 2020
? 70 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
La façade Manche-Mer du Nord présente le nombre le plus important de stocks évalués
quantitativement : 26 sur un total de 85 stocks halieutiques exploités et ayant donné lieu à
une expertise scientifique. L?effort de recherche y est plus important, du fait de l?importance
historique économique et sociale de la pêche maritime dans cette zone ainsi que de certaines
espèces emblématiques comme la morue « Gadus morhua » et le hareng « Clupea harengus »
qui y vivent. Sur cette façade, 13 des 26 stocks évalués sont dans un bon état écologique et
13 sont dans un état écologique insatisfaisant. Les 59 stocks restants ne présentent pas les
données ou les connaissances suffisantes pour permettre une évaluation selon les critères
fixés par la DCSMM.
À l?échelle de la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest, l'expertise scientifique s'est basée
sur un total de 87 stocks parmi lesquels seulement 22 % contribuent à l'évaluation de l'état
écologique. Dans cette façade, 8 des 19 stocks évalués sont en bon état écologique et
11 stocks en état écologique insatisfaisant.
Sur la façade Sud-Atlantique, 58 stocks de ressources halieutiques ont donné lieu à une
expertise scientifique. Comme dans les autres façades maritimes, le nombre de stocks pour
lesquels le diagnostic ne permet pas une évaluation de l?état écologique est importante
(83 %). Uniquement 10 stocks contribuent à l'évaluation de l'état avec 3 stocks en bon état
écologique et 7 en état écologique insatisfaisant.
En Méditerranée, l?expertise scientifique a eu lieu sur un faible nombre des stocks de
ressources halieutiques : 8 stocks (anguille, thon rouge de l?Atlantique, thon germon, merlu,
rouget de vase, anchois, sardine et espadon). Ce constat résulte du manque général de
connaissances sur la dynamique de vie des populations de poissons et des animaux marins
dans cette sous-région marine. Sur les huit stocks considérés, un seul, le thon rouge, est dans
un bon état écologique, quatre sont dans un état écologique insatisfaisant et les trois restants
ne bénéficient d?aucune évaluation.
Évolution de l?état écologique des stocks halieutiques exploités dans les
eaux marines françaises en métropole depuis 2012
Depuis l?évaluation de 2012, la situation des ressources halieutiques tend à s?améliorer dans
certaines zones : Manche-Mer du Nord puis dans la façade Atlantique pour les stocks de sole
commune « Solea solea » de mer du Nord, les stocks de plie d?Europe « Pleuronectes
platessa » de mer du Nord, de Manche Est et de Manche Ouest ou encore le stock de thon
rouge « Thunnus thynnus ».
En revanche, le déficit de connaissance sur l?état des ressources halieutiques est
particulièrement criant en Méditerranée ; pour les quelques stocks importants pour l?activité
de pêche commerciale connus, les indices ne sont pas positifs. La situation des petits
pélagiques (anchois « Engraulis encrasicolus » et sardine « Sardina pilchardus ») dans le golfe
du Lion est très préoccupante depuis quelques années ; elle ne semble toutefois pas
directement liée à la pression de pêche ce qui complexifie la prise de mesure de gestion
efficace. Dans le même temps, l?augmentation de la pression de pêche sur le merlu
« Merluccius merluccius » et le rouget de vase « Mullus barbatus » dans le golfe du Lion ne
répond pas aux objectifs de rendement maximal durable et met en péril l?avenir de ces stocks.
Évolution par façades
L?analyse de l'évolution depuis l?évaluation de 2012 fait apparaître une amélioration des
conditions pour la majorité des stocks suivis. Ainsi, sur la façade Manche Est-Mer du Nord, sur
les 26 stocks évalués, 20 présentent une mortalité par pêche stable ou en baisse, et 21 ont
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 71 ?
une biomasse de reproducteurs stable ou en hausse. Sur la façade Nord-Atlantique?Manche
Ouest, les conditions s?améliorent pour la majorité des 19 stocks évalués : 16 stocks
présentent une mortalité par pêche stable ou en baisse, et 15 stocks ont une biomasse de
reproducteurs stable ou en hausse. Sur la façade Sud-Atlantique, 9 des 10 stocks évalués
présentent une mortalité par pêche stable ou en baisse et 8 une biomasse de reproducteurs
stable ou en hausse. Enfin, en Méditerranée, à l?exception du merlu, la mortalité par pêche
diminue pour les stocks suivis et la biomasse de reproducteurs augmente ou reste stable pour
quatre stocks.
Les stocks de sole commune « Solea solea », plie d?Europe « Pleuronectes platessa » et de thon
rouge « Thunnus thynnus » ont atteint le bon état écologique lors de l?évaluation de 2018.
Graphique 3 : évolution par façade maritime de la mortalité par pêche (F) et de la biomasse
du stock reproducteur (SSB) des stocks exploités par les pêcheries françaises évalués
quantitativement dans les eaux marines françaises
En nombre de stocks
Note : la mortalité par pêche (F) donne une estimation de la pression exercée par la pêche sur un stock. Elle
correspond à la proportion de poissons d?une classe d?âge capturés par la pêche au cours d?une année. La biomasse du
stock reproducteur (SSB) mesure la capacité d?un stock à se reproduire.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2018.
Traitements : Ifremer, 2020
Pour aller plus loin :
? Evaluation du descripteur 3 « Espèces exploitées à des fins commerciales » en
France métropolitaine
? Directive Cadre Stratégique pour le Milieu Marin (DCSMM)
https://archimer.ifremer.fr/doc/00458/57009/
https://archimer.ifremer.fr/doc/00458/57009/
https://dcsmm.milieumarinfrance.fr/
? 72 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Qualité microbiologique des lieux de surveillance dans les zones de
production conchylicole de 2018 à 2020
Le milieu littoral est soumis à de multiples sources de contamination d?origine humaine ou
animale : eaux usées urbaines, ruissellement des eaux de pluie sur des zones agricoles, faune
sauvage. En filtrant l?eau, les coquillages concentrent les micro-organismes qu?elle contient.
Aussi, la présence, dans les eaux, de bactéries ou virus potentiellement pathogènes pour
l?homme (Salmonella, Vibrio spp., norovirus, virus de l?hépatite A) peut constituer un risque
sanitaire lors de la consommation de coquillages (gastro-entérites, hépatites virales).
Le réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillages (REMI), permet
la surveillance sanitaire des zones de production exploitées par les professionnels sur la base
du dénombrement, des Escherichia coli (pathogène d?origine fécale humaine ou animale) dans
les coquillages vivants. L?estimation de la qualité microbiologique est déterminée sur la base
des résultats de surveillance régulière obtenus au cours des trois dernières années calendriers
(voir méthodologie annexe 6).
Sur la période 2018-2020, les dénombrements d?Escherichia coli ont permis d?évaluer la qualité
microbiologique de 397 points du littoral français métropolitain, répartis sur 302 zones de
production conchylicoles (une zone pouvant être suivie par un ou plusieurs points de
surveillance) : 125 points surveillent les zones de production des bivalves fouisseurs (coques,
palourdes, etc.) et 272 points les zones de production des bivalves non fouisseurs (huîtres et
moules).
La qualité microbiologique des 397 points de contrôle bactériologique de coquillages est
estimée de bonne qualité pour 26 % des points, de moyenne qualité pour 66 % de points, de
mauvaise qualité pour 6 % de points et de très mauvaise qualité pour 2 % de points.
Le classement et la surveillance des zones sont propres à un groupe de coquillages. Ces
groupes sont définis réglementairement (arrêté du 6 novembre de 2013) et permettent de
refléter la capacité différentielle des coquillages à se contaminer et à se décontaminer.
D?une manière générale, les profils de contamination des points de surveillance des bivalves
fouisseurs sont davantage dégradés (18 % en qualité mauvaise à très mauvaise) que ceux des
bivalves non fouisseurs (3 % en qualité mauvaise à très mauvaise). Cependant, la majorité des
points de suivi présente pour les deux groupes de coquillages une qualité moyenne (70 % pour
les fouisseurs, et 64 % pour les non fouisseurs).
ÉVOLUTION DE LA QUALITÉ BACTÉRIOLOGIQUE
DES PRODUITS DE LA MER (COQUILLAGES)
En 2020 :
397 points de suivi de la qualité bactériologique de coquillages dont :
26 % de bonne qualité et
66 % de qualité moyenne
https://ree.developpement-durable.gouv.fr/themes/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/etat-du-milieu-marin-et-littoral/article/qualite-bacteriologique-des-produits-de-la-mer-coquillages?glossarise=2730#volet_glossaire
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 73 ?
Graphique 1 : qualité microbiologique des lieux de surveillance REMI* par groupe de
coquillages en 2018-2020
En nombre de points de suivi
* REMI : réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillage.
Note : sont prise en compte ici uniquement les données historiques correspondant aux points actuellement suivis dans
le cadre du REMI ou dont le suivi s?est arrêté récemment.
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Analyse par façade maritime
La qualité bactériologique des zones de productions des coquillages reste bonne ou moyenne
pour plus de 90 % des points de suivi localisés sur les façades Manche-Mer du Nord, Nord-
Atlantique?Manche Ouest et Sud-Atlantique. Sur ces trois façades, les points de suivi classés
en qualité moyenne varient entre 53 et 76 % et ceux en bonne qualité entre 14 et 45 %. Sur
l?ensemble du territoire, la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest est celle qui compte le plus
grand nombre de points de surveillance (237 points répartis sur 170 zones de production).
La façade Méditerranée présente le profil de qualité le plus dégradé avec 36 % de points de
surveillance classés en qualité mauvaise ou très mauvaise. Cette façade est néanmoins celle
présentant le plus faible nombre de points de suivi (36 points répartis sur 31 zones de
production).
? 74 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 2 : qualité microbiologique des points de surveillance REMI* par façade maritime
entre 2018-2020
En nombre de points de suivi
* REMI : réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillage.
Note : sont prise en compte ici uniquement les données historiques correspondant aux points actuellement suivis dans
le cadre du REMI ou dont le suivi s?est arrêté récemment.
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Évolution de la qualité microbiologique entre 1991 et 2020
Depuis 1991, le nombre de points pour lesquels il est possible d?estimer la qualité
microbiologique a doublé en passant de 197 sur la période 1989-1991 à 397 en 2018-2020.
Cette augmentation s?explique pour deux raisons principales : la première est liée au
traitement méthodologique des données. En effet, seules les données historiques
correspondant aux points actuellement suivis dans le cadre du REMI ou dont le suivi s?est
arrêté récemment sont prises en compte. La deuxième raison est liée à l?amélioration de la
surveillance dans certains secteurs, où un effort important est engagé depuis plusieurs années
pour récupérer des échantillons sur des points difficiles d?accès, ce qui permet alors de
disposer des données en nombre suffisant pour estimer la qualité.
Bien que les zones de production et les points de suivi aient pu changer au cours du temps,
l?exploitation des données issues du réseau REMI permet d?avoir une appréciation générale
de la qualité depuis l?origine de sa mise en place. Ainsi, sur l?ensemble de la période, il apparait
que l?état microbiologique des coquillages dans les zones de production est en bonne et
moyenne qualité pour plus de 90 % de points de suivi sur 22 des 30 périodes considérés. La
part des points de suivi classés en qualité moyenne reste majoritaire (supérieure à 59 %).
Les années les plus défavorables en termes de qualité se trouvent entre 1993-1995, 2007-2010,
2013 et 2014. Au cours de ces années, plus de 10 % de points de surveillance ont été classés
en qualité mauvaise et très mauvaise. En moyenne, depuis 1991, la proportion de points en
mauvaise et très mauvaise qualité est de 6 et 3 % respectivement.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 75 ?
Graphique 3 : qualité microbiologique des lieux de survaillance REMI* dans les zones de
production conchylicole de 1991 à 2020
En nombre de points de suivi
* REMI : réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillage.
Note : sont prise en compte ici uniquement les données historiques correspondant aux points actuellement suivis dans
le cadre du REMI ou dont le suivi s?est arrêté récemment.
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Analyse par façade maritime
Depuis la mise en place du réseau de contrôle microbiologique dans les zones de production
conchylicole, la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest a toujours compté le plus grand
nombre de points de suivi. Ce nombre a plus que doublé depuis 1991 pour atteindre, en 2020,
237 points, soit 60 % de la totalité des points du réseau. Sur cette façade, la part des points
en bonne et moyenne qualité est supérieure à 90 % pour 21 des 30 périodes de suivi. La
proportion de points de mauvaise et très mauvaise qualité reste, en moyenne, autour de 6 et
2 % respectivement.
Sur la façade Manche-Mer du Nord, le nombre de points de suivi a augmenté de 35 % sur les
30 années de suivi. La part des points en qualité moyenne reste majoritaire (entre 62 et 88 %)
tandis que celle des points en qualité bonne, mauvaise et très mauvaise varient de manière
discontinue. Les périodes les plus défavorables se trouvent entre 1993-1996, 2009, 2013 et
2014. Au cours de ces années, la façade Manche-Mer du Nord comporte plus de 20 % de
points de surveillance en qualité mauvaise et très mauvaise.
La façade Sud-Atlantique se démarque des trois autres façades du fait du très faible nombre
de points en mauvaise et très mauvaise qualité (1 % en moyenne entre 1991 et 2020). La part
de points en bonne et moyenne qualité est supérieure à 95 % pour chacune des 30 périodes
considérées. Sur cette façade, le nombre de points de suivi a augmenté de 41 % entre 1991 et
2020.
La façade méditerranéenne comporte moins de points de suivi que les trois autres façades.
Sur la première décennie de surveillance, le nombre de points est restreint (autour de
11 points), puis augmente progressivement jusqu?à atteindre 36 points en 2020. Cette
augmentation s?explique par l?effort d?échantillonnage engagé depuis 2005 pour les bivalves
? 76 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
fouisseurs qui a commencé à porter ses fruits en 2007 (période 2005-2007). Cependant,
l?augmentation du nombre de points surveillés s?est accompagnée d?une augmentation de
points de qualité mauvaise à très mauvaise, atteignant 13 points en 2020, soit 36 % de points
de suivi.
Tableau 1 : zones de production conchylicole et nombre moyen de lieux de surveillance par
zone de production entre 1991 et 2020
En nombre
Période Manche Est-mer du
Nord
Nord-Atlantique?
Manche Ouest
Sud-Atlantique Méditerranée
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
1989 à 1991 42 1,02 98 1,10 28 1,21 9 1,33
1990 à 1992 40 1,03 97 1,10 28 1,21 9 1,33
1991à 1993 42 1,02 100 1,11 29 1,28 9 1,22
1992 à 1994 43 1,02 103 1,12 30 1,27 9 1,22
1993 à 1995 43 1,02 105 1,12 31 1,32 9 1,22
1994 à 1996 41 1,02 107 1,15 31 1,32 9 1,22
1995 à 1997 41 1,02 114 1,16 31 1,32 9 1,22
1996 à 1998 42 1,02 119 1,18 32 1,34 9 1,22
1997 à 1999 42 1,02 126 1,17 32 1,34 9 1,22
1998 à 2000 45 1,02 130 1,19 33 1,33 10 1,30
1999 à 2001 45 1,04 134 1,19 34 1,35 10 1,30
2000 à 2002 45 1,04 135 1,21 34 1,35 11 1,27
2001 à 2003 46 1,04 134 1,22 34 1,35 11 1,27
2002 à 2004 46 1,04 135 1,24 34 1,35 11 1,27
2003 à 2005 47 1,04 138 1,25 34 1,35 12 1,25
2004 à 2006 48 1,06 139 1,24 34 1,35 13 1,23
2005 à 2007 49 1,06 134 1,25 35 1,34 13 1,23
2006 à 2008 48 1,10 139 1,24 35 1,37 15 1,20
2007 à 2009 51 1,14 142 1,23 36 1,36 16 1,19
2008 à 2010 51 1,16 143 1,24 38 1,34 19 1,16
2009 à 2011 51 1,18 145 1,26 38 1,34 21 1,14
2010 à 2012 51 1,16 148 1,27 38 1,34 25 1,12
2011 à 2013 51 1,16 151 1,28 40 1,33 28 1,11
2012 à 2014 52 1,15 155 1,31 42 1,33 28 1,11
2013 à 2015 52 1,15 158 1,33 42 1,36 28 1,14
2014 à 2016 52 1,15 158 1,34 42 1,36 29 1,14
2015 à 2017 52 1,13 165 1,37 42 1,36 29 1,14
2016 à 2018 55 1,13 167 1,40 42 1,36 31 1,16
2017 à 2019 58 1,14 168 1,41 44 1,34 31 1,16
2018 à 2020 58 1,14 170 1,39 43 1,35 31 1,16
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Le Réseau de Contrôle Microbiologique des zones de production conchylicoles
? Ministère chargé de la Santé : Qualité des eaux de baignade
https://coast.ifremer.fr/Reseaux-de-surveillance/Environnement/REMI-REseau-de-controle-MIcrobiologique
https://baignades.sante.gouv.fr/baignades/homeMap.do
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 77 ?
Chiffres-clés
Toutes régions biogéographiques confondues
Parmi les huit habitats marins et les 26 habitats côtiers figurant dans l?annexe I de la directive
« Habitats-Faune-Flore », seulement 6 % des habitats sont dans un état de conservation
favorable sur la période 2013-2018. Plus de la moitié des habitats sont dans un état
défavorable mauvais (soit 53 %) et 35 % sont dans un état défavorable mauvais.
Graphique 1 : état global de conservation des habitats marins et côtiers d?intérêt
communautaire entre 2013 et 2018
En % du nombre d?évaluation
Champ : régions biogéographiques de l?Atlantique (littoral Atlantique et Manche-Mer du Nord) et de Méditerranées
(littoral Méditerranée et Corse).
Source : UMS PatriNat, 3e rapportage DHFF, 2019. Traitement : SDES, 2020
L?état de conservation d?un habitat s?appuie sur l?évaluation des quatre paramètres : son aire
de répartition, sa surface, sa structure et ses fonctions, ses perspectives futures.
Le paramètre « Aire de répartition » est majoritairement évalué comme favorable. À l?inverse,
les paramètres « Structure et fonction » et « Perspectives futures » sont évalués défavorables
inadéquat ou mauvais. Les résultats pour l?état du paramètre « Surface couverte » sont plus
contrastés. Les habitats marins très côtiers sont les plus sujets aux pertes de surface comme
ÉTAT DE CONSERVATION DES HABITATS D?INTÉRÊT
COMMUNAUTAIRE CÔTIERS ET MARINS
Entre 2013 et 2018 :
6 % des habitats en état de conservation favorable,
35 % en état de conservation défavorable mauvais
? 78 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
contrastés. Les habitats marins très côtiers sont les plus sujets aux pertes de surface comme
les lagunes, les estuaires ainsi que les herbiers à posidonies et les plages de sédiments meubles
en Méditerranée.
Les évaluations des habitats marins et celles des habitats côtiers présentent des disparités en
fonction de leur état de conservation : en effet, si les habitats marins présentent un état de
conservation supérieur à la moyenne de l?état global de conservation (14 %, contre 6 % pour
la moyenne), les états côtiers affichent un bilan nettement moins favorable (3 %). En
revanche, les habitats marins sont caractérisés par un manque de connaissance plus
important (14 %).
Graphique 2 : état de conservation des habitats marins et côtiers d?intérêt communautaire
entre 2013 et 2018
En % du nombre d?évaluation
Habitants marins
Habitants côtiers
Champ : régions biogéographiques de l?Atlantique (littoral Atlantique et Manche-Mer du Nord) et de Méditerranées
(littoral Méditerranée et Corse).
Source : UMS PatriNat, 3e rapportage DHFF, 2019. Traitement : SDES, 2020
Analyse par région biogéographique
Un habitat marin sur sept en Méditerranée et en Atlantique est dans un état favorable. Il s?agit
des récifs méditerranéens (roche supra, médio et infralittorale à algues photophiles, coralli-
gène) et des grottes marines océaniques submergées ou semi-submergées pour la région
Atlantique.
À terre, 59 % des habitats en Méditerranée sont en état défavorable mauvais, contre 6 % en
Atlantique. Ce résultat s?explique par l?évaluation en état défavorable mauvais pour les
paramètres surfaces et perspectives futures.
Les habitats marins souffrent d?un déficit de connaissance plus importante (14 % en
Méditerranée et en Atlantique) que les habitats côtiers (6 % en Méditerranée).
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 79 ?
Graphique 3 : état de conservation des habitats marins et côtiers d?intérêt communautaire
par région biogéographique entre 2013 et 2018
En % du nombre d?évaluation
[X]= nombre d?évaluations réalisées.
Source : UMS PatriNat, 3è rapportage DHFF, 2019. Traitement : SDES, 2020
Pour aller plus loin :
? Biodiversité rare ou menacée : peu d?améliorations depuis 2007, SDES 2020
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-03/datalab-essentiel-207-biodiversite-rare-menacee-mars2020_0.pdf
? 80 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Analyse globale
Les récifs coralliens font partie des écosystèmes les plus complexes en raison de la grande
richesse de la biodiversité qu?ils abritent. Les coraux sont menacés par des phénomènes
naturels (cyclones, épisodes de blanchissement, infestations d?Acanthaster planci L. ou astérie
couronne d'épine, blooms algaux), les activités humaines (tourisme de masse, pollutions,
pêche?) et le réchauffement climatique (acidification des océans, augmentation de la
température de l?eau?).
À l?échelle nationale, seules 82 stations des 691 référencées dans les outre-mer sont prises en
compte dans l?estimation de 2017. Cette valeur rend difficilement compte des différences
entre les collectivités d?outre-mer.
En 2017, 24 parmi les 82 stations suivies (soit 29 %) montrent une diminution du recouvrement
corallien. La valeur de 29 % recouvre des réalités hétérogènes, puisqu'elle fluctue de 19 à 60 %
en fonction des territoires.
Cette évaluation est partielle, car elle ne tient pas compte des derniers évènements
extrêmes : cyclones Antilles 2017, épisode de blanchissement des coraux Indo-Pacifique 2016-
2017.
La France abrite 10 % des récifs coralliens mondiaux (4e rang ? 55 000 km2), répartis au sein de
10 collectivités d?outre-mer tropicales : Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion,
Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Wallis-et-Futuna et
les îles Éparses de l?Océan Indien. Dans ce contexte, la France a une responsabilité importante
en matière de préservation des écosystèmes coralliens.
ÉVOLUTION DE L?ÉTAT DE RÉCIFS CORALIENS
D?OUTRE-MER
En 2017 :
29 % des stations suivis montrent une diminution du
recouvrement de corail vivant.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 81 ?
Graphique 1 : répartition des stations de suivi des récifs coralliens dans les outre-mer selon
l?évolution de leur couverture en corail vivant en 2017
En nombre des stations
Note : 82 stations parmi les 691 stations référencées dans l?outre-mer.
Source : Ifrecor, 2017, via les points focaux des DOM/COM du réseau d?observation des récifs coralliens.
Traitement : SDES, 2020
Pour aller plus loin :
? Les chiffres clés de la Biodiversité, SDES, 2018
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2019-02/datalab-48-cc-biodiversite-les-chiffres-cles-edition-2018-decembre2018a.pdf
? 82 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Les espaces naturels à moins de 10 km de la côte
Sur la bande côtière situé à moins de 10 km de la mer, les espaces naturels (prairies, forêts,
milieux à végétation arbustive et/ou herbacée, espaces ouverts, sans ou avec peu de
végétation, zones humides et surfaces en eau) occupent 46 % des terres, soit un peu moins
que la moyenne métropolitaine estimée à 51 %. La répartition des différents types d?espaces
naturels évolue en s?éloignant du rivage. Les milieux ouverts, les zones humides et les surfaces
en eau sont nettement plus importants à moins de 500 m de la côte et leur part dans
l?occupation du sol décroît à mesure que l?on s?éloigne du rivage. Le constat est inversé pour
les forêts et les prairies.
Graphique 1 : occupation du sol des différents espaces naturels suivant la distance à la mer
en 2018
En %
Champ : bande littorale en France métropolitaine de 0 à 10 km.
Source : UE-SDES, CORINE Land Cover 2018. Traitements : SDES, 2020
ÉVOLUTION DE LA SURFACE DES MILIEUX NATURELS
SUIVANT LA DISTANCE À LA MER
En 2018 :
46 % des terres à moins de 500 m de la côte sont occupées par
des espaces naturels
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 83 ?
Analyse par façade maritime à moins de 500 m de la côte
La part de l?occupation du sol des espaces naturels à moins de 500 m de la mer est variable
suivant les façades maritimes. Ils occupent un peu moins d?un tiers du territoire sur la façade
Nord-Atlantique?Manche Ouest et environ 60 % en Sud-Atlantique et en Méditerranée.
Graphique 2 : occupation du sol des différents espaces naturels à moins de 500 m de la côte
par département littoral
En %
Source : UE-SDES, CORINE Land Cover 2018. Traitements : SDES, 2020
? 84 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les prairies sont plus importantes sur la façade Manche Est-Mer du Nord. Les milieux à
végétation arbustive et/ou herbacée dominent sur le pourtour méditerranéen, tout
particulièrement en Haute Corse et Corse du Sud où ils occupent respectivement 54 et 46 %
du territoire. Les forêts sont nombreuses dans les Landes, la Gironde et l?Eure. Les espaces
ouverts sont surtout présents au Sud de la France (Gironde, Landes, Aude, Gard et Bouches-
du-Rhône).
Enfin, les eaux et zones humides sont plus nombreuses pour les départements allant de l?Aude
aux Bouches-du Rhône, ainsi que pour la Somme et l?Eure où ce type d?occupation du sol
représente plus 20 % du territoire littoral à moins de 500 m de la côte.
Pour aller plus loin :
? Les espaces protégés du littoral : entre zones urbanisées et grands espaces naturels
? La distance à la mer : principal facteur de caractérisation sociodémographique du
territoire littoral
? Occupation du sol suivant la distance à la mer en 2018
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-espaces-proteges-du-littoral-entre-zones-urbanisees-et-grands-espaces-naturels
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-espaces-proteges-du-littoral-entre-zones-urbanisees-et-grands-espaces-naturels
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/la-distance-la-mer-principal-facteur-de-caracterisation-sociodemographique-du-territoire-littoral?rubrique=42&dossier=224
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/la-distance-la-mer-principal-facteur-de-caracterisation-sociodemographique-du-territoire-littoral?rubrique=42&dossier=224
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-mer-littoral/7-occupation-du-sol-suivant-la
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 85 ?
Chiffres-clés
Inventaire du patrimoine architectural, culturel et naturel du littoral français
La présence d?un patrimoine architectural, culturel et naturel de qualité sur un territoire
participe à son attractivité. Le littoral français est particulièrement bien doté compte tenu de
la diversité des sites emblématiques qu?il rassemble. Tenant compte de ce qui est issu de
toutes les activités liées de près ou de loin à la mer, à terre, que ce soit en bord de mer ou
dans les terres, il comprend :
? la signalisation et la surveillance des côtes : phares, sémaphores de la Marine
nationale, balises, etc. ;
? la défense militaire des côtes : châteaux, fortifications, corps de garde, blockhaus,
etc. ;
? la production primaire et la commercialisation des produits de la mer : halles à
marée, pêcheries? ;
? le transit terre/mer : cales, quais, etc. ;
? les activités artisanales et industrielles liées à la mer : conserveries, ateliers de
chantier naval, marais salants, moulins à marée, fours à goémon, etc. ;
? la vie des populations littorales : habitat de pêcheur, maisons d?armateur, etc. ;
? l?activité balnéaire de loisirs et de santé : villas, hôtels, centres de thalassothérapie,
cabines de plage, etc. ;
? les pratiques religieuses, mémorielles et les expressions légendaires : édifices
religieux possédant des ex-voto ou d?autres éléments à référence maritime,
monuments de commémoration des périls en mer, rochers, etc. ;
PATRIMOINE CULTUREL, NATUREL ET ARCHITECTURAL
DU LITTORAL
En 2021 :
411 sites naturels classés dans les communes littorales
4 000 immeubles classés au titre des monuments historiques dans les
communes littorales
108 bateaux du patrimoine maritime classés au titre des monuments
historiques
124 sites patrimoniaux remarquables dans les communes littorales
5 300 entités archéologiques subaquatiques
? 86 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
? les activités scientifiques et muséales : stations de recherche, aquariums, musées de
la pêche, etc. ;
? le patrimoine mobilier, en particulier les navires ;
? le patrimoine archéologique subaquatique.
En dehors des 135 phares et 60 sémaphores, des nombreux ports et des 5 800 km de sentiers
du littoral, les communes littorales comptent également :
? 411 sites naturels classés et 409 sites inscrits ;
? 21 grands sites, dont 11 au stade de projet (opérations grands sites) ;
? neuf biens français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l?Unesco (quatre
sites culturels et un site naturel, auxquels il convient d?ajouter quatre forteresses
Vauban) ;
? 4 000 immeubles inscrits au titre des monuments historiques ;
? 108 bateaux classés et 80 inscrits au titre des monuments historiques ;
? 1 200 bateaux d?intérêt patrimonial ;
? 124 sites patrimoniaux remarquables ;
? 5 300 entités archéologiques subaquatiques ;
? 15 musées maritimes ;
? 19 aquariums.
Déclinaison par catégorie
Les phares et les sémaphores
Outre leur fonction d?aide à la navigation, les phares font partie intégrante du patrimoine
architectural de la France.
Carte 1 : localisation des phares en France métropolitaine
Source : ministères en charge de la Mer, de la Culture et de l?Environnement. Traitements : SDES, 2022
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/vue-d-ensemble/article/le-sentier-du-littoral-sur-les-cotes-francaises-en-2019?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3173&lien-ressource=5177&theme-ressource=441
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/vue-d-ensemble/article/le-sentier-du-littoral-sur-les-cotes-francaises-en-2019?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3173&lien-ressource=5177&theme-ressource=441
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 87 ?
Près de 140 phares sont érigés sur le littoral français, métropolitain et ultramarin, qu?ils soient
situés en mer, en ville ou sur les caps, pointes et îles. En 2021, 44 d?entre eux, contre 35 en
2018 étaient ouverts au public et accueillaient plusieurs centaines de milliers de visiteurs
chaque année. Depuis 2010, le ministère de la Culture a classé ou inscrit 88 phares au titre des
monuments historiques (42 classés, 46 inscrits).
Afin de garantir la sécurité du transport maritime aux abords de ses côtes, la France est dotée
d?un dense réseau de systèmes de surveillance répartis le long de son littoral. Ces dispositifs
participent aux actions de sauvetage en mer et de régulation du trafic maritime.
Tableau 1 : sémaphores du littoral français métropolitain, par façade maritime
En nombre
Façade Sémaphores
Manche Est-Mer du Nord
14
Nord-Atlantique?Manche Ouest
21, dont un sémaphore civil (Rivière d?Etel)
Sud-Atlantique
6
Méditerranée
19, dont 7 en Corse
Source : ministères en charge de la Mer, de la Culture et de l?Environnement. Traitements : SDES, 2022
Les monuments protégés au titre des monuments historiques
Sur les 45 907 immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques en France,
4 000 sont localisés dans les communes littorales. Sur la période 2017-2021, 95 monuments
ont fait l?objet d?un classement ou d?une inscription au sein des communes littorales.
La typologie des monuments classés ou inscrits dans les communes littorales est diversifiée.
Ce patrimoine remarquable comprend notamment 121 forts ou forteresses, 187 châteaux,
18 citadelles, 30 abbayes, 28 cathédrales, 4 monastères, 71 églises, 143 villas, 277 menhirs,
265 dolmens, 6 Cairns, 7 arènes et/ou amphithéâtres, 10 aqueducs et 20 ponts.
Tableau 2 : monuments historiques par statut dans les communes littorales
En nombre
Façade Monuments historiques
Classés Inscrits Statut inconnu
Manche Est-Mer du Nord 189 400 4
Nord-Atlantique?Manche
Ouest
555 793 8
Sud-Atlantique 110 494 3
Méditerranée 329 641 5
Outre-mer 95 374 1
Total 1 278 2 702 21
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
? 88 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Carte 2 : monuments historiques dans les communes littorales en France métropolitaine
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
Les sites emblématiques
Le patrimoine inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l?humanité par l?UNESCO.
En 2022, la France compte 49 biens français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de
l?Unesco, à savoir des biens culturels, naturels ou mixtes (alliant valeurs culturelles et
naturelles), reconnus comme patrimoine mondial de l'humanité en raison de leur valeur
universelle exceptionnelle par le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations
unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Neuf concernent une ou plusieurs
communes littorales.
Tableau 3 : biens du littoral français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l?Unesco en
2022
Façade Biens inscrits
Manche Est-Mer du Nord
Mont-Saint-Michel et sa baie
Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret
Fortifications de Vauban (Saint-Vaast-la-Hougue)
Nord-Atlantique?Manche Ouest
Fortifications de Vauban (Camaret sur mer)
Sud-Atlantique
Bordeaux, Port de la Lune
Le phare de Cordouan
Fortifications de Vauban (Saint-Martin de Ré, Paté et
Médoc de Blaye/Cussac-Fort-Médoc)
Méditerranée
Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de
Girolata, réserve de Scandola
Nice, la ville de la villégiature d?hiver de riviera
Source : Unesco, 2022. Traitements : SDES, 2022
https://whc.unesco.org/fr/list/80
https://whc.unesco.org/fr/list/1181
https://whc.unesco.org/fr/list/1283
https://whc.unesco.org/fr/list/1283
https://whc.unesco.org/fr/list/1256
https://whc.unesco.org/fr/list/1625
https://whc.unesco.org/fr/list/1283
https://whc.unesco.org/fr/list/258
https://whc.unesco.org/fr/list/258
https://whc.unesco.org/fr/list/1635
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 89 ?
Les sites naturels inscrits et classés
La reconnaissance de la qualité d?un site naturel se traduit par deux niveaux de
protection : l?inscription et le classement. La protection, dont la conservation ou la
préservation présente un intérêt général, du point de vue artistique, historique, scientifique,
légendaire ou pittoresque, intéresse aussi bien des éléments isolés (arbres, rochers,
cascades...) que des espaces ou ensembles paysagers naturels ou façonnés par l?homme,
pouvant atteindre de vastes dimensions.
Début 2022, les communes littorales comptent 409 sites inscrits (lieux faisant l?objet d?une
surveillance plus légère, sous forme d?avis préalable aux travaux) et 411 sites classés (lieux dont
le caractère exceptionnel justifie une protection de niveau national et dont l?évolution
demande une vigilance toute particulière) sur leurs territoires.
Tableau 4 : sites naturels inscrits ou classées interceptant au moins une commune littorale
En nombre
Façade Sites classés Sites inscrits
Manche Est-Mer du Nord 81 75
Nord-Atlantique?Manche Ouest 168 183
Sud-Atlantique 16 18
Méditerranée 116 106
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
Carte 3 : sites naturels inscrits et classés, Grands Sites et sites Unesco en France
métropolitaine et sur le littoral en 2022
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
? 90 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les Grands Sites de France
Créé en 2000, le Réseau des Grands Sites de France compte 49 grands sites en 2022. Il
rassemble des sites ayant reçu le Label « Grand Site de France » et d'autres engagés dans des
démarches de développement durable pour l'obtenir (Opération Grand site). Les Grands Sites
de France ont en commun d?être des sites classés pour une partie significative de leur
territoire et une volonté de préserver et restaurer des paysages fragiles et attractifs,
organiser/maîtriser la fréquentation intense, permettre à chaque visiteur de prendre le temps
de la découverte et de vivre une expérience sensible des lieux et promouvoir le
développement local durable.
Les territoires littoraux sont concernés par 21 Grands Sites, dont 11 au stade de projet.
Tableau.5 : les Grands Sites de France localisés sur le littoral métropolitain
Façade Intitulé des Grands Sites (* opérations Grands Sites)
Manche Est-Mer du Nord Les 2 caps Gris-Nez et Blanc-Nez (2011, 2018)
Baie de Somme (2011, 2018)
Dunes de Flandres*
Falaise d?Étretat ? Côte d?Albâtre*
La Hague*
Nord-Atlantique?Manche Ouest Cap Erquy ? Cap Fréhel (2019)
Pointe du Raz en Cap Sizun (2004, 2012, 2019)
Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon (2018)*
Havre de Payré
Sud-Atlantique Estuaire de la Charente ? Arsenal de Rochefort (2020)
Marais Poitevin (2010)
Marais de Brouage*
Dune du Pilat*
Méditerranée Camargue gardoise (2014)
Îles sanguinaires ? Pointe de la Parata (2017)
Golfe de Saint-Florent (2017)
Canal du Midi - Béziers*
Presqu?île de Giens et salins d?Hyères*
Massif de l?Estérel*
Bonifacio*
* opération Grands Sites.
Source : réseau Grands Sites de France, 2022. Traitements : SDES, 2022
Les sites patrimoniaux remarquables
Le dispositif des sites patrimoniaux remarquables, créé par la loi du 7 juillet 2016 relative à la
liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, a pour objectif de protéger et de
valoriser le patrimoine architectural, urbain et paysager de nos territoires. Les sites
patrimoniaux remarquables sont définis comme « les villes, villages ou quartiers dont la
conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue
historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public ». Ce
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 91 ?
dispositif se substitue aux anciens dispositifs de protection : secteurs sauvegardés, zones de
protection du patrimoine architectural, urbain et paysager et aires de mise en valeur de
l?architecture et du patrimoine.
En 2022, 891 communes françaises comptent au moins un site patrimonial remarquable sur
son territoire, dont 117 communes littorales. Depuis le 7 juillet 2016, 78 sites patrimoniaux
remarquables ont été définis dont quatre pour les communes littorales.
Tableau 6 : sites patrimoniaux remarquables situés dans une commune littorale en 2022
En nombre
Façade Sites patrimoniaux
remarquables
Communes
Manche Est-Mer du Nord 21 20
Nord-Atlantique?Manche Ouest 53 51
Sud-Atlantique 25 22
Méditerranée 23 22
Outre-mer 2 2
Total 124 117
Source : ministère de la Culture, base de données Mérimée, 2022. Traitements : SDES, 2022
Carte 4 : localisation des sites patrimoniaux remarquables en 2022
SPR : sites patrimoniaux remarquables.
Source : réseau grands sites de France, 2022. Traitements : SDES, 2022
? 92 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
L?inventaire du patrimoine culturel littoral
D?autres démarches visent à consolider l?inventaire du patrimoine culturel littoral :
? Fondé en 1964 par André Malraux, ministre de la Culture, l?inventaire général du
patrimoine culturel a pour mission de « recenser, étudier et faire connaître » le
patrimoine urbain, architectural, artistique et mobilier de la France. Cette
compétence a été transférée aux Régions par la loi de 2004 sur les libertés et
responsabilités locales. L?ensemble des études réalisées lors des opérations
d?inventaire forme des dossiers généraux ou individuels sur les oeuvres retenues
(édifices ou objets mobiliers) largement documentés, qui comprennent des textes
de synthèses, des notices historiques et descriptives, des photographies, des cartes
et des plans, des sources. En 2019, 24 opérations d?inventaire général culturel littoral
ont été réalisées.
? Par patrimoine culturel immatériel, on entend l?ensemble des pratiques, expressions
ou représentations qu?une communauté humaine reconnaît comme faisant partie
de son patrimoine, parce qu?elles procurent à ce groupe humain un sentiment de
continuité et d?identité. Ces pratiques concernent principalement les expressions
et traditions orales, les pratiques sociales, les rituels, les événements festifs, les
savoirs et pratiques relevant des arts du spectacle, les savoir-faire artisanaux et les
connaissances en lien avec la nature et l?univers.
? L?implication des personnes ou des groupes porteurs de ces pratiques culturelles
immatérielles est la condition première de la sauvegarde de ce type de patrimoine,
conformément aux objectifs de la Convention de 2003. La France a ratifié cet
instrument international en juillet 2006. Depuis lors, sa mise en oeuvre est confiée,
au ministère de la Culture. 10 ans plus tard, le patrimoine culturel immatériel a été
inclus dans la définition officielle du patrimoine en France (loi du 7 juillet 2016
relative à la liberté de la création, à l?architecture et au patrimoine). Fin 2019,
30 éléments du patrimoine culturel immatériel liés au monde maritime étaient
reconnus.
Les bateaux patrimoniaux
Un bateau du patrimoine peut faire partie de deux catégories distinctes :
? les bateaux protégés au titre des Monuments historiques ;
? les bateaux d?intérêt patrimonial.
Ces bateaux couvrent une large palette d?usage : plaisance, pêche, commerce, bateau de
charge, omnibus, compétition, sauvetage et drague.
Le 5 novembre 1982, le ministère de la Culture classe pour la première fois trois navires au
titre de la législation sur les monuments historiques : l?ancien bateau-école, le trois-mâts carré
Duchesse-Anne (1901) et le bateau de charge Mad-Atao (1938).
En 2021, 188 bateaux relevant du domaine maritime sont désormais protégés. Leur protection
répond notamment à des critères objectifs (rareté, ancienneté, représentativité d?un type,
facteur innovant, état sanitaire du bateau, ?) et subjectifs (réputation de l?architecte naval,
du charpentier de marine ou du chantier artisanal, personnalité du navigateur, dimension
événementielle, ?). D?autres éléments peuvent conduire à protéger un bateau : son
authenticité, les projets culturels et financiers liés à la sauvegarde du bateau.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 93 ?
Tableau 7 : bateaux maritimes classés et inscrits au titre des monuments historiques en 2021
rangés par façade selon leur port d?attache
En nombre
Façade Bateaux classés Bateaux inscrits
Manche Est-Mer du Nord 18 8
Nord-Atlantique?Manche Ouest 47 1
Sud-Atlantique 29 63
Méditerranée 14 6
Outre-mer 0 2
Total 108 80
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Graphique 1 : bateaux maritimes classées ou inscrits au titre des monuments historiques de
1982 à 2021
En nombre
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Label « Bateaux d'Intérêt Patrimonial » (BIP)
Le label BIP a pour objectif de distinguer et de valoriser les éléments les plus remarquables du
patrimoine naviguant sous pavillon français. Les conditions d'attribution ont été définies par
le décret n° 2007-1262 du 21 aout 2007 définissant certaines exonérations du droit annuel de
francisation et de navigation. Le label est délivré par la Fondation du patrimoine maritime et
fluvial, pour cinq ans, après avis d?une commission d?agrément regroupant des représentants
des différentes institutions concernées (ministère chargé des douanes, ministère chargé de la
mer, ministère chargé de la culture, Conservatoire de l?espace littoral et des rivage lacustres,
Fondation du patrimoine, Fondation du patrimoine maritime et fluvial, Association nationale
des élus du littoral), ainsi que cinq personnalités qualifiées.
Les critères de labélisation BIP correspondent globalement à ceux définis par les monuments
historiques : critère historique, critère technique (architecte, chantier particulier, type de
construction, type de navire, qualité de la réplique?), critère spécifique (lié à une
personnalité, à un évènement, à sa rareté, à son caractère exceptionnel ou culturel). À la
différence des Monuments historiques, les répliques peuvent aussi être concernées par ce
label. Par ailleurs, alors que, pour les Monuments historiques, seul le chef de file d?une série
? 94 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
de bateaux ou l?un de ses représentants particulièrement emblématiques peut bénéficier
d?une procédure de protection, le label BIP peut s?appliquer à plusieurs exemplaires d?une
même série. Enfin, les bateaux classés Monuments historiques sont destinés à recevoir, de
facto, le label BIP
En 2021, la France compte 1 179 bateaux d?intérêt patrimonial, contre 194 en 2009.
Tableau 8 : bateaux maritimes d?intérêt patrimonial rangés par façade selon leur port
d?attache en 2021
En nombre
Façade Bateaux maritimes
Manche Est-Mer du Nord 120
Nord-Atlantique?Manche Ouest 484
Sud-Atlantique 89
Méditerranée 481
Outre-mer 5
Total 1 179
Source : Fondation du patrimoine maritime et fluvial, 2022. Traitements : SDES, 2022
Patrimoine archéologique subaquatique
De par son histoire et son positionnement géographique, la France est dotée d?un patrimoine
archéologique subaquatique riche tant du point de vue de sa quantité que de sa diversité. Ce
patrimoine couvre également l?ensemble des grandes époques historiques.
Des inventaires continus enrichissent cette connaissance et la mise en valeur de ce patrimoine
historique regroupé en entité archéologique, à savoir un ensemble cohérent de vestiges
présentant une unité chronologique et/ou fonctionnelle sur un espace donné. La France en
compte plus de 6 000 en 2022.
Graphique 2 : répartition des entités archéologiques selon leur interprétation
Sources : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 95 ?
Graphique 3 : répartition des entités archéologiques par territoire selon leur interprétation
En nombre
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Graphique 4 : répartition des entités archéologiques par territoire selon leur chronologie
En nombre
Note : le découpage de la période post-médiévale comprend : l?époque moderne = 1492-1789 ; l?époque
contemporaine = 1 789 à nos jours ; l?époque récente = époque moderne + époque contemporaine, car il n?est pas
toujours possible de faire la distinction le temps d?une expertise sous-marine ; Indéterminé = site déclaré par un
bénévole et non expertisé par le département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm).
Des écarts peuvent subsister entre les deux graphiques précédents, les outils d?interrogation des bases de données
étant perfectibles. Les chiffres fournissent néanmoins un aperçu du volume et de la répartition des entités
archéologiques acceptables.
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
? 96 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chaque entité archéologique regroupe des biens culturels maritimes (gisements, épaves,
vestiges ou généralement tout bien présentant un intérêt préhistorique, archéologique ou
historique qui sont situés dans le domaine public maritime ou au fond de la mer dans la zone
contiguë).
En 2022, le ministère de la Culture estime à 56 590 les biens ou lots culturels maritimes. Ce
nombre est cependant sous-estimé du fait des bases de données incomplètes et de biens non
inventoriés à ce jour dans les musées et les dépôts.
Les dépositaires de biens culturels maritimes sont principalement les musées (122), les services
publics et institutions (90), les associations (24) et les dépôts et centres de conservation et
d'études archéologiques (17).
Autres équipements emblématiques
L?attractivité du littoral dépend également d?autres équipements pouvant être de nature à
mettre en exergue le patrimoine de la mer. Ainsi, les aquariums et les musées participent à
cette dynamique.
Les aquariums
En 2022, le littoral français compte 19 aquariums répartis sur les différentes façades maritimes
comme suit :
? Façade Manche Est-Mer du Nord :
o Cité de la mer de Cherbourg
o Aquacaux, Octeville-sur-Mer
o MARÉIS centre de découverte de la pêche en mer, Étaples
o Nausicaá, Boulogne-sur-Mer
? Façade Nord-Atlantique?Manche Ouest :
o Océarium du Croisic
o Marinarium de Concarneau
o Océanopolis, Brest
o Aquarium marin de Trégastel
o Grand aquarium de Saint-Malo
? Façade Sud-Atlantique :
o Musée de la mer de Biarritz
o Aquarium de La Rochelle
? Façade Méditerranée :
o Marineland, Antibes
o Institut océanographique Paul Ricard, Six-Fours-les-Plages
o Seaquarium, Le Grau-du-Roi
o PlanetOcean Montpellier
o Aquarium du Cap d'Agde
o Aquarium de Canet en Roussillon
o Aquarium de Banyuls-sur-Mer
? Outre-mer
o Aquarium de la Guadeloupe, Le Gosier
http://www.citedelamer.com/
http://aquariumsdefrance.fr/aquacaux/
http://aquariumsdefrance.fr/mareis-centre-de-decouverte-de-la-peche-en-mer/
http://aquariumsdefrance.fr/nausicaa-centre-national-mer/
http://aquariumsdefrance.fr/ocearium-du-croisic/
http://aquariumsdefrance.fr/marinarium-concarneau/
http://aquariumsdefrance.fr/oceanopolis-brest/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-marin-de-tregastel/
http://aquariumsdefrance.fr/grand-aquarium-de-saint-malo/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-biarritz/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-la-rochelle/
http://aquariumsdefrance.fr/marineland-antibes/
http://aquariumsdefrance.fr/institut-oceanographique-paul-ricard/
http://aquariumsdefrance.fr/le-seaquarium/
https://www.planetoceanworld.fr/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-marin-du-cap-dagde/
http://www.aquarium-canet.com/
https://www.banyuls-sur-mer.com/tourisme/decouvrir/la-mer-et-ses-tresors/incontournables-de-la-mediterranee/laquarium/
http://www.aquariumdelaguadeloupe.com/
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 97 ?
Les musées maritimes
Sous la tutelle du ministère de la Défense, le musée national de la Marine
assure la conservation et l?accroissement de ses collections dans tous les domaines de la
marine : marine nationale, marine de commerce, pêche, recherche océanographique, sport
nautique et plaisance.
En dehors du Musée national de la Marine (Paris), la France compte 24 musées maritimes sur
le littoral. Ces 25 musées représentent près de 10 % de l?ensemble des musées (245) présents
sur le littoral.
Tableau 9 : musées maritimes en France, par façade maritime
Façade Localisation
Manche Est-Mer du Nord
Cherbourg-Octeville : Cité de la Mer
Dunkerque : Musée portuaire
Étaples-sur-Mer : Mareis
Fécamp : Musée des Terre-Neuvas et de la pêche
Saint-Vaast-la-Hougue : Musée maritime de l'Île Tatihou
Rouen : Musée maritime fluvial et portuaire
Nord-Atlantique?Manche Ouest
Saint-Malo : Musée international du Long-Cours Cap-Hornier
Brest : Musée national de la Marine
Concarneau : Musée de la pêche
Douarnenez : Port-musée
Groix : Écomusée de l'île de Groix
Nantes : Musée naval Maillé-Brézé
Lorient : cité de la voile Éric Tabarly
Port-Louis : Musée national de la Marine
Saint-Nazaire : Écomusée de Saint-Nazaire
Sud-Atlantique
Bordeaux : Musée de la mer et de la marine
La Rochelle : Musée maritime
Rochefort : Musée national de la Marine
Biarritz : Musée de la Mer
Méditerranée
Marseille : Musée de la Marine
Grasse : Musée de la Marine, mémorial Amiral de Grasse
Arles : Musée de l'Arles Antique
Saint-Tropez : Musée d'histoire maritime
Toulon : Musée national de la Marine
Outre-mer
Nouméa : Musée de l'Histoire maritime de Nouvelle-
Calédonie
Sources : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Plate-forme de données ouvertes du ministère e la culture
? Plate-forme ouverte du patrimoine
? Phares de France
? Patrimoine maritime et fluvial
? Réseau des Grands Sites de France
? Combien trouve-t-on de phares en France
https://www.pop.culture.gouv.fr/search/mosaic?mainSearch=%22site%20patrimonial%20remarquable%22
https://www.pharesdefrance.fr/
https://www.patrimoine-maritime-fluvial.org/navires-du-patrimoine/demande-de-labellisation/
https://www.grandsitedefrance.com/
https://www.bateaux.com/article/22392/combien-trouve-t-on-de-phares-france
? 98 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Partie 4
Indicateurs de suivi de l?objectif 4 :
le rayonnement de la France
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 99 ?
Chiffres-clés
Analyse globale
Au 1er juillet 2019, la flotte de commerce (transports et services maritimes) sous pavillon
français de plus de 100 UMS comptait 415 navires, dont 177 navires pour la flotte de transport
et 238 navires pour la flotte de services maritimes4.
La flotte de commerce totalise 6,3 M UMS, dont 0,4 M UMS correspondent aux navires de
services maritimes et 5,9 M UMS à ceux dédiés à la flotte de transport.
Graphique 1 : flotte de commerce sous pavillon français en 2019
En nombre des navires et en UMS
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
4 les données publiées de la flotte de commerce sous pavillon français sont relatives aux navires d'une jauge brute supérieure à
100 UMS affectés à la flotte de services maritimes et à la flotte de transport. Sont exclus du périmètre étudié les navires de transports
de fret et de passagers exploités en navigation côtière, les barges, les pontons, les vedettes portuaires, ainsi que tous les navires
affectés à la police, à la douane ou au sauvetage en mer.
ÉVOLUTION DE LA FLOTTE DE COMMERCE
IMMATRICULÉE SOUS LES DIFFÉRENTS REGISTRES
FRANÇAIS ET PLACE DES DIFFÉRENTS PAVILLONS
En 2019 :
La flotte de commerce compte 415 navires et totalise
6,3 M UMS en jauge brute
? 100 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Analyse par catégorie et évolution depuis 2017
La flotte de commerce sous pavillon français comprend :
? Une flotte de transport répartie entre une flotte pétrolière et gazière, une flotte de
navires de charge, une flotte de navires à passagers ;
? Une flotte de services maritimes qui comprend les navires spécialisés, les navires
offshores et certains navires portuaires et côtiers.
La flotte de transport
Globalement, durant la période allant de 2017 à juillet 2019, la flotte de transport gagne
10 unités (soit une progression de 6 % du nombre de navires) et enregistre une hausse
d?environ 5 % en jauge brute.
La flotte de charge comprend 66 navires au 1er juillet 2019 et totalise 2,8 M UMS. Depuis 2017,
cette flotte compte sept unités supplémentaires et a enregistré une hausse de 20 % de la
jauge brute.
Sur la période 2017-2019, la flotte de navires à passagers gagne trois unités de navires en
passant de 66 en 2017 à 69 en 2019. La jauge brute augmente de 5 % pour atteindre en 2019
0,8 M UMS.
Le nombre de navires de la flotte pétrolière et gazière reste stable durant la période d?étude
avec 42 navires tandis que la jauge brute baisse de 8,7 %.
Graphique 2 : flotte de commerce sous pavillon français par catégorie de 2017 à 2019
En nombre de navires
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 101 ?
La flotte de services maritimes
Entre 2017 et le 1er juillet 2019, la flotte des services maritimes baisse de1 % en unités de
navires et d?environ 11 % en jauge brute.
Sur la même période, la flotte de navires spécialisés baisse de 12 % du nombre de navires et
de 28 % en jauge brute. En 2019, cette flotte compte 38 navires et totalise 161 563 UMS.
La flotte de services offshore compte 625 navires et totalise 0,1 M UMS de jauge brute au
1er juillet 2019. Depuis 2017, la flotte a diminué de 6 % en unités de navires, mais augmente de
6 % en jauge.
Le nombre de navires de la flotte services portuaires et côtières augmente de 6 unités entre
2017 et 2019 en passant de 132 à 138 navires, soit une hausse de 4,5 %. La flotte augmente de
4 % de la jauge brute.
Graphique 3 : flotte de commerce sous pavillon français par catégorie de 2017 à 2019
En jauge brute
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
Répartition par registres d?immatriculation
Répartie entre les différents registres d?immatriculation, la flotte de transport en 2019
comprend 86 navires inscrits au Registre international français (RIF), 54 navires au registre
métropolitain et de départements d?outre-mer et 37 navires aux registres des collectivités
d?outre-mer (6 en Nouvelle-Calédonie, 21 en Polynésie française et 10 à Wallis et Futuna).
La flotte de services maritimes comprend 95 navires inscrits au RIF, 128 navires au registre
métropolitain et de départements d?outre-mer et 15 navires aux registres des collectivités
d?outre-mer (12 en Nouvelle-Calédonie et 3 en Polynésie française).
? 102 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Évolution des registres d?immatriculation
Depuis 2017, le nombre de navires inscrits au RIF augmente de 15 % pour la flotte de transport,
mais diminue de 5 % pour la flotte de services maritimes.
En ce qui concerne le registre métropolitain et de départements d?outre-mer, une évolution
à la hausse de 125 % est enregistrée pour la flotte de transport sur la même période.
Le nombre de navires inscrits aux registres d?immatriculation restent stables en métropole et
DOM pour la flotte de service maritimes. Il est également stable dans les collectivités d?outre-
mer pour l?ensemble de la flotte de commerce.
Graphique 4 : registres d?immatriculation de 2017 à 2019
En nombre
FT : flotte de transport ; FS : flotte de services maritimes.
Note : visualisation du graphique en format dynamique sur : https://datawrapper.dwcdn.net/S6vBg/1/.
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
Pour aller plus loin
? Flotte de commerce sous pavillons français
https://datawrapper.dwcdn.net/S6vBg/1/
https://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.html?id=Temis-0046247&requestId=0&number=1%20)
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 103 ?
Chiffres-clés
Analyse globale
Au 1er juillet 2019, toutes catégories confondues, la France compte 546 aires marines
protégées (AMP) incluant des zones mixtes (terre et mer) ou strictement marines. Cela
représente 23,57 % de l?espace maritime français.
Au sein de ce dispositif, le réseau des AMP instaurées au titre des conventions de mers
régionales et des conventions internationales (Natura 2000, Convention OSPAR pour
l?Atlantique Nord-Est, Convention de Barcelone pour la Méditerranée, Convention de
Carthagène pour les Caraïbes, Convention Ramsar sur les zones humides, réserves de
biosphère UNESCO, biens inscrits sur la liste du Patrimoine mondial UNESCO et aires
spécifiques aux collectivités d?outre-mer du Pacifique) regroupe 302 sites en métropole et
dans les outre-mer, ce qui représente une superficie totale de 363 215 km², soit 3,54 % de
l?espace maritime français.
Tableau 1 : réseau d?aires marines protégées (AMP) de statut international en 2019
Superficie
(en km²)
Part des eaux françaises
couvertes par d'AMP de
statut international
(en %)
Total de
sites
(en nombre)
Aires marines protégées 2 419 325 23,57 546
Aires marines protégées
de statut international
363 215 3,54 302
Note : calcul des superficies sans double compte en cas de superpositions spatiales entre AMP et prise en compte de
l?ensemble des catégories d?AMP existantes au sein de l?espace maritime français.
Source : agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019. Traitements : AFB et SDES ; 2019.
PART DES EAUX FRANÇAISES COUVERTES PAR
DES AIRES MARINES PROTÉGÉES DE STATUT
INTERNATIONAL
En 2019 :
3,54 % des eaux françaises sont couvertes par au moins une
aire protégée de statut international
302 aires marines protégées de statut international, en
métropole et dans les territoires d?outre-mer
? 104 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Analyse régionale
Le territoire maritime de France métropolitaine est couvert à la hauteur de 44 % par le réseau
des aires marines protégées de statut international. Le réseau regroupe 285 sites en
métropole et couvre une superficie d?environ 165 000 km², soit 1,61 % de l?espace maritime
français.
Les Antilles françaises, regroupant les départements de la Guadeloupe et de Martinique ainsi
que les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, sont intégralement couvertes par
le sanctuaire Agoa, reconnu comme étant une aire spécialement protégée de la convention
de Carthagène. Il couvre une surface d?environ 145 000 km², ce qui représente 1,41 % de
l?espace maritime français.
Graphique 1 : part de la superficie des aires marines protégées de statut international par
zone géographique, en 2019
En %
Source : agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019. Traitements : AFB et SDES ; 2019
En Nouvelle-Calédonie, la couverture du territoire maritime par le réseau des AMP de statut
international est de 2,12 %. Un seul site de statut international est présent dans le territoire,
le Lagons de Nouvelle-Calédonie, bien inscrit sur la liste du patrimoine mondial UNESCO. Le
site couvre une superficie d?environ 29 000 km².
Les autres régions ultramarines, comme la Guyane française, Mayotte et les îles
subantarctiques sont encore peu couvertes par le réseau d?AMP de statut international. Ainsi,
la Guyane française compte quatre AMP de statut international, dont trois zones humides
d'importance internationale Ramsar (Basse Mana, estuaire du fleuve Sinnamary et marais de
Kaw) et une zone spécialement protégée de la Convention de Carthagène (Île du Grand
Connetable). La superficie totale du réseau est de 827 km², soit 0,61 % du territoire maritime
de la Guyane.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 105 ?
Graphique 2 : part de l?espace maritime français couvert par le réseau des AMP de statut
international, en 2019
En %
Source : agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019. Traitements : AFB et SDES
Les îles subantarctiques (relevant de l?administration des Terres australes et antarctiques
françaises) comptent avec une zone humide d'importance internationale Ramsar (Terres
australes françaises). La zone couvre une superficie d?environ 17 000 km², soit 1,04 % du
territoire maritime des îles.
Mayotte compte un seul site de statut international de 1 km² de superficie. Il s?agit de la zone
humide Vasière des Badamiers (Convention Ramsar). Les régions marines de Saint-Pierre-et-
Miquelon, de Wallis et Futuna, de l?île de La Réunion, et de Clipperton ne possèdent pas d?aires
marines protégées de statut international.
Graphique 3 : nombre et superficie totale d?aires marines protégées de statut international
par région géographique, en 2019
Source : Agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019.Traitements : AFB et SDES
Pour aller plus loin
? Les aires marines protégées en 2019
https://ree.developpement-durable.gouv.fr/themes/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/biodiversite/article/les-aires-marines-protegees-en-2019
? 106 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Annexes
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 107 ?
Submersion marine
L?Évaluation préliminaire des risques d?inondation (EPRI) apporte une vision homogène des
risques à l?échelle de chaque district hydrographique, et permet d?identifier les territoires
pour lesquels l?effort public sera porté en priorité pour réduire les conséquences négatives
des inondations. En 2011, l?EPRI a défini deux enveloppes approchées des inondations
potentielles (EAIP) : débordements de cours d?eau et submersions marines.
Les EAIP submersions marines agrègent trois types d'informations :
? La synthèse de l?ensemble de la connaissance cartographique (disponible en 2011)
au format SIG concernant les zones inondables par submersions marines au sein des
services de l?État (atlas des zones inondées, plan de prévention des risques naturels,
submersions marines et assimilés, autres données locales : données historiques,
études diverses...).
? L?étude de référence au niveau national « Vulnérabilité du territoire national aux
risques littoraux » (étude du Centre d?études techniques maritimes et fluviales -
Cetmef), qui a cartographié les zones topographiques du littoral situées sous un
niveau donné, constitué du niveau marin centennal auquel est ajouté un mètre pour
la prise en compte des effets du changement climatique.
? Des informations sur la géologie (couche des alluvions maritimes récentes)
disponibles sur le littoral.
Les ouvrages de protection et les protections naturelles de zones basses (territoires littoraux
dont l?altitude est inférieure aux niveaux atteints par la mer lors des conditions extrêmes,
cordons dunaires par exemple) n'ont d'une manière générale pas été pris en considération.
Toutefois, dans certaines parties aval des fleuves ou de leurs affluents, des barrages ou des
écluses ont été édifiés pour soustraire ces cours d'eau aux intrusions marines et permettre
une régulation des zones amont (soutien d'étiage, évacuation des crues continentales). Dans
certains cas, ces ouvrages assurant une très forte protection sur des territoires situés en
amont, ces territoires ont été soustraits de l'enveloppe.
L'impact du changement climatique a été pris en compte dans les résultats de l'étude
Vulnérabilité du territoire national aux risques littoraux, en considérant une rehausse du
niveau de la mer d'un mètre pour l'ensemble des côtes, outre-mer et Méditerranée inclus, en
cohérence avec l'hypothèse extrême du GIEC à l'horizon 2100.
Les enjeux humains, à savoir la population, le nombre des logements potentiellement affectés
par l?aléa submersions marines, ont été estimés à partir des croisements géomatiques des
emprises des aléas littoraux (EAIP submersion marine et effacement de l?ensemble des
ouvrages à l?échéance 2100) avec la base des données Fideli (Fichiers démographiques
d?origine fiscale sur les logements et les individus) de l?Insee et les Fichiers fonciers de la DGFiP
restructurés et enrichis par le Cerema sous la maîtrise d?ouvrage du ministère de l?écologie
(MTE/DGALN).
ANNEXE 1 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ENJEUX HUMAINES
EN ZONES DE SUBMERSION MARINE ET DANS
LES SECTEURS EN ÉROSION
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/serie/s1019
https://datafoncier.cerema.fr/donnees/fichiers-fonciers
? 108 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les Fichiers fonciers apportent de nombreuses informations attachées aux parcelles,
notamment les caractéristiques des locaux présents. Un « local » est ainsi défini comme un
ensemble de constructions qui, en raison de leur agencement, forment un ensemble
immobilier homogène d?un même compte-propriétaire. Ces informations sur les locaux sont
connues à l?échelle de la parcelle dans les Fichiers fonciers, sans être rattachées à l?emprise
des bâtiments (c?est aussi le cas dans la base FIDELI).
Dans les Fichiers fonciers, il faut faire la différence entre la forme du local et son occupation.
Le parti pris dans cette étude, est d?exploiter le nombre de locaux ayant une forme de
logement (maisons et appartements) et dont la surface de la parcelle affectée par l?aléa
submersion marine est supérieure à 25 %.
Érosion côtière
Concernant l?aléa érosion côtière, le scénario retenu pour la présente étude, à savoir le
scénario nommé S2C, considère un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire naturel et
l?effacement de l?ensemble des ouvrages (soit un recul derrière les ouvrages du même ordre
que les secteurs naturels adjacents) à l?échéance 2100. Le scénario a été développé par le
Cerema à partir de l?indicateur national de l?érosion côtière, et de l?étude prospective sur les
enjeux atteints par le recul du trait de côte qui a estimé, au niveau national, les positions du
trait de côte jusqu?en 2100 selon six scénarios combinant la tendance d?évolution du littoral
et des hypothèses sur le comportement des ouvrages de protection littoraux. Le scénario S2C
est par ailleurs en cohérence avec l?EAIP submersion marine, qui surestime généralement les
zones potentiellement inondées, notamment en raison de la non-prise en compte des
ouvrages de protection, ces derniers étant faillibles.
Les enjeux humains, à savoir le nombre des logements, potentiellement atteints par l?aléa
recul du trait de côte ont été estimés à partir des croisements géomatiques des emprises des
aléas littoraux (projections considérant un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire
naturel et effacement de l?ensemble des ouvrages à l?échéance 2100) avec les Fichiers fonciers
de la DGFiP restructurés et enrichis par le Cerema sous la maîtrise d?ouvrage du ministère de
l?écologie (MTE/DGALN).
Les Fichiers fonciers apportent de nombreuses informations attachées aux parcelles,
notamment les caractéristiques des locaux présents. Un « local » est ainsi défini comme un
ensemble de constructions qui, en raison de leur agencement, forment un ensemble
immobilier homogène d?un même compte-propriétaire. Ces informations sur les locaux sont
connues à l?échelle de la parcelle dans les Fichiers fonciers, sans être rattachées à l?emprise
des bâtiments.
Dans les Fichiers fonciers, il faut faire la différence entre la forme du local et son occupation.
Le parti pris dans cette étude est d?exploiter le nombre de locaux ayant une forme de
logement (maisons et appartements) et dont la surface de la parcelle affectée par l?aléa recul
du trait de côte est supérieure à 25 %.
Limites de l?étude
L?interprétation des résultats obtenues par l?estimation du recul du trait de côte est à mener
avec précaution et doit tenir compte notamment des limites des projections de la position
future du trait de côte dans « l?étude prospective » :
http://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/indicateur-national-de-l-erosion-cotiere-r473.html
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
https://datafoncier.cerema.fr/donnees/fichiers-fonciers
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 109 ?
Les taux d?évolution utilisés sont sujets à de nombreuses incertitudes liées notamment à leurs
conditions de détermination. La caractérisation de l?évolution du trait de côte par un unique
taux ne permet pas de prendre en considération d?éventuels changements de dynamique liés
aux modifications de l?environnement côtier.
Les effets sur le recul du trait de côte de la hausse du niveau marin, associés au changement
climatique, sont très mal caractérisés et font encore actuellement l?objet de nombreux
travaux scientifiques. Ces effets ne sont donc pas pris en compte dans cette étude.
Les phénomènes d?envahissement permanent par la mer des zones basses induits par les
effets de l?érosion sur des structures ou environnements littoraux (disparition de cordons
dunaires ou d?autres points hauts au droit de zones basses littorales) ne sont également pas
pris en compte.
Les hypothèses sur le comportement des ouvrages côtiers existants (maintien/disparition
progressive/effacement) sont très schématiques et ne tiennent pas compte de leurs états. La
construction de nouveaux aménagements n?est également pas considérée.
Les zones portuaires abritées par des jetées n?ont pas été étudiées dans le cadre de la
cartographie de l?indicateur national de l?érosion côtière. La détermination des positions
futures du trait de côte ne peut être menée dans ces secteurs particuliers, lesquels ne sont
donc pas pris en compte dans cette étude.
Concernant l?aléa submersion marine, la méthode employée pour construire les EAIP a
conduit à fusionner des sources d?information d?échelles et de précisions variables. Elle
génère des incertitudes qui peuvent être ponctuellement importantes (surestimation des
emprises ou, au contraire, sous-estimation). Par ailleurs, les ouvrages de protection maritime
et les protections naturelles (cordons dunaires par exemple) étant considérés comme
transparents dans l?EAIP submersion marine, l'emprise obtenue peut être considérée, en
première approximation, comme intégrant l'effet de la défaillance de ces ouvrages.
Néanmoins, elle ne prend en compte ni les tsunamis, ni l'érosion du trait de côte en particulier
sur les côtes rocheuses, qui peut entraîner d'autres types de risques.
? 110 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 2 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ENJEUX
INDUSTRIELS (ÉTABLISSEMENTS SEVESO) EN ZONES
DE SUBMERSION MARINE ET DANS LES SECTEURS EN
ÉROSION
Le nombre d?établissements Seveso potentiellement exposés à l?aléa submersion marine a été
déterminé à partir d?un croisement géomatique entre les données des établissements Seveso
avec l?EAIP submersion marine.
Le nombre d?établissements Seveso potentiellement exposés à l?aléa érosion du littoral a été
déterminé à partir d?un croisement géomatique entre les données des établissements Seveso
avec les projections considérant un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire naturel et
l?effacement de l?ensemble des ouvrages à l?échéance 2100.
Pour les deux aléas, les données relatives aux sites Seveso étant des points (et non l?emprise
des sites), une analyse par photo-interprétation a également été réalisée pour certains sites
Seveso situés hors des zones d?aléa et pour lesquels les installations (bâtiments, silos,
installations industrielles) sont manifestement situées dans une zone d?aléa. L?analyse par
photo-interprétation a été conduite à partir de l?observation des photographies aériennes
(BD ORTHO® dernière édition) les plus récentes fournies par l?IGN.
Focus sur l?aléa submersion marine
L?EAIP submersion marine agrège trois types d'informations :
? La synthèse de l?ensemble de la connaissance cartographique (disponible en 2011)
au format SIG concernant les zones inondables par submersions marines au sein des
services de l?État (atlas des zones inondées, plan de prévention des risques naturels,
submersions marines et assimilés, autres données locales : données historiques,
études diverses...).
? L?étude de référence au niveau national « Vulnérabilité du territoire national aux
risques littoraux » (étude du Centre d?études techniques maritimes et fluviales
(Cetmef), qui a cartographié les zones topographiques du littoral situées sous un
niveau donné, constitué du niveau marin centennal auquel est ajouté un mètre pour
la prise en compte des effets du changement climatique.
? Des informations sur la géologie (couche des alluvions maritimes récentes)
disponibles sur le littoral.
Les ouvrages de protection et les protections naturelles de zones basses (territoires littoraux
dont l?altitude est inférieure aux niveaux atteints par la mer lors des conditions extrêmes,
cordons dunaires par exemple) n'ont d'une manière générale pas été pris en considération.
Toutefois, dans certaines parties aval des fleuves ou de leurs affluents, des barrages ou des
écluses ont été édifiés pour soustraire ces cours d'eau aux intrusions marines et permettre
une régulation des zones amont (soutien d'étiage, évacuation des crues continentales). Dans
certains cas, ces ouvrages assurant une très forte protection sur des territoires situés en
amont, ces territoires ont été soustraits de l'enveloppe.
Par ailleurs, l'impact du changement climatique a été pris en compte dans les résultats de
l'étude Vulnérabilité du territoire national aux risques littoraux, en considérant une rehausse
du niveau de la mer d'un mètre pour l'ensemble des côtes, outre-mer et Méditerranée inclus,
en cohérence avec l'hypothèse extrême du GIEC à l'horizon 2100.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 111 ?
Focus sur l?aléa érosion côtière
Concernant l?aléa érosion côtière, le scénario choisi pour la présente étude, le scénario
nommé S2C, considère un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire naturel et
l?effacement de l?ensemble des ouvrages (soit un recul derrière les ouvrages du même ordre
que les secteurs naturels adjacents) à l?échéance 2100. Le scénario a été développé par le
Cerema à partir de l?indicateur national de l?érosion côtière, et de l?étude prospective sur les
enjeux atteints par le recul du trait de côte qui a estimé, au niveau national, les positions du
trait de côte jusqu?en 2100 selon six scénarios combinant la tendance d?évolution du littoral
et des hypothèses sur le comportement des ouvrages de protection littoraux. Le scénario S2C
est par ailleurs en cohérence avec l?EAIP submersion marine qui surestime généralement les
zones potentiellement inondées avec notamment la non-prise en compte des ouvrages de
protection, ces derniers étant faillibles.
Limites de l?étude
Même si très peu des sites « Seveso » sont potentiellement concernés par le recul du trait de
côte, l?interprétation des résultats est à mener avec précaution et doit tenir compte
notamment des limites des projections de la position future du trait de côte dans « l?étude
prospective » :
? Les taux d?évolution utilisés sont sujets à de nombreuses incertitudes liées
notamment à leurs conditions de détermination. La caractérisation de l?évolution
du trait de côte par un unique taux ne permet pas de prendre en considération
d?éventuels changements de dynamique liés aux modifications de l?environnement
côtier.
? Les effets sur le recul du trait de côte de la hausse du niveau marin, associés au
changement climatique, sont très mal caractérisés et font encore actuellement
l?objet de nombreux travaux scientifiques. Ces effets ne sont donc pas pris en
compte dans cette étude.
? Les phénomènes de submersion permanente potentiellement induits par les effets
de l?érosion sur des structures ou environnements littoraux (disparition de cordons
dunaires ou d?autres points hauts au droit de zones basses littorales) ne sont
également pas pris en compte.
? Les hypothèses sur le comportement des ouvrages côtiers existants (maintien/
disparition, progressive/effacement) sont très schématiques et ne tiennent pas
compte de leurs états. La construction de nouveaux aménagements n?est également
pas considérée.
? Les zones portuaires abritées par des jetées n?ont pas été étudiées dans le cadre de
la cartographie de l?indicateur national de l?érosion côtière. La détermination des
positions futures du trait de côte ne peut être menée dans ces secteurs particuliers,
lesquels ne sont donc pas pris en compte dans cette étude.
Concernant l?aléa submersion marine, la méthode employée pour construire les EAIP a
conduit à fusionner des sources d?information d?échelles et de précisions variables. Elle
génère des incertitudes, qui peuvent être ponctuellement importantes (surestimation des
emprises ou, au contraire, sous-estimation). Par ailleurs, les ouvrages de protection maritime
et les protections naturelles (cordons dunaires par exemple) étant considérés comme
transparents dans l?EAIP submersion marine, l'emprise obtenue peut être considérée, en
première approximation, comme intégrant l'effet de la défaillance de ces ouvrages.
Néanmoins, elle ne prend en compte ni les tsunamis, ni l'érosion du trait de côte en particulier
sur les côtes rocheuses, qui peut entraîner d'autres types de risques.
http://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/indicateur-national-de-l-erosion-cotiere-r473.html
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
? 112 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 3 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR VALEUR
AJOUTÉE DE L?ÉCONOMIE MARITIME
L?indicateur valeur ajoutée brute de l?économie maritime s?appuie sur les résultats des travaux
de l?Ifremer sur les « Données économiques maritimes françaises en 2021 » (DEMF). Au sens
des travaux de l?Ifremer, l?indicateur traite l?ensemble des secteurs d?activité de l?économie
maritime, liés à la mer, c?est-à-dire :
? l?extraction des ressources marines : ressources vivantes, minérales et énergétiques ;
? l?exploitation des espaces et des propriétés physiques des eaux et des fonds marins qui
sont aussi des ressources (énergies renouvelables et électronucléaire, pose de câbles
sous-marins, construction d?infrastructures maritimes et côtières, transport maritime,
Marine nationale) ;
? l?exploitation des sites maritimes et côtiers remarquables (tourisme, loisirs, plaisance) ;
? les industries utilisatrices et transformatrices des ressources biologiques (produits de la
mer, algues) ;
? les secteurs manufacturiers et les services qui interviennent en amont des industries
d?exploitation : construction et réparation navale, construction nautique, services à
l?énergie offshore, services financiers au transport et à la plaisance ;
? les services publics : la défense, le soutien aux activités maritimes et aux gens de mer, la
protection de l?environnement, la recherche scientifique.
De manière plus précise, le périmètre de l?économie maritime selon les DEMF comprend
15 domaines d?activité distincts relevant du secteur industriel et du secteur public. Ces
activités sont structurées comme suit :
Secteur Industriel
? produits de la mer ;
? extraction de matériaux marins ;
? extraction de sel marin ;
? construction et réparation navales ;
? transport maritime et fluvial ;
? tourisme littoral ;
? assurances maritimes ;
? travaux publics maritimes et fluviaux ;
? services parapétroliers et paragaziers offshore ;
? fabrication, pose et maintenance de câbles sous-marins ;
? production d?énergie.
https://archimer.ifremer.fr/doc/00770/88225/
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 113 ?
Secteur public non marchand
? intervention publique dans le domaine maritime : signalisation, sécurité et sûreté,
formation des gens de mer, protection sociale ;
? marine national ;
? protection de l?environnement littoral et marin ;
? recherche marine civile.
Les indicateurs et jeux des données mobilisés pour les activités industrielles (extraction,
pêche, manufacturier, construction, travaux maritimes, commerce et autres services privés)
s?appuient sur :
? des indicateurs sectoriels fournis par l?Institut national de la statistique et des études
économiques (Insee) selon la nomenclature d?activités françaises (NAF) ;
? les comptes satellites des transports, du tourisme et de l?environnement ;
? des indicateurs issus d?Eurostat et des associations professionnelles permettant des
comparaisons européennes ;
? les statistiques des services ministériels ;
? des données des associations professionnelles et de certaines entreprises pour
l?évaluation de certains secteurs non identifiés spécifiquement par la NAF.
Pour le secteur public, l?évaluation est faite à partir des budgets, des effectifs et des coûts de
personnels. Elle s?appuie sur :
? les documents budgétaires des lois de finances ;
? les statistiques des services ministériels ;
? les données des organismes publics concernés.
? 114 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 4 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ÉVOLUTION
DES FLUX DE NUTRIMES À LA MER
Depuis plusieurs années, la France évalue tous les ans les flux de polluants à la mer d?azote et
de phosphore via les cours d?eau au titre des conventions Ospar pour la Manche, la mer du
Nord et l?Atlantique (programme Riverine Input Discharges), et Medpol pour le pourtour
méditerranéen. La commission Ospar met à disposition un logiciel de calcul des flux, RTrend®,
sur lequel s?appuient les résultats présentés ici. Comme la convention Medpol n?a pas spécifié
de méthodologie, les préconisations Ospar sont étendues au bassin méditerranéen.
Les flux sont calculés sur le total (phase dissoute et particulaire) d?azote ou de phosphore. Il
s?agit d?estimations, en raison, d?une part, du nombre parfois restreint d?analyses et, d?autre
part, de la faible couverture des épisodes de crue, pouvant transférer d?importantes quantités
de polluants. Les flux calculés ne peuvent donc pas être rigoureusement considérés comme
les flux réels.
Le flux d?une substance chimique vers la mer est calculé en multipliant le débit du cours d?eau
par la concentration de cette substance dans ce dernier. Pour faciliter les comparaisons entre
molécules distinctes contenant de l?azote, les flux d?azote ammoniacal et de nitrate sont
exprimés en équivalent d?élément azote.
Exemples :
? Une concentration de 50 mg de nitrate/litre est équivalente à une concentration de
11,3 mg d?élément azote/litre, d?après la part que représente la masse de l?élément azote
dans la masse de la molécule de nitrate (facteur de conversion unitaire = 4,42).
? Une concentration de 50 mg d?azote ammoniacal/litre est équivalente à une
concentration de 39,1 mg d?élément azote/litre (facteur de conversion unitaire = 1,28).
Appliquées aux flux annuels, ces conversions unitaires donnent : 100 kT d?ammonium
(NH4/an) sont équivalents à 77,8 kT d?élément azote (N/an) et 100 kT de nitrate (NO3/an) sont
équivalents à 22,6 kT d?élément azote (N/an).
Trois types de cours d?eau sont distingués : les fleuves principaux, les cours d?eau secondaires
ou tributaires et les zones d?apport diffus qui ne sont pas drainées par un cours d?eau
significatif (voir cartes 1 et 2). Sur chacun des cours d?eau, des stations de surveillance et de
débit sont choisies de manière à disposer des chroniques les plus longues possibles.
Les territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis
dans le cadre des conventions Ospar et Medpol, représentent 520 000 km2, soit 95 % de
l?ensemble du territoire. Les 5 % restants correspondent à la frange nord-est de la métropole,
dont les rivières poursuivent leur tracé en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg, et qui
n?est donc pas prise en compte dans cette étude.
Les territoires ayant la Manche et la mer du Nord comme exutoire couvrent 23 % de la zone
d?étude, ceux de l?Atlantique 51 % et la Méditerranée 26 %.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 115 ?
Carte 1 : localisation des territoires pris en compte dans le cadre de la convention Ospar
Source : IGN, MEDAD et agences de l?eau, BD Carthage®, 2006 ; MEDAD, banque hydro, 2018. Traitements : SDES, 2011
Carte 2 : localisation des territoires pris en compte dans le cadre de la convention Medpol
Source : MEEDDM ; BD Carthage® ; 2006 et banque hydro ; agences de l?eau. Traitements : SDES, 2011
? 116 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 5 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ÉTAT
ÉCOLOGIQUE DES STOCKS HALIEUTIQUES
La directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) recommande aux États membres
d?entreprendre une approche de gestion des milieux marins fondée sur la notion
d?écosystème. Par cette directive, la France s?est engagée à atteindre en 2020 le bon état
écologique (BEE) des milieux marins, pour les eaux métropolitaines sous sa juridiction.
Le BEE est qualifié par 11 descripteurs couvrant l?ensemble des composantes biocénotiques
et des pressions pesant sur les écosystèmes marins. Le descripteur 3 de la DCSMM, « Espèces
exploitées à des fins commerciales », en France métropolitaine5 [1], s?attache à l?état des
populations d?espèces commerciales, soumises à l?activité de pêche, qui constitue une source
de pression anthropique sur le milieu marin. Il stipule que les populations de tous les poissons
et crustacés exploités à des fins commerciales se situent dans les limites de sécurité
biologique, en présentant une répartition de la population par âge et par taille qui témoigne
de la bonne santé du stock.
Dans le cadre de l?évaluation des espèces commerciales, chaque stock d?une espèce donnée
est évalué à une échelle géographique pertinente d?un point de vue écologique, basée sur une
agrégation spécifique de différents zonages statistique définie par des experts scientifiques.
La sélection des stocks repose sur la liste des stocks évalués au sein d?instances internationales
comme le Conseil international pour l?exploration de la mer (CIEM) ou la Commission
internationale pour la conservation des thonidés de l?Atlantique (CICTA). Certains stocks
locaux font l?objet d?évaluations à l?échelle nationale et peuvent ainsi être considérés de par
leur importance économique ou patrimoniale.
Pour un stock donné, les critères « mortalité par pêche » et « biomasse du stock
reproducteur » sont renseignés au travers des informations quantitatives disponibles dans les
évaluations de stocks et les avis fournis par le CIEM, par le Comité scientifique, technique et
économique des pêches (CSTEP), par la CGPM ainsi que par la CICTA. Des évaluations de
stock réalisées à l?échelle nationale ont également servi à l?évaluation du BEE des espèces
commerciales dans les sous-régions marines françaises.
L?atteinte du BEE au titre du descripteur 3 est évaluée par intégration des évaluations du
critère « mortalité par pêche » et/ou du critère « biomasse du stock reproducteur » et/ou
pour chaque stock. La méthode d?intégration utilisée est le « One Out All Out » (OOAO). Cela
signifie que tous les critères évalués doivent être dans les limites de valeurs décrivant le BEE
(rendement maximum durable). Le statut global est ainsi présenté à l?échelle du stock : « BEE
atteint », « BEE non atteint » ou « Pas d?évaluation ».
L?aire de répartition d?un stock donné correspond rarement avec la délimitation des sous-
régions marines (SRM). L?évaluation porte donc sur les stocks de ressources halieutiques
évaluables, dont la distribution géographique est partiellement ou intégralement comprise
dans la SRM considérées : Manche-Mer du Nord, Mers Celtiques, Golfe de Gascogne et
Méditerranée Occidentale. En conséquence, une même évaluation peut apparaître dans
plusieurs SRM.
5 Le descripteur 3 est défini comme étant « Les populations de tous les poissons et crustacés exploités à des fins commerciales se
situant dans les limites de sécurité biologique, en présentant une répartition de la population par âge et par taille qui témoigne de
la bonne santé du stock » (Source directive 2008/56/CE).
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 117 ?
Les stocks considérés pour la façade Manche Est-Mer du Nord recouvrent tout ou partie de
l?emprise de unités marines de rapportage (UMR) correspondante à la sous-région marine
« Manche-Mer du Nord ». À l?échelle de la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest,
l?évaluation est réalisée pour la partie française des SRMs « Mers Celtiques » et « Golfe de
Gascogne ». Pour la façade Sud-Atlantique, l?évaluation est réalisée pour la SMR « Golfe de
Gascogne ». En fin, pour la façade Méditerranée, la SMR concernée est la partie française de
la SMR Méditerranée Occidentale.
? 118 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 6 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ÉVOLUTION
DE LA QUALITÉ BACTÉRIOLOGIQUE DES PRODUITS
DE LA MER (COQUILLAGES)
Le réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillages (REMI), permet
la surveillance sanitaire des zones de production exploitées par les professionnels et classées
par l?Administration. Sur la base du dénombrement dans les coquillages vivants
des Escherichia coli (E. coli), bactéries communes du système digestif, recherchées comme
indicateur de contamination fécale, le REMI a pour objectifs :
? estimer la qualité microbiologique des zones de production de coquillages ;
? suivre l?évolution des niveaux de qualité microbiologique des zones de production
de coquillages ;
? détecter et suivre les épisodes inhabituels de contamination.
Le classement et la surveillance microbiologique des zones de production et de reparcage de
coquillages vivants répondent aux seuils fixés par l?article 52 du règlement d?exécution (UE)
n2019/627 6 , arrêté du 6 novembre 2013 7 , qui prévoit un classement selon trois classes
différentes (A, B, C) en fonction du niveau de contamination fécale. Ce classement est établi
selon les critères de concentration de la bactérie indicatrice de la contamination fécale
Escherichia coli dans les coquillages. Le classement conditionne la commercialisation des
coquillages. Ainsi, ceux issus de zones classées A peuvent être commercialisés directement,
ceux provenant de zones B doivent être purifiés avant commercialisation, enfin, ceux issus de
zones C doivent être traités thermiquement ou reparqués. Les mesures hors des critères de
classe A, B, C ont été mis dans la catégorie D « très mauvaise » dite aussi « non classé ».
Tableau : critères de qualité microbiologique des zones de production et de reparcage de
coquillages vivants
Source : Ifremer, REMI ; 2022
L?estimation de la qualité microbiologique des points REMI est déterminée sur la base des
résultats de surveillance régulière obtenus au cours des trois dernières années (calendaires)
6Règlement d?exécution (UE) 2019/627 de la Commission du 15 mars 2019 établissant des modalités uniformes pour la réalisation
des contrôles officiels en ce qui concerne les produits d'origine animale destinés à la consommation humaine conformément au
règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil et modifiant le règlement (CE) n° 2074/2005 de la Commission en ce
qui concerne les contrôles officiels.
7Arrêté du 6 novembre 2013 relatif au classement à la surveillance et à la gestion sanitaire des zones de production et des zones de
reparcage des coquillages vivants.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 119 ?
pour chacun des groupes de coquillages suivis (groupe 2 : bivalves filtreurs fouisseurs ;
groupe 3 : bivalves filtreurs non fouisseurs). Quatre niveaux sont définis :
? qualité bonne : au moins 80 % des résultats est ? 230 et 100 % des résultats sont
? 700 E. coli/100g CLI (Chair et Liquide Intervalvaire) ;
? qualité moyenne : 90 % des résultats ? 4 600 et 100 % ? 46 000 E. coli/100 g CLI ;
? qualité mauvaise : 100 % des résultats ? 46 000 E. coli/100 g CLI ;
? qualité très mauvaise : si un résultat est > 46 000 E. coli/100 g CLI.
L?évolution de qualité microbiologique des points REMI suivis est déterminée en prenant en
compte tout l?historique des données disponibles. Seules sont considérées les points
disposant d?un nombre de données suffisant sur chaque période de trois années calendaires
considérées (24 ou 12 résultats pour les points pouvant être suivies à fréquence bimestrielle).
La qualité est déterminée sur les données acquises sur les trois années calendaires et par
année glissante entre 1991 et 2020.
S?agissant d?un réseau visant la protection de la santé des consommateurs, les points REMI
sont positionnés dans la zone de production, au niveau du secteur identifié comme le plus
exposé aux contaminations.
Carte interactive référençant les lieux de surveillance REMI* dans les zone de production
conchylicole en France métropolitaine
Source : Ifremer- Surval. Accès aux données de l?environnement marin et littoral, 2022
Les sources de contamination microbiologique sont d?origine très variées et bien souvent la
qualité microbiologique estimée au niveau des points de suivi (et/ou des zones) est la
résultante de multiples sources conjuguées, issues du ou des bassins versants proches de la
zone de production, ou de rejets très locaux ou ponctuels (exemple : déversement d?eaux
usées brutes sur ou à proximité de la zone de production). La dégradation de la qualité du
milieu peut être liée par exemple à l?évolution démographique qui rend inadéquat les
ouvrages de traitement des eaux usées existants, à des contaminations au niveau du réseau
pluvial, à des dysfonctionnements du réseau liés aux fortes pluviométries, aux variations
saisonnières de la population (tourisme), à l?évolution des pratiques agricoles (élevage,
épandage?), mais aussi à des déversements sauvages d?eaux usées (bateau de plaisance,
camping-car?) ou à la présence de la faune sauvage. La reconquête de la qualité
microbiologique peut quant à elle résulter d?aménagements mis en oeuvre sur le bassin
versant (ouvrages et réseau de collecte des eaux usées par exemple, stations d?épuration,
systèmes d?assainissement autonome?). Le travail d?identification de l?origine des sources de
contamination, de hiérarchisation des sources sont des étapes indispensables, mais parfois
complexes pour permettre d?identifier les actions prioritaires à mettre en oeuvre par les
autorités pour améliorer la qualité des eaux, et par conséquent la qualité des zones de
production conchylicole.
https://wwz.ifremer.fr/surval/Donnees/Cartographie-Inventaire-du-reseau-REMI#/map
? 120 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Biomasse du stock reproducteur : mesure la capacité d?un stock à se reproduire.
Biocénotique : branche de l'écologie dont l'objet est l'étude des communautés d'êtres vivants
(végétaux et animaux) qui vivent et se reproduisent dans un écosystème donné.
Certificat complémentaire (CC) : certification associée à certains diplômes d?État de la filière
« Jeunesse de l?éducation populaire et du sport » (JEPS). Le CC a pour but de valider des
compétences particulières permettant aux titulaires du diplôme d?État concerné d?élargir son
champ de compétences professionnelles. Ce libellé s?est substitué au 1er janvier 2016 à celui
des unités capitalisables complémentaires (UCC), constituée d?une seule unité capitalisable,
et des certificats de spécialisation (CS), composés de plusieurs unités capitalisables (article 4
du décret no 2015-1527 du 24 novembre 2015 relatif au brevet professionnel, au diplôme
d?État et au diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport). Les
UCC et les CS existants sont regardés, au sens des nouvelles dispositions, comme des
certificats complémentaires.
Érosion du littoral : phénomène naturel qui se traduit par le recul de la position du rivage. Des
bâtiments sont régulièrement atteints par la mer et de nombreux autres sont potentiellement
exposés. Les effets liés au changement climatiques (hausse du niveau des mers, événements
climatiques extrêmes : tempêtes, cyclones?) sont de nature à amplifier cette dynamique.
Établissements Seveso : les établissements dits Seveso constituent les installations les plus
dangereuses parmi les ICPE. Ils se composent principalement d?installations pétrolières
(raffineries, dépôts de carburants), gazières, pharmaceutiques et chimiques, d?entrepôts de
produits dangereux, de silos, de dépôts ou fabricants de matières explosives, de distilleries,
de dépôts d?engrais (liste non exhaustive). Les établissements dits Seveso sont classés selon la
directive Seveso 3 « concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant
des substances dangereuses », entrée en vigueur en France le 1er juin 2015, en deux types
d?établissement :
? les établissements Seveso seuil haut, qui ont sur leur site de grandes quantités de
substances dangereuses et se voient appliquer des obligations en conséquence ;
? les établissements Seveso seuil bas, avec de moindres quantités de substances et
par conséquent moins d?obligations.
La directive Seveso 3 établit des règles pour la prévention des accidents majeurs impliquant
des substances dangereuses et la limitation de leurs conséquences pour la santé humaine et
l?environnement. Elle vise à assurer de façon cohérente et efficace un niveau de protection
élevé dans toute l?Union européenne. Les obligations prévues par la directive et applicables
selon les seuils Seveso correspondent en fait à des mesures de prévention et de limitation des
conséquences telles que l?établissement et la mise en place de :
? une politique de prévention des accidents majeurs ;
? une étude de dangers ;
? un système de gestion de la sécurité ;
? un plan d?urgence interne ;
? un plan d?urgence externe ;
? une politique de maîtrise de l?urbanisation.
Glossaire
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 121 ?
Installation classée pour la protection de l?environnement (ICPE) : les ICPE dans le domaine
industriel : il peut s?agir de toute exploitation susceptible de créer des risques ou de
provoquer des pollutions ou des nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des
riverains.
Mortalité par pêche : estimation de la pression que la pêche fait subir à un stock.
Population au chômage : au sens du recensement de la population, les personnes déclarant
être chômeurs à la recherche d?un emploi.
Population active : au sens du recensement de la population, ensemble des personnes
déclarant exercer une profession, salariée ou non, y compris à temps partiel ; aider un
membre de la famille dans son travail même sans rémunération ; être apprenti ou stagiaire
rémunéré ; être militaire du contingent, tant que cette situation existait ; ou être chômeur à
la recherche d?un emploi.
Stock halieutique : fraction exploitée d?une population biologique sauvage, avec une
dynamique propre et avec pas (ou peu) de relations avec les stocks adjacents.
Submersion marine : inondation temporaire de la zone côtière par la mer dans des conditions
météorologiques et marégraphiques sévères. Ce phénomène brutal, résultat généralement de
la conjonction de phénomènes extrêmes (dépression atmosphérique, vent, houle, pluie) et de
forts coefficients de marée provoquant une importante surcote du niveau de la mer, survient
quand le niveau de la mer dépasse la cote des ouvrages de protection ou des terrains en bord
de mer, lorsque la mer crée des brèches et rompt les ouvrages ou les cordons naturels, ou
quand des paquets de mer franchissent les barrages naturels ou artificiels suite au
déferlement de vagues de taille importante.
Sur-occupation des logements : au sens du recensement de la population de l?Insee, rapport
du nombre de logements sur-occupés sur le nombre total de résidences principales. Par
convention, un logement est considéré comme étant sur-occupé lorsqu?il lui manque au
moins une pièce par rapport à la norme d?« occupation normale », fondée sur :
? une pièce de séjour pour le ménage ;
? une pièce pour chaque personne de référence d?une famille ;
? une pièce pour les personnes hors famille non célibataires ou les célibataires de
19 ans ou plus, et pour les célibataires de moins de 19 ans ;
? une pièce pour deux enfants s?ils sont de même sexe ou ont moins de sept ans ;
? une pièce par enfant.
L?indicateur n?est calculé que pour les ménages de deux personnes ou plus.
Le concept de sur-occupation repose sur la composition du ménage et le nombre de pièces
du logement.
Taux de pauvreté : part de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de 60 %
du niveau de vie médian de France métropolitaine. En 2016, la médiane du revenu disponible
est de 20 809 ¤. Les taux de pauvreté sont diffusés sur les zones de plus de 1 000 ménages ou
plus de 2 000 personnes dans lesquelles il y a au moins 200 personnes et 11 ménages pauvres,
ainsi qu'au moins 200 personnes et 11 ménages au-dessus du seuil de pauvreté. Dans cette
étude et pour la France métropolitaine, les données sont diffusées au niveau du département
pour l?ensemble des communes littorales.
Taux de chômage : au sens du recensement de la population, rapport du nombre de chômeur
sur la population active.
UMS : Universal Measurement System : unité de mesure de la capacité intérieure de navires de
plus de 24 m. 300 UMS correspond à une capacité de 566 m3.
? 122 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
CGDD, décembre 2025
Coordination éditoriale : Claude Baudu-Baret
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction de l?information environnementale
Tour Séquoia ? 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
mailto:diffusion.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
Résumé
Sommaire
Introduction
Partie 1- Indicateurs de suivi de l?objectif 1 : la transition écologique pour la mer et le littoral
Partie 2 - Indicateurs de suivi de l?objectif 2 : le développement de l?économie bleue durable
Partie 3 - Indicateurs de suivi de l?objectif 3 : le bon état écologique du milieu marin et la préservation d?un littoral attractif
Partie 4 - Indicateurs de suivi de l?objectif 4 : le rayonnement de la France
Annexes
Glossaire
(ATTENTION: OPTION ratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
À l?échelle du littoral métropolitain, les jeunes résidant sur cette façade sont plus souvent en
activité ou scolarisés. La part de jeunes non insérés est 4,5 points inférieurs à la moyenne du
littoral métropolitain. Le taux de pauvreté est parmi les plus bas de l?ensemble du littoral en
métropole. Il varie entre 9,6 % (Vendée) et 12,1 % (Côtes d?Armor).
Avec 4,9 %, la façade Nord Atlantique- Manche Ouest présente le taux de sur-occupation des
logements le plus faible du littoral métropolitain, soit cinq points de moins que la moyenne
du territoire littoral en métropole. Sur cette façade, les logements sur-occupés sont localisés
principalement sur le littoral Morbihannais (5,8 %), contre 3,5 % pour le littoral vendéen.
Façade Sud-Atlantique
Les communes littorales de la façade Sud-Atlantique comptent environ 719 400 résidents,
dont 7,5 % âgés de 18 à 25 ans. Le taux de pauvreté y oscille entre 11 et 14 %. Le chômage
affecte près de 47 500 personnes de 15 à 64 ans, soit un taux de 15,7 %. La façade littorale de
la Charente-Maritime est la plus touchée par le chômage (17,3 %) et la pauvreté (14 %). En
autre, un jeune sur quatre se retrouve sans emploi ou non scolarisé sur cette façade. La
Gironde et les Landes sont les départements les plus touchés, avec près de 30 % de jeunes y
résidant concernés.
24 400 logements sont sur-occupés, soit un taux de 6,8 %. Le taux de sur-occupation maximal
concerne les communes littorales de Pyrénées-Atlantiques et de Charente-Maritime
(respectivement 8,5 % et 8,3 %).
Façade Méditerranée
La façade Méditerranée compte 3,3 millions de résidents, dont 284 000 jeunes de 18 à 25 ans.
La part des jeunes non insérés est légèrement supérieure à la moyenne du littoral
métropolitain (27,1 %, contre 26,7 %). L?Aude et les Pyrénées-Orientales sont les
départements pour lesquels la part des jeunes non scolarisés ou sans emploi est la plus forte
(36 %).
Le nombre de personnes âgés de 15 à 64 ans et au chômage atteint 230 100, ce qui correspond
à un taux de chômage de 16,5 %. Le taux de chômage est plus élevé dans les départements
littoraux de la région Occitanie que sur le littoral de la région Provence?Alpes?Côte d?Azur ou
en Corse. Il atteint un maximum dans l?Aude et les Pyrénées-Orientales (21,8 %), contre 13,2 %
en Corse.
La façade méditerranée, dont la densité de population est la plus élevée des quatre façades
maritimes (358 hab./km2), est le territoire littoral de métropole le plus touché par la sur-
occupation des logements (14,7 %). Au sein de cette façade, la sur-occupation est plus
importante dans les Alpes Maritimes (22,6 %), les Bouches du Rhône (15,1 %) et le Var (12,2 %).
À l?exception du Var, le taux de pauvreté des départements du pourtour méditerranéen est
supérieur à la moyenne du littoral en métropole (16,4 %). Il est le plus élevé dans les Bouches-
du-Rhône (22,7 %), l?Aude (22,2 %) et la Haute Corse (21,3 %).
Pour aller plus loin :
? Revenus et pauvreté des ménages en 2016. France métropolitaine
https://www.insee.fr/fr/statistiques/4195239?geo=METRO-1#graphique-REV_G1
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 57 ?
Chiffres-clés
Suivi du trafic maritime et des opérations d?assistance
Afin de prévenir les risques liés à la navigation maritime (événements de mer, pollution du
milieu marin et du littoral...), la France est dotée dans l?Hexagone de cinq centres régionaux
opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS). Ils exercent la mission permanente de
service d?assistance maritime et de surveillance de la navigation.
Au sein de l?espace maritime métropolitain, cette surveillance est particulièrement renforcée
dans le secteur de la Manche, principal carrefour maritime assurant la desserte de toute
l'Europe du Nord-Ouest.
En 2020, les CROSS ont effectué le suivi de 156 926 navires de commerce de plus de 300 UMS
(Universal Measurement System) dans les eaux sous juridiction française de métropole. Le
trafic maritime a connu une année atypique en raison des mesures sanitaires mises en place
pour lutter contre l?épidémie de COVID-19. Ces dernières ont limité les échanges et contraint
davantage les accès aux structures portuaires entraînant, une diminution du trafic de 3,4 %
par rapport à 2019. Cette baisse a été globale sur l?Hexagone et a concerné quasiment tous
les types de navire.
Au titre de leur fonction de service d?assistance maritime (résolution de l?Organisation
maritime internationale A.950(23)), les CROSS ont assuré en 2020 le suivi de 400 situations
d?avaries en mer pour des navires de plus de 300 UMS. Les avaries mécaniques affectant le
système de propulsion du navire (moteur principal de propulsion ou sur le circuit de
combustible) figurent parmi les principaux évènements ayant déclenché une opération
d?assistance. La durée des réparations a généralement été inférieure à quatre heures.
En 2020, le nombre d?assistances maritimes a diminué par rapport à l?année 2019 pour laquelle
517 navires avaient été suivis. Cette baisse s?explique en partie par le ralentissement du
commerce maritime induit par la pandémie de COVID-19.
TRAFIC ET SURVEILLANCE DE LA NAVIGATION
MARITIME
En 2020 :
156 926 navires de commerce ont transité dans les eaux sous juridiction
française de métropole et ont fait l?objet d?un suivi par les centres
régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage
400 suivis de situations d?avaries en mer pour des
navires de plus de 300 UMS
? 58 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 1 : situations en mer impliquant des navires de commerces transitant dans les eaux
sous surveillance des CROSS* de métropole, en 2020
En %
* CROSS : Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.
Note : sont prise en compte les navires de commerce ayant une jauge supérieure à 300 UMS.
Champ : eaux sous juridiction française en métropole.
Source : ministère en charge de la mer, DGAMPA,2021. Traitements : SDES, 2021
Graphique 2 : situations d?avaries en mer impliquant des navires de commerces transitant
dans les sous surveillance des CROSS*, en 2019 et 2020
En nombre
* CROSS : Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.
Note : sont prise en compte les navires de commerce ayant une jauge supérieure à 300 UMS.
Champ : eaux sous juridiction française en métropole.
Source : ministère en charge de la mer, DGAMPA,2021. Traitements : SDES, 2021
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 59 ?
Focus sur les dispositifs de séparation de trafic en Manche
Les CROSS exploitent les informations de navigation des navires. L?établissement d?un lien
personnalisé entre les CROSS et les navires fait partie de l?organisation générale du trafic dans
leurs zones de compétences respectives. Cette surveillance est plus marquée dans les trois
dispositifs de séparation de trafic de la Manche (Ouessant, Casquets, Pas-de-Calais). Ces
actions favorisent la connaissance du trafic et le respect des règles de circulation par les
navires.
Tableau 1 : navires de commerces et volume de marchandises dangereuses transitant dans les
eaux sous surveillance des CROSS de Manche par dispositif de séparation de trafic (DST), en
2019 et 2020
DST** Navires en
2020
(nombre)
Navires en
2019
(nombre)
Tendance
(%)
Volume de
marchandises
dangereuses en
2020 (M de tonnes)
Volume de
marchandises
dangereuses en
2019 (M de tonnes)
Tendance
(%)
Pas-de-calais
(Zone de
compétence
CROSS Gris-
Nez)
33 924 36 032 - 5,9 287 321 - 11
Casquets
(Zone de
compétence
CROSS
Jobourg)
53 098 56 752 - 6,4 350 373 - 6,17
Ouessant
(Zone de
compétence
CROSS
Corsen)
40 886 42 538 - 3,9 187 205 - 8,78
* CROSS : Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.
** DST : dispositif de séparation du trafic.
Note : sont pris en compte ici les navires de commerce ayant une jauge supérieure à 300 UMS.
Champ : eaux sous juridiction française en métropole.
Source : ministère en charge de la mer, DGAMPA,2021. Traitements : DGAMPA et SDES, 2021
Le secteur de la Manche, principal carrefour maritime assurant la desserte de toute l?Europe
du Nord-Ouest, concentre 82 % des navires de commerce ayant transité en 2020 dans les
eaux sous juridiction française de métropole. 127 908 navires de commerce répartis sur les
trois rails de navigation ont été suivis (il s?agit des navires d?une jauge supérieure à 300 UMS
soumis à un compte rendu obligatoire).
Les CROSS répartis sur les trois dispositifs de séparation de trafic (DST) de la Manche
(Ouessant, Casquets et Pas-de-Calais) 2 ont comptabilisé sur cette zone à forte densité de
trafic maritime et de transport d?importants volumes de marchandises dangereuses, en vrac
2 Les CROSS Corsen, Jobourg et Gris-Nez, en qualité de services de trafic maritime (STM) disposent d?équipements de détection
dédiés (radar et AIS) ainsi que de capacités de communication leur permettant d?assurer la surveillance des navires en transit dans
les dispositifs de séparation de trafic de la Manche (enregistrement des comptes rendus de passage et suivi des navires en avarie à
l?intérieur et aux abords des « rails de navigation » de Ouessant, des Casquets et du Pas-de-Calais).
? 60 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
et conteneurisées, 329 situations d?avarie en mer et 742 situations dangereuses3. Parmi les
situations dangereuses, six ont été qualifiées de presqu?accidents.
Au sein du dispositif de séparation de trafic des Casquets, point de passage obligé vers les
grands ports d?Europe du nord, le trafic a diminué de 6,4 %. Cette décroissance masque
néanmoins des situations très disparates. Si la croisière s?est complètement arrêtée entre
mars 2020 et la fin de l?année, entraînant la présence de nombreux navires au mouillage le
long des côtes britanniques et françaises, le trafic des chimiquiers a, quant à lui, continué sa
progression (+ 1,5 %).
Pour aller plus loin :
? Ministère chargé de la Mer - Surveillance et sauvetage en mer
? European Maritime Safety Agency
? Système National d?Observation de la Sécurité des Activités Nautiques
? Statistiques sur les interventions d?assistance et de sauvetage coordonnées par
les CROSS
3 Par « situation dangereuse », s?entend une situation dans laquelle un navire, en raison de son comportement, peut mettre en
danger sa propre sécurité, celles des navires aux alentours ou celle de l?État côtier. Le risque jugulé par les CROSS passe souvent
inaperçu, car les situations dangereuses détectées et traitées, grâce à leur action préventive, restent au niveau du non-événement
médiatique. Cette surveillance permet de protéger les intérêts de l?État côtier (navires sauvés, cargaisons, coûts de dépollution
évités, coûts de renflouement d?épaves, préjudice économique, préjudice environnemental, etc).
https://www.emsa.europa.eu/
https://www.snosan.fr/
https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/operations-coordonnees-par-les-cross/
https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/operations-coordonnees-par-les-cross/
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 61 ?
Partie 3
Indicateurs de suivi de l?objectif 3 :
le bon état écologique du milieu marin et
la préservation d?un littoral attractif
? 62 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Analyse générale de l?état écologique de masses d?eau littorales
En 2015, plus d?une masse d?eau côtière sur deux (51 %) et une masse d?eau de transition sur
quatre (30 %) sont en bon état ou en très bon état (potentiel) écologique. À l?opposé, 12 %
des masses d?eau côtières et plus du tiers des masses d?eau de transition (42 %) sont dans un
état écologique médiocre à mauvais.
Pour l?ensemble des masses d?eau de surface (11 414), toutes catégories d?eau confondues
(rivières, plans d?eau, lagunes, estuaires et mers côtières), la part en bon état ou un très bon
état écologique est de 44 %.
Graphique 1 : état écologique des masses d?eau de surface en 2015
En % du nombre de masses d?eau évaluées
[X] = nombre de masses d?eau.
Champ : France entière.
Sources : agences de l?eau, offices de l?eau, directions de l?environnement, de l?aménagement et du logements, agence
française de la biodiversité, systèmes d?information sur l?eau ; rapportage DCE 2016. Traitements : OFB, 2019
QUALITÉ ÉCOLOGIQUE DES MASSES D?EAU
LITTORALES, SELON LA DIRECTIVE CADRE SUR L?EAU
En 2015 :
1 masse d?eau côtière sur 2 est en bon ou très bon état écologique
30 % des masses d?eau de transition sont en bon ou très bon état écologique
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 63 ?
Analyse par district hydrographique
La directive cadre sur l?eau préconise de travailler à l?échelle des « districts hydrographiques ».
Au total, 14 districts hydrographiques sont établis en France : neuf en métropole et cinq en
outre-mer, un par département ultramarin. En métropole, seuls six districts présentent une
façade sur le littoral.
Les masses d?eau côtières en très bon et bon état se situent principalement dans le district
d?Adour-Garonne (100 %), de la Loire (72 %) et de la Seine (63 %). En revanche, les eaux
côtières en état médiocre ou mauvais état sont principalement situées en Guadeloupe, en
Martinique et dans le district d?Escaut. Au total, sur les 179 masses d?eau côtières, 19 sont en
état médiocre et 10 en mauvais état.
La situation des eaux de transition est moins bonne pour la plupart des districts. Ainsi, la part des
eaux de transition dans un état écologique médiocre ou mauvais est généralement supérieure
à celle des eaux en bon ou très bon état, excepté pour le district de la Loire, où 60 % des
masses d?eau de transition sont en bon ou très bon état. Au total, sur les 94 masses d?eau de
transition, 29 sont en état médiocre et 19 en mauvais état.
Graphique 2 : état écologique des masses d?eau littorales par district hydrographique
En % du nombre de masses d?eau évaluées
[X] = nombre de masses d?eau.
Champ : France entière.
Sources : agences de l?eau, offices de l?eau, directions de l?environnement, de l?aménagement et du logement, agence
française de la biodiversité, systèmes d?information sur l?eau ; rapportage DCE 2016. Traitements : OFB, 2019
Pour aller plus loin :
? État écologique des eaux littorales en 2015, selon la directive cadre sur l?eau
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/biodiversite/les-milieux-littoraux-et-marins-ressources/article/etat-ecologique-des-eaux-littorales-en-2015-selon-la-directive-cadre-sur-l-eau
? 64 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Pour l?ensemble du territoire métropolitain
En 2019, 461 000 tonnes d?azote sous forme de nitrates et 11 900 tonnes de phosphore total
ont été rejetés en mer via les cours d?eau métropolitains. Les nitrates arrivant en mer sont
issus majoritairement de l?agriculture (lessivage du surplus des engrais minéraux et organiques
apportés aux cultures et migrant en partie vers les eaux souterraines et les cours d?eau). Le
phosphore provient majoritairement des eaux usées urbaines.
Graphique 1 : flux d?azote et de phosphore total arrivant en mer de 2000 à 2019
En milliers de tonnes par an
Note : le flux d?azote correspond à celui issus des nitrates.
Champ : territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis dans le cadre de la
convention Ospar et du programme Medpol de la convention de Barcelone.
Source : agences de l?eau, systèmes d?information sur l?eau : base des données Naïades et banque hydro, extraction
des données en février 2020. Traitements : SDES, 2022
ÉVOLUTION DU FLUX DE NUTRIMENTS À LA MER
En 2019 :
461 000 t/an d?azote lié aux nitrates et 11 900 t/an de phosphore
total rejetés en mer via les cours d?eau en métropole
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 65 ?
Sur la période de 2000 à 2019, les flux d?azote lié aux nitrates arrivant en mer demeurent
stables avec une moyenne de 495 000 tonnes/an. Ceux du phosphore ont diminué de 68 %
sur la période (36 900 tonnes en 2000 contre 11 900 tonnes en 2019). Cette baisse est
notamment liée à l?amélioration des performances des stations d?épuration, à l?interdiction
de l?utilisation des phosphates dans les lessives, à l?augmentation du nombre d?habitants
raccordés à un assainissement collectif et dans une moindre mesure à la diminution de
l?utilisation d?engrais phosphatés en agriculture.
Par façade maritime
De 2000 à 2019, la façade Atlantique a reçu en moyenne, 264 000 tonnes d?azote sous forme
de nitrates chaque année, soit plus de la moitié (54 %) des flux arrivant en mer et transitant
par les cours d?eau en métropole. La façade Manche-Mer du Nord a été l?exutoire de
150 000 tonnes en moyenne annuelle, soit 30 % des flux, et la Méditerranée 79 000 tonnes par
an (16 %).
Graphique 2 : flux d?azote arrivant en mer par façade maritime de 2000 à 2019
En milliers de tonnes par an
Note : le flux d?azote correspond à celui issus des nitrates.
Champ : territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis dans le cadre de la
convention Ospar et du programme Medpol de la convention de Barcelone.
Sources : agences de l?eau, systèmes d?information sur l?eau : base des données Naïades et banque hydro, extraction
des données en février 2020. Traitements : SDES, 2020
Les flux annuels de phosphore ont diminué sur les trois façades entre 2000 et 2019. Sur cette
période, la façade Atlantique a reçu en moyenne annuelle la moitié du phosphore rejeté en
mer par les cours d?eau en métropole. La façade Manche-Mer du Nord a reçu 21 % et la
Méditerranée 29 %.
? 66 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 3 : flux de phosphore total arrivant en mer par façade maritime de 2000 à 2019
En milliers de tonnes par an
Note : le flux d?azote correspond à celui issus des nitrates.
Champ : territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis dans le cadre de la
convention Ospar et du programme Medpol de la convention de Barcelone.
Sources : agences de l?eau, systèmes d?information sur l?eau : base des données Naïades et banque hydro, extraction
des données en février 2020. Traitements : SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Nitrates et orthophosphates continuent de baisser dans les rivières
? Les nitrates, le principal polluant des eaux souterraines
? La consommation d?azote et de phosphore en agriculture
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/risques-nuisances-pollutions/pollution-de-l-eau-douce/nitrates-orthophosphates/article/nitrates-et-orthophosphates-continuent-de-baisser-dans-les-rivieres?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour1118&lien-ressource=5193&theme-ressource=440
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/risques-nuisances-pollutions/pollution-de-l-eau-douce/nitrates-orthophosphates/article/les-nitrates-le-principal-polluant-des-eaux-souterraines?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3981&lien-ressource=5193&theme-ressource=440
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/pressions-exercees-par-les-modes-de-production-et-de-consommation/usages-de-matieres-potentiellement-polluantes/fertilisants/article/les-bilans-azote-et-phosphore-en-france?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3277&lien-ressource=5203&theme-ressource=439
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 67 ?
Chiffres-clés
État écologique des stocks halieutiques exploités dans les eaux marines
françaises en métropole en 2018
L?évaluation 2018 du bon état écologique des espèces commerciales au titre de la mise en
oeuvre de la directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) a recensé 122 stocks de
ressources halieutiques ayant bénéficié d?une analyse scientifique au niveau des quatre sous-
régions marines françaises : Manche-Mer du Nord, Mers Celtiques, Golfe de Gascogne et
Méditerranée Occidentale (voir méthodologie annexe 5).
Graphique 1 : évaluation de l?atteinte du bon état écologique en 2018 pour les stocks
halieutiques exploités dans les eaux marines françaises en métropole
En nombre de stocks
BEE : bon état écologique.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2019.
Traitements : SDES, 2020
ÉTAT ÉCOLOGIQUE DES STOCKS HALIEUTIQUES
En 2018 :
122 stocks ont donné lieu à une expertise scientifique dont :
11 900 ont bénéficié d?une évaluation quantitative
11 900 stocks atteignent le bon état écologique
? 68 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Tableau 1 : liste de stocks de ressources halieutiques pour lesquels l?état écologique a été
défini en 2018
Nom commun Espèce Stocks
B
o
n
é
ta
t
é
c
o
lo
g
iq
u
e
a
tt
e
in
t
Lieu noir Pollachius virens Mer du Nord/Ouest Ecosse (SRM MMN)
Sole Solea solea
Mer du Nord et de Manche Ouest (SRM MMN et
MC)
Plie d?Europe
Pleuronectes
platessa
Mer du Nord (SRM MMN), Manche Est (SRM
MMN) et Manche Ouest (SRM MMN et MC)
Hareng Clupea Harengus Mer du Nord/Manche Est (SRM MMN)
Grenadier de
roche
Coryphaenoides
rupestris
Manche/Mers Celtiques / Féroé / banc de Hatton
ouest (SRM MMN et MC)
Merlan
Merlangius
merlangus
Mer Celtique (SRM MMN et MC)
Lingue bleue Molva dypterygia Mer Celtique/Ouest Ecosse (SRM MMN et MC)
Merlu européen
Merluccius
merluccius
Atlantique Nord (SRM MMN, MC et GDG)
Thon rouge de
l?Atlantique
Thunnus thynnus SRM : MMN, MC, GDG et MO
Espadon Xiphias Gladius Atlantique Nord (SRM MMN, MC, GDG)
B
o
n
é
ta
t
é
c
o
lo
g
iq
u
e
n
o
n
a
tt
e
in
t
Morue de
l?Atlantique
Gadus morhua
Mer du Nord/Manche Est et Mer Celtique (SRM
MMN)
Merlan
Merlangius
Merlangus Mer du Nord/Manche Est (SRM MMN)
Eglefin
Melanogrammus
aeglefinus
Mer du Nord/Ouest Ecosse (SRM MMN) et Mer
Celtique (SRM MMN et MC)
Bar Dicentrarchus labrax
Mer du Nord/Manche/Mer Celtique (SRM MMN
et MC)
Lançon Ammotydes spp. Mer du Nord (SRM MMN)
Sole Solea solea
Manche Est (SRM MMN) et Golfe de Gascogne
(SRM GDG)
Cardine franche
Lepidorhombus
whiffiagonis
Mer Celtique et Golfe de Gascogne (SRM MC et
GDG)
Plie d?Europe
Pleuronectes
platessa
Sud-ouest Irlande (SRM MC)
Chinchard
d?Europe
Trachurus trachurus SRM MMN, MC et GDG
Maquereau
commun
Scomber scombrus Atlantique Nord (SRM MMN, MC et GDG)
Merlan bleu
Micromesistius
poutassou
Atlantique Nord-Est (SRM MMN, MC et GDG)
Thon germon Thunnus alalunga Atlantique Nord (SRM MMN, MC et GDG)
Espadon Xiphias Xiphias gladius Méditerranée (SRM MO)
Merlu européen
Merluccius
merluccius
Golfe du Lion (SRM MO)
Rouget de vase Mullus barbatus Golfe du Lion (SRM MO)
Anchois
Engraulis
encrasicolus
Golfe du Lion (SRM MO)
Aiguillat Squalus acanthias Atlantique Nord-Est (SRM MMN, MC et GDG)
SRM : sous-régions-marines ; MMN : Manche Mer du Nord, MC : Mer Celtique, GdG : Golfe de Gascogne ; MO :
Méditerranée Occidentale.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2019
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 69 ?
Lors de l?évaluation de 2018, l?état écologique a été défini pour 27 % de stocks de ressources
halieutiques considérés, soit 33 des 122 stocks bénéficiant d?une évaluation analytique
permettant l?estimation des deux critères « taux de mortalité par pêche » et « Biomasse
féconde » et des seuils de référence associés (par rapport au rendement maximal durable
(MSY). Sur ces 33 stocks, 13 sont évalués en bon état écologique au regard des critères de
mortalité par pêche et biomasse du stock reproducteur. Les 20 stocks restants sont évalués
en état écologique insatisfaisant. La mortalité par pêche est le premier critère à ne pas
atteindre la valeur de référence (c?est-à-dire le rendement maximal durable pour 14 stocks).
La biomasse du stock reproducteur n?atteint la valeur seuil que pour 10 stocks.
L?évaluation du bon état écologique n?a pas été définie pour 89 stocks, soit 73 % de stocks de
ressources halieutiques considérés. En effet, les données disponibles, l?état de
développement des modèles d?estimation de la dynamique de vie de ces espèces en
considérant la pression de pêche, ainsi que les moyens humains disponibles pour réaliser les
expertises scientifiques, n?ont pas permis de renseigner de manière quantitative les deux
critères considérés avec leur valeur de référence.
La plupart des stocks exploités dans les différentes sous-régions marines françaises font
l?objet de prélèvements par plusieurs pays : l?état des ressources halieutiques résulte en
conséquence de la pression de pêche exercée par l?ensemble des pays dont la flotte de pêche
est active sur la zone.
Analyse par façade maritime
La part des stocks bénéficiant d?une évaluation quantitative avec des seuils de référence
définis est variable selon les façades maritimes.
Graphique 2 : évaluation, par façade maritime, de l?atteinte du bon état écologique en 2018
pour les stocks halieutiques exploités dans les eaux marines françaises
En nombre de stocks
BEE : bon état écologique.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2019.
Traitements : SDES, 2020
? 70 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
La façade Manche-Mer du Nord présente le nombre le plus important de stocks évalués
quantitativement : 26 sur un total de 85 stocks halieutiques exploités et ayant donné lieu à
une expertise scientifique. L?effort de recherche y est plus important, du fait de l?importance
historique économique et sociale de la pêche maritime dans cette zone ainsi que de certaines
espèces emblématiques comme la morue « Gadus morhua » et le hareng « Clupea harengus »
qui y vivent. Sur cette façade, 13 des 26 stocks évalués sont dans un bon état écologique et
13 sont dans un état écologique insatisfaisant. Les 59 stocks restants ne présentent pas les
données ou les connaissances suffisantes pour permettre une évaluation selon les critères
fixés par la DCSMM.
À l?échelle de la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest, l'expertise scientifique s'est basée
sur un total de 87 stocks parmi lesquels seulement 22 % contribuent à l'évaluation de l'état
écologique. Dans cette façade, 8 des 19 stocks évalués sont en bon état écologique et
11 stocks en état écologique insatisfaisant.
Sur la façade Sud-Atlantique, 58 stocks de ressources halieutiques ont donné lieu à une
expertise scientifique. Comme dans les autres façades maritimes, le nombre de stocks pour
lesquels le diagnostic ne permet pas une évaluation de l?état écologique est importante
(83 %). Uniquement 10 stocks contribuent à l'évaluation de l'état avec 3 stocks en bon état
écologique et 7 en état écologique insatisfaisant.
En Méditerranée, l?expertise scientifique a eu lieu sur un faible nombre des stocks de
ressources halieutiques : 8 stocks (anguille, thon rouge de l?Atlantique, thon germon, merlu,
rouget de vase, anchois, sardine et espadon). Ce constat résulte du manque général de
connaissances sur la dynamique de vie des populations de poissons et des animaux marins
dans cette sous-région marine. Sur les huit stocks considérés, un seul, le thon rouge, est dans
un bon état écologique, quatre sont dans un état écologique insatisfaisant et les trois restants
ne bénéficient d?aucune évaluation.
Évolution de l?état écologique des stocks halieutiques exploités dans les
eaux marines françaises en métropole depuis 2012
Depuis l?évaluation de 2012, la situation des ressources halieutiques tend à s?améliorer dans
certaines zones : Manche-Mer du Nord puis dans la façade Atlantique pour les stocks de sole
commune « Solea solea » de mer du Nord, les stocks de plie d?Europe « Pleuronectes
platessa » de mer du Nord, de Manche Est et de Manche Ouest ou encore le stock de thon
rouge « Thunnus thynnus ».
En revanche, le déficit de connaissance sur l?état des ressources halieutiques est
particulièrement criant en Méditerranée ; pour les quelques stocks importants pour l?activité
de pêche commerciale connus, les indices ne sont pas positifs. La situation des petits
pélagiques (anchois « Engraulis encrasicolus » et sardine « Sardina pilchardus ») dans le golfe
du Lion est très préoccupante depuis quelques années ; elle ne semble toutefois pas
directement liée à la pression de pêche ce qui complexifie la prise de mesure de gestion
efficace. Dans le même temps, l?augmentation de la pression de pêche sur le merlu
« Merluccius merluccius » et le rouget de vase « Mullus barbatus » dans le golfe du Lion ne
répond pas aux objectifs de rendement maximal durable et met en péril l?avenir de ces stocks.
Évolution par façades
L?analyse de l'évolution depuis l?évaluation de 2012 fait apparaître une amélioration des
conditions pour la majorité des stocks suivis. Ainsi, sur la façade Manche Est-Mer du Nord, sur
les 26 stocks évalués, 20 présentent une mortalité par pêche stable ou en baisse, et 21 ont
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 71 ?
une biomasse de reproducteurs stable ou en hausse. Sur la façade Nord-Atlantique?Manche
Ouest, les conditions s?améliorent pour la majorité des 19 stocks évalués : 16 stocks
présentent une mortalité par pêche stable ou en baisse, et 15 stocks ont une biomasse de
reproducteurs stable ou en hausse. Sur la façade Sud-Atlantique, 9 des 10 stocks évalués
présentent une mortalité par pêche stable ou en baisse et 8 une biomasse de reproducteurs
stable ou en hausse. Enfin, en Méditerranée, à l?exception du merlu, la mortalité par pêche
diminue pour les stocks suivis et la biomasse de reproducteurs augmente ou reste stable pour
quatre stocks.
Les stocks de sole commune « Solea solea », plie d?Europe « Pleuronectes platessa » et de thon
rouge « Thunnus thynnus » ont atteint le bon état écologique lors de l?évaluation de 2018.
Graphique 3 : évolution par façade maritime de la mortalité par pêche (F) et de la biomasse
du stock reproducteur (SSB) des stocks exploités par les pêcheries françaises évalués
quantitativement dans les eaux marines françaises
En nombre de stocks
Note : la mortalité par pêche (F) donne une estimation de la pression exercée par la pêche sur un stock. Elle
correspond à la proportion de poissons d?une classe d?âge capturés par la pêche au cours d?une année. La biomasse du
stock reproducteur (SSB) mesure la capacité d?un stock à se reproduire.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2018.
Traitements : Ifremer, 2020
Pour aller plus loin :
? Evaluation du descripteur 3 « Espèces exploitées à des fins commerciales » en
France métropolitaine
? Directive Cadre Stratégique pour le Milieu Marin (DCSMM)
https://archimer.ifremer.fr/doc/00458/57009/
https://archimer.ifremer.fr/doc/00458/57009/
https://dcsmm.milieumarinfrance.fr/
? 72 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Qualité microbiologique des lieux de surveillance dans les zones de
production conchylicole de 2018 à 2020
Le milieu littoral est soumis à de multiples sources de contamination d?origine humaine ou
animale : eaux usées urbaines, ruissellement des eaux de pluie sur des zones agricoles, faune
sauvage. En filtrant l?eau, les coquillages concentrent les micro-organismes qu?elle contient.
Aussi, la présence, dans les eaux, de bactéries ou virus potentiellement pathogènes pour
l?homme (Salmonella, Vibrio spp., norovirus, virus de l?hépatite A) peut constituer un risque
sanitaire lors de la consommation de coquillages (gastro-entérites, hépatites virales).
Le réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillages (REMI), permet
la surveillance sanitaire des zones de production exploitées par les professionnels sur la base
du dénombrement, des Escherichia coli (pathogène d?origine fécale humaine ou animale) dans
les coquillages vivants. L?estimation de la qualité microbiologique est déterminée sur la base
des résultats de surveillance régulière obtenus au cours des trois dernières années calendriers
(voir méthodologie annexe 6).
Sur la période 2018-2020, les dénombrements d?Escherichia coli ont permis d?évaluer la qualité
microbiologique de 397 points du littoral français métropolitain, répartis sur 302 zones de
production conchylicoles (une zone pouvant être suivie par un ou plusieurs points de
surveillance) : 125 points surveillent les zones de production des bivalves fouisseurs (coques,
palourdes, etc.) et 272 points les zones de production des bivalves non fouisseurs (huîtres et
moules).
La qualité microbiologique des 397 points de contrôle bactériologique de coquillages est
estimée de bonne qualité pour 26 % des points, de moyenne qualité pour 66 % de points, de
mauvaise qualité pour 6 % de points et de très mauvaise qualité pour 2 % de points.
Le classement et la surveillance des zones sont propres à un groupe de coquillages. Ces
groupes sont définis réglementairement (arrêté du 6 novembre de 2013) et permettent de
refléter la capacité différentielle des coquillages à se contaminer et à se décontaminer.
D?une manière générale, les profils de contamination des points de surveillance des bivalves
fouisseurs sont davantage dégradés (18 % en qualité mauvaise à très mauvaise) que ceux des
bivalves non fouisseurs (3 % en qualité mauvaise à très mauvaise). Cependant, la majorité des
points de suivi présente pour les deux groupes de coquillages une qualité moyenne (70 % pour
les fouisseurs, et 64 % pour les non fouisseurs).
ÉVOLUTION DE LA QUALITÉ BACTÉRIOLOGIQUE
DES PRODUITS DE LA MER (COQUILLAGES)
En 2020 :
397 points de suivi de la qualité bactériologique de coquillages dont :
26 % de bonne qualité et
66 % de qualité moyenne
https://ree.developpement-durable.gouv.fr/themes/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/etat-du-milieu-marin-et-littoral/article/qualite-bacteriologique-des-produits-de-la-mer-coquillages?glossarise=2730#volet_glossaire
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 73 ?
Graphique 1 : qualité microbiologique des lieux de surveillance REMI* par groupe de
coquillages en 2018-2020
En nombre de points de suivi
* REMI : réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillage.
Note : sont prise en compte ici uniquement les données historiques correspondant aux points actuellement suivis dans
le cadre du REMI ou dont le suivi s?est arrêté récemment.
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Analyse par façade maritime
La qualité bactériologique des zones de productions des coquillages reste bonne ou moyenne
pour plus de 90 % des points de suivi localisés sur les façades Manche-Mer du Nord, Nord-
Atlantique?Manche Ouest et Sud-Atlantique. Sur ces trois façades, les points de suivi classés
en qualité moyenne varient entre 53 et 76 % et ceux en bonne qualité entre 14 et 45 %. Sur
l?ensemble du territoire, la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest est celle qui compte le plus
grand nombre de points de surveillance (237 points répartis sur 170 zones de production).
La façade Méditerranée présente le profil de qualité le plus dégradé avec 36 % de points de
surveillance classés en qualité mauvaise ou très mauvaise. Cette façade est néanmoins celle
présentant le plus faible nombre de points de suivi (36 points répartis sur 31 zones de
production).
? 74 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 2 : qualité microbiologique des points de surveillance REMI* par façade maritime
entre 2018-2020
En nombre de points de suivi
* REMI : réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillage.
Note : sont prise en compte ici uniquement les données historiques correspondant aux points actuellement suivis dans
le cadre du REMI ou dont le suivi s?est arrêté récemment.
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Évolution de la qualité microbiologique entre 1991 et 2020
Depuis 1991, le nombre de points pour lesquels il est possible d?estimer la qualité
microbiologique a doublé en passant de 197 sur la période 1989-1991 à 397 en 2018-2020.
Cette augmentation s?explique pour deux raisons principales : la première est liée au
traitement méthodologique des données. En effet, seules les données historiques
correspondant aux points actuellement suivis dans le cadre du REMI ou dont le suivi s?est
arrêté récemment sont prises en compte. La deuxième raison est liée à l?amélioration de la
surveillance dans certains secteurs, où un effort important est engagé depuis plusieurs années
pour récupérer des échantillons sur des points difficiles d?accès, ce qui permet alors de
disposer des données en nombre suffisant pour estimer la qualité.
Bien que les zones de production et les points de suivi aient pu changer au cours du temps,
l?exploitation des données issues du réseau REMI permet d?avoir une appréciation générale
de la qualité depuis l?origine de sa mise en place. Ainsi, sur l?ensemble de la période, il apparait
que l?état microbiologique des coquillages dans les zones de production est en bonne et
moyenne qualité pour plus de 90 % de points de suivi sur 22 des 30 périodes considérés. La
part des points de suivi classés en qualité moyenne reste majoritaire (supérieure à 59 %).
Les années les plus défavorables en termes de qualité se trouvent entre 1993-1995, 2007-2010,
2013 et 2014. Au cours de ces années, plus de 10 % de points de surveillance ont été classés
en qualité mauvaise et très mauvaise. En moyenne, depuis 1991, la proportion de points en
mauvaise et très mauvaise qualité est de 6 et 3 % respectivement.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 75 ?
Graphique 3 : qualité microbiologique des lieux de survaillance REMI* dans les zones de
production conchylicole de 1991 à 2020
En nombre de points de suivi
* REMI : réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillage.
Note : sont prise en compte ici uniquement les données historiques correspondant aux points actuellement suivis dans
le cadre du REMI ou dont le suivi s?est arrêté récemment.
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Analyse par façade maritime
Depuis la mise en place du réseau de contrôle microbiologique dans les zones de production
conchylicole, la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest a toujours compté le plus grand
nombre de points de suivi. Ce nombre a plus que doublé depuis 1991 pour atteindre, en 2020,
237 points, soit 60 % de la totalité des points du réseau. Sur cette façade, la part des points
en bonne et moyenne qualité est supérieure à 90 % pour 21 des 30 périodes de suivi. La
proportion de points de mauvaise et très mauvaise qualité reste, en moyenne, autour de 6 et
2 % respectivement.
Sur la façade Manche-Mer du Nord, le nombre de points de suivi a augmenté de 35 % sur les
30 années de suivi. La part des points en qualité moyenne reste majoritaire (entre 62 et 88 %)
tandis que celle des points en qualité bonne, mauvaise et très mauvaise varient de manière
discontinue. Les périodes les plus défavorables se trouvent entre 1993-1996, 2009, 2013 et
2014. Au cours de ces années, la façade Manche-Mer du Nord comporte plus de 20 % de
points de surveillance en qualité mauvaise et très mauvaise.
La façade Sud-Atlantique se démarque des trois autres façades du fait du très faible nombre
de points en mauvaise et très mauvaise qualité (1 % en moyenne entre 1991 et 2020). La part
de points en bonne et moyenne qualité est supérieure à 95 % pour chacune des 30 périodes
considérées. Sur cette façade, le nombre de points de suivi a augmenté de 41 % entre 1991 et
2020.
La façade méditerranéenne comporte moins de points de suivi que les trois autres façades.
Sur la première décennie de surveillance, le nombre de points est restreint (autour de
11 points), puis augmente progressivement jusqu?à atteindre 36 points en 2020. Cette
augmentation s?explique par l?effort d?échantillonnage engagé depuis 2005 pour les bivalves
? 76 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
fouisseurs qui a commencé à porter ses fruits en 2007 (période 2005-2007). Cependant,
l?augmentation du nombre de points surveillés s?est accompagnée d?une augmentation de
points de qualité mauvaise à très mauvaise, atteignant 13 points en 2020, soit 36 % de points
de suivi.
Tableau 1 : zones de production conchylicole et nombre moyen de lieux de surveillance par
zone de production entre 1991 et 2020
En nombre
Période Manche Est-mer du
Nord
Nord-Atlantique?
Manche Ouest
Sud-Atlantique Méditerranée
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
1989 à 1991 42 1,02 98 1,10 28 1,21 9 1,33
1990 à 1992 40 1,03 97 1,10 28 1,21 9 1,33
1991à 1993 42 1,02 100 1,11 29 1,28 9 1,22
1992 à 1994 43 1,02 103 1,12 30 1,27 9 1,22
1993 à 1995 43 1,02 105 1,12 31 1,32 9 1,22
1994 à 1996 41 1,02 107 1,15 31 1,32 9 1,22
1995 à 1997 41 1,02 114 1,16 31 1,32 9 1,22
1996 à 1998 42 1,02 119 1,18 32 1,34 9 1,22
1997 à 1999 42 1,02 126 1,17 32 1,34 9 1,22
1998 à 2000 45 1,02 130 1,19 33 1,33 10 1,30
1999 à 2001 45 1,04 134 1,19 34 1,35 10 1,30
2000 à 2002 45 1,04 135 1,21 34 1,35 11 1,27
2001 à 2003 46 1,04 134 1,22 34 1,35 11 1,27
2002 à 2004 46 1,04 135 1,24 34 1,35 11 1,27
2003 à 2005 47 1,04 138 1,25 34 1,35 12 1,25
2004 à 2006 48 1,06 139 1,24 34 1,35 13 1,23
2005 à 2007 49 1,06 134 1,25 35 1,34 13 1,23
2006 à 2008 48 1,10 139 1,24 35 1,37 15 1,20
2007 à 2009 51 1,14 142 1,23 36 1,36 16 1,19
2008 à 2010 51 1,16 143 1,24 38 1,34 19 1,16
2009 à 2011 51 1,18 145 1,26 38 1,34 21 1,14
2010 à 2012 51 1,16 148 1,27 38 1,34 25 1,12
2011 à 2013 51 1,16 151 1,28 40 1,33 28 1,11
2012 à 2014 52 1,15 155 1,31 42 1,33 28 1,11
2013 à 2015 52 1,15 158 1,33 42 1,36 28 1,14
2014 à 2016 52 1,15 158 1,34 42 1,36 29 1,14
2015 à 2017 52 1,13 165 1,37 42 1,36 29 1,14
2016 à 2018 55 1,13 167 1,40 42 1,36 31 1,16
2017 à 2019 58 1,14 168 1,41 44 1,34 31 1,16
2018 à 2020 58 1,14 170 1,39 43 1,35 31 1,16
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Le Réseau de Contrôle Microbiologique des zones de production conchylicoles
? Ministère chargé de la Santé : Qualité des eaux de baignade
https://coast.ifremer.fr/Reseaux-de-surveillance/Environnement/REMI-REseau-de-controle-MIcrobiologique
https://baignades.sante.gouv.fr/baignades/homeMap.do
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 77 ?
Chiffres-clés
Toutes régions biogéographiques confondues
Parmi les huit habitats marins et les 26 habitats côtiers figurant dans l?annexe I de la directive
« Habitats-Faune-Flore », seulement 6 % des habitats sont dans un état de conservation
favorable sur la période 2013-2018. Plus de la moitié des habitats sont dans un état
défavorable mauvais (soit 53 %) et 35 % sont dans un état défavorable mauvais.
Graphique 1 : état global de conservation des habitats marins et côtiers d?intérêt
communautaire entre 2013 et 2018
En % du nombre d?évaluation
Champ : régions biogéographiques de l?Atlantique (littoral Atlantique et Manche-Mer du Nord) et de Méditerranées
(littoral Méditerranée et Corse).
Source : UMS PatriNat, 3e rapportage DHFF, 2019. Traitement : SDES, 2020
L?état de conservation d?un habitat s?appuie sur l?évaluation des quatre paramètres : son aire
de répartition, sa surface, sa structure et ses fonctions, ses perspectives futures.
Le paramètre « Aire de répartition » est majoritairement évalué comme favorable. À l?inverse,
les paramètres « Structure et fonction » et « Perspectives futures » sont évalués défavorables
inadéquat ou mauvais. Les résultats pour l?état du paramètre « Surface couverte » sont plus
contrastés. Les habitats marins très côtiers sont les plus sujets aux pertes de surface comme
ÉTAT DE CONSERVATION DES HABITATS D?INTÉRÊT
COMMUNAUTAIRE CÔTIERS ET MARINS
Entre 2013 et 2018 :
6 % des habitats en état de conservation favorable,
35 % en état de conservation défavorable mauvais
? 78 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
contrastés. Les habitats marins très côtiers sont les plus sujets aux pertes de surface comme
les lagunes, les estuaires ainsi que les herbiers à posidonies et les plages de sédiments meubles
en Méditerranée.
Les évaluations des habitats marins et celles des habitats côtiers présentent des disparités en
fonction de leur état de conservation : en effet, si les habitats marins présentent un état de
conservation supérieur à la moyenne de l?état global de conservation (14 %, contre 6 % pour
la moyenne), les états côtiers affichent un bilan nettement moins favorable (3 %). En
revanche, les habitats marins sont caractérisés par un manque de connaissance plus
important (14 %).
Graphique 2 : état de conservation des habitats marins et côtiers d?intérêt communautaire
entre 2013 et 2018
En % du nombre d?évaluation
Habitants marins
Habitants côtiers
Champ : régions biogéographiques de l?Atlantique (littoral Atlantique et Manche-Mer du Nord) et de Méditerranées
(littoral Méditerranée et Corse).
Source : UMS PatriNat, 3e rapportage DHFF, 2019. Traitement : SDES, 2020
Analyse par région biogéographique
Un habitat marin sur sept en Méditerranée et en Atlantique est dans un état favorable. Il s?agit
des récifs méditerranéens (roche supra, médio et infralittorale à algues photophiles, coralli-
gène) et des grottes marines océaniques submergées ou semi-submergées pour la région
Atlantique.
À terre, 59 % des habitats en Méditerranée sont en état défavorable mauvais, contre 6 % en
Atlantique. Ce résultat s?explique par l?évaluation en état défavorable mauvais pour les
paramètres surfaces et perspectives futures.
Les habitats marins souffrent d?un déficit de connaissance plus importante (14 % en
Méditerranée et en Atlantique) que les habitats côtiers (6 % en Méditerranée).
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 79 ?
Graphique 3 : état de conservation des habitats marins et côtiers d?intérêt communautaire
par région biogéographique entre 2013 et 2018
En % du nombre d?évaluation
[X]= nombre d?évaluations réalisées.
Source : UMS PatriNat, 3è rapportage DHFF, 2019. Traitement : SDES, 2020
Pour aller plus loin :
? Biodiversité rare ou menacée : peu d?améliorations depuis 2007, SDES 2020
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-03/datalab-essentiel-207-biodiversite-rare-menacee-mars2020_0.pdf
? 80 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Analyse globale
Les récifs coralliens font partie des écosystèmes les plus complexes en raison de la grande
richesse de la biodiversité qu?ils abritent. Les coraux sont menacés par des phénomènes
naturels (cyclones, épisodes de blanchissement, infestations d?Acanthaster planci L. ou astérie
couronne d'épine, blooms algaux), les activités humaines (tourisme de masse, pollutions,
pêche?) et le réchauffement climatique (acidification des océans, augmentation de la
température de l?eau?).
À l?échelle nationale, seules 82 stations des 691 référencées dans les outre-mer sont prises en
compte dans l?estimation de 2017. Cette valeur rend difficilement compte des différences
entre les collectivités d?outre-mer.
En 2017, 24 parmi les 82 stations suivies (soit 29 %) montrent une diminution du recouvrement
corallien. La valeur de 29 % recouvre des réalités hétérogènes, puisqu'elle fluctue de 19 à 60 %
en fonction des territoires.
Cette évaluation est partielle, car elle ne tient pas compte des derniers évènements
extrêmes : cyclones Antilles 2017, épisode de blanchissement des coraux Indo-Pacifique 2016-
2017.
La France abrite 10 % des récifs coralliens mondiaux (4e rang ? 55 000 km2), répartis au sein de
10 collectivités d?outre-mer tropicales : Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion,
Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Wallis-et-Futuna et
les îles Éparses de l?Océan Indien. Dans ce contexte, la France a une responsabilité importante
en matière de préservation des écosystèmes coralliens.
ÉVOLUTION DE L?ÉTAT DE RÉCIFS CORALIENS
D?OUTRE-MER
En 2017 :
29 % des stations suivis montrent une diminution du
recouvrement de corail vivant.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 81 ?
Graphique 1 : répartition des stations de suivi des récifs coralliens dans les outre-mer selon
l?évolution de leur couverture en corail vivant en 2017
En nombre des stations
Note : 82 stations parmi les 691 stations référencées dans l?outre-mer.
Source : Ifrecor, 2017, via les points focaux des DOM/COM du réseau d?observation des récifs coralliens.
Traitement : SDES, 2020
Pour aller plus loin :
? Les chiffres clés de la Biodiversité, SDES, 2018
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2019-02/datalab-48-cc-biodiversite-les-chiffres-cles-edition-2018-decembre2018a.pdf
? 82 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Les espaces naturels à moins de 10 km de la côte
Sur la bande côtière situé à moins de 10 km de la mer, les espaces naturels (prairies, forêts,
milieux à végétation arbustive et/ou herbacée, espaces ouverts, sans ou avec peu de
végétation, zones humides et surfaces en eau) occupent 46 % des terres, soit un peu moins
que la moyenne métropolitaine estimée à 51 %. La répartition des différents types d?espaces
naturels évolue en s?éloignant du rivage. Les milieux ouverts, les zones humides et les surfaces
en eau sont nettement plus importants à moins de 500 m de la côte et leur part dans
l?occupation du sol décroît à mesure que l?on s?éloigne du rivage. Le constat est inversé pour
les forêts et les prairies.
Graphique 1 : occupation du sol des différents espaces naturels suivant la distance à la mer
en 2018
En %
Champ : bande littorale en France métropolitaine de 0 à 10 km.
Source : UE-SDES, CORINE Land Cover 2018. Traitements : SDES, 2020
ÉVOLUTION DE LA SURFACE DES MILIEUX NATURELS
SUIVANT LA DISTANCE À LA MER
En 2018 :
46 % des terres à moins de 500 m de la côte sont occupées par
des espaces naturels
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 83 ?
Analyse par façade maritime à moins de 500 m de la côte
La part de l?occupation du sol des espaces naturels à moins de 500 m de la mer est variable
suivant les façades maritimes. Ils occupent un peu moins d?un tiers du territoire sur la façade
Nord-Atlantique?Manche Ouest et environ 60 % en Sud-Atlantique et en Méditerranée.
Graphique 2 : occupation du sol des différents espaces naturels à moins de 500 m de la côte
par département littoral
En %
Source : UE-SDES, CORINE Land Cover 2018. Traitements : SDES, 2020
? 84 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les prairies sont plus importantes sur la façade Manche Est-Mer du Nord. Les milieux à
végétation arbustive et/ou herbacée dominent sur le pourtour méditerranéen, tout
particulièrement en Haute Corse et Corse du Sud où ils occupent respectivement 54 et 46 %
du territoire. Les forêts sont nombreuses dans les Landes, la Gironde et l?Eure. Les espaces
ouverts sont surtout présents au Sud de la France (Gironde, Landes, Aude, Gard et Bouches-
du-Rhône).
Enfin, les eaux et zones humides sont plus nombreuses pour les départements allant de l?Aude
aux Bouches-du Rhône, ainsi que pour la Somme et l?Eure où ce type d?occupation du sol
représente plus 20 % du territoire littoral à moins de 500 m de la côte.
Pour aller plus loin :
? Les espaces protégés du littoral : entre zones urbanisées et grands espaces naturels
? La distance à la mer : principal facteur de caractérisation sociodémographique du
territoire littoral
? Occupation du sol suivant la distance à la mer en 2018
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-espaces-proteges-du-littoral-entre-zones-urbanisees-et-grands-espaces-naturels
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-espaces-proteges-du-littoral-entre-zones-urbanisees-et-grands-espaces-naturels
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/la-distance-la-mer-principal-facteur-de-caracterisation-sociodemographique-du-territoire-littoral?rubrique=42&dossier=224
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/la-distance-la-mer-principal-facteur-de-caracterisation-sociodemographique-du-territoire-littoral?rubrique=42&dossier=224
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-mer-littoral/7-occupation-du-sol-suivant-la
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 85 ?
Chiffres-clés
Inventaire du patrimoine architectural, culturel et naturel du littoral français
La présence d?un patrimoine architectural, culturel et naturel de qualité sur un territoire
participe à son attractivité. Le littoral français est particulièrement bien doté compte tenu de
la diversité des sites emblématiques qu?il rassemble. Tenant compte de ce qui est issu de
toutes les activités liées de près ou de loin à la mer, à terre, que ce soit en bord de mer ou
dans les terres, il comprend :
? la signalisation et la surveillance des côtes : phares, sémaphores de la Marine
nationale, balises, etc. ;
? la défense militaire des côtes : châteaux, fortifications, corps de garde, blockhaus,
etc. ;
? la production primaire et la commercialisation des produits de la mer : halles à
marée, pêcheries? ;
? le transit terre/mer : cales, quais, etc. ;
? les activités artisanales et industrielles liées à la mer : conserveries, ateliers de
chantier naval, marais salants, moulins à marée, fours à goémon, etc. ;
? la vie des populations littorales : habitat de pêcheur, maisons d?armateur, etc. ;
? l?activité balnéaire de loisirs et de santé : villas, hôtels, centres de thalassothérapie,
cabines de plage, etc. ;
? les pratiques religieuses, mémorielles et les expressions légendaires : édifices
religieux possédant des ex-voto ou d?autres éléments à référence maritime,
monuments de commémoration des périls en mer, rochers, etc. ;
PATRIMOINE CULTUREL, NATUREL ET ARCHITECTURAL
DU LITTORAL
En 2021 :
411 sites naturels classés dans les communes littorales
4 000 immeubles classés au titre des monuments historiques dans les
communes littorales
108 bateaux du patrimoine maritime classés au titre des monuments
historiques
124 sites patrimoniaux remarquables dans les communes littorales
5 300 entités archéologiques subaquatiques
? 86 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
? les activités scientifiques et muséales : stations de recherche, aquariums, musées de
la pêche, etc. ;
? le patrimoine mobilier, en particulier les navires ;
? le patrimoine archéologique subaquatique.
En dehors des 135 phares et 60 sémaphores, des nombreux ports et des 5 800 km de sentiers
du littoral, les communes littorales comptent également :
? 411 sites naturels classés et 409 sites inscrits ;
? 21 grands sites, dont 11 au stade de projet (opérations grands sites) ;
? neuf biens français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l?Unesco (quatre
sites culturels et un site naturel, auxquels il convient d?ajouter quatre forteresses
Vauban) ;
? 4 000 immeubles inscrits au titre des monuments historiques ;
? 108 bateaux classés et 80 inscrits au titre des monuments historiques ;
? 1 200 bateaux d?intérêt patrimonial ;
? 124 sites patrimoniaux remarquables ;
? 5 300 entités archéologiques subaquatiques ;
? 15 musées maritimes ;
? 19 aquariums.
Déclinaison par catégorie
Les phares et les sémaphores
Outre leur fonction d?aide à la navigation, les phares font partie intégrante du patrimoine
architectural de la France.
Carte 1 : localisation des phares en France métropolitaine
Source : ministères en charge de la Mer, de la Culture et de l?Environnement. Traitements : SDES, 2022
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/vue-d-ensemble/article/le-sentier-du-littoral-sur-les-cotes-francaises-en-2019?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3173&lien-ressource=5177&theme-ressource=441
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/vue-d-ensemble/article/le-sentier-du-littoral-sur-les-cotes-francaises-en-2019?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3173&lien-ressource=5177&theme-ressource=441
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 87 ?
Près de 140 phares sont érigés sur le littoral français, métropolitain et ultramarin, qu?ils soient
situés en mer, en ville ou sur les caps, pointes et îles. En 2021, 44 d?entre eux, contre 35 en
2018 étaient ouverts au public et accueillaient plusieurs centaines de milliers de visiteurs
chaque année. Depuis 2010, le ministère de la Culture a classé ou inscrit 88 phares au titre des
monuments historiques (42 classés, 46 inscrits).
Afin de garantir la sécurité du transport maritime aux abords de ses côtes, la France est dotée
d?un dense réseau de systèmes de surveillance répartis le long de son littoral. Ces dispositifs
participent aux actions de sauvetage en mer et de régulation du trafic maritime.
Tableau 1 : sémaphores du littoral français métropolitain, par façade maritime
En nombre
Façade Sémaphores
Manche Est-Mer du Nord
14
Nord-Atlantique?Manche Ouest
21, dont un sémaphore civil (Rivière d?Etel)
Sud-Atlantique
6
Méditerranée
19, dont 7 en Corse
Source : ministères en charge de la Mer, de la Culture et de l?Environnement. Traitements : SDES, 2022
Les monuments protégés au titre des monuments historiques
Sur les 45 907 immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques en France,
4 000 sont localisés dans les communes littorales. Sur la période 2017-2021, 95 monuments
ont fait l?objet d?un classement ou d?une inscription au sein des communes littorales.
La typologie des monuments classés ou inscrits dans les communes littorales est diversifiée.
Ce patrimoine remarquable comprend notamment 121 forts ou forteresses, 187 châteaux,
18 citadelles, 30 abbayes, 28 cathédrales, 4 monastères, 71 églises, 143 villas, 277 menhirs,
265 dolmens, 6 Cairns, 7 arènes et/ou amphithéâtres, 10 aqueducs et 20 ponts.
Tableau 2 : monuments historiques par statut dans les communes littorales
En nombre
Façade Monuments historiques
Classés Inscrits Statut inconnu
Manche Est-Mer du Nord 189 400 4
Nord-Atlantique?Manche
Ouest
555 793 8
Sud-Atlantique 110 494 3
Méditerranée 329 641 5
Outre-mer 95 374 1
Total 1 278 2 702 21
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
? 88 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Carte 2 : monuments historiques dans les communes littorales en France métropolitaine
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
Les sites emblématiques
Le patrimoine inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l?humanité par l?UNESCO.
En 2022, la France compte 49 biens français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de
l?Unesco, à savoir des biens culturels, naturels ou mixtes (alliant valeurs culturelles et
naturelles), reconnus comme patrimoine mondial de l'humanité en raison de leur valeur
universelle exceptionnelle par le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations
unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Neuf concernent une ou plusieurs
communes littorales.
Tableau 3 : biens du littoral français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l?Unesco en
2022
Façade Biens inscrits
Manche Est-Mer du Nord
Mont-Saint-Michel et sa baie
Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret
Fortifications de Vauban (Saint-Vaast-la-Hougue)
Nord-Atlantique?Manche Ouest
Fortifications de Vauban (Camaret sur mer)
Sud-Atlantique
Bordeaux, Port de la Lune
Le phare de Cordouan
Fortifications de Vauban (Saint-Martin de Ré, Paté et
Médoc de Blaye/Cussac-Fort-Médoc)
Méditerranée
Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de
Girolata, réserve de Scandola
Nice, la ville de la villégiature d?hiver de riviera
Source : Unesco, 2022. Traitements : SDES, 2022
https://whc.unesco.org/fr/list/80
https://whc.unesco.org/fr/list/1181
https://whc.unesco.org/fr/list/1283
https://whc.unesco.org/fr/list/1283
https://whc.unesco.org/fr/list/1256
https://whc.unesco.org/fr/list/1625
https://whc.unesco.org/fr/list/1283
https://whc.unesco.org/fr/list/258
https://whc.unesco.org/fr/list/258
https://whc.unesco.org/fr/list/1635
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 89 ?
Les sites naturels inscrits et classés
La reconnaissance de la qualité d?un site naturel se traduit par deux niveaux de
protection : l?inscription et le classement. La protection, dont la conservation ou la
préservation présente un intérêt général, du point de vue artistique, historique, scientifique,
légendaire ou pittoresque, intéresse aussi bien des éléments isolés (arbres, rochers,
cascades...) que des espaces ou ensembles paysagers naturels ou façonnés par l?homme,
pouvant atteindre de vastes dimensions.
Début 2022, les communes littorales comptent 409 sites inscrits (lieux faisant l?objet d?une
surveillance plus légère, sous forme d?avis préalable aux travaux) et 411 sites classés (lieux dont
le caractère exceptionnel justifie une protection de niveau national et dont l?évolution
demande une vigilance toute particulière) sur leurs territoires.
Tableau 4 : sites naturels inscrits ou classées interceptant au moins une commune littorale
En nombre
Façade Sites classés Sites inscrits
Manche Est-Mer du Nord 81 75
Nord-Atlantique?Manche Ouest 168 183
Sud-Atlantique 16 18
Méditerranée 116 106
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
Carte 3 : sites naturels inscrits et classés, Grands Sites et sites Unesco en France
métropolitaine et sur le littoral en 2022
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
? 90 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les Grands Sites de France
Créé en 2000, le Réseau des Grands Sites de France compte 49 grands sites en 2022. Il
rassemble des sites ayant reçu le Label « Grand Site de France » et d'autres engagés dans des
démarches de développement durable pour l'obtenir (Opération Grand site). Les Grands Sites
de France ont en commun d?être des sites classés pour une partie significative de leur
territoire et une volonté de préserver et restaurer des paysages fragiles et attractifs,
organiser/maîtriser la fréquentation intense, permettre à chaque visiteur de prendre le temps
de la découverte et de vivre une expérience sensible des lieux et promouvoir le
développement local durable.
Les territoires littoraux sont concernés par 21 Grands Sites, dont 11 au stade de projet.
Tableau.5 : les Grands Sites de France localisés sur le littoral métropolitain
Façade Intitulé des Grands Sites (* opérations Grands Sites)
Manche Est-Mer du Nord Les 2 caps Gris-Nez et Blanc-Nez (2011, 2018)
Baie de Somme (2011, 2018)
Dunes de Flandres*
Falaise d?Étretat ? Côte d?Albâtre*
La Hague*
Nord-Atlantique?Manche Ouest Cap Erquy ? Cap Fréhel (2019)
Pointe du Raz en Cap Sizun (2004, 2012, 2019)
Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon (2018)*
Havre de Payré
Sud-Atlantique Estuaire de la Charente ? Arsenal de Rochefort (2020)
Marais Poitevin (2010)
Marais de Brouage*
Dune du Pilat*
Méditerranée Camargue gardoise (2014)
Îles sanguinaires ? Pointe de la Parata (2017)
Golfe de Saint-Florent (2017)
Canal du Midi - Béziers*
Presqu?île de Giens et salins d?Hyères*
Massif de l?Estérel*
Bonifacio*
* opération Grands Sites.
Source : réseau Grands Sites de France, 2022. Traitements : SDES, 2022
Les sites patrimoniaux remarquables
Le dispositif des sites patrimoniaux remarquables, créé par la loi du 7 juillet 2016 relative à la
liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, a pour objectif de protéger et de
valoriser le patrimoine architectural, urbain et paysager de nos territoires. Les sites
patrimoniaux remarquables sont définis comme « les villes, villages ou quartiers dont la
conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue
historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public ». Ce
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 91 ?
dispositif se substitue aux anciens dispositifs de protection : secteurs sauvegardés, zones de
protection du patrimoine architectural, urbain et paysager et aires de mise en valeur de
l?architecture et du patrimoine.
En 2022, 891 communes françaises comptent au moins un site patrimonial remarquable sur
son territoire, dont 117 communes littorales. Depuis le 7 juillet 2016, 78 sites patrimoniaux
remarquables ont été définis dont quatre pour les communes littorales.
Tableau 6 : sites patrimoniaux remarquables situés dans une commune littorale en 2022
En nombre
Façade Sites patrimoniaux
remarquables
Communes
Manche Est-Mer du Nord 21 20
Nord-Atlantique?Manche Ouest 53 51
Sud-Atlantique 25 22
Méditerranée 23 22
Outre-mer 2 2
Total 124 117
Source : ministère de la Culture, base de données Mérimée, 2022. Traitements : SDES, 2022
Carte 4 : localisation des sites patrimoniaux remarquables en 2022
SPR : sites patrimoniaux remarquables.
Source : réseau grands sites de France, 2022. Traitements : SDES, 2022
? 92 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
L?inventaire du patrimoine culturel littoral
D?autres démarches visent à consolider l?inventaire du patrimoine culturel littoral :
? Fondé en 1964 par André Malraux, ministre de la Culture, l?inventaire général du
patrimoine culturel a pour mission de « recenser, étudier et faire connaître » le
patrimoine urbain, architectural, artistique et mobilier de la France. Cette
compétence a été transférée aux Régions par la loi de 2004 sur les libertés et
responsabilités locales. L?ensemble des études réalisées lors des opérations
d?inventaire forme des dossiers généraux ou individuels sur les oeuvres retenues
(édifices ou objets mobiliers) largement documentés, qui comprennent des textes
de synthèses, des notices historiques et descriptives, des photographies, des cartes
et des plans, des sources. En 2019, 24 opérations d?inventaire général culturel littoral
ont été réalisées.
? Par patrimoine culturel immatériel, on entend l?ensemble des pratiques, expressions
ou représentations qu?une communauté humaine reconnaît comme faisant partie
de son patrimoine, parce qu?elles procurent à ce groupe humain un sentiment de
continuité et d?identité. Ces pratiques concernent principalement les expressions
et traditions orales, les pratiques sociales, les rituels, les événements festifs, les
savoirs et pratiques relevant des arts du spectacle, les savoir-faire artisanaux et les
connaissances en lien avec la nature et l?univers.
? L?implication des personnes ou des groupes porteurs de ces pratiques culturelles
immatérielles est la condition première de la sauvegarde de ce type de patrimoine,
conformément aux objectifs de la Convention de 2003. La France a ratifié cet
instrument international en juillet 2006. Depuis lors, sa mise en oeuvre est confiée,
au ministère de la Culture. 10 ans plus tard, le patrimoine culturel immatériel a été
inclus dans la définition officielle du patrimoine en France (loi du 7 juillet 2016
relative à la liberté de la création, à l?architecture et au patrimoine). Fin 2019,
30 éléments du patrimoine culturel immatériel liés au monde maritime étaient
reconnus.
Les bateaux patrimoniaux
Un bateau du patrimoine peut faire partie de deux catégories distinctes :
? les bateaux protégés au titre des Monuments historiques ;
? les bateaux d?intérêt patrimonial.
Ces bateaux couvrent une large palette d?usage : plaisance, pêche, commerce, bateau de
charge, omnibus, compétition, sauvetage et drague.
Le 5 novembre 1982, le ministère de la Culture classe pour la première fois trois navires au
titre de la législation sur les monuments historiques : l?ancien bateau-école, le trois-mâts carré
Duchesse-Anne (1901) et le bateau de charge Mad-Atao (1938).
En 2021, 188 bateaux relevant du domaine maritime sont désormais protégés. Leur protection
répond notamment à des critères objectifs (rareté, ancienneté, représentativité d?un type,
facteur innovant, état sanitaire du bateau, ?) et subjectifs (réputation de l?architecte naval,
du charpentier de marine ou du chantier artisanal, personnalité du navigateur, dimension
événementielle, ?). D?autres éléments peuvent conduire à protéger un bateau : son
authenticité, les projets culturels et financiers liés à la sauvegarde du bateau.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 93 ?
Tableau 7 : bateaux maritimes classés et inscrits au titre des monuments historiques en 2021
rangés par façade selon leur port d?attache
En nombre
Façade Bateaux classés Bateaux inscrits
Manche Est-Mer du Nord 18 8
Nord-Atlantique?Manche Ouest 47 1
Sud-Atlantique 29 63
Méditerranée 14 6
Outre-mer 0 2
Total 108 80
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Graphique 1 : bateaux maritimes classées ou inscrits au titre des monuments historiques de
1982 à 2021
En nombre
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Label « Bateaux d'Intérêt Patrimonial » (BIP)
Le label BIP a pour objectif de distinguer et de valoriser les éléments les plus remarquables du
patrimoine naviguant sous pavillon français. Les conditions d'attribution ont été définies par
le décret n° 2007-1262 du 21 aout 2007 définissant certaines exonérations du droit annuel de
francisation et de navigation. Le label est délivré par la Fondation du patrimoine maritime et
fluvial, pour cinq ans, après avis d?une commission d?agrément regroupant des représentants
des différentes institutions concernées (ministère chargé des douanes, ministère chargé de la
mer, ministère chargé de la culture, Conservatoire de l?espace littoral et des rivage lacustres,
Fondation du patrimoine, Fondation du patrimoine maritime et fluvial, Association nationale
des élus du littoral), ainsi que cinq personnalités qualifiées.
Les critères de labélisation BIP correspondent globalement à ceux définis par les monuments
historiques : critère historique, critère technique (architecte, chantier particulier, type de
construction, type de navire, qualité de la réplique?), critère spécifique (lié à une
personnalité, à un évènement, à sa rareté, à son caractère exceptionnel ou culturel). À la
différence des Monuments historiques, les répliques peuvent aussi être concernées par ce
label. Par ailleurs, alors que, pour les Monuments historiques, seul le chef de file d?une série
? 94 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
de bateaux ou l?un de ses représentants particulièrement emblématiques peut bénéficier
d?une procédure de protection, le label BIP peut s?appliquer à plusieurs exemplaires d?une
même série. Enfin, les bateaux classés Monuments historiques sont destinés à recevoir, de
facto, le label BIP
En 2021, la France compte 1 179 bateaux d?intérêt patrimonial, contre 194 en 2009.
Tableau 8 : bateaux maritimes d?intérêt patrimonial rangés par façade selon leur port
d?attache en 2021
En nombre
Façade Bateaux maritimes
Manche Est-Mer du Nord 120
Nord-Atlantique?Manche Ouest 484
Sud-Atlantique 89
Méditerranée 481
Outre-mer 5
Total 1 179
Source : Fondation du patrimoine maritime et fluvial, 2022. Traitements : SDES, 2022
Patrimoine archéologique subaquatique
De par son histoire et son positionnement géographique, la France est dotée d?un patrimoine
archéologique subaquatique riche tant du point de vue de sa quantité que de sa diversité. Ce
patrimoine couvre également l?ensemble des grandes époques historiques.
Des inventaires continus enrichissent cette connaissance et la mise en valeur de ce patrimoine
historique regroupé en entité archéologique, à savoir un ensemble cohérent de vestiges
présentant une unité chronologique et/ou fonctionnelle sur un espace donné. La France en
compte plus de 6 000 en 2022.
Graphique 2 : répartition des entités archéologiques selon leur interprétation
Sources : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 95 ?
Graphique 3 : répartition des entités archéologiques par territoire selon leur interprétation
En nombre
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Graphique 4 : répartition des entités archéologiques par territoire selon leur chronologie
En nombre
Note : le découpage de la période post-médiévale comprend : l?époque moderne = 1492-1789 ; l?époque
contemporaine = 1 789 à nos jours ; l?époque récente = époque moderne + époque contemporaine, car il n?est pas
toujours possible de faire la distinction le temps d?une expertise sous-marine ; Indéterminé = site déclaré par un
bénévole et non expertisé par le département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm).
Des écarts peuvent subsister entre les deux graphiques précédents, les outils d?interrogation des bases de données
étant perfectibles. Les chiffres fournissent néanmoins un aperçu du volume et de la répartition des entités
archéologiques acceptables.
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
? 96 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chaque entité archéologique regroupe des biens culturels maritimes (gisements, épaves,
vestiges ou généralement tout bien présentant un intérêt préhistorique, archéologique ou
historique qui sont situés dans le domaine public maritime ou au fond de la mer dans la zone
contiguë).
En 2022, le ministère de la Culture estime à 56 590 les biens ou lots culturels maritimes. Ce
nombre est cependant sous-estimé du fait des bases de données incomplètes et de biens non
inventoriés à ce jour dans les musées et les dépôts.
Les dépositaires de biens culturels maritimes sont principalement les musées (122), les services
publics et institutions (90), les associations (24) et les dépôts et centres de conservation et
d'études archéologiques (17).
Autres équipements emblématiques
L?attractivité du littoral dépend également d?autres équipements pouvant être de nature à
mettre en exergue le patrimoine de la mer. Ainsi, les aquariums et les musées participent à
cette dynamique.
Les aquariums
En 2022, le littoral français compte 19 aquariums répartis sur les différentes façades maritimes
comme suit :
? Façade Manche Est-Mer du Nord :
o Cité de la mer de Cherbourg
o Aquacaux, Octeville-sur-Mer
o MARÉIS centre de découverte de la pêche en mer, Étaples
o Nausicaá, Boulogne-sur-Mer
? Façade Nord-Atlantique?Manche Ouest :
o Océarium du Croisic
o Marinarium de Concarneau
o Océanopolis, Brest
o Aquarium marin de Trégastel
o Grand aquarium de Saint-Malo
? Façade Sud-Atlantique :
o Musée de la mer de Biarritz
o Aquarium de La Rochelle
? Façade Méditerranée :
o Marineland, Antibes
o Institut océanographique Paul Ricard, Six-Fours-les-Plages
o Seaquarium, Le Grau-du-Roi
o PlanetOcean Montpellier
o Aquarium du Cap d'Agde
o Aquarium de Canet en Roussillon
o Aquarium de Banyuls-sur-Mer
? Outre-mer
o Aquarium de la Guadeloupe, Le Gosier
http://www.citedelamer.com/
http://aquariumsdefrance.fr/aquacaux/
http://aquariumsdefrance.fr/mareis-centre-de-decouverte-de-la-peche-en-mer/
http://aquariumsdefrance.fr/nausicaa-centre-national-mer/
http://aquariumsdefrance.fr/ocearium-du-croisic/
http://aquariumsdefrance.fr/marinarium-concarneau/
http://aquariumsdefrance.fr/oceanopolis-brest/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-marin-de-tregastel/
http://aquariumsdefrance.fr/grand-aquarium-de-saint-malo/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-biarritz/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-la-rochelle/
http://aquariumsdefrance.fr/marineland-antibes/
http://aquariumsdefrance.fr/institut-oceanographique-paul-ricard/
http://aquariumsdefrance.fr/le-seaquarium/
https://www.planetoceanworld.fr/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-marin-du-cap-dagde/
http://www.aquarium-canet.com/
https://www.banyuls-sur-mer.com/tourisme/decouvrir/la-mer-et-ses-tresors/incontournables-de-la-mediterranee/laquarium/
http://www.aquariumdelaguadeloupe.com/
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 97 ?
Les musées maritimes
Sous la tutelle du ministère de la Défense, le musée national de la Marine
assure la conservation et l?accroissement de ses collections dans tous les domaines de la
marine : marine nationale, marine de commerce, pêche, recherche océanographique, sport
nautique et plaisance.
En dehors du Musée national de la Marine (Paris), la France compte 24 musées maritimes sur
le littoral. Ces 25 musées représentent près de 10 % de l?ensemble des musées (245) présents
sur le littoral.
Tableau 9 : musées maritimes en France, par façade maritime
Façade Localisation
Manche Est-Mer du Nord
Cherbourg-Octeville : Cité de la Mer
Dunkerque : Musée portuaire
Étaples-sur-Mer : Mareis
Fécamp : Musée des Terre-Neuvas et de la pêche
Saint-Vaast-la-Hougue : Musée maritime de l'Île Tatihou
Rouen : Musée maritime fluvial et portuaire
Nord-Atlantique?Manche Ouest
Saint-Malo : Musée international du Long-Cours Cap-Hornier
Brest : Musée national de la Marine
Concarneau : Musée de la pêche
Douarnenez : Port-musée
Groix : Écomusée de l'île de Groix
Nantes : Musée naval Maillé-Brézé
Lorient : cité de la voile Éric Tabarly
Port-Louis : Musée national de la Marine
Saint-Nazaire : Écomusée de Saint-Nazaire
Sud-Atlantique
Bordeaux : Musée de la mer et de la marine
La Rochelle : Musée maritime
Rochefort : Musée national de la Marine
Biarritz : Musée de la Mer
Méditerranée
Marseille : Musée de la Marine
Grasse : Musée de la Marine, mémorial Amiral de Grasse
Arles : Musée de l'Arles Antique
Saint-Tropez : Musée d'histoire maritime
Toulon : Musée national de la Marine
Outre-mer
Nouméa : Musée de l'Histoire maritime de Nouvelle-
Calédonie
Sources : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Plate-forme de données ouvertes du ministère e la culture
? Plate-forme ouverte du patrimoine
? Phares de France
? Patrimoine maritime et fluvial
? Réseau des Grands Sites de France
? Combien trouve-t-on de phares en France
https://www.pop.culture.gouv.fr/search/mosaic?mainSearch=%22site%20patrimonial%20remarquable%22
https://www.pharesdefrance.fr/
https://www.patrimoine-maritime-fluvial.org/navires-du-patrimoine/demande-de-labellisation/
https://www.grandsitedefrance.com/
https://www.bateaux.com/article/22392/combien-trouve-t-on-de-phares-france
? 98 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Partie 4
Indicateurs de suivi de l?objectif 4 :
le rayonnement de la France
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 99 ?
Chiffres-clés
Analyse globale
Au 1er juillet 2019, la flotte de commerce (transports et services maritimes) sous pavillon
français de plus de 100 UMS comptait 415 navires, dont 177 navires pour la flotte de transport
et 238 navires pour la flotte de services maritimes4.
La flotte de commerce totalise 6,3 M UMS, dont 0,4 M UMS correspondent aux navires de
services maritimes et 5,9 M UMS à ceux dédiés à la flotte de transport.
Graphique 1 : flotte de commerce sous pavillon français en 2019
En nombre des navires et en UMS
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
4 les données publiées de la flotte de commerce sous pavillon français sont relatives aux navires d'une jauge brute supérieure à
100 UMS affectés à la flotte de services maritimes et à la flotte de transport. Sont exclus du périmètre étudié les navires de transports
de fret et de passagers exploités en navigation côtière, les barges, les pontons, les vedettes portuaires, ainsi que tous les navires
affectés à la police, à la douane ou au sauvetage en mer.
ÉVOLUTION DE LA FLOTTE DE COMMERCE
IMMATRICULÉE SOUS LES DIFFÉRENTS REGISTRES
FRANÇAIS ET PLACE DES DIFFÉRENTS PAVILLONS
En 2019 :
La flotte de commerce compte 415 navires et totalise
6,3 M UMS en jauge brute
? 100 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Analyse par catégorie et évolution depuis 2017
La flotte de commerce sous pavillon français comprend :
? Une flotte de transport répartie entre une flotte pétrolière et gazière, une flotte de
navires de charge, une flotte de navires à passagers ;
? Une flotte de services maritimes qui comprend les navires spécialisés, les navires
offshores et certains navires portuaires et côtiers.
La flotte de transport
Globalement, durant la période allant de 2017 à juillet 2019, la flotte de transport gagne
10 unités (soit une progression de 6 % du nombre de navires) et enregistre une hausse
d?environ 5 % en jauge brute.
La flotte de charge comprend 66 navires au 1er juillet 2019 et totalise 2,8 M UMS. Depuis 2017,
cette flotte compte sept unités supplémentaires et a enregistré une hausse de 20 % de la
jauge brute.
Sur la période 2017-2019, la flotte de navires à passagers gagne trois unités de navires en
passant de 66 en 2017 à 69 en 2019. La jauge brute augmente de 5 % pour atteindre en 2019
0,8 M UMS.
Le nombre de navires de la flotte pétrolière et gazière reste stable durant la période d?étude
avec 42 navires tandis que la jauge brute baisse de 8,7 %.
Graphique 2 : flotte de commerce sous pavillon français par catégorie de 2017 à 2019
En nombre de navires
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 101 ?
La flotte de services maritimes
Entre 2017 et le 1er juillet 2019, la flotte des services maritimes baisse de1 % en unités de
navires et d?environ 11 % en jauge brute.
Sur la même période, la flotte de navires spécialisés baisse de 12 % du nombre de navires et
de 28 % en jauge brute. En 2019, cette flotte compte 38 navires et totalise 161 563 UMS.
La flotte de services offshore compte 625 navires et totalise 0,1 M UMS de jauge brute au
1er juillet 2019. Depuis 2017, la flotte a diminué de 6 % en unités de navires, mais augmente de
6 % en jauge.
Le nombre de navires de la flotte services portuaires et côtières augmente de 6 unités entre
2017 et 2019 en passant de 132 à 138 navires, soit une hausse de 4,5 %. La flotte augmente de
4 % de la jauge brute.
Graphique 3 : flotte de commerce sous pavillon français par catégorie de 2017 à 2019
En jauge brute
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
Répartition par registres d?immatriculation
Répartie entre les différents registres d?immatriculation, la flotte de transport en 2019
comprend 86 navires inscrits au Registre international français (RIF), 54 navires au registre
métropolitain et de départements d?outre-mer et 37 navires aux registres des collectivités
d?outre-mer (6 en Nouvelle-Calédonie, 21 en Polynésie française et 10 à Wallis et Futuna).
La flotte de services maritimes comprend 95 navires inscrits au RIF, 128 navires au registre
métropolitain et de départements d?outre-mer et 15 navires aux registres des collectivités
d?outre-mer (12 en Nouvelle-Calédonie et 3 en Polynésie française).
? 102 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Évolution des registres d?immatriculation
Depuis 2017, le nombre de navires inscrits au RIF augmente de 15 % pour la flotte de transport,
mais diminue de 5 % pour la flotte de services maritimes.
En ce qui concerne le registre métropolitain et de départements d?outre-mer, une évolution
à la hausse de 125 % est enregistrée pour la flotte de transport sur la même période.
Le nombre de navires inscrits aux registres d?immatriculation restent stables en métropole et
DOM pour la flotte de service maritimes. Il est également stable dans les collectivités d?outre-
mer pour l?ensemble de la flotte de commerce.
Graphique 4 : registres d?immatriculation de 2017 à 2019
En nombre
FT : flotte de transport ; FS : flotte de services maritimes.
Note : visualisation du graphique en format dynamique sur : https://datawrapper.dwcdn.net/S6vBg/1/.
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
Pour aller plus loin
? Flotte de commerce sous pavillons français
https://datawrapper.dwcdn.net/S6vBg/1/
https://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.html?id=Temis-0046247&requestId=0&number=1%20)
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 103 ?
Chiffres-clés
Analyse globale
Au 1er juillet 2019, toutes catégories confondues, la France compte 546 aires marines
protégées (AMP) incluant des zones mixtes (terre et mer) ou strictement marines. Cela
représente 23,57 % de l?espace maritime français.
Au sein de ce dispositif, le réseau des AMP instaurées au titre des conventions de mers
régionales et des conventions internationales (Natura 2000, Convention OSPAR pour
l?Atlantique Nord-Est, Convention de Barcelone pour la Méditerranée, Convention de
Carthagène pour les Caraïbes, Convention Ramsar sur les zones humides, réserves de
biosphère UNESCO, biens inscrits sur la liste du Patrimoine mondial UNESCO et aires
spécifiques aux collectivités d?outre-mer du Pacifique) regroupe 302 sites en métropole et
dans les outre-mer, ce qui représente une superficie totale de 363 215 km², soit 3,54 % de
l?espace maritime français.
Tableau 1 : réseau d?aires marines protégées (AMP) de statut international en 2019
Superficie
(en km²)
Part des eaux françaises
couvertes par d'AMP de
statut international
(en %)
Total de
sites
(en nombre)
Aires marines protégées 2 419 325 23,57 546
Aires marines protégées
de statut international
363 215 3,54 302
Note : calcul des superficies sans double compte en cas de superpositions spatiales entre AMP et prise en compte de
l?ensemble des catégories d?AMP existantes au sein de l?espace maritime français.
Source : agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019. Traitements : AFB et SDES ; 2019.
PART DES EAUX FRANÇAISES COUVERTES PAR
DES AIRES MARINES PROTÉGÉES DE STATUT
INTERNATIONAL
En 2019 :
3,54 % des eaux françaises sont couvertes par au moins une
aire protégée de statut international
302 aires marines protégées de statut international, en
métropole et dans les territoires d?outre-mer
? 104 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Analyse régionale
Le territoire maritime de France métropolitaine est couvert à la hauteur de 44 % par le réseau
des aires marines protégées de statut international. Le réseau regroupe 285 sites en
métropole et couvre une superficie d?environ 165 000 km², soit 1,61 % de l?espace maritime
français.
Les Antilles françaises, regroupant les départements de la Guadeloupe et de Martinique ainsi
que les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, sont intégralement couvertes par
le sanctuaire Agoa, reconnu comme étant une aire spécialement protégée de la convention
de Carthagène. Il couvre une surface d?environ 145 000 km², ce qui représente 1,41 % de
l?espace maritime français.
Graphique 1 : part de la superficie des aires marines protégées de statut international par
zone géographique, en 2019
En %
Source : agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019. Traitements : AFB et SDES ; 2019
En Nouvelle-Calédonie, la couverture du territoire maritime par le réseau des AMP de statut
international est de 2,12 %. Un seul site de statut international est présent dans le territoire,
le Lagons de Nouvelle-Calédonie, bien inscrit sur la liste du patrimoine mondial UNESCO. Le
site couvre une superficie d?environ 29 000 km².
Les autres régions ultramarines, comme la Guyane française, Mayotte et les îles
subantarctiques sont encore peu couvertes par le réseau d?AMP de statut international. Ainsi,
la Guyane française compte quatre AMP de statut international, dont trois zones humides
d'importance internationale Ramsar (Basse Mana, estuaire du fleuve Sinnamary et marais de
Kaw) et une zone spécialement protégée de la Convention de Carthagène (Île du Grand
Connetable). La superficie totale du réseau est de 827 km², soit 0,61 % du territoire maritime
de la Guyane.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 105 ?
Graphique 2 : part de l?espace maritime français couvert par le réseau des AMP de statut
international, en 2019
En %
Source : agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019. Traitements : AFB et SDES
Les îles subantarctiques (relevant de l?administration des Terres australes et antarctiques
françaises) comptent avec une zone humide d'importance internationale Ramsar (Terres
australes françaises). La zone couvre une superficie d?environ 17 000 km², soit 1,04 % du
territoire maritime des îles.
Mayotte compte un seul site de statut international de 1 km² de superficie. Il s?agit de la zone
humide Vasière des Badamiers (Convention Ramsar). Les régions marines de Saint-Pierre-et-
Miquelon, de Wallis et Futuna, de l?île de La Réunion, et de Clipperton ne possèdent pas d?aires
marines protégées de statut international.
Graphique 3 : nombre et superficie totale d?aires marines protégées de statut international
par région géographique, en 2019
Source : Agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019.Traitements : AFB et SDES
Pour aller plus loin
? Les aires marines protégées en 2019
https://ree.developpement-durable.gouv.fr/themes/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/biodiversite/article/les-aires-marines-protegees-en-2019
? 106 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Annexes
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 107 ?
Submersion marine
L?Évaluation préliminaire des risques d?inondation (EPRI) apporte une vision homogène des
risques à l?échelle de chaque district hydrographique, et permet d?identifier les territoires
pour lesquels l?effort public sera porté en priorité pour réduire les conséquences négatives
des inondations. En 2011, l?EPRI a défini deux enveloppes approchées des inondations
potentielles (EAIP) : débordements de cours d?eau et submersions marines.
Les EAIP submersions marines agrègent trois types d'informations :
? La synthèse de l?ensemble de la connaissance cartographique (disponible en 2011)
au format SIG concernant les zones inondables par submersions marines au sein des
services de l?État (atlas des zones inondées, plan de prévention des risques naturels,
submersions marines et assimilés, autres données locales : données historiques,
études diverses...).
? L?étude de référence au niveau national « Vulnérabilité du territoire national aux
risques littoraux » (étude du Centre d?études techniques maritimes et fluviales -
Cetmef), qui a cartographié les zones topographiques du littoral situées sous un
niveau donné, constitué du niveau marin centennal auquel est ajouté un mètre pour
la prise en compte des effets du changement climatique.
? Des informations sur la géologie (couche des alluvions maritimes récentes)
disponibles sur le littoral.
Les ouvrages de protection et les protections naturelles de zones basses (territoires littoraux
dont l?altitude est inférieure aux niveaux atteints par la mer lors des conditions extrêmes,
cordons dunaires par exemple) n'ont d'une manière générale pas été pris en considération.
Toutefois, dans certaines parties aval des fleuves ou de leurs affluents, des barrages ou des
écluses ont été édifiés pour soustraire ces cours d'eau aux intrusions marines et permettre
une régulation des zones amont (soutien d'étiage, évacuation des crues continentales). Dans
certains cas, ces ouvrages assurant une très forte protection sur des territoires situés en
amont, ces territoires ont été soustraits de l'enveloppe.
L'impact du changement climatique a été pris en compte dans les résultats de l'étude
Vulnérabilité du territoire national aux risques littoraux, en considérant une rehausse du
niveau de la mer d'un mètre pour l'ensemble des côtes, outre-mer et Méditerranée inclus, en
cohérence avec l'hypothèse extrême du GIEC à l'horizon 2100.
Les enjeux humains, à savoir la population, le nombre des logements potentiellement affectés
par l?aléa submersions marines, ont été estimés à partir des croisements géomatiques des
emprises des aléas littoraux (EAIP submersion marine et effacement de l?ensemble des
ouvrages à l?échéance 2100) avec la base des données Fideli (Fichiers démographiques
d?origine fiscale sur les logements et les individus) de l?Insee et les Fichiers fonciers de la DGFiP
restructurés et enrichis par le Cerema sous la maîtrise d?ouvrage du ministère de l?écologie
(MTE/DGALN).
ANNEXE 1 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ENJEUX HUMAINES
EN ZONES DE SUBMERSION MARINE ET DANS
LES SECTEURS EN ÉROSION
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/serie/s1019
https://datafoncier.cerema.fr/donnees/fichiers-fonciers
? 108 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les Fichiers fonciers apportent de nombreuses informations attachées aux parcelles,
notamment les caractéristiques des locaux présents. Un « local » est ainsi défini comme un
ensemble de constructions qui, en raison de leur agencement, forment un ensemble
immobilier homogène d?un même compte-propriétaire. Ces informations sur les locaux sont
connues à l?échelle de la parcelle dans les Fichiers fonciers, sans être rattachées à l?emprise
des bâtiments (c?est aussi le cas dans la base FIDELI).
Dans les Fichiers fonciers, il faut faire la différence entre la forme du local et son occupation.
Le parti pris dans cette étude, est d?exploiter le nombre de locaux ayant une forme de
logement (maisons et appartements) et dont la surface de la parcelle affectée par l?aléa
submersion marine est supérieure à 25 %.
Érosion côtière
Concernant l?aléa érosion côtière, le scénario retenu pour la présente étude, à savoir le
scénario nommé S2C, considère un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire naturel et
l?effacement de l?ensemble des ouvrages (soit un recul derrière les ouvrages du même ordre
que les secteurs naturels adjacents) à l?échéance 2100. Le scénario a été développé par le
Cerema à partir de l?indicateur national de l?érosion côtière, et de l?étude prospective sur les
enjeux atteints par le recul du trait de côte qui a estimé, au niveau national, les positions du
trait de côte jusqu?en 2100 selon six scénarios combinant la tendance d?évolution du littoral
et des hypothèses sur le comportement des ouvrages de protection littoraux. Le scénario S2C
est par ailleurs en cohérence avec l?EAIP submersion marine, qui surestime généralement les
zones potentiellement inondées, notamment en raison de la non-prise en compte des
ouvrages de protection, ces derniers étant faillibles.
Les enjeux humains, à savoir le nombre des logements, potentiellement atteints par l?aléa
recul du trait de côte ont été estimés à partir des croisements géomatiques des emprises des
aléas littoraux (projections considérant un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire
naturel et effacement de l?ensemble des ouvrages à l?échéance 2100) avec les Fichiers fonciers
de la DGFiP restructurés et enrichis par le Cerema sous la maîtrise d?ouvrage du ministère de
l?écologie (MTE/DGALN).
Les Fichiers fonciers apportent de nombreuses informations attachées aux parcelles,
notamment les caractéristiques des locaux présents. Un « local » est ainsi défini comme un
ensemble de constructions qui, en raison de leur agencement, forment un ensemble
immobilier homogène d?un même compte-propriétaire. Ces informations sur les locaux sont
connues à l?échelle de la parcelle dans les Fichiers fonciers, sans être rattachées à l?emprise
des bâtiments.
Dans les Fichiers fonciers, il faut faire la différence entre la forme du local et son occupation.
Le parti pris dans cette étude est d?exploiter le nombre de locaux ayant une forme de
logement (maisons et appartements) et dont la surface de la parcelle affectée par l?aléa recul
du trait de côte est supérieure à 25 %.
Limites de l?étude
L?interprétation des résultats obtenues par l?estimation du recul du trait de côte est à mener
avec précaution et doit tenir compte notamment des limites des projections de la position
future du trait de côte dans « l?étude prospective » :
http://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/indicateur-national-de-l-erosion-cotiere-r473.html
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
https://datafoncier.cerema.fr/donnees/fichiers-fonciers
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 109 ?
Les taux d?évolution utilisés sont sujets à de nombreuses incertitudes liées notamment à leurs
conditions de détermination. La caractérisation de l?évolution du trait de côte par un unique
taux ne permet pas de prendre en considération d?éventuels changements de dynamique liés
aux modifications de l?environnement côtier.
Les effets sur le recul du trait de côte de la hausse du niveau marin, associés au changement
climatique, sont très mal caractérisés et font encore actuellement l?objet de nombreux
travaux scientifiques. Ces effets ne sont donc pas pris en compte dans cette étude.
Les phénomènes d?envahissement permanent par la mer des zones basses induits par les
effets de l?érosion sur des structures ou environnements littoraux (disparition de cordons
dunaires ou d?autres points hauts au droit de zones basses littorales) ne sont également pas
pris en compte.
Les hypothèses sur le comportement des ouvrages côtiers existants (maintien/disparition
progressive/effacement) sont très schématiques et ne tiennent pas compte de leurs états. La
construction de nouveaux aménagements n?est également pas considérée.
Les zones portuaires abritées par des jetées n?ont pas été étudiées dans le cadre de la
cartographie de l?indicateur national de l?érosion côtière. La détermination des positions
futures du trait de côte ne peut être menée dans ces secteurs particuliers, lesquels ne sont
donc pas pris en compte dans cette étude.
Concernant l?aléa submersion marine, la méthode employée pour construire les EAIP a
conduit à fusionner des sources d?information d?échelles et de précisions variables. Elle
génère des incertitudes qui peuvent être ponctuellement importantes (surestimation des
emprises ou, au contraire, sous-estimation). Par ailleurs, les ouvrages de protection maritime
et les protections naturelles (cordons dunaires par exemple) étant considérés comme
transparents dans l?EAIP submersion marine, l'emprise obtenue peut être considérée, en
première approximation, comme intégrant l'effet de la défaillance de ces ouvrages.
Néanmoins, elle ne prend en compte ni les tsunamis, ni l'érosion du trait de côte en particulier
sur les côtes rocheuses, qui peut entraîner d'autres types de risques.
? 110 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 2 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ENJEUX
INDUSTRIELS (ÉTABLISSEMENTS SEVESO) EN ZONES
DE SUBMERSION MARINE ET DANS LES SECTEURS EN
ÉROSION
Le nombre d?établissements Seveso potentiellement exposés à l?aléa submersion marine a été
déterminé à partir d?un croisement géomatique entre les données des établissements Seveso
avec l?EAIP submersion marine.
Le nombre d?établissements Seveso potentiellement exposés à l?aléa érosion du littoral a été
déterminé à partir d?un croisement géomatique entre les données des établissements Seveso
avec les projections considérant un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire naturel et
l?effacement de l?ensemble des ouvrages à l?échéance 2100.
Pour les deux aléas, les données relatives aux sites Seveso étant des points (et non l?emprise
des sites), une analyse par photo-interprétation a également été réalisée pour certains sites
Seveso situés hors des zones d?aléa et pour lesquels les installations (bâtiments, silos,
installations industrielles) sont manifestement situées dans une zone d?aléa. L?analyse par
photo-interprétation a été conduite à partir de l?observation des photographies aériennes
(BD ORTHO® dernière édition) les plus récentes fournies par l?IGN.
Focus sur l?aléa submersion marine
L?EAIP submersion marine agrège trois types d'informations :
? La synthèse de l?ensemble de la connaissance cartographique (disponible en 2011)
au format SIG concernant les zones inondables par submersions marines au sein des
services de l?État (atlas des zones inondées, plan de prévention des risques naturels,
submersions marines et assimilés, autres données locales : données historiques,
études diverses...).
? L?étude de référence au niveau national « Vulnérabilité du territoire national aux
risques littoraux » (étude du Centre d?études techniques maritimes et fluviales
(Cetmef), qui a cartographié les zones topographiques du littoral situées sous un
niveau donné, constitué du niveau marin centennal auquel est ajouté un mètre pour
la prise en compte des effets du changement climatique.
? Des informations sur la géologie (couche des alluvions maritimes récentes)
disponibles sur le littoral.
Les ouvrages de protection et les protections naturelles de zones basses (territoires littoraux
dont l?altitude est inférieure aux niveaux atteints par la mer lors des conditions extrêmes,
cordons dunaires par exemple) n'ont d'une manière générale pas été pris en considération.
Toutefois, dans certaines parties aval des fleuves ou de leurs affluents, des barrages ou des
écluses ont été édifiés pour soustraire ces cours d'eau aux intrusions marines et permettre
une régulation des zones amont (soutien d'étiage, évacuation des crues continentales). Dans
certains cas, ces ouvrages assurant une très forte protection sur des territoires situés en
amont, ces territoires ont été soustraits de l'enveloppe.
Par ailleurs, l'impact du changement climatique a été pris en compte dans les résultats de
l'étude Vulnérabilité du territoire national aux risques littoraux, en considérant une rehausse
du niveau de la mer d'un mètre pour l'ensemble des côtes, outre-mer et Méditerranée inclus,
en cohérence avec l'hypothèse extrême du GIEC à l'horizon 2100.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 111 ?
Focus sur l?aléa érosion côtière
Concernant l?aléa érosion côtière, le scénario choisi pour la présente étude, le scénario
nommé S2C, considère un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire naturel et
l?effacement de l?ensemble des ouvrages (soit un recul derrière les ouvrages du même ordre
que les secteurs naturels adjacents) à l?échéance 2100. Le scénario a été développé par le
Cerema à partir de l?indicateur national de l?érosion côtière, et de l?étude prospective sur les
enjeux atteints par le recul du trait de côte qui a estimé, au niveau national, les positions du
trait de côte jusqu?en 2100 selon six scénarios combinant la tendance d?évolution du littoral
et des hypothèses sur le comportement des ouvrages de protection littoraux. Le scénario S2C
est par ailleurs en cohérence avec l?EAIP submersion marine qui surestime généralement les
zones potentiellement inondées avec notamment la non-prise en compte des ouvrages de
protection, ces derniers étant faillibles.
Limites de l?étude
Même si très peu des sites « Seveso » sont potentiellement concernés par le recul du trait de
côte, l?interprétation des résultats est à mener avec précaution et doit tenir compte
notamment des limites des projections de la position future du trait de côte dans « l?étude
prospective » :
? Les taux d?évolution utilisés sont sujets à de nombreuses incertitudes liées
notamment à leurs conditions de détermination. La caractérisation de l?évolution
du trait de côte par un unique taux ne permet pas de prendre en considération
d?éventuels changements de dynamique liés aux modifications de l?environnement
côtier.
? Les effets sur le recul du trait de côte de la hausse du niveau marin, associés au
changement climatique, sont très mal caractérisés et font encore actuellement
l?objet de nombreux travaux scientifiques. Ces effets ne sont donc pas pris en
compte dans cette étude.
? Les phénomènes de submersion permanente potentiellement induits par les effets
de l?érosion sur des structures ou environnements littoraux (disparition de cordons
dunaires ou d?autres points hauts au droit de zones basses littorales) ne sont
également pas pris en compte.
? Les hypothèses sur le comportement des ouvrages côtiers existants (maintien/
disparition, progressive/effacement) sont très schématiques et ne tiennent pas
compte de leurs états. La construction de nouveaux aménagements n?est également
pas considérée.
? Les zones portuaires abritées par des jetées n?ont pas été étudiées dans le cadre de
la cartographie de l?indicateur national de l?érosion côtière. La détermination des
positions futures du trait de côte ne peut être menée dans ces secteurs particuliers,
lesquels ne sont donc pas pris en compte dans cette étude.
Concernant l?aléa submersion marine, la méthode employée pour construire les EAIP a
conduit à fusionner des sources d?information d?échelles et de précisions variables. Elle
génère des incertitudes, qui peuvent être ponctuellement importantes (surestimation des
emprises ou, au contraire, sous-estimation). Par ailleurs, les ouvrages de protection maritime
et les protections naturelles (cordons dunaires par exemple) étant considérés comme
transparents dans l?EAIP submersion marine, l'emprise obtenue peut être considérée, en
première approximation, comme intégrant l'effet de la défaillance de ces ouvrages.
Néanmoins, elle ne prend en compte ni les tsunamis, ni l'érosion du trait de côte en particulier
sur les côtes rocheuses, qui peut entraîner d'autres types de risques.
http://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/indicateur-national-de-l-erosion-cotiere-r473.html
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
? 112 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 3 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR VALEUR
AJOUTÉE DE L?ÉCONOMIE MARITIME
L?indicateur valeur ajoutée brute de l?économie maritime s?appuie sur les résultats des travaux
de l?Ifremer sur les « Données économiques maritimes françaises en 2021 » (DEMF). Au sens
des travaux de l?Ifremer, l?indicateur traite l?ensemble des secteurs d?activité de l?économie
maritime, liés à la mer, c?est-à-dire :
? l?extraction des ressources marines : ressources vivantes, minérales et énergétiques ;
? l?exploitation des espaces et des propriétés physiques des eaux et des fonds marins qui
sont aussi des ressources (énergies renouvelables et électronucléaire, pose de câbles
sous-marins, construction d?infrastructures maritimes et côtières, transport maritime,
Marine nationale) ;
? l?exploitation des sites maritimes et côtiers remarquables (tourisme, loisirs, plaisance) ;
? les industries utilisatrices et transformatrices des ressources biologiques (produits de la
mer, algues) ;
? les secteurs manufacturiers et les services qui interviennent en amont des industries
d?exploitation : construction et réparation navale, construction nautique, services à
l?énergie offshore, services financiers au transport et à la plaisance ;
? les services publics : la défense, le soutien aux activités maritimes et aux gens de mer, la
protection de l?environnement, la recherche scientifique.
De manière plus précise, le périmètre de l?économie maritime selon les DEMF comprend
15 domaines d?activité distincts relevant du secteur industriel et du secteur public. Ces
activités sont structurées comme suit :
Secteur Industriel
? produits de la mer ;
? extraction de matériaux marins ;
? extraction de sel marin ;
? construction et réparation navales ;
? transport maritime et fluvial ;
? tourisme littoral ;
? assurances maritimes ;
? travaux publics maritimes et fluviaux ;
? services parapétroliers et paragaziers offshore ;
? fabrication, pose et maintenance de câbles sous-marins ;
? production d?énergie.
https://archimer.ifremer.fr/doc/00770/88225/
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 113 ?
Secteur public non marchand
? intervention publique dans le domaine maritime : signalisation, sécurité et sûreté,
formation des gens de mer, protection sociale ;
? marine national ;
? protection de l?environnement littoral et marin ;
? recherche marine civile.
Les indicateurs et jeux des données mobilisés pour les activités industrielles (extraction,
pêche, manufacturier, construction, travaux maritimes, commerce et autres services privés)
s?appuient sur :
? des indicateurs sectoriels fournis par l?Institut national de la statistique et des études
économiques (Insee) selon la nomenclature d?activités françaises (NAF) ;
? les comptes satellites des transports, du tourisme et de l?environnement ;
? des indicateurs issus d?Eurostat et des associations professionnelles permettant des
comparaisons européennes ;
? les statistiques des services ministériels ;
? des données des associations professionnelles et de certaines entreprises pour
l?évaluation de certains secteurs non identifiés spécifiquement par la NAF.
Pour le secteur public, l?évaluation est faite à partir des budgets, des effectifs et des coûts de
personnels. Elle s?appuie sur :
? les documents budgétaires des lois de finances ;
? les statistiques des services ministériels ;
? les données des organismes publics concernés.
? 114 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 4 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ÉVOLUTION
DES FLUX DE NUTRIMES À LA MER
Depuis plusieurs années, la France évalue tous les ans les flux de polluants à la mer d?azote et
de phosphore via les cours d?eau au titre des conventions Ospar pour la Manche, la mer du
Nord et l?Atlantique (programme Riverine Input Discharges), et Medpol pour le pourtour
méditerranéen. La commission Ospar met à disposition un logiciel de calcul des flux, RTrend®,
sur lequel s?appuient les résultats présentés ici. Comme la convention Medpol n?a pas spécifié
de méthodologie, les préconisations Ospar sont étendues au bassin méditerranéen.
Les flux sont calculés sur le total (phase dissoute et particulaire) d?azote ou de phosphore. Il
s?agit d?estimations, en raison, d?une part, du nombre parfois restreint d?analyses et, d?autre
part, de la faible couverture des épisodes de crue, pouvant transférer d?importantes quantités
de polluants. Les flux calculés ne peuvent donc pas être rigoureusement considérés comme
les flux réels.
Le flux d?une substance chimique vers la mer est calculé en multipliant le débit du cours d?eau
par la concentration de cette substance dans ce dernier. Pour faciliter les comparaisons entre
molécules distinctes contenant de l?azote, les flux d?azote ammoniacal et de nitrate sont
exprimés en équivalent d?élément azote.
Exemples :
? Une concentration de 50 mg de nitrate/litre est équivalente à une concentration de
11,3 mg d?élément azote/litre, d?après la part que représente la masse de l?élément azote
dans la masse de la molécule de nitrate (facteur de conversion unitaire = 4,42).
? Une concentration de 50 mg d?azote ammoniacal/litre est équivalente à une
concentration de 39,1 mg d?élément azote/litre (facteur de conversion unitaire = 1,28).
Appliquées aux flux annuels, ces conversions unitaires donnent : 100 kT d?ammonium
(NH4/an) sont équivalents à 77,8 kT d?élément azote (N/an) et 100 kT de nitrate (NO3/an) sont
équivalents à 22,6 kT d?élément azote (N/an).
Trois types de cours d?eau sont distingués : les fleuves principaux, les cours d?eau secondaires
ou tributaires et les zones d?apport diffus qui ne sont pas drainées par un cours d?eau
significatif (voir cartes 1 et 2). Sur chacun des cours d?eau, des stations de surveillance et de
débit sont choisies de manière à disposer des chroniques les plus longues possibles.
Les territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis
dans le cadre des conventions Ospar et Medpol, représentent 520 000 km2, soit 95 % de
l?ensemble du territoire. Les 5 % restants correspondent à la frange nord-est de la métropole,
dont les rivières poursuivent leur tracé en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg, et qui
n?est donc pas prise en compte dans cette étude.
Les territoires ayant la Manche et la mer du Nord comme exutoire couvrent 23 % de la zone
d?étude, ceux de l?Atlantique 51 % et la Méditerranée 26 %.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 115 ?
Carte 1 : localisation des territoires pris en compte dans le cadre de la convention Ospar
Source : IGN, MEDAD et agences de l?eau, BD Carthage®, 2006 ; MEDAD, banque hydro, 2018. Traitements : SDES, 2011
Carte 2 : localisation des territoires pris en compte dans le cadre de la convention Medpol
Source : MEEDDM ; BD Carthage® ; 2006 et banque hydro ; agences de l?eau. Traitements : SDES, 2011
? 116 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 5 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ÉTAT
ÉCOLOGIQUE DES STOCKS HALIEUTIQUES
La directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) recommande aux États membres
d?entreprendre une approche de gestion des milieux marins fondée sur la notion
d?écosystème. Par cette directive, la France s?est engagée à atteindre en 2020 le bon état
écologique (BEE) des milieux marins, pour les eaux métropolitaines sous sa juridiction.
Le BEE est qualifié par 11 descripteurs couvrant l?ensemble des composantes biocénotiques
et des pressions pesant sur les écosystèmes marins. Le descripteur 3 de la DCSMM, « Espèces
exploitées à des fins commerciales », en France métropolitaine5 [1], s?attache à l?état des
populations d?espèces commerciales, soumises à l?activité de pêche, qui constitue une source
de pression anthropique sur le milieu marin. Il stipule que les populations de tous les poissons
et crustacés exploités à des fins commerciales se situent dans les limites de sécurité
biologique, en présentant une répartition de la population par âge et par taille qui témoigne
de la bonne santé du stock.
Dans le cadre de l?évaluation des espèces commerciales, chaque stock d?une espèce donnée
est évalué à une échelle géographique pertinente d?un point de vue écologique, basée sur une
agrégation spécifique de différents zonages statistique définie par des experts scientifiques.
La sélection des stocks repose sur la liste des stocks évalués au sein d?instances internationales
comme le Conseil international pour l?exploration de la mer (CIEM) ou la Commission
internationale pour la conservation des thonidés de l?Atlantique (CICTA). Certains stocks
locaux font l?objet d?évaluations à l?échelle nationale et peuvent ainsi être considérés de par
leur importance économique ou patrimoniale.
Pour un stock donné, les critères « mortalité par pêche » et « biomasse du stock
reproducteur » sont renseignés au travers des informations quantitatives disponibles dans les
évaluations de stocks et les avis fournis par le CIEM, par le Comité scientifique, technique et
économique des pêches (CSTEP), par la CGPM ainsi que par la CICTA. Des évaluations de
stock réalisées à l?échelle nationale ont également servi à l?évaluation du BEE des espèces
commerciales dans les sous-régions marines françaises.
L?atteinte du BEE au titre du descripteur 3 est évaluée par intégration des évaluations du
critère « mortalité par pêche » et/ou du critère « biomasse du stock reproducteur » et/ou
pour chaque stock. La méthode d?intégration utilisée est le « One Out All Out » (OOAO). Cela
signifie que tous les critères évalués doivent être dans les limites de valeurs décrivant le BEE
(rendement maximum durable). Le statut global est ainsi présenté à l?échelle du stock : « BEE
atteint », « BEE non atteint » ou « Pas d?évaluation ».
L?aire de répartition d?un stock donné correspond rarement avec la délimitation des sous-
régions marines (SRM). L?évaluation porte donc sur les stocks de ressources halieutiques
évaluables, dont la distribution géographique est partiellement ou intégralement comprise
dans la SRM considérées : Manche-Mer du Nord, Mers Celtiques, Golfe de Gascogne et
Méditerranée Occidentale. En conséquence, une même évaluation peut apparaître dans
plusieurs SRM.
5 Le descripteur 3 est défini comme étant « Les populations de tous les poissons et crustacés exploités à des fins commerciales se
situant dans les limites de sécurité biologique, en présentant une répartition de la population par âge et par taille qui témoigne de
la bonne santé du stock » (Source directive 2008/56/CE).
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 117 ?
Les stocks considérés pour la façade Manche Est-Mer du Nord recouvrent tout ou partie de
l?emprise de unités marines de rapportage (UMR) correspondante à la sous-région marine
« Manche-Mer du Nord ». À l?échelle de la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest,
l?évaluation est réalisée pour la partie française des SRMs « Mers Celtiques » et « Golfe de
Gascogne ». Pour la façade Sud-Atlantique, l?évaluation est réalisée pour la SMR « Golfe de
Gascogne ». En fin, pour la façade Méditerranée, la SMR concernée est la partie française de
la SMR Méditerranée Occidentale.
? 118 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 6 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ÉVOLUTION
DE LA QUALITÉ BACTÉRIOLOGIQUE DES PRODUITS
DE LA MER (COQUILLAGES)
Le réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillages (REMI), permet
la surveillance sanitaire des zones de production exploitées par les professionnels et classées
par l?Administration. Sur la base du dénombrement dans les coquillages vivants
des Escherichia coli (E. coli), bactéries communes du système digestif, recherchées comme
indicateur de contamination fécale, le REMI a pour objectifs :
? estimer la qualité microbiologique des zones de production de coquillages ;
? suivre l?évolution des niveaux de qualité microbiologique des zones de production
de coquillages ;
? détecter et suivre les épisodes inhabituels de contamination.
Le classement et la surveillance microbiologique des zones de production et de reparcage de
coquillages vivants répondent aux seuils fixés par l?article 52 du règlement d?exécution (UE)
n2019/627 6 , arrêté du 6 novembre 2013 7 , qui prévoit un classement selon trois classes
différentes (A, B, C) en fonction du niveau de contamination fécale. Ce classement est établi
selon les critères de concentration de la bactérie indicatrice de la contamination fécale
Escherichia coli dans les coquillages. Le classement conditionne la commercialisation des
coquillages. Ainsi, ceux issus de zones classées A peuvent être commercialisés directement,
ceux provenant de zones B doivent être purifiés avant commercialisation, enfin, ceux issus de
zones C doivent être traités thermiquement ou reparqués. Les mesures hors des critères de
classe A, B, C ont été mis dans la catégorie D « très mauvaise » dite aussi « non classé ».
Tableau : critères de qualité microbiologique des zones de production et de reparcage de
coquillages vivants
Source : Ifremer, REMI ; 2022
L?estimation de la qualité microbiologique des points REMI est déterminée sur la base des
résultats de surveillance régulière obtenus au cours des trois dernières années (calendaires)
6Règlement d?exécution (UE) 2019/627 de la Commission du 15 mars 2019 établissant des modalités uniformes pour la réalisation
des contrôles officiels en ce qui concerne les produits d'origine animale destinés à la consommation humaine conformément au
règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil et modifiant le règlement (CE) n° 2074/2005 de la Commission en ce
qui concerne les contrôles officiels.
7Arrêté du 6 novembre 2013 relatif au classement à la surveillance et à la gestion sanitaire des zones de production et des zones de
reparcage des coquillages vivants.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 119 ?
pour chacun des groupes de coquillages suivis (groupe 2 : bivalves filtreurs fouisseurs ;
groupe 3 : bivalves filtreurs non fouisseurs). Quatre niveaux sont définis :
? qualité bonne : au moins 80 % des résultats est ? 230 et 100 % des résultats sont
? 700 E. coli/100g CLI (Chair et Liquide Intervalvaire) ;
? qualité moyenne : 90 % des résultats ? 4 600 et 100 % ? 46 000 E. coli/100 g CLI ;
? qualité mauvaise : 100 % des résultats ? 46 000 E. coli/100 g CLI ;
? qualité très mauvaise : si un résultat est > 46 000 E. coli/100 g CLI.
L?évolution de qualité microbiologique des points REMI suivis est déterminée en prenant en
compte tout l?historique des données disponibles. Seules sont considérées les points
disposant d?un nombre de données suffisant sur chaque période de trois années calendaires
considérées (24 ou 12 résultats pour les points pouvant être suivies à fréquence bimestrielle).
La qualité est déterminée sur les données acquises sur les trois années calendaires et par
année glissante entre 1991 et 2020.
S?agissant d?un réseau visant la protection de la santé des consommateurs, les points REMI
sont positionnés dans la zone de production, au niveau du secteur identifié comme le plus
exposé aux contaminations.
Carte interactive référençant les lieux de surveillance REMI* dans les zone de production
conchylicole en France métropolitaine
Source : Ifremer- Surval. Accès aux données de l?environnement marin et littoral, 2022
Les sources de contamination microbiologique sont d?origine très variées et bien souvent la
qualité microbiologique estimée au niveau des points de suivi (et/ou des zones) est la
résultante de multiples sources conjuguées, issues du ou des bassins versants proches de la
zone de production, ou de rejets très locaux ou ponctuels (exemple : déversement d?eaux
usées brutes sur ou à proximité de la zone de production). La dégradation de la qualité du
milieu peut être liée par exemple à l?évolution démographique qui rend inadéquat les
ouvrages de traitement des eaux usées existants, à des contaminations au niveau du réseau
pluvial, à des dysfonctionnements du réseau liés aux fortes pluviométries, aux variations
saisonnières de la population (tourisme), à l?évolution des pratiques agricoles (élevage,
épandage?), mais aussi à des déversements sauvages d?eaux usées (bateau de plaisance,
camping-car?) ou à la présence de la faune sauvage. La reconquête de la qualité
microbiologique peut quant à elle résulter d?aménagements mis en oeuvre sur le bassin
versant (ouvrages et réseau de collecte des eaux usées par exemple, stations d?épuration,
systèmes d?assainissement autonome?). Le travail d?identification de l?origine des sources de
contamination, de hiérarchisation des sources sont des étapes indispensables, mais parfois
complexes pour permettre d?identifier les actions prioritaires à mettre en oeuvre par les
autorités pour améliorer la qualité des eaux, et par conséquent la qualité des zones de
production conchylicole.
https://wwz.ifremer.fr/surval/Donnees/Cartographie-Inventaire-du-reseau-REMI#/map
? 120 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Biomasse du stock reproducteur : mesure la capacité d?un stock à se reproduire.
Biocénotique : branche de l'écologie dont l'objet est l'étude des communautés d'êtres vivants
(végétaux et animaux) qui vivent et se reproduisent dans un écosystème donné.
Certificat complémentaire (CC) : certification associée à certains diplômes d?État de la filière
« Jeunesse de l?éducation populaire et du sport » (JEPS). Le CC a pour but de valider des
compétences particulières permettant aux titulaires du diplôme d?État concerné d?élargir son
champ de compétences professionnelles. Ce libellé s?est substitué au 1er janvier 2016 à celui
des unités capitalisables complémentaires (UCC), constituée d?une seule unité capitalisable,
et des certificats de spécialisation (CS), composés de plusieurs unités capitalisables (article 4
du décret no 2015-1527 du 24 novembre 2015 relatif au brevet professionnel, au diplôme
d?État et au diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport). Les
UCC et les CS existants sont regardés, au sens des nouvelles dispositions, comme des
certificats complémentaires.
Érosion du littoral : phénomène naturel qui se traduit par le recul de la position du rivage. Des
bâtiments sont régulièrement atteints par la mer et de nombreux autres sont potentiellement
exposés. Les effets liés au changement climatiques (hausse du niveau des mers, événements
climatiques extrêmes : tempêtes, cyclones?) sont de nature à amplifier cette dynamique.
Établissements Seveso : les établissements dits Seveso constituent les installations les plus
dangereuses parmi les ICPE. Ils se composent principalement d?installations pétrolières
(raffineries, dépôts de carburants), gazières, pharmaceutiques et chimiques, d?entrepôts de
produits dangereux, de silos, de dépôts ou fabricants de matières explosives, de distilleries,
de dépôts d?engrais (liste non exhaustive). Les établissements dits Seveso sont classés selon la
directive Seveso 3 « concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant
des substances dangereuses », entrée en vigueur en France le 1er juin 2015, en deux types
d?établissement :
? les établissements Seveso seuil haut, qui ont sur leur site de grandes quantités de
substances dangereuses et se voient appliquer des obligations en conséquence ;
? les établissements Seveso seuil bas, avec de moindres quantités de substances et
par conséquent moins d?obligations.
La directive Seveso 3 établit des règles pour la prévention des accidents majeurs impliquant
des substances dangereuses et la limitation de leurs conséquences pour la santé humaine et
l?environnement. Elle vise à assurer de façon cohérente et efficace un niveau de protection
élevé dans toute l?Union européenne. Les obligations prévues par la directive et applicables
selon les seuils Seveso correspondent en fait à des mesures de prévention et de limitation des
conséquences telles que l?établissement et la mise en place de :
? une politique de prévention des accidents majeurs ;
? une étude de dangers ;
? un système de gestion de la sécurité ;
? un plan d?urgence interne ;
? un plan d?urgence externe ;
? une politique de maîtrise de l?urbanisation.
Glossaire
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 121 ?
Installation classée pour la protection de l?environnement (ICPE) : les ICPE dans le domaine
industriel : il peut s?agir de toute exploitation susceptible de créer des risques ou de
provoquer des pollutions ou des nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des
riverains.
Mortalité par pêche : estimation de la pression que la pêche fait subir à un stock.
Population au chômage : au sens du recensement de la population, les personnes déclarant
être chômeurs à la recherche d?un emploi.
Population active : au sens du recensement de la population, ensemble des personnes
déclarant exercer une profession, salariée ou non, y compris à temps partiel ; aider un
membre de la famille dans son travail même sans rémunération ; être apprenti ou stagiaire
rémunéré ; être militaire du contingent, tant que cette situation existait ; ou être chômeur à
la recherche d?un emploi.
Stock halieutique : fraction exploitée d?une population biologique sauvage, avec une
dynamique propre et avec pas (ou peu) de relations avec les stocks adjacents.
Submersion marine : inondation temporaire de la zone côtière par la mer dans des conditions
météorologiques et marégraphiques sévères. Ce phénomène brutal, résultat généralement de
la conjonction de phénomènes extrêmes (dépression atmosphérique, vent, houle, pluie) et de
forts coefficients de marée provoquant une importante surcote du niveau de la mer, survient
quand le niveau de la mer dépasse la cote des ouvrages de protection ou des terrains en bord
de mer, lorsque la mer crée des brèches et rompt les ouvrages ou les cordons naturels, ou
quand des paquets de mer franchissent les barrages naturels ou artificiels suite au
déferlement de vagues de taille importante.
Sur-occupation des logements : au sens du recensement de la population de l?Insee, rapport
du nombre de logements sur-occupés sur le nombre total de résidences principales. Par
convention, un logement est considéré comme étant sur-occupé lorsqu?il lui manque au
moins une pièce par rapport à la norme d?« occupation normale », fondée sur :
? une pièce de séjour pour le ménage ;
? une pièce pour chaque personne de référence d?une famille ;
? une pièce pour les personnes hors famille non célibataires ou les célibataires de
19 ans ou plus, et pour les célibataires de moins de 19 ans ;
? une pièce pour deux enfants s?ils sont de même sexe ou ont moins de sept ans ;
? une pièce par enfant.
L?indicateur n?est calculé que pour les ménages de deux personnes ou plus.
Le concept de sur-occupation repose sur la composition du ménage et le nombre de pièces
du logement.
Taux de pauvreté : part de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de 60 %
du niveau de vie médian de France métropolitaine. En 2016, la médiane du revenu disponible
est de 20 809 ¤. Les taux de pauvreté sont diffusés sur les zones de plus de 1 000 ménages ou
plus de 2 000 personnes dans lesquelles il y a au moins 200 personnes et 11 ménages pauvres,
ainsi qu'au moins 200 personnes et 11 ménages au-dessus du seuil de pauvreté. Dans cette
étude et pour la France métropolitaine, les données sont diffusées au niveau du département
pour l?ensemble des communes littorales.
Taux de chômage : au sens du recensement de la population, rapport du nombre de chômeur
sur la population active.
UMS : Universal Measurement System : unité de mesure de la capacité intérieure de navires de
plus de 24 m. 300 UMS correspond à une capacité de 566 m3.
? 122 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
CGDD, décembre 2025
Coordination éditoriale : Claude Baudu-Baret
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction de l?information environnementale
Tour Séquoia ? 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
mailto:diffusion.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
Résumé
Sommaire
Introduction
Partie 1- Indicateurs de suivi de l?objectif 1 : la transition écologique pour la mer et le littoral
Partie 2 - Indicateurs de suivi de l?objectif 2 : le développement de l?économie bleue durable
Partie 3 - Indicateurs de suivi de l?objectif 3 : le bon état écologique du milieu marin et la préservation d?un littoral attractif
Partie 4 - Indicateurs de suivi de l?objectif 4 : le rayonnement de la France
Annexes
Glossaire
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION nes non insérés est 4,5 points inférieurs à la moyenne du
littoral métropolitain. Le taux de pauvreté est parmi les plus bas de l?ensemble du littoral en
métropole. Il varie entre 9,6 % (Vendée) et 12,1 % (Côtes d?Armor).
Avec 4,9 %, la façade Nord Atlantique- Manche Ouest présente le taux de sur-occupation des
logements le plus faible du littoral métropolitain, soit cinq points de moins que la moyenne
du territoire littoral en métropole. Sur cette façade, les logements sur-occupés sont localisés
principalement sur le littoral Morbihannais (5,8 %), contre 3,5 % pour le littoral vendéen.
Façade Sud-Atlantique
Les communes littorales de la façade Sud-Atlantique comptent environ 719 400 résidents,
dont 7,5 % âgés de 18 à 25 ans. Le taux de pauvreté y oscille entre 11 et 14 %. Le chômage
affecte près de 47 500 personnes de 15 à 64 ans, soit un taux de 15,7 %. La façade littorale de
la Charente-Maritime est la plus touchée par le chômage (17,3 %) et la pauvreté (14 %). En
autre, un jeune sur quatre se retrouve sans emploi ou non scolarisé sur cette façade. La
Gironde et les Landes sont les départements les plus touchés, avec près de 30 % de jeunes y
résidant concernés.
24 400 logements sont sur-occupés, soit un taux de 6,8 %. Le taux de sur-occupation maximal
concerne les communes littorales de Pyrénées-Atlantiques et de Charente-Maritime
(respectivement 8,5 % et 8,3 %).
Façade Méditerranée
La façade Méditerranée compte 3,3 millions de résidents, dont 284 000 jeunes de 18 à 25 ans.
La part des jeunes non insérés est légèrement supérieure à la moyenne du littoral
métropolitain (27,1 %, contre 26,7 %). L?Aude et les Pyrénées-Orientales sont les
départements pour lesquels la part des jeunes non scolarisés ou sans emploi est la plus forte
(36 %).
Le nombre de personnes âgés de 15 à 64 ans et au chômage atteint 230 100, ce qui correspond
à un taux de chômage de 16,5 %. Le taux de chômage est plus élevé dans les départements
littoraux de la région Occitanie que sur le littoral de la région Provence?Alpes?Côte d?Azur ou
en Corse. Il atteint un maximum dans l?Aude et les Pyrénées-Orientales (21,8 %), contre 13,2 %
en Corse.
La façade méditerranée, dont la densité de population est la plus élevée des quatre façades
maritimes (358 hab./km2), est le territoire littoral de métropole le plus touché par la sur-
occupation des logements (14,7 %). Au sein de cette façade, la sur-occupation est plus
importante dans les Alpes Maritimes (22,6 %), les Bouches du Rhône (15,1 %) et le Var (12,2 %).
À l?exception du Var, le taux de pauvreté des départements du pourtour méditerranéen est
supérieur à la moyenne du littoral en métropole (16,4 %). Il est le plus élevé dans les Bouches-
du-Rhône (22,7 %), l?Aude (22,2 %) et la Haute Corse (21,3 %).
Pour aller plus loin :
? Revenus et pauvreté des ménages en 2016. France métropolitaine
https://www.insee.fr/fr/statistiques/4195239?geo=METRO-1#graphique-REV_G1
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 57 ?
Chiffres-clés
Suivi du trafic maritime et des opérations d?assistance
Afin de prévenir les risques liés à la navigation maritime (événements de mer, pollution du
milieu marin et du littoral...), la France est dotée dans l?Hexagone de cinq centres régionaux
opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS). Ils exercent la mission permanente de
service d?assistance maritime et de surveillance de la navigation.
Au sein de l?espace maritime métropolitain, cette surveillance est particulièrement renforcée
dans le secteur de la Manche, principal carrefour maritime assurant la desserte de toute
l'Europe du Nord-Ouest.
En 2020, les CROSS ont effectué le suivi de 156 926 navires de commerce de plus de 300 UMS
(Universal Measurement System) dans les eaux sous juridiction française de métropole. Le
trafic maritime a connu une année atypique en raison des mesures sanitaires mises en place
pour lutter contre l?épidémie de COVID-19. Ces dernières ont limité les échanges et contraint
davantage les accès aux structures portuaires entraînant, une diminution du trafic de 3,4 %
par rapport à 2019. Cette baisse a été globale sur l?Hexagone et a concerné quasiment tous
les types de navire.
Au titre de leur fonction de service d?assistance maritime (résolution de l?Organisation
maritime internationale A.950(23)), les CROSS ont assuré en 2020 le suivi de 400 situations
d?avaries en mer pour des navires de plus de 300 UMS. Les avaries mécaniques affectant le
système de propulsion du navire (moteur principal de propulsion ou sur le circuit de
combustible) figurent parmi les principaux évènements ayant déclenché une opération
d?assistance. La durée des réparations a généralement été inférieure à quatre heures.
En 2020, le nombre d?assistances maritimes a diminué par rapport à l?année 2019 pour laquelle
517 navires avaient été suivis. Cette baisse s?explique en partie par le ralentissement du
commerce maritime induit par la pandémie de COVID-19.
TRAFIC ET SURVEILLANCE DE LA NAVIGATION
MARITIME
En 2020 :
156 926 navires de commerce ont transité dans les eaux sous juridiction
française de métropole et ont fait l?objet d?un suivi par les centres
régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage
400 suivis de situations d?avaries en mer pour des
navires de plus de 300 UMS
? 58 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 1 : situations en mer impliquant des navires de commerces transitant dans les eaux
sous surveillance des CROSS* de métropole, en 2020
En %
* CROSS : Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.
Note : sont prise en compte les navires de commerce ayant une jauge supérieure à 300 UMS.
Champ : eaux sous juridiction française en métropole.
Source : ministère en charge de la mer, DGAMPA,2021. Traitements : SDES, 2021
Graphique 2 : situations d?avaries en mer impliquant des navires de commerces transitant
dans les sous surveillance des CROSS*, en 2019 et 2020
En nombre
* CROSS : Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.
Note : sont prise en compte les navires de commerce ayant une jauge supérieure à 300 UMS.
Champ : eaux sous juridiction française en métropole.
Source : ministère en charge de la mer, DGAMPA,2021. Traitements : SDES, 2021
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 59 ?
Focus sur les dispositifs de séparation de trafic en Manche
Les CROSS exploitent les informations de navigation des navires. L?établissement d?un lien
personnalisé entre les CROSS et les navires fait partie de l?organisation générale du trafic dans
leurs zones de compétences respectives. Cette surveillance est plus marquée dans les trois
dispositifs de séparation de trafic de la Manche (Ouessant, Casquets, Pas-de-Calais). Ces
actions favorisent la connaissance du trafic et le respect des règles de circulation par les
navires.
Tableau 1 : navires de commerces et volume de marchandises dangereuses transitant dans les
eaux sous surveillance des CROSS de Manche par dispositif de séparation de trafic (DST), en
2019 et 2020
DST** Navires en
2020
(nombre)
Navires en
2019
(nombre)
Tendance
(%)
Volume de
marchandises
dangereuses en
2020 (M de tonnes)
Volume de
marchandises
dangereuses en
2019 (M de tonnes)
Tendance
(%)
Pas-de-calais
(Zone de
compétence
CROSS Gris-
Nez)
33 924 36 032 - 5,9 287 321 - 11
Casquets
(Zone de
compétence
CROSS
Jobourg)
53 098 56 752 - 6,4 350 373 - 6,17
Ouessant
(Zone de
compétence
CROSS
Corsen)
40 886 42 538 - 3,9 187 205 - 8,78
* CROSS : Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage.
** DST : dispositif de séparation du trafic.
Note : sont pris en compte ici les navires de commerce ayant une jauge supérieure à 300 UMS.
Champ : eaux sous juridiction française en métropole.
Source : ministère en charge de la mer, DGAMPA,2021. Traitements : DGAMPA et SDES, 2021
Le secteur de la Manche, principal carrefour maritime assurant la desserte de toute l?Europe
du Nord-Ouest, concentre 82 % des navires de commerce ayant transité en 2020 dans les
eaux sous juridiction française de métropole. 127 908 navires de commerce répartis sur les
trois rails de navigation ont été suivis (il s?agit des navires d?une jauge supérieure à 300 UMS
soumis à un compte rendu obligatoire).
Les CROSS répartis sur les trois dispositifs de séparation de trafic (DST) de la Manche
(Ouessant, Casquets et Pas-de-Calais) 2 ont comptabilisé sur cette zone à forte densité de
trafic maritime et de transport d?importants volumes de marchandises dangereuses, en vrac
2 Les CROSS Corsen, Jobourg et Gris-Nez, en qualité de services de trafic maritime (STM) disposent d?équipements de détection
dédiés (radar et AIS) ainsi que de capacités de communication leur permettant d?assurer la surveillance des navires en transit dans
les dispositifs de séparation de trafic de la Manche (enregistrement des comptes rendus de passage et suivi des navires en avarie à
l?intérieur et aux abords des « rails de navigation » de Ouessant, des Casquets et du Pas-de-Calais).
? 60 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
et conteneurisées, 329 situations d?avarie en mer et 742 situations dangereuses3. Parmi les
situations dangereuses, six ont été qualifiées de presqu?accidents.
Au sein du dispositif de séparation de trafic des Casquets, point de passage obligé vers les
grands ports d?Europe du nord, le trafic a diminué de 6,4 %. Cette décroissance masque
néanmoins des situations très disparates. Si la croisière s?est complètement arrêtée entre
mars 2020 et la fin de l?année, entraînant la présence de nombreux navires au mouillage le
long des côtes britanniques et françaises, le trafic des chimiquiers a, quant à lui, continué sa
progression (+ 1,5 %).
Pour aller plus loin :
? Ministère chargé de la Mer - Surveillance et sauvetage en mer
? European Maritime Safety Agency
? Système National d?Observation de la Sécurité des Activités Nautiques
? Statistiques sur les interventions d?assistance et de sauvetage coordonnées par
les CROSS
3 Par « situation dangereuse », s?entend une situation dans laquelle un navire, en raison de son comportement, peut mettre en
danger sa propre sécurité, celles des navires aux alentours ou celle de l?État côtier. Le risque jugulé par les CROSS passe souvent
inaperçu, car les situations dangereuses détectées et traitées, grâce à leur action préventive, restent au niveau du non-événement
médiatique. Cette surveillance permet de protéger les intérêts de l?État côtier (navires sauvés, cargaisons, coûts de dépollution
évités, coûts de renflouement d?épaves, préjudice économique, préjudice environnemental, etc).
https://www.emsa.europa.eu/
https://www.snosan.fr/
https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/operations-coordonnees-par-les-cross/
https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/operations-coordonnees-par-les-cross/
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 61 ?
Partie 3
Indicateurs de suivi de l?objectif 3 :
le bon état écologique du milieu marin et
la préservation d?un littoral attractif
? 62 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Analyse générale de l?état écologique de masses d?eau littorales
En 2015, plus d?une masse d?eau côtière sur deux (51 %) et une masse d?eau de transition sur
quatre (30 %) sont en bon état ou en très bon état (potentiel) écologique. À l?opposé, 12 %
des masses d?eau côtières et plus du tiers des masses d?eau de transition (42 %) sont dans un
état écologique médiocre à mauvais.
Pour l?ensemble des masses d?eau de surface (11 414), toutes catégories d?eau confondues
(rivières, plans d?eau, lagunes, estuaires et mers côtières), la part en bon état ou un très bon
état écologique est de 44 %.
Graphique 1 : état écologique des masses d?eau de surface en 2015
En % du nombre de masses d?eau évaluées
[X] = nombre de masses d?eau.
Champ : France entière.
Sources : agences de l?eau, offices de l?eau, directions de l?environnement, de l?aménagement et du logements, agence
française de la biodiversité, systèmes d?information sur l?eau ; rapportage DCE 2016. Traitements : OFB, 2019
QUALITÉ ÉCOLOGIQUE DES MASSES D?EAU
LITTORALES, SELON LA DIRECTIVE CADRE SUR L?EAU
En 2015 :
1 masse d?eau côtière sur 2 est en bon ou très bon état écologique
30 % des masses d?eau de transition sont en bon ou très bon état écologique
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 63 ?
Analyse par district hydrographique
La directive cadre sur l?eau préconise de travailler à l?échelle des « districts hydrographiques ».
Au total, 14 districts hydrographiques sont établis en France : neuf en métropole et cinq en
outre-mer, un par département ultramarin. En métropole, seuls six districts présentent une
façade sur le littoral.
Les masses d?eau côtières en très bon et bon état se situent principalement dans le district
d?Adour-Garonne (100 %), de la Loire (72 %) et de la Seine (63 %). En revanche, les eaux
côtières en état médiocre ou mauvais état sont principalement situées en Guadeloupe, en
Martinique et dans le district d?Escaut. Au total, sur les 179 masses d?eau côtières, 19 sont en
état médiocre et 10 en mauvais état.
La situation des eaux de transition est moins bonne pour la plupart des districts. Ainsi, la part des
eaux de transition dans un état écologique médiocre ou mauvais est généralement supérieure
à celle des eaux en bon ou très bon état, excepté pour le district de la Loire, où 60 % des
masses d?eau de transition sont en bon ou très bon état. Au total, sur les 94 masses d?eau de
transition, 29 sont en état médiocre et 19 en mauvais état.
Graphique 2 : état écologique des masses d?eau littorales par district hydrographique
En % du nombre de masses d?eau évaluées
[X] = nombre de masses d?eau.
Champ : France entière.
Sources : agences de l?eau, offices de l?eau, directions de l?environnement, de l?aménagement et du logement, agence
française de la biodiversité, systèmes d?information sur l?eau ; rapportage DCE 2016. Traitements : OFB, 2019
Pour aller plus loin :
? État écologique des eaux littorales en 2015, selon la directive cadre sur l?eau
https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/biodiversite/les-milieux-littoraux-et-marins-ressources/article/etat-ecologique-des-eaux-littorales-en-2015-selon-la-directive-cadre-sur-l-eau
? 64 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Pour l?ensemble du territoire métropolitain
En 2019, 461 000 tonnes d?azote sous forme de nitrates et 11 900 tonnes de phosphore total
ont été rejetés en mer via les cours d?eau métropolitains. Les nitrates arrivant en mer sont
issus majoritairement de l?agriculture (lessivage du surplus des engrais minéraux et organiques
apportés aux cultures et migrant en partie vers les eaux souterraines et les cours d?eau). Le
phosphore provient majoritairement des eaux usées urbaines.
Graphique 1 : flux d?azote et de phosphore total arrivant en mer de 2000 à 2019
En milliers de tonnes par an
Note : le flux d?azote correspond à celui issus des nitrates.
Champ : territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis dans le cadre de la
convention Ospar et du programme Medpol de la convention de Barcelone.
Source : agences de l?eau, systèmes d?information sur l?eau : base des données Naïades et banque hydro, extraction
des données en février 2020. Traitements : SDES, 2022
ÉVOLUTION DU FLUX DE NUTRIMENTS À LA MER
En 2019 :
461 000 t/an d?azote lié aux nitrates et 11 900 t/an de phosphore
total rejetés en mer via les cours d?eau en métropole
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 65 ?
Sur la période de 2000 à 2019, les flux d?azote lié aux nitrates arrivant en mer demeurent
stables avec une moyenne de 495 000 tonnes/an. Ceux du phosphore ont diminué de 68 %
sur la période (36 900 tonnes en 2000 contre 11 900 tonnes en 2019). Cette baisse est
notamment liée à l?amélioration des performances des stations d?épuration, à l?interdiction
de l?utilisation des phosphates dans les lessives, à l?augmentation du nombre d?habitants
raccordés à un assainissement collectif et dans une moindre mesure à la diminution de
l?utilisation d?engrais phosphatés en agriculture.
Par façade maritime
De 2000 à 2019, la façade Atlantique a reçu en moyenne, 264 000 tonnes d?azote sous forme
de nitrates chaque année, soit plus de la moitié (54 %) des flux arrivant en mer et transitant
par les cours d?eau en métropole. La façade Manche-Mer du Nord a été l?exutoire de
150 000 tonnes en moyenne annuelle, soit 30 % des flux, et la Méditerranée 79 000 tonnes par
an (16 %).
Graphique 2 : flux d?azote arrivant en mer par façade maritime de 2000 à 2019
En milliers de tonnes par an
Note : le flux d?azote correspond à celui issus des nitrates.
Champ : territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis dans le cadre de la
convention Ospar et du programme Medpol de la convention de Barcelone.
Sources : agences de l?eau, systèmes d?information sur l?eau : base des données Naïades et banque hydro, extraction
des données en février 2020. Traitements : SDES, 2020
Les flux annuels de phosphore ont diminué sur les trois façades entre 2000 et 2019. Sur cette
période, la façade Atlantique a reçu en moyenne annuelle la moitié du phosphore rejeté en
mer par les cours d?eau en métropole. La façade Manche-Mer du Nord a reçu 21 % et la
Méditerranée 29 %.
? 66 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 3 : flux de phosphore total arrivant en mer par façade maritime de 2000 à 2019
En milliers de tonnes par an
Note : le flux d?azote correspond à celui issus des nitrates.
Champ : territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis dans le cadre de la
convention Ospar et du programme Medpol de la convention de Barcelone.
Sources : agences de l?eau, systèmes d?information sur l?eau : base des données Naïades et banque hydro, extraction
des données en février 2020. Traitements : SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Nitrates et orthophosphates continuent de baisser dans les rivières
? Les nitrates, le principal polluant des eaux souterraines
? La consommation d?azote et de phosphore en agriculture
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/risques-nuisances-pollutions/pollution-de-l-eau-douce/nitrates-orthophosphates/article/nitrates-et-orthophosphates-continuent-de-baisser-dans-les-rivieres?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour1118&lien-ressource=5193&theme-ressource=440
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/risques-nuisances-pollutions/pollution-de-l-eau-douce/nitrates-orthophosphates/article/les-nitrates-le-principal-polluant-des-eaux-souterraines?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3981&lien-ressource=5193&theme-ressource=440
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/pressions-exercees-par-les-modes-de-production-et-de-consommation/usages-de-matieres-potentiellement-polluantes/fertilisants/article/les-bilans-azote-et-phosphore-en-france?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3277&lien-ressource=5203&theme-ressource=439
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 67 ?
Chiffres-clés
État écologique des stocks halieutiques exploités dans les eaux marines
françaises en métropole en 2018
L?évaluation 2018 du bon état écologique des espèces commerciales au titre de la mise en
oeuvre de la directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) a recensé 122 stocks de
ressources halieutiques ayant bénéficié d?une analyse scientifique au niveau des quatre sous-
régions marines françaises : Manche-Mer du Nord, Mers Celtiques, Golfe de Gascogne et
Méditerranée Occidentale (voir méthodologie annexe 5).
Graphique 1 : évaluation de l?atteinte du bon état écologique en 2018 pour les stocks
halieutiques exploités dans les eaux marines françaises en métropole
En nombre de stocks
BEE : bon état écologique.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2019.
Traitements : SDES, 2020
ÉTAT ÉCOLOGIQUE DES STOCKS HALIEUTIQUES
En 2018 :
122 stocks ont donné lieu à une expertise scientifique dont :
11 900 ont bénéficié d?une évaluation quantitative
11 900 stocks atteignent le bon état écologique
? 68 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Tableau 1 : liste de stocks de ressources halieutiques pour lesquels l?état écologique a été
défini en 2018
Nom commun Espèce Stocks
B
o
n
é
ta
t
é
c
o
lo
g
iq
u
e
a
tt
e
in
t
Lieu noir Pollachius virens Mer du Nord/Ouest Ecosse (SRM MMN)
Sole Solea solea
Mer du Nord et de Manche Ouest (SRM MMN et
MC)
Plie d?Europe
Pleuronectes
platessa
Mer du Nord (SRM MMN), Manche Est (SRM
MMN) et Manche Ouest (SRM MMN et MC)
Hareng Clupea Harengus Mer du Nord/Manche Est (SRM MMN)
Grenadier de
roche
Coryphaenoides
rupestris
Manche/Mers Celtiques / Féroé / banc de Hatton
ouest (SRM MMN et MC)
Merlan
Merlangius
merlangus
Mer Celtique (SRM MMN et MC)
Lingue bleue Molva dypterygia Mer Celtique/Ouest Ecosse (SRM MMN et MC)
Merlu européen
Merluccius
merluccius
Atlantique Nord (SRM MMN, MC et GDG)
Thon rouge de
l?Atlantique
Thunnus thynnus SRM : MMN, MC, GDG et MO
Espadon Xiphias Gladius Atlantique Nord (SRM MMN, MC, GDG)
B
o
n
é
ta
t
é
c
o
lo
g
iq
u
e
n
o
n
a
tt
e
in
t
Morue de
l?Atlantique
Gadus morhua
Mer du Nord/Manche Est et Mer Celtique (SRM
MMN)
Merlan
Merlangius
Merlangus Mer du Nord/Manche Est (SRM MMN)
Eglefin
Melanogrammus
aeglefinus
Mer du Nord/Ouest Ecosse (SRM MMN) et Mer
Celtique (SRM MMN et MC)
Bar Dicentrarchus labrax
Mer du Nord/Manche/Mer Celtique (SRM MMN
et MC)
Lançon Ammotydes spp. Mer du Nord (SRM MMN)
Sole Solea solea
Manche Est (SRM MMN) et Golfe de Gascogne
(SRM GDG)
Cardine franche
Lepidorhombus
whiffiagonis
Mer Celtique et Golfe de Gascogne (SRM MC et
GDG)
Plie d?Europe
Pleuronectes
platessa
Sud-ouest Irlande (SRM MC)
Chinchard
d?Europe
Trachurus trachurus SRM MMN, MC et GDG
Maquereau
commun
Scomber scombrus Atlantique Nord (SRM MMN, MC et GDG)
Merlan bleu
Micromesistius
poutassou
Atlantique Nord-Est (SRM MMN, MC et GDG)
Thon germon Thunnus alalunga Atlantique Nord (SRM MMN, MC et GDG)
Espadon Xiphias Xiphias gladius Méditerranée (SRM MO)
Merlu européen
Merluccius
merluccius
Golfe du Lion (SRM MO)
Rouget de vase Mullus barbatus Golfe du Lion (SRM MO)
Anchois
Engraulis
encrasicolus
Golfe du Lion (SRM MO)
Aiguillat Squalus acanthias Atlantique Nord-Est (SRM MMN, MC et GDG)
SRM : sous-régions-marines ; MMN : Manche Mer du Nord, MC : Mer Celtique, GdG : Golfe de Gascogne ; MO :
Méditerranée Occidentale.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2019
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 69 ?
Lors de l?évaluation de 2018, l?état écologique a été défini pour 27 % de stocks de ressources
halieutiques considérés, soit 33 des 122 stocks bénéficiant d?une évaluation analytique
permettant l?estimation des deux critères « taux de mortalité par pêche » et « Biomasse
féconde » et des seuils de référence associés (par rapport au rendement maximal durable
(MSY). Sur ces 33 stocks, 13 sont évalués en bon état écologique au regard des critères de
mortalité par pêche et biomasse du stock reproducteur. Les 20 stocks restants sont évalués
en état écologique insatisfaisant. La mortalité par pêche est le premier critère à ne pas
atteindre la valeur de référence (c?est-à-dire le rendement maximal durable pour 14 stocks).
La biomasse du stock reproducteur n?atteint la valeur seuil que pour 10 stocks.
L?évaluation du bon état écologique n?a pas été définie pour 89 stocks, soit 73 % de stocks de
ressources halieutiques considérés. En effet, les données disponibles, l?état de
développement des modèles d?estimation de la dynamique de vie de ces espèces en
considérant la pression de pêche, ainsi que les moyens humains disponibles pour réaliser les
expertises scientifiques, n?ont pas permis de renseigner de manière quantitative les deux
critères considérés avec leur valeur de référence.
La plupart des stocks exploités dans les différentes sous-régions marines françaises font
l?objet de prélèvements par plusieurs pays : l?état des ressources halieutiques résulte en
conséquence de la pression de pêche exercée par l?ensemble des pays dont la flotte de pêche
est active sur la zone.
Analyse par façade maritime
La part des stocks bénéficiant d?une évaluation quantitative avec des seuils de référence
définis est variable selon les façades maritimes.
Graphique 2 : évaluation, par façade maritime, de l?atteinte du bon état écologique en 2018
pour les stocks halieutiques exploités dans les eaux marines françaises
En nombre de stocks
BEE : bon état écologique.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2019.
Traitements : SDES, 2020
? 70 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
La façade Manche-Mer du Nord présente le nombre le plus important de stocks évalués
quantitativement : 26 sur un total de 85 stocks halieutiques exploités et ayant donné lieu à
une expertise scientifique. L?effort de recherche y est plus important, du fait de l?importance
historique économique et sociale de la pêche maritime dans cette zone ainsi que de certaines
espèces emblématiques comme la morue « Gadus morhua » et le hareng « Clupea harengus »
qui y vivent. Sur cette façade, 13 des 26 stocks évalués sont dans un bon état écologique et
13 sont dans un état écologique insatisfaisant. Les 59 stocks restants ne présentent pas les
données ou les connaissances suffisantes pour permettre une évaluation selon les critères
fixés par la DCSMM.
À l?échelle de la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest, l'expertise scientifique s'est basée
sur un total de 87 stocks parmi lesquels seulement 22 % contribuent à l'évaluation de l'état
écologique. Dans cette façade, 8 des 19 stocks évalués sont en bon état écologique et
11 stocks en état écologique insatisfaisant.
Sur la façade Sud-Atlantique, 58 stocks de ressources halieutiques ont donné lieu à une
expertise scientifique. Comme dans les autres façades maritimes, le nombre de stocks pour
lesquels le diagnostic ne permet pas une évaluation de l?état écologique est importante
(83 %). Uniquement 10 stocks contribuent à l'évaluation de l'état avec 3 stocks en bon état
écologique et 7 en état écologique insatisfaisant.
En Méditerranée, l?expertise scientifique a eu lieu sur un faible nombre des stocks de
ressources halieutiques : 8 stocks (anguille, thon rouge de l?Atlantique, thon germon, merlu,
rouget de vase, anchois, sardine et espadon). Ce constat résulte du manque général de
connaissances sur la dynamique de vie des populations de poissons et des animaux marins
dans cette sous-région marine. Sur les huit stocks considérés, un seul, le thon rouge, est dans
un bon état écologique, quatre sont dans un état écologique insatisfaisant et les trois restants
ne bénéficient d?aucune évaluation.
Évolution de l?état écologique des stocks halieutiques exploités dans les
eaux marines françaises en métropole depuis 2012
Depuis l?évaluation de 2012, la situation des ressources halieutiques tend à s?améliorer dans
certaines zones : Manche-Mer du Nord puis dans la façade Atlantique pour les stocks de sole
commune « Solea solea » de mer du Nord, les stocks de plie d?Europe « Pleuronectes
platessa » de mer du Nord, de Manche Est et de Manche Ouest ou encore le stock de thon
rouge « Thunnus thynnus ».
En revanche, le déficit de connaissance sur l?état des ressources halieutiques est
particulièrement criant en Méditerranée ; pour les quelques stocks importants pour l?activité
de pêche commerciale connus, les indices ne sont pas positifs. La situation des petits
pélagiques (anchois « Engraulis encrasicolus » et sardine « Sardina pilchardus ») dans le golfe
du Lion est très préoccupante depuis quelques années ; elle ne semble toutefois pas
directement liée à la pression de pêche ce qui complexifie la prise de mesure de gestion
efficace. Dans le même temps, l?augmentation de la pression de pêche sur le merlu
« Merluccius merluccius » et le rouget de vase « Mullus barbatus » dans le golfe du Lion ne
répond pas aux objectifs de rendement maximal durable et met en péril l?avenir de ces stocks.
Évolution par façades
L?analyse de l'évolution depuis l?évaluation de 2012 fait apparaître une amélioration des
conditions pour la majorité des stocks suivis. Ainsi, sur la façade Manche Est-Mer du Nord, sur
les 26 stocks évalués, 20 présentent une mortalité par pêche stable ou en baisse, et 21 ont
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 71 ?
une biomasse de reproducteurs stable ou en hausse. Sur la façade Nord-Atlantique?Manche
Ouest, les conditions s?améliorent pour la majorité des 19 stocks évalués : 16 stocks
présentent une mortalité par pêche stable ou en baisse, et 15 stocks ont une biomasse de
reproducteurs stable ou en hausse. Sur la façade Sud-Atlantique, 9 des 10 stocks évalués
présentent une mortalité par pêche stable ou en baisse et 8 une biomasse de reproducteurs
stable ou en hausse. Enfin, en Méditerranée, à l?exception du merlu, la mortalité par pêche
diminue pour les stocks suivis et la biomasse de reproducteurs augmente ou reste stable pour
quatre stocks.
Les stocks de sole commune « Solea solea », plie d?Europe « Pleuronectes platessa » et de thon
rouge « Thunnus thynnus » ont atteint le bon état écologique lors de l?évaluation de 2018.
Graphique 3 : évolution par façade maritime de la mortalité par pêche (F) et de la biomasse
du stock reproducteur (SSB) des stocks exploités par les pêcheries françaises évalués
quantitativement dans les eaux marines françaises
En nombre de stocks
Note : la mortalité par pêche (F) donne une estimation de la pression exercée par la pêche sur un stock. Elle
correspond à la proportion de poissons d?une classe d?âge capturés par la pêche au cours d?une année. La biomasse du
stock reproducteur (SSB) mesure la capacité d?un stock à se reproduire.
Source : Ifremer, rapport scientifique pour l?évaluation 2018 de l?état écologique des eaux marines et de l?impact
environnemental des activités humaines sur ces eaux au titre de la directive cadre stratégique pour le milieu marin
(DCSMM) 2e cycle. Descripteur 3 « espèces exploitées à des fins commerciales » en France métropolitaine, 2018.
Traitements : Ifremer, 2020
Pour aller plus loin :
? Evaluation du descripteur 3 « Espèces exploitées à des fins commerciales » en
France métropolitaine
? Directive Cadre Stratégique pour le Milieu Marin (DCSMM)
https://archimer.ifremer.fr/doc/00458/57009/
https://archimer.ifremer.fr/doc/00458/57009/
https://dcsmm.milieumarinfrance.fr/
? 72 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Qualité microbiologique des lieux de surveillance dans les zones de
production conchylicole de 2018 à 2020
Le milieu littoral est soumis à de multiples sources de contamination d?origine humaine ou
animale : eaux usées urbaines, ruissellement des eaux de pluie sur des zones agricoles, faune
sauvage. En filtrant l?eau, les coquillages concentrent les micro-organismes qu?elle contient.
Aussi, la présence, dans les eaux, de bactéries ou virus potentiellement pathogènes pour
l?homme (Salmonella, Vibrio spp., norovirus, virus de l?hépatite A) peut constituer un risque
sanitaire lors de la consommation de coquillages (gastro-entérites, hépatites virales).
Le réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillages (REMI), permet
la surveillance sanitaire des zones de production exploitées par les professionnels sur la base
du dénombrement, des Escherichia coli (pathogène d?origine fécale humaine ou animale) dans
les coquillages vivants. L?estimation de la qualité microbiologique est déterminée sur la base
des résultats de surveillance régulière obtenus au cours des trois dernières années calendriers
(voir méthodologie annexe 6).
Sur la période 2018-2020, les dénombrements d?Escherichia coli ont permis d?évaluer la qualité
microbiologique de 397 points du littoral français métropolitain, répartis sur 302 zones de
production conchylicoles (une zone pouvant être suivie par un ou plusieurs points de
surveillance) : 125 points surveillent les zones de production des bivalves fouisseurs (coques,
palourdes, etc.) et 272 points les zones de production des bivalves non fouisseurs (huîtres et
moules).
La qualité microbiologique des 397 points de contrôle bactériologique de coquillages est
estimée de bonne qualité pour 26 % des points, de moyenne qualité pour 66 % de points, de
mauvaise qualité pour 6 % de points et de très mauvaise qualité pour 2 % de points.
Le classement et la surveillance des zones sont propres à un groupe de coquillages. Ces
groupes sont définis réglementairement (arrêté du 6 novembre de 2013) et permettent de
refléter la capacité différentielle des coquillages à se contaminer et à se décontaminer.
D?une manière générale, les profils de contamination des points de surveillance des bivalves
fouisseurs sont davantage dégradés (18 % en qualité mauvaise à très mauvaise) que ceux des
bivalves non fouisseurs (3 % en qualité mauvaise à très mauvaise). Cependant, la majorité des
points de suivi présente pour les deux groupes de coquillages une qualité moyenne (70 % pour
les fouisseurs, et 64 % pour les non fouisseurs).
ÉVOLUTION DE LA QUALITÉ BACTÉRIOLOGIQUE
DES PRODUITS DE LA MER (COQUILLAGES)
En 2020 :
397 points de suivi de la qualité bactériologique de coquillages dont :
26 % de bonne qualité et
66 % de qualité moyenne
https://ree.developpement-durable.gouv.fr/themes/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/etat-du-milieu-marin-et-littoral/article/qualite-bacteriologique-des-produits-de-la-mer-coquillages?glossarise=2730#volet_glossaire
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 73 ?
Graphique 1 : qualité microbiologique des lieux de surveillance REMI* par groupe de
coquillages en 2018-2020
En nombre de points de suivi
* REMI : réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillage.
Note : sont prise en compte ici uniquement les données historiques correspondant aux points actuellement suivis dans
le cadre du REMI ou dont le suivi s?est arrêté récemment.
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Analyse par façade maritime
La qualité bactériologique des zones de productions des coquillages reste bonne ou moyenne
pour plus de 90 % des points de suivi localisés sur les façades Manche-Mer du Nord, Nord-
Atlantique?Manche Ouest et Sud-Atlantique. Sur ces trois façades, les points de suivi classés
en qualité moyenne varient entre 53 et 76 % et ceux en bonne qualité entre 14 et 45 %. Sur
l?ensemble du territoire, la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest est celle qui compte le plus
grand nombre de points de surveillance (237 points répartis sur 170 zones de production).
La façade Méditerranée présente le profil de qualité le plus dégradé avec 36 % de points de
surveillance classés en qualité mauvaise ou très mauvaise. Cette façade est néanmoins celle
présentant le plus faible nombre de points de suivi (36 points répartis sur 31 zones de
production).
? 74 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Graphique 2 : qualité microbiologique des points de surveillance REMI* par façade maritime
entre 2018-2020
En nombre de points de suivi
* REMI : réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillage.
Note : sont prise en compte ici uniquement les données historiques correspondant aux points actuellement suivis dans
le cadre du REMI ou dont le suivi s?est arrêté récemment.
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Évolution de la qualité microbiologique entre 1991 et 2020
Depuis 1991, le nombre de points pour lesquels il est possible d?estimer la qualité
microbiologique a doublé en passant de 197 sur la période 1989-1991 à 397 en 2018-2020.
Cette augmentation s?explique pour deux raisons principales : la première est liée au
traitement méthodologique des données. En effet, seules les données historiques
correspondant aux points actuellement suivis dans le cadre du REMI ou dont le suivi s?est
arrêté récemment sont prises en compte. La deuxième raison est liée à l?amélioration de la
surveillance dans certains secteurs, où un effort important est engagé depuis plusieurs années
pour récupérer des échantillons sur des points difficiles d?accès, ce qui permet alors de
disposer des données en nombre suffisant pour estimer la qualité.
Bien que les zones de production et les points de suivi aient pu changer au cours du temps,
l?exploitation des données issues du réseau REMI permet d?avoir une appréciation générale
de la qualité depuis l?origine de sa mise en place. Ainsi, sur l?ensemble de la période, il apparait
que l?état microbiologique des coquillages dans les zones de production est en bonne et
moyenne qualité pour plus de 90 % de points de suivi sur 22 des 30 périodes considérés. La
part des points de suivi classés en qualité moyenne reste majoritaire (supérieure à 59 %).
Les années les plus défavorables en termes de qualité se trouvent entre 1993-1995, 2007-2010,
2013 et 2014. Au cours de ces années, plus de 10 % de points de surveillance ont été classés
en qualité mauvaise et très mauvaise. En moyenne, depuis 1991, la proportion de points en
mauvaise et très mauvaise qualité est de 6 et 3 % respectivement.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 75 ?
Graphique 3 : qualité microbiologique des lieux de survaillance REMI* dans les zones de
production conchylicole de 1991 à 2020
En nombre de points de suivi
* REMI : réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillage.
Note : sont prise en compte ici uniquement les données historiques correspondant aux points actuellement suivis dans
le cadre du REMI ou dont le suivi s?est arrêté récemment.
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Analyse par façade maritime
Depuis la mise en place du réseau de contrôle microbiologique dans les zones de production
conchylicole, la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest a toujours compté le plus grand
nombre de points de suivi. Ce nombre a plus que doublé depuis 1991 pour atteindre, en 2020,
237 points, soit 60 % de la totalité des points du réseau. Sur cette façade, la part des points
en bonne et moyenne qualité est supérieure à 90 % pour 21 des 30 périodes de suivi. La
proportion de points de mauvaise et très mauvaise qualité reste, en moyenne, autour de 6 et
2 % respectivement.
Sur la façade Manche-Mer du Nord, le nombre de points de suivi a augmenté de 35 % sur les
30 années de suivi. La part des points en qualité moyenne reste majoritaire (entre 62 et 88 %)
tandis que celle des points en qualité bonne, mauvaise et très mauvaise varient de manière
discontinue. Les périodes les plus défavorables se trouvent entre 1993-1996, 2009, 2013 et
2014. Au cours de ces années, la façade Manche-Mer du Nord comporte plus de 20 % de
points de surveillance en qualité mauvaise et très mauvaise.
La façade Sud-Atlantique se démarque des trois autres façades du fait du très faible nombre
de points en mauvaise et très mauvaise qualité (1 % en moyenne entre 1991 et 2020). La part
de points en bonne et moyenne qualité est supérieure à 95 % pour chacune des 30 périodes
considérées. Sur cette façade, le nombre de points de suivi a augmenté de 41 % entre 1991 et
2020.
La façade méditerranéenne comporte moins de points de suivi que les trois autres façades.
Sur la première décennie de surveillance, le nombre de points est restreint (autour de
11 points), puis augmente progressivement jusqu?à atteindre 36 points en 2020. Cette
augmentation s?explique par l?effort d?échantillonnage engagé depuis 2005 pour les bivalves
? 76 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
fouisseurs qui a commencé à porter ses fruits en 2007 (période 2005-2007). Cependant,
l?augmentation du nombre de points surveillés s?est accompagnée d?une augmentation de
points de qualité mauvaise à très mauvaise, atteignant 13 points en 2020, soit 36 % de points
de suivi.
Tableau 1 : zones de production conchylicole et nombre moyen de lieux de surveillance par
zone de production entre 1991 et 2020
En nombre
Période Manche Est-mer du
Nord
Nord-Atlantique?
Manche Ouest
Sud-Atlantique Méditerranée
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
Zones de
production
Moyen de
points par
zone
1989 à 1991 42 1,02 98 1,10 28 1,21 9 1,33
1990 à 1992 40 1,03 97 1,10 28 1,21 9 1,33
1991à 1993 42 1,02 100 1,11 29 1,28 9 1,22
1992 à 1994 43 1,02 103 1,12 30 1,27 9 1,22
1993 à 1995 43 1,02 105 1,12 31 1,32 9 1,22
1994 à 1996 41 1,02 107 1,15 31 1,32 9 1,22
1995 à 1997 41 1,02 114 1,16 31 1,32 9 1,22
1996 à 1998 42 1,02 119 1,18 32 1,34 9 1,22
1997 à 1999 42 1,02 126 1,17 32 1,34 9 1,22
1998 à 2000 45 1,02 130 1,19 33 1,33 10 1,30
1999 à 2001 45 1,04 134 1,19 34 1,35 10 1,30
2000 à 2002 45 1,04 135 1,21 34 1,35 11 1,27
2001 à 2003 46 1,04 134 1,22 34 1,35 11 1,27
2002 à 2004 46 1,04 135 1,24 34 1,35 11 1,27
2003 à 2005 47 1,04 138 1,25 34 1,35 12 1,25
2004 à 2006 48 1,06 139 1,24 34 1,35 13 1,23
2005 à 2007 49 1,06 134 1,25 35 1,34 13 1,23
2006 à 2008 48 1,10 139 1,24 35 1,37 15 1,20
2007 à 2009 51 1,14 142 1,23 36 1,36 16 1,19
2008 à 2010 51 1,16 143 1,24 38 1,34 19 1,16
2009 à 2011 51 1,18 145 1,26 38 1,34 21 1,14
2010 à 2012 51 1,16 148 1,27 38 1,34 25 1,12
2011 à 2013 51 1,16 151 1,28 40 1,33 28 1,11
2012 à 2014 52 1,15 155 1,31 42 1,33 28 1,11
2013 à 2015 52 1,15 158 1,33 42 1,36 28 1,14
2014 à 2016 52 1,15 158 1,34 42 1,36 29 1,14
2015 à 2017 52 1,13 165 1,37 42 1,36 29 1,14
2016 à 2018 55 1,13 167 1,40 42 1,36 31 1,16
2017 à 2019 58 1,14 168 1,41 44 1,34 31 1,16
2018 à 2020 58 1,14 170 1,39 43 1,35 31 1,16
Source : Ifremer, banque des données quadrige-REMI, extraction des données en mars 2022. Traitements : Ifremer-
REMI ; SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Le Réseau de Contrôle Microbiologique des zones de production conchylicoles
? Ministère chargé de la Santé : Qualité des eaux de baignade
https://coast.ifremer.fr/Reseaux-de-surveillance/Environnement/REMI-REseau-de-controle-MIcrobiologique
https://baignades.sante.gouv.fr/baignades/homeMap.do
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 77 ?
Chiffres-clés
Toutes régions biogéographiques confondues
Parmi les huit habitats marins et les 26 habitats côtiers figurant dans l?annexe I de la directive
« Habitats-Faune-Flore », seulement 6 % des habitats sont dans un état de conservation
favorable sur la période 2013-2018. Plus de la moitié des habitats sont dans un état
défavorable mauvais (soit 53 %) et 35 % sont dans un état défavorable mauvais.
Graphique 1 : état global de conservation des habitats marins et côtiers d?intérêt
communautaire entre 2013 et 2018
En % du nombre d?évaluation
Champ : régions biogéographiques de l?Atlantique (littoral Atlantique et Manche-Mer du Nord) et de Méditerranées
(littoral Méditerranée et Corse).
Source : UMS PatriNat, 3e rapportage DHFF, 2019. Traitement : SDES, 2020
L?état de conservation d?un habitat s?appuie sur l?évaluation des quatre paramètres : son aire
de répartition, sa surface, sa structure et ses fonctions, ses perspectives futures.
Le paramètre « Aire de répartition » est majoritairement évalué comme favorable. À l?inverse,
les paramètres « Structure et fonction » et « Perspectives futures » sont évalués défavorables
inadéquat ou mauvais. Les résultats pour l?état du paramètre « Surface couverte » sont plus
contrastés. Les habitats marins très côtiers sont les plus sujets aux pertes de surface comme
ÉTAT DE CONSERVATION DES HABITATS D?INTÉRÊT
COMMUNAUTAIRE CÔTIERS ET MARINS
Entre 2013 et 2018 :
6 % des habitats en état de conservation favorable,
35 % en état de conservation défavorable mauvais
? 78 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
contrastés. Les habitats marins très côtiers sont les plus sujets aux pertes de surface comme
les lagunes, les estuaires ainsi que les herbiers à posidonies et les plages de sédiments meubles
en Méditerranée.
Les évaluations des habitats marins et celles des habitats côtiers présentent des disparités en
fonction de leur état de conservation : en effet, si les habitats marins présentent un état de
conservation supérieur à la moyenne de l?état global de conservation (14 %, contre 6 % pour
la moyenne), les états côtiers affichent un bilan nettement moins favorable (3 %). En
revanche, les habitats marins sont caractérisés par un manque de connaissance plus
important (14 %).
Graphique 2 : état de conservation des habitats marins et côtiers d?intérêt communautaire
entre 2013 et 2018
En % du nombre d?évaluation
Habitants marins
Habitants côtiers
Champ : régions biogéographiques de l?Atlantique (littoral Atlantique et Manche-Mer du Nord) et de Méditerranées
(littoral Méditerranée et Corse).
Source : UMS PatriNat, 3e rapportage DHFF, 2019. Traitement : SDES, 2020
Analyse par région biogéographique
Un habitat marin sur sept en Méditerranée et en Atlantique est dans un état favorable. Il s?agit
des récifs méditerranéens (roche supra, médio et infralittorale à algues photophiles, coralli-
gène) et des grottes marines océaniques submergées ou semi-submergées pour la région
Atlantique.
À terre, 59 % des habitats en Méditerranée sont en état défavorable mauvais, contre 6 % en
Atlantique. Ce résultat s?explique par l?évaluation en état défavorable mauvais pour les
paramètres surfaces et perspectives futures.
Les habitats marins souffrent d?un déficit de connaissance plus importante (14 % en
Méditerranée et en Atlantique) que les habitats côtiers (6 % en Méditerranée).
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 79 ?
Graphique 3 : état de conservation des habitats marins et côtiers d?intérêt communautaire
par région biogéographique entre 2013 et 2018
En % du nombre d?évaluation
[X]= nombre d?évaluations réalisées.
Source : UMS PatriNat, 3è rapportage DHFF, 2019. Traitement : SDES, 2020
Pour aller plus loin :
? Biodiversité rare ou menacée : peu d?améliorations depuis 2007, SDES 2020
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-03/datalab-essentiel-207-biodiversite-rare-menacee-mars2020_0.pdf
? 80 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Analyse globale
Les récifs coralliens font partie des écosystèmes les plus complexes en raison de la grande
richesse de la biodiversité qu?ils abritent. Les coraux sont menacés par des phénomènes
naturels (cyclones, épisodes de blanchissement, infestations d?Acanthaster planci L. ou astérie
couronne d'épine, blooms algaux), les activités humaines (tourisme de masse, pollutions,
pêche?) et le réchauffement climatique (acidification des océans, augmentation de la
température de l?eau?).
À l?échelle nationale, seules 82 stations des 691 référencées dans les outre-mer sont prises en
compte dans l?estimation de 2017. Cette valeur rend difficilement compte des différences
entre les collectivités d?outre-mer.
En 2017, 24 parmi les 82 stations suivies (soit 29 %) montrent une diminution du recouvrement
corallien. La valeur de 29 % recouvre des réalités hétérogènes, puisqu'elle fluctue de 19 à 60 %
en fonction des territoires.
Cette évaluation est partielle, car elle ne tient pas compte des derniers évènements
extrêmes : cyclones Antilles 2017, épisode de blanchissement des coraux Indo-Pacifique 2016-
2017.
La France abrite 10 % des récifs coralliens mondiaux (4e rang ? 55 000 km2), répartis au sein de
10 collectivités d?outre-mer tropicales : Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion,
Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Wallis-et-Futuna et
les îles Éparses de l?Océan Indien. Dans ce contexte, la France a une responsabilité importante
en matière de préservation des écosystèmes coralliens.
ÉVOLUTION DE L?ÉTAT DE RÉCIFS CORALIENS
D?OUTRE-MER
En 2017 :
29 % des stations suivis montrent une diminution du
recouvrement de corail vivant.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 81 ?
Graphique 1 : répartition des stations de suivi des récifs coralliens dans les outre-mer selon
l?évolution de leur couverture en corail vivant en 2017
En nombre des stations
Note : 82 stations parmi les 691 stations référencées dans l?outre-mer.
Source : Ifrecor, 2017, via les points focaux des DOM/COM du réseau d?observation des récifs coralliens.
Traitement : SDES, 2020
Pour aller plus loin :
? Les chiffres clés de la Biodiversité, SDES, 2018
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2019-02/datalab-48-cc-biodiversite-les-chiffres-cles-edition-2018-decembre2018a.pdf
? 82 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chiffres-clés
Les espaces naturels à moins de 10 km de la côte
Sur la bande côtière situé à moins de 10 km de la mer, les espaces naturels (prairies, forêts,
milieux à végétation arbustive et/ou herbacée, espaces ouverts, sans ou avec peu de
végétation, zones humides et surfaces en eau) occupent 46 % des terres, soit un peu moins
que la moyenne métropolitaine estimée à 51 %. La répartition des différents types d?espaces
naturels évolue en s?éloignant du rivage. Les milieux ouverts, les zones humides et les surfaces
en eau sont nettement plus importants à moins de 500 m de la côte et leur part dans
l?occupation du sol décroît à mesure que l?on s?éloigne du rivage. Le constat est inversé pour
les forêts et les prairies.
Graphique 1 : occupation du sol des différents espaces naturels suivant la distance à la mer
en 2018
En %
Champ : bande littorale en France métropolitaine de 0 à 10 km.
Source : UE-SDES, CORINE Land Cover 2018. Traitements : SDES, 2020
ÉVOLUTION DE LA SURFACE DES MILIEUX NATURELS
SUIVANT LA DISTANCE À LA MER
En 2018 :
46 % des terres à moins de 500 m de la côte sont occupées par
des espaces naturels
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 83 ?
Analyse par façade maritime à moins de 500 m de la côte
La part de l?occupation du sol des espaces naturels à moins de 500 m de la mer est variable
suivant les façades maritimes. Ils occupent un peu moins d?un tiers du territoire sur la façade
Nord-Atlantique?Manche Ouest et environ 60 % en Sud-Atlantique et en Méditerranée.
Graphique 2 : occupation du sol des différents espaces naturels à moins de 500 m de la côte
par département littoral
En %
Source : UE-SDES, CORINE Land Cover 2018. Traitements : SDES, 2020
? 84 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les prairies sont plus importantes sur la façade Manche Est-Mer du Nord. Les milieux à
végétation arbustive et/ou herbacée dominent sur le pourtour méditerranéen, tout
particulièrement en Haute Corse et Corse du Sud où ils occupent respectivement 54 et 46 %
du territoire. Les forêts sont nombreuses dans les Landes, la Gironde et l?Eure. Les espaces
ouverts sont surtout présents au Sud de la France (Gironde, Landes, Aude, Gard et Bouches-
du-Rhône).
Enfin, les eaux et zones humides sont plus nombreuses pour les départements allant de l?Aude
aux Bouches-du Rhône, ainsi que pour la Somme et l?Eure où ce type d?occupation du sol
représente plus 20 % du territoire littoral à moins de 500 m de la côte.
Pour aller plus loin :
? Les espaces protégés du littoral : entre zones urbanisées et grands espaces naturels
? La distance à la mer : principal facteur de caractérisation sociodémographique du
territoire littoral
? Occupation du sol suivant la distance à la mer en 2018
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-espaces-proteges-du-littoral-entre-zones-urbanisees-et-grands-espaces-naturels
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-espaces-proteges-du-littoral-entre-zones-urbanisees-et-grands-espaces-naturels
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/la-distance-la-mer-principal-facteur-de-caracterisation-sociodemographique-du-territoire-littoral?rubrique=42&dossier=224
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/la-distance-la-mer-principal-facteur-de-caracterisation-sociodemographique-du-territoire-littoral?rubrique=42&dossier=224
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-mer-littoral/7-occupation-du-sol-suivant-la
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 85 ?
Chiffres-clés
Inventaire du patrimoine architectural, culturel et naturel du littoral français
La présence d?un patrimoine architectural, culturel et naturel de qualité sur un territoire
participe à son attractivité. Le littoral français est particulièrement bien doté compte tenu de
la diversité des sites emblématiques qu?il rassemble. Tenant compte de ce qui est issu de
toutes les activités liées de près ou de loin à la mer, à terre, que ce soit en bord de mer ou
dans les terres, il comprend :
? la signalisation et la surveillance des côtes : phares, sémaphores de la Marine
nationale, balises, etc. ;
? la défense militaire des côtes : châteaux, fortifications, corps de garde, blockhaus,
etc. ;
? la production primaire et la commercialisation des produits de la mer : halles à
marée, pêcheries? ;
? le transit terre/mer : cales, quais, etc. ;
? les activités artisanales et industrielles liées à la mer : conserveries, ateliers de
chantier naval, marais salants, moulins à marée, fours à goémon, etc. ;
? la vie des populations littorales : habitat de pêcheur, maisons d?armateur, etc. ;
? l?activité balnéaire de loisirs et de santé : villas, hôtels, centres de thalassothérapie,
cabines de plage, etc. ;
? les pratiques religieuses, mémorielles et les expressions légendaires : édifices
religieux possédant des ex-voto ou d?autres éléments à référence maritime,
monuments de commémoration des périls en mer, rochers, etc. ;
PATRIMOINE CULTUREL, NATUREL ET ARCHITECTURAL
DU LITTORAL
En 2021 :
411 sites naturels classés dans les communes littorales
4 000 immeubles classés au titre des monuments historiques dans les
communes littorales
108 bateaux du patrimoine maritime classés au titre des monuments
historiques
124 sites patrimoniaux remarquables dans les communes littorales
5 300 entités archéologiques subaquatiques
? 86 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
? les activités scientifiques et muséales : stations de recherche, aquariums, musées de
la pêche, etc. ;
? le patrimoine mobilier, en particulier les navires ;
? le patrimoine archéologique subaquatique.
En dehors des 135 phares et 60 sémaphores, des nombreux ports et des 5 800 km de sentiers
du littoral, les communes littorales comptent également :
? 411 sites naturels classés et 409 sites inscrits ;
? 21 grands sites, dont 11 au stade de projet (opérations grands sites) ;
? neuf biens français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l?Unesco (quatre
sites culturels et un site naturel, auxquels il convient d?ajouter quatre forteresses
Vauban) ;
? 4 000 immeubles inscrits au titre des monuments historiques ;
? 108 bateaux classés et 80 inscrits au titre des monuments historiques ;
? 1 200 bateaux d?intérêt patrimonial ;
? 124 sites patrimoniaux remarquables ;
? 5 300 entités archéologiques subaquatiques ;
? 15 musées maritimes ;
? 19 aquariums.
Déclinaison par catégorie
Les phares et les sémaphores
Outre leur fonction d?aide à la navigation, les phares font partie intégrante du patrimoine
architectural de la France.
Carte 1 : localisation des phares en France métropolitaine
Source : ministères en charge de la Mer, de la Culture et de l?Environnement. Traitements : SDES, 2022
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/vue-d-ensemble/article/le-sentier-du-littoral-sur-les-cotes-francaises-en-2019?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3173&lien-ressource=5177&theme-ressource=441
https://notre-environnement.gouv.fr/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement/themes-ree/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/vue-d-ensemble/article/le-sentier-du-littoral-sur-les-cotes-francaises-en-2019?type-ressource=liens&ancreretour=ancreretour3173&lien-ressource=5177&theme-ressource=441
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 87 ?
Près de 140 phares sont érigés sur le littoral français, métropolitain et ultramarin, qu?ils soient
situés en mer, en ville ou sur les caps, pointes et îles. En 2021, 44 d?entre eux, contre 35 en
2018 étaient ouverts au public et accueillaient plusieurs centaines de milliers de visiteurs
chaque année. Depuis 2010, le ministère de la Culture a classé ou inscrit 88 phares au titre des
monuments historiques (42 classés, 46 inscrits).
Afin de garantir la sécurité du transport maritime aux abords de ses côtes, la France est dotée
d?un dense réseau de systèmes de surveillance répartis le long de son littoral. Ces dispositifs
participent aux actions de sauvetage en mer et de régulation du trafic maritime.
Tableau 1 : sémaphores du littoral français métropolitain, par façade maritime
En nombre
Façade Sémaphores
Manche Est-Mer du Nord
14
Nord-Atlantique?Manche Ouest
21, dont un sémaphore civil (Rivière d?Etel)
Sud-Atlantique
6
Méditerranée
19, dont 7 en Corse
Source : ministères en charge de la Mer, de la Culture et de l?Environnement. Traitements : SDES, 2022
Les monuments protégés au titre des monuments historiques
Sur les 45 907 immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques en France,
4 000 sont localisés dans les communes littorales. Sur la période 2017-2021, 95 monuments
ont fait l?objet d?un classement ou d?une inscription au sein des communes littorales.
La typologie des monuments classés ou inscrits dans les communes littorales est diversifiée.
Ce patrimoine remarquable comprend notamment 121 forts ou forteresses, 187 châteaux,
18 citadelles, 30 abbayes, 28 cathédrales, 4 monastères, 71 églises, 143 villas, 277 menhirs,
265 dolmens, 6 Cairns, 7 arènes et/ou amphithéâtres, 10 aqueducs et 20 ponts.
Tableau 2 : monuments historiques par statut dans les communes littorales
En nombre
Façade Monuments historiques
Classés Inscrits Statut inconnu
Manche Est-Mer du Nord 189 400 4
Nord-Atlantique?Manche
Ouest
555 793 8
Sud-Atlantique 110 494 3
Méditerranée 329 641 5
Outre-mer 95 374 1
Total 1 278 2 702 21
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
? 88 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Carte 2 : monuments historiques dans les communes littorales en France métropolitaine
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
Les sites emblématiques
Le patrimoine inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l?humanité par l?UNESCO.
En 2022, la France compte 49 biens français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de
l?Unesco, à savoir des biens culturels, naturels ou mixtes (alliant valeurs culturelles et
naturelles), reconnus comme patrimoine mondial de l'humanité en raison de leur valeur
universelle exceptionnelle par le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations
unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Neuf concernent une ou plusieurs
communes littorales.
Tableau 3 : biens du littoral français inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l?Unesco en
2022
Façade Biens inscrits
Manche Est-Mer du Nord
Mont-Saint-Michel et sa baie
Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret
Fortifications de Vauban (Saint-Vaast-la-Hougue)
Nord-Atlantique?Manche Ouest
Fortifications de Vauban (Camaret sur mer)
Sud-Atlantique
Bordeaux, Port de la Lune
Le phare de Cordouan
Fortifications de Vauban (Saint-Martin de Ré, Paté et
Médoc de Blaye/Cussac-Fort-Médoc)
Méditerranée
Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de
Girolata, réserve de Scandola
Nice, la ville de la villégiature d?hiver de riviera
Source : Unesco, 2022. Traitements : SDES, 2022
https://whc.unesco.org/fr/list/80
https://whc.unesco.org/fr/list/1181
https://whc.unesco.org/fr/list/1283
https://whc.unesco.org/fr/list/1283
https://whc.unesco.org/fr/list/1256
https://whc.unesco.org/fr/list/1625
https://whc.unesco.org/fr/list/1283
https://whc.unesco.org/fr/list/258
https://whc.unesco.org/fr/list/258
https://whc.unesco.org/fr/list/1635
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 89 ?
Les sites naturels inscrits et classés
La reconnaissance de la qualité d?un site naturel se traduit par deux niveaux de
protection : l?inscription et le classement. La protection, dont la conservation ou la
préservation présente un intérêt général, du point de vue artistique, historique, scientifique,
légendaire ou pittoresque, intéresse aussi bien des éléments isolés (arbres, rochers,
cascades...) que des espaces ou ensembles paysagers naturels ou façonnés par l?homme,
pouvant atteindre de vastes dimensions.
Début 2022, les communes littorales comptent 409 sites inscrits (lieux faisant l?objet d?une
surveillance plus légère, sous forme d?avis préalable aux travaux) et 411 sites classés (lieux dont
le caractère exceptionnel justifie une protection de niveau national et dont l?évolution
demande une vigilance toute particulière) sur leurs territoires.
Tableau 4 : sites naturels inscrits ou classées interceptant au moins une commune littorale
En nombre
Façade Sites classés Sites inscrits
Manche Est-Mer du Nord 81 75
Nord-Atlantique?Manche Ouest 168 183
Sud-Atlantique 16 18
Méditerranée 116 106
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
Carte 3 : sites naturels inscrits et classés, Grands Sites et sites Unesco en France
métropolitaine et sur le littoral en 2022
Source : ministère de la Culture, 2021. Traitements : SDES, 2022
? 90 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les Grands Sites de France
Créé en 2000, le Réseau des Grands Sites de France compte 49 grands sites en 2022. Il
rassemble des sites ayant reçu le Label « Grand Site de France » et d'autres engagés dans des
démarches de développement durable pour l'obtenir (Opération Grand site). Les Grands Sites
de France ont en commun d?être des sites classés pour une partie significative de leur
territoire et une volonté de préserver et restaurer des paysages fragiles et attractifs,
organiser/maîtriser la fréquentation intense, permettre à chaque visiteur de prendre le temps
de la découverte et de vivre une expérience sensible des lieux et promouvoir le
développement local durable.
Les territoires littoraux sont concernés par 21 Grands Sites, dont 11 au stade de projet.
Tableau.5 : les Grands Sites de France localisés sur le littoral métropolitain
Façade Intitulé des Grands Sites (* opérations Grands Sites)
Manche Est-Mer du Nord Les 2 caps Gris-Nez et Blanc-Nez (2011, 2018)
Baie de Somme (2011, 2018)
Dunes de Flandres*
Falaise d?Étretat ? Côte d?Albâtre*
La Hague*
Nord-Atlantique?Manche Ouest Cap Erquy ? Cap Fréhel (2019)
Pointe du Raz en Cap Sizun (2004, 2012, 2019)
Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon (2018)*
Havre de Payré
Sud-Atlantique Estuaire de la Charente ? Arsenal de Rochefort (2020)
Marais Poitevin (2010)
Marais de Brouage*
Dune du Pilat*
Méditerranée Camargue gardoise (2014)
Îles sanguinaires ? Pointe de la Parata (2017)
Golfe de Saint-Florent (2017)
Canal du Midi - Béziers*
Presqu?île de Giens et salins d?Hyères*
Massif de l?Estérel*
Bonifacio*
* opération Grands Sites.
Source : réseau Grands Sites de France, 2022. Traitements : SDES, 2022
Les sites patrimoniaux remarquables
Le dispositif des sites patrimoniaux remarquables, créé par la loi du 7 juillet 2016 relative à la
liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, a pour objectif de protéger et de
valoriser le patrimoine architectural, urbain et paysager de nos territoires. Les sites
patrimoniaux remarquables sont définis comme « les villes, villages ou quartiers dont la
conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue
historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public ». Ce
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 91 ?
dispositif se substitue aux anciens dispositifs de protection : secteurs sauvegardés, zones de
protection du patrimoine architectural, urbain et paysager et aires de mise en valeur de
l?architecture et du patrimoine.
En 2022, 891 communes françaises comptent au moins un site patrimonial remarquable sur
son territoire, dont 117 communes littorales. Depuis le 7 juillet 2016, 78 sites patrimoniaux
remarquables ont été définis dont quatre pour les communes littorales.
Tableau 6 : sites patrimoniaux remarquables situés dans une commune littorale en 2022
En nombre
Façade Sites patrimoniaux
remarquables
Communes
Manche Est-Mer du Nord 21 20
Nord-Atlantique?Manche Ouest 53 51
Sud-Atlantique 25 22
Méditerranée 23 22
Outre-mer 2 2
Total 124 117
Source : ministère de la Culture, base de données Mérimée, 2022. Traitements : SDES, 2022
Carte 4 : localisation des sites patrimoniaux remarquables en 2022
SPR : sites patrimoniaux remarquables.
Source : réseau grands sites de France, 2022. Traitements : SDES, 2022
? 92 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
L?inventaire du patrimoine culturel littoral
D?autres démarches visent à consolider l?inventaire du patrimoine culturel littoral :
? Fondé en 1964 par André Malraux, ministre de la Culture, l?inventaire général du
patrimoine culturel a pour mission de « recenser, étudier et faire connaître » le
patrimoine urbain, architectural, artistique et mobilier de la France. Cette
compétence a été transférée aux Régions par la loi de 2004 sur les libertés et
responsabilités locales. L?ensemble des études réalisées lors des opérations
d?inventaire forme des dossiers généraux ou individuels sur les oeuvres retenues
(édifices ou objets mobiliers) largement documentés, qui comprennent des textes
de synthèses, des notices historiques et descriptives, des photographies, des cartes
et des plans, des sources. En 2019, 24 opérations d?inventaire général culturel littoral
ont été réalisées.
? Par patrimoine culturel immatériel, on entend l?ensemble des pratiques, expressions
ou représentations qu?une communauté humaine reconnaît comme faisant partie
de son patrimoine, parce qu?elles procurent à ce groupe humain un sentiment de
continuité et d?identité. Ces pratiques concernent principalement les expressions
et traditions orales, les pratiques sociales, les rituels, les événements festifs, les
savoirs et pratiques relevant des arts du spectacle, les savoir-faire artisanaux et les
connaissances en lien avec la nature et l?univers.
? L?implication des personnes ou des groupes porteurs de ces pratiques culturelles
immatérielles est la condition première de la sauvegarde de ce type de patrimoine,
conformément aux objectifs de la Convention de 2003. La France a ratifié cet
instrument international en juillet 2006. Depuis lors, sa mise en oeuvre est confiée,
au ministère de la Culture. 10 ans plus tard, le patrimoine culturel immatériel a été
inclus dans la définition officielle du patrimoine en France (loi du 7 juillet 2016
relative à la liberté de la création, à l?architecture et au patrimoine). Fin 2019,
30 éléments du patrimoine culturel immatériel liés au monde maritime étaient
reconnus.
Les bateaux patrimoniaux
Un bateau du patrimoine peut faire partie de deux catégories distinctes :
? les bateaux protégés au titre des Monuments historiques ;
? les bateaux d?intérêt patrimonial.
Ces bateaux couvrent une large palette d?usage : plaisance, pêche, commerce, bateau de
charge, omnibus, compétition, sauvetage et drague.
Le 5 novembre 1982, le ministère de la Culture classe pour la première fois trois navires au
titre de la législation sur les monuments historiques : l?ancien bateau-école, le trois-mâts carré
Duchesse-Anne (1901) et le bateau de charge Mad-Atao (1938).
En 2021, 188 bateaux relevant du domaine maritime sont désormais protégés. Leur protection
répond notamment à des critères objectifs (rareté, ancienneté, représentativité d?un type,
facteur innovant, état sanitaire du bateau, ?) et subjectifs (réputation de l?architecte naval,
du charpentier de marine ou du chantier artisanal, personnalité du navigateur, dimension
événementielle, ?). D?autres éléments peuvent conduire à protéger un bateau : son
authenticité, les projets culturels et financiers liés à la sauvegarde du bateau.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 93 ?
Tableau 7 : bateaux maritimes classés et inscrits au titre des monuments historiques en 2021
rangés par façade selon leur port d?attache
En nombre
Façade Bateaux classés Bateaux inscrits
Manche Est-Mer du Nord 18 8
Nord-Atlantique?Manche Ouest 47 1
Sud-Atlantique 29 63
Méditerranée 14 6
Outre-mer 0 2
Total 108 80
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Graphique 1 : bateaux maritimes classées ou inscrits au titre des monuments historiques de
1982 à 2021
En nombre
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Label « Bateaux d'Intérêt Patrimonial » (BIP)
Le label BIP a pour objectif de distinguer et de valoriser les éléments les plus remarquables du
patrimoine naviguant sous pavillon français. Les conditions d'attribution ont été définies par
le décret n° 2007-1262 du 21 aout 2007 définissant certaines exonérations du droit annuel de
francisation et de navigation. Le label est délivré par la Fondation du patrimoine maritime et
fluvial, pour cinq ans, après avis d?une commission d?agrément regroupant des représentants
des différentes institutions concernées (ministère chargé des douanes, ministère chargé de la
mer, ministère chargé de la culture, Conservatoire de l?espace littoral et des rivage lacustres,
Fondation du patrimoine, Fondation du patrimoine maritime et fluvial, Association nationale
des élus du littoral), ainsi que cinq personnalités qualifiées.
Les critères de labélisation BIP correspondent globalement à ceux définis par les monuments
historiques : critère historique, critère technique (architecte, chantier particulier, type de
construction, type de navire, qualité de la réplique?), critère spécifique (lié à une
personnalité, à un évènement, à sa rareté, à son caractère exceptionnel ou culturel). À la
différence des Monuments historiques, les répliques peuvent aussi être concernées par ce
label. Par ailleurs, alors que, pour les Monuments historiques, seul le chef de file d?une série
? 94 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
de bateaux ou l?un de ses représentants particulièrement emblématiques peut bénéficier
d?une procédure de protection, le label BIP peut s?appliquer à plusieurs exemplaires d?une
même série. Enfin, les bateaux classés Monuments historiques sont destinés à recevoir, de
facto, le label BIP
En 2021, la France compte 1 179 bateaux d?intérêt patrimonial, contre 194 en 2009.
Tableau 8 : bateaux maritimes d?intérêt patrimonial rangés par façade selon leur port
d?attache en 2021
En nombre
Façade Bateaux maritimes
Manche Est-Mer du Nord 120
Nord-Atlantique?Manche Ouest 484
Sud-Atlantique 89
Méditerranée 481
Outre-mer 5
Total 1 179
Source : Fondation du patrimoine maritime et fluvial, 2022. Traitements : SDES, 2022
Patrimoine archéologique subaquatique
De par son histoire et son positionnement géographique, la France est dotée d?un patrimoine
archéologique subaquatique riche tant du point de vue de sa quantité que de sa diversité. Ce
patrimoine couvre également l?ensemble des grandes époques historiques.
Des inventaires continus enrichissent cette connaissance et la mise en valeur de ce patrimoine
historique regroupé en entité archéologique, à savoir un ensemble cohérent de vestiges
présentant une unité chronologique et/ou fonctionnelle sur un espace donné. La France en
compte plus de 6 000 en 2022.
Graphique 2 : répartition des entités archéologiques selon leur interprétation
Sources : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 95 ?
Graphique 3 : répartition des entités archéologiques par territoire selon leur interprétation
En nombre
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Graphique 4 : répartition des entités archéologiques par territoire selon leur chronologie
En nombre
Note : le découpage de la période post-médiévale comprend : l?époque moderne = 1492-1789 ; l?époque
contemporaine = 1 789 à nos jours ; l?époque récente = époque moderne + époque contemporaine, car il n?est pas
toujours possible de faire la distinction le temps d?une expertise sous-marine ; Indéterminé = site déclaré par un
bénévole et non expertisé par le département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm).
Des écarts peuvent subsister entre les deux graphiques précédents, les outils d?interrogation des bases de données
étant perfectibles. Les chiffres fournissent néanmoins un aperçu du volume et de la répartition des entités
archéologiques acceptables.
Source : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
? 96 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Chaque entité archéologique regroupe des biens culturels maritimes (gisements, épaves,
vestiges ou généralement tout bien présentant un intérêt préhistorique, archéologique ou
historique qui sont situés dans le domaine public maritime ou au fond de la mer dans la zone
contiguë).
En 2022, le ministère de la Culture estime à 56 590 les biens ou lots culturels maritimes. Ce
nombre est cependant sous-estimé du fait des bases de données incomplètes et de biens non
inventoriés à ce jour dans les musées et les dépôts.
Les dépositaires de biens culturels maritimes sont principalement les musées (122), les services
publics et institutions (90), les associations (24) et les dépôts et centres de conservation et
d'études archéologiques (17).
Autres équipements emblématiques
L?attractivité du littoral dépend également d?autres équipements pouvant être de nature à
mettre en exergue le patrimoine de la mer. Ainsi, les aquariums et les musées participent à
cette dynamique.
Les aquariums
En 2022, le littoral français compte 19 aquariums répartis sur les différentes façades maritimes
comme suit :
? Façade Manche Est-Mer du Nord :
o Cité de la mer de Cherbourg
o Aquacaux, Octeville-sur-Mer
o MARÉIS centre de découverte de la pêche en mer, Étaples
o Nausicaá, Boulogne-sur-Mer
? Façade Nord-Atlantique?Manche Ouest :
o Océarium du Croisic
o Marinarium de Concarneau
o Océanopolis, Brest
o Aquarium marin de Trégastel
o Grand aquarium de Saint-Malo
? Façade Sud-Atlantique :
o Musée de la mer de Biarritz
o Aquarium de La Rochelle
? Façade Méditerranée :
o Marineland, Antibes
o Institut océanographique Paul Ricard, Six-Fours-les-Plages
o Seaquarium, Le Grau-du-Roi
o PlanetOcean Montpellier
o Aquarium du Cap d'Agde
o Aquarium de Canet en Roussillon
o Aquarium de Banyuls-sur-Mer
? Outre-mer
o Aquarium de la Guadeloupe, Le Gosier
http://www.citedelamer.com/
http://aquariumsdefrance.fr/aquacaux/
http://aquariumsdefrance.fr/mareis-centre-de-decouverte-de-la-peche-en-mer/
http://aquariumsdefrance.fr/nausicaa-centre-national-mer/
http://aquariumsdefrance.fr/ocearium-du-croisic/
http://aquariumsdefrance.fr/marinarium-concarneau/
http://aquariumsdefrance.fr/oceanopolis-brest/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-marin-de-tregastel/
http://aquariumsdefrance.fr/grand-aquarium-de-saint-malo/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-biarritz/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-la-rochelle/
http://aquariumsdefrance.fr/marineland-antibes/
http://aquariumsdefrance.fr/institut-oceanographique-paul-ricard/
http://aquariumsdefrance.fr/le-seaquarium/
https://www.planetoceanworld.fr/
http://aquariumsdefrance.fr/aquarium-marin-du-cap-dagde/
http://www.aquarium-canet.com/
https://www.banyuls-sur-mer.com/tourisme/decouvrir/la-mer-et-ses-tresors/incontournables-de-la-mediterranee/laquarium/
http://www.aquariumdelaguadeloupe.com/
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 97 ?
Les musées maritimes
Sous la tutelle du ministère de la Défense, le musée national de la Marine
assure la conservation et l?accroissement de ses collections dans tous les domaines de la
marine : marine nationale, marine de commerce, pêche, recherche océanographique, sport
nautique et plaisance.
En dehors du Musée national de la Marine (Paris), la France compte 24 musées maritimes sur
le littoral. Ces 25 musées représentent près de 10 % de l?ensemble des musées (245) présents
sur le littoral.
Tableau 9 : musées maritimes en France, par façade maritime
Façade Localisation
Manche Est-Mer du Nord
Cherbourg-Octeville : Cité de la Mer
Dunkerque : Musée portuaire
Étaples-sur-Mer : Mareis
Fécamp : Musée des Terre-Neuvas et de la pêche
Saint-Vaast-la-Hougue : Musée maritime de l'Île Tatihou
Rouen : Musée maritime fluvial et portuaire
Nord-Atlantique?Manche Ouest
Saint-Malo : Musée international du Long-Cours Cap-Hornier
Brest : Musée national de la Marine
Concarneau : Musée de la pêche
Douarnenez : Port-musée
Groix : Écomusée de l'île de Groix
Nantes : Musée naval Maillé-Brézé
Lorient : cité de la voile Éric Tabarly
Port-Louis : Musée national de la Marine
Saint-Nazaire : Écomusée de Saint-Nazaire
Sud-Atlantique
Bordeaux : Musée de la mer et de la marine
La Rochelle : Musée maritime
Rochefort : Musée national de la Marine
Biarritz : Musée de la Mer
Méditerranée
Marseille : Musée de la Marine
Grasse : Musée de la Marine, mémorial Amiral de Grasse
Arles : Musée de l'Arles Antique
Saint-Tropez : Musée d'histoire maritime
Toulon : Musée national de la Marine
Outre-mer
Nouméa : Musée de l'Histoire maritime de Nouvelle-
Calédonie
Sources : ministère de la Culture, 2022. Traitements : SDES, 2022
Pour aller plus loin :
? Plate-forme de données ouvertes du ministère e la culture
? Plate-forme ouverte du patrimoine
? Phares de France
? Patrimoine maritime et fluvial
? Réseau des Grands Sites de France
? Combien trouve-t-on de phares en France
https://www.pop.culture.gouv.fr/search/mosaic?mainSearch=%22site%20patrimonial%20remarquable%22
https://www.pharesdefrance.fr/
https://www.patrimoine-maritime-fluvial.org/navires-du-patrimoine/demande-de-labellisation/
https://www.grandsitedefrance.com/
https://www.bateaux.com/article/22392/combien-trouve-t-on-de-phares-france
? 98 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Partie 4
Indicateurs de suivi de l?objectif 4 :
le rayonnement de la France
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 99 ?
Chiffres-clés
Analyse globale
Au 1er juillet 2019, la flotte de commerce (transports et services maritimes) sous pavillon
français de plus de 100 UMS comptait 415 navires, dont 177 navires pour la flotte de transport
et 238 navires pour la flotte de services maritimes4.
La flotte de commerce totalise 6,3 M UMS, dont 0,4 M UMS correspondent aux navires de
services maritimes et 5,9 M UMS à ceux dédiés à la flotte de transport.
Graphique 1 : flotte de commerce sous pavillon français en 2019
En nombre des navires et en UMS
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
4 les données publiées de la flotte de commerce sous pavillon français sont relatives aux navires d'une jauge brute supérieure à
100 UMS affectés à la flotte de services maritimes et à la flotte de transport. Sont exclus du périmètre étudié les navires de transports
de fret et de passagers exploités en navigation côtière, les barges, les pontons, les vedettes portuaires, ainsi que tous les navires
affectés à la police, à la douane ou au sauvetage en mer.
ÉVOLUTION DE LA FLOTTE DE COMMERCE
IMMATRICULÉE SOUS LES DIFFÉRENTS REGISTRES
FRANÇAIS ET PLACE DES DIFFÉRENTS PAVILLONS
En 2019 :
La flotte de commerce compte 415 navires et totalise
6,3 M UMS en jauge brute
? 100 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Analyse par catégorie et évolution depuis 2017
La flotte de commerce sous pavillon français comprend :
? Une flotte de transport répartie entre une flotte pétrolière et gazière, une flotte de
navires de charge, une flotte de navires à passagers ;
? Une flotte de services maritimes qui comprend les navires spécialisés, les navires
offshores et certains navires portuaires et côtiers.
La flotte de transport
Globalement, durant la période allant de 2017 à juillet 2019, la flotte de transport gagne
10 unités (soit une progression de 6 % du nombre de navires) et enregistre une hausse
d?environ 5 % en jauge brute.
La flotte de charge comprend 66 navires au 1er juillet 2019 et totalise 2,8 M UMS. Depuis 2017,
cette flotte compte sept unités supplémentaires et a enregistré une hausse de 20 % de la
jauge brute.
Sur la période 2017-2019, la flotte de navires à passagers gagne trois unités de navires en
passant de 66 en 2017 à 69 en 2019. La jauge brute augmente de 5 % pour atteindre en 2019
0,8 M UMS.
Le nombre de navires de la flotte pétrolière et gazière reste stable durant la période d?étude
avec 42 navires tandis que la jauge brute baisse de 8,7 %.
Graphique 2 : flotte de commerce sous pavillon français par catégorie de 2017 à 2019
En nombre de navires
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 101 ?
La flotte de services maritimes
Entre 2017 et le 1er juillet 2019, la flotte des services maritimes baisse de1 % en unités de
navires et d?environ 11 % en jauge brute.
Sur la même période, la flotte de navires spécialisés baisse de 12 % du nombre de navires et
de 28 % en jauge brute. En 2019, cette flotte compte 38 navires et totalise 161 563 UMS.
La flotte de services offshore compte 625 navires et totalise 0,1 M UMS de jauge brute au
1er juillet 2019. Depuis 2017, la flotte a diminué de 6 % en unités de navires, mais augmente de
6 % en jauge.
Le nombre de navires de la flotte services portuaires et côtières augmente de 6 unités entre
2017 et 2019 en passant de 132 à 138 navires, soit une hausse de 4,5 %. La flotte augmente de
4 % de la jauge brute.
Graphique 3 : flotte de commerce sous pavillon français par catégorie de 2017 à 2019
En jauge brute
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
Répartition par registres d?immatriculation
Répartie entre les différents registres d?immatriculation, la flotte de transport en 2019
comprend 86 navires inscrits au Registre international français (RIF), 54 navires au registre
métropolitain et de départements d?outre-mer et 37 navires aux registres des collectivités
d?outre-mer (6 en Nouvelle-Calédonie, 21 en Polynésie française et 10 à Wallis et Futuna).
La flotte de services maritimes comprend 95 navires inscrits au RIF, 128 navires au registre
métropolitain et de départements d?outre-mer et 15 navires aux registres des collectivités
d?outre-mer (12 en Nouvelle-Calédonie et 3 en Polynésie française).
? 102 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Évolution des registres d?immatriculation
Depuis 2017, le nombre de navires inscrits au RIF augmente de 15 % pour la flotte de transport,
mais diminue de 5 % pour la flotte de services maritimes.
En ce qui concerne le registre métropolitain et de départements d?outre-mer, une évolution
à la hausse de 125 % est enregistrée pour la flotte de transport sur la même période.
Le nombre de navires inscrits aux registres d?immatriculation restent stables en métropole et
DOM pour la flotte de service maritimes. Il est également stable dans les collectivités d?outre-
mer pour l?ensemble de la flotte de commerce.
Graphique 4 : registres d?immatriculation de 2017 à 2019
En nombre
FT : flotte de transport ; FS : flotte de services maritimes.
Note : visualisation du graphique en format dynamique sur : https://datawrapper.dwcdn.net/S6vBg/1/.
Champs : France entière.
Source : MTES/DGITM, Flotte de commerce sous pavillon français, juillet 2019. Traitements : SDES, 2020
Pour aller plus loin
? Flotte de commerce sous pavillons français
https://datawrapper.dwcdn.net/S6vBg/1/
https://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.html?id=Temis-0046247&requestId=0&number=1%20)
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 103 ?
Chiffres-clés
Analyse globale
Au 1er juillet 2019, toutes catégories confondues, la France compte 546 aires marines
protégées (AMP) incluant des zones mixtes (terre et mer) ou strictement marines. Cela
représente 23,57 % de l?espace maritime français.
Au sein de ce dispositif, le réseau des AMP instaurées au titre des conventions de mers
régionales et des conventions internationales (Natura 2000, Convention OSPAR pour
l?Atlantique Nord-Est, Convention de Barcelone pour la Méditerranée, Convention de
Carthagène pour les Caraïbes, Convention Ramsar sur les zones humides, réserves de
biosphère UNESCO, biens inscrits sur la liste du Patrimoine mondial UNESCO et aires
spécifiques aux collectivités d?outre-mer du Pacifique) regroupe 302 sites en métropole et
dans les outre-mer, ce qui représente une superficie totale de 363 215 km², soit 3,54 % de
l?espace maritime français.
Tableau 1 : réseau d?aires marines protégées (AMP) de statut international en 2019
Superficie
(en km²)
Part des eaux françaises
couvertes par d'AMP de
statut international
(en %)
Total de
sites
(en nombre)
Aires marines protégées 2 419 325 23,57 546
Aires marines protégées
de statut international
363 215 3,54 302
Note : calcul des superficies sans double compte en cas de superpositions spatiales entre AMP et prise en compte de
l?ensemble des catégories d?AMP existantes au sein de l?espace maritime français.
Source : agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019. Traitements : AFB et SDES ; 2019.
PART DES EAUX FRANÇAISES COUVERTES PAR
DES AIRES MARINES PROTÉGÉES DE STATUT
INTERNATIONAL
En 2019 :
3,54 % des eaux françaises sont couvertes par au moins une
aire protégée de statut international
302 aires marines protégées de statut international, en
métropole et dans les territoires d?outre-mer
? 104 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Analyse régionale
Le territoire maritime de France métropolitaine est couvert à la hauteur de 44 % par le réseau
des aires marines protégées de statut international. Le réseau regroupe 285 sites en
métropole et couvre une superficie d?environ 165 000 km², soit 1,61 % de l?espace maritime
français.
Les Antilles françaises, regroupant les départements de la Guadeloupe et de Martinique ainsi
que les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, sont intégralement couvertes par
le sanctuaire Agoa, reconnu comme étant une aire spécialement protégée de la convention
de Carthagène. Il couvre une surface d?environ 145 000 km², ce qui représente 1,41 % de
l?espace maritime français.
Graphique 1 : part de la superficie des aires marines protégées de statut international par
zone géographique, en 2019
En %
Source : agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019. Traitements : AFB et SDES ; 2019
En Nouvelle-Calédonie, la couverture du territoire maritime par le réseau des AMP de statut
international est de 2,12 %. Un seul site de statut international est présent dans le territoire,
le Lagons de Nouvelle-Calédonie, bien inscrit sur la liste du patrimoine mondial UNESCO. Le
site couvre une superficie d?environ 29 000 km².
Les autres régions ultramarines, comme la Guyane française, Mayotte et les îles
subantarctiques sont encore peu couvertes par le réseau d?AMP de statut international. Ainsi,
la Guyane française compte quatre AMP de statut international, dont trois zones humides
d'importance internationale Ramsar (Basse Mana, estuaire du fleuve Sinnamary et marais de
Kaw) et une zone spécialement protégée de la Convention de Carthagène (Île du Grand
Connetable). La superficie totale du réseau est de 827 km², soit 0,61 % du territoire maritime
de la Guyane.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 105 ?
Graphique 2 : part de l?espace maritime français couvert par le réseau des AMP de statut
international, en 2019
En %
Source : agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019. Traitements : AFB et SDES
Les îles subantarctiques (relevant de l?administration des Terres australes et antarctiques
françaises) comptent avec une zone humide d'importance internationale Ramsar (Terres
australes françaises). La zone couvre une superficie d?environ 17 000 km², soit 1,04 % du
territoire maritime des îles.
Mayotte compte un seul site de statut international de 1 km² de superficie. Il s?agit de la zone
humide Vasière des Badamiers (Convention Ramsar). Les régions marines de Saint-Pierre-et-
Miquelon, de Wallis et Futuna, de l?île de La Réunion, et de Clipperton ne possèdent pas d?aires
marines protégées de statut international.
Graphique 3 : nombre et superficie totale d?aires marines protégées de statut international
par région géographique, en 2019
Source : Agence française pour la biodiversité (AFB), juillet 2019.Traitements : AFB et SDES
Pour aller plus loin
? Les aires marines protégées en 2019
https://ree.developpement-durable.gouv.fr/themes/milieux-et-territoires-a-enjeux/mer-et-littoral/biodiversite/article/les-aires-marines-protegees-en-2019
? 106 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Annexes
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 107 ?
Submersion marine
L?Évaluation préliminaire des risques d?inondation (EPRI) apporte une vision homogène des
risques à l?échelle de chaque district hydrographique, et permet d?identifier les territoires
pour lesquels l?effort public sera porté en priorité pour réduire les conséquences négatives
des inondations. En 2011, l?EPRI a défini deux enveloppes approchées des inondations
potentielles (EAIP) : débordements de cours d?eau et submersions marines.
Les EAIP submersions marines agrègent trois types d'informations :
? La synthèse de l?ensemble de la connaissance cartographique (disponible en 2011)
au format SIG concernant les zones inondables par submersions marines au sein des
services de l?État (atlas des zones inondées, plan de prévention des risques naturels,
submersions marines et assimilés, autres données locales : données historiques,
études diverses...).
? L?étude de référence au niveau national « Vulnérabilité du territoire national aux
risques littoraux » (étude du Centre d?études techniques maritimes et fluviales -
Cetmef), qui a cartographié les zones topographiques du littoral situées sous un
niveau donné, constitué du niveau marin centennal auquel est ajouté un mètre pour
la prise en compte des effets du changement climatique.
? Des informations sur la géologie (couche des alluvions maritimes récentes)
disponibles sur le littoral.
Les ouvrages de protection et les protections naturelles de zones basses (territoires littoraux
dont l?altitude est inférieure aux niveaux atteints par la mer lors des conditions extrêmes,
cordons dunaires par exemple) n'ont d'une manière générale pas été pris en considération.
Toutefois, dans certaines parties aval des fleuves ou de leurs affluents, des barrages ou des
écluses ont été édifiés pour soustraire ces cours d'eau aux intrusions marines et permettre
une régulation des zones amont (soutien d'étiage, évacuation des crues continentales). Dans
certains cas, ces ouvrages assurant une très forte protection sur des territoires situés en
amont, ces territoires ont été soustraits de l'enveloppe.
L'impact du changement climatique a été pris en compte dans les résultats de l'étude
Vulnérabilité du territoire national aux risques littoraux, en considérant une rehausse du
niveau de la mer d'un mètre pour l'ensemble des côtes, outre-mer et Méditerranée inclus, en
cohérence avec l'hypothèse extrême du GIEC à l'horizon 2100.
Les enjeux humains, à savoir la population, le nombre des logements potentiellement affectés
par l?aléa submersions marines, ont été estimés à partir des croisements géomatiques des
emprises des aléas littoraux (EAIP submersion marine et effacement de l?ensemble des
ouvrages à l?échéance 2100) avec la base des données Fideli (Fichiers démographiques
d?origine fiscale sur les logements et les individus) de l?Insee et les Fichiers fonciers de la DGFiP
restructurés et enrichis par le Cerema sous la maîtrise d?ouvrage du ministère de l?écologie
(MTE/DGALN).
ANNEXE 1 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ENJEUX HUMAINES
EN ZONES DE SUBMERSION MARINE ET DANS
LES SECTEURS EN ÉROSION
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/source/serie/s1019
https://datafoncier.cerema.fr/donnees/fichiers-fonciers
? 108 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Les Fichiers fonciers apportent de nombreuses informations attachées aux parcelles,
notamment les caractéristiques des locaux présents. Un « local » est ainsi défini comme un
ensemble de constructions qui, en raison de leur agencement, forment un ensemble
immobilier homogène d?un même compte-propriétaire. Ces informations sur les locaux sont
connues à l?échelle de la parcelle dans les Fichiers fonciers, sans être rattachées à l?emprise
des bâtiments (c?est aussi le cas dans la base FIDELI).
Dans les Fichiers fonciers, il faut faire la différence entre la forme du local et son occupation.
Le parti pris dans cette étude, est d?exploiter le nombre de locaux ayant une forme de
logement (maisons et appartements) et dont la surface de la parcelle affectée par l?aléa
submersion marine est supérieure à 25 %.
Érosion côtière
Concernant l?aléa érosion côtière, le scénario retenu pour la présente étude, à savoir le
scénario nommé S2C, considère un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire naturel et
l?effacement de l?ensemble des ouvrages (soit un recul derrière les ouvrages du même ordre
que les secteurs naturels adjacents) à l?échéance 2100. Le scénario a été développé par le
Cerema à partir de l?indicateur national de l?érosion côtière, et de l?étude prospective sur les
enjeux atteints par le recul du trait de côte qui a estimé, au niveau national, les positions du
trait de côte jusqu?en 2100 selon six scénarios combinant la tendance d?évolution du littoral
et des hypothèses sur le comportement des ouvrages de protection littoraux. Le scénario S2C
est par ailleurs en cohérence avec l?EAIP submersion marine, qui surestime généralement les
zones potentiellement inondées, notamment en raison de la non-prise en compte des
ouvrages de protection, ces derniers étant faillibles.
Les enjeux humains, à savoir le nombre des logements, potentiellement atteints par l?aléa
recul du trait de côte ont été estimés à partir des croisements géomatiques des emprises des
aléas littoraux (projections considérant un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire
naturel et effacement de l?ensemble des ouvrages à l?échéance 2100) avec les Fichiers fonciers
de la DGFiP restructurés et enrichis par le Cerema sous la maîtrise d?ouvrage du ministère de
l?écologie (MTE/DGALN).
Les Fichiers fonciers apportent de nombreuses informations attachées aux parcelles,
notamment les caractéristiques des locaux présents. Un « local » est ainsi défini comme un
ensemble de constructions qui, en raison de leur agencement, forment un ensemble
immobilier homogène d?un même compte-propriétaire. Ces informations sur les locaux sont
connues à l?échelle de la parcelle dans les Fichiers fonciers, sans être rattachées à l?emprise
des bâtiments.
Dans les Fichiers fonciers, il faut faire la différence entre la forme du local et son occupation.
Le parti pris dans cette étude est d?exploiter le nombre de locaux ayant une forme de
logement (maisons et appartements) et dont la surface de la parcelle affectée par l?aléa recul
du trait de côte est supérieure à 25 %.
Limites de l?étude
L?interprétation des résultats obtenues par l?estimation du recul du trait de côte est à mener
avec précaution et doit tenir compte notamment des limites des projections de la position
future du trait de côte dans « l?étude prospective » :
http://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/indicateur-national-de-l-erosion-cotiere-r473.html
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
https://datafoncier.cerema.fr/donnees/fichiers-fonciers
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 109 ?
Les taux d?évolution utilisés sont sujets à de nombreuses incertitudes liées notamment à leurs
conditions de détermination. La caractérisation de l?évolution du trait de côte par un unique
taux ne permet pas de prendre en considération d?éventuels changements de dynamique liés
aux modifications de l?environnement côtier.
Les effets sur le recul du trait de côte de la hausse du niveau marin, associés au changement
climatique, sont très mal caractérisés et font encore actuellement l?objet de nombreux
travaux scientifiques. Ces effets ne sont donc pas pris en compte dans cette étude.
Les phénomènes d?envahissement permanent par la mer des zones basses induits par les
effets de l?érosion sur des structures ou environnements littoraux (disparition de cordons
dunaires ou d?autres points hauts au droit de zones basses littorales) ne sont également pas
pris en compte.
Les hypothèses sur le comportement des ouvrages côtiers existants (maintien/disparition
progressive/effacement) sont très schématiques et ne tiennent pas compte de leurs états. La
construction de nouveaux aménagements n?est également pas considérée.
Les zones portuaires abritées par des jetées n?ont pas été étudiées dans le cadre de la
cartographie de l?indicateur national de l?érosion côtière. La détermination des positions
futures du trait de côte ne peut être menée dans ces secteurs particuliers, lesquels ne sont
donc pas pris en compte dans cette étude.
Concernant l?aléa submersion marine, la méthode employée pour construire les EAIP a
conduit à fusionner des sources d?information d?échelles et de précisions variables. Elle
génère des incertitudes qui peuvent être ponctuellement importantes (surestimation des
emprises ou, au contraire, sous-estimation). Par ailleurs, les ouvrages de protection maritime
et les protections naturelles (cordons dunaires par exemple) étant considérés comme
transparents dans l?EAIP submersion marine, l'emprise obtenue peut être considérée, en
première approximation, comme intégrant l'effet de la défaillance de ces ouvrages.
Néanmoins, elle ne prend en compte ni les tsunamis, ni l'érosion du trait de côte en particulier
sur les côtes rocheuses, qui peut entraîner d'autres types de risques.
? 110 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 2 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ENJEUX
INDUSTRIELS (ÉTABLISSEMENTS SEVESO) EN ZONES
DE SUBMERSION MARINE ET DANS LES SECTEURS EN
ÉROSION
Le nombre d?établissements Seveso potentiellement exposés à l?aléa submersion marine a été
déterminé à partir d?un croisement géomatique entre les données des établissements Seveso
avec l?EAIP submersion marine.
Le nombre d?établissements Seveso potentiellement exposés à l?aléa érosion du littoral a été
déterminé à partir d?un croisement géomatique entre les données des établissements Seveso
avec les projections considérant un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire naturel et
l?effacement de l?ensemble des ouvrages à l?échéance 2100.
Pour les deux aléas, les données relatives aux sites Seveso étant des points (et non l?emprise
des sites), une analyse par photo-interprétation a également été réalisée pour certains sites
Seveso situés hors des zones d?aléa et pour lesquels les installations (bâtiments, silos,
installations industrielles) sont manifestement situées dans une zone d?aléa. L?analyse par
photo-interprétation a été conduite à partir de l?observation des photographies aériennes
(BD ORTHO® dernière édition) les plus récentes fournies par l?IGN.
Focus sur l?aléa submersion marine
L?EAIP submersion marine agrège trois types d'informations :
? La synthèse de l?ensemble de la connaissance cartographique (disponible en 2011)
au format SIG concernant les zones inondables par submersions marines au sein des
services de l?État (atlas des zones inondées, plan de prévention des risques naturels,
submersions marines et assimilés, autres données locales : données historiques,
études diverses...).
? L?étude de référence au niveau national « Vulnérabilité du territoire national aux
risques littoraux » (étude du Centre d?études techniques maritimes et fluviales
(Cetmef), qui a cartographié les zones topographiques du littoral situées sous un
niveau donné, constitué du niveau marin centennal auquel est ajouté un mètre pour
la prise en compte des effets du changement climatique.
? Des informations sur la géologie (couche des alluvions maritimes récentes)
disponibles sur le littoral.
Les ouvrages de protection et les protections naturelles de zones basses (territoires littoraux
dont l?altitude est inférieure aux niveaux atteints par la mer lors des conditions extrêmes,
cordons dunaires par exemple) n'ont d'une manière générale pas été pris en considération.
Toutefois, dans certaines parties aval des fleuves ou de leurs affluents, des barrages ou des
écluses ont été édifiés pour soustraire ces cours d'eau aux intrusions marines et permettre
une régulation des zones amont (soutien d'étiage, évacuation des crues continentales). Dans
certains cas, ces ouvrages assurant une très forte protection sur des territoires situés en
amont, ces territoires ont été soustraits de l'enveloppe.
Par ailleurs, l'impact du changement climatique a été pris en compte dans les résultats de
l'étude Vulnérabilité du territoire national aux risques littoraux, en considérant une rehausse
du niveau de la mer d'un mètre pour l'ensemble des côtes, outre-mer et Méditerranée inclus,
en cohérence avec l'hypothèse extrême du GIEC à l'horizon 2100.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 111 ?
Focus sur l?aléa érosion côtière
Concernant l?aléa érosion côtière, le scénario choisi pour la présente étude, le scénario
nommé S2C, considère un recul du trait de côte sur l?ensemble du linéaire naturel et
l?effacement de l?ensemble des ouvrages (soit un recul derrière les ouvrages du même ordre
que les secteurs naturels adjacents) à l?échéance 2100. Le scénario a été développé par le
Cerema à partir de l?indicateur national de l?érosion côtière, et de l?étude prospective sur les
enjeux atteints par le recul du trait de côte qui a estimé, au niveau national, les positions du
trait de côte jusqu?en 2100 selon six scénarios combinant la tendance d?évolution du littoral
et des hypothèses sur le comportement des ouvrages de protection littoraux. Le scénario S2C
est par ailleurs en cohérence avec l?EAIP submersion marine qui surestime généralement les
zones potentiellement inondées avec notamment la non-prise en compte des ouvrages de
protection, ces derniers étant faillibles.
Limites de l?étude
Même si très peu des sites « Seveso » sont potentiellement concernés par le recul du trait de
côte, l?interprétation des résultats est à mener avec précaution et doit tenir compte
notamment des limites des projections de la position future du trait de côte dans « l?étude
prospective » :
? Les taux d?évolution utilisés sont sujets à de nombreuses incertitudes liées
notamment à leurs conditions de détermination. La caractérisation de l?évolution
du trait de côte par un unique taux ne permet pas de prendre en considération
d?éventuels changements de dynamique liés aux modifications de l?environnement
côtier.
? Les effets sur le recul du trait de côte de la hausse du niveau marin, associés au
changement climatique, sont très mal caractérisés et font encore actuellement
l?objet de nombreux travaux scientifiques. Ces effets ne sont donc pas pris en
compte dans cette étude.
? Les phénomènes de submersion permanente potentiellement induits par les effets
de l?érosion sur des structures ou environnements littoraux (disparition de cordons
dunaires ou d?autres points hauts au droit de zones basses littorales) ne sont
également pas pris en compte.
? Les hypothèses sur le comportement des ouvrages côtiers existants (maintien/
disparition, progressive/effacement) sont très schématiques et ne tiennent pas
compte de leurs états. La construction de nouveaux aménagements n?est également
pas considérée.
? Les zones portuaires abritées par des jetées n?ont pas été étudiées dans le cadre de
la cartographie de l?indicateur national de l?érosion côtière. La détermination des
positions futures du trait de côte ne peut être menée dans ces secteurs particuliers,
lesquels ne sont donc pas pris en compte dans cette étude.
Concernant l?aléa submersion marine, la méthode employée pour construire les EAIP a
conduit à fusionner des sources d?information d?échelles et de précisions variables. Elle
génère des incertitudes, qui peuvent être ponctuellement importantes (surestimation des
emprises ou, au contraire, sous-estimation). Par ailleurs, les ouvrages de protection maritime
et les protections naturelles (cordons dunaires par exemple) étant considérés comme
transparents dans l?EAIP submersion marine, l'emprise obtenue peut être considérée, en
première approximation, comme intégrant l'effet de la défaillance de ces ouvrages.
Néanmoins, elle ne prend en compte ni les tsunamis, ni l'érosion du trait de côte en particulier
sur les côtes rocheuses, qui peut entraîner d'autres types de risques.
http://www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr/indicateur-national-de-l-erosion-cotiere-r473.html
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
https://www.cerema.fr/fr/actualites/evaluation-prospective-enjeux-affectes-recul-du-trait-cote#:~:text=Le%20Cerema%20publie%20son%20rapport,littoraux%20d'ici%20%C3%A0%202100.
? 112 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 3 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR VALEUR
AJOUTÉE DE L?ÉCONOMIE MARITIME
L?indicateur valeur ajoutée brute de l?économie maritime s?appuie sur les résultats des travaux
de l?Ifremer sur les « Données économiques maritimes françaises en 2021 » (DEMF). Au sens
des travaux de l?Ifremer, l?indicateur traite l?ensemble des secteurs d?activité de l?économie
maritime, liés à la mer, c?est-à-dire :
? l?extraction des ressources marines : ressources vivantes, minérales et énergétiques ;
? l?exploitation des espaces et des propriétés physiques des eaux et des fonds marins qui
sont aussi des ressources (énergies renouvelables et électronucléaire, pose de câbles
sous-marins, construction d?infrastructures maritimes et côtières, transport maritime,
Marine nationale) ;
? l?exploitation des sites maritimes et côtiers remarquables (tourisme, loisirs, plaisance) ;
? les industries utilisatrices et transformatrices des ressources biologiques (produits de la
mer, algues) ;
? les secteurs manufacturiers et les services qui interviennent en amont des industries
d?exploitation : construction et réparation navale, construction nautique, services à
l?énergie offshore, services financiers au transport et à la plaisance ;
? les services publics : la défense, le soutien aux activités maritimes et aux gens de mer, la
protection de l?environnement, la recherche scientifique.
De manière plus précise, le périmètre de l?économie maritime selon les DEMF comprend
15 domaines d?activité distincts relevant du secteur industriel et du secteur public. Ces
activités sont structurées comme suit :
Secteur Industriel
? produits de la mer ;
? extraction de matériaux marins ;
? extraction de sel marin ;
? construction et réparation navales ;
? transport maritime et fluvial ;
? tourisme littoral ;
? assurances maritimes ;
? travaux publics maritimes et fluviaux ;
? services parapétroliers et paragaziers offshore ;
? fabrication, pose et maintenance de câbles sous-marins ;
? production d?énergie.
https://archimer.ifremer.fr/doc/00770/88225/
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 113 ?
Secteur public non marchand
? intervention publique dans le domaine maritime : signalisation, sécurité et sûreté,
formation des gens de mer, protection sociale ;
? marine national ;
? protection de l?environnement littoral et marin ;
? recherche marine civile.
Les indicateurs et jeux des données mobilisés pour les activités industrielles (extraction,
pêche, manufacturier, construction, travaux maritimes, commerce et autres services privés)
s?appuient sur :
? des indicateurs sectoriels fournis par l?Institut national de la statistique et des études
économiques (Insee) selon la nomenclature d?activités françaises (NAF) ;
? les comptes satellites des transports, du tourisme et de l?environnement ;
? des indicateurs issus d?Eurostat et des associations professionnelles permettant des
comparaisons européennes ;
? les statistiques des services ministériels ;
? des données des associations professionnelles et de certaines entreprises pour
l?évaluation de certains secteurs non identifiés spécifiquement par la NAF.
Pour le secteur public, l?évaluation est faite à partir des budgets, des effectifs et des coûts de
personnels. Elle s?appuie sur :
? les documents budgétaires des lois de finances ;
? les statistiques des services ministériels ;
? les données des organismes publics concernés.
? 114 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 4 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ÉVOLUTION
DES FLUX DE NUTRIMES À LA MER
Depuis plusieurs années, la France évalue tous les ans les flux de polluants à la mer d?azote et
de phosphore via les cours d?eau au titre des conventions Ospar pour la Manche, la mer du
Nord et l?Atlantique (programme Riverine Input Discharges), et Medpol pour le pourtour
méditerranéen. La commission Ospar met à disposition un logiciel de calcul des flux, RTrend®,
sur lequel s?appuient les résultats présentés ici. Comme la convention Medpol n?a pas spécifié
de méthodologie, les préconisations Ospar sont étendues au bassin méditerranéen.
Les flux sont calculés sur le total (phase dissoute et particulaire) d?azote ou de phosphore. Il
s?agit d?estimations, en raison, d?une part, du nombre parfois restreint d?analyses et, d?autre
part, de la faible couverture des épisodes de crue, pouvant transférer d?importantes quantités
de polluants. Les flux calculés ne peuvent donc pas être rigoureusement considérés comme
les flux réels.
Le flux d?une substance chimique vers la mer est calculé en multipliant le débit du cours d?eau
par la concentration de cette substance dans ce dernier. Pour faciliter les comparaisons entre
molécules distinctes contenant de l?azote, les flux d?azote ammoniacal et de nitrate sont
exprimés en équivalent d?élément azote.
Exemples :
? Une concentration de 50 mg de nitrate/litre est équivalente à une concentration de
11,3 mg d?élément azote/litre, d?après la part que représente la masse de l?élément azote
dans la masse de la molécule de nitrate (facteur de conversion unitaire = 4,42).
? Une concentration de 50 mg d?azote ammoniacal/litre est équivalente à une
concentration de 39,1 mg d?élément azote/litre (facteur de conversion unitaire = 1,28).
Appliquées aux flux annuels, ces conversions unitaires donnent : 100 kT d?ammonium
(NH4/an) sont équivalents à 77,8 kT d?élément azote (N/an) et 100 kT de nitrate (NO3/an) sont
équivalents à 22,6 kT d?élément azote (N/an).
Trois types de cours d?eau sont distingués : les fleuves principaux, les cours d?eau secondaires
ou tributaires et les zones d?apport diffus qui ne sont pas drainées par un cours d?eau
significatif (voir cartes 1 et 2). Sur chacun des cours d?eau, des stations de surveillance et de
débit sont choisies de manière à disposer des chroniques les plus longues possibles.
Les territoires métropolitains, dont les exutoires correspondent aux espaces maritimes suivis
dans le cadre des conventions Ospar et Medpol, représentent 520 000 km2, soit 95 % de
l?ensemble du territoire. Les 5 % restants correspondent à la frange nord-est de la métropole,
dont les rivières poursuivent leur tracé en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg, et qui
n?est donc pas prise en compte dans cette étude.
Les territoires ayant la Manche et la mer du Nord comme exutoire couvrent 23 % de la zone
d?étude, ceux de l?Atlantique 51 % et la Méditerranée 26 %.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 115 ?
Carte 1 : localisation des territoires pris en compte dans le cadre de la convention Ospar
Source : IGN, MEDAD et agences de l?eau, BD Carthage®, 2006 ; MEDAD, banque hydro, 2018. Traitements : SDES, 2011
Carte 2 : localisation des territoires pris en compte dans le cadre de la convention Medpol
Source : MEEDDM ; BD Carthage® ; 2006 et banque hydro ; agences de l?eau. Traitements : SDES, 2011
? 116 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 5 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ÉTAT
ÉCOLOGIQUE DES STOCKS HALIEUTIQUES
La directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) recommande aux États membres
d?entreprendre une approche de gestion des milieux marins fondée sur la notion
d?écosystème. Par cette directive, la France s?est engagée à atteindre en 2020 le bon état
écologique (BEE) des milieux marins, pour les eaux métropolitaines sous sa juridiction.
Le BEE est qualifié par 11 descripteurs couvrant l?ensemble des composantes biocénotiques
et des pressions pesant sur les écosystèmes marins. Le descripteur 3 de la DCSMM, « Espèces
exploitées à des fins commerciales », en France métropolitaine5 [1], s?attache à l?état des
populations d?espèces commerciales, soumises à l?activité de pêche, qui constitue une source
de pression anthropique sur le milieu marin. Il stipule que les populations de tous les poissons
et crustacés exploités à des fins commerciales se situent dans les limites de sécurité
biologique, en présentant une répartition de la population par âge et par taille qui témoigne
de la bonne santé du stock.
Dans le cadre de l?évaluation des espèces commerciales, chaque stock d?une espèce donnée
est évalué à une échelle géographique pertinente d?un point de vue écologique, basée sur une
agrégation spécifique de différents zonages statistique définie par des experts scientifiques.
La sélection des stocks repose sur la liste des stocks évalués au sein d?instances internationales
comme le Conseil international pour l?exploration de la mer (CIEM) ou la Commission
internationale pour la conservation des thonidés de l?Atlantique (CICTA). Certains stocks
locaux font l?objet d?évaluations à l?échelle nationale et peuvent ainsi être considérés de par
leur importance économique ou patrimoniale.
Pour un stock donné, les critères « mortalité par pêche » et « biomasse du stock
reproducteur » sont renseignés au travers des informations quantitatives disponibles dans les
évaluations de stocks et les avis fournis par le CIEM, par le Comité scientifique, technique et
économique des pêches (CSTEP), par la CGPM ainsi que par la CICTA. Des évaluations de
stock réalisées à l?échelle nationale ont également servi à l?évaluation du BEE des espèces
commerciales dans les sous-régions marines françaises.
L?atteinte du BEE au titre du descripteur 3 est évaluée par intégration des évaluations du
critère « mortalité par pêche » et/ou du critère « biomasse du stock reproducteur » et/ou
pour chaque stock. La méthode d?intégration utilisée est le « One Out All Out » (OOAO). Cela
signifie que tous les critères évalués doivent être dans les limites de valeurs décrivant le BEE
(rendement maximum durable). Le statut global est ainsi présenté à l?échelle du stock : « BEE
atteint », « BEE non atteint » ou « Pas d?évaluation ».
L?aire de répartition d?un stock donné correspond rarement avec la délimitation des sous-
régions marines (SRM). L?évaluation porte donc sur les stocks de ressources halieutiques
évaluables, dont la distribution géographique est partiellement ou intégralement comprise
dans la SRM considérées : Manche-Mer du Nord, Mers Celtiques, Golfe de Gascogne et
Méditerranée Occidentale. En conséquence, une même évaluation peut apparaître dans
plusieurs SRM.
5 Le descripteur 3 est défini comme étant « Les populations de tous les poissons et crustacés exploités à des fins commerciales se
situant dans les limites de sécurité biologique, en présentant une répartition de la population par âge et par taille qui témoigne de
la bonne santé du stock » (Source directive 2008/56/CE).
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 117 ?
Les stocks considérés pour la façade Manche Est-Mer du Nord recouvrent tout ou partie de
l?emprise de unités marines de rapportage (UMR) correspondante à la sous-région marine
« Manche-Mer du Nord ». À l?échelle de la façade Nord-Atlantique?Manche Ouest,
l?évaluation est réalisée pour la partie française des SRMs « Mers Celtiques » et « Golfe de
Gascogne ». Pour la façade Sud-Atlantique, l?évaluation est réalisée pour la SMR « Golfe de
Gascogne ». En fin, pour la façade Méditerranée, la SMR concernée est la partie française de
la SMR Méditerranée Occidentale.
? 118 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
ANNEXE 6 ? MÉTHODOLOGIE INDICATEUR ÉVOLUTION
DE LA QUALITÉ BACTÉRIOLOGIQUE DES PRODUITS
DE LA MER (COQUILLAGES)
Le réseau de contrôle microbiologique des zones de production de coquillages (REMI), permet
la surveillance sanitaire des zones de production exploitées par les professionnels et classées
par l?Administration. Sur la base du dénombrement dans les coquillages vivants
des Escherichia coli (E. coli), bactéries communes du système digestif, recherchées comme
indicateur de contamination fécale, le REMI a pour objectifs :
? estimer la qualité microbiologique des zones de production de coquillages ;
? suivre l?évolution des niveaux de qualité microbiologique des zones de production
de coquillages ;
? détecter et suivre les épisodes inhabituels de contamination.
Le classement et la surveillance microbiologique des zones de production et de reparcage de
coquillages vivants répondent aux seuils fixés par l?article 52 du règlement d?exécution (UE)
n2019/627 6 , arrêté du 6 novembre 2013 7 , qui prévoit un classement selon trois classes
différentes (A, B, C) en fonction du niveau de contamination fécale. Ce classement est établi
selon les critères de concentration de la bactérie indicatrice de la contamination fécale
Escherichia coli dans les coquillages. Le classement conditionne la commercialisation des
coquillages. Ainsi, ceux issus de zones classées A peuvent être commercialisés directement,
ceux provenant de zones B doivent être purifiés avant commercialisation, enfin, ceux issus de
zones C doivent être traités thermiquement ou reparqués. Les mesures hors des critères de
classe A, B, C ont été mis dans la catégorie D « très mauvaise » dite aussi « non classé ».
Tableau : critères de qualité microbiologique des zones de production et de reparcage de
coquillages vivants
Source : Ifremer, REMI ; 2022
L?estimation de la qualité microbiologique des points REMI est déterminée sur la base des
résultats de surveillance régulière obtenus au cours des trois dernières années (calendaires)
6Règlement d?exécution (UE) 2019/627 de la Commission du 15 mars 2019 établissant des modalités uniformes pour la réalisation
des contrôles officiels en ce qui concerne les produits d'origine animale destinés à la consommation humaine conformément au
règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil et modifiant le règlement (CE) n° 2074/2005 de la Commission en ce
qui concerne les contrôles officiels.
7Arrêté du 6 novembre 2013 relatif au classement à la surveillance et à la gestion sanitaire des zones de production et des zones de
reparcage des coquillages vivants.
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 119 ?
pour chacun des groupes de coquillages suivis (groupe 2 : bivalves filtreurs fouisseurs ;
groupe 3 : bivalves filtreurs non fouisseurs). Quatre niveaux sont définis :
? qualité bonne : au moins 80 % des résultats est ? 230 et 100 % des résultats sont
? 700 E. coli/100g CLI (Chair et Liquide Intervalvaire) ;
? qualité moyenne : 90 % des résultats ? 4 600 et 100 % ? 46 000 E. coli/100 g CLI ;
? qualité mauvaise : 100 % des résultats ? 46 000 E. coli/100 g CLI ;
? qualité très mauvaise : si un résultat est > 46 000 E. coli/100 g CLI.
L?évolution de qualité microbiologique des points REMI suivis est déterminée en prenant en
compte tout l?historique des données disponibles. Seules sont considérées les points
disposant d?un nombre de données suffisant sur chaque période de trois années calendaires
considérées (24 ou 12 résultats pour les points pouvant être suivies à fréquence bimestrielle).
La qualité est déterminée sur les données acquises sur les trois années calendaires et par
année glissante entre 1991 et 2020.
S?agissant d?un réseau visant la protection de la santé des consommateurs, les points REMI
sont positionnés dans la zone de production, au niveau du secteur identifié comme le plus
exposé aux contaminations.
Carte interactive référençant les lieux de surveillance REMI* dans les zone de production
conchylicole en France métropolitaine
Source : Ifremer- Surval. Accès aux données de l?environnement marin et littoral, 2022
Les sources de contamination microbiologique sont d?origine très variées et bien souvent la
qualité microbiologique estimée au niveau des points de suivi (et/ou des zones) est la
résultante de multiples sources conjuguées, issues du ou des bassins versants proches de la
zone de production, ou de rejets très locaux ou ponctuels (exemple : déversement d?eaux
usées brutes sur ou à proximité de la zone de production). La dégradation de la qualité du
milieu peut être liée par exemple à l?évolution démographique qui rend inadéquat les
ouvrages de traitement des eaux usées existants, à des contaminations au niveau du réseau
pluvial, à des dysfonctionnements du réseau liés aux fortes pluviométries, aux variations
saisonnières de la population (tourisme), à l?évolution des pratiques agricoles (élevage,
épandage?), mais aussi à des déversements sauvages d?eaux usées (bateau de plaisance,
camping-car?) ou à la présence de la faune sauvage. La reconquête de la qualité
microbiologique peut quant à elle résulter d?aménagements mis en oeuvre sur le bassin
versant (ouvrages et réseau de collecte des eaux usées par exemple, stations d?épuration,
systèmes d?assainissement autonome?). Le travail d?identification de l?origine des sources de
contamination, de hiérarchisation des sources sont des étapes indispensables, mais parfois
complexes pour permettre d?identifier les actions prioritaires à mettre en oeuvre par les
autorités pour améliorer la qualité des eaux, et par conséquent la qualité des zones de
production conchylicole.
https://wwz.ifremer.fr/surval/Donnees/Cartographie-Inventaire-du-reseau-REMI#/map
? 120 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
Biomasse du stock reproducteur : mesure la capacité d?un stock à se reproduire.
Biocénotique : branche de l'écologie dont l'objet est l'étude des communautés d'êtres vivants
(végétaux et animaux) qui vivent et se reproduisent dans un écosystème donné.
Certificat complémentaire (CC) : certification associée à certains diplômes d?État de la filière
« Jeunesse de l?éducation populaire et du sport » (JEPS). Le CC a pour but de valider des
compétences particulières permettant aux titulaires du diplôme d?État concerné d?élargir son
champ de compétences professionnelles. Ce libellé s?est substitué au 1er janvier 2016 à celui
des unités capitalisables complémentaires (UCC), constituée d?une seule unité capitalisable,
et des certificats de spécialisation (CS), composés de plusieurs unités capitalisables (article 4
du décret no 2015-1527 du 24 novembre 2015 relatif au brevet professionnel, au diplôme
d?État et au diplôme d?État supérieur de la jeunesse, de l?éducation populaire et du sport). Les
UCC et les CS existants sont regardés, au sens des nouvelles dispositions, comme des
certificats complémentaires.
Érosion du littoral : phénomène naturel qui se traduit par le recul de la position du rivage. Des
bâtiments sont régulièrement atteints par la mer et de nombreux autres sont potentiellement
exposés. Les effets liés au changement climatiques (hausse du niveau des mers, événements
climatiques extrêmes : tempêtes, cyclones?) sont de nature à amplifier cette dynamique.
Établissements Seveso : les établissements dits Seveso constituent les installations les plus
dangereuses parmi les ICPE. Ils se composent principalement d?installations pétrolières
(raffineries, dépôts de carburants), gazières, pharmaceutiques et chimiques, d?entrepôts de
produits dangereux, de silos, de dépôts ou fabricants de matières explosives, de distilleries,
de dépôts d?engrais (liste non exhaustive). Les établissements dits Seveso sont classés selon la
directive Seveso 3 « concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant
des substances dangereuses », entrée en vigueur en France le 1er juin 2015, en deux types
d?établissement :
? les établissements Seveso seuil haut, qui ont sur leur site de grandes quantités de
substances dangereuses et se voient appliquer des obligations en conséquence ;
? les établissements Seveso seuil bas, avec de moindres quantités de substances et
par conséquent moins d?obligations.
La directive Seveso 3 établit des règles pour la prévention des accidents majeurs impliquant
des substances dangereuses et la limitation de leurs conséquences pour la santé humaine et
l?environnement. Elle vise à assurer de façon cohérente et efficace un niveau de protection
élevé dans toute l?Union européenne. Les obligations prévues par la directive et applicables
selon les seuils Seveso correspondent en fait à des mesures de prévention et de limitation des
conséquences telles que l?établissement et la mise en place de :
? une politique de prévention des accidents majeurs ;
? une étude de dangers ;
? un système de gestion de la sécurité ;
? un plan d?urgence interne ;
? un plan d?urgence externe ;
? une politique de maîtrise de l?urbanisation.
Glossaire
Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022 - 121 ?
Installation classée pour la protection de l?environnement (ICPE) : les ICPE dans le domaine
industriel : il peut s?agir de toute exploitation susceptible de créer des risques ou de
provoquer des pollutions ou des nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des
riverains.
Mortalité par pêche : estimation de la pression que la pêche fait subir à un stock.
Population au chômage : au sens du recensement de la population, les personnes déclarant
être chômeurs à la recherche d?un emploi.
Population active : au sens du recensement de la population, ensemble des personnes
déclarant exercer une profession, salariée ou non, y compris à temps partiel ; aider un
membre de la famille dans son travail même sans rémunération ; être apprenti ou stagiaire
rémunéré ; être militaire du contingent, tant que cette situation existait ; ou être chômeur à
la recherche d?un emploi.
Stock halieutique : fraction exploitée d?une population biologique sauvage, avec une
dynamique propre et avec pas (ou peu) de relations avec les stocks adjacents.
Submersion marine : inondation temporaire de la zone côtière par la mer dans des conditions
météorologiques et marégraphiques sévères. Ce phénomène brutal, résultat généralement de
la conjonction de phénomènes extrêmes (dépression atmosphérique, vent, houle, pluie) et de
forts coefficients de marée provoquant une importante surcote du niveau de la mer, survient
quand le niveau de la mer dépasse la cote des ouvrages de protection ou des terrains en bord
de mer, lorsque la mer crée des brèches et rompt les ouvrages ou les cordons naturels, ou
quand des paquets de mer franchissent les barrages naturels ou artificiels suite au
déferlement de vagues de taille importante.
Sur-occupation des logements : au sens du recensement de la population de l?Insee, rapport
du nombre de logements sur-occupés sur le nombre total de résidences principales. Par
convention, un logement est considéré comme étant sur-occupé lorsqu?il lui manque au
moins une pièce par rapport à la norme d?« occupation normale », fondée sur :
? une pièce de séjour pour le ménage ;
? une pièce pour chaque personne de référence d?une famille ;
? une pièce pour les personnes hors famille non célibataires ou les célibataires de
19 ans ou plus, et pour les célibataires de moins de 19 ans ;
? une pièce pour deux enfants s?ils sont de même sexe ou ont moins de sept ans ;
? une pièce par enfant.
L?indicateur n?est calculé que pour les ménages de deux personnes ou plus.
Le concept de sur-occupation repose sur la composition du ménage et le nombre de pièces
du logement.
Taux de pauvreté : part de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de 60 %
du niveau de vie médian de France métropolitaine. En 2016, la médiane du revenu disponible
est de 20 809 ¤. Les taux de pauvreté sont diffusés sur les zones de plus de 1 000 ménages ou
plus de 2 000 personnes dans lesquelles il y a au moins 200 personnes et 11 ménages pauvres,
ainsi qu'au moins 200 personnes et 11 ménages au-dessus du seuil de pauvreté. Dans cette
étude et pour la France métropolitaine, les données sont diffusées au niveau du département
pour l?ensemble des communes littorales.
Taux de chômage : au sens du recensement de la population, rapport du nombre de chômeur
sur la population active.
UMS : Universal Measurement System : unité de mesure de la capacité intérieure de navires de
plus de 24 m. 300 UMS correspond à une capacité de 566 m3.
? 122 - Dispositif de suivi de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2017-2022
CGDD, décembre 2025
Coordination éditoriale : Claude Baudu-Baret
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction de l?information environnementale
Tour Séquoia ? 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
mailto:diffusion.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
Résumé
Sommaire
Introduction
Partie 1- Indicateurs de suivi de l?objectif 1 : la transition écologique pour la mer et le littoral
Partie 2 - Indicateurs de suivi de l?objectif 2 : le développement de l?économie bleue durable
Partie 3 - Indicateurs de suivi de l?objectif 3 : le bon état écologique du milieu marin et la préservation d?un littoral attractif
Partie 4 - Indicateurs de suivi de l?objectif 4 : le rayonnement de la France
Annexes
Glossaire
INVALIDE)