LABEL NATIONAL ANTI-GASPILLAGE ALIMENTAIRE. Référentiel « Unités de préparation » du secteur de la restauration. Partie 1/ Critères de labellisation
Auteur moral
France. Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature (2025 -...)
Auteur secondaire
Résumé
"Le document expose le référentiel du label national « Anti?gaspillage alimentaire » destiné aux unités de préparation en restauration. Il définit les termes clés, le cadre réglementaire, les niveaux de labellisation, les méthodes de mesure du gaspillage et les critères d'audit. L'objectif est d'accompagner les établissements dans une démarche progressive, structurée et contrôlée de réduction durable du gaspillage alimentaire."
Descripteur Urbamet
gaspillage
;alimentation
;déchet alimentaire
;restauration collective
Descripteur écoplanete
Thème
Economie
Texte intégral
2025 ? V1
LABEL NATIONAL
ANTI-GASPILLAGE ALIMENTAIRE
Référentiel « Unités de préparation »
du secteur de la restauration
Partie 1/
Critères de labellisation
[2025 ? V1]
2025 ? V1
Sommaire
Avant-propos .................................................................................................................... 3
???? 1. Domaine d?application ......................................................................................... 4
???? 2. Termes et définitions ........................................................................................... 5
???? 3. Contexte réglementaire ...................................................................................... 11
???? 4. Les trois niveaux de labellisation ........................................................................ 12
???? 5. Mesure et seuils du gaspillage alimentaire ......................................................... 13
???? 6. Le référentiel « Anti-gaspillage alimentaire » ...................................................... 15
Désignation et structure du référentiel ................................................................. 15
Les quatre domaines d?action et le domaine d?action transversal ....................... 15
Critères de labellisation par domaine d?action ..................................................... 17
6.3.1. Domaine d?action transversal : diagnostic et taux de gaspillage alimentaire ................................. 17
6.3.2. Domaine d?action 1 : Approvisionnements et achats des denrées alimentaires ............................ 19
6.3.3. Domaine d?action 2 : Transformation et préparation des denrées alimentaires ........................... 23
6.3.4. Domaine d?action 3 : Relations avec ses restaurants ..................................................................... 28
6.3.5. Domaine d?action 4 : Gestion des denrées non livrées................................................................... 32
Notation du référentiel .......................................................................................... 35
La révision du référentiel ....................................................................................... 36
2025 ? V1
Avant-propos
Sur l?année 2022, en France, près de 9,4 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été générés
tout au long de la chaîne alimentaire (Eurostat, 2024). Parmi ces déchets, environ la moitié est
considérée comme non comestible (os, épluchures?), l?autre moitié s?apparente au gaspillage
alimentaire. Lutter contre le gaspillage alimentaire reste un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire,
la bonne gestion des ressources naturelles et l?atténuation des effets du changement climatique, de
même pour les enjeux éthiques, sociaux et économiques.
Dans ce contexte, l?article 11 de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le
gaspillage et à l'économie circulaire (dite loi AGEC) fixe des objectifs nationaux ambitieux de réduction
du gaspillage alimentaire codifiés à l?article L 541-1 du code de l?environnement. Il s?agit de réduire le
gaspillage alimentaire de :
? 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la
restauration collective d?ici 2025,
? 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la consommation, de la production,
de la transformation et de la restauration commerciale d?ici 2030.
Cette loi prévoit également à son article 33 la mise en place d?un label national « Anti-gaspillage
alimentaire » visant à accompagner et récompenser les pratiques exemplaires des acteurs publics et
privés, en accélérant l?atteinte des objectifs nationaux en la matière.
Le décret n° 2020-1651 du 22 décembre 2020 pris en application de l?article 33 de la loi AGEC précitée
et codifié aux articles D 541-215 à D541-219 du code de l?environnement, prévoit l'élaboration d'un
référentiel décliné par secteur comprenant d?une part, un énoncé des critères de labellisation et
d?autre part, un plan de contrôle. Ce référentiel est approuvé par arrêté du Ministre chargé de la
transition écologique et du Ministre chargé de l?agriculture et de la souveraineté alimentaire.
En cohérence avec la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire qui prévoit l?élaboration de
référentiels par secteur, le présent document présente les critères de labellisation du référentiel
pour les « unités de préparation » en restauration.
Il s?agit d?un référentiel de moyens et de résultats présentant les définitions et les moyens de mesures
et de réduction du gaspillage alimentaire.
Le présent document a été élaboré de manière concertée dans le cadre d?une AFNOR SPEC ayant
favorisé l?échange de bonnes pratiques et la prise en compte des intérêts des différentes parties
prenantes et en particulier celles visées directement par le label (restaurations collective et
commerciale), celles concernées comme les organismes certificateurs ou celles situées en amont ou
en aval de la chaîne de restauration et sur lesquelles des répercussions sont possibles comme les
associations d?aide alimentaire et les intermédiaires du don.
2025 ? V1
???? 1. Domaine d?application
Le présent document présente les exigences et les bonnes pratiques en termes de réduction du
gaspillage alimentaire au sein du secteur de la restauration en vue de l?obtention du label national
« Anti-gaspillage alimentaire ».
La labellisation est proposée à toute personne morale de droit privé ou de droit public entrant dans
la catégorie des unités de préparation.
La labellisation d?une durée de 3 ans est individuelle sans échantillonnage. Elle est délivrée par des
organismes certificateurs agréés à des établissements, dès lors qu?ils disposent de la personnalité
juridique. Ainsi, le siège d?un groupe composé d?établissements disposant de la personnalité
juridique ne peut pas être labellisé, seuls ses établissements peuvent l?être. Des audits annuels de
suivi sont réalisés dans la période de labellisation.
Les établissements concernés sont :
- Les cuisines centrales (en restauration collective) ;
- Les laboratoires de préparation (en restauration commerciale).
Les cuisines sur place et cuisines satellites de la restauration collective ainsi que les établissements
de restauration commerciale (cuisine traditionnelle/hôtel restaurants, bars/brasseries/salons de
thé/restauration rapide, évènementiel/traiteurs) ne sont pas concernés par ce référentiel mais par
les exigences et les modalités d?audit du référentiel « restaurants ».
Le référentiel est commun dans son architecture à l?ensemble des unités de préparation en
restauration. Toutefois les exigences et les modalités d?audit peuvent varier pour s?adapter aux
spécificités des métiers (ex : gestion directe ou gestion concédée).
Un établissement réalisant de la vente à emporter entre dans le périmètre d?application du référentiel
unités de préparation seulement si elle représente plus de 80% du chiffre d?affaires annuel de
l?établissement. Si elle représente moins de 80% du chiffres d?affaires annuel, alors il entre dans le
périmètre d?application du référentiel « restaurants ». Les données de la vente à emporter doivent
être intégrées dans le calcul du taux de gaspillage en rapportant le grammage par repas qui est mesuré
lors du diagnostic au total des ventes réalisées sur la période de mesure.
Le présent document définit les exigences du label « Anti-gaspillage alimentaire » sur trois niveaux de
performance. Ces trois niveaux accompagnent la progression des unités de préparation dans
l?amélioration de leurs pratiques anti-gaspillage et permettent de récompenser les démarches
engagées par les établissements pour atteindre des réductions notables du gaspillage alimentaire.
Les exigences du référentiel « Unités de préparation » concernent les pratiques de l?amont à l?aval de
la chaîne de restauration, en s?attachant aux relations des unités de préparation avec les autres parties
prenantes afin d?éviter les effets rebonds et d?assurer une continuité dans les actions vertueuses mises
en place.
2025 ? V1
L?évaluation de la performance des unités de préparation en matière de réduction du gaspillage
alimentaire comprend :
- La réalisation d?un diagnostic annuel du gaspillage alimentaire, comportant la mesure du
taux de gaspillage alimentaire qui prend en compte les spécificités d?activités des acteurs
de la préparation de repas, en référence à des seuils moyens ;
- L?audit de 19 critères basés sur des exemples d?actions concrètes de lutte contre le
gaspillage alimentaire respectant la hiérarchisation légale des actions de lutte contre le
gaspillage alimentaire, et regroupés dans 4 domaines d?action et 1 domaine d?action
transversal.
[article L 541-15-4 du Code de l?environnement]
Ce référentiel de moyens et de résultats est destiné à aider les unités de préparation à atteindre les
objectifs de réduction du gaspillage alimentaire fixés par la loi AGEC.
???? 2. Termes et définitions
Pour les besoins du présent document, les termes et définitions suivants s'appliquent :
Aide alimentaire :
L'aide alimentaire consiste en la fourniture de denrées alimentaires aux personnes en situation de
vulnérabilité économique ou sociale, assortie de la proposition d'un accompagnement. Cette aide, qui
vise à répondre aux besoins en volume, tout en prenant en compte, dans la mesure du possible, des
critères de qualité des denrées alimentaires, est apportée tant par l'Union européenne que par l'Etat
ou toute autre personne morale.
[article L 266-2 du code de l?action sociale et des familles]
Association d?aide alimentaire :
Structure remettant des denrées alimentaires à des personnes en situation de précarité.
Association d?aide alimentaire habilitée :
Seules des personnes morales de droit public ou des personnes morales de droit privé habilitées par
l'autorité administrative peuvent recevoir des contributions publiques destinées à la mise en oeuvre
de l'aide alimentaire. [Liste nationale : https://agriculture.gouv.fr/aide-alimentaire-particuliers-et-
entreprises-tout-le-monde-peut-agir#section-6]
Note : Dans le présent référentiel, les associations d?aide alimentaire habilitées sont à privilégier dans
la mesure du possible pour les dons, sinon il faut s?assurer que l?association choisie respecte les critères
définis dans le modèle de convention de don type.
Biodéchets :
Déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc, les déchets alimentaires ou de cuisine
provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des
traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que les déchets comparables provenant des usines
de transformation de denrées alimentaires.
[article L. 541-1-1 du code de l?environnement]
2025 ? V1
Bonnes Pratiques d?Hygiène (BPH) :
Mesures de maitrise de base prises par les professionnels pour assurer l'hygiène des aliments, c'est-à-
dire la sécurité et la salubrité des aliments.
[https://agriculture.gouv.fr/guides-de-bonnes-pratiques-dhygiene-gbph]
C3 :
Déchets organiques d?origine animale (carnés) pouvant être valorisés en alimentation animale, ne
présentant pas de risque pour la santé humaine.
[https://agriculture.gouv.fr/les-sous-produits-animaux-et-les-produits-qui-en-sont-derives-
valorisation-et-elimination]
Catégorie de denrées :
Regroupement de plusieurs denrées alimentaires ou références ayant des caractéristiques communes
en termes de variétés/espèces animales ou végétales couplé le cas échéant à un mode de conservation
: lait / produits laitiers / oeufs / viandes / charcuterie / boulangerie / viennoiserie / pâtisserie / produits
de la mer / fruits et légumes frais / conserves / surgelés / matières grasses / céréales et féculents etc.
Commande :
Ensemble de denrées alimentaires commandées par un établissement en direct et via le siège s?il
intervient.
Composante :
Plat ou typologie de préparation structurant un repas, par exemple :
- Entrée, plat complet, produit laitier, dessert/fruit, pain ;
- Entrée, plat protidique, garniture, produit laitier, dessert/fruit, pain ;
- Entrée, viande, poisson, garniture, dessert/fruit, pain, produit laitier ;
- Collation ;
- Mignardises salées, mignardises sucrées ;
- Pour la restauration rapide : Salé / Sucré, type de produits.
La liste indiquée, reprise dans le diagnostic à compléter dans le cadre du label, n?est pas exhaustive et
peut être ajustée et complétée par les établissements afin d?assurer la mesure et le suivi du gaspillage
alimentaire par composante le plus adapté à leur activité.
Cuisine centrale :
Etablissement dont une partie au moins de l'activité consiste en la fabrication de préparations
culinaires destinées à être livrées à au moins un restaurant satellite.
Date de durabilité minimale d?une denrée alimentaire (DDM) :
Date jusqu?à laquelle cette denrée alimentaire conserve ses propriétés spécifiques dans des conditions
de conservation appropriées.
[Règlement (UE) n°1169/2011 du 25 octobre 2011 ? article 2, point 2 r]
Date limite de consommation (DLC) :
Date au-delà de laquelle une denrée alimentaire est dite « dangereuse » au sens du règlement (CE)
n° 178/2002.
[Règlement (UE) n°1169/2011 du 25 octobre 2011 ? article 24, point 1]
2025 ? V1
Déchets alimentaires :
Toutes les denrées alimentaires au sens de l'article 2 du règlement (CE) n° 178/2002 du 28 janvier 2002
qui sont devenues des déchets.
[Article L541-1-1 du code de l?environnement]
Il s?agit de l?ensemble des biodéchets (hors emballage), issus des parties comestibles ou non des
denrées alimentaires, de la production à la consommation.
[Référence : Directive (UE) 2018/851 du Parlement européen et du Conseil]
Denrée alimentaire (ou aliment) :
Comprend l'ensemble des denrées alimentaires, tout au long de la chaîne d'approvisionnement
alimentaire, depuis la production jusqu'à la consommation. Par souci de simplification, le terme
« denrée » sera utilisé dans ce référentiel pour faire référence aux denrées alimentaires.
[Référence : Décision déléguée (UE) 2019/1597 de la Commission]
Denrées non présentées et non servies :
Correspondent aux restes de production : les denrées qui ont été préparées / transformées / remises
en température et qui n?ont pas été présentées aux convives/clients (valorisation possible).
Denrées présentées et non servies :
Correspondent aux denrées, chaudes ou froides, présentées au self, de plateaux non distribués, de bar
à salades, de buffet (selon les cas et dans le respect des conditions sanitaires requises,
valorisation possible).
Denrées servies non consommées (restes assiettes/plateaux) :
Correspondent aux restes repas non consommés par les convives/clients (assiettes, plateaux...) ;
(valorisation non possible en restauration collective. Envisageable en restauration commerciale en
proposant de les emporter (ex : doggy bag sous réserve du règlement intérieur, Plan de Maîtrise
Sanitaire (PMS)).
Denrées non comestibles :
Pour les aliments entrant dans la chaîne alimentaire, les parties non comestibles de l?aliment sont
notamment les arrêtes, les peaux d?agrumes, les coquilles de fruits de mer, les carapaces de crustacés,
les os ou les noyaux. La liste étant non exhaustive, l?opérateur a la liberté de la compléter en le
justifiant et précisant explicitement.
Défiscalisation du don :
Voir article 238 bis du code général des impôts « 2. Pour l'ensemble des versements effectués au titre
du présent article, la fraction inférieure ou égale à 2 millions d'euros ouvre droit à une réduction d'impôt
au taux de 60 % et la fraction supérieure à ce montant ouvre droit à une réduction d'impôt au taux
de 40 %. Par dérogation à la première phrase du présent alinéa, ouvrent droit à une réduction d'impôt
au taux de 60 % de leur montant les versements effectués par les entreprises au profit d'organismes
sans but lucratif qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à des personnes en difficulté (..) Pour
2025 ? V1
l'application du seuil de 2 millions d'euros, il n'est pas tenu compte des versements effectués au profit
des organismes mentionnés à la deuxième phrase du premier alinéa du présent 2. »
Don pour l?alimentation humaine :
Tout produit alimentaire encore consommable donné, par exemple à des associations habilitées (don
possible également aux agents ou salariés sous réserve d?un encadrement et d?une traçabilité).
Donneur d?ordre (DO) :
Terme retenu pour la restauration collective privée et publique. Englobe toute structure en charge de
l?organisation des approvisionnements d?un restaurant collectif.
En cas de gestion concédée à un prestataire, le DO est la structure en charge de la rédaction et du suivi
du cahier des charges qui régit la cuisine centrale pour la fourniture de restaurants dont le DO a la
charge.
En cas de délégation de service public (DSP), le DO est la structure à laquelle l?organisation et la gestion
des restaurants a été déléguée (ex. une cuisine centrale).
En cas de gestion en régie, le DO est la structure responsable de l?organisation et de la gestion de la
restauration et en charge de la rédaction des cahiers des charges de fourniture de denrées (ex. un
lycée ; une collectivité).
En cas de gestion décentralisée a un établissement public (Etablissement Public Local d?Enseignement
(EPLE), syndicat, Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI), Caisses des écoles,
Centre Régional des OEuvres Universitaires et Scolaires (CROUS), Etablissement de soin) Groupement
d?Intérêt Public (GIP), le DO est l?établissement en charge de la rédaction des cahiers des charges
fournisseurs ou prestataires.
Établissement :
Désigne un magasin ou un entrepôt dans lequel les opérations de lutte contre le gaspillage alimentaire
sont exécutées. C?est la structure qui est labellisée dès lors que l?établissement dispose de la
personnalité juridique.
Fournisseur :
Structure fournissant un établissement en denrées alimentaires en direct ou via le siège s?il intervient.
Fiche recette :
Document regroupant les informations techniques pour l?élaboration d?un plat, permettant de garder
disponible et adaptable à tout moment toute la base de connaissance technique des recettes ou plats
en termes d?ingrédients, de portions, de coûts, de calcul de marges, d?instruction de préparation ou
toutes autres informations relatives aux fournisseurs ou procédures de fabrication utiles à
communiquer aux équipes en cuisine.
Fiche technique :
Document qui regroupe les informations techniques pour la préparation d?une denrée.
Fin de service des restaurants livrés :
2025 ? V1
Indique la période précédant la clôture du service, ou de la fin de journée dans le cadre d?une
restauration en flux continu.
Formation :
Toute action de formation sur la thématique de la lutte contre le gaspillage alimentaire réalisée par un
organisme de formation agréé, un prestataire ou en interne par un restaurateur, donnant lieu à une
liste de présence et à une attestation de formation.
Gaspillage alimentaire :
Le gaspillage alimentaire concerne « toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une
étape de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée ou dégradée » (Loi AGEC-2020). Dans le cadre de ce
référentiel. Sont à intégrer au gaspillage alimentaire les fruits, légumes ou autres denrées comestibles
réceptionnés ayant été dégradés lors du stockage, du processus de transformation ou du service de
ces denrées. Le gaspillage alimentaire ne comprend pas les surplus ayant été valorisés pour la
consommation humaine ou l?alimentation animale. Sont exclues de la définition du gaspillage
alimentaire les parties non comestibles de l?aliment telles que les arrêtes, peaux d?agrumes, coquilles
de fruits de mer, les carapaces de crustacés, les os ou les noyaux. La liste étant non exhaustive,
l?opérateur a la liberté de la compléter en le justifiant et en le précisant explicitement à l?aide du guide
de l?ADEME : https://www.optigede.ademe.fr/sites/default/files/guide-diagnostic-gaspillage-
alimentaire-iaa-niveau-1.pdf.
La valorisation organique (compost, méthanisation) constitue du gaspillage alimentaire.
Toutefois, afin d?évaluer le gaspillage alimentaire, les opérateurs doivent fournir leur quantité de
biodéchets avec et sans la partie comestible.
Grille d?audit :
Tableur Excel à plusieurs onglets publié sur le site internet du Ministère chargé de la transition
écologique reprenant les critères de labellisation, les modalités d?audit et la notation par type de
restaurateur. Cette grille est utilisée par l?organisme certificateur lors de son audit et fait fonction de
rapport d?audit. Elle peut également être utilisée par un opérateur dans le cadre d?une auto-
évaluation.
Invendus :
Toute denrée qui n?a pas été vendue au prix initial ou prix réduit et qui doit être valorisée vers la
transformation, le don ou l?alimentation animale pour éviter de devenir un déchet.
Liquides alimentaires :
Dans le cadre du label sont à comptabiliser dans le calcul du gaspillage alimentaire tous les liquides
intégrés dans le menu (soupes, potages, sauces, condiments) ainsi que les huiles de friture dans la
partie non comestible. Les boissons en sont exclues.
Lots ou paniers anti-gaspillage alimentaire :
Regroupement d?excédents alimentaires ou produits en DLC ou DDM courtes pour leur valorisation
rapide par la vente à prix réduit ou par le don (paniers gratuits pouvant faire l?objet de défiscalisation),
avec ou sans intermédiaire (ex : plateforme de vente ou plateforme associative solidaire).
2025 ? V1
Prévention :
Toutes mesures prises avant qu'une substance, une matière ou un produit ne devienne un déchet.
[Article L541-1-1 du code de l?environnement]
Refus produit à l?achat ou au don :
Refus de l?achat ou du don de denrées alimentaires à un fournisseur.
Restauration collective :
Etablissements de restauration hors foyer servant ou livrant des repas à une collectivité de
consommateurs réguliers, liée par accord ou par contrat (ex : cantine scolaire, colonie de vacances,
établissement médical ou médico-social, foyer, restaurant d'entreprise, ...).
[article 2 de l?arrêté du 21 décembre 2009 relatif aux règles sanitaires applicables aux activités de
commerce de détail, d'entreposage et de transport de produits d'origine animale et denrées
alimentaires en contenant]
Restauration commerciale :
Etablissements de restauration hors domicile à but lucratif, qui ne relève pas de la restauration
collective.
Retrait / rappel de produits :
Toute marchandise retirée volontairement de la vente pour différentes raisons (non-conformité,
risque sanitaire, changement présentation?).
o Retrait : le fait de retirer des lieux d'entreposage ou des rayons des denrées
alimentaires non encore vendues. Ces denrées peuvent notamment faire l?objet d?un
don si le retrait n?est pas réalisé pour des raisons sanitaires.
o Rappel : se traduit par un arrêt de la vente et d?un retour des denrées vendues au
client ainsi que par le retour des denrées défectueuses au fabricant/vendeur ou sa
destruction directement par l?établissement. Ces denrées peuvent notamment faire
l?objet d?un don si le rappel n?est pas réalisé pour des raisons sanitaires.
Sensibilisation :
Toute action de sensibilisation sur la thématique de la lutte contre le gaspillage alimentaire réalisée en
interne par un restaurateur.
Siège :
Terme retenu pour la restauration commerciale. Englobe tout service centralisé auquel un
établissement est rattaché en termes de système d?organisation et de procédures quel que soit le
degré d?autonomie de l?établissement par rapport à ce service (cela peut faire référence à un siège
social, une enseigne, une plateforme logistique, etc.). C?est dans la fiche de renseignements du dossier
de candidature que le demandeur du label détermine si un siège doit être audité. Ce siège peut être
un site unique ou pluriel selon l?organisation de la structure. Il y a un siège par système organisationnel.
C?est à l?organisme certificateur de vérifier si l?établissement appartient bien au système
organisationnel indiqué dans le dossier de candidature (ex. soumis aux mêmes cahiers des charges
d?approvisionnement).
Stocks :
2025 ? V1
Dans le cadre du label, sont à comptabiliser tous les aliments jetés, abîmés, périmés provenant du
stock, qu?ils s?agissent de produits frais ou sec. Recommandation pour la mesure du gaspillage
alimentaire au niveau du stockage : récupérer la donnée annuelle (N-1) rapportée au nombre annuel
de convives/clients. Si la donnée est non existante, faire le suivi des stocks sur le mois incluant la
campagne de pesée (rapporté au nombre convives/clients sur le même mois).
Système organisationnel :
Système comportant des procédures communes et centralisées au niveau du DO/siège qui assurent
une homogénéité de fonctionnement (par cahier des charges, marques, enseigne, concepts) pour un
établissement ou un groupe d?établissements.
Tri à la source :
Tri ayant lieu avant toute opération de collecte, ou avant toute opération de valorisation lorsque cette
opération de valorisation est effectuée sur le site de production des déchets.
[Article L541-1-1 du code de l?environnement]
Valorisation vers l?alimentation animale :
Toute denrée alimentaire donnée pour l?alimentation animale (avec bon de retrait pour les
sous-produits animaux), devant concerner au maximum des denrées qui ne peuvent pas être
valorisées pour l?alimentation humaine.
[lignes directrices CE 2018 et règlementation UE 2009].
???? 3. Contexte réglementaire
Plusieurs lois concernent le gaspillage alimentaire et le secteur de la restauration et en particulier la
loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire, dite loi « Garot », et la loi
du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, dite loi « AGEC ».
La loi du 11 février 2016 pose les principes qui régissent aujourd?hui les actions de lutte contre le
gaspillage alimentaire telle que l?interdiction de dénaturer des denrées encore consommables ou
l?obligation pour les magasins de plus de 400m² de mettre en place un partenariat de don. Elle définit
et officialise la hiérarchie des actions de réduction du gaspillage à mettre en oeuvre comme suit :
1. La prévention du gaspillage alimentaire ;
2. L'utilisation des invendus propres à la consommation humaine, par le don ou la
transformation ;
3. La valorisation destinée à l'alimentation animale ;
4. L'utilisation à des fins de compost pour l'agriculture ou la valorisation énergétique, notamment
par méthanisation (article L541-15-4 du code de l?environnement).
Le référentiel du label national « Anti-gaspillage alimentaire » s'applique à reprendre cette hiérarchie
à travers la pondération de ses domaines d?action, favorisant ainsi les actions de prévention.
La loi du 10 février 2020 est venue compléter ces dispositions en inscrivant notamment dans le droit
français la définition officielle du gaspillage alimentaire, issue des travaux menés dans le cadre du Pacte
national de lutte contre le gaspillage alimentaire de 2017 à 2019. Ainsi selon la réglementation
française : « Toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne
alimentaire, est perdue, jetée ou dégradée constitue le gaspillage alimentaire » (article L541-15-4 du
code de l?environnement).
2025 ? V1
À l?échelle européenne, le droit exclut du gaspillage alimentaire ce qui est valorisé en alimentation
animale. Le rapportage sur le gaspillage alimentaire est une obligation imposée par l?Union
Européenne. La méthodologie commune à employer par les États membres ainsi que le format de
communication sont fixés par deux décisions de la Commission (décision déléguée (UE) 2019/1597 de
la Commission du 3 mai 2019 complétant la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil
en ce qui concerne une méthodologie commune et des exigences minimales de qualité permettant de
mesurer de manière uniforme les niveaux de déchets alimentaires, décision
d?exécution (UE) 2019/2000 de la Commission du 28 novembre 2019 établissant le format pour la
communication des données relatives aux déchets alimentaires et pour la présentation du rapport de
contrôle de la qualité conformément à la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil.
Dans le cadre du label national « Anti-gaspillage alimentaire », la valorisation animale ne constitue
pas du gaspillage alimentaire et il est demandé de suivre les quantités comestibles et non
comestibles de biodéchets.
En matière d'hygiène des denrées alimentaires, de don, de gestion des dates et des invendus, les
obligations réglementaires applicables aux acteurs de la restauration sont nombreuses. Une annexe
réglementaire fait état de l?ensemble de cette réglementation que les restaurateurs candidats au label
s?engagent à respecter à travers une attestation sur l?honneur à remettre lors de la demande de
candidature. Cette annexe est publiée et mise à jour sur le site internet du Ministère chargé de la
transition écologique.
???? 4. Les trois niveaux de labellisation
De nombreux organismes ont entrepris ces dernières années des démarches pour réduire leur
gaspillage alimentaire afin d'améliorer leur performance sur cette problématique, appuyée par une
réglementation de plus en plus exigeante. Néanmoins, ces démarches ne sont pas toujours suffisantes
pour garantir le niveau de performance d?un organisme, client comme donneur d?ordre. Pour être
efficaces, elles doivent être menées dans la durée, structurées et intégrées au sein de l?organisme mais
également dans l?ensemble de la chaîne alimentaire, de l?amont à l?aval.
Le présent référentiel a pour objet de fournir l?assurance d'un système efficace de réduction du
gaspillage alimentaire tout en accompagnant la montée en compétences et l?entrée dans une
démarche d?amélioration continue.
Cette démarche s?adresse à l?ensemble des acteurs de la restauration, collective et commerciale, et
pose des jalons pour atteindre la labellisation « Anti-gaspillage alimentaire ».
Le référentiel fixe les conditions de la mise en place d?une démarche progressive, reposant sur trois
niveaux de performance successifs dépendant du nombre de points obtenus, chaque niveau
correspondant à un système plus ou moins formalisé et intégrant une amélioration continue.
L?obtention d?un nombre total de points inférieur à 36 n?ouvre pas droit à la labellisation initiale
et de renouvellement.
De même, l?obtention d?un taux de gaspillage alimentaire qui n?atteint pas le niveau 1 du critère
0.2 sur le seuil lors de l?audit initial ou de renouvellement n?ouvre pas droit à la labellisation.
2025 ? V1
Le niveau 1 « Engagement » avec 1 étoile dans le logo, atteste que l?établissement a pris conscience
de son gaspillage alimentaire et a initié une démarche globale pour le réduire. Le taux de gaspillage
alimentaire atteint témoigne d?un engagement dans une démarche de réduction du gaspillage sans
ciblage des sources de gaspillage. À ce stade, l?établissement est en mesure de démontrer son
engagement par la mise en place d?actions globales, le degré de maturité dans la réalisation des actions
est moyen. Pour être labellisé niveau 1, l?établissement doit impérativement avoir obtenu au
minimum le niveau 1 au critère du seuil de gaspillage alimentaire (critère 0.2).
Le niveau 2 « Maîtrise » avec 2 étoiles dans le logo, atteste que l?établissement a mis en place une
démarche de réduction du gaspillage alimentaire plus ciblée et engagée dans la durée. Le taux de
gaspillage alimentaire atteint témoigne d?un travail sur des indicateurs pertinents, et leur
interprétation permet d?identifier les sources de gaspillage et donc de cibler les actions à mettre en
place. Les actions sont plus adaptées et réalisées avec une maîtrise supérieure. À ce stade,
l?établissement est en mesure de démontrer des résultats probants grâce à une démarche efficace, le
degré de maturité dans la réalisation des actions est bon. Pour être labellisé niveau 2, l?établissement
doit impérativement avoir obtenu au minimum le niveau 1 au critère du seuil de gaspillage
alimentaire (critère 0.2).
Le niveau 3 « Exemplaire » avec 3 étoiles dans le logo atteste que l?établissement est complètement
engagé dans la réduction du gaspillage alimentaire à travers une démarche complète et pérenne. Le
taux de gaspillage alimentaire atteint témoigne d?un travail poussé sur l?analyse et l?interprétation des
indicateurs et la mise en place d?actions pertinentes soit par l?ampleur, la qualité, ou la précision dans
leur réalisation. À ce stade, l?établissement est en mesure de démontrer un réel pilotage de sa
démarche sur du long terme, le degré de maturité dans la réalisation des actions est excellent. Pour
être labellisé niveau 3, l?établissement doit impérativement avoir obtenu au minimum le niveau 2
au critère du seuil de gaspillage alimentaire (critère 0.2).
Le niveau 3 peut être accompagné d?une mention spéciale au-delà de 170 points obtenus sur l?audit.
Pour obtenir cette mention, l?établissement doit impérativement avoir obtenu le niveau 3 au critère
du seuil de gaspillage alimentaire (critère 0.2). Cette mention atteste qu?un établissement place le
gaspillage alimentaire au coeur de ses préoccupations et réussit à se rapprocher du « Zéro déchet
alimentaire » grâce à un degré de maturité très élevé sur ses actions. Cette mention donne accès à des
actions de communication renforcées de la part de l?État.
???? 5. Mesure et seuils du gaspillage alimentaire
La mesure du gaspillage alimentaire est un élément essentiel du référentiel car son calcul harmonisé,
se basant sur le taux de gaspillage alimentaire, doit permettre de situer une unité de préparation en
termes de quantités gaspillées annuellement.
Des seuils de gaspillage alimentaire ont été définis pour les 3 niveaux de labellisation. Une révision de
ces seuils peut intervenir selon les besoins après consultation des parties prenantes concernées,
notamment dans le cadre du Comité du label.
La mesure et les seuils ont été définis de manière commune pour les 2 catégories d?acteurs
(laboratoires de préparation, cuisines centrales), afin de prendre en compte leurs spécificités de
fonctionnement.
Le détail des calculs du gaspillage alimentaire est disponible dans le modèle de diagnostic disponible
dans l?Excel de candidature. Ce dernier est à compléter annuellement pour l?audit de suivi qui vérifie
l?évolution du gaspillage alimentaire d?une unité de préparation et l?efficacité des actions mises en
place.
2025 ? V1
En l?absence de données chiffrées vérifiables permettant de justifier le gaspillage alimentaire, le
candidat ne peut pas être labellisé.
La mesure du gaspillage alimentaire a été définie de manière commune à toutes les catégories, comme
suit :
? Déchets alimentaires (en gramme/couvert) =
Addition des déchets alimentaires générés au niveau :
- Du stock
- De la préparation
Pour chaque catégorie est indiquée la part de déchets comestibles et non comestibles. Le gaspillage
alimentaire correspond au total de déchets comestibles générés.
Les denrées faisant l?objet d?une valorisation sont également mesurées (en gramme / couvert / repas).
Elles ne sont pas comptabilisées dans le calcul des déchets alimentaires. Les valorisations possibles
sont les suivantes :
- Dons
- Paniers anti-gaspillage alimentaire
- Valorisation vers l?alimentation animale
Les seuils de gaspillage ont été définis comme suit :
Catégories Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3
Cuisines centrales et laboratoires
de préparation
[26g-21g/couvert]
[20-13g/couvert] <12g/couvert
NB : Ces seuils se rapportent à l?ensemble de l?activité d?une unité de préparation et ne comprennent
pas le gaspillage alimentaire des restaurants livrés.
Si le nombre de repas servis n'est pas disponible comme ce peut être le cas en restauration rapide,
l'établissement a la possibilité de définir ce qu'est pour son activité une "unité-repas", justifiée auprès
de l?auditeur, afin d'établir son diagnostic au plus proche de la réalité opérationnelle, par exemple en
dénombrant le nombre de menus. Cette méthodologie pourra évoluer si une étude permet d'identifier
une méthode de calcul plus harmonisée.
Le total des pesées est aussi calculé en g/couvert en additionnant :
- Le total des déchets alimentaires (comestibles et non comestibles)
- Le total des denrées valorisées
2025 ? V1
???? 6. Le référentiel « Anti-gaspillage alimentaire »
Désignation et structure du référentiel
Le référentiel définit les critères pour la labellisation des unités de préparation candidates. Un critère
décrit une exigence mesurable du label.
Le degré de maturité avec lequel sont remplis ces critères permet l?évaluation selon 3 niveaux, de
l?engagement vers l?exemplarité (cf. partie 4). L?auditeur doit apprécier ces critères au regard des
exigences attendues par niveau. Le résultat de ces appréciations par critère détermine le niveau
obtenu dans le label.
Les modalités de contrôle de l?audit des critères sont adaptées dans la mesure du possible aux
différentes catégories d?acteurs. Elles décrivent où et auprès de qui se trouvent les preuves, ainsi que
leur contenu. Pour chaque critère, des exemples d?actions ont été définis pour aider l?unité de
préparation à mettre en place une démarche cohérente et organisée et le guider sur la manière de
remplir les critères. Ces actions sont non exhaustives et peuvent différer selon les catégories d?acteurs.
Le référentiel s?articule autour des concepts suivants :
? Domaines d?action : ils représentent l?ensemble du périmètre pris en compte dans ce label sur
lequel l?unité de préparation, et le cas échéant le DO et le siège, peuvent agir en termes de lutte
contre le gaspillage alimentaire ;
? Critères de labellisation : ils représentent les exigences à remplir dans chaque domaine d?action ;
? Actions : elles représentent les différents moyens de remplir les critères. Les actions sont au choix
pour les unités de préparation, en fonction de leur activité et de leurs spécificités. En revanche, les
actions relatives à des points réglementaires sont obligatoires pour valider certains critères.
Les quatre domaines d?action et le domaine d?action transversal
Quatre domaines d'action (DA) définissent l?ensemble du périmètre sur lequel les restaurateurs
peuvent agir en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, couvrant le cheminement des
denrées alimentaires sous la responsabilité des restaurateurs : depuis les approvisionnements et
achats des denrées alimentaires (DA1), en passant par la transformation des denrées alimentaires
(DA2), aux relations avec ses restaurants (DA3) et à la gestion des denrées non livrées (DA4).
Dans le domaine d?action 1 sont répertoriés des critères relatifs à la gestion des commandes et des
stocks ainsi qu?à la relation avec les fournisseurs, comprenant les logisticiens et les industriels. Selon
la hiérarchie de la loi du 11 février 2016, les actions comprises sur le DA1 sont des actions de prévention
et sont prioritaires, elles sont donc valorisées dans le référentiel par une pondération par 2 des points
attribués sur les critères.
Dans le domaine d?action 2 sont répertoriés des critères relatifs à la gestion des denrées alimentaires
à l?étape de la transformation et la préparation des repas. Selon la hiérarchie de la loi du 11 février
2016, les actions comprises sur le DA2 sont des actions de prévention et sont prioritaires, elles sont
donc valorisées dans le référentiel par une pondération par 2 des points attribués sur les critères.
Dans le domaine d'action 3 sont répertoriés des critères relatifs aux relations entretenues avec les
restaurants. Selon la hiérarchie de la loi du 11 février 2016, les actions comprises sur le DA3 sont des
actions de prévention et sont prioritaires, elles sont donc valorisées dans le référentiel par une
pondération par 2 des points attribués sur les critères.
2025 ? V1
Dans le domaine d'action 4 sont répertoriés des critères relatifs aux bonnes pratiques de gestion des
denrées non livrées. Selon la hiérarchie de la loi du 11 février 2016, seules les actions comprises sur le
critère 4.1 du DA4 sont des actions de prévention et sont prioritaires, elles sont donc valorisées dans
le référentiel par une pondération par 2 des points attribués sur le critère.
Un domaine d?action transversal aborde le plan d'action lié au diagnostic réalisé annuellement par le
candidat. Ce diagnostic fait partie des pièces de candidature au label décrites dans le plan de contrôle
et constitue un prérequis obligatoire pour obtenir la labellisation. Dans le cadre de ce diagnostic, le
taux de gaspillage alimentaire est calculé et évalué en fonction de seuils déterminés par niveau.
2025 ? V1
Critères de labellisation par domaine d?action
6.3.1. Domaine d?action transversal : diagnostic et taux de gaspillage alimentaire
Critère 0.1 Exigences Niveau 1 -
Engagement (4 points)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (8 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (16 points)
Modalités d?audit
0.1 Plan d'action lié au
diagnostic : niveau de
précision et de suivi
des indicateurs liés au
gaspillage alimentaire
Degré de maturité :
-- Prendre en compte les résultats du
diagnostic initial/de renouvellement et
agir de manière non ciblée
-- Développer les indicateurs du GA par
sources de gaspillage/catégorie de
denrées ou composantes/matières
premières
Degré de maturité :
-- Prendre en compte les résultats du
diagnostic initial/de renouvellement et
agir de manière ciblée
-- En lien avec les indicateurs, cibler les
sources de GA par sources de
gaspillage/catégorie de denrées ou
composantes/matières premières
-- Suivre la mise en place des actions
-- Tableau d'indicateurs formalisé et
partagé avec le personnel
Degré de maturité :
-- Prendre en compte les résultats du
diagnostic initial/de renouvellement et
agir de manière ciblée avec un suivi de la
progression
-- En lien avec les indicateurs, cibler les
sources de GA par sources de
gaspillage/catégorie de denrées ou
composantes/matières premières
-- Evaluer la performance des actions
mises en place et les adapter au besoin
-- Tableau d'indicateurs formalisé et
partagé avec le personnel
*Analyse du diagnostic fourni par l'établissement
*Vérification de la cohérence des chiffres et de la méthode de
suivi, notamment à l?aide du seuil indicatif du présent
référentiel.
Critère 0.2 Exigences Niveau 1 -
Engagement (15 points)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (40 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (60 points)
Modalités d?audit
0.2 Seuil du gaspillage
alimentaire
Quantité de gaspillage alimentaire en
gramme/couvert :
Entre 21 et 26 g/couvert
Quantité de gaspillage alimentaire en
gramme/ couvert :
Entre 13 et 20 g/couvert
Quantité de gaspillage alimentaire en
gramme/ couvert :
<12 g/couvert
Analyse et vérification des chiffres fournis dans le diagnostic
de l'établissement.
-- Pour la vérification des données chiffrées, l'auditeur doit
obligatoirement vérifier le seuil global de gaspillage et par
source de gaspillage, aussi le candidat doit rendre accessible
lors de l?audit le logiciel ou l?extraction du logiciel, montrant
notamment ses pertes saisies sur la balance enregistreuse,
tableau de suivi, bilan comptable, factures d?achats des
matières premières, bon d?enlèvement ou de transport,
tonnage annuel et factures des biodéchets comme indicateur
de cohérence. La vérification des quantités déclarées dans le
diagnostic s'effectue par sondage et est étendu en cas
d'anomalies ou écarts.
2025 ? V1
-- L'auditeur vérifie la formalisation du diagnostic, le relevé des
pesées ainsi qu'une description détaillée de celles-ci et un
contrôle de flux si possible.
-- L?auditeur vérifie les données des actions de valorisation qui
ont été déclarées.
Critère 0.3 Exigences Niveau 1 -
Engagement (2 points)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (4 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (10 points)
Modalités d?audit
0.3 Veille et mise en
place de nouvelles
pratiques de lutte
contre le gaspillage
alimentaire
Fréquence : Veille régulière
Degré de maturité :
-- Veille régulière sur de nouveaux
outils ou pratiques innovantes
permettant de réduire le GA (nouveaux
d'un point de vue de l'activité du
candidat sur un cycle de labellisation)
Fréquence : Veille régulière et travail
annuel sur l'expérimentation
Degré de maturité :
-- Expérimentation de nouveaux outils
ou pratiques innovantes permettant de
réduire le GA (nouveaux d'un point de
vue de l'activité du candidat sur un
cycle de labellisation)
Fréquence : Veille régulière et travail
annuel sur les outils/pratiques
Degré de maturité :
-- Mise en place sur le long terme de
nouveaux outils ou pratiques
innovantes permettant de lutter contre
le GA (nouveaux d'un point de vue de
l'activité du candidat sur un cycle de
labellisation)
-- Pratique formalisée au sein d?une
politique globale anti-gaspillage
alimentaire
-- Évaluer les effets de l'adoption des
nouvelles pratiques pour valider le
prolongement de leur utilisation
--Partager ses innovations au-delà de
l'établissement (ex : participation à des
groupes de travail (GT) sur la
thématique du GA, partage
d'expérience à d?autres restaurants)
Où :
-Restauration collective et restauration commerciale : Unité
de préparation
Qui :
-Restauration collective et restauration commerciale : Chef de
restaurant et Directeur d'établissement
Quoi :
- Entretien avec le personnel : Vérification avec l'équipe sur
place de la veille mise en place sur le restaurant.
2025 ? V1
6.3.2. Domaine d?action 1 : Approvisionnements et achats des denrées alimentaires
Critère 1.1 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
1.1 Construire et
adapter sa politique
d'achat
Pondération : 2
Fréquence : Analyse des données de
sortie (de vente, de gaspillage
alimentaire et de satisfaction des
convives/clients) de l'établissement
avant le renouvellement de la politique
d'achat
Degré de maturité :
-- Connaître les denrées et matières
premières qui génèrent du GA
(historique des données de sortie par
catégorie de denrées/composantes)
-- Faire preuve d?une démarche visant à
adapter le contenu de sa politique
d'achat en fonction des causes de GA
liées à l'approvisionnement qui sont
identifiées dans le diagnostic, des
enquêtes de satisfaction des
convives/clients et de la politique de
diversification et d'éducation au goût de
l'établissement
-- Déclarer ses achats durables et de
qualité sur « ma cantine »
-- Prendre en compte dans le
prévisionnel d'achat les grammages /
portions / calibrages prévus /
conditionnements en mettant en place
au moins une action
-- Faire preuve d'une démarche visant à
développer un approvisionnement en
Fréquence : Mise à jour régulière de la
politique d'achat (au moins une fois par
an)
--Analyse des données de sortie (de
vente, de gaspillage alimentaire et de
satisfaction des convives/clients et du
personnel) de l'établissement (au moins
une fois par an) et mise à jour de la
politique d'achat en fonction du besoin
identifié
Degré de maturité :
-- Connaître les denrées et matières
premières qui génèrent du GA
(historique des données de sortie par
catégorie de denrées/composantes),
formalisation d'une analyse des ventes et
du potentiel de gaspillage
-- Déclarer ses achats durables et de
qualité sur « ma cantine »
-- Adapter le contenu de sa politique
d'achat en fonction des causes de GA
liées aux approvisionnements identifiées,
des résultats en termes de GA sur
l?année, des enquêtes de satisfaction des
convives/clients et du personnel et de la
politique de diversification et
d'éducation au goût de l'établissement
-- Prendre en compte dans le
prévisionnel d'achat les grammages /
portions / calibrages prévus /
Fréquence :
--Bilan et réflexion systématiques (avec
une mise à jour éventuelle) sur la
politique d'achat en fonction du besoin
identifié
-- Analyse et communication des
données de sortie (vente, gaspillage
alimentaire et satisfaction des
convives/clients et du personnel) de
l'établissement au moins deux fois par an
et mise à jour de la politique d'achat en
fonction du besoin identifié
Degré de maturité :
-- Connaître les denrées et matières
premières qui génèrent le plus de GA
(historique des données de sortie par
catégorie de denrées/composantes),
formalisation d'une analyse des ventes et
du potentiel de gaspillage
- Déclarer ses achats durables et de
qualité sur « ma cantine »
-- Adapter et anticiper sur le long terme
le contenu de sa politique d'achat en
fonction des diagnostics de gaspillage
obtenus rétroactivement, des causes de
GA liées aux approvisionnements
identifiées, des enquêtes de satisfaction
des convives/clients et du personnel et
de la politique de diversification et
d'éducation au goût de l'établissement
Où :
-Restauration collective : donneur d'ordre
- Restauration commerciale : siège
Qui :
-Restauration collective : donneur d'ordre
- Restauration commerciale : directeur et responsable de
l'établissement
Quoi :
- entretien avec le personnel : sur la description du process mis
en place avec prise en compte des denrées qui génèrent du GA
- vérification documentaire : politique d'approvisionnement et
de fabrication écrite ; montrer que les denrées qui génèrent du
GA sont connues et les paramètres ajustés
2025 ? V1
produits hors normes (ex : fruits et
légumes non calibrés, révision en cours
du cahier des charges, prise de contact
avec des filières en anti-gaspillage
alimentaire, ...)
-- Pratique non formalisée au sein de la
politique globale d'approvisionnement
(pas d'historisation)
conditionnements en mettant en place
au moins deux actions
-- Intégrer régulièrement dans sa
politique d'achat un approvisionnement
en produits hors normes (ex : fruits et
légumes non calibrés)
-- Pratique peu formalisée au sein de la
politique globale d'approvisionnement
(historisation ponctuelle)
-- Prendre en compte dans le prévisionnel
d'achat les grammages / portions /
calibrages prévus / conditionnements en
mettant en place au moins trois actions
-- Intégrer de manière systématique dans
sa politique d'achat un
approvisionnement en produits hors
normes représentant a minima 5% des
approvisionnements en coût (ex : fruits et
légumes non calibrés)
-- Pratique formalisée au sein d?une
politique globale d'approvisionnement
pérenne (historisation systématique)
BONUS EGALIM :
(4 points)
Avoir une politique d'achat qui dépasse les critères de la loi EGalim (Art L230-5-1 du Code rural et de la pêche maritime) : plus de
50% d'achats de produits durables et de qualité dont plus de 20% d'achats en bio (euros) (voir la colonne modalités d?audit). Sur
la base de la réglementation associée, les boissons sont à prendre en compte dans les achats de produits durables. Sur la base
de la réglementation associée, les boissons sont à prendre en compte dans les achats de produits durables.
Pages 9 et 10 du document ci-dessous : outil d'accompagnement des acteurs pour identifier les produits entrant dans le décompte
des produits éligibles EGalim
https://ma-cantine.agriculture.gouv.fr/static/documents/2208_Mesures-LoiEgalim_BRO_V3.pdf
Où :
-Restauration collective : donneur d'ordre
- Restauration commerciale : siège
Qui :
-Restauration collective : donneur d'ordre
- Restauration commerciale : directeur et responsable de
l'établissement
Quoi : Contrôle de données ou de déclaration
Label AB, HVE, commerce équitable, IGP, AOC/AOP, Label
public pêche durable, Label rouge, STG etc..
Critère 1.2 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
1.2 Intégrer la lutte
contre le gaspillage
alimentaire dans les
relations avec les
fournisseurs (incluant
les logisticiens &
industriels)
Pondération : 2
Fréquence : Démarche ponctuelle
Degré de maturité :
-- Faire preuve d?une démarche visant à
intégrer la lutte contre le GA dans les
relations avec les fournisseurs
Fréquence : Démarche régulière
Degré de maturité :
-- Identifier les causes majeures de GA
des denrées par fournisseur et acteur de
la logistique
-- Démontrer que la procédure pour
limiter le GA en collaboration avec les
Fréquence : Démarche systématique (à
chaque contractualisation, ou
commande si absence de contrat annuel
ou pluriannuel)
Degré de maturité :
-- Identifier les causes majeures de GA
des denrées par fournisseur et acteur de
la logistique et démontrer que les
Où :
- Restauration collective : donneur d'ordre
- Restauration commerciale : siège
Qui :
-Restauration collective privée : Donneur d'ordre / Prestataire
- Restauration collective publique : Collectivité / Directeur de et
responsable de l'établissement
- Restauration commerciale : Directeur de l'établissement
Quoi :
2025 ? V1
-- Avoir mis en place une procédure pour
limiter le GA avec fournisseurs et
logisticiens
-- Veiller à ce que les actions de lutte
contre le gaspillage alimentaire mises en
place en cas de refus de denrées (hors
causes sanitaires) respectent la
hiérarchisation des actions de lutte
contre le GA de la loi Garot
-- Pratique non formalisée au sein de la
politique globale de gestion des achats /
stocks
fournisseurs et acteurs de la logistique
est appliquée et porte a minima sur la
gestion des sur-stocks exceptionnels ou
des cas de crise
-- Avoir au moins un fournisseur prenant
en compte la lutte contre le GA dans son
activité (labellisés, signataires
d'engagements, fournisseurs de produits
hors normes, etc.)
-- Veiller à ce que les actions de lutte
contre le GA mises en place en cas de
refus de denrées (hors causes sanitaires)
respectent la hiérarchisation des actions
de lutte contre le GA de la loi Garot
-- Pratique formalisée au sein de la
politique globale de gestion des achats /
stocks
résultats sont pris en compte pour
adapter ses pratiques en concertation
avec les fournisseurs et agir sur les causes
supra
-- Démontrer que la procédure est mise
en place aussi bien pour la gestion des
situations exceptionnelles que des cas
courants par la mise en place d'actions
sur les catégories de denrées (ou
matières premières) qui génèrent le plus
de GA
-- Avoir au moins la majorité des denrées
livrées par un/des fournisseurs engagés
dans la lutte contre le GA (labellisés,
signataires d'engagements, fournisseurs
de produits hors normes, etc.)
-- Veiller à ce que les actions de lutte
contre le gaspillage alimentaire mises en
place en cas de refus produits (hors
causes sanitaires) respectent la
hiérarchisation des actions de lutte
contre le GA de la loi Garot
-- Pratique formalisée au sein de la
politique globale de gestion des achats /
stocks pérenne
- Entretien avec le personnel : sur la description des relations
avec les fournisseurs
- Vérification documentaire : logiciel des commandes et de
gestion (Gestion de la Production Assistée par Ordinateur
(GPAO)) et achats de l?établissement
Critère 1.3 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
1.3 Adapter les
commandes aux
demandes des
restaurants et aux
stocks disponibles
Pondération : 2
Fréquence : Suivi ponctuel des stocks
disponibles, indicateurs de GA, ventes,
prévisionnel d'effectifs et taux de
fréquentation pour ajuster les
commandes de denrées et matières
premières (hors période exceptionnelle
de sur-stockage)
Degré de maturité :
Fréquence : Suivi régulier des stocks
disponibles, des indicateurs de GA,
ventes, prévisionnel d'effectifs et taux
fréquentation pour ajuster les
commandes de denrées et matières
premières (hors période exceptionnelle
de sur-stockage)
Degré de maturité :
Fréquence : Suivi systématique des
stocks disponibles, des indicateurs de
GA, ventes selon les menus/plats,
prévisionnel d'effectifs et taux de
fréquentation pour ajuster les
commandes de denrées et matières
premières (hors période exceptionnelle
de sur-stockage)
Degré de maturité :
Où :
- Unité de préparation
Qui :
- Directeur et Responsable de l'établissement
Quoi :
- Entretien avec le personnel : Vérification de l'adaptation des
commandes en fonction des restes en stock via le logiciel de
GPAO ou d'achats de l?établissement
- Vérification documentaire : logiciels relatifs aux commandes
de l'établissement
2025 ? V1
-- Faire preuve d'une démarche de
gestion des commandes selon les stocks
disponibles
-- Optimiser les commandes en fonction
des effectifs, cibler les pratiques sources
de GA et lister les actions à mettre en
oeuvre pour assurer l'ajustement entre
effectifs et commandes
-- Pratique non formalisée au sein de la
politique globale de gestion des
commandes en lien avec les effectifs et
les stocks
-- Faire preuve d'une démarche de
gestion des commandes selon les stocks
disponibles et une anticipation de la
saisonnalité
-- Connaître les denrées et matières
premières qui génèrent du GA et réaliser
au moins une action sur les commandes
des denrées et de matières premières
qui génèrent le plus de GA
-- Optimiser les commandes en fonction
des effectifs, cibler les pratiques sources
de GA et mettre en oeuvre au moins une
action pour assurer l'ajustement entre
effectifs et commandes
-- Pratique peu formalisée au sein de la
politique globale de gestion des
commandes en lien avec les effectifs et
les stocks
--Faire preuve d'une démarche de
gestion des commandes selon les stocks
disponibles et d'une anticipation de la
saisonnalité et des événements
exceptionnels
-- Connaître les denrées et matières
premières qui génèrent le plus de GA et
agir sur la commande des denrées et
matières premières, réaliser au moins
deux actions sur les commandes de
chaque catégorie de denrées et matières
premières qui génèrent le plus de GA
-- Optimiser les commandes en fonction
des effectifs, cibler les pratiques sources
de GA et mettre en oeuvre au moins une
action pour assurer l'ajustement entre
effectifs et commandes
-- Pratique formalisée au sein d?une
politique globale de gestion des
commandes pérenne en lien avec les
effectifs et les stocks
Critère 1.4 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
1.4 Sensibiliser et
former le personnel
aux bonnes pratiques
anti-gaspillage
alimentaire liées aux
approvisionnements/
achats
(en l?absence de
personnel, le critère
s?applique au(x)
responsable(s)/gérant
(s))
Fréquence : Sensibilisation et/ou
formation existantes mais ponctuelles
Degré de maturité :
-- Faire preuve d?une démarche visant à
sensibiliser et/ ou former la majorité du
personnel en charge des
approvisionnements et des achats aux
bonnes pratiques permettant de réduire
le GA
Fréquence : Sensibilisation et formation
de l?ensemble des nouveaux arrivants
Degré de maturité :
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et/ou de formation de
l?ensemble du personnel en charge des
approvisionnements et des achats aux
bonnes pratiques permettant de réduire
le GA
Fréquence : Sensibilisation et formation
régulières adaptées au poste avec une
évaluation et une actualisation régulière
Degré de maturité :
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation de
l?ensemble du personnel en charge des
approvisionnements et des achats aux
bonnes pratiques permettant de réduire
le GA et aux enjeux en la matière
Où :
- Unité de préparation / donneur d'ordre / Siège
Qui :
- Responsable et Directeur d'établissement ; responsable
RH/formation ; personnel en cuisine
Quoi :
- Entretien avec le personnel : vérification avec l'équipe sur
place et les nouveaux arrivants du contenu des
formations/actions de sensibilisation dans les cuisines (le cas
échéant : entretiens avec des prestataires et des collectivités
territoriales qui organisent aussi des formations pour le
personnel pour l'anti-gaspillage alimentaire)
2025 ? V1
Pondération : 2 -- Faire preuve d?une démarche visant à
sensibiliser et/ ou former la majorité du
personnel en charge des
approvisionnements et des achats aux
enjeux de s'approvisionner en produits
hors normes via les filières anti-gaspi
-- Pratique non formalisée au sein de la
politique globale de gestion des achats
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et/ou de formation de
l?ensemble du personnel en charge des
approvisionnements et des achats aux
enjeux des approvisionnements en
produits hors normes via les filières anti-
gaspi
-- Elaboration de supports de formation
ou d'action de sensibilisation, et liste et
dates des personnes
formées/sensibilisées sur les enjeux des
approvisionnements en produits hors
normes
-- Pratique formalisée au sein de la
politique globale de gestion des achats
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation de
l'ensemble du personnel en charge des
approvisionnements et des achats aux
enjeux des approvisionnements en
produits hors normes via les filières anti-
gaspi
-- Elaboration de supports de formation
ou d'action de sensibilisation, et liste et
dates des personnes
formées/sensibilisées sur les enjeux des
approvisionnements en produits hors
normes
-- Intégrer les pratiques de réduction du
gaspillage dans les fiches de postes à
tous les niveaux de l'établissement
-- Pratique formalisée au sein de la
politique globale de gestion des achats
en produits hors normes pérenne
- Vérification documentaire : support de formation (si
formation hygiène) et sensibilisation, plan de formation et
suivi, liste de présence ou attestation de formation
6.3.3. Domaine d?action 2 : Transformation et préparation des denrées alimentaires
Critère 2.1 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
2.1 Optimiser
l'écoulement du stock
des matières
premières pour le
choix des denrées
préparées
Pondération : 2
Fréquence : Suivi ponctuel des stocks
pour gérer l'écoulement des denrées et
matières premières
Degré de maturité :
-- L'écoulement des stocks se fait avec
une bonne gestion des dates (prioriser la
sortie des dates DDM/DLC les plus
Fréquence : Suivi régulier des stocks pour
gérer l'écoulement des denrées et
matières premières
Degré de maturité :
-- L'écoulement des stocks se fait avec
une bonne gestion des dates (prioriser la
sortie des dates DDM/DLC les plus
Fréquence : Suivi systématique des
stocks pour gérer l'écoulement des
denrées et matières premières
Degré de maturité :
-- L'écoulement des stocks se fait avec
une bonne gestion des dates (prioriser la
sortie des dates DDM/DLC les plus
Où :
- Unité de préparation / Donneur d?ordre / Siège
Qui :
- Cuisiniers / Chef
Quoi :
- Entretien avec le personnel sur les process mis en place
2025 ? V1
courtes) et de manière à anticiper la
saisonnalité
-- Adapter son organisation et cibler les
pratiques sources de GA afin de gérer ses
stocks de façon optimale
-- Méthode de gestion des stocks non
formalisée mais efficace
courtes) et de manière à anticiper la
saisonnalité
-- Avoir un employé chargé de suivre
l'évolution des stocks (dates de
consommation des denrées, priorisation
de la sortie des dates les plus courtes)
-- Connaître les denrées et matières
premières qui génèrent du GA et réaliser
au moins une action sur les stocks des
denrées et de matière première qui
génèrent le plus de GA
-- Méthode de gestion des stocks
formalisée et rigoureuse
courtes), de manière à anticiper la
saisonnalité et les événements
exceptionnels
-- Avoir un employé chargé de suivre
l'évolution des stocks (dates de
consommation des denrées, priorisation
de la sortie des dates les plus courtes)
-- Connaître les denrées et matières
premières qui génèrent le plus de GA et
réaliser au moins deux actions sur les
stocks de denrées et matières premières
qui génèrent le plus de GA
-- Assurer une flexibilité et une
adaptation des recettes pour gérer
l'écoulement des stocks et éviter le sur-
stockage
-- Méthode de gestion des stocks
formalisée et rigoureuse
- Vérification sur place : zone de préparation chaude / froide,
zone de transformation, zone de stockage
Critère 2.2 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
2.2 S'adapter aux
contraintes de
préparation et de
cuisson des denrées
Pondération : 2
Fréquence :
Réalisation annuelle d'une révision des
fiches recettes/techniques et des plans
ou prévisionnels de production visant à
limiter le GA
Degré de maturité :
-- Avoir des fiches recettes/techniques
reconfigurées pour limiter le GA
-- Avoir une connaissance prévisionnelle
de la production établie en fonction du
nombre de couverts, non formalisée
Fréquence :
Evaluation et mise à jour annuelles des
fiches recettes/techniques et des plans
ou prévisionnels de production visant à
limiter le GA, en vue de leur éventuelle
révision si nécessaire
Degré de maturité :
-- Avoir des fiches recettes/techniques
reconfigurées pour limiter le GA, par une
adaptation aux contraintes de
préparation et de cuisson
Fréquence :
Évaluation et mise à jour semestrielles
des fiches recettes/techniques et des
plans ou prévisionnels de production
visant à limiter le GA
Degré de maturité :
-- Avoir des fiches recettes/techniques
reconfigurées pour limiter le GA, par une
adaptation aux contraintes de
préparation et de cuisson
Où :
- Unité de préparation / Donneur d?ordre / Siège
Qui :
- Cuisiniers / Chef
Quoi :
- Entretien avec le personnel sur les process mis en place
- Vérification documentaire : fiches techniques et fiches
recettes
2025 ? V1
-- Utiliser cette connaissance afin
d'établir un plan de production visant à
réduire le GA
-- Avoir une connaissance technique
basique, et mettre en oeuvre des
méthodes de cuisson adaptées aux
denrées
-- Avoir du matériel, une organisation, et
des modes de cuisson et de découpe de
manière à limiter le GA
-- Mettre en oeuvre les principes
d'hygiène imposées par l'HACCP ainsi
que le Plan de Maîtrise Sanitaire
--Avoir une connaissance prévisionnelle
de la production établie en fonction du
nombre de couverts, formalisée
-- Avoir une connaissance technique
aboutie, et mettre en oeuvre des
méthodes de cuisson adaptées aux
denrées
-- Avoir du matériel, une organisation, et
des modes de cuisson et de découpe de
manière à limiter le GA
-- Organiser des réunions annuelles afin :
-de réviser les fiches recettes/techniques
pour limiter le GA et le plan de
production pour réduire le GA
-d'identifier les points d'amélioration sur
le matériel, l'organisation, et les modes
de cuisson et de découpe de manière à
limiter le GA
-- Mettre en oeuvre les principes
d'hygiène imposées par l'HACCP ainsi que
le Plan de Maîtrise Sanitaire
--Avoir une connaissance prévisionnelle
de la production établie en fonction du
nombre de couverts, formalisée
-- Avoir une connaissance technique
aboutie, et mettre en oeuvre des
méthodes de cuisson adaptées à chaque
type de denrées
-- Avoir du matériel, une organisation, et
des modes de cuisson et de découpe de
manière à limiter le GA
-- Organiser des réunions semestrielles
afin :
-de réviser les fiches recettes/techniques
pour limiter le GA et le plan de
production pour réduire le GA
-d'identifier les points d'amélioration sur
le matériel, l'organisation, et les modes
de cuissons et de découpe de manière à
limiter le GA
-- Mettre en oeuvre les principes
d'hygiène imposées par l'HACCP ainsi que
le Plan de Maîtrise Sanitaire
Critère 2.3 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
2.3 Veiller au goût et à
la présentation des
denrées
Pondération : 2
Fréquence : Démarche ponctuelle
Degré de maturité :
-- Faire preuve d?une démarche visant à
mettre en place des dispositifs de suivi
et d'amélioration de la
qualité/attractivité des denrées
-- Identifier les recettes générant le plus
de GA
Fréquence :
Démarche régulière
Degré de maturité :
-- Mise en place de dispositifs généraux
de suivi et d'amélioration de la
qualité/attractivité des denrées
-- Identifier les recettes générant le plus
de GA et mettre en place des mesures
pour les améliorer
Fréquence :
Démarche systématique
Degré de maturité :
-- Mise en place de dispositifs
particuliers de suivi et d'amélioration de
la qualité/attractivité des denrées
-- Identifier les recettes générant le plus
de GA, mettre en place des mesures
Où :
- Unité de préparation / Donneur d?ordre / Siège
Qui :
- Cuisiniers / Chef
Quoi :
- Entretien avec le personnel sur les process mis en place
- Vérification documentaire : fiches techniques et fiches
recettes
2025 ? V1
pour les améliorer, et constater une
réduction effective de ce GA
Critère 2.4 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
2.4 Sensibiliser et
former le personnel
aux bonnes pratiques
anti-gaspillage
alimentaire liées à la
transformation et
préparation
(en l?absence de
personnel, le critère
s?applique au(x)
responsable(s)/gérant
(s))
Pondération : 2
Fréquence : Sensibilisation et/ou
formation existantes mais ponctuelles
Degré de maturité :
-- Faire preuve d?une démarche visant à
sensibiliser et/ou former le personnel en
charge de la
transformation/préparation aux bonnes
pratiques permettant de réduire le GA
-- Pratique non formalisée au sein de la
politique globale d'encadrement du
personnel
Fréquence : Sensibilisation et formation
de l?ensemble des nouveaux arrivants
Degré de maturité :
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation du
personnel en charge de la
transformation/préparation aux bonnes
pratiques permettant de réduire le GA
-- Le personnel connaît les indicateurs du
GA à suivre (cf. calcul du GA et
indicateurs suivis dans le cadre du
diagnostic) afin de gérer ses
préparations de manière optimale
-- Pratique formalisée au sein de la
politique globale d'encadrement du
personnel
Fréquence : Sensibilisation et formation
régulières adaptées aux postes avec une
évaluation et une actualisation régulière
Degré de maturité :
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation du
personnel adaptées aux différents
postes en charge de la
transformation/préparation aux bonnes
pratiques permettant de réduire le GA
-- Le personnel connaît les indicateurs du
GA à suivre (cf. calcul du GA et
indicateurs suivis dans le cadre du
diagnostic) afin de gérer ses
préparations de manière optimale
-- Sensibiliser le personnel à la
valorisation des excédents
-- Le personnel connaît les spécificités de
préparation liées aux catégories de
denrées
-- Intégrer les pratiques de réduction du
gaspillage dans les fiches de poste à tous
les niveaux de l'établissement
Où :
- Unité de préparation / donneur d'ordre / Siège
Qui :
- Responsable et Directeur d'établissement ; responsable
RH/formation ; personnel en cuisine
Quoi :
- Entretien avec le personnel : vérification avec l'équipe sur
place et les nouveaux arrivants du contenu des
formations/actions de sensibilisation dans les cuisines ; Des
prestataires et des collectivités territoriales organisent aussi
des formations pour le personnel pour l'anti-gaspillage
alimentaire
- Vérification documentaire : support de formation (si
formation hygiène) et sensibilisation, plan de formation et
suivi, liste de présence ou attestation de formation
2025 ? V1
-- Pratique formalisée au sein de la
politique globale d'encadrement du
personnel
2025 ? V1
6.3.4. Domaine d?action 3 : Relations avec ses restaurants
Critère 3.1 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
3.1 Construire et
adapter un suivi
qualité avec ses
restaurants
Pondération : 2
Fréquence : Suivi ponctuel avec
analyse des données des restaurants
Degré de maturité :
-- Mise à disposition d'outils de suivi
du gaspillage alimentaire dans les
restaurants
-- Analyse des données des restaurants
et identification de pistes
d'amélioration
-- Mise en oeuvre d'au moins une
action d'amélioration
Fréquence : Suivi annuel avec analyse
des données des restaurants
Degré de maturité :
-- Mise à disposition d'outils de suivi du
gaspillage alimentaire dans les
restaurants
--Analyse des données des restaurants,
identification de pistes d'amélioration
et mise en place d'actions en fonction
des besoins exprimés par les
restaurants
-- Plan de suivi formalisé et plan
d'action associé
Fréquence : Suivi semestriel avec analyse
des données des restaurants
Degré de maturité :
-- Mise à disposition d'outils de suivi du
gaspillage alimentaire dans les restaurants
--Analyse des données d'au moins 50% de
ses restaurants, identification de pistes
d'amélioration et mise en place d'actions
en fonction des besoins exprimés par les
restaurants
-- Organisation de visites en restaurants
axées sur les problématiques du GA
-- Plan de suivi formalisé et plan d'action
associé
-- Démarche d'amélioration continue en
fonction des retours faits lors du suivi
Où :
- Unité de préparation
Qui :
- Responsable de l'établissement et d'un de ses restaurants
Quoi :
- Entretien avec le personnel de l'établissement, et entretien
avec un ou plusieurs restaurants
- Vérification documentaire : relevé de décisions des réunions
en bilatéral, données quantitatives et qualitatives transmises
par les restaurants, échanges de courriels
Critère 3.2 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
3.2 Gérer la livraison
des repas aux
restaurants
Pondération : 2
Fréquence : Systématique
Degré de maturité :
-- Double contrôle de la livraison entre
l'unité de préparation et le restaurant
-- Organisation d'une gestion des
retours (si concerné)
Fréquence : Systématique
Degré de maturité :
-- Double contrôle de la livraison entre
l'unité de préparation et le restaurant
-- Organisation d'une gestion des
retours (si concerné)
Fréquence : Systématique
Degré de maturité :
-- Double contrôle de la livraison entre
l'unité de préparation et le restaurant
-- Organisation d'une gestion des retours
(si concerné)
Où :
- Unité de préparation
Qui :
- Responsable de l'établissement et d'un de ses restaurants
Quoi :
- Entretien avec le personnel de l'établissement, et entretien
avec un ou plusieurs restaurants
2025 ? V1
-- Contrôle de la qualité de livraison -- Contrôle de la qualité de livraison
avec mise en place d'une démarche
d'amélioration en coordination avec
ses restaurants
-- Contrôle de la qualité de livraison avec
mise en place d'une démarche
d'amélioration en coordination avec ses
restaurants
- Vérification documentaire : PMS, bon de commande, bon de
livraison
Critère 3.3 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
3.3 Travailler sa
capacité d'adaptation
et faire preuve de
flexibilité avec ses
restaurants
Pondération : 2
Fréquence : démarche systématique
Degré de maturité :
-- Mise en place d'une action visant à
améliorer sa flexibilité dans
l'organisation des préparations de
repas
Fréquence : démarche systématique
Degré de maturité :
-- Evaluation du GA généré en raison
d'annulations ou de modifications de
commandes des restaurants
-- Mises en place de plusieurs actions
visant à améliorer sa flexibilité
Fréquence : démarche systématique
Degré de maturité :
-- Evaluation du GA généré en raison
d'annulations ou de modifications de
commandes des restaurants et prise en
compte de ces résultats dans la politique
de gestion des commandes
-- Mise en place de plusieurs actions visant
à améliorer sa flexibilité
-- Communication aux employés des
adaptations nécessaires (plan d'actions)
-- Suivi formalisé
Où :
- Unité de préparation
Qui :
- Responsable de l'établissement et d'un de ses restaurants
Quoi :
- Entretien avec le personnel de l'établissement, et entretien
avec un ou plusieurs restaurants
- Vérification documentaire : relevé de décisions des réunions
en bilatéral, données quantitatives et qualitatives transmises
par les restaurants, échanges de courriels
Critère 3.4 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
3.4 Sensibiliser et
former ses
restaurants au
gaspillage alimentaire
Pondération : 2
Fréquence : (niveau réglementaire)
Sensibilisation et/ou formation
existantes mais ponctuelles
Degré de maturité :
-- Faire preuve d?une démarche visant à
sensibiliser et/ou former la majorité du
personnel en charge du service aux
bonnes pratiques permettant de
réduire le GA
Fréquence :
Sensibilisation et formation de
l?ensemble des nouveaux arrivants
Degré de maturité :
Fréquence :
Sensibilisation et formation régulières
adaptées au poste avec une évaluation et
une actualisation régulière, couplées aux
points réguliers de rappels des bonnes
pratiques
Degré de maturité :
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation de
Où :
- Unité de préparation
Qui :
- Responsable de l'établissement et d'un de ses restaurants
Quoi :
- Entretien avec le personnel de l'établissement, et entretien
avec un ou plusieurs restaurants
- Vérification documentaire : relevé de décisions des réunions
en bilatéral, données quantitatives et qualitatives transmises
par les restaurants, échanges de courriels
2025 ? V1
-- Pratique non formalisée
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation de
l'ensemble du personnel en charge du
service aux bonnes pratiques
permettant de réduire le GA
-- Pratique formalisée
l'ensemble du personnel en charge du
service aux bonnes pratiques permettant
de réduire le GA et aux enjeux en la matière
-- Réaliser une formation adaptée aux
différents postes
--Intégrer les pratiques de réduction du
gaspillage dans les fiches de postes de tous
les niveaux de l'établissement
-- Pratique formalisée
Critère 3.5 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
3.5 Sensibiliser et
former son personnel
aux bonnes pratiques
anti-gaspillage
alimentaire liées à la
coordination avec les
restaurants
(en l?absence de
personnel, le critère
s?applique au(x)
responsable(s)/géran
t(s))
Pondération : 2
Fréquence : Sensibilisation et/ou
formation existantes mais ponctuelles
Degré de maturité :
-- Faire preuve d?une démarche visant à
sensibiliser et/ou former le personnel
en charge de la coordination avec les
restaurants aux bonnes pratiques
permettant de réduire le GA
-- Pratique non formalisée au sein de la
politique globale d'encadrement du
personnel
Fréquence : Sensibilisation et formation
de l?ensemble des nouveaux arrivants
Degré de maturité :
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation du
personnel en charge de la coordination
avec les restaurants aux bonnes
pratiques permettant de réduire le GA
-- Le personnel connaît les indicateurs
qualitatifs et quantitatifs à suivre afin
d'optimiser les relations avec les
restaurants
-- Pratique formalisée au sein de la
politique globale d'encadrement du
personnel
Fréquence : Sensibilisation et formation
régulières adaptées aux postes avec une
évaluation et une actualisation régulière
Degré de maturité :
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation du
personnel en charge de la coordination
avec les restaurants aux bonnes pratiques
permettant de réduire le GA. Actions
adaptées aux différents postes
--Le personnel connaît les indicateurs
qualitatifs et quantitatifs à suivre afin
d'optimiser les relations avec les
restaurants
-- Sensibiliser le personnel à la valorisation
des "excédents"
Où :
- Unité de préparation / donneur d'ordre / Siège
Qui :
- Responsable et Directeur d'établissement ; responsable
RH/formation ; personnel en cuisine
Quoi :
- Entretien avec le personnel : vérification avec l'équipe sur
place et les nouveaux arrivants du contenu des
formations/actions de sensibilisation dans les cuisines ; Des
prestataires et des collectivités territoriales organisent aussi
des formations pour le personnel pour l'anti-gaspillage
alimentaire
- Vérification documentaire : support de formation (si
formation hygiène) et sensibilisation, plan de formation et
suivi, liste de présence ou attestation de formation
2025 ? V1
-- Le personnel connaît les spécificités dans
l'organisation en place avec les restaurants
-- Pratique formalisée au sein de la
politique globale d'encadrement du
personnel
2025 ? V1
6.3.5. Domaine d?action 4 : Gestion des denrées non livrées
Critère 4.1 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
4.1 Construire et
définir sa politique de
gestion des denrées
non livrées
Pondération : 2
Fréquence : Actualisation annuelle de la
politique de gestion des denrées non
livrées
Degré de maturité :
-- Etablissement d'une politique de
gestion des denrées non livrées se
basant sur des réflexions sur
l'organisation interne, les acteurs
intervenant dans la gestion des denrées
non livrées et leur lien avec les parties
prenantes
-- Procédure formalisée
Fréquence : Actualisation annuelle de la
politique de gestion des denrées non
livrées
Degré de maturité :
-- Etablissement d'une politique de
gestion des denrées non livrées se
basant sur des réflexions sur
l'organisation interne, les acteurs
intervenant dans la gestion des denrées
non livrées et leur lien avec les parties
prenantes, et mise en place
d'indicateurs de résultats
-- Communication efficace de cette
politique au personnel
-- Procédure formalisée
Fréquence : Actualisation semestrielle
de la politique de gestion des denrées
non livrées
Degré de maturité :
-- Etablissement d'une politique de
gestion des denrées non livrées
(organisation interne, acteurs
intervenant dans la gestion des denrées
non livrées et lien avec les parties
prenantes) en identifiant des objectifs
quantifiés, une analyse des indicateurs
de résultats en vue d'améliorer les
résultats évalués
-- Communication efficace de cette
politique au personnel et aux
convives/clients
-- Procédure formalisée
Où :
- Unité de préparation
Qui :
- Responsable de l'établissement et d'un de ses restaurants
Quoi :
- Entretien avec le personnel de l'établissement, et entretien
avec un ou plusieurs restaurants
- Vérification documentaire : résultat du dernier contrôle
sanitaire, relevé de décisions des réunions en bilatéral,
données quantitatives et qualitatives transmises par les
restaurants, échanges courriels
Critère 4.2 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
4.2 Gérer les denrées
non livrées
(préparation/transfor
mation/remise en
température)
Pondération : 1
Fréquence : Gestion ponctuelle
Degré de maturité :
-- Identification d'une démarche
spécifique de valorisation des restes de
production
Fréquence : Gestion régulière
Degré de maturité :
-- Mise en place de la démarche de
valorisation des restes de production
Fréquence : Gestion systématique
Degré de maturité :
-- Amélioration continue de la démarche
de valorisation des restes de production
en fonction d'indicateurs quantitatifs et
qualitatifs renseignés
Où :
- Unité de préparation
Qui :
- Responsable de l'établissement et d'un de ses restaurants
Quoi :
2025 ? V1
-- Procédure formalisée -- Evaluation quantitative et qualitative
des restes de production
-- Procédure formalisée
-- Procédure très formalisée (liste pré-
établie d'acteurs en capacité de
récupérer les denrées)
- entretien avec le personnel : sur la description du process mis
en place, sur les relations avec les associations ou autres
bénéficiaires du don, sur la destination des excédents
- entretien avec la principale association d'aide alimentaire
(quand elle existe) sur les relations entretenues
- vérification documentaire : cahier des charges, convention de
don
- vérification de la cohérence de cette pratique avec les autres
moyens d'écoulement ou de valorisation de denrées - à mettre
en corrélation avec le taux de GA
- Observation des denrées restantes
BONUS sur le recours
au don
(4 points)
--mettre en place des partenariats avec des associations d?aide alimentaire ou auprès d?autres bénéficiaires du don
--pratique formalisée de niveau réglementaire pour les établissements qui y sont contraints : convention, intégration du don
dans le PMS et traçabilité des dons
* Vérification de l'existence du partenariat et de sa
formalisation
* entretien avec le partenaire du don principal
Critère 4.3 Exigences Niveau 1 -
Engagement (1 point)
Exigences Niveau 2 -
Maîtrise (2 points)
Exigences Niveau 3 -
Exemplarité (4 points)
Modalités d?audit
4.3 Sensibiliser et
former le personnel
aux bonnes pratiques
anti-gaspillage
alimentaire liées à la
gestion des denrées
non livrées
(en l?absence de
personnel, le critère
s?applique au(x)
responsable(s)/gérant
(s))
Pondération : 1
Fréquence : (niveau réglementaire)
Sensibilisation et/ou formation
existantes mais ponctuelles
Degré de maturité :
-- Faire preuve d?une démarche visant à
sensibiliser et/ou former la majorité du
personnel en charge de la gestion des
denrées non livrées aux bonnes
pratiques permettant de réduire le GA
-- Pratique non formalisée
Fréquence :
Sensibilisation et formation de
l?ensemble des nouveaux arrivants
Degré de maturité :
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation de
l?ensemble du personnel en charge de la
gestion des denrées non livrées aux
bonnes pratiques permettant de réduire
le GA
--Pratique peu formalisée
Fréquence :
Sensibilisation et formation régulières
adaptées au poste avec une évaluation
et une actualisation régulière, couplées
aux points réguliers de rappels des
bonnes pratiques
Degré de maturité :
-- Mettre en place des actions de
sensibilisation et de formation de
l'ensemble du personnel en charge de la
gestion des denrées non livrées aux
bonnes pratiques permettant de réduire
le GA et aux enjeux en la matière
Où :
- Unité de préparation / donneur d'ordre / Siège
Qui :
- Responsable et Directeur d'établissement ; responsable
RH/formation ; personnel en cuisine
Quoi :
- Entretien avec le personnel : vérification avec l'équipe sur
place et les nouveaux arrivants du contenu des
formations/actions de sensibilisation dans les cuisines ; Des
prestataires et des collectivités territoriales organisent aussi
des formations pour le personnel pour l'anti-gaspillage
alimentaire
- Vérification documentaire : support de formation (si
formation hygiène) et sensibilisation, plan de formation et
suivi, liste de présence ou attestation de formation
2025 ? V1
-- Réaliser une formation adaptée aux
différents postes
--Intégrer les pratiques de réduction du
gaspillage dans les fiches de postes de
l?ensemble des niveaux de
l'établissement
-- Pratique formalisée
Rendre la communication systématique
sur les quantités gaspillées et leurs
impacts environnementaux, mais aussi
les quantités sauvées et données ou
vendues à petit prix à des associations
d'aide alimentaire ou directement à des
personnes en situation de précarité
2025 ? V1
Notation du référentiel
La notation du référentiel « Anti-gaspillage alimentaire » dans les unités de préparation est définie
comme suit :
Domaines
d?action
Points obtenus
par critère en
niveau 1
Points obtenus
par critère en
niveau 2
Points obtenus
par critère en
niveau 3
Total des points
pouvant être
obtenus
DA transversal
Critère 0.1
4 points 8 points 16 points 16 points
DA transversal
Critère 0.2
15 points 40 points 60 points 60 points
DA transversal
Critère 0.3
2 points 4 points 10 points 10 points
DA1
Critères 1.1 à 1.4
1 point
Pondération 2
2 points
Pondération 2
4 points
Pondération 2
36 points (dont 4
points pour le
bonus)
DA2
Critères 2.1 à 2.4
1 point
Pondération 2
2 points
Pondération 2
4 points
Pondération 2
32 points
DA3
Critères 3.1 à 3.5
1 point
Pondération 2
2 points
Pondération 2
4 points
Pondération 2
40 points
DA4
Critères 4.1 à 4.3
1 point 2 points 4 points
20 points (dont 4
points pour le
bonus et avec
pondération 2 sur
critère 4.1)
Éléments de compréhension de la notation :
? Afin de respecter la hiérarchisation des actions selon la Loi Garot, la note des critères des
domaines d?action 1 et 2, 3 et du critère 4.1 du domaine d?action 4 constituant de la prévention
du gaspillage alimentaire, est pondérée par deux ;
? 4 points bonus peuvent être attribués dans le domaine d?action 1 sur le dépassement des
critères de la Loi EGalim. 4 points bonus peuvent aussi être attribués dans le domaine d?action
4, sur le recours au don en priorité par rapport aux autres solutions : chaque bonus ne peut
être attribué de manière partielle, 4 points sont attribués ou ne le sont pas.
La notation est attribuée par l?auditeur sur chaque élément en fonction du degré de maturité avec
lequel sont remplies les exigences du référentiel (19 critères) par le candidat.
La notation de l?auditeur doit s?adapter aux spécificités de fonctionnement de chaque candidat,
notamment en fonction de sa catégorie d?acteur. En ce sens, l?auditeur doit connaître les grandes
différences pouvant exister entre les catégories d?acteurs mais également au sein d?une même
catégorie (ex : gestion concédée ou gestion directe) car le niveau d'attente sur la quantité et le niveau
de formalisation des éléments de réponse à chaque critère doivent être adaptés.
Les seuils de passage d?un niveau à l?autre du référentiel « Unités de préparation » sont définis comme
suit :
2025 ? V1
Éléments composant la
note globale
Seuil Niveau 1 Seuil Niveau 2 Seuil Niveau 3
DA transversal [0 ? 21 pts] [22 - 52 pts] [53 - 86 pts]
DA1 [0 - 8 pts] [9 - 16 pts] [17 - 32 pts]
DA2 [0 - 8 pts] [9 - 16 pts] [17 - 32 pts]
DA3 [0 - 10 pts] [11 - 20 pts] [21 - 40 pts]
DA4 [0 - 4 pts] [6 - 8 pts] [9 - 16 pts]
Seuils des 3 niveaux de
labellisation
[36 et 95 pts] [96 et 155 pts] [156 et 206 pts]
Mention spéciale si > 170 pts
En fonction de la note globale obtenue, le label est attribué sur le niveau 1, niveau 2 ou niveau 3.
Cependant, l?attribution des niveaux est conditionnée comme suit :
- Le niveau 1 est conditionné à l?obtention du niveau 1 au minimum au critère 0.2 sur le seuil
de gaspillage ;
- Le niveau 2 est conditionné à l?obtention du niveau 1 au minimum au critère 0.2 sur le seuil
de gaspillage ;
- Le niveau 3 est conditionné à l?obtention du niveau 2 au minimum au critère 0.2 sur le seuil
de gaspillage alimentaire ;
- La mention spéciale est conditionnée à l?obtention du niveau 3 au critère 0.2 sur le seuil de
gaspillage alimentaire.
Si l?établissement n?atteint pas le seuil de gaspillage alimentaire minimal nécessaire pour obtenir son
niveau global dans le label, il se voit attribuer le niveau inférieur de labellisation.
La mention spéciale donne accès à des actions de communication renforcées de la part de l?État.
La révision du référentiel
Le référentiel est révisé par arrêté suite à l?avis du Comité du label.