Panorama du logement social 2025
Auteur moral
République française
;Agence nationale de contrôle du logement social
Auteur secondaire
Résumé
"Le Panorama du logement social 2025 d'ANCOLS dresse un état complet du secteur : 71?% des ménages sont théoriquement éligibles, mais seuls 3,9?millions de demandes étaient actives en 2023. Moins de 400?000 attributions ont eu lieu, souvent à des ménages déjà locataires. Le parc dépasse 5?millions de logements, majoritairement soumis aux plafonds PLUS, avec une mobilité en baisse et des loyers encadrés."
Descripteur Urbamet
logement social
Descripteur écoplanete
Thème
Habitat - Logement
Texte intégral
Panorama
dulogement
social
2025
P04 Introduction
P06 Schéma simplifié de fonctionnement du secteur du logement social
Ch 1. Ménages
P10 Qui a le droit à un logement social?
P12 Combien y a-t-il de demandes de logement social ?
P14 Qui fait une demande de logement social ?
P16 Combien d'attributions de logements sociaux ont lieu chaque année ?
P18 Qui se voit attribuer un logement social ?
P20 Qui sont les locataires du parc social ?
P22 Quelle est la mobilité dans le parc social ?
Ch 2. Logements
P26 Combien de logements compte le parc social ?
P28 Quelle est l'évolution du nombre de logements sociaux ?
P30 À quoi ressemble un logement social ?
P32 Quelle est la vacance dans le parc social ?
P34 Comment finance-t-on un logement social ?
Ch 3. Loyers
P38 Quels sont les loyers dans le parc social ? Et par rapport au parc privé ?
P40 Les loyers pratiqués sont-ils éloignés des plafonds maximums ?
P42 Quelle est la part des loyers prise en charge par la solidarité nationale ?
P44 Quelle est la part des impayés dans le parc social ?
Panorama 2025
Sommaire
2024 - RAPPORT ANNUEL UNIQUE ANCOLS 3
Ch 4. Bailleurs
P48 Quels sont les acteurs du logement social ?
P50 Où sont implantés les OLS et comment ont-ils évolué
ces dernières années ?
P52 Quel est le chiffre d'affaires des bailleurs sociaux ?
P54 Combien investissent les bailleurs chaque année ?
P56 La dynamique d'endettement du secteur est-elle soutenable ?
P58 Quelles sont les aides dont bénéficie le secteur HLM ?
P60 Comment sont attribués les logements sociaux des bailleurs ?
Ch 5. PEC
P64 Qu'est-ce que la PEC ?
P66 Quels sont les principaux axes financés par la PEC ?
P68 Glossaire et compléments sur les sources
P70 Cartes des différents zonages
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 3
Panorama 2025
Introduction
4 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
2024 - RAPPORT ANNUEL UNIQUE ANCOLS 5
Le secteur du logement social produit une grande quantité de données. La construction
historique de ce service d?intérêt économique général s?est en effet accompagnée
d?une mise en commun des éléments qui permettent de connaître et comprendre
l?évolution annuelle des différentes facettes de son fonctionnement.
Le législateur a souhaité que l?Ancols ait un accès privilégié à ces données, dans la
poursuite de ses missions d?études, d?évaluation et de contrôle. Elle en fait un usage
permanent, qu?elle restitue en particulier dans la publication, sur son site internet, de ses
analyses et de ses rapports de contrôle. Le grand public a également accès à d?autres
analyses des mêmes données, par l?administration et ses services statistiques ainsi que
par les représentants des parties prenantes du secteur.
Il nous a semblé utile de compléter ces différentes publications par le présent document,
second volet d?une série annuelle, avec deux objectifs : se concentrer sur les principaux
ordres de grandeur et décrire les mécanismes du secteur.
Il s?agit donc, dans les pages qui suivent, d?apporter des éléments précis et chiffrés à
celles et ceux qui souhaitent aller au-delà des idées reçues sur le logement social et
comprendre comment il fonctionne dans ses différents aspects, avec quelles ressources
et avec quels résultats. C?est pourquoi le document se présente sous la forme de fiches
qui rassemblent et expliquent les chiffres clés, en réponse aux questions fréquemment
posées au sujet du logement social.
En espérant contribuer ainsi à la qualité du débat public, nous vous souhaitons une bonne
lecture.
Sylvain Mathieu
Président du conseil
d'administration
de l'ANCOLS
Serge Bossini
Directeur général
de l'ANCOLS
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 5
Population
Population
éligible
au parc
social
État
Demandeurs
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
Aides au logement
Départs pour le parc privé (locatif ou propriétaire)
Demandes
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Attributions
Prêts et aides au locataire
propriétaire
Prêts et
subventions
Schéma simplifié
de fonctionnement
du secteur du
logement social Entreprises
Contributions
pour les salariés
6 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Locataires
Parc
social
Collectivités
locales
Caisse de
Garantie du
Logement Locatif
Social
Banque
des Territoires/
Caisse
des Dépôts
Éxonérations fiscales
Aides au logement
TVA réduite / FNAP
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Loyers
Exploitation,
développement
et rénovation
Subventions
etexonérations
fiscales
Garantie des prêts
C
ot
is
at
io
ns
A
id
es
Pr
êt
s
Individus Institution Bailleurs Parc social
Bailleurs
sociaux
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 7
Entreprises
Contributions
pour les salariés
État
Demandeurs
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
Contributions
pour les salariés
Prêts et aides au locataire
propriétaire
Prêts et
subventions
Aides au logement
Demandes
Population
Population
éligible
au parc
social
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Attributions
Départs pour parc privé (locatif ou propriétaire)
8 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Subventions
etexonérations
fiscales
Loyers
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
Parc
social
Collectivités
locales
Caisse de
Garantie du
Logement Locatif
Social
Banque
des Territoires/
Caisse
des Dépôts
Éxonérations fiscales
TVA réduite / FNAP
Exploitation,
développement
et rénovation
Garantie des prêts
C
ot
is
at
io
ns
A
id
es
Pr
êt
s
Aides au logement
Bailleurs
sociauxLocataires
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Ménages
Chapitre 1
P10 Qui a le droit à un logement social?
P12 Combien y a-t-il de demandes de logement social ?
P14 Qui fait une demande de logement social ?
P16 Combien d'attributions de logements sociaux ont lieu chaque année ?
P18 Qui se voit attribuer un logement social ?
P20 Qui sont les locataires du parc social ?
P22 Quelle est la mobilité dans le parc social ?
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 9
Qui a le
droit à un
logement
social?
71% des ménages
théoriquement éligibles
au parc social?
Trois niveaux de plafonds de ressources sont définis pour
l'éligibilité au parc social: PLAI (le plus bas), PLUS et PLS
(le plus élevé). Chaque logement correspond à l?un
de ces plafonds, en fonction pour l?essentiel de la façon
dont il a été financé.
25 % des ménages résidents en France ont des ressources
inférieures aux plafonds PLAI (7 millions de ménages).
54 %des ménages ont des ressources inférieures aux
plafonds PLUS (15 millions) et 71 % aux plafonds les plus
élevés, les plafonds PLS (20millions).
...mais l'essentiel
duparc est accessible
à54 % des ménages
Source : Fidéli 2022** et RPLS
Part du parc social (en haut) et des mises
en service (en bas) auxquelles les ménages
sont éligibles par section du parc
etparrapport aux plafonds
0 %
50 %
10 %
60 %
20 %
70 %
80 %
90 %
100 %
30 %
40 %
Les ménages
entre les
plafonds PLAI
et PLUS (29 %)
ont accès
potentiellement
à 92 % du parc
Les ménages
entre les
plafonds PLUS
et PLS (17 %)
ont accès
potentiellement
à 7 % du parc
Ré
pa
rt
iti
on
d
u
pa
rc
s
oc
ia
l p
ar
pl
af
on
ds
d
e
re
ss
ou
rc
es
a
pp
lic
ab
le
s 8 %
7 %
92 %
7 %
85 %
PLS
PLUS
PLAI
Les ménages
sous les
plafonds PLAI
(25 %) ont accès
potentiellement
à 100 % du parc
0 %
50 %
10 %
60 %
20 %
70 %
80 %
90 %
100 %
30 %
40 %
Les ménages
entre les
plafonds PLAI
et PLUS (29 %)
ont accès
potentiellement
à 71 % des mises
en service
Les ménages
entre les
plafonds PLUS
et PLS (17 %)
ont accès
potentiellement
à 17 % des mises
en service
Ré
pa
rt
iti
on
d
es
m
is
es
e
n
se
rv
ic
e
pa
r
pl
af
on
ds
d
e
re
ss
ou
rc
es
a
pp
lic
ab
le
s
29 %
17 %
71 %
17 %
54 %
PLS
PLUS
PLAI
Les ménages
sous les
plafonds PLAI
(25 %) ont accès
potentiellement
à 100 % des
mises en service
Dans les faits, le parc social est très majoritairement
composé de logements soumis aux plafonds de
ressources PLUS (85 %). Les ménages qui y sont éligibles
représentent 54 % desrésidents. Ces derniers sont
également éligibles aux logements PLS, leurs plafonds
étant plus élevés queceux du PLUS. À noter toutefois une
part plus importante deslogements soumis aux plafonds
deressources PLAI etPLS parmi les logements disponibles
à la location chaque année, du fait du poids plus important
deceslogements parmi ceux mis en service (les mises
enservice représentant environ 20 % de l?offre disponible
chaque année, le reste correspondant à des rotations).
Lesplafonds de loyers associés à chaque logement n?étant
pas en lien direct avec les plafonds de ressources,
il s?agit ici d?un accès théorique au parc, ne prenant pas en
compte la capacité réelle des ménages à payer le loyer.
Nombre des ménages résidents en France
selon leur degré d?éligibilité au parc social
Source : Fidéli 2022**
**voir page 69
**voir page 69
25 %
100 %
54 %
71 %
15 millions
de ménages
sous plafonds
PLUS (54 %)
20 millions
de ménages
sous plafonds
PLS (71 %)
28 millions
de ménages
(100 %)
7 millions
de ménages
sous plafonds
PLAI (25 %)
10 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
69 % des locataires
duparc privé sont
éligibles aux logements
sociaux PLUS
Les ménages locataires du parc privé représentent 25 %
de l'ensemble des résidents. Parmi eux, 83 % sont éligibles
au parc social et 69 % ont des ressources inférieures aux
plafonds PLUS, soit les plafonds associés aux logements
les plus répandus.
Si les propriétaires occupants, qui représentent 60 %
desrésidents, sont 61 % à être éligibles au parc social,
un logement peut leur être refusé si leur logement actuel
est adapté à leurs besoins ou susceptible de générer
desrevenus suffisants pour accéder à un logement
du parc privé (article L.441?2?2 du CCH).
Pour aller
plus loin
ANCOLS (2024), 54% des ménages
résidents en France métropolitaine sont
éligibles aux logements PLUS
Quelles sont les
conditions d?accès
au parc social ?
Les plafonds de ressources applicables pour déterminer l?accès au parc social sont
définis en termes de Revenu Fiscal de Référence (RFR) de l?année N-2 en fonction de :
> La composition familiale du ménage : ensemble des personnes qui occuperont
le logement (article L422-12 du CCH), et dans le cas des couples sans enfant,
l?âge des conjoints ;
> La localisation du logement : 4 zones sont définies (dont 1 pour les DROM).
Part des ménages locataires du parc
privé éligibles au parc social selon
lesdifférents plafonds de ressources
PLAI Entre PLAI et PLUS Entre PLUS
etPLS
Non éligibles
35 % 34 % 14 % 17 %
CATÉGORIE DE MÉNAGES
PARIS ET
COMMUNES
LIMITROPHES
ÎLE-DE-FRANCE
HORS PARIS
ET COMMUNES
LIMITROPHES
AUTRES RÉGIONS
MÉTROPOLITAINES OUTRE-MER
Une personne seule 26 687 ¤
39 885 ¤
52 284 ¤
62 424 ¤
74 271 ¤
83 575 ¤
+ 9 313 ¤
26 687 ¤
39 885 ¤
47 944 ¤
57 429 ¤
67 984 ¤
76 504 ¤
+ 8 524 ¤
23 201 ¤ 20 881 ¤
30 984 ¤ 27 886 ¤
37 259 ¤ 33 533 ¤
44 982 ¤ 40 484 ¤
52 915 ¤ 47 624 ¤
59 636 ¤ 53 672 ¤
+ 6 652 ¤ + 5 987 ¤
Deux personnes sans aucune personne à charge
à l'exclusion des jeunes ménages ou une personne seule
en situation de handicap
Trois personnes ou une personne seule avec une
personne à charge ou jeune ménage sans personne à
charge ou deux personnes dont au moins une est en
situation de handicap
Quatre personnes ou une personne seule avec deux
personnes à charge ou trois personnes dont au moins
une est en situation de handicap
Cinq personnes ou une personne seule avec trois
personnes à charge ou quatre personnes dont au moins
une est en situation de handicap
Six personnes ou une personne seule avec quatre
personnes à charge ou cinq personnes dont au moins
une est en situation de handicap
Personne supplémentaire
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Plafonds de ressources annuelles applicables aux logements PLUS en 2025
Source : Fidéli 2022** et RPLS
Répartition des ménages résidents
par statut d?occupation France entière
Source : Fidéli 2022**
Propriétaires
occupants
Éligibilité des ménages
par statut
Parc locatif
privé
Parc social
61 %
96 %
83 %
60 %
15 %
25 %
**voir page 69
**voir page 69
11
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/54-des-menages-residants-en-france-metropolitaine-sont-eligibles-aux-logements-plus
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/54-des-menages-residants-en-france-metropolitaine-sont-eligibles-aux-logements-plus
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/54-des-menages-residants-en-france-metropolitaine-sont-eligibles-aux-logements-plus
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/54-des-menages-residants-en-france-metropolitaine-sont-eligibles-aux-logements-plus
Combien
y a-t-il de
demandes
de logement
social ?
3,9 millions
de demandes actives
en 2023
3,9 millions de demandes de logement social ont été
actives au moins un jour en 2023. L?autre méthode souvent
utilisée pour dénombrer les demandes, consiste à prendre
celles actives à une date donnée. Ainsi, au 1er juillet 2023,
2,6 millions de demandes étaient comptabilisées.
L?écartentre les deux approches s?explique par le très
fort renouvellement du stock de demandes : plus d?un
million de nouvelles demandes sont créées chaque année
(soit environ 3% de l?ensemble des ménages français)
et une proportion similaire est radiée. La radiation
intervient parce qu?une attribution a eu lieu, ou parce
que la demande n?a pas été renouvelée (les raisons les
plus souvent évoquées sont le fait d?avoir trouvé un
autre logement ou d?avoir été découragé ; les radiations
pour oubli étant minoritaires) ou bien enfin parce que le
ménage adelui?même annulé sa demande. En revanche,
quelle que soit la méthode retenue pour dénombrer les
demandes, l'évolution entre 2019 et 2023 est assez proche
dans les deux cas, à savoir environ 400000 demandes
de plus.
> ANCOLS (2024), Tableau de bord
2023 des attributions de logement
social
> ANCOLS (2023), Dématérialisation
de l?enregistrement de la demande
de logement social : quelle différence
d?aboutissement des demandes
selon leur modalité de dépôt ?
> ANCOLS (2020), La demande de
logement social : quels arbitrages
des ménages du dépôt à l?éventuelle
attribution d?un logement ?
Pour aller plus loin
Volume de demandes de logement social
(2019-2023)
0 1
00
0
00
0
1
50
0
00
0
2
00
0
00
0
3
00
0
00
0
3
50
0
00
0
4
00
0
00
0
2
50
0
00
0
2019
2020
2021
2022
2023
3 404 000
3 544 000
3 663 000
3 878 000
3 466 000
Source : Infocentre SNE ? Traitements ANCOLS
Nombre de nouvelles demandes
etderadiations chaque année (2019-2023)
Source : Infocentre SNE ? traitements ANCOLS
Nouvelles demandes créées Radiations (tous motifs)
1 359 000
1 249 000
1 385 000
1 403 000
1 449 000
1 305 000
1 250 000
1 284 000
1 239 000
1 270 000
0 20
0
00
0
40
0
00
0
60
0
00
0
1
00
0
00
0
1
20
0
00
0
1
40
0
00
0
1
60
0
00
0
80
0
00
0
2019
2020
2021
2022
2023
12 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-attributions-de-logements-sociaux-3
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-attributions-de-logements-sociaux-3
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-attributions-de-logements-sociaux-3
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/quelle-difference-daboutissement-des-demandes-selon-leur-modalite-de-depot
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/quelle-difference-daboutissement-des-demandes-selon-leur-modalite-de-depot
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/quelle-difference-daboutissement-des-demandes-selon-leur-modalite-de-depot
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/quelle-difference-daboutissement-des-demandes-selon-leur-modalite-de-depot
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/quelle-difference-daboutissement-des-demandes-selon-leur-modalite-de-depot
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/la-demande-de-logement-social
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/la-demande-de-logement-social
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/la-demande-de-logement-social
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/la-demande-de-logement-social
https://www.ancols.fr/page/Combien-y-a-t-il-de-demandes-de-logement-social
3 demandes
sur 10 sont
localisées
en Île-de-France
La répartition du volume
et de la part des demandes
par région permet de
distinguer la proportion
importante des demandes
réalisées en zone tendue
et plus particulièrement en Île?de?France.
En effet, cette région porte à elle seule plus
de 1 million de demandes, soit près de 30 %
de l?ensemble des demandes alors qu'elle abrite
17 % de l'ensemble des ménages. Elle est d'ailleurs
la seule région ? avec la Guyane ? à atteindre un
taux de demande de près de 20 % (autrement dit,
1 ménage francilien sur 5), contre une moyenne
nationale à 12 %.
97 000 demandes
reconnues comme
DALO
Le dispositif DALO (Droit au Logement Opposable)
permet aux demandeurs d?un logement social,
sous certaines conditions précises, de voir leur
demande reconnue comme prioritaire par une
commission de médiation. Ainsi, une solution
de logement doit leur être apportée en urgence
en application de l?article L. 441?2?3 du CCH.
85 000 demandes étaient recensées comme
actives au moins un jour en 2019 contre
97 000 en 2023, soit 14 % d?augmentation sur la
période. 64 % des demandes DALO sont situées
en Île-de-France et 6 % des demandes
de la région capitale émanaient d?un ménage
DALO contre 3 % en moyenne.
Comment est
enregistrée la
demande?
Pour accéder à un logement social, un ménage doit au préalable faire une demande, soit
entièrement en ligne via un formulaire à remplir sur un site dédié (www.demande-logement-
social.gouv.fr), soit via un formulaire papier CERFA à déposer dans un guichet physique
enregistreur (mairies, organismes HLM, CAF).
Une demande ne porte que sur un département, à l?exception de l?Île-de-France où
une seule demande est valable pour l?ensemble de la région. Un ménage cherchant
un logement à cheval entre deux départements devra donc créer deux demandes.
La part des ménages ayant fait plus d?une demande est estimée à environ 10%.
L?ensemble des demandes de logement social sont recensées dans le SNE (Système National
d'Enregistrement de la demande). Afin de faciliter l?information et améliorer l?efficacité
du traitement des demandes, la loi ALUR prévoit que chaque EPCI, réservataire, bailleur,
organisme et service approuvé soit doté d?un système partagé interconnecté avec le SNE.
Volume des demandes DALO actives au moins
un jour chaque année (2019-2023)
0 10
0
00
20
0
00
30
0
00
50
0
00
60
0
00
70
0
00
80
0
00
90
0
00
10
0
00
0
40
0
00
2019
2020
2021
2022
2023
82 500
91 200
93 100
97 300
85 100
Source : Infocentre SNE ? Traitements ANCOLS
Radiations (tous motifs)
Volume et poids des demandes par région :
moyenne 2019-2023
Source : Infocentre SNE - Traitements ANCOLS
Moins de 10 %
Poids des demandes
parmi l'ensemble des
ménages
Entre 10 et 12 %
Entre 12 et 15 %
Plus de 15 %
327 000
176 000
134 000
182 000
288 000
110 000
248 000 388 000
263 000
1 032 000 215 000
98 000
11 000
18 000
2 000
58 000
21 000
20 000
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 13
http://www.demande-logement-social.gouv.fr
http://www.demande-logement-social.gouv.fr
Qui fait une
demande
de logement
social ?
Une demande
sur deux estfaite par
une personne seule
48 % des demandes actives au moins un jour en 2023
avaient été faites par une personne seule, alors que ces
ménages représentent 38 % de la population générale.
Cette catégorie de demandeurs croît d'ailleurs plus vite
que la moyenne : + 21 % depuis 2019 contre +13 % en
moyenne.
Les familles avec enfant(s) représentent 42 % des ménages
demandeurs. Un tiers sont des familles avec
3 enfants ou plus. Cette dernière catégorie a d'ailleurs
cru de 12 % sur la période 2019?2023.
À noter que les dénombrements présentés ici renvoient
à des demandes, et donc à des ménages, et non des
individus.
Au moins 4 ménages
sur 10 en emploi
43 % des demandes de logement social émanent de
ménages actifs occupés, cette proportion étant stable
entre 2016 et 2019. Les retraités, moins mobiles que les
autres catégories de ménages et donc moins prompts
à faire une (nouvelle) demande de logement social,
représentent 8 % des demandes alors qu?ils constituent
environ 25 % de la population générale.
La catégorie « autres » représente un tiers des demandes,
dans la mesure où l?item « autre » a été coché par une
proportion similaire de ménages. Il est plus que probable
qu'une part notable soit en emploi, le taux de 43 % d?actifs
occupés parmi les demandeurs, constitue donc une borne
basse.
En l'absence d'un volume suffisant de données qualifiées
dans le Cerfa V5 en 2023 et les modalités liées au statut
professionnel assez limitées dans le Cerfa v4, les résultats
présentés sont basés sur une moyenne des données
collectées entre 2016 et 2019.
Répartition de la population générale
et des demandes actives en 2023 par
composition familiale
Source : Infocentre SNE ? Traitements ANCOLS &INSEE ? tableau
de bord de l?économie française
Personne
seule
Couple avec
enfant(s)
Couple
sans enfant
Autre situation
(ménages dit
complexes)
Famille
monoparentale
Population
générale
Part des
demandes
0% 100%80%60%40%20%
38 %
48 %
9%
24 %
24 %
18 %
25%
10 %
4 %
Répartition des demandes par statut
professionnel (2016-2019)
30 %
43%
2 %
14 %
3 %
8 %
11 %
32 %
CDD, stage, intérim
Artisan, commerçant,
profession libérale
CDI ou
fonctionpublique
Chômage
Étudiant et apprenti
Retraités
Autres
Source : Infocentre SNE - Traitements ANCOLS
Champ : Demandes actives au moins un jour entre 2016 et 2019,
les modalités du Cerfa v4 étant limitées et les demandes via le Cerfa v5
pas assez suffisantes en 2023.
14 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
1 300 ¤ par mois et
par UC : la moyenne
des ressources des
demandeurs
Bien que 71 % des ménages soient éligibles
au parc social, les demandes de logement
socialsont davantage le fait des ménages les
plus modestes. Ainsi, si 11 % des ménages éligibles
fontune demande, ce taux est de 21 % pour
les ménages dont les revenus sont inférieurs
à 50 % du PLAI (les plafonds les plus bas
du parc social).
Ce faisant, 17 % de l?ensemble des demandes
ont été faites par des ménages dont les
ressources par Unité de Consommation (UC)
étaient inférieures à 600 ¤ par mois. L?Unité
deConsommation permet de comparer
le niveau de vie de ménages de taille ou
de composition différentes (créée et définie
par l?Insee, la formule est la suivante :
1 pour la première personne du ménage,
0,5 pour chaque personne supplémentaire
de 14 ans et plus, 0,3 pour chaque enfant
de moins de 14 ans).
18 % des locataires
duparc privé ont fait
unedemande
Pour rappel, parmi les ménages éligibles au parc social,
11 % ont fait une demande de logement social. Parmi les
locataires du parc privé, le taux est de 18 %.
1 % des propriétaires éligibles ont fait une demande.
À noter que la loi prévoit explicitement qu?un ménage
propriétaire dont le logement est « adapté à ses besoins
et capacités ou susceptible de générer des revenus
suffisants pour accéder à un logement du parc privé
peut constituer un motif de refus pour l?obtention d?un
logement social » (Article L441?2?2 du CCH), sans pour
autant rendre formellement inéligibles ces ménages.
Enfin, 26 % des ménages déjà locataires du parc social
et dont les ressources demeurent inférieures aux plafonds
(soit 95 % de l'ensemble des locataires du parc social),
ont refait une demande de logement social. Ce faisant,
un tiers des demandes de logement social émanent de
ménages vivant déjà dansle parc social.
Pour aller
plus loin
> ANCOLS (2023), 54 % des ménages résidents
en France métropolitaine sont éligibles aux logements PLUS
> ANCOLS (2024), Tableau de bord 2023
des attributions de logement social
> INSEE, Définition des unités de consommation
Taux de recours parmi les éligibles,
selon leur statut d'occupation
Ensemble des éligibles (PLS)
30%
1%
0%
Propriétaires Parc locatif
privé
Parc social Ensemble
18 %
26%
11%
Champ : ensemble des ménages éligibles au parc social en France métropolitaine
Source : Fidéli 2022** et demandes recensées en 2022 dans l?Infocentre SNE
Répartition des demandes selon
les revenus des demandeurs par UC
(2019-2023)
Source : Infocentre SNE ? Traitements ANCOLS
Part des
demandes
100%80%60%40%20%
48 % 24 % 18 % 10 %
Moins de 300 ¤
De 300 ¤ à 600 ¤
De 600 ¤ à 1 000 ¤
De 1 000 ¤ à 1 500 ¤
De 1 500 ¤ à 2 000 ¤
Plus de 2 000 ¤
3% 14% 27 % 31 % 17 % 8 %
**voir page 69
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 15
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/54-des-menages-residants-en-france-metropolitaine-sont-eligibles-aux-logements-plus
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/54-des-menages-residants-en-france-metropolitaine-sont-eligibles-aux-logements-plus
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-attributions-de-logements-sociaux-3
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-attributions-de-logements-sociaux-3
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1890#:~:text=Les%20unit%C3%A9s%20de%20consommation%20sont,de%20moins%20de%2014%20ans
https://www.ancols.fr/page/Qui-fait-une-demande-de-logement-social
Combien
d'attributions
de logements
sociaux ont
lieu chaque
année ?
Moins de 400 000
attributions
de logements sociaux
en 2023, un chiffre
en baisse
Les attributions de logements sociaux baissent de manière
tendantielle, passant de 454 000 en 2019 à 393 000 en
2023, soit une baisse de 13 % sur les 5 dernières années.
L?année 2020, marquée par la crise sanitaire, enregistre une
diminution plus prononcée du fait de la forte baisse de la
mobilité, particulièrement lors du premier confinement.
Le taux d?attribution est également en baisse, sous l?effet
conjugué d?une hausse des demandes et d?une baisse
des attributions sur la période. La baisse des attributions
s?explique principalement par une baisse de la rotation
mais aussi par une baisse de l?accroissement net du
parc (voir la fiche Quelle est l'évolution du nombre de
logements sociaux ? pages 28?29).
Plus d'une attribution
sur 4 sont faites à des
ménages vivant déjà
dans le parc social
En 2023, 27 % des attributions (soit 105 000) se sont
faites au bénéfice de ménages vivant déjà dans le parc
social, une proportion stable sur les 5 dernières années.
Pour rappel, ils représentent 30 % des demandeurs.
Les ménages qui se voient attribuer un nouveau
logement déménagent le plus souvent pour plus grand:
ils sont ainsi 42 % à accéder à un logement d'au moins
une pièce supplémentaire. En parallèle, 22 % entrent
dans un logement plus petit que celui qu?ils occupaient
précédemment. La mobilité se fait principalement au sein
du même territoire : sur la période 2015?2018, 83 % des
mobilités internes avaient eu lieu au sein du même EPCI.
0
100 000
200 000
300 000
400 000
500 000
600 000
700 000
Volume et taux d?attributions de logement
social (2019-2023)
2,0%
0,0%
4,0%
6,0%
8,0%
10,0%
12,0%
14,0%
2019 2020 2021 2022 2023
45
4
00
0
38
5
00
0
43
6
00
0
41
8
00
0
39
3
00
0
13,1 %
11,0 %
12,3 %
11,4 %
10,1 %
Volume d'attribution (échelle de gauche)
Taux d'attribution (échelle de droite)
Source : Infocentre SNE ? Traitements ANCOLS
DES MUTATIONS INTERNES
VERS UN LOGEMENT
PLUS PETIT22 %
DES MUTATIONS INTERNES
VERS UN LOGEMENT
PLUS GRAND42 %
16 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Pour aller
plus loin
> ANCOLS (2024), Tableau de bord 2023 des attributions
delogement social
> ANCOLS (2024), Note relative à l?obligation dite DALO
dusecteur de la Participation des Employeurs à l?Effort
deConstruction sur l?exercice 2022
24 000 attributions
en 2023 à des
ménages reconnus
DALO
Les attributions aux ménages déclarés
prioritaires en application de l?article L. 441?2?3
du CCH (dits « ménages DALO») augmentent,
passant de 21 600 en 2019 à23600 en 2023,
soit 9 % d?augmentation. Letaux d?attribution
est en revanche en baisse du fait d?une hausse
plus importante du volume de demandeurs
reconnus DALO que du nombre d?attributions
à ces ménages : 83 000 ménages étaient
reconnus DALO en 2019 contre 97 000 en 2023.
57 % de ces attributions sont situées en
Île-de-France, et une attribution sur cinq dans
cette région correspondait à une situation
reconnue DALO contre 1 sur 20 en moyenne
(6 %). Dans cette région, le taux d'attribution
des ménages DALO était de 21,4 % en 2023,
à comparer au taux d'attribution régional des
ménages "non DALO" de 2,5 % (conduisant à un
taux d'attribution moyen de 6,3 %), soit un ratio
de 8,5.
Comment
est attribué
un logement
social ?
L?attribution d?un logement social à un demandeur s?effectue au sein d?une commission
d?attribution de logements et d?examen d?occupation des logements (CALEOL). Composée
de représentants du bailleur (y compris un représentant de ses locataires), un représentant
de la mairie où se trouve le logement et un représentant de l?État, elle se réunit à intervalles
réguliers et examine trois dossiers des candidats répondant aux critères pour chaque
logement disponible. Les trois candidats présentés sont sélectionnés par les bailleurs ou les
réservataires de logements, après instruction de leur dossier. Le préfet est informé de la
tenue de la CALEOL et peut y participer à sa demande (voir la fiche Comment sont attribués
les logements sociaux des bailleurs ? pages 60-61)
Candidats Sélection
des 3 candidats
Commission
d?attribution
Classement
des candidats
Source : Ministère chargé du logement - https://www.ecologie.gouv.fr/attributions-logements-sociaux
Volume et taux d?attribution aux ménages
prioritaires au titre du DALO (2019-2023)
0
5 000
0,0 %
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
40 000 30,0 %
2019 2020 2021 2022 2023
21
6
00
19
0
00
24
3
00
24
5
00
23
6
00
26,2 %
23,1 %
26,6 % 26,3 %
24,2 %
Volume d'attribution (échelle de gauche)
Taux d'attribution (échelle de droite)
Source : Infocentre SNE ? Traitements ANCOLS
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 17
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-attributions-de-logements-sociaux-3
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-attributions-de-logements-sociaux-3
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/obligation-dite-dalo-du-secteur-de-la-peec-en-2022
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/obligation-dite-dalo-du-secteur-de-la-peec-en-2022
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/obligation-dite-dalo-du-secteur-de-la-peec-en-2022
https://www.ecologie.gouv.fr/attributions-logements-sociaux
https://www.ancols.fr/page/Combien-dattributions-de-logements-sociaux-ont-lieu-chaque-annee
Qui se voit
attribuer
un logement
social ?
Au moins 56 % des
attributions à des
personnes en emploi
56 % des attributions entre 2016 et 2019 correspondent
à des ménages « actifs occupés ».
Par rapport aux profils des demandeurs, les actifs occupés
(sauf les indépendants) et les étudiants et apprentis sont
sur?représentés parmi les attributaires. À titre d?exemple, les
ménages classés « salariés du privé » représentent 39 % des
attributions alors qu?ils constituent 30 % desdemandeurs.
À l?inverse, les chômeurs et retraités sont enproportion
moins nombreux à bénéficier d?une attribution, lacatégorie
des « autres » étant celle la plus sous?représentée (19 % des
attributions pour 32 % des demandes).
Il est probable qu?une part importante des 19 % de « autres»
soit en emploi, le taux de 56 % d?actifs occupés parmi les
attributions, constitue donc une borne basse.
Un taux d'attribution
un peu plus élevé
pour les ménages
jeunes et les familles
monoparentales
Plus de la moitié des attributions sont accordées
à des ménages de moins de 40 ans. Le taux
d?attribution est inversement corrélé à l?âge : de 11,3%
pour les moins de 30 ans à 8,7 % pour les 65 ans et
plus. L?écart entre les différents taux d?attribution est
cependant suffisamment faible pour considérer en
première approche que les profils des attributaires
sont proches de celui des ménages demandeurs.
À noter que l'écart tend par ailleurs à se réduire, la
baisse du taux d'attribution des "jeunes" étant plus
marquée que celle des ménages plus âgés.
4 attributions sur 10 correspondent à des personnes
seules, mais leur taux d?attribution est inférieur à
la moyenne (8,9 %). Les familles monoparentales
représentent 29 % des attributaires et ont un taux
d?attribution de 12,0 %, plus élevé que les autres
catégories familiales. Néanmoins, ici aussi, l?écart entre
les différents taux d?attribution est suffisamment faible
pour considérer en première approche que les profils
des attributaires est proche de celui des ménages
demandeurs en termes de composition familiale.
Répartition des ménages qui se sont
vu attribuer un logement selon l?âge
duprincipal demandeur en 2023
Source : Infocentre SNE
Traitements ANCOLS
Répartition des ménages qui se sont
vu attribuer un logement selon leur
situation familiale en 2023
Personne seule
Couple avec enfant(s)
Famille monoparentale
Couple sans enfant
42 %
29 %
19 %
10 %
Moins de 30 ans
40 - 49 ans
30 - 39 ans
50 - 64 ans
65 ans et plus
28 %
28 %
20 %
17 %
8 %
Répartition des attributions entre 2016
et 2019 selon la situation professionnelle
39 %
16 %
1 %
13 %
4 %
8 %
19 %
CDI ou
fonction publique
CDD, stage, intérim
Artisan, commerçant,
profession libérale
Chômage
Étudiant et apprenti
Retraité
Autres
Source : Infocentre SNE
Traitements ANCOLS
Champ : demandes actives entre 2016 et 2019, les
modalités du Cerfa v4 étant limitées et les demandes
via le Cerfa v5 pas assez suffisantes en 2023.
56 %
18 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
44 000 attributions à des ménages disposant
de moins de 600 ¤ par mois et par UC
Près de 11 % des attributions ont été accordées à des
ménages dont les ressources par Unité de Consommation
(UC) étaient inférieures à 600 ¤ par mois. Néanmoins, le
taux d?attribution des ménages très modestes est inférieur
àla moyenne. Plus généralement, le taux d?attribution
enfonction des ressources suit une courbe en U inversé,
croissant au début (plus les ménages ont de ressources,
plus leur taux d?attribution augmente), puis est à peu près
stable entre 600 ¤ et 1 500 ¤ par UC, avant de décroître.
À noter cependant que près de 20 % des dossiers avec
attribution n?ont pas de revenus renseignés dans le
SNE, alors que les bailleurs sont tenus de compléter
ces éléments s'ils ne sont pas déjà renseignés, lors de
l'attribution.
> ANCOLS (2024), Tableau de bord 2023 des attributions
delogement social
> OFCE, Fondation pour le Logement des Défavorisés (2023),
Quelles difficultés d?accès des ménages les plus pauvres au
parc social ?
> ANCOLS (2021), Quelle part du parc social hors QPV
estaccessible aux ménages les plus modestes ?
> ANCOLS (2021), Bilan et perspectives d?amélioration
delamise en oeuvre de l?obligation d?attributions de logements
sociaux situés en dehors d?un QPV à des ménages modestes
Pour aller
plus loin
50 000 attributions
à des ménages venant
d'habitats précaires et
decentres d'hébergement
Plus de 10 % des attributions portent sur des ménages enhabitat
précaire ou vivant en structure d'hébergement, soit 50000
attributions. Malgré un recul de l?ensemble des attributions
de 6 % en 2023 en moyenne, les attributions aux ménages
vivant en habitat précaire augmentent de7 % parrapport à
2022 atteignant un volume d?un peu plus de17000 attributions.
Le taux d?attribution des ménages vivant enstructure
d'hébergement est de 14 %, contre 10 % en moyenne.
Hébergé en structure d'hébergement Habitat précaire
30 000
35 000
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
2019 2020 2021 2022 2023
13 200 12 900
11 000
16 300
17 300
29 700
26 300
32 600 32 000 32 800
Volume d?attribution aux ménages selon
le mode de logement avant attribution
(2019-2023)
Taux d'attribution selon les ressources par UC en 2023
Source : Infocentre SNE ? Traitements ANCOLS
6,0 %
4,0 %
2,0 %
0,0 %
8,0 %
10,0 %
12,0 %
14,0 %
16,0 %
M
oi
ns
d
e
40
0
¤
D
e
90
0
à
99
9¤
D
e
1
60
0
à
1
69
9¤
D
e
60
0
à
69
9¤
D
e
1
20
0
à
1
29
9¤
D
e
1
90
0
à
1
99
9¤
D
e
40
0
à
49
9¤
D
e
1
00
0
à
1
09
9¤
D
e
1
70
0
à
1
79
9¤
D
e
70
0
à
79
9¤
D
e
1
30
0
à
1
39
9¤
D
e
2
00
0
à
2
99
9¤
D
e
50
0
à
59
9¤
D
e
1
10
0
à
1
19
9¤
D
e
1
80
0
à
1
89
9¤
D
e
80
0
à
89
9¤
D
e
1
50
0
à
1
59
9¤
D
e
1
40
0
à
1
49
9¤
D
e
3
00
0
à
3
99
9¤
D
e
4
00
0
à
4
99
9¤
Pl
us
d
e
5
00
0¤
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 19
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-attributions-de-logements-sociaux-3
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-attributions-de-logements-sociaux-3
https://ofce.github.io/logsoc/
https://ofce.github.io/logsoc/
https://ofce.github.io/logsoc/
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/quelle-part-du-parc-social-hors-qpv-est-accessible-aux-menages-les-plus-modestes
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/quelle-part-du-parc-social-hors-qpv-est-accessible-aux-menages-les-plus-modestes
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/attribution-de-logements-sociaux-hors-qpv
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/attribution-de-logements-sociaux-hors-qpv
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/attribution-de-logements-sociaux-hors-qpv
https://www.ancols.fr/page/Qui-sont-les-locataires-du-parc-social
Qui sont
les locataires
du parc
social ?
> ANCOLS (2023, 2024), Enquête annuelle
auprès des locataires du parc social
(millésimes 2023 et 2024)
> INSEE : tableau de bord de l?économie
française (données démographiques 2024)
Des locataires avec des
ressources plus élevées
que les attributaires
Les ménages locataires du parc social habitant dans
leur logement depuis au moins deux ans ont un niveau
de vie moyen de 17 600 ¤ en 2021 contre 16 600 ¤ pour
les locataires arrivés depuis moins d'un an dans leur
logement. Le niveau de vie est défini comme le revenu
disponible du ménage, c?est?à?dire le revenu mis
à disposition du ménage pour consommer et épargner
divisé par le nombre d?Unités de Consommation (UC).
Ainsi, 26 % des ménages arrivés depuis moins d'un an dans
leur logement du parc social appartiennent aux 10 % des
ménages les plus pauvres, contre 19 % pour ceux arrivés
depuis 2 ans et plus dans leur logement.
... NOUVEAUX ATTRIBUTAIRES
... DES LOCATAIRES VIVANT DEPUIS AUMOINS
2 ANS DANS LEUR LOGEMENT
17 600 ¤
Niveau de vie moyen des...
16 600 ¤
Des locataires plus
modestes que la moyenne
34 % des locataires du parc social, en 2021, disposaient
d?un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, contre
22 % parmi les locataires du parc privé et 8 % parmi les
propriétaires (le taux de pauvreté est défini comme
la proportion d'individus ayant un niveau de vie inférieur
à 60 % de la valeur médiane). Plus largement, le revenu
de vie moyen dans le parc social est de 17 200 ¤ contre
22 200 ¤ pour les locataires du parc privé et 29 500 ¤
pour les propriétaires.
Néanmoins, le parc social accueille aussi des classes
moyennes. Ainsi, 14 % des ménages appartenant au 5ème
décile (D5) et 11 % des ménages du 6ème décile (D6),
à savoir les deux déciles médians, vivent dans le parc
social.
À noter enfin que si le parc social accueille en proportion
davantage de ménages modestes, 69 % des ménages du
premier décile n?habitent pas dans le parc social.
Pour aller plus loin
Note de lecture : parmi les 10 % de l?ensemble des ménages français ayant
leplus faible niveau de vie (D1), 31 % sont locataires dans le parc social.
Locataires
duparc social
Locataires
duparc privé
Part des ménages vivant dans le parc
social, ventilé par décile de niveau de vie
D1
D2
D3
D4
D5
D6
D7
D8/9/10
Total
Propriétaires
occupants
0 % 20 % 40 % 60 % 80 % 100 %
32 %
34 %
46 %
53 %
61 %
67 %
72 %
81 %
60 %
36 %
32 %
30 %
28 %
25 %
23 %
20 %
16 %
25 %
31 %
34 %
25 %
19 %
14 %
11 %
7 %
3 %
15 %
Source : Fidéli 2022**
Source : Fidéli 2022**
**voir page 69
Source : Fidéli 2022**
**voir page 69
20 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.insee.fr/fr/outil-interactif/5367857/tableau/20_DEM/24_CFM
https://www.insee.fr/fr/outil-interactif/5367857/tableau/20_DEM/24_CFM
https://www.ancols.fr/page/Qui-sont-les-locataires-du-parc-social
Des types de
ménages proches
de la population
française mais
davantage de familles
monoparentales
La composition familiale des ménages du parc social
est proche de celle de l'ensemble de la population
française avec 42 % de ménages composés d?une
personne seule. Néanmoins, les couples sans enfant
sont relativement moins présents (11 % contre 22 %) au
profit des familles monoparentales (20 % contre 11 %).
Plus jeunes que les
propriétaires, plus
vieux que les locataires
duparc privé
La moyenne d?âge des titulaires du parc social est
de 54 ans, contre 58 ans pour les propriétaires et
45 ans pour le parc locatif privé. En lien avec la
sur?représentation des ménages avec enfants,
39 % des titulaires d?un bail dans le parc social ont entre
35 et 54 ans, 36 % des titulaires dans le parc locatif privé
ont moins de 35 ans alors que 41 % des propriétaires ont
65 ans et plus.
Des locataires
satisfaits
de leur
logement
8 ménages locataires du parc social sur 10
sont satisfaits de leur logement, proportion
stable depuis 2021. La satisfaction est
cependant moindre pour les ménages vivant
en Quartiers prioritaires de la Politique de la
Ville (QPV) etpour les ménages avec enfants
(respectivement 70 % et 73 %). Les principales
insatisfactions viennent du mauvais état du
logement et de sa petitesse. Concernant le
quartier, 81 % des ménages sont satisfaits de
leur quartier, 70 % dans les QPV. Les principales
sources d?insatisfaction sont des problèmes de
voisinage et de délinquance.
Satisfaction des ménages locataires
du parc social de leur logement et
quartier
18-24 ans 35-54 ans 55-64 ans 65 ans et plus25-34 ans
AutreCouple
avec enfant(s)
Couple
sans enfant
Personne
seule
Famille
monoparentale
Oui,
tout à fait
Plutôt oui Plutôt non Non, pas
du tout
Logement
Quartier
20%0% 40% 60% 80% 100%
50 %
45 %
31 %
33 %
7 %
10 %
9 %
10 %
Source : Baromètre 2024
Répartition des ménages par composition
familiale selon le statut d?occupation
Source : Fidéli 2022**
**voir page 69
Champ : Caractéristiques de la personne de référence du ménage
rattaché au logement.
Locataires
duparc social
Locataires
duparc privé
Propriétaires
occupants
Total
0%
40%
20%
80%
60%
100%
42 %
55 %
31 % 43 %
11 %
16 %
30 %
22 %
19 %
13 % 28 % 22 %
20 %
12 % 8 % 11 %
6 % 4 % 4 % 4 %
Répartition des ménages par âge
de la personne de référence du ménage
selon le statut d?occupation
Source : Fidéli 2022**
**voir page 69
Champ : Caractéristiques de la personne de référence du ménage
rattaché au logement.
Locataires
duparc social
Locataires
duparc privé
Propriétaires
occupants
Total
0%
40%
20%
80%
60%
100%
4 %11 %2 %
14 %
7 %
25 %
12 %
33 %
32 %
34 %
39 %
17 %
19 %
13%
20 %
32 %
41 %
17 %
27 %
Propriétaires
occupants
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 21
Quelle est
la mobilité
dans le parc
social ?
Un taux de mobilité
tendantiellement
enbaisse
En moyenne, l?offre de logements disponibles à la location,
est composée à 80 % des logements provenant de
la rotation : couplée à la diminution des mises en services,
la baisse de la rotation dans le parc explique ainsi la baisse
des attributions observée depuis plusieurs années.
Elle passe en effet de 9,5 % à 8,1 % sur la période
2019?2023, un taux par ailleurs inférieur à ce qui avait été
enregistré en 2020, période de crise sanitaire.
386 000 logements ont été libérés en 2023 : 102 000
dans le cadre d?une mobilité interne (c?est?à?dire un
déménagement au sein du parc social) et 284 000
correspondant à un départ du parc social.
Un taux plus faible
mais globalement stable
en zone Abis
Plus la tension est élevée, plus la mobilité est faible.
En revanche, la baisse de la mobilité entre 2019 et 2023
est plus marquée dans les territoires les moins tendus
(voir la carte du zonage ABC page 71). Ainsi, si la zone Abis
affiche les taux de mobilité les plus bas (5,5 % en 2023),
ce niveau reste quasiment stable par rapport à 2019,
contrairement aux autres zones où les taux diminuent,
de ?0,8 point en zone A à ?2,1 points en zone C. En 2023,
le taux de mobilité en zone Abis est deux fois plus faible
que celui observé en zone détendue.
À noter que le zonage ici retenu est celui qui s'appliquait
avant juillet 2024 (voir le détail des cartes des zonages
page 71).
Taux de mobilité dans le parc social,
ventilé entre mobilité interne et externe
(2019-2023)
Taux de mobilité externe Taux de mobilité interne
0% 5%1% 6%2% 7% 8% 9% 10%3% 4%
2,6 %
2,5 %
2,2 %
2,3 %
2,1 %
2019
2020
2021
2022
2023
9,5 %
8,8 %
9,1 %
8,7 %
8,1 %
6,8 %
6,6 %
6,6 %
6,4 %
6,0 %
Source : RPLS ? SNE ? Traitements ANCOLS
> ANCOLS (2023), Combien de demandes
de logement social non pourvues
parlaseule rotation annuelle ?
> ANCOLS (2021), Mobilité : un locataire
du parc social sur 3 occupe son
logement depuis au moins 15 ans
> ANCOLS (2021), 7 % des ménages
quittent le parc social chaque année
Pour aller plus loin
Taux de mobilité ventilé selon le zonage ABC
(2019-2023)
Source : RPLS - Traitements ANCOLS
Note : l?écart est dû à des arrondis
0,1 pt
-0,8 pt
-1,4 pt
-1,9 pt
-2,1 pts
DE L'OFFRE
DELOGEMENTS
POUR ÊTRE LOUÉS
PROVIENNENT
DESROTATIONS80%
Abis
A
B1
B2
C
différence entre
2019 et 2023
5,6 %
6,9 %
9,9 %
11,2 %
12,7 %
2019
5,5 %
6,5 %
9,4 %
10,1 %
11,6 %
2020
6,2 %
7,1 %
9,5 %
10,6 %
11,6 %
2021
5,7 %
6,9 %
9,0 %
10,3 %
11,2 %
2022
5,5 %
6,1 %
8,5 %
9,3 %
10,6 %
2023
22 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2024
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/combien-de-demandes-de-logement-social-non-pourvues-par-la-seule-rotation-annuelle
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/combien-de-demandes-de-logement-social-non-pourvues-par-la-seule-rotation-annuelle
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/combien-de-demandes-de-logement-social-non-pourvues-par-la-seule-rotation-annuelle
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/mobilite-dans-le-parc-social-1
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/mobilite-dans-le-parc-social-1
https://www.ancols.fr/page/Quelle-est-la-mobilite-dans-le-parc-social
4 ménages sur 10
ont quitté leur
logement après
5 ans
Après 5 ans, 44 % des logements ont été libérés
par l'ancien ménage locataire. Après 10 ans,
37 % des logements sont encore occupés par le
même ménage.
Cette tendance varie fortement selon la zone
de tension: les ménages résidant en zones Abis
et A présentent des taux de maintien plus élevés
(respectivement 30 % et 25 % à 20 ans), tandis
que ceux des zones B2 et C ne sont plus que
14 % et 12 % à y vivre après la même durée.
Les chiffres présentés ici ne sont pas
contradictoires avec la baisse de la mobilité :
ainsi, si 53 % des ménages avaient quitté leur
logement après 5 ans en 2015, ils étaient 49 %
en 2019 et 44 % en 2023, soit 9 points de moins
en 8 ans.
Part des ménages encore
présents dans leur logement
au cours du temps (moyenne
2019-2023 à l'exclusion
del?année 2020)
Dans le cadre d?une mobilité interne, l?objectif est bien d?offrir
unlogement plus adapté aux besoins d?un ménage déjà locataire.
Ils?agit donc d?une optimisation de l?allocation du parc. En revanche,
les logements libérés dans le cadre d?une mobilité interne l?ont été
précisément parce qu?un autre logement a été attribué à ce ménage
et donc qu?au préalable un autre logement a été libéré.
Schématiquement, si un ménage libère un logement en quittant
le parc social, deux options sont possibles : le logement est attribué
à un ménage extérieur au parc social, ou bien celui-ci est attribué
à un ménage en mobilité interne. Dans ce second cas de figure,
le logement libéré par le ménage en mobilité interne est à son tour
disponible pour être loué. Le processus recommence et ne s?arrête
qu?à l?attribution d?un logement à un ménage extérieur au parc social
(sauf vente, démolition ou cas de décohabitation). In fine, tout
logement libéré par le départ du parc social d?un ménage aboutira
à une attribution à un ménage extérieur au parc, même si une
série d?attributions en mobilité interne peut avoir lieu entre temps.
C?est donc bien la mobilité externe qui libère des logements pour
denouveaux entrants.
Pour plus de détails, voir la partie méthodologique de l?étude :
Combien de demandes de logement social non pourvue par la seule
rotation annuelle ? (ANCOLS, 2023)
différence entre
2019 et 2023
Part des ménages encore présents dans leur
logement après 5, 10 et 20 ans, ventilée selon
le zonage ABC (moyenne 2019-2023 avec exclusion
de l?année 2020)
69 %
66 %
53 %
48 %
43 %
56 %
49 %
45 %
33 %
29 %
26 %
37 %
30 %
25 %
17 %
14 %
12 %
20 %
A bis
A
B1
B2
C
Total
5 ans 10 ans 20 ans
Source : RPLS - Traitements ANCOLS
La mobilité interne
optimise l'allocation du
parc là où la mobilité
externe libère des
logements pour de
nouveaux entrants
Source : RPLS
30%
20%
10%
0%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
10 62 73 84 95 10 1611 1712 1813 19 2014 15
100 %
79 %
70 %
62 %
56 %
51 %
46 % 43 %
39 % 37 % 34 %32 %30 % 28 % 26 %25 %24 %22 % 21 % 20 %
90 %
2024 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 23
Entreprises
Contributions
pour les salariés
Départs pour parc privé (locatif ou propriétaire)
Population
Population
éligible
au parc
social
État
Demandeurs
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
Demandes
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Attributions
Prêts et aides au locataire
propriétaire
Aides au logement
Prêts et
subventions
P24 Combien de logements compte le parc social ?
P26 Quelle est l'évolution du nombre de logements sociaux ?
P38 À quoi ressemble un logement social ?
P30 Quelle est la situation énergétique du parc social ?
P32 Quelle est la vacance dans le parc social ?
P34 Comment finance-t-on un logement social ?
24 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
Collectivités
locales
Caisse de
Garantie du
Logement Locatif
Social
Banque
des Territoires/
Caisse
des Dépôts
Éxonérations fiscales
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Loyers
C
ot
is
at
io
ns
A
id
es
Aides au logement
Bailleurs
sociauxLocataires
Parc
social
TVA réduite / FNAP
Garantie des prêts
Pr
êt
s
Logements
Chapitre 2
Exploitation,
développement
et rénovation
Subventions
etexonérations
fiscales
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 25
Combien
de logements
compte le
parc social ?
Un parc de plus de
5 millions de logements
locatifs sociaux, fruit
d?un siècle
d?accumulation
Un logement social le reste indéfiniment (sauf rares
exceptions comme la vente HLM). Ce faisant, si le parc
compte aujourd?hui plus de 5 millions de logements,
c?est le fruit de plus d?un siècle d?accumulation de
constructions, et plus récemment de rachats de
logements privés ou bien de conversion de bureaux et
autres bâtiments en logements.
Trois niveaux de plafonds de ressources sont
aujourd?hui définis pour l?accès au parc social:
PLAI, PLUS et PLS. En 2023, plus de 4,3 millions de
logements, soit la très grande majorité du parc social,
sont soumis aux plafonds de ressources PLUS (voir la
fiche Qui a le droit à un logement social ? pages 10?11).
Environ 400000 logements sont soumis aux plafonds
PLAI (les plus bas). Pour rappel, ces derniers sont
accessibles à 24% des ménages français mais 70 %
des ménages demandeurs. Leslogements soumis aux
plafonds PLS représentent une part similaire à celle des
PLAI. Chaque logement social correspond à l?un de ces
plafonds, en fonction pour l?essentiel de la façon dont
les logements ont été financés.
En outre, 3% du parc des bailleurs sociaux est
constitué de logements intermédiaires ou équivalents.
La loi autorise en effet les organismes HLM à détenir
jusqu?à 10% de logements intermédiaires et peuvent
aussi posséder des filiales de logements intermédiaires
dédiées. Les SEM de leur côté ne sont pas limitées sur
leur part de logements intermédiaires ni de parc libre
(mais ces logements ne sont pas intégrés dans
les différents dénombrements).
> ANCOLS (2023), 54% des ménages
résidant en France métropolitaine sont
éligibles aux logements PLUS
> OCDE (2020), Le logement social :
unélément essentiel des politiques
delogement d?hier et de demain
Pour aller plus loin
Répartition du parc social actuellement
enactivité selon l'année de mise en service
Source : RPLS au 1er janvier 2024 ? Traitements ANCOLS
Champ : parc des OLS à l?exception des logements
non-conventionnés des SEM de Métropole
1920
1923
1926
1929
1932
1935
1938
1941
1944
1947
1950
1953
1955
1959
1962
1965
1968
1971
1974
1977
1980
1983
1986
1989
1992
1995
1998
2001
2004
2007
2010
2013
2016
2019
2022
2023
0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000 140 000
Âge moyen
du parc :
42 ans
26 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/54-des-menages-residants-en-france-metropolitaine-sont-eligibles-aux-logements-plus
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/54-des-menages-residants-en-france-metropolitaine-sont-eligibles-aux-logements-plus
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/54-des-menages-residants-en-france-metropolitaine-sont-eligibles-aux-logements-plus
https://www2.oecd.org/fr/els/famille/logement-social-synthese-2020.pdf
https://www2.oecd.org/fr/els/famille/logement-social-synthese-2020.pdf
https://www2.oecd.org/fr/els/famille/logement-social-synthese-2020.pdf
https://www.ancols.fr/page/Combien-de-logements-compte-le-parc-social
Source : Fidéli 2022 **
** voir page 69
60 %
15 %
25 %
Propriétaires
Parc locatif
privé
Parc social
15 % des résidences
principales sont des
logements sociaux
Une part de logements
sociaux supérieure
à la moyenne européenne
En France, 6 ménages sur 10 sont propriétaires
du logement qu?ils occupent.
Le parc locatif regroupe donc 4 ménages sur 10 dont
les deux tiers sont locataires du parc privé et l?autre tiers
locataire du parc social. Autrement dit, le parc locatif
social représente 15% des résidences principales.
En Europe, il existe de grandes disparités dans la part
des logements sociaux parmi les résidences principales,
recouvrant des niveaux et des formes d?interventions des
politiques du logement différents. Il est ainsi des pays
où le logement social est très peu présent comme
l'Italie ou l?Espagne, où l?accent est mis sur l?accession
à la propriété. D?autres pays comportent peu de logements
sociaux (entre 4 et 10% du parc des résidences principales)
et en réservent l?accès aux ménages les plus pauvres
notamment en Allemagne, en Belgique et en Irlande.
Une troisième catégorie de pays se caractérise par une part
élevée de logements sociaux, avec une conception
« universaliste » (sans restriction à l?accès), comme en
Suède et aux Pays?Bas. La France s?inscrit quant à elle dans
un modèle dit « généraliste », avec l?existence de plafonds
de ressources limitant l?accès à certains ménages mais
suffisamment élevés pour s?adresser potentiellement à une
part importante de la population.
Répartition des ménages résidents
par statut d?occupation
Un quart des logements
sociaux sont situés
enÎle-de-France
Le parc social est davantage présent dans le nord
de la France, à l?image de l?histoire industrielle du pays
mais aussi celle des années d?après?guerre avec des
destructions plus marquées dans le Nord. À l?inverse,
les logements sociaux ne représentent qu?un peu moins
de 10 % des résidences principales en Occitanie,
Nouvelle?Aquitaine ou bien encore la Bretagne.
L?Île?de?France est la région où la part des logements
sociaux est la plus forte parmi les résidences principales
avec un taux de 23 %. En outre, la région capitale regroupe
à elle seule un logement social sur quatre.
Part de logements sociaux parmi les
résidences principales dans différents
pays européens
Source : OCDE
Nombre de logements sociaux et part
des logements sociaux parmi les
résidences principales par région
Source : RPLS au 1er janvier 2024 ? Recensement de la population 2021
? Traitements ANCOLS
Moins de 10%
De 10 à 14%
De 14 à 18%
Plus de 18%
Pays-Bas
Autriche
Danemark
Royaume-Uni
France
Irlande
Finlande
Pologne
Union Européenne
Slovénie
Belgique
Allemagne
Hongrie
Italie
Portugal
Lettonie
Slovaquie
Luxembourg
Espagne
Estonie
Lituanie
République Tchèque
0% 25%5% 30% 35% 40%10% 15% 20%
34,1%
23,6%
21,4%
16,7%
14,0%
12,7%
10,0%
7,6%
7,5%
4,7%
4,2%
2,7%
2,6%
2,4%
2,0%
1,9%
1,6%
1,6%
1,1%
1,1%
0,8%
0,4%
22 000
75 000
1 000
16 000
38 000
590 000
1 400 000 420 000
200 000250 000
320 000
330 000 340 000
190 000
600 000
310 000
190 000
35 000
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 27
Quelle est
l'évolution
du nombre
de logements
sociaux ?
65 000 mises
en service en 2023
Au cours des cinq dernières années, 330 000 logements
locatifs sociaux ont été mis en service parles bailleurs
sociaux. S'y ajoutent en outre environ 23000logements
intermédiaires (dont 6 000 en 2023). Ce total
necomprend pasles logements?foyers.
La part des PLAI a été de 27% sur la période2019-
2023. Cela représente environ 18 000 logements
par an. L'Île?de?France et Auvergne?Rhône?Alpes
concentrent respectivement 85000 et
47 000 logements mis en service, soit 24 % et 13 %
de l?ensemble des mises en services sur 5 ans.
Ramené au parc existant, ce sont les régions du sud
et de l?arc atlantique, ainsi que la Guyane et la Réunion,
qui ont connu les dynamiques les plus fortes.
Par ailleurs, la grande majorité des nouvelles unités
se trouvent en dehors des Quartiers prioritaires
delaPolitique de la Ville (QPV), avec 95 %
desnouveaux logements.
> ANCOLS (2025), Tableau de bord des ventes HLM 2023
> ANCOLS (2020), Dans quels cas les capacités
d?emprunt des logements sociaux permettraient-elles
de mobiliser davantage de fonds que le recours à la
vente ?
> ANCOLS (2019), Étude de la vente à l?unité
delogements des organismes de logement social
Pour aller plus loin
Les mises en service selon les plafonds
de ressources sur la période 2019-2023
Nombre de mises en service et poids
decelles-ci par région sur la période
2019-2023
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
Moins de 1 %
Poids moyen annuel
des mises en service
dans la région
De 2 à 4 %
Plus de 4 %
28 000
10 000
15 000
18 000
30 000
9 000
28 000 47 000
37 000
85 000 20 000
6 000
1 000
4 000
8 000
4 000
2 000
0
10 000
60 000
20 000
70 000
30 000
80 000
40 000
90 000
50 000
100 000
2019 2020 2021 2022 2023
17 000 15 000 20 000 18 000 18 000
41 000
36 000
39 000
34 000 35 000
70 000
62 000
70 000
63 000
65 000
12 000
11 000
11 000
10 000
12 000
PLAI PLUS PLS
28 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/sources-de-financement-recours-a-lemprunt
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/sources-de-financement-recours-a-lemprunt
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/sources-de-financement-recours-a-lemprunt
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/sources-de-financement-recours-a-lemprunt
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/vente-de-logements-sociaux-aux-personnes-physiques
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/vente-de-logements-sociaux-aux-personnes-physiques
https://www.ancols.fr/page/Quelle-est-levolution-du-nombre-de-logements-sociaux
5 800
15 000 démolitions
en 2023
Deux types de démolition existent :
? celle liée aux politiques de renouvellement urbain, portées
entre autres par l?Agence Nationale du Renouvellement
Urbain (ANRU), centrée sur une logique de réaménagement
de quartiers entiers, en particulier dans les QPV, et dans
lesquels une partie des démolitions se traduisent néanmoins
par une reconstitution de l?offre de logements (partielle ou
totale) via de nouvelles constructions.
? celle liée à une inadéquation de la demande et l?offre
de logements, avec un excès de logements disponibles. Cette
situation s?observe dans des territoires économiquement en
déprise, avec une population qui tend à diminuer.
Sur les 59 000 logements démolis ces 5 dernières années,
environ 8 cas sur 10 sont estimés comme relevant du premier
type de démolitions (dont 80 % en QPV). À noter par ailleurs
que les deux tiers des logements démolis sont des HLMO,
aux loyers particulièrement bas, posant la question de la
reconstitution effective d?une offre locative avec des loyers
similaires dans les territoires en renouvellement urbain.
Si la région capitale est celle dans laquelle les démolitions
sont les plus nombreuses (avec la région Auvergne?Rhône?
Alpes), proportionnellement ce n?est pas le cas, celles?ci
ne représentant que 1,2 ?/an du parc contre 2,3 ?/an en
moyenne. À l?inverse, la Bourgogne?Franche Comté est la
région avec le plus de démolitions en proportion : 6,0 ?/an
(soit près de 3 % du parc en 5 ans).
Part des HLMO dans les démolitions
sur la période 2019-2023
Nombre de démolitions et poids de celles-ci
par région sur la période 2019-2023
Les ventes sorties du parc social
sur la période de 2019 à 2023
L?essentiel des ventes de logements sociaux (autres que
les ventes entre bailleurs) ont lieu auprès de personnes
physiques. Néanmoins, seule environ une vente sur deux
à des personnes physiques est faite au profit du locataire
du logement ou à une personne vivant dans le parc social.
En 5 ans, 60 000 logements ont donc été vendus et sortis
duparc social, l?équivalent de 92 % de l?ensemble des mises
enservice de 2023.
11 000 ventes en 2023
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
Source : RPLS - Traitements ANCOLS
Moins de 2 ?
Poids moyen annuel
des démolitions dans
chaque région
De 2 à 4 ?
Plus de 4 ?
5 000
5 000
2 000
2 000
2 000
4 000
3 000 7 000
5 000
8 000 8 000
6 000
10
100
400
500
200
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
10 % 60 %20 % 70 %30 % 80 %40 % 50 %
2019
2020
2021
2022
2023
72 %
66 %
71 %
61 %
69 %
2019 2020 2021 2022 2023
6 300 5 700 5 800 5 800
4 800
4 600 5 100 5 900 5 900
1 200 600
1 500 600
500
Ventes
àdeslocataires
duparc social
Autres ventesVentes
àménages
horsparc social
UN ACCROISSEMENT
NET D'ENVIRON
LOGEMENTS EN 5 ANS
210 000
12 100 12 300
11 100
13 200
11 400
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 29
À quoi
ressemble
un logement
social ?
15 % de maisons
Le parc social comprend 15 % de logements
individuels, contre 56 % en moyenne parmi les
résidences principales en France (27 % dans le parc
locatif privé et 80 % parmi les propriétaires).
La part de maisons dans le parc social peut être
importante y compris dans des territoires tendus,
comme dans le Nord, en raison du poids des cités
minières du siècle dernier. Néanmoins, c?est dans
les territoires détendus et dans l?Ouest qu?elles sont
davantage présentes. À l?inverse, elles sont sous?
représentées sur la façade méditerranéenne et dans
l?Est ainsi que dans les DROM, à l?exception de la
Guyane.
34 % des logements du parc social, soit 40% des logements
collectifs du parc social (hors maisons donc), appartiennent
à des immeubles d?au plus 4 étages (5 niveaux avec le
rez?de?chaussée). À l?inverse, seuls 8 % de l?ensemble des
logements du parc sont dans des immeubles d?au moins
10 étages. En nombre d?immeubles, leur part serait encore
plus petite, ces bâtiments comprenant par définition un
nombre important de logements.
À l?image du reste du parc résidentiel, les hauts immeubles
sont davantage présents dans les zones denses.
Ainsi, 31 % des logements franciliens appartiennent à des
immeubles comptant au moins 7 étages.
Note de lecture : 15 % des logements du parc social sont dans
des immeubles d?au plus 3 étages, soit 4 niveaux.
Note : estimation construite à partir du RPLS en supposant que
tout logement présent en R+n a sous lui R+(n?1) logements.
En toute rigueur, pour le rez?de?chaussée, le taux a été estimé
à 0,8 logement, à l?image de ce que l?on trouve en moyenne dans le
RPLS pour les logements pour lesquels le numéro de l?étage
est renseigné.
40 % des logements
collectifs sont situés
dans des immeubles
d'au plus 4 étages
Part des maisons dans l?ensemble
des logements locatifs sociaux,
par département
Estimation de la répartition des
logements selon la taille de l?immeuble
auquel ils appartiennent
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
Moins de 15 % Entre 15 et 25 % Plus de 25 %
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
Maison
5-6 étages
7-9 étages
10 étages et plus
Au plus 3 étages
4 étages
21 %
21 %
15 %8 %
15 %
19 %
30 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
2 appartements sur 3
sont des T3 et T4
Près de 50 % des demandes de logements sociaux émanent
de personnes seules, alors que 28 % des logements du
parc social correspondent à des T1 ou T2. Conclure à un
déséquilibre de l?offre et de la demande pour cette raison
serait néanmoins faux : avec près de 10 demandes pour
1 attribution en moyenne en 2023, la demande de T3 et T4
est suffisamment importante pour que ces logements soient
rapidement attribués en cas de rotation. Dans les territoires
détendus où la demande en logement social est proche
voire parfois excède l?offre, il est en revanche vrai que les
grands logements connaissent davantage de vacance.
À noter cependant que, même avec une rotation plus forte
des petites typologies, la demande de petits logements est
plus difficile à satisfaire en raison de leur proportion plus
faible dans le parc.
La répartition des logements
collectifs sociaux selon le nombre
de pièces
7 logements sociaux
sur 10 sont situés
hors QPV
Les logements situés en QPV représentent 7% de l?ensemble
des résidences principales. 65 % des logements situés dans
les Quartiers prioritaires de la Politique de la Ville (QPV) sont
des logements sociaux. Les 35 % restants se divisent de la
façon suivante : 20 % de locatif privé et 15 % de propriétaires.
Ces quartiers sont donc très majoritairement constitués de
logements sociaux.
Le parc social est néanmoins présent dans l?ensemble du
territoire : 16 000 communes ont au moins un logement social,
sur les 36 000 existantes et celles qui n?en ont pas sont très
majoritairement des petites communes rurales.
Part des logements sociaux en QPV et Hors QPV
100 %
Hors QPV
71 % QPV
29 %
0 %
Source : RPLS - Traitements ANCOLS
Source : RPLS - Traitements ANCOLS
N
om
br
e
de
p
iè
ce
s
1
28 m2
2
48 m2
3
65 m2
4
78 m2
5+
94 m2
Le parc locatif social était encore largement
chauffé au gaz, à hauteur de 55 % en 2021, contre
environ un tiers dans le parc locatif privé et parmi
les propriétaires occupants. À noter que cette
différence n?est pas due à la plus grande part de
logements collectifs au sein du parc social. Tout
statut d?occupation confondu, le gaz représente
un tiers des modes de chauffage dans le logement
collectif.
En revanche, le recours au chauffage urbain est
plus important dans le parc social avec 1 logement
sur 5 chauffé avec ce mode, bien plus que dans
le parc privé. Une partie de l?écart observé entre
parc privé et parc social peut s?expliquer par la plus
grande part de logements collectifs et urbains : tout
statut d?occupation confondu, le chauffage urbain
représente 10 % des modes de chauffage dans
le logement collectif. À l?opposé, il était très peu
présent dans l?individuel.
En 2021, plus
d'unlogement
social surdeux était
chauffé au gaz
Modes de chauffage selon le statut d?occupation
du logement
Gaz Électricité Chauffage urbain Fioul Autres
Source : RP 2021
0%
50%
10%
60%
20%
70%
80%
90%
100%
30%
40%
Parc
locatif
social
Parc
locatif
privé
Propriétaires
occupants
3%
2%
20%
20%
55%
32% 34%
32%
2%
13%
20%
53%
6%
5%
5%
T1
T4
T5+
T2
T3
28 %
37 %
20 %
8 %8 %
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 31
Quelle est
la vacance
dans le parc
social?
Comparée au parc privé, la vacance dans le parc
social est plus contenue: 9,5 % des logements du parc
privé étaient vacants (hors logements occasionnels
et résidences secondaires) en 2016 au moment de
l?enquête, contre 7,1 % dans le parc social (source:
INSEE ? RP 2016). Si des chiffres plus récents
comparant les deux parcs ne sont pas disponibles,
la vacance globale mesurée par l?INSEE tend à montrer
un parc de logements vacants qui croît à peu près aussi
vite que le parc résidentiel, une situation relativement
proche du parc social, ce qui laisse penser que
l?écart observé en 2016 entre parc social et parc privé
demeure.
Moins de vacance
dans le parc social que
dans le parc privé
Taux de vacance technique et de vacance
commerciale, au 1er janvier, de 2019 et 2023
EN 2016
DE LOGEMENTS PRIVÉS VACANTS
9,5 %
DANS LE PARC SOCIAL
7,1 %
Au 1er janvier 2023, 2,7 % des logements du parc social
(soit environ 140000 logements) étaient vide pour des
raisons de «vacance technique» (un logement peut
volontairement être laissé vide par un bailleur afin de
réaliser des réhabilitations lourdes, de le vendre ou
bien encore de le démolir), un chiffre en constante
augmentation.
À l?inverse, le nombre de logements en «vacance
commerciale», c?est?à?dire vides mais offerts
à la location, était au 1er janvier 2023 de 2,1 % (soit
110000 logements), tendanciellement à la baisse sur
longue période (sauf au 1er janvier 2021 en raison très
probablement des effets du Covid sur les dynamiques
d?attribution). Cette baisse est due à une réduction
des rotations, réduisant mécaniquement le nombre de
logements disponibles à la location et donc par voie de
conséquence, le nombre de logements vides parmi eux.
5 % de logements vides
au 1er janvier 2023
Source : RPLS - Traitements ANCOLS
Pour aller plus loin
2019 2020 2021 2022 2023
Vacance technique
Vacance commerciale
4,7 %
5,1 % 4,9 %
5,2 %
4,8 %
2,6 %
2,1 % 2,2 %
2,6 %
2,8 %
2,4 %
2,6 %
2,5 % 2,6 %
2,3 %
> ANCOLS (2022), La vacance des
logements dans le parc social
et la mobilité des ménages
> ANCOLS (2021), Vacance dans
le parc social : légère baisse
principalement due à la baisse
de la mobilité
32 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/page/panorama-2025-quelle-est-la-vacance-dans-le-parc-social
Hors vacance technique, si plus du tiers des logements
étaient reloués le mois de leur remise en location,
et plus de la moitié le mois de leur relocation ou le
suivant, d?autres tardent davantage: 10 % mettront plus
de 6 mois et 2 % plus d?un an.
Passé un an, la probabilité qu?un logement soit
loué dans un avenir relativement proche, diminue
drastiquement.
Note de lecture : de 100 logements devenus disponibles à la location, 35 sont loués le mois lors duquel ils sont devenus
disponibles, et 81 au total auront été reloués dans les 3 mois.
Plus de la moitié
des logements reloués
en moins de 2 mois
une fois disponibles
Taux de logements encore non loués
parmi les logements devenus disponibles
à la location, c?est-à-dire hors vacance
technique (moyenne 2018-2022 hors 2020)
30%
20%
10%
0%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
10
M
oisLgt
dispo 62 73 84 95 10 11 12
100 %
42 %
28 %
19 %
14 %
11 %
8,8 % 7,2 % 6,1 % 5,2 % 4,5 % 4,0 % 3,5 %
65 %
Source : RPLS - Traitements ANCOLS
Part des logements encore vides après
3, 6 et 12 mois parmi les logements
devenus disponibles à la location,
ventilée selon le zonage ABC
(moyenne 2018-2022 hors 2020)
Part des logements encore vides après
3, 6 et 12 mois ventilée selon que le
logement devenu disponible à la location
soit en QPV ou non (moyenne 2018-2022
hors 2020)
La vacance commerciale relativement courte, inférieure
à 3 mois, concerne aussi bien les zones tendues que
les territoires détendus. Les refus après attribution
en CALEOL (voir la fiche Comment sont attribués
les logements sociaux des bailleurs ? pages 60?61)
constituent une des raisons mises en avant par les
bailleurs pour expliquer la vacance en zone tendue, un
phénomène vu par ailleurs comme étant
en croissance. En revanche, après 1 an, plus la zone
est détendue, plus la part de logements encore vacants
est importante, illustrant le fait que la forte demande
dans les territoires tendus conduit à trouver tôt ou tard
un locataire.
Les QPV sont davantage concernés par la vacance
que le reste du territoire. Ainsi, plus d?un logement sur
quatre est encore vide 3 mois après sa remise
en location en QPV contre un pour six hors QPV.
Davantage de vacance dans les territoires
détendus et dans les QPV
22,0 %
20,2 %
17,0 %
17,5 %
22,8 %
19,2 %
8,3 %
8,2 %
7,5 %
8,2 %
11,8 %
8,8 %
2,5 %
2,6 %
2,9 %
3,5 %
5,4 %
3,5 %
A bis
A
B1
B2
C
Total
3 mois 6 mois 12 mois
26,6 %
16,8 %
19,2 %
13,1 %
7,2 %
8,8 %
5,8 %
2,7 %
3,5 %
QPV
Hors
QPV
Total
3 mois 6 mois 12 mois
Source : RPLS - Traitements ANCOLS
Source : RPLS - Traitements ANCOLS
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 33
Comment
finance-t-on
un logement
social ?
En 2022, 74% des financements permettant de
réaliser de nouveaux logements sociaux provenaient
d?emprunts, la très grande majorité étant ceux de la
Banque des Territoires/Caisse des Dépôts.
Le reste correspond soit à des fonds propres des
bailleurs (16%), soit à des subventions (10%). Dans
ce dernier cas, la contrepartie des fonds apportés
correspond à des droits de réservation, c?est?à?dire
à la possibilité de désigner pour des logements qui
doivent être attribués, 3 candidats (voir la fiche
Comment sont attribués les logements sociaux des
bailleurs ? pages 60?61).
À noter que ces ventilations ne prennent pas en
compte la décote de TVA dont bénéficient les bailleurs
et qui constitue une subvention indirecte en amont
du financement puisqu?elle est déduite du coût
de l?opération. Cette décote représente plus de 10%
du coût d?une opération.
Les prêts de la Banque des Territoires/Caisse des Dépôts
se divisent entre les prêts fonciers, éventuellement des
prêts de haut de bilan (des prêts bonifiés octroyés à
l?échelle d?un bailleur et non d?une opération même si leur
emploi est fléché vers des opérations de construction ou
de réhabilitation) et les prêts construction : PLAI, PLUS,
PLS (et LLTS et LLS dans les DROM).
Ces derniers, qualifiés de filière de financement principal,
structurent très fortement l?opération qu?ils financent, et
plus particulièrement les logements, chacun d?entre?eux
bénéficiant individuellement de l?un de ces prêts. Leur
octroi conditionne ainsi :
? la signature de la convention APL entre les
services de l?État (ou les territoires dans lesquels
cette responsabilité a été déléguée, on parle
alors de « délégataire des aides à la pierre»)
permettant que le ménage occupant bénéficie
potentiellement des APL s?il est éligible (voir la
fiche Quelle est la part des loyers prise en
charge par la solidarité nationale ? pages 42?43).
? les plafonds de ressources pour pouvoir accéder
au logement.
? les plafonds de loyers que pourra pratiquer
le bailleur. Le loyer maximum fixé lors de la
signature de la convention sera par la suite
actualisé selon l?IRL.
En contrepartie, ces prêts présentent un certain nombre
d?avantages pour les bailleurs :
? adossés au taux du livret A (TLA), ils suivent
à peu près l?évolution de l?inflation et donc
l?évolution des loyers, et ont historiquement été
bon marché pour les bailleurs sociaux.
? en cas d?évolution du TLA, le montant du capital
à rembourser d'une part et la vitesse à
laquelle augmente les échéances d'autre part,
sont ajustés (mécanisme dit de "double
révisabilité"), afin de compenser les variations
liées aux paiements des intérêts.
? la signature de la convention APL permet à l?OLS
de bénéficier de subventions et d?abattements
fiscaux (entre autres des exonérations de TFPB).
À noter que les prêts PLUS, PLAI et PLS sont récents
(ilsont été créés aux alentours des années 2000).
Auparavant, il existait d?autres types de prêts bonifiés,
mais toujours assurés par la Caisse des Dépôts.
Lesplafonds deloyers déterminés par le passé demeurent.
En revanche, pour éviter une multiplication des plafonds
de ressources, les anciens logements sont rattachés à
l?un des trois plafonds actuels (PLAI, PLUS, PLS). À noter
que 86% des logements sont aujourd?hui rattachés aux
plafonds de ressources PLUS (voir la fiche Qui a droit àun
logement social ? pages 10?11).
Un financement
assuré en grande partie
par l'emprunt?
? dont les prêts de la
Caisse des Dépôts : PLAI,
PLUS et PLS?
Ventilation des financements
66%8%
16%
10%
Subventions
Prêts CDC
Source : Bilan 2022 des logements aidés ? base SISAL
Autres prêts
Fonds propres
34 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Pour qu?une opération aboutisse, il faut donc, lors
deson montage, que les loyers envisagés vérifient
deuxcontraintes :
? respecter les maximums définis par le prêt
principal accordé de la Caisse des Dépôts
à chaque logement (borne maximum).
? permettre d?équilibrer l?opération et ainsi
rembourser les prêts contractés (borne
minimum). En effet, pour qu?une opération
soit validée, il faut en principe qu?elle soit
dite «équilibrée », c?est?à?dire que les loyers
couvrent pendant la durée du prêt principal,
d'environ 40 ans (PLAI, PLUS, PLS, LLTS
ouLLS), le remboursement des prêts ainsi que
les dépenses liées à l?exploitation du logement
(frais de gestion, entretien, taxe foncière...).
Il est cependant autorisé que l?opération soit
transitoirement en déséquilibre comme dans
l?exemple ci?contre.
Avant 1977 et la création des aides personnalisées
aulogement (APL), dites « aides à la personne », lalogique
qui prévalait, consistait à verser davantage de subventions
lors de la construction du logement, appelées ainsi « aides
à la pierre ». La part des emprunts étant alors plus faible,
le loyer de sortie (ou d'équilibre) était lui aussi plus faible.
En revanche, à ce moment?là, il n?existait pas d?aides
aulogement àdestination des ménages locataires du parc
social. C?est la raison pour laquelle les logements HLMO
construits dans les années 70 (environ 30% duparc) sont
particulièrement bonmarché par rapport aureste du parc.
? qui vont conditionner
les loyers pratiqués par
les bailleurs
Schéma montrant au cours du temps
l?évolution des loyers, des différents coûts
liés au logement et les remboursements
des emprunts ayant permis de financer
l?opération
L'équilibre
d'opération :
un principe
et des
aménagements
Lors d?une construction neuve de logements sociaux, le principe veut que les loyers
engendrés par l?opération elle-même puissent couvrir toutes les dépenses de construction,
de gestion et de financement pendant la durée de remboursement des prêts. Les risques
sont donc réduits au minimum avant d?autoriser un bailleur social à construire.
Aux débuts de constitution du parc social, il y a plus de cinquante ans, en effet, les bailleurs
ne disposaient que des ressources des constructions récentes, pour lesquelles ils devaient
rembourser les emprunts.
Ces emprunts sont aujourd?hui remboursés ; les loyers continuent d?apporter des ressources
aux bailleurs, ressources qui peuvent être, en partie, mobilisées pour d?autres opérations
neuves.
C?est pourquoi, la Banque des Territoires considère désormais que « l?équilibre financier [de
l?opération] ne constitue pas un critère absolu pour l?octroi du crédit » (Banque des Territoires
Perspectives 2023), la situation globale du bailleur pouvant entrer en ligne de compte.
> DHUP (2024), Bilan 2022 des logements aidés
> Banque des Territoires, Perspectives
(millésimes 2023 et 2024)
Pour aller plus loin
Prêt ?construction?
Années d'exploitation
Prêt ?achat du foncier?
Dépenses d'entretien et de réparation
Taxe foncière
Frais de gestion
Loyer
0 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49
Source : USH
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 35
https://www.financement-logement-social.logement.gouv.fr/le-bilan-2022-des-logements-aides-est-en-ligne-a2207.html
https://www.banquedesterritoires.fr/perspectives-2023
https://www.ancols.fr/page/Comment-finance-t-on-un-logement-social
Entreprises
Contributions
pour les salariés
Population
Population
éligible
au parc
social
État
Demandeurs
Départs pour parc privé (locatif ou propriétaire)
Demandes
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Attributions
Contributions
pour les salariés
Prêts et aides au locataire
propriétaire
Prêts et
subventions
Aides au logement
P38 Quels sont les loyers dans le parc social ? Et par rapport au parc privé ?
P40 Les loyers pratiqués sont-ils éloignés des plafonds maximums ?
P42 Quelle est la part des loyers prise en charge par la solidarité nationale ?
P44 Quelle est la part des impayés dans le parc social ?
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
36 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
Locataires
Parc
social
Collectivités
locales
Caisse de
Garantie du
Logement Locatif
Social
Banque
des Territoires/
Caisse
des Dépôts
Éxonérations fiscales
TVA réduite / FNAP
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Exploitation,
développement
et rénovation
Garantie des prêts
C
ot
is
at
io
ns
A
id
es
Pr
êt
s
Subventions
etexonérations
fiscales
Bailleurs
sociaux
Loyers
Chapitre 3
Loyers
Aides au logement
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 37
Quels sont
les loyers
dans le parc
social ?
Et par
rapport au
parc privé ?
Un loyer moyen hors
charges de 425 ¤
parmois
Les loyers moyens vont d?un peu moins de 250 ¤ pour
les logements collectifs d?une pièce dans les zones les
plus détendues (voir la carte du zonage ABC page 70),
à 700 ¤ pour les appartements de 5 pièces et plus dans
les zones les plus tendues, traduisant une pluralité de
situations.
Bien que les loyers dans le parc social ne soient pas
conditionnés par les problématiques de marché, des
écarts selon les zones de tension locative existent :
le coût du foncier, voire dans les zones très denses,
le surcoût des travaux liés aux contraintes d?espace,
ainsi que le niveau plus élevé des plafonds de loyers,
expliquent des loyers de sortie plus élevés en zones
tendues. À l?inverse, la concurrence avec le parc privé
dans certains territoires où la demande locative est
faible, contribue aux niveaux bas de loyers.
> SDES (2023), Les loyers réduits du parc social
procurent un avantage monétaire estimé à 225 euros
mensuels.
> ANIL (2021), Marchés locaux de l?habitat :
complémentarité des parcs locatifs privé et public
> ANCOLS (2021), Application du SLS dans le parc social
> ANCOLS (2020), La dynamique
desloyers au moment de la relocation
des logements du parc social
> TREVIEN Corentin, Economie
etstatistique N°471 (2014), Habitat en
HLM : quel avantage monétaire et quel
impact sur les conditions de logement ?
Pour aller plus loin
Loyers moyens des logements sociaux
selon leur typologie et les zones de tension,
au 1er janvier 2024
Zone de tension
En euros
Abis A B1 B2 C Toutes zones
A
pp
ar
te
m
en
t
M
ai
so
n
312
406
482
576
702
NS
284
371
447
500
574
567
257
342
418
468
531
513
239
318
383
426
484
479
231
301
358
396
444
444
272
350
419
473
548
479
T1
T2
T3
T4
T5 et +
Source : RPLS au 1er janvier 2024 ? Traitements ANCOLS
Comment
évoluent
les loyers ?
Pour les baux en cours, les
revalorisations des loyers
dans le parc social ont lieu
au 1er janvier de chaque
année, dans la limite de
l?Indice de Référence des
Loyers (IRL). Il s?agit de la
38 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-loyers-reduits-du-parc-social-procurent-un-avantage-monetaire-estime-225-euros-mensuels
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-loyers-reduits-du-parc-social-procurent-un-avantage-monetaire-estime-225-euros-mensuels
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-loyers-reduits-du-parc-social-procurent-un-avantage-monetaire-estime-225-euros-mensuels
https://www.anil.org/etudes-complementarite-parc-locatif-prive-social/
https://www.anil.org/etudes-complementarite-parc-locatif-prive-social/
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/application-du-sls-dans-le-parc-social
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/relocation-dans-le-parc-social
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/relocation-dans-le-parc-social
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/relocation-dans-le-parc-social
https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/1377926/ES471B.pdf
https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/1377926/ES471B.pdf
https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/1377926/ES471B.pdf
https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/1377926/ES471B.pdf
https://www.ancols.fr/page/Quels-sont-les-loyers-pratiques-dans-le-parc-social-Et-par-rapport-au-parc-prive
Loyers moyens par catégorie de logement
au 1er janvier 2024 (en ¤/m²)
Loyers médians du parc locatif social
et du parc locatif privé (en euros)
De 5,70 ¤ à 9,80 ¤/m2
suivant la catégorie
dulogement
Des loyers du parc social
presque moitié moins
élevés que ceux du parc
privé en zone tendue
Le logement social a été conçu dans une logique d?équilibre
financier des opérations de construction (puis aujourd?hui
potentiellement directement d?acquisition), les loyers
permettant de rembourser les emprunts contractés. Pour
réduire le coût des emprunts, un taux plus faible (bonifié)
peut être appliqué : c?est le cas avec les PLAI qui bénéficient
de taux plus bas que les PLUS, eux?mêmes plus bas que
les PLS (voir la fiche Comment finance?t?on un logement
social ? pages 34?35). L?autre option pour réduire le coût des
emprunts, est celle d?accroître la part des fond propres ou
des subventions.
Avant 1977 et la création des aides personnalisées
aulogement (APL), les aides étaient versées lors de la
construction de logements sous forme de subventions
(«aides à la pierre »). Ce faisant, les HLMO (Habitation
à Loyer Modéré Ordinaire), qui ont été construits dans les
années 70, et représentent aujourd?hui encore 30% du parc,
avaient bénéficié de beaucoup de subventions, permettant
des loyers bas. Mais il convient de souligner qu?à l?époque,
la logique consistait à verser davantage de subventions lors
de la construction et en revanche, il n'existait pas d'aides
aux logements pour les ménages locataires du parc social.
Alors que le loyer médian dans la Métropole du Grand Paris
est de 7,50 ¤/m2 dans le parc social, il atteint près de
20 ¤/m2 dans le parc locatif privé. Dans les grandes
métropoles, le rapport des loyers médians entre parc social
et parc locatif privé est de l?ordre de 2.
Les loyers réduits des logements sociaux donnent un avantage
monétaire à celles et ceux qui y habitent. Ilestestimé
queles loyers du parc social sont 225 ¤ plus bas par mois
en France métropolitaine en 2020 que ceux des logements
privés présentant des caractéristiques équivalentes et une
ancienneté du locataire comparable. L?avantage monétaire
de vivre dans un logement social est plus important dans
lesterritoires tendus que dans les territoires détendus.
Source : RPLS au 1er janvier 2024 ? Traitements ANCOLS
0,00 ¤
1,00 ¤
6,00 ¤
2,00 ¤
7,00 ¤
3,00 ¤
8,00 ¤
4,00 ¤
9,00 ¤
10,00 ¤
5,00 ¤
5,70 ¤
6,10 ¤ 6,30 ¤
7,00 ¤
9,80 ¤
H
LM
O
A
ut
re
s
as
si
m
ilé
s
PL
U
S
PL
A
I
PL
U
S
PL
S
Source : Observatoires locaux des loyers 2023
(à part Nice, dernières informations en 2022) et RPLS au 1er janvier 2024 ?
Traitements ANCOLS
0 5 10 15 20
Aix-Marseille
Rennes
Lille
Strasbourg
Nantes
Bordeaux
Lyon
Nice
Toulouse
Paris
6,20
6,20
6,30
6,40
6,60
6,80
6,70
7,00
7,00
7,50
12,90
11,20
11,70
10,80
11,60
12,30
12,30
14,60
11,30
19,90
Note de lecture : 50% des loyers du parc social de la Métropole
du Paris sont inférieurs à 7,10 ¤/m2 contre 19,50 ¤/m2 dans le parc
privé.
moyenne de l?évolution des prix à la consommation,
hors tabac et hors loyers, sur 12 mois. Il est donc proche
de l?inflation. C?est l?indice du deuxième trimestre de
l?année précédente qui est utilisé pourlesrevalorisations
au 1er janvier : ainsi c?est l?IRL T2-2023 qui a servi de base
au 1er janvier 2024 (il yadonc néanmoins un décalage
temporel entre l?inflation etlesrevalorisations des loyers).
LES HLMO QUI ONT ÉTÉ CONSTRUITS DANS
LES ANNÉES 70 REPRÉSENTENT AUJOURD'HUI
ENVIRON30 %DU PARC
Parc locatif social
Parc locatif privé
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 39
Les loyers
pratiqués
sont-ils
éloignés des
plafonds
maximums ?
Près de 1 logement
sur 2 a un loyer très
proche du plafond
Un bailleur social est libre de fixer les loyers qu'il
souhaite, tant qu'il respecte les plafonds, déterminés
lors de la mise en service du logement et revalorisés
chaque année suivant l'Indice de Référence des Loyers
(voir l'encadré page 38?39 sur la revalorisation des
loyers).
Au 1er janvier 2024, en France métropolitaine,
17 % des logements conventionnés du parc social loués
ont un loyer égal au plafond. De manière plus large,
50 % des logements sont loués à un loyer très proche
ou égal au plafond, c?est?à?dire à un loyer au moins
égal à 98 % du plafond.
Des différences s?observent en fonction des
caractéristiques des logements ou de leur localisation
géographique :
? les logements PLAI (aux plafonds de ressources les
plus bas et avec des plafonds de loyers parmi les plus
bas) sont 63 % à avoir leur loyer proche ou égal au
plafond,
? à l?exception de la zone Abis, plus la tension baisse,
moins les loyers sont proches ou égaux aux plafonds :
62 % des logements ont des loyers proches du plafond
en zone A, contre 45 % en zone Abis ou 38 % en zone C
(voir la carte duzonage ABC page 70).
? dans les Quartiers prioritaires de la Politique
delaVille (QPV), la proportion de logements proches
du plafond est moindre qu?ailleurs (42 % versus 53 %).
> ANCOLS (2023), Les dispositifs
dérogatoiresdefixation de loyers
dans le parc social
> ANCOLS (2023), Le rapprochement
des loyers vers leur plafond : un
phénomène tendanciel toujours
encours
Pour aller plus loin
Comment
sont
déterminés
les plafonds
de loyers ?
Le plafond de loyer est déterminé
en amont de sa mise en
service, lors de la signature de
la convention entre le bailleur
et l?État (ou un éventuel EPCI
délégataire des aides à la pierre)
permettant d?ouvrir aussi droit
à l?APL pour ce logement (voir la
fiche Comment finance-t-on un
logement social ? pages 34-35).
Répartition de l'ensemble des logements
conventionnés loués au 1er janvier 2024
en fonction de la distance entre le loyer
pratiqué et le plafond de loyer du logement
Source : RPLS
Champ : ensemble des logements conventionnés loués au 1er janvier 2024
Entre 90 et 97%
Entre 98 et 99%
Au plafond (100%)
Entre 80 et 89%
Moins de 80%
10% 20% 30% 50%
8 %
13 %
30 %
33 %
17 %
40%
40 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-dispositifs-derogatoires-de-fixation-de-loyers-dans-le-parc-social
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-dispositifs-derogatoires-de-fixation-de-loyers-dans-le-parc-social
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/les-dispositifs-derogatoires-de-fixation-de-loyers-dans-le-parc-social
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/le-rapprochement-des-loyers-vers-leur-plafond
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/le-rapprochement-des-loyers-vers-leur-plafond
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/le-rapprochement-des-loyers-vers-leur-plafond
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/le-rapprochement-des-loyers-vers-leur-plafond
https://www.ancols.fr/page/les-loyers-pratiques-sont-ils-eloignes-des-plafonds-maximums
2024 - RAPPORT ANNUEL UNIQUE ANCOLS 41
Les deux tiers des
relocations sont
très proches
des plafonds
Près de 4 logements sur 10 reloués ces dernières années ont un loyer
égal au plafond. Plus largement, deux logements sur trois ont un loyer
égal à au moins 98 % du plafond. La relocation est l?occasion pour les
bailleurs sociaux d?appliquer une hausse de loyers supérieure à l?IRL
afin de les rapprocher des plafonds. Ainsi, avant relocation, 46 % des
logements reloués en 2023, avaient un loyer très proche du plafond.
Après relocation, ils sont 63 %.
La situation sur le marché locatif privé semble jouer un rôle
sur le niveau effectif du loyer pratiqué : la concurrence possible
du parc social avec le secteur privé semble freiner la mise au plafond
des loyers lors de la relocation. Cela est d?autant plus vérifié dans les
zones détendues où la différence de loyers entre les deux marchés
peut être faible. Ainsi, plus l?écart entre le marché privé et le parc
social se creuse, c?est?à?dire plus la tension sur le marché augmente,
plus les loyers effectifs se rapprochent des plafonds, tout en restant
compétitifs par rapport au marché privé. Ainsi, entre 2018 et 2021,
enzone C, où le différentiel de loyer moyen entre le secteur privé et
le secteur social était quasi nul, seuls 42 % des appartements avaient
un loyer égal à au moins 98 % du plafond alors que, dans les zones A
et Abis, où l?écart entre le parc social et le parc privé est le plus fort,
ils étaient d?au moins 80 %.
La moitié des logements nouvellement mis en service
ont un loyer égal au plafond, 80 % ont un loyer au moins
égal à 98 % au plafond. Et cela, quelle que soit la zone
de tension, contrairement à ce qui peut s?observer pour
les relocations. Les disparités géographiques ou liées
aux caractéristiques des logements ne s?observent pas
pour ces logements.
Plus de 80 % des mises
en service sont très
proches des plafonds
Il peut cependant être revu lors de la signature d?une CUS (Convention d?Utilité Sociale) dans le cadre entre autres
desdifférents dispositifs dérogatoires des loyers ou bien lors de certaines réhabilitations.
À noter que pour les quelques logements non conventionnés des bailleurs sociaux (à l?exception des SEM), des plafonds de
loyers sont aussi déterminés, mais ne sont pas renseignés dans le RPLS (Répertoire du Parc Locatif Social, base de données
recensant l'ensemble des logements des bailleurs sociaux).
Enfin, les plafonds évoluent en fonction de l'IRL (Indice de Revalorisation des Loyers) du deuxième trimestre de l'année N-1
(voir la fiche Quels sont les loyers dans le parc social ? Et par rapport au parc privé ? pages 38-39).
Répartition des logements reloués
en fonction de la distance entre
le loyer pratiqué et le plafond de loyer
du logement
Source : RPLS
Champ : Tous les logements conventionnés reloués
en 2021, 2022 et 2023
Source : RPLS
Champ : Tous les logements conventionnés nouvellement
mis en service en 2020, 2021 et 2022
Répartition des logements nouvellement
mis en service en fonction de la distance
entre le loyer pratiqué et le plafond de
loyer du logement
Entre 90 et 97%
Entre 90 et 97%
Entre 98 et 99%
Entre 98 et 99%
Au plafond (100%)
Au plafond (100%)
Entre 80 et 89%
Entre 80 et 89%
Moins de 80%
Moins de 80%
10%
10%
20%
20%
30%
30%
50%
50%
6 %
3 %
9 %
3 %
19 %
14 %
27 %
28 %
39 %
52 %
40%
40%
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 41
Quelle est
la part des
loyers prise
en charge
par la
solidarité
nationale ?
Plus de 40 % des
ménages du parc sont
bénéficiaires de l'APL
En décembre 2023, 2,2 millions de ménages locataires
du parc social percevaient l?Aide Personnalisée au
Logement (APL) soit près de 40 % des locataires du
parc social conventionné. Bénéficient aussi de cette
aide plus de 200 000 personnes vivant dans des
foyers et un peu plus de 30 000 ménages propriétaires
accédants aux revenus modestes.
Une baisse marquée du nombre de ménages
bénéficiaires de l'APL s'observe en 2021, avec
le déploiement de la réforme relative à la
contemporanéité des ressources des ménages prises
en compte pour le calcul des droits. Sont désormais
prises en compte les ressources desdouze derniers
mois avec une mise à jour tous les trimestres.
Auparavant les ressources retenues étaient celles
déclarées deux ans auparavant (N?2) et n?étaient mises
à jour qu?une fois par an.
Les familles monoparentales bénéficient plus souvent
de l?APL : elles regroupent 29 % des ménages
bénéficiaires alors qu?elles représentent 20 % des
locataires. À l?inverse, les couples sans enfant ne
représentent que 5 % des ménages bénéficiaires alors
qu?ils constituent 11 % des locataires (sources : CNAF
issues des données en open data (caf data) et d'une
estimation à partir des tables ALLSTAT.FR6 de janvier à
juin 2023 via le CASD).
Nombre de ménages locataires du parc social
des bailleurs sociaux bénéficiaires de l'APL en
décembre (en milliers) de 2017 à 2023
Source : CASD - ALLSTAT.FR6 du mois de décembre de 2017 à 2022**
Champ : Locataires hors logements d'hébergement collectif
*Pour 2023, une estimation a été réalisée à partir des tables ALLSTAT.FR6 de janvier
à juin via le CASD et des données en libre accès du cafdata
**voir page 69
> SDES (2024), Les comptes satellites
du logements 2023
> Page du site Service-public.fr
détaillant les conditions d?accès
des différentes aides au logement
et l?APL en particulier : https://
www.service-public.fr/particuliers/
vosdroits/F12006
Pour aller plus loin
0
1 200
400
1 600
800
2 000
2 400
2017
2 300 2 350 2 370 2 380
2 210 2 220 2 200
2018 2019 2020 2021 2022 2023*
L'APL représente plus
de la moitié du loyer pour
près de 6 ménages
bénéficiaires sur 10
En moyenne, les ménages qui bénéficient de l?APL perçoivent
près de 210 ¤ par mois. À noter que l?APL est directement
versée aux bailleurs : le locataire ne paie donc directement
que le différentiel entre le loyer et l?APL. Pour 58 % des
ménages locataires (hors foyers) percevant l?APL, cette
prestation représente plus de la moitié du loyer. Cela s?observe
plus particulièrement pour les familles monoparentales (66 %).
À l?inverse, pour 20 % de l'ensemble des locataires percevant
l'APL, celle?ci représente moins de 25 % du loyer.
À noter cependant que les chiffres présentés ici n?intègrent
pasles charges, le calcul de l?APL ne les prenant d?ailleurs
pas en compte (seul un montant forfaitaire pour les charges
estintégré à l?APL).
42 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12006
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12006
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12006
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12006
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12006
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12006
https://www.ancols.fr/page/Quelle-est-la-part-des-loyers-pris-en-charge-par-la-solidarite-nationale
Montants de l'APL (1er quartile, médiane,
3ème quartile et moyenne) parmi
l'ensemble des ménages bénéficiaires
de la prestation (hors foyers)
Le poids que représente l?APL dans le loyer
hors charges des ménages locataires
Montant total de l'aide au logement versé pour
les locataires du parc social (en Md¤ de 2023)
L'APL couvre ainsi 30 %
de l'ensemble des loyers
quittancés
Des 6,6 Md¤ versés au titre de l?APL en 2023, 5,6 Md¤ l?ont été
pour les locataires d'un logement ordinaire du parc social, 680 M¤
pour les résidents en foyers ou en résidences sociales, près de
500 M¤ destinés à des locataires de logements conventionnés
détenus par des propriétaires privés (essentiellement des
personnes physiques), et un peu moins de
100 M¤ pour les propriétaires en accession (source : Données
CNAF provenant de l'open data (cafdata) et estimation à partir des
bases allocataires définitives de janvier à juin 2023 via le CASD).
Le montant des APL versées à destination des locataires hors
foyers du parc social est passé de 8,5 Md¤ en 2017 à 6,3 Md¤
en 2023 (en euros de 2023), d?une part en raison de lamise en
place de la RLS et d?autre part, à la suite de la réforme de 2021
sur la contemporanéité des ressources des ménages. Ainsi,
si l?APL représente 29 % des loyers quittancés des logements
conventionnés en 2023 (RLS déduite), cette part était de 42 %
en 2017. D?autres aides au logement à destination des ménages
existent (voir encadré) et certaines bénéficient à des ménages
vivant dans le parc social. Ainsi, aux 6,3 Md¤ d?APL (locataires
delogements ordinaires et foyers), s?ajoutent près de 220 M¤
autitre de l?ALS et un peu plus de 430 M¤ au titre de l?ALF
(pourles logements non conventionnés), pour un total de 6,9 Md¤.
Les aides au logement représentent ainsi 29 % du chiffre d?affaires
locatifs des bailleurs, tous logements compris.
Quelles sont
les différentes
aides au
logement ?
Comment est
calculée l'APL ?
3 aides au logement à destination des ménages existent :
? l?APL (aide personnalisée au logement) réservée aux logements conventionnés
du parc social (voir la fiche Comment finance-t-on un logement social ? pages 34-35),
? l?ALF (allocation de logement familiale), à destination des ménages avec
personne(s) à charge ou mariés depuis moins de 5 ans
? l?ALS (allocation de logement sociale), à destination des ménages sans personne
à charge
Au total, en décembre 2023, 5,7 millions de ménages, qu?ils soient locataires du parc
social ou du parc privé ou bien propriétaires accédants (soit 19 % de l?ensemble de tous les
ménages) percevaient une aide au logement (APL, ALS, ALF), pour un total de 15 Md¤ en
2023 (source open data : caf data).
L?APL dépend de la composition du ménage, de la localisation du logement
(zonage 1-2-3, voir page 70 les différentes cartes), des revenus et du loyer hors charges.
(voir la fiche Quelles sont les aides dont bénéficie le secteur HLM ? pages 58-59).
À noter que l?APL est dégressive à mesure que les revenus augmentent et qu?un montant
forfaitaire est inclus pour les charges.
Total
Montant
APL 1er
quartile
(25 %)
Juin
2023
Montant
APL 2ème
quartile
(50 %)
Montant
APL 3ème
quartile
(75 %)
Montant
moyen
de l'APL
115 ¤ 216 ¤ 282 ¤ 208 ¤
Source : données CNAF provenant de la base allocataires définitive de juin 2023
(allstat.fr6_0623) via le CASD
Note : le montant de l'APL présenté ici correspond à celui après
réduction de la RLS
Source : données CNAF provenant de la base allocataires définitive
de juin 2023 (allstat.fr6_0623) via le via le CASD**
**voir page 69
Source : Données CNAF provenant de l'open data (cafdata)
0%
Total
Famille
monoparentale
20% 40% 60% 80% 100%
15 %
20 % 23 %
20 % 20 %
24 % 33 %
45 %
< 25 % du loyer de 25 % à 49 % du loyer
de 50 % à 74 % du loyer 75 % et plus du loyer
0 2 4 6 8 10
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
8,5
7,6
7,5
7,1
6,7
6,6
6,3
0,7 9,2
0,7
0,7
0,7
0,7
0,7
0,7
8,3
8,1
7,8
7,4
7,2
6,9
APL ALS et ALF
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 43
Quelle est
la part des
impayés
dans le parc
social ?
Les impayés non
recouvrés représentent
1,7 % des loyers en
2023?
En cas d?impayés (loyer et/ou charges), le bailleur va
s?efforcer de les recouvrer et une partie sera finalement
payée, les APL pouvant d?ailleurs continuer à être
versées sous certaines conditions dans ce genre
de situations. Néanmoins, certaines créances vont
être considérées après un certain temps comme
irrécouvrables, soit en raison du départ inopiné de
l?ancien locataire, soit par décision de l?organisme, ou
bien encore par décision de justice. Elles seront alors
traitées comptablement comme des pertes.
En 2023, ce taux de non?recouvrement représente
1,7 % des loyers et des charges récupérables (à savoir
celles qui sont facturées aux locataires). Même si
une hausse par rapport à 2021 est constatée, il n?en
demeure pas moins que le montant des impayés
non recouvrés est très limité dans le parc social.
Opérationnellement, cela veut dire que 98,3 % des
loyers et charges quittancés sont tôt ou tard perçus
par les bailleurs.
Taux de recouvrement (2019-2023)
? mais 13% des
locataires déclarent être
ou avoir été en situation
d'impayés de loyer dans
les douze derniers mois
En 2024, dans le cadre de l?enquête annuelle auprès des
locataires du parc social, un locataire sur quatre déclare avoir
rencontré des difficultés pour le paiement du loyer ou des
charges au cours des douze derniers mois, et 13 % déclarent
connaître ou avoir connu une situation d'impayés de loyer
sur la même période. Ces résultats sont stables par rapport à
2023. Pour plus de la moitié d'entre eux, il s'agit d'une situation
d'impayés de loyer multiples.
Pourquoi un tel écart entre les données comptables
et celles déclarées par les locataires ?
D?une part, si un ménage a été en situation d?impayés
un seul mois, cela ne représente qu?1/12ème de ses loyers
sur l?année. D?autre part, certains ménages ayant déclaré
avoir été dans cette situation, n?y sont plus. En outre, les
impayés irrécouvrables ne représentent qu'une partie des
impayés, à savoir ceux pour lesquels il a été décidé que le
recouvrement ne serait pas possible. Enfin, comme mentionné
précédemment, les APL peuvent dans certains cas continuer
à être versées couvrant ainsi une partie du loyer quittancé.
Pour la moitié des locataires interrogés ayant déclaré une
situation d?impayés en 2023, une solution leur a été proposée,
le plus souvent un échelonnement de la dette locative sur
plusieurs mois.
L?Union Sociale pour l?Habitat (USH) a publié en 2024
une étude sur les « Impayés et préventions des expulsions»,
dont les chiffres sont cohérents avec ceux du baromètre,
même si les indicateurs suivis sont différents, conduisant
à des écarts entre les deux publications.
.
> USH (2024), Enquête 2022
surlaprévention des impayés
etdes expulsions
> ANCOLS (2023), Rapport public
annuel de contrôle 2022
> ANCOLS (2023-2024), Enquête
annuelle des locataires du parc
social - millésime 2023-2024
100%
98,7 % 98,8 % 98,8 % 98,6 % 98,3 %
0%
2019 2020 2021 2022 2023
Source : Harmonia
Pour aller plus loin
44 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/impayes-et-prevention-des-expulsions-resultats-7
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/impayes-et-prevention-des-expulsions-resultats-7
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/impayes-et-prevention-des-expulsions-resultats-7
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/page/Quelle-est-la-part-des-impayes-dans-le-parc-social
Part des ménages ayant déclaré
être en difficulté pour régler leur
loyer, en situations d?impayés et en
situations d?impayés multiples au
cours des 12 derniers mois
Au?delà des seules difficultés à payer le loyer, se
pose la question plus générale de la difficulté pour les
ménages à « boucler leurs fins de mois ».
Si la situation continue de s?améliorer par rapport à
2023 et retrouve un niveau comparable à 2021, près
de 30 % des locataires ont néanmoins évoqué en
2024 connaître « souvent » des difficultés à boucler
leurs fins de mois. Si pour l?ensemble des ménages,
la situation s?améliore, les familles monoparentales
demeurent particulièrement confrontées à cette
situation, puisque 39 % des familles monoparentales
interrogées en 2024, ont déclaré être souvent dans
cette situation. Il en est de même pour 38 % des
ménages au chômage (ou autre inactif).
Plus généralement,
un tiers des locataires
disent rencontrer
souvent des difficultés
à boucler leurs fins de
mois
Source : ANCOLS, Enquête annuelle auprès des locataires du parc social 2024* sauf
pour les impayés multiples, il s?agit uniquement de la donnée de l?enquête 2023, car cette
question n?a pas été posée en 2024 (mais les résultats pour les deux autres
questions sont égaux entre 2023 et 2024)
Répartition des ménages selon la fréquence
à laquelle ils ont déclaré avoir des difficultés
à boucler les fins de mois
Source : ANCOLS, Enquête annuelle auprès des locataires
du parc social (2021-2024)
0%
60%
50%
10%
70%
20%
80%
30%
90%
40%
100%
2021 2022 2023 2024
28%
39% 34% 29%
28%
29%
30%
30%
17%
14%
15%
17%
26%
17% 20% 23%
Jamais
NSP
Rarement
De temps en temps
Souvent
25 %
Difficultés pour régler leur
loyer ou charges
25 %
Difficultés pour régler
leur loyer ou charges
13 %
Situation
d'impayés
8 %
Impayés
multiples*
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 45
Entreprises
Contributions
pour les salariés
Population
Population
éligible
au parc
social
État
Demandeurs
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
Départ pour parc privé (locatif ou propriétaire)
Demandes
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Attributions
Prêts et aides au locataire
propriétaire
Prêts et
subventions
Aides au logement
Bailleurs
Chapitre 4
P48 Quels sont les acteurs du logement social ?
P50 Où sont implantés les OLS et comment ont-ils évolué
ces dernières années ?
P52 Quel est le chiffre d'affaires des bailleurs sociaux?
P54 Combien investissent les bailleurs chaque année ?
P56 La dynamique d'endettement du secteur est-elle soutenable ?
P58 Quelles sont les aides dont bénéficie le secteur HLM ?
P60 Comment sont attribués les logements sociaux des bailleurs ?
46 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Subventions
etexonérations
fiscales
Locataires
Parc
social
Collectivités
locales
Banque
des Territoires/
Caisse
des Dépôts
TVA réduite / FNAP
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Garantie des prêts
Pr
êt
s
Aides au logement
C
ot
is
at
io
ns
A
id
es
Caisse de
Garantie du
Logement Locatif
Social
Éxonérations fiscales
Loyers
Exploitation,
développement
et rénovation
Bailleurs
sociaux
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 47
Quels sont
les acteurs
du logement
social ?
Les acteurs du logement social sont constitués :
? des Organismes de Logement Social (OLS)
quiregroupent :
les Organismes d?Habitations à Loyer Modéré
(OHLM), à savoir :
? les Sociétés Anonymes d?Habitations à Loyer
Modéré (SA d?HLM) couramment dénommées
Entreprises Sociales de l?Habitat (ESH),
? les Offices Publics de l?Habitat (OPH),
? les Sociétés Coopératives d?Habitations à
Loyer Modéré (Coop HLM)
? les Sociétés de Coordination sous forme
Anonyme (SAC) ou Coopérative (SCC)
et les Sociétés d?Économie Mixte de logements
sociaux (SEM) ;
? les collecteurs de la Participation des Employeurs
à l?Effort de Construction (PEEC) : Action Logement
etla Société Immobilière des Chemins de Fer Français
(SICF), lecollecteur de la PEEC du groupe SNCF ;
? et d?autres organismes, qui détiennent ou gèrent
des logements locatifs sociaux et/ou des résidences
sociales ou des foyers.
Fin 2024, l?ANCOLS dénombre près de 6 000 acteurs
du logement social, parmi lesquels, 700 OLS et 9 entités
intervenant dans le champ de la PEEC.
Les autres organismes sont au nombre de plusieurs
milliers, parmi lesquels une centaine déclare
auRépertoire des Logements Locatifs des Bailleurs
Sociaux (RPLS) être propriétaire de logement locatifs
sociaux. Ces organismes sont essentiellement
desassociations et des fondations, des collectivités
territoriales, ainsi que quelques sociétés non HLM
etnon SEM (sociétés civiles immobilières notamment).
Près de 6 000 organismes
intervenant dans
le logement social?
Les acteurs du logement social fin 2024
Organismes intervenant dans le
logement social : environ 6 000 entités
ASSOCIATIONS ET FONDATIONS,
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES,
SOCIÉTÉS CIVILES, GIE?
585 entités déclarant
être propriétaires
de logements locatifs
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024, RPLS au 1er janvier 2024 -
Traitements ANCOLS.
> ANCOLS (2023), Rapport Public
Annuel de Contrôle 2022
Pour aller plus loin
ACTION
LOGEMENT &
COLLECTEURS
PEC
9 entités
Près de 700
organismes
de logement
social
OPH, SA HLM,
COOP, HLM, SEM
LS, SAC, SCC
215 483 102
48 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
Répartition des Organismes de Logement
Social par catégorie en 2023 et de leurs
logements
Répartition des organismes de logement
social selon leur taille et la part du parc
social qu?ils détiennent au 1er janvier 2024
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024, RPLS au 1er janvier 2024 -
Traitements ANCOLS.
Part du parc social
Taille de l'OLS
?dont 700 Organismes
de Logement Social
parmi lesquels près de
500 sont propriétaires de
logements locatifs...
?dont 140 détiennent
70 % du parc locatif social
Parmi 700 OLS actifs fin 2024, 500 déclarent unparc locatif
social au RPLS. Ces OLS sont majoritairement des OPH
(environ 180 organismes détenant 2,1 millions de logements
locatifs au 1er janvier 2024) et des SA d?HLM (près de
170 organismes détenant 2,5 millions de logements locatifs).
Environ 50 coopératives d?HLM détiennent un peu moins
de 200 000 logements, auxquelles s?ajoutent quelque
120 autres coopératives d?HLM sans aucun logement locatif,
l?activité principale de ce genre d?OLS étant l?accession
sociale à la propriété. Plus de 100 SEM de logements sociaux
déclarent quant à elles être propriétaires de près
de 600 000 logements locatifs, qu?ils soient sociaux ou non.
Les sociétés de coordination ne détiennent pas de logements.
Ces sociétés, créées par la loi Elan du 23 novembre 2018
et agréées par le ministre chargé du logement, forment
un groupe de logement social avec leurs membres. Elles ont
pour objet social d?élaborer le cadre stratégique du groupe,
de définir les politiques qui en découlent, de développer
une unité identitaire des entités associées et de prendre
les mesures nécessaires pour garantir la soutenabilité
financière du groupe. Elles peuvent être des sociétés
anonymes classiques (SAC) ou de forme coopérative (SCC).
Les OLS détenant des logements locatifs sociaux sont de taille
très variée. Ainsi, une quinzaine de bailleurs avec plus de
50 000 logements locatifs détiennent 21 % du parc social, et
140 organismes avec au moins 12 000 logements locatifs
possèdent près de 70 % du parc. Les coopératives d?HLM sont
majoritaires parmi les OLS sans logement locatif (59 %, le reste
étant principalement composée de SAC qui ne détiennent
pas de logements), les SEM sont davantage présentes parmi
les OLS de moins de 1 500 logements. La répartition entre
OPH et SA d?HLM est globalement similaire, exception faite
des bailleurs de plus de 50 000 logements qui sont très
majoritairement des SA d?HLM.
Quel est le
champ de
contrôle de
l'Ancols ?
Le champ de contrôle de l?ANCOLS porte légalement (Article L. 342-2 du Code de la Construc-
tion et de l?Habitation (CCH)) sur :
? les organismes HLM : SA d?HLM, les OPH, les coopératives d?HLM et les sociétés de coordination ;
? les SEM de logements sociaux ;
? les organismes de Maîtrise d?Ouvrage d?Insertion (MOI) ;
? les personnes morales ou physiques propriétaires de logements locatifs conventionnés à l?APL ;
? les organismes collectant et bénéficiant de la PEEC et les entités juridiquement contrôlées par
ces organismes, en particulier l?ensemble du groupe Action Logement ;
? les groupements d?intérêt économique et les structures de coopération comprenant au moins
un organisme d?une catégorie mentionnée ci-dessus.
183
47
171173
112
14
700 OLS
2,5
2,1
0,6
0,2
Dont 483
propriétaires
de 5,4 millions
de logements
OPH
SEM LS
SA d'HLM
SAC
Coop HLM
SCC
0% 100%20% 40% 60% 80%
Sans logement
locatif
5 000 à 12 000
12 000 à 50 000 Plus de 50 000
Moins de 5 000
8 % 22 %
31 % 28 % 21 % 18 %
49 % 21 %
2 %
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024, RPLS au 1er janvier 2024 -
Traitements ANCOLS.
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 49
Où sont
implantés les
OLS et
comment
ont-ils évolué
ces dernières
années ?
700 Organismes de Logement Social (OLS) actifs fin 2024
sont implantés sur tout le territoire, avec une densité
d?implantation des sièges des organismes différente selon
les départements. Paris est le département accueillant
le plus grand nombre de sièges d?organismes (36 entités)
avec majoritairement des SA d?HLM (19 entités), suivi
des départements des Hauts?de?Seine, du Nord et des
Bouches?du?Rhône.
66 % des bailleurs n?interviennent que dans un seul
département (entendu comme ayant au moins
50 logements dans un département), 24 % entre
2 et 5 départements et 10 % sur plus de 5 départements.
À l?exception de Mayotte, tous les départements comptent
au moins 2 organismes présents sur leur territoire, la valeur
médiane étant de 9 OLS. Les départements franciliens
se distinguent particulièrement, avec plus de 30 bailleurs
intervenant dans chacun d?eux.
Des organismes présents
sur tout le territoire mais
de manière hétérogène
Répartition des 717 OLS (selon
lalocalisation de leur siège social)
pardépartement en 2024
Nombre de départements dans
lesquels les OLS ont plus de 50 logements
au 1er janvier 2024
Nombre d?OLS présents par département
au 1er janvier 2024 (avec plus de 50
logements dans le département)
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024 -
Traitements ANCOLS.
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
1 OLS
De 1 à 4
De 5 à 9
De 10 à 15
De 15 à 24
De 25 à 29
De 30 à 35
Nombre d'OLS
par département
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
1 seul département
2 départements
3-5 départements
Plus de 5 départements
Moins de 5 OLS
De 5 à 10
De 10 à 20
De 20 à 30
De 30 à 40
40 et plus
Nombre d'OLS
avec plus de 50 logements
par département
66 %
10 %
13 %
11 %
50 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Répartition des sociétés de coordination
en fonction du nombre de membres
Une accélération
de la dynamique
de concentration
des OLS depuis
2018
Le secteur des OLS est dans une dynamique de
concentration depuis plusieurs années, avec une
accélération observée depuis 2018. Adoptée en
novembre 2018, la Loi Elan a instauré à l?échelle
des organismes et des groupes une obligation au
1er janvier 2021 de regroupement et de seuil de
parc géré (12 000 logements et équivalents) ou
de niveau d?activité (40 millions d?euros de chiffre
d?affaires moyen sur 3 ans), avec néanmoins des
exceptions. Il s?en est suivi une intensification des
opérations de regroupement se traduisant par :
? une diminution du nombre d?OLS, qui passe,
hors sociétés de coordination, de 730 entités
en 2018 à près de 640 entités en 2023
(respectivement environ 620 à 490 pour les OLS
propriétaires de logements locatifs) ;
? et une augmentation de leur taille moyenne,
le nombre moyen de logements détenus
passant d?un peu plus de 8 000 en 2018
à près de 11 000 en 2024.
Il est à noter que plus de 60 sociétés de
coordination ont été créées en parallèle sur
cette période. Elles regroupent dans les deux tiers
des cas au plus 3 membres. À l?opposé,
2 sociétés comptent plus de 20 membres.
Évolution des Organismes de Logement
Social entre 2018 et 2024
Répartition des bailleurs sociaux (à gauche)
et du parc social (à droite) en fonction de la
taille des bailleurs entre 2018 et 2024
OPH SA D'HLM Coop HLM SEM
2 3 4-5 6-8 Plus de 8
Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024 - Traitements ANCOLS.
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024 - Traitements ANCOLS
0
600
200
800
730
400
2018 2023
639
Pour aller plus loin
> ANCOLS (2023), Rapport
Public Annuel de Contrôle
RPAC 2022
> ANCOLS (2023), Contrôle
thématique sur les
regroupements d?OLSSource : RPLS au 1er janvier 2018 et au 1er janvier 2024 - Traitements ANCOLS
Moins de
500 logements
12 000 à 20 000
Logements
Plus de 20 000
Logements500 à 12 000
logements
0
100
400
500
600
700
800
200
300
0
3,0
4,0
5,0
6,0
1,0
2,0
311
0,6
203
0,4
194
1,5
146
1,2
622
4,9
490
5,3
67
1,0
79
1,2
48
1,8
62
2,5
2018 20182024 2024
21
16
11
8
2
251
193
169
117
183
171
173
112
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 51
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/controle-thematique-sur-les-regroupements-dols
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/controle-thematique-sur-les-regroupements-dols
https://www.ancols.fr/page/Où-sont-implantés-les-OLS-et-comment-ont-ils-evolue-ces-dernieres-annees
Quel est
le chiffre
d'affaires
des bailleurs
sociaux?
Le chiffre d'affaires (CA) total des Organismes de
Logement Social (OLS) s?élève en 2023 à 30,5 Md¤,
soit un recul de 1,2 % en euros constants par rapport
à l?année précédente. Si nominalement, c?est?à?dire
sans tenir compte des effets de l?inflation, le CA du
secteur est passé de 29,3 Md¤ à 30,5 Md¤, soit + 4 %,
une fois prise en compte l?inflation qui a été de 5,2 %
sur la période, l?évolution réelle (ou constante) du CA
est en baisse de 1,2 % (+4% ? 5,2%).
Sur longue période, il aura fallu 4 ans (2017? 2021)
au secteur pour que le CA revienne à un niveau
équivalent à celui antérieur à la mise en place de la
RLS, en euros constants.
Les revalorisations des loyers au 1er janvier de chaque
année sont quant à elles proches de l?inflation sur
longue période et ont donc peu d?effet en euros
constants à terme. Néanmoins, un décalage temporel
entre l?inflation observée et les revalorisations
(l?inflation constatée au 2ème trimestre de l?année N?1
servant de base aux revalorisations de l?année N),
existe (voir l'encadré sur la revalorisation des loyers
pages 38?39). Ainsi, la baisse du CA locatif de 2022
et 2023 s?explique par cet effet: si nominalement,
l?activité locative passe de 24,2Md¤ en 2021 à
24,4 Md¤ en 2022, puis 25,5 Md¤ en 2023, en lien avec
l?IRL qui était de 0,42% entre 2021 et 2022 et de 3,6 %
entre 2022 et 2023 (en sus de l?accroissement du parc
et des relocations), elle décroît de 0,3 Md¤ en 2022
et de 0,1 Md¤ en 2023, une fois déflatée de l?inflation.
Concernant l?activité d?accession, en 2022, dernière
date disponible, 5 700 logements ont été financés dans
le cadre du dispositifs PSLA (source : Bilan 2022 des
logements aidés).
Les coûts liés à l?activité s?élèvent à 17,8 Md¤ en 2023,
en baisse de 0,5 Md¤ sur un an en euros constants,
mais en hausse de 5 % sur 5 ans. Ils représentent près
de 60 % du chiffre d?affaires en 2022, en baisse d?un
point entre 2022 et 2023, passant de 59,4 % à 58,3 %,
mais restent supérieurs à la période 2019?2020 (57,0 %).
Les coûts de gestion en représentent 43 %, les coûts
de maintenance 25 % et les taxes foncières 18 %.
Ces dernières sont les seules à croître en 2022 et
2023 (+0,2 Md¤ en euros de 2023). Les dépenses
de maintenance ne peuvent être analysées seules
et doivent a minima être regardées en y intégrant les
dépenses de réhabilitations, les deux constituant le
coût global d?intervention sur le parc, plus pertinent.
En outre, elles doivent être mises en regard des
interventions réalisées.
Un chiffre d'affaires
de 30 Md¤ en 2023?
?auxquels sont
soustraits 18 Md¤ de
coûts liés à l'activité?
Chiffres d?affaires des OLS entre 2019
et 2023 (en Md¤, en euros de 2023)
Coûts liés à l?activité des OLS entre 2019
et 2023 (en Md¤, en euros de 2023)
Chiffre d'affaires locatif
des logements et foyers
Chiffre d'affaires
des autres activités
Chiffre d'affaires de
l'accession et aménagement
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
Coût d'accession
et d'aménagement
Coûts
de gestion
Coûts
de maintenance
Taxes foncières sur
les propriétés bâties
Autres coûts
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
0 255 3010 15 20
29,7
28,4
30,6
30,8
30,5*
2,2
1,9
2,5
2,5
2,7
3,0
3,1
25,4 1,8
1,7
2,1
25,7
25,9
25,6
25,5
2019
2020
2021
2022
2023*
0 15 205 10
17,0
17,1
18,1
18,3
17,8*
7,5
7,6
7,9
7,8
7,7
3,9
4,0
4,3
4,5
4,4
2,9
2,9
3,0
3,0
3,2
2019
2020
2021
2022
2023*
52 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
?dont 7,7 Md¤
de coûts de gestion,
soit environ 1 300 ¤
au logement?
Coûts de gestion médian selon leterritoire
d'implantation des bailleurs en2023*
Les coûts de gestion s?élèvent à 7,7 Md¤ en 2023
(+0,2 Md¤ en euro constant par rapport à 2019,
soit +2,5 % sur 5 ans), soit 1 300 ¤ par logement
(?2,9 % par rapport à 2019 en euro constant).
L?écart entre l?évolution globale et l?évolution
au logement (+2,5 % vs ?2,9 %) s?explique par
l?accroissement du parc.
Ces coûts comprennent les coûts de personnel
des fonctions supports (notamment DRH, DSI,
Services juridiques et financiers) et des coûts de
fonctionnement interne. En revanche, les coûts de
personnel affectés à l?activité de construction ou
aux opérations de réhabilitation n?y sont pas inclus
(sauf le personnel d?encadrement et de direction).
De même, une partie des coûts liés au personnel
de proximité ne sont pas inclus, étant récupérés
auprès des locataires au titre des charges
locatives.
L?Excédent Brut d?Exploitation (EBE), correspond à ce qu?il reste
une fois déduit du chiffre d?affaires l?ensemble des coûts liés
à l'activité. Ainsi, en 2023, des 30,5 Md¤ de CA, sont retranchés
17,8 Md¤ de coûts liés à l?activité, aboutissant à un EBE de
12,7 Md¤. Il est relativement stable sur les 5 dernières années.
À l?EBE, s?ajoutent d?autres produits pour un 1,6 Md¤ en 2023
(ventes CEE, subventions d'investissements, dégrèvements de
TFPB...), dont 0,5 Md¤ de produits financiers en raison entre autres
d'instruments de couverture visant à amortir la hausse des taux
d?intérêts, soit un total de 14,3 Md¤ en 2023.
En 2023, les intérêts des emprunts locatifs ont représenté
5,2 Md¤, en hausse de 2,2 Md¤ sur un an, soit + 74 %, en lien
avec le relèvement du taux du Livret A, passé de 0,5 % à 2 % entre
janvier 2022 et janvier 2023, puis à 3 % en février 2023. Une partie
de l?augmentation de la charge d?intérêt a été compensée par une
réduction des remboursements en capital (?1,1 Md¤, soit 50% du
surcroît d?intérêts), via le mécanisme de « double réversabilité»
(voir la fiche Comment finance?t?on un logement social ?
pages 34?35), par les instruments de couverture mentionnés
précédemment et par une réduction de l?autofinancement net
HLM (?0,6 Md¤, à 2,0 Md¤ en 2023). Ce dernier correspond à ce
dont disposent les organismes en fin d?exercice une fois payées les
dépenses liées à l?activité et aux emprunts passés contractés.
?conduisant à un Excédent
Brut d?Exploitation
de 13 Md¤ en 2022
> DHUP (2024), Bilan 2022 des logements aidés
> ANCOLS (2023), Rapport Public Annuel de Contrôle 2022
Pour aller
plus loin
1 430 ¤
1 360 ¤
1 140 ¤ 1 060 ¤
1 020 ¤
Bailleurs zone Abis-A
Bailleurs zone A-B1
Bailleurs zone
B1-B2
Bailleurs zone C
Bailleurs zone
B2-C
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
Répartition de l?excédent brut d?exploitation
entre 2019 et 2023 (en Md¤, en euros de 2023)
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
2019 2020 2021 2022 2023*
Intérêts / emprunts
locatifs
Excédent Brut
d?Exploitation
Autofinancement net
HLM
Autres produits
Remboursement capital/
emprunts locatifs
0
5
10
15
12,8 12,8 12,5 12,5 12,7
2,8 2,6 2,4 3,0
5,2
8,0 8,2 8,1 8,2
7,1
2,5 2,9 3,0 2,5
2,01,0 0,9 1,0 1,3 1,6
13,5 13,8 13,5 13,8 14,3*
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 53
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/page/Combien-represente-lactivite-des-OLS
Combien
investissent
les bailleurs
chaque
année ?
Les investissements s?élèvent en 2023 à 24,7 Md¤, en
hausse nominalement de 2,9 Md¤ en un an, soit +13 %.
Déflatée de l?inflation, la hausse demeure de 1,7 Md¤,
soit + 8 %. L?année 2023 confirme ainsi l?inversion de
tendance observée l?année précédente.
Dans le détail, les investissements consacrés à la
réhabilitation continuent de croître, à l?instar des
années précédentes, avec néanmoins une hausse plus
marquée de +1,5 Md¤ en euros constants (soit une
hausse de 24 %). La réhabilitation représente ainsi près
de 30 % de l?ensemble des investissements du secteur
contre un peu moins de 20 % en 2019. Concernant
l?investissement dans la construction neuve et les
acquisitions, il repart à la hausse en 2023, avec
+0,4 Md¤ sur un an, mais reste inférieur à ce qui était
observé jusqu?en 2021.
Les montants présentés ici intègrent à la fois les
logements ordinaires et les foyers. Pour les seuls
logements ordinaires, l?ensemble des investissements
réalisés auront permis la mise en service de quelque
330 000 logements sociaux et quelque 20 000
logements intermédiaires sur 5 ans (voir la fiche
sur Quelle est l?évolution du nombre de logements
sociaux ? pages 28?29), même s?il faut noter un
décalage entre les investissements réalisés au fur
et à mesure de la réalisation des travaux et les mises
en service effectives.
25 Md¤ investis en 2023,
un chiffre en hausse
Investissements des OLS entre 2019 et 2023
(en Md¤, en euros de 2023)
> ANCOLS (2023), Étude relative aux coûts de production
des logements sociaux-Comparaison des modes
constructifs MOD / VEFA
> ANCOLS (2022), Étude sur la rénovation thermique
des logements du parc social
> ANCOLS (2022), Étude sur la production
de logement social par Acquisition-Amélioration
> Banque des Territoires, Perspectives
(millésimes 2019 à 2024)
Pour aller plus loin
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
Constructions neuves
et acquisitions
(yccoût du foncier)
Autres
investissements
non locatifs
Réhabilitations
0
15,0
5,0
20,0
10,0
25,0
2019 2020 2021 2022 2023*
18,4
17,5
16,6
16,0
16,4
23,4
22,3 22,3
23,0
24,7*
0,5
0,4 0,4
0,8
0,7
4,5
4,4 5,3 6,1
7,6
DE L'INVESTISSEMENT CONSACRÉ
À LA RÉHABILITATION, +24 % EN UN AN
30 %
54 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/page/Combien-investissent-les-bailleurs-chaque-annee
Coûts TTC par logement ordinaire neuf
et par an (en euros de 2023)
Coûts TTC par logement pour les opérations
de 2023, par zone
Près de 185 000 ¤
par nouveau
logement, en forte
hausse depuis 2022
Malgré une hausse des investissements dans
la production de nouveaux logements en 2023,
celle?ci ne couvre pas la hausse du coût au
logement des nouvelles opérations. Ainsi, même
une fois prise en compte l?inflation, le coût au
logement ordinaire neuf a cru de 15 % en 5 ans,
imputable essentiellement aux années 2022
et 2023.
Par territoire, si les coûts des opérations neuves
sont proches entre les zones B1, B2, C, ils sont
près de 60 % plus élevés en zone Abis et 14 %
en zone A.
L?analyse des coûts de rénovation est plus
complexe, en raison de la très forte disparité
des situations et de la hausse des ambitions des
rénovations. Néanmoins, à titre d?information,
sur la période 2018 à 2022, la Banque des
Territoires a estimé que le coût au logement d?une
réhabilitation thermique est passée en moyenne
de 40 000 à 50 000 ¤ (en euros de 2023).
Trésorerie des OLS entre 2019 et 2023
(en Md¤, en euros de 2023)
Après plusieurs années de hausse continue, la trésorerie
des bailleurs a baissé en 2023 de 3,9 Md¤ par rapport
à 2022, pour atteindre 14,0 Md¤. Deux grandes raisons
expliquent cette évolution :
? un accroissement des investissements cumulés
à un accroissement de la part des fonds propres
mis dans les accroissements des opérations (passée
de 16 % à 18 % en un an seulement parmi les
opérations en cours). Cette première raison explique
environ 60 % de l?évolution de la trésorerie.
? des éléments conjoncturels correspondant à de
simples décalages temporels d'encaissements
et décaissements (dont un accroissement de près
de 1 Md¤ de subventions en attente d?encaissement),
expliquent les quelque 40 % restants.
À noter toutefois qu'il s'agit de données agrégées
de l?ensemble du secteur, qui masquent des situations
très contrastées entre les bailleurs.
Une trésorerie de 14 Md¤ à fin 2023,
sollicitée pour absorber une partie
de la hausse de l'investissement
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
2019
2020
2021
2022
2023*
15,8
17,9
14,0*
17,1
14,6
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
0 40
0
00
80
0
00
12
0
00
0
20
0
00
0
16
0
00
0
2019
2020
2021
2022
2023
161 000
161 000
165 000
176 000
185 000
Source : SISAL/SIAP
0 40
0
00
80
0
00
12
0
00
0
20
0
00
0
30
0
00
0
16
0
00
0
Abis
A
B1
B2
C
278 000
198 000
173 000
170 000
169 000
Source : SIAP
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 55
La dynamique
d'endettement
du secteur
est-elle
soutenable ?
L?endettement s?élève en 2023 à 209 Md¤. Si nominalement
il croît de quelque 7 Md¤ en un an (passant de 202 à
209 Md¤), corrigé de l?inflation, l?endettement du secteur
se réduit de près de 3 Md¤. Un peu plus de 150 Md¤
correspondent à des emprunts auprès de la Banque des
Territoires, et un peu plus de 10 Md¤ auprès d?Action
Logement Services, soit respectivement 75 % et 5 %
de l?encours total. À noter que les montants indiqués ici
n?incluent pas les emprunts liés à l?activité d?accession et
d?aménagement, mais ils ne totalisent que 2,1 Md¤ en 2023,
soit moins de 1 % de la dette du secteur.
Si l?endettement baisse en 2023 en euro constant et marque
une rupture par rapport aux années précédentes, le poids
relatif de la dette des OLS diminue lui sur longue période.
Ainsi, le ratio d?endettement s?améliore légèrement d?année
en année, passant de 43,7% en 2019 à 42,4 % en 2023.
Le ratio d?endettement correspond à la part de la dette
dans l?ensemble des ressources stables des organismes.
Une approximation simplifiée de celui?ci peut être faite
en regardant la part de la dette dans l?ensemble du
patrimoine des bailleurs (le patrimoine correspondant ici aux
immobilisations d?exploitations brutes). Dans les deux cas, le
ratio diminue de 1,3 point entre 2019 et 2023, traduisant une
hausse de l?indépendance financière des bailleurs.
Un endettement de plus
de200 Md¤ en 2023?
? mais un poids de
l?endettement qui continue
de diminuer
Endettement des OLS entre 2019 et 2023
(en Md¤, en euros de 2023)
Ratio d'endettement et part de la dette dans
le patrimoine des OLS, de 2019 à 2023
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
Autres créanciersCDC ALS
0
150
50
200
100
250
2019 2020 2021 2022 2023*
149
147
156
158 156
198 202
209 212
209*
40
9
46
44 44 42
0,0 %
10,0 %
20,0 %
30,0 %
40,0 %
50,0 %
2019 2020 2021 2022 2023*
43,7 %
45,6 % 45,1 % 45,1 %
44,7 % 44,3 %*
43,1 % 42,9 % 42,5 % 42,4 %*
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
> ANCOLS (2024) Rapport Public
Annuel de Contrôle 2022
Pour aller plus loin
Dettes financières/Patrimoine
(Immobilisations brutes)
Ratio d'endettement
9
10 11 11
56 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
Si la situation du secteur pris dans son ensemble est bonne,
il en est de même dans l?écrasante majorité des cas en
analysant les bailleurs pris individuellement. 93% des bailleurs
ont une santé financière solide dans la mesure où ils disposent
d?une marge de manoeuvre confortable pour investir
en mobilisant l?endettement et/ou leurs fonds propres.
À l?opposé, 34 organismes (7 %) sont simultanément
en dessous des deux seuils d?alerte définis à partir des deux
critères suivants:
? le fonds de roulement à terminaison: il permet d?évaluer
les fonds qui seront seront théoriquement disponibles
au terme des opérations d?investissement en cours de
réalisation. Il correspond schématiquement à la trésorerie
à laquelle serait ajouté l?ensemble des recettes attendues
à court terme ainsi que les subventions et emprunts non
encaissés des opérations en cours; et à laquelle serait
déduit l?ensemble des dépenses attendues à court terme
ainsi que les dépenses non encore réalisées des opérations
d?investissements en cours. Le seuil d?alerte est fixé
à 750 euros par logement et équivalent logement.
11 % des bailleurs sont sous ce seuil à fin 2023.
? la marge de manoeuvre d?endettement: elle est définie
comme l?écart entre la durée théorique d?amortissement
du parc (définie comme le rapport entre la valeur nette
comptable du parc et les dotations aux amortissements),
et la durée théorique de remboursement de la dette
actuelle (définie comme le rapport entre la dette totale
et la CAFC, cette dernière correspondant à la CAF une fois
déduites les activités exceptionnelles). Le seuil de vigilance
est fixé à 0. A fin 2023, 54 % des bailleurs étaient sous
le seuil, une situation attendue dans la mesure où la hausse
des taux a réduit la CAFC (voir Encadré).
In fine, 42% des organismes sont simultanément au?dessus
des deux seuils.
93 % des bailleurs dans
une situation favorable
à fin 2023
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
Note : un point correspond à un bailleur
Santé financière des OLS en 2023 (Fonds
de roulement à terminaison et marge de
manoeuvre)
Une détérioration
des marges
de manoeuvre
d?endettement
préoccupante?
La détérioration des marges de manoeuvre d?endettement observée entre 2022 et 2023
n?est pas due à une hausse de la durée théorique d?amortissement (la VNC/amortissements
est à peu près stable au cours du temps, passant de 24,4 années en 2019 à 24,1 en 2023),
mais bien à l?augmentation des taux d?intérêts, obligeant les bailleurs à payer des intérêts
plus élevés, réduisant leur CAFC (pour rappel, cette dernière correspond à l?EBE ? donc
aux marges générées par l?activité locative ? auquel sont soustraits les intérêts d?emprunt),
et par la même, leur capacité à rembourser le capital de leurs emprunts.
Cette hausse des taux d'intérêts est liée à celle du taux
du Livret A (TLA), puisqu?une très large part de l?encours des
bailleurs est adossé sur le TLA, en particulier une grande partie
des emprunts octroyés par la Banque des Territoires/Caisse
des Dépôts. Or la hausse du TLA est elle-même la résultante
d?un contexte inflationniste, conduisant aussi à une hausse des
loyers plus importante que dans un contexte de faible inflation
(voir l?encadré sur l?évolution des loyers page 38-39).
En cas de baisse de l?inflation et donc des taux d?intérêt,
le surcroît de loyer obtenu pendant cette période sera
pérenne pour les bailleurs, permettant à terme de neutraliser
l?impact transitoire qu?aura eu la hausse des taux. Si l?inflation
demeurait, les augmentations de loyers seraient cumulatives,
alors que les taux d?intérêt, même plus élevés que dans
les années 2015-2020, resteraient proches des taux de
l?inflation mais ne se cumuleraient pas. Dans ce cas-là aussi,
à terme, les augmentations de loyers permettraient de
neutraliser l?impact de la hausse pérenne des taux.
In fine, la détérioration observée est donc transitoire et
sera amenée à se réduire avec d?une part la baisse du TLA
en février 2025 (passant de 3 % à 2,4 %) et les hausses de
recettes locatives engendrées par la période inflationniste
précédente (avec un IRL à 3,6 % pour les revalorisations
de janvier 2023 et 3,5 % pour celles de janvier 2024), ayant
conduit à un accroissement nominal des recettes locatives.
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 57
Quelles
sont les
aides dont
bénéficie
le secteur
HLM ?
En 2023, d?après les Comptes du Logement 2023, près de
8,6 Md¤ d?aides publiques ont bénéficié aux bailleurs sociaux.
63 % correspondent à des avantages fiscaux parmi lesquels les
taux réduits de TVA dont bénéficient les OLS, et qui constituent
le premier poste (2,4 Md¤, soit 28 %) : taux à 5,5 % pour les
PLAI, les PLUS dans le cas d?une acquisition?amélioration et
dans le cadre des projets de renouvellement urbain, ainsi que
les travaux liés à l?amélioration de la performance thermique et
énergétique des logements et taux à 10 % dans les autres cas.
S?y ajoutent entre autres les exonérations ou abattements de
TFPB principalement supportés par les collectivités locales
(2,0 Md¤, soit 23 %) et l?exonération d?impôts sur les sociétés
(820 M¤, soit 10 %).
2,3 Md¤ proviennent de subventions d?investissements,
principalement portées par les collectivités locales, Action
Logement et l?ANRU.
Enfin, l'équivalent de 800 M¤ correspondent à des avantages
de taux, en particulier le fait que les collectivités locales
assurent la quasi?totalité des emprunts contractés par
lesbailleurs sociaux auprès de la Caisse des Dépôts, sans
quecette garantie suppose de frais financiers pour les bailleurs.
Cependant, ces garanties ne sont pas gratuites puisque
desdroits de réservation sont obtenus par les collectivités
locales en contrepartie (voir la fiche Comment sont attribués
les logements sociaux des bailleurs ? pages 60?61).
À noter que ce total n?inclut pas les APL et autres aides au
logement à destination des ménages, soit pour rappel 6,9 Md¤
en 2023 (voir la fiche Quelle part des loyers est prise en charge
par la solidarité nationale ? pages 42?43), auxquels s?ajoutent
1,2Md¤ d?autres prestations sociales en lien avec le logement
(dont le chèque énergie).
L'équivalent de 8,6 Md¤
d'aides publiques aux
bailleurs sociaux en 2023?
> SDES (2025), Compte satellite du logement 2023
(dont le dataviz)
> CGLLS (2024), Rapport d?activité 2023
Pour aller plus loin
Répartition des aides publiques dont
ont bénéficié les bailleurs sociaux en
2023 (en Md¤)
2,0
2,4
0,8
0,8
2,3
0,2
TVA réduite
Autres
avantages
fiscaux
Éxonération IS
Avantages
de taux
Exonération
ouabattement
de TFPB
Subventions
investissement
8,6 Md¤
Source : Compte Satellite du Logement 2023 - SDES
58 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://ssm-ecologie.shinyapps.io/app_csl/
https://ssm-ecologie.shinyapps.io/app_csl/
https://www.ancols.fr/page/Quelles-sont-les-financements-dont-b%C3%A9n%C3%A9ficie-le-secteur
Ventilation des aides publiques
et subventions, des aides au logement
(APL, AFL, ALS) et des autres prestations
sociales en lien avec le logement
en fonction du statut d'occupation
? soit environ 40 %
des aides publiques à
l'ensemble du secteur
du logement
Hors aides au logement et prestations sociales
liées au logement, les aides publiques à
destination du logement représentent 23,5 Md¤.
Le montant destiné au secteur HLM représente
donc 37 % de ce montant.
En y ajoutant les 15,6 Md¤ d?aides au logement
(APL, ALS, ALF) et les 4,5 Md¤ de prestations à
destination du logement (dont le chèque énergie),
le total s?élève ainsi à 43,5 Md¤, soit 1,5 % du PIB.
La part consacrée au secteur HLM et aux
locataires de ces logements représente 38 %
de ce montant.
La contribution des employeurs dans les aides
au logement notamment via Action Logement,
est de 11 % en 2023 (source : rapport compte
du logement 2023).
Source : Compte Satellite du Logement 2023 - SDES
0, 0
2,0
12,0
4,0
14,0
6,0
16,0
8,0
18,0
10,0
Propriétaires
occupants
Bailleurs
et locataires
privés
Parc
social
Locaux
d'hébergement
collectif
9,0
4,4
8,6
6,9
1,6
0,9
9,4
7,5
2,4
0,8
0,1
0,3
1,2
12,7
16,7
4,8
Aides fiscales
& subventions
Aides logements Autres prestations
sociales
La Caisse de
Garantie du
Logement
Locatif Social
(CGLLS),
c'est quoi ?
La Caisse de Garantie du Logement Locatif Social CGLLS, est régie par les articles L.452-1
à L.452-7 du CCH. Dotée d?un budget de quelque 430 M¤ en 2023 (dont 90 % par des
cotisations des bailleurs eux-mêmes), elle a pour principales missions :
? d?aider les OLS en difficulté financière : 24 bailleurs (représentant quelque 210 000
logements et logements-foyers) étaient en 2023 dans une procédure de ce type.
? d?accompagner la réorganisation du secteur ainsi qu'un soutien au renouvellement
urbain : 7 projets, un chiffre en baisse depuis plusieurs années, ont ainsi été validés en 2023
pour un montant de près de 6 M¤.
? de garantir les emprunts en se substituant aux collectivités locales qui refusent d?apporter
leurs concours (en particulier pour les prêts de haut de bilan qui ne sont pas fléchés vers
un territoire donné en amont) ou lorsque leur garantie ne couvre pas la totalité du prêt.
En 2023, la CGLLS a garanti près de 300 M¤ de nouveaux emprunts, soit 2,9 % des prêts
accordés par la CDC cette année-là. À fin 2023, le total des encours garantis par la CGLLS
était de4,1Md¤, soit 2 % de l?endettement total du secteur (et 2,6 % des seuls prêts CDC).
Elle participe aussi à la péréquation RLS entre les bailleurs, mécanisme qui consiste via une
modulation de la cotisation principale des bailleurs à « unifier le taux d?effort des organismes
au regard de la Réduction du Loyer de Solidarité (RLS) » (source : CGLLS, rapport d?activité
2023).
LA CONTRIBUTION DES
EMPLOYEURS DANS LES AIDES AU
LOGEMENT NOTAMMENT VIA ACTION
LOGEMENT EN 2023 REPRÉSENTE
11%
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 59
Comment
sont
attribués les
logements
sociaux des
bailleurs ?
Le droit de proposer des candidats (appelé droit
de réservation) porte dans le cadre de la « gestion
en stock » sur des logements identifiés dans les conventions
de réservation entre un bailleur et un réservataire.
Dans ce cas, l?attribution est conditionnée à la rotation
du logement.
La « gestion en flux » consiste dans la contractualisation
annuelle d?un pourcentage d?attributions au bénéfice d?un
réservataire.
Depuis la loi 3DS et sa mise en oeuvre depuis fin 2023,
la gestion en flux s?applique en dehors de quelques
exceptions.
> 25 % des attributions aux ménages reconnus prioritaires au
titre du DALO ou à défaut prioritaire au titre de l?article L.441?1
du CCH
? Particularité de l?État, l?ensemble de ses
attributions, hors attributions aux agents de l?État,
sont fléchées sur les ménages prioritaires
> au moins 25 % des attributions hors QPV à des ménages
dont les ressources sont inférieures au seuil séparant les 25 %
des demandeurs les plus modestes des autres demandeurs
(1er quartile des ressources des demandeurs)
> au moins 50 % des attributions en QPV à des ménages dont
les ressources sont supérieures au 1er quartile des ressources
des demandeurs
Enfin, la cotation de la demande est progressivement
mise en place, comme aide à la décision pour la sélection
des 3 candidats.
Un réservataire est une entité qui bénéficie de droits
à proposer des candidats pour l?attribution d?un logement
en contrepartie d?aides au financement de logements
(prêts, subventions, garanties, etc.). Les principaux
réservataires sont :
> l?État, qui possède au plus 30 % des droits dont 5 % fléchés
à destination des agents de l?État
> les Collectivités territoriales dont une partie des droits
correspond à la contrepartie à la garantie des prêts de
Caisse des Dépôts (voir la fiche Comment finance?t?on un
logement social ? pages 34?35),
> Action Logement Services (ALS) qui obtient des droits
en contrepartie de financements issus de la PEC
(Voir Chapitre 5).
Qu?est-ce qu?un droit
de réservation ?
Quelles sont les obligations
des réservataires et des
bailleurs ?
Qui est réservataire ?
Source : Déclarations ALS et InfocentreSNE
DES ATTRIBUTIONS POUR ALS
24 %
60 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Un logement
est disponible
à la location
Logement
attribué
Proposition
au ménage
de rang 3
(s?il y en a un)
Proposition
au ménage
de rang 2
(s?il y en a un)
Le bailleur le met
à disposition d?un
réservataire
Le bailleur
sélectionne
3 candidats
qui ne seront
imputés à aucun
réservataire
Le bailleur sélectionne
3 candidats qui seront
comptabilisés pour
le réservataire prévu
(« gestion déléguée »)
Commission d'Attribution
de Logements et d'Examen
de l'Occupation des
Logements (CALEOL), une
par bailleur et par territoire
(Articles L441-2 et R441-9
du CCH)
Décision pour les
3 candidats présentés
(acceptation ou rejet)
et classement des candidats
acceptés, en respectant les
critères définis dans l?article
L441-1 du CCH.
Le bailleur
vérifie que la
répartition des
attributions par
réservataire
correspond
aux taux
contractualisés
dans les
conventions
de réservation
en flux (une
par bailleur et
département).
Le ménage
de rang 3
refuse
Ou
Ou
Le ménage
de rang 2
refuse
Le ménage
de rang 1
refuse
Le ménage
de rang 3
accepte
Le ménage
de rang 2
accepte Le ménage
de rang 1
accepte
Le réservataire
sélectionne
3 candidats
Schéma simplifié du processus d'attribution d'un logement social
Ou Ou
> ANCOLS (2024),Droits de réservation
PEEC 2022
> ANCOLS (2024), Note relative à
l?obligation dite DALO du secteur de la
participation des employeurs à l?effort
de construction sur l?exercice 2022
Pour aller plus loin
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 61
https://www.ancols.fr/page/panorama-2025-comment-sont-attribues-les-logements-sociaux-des-bailleurs
Entreprises
Contributions
pour les salariés
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
P64 Qu'est-ce que la PEC ?
P50 Quels sont les principaux axes financés par la PEC ?
62 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 202562 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
PEC
Chapitre 5
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
Subventions
etexonérations
fiscales
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 632025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 63
Qu'est-ce
que la PEC ?
Histoire et
fonctionnement
de la PEC
Le système paritaire du « 1 % logement» est créé
en 1943, à l'initiative d'Albert Prouvost, afin de loger
les salariés dans un contexte de pénurie de logements
liée à la guerre.
Ce système devient obligatoire en 1953, avec la loi
instituant la Participation des Employeurs à l'Effort
de Construction (PEEC), imposant aux entreprises un
financement spécifique pour le logement de leurs salariés.
Au fil des années, le dispositif s?est élargi pour devenir ce
qui est appelé ici la Participation à l?Effort de Construction
(PEC) et comprenant la PEEC, la PSEEC (Participation
Supplémentaire des Employeurs à l'Effort de Construction)
et la PEAEC (PEEC du secteur agricole). La PEC englobe
ainsi divers dispositifs légaux et volontaires destinés
aufinancement d'actions dans le domaine
du logement, principalement pour les salariés.
Les entreprises ont le choix entre investir directement
dans la construction ou la rénovation de logements pour
leurs employés ou verser une contribution à un organisme
collecteur agréé. Historiquement nombreux, il ne reste
aujourd?hui que deux organismes chargés de collecter
la PEC: Action Logement Services (ALS) et la SICF
(collecteur de la seule SNCF). Des conventions
sont signées tous les 5 ans entre l?État et ALS pour fixer
les objectifs de financement pour soutenir le secteur
du logement. En juillet 2023, une nouvelle convention
quinquennale sur la période 2023?2027 a été conclue
entre l'État et Action Logement.
Les aides au logement s?élèvent à 43,5 Md¤ en 2023,
soit 1,5 % du PIB, et correspondent à l'ensemble
des versements ou réductions de dépenses,
accordés aux consommateurs ou producteurs de
service de logement. Elles permettent aux premiers
de se loger et contribuent au financement par les
seconds, des investissements dans la construction
de logements neufs et dans l'amélioration
de la qualité des logements existants.
La contribution des employeurs dans les aides
au logement notamment via Action Logement,
est de 11% en 2023 (source: rapport compte du
logement 2023).
Évolution de la Participation à l'Effort de Construction (PEC) :
histoire et réformes
1953 2005 2016 2020De 1972
à 1992
Instauration du 1 %
logement par la loi
du 21 décembre 1953,
rendant obligatoire
la PEEC.
Le seuil
d'assujetissement
passe de 10 à 20
salariés.
Relèvement
du seuil
d'assujetissement
à 50 salariés.
Réduction
progressive du taux
de prélèvement
de la PEEC de 1 %
0,45 % de la masse
salariale.
Réorganisation de la
collecte de la PEC
avec la création
d'Action Logement
Services en tant que
collecteur.
64 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Les ressources
de la PEC : 4,6 Md¤
en 2023
Le financement de la PEC repose sur différents types de
ressources : la collecte auprès des entreprises, les retours
de prêts et les emprunts obligataires.
La collecte auprès des entreprises prend majoritairement
la forme de subventions, au minimum 78 % sur la période
2019?2023, mais se fait aussi sous forme de prêts qu?ALS
devra rembourser.
Les retours de prêts de la PEC correspondent aux
remboursements des prêts précédemment accordés
par ALS. Les prêts aux bailleurs sociaux peuvent être
accordés pour une durée allant jusqu?à 40 ans, avec des
différés de remboursement pouvant aller jusqu'à 15 ans.
Pour information, l'encours d'ALS auprès des OLS est
de près de 11 Md¤ en 2023 (voir la fiche La dynamique
d'endettement du secteur est?il soutenable ? pages 56?57).
Enfin, les emprunts obligataires constituent la troisième
source majeure de financement pour la PEC, avec un
montant de 7,1 Md¤ levés sur la période 2019?2023 dont
2,2 Md¤ en 2023.
À noter que si les retours de prêts et la collecte auprès des
entreprises sont à peu près stables et prévisibles à court et
moyen terme, les ressources liées aux emprunts obligataires
sont plus volatiles et correspondent à des montants qui
devront être remboursés à terme. Ainsi, les ressources
pérennes de la PEC s?élèvent en moyenne à environ
2,5 Md¤ par an.
Les financements accordés se décomposent
principalement entre entre prêts (44 %), subventions
(38 %) et dotations en fond propres (14 %). Les dotations
en fonds propres correspondent à des apports en capital,
qui ne peuvent avoir lieu que pour les bailleurs ayant
un capital social, comme les SA d?HLM. À l?inverse, les
OPH en sont exclus (voir la fiche Quels sont les acteurs
du logement social ? pages 48?49). Pour ces derniers,
il existe les titres participatifs (prêts dont la principale
caractéristique est que le remboursement est décidé par
l?emprunteur).
Contrairement aux prêts qui sont destinés à être
remboursés à terme, les financements sous forme de
subventions et de dotations en fonds propres ne génèrent
pas de ressources futures qui pourraient être mobilisées
pour de nouveaux engagements. En revanche, tous deux
permettent à ALS de négocier des droits de réservation
en vue de loger des salariés et/ou des demandeurs
d'emploi (voir la fiche Comment sont attribués les
logements sociaux des bailleurs ? pages 60?61).
Les autres financements correspondent à des
réservations de crédits à destination de l?AFL, du PIV
DROM et d?Action Coeur de Ville.
Les différentes formes
de financement d?ALS
> ANCOLS (2024), Rapport Annuel
Statistiques et Financier 2022
Subventions
10,4 Md¤
Prêts
11,9 Md¤
0,1 Md¤
Titres
participatifs
1,3 Md¤
Autres
Dotations
en fonds propres
3,7
Md¤
Source : Données de gestion ALG 2023 ? Reporting de la Convention Quinquennale
Répartition des financements accordés
de 2019 à 2023 toutes catégories de
bénéficiaires confondues
Ressources de la PEC (en Md¤, en euros de 2023)
0 5,01,0 6,02,0 3,0 4,0
2019
2020
2021
2022
2023
4,3 Md¤
3,3 Md¤
5,0 Md¤
5,0 Md¤
4,8 Md¤
Milliards d'euros
1,9
1,6
1,6
1,6
1,3
1,3
1,0
2,1
2,1
2,2
1,9 1,4
1,4
1,1
Collecte nette Retours de prêts
et cessions d'actifs
Emprunts obligataires
Source : ANCOLS - revue de données PEEC
Pour aller
plus loin
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 65
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/rapport-annuel-statistique-et-financier-pour-lexercice-2022
Quels sont
les principaux
axes financés
par la PEC ?
Logement social :
plus de 56 000
nouveaux logements
financés en 2023
Locataires du parc
privé : 320 000 contrats
de garantie locative
signés en 2023
660 M¤ ont été mobilisés en 2023 pour la construction
ou bien l?acquisition de logements et autres bâtis en vue
de les transformer en logements. Cela représente un total
de 56 000 logements, dont 30 % de PLAI, 34 % de PLUS,
16 % de PLS et 4 % LLTS et LLS (correspondant aux
DROM). S?y ajoutent 11 000 logements intermédiaires, pour
un montant de 120 M¤. Enfin, 44 M¤ ont été consacrés aux
acquisitions foncières. Pour rappel, les montants engagés
ont trait à des opérations à venir, et ne correspondent donc
pas aux mises en services observées cette année?là.
La garantie Visale est une caution locative accordée par
Action Logement et entièrement gratuite, qui garantit le
paiement au bailleur du loyer et des charges locatives en
cas de défaillance du locataire. Près de 320 000 nouveaux
locataires ont bénéficié de cette aide en 2023. Elle est
réservée aux locataires du parc privé, les étudiants et
alternants pouvant néanmoins en bénéficier y compris dans
le parc social.
Le taux d?impayés global s?élève à 5,9 % sur l?ensemble des
contrats émis.
Jusqu?en 2019, existait un précédent dispositif de caution
locative, appelé Garantie Loca?Pass.
Il existe par ailleurs l?Avance Loca?Pass (prêt sans intérêts,
ni frais de dossier) accordé par Action Logement aux futurs
locataires de moins de 30 ans ou salariés du secteur privé
ou étudiants, pour les aider à verser le dépôt de garantie
à leur propriétaire. 37 000 locataires ont bénéficié de
cette aide en 2023. Cette dernière est ouverte aussi aux
locataires du parc social.
Nombre de logements sociaux
et intermédiaires financés par ALS
2020-2023
> ANCOLS (2024), Rapport annuel statistique et
financier pour l?exercice 2022
> ANCOLS (2024), Droits de réservation PEEC 2022
Pour aller plus loin
Source : ANCOLS ? revue de données PEEC
120 000
100 000
80 000
60 000
40 000
20 000
0
2020 2021 2022 2023
77 000
102 000
111 000
67 000
Nombre de cautions accordées
de 2019 à 2023 (Garantie Loca-Pass + Visale)
Source : ANCOLS ? revue de données PEEC
300 000
250 000
200 000
150 000
100 000
50 000
0
2019 2020 2021 2022 2023
38 000
129 000
156 000
227 000
283 000
319 000
Garantie Loca-Pass Garantie Visale
66 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/page/Quels-sont-les-principaux-axes-financ%C3%A9s-par-la-PEC
Nombre de prêts accession accordés
2019-2023
Propriétaires accédants:
18 000 ménages
ont bénéficié d'un prêt
accession en 2023
La rénovation : au moins 5 Md¤ consacrés à travers
une pluralité de dispositifs au cours de la période 2019-2023
La PEC contribue au financement d?aides et services
visant à faciliter l?accès à la propriété à des ménages
modestes. 18 000 prêts pour l?accession à la propriété
ont été engagés en 2023.
Plus généralement, les prêts accession ont représenté
40 % des emplois de la PEC à destination des personnes
physiques au cours de la période 2019?2023 pour un
montant de 2,5 Md¤ (en euros constants de 2023).
La PEC finance la rénovation des logements à travers
plusieurs dispositifs dont les plus connus sont :
ANRU - 3,2 Md¤
L'Agence Nationale du Renouvellement Urbain (ANRU) a pour
mission de financer et d?accompagner les collectivités
et les bailleurs sociaux dans la transformation de quartiers
en profondeur, en intervenant notamment sur l?habitat.
La convention quinquennale 2018?2022 prévoyait une
contribution d?Action Logement à hauteur de 2,9 Md¤,
et de 3,8 Md¤ pour la convention 2023?2027 dont 320 M¤
de subventions en 2023.
Digneo - 0,5 Md¤
Créé en 2019, ce dispositif vise à rénover des immeubles
insalubres pour éradiquer l?habitat indigne dans les quartiers
anciens, avec comme ambition de réhabiliter environ 4 000
logements. Les 6 premiers logements ont été livrés fin 2024.
Action coeur de ville - 1,8 Md¤
Dispositif mis en place en 2018 afin de développer des
projets de renouvellement urbain en centre?ville, avec
à la clé, la production d?une offre renouvelée de logements
accessibles grâce notamment à des réhabilitations. 1,7 Md¤
de fonds issus de la PEC ont été employés dans ce dispositif
au cours de la période 2019?2022, et 1 Md¤ sont prévus sur la
période 2023?2027 dont 180 M¤ ont été engagés en 2023.
Prêts travaux aux particuliers
Ils sont accordés par Action Logement aux personnes
physiques propriétaires de leur résidence principale pour le
financement de travaux d?amélioration. 32 000 prêts ont été
distribués.
À noter que d?autres dispositifs participent à la rénovation
sans être exclusivement fléchés vers la rénovation.
Quel est l'octroi des financements PEC
par catégorie de bénéficiaires ?
Tout dispositif confondu, les emplois de la PEC se sont élevés à près de 26 Md¤
(en euro constant 2023) sur la période 2019-2023, dont plus de 7 Md¤ en 2021 en
raison notamment du pic de financement constaté sur certaines dispositions du Plan
d'Investissement Volontaire (PIV), signé en 2019.
Les ménages auront été directement bénéficiaires du quart de l?ensemble des
financements mobilisés. Parmi les personnes morales, les bailleurs sociaux sont
les principaux bénéficiaires des financements qui leurs sont destinés. À noter, les
financements à destination des politiques publiques nationales (l?ANRU et le Fonds
National d?Aide à la Pierre (FNAP)) ont aussi bénéficié et/ou bénéficieront pour une
très large majorité aux bailleurs sociaux.
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
2019 2020 2021 2022 2023
12 000
11 000
20 000
17 000 18 000
Source : ANCOLS ? revue de données PEEC
Cumul des emplois de la PEC
par catégorie de bénéficiaires
2019-2023 (en Md¤ de 2023)
Personnes
morales
Personnes
physiques
Politiques
publiques
11,8
6,8
8,7
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 67
Panorama 2025
Glossaire et
compléments
sur les sources
68 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
A
ALS > Action Logement Services
ANCOLS > Agence Nationale deContrôle
du Logement Social
ANRU > Agence Nationale duRenouvellement
Urbain
C
CA > Chiffre d?affaires
CAF > Capacité d'autofinancement
CAFC > Capacité d'autofinancement courante
CCH > Code de la Construction
etdel?Habitation
CGLLS > Caisse de Garantie duLogement
Locatif Social
CUS > Convention d?Utilité Sociale
D
DALO > Droit au Logement Opposable
DPE > Diagnostic de Performance Énergétique
DROM > Département et Région d'Outre?Mer
E
EBE > Excédent Brut d?Exploitation
ELAN > Évolution du Logement,
del?Aménagement et du Numérique (Loi ELAN)
EPCI > Établissement Public deCoopération
Intercommunale
G
GES > Gaz à effet de serre
H
HLM > Habitation à Loyer Modéré
HLMO > Habitation à Loyer Modéré Ordinaire
I
IRL > Indice de Référence des Loyers
O
OLS > Organisme de Logement Social
ONRE > Observatoire National delaRénovation
Énergétique
OPH > Office Public de l'Habitat
P
PEC > Participation à l?Effort deConstruction
PEEC > Participation des Employeurs àl?Effort
de Construction
PIB > Produit intérieur brut
PLAI > Prêt Locatif Aidé d?Intégration
PLS > Prêt Locatif Social
PLUS > Prêt Locatif à Usage Social
PSLA > Prêt Social Location Accession
PSEEC > Participation Supplémentaire des
Employeurs à l'Effort de Construction
Q
QPV > Quartiers prioritaires delaPolitique de
la Ville
R
RFR > Revenu Fiscal de Référence
RPLS > Répertoire du Parc Locatif Social
S
SA d'HLM > Société Anonyme d'HLM
SEM > Société d?Économie Mixte
SICF > Société Immobilière desChemins de Fer
Français
SNBC > Stratégie Nationale Bas?Carbone
SNE > Système National d?Enregistrement
U
UC > Unité de Consommation
Informations complémentaires
sur les données utilisées
L?ANCOLS a entre autres utilisé des données issues
de Fidéli et de la CAF : l?accès à certaines données
utilisées dans le cadre de ce travail a été réalisé au sein
d?environnements sécurisés du Centre d?accès sécurisé
aux données ? CASD (Réf. 10.34724/CASD)
Les DOI (Digital Object Identifier) de ces deux bases
sont les suivantes :
> Fidéli 2022 (DOI : https://doi.org/10.34724/
CASD.295.5169.V1)
> Données CNAF provenant de la base allocataires
définitive de juin 2023 (allstat.fr6_0623) (DOI : http://
doi.org/10.34724/CASD.335.5253.V1)
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 69
https://doi.org/10.34724/CASD.295.5169.V1
https://doi.org/10.34724/CASD.295.5169.V1
http://doi.org/10.34724/CASD.335.5253.V1
http://doi.org/10.34724/CASD.335.5253.V1
Cartes des
différents zonages
70 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
Zonage I-II-IIIZonage sans nom
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zonage ABC
avant juillet 2024
Zonage ABC
depuis juillet 2024
Zone I bis
Zone I
Zone II
Zone III
Zone Abis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone 1
Zone 2
Zone 3
Zone DROM
Plafonds loyers PLS (et plafonds du logement l?intermédiaire)
Plafonds ressources
du logement social
Plafonds loyers PLAI et PLUS
et zonage APL
Zone Abis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
Panorama
2025
ancols.fr
http://ancols.fr
(ATTENTION: OPTION les résidents en foyers ou en résidences sociales, près de
500 M¤ destinés à des locataires de logements conventionnés
détenus par des propriétaires privés (essentiellement des
personnes physiques), et un peu moins de
100 M¤ pour les propriétaires en accession (source : Données
CNAF provenant de l'open data (cafdata) et estimation à partir des
bases allocataires définitives de janvier à juin 2023 via le CASD).
Le montant des APL versées à destination des locataires hors
foyers du parc social est passé de 8,5 Md¤ en 2017 à 6,3 Md¤
en 2023 (en euros de 2023), d?une part en raison de lamise en
place de la RLS et d?autre part, à la suite de la réforme de 2021
sur la contemporanéité des ressources des ménages. Ainsi,
si l?APL représente 29 % des loyers quittancés des logements
conventionnés en 2023 (RLS déduite), cette part était de 42 %
en 2017. D?autres aides au logement à destination des ménages
existent (voir encadré) et certaines bénéficient à des ménages
vivant dans le parc social. Ainsi, aux 6,3 Md¤ d?APL (locataires
delogements ordinaires et foyers), s?ajoutent près de 220 M¤
autitre de l?ALS et un peu plus de 430 M¤ au titre de l?ALF
(pourles logements non conventionnés), pour un total de 6,9 Md¤.
Les aides au logement représentent ainsi 29 % du chiffre d?affaires
locatifs des bailleurs, tous logements compris.
Quelles sont
les différentes
aides au
logement ?
Comment est
calculée l'APL ?
3 aides au logement à destination des ménages existent :
? l?APL (aide personnalisée au logement) réservée aux logements conventionnés
du parc social (voir la fiche Comment finance-t-on un logement social ? pages 34-35),
? l?ALF (allocation de logement familiale), à destination des ménages avec
personne(s) à charge ou mariés depuis moins de 5 ans
? l?ALS (allocation de logement sociale), à destination des ménages sans personne
à charge
Au total, en décembre 2023, 5,7 millions de ménages, qu?ils soient locataires du parc
social ou du parc privé ou bien propriétaires accédants (soit 19 % de l?ensemble de tous les
ménages) percevaient une aide au logement (APL, ALS, ALF), pour un total de 15 Md¤ en
2023 (source open data : caf data).
L?APL dépend de la composition du ménage, de la localisation du logement
(zonage 1-2-3, voir page 70 les différentes cartes), des revenus et du loyer hors charges.
(voir la fiche Quelles sont les aides dont bénéficie le secteur HLM ? pages 58-59).
À noter que l?APL est dégressive à mesure que les revenus augmentent et qu?un montant
forfaitaire est inclus pour les charges.
Total
Montant
APL 1er
quartile
(25 %)
Juin
2023
Montant
APL 2ème
quartile
(50 %)
Montant
APL 3ème
quartile
(75 %)
Montant
moyen
de l'APL
115 ¤ 216 ¤ 282 ¤ 208 ¤
Source : données CNAF provenant de la base allocataires définitive de juin 2023
(allstat.fr6_0623) via le CASD
Note : le montant de l'APL présenté ici correspond à celui après
réduction de la RLS
Source : données CNAF provenant de la base allocataires définitive
de juin 2023 (allstat.fr6_0623) via le via le CASD**
**voir page 69
Source : Données CNAF provenant de l'open data (cafdata)
0%
Total
Famille
monoparentale
20% 40% 60% 80% 100%
15 %
20 % 23 %
20 % 20 %
24 % 33 %
45 %
< 25 % du loyer de 25 % à 49 % du loyer
de 50 % à 74 % du loyer 75 % et plus du loyer
0 2 4 6 8 10
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
8,5
7,6
7,5
7,1
6,7
6,6
6,3
0,7 9,2
0,7
0,7
0,7
0,7
0,7
0,7
8,3
8,1
7,8
7,4
7,2
6,9
APL ALS et ALF
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 43
Quelle est
la part des
impayés
dans le parc
social ?
Les impayés non
recouvrés représentent
1,7 % des loyers en
2023?
En cas d?impayés (loyer et/ou charges), le bailleur va
s?efforcer de les recouvrer et une partie sera finalement
payée, les APL pouvant d?ailleurs continuer à être
versées sous certaines conditions dans ce genre
de situations. Néanmoins, certaines créances vont
être considérées après un certain temps comme
irrécouvrables, soit en raison du départ inopiné de
l?ancien locataire, soit par décision de l?organisme, ou
bien encore par décision de justice. Elles seront alors
traitées comptablement comme des pertes.
En 2023, ce taux de non?recouvrement représente
1,7 % des loyers et des charges récupérables (à savoir
celles qui sont facturées aux locataires). Même si
une hausse par rapport à 2021 est constatée, il n?en
demeure pas moins que le montant des impayés
non recouvrés est très limité dans le parc social.
Opérationnellement, cela veut dire que 98,3 % des
loyers et charges quittancés sont tôt ou tard perçus
par les bailleurs.
Taux de recouvrement (2019-2023)
? mais 13% des
locataires déclarent être
ou avoir été en situation
d'impayés de loyer dans
les douze derniers mois
En 2024, dans le cadre de l?enquête annuelle auprès des
locataires du parc social, un locataire sur quatre déclare avoir
rencontré des difficultés pour le paiement du loyer ou des
charges au cours des douze derniers mois, et 13 % déclarent
connaître ou avoir connu une situation d'impayés de loyer
sur la même période. Ces résultats sont stables par rapport à
2023. Pour plus de la moitié d'entre eux, il s'agit d'une situation
d'impayés de loyer multiples.
Pourquoi un tel écart entre les données comptables
et celles déclarées par les locataires ?
D?une part, si un ménage a été en situation d?impayés
un seul mois, cela ne représente qu?1/12ème de ses loyers
sur l?année. D?autre part, certains ménages ayant déclaré
avoir été dans cette situation, n?y sont plus. En outre, les
impayés irrécouvrables ne représentent qu'une partie des
impayés, à savoir ceux pour lesquels il a été décidé que le
recouvrement ne serait pas possible. Enfin, comme mentionné
précédemment, les APL peuvent dans certains cas continuer
à être versées couvrant ainsi une partie du loyer quittancé.
Pour la moitié des locataires interrogés ayant déclaré une
situation d?impayés en 2023, une solution leur a été proposée,
le plus souvent un échelonnement de la dette locative sur
plusieurs mois.
L?Union Sociale pour l?Habitat (USH) a publié en 2024
une étude sur les « Impayés et préventions des expulsions»,
dont les chiffres sont cohérents avec ceux du baromètre,
même si les indicateurs suivis sont différents, conduisant
à des écarts entre les deux publications.
.
> USH (2024), Enquête 2022
surlaprévention des impayés
etdes expulsions
> ANCOLS (2023), Rapport public
annuel de contrôle 2022
> ANCOLS (2023-2024), Enquête
annuelle des locataires du parc
social - millésime 2023-2024
100%
98,7 % 98,8 % 98,8 % 98,6 % 98,3 %
0%
2019 2020 2021 2022 2023
Source : Harmonia
Pour aller plus loin
44 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/impayes-et-prevention-des-expulsions-resultats-7
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/impayes-et-prevention-des-expulsions-resultats-7
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/impayes-et-prevention-des-expulsions-resultats-7
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/page/Quelle-est-la-part-des-impayes-dans-le-parc-social
Part des ménages ayant déclaré
être en difficulté pour régler leur
loyer, en situations d?impayés et en
situations d?impayés multiples au
cours des 12 derniers mois
Au?delà des seules difficultés à payer le loyer, se
pose la question plus générale de la difficulté pour les
ménages à « boucler leurs fins de mois ».
Si la situation continue de s?améliorer par rapport à
2023 et retrouve un niveau comparable à 2021, près
de 30 % des locataires ont néanmoins évoqué en
2024 connaître « souvent » des difficultés à boucler
leurs fins de mois. Si pour l?ensemble des ménages,
la situation s?améliore, les familles monoparentales
demeurent particulièrement confrontées à cette
situation, puisque 39 % des familles monoparentales
interrogées en 2024, ont déclaré être souvent dans
cette situation. Il en est de même pour 38 % des
ménages au chômage (ou autre inactif).
Plus généralement,
un tiers des locataires
disent rencontrer
souvent des difficultés
à boucler leurs fins de
mois
Source : ANCOLS, Enquête annuelle auprès des locataires du parc social 2024* sauf
pour les impayés multiples, il s?agit uniquement de la donnée de l?enquête 2023, car cette
question n?a pas été posée en 2024 (mais les résultats pour les deux autres
questions sont égaux entre 2023 et 2024)
Répartition des ménages selon la fréquence
à laquelle ils ont déclaré avoir des difficultés
à boucler les fins de mois
Source : ANCOLS, Enquête annuelle auprès des locataires
du parc social (2021-2024)
0%
60%
50%
10%
70%
20%
80%
30%
90%
40%
100%
2021 2022 2023 2024
28%
39% 34% 29%
28%
29%
30%
30%
17%
14%
15%
17%
26%
17% 20% 23%
Jamais
NSP
Rarement
De temps en temps
Souvent
25 %
Difficultés pour régler leur
loyer ou charges
25 %
Difficultés pour régler
leur loyer ou charges
13 %
Situation
d'impayés
8 %
Impayés
multiples*
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 45
Entreprises
Contributions
pour les salariés
Population
Population
éligible
au parc
social
État
Demandeurs
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
Départ pour parc privé (locatif ou propriétaire)
Demandes
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Attributions
Prêts et aides au locataire
propriétaire
Prêts et
subventions
Aides au logement
Bailleurs
Chapitre 4
P48 Quels sont les acteurs du logement social ?
P50 Où sont implantés les OLS et comment ont-ils évolué
ces dernières années ?
P52 Quel est le chiffre d'affaires des bailleurs sociaux?
P54 Combien investissent les bailleurs chaque année ?
P56 La dynamique d'endettement du secteur est-elle soutenable ?
P58 Quelles sont les aides dont bénéficie le secteur HLM ?
P60 Comment sont attribués les logements sociaux des bailleurs ?
46 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Subventions
etexonérations
fiscales
Locataires
Parc
social
Collectivités
locales
Banque
des Territoires/
Caisse
des Dépôts
TVA réduite / FNAP
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Garantie des prêts
Pr
êt
s
Aides au logement
C
ot
is
at
io
ns
A
id
es
Caisse de
Garantie du
Logement Locatif
Social
Éxonérations fiscales
Loyers
Exploitation,
développement
et rénovation
Bailleurs
sociaux
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 47
Quels sont
les acteurs
du logement
social ?
Les acteurs du logement social sont constitués :
? des Organismes de Logement Social (OLS)
quiregroupent :
les Organismes d?Habitations à Loyer Modéré
(OHLM), à savoir :
? les Sociétés Anonymes d?Habitations à Loyer
Modéré (SA d?HLM) couramment dénommées
Entreprises Sociales de l?Habitat (ESH),
? les Offices Publics de l?Habitat (OPH),
? les Sociétés Coopératives d?Habitations à
Loyer Modéré (Coop HLM)
? les Sociétés de Coordination sous forme
Anonyme (SAC) ou Coopérative (SCC)
et les Sociétés d?Économie Mixte de logements
sociaux (SEM) ;
? les collecteurs de la Participation des Employeurs
à l?Effort de Construction (PEEC) : Action Logement
etla Société Immobilière des Chemins de Fer Français
(SICF), lecollecteur de la PEEC du groupe SNCF ;
? et d?autres organismes, qui détiennent ou gèrent
des logements locatifs sociaux et/ou des résidences
sociales ou des foyers.
Fin 2024, l?ANCOLS dénombre près de 6 000 acteurs
du logement social, parmi lesquels, 700 OLS et 9 entités
intervenant dans le champ de la PEEC.
Les autres organismes sont au nombre de plusieurs
milliers, parmi lesquels une centaine déclare
auRépertoire des Logements Locatifs des Bailleurs
Sociaux (RPLS) être propriétaire de logement locatifs
sociaux. Ces organismes sont essentiellement
desassociations et des fondations, des collectivités
territoriales, ainsi que quelques sociétés non HLM
etnon SEM (sociétés civiles immobilières notamment).
Près de 6 000 organismes
intervenant dans
le logement social?
Les acteurs du logement social fin 2024
Organismes intervenant dans le
logement social : environ 6 000 entités
ASSOCIATIONS ET FONDATIONS,
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES,
SOCIÉTÉS CIVILES, GIE?
585 entités déclarant
être propriétaires
de logements locatifs
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024, RPLS au 1er janvier 2024 -
Traitements ANCOLS.
> ANCOLS (2023), Rapport Public
Annuel de Contrôle 2022
Pour aller plus loin
ACTION
LOGEMENT &
COLLECTEURS
PEC
9 entités
Près de 700
organismes
de logement
social
OPH, SA HLM,
COOP, HLM, SEM
LS, SAC, SCC
215 483 102
48 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
Répartition des Organismes de Logement
Social par catégorie en 2023 et de leurs
logements
Répartition des organismes de logement
social selon leur taille et la part du parc
social qu?ils détiennent au 1er janvier 2024
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024, RPLS au 1er janvier 2024 -
Traitements ANCOLS.
Part du parc social
Taille de l'OLS
?dont 700 Organismes
de Logement Social
parmi lesquels près de
500 sont propriétaires de
logements locatifs...
?dont 140 détiennent
70 % du parc locatif social
Parmi 700 OLS actifs fin 2024, 500 déclarent unparc locatif
social au RPLS. Ces OLS sont majoritairement des OPH
(environ 180 organismes détenant 2,1 millions de logements
locatifs au 1er janvier 2024) et des SA d?HLM (près de
170 organismes détenant 2,5 millions de logements locatifs).
Environ 50 coopératives d?HLM détiennent un peu moins
de 200 000 logements, auxquelles s?ajoutent quelque
120 autres coopératives d?HLM sans aucun logement locatif,
l?activité principale de ce genre d?OLS étant l?accession
sociale à la propriété. Plus de 100 SEM de logements sociaux
déclarent quant à elles être propriétaires de près
de 600 000 logements locatifs, qu?ils soient sociaux ou non.
Les sociétés de coordination ne détiennent pas de logements.
Ces sociétés, créées par la loi Elan du 23 novembre 2018
et agréées par le ministre chargé du logement, forment
un groupe de logement social avec leurs membres. Elles ont
pour objet social d?élaborer le cadre stratégique du groupe,
de définir les politiques qui en découlent, de développer
une unité identitaire des entités associées et de prendre
les mesures nécessaires pour garantir la soutenabilité
financière du groupe. Elles peuvent être des sociétés
anonymes classiques (SAC) ou de forme coopérative (SCC).
Les OLS détenant des logements locatifs sociaux sont de taille
très variée. Ainsi, une quinzaine de bailleurs avec plus de
50 000 logements locatifs détiennent 21 % du parc social, et
140 organismes avec au moins 12 000 logements locatifs
possèdent près de 70 % du parc. Les coopératives d?HLM sont
majoritaires parmi les OLS sans logement locatif (59 %, le reste
étant principalement composée de SAC qui ne détiennent
pas de logements), les SEM sont davantage présentes parmi
les OLS de moins de 1 500 logements. La répartition entre
OPH et SA d?HLM est globalement similaire, exception faite
des bailleurs de plus de 50 000 logements qui sont très
majoritairement des SA d?HLM.
Quel est le
champ de
contrôle de
l'Ancols ?
Le champ de contrôle de l?ANCOLS porte légalement (Article L. 342-2 du Code de la Construc-
tion et de l?Habitation (CCH)) sur :
? les organismes HLM : SA d?HLM, les OPH, les coopératives d?HLM et les sociétés de coordination ;
? les SEM de logements sociaux ;
? les organismes de Maîtrise d?Ouvrage d?Insertion (MOI) ;
? les personnes morales ou physiques propriétaires de logements locatifs conventionnés à l?APL ;
? les organismes collectant et bénéficiant de la PEEC et les entités juridiquement contrôlées par
ces organismes, en particulier l?ensemble du groupe Action Logement ;
? les groupements d?intérêt économique et les structures de coopération comprenant au moins
un organisme d?une catégorie mentionnée ci-dessus.
183
47
171173
112
14
700 OLS
2,5
2,1
0,6
0,2
Dont 483
propriétaires
de 5,4 millions
de logements
OPH
SEM LS
SA d'HLM
SAC
Coop HLM
SCC
0% 100%20% 40% 60% 80%
Sans logement
locatif
5 000 à 12 000
12 000 à 50 000 Plus de 50 000
Moins de 5 000
8 % 22 %
31 % 28 % 21 % 18 %
49 % 21 %
2 %
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024, RPLS au 1er janvier 2024 -
Traitements ANCOLS.
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 49
Où sont
implantés les
OLS et
comment
ont-ils évolué
ces dernières
années ?
700 Organismes de Logement Social (OLS) actifs fin 2024
sont implantés sur tout le territoire, avec une densité
d?implantation des sièges des organismes différente selon
les départements. Paris est le département accueillant
le plus grand nombre de sièges d?organismes (36 entités)
avec majoritairement des SA d?HLM (19 entités), suivi
des départements des Hauts?de?Seine, du Nord et des
Bouches?du?Rhône.
66 % des bailleurs n?interviennent que dans un seul
département (entendu comme ayant au moins
50 logements dans un département), 24 % entre
2 et 5 départements et 10 % sur plus de 5 départements.
À l?exception de Mayotte, tous les départements comptent
au moins 2 organismes présents sur leur territoire, la valeur
médiane étant de 9 OLS. Les départements franciliens
se distinguent particulièrement, avec plus de 30 bailleurs
intervenant dans chacun d?eux.
Des organismes présents
sur tout le territoire mais
de manière hétérogène
Répartition des 717 OLS (selon
lalocalisation de leur siège social)
pardépartement en 2024
Nombre de départements dans
lesquels les OLS ont plus de 50 logements
au 1er janvier 2024
Nombre d?OLS présents par département
au 1er janvier 2024 (avec plus de 50
logements dans le département)
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024 -
Traitements ANCOLS.
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
1 OLS
De 1 à 4
De 5 à 9
De 10 à 15
De 15 à 24
De 25 à 29
De 30 à 35
Nombre d'OLS
par département
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
1 seul département
2 départements
3-5 départements
Plus de 5 départements
Moins de 5 OLS
De 5 à 10
De 10 à 20
De 20 à 30
De 30 à 40
40 et plus
Nombre d'OLS
avec plus de 50 logements
par département
66 %
10 %
13 %
11 %
50 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Répartition des sociétés de coordination
en fonction du nombre de membres
Une accélération
de la dynamique
de concentration
des OLS depuis
2018
Le secteur des OLS est dans une dynamique de
concentration depuis plusieurs années, avec une
accélération observée depuis 2018. Adoptée en
novembre 2018, la Loi Elan a instauré à l?échelle
des organismes et des groupes une obligation au
1er janvier 2021 de regroupement et de seuil de
parc géré (12 000 logements et équivalents) ou
de niveau d?activité (40 millions d?euros de chiffre
d?affaires moyen sur 3 ans), avec néanmoins des
exceptions. Il s?en est suivi une intensification des
opérations de regroupement se traduisant par :
? une diminution du nombre d?OLS, qui passe,
hors sociétés de coordination, de 730 entités
en 2018 à près de 640 entités en 2023
(respectivement environ 620 à 490 pour les OLS
propriétaires de logements locatifs) ;
? et une augmentation de leur taille moyenne,
le nombre moyen de logements détenus
passant d?un peu plus de 8 000 en 2018
à près de 11 000 en 2024.
Il est à noter que plus de 60 sociétés de
coordination ont été créées en parallèle sur
cette période. Elles regroupent dans les deux tiers
des cas au plus 3 membres. À l?opposé,
2 sociétés comptent plus de 20 membres.
Évolution des Organismes de Logement
Social entre 2018 et 2024
Répartition des bailleurs sociaux (à gauche)
et du parc social (à droite) en fonction de la
taille des bailleurs entre 2018 et 2024
OPH SA D'HLM Coop HLM SEM
2 3 4-5 6-8 Plus de 8
Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024 - Traitements ANCOLS.
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024 - Traitements ANCOLS
0
600
200
800
730
400
2018 2023
639
Pour aller plus loin
> ANCOLS (2023), Rapport
Public Annuel de Contrôle
RPAC 2022
> ANCOLS (2023), Contrôle
thématique sur les
regroupements d?OLSSource : RPLS au 1er janvier 2018 et au 1er janvier 2024 - Traitements ANCOLS
Moins de
500 logements
12 000 à 20 000
Logements
Plus de 20 000
Logements500 à 12 000
logements
0
100
400
500
600
700
800
200
300
0
3,0
4,0
5,0
6,0
1,0
2,0
311
0,6
203
0,4
194
1,5
146
1,2
622
4,9
490
5,3
67
1,0
79
1,2
48
1,8
62
2,5
2018 20182024 2024
21
16
11
8
2
251
193
169
117
183
171
173
112
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 51
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/controle-thematique-sur-les-regroupements-dols
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/controle-thematique-sur-les-regroupements-dols
https://www.ancols.fr/page/Où-sont-implantés-les-OLS-et-comment-ont-ils-evolue-ces-dernieres-annees
Quel est
le chiffre
d'affaires
des bailleurs
sociaux?
Le chiffre d'affaires (CA) total des Organismes de
Logement Social (OLS) s?élève en 2023 à 30,5 Md¤,
soit un recul de 1,2 % en euros constants par rapport
à l?année précédente. Si nominalement, c?est?à?dire
sans tenir compte des effets de l?inflation, le CA du
secteur est passé de 29,3 Md¤ à 30,5 Md¤, soit + 4 %,
une fois prise en compte l?inflation qui a été de 5,2 %
sur la période, l?évolution réelle (ou constante) du CA
est en baisse de 1,2 % (+4% ? 5,2%).
Sur longue période, il aura fallu 4 ans (2017? 2021)
au secteur pour que le CA revienne à un niveau
équivalent à celui antérieur à la mise en place de la
RLS, en euros constants.
Les revalorisations des loyers au 1er janvier de chaque
année sont quant à elles proches de l?inflation sur
longue période et ont donc peu d?effet en euros
constants à terme. Néanmoins, un décalage temporel
entre l?inflation observée et les revalorisations
(l?inflation constatée au 2ème trimestre de l?année N?1
servant de base aux revalorisations de l?année N),
existe (voir l'encadré sur la revalorisation des loyers
pages 38?39). Ainsi, la baisse du CA locatif de 2022
et 2023 s?explique par cet effet: si nominalement,
l?activité locative passe de 24,2Md¤ en 2021 à
24,4 Md¤ en 2022, puis 25,5 Md¤ en 2023, en lien avec
l?IRL qui était de 0,42% entre 2021 et 2022 et de 3,6 %
entre 2022 et 2023 (en sus de l?accroissement du parc
et des relocations), elle décroît de 0,3 Md¤ en 2022
et de 0,1 Md¤ en 2023, une fois déflatée de l?inflation.
Concernant l?activité d?accession, en 2022, dernière
date disponible, 5 700 logements ont été financés dans
le cadre du dispositifs PSLA (source : Bilan 2022 des
logements aidés).
Les coûts liés à l?activité s?élèvent à 17,8 Md¤ en 2023,
en baisse de 0,5 Md¤ sur un an en euros constants,
mais en hausse de 5 % sur 5 ans. Ils représentent près
de 60 % du chiffre d?affaires en 2022, en baisse d?un
point entre 2022 et 2023, passant de 59,4 % à 58,3 %,
mais restent supérieurs à la période 2019?2020 (57,0 %).
Les coûts de gestion en représentent 43 %, les coûts
de maintenance 25 % et les taxes foncières 18 %.
Ces dernières sont les seules à croître en 2022 et
2023 (+0,2 Md¤ en euros de 2023). Les dépenses
de maintenance ne peuvent être analysées seules
et doivent a minima être regardées en y intégrant les
dépenses de réhabilitations, les deux constituant le
coût global d?intervention sur le parc, plus pertinent.
En outre, elles doivent être mises en regard des
interventions réalisées.
Un chiffre d'affaires
de 30 Md¤ en 2023?
?auxquels sont
soustraits 18 Md¤ de
coûts liés à l'activité?
Chiffres d?affaires des OLS entre 2019
et 2023 (en Md¤, en euros de 2023)
Coûts liés à l?activité des OLS entre 2019
et 2023 (en Md¤, en euros de 2023)
Chiffre d'affaires locatif
des logements et foyers
Chiffre d'affaires
des autres activités
Chiffre d'affaires de
l'accession et aménagement
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
Coût d'accession
et d'aménagement
Coûts
de gestion
Coûts
de maintenance
Taxes foncières sur
les propriétés bâties
Autres coûts
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
0 255 3010 15 20
29,7
28,4
30,6
30,8
30,5*
2,2
1,9
2,5
2,5
2,7
3,0
3,1
25,4 1,8
1,7
2,1
25,7
25,9
25,6
25,5
2019
2020
2021
2022
2023*
0 15 205 10
17,0
17,1
18,1
18,3
17,8*
7,5
7,6
7,9
7,8
7,7
3,9
4,0
4,3
4,5
4,4
2,9
2,9
3,0
3,0
3,2
2019
2020
2021
2022
2023*
52 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
?dont 7,7 Md¤
de coûts de gestion,
soit environ 1 300 ¤
au logement?
Coûts de gestion médian selon leterritoire
d'implantation des bailleurs en2023*
Les coûts de gestion s?élèvent à 7,7 Md¤ en 2023
(+0,2 Md¤ en euro constant par rapport à 2019,
soit +2,5 % sur 5 ans), soit 1 300 ¤ par logement
(?2,9 % par rapport à 2019 en euro constant).
L?écart entre l?évolution globale et l?évolution
au logement (+2,5 % vs ?2,9 %) s?explique par
l?accroissement du parc.
Ces coûts comprennent les coûts de personnel
des fonctions supports (notamment DRH, DSI,
Services juridiques et financiers) et des coûts de
fonctionnement interne. En revanche, les coûts de
personnel affectés à l?activité de construction ou
aux opérations de réhabilitation n?y sont pas inclus
(sauf le personnel d?encadrement et de direction).
De même, une partie des coûts liés au personnel
de proximité ne sont pas inclus, étant récupérés
auprès des locataires au titre des charges
locatives.
L?Excédent Brut d?Exploitation (EBE), correspond à ce qu?il reste
une fois déduit du chiffre d?affaires l?ensemble des coûts liés
à l'activité. Ainsi, en 2023, des 30,5 Md¤ de CA, sont retranchés
17,8 Md¤ de coûts liés à l?activité, aboutissant à un EBE de
12,7 Md¤. Il est relativement stable sur les 5 dernières années.
À l?EBE, s?ajoutent d?autres produits pour un 1,6 Md¤ en 2023
(ventes CEE, subventions d'investissements, dégrèvements de
TFPB...), dont 0,5 Md¤ de produits financiers en raison entre autres
d'instruments de couverture visant à amortir la hausse des taux
d?intérêts, soit un total de 14,3 Md¤ en 2023.
En 2023, les intérêts des emprunts locatifs ont représenté
5,2 Md¤, en hausse de 2,2 Md¤ sur un an, soit + 74 %, en lien
avec le relèvement du taux du Livret A, passé de 0,5 % à 2 % entre
janvier 2022 et janvier 2023, puis à 3 % en février 2023. Une partie
de l?augmentation de la charge d?intérêt a été compensée par une
réduction des remboursements en capital (?1,1 Md¤, soit 50% du
surcroît d?intérêts), via le mécanisme de « double réversabilité»
(voir la fiche Comment finance?t?on un logement social ?
pages 34?35), par les instruments de couverture mentionnés
précédemment et par une réduction de l?autofinancement net
HLM (?0,6 Md¤, à 2,0 Md¤ en 2023). Ce dernier correspond à ce
dont disposent les organismes en fin d?exercice une fois payées les
dépenses liées à l?activité et aux emprunts passés contractés.
?conduisant à un Excédent
Brut d?Exploitation
de 13 Md¤ en 2022
> DHUP (2024), Bilan 2022 des logements aidés
> ANCOLS (2023), Rapport Public Annuel de Contrôle 2022
Pour aller
plus loin
1 430 ¤
1 360 ¤
1 140 ¤ 1 060 ¤
1 020 ¤
Bailleurs zone Abis-A
Bailleurs zone A-B1
Bailleurs zone
B1-B2
Bailleurs zone C
Bailleurs zone
B2-C
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
Répartition de l?excédent brut d?exploitation
entre 2019 et 2023 (en Md¤, en euros de 2023)
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
2019 2020 2021 2022 2023*
Intérêts / emprunts
locatifs
Excédent Brut
d?Exploitation
Autofinancement net
HLM
Autres produits
Remboursement capital/
emprunts locatifs
0
5
10
15
12,8 12,8 12,5 12,5 12,7
2,8 2,6 2,4 3,0
5,2
8,0 8,2 8,1 8,2
7,1
2,5 2,9 3,0 2,5
2,01,0 0,9 1,0 1,3 1,6
13,5 13,8 13,5 13,8 14,3*
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 53
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/page/Combien-represente-lactivite-des-OLS
Combien
investissent
les bailleurs
chaque
année ?
Les investissements s?élèvent en 2023 à 24,7 Md¤, en
hausse nominalement de 2,9 Md¤ en un an, soit +13 %.
Déflatée de l?inflation, la hausse demeure de 1,7 Md¤,
soit + 8 %. L?année 2023 confirme ainsi l?inversion de
tendance observée l?année précédente.
Dans le détail, les investissements consacrés à la
réhabilitation continuent de croître, à l?instar des
années précédentes, avec néanmoins une hausse plus
marquée de +1,5 Md¤ en euros constants (soit une
hausse de 24 %). La réhabilitation représente ainsi près
de 30 % de l?ensemble des investissements du secteur
contre un peu moins de 20 % en 2019. Concernant
l?investissement dans la construction neuve et les
acquisitions, il repart à la hausse en 2023, avec
+0,4 Md¤ sur un an, mais reste inférieur à ce qui était
observé jusqu?en 2021.
Les montants présentés ici intègrent à la fois les
logements ordinaires et les foyers. Pour les seuls
logements ordinaires, l?ensemble des investissements
réalisés auront permis la mise en service de quelque
330 000 logements sociaux et quelque 20 000
logements intermédiaires sur 5 ans (voir la fiche
sur Quelle est l?évolution du nombre de logements
sociaux ? pages 28?29), même s?il faut noter un
décalage entre les investissements réalisés au fur
et à mesure de la réalisation des travaux et les mises
en service effectives.
25 Md¤ investis en 2023,
un chiffre en hausse
Investissements des OLS entre 2019 et 2023
(en Md¤, en euros de 2023)
> ANCOLS (2023), Étude relative aux coûts de production
des logements sociaux-Comparaison des modes
constructifs MOD / VEFA
> ANCOLS (2022), Étude sur la rénovation thermique
des logements du parc social
> ANCOLS (2022), Étude sur la production
de logement social par Acquisition-Amélioration
> Banque des Territoires, Perspectives
(millésimes 2019 à 2024)
Pour aller plus loin
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
Constructions neuves
et acquisitions
(yccoût du foncier)
Autres
investissements
non locatifs
Réhabilitations
0
15,0
5,0
20,0
10,0
25,0
2019 2020 2021 2022 2023*
18,4
17,5
16,6
16,0
16,4
23,4
22,3 22,3
23,0
24,7*
0,5
0,4 0,4
0,8
0,7
4,5
4,4 5,3 6,1
7,6
DE L'INVESTISSEMENT CONSACRÉ
À LA RÉHABILITATION, +24 % EN UN AN
30 %
54 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/page/Combien-investissent-les-bailleurs-chaque-annee
Coûts TTC par logement ordinaire neuf
et par an (en euros de 2023)
Coûts TTC par logement pour les opérations
de 2023, par zone
Près de 185 000 ¤
par nouveau
logement, en forte
hausse depuis 2022
Malgré une hausse des investissements dans
la production de nouveaux logements en 2023,
celle?ci ne couvre pas la hausse du coût au
logement des nouvelles opérations. Ainsi, même
une fois prise en compte l?inflation, le coût au
logement ordinaire neuf a cru de 15 % en 5 ans,
imputable essentiellement aux années 2022
et 2023.
Par territoire, si les coûts des opérations neuves
sont proches entre les zones B1, B2, C, ils sont
près de 60 % plus élevés en zone Abis et 14 %
en zone A.
L?analyse des coûts de rénovation est plus
complexe, en raison de la très forte disparité
des situations et de la hausse des ambitions des
rénovations. Néanmoins, à titre d?information,
sur la période 2018 à 2022, la Banque des
Territoires a estimé que le coût au logement d?une
réhabilitation thermique est passée en moyenne
de 40 000 à 50 000 ¤ (en euros de 2023).
Trésorerie des OLS entre 2019 et 2023
(en Md¤, en euros de 2023)
Après plusieurs années de hausse continue, la trésorerie
des bailleurs a baissé en 2023 de 3,9 Md¤ par rapport
à 2022, pour atteindre 14,0 Md¤. Deux grandes raisons
expliquent cette évolution :
? un accroissement des investissements cumulés
à un accroissement de la part des fonds propres
mis dans les accroissements des opérations (passée
de 16 % à 18 % en un an seulement parmi les
opérations en cours). Cette première raison explique
environ 60 % de l?évolution de la trésorerie.
? des éléments conjoncturels correspondant à de
simples décalages temporels d'encaissements
et décaissements (dont un accroissement de près
de 1 Md¤ de subventions en attente d?encaissement),
expliquent les quelque 40 % restants.
À noter toutefois qu'il s'agit de données agrégées
de l?ensemble du secteur, qui masquent des situations
très contrastées entre les bailleurs.
Une trésorerie de 14 Md¤ à fin 2023,
sollicitée pour absorber une partie
de la hausse de l'investissement
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
2019
2020
2021
2022
2023*
15,8
17,9
14,0*
17,1
14,6
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
0 40
0
00
80
0
00
12
0
00
0
20
0
00
0
16
0
00
0
2019
2020
2021
2022
2023
161 000
161 000
165 000
176 000
185 000
Source : SISAL/SIAP
0 40
0
00
80
0
00
12
0
00
0
20
0
00
0
30
0
00
0
16
0
00
0
Abis
A
B1
B2
C
278 000
198 000
173 000
170 000
169 000
Source : SIAP
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 55
La dynamique
d'endettement
du secteur
est-elle
soutenable ?
L?endettement s?élève en 2023 à 209 Md¤. Si nominalement
il croît de quelque 7 Md¤ en un an (passant de 202 à
209 Md¤), corrigé de l?inflation, l?endettement du secteur
se réduit de près de 3 Md¤. Un peu plus de 150 Md¤
correspondent à des emprunts auprès de la Banque des
Territoires, et un peu plus de 10 Md¤ auprès d?Action
Logement Services, soit respectivement 75 % et 5 %
de l?encours total. À noter que les montants indiqués ici
n?incluent pas les emprunts liés à l?activité d?accession et
d?aménagement, mais ils ne totalisent que 2,1 Md¤ en 2023,
soit moins de 1 % de la dette du secteur.
Si l?endettement baisse en 2023 en euro constant et marque
une rupture par rapport aux années précédentes, le poids
relatif de la dette des OLS diminue lui sur longue période.
Ainsi, le ratio d?endettement s?améliore légèrement d?année
en année, passant de 43,7% en 2019 à 42,4 % en 2023.
Le ratio d?endettement correspond à la part de la dette
dans l?ensemble des ressources stables des organismes.
Une approximation simplifiée de celui?ci peut être faite
en regardant la part de la dette dans l?ensemble du
patrimoine des bailleurs (le patrimoine correspondant ici aux
immobilisations d?exploitations brutes). Dans les deux cas, le
ratio diminue de 1,3 point entre 2019 et 2023, traduisant une
hausse de l?indépendance financière des bailleurs.
Un endettement de plus
de200 Md¤ en 2023?
? mais un poids de
l?endettement qui continue
de diminuer
Endettement des OLS entre 2019 et 2023
(en Md¤, en euros de 2023)
Ratio d'endettement et part de la dette dans
le patrimoine des OLS, de 2019 à 2023
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
Autres créanciersCDC ALS
0
150
50
200
100
250
2019 2020 2021 2022 2023*
149
147
156
158 156
198 202
209 212
209*
40
9
46
44 44 42
0,0 %
10,0 %
20,0 %
30,0 %
40,0 %
50,0 %
2019 2020 2021 2022 2023*
43,7 %
45,6 % 45,1 % 45,1 %
44,7 % 44,3 %*
43,1 % 42,9 % 42,5 % 42,4 %*
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
> ANCOLS (2024) Rapport Public
Annuel de Contrôle 2022
Pour aller plus loin
Dettes financières/Patrimoine
(Immobilisations brutes)
Ratio d'endettement
9
10 11 11
56 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
Si la situation du secteur pris dans son ensemble est bonne,
il en est de même dans l?écrasante majorité des cas en
analysant les bailleurs pris individuellement. 93% des bailleurs
ont une santé financière solide dans la mesure où ils disposent
d?une marge de manoeuvre confortable pour investir
en mobilisant l?endettement et/ou leurs fonds propres.
À l?opposé, 34 organismes (7 %) sont simultanément
en dessous des deux seuils d?alerte définis à partir des deux
critères suivants:
? le fonds de roulement à terminaison: il permet d?évaluer
les fonds qui seront seront théoriquement disponibles
au terme des opérations d?investissement en cours de
réalisation. Il correspond schématiquement à la trésorerie
à laquelle serait ajouté l?ensemble des recettes attendues
à court terme ainsi que les subventions et emprunts non
encaissés des opérations en cours; et à laquelle serait
déduit l?ensemble des dépenses attendues à court terme
ainsi que les dépenses non encore réalisées des opérations
d?investissements en cours. Le seuil d?alerte est fixé
à 750 euros par logement et équivalent logement.
11 % des bailleurs sont sous ce seuil à fin 2023.
? la marge de manoeuvre d?endettement: elle est définie
comme l?écart entre la durée théorique d?amortissement
du parc (définie comme le rapport entre la valeur nette
comptable du parc et les dotations aux amortissements),
et la durée théorique de remboursement de la dette
actuelle (définie comme le rapport entre la dette totale
et la CAFC, cette dernière correspondant à la CAF une fois
déduites les activités exceptionnelles). Le seuil de vigilance
est fixé à 0. A fin 2023, 54 % des bailleurs étaient sous
le seuil, une situation attendue dans la mesure où la hausse
des taux a réduit la CAFC (voir Encadré).
In fine, 42% des organismes sont simultanément au?dessus
des deux seuils.
93 % des bailleurs dans
une situation favorable
à fin 2023
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
Note : un point correspond à un bailleur
Santé financière des OLS en 2023 (Fonds
de roulement à terminaison et marge de
manoeuvre)
Une détérioration
des marges
de manoeuvre
d?endettement
préoccupante?
La détérioration des marges de manoeuvre d?endettement observée entre 2022 et 2023
n?est pas due à une hausse de la durée théorique d?amortissement (la VNC/amortissements
est à peu près stable au cours du temps, passant de 24,4 années en 2019 à 24,1 en 2023),
mais bien à l?augmentation des taux d?intérêts, obligeant les bailleurs à payer des intérêts
plus élevés, réduisant leur CAFC (pour rappel, cette dernière correspond à l?EBE ? donc
aux marges générées par l?activité locative ? auquel sont soustraits les intérêts d?emprunt),
et par la même, leur capacité à rembourser le capital de leurs emprunts.
Cette hausse des taux d'intérêts est liée à celle du taux
du Livret A (TLA), puisqu?une très large part de l?encours des
bailleurs est adossé sur le TLA, en particulier une grande partie
des emprunts octroyés par la Banque des Territoires/Caisse
des Dépôts. Or la hausse du TLA est elle-même la résultante
d?un contexte inflationniste, conduisant aussi à une hausse des
loyers plus importante que dans un contexte de faible inflation
(voir l?encadré sur l?évolution des loyers page 38-39).
En cas de baisse de l?inflation et donc des taux d?intérêt,
le surcroît de loyer obtenu pendant cette période sera
pérenne pour les bailleurs, permettant à terme de neutraliser
l?impact transitoire qu?aura eu la hausse des taux. Si l?inflation
demeurait, les augmentations de loyers seraient cumulatives,
alors que les taux d?intérêt, même plus élevés que dans
les années 2015-2020, resteraient proches des taux de
l?inflation mais ne se cumuleraient pas. Dans ce cas-là aussi,
à terme, les augmentations de loyers permettraient de
neutraliser l?impact de la hausse pérenne des taux.
In fine, la détérioration observée est donc transitoire et
sera amenée à se réduire avec d?une part la baisse du TLA
en février 2025 (passant de 3 % à 2,4 %) et les hausses de
recettes locatives engendrées par la période inflationniste
précédente (avec un IRL à 3,6 % pour les revalorisations
de janvier 2023 et 3,5 % pour celles de janvier 2024), ayant
conduit à un accroissement nominal des recettes locatives.
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 57
Quelles
sont les
aides dont
bénéficie
le secteur
HLM ?
En 2023, d?après les Comptes du Logement 2023, près de
8,6 Md¤ d?aides publiques ont bénéficié aux bailleurs sociaux.
63 % correspondent à des avantages fiscaux parmi lesquels les
taux réduits de TVA dont bénéficient les OLS, et qui constituent
le premier poste (2,4 Md¤, soit 28 %) : taux à 5,5 % pour les
PLAI, les PLUS dans le cas d?une acquisition?amélioration et
dans le cadre des projets de renouvellement urbain, ainsi que
les travaux liés à l?amélioration de la performance thermique et
énergétique des logements et taux à 10 % dans les autres cas.
S?y ajoutent entre autres les exonérations ou abattements de
TFPB principalement supportés par les collectivités locales
(2,0 Md¤, soit 23 %) et l?exonération d?impôts sur les sociétés
(820 M¤, soit 10 %).
2,3 Md¤ proviennent de subventions d?investissements,
principalement portées par les collectivités locales, Action
Logement et l?ANRU.
Enfin, l'équivalent de 800 M¤ correspondent à des avantages
de taux, en particulier le fait que les collectivités locales
assurent la quasi?totalité des emprunts contractés par
lesbailleurs sociaux auprès de la Caisse des Dépôts, sans
quecette garantie suppose de frais financiers pour les bailleurs.
Cependant, ces garanties ne sont pas gratuites puisque
desdroits de réservation sont obtenus par les collectivités
locales en contrepartie (voir la fiche Comment sont attribués
les logements sociaux des bailleurs ? pages 60?61).
À noter que ce total n?inclut pas les APL et autres aides au
logement à destination des ménages, soit pour rappel 6,9 Md¤
en 2023 (voir la fiche Quelle part des loyers est prise en charge
par la solidarité nationale ? pages 42?43), auxquels s?ajoutent
1,2Md¤ d?autres prestations sociales en lien avec le logement
(dont le chèque énergie).
L'équivalent de 8,6 Md¤
d'aides publiques aux
bailleurs sociaux en 2023?
> SDES (2025), Compte satellite du logement 2023
(dont le dataviz)
> CGLLS (2024), Rapport d?activité 2023
Pour aller plus loin
Répartition des aides publiques dont
ont bénéficié les bailleurs sociaux en
2023 (en Md¤)
2,0
2,4
0,8
0,8
2,3
0,2
TVA réduite
Autres
avantages
fiscaux
Éxonération IS
Avantages
de taux
Exonération
ouabattement
de TFPB
Subventions
investissement
8,6 Md¤
Source : Compte Satellite du Logement 2023 - SDES
58 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://ssm-ecologie.shinyapps.io/app_csl/
https://ssm-ecologie.shinyapps.io/app_csl/
https://www.ancols.fr/page/Quelles-sont-les-financements-dont-b%C3%A9n%C3%A9ficie-le-secteur
Ventilation des aides publiques
et subventions, des aides au logement
(APL, AFL, ALS) et des autres prestations
sociales en lien avec le logement
en fonction du statut d'occupation
? soit environ 40 %
des aides publiques à
l'ensemble du secteur
du logement
Hors aides au logement et prestations sociales
liées au logement, les aides publiques à
destination du logement représentent 23,5 Md¤.
Le montant destiné au secteur HLM représente
donc 37 % de ce montant.
En y ajoutant les 15,6 Md¤ d?aides au logement
(APL, ALS, ALF) et les 4,5 Md¤ de prestations à
destination du logement (dont le chèque énergie),
le total s?élève ainsi à 43,5 Md¤, soit 1,5 % du PIB.
La part consacrée au secteur HLM et aux
locataires de ces logements représente 38 %
de ce montant.
La contribution des employeurs dans les aides
au logement notamment via Action Logement,
est de 11 % en 2023 (source : rapport compte
du logement 2023).
Source : Compte Satellite du Logement 2023 - SDES
0, 0
2,0
12,0
4,0
14,0
6,0
16,0
8,0
18,0
10,0
Propriétaires
occupants
Bailleurs
et locataires
privés
Parc
social
Locaux
d'hébergement
collectif
9,0
4,4
8,6
6,9
1,6
0,9
9,4
7,5
2,4
0,8
0,1
0,3
1,2
12,7
16,7
4,8
Aides fiscales
& subventions
Aides logements Autres prestations
sociales
La Caisse de
Garantie du
Logement
Locatif Social
(CGLLS),
c'est quoi ?
La Caisse de Garantie du Logement Locatif Social CGLLS, est régie par les articles L.452-1
à L.452-7 du CCH. Dotée d?un budget de quelque 430 M¤ en 2023 (dont 90 % par des
cotisations des bailleurs eux-mêmes), elle a pour principales missions :
? d?aider les OLS en difficulté financière : 24 bailleurs (représentant quelque 210 000
logements et logements-foyers) étaient en 2023 dans une procédure de ce type.
? d?accompagner la réorganisation du secteur ainsi qu'un soutien au renouvellement
urbain : 7 projets, un chiffre en baisse depuis plusieurs années, ont ainsi été validés en 2023
pour un montant de près de 6 M¤.
? de garantir les emprunts en se substituant aux collectivités locales qui refusent d?apporter
leurs concours (en particulier pour les prêts de haut de bilan qui ne sont pas fléchés vers
un territoire donné en amont) ou lorsque leur garantie ne couvre pas la totalité du prêt.
En 2023, la CGLLS a garanti près de 300 M¤ de nouveaux emprunts, soit 2,9 % des prêts
accordés par la CDC cette année-là. À fin 2023, le total des encours garantis par la CGLLS
était de4,1Md¤, soit 2 % de l?endettement total du secteur (et 2,6 % des seuls prêts CDC).
Elle participe aussi à la péréquation RLS entre les bailleurs, mécanisme qui consiste via une
modulation de la cotisation principale des bailleurs à « unifier le taux d?effort des organismes
au regard de la Réduction du Loyer de Solidarité (RLS) » (source : CGLLS, rapport d?activité
2023).
LA CONTRIBUTION DES
EMPLOYEURS DANS LES AIDES AU
LOGEMENT NOTAMMENT VIA ACTION
LOGEMENT EN 2023 REPRÉSENTE
11%
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 59
Comment
sont
attribués les
logements
sociaux des
bailleurs ?
Le droit de proposer des candidats (appelé droit
de réservation) porte dans le cadre de la « gestion
en stock » sur des logements identifiés dans les conventions
de réservation entre un bailleur et un réservataire.
Dans ce cas, l?attribution est conditionnée à la rotation
du logement.
La « gestion en flux » consiste dans la contractualisation
annuelle d?un pourcentage d?attributions au bénéfice d?un
réservataire.
Depuis la loi 3DS et sa mise en oeuvre depuis fin 2023,
la gestion en flux s?applique en dehors de quelques
exceptions.
> 25 % des attributions aux ménages reconnus prioritaires au
titre du DALO ou à défaut prioritaire au titre de l?article L.441?1
du CCH
? Particularité de l?État, l?ensemble de ses
attributions, hors attributions aux agents de l?État,
sont fléchées sur les ménages prioritaires
> au moins 25 % des attributions hors QPV à des ménages
dont les ressources sont inférieures au seuil séparant les 25 %
des demandeurs les plus modestes des autres demandeurs
(1er quartile des ressources des demandeurs)
> au moins 50 % des attributions en QPV à des ménages dont
les ressources sont supérieures au 1er quartile des ressources
des demandeurs
Enfin, la cotation de la demande est progressivement
mise en place, comme aide à la décision pour la sélection
des 3 candidats.
Un réservataire est une entité qui bénéficie de droits
à proposer des candidats pour l?attribution d?un logement
en contrepartie d?aides au financement de logements
(prêts, subventions, garanties, etc.). Les principaux
réservataires sont :
> l?État, qui possède au plus 30 % des droits dont 5 % fléchés
à destination des agents de l?État
> les Collectivités territoriales dont une partie des droits
correspond à la contrepartie à la garantie des prêts de
Caisse des Dépôts (voir la fiche Comment finance?t?on un
logement social ? pages 34?35),
> Action Logement Services (ALS) qui obtient des droits
en contrepartie de financements issus de la PEC
(Voir Chapitre 5).
Qu?est-ce qu?un droit
de réservation ?
Quelles sont les obligations
des réservataires et des
bailleurs ?
Qui est réservataire ?
Source : Déclarations ALS et InfocentreSNE
DES ATTRIBUTIONS POUR ALS
24 %
60 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Un logement
est disponible
à la location
Logement
attribué
Proposition
au ménage
de rang 3
(s?il y en a un)
Proposition
au ménage
de rang 2
(s?il y en a un)
Le bailleur le met
à disposition d?un
réservataire
Le bailleur
sélectionne
3 candidats
qui ne seront
imputés à aucun
réservataire
Le bailleur sélectionne
3 candidats qui seront
comptabilisés pour
le réservataire prévu
(« gestion déléguée »)
Commission d'Attribution
de Logements et d'Examen
de l'Occupation des
Logements (CALEOL), une
par bailleur et par territoire
(Articles L441-2 et R441-9
du CCH)
Décision pour les
3 candidats présentés
(acceptation ou rejet)
et classement des candidats
acceptés, en respectant les
critères définis dans l?article
L441-1 du CCH.
Le bailleur
vérifie que la
répartition des
attributions par
réservataire
correspond
aux taux
contractualisés
dans les
conventions
de réservation
en flux (une
par bailleur et
département).
Le ménage
de rang 3
refuse
Ou
Ou
Le ménage
de rang 2
refuse
Le ménage
de rang 1
refuse
Le ménage
de rang 3
accepte
Le ménage
de rang 2
accepte Le ménage
de rang 1
accepte
Le réservataire
sélectionne
3 candidats
Schéma simplifié du processus d'attribution d'un logement social
Ou Ou
> ANCOLS (2024),Droits de réservation
PEEC 2022
> ANCOLS (2024), Note relative à
l?obligation dite DALO du secteur de la
participation des employeurs à l?effort
de construction sur l?exercice 2022
Pour aller plus loin
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 61
https://www.ancols.fr/page/panorama-2025-comment-sont-attribues-les-logements-sociaux-des-bailleurs
Entreprises
Contributions
pour les salariés
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
P64 Qu'est-ce que la PEC ?
P50 Quels sont les principaux axes financés par la PEC ?
62 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 202562 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
PEC
Chapitre 5
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
Subventions
etexonérations
fiscales
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 632025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 63
Qu'est-ce
que la PEC ?
Histoire et
fonctionnement
de la PEC
Le système paritaire du « 1 % logement» est créé
en 1943, à l'initiative d'Albert Prouvost, afin de loger
les salariés dans un contexte de pénurie de logements
liée à la guerre.
Ce système devient obligatoire en 1953, avec la loi
instituant la Participation des Employeurs à l'Effort
de Construction (PEEC), imposant aux entreprises un
financement spécifique pour le logement de leurs salariés.
Au fil des années, le dispositif s?est élargi pour devenir ce
qui est appelé ici la Participation à l?Effort de Construction
(PEC) et comprenant la PEEC, la PSEEC (Participation
Supplémentaire des Employeurs à l'Effort de Construction)
et la PEAEC (PEEC du secteur agricole). La PEC englobe
ainsi divers dispositifs légaux et volontaires destinés
aufinancement d'actions dans le domaine
du logement, principalement pour les salariés.
Les entreprises ont le choix entre investir directement
dans la construction ou la rénovation de logements pour
leurs employés ou verser une contribution à un organisme
collecteur agréé. Historiquement nombreux, il ne reste
aujourd?hui que deux organismes chargés de collecter
la PEC: Action Logement Services (ALS) et la SICF
(collecteur de la seule SNCF). Des conventions
sont signées tous les 5 ans entre l?État et ALS pour fixer
les objectifs de financement pour soutenir le secteur
du logement. En juillet 2023, une nouvelle convention
quinquennale sur la période 2023?2027 a été conclue
entre l'État et Action Logement.
Les aides au logement s?élèvent à 43,5 Md¤ en 2023,
soit 1,5 % du PIB, et correspondent à l'ensemble
des versements ou réductions de dépenses,
accordés aux consommateurs ou producteurs de
service de logement. Elles permettent aux premiers
de se loger et contribuent au financement par les
seconds, des investissements dans la construction
de logements neufs et dans l'amélioration
de la qualité des logements existants.
La contribution des employeurs dans les aides
au logement notamment via Action Logement,
est de 11% en 2023 (source: rapport compte du
logement 2023).
Évolution de la Participation à l'Effort de Construction (PEC) :
histoire et réformes
1953 2005 2016 2020De 1972
à 1992
Instauration du 1 %
logement par la loi
du 21 décembre 1953,
rendant obligatoire
la PEEC.
Le seuil
d'assujetissement
passe de 10 à 20
salariés.
Relèvement
du seuil
d'assujetissement
à 50 salariés.
Réduction
progressive du taux
de prélèvement
de la PEEC de 1 %
0,45 % de la masse
salariale.
Réorganisation de la
collecte de la PEC
avec la création
d'Action Logement
Services en tant que
collecteur.
64 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Les ressources
de la PEC : 4,6 Md¤
en 2023
Le financement de la PEC repose sur différents types de
ressources : la collecte auprès des entreprises, les retours
de prêts et les emprunts obligataires.
La collecte auprès des entreprises prend majoritairement
la forme de subventions, au minimum 78 % sur la période
2019?2023, mais se fait aussi sous forme de prêts qu?ALS
devra rembourser.
Les retours de prêts de la PEC correspondent aux
remboursements des prêts précédemment accordés
par ALS. Les prêts aux bailleurs sociaux peuvent être
accordés pour une durée allant jusqu?à 40 ans, avec des
différés de remboursement pouvant aller jusqu'à 15 ans.
Pour information, l'encours d'ALS auprès des OLS est
de près de 11 Md¤ en 2023 (voir la fiche La dynamique
d'endettement du secteur est?il soutenable ? pages 56?57).
Enfin, les emprunts obligataires constituent la troisième
source majeure de financement pour la PEC, avec un
montant de 7,1 Md¤ levés sur la période 2019?2023 dont
2,2 Md¤ en 2023.
À noter que si les retours de prêts et la collecte auprès des
entreprises sont à peu près stables et prévisibles à court et
moyen terme, les ressources liées aux emprunts obligataires
sont plus volatiles et correspondent à des montants qui
devront être remboursés à terme. Ainsi, les ressources
pérennes de la PEC s?élèvent en moyenne à environ
2,5 Md¤ par an.
Les financements accordés se décomposent
principalement entre entre prêts (44 %), subventions
(38 %) et dotations en fond propres (14 %). Les dotations
en fonds propres correspondent à des apports en capital,
qui ne peuvent avoir lieu que pour les bailleurs ayant
un capital social, comme les SA d?HLM. À l?inverse, les
OPH en sont exclus (voir la fiche Quels sont les acteurs
du logement social ? pages 48?49). Pour ces derniers,
il existe les titres participatifs (prêts dont la principale
caractéristique est que le remboursement est décidé par
l?emprunteur).
Contrairement aux prêts qui sont destinés à être
remboursés à terme, les financements sous forme de
subventions et de dotations en fonds propres ne génèrent
pas de ressources futures qui pourraient être mobilisées
pour de nouveaux engagements. En revanche, tous deux
permettent à ALS de négocier des droits de réservation
en vue de loger des salariés et/ou des demandeurs
d'emploi (voir la fiche Comment sont attribués les
logements sociaux des bailleurs ? pages 60?61).
Les autres financements correspondent à des
réservations de crédits à destination de l?AFL, du PIV
DROM et d?Action Coeur de Ville.
Les différentes formes
de financement d?ALS
> ANCOLS (2024), Rapport Annuel
Statistiques et Financier 2022
Subventions
10,4 Md¤
Prêts
11,9 Md¤
0,1 Md¤
Titres
participatifs
1,3 Md¤
Autres
Dotations
en fonds propres
3,7
Md¤
Source : Données de gestion ALG 2023 ? Reporting de la Convention Quinquennale
Répartition des financements accordés
de 2019 à 2023 toutes catégories de
bénéficiaires confondues
Ressources de la PEC (en Md¤, en euros de 2023)
0 5,01,0 6,02,0 3,0 4,0
2019
2020
2021
2022
2023
4,3 Md¤
3,3 Md¤
5,0 Md¤
5,0 Md¤
4,8 Md¤
Milliards d'euros
1,9
1,6
1,6
1,6
1,3
1,3
1,0
2,1
2,1
2,2
1,9 1,4
1,4
1,1
Collecte nette Retours de prêts
et cessions d'actifs
Emprunts obligataires
Source : ANCOLS - revue de données PEEC
Pour aller
plus loin
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 65
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/rapport-annuel-statistique-et-financier-pour-lexercice-2022
Quels sont
les principaux
axes financés
par la PEC ?
Logement social :
plus de 56 000
nouveaux logements
financés en 2023
Locataires du parc
privé : 320 000 contrats
de garantie locative
signés en 2023
660 M¤ ont été mobilisés en 2023 pour la construction
ou bien l?acquisition de logements et autres bâtis en vue
de les transformer en logements. Cela représente un total
de 56 000 logements, dont 30 % de PLAI, 34 % de PLUS,
16 % de PLS et 4 % LLTS et LLS (correspondant aux
DROM). S?y ajoutent 11 000 logements intermédiaires, pour
un montant de 120 M¤. Enfin, 44 M¤ ont été consacrés aux
acquisitions foncières. Pour rappel, les montants engagés
ont trait à des opérations à venir, et ne correspondent donc
pas aux mises en services observées cette année?là.
La garantie Visale est une caution locative accordée par
Action Logement et entièrement gratuite, qui garantit le
paiement au bailleur du loyer et des charges locatives en
cas de défaillance du locataire. Près de 320 000 nouveaux
locataires ont bénéficié de cette aide en 2023. Elle est
réservée aux locataires du parc privé, les étudiants et
alternants pouvant néanmoins en bénéficier y compris dans
le parc social.
Le taux d?impayés global s?élève à 5,9 % sur l?ensemble des
contrats émis.
Jusqu?en 2019, existait un précédent dispositif de caution
locative, appelé Garantie Loca?Pass.
Il existe par ailleurs l?Avance Loca?Pass (prêt sans intérêts,
ni frais de dossier) accordé par Action Logement aux futurs
locataires de moins de 30 ans ou salariés du secteur privé
ou étudiants, pour les aider à verser le dépôt de garantie
à leur propriétaire. 37 000 locataires ont bénéficié de
cette aide en 2023. Cette dernière est ouverte aussi aux
locataires du parc social.
Nombre de logements sociaux
et intermédiaires financés par ALS
2020-2023
> ANCOLS (2024), Rapport annuel statistique et
financier pour l?exercice 2022
> ANCOLS (2024), Droits de réservation PEEC 2022
Pour aller plus loin
Source : ANCOLS ? revue de données PEEC
120 000
100 000
80 000
60 000
40 000
20 000
0
2020 2021 2022 2023
77 000
102 000
111 000
67 000
Nombre de cautions accordées
de 2019 à 2023 (Garantie Loca-Pass + Visale)
Source : ANCOLS ? revue de données PEEC
300 000
250 000
200 000
150 000
100 000
50 000
0
2019 2020 2021 2022 2023
38 000
129 000
156 000
227 000
283 000
319 000
Garantie Loca-Pass Garantie Visale
66 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/page/Quels-sont-les-principaux-axes-financ%C3%A9s-par-la-PEC
Nombre de prêts accession accordés
2019-2023
Propriétaires accédants:
18 000 ménages
ont bénéficié d'un prêt
accession en 2023
La rénovation : au moins 5 Md¤ consacrés à travers
une pluralité de dispositifs au cours de la période 2019-2023
La PEC contribue au financement d?aides et services
visant à faciliter l?accès à la propriété à des ménages
modestes. 18 000 prêts pour l?accession à la propriété
ont été engagés en 2023.
Plus généralement, les prêts accession ont représenté
40 % des emplois de la PEC à destination des personnes
physiques au cours de la période 2019?2023 pour un
montant de 2,5 Md¤ (en euros constants de 2023).
La PEC finance la rénovation des logements à travers
plusieurs dispositifs dont les plus connus sont :
ANRU - 3,2 Md¤
L'Agence Nationale du Renouvellement Urbain (ANRU) a pour
mission de financer et d?accompagner les collectivités
et les bailleurs sociaux dans la transformation de quartiers
en profondeur, en intervenant notamment sur l?habitat.
La convention quinquennale 2018?2022 prévoyait une
contribution d?Action Logement à hauteur de 2,9 Md¤,
et de 3,8 Md¤ pour la convention 2023?2027 dont 320 M¤
de subventions en 2023.
Digneo - 0,5 Md¤
Créé en 2019, ce dispositif vise à rénover des immeubles
insalubres pour éradiquer l?habitat indigne dans les quartiers
anciens, avec comme ambition de réhabiliter environ 4 000
logements. Les 6 premiers logements ont été livrés fin 2024.
Action coeur de ville - 1,8 Md¤
Dispositif mis en place en 2018 afin de développer des
projets de renouvellement urbain en centre?ville, avec
à la clé, la production d?une offre renouvelée de logements
accessibles grâce notamment à des réhabilitations. 1,7 Md¤
de fonds issus de la PEC ont été employés dans ce dispositif
au cours de la période 2019?2022, et 1 Md¤ sont prévus sur la
période 2023?2027 dont 180 M¤ ont été engagés en 2023.
Prêts travaux aux particuliers
Ils sont accordés par Action Logement aux personnes
physiques propriétaires de leur résidence principale pour le
financement de travaux d?amélioration. 32 000 prêts ont été
distribués.
À noter que d?autres dispositifs participent à la rénovation
sans être exclusivement fléchés vers la rénovation.
Quel est l'octroi des financements PEC
par catégorie de bénéficiaires ?
Tout dispositif confondu, les emplois de la PEC se sont élevés à près de 26 Md¤
(en euro constant 2023) sur la période 2019-2023, dont plus de 7 Md¤ en 2021 en
raison notamment du pic de financement constaté sur certaines dispositions du Plan
d'Investissement Volontaire (PIV), signé en 2019.
Les ménages auront été directement bénéficiaires du quart de l?ensemble des
financements mobilisés. Parmi les personnes morales, les bailleurs sociaux sont
les principaux bénéficiaires des financements qui leurs sont destinés. À noter, les
financements à destination des politiques publiques nationales (l?ANRU et le Fonds
National d?Aide à la Pierre (FNAP)) ont aussi bénéficié et/ou bénéficieront pour une
très large majorité aux bailleurs sociaux.
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
2019 2020 2021 2022 2023
12 000
11 000
20 000
17 000 18 000
Source : ANCOLS ? revue de données PEEC
Cumul des emplois de la PEC
par catégorie de bénéficiaires
2019-2023 (en Md¤ de 2023)
Personnes
morales
Personnes
physiques
Politiques
publiques
11,8
6,8
8,7
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 67
Panorama 2025
Glossaire et
compléments
sur les sources
68 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
A
ALS > Action Logement Services
ANCOLS > Agence Nationale deContrôle
du Logement Social
ANRU > Agence Nationale duRenouvellement
Urbain
C
CA > Chiffre d?affaires
CAF > Capacité d'autofinancement
CAFC > Capacité d'autofinancement courante
CCH > Code de la Construction
etdel?Habitation
CGLLS > Caisse de Garantie duLogement
Locatif Social
CUS > Convention d?Utilité Sociale
D
DALO > Droit au Logement Opposable
DPE > Diagnostic de Performance Énergétique
DROM > Département et Région d'Outre?Mer
E
EBE > Excédent Brut d?Exploitation
ELAN > Évolution du Logement,
del?Aménagement et du Numérique (Loi ELAN)
EPCI > Établissement Public deCoopération
Intercommunale
G
GES > Gaz à effet de serre
H
HLM > Habitation à Loyer Modéré
HLMO > Habitation à Loyer Modéré Ordinaire
I
IRL > Indice de Référence des Loyers
O
OLS > Organisme de Logement Social
ONRE > Observatoire National delaRénovation
Énergétique
OPH > Office Public de l'Habitat
P
PEC > Participation à l?Effort deConstruction
PEEC > Participation des Employeurs àl?Effort
de Construction
PIB > Produit intérieur brut
PLAI > Prêt Locatif Aidé d?Intégration
PLS > Prêt Locatif Social
PLUS > Prêt Locatif à Usage Social
PSLA > Prêt Social Location Accession
PSEEC > Participation Supplémentaire des
Employeurs à l'Effort de Construction
Q
QPV > Quartiers prioritaires delaPolitique de
la Ville
R
RFR > Revenu Fiscal de Référence
RPLS > Répertoire du Parc Locatif Social
S
SA d'HLM > Société Anonyme d'HLM
SEM > Société d?Économie Mixte
SICF > Société Immobilière desChemins de Fer
Français
SNBC > Stratégie Nationale Bas?Carbone
SNE > Système National d?Enregistrement
U
UC > Unité de Consommation
Informations complémentaires
sur les données utilisées
L?ANCOLS a entre autres utilisé des données issues
de Fidéli et de la CAF : l?accès à certaines données
utilisées dans le cadre de ce travail a été réalisé au sein
d?environnements sécurisés du Centre d?accès sécurisé
aux données ? CASD (Réf. 10.34724/CASD)
Les DOI (Digital Object Identifier) de ces deux bases
sont les suivantes :
> Fidéli 2022 (DOI : https://doi.org/10.34724/
CASD.295.5169.V1)
> Données CNAF provenant de la base allocataires
définitive de juin 2023 (allstat.fr6_0623) (DOI : http://
doi.org/10.34724/CASD.335.5253.V1)
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 69
https://doi.org/10.34724/CASD.295.5169.V1
https://doi.org/10.34724/CASD.295.5169.V1
http://doi.org/10.34724/CASD.335.5253.V1
http://doi.org/10.34724/CASD.335.5253.V1
Cartes des
différents zonages
70 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
Zonage I-II-IIIZonage sans nom
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zonage ABC
avant juillet 2024
Zonage ABC
depuis juillet 2024
Zone I bis
Zone I
Zone II
Zone III
Zone Abis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone 1
Zone 2
Zone 3
Zone DROM
Plafonds loyers PLS (et plafonds du logement l?intermédiaire)
Plafonds ressources
du logement social
Plafonds loyers PLAI et PLUS
et zonage APL
Zone Abis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
Panorama
2025
ancols.fr
http://ancols.fr
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION physiques), et un peu moins de
100 M¤ pour les propriétaires en accession (source : Données
CNAF provenant de l'open data (cafdata) et estimation à partir des
bases allocataires définitives de janvier à juin 2023 via le CASD).
Le montant des APL versées à destination des locataires hors
foyers du parc social est passé de 8,5 Md¤ en 2017 à 6,3 Md¤
en 2023 (en euros de 2023), d?une part en raison de lamise en
place de la RLS et d?autre part, à la suite de la réforme de 2021
sur la contemporanéité des ressources des ménages. Ainsi,
si l?APL représente 29 % des loyers quittancés des logements
conventionnés en 2023 (RLS déduite), cette part était de 42 %
en 2017. D?autres aides au logement à destination des ménages
existent (voir encadré) et certaines bénéficient à des ménages
vivant dans le parc social. Ainsi, aux 6,3 Md¤ d?APL (locataires
delogements ordinaires et foyers), s?ajoutent près de 220 M¤
autitre de l?ALS et un peu plus de 430 M¤ au titre de l?ALF
(pourles logements non conventionnés), pour un total de 6,9 Md¤.
Les aides au logement représentent ainsi 29 % du chiffre d?affaires
locatifs des bailleurs, tous logements compris.
Quelles sont
les différentes
aides au
logement ?
Comment est
calculée l'APL ?
3 aides au logement à destination des ménages existent :
? l?APL (aide personnalisée au logement) réservée aux logements conventionnés
du parc social (voir la fiche Comment finance-t-on un logement social ? pages 34-35),
? l?ALF (allocation de logement familiale), à destination des ménages avec
personne(s) à charge ou mariés depuis moins de 5 ans
? l?ALS (allocation de logement sociale), à destination des ménages sans personne
à charge
Au total, en décembre 2023, 5,7 millions de ménages, qu?ils soient locataires du parc
social ou du parc privé ou bien propriétaires accédants (soit 19 % de l?ensemble de tous les
ménages) percevaient une aide au logement (APL, ALS, ALF), pour un total de 15 Md¤ en
2023 (source open data : caf data).
L?APL dépend de la composition du ménage, de la localisation du logement
(zonage 1-2-3, voir page 70 les différentes cartes), des revenus et du loyer hors charges.
(voir la fiche Quelles sont les aides dont bénéficie le secteur HLM ? pages 58-59).
À noter que l?APL est dégressive à mesure que les revenus augmentent et qu?un montant
forfaitaire est inclus pour les charges.
Total
Montant
APL 1er
quartile
(25 %)
Juin
2023
Montant
APL 2ème
quartile
(50 %)
Montant
APL 3ème
quartile
(75 %)
Montant
moyen
de l'APL
115 ¤ 216 ¤ 282 ¤ 208 ¤
Source : données CNAF provenant de la base allocataires définitive de juin 2023
(allstat.fr6_0623) via le CASD
Note : le montant de l'APL présenté ici correspond à celui après
réduction de la RLS
Source : données CNAF provenant de la base allocataires définitive
de juin 2023 (allstat.fr6_0623) via le via le CASD**
**voir page 69
Source : Données CNAF provenant de l'open data (cafdata)
0%
Total
Famille
monoparentale
20% 40% 60% 80% 100%
15 %
20 % 23 %
20 % 20 %
24 % 33 %
45 %
< 25 % du loyer de 25 % à 49 % du loyer
de 50 % à 74 % du loyer 75 % et plus du loyer
0 2 4 6 8 10
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
8,5
7,6
7,5
7,1
6,7
6,6
6,3
0,7 9,2
0,7
0,7
0,7
0,7
0,7
0,7
8,3
8,1
7,8
7,4
7,2
6,9
APL ALS et ALF
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 43
Quelle est
la part des
impayés
dans le parc
social ?
Les impayés non
recouvrés représentent
1,7 % des loyers en
2023?
En cas d?impayés (loyer et/ou charges), le bailleur va
s?efforcer de les recouvrer et une partie sera finalement
payée, les APL pouvant d?ailleurs continuer à être
versées sous certaines conditions dans ce genre
de situations. Néanmoins, certaines créances vont
être considérées après un certain temps comme
irrécouvrables, soit en raison du départ inopiné de
l?ancien locataire, soit par décision de l?organisme, ou
bien encore par décision de justice. Elles seront alors
traitées comptablement comme des pertes.
En 2023, ce taux de non?recouvrement représente
1,7 % des loyers et des charges récupérables (à savoir
celles qui sont facturées aux locataires). Même si
une hausse par rapport à 2021 est constatée, il n?en
demeure pas moins que le montant des impayés
non recouvrés est très limité dans le parc social.
Opérationnellement, cela veut dire que 98,3 % des
loyers et charges quittancés sont tôt ou tard perçus
par les bailleurs.
Taux de recouvrement (2019-2023)
? mais 13% des
locataires déclarent être
ou avoir été en situation
d'impayés de loyer dans
les douze derniers mois
En 2024, dans le cadre de l?enquête annuelle auprès des
locataires du parc social, un locataire sur quatre déclare avoir
rencontré des difficultés pour le paiement du loyer ou des
charges au cours des douze derniers mois, et 13 % déclarent
connaître ou avoir connu une situation d'impayés de loyer
sur la même période. Ces résultats sont stables par rapport à
2023. Pour plus de la moitié d'entre eux, il s'agit d'une situation
d'impayés de loyer multiples.
Pourquoi un tel écart entre les données comptables
et celles déclarées par les locataires ?
D?une part, si un ménage a été en situation d?impayés
un seul mois, cela ne représente qu?1/12ème de ses loyers
sur l?année. D?autre part, certains ménages ayant déclaré
avoir été dans cette situation, n?y sont plus. En outre, les
impayés irrécouvrables ne représentent qu'une partie des
impayés, à savoir ceux pour lesquels il a été décidé que le
recouvrement ne serait pas possible. Enfin, comme mentionné
précédemment, les APL peuvent dans certains cas continuer
à être versées couvrant ainsi une partie du loyer quittancé.
Pour la moitié des locataires interrogés ayant déclaré une
situation d?impayés en 2023, une solution leur a été proposée,
le plus souvent un échelonnement de la dette locative sur
plusieurs mois.
L?Union Sociale pour l?Habitat (USH) a publié en 2024
une étude sur les « Impayés et préventions des expulsions»,
dont les chiffres sont cohérents avec ceux du baromètre,
même si les indicateurs suivis sont différents, conduisant
à des écarts entre les deux publications.
.
> USH (2024), Enquête 2022
surlaprévention des impayés
etdes expulsions
> ANCOLS (2023), Rapport public
annuel de contrôle 2022
> ANCOLS (2023-2024), Enquête
annuelle des locataires du parc
social - millésime 2023-2024
100%
98,7 % 98,8 % 98,8 % 98,6 % 98,3 %
0%
2019 2020 2021 2022 2023
Source : Harmonia
Pour aller plus loin
44 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/impayes-et-prevention-des-expulsions-resultats-7
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/impayes-et-prevention-des-expulsions-resultats-7
https://www.union-habitat.org/centre-de-ressources/habitants-politiques-sociales/impayes-et-prevention-des-expulsions-resultats-7
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/enquete-annuelle-aupres-des-locataires-du-parc-social-2023
https://www.ancols.fr/page/Quelle-est-la-part-des-impayes-dans-le-parc-social
Part des ménages ayant déclaré
être en difficulté pour régler leur
loyer, en situations d?impayés et en
situations d?impayés multiples au
cours des 12 derniers mois
Au?delà des seules difficultés à payer le loyer, se
pose la question plus générale de la difficulté pour les
ménages à « boucler leurs fins de mois ».
Si la situation continue de s?améliorer par rapport à
2023 et retrouve un niveau comparable à 2021, près
de 30 % des locataires ont néanmoins évoqué en
2024 connaître « souvent » des difficultés à boucler
leurs fins de mois. Si pour l?ensemble des ménages,
la situation s?améliore, les familles monoparentales
demeurent particulièrement confrontées à cette
situation, puisque 39 % des familles monoparentales
interrogées en 2024, ont déclaré être souvent dans
cette situation. Il en est de même pour 38 % des
ménages au chômage (ou autre inactif).
Plus généralement,
un tiers des locataires
disent rencontrer
souvent des difficultés
à boucler leurs fins de
mois
Source : ANCOLS, Enquête annuelle auprès des locataires du parc social 2024* sauf
pour les impayés multiples, il s?agit uniquement de la donnée de l?enquête 2023, car cette
question n?a pas été posée en 2024 (mais les résultats pour les deux autres
questions sont égaux entre 2023 et 2024)
Répartition des ménages selon la fréquence
à laquelle ils ont déclaré avoir des difficultés
à boucler les fins de mois
Source : ANCOLS, Enquête annuelle auprès des locataires
du parc social (2021-2024)
0%
60%
50%
10%
70%
20%
80%
30%
90%
40%
100%
2021 2022 2023 2024
28%
39% 34% 29%
28%
29%
30%
30%
17%
14%
15%
17%
26%
17% 20% 23%
Jamais
NSP
Rarement
De temps en temps
Souvent
25 %
Difficultés pour régler leur
loyer ou charges
25 %
Difficultés pour régler
leur loyer ou charges
13 %
Situation
d'impayés
8 %
Impayés
multiples*
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 45
Entreprises
Contributions
pour les salariés
Population
Population
éligible
au parc
social
État
Demandeurs
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
Départ pour parc privé (locatif ou propriétaire)
Demandes
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Attributions
Prêts et aides au locataire
propriétaire
Prêts et
subventions
Aides au logement
Bailleurs
Chapitre 4
P48 Quels sont les acteurs du logement social ?
P50 Où sont implantés les OLS et comment ont-ils évolué
ces dernières années ?
P52 Quel est le chiffre d'affaires des bailleurs sociaux?
P54 Combien investissent les bailleurs chaque année ?
P56 La dynamique d'endettement du secteur est-elle soutenable ?
P58 Quelles sont les aides dont bénéficie le secteur HLM ?
P60 Comment sont attribués les logements sociaux des bailleurs ?
46 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Subventions
etexonérations
fiscales
Locataires
Parc
social
Collectivités
locales
Banque
des Territoires/
Caisse
des Dépôts
TVA réduite / FNAP
Demandes pour un
logement à l'intérieur
du parc social
Garantie des prêts
Pr
êt
s
Aides au logement
C
ot
is
at
io
ns
A
id
es
Caisse de
Garantie du
Logement Locatif
Social
Éxonérations fiscales
Loyers
Exploitation,
développement
et rénovation
Bailleurs
sociaux
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 47
Quels sont
les acteurs
du logement
social ?
Les acteurs du logement social sont constitués :
? des Organismes de Logement Social (OLS)
quiregroupent :
les Organismes d?Habitations à Loyer Modéré
(OHLM), à savoir :
? les Sociétés Anonymes d?Habitations à Loyer
Modéré (SA d?HLM) couramment dénommées
Entreprises Sociales de l?Habitat (ESH),
? les Offices Publics de l?Habitat (OPH),
? les Sociétés Coopératives d?Habitations à
Loyer Modéré (Coop HLM)
? les Sociétés de Coordination sous forme
Anonyme (SAC) ou Coopérative (SCC)
et les Sociétés d?Économie Mixte de logements
sociaux (SEM) ;
? les collecteurs de la Participation des Employeurs
à l?Effort de Construction (PEEC) : Action Logement
etla Société Immobilière des Chemins de Fer Français
(SICF), lecollecteur de la PEEC du groupe SNCF ;
? et d?autres organismes, qui détiennent ou gèrent
des logements locatifs sociaux et/ou des résidences
sociales ou des foyers.
Fin 2024, l?ANCOLS dénombre près de 6 000 acteurs
du logement social, parmi lesquels, 700 OLS et 9 entités
intervenant dans le champ de la PEEC.
Les autres organismes sont au nombre de plusieurs
milliers, parmi lesquels une centaine déclare
auRépertoire des Logements Locatifs des Bailleurs
Sociaux (RPLS) être propriétaire de logement locatifs
sociaux. Ces organismes sont essentiellement
desassociations et des fondations, des collectivités
territoriales, ainsi que quelques sociétés non HLM
etnon SEM (sociétés civiles immobilières notamment).
Près de 6 000 organismes
intervenant dans
le logement social?
Les acteurs du logement social fin 2024
Organismes intervenant dans le
logement social : environ 6 000 entités
ASSOCIATIONS ET FONDATIONS,
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES,
SOCIÉTÉS CIVILES, GIE?
585 entités déclarant
être propriétaires
de logements locatifs
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024, RPLS au 1er janvier 2024 -
Traitements ANCOLS.
> ANCOLS (2023), Rapport Public
Annuel de Contrôle 2022
Pour aller plus loin
ACTION
LOGEMENT &
COLLECTEURS
PEC
9 entités
Près de 700
organismes
de logement
social
OPH, SA HLM,
COOP, HLM, SEM
LS, SAC, SCC
215 483 102
48 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
Répartition des Organismes de Logement
Social par catégorie en 2023 et de leurs
logements
Répartition des organismes de logement
social selon leur taille et la part du parc
social qu?ils détiennent au 1er janvier 2024
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024, RPLS au 1er janvier 2024 -
Traitements ANCOLS.
Part du parc social
Taille de l'OLS
?dont 700 Organismes
de Logement Social
parmi lesquels près de
500 sont propriétaires de
logements locatifs...
?dont 140 détiennent
70 % du parc locatif social
Parmi 700 OLS actifs fin 2024, 500 déclarent unparc locatif
social au RPLS. Ces OLS sont majoritairement des OPH
(environ 180 organismes détenant 2,1 millions de logements
locatifs au 1er janvier 2024) et des SA d?HLM (près de
170 organismes détenant 2,5 millions de logements locatifs).
Environ 50 coopératives d?HLM détiennent un peu moins
de 200 000 logements, auxquelles s?ajoutent quelque
120 autres coopératives d?HLM sans aucun logement locatif,
l?activité principale de ce genre d?OLS étant l?accession
sociale à la propriété. Plus de 100 SEM de logements sociaux
déclarent quant à elles être propriétaires de près
de 600 000 logements locatifs, qu?ils soient sociaux ou non.
Les sociétés de coordination ne détiennent pas de logements.
Ces sociétés, créées par la loi Elan du 23 novembre 2018
et agréées par le ministre chargé du logement, forment
un groupe de logement social avec leurs membres. Elles ont
pour objet social d?élaborer le cadre stratégique du groupe,
de définir les politiques qui en découlent, de développer
une unité identitaire des entités associées et de prendre
les mesures nécessaires pour garantir la soutenabilité
financière du groupe. Elles peuvent être des sociétés
anonymes classiques (SAC) ou de forme coopérative (SCC).
Les OLS détenant des logements locatifs sociaux sont de taille
très variée. Ainsi, une quinzaine de bailleurs avec plus de
50 000 logements locatifs détiennent 21 % du parc social, et
140 organismes avec au moins 12 000 logements locatifs
possèdent près de 70 % du parc. Les coopératives d?HLM sont
majoritaires parmi les OLS sans logement locatif (59 %, le reste
étant principalement composée de SAC qui ne détiennent
pas de logements), les SEM sont davantage présentes parmi
les OLS de moins de 1 500 logements. La répartition entre
OPH et SA d?HLM est globalement similaire, exception faite
des bailleurs de plus de 50 000 logements qui sont très
majoritairement des SA d?HLM.
Quel est le
champ de
contrôle de
l'Ancols ?
Le champ de contrôle de l?ANCOLS porte légalement (Article L. 342-2 du Code de la Construc-
tion et de l?Habitation (CCH)) sur :
? les organismes HLM : SA d?HLM, les OPH, les coopératives d?HLM et les sociétés de coordination ;
? les SEM de logements sociaux ;
? les organismes de Maîtrise d?Ouvrage d?Insertion (MOI) ;
? les personnes morales ou physiques propriétaires de logements locatifs conventionnés à l?APL ;
? les organismes collectant et bénéficiant de la PEEC et les entités juridiquement contrôlées par
ces organismes, en particulier l?ensemble du groupe Action Logement ;
? les groupements d?intérêt économique et les structures de coopération comprenant au moins
un organisme d?une catégorie mentionnée ci-dessus.
183
47
171173
112
14
700 OLS
2,5
2,1
0,6
0,2
Dont 483
propriétaires
de 5,4 millions
de logements
OPH
SEM LS
SA d'HLM
SAC
Coop HLM
SCC
0% 100%20% 40% 60% 80%
Sans logement
locatif
5 000 à 12 000
12 000 à 50 000 Plus de 50 000
Moins de 5 000
8 % 22 %
31 % 28 % 21 % 18 %
49 % 21 %
2 %
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024, RPLS au 1er janvier 2024 -
Traitements ANCOLS.
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 49
Où sont
implantés les
OLS et
comment
ont-ils évolué
ces dernières
années ?
700 Organismes de Logement Social (OLS) actifs fin 2024
sont implantés sur tout le territoire, avec une densité
d?implantation des sièges des organismes différente selon
les départements. Paris est le département accueillant
le plus grand nombre de sièges d?organismes (36 entités)
avec majoritairement des SA d?HLM (19 entités), suivi
des départements des Hauts?de?Seine, du Nord et des
Bouches?du?Rhône.
66 % des bailleurs n?interviennent que dans un seul
département (entendu comme ayant au moins
50 logements dans un département), 24 % entre
2 et 5 départements et 10 % sur plus de 5 départements.
À l?exception de Mayotte, tous les départements comptent
au moins 2 organismes présents sur leur territoire, la valeur
médiane étant de 9 OLS. Les départements franciliens
se distinguent particulièrement, avec plus de 30 bailleurs
intervenant dans chacun d?eux.
Des organismes présents
sur tout le territoire mais
de manière hétérogène
Répartition des 717 OLS (selon
lalocalisation de leur siège social)
pardépartement en 2024
Nombre de départements dans
lesquels les OLS ont plus de 50 logements
au 1er janvier 2024
Nombre d?OLS présents par département
au 1er janvier 2024 (avec plus de 50
logements dans le département)
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024 -
Traitements ANCOLS.
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
1 OLS
De 1 à 4
De 5 à 9
De 10 à 15
De 15 à 24
De 25 à 29
De 30 à 35
Nombre d'OLS
par département
Source : RPLS ? Traitements ANCOLS
1 seul département
2 départements
3-5 départements
Plus de 5 départements
Moins de 5 OLS
De 5 à 10
De 10 à 20
De 20 à 30
De 30 à 40
40 et plus
Nombre d'OLS
avec plus de 50 logements
par département
66 %
10 %
13 %
11 %
50 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Répartition des sociétés de coordination
en fonction du nombre de membres
Une accélération
de la dynamique
de concentration
des OLS depuis
2018
Le secteur des OLS est dans une dynamique de
concentration depuis plusieurs années, avec une
accélération observée depuis 2018. Adoptée en
novembre 2018, la Loi Elan a instauré à l?échelle
des organismes et des groupes une obligation au
1er janvier 2021 de regroupement et de seuil de
parc géré (12 000 logements et équivalents) ou
de niveau d?activité (40 millions d?euros de chiffre
d?affaires moyen sur 3 ans), avec néanmoins des
exceptions. Il s?en est suivi une intensification des
opérations de regroupement se traduisant par :
? une diminution du nombre d?OLS, qui passe,
hors sociétés de coordination, de 730 entités
en 2018 à près de 640 entités en 2023
(respectivement environ 620 à 490 pour les OLS
propriétaires de logements locatifs) ;
? et une augmentation de leur taille moyenne,
le nombre moyen de logements détenus
passant d?un peu plus de 8 000 en 2018
à près de 11 000 en 2024.
Il est à noter que plus de 60 sociétés de
coordination ont été créées en parallèle sur
cette période. Elles regroupent dans les deux tiers
des cas au plus 3 membres. À l?opposé,
2 sociétés comptent plus de 20 membres.
Évolution des Organismes de Logement
Social entre 2018 et 2024
Répartition des bailleurs sociaux (à gauche)
et du parc social (à droite) en fonction de la
taille des bailleurs entre 2018 et 2024
OPH SA D'HLM Coop HLM SEM
2 3 4-5 6-8 Plus de 8
Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024 - Traitements ANCOLS.
Source : Suivi ANCOLS au 31 décembre 2024 - Traitements ANCOLS
0
600
200
800
730
400
2018 2023
639
Pour aller plus loin
> ANCOLS (2023), Rapport
Public Annuel de Contrôle
RPAC 2022
> ANCOLS (2023), Contrôle
thématique sur les
regroupements d?OLSSource : RPLS au 1er janvier 2018 et au 1er janvier 2024 - Traitements ANCOLS
Moins de
500 logements
12 000 à 20 000
Logements
Plus de 20 000
Logements500 à 12 000
logements
0
100
400
500
600
700
800
200
300
0
3,0
4,0
5,0
6,0
1,0
2,0
311
0,6
203
0,4
194
1,5
146
1,2
622
4,9
490
5,3
67
1,0
79
1,2
48
1,8
62
2,5
2018 20182024 2024
21
16
11
8
2
251
193
169
117
183
171
173
112
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 51
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/controle-thematique-sur-les-regroupements-dols
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/controle-thematique-sur-les-regroupements-dols
https://www.ancols.fr/page/Où-sont-implantés-les-OLS-et-comment-ont-ils-evolue-ces-dernieres-annees
Quel est
le chiffre
d'affaires
des bailleurs
sociaux?
Le chiffre d'affaires (CA) total des Organismes de
Logement Social (OLS) s?élève en 2023 à 30,5 Md¤,
soit un recul de 1,2 % en euros constants par rapport
à l?année précédente. Si nominalement, c?est?à?dire
sans tenir compte des effets de l?inflation, le CA du
secteur est passé de 29,3 Md¤ à 30,5 Md¤, soit + 4 %,
une fois prise en compte l?inflation qui a été de 5,2 %
sur la période, l?évolution réelle (ou constante) du CA
est en baisse de 1,2 % (+4% ? 5,2%).
Sur longue période, il aura fallu 4 ans (2017? 2021)
au secteur pour que le CA revienne à un niveau
équivalent à celui antérieur à la mise en place de la
RLS, en euros constants.
Les revalorisations des loyers au 1er janvier de chaque
année sont quant à elles proches de l?inflation sur
longue période et ont donc peu d?effet en euros
constants à terme. Néanmoins, un décalage temporel
entre l?inflation observée et les revalorisations
(l?inflation constatée au 2ème trimestre de l?année N?1
servant de base aux revalorisations de l?année N),
existe (voir l'encadré sur la revalorisation des loyers
pages 38?39). Ainsi, la baisse du CA locatif de 2022
et 2023 s?explique par cet effet: si nominalement,
l?activité locative passe de 24,2Md¤ en 2021 à
24,4 Md¤ en 2022, puis 25,5 Md¤ en 2023, en lien avec
l?IRL qui était de 0,42% entre 2021 et 2022 et de 3,6 %
entre 2022 et 2023 (en sus de l?accroissement du parc
et des relocations), elle décroît de 0,3 Md¤ en 2022
et de 0,1 Md¤ en 2023, une fois déflatée de l?inflation.
Concernant l?activité d?accession, en 2022, dernière
date disponible, 5 700 logements ont été financés dans
le cadre du dispositifs PSLA (source : Bilan 2022 des
logements aidés).
Les coûts liés à l?activité s?élèvent à 17,8 Md¤ en 2023,
en baisse de 0,5 Md¤ sur un an en euros constants,
mais en hausse de 5 % sur 5 ans. Ils représentent près
de 60 % du chiffre d?affaires en 2022, en baisse d?un
point entre 2022 et 2023, passant de 59,4 % à 58,3 %,
mais restent supérieurs à la période 2019?2020 (57,0 %).
Les coûts de gestion en représentent 43 %, les coûts
de maintenance 25 % et les taxes foncières 18 %.
Ces dernières sont les seules à croître en 2022 et
2023 (+0,2 Md¤ en euros de 2023). Les dépenses
de maintenance ne peuvent être analysées seules
et doivent a minima être regardées en y intégrant les
dépenses de réhabilitations, les deux constituant le
coût global d?intervention sur le parc, plus pertinent.
En outre, elles doivent être mises en regard des
interventions réalisées.
Un chiffre d'affaires
de 30 Md¤ en 2023?
?auxquels sont
soustraits 18 Md¤ de
coûts liés à l'activité?
Chiffres d?affaires des OLS entre 2019
et 2023 (en Md¤, en euros de 2023)
Coûts liés à l?activité des OLS entre 2019
et 2023 (en Md¤, en euros de 2023)
Chiffre d'affaires locatif
des logements et foyers
Chiffre d'affaires
des autres activités
Chiffre d'affaires de
l'accession et aménagement
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
Coût d'accession
et d'aménagement
Coûts
de gestion
Coûts
de maintenance
Taxes foncières sur
les propriétés bâties
Autres coûts
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
0 255 3010 15 20
29,7
28,4
30,6
30,8
30,5*
2,2
1,9
2,5
2,5
2,7
3,0
3,1
25,4 1,8
1,7
2,1
25,7
25,9
25,6
25,5
2019
2020
2021
2022
2023*
0 15 205 10
17,0
17,1
18,1
18,3
17,8*
7,5
7,6
7,9
7,8
7,7
3,9
4,0
4,3
4,5
4,4
2,9
2,9
3,0
3,0
3,2
2019
2020
2021
2022
2023*
52 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
?dont 7,7 Md¤
de coûts de gestion,
soit environ 1 300 ¤
au logement?
Coûts de gestion médian selon leterritoire
d'implantation des bailleurs en2023*
Les coûts de gestion s?élèvent à 7,7 Md¤ en 2023
(+0,2 Md¤ en euro constant par rapport à 2019,
soit +2,5 % sur 5 ans), soit 1 300 ¤ par logement
(?2,9 % par rapport à 2019 en euro constant).
L?écart entre l?évolution globale et l?évolution
au logement (+2,5 % vs ?2,9 %) s?explique par
l?accroissement du parc.
Ces coûts comprennent les coûts de personnel
des fonctions supports (notamment DRH, DSI,
Services juridiques et financiers) et des coûts de
fonctionnement interne. En revanche, les coûts de
personnel affectés à l?activité de construction ou
aux opérations de réhabilitation n?y sont pas inclus
(sauf le personnel d?encadrement et de direction).
De même, une partie des coûts liés au personnel
de proximité ne sont pas inclus, étant récupérés
auprès des locataires au titre des charges
locatives.
L?Excédent Brut d?Exploitation (EBE), correspond à ce qu?il reste
une fois déduit du chiffre d?affaires l?ensemble des coûts liés
à l'activité. Ainsi, en 2023, des 30,5 Md¤ de CA, sont retranchés
17,8 Md¤ de coûts liés à l?activité, aboutissant à un EBE de
12,7 Md¤. Il est relativement stable sur les 5 dernières années.
À l?EBE, s?ajoutent d?autres produits pour un 1,6 Md¤ en 2023
(ventes CEE, subventions d'investissements, dégrèvements de
TFPB...), dont 0,5 Md¤ de produits financiers en raison entre autres
d'instruments de couverture visant à amortir la hausse des taux
d?intérêts, soit un total de 14,3 Md¤ en 2023.
En 2023, les intérêts des emprunts locatifs ont représenté
5,2 Md¤, en hausse de 2,2 Md¤ sur un an, soit + 74 %, en lien
avec le relèvement du taux du Livret A, passé de 0,5 % à 2 % entre
janvier 2022 et janvier 2023, puis à 3 % en février 2023. Une partie
de l?augmentation de la charge d?intérêt a été compensée par une
réduction des remboursements en capital (?1,1 Md¤, soit 50% du
surcroît d?intérêts), via le mécanisme de « double réversabilité»
(voir la fiche Comment finance?t?on un logement social ?
pages 34?35), par les instruments de couverture mentionnés
précédemment et par une réduction de l?autofinancement net
HLM (?0,6 Md¤, à 2,0 Md¤ en 2023). Ce dernier correspond à ce
dont disposent les organismes en fin d?exercice une fois payées les
dépenses liées à l?activité et aux emprunts passés contractés.
?conduisant à un Excédent
Brut d?Exploitation
de 13 Md¤ en 2022
> DHUP (2024), Bilan 2022 des logements aidés
> ANCOLS (2023), Rapport Public Annuel de Contrôle 2022
Pour aller
plus loin
1 430 ¤
1 360 ¤
1 140 ¤ 1 060 ¤
1 020 ¤
Bailleurs zone Abis-A
Bailleurs zone A-B1
Bailleurs zone
B1-B2
Bailleurs zone C
Bailleurs zone
B2-C
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
Répartition de l?excédent brut d?exploitation
entre 2019 et 2023 (en Md¤, en euros de 2023)
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS *chiffres provisoires
2019 2020 2021 2022 2023*
Intérêts / emprunts
locatifs
Excédent Brut
d?Exploitation
Autofinancement net
HLM
Autres produits
Remboursement capital/
emprunts locatifs
0
5
10
15
12,8 12,8 12,5 12,5 12,7
2,8 2,6 2,4 3,0
5,2
8,0 8,2 8,1 8,2
7,1
2,5 2,9 3,0 2,5
2,01,0 0,9 1,0 1,3 1,6
13,5 13,8 13,5 13,8 14,3*
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 53
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
https://www.ancols.fr/page/Combien-represente-lactivite-des-OLS
Combien
investissent
les bailleurs
chaque
année ?
Les investissements s?élèvent en 2023 à 24,7 Md¤, en
hausse nominalement de 2,9 Md¤ en un an, soit +13 %.
Déflatée de l?inflation, la hausse demeure de 1,7 Md¤,
soit + 8 %. L?année 2023 confirme ainsi l?inversion de
tendance observée l?année précédente.
Dans le détail, les investissements consacrés à la
réhabilitation continuent de croître, à l?instar des
années précédentes, avec néanmoins une hausse plus
marquée de +1,5 Md¤ en euros constants (soit une
hausse de 24 %). La réhabilitation représente ainsi près
de 30 % de l?ensemble des investissements du secteur
contre un peu moins de 20 % en 2019. Concernant
l?investissement dans la construction neuve et les
acquisitions, il repart à la hausse en 2023, avec
+0,4 Md¤ sur un an, mais reste inférieur à ce qui était
observé jusqu?en 2021.
Les montants présentés ici intègrent à la fois les
logements ordinaires et les foyers. Pour les seuls
logements ordinaires, l?ensemble des investissements
réalisés auront permis la mise en service de quelque
330 000 logements sociaux et quelque 20 000
logements intermédiaires sur 5 ans (voir la fiche
sur Quelle est l?évolution du nombre de logements
sociaux ? pages 28?29), même s?il faut noter un
décalage entre les investissements réalisés au fur
et à mesure de la réalisation des travaux et les mises
en service effectives.
25 Md¤ investis en 2023,
un chiffre en hausse
Investissements des OLS entre 2019 et 2023
(en Md¤, en euros de 2023)
> ANCOLS (2023), Étude relative aux coûts de production
des logements sociaux-Comparaison des modes
constructifs MOD / VEFA
> ANCOLS (2022), Étude sur la rénovation thermique
des logements du parc social
> ANCOLS (2022), Étude sur la production
de logement social par Acquisition-Amélioration
> Banque des Territoires, Perspectives
(millésimes 2019 à 2024)
Pour aller plus loin
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
Constructions neuves
et acquisitions
(yccoût du foncier)
Autres
investissements
non locatifs
Réhabilitations
0
15,0
5,0
20,0
10,0
25,0
2019 2020 2021 2022 2023*
18,4
17,5
16,6
16,0
16,4
23,4
22,3 22,3
23,0
24,7*
0,5
0,4 0,4
0,8
0,7
4,5
4,4 5,3 6,1
7,6
DE L'INVESTISSEMENT CONSACRÉ
À LA RÉHABILITATION, +24 % EN UN AN
30 %
54 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/page/Combien-investissent-les-bailleurs-chaque-annee
Coûts TTC par logement ordinaire neuf
et par an (en euros de 2023)
Coûts TTC par logement pour les opérations
de 2023, par zone
Près de 185 000 ¤
par nouveau
logement, en forte
hausse depuis 2022
Malgré une hausse des investissements dans
la production de nouveaux logements en 2023,
celle?ci ne couvre pas la hausse du coût au
logement des nouvelles opérations. Ainsi, même
une fois prise en compte l?inflation, le coût au
logement ordinaire neuf a cru de 15 % en 5 ans,
imputable essentiellement aux années 2022
et 2023.
Par territoire, si les coûts des opérations neuves
sont proches entre les zones B1, B2, C, ils sont
près de 60 % plus élevés en zone Abis et 14 %
en zone A.
L?analyse des coûts de rénovation est plus
complexe, en raison de la très forte disparité
des situations et de la hausse des ambitions des
rénovations. Néanmoins, à titre d?information,
sur la période 2018 à 2022, la Banque des
Territoires a estimé que le coût au logement d?une
réhabilitation thermique est passée en moyenne
de 40 000 à 50 000 ¤ (en euros de 2023).
Trésorerie des OLS entre 2019 et 2023
(en Md¤, en euros de 2023)
Après plusieurs années de hausse continue, la trésorerie
des bailleurs a baissé en 2023 de 3,9 Md¤ par rapport
à 2022, pour atteindre 14,0 Md¤. Deux grandes raisons
expliquent cette évolution :
? un accroissement des investissements cumulés
à un accroissement de la part des fonds propres
mis dans les accroissements des opérations (passée
de 16 % à 18 % en un an seulement parmi les
opérations en cours). Cette première raison explique
environ 60 % de l?évolution de la trésorerie.
? des éléments conjoncturels correspondant à de
simples décalages temporels d'encaissements
et décaissements (dont un accroissement de près
de 1 Md¤ de subventions en attente d?encaissement),
expliquent les quelque 40 % restants.
À noter toutefois qu'il s'agit de données agrégées
de l?ensemble du secteur, qui masquent des situations
très contrastées entre les bailleurs.
Une trésorerie de 14 Md¤ à fin 2023,
sollicitée pour absorber une partie
de la hausse de l'investissement
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
2019
2020
2021
2022
2023*
15,8
17,9
14,0*
17,1
14,6
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
0 40
0
00
80
0
00
12
0
00
0
20
0
00
0
16
0
00
0
2019
2020
2021
2022
2023
161 000
161 000
165 000
176 000
185 000
Source : SISAL/SIAP
0 40
0
00
80
0
00
12
0
00
0
20
0
00
0
30
0
00
0
16
0
00
0
Abis
A
B1
B2
C
278 000
198 000
173 000
170 000
169 000
Source : SIAP
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 55
La dynamique
d'endettement
du secteur
est-elle
soutenable ?
L?endettement s?élève en 2023 à 209 Md¤. Si nominalement
il croît de quelque 7 Md¤ en un an (passant de 202 à
209 Md¤), corrigé de l?inflation, l?endettement du secteur
se réduit de près de 3 Md¤. Un peu plus de 150 Md¤
correspondent à des emprunts auprès de la Banque des
Territoires, et un peu plus de 10 Md¤ auprès d?Action
Logement Services, soit respectivement 75 % et 5 %
de l?encours total. À noter que les montants indiqués ici
n?incluent pas les emprunts liés à l?activité d?accession et
d?aménagement, mais ils ne totalisent que 2,1 Md¤ en 2023,
soit moins de 1 % de la dette du secteur.
Si l?endettement baisse en 2023 en euro constant et marque
une rupture par rapport aux années précédentes, le poids
relatif de la dette des OLS diminue lui sur longue période.
Ainsi, le ratio d?endettement s?améliore légèrement d?année
en année, passant de 43,7% en 2019 à 42,4 % en 2023.
Le ratio d?endettement correspond à la part de la dette
dans l?ensemble des ressources stables des organismes.
Une approximation simplifiée de celui?ci peut être faite
en regardant la part de la dette dans l?ensemble du
patrimoine des bailleurs (le patrimoine correspondant ici aux
immobilisations d?exploitations brutes). Dans les deux cas, le
ratio diminue de 1,3 point entre 2019 et 2023, traduisant une
hausse de l?indépendance financière des bailleurs.
Un endettement de plus
de200 Md¤ en 2023?
? mais un poids de
l?endettement qui continue
de diminuer
Endettement des OLS entre 2019 et 2023
(en Md¤, en euros de 2023)
Ratio d'endettement et part de la dette dans
le patrimoine des OLS, de 2019 à 2023
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
Autres créanciersCDC ALS
0
150
50
200
100
250
2019 2020 2021 2022 2023*
149
147
156
158 156
198 202
209 212
209*
40
9
46
44 44 42
0,0 %
10,0 %
20,0 %
30,0 %
40,0 %
50,0 %
2019 2020 2021 2022 2023*
43,7 %
45,6 % 45,1 % 45,1 %
44,7 % 44,3 %*
43,1 % 42,9 % 42,5 % 42,4 %*
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
*chiffres provisoires
> ANCOLS (2024) Rapport Public
Annuel de Contrôle 2022
Pour aller plus loin
Dettes financières/Patrimoine
(Immobilisations brutes)
Ratio d'endettement
9
10 11 11
56 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/publications/rapports-de-controle/rapport-public-annuel-de-controle-et-son-essentiel-4
Si la situation du secteur pris dans son ensemble est bonne,
il en est de même dans l?écrasante majorité des cas en
analysant les bailleurs pris individuellement. 93% des bailleurs
ont une santé financière solide dans la mesure où ils disposent
d?une marge de manoeuvre confortable pour investir
en mobilisant l?endettement et/ou leurs fonds propres.
À l?opposé, 34 organismes (7 %) sont simultanément
en dessous des deux seuils d?alerte définis à partir des deux
critères suivants:
? le fonds de roulement à terminaison: il permet d?évaluer
les fonds qui seront seront théoriquement disponibles
au terme des opérations d?investissement en cours de
réalisation. Il correspond schématiquement à la trésorerie
à laquelle serait ajouté l?ensemble des recettes attendues
à court terme ainsi que les subventions et emprunts non
encaissés des opérations en cours; et à laquelle serait
déduit l?ensemble des dépenses attendues à court terme
ainsi que les dépenses non encore réalisées des opérations
d?investissements en cours. Le seuil d?alerte est fixé
à 750 euros par logement et équivalent logement.
11 % des bailleurs sont sous ce seuil à fin 2023.
? la marge de manoeuvre d?endettement: elle est définie
comme l?écart entre la durée théorique d?amortissement
du parc (définie comme le rapport entre la valeur nette
comptable du parc et les dotations aux amortissements),
et la durée théorique de remboursement de la dette
actuelle (définie comme le rapport entre la dette totale
et la CAFC, cette dernière correspondant à la CAF une fois
déduites les activités exceptionnelles). Le seuil de vigilance
est fixé à 0. A fin 2023, 54 % des bailleurs étaient sous
le seuil, une situation attendue dans la mesure où la hausse
des taux a réduit la CAFC (voir Encadré).
In fine, 42% des organismes sont simultanément au?dessus
des deux seuils.
93 % des bailleurs dans
une situation favorable
à fin 2023
Source : Harmonia ? Traitements ANCOLS
Note : un point correspond à un bailleur
Santé financière des OLS en 2023 (Fonds
de roulement à terminaison et marge de
manoeuvre)
Une détérioration
des marges
de manoeuvre
d?endettement
préoccupante?
La détérioration des marges de manoeuvre d?endettement observée entre 2022 et 2023
n?est pas due à une hausse de la durée théorique d?amortissement (la VNC/amortissements
est à peu près stable au cours du temps, passant de 24,4 années en 2019 à 24,1 en 2023),
mais bien à l?augmentation des taux d?intérêts, obligeant les bailleurs à payer des intérêts
plus élevés, réduisant leur CAFC (pour rappel, cette dernière correspond à l?EBE ? donc
aux marges générées par l?activité locative ? auquel sont soustraits les intérêts d?emprunt),
et par la même, leur capacité à rembourser le capital de leurs emprunts.
Cette hausse des taux d'intérêts est liée à celle du taux
du Livret A (TLA), puisqu?une très large part de l?encours des
bailleurs est adossé sur le TLA, en particulier une grande partie
des emprunts octroyés par la Banque des Territoires/Caisse
des Dépôts. Or la hausse du TLA est elle-même la résultante
d?un contexte inflationniste, conduisant aussi à une hausse des
loyers plus importante que dans un contexte de faible inflation
(voir l?encadré sur l?évolution des loyers page 38-39).
En cas de baisse de l?inflation et donc des taux d?intérêt,
le surcroît de loyer obtenu pendant cette période sera
pérenne pour les bailleurs, permettant à terme de neutraliser
l?impact transitoire qu?aura eu la hausse des taux. Si l?inflation
demeurait, les augmentations de loyers seraient cumulatives,
alors que les taux d?intérêt, même plus élevés que dans
les années 2015-2020, resteraient proches des taux de
l?inflation mais ne se cumuleraient pas. Dans ce cas-là aussi,
à terme, les augmentations de loyers permettraient de
neutraliser l?impact de la hausse pérenne des taux.
In fine, la détérioration observée est donc transitoire et
sera amenée à se réduire avec d?une part la baisse du TLA
en février 2025 (passant de 3 % à 2,4 %) et les hausses de
recettes locatives engendrées par la période inflationniste
précédente (avec un IRL à 3,6 % pour les revalorisations
de janvier 2023 et 3,5 % pour celles de janvier 2024), ayant
conduit à un accroissement nominal des recettes locatives.
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 57
Quelles
sont les
aides dont
bénéficie
le secteur
HLM ?
En 2023, d?après les Comptes du Logement 2023, près de
8,6 Md¤ d?aides publiques ont bénéficié aux bailleurs sociaux.
63 % correspondent à des avantages fiscaux parmi lesquels les
taux réduits de TVA dont bénéficient les OLS, et qui constituent
le premier poste (2,4 Md¤, soit 28 %) : taux à 5,5 % pour les
PLAI, les PLUS dans le cas d?une acquisition?amélioration et
dans le cadre des projets de renouvellement urbain, ainsi que
les travaux liés à l?amélioration de la performance thermique et
énergétique des logements et taux à 10 % dans les autres cas.
S?y ajoutent entre autres les exonérations ou abattements de
TFPB principalement supportés par les collectivités locales
(2,0 Md¤, soit 23 %) et l?exonération d?impôts sur les sociétés
(820 M¤, soit 10 %).
2,3 Md¤ proviennent de subventions d?investissements,
principalement portées par les collectivités locales, Action
Logement et l?ANRU.
Enfin, l'équivalent de 800 M¤ correspondent à des avantages
de taux, en particulier le fait que les collectivités locales
assurent la quasi?totalité des emprunts contractés par
lesbailleurs sociaux auprès de la Caisse des Dépôts, sans
quecette garantie suppose de frais financiers pour les bailleurs.
Cependant, ces garanties ne sont pas gratuites puisque
desdroits de réservation sont obtenus par les collectivités
locales en contrepartie (voir la fiche Comment sont attribués
les logements sociaux des bailleurs ? pages 60?61).
À noter que ce total n?inclut pas les APL et autres aides au
logement à destination des ménages, soit pour rappel 6,9 Md¤
en 2023 (voir la fiche Quelle part des loyers est prise en charge
par la solidarité nationale ? pages 42?43), auxquels s?ajoutent
1,2Md¤ d?autres prestations sociales en lien avec le logement
(dont le chèque énergie).
L'équivalent de 8,6 Md¤
d'aides publiques aux
bailleurs sociaux en 2023?
> SDES (2025), Compte satellite du logement 2023
(dont le dataviz)
> CGLLS (2024), Rapport d?activité 2023
Pour aller plus loin
Répartition des aides publiques dont
ont bénéficié les bailleurs sociaux en
2023 (en Md¤)
2,0
2,4
0,8
0,8
2,3
0,2
TVA réduite
Autres
avantages
fiscaux
Éxonération IS
Avantages
de taux
Exonération
ouabattement
de TFPB
Subventions
investissement
8,6 Md¤
Source : Compte Satellite du Logement 2023 - SDES
58 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://ssm-ecologie.shinyapps.io/app_csl/
https://ssm-ecologie.shinyapps.io/app_csl/
https://www.ancols.fr/page/Quelles-sont-les-financements-dont-b%C3%A9n%C3%A9ficie-le-secteur
Ventilation des aides publiques
et subventions, des aides au logement
(APL, AFL, ALS) et des autres prestations
sociales en lien avec le logement
en fonction du statut d'occupation
? soit environ 40 %
des aides publiques à
l'ensemble du secteur
du logement
Hors aides au logement et prestations sociales
liées au logement, les aides publiques à
destination du logement représentent 23,5 Md¤.
Le montant destiné au secteur HLM représente
donc 37 % de ce montant.
En y ajoutant les 15,6 Md¤ d?aides au logement
(APL, ALS, ALF) et les 4,5 Md¤ de prestations à
destination du logement (dont le chèque énergie),
le total s?élève ainsi à 43,5 Md¤, soit 1,5 % du PIB.
La part consacrée au secteur HLM et aux
locataires de ces logements représente 38 %
de ce montant.
La contribution des employeurs dans les aides
au logement notamment via Action Logement,
est de 11 % en 2023 (source : rapport compte
du logement 2023).
Source : Compte Satellite du Logement 2023 - SDES
0, 0
2,0
12,0
4,0
14,0
6,0
16,0
8,0
18,0
10,0
Propriétaires
occupants
Bailleurs
et locataires
privés
Parc
social
Locaux
d'hébergement
collectif
9,0
4,4
8,6
6,9
1,6
0,9
9,4
7,5
2,4
0,8
0,1
0,3
1,2
12,7
16,7
4,8
Aides fiscales
& subventions
Aides logements Autres prestations
sociales
La Caisse de
Garantie du
Logement
Locatif Social
(CGLLS),
c'est quoi ?
La Caisse de Garantie du Logement Locatif Social CGLLS, est régie par les articles L.452-1
à L.452-7 du CCH. Dotée d?un budget de quelque 430 M¤ en 2023 (dont 90 % par des
cotisations des bailleurs eux-mêmes), elle a pour principales missions :
? d?aider les OLS en difficulté financière : 24 bailleurs (représentant quelque 210 000
logements et logements-foyers) étaient en 2023 dans une procédure de ce type.
? d?accompagner la réorganisation du secteur ainsi qu'un soutien au renouvellement
urbain : 7 projets, un chiffre en baisse depuis plusieurs années, ont ainsi été validés en 2023
pour un montant de près de 6 M¤.
? de garantir les emprunts en se substituant aux collectivités locales qui refusent d?apporter
leurs concours (en particulier pour les prêts de haut de bilan qui ne sont pas fléchés vers
un territoire donné en amont) ou lorsque leur garantie ne couvre pas la totalité du prêt.
En 2023, la CGLLS a garanti près de 300 M¤ de nouveaux emprunts, soit 2,9 % des prêts
accordés par la CDC cette année-là. À fin 2023, le total des encours garantis par la CGLLS
était de4,1Md¤, soit 2 % de l?endettement total du secteur (et 2,6 % des seuls prêts CDC).
Elle participe aussi à la péréquation RLS entre les bailleurs, mécanisme qui consiste via une
modulation de la cotisation principale des bailleurs à « unifier le taux d?effort des organismes
au regard de la Réduction du Loyer de Solidarité (RLS) » (source : CGLLS, rapport d?activité
2023).
LA CONTRIBUTION DES
EMPLOYEURS DANS LES AIDES AU
LOGEMENT NOTAMMENT VIA ACTION
LOGEMENT EN 2023 REPRÉSENTE
11%
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 59
Comment
sont
attribués les
logements
sociaux des
bailleurs ?
Le droit de proposer des candidats (appelé droit
de réservation) porte dans le cadre de la « gestion
en stock » sur des logements identifiés dans les conventions
de réservation entre un bailleur et un réservataire.
Dans ce cas, l?attribution est conditionnée à la rotation
du logement.
La « gestion en flux » consiste dans la contractualisation
annuelle d?un pourcentage d?attributions au bénéfice d?un
réservataire.
Depuis la loi 3DS et sa mise en oeuvre depuis fin 2023,
la gestion en flux s?applique en dehors de quelques
exceptions.
> 25 % des attributions aux ménages reconnus prioritaires au
titre du DALO ou à défaut prioritaire au titre de l?article L.441?1
du CCH
? Particularité de l?État, l?ensemble de ses
attributions, hors attributions aux agents de l?État,
sont fléchées sur les ménages prioritaires
> au moins 25 % des attributions hors QPV à des ménages
dont les ressources sont inférieures au seuil séparant les 25 %
des demandeurs les plus modestes des autres demandeurs
(1er quartile des ressources des demandeurs)
> au moins 50 % des attributions en QPV à des ménages dont
les ressources sont supérieures au 1er quartile des ressources
des demandeurs
Enfin, la cotation de la demande est progressivement
mise en place, comme aide à la décision pour la sélection
des 3 candidats.
Un réservataire est une entité qui bénéficie de droits
à proposer des candidats pour l?attribution d?un logement
en contrepartie d?aides au financement de logements
(prêts, subventions, garanties, etc.). Les principaux
réservataires sont :
> l?État, qui possède au plus 30 % des droits dont 5 % fléchés
à destination des agents de l?État
> les Collectivités territoriales dont une partie des droits
correspond à la contrepartie à la garantie des prêts de
Caisse des Dépôts (voir la fiche Comment finance?t?on un
logement social ? pages 34?35),
> Action Logement Services (ALS) qui obtient des droits
en contrepartie de financements issus de la PEC
(Voir Chapitre 5).
Qu?est-ce qu?un droit
de réservation ?
Quelles sont les obligations
des réservataires et des
bailleurs ?
Qui est réservataire ?
Source : Déclarations ALS et InfocentreSNE
DES ATTRIBUTIONS POUR ALS
24 %
60 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Un logement
est disponible
à la location
Logement
attribué
Proposition
au ménage
de rang 3
(s?il y en a un)
Proposition
au ménage
de rang 2
(s?il y en a un)
Le bailleur le met
à disposition d?un
réservataire
Le bailleur
sélectionne
3 candidats
qui ne seront
imputés à aucun
réservataire
Le bailleur sélectionne
3 candidats qui seront
comptabilisés pour
le réservataire prévu
(« gestion déléguée »)
Commission d'Attribution
de Logements et d'Examen
de l'Occupation des
Logements (CALEOL), une
par bailleur et par territoire
(Articles L441-2 et R441-9
du CCH)
Décision pour les
3 candidats présentés
(acceptation ou rejet)
et classement des candidats
acceptés, en respectant les
critères définis dans l?article
L441-1 du CCH.
Le bailleur
vérifie que la
répartition des
attributions par
réservataire
correspond
aux taux
contractualisés
dans les
conventions
de réservation
en flux (une
par bailleur et
département).
Le ménage
de rang 3
refuse
Ou
Ou
Le ménage
de rang 2
refuse
Le ménage
de rang 1
refuse
Le ménage
de rang 3
accepte
Le ménage
de rang 2
accepte Le ménage
de rang 1
accepte
Le réservataire
sélectionne
3 candidats
Schéma simplifié du processus d'attribution d'un logement social
Ou Ou
> ANCOLS (2024),Droits de réservation
PEEC 2022
> ANCOLS (2024), Note relative à
l?obligation dite DALO du secteur de la
participation des employeurs à l?effort
de construction sur l?exercice 2022
Pour aller plus loin
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 61
https://www.ancols.fr/page/panorama-2025-comment-sont-attribues-les-logements-sociaux-des-bailleurs
Entreprises
Contributions
pour les salariés
Participation
à l?Effort
de Construction
(ex-1 % logement)
(PEC)
P64 Qu'est-ce que la PEC ?
P50 Quels sont les principaux axes financés par la PEC ?
62 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 202562 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
PEC
Chapitre 5
Prêts de Haut de Bilan / titres participatifs
Dotations en fonds propres / titres participatifs
Subventions
etexonérations
fiscales
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 632025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 63
Qu'est-ce
que la PEC ?
Histoire et
fonctionnement
de la PEC
Le système paritaire du « 1 % logement» est créé
en 1943, à l'initiative d'Albert Prouvost, afin de loger
les salariés dans un contexte de pénurie de logements
liée à la guerre.
Ce système devient obligatoire en 1953, avec la loi
instituant la Participation des Employeurs à l'Effort
de Construction (PEEC), imposant aux entreprises un
financement spécifique pour le logement de leurs salariés.
Au fil des années, le dispositif s?est élargi pour devenir ce
qui est appelé ici la Participation à l?Effort de Construction
(PEC) et comprenant la PEEC, la PSEEC (Participation
Supplémentaire des Employeurs à l'Effort de Construction)
et la PEAEC (PEEC du secteur agricole). La PEC englobe
ainsi divers dispositifs légaux et volontaires destinés
aufinancement d'actions dans le domaine
du logement, principalement pour les salariés.
Les entreprises ont le choix entre investir directement
dans la construction ou la rénovation de logements pour
leurs employés ou verser une contribution à un organisme
collecteur agréé. Historiquement nombreux, il ne reste
aujourd?hui que deux organismes chargés de collecter
la PEC: Action Logement Services (ALS) et la SICF
(collecteur de la seule SNCF). Des conventions
sont signées tous les 5 ans entre l?État et ALS pour fixer
les objectifs de financement pour soutenir le secteur
du logement. En juillet 2023, une nouvelle convention
quinquennale sur la période 2023?2027 a été conclue
entre l'État et Action Logement.
Les aides au logement s?élèvent à 43,5 Md¤ en 2023,
soit 1,5 % du PIB, et correspondent à l'ensemble
des versements ou réductions de dépenses,
accordés aux consommateurs ou producteurs de
service de logement. Elles permettent aux premiers
de se loger et contribuent au financement par les
seconds, des investissements dans la construction
de logements neufs et dans l'amélioration
de la qualité des logements existants.
La contribution des employeurs dans les aides
au logement notamment via Action Logement,
est de 11% en 2023 (source: rapport compte du
logement 2023).
Évolution de la Participation à l'Effort de Construction (PEC) :
histoire et réformes
1953 2005 2016 2020De 1972
à 1992
Instauration du 1 %
logement par la loi
du 21 décembre 1953,
rendant obligatoire
la PEEC.
Le seuil
d'assujetissement
passe de 10 à 20
salariés.
Relèvement
du seuil
d'assujetissement
à 50 salariés.
Réduction
progressive du taux
de prélèvement
de la PEEC de 1 %
0,45 % de la masse
salariale.
Réorganisation de la
collecte de la PEC
avec la création
d'Action Logement
Services en tant que
collecteur.
64 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
Les ressources
de la PEC : 4,6 Md¤
en 2023
Le financement de la PEC repose sur différents types de
ressources : la collecte auprès des entreprises, les retours
de prêts et les emprunts obligataires.
La collecte auprès des entreprises prend majoritairement
la forme de subventions, au minimum 78 % sur la période
2019?2023, mais se fait aussi sous forme de prêts qu?ALS
devra rembourser.
Les retours de prêts de la PEC correspondent aux
remboursements des prêts précédemment accordés
par ALS. Les prêts aux bailleurs sociaux peuvent être
accordés pour une durée allant jusqu?à 40 ans, avec des
différés de remboursement pouvant aller jusqu'à 15 ans.
Pour information, l'encours d'ALS auprès des OLS est
de près de 11 Md¤ en 2023 (voir la fiche La dynamique
d'endettement du secteur est?il soutenable ? pages 56?57).
Enfin, les emprunts obligataires constituent la troisième
source majeure de financement pour la PEC, avec un
montant de 7,1 Md¤ levés sur la période 2019?2023 dont
2,2 Md¤ en 2023.
À noter que si les retours de prêts et la collecte auprès des
entreprises sont à peu près stables et prévisibles à court et
moyen terme, les ressources liées aux emprunts obligataires
sont plus volatiles et correspondent à des montants qui
devront être remboursés à terme. Ainsi, les ressources
pérennes de la PEC s?élèvent en moyenne à environ
2,5 Md¤ par an.
Les financements accordés se décomposent
principalement entre entre prêts (44 %), subventions
(38 %) et dotations en fond propres (14 %). Les dotations
en fonds propres correspondent à des apports en capital,
qui ne peuvent avoir lieu que pour les bailleurs ayant
un capital social, comme les SA d?HLM. À l?inverse, les
OPH en sont exclus (voir la fiche Quels sont les acteurs
du logement social ? pages 48?49). Pour ces derniers,
il existe les titres participatifs (prêts dont la principale
caractéristique est que le remboursement est décidé par
l?emprunteur).
Contrairement aux prêts qui sont destinés à être
remboursés à terme, les financements sous forme de
subventions et de dotations en fonds propres ne génèrent
pas de ressources futures qui pourraient être mobilisées
pour de nouveaux engagements. En revanche, tous deux
permettent à ALS de négocier des droits de réservation
en vue de loger des salariés et/ou des demandeurs
d'emploi (voir la fiche Comment sont attribués les
logements sociaux des bailleurs ? pages 60?61).
Les autres financements correspondent à des
réservations de crédits à destination de l?AFL, du PIV
DROM et d?Action Coeur de Ville.
Les différentes formes
de financement d?ALS
> ANCOLS (2024), Rapport Annuel
Statistiques et Financier 2022
Subventions
10,4 Md¤
Prêts
11,9 Md¤
0,1 Md¤
Titres
participatifs
1,3 Md¤
Autres
Dotations
en fonds propres
3,7
Md¤
Source : Données de gestion ALG 2023 ? Reporting de la Convention Quinquennale
Répartition des financements accordés
de 2019 à 2023 toutes catégories de
bénéficiaires confondues
Ressources de la PEC (en Md¤, en euros de 2023)
0 5,01,0 6,02,0 3,0 4,0
2019
2020
2021
2022
2023
4,3 Md¤
3,3 Md¤
5,0 Md¤
5,0 Md¤
4,8 Md¤
Milliards d'euros
1,9
1,6
1,6
1,6
1,3
1,3
1,0
2,1
2,1
2,2
1,9 1,4
1,4
1,1
Collecte nette Retours de prêts
et cessions d'actifs
Emprunts obligataires
Source : ANCOLS - revue de données PEEC
Pour aller
plus loin
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 65
https://www.ancols.fr/publications/statistiques-etudes/rapport-annuel-statistique-et-financier-pour-lexercice-2022
Quels sont
les principaux
axes financés
par la PEC ?
Logement social :
plus de 56 000
nouveaux logements
financés en 2023
Locataires du parc
privé : 320 000 contrats
de garantie locative
signés en 2023
660 M¤ ont été mobilisés en 2023 pour la construction
ou bien l?acquisition de logements et autres bâtis en vue
de les transformer en logements. Cela représente un total
de 56 000 logements, dont 30 % de PLAI, 34 % de PLUS,
16 % de PLS et 4 % LLTS et LLS (correspondant aux
DROM). S?y ajoutent 11 000 logements intermédiaires, pour
un montant de 120 M¤. Enfin, 44 M¤ ont été consacrés aux
acquisitions foncières. Pour rappel, les montants engagés
ont trait à des opérations à venir, et ne correspondent donc
pas aux mises en services observées cette année?là.
La garantie Visale est une caution locative accordée par
Action Logement et entièrement gratuite, qui garantit le
paiement au bailleur du loyer et des charges locatives en
cas de défaillance du locataire. Près de 320 000 nouveaux
locataires ont bénéficié de cette aide en 2023. Elle est
réservée aux locataires du parc privé, les étudiants et
alternants pouvant néanmoins en bénéficier y compris dans
le parc social.
Le taux d?impayés global s?élève à 5,9 % sur l?ensemble des
contrats émis.
Jusqu?en 2019, existait un précédent dispositif de caution
locative, appelé Garantie Loca?Pass.
Il existe par ailleurs l?Avance Loca?Pass (prêt sans intérêts,
ni frais de dossier) accordé par Action Logement aux futurs
locataires de moins de 30 ans ou salariés du secteur privé
ou étudiants, pour les aider à verser le dépôt de garantie
à leur propriétaire. 37 000 locataires ont bénéficié de
cette aide en 2023. Cette dernière est ouverte aussi aux
locataires du parc social.
Nombre de logements sociaux
et intermédiaires financés par ALS
2020-2023
> ANCOLS (2024), Rapport annuel statistique et
financier pour l?exercice 2022
> ANCOLS (2024), Droits de réservation PEEC 2022
Pour aller plus loin
Source : ANCOLS ? revue de données PEEC
120 000
100 000
80 000
60 000
40 000
20 000
0
2020 2021 2022 2023
77 000
102 000
111 000
67 000
Nombre de cautions accordées
de 2019 à 2023 (Garantie Loca-Pass + Visale)
Source : ANCOLS ? revue de données PEEC
300 000
250 000
200 000
150 000
100 000
50 000
0
2019 2020 2021 2022 2023
38 000
129 000
156 000
227 000
283 000
319 000
Garantie Loca-Pass Garantie Visale
66 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
https://www.ancols.fr/page/Quels-sont-les-principaux-axes-financ%C3%A9s-par-la-PEC
Nombre de prêts accession accordés
2019-2023
Propriétaires accédants:
18 000 ménages
ont bénéficié d'un prêt
accession en 2023
La rénovation : au moins 5 Md¤ consacrés à travers
une pluralité de dispositifs au cours de la période 2019-2023
La PEC contribue au financement d?aides et services
visant à faciliter l?accès à la propriété à des ménages
modestes. 18 000 prêts pour l?accession à la propriété
ont été engagés en 2023.
Plus généralement, les prêts accession ont représenté
40 % des emplois de la PEC à destination des personnes
physiques au cours de la période 2019?2023 pour un
montant de 2,5 Md¤ (en euros constants de 2023).
La PEC finance la rénovation des logements à travers
plusieurs dispositifs dont les plus connus sont :
ANRU - 3,2 Md¤
L'Agence Nationale du Renouvellement Urbain (ANRU) a pour
mission de financer et d?accompagner les collectivités
et les bailleurs sociaux dans la transformation de quartiers
en profondeur, en intervenant notamment sur l?habitat.
La convention quinquennale 2018?2022 prévoyait une
contribution d?Action Logement à hauteur de 2,9 Md¤,
et de 3,8 Md¤ pour la convention 2023?2027 dont 320 M¤
de subventions en 2023.
Digneo - 0,5 Md¤
Créé en 2019, ce dispositif vise à rénover des immeubles
insalubres pour éradiquer l?habitat indigne dans les quartiers
anciens, avec comme ambition de réhabiliter environ 4 000
logements. Les 6 premiers logements ont été livrés fin 2024.
Action coeur de ville - 1,8 Md¤
Dispositif mis en place en 2018 afin de développer des
projets de renouvellement urbain en centre?ville, avec
à la clé, la production d?une offre renouvelée de logements
accessibles grâce notamment à des réhabilitations. 1,7 Md¤
de fonds issus de la PEC ont été employés dans ce dispositif
au cours de la période 2019?2022, et 1 Md¤ sont prévus sur la
période 2023?2027 dont 180 M¤ ont été engagés en 2023.
Prêts travaux aux particuliers
Ils sont accordés par Action Logement aux personnes
physiques propriétaires de leur résidence principale pour le
financement de travaux d?amélioration. 32 000 prêts ont été
distribués.
À noter que d?autres dispositifs participent à la rénovation
sans être exclusivement fléchés vers la rénovation.
Quel est l'octroi des financements PEC
par catégorie de bénéficiaires ?
Tout dispositif confondu, les emplois de la PEC se sont élevés à près de 26 Md¤
(en euro constant 2023) sur la période 2019-2023, dont plus de 7 Md¤ en 2021 en
raison notamment du pic de financement constaté sur certaines dispositions du Plan
d'Investissement Volontaire (PIV), signé en 2019.
Les ménages auront été directement bénéficiaires du quart de l?ensemble des
financements mobilisés. Parmi les personnes morales, les bailleurs sociaux sont
les principaux bénéficiaires des financements qui leurs sont destinés. À noter, les
financements à destination des politiques publiques nationales (l?ANRU et le Fonds
National d?Aide à la Pierre (FNAP)) ont aussi bénéficié et/ou bénéficieront pour une
très large majorité aux bailleurs sociaux.
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
2019 2020 2021 2022 2023
12 000
11 000
20 000
17 000 18 000
Source : ANCOLS ? revue de données PEEC
Cumul des emplois de la PEC
par catégorie de bénéficiaires
2019-2023 (en Md¤ de 2023)
Personnes
morales
Personnes
physiques
Politiques
publiques
11,8
6,8
8,7
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 67
Panorama 2025
Glossaire et
compléments
sur les sources
68 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
A
ALS > Action Logement Services
ANCOLS > Agence Nationale deContrôle
du Logement Social
ANRU > Agence Nationale duRenouvellement
Urbain
C
CA > Chiffre d?affaires
CAF > Capacité d'autofinancement
CAFC > Capacité d'autofinancement courante
CCH > Code de la Construction
etdel?Habitation
CGLLS > Caisse de Garantie duLogement
Locatif Social
CUS > Convention d?Utilité Sociale
D
DALO > Droit au Logement Opposable
DPE > Diagnostic de Performance Énergétique
DROM > Département et Région d'Outre?Mer
E
EBE > Excédent Brut d?Exploitation
ELAN > Évolution du Logement,
del?Aménagement et du Numérique (Loi ELAN)
EPCI > Établissement Public deCoopération
Intercommunale
G
GES > Gaz à effet de serre
H
HLM > Habitation à Loyer Modéré
HLMO > Habitation à Loyer Modéré Ordinaire
I
IRL > Indice de Référence des Loyers
O
OLS > Organisme de Logement Social
ONRE > Observatoire National delaRénovation
Énergétique
OPH > Office Public de l'Habitat
P
PEC > Participation à l?Effort deConstruction
PEEC > Participation des Employeurs àl?Effort
de Construction
PIB > Produit intérieur brut
PLAI > Prêt Locatif Aidé d?Intégration
PLS > Prêt Locatif Social
PLUS > Prêt Locatif à Usage Social
PSLA > Prêt Social Location Accession
PSEEC > Participation Supplémentaire des
Employeurs à l'Effort de Construction
Q
QPV > Quartiers prioritaires delaPolitique de
la Ville
R
RFR > Revenu Fiscal de Référence
RPLS > Répertoire du Parc Locatif Social
S
SA d'HLM > Société Anonyme d'HLM
SEM > Société d?Économie Mixte
SICF > Société Immobilière desChemins de Fer
Français
SNBC > Stratégie Nationale Bas?Carbone
SNE > Système National d?Enregistrement
U
UC > Unité de Consommation
Informations complémentaires
sur les données utilisées
L?ANCOLS a entre autres utilisé des données issues
de Fidéli et de la CAF : l?accès à certaines données
utilisées dans le cadre de ce travail a été réalisé au sein
d?environnements sécurisés du Centre d?accès sécurisé
aux données ? CASD (Réf. 10.34724/CASD)
Les DOI (Digital Object Identifier) de ces deux bases
sont les suivantes :
> Fidéli 2022 (DOI : https://doi.org/10.34724/
CASD.295.5169.V1)
> Données CNAF provenant de la base allocataires
définitive de juin 2023 (allstat.fr6_0623) (DOI : http://
doi.org/10.34724/CASD.335.5253.V1)
2025 - PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL ANCOLS 69
https://doi.org/10.34724/CASD.295.5169.V1
https://doi.org/10.34724/CASD.295.5169.V1
http://doi.org/10.34724/CASD.335.5253.V1
http://doi.org/10.34724/CASD.335.5253.V1
Cartes des
différents zonages
70 ANCOLS PANORAMA DU LOGEMENT SOCIAL - 2025
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
Zonage I-II-IIIZonage sans nom
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Le zonage ABC est notamment utilisé pour
les barèmes applicables aux aides relatives
à l?investissement locatif, à l?accession à la
propriété, ainsi qu?au PLI et pour la fixation
des plafonds de loyers des logements PLS.
Ce zonage182 est le suivant :
Zone A bis183
w Paris et 76 communes des Yvelines,
des Hauts-de-Seine, de Seine-St-Denis,
du Val-de-Marne et du Val-d?Oise
Zone A
w Agglomération de Paris (dont zone A bis)
w Côte d?Azur (bande littorale Hyères-
Menton)
w Genevois français
w Certaines agglomérations ou
communes où les loyers et les prix des
logements sont très élevés184
Zone B1
w Certaines agglomérations grandes ou
dont les loyers et le prix des logements
sont élevés185
w Villes-centre de certaines grandes
agglomérations
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes assez chères
w Martinique, Guadeloupe, Guyane,
La Réunion, Mayotte
Zone B2
w Grande couronne autour de Paris
w Certaines communes où les loyers et
les prix des logements sont assez élevés.
w Communes de Corse non situées en
zones A ou B1
Zone C
w Reste du territoire
ZONES ABC
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone A bis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
182. Arrêté du 1er août 2014 pris en application
de l?article D. 304-1 du code de la construction et
de l?habitation, modifié par un arrêté du 16 février
2022. Pour plus d?information, consulter la page
Internet du ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires : https://www.
ecologie.gouv.fr/zonage-b-c
183. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone A qui s?y appliquent.
184. Notamment Aix-en-Provence - Marseille,
Lyon, Lille, Toulon, Montpellier, Ajaccio, Porto-
Vecchio, Chantilly.
185. Notamment Toulouse, Bordeaux,
Nantes, Douai, Strasbourg, Grenoble, Rouen,
Valenciennes, Nancy, Metz, Tours, Rennes,
Orléans, Clermont-Ferrand, Avignon, Beauvais,
Amiens, le Havre, Caen, Chartres, Dijon, Nîmes.
90
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
ZONAGE GÉOGRAPHIQUE
Zonage ABC
avant juillet 2024
Zonage ABC
depuis juillet 2024
Zone I bis
Zone I
Zone II
Zone III
Zone Abis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
Zone 1
Zone 2
Zone 3
Zone DROM
Plafonds loyers PLS (et plafonds du logement l?intermédiaire)
Plafonds ressources
du logement social
Plafonds loyers PLAI et PLUS
et zonage APL
Zone Abis
Zone A
Zone B1
Zone B2
Zone C
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
186. Nomenclature créée par arrêté du 17
mars 1978 plusieurs fois modifié ; dernière
modification par arrêté du 28 novembre 2005
(extension de la zone I en Île-de-France).
187. À défaut de plafonds spécifiques, ce sont
les plafonds de la zone I qui s?y appliquent.
ZONES I-II-III
Le zonage I-II-III186 (zonage du logement
locatif social) est notamment utilisé
pour les barèmes applicables aux aides
personnelles au logement ainsi que pour
la fixation des plafonds de loyer des
logements locatifs sociaux (PLUS et PLAI).
Zone I bis187
w Paris et communes limitrophes
Zone I
w Agglomération de Paris et grande
couronne autour de Paris (dont zone I bis)
Zone II
w Région Île-de-France hors zone I
w Agglomérations et communautés
urbaines de plus de 100 000 habitants
w Zones d?urbanisation et les villes
nouvelles hors de la région Île-de-France
w Corse et autres îles non reliées au
continent
w Cantons du département de l?Oise :
Creil, Nogent-sur-Oise, Creil Sud,
Chantilly, Montataire, Neuilly-en-Thelle,
Pont-Sainte-Maxence, Senlis, Nanteuil-le-
Haudoin
w Genevois français
w Départements d?Outre-Mer
Zone III
w Reste du territoire
91
>
L
ES
A
ID
ES
F
IN
A
N
C
IÈ
R
ES
A
U
L
O
G
EM
EN
T
S
E
P
T
E
M
B
R
E
2
0
2
2
Panorama
2025
ancols.fr
http://ancols.fr
INVALIDE)