Stratégie de façade maritime. Annexe 5 : description des enjeux écologiques

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France. Direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest ; Préfet de la région Pays de la Loire, préfet de la Loire-Atlantique ; Préfet maritime de l'Atlantique
Auteur secondaire
Résumé
Partie I : Introduction à la méthode et portée de la démarcheUne obligation de résultats sur l'ensemble des composantes de l'écosystèmeLes directives DCSMM et Natura 2000 (Oiseaux et habitats faune flore) imposent une obligation de résultatpour l'ensemble des composantes de l'écosystème : le « bon état écologique » (BEE, qui inclut l'état deconservation favorable de conservation des espèces et habitats Natura 20001).Le travail présenté ici ne vise pas à définir une liste « réduite » d'enjeux écologiques auxquels appliquercette obligation : il vise à identifier les enjeux écologiques pour lesquels l'atteinte ou le maintien du BEErevêt en l'état des connaissances un caractère prioritaire.DéfinitionsLes enjeux écologiques sont considérés comme des éléments des écosystèmes marins ou de leurfonctionnement dont on doit rétablir ou maintenir le bon état (D'après Collectif 20182).Parmi ces enjeux écologiques, sont considérés comme prioritaires, les éléments des écosystèmesmarins ou de leur fonctionnement au sein de la façade ou d'un secteur pour lesquels l'atteinte ou le maintiendu bon état est prioritaire, en l'état des connaissances actuelles, au regard de la représentativité de lafaçade pour cet enjeu, de sa sensibilité et de son importance fonctionnelle.Une étape incontournable dans la mise en oeuvre des politiques publiquesLa définition d'enjeux écologiques est une étape incontournable dans la mise en oeuvre des politiquespubliques dont l'objet est la protection de l'environnement : document stratégique de façade, plans degestions d'AMP, dossiers d'évaluation d'incidence dont les ARP3, planification spatiale d'une activité...Il s'agit d'une étape charnière visant à synthétiser et analyser l'information scientifique disponible sous laforme la plus pertinente possible, afin d'orienter l'action publique. L'identification des enjeux a conduit àpréciser les sites ou activités sur lesquels portent les objectifs environnementaux (OE), et la hiérarchisation ajustifié un niveau d'ambition élevé pour les enjeux prioritaires, assorties des mesures de gestion adaptées.
Descripteur Urbamet
stratégie territoriale
Descripteur écoplanete
Thème
Maritime ; Environnement - Nature
Texte intégral
Sommaire Résumé.........................................................................................................................................2 Partie I: Introduction à la méthode et portée de la démarche.........................................3 Partie II: Enjeux écologiques ...................................................................................................5 Synthèse des enjeux écologiques majeurs de la sous-région marine Mers Celtiques................5 Synthèse des enjeux écologiques majeurs de la sous-région marine du golfe de Gascogne....6 Descriptif des enjeux écologiques par secteurs: Carte des secteurs écologiques....................................................................................................8 7 ? Ouest Cotentin ? Baie du Mont Saint Michel.........................................................................9 9 ? Golfe Normand breton (Côte d?Émeraude et Baie de Saint Brieuc).....................................11 10 ? Sept-Îles ? Côte de Granit rose ? Trégor Goëlo....................................................................12 11 ? Baie de Morlaix ? Pays des Abers...........................................................................................13 12 ? Iroise (dont rade de Brest).....................................................................................................14 17 ? Littoral cornouaillais ? Audierne à Trévignon.......................................................................16 18 ? Côte lorientaise / Groix ? de Trévignon à Quiberon.............................................................17 19 ? Sud-Est Bretagne ? Mor Braz..................................................................................................18 20 ? Estuaire de la Loire et côte vendéenne................................................................................19 21 ? Mer des Pertuis et Panache de la Gironde......................................................................20 8 ? Mer Celtique et Manche Ouest...............................................................................................22 22 ? Plateau de Rochebonne....................................................................................................23 23 ? Plateau du Golfe de Gascogne ? Grande Vasière..............................................................24 14 ? Talus nord, terrasse de Meriadzeck et escarpement de Trevelyan.....................................25 15 & 16 ? Talus central & sud du golfe de Gascogne.................................................................26 40 ? Plaine abyssale du golfe de Gascogne............................................................................27 Synthèse des enjeux relatifs aux habitats pour l?Atlantique..............................................28 Participants aux ateliers d?experts locaux pour la définition des enjeux 1er cycle..........29 Principales sources mobilisées.................................................................................................30 Résumé Les enjeux écologiques sont des éléments des écosystèmes marins ou de leur fonctionnement dont on doit rétablir ou maintenir le « bon état écologique ». Sont considérés comme prioritaires, en l?état des connaissances actuelles, les enjeux revêtant une importance particulière dans une région donnée (notion de représentativité), les enjeux identifiés pour leur sensibilité ou pour leur importance fonctionnelle. Le travail de « hiérarchisation » des enjeux est une étape incontournable pour prioriser les mesures de gestion dans le cadre de la mise en oeuvre des politiques publiques dont l?objet est la protection de l?environnement : documents stratégiques de façade, plans de gestions d?aires marines protégées, évaluation d?incidence etc. Ce travail a été réalisé dans le cadre de l?élaboration des documents stratégiques de façade pour le 1er cycle des documents stratégiques de façade avec l?aide de chercheurs, d?experts locaux et des services de l?État. Il a fait progresser de façon significative la définition des enjeux par façade en particulier pour certains enjeux peu abordés lors du 1er cycle de la DCSMM comme les conditions hydrographiques, les habitats pélagiques, les réseaux trophiques, les élasmobranches ou les habitats profonds. Il a été amendé et complété pour les 2e cycle des DSF (3e cycle de la DCSMM). Ce travail est très structurant pour les étapes suivantes de l?élaboration des DSF (croisement avec les pressions pour la définition des objectifs environnementaux mais aussi des programmes de mesures). Ce travail a fait l?objet d?une mise à jour en 2023 par l?OFB, pour intégrer les données les plus récentes sur la répartition des poissons migrateurs en mer et des habitats biogéniques en Manche Atlantique. 2/30 Partie I : Introduction à la méthode et portée de la démarche Une obligation de résultats sur l?ensemble des composantes de l?écosystème Les directives DCSMM et Natura 2000 (Oiseaux et habitats faune flore) imposent une obligation de résultat pour l?ensemble des composantes de l?écosystème : le « bon état écologique » (BEE, qui inclut l?état de conservation favorable de conservation des espèces et habitats Natura 20001). Le travail présenté ici ne vise pas à définir une liste « réduite » d?enjeux écologiques auxquels appliquer cette obligation : il vise à identifier les enjeux écologiques pour lesquels l?atteinte ou le maintien du BEE revêt en l?état des connaissances un caractère prioritaire. Définitions Les enjeux écologiques sont considérés comme des éléments des écosystèmes marins ou de leur fonctionnement dont on doit rétablir ou maintenir le bon état (D?après Collectif 20182). Parmi ces enjeux écologiques, sont considérés comme prioritaires, les éléments des écosystèmes marins ou de leur fonctionnement au sein de la façade ou d?un secteur pour lesquels l?atteinte ou le maintien du bon état est prioritaire, en l?état des connaissances actuelles, au regard de la représentativité de la façade pour cet enjeu, de sa sensibilité et de son importance fonctionnelle. Une étape incontournable dans la mise en oeuvre des politiques publiques La définition d?enjeux écologiques est une étape incontournable dans la mise en oeuvre des politiques publiques dont l?objet est la protection de l?environnement : document stratégique de façade, plans de gestions d?AMP, dossiers d?évaluation d?incidence dont les ARP3, planification spatiale d?une activité? Il s?agit d?une étape charnière visant à synthétiser et analyser l?information scientifique disponible sous la forme la plus pertinente possible, afin d?orienter l?action publique. L?identification des enjeux a conduit à préciser les sites ou activités sur lesquels portent les objectifs environnementaux (OE), et la hiérarchisation a justifié un niveau d?ambition élevé pour les enjeux prioritaires, assorties des mesures de gestion adaptées. Une approche stratégique qui intègre une vision préventive Cette approche ne se focalise pas uniquement sur les éléments aujourd?hui dégradés ou soumis à de fortes pressions anthropiques. Elle ambitionne ainsi de ne pas se limiter à des mesures de réduction de pressions présentes ou des mesures curatives de restauration de milieux dégradés, mais de définir également des objectifs environnementaux (et des mesures) ambitieux pour le maintien du bon état, là où cela est possible. 1Décision (UE) 2017/848 de la Commission du 17 mai 2017 établissant des critères et des normes méthodologiques applicables au bon état écologique des eaux marines ainsi que des spécifications et des méthodes normalisées de surveillance et d?évaluation, et abrogeant la directive 2010/477/UE. 2Collectif, Guide d'élaboration des plans de gestion des espaces naturels. Coll. Cahiers techniques n°88, AFB, 2018. http://ct88.espaces- naturels.fr/ 3Analyses des risques d'atteinte aux objectifs de conservation des sites Natura 2000 par les activités de pêche maritime prévue par l?article l414-4-IIbis du code de l?environnement. Ces analyses entraînent une obligation de mesures réglementaires quand un risque est identifié. Le niveau de risque est rehaussé pour les enjeux forts (et abaissé pour les enjeux faible). 3/30 Exemples : - Un secteur particulier : front de marée très productif déterminant le fonctionnement de la façade. - Un élément : le compartiment zooplanctonique du fleuve côtier de Manche-Est. - Une espèce ou un groupe d?espèces de mammifères prioritaire au regard des autres mammifères Exemple de prise en compte des enjeux écologiques dans la mise en oeuvre des politiques : - Certains OE portent de façon spécifique sur les secteurs à enjeu. - La mise en oeuvre des protections fortes est priorisée pour les enjeux forts et majeurs Le niveau d?enjeu intervient également dans le cadre des analyses de risques liés à la pêche, qui conditionnent la mise en oeuvre des mesures règlementaires dans les sites Natura 2000. Exemple : Une zone de coraux profonds qui n?est soumise à aucune pression pourra être identifiée comme un enjeu écologique prioritaire du fait de sa sensibilité et de sa représentativité. Cet enjeu pourra dans les étapes suivantes justifier un objectif environnemental de maintien d?un niveau d?abrasion nul sur ce secteur. Un outil de mise en cohérence des politiques publiques Ce travail répond enfin à l?objectif de la Directive de contribuer « à la cohérence entre les différentes politiques, accords et mesures législatives qui ont une incidence sur le milieu marin, et vise[r] à assurer l?intégration des préoccupations environnementales dans ces domaines » (Article I.4 de la DCSMM). La définition des enjeux et leur inscription dans les DSF fournit ainsi un socle commun pour la prise en compte des écosystèmes marins dans les différentes politiques, qu?elles aient une vocation environnementale (stratégie nationale aires protégées, DCE), de planification de l?espace (DSF, document d?urbanisme) ou de développement économique (appel d?offre éolien, schéma aquacole). 4/30 Exemple : Dans le cadre de l?élaboration des Documents Stratégiques de Façade (DSF), les enjeux écologiques ont facilité la prise en considération des questions environnementales dans l?élaboration des objectifs et actions socio-économiques et ainsi permis une bonne articulation avec les OE et actions associées. Important : l?annexe 5 présente in extenso les résultats du travail de hiérarchisation des enjeux, réalisé à l?échelle de la façade maritime NAMO. Le travail complet avec le descriptif de la méthode est accessible en ligne : https://hal.science/hal-04454651v1 Ce travail a fait l?objet d?une mise à jour pour intégrer les données récentes sur la répartition des poissons migrateurs et des habitats biogéniques en Manche Atlantique. Partie II : Enjeux écologiques Les enjeux écologiques identifiés sont présentés sous forme de texte et de tableaux de synthèse par secteurs à enjeux. Les résultats sous forme brute sont disponibles auprès de l?OFB. Synthèse des enjeux écologiques majeurs de la sous-région marine Mers Celtiques Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Le fonctionnement écologique des Mers celtiques est très fortement conditionné par la présence d?un front thermique (Ouessant) qui se forme du printemps à la fin de l?été à l?entrée de la Manche entre les eaux côtières froides et brassées et les eaux du large plus chaudes et stratifiées. Ce phénomène, à l?origine d?une forte production primaire et secondaire va structurer le réseau trophique de la manche occidentale. À la côte, plusieurs zones d?interface terre mer (baie de Saint Brieuc, Baie de Lannion, Rade, de Brest et Baie de Douarnenez) sont le siège d?une production primaire printanière. Les zones de forts courants (Iroise) et de fort marnage (Baies du mont Saint-Michel et de Saint- Brieuc) constituent également des habitats pélagiques particuliers. Enfin, le talus océanique est le siège d?un front permanent, entretenu par le passage régulier de l?onde de marée de la Manche, qui permet la remontée d?éléments nutritif et la mise en place d?un écosystème productif. Les communautés planctoniques de ces habitats et les espèces de petits poissons pélagiques (notamment le maquereau et la sardine) occupent une place importante dans les réseaux trophiques de la façade. Habitats benthiques et structures géomorphologiques À la côte, les habitats rocheux couvrent des surfaces importantes. En milieu intertidal et infralittoral, ils sont abondamment colonisés par les fucales et les laminaires (notamment en mer d?Iroise). Ces milieux rocheux sont entrecoupés de fonds sédimentaires majoritairement grossiers où se développent d?importants bancs de maërl, herbiers de zostère marine et récifs d?hermelles. On y trouve aussi des bancs de sables coquilliers, parfois très mobiles. La majorité des surfaces françaises de ces cinq habitats biogéniques (laminaires, maërl, zostère marine, récifs d?hermelles et sables coquilliers) est localisée en mer celtique, ce qui confère à ces secteurs une responsabilité particulière pour leur conservation. On note également la présence de petits herbiers de zostère naine notamment dans le Trégor. Enfin, la rade de Brest reste l?un des derniers gisements naturels d?huîtres plates (habitat OSPAR). Plus au large, les fonds sont constitués de sédiments grossiers et de fonds hétérogènes qui forment des grands systèmes de dunes sous-marines au centre de la Manche et au large de la pointe bretonne. Le talus océanique présente une biodiversité remarquable en particulier au niveau des canyons de Sorlingue et de petite Sole. Dans ce dernier, se situe le plus grand massif de coraux observé sur le talus Atlantique. D?autres biocénoses comme les scléractiniaires coloniaux et les communautés de crinoïdes sont également bien représentées. En limite de pente, les bancs de l'Espérance forment sous l?influence de l?onde de marée de la Manche des dunes hydrauliques parallèles au talus, structures atypiques. 5/30 ??? Zones fonctionnelles pour les espèces marines De par ses côtes rocheuses et ses nombreux îlots, la mer celtique est de loin la plus importante pour la reproduction du phoque gris et pour la nidification des oiseaux marins (alcidés, fous, océanite tempête, cormoran huppé et goéland marin) et, dans une moindre mesure de limicoles côtiers (huîtrier pie et grand gravelot). Par ailleurs, les archipels en zones de forts courants et de fort marnage constituent des zones fonctionnelles particulièrement propices pour les colonies de phoques gris (archipel des Sept-Îles et mer d?Iroise) et les groupes sédentaires de grands dauphins (golfe normand-breton et mer d?Iroise). Enfin, les baies et estuaires (baie de St Brieuc, de Lannion, de Goulven, de Douarnenez et rade de Brest) constituent des zones d?abri et d?alimentation importantes pour les espèces marines (puffin des Baléares, harle huppé et plongeon arctique). La rade de Brest et les petits estuaires de la côte nord sont également fréquentés par les poissons amphihalins (anguille, aloses, lamproies et saumon). Plus au large le front thermique (Ouessant) constitue une zone importante en été pour les espèces d?oiseaux (fous, fulmar boréal, puffins, alcidés), les grands poissons pélagiques (requin), et les mammifères marins (marsouin et dauphin commun). La mer celtique est une zone de forte concentration au niveau européen pour cette dernière espèce. Le plateau et le talus continental de la mer Celtique constituent également une zone importante pour les cétacés, la tortue Luth et les grands poissons. Pour les espèces halieutiques, les connaissances sont localement assez parcellaires du fait de l?absence (jusqu?à très récemment) de campagne halieutique régulière en Manche Ouest. Des zones fonctionnelles halieutiques ont néanmoins été identifiées à dire d?experts. Il s?agit de frayères en centre Manche (araignée, bar, barbue, lieu jaune, limande, sole, sardine, sole, sprat, ?), à la côte (raie bouclée, griset et seiche) ou sur le talus (chinchard, maquereau et merlu). Des nourriceries ont également été identifiées à la côte pour de nombreuses espèces de poissons (lieu jaune, bar, barbue, plie, raie bouclée ?) et de crustacés (tourteau, araignée, homard). En outre, plusieurs espèces d?élasmobranches, présentant des statuts de conservation très défavorables au niveau mondial, sont présentes localement (raie blanche, ange de mer et pocheteaux). Un secteur a été identifié comme secteur de capture de « petit pocheteau gris » au nord, à la limite de la ZEE. Enfin, la zone côtière constitue quant à elle l?habitat historique de l?ange de mer. Synthèse des enjeux écologiques majeurs de la sous-région marine Golfe de Gascogne (Nord) Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Plusieurs habitats pélagiques particuliers ont été identifiés dans le Nord du golfe de Gascogne : la zone frontale associée au talus océanique, la zone du bourrelet froid et les upwellings de Bretagne Sud, les panaches estuariens (Loire et Vilaine) et les grandes baies abritées (golfe du Morbihan et baie de Bourgneuf). Ces secteurs sont le siège d?une production primaire et secondaire importantes qui structure les réseaux trophiques du golfe. Les petits poissons pélagiques (notamment le maquereau et la sardine) y occupent une place centrale. Habitats benthiques et structures géomorphologiques Le plateau continental, est particulièrement représentatif des vasières sublittorales avec les trois quarts des surfaces nationales. À la côte, les principales vasières sont localisées en face des estuaires de la Vilaine, de la Loire et au Nord-Est des Glénan auxquelles il faut ajouter les estrans vaseux du golfe du Morbihan et de l?estuaire de la Loire. Certaines vasières (Baie de Concarneau, Vilaine et Loire) sont parfois colonisées par des peuplements à haploops (petits crustacés vivant dans des tubes) peu connus à ce jour et qui présentent une faune associée originale et des fonctions écologiques sans doute uniques. En baie de Concarneau, ces fonds sont associés à des pockmarks, dépressions sédimentaires liées à l?émission de méthane. Plus au large, en domaine circalittoral, la grande vasière couvre un vaste espace (près de 20 000km2) s?étendant de la pointe de Penmarc?h jusqu?au plateau de Rochebonne sur une profondeur de 50 à 120 m. Elle constitue une zone remarquable de la région marine (habitats de la Convention OSPAR) et constitue un habitat essentiel pour de nombreuses espèces (dont langoustine et merlu). La présence de pennatules atteste des zones les moins perturbées. Les habitats rocheux représentent de vastes surfaces au large de Noirmoutier et de l?estuaire de la Loire, entre Belle-Île, Quiberon et Groix et entre Penmarc?h et les Glénan. En milieu côtier, ils sont abondamment colonisés par les fucales et les laminaires. Ces ceintures d?algues jouent un rôle clé en offrant un habitat pour tout un cortège d?espèces animales (notamment les espèces d?intérêt commercial comme l?ormeau, les crevettes et les tourteaux) et végétales (algues rouges).Des zones plus sableuses 6/30 s?intercalent à la côte entre ces habitats vaseux et rocheux. Certains habitats biogéniques (« construits » par des espèces) présentent des fonctionnalités écologiques importantes et constituent des enjeux particuliers : les bancs de maërl (notamment aux Glénan et dans le Mor Braz), les herbiers de zostères marines et naines (avec des surfaces importantes dans le golfe du Morbihan), les récifs d?hermelles intertidaux (au niveau de Noirmoutier et en baie de Bourgneuf) et subtidaux (Groix, Belle-Île et Yeu), les bancs d?huîtres plates (baie de Quiberon) et sur le haut de l?estran les herbiers du schorre (Morbihan et Loire-Atlantique). Plus au large, entre la grande vasière et le talus, les sédiments sont majoritairement sableux. Le secteur Nord du talus océanique présente une forte diversité géomorphologique. On signalera, en limite de pente, les bancs de la Chapelle (dunes hydrauliques parallèles au talus formées sous l?influence de la marée de la Manche), le môle inconnu (dôme rocheux isolé) et en contrebas, le plateau de Meriadzeck (vases bathyales par plus de 2000 mètres colonisées par les gorgones et les pennatules) et enfin l?escarpement de Trevelyan (relief profond sur lequel il existe peu de donnée). Le talus océanique et les canyons qui l?entaillent, à des profondeurs allant de 160 à 2000 m, présentent également une diversité biologique maximale dans le nord du golfe. Les coraux d?eaux froides (notamment les coraux blancs) qui s?y développent forment des récifs, habitats pour de nombreuses espèces fixées ou mobiles (poissons, crustacés, mollusques, éponges, échinodermes, vers, ?). La biodiversité peut y être 3 fois plus importante que sur les sédiments meubles environnants. Les canyons du Guilvinec, de l?Odet et de Morgat présentent plus de la moitié des surfaces de récifs de coraux ou de débris de récifs observées. Les canyons de Lampaul, Guilcher et Douarnenez sont quant à eux remarquables par la diversité des habitats qui y ont été observés. ??? Zones fonctionnelles pour les espèces marines Les eaux côtières du Nord du golfe de Gascogne constituent une zone importante de concentration de l?avifaune marine en particulier en été (notamment pour le puffin des Baléares qui est menacé au niveau mondial), pour le requin pèlerin au printemps et en été et dans une moindre mesure pour les petits cétacés. Ceci est vraisemblablement lié aux structures hydrographiques (bourrelet froid, upwellings et panaches estuariens). En hiver, les delphinidés et marsouins sont particulièrement présents dans les secteurs compris entre 50 et 100m de profondeur. Les oiseaux marins sont beaucoup moins nombreux en mer. Le golfe du Morbihan et l?estuaire de la Loire constituent néanmoins des sites d?hivernage importants au niveau international pour les oiseaux côtier. Les nombreuses îles et îlots distribués dans la bande côtière constituent des secteurs importants pour la nidification de l?avifaune marine (sternes, goélands, cormoran huppé et mouette mélanocéphale). En milieu arrière littoral, le marais breton est un site majeur pour les limicoles nicheurs (avocette, échasse blanche et chevalier gambette), tandis que le littoral breton est fréquenté par le gravelot à collier interrompu. La zone du talus océanique est une zone fonctionnelle majeure à l?échelle européenne pour la mégafaune marine. On y observe toutes les espèces de cétacés du golfe (delphinidés, globicéphale, dauphin de Risso, cachalot, baleine à bec et rorquals), les oiseaux pélagiques (océanites, puffins, fous, fulmar, mouettes) ainsi que les grands poissons (requins, thons?). Les milieux vaseux sous l?influence des panaches estuariens, les baies et les herbiers du schorre sont des secteurs majeurs pour les espèces halieutiques puisqu?elles ont un rôle de nourriceries (céteau, plie, sole, turbot, anguille, bar, crevette grise, sardine?) et de frayères (anchois, sardine, sole). En outre, la grande vasière est une frayère et une nourricerie majeure pour le merlu et la langoustine. Le talus occidental est une frayère importante pour de nombreuses espèces d?intérêt commercial (chinchard, maquereau, merlu, sardine.) La Loire et la Vilaine sont les deux fleuves majeurs pour les amphihalins (aloses, lamproies, saumon et anguille). Ces mêmes espèces se distribuent également dans les petits fleuves bretons. En outre, plusieurs espèces d?élasmobranches, présentant des statuts de conservation très défavorables au niveau mondial, sont présentes (raie blanche, ange de mer et pocheteaux par exemple). La zone des Glénan constitue un secteur de capture du « petit pocheteau gris ». 7/30 Descriptif des enjeux écologiques par secteurs CARTE DES SECTEURS ECOLOGIQUES DE LA FACADE NAMO Mer celtique et Manche Ouest 7 : Ouest Cotentin ? Baie du Mont Saint Michel 8 : Mer Celtique et Manche Ouest 9 : Golfe Normand Breton (Côte d?Emeraude et Baie de Saint Brieuc) 10 : Sept Iles ? Côte de granit rose - Trégor Goëlo 11 : Baie de Morlaix ? Pays des Abers 12 : Iroise (dont rade de Brest) golfe de Gascogne - partie Nord 17 : Littoral cornouaillais ? Audierne à Trévignon 18 : Côte lorientaise/Groix ? de Trévignon à Quiberon 19 : Sud-est Bretagne ? Mor Braz 20 : Estuaire de la Loire et Côte vendéenne 14 : Talus nord, terrasse de Meriadzeck et escarpement de Trevelyan 23 : Plateau du Golfe de Gascogne - Grande Vasière golfe de Gascogne - partie Sud 21 : Mer des Pertuis et Panache de la Gironde 22 : Plateau de Rochebonne 15 & 16 : Talus central & sud du golfe de Gascogne 40 : Plaine abyssale du golfe de Gascogne Contributeurs : :SC, GP, MC, VT, OA, CG, CL, PleN, MC, ME, LD, BD. Précaution d?usage : Par souci de lisibilité, les enjeux moyens et faibles de chaque secteur n?ont pas tous été renseignés dans les tableaux. « * » : Signifie que le critère de responsabilité du secteur pour l?enjeu est jugée très probable à dire d?expert. « ** » : Signifie que l?enjeu est considéré comme fort mais que les enjeux n?ont pas été hiérarchisés entre eux au sein des catégories : zones fonctionnelles halieutiques, les structures hydrographiques et géomorphologiques 8/30 Secteur 7 : Ouest Cotentin ? Baie du Mont Saint Michel Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Zones d?interface terre-mer et panaches fluviaux Les producteurs primaires, secondaires, et les espèces fourrages Dunes hydrauliques du plateau et du haut de talus Habitats biogéniques Habitats rocheux Habitats sédimentaires Majeur : hermelles S. Alveolata Fort** : Zone macro-tidale occasionnant un intense brassage et des structures tourbillonnaires autour des îles et des archipels Fort** : espèces fourrages : lançons Fort** : Dunes hydrauliques de sables coquillers Fort : bancs de maërl*, banquette à lanice, herbier zostère marine, huitres plates*, prés salés atlantiques, végétation pionnières à salicornes Moyen : herbier zostère naine, laminaire Moyen : récifs médiolittoraux Majeur : sédiments grossiers subtidaux, sédiments intertidaux Fort : sédiments hétérogènes subtidaux Situées dans une échancrure de faible profondeur au relief accidenté et confinées entre le Cotentin et les baies de Bretagne Nord, les eaux du golfe normand breton sont constamment brassées par des courants puissants. Rythmés par un régime de marée exceptionnel, les courants deviennent gyres tourbillonnaires autour des îles, archipels, et hauts-fonds rocheux et s?accélèrent à proximité des caps. Ils structurent ainsi une mosaïque de paysages littoraux et sous-marins alternant larges baies sableuses et côtes à falaises, dunes hydrauliques et récifs subtidaux et intertidaux. Les espèces vivant sur les fonds marins s?organisent selon la taille des sédiments et leur capacité à s?adapter à la mobilité des fonds. Les sédiments hétérogènes subtidaux dominent. Ils occupent les deux tiers de la superficie de la zone essentiellement au large et sont favorables aux coquillages bivalves (huitres, praires, amande de mer, pétoncles, coquilles Saint Jacques) et gastéropodes (bulot) mais aussi à certains élasmobranches comme la raie brunette très représentée sur ce secteur. Les fonds rocheux et zones de récifs fournissent des habitats favorables aux crustacés (homard, araignée). ??? 9/30 Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localisées d?invertébrés benthiques exploités Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Populations localement importantes d?élasmobranche Nidification de limicoles et zones d?alimentation Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Site d?hivernage pour les oiseaux d'eau Zones densité maxi. et zones fonct. oiseaux mar. en période internuptiale Domaine vital des groupes sédentaires de grands dauphins Colonies de phoques et zones d?alimentation Fort** : sole, seiche araignée, barbue, calmar et dorade grise Fort** : bar, plie, sole, lieu jaune, lingue franche, crevette grise, raie bouclée, turbot, araignée de mer, merlan, homard, seiche, tacaud, dorade grise Fort* : homard européen, bulot, praires & amande de mer Fort : saumon Moyen : aloses, lamproies, truite de mer Fort* : raie brunette et lisse Fort : huitrier pie moyen : gravelot à collier interrompu Fort : cormoran huppé, goéland marin, sterne de Dougall Nd : site d'alimentation des colonies anglo- normandes Fort : barge à queue noire, bécasseau variable, pluvier argent, tadorne de belon et bernache cravant, bernache cravant à ventre pâle, huitrier pie, macreuse noire Majeur : puffin des Baléares, hivernage et de mue de macreuse noire Fort : densité toutes espèces Majeur : grand dauphin (groupe sédentaire) Fort : phoque veau-marin Les estrans sédimentaires (sédiments intertidaux enjeu majeur) accueillent des habitats particuliers comme les récifs d?hermelles et les herbiers de zostères marines et naines. Les sédiments les plus fins, de type vaseux à sablo-vaseux, sont confinés en fond de baies. C?est dans ces estuaires et la Baie du Mont Saint Michel que l?on trouve les fonds d?estuaire végétalisés (pré salés particulièrement développés et végétation pionnière de salicornes) parmi les plus développés de France métropolitaine. Ils sont intimement liés aux débouchés des fleuves côtiers, zone d?interface essentielle pour les amphihalins comme le saumon. On y trouve aussi d?importantes nourriceries côtières de bar, plie et sole, une frayère de sole et le long du littoral les principaux secteurs de ponte de seiche qui attirent tout autant les prédateurs supérieurs dont une population importante de grands dauphins sédentaires. Ces même estrans et baies accueillent une avifaune particulièrement riche et diversifiée et constituent des sites d?importance internationale pour au moins 5 espèces de limicoles notamment en hivernage et des zones essentielles pour certaines phases vitales (site de repli pour la sterne de Dougall, site d?estivage pour le puffin des Baléares, site de mue postnuptiale pour la macreuse noire). Les îlots isolés et les archipels (Chausey notamment) accueillent des effectifs importants d?oiseaux marins (cormorans huppés, goélands marins, huitrier pie, harle huppé) tandis que la Baie du Mont Saint Michel, la plus grande baie du secteur, accueille à l?année une colonie de phoques veaux marins en limite d?aire de distribution. Une population importante de saumon effectue sa migration en baie du Mont Saint-Michel. 10/40 Secteur 9 : Golfe Normand Breton (Côte d?Emeraude et Baie de Saint Brieuc) Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Zone d?interface terre-mer et panaches fluviaux Dunes hydrauliques du plateau et du haut de talus Habitats biogéniques Habitats sédimentaires Fort** : zone macrotidale occasionnant un intense brassage. Fort** : confinement dynamique des masses d?eau (Baie de Saint Brieuc) Fort** : dunes hydrauliques de sables coquilliers Fort : bancs de maërl Moyen : herbiers de zostères naine et marine, laminaires, prés salés atlantiques Moyen : sédiments grossiers subtidaux Soumis à un régime macrotidale, les eaux des baies de Bretagne Nord sont brassées par des courants puissants qui s?accélèrent à proximité des caps et des hauts fonds. La côte, très découpée, alterne larges baies sableuses et côtes à falaises, dunes hydrauliques de sables coquilliers et récifs subtidaux qui structurent une mosaïque de paysages sous-marins. Les espèces vivant sur les fonds marins s?organisent selon la taille des sédiments et leur capacité à s?adapter à la mobilité des fonds. Les graviers et sédiments grossiers dominent. Ils occupent les deux tiers de la superficie de la zone, essentiellement au large, et sont favorables aux coquillages bivalves (coquilles Saint-Jacques, palourde rose). À la côte, les bancs de maërl occupent des surfaces importantes, et les zones rocheuses sont propices au développement de champs de laminaires. La production de phytoplancton est moyennement élevée dans la zone côtière, les grandes baies (de Saint Malo, de Saint Brieuc) et les baies de taille intermédiaire qui jalonnent le littoral (Fresnay, Arguenon, Lancieux). Les sédiments les plus fins, de type vaseux à sablo-vaseux, sont confinés en fond de baies et accueillent des habitats particuliers comme les herbiers de zostères marines et naines et les herbiers du schorre (prés salés). ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localisées d?invertébrés benthiques protégés et/ou exploités Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Populations localement importantes d?élasmobranches Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Site d?hivernage pour les oiseaux d'eau Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Domaine vital des groupes sédentaires de grands dauphins Fort** : dorade grise, seiche Fort** : bar, araignée, lieu jaune, lingue franche, Sprat, Seiche, poissons plats Fort* : coquille St Jacques, palourde rose Moyen : lamproies Fort* : raie brunette Majeur : guillemot de Troïl Fort : pingouin torda nd : sterne de Dougall Fort* : hivernage de plus de 20 000 oiseaux d?eau Fort : puffin des Baléares Majeur : grand dauphin (groupe sédentaire) La forte productivité de ces baies génère une biomasse importante d?invertébrés qui constituent les proies d?une faune aquatique (crabes et poissons) à marée haute et sont consommés par les oiseaux à marée basse (notamment les limicoles et les anatidés en hivernage). Ce secteur possède donc une très forte potentialité de production secondaire (nourriceries pour les jeunes poissons comme les bars et plies) favorable aux prédateurs supérieurs qui occupent la zone côtière (population importante de grands dauphins sédentaires). Ce sont aussi des zones d?alimentation importantes pour le puffin des Baléares en estivage. Enfin, les falaises (notamment du Cap Fréhel au Cap d?Erquy) et certains îlots jouent un rôle essentiel pour la nidification et l?alimentation du guillemot de Troïl et du pingouin torda. 11/40 Secteur 10 : Sept Iles ? Côte de granit rose ? Trégor Goëlo Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Zone d?interface terre-mer et panaches fluviaux Dunes hydrauliques du plateau et du haut de talus Habitats biogéniques Habitats rocheux Habitats sédimentaires Fort** : confinement dynamique des masses d?eau (Baie de Lannion) Fort** : dunes hydrauliques de sables coquillers Fort : bancs de maërl, herbiers de zostère marine, laminaires Moyen : herbiers de zostère naine, prés salés atlantiques Fort : récifs infralittoraux Moyen : récifs médiolittoraux Moyen : sédiments grossiers subtidaux De Plouha à Lannion, en passant par l?archipel de Bréhat et les Sept-Îles, la zone côtière, rocheuse et parsemée de plus de 280 îles et îlots mais aussi de dunes hydrauliques, est profondément brassée. Les faibles niveaux de chlorophylle-a ne favorisent pas une production primaire élevée. Les fonds, constitués de sédiments grossiers, récifs, champs de blocs sont très favorables aux habitats de laminaires et abritent des populations importantes de crustacés. À la côte, des bancs de maërl sont encore vivants malgré l?envahissement progressif par la crépidule et l?exploitation industrielle qui a perduré jusqu?en 2013. Par ailleurs certaines baies accueillent des herbiers de zostères de taille significative. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Zones fonctionnelle s halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Populations localement importantes d?élasmobranche s Nidification de limicoles et zones d?alimentation Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Site d?hivernage pour les oiseaux d'eau de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Domaine vital des groupes sédentaires de grands dauphins Colonies de phoques et zones d?alimentation Fort** : griset Fort** : lieu jaune, lingue franche, tourteau, araignée de mer, homard Fort* : saumon Moyen : aloses, lamproies nd : requin- taupe commun Moyen : grand gravelot, huitrier pie Majeur : fou de Bassan, macareux moine, pingouin torda, puffin des Anglais Fort : guillemot de Troïl, sterne de Dougall* Moyen : océanite tempête*, cormoran huppé, fulmar boréal Fort : bernache à ventre sombre Fort : puffin des Baléares limite du domaine vital du groupe sédentaire de grand dauphin Majeur : phoque gris Les îlots et le littoral rocheux sont très favorables à la reproduction des fous de Bassan, pingouins torda, puffins des Anglais et macareux moines ainsi que pour la reproduction du guillemot de Troïl et de la sterne de Dougall. Ces mêmes espèces trouvent plus au large des zones d?alimentation privilégiées qu?elles partagent avec le puffin des Baléares en estivage. Le secteur abrite l?une des principales colonies de phoque gris de Bretagne. Enfin, les estuaires du Trieux, du Jaudy et du Léguer sont importants pour les poissons migrateurs (saumon atlantique) et constituent, avec la baie de Lannion et l?anse de Paimpol, des zones très attractives pour les limicoles (en hivernage) et les anatidés (bernache à ventre sombre). Le secteur du sillon de Talbert et l'archipel de Bréhat sont des sites majeurs pour la nidification des limicoles, ils abritent entre 10% et 15% de la population française de grand gravelot ainsi que d?autres oiseaux marins. 12/30 Secteur 11 : Baie de Morlaix ? Pays des Abers Habitats benthiques et structures géomorphologiques Dunes hydrauliques du plateau et du haut de talus Habitats biogéniques Habitats rocheux Habitats sédimentaires Fort** : dunes hydrauliques de sables coquilliers Fort : herbiers de zostères marines, laminaires. Moyen : herbier de zostères naines, bancs de maerl et prés salés atlantiques Fort : récifs infralittoraux Moyen : récifs médiolittoraux Moyen : sédiments hétérogènes envasés subtidaux, sédiments intertidaux En périphérie du front d?Ouessant, les habitats pélagiques sont caractérisés par des niveaux en chlorophylle-a rarement élevés et un brassage qui favorise une intense régénération des nutriments. Les récifs subtidaux et intertidaux y sont bien représentés et plus particulièrement les forêts de laminaires au niveau des Abers, les champs de blocs et les systèmes de dunes hydrauliques de petites dimensions constituées de sables coquilliers. Quelques zones d?herbiers de zostères marines, de maërl et de prés salés constituent un enjeu moyen. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Nidification de limicoles et zones d?alimentation Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Site d?hivernage pour les oiseaux d'eau Colonies de phoques et zones d?alimentation Fort** : griset Fort** : lieu jaune, lingue franche, tourteau, grondin rouge, bar Moyen : lamproies Faible : saumon Moyen : huitrier pie Fort : grand cormoran nd : sterne de Dougall Fort : bécasseaux sanderling, tournepierre à collier, bernache à ventre sombre et pluvier doré Faible : phoque gris Au sein des zones estuariennes et des fonds de baie qui se succèdent, les zones sableuses sont propices à l?accueil des limicoles, très nombreux en hivernage. Les îlots de la baie de Morlaix et du Trévors constituent des sites de reproduction pour le grand cormoran. Ces deux zones accueillaient historiquement des sternes nicheuses et plus particulièrement la sterne de Dougall. Le secteur offre aussi des reposoirs pour le phoque gris (baie de Morlaix, plateau de la Méloine et roches de Portsall) mais ne sont pas propices à la reproduction ni à la mue. Enfin, ce secteur est favorable aux nourriceries de bar dans la zone côtière. 13/30 Secteur 12 : Iroise (dont rade de Brest) Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Structures hydrographiques particulières Zone d?interface terre- mer et panaches fluviaux Producteurs primaires, secondaires et espèces fourrages Dunes hydrauliques du plateau et du haut de talus Habitats biogéniques Habitats rocheux Habitats sédimentaires Fort** : front de Ouessant et forte biomasse planctonique associée Fort** : zone de courants maximaux dans le Fromveur et dans le raz de Sein Fort** : baies semi fermées nd : espèces fourrages (phytoplancton) associées au front Fort** : dunes hydrauliques de sables coquilliers Majeur : bancs de maërl Fort : herbiers de zostère marine, huitres plates*, laminaire Moyen : herbiers de zostères naines, hermelles S. alveolata Fort* : grottes, récifs circalittoraux, récifs infralittoraux Moyen : sédiments grossiers subtidaux Les zones de confrontation entre le front d?Ouessant à l?Ouest, la zone homogène et le front interne de l?Iroise sont le siège d?une circulation verticale importante (upwelling et downwelling) et provoquent la formation de tourbillons. C?est autour de l'archipel de Molène, de l'île d'Ouessant et de l'île de Sein que les courants de marées sont les plus intenses. Les macro-algues et micro-algues planctoniques y trouvent à la fois la lumière et les sels nutritifs nécessaires à leur développement ; le plancton est dominé par des organismes de petite taille. Cette conjonction est concomitante avec les pics de débarquements de sardines et d?anchois capturés en Iroise. La Rade de Brest et la baie de Douarnenez se distinguent également par une interface terre-mer caractéristique à l'origine d'une production phytoplanctonique saisonnière. Le secteur regroupe une très grande majorité des milieux ouverts et des fonds marins des côtes Manche-Atlantique françaises. L'étage circalittoral côtier est majoritairement rocheux. Le substrat est colonisé par une faune sessile variée comprenant principalement des bryozoaires, des spongiaires, des anthozoaires, des hydraires, des ascidies. L'étage circalittoral du large s'observe en Iroise par 70 à 100 m de profondeur. Du point de vue faunistique, il est caractérisé par la présence du corail jaune et de gorgonaire relativement peu profond. Les fonds de sables grossiers forment en Iroise deux ensembles situés aux alentours d?Ouessant et de part et d?autre de la Chaussée de Sein. Ils se présentent sous forme de hauts fonds (haut fond d?Ouessant, haut fond d?Armen) et de champs de rides (champ de rides des Pierres Noires, banc du Four, banc de Kafarnao, banc à l?entrée de la baie de Douarnenez et banc à la sortie du goulet de Brest) dont les sables sont extrêmement calcaires et organogènes. Ces structures géomorphologiques, qui sont des dunes hydrauliques mises en place par les courants de marée, sont particulièrement mouvantes et abritent beaucoup d?espèces de poissons fourrages dont trois espèces de lançons (lançons équille, commun et aiguille). Les champs de laminaires sont très développés dans l?archipel de Molène et sur la chaussée de Sein. Ces habitats sont riches en termes de biomasse (les plus abondants en métropole) et de diversité. Ils forment des forêts sous-marines qui abritent une multitude d'organismes constituant des écosystèmes remarquables et caractéristiques des eaux froides. Le champ de blocs est l'habitat intertidal le plus diversifié ; il est majoritairement sur les îles, et en bon état de conservation. Des bancs de maërl sont également présents (les Pourceaux, Telgruc sur Mer, Camaret, archipel de Molène, baie de Douarnenez) dont un d?intérêt majeur (rade de Brest). Le secteur présente également des surfaces importantes d?herbiers de zostère marine en grande partie fragmentés. 14/30 ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Zones fonctionnelle s halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localisées d?invertébrés benthiques protégés et/ou exploités Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Populations localement importantes d?élasmobran ches Nidification de limicoles et zones d?alimentation Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Domaine vital des groupes sédentaires de grands dauphins Colonies de phoques et zones d?alimentati on Zones de densité maximale de marsouin commun Fort** : Barbue, seiche Fort** : lieu jaune, lingue franche, tourteau, grondin rouge, raie bouclée, turbot, bar Fort* : praires, langouste rouge Fort : grande alose, lamproies, saumon* Fort* : Requin- pèlerin, raie bouclée (frayère et nourricerie) Fort : grand gravelot, huitrier Pie Faible : gravelot à collier interrompu Majeur : océanite tempête Fort : cormoran huppé, fulmar boréal, goéland brun, goéland marin, mouette tridactyle, puffin des Anglais Moyen : grand cormoran, sterne naine Majeur : densité toutes espèces Fort : puffin des Baléares, harle huppée, plongeon arctique Fort : grand dauphin (groupe sédentaire) Majeur : phoque gris Moyen : marsouin commun en été Le Bar et la langouste, comptent parmi les espèces halieutiques emblématiques du secteur. Deux populations côtières de grand dauphin sont présentes en mer d?Iroise, l?une sur la Chaussée de Sein et l?autre dans l?archipel de Molène. L?une des rares colonies de phoques gris en France est établie sur ces mêmes sites. Les plus importantes colonies françaises de l?océanite tempête, espèce qui ne vient à terre que pour les besoins de la reproduction, sont situées dans l?archipel de Molène ; les îles et îlots sont des habitats propices à la nidification de cet oiseau dont l?activité à terre est essentiellement nocturne. Les sternes naines nichent essentiellement en Iroise sur les plages de sables et de galets (archipel de Molène et île de Sein). L'Iroise accueille également la plus importante population nicheuse de grand gravelot et un effectif important d?huitriers pie. Le puffin des Baléares fréquente la baie de Douarnenez durant la période estivale. En hiver, la rade de Brest joue un rôle majeur dans l'accueil de populations d'oiseaux marins (harle huppé et plongeon arctique notamment). Concernant les amphihalins, l?Aulne et l?Elorn sont importants pour la Grande Alose et le Saumon. 15/30 Secteur 17 : Littoral cornouaillais ? Audierne à Trévignon Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Structures hydrographiques particulières Dunes hydrauliques du plateau et du haut de talus Structures géomorphologiques particulières Habitats biogéniques Habitats rocheux Habitats sédimentaires Fort** : upwellings côtiers, bourrelet froid Fort** : dunes hydrauliques de sables coquilliers Fort : Structures formées par les émissions de gaz : pockmark Majeur : vases circalittorales à pennatules Fort : bancs de maërl, laminaires*, peuplements à haploops, herbiers de zostère marine Fort : récifs circalittoraux*, récifs infralittoraux* Fort : vase subtidale Moyen : sédiments grossiers subtidaux Du fait de sa faible bathymétrie, le secteur Finistère Sud ne bénéficie pas de l?installation d?un réel front thermique. En revanche, l?eau brassée et froide de l?Atlantique et les nombreux courants d?upwellings côtiers viennent enrichir le secteur en nutriments ce qui génère une forte production primaire de phytobenthos et de macro-algues. À la côte, les fonds sont caractérisés par l?alternance de sédiments grossiers, de sables coquilliers (dunes hydrauliques) et de récifs infralittoraux. De belles surfaces de bancs de maërl, dont les états de conservation sont très variables, des récifs infralittoraux dont des forêts de laminaires et des hermelles sont observés. Un herbier important de zostères marines est présent autour de l?archipel des Glénan jusqu?à des profondeurs de 10 mètres. On trouve également cet habitat à la côte sous la forme de mosaïque. Au large, la grande vasière sub-littorale, très riche en langoustines, débute ; les vases à pennatules, caractéristiques d?un habitat vaseux peu perturbé, y sont très bien représentées. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnelle s halieutiques - Frayères Zones fonctionnelle s halieutiques - Nourriceries Populations localisées d?invertébrés benthiques exploités Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Populations localement importantes d?élasmobranches Nidification de limicoles et zones d?alimentation Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Colonies de phoques et zones d?alimentation Autres cétacés Fort ** : araignée, sardine et seiche Fort** : chinchard commun maquereau sprat turbot Fort * : langoustine, langouste rouge Fort : lamproies*, saumon, grande alose Moyen : alose feinte Fort : petit pocheteau gris (localisé aux Glénan), requin- pèlerin*, squale bouclé (historiquement important aux Glénan) Faible : gravelot à collier interrompu Majeur : sterne de Dougall Fort : goéland brun, sterne caugek Moyen : goéland marin et argenté Faible : cormoran huppé, sterne Pierregarin Majeur : densité toutes espèces Fort : puffin des Baléares Faible : phoque gris Faible* :- dauphin commun4 Le secteur est l?un des plus diversifiés en termes d?habitats et l?un des plus riches en nombre d?espèces d?intérêt patrimonial. La forte capacité de production primaire attire de très nombreuses espèces d?oiseaux marins. L?archipel des Glénan constitue un site propice à la nidification et accueille la 1ère colonie française de sterne de Dougall et la 2ème colonie de sterne caugek sur l?ile aux Moutons et la 1ère colonie de goéland brun sur l'Ile du Loch. Le secteur est également propice au dauphin commun, aux poissons amphihalins, au requin pèlerin ainsi qu?à d?autres élasmobranches comme le pocheteau gris et le squale bouclé. 4 Les observations récentes d?échouages semblent indiquer une modification de la distribution de cette espèce et une responsabilité plus importante de ce secteur 16/31 Secteur 18 : Côte lorientaise/Groix ? de Trévignon à Quiberon Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Structures hydrographiques particulières Zone d?interface terre-mer et panaches fluviaux Dunes hydrauliques du plateau et du haut de talus Habitats biogéniques Habitats sédimentaires Fort** : upwellings côtiers, bourrelet froid nd : nombreuses interfaces terre - mer (ria d?Etel, mer de Gâvres, rade de Lorient, estuaires de la Laïta, du Belon et de l?Aven) Fort** : dunes hydrauliques de sables coquilliers Majeur : vases circalittorales à pennatules, Moyen : bancs de maërl, hermelles (S. alveolata) *, herbiers de zostères marine et naine*, laminaires*, prés salés atlantiques Nd. : hermelles (S. spinulosa) Fort : vase subtidale La côte Lorientaise est le siège d?une forte productivité primaire. Un vaste complexe d?habitats rocheux riche en laminaires est présent au Sud de l?île de Groix tandis qu?au Nord des zones de maërl et un herbier de zostère en bon état de conservation constituent un enjeu fort. Au large de l?île, les vases circalittorales à pennatules constituent un enjeu majeur. Situés à l?interface terre mer, les rias (Étel) et estuaires (Laïta, Belon, Aven) sont des entités remarquables caractéristiques du Sud Bretagne. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localisées d?invertébrés benthiques exploités Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Populations localement importantes d?élasmobranche s Nidification de limicoles et zones d?alimentation Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Autres cétacés Fort**: araignée, sprat, sardine, et seiche Fort** : chinchard commun maquereau sprat turbot Fort* : Langoustine & Langouste rouge Fort * : lamproies, saumon, grande alose Moyen : alose feinte Fort *: requin- pèlerin Moyen : gravelot à collier interrompu Moyen : goéland argenté Faible : goéland brun, goéland marin, cormoran huppé, sterne Pierregarin Fort *: densité toutes espèces, puffin des Baléares Enjeu transversal delphinidés et marsouin entre les 50 et 100 m de profondeur Les rias permettent la remontée des lamproies et du saumon vers les eaux douces. En mer, le secteur est fréquenté par des espèces comme le requin pèlerin, la sardine et la langoustine (espèces exploitées). Dans ce secteur de transition pour les oiseaux marins, le puffin des Baléares vient s?alimenter de poissons fourrages durant l?été. Ses zones de chasse sont partagées avec les marsouins et petits delphinidés ainsi que d?autres oiseaux comme le goéland argenté, le goéland brun, le goéland marin, le cormoran huppé et la sterne Pierregarin. 17/31 Secteur 19 : Sud-est Bretagne ? Mor Braz Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Zone d?interface terre-mer et panaches fluviaux Habitats biogéniques Habitats rocheux Habitats sédimentaires Fort** : baies semi fermées (golfe du Morbihan), baie et panache fluvial (estuaire de la Vilaine) Fort : bancs de maërl, herbiers de zostère marine, herbiers de zostère naine*, huitres plates5*, vases circalittorales à pennatules Moyen : prés salés atlantiques, laminaires*, hermelles (S. alveolata) Fort : récifs circalittoraux, récifs infralittoraux* Moyen : récifs médiolittoraux Fort : vase subtidale, vasière intertidale* Ce secteur présente à la fois des estrans sablo-vaseux des baies (golfe du Morbihan) et estuaires (Vilaine, Loire) ainsi que de grandes baies et rias rocheuses. Les fonds rocheux à la côte, matérialisés par les îles du ponant, laissent progressivement la place aux fonds sablo-vaseux et à la grande vasière plus au large. Les fonds marins présentent des mosaïques d?habitats composés d?herbiers de zostères (site majeur dans le Golfe du Morbihan), de bancs de maërl (sites majeurs à Belle-Île, Houat et Hoëdic), de forêts de laminaires, de récifs d?hermelles et de zones sableuses à granulométrie variable. Les zones rocheuses au large abritent une variété de faune fixée (échinodermes, gorgones?) et la grande vasière est le support de fixation de pennatules, espèce indicatrice de vases peu perturbées. D?un point de vue hydrologique, cette entité est largement influencée par les panaches de la Loire et de la Vilaine, tant en termes de salinité que de matières en suspension et de chlorophylle. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnell es halieutique s - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localisées d?invertébrés benthiques exploités Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Populations localement importantes d?élasmobran ches Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Site d?hivernage pour les oiseaux d'eau Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Zones de densité maximale de marsouin commun Autres cétacés Fort** : araignée, capelan, sprat, sole, seiche Fort** : anchois, merlu, rouget barbet, anguille, céteau, crevette grise, griset, turbot, sprat, seiche, tacaud, chinchard commun, maquereau, bar, merlan, plie, sole Fort * : langoustine, bouquet, coque, palourde, pouce pied Fort : saumon, grande alose, alose feinte, anguille* Moyen : lamproies Fort * : requin- pèlerin Majeur : goéland brun Fort : goéland marin Moyen : cormoran huppé, Goéland argenté, Grand cormoran, sterne Pierregarin Fort : avocette élégante, barge à queue noire, bécasseau variable, bernache cravant, canard pilet, canard souchet, grèbe esclavon, spatule blanche Majeur : densité toutes espèces, puffin des Baléares Fort : harle huppée et plongeons (hiver) Moyen* : marsouin commun Faible* : dauphin commun Cette entité, très nutritive, joue un rôle fonctionnel trophique important tant à la côte (entre Quiberon et le Croisic) qu?a u large (grande vasière) et abrite de nombreuses zones de frayères et nourriceries. Les estuaires constituent par ailleurs la voie privilégiée des poissons amphihalins et, particulièrement de la grande alose. Enfin, cette zone située sur une route de migration majeure est attractive pour l?avifaune et abrite des zones de reproduction et d?alimentation pour de nombreuses espèces, notamment les goélands bruns, marins et argentés. Le secteur est également une zone de reproduction importante pour les deux espèces de cormoran (grand, huppé) et l?une des zones d?alimentation du puffin des Baléares qui migre sur ces côtes entre août et octobre. Le golfe du Morbihan constitue quant à lui un site d?importance internationale pour hivernage des oiseaux d'eau (avec plus de 60 000 individus). 5 Le banc d?huîtres plates de Penthièvre, bien que de dimension restreinte constitue l?un des derniers gisements naturels de France et celui qui présente les constructions récifales les plus complexes : Cochet H, et al 2015. 18/31 Secteur 20 : Estuaire de la Loire et Côte vendéenne Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Structures hydrographiques particulières Zone d?interface terre-mer et panaches fluviaux Producteurs primaires, secondaires et espèces fourrages Habitats biogéniques Habitats rocheux Habitats sédimentaires nd : langue d?eau chaude automnale Fort** : panache de la Loire, fortes abondance et diversité planctoniques associées, baies semi fermées (baie de Bourgneuf) nd : espèces fourrages (crevette grise) Fort : herbiers de zostère naine, hermelles (S. alveolata et S. spinulosa), laminaires, peuplements à haploops Moyen : bancs de maërl, prés salés atlantique, herbier de zostères marines Fort : récifs circalittoraux, récifs infralittoraux Moyen : récifs médiolittoraux Fort : sables fins subtidaux, sédiments hétérogènes envasés subtidaux, vasière intertidale, vase subtidale Moyen : sédiments intertidaux, sédiments grossiers subtidaux Le secteur de l?estuaire de la Loire et des côtes vendéennes est sous l?influence du panache de la Loire (forts apports telluriques) et d?un front de marée important à l?origine de forts courants. La baie de Bourgneuf semi-fermée a un fonctionnement spécifique caractérisé par une très faible profondeur et un renouvellement ralenti des eaux. Constituée de vasières intertidales elle est bordée par des herbiers du schorre et est la deuxième zone la plus importante de France pour les récifs d?hermelles. Dans les zones les moins turbides, des habitats sensibles et fragiles tels que le maërl, les herbiers de zostères ou les laminaires sont également présents. Ces éléments sont à l?origine d?une très forte production primaire et secondaire et d?une forte diversité planctonique. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localisées d?invertébrés benthiques protégés et/ou exploités Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Nidification de limicoles et zones d?alimentation Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Site d?hivernage pour les oiseaux d'eau Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Autres cétacés Fort** : chinchard, capelan, griset, bar, tacaud, sole, sardine, sprat, anchois, seiche Fort** : merlu, rouget barbet, céteau, crevette grise, griset, seiche, tacaud, chinchard commun, maquereau, bar, merlan, plie, sole, sardine, sprat, anchois Fort* : bouquet, coque, crevette grise Fort: anguille*, alose feinte*, grande alose, lamproies, saumon* Moyen : truite de mer Majeur : avocette élégante, barge à queue noire, chevalier gambette, échasse blanche Fort : mouette mélanocéphale, sterne caugek, sterne Pierregarin Fort : avocette élégante, goéland argenté, sarcelle d'hiver, barge à queue noire Fort : densité toutes espèces, puffin des Baléares* En enjeu transversal delphinidés et marsouin entre les 50 et 100m de profondeur Sur la côte, de nombreuses vasières intertidales et infralittorales sont présentes et caractérisent le secteur ; elles constituent d?importantes nourriceries pour des espèces commerciales (sole, merlan, plie, bar, ?) et accueillent de nombreuses espèces d?oiseaux, notamment durant la période d?hivernage et de reproduction (avocette élégante, barge à queue noire, échasse blanche). Autour de l?île d?Yeu (de la côte jusqu?au large), en raison de la forte productivité primaire et secondaire, une forte diversité d?oiseaux marins fréquente le secteur toute l?année (colonies permanentes de mouette mélanocéphale, sterne caugek, sterne Pierregarin), en été (puffin des Baléares, goéland argenté, océanite tempête, ?) ou en hiver (guillemot de Troïl, mouette tridactyle, grand labbe). 19/31 Plus au large, les sables subtidaux et les sédiments hétérogènes envasés subtidaux sont des habitats très bien représentés et jouent un rôle fonctionnel important. Enfin, des espèces fourrages comme la crevette grise, maillons essentiels de la chaîne alimentaire, se développent dans l?estuaire de la Loire, zone de transition majeure pour de nombreuses espèces amphihalines (notamment l?anguille). Secteur 21 : Mer des Pertuis et Panache de la Gironde Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Structures hydrographiques particulières Zone d?interface terre-mer et panaches fluviaux Habitats biogéniques Habitats rocheux Habitats sédimentaires nd : langue d?eau chaude automnale Fort** : pertuis d'Antioche, pertuis de Maumusson, pertuis breton, panache de la gironde, fortes abondances et diversité planctoniques associées, Fort : hermelles (S. alveolata), herbier de zostère naine, huitres plates, prés salés atlantiques, bancs de maërl6 Moyen : herbier de zostère marine, laminaire Fort : récifs infralittoraux, récifs médiolittoraux Majeur : vase subtidale, vasière intertidale Fort : sables fins subtidaux, sables moyens subtidaux, sédiments hétérogènes envasés subtidaux Moyen : sédiments intertidaux Le panache de la Gironde, plus grand estuaire d?Europe, est formé par le brassage et le mélange des apports d?eau douce chargés en éléments terrigènes, organiques et chimiques et de l?eau de mer. Les différents processus hydrodynamiques, hydrologiques et météorologiques transportent ces éléments nutritifs jusqu?aux pertuis charentais. Les pertuis profitent par ailleurs d?une ambiance climatique subméditerranéenne et sont agités par d?importants courants de marée et enrichis par les apports d?éléments nutritifs et d?eau douce en provenance des autres estuaires. L?ensemble de ce secteur constitue ainsi une zone de forte abondance et une grande diversité de communautés planctoniques. En raison du gradient hydrodynamique du panache, les fonds sont composés de sables moyens à l?embouchure de l?estuaire de la Gironde, de sables fins occupant la partie médiane et à l?Ouest de sables moyens ou très fins avec la présence de sables vaseux (vasière ouest Gironde). Les effets de la houle, des courants de la marée et du vent ont contribué à la formation de mégarides, de dunes hydrauliques, de chenaux en forme de couloirs et de chemins de circulation composés de sédiments meubles grossiers. Ces formations géomorphologiques donnent au secteur une importance halieutique particulière. Cette diversité des fonds marins permet la présence d?habitats remarquables comme les vasières intertidales et infralittorales, les massifs d?hermelles, les herbiers de zostères, prés salés, maërl, les estrans rocheux et les récifs infralittoraux (plateau de Cordouan). ??? Zone remarquable par la qualité du milieu marin et sa forte productivité biologique, le secteur est une zone de frayère importante (seiche, maigre, sardine, ?), et une zone de nourricerie (bar, sole,...). C?est aussi un secteur important pour le transit et l?alimentation du maigre et de tous les poissons amphihalins (esturgeon, alose vraie et feinte, civelle, saumon?), et une zone d?alimentation des prédateurs supérieurs (marsouin et delphinidés). En outre, ce grand secteur constitue un ensemble fonctionnel remarquable d?une haute importance pour les oiseaux marins et côtiers au niveau de la façade Atlantique. Les parties côtières du continent et des îles, avec leurs zones d?estran, et les zones de haute mer sont très favorables aux regroupements d?oiseaux marins et côtiers d?origine nordique en période internuptiale ; la baie de l?Aiguillon, Moëze-Oléron, l?île de Ré et l?île d?Oléron revêtent une importance internationale. 6 Les travaux réalisés dans le cadre de l?élaboration du plan de gestion du PNM EGMP font fait ressortir un enjeu fort pour le maërl du fait de sa situation isolée et en limite d?aire de répartition. 20/31 Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localisées d?invertébrés benthiques [?] Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Populations localement importantes d?élasmobran -ches Nidification de limicoles et zones d?alimentation Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Site d?hivernage pour les oiseaux d'eau Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux [?] Autres cétacés Fort** : maigre commun, seiche, sole, sardine, sprat, chinchard, griset, bar, tacaud, anchois Fort** : céteau, bar, maigre, merlu, merlan, sole, dorade royale, sardine, sprat, rouget barbet, aloses, anguille, crevette grise, griset, hareng, plie, turbot, sars, seiche, tacaud, chinchard commun, maquereau, anchois, mulet porc nd : langoustine, coquille St Jacques Majeur : esturgeon Fort : alose feinte, anguille, grande alose, lamproies*, saumon Moyen : truite de mer Fort : squale bouclé (historiqueme n t important), raie brunette*, raie mêlée*, raie bouclée* Fort : échasse blanche Moye n : avocet te élégan te Faible : gravelot à collier interrompu Moyen : sterne Pierregarin Fort : avocette élégante, barge rousse et à queue noire, canard souchet et pilet, pluvier argenté, tadorne de Belon bécasseaux sanderling, variable et maubèche, bernache à ventre sombre, grand gravelot, spatule blanche, tournepierre à collier, courlis cendré Fort : densité toutes espèces, puffin des Baléares *, macreuse noire (hiver), plongeon imbrin (hiver) En enjeu transversal delphinidés et marsouin entre les 50 et 100 m de profondeur 21/31 Secteur 8 : Mer Celtique et Manche Ouest Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Structures hydrographiques particulières Les producteurs primaires, secondaires, et les espèces fourrages Dunes hydrauliques du plateau et du haut de talus Structures géomorphologique particulières Habitats sédimentaires Fort** : Front thermique de Ouessant et Stratification tardive en été. Fortes biomasses planctoniques associées. nd : espèces fourrages : phytoplancton associé au front Principale zone de dunes hydrauliques Roches Douvres. Fosse centrale de la Manche Majeur : Sédiments hétérogènes subtidaux Fort : Sédiments grossiers subtidaux Les habitats pélagiques sont caractérisés par un front thermique (Ouessant) qui se forme du printemps à la fin de l?été entre les eaux froides et brassées à la côte et les eaux stratifiées plus chaudes du large. Ce secteur est une zone de forte production primaire et secondaire. Les eaux stratifiées (au Nord du front) peuvent également être le siège de production primaire à des niveaux très élevés en fin d?été. Les fonds marins sont quant à eux caractérisés par des sédiments plutôt grossiers (mis à part dans la partie la plus occidentale) formant des dunes hydrauliques de dimensions importantes tandis qu?au Nord-Est, la fosse centrale et le plateau des Roches Douvres constituent des particularités géomorphologiques. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localisées d?invertébrés benthiques exploités Populations localement importantes d?élasmobranches Colonies d?oiseaux marins et zones d?alimentation Zones densité maxi. et zones fonct. oiseaux mar. en période internuptiale Zones de densité maximale de marsouin commun Autres cétacés Tortues marines Fort** : Bar, chinchard, araignée, sprat, barbue, grondin rouge, lieu jaune, limande sole, sardine, tacaud, et sole Fort** : chinchard commun Fort* : Tourteau, Pétoncle blanc (olivette) Fort : "petit pocheteau gris" et "grand Pocheteau gris " nd : requins peau bleu, requin pèlerin (été), et raie douce Fort : Fou de Bassan Moyen : Goéland argenté Faible : Goéland brun, Goéland marin nd : Sites d'alimentation des colonies anglo-normandes Fort : Densité toutes espèces & Hivernage du fulmar boréal Fort : Marsouin commun en été Fort : dauphin commun (Zone d'alimentation) Fort : Zone de concentrati on estivale de tortue luth En lien avec ces conditions hydrographiques et géomorphologiques, un réseau trophique riche s?établit et le secteur constitue une zone d?alimentation estivale importante pour la mégafaune : oiseaux (en particulier les fous de Bassan, les fulmars et les goélands marins), les petits cétacés (marsouin et dauphin commun) et les élasmobranches dont les requins (peau bleu et pèlerin) et pocheteaux. Ce secteur est également une zone de ponte importante pour plusieurs espèces de poissons dont la sole commune et le bar et des concentrations de tortues Luth sont observées à l?Ouest en période estivale. 22/30 Secteur 22 : Plateau de Rochebonne Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Structures hydrographiques particulières Producteurs primaires, secondaires et espèces fourrages Structures géomorphologiques particulières Habitats biogéniques Fort** : upwelling et courants cycloniques associés Fort** : espèces fourrages Fort** : plateau de Rochebonne Moyen : Laminaire nd : Hermelles (S. Spinulosa) Le plateau de Rochebonne, est une particularité géomorphologique du socle continental sud-armoricain. Dans sa partie Nord, il est notamment constitué de hauts-fonds avec des récifs situés entre 3 et 5 m de profondeur et leurs tombants. En périphérie du plateau, les fonds marins, d?une profondeur de -50 à -60 m, sont composés de sédiments sableux à caillouteux au Nord et à l'Est et de sédiments vaseux au Sud et à l'Ouest. Les courants cycloniques, formés autour des pics rocheux, entrainent des éléments nutritifs depuis la vasière vers la surface et permettent ainsi le développement d?une forte production primaire. La limpidité du secteur permet le développement des laminaires (biomasse algale importante) à des profondeurs exceptionnelles, jusqu'à 40 m de profondeur, et en fait la limite Sud de l'aire de répartition de certaines de ces algues. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localement importantes d?élasmobranches Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Autres cétacés Fort** : chinchard, bar Fort** : sprat, chinchard commun, maquereau Fort : squale bouclé (historiquement important) nd : grand pocheteau gris Fort : densité toutes espèces En enjeu transversal delphinidés et marsouin entre les 50 et 100m de profondeur Les pics rocheux du plateau sont caractérisés par une forte biodiversité (notamment spongiaires, cnidaires et brachiopodes). Le plateau est une zone importante pour les mammifères marins (dauphin commun, marsouin commun et grand dauphin), les élasmobranches (grand pocheteau, et squale bouclé) et a un rôle halieutique de frayère et de nourricerie. Dans la partie Sud, en contrebas du tombant, l?habitat vaseux et sablo-vaseux constitue une zone de reproduction de la langoustine et une zone de frayère. L?intérêt ornithologique du secteur est fort toute l?année en période de migration, à l?automne (stationnements automnaux de Pétrel cul-blanc), et en hiver (goéland cendré, guillemot de Troïl, stationnement hivernaux de mouette pygmée). 23/30 Secteur 23 : Plateau du Golfe de Gascogne ? Grande Vasière Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Structures hydrographiques particulières Habitats biogéniques Habitats rocheux Habitats sédimentaires Fort** : bourrelet froid Majeur : vases circalittorales à pennatules Fort : récifs circalittoraux Fort : sables moyens subtidaux, sédiments hétérogènes subtidaux, vase subtidale Moyen : sédiments grossiers subtidaux Le plateau continental du golfe de Gascogne est principalement occupé par des fractions sableuses circalittorales parcourues de veines vaseuses profondes. Au centre, de larges plateaux rocheux circalittoraux sont présents. A l?est, la grande vasière s?étend sur plus de 50 milles comprenant plusieurs espèces de pennatules et de mégafaune fouisseuse. Cette zone de transition biogéographique crée un gradient dans les communautés benthiques et pélagiques et offre un témoin de premier plan des effets du changement climatique sur l?ensemble du réseau trophique ainsi que sur les conditions hydrographiques. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Secteurs de concentration et de migration des poissons amphihalins Populations localisées d?invertébrés benthiques exploités Autres cétacés Fort** : chinchard, merlu, anchois, sole, merlan Fort** : sprat, chinchard commun, maquereau, merlu Fort : grande alose Fort * : langoustine En enjeu transversal delphinidés et marsouin entre les 50 et 100 m de profondeur Ces habitats sablo-vaseux offrent des zones de nourriceries ou de frayères pour nombres d?espèces, dont le merlu et la langoustine. Une biodiversité importante est observée dans le golfe de Gascogne car celui-ci constitue la limite Sud de l?aire de répartition de nombreuses espèces nordiques et la limite Nord d?un grand nombre d?espèces méridionales. Plus précisément sur ce secteur, on peut noter, parmi le cortège des oiseaux marins, la présence importante d?océanite tempête en été, du Grand labbe et de la mouette tridactyle en hiver. Parmi les cétacés, on peut citer le dauphin commun et le petit rorqual. La grande alose est bien présente sur ce secteur. 24/30 Secteur 14 : Talus nord, terrasse de Meriadzeck et escarpement de Trevelyan Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Habitats benthiques et structures géomorphologiques Structures hydrographiques particulières Producteurs primaires, secondaires et espèces fourrages Dunes hydrauliques du plateau et du haut de talus Structures géomorphologiques particulières Habitats profonds Fort** : front de talus, canyons , importantes biomasse et diversité planctoniques associées nd : espèces fourrages (micronecton) Fort** : dunes hydrauliques du haut de talus Fort** : môle inconnu, escarpement de Trevelyan, plateau de Meriadzeck, vases bathyales Fort : récifs de coraux blancs, antipathaires, gorgones, éponges et autres scléractiniaires solitaires et coloniaux Fort : vases bathyales à pennatules nd : jardins de coraux sur substrats meubles Les conditions géologiques, géochimiques et physiques des fonds marins et de la colonne d?eau définissent des habitats variés abritant des communautés biologiques spécifiques. Au-delà du plateau, la pente continentale, majoritairement recouverte de sédiments et entaillée par endroits par des canyons sous-marins rocheux, se prolonge jusqu?à la plaine abyssale, aussi recouverte de sédiments fins. Ces sédiments sont formés essentiellement par les résidus des écosystèmes planctoniques et pélagiques auxquels se rajoutent les apports d?origine continentale. Les canyons canalisent les flux de particules et de matière organique du plateau continental vers la plaine abyssale et constituent des centres de dépôts sédimentaires et des puits de carbone. Au sein des canyons du Nord du talus, des antipathaires et gorgones, des scléractiniaires solitaires et coloniaux, des récifs à coraux blanc, des agrégations d'éponges (sur substrat dur et meuble), des communautés de vases à pennatules bathyales ont été identifiées (ces espèces sont indicatrices d?Ecosystèmes Marins Vulnérables. Contrairement aux canyons du Sud, les récifs de coraux blancs y sont plus abondants. Au nord du secteur, des dunes hydrauliques sont formées sous l?influence de l?onde de marée. La topographie particulière des canyons interagit avec les processus hydrodynamiques dominants le long des marges, que ce soient les courants dus au vent ou les courants de marée, pour créer un front de talus permanent et des phénomènes d'upwelling ou de downwelling. L'amplitude variable et les interactions complexes de ces processus produisent une grande hétérogénéité de conditions édaphiques, hydrodynamiques et trophiques tant à l'échelle d'une région qu'à l'échelle d'un canyon. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localement importantes d?élasmobranches Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Zones de densité maximale de marsouin commun Autres cétacés Fort**: merlu, maquereau, chinchard Fort**: sprat, chinchard commun, maquereau Fort : requin-taupe commun **, pocheteau de Norvège Fort : densité toutes espèces, fulmar boréal (hiver) Fort * : marsouin commun (été) Forte : majorité des espèces de cétacés (diversité maximale), delphinidés Moyen : globicéphales La topographie accidentée des canyons fournit un refuge pour certaines espèces de poissons dont des élasmobranches (pocheteau de Norvège) et la concentration de matière organique offre des zones de nourricerie privilégiées (maquereau merlu, chinchard). Ces fonctionnalités se traduisent par la présence importante d?oiseaux (dont le fulmar boréal) et de mammifères marins (dauphin commun, grand dauphin, marsouin commun). 25/30 Secteur 15 & 16 : Talus central & sud du golfe de Gascogne Structures hydrographiques particulières Producteurs primaires, secondaires et espèces fourrages Structures géomorphologiques particulières Habitats profonds Secteur 15 Fort** : front de talus, importantes biomasse et diversité planctoniques associées nd : espèces fourrages (micronecton) Fort** : talus et canyons à forte biodiversité. Fort : antipathaires, gorgones, éponges et autres scléractiniaires solitaires et coloniaux nd : récifs de coraux blancs, jardins de coraux de substrats meubles, vases bathyales à pennatules Secteur 16 Fort** : front de talus, importantes biomasse et diversité planctoniques associées. Tourbillons. Fort** : Canyon du Gouf de cap, Haut plateau landais : vase bathyales et structures formées par les émissions de gaz (pockmark) Fort : antipathaires, gorgones, éponges, vases bathyales à pennatules Moyen : scléractiniaires solitaires et coloniaux nd : jardins de coraux de substrats meubles Les conditions géologiques, géochimiques et physiques des fonds marins et de la colonne d?eau définissent des habitats variés abritant des communautés biologiques spécifiques. Au-delà du plateau, la pente continentale, majoritairement recouverte de sédiments et entaillée par endroits par des canyons sous-marins rocheux, se prolonge jusqu?à la plaine abyssale, aussi recouverte de sédiments fins. Ces sédiments sont formés essentiellement par les résidus des écosystèmes planctoniques et pélagiques auxquels se rajoutent les apports d?origine continentale. Les canyons canalisent les flux de particules et de matière organique du plateau continental vers la plaine abyssale et constituent des centres de dépôts sédimentaires et des puits de carbone. Une diversité d?unités écologiques (antipathaires, gorgones, éponges) ont été observées tout le long du centre et du Sud du talus ; leur richesse varie selon les canyons. Ainsi, les canyons du centre sont mieux représentatifs des scléractiniaires solitaires et coloniaux alors que les canyons du secteur Sud sont importants pour les vases bathyales à pennatules (ces espèces sont indicatrices d?Ecosystèmes Marins Vulnérables). A l?extrémité Sud, le canyon du Gouf Cap Breton constitue une particularité au niveau mondiale en raison de sa proximité à la côte puisque seule une trentaine de canyons « côtiers » ont été recensés dans le monde. Les échanges hydrologiques et sédimentaires avec la côte y sont importants et permettent le développement d?une faune très particulière. La topographie particulière des canyons interagit avec les processus hydrodynamiques dominants le long des marges, que ce soient les courants dus au vent ou les courants de marée, pour créer des phénomènes d'upwelling ou de downwelling. L'amplitude variable et les interactions complexes de ces processus produisent une grande hétérogénéité de conditions édaphiques, hydrodynamiques et trophiques tant à l'échelle d'une région qu'à l'échelle d'un canyon. ??? Zones fonctionnelles de dimension « restreinte » pour les espèces marines Enjeux transversaux Zones fonctionnelles halieutiques - Frayères Zones fonctionnelles halieutiques - Nourriceries Populations localement importantes d?élasmobranches Zones de densité maximale et zones fonctionnelles identifiées pour les oiseaux marins en période internuptiale Autres cétacés Secteur 15 Fort ** : merlu, maquereau, chinchard et sardine Fort** : Sprat, chinchard commun, maquereau, Fort * : requin-taupe commun, squale bouclé (historiquement important) Fort : densité toutes espèces Fort : majorité des espèces de cétacés (diversité maximale), delphinidés et globicéphale Secteur 16 Fort** : merlu, maquereau, chinchard, sardine et anchois Fort : majorité des espèces de cétacés (diversité maximale), delphinidés, globicéphale, grands plongeurs, grand dauphin Moyen : dauphin commun La topographie accidentée des canyons fournit un refuge pour certaines espèces de poissons dont des élasmobranches (requin taupe, squale bouclé) et la concentration de matière organique offre des zones de nourricerie privilégiées pour la sardine et l?anchois. Ces fonctionnalités se traduisent par la présence d?oiseaux marins du large (océanite tempête) et de mammifères tels que le globicéphale mais aussi le grand dauphin et les grands plongeurs plus au Sud. 26/30 Secteur 40 : Plaine abyssale du golfe de Gascogne Conditions hydrographiques, habitats pélagiques et réseaux trophiques Structures hydrographiques particulières Structures géomorphologiques particulières Producteurs primaires, secondaires et espèces fourrages Fort** : couche profonde de dispersion, importantes biomasses zooplanctoniques associées Fort** : dôme de Gascogne fort : espèces fourrages (krill) Les connaissances sur le compartiment benthique sont limitées. La plaine abyssale est globalement dominée par des sédiments fins (vases et sables). Les écosystèmes associés sont peu connus mais les espèces de fond qui leur sont associées présentent des cycles biologiques très lents qui les rendent sensibles aux variations de pressions. Au sud du secteur, le dôme de Gascogne et un mont sous-marin caractérisé par une profondeur de 4000 mètres, soit près de 500 mètres de moins que les zones environnantes. Les écosystèmes associés à ce mont ne sont pas connus. ??? Enjeux transversaux Autres cétacés Tortues marines Majeur : rorqual commun (densité maximale européenne) Fort : delphinidés (été), majorité des espèces de cétacés (Densités faibles) Fort : zone de concentration de tortue luth (été) La zone océanique est caractérisée par des habitats pélagiques relativement pauvres en éléments nutritifs en surface (comparativement aux autres secteurs) et par une couche profonde plus riche en zooplancton appelée « couche profonde de dispersion ». Cette couche, particulièrement riche en krill, est la zone d?alimentation privilégiée du rorqual commun, dont la densité y est la plus élevée d?Europe. Les grands cétacés plongeurs la fréquente également (cachalot, baleine à bec, globicéphale et dauphin de Risso) ainsi que les petits delphinidés en surface (dauphin commun, dauphin bleu et blanc, grand dauphin), la tortue luth en été et par les oiseaux pélagiques (notamment les grandes espèces de puffins). 27/30 Synthèse des enjeux relatifs aux habitats pour l?Atlantique Dénomination ENJEU Code (typologie Nationale V3) Représentativité à l?échelle nationale renseignée pour chaque secteur Sensibilité * Source HABITATS SEDIMENTAIRES Sables des hauts de plage à Talitres A5-1 Oui M MARLIN (Dépôt) Sédiments grossiers propres intertidaux A3-2 F MNHN (abrasion) Sables intertidaux mobiles A5-2 F MNHN (abrasion) Sables +/- envasés intertidaux A5-2345 M MNHN (abrasion) Sédiments hétérogènes envasés intertidaux A4 F MNHN (abrasion) Vases intertidales A6-1 et A6-2 Oui H MNHN (Dépôt) Cailloutis sublittoraux A4-2.3 Oui F Marlin (abrasion) Sables grossiers et graviers sublittoraux C3-1.2 M MNHN (abrasion) Sables fins à moyens sublittoraux mobiles B5-1, B5-4 et C5-1 Oui F MNHN (Dépôt) Sables fins propres ou envasés sublittoraux B5-2, B5-3 et B5-3 Oui M MNHN (Dépôt) Vases sublittorales B6 et C6 Oui H MNHN (Dépôt) Sédiments hétérogènes +/- envasés sublittoraux B4 et C4 Oui M MNHN (abrasion) Substrats meubles du bathyal E3 Oui nd nd Retenues d'eau sur sédiments A4-1.2 non nd nd HABITATS ROCHEUX Cuvettes en milieu rocheux A1-6 Non M MNHN (abrasion) Grottes, surplombs et fissure A1-7, B1-7, B1-9, C1-9 et D1,4 Oui H MNHN (abrasion) Roches et blocs médiolittoraux à dominance algale A1-2 Oui H MNHN (abrasion) Roches et blocs médiolittoraux à dominance animale A1-3 F MNHN (abrasion) Communautés des calcaires du littoral A1-3.3 oui M OSPAR Biocénoses à couverture végétale d'algues rouges B1-1.1.3 Oui M ZNIEFF Normandie Roches et blocs infralittoraux à dominance animale B1-6 M MNHN (abrasion) Biocénoses à couverture végétale d'algues brunes autre que les laminaires B1-5.2.8 M MARLIN (Dépôt) Tombants B1-7 Non M MARLIN (Dépôt) Roches et blocs circalittoraux C1 et D1 Oui M MARLIN (Extraction d'espèces) Roches et blocs circalittoraux à gorgones et Roses de mer C1-1 H MARLIN (Extraction d'espèces) Champs de blocs de la frange infralittorale B1-2 Oui M MNHN (abrasion) Champs de blocs médiolittoral B1-2 M MNHN (abrasion) HABITATS BIOGENIQUES Prés salés Atlantiques A6-2 Oui nd Nd Végétation pionnières à salicornes A6-3.2.1 Oui nd Nd Herbiers à Zostera noltei A5-6, A6-4 Oui H MNHN (abrasion) Herbiers à Zostera marina A3-4, A5-7, B4-4 et B5-5 Oui H MNHN (abrasion) Bancs à Lanice A5-4.5.1, B5-1.5 Oui M ZNIEFF Normandie Bancs à Pygospio elegans A5-4.5.3 Non M ZNIEFF Normandie Bancs de maërl B3-4 et B6-3 Oui TH MNHN (abrasion) Bancs de moules intertidaux sur sédiments A2-1.2 Oui M Marlin (abrasion) Moulières sur roches et blocs A2-1.1 Oui M Marlin (abrasion) Bancs de Modiolus modiolus C2-1.2.1 Non TH OSPAR Bancs de Musculus discors C2-1.2.2 Non M Marlin (abrasion) Bancs d'Ostrea edulis B2-2.1 Oui TH OSPAR Récifs à Sabellaria alveolata A2-3 Oui H MNHN (abrasion) Récifs à Sabellaria spinulosa C2-2.1 Oui M Marlin (abrasion) Bancs de Pouce-pieds A1-3.1.4 Non nd nd Banquettes à Haploops B6-1.13 Non nd Nd Fonds à Ampeliscidés B5-3.12, B6-1.5, B6-1.12, C5-2.4 Non F Marlin (abrasion) Biocénoses à Laminaires B1-1.2.2, B1-3, B1- 4, B1-5 Oui H MNHN (abrasion) Colonies de pennatules et mégafaune fouisseuse C6-2.5 Oui H Marlin (abrasion) HABITATS PROFONDS Habitats à coraux froids D1-2, D2, E1-6 Oui TH OSPAR Récifs ou massifs de scléractiniaires récifaux E2-1 Oui TH OSPAR Roches et blocs du bathyal E1 Oui F Experts N2000 au large Agrégations d'éponges E1-1 Oui TH OSPAR Bancs d'huîtres du bathyal E2-2 non M Experts N2000 au large * F : faible, M : Moyenne, H : Haute, TH : Très haute Participants aux ateliers d?experts locaux pour la définition des enjeux SFM 1er cycle NOM STRUCTURE MED ATL MMN Julien DEBORTOLI AESN x Anne SALVADO AFB x Guillaume FAUVEAU AFB x Guillaume PAQUIGNON AFB x Gwenola DE ROTON AFB x Laure DUPECHAUD AFB x Mathieu ENTRAYGUES AFB x Muriel CHEVRIER AFB x x Olivier ABELLARD AFB x x x Sophie PONCET AFB x Sylvaine IZE AFB x Vincent TOISON AFB x x x Xavier HARLAY AFB x Eléonore MEHEUST Aquar. La Roch. x Eric STEPHAN APECS x Anne-Laure BARILLE BE biolittoral x Olivier BRIVOIS BERGM x Mathieu FORTIN Bretagne Vivante x Alexandre DEWEZ Capbreton x Claude MIAUD CEFE x Iker CASTEGE Cent. mer Biarritz x Delphine GAMBAIANI CESTMED x Charlotte NOEL CMNF x Jacky KARPOUZOPOULOS CMNF x Marie DUFLOS CNRS x Pierre CHEVALDONNE CNRS x Emeline POISSON CSLN x Pierre BALAY CSLN x Stephan SECONDI DDTM 83 x Arthur DE CAMBIAIRE DEB -LM3 x x Fabrice BOSCA DEB -LM3 x x Franck FREDEFON DIRM MED x Marion BRICHET DIRM MED x Olivier DELTEIL DIRM MED x Chloé SCHWENDEMANN DIRM MEMM x Jean Luc LESCOT DIRM MEMM x François VICTOR DIRM NAMO x Yves LOUIS DIRM NAMO x Alice DUMONT DIRM SA x Joana GARAT DIRM SA x Laurent COURGEON DIRM SA x Nina DAGENS DIRM SA x Isabelle GLOAGUEN DREAL Bretagne x Michel LEDARD DREAL Bretagne x Laetitia DUPAQUIS DREAL Corse x Vanessa RISPAL DREAL NA x Vincent DORDAIN DREAL NA x Sandrine ROBBE DREAL Normandie x Fabrice AUSCHER DREAL Occitanie x Frederic VILLERS DREAL PACA x Hélène LEGRAND DREAL PDL x Nathalie DI-MEGLIO EcoOcéan Institut x François GALLY GECC x Yann JONCOURT GEMEL Normandie x Adrien GOUJARD GIS Posidonie x Marc VERLAQUE GIS Posidonie x Hélène LABACH GIS3M x François LEBOULANGER GMN x Rudy PISCHIUTTA GON x Fabrice GALIEN GONm x Gérard DEBOUT GONm x Florence MENET IFREMER x Gilles TRUT IFREMER x Hélène OGER-JEANNERET IFREMER x Jean-François BOURILET IFREMER x Julie TOUROLLE IFREMER x Karine OLU IFREMER x Marie- Noëlle DE CASAMAJOR IFREMER x Marie-Claire FABRI IFREMER x Nathalie CAILL-MILLY IFREMER x Olivia GERIGNY IFREMER x Pierre Cresson IFREMER x Sandrine VAZ IFREMER x Laurent SOULIER IMA x Pauline VOURIOT IMBE CNRS x x x Sandrine SERRE IMBE CNRS x x x Celine LABRUNE LECOB-OOB x Thierry MICOL LPO x Franck LATRAUBE LPO 44 x Luc CHAILLOT LPO 85 x Anaïs AUBERT MNHN x Cecile MASSE MNHN x Laurent GUERIN MNHN x Jérôme SPITZ PELAGIS x Matthieu AUTHIER PELAGIS x Olivier VAN CANNEYT PELAGIS x Pierre YESOU ONCFS x Anais SYX PN Calanques x Nicolas CHARDIN PN Calanques x Amandine EYNAUDI PNM EGMP x Jean-Michel CULIOLI RNBB OEC x Jacques SACCHI RTMMF x Emilie TEWKAI SHOM x x x Florent LE COURTOIS SHOM x x x Corine PELAPRAT STARESO x Cécile MASSE UMR Arcachon x Benoît SAUTOUR Univ.de Bordeaux x Guillaume BERNARD Univ.de Bordeaux x Valérie DAVID Univ.de Bordeaux x Jacques GRALL Univ.de Brest x Jean-Claude DAUVIN Univ.de Caen x Jean-Paul ROBIN Univ.de Caen x Christine PREGENT-MARTINI Univ.de Corse x Camille PARRAIN Univ. La Rochelle x Cecile VINCENT Univ. La Rochelle x Catherine PIANTE WWF France x Denis ODY WWF France x Principales sources mobilisées AAMP-OEC-2012, Analyse Stratégique Régionale de la Corse - Enjeux et propositions de création d'aires marines protégées Avis d'experts apportés en atelier (voir liste). Bajjouk T. et al 2015, Les fonds marins de Bretagne, un patrimoine remarquable : connaitre pour mieux agir. Ifremer-DREAL-Bretagne.152p. Base de données European Marine Observation Data Network (EMODnet) Berné, S. et al. Caractérisation des dunes sableuses en tête du canyon Lacaze-Duthiers Cadiou et al 2014. Cinquième recensement national des oiseaux marins nicheurs en France métropolitaine : bilan final 2009-2012. GISOM- AAMP Carpentier A., Martin C.S. Vaz S. (Eds.), 2009. Atlas des habitats des ressources marines de la Manche orientale, rapport final (CHARM phase II). IFREMER. 626p. Castège .I, Emery G., 2009. Oiseaux marins et cétacés du Golfe de Gascogne. Biotope, Mèze. 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Synthèses des effectifs de phoques dénombrés en France. Wetland international - Dénombrement international des oiseaux d'eaux hivernant 2010- 2014 Yésou P. et Thébault L. 2012. Le puffin des Baléares (puffinus mauretanicus) entre estuaire de la Loire et la baie du Mont-Saint-Michel : situation en 2011. INVALIDE) (ATTENTION: OPTION Rapport final, Brest. 19p. Synthèse PERLE. 2014. Programme d?Expérimentation et de recherche sur l?huître plate Ostrea edulis. Université de la Rochelle. Non publié. Synthèses des effectifs de phoques dénombrés en France. Wetland international - Dénombrement international des oiseaux d'eaux hivernant 2010- 2014 Yésou P. et Thébault L. 2012. Le puffin des Baléares (puffinus mauretanicus) entre estuaire de la Loire et la baie du Mont-Saint-Michel : situation en 2011. INVALIDE)

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