Synthèse du compte rendu du débat public "La mer en débat"
Auteur moral
France. Commission nationale du débat public
Auteur secondaire
Résumé
"Tout le monde a le droit d'être informé et de participer à l'élaboration des décisions sur les grands projets ou politiques publiques ayant un impact sur l'environnement. En France ils'agit d'un droit constitutionnel. La Commission nationale du débat public (CNDP) est l'autorité indépendante qui veille au respect de ce droit. C'est pourquoi, elle a organiséun débat public, « La mer en débat », qui s'est tenu du 20 novembre 2023 au 26 avril 2024. À l'issue du débat,elle restitue la parole du public et s'assure de sa prise enconsidération par les décideurs."
Descripteur Urbamet
stratégie
;planification
;écosystème
;biodiversité
Descripteur écoplanete
Thème
Texte intégral
Compte-rendu | Débat public nouveaux réacteurs nucléaires et projet Penly ? 1
Synthèse
du compte rendu
du débat public
ORGANISÉ PAR
20 novembre 2023 - 26 avril 2024
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La Commission nationale du débat public (CNDP) a été saisie en mars 2023 par le ministère de la Transition énergétique, le ministère
de la Transition écologique, le secrétariat d?État chargé de la Mer et RTE (Réseau de transport d?électricité) pour «la mise à jour des
documents stratégiques de façade (DSF) et la cartographie de l?éolien en mer» sur chacune des quatre façades maritimes du territoire
métropolitain : Méditerranée, Manche Est - mer du Nord (MEMN), Nord Atlantique - Manche Ouest (NAMO) et Sud-Atlantique.
LA SAISINE DE LA CNDP
Le contexte et le déroulement
du débat
Des décisions importantes et structurantes pour l?avenir
de la mer et des littoraux sont prévues par l?État fin 2024/
début 2025 dans le cadre de la mise à jour des Documents
stratégiques de façades (DSF). Les DSF sont les documents
de planification maritime qui déclinent les orientations de
la Stratégie nationale pour la mer et le littoral des quatre
façades maritimes de la France hexagonale.
Ces décisions concernent :
? la protection des écosystèmes marins, l?atteinte du bon
état écologique du milieu marin et la volonté de l?État
de développer des «zones de protection forte» d?ici
à 2027, couvrant de 1% à 5% selon les façades, de la
surface maritime ;
? le partage de l?espace maritime, la cohabitation et
l?évolution des usages ;
? l?énergie, avec la proposition de l?État de développer l?éolien
en mer avec un objectif d?environ 45 GW à horizon 2050,
soit une cinquantaine de parcs qui viendraient s?insérer dans
un espace déjà considéré comme saturé, et l?identification
des zones d?implantation des potentiels parcs.
Tout le monde a le droit d?être informé et de participer à
l?élaboration des décisions sur les grands projets ou politiques
publiques ayant un impact sur l?environnement. En France il
s?agit d?un droit constitutionnel. La Commission nationale
du débat public (CNDP) est l?autorité indépendante qui
veille au respect de ce droit. C?est pourquoi, elle a organisé
un débat public, « La mer en débat », qui s?est tenu du
20 novembre 2023 au 26 avril 2024. À l?issue du débat,
elle restitue la parole du public et s?assure de sa prise en
considération par les décideurs.
Infographie réalisée dans le cadre du débat
Synthèse | Débat public « La mer en débat » ? 3
Une attention particulière a été donnée à la possibilité de participer pour tous les
publics grâce à l?organisation de plus de 370 événements, tout le long du littoral
et en ligne, de formats très variés (assemblées citoyennes, débats mobiles, ateliers
cartographiques, croisières scientifiques, théâtres forums, questionnaires, etc.) et
la mise en place de groupes d?inclusion de personnes éloignées de la participation
et des partenariats avec écoles, lycées, universités et centres sociaux notamment.
Paris
Lyon
Montpellier Nice
Bastia
Marseille
AjaccioPerpignan
Bordeaux
Arcachon
La Rochelle
Saint-Jean-de-Luz
Bayonne
Le Havre
Granville
Cherbourg-en-Cotentin
Ouistreham
Boulogne sur Mer
Abbeville
Amiens
Saint-Nazaire
Brest
Saint-Malo
Saint-Brieuc
Lorient
La Roche-sur-Yon
21 043
personnes présentes
aux événements
375
événements
20 088
contributions écrites
au total
1 051 contibutions sur
la plateforme participative
195 506
visites de l?outil «Faites
l?expérience !»
+ de 4 000
arguments et propositions différents
recueillis lors du débat.
266 569 visites
du profil du débat
sur les réseaux sociaux
Carte des événements du débat
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Synthèse des résultats du débat
en 5 points
1. Le bon état écologique, la protection de la biodiversité, les impacts des activités terrestres et de l?urbanisation, le changement climatique et le
recul du trait de côte, les liens terre-mer, les érosions et inondations, la cohabitation des usages, les enjeux et évolutions des activités de pêche,
de conchyliculture, de tourisme, de trafics maritimes, de plaisance, la décarbonation, les énergies marines et le développement de l?éolien en mer,
la gouvernance, etc.
«La mer en débat» est le premier débat public de planification
maritime. Il concerne l?aménagement de tout l?espace côtier
métropolitain, se caractérise par un nombre étendu 1 de sujets
débattus et une forte dimension prospective et spatiale.
1. L?enjeu de l?information et delaconnaissance
Comme lors des débats publics précédents, l?enjeu de
l?information et de la connaissance utile (sur l?état des
écosystèmes, les impacts des activités et les effets cumulés,
etc.) est un enjeu phare : la mer reste un espace mal connu.
Mais l?ampleur du programme énergétique et ses effets
cumulés (45GW) ainsi que la grande étendue de l?espace
concerné (un «espace» en 3D) renforcent la nécessité de
développer la recherche et les connaissances, de mieux les
diffuser et les articuler aux prises de décisions.
2. Adaptation au changement climatique
et lutte contre les pollutions terrestres
Les échanges ont également souligné l?importance de
répondre à deux principales menaces pour les écosystèmes
comme pour les activités maritimes : le changement
climatique et les pollutions d?origine terrestre. Les
écosystèmes marins sont particulièrement sensibles au
changement climatique, ce qui a un impact sur les activités
comme la pêche (par ailleurs confrontée à un enjeu de
transition énergétique de la flotte), et toutes les activités
humaines vont devoir s?adapter. Une des conséquences
du changement climatique, l?évolution du trait de côte,
suscite de fortes inquiétudes. L?autre principale menace, les
pollutions terrestres, serait insuffisamment prise en compte
pour l?atteinte du bon état écologique des eaux côtières.
3. Concernant l?éolien en mer : des conditions
à son développement
Une partie du public soutient le développement de l?éolien
en mer pour l?autonomie énergétique et pour répondre à
l?augmentation de la consommation d?électricité dans le
cadre de la décarbonation de la consommation d?énergie. À
l?inverse, pour une autre partie du public, le développement
de l?éolien en mer est inutile, inefficace pour lutter contre
le changement climatique, dans un mix électrique déjà
largement décarboné.
Toutefois, l?essentiel des positions exprimées dans le débat
se regroupe autour de conditions posées au développement
de l?éolien en mer et à l?identification des zones potentielles,
au-delà des simples critères techniques.
«La mer en 3D» le 6 avril 2024 à Paris
Synthèse | Débat public « La mer en débat » ? 5
Ces conditions concernent la préservation de la pêche
côtière qui apparaît comme une volonté consensuelle (mais
les définitions distinguant les différents types de pêches et
leurs impacts font, quant à elles, débat), de même que la
protection des écosystèmes marins, des mammifères et des
oiseaux. Une troisième condition porte sur la préservation
des paysages, pour les publics riverains du littoral. Ces trois
conditions convergent sur la volonté d?un éloignement des
côtes des parcs éoliens en mer. Toutefois, cette volonté fait
surgir une tension entre la question du coût de production de
l?électricité (et la répercussion de ce coût) avec l?éloignement
des côtes, sujet sur lesquels des précisions devraient être
apportées.
À ce stade, y a-t-il un consensus concernant l?exclusion
des potentiels parcs de la bande des 12 milles pour 2035 ?
Pour permettre au public de se positionner pour cette
question centrale, il est nécessaire de lui apporter des
éclairages supplémentaires sur les différentes possibilités
de raccordement et le coût de l?éloignement des côtes.
La poursuite des études pour d?autres zones propices à la
place de celles proposées par l?État est parfois demandée en
Atlantique. Dans tous les cas, des investissements apparaissent
aussi nécessaires dès maintenant dans d?autres EMR et dans
la politique de sobriété, pour réduire la pression.
Pour découvrir plus en détails les modèles d?aménagement
de l?espace maritime issus du débat public, qui se distinguent
en deux grandes familles, celle de l?évitement et celle de la
cohabitation, et leur déclinaison sur les façades maritimes,
consultez l?Atlas de la mer en débat.
4. Concernant les zones de protection forte :
quelles spécificités ?
Plus que les objectifs de surface, les questions posées par
le public sont d?abord celles de la définition de la protection
forte, de l?ambition du système de protection et des moyens
de surveillance. Quelle est la spécificité d?une ZPF, quelle
différence avec une AMP et pourquoi ne pas reprendre le
vocabulaire européen, protection stricte ? Concernant la
localisation de ces zones, le public a tendance à renvoyer vers
les scientifiques, pour identifier les zones où la biodiversité
est la plus riche et la plus sensible. Or, même si parfois le
public souhaite protéger des zones au large, il est reconnu
que c?est la bande des 3 milles qui correspond le mieux à ce
critère. Mais cette zone est dense en activités : l?ambition du
public pour la préservation de la biodiversité devrait amener
à des choix sur ces zones, dans le cadre d?une concertation
approfondie avec les acteurs de la mer.
5. L?enjeu clé de la gouvernance : vers une
gouvernance partagée ?
La gouvernance de la mer en général s?est imposée comme
un enjeu central du débat :
? l?articulation des documents de planification terrestre
et maritime ;
? la gouvernance des ZPF : ces nouvelles zones nécessitent
une gouvernance partagée, que ce soit pour leur
localisation ou pour leur gestion. Le partage des décisions
apparaît comme une condition de l?efficacité de la
protection ;
? la fin des débats publics projet de parc par projet de
parc éolien en mer, issue de la loi APER, fait porter une
attention particulière aux modalités de la participation
des parties prenantes et du public aux futures décisions.
Vous pouvez également
consultez l?ensemble des
arguments et propositions
échangés pendant le débat
public en flashant le QR code
«La mer en 3D» le 16 mars 2024 à Lyon
https://www.debatpublic.fr/sites/default/files/2024-06/DSF-atlas-la-mer-en-debat.pdf
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Les enseignements spécifiques
sur les quatre façades
FAÇADE MÉDITERRANÉE
L?avenir de la Méditerranée, mer qui accumule activités et
pressions, a mobilisé les participant.e.s sur tous les sujets
marins et littoraux : du trait de côte à la pêche, en passant par
le tourisme, la croisière, les déchets plastiques, la surveillance,
l?aquaculture, etc. Le débat en Méditerranée a montré que
certaines orientations de la planification maritime portaient
déjà leurs fruits, sur la pêche professionnelle par exemple.
Mais, sur la plupart des sujets, les participant.e.s décrivent
une mer en voie de saturation et dont l?état de la biodiversité
et des habitats marins, particulièrement dégradé, nécessitent
de nouvelles ambitions, en particulier sur les points suivants :
? des zones de protection forte dans la bande côtière, là
où les enjeux et les pressions sont élevés, en épaississant
les aires protégées existantes ;
? des nouvelles zones de protection forte au large :
canyons en limite du plateau, Corse orientale et zone
contestée avec l?Espagne ;
? une action plus déterminée sur le trait de côte, associant
les citoyens, sur la base de moyens sécurisés à long terme ;
? l?avenir du modèle touristique de masse et les
conséquences de la surfréquentation ;
? la régulation de la navigation de plaisance et de la pêche
de loisir ;
? les effets de la croisière sur les villes d?accueil.
Il ressort ainsi du débat public sur la façade un constat
partagé : le prolongement des activités selon les logiques
actuelles conduirait directement à la saturation. La pression
devrait être allégée, que ce soit par l?incitation, la régulation,
mais aussi, si nécessaire, par des interdictions ou des
contraintes plus fortes, et sur la base de vocations clarifiées
et simplifiées pour les espaces maritimes.
MANCHE EST - MER DU NORD
(NORMANDIE ET HAUTS DE FRANCE)
La façade Manche Est-mer du Nord est un espace marqué
par la proximité avec le Royaume-Uni. Le rail maritime est
parmi les plus fréquentés du monde. Pêche, conchyliculture,
ports, extraction de granulats, champs d?éoliennes en mer,
tourisme, espaces protégés se partagent un espace contraint.
? La sécurité : c?est un enjeu important pour cette façade
encombrée, notamment pour les parcs éoliens et leur
éventuel éloignement des côtes.
? La justice territoriale : la façade MEMN compte déjà 6
parcs d?éoliennes en mer en phase de construction ou
d?attribution et plusieurs centrales nucléaires (Gravelines,
Penly, Flamanville, Paluel). L?expression de saturation est
renforcée par la présence des premiers parcs à 12 km
des côtes.
? La pêche professionnelle : elle est confrontée à de
nombreuses difficultés sur la façade (Brexit, etc.). S?y
ajouterait le développement de l?éolien en mer qui soulève
de fortes oppositions dans ce secteur.
Le débat a été plus marqué sur certaines zones de la façade :
? Dans le golfe normand-breton avec la demande d?associer
les parties prenantes, la façade NAMO et le public anglo-
normand à la gouvernance ;
? Dans le Parc Naturel de la Côte d?Opale où la proposition
d?une zone propice à l?éolien en mer questionne fortement ;
? Au nord de la Seine-Maritime où une demande de
concertation est formulée concernant les conditions
de développement des projets énergétiques.
Le débat sur la façade a porté une forte attention à
l?association des publics dits éloignés dont il ressort une
forte demande pour que l?information remise au public soit
plus accessible et les principes de justice sociale mieux pris
en compte.
Débat en mer le 13 décembre 2023 à Marseille
Réunion publique le 17 janvier 2024 à Granville
Synthèse | Débat public « La mer en débat » ? 7
NORD ATLANTIQUE ? MANCHE OUEST
(BRETAGNE ET PAYS DE LA LOIRE)
Le mauvais état écologique des milieux marins sur la
façade NAMO a été un sujet de débat central. L?enjeu de
l?information et de la connaissance utile est donc crucial. Le
territoire a déjà une expérience importante de débats sur
l?éolien en mer, avec notamment le parc de Saint-Nazaire,
le parc de Saint-Brieuc, et celui de l?AO5. Ce sont des
expériences qui ont marqué le territoire et ses habitant.e.s,
qui en ont fait référence tout au long du débat.
? C?est à partir de la façade NAMO, et plus précisément
de la Bretagne, que le thème de la gouvernance
(Gouvernance de la planification maritime, gouvernance
des zones protégées) a émergé dans le débat : la culture
de concertation et de coopération des territoires de la
façade NAMO, appuyée sur divers exemples (SAGE,
GALPA, Parcs Marin d?Iroise, etc.) a été mise en avant
pour servir de guide pour la suite.
? La gouvernance concerne aussi la régulation des activités
à terre : le mauvais état écologique du milieu marin a été
un sujet de préoccupation sur NAMO principalement
au regard de la pollution terrestre. En Bretagne, il a par
exemple été regretté l?absence du monde agricole dans
le débat.
? La façade NAMO possède l?objectif d?éolien en mer le plus
important à horizon 2050 (de 17 à 25 GW). L?opportunité
de ce développement a été régulièrement discutée et des
associations critiques de l?éolien en mer ont été présentes
dans le débat en NAMO. Les cartes de proposition
de l?État publiées au mois de mars ont été fortement
critiquées, notamment par les pêcheurs et les élus des
Pays de Loire, particulièrement en Vendée (pour des
questions de justice territoriale et d?impacts paysagers
principalement).
? La pêche, activité à préserver, est particulièrement
importante sur la façade. Toutefois le constat d?un manque
d?informations claires et partagées est constant. Les
comités des pêches NAMO ont participé à l?amélioration
des connaissances en publiant des cartes de zones
d?importance pour la pêche.
SUD-ATLANTIQUE
(NOUVELLE-AQUITAINE)
La façade Sud-Atlantique se caractérise par sa linéarité
l?exposant selon l?expression consacrée ?aux vents et
marées?, se traduisant localement par un recul du trait de
côte important et des risques submersion accrus. Grande
zone attractive et touristique, elle est aussi l?objet de fortes
pressions anthropiques. Dans ce contexte, le débat public a
permis de souligner plusieurs points saillants spécifiques :
? Le climat et ses effets sur le trait de côte, qui remet en
cause l?urbanisation littorale et le modèle de tourisme
de masse, mais aussi des conséquences à prévoir sur
l?environnement et certains fleurons économiques
régionaux comme l?ostréiculture et la conchyliculture.
Face à ces menaces, le débat s?est concentré sur la
stratégie à adopter : faire avec la nature ou s?en défendre.
? Des espaces remarquables et remarqués comme
l?estuaire de la Gironde, le bassin d?Arcachon ou le
gouf de Capbreton : supports de nombreuses activités
économiques mais aussi forts d?une grande richesse
biologique, ces espaces sont soumis à de nombreuses
pollutions d?origine terrestre, d?où la grande acuité du
lien terre-mer, et une demande récurrente de protection
plus stricte.
? L?extrême concentration des zones propices à l?éolien
face à la Charente Maritime a interrogé les publics et
fait réagir. Les zones de la Défense nationale sont-elles
intangibles ? Comment concilier l?éolien en mer avec
toutes les activités existantes ? La présence notamment
de certaines zones propices à l?éolien dans le couloir
migratoire et en ZPS (Zones de Protection Spéciales) ont
soulevé des réactions fortes. Parallèlement, la question
du développement des énergies houlomotrices a été
régulièrement évoquée.
? Le secteur de la pêche sur la façade est caractérisé par
de petites unités fragiles économiquement, qui font
face à de nombreux défis comme la transmission, la
concurrence internationale ou régionale et les évolutions
de la ressource halieutique (qualité et quantité). Les
professionnels s?inquiètent donc de nouvelles activités
comme les EMR, qui demain exerceront plus de pressions
encore sur les zones pêchables. Atelier cartographique le 13 février 2024 à Saint-Brieuc
Atelier cartographique le 16 février 2024 à La Rochelle
244 boulevard Saint-Germain - 75007 Paris - France
T. +33 1 40 81 12 63 - contact@debatpublic.fr
debatpublic.fr
Les recommandations
et les demandes de réponse
de l?équipe du débat
Le droit de la participation du public à l?élaboration des
décisions publiques ayant une incidence sur l?environnement
est mis en oeuvre en vue d?améliorer la qualité de la décision
publique et de contribuer à sa légitimité démocratique ;
d?assurer la préservation d?un environnement sain pour les
générations actuelles et futures ; de sensibiliser et d?éduquer
le public à la protection de l?environnement ; et d?améliorer
et de diversifier l?information environnementale.
La participation confère notamment le droit pour le public
d?être informé de la manière dont il a été tenu compte de
ses observations et propositions dans la décision. C?est
pourquoi l?équipe du débat formule des « demandes de
réponse ». Dans le cadre d?un débat public, le décideur
publie ses réponses sous trois mois ainsi que les mesures
qu?il juge nécessaires de mettre en place pour répondre
aux enseignements qu?il tire du débat public (code de
l?environnement).
Les demandes de réponse à la maîtrise d?ouvrage, c?est-à-
dire aux ministres auteurs de la saisine et à RTE portent sur :
? le lien terre-mer ;
? le trait de côte ;
? la place de l?éolien en mer et des autres énergies marines
renouvelables dans la transition énergétique ;
? la localisation des parcs et leur raccordement ;
? les zones de protection fortes et les aires marines
protégées ;
? la pêche.
Les recommandations formulées par la commission
particulière du débat public portent sur l?amélioration de
l?information et la participation du public. L?équipe du débat
public recommande notamment de :
? soutenir les institutions qui travaillent à une meilleure
connaissance scientifique du milieu marin ;
? de poursuivre l?association du public à l?élaboration des
décisions notamment grâce à la concertation continue.
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Pour nous suivre :
https://www.debatpublic.fr/sites/default/files/2024-06/
DSF-Compte-rendu.pdf
Retrouvez l?ensemble des
recommandations et des
demandes de réponses
détaillées dans le compte
rendu du débat public