Rapport, analyse et transmission d'événements sûreté
Auteur moral
France. Direction générale de l'aviation civile
;France. Ministère chargé des Transports
Auteur secondaire
Résumé
"Ce document présente la deuxième version du dispositif de rapport et d'analyse des évènements de sûreté aérienne. Il précise les obligations françaises et européennes, les délais de transmission, les types d'évènements à signaler et l'usage de l'outil Eccairs2. L'objectif est d'harmoniser la collecte, renforcer la culture de sûreté, protéger les agents rapporteurs et améliorer la résilience du transport aérien face aux menaces."
Descripteur Urbamet
sécurité
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
Texte intégral
Version 2 du 10/10/2025
RAPPORT, ANALYSE
ET TRANSMISSION
D?ÉVÈNEMENTS SÛRETÉ
1
AVERTISSEMENT
Ce document a été établi pour permettre aux opérateurs qui réalisent
des tâches de sûreté aérienne de se familiariser avec le dispositif de
rapport et de traitement des évènements intéressant la sûreté. Il en
décrit les grands principes et les points clés.
Document pédagogique, il ne se substitue pas à la réglementation.
La transmission à l?Autorité1 de rapports relatifs à des évènements
intéressant la sûreté, dont il est question ici, ne remplace pas la
nécessité d?informer sans délai les services de l?État territorialement
compétents afin de permettre leur pleine réactivité lorsque l?évène-
ment le nécessite.
Il ne s?agit pas non plus :
? De l?identification ou l?évaluation de menaces
? D?un dispositif de gestion de crise
? De doublonner la surveillance
? D?un outil destiné à sanctionner
1 Par « Autorité », il faut entendre l?Autorité en charge de votre surveillance dans le do-
maine de la sûreté : DSAC échelon central, DSAC IR locale, SEAC, DAC NC
1
Un an et demi après la publication de la première version de cette plaquette,
le système de recueil et de rapport d?évènements s?est bien développé.
Cette nouvelle édition tient compte de la réglementation adoptée au ni-
veau européen en ce qui concerne les évènements de sûreté et précise les
moyens de rapporter les évènements à l?Autorité.
2ème version
2
AVANT-PROPOS
A sa parution en septembre 2024, la première version
de cette plaquette avait pour objectif de promouvoir
auprès des opérateurs ayant des tâches de sûreté le sys-
tème de recueil et d?analyse des évènements qui contribue à
l?amélioration continue de la sûreté de l?aviation civile.
Un recueil des informations sur les évènements de sûreté structuré et
harmonisé, facilite :
? l?identification des vulnérabilités du système de sûreté de l?aviation
civile ;
? l?évaluation des risques et les décisions d?actions d?amélioration ;
? une surveillance des tendances en matière de sûreté aérienne ;
? une analyse des causes profondes et des facteurs de causalité et
contributifs des évènements de sûreté.
Après plusieurs mois de retour d?expérience de l?application de la ré-
glementation française adoptée fin 2023 et d?échanges avec les opé-
rateurs, la DSAC a identifié le besoin d?apporter des précisions sur les
moyens permettant de transmettre les rapports d?évènements de sû-
reté via Eccairs2. Par ailleurs, le vote tout récent, le 10 septembre 2025,
d?un texte modifiant le Règlement 18 qui introduit des exigences sur la
remontée des évènements de sûreté au niveau européen, nous conduit
à apporter quelques modifications à cette deuxième version. Il s?agit
notamment de délais instaurés pour la transmission des rapports à l?au-
torité compétente et de l?ajout de certains types d?évènements côté
ville dans la taxonomie présentée en fin de plaquette.
L?augmentation importante du nombre de rapports d?évènements re-
cueillis par la DSAC en 2024 illustre la capacité des opérateurs et des
agents à développer une approche positive de la sûreté dans un es-
prit d?amélioration continue et à pleinement intégrer la culture de sû-
reté dans les valeurs de l?aéronautique. Les enseignements que nous
retirons collectivement de ces évènements, partagés à l?occasion des
rencontres nationales culture sûreté ou du bulletin ECHO Sûreté, sont
significatifs. Je vous encourage à poursuivre et intensifier votre contri-
bution au rapport des évènements afin d?enrichir le retour d?expérience
et de tirer des enseignements permettant de faire progresser la sûreté
du transport aérien.
Richard Thummel
Directeur de la sécurité de l?aviation civile
2
3
Au niveau français, l?article B-3 de l?annexe
de l?arrêté du 8 décembre 2023 modifiant
l?arrêté du 11 septembre 2013 relatif aux
mesures de sûreté de l?aviation civile, impose
aux opérateurs effectuant des tâches de
sûreté :
? d?avoir des mécanismes internes de
rapport et d?analyse des évènements
intéressant la sûreté,
? sur la base de cette analyse, de
déterminer les mesures qui doivent, le cas
échéant, être adoptées pour améliorer la
sûreté,
? et de rapporter, dans des délais
raisonnables, à l?Autorité les évènements
intéressant la sûreté, leur analyse et les
mesures d?amélioration adoptées, via
l?outil Eccairs 2 (E2).
Il impose également aux sous-traitants
de transmettre les informations sur les
évènements sûreté à leur donneur d?ordre.
Au niveau européen, de nouvelles exigences
ont été adoptées le 10 septembre 2025 et
entreront en vigueur début 2028.
? Ces exigences concernent
principalement l?Autorité
? L?application de la réglementation
française vous permet d?être d?ores et
déjà conformes à la réglementation
européenne sous réserve des ajustements
suivants :
1 - Des délais de transmission à
l?Autorité ont été définis (voir page 11)
et se substituent à la notion de « délai
raisonnable »
2 ? Certains types d?évènements Côté
ville doivent désormais être rapportés
(voir la classification des évènements à
partir de la page 15).
En parallèle, les opérateurs qui ont des tâches de sécurité aérienne, principalement les
ETA (compagnies aériennes), les EAe (Exploitants d?aérodrome) et les assistants en escale,
doivent également être conformes au Règlement (UE) n°376/2014 concernant les comptes
rendus, l?analyse et le suivi d?évènements dans l?aviation civile.
Ce règlement s?applique en partie dans le domaine de la sûreté. Il impose aux opérateurs
concernés de rapporter des évènements sûreté qui ont un impact sur la sécurité (exemples
d?évènements cités : intrusions, sabotage, alerte à la bombe, détournements, passagers in-
disciplinés, non-respect de la réconciliation entre bagages et passagers) selon des modalités
légèrement différentes de celles mises en place en sûreté.
La DGAC, en réponse à la demande des opérateurs, a organisé les modalités de transmis-
sion des évènements sûreté ? décrites dans cette plaquette - de façon suffisamment souple
pour vous permettre d?être conformes à ces deux règlements au moyen d?un seul rapport
d?évènement. Si vous avez choisi de dissocier les outils de rapport d?évènements sûreté et
sécurité, la DGAC attire votre attention sur la nécessité de transmettre deux rapports, l?un
pour les aspects sécurité et l?autre pour les aspects sûreté.
Les opérateurs concernés peuvent consulter la plaquette DSAC consacrée à l?application
du Règlement (UE) n°376/2014 : www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/gui-
de_notifier_incident_0.pdf
RÉGLEMENTATION APPLICABLE :
QUI DOIT RAPPORTER QUOI ?
Les exigences en matière de comptes rendus d?évènements en sûreté sont définies par les
textes suivants :
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/guide_notifier_incident_0.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/guide_notifier_incident_0.pdf
4
QU?EST-CE QU?UN ÉVÈNEMENT
INTÉRESSANT LA SÛRETÉ ?
Bon sens et pragmatisme !
Transmettez ce qui vous semble
pertinent pour identifier des vul-
nérabilités, mais pas ce qui relève
d?un fonctionnement normal des
mesures de sûreté.
Transmettez ce qui vous semble
utile pour les autres opérateurs
Dans le doute : transmettez !
Il s?agit de la mise en évidence, soit du
fait de la survenance d?un incident, soit
grâce à une observation faite par une
partie prenante, d?une vulnérabilité de
la protection de l?aviation civile contre
les actes d?intervention illicite.
Afin de vous permettre d?identifier sim-
plement les évènements intéressant la
sûreté que vous pouvez demander à
vos personnels de signaler, la DSAC, en
coopération avec les opérateurs, a éta-
bli une liste type d?évènements classés
par environnement de sûreté. Elle com-
porte également des exemples, à titre
d?illustration et sans caractère exhaus-
tif ni obligatoire.
Cette liste figure en fin de plaquette.
Il convient de noter que l?application
d?une procédure de sûreté ne constitue
pas systématiquement un évènement à
rapporter. Ainsi, par exemple, l?Autori-
té n?estime pas nécessaire de recevoir
tous les rapports de découverte d?ar-
ticles prohibés au poste d?inspection
filtrage. En revanche, la découverte
d?armes ou d?explosifs volontairement
dissimulés et la découverte d?articles
inhabituels ou nouveaux ressemblant
à des articles prohibés devraient faire
l?objet d?un rapport à la DSAC. Dans
vos procédures internes ou avec vos
sous-traitants, vous pouvez toutefois
être plus exigeants en demandant une
remontée systématique.
L?Autorité n?estime pas non plus né-
cessaire de recevoir tous les rapports
de pannes d?équipements de sûreté,
seules les pannes ayant un impact ma-
jeur sur les opérations aériennes de-
vraient faire l?objet d?une transmission.
Par exemple, le passage en mode dé-
gradé tel que prévu par les procédures
n?est pas un évènement de sûreté. En
revanche, la panne généralisée d?un
système IFBS devrait être rapportée.
5
Rapport interne : Il est important que
les personnels portent à votre connais-
sance les évènements sûreté, cela vous
permettra d?avoir une bonne vision des
dysfonctionnements ou des risques de
votre organisation. Par ailleurs, contrai-
rement à l?Autorité, vous disposez des
éléments factuels permettant d?analy-
ser un évènement. Dans ce cadre, une
transmission directe des évènements
par les agents à l?Autorité n?est pas re-
commandée, même si elle est possible.
Quelles informations demander aux
agents de première ligne ?
Il est préférable de ne demander aux
agents de première ligne que les infor-
mations qui sont strictement indispen-
sables à la compréhension d?un évè-
nement. Une liste longue et complexe
serait de nature à les décourager. Dans
le tableau page suivante figurent les in-
formations minimales à transmettre en
interne et à l?Autorité, parmi lesquelles
celles à demander aux agents de pre-
mière ligne figurent en orange.
Afin de faciliter la transmission de rap-
ports par les agents, la mise en place de
formulaires simples, facilement acces-
sibles et adaptés à votre organisation,
est encouragée, que ce soit en format
papier ou électronique.
Encouragez vos agents à la remontée
de ces évènements, la sûreté devant
être l?affaire de tous !
COMMENT RAPPORTER
UN ÉVÈNEMENT ?
Attention, il est nécessaire en
fonction de l?évènement et de sa
gravité d?en informer immédia-
tement les services de l?Etat et
la DSAC par les moyens les plus
rapides (téléphone, email).
E2 est un outil de transmission «
à froid » mais son utilisation n?est
pas pertinente pour une informa-
tion rapide.
Sous-traitance :
La sous-traitance est largement
développée dans le domaine de la
sûreté. Vos sous-traitants doivent
vous informer des évènements de
sûreté concernant les tâches de
sûreté qu?ils effectuent à votre
demande. Selon leur nature, et en
fonction des obligations réglemen-
taires, ils peuvent également devoir
les rapporter directement à l?Auto-
rité. C?est le cas en particulier des
assistants en escale qui, au titre du
règlement 376/2014, sont tenus de
transmettre les évènements rela-
tifs à la sûreté aéroportuaire.
Le parcours d?un évènement commence chez vous !
6
Information Remarques
Numéro de dossier Souvent généré automatiquement
Titre
Renseigné par l?agent qui rapporteDate locale/ Heure locale
Exposé/résumé
Opérateur (qui emploie
la personne qui rapporte
l?évènement)
Peut être pré-
renseigné par
la majorité des
opérateurs (EAe,
assistants en
escale, FHa, AHa,
OCP?)
Sinon à renseigner
par l?agent qui
rapporte (en
particulier par les
personnels navigants
qui rapportent un
évènement vécu à
l?étranger ou en vol)
Etat d?occurrence (Etat où
l?évènement s?est produit)
Lieu (complété par code OACI
de l?aérodrome si le lieu est un
aérodrome)
Statut de l?évènement : clos avec
analyse détaillée, clos sans analyse,
ouvert
Renseigné par l?agent chargé du
traitement
Classe (incident, incident grave)2
Environnement de sûreté
concerné3 et type d?évènement
Description des causes de
l?évènement
Conclusion, actions correctives
éventuelles4
2 Seule la notion d?évènement intéressant la sûreté est définie (voir partie « Qu?est-ce qu?un évè-
nement intéressant la sûreté ? »). Les notions d?incident et incident grave figurent dans les in-
formations obligatoires à transmettre au titre du règlement 376/2014 mais ne sont pas définies
dans le domaine de la sûreté. Les opérateurs peuvent tenir compte de différents critères pour
considérer un incident de sûreté comme grave. Par exemple, un incident qui met en évidence
une vulnérabilité importante et nécessite des mesures correctives immédiates sera considéré
comme grave.
3 Voir la liste type d?évènements classés par environnement de sûreté en fin de plaquette.
4 Il ne s?agit pas des actions immédiates (appel aux SCE, fouille sûreté supplémentaire?), qui
doivent figurer dans le résumé de l?évènement, mais des actions d?amélioration du système éven-
tuelles décidées à l?issue de l?analyse.
7
ANALYSE DE L?ÉVÈNEMENT
L?analyse constitue une étape indispensable du processus de
traitement d?un évènement. L?analyse n?est pas conduite par
les agents de première ligne. Chaque opérateur doit identifier
une ou plusieurs personnes chargées de cette analyse, en coor-
dination avec les agents concernés le cas échéant. Il est en gé-
néral de la responsabilité du responsable sûreté ou du respon-
sable qualité sûreté de mener une analyse et de déterminer les
évènements à remonter à l?Autorité.
Dans le cas général, elle devra être composée d?une descrip-
tion factuelle de l?évènement rapporté, d?une interprétation
des faits, proportionnée au niveau de risque associé à l?évène-
ment, et de l?identification le cas échéant de mesures correc-
tives ou préventives.
Une analyse doit d?abord vous être utile, en vous condui-
sant à tirer des enseignements et à prendre des mesures
correctives : il s?agit d?une démarche structurée dont votre
organisation conservera les bénéfices en termes de sûreté.
8
Pour l?Autorité, le soin et la rigueur avec
lesquels les analyses sont faites consti-
tuent un bon indicateur de la maturité
de votre organisation en matière de ges-
tion de la sûreté.
En dehors des évènements jugés particu-
lièrement significatifs ? qui devront être
analysés individuellement ? vous pou-
vez privilégier les analyses thématiques,
fondées sur un groupe d?évènements
partageant un même thème de sûreté.
Moyennant un effort de synthèse, ce
regroupement présente l?avantage de
vous permettre d?appréhender les pro-
blématiques de sûreté de votre organi-
sation dans leur globalité et de pointer
les thèmes qui nécessitent une attention
particulière.
Pour les évènements les moins signifi-
catifs, l?analyse pourra se réduire à une
simple évaluation et à un classement
sans suite.
À l?inverse, les évènements les plus
significatifs feront l?objet d?une
analyse approfondie. Ces ana-
lyses peuvent prendre du temps.
Lorsqu?un évènement est inté-
ressant à la fois pour la sécurité
et pour la sûreté, il est recom-
mandé qu?une coordination,
voire une analyse conjointe, soit
réalisée afin que les contraintes
des deux côtés soient prises en
compte le plus tôt possible, tout
en respectant la diffusion res-
treinte propre à certaines infor-
mations de sûreté.
N?oubliez pas de transmettre un
exemplaire du compte rendu aux
autres opérateurs éventuelle-
ment concernés (ex. : exploitant
de l?aérodrome, compagnie aé-
rienne, etc.). Chaque opérateur
pourra ainsi réaliser sa propre
analyse. Dans certains cas, une
analyse conjointe est égale-
ment recommandée. Elle peut
par exemple se dérouler dans le
cadre d?un COS.
8
9
L?utilisation d?un format compatible
avec le logiciel E2 permet de faciliter
les échanges de données entre les
opérateurs et la base de données E2.
Elle suppose l?utilisation exclusive de
modes de transmission électroniques.
Plusieurs cas de figure se présentent :
? Votre entreprise transmet à l?auto-
rité des évènements au titre de la sé-
curité (ETA, EAe, assistants en escale).
Vous pouvez utiliser les modèles de
comptes rendus existants en vous as-
surant que la case « évènement sûreté
» est cochée, ou, si votre entité utilise
un outil interne qui permet d?enregis-
trer, suivre et transmettre les rapports
d?évènements, assurez-vous que la
mention SEC soit bien saisie dans le
champ « occurrence category ». Rap-
prochez-vous du correspondant E2
(pour la sécurité) pour mettre en place
le rapport d?évènements sûreté et le
transfert vers l?Autorité des évène-
ments sûreté.
? Votre préférez mettre en place un
système totalement séparé entre le
événements sûreté et sécurité5 ou
Vop activités ne sont pas concernées
par le réglement 376 : Il vous faudra en
premier lieu désigner auprès de votre
DSAC gestionnaire, ou en écrivant à
dsac-sur-perf-bf@aviation-civile.gouv.fr, un
référent E2 qui sera le correspondant
pour tout ce qui concerne la transmis-
sion des évènements de sûreté. Une
fois son compte E2 créé, ce corres-
pondant pourra désigner à son tour
des personnes en interne qui pourront
transmettre des rapports sur E2.
Choisissez la solution de transmission
via E2 la plus adaptée à votre organisa-
tion. Vous aurez la possibilité d?utiliser :
? le formulaire interactif de rap-
port d?évènements CRE-SUR
(Compte-rendu d?évènements sû-
reté) qui est mis à votre disposition
par l?Autorité ;
? ou, si vous disposez d?un outil in-
terne de recueil et de suivi des évè-
nements de sûreté, vous pouvez
envisager une transmission automa-
tique des informations nécessaires
entre votre outil et E2. Rappro-
chez-vous de la DSAC pour mettre
en place les modalités de transmis-
sion.
TRANSMISSION À L?AUTORITÉ
Vous devez transmettre les évènements intéressant la sûreté via Eccairs (E2),
qui est la base de données utilisée en France pour recenser les évènements
aéronautiques.
E2 est un outil sécurisé, répondant
aux bonnes pratiques de développe-
ment et permettant ainsi d?héberger
des données sensibles. Néanmoins,
les informations classifiées « Diffusion
restreinte » selon les critères de la sû-
reté, ainsi que celles considérées trop
à risque pour votre organisation n?ont
pas vocation à être partagées sur E2.
Leur transmission devra s?appuyer
sur des moyens sécurisés alternatifs,
conformes à votre politique de sécurité
de l?information.
5 N?oubliez pas dans ce cas de mettre en place
une transmission des évènements sûreté qui ont
un impact sur la sécurité aux personnes chargées
de la sécurité
mailto:dsac-sur-perf-bf%40aviation-civile.gouv.fr?subject=
10
Un guide détaillé d?utilisation d?E2
est disponible sur le site
https://www.ecologie.gouv.fr/noti-
fier-incident
? Vous êtes une société de sûreté ou
un sous-traitant travaillant pour un
donneur d?ordre : vous transmettez
les évènements sûreté pertinents au
donneur d?ordre, selon les modalités
d?échange prévues avec lui. Le don-
neur d?ordre assure la transmission à
l?Autorité de ceux qui lui semblent les
plus significatifs/pertinents.
Rappel : Pour les évènements qui vous
semblent les plus significatifs, outre le
rapport via E2, un rapport immédiat
sur les premières informations à votre
DSAC gestionnaire par un moyen ra-
pide (téléphone ou email) est néces-
saire.
? Vous êtes un chargeur connu (CCo)
ou un agent habilité (AHa) sans ma-
gasin, ou une entité ou une personne
concernée par la mise en oeuvre de
mesures de sûreté autre qu?un EAe,
une ETA ou un assistant en escale :
Vous pouvez utiliser le rapport direct
via E2, sans création de compte réfé-
rent. Ce moyen est réservé aux opéra-
teurs qui ne rapportent que très peu
d?évènements de sûreté.
Les comptes rendus transmis à l?Au-
torité devront être désidentifiés,
c?est-à-dire ne comporter aucun
élément susceptible de permettre
l?identification de personnes impli-
quées ou concernées par l?évène-
ment (nom, coordonnées, etc.).
https://www.ecologie.gouv.fr/notifier-incident
https://www.ecologie.gouv.fr/notifier-incident
11
Dans quel délai faut-il
transmettre les évènements
et leur analyse ?
Le règlement européen mentionne
les délais suivants pour la transmis-
sion des informations à l?Autorité, à
partir du moment où l?évènement
est connu par la ou les personnes en
charge de les analyser :
? dès que possible, mais au
plus tard dans les 24 heures si
l?évènement a des conséquences
graves et immédiates sur le niveau
de sûreté de l?aviation ;
? dans les 72 heures si l?évènement
a des conséquences graves sur le
niveau de sûreté de l?aviation ;
? une fois par mois pour tous les
autres évènements.
Pour ce qui concerne l?analyse des
évènements, qui peut prendre du
temps, E2 vous permet de mettre
à jour son avancement et ainsi
d?informer l?Autorité lorsque vous
considérez comme ?close? l?analyse
que vous avez produite, qu?il s?agisse
d?un classement sans suite ou d?une
analyse approfondie. Notez que
l?Autorité pourra vous solliciter,
notamment si elle considère qu?une
analyse qu?elle a reçue lui paraît
insuffisante au regard des enjeux de
sûreté ou si l?analyse attendue ne lui
est pas parvenue.
12
QUE DEVIENNENT LES DONNÉES
TRANSMISES À L?AUTORITÉ ?
La DGAC s?est organisée pour utiliser
les évènements que vous lui transmet-
tez. Ces évènements, avec d?autres
données telles que celles issues de la
surveillance ou des tests en situation
opérationnelle, contribuent à mieux
évaluer les porosités du dispositif de
sûreté, et permettent de proposer
des actions d?amélioration de la sûre-
té au niveau local et national, en par-
ticulier des actions de promotion et
de partage d?informations avec vous5.
Le partage d?informations et le re-
tour d?expérience est notamment
réalisé à l?occasion d?une Rencontre
nationale Culture Sûreté organisée
chaque année par la DSAC, et la dif-
fusion d?ECHO Sûreté, bulletin annuel
qui comporte des exemples d?évène-
ments sûreté anonymes et des re-
commandations de la DGAC.
Les enseignements que les services de
l?Etat retirent de l?analyse des évène-
ments sûreté transmis par les opéra-
teurs peuvent également se concré-
tiser par la création de nouveaux
guides, la modification de guides exis-
tants ou de supports de formations,
la diffusion de notes d?information à
destination des opérateurs.
Plus vous transmettrez d?évène-
ments de sûreté, plus riche sera le
retour d?expérience
5 Dans certains cas, la sensibilité de certaines informations pourra conduire à ne pas pouvoir les
partager avec vous
13
PROTECTION DES
PERSONNES QUI
TRANSMETTENT
DES ÉVÈNEMENTS
? protection des
données
? culture juste
Parce que cette approche - ren-
due obligatoire par le règlement
376/2014 et qui pour beaucoup
d?entre vous relève du bon sens
- a fait ses preuves en sécurité et
s?avère être un facteur important
pour obtenir des rapports de qua-
lité, il est souhaitable de l?étendre
à l?ensemble des évènements inté-
ressant la sûreté.
Les rapports sur les évènements in-
téressant la sûreté sont des données
sensibles. Les opérateurs doivent s?as-
surer que l?accès à ces données est
réservé aux personnes qui ont besoin
d?en connaître, pour les besoins de
l?analyse en particulier. Notez que
l?accès à ces données au sein de l?Au-
torité est strictement encadré. Seuls
les agents de la DSAC travaillant dans
le domaine de la sûreté ont accès à la
base E2.
Par ailleurs, les rapports d?évène-
ments transmis par les opérateurs ne
seront jamais utilisés pour établir des
non-conformités ou imposer des sanc-
tions.
La « culture juste » vise à établir un
cadre de confiance et de règles du
jeu claires et partagées pour protéger
les agents qui rapportent des évène-
ments, ou sont cités dans des rapports
d?évènements, contre les sanctions de
leur employeur ou de l?administration,
sauf si après analyse leur comporte-
ment se révèle inacceptable.
Les opérateurs doivent être sensi-
bilisés au fait que la chaîne de pro-
tection de l?aéronautique contre les
actes d?intervention illicite est un sys-
tème complexe. Comme dans tous
les autres systèmes complexes, une
vulnérabilité ne peut généralement
pas être attribuée à la seule erreur
d?un agent.
En instaurant un environnement fon-
dé sur la confiance, la culture juste
vise notamment à créer des condi-
tions favorables à la remontée des
rapports sur les évènements de sûre-
té.
Pour en savoir plus sur la culture juste
et connaitre les bonnes pratiques qui
vous permettront de la développer
dans le domaine de la sûreté, vous
pouvez consulter la plaquette DGAC
relative à la culture juste (www.ecolo-
gie.gouv.fr/sites/default/files/guide_
culture_juste.pdf) (Cette plaquette
concerne le domaine sécurité, une
plaquette spécifique à la sûreté est
en cours de réalisation).
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/guide_culture_juste.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/guide_culture_juste.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/guide_culture_juste.pdf
14
PROMOTION
AUPRÈS DES AGENTS
DE PREMIÈRE LIGNE
Il est recommandé de mettre en place des actions de promotion des rap-
ports évènements au sein de votre entreprise. En particulier, le fait qu?une
réponse soit apportée aux rapports de façon visible est un facteur de motiva-
tion pour les agents. Il n?est pas toujours possible de faire des réponses com-
plètes sur tous les aspects de l?analyse (aspects sensibles en sûreté qui ne sont
pas connus par l?opérateur mais uniquement par la PAF et la GTA, absence
de réponse d?autres opérateurs impliqués). Pour autant, l?opérateur peut tou-
jours répondre aux agents qui ont rapporté des évènements sur les aspects
qui le concernent directement et mettre en particulier en avant les actions
d?amélioration qui ont été décidées grâce aux rapports d?évènements.
Les retours peuvent ne pas être individualisés en cas d?évènements récur-
rents. Un retour global sur les conséquences et les actions mises en oeuvre est
également efficace.
15
CLASSIFICATION ET EXEMPLES
D?ÉVÈNEMENTS INTÉRESSANT LA SÛRETÉ
Environnement
de sûreté Types d?évènements
Côté ville
Attaque armée ou tentative (ex. : attaque au moyen d?un véhicule-bélier,
Attaque armée au moyen d?arme à feu, Attaque armée au moyen d?arme
blanche ou d?opportunité, Attaque chimique, biologique et radiologique
(CBR), Découverte ou utilisation d?un engin explosif improvisé (EEI)
transporté par un véhicule, Découverte ou utilisation d?un EEI transporté
par une personne)
Objet sans surveillance/suspect (ex. : bagage abandonné - avec
intervention démineurs et/ou impact opérationnel ? Grenade trouvée dans
une poubelle)
Dommages aux infrastructures critiques/points vulnérables (ex. : sabotage
côté ville, dommages à l?alimentation électrique, matériel navigation
aérienne, ?)
Comportement suspect (ex. : tentatives de passer côté piste sans CAB
valable, observation prolongée du fonctionnement du PIF, passager quitte
l?aérogare volontairement après avoir enregistré un bagage de soute,
abandon d?un véhicule devant le linéaire?)
Véhicule suspect (ex. : découverte de bidons d?essence dans un véhicule
stationné devant l?aérogare)
Arme à
distance
Attaque d?un aéronef ou d?un aéroport (ex. : utilisation ou découverte
d?un ManPADs, détection d?une arme à distance dans le couloir aérien,
activités suspectes repérées sur des points hauts susceptibles de servir au
lancement de ManPADs)
Perturbations
non planifiées
Alerte à la bombe (dirigée vers les installations de l?aéroport, l?aérogare,
les aires de mouvement, un aéronef au sol)
Manifestations avec impact opérationnel
Interférences
avec un avion
en vol
Activités militaires (ex. : repérage en vol d?une activité militaire qui
pourrait avoir un impact sur la sécurité du vol)
Interférence avec un avion ou un système militaire
Utilisation de lasers/projecteurs pour viser les avions
Interférence avec le signal GPS
16
Passagers et
bagages de
cabine
Défaut d?inspection filtrage (équipement, processus ou qualification
des équipes) (ex. : article prohibé introduit en PCZSAR, pénétration de
passagers ou de bagages de cabine en PCZSAR sans inspection filtrage,
exemptions d?inspection filtrage accordées à des passagers ou des bagages
de cabine ne pouvant en bénéficier)
Découverte d?article prohibé, uniquement armes ou explosifs ou articles
inhabituels/nouveaux ainsi que les cas de tentatives de dissimulation mal
intentionnées
Mélange de flux (ex. : pas de mise en place de séparation des flux de
passagers ni de maintien d?intégrité par la compagnie, contamination à la
suite d?un mélange de flux de passagers en arrivée/départ, réversibilité de
l?IFU nécessaire et non appliquée)
Refus de se soumettre à l?inspection filtrage, passagers indisciplinés au
sol (ex. : agression, récupération des bagages sans accord de l?agent de
sûreté et accès en salle d?embarquement, passage en force)
Passagers potentiellement perturbateurs (ex. : défaut d?information de la
compagnie et de l?équipage sur la présence de passagers voyageant sous la
contrainte (DEPU, DEPA, INAD, passagers présentant des troubles mentaux))
Passagers sans surveillance sur le tarmac (ex. : passagers à l?arrivée laissés
sans surveillance en attendant un bus pour rejoindre l?aérogare, passagers
sans surveillance à la recherche de leur avion)
Personnel et
équipage et
leurs objets
transportés
Défaut d?inspection filtrage (équipement, processus, ou qualification des
personnels) (ex. : personnels ou véhicules ayant accédé en PCZSAR lors
d?un tractage d?aéronef d?une ZD vers la PCZSAR sans inspection filtrage
(mécaniciens, tractistes?), mode dégradé non mis en place, découverte
d?un article prohibé sur le personnel / équipage ou dans son bagage
après inspection filtrage, exemptions d?inspection filtrage accordées à
des personnels ou à leurs effets personnels transportés ne pouvant en
bénéficier)
Contournement / contestation des circuits dédiés (ex. : refus de se
soumettre à l?inspection filtrage, passage en force, agression, incidents
entre les équipages et les agents de sûreté, véhicule en attente d?une
escorte qui part du poste sans accord de l?agent de sûreté, équipage hors
UE à l?arrivée qui emprunte la salle d?embarquement)
Non-respect des obligations relatives au badge (ex. : personnel sans TCA
apparent, visiteur badgé vert sans la présence de l?accompagnant)
Découverte d?article prohibé (uniquement armes ou explosifs ou articles
inhabituels/nouveaux ainsi que les cas de tentatives de dissimulation mal
intentionnées)
Comportement suspect (ex. : établissement d'une complicité en vue
de commettre un acte d'intervention illicite, personnel qui pose trop de
questions dans un domaine sensible autre que le sien ou sur des sujets
concernant la sûreté de l?aérodrome)
Défaut de protection d?articles prohibés pour les passagers en PCZSAR
(ex. : outils de chantier laissés en PCZSAR en accès à des passagers ou à
d?autres personnels, absence de protection des armes ou équipements
utilisés à des fins opérationnelles sur les aéroports (cartouches, fusils,
pistolets, équipements pyrotechniques ?))
17
Contrôle
d'accès/
Protection du
côté piste
Intrusion/tentative d?intrusion/non-respect du zonage (ex. : intrusion
avérée ou tentative délibérée d?intrusion en zone sûreté, présence d'une
personne sans autorisation valable sur la zone considérée, présence en
PCZSAR d?un passager ou personnel ayant refusé de se soumettre au
contrôle d?accès, passage en force d?un véhicule ou d?une personne en
PCZSAR)
Défaut d?étanchéité frontière sûreté ? détérioration ou affaiblissement
de la protection (ex. : véhicule ou objet disposé contre la clôture frontière
et facilitant le franchissement, dégradation des moyens de protection
(clôtures, cloison, filet, ventouses?), de contrôle d?accès ou de surveillance
(caméra,?), accès laissé ouvert sans surveillance (portes, SAS anti-retour,
portails, guillotines?))
Absence de contrôle d?accès (ex. : passager qui passe sans présenter son
titre d?accès, un SCE, pompier, VIP exempté d?inspection filtrage qui refuse
de se soumettre à un contrôle d?accès règlementaire)
Défaillance du système (équipements ou processus) de contrôle d'accès
(ex. : mode dégradé non mis en place à la suite d?une panne du système de
contrôle d?accès, panne d?équipement).
Utilisation de titres d?accès frauduleux (ex. : utilisation frauduleuse de CME
ou TCA ou CAB (prêt à un tiers, facilitation d?entrée, titres expirés, volés))
Défaut de la vérification d'identité à l'embarquement (ex. :
contournement du cheminement par le passager, défaut de l?équipement ?
gate reader)
Défaut de stérilisation ZSAR / présence de personnels ou véhicules
pendant la stérilisation / découvertes d'articles prohibés en ZSAR
Bagages de
soute
Défaut d?inspection filtrage des bagages de soute (notamment lié aux
équipements, processus ou qualification des agents (ex. : erreur de
programmation du système de convoyage)
Découverte d?article prohibé (catégorie explosifs) inhabituel ou dissimulé
volontairement, et présentant un risque important pour la sûreté ? Note
: la découverte de marchandises dangereuses n?est pas considérée comme
un évènement sûreté mais comme un évènement de sécurité. Il convient
d?utiliser les circuits de rapport mis en place pour la sécurité.
Défaut de protection des bagages inspectés filtrés (ex. : accès non
autorisé à des bagages de soute par un passager, dégradation ou altération
de bagages, pas d?escorte des bagages non I/F pénétrant en PCZSAR par
d?autres circuits que les circuits classiques)
Défaut d?identification, de réconciliation passager/bagages (ex. : non
présentation à l?inspection filtrage d?un bagage non accompagné, bagage
non tagué, vol parti avec un bagage de soute d?un passager ne s?étant
pas présenté à l?embarquement ou un nombre incorrect de bagages et
de passagers, bagages non présentés à l?inspection filtrage en cas de
correspondance en provenance d?un pays tiers)
18
Approvisionne-
ments de bord
Découverte d?articles prohibés dans les approvisionnements (ex. :
découverte d?un couteau/arme/explosif par les membres d?équipage dans
les plateaux repas/fournitures sécurisés provenant d?un FHa)
Dissimulation d?effets personnels/objets transportés au sein du
chargement sous statut FHa
Défaut de sécurisation ou d?inspection filtrage des approvisionnements
(équipement, processus ou qualification des personnels) (ex. : absence
d?I/F alors que marchandises ne provenant pas d?un FHa ou d?un FCo)
Défaut de protection des approvisionnements sécurisés (ex. :
marchandises de FCo/FHa laissées sans surveillance sur le quai de livraison
ou avant le passage au PIF, accès non autorisé à des approvisionnements de
bord constaté dans les locaux d?un FCo, d?un FHa, d?une ETA ou durant le
transport vers la PCZSAR, dissimulation d'une personne dans la partie d'un
véhicule contenant des approvisionnements de bord)
Fournitures
destinées aux
aéroports
Découverte d?articles prohibés ou de personnes dans les fournitures (ex. :
dissimulation d'une arme ou d'explosif dans les fournitures)
Défaut de sécurisation ou d?inspection filtrage des fournitures (lié
notamment à l?équipement, au processus ou à la qualification des
personnels) (ex. : dégradation malveillante du scellé du contenant dans
lequel sont placés des fournitures sous statut, absence d?I/F hors FCo)
Défaut de protection des fournitures sécurisées (ex. : marchandises de
FCo laissées sans surveillance sur le quai de livraison ou avant le passage au
PIF, défaut de protection des fournitures ou des locaux, lieu de stockage
de fournitures d?aéroport en côté ville ouvert et laissé sans surveillance,
défaut d?accompagnement d?un chargement, rupture d?intégrité d?une
livraison provenant d?un FCo, vol de matériel sensible : uniformes, moyens
de communication, documentation à diffusion restreinte, moyens d?accès
(clés, badges?), accès non autorisé à des fournitures d?aérodrome dans
les locaux d?un FCo, d?un EAé ou durant le transport vers la PCZSAR,
dissimulation d'une personne dans la partie d'un véhicule contenant des
fournitures)
Dissimulation d?effets personnels/objets transportés au sein du
chargement sous statut FCo
19
Protection des
avions au sol /
Sûreté des aé-
ronefs
Avion laissé sans surveillance/protection (ex. : apparaux restés en place,
absence de pastillage le cas échéant, porte laissée ouverte en PCZSAR,
porte non plombée hors PCZSAR)
Accès non autorisé (ex. : passager sans carte d?accès à bord, tentative
délibérée d?intrusion à bord d?un aéronef, refus de se soumettre aux
contrôles d?accès à l?avion par le personnel chargé de la protection,
présence d?un individu non autorisé dans l?avion ou autour de l?avion,
violation de scellés, accès à l?avion sans vérification de TCA)
Découverte article prohibé/suspect (dans l?avion au sol, pendant ou après
la fouille sûreté)
Actes de sabotage/dégradation/vol d?un aéronef (ex. : inscription
malveillante / détérioration)
Absence ou défaut de réalisation de la fouille de sûreté (ex. : défaut
de traçabilité, un aéronef en provenance d'un pays européen ayant été
tracté hors PCZSAR n'a pas fait l'objet d'une fouille de sûreté à son retour
en PCZSAR avant l'embarquement, fouille non réalisée ou réalisée par du
personnel non autorisé)
Sûreté en vol
Respect des modalités de transport d?armes en cabine (ex. : pas de
conditionnement)
Intrusion ou tentative délibérée d?intrusion dans le cockpit
Passagers indiscipliné et menaçant (ex. : tentative de sabotage durant
le vol, tentative d?assemblage d?un engin explosif improvisé durant le vol)
Passager violent / menaçant : Voir le guide de la DSAC sur les passagers
indisciplinés pour plus d?informations (www.ecologie.gouv.fr/politiques-
publiques/passagers-indisciplines)
Découverte d?un article prohibé en vol (par un PNC ou un passager, sur
un passager ou dans l?avion)
Détournement en vol ou tentative
Alerte à la bombe, menaces en vol, menace anonyme estimée sérieuse
menant à un déroutement et/ou une fouille de sûreté
Fret et courrier
Intrusion ou tentative d?intrusion dans la zone de traitement et de
stockage du fret (ex. : accès non autorisé à du fret sécurisé)
Défaut de protection du fret sécurisé (ex. : constat en réception d?absence
de maintien d?intégrité d?un véhicule contenant du fret sécurisé (problème
de scellés), accès par du personnel non autorisé)
Documentation d?accompagnement falsifiée ou non vérifiée (ex. :
documentation non vérifiée ou falsifiée après une I/F non validée ou
défaillance pour accéder à la base UE RAKC)
Découverte d?article prohibé (catégorie explosifs) ou d?un objet test
pédagogique oublié (ex. : toute situation ayant entrainé le déclenchement
de la procédure d?appel aux SCE et l?intervention des autorités locales,
perte ou non protection ou accessibilité des objets test pédagogiques
(OTP))
Défaut d?inspection filtrage (lié notamment aux équipements, au
processus ou à la qualification des agents (ex. : absence ou défaut
d?inspection filtrage du fret volontaire ou involontaire, fret SHR non traité
comme tel, usurpation d?identité du chien ou du conducteur)
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/passagers-indisciplines
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/passagers-indisciplines
20
Drones
Intrusion de drones dans un espace aérien qui leur est interdit (en
particulier à proximité des aéroports, point d?importance vital,
observation d?un drone à proximité de la plateforme)
Attaque contre des cibles aéronautiques (ex. : dispersion d?un gaz par un
drone, utilisation comme projectile sur un avion ou une installation côté
piste)
Facilitation des attaques (ex. : introduction d?un article prohibé par
un drone, vols répétés de zones sensibles s'assimilant à des actions de
repérage, survol du contour de la clôture)
Informations
relatives à la
sûreté aérienne
Divulgation d?informations sensibles (ex. : diffusion de la réglementation
ou de documents à diffusion restreinte ou confidentiels à des personnes
n?ayant pas à en connaitre, détournement des informations sensibles
dispensées lors des formations)
Non protection de ressources sûreté ou d?équipements opérationnels
(ex. : DCS non verrouillés aux comptoirs d?enregistrement et/ou
d?embarquement, découverte de documents sensibles, billets, TAG,
uniformes spécifiques, gilets labelisés, clés, laissés sans surveillance ou
accessibles au public, accès à un ordinateur ou à un logiciel pouvant donner
des accès non autorisés à des documents ou des informations sensibles.)
20
21
GLOSSAIRE
Autorité
CAB
CME
COS
CRE-SUR
DAC NC
DCS
DEPA
DEPU
DGAC
DSAC
DSAC/IR
DSAC/MEAS
E2
EAe
ECCAIRS
ETA
FCo
FHa
Fret SHR
GTA
I/F
IFBS
INAD
MANPAD
PAF
PCZSAR
PIF
PNC
SCE
SEAC
TAG
TCA
ZD
Autorité en charge de votre surveillance dans le domaine de la sûreté :
DSAC échelon central, DSAC IR locale, SEAC PF, DAC NC
Carte d?accès à bord
Carte de Membre d?Equipage
Comité Opérationnel de Sûreté
Compte Rendu d?Evénement SUReté
Direction de l?Aviation Civile en Nouvelle-Calédonie
Système de contrôle des départs
Passager expulsé d?un pays escorté
Passager expulsé d?un pays seul
Direction Générale de l?Aviation Civile
Direction de la Sécurité de l?Aviation Civile
Direction interrégionale de la DSAC
Mission Evaluation et Amélioration de la Sécurité de la DSAC
Abréviation d?Eccairs2
Exploitant d?aérodrome
European Coordination Centre for Accident and Incident Reporting
Systems
Entreprise de Transport Aérien
Fournisseur Connu
Fournisseur Habilité
Fret à haut risque
Gendarmerie des Transports Aériens
Inspection-Filtrage
Inspection Filtrage des Bagages de Soute
Abréviation d?Inadmissible : passager refoulé à la frontière pour cause
de formalités (passeport expiré, absence de visa, ?)
Système portatif de défense antiaérienne
Police Aux Frontières
Partie Critique de la Zone de Sûreté à Accès Réglementé
Poste d?inspection filtrage
Personnel Navigant Commercial
Services Compétents de l?Etat
Service d?Etat de l?Aviation Civile (en Polynésie française)
Etiquette bagages
Titre de Circulation Aéroportuaire
Zone Délimitée
Directeur de la publication : Richard Thummel, directeur de la sécurité de l?aviation civile
Coordination et rédaction : Hélène Bastianelli, Chargée de mission analyse des évènements de sûreté
Conception et réalisation : Communication et relations publiques DSAC
Photos : Richard Metzger/STAC - Benoît Bleunven/DSAC
Impression : Repro SG Farman
Direction de la sécurité de l?aviation civile
50, rue Henry Farman
75720 Paris cedex 15
Téléphone : 01 58 09 43 21
www.ecologie.gouv.fr