Plan eau DOM : Rapport d'activité 2024. Bilan et perspectives 2025
JACOB, Olivier ;DE LAVERGNE, Célia ;LEPPELLETIER, Didier
Auteur moral
Office français de la biodiversité
;Caisse des dépôts (France)
;Agence française de développement
Auteur secondaire
Résumé
"Le rapport d'activité 2024 du Plan eau DOM détaille les actions menées pour améliorer l'accès à l'eau potable et à l'assainissement dans les Outre-mer. Il souligne les avancées en ingénierie, financements et gouvernance, mais aussi les défis liés aux cyclones et sécheresses. Les perspectives 2025-2030 visent à renforcer coordination, expertise, résilience climatique et implication des collectivités pour garantir durablement la sécurité sanitaire et environnementale."
Editeur
Direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature
Descripteur Urbamet
assainissement
;eau potable
Descripteur écoplanete
Thème
Texte intégral
PLAN EAU DOM
Station d?épuration de Koungou (Mayotte)
© Équipe projet Plan eau DOM
Rapport
d?activité 2024
Bilan et perspectives 2025
Septembre 2025
Document édité par la Direction générale de l?aménagement, du logement
et de la nature | 1 place Carpeaux, 92055 La Défense
Conception-réalisation : Agence La Netscouade
Rédaction : Équipe projet Plan eau DOM, Direction de l?eau et de la biodiversité,
Direction générale des Outre-Mer, Direction générale de la Santé
Contributions des territoires et partenaires
3
Le mot des Directeurs
Acteurs des politiques publiques environnementales et de la santé publique, la Direction générale des
Outre-mer, la Direction de l?eau et de la biodiversité et la Direction générale de la santé sont au coeur
de la politique nationale mise en oeuvre en faveur de l?accès à l?eau potable et à l?assainissement dans
les Outre-mer.
Ces territoires font face à des difficultés majeures, en raison de leur géographie insulaire, de leur sensibilité
au changement climatique, de la fragilité des compétences et des ressources des principaux acteurs
territoriaux et de leurs infrastructures pas assez entretenues ou insuffisantes. La gestion de la ressource
en eau y est donc particulièrement complexe, avec des risques accrus de pollution, de sécheresse
ou d?inondations, qui impactent directement la qualité de vie des populations. Le raccordement des
habitations à un réseau d?assainissement demeure également difficile, notamment dans les zones rurales
ou isolées. Par ailleurs, la mise en service des infrastructures d?eau et d?assainissement s?inscrit dans une
perspective de long terme compte tenu des lourds travaux et des investissements onéreux requis.
Ces contraintes exigent des solutions adaptées et durables pour garantir la sécurité sanitaire des
populations et protéger les écosystèmes locaux. A cette fin, le Plan eau DOM co-porté par le ministère de la
transition écologique, le ministère des Outre-mer et le ministère de la santé, accompagne les collectivités
de Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Martin et Saint-Pierre et Miquelon dans
l?amélioration du service rendu à leurs usagers en matière d?eau potable et d?assainissement.
L?année 2024 a à nouveau été particulièrement riche et marquée de nombreux temps forts:
La publication, le 12 juillet 2024, de la circulaire interministérielle qui précise les priorités d?actions pour
la mise en oeuvre du PEDOM en réponse à la mesure 67 du Comité Interministériel des Outre-mer.
La tenue des Assises de l?eau 2024 en Martinique, réunissant les partenaires et les territoires du PEDOM.
L?adoption de la directive révisée sur les eaux résiduaires urbaines ? dite DERU2 ? en octobre 2024, et
sa transposition dans le droit national.
La publication du rapport de la Cour des comptes, en mars 2025, qui dresse le bilan du Plan eau DOM.
Le présent rapport d?activité du Plan eau DOM pour l?année 2024 détaille les actions mises en oeuvre par
l?ensemble des partenaires, ainsi que celles des territoires en matière d?eau potable et d?assainissement.
Tous ensemble, nous avons oeuvré à renforcer les capacités en ingénierie, techniques et financières
des collectivités pour améliorer le service rendu aux usagers et préserver la santé des populations
ultramarines vis-à-vis des risques liés à un accès insuffisant à l?eau potable et à l?assainissement.
L?année 2024 a également été marquée par le passage des cyclones Chido et Dikeledi à Mayotte, qui
ont endommagé de nombreuses infrastructures, perturbant ainsi profondément les services d?eau et
d?assainissement. À cela s?ajoutent les crises liées aux sécheresses sévères qui ont touché la Guyane et
la Martinique. La baisse des niveaux d?étiage a ainsi exercé une pression considérable sur les ressources
en eau, parfois exacerbée par l?intrusion d?eau salée dans les cours d?eau. Ces événements témoignent
de l?urgence à renforcer de manière durable la gestion partagée des ressources en eau, ainsi que les
infrastructures dédiées à leur gestion et à leur traitement.
Ces problématiques seront ainsi pleinement intégrées aux réflexions menées dans le cadre de
l?actualisation de la feuille de route du Plan eau des Outre-mer pour la période 2026-2030. L?année 2025
se consacrera également à la transposition de la révision de la directive relative aux eaux résiduaires
urbaines dite DERU2.
Nous souhaitons remercier collectivement les implications de chacun, administrations centrales,
préfets, services déconcentrés, services décentralisés et partenaires pour cette mobilisation pérenne et
indispensable pour permettre à nos concitoyens ultramarins d?avoir accès à l?eau potable.
Olivier JACOB, Célia DE LAVERGNE, Didier LEPPELLETIER
3
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
4
Sommaire
Introduction ..................................................................................................................................6
I.Bilan 2024 du Plan eau DOM ............................................................................................... 7
1.1 La coordination nationale ........................................................................................................................... 8
État d?avancement de la feuille de route 2022 - 2026 ................................................................................................... 8
La circulaire interministerielle du Plan eau DOM .........................................................................................9
Développement des offres de formation ...................................................................................................10
Les Assises de l?eau ............................................................................................................................................10
Les tableaux de bord financiers ..................................................................................................................... 11
Les indicateurs de suivi des contrats de progrès........................................................................................12
1.2 Les acteurs du Plan eau DOM ...................................................................................................................13
Le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires ..........................................13
Le ministère des Outre-mer ............................................................................................................................14
Le ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles .......................................................16
L?Office français de la biodiversité .................................................................................................................18
L?Agence française de développement ........................................................................................................19
La Banque des territoires ................................................................................................................................ 20
Le CSTB ............................................................................................................................................................... 22
1.3 Les territoires ..............................................................................................................................................25
Guadeloupe ....................................................................................................................................................... 25
Guyane ................................................................................................................................................................ 28
Martinique .......................................................................................................................................................... 29
La Réunion ...........................................................................................................................................................31
Mayotte ............................................................................................................................................................... 36
Saint-Martin ........................................................................................................................................................ 37
Saint-Pierre-et-Miquelon ................................................................................................................................. 38
II.Perspectives 2025 et 2026 ...............................................................................................40
2.1 Les principaux enjeux à venir ....................................................................................................................41
La transposition à l?échelle nationale de la directive révisée des eaux résiduaires
urbaines, dite DERU2 ........................................................................................................................................41
Explore2 : avancer vers une stratégie de long terme pour les ressources
en eau ultramarines dans un contexte d?adaptation au changement climatique ...........................41
GEMAPI : une évaluation de la compétence transferée depuis le 1er janvier 2018 aux territoires 42
2.2 Une feuille de route 2025-2030 ..............................................................................................................44
Axe transversal : Les contrats de progrès .................................................................................................... 44
Axe 1 : Renforcer la coordination avec les actions de la santé .............................................................. 44
Axe 2 : Renforcer les capacités financières des acteurs locaux de l?eau et de l?assainissement ... 44
Axe 3 : Renforcer les capacités techniques et d?ingénierie des autorités organisatrices ................ 45
Axe 4 : Renforcer l?appui des territoires en études, en expertises et en adaptation des normes 45
Axe 5 : Renforcer l?évaluation du Plan eau DOM ...................................................................................... 45
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
5
Axe 6 : Renforcer la valorisation et la communication des opérations financées .......................... 46
Axe 7 : Associer et informer la société civile et le monde agricole au Plan eau DOM .................... 46
2.3 Les actions et perspectives territoriales ..............................................................................................46
Guadeloupe ....................................................................................................................................................... 46
Guyane ................................................................................................................................................................ 47
Martinique ......................................................................................................................................................... 48
La Réunion .......................................................................................................................................................... 48
Mayotte ............................................................................................................................................................... 50
Saint-Martin .........................................................................................................................................................51
Saint-Pierre-et-Miquelon ..................................................................................................................................51
Conclusion ..............................................................................................................................52
Annexes ..................................................................................................................................54
Filtre plantés de végétaux de la Station d?épuration de Maupéou
Rivière-Salée (Martinique) © Équipe projet Plan eau DOM
6
Introduction
Depuis sa création en 2016, le Plan eau DOM vise à accompagner
les collectivités dans l?amélioration des services en eau potable et
assainissement rendus à leurs usagers. Il ambitionne la prise en compte
des spécificités des territoires ultramarins, sujets à de fortes contraintes
géographiques et climatiques, à une insuffisance en infrastructures et à
des difficultés de gouvernance.
L?année 2024 est particulièrement dense pour plusieurs raisons :
Le renforcement du PEDOM par l?instruction interministérielle du 12
juillet, faisant le trait d?union entre les premiers Contrats de Progrès
qui viennent à échéance et les second Contrats qui seront à bâtir
selon un canevas renforcé sur plusieurs thématiques comme l?accès
à l?eau, la politique sociale de l?eau ou encore la gestion durable de la
ressource dans un contexte de changement climatique ;
L?organisation des Assises de l?eau en Martinique du 26 au 28 novembre
qui ont rassemblé près de 150 participants de tous les territoires ;
Un audit de la Cour des comptes dont les conclusions sont très
positives ;
Des événements climatiques remarquables qui ont mis à mal les
services d?eau et d?assainissement, notamment le cyclone Chido et
la tempête Dikeledi à Mayotte, les cyclones Belal en 2024 et Garance
début 2025 à la Réunion, les sécheresses sévères qui ont touché la
Réunion, la Guyane et la Martinique ;
Une signature de convention avec l?ENGEES pour la formation dans
les territoires de cadres spécialistes en Eau ;
Un travail avec l?ANSES et plus particulièrement avec le laboratoire
d?hydrologie de Nancy d?identification des besoins analytiques des
territoires ultramarins pour améliorer leur niveau de couverture par
les laboratoires ultra marins d?analyse de la qualité de l?eau potable ;
Une augmentation conséquente de la Solidarité InterBassins, gérée
par l?OFB qui de 20 M¤ en 2023 passe à 35 M¤ en 2024 et 55 M¤ à
partir de 2025.
Ce rapport présente dans le détail les actions de la coordination
nationale et celles des territoires, tant par les animateurs locaux que
par les collectivités de l?année écoulée et les perspectives des années
2025-2026.
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PARTIE 1
I.Bilan 2024
du Plan eau DOM
© Équipe projet Plan eau DOM
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
8
1.1 La coordination nationale
Le Plan eau DOM est désormais bien connu et
approprié par les acteurs nationaux et locaux
de l?eau et de l?assainissement. Néanmoins,
son animation territoriale reste un enjeu
prioritaire.
En 2024, 8 comités techniques nationaux
ont été organisés dans l?optique de
suivre la mise en oeuvre des contrats de
progrès et l?application des mesures et
dispositifs proposés (financement, appui
technique, études, formation, évaluation).
Le coordinateur interministériel, en étroite
collaboration avec les équipes projets, a
en charge le suivi exhaustif de la situation
des services publics d?eau potable et
d?assainissement (SPEA), d?accès à la ressource
et des projets prioritaires.
L?équipe projet du Plan eau DOM intègre
désormais de nombreux groupes de
travail nationaux afin de faire évoluer la
réglementation pour les outre-mer ou dans le
cadre d?études portées par le Plan eau DOM
(Directive eau potable, PANANC 2, REOM,
CSTB, Explore2, GT offices de l?eau).
Enfin, toujours dans le cadre de la coordination
nationale, trois webinaires ont été organisés à
destination des collectivités sur la politique
sociale de l?eau, la formation aux métiers de
l?eau et le thème de l?eau dans la ville dont
la gestion des eaux non conventionnelles.
Ces webinaires ont permis d?aborder le cadre
réglementaire en vigueur, les leviers financiers
mobilisables et des retours d?expérience
profitables aux territoires.
État d?avancement de la feuille de route
2022 - 2026
La feuille de route 2022-2026 dresse les
orientations stratégiques nationales et
locales du Plan eau des Outre-mer en 6 axes :
Renforcer la coordination avec les actions
de la santé ;
Renforcer les capacités financières
des acteurs locaux de l?eau et de
l?assainissement ;
Renforcer les capacités techniques et
d?ingénierie des autorités organisatrices ;
Renforcer l?appui des territoires en études
et en expertises ;
Renforcer l?évaluation du Plan eau DOM ;
Renforcer la valorisation et la com-
munication des opérations financées.
Afin d?assurer la mise en oeuvre effective
de ces différents axes, plusieurs actions et
initiatives concrètes ont été menées au cours
de l?année 2024.
Ainsi, conformément à la mesure de l?axe 3,
une convention a été signée avec l?ENGEES
afin de développer des offres de formation
locales dans les domaines de l?eau et de
l?assainissement. Par ailleurs, l?organisation
des Assises de l?eau en Martinique en 2024
s?inscrit pleinement dans les objectifs
de l?axe 6, relatif à la valorisation et à la
communication autour des opérations
financées. De même, les études confiées
au CSTB sur l?assainissement non collectif
répondent à l?ambition de l?axe 4, qui prévoit
un renforcement de l?appui aux territoires en
matière d?expertise et d?études techniques.
Ces réalisations traduisent la volonté
affirmée des pouvoirs publics de faire du
Plan Eau des Outre-mer un levier structurant
pour améliorer durablement la gestion de
la ressource et des services d?eau dans ces
territoires.
À ce jour, 16 actions sur 24 sont terminées,
et 2 autres, bien avancées, devraient pouvoir
devenir opérationnelles rapidement.
C?est dans cette perspective que la circulaire
interministérielle publiée le 12 juillet 2024
en réponse à la mesure 67 du Comité
Interministériel des Outre-mer, a précisé les
priorités d?actions pour la mise en oeuvre du
PEDOM :
Renforcer la gouvernance des collectivités
compétentes en matière d?eau potable
et d?assainissement, en privilégiant le
niveau des établissements publics de
coopération à fiscalité propre (EPCI-FP) ;
Développer les capacités d?ingénierie
techniques et financières des services
d?eau potable et d?assainissement ;
Améliorer et sécuriser la qualité de l?eau
destinée à la consommation humaine ;
Mettre en oeuvre les priorités d?investis-
sement sur la base des schémas directeurs ;
Intégrer les politiques d?eau potable
et d?assainissement dans les stratégies
d?aménagement et de développement du
territoire ;
Prendre en compte les mesures liées à la
planification écologique et renforcer la
résilience des services publics d?eau et
d?assainissement.
La circulaire réaffirme ainsi la priorité
accordée aux actions intégrant les enjeux
de sobriété et d?économie d?eau dans le
cadre du PEDOM, tout en encourageant
le développement de solutions fondées
sur la nature. Par ailleurs, elle formalise
l?élargissement du dispositif à Saint-Pierre-
et-Miquelon, clarifie le rôle des Offices de
l?eau et initie la préparation des Contrats de
Progrès de 2e génération. Les financements
de l?OFB alloués au PEDOM sont également
significativement augmentés, avec plus de
35 millions d?euros supplémentaires par an à
partir de 2025 dans le cadre de la solidarité
interbassin (SIB). Enfin, la circulaire prévoit
des mesures spécifiques visant à garantir
la sécurité sanitaire de l?eau destinée à la
consommation humaine.
1.1.1 Les temps forts de l?année 2024
La circulaire interministerielle du Plan eau
DOM
Lors du conseil interministériel des Outre-mer
(CIOM), qui s?est déroulé le 18 juillet 2023
à Matignon, la Première ministre a validé
72 mesures concrètes, déployées pour améliorer
le quotidien des ultramarins.
La mesure 67 du CIOM vise à renforcer la
gouvernance et l?efficacité de la gestion
de l?eau dans les départements et régions
d?Outre-mer. Elle prévoit notamment la
révision et le renforcement du Plan eau
DOM dans un délai précis, afin d?intégrer
les nouvelles orientations nationales en
matière de gestion durable de l?eau. Cette
mesure souligne l?importance d?allouer des
ressources supplémentaires, notamment à
l?Office Français de la Biodiversité (OFB), et
de clarifier les missions des Offices de l?eau.
L?objectif est d?assurer un accompagnement
renforcé des services d?eau locaux, en vue
d?améliorer la qualité, la disponibilité et la
résilience des ressources hydriques dans ces
territoires.
9
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Développement des offres de formation
La DEAL Réunion en partenariat avec
l?Université de La Réunion et avec l?appui
du Plan eau DOM a créé à la rentrée scolaire
de 2023 un Master « Métiers de l?Eau » afin
de mettre sur le marché local des cadres de
niveau bac + 5. Six contrats d?apprentissage
ont été signés à partir de septembre 2023
pour 6 étudiants dans le domaine de l?eau.
Afin de poursuivre les travaux engagés à
La Réunion et de pouvoir étendre cette
formation en alternance aux autres territoires,
le Ministère de la Transition Ecologique, le
Ministère des Outre-mer, et l?École nationale
du génie de l?eau et de l?environnement
de Strasbourg ont signé une convention
le 26 septembre 2024, en présence de
représentants des DEAL, universités locales
et offices de l?eau. Cette convention
définit le cadre dans lequel s?inscrivent les
actions de partenariat entre l?ENGEES et les
établissements universitaires ultramarins.
Ces partenariats répondent à un fort besoin
des territoires caractérisés par
un taux de chômage plus élevé : plus de
20 % contre 10 % dans l?hexagone
un besoin de venir se former en hexagone
pour les études supérieures
une pénurie de main d?oeuvre, et
notamment de cadres, pour les métiers en
tension dont ceux de l?eau potable et de
l?assainissement.
Suite à la signature de la convention, le
recensement des besoins en formation et en
recrutement a été engagé auprès des acteurs
de l?eau sur tous les territoires.
Cette action s?inscrit dans le cadre de la
feuille de route 2022-2026 du PEDOM, qui
prévoit le déploiement d?offres de formations
locales pour des profils recherchés dans les
domaines de l?eau et de l?assainissement en
partenariat avec les grandes écoles et les
organismes de formation, afin de pallier le
manque de main d?oeuvre.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
10
Les Assises de l?eau
Les Assises de l?eau ont été organisées en
Martinique par les équipes interministérielles
et les équipes locales du Plan eau DOM du
mardi 26 novembre au jeudi 28 novembre
2024.
Ces assises avaient pour objectif d?aborder
les défis spécifiques rencontrés dans
les territoires ultramarins en matière de
gestion de l?eau et de l?assainissement. Cet
événement, qui a réuni près de 150 acteurs de
l?eau et de l?assainissement, a été l?occasion
de mobiliser la gouvernance, d?identifier des
leviers d?action et de partager les bonnes
pratiques pour améliorer la qualité des
politiques de gestion de l?eau. L?organisation
d?ateliers thématiques et de visites de
terrain a également permis de structurer un
dialogue approfondi et ancré aux réalités du
terrain entre les territoires et les partenaires
du PEDOM.
Les assises ont été par ailleurs volontairement
associées à la conférence IWA organisée par
l?INRAE, afin de partager et échanger sur les
thématiques complémentaires que sont le
petit cycle de l?eau et les solutions fondées
sur la nature pour les traitements et la gestion
des petits et grands cycles de l?eau.
À ce jour, les tableaux 2016-2024 de
l?ensemble des territoires sont disponibles
sur les plateformes de partage de l?État. La
consolidation des données est toujours en
cours, particulièrement sur le volet crédit de
paiement (CP).
Entre 2016 et 2024, l?État a engagé au total
1,1 Md¤ au profit des territoires ultramarins
dont 592 M¤ de prêts, 554 M¤ de subventions
et 25 M¤ en appui technique dans le cadre du
PEDOM. Ces investissements ont nettement
augmenté tout au long du déploiement du
PEDOM.
25,1 M¤
554,9 M¤592,6 M¤
Investissement de l'Etat dans le
Plan eau DOM (2016-2024)
Appui technique Subventions à l'investissement Prêts
1.1.2 Les indicateurs de suivi
Les tableaux de bord financiers
Depuis le COPIL d?octobre 2021, dans un souci
d?efficience et d?efficacité, la coordination
nationale s?est prioritairement concentrée
sur l?objectivation des avancées de la mise en
oeuvre du Plan eau DOM sur les territoires ainsi
que sur la complétude de la cartographie de
l?ensemble des financements mobilisables.
En effet, ses missions de pilotage et
d?évaluation de la mise en oeuvre reposent
nécessairement sur une vision globale
de l?ensemble des opérations et des
financements mobilisés.
Pour cela, les territoires (directeurs de projet
du PEDOM) sont chargés de faire remonter
annuellement des tableaux de bord financiers.
Ils comprennent la liste des opérations
financées depuis 2016 pour chacune d?elle, la
ventilation des sources de des financements
associées (FEDER, FEADER, BOP 123, BOP 113,
SIB, Plan de relance, DSIL, DETR, Région,
Département, autofinancement) tant en
autorisation d?engagement (AE) qu?en crédits
de paiement (CP).
L?objectif poursuivi est non seulement de
consolider le pilotage national, mais aussi
d?épauler les territoires, en leur mettant
à disposition des outils de suivi évolutifs
pouvant s?adapter au mieux aux besoins de
tous les partenaires.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
11
- ¤
10 ¤
20 ¤
30 ¤
40 ¤
50 ¤
60 ¤
70 ¤
80 ¤
90 ¤
100 ¤
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
M
ill
io
ns
Evolution 2016-2024 des AE/CP (hors prêts )
Total AE Total CP
Investissement de l?État dans le Plan eau
DOM (2016-2024) en millions d?euros
Évolution 2016-2024 des AE/CP (hors prêts)
en millions d?euros
Données financières en cours de consolidation
La cible de chaque indicateur est propre à
chaque collectivité. En effet, l?objectif de
rendement en eau potable doit tenir compte
du rendement de départ. Il est illusoire de
viser uniformément l?objectif de 80 %. Les
collectivités au-dessus de 70 % actuellement
peuvent raisonnablement l?atteindre, ce qui
n?est pas le cas pour les services ayant un
rendement très bas. Chaque collectivité, dans
la réécriture de son contrat de progrès, devra
se fixer un objectif d?atteinte pour chaque
indicateur qui sera propre à son service.
Depuis trois ans, les collectivités sont donc
invitées à renseigner les 24 indicateurs avec
l?appui des chefs de projet PEDOM.
Sur les 24 indicateurs, 11 sont des indicateurs
SISPEA qui sont de mieux en mieux
renseignés, de par la réforme des redevances
des Agences et des Offices de l?eau mise en
oeuvre à compter de 2025. En effet, hormis la
Guyane, les autres ont saisi les données 2023
ou sont en cours de saisie.
Les indicateurs SISPEA relatifs à la durée
d?extinction de la dette (P153.2 et P256.2),
aux taux d?impayés (P154.0 et P257.0) et
au taux d?occurrence des interruptions
de service non programmées (P151.1), soit
des indicateurs qui traduisent la solidité
financière et la qualité des relations entre les
usagers et la collectivité sont toujours ceux
qui sont le moins bien renseignés.
On note également qu?il y a plus de
rigueur dans le remplissage des données,
particulièrement pour le calcul des
rendements qui avait tendance à parfois
être surévalué. De fait, on observe plusieurs
chutes de rendement qui traduisent non pas
une augmentation brutale des fuites, mais un
meilleur remplissage de SISPEA.
Les indicateurs « PEDOM » sont beaucoup
moins bien remplis, exceptés ceux concernant
l?existence et l?âge des schémas directeurs.
Il y a donc de réels progrès à assurer par les
collectivités sur la remontée des indicateurs.
Les indicateurs de suivi des contrats
de progrès
Les indicateurs du Plan eau DOM ont été
resserrés en 2022 pour faciliter le travail des
collectivités. En effet, certains contrats de
progrès avaient plus de 80 indicateurs.
Le tableau des indicateurs PEDOM a été
conforté par l?instruction du 12 juillet 2024 et
se trouve en son annexe 2.
Ceux-ci vont faire partie des bases des
nouveaux Contrats de Progrès. En effet,
le Contrat de Progrès est le document
programmatique de chaque collectivité
du PEDOM qui fait se projeter celle-ci pour
les 5 prochaines années tant du point de
vue de la gouvernance, de la capacité et la
nécessité à investir pour améliorer sinon
maintenir son patrimoine mais aussi et c?est
l?essentiel, d?apporter le meilleur service aux
abonnés tout en limitant au maximum les
impacts sur l?environnement, en particulier
par l?assainissement collectif ou non collectif.
Les indicateurs, pour être d?une réelle utilité
et en premier lieu pour les collectivités
elles-mêmes, doivent avoir une définition
claire ne pouvant pas donner lieu à
interprétation. C?est entre autres, le
travail très précis des indicateurs SISPEA
qui possèdent tous une fiche détaillée
sur sa définition et son mode de calcul.
Ils peuvent être facilement consultés sur :
https://www.services.eaufrance.fr/indicateurs.
Pour les autres indicateurs, une définition
est donnée dans l?annexe 2 de l?instruction
et reprise ici. En second lieu, les indicateurs
doivent indiquer la trajectoire de progrès ou
de solidité d?un service et donc avoir une
mesure de départ, issu du bilan du précédent
Contrat de Progrès (1ère partie des nouveaux
Contrats de Progrès) et un objectif cible à
atteindre en fin de Contrat.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
12
https://www.services.eaufrance.fr/indicateurs
Les constats qui peuvent être faits sont que
les services les plus dynamiques continuent
à bien progresser. En revanche, les services
les plus fragiles n?arrivent pas à entrer dans
une dynamique d?amélioration continue et
pêchent par une remontée plus faible des
indicateurs et des indicateurs essentiels,
comme le rendement du réseau, la conformité
des systèmes d?assainissement ou encore le
taux d?impayés (quand ils sont donnés) qui
dénotent une qualité de service insuffisante.
Le seul indicateur qui est globalement
satisfaisant est la qualité de l?eau distribuée,
globalement entre 98 et 100 % de conformité.
Un résumé des données collectées des six
territoires est en annexe 2.
Cela a été souligné également dans les
conclusions du rapport de la Cour des
comptes. C?est un travail de long terme
à effectuer en priorité lors des travaux
d?établissement des nouveaux Contrats de
Progrès et ce pour plusieurs raisons :
Le bilan à réaliser doit s?appuyer sur des
données des services, tant techniques que
de la santé financière des budgets ;
Les objectifs que la collectivité vise à
l?échéance du second Contrat de Progrès
doivent tenir compte des données de
départ ;
Les priorisations des actions à réaliser
dans le 2e contrat de progrès doivent tenir
compte également du bilan réalisé.
Le ministère de la transition écologique et
de la cohésion des territoires
Interventions financières et expertise
Le ministère de la transition écologique
et de la cohésion des territoires intervient
financièrement à dans le cadre du Plan eau
DOM à travers les « budgets opérationnels
de programme », le BOP 113. Ces crédits
sont utilisés pour accompagner les DOM et
Saint-Martin dans la mise en oeuvre du plan
d?action en appui technique et expertise,
recrutement et organisation de séminaire.
Depuis 2023, le BOP 113 a réservé plus de 3 M¤
pour l?appui à l?ingénierie des collectivités en
demande.
Les territoires bénéficiaires sont : Mayotte, la
Guadeloupe, la Guyane, et la Martinique, qui
cumulent de nombreux déficits d?ingénierie
locale.
Par ailleurs, le BOP 113 a également été
sollicité à hauteur de 273K¤/an pour abonder
le plan Chlordécone, pour la prise en
charge du surcoût du traitement des usines
d?eau potables impactées en Martinique
et en Guadeloupe conformément aux
engagements du président de la République.
Le MTEBFMP continuera à appuyer en tant que
besoin des opérations d?appui et d?expertise
pour continuer à améliorer la situation de
l?accès à l?eau et à l?assainissement sur ces
territoires. Le 10 mai 2022, une convention
de subvention 2022-2024 a été signée avec
l?INRAE. Cette convention porte sur 12
actions dont l?action 6 concerne la Gestion
des eaux urbaines des petites et moyennes
collectivités dans les DOM - Action de R&D
et appui technique aux politiques publiques.
1.2 Les acteurs du Plan eau DOM
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
13
Le ministère des Outre-mer
Le ministère des Outre-mer (MOM)
accompagne financièrement les collectivités
d?Outre-mer dans leurs actions en faveur de
l?aménagement et du développement durable
au titre du programme 123 « Conditions
de vie Outre-mer ». Cet accompagnement
repose sur différents vecteurs :
L?action 2 du programme P 123
Deux études pilotées par le Centre
scientifique et technique du bâtiment
(CSTB), dont les conclusions ont été rendues
en 2024 :
Étude « Développement d?une métho-
dologie d?adaptation des règles techniques
de l?assainissement non collectif (individuel
ou regroupé) pour une prise en compte des
contraintes urbanistiques des territoires
ultra-marins »
Étude « Récupération et utilisation d?eau
de pluie dans les territoires ultra-marins :
adaptation des règles techniques et
potentiels d?économie d?eau »
L?action 6 du programme P 123 qui recouvre
3 types de crédits :
les dotations aux collectivités territoriales
et financements adaptés à leurs
spécificités afin de favoriser l?égal accès
aux services publics locaux des populations
ultramarines, notamment en termes
d?éducation, en prenant en compte les
particularités de ces collectivités et en
répondant, par des crédits spécifiques,
aux handicaps structurels des Outre-mer.
Il s?agit donc de maintenir la capacité
financière des collectivités d?Outre-mer
par le versement de dotations ;
les secours d?urgence et de solidarité
nationale liés aux calamités ;
les actions de défense et de sécurité civile.
Deux territoires en bénéficient au titre des
Contrats de Redressement Outre-mer pour les
communes (COROM) : la Guadeloupe et Mayotte.
Le Fonds exceptionnel d?investissement
Le FEI, également inscrit au programme 123 du
MIOM, a été créé par la loi pour le développe-
ment économique des Outre-mer du 27 mai 2009.
Il vise à répondre aux besoins importants
des Outre-mer en équipements publics en
apportant une aide financière de l?État aux
investissements portés par les collectivités.
Les équipements d?eau potable et
d?assainissement sont également financés
par ce fonds.
Les contrats de convergence et de trans-
formation (CCT) qui appuient financièrement
les territoires dans la mise en oeuvre de
leurs projets structurants, en mobilisant
l?ensemble des programmes concernés des
différents ministères concernés, dont le P 123
La loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de
programmation relative à l?égalité réelle
Outre-mer reconnaît aux populations des
Outre-mer le droit à l?égalité réelle au sein
du peuple français. Un des objectifs de la loi
est de résorber les écarts de développement
sanitaire, les écarts de valorisation
environnementale, et diminuer les différences
d?accès aux services publics entre l?Hexagone
et les Outre-mer. Le plan de convergence et
de transformation, d?une durée de 10 à 20
ans, en est l?instrument de mise en oeuvre.
Signés fin 2018 et courant 2019 par l?État
et les collectivités ultramarines (régions,
départements, collectivités territoriales
et EPCI concernés par le Plan eau DOM),
ils définissent une stratégie de territoire à
moyen terme en vue de réduire les écarts de
développement et pour répondre aux enjeux
majeurs du territoire et préoccupations
des habitants. La thématique « eau et
assainissement » y est pleinement intégrée.
Les CCT 2019-2022, et leurs avenants
pour 2023, constituent la déclinaison
opérationnelle des plans de convergence.
Ils remplacent les contrats de plan État-
région (CPER) 2015-2020 (Guadeloupe,
Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion) et
le contrat de développement (CDEV) 2014-
2020 de Saint-Martin.
Ils intègrent aussi des projets du Livre bleu
outre-mer et reprennent les engagements
des CPER/CDEV.
Les CCT 2024-2027 ont été signés au cours de
l?année 2024.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
14
Saint-Martin à hauteur de 291 M¤ (autorisations
d?engagement) :
FEI : 113 M¤
CPER ? CDEV ? CCT : 112,7 M¤
Action 6 : 66 M¤
Étude Cerema : 50 K¤ (2020)
Études CSTB : 169,5 K¤ (2020-2022)
Aide à la formation et à l?ingénierie :
FOM (1,2 M¤) financé en 2020, géré par l?AFD
Non comptabilisé dans le total ci-dessus
de 143,9 M¤ car retracé dans les
financements AFD.
Le fonds Outre-mer (FOM)
Pour accompagner les territoires dans la
réussite du Plan eau DOM et soutenir la
dynamique de contractualisation, le MOM a
mobilisé une enveloppe de 1,2 M¤ au titre du
programme 123.
Cette offre d?aide à la formation et à
l?ingénierie (2020-2023) a été construite
selon les besoins exprimés par les Préfets,
en concertation avec les DEAL et Offices de
l?eau.
Cofinancement :
MOM via le Fonds Outre-mer (FOM) : 1,2 M¤
OFB : 500 K¤
MSS : 200 K¤
Budget total : 1,9 M¤
Le MOM finance également un dispositif de
bonification d?intérêt aux prêts accordés
aux collectivités et personnes publiques. Ce
dispositif vise à favoriser les investissements
en réduisant les coûts des emprunts et
assurer une meilleure couverture des risques.
La mise en oeuvre du FOM est gérée par
l?Agence française de développement (AFD),
dans le cadre de son appui technique et
financier aux collectivités ultramarines
(adduction d?eau potable, assainissement).
Interventions financières du MOM à travers
le P 123
Le MOM a participé au financement de l?eau
et de l?assainissement dans les DROM et à
113,3 M¤
112,7 M¤
66,0 M¤
0,2 M¤
Répartition des AE du P123 sur 2016-2024
FEI CPER-CDEV-CCT Action 6 Appui technique
Répartition des AE du P 123 sur 2016-2024
en millions d?euros
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
15
Évolution des AE du P 123 sur 2016-2024
en millions d?euros
Évolution des CP du P 123 sur 2016-2024
en millions d?euros
Entre 2016 et 2020, les AE des subventions à
l?investissement du programme 123 passent
de 23 millions à 10 millions. Une forte
hausse est ensuite observée, atteignant 41
millions en 2022 puis un pic à 77 millions
en 2023. Cette hausse s?explique par les
investissements du plan de relance et
l?introduction des contrats de redressement
Outre-mer (COROM). Au total, le montant
des subventions à l?investissement en
autorisation d?engagement s?élève à 291M
d?euros.
Données financières en cours de consolidation
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
16
En contrepartie de la réalisation de ces
missions, les collectivités perçoivent une
compensation financière de l?État. Les
travaux sur le principe d?une compensation
financière de l?État aux collectivités pour le
recensement des personnes en mal d?eau et
les moyens pour y remédier se sont poursuivis
en 2024.
Le ministère chargé de la santé est également
régulièrement sollicité par des industriels,
désirant apporter des solutions pour faciliter
l?accès à l?eau dans les territoires ultra-marins.
Ces solutions constituent des procédés
alternatifs à la production d?eau potable
et consistent à capter l?eau présente dans
l?atmosphère, via des générateurs d?eau
atmosphérique (GEA) pour produire de l?eau
destinée à la consommation humaine.
Compte-tenu des dispositions réglementaires
existantes inadaptées à l?encadrement de
l?utilisation de ces dispositifs, le ministère
chargé de la Santé a sollicité fin 2022 l?Anses
afin de disposer d?une expertise scientifique
visant à identifier les risques sanitaires liés
aux procédés générateurs d?eau destinée
à la consommation humaine à partir de
condensats, dispositifs prometteurs pour
les territoires ultramarins. Les résultats
de cette expertise ont été rendus en
novembre 2024. Au vu des données dont
nous disposons aujourd?hui, la DGS n?est pas
en mesure de reconnaître les GEA comme
dispositifs capables de produire de l?eau
potable pouvant être consommée. En effet,
nous ne disposons d?aucune donnée sur la
qualité de l?eau produite. L?installateur ou
le gestionnaire de l?établissement où sont
installés ces dispositifs est responsable de la
qualité de l?eau produite. Il est donc impératif
qu?en tant que nouveau producteur d?eau,
il en assure la surveillance. À défaut, et
bien conscient de la nécessité d?installer
ces dispositifs pour garantir l?accès à l?eau,
la réalisation d?une campagne d?analyses
des eaux générées par ces dispositifs en
2025 permettrait de connaître les risques
sanitaires auxquels les consommateurs sont
susceptibles d?être exposés. Ces dispositifs,
dont l?usage devrait être limité aux situations
de crise, ne devraient pas venir pallier des
réseaux d?adduction d?eau par le service
public défaillants.
Le ministère du travail, de la santé, des
solidarités et des familles
Garantir l?accès à une eau de qualité et un
assainissement pour tous constitue des
conditions fondamentales au maintien en
bonne santé d?une population. L?eau est
une ressource fragile, tout particulièrement
en milieu insulaire. Elle est soumise à des
aléas climatiques susceptibles d?altérer sa
qualité, sa disponibilité et sa distribution.
Les sécheresses récurrentes ainsi que les
contraintes géographiques que connaissent
les territoires d?Outre-mer peuvent aggraver
les inégalités d?accès à l?eau, en particulier
dans les zones rurales et les quartiers les plus
défavorisés.
Dans ce domaine, le ministère chargé de la
santé concourt en 2025 aux objectifs portés
par le Plan eau DOM, au travers de différentes
actions.
En 2024, la direction générale de la santé a
poursuivi la mise en oeuvre de la politique
d?accès à l?eau. Ce droit d?accéder à l?eau
potable quel que soit sa condition sociale,
a été introduit par la Directive européenne
relative à la qualité des eaux destinées à la
consommation humaine, et transposé en
droit français en décembre 2022 au moyen
d?une ordonnance et d?un décret. Il est
désormais inscrit dans le Code de la santé
publique et correspond au droit de toute
personne à «bénéficier d?un accès [?] à une
quantité d?eau destinée à la consommation
humaine suffisante pour répondre à ses
besoins en boisson, en préparation et cuisson
des aliments, en hygiène corporelle, en hygiène
générale ainsi que pour assurer la propreté de
son domicile ou de son lieu de vie».
Dans ce cadre, le Code général des
collectivités territoriales impose à chaque
collectivité compétente dans le domaine de
l?eau d?identifier les populations en situation
de vulnérabilité par rapport à l?accès à l?eau,
au plus tard au 1er janvier 2027, et de mettre
en place des mesures de remédiation. Ces
mesures vont par ailleurs dans le sens de
couvrir les besoins en eau de première
nécessité de l?ensemble des personnes
présentes sur le territoire français, y compris
les besoins des personnes vulnérables et
marginalisées vivant en habitat informels.
Par ailleurs, en raison de la situation
d?éloignement, ces territoires doivent de
surcroît, faute de capacités analytiques
locales, externaliser notamment vers la
métropole l?analyse de certains paramètres en
particulier physico-chimiques. Ces situations
constituent un point de vulnérabilité majeure
car peuvent être source de retard à la mise
en oeuvre de mesures de gestion adaptée
en cas de non-conformité des résultats au
regard des délais d?analyses allongés en
comparaison avec ceux en métropole. Cette
difficulté peut également conduire à une
remise en cause du contrôle sanitaire par la
population et à une perte de confiance de
leur part vis-à-vis des services de l?État.
Pour cela, le ministère chargé de la santé
a demandé en 2024 l?appui technique
du laboratoire d?hydrologie de Nancy
(LHN), laboratoire national de référence
dans le domaine des eaux destinées à la
consommation humaine, eaux minérales
naturelles et eau de loisirs, afin d?identifier
les besoins nécessaires à l?amélioration des
capacités d?analyse de la qualité de l?eau
potable des territoires ultramarins. Au regard
de la mise en oeuvre et du suivi du plan Eau
Mayotte, ces travaux se sont prioritairement
conduits pour le territoire mahorais.
Toutefois, l?étude bien que finalisée fin 2024
a dû être mise en attente compte tenu du
passage du cyclone Chido et n?a pu être
restituée aux acteurs locaux que fin mai 2025.
Les études relatives à la Guyane et Saint-Pierre
et Miquelon ont été finalisées et restituées
aux acteurs y ayant pris part en avril 2025
tandis que les travaux se poursuivent pour les
territoires de l?arc antillais.
Il s?agira en 2025 d?inscrire les recom-
mandations émises par le LHN au sein de
la feuille de route du Plan eau DOM afin
de réduire les difficultés liées à ce défaut
de capacité analytique en oeuvrant pour
le déploiement de techniques analytiques
rapides pour mieux couvrir de façon réactive
les paramètres susceptibles d?aboutir à
des non-conformités. Il s?agira également
d?encourager et d?accompagner les labo-
ratoires locaux dans une démarche qualité
les menant à l?obtention d?accréditation et
l?agrément pour le suivi du contrôle sanitaire
de l?eau. Structurer une filière de formation
sur les métiers dans le domaine sanitaire de
l?eau, en partenariat avec les grandes écoles
et les organismes de formation, s?avère
également un enjeu primordial, pour doter
ces territoires de toute l?ingénierie nécessaire
au suivi de la qualité de l?eau potable.
Enfin, ces territoires sont porteurs d?enjeux
d?assainissement particulièrement sensibles
puisque contrairement à la France métro-
politaine, pour certains seule une minorité
de la population est connectée à un réseau
de collecte des eaux usées (19 % à Mayotte
par exemple versus 80 % en métropole).
Les systèmes d?assainissement non collectif
(ANC) actuellement autorisés en France ne
sont pas adaptés à ces territoires car trop
coûteux à l?installation, au fonctionnement
et à l?entretien contrairement à des solutions
épuratoires fondées sur la nature. En outre, les
plateformes d?essais situées exclusivement
en métropole ne sont pas adaptées aux
conditions climatiques de ces territoires.
Or pour des dispositifs destinés à être
exclusivement installés dans les territoires
ultramarins, les tarifs pour les constructeurs
sont prohibitifs alors qu?il est dans notre
intérêt collectif que les habitations puissent
être reliées à des systèmes d?ANC et ne
rejettent pas directement dans le milieu.
Les ministères chargés de la santé et de
l?environnement se sont donc engagés
en 2025 à dresser un état des lieux des
dispositifs d?assainissement non collectifs
compatibles avec les conditions climatiques
des territoires ultramarins et à évaluer la
possibilité d?adapter la réglementation en
faveur de ces dispositifs afin qu?ils puissent
bénéficier à ces territoires dans le cadre de la
transposition de la Directive Eaux Résiduaires
Urbaines.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
17
a été validé en conseil d?administration le
30 novembre 2023. Il a permis de
redimensionner les taux et montants de
contribution au travers de la SIB.
Les taux standard appliqués pour les
infrastructures d?Outre-mer ont été aug-
mentés de 10 % pour passer à 60 % pour les
études et 40 % pour les travaux. Plusieurs
bonifications ont été prévues pour répondre
aux objectifs prioritaires du plan eau : + 20 %
pour les solutions fondées sur la nature, pour
l?alimentation en eau des petites communes
isolées et pour la mise aux normes des
stations visées par la directive ERU et + 40 %
pour la réutilisation des eaux traitées.
En 2024, le programme d?intervention évolue
pour permettre l?extension des bonifications
sur les zones isolées non desservies afin d?y
financer jusqu?à 60 % les infrastructures
d?assainissement collectif, au même titre que
ce qui était déjà réalisé pour l?eau potable.
Au travers du plan eau, l?enveloppe
programmée, qui était de 20 millions
d?euros en 2023 est passée à 35 M¤ en
2024, augmentée d?un programme de lutte
contre les fuites (5 M¤) et de luttes contre les
fuites à Mayotte (3.7 M¤), portant le total de
l?enveloppe 2024 à 43.7 M¤. Ce montant sera
porté à 55 M¤ à compter de 2025 (incluant
les PTOM).
En 2024, la dynamique a permis d?engager
42.7 M¤ en AE et 8.4 M¤ en CP. L?amélioration
du cadrage des aides a permis le solde
d?opérations en souffrance.
En effet, afin de réduire la quantité de
conventions non suivies de travaux et
l?accumulation des restes à payer associés,
de nouvelles modalités de préparation
des engagements et de leur suivi ont été
opérées, dont une attention particulière
sur la maturité des projets présentés. Les
dossiers sont désormais présentés au stade
des études de projet afin d?avoir une réelle
réactivité dans le démarrage des opérations.
L?Office français de la biodiversité
I. L?accompagnement des territoires
L?Office français de la biodiversité travaille au
coeur du Plan eau DOM à l?amélioration des
services d?eau et d?assainissement dans les
DROM :
Par le dialogue auprès des collectivités pour
l?identification des priorités en fonction
des enjeux environnementaux et sociaux,
Par le financement et/ou le suivi
d?expertises nécessaires à une meilleure
compréhension et prise en compte des
enjeux (Étude de résilience des services
d?eau et d?assainissement CEREMA-OFB-
DOM en 2021, de définition de plan
d?action sur les captages, par la mise en
place d?un AMI sur le REUT des eaux usées
en 2024 etc.),
Par l?abondement en 2022 du marché
« ATMOA » de l?AFD pour la formation des
techniciens et élus des territoires pour un
montant de 480 000 ¤.
Par l?aide aux investissements grâce
au fond de solidarité interbassins et la
gestion du plan de relance pour l?eau et
l?assainissement.
Par l?accompagnement du suivi du milieu
aquatique demandé par la directive cadre
européenne sur l?eau par des financements
importants aux offices de l?eau et au BRGM.
II. Les financements proposés dans le cadre
du Plan eau DOM
Le programme de solidarité interbassins :
Ce programme permet de financer des
études et des travaux pour l?amélioration des
services d?eau potable et d?assainissement par
les effets leviers des financements apportés
notamment aux ouvrages d?assainissement,
de protection de la ressource et sur les
infrastructures d?alimentation en eau
potable.
Tout au long de l?année 2023, l?OFB a travaillé
en concertation avec les territoires et les
ministères à la modification de son nouveau
programme d?intervention pour intégrer les
fonds supplémentaires apportés par le plan
eau du gouvernement. Le programme modifié
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
18
Un renforcement des équipes a également
été apporté avec désormais des
interlocuteurs dans les différents territoires
qui permettent de suivre et accompagner
les porteurs de projets dans leur démarche
localement, ainsi qu?un renforcement au
niveau national. L?équipe dédiée à la SIB
est désormais renforcée techniquement et
opérationnellement de façon à assurer un
suivi au plus près des projets.
Une importante procédure de clôture
de conventions de travaux anciennes et
caduques a été lancée dès 2022 et se
poursuivit.
Financement de la surveillance DCE et de la
connaissance :
Ce programme permet de financer la mise en
oeuvre des directives européennes en Outre-
mer, et principalement la DCE. L?objectif
poursuivi est le développement d?indicateurs,
la mise en place des réseaux de surveillance,
la collecte, l?analyse et la bancarisation des
données.
Ce programme permet de financer la mise en
oeuvre des directives européennes en Outre-
mer, et principalement la DCE. L?objectif
poursuivi est le développement d?indicateurs,
la mise en place des réseaux de surveillance,
la collecte, l?analyse et la bancarisation des
données.
Les conventions sont aujourd?hui signées
pour deux ans afin de faciliter le déroulement
des suivis pour les offices de l?eau et le suivi
pour l?OFB. L?enveloppe programmée est de
l?ordre de 3,5 M¤ par an. Les subventions
oscillent entre 400 000 ¤ et 1 000 000 ¤ par
an et par territoire.
L?Agence française de développement
I. Financement de l?investissement :
Prêts au secteur public
Dans le cadre du Plan eau DOM, l?Agence
française de développement (AFD) propose
une offre diversifiée de financement en prêts
budgétaires concessionnels ou au taux du
marché auprès des collectivités (communes
et EPCI).
Cette offre de prêt s?inscrit dans le cadre de
la stratégie du Ministère de l?Intérieur et des
Outre-mer (MIOM) et de l?AFD, en appui aux
Objectifs de Développement Durable (ODD),
et concerne trois produits :
Des prêts « PSP-Transition » aux collectivités
locales, bonifiés par l?État jusqu?à 170 points
de base : ils permettent le financement des
investissements des contrats de progrès
(maturité maximale de remboursement
de 25 ans, incluant un éventuel différé en
capital), avec une valorisation particulière
(sur-bonification) des projets à fort impact
climat. Ils ont représenté 181 M¤ depuis le
début du PEDOM, et ont mobilisé 16,6 M¤
de bonification par l?État ;
Des PSP non bonifiés notamment pour
la part de financement au-delà des seuils
de bonification. Ils ont représenté 28 M¤
depuis la mise en place des contrats de
progrès, prenant en compte une annulation
partielle de prêt au SMGEAG en 2024 ;
Des prêts « PS2E » non bonifiés, destinés
au préfinancement de subventions de
l?Union Européenne, de l?État, et désormais
des Régions, Départements, OFB, ODE. La
durée maximale de remboursement est
fixée à 36 mois. Ces prêts ont représenté
167 M¤ depuis le début du PEDOM, avec une
année record en 2024 où l?AFD a accordé
76 M¤ de ces prêts aux bénéficiaires du
PEDOM (SMGEAG, LEMA et CAESM).
Ces outils sont pleinement mis à dispositions
des collectivités signataires d?un contrat de
progrès dans le secteur de l?eau potable et
de l?assainissement pour les six territoires
concernés.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
19
III. Assistance technique auprès des
collectivités
L?AFD a mobilisé le FOM pour la mise en
place d?un dispositif mutualisé d?ATMOA et
de formation. Cette offre, mise en oeuvre
sur la période 2021-2025, est financée à
hauteur de 1,2 M¤ par le FOM, de 200 k¤
par la DGS, et de 485 k¤ par l?OFB (ces deux
dernières contributions étant formalisées par
des abondements du FOM via des décrets
de transfert). La mise en oeuvre prend la
forme de séminaires annuels centrés sur
les enjeux spécifiques à chaque territoire,
et d?un accompagnement individualisé de
chaque collectivité bénéficiaire. Ce dispositif
a rencontré un fort succès auprès des
bénéficiaires entre 2021 et 2024 qui ont fait
remonter une satisfaction globale des appuis
fournis. Il est prévu de s?achever en 2025, son
renouvellement est à l?étude.
La Banque des territoires
Créé en 2023, le programme « Aquagir » de
la Banque des Territoires a pour vocation de
dépasser un rôle de financeur néanmoins
renforcé et de stimuler l?émergence de projets
résilients sur l?eau sur le territoire national et
ultramarin, à amplifier l?accompagnement
de ces projets par la Banque des Territoires
et à diversifier la nature de projets sur l?eau
financés (développement de son implication
sur les projets relevant notamment de
la compétence « gestion des milieux
aquatiques et prévention des inondations »
(Gemapi). Il s?agit concrètement, d?ici 2028,
d?accompagner et de financer au moins
1 600 projets avec un objectif de 4Mds¤.
Ce programme s?appuie sur une large offre
financière en ingénierie, prêts, investissements
et consignations, ainsi que sur des outils
numériques (aquagir.fr, AquaRepère) afin de
créer un continuum de nature à :
Soutenir le nombre de projets initiés et
élargir la nature de ces projets au regard des
nécessités d?une gestion durable de l?eau ;
Accompagner l?émergence de services
innovants et performants sur l?eau ;
Financer un nombre croissant de projets ;
II. Appuis aux Maîtrises d?ouvrage :
Subventions de prestations intellectuelles
Dès 2017, l?AFD a contribué à structurer la
phase préparatoire du plan d?action Eau
Dom et à accompagner les collectivités dans
l?élaboration de leurs contrats de progrès, en
montant notamment un cycle de formation
itinérant et un dispositif d?assistance à
maîtrise d?ouvrage cofinancée par l?Office
français de la biodiversité (OFB).
Depuis 2020, dans le cadre de son action
d?appui et de conseil aux collectivités
territoriales, et en ligne avec les ODE, l?AFD
administre le Fonds Outre-Mer (FOM), qui
vise en priorité l?appui en ingénierie aux
collectivités pour faciliter la mise en oeuvre
d?investissements structurants. Cet appui
peut prendre plusieurs formes :
Un accompagnement méthodologique
dans le cadre de la mise en oeuvre par les
collectivités de leur contrat de progrès.
200 k¤ ont ainsi été mobilisés selon cette
modalité au début du PEDOM ;
Un cofinancement d?études portées par les
collectivités, et en ligne avec les priorités
stratégiques du Fonds et les besoins
identifiés dans les contrats de progrès.
4,3 M¤ ont ainsi été mobilisés ;
Le portage d?AMO pour le compte de
collectivités. Dans certains cas particuliers,
le FOM peut ainsi être utilisé sous forme de
subvention en nature (portage des marchés
publics directement par l?AFD au profit des
bénéficiaires). 3,4 M¤ ont ainsi été mobilisés
selon cette modalité, en particulier auprès
de LEMA (Mayotte), et plus récemment
pour appuyer la structuration du SMGEAG
(Guadeloupe) ;
En outre, depuis 2023, le groupe AFD peut
mobiliser des assistants techniques au
bénéfice des collectivités, en s?appuyant
notamment sur l?expertise en la matière
d?Expertise France. En effet, le mandat de
cette dernière a été étendu aux Outre-mer.
2,4 M¤ ont été mobilisé pour fournir des
assistants techniques auprès du SMGEAG
de Guadeloupe, du LEMA de Mayotte et
de la CTM à la Martinique.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
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http://aquagir.fr
https://aquarepere.banquedesterritoires.fr/
Depuis le 1er janvier 2020, l?EPCI a repris
la compétence « Eau potable » et
« Assainissement » de ses communes
membres, à l?exception de celle sur l?eau
pour Saint-Paul qui est gérée directement en
régie par « La Créole ».
L?élaboration du contrat de progrès signé en
mars 2020 par la préfecture de la Réunion,
le TCO, la CDC et l?AFD ainsi que d?autres
partenaires a permis d?établir un diagnostic
des infrastructures et des réseaux Eau
et Assainissement sur le territoire. De ce
diagnostic découle une série de projets et de
travaux de construction et de réhabilitation à
mettre en place entre 2022 et 2026.
En 2024, l?EPCI a ainsi signé un Aqua Prêt de
9,5 M¤, dont :
6 M¤ pour le budget Eau sur une durée 30
ans, précédée d?une phase de mobilisation
de 12 mois, pour financer la construction
de l?unité de traitement d?eau potable de
Maduran à Saint-Leu et celle de Pichette à
La Possession ;
3,5 M¤ sur une durée de 25 ans pour le
budget GEMAPI, précédée d?une phase de
mobilisation de 12 mois, pour financement
des travaux de confortement des berges
et d?entretien des ouvrages dans le cadre
de la protection des populations exposées
aux risques naturels.
En complément de son offre d?Aqua Prêt, la
Banque des Territoires propose également
une offre d?ingénierie pour accompagner
les acteurs territoriaux dans la facilitation de
leur programme d?actions et la structuration
technique, juridique et financière visant à
une gestion intégrée de la ressource en eau.
En 2024, la Banque des Territoires a ainsi
financé une étude pour la mise en place d?un
monitoring opérationnel et financier pour le
syndicat mixte de l?eau et de l?assainissement
de Guadeloupe (SMEAG) à hauteur de
20 300¤.
La Banque des Territoires, via l?Aqua Prêt,
est un des principaux financeurs du petit
cycle de l?eau, avec près d?un tiers du coût
des investissements financés en 2023. Ce
prêt permet de financer jusqu?à 100 % du
besoin d?emprunt et 100 % du coût du
projet avec des maturités allant de 25 à
60 ans en correspondance avec la durée
d?amortissement technique des projets.
Ainsi, l?Aqua Prêt, dont le taux est indexé
au Livret A + 40 points de base, permet de
réduire significativement l?impact à court
terme de ces projets sur les finances locales
en préservant la capacité d?investissement
des collectivités pour mener d?autres projets
et limite ainsi la répercussion des coûts sur
la facture des usagers. Il permet également
de lisser dans la durée l?inévitable croissance
du prix de l?eau qui sera nécessaire pour
solvabiliser la croissance des investissements.
En 2024, la Banque des Territoires a ainsi
financé 2 collectivités locales de La Réunion,
pour un total de 10,5 M¤ d?Aqua Prêt.
Le premier dossier a été conclu avec la
Communauté intercommunale Réunion
Est (CIREST), établissement public de
coopération intercommunale situé à l?Est
de l?île. Créé en 1992, l?EPCI regroupe 6
communes membres (Bras-Panon, Plaine des
Palmistes, Saint-André, Saint-Benoît, Sainte-
Rose et Salazie). C?est le territoire le plus
étendu de la Réunion (73 721 hectares). L?EPCI
regroupe près de 127 500 habitants (moins
d?un quart de la population de l?île).
En 2020, les compétences de la communauté
d?agglomération s?élargissent : l?eau et
l?assainissement sont transférées des
communes à la Cirest.
En 2024, l?EPCI a signé un Aqua Prêt de
1 M¤ sur une durée de 40 ans, sur le budget
annexe de l?assainissement. Dans le détail, le
prêt sert à financer plusieurs opérations de
renouvellement des réseaux d?eaux usées.
Le deuxième dossier a été signé avec la
Communauté d?agglomération Territoire
de l?Ouest. L?EPCI regroupe plus de 220 000
habitants, soit un quart de la population de
l?île (1er EPCI de La Réunion), et s?étend sur
une superficie de 53 000 hectares. Créé en
2001, l?EPCI regroupe 6 communes (Le Port,
La Possession, Saint-Leu, Saint-Paul, Les Trois-
Bassins).
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
21
un processus de validation de ces solutions
est nécessaire. Il ressort notamment un
besoin (i) d?adapter le cadre réglementaire
pour encadrer le déploiement de certaines
innovations (ii) de produire des guides
techniques pour sécuriser la mise en
place du stockage de l?eau en citerne
(ii) d?élaborer des lignes directrices pour
faciliter la validation et la reconnaissance des
technologies innovantes (production d?eau
potable à partir d?eau de pluie, dispositifs
de filtration autonomes, générateurs d?eau
atmosphérique) et (iii) d?identifier les acteurs/
laboratoires à mobiliser pour formaliser les
protocoles de tests et prouver l?efficacité des
dispositifs avant leur déploiement.
Dans le cas particulier des générateurs
d?eau atmosphériques, l?ANSES a publié
fin 2024 son rapport Procédés générateurs
d?eau destinée à la consommation humaine
à partir de condensats. Novembre 2024.
Saisine n° 2022-SA-0239 et recommande
que les dispositifs mobiles disposent d?une
autorisation de mise sur le marché (AMM)
et que les installations fixes disposent
d?une autorisation préfectorale. Des lignes
directrices ont été élaborées pour permettre
aux industriels de constituer leur dossier de
demande d?AMM à soumettre aux autorités
compétentes.
Le CSTB propose d?accompagner les
industriels producteurs de ses solutions
innovantes ainsi que les maîtres d?ouvrage et
maîtres d?oeuvre susceptibles de les prescrire
et les mettre en place. L?objectif est de
permettre à ces acteurs de mieux s?approprier
la réglementation et les enjeux sanitaires,
de les accompagner dans l?élaboration de
cahiers des charges et dans la construction
de leur dossier de demande d?AMM.
Le CSTB
En 2024, le Centre Scientifique et Technique
du Bâtiment (CSTB) a rendu les résultats de
3 études, commandées par la Direction
Générale des Outre-mer et le ministère de la
Santé :
L?étude « État des lieux des dispositifs
alternatifs de distribution d?eau potable en
cas d?insuffisance ou d?absence de réseau
public de distribution » ;
L?étude « Développement d?une métho-
dologie d?adaptation des règles techniques
de l?assainissement non collectif (ANC) aux
territoires ultra-marins » ;
L?étude « Récupération et utilisation de l?eau
de pluie dans les territoires ultra-marins ».
I. État des lieux des dispositifs alternatifs
de distribution d?eau potable en cas
d?insuffisance ou d?absence de réseau
public de distribution
Le CSTB a été missionné par le ministère de
la Santé afin de réaliser un état des lieux des
dispositifs alternatifs de distribution d?eau
potable en cas d?insuffisance ou d?absence
de réseau public de distribution. L?ambition
de ces travaux est de servir de base à la
structuration d?une aide à la décision pour les
pouvoirs publics lors de la mise en place de
solutions alternatives de distribution d?eau
potable en France métropolitaine et dans le
cadre du plan DOM.
Le travail a consisté d?une part à recenser
des situations nécessitant le recours à des
dispositifs alternatifs de production et
d?acheminement d?eau potable à différentes
échelles (individuelle et collective) et d?autre
part à décrire les solutions techniques
innovantes, en détaillant lorsque cela était
possible les performances revendiquées.
Pour cela le CSTB c?est notamment appuyé
sur l?audition de plusieurs acteurs (ARS, OIEau
et industriels).
Des propositions innovantes émergent
dans le secteur de la production d?eau
potable décentralisée et certaines sont déjà
déployées dans les territoires ultramarins
sans autorisation préalable des autorités
sanitaires. Afin de garantir que l?eau produite
réponde aux exigences de qualité d?une
eau destinée à la consommation humaine,
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
22
L?examen de référentiels techniques
existants (France, Europe et autres le cas
échéant) pouvant contribuer à l?étude ;
Visites de terrain et rencontres avec les
acteurs locaux.
Ce travail a débouché sur l?élaboration de
solutions techniques définies en termes de
dimensionnement, de mise en oeuvre et
d?exploitation et adaptées à chaque territoire
étudié. Ces dernières doivent toutefois être
validées via des expérimentations in situ.
Afin de mener à bien des expérimentations
coordonnées sur les territoires, un comité
devrait être mis en place sous l?égide du
Plan eau DOM. Ce comité serait composé
de représentants des ministères, des ODE,
des SPANC, de l?État, des assureurs, des
organismes scientifiques et techniques, ainsi
que de la Fédération Française du Bâtiment. Il
aurait pour mission de donner un avis éclairé
sur chaque projet et d?en assurer le suivi.
Localement, pour chaque expérimentation,
un groupe technique, placé sous l?égide d?un
opérateur public (ex : Office de l?Eau), devrait
être constitué.
III. Récupération et utilisation de l?eau de
pluie dans les territoires ultra-marins
Dans un contexte de préservation des
ressources en eau, le développement de la
récupération et utilisation de l?eau de pluie
en Outre-mer permettrait de préserver les
ressources locales et satisfaire les besoins
de la population pour certains usages
domestiques. En effet la récupération
et utilisation de l?eau de pluie issue de
toitures non accessibles peut constituer une
alternative à l?utilisation d?eau potable pour
certains usages domestiques. Toutefois le
degré de déploiement de cette pratique
est très différent d?un territoire à l?autre,
en raison de contraintes techniques, et par
manque de sensibilisation de la population,
qui n?a pas suffisamment connaissance des
modalités de mise en oeuvre et d?entretien
des équipements, ainsi que du potentiel
d?économie d?eau réalisable et des aspects
financiers associés.
II. Développement d?une méthodologie
d?adaptation des règles techniques de
l?assainissement non collectif (ANC) aux
territoires ultra-marins
Les collectivités des territoires ultramarins
expriment de manière quasi unanime le
besoin d?un assainissement non collectif
(ANC) qui prend en compte leurs contextes
urbanistiques, climatiques et sanitaires, sans
oublier les aspects de préservation de la
biodiversité.
Le recours à des techniques agréées pose la
question de leur fiabilité et de la disponibilité
en pièces de rechange en cas de panne. Pour
rappel, le suivi in situ mené par le Groupe
national public en 2017 montre que 80 % des
dispositifs agréés (et seulement au bout de
4 ans) présentent des dysfonctionnements
portant sur la qualité épuratoire et le taux
de défaillance des équipements internes
(pompes, aérations, médias filtrants, auget?).
Face à ce constat, l?étude du CSTB a défini une
méthodologie d?adaptation des techniques
d?ANC à chaque contexte ultramarin en
tenant compte de manière macroscopique
des contraintes des logements, urbanistiques,
climatique, sanitaire et environnementale de
chaque territoire ultramarin. Il est apparu
nécessaire de conserver les installations
existantes sur l?ensemble de ces territoires et
d?étudier leurs réhabilitations, notamment
dans une logique d?économie circulaire
(réemploi des matériaux existants ou
recyclables) et d?optimisation des coûts
de construction (réduction des dépenses,
maintien du savoir-faire local).
L?étude s?est attachée à prendre en compte,
dans le domaine de la construction, les
besoins liés à l?assainissement non collectif
des territoires concernés (Guyane, Ile de
Mayotte, Guadeloupe/Ile de St Martin, Ile de
la Réunion, La Martinique). Un diagnostic a
été réalisé sur l?ensemble des départements
ultramarins sur la base de :
L?examen des contextes urbanistiques des
territoires étudiés ;
L?examen des règles constructives au
regard du contexte ultramarin ;
L?analyse des différentes études existantes
menées sur le territoire concerné ;
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
23
IV. Perspectives
Les fascicules 70-1 et 71 du Cahier des clauses
techniques générales (CCTG) travaux de
génie civil relevant du domaine de l?eau et
de l?assainissement ont été publiés en 2021.
Ils font depuis état de l?art de la pertinence
de qualité de l?achat public concernant
les réseaux gravitaires et pression dans le
domaine de l?AEP ou de l?assainissement.
Ces règles sont cependant établies sur la
base sur les retours d?expériences recueillis
principalement sur le territoire hexagonal.
Les spécificités des territoires ultra-marins
restent à renseigner notamment en termes
de mise en oeuvre, d?aptitude des matériaux
aux conditions tropicales ou équatoriales.
Cette aptitude peut être mise en cause par
des dégradations accélérées notamment
par les effets thermiques, des conditions
sanitaires plus drastiques (ex-chloration
poussée de l?eau potable) et ce d?autant
que les matériaux ne proviennent pas
systématiquement du territoire hexagonal.
Une étude du CSTB, lancée en 2025, vise
à développer un Cahier des Clauses
Techniques Particulières adapté au contexte
des Outre-mer.
L?étude menée par le CSTB a permis de
dresser un état des lieux du déploiement
de la récupération et utilisation des eaux
de pluie à l?échelle de deux territoires,
la Martinique et Mayotte. L?analyse des
précipitations et des consommations
d?eau a permis d?appréhender le niveau
d?adéquation entre ressources et besoins. Les
coûts d?investissement nécessaires (prix de
vente et pose des équipements), et les coûts
d?exploitation et entretien des installations
ont été considérés. Des rencontres ont été
organisées avec les acteurs locaux (ARS, DEAL,
Office de l?eau, EPCI, industriels du secteur?)
pour échanger sur le déploiement de cette
pratique sur leur territoire. Des visites sur site
d?installations de récupération d?eau de pluie
ont aussi permis de collecter des retours
d?expérience sur les techniques mises en
oeuvre, leur entretien et maintenance, et le
niveau d?appropriation de la technique par la
population.
Les principaux enseignements de cette étude
montrent que la récupération d?eau de pluie
est assez généralisée, principalement pour
des usages extérieurs (arrosage, nettoyage
de surfaces et de véhicules). Toutefois les
exigences relatives à la conception et à la mise
en oeuvre des installations sont rarement
respectées. L?utilisation d?eau de pluie
pour l?alimentation des chasses d?eau des
toilettes est moins fréquente, et les retours
d?expérience sont quasi inexistants sur les
volumes d?eau potable économisés et sur
l?impact financier. Le manque de formation
des professionnels sur la conception et la
mise en oeuvre des installations est ressorti
comme étant un point faible, de même que
la sensibilisation de la population sur les
aspects d?entretien des installations.
Le décret et l?arrêté du 12 juillet 2024
relatifs à l?utilisation d?eaux impropres à la
consommation humaine pour des usages
domestiques fixent un nouveau cadre pour
la récupération et utilisation des eaux de
pluie, par rapport à l?arrêté du 21 août 2008.
Les usages possibles sont élargis, ainsi que les
typologies de bâtiments dans lesquels des
installations peuvent être mises en oeuvre.
Ces textes ouvrent de nouvelles perspectives
pour intégrer cette pratique dès la phase de
conception dans les projets de construction
en Outre-mer.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
24
1.3 Les territoires
Guadeloupe
I. La Guadeloupe (hors Marie-Galante)
I.1 Contexte
La Guadeloupe (hors Marie-Galante évoquée
ci-dessous) connaît depuis plusieurs années
une crise de l?eau sans précédent. Elle
résulte de décennies de gestion défaillante,
marquées par des conflits entre autorités
locales et une accumulation de dettes et
de créances. Le syndicat unique, SMGEAG,
créé en 2021, en porte les conséquences
techniques, administratives, financières et
sociales, de même que la population
impactée par les tours d?eau notamment.
La mobilisation des acteurs (État, Région,
département, SMGEAG) s?est accélérée
par la signature d?une feuille de route en
novembre 2022 (programmant principalement
320 M¤ d?investissements sans pour autant
en définir précisément les finançeurs).
Elle a été complétée par un contrat
d?accompagnement renforcé 2023-2025
(COROM) qui conditionne le versement
d?une subvention exceptionnelle de fonc-
tionnement (27 M¤ en 2023, 23 M¤ en 2024
et 18 M¤ en 2025) à la réalisation d?objectifs
précis et suivis mensuellement. L?État met à
disposition une assistance technique de 8
experts sous la forme de binômage et l?Office
de l?Eau un poste de direction. Un sous-préfet
dédié à l?eau, l?environnement et aux ruralités
est aussi nommé depuis mars 2024.
Le Programme Pluriannuel d?Investissement
PPI 2024-2027 dit de « sortie des tours d?eau »
a été arrêté à hauteur des financements
actés pour un montant total de 213 M¤
(dont 179 M¤ pour l?eau potable et 34 M¤
pour l?assainissement). Il est financé par
l?État (83 M¤), l?Europe FEDER (71 M¤), le
Département (20 M¤), la Région (20 M¤) et
l?Office de l?Eau (19 M¤ + 6 M¤ hors PPI).
En complément le SMGEAG a mobilisé un
prêt sur 10 ans de 50 M¤ auprès de l?AFD et de
la Banque des Territoires dont la moitié a été
débloquée à ce jour. Il bénéficie également
des aides de l?OFB et d?un préfinancement
des subventions par l?AFD à hauteur de
41,5 M¤ ainsi que d?un soutien à l?ingénierie
de 1 M¤.
Le syndicat a aussi vu son directeur général
démissionner en 2024 et son président
changer.
I.2 Principales actions conduites
Une conférence de presse du SMGEAG
au 31 juillet 2024 a permis de présenter
l?avancement du PPI :
25 % était achevé soit 9 opérations pour 22 M¤
14 opérations étaient en cours pour 34 M¤
8 opérations devaient démarrer au 2e
semestre 2024 pour 20 M¤
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
25
Filtre n°4 / Intervention sur le siphon / Chambre sortie filtres à sables / Stock de sable
TRAVAUX ACHEVES
Deshaies
Sainte-Rose
Lamentin
Baie-Mahault
Petit-Bourg
Pointe-
Noire
Bouillante
Vieux-Habitants
Baillif
Saint-
Claude
Basse-Terre Gourbeyre Trois-
Rivières
Vieux-Fort
Terre-de-Bas
Terre-de-Haut
La Désirade
Goyave
Capesterre-Belle-Eau
Pointe-à-Pitre
Les Abymes
Le Gosier
Sainte-Anne
Saint-François
Le Moule
Morne-à-l'Eau
Petit Canal
Port Louis
Anse-Bertrand
Travaux d?assainissement - rue
G. Feuillard à Basse Terre 700 k¤
Changement de process usine
de Belin 5,7 M¤
Travaux de renouvellement réseaux
d?eau potable de Trois Rivières - 2 M¤
Travaux de renouvellement
réseau AEP à Petit Bourg - 1 M¤
Travaux d?urgence usine AEP
Deshauteurs ? 1,8 M¤
Réhabilitation STEP de Guéry
et Château Gaillard ? 800 k¤
Création du réseau EU à Port Louis et
Anse Bertrand 850 k¤
Captages de l?Ermitage à Trois Rivières -
4,5 M¤
Les travaux achevés du PPI au 31 juillet 2024
ont été cartographiés :
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
26
Illustration des travaux de l?usine de Deshauteurs (Ste Anne) :
cf. photo ci-dessous SMGEAG © Équipe projet Plan eau DOM
Aussi, les réalisations majeures achevées
concernant l?année 2024 ont été les
suivantes :
Réseau et STEP de Vieux-Fort en
filtre plantés de végétaux ? 2,7 M¤
cf. photo ci-contre DEAL
Réseau Eau et Assainissement à Goyave ? 2 M¤
Réseau Eau Petit-Bourg ? 2 M¤ (en plus de
1 M¤ déjà dépensé)
Réseau Eau Les Abymes ? 1,2 M¤
Les schémas directeurs pour l?assainissement
et l?eau potable ont aussi été initiés en 2024
et restitués en partie (phase 2 sur 4 pour l?eau
et phase 1 sur 4 pour l?assainissement).
I.3 Principaux indicateurs territoriaux
Les évolutions sont les suivantes :
59 000 habitants concernés par les tours
d?eau en 2024 (contre 90 000 en 2021)
8 000 fuites réparées en 2024 (contre 2700
en 2022 (avec cependant un taux de perte
dans le réseau de 60 %)
16 500 compteurs remplacés en 2024
(contre 0 en 2022) et déploiement de la
télérelève
50 % de taux de conformité des STEP de
plus de 2 000 EH en 2024, soit 9 sur 18
(contre 39 % en 2022)
25 % de taux conformité de l?assainissement
non collectif (concernant la moitié de la
population)
53 % de taux de recouvrement des factures
en 2024 (contre 66 % en 2022).
II. Marie-Galante
L?exploitant historique des services eau et
assainissement de la CCMG est l?entreprise
Karuker?o via un contrat de concession de
service public renouvelé en 2023 pour 10 ans.
Le taux de fuite dans le réseau est relativement
faible (rendement de 65 %). Il n?y a pas de
problématique de tours d?eau et le taux de
recouvrement des factures est de 90 %. Les
taux de conformité de l?eau distribuée et
d?analyse des sorties de STEP sont de 100 %.
La CCMG a signé le premier contrat de
progrès du PEDOM en 2018 et s?est renforcée
en 2021 avec de nettes évolutions dans
l?avancement des projets.
Le bilan 2024 du contrat de progrès s?établit
ainsi :
Axe Montant HT
Accompagnement financier
Montant %
Améliorer le pilotage des services 261 167,50 ¤ 147 183,75 ¤ 56 %
Tendre vers une gestion financière saine 125 600,00 ¤ 109 040,00 ¤ 87 %
Service Eau potable 9 056 412,58 ¤ 6 328 694,32 ¤ 70 %
Service Assainissement 7 315 825,00 ¤ 6 499 610,25 ¤ 89 %
TOTAL 16 759 005,08 ¤ 13 084 528, 32 ¤ 78 %
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
27
-
-
-
-
-
-
Station à filtre plantés de végétaux
(Martinique) © Équipe projet Plan eau DOM
De redéfinir les priorités techniques en
donnant une priorité à l?amélioration
des services d?eau et d?assainissement,
conformément aux exigences européennes ;
De mieux intégrer les politiques d?eau
et d?assainissement dans les stratégies
d?aménagement ;
De planifier la construction des
équipements via les Programmes
Pluriannuels d?Investissements (PPI) ;
De créer en parallèle des conventions de
mandat et des conventions de délégation
partielle de compétences « eau & assai-
nissement » entre les communes et EPCI-FP,
en vue du transfert de compétences.
La mise en place de ce nouveau
fonctionnement a permis en 2024 :
L?élaboration d?un état des lieux complet
sur l?ensemble du territoire ayant mis
évidence des informations structurantes
des services publics : schémas directeurs
d?eau et d?assainissement, contrats
de gestion des services publics, ratio
opérations, etc ;
La structuration du suivi des investis-
sements par les tableaux de suivi des
contrats de progrès et des opérations ;
L?organisation de 12 réunions de travail et
de concertation, ayant permis d?établir
un accompagnement renforcé pour les
collectivités en difficulté (Papaichton,
Maripasoula, Iracoubo, etc.) ;
L?organisation de 14 instances : 6 cotech,
6 cofin, 7 cscp et 1 crae ;
L?analyse de 39 opérations sur l?ensemble
du territoire : 24 opérations en eau potable
et 15 opérations en eaux usées. Parmi ces
opérations, 26 ont reçu un avis favorable
au sein du comité technique et ont pu être
financées par la suite (pour un montant de
plus de 28 millions d?euros).
L?année 2024 a également été marquée par
des saisons sèches 2023 et 2024 historiques
(déficit pluviométrique pendant plus de
16 mois et des records de température),
nécessitant la tenue de plusieurs comités
sécheresse et le déclenchement journalier
d?un COZ. Le dispositif ORSEC a été renforcé
à cet effet afin de gérer la crise et tous les
aspects relatifs à l?organisation du territoire.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
28
Les principaux travaux réalisés en 2024 sont
les suivants :
accès à l?eau potable à Marie-Louise (4 km
pour 35 habitations : 1 M¤)
reconstruction de la STEP de Domblière
(1,35 M¤)
réhabilitation de 3 réservoirs.
Le schéma directeur assainissement date de
2022 et celui sur l?eau potable était en cours
en 2024. La télérelève est en déploiement.
Une marque DIlo pays a été créé à Marie
Galante pour inciter à consommer l?eau
potable du territoire et lutter contre les
déchets plastiques.
Guyane
Le Plan eau DOM (PEDOM), mis en oeuvre par
la circulaire du 29 juin 2016, s?est appliqué
tardivement en Guyane par la signature des
premiers contrats de progrès en décembre
2019 puis en décembre 2020. S?en est suivi
d?une structuration tardive et complexe
pour la mise en oeuvre opérationnelle du
plan d?actions tout début 2024. Cette année
phare a permis :
De structurer le fonctionnement du
PEDOM de Guyane en élaborant une
note d?organisation territoriale expliquant
l?articulation entre les instances
décisionnelles et politiques, leurs rôles
et leur composition (comité technique =
COTECH, comité des finances = COFIN,
comité de suivi des contrats de progrès =
CSCP, conférence régionale des acteurs de
l?eau = CRAE) ;
De renforcer la gouvernance des collectivités
par la signature de 3 conventions de
renforcement en ingénierie, signées entre
les EPCI-FP et la DGTM de Guyane. Ces
conventions ont permis la création de 7 ETP
soit 4 postes de techniciens et 3 chargés
de missions eau & assainissement, sur le
territoire des Savanes et les secteurs de
l?Ouest et de l?Est ;
De développer les capacités techniques et
financières par la construction d?un réseau
d?ingénierie composé de 9 structures,
renforcé par un ensemble de partenaires
financiers, composé de 7 structures ;
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
29
Miquelon et de l?hexagone pour trois jours
d?échanges sur les thématiques de l?eau et
de l?assainissement dans un contexte de
changement climatique. Cette manifestation
a fortement mobilisé les équipes locales
pour un événement d?ampleur comprenant
des prises de paroles d?élus martiniquais
et de représentants de l?État, des tables
rondes, huit ateliers de travail, un forum
des partenaires, une séquence de partages
d?expériences et des visites de sites sur les
3 EPCI. L?événement a été médiatisé sur les
chaînes d?informations locales (TV, radio),
dans la presse, et via les réseaux sociaux avec
un influenceur.
Martinique
Introduction
Après une année 2023 proche de la normale,
l?année 2024 a été marquée par une
sécheresse sévère durant trois mois, d?avril
à juin, en raison d?un déficit pluviométrique
important et une usine en sous production
pour des raisons techniques liées à des travaux
programmés. Un arrêté sécheresse niveau
crise a été pris entre le 16 et le 27 mai 2024
qui a notamment instauré une obligation de
réduction de 25 % de la consommation d?eau
potable pour les activités économiques. Le
centre opérationnel de la préfecture a été
activé en mode veille renforcée. Au plus fort
de la crise, 32 000 abonnés ont été impactés
par des coupures d?eau. Par ailleurs, dans
certains quartiers particulièrement touchés,
de l?eau en bouteille a été distribuée et des
cuves d?eau sanitaire ont été mises en place.
En 2024, de nouveaux collectifs d?abonnés
ont été créés, sur Fort-de-France
notamment. L?Association des Usagers de
l?Eau en Martinique (ADUEM) s?est également
mobilisée.
I. Suivi du Plan eau DOM
L?animation du Plan eau DOM s?est poursuivie
à un rythme régulier avec 5 réunions du
comité des financeurs et 2 réunions des
comités de suivi présidés par les sous-préfets
d?arrondissement pour la CAESM et CAP
NORD. L?AFD a organisé, en juin, deux jours de
formations collectives dans le cadre de son
offre d?appui technique à maîtrise d?ouvrage
à destination des EPCI.
L?année 2024 a également vu le lancement de
nouvelles réunions de travail dans le cadre du
comité de pilotage existant sur le territoire
avec les fédérations professionnelles du BTP.
Un groupe de travail dédié au Plan eau DOM
a été mis en place par la préfecture et une
première réunion s?est tenue en novembre
2024.
Enfin, l?année a été marquée par l?accueil
du 26 au 28 novembre 2024 des Assises
de l?eau et de l?assainissement en Outre-
mer. Cet événement a rassemblé près de
150 participants (élus et techniciens) en
provenance de Guadeloupe, de Saint-Martin,
de Guyane, de la Réunion, de Mayotte,
de Saint-Barthélemy, de Saint-Pierre et
© Équipe projet Plan eau DOM
d?eau et d?assainissement à laquelle seront
transférées les compétences en matière
d?eau et d?assainissement prévues par le code
général des collectivités territoriales (articles
L. 2224-7, 2224-8 et L. 2226-1).
III. Financements mobilisés
Un nouveau contrat de convergence et de
transformation (CCT) a été signé pour la
période 2024-2027 actant une enveloppe
globale de 89,2 M¤ sur la période tous
financeurs confondus dont 27 M¤ de l?OFB,
25,8 M¤ de Fonds européens (FEDER), 17 M¤
de la CTM et 14,2 M¤ de l?ODE.
En 2024, environ 2,4 M¤ de crédits État (SIB
et FEI) ont été engagés, soit un montant
inférieur au 3 M¤ de 2023 et à la prévision de
25 % de réalisation pour la première année
du nouveau CCT. Cela s?explique par un
niveau d?exigence du comité des financeurs
sur la qualité des dossiers revu à la hausse et
un déficit d?ingénierie dans les collectivités.
La CTM a signé avec CAP NORD en 2024 la
convention opérationnelle de son plan de
relance. L?année a par ailleurs été consacrée
au solde des opérations du programme
opérationnel des fonds européens PO FEDER
2014-2020.
IV. Principaux indicateurs territoriaux
Les indicateurs techniques rapportés
en 2024, pour l?année 2023, ont montré
pour les 3 EPCI une amélioration du taux
d?occurrence des interruptions de service
non programmées par rapport à la moyenne
des années 2020 à 2022. Les taux de
conformité microbiologiques et physico-
chimiques de l?eau potable distribuée restent
très satisfaisants malgré une légère baisse de
l?indicateur au niveau microbiologique. Les
rendements des réseaux d?eau potable sont
globalement stables sur la période 2020-2023
mais nettement en-dessous de l?objectif de
80 %, sauf pour la CAESM et les communes
de Robert et Trinité. Le taux de conformité
des stations d?épuration de plus de 2 000 EH
reste faible (inférieur à 30 % pour les 3 EPCI)
mais s?améliore pour la CAESM et la CACEM,
en particulier du fait d?un important travail
de police mené depuis 2024 par la DEAL. Les
taux d?impayés à un an restent globalement
stables à un niveau élevé de l?ordre de 8
à 15 % sur l?eau potable et de 9 à 19 % sur
l?assainissement collectif.
II. Actions réalisées
Avancement des contrats de progrès des
EPCI
Les travaux d?élaboration des schémas
directeurs en eau potable par les trois
autorités organisatrices se sont poursuivis en
2024 mais ont à nouveau pris du retard et
aucun n?a pu être achevé comme prévu. Les
échéances sont reportées à 2025 voire 2026.
La CACEM a lancé la révision de son schéma
directeur assainissement en 2024 et CAP
NORD, l?assistance à maîtrise d?ouvrage pour
l?élaboration de son schéma.
Concernant l?appui en ingénierie financé par
la DEAL, après des difficultés de recrutement,
CAP NORD a pu finaliser le recrutement
d?un chargé de mission travaux pour début
2025 en complément du gestionnaire de la
commande publique. Deux postes de niveau
« technicien » sont donc financés pour un an
renouvelable.
La réalisation de travaux structurants s?est
poursuivie en 2024 avec notamment la mise
en service industrielle de la station d?épuration
de Pontaléry au Robert, la construction
d?un nouveau réservoir d?eau potable de
1 500 m3 à Ducos et plusieurs opérations de
renouvellement de réseaux, de réhabilitation
de réservoirs d?eau potable ou de stations
d?épuration. Des projets de recherche en
eaux souterraines se poursuivent sur les
territoires de CAP NORD et de la CACEM.
Gouvernance
Les conflits entre EPCI concernant le partage
de la ressource et les ventes d?eau en gros
sont toujours prégnants sur le territoire.
L?arrêté préfectoral pris en 2023 concernant
la répartition des usines de production d?eau
potable de Rivière Blanche et de Directoire
a été attaqué. En parallèle, des procédures
contentieuses sont engagées entre la SME et
ODYSSI concernant le règlement des factures
de vente d?eau en gros.
Dans ce contexte, l?assemblée de la
collectivité territoriale de Martinique a
voté, à l?unanimité, une délibération, lors
de sa séance publique des 25 et 26 juillet
2024, demandant au Parlement d?habiliter
la Collectivité Territoriale de Martinique,
sur le fondement de l?article 73 de la
Constitution pour la création et la mise en
oeuvre d?une autorité unique en matière
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
30
CIVIS CASUD CIREST CINOR TO
Date signature 01/10/20 03/07/19 26/02/20 27/02/20 09/03/20
Autorisation
prolongation
03/2026 12/2025 OUI 31/12/26 09/03/27
Révision : état
avancement
en cours
Intègre
GEMAPI
Fin prévue
déc. 2024
en cours
Intègre
GEMAPI
Fin prévue
déc. 2025
en cours
pense débuter
janv. 2026
pense débuter
janv. 2026
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
31
Conclusion
La mise en oeuvre du Plan eau DOM a été
marquée en 2024 par les Assises de l?eau et de
l?assainissement qui ont permis d?alimenter
les échanges avec les autres territoires ultra-
marins sur des problématiques communes.
La volonté politique affichée depuis
plusieurs années de création d?une autorité
unique dans le domaine de l?eau et de
l?assainissement s?est concrétisée avec la
demande d?habilitation de la CTM pour
l?exercice de la compétence.
Toutefois, malgré l?achèvement de quelques
opérations de travaux majeures, les résultats
en termes de réalisation des opérations,
d?engagements des crédits et d?amélioration
des principaux indicateurs techniques restent
en deçà des attendus.
La Réunion
Depuis le 1er janvier 2020, le territoire de
La Réunion compte 5 autorités organisatrices
pour l?eau potable, l?assainissement collectif
et l?assainissement non collectif. Il s?agit des
cinq intercommunalités CASUD, CINOR,
CIREST, CIVIS et Territoire de l?Ouest.
Suivi du Plan eau DOM
Les contrats de progrès : Au cours des années
2019-2020, ces cinq EPCI ont réalisé un
diagnostic de l?ensemble des services d?eau
potable et d?assainissement sur leur territoire
et rédigé, sur la base de ce diagnostic, les
contrats de progrès première génération. Ces
cinq contrats de progrès ont été signés en
2019-2020 par le préfet et sont aujourd?hui
prolongés dans l?attente de leur révision.
L?instruction de juillet 2024 relative à
l?actualisation du Plan eau DOM fait évoluer
le contenu des contrats de progrès. Elle met
l?accent sur l?intégration d?une trajectoire de
sobriété, sur la sécurisation sanitaire des eaux,
sur l?accès à l?eau pour tous, sur la tarification
sociale, sur le déploiement de solution fondée
sur la nature, et sur la possibilité d?élargir
aux actions de la GEMAPI. L?équipe PEDOM
a organisé une réunion d?information en
novembre 2024 afin de présenter ce nouveau
cadre, les élargissements thématiques, dans
le but d?une harmonisation des prochains
contrats de progrès.
Trois collectivités ont déjà entamé la
rédaction de leur contrat de progrès
deuxième génération intégrant ces
évolutions. Deux EPCI souhaitent y intégrer la
dimension GEMAPI. Enfin, les deux dernières
collectivités souhaitent attendre la fin de
leur schéma directeur intercommunal d?eau
potable avant de se lancer dans la révision en
2026.
Le comité restreint des financeurs :
Parallèlement à ces instances, le Plan eau DOM
Réunion a mis en place un comité restreint
des financeurs Eau et assainissement. En
effet, l?une des difficultés observées est le
« porte-à-porte » financier pour mettre en
place un projet d?infrastructure d?eau. Or,
jusqu?en 2021, il n?existait pas véritablement
de concertation financière entre les
structures de financement de l?Eau. Le
comité des financeurs permet d?échanger
sur les différents cadres d?intervention des
financements et de travailler à leur bonne
complémentarité, dans l?intérêt des EPCI.
Alors que la CRAE réalise une concertation
stratégique, le comité des financeurs réalise
une concertation financière.
L?instance rassemble 6 bailleurs de fonds par
la subvention (FEDER piloté par la région,
Office de l?eau, OFB, AFD, État - FEI DSIL CCT
- et département), et 2 bailleurs de fonds
par le prêt (AFD et CDC). Depuis 2022, cette
instance se réunit une à trois fois par an. Il
ne s?agit pas d?un guichet unique, mais bien
d?une instance de coordination. En effet, l?une
des conditions de la réussite est que l?État
coordonne sans ingérence. Chaque bailleur
conserve son instance de décision et reste
maître de sa décision de financer, ou pas. En
2022, les financeurs ont partagé leur cadre
d?intervention et, depuis 2023, le comité
examine des projets individuellement. Cela
permet d?arrêter un plan de financement
réaliste, concerté avec tous et partagé entre
tous. Ce projet pilote de La Réunion a fait
l?objet d?une présentation lors du séminaire
national de l?OFB à Montpellier, en décembre
2023.
La conférence régionale des acteurs de
l?Eau : Le Plan eau DOM de La Réunion s?est
tout d?abord concrétisé par la mise en place
de la conférence régionale des acteurs de
l?Eau (CRAE). Initialement, la CRAE était
uniquement une instance composée de
financeurs. Pour la faire monter en puissance,
les bénéficiaires principaux (EPCI) ont été
intégrés à la CRAE. Cette conférence est
progressivement montée en puissance,
jusqu?à atteindre un niveau stratégique
efficace à partir de 2022. Elle rassemble
désormais l?ensemble des intercommunalités,
l?État, la Région, le Département et les
organismes financiers prêteurs. La CRAE a
lieu au premier semestre de l?année (9 mars
2022, 15 février 2023, 17 juin 2024). Elle est
l?occasion pour chaque EPCI de présenter sa
programmation annuelle à ses pairs. Cette
instance est l?occasion pour l?État (SGAR) de
jouer pleinement son rôle de coordination
auprès des nombreux partenaires du Plan
eau DOM.
Les comités de suivi : Le Plan eau DOM
Réunion s?est également concrétisé, à la suite
de la signature des contrats de progrès, et
donc à partir de 2021, par des comités de
suivi des contrats de progrès. Ces comités
de suivi sont co-présidés par les sous-préfets
d?arrondissement et les présidents des
collectivités (souvent représentés par les
vice-présidents délégués à l?eau). À partir de
2022, les comités de suivi sont montés en
puissance. Ils ont permis de dresser la liste
des actions réalisées l?année précédente au
niveau de l?eau potable et de l?assainissement,
et d?évaluer le niveau d?avancement des
objectifs de performance assignés, à partir
de 23 indicateurs communs aux cinq EPCI.
Ces comités de suivi sont l?occasion d?aborder
les difficultés rencontrées. La présence de
l?ensemble des acteurs (Office de l?Eau, ARS,
OFB, région, département, AFD...) permet
des décisions concertées. L?ARS et les sous-
préfets organisent en parallèle des comités
techniques spécifiques, à raison de 2 comités
par an, autour des mises en demeure vis-à-
vis de l?amélioration de la qualité de l?eau.
Également, d?autres comités peuvent être mis
en place sous l?égide des sous-préfets sur des
sujets particuliers (gestion de la sécheresse
par exemple) mettant alors en relation le Plan
eau DOM et le Plan eau potable de l?ARS.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
32
2. Formation professionnelle des agents en
poste, à travers des sessions de formation
Dans le cadre du programme ATMOA de
l?AFD visant à faire monter en compétence
les agents des collectivités via des formations
dans le domaine de l?eau et l?assainissement,
le bureau d?étude ESPELIA en coordination
avec les objectifs du Plan eau DOM a continué
à accompagner les acteurs du territoire sur
les sujets à enjeux avec l?organisation de 4
formations depuis 2022 :
suivi des contrats de délégation de service
publics et opérateurs ;
mode de gestion en lien avec les services
« eau et assainissement » ;
modes de réalisation en lien avec les
services « eau et assainissement » ;
eaux non conventionnelles : la réutilisation
des eaux usées traitées.
Ces journées très appréciées ont permis non
seulement une montée en compétence des
opérateurs, mais aussi une mise en réseau et un
partage d?expériences enrichissant entre EPCI.
Actions de formation réalisées depuis 2022 :
Un des axes stratégiques du Plan eau DOM
Réunion est de faire monter en compétence
les acteurs de l?Eau à travers 3 volets :
Un volet de formation initiale par la
mise en place d?une spécialité de Master
« Métiers de l?Eau » afin de mettre sur le
marché local des cadres de niveau bac + 5
bien formés dans le domaine ;
Un volet de formation professionnelle des
agents en poste, à travers des sessions de
formation (tarification de l?eau en 2022,
contractualisation, marchés publics, en
2023, réutilisation des eaux traitées en 2024) ;
Un volet de formation des élus, via un
séminaire dédié en 2023.
1. Formation initiale par la mise en place d?un
Master « Métiers de l?Eau » à La Réunion
Face aux difficultés locales de recrutement de
cadres techniques de niveau BAC+5 au sein
des services publics d?eau et d?assainissement,
la DEAL Réunion a travaillé en 2023 avec
l?Université de La Réunion (UFR Sciences de
l?Homme et de l?Environnement) de manière
à adapter une formation existante, le Master
« risque et environnement », en y intégrant
une spécialisation dans le domaine de
l?eau. Ce Master par alternance forme une
petite promotion de 15 élèves par an. Cette
spécialisation permettra à environ 4 à 6 élèves
de se former spécifiquement au domaine de
l?eau potable et de l?assainissement ». Afin
de proposer un enseignement de qualité
et parfaitement adapté aux besoins du
territoire, le Plan eau DOM a mis en place
une collaboration avec l?École nationale
du génie de l?eau et de l?environnement de
Strasbourg (ENGEES), spécialisée dans ce
domaine. À travers des cours en distanciel
et le déplacement de formateurs, cette
collaboration permet d?amener à un très bon
niveau technique dans le domaine de l?eau.
Fin 2024, un accord cadre MTECT-ENGEES-
MOM a été signé afin d?étendre la possibilité
de ce dispositif à l?ensemble des DOM
volontaires.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
33
1.
2.
3.
INVITATION
Agir face au changement climatique
?
A tous les agents de la DEAL du Service Eau et Biodiversité
Les élèves du Master 2 Risques et
Environnement, de l?Université de La Réunion
ont l?honneur de vous convier aux
Petites Assises du Master Risques et Environnement
sur l?eau
Agir face au changement climatique
À L?UNIVERSITÉ DE LA RÉUNION
CAMPUS DU TAMPON
LE VENDREDI 25 AVRIL 2025
DE 8H30 À 14H30
AMPHITHÉÂTRE 250
Adresse de l?événement :
117 rue Général Ailleret 97430
Le Tampon, Réunion
Master
Risques et
Environnement
les Petites assises
du Master Risques et Environnement
sur
VENDREDI 25 AVRIL 2025
Dans son rôle d?assistance à maîtrise
d?ouvrage, ESPELIA a également accompagné
les collectivités sur diverses actions,
notamment :
élaboration des schémas directeurs ;
évaluation de contrat de progrès ;
déploiement d?outils de tarification ;
aide à la rédaction de marché public.
Le plan eau potable de La Réunion
Sur la base du constat d?un retard
d?équipement du territoire de La Réunion en
matière d?infrastructures de potabilisation,
a été lancé en 2016 un ambitieux plan de
rattrapage structurel visant à améliorer
la qualité de l?eau du robinet grâce à la
conception, la construction et la mise en
service d?usines de potabilisation adaptées.
Ce plan eau potable constituera dès lors le
volet sanitaire, porté par l?ARS et le Préfet, du
Plan eau DOM.
Alors qu?au démarrage de la première
version du plan eau potable en 2016, seul
45 % de la population était alimentée par
une eau de qualité maîtrisée, correctement
potabilisée, au 31 décembre 2024, grâce aux
investissements réalisés par les collectivités,
c?est 74 % de la population qui bénéficie
(ou bénéficiera à court terme au regard
des travaux en cours de finalisation) d?une
eau correctement potabilisée, de qualité
maîtrisée en tout temps.
À ce jour, il reste donc encore environ
un quart de la population réunionnaise
alimentée par une eau insuffisamment
potabilisée, concernée par un risque de
dégradation de qualité intermittent mais
chronique notamment sur les paramètres
microbiologiques. Il est donc nécessaire de
poursuivre les efforts pour mettre en service
les derniers mais néanmoins nécessaires
équipements de potabilisation du territoire.
Un second volet du plan eau potable 2025-
2030 est donc en cours de validation et
constituera la feuille de route opérationnelle,
pour les cinq années à venir, des actions à
mener de manière à améliorer et fiabiliser la
qualité des eaux produites et distribuées sur
le territoire réunionnais.
Les travaux à réaliser pour atteindre, à
l?horizon 2030, un objectif d?au moins 95 %
de la population réunionnaise alimentée
par une eau correctement potabilisée, de
qualité maîtrisée tout au long de l?année
sont déclinées dans les actions du plan eau
potable notamment dans son second volet
2025-2030.
D?un point de vue financier, un gros effort
a été fait localement sur les redevances
pour permettre le maintien d?un niveau
d?investissement élevé pour atteindre ces
objectifs. Il est attendu une solidarité au
niveau national et européen pour maintenir
à minima jusqu?en 2030, un niveau d?aides et
de subventions dédié à la construction des
usines de potabilisation, qui soit incitatif (au
moins équivalent aux dispositifs actuels) et
adapté aux besoins identifiés dans le plan
eau potable.
À noter au Comité de l?Eau et de la Biodiversité
(CEB) du 23 juin 2025 le vote d?une motion
sur « l?amélioration de la qualité de l?eau
délivrée au robinet des Réunionnais par la mise
en oeuvre de traitements de potabilisation
adaptés» (ci-jointe).
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
34
Inauguration 2024 de l?UTEP à Saint-Leu
© Équipe projet Plan eau DOM de la Réunion
Cette année, 3 arrêtés préfectoraux de
restriction des usages de l?eau ont été signés à
la Réunion. Une campagne de communication
et de contrôles, à visée pédagogique dans un
premier temps, ont permis de sensibiliser la
population aux enjeux quantitatifs liés à la
ressource en eau.
Au plus fort de la crise sécheresse, fin janvier
2025, 5 % de la population était impactée par
des coupures d?eau, principalement à l?Est et
dans les cirques.
À Saint André (Est), une usine de dessalement
a été installée par la sécurité civile afin de
compenser le manque d?eau générer par des
coupures quotidiennes de plus de 12h.
Une sécheresse 2024/2025 particulièrement
marquée
La saison sèche (de mai à novembre) affiche
un déficit pluviométrique global moyen de
22 % et la saison des pluies (décembre à avril)
également, à hauteur de 28 %. Les cumuls de
pluies lié au cyclone Belal de janvier 2024 ne
se sont pas montrés suffisants à l?enrayement
de la sécheresse. Le mois de janvier 2025 est
le plus sec depuis le début des mesures de
météo France (depuis 53 ans).
On constate que les saisons sèches le sont
de plus en plus, et qu?elles se prolongent
plus tardivement. À l?avenir le cycle de l?eau
sera plus irrégulier avec des sécheresses
plus longues. Les événements cycloniques
ne devraient pas être plus fréquents mais
ils apporteront des pluies, des vents et des
houles plus intenses. Enfin, l?augmentation
des températures accélérera l?évaporation et
fragilisera les ressources en eau.
Point de situation sécheresse 2025 à La Réunion
Analyse des indicateurs, au 23/01/2025
Nombre d?Unités de Distribution (UDI) à la Réunion : 156
TENSIONS SUR L?ALIMENTATION EN EAU
POTABLE (AEP)
Nombre d?établissements de santé et
médico-sociaux présents sur les UDI
impactées :
9 établissements
Nombre d?UDI avec perturbations
quantitatives et qualitatives liées à la
sécheresse :
18 UDI alimentant 8 communes
Population impactée par les coupures :
43 380 personnes ?? 5% de la population
(35% de la population de l?arrondissement EST)
St-André : GHER SRR et SLD, ASDR Dialyse, EHPAD
3ème village, EPSMR, APAJH
Bras Panon : EHPAD accueil de jour Est, IME
Baobab, LHSS Est, la Halte Etienne Grienenberger
Commune Population
impactée
St-André 41%
Plaine des
Palmistes
81%
Ste-Rose 48%
Bras Panon 61%
Ste-Marie 3%
Salazie 68%
La Possession 5%
Cilaos 11%
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
35
Sécheresse à la Réunion en 2025
Point de situation au 23/01/2025
Le LEMA aura également vu sa structuration
interne se renforcer, avec l?appui financier de
l?État dans la cadre du COROM en cours. Sa
situation financière se consolide également
au cours de l?année.
L?arrivée de l?expert de haut niveau chargé
de l?eau auprès du Préfet au 1er janvier 2025
complète le confortement du volet 2 du plan
eau Mayotte.
Le contrat de progrès aura connu son
véritable déploiement sur 2024, avec la
totalité des crédits prévus engagés, après une
année 2023 déjà forte.
Le projet de construction d?une usine de
dessalement sur Ironi Be s?est concrétisé
mi-2024 par le choix des groupements
de conception, réalisation exploitation,
et la réalisation de l?ensemble des études
préalables, permettant de programmer le
début des travaux vers mi 2025 pour une
durée de 18 mois.
La 6e campagne de réalisation de forages sur
une dizaine de sites a été largement engagée
et permet de disposer de plus de 3 500 m3/j
en plus d?ici fin 2025.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
36
Les collectivités ont également déployé des
citernes et organisé des distributions d?eau
embouteillées. Enfin, des tours d?eau ont été
mis en place sur les périmètres irrigués.
Un comité de l?eau et de la biodiversité (CEB),
dédié à la thématique de la sécheresse,
s?est réuni le 20 mai 2025. Le RETEX de la
crise a été réalisé en comité sécheresse et la
séance du CEB a été orientée vers les pistes
d?amélioration de la gestion de l?eau et de la
gestion de crise.
Mayotte
L?année 2024 marque une sortie de crise
de l?eau majeure qui a mobilisé des moyens
considérables de l?État pour y faire face. En
effet, la crise de l?eau a entrainé une réelle
prise de conscience généralisée. L?État s?est
mobilisé encore plus fortement pour ajuster
sa stratégie sur l?eau afin d?éviter que cette
situation critique ne se reproduise.
Avec l?appui d?une inspectrice de l?IGEED,
comme directrice de projet, le RETEX a pu
être tiré de cette crise de l?eau de fin 2023, et
proposer une nouvelle feuille de route.
Il s?agit de la rédaction du Plan Eau Mayotte
(PEM) qui porte sur la période 2024-2027.
Ce plan renforce le contrat de progrès 2022-
2026 (programme d?investissement) et le
complète par deux volets supplémentaires :
le premier sur les ressources humaines et les
compétences qu?il faut mettre à niveau des
nouveaux enjeux, et le deuxième qui anticipe
les effets du changement climatique, sur le
grand cycle de l?eau et vise à renforcer la
gouvernance de l?eau.
A ce titre, le renforcement de l?assistance à
maîtrise d?ouvrage du LEMA (Syndicat unique
d?eau du département) s?est concrétisé au
second semestre avec le positionnement du
CEREMA à Mayotte sur la compétence eau et
la programmation de 6 postes budgétaires
dédiés (2024-2025).
Sur un plan structurel toujours, l?Office de
l?Eau est concrètement en oeuvre fin 2024 :
Mayotte était le dernier DOM à ne pas en
disposer. Sa feuille de route prévisionnelle a
été validée fin 2024.
mars 2024. Des travaux sont en cours pour
renforcer la capacité de production (création
d?une 4e filière, extension de l?usine) et
réhabiliter les réseaux. La diversification des
ressources (REUT, forages, interconnexion)
est engagée via une étude soutenue par le
programme européen REACT-EU.
En matière d?assainissement, l?enjeu prioritaire
est l?extension des réseaux et la réduction du
non-collectif. Les impayés, notamment de la
part des ASL (100 %), freinent les recettes du
service. La coopération transfrontalière (STEP
de Cole Bay) est relancée.
Le suivi du contrat de progrès se structure
autour de réunions régulières, comités
techniques et d?un COMOP mensuel dédié à
la coordination locale.
Bilan 2024
L?année 2024 a été marquée par des avancées
significatives dans la mise en oeuvre du Plan
eau DOM à Saint-Martin, en particulier sur les
volets liés à la sécurisation de la production
d?eau potable et à l?amélioration des
infrastructures.
Travaux d?urgence et nouvelle UPEP : Le
projet de nouvelle usine de production
d?eau potable progresse selon le calendrier
établi. Des Comités Techniques (COTECH)
se réunissent mensuellement afin de
suivre l?avancement des différentes
phases. L?Établissement des Eaux et de
l?Assainissement de Saint-Martin (EEASM) a
demandé à SUEZ de compléter son dossier
technique, condition indispensable à la
poursuite du projet. Les travaux sont prévus
pour démarrer fin 2025, avec une mise en
service attendue en 2027, en cohérence
avec l?échéance de la DSP actuelle.
Une réunion stratégique avec le Port de
Galisbay a permis de valider l?utilisation de
l?étude d?impact comme appui technique.
Plan de gestion de la ressource en eau
(PTGE) : La Collectivité (COM) a engagé
des démarches pour lancer le PTGE, avec
le soutien de son AMO environnement.
Bien que le bon de commande soit encore
attendu, le prestataire a déjà commencé
l?analyse des documents techniques. Par
ailleurs, la COM continue de rechercher
activement des financements pour couvrir
le coût estimé de 350 000 ¤ de la première
phase de la mission.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
37
À noter que la Cour des comptes procède
depuis mars 2024, à l?évaluation du Plan eau
DOM 2016-2026, dans le cadre d?une mission
exercée pour le compte de la commission des
finances du Sénat, s?inscrivant en application
de l?article 58-2 de la LOLF. Le cas de Mayotte
a fait l?objet d?une mission la semaine du 13
mai. Le rapport a été rendu public en 2025
avec des focus sur chaque DOM.
Sur le plan hydrologique, la saison 2024 est
une année excédentaire, permettant un
répit après l?année de crise hydrique 2023.
Cependant les tours d?eau ont été maintenus
toute l?année, du fait de la faiblesse
structurelle des infrastructures de faire
face aux besoins des abonnés (conduites,
réservoirs.) et du niveau de fuites restant
élevé.
Mais la fin d?année aura malgré tout connu
un phénomène météorologique jamais vu
avec le cyclone CHIDO le 14 décembre 2024.
Ce cyclone aura totalement interrompu
le service d?eau pendant quelques jours,
mais le retour progressif du service aura été
relativement rapide compte tenu des dégâts
constatés.
Ce cyclone imposera à tous, mais également
au service d?eau et d?assainissement, à
réajuster sa sécurisation, mais également son
plan d?investissements.
Saint-Martin
Depuis 2018, la production d?eau potable
(par dessalement) et l?ensemble du service
d?assainissement ont été confiés à la société
SAUR. Malgré un réseau fragile, l?exploitant
affiche un rendement satisfaisant (près de
70 %) et une bonne réactivité.
La gouvernance locale de l?eau, auparavant
pilotée depuis la Guadeloupe, a été
réorganisée avec la signature du contrat
de progrès le 14 décembre 2021, devenu le
principal outil de pilotage territorial à Saint-
Martin. Le Plan eau DOM 2020?2024, piloté
par l?État, guide les priorités stratégiques,
avec un suivi assuré par l?EEASM et l?UT DEAL.
Les financements mobilisés (FEDER, REACT-
EU) ont permis des actions ciblées sur les
infrastructures critiques. La situation de l?eau
potable reste néanmoins précaire, comme
l?a révélé une avarie majeure survenue en
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
38
propriétés de la collectivité territoriale, leur
exploitation est assurée par la mairie de
Saint-Pierre. L?usine de potabilisation date de
2000 et repose sur un système de filtration.
Cette usine a fait l?objet de modernisations
successives (financement FEI-CCT et fonds
propre de la mairie de Saint-Pierre) dont la
dernière date de 2022-2024. Ces travaux
concernent l?automatisation de certaines
opérations et le doublement de certains
équipements pour assurer la fiabilité de
l?approvisionnement en cas de défaillance
et la rénovation du bâtiment toiture,
revêtement, agrandissement.
Concernant la gestion des eaux usées, le
système de collecte est bien déployé sur
les deux communes. Il est séparatif sur
Miquelon et unitaire sur Saint-Pierre (tous
les renouvellements se font désormais en
séparatif pour atteindre un tout séparatif
dans une vingtaine d?années).
Sur Miquelon, les eaux sont envoyées par
le moyen de pompes de relevage vers un
exutoire en mer, éloigné du village.
Sur Saint-Pierre, il était prévu de renvoyer
ces eaux usées par le moyen de pompes de
relevage vers une usine de pré-traitement
(construite en 2000) puis vers un exutoire
en mer. L?émissaire en mer s?est brisé dès la
première année. Les pompes de relevage, mal
dimensionnées et non adaptées au contexte
de zone de marée, ont souffert d?une usure
prématurée, de dysfonctionnements majeurs
récurrents, rendant leur maintenance
particulièrement compliquée. La station
de pré-traitement, non alimentée en raison
des dysfonctionnements en amont, s?est
détériorée et n?est plus opérationnelle à ce
jour. De plus, elle ne répond plus aux exigences
réglementaires en termes de qualité de
traitement des eaux usées. En conclusion,
la totalité des eaux usées collectées sur la
commune est rejetée dans le port par les
déversoirs d?orage, dans une zone urbaine
avec des activités portuaires et nautiques.
Saint-Pierre-et-Miquelon
Le territoire de Saint Pierre et Miquelon s?est
doté pour la première fois de ses schémas
directeurs eau et assainissement en 1998. Ces
schémas ont permis de mener une politique
ambitieuse de mise en oeuvre de ces services
sur le territoire, avec la construction des
stations de potabilisation, des systèmes de
collecte des eaux usées et pour Saint Pierre
une station de pré-traitement avant rejet de
ces eaux usées.
Concernant l?eau potable, les dévelop-
pements ont été à la hauteur des besoins du
territoire. Le captage est assuré sur des eaux
superficielles au moyen de barrages. Les eaux
sont traitées en usine puis distribuées par les
services en régie de chaque mairie.
Sur Miquelon, le barrage de l?étang du Lac
forme une réserve d?eau de potabilisation
suffisante pour les besoins de la commune.
Sa construction date de 1998. Il s?agit d?un
barrage en remblai avec une étanchéité
centrale obtenue par un rideau de
palplanches avec couronnement en béton
armé. Son état structurel est apparu très sain.
L?usine de potabilisation a été construite
en 1999 et repose depuis 2016 sur un
système de flottation. L?année 2024 a été
marquée par des dysfonctionnements sur
cette usine de potabilisation rendant l?eau
impropre à la consommation en raison de
facteurs chimiques (teneur en fer, turbidité
et couleur). La commune n?a pas pu être
alimentée en eau potable par le système de
distribution pendant une période de 12 jours
sur le mois de janvier. L?incident est lié à des
températures trop basses ne permettant pas
de bien mettre en oeuvre le procédé physico-
chimique de flottation. Cet événement a
prouvé la fragilité de l?approvisionnement en
eau potable sur notre territoire et la difficulté
majeure à pallier cet approvisionnement par
ravitaillement extérieur.
Sur Saint-Pierre, le captage d?eau est assuré
par deux retenues d?eau : l?étang du Goéland
et l?étang de la Vigie. Le barrage du Goéland a
été réceptionné en 2012. Il s?agit d?un ouvrage
béton poids, classe C. Le barrage de la Vigie
a été réceptionné en 2025 (financement
CCT État ? Collectivité Territoriale). Il
s?agit également d?un ouvrage béton poids
ancré, de classe C. Ces deux ouvrages sont
La comitologie locale s?est déployée sur le
territoire avec la définition d?un référent
local PEDOM au sein de la DTAM, la mise en
place d?un comité technique et d?un comité
de pilotage. Une convention transitoire 2025-
2026 a été rédigée pour définir la trajectoire
sur deux ans permettant d?intégrer un
contrat de progrès. Un comité des financeurs
s?est également tenu pour établir le premier
programme pluriannuel d?investissement.
En 2022, les contentieux judiciaires relatifs
aux travaux entrepris en 2000 sur ces
infrastructures ont été clôturés. Les trois
collectivités locales se sont lancées dans un
groupement de commande pour la rédaction
des nouveaux schémas directeurs. Le bureau
d?étude a recommandé des travaux de
réhabilitation des pompes de relevage afin
d?obtenir les données fiables permettant de
dimensionner les ouvrages de traitement des
eaux usées sur Saint-Pierre.
Le territoire de Saint-Pierre-et-Miquelon s?est
engagé dans la démarche Plan eau DOM en
2024, notamment avec son intégration dans
le dispositif par l?instruction interministérielle
du 12 juillet 2024.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
39
Réservoir de Morne Pitault 2 sur la commune de Ducos (Martinique)
© Équipe projet Plan eau DOM de la Martinique
PARTIE 2
II.Perspectives
2025 et 2026
© Office de l?eau Martinique
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
41
Explore2 : avancer vers une stratégie
de long terme pour les ressources
en eau ultramarines dans un contexte
d?adaptation au changement climatique
Officiellement lancé en juillet 2021,
le projet Explore2 a présenté fin 2024
des modélisations simulant l?impact du
changement climatique et donnant à voir les
futurs possibles des ressources naturelles en
eau et des aléas hydro-climatiques en France
Hexagonale jusqu?en 2100. Le programme
a été relancée en 2025 en Outre-mer pour
anticiper les ressources en eau à l?horizon
2100 dans un contexte d?adaptation au
changement climatique.
Ce qui a été fait :
Sensibilisation des territoires ultramarins
(Guadeloupe, Martinique, Guyane,
La Réunion, Mayotte) via les services
déconcentrés ;
Information lancée dans chaque
territoire sur un projet de feuille de route
territorialisée ;
Premiers échanges avec les élus au sein des
Comités Eau et Biodiversité (CEB) ;
Proposition d?un cadre national de
structuration du projet autour de
cinq piliers : pilotage local, appui
national à l?animation des utilisateurs
et à la coordination scientifique,
pilotage national, et accompagnement
interministériel.
Ce qui reste à faire pour que le projet
fonctionne :
Finaliser et faire valider d?ici fin 2025 les
feuilles de route territorialisées, en co-
construction avec les acteurs locaux de
chaque territoire ;
Mettre en place un accompagnement
adapté : passant par exemple par une
convention pluriannuelle avec l?OiEau
pour animer les utilisateurs de la donnée,
le lancement d?un consortium scientifique
Outre-mer coordonné nationalement, et
le renforcement du pilotage national ;
2.1 Les principaux enjeux à venir
La transposition à l?échelle nationale de la
directive révisée des eaux résiduaires
urbaines, dite DERU2
L?adoption, en octobre 2024, de la révision
de la directive relative aux eaux résiduaires
urbaines a marqué le début d?un important
travail de transposition au niveau national.
Ce processus doit s?accompagner d?une
attention particulière portée aux spécificités
des territoires d?Outre-mer, afin de garantir
une mise en oeuvre adaptée et équitable.
La directive révisée introduit des avancées
majeures en matière de gestion des eaux
usées, notamment :
L?élargissement de la collecte et du
traitement secondaire aux agglomérations
d?assainissement de plus de 1 000 EH ;
La création de « Plans de gestion intégrée
des eaux résiduaires urbaines » ;
L?obligation du traitement poussé azote/
phosphore pour toutes les grandes
agglomérations ;
La mise en place d?un traitement des
micropolluants ;
La neutralités énergétique et climatique ;
L?accès à l?assainissement pour tous.
L?équipe nationale du Plan eau DOM
participe activement aux groupes de travail
dédiés à la transposition de la directive
révisée. Par ailleurs, les acteurs ultramarins
seront également associés à ce processus,
afin d?assurer la prise en compte des réalités
propres à ces territoires. Ces dispositions
imposent à nos collectivités et opérateurs
d?eau un effort d?adaptation, mais elles
offrent aussi une opportunité structurante
d?améliorer durablement la qualité du service
public et la sécurité sanitaire des populations.
1. La GEMAPI : un transfert de compétences
obligatoire sans approche différenciée au
profit des territoires ultramarins
Partant du constat que la gestion des milieux
aquatiques et la prévention des inondations
incombait, à titre facultatif à l?État, mais
également à d?autres échelons de collectivités
territoriales, sans qu?aucun acteur ne soit
désigné pour l?assumer, la loi n° 2014-58 du
27 janvier 2014 de modernisation de l?action
publique territoriale et d?affirmation des
métropoles (MAPTAM) a attribué aux EPCI à
fiscalité propre une compétence obligatoire
portant sur 4 des 12 missions prévues à
l?article L. 211-7 du code de l?environnement1.
Afin de permettre aux EPCI de financer
ces nouvelles compétences, la loi a prévu
l?instauration d?une taxe facultative
assujettissant certaines catégories de
personnes physiques ou morales dans la
limite de 40 euros par an et par habitant2.
Cette taxe, qui n?a pas été votée dans tous les
DROM, connaît une montée en puissance en
fonction des facultés contributives locales,
mais reste sans commune mesure avec les
besoins identifiés.
L?instauration de la compétence GEMAPI n?a
pas donné lieu à une approche différenciée
au profit des DROM. Celle-ci s?applique
uniformément sur le territoire national sans
que les spécificités, les réalités économiques
et sociales et la complexité de chaque
territoire ultramarin n?aient été évaluées au
préalable.
La capacité opérationnelle de territoires
éloignés à appréhender, organiser et mettre
en oeuvre une compétence complexe,
exigeant des ressources humaines souvent
rares ainsi que des moyens techniques
spécifiques, constituait l?un des facteurs
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
42
Assurer un portage interministériel visible,
pour garantir le financement, la cohérence
et la pérennité du projet.
Pour conclure, les territoires d?Outre-mer
expriment un besoin fort : disposer eux
aussi d?un outil d?anticipation stratégique
sur les ressources en eau, comme cela a été
déployé en Hexagone. Explore2 Outre-mer
peut répondre à cette attente, à condition
de structurer un cadre d?action pérenne et
adapté aux réalités locales.
GEMAPI : une évaluation de la compétence
transferée depuis le 1er janvier 2018 aux
territoires
La compétence GEMAPI, transférée aux EPCI
des territoires des territoires d?outre-mer
depuis le 1er janvier 2018 y est partiellement
exercée. Si des avancées ont pu avoir lieu en
matière de prévention des inondations, la
gestion des milieux aquatiques continue de
souffrir d?un manque d?investissement.
C?est pour répondre à ce constat que
la Direction de l?Eau et de biodiversité
a souhaité qu?une mission permette la
réalisation d?un panorama de la prise des
compétences GEMAPI et GEPU dans les
DROM, l?identification des principaux
freins techniques et financiers, ainsi que la
formulation d?une stratégie d?actions en lien
avec les objectifs du Plan eau DOM.
Le bilan très mitigé de cette politique
publique dans les territoires ultramarins
conduit à questionner la méthode qui
a présidé à sa mise en oeuvre ainsi que
ses perspectives, dans un contexte où la
multiplication d?évènements climatiques
dévastateurs vient complexifier des situations
souvent déjà dégradées.
1 Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, les missions obligatoires transférées aux EPCI métropolitains ains qu?aux DROM concernent quatre
catégories d?intervention :
1° l?aménagement de bassin hydrographique ou d?une fraction de bassin hydrographique,
2° l?entretien de cours d?eau, canal, lac ou plan d?eau, y compris les accès à ce cours d?eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d?eau (...)
5° la défense contre les inondations et contre la mer et (...)
8° la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées
riveraines.
2 Articles 1530 bis et suivants du Code général des impôts
déterminants du succès de ce transfert. Or,
l?insuffisance de la prise en compte de ces
contraintes ont conduit plusieurs territoires
à n?aborder que le volet prévention des
inondations, en laissant de côté la gestion
des milieux aquatiques.
Enfin, la faiblesse des recettes générées par la
taxe GEMAPI, lorsqu?elle existe, l?absence de
dotation budgétaire dédiée ou en personnel
au profit des EPCI sont autant de facteurs
perçus comme un désengagement de l?État
vis-à-vis de ses responsabilités. Certains
territoires se sont trouvés dans l?incapacité
d?agir, d?autres ont adopté des stratégies
d?évitement qui expliquent le faible niveau
d?avancée du dispositif, notamment
s?agissant du volet milieux aquatiques.
À cet égard, la logique de « silo » qui préside au
déploiement de la GEMAPI et qui consiste à
appréhender chacun de ses volets de manière
indépendante, ne permet pas l?élaboration
de stratégies globales pour répondre à des
problématiques pourtant interdépendantes.
Enfin, le traitement différencié de la gestion
des eaux pluviales, mal appréhendée dans la
plupart des territoires ultramarins, constitue
un facteur de complexité supplémentaire.
2. La GEMAPI : une compétence issue d?une
juxtaposition de textes faisant cohabiter des
obligations concurrentes
Dans les DROM, la mise en oeuvre de la
GEMAPI met en exergue une problématique
juridique où des dispositions législatives
concurrentes, issues d?ajustements successifs
des délimitations de compétences entre
l?État et les collectivités, sont à l?origine de
difficultés croissantes.
La création de la GEMAPI n?a pas modifié les
droits et obligations de l?État sur le domaine
public fluvial dont il est propriétaire. Or, de
manière continue depuis 19483, à l?exception
de Mayotte, l?État est propriétaire de
l?intégralité du domaine public fluvial sur
lequel le GEMAPIEN est supposé intervenir.
Or, la loi MAPTAM a expressément prévu
que l?exercice de la compétence GEMAPI
ne dispense pas le propriétaire riverain
d?assumer ses obligations sur ses cours d?eau.
La juxtaposition ces dispositions suscite ainsi
un débat de fond où certaines collectivités
territoriales considèrent que la GEMAPI n?a
introduit que des possibilités d?action de leur
part ; l?obligation d?intervention demeurant
à la charge de l?État. Ce sujet d?actualité est
d?autant moins anodin que les responsabilités
encourues en cas d?évènements climatiques
majeurs ont des conséquences financières
considérables dans un contexte budgétaire
contraint.
3. Certains territoires ultramarins se sont
investis avec succès sur des projets conciliant
milieux aquatiques, biodiversité et enjeux
humains
Au-delà des délimitations de compétences
complexes de la GEMAPI et des obstacles
opérationnels qui viennent en limiter les
avancées, plusieurs territoires ultramarins se
sont néanmoins engagés dans des projets
conciliant la gestion et la restauration des
milieux aquatiques ainsi que la prévention des
inondations, dans le cadre de partenariats
multidisciplinaires4.
Grâce à une approche intégrée qui consiste
à appréhender les enjeux liés aux cours
d?eau de manière globale et non plus
morcelée au gré d?un découpage législatif
qui a trouvé ses limites, ces projets initiés
parfois depuis plus de 10 ans sont parvenus
à faire la démonstration de la pertinence de
programmes de « recherche-action » et de
leur efficience sur le terrain, notamment en
matière de génie végétal.
Ces programmes ont en commun de
s?appuyer sur des « solutions fondées sur la
nature » et correspondent en tous points aux
objectifs stratégiques de la feuille de route
nationale 2025-2030 pour l?ingénierie et le
génie écologique. L?axe 4 de cette feuille de
route prévoit, en effet, le développement de
démonstrateurs et de programmes d?actions
permettant la production de nouveaux
référentiels et de méthodes innovantes.
3 Décret n°48-633 du 31 mars 1948 relatif au régime des eaux dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de le
Martinique et de la Réunion
4 Parc national de la Guadeloupe programme Protéger, Programme Végétali à la Réunion, Réhabilitation de mares à Marie Galante,
Aménagement des milieux aquatiques de la Martinique par les techniques de génie végétal
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
43
Or, plusieurs territoires d?Outre-mer se
sont d?ores et déjà engagés dans cette voie
et disposent désormais d?une expertise
capitale, susceptible de profiter à l?ensemble
des territoires ultramarins.
Une dynamique spécifique aux Outre-mer
doit en conséquence être portée ; elle consiste
à privilégier une approche multisite afin de
mutualiser les bonnes pratiques, leur donner
la visibilité nécessaire et vaincre l?isolement
des territoires. Elle repose également sur le
partage d?expériences permettant d?engager
des projets ambitieux et de lever ainsi les
résistances inhérentes à l?innovation.
Elle dépend enfin d?un portage dédié assurant
une coordination et une structuration
essentielles des programmes de protection
des milieux aquatiques, de la biodiversité qui
s?y développe, mais également capables de
répondre aux défis humains qui pèsent sur
les outre-mer avec une acuité renouvelée.
Sur la base des recommandations du rapport
de la cour des comptes, des nouvelles
mesures du Plan eau, et des propositions
complémentaires issues des travaux des
équipes projets une feuille de route 2025-2030
cohérente pour la coordination nationale et
locale du plan a été dressée. Cette feuille de
route sera réévaluée à chaque COPIL national.
Les propositions évoquées font l?objet d?une
priorisation et indiquent éventuellement le
niveau d?arbitrage attendu.
Axe transversal : Les contrats de progrès
Recommandation complémentaire de la
coordination : Assurer le suivi et la dyna-
mique de renouvellement des Contrats
de Progrès échus afin de s?assurer de la
pérennité des actions du PEDOM auprès
des collectivités (financement?) en
prenant en compte les recommandations
de la Feuille de Route (2025-2026).
Pilote : Coordinateur
Recommandation complémentaire de
la coordination : Renforcer le pilotage
national du PEDOM pour permettre de
poursuivre et étendre la dynamique
engagée, et mieux intégrer les thématiques
de soutien juridique, technique et financier
(ministère de la transition écologique,
ministère des Outre-mer, ministère de la
santé et de l?accès aux soins - 2025).
Pilote : Coordinateur
Axe 1 : Renforcer la coordination avec les
actions de la santé
Recommandation complémentaire de la
coordination : OEuvrer pour le déploiement
de techniques analytiques rapides pour
favoriser la surveillance de la qualité de
l?eau ; et de méthodes d?analyses sous
accréditation/agrément pour le suivi du
contrôle sanitaire de l?eau.
Pilote : DGS
Recommandation complémentaire de la
coordination : Valoriser et permettre la
duplication d?initiatives prometteuses portées
localement en matière d?amélioration de
l?accès à l?eau potable ; notamment oeuvrer
pour l?extension du « Plan Eau potable »,
déployé par la préfecture et l?ARS Réunion
pour sécuriser le réseau d?eau, aux autres
territoires ultra-marins.
Pilote : DGS
Axe 2 : Renforcer les capacités financières
des acteurs locaux de l?eau et de
l?assainissement
Recommandation N°7 de la Cour des
Comptes : En relation avec les collectivités
locales et les services de la DGFiP, intégrer
dans le pilotage du PEDOM, l?appui aux
travaux sur la tarification, la gestion des
impayés et le recouvrement des factures.
Pilote : DEB, DGOM en appui
2.2 Une feuille de route 2025-2030
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
44
1.
2.
3.
4.
5.
Recommandation n° 21 du rapport
CGEDD/IGA : En Guyane, prévoir (DGCL)
des modalités de transfert des compé-
tences eau et assainissement aux EPCI
pour leur éviter une impasse financière.
Pilote : DEB
Recommandation n°1 de la Cour des
Comptes : Renforcer le principe de
conditionnalité des financements à
des résultats, grâce à des feuilles de
route simplifiées dotées d?indicateurs
stratégiques. (Contrats de progrès en
vigueur, Schémas directeurs de moins de
10 ans et SISPEA).
Pilote : DEB
Recommandation n°2 Cour des
Comptes : Renforcer les capacités de
suivi des autorités organisatrices sur
leurs prestataires et délégataires, par des
moyens accrus en matière de formation
et d?assistance juridique, et renforcer le
contrôle de légalité en préfecture.
Pilote : AFD
Axe 3 : Renforcer les capacités techniques
et d?ingénierie des autorités organisatrices
Recommandation complémentaire de
la coordination : En partenariat avec
les grandes écoles et les organismes de
formation, permettre le déploiement
d?offres de formations locales dans le
domaine de l?eau notamment le volet
sanitaire, pour des profils recherchés dans
les territoires d?Outre-mer.
Pilote : Coordonnateur et DGOM
Recommandation complémentaire de
la coordination : Création d?un réseau
d?échanges Outre-mer sur l?eau pour
partager les expériences et les projets,
afin de faire progresser l?expertise des
collectivités.
Pilote : Banque des territoires
Recommandation complémentaire de
la coordination : Renforcer la prise en
compte de la compétence GEMAPI dans
une optique de mobilisation au grand
cycle de l?eau.
Pilote : DEB
Axe 4 : Renforcer l?appui des territoires en
études, en expertises et en adaptation des
normes
Recommandation complémentaire de la
coordination : S?appuyer sur un réseau
d?experts pluridisciplinaire (économique,
social et environnemental) mobilisable.)
Pilote : Coordonnateur
Recommandation complémentaire de la
coordination : Lancer une réflexion avec
l?INRAE sur les filières de traitement des
boues et matières de vidange en milieu
insulaire.
Pilote : DEB
Recommandation complémentaire de la
coordination : Adapter la réglementation
relative aux installations d?assainissement
non collectif de type filtres plantés de
végétaux en lien la DGS.
Pilote : DEB
Recommandation complémentaire de la
coordination : Développer la démarche
Explore2 en outremer afin d?améliorer la
connaissance et les projections hydro-
climatiques en privilégiant les territoires
soumis à des sécheresses.
Pilotage : DEB
Recommandation complémentaire de
la coordination : Lancer une étude sur le
choix des matériaux des conduites et GC
et vieillissement (CSTB).
Pilote : DGOM
Axe 5 : Renforcer l?évaluation du Plan eau
DOM
Recommandation complémentaire de la
coordination : Réviser les indicateurs en y
intégrant des objectifs de résultats.
Pilote : Coordonnateur
Recommandation complémentaire de
la coordination : Mettre en place une
stratégie de contrôle des réalisations et
travaux.
Pilote : OFB
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
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6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
Guadeloupe
I. Guadeloupe (hors Marie-Galante)
En mars 2025 a été signé un avenant au
contrat COROM conditionnant le versement
de l?aide au fonctionnement au suivi rigoureux
des indicateurs de retour à l?équilibre et à leur
mise en oeuvre effective (départs volontaires,
amélioration du taux de recouvrement, lutte
contre les fuites, remplacement du parc
de compteurs, augmentation de l?assiette
abonné assainissement). Une restructuration
est attendue afin d?obtenir des résultats
tangibles.
Aussi le dispositif d?assistance technique sera
renforcé par un assistant technique en chef
et un assistant technique en comptabilité
ainsi qu?une participation financière pour le
recrutement d?un ingénieur grand travaux et
un Directeur Général Adjoint « ressources ».
Cependant, la gouvernance à 4, qui n?est
nullement décisionnaire, ne peut se substituer
au conseil syndical, à qui il échoit de mettre
en oeuvre un projet stratégique encore
manquant et les mesures de redressement
qui en découlent.
2.3 Les actions et perspectives territoriales
Les principaux projets prévus en 2025 sont
les suivants :
Usine de Cacao à Sainte-Rose ? 3 M¤ ;
Réservoir et filtration usine Desvarieux au
Moule ? 2,6 M¤ ;
Réseau Eau bourg et Grands Fonds aux
Abymes ? 4,2 M¤ ;
Réseau Eau Borricaud, Durivage, Cavanière
à Sainte-Anne ? 3,1 M¤ ;
Réseau Eau Gorot, Pombiray, Belle-Année à
Saint-François ? 5,5 M¤ ;
Réseau Eau Saint-Sauveur à Capesterre-
Belle-Eau ? 1,3 M¤ ;
Réseau Eau Baillif ? 3,5 M¤ ;
Réseau Eau Petit-Bourg ? 2 M¤ ;
Réseau d?eau et d?assainissement de la
Marina Pointe-à-Pitre / Gosier ? 3,8 M¤ ;
Réseau d?eau et système d?assainissement
Petit-Canal ? 21,7 M¤ ;
Filière Boues Station d?épuration Baillif ?
1,1 M¤ ;
Filière Boues station d?épuration Goyave et
Petit-Bourg ? 1,4 M¤.
Enfin 2025 permettra enfin la finalisation
des schémas directeur eau potable et
assainissement et le démarrage du schéma
des eaux pluviales.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
46
Axe 7 : Associer et informer la société civile
et le monde agricole au Plan eau DOM
Recommandation n°3 de la Cour des
Comptes : Intégrer les usagers dans
le pilotage du PEDOM (formations,
mutualisation d?expérience) et en faire
une mention obligatoire dans les contrats
de progrès, sous forme d?engagements
précis et de fiche-action.
Pilote : Coordonnateur
Axe 6 : Renforcer la valorisation et la
communication des opérations financées
Recommandation complémentaire de la
coordination : Communiquer, valoriser
sur les réussites et les projets réalisés en
lien étroit avec les préfets et les territoires
et permettre la duplication d?initiatives
prometteuses portées localement en
matière d?amélioration de l?accès à l?eau
potable.
Pilote : DGOM
19. 20.
II. Marie-Galante
Les principaux projets 2025 pour la CCMG
sont les suivants :
Finalisation du schéma directeur eau
potable ;
Finalisation du bilan du contrat de progrès
et lancement du contrat renouvelé ;
Lancement du Plan Territorial de Gestion
de l?Eau ;
Étude de pré-figuration de la GEMAPI ;
Étude sur la définition d?une politique
sociale de l?eau.
Les programmes d?action 2025 sont les
suivants :
Les opérations phare 2025 seront les :
filière de traitement des sous-produits de
l?assainissement par les filtres plantés de
végétaux à Folle-Anse (3,2 M¤) ? cf. photo
ci-dessous CCMG ;
réhabilitation de 3 réservoirs (Morne
Constant, Balisier, les Sources).
Travaux en cours sur la filière de
traitement par filtres de végétaux
© Communauté de communes de Marie Galante
Accès à l?eau potable :
extension du réseau AEP
(Héloin, Le Bontemps, Vanniers,
Ducos, Port-Louis)
1 156 810,00 ¤
Amélioration des performances
du réseau AEP 1 106 050,00 ¤
Réhabilitation des réservoirs
- TF - Complément 1 200 000,00 ¤
Élaboration PTGE 200 000,00 ¤
Communication Dlo Péyi MG /
Acquisition bar à eau + carafes 25 000,00 ¤
TOTAL AEP 3 687 860,00 ¤
STEP Folle-Anse : Réhabilitation
génie civil et équipements
(dégrilleur, dessableur, dégraisseur, ...)
676 000,00 ¤
Amélioration des performances
du réseau ASST dans les
centres-bourgs
1 675 500,00 ¤
Préconisations SDAEU 550 960,00 ¤
TOTAL ASS 2 902 460,00 ¤
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
47
Guyane
Les perspectives futures concernant le Plan
eau DOM suivent les axes priorisés pour
permettre l?avancement des opérations
AEP/EU du territoire, avec un objectif de
structuration des services liés à l?eau. À ce
titre, l?année 2025 est bien entendue marquée
par l?arrivée à échéance de l?ensemble des
contrats de progrès du territoire qui devront
être évalués et adaptés afin de donner lieu au
contrat de progrès seconde génération.
Par ailleurs, le lancement sur le territoire
de deux audit (l?un concernant les STEU
non conformes de manière chronique et le
second sur les installations d?alimentation en
eau potable dur le Maroni) devrait aboutir
à de nombreuses recommandations afin
d?améliorer l?efficience des installations
tant de traitement des eaux usées que
d?alimentation en eau potable.
Dans une optique de résilience, le comité
sécheresse sera pérennisé et régulièrement
réuni (même hors période sécheresse) afin
de s?assurer de l?avancement des actions
prioritaires à une adaptation efficace et
effective des services d?eau potable et
d?assainissement en période de crise.
Enfin, les échanges entre les représentants
des collectivités compétentes en eau potable
et en assainissement, organismes financiers
publics (AFD, Banque des Territoires), Office
de l?eau de Guyane (OEG), Comité de l?eau et
de la biodiversité (CEB), les services de l?État
et autres parties prenantes, doivent toujours
s?accentuer pour à terme faire évoluer les
situations des communes sur les thématiques
AEP/EU.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
48
Enfin, bien entendu, la dynamique nouvelle
autour du PEDOM Guyane devra être
maintenue pour continuer, encore et toujours,
à améliorer le fonctionnement des services
d?eau et d?assainissement du territoire par le
suivi et l?accompagnement des communes à
la mise en place des opérations nécessaires à
la structuration du territoire.
Martinique
Financement des investissements et suivi du
plan
L?enjeu pour 2025-2026 sera de mobiliser les
crédits disponibles de tous les financeurs à un
niveau plus élevé qu?en 2024, conformément
au CCT 2024-2027, pour maintenir la
dynamique des investissements nécessaires
au territoire.
Dans ce contexte, une attention particulière
sera à porter à la sécurisation des redevances
perçues par l?ODE à la suite de la réforme des
redevances en vigueur depuis le 1er janvier 2025.
Le travail engagé avec les fédérations
professionnelles du BTP devra être poursuivi
pour améliorer la visibilité de la commande
publique et les délais de paiements des EPCI et
formuler des propositions sur la stratégie du bon
achat ainsi que la formation et le recrutement.
L?appui technique à maîtrise d?ouvrage porté
localement par l?AFD sera poursuivi et affiné
dans le cadre du deuxième programme pour
mieux répondre aux attentes des EPCI.
Le suivi des indicateurs techniques et financiers
du PEDOM devra être renforcé en vue d?en
permettre la communication vers le grand public.
Planification
L?aboutissement des schémas directeurs
d?alimentation en eau potable des trois EPCI
est attendu en 2025 pour la CACEM et CAP
NORD et en 2026 pour la CAESM et devra
permettre de mieux identifier les priorités
d?actions à intégrer dans les futurs contrats
de progrès.
L?élaboration de la deuxième génération de
contrats de progrès devra être engagée dès
2025 pour CACEM-Odyssi et la CAESM en
vue d?un achèvement en 2026.
Les audits d?accès à l?eau potable, initialement
attendus pour le 1er janvier 2025, devront
être lancés en 2025 et le travail engagé sur
les plans gestions et de sécurité sanitaires des
eaux devra être poursuivi.
Gouvernance locale
Les réunions des comités de suivi et des
comités des financeurs se poursuivront
en 2024 et une conférence territoriale des
acteurs de l?eau pourra être organisée d?ici
fin 2025.
La Réunion
Le travail autour des actions de formation va
se poursuivre en 2025 :
1. Formation initiale par la mise en place
d?un Master « Métiers de l?Eau » à la Réunion
Perspectives 2025 : En 2025, cette collabo-
ration doit désormais être formalisée à
travers une convention Université de La
Réunion ? ENGEES qui détaillera les modalités
d?intervention de l?ENGEES au sein de
l?Université et les financements associés. La
première promotion 2023-2025 a bénéficié
tardivement des enseignements ENGEES. Une
élève sera employée en collectivité à la fin de
son cursus, en 2025. La seconde promotion
(2024-2026) bénéficiera des enseignements
ENGEES selon les modalités de la convention
en cours de signature qui devrait fluidifier les
échanges.
La première promotion a organisé « les petites
assises de l?eau » le 25 avril 2025, permettant
un temps de présentation et d?échange sur
les grands projets du territoire en matière
d?eau et d?assainissement (Gestion de l?eau
à la CINOR, REUT CASUD, MEREN,). L?après-
midi était consacré à des ateliers participatifs
sur le cycle de l?eau, les bons gestes en cas
d?inondation, etc. Cette manifestation a
été valorisée lors de la conférence de l?eau
organisée par le préfet de La Réunion le 30
avril 2025.
2. Formation professionnelle des agents en
poste, à travers des sessions de formation
Avant l?achèvement de la première période
d?ATMOA (fin 2025), il est envisagé une
5e formation au second semestre sur la
thématique de la tarification des services
publics d?eau et d?assainissement
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
49
3. Formation des élus dans le domaine de
l?eau.
Organisation sur le territoire d?évènements
impliquant les élus dans la prise de
conscience de la complexité des actions dans
le domaine de l?eau et de l?assainissement et
la construction d?une stratégie de gestion de
la ressource en eau.
D?autres dynamiques sont également à
poursuivre
Plusieurs thématiques ont été initiées en
collaboration avec le PEDOM et doivent se
poursuivre :
1. Travailler de manière ciblée sur les
raccordables non raccordés (RNR) au réseau
d?assainissement ;
L?accompagnement des EPCI afin d?accélérer
le raccordement des contribuables à
l?assainissement collectif reste d?actualité à
la Réunion. Si des avancées sont constatées
sur le travail d?inventaire et d?incitation
au raccordement des raccordables non
raccordés au réseau d?assainissement sur
certains EPCI, d?autres accusent du retard.
Des études sont engagées sur certaines zones
particulièrement sensibles à la pollution des
nitrates : les eaux souterraines du captage
des Cocos (commune de Saint-Louis/ CIVIS)
et les eaux récifales de l?ouest (commune de
Saint-Paul/ TO-LACREOLE).
En ce qui concerne le lagon de La Réunion
dont la pollution par les nitrates pourrait bien
être la première cause de dégradation du
récif corallien dans le secteur de l?Hermitage-
La Saline, La Créole doit engager le projet
« RNR Lagon ».
Perspectives 2025 : Continuer à travailler
avec la CIVIS pour augmenter le nombre de
raccordements dans le secteur du captage
des Cocos (Commune de Saint-Louis).
Continuer à travailler avec la régie autonome
LA CREOLE pour augmenter le nombre de
raccordements dans le secteur des eaux
récifales de l?ouest (commune de Saint-Paul).
Une journée technique dédiée à cette
problématique, pilotée par l?Office de l?Eau,
en collaboration avec la DEAL est prévue au
premier semestre 2025.
2. Initier un travail sur l?amélioration des
rendements (et sur le stockage de l?eau).
Alors que les objectifs du Grenelle de
l?environnement (variables en fonction
des caractéristiques géographiques des
communes) sont compris entre 65 % et 85 %
de rendement, le rendement moyen des
réseaux d?eau potable de La Réunion est de
63 %, ce qui signifie que l?on perd 37 % de
l?eau que l?on capte. Cette moyenne cache
de grandes disparités sur le territoire (23 % à
Sainte-Rose, 81 % à Bras Panon). 5 communes
sur 24 respectent ou dépassent les objectifs
du Grenelle. Plusieurs phénomènes
pourraient expliquer ce chiffre : le vol d?eau,
des fuites en réseaux public, mais aussi des
fuites en réseaux privés.
Les variations climatiques de plus en plus
extrêmes et de plus en plus fréquentes
pousse à revoir les modes de fonctionnement
et anticiper des solutions aux difficultés
rencontrées en période de crise. Le PEDOM
veillera, en association avec l?ARS, à ce que
soit intégrer des recherches de solutions afin
de garantir l?approvisionnement en eau à
chacun, toute l?année (groupe électrogène,
recherche de nouvelle ressource, ...)
Perspectives 2025 : Renforcer la coordination
avec le Plan eau potable de l?ARS et inciter les
autorités organisatrices de l?eau à mobiliser
les subventions pour la réhabilitation des
réseaux (Office de l?eau et Office de la
Biodiversité) et avancer dans leur schéma
directeur intercommunal d?adduction en eau
potable.
3. Communiquer, échanger, former sur les
sujets à enjeux : accès à l?eau, tarification,
protection des captages notamment.
En collaboration avec l?Office de l?eau,
plusieurs journées techniques et formations
sont programmées en 2025, en complément
du programme ATMOA.
En eau potable :
Une journée technique dédiée à l?accès à
l?eau pour tous ;
Une demi-journée de mise en pratique des
outils de l?accès à l?eau pour tous sur le
territoire de la CINOR ;
AE 164 millions d?euros
Dont
PEM 35 millions d?euros
CCT 10 millions d?euros
Fonds vert 30 millions d?euros
FEDER 77 millions d?euros
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
50
Un webinaire sur l?animation autour des
captages d?eau potable ;
Des formations en collaboration avec le
CNFPT ;
3 jours sur la protection des captages d?eau
potable ;
3 jours sur la résorption des fuites en eau
potable ;
Des formations en collaboration avec l?ARS
et l?EHESP ;
2,5 jours sur le PGSSE.
En assainissement :
Une Journée technique sur les RNR ;
Une formation sur la conception des
postes de refoulements ;
Deux sessions de formation sur le contrôle
des ANC ;
Une Journée technique sur la DERU2 et ses
incidences pour le territoire.
En gestion des milieux aquatiques et gestion
des eaux pluviales :
Une formation en collaboration avec le
CNFPT et l?OFB ;
3 jours sur les solutions fondées sur la
nature ;
Une Journée technique sur la gestion
durable des eaux pluviales.
À noter également l?organisation d?ateliers
territoriaux et la conférence de l?eau ainsi
que la participation du territoire au 1er
carrefour des gestions outre-mer de l?eau en
novembre 2025 à Saint-Denis qui proposera
de nombreuses conférences autour des
thèmes à enjeux du PEDOM et des ateliers de
travail spécifiques.
Mayotte
L?année 2025 devra permettre la mise en
oeuvre opérationnelle du Plan Eau Mayotte,
et de ces très nombreuses actions.
Elle sera également l?année du RETEX, sur
tous les aspects dont l?eau, du cyclone Chido,
puis du passage début janvier de la tempête
tropicale DIKELEDI. Ce RETEX conduit à
de nombreuses missions techniques et
politiques, et de la définition des ajustements
requis aux différentes politiques publiques. Le
Plan Eau Mayotte devra sans aucun doute être
réajusté. Les deux lois spécifiques à Mayotte
auront un impact sur les services d?eau. Enfin,
le cyclone puis la tempête tropicale, auront
mis en évidence la place centrale de l?eau dans
les politiques publiques, notamment dans le
cadre de reconstruction à venir de l?île. Mais
également ces évènements renforcent le
besoin des actions relatives à l?adaptation au
changement climatique, et plus encore à la
définition d?une stratégie long terme de l?eau
(2050-2070...2100).
En matière d?assainissement, on peut
indiquer les avancées suivantes :
Construction du système d?assainissement
de Koungou, en cours de travaux (STEP et
réseaux), mise en service attendue courant
2025 ;
Mise en service de la STEP du Centre en
lien avec la restructuration des réseaux de
transport et collecte, attendue pour la fin
2025 ;
Construction en cours du système
d?assainissement de Mamoudzou SUD
(STEP et réseaux), dont la construction est
lancée pour la STEP et se poursuit pour les
réseaux pour une mise en service attendue
à fin 2026.
Notons enfin que fin 2025 nécessitera, à
Mayotte comme dans toutes les collectivités
du bloc communal, de préparer les
évolutions liées aux élections municipales,
communautaires, syndicales de mars 2026.
Sur un plan financier prévisionnel pour
l?année 2025 (source LEMA):
Saint-Martin
Le PPI, validé par le conseil d?administration
de l?EEASM le 23 février 2024 et présenté au
comité des financeurs du PEDOM, prévoit un
programme d?investissements de 65,6 M¤ sur
quatre ans, soit environ 16 M¤/an. Ce plan
comprend :
des travaux d?urgence pour sécuriser
l?usine actuelle ;
la construction d?une nouvelle UPEP, dont
le démarrage est prévu fin 2025, avec une
mise en service attendue en 2027 ;
et le renouvellement partiel des réseaux
d?eau potable.
La construction de la nouvelle UPEP est
programmée en plusieurs phases :
Phase pré-opérationnelle (sept. 2024 -
sept. 2025) : finalisation des études
de faisabilité, cadrage réglementaire,
élaboration des dossiers réglementaires ;
Instruction des dossiers (oct. 2025 -
mai 2026) : obtention des autorisations
nécessaires, hors Code de la Santé
Publique ;
Travaux sur l?UPEP existante (janv. -
sept. 2025) : lancement en conception-
réalisation pour assurer la continuité de
service ;
Travaux de la nouvelle UPEP (sept. 2025 -
fév. 2028) : consultation, phase de
conception puis réalisation ;
Instruction Code de la Santé Publique
(janv. 2025 - fév. 2028) : en parallèle de la
construction.
Il est rappelé l?importance du suivi du
contrat de progrès par les acteurs locaux.
Ce suivi sera assuré par le comité technique
du contrat de progrès, le comité de suivi, le
comité des financeurs et annuellement, une
conférence territoriale des acteurs de l?eau.
Par ailleurs, un comité opérationnel de l?eau,
qui regroupe les acteurs locaux (Préfecture,
DEAL, COM, EEASM, SAUR, OFB) est
organisé mensuellement pour partager les
informations, régler les problèmes soulevés
et suivre les investissements opérés.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
51
Saint-Pierre-et-Miquelon
La convention transitoire 2025-2026 du
Plan eau DOM sur Saint-Pierre et Miquelon
a été signée en juin 2025 par l?ensemble des
acteurs et des financeurs.
L?année 2025 est donc marquée par les
premiers travaux du PPI. Des travaux de
réhabilitation des pompes de relevage ont
été lancés au printemps 2025. Les travaux
devraient être réceptionnés au printemps
2026. Cela permettra ainsi de finaliser
l?ensemble des schémas directeurs à l?été
2026.
Dans le cadre du déplacement du village de
Miquelon, tenant compte de l?adaptation au
changement climatique, la première station
de traitement des eaux usées devrait être
construite sur l?emplacement du nouveau
village en 2025-2026. Il s?agit d?une solution
pour les 10 à 15 ans à venir, de 150 équivalent-
habitants en traitement biologique sur filtres
coco.
Un marché pour le recrutement d?un bureau
d?étude en charge de la rédaction du contrat
de progrès sera publié à l?automne 2025. Le
contrat de progrès pourra ainsi être validé et
signé fin 2026-début 2027.
Une étude financière sur le fonctionnement
sur l?assainissement collectif et non collectif
a également été lancée par la collectivité
territoriale en juin 2025.
Conclusion
PARTIE 3
© Office de l?eau Martinique
Néanmoins, l?autorité compétente
devra engager les réformes nécessaires
et les collectivités locales renforcer leur
mobilisation pour éviter une faillite du
syndicat unique. Enfin, la situation de la
régie Odyssi en Martinique sera à suivre avec
attention au regard des signaux d?alerte
de 2024. La question des taux d?impayés
concerne de nombreux territoires. Un
rapprochement avec la DGFIP sera opéré dès
2025 pour déterminer des solutions. Enfin,
la société civile à travers les associations
d?usagers et environnementales seront parties
prenantes des instances de concertation
conformément aux recommandations de la
cour des comptes.
L?année 2025 sera déterminante pour la
question de l?eau et de l?assainissement dans
les départements d?Outre-mer.
De nombreux contrats de progrès arriveront
à échéance et il conviendra de les renouveler.
L?accès à l?eau potable doit encore être
garanti dans certains territoires. À Mayotte,
dans le cadre du plan de refondation
du territoire, l?enjeu sera de maintenir la
dynamique 2024 d?investissement et de
garantir une mise en service de la future usine
de dessalement en 2027. Une attention toute
particulière devra concerner le déploiement
de dispositifs alternatifs de production d?eau.
En Guadeloupe, l?État et ses partenaires
resteront en soutien fort.
53
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Extension du réseau AEP Quartier St Michel Grand-Bourg (Marie-Galante)
© Établissement public des eaux et d?assainissement de Saint-Martin
PARTIE 4
Annexes
© Équipe projet Plan eau DOM
de la Martinique
55
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Annexes
1.
2.
3.
4.
5.
Suivi financier Plan eau DOM - Administrations centrales
Suivi des indicateurs Plan eau DOM - Territoires
Cartographie des contrats de progrès
Schéma de gouvernance
Liste des participants au COPIL
56
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Annexe 1. Suivi financier Plan eau DOM - Administrations centrales
Synthèse PEDOM 2016-2024 en AE
Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte Saint-Martin
Saint Pierre &
Miquelon
National TOTAL
Appui technique
TOTAL OFB 351 472 ¤ 0 ¤ 404 424 ¤ 80 000 ¤ 6 450 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 842 347 ¤
TOTAL AFD 1 927 115 ¤ 400 000 ¤ 321 300 ¤ 2 806 000 ¤ 3 038 700 ¤ 770 000 ¤ 0 ¤ 1 888 000 ¤ 11 151 115 ¤
TOTAL BOP 113 2 037 798 ¤ 503 985 ¤ 1 156 959 ¤ 411 531 ¤ 2 876 392 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 805 ¤ 6 987 470 ¤
TOTAL BOP SANTE 123 484 ¤ 123 680 ¤ 1 981 255 ¤ 880 983 ¤ 2 522 739 ¤ 0 ¤ 5 876 141 ¤ 5 876 141 ¤
TOTAL BOP 123 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 219 518 ¤ 219 518 ¤
TOTAL BDT 20 300 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 20 300 ¤
TOTAL Appui technique 4 460 169 ¤ 1 027 665 ¤ 3 863 938 ¤ 4 178 514 ¤ 8 444 281 ¤ 770 000 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 25 076 591 ¤
Subventions
TOTAL BOP 123/FEI 47 916 552 ¤ 11 025 153 ¤ 6 570 800 ¤ 23 888 308 ¤ 19 548 682 ¤ 4 364 000 ¤ 0 ¤ 113 313 495 ¤
TOTAL BOP 123/CCT 8 376 719 ¤ 2 646 738 ¤ 6 037 670 ¤ 14 226 390 ¤ 64 621 739 ¤ 16 741 237 ¤ 0 ¤ 112 650 492 ¤
TOTAL BOP 123 action 6 47 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 19 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 66 000 000 ¤
TOTAL BOP 113 -30 258 ¤ -503 317 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 259 537 ¤ 0 ¤ 0 ¤ -274 038 ¤
TOTAL BOP 362/PDR 1 065 896 ¤ 235 000 ¤ 99 500 ¤ 217 125 ¤ 1 212 857 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 2 830 378 ¤
TOTAL BOP 380 2 527 850 ¤ 640 000 ¤ 588 200 ¤ 3 087 416 ¤ 19 400 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 26 243 466 ¤
TOTAL OFB/SIB 27 755 159 ¤ 28 452 206 ¤ 26 620 919 ¤ 36 393 065 ¤ 54 728 066 ¤ 13 902 653 ¤ 0 ¤ 187 852 068 ¤
TOTAL OFB/PDR 8 248 000 ¤ 9 270 000 ¤ 8 369 776 ¤ 9 588 223 ¤ 10 058 000 ¤ 760 000 ¤ 0 ¤ 46 293 999 ¤
TOTAL Subventions 142 859 917 ¤ 51 765 780 ¤ 48 286 865 ¤ 87 400 527 ¤ 188 828 881 ¤ 35 767 890 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 554 909 860 ¤
Prêts
TOTAL AFD long terme 13 021 487 ¤ 12 246 770 ¤ 0 ¤ 154 657 615 ¤ 29 776 637 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 209 702 509 ¤
TOTAL AFD court terme 58 633 226 ¤ 21 852 146 ¤ 1 496 007 ¤ 5 303 000 ¤ 75 981 838 ¤ 3 592 800 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 166 859 017 ¤
TOTAL CDC-Banque des territoires 1 250 000 ¤ 0 ¤ 29 083 112 ¤ 139 256 898 ¤ 46 449 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 216 039 010 ¤
TOTAL Prêts 72 904 713 ¤ 34 098 916 ¤ 30 579 119 ¤ 299 217 513 ¤ 152 207 475 ¤ 3 592 800 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 592 600 536 ¤
TOTAL GENERAL 220 224 799 ¤ 86 892 361 ¤ 82 729 922 ¤ 390 796 554 ¤ 349 480 637 ¤ 40 130 690 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 1 172 586 987 ¤
TOTAL GENERAL hors PDR 210 910 903 ¤ 77 387 361 ¤ 74 260 646 ¤ 380 991 206 ¤ 338 209 780 ¤ 39 370 690 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 1 123 462 610 ¤
TOTAL GENERAL hors prêts, hors PDR 138 006 190 ¤ 43 288 445 ¤ 43 681 527 ¤ 81 773 693 ¤ 186 002 305 ¤ 35 777 890 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 530 862 074 ¤
57
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Synthèse PEDOM 2016-2024 en CP
Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte Saint-Martin
Saint Pierre &
Miquelon
National TOTAL
Appui technique
TOTAL OFB 183 646 ¤ 15 286 ¤ 213 382 ¤ 15 286 ¤ 21 737 ¤ 15 286 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 464 623 ¤
TOTAL AFD 1 759 154 ¤ 0 ¤ 81 000 ¤ 1 120 000 ¤ 2 408 700 ¤ 337 585 ¤ 0 ¤ 1 888 000 ¤ 7 594 439 ¤
TOTAL BOP 113 1 355 685 ¤ 419 079 ¤ 918 334 ¤ 861 799 ¤ 2 040 524 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 805 ¤ 5 596 226 ¤
TOTAL BOP SANTE 123 484 ¤ 123 680 ¤ 1 981 255 ¤ 880 983 ¤ 2 522 739 ¤ 0 ¤ 44 000 ¤ 5 676 141 ¤
TOTAL BOP 123 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 156 121 ¤ 156 121 ¤
TOTAL BDT 20 300 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 20 300 ¤
TOTAL Appui technique 3 442 269 ¤ 558 045 ¤ 3 193 971 ¤ 2 878 068 ¤ 6 993 699 ¤ 352 871 ¤ 0 ¤ 2 109 226 ¤ 19 487 551 ¤
Subventions
TOTAL BOP 123/FEI 38 906 296 ¤ 4 667 007 ¤ 11 066 219 ¤ 18 237 748 ¤ 19 553 143 ¤ 1 618 800 ¤ 0 ¤ 94 049 213 ¤
TOTAL BOP 123/CCT 3 631 020 ¤ 2 459 316 ¤ 1 720 911 ¤ 9 430 605 ¤ 37 730 117 ¤ 13 556 407 ¤ 0 ¤ 68 528 376 ¤
TOTAL BOP 123 action 6 44 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 19 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 63 000 000 ¤
TOTAL BOP 113 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤
TOTAL BOP 362/PDR 139 780 ¤ 70 500 ¤ 64 850 ¤ 88 667 ¤ 406 041 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 769 838 ¤
TOTAL BOP 380 1 648 710 ¤ 272 500 ¤ 0 ¤ 588 096 ¤ 7 153 055 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 9 664 384 ¤
TOTAL OFB/SIB 16 191 500 ¤ 16 919 215 ¤ 18 725 899 ¤ 26 826 190 ¤ 22 186 579 ¤ 10 597 273 ¤ 0 ¤ 111 446 655 ¤
TOTAL OFB/PDR 7 357 344 ¤ 2 567 899 ¤ 6 540 635 ¤ 8 993 793 ¤ 6 864 044 ¤ 512 339 ¤ 0 ¤ 32 836 054 ¤
TOTAL Subventions 111 874 650 ¤ 26 956 437 ¤ 38 118 514 ¤ 64 165 098 ¤ 112 892 979 ¤ 26 284 819 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 380 294 520 ¤
TOTAL GENERAL 115 316 919 ¤ 27 514 482 ¤ 41 312 484 ¤ 67 043 167 ¤ 119 886 678 ¤ 26 637 690 ¤ 0 ¤ 2 109 226 ¤ 399 782 071 ¤
TOTAL GENERAL hors PDR 107 819 795 ¤ 24 876 083 ¤ 34 706 999 ¤ 57 960 707 ¤ 112 616 593 ¤ 26 125 351 ¤ 0 ¤ 2 109 226 ¤ 366 176 179 ¤
58
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Annexe 2. Suivi des indicateurs Plan eau DOM - Territoires
Les indicateurs sont de quatre types :
Indicateurs de pilotage, qui reflètent la mise en place de la comitologie du PEDOM sur le
territoire
Indicateurs de performance des services
Indicateurs de gestion financière
Indicateur de Gouvernance et Organisation
Les objectifs et la progression des indicateurs sont à définir par la collectivité en fonction de
sa situation de départ. Ils se doivent d?être réalistes et ambitieux.
La liste n?est pas exhaustive : si la collectivité souhaite rajouter des indicateurs permettant de
mieux suivre un volet de son contrat de progrès, elle peut tout à fait le faire. La liste ci-dessous
est par contre la liste minimale des indicateurs.
Indicateurs de pilotage SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
Pilotage
Nombre de CRAE
réalisés
DEAL
Pilotage
Nombre de comités
des financeurs
DEAL
Pilotage
Nombre de comité
de suivi du contrat
des progrès
DEAL
1 Performance des services SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
1.1 Qualité
de service
Taux d?occurrence
des interruptions
de service non
programmées
P151.1 Collectivité À définir par
la collectivité
1.1 Qualité
de service
Taux de conformité
microbiologique eau
distribuée
P101.1
ARS ou
collectivité
100 %
1.1 Qualité
de service
Taux de conformité
physico-chimique
eau distribuée
P102.1 100 %
1.2 Planification
Réalisation d?un
schéma directeur
eau potable
Collectivité Moins
de 10 ans
1.2 Planification
Réalisation d?un
schéma directeur
assainissement
Collectivité Moins
de 10 ans
1.2 Planification
Rapport subventions
validées sur total
des nouveaux
investissements de
l?année Eau Potable
Collectivité Maintien
du rapport
Rapport entre les
subventions accordées
en comité des
financeurs de l?année
sur le montant total
des projets présentés
dans l?année
1.2 Planification
Rapport subventions
validées sur total
des nouveaux
investissements
de l?année
Assainissement
Collectivité Maintien
du rapport
1.3
Performance
des
installations
Rendement
du réseau de
distribution
P104.3 Collectivité
80 % ou 10 %
de plus que
le rendement
actuel
59
1.3
Performance
des
installations
Indice Linéaire de
Perte P106.3 Collectivité Diminution de
1 à 2 m3/j/km
1.3
Performance
des
installations
Temps de séjour
de l?eau dans les
réservoirs AEP
Collectivité 24h
Somme des volumes
de tous les réservoirs
d?eau potable
divisée par le volume
maximum journalier
mis en distribution
1.3
Performance
des
installations
Taux de charge des
stations d?épuration SPE 80 à 90 %
Données issues de
ROSEAU qui calcule
le taux de charge des
STEP
1.3
Performance
des
installations
Taux de system
d?assainissement
conformes ERU sur
nombre total
SPE 100 %
Nombre de systèmes
d?assainissement
déclarés conformes par
le SPE sur le nombre
total de la collectivité
1.4 Gestion
clientèle
% d?abonnés
desservis par un
réseau sécurisé
ARS 100 %
Calcul à partir des
UDI alimentées par
une ressource ou une
usine de traitement
maîtrisant la potabilité
de l?eau
1.4 Gestion
clientèle
Taux d?abonnés
raccordés à
l?assainissement sur
raccordables
Collectivité 98 %
Nombre d?abonnés/
habitations raccordés
au réseau sur le
nombre d?habitations
raccordables (donc
ayant un réseau
public passant sur
la voie riveraine de
l?habitation)
1.4 Gestion
clientèle
Taux d?installations
d?ANC contrôlées sur
parc total
Collectivité 100 %
Nombre d?installations
contrôlées au moins
une fois sur le nombre
total d?installations
recensées
1.5 Gestion
patrimoniale
Taux moyen de
renouvellement
des réseaux d?eau
potable
P107.2 Collectivité 1 %
1.5 Gestion
patrimoniale
Taux moyen de
renouvellement
des réseaux
d?assainissement
P253.2 Collectivité 0,50 %
2 Gestion financière SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
2.2 Recettes
Taux moyen
d'impayés eau
potable
P154.0 Collectivité Sous 10 %
2.2 Recettes
Taux moyen
d'impayés
assainissement
P257.0 Collectivité Sous 10 %
2.3 Capacités
financières
Évolution de
l'épargne nette Eau
Potable
Collectivité En
augmentation
Issu du Compte
Administratif
{(Recettes
d?exploitation
(Comptes 70-71-72-74-
75-76-013)} - {Dépenses
d?exploitation
(Comptes 011-012-65-
66) + Rem capital des
emprunts (compte
DIN 16)}
2.3 Capacités
financières
Évolution de
l?épargne nette
Assainissement
Collectivité En
augmentation
2.4 Endettement
Durée d'extinction
de la dette Eau
Potable
P153.2 Collectivité >15 ans
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
60
2.4 Endettement
Durée d?extinction
de la dette
Assainissement
P256.2 Collectivité >15 ans
3 Gouvernance et organisation SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
3.1 Organisation
des services
% d'atteinte de
l'organigramme cible Collectivité 95 %
Ratio entre le
personnel présent au
31/12 et le nombre
de postes défini
dans l?organigramme
complet
Ce tableau a été envoyé aux collectivités du PEDOM à partir de la fin 2022, après un travail
collaboratif avec les collectivités de la Réunion.
L?évolution d?une année sur l?autre, de par l?inertie des services est relativement faible.
C?est pourquoi, il est important d?avoir des chroniques d?au moins 5 ans, pour apprécier les
tendances lourdes : de ce fait, on distingue tout de suite les collectivités qui ont enclenché un
processus d?amélioration de celles qui n?arrivent toujours pas à le faire
Par territoires, les résultats seront présentés sous forme de points forts et de points à améliorer :
En Guadeloupe, les deux collectivités ayant un historique, une taille et une situation non
comparables, il est nécessaire de les individualiser.
Pour la CC de Marie-Galante, les points forts constatés les années précédentes sont toujours
présents :
Un très bon remplissage des indicateurs,
Une qualité de l?eau désormais parfaitement conforme (100 % depuis 2021),
Une amélioration notable du rendement du réseau, de 50 % à 65 % en 5 ans malgré une
petite baisse en 2022,
Une diminution forte des impayés, comme l?atteste le graphique ci-dessous,
Un nombre d?usagers de l?assainissement effectivement raccordés satisfaisant
Une durée d?extinction de la dette très courte (nulle en eau et de 3 ans en assainissement).
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Evolution du rendement en Eau Potable CCMG
CCMG (971)
Évolution du rendement en Eau Potable CCMG
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
61
0,00%
5,00%
10,00%
15,00%
20,00%
25,00%
30,00%
35,00%
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Impayés CCMG
Eau Potable Assainissement Collectif
Impayés CCMG
0,00 %
10,00 %
20,00 %
30,00 %
40,00 %
50,00 %
60,00 %
70,00 %
2021 2022 2023 2024
Impayés en Guadeloupe
Deshaies AEP Lamentin AEP Pointe-Noire AEP
Vieux Fort-Bouillante AEP SMGEAG-Régie (971) AEP Lamentin AC
Pointe-Noire AC Vieux Fort-Bouillante AC CCMG
Impayés en Guadeloupe
Malgré tout, la tendance des impayés n?est pas bonne puisqu?elle est en légère progression
depuis 2022 et repasse au-dessus de la barre des 10 % pour l?Assainissement. La mise en place
de la télérelève permettra peut-être aux abonnés de mieux surveiller leur consommation, en
particulier des potentielles fuites. Il sera intéressant de connaître la stratégie de la CCMG et de
son délégataire pour ces impayés et elle pourra être exposée dans le futur contrat de progrès.
Pour le SMGEAG, créé en 2021, il n?y a pour l?instant pas d?indicateur à l?échelle du syndicat,
dont certaines communes sont en régie directe et d?autres en délégation de service public,
toutes situées sur l?île de Basse-Terre.
La grande fragilité du SMGEAG sont les finances, mises à mal par une gestion des abonnés
déficiente, tant par l?édition des factures que par le paiement des abonnés.
La régie a un taux d?impayés en 2023 de 34 %, en dégradation par rapport à 2022, très au-
dessus des impayés des services en délégation. On note également que les impayés plus
importants en Assainissement qu?en Eau Potable, ce qui dénote sans doute une difficulté à
payer ses factures par les abonnés qui ont à la fois la facture d?eau et d?assainissement collectif.
Le SMGEAG doit dans son Contrat de Progrès à réaliser d?ici 2026, apporter une analyse des
abonnés les plus fragiles et établir une stratégie relative à la politique sociale de l?eau.
Par ailleurs, on voit que le taux d?impayés est plus bas pour les services ayant une qualité de
service satisfaisante comme Marie-Galante : le consentement à payer est logiquement plus
fort quand le service est satisfaisant.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
62
Le SMGEAG ne remplit pas correctement les données SISPEA pour certains indicateurs : par
exemple, le P151.1, le taux d?occurrence des interruptions non programmées devrait prendre
en compte les tours d?eau qui ne sont pas des interruptions de service normales, mais des
interruptions de service causés par une insuffisance des installations. Ce point sera à corriger
pour les prochaines années.
En Martinique, les services d?eau et d?assainissement sont regroupés depuis 2017, ce qui facilite
la récupération des données à l?échelle des EPCI.
Les points forts sont la maîtrise de la qualité de l?eau qui est désormais entre 96 % et 100 % en
2023.
Pour ce qui est du rendement du réseau, la réforme des redevances a modifié le remplissage
des données pour la CACEM (régie Odyssi), qui, comme cela avait été noté dans le précédent
rapport, surévaluait les volumes non comptabilisés, ce qui augmentait de fait le rendement du
réseau. Ce remplissage plus juste fait que le rendement chute entre 2022 et 2023 comme on
peut le constater dans le graphe ci-dessous :
Au niveau du suivi des impayés, la lente dégradation pour tous les services depuis 2016 se
poursuit pour les services les plus fragiles : les régies d?eau et d?assainissement de Odyssi tandis
que du côté des deux autres collectivités, il y a une légère inflexion.
Côté assainissement, en supposant que les données soient effectivement représentatives de
la réalité, il y a lieu de s?inquiéter du taux de charge des stations d?épuration. Ce point sera à
développer dans le prochain contrat de progrès, pour assurer le traitement dans de bonnes
conditions des effluents. En effet, deux collectivités sur les 3 ont des taux supérieurs à 100 %
et la 3e à un taux qui chute depuis 2020 : est-ce dû à la démographie du territoire ?
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
75%
80%
85%
90%
2020 2021 2022 2023
Rendement AEP en Martinique
CAESM CACEM CAPNord
Rendement AEP en Martinique
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
63
Les principaux points à améliorer sont les mêmes que ceux de l?année dernière : les taux de
renouvellement des réseaux, tant en assainissement qu?en eau potable, insuffisants pour
permettre le maintien, voire l?amélioration du patrimoine, nécessaire quand le rendement est
un peu juste (en-deçà de 70 %) et les taux d?impayés comme décrits supra. La question de la
surcharge des stations d?épuration est également à résoudre.
En Guyane, la production des indicateurs SISPEA était relativement réalisée jusque pour
l?année 2019. Les années 2022 et 2023 sont trop souvent soit en attente de saisie soit en cours
de saisie sur SISPEA et ne sont donc pas accessibles.
Pour les collectivités qui remplissent, on peut constater des points forts tels que le rendement
ou la qualité de l?eau distribuée, même si l?ARS note des dépassements en Aluminium pour
plusieurs services ce qui correspond à des nécessités de modernisation des usines d?eau de
surface.
Pour les collectivités principales, le rendement est globalement satisfaisant, même si certaines
données (100 % de rendement en 2016 par ex) posent question.
50%
60%
70%
80%
90%
100%
110%
120%
130%
2020 2021 2022 2023
Taux de charge des Stations d'épuration
CAESM CACEM CAPNord
Taux de charge des Stations d?épuration
60%
65%
70%
75%
80%
85%
90%
95%
100%
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Rendement des réseaux AEP
CACL Kourou St Laurent Maripasoula St Georges
Rendement des réseaux AEP
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
64
Les indicateurs qui ne sont pas des indicateurs SISPEA ne sont quasiment pas remplis : ce sera
un travail à réaliser pour la rédaction des 2e contrats de progrès.
Sur l?Île de la Réunion, les indicateurs sont globalement bien produits, surtout ceux de SISPEA,
dont la base est bien renseignée par les collectivités, ce qui milite pour un usage prioritairement
de ceux-ci.
Sur la question du rendement du réseau d?eau potable, on observe que globalement les
tendances sont à l?amélioration. Néanmoins, la CASUD renseigne toujours des volumes
non comptabilisés très importants. TO a en revanche nettement diminué ces volumes sans
comptages ce qui impacte le rendement en 2023 par rapport à 2002
En assainissement, le point important est le taux d?habitations réellement raccordées sur les
raccordables. Cela fait d?ailleurs un axe du PEDOM à la Réunion. Trois EPCI ont renseigné cet
indicateur :
50%
55%
60%
65%
70%
75%
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Rendement des réseaux AEP
CASUD TO CIVIS CINOR CIREST
Rendement des réseaux AEP
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
2019 2020 2021 2022 2023
Raccordés sur raccordables
TO CIVIS CINOR
Raccordés sur raccordables
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
65
S?il est confirmé, le taux de la CIVIS est très faible bien qu?en légère progression. En revanche,
pour les deux autres collectivités, la tendance n?est pas bonne, sauf à expliquer que cette
diminution est due à l?extension récente des réseaux pour lesquels les habitations ne sont pas
encore raccordées du fait du délai de 2 ans.
Les points à améliorer pour les EPCI de l?Île de la Réunion sont toujours la maîtrise de la qualité
de l?eau, démarche entamée par le plan lancé par l?ARS avant le PEDOM et pour certaines
collectivités, une augmentation sensible du renouvellement des réseaux, nécessaire au
maintien du patrimoine ainsi que le travail sur les raccordables non raccordés.
À Mayotte, les indicateurs du PEDOM n?ont pas été produits pour les années précédentes, il
faut rechercher les données dans SISPEA.
La réduction des fuites est primordiale pour un territoire qui ne produit pas assez d?eau face à
la demande. Or la dynamique depuis plusieurs années n?est pas bonne, surtout quand on suit
l?indice linéaire de pertes qui est indépendant de la consommation, qui elle est en constante
augmentation.
L?indice linéaire de perte connaît une accélération de sa dégradation à compter de la mise en
place des tours d?eau en 2017. Les opérations de recherche et réparations de fuites en 2023
ont porté leurs fruits, contrairement à l?impression d?un réseau qui à peine réparé se mettait
à fuir juste à côté.
L?indice linéaire de perte est plus parlant que le rendement pour les services ayant une
évolution sensible des consommations : le graphe ci-dessous montre un rendement si se
dégrade relativement lentement, bien que les fuites aient plus que doublé en 10 ans.
0
2
4
6
8
10
12
14
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Indice linéaire de pertes (m3/j/km)
Indice linéaire de pertes (m3/j/km)
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
66
Les impayés sont fonctions en partie de la qualité du service. On peut le voir dans son évolution :
L?impossibilité de couper l?eau aux mauvais payeurs s?est tout de suite traduite par une
augmentation des impayés. Les exploitants ont par ailleurs constaté un effet « Covid »
sur l?acceptation de payer et enfin la crise de l?eau en 2023 à aggravé le phénomène. Ces
impayés sont non seulement préjudiciables à LEMA qui ne bénéficie pas des rentrées d?argent
escomptées. Cela fragilise également l?équilibre du contrat de DSP, ce qui peut avoir une
incidence notable sur les conditions de son renouvellement, prévu pour 2027.
64%
66%
68%
70%
72%
74%
76%
78%
80%
82%
84%
86%
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Rendement du réseau
Rendement du réseau
0%
5%
10%
15%
20%
25%
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Impayés AEP
Impayés AEP
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
67
Île de Saint-Martin : Cette année, il n?y a pas eu de production des indicateurs PEDOM pour
2023 et 2024. Il est donc reproduit le texte de l?année dernière :
Cette collectivité est renseignée sur SISPEA depuis seulement 2020. Par ailleurs, les indicateurs
PEDOM montrent que les années précédentes que le passage du cyclone Irma en 2017 a
provoqué une absence de données en 2018, mais que les indicateurs principaux ont bien
rattrapé en 2019-2020 la tendance d?avant Irma, comme le montre le suivi du rendement
AEP. Le rendement s?est juste maintenu entre 2021 et 2022, preuve que les actions mises en
place permettent juste le maintien du patrimoine et non son amélioration. À noter que pour
une collectivité comme Saint-Martin, le rendement acceptable est de l?ordre de 85 % (selon
la densité d?abonnés au km de réseau) : il y a donc 2 fois trop de fuites, ce qui milite pour un
plan d?action renforcé. L?EEASM a présenté cette année ce plan d?action, qui nécessite plus de
200 M¤ sur les 10 prochaines années.
Rendement du réseau de distribution
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
68
Conclusion
Les indicateurs techniques et financiers sont essentiels pour que les collectivités orientent
leurs politiques en matière d?eau et d?assainissement, tant du point de vue technique que
financier.
On voit, par les quelques courbes présentées supra, qu?il est important de voir la dynamique
sur plusieurs années, l?inertie des services faisant que d?une année sur l?autre, les évolutions
sont plus ou moins dans la marge d?erreurs (variation de la date des relevés?).
Il est important que les collectivités soient rigoureuses dans le remplissage de SISPEA, en
particulier de systématiser les calculs automatiques et surtout de bien estimer les données
qui ne sont pas mesurées comme les volumes de service ou non comptabilisés. Désormais,
certaines données sont à caractère fiscal, ce qui nécessite de bien se conformer aux fiches de
description des indicateurs SISPEA disponibles sur : https://www.services.eaufrance.fr/indicateurs
Globalement, les tendances vont vers une amélioration du service, même si beaucoup
d?indicateurs, qui traduisent effectivement cette amélioration sont insuffisamment et
rigoureusement renseignés, comme les impayés, la fréquence des interruptions de service
non programmée (qui doivent tenir compte des tours d?eau, même s?il sont « programmés »),
l?atteinte de l?organigramme cible?
Les 24 indicateurs propres aux services vont devoir être confortés sur au moins les 5 dernières
années et apparaître dans les seconds Contrats de Progrès, afin de :
Réaliser le bilan circonstancié des 5 années passées ;
Définir un point « Zéro » de début de second Contrat de Progrès ;
Permettre aux services de définir leurs objectifs à atteindre pour la fin du second cycle à la
fois raisonnables et ambitieux.
Il sera important d?exiger ce travail des collectivités lors de l?élaboration des Contrats de
Progrès et également lors des suivis annuels des 2e Contrats de Progrès.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
https://www.services.eaufrance.fr/indicateurs
69
Annexe 3. Cartographie des contrats de progrès
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
70
Plan eau DOM
? Principes directeurs
? Engage l'Etat (MOM, MTE,
MSS, AFD, OFB, CdC) à
mobiliser pleinement ses
capacités financières et
d?expertise
Contrats de
progrès
?Mise en cohérence du plan d'investissement
avec les capacités techniques et financières des
opérateurs
?Les principes directeurs du plan sont déclinés à
travers des objectifs et indicateurs de résultats
?Signés par la collectivité compétente et la CRAE
Accompagnement
des collectivités
compétentes
?Renforcement des capacités
techniques, financières, juridiques,
commerciales de leurs services et de
leurs opérateurs privés et publics
.
AAMMEELLIIOORRAATTIIOONN DDUU SSEERRVVIICCEE
RREENNDDUU AA LL''UUSSAAGGEERR
SCHEMA DE L?ELABORATION DU PLAN EAU DOM
Conférence nationale des
acteurs de l'eau (COPIL)
Secrétariat : DEB et DGOM
Membres : MTE, MOM, MSS, CGEDD, OFB, AFD, CdC,
Préfets des territoires concernés, DEAL
Coordination nationale (COTECH)
Secrétariat : DEB / ATAP1 et DGOM / BELDAD
Membres : OFB, AFD, CdC, DGS
Conférences régionales des
acteurs de l'eau
Présidence : Préfet et Président du conseil régional
Secrétariat : Equipes projet régionales avec appui
DEAL et Offices de l'eau
Equipes projet régionales
Pilotage : directeurs de projets Pedom
Membres : AFD, CdC, DT OFB, ARS, DEAL et Offices
de l'eau
Coordonnateur interministériel
national
Rend compte à la DEB et à la DGOM
Représente un guichet
unique pour
l?élaboration et le suivi
des contrats de progrès
Programmation et coordination des
financements
Orientation stratégique de la mise en
oeuvre du plan au niveau local
Veille de l?avancement des contrats de
progrès
Soutien méthodologique aux équipes
projet régionales
Alerte le COPIL sur les difficultés
rencontrées
Avis sur les contrats de progrès
Assure le suivi et l?évaluation du plan d?actions
Appuie la montée en puissance du dispositif de
contractualisation
SCHEMA DE LA GOUVERNANCE DU PLAN EAU DOM
Annexe 4. Schéma de gouvernance
Schéma de la gouvernance du Plan eau DOM
Schéma de l?élaboration du Plan eau DOM
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
71
Annexe 5. Liste des participants au COPIL
Annexe 5. Liste des participants
Organisme Nom des invité·e·s
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Préfecture Le préfet Xavier LEFORT
DEAL
Olivier KREMER, Directeur de DEAL
Thierry SABATHIER, Directeur adjoint
Catherine PERRAIS, Directrice adjointe
Danny LAYBOURNE, Chef de service ressources naturelles
Pascal LI-TSOE, directeur de projet Pedom
Claire MAGNARD, Cheffe de projet Pedom
ARS
Laurent LEGENDART, Directeur
Florelle BRADAMANTIS, Directrice adjointe
Patrick SAINT-MARTIN, DSP / DVSS
G
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N
E
Préfecture Le préfet Antoine POUSSIER
DEAL
Ivan MARTIN, Directeur
Camille GILLOT, chef de service paysage, eau et biodiversité
Aurélie LEGENDRY, Cheffe de projet Pedom
DEAAF Patrice PONCET, Directeur
ARS
Laurent BIEN, Directeur général
Romain BROCHARD, Directeur général adjoint
Francky MUBENGA, DSP pi / DVSS
Adrien ORTELLI, Chef de service santé-environnement
M
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Préfecture Le préfet Étienne DESPLANQUES
DEAL
Stéphanie MATHEY, Directrice
Pierre-Emmanuel VOS, Directeur-adjoint
Christophe GROS, Adjoint au chef de service Paysage Eau et Biodiversité
Gwenn LAUDIJOIS, Cheffe de projet Pedom
ARS
Yves SERVANT, Directeur général
Fabien LALEU, Directeur général adjoint
Julien THIRIA, Directeur de la Santé Publique
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
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Préfecture
Le préfet François-Xavier BIEUVILLE
L?expert de haut niveau Yves KOCHER
DEAL
Bertrand GALTIER, Directeur par intérim
Christophe TROLLE, Directeur adjoint
Anne-Laure QUINQUIS, Adjointe au Chef du service d?Appui aux Équipements
Collectifs
Raby HAMDOU, Chef de projet Pedom
ARS
Sergio ALBARELLO, Directeur général
Fatiha DJABOUR, Directrice de la Santé Publique
Baptiste GROFF, chef du service Environnement-Santé
LA
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ÉU
N
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N
Préfecture Le préfet Patrice LATRON
DEAL
Philippe GRAMMONT, Directeur
Franck LUSTENBERGER, Directeur Adjoint
Sabine BIELSA, Adjointe au Chef de service Eau et Biodiversité
Christelle LANDELLE, Cheffe de projet PEDOM
ARS
Gérard COTELLON, Directeur général
Étienne BILLOT, Directeur général adjoint
Xavier DEPARIS, Directeur de la Santé Publique
SA
IN
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M
A
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IN
Préfecture Le préfet, Cyrille LE VÉLY
UT SB SM
Karim MIKSA, Chef d?unité
Bruno GREZILLER, Chef de projet PEDOM
SA
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EL
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N
Préfecture Le préfet, André BRUNO
DTAM
Patricia BOURGEOIS, Directrice
Carole COQUIO, Cheffe de projet PEDOM
ATS
Pascal GODEFROY, Directeur
Sahondra RAMANANTSOA, Cheffe du service Santé Environnement
Organismes Nom des invité·e·s
DEB ? DGOM Najib MAHFOUDHI, Coordonnateur interministériel du Plan eau DOM
DGALN Philippe MAZENC, Directeur général
DEB
Célia DE LAVERGNE, Directrice de l'eau et de la biodiversité
Frédéric FLORENT-GIARD, Coordination outre-mer
Noémie PERRIET, Coordination outre-mer
Christophe VENTURINI, Adjoint au chef de bureau EARM4
DGOM
Olivier JACOB, Directeur général des outre-mer
Karine DELAMARCHE, Directrice adjointe
Isabelle RICHARD, Sous-directrice des politiques publiques
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
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Préfecture
Le préfet François-Xavier BIEUVILLE
L?expert de haut niveau Yves KOCHER
DEAL
Bertrand GALTIER, Directeur par intérim
Christophe TROLLE, Directeur adjoint
Anne-Laure QUINQUIS, Adjointe au Chef du service d?Appui aux Équipements
Collectifs
Raby HAMDOU, Chef de projet Pedom
ARS
Sergio ALBARELLO, Directeur général
Fatiha DJABOUR, Directrice de la Santé Publique
Baptiste GROFF, chef du service Environnement-Santé
LA
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IO
N
Préfecture Le préfet Patrice LATRON
DEAL
Philippe GRAMMONT, Directeur
Franck LUSTENBERGER, Directeur Adjoint
Sabine BIELSA, Adjointe au Chef de service Eau et Biodiversité
Christelle LANDELLE, Cheffe de projet PEDOM
ARS
Gérard COTELLON, Directeur général
Étienne BILLOT, Directeur général adjoint
Xavier DEPARIS, Directeur de la Santé Publique
SA
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Préfecture Le préfet, Cyrille LE VÉLY
UT SB SM
Karim MIKSA, Chef d?unité
Bruno GREZILLER, Chef de projet PEDOM
SA
IN
T
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IE
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ET
M
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EL
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Préfecture Le préfet, André BRUNO
DTAM
Patricia BOURGEOIS, Directrice
Carole COQUIO, Cheffe de projet PEDOM
ATS
Pascal GODEFROY, Directeur
Sahondra RAMANANTSOA, Cheffe du service Santé Environnement
Organismes Nom des invité·e·s
DEB ? DGOM Najib MAHFOUDHI, Coordonnateur interministériel du Plan eau DOM
DGALN Philippe MAZENC, Directeur général
DEB
Célia DE LAVERGNE, Directrice de l'eau et de la biodiversité
Frédéric FLORENT-GIARD, Coordination outre-mer
Noémie PERRIET, Coordination outre-mer
Christophe VENTURINI, Adjoint au chef de bureau EARM4
DGOM
Olivier JACOB, Directeur général des outre-mer
Karine DELAMARCHE, Directrice adjointe
Isabelle RICHARD, Sous-directrice des politiques publiques
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Sandrine JAUMIER, Adjointe à la sous-directrice des politiques publiques
Delphine COLLE, Cheffe du bureau BELDAD
Zéna FADUL, Adjoint à la cheffe de bureau BELDAD
Mathilde OUDOM, Chargée de mission environnement (eau, climat, déchets)
Théophile COLLET, apprenti pôle environnement
DGS
Didier LEPELLETIER, Directeur général de la santé
Sarah SAUNERON, Directrice générale de la santé adjointe
Adeline CROYERE, Sous-directrice des risques liés à l?environnement et à l?alimentation
Laurence CATE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Cécile LEMAITRE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Mathilde MERLO, Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Marie TEYSSANDIER, Adjointe à la Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Julie DEFFON, Chargée de la prévention des risques sanitaires liés aux eaux usées et aux
déchets
OFB
Olivier THIBAULT, Directeur de l?OFB
Jean-Michel ZAMMITE, Directeur des Outre-mer
Nicolas ROUYER, Adjoint au directeur des Outre-mer
Odile CRUZ, Cheffe du service appui aux acteurs et mobilisation des territoires
Franck CONNAN, Chef d?unité stratégie d?intervention Eau et Biodiversité
Laurent RUF, Chef de projet Solidarité Inter-Bassins
AFD
Matthieu DISCOUR, Directeur du Département des Trois Océans
Madeleine PORTMANN, Directrice adjointe division eau et assainissement
Nicolas BRUN, Responsable Projets au Département Trois océans
Éléonore LEBOUVIER, Division Eau Assainissement
Banque des
Territoires
Hervé TONNAIRE, Directeur des Outre-mer, Directeur régional Pacifique
Solène LE FUR, Directrice du programme Eau
Bastien CHAMPION, Responsable Service Secteur Public et Projets Complexes
Estelle LE BIHAN, Cheffe de projet Secteur public et Projets complexes
Arnaud THIELLY, Chef de projet Secteur public et Projets complexes
Cerema
Pascal BERTEAUD, Directeur général
Philippe JOSCHT, Directeur eau, mer et fleuves
Boris LECLERC, Directeur du département risques, eau et littoral
CSTB
Étienne CREPON, Président
Yannick LEMOIGNE, Directeur de projet Normalisation et Marquage
Abdel LAKEL, Chef du pôle Recherche & Innovation en Assainissement et adduction eau
potable
Gaëlle BULTEAU, Ingénieure Recherche et Expertise
MAPPROM Matthieu MENOU, Chef de mission
INRAE Pascal MOLLE, Directeur de recherche
74
Sandrine JAUMIER, Adjointe à la sous-directrice des politiques publiques
Delphine COLLE, Cheffe du bureau BELDAD
Zéna FADUL, Adjoint à la cheffe de bureau BELDAD
Mathilde OUDOM, Chargée de mission environnement (eau, climat, déchets)
Théophile COLLET, apprenti pôle environnement
DGS
Didier LEPELLETIER, Directeur général de la santé
Sarah SAUNERON, Directrice générale de la santé adjointe
Adeline CROYERE, Sous-directrice des risques liés à l?environnement et à l?alimentation
Laurence CATE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Cécile LEMAITRE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Mathilde MERLO, Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Marie TEYSSANDIER, Adjointe à la Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Julie DEFFON, Chargée de la prévention des risques sanitaires liés aux eaux usées et aux
déchets
OFB
Olivier THIBAULT, Directeur de l?OFB
Jean-Michel ZAMMITE, Directeur des Outre-mer
Nicolas ROUYER, Adjoint au directeur des Outre-mer
Odile CRUZ, Cheffe du service appui aux acteurs et mobilisation des territoires
Franck CONNAN, Chef d?unité stratégie d?intervention Eau et Biodiversité
Laurent RUF, Chef de projet Solidarité Inter-Bassins
AFD
Matthieu DISCOUR, Directeur du Département des Trois Océans
Madeleine PORTMANN, Directrice adjointe division eau et assainissement
Nicolas BRUN, Responsable Projets au Département Trois océans
Éléonore LEBOUVIER, Division Eau Assainissement
Banque des
Territoires
Hervé TONNAIRE, Directeur des Outre-mer, Directeur régional Pacifique
Solène LE FUR, Directrice du programme Eau
Bastien CHAMPION, Responsable Service Secteur Public et Projets Complexes
Estelle LE BIHAN, Cheffe de projet Secteur public et Projets complexes
Arnaud THIELLY, Chef de projet Secteur public et Projets complexes
Cerema
Pascal BERTEAUD, Directeur général
Philippe JOSCHT, Directeur eau, mer et fleuves
Boris LECLERC, Directeur du département risques, eau et littoral
CSTB
Étienne CREPON, Président
Yannick LEMOIGNE, Directeur de projet Normalisation et Marquage
Abdel LAKEL, Chef du pôle Recherche & Innovation en Assainissement et adduction eau
potable
Gaëlle BULTEAU, Ingénieure Recherche et Expertise
MAPPROM Matthieu MENOU, Chef de mission
INRAE Pascal MOLLE, Directeur de recherche
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
contact.pedom@developpement-durable.gouv.fr
Site : www.ecologie.gouv.fr
mailto:contact.pedom%40developpement-durable.gouv.fr?subject=
http://www.ecologie.gouv.fr
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/plan-eau-dom-gestion-durable-leau-potable-lassainissement-outre-mer
© Équipe projet Plan eau DOM de la Martinique
Introduction
I.Bilan 2024 du Plan eau DOM
1.1 La coordination nationale
État d?avancement de la feuille de route 2022 - 2026
La circulaire interministerielle du Plan eau DOM
Développement des offres de formation
Les Assises de l?eau
Les tableaux de bord financiers
Les indicateurs de suivi des contrats de progrès
1.2 Les acteurs du Plan eau DOM
Le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires
Le ministère des Outre-mer
Le ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles
L?Office français de la biodiversité
L?Agence française de développement
La Banque des territoires
Le CSTB
1.3 Les territoires
Guadeloupe
Guyane
Martinique
La Réunion
Mayotte
Saint-Martin
Saint-Pierre-et-Miquelon
II.Perspectives 2025 et 2026
2.1 Les principaux enjeux à venir
La transposition à l?échelle nationale de la directive révisée des eaux résiduaires
urbaines, dite DERU2
Explore2: avancer vers une stratégie de long terme pour les ressources
en eau ultramarines dans un contexte d?adaptation au changement climatique
GEMAPI: une évaluation de la compétence transferée depuis le 1er janvier 2018 aux territoires
2.2 Une feuille de route 2025-2030
Axe transversal: Les contrats de progrès
Axe 1: Renforcer la coordination avec les actions de la santé
Axe 2: Renforcer les capacités financières des acteurs locaux de l?eau et de l?assainissement
Axe 3: Renforcer les capacités techniques et d?ingénierie des autorités organisatrices
Axe 4: Renforcer l?appui des territoires en études, en expertises et en adaptation des normes
Axe 5: Renforcer l?évaluation du Plan eau DOM
Axe 6: Renforcer la valorisation et la communication des opérations financées
Axe 7: Associer et informer la société civile et le monde agricole au Plan eau DOM
2.3 Les actions et perspectives territoriales
Guadeloupe
Guyane
Martinique
La Réunion
Mayotte
Saint-Martin
Saint-Pierre-et-Miquelon
Conclusion
Annexes
(ATTENTION: OPTION ec l?École nationale
du génie de l?eau et de l?environnement de
Strasbourg (ENGEES), spécialisée dans ce
domaine. À travers des cours en distanciel
et le déplacement de formateurs, cette
collaboration permet d?amener à un très bon
niveau technique dans le domaine de l?eau.
Fin 2024, un accord cadre MTECT-ENGEES-
MOM a été signé afin d?étendre la possibilité
de ce dispositif à l?ensemble des DOM
volontaires.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
33
1.
2.
3.
INVITATION
Agir face au changement climatique
?
A tous les agents de la DEAL du Service Eau et Biodiversité
Les élèves du Master 2 Risques et
Environnement, de l?Université de La Réunion
ont l?honneur de vous convier aux
Petites Assises du Master Risques et Environnement
sur l?eau
Agir face au changement climatique
À L?UNIVERSITÉ DE LA RÉUNION
CAMPUS DU TAMPON
LE VENDREDI 25 AVRIL 2025
DE 8H30 À 14H30
AMPHITHÉÂTRE 250
Adresse de l?événement :
117 rue Général Ailleret 97430
Le Tampon, Réunion
Master
Risques et
Environnement
les Petites assises
du Master Risques et Environnement
sur
VENDREDI 25 AVRIL 2025
Dans son rôle d?assistance à maîtrise
d?ouvrage, ESPELIA a également accompagné
les collectivités sur diverses actions,
notamment :
élaboration des schémas directeurs ;
évaluation de contrat de progrès ;
déploiement d?outils de tarification ;
aide à la rédaction de marché public.
Le plan eau potable de La Réunion
Sur la base du constat d?un retard
d?équipement du territoire de La Réunion en
matière d?infrastructures de potabilisation,
a été lancé en 2016 un ambitieux plan de
rattrapage structurel visant à améliorer
la qualité de l?eau du robinet grâce à la
conception, la construction et la mise en
service d?usines de potabilisation adaptées.
Ce plan eau potable constituera dès lors le
volet sanitaire, porté par l?ARS et le Préfet, du
Plan eau DOM.
Alors qu?au démarrage de la première
version du plan eau potable en 2016, seul
45 % de la population était alimentée par
une eau de qualité maîtrisée, correctement
potabilisée, au 31 décembre 2024, grâce aux
investissements réalisés par les collectivités,
c?est 74 % de la population qui bénéficie
(ou bénéficiera à court terme au regard
des travaux en cours de finalisation) d?une
eau correctement potabilisée, de qualité
maîtrisée en tout temps.
À ce jour, il reste donc encore environ
un quart de la population réunionnaise
alimentée par une eau insuffisamment
potabilisée, concernée par un risque de
dégradation de qualité intermittent mais
chronique notamment sur les paramètres
microbiologiques. Il est donc nécessaire de
poursuivre les efforts pour mettre en service
les derniers mais néanmoins nécessaires
équipements de potabilisation du territoire.
Un second volet du plan eau potable 2025-
2030 est donc en cours de validation et
constituera la feuille de route opérationnelle,
pour les cinq années à venir, des actions à
mener de manière à améliorer et fiabiliser la
qualité des eaux produites et distribuées sur
le territoire réunionnais.
Les travaux à réaliser pour atteindre, à
l?horizon 2030, un objectif d?au moins 95 %
de la population réunionnaise alimentée
par une eau correctement potabilisée, de
qualité maîtrisée tout au long de l?année
sont déclinées dans les actions du plan eau
potable notamment dans son second volet
2025-2030.
D?un point de vue financier, un gros effort
a été fait localement sur les redevances
pour permettre le maintien d?un niveau
d?investissement élevé pour atteindre ces
objectifs. Il est attendu une solidarité au
niveau national et européen pour maintenir
à minima jusqu?en 2030, un niveau d?aides et
de subventions dédié à la construction des
usines de potabilisation, qui soit incitatif (au
moins équivalent aux dispositifs actuels) et
adapté aux besoins identifiés dans le plan
eau potable.
À noter au Comité de l?Eau et de la Biodiversité
(CEB) du 23 juin 2025 le vote d?une motion
sur « l?amélioration de la qualité de l?eau
délivrée au robinet des Réunionnais par la mise
en oeuvre de traitements de potabilisation
adaptés» (ci-jointe).
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
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Inauguration 2024 de l?UTEP à Saint-Leu
© Équipe projet Plan eau DOM de la Réunion
Cette année, 3 arrêtés préfectoraux de
restriction des usages de l?eau ont été signés à
la Réunion. Une campagne de communication
et de contrôles, à visée pédagogique dans un
premier temps, ont permis de sensibiliser la
population aux enjeux quantitatifs liés à la
ressource en eau.
Au plus fort de la crise sécheresse, fin janvier
2025, 5 % de la population était impactée par
des coupures d?eau, principalement à l?Est et
dans les cirques.
À Saint André (Est), une usine de dessalement
a été installée par la sécurité civile afin de
compenser le manque d?eau générer par des
coupures quotidiennes de plus de 12h.
Une sécheresse 2024/2025 particulièrement
marquée
La saison sèche (de mai à novembre) affiche
un déficit pluviométrique global moyen de
22 % et la saison des pluies (décembre à avril)
également, à hauteur de 28 %. Les cumuls de
pluies lié au cyclone Belal de janvier 2024 ne
se sont pas montrés suffisants à l?enrayement
de la sécheresse. Le mois de janvier 2025 est
le plus sec depuis le début des mesures de
météo France (depuis 53 ans).
On constate que les saisons sèches le sont
de plus en plus, et qu?elles se prolongent
plus tardivement. À l?avenir le cycle de l?eau
sera plus irrégulier avec des sécheresses
plus longues. Les événements cycloniques
ne devraient pas être plus fréquents mais
ils apporteront des pluies, des vents et des
houles plus intenses. Enfin, l?augmentation
des températures accélérera l?évaporation et
fragilisera les ressources en eau.
Point de situation sécheresse 2025 à La Réunion
Analyse des indicateurs, au 23/01/2025
Nombre d?Unités de Distribution (UDI) à la Réunion : 156
TENSIONS SUR L?ALIMENTATION EN EAU
POTABLE (AEP)
Nombre d?établissements de santé et
médico-sociaux présents sur les UDI
impactées :
9 établissements
Nombre d?UDI avec perturbations
quantitatives et qualitatives liées à la
sécheresse :
18 UDI alimentant 8 communes
Population impactée par les coupures :
43 380 personnes ?? 5% de la population
(35% de la population de l?arrondissement EST)
St-André : GHER SRR et SLD, ASDR Dialyse, EHPAD
3ème village, EPSMR, APAJH
Bras Panon : EHPAD accueil de jour Est, IME
Baobab, LHSS Est, la Halte Etienne Grienenberger
Commune Population
impactée
St-André 41%
Plaine des
Palmistes
81%
Ste-Rose 48%
Bras Panon 61%
Ste-Marie 3%
Salazie 68%
La Possession 5%
Cilaos 11%
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
35
Sécheresse à la Réunion en 2025
Point de situation au 23/01/2025
Le LEMA aura également vu sa structuration
interne se renforcer, avec l?appui financier de
l?État dans la cadre du COROM en cours. Sa
situation financière se consolide également
au cours de l?année.
L?arrivée de l?expert de haut niveau chargé
de l?eau auprès du Préfet au 1er janvier 2025
complète le confortement du volet 2 du plan
eau Mayotte.
Le contrat de progrès aura connu son
véritable déploiement sur 2024, avec la
totalité des crédits prévus engagés, après une
année 2023 déjà forte.
Le projet de construction d?une usine de
dessalement sur Ironi Be s?est concrétisé
mi-2024 par le choix des groupements
de conception, réalisation exploitation,
et la réalisation de l?ensemble des études
préalables, permettant de programmer le
début des travaux vers mi 2025 pour une
durée de 18 mois.
La 6e campagne de réalisation de forages sur
une dizaine de sites a été largement engagée
et permet de disposer de plus de 3 500 m3/j
en plus d?ici fin 2025.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
36
Les collectivités ont également déployé des
citernes et organisé des distributions d?eau
embouteillées. Enfin, des tours d?eau ont été
mis en place sur les périmètres irrigués.
Un comité de l?eau et de la biodiversité (CEB),
dédié à la thématique de la sécheresse,
s?est réuni le 20 mai 2025. Le RETEX de la
crise a été réalisé en comité sécheresse et la
séance du CEB a été orientée vers les pistes
d?amélioration de la gestion de l?eau et de la
gestion de crise.
Mayotte
L?année 2024 marque une sortie de crise
de l?eau majeure qui a mobilisé des moyens
considérables de l?État pour y faire face. En
effet, la crise de l?eau a entrainé une réelle
prise de conscience généralisée. L?État s?est
mobilisé encore plus fortement pour ajuster
sa stratégie sur l?eau afin d?éviter que cette
situation critique ne se reproduise.
Avec l?appui d?une inspectrice de l?IGEED,
comme directrice de projet, le RETEX a pu
être tiré de cette crise de l?eau de fin 2023, et
proposer une nouvelle feuille de route.
Il s?agit de la rédaction du Plan Eau Mayotte
(PEM) qui porte sur la période 2024-2027.
Ce plan renforce le contrat de progrès 2022-
2026 (programme d?investissement) et le
complète par deux volets supplémentaires :
le premier sur les ressources humaines et les
compétences qu?il faut mettre à niveau des
nouveaux enjeux, et le deuxième qui anticipe
les effets du changement climatique, sur le
grand cycle de l?eau et vise à renforcer la
gouvernance de l?eau.
A ce titre, le renforcement de l?assistance à
maîtrise d?ouvrage du LEMA (Syndicat unique
d?eau du département) s?est concrétisé au
second semestre avec le positionnement du
CEREMA à Mayotte sur la compétence eau et
la programmation de 6 postes budgétaires
dédiés (2024-2025).
Sur un plan structurel toujours, l?Office de
l?Eau est concrètement en oeuvre fin 2024 :
Mayotte était le dernier DOM à ne pas en
disposer. Sa feuille de route prévisionnelle a
été validée fin 2024.
mars 2024. Des travaux sont en cours pour
renforcer la capacité de production (création
d?une 4e filière, extension de l?usine) et
réhabiliter les réseaux. La diversification des
ressources (REUT, forages, interconnexion)
est engagée via une étude soutenue par le
programme européen REACT-EU.
En matière d?assainissement, l?enjeu prioritaire
est l?extension des réseaux et la réduction du
non-collectif. Les impayés, notamment de la
part des ASL (100 %), freinent les recettes du
service. La coopération transfrontalière (STEP
de Cole Bay) est relancée.
Le suivi du contrat de progrès se structure
autour de réunions régulières, comités
techniques et d?un COMOP mensuel dédié à
la coordination locale.
Bilan 2024
L?année 2024 a été marquée par des avancées
significatives dans la mise en oeuvre du Plan
eau DOM à Saint-Martin, en particulier sur les
volets liés à la sécurisation de la production
d?eau potable et à l?amélioration des
infrastructures.
Travaux d?urgence et nouvelle UPEP : Le
projet de nouvelle usine de production
d?eau potable progresse selon le calendrier
établi. Des Comités Techniques (COTECH)
se réunissent mensuellement afin de
suivre l?avancement des différentes
phases. L?Établissement des Eaux et de
l?Assainissement de Saint-Martin (EEASM) a
demandé à SUEZ de compléter son dossier
technique, condition indispensable à la
poursuite du projet. Les travaux sont prévus
pour démarrer fin 2025, avec une mise en
service attendue en 2027, en cohérence
avec l?échéance de la DSP actuelle.
Une réunion stratégique avec le Port de
Galisbay a permis de valider l?utilisation de
l?étude d?impact comme appui technique.
Plan de gestion de la ressource en eau
(PTGE) : La Collectivité (COM) a engagé
des démarches pour lancer le PTGE, avec
le soutien de son AMO environnement.
Bien que le bon de commande soit encore
attendu, le prestataire a déjà commencé
l?analyse des documents techniques. Par
ailleurs, la COM continue de rechercher
activement des financements pour couvrir
le coût estimé de 350 000 ¤ de la première
phase de la mission.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
37
À noter que la Cour des comptes procède
depuis mars 2024, à l?évaluation du Plan eau
DOM 2016-2026, dans le cadre d?une mission
exercée pour le compte de la commission des
finances du Sénat, s?inscrivant en application
de l?article 58-2 de la LOLF. Le cas de Mayotte
a fait l?objet d?une mission la semaine du 13
mai. Le rapport a été rendu public en 2025
avec des focus sur chaque DOM.
Sur le plan hydrologique, la saison 2024 est
une année excédentaire, permettant un
répit après l?année de crise hydrique 2023.
Cependant les tours d?eau ont été maintenus
toute l?année, du fait de la faiblesse
structurelle des infrastructures de faire
face aux besoins des abonnés (conduites,
réservoirs.) et du niveau de fuites restant
élevé.
Mais la fin d?année aura malgré tout connu
un phénomène météorologique jamais vu
avec le cyclone CHIDO le 14 décembre 2024.
Ce cyclone aura totalement interrompu
le service d?eau pendant quelques jours,
mais le retour progressif du service aura été
relativement rapide compte tenu des dégâts
constatés.
Ce cyclone imposera à tous, mais également
au service d?eau et d?assainissement, à
réajuster sa sécurisation, mais également son
plan d?investissements.
Saint-Martin
Depuis 2018, la production d?eau potable
(par dessalement) et l?ensemble du service
d?assainissement ont été confiés à la société
SAUR. Malgré un réseau fragile, l?exploitant
affiche un rendement satisfaisant (près de
70 %) et une bonne réactivité.
La gouvernance locale de l?eau, auparavant
pilotée depuis la Guadeloupe, a été
réorganisée avec la signature du contrat
de progrès le 14 décembre 2021, devenu le
principal outil de pilotage territorial à Saint-
Martin. Le Plan eau DOM 2020?2024, piloté
par l?État, guide les priorités stratégiques,
avec un suivi assuré par l?EEASM et l?UT DEAL.
Les financements mobilisés (FEDER, REACT-
EU) ont permis des actions ciblées sur les
infrastructures critiques. La situation de l?eau
potable reste néanmoins précaire, comme
l?a révélé une avarie majeure survenue en
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
38
propriétés de la collectivité territoriale, leur
exploitation est assurée par la mairie de
Saint-Pierre. L?usine de potabilisation date de
2000 et repose sur un système de filtration.
Cette usine a fait l?objet de modernisations
successives (financement FEI-CCT et fonds
propre de la mairie de Saint-Pierre) dont la
dernière date de 2022-2024. Ces travaux
concernent l?automatisation de certaines
opérations et le doublement de certains
équipements pour assurer la fiabilité de
l?approvisionnement en cas de défaillance
et la rénovation du bâtiment toiture,
revêtement, agrandissement.
Concernant la gestion des eaux usées, le
système de collecte est bien déployé sur
les deux communes. Il est séparatif sur
Miquelon et unitaire sur Saint-Pierre (tous
les renouvellements se font désormais en
séparatif pour atteindre un tout séparatif
dans une vingtaine d?années).
Sur Miquelon, les eaux sont envoyées par
le moyen de pompes de relevage vers un
exutoire en mer, éloigné du village.
Sur Saint-Pierre, il était prévu de renvoyer
ces eaux usées par le moyen de pompes de
relevage vers une usine de pré-traitement
(construite en 2000) puis vers un exutoire
en mer. L?émissaire en mer s?est brisé dès la
première année. Les pompes de relevage, mal
dimensionnées et non adaptées au contexte
de zone de marée, ont souffert d?une usure
prématurée, de dysfonctionnements majeurs
récurrents, rendant leur maintenance
particulièrement compliquée. La station
de pré-traitement, non alimentée en raison
des dysfonctionnements en amont, s?est
détériorée et n?est plus opérationnelle à ce
jour. De plus, elle ne répond plus aux exigences
réglementaires en termes de qualité de
traitement des eaux usées. En conclusion,
la totalité des eaux usées collectées sur la
commune est rejetée dans le port par les
déversoirs d?orage, dans une zone urbaine
avec des activités portuaires et nautiques.
Saint-Pierre-et-Miquelon
Le territoire de Saint Pierre et Miquelon s?est
doté pour la première fois de ses schémas
directeurs eau et assainissement en 1998. Ces
schémas ont permis de mener une politique
ambitieuse de mise en oeuvre de ces services
sur le territoire, avec la construction des
stations de potabilisation, des systèmes de
collecte des eaux usées et pour Saint Pierre
une station de pré-traitement avant rejet de
ces eaux usées.
Concernant l?eau potable, les dévelop-
pements ont été à la hauteur des besoins du
territoire. Le captage est assuré sur des eaux
superficielles au moyen de barrages. Les eaux
sont traitées en usine puis distribuées par les
services en régie de chaque mairie.
Sur Miquelon, le barrage de l?étang du Lac
forme une réserve d?eau de potabilisation
suffisante pour les besoins de la commune.
Sa construction date de 1998. Il s?agit d?un
barrage en remblai avec une étanchéité
centrale obtenue par un rideau de
palplanches avec couronnement en béton
armé. Son état structurel est apparu très sain.
L?usine de potabilisation a été construite
en 1999 et repose depuis 2016 sur un
système de flottation. L?année 2024 a été
marquée par des dysfonctionnements sur
cette usine de potabilisation rendant l?eau
impropre à la consommation en raison de
facteurs chimiques (teneur en fer, turbidité
et couleur). La commune n?a pas pu être
alimentée en eau potable par le système de
distribution pendant une période de 12 jours
sur le mois de janvier. L?incident est lié à des
températures trop basses ne permettant pas
de bien mettre en oeuvre le procédé physico-
chimique de flottation. Cet événement a
prouvé la fragilité de l?approvisionnement en
eau potable sur notre territoire et la difficulté
majeure à pallier cet approvisionnement par
ravitaillement extérieur.
Sur Saint-Pierre, le captage d?eau est assuré
par deux retenues d?eau : l?étang du Goéland
et l?étang de la Vigie. Le barrage du Goéland a
été réceptionné en 2012. Il s?agit d?un ouvrage
béton poids, classe C. Le barrage de la Vigie
a été réceptionné en 2025 (financement
CCT État ? Collectivité Territoriale). Il
s?agit également d?un ouvrage béton poids
ancré, de classe C. Ces deux ouvrages sont
La comitologie locale s?est déployée sur le
territoire avec la définition d?un référent
local PEDOM au sein de la DTAM, la mise en
place d?un comité technique et d?un comité
de pilotage. Une convention transitoire 2025-
2026 a été rédigée pour définir la trajectoire
sur deux ans permettant d?intégrer un
contrat de progrès. Un comité des financeurs
s?est également tenu pour établir le premier
programme pluriannuel d?investissement.
En 2022, les contentieux judiciaires relatifs
aux travaux entrepris en 2000 sur ces
infrastructures ont été clôturés. Les trois
collectivités locales se sont lancées dans un
groupement de commande pour la rédaction
des nouveaux schémas directeurs. Le bureau
d?étude a recommandé des travaux de
réhabilitation des pompes de relevage afin
d?obtenir les données fiables permettant de
dimensionner les ouvrages de traitement des
eaux usées sur Saint-Pierre.
Le territoire de Saint-Pierre-et-Miquelon s?est
engagé dans la démarche Plan eau DOM en
2024, notamment avec son intégration dans
le dispositif par l?instruction interministérielle
du 12 juillet 2024.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
39
Réservoir de Morne Pitault 2 sur la commune de Ducos (Martinique)
© Équipe projet Plan eau DOM de la Martinique
PARTIE 2
II.Perspectives
2025 et 2026
© Office de l?eau Martinique
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
41
Explore2 : avancer vers une stratégie
de long terme pour les ressources
en eau ultramarines dans un contexte
d?adaptation au changement climatique
Officiellement lancé en juillet 2021,
le projet Explore2 a présenté fin 2024
des modélisations simulant l?impact du
changement climatique et donnant à voir les
futurs possibles des ressources naturelles en
eau et des aléas hydro-climatiques en France
Hexagonale jusqu?en 2100. Le programme
a été relancée en 2025 en Outre-mer pour
anticiper les ressources en eau à l?horizon
2100 dans un contexte d?adaptation au
changement climatique.
Ce qui a été fait :
Sensibilisation des territoires ultramarins
(Guadeloupe, Martinique, Guyane,
La Réunion, Mayotte) via les services
déconcentrés ;
Information lancée dans chaque
territoire sur un projet de feuille de route
territorialisée ;
Premiers échanges avec les élus au sein des
Comités Eau et Biodiversité (CEB) ;
Proposition d?un cadre national de
structuration du projet autour de
cinq piliers : pilotage local, appui
national à l?animation des utilisateurs
et à la coordination scientifique,
pilotage national, et accompagnement
interministériel.
Ce qui reste à faire pour que le projet
fonctionne :
Finaliser et faire valider d?ici fin 2025 les
feuilles de route territorialisées, en co-
construction avec les acteurs locaux de
chaque territoire ;
Mettre en place un accompagnement
adapté : passant par exemple par une
convention pluriannuelle avec l?OiEau
pour animer les utilisateurs de la donnée,
le lancement d?un consortium scientifique
Outre-mer coordonné nationalement, et
le renforcement du pilotage national ;
2.1 Les principaux enjeux à venir
La transposition à l?échelle nationale de la
directive révisée des eaux résiduaires
urbaines, dite DERU2
L?adoption, en octobre 2024, de la révision
de la directive relative aux eaux résiduaires
urbaines a marqué le début d?un important
travail de transposition au niveau national.
Ce processus doit s?accompagner d?une
attention particulière portée aux spécificités
des territoires d?Outre-mer, afin de garantir
une mise en oeuvre adaptée et équitable.
La directive révisée introduit des avancées
majeures en matière de gestion des eaux
usées, notamment :
L?élargissement de la collecte et du
traitement secondaire aux agglomérations
d?assainissement de plus de 1 000 EH ;
La création de « Plans de gestion intégrée
des eaux résiduaires urbaines » ;
L?obligation du traitement poussé azote/
phosphore pour toutes les grandes
agglomérations ;
La mise en place d?un traitement des
micropolluants ;
La neutralités énergétique et climatique ;
L?accès à l?assainissement pour tous.
L?équipe nationale du Plan eau DOM
participe activement aux groupes de travail
dédiés à la transposition de la directive
révisée. Par ailleurs, les acteurs ultramarins
seront également associés à ce processus,
afin d?assurer la prise en compte des réalités
propres à ces territoires. Ces dispositions
imposent à nos collectivités et opérateurs
d?eau un effort d?adaptation, mais elles
offrent aussi une opportunité structurante
d?améliorer durablement la qualité du service
public et la sécurité sanitaire des populations.
1. La GEMAPI : un transfert de compétences
obligatoire sans approche différenciée au
profit des territoires ultramarins
Partant du constat que la gestion des milieux
aquatiques et la prévention des inondations
incombait, à titre facultatif à l?État, mais
également à d?autres échelons de collectivités
territoriales, sans qu?aucun acteur ne soit
désigné pour l?assumer, la loi n° 2014-58 du
27 janvier 2014 de modernisation de l?action
publique territoriale et d?affirmation des
métropoles (MAPTAM) a attribué aux EPCI à
fiscalité propre une compétence obligatoire
portant sur 4 des 12 missions prévues à
l?article L. 211-7 du code de l?environnement1.
Afin de permettre aux EPCI de financer
ces nouvelles compétences, la loi a prévu
l?instauration d?une taxe facultative
assujettissant certaines catégories de
personnes physiques ou morales dans la
limite de 40 euros par an et par habitant2.
Cette taxe, qui n?a pas été votée dans tous les
DROM, connaît une montée en puissance en
fonction des facultés contributives locales,
mais reste sans commune mesure avec les
besoins identifiés.
L?instauration de la compétence GEMAPI n?a
pas donné lieu à une approche différenciée
au profit des DROM. Celle-ci s?applique
uniformément sur le territoire national sans
que les spécificités, les réalités économiques
et sociales et la complexité de chaque
territoire ultramarin n?aient été évaluées au
préalable.
La capacité opérationnelle de territoires
éloignés à appréhender, organiser et mettre
en oeuvre une compétence complexe,
exigeant des ressources humaines souvent
rares ainsi que des moyens techniques
spécifiques, constituait l?un des facteurs
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
42
Assurer un portage interministériel visible,
pour garantir le financement, la cohérence
et la pérennité du projet.
Pour conclure, les territoires d?Outre-mer
expriment un besoin fort : disposer eux
aussi d?un outil d?anticipation stratégique
sur les ressources en eau, comme cela a été
déployé en Hexagone. Explore2 Outre-mer
peut répondre à cette attente, à condition
de structurer un cadre d?action pérenne et
adapté aux réalités locales.
GEMAPI : une évaluation de la compétence
transferée depuis le 1er janvier 2018 aux
territoires
La compétence GEMAPI, transférée aux EPCI
des territoires des territoires d?outre-mer
depuis le 1er janvier 2018 y est partiellement
exercée. Si des avancées ont pu avoir lieu en
matière de prévention des inondations, la
gestion des milieux aquatiques continue de
souffrir d?un manque d?investissement.
C?est pour répondre à ce constat que
la Direction de l?Eau et de biodiversité
a souhaité qu?une mission permette la
réalisation d?un panorama de la prise des
compétences GEMAPI et GEPU dans les
DROM, l?identification des principaux
freins techniques et financiers, ainsi que la
formulation d?une stratégie d?actions en lien
avec les objectifs du Plan eau DOM.
Le bilan très mitigé de cette politique
publique dans les territoires ultramarins
conduit à questionner la méthode qui
a présidé à sa mise en oeuvre ainsi que
ses perspectives, dans un contexte où la
multiplication d?évènements climatiques
dévastateurs vient complexifier des situations
souvent déjà dégradées.
1 Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, les missions obligatoires transférées aux EPCI métropolitains ains qu?aux DROM concernent quatre
catégories d?intervention :
1° l?aménagement de bassin hydrographique ou d?une fraction de bassin hydrographique,
2° l?entretien de cours d?eau, canal, lac ou plan d?eau, y compris les accès à ce cours d?eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d?eau (...)
5° la défense contre les inondations et contre la mer et (...)
8° la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées
riveraines.
2 Articles 1530 bis et suivants du Code général des impôts
déterminants du succès de ce transfert. Or,
l?insuffisance de la prise en compte de ces
contraintes ont conduit plusieurs territoires
à n?aborder que le volet prévention des
inondations, en laissant de côté la gestion
des milieux aquatiques.
Enfin, la faiblesse des recettes générées par la
taxe GEMAPI, lorsqu?elle existe, l?absence de
dotation budgétaire dédiée ou en personnel
au profit des EPCI sont autant de facteurs
perçus comme un désengagement de l?État
vis-à-vis de ses responsabilités. Certains
territoires se sont trouvés dans l?incapacité
d?agir, d?autres ont adopté des stratégies
d?évitement qui expliquent le faible niveau
d?avancée du dispositif, notamment
s?agissant du volet milieux aquatiques.
À cet égard, la logique de « silo » qui préside au
déploiement de la GEMAPI et qui consiste à
appréhender chacun de ses volets de manière
indépendante, ne permet pas l?élaboration
de stratégies globales pour répondre à des
problématiques pourtant interdépendantes.
Enfin, le traitement différencié de la gestion
des eaux pluviales, mal appréhendée dans la
plupart des territoires ultramarins, constitue
un facteur de complexité supplémentaire.
2. La GEMAPI : une compétence issue d?une
juxtaposition de textes faisant cohabiter des
obligations concurrentes
Dans les DROM, la mise en oeuvre de la
GEMAPI met en exergue une problématique
juridique où des dispositions législatives
concurrentes, issues d?ajustements successifs
des délimitations de compétences entre
l?État et les collectivités, sont à l?origine de
difficultés croissantes.
La création de la GEMAPI n?a pas modifié les
droits et obligations de l?État sur le domaine
public fluvial dont il est propriétaire. Or, de
manière continue depuis 19483, à l?exception
de Mayotte, l?État est propriétaire de
l?intégralité du domaine public fluvial sur
lequel le GEMAPIEN est supposé intervenir.
Or, la loi MAPTAM a expressément prévu
que l?exercice de la compétence GEMAPI
ne dispense pas le propriétaire riverain
d?assumer ses obligations sur ses cours d?eau.
La juxtaposition ces dispositions suscite ainsi
un débat de fond où certaines collectivités
territoriales considèrent que la GEMAPI n?a
introduit que des possibilités d?action de leur
part ; l?obligation d?intervention demeurant
à la charge de l?État. Ce sujet d?actualité est
d?autant moins anodin que les responsabilités
encourues en cas d?évènements climatiques
majeurs ont des conséquences financières
considérables dans un contexte budgétaire
contraint.
3. Certains territoires ultramarins se sont
investis avec succès sur des projets conciliant
milieux aquatiques, biodiversité et enjeux
humains
Au-delà des délimitations de compétences
complexes de la GEMAPI et des obstacles
opérationnels qui viennent en limiter les
avancées, plusieurs territoires ultramarins se
sont néanmoins engagés dans des projets
conciliant la gestion et la restauration des
milieux aquatiques ainsi que la prévention des
inondations, dans le cadre de partenariats
multidisciplinaires4.
Grâce à une approche intégrée qui consiste
à appréhender les enjeux liés aux cours
d?eau de manière globale et non plus
morcelée au gré d?un découpage législatif
qui a trouvé ses limites, ces projets initiés
parfois depuis plus de 10 ans sont parvenus
à faire la démonstration de la pertinence de
programmes de « recherche-action » et de
leur efficience sur le terrain, notamment en
matière de génie végétal.
Ces programmes ont en commun de
s?appuyer sur des « solutions fondées sur la
nature » et correspondent en tous points aux
objectifs stratégiques de la feuille de route
nationale 2025-2030 pour l?ingénierie et le
génie écologique. L?axe 4 de cette feuille de
route prévoit, en effet, le développement de
démonstrateurs et de programmes d?actions
permettant la production de nouveaux
référentiels et de méthodes innovantes.
3 Décret n°48-633 du 31 mars 1948 relatif au régime des eaux dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de le
Martinique et de la Réunion
4 Parc national de la Guadeloupe programme Protéger, Programme Végétali à la Réunion, Réhabilitation de mares à Marie Galante,
Aménagement des milieux aquatiques de la Martinique par les techniques de génie végétal
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
43
Or, plusieurs territoires d?Outre-mer se
sont d?ores et déjà engagés dans cette voie
et disposent désormais d?une expertise
capitale, susceptible de profiter à l?ensemble
des territoires ultramarins.
Une dynamique spécifique aux Outre-mer
doit en conséquence être portée ; elle consiste
à privilégier une approche multisite afin de
mutualiser les bonnes pratiques, leur donner
la visibilité nécessaire et vaincre l?isolement
des territoires. Elle repose également sur le
partage d?expériences permettant d?engager
des projets ambitieux et de lever ainsi les
résistances inhérentes à l?innovation.
Elle dépend enfin d?un portage dédié assurant
une coordination et une structuration
essentielles des programmes de protection
des milieux aquatiques, de la biodiversité qui
s?y développe, mais également capables de
répondre aux défis humains qui pèsent sur
les outre-mer avec une acuité renouvelée.
Sur la base des recommandations du rapport
de la cour des comptes, des nouvelles
mesures du Plan eau, et des propositions
complémentaires issues des travaux des
équipes projets une feuille de route 2025-2030
cohérente pour la coordination nationale et
locale du plan a été dressée. Cette feuille de
route sera réévaluée à chaque COPIL national.
Les propositions évoquées font l?objet d?une
priorisation et indiquent éventuellement le
niveau d?arbitrage attendu.
Axe transversal : Les contrats de progrès
Recommandation complémentaire de la
coordination : Assurer le suivi et la dyna-
mique de renouvellement des Contrats
de Progrès échus afin de s?assurer de la
pérennité des actions du PEDOM auprès
des collectivités (financement?) en
prenant en compte les recommandations
de la Feuille de Route (2025-2026).
Pilote : Coordinateur
Recommandation complémentaire de
la coordination : Renforcer le pilotage
national du PEDOM pour permettre de
poursuivre et étendre la dynamique
engagée, et mieux intégrer les thématiques
de soutien juridique, technique et financier
(ministère de la transition écologique,
ministère des Outre-mer, ministère de la
santé et de l?accès aux soins - 2025).
Pilote : Coordinateur
Axe 1 : Renforcer la coordination avec les
actions de la santé
Recommandation complémentaire de la
coordination : OEuvrer pour le déploiement
de techniques analytiques rapides pour
favoriser la surveillance de la qualité de
l?eau ; et de méthodes d?analyses sous
accréditation/agrément pour le suivi du
contrôle sanitaire de l?eau.
Pilote : DGS
Recommandation complémentaire de la
coordination : Valoriser et permettre la
duplication d?initiatives prometteuses portées
localement en matière d?amélioration de
l?accès à l?eau potable ; notamment oeuvrer
pour l?extension du « Plan Eau potable »,
déployé par la préfecture et l?ARS Réunion
pour sécuriser le réseau d?eau, aux autres
territoires ultra-marins.
Pilote : DGS
Axe 2 : Renforcer les capacités financières
des acteurs locaux de l?eau et de
l?assainissement
Recommandation N°7 de la Cour des
Comptes : En relation avec les collectivités
locales et les services de la DGFiP, intégrer
dans le pilotage du PEDOM, l?appui aux
travaux sur la tarification, la gestion des
impayés et le recouvrement des factures.
Pilote : DEB, DGOM en appui
2.2 Une feuille de route 2025-2030
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
44
1.
2.
3.
4.
5.
Recommandation n° 21 du rapport
CGEDD/IGA : En Guyane, prévoir (DGCL)
des modalités de transfert des compé-
tences eau et assainissement aux EPCI
pour leur éviter une impasse financière.
Pilote : DEB
Recommandation n°1 de la Cour des
Comptes : Renforcer le principe de
conditionnalité des financements à
des résultats, grâce à des feuilles de
route simplifiées dotées d?indicateurs
stratégiques. (Contrats de progrès en
vigueur, Schémas directeurs de moins de
10 ans et SISPEA).
Pilote : DEB
Recommandation n°2 Cour des
Comptes : Renforcer les capacités de
suivi des autorités organisatrices sur
leurs prestataires et délégataires, par des
moyens accrus en matière de formation
et d?assistance juridique, et renforcer le
contrôle de légalité en préfecture.
Pilote : AFD
Axe 3 : Renforcer les capacités techniques
et d?ingénierie des autorités organisatrices
Recommandation complémentaire de
la coordination : En partenariat avec
les grandes écoles et les organismes de
formation, permettre le déploiement
d?offres de formations locales dans le
domaine de l?eau notamment le volet
sanitaire, pour des profils recherchés dans
les territoires d?Outre-mer.
Pilote : Coordonnateur et DGOM
Recommandation complémentaire de
la coordination : Création d?un réseau
d?échanges Outre-mer sur l?eau pour
partager les expériences et les projets,
afin de faire progresser l?expertise des
collectivités.
Pilote : Banque des territoires
Recommandation complémentaire de
la coordination : Renforcer la prise en
compte de la compétence GEMAPI dans
une optique de mobilisation au grand
cycle de l?eau.
Pilote : DEB
Axe 4 : Renforcer l?appui des territoires en
études, en expertises et en adaptation des
normes
Recommandation complémentaire de la
coordination : S?appuyer sur un réseau
d?experts pluridisciplinaire (économique,
social et environnemental) mobilisable.)
Pilote : Coordonnateur
Recommandation complémentaire de la
coordination : Lancer une réflexion avec
l?INRAE sur les filières de traitement des
boues et matières de vidange en milieu
insulaire.
Pilote : DEB
Recommandation complémentaire de la
coordination : Adapter la réglementation
relative aux installations d?assainissement
non collectif de type filtres plantés de
végétaux en lien la DGS.
Pilote : DEB
Recommandation complémentaire de la
coordination : Développer la démarche
Explore2 en outremer afin d?améliorer la
connaissance et les projections hydro-
climatiques en privilégiant les territoires
soumis à des sécheresses.
Pilotage : DEB
Recommandation complémentaire de
la coordination : Lancer une étude sur le
choix des matériaux des conduites et GC
et vieillissement (CSTB).
Pilote : DGOM
Axe 5 : Renforcer l?évaluation du Plan eau
DOM
Recommandation complémentaire de la
coordination : Réviser les indicateurs en y
intégrant des objectifs de résultats.
Pilote : Coordonnateur
Recommandation complémentaire de
la coordination : Mettre en place une
stratégie de contrôle des réalisations et
travaux.
Pilote : OFB
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
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6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
Guadeloupe
I. Guadeloupe (hors Marie-Galante)
En mars 2025 a été signé un avenant au
contrat COROM conditionnant le versement
de l?aide au fonctionnement au suivi rigoureux
des indicateurs de retour à l?équilibre et à leur
mise en oeuvre effective (départs volontaires,
amélioration du taux de recouvrement, lutte
contre les fuites, remplacement du parc
de compteurs, augmentation de l?assiette
abonné assainissement). Une restructuration
est attendue afin d?obtenir des résultats
tangibles.
Aussi le dispositif d?assistance technique sera
renforcé par un assistant technique en chef
et un assistant technique en comptabilité
ainsi qu?une participation financière pour le
recrutement d?un ingénieur grand travaux et
un Directeur Général Adjoint « ressources ».
Cependant, la gouvernance à 4, qui n?est
nullement décisionnaire, ne peut se substituer
au conseil syndical, à qui il échoit de mettre
en oeuvre un projet stratégique encore
manquant et les mesures de redressement
qui en découlent.
2.3 Les actions et perspectives territoriales
Les principaux projets prévus en 2025 sont
les suivants :
Usine de Cacao à Sainte-Rose ? 3 M¤ ;
Réservoir et filtration usine Desvarieux au
Moule ? 2,6 M¤ ;
Réseau Eau bourg et Grands Fonds aux
Abymes ? 4,2 M¤ ;
Réseau Eau Borricaud, Durivage, Cavanière
à Sainte-Anne ? 3,1 M¤ ;
Réseau Eau Gorot, Pombiray, Belle-Année à
Saint-François ? 5,5 M¤ ;
Réseau Eau Saint-Sauveur à Capesterre-
Belle-Eau ? 1,3 M¤ ;
Réseau Eau Baillif ? 3,5 M¤ ;
Réseau Eau Petit-Bourg ? 2 M¤ ;
Réseau d?eau et d?assainissement de la
Marina Pointe-à-Pitre / Gosier ? 3,8 M¤ ;
Réseau d?eau et système d?assainissement
Petit-Canal ? 21,7 M¤ ;
Filière Boues Station d?épuration Baillif ?
1,1 M¤ ;
Filière Boues station d?épuration Goyave et
Petit-Bourg ? 1,4 M¤.
Enfin 2025 permettra enfin la finalisation
des schémas directeur eau potable et
assainissement et le démarrage du schéma
des eaux pluviales.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
46
Axe 7 : Associer et informer la société civile
et le monde agricole au Plan eau DOM
Recommandation n°3 de la Cour des
Comptes : Intégrer les usagers dans
le pilotage du PEDOM (formations,
mutualisation d?expérience) et en faire
une mention obligatoire dans les contrats
de progrès, sous forme d?engagements
précis et de fiche-action.
Pilote : Coordonnateur
Axe 6 : Renforcer la valorisation et la
communication des opérations financées
Recommandation complémentaire de la
coordination : Communiquer, valoriser
sur les réussites et les projets réalisés en
lien étroit avec les préfets et les territoires
et permettre la duplication d?initiatives
prometteuses portées localement en
matière d?amélioration de l?accès à l?eau
potable.
Pilote : DGOM
19. 20.
II. Marie-Galante
Les principaux projets 2025 pour la CCMG
sont les suivants :
Finalisation du schéma directeur eau
potable ;
Finalisation du bilan du contrat de progrès
et lancement du contrat renouvelé ;
Lancement du Plan Territorial de Gestion
de l?Eau ;
Étude de pré-figuration de la GEMAPI ;
Étude sur la définition d?une politique
sociale de l?eau.
Les programmes d?action 2025 sont les
suivants :
Les opérations phare 2025 seront les :
filière de traitement des sous-produits de
l?assainissement par les filtres plantés de
végétaux à Folle-Anse (3,2 M¤) ? cf. photo
ci-dessous CCMG ;
réhabilitation de 3 réservoirs (Morne
Constant, Balisier, les Sources).
Travaux en cours sur la filière de
traitement par filtres de végétaux
© Communauté de communes de Marie Galante
Accès à l?eau potable :
extension du réseau AEP
(Héloin, Le Bontemps, Vanniers,
Ducos, Port-Louis)
1 156 810,00 ¤
Amélioration des performances
du réseau AEP 1 106 050,00 ¤
Réhabilitation des réservoirs
- TF - Complément 1 200 000,00 ¤
Élaboration PTGE 200 000,00 ¤
Communication Dlo Péyi MG /
Acquisition bar à eau + carafes 25 000,00 ¤
TOTAL AEP 3 687 860,00 ¤
STEP Folle-Anse : Réhabilitation
génie civil et équipements
(dégrilleur, dessableur, dégraisseur, ...)
676 000,00 ¤
Amélioration des performances
du réseau ASST dans les
centres-bourgs
1 675 500,00 ¤
Préconisations SDAEU 550 960,00 ¤
TOTAL ASS 2 902 460,00 ¤
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
47
Guyane
Les perspectives futures concernant le Plan
eau DOM suivent les axes priorisés pour
permettre l?avancement des opérations
AEP/EU du territoire, avec un objectif de
structuration des services liés à l?eau. À ce
titre, l?année 2025 est bien entendue marquée
par l?arrivée à échéance de l?ensemble des
contrats de progrès du territoire qui devront
être évalués et adaptés afin de donner lieu au
contrat de progrès seconde génération.
Par ailleurs, le lancement sur le territoire
de deux audit (l?un concernant les STEU
non conformes de manière chronique et le
second sur les installations d?alimentation en
eau potable dur le Maroni) devrait aboutir
à de nombreuses recommandations afin
d?améliorer l?efficience des installations
tant de traitement des eaux usées que
d?alimentation en eau potable.
Dans une optique de résilience, le comité
sécheresse sera pérennisé et régulièrement
réuni (même hors période sécheresse) afin
de s?assurer de l?avancement des actions
prioritaires à une adaptation efficace et
effective des services d?eau potable et
d?assainissement en période de crise.
Enfin, les échanges entre les représentants
des collectivités compétentes en eau potable
et en assainissement, organismes financiers
publics (AFD, Banque des Territoires), Office
de l?eau de Guyane (OEG), Comité de l?eau et
de la biodiversité (CEB), les services de l?État
et autres parties prenantes, doivent toujours
s?accentuer pour à terme faire évoluer les
situations des communes sur les thématiques
AEP/EU.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
48
Enfin, bien entendu, la dynamique nouvelle
autour du PEDOM Guyane devra être
maintenue pour continuer, encore et toujours,
à améliorer le fonctionnement des services
d?eau et d?assainissement du territoire par le
suivi et l?accompagnement des communes à
la mise en place des opérations nécessaires à
la structuration du territoire.
Martinique
Financement des investissements et suivi du
plan
L?enjeu pour 2025-2026 sera de mobiliser les
crédits disponibles de tous les financeurs à un
niveau plus élevé qu?en 2024, conformément
au CCT 2024-2027, pour maintenir la
dynamique des investissements nécessaires
au territoire.
Dans ce contexte, une attention particulière
sera à porter à la sécurisation des redevances
perçues par l?ODE à la suite de la réforme des
redevances en vigueur depuis le 1er janvier 2025.
Le travail engagé avec les fédérations
professionnelles du BTP devra être poursuivi
pour améliorer la visibilité de la commande
publique et les délais de paiements des EPCI et
formuler des propositions sur la stratégie du bon
achat ainsi que la formation et le recrutement.
L?appui technique à maîtrise d?ouvrage porté
localement par l?AFD sera poursuivi et affiné
dans le cadre du deuxième programme pour
mieux répondre aux attentes des EPCI.
Le suivi des indicateurs techniques et financiers
du PEDOM devra être renforcé en vue d?en
permettre la communication vers le grand public.
Planification
L?aboutissement des schémas directeurs
d?alimentation en eau potable des trois EPCI
est attendu en 2025 pour la CACEM et CAP
NORD et en 2026 pour la CAESM et devra
permettre de mieux identifier les priorités
d?actions à intégrer dans les futurs contrats
de progrès.
L?élaboration de la deuxième génération de
contrats de progrès devra être engagée dès
2025 pour CACEM-Odyssi et la CAESM en
vue d?un achèvement en 2026.
Les audits d?accès à l?eau potable, initialement
attendus pour le 1er janvier 2025, devront
être lancés en 2025 et le travail engagé sur
les plans gestions et de sécurité sanitaires des
eaux devra être poursuivi.
Gouvernance locale
Les réunions des comités de suivi et des
comités des financeurs se poursuivront
en 2024 et une conférence territoriale des
acteurs de l?eau pourra être organisée d?ici
fin 2025.
La Réunion
Le travail autour des actions de formation va
se poursuivre en 2025 :
1. Formation initiale par la mise en place
d?un Master « Métiers de l?Eau » à la Réunion
Perspectives 2025 : En 2025, cette collabo-
ration doit désormais être formalisée à
travers une convention Université de La
Réunion ? ENGEES qui détaillera les modalités
d?intervention de l?ENGEES au sein de
l?Université et les financements associés. La
première promotion 2023-2025 a bénéficié
tardivement des enseignements ENGEES. Une
élève sera employée en collectivité à la fin de
son cursus, en 2025. La seconde promotion
(2024-2026) bénéficiera des enseignements
ENGEES selon les modalités de la convention
en cours de signature qui devrait fluidifier les
échanges.
La première promotion a organisé « les petites
assises de l?eau » le 25 avril 2025, permettant
un temps de présentation et d?échange sur
les grands projets du territoire en matière
d?eau et d?assainissement (Gestion de l?eau
à la CINOR, REUT CASUD, MEREN,). L?après-
midi était consacré à des ateliers participatifs
sur le cycle de l?eau, les bons gestes en cas
d?inondation, etc. Cette manifestation a
été valorisée lors de la conférence de l?eau
organisée par le préfet de La Réunion le 30
avril 2025.
2. Formation professionnelle des agents en
poste, à travers des sessions de formation
Avant l?achèvement de la première période
d?ATMOA (fin 2025), il est envisagé une
5e formation au second semestre sur la
thématique de la tarification des services
publics d?eau et d?assainissement
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
49
3. Formation des élus dans le domaine de
l?eau.
Organisation sur le territoire d?évènements
impliquant les élus dans la prise de
conscience de la complexité des actions dans
le domaine de l?eau et de l?assainissement et
la construction d?une stratégie de gestion de
la ressource en eau.
D?autres dynamiques sont également à
poursuivre
Plusieurs thématiques ont été initiées en
collaboration avec le PEDOM et doivent se
poursuivre :
1. Travailler de manière ciblée sur les
raccordables non raccordés (RNR) au réseau
d?assainissement ;
L?accompagnement des EPCI afin d?accélérer
le raccordement des contribuables à
l?assainissement collectif reste d?actualité à
la Réunion. Si des avancées sont constatées
sur le travail d?inventaire et d?incitation
au raccordement des raccordables non
raccordés au réseau d?assainissement sur
certains EPCI, d?autres accusent du retard.
Des études sont engagées sur certaines zones
particulièrement sensibles à la pollution des
nitrates : les eaux souterraines du captage
des Cocos (commune de Saint-Louis/ CIVIS)
et les eaux récifales de l?ouest (commune de
Saint-Paul/ TO-LACREOLE).
En ce qui concerne le lagon de La Réunion
dont la pollution par les nitrates pourrait bien
être la première cause de dégradation du
récif corallien dans le secteur de l?Hermitage-
La Saline, La Créole doit engager le projet
« RNR Lagon ».
Perspectives 2025 : Continuer à travailler
avec la CIVIS pour augmenter le nombre de
raccordements dans le secteur du captage
des Cocos (Commune de Saint-Louis).
Continuer à travailler avec la régie autonome
LA CREOLE pour augmenter le nombre de
raccordements dans le secteur des eaux
récifales de l?ouest (commune de Saint-Paul).
Une journée technique dédiée à cette
problématique, pilotée par l?Office de l?Eau,
en collaboration avec la DEAL est prévue au
premier semestre 2025.
2. Initier un travail sur l?amélioration des
rendements (et sur le stockage de l?eau).
Alors que les objectifs du Grenelle de
l?environnement (variables en fonction
des caractéristiques géographiques des
communes) sont compris entre 65 % et 85 %
de rendement, le rendement moyen des
réseaux d?eau potable de La Réunion est de
63 %, ce qui signifie que l?on perd 37 % de
l?eau que l?on capte. Cette moyenne cache
de grandes disparités sur le territoire (23 % à
Sainte-Rose, 81 % à Bras Panon). 5 communes
sur 24 respectent ou dépassent les objectifs
du Grenelle. Plusieurs phénomènes
pourraient expliquer ce chiffre : le vol d?eau,
des fuites en réseaux public, mais aussi des
fuites en réseaux privés.
Les variations climatiques de plus en plus
extrêmes et de plus en plus fréquentes
pousse à revoir les modes de fonctionnement
et anticiper des solutions aux difficultés
rencontrées en période de crise. Le PEDOM
veillera, en association avec l?ARS, à ce que
soit intégrer des recherches de solutions afin
de garantir l?approvisionnement en eau à
chacun, toute l?année (groupe électrogène,
recherche de nouvelle ressource, ...)
Perspectives 2025 : Renforcer la coordination
avec le Plan eau potable de l?ARS et inciter les
autorités organisatrices de l?eau à mobiliser
les subventions pour la réhabilitation des
réseaux (Office de l?eau et Office de la
Biodiversité) et avancer dans leur schéma
directeur intercommunal d?adduction en eau
potable.
3. Communiquer, échanger, former sur les
sujets à enjeux : accès à l?eau, tarification,
protection des captages notamment.
En collaboration avec l?Office de l?eau,
plusieurs journées techniques et formations
sont programmées en 2025, en complément
du programme ATMOA.
En eau potable :
Une journée technique dédiée à l?accès à
l?eau pour tous ;
Une demi-journée de mise en pratique des
outils de l?accès à l?eau pour tous sur le
territoire de la CINOR ;
AE 164 millions d?euros
Dont
PEM 35 millions d?euros
CCT 10 millions d?euros
Fonds vert 30 millions d?euros
FEDER 77 millions d?euros
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
50
Un webinaire sur l?animation autour des
captages d?eau potable ;
Des formations en collaboration avec le
CNFPT ;
3 jours sur la protection des captages d?eau
potable ;
3 jours sur la résorption des fuites en eau
potable ;
Des formations en collaboration avec l?ARS
et l?EHESP ;
2,5 jours sur le PGSSE.
En assainissement :
Une Journée technique sur les RNR ;
Une formation sur la conception des
postes de refoulements ;
Deux sessions de formation sur le contrôle
des ANC ;
Une Journée technique sur la DERU2 et ses
incidences pour le territoire.
En gestion des milieux aquatiques et gestion
des eaux pluviales :
Une formation en collaboration avec le
CNFPT et l?OFB ;
3 jours sur les solutions fondées sur la
nature ;
Une Journée technique sur la gestion
durable des eaux pluviales.
À noter également l?organisation d?ateliers
territoriaux et la conférence de l?eau ainsi
que la participation du territoire au 1er
carrefour des gestions outre-mer de l?eau en
novembre 2025 à Saint-Denis qui proposera
de nombreuses conférences autour des
thèmes à enjeux du PEDOM et des ateliers de
travail spécifiques.
Mayotte
L?année 2025 devra permettre la mise en
oeuvre opérationnelle du Plan Eau Mayotte,
et de ces très nombreuses actions.
Elle sera également l?année du RETEX, sur
tous les aspects dont l?eau, du cyclone Chido,
puis du passage début janvier de la tempête
tropicale DIKELEDI. Ce RETEX conduit à
de nombreuses missions techniques et
politiques, et de la définition des ajustements
requis aux différentes politiques publiques. Le
Plan Eau Mayotte devra sans aucun doute être
réajusté. Les deux lois spécifiques à Mayotte
auront un impact sur les services d?eau. Enfin,
le cyclone puis la tempête tropicale, auront
mis en évidence la place centrale de l?eau dans
les politiques publiques, notamment dans le
cadre de reconstruction à venir de l?île. Mais
également ces évènements renforcent le
besoin des actions relatives à l?adaptation au
changement climatique, et plus encore à la
définition d?une stratégie long terme de l?eau
(2050-2070...2100).
En matière d?assainissement, on peut
indiquer les avancées suivantes :
Construction du système d?assainissement
de Koungou, en cours de travaux (STEP et
réseaux), mise en service attendue courant
2025 ;
Mise en service de la STEP du Centre en
lien avec la restructuration des réseaux de
transport et collecte, attendue pour la fin
2025 ;
Construction en cours du système
d?assainissement de Mamoudzou SUD
(STEP et réseaux), dont la construction est
lancée pour la STEP et se poursuit pour les
réseaux pour une mise en service attendue
à fin 2026.
Notons enfin que fin 2025 nécessitera, à
Mayotte comme dans toutes les collectivités
du bloc communal, de préparer les
évolutions liées aux élections municipales,
communautaires, syndicales de mars 2026.
Sur un plan financier prévisionnel pour
l?année 2025 (source LEMA):
Saint-Martin
Le PPI, validé par le conseil d?administration
de l?EEASM le 23 février 2024 et présenté au
comité des financeurs du PEDOM, prévoit un
programme d?investissements de 65,6 M¤ sur
quatre ans, soit environ 16 M¤/an. Ce plan
comprend :
des travaux d?urgence pour sécuriser
l?usine actuelle ;
la construction d?une nouvelle UPEP, dont
le démarrage est prévu fin 2025, avec une
mise en service attendue en 2027 ;
et le renouvellement partiel des réseaux
d?eau potable.
La construction de la nouvelle UPEP est
programmée en plusieurs phases :
Phase pré-opérationnelle (sept. 2024 -
sept. 2025) : finalisation des études
de faisabilité, cadrage réglementaire,
élaboration des dossiers réglementaires ;
Instruction des dossiers (oct. 2025 -
mai 2026) : obtention des autorisations
nécessaires, hors Code de la Santé
Publique ;
Travaux sur l?UPEP existante (janv. -
sept. 2025) : lancement en conception-
réalisation pour assurer la continuité de
service ;
Travaux de la nouvelle UPEP (sept. 2025 -
fév. 2028) : consultation, phase de
conception puis réalisation ;
Instruction Code de la Santé Publique
(janv. 2025 - fév. 2028) : en parallèle de la
construction.
Il est rappelé l?importance du suivi du
contrat de progrès par les acteurs locaux.
Ce suivi sera assuré par le comité technique
du contrat de progrès, le comité de suivi, le
comité des financeurs et annuellement, une
conférence territoriale des acteurs de l?eau.
Par ailleurs, un comité opérationnel de l?eau,
qui regroupe les acteurs locaux (Préfecture,
DEAL, COM, EEASM, SAUR, OFB) est
organisé mensuellement pour partager les
informations, régler les problèmes soulevés
et suivre les investissements opérés.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
51
Saint-Pierre-et-Miquelon
La convention transitoire 2025-2026 du
Plan eau DOM sur Saint-Pierre et Miquelon
a été signée en juin 2025 par l?ensemble des
acteurs et des financeurs.
L?année 2025 est donc marquée par les
premiers travaux du PPI. Des travaux de
réhabilitation des pompes de relevage ont
été lancés au printemps 2025. Les travaux
devraient être réceptionnés au printemps
2026. Cela permettra ainsi de finaliser
l?ensemble des schémas directeurs à l?été
2026.
Dans le cadre du déplacement du village de
Miquelon, tenant compte de l?adaptation au
changement climatique, la première station
de traitement des eaux usées devrait être
construite sur l?emplacement du nouveau
village en 2025-2026. Il s?agit d?une solution
pour les 10 à 15 ans à venir, de 150 équivalent-
habitants en traitement biologique sur filtres
coco.
Un marché pour le recrutement d?un bureau
d?étude en charge de la rédaction du contrat
de progrès sera publié à l?automne 2025. Le
contrat de progrès pourra ainsi être validé et
signé fin 2026-début 2027.
Une étude financière sur le fonctionnement
sur l?assainissement collectif et non collectif
a également été lancée par la collectivité
territoriale en juin 2025.
Conclusion
PARTIE 3
© Office de l?eau Martinique
Néanmoins, l?autorité compétente
devra engager les réformes nécessaires
et les collectivités locales renforcer leur
mobilisation pour éviter une faillite du
syndicat unique. Enfin, la situation de la
régie Odyssi en Martinique sera à suivre avec
attention au regard des signaux d?alerte
de 2024. La question des taux d?impayés
concerne de nombreux territoires. Un
rapprochement avec la DGFIP sera opéré dès
2025 pour déterminer des solutions. Enfin,
la société civile à travers les associations
d?usagers et environnementales seront parties
prenantes des instances de concertation
conformément aux recommandations de la
cour des comptes.
L?année 2025 sera déterminante pour la
question de l?eau et de l?assainissement dans
les départements d?Outre-mer.
De nombreux contrats de progrès arriveront
à échéance et il conviendra de les renouveler.
L?accès à l?eau potable doit encore être
garanti dans certains territoires. À Mayotte,
dans le cadre du plan de refondation
du territoire, l?enjeu sera de maintenir la
dynamique 2024 d?investissement et de
garantir une mise en service de la future usine
de dessalement en 2027. Une attention toute
particulière devra concerner le déploiement
de dispositifs alternatifs de production d?eau.
En Guadeloupe, l?État et ses partenaires
resteront en soutien fort.
53
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Extension du réseau AEP Quartier St Michel Grand-Bourg (Marie-Galante)
© Établissement public des eaux et d?assainissement de Saint-Martin
PARTIE 4
Annexes
© Équipe projet Plan eau DOM
de la Martinique
55
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Annexes
1.
2.
3.
4.
5.
Suivi financier Plan eau DOM - Administrations centrales
Suivi des indicateurs Plan eau DOM - Territoires
Cartographie des contrats de progrès
Schéma de gouvernance
Liste des participants au COPIL
56
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Annexe 1. Suivi financier Plan eau DOM - Administrations centrales
Synthèse PEDOM 2016-2024 en AE
Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte Saint-Martin
Saint Pierre &
Miquelon
National TOTAL
Appui technique
TOTAL OFB 351 472 ¤ 0 ¤ 404 424 ¤ 80 000 ¤ 6 450 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 842 347 ¤
TOTAL AFD 1 927 115 ¤ 400 000 ¤ 321 300 ¤ 2 806 000 ¤ 3 038 700 ¤ 770 000 ¤ 0 ¤ 1 888 000 ¤ 11 151 115 ¤
TOTAL BOP 113 2 037 798 ¤ 503 985 ¤ 1 156 959 ¤ 411 531 ¤ 2 876 392 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 805 ¤ 6 987 470 ¤
TOTAL BOP SANTE 123 484 ¤ 123 680 ¤ 1 981 255 ¤ 880 983 ¤ 2 522 739 ¤ 0 ¤ 5 876 141 ¤ 5 876 141 ¤
TOTAL BOP 123 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 219 518 ¤ 219 518 ¤
TOTAL BDT 20 300 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 20 300 ¤
TOTAL Appui technique 4 460 169 ¤ 1 027 665 ¤ 3 863 938 ¤ 4 178 514 ¤ 8 444 281 ¤ 770 000 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 25 076 591 ¤
Subventions
TOTAL BOP 123/FEI 47 916 552 ¤ 11 025 153 ¤ 6 570 800 ¤ 23 888 308 ¤ 19 548 682 ¤ 4 364 000 ¤ 0 ¤ 113 313 495 ¤
TOTAL BOP 123/CCT 8 376 719 ¤ 2 646 738 ¤ 6 037 670 ¤ 14 226 390 ¤ 64 621 739 ¤ 16 741 237 ¤ 0 ¤ 112 650 492 ¤
TOTAL BOP 123 action 6 47 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 19 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 66 000 000 ¤
TOTAL BOP 113 -30 258 ¤ -503 317 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 259 537 ¤ 0 ¤ 0 ¤ -274 038 ¤
TOTAL BOP 362/PDR 1 065 896 ¤ 235 000 ¤ 99 500 ¤ 217 125 ¤ 1 212 857 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 2 830 378 ¤
TOTAL BOP 380 2 527 850 ¤ 640 000 ¤ 588 200 ¤ 3 087 416 ¤ 19 400 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 26 243 466 ¤
TOTAL OFB/SIB 27 755 159 ¤ 28 452 206 ¤ 26 620 919 ¤ 36 393 065 ¤ 54 728 066 ¤ 13 902 653 ¤ 0 ¤ 187 852 068 ¤
TOTAL OFB/PDR 8 248 000 ¤ 9 270 000 ¤ 8 369 776 ¤ 9 588 223 ¤ 10 058 000 ¤ 760 000 ¤ 0 ¤ 46 293 999 ¤
TOTAL Subventions 142 859 917 ¤ 51 765 780 ¤ 48 286 865 ¤ 87 400 527 ¤ 188 828 881 ¤ 35 767 890 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 554 909 860 ¤
Prêts
TOTAL AFD long terme 13 021 487 ¤ 12 246 770 ¤ 0 ¤ 154 657 615 ¤ 29 776 637 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 209 702 509 ¤
TOTAL AFD court terme 58 633 226 ¤ 21 852 146 ¤ 1 496 007 ¤ 5 303 000 ¤ 75 981 838 ¤ 3 592 800 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 166 859 017 ¤
TOTAL CDC-Banque des territoires 1 250 000 ¤ 0 ¤ 29 083 112 ¤ 139 256 898 ¤ 46 449 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 216 039 010 ¤
TOTAL Prêts 72 904 713 ¤ 34 098 916 ¤ 30 579 119 ¤ 299 217 513 ¤ 152 207 475 ¤ 3 592 800 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 592 600 536 ¤
TOTAL GENERAL 220 224 799 ¤ 86 892 361 ¤ 82 729 922 ¤ 390 796 554 ¤ 349 480 637 ¤ 40 130 690 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 1 172 586 987 ¤
TOTAL GENERAL hors PDR 210 910 903 ¤ 77 387 361 ¤ 74 260 646 ¤ 380 991 206 ¤ 338 209 780 ¤ 39 370 690 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 1 123 462 610 ¤
TOTAL GENERAL hors prêts, hors PDR 138 006 190 ¤ 43 288 445 ¤ 43 681 527 ¤ 81 773 693 ¤ 186 002 305 ¤ 35 777 890 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 530 862 074 ¤
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Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Synthèse PEDOM 2016-2024 en CP
Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte Saint-Martin
Saint Pierre &
Miquelon
National TOTAL
Appui technique
TOTAL OFB 183 646 ¤ 15 286 ¤ 213 382 ¤ 15 286 ¤ 21 737 ¤ 15 286 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 464 623 ¤
TOTAL AFD 1 759 154 ¤ 0 ¤ 81 000 ¤ 1 120 000 ¤ 2 408 700 ¤ 337 585 ¤ 0 ¤ 1 888 000 ¤ 7 594 439 ¤
TOTAL BOP 113 1 355 685 ¤ 419 079 ¤ 918 334 ¤ 861 799 ¤ 2 040 524 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 805 ¤ 5 596 226 ¤
TOTAL BOP SANTE 123 484 ¤ 123 680 ¤ 1 981 255 ¤ 880 983 ¤ 2 522 739 ¤ 0 ¤ 44 000 ¤ 5 676 141 ¤
TOTAL BOP 123 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 156 121 ¤ 156 121 ¤
TOTAL BDT 20 300 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 20 300 ¤
TOTAL Appui technique 3 442 269 ¤ 558 045 ¤ 3 193 971 ¤ 2 878 068 ¤ 6 993 699 ¤ 352 871 ¤ 0 ¤ 2 109 226 ¤ 19 487 551 ¤
Subventions
TOTAL BOP 123/FEI 38 906 296 ¤ 4 667 007 ¤ 11 066 219 ¤ 18 237 748 ¤ 19 553 143 ¤ 1 618 800 ¤ 0 ¤ 94 049 213 ¤
TOTAL BOP 123/CCT 3 631 020 ¤ 2 459 316 ¤ 1 720 911 ¤ 9 430 605 ¤ 37 730 117 ¤ 13 556 407 ¤ 0 ¤ 68 528 376 ¤
TOTAL BOP 123 action 6 44 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 19 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 63 000 000 ¤
TOTAL BOP 113 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤
TOTAL BOP 362/PDR 139 780 ¤ 70 500 ¤ 64 850 ¤ 88 667 ¤ 406 041 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 769 838 ¤
TOTAL BOP 380 1 648 710 ¤ 272 500 ¤ 0 ¤ 588 096 ¤ 7 153 055 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 9 664 384 ¤
TOTAL OFB/SIB 16 191 500 ¤ 16 919 215 ¤ 18 725 899 ¤ 26 826 190 ¤ 22 186 579 ¤ 10 597 273 ¤ 0 ¤ 111 446 655 ¤
TOTAL OFB/PDR 7 357 344 ¤ 2 567 899 ¤ 6 540 635 ¤ 8 993 793 ¤ 6 864 044 ¤ 512 339 ¤ 0 ¤ 32 836 054 ¤
TOTAL Subventions 111 874 650 ¤ 26 956 437 ¤ 38 118 514 ¤ 64 165 098 ¤ 112 892 979 ¤ 26 284 819 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 380 294 520 ¤
TOTAL GENERAL 115 316 919 ¤ 27 514 482 ¤ 41 312 484 ¤ 67 043 167 ¤ 119 886 678 ¤ 26 637 690 ¤ 0 ¤ 2 109 226 ¤ 399 782 071 ¤
TOTAL GENERAL hors PDR 107 819 795 ¤ 24 876 083 ¤ 34 706 999 ¤ 57 960 707 ¤ 112 616 593 ¤ 26 125 351 ¤ 0 ¤ 2 109 226 ¤ 366 176 179 ¤
58
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Annexe 2. Suivi des indicateurs Plan eau DOM - Territoires
Les indicateurs sont de quatre types :
Indicateurs de pilotage, qui reflètent la mise en place de la comitologie du PEDOM sur le
territoire
Indicateurs de performance des services
Indicateurs de gestion financière
Indicateur de Gouvernance et Organisation
Les objectifs et la progression des indicateurs sont à définir par la collectivité en fonction de
sa situation de départ. Ils se doivent d?être réalistes et ambitieux.
La liste n?est pas exhaustive : si la collectivité souhaite rajouter des indicateurs permettant de
mieux suivre un volet de son contrat de progrès, elle peut tout à fait le faire. La liste ci-dessous
est par contre la liste minimale des indicateurs.
Indicateurs de pilotage SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
Pilotage
Nombre de CRAE
réalisés
DEAL
Pilotage
Nombre de comités
des financeurs
DEAL
Pilotage
Nombre de comité
de suivi du contrat
des progrès
DEAL
1 Performance des services SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
1.1 Qualité
de service
Taux d?occurrence
des interruptions
de service non
programmées
P151.1 Collectivité À définir par
la collectivité
1.1 Qualité
de service
Taux de conformité
microbiologique eau
distribuée
P101.1
ARS ou
collectivité
100 %
1.1 Qualité
de service
Taux de conformité
physico-chimique
eau distribuée
P102.1 100 %
1.2 Planification
Réalisation d?un
schéma directeur
eau potable
Collectivité Moins
de 10 ans
1.2 Planification
Réalisation d?un
schéma directeur
assainissement
Collectivité Moins
de 10 ans
1.2 Planification
Rapport subventions
validées sur total
des nouveaux
investissements de
l?année Eau Potable
Collectivité Maintien
du rapport
Rapport entre les
subventions accordées
en comité des
financeurs de l?année
sur le montant total
des projets présentés
dans l?année
1.2 Planification
Rapport subventions
validées sur total
des nouveaux
investissements
de l?année
Assainissement
Collectivité Maintien
du rapport
1.3
Performance
des
installations
Rendement
du réseau de
distribution
P104.3 Collectivité
80 % ou 10 %
de plus que
le rendement
actuel
59
1.3
Performance
des
installations
Indice Linéaire de
Perte P106.3 Collectivité Diminution de
1 à 2 m3/j/km
1.3
Performance
des
installations
Temps de séjour
de l?eau dans les
réservoirs AEP
Collectivité 24h
Somme des volumes
de tous les réservoirs
d?eau potable
divisée par le volume
maximum journalier
mis en distribution
1.3
Performance
des
installations
Taux de charge des
stations d?épuration SPE 80 à 90 %
Données issues de
ROSEAU qui calcule
le taux de charge des
STEP
1.3
Performance
des
installations
Taux de system
d?assainissement
conformes ERU sur
nombre total
SPE 100 %
Nombre de systèmes
d?assainissement
déclarés conformes par
le SPE sur le nombre
total de la collectivité
1.4 Gestion
clientèle
% d?abonnés
desservis par un
réseau sécurisé
ARS 100 %
Calcul à partir des
UDI alimentées par
une ressource ou une
usine de traitement
maîtrisant la potabilité
de l?eau
1.4 Gestion
clientèle
Taux d?abonnés
raccordés à
l?assainissement sur
raccordables
Collectivité 98 %
Nombre d?abonnés/
habitations raccordés
au réseau sur le
nombre d?habitations
raccordables (donc
ayant un réseau
public passant sur
la voie riveraine de
l?habitation)
1.4 Gestion
clientèle
Taux d?installations
d?ANC contrôlées sur
parc total
Collectivité 100 %
Nombre d?installations
contrôlées au moins
une fois sur le nombre
total d?installations
recensées
1.5 Gestion
patrimoniale
Taux moyen de
renouvellement
des réseaux d?eau
potable
P107.2 Collectivité 1 %
1.5 Gestion
patrimoniale
Taux moyen de
renouvellement
des réseaux
d?assainissement
P253.2 Collectivité 0,50 %
2 Gestion financière SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
2.2 Recettes
Taux moyen
d'impayés eau
potable
P154.0 Collectivité Sous 10 %
2.2 Recettes
Taux moyen
d'impayés
assainissement
P257.0 Collectivité Sous 10 %
2.3 Capacités
financières
Évolution de
l'épargne nette Eau
Potable
Collectivité En
augmentation
Issu du Compte
Administratif
{(Recettes
d?exploitation
(Comptes 70-71-72-74-
75-76-013)} - {Dépenses
d?exploitation
(Comptes 011-012-65-
66) + Rem capital des
emprunts (compte
DIN 16)}
2.3 Capacités
financières
Évolution de
l?épargne nette
Assainissement
Collectivité En
augmentation
2.4 Endettement
Durée d'extinction
de la dette Eau
Potable
P153.2 Collectivité >15 ans
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
60
2.4 Endettement
Durée d?extinction
de la dette
Assainissement
P256.2 Collectivité >15 ans
3 Gouvernance et organisation SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
3.1 Organisation
des services
% d'atteinte de
l'organigramme cible Collectivité 95 %
Ratio entre le
personnel présent au
31/12 et le nombre
de postes défini
dans l?organigramme
complet
Ce tableau a été envoyé aux collectivités du PEDOM à partir de la fin 2022, après un travail
collaboratif avec les collectivités de la Réunion.
L?évolution d?une année sur l?autre, de par l?inertie des services est relativement faible.
C?est pourquoi, il est important d?avoir des chroniques d?au moins 5 ans, pour apprécier les
tendances lourdes : de ce fait, on distingue tout de suite les collectivités qui ont enclenché un
processus d?amélioration de celles qui n?arrivent toujours pas à le faire
Par territoires, les résultats seront présentés sous forme de points forts et de points à améliorer :
En Guadeloupe, les deux collectivités ayant un historique, une taille et une situation non
comparables, il est nécessaire de les individualiser.
Pour la CC de Marie-Galante, les points forts constatés les années précédentes sont toujours
présents :
Un très bon remplissage des indicateurs,
Une qualité de l?eau désormais parfaitement conforme (100 % depuis 2021),
Une amélioration notable du rendement du réseau, de 50 % à 65 % en 5 ans malgré une
petite baisse en 2022,
Une diminution forte des impayés, comme l?atteste le graphique ci-dessous,
Un nombre d?usagers de l?assainissement effectivement raccordés satisfaisant
Une durée d?extinction de la dette très courte (nulle en eau et de 3 ans en assainissement).
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Evolution du rendement en Eau Potable CCMG
CCMG (971)
Évolution du rendement en Eau Potable CCMG
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
61
0,00%
5,00%
10,00%
15,00%
20,00%
25,00%
30,00%
35,00%
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Impayés CCMG
Eau Potable Assainissement Collectif
Impayés CCMG
0,00 %
10,00 %
20,00 %
30,00 %
40,00 %
50,00 %
60,00 %
70,00 %
2021 2022 2023 2024
Impayés en Guadeloupe
Deshaies AEP Lamentin AEP Pointe-Noire AEP
Vieux Fort-Bouillante AEP SMGEAG-Régie (971) AEP Lamentin AC
Pointe-Noire AC Vieux Fort-Bouillante AC CCMG
Impayés en Guadeloupe
Malgré tout, la tendance des impayés n?est pas bonne puisqu?elle est en légère progression
depuis 2022 et repasse au-dessus de la barre des 10 % pour l?Assainissement. La mise en place
de la télérelève permettra peut-être aux abonnés de mieux surveiller leur consommation, en
particulier des potentielles fuites. Il sera intéressant de connaître la stratégie de la CCMG et de
son délégataire pour ces impayés et elle pourra être exposée dans le futur contrat de progrès.
Pour le SMGEAG, créé en 2021, il n?y a pour l?instant pas d?indicateur à l?échelle du syndicat,
dont certaines communes sont en régie directe et d?autres en délégation de service public,
toutes situées sur l?île de Basse-Terre.
La grande fragilité du SMGEAG sont les finances, mises à mal par une gestion des abonnés
déficiente, tant par l?édition des factures que par le paiement des abonnés.
La régie a un taux d?impayés en 2023 de 34 %, en dégradation par rapport à 2022, très au-
dessus des impayés des services en délégation. On note également que les impayés plus
importants en Assainissement qu?en Eau Potable, ce qui dénote sans doute une difficulté à
payer ses factures par les abonnés qui ont à la fois la facture d?eau et d?assainissement collectif.
Le SMGEAG doit dans son Contrat de Progrès à réaliser d?ici 2026, apporter une analyse des
abonnés les plus fragiles et établir une stratégie relative à la politique sociale de l?eau.
Par ailleurs, on voit que le taux d?impayés est plus bas pour les services ayant une qualité de
service satisfaisante comme Marie-Galante : le consentement à payer est logiquement plus
fort quand le service est satisfaisant.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
62
Le SMGEAG ne remplit pas correctement les données SISPEA pour certains indicateurs : par
exemple, le P151.1, le taux d?occurrence des interruptions non programmées devrait prendre
en compte les tours d?eau qui ne sont pas des interruptions de service normales, mais des
interruptions de service causés par une insuffisance des installations. Ce point sera à corriger
pour les prochaines années.
En Martinique, les services d?eau et d?assainissement sont regroupés depuis 2017, ce qui facilite
la récupération des données à l?échelle des EPCI.
Les points forts sont la maîtrise de la qualité de l?eau qui est désormais entre 96 % et 100 % en
2023.
Pour ce qui est du rendement du réseau, la réforme des redevances a modifié le remplissage
des données pour la CACEM (régie Odyssi), qui, comme cela avait été noté dans le précédent
rapport, surévaluait les volumes non comptabilisés, ce qui augmentait de fait le rendement du
réseau. Ce remplissage plus juste fait que le rendement chute entre 2022 et 2023 comme on
peut le constater dans le graphe ci-dessous :
Au niveau du suivi des impayés, la lente dégradation pour tous les services depuis 2016 se
poursuit pour les services les plus fragiles : les régies d?eau et d?assainissement de Odyssi tandis
que du côté des deux autres collectivités, il y a une légère inflexion.
Côté assainissement, en supposant que les données soient effectivement représentatives de
la réalité, il y a lieu de s?inquiéter du taux de charge des stations d?épuration. Ce point sera à
développer dans le prochain contrat de progrès, pour assurer le traitement dans de bonnes
conditions des effluents. En effet, deux collectivités sur les 3 ont des taux supérieurs à 100 %
et la 3e à un taux qui chute depuis 2020 : est-ce dû à la démographie du territoire ?
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
75%
80%
85%
90%
2020 2021 2022 2023
Rendement AEP en Martinique
CAESM CACEM CAPNord
Rendement AEP en Martinique
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
63
Les principaux points à améliorer sont les mêmes que ceux de l?année dernière : les taux de
renouvellement des réseaux, tant en assainissement qu?en eau potable, insuffisants pour
permettre le maintien, voire l?amélioration du patrimoine, nécessaire quand le rendement est
un peu juste (en-deçà de 70 %) et les taux d?impayés comme décrits supra. La question de la
surcharge des stations d?épuration est également à résoudre.
En Guyane, la production des indicateurs SISPEA était relativement réalisée jusque pour
l?année 2019. Les années 2022 et 2023 sont trop souvent soit en attente de saisie soit en cours
de saisie sur SISPEA et ne sont donc pas accessibles.
Pour les collectivités qui remplissent, on peut constater des points forts tels que le rendement
ou la qualité de l?eau distribuée, même si l?ARS note des dépassements en Aluminium pour
plusieurs services ce qui correspond à des nécessités de modernisation des usines d?eau de
surface.
Pour les collectivités principales, le rendement est globalement satisfaisant, même si certaines
données (100 % de rendement en 2016 par ex) posent question.
50%
60%
70%
80%
90%
100%
110%
120%
130%
2020 2021 2022 2023
Taux de charge des Stations d'épuration
CAESM CACEM CAPNord
Taux de charge des Stations d?épuration
60%
65%
70%
75%
80%
85%
90%
95%
100%
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Rendement des réseaux AEP
CACL Kourou St Laurent Maripasoula St Georges
Rendement des réseaux AEP
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
64
Les indicateurs qui ne sont pas des indicateurs SISPEA ne sont quasiment pas remplis : ce sera
un travail à réaliser pour la rédaction des 2e contrats de progrès.
Sur l?Île de la Réunion, les indicateurs sont globalement bien produits, surtout ceux de SISPEA,
dont la base est bien renseignée par les collectivités, ce qui milite pour un usage prioritairement
de ceux-ci.
Sur la question du rendement du réseau d?eau potable, on observe que globalement les
tendances sont à l?amélioration. Néanmoins, la CASUD renseigne toujours des volumes
non comptabilisés très importants. TO a en revanche nettement diminué ces volumes sans
comptages ce qui impacte le rendement en 2023 par rapport à 2002
En assainissement, le point important est le taux d?habitations réellement raccordées sur les
raccordables. Cela fait d?ailleurs un axe du PEDOM à la Réunion. Trois EPCI ont renseigné cet
indicateur :
50%
55%
60%
65%
70%
75%
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Rendement des réseaux AEP
CASUD TO CIVIS CINOR CIREST
Rendement des réseaux AEP
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
2019 2020 2021 2022 2023
Raccordés sur raccordables
TO CIVIS CINOR
Raccordés sur raccordables
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
65
S?il est confirmé, le taux de la CIVIS est très faible bien qu?en légère progression. En revanche,
pour les deux autres collectivités, la tendance n?est pas bonne, sauf à expliquer que cette
diminution est due à l?extension récente des réseaux pour lesquels les habitations ne sont pas
encore raccordées du fait du délai de 2 ans.
Les points à améliorer pour les EPCI de l?Île de la Réunion sont toujours la maîtrise de la qualité
de l?eau, démarche entamée par le plan lancé par l?ARS avant le PEDOM et pour certaines
collectivités, une augmentation sensible du renouvellement des réseaux, nécessaire au
maintien du patrimoine ainsi que le travail sur les raccordables non raccordés.
À Mayotte, les indicateurs du PEDOM n?ont pas été produits pour les années précédentes, il
faut rechercher les données dans SISPEA.
La réduction des fuites est primordiale pour un territoire qui ne produit pas assez d?eau face à
la demande. Or la dynamique depuis plusieurs années n?est pas bonne, surtout quand on suit
l?indice linéaire de pertes qui est indépendant de la consommation, qui elle est en constante
augmentation.
L?indice linéaire de perte connaît une accélération de sa dégradation à compter de la mise en
place des tours d?eau en 2017. Les opérations de recherche et réparations de fuites en 2023
ont porté leurs fruits, contrairement à l?impression d?un réseau qui à peine réparé se mettait
à fuir juste à côté.
L?indice linéaire de perte est plus parlant que le rendement pour les services ayant une
évolution sensible des consommations : le graphe ci-dessous montre un rendement si se
dégrade relativement lentement, bien que les fuites aient plus que doublé en 10 ans.
0
2
4
6
8
10
12
14
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Indice linéaire de pertes (m3/j/km)
Indice linéaire de pertes (m3/j/km)
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
66
Les impayés sont fonctions en partie de la qualité du service. On peut le voir dans son évolution :
L?impossibilité de couper l?eau aux mauvais payeurs s?est tout de suite traduite par une
augmentation des impayés. Les exploitants ont par ailleurs constaté un effet « Covid »
sur l?acceptation de payer et enfin la crise de l?eau en 2023 à aggravé le phénomène. Ces
impayés sont non seulement préjudiciables à LEMA qui ne bénéficie pas des rentrées d?argent
escomptées. Cela fragilise également l?équilibre du contrat de DSP, ce qui peut avoir une
incidence notable sur les conditions de son renouvellement, prévu pour 2027.
64%
66%
68%
70%
72%
74%
76%
78%
80%
82%
84%
86%
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Rendement du réseau
Rendement du réseau
0%
5%
10%
15%
20%
25%
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Impayés AEP
Impayés AEP
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
67
Île de Saint-Martin : Cette année, il n?y a pas eu de production des indicateurs PEDOM pour
2023 et 2024. Il est donc reproduit le texte de l?année dernière :
Cette collectivité est renseignée sur SISPEA depuis seulement 2020. Par ailleurs, les indicateurs
PEDOM montrent que les années précédentes que le passage du cyclone Irma en 2017 a
provoqué une absence de données en 2018, mais que les indicateurs principaux ont bien
rattrapé en 2019-2020 la tendance d?avant Irma, comme le montre le suivi du rendement
AEP. Le rendement s?est juste maintenu entre 2021 et 2022, preuve que les actions mises en
place permettent juste le maintien du patrimoine et non son amélioration. À noter que pour
une collectivité comme Saint-Martin, le rendement acceptable est de l?ordre de 85 % (selon
la densité d?abonnés au km de réseau) : il y a donc 2 fois trop de fuites, ce qui milite pour un
plan d?action renforcé. L?EEASM a présenté cette année ce plan d?action, qui nécessite plus de
200 M¤ sur les 10 prochaines années.
Rendement du réseau de distribution
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
68
Conclusion
Les indicateurs techniques et financiers sont essentiels pour que les collectivités orientent
leurs politiques en matière d?eau et d?assainissement, tant du point de vue technique que
financier.
On voit, par les quelques courbes présentées supra, qu?il est important de voir la dynamique
sur plusieurs années, l?inertie des services faisant que d?une année sur l?autre, les évolutions
sont plus ou moins dans la marge d?erreurs (variation de la date des relevés?).
Il est important que les collectivités soient rigoureuses dans le remplissage de SISPEA, en
particulier de systématiser les calculs automatiques et surtout de bien estimer les données
qui ne sont pas mesurées comme les volumes de service ou non comptabilisés. Désormais,
certaines données sont à caractère fiscal, ce qui nécessite de bien se conformer aux fiches de
description des indicateurs SISPEA disponibles sur : https://www.services.eaufrance.fr/indicateurs
Globalement, les tendances vont vers une amélioration du service, même si beaucoup
d?indicateurs, qui traduisent effectivement cette amélioration sont insuffisamment et
rigoureusement renseignés, comme les impayés, la fréquence des interruptions de service
non programmée (qui doivent tenir compte des tours d?eau, même s?il sont « programmés »),
l?atteinte de l?organigramme cible?
Les 24 indicateurs propres aux services vont devoir être confortés sur au moins les 5 dernières
années et apparaître dans les seconds Contrats de Progrès, afin de :
Réaliser le bilan circonstancié des 5 années passées ;
Définir un point « Zéro » de début de second Contrat de Progrès ;
Permettre aux services de définir leurs objectifs à atteindre pour la fin du second cycle à la
fois raisonnables et ambitieux.
Il sera important d?exiger ce travail des collectivités lors de l?élaboration des Contrats de
Progrès et également lors des suivis annuels des 2e Contrats de Progrès.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
https://www.services.eaufrance.fr/indicateurs
69
Annexe 3. Cartographie des contrats de progrès
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
70
Plan eau DOM
? Principes directeurs
? Engage l'Etat (MOM, MTE,
MSS, AFD, OFB, CdC) à
mobiliser pleinement ses
capacités financières et
d?expertise
Contrats de
progrès
?Mise en cohérence du plan d'investissement
avec les capacités techniques et financières des
opérateurs
?Les principes directeurs du plan sont déclinés à
travers des objectifs et indicateurs de résultats
?Signés par la collectivité compétente et la CRAE
Accompagnement
des collectivités
compétentes
?Renforcement des capacités
techniques, financières, juridiques,
commerciales de leurs services et de
leurs opérateurs privés et publics
.
AAMMEELLIIOORRAATTIIOONN DDUU SSEERRVVIICCEE
RREENNDDUU AA LL''UUSSAAGGEERR
SCHEMA DE L?ELABORATION DU PLAN EAU DOM
Conférence nationale des
acteurs de l'eau (COPIL)
Secrétariat : DEB et DGOM
Membres : MTE, MOM, MSS, CGEDD, OFB, AFD, CdC,
Préfets des territoires concernés, DEAL
Coordination nationale (COTECH)
Secrétariat : DEB / ATAP1 et DGOM / BELDAD
Membres : OFB, AFD, CdC, DGS
Conférences régionales des
acteurs de l'eau
Présidence : Préfet et Président du conseil régional
Secrétariat : Equipes projet régionales avec appui
DEAL et Offices de l'eau
Equipes projet régionales
Pilotage : directeurs de projets Pedom
Membres : AFD, CdC, DT OFB, ARS, DEAL et Offices
de l'eau
Coordonnateur interministériel
national
Rend compte à la DEB et à la DGOM
Représente un guichet
unique pour
l?élaboration et le suivi
des contrats de progrès
Programmation et coordination des
financements
Orientation stratégique de la mise en
oeuvre du plan au niveau local
Veille de l?avancement des contrats de
progrès
Soutien méthodologique aux équipes
projet régionales
Alerte le COPIL sur les difficultés
rencontrées
Avis sur les contrats de progrès
Assure le suivi et l?évaluation du plan d?actions
Appuie la montée en puissance du dispositif de
contractualisation
SCHEMA DE LA GOUVERNANCE DU PLAN EAU DOM
Annexe 4. Schéma de gouvernance
Schéma de la gouvernance du Plan eau DOM
Schéma de l?élaboration du Plan eau DOM
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
71
Annexe 5. Liste des participants au COPIL
Annexe 5. Liste des participants
Organisme Nom des invité·e·s
G
U
A
D
EL
O
U
PE
Préfecture Le préfet Xavier LEFORT
DEAL
Olivier KREMER, Directeur de DEAL
Thierry SABATHIER, Directeur adjoint
Catherine PERRAIS, Directrice adjointe
Danny LAYBOURNE, Chef de service ressources naturelles
Pascal LI-TSOE, directeur de projet Pedom
Claire MAGNARD, Cheffe de projet Pedom
ARS
Laurent LEGENDART, Directeur
Florelle BRADAMANTIS, Directrice adjointe
Patrick SAINT-MARTIN, DSP / DVSS
G
U
Y
A
N
E
Préfecture Le préfet Antoine POUSSIER
DEAL
Ivan MARTIN, Directeur
Camille GILLOT, chef de service paysage, eau et biodiversité
Aurélie LEGENDRY, Cheffe de projet Pedom
DEAAF Patrice PONCET, Directeur
ARS
Laurent BIEN, Directeur général
Romain BROCHARD, Directeur général adjoint
Francky MUBENGA, DSP pi / DVSS
Adrien ORTELLI, Chef de service santé-environnement
M
A
R
T
IN
IQ
U
E
Préfecture Le préfet Étienne DESPLANQUES
DEAL
Stéphanie MATHEY, Directrice
Pierre-Emmanuel VOS, Directeur-adjoint
Christophe GROS, Adjoint au chef de service Paysage Eau et Biodiversité
Gwenn LAUDIJOIS, Cheffe de projet Pedom
ARS
Yves SERVANT, Directeur général
Fabien LALEU, Directeur général adjoint
Julien THIRIA, Directeur de la Santé Publique
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
72
M
A
Y
O
T
T
E
Préfecture
Le préfet François-Xavier BIEUVILLE
L?expert de haut niveau Yves KOCHER
DEAL
Bertrand GALTIER, Directeur par intérim
Christophe TROLLE, Directeur adjoint
Anne-Laure QUINQUIS, Adjointe au Chef du service d?Appui aux Équipements
Collectifs
Raby HAMDOU, Chef de projet Pedom
ARS
Sergio ALBARELLO, Directeur général
Fatiha DJABOUR, Directrice de la Santé Publique
Baptiste GROFF, chef du service Environnement-Santé
LA
R
ÉU
N
IO
N
Préfecture Le préfet Patrice LATRON
DEAL
Philippe GRAMMONT, Directeur
Franck LUSTENBERGER, Directeur Adjoint
Sabine BIELSA, Adjointe au Chef de service Eau et Biodiversité
Christelle LANDELLE, Cheffe de projet PEDOM
ARS
Gérard COTELLON, Directeur général
Étienne BILLOT, Directeur général adjoint
Xavier DEPARIS, Directeur de la Santé Publique
SA
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A
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IN
Préfecture Le préfet, Cyrille LE VÉLY
UT SB SM
Karim MIKSA, Chef d?unité
Bruno GREZILLER, Chef de projet PEDOM
SA
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ET
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IQ
U
EL
O
N
Préfecture Le préfet, André BRUNO
DTAM
Patricia BOURGEOIS, Directrice
Carole COQUIO, Cheffe de projet PEDOM
ATS
Pascal GODEFROY, Directeur
Sahondra RAMANANTSOA, Cheffe du service Santé Environnement
Organismes Nom des invité·e·s
DEB ? DGOM Najib MAHFOUDHI, Coordonnateur interministériel du Plan eau DOM
DGALN Philippe MAZENC, Directeur général
DEB
Célia DE LAVERGNE, Directrice de l'eau et de la biodiversité
Frédéric FLORENT-GIARD, Coordination outre-mer
Noémie PERRIET, Coordination outre-mer
Christophe VENTURINI, Adjoint au chef de bureau EARM4
DGOM
Olivier JACOB, Directeur général des outre-mer
Karine DELAMARCHE, Directrice adjointe
Isabelle RICHARD, Sous-directrice des politiques publiques
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
73
M
A
Y
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E
Préfecture
Le préfet François-Xavier BIEUVILLE
L?expert de haut niveau Yves KOCHER
DEAL
Bertrand GALTIER, Directeur par intérim
Christophe TROLLE, Directeur adjoint
Anne-Laure QUINQUIS, Adjointe au Chef du service d?Appui aux Équipements
Collectifs
Raby HAMDOU, Chef de projet Pedom
ARS
Sergio ALBARELLO, Directeur général
Fatiha DJABOUR, Directrice de la Santé Publique
Baptiste GROFF, chef du service Environnement-Santé
LA
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Préfecture Le préfet Patrice LATRON
DEAL
Philippe GRAMMONT, Directeur
Franck LUSTENBERGER, Directeur Adjoint
Sabine BIELSA, Adjointe au Chef de service Eau et Biodiversité
Christelle LANDELLE, Cheffe de projet PEDOM
ARS
Gérard COTELLON, Directeur général
Étienne BILLOT, Directeur général adjoint
Xavier DEPARIS, Directeur de la Santé Publique
SA
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Préfecture Le préfet, Cyrille LE VÉLY
UT SB SM
Karim MIKSA, Chef d?unité
Bruno GREZILLER, Chef de projet PEDOM
SA
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ET
M
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U
EL
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N
Préfecture Le préfet, André BRUNO
DTAM
Patricia BOURGEOIS, Directrice
Carole COQUIO, Cheffe de projet PEDOM
ATS
Pascal GODEFROY, Directeur
Sahondra RAMANANTSOA, Cheffe du service Santé Environnement
Organismes Nom des invité·e·s
DEB ? DGOM Najib MAHFOUDHI, Coordonnateur interministériel du Plan eau DOM
DGALN Philippe MAZENC, Directeur général
DEB
Célia DE LAVERGNE, Directrice de l'eau et de la biodiversité
Frédéric FLORENT-GIARD, Coordination outre-mer
Noémie PERRIET, Coordination outre-mer
Christophe VENTURINI, Adjoint au chef de bureau EARM4
DGOM
Olivier JACOB, Directeur général des outre-mer
Karine DELAMARCHE, Directrice adjointe
Isabelle RICHARD, Sous-directrice des politiques publiques
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Sandrine JAUMIER, Adjointe à la sous-directrice des politiques publiques
Delphine COLLE, Cheffe du bureau BELDAD
Zéna FADUL, Adjoint à la cheffe de bureau BELDAD
Mathilde OUDOM, Chargée de mission environnement (eau, climat, déchets)
Théophile COLLET, apprenti pôle environnement
DGS
Didier LEPELLETIER, Directeur général de la santé
Sarah SAUNERON, Directrice générale de la santé adjointe
Adeline CROYERE, Sous-directrice des risques liés à l?environnement et à l?alimentation
Laurence CATE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Cécile LEMAITRE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Mathilde MERLO, Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Marie TEYSSANDIER, Adjointe à la Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Julie DEFFON, Chargée de la prévention des risques sanitaires liés aux eaux usées et aux
déchets
OFB
Olivier THIBAULT, Directeur de l?OFB
Jean-Michel ZAMMITE, Directeur des Outre-mer
Nicolas ROUYER, Adjoint au directeur des Outre-mer
Odile CRUZ, Cheffe du service appui aux acteurs et mobilisation des territoires
Franck CONNAN, Chef d?unité stratégie d?intervention Eau et Biodiversité
Laurent RUF, Chef de projet Solidarité Inter-Bassins
AFD
Matthieu DISCOUR, Directeur du Département des Trois Océans
Madeleine PORTMANN, Directrice adjointe division eau et assainissement
Nicolas BRUN, Responsable Projets au Département Trois océans
Éléonore LEBOUVIER, Division Eau Assainissement
Banque des
Territoires
Hervé TONNAIRE, Directeur des Outre-mer, Directeur régional Pacifique
Solène LE FUR, Directrice du programme Eau
Bastien CHAMPION, Responsable Service Secteur Public et Projets Complexes
Estelle LE BIHAN, Cheffe de projet Secteur public et Projets complexes
Arnaud THIELLY, Chef de projet Secteur public et Projets complexes
Cerema
Pascal BERTEAUD, Directeur général
Philippe JOSCHT, Directeur eau, mer et fleuves
Boris LECLERC, Directeur du département risques, eau et littoral
CSTB
Étienne CREPON, Président
Yannick LEMOIGNE, Directeur de projet Normalisation et Marquage
Abdel LAKEL, Chef du pôle Recherche & Innovation en Assainissement et adduction eau
potable
Gaëlle BULTEAU, Ingénieure Recherche et Expertise
MAPPROM Matthieu MENOU, Chef de mission
INRAE Pascal MOLLE, Directeur de recherche
74
Sandrine JAUMIER, Adjointe à la sous-directrice des politiques publiques
Delphine COLLE, Cheffe du bureau BELDAD
Zéna FADUL, Adjoint à la cheffe de bureau BELDAD
Mathilde OUDOM, Chargée de mission environnement (eau, climat, déchets)
Théophile COLLET, apprenti pôle environnement
DGS
Didier LEPELLETIER, Directeur général de la santé
Sarah SAUNERON, Directrice générale de la santé adjointe
Adeline CROYERE, Sous-directrice des risques liés à l?environnement et à l?alimentation
Laurence CATE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Cécile LEMAITRE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Mathilde MERLO, Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Marie TEYSSANDIER, Adjointe à la Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Julie DEFFON, Chargée de la prévention des risques sanitaires liés aux eaux usées et aux
déchets
OFB
Olivier THIBAULT, Directeur de l?OFB
Jean-Michel ZAMMITE, Directeur des Outre-mer
Nicolas ROUYER, Adjoint au directeur des Outre-mer
Odile CRUZ, Cheffe du service appui aux acteurs et mobilisation des territoires
Franck CONNAN, Chef d?unité stratégie d?intervention Eau et Biodiversité
Laurent RUF, Chef de projet Solidarité Inter-Bassins
AFD
Matthieu DISCOUR, Directeur du Département des Trois Océans
Madeleine PORTMANN, Directrice adjointe division eau et assainissement
Nicolas BRUN, Responsable Projets au Département Trois océans
Éléonore LEBOUVIER, Division Eau Assainissement
Banque des
Territoires
Hervé TONNAIRE, Directeur des Outre-mer, Directeur régional Pacifique
Solène LE FUR, Directrice du programme Eau
Bastien CHAMPION, Responsable Service Secteur Public et Projets Complexes
Estelle LE BIHAN, Cheffe de projet Secteur public et Projets complexes
Arnaud THIELLY, Chef de projet Secteur public et Projets complexes
Cerema
Pascal BERTEAUD, Directeur général
Philippe JOSCHT, Directeur eau, mer et fleuves
Boris LECLERC, Directeur du département risques, eau et littoral
CSTB
Étienne CREPON, Président
Yannick LEMOIGNE, Directeur de projet Normalisation et Marquage
Abdel LAKEL, Chef du pôle Recherche & Innovation en Assainissement et adduction eau
potable
Gaëlle BULTEAU, Ingénieure Recherche et Expertise
MAPPROM Matthieu MENOU, Chef de mission
INRAE Pascal MOLLE, Directeur de recherche
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
contact.pedom@developpement-durable.gouv.fr
Site : www.ecologie.gouv.fr
mailto:contact.pedom%40developpement-durable.gouv.fr?subject=
http://www.ecologie.gouv.fr
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/plan-eau-dom-gestion-durable-leau-potable-lassainissement-outre-mer
© Équipe projet Plan eau DOM de la Martinique
Introduction
I.Bilan 2024 du Plan eau DOM
1.1 La coordination nationale
État d?avancement de la feuille de route 2022 - 2026
La circulaire interministerielle du Plan eau DOM
Développement des offres de formation
Les Assises de l?eau
Les tableaux de bord financiers
Les indicateurs de suivi des contrats de progrès
1.2 Les acteurs du Plan eau DOM
Le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires
Le ministère des Outre-mer
Le ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles
L?Office français de la biodiversité
L?Agence française de développement
La Banque des territoires
Le CSTB
1.3 Les territoires
Guadeloupe
Guyane
Martinique
La Réunion
Mayotte
Saint-Martin
Saint-Pierre-et-Miquelon
II.Perspectives 2025 et 2026
2.1 Les principaux enjeux à venir
La transposition à l?échelle nationale de la directive révisée des eaux résiduaires
urbaines, dite DERU2
Explore2: avancer vers une stratégie de long terme pour les ressources
en eau ultramarines dans un contexte d?adaptation au changement climatique
GEMAPI: une évaluation de la compétence transferée depuis le 1er janvier 2018 aux territoires
2.2 Une feuille de route 2025-2030
Axe transversal: Les contrats de progrès
Axe 1: Renforcer la coordination avec les actions de la santé
Axe 2: Renforcer les capacités financières des acteurs locaux de l?eau et de l?assainissement
Axe 3: Renforcer les capacités techniques et d?ingénierie des autorités organisatrices
Axe 4: Renforcer l?appui des territoires en études, en expertises et en adaptation des normes
Axe 5: Renforcer l?évaluation du Plan eau DOM
Axe 6: Renforcer la valorisation et la communication des opérations financées
Axe 7: Associer et informer la société civile et le monde agricole au Plan eau DOM
2.3 Les actions et perspectives territoriales
Guadeloupe
Guyane
Martinique
La Réunion
Mayotte
Saint-Martin
Saint-Pierre-et-Miquelon
Conclusion
Annexes
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION llaboration permet d?amener à un très bon
niveau technique dans le domaine de l?eau.
Fin 2024, un accord cadre MTECT-ENGEES-
MOM a été signé afin d?étendre la possibilité
de ce dispositif à l?ensemble des DOM
volontaires.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
33
1.
2.
3.
INVITATION
Agir face au changement climatique
?
A tous les agents de la DEAL du Service Eau et Biodiversité
Les élèves du Master 2 Risques et
Environnement, de l?Université de La Réunion
ont l?honneur de vous convier aux
Petites Assises du Master Risques et Environnement
sur l?eau
Agir face au changement climatique
À L?UNIVERSITÉ DE LA RÉUNION
CAMPUS DU TAMPON
LE VENDREDI 25 AVRIL 2025
DE 8H30 À 14H30
AMPHITHÉÂTRE 250
Adresse de l?événement :
117 rue Général Ailleret 97430
Le Tampon, Réunion
Master
Risques et
Environnement
les Petites assises
du Master Risques et Environnement
sur
VENDREDI 25 AVRIL 2025
Dans son rôle d?assistance à maîtrise
d?ouvrage, ESPELIA a également accompagné
les collectivités sur diverses actions,
notamment :
élaboration des schémas directeurs ;
évaluation de contrat de progrès ;
déploiement d?outils de tarification ;
aide à la rédaction de marché public.
Le plan eau potable de La Réunion
Sur la base du constat d?un retard
d?équipement du territoire de La Réunion en
matière d?infrastructures de potabilisation,
a été lancé en 2016 un ambitieux plan de
rattrapage structurel visant à améliorer
la qualité de l?eau du robinet grâce à la
conception, la construction et la mise en
service d?usines de potabilisation adaptées.
Ce plan eau potable constituera dès lors le
volet sanitaire, porté par l?ARS et le Préfet, du
Plan eau DOM.
Alors qu?au démarrage de la première
version du plan eau potable en 2016, seul
45 % de la population était alimentée par
une eau de qualité maîtrisée, correctement
potabilisée, au 31 décembre 2024, grâce aux
investissements réalisés par les collectivités,
c?est 74 % de la population qui bénéficie
(ou bénéficiera à court terme au regard
des travaux en cours de finalisation) d?une
eau correctement potabilisée, de qualité
maîtrisée en tout temps.
À ce jour, il reste donc encore environ
un quart de la population réunionnaise
alimentée par une eau insuffisamment
potabilisée, concernée par un risque de
dégradation de qualité intermittent mais
chronique notamment sur les paramètres
microbiologiques. Il est donc nécessaire de
poursuivre les efforts pour mettre en service
les derniers mais néanmoins nécessaires
équipements de potabilisation du territoire.
Un second volet du plan eau potable 2025-
2030 est donc en cours de validation et
constituera la feuille de route opérationnelle,
pour les cinq années à venir, des actions à
mener de manière à améliorer et fiabiliser la
qualité des eaux produites et distribuées sur
le territoire réunionnais.
Les travaux à réaliser pour atteindre, à
l?horizon 2030, un objectif d?au moins 95 %
de la population réunionnaise alimentée
par une eau correctement potabilisée, de
qualité maîtrisée tout au long de l?année
sont déclinées dans les actions du plan eau
potable notamment dans son second volet
2025-2030.
D?un point de vue financier, un gros effort
a été fait localement sur les redevances
pour permettre le maintien d?un niveau
d?investissement élevé pour atteindre ces
objectifs. Il est attendu une solidarité au
niveau national et européen pour maintenir
à minima jusqu?en 2030, un niveau d?aides et
de subventions dédié à la construction des
usines de potabilisation, qui soit incitatif (au
moins équivalent aux dispositifs actuels) et
adapté aux besoins identifiés dans le plan
eau potable.
À noter au Comité de l?Eau et de la Biodiversité
(CEB) du 23 juin 2025 le vote d?une motion
sur « l?amélioration de la qualité de l?eau
délivrée au robinet des Réunionnais par la mise
en oeuvre de traitements de potabilisation
adaptés» (ci-jointe).
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
34
Inauguration 2024 de l?UTEP à Saint-Leu
© Équipe projet Plan eau DOM de la Réunion
Cette année, 3 arrêtés préfectoraux de
restriction des usages de l?eau ont été signés à
la Réunion. Une campagne de communication
et de contrôles, à visée pédagogique dans un
premier temps, ont permis de sensibiliser la
population aux enjeux quantitatifs liés à la
ressource en eau.
Au plus fort de la crise sécheresse, fin janvier
2025, 5 % de la population était impactée par
des coupures d?eau, principalement à l?Est et
dans les cirques.
À Saint André (Est), une usine de dessalement
a été installée par la sécurité civile afin de
compenser le manque d?eau générer par des
coupures quotidiennes de plus de 12h.
Une sécheresse 2024/2025 particulièrement
marquée
La saison sèche (de mai à novembre) affiche
un déficit pluviométrique global moyen de
22 % et la saison des pluies (décembre à avril)
également, à hauteur de 28 %. Les cumuls de
pluies lié au cyclone Belal de janvier 2024 ne
se sont pas montrés suffisants à l?enrayement
de la sécheresse. Le mois de janvier 2025 est
le plus sec depuis le début des mesures de
météo France (depuis 53 ans).
On constate que les saisons sèches le sont
de plus en plus, et qu?elles se prolongent
plus tardivement. À l?avenir le cycle de l?eau
sera plus irrégulier avec des sécheresses
plus longues. Les événements cycloniques
ne devraient pas être plus fréquents mais
ils apporteront des pluies, des vents et des
houles plus intenses. Enfin, l?augmentation
des températures accélérera l?évaporation et
fragilisera les ressources en eau.
Point de situation sécheresse 2025 à La Réunion
Analyse des indicateurs, au 23/01/2025
Nombre d?Unités de Distribution (UDI) à la Réunion : 156
TENSIONS SUR L?ALIMENTATION EN EAU
POTABLE (AEP)
Nombre d?établissements de santé et
médico-sociaux présents sur les UDI
impactées :
9 établissements
Nombre d?UDI avec perturbations
quantitatives et qualitatives liées à la
sécheresse :
18 UDI alimentant 8 communes
Population impactée par les coupures :
43 380 personnes ?? 5% de la population
(35% de la population de l?arrondissement EST)
St-André : GHER SRR et SLD, ASDR Dialyse, EHPAD
3ème village, EPSMR, APAJH
Bras Panon : EHPAD accueil de jour Est, IME
Baobab, LHSS Est, la Halte Etienne Grienenberger
Commune Population
impactée
St-André 41%
Plaine des
Palmistes
81%
Ste-Rose 48%
Bras Panon 61%
Ste-Marie 3%
Salazie 68%
La Possession 5%
Cilaos 11%
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
35
Sécheresse à la Réunion en 2025
Point de situation au 23/01/2025
Le LEMA aura également vu sa structuration
interne se renforcer, avec l?appui financier de
l?État dans la cadre du COROM en cours. Sa
situation financière se consolide également
au cours de l?année.
L?arrivée de l?expert de haut niveau chargé
de l?eau auprès du Préfet au 1er janvier 2025
complète le confortement du volet 2 du plan
eau Mayotte.
Le contrat de progrès aura connu son
véritable déploiement sur 2024, avec la
totalité des crédits prévus engagés, après une
année 2023 déjà forte.
Le projet de construction d?une usine de
dessalement sur Ironi Be s?est concrétisé
mi-2024 par le choix des groupements
de conception, réalisation exploitation,
et la réalisation de l?ensemble des études
préalables, permettant de programmer le
début des travaux vers mi 2025 pour une
durée de 18 mois.
La 6e campagne de réalisation de forages sur
une dizaine de sites a été largement engagée
et permet de disposer de plus de 3 500 m3/j
en plus d?ici fin 2025.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
36
Les collectivités ont également déployé des
citernes et organisé des distributions d?eau
embouteillées. Enfin, des tours d?eau ont été
mis en place sur les périmètres irrigués.
Un comité de l?eau et de la biodiversité (CEB),
dédié à la thématique de la sécheresse,
s?est réuni le 20 mai 2025. Le RETEX de la
crise a été réalisé en comité sécheresse et la
séance du CEB a été orientée vers les pistes
d?amélioration de la gestion de l?eau et de la
gestion de crise.
Mayotte
L?année 2024 marque une sortie de crise
de l?eau majeure qui a mobilisé des moyens
considérables de l?État pour y faire face. En
effet, la crise de l?eau a entrainé une réelle
prise de conscience généralisée. L?État s?est
mobilisé encore plus fortement pour ajuster
sa stratégie sur l?eau afin d?éviter que cette
situation critique ne se reproduise.
Avec l?appui d?une inspectrice de l?IGEED,
comme directrice de projet, le RETEX a pu
être tiré de cette crise de l?eau de fin 2023, et
proposer une nouvelle feuille de route.
Il s?agit de la rédaction du Plan Eau Mayotte
(PEM) qui porte sur la période 2024-2027.
Ce plan renforce le contrat de progrès 2022-
2026 (programme d?investissement) et le
complète par deux volets supplémentaires :
le premier sur les ressources humaines et les
compétences qu?il faut mettre à niveau des
nouveaux enjeux, et le deuxième qui anticipe
les effets du changement climatique, sur le
grand cycle de l?eau et vise à renforcer la
gouvernance de l?eau.
A ce titre, le renforcement de l?assistance à
maîtrise d?ouvrage du LEMA (Syndicat unique
d?eau du département) s?est concrétisé au
second semestre avec le positionnement du
CEREMA à Mayotte sur la compétence eau et
la programmation de 6 postes budgétaires
dédiés (2024-2025).
Sur un plan structurel toujours, l?Office de
l?Eau est concrètement en oeuvre fin 2024 :
Mayotte était le dernier DOM à ne pas en
disposer. Sa feuille de route prévisionnelle a
été validée fin 2024.
mars 2024. Des travaux sont en cours pour
renforcer la capacité de production (création
d?une 4e filière, extension de l?usine) et
réhabiliter les réseaux. La diversification des
ressources (REUT, forages, interconnexion)
est engagée via une étude soutenue par le
programme européen REACT-EU.
En matière d?assainissement, l?enjeu prioritaire
est l?extension des réseaux et la réduction du
non-collectif. Les impayés, notamment de la
part des ASL (100 %), freinent les recettes du
service. La coopération transfrontalière (STEP
de Cole Bay) est relancée.
Le suivi du contrat de progrès se structure
autour de réunions régulières, comités
techniques et d?un COMOP mensuel dédié à
la coordination locale.
Bilan 2024
L?année 2024 a été marquée par des avancées
significatives dans la mise en oeuvre du Plan
eau DOM à Saint-Martin, en particulier sur les
volets liés à la sécurisation de la production
d?eau potable et à l?amélioration des
infrastructures.
Travaux d?urgence et nouvelle UPEP : Le
projet de nouvelle usine de production
d?eau potable progresse selon le calendrier
établi. Des Comités Techniques (COTECH)
se réunissent mensuellement afin de
suivre l?avancement des différentes
phases. L?Établissement des Eaux et de
l?Assainissement de Saint-Martin (EEASM) a
demandé à SUEZ de compléter son dossier
technique, condition indispensable à la
poursuite du projet. Les travaux sont prévus
pour démarrer fin 2025, avec une mise en
service attendue en 2027, en cohérence
avec l?échéance de la DSP actuelle.
Une réunion stratégique avec le Port de
Galisbay a permis de valider l?utilisation de
l?étude d?impact comme appui technique.
Plan de gestion de la ressource en eau
(PTGE) : La Collectivité (COM) a engagé
des démarches pour lancer le PTGE, avec
le soutien de son AMO environnement.
Bien que le bon de commande soit encore
attendu, le prestataire a déjà commencé
l?analyse des documents techniques. Par
ailleurs, la COM continue de rechercher
activement des financements pour couvrir
le coût estimé de 350 000 ¤ de la première
phase de la mission.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
37
À noter que la Cour des comptes procède
depuis mars 2024, à l?évaluation du Plan eau
DOM 2016-2026, dans le cadre d?une mission
exercée pour le compte de la commission des
finances du Sénat, s?inscrivant en application
de l?article 58-2 de la LOLF. Le cas de Mayotte
a fait l?objet d?une mission la semaine du 13
mai. Le rapport a été rendu public en 2025
avec des focus sur chaque DOM.
Sur le plan hydrologique, la saison 2024 est
une année excédentaire, permettant un
répit après l?année de crise hydrique 2023.
Cependant les tours d?eau ont été maintenus
toute l?année, du fait de la faiblesse
structurelle des infrastructures de faire
face aux besoins des abonnés (conduites,
réservoirs.) et du niveau de fuites restant
élevé.
Mais la fin d?année aura malgré tout connu
un phénomène météorologique jamais vu
avec le cyclone CHIDO le 14 décembre 2024.
Ce cyclone aura totalement interrompu
le service d?eau pendant quelques jours,
mais le retour progressif du service aura été
relativement rapide compte tenu des dégâts
constatés.
Ce cyclone imposera à tous, mais également
au service d?eau et d?assainissement, à
réajuster sa sécurisation, mais également son
plan d?investissements.
Saint-Martin
Depuis 2018, la production d?eau potable
(par dessalement) et l?ensemble du service
d?assainissement ont été confiés à la société
SAUR. Malgré un réseau fragile, l?exploitant
affiche un rendement satisfaisant (près de
70 %) et une bonne réactivité.
La gouvernance locale de l?eau, auparavant
pilotée depuis la Guadeloupe, a été
réorganisée avec la signature du contrat
de progrès le 14 décembre 2021, devenu le
principal outil de pilotage territorial à Saint-
Martin. Le Plan eau DOM 2020?2024, piloté
par l?État, guide les priorités stratégiques,
avec un suivi assuré par l?EEASM et l?UT DEAL.
Les financements mobilisés (FEDER, REACT-
EU) ont permis des actions ciblées sur les
infrastructures critiques. La situation de l?eau
potable reste néanmoins précaire, comme
l?a révélé une avarie majeure survenue en
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
38
propriétés de la collectivité territoriale, leur
exploitation est assurée par la mairie de
Saint-Pierre. L?usine de potabilisation date de
2000 et repose sur un système de filtration.
Cette usine a fait l?objet de modernisations
successives (financement FEI-CCT et fonds
propre de la mairie de Saint-Pierre) dont la
dernière date de 2022-2024. Ces travaux
concernent l?automatisation de certaines
opérations et le doublement de certains
équipements pour assurer la fiabilité de
l?approvisionnement en cas de défaillance
et la rénovation du bâtiment toiture,
revêtement, agrandissement.
Concernant la gestion des eaux usées, le
système de collecte est bien déployé sur
les deux communes. Il est séparatif sur
Miquelon et unitaire sur Saint-Pierre (tous
les renouvellements se font désormais en
séparatif pour atteindre un tout séparatif
dans une vingtaine d?années).
Sur Miquelon, les eaux sont envoyées par
le moyen de pompes de relevage vers un
exutoire en mer, éloigné du village.
Sur Saint-Pierre, il était prévu de renvoyer
ces eaux usées par le moyen de pompes de
relevage vers une usine de pré-traitement
(construite en 2000) puis vers un exutoire
en mer. L?émissaire en mer s?est brisé dès la
première année. Les pompes de relevage, mal
dimensionnées et non adaptées au contexte
de zone de marée, ont souffert d?une usure
prématurée, de dysfonctionnements majeurs
récurrents, rendant leur maintenance
particulièrement compliquée. La station
de pré-traitement, non alimentée en raison
des dysfonctionnements en amont, s?est
détériorée et n?est plus opérationnelle à ce
jour. De plus, elle ne répond plus aux exigences
réglementaires en termes de qualité de
traitement des eaux usées. En conclusion,
la totalité des eaux usées collectées sur la
commune est rejetée dans le port par les
déversoirs d?orage, dans une zone urbaine
avec des activités portuaires et nautiques.
Saint-Pierre-et-Miquelon
Le territoire de Saint Pierre et Miquelon s?est
doté pour la première fois de ses schémas
directeurs eau et assainissement en 1998. Ces
schémas ont permis de mener une politique
ambitieuse de mise en oeuvre de ces services
sur le territoire, avec la construction des
stations de potabilisation, des systèmes de
collecte des eaux usées et pour Saint Pierre
une station de pré-traitement avant rejet de
ces eaux usées.
Concernant l?eau potable, les dévelop-
pements ont été à la hauteur des besoins du
territoire. Le captage est assuré sur des eaux
superficielles au moyen de barrages. Les eaux
sont traitées en usine puis distribuées par les
services en régie de chaque mairie.
Sur Miquelon, le barrage de l?étang du Lac
forme une réserve d?eau de potabilisation
suffisante pour les besoins de la commune.
Sa construction date de 1998. Il s?agit d?un
barrage en remblai avec une étanchéité
centrale obtenue par un rideau de
palplanches avec couronnement en béton
armé. Son état structurel est apparu très sain.
L?usine de potabilisation a été construite
en 1999 et repose depuis 2016 sur un
système de flottation. L?année 2024 a été
marquée par des dysfonctionnements sur
cette usine de potabilisation rendant l?eau
impropre à la consommation en raison de
facteurs chimiques (teneur en fer, turbidité
et couleur). La commune n?a pas pu être
alimentée en eau potable par le système de
distribution pendant une période de 12 jours
sur le mois de janvier. L?incident est lié à des
températures trop basses ne permettant pas
de bien mettre en oeuvre le procédé physico-
chimique de flottation. Cet événement a
prouvé la fragilité de l?approvisionnement en
eau potable sur notre territoire et la difficulté
majeure à pallier cet approvisionnement par
ravitaillement extérieur.
Sur Saint-Pierre, le captage d?eau est assuré
par deux retenues d?eau : l?étang du Goéland
et l?étang de la Vigie. Le barrage du Goéland a
été réceptionné en 2012. Il s?agit d?un ouvrage
béton poids, classe C. Le barrage de la Vigie
a été réceptionné en 2025 (financement
CCT État ? Collectivité Territoriale). Il
s?agit également d?un ouvrage béton poids
ancré, de classe C. Ces deux ouvrages sont
La comitologie locale s?est déployée sur le
territoire avec la définition d?un référent
local PEDOM au sein de la DTAM, la mise en
place d?un comité technique et d?un comité
de pilotage. Une convention transitoire 2025-
2026 a été rédigée pour définir la trajectoire
sur deux ans permettant d?intégrer un
contrat de progrès. Un comité des financeurs
s?est également tenu pour établir le premier
programme pluriannuel d?investissement.
En 2022, les contentieux judiciaires relatifs
aux travaux entrepris en 2000 sur ces
infrastructures ont été clôturés. Les trois
collectivités locales se sont lancées dans un
groupement de commande pour la rédaction
des nouveaux schémas directeurs. Le bureau
d?étude a recommandé des travaux de
réhabilitation des pompes de relevage afin
d?obtenir les données fiables permettant de
dimensionner les ouvrages de traitement des
eaux usées sur Saint-Pierre.
Le territoire de Saint-Pierre-et-Miquelon s?est
engagé dans la démarche Plan eau DOM en
2024, notamment avec son intégration dans
le dispositif par l?instruction interministérielle
du 12 juillet 2024.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
39
Réservoir de Morne Pitault 2 sur la commune de Ducos (Martinique)
© Équipe projet Plan eau DOM de la Martinique
PARTIE 2
II.Perspectives
2025 et 2026
© Office de l?eau Martinique
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
41
Explore2 : avancer vers une stratégie
de long terme pour les ressources
en eau ultramarines dans un contexte
d?adaptation au changement climatique
Officiellement lancé en juillet 2021,
le projet Explore2 a présenté fin 2024
des modélisations simulant l?impact du
changement climatique et donnant à voir les
futurs possibles des ressources naturelles en
eau et des aléas hydro-climatiques en France
Hexagonale jusqu?en 2100. Le programme
a été relancée en 2025 en Outre-mer pour
anticiper les ressources en eau à l?horizon
2100 dans un contexte d?adaptation au
changement climatique.
Ce qui a été fait :
Sensibilisation des territoires ultramarins
(Guadeloupe, Martinique, Guyane,
La Réunion, Mayotte) via les services
déconcentrés ;
Information lancée dans chaque
territoire sur un projet de feuille de route
territorialisée ;
Premiers échanges avec les élus au sein des
Comités Eau et Biodiversité (CEB) ;
Proposition d?un cadre national de
structuration du projet autour de
cinq piliers : pilotage local, appui
national à l?animation des utilisateurs
et à la coordination scientifique,
pilotage national, et accompagnement
interministériel.
Ce qui reste à faire pour que le projet
fonctionne :
Finaliser et faire valider d?ici fin 2025 les
feuilles de route territorialisées, en co-
construction avec les acteurs locaux de
chaque territoire ;
Mettre en place un accompagnement
adapté : passant par exemple par une
convention pluriannuelle avec l?OiEau
pour animer les utilisateurs de la donnée,
le lancement d?un consortium scientifique
Outre-mer coordonné nationalement, et
le renforcement du pilotage national ;
2.1 Les principaux enjeux à venir
La transposition à l?échelle nationale de la
directive révisée des eaux résiduaires
urbaines, dite DERU2
L?adoption, en octobre 2024, de la révision
de la directive relative aux eaux résiduaires
urbaines a marqué le début d?un important
travail de transposition au niveau national.
Ce processus doit s?accompagner d?une
attention particulière portée aux spécificités
des territoires d?Outre-mer, afin de garantir
une mise en oeuvre adaptée et équitable.
La directive révisée introduit des avancées
majeures en matière de gestion des eaux
usées, notamment :
L?élargissement de la collecte et du
traitement secondaire aux agglomérations
d?assainissement de plus de 1 000 EH ;
La création de « Plans de gestion intégrée
des eaux résiduaires urbaines » ;
L?obligation du traitement poussé azote/
phosphore pour toutes les grandes
agglomérations ;
La mise en place d?un traitement des
micropolluants ;
La neutralités énergétique et climatique ;
L?accès à l?assainissement pour tous.
L?équipe nationale du Plan eau DOM
participe activement aux groupes de travail
dédiés à la transposition de la directive
révisée. Par ailleurs, les acteurs ultramarins
seront également associés à ce processus,
afin d?assurer la prise en compte des réalités
propres à ces territoires. Ces dispositions
imposent à nos collectivités et opérateurs
d?eau un effort d?adaptation, mais elles
offrent aussi une opportunité structurante
d?améliorer durablement la qualité du service
public et la sécurité sanitaire des populations.
1. La GEMAPI : un transfert de compétences
obligatoire sans approche différenciée au
profit des territoires ultramarins
Partant du constat que la gestion des milieux
aquatiques et la prévention des inondations
incombait, à titre facultatif à l?État, mais
également à d?autres échelons de collectivités
territoriales, sans qu?aucun acteur ne soit
désigné pour l?assumer, la loi n° 2014-58 du
27 janvier 2014 de modernisation de l?action
publique territoriale et d?affirmation des
métropoles (MAPTAM) a attribué aux EPCI à
fiscalité propre une compétence obligatoire
portant sur 4 des 12 missions prévues à
l?article L. 211-7 du code de l?environnement1.
Afin de permettre aux EPCI de financer
ces nouvelles compétences, la loi a prévu
l?instauration d?une taxe facultative
assujettissant certaines catégories de
personnes physiques ou morales dans la
limite de 40 euros par an et par habitant2.
Cette taxe, qui n?a pas été votée dans tous les
DROM, connaît une montée en puissance en
fonction des facultés contributives locales,
mais reste sans commune mesure avec les
besoins identifiés.
L?instauration de la compétence GEMAPI n?a
pas donné lieu à une approche différenciée
au profit des DROM. Celle-ci s?applique
uniformément sur le territoire national sans
que les spécificités, les réalités économiques
et sociales et la complexité de chaque
territoire ultramarin n?aient été évaluées au
préalable.
La capacité opérationnelle de territoires
éloignés à appréhender, organiser et mettre
en oeuvre une compétence complexe,
exigeant des ressources humaines souvent
rares ainsi que des moyens techniques
spécifiques, constituait l?un des facteurs
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
42
Assurer un portage interministériel visible,
pour garantir le financement, la cohérence
et la pérennité du projet.
Pour conclure, les territoires d?Outre-mer
expriment un besoin fort : disposer eux
aussi d?un outil d?anticipation stratégique
sur les ressources en eau, comme cela a été
déployé en Hexagone. Explore2 Outre-mer
peut répondre à cette attente, à condition
de structurer un cadre d?action pérenne et
adapté aux réalités locales.
GEMAPI : une évaluation de la compétence
transferée depuis le 1er janvier 2018 aux
territoires
La compétence GEMAPI, transférée aux EPCI
des territoires des territoires d?outre-mer
depuis le 1er janvier 2018 y est partiellement
exercée. Si des avancées ont pu avoir lieu en
matière de prévention des inondations, la
gestion des milieux aquatiques continue de
souffrir d?un manque d?investissement.
C?est pour répondre à ce constat que
la Direction de l?Eau et de biodiversité
a souhaité qu?une mission permette la
réalisation d?un panorama de la prise des
compétences GEMAPI et GEPU dans les
DROM, l?identification des principaux
freins techniques et financiers, ainsi que la
formulation d?une stratégie d?actions en lien
avec les objectifs du Plan eau DOM.
Le bilan très mitigé de cette politique
publique dans les territoires ultramarins
conduit à questionner la méthode qui
a présidé à sa mise en oeuvre ainsi que
ses perspectives, dans un contexte où la
multiplication d?évènements climatiques
dévastateurs vient complexifier des situations
souvent déjà dégradées.
1 Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, les missions obligatoires transférées aux EPCI métropolitains ains qu?aux DROM concernent quatre
catégories d?intervention :
1° l?aménagement de bassin hydrographique ou d?une fraction de bassin hydrographique,
2° l?entretien de cours d?eau, canal, lac ou plan d?eau, y compris les accès à ce cours d?eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d?eau (...)
5° la défense contre les inondations et contre la mer et (...)
8° la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées
riveraines.
2 Articles 1530 bis et suivants du Code général des impôts
déterminants du succès de ce transfert. Or,
l?insuffisance de la prise en compte de ces
contraintes ont conduit plusieurs territoires
à n?aborder que le volet prévention des
inondations, en laissant de côté la gestion
des milieux aquatiques.
Enfin, la faiblesse des recettes générées par la
taxe GEMAPI, lorsqu?elle existe, l?absence de
dotation budgétaire dédiée ou en personnel
au profit des EPCI sont autant de facteurs
perçus comme un désengagement de l?État
vis-à-vis de ses responsabilités. Certains
territoires se sont trouvés dans l?incapacité
d?agir, d?autres ont adopté des stratégies
d?évitement qui expliquent le faible niveau
d?avancée du dispositif, notamment
s?agissant du volet milieux aquatiques.
À cet égard, la logique de « silo » qui préside au
déploiement de la GEMAPI et qui consiste à
appréhender chacun de ses volets de manière
indépendante, ne permet pas l?élaboration
de stratégies globales pour répondre à des
problématiques pourtant interdépendantes.
Enfin, le traitement différencié de la gestion
des eaux pluviales, mal appréhendée dans la
plupart des territoires ultramarins, constitue
un facteur de complexité supplémentaire.
2. La GEMAPI : une compétence issue d?une
juxtaposition de textes faisant cohabiter des
obligations concurrentes
Dans les DROM, la mise en oeuvre de la
GEMAPI met en exergue une problématique
juridique où des dispositions législatives
concurrentes, issues d?ajustements successifs
des délimitations de compétences entre
l?État et les collectivités, sont à l?origine de
difficultés croissantes.
La création de la GEMAPI n?a pas modifié les
droits et obligations de l?État sur le domaine
public fluvial dont il est propriétaire. Or, de
manière continue depuis 19483, à l?exception
de Mayotte, l?État est propriétaire de
l?intégralité du domaine public fluvial sur
lequel le GEMAPIEN est supposé intervenir.
Or, la loi MAPTAM a expressément prévu
que l?exercice de la compétence GEMAPI
ne dispense pas le propriétaire riverain
d?assumer ses obligations sur ses cours d?eau.
La juxtaposition ces dispositions suscite ainsi
un débat de fond où certaines collectivités
territoriales considèrent que la GEMAPI n?a
introduit que des possibilités d?action de leur
part ; l?obligation d?intervention demeurant
à la charge de l?État. Ce sujet d?actualité est
d?autant moins anodin que les responsabilités
encourues en cas d?évènements climatiques
majeurs ont des conséquences financières
considérables dans un contexte budgétaire
contraint.
3. Certains territoires ultramarins se sont
investis avec succès sur des projets conciliant
milieux aquatiques, biodiversité et enjeux
humains
Au-delà des délimitations de compétences
complexes de la GEMAPI et des obstacles
opérationnels qui viennent en limiter les
avancées, plusieurs territoires ultramarins se
sont néanmoins engagés dans des projets
conciliant la gestion et la restauration des
milieux aquatiques ainsi que la prévention des
inondations, dans le cadre de partenariats
multidisciplinaires4.
Grâce à une approche intégrée qui consiste
à appréhender les enjeux liés aux cours
d?eau de manière globale et non plus
morcelée au gré d?un découpage législatif
qui a trouvé ses limites, ces projets initiés
parfois depuis plus de 10 ans sont parvenus
à faire la démonstration de la pertinence de
programmes de « recherche-action » et de
leur efficience sur le terrain, notamment en
matière de génie végétal.
Ces programmes ont en commun de
s?appuyer sur des « solutions fondées sur la
nature » et correspondent en tous points aux
objectifs stratégiques de la feuille de route
nationale 2025-2030 pour l?ingénierie et le
génie écologique. L?axe 4 de cette feuille de
route prévoit, en effet, le développement de
démonstrateurs et de programmes d?actions
permettant la production de nouveaux
référentiels et de méthodes innovantes.
3 Décret n°48-633 du 31 mars 1948 relatif au régime des eaux dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de le
Martinique et de la Réunion
4 Parc national de la Guadeloupe programme Protéger, Programme Végétali à la Réunion, Réhabilitation de mares à Marie Galante,
Aménagement des milieux aquatiques de la Martinique par les techniques de génie végétal
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
43
Or, plusieurs territoires d?Outre-mer se
sont d?ores et déjà engagés dans cette voie
et disposent désormais d?une expertise
capitale, susceptible de profiter à l?ensemble
des territoires ultramarins.
Une dynamique spécifique aux Outre-mer
doit en conséquence être portée ; elle consiste
à privilégier une approche multisite afin de
mutualiser les bonnes pratiques, leur donner
la visibilité nécessaire et vaincre l?isolement
des territoires. Elle repose également sur le
partage d?expériences permettant d?engager
des projets ambitieux et de lever ainsi les
résistances inhérentes à l?innovation.
Elle dépend enfin d?un portage dédié assurant
une coordination et une structuration
essentielles des programmes de protection
des milieux aquatiques, de la biodiversité qui
s?y développe, mais également capables de
répondre aux défis humains qui pèsent sur
les outre-mer avec une acuité renouvelée.
Sur la base des recommandations du rapport
de la cour des comptes, des nouvelles
mesures du Plan eau, et des propositions
complémentaires issues des travaux des
équipes projets une feuille de route 2025-2030
cohérente pour la coordination nationale et
locale du plan a été dressée. Cette feuille de
route sera réévaluée à chaque COPIL national.
Les propositions évoquées font l?objet d?une
priorisation et indiquent éventuellement le
niveau d?arbitrage attendu.
Axe transversal : Les contrats de progrès
Recommandation complémentaire de la
coordination : Assurer le suivi et la dyna-
mique de renouvellement des Contrats
de Progrès échus afin de s?assurer de la
pérennité des actions du PEDOM auprès
des collectivités (financement?) en
prenant en compte les recommandations
de la Feuille de Route (2025-2026).
Pilote : Coordinateur
Recommandation complémentaire de
la coordination : Renforcer le pilotage
national du PEDOM pour permettre de
poursuivre et étendre la dynamique
engagée, et mieux intégrer les thématiques
de soutien juridique, technique et financier
(ministère de la transition écologique,
ministère des Outre-mer, ministère de la
santé et de l?accès aux soins - 2025).
Pilote : Coordinateur
Axe 1 : Renforcer la coordination avec les
actions de la santé
Recommandation complémentaire de la
coordination : OEuvrer pour le déploiement
de techniques analytiques rapides pour
favoriser la surveillance de la qualité de
l?eau ; et de méthodes d?analyses sous
accréditation/agrément pour le suivi du
contrôle sanitaire de l?eau.
Pilote : DGS
Recommandation complémentaire de la
coordination : Valoriser et permettre la
duplication d?initiatives prometteuses portées
localement en matière d?amélioration de
l?accès à l?eau potable ; notamment oeuvrer
pour l?extension du « Plan Eau potable »,
déployé par la préfecture et l?ARS Réunion
pour sécuriser le réseau d?eau, aux autres
territoires ultra-marins.
Pilote : DGS
Axe 2 : Renforcer les capacités financières
des acteurs locaux de l?eau et de
l?assainissement
Recommandation N°7 de la Cour des
Comptes : En relation avec les collectivités
locales et les services de la DGFiP, intégrer
dans le pilotage du PEDOM, l?appui aux
travaux sur la tarification, la gestion des
impayés et le recouvrement des factures.
Pilote : DEB, DGOM en appui
2.2 Une feuille de route 2025-2030
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
44
1.
2.
3.
4.
5.
Recommandation n° 21 du rapport
CGEDD/IGA : En Guyane, prévoir (DGCL)
des modalités de transfert des compé-
tences eau et assainissement aux EPCI
pour leur éviter une impasse financière.
Pilote : DEB
Recommandation n°1 de la Cour des
Comptes : Renforcer le principe de
conditionnalité des financements à
des résultats, grâce à des feuilles de
route simplifiées dotées d?indicateurs
stratégiques. (Contrats de progrès en
vigueur, Schémas directeurs de moins de
10 ans et SISPEA).
Pilote : DEB
Recommandation n°2 Cour des
Comptes : Renforcer les capacités de
suivi des autorités organisatrices sur
leurs prestataires et délégataires, par des
moyens accrus en matière de formation
et d?assistance juridique, et renforcer le
contrôle de légalité en préfecture.
Pilote : AFD
Axe 3 : Renforcer les capacités techniques
et d?ingénierie des autorités organisatrices
Recommandation complémentaire de
la coordination : En partenariat avec
les grandes écoles et les organismes de
formation, permettre le déploiement
d?offres de formations locales dans le
domaine de l?eau notamment le volet
sanitaire, pour des profils recherchés dans
les territoires d?Outre-mer.
Pilote : Coordonnateur et DGOM
Recommandation complémentaire de
la coordination : Création d?un réseau
d?échanges Outre-mer sur l?eau pour
partager les expériences et les projets,
afin de faire progresser l?expertise des
collectivités.
Pilote : Banque des territoires
Recommandation complémentaire de
la coordination : Renforcer la prise en
compte de la compétence GEMAPI dans
une optique de mobilisation au grand
cycle de l?eau.
Pilote : DEB
Axe 4 : Renforcer l?appui des territoires en
études, en expertises et en adaptation des
normes
Recommandation complémentaire de la
coordination : S?appuyer sur un réseau
d?experts pluridisciplinaire (économique,
social et environnemental) mobilisable.)
Pilote : Coordonnateur
Recommandation complémentaire de la
coordination : Lancer une réflexion avec
l?INRAE sur les filières de traitement des
boues et matières de vidange en milieu
insulaire.
Pilote : DEB
Recommandation complémentaire de la
coordination : Adapter la réglementation
relative aux installations d?assainissement
non collectif de type filtres plantés de
végétaux en lien la DGS.
Pilote : DEB
Recommandation complémentaire de la
coordination : Développer la démarche
Explore2 en outremer afin d?améliorer la
connaissance et les projections hydro-
climatiques en privilégiant les territoires
soumis à des sécheresses.
Pilotage : DEB
Recommandation complémentaire de
la coordination : Lancer une étude sur le
choix des matériaux des conduites et GC
et vieillissement (CSTB).
Pilote : DGOM
Axe 5 : Renforcer l?évaluation du Plan eau
DOM
Recommandation complémentaire de la
coordination : Réviser les indicateurs en y
intégrant des objectifs de résultats.
Pilote : Coordonnateur
Recommandation complémentaire de
la coordination : Mettre en place une
stratégie de contrôle des réalisations et
travaux.
Pilote : OFB
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
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6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
Guadeloupe
I. Guadeloupe (hors Marie-Galante)
En mars 2025 a été signé un avenant au
contrat COROM conditionnant le versement
de l?aide au fonctionnement au suivi rigoureux
des indicateurs de retour à l?équilibre et à leur
mise en oeuvre effective (départs volontaires,
amélioration du taux de recouvrement, lutte
contre les fuites, remplacement du parc
de compteurs, augmentation de l?assiette
abonné assainissement). Une restructuration
est attendue afin d?obtenir des résultats
tangibles.
Aussi le dispositif d?assistance technique sera
renforcé par un assistant technique en chef
et un assistant technique en comptabilité
ainsi qu?une participation financière pour le
recrutement d?un ingénieur grand travaux et
un Directeur Général Adjoint « ressources ».
Cependant, la gouvernance à 4, qui n?est
nullement décisionnaire, ne peut se substituer
au conseil syndical, à qui il échoit de mettre
en oeuvre un projet stratégique encore
manquant et les mesures de redressement
qui en découlent.
2.3 Les actions et perspectives territoriales
Les principaux projets prévus en 2025 sont
les suivants :
Usine de Cacao à Sainte-Rose ? 3 M¤ ;
Réservoir et filtration usine Desvarieux au
Moule ? 2,6 M¤ ;
Réseau Eau bourg et Grands Fonds aux
Abymes ? 4,2 M¤ ;
Réseau Eau Borricaud, Durivage, Cavanière
à Sainte-Anne ? 3,1 M¤ ;
Réseau Eau Gorot, Pombiray, Belle-Année à
Saint-François ? 5,5 M¤ ;
Réseau Eau Saint-Sauveur à Capesterre-
Belle-Eau ? 1,3 M¤ ;
Réseau Eau Baillif ? 3,5 M¤ ;
Réseau Eau Petit-Bourg ? 2 M¤ ;
Réseau d?eau et d?assainissement de la
Marina Pointe-à-Pitre / Gosier ? 3,8 M¤ ;
Réseau d?eau et système d?assainissement
Petit-Canal ? 21,7 M¤ ;
Filière Boues Station d?épuration Baillif ?
1,1 M¤ ;
Filière Boues station d?épuration Goyave et
Petit-Bourg ? 1,4 M¤.
Enfin 2025 permettra enfin la finalisation
des schémas directeur eau potable et
assainissement et le démarrage du schéma
des eaux pluviales.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
46
Axe 7 : Associer et informer la société civile
et le monde agricole au Plan eau DOM
Recommandation n°3 de la Cour des
Comptes : Intégrer les usagers dans
le pilotage du PEDOM (formations,
mutualisation d?expérience) et en faire
une mention obligatoire dans les contrats
de progrès, sous forme d?engagements
précis et de fiche-action.
Pilote : Coordonnateur
Axe 6 : Renforcer la valorisation et la
communication des opérations financées
Recommandation complémentaire de la
coordination : Communiquer, valoriser
sur les réussites et les projets réalisés en
lien étroit avec les préfets et les territoires
et permettre la duplication d?initiatives
prometteuses portées localement en
matière d?amélioration de l?accès à l?eau
potable.
Pilote : DGOM
19. 20.
II. Marie-Galante
Les principaux projets 2025 pour la CCMG
sont les suivants :
Finalisation du schéma directeur eau
potable ;
Finalisation du bilan du contrat de progrès
et lancement du contrat renouvelé ;
Lancement du Plan Territorial de Gestion
de l?Eau ;
Étude de pré-figuration de la GEMAPI ;
Étude sur la définition d?une politique
sociale de l?eau.
Les programmes d?action 2025 sont les
suivants :
Les opérations phare 2025 seront les :
filière de traitement des sous-produits de
l?assainissement par les filtres plantés de
végétaux à Folle-Anse (3,2 M¤) ? cf. photo
ci-dessous CCMG ;
réhabilitation de 3 réservoirs (Morne
Constant, Balisier, les Sources).
Travaux en cours sur la filière de
traitement par filtres de végétaux
© Communauté de communes de Marie Galante
Accès à l?eau potable :
extension du réseau AEP
(Héloin, Le Bontemps, Vanniers,
Ducos, Port-Louis)
1 156 810,00 ¤
Amélioration des performances
du réseau AEP 1 106 050,00 ¤
Réhabilitation des réservoirs
- TF - Complément 1 200 000,00 ¤
Élaboration PTGE 200 000,00 ¤
Communication Dlo Péyi MG /
Acquisition bar à eau + carafes 25 000,00 ¤
TOTAL AEP 3 687 860,00 ¤
STEP Folle-Anse : Réhabilitation
génie civil et équipements
(dégrilleur, dessableur, dégraisseur, ...)
676 000,00 ¤
Amélioration des performances
du réseau ASST dans les
centres-bourgs
1 675 500,00 ¤
Préconisations SDAEU 550 960,00 ¤
TOTAL ASS 2 902 460,00 ¤
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
47
Guyane
Les perspectives futures concernant le Plan
eau DOM suivent les axes priorisés pour
permettre l?avancement des opérations
AEP/EU du territoire, avec un objectif de
structuration des services liés à l?eau. À ce
titre, l?année 2025 est bien entendue marquée
par l?arrivée à échéance de l?ensemble des
contrats de progrès du territoire qui devront
être évalués et adaptés afin de donner lieu au
contrat de progrès seconde génération.
Par ailleurs, le lancement sur le territoire
de deux audit (l?un concernant les STEU
non conformes de manière chronique et le
second sur les installations d?alimentation en
eau potable dur le Maroni) devrait aboutir
à de nombreuses recommandations afin
d?améliorer l?efficience des installations
tant de traitement des eaux usées que
d?alimentation en eau potable.
Dans une optique de résilience, le comité
sécheresse sera pérennisé et régulièrement
réuni (même hors période sécheresse) afin
de s?assurer de l?avancement des actions
prioritaires à une adaptation efficace et
effective des services d?eau potable et
d?assainissement en période de crise.
Enfin, les échanges entre les représentants
des collectivités compétentes en eau potable
et en assainissement, organismes financiers
publics (AFD, Banque des Territoires), Office
de l?eau de Guyane (OEG), Comité de l?eau et
de la biodiversité (CEB), les services de l?État
et autres parties prenantes, doivent toujours
s?accentuer pour à terme faire évoluer les
situations des communes sur les thématiques
AEP/EU.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
48
Enfin, bien entendu, la dynamique nouvelle
autour du PEDOM Guyane devra être
maintenue pour continuer, encore et toujours,
à améliorer le fonctionnement des services
d?eau et d?assainissement du territoire par le
suivi et l?accompagnement des communes à
la mise en place des opérations nécessaires à
la structuration du territoire.
Martinique
Financement des investissements et suivi du
plan
L?enjeu pour 2025-2026 sera de mobiliser les
crédits disponibles de tous les financeurs à un
niveau plus élevé qu?en 2024, conformément
au CCT 2024-2027, pour maintenir la
dynamique des investissements nécessaires
au territoire.
Dans ce contexte, une attention particulière
sera à porter à la sécurisation des redevances
perçues par l?ODE à la suite de la réforme des
redevances en vigueur depuis le 1er janvier 2025.
Le travail engagé avec les fédérations
professionnelles du BTP devra être poursuivi
pour améliorer la visibilité de la commande
publique et les délais de paiements des EPCI et
formuler des propositions sur la stratégie du bon
achat ainsi que la formation et le recrutement.
L?appui technique à maîtrise d?ouvrage porté
localement par l?AFD sera poursuivi et affiné
dans le cadre du deuxième programme pour
mieux répondre aux attentes des EPCI.
Le suivi des indicateurs techniques et financiers
du PEDOM devra être renforcé en vue d?en
permettre la communication vers le grand public.
Planification
L?aboutissement des schémas directeurs
d?alimentation en eau potable des trois EPCI
est attendu en 2025 pour la CACEM et CAP
NORD et en 2026 pour la CAESM et devra
permettre de mieux identifier les priorités
d?actions à intégrer dans les futurs contrats
de progrès.
L?élaboration de la deuxième génération de
contrats de progrès devra être engagée dès
2025 pour CACEM-Odyssi et la CAESM en
vue d?un achèvement en 2026.
Les audits d?accès à l?eau potable, initialement
attendus pour le 1er janvier 2025, devront
être lancés en 2025 et le travail engagé sur
les plans gestions et de sécurité sanitaires des
eaux devra être poursuivi.
Gouvernance locale
Les réunions des comités de suivi et des
comités des financeurs se poursuivront
en 2024 et une conférence territoriale des
acteurs de l?eau pourra être organisée d?ici
fin 2025.
La Réunion
Le travail autour des actions de formation va
se poursuivre en 2025 :
1. Formation initiale par la mise en place
d?un Master « Métiers de l?Eau » à la Réunion
Perspectives 2025 : En 2025, cette collabo-
ration doit désormais être formalisée à
travers une convention Université de La
Réunion ? ENGEES qui détaillera les modalités
d?intervention de l?ENGEES au sein de
l?Université et les financements associés. La
première promotion 2023-2025 a bénéficié
tardivement des enseignements ENGEES. Une
élève sera employée en collectivité à la fin de
son cursus, en 2025. La seconde promotion
(2024-2026) bénéficiera des enseignements
ENGEES selon les modalités de la convention
en cours de signature qui devrait fluidifier les
échanges.
La première promotion a organisé « les petites
assises de l?eau » le 25 avril 2025, permettant
un temps de présentation et d?échange sur
les grands projets du territoire en matière
d?eau et d?assainissement (Gestion de l?eau
à la CINOR, REUT CASUD, MEREN,). L?après-
midi était consacré à des ateliers participatifs
sur le cycle de l?eau, les bons gestes en cas
d?inondation, etc. Cette manifestation a
été valorisée lors de la conférence de l?eau
organisée par le préfet de La Réunion le 30
avril 2025.
2. Formation professionnelle des agents en
poste, à travers des sessions de formation
Avant l?achèvement de la première période
d?ATMOA (fin 2025), il est envisagé une
5e formation au second semestre sur la
thématique de la tarification des services
publics d?eau et d?assainissement
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
49
3. Formation des élus dans le domaine de
l?eau.
Organisation sur le territoire d?évènements
impliquant les élus dans la prise de
conscience de la complexité des actions dans
le domaine de l?eau et de l?assainissement et
la construction d?une stratégie de gestion de
la ressource en eau.
D?autres dynamiques sont également à
poursuivre
Plusieurs thématiques ont été initiées en
collaboration avec le PEDOM et doivent se
poursuivre :
1. Travailler de manière ciblée sur les
raccordables non raccordés (RNR) au réseau
d?assainissement ;
L?accompagnement des EPCI afin d?accélérer
le raccordement des contribuables à
l?assainissement collectif reste d?actualité à
la Réunion. Si des avancées sont constatées
sur le travail d?inventaire et d?incitation
au raccordement des raccordables non
raccordés au réseau d?assainissement sur
certains EPCI, d?autres accusent du retard.
Des études sont engagées sur certaines zones
particulièrement sensibles à la pollution des
nitrates : les eaux souterraines du captage
des Cocos (commune de Saint-Louis/ CIVIS)
et les eaux récifales de l?ouest (commune de
Saint-Paul/ TO-LACREOLE).
En ce qui concerne le lagon de La Réunion
dont la pollution par les nitrates pourrait bien
être la première cause de dégradation du
récif corallien dans le secteur de l?Hermitage-
La Saline, La Créole doit engager le projet
« RNR Lagon ».
Perspectives 2025 : Continuer à travailler
avec la CIVIS pour augmenter le nombre de
raccordements dans le secteur du captage
des Cocos (Commune de Saint-Louis).
Continuer à travailler avec la régie autonome
LA CREOLE pour augmenter le nombre de
raccordements dans le secteur des eaux
récifales de l?ouest (commune de Saint-Paul).
Une journée technique dédiée à cette
problématique, pilotée par l?Office de l?Eau,
en collaboration avec la DEAL est prévue au
premier semestre 2025.
2. Initier un travail sur l?amélioration des
rendements (et sur le stockage de l?eau).
Alors que les objectifs du Grenelle de
l?environnement (variables en fonction
des caractéristiques géographiques des
communes) sont compris entre 65 % et 85 %
de rendement, le rendement moyen des
réseaux d?eau potable de La Réunion est de
63 %, ce qui signifie que l?on perd 37 % de
l?eau que l?on capte. Cette moyenne cache
de grandes disparités sur le territoire (23 % à
Sainte-Rose, 81 % à Bras Panon). 5 communes
sur 24 respectent ou dépassent les objectifs
du Grenelle. Plusieurs phénomènes
pourraient expliquer ce chiffre : le vol d?eau,
des fuites en réseaux public, mais aussi des
fuites en réseaux privés.
Les variations climatiques de plus en plus
extrêmes et de plus en plus fréquentes
pousse à revoir les modes de fonctionnement
et anticiper des solutions aux difficultés
rencontrées en période de crise. Le PEDOM
veillera, en association avec l?ARS, à ce que
soit intégrer des recherches de solutions afin
de garantir l?approvisionnement en eau à
chacun, toute l?année (groupe électrogène,
recherche de nouvelle ressource, ...)
Perspectives 2025 : Renforcer la coordination
avec le Plan eau potable de l?ARS et inciter les
autorités organisatrices de l?eau à mobiliser
les subventions pour la réhabilitation des
réseaux (Office de l?eau et Office de la
Biodiversité) et avancer dans leur schéma
directeur intercommunal d?adduction en eau
potable.
3. Communiquer, échanger, former sur les
sujets à enjeux : accès à l?eau, tarification,
protection des captages notamment.
En collaboration avec l?Office de l?eau,
plusieurs journées techniques et formations
sont programmées en 2025, en complément
du programme ATMOA.
En eau potable :
Une journée technique dédiée à l?accès à
l?eau pour tous ;
Une demi-journée de mise en pratique des
outils de l?accès à l?eau pour tous sur le
territoire de la CINOR ;
AE 164 millions d?euros
Dont
PEM 35 millions d?euros
CCT 10 millions d?euros
Fonds vert 30 millions d?euros
FEDER 77 millions d?euros
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
50
Un webinaire sur l?animation autour des
captages d?eau potable ;
Des formations en collaboration avec le
CNFPT ;
3 jours sur la protection des captages d?eau
potable ;
3 jours sur la résorption des fuites en eau
potable ;
Des formations en collaboration avec l?ARS
et l?EHESP ;
2,5 jours sur le PGSSE.
En assainissement :
Une Journée technique sur les RNR ;
Une formation sur la conception des
postes de refoulements ;
Deux sessions de formation sur le contrôle
des ANC ;
Une Journée technique sur la DERU2 et ses
incidences pour le territoire.
En gestion des milieux aquatiques et gestion
des eaux pluviales :
Une formation en collaboration avec le
CNFPT et l?OFB ;
3 jours sur les solutions fondées sur la
nature ;
Une Journée technique sur la gestion
durable des eaux pluviales.
À noter également l?organisation d?ateliers
territoriaux et la conférence de l?eau ainsi
que la participation du territoire au 1er
carrefour des gestions outre-mer de l?eau en
novembre 2025 à Saint-Denis qui proposera
de nombreuses conférences autour des
thèmes à enjeux du PEDOM et des ateliers de
travail spécifiques.
Mayotte
L?année 2025 devra permettre la mise en
oeuvre opérationnelle du Plan Eau Mayotte,
et de ces très nombreuses actions.
Elle sera également l?année du RETEX, sur
tous les aspects dont l?eau, du cyclone Chido,
puis du passage début janvier de la tempête
tropicale DIKELEDI. Ce RETEX conduit à
de nombreuses missions techniques et
politiques, et de la définition des ajustements
requis aux différentes politiques publiques. Le
Plan Eau Mayotte devra sans aucun doute être
réajusté. Les deux lois spécifiques à Mayotte
auront un impact sur les services d?eau. Enfin,
le cyclone puis la tempête tropicale, auront
mis en évidence la place centrale de l?eau dans
les politiques publiques, notamment dans le
cadre de reconstruction à venir de l?île. Mais
également ces évènements renforcent le
besoin des actions relatives à l?adaptation au
changement climatique, et plus encore à la
définition d?une stratégie long terme de l?eau
(2050-2070...2100).
En matière d?assainissement, on peut
indiquer les avancées suivantes :
Construction du système d?assainissement
de Koungou, en cours de travaux (STEP et
réseaux), mise en service attendue courant
2025 ;
Mise en service de la STEP du Centre en
lien avec la restructuration des réseaux de
transport et collecte, attendue pour la fin
2025 ;
Construction en cours du système
d?assainissement de Mamoudzou SUD
(STEP et réseaux), dont la construction est
lancée pour la STEP et se poursuit pour les
réseaux pour une mise en service attendue
à fin 2026.
Notons enfin que fin 2025 nécessitera, à
Mayotte comme dans toutes les collectivités
du bloc communal, de préparer les
évolutions liées aux élections municipales,
communautaires, syndicales de mars 2026.
Sur un plan financier prévisionnel pour
l?année 2025 (source LEMA):
Saint-Martin
Le PPI, validé par le conseil d?administration
de l?EEASM le 23 février 2024 et présenté au
comité des financeurs du PEDOM, prévoit un
programme d?investissements de 65,6 M¤ sur
quatre ans, soit environ 16 M¤/an. Ce plan
comprend :
des travaux d?urgence pour sécuriser
l?usine actuelle ;
la construction d?une nouvelle UPEP, dont
le démarrage est prévu fin 2025, avec une
mise en service attendue en 2027 ;
et le renouvellement partiel des réseaux
d?eau potable.
La construction de la nouvelle UPEP est
programmée en plusieurs phases :
Phase pré-opérationnelle (sept. 2024 -
sept. 2025) : finalisation des études
de faisabilité, cadrage réglementaire,
élaboration des dossiers réglementaires ;
Instruction des dossiers (oct. 2025 -
mai 2026) : obtention des autorisations
nécessaires, hors Code de la Santé
Publique ;
Travaux sur l?UPEP existante (janv. -
sept. 2025) : lancement en conception-
réalisation pour assurer la continuité de
service ;
Travaux de la nouvelle UPEP (sept. 2025 -
fév. 2028) : consultation, phase de
conception puis réalisation ;
Instruction Code de la Santé Publique
(janv. 2025 - fév. 2028) : en parallèle de la
construction.
Il est rappelé l?importance du suivi du
contrat de progrès par les acteurs locaux.
Ce suivi sera assuré par le comité technique
du contrat de progrès, le comité de suivi, le
comité des financeurs et annuellement, une
conférence territoriale des acteurs de l?eau.
Par ailleurs, un comité opérationnel de l?eau,
qui regroupe les acteurs locaux (Préfecture,
DEAL, COM, EEASM, SAUR, OFB) est
organisé mensuellement pour partager les
informations, régler les problèmes soulevés
et suivre les investissements opérés.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
51
Saint-Pierre-et-Miquelon
La convention transitoire 2025-2026 du
Plan eau DOM sur Saint-Pierre et Miquelon
a été signée en juin 2025 par l?ensemble des
acteurs et des financeurs.
L?année 2025 est donc marquée par les
premiers travaux du PPI. Des travaux de
réhabilitation des pompes de relevage ont
été lancés au printemps 2025. Les travaux
devraient être réceptionnés au printemps
2026. Cela permettra ainsi de finaliser
l?ensemble des schémas directeurs à l?été
2026.
Dans le cadre du déplacement du village de
Miquelon, tenant compte de l?adaptation au
changement climatique, la première station
de traitement des eaux usées devrait être
construite sur l?emplacement du nouveau
village en 2025-2026. Il s?agit d?une solution
pour les 10 à 15 ans à venir, de 150 équivalent-
habitants en traitement biologique sur filtres
coco.
Un marché pour le recrutement d?un bureau
d?étude en charge de la rédaction du contrat
de progrès sera publié à l?automne 2025. Le
contrat de progrès pourra ainsi être validé et
signé fin 2026-début 2027.
Une étude financière sur le fonctionnement
sur l?assainissement collectif et non collectif
a également été lancée par la collectivité
territoriale en juin 2025.
Conclusion
PARTIE 3
© Office de l?eau Martinique
Néanmoins, l?autorité compétente
devra engager les réformes nécessaires
et les collectivités locales renforcer leur
mobilisation pour éviter une faillite du
syndicat unique. Enfin, la situation de la
régie Odyssi en Martinique sera à suivre avec
attention au regard des signaux d?alerte
de 2024. La question des taux d?impayés
concerne de nombreux territoires. Un
rapprochement avec la DGFIP sera opéré dès
2025 pour déterminer des solutions. Enfin,
la société civile à travers les associations
d?usagers et environnementales seront parties
prenantes des instances de concertation
conformément aux recommandations de la
cour des comptes.
L?année 2025 sera déterminante pour la
question de l?eau et de l?assainissement dans
les départements d?Outre-mer.
De nombreux contrats de progrès arriveront
à échéance et il conviendra de les renouveler.
L?accès à l?eau potable doit encore être
garanti dans certains territoires. À Mayotte,
dans le cadre du plan de refondation
du territoire, l?enjeu sera de maintenir la
dynamique 2024 d?investissement et de
garantir une mise en service de la future usine
de dessalement en 2027. Une attention toute
particulière devra concerner le déploiement
de dispositifs alternatifs de production d?eau.
En Guadeloupe, l?État et ses partenaires
resteront en soutien fort.
53
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Extension du réseau AEP Quartier St Michel Grand-Bourg (Marie-Galante)
© Établissement public des eaux et d?assainissement de Saint-Martin
PARTIE 4
Annexes
© Équipe projet Plan eau DOM
de la Martinique
55
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Annexes
1.
2.
3.
4.
5.
Suivi financier Plan eau DOM - Administrations centrales
Suivi des indicateurs Plan eau DOM - Territoires
Cartographie des contrats de progrès
Schéma de gouvernance
Liste des participants au COPIL
56
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Annexe 1. Suivi financier Plan eau DOM - Administrations centrales
Synthèse PEDOM 2016-2024 en AE
Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte Saint-Martin
Saint Pierre &
Miquelon
National TOTAL
Appui technique
TOTAL OFB 351 472 ¤ 0 ¤ 404 424 ¤ 80 000 ¤ 6 450 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 842 347 ¤
TOTAL AFD 1 927 115 ¤ 400 000 ¤ 321 300 ¤ 2 806 000 ¤ 3 038 700 ¤ 770 000 ¤ 0 ¤ 1 888 000 ¤ 11 151 115 ¤
TOTAL BOP 113 2 037 798 ¤ 503 985 ¤ 1 156 959 ¤ 411 531 ¤ 2 876 392 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 805 ¤ 6 987 470 ¤
TOTAL BOP SANTE 123 484 ¤ 123 680 ¤ 1 981 255 ¤ 880 983 ¤ 2 522 739 ¤ 0 ¤ 5 876 141 ¤ 5 876 141 ¤
TOTAL BOP 123 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 219 518 ¤ 219 518 ¤
TOTAL BDT 20 300 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 20 300 ¤
TOTAL Appui technique 4 460 169 ¤ 1 027 665 ¤ 3 863 938 ¤ 4 178 514 ¤ 8 444 281 ¤ 770 000 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 25 076 591 ¤
Subventions
TOTAL BOP 123/FEI 47 916 552 ¤ 11 025 153 ¤ 6 570 800 ¤ 23 888 308 ¤ 19 548 682 ¤ 4 364 000 ¤ 0 ¤ 113 313 495 ¤
TOTAL BOP 123/CCT 8 376 719 ¤ 2 646 738 ¤ 6 037 670 ¤ 14 226 390 ¤ 64 621 739 ¤ 16 741 237 ¤ 0 ¤ 112 650 492 ¤
TOTAL BOP 123 action 6 47 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 19 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 66 000 000 ¤
TOTAL BOP 113 -30 258 ¤ -503 317 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 259 537 ¤ 0 ¤ 0 ¤ -274 038 ¤
TOTAL BOP 362/PDR 1 065 896 ¤ 235 000 ¤ 99 500 ¤ 217 125 ¤ 1 212 857 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 2 830 378 ¤
TOTAL BOP 380 2 527 850 ¤ 640 000 ¤ 588 200 ¤ 3 087 416 ¤ 19 400 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 26 243 466 ¤
TOTAL OFB/SIB 27 755 159 ¤ 28 452 206 ¤ 26 620 919 ¤ 36 393 065 ¤ 54 728 066 ¤ 13 902 653 ¤ 0 ¤ 187 852 068 ¤
TOTAL OFB/PDR 8 248 000 ¤ 9 270 000 ¤ 8 369 776 ¤ 9 588 223 ¤ 10 058 000 ¤ 760 000 ¤ 0 ¤ 46 293 999 ¤
TOTAL Subventions 142 859 917 ¤ 51 765 780 ¤ 48 286 865 ¤ 87 400 527 ¤ 188 828 881 ¤ 35 767 890 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 554 909 860 ¤
Prêts
TOTAL AFD long terme 13 021 487 ¤ 12 246 770 ¤ 0 ¤ 154 657 615 ¤ 29 776 637 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 209 702 509 ¤
TOTAL AFD court terme 58 633 226 ¤ 21 852 146 ¤ 1 496 007 ¤ 5 303 000 ¤ 75 981 838 ¤ 3 592 800 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 166 859 017 ¤
TOTAL CDC-Banque des territoires 1 250 000 ¤ 0 ¤ 29 083 112 ¤ 139 256 898 ¤ 46 449 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 216 039 010 ¤
TOTAL Prêts 72 904 713 ¤ 34 098 916 ¤ 30 579 119 ¤ 299 217 513 ¤ 152 207 475 ¤ 3 592 800 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 592 600 536 ¤
TOTAL GENERAL 220 224 799 ¤ 86 892 361 ¤ 82 729 922 ¤ 390 796 554 ¤ 349 480 637 ¤ 40 130 690 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 1 172 586 987 ¤
TOTAL GENERAL hors PDR 210 910 903 ¤ 77 387 361 ¤ 74 260 646 ¤ 380 991 206 ¤ 338 209 780 ¤ 39 370 690 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 1 123 462 610 ¤
TOTAL GENERAL hors prêts, hors PDR 138 006 190 ¤ 43 288 445 ¤ 43 681 527 ¤ 81 773 693 ¤ 186 002 305 ¤ 35 777 890 ¤ 0 ¤ 8 004 764 ¤ 530 862 074 ¤
57
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Synthèse PEDOM 2016-2024 en CP
Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte Saint-Martin
Saint Pierre &
Miquelon
National TOTAL
Appui technique
TOTAL OFB 183 646 ¤ 15 286 ¤ 213 382 ¤ 15 286 ¤ 21 737 ¤ 15 286 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 464 623 ¤
TOTAL AFD 1 759 154 ¤ 0 ¤ 81 000 ¤ 1 120 000 ¤ 2 408 700 ¤ 337 585 ¤ 0 ¤ 1 888 000 ¤ 7 594 439 ¤
TOTAL BOP 113 1 355 685 ¤ 419 079 ¤ 918 334 ¤ 861 799 ¤ 2 040 524 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 805 ¤ 5 596 226 ¤
TOTAL BOP SANTE 123 484 ¤ 123 680 ¤ 1 981 255 ¤ 880 983 ¤ 2 522 739 ¤ 0 ¤ 44 000 ¤ 5 676 141 ¤
TOTAL BOP 123 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 156 121 ¤ 156 121 ¤
TOTAL BDT 20 300 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 20 300 ¤
TOTAL Appui technique 3 442 269 ¤ 558 045 ¤ 3 193 971 ¤ 2 878 068 ¤ 6 993 699 ¤ 352 871 ¤ 0 ¤ 2 109 226 ¤ 19 487 551 ¤
Subventions
TOTAL BOP 123/FEI 38 906 296 ¤ 4 667 007 ¤ 11 066 219 ¤ 18 237 748 ¤ 19 553 143 ¤ 1 618 800 ¤ 0 ¤ 94 049 213 ¤
TOTAL BOP 123/CCT 3 631 020 ¤ 2 459 316 ¤ 1 720 911 ¤ 9 430 605 ¤ 37 730 117 ¤ 13 556 407 ¤ 0 ¤ 68 528 376 ¤
TOTAL BOP 123 action 6 44 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 19 000 000 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 63 000 000 ¤
TOTAL BOP 113 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 0 ¤
TOTAL BOP 362/PDR 139 780 ¤ 70 500 ¤ 64 850 ¤ 88 667 ¤ 406 041 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 769 838 ¤
TOTAL BOP 380 1 648 710 ¤ 272 500 ¤ 0 ¤ 588 096 ¤ 7 153 055 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 9 664 384 ¤
TOTAL OFB/SIB 16 191 500 ¤ 16 919 215 ¤ 18 725 899 ¤ 26 826 190 ¤ 22 186 579 ¤ 10 597 273 ¤ 0 ¤ 111 446 655 ¤
TOTAL OFB/PDR 7 357 344 ¤ 2 567 899 ¤ 6 540 635 ¤ 8 993 793 ¤ 6 864 044 ¤ 512 339 ¤ 0 ¤ 32 836 054 ¤
TOTAL Subventions 111 874 650 ¤ 26 956 437 ¤ 38 118 514 ¤ 64 165 098 ¤ 112 892 979 ¤ 26 284 819 ¤ 0 ¤ 0 ¤ 380 294 520 ¤
TOTAL GENERAL 115 316 919 ¤ 27 514 482 ¤ 41 312 484 ¤ 67 043 167 ¤ 119 886 678 ¤ 26 637 690 ¤ 0 ¤ 2 109 226 ¤ 399 782 071 ¤
TOTAL GENERAL hors PDR 107 819 795 ¤ 24 876 083 ¤ 34 706 999 ¤ 57 960 707 ¤ 112 616 593 ¤ 26 125 351 ¤ 0 ¤ 2 109 226 ¤ 366 176 179 ¤
58
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Annexe 2. Suivi des indicateurs Plan eau DOM - Territoires
Les indicateurs sont de quatre types :
Indicateurs de pilotage, qui reflètent la mise en place de la comitologie du PEDOM sur le
territoire
Indicateurs de performance des services
Indicateurs de gestion financière
Indicateur de Gouvernance et Organisation
Les objectifs et la progression des indicateurs sont à définir par la collectivité en fonction de
sa situation de départ. Ils se doivent d?être réalistes et ambitieux.
La liste n?est pas exhaustive : si la collectivité souhaite rajouter des indicateurs permettant de
mieux suivre un volet de son contrat de progrès, elle peut tout à fait le faire. La liste ci-dessous
est par contre la liste minimale des indicateurs.
Indicateurs de pilotage SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
Pilotage
Nombre de CRAE
réalisés
DEAL
Pilotage
Nombre de comités
des financeurs
DEAL
Pilotage
Nombre de comité
de suivi du contrat
des progrès
DEAL
1 Performance des services SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
1.1 Qualité
de service
Taux d?occurrence
des interruptions
de service non
programmées
P151.1 Collectivité À définir par
la collectivité
1.1 Qualité
de service
Taux de conformité
microbiologique eau
distribuée
P101.1
ARS ou
collectivité
100 %
1.1 Qualité
de service
Taux de conformité
physico-chimique
eau distribuée
P102.1 100 %
1.2 Planification
Réalisation d?un
schéma directeur
eau potable
Collectivité Moins
de 10 ans
1.2 Planification
Réalisation d?un
schéma directeur
assainissement
Collectivité Moins
de 10 ans
1.2 Planification
Rapport subventions
validées sur total
des nouveaux
investissements de
l?année Eau Potable
Collectivité Maintien
du rapport
Rapport entre les
subventions accordées
en comité des
financeurs de l?année
sur le montant total
des projets présentés
dans l?année
1.2 Planification
Rapport subventions
validées sur total
des nouveaux
investissements
de l?année
Assainissement
Collectivité Maintien
du rapport
1.3
Performance
des
installations
Rendement
du réseau de
distribution
P104.3 Collectivité
80 % ou 10 %
de plus que
le rendement
actuel
59
1.3
Performance
des
installations
Indice Linéaire de
Perte P106.3 Collectivité Diminution de
1 à 2 m3/j/km
1.3
Performance
des
installations
Temps de séjour
de l?eau dans les
réservoirs AEP
Collectivité 24h
Somme des volumes
de tous les réservoirs
d?eau potable
divisée par le volume
maximum journalier
mis en distribution
1.3
Performance
des
installations
Taux de charge des
stations d?épuration SPE 80 à 90 %
Données issues de
ROSEAU qui calcule
le taux de charge des
STEP
1.3
Performance
des
installations
Taux de system
d?assainissement
conformes ERU sur
nombre total
SPE 100 %
Nombre de systèmes
d?assainissement
déclarés conformes par
le SPE sur le nombre
total de la collectivité
1.4 Gestion
clientèle
% d?abonnés
desservis par un
réseau sécurisé
ARS 100 %
Calcul à partir des
UDI alimentées par
une ressource ou une
usine de traitement
maîtrisant la potabilité
de l?eau
1.4 Gestion
clientèle
Taux d?abonnés
raccordés à
l?assainissement sur
raccordables
Collectivité 98 %
Nombre d?abonnés/
habitations raccordés
au réseau sur le
nombre d?habitations
raccordables (donc
ayant un réseau
public passant sur
la voie riveraine de
l?habitation)
1.4 Gestion
clientèle
Taux d?installations
d?ANC contrôlées sur
parc total
Collectivité 100 %
Nombre d?installations
contrôlées au moins
une fois sur le nombre
total d?installations
recensées
1.5 Gestion
patrimoniale
Taux moyen de
renouvellement
des réseaux d?eau
potable
P107.2 Collectivité 1 %
1.5 Gestion
patrimoniale
Taux moyen de
renouvellement
des réseaux
d?assainissement
P253.2 Collectivité 0,50 %
2 Gestion financière SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
2.2 Recettes
Taux moyen
d'impayés eau
potable
P154.0 Collectivité Sous 10 %
2.2 Recettes
Taux moyen
d'impayés
assainissement
P257.0 Collectivité Sous 10 %
2.3 Capacités
financières
Évolution de
l'épargne nette Eau
Potable
Collectivité En
augmentation
Issu du Compte
Administratif
{(Recettes
d?exploitation
(Comptes 70-71-72-74-
75-76-013)} - {Dépenses
d?exploitation
(Comptes 011-012-65-
66) + Rem capital des
emprunts (compte
DIN 16)}
2.3 Capacités
financières
Évolution de
l?épargne nette
Assainissement
Collectivité En
augmentation
2.4 Endettement
Durée d'extinction
de la dette Eau
Potable
P153.2 Collectivité >15 ans
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
60
2.4 Endettement
Durée d?extinction
de la dette
Assainissement
P256.2 Collectivité >15 ans
3 Gouvernance et organisation SISPEA Source
Objectifs
indicatifs
Méthode
de calcul
3.1 Organisation
des services
% d'atteinte de
l'organigramme cible Collectivité 95 %
Ratio entre le
personnel présent au
31/12 et le nombre
de postes défini
dans l?organigramme
complet
Ce tableau a été envoyé aux collectivités du PEDOM à partir de la fin 2022, après un travail
collaboratif avec les collectivités de la Réunion.
L?évolution d?une année sur l?autre, de par l?inertie des services est relativement faible.
C?est pourquoi, il est important d?avoir des chroniques d?au moins 5 ans, pour apprécier les
tendances lourdes : de ce fait, on distingue tout de suite les collectivités qui ont enclenché un
processus d?amélioration de celles qui n?arrivent toujours pas à le faire
Par territoires, les résultats seront présentés sous forme de points forts et de points à améliorer :
En Guadeloupe, les deux collectivités ayant un historique, une taille et une situation non
comparables, il est nécessaire de les individualiser.
Pour la CC de Marie-Galante, les points forts constatés les années précédentes sont toujours
présents :
Un très bon remplissage des indicateurs,
Une qualité de l?eau désormais parfaitement conforme (100 % depuis 2021),
Une amélioration notable du rendement du réseau, de 50 % à 65 % en 5 ans malgré une
petite baisse en 2022,
Une diminution forte des impayés, comme l?atteste le graphique ci-dessous,
Un nombre d?usagers de l?assainissement effectivement raccordés satisfaisant
Une durée d?extinction de la dette très courte (nulle en eau et de 3 ans en assainissement).
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Evolution du rendement en Eau Potable CCMG
CCMG (971)
Évolution du rendement en Eau Potable CCMG
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
61
0,00%
5,00%
10,00%
15,00%
20,00%
25,00%
30,00%
35,00%
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Impayés CCMG
Eau Potable Assainissement Collectif
Impayés CCMG
0,00 %
10,00 %
20,00 %
30,00 %
40,00 %
50,00 %
60,00 %
70,00 %
2021 2022 2023 2024
Impayés en Guadeloupe
Deshaies AEP Lamentin AEP Pointe-Noire AEP
Vieux Fort-Bouillante AEP SMGEAG-Régie (971) AEP Lamentin AC
Pointe-Noire AC Vieux Fort-Bouillante AC CCMG
Impayés en Guadeloupe
Malgré tout, la tendance des impayés n?est pas bonne puisqu?elle est en légère progression
depuis 2022 et repasse au-dessus de la barre des 10 % pour l?Assainissement. La mise en place
de la télérelève permettra peut-être aux abonnés de mieux surveiller leur consommation, en
particulier des potentielles fuites. Il sera intéressant de connaître la stratégie de la CCMG et de
son délégataire pour ces impayés et elle pourra être exposée dans le futur contrat de progrès.
Pour le SMGEAG, créé en 2021, il n?y a pour l?instant pas d?indicateur à l?échelle du syndicat,
dont certaines communes sont en régie directe et d?autres en délégation de service public,
toutes situées sur l?île de Basse-Terre.
La grande fragilité du SMGEAG sont les finances, mises à mal par une gestion des abonnés
déficiente, tant par l?édition des factures que par le paiement des abonnés.
La régie a un taux d?impayés en 2023 de 34 %, en dégradation par rapport à 2022, très au-
dessus des impayés des services en délégation. On note également que les impayés plus
importants en Assainissement qu?en Eau Potable, ce qui dénote sans doute une difficulté à
payer ses factures par les abonnés qui ont à la fois la facture d?eau et d?assainissement collectif.
Le SMGEAG doit dans son Contrat de Progrès à réaliser d?ici 2026, apporter une analyse des
abonnés les plus fragiles et établir une stratégie relative à la politique sociale de l?eau.
Par ailleurs, on voit que le taux d?impayés est plus bas pour les services ayant une qualité de
service satisfaisante comme Marie-Galante : le consentement à payer est logiquement plus
fort quand le service est satisfaisant.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
62
Le SMGEAG ne remplit pas correctement les données SISPEA pour certains indicateurs : par
exemple, le P151.1, le taux d?occurrence des interruptions non programmées devrait prendre
en compte les tours d?eau qui ne sont pas des interruptions de service normales, mais des
interruptions de service causés par une insuffisance des installations. Ce point sera à corriger
pour les prochaines années.
En Martinique, les services d?eau et d?assainissement sont regroupés depuis 2017, ce qui facilite
la récupération des données à l?échelle des EPCI.
Les points forts sont la maîtrise de la qualité de l?eau qui est désormais entre 96 % et 100 % en
2023.
Pour ce qui est du rendement du réseau, la réforme des redevances a modifié le remplissage
des données pour la CACEM (régie Odyssi), qui, comme cela avait été noté dans le précédent
rapport, surévaluait les volumes non comptabilisés, ce qui augmentait de fait le rendement du
réseau. Ce remplissage plus juste fait que le rendement chute entre 2022 et 2023 comme on
peut le constater dans le graphe ci-dessous :
Au niveau du suivi des impayés, la lente dégradation pour tous les services depuis 2016 se
poursuit pour les services les plus fragiles : les régies d?eau et d?assainissement de Odyssi tandis
que du côté des deux autres collectivités, il y a une légère inflexion.
Côté assainissement, en supposant que les données soient effectivement représentatives de
la réalité, il y a lieu de s?inquiéter du taux de charge des stations d?épuration. Ce point sera à
développer dans le prochain contrat de progrès, pour assurer le traitement dans de bonnes
conditions des effluents. En effet, deux collectivités sur les 3 ont des taux supérieurs à 100 %
et la 3e à un taux qui chute depuis 2020 : est-ce dû à la démographie du territoire ?
40%
45%
50%
55%
60%
65%
70%
75%
80%
85%
90%
2020 2021 2022 2023
Rendement AEP en Martinique
CAESM CACEM CAPNord
Rendement AEP en Martinique
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
63
Les principaux points à améliorer sont les mêmes que ceux de l?année dernière : les taux de
renouvellement des réseaux, tant en assainissement qu?en eau potable, insuffisants pour
permettre le maintien, voire l?amélioration du patrimoine, nécessaire quand le rendement est
un peu juste (en-deçà de 70 %) et les taux d?impayés comme décrits supra. La question de la
surcharge des stations d?épuration est également à résoudre.
En Guyane, la production des indicateurs SISPEA était relativement réalisée jusque pour
l?année 2019. Les années 2022 et 2023 sont trop souvent soit en attente de saisie soit en cours
de saisie sur SISPEA et ne sont donc pas accessibles.
Pour les collectivités qui remplissent, on peut constater des points forts tels que le rendement
ou la qualité de l?eau distribuée, même si l?ARS note des dépassements en Aluminium pour
plusieurs services ce qui correspond à des nécessités de modernisation des usines d?eau de
surface.
Pour les collectivités principales, le rendement est globalement satisfaisant, même si certaines
données (100 % de rendement en 2016 par ex) posent question.
50%
60%
70%
80%
90%
100%
110%
120%
130%
2020 2021 2022 2023
Taux de charge des Stations d'épuration
CAESM CACEM CAPNord
Taux de charge des Stations d?épuration
60%
65%
70%
75%
80%
85%
90%
95%
100%
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Rendement des réseaux AEP
CACL Kourou St Laurent Maripasoula St Georges
Rendement des réseaux AEP
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
64
Les indicateurs qui ne sont pas des indicateurs SISPEA ne sont quasiment pas remplis : ce sera
un travail à réaliser pour la rédaction des 2e contrats de progrès.
Sur l?Île de la Réunion, les indicateurs sont globalement bien produits, surtout ceux de SISPEA,
dont la base est bien renseignée par les collectivités, ce qui milite pour un usage prioritairement
de ceux-ci.
Sur la question du rendement du réseau d?eau potable, on observe que globalement les
tendances sont à l?amélioration. Néanmoins, la CASUD renseigne toujours des volumes
non comptabilisés très importants. TO a en revanche nettement diminué ces volumes sans
comptages ce qui impacte le rendement en 2023 par rapport à 2002
En assainissement, le point important est le taux d?habitations réellement raccordées sur les
raccordables. Cela fait d?ailleurs un axe du PEDOM à la Réunion. Trois EPCI ont renseigné cet
indicateur :
50%
55%
60%
65%
70%
75%
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Rendement des réseaux AEP
CASUD TO CIVIS CINOR CIREST
Rendement des réseaux AEP
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
2019 2020 2021 2022 2023
Raccordés sur raccordables
TO CIVIS CINOR
Raccordés sur raccordables
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
65
S?il est confirmé, le taux de la CIVIS est très faible bien qu?en légère progression. En revanche,
pour les deux autres collectivités, la tendance n?est pas bonne, sauf à expliquer que cette
diminution est due à l?extension récente des réseaux pour lesquels les habitations ne sont pas
encore raccordées du fait du délai de 2 ans.
Les points à améliorer pour les EPCI de l?Île de la Réunion sont toujours la maîtrise de la qualité
de l?eau, démarche entamée par le plan lancé par l?ARS avant le PEDOM et pour certaines
collectivités, une augmentation sensible du renouvellement des réseaux, nécessaire au
maintien du patrimoine ainsi que le travail sur les raccordables non raccordés.
À Mayotte, les indicateurs du PEDOM n?ont pas été produits pour les années précédentes, il
faut rechercher les données dans SISPEA.
La réduction des fuites est primordiale pour un territoire qui ne produit pas assez d?eau face à
la demande. Or la dynamique depuis plusieurs années n?est pas bonne, surtout quand on suit
l?indice linéaire de pertes qui est indépendant de la consommation, qui elle est en constante
augmentation.
L?indice linéaire de perte connaît une accélération de sa dégradation à compter de la mise en
place des tours d?eau en 2017. Les opérations de recherche et réparations de fuites en 2023
ont porté leurs fruits, contrairement à l?impression d?un réseau qui à peine réparé se mettait
à fuir juste à côté.
L?indice linéaire de perte est plus parlant que le rendement pour les services ayant une
évolution sensible des consommations : le graphe ci-dessous montre un rendement si se
dégrade relativement lentement, bien que les fuites aient plus que doublé en 10 ans.
0
2
4
6
8
10
12
14
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Indice linéaire de pertes (m3/j/km)
Indice linéaire de pertes (m3/j/km)
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
66
Les impayés sont fonctions en partie de la qualité du service. On peut le voir dans son évolution :
L?impossibilité de couper l?eau aux mauvais payeurs s?est tout de suite traduite par une
augmentation des impayés. Les exploitants ont par ailleurs constaté un effet « Covid »
sur l?acceptation de payer et enfin la crise de l?eau en 2023 à aggravé le phénomène. Ces
impayés sont non seulement préjudiciables à LEMA qui ne bénéficie pas des rentrées d?argent
escomptées. Cela fragilise également l?équilibre du contrat de DSP, ce qui peut avoir une
incidence notable sur les conditions de son renouvellement, prévu pour 2027.
64%
66%
68%
70%
72%
74%
76%
78%
80%
82%
84%
86%
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Rendement du réseau
Rendement du réseau
0%
5%
10%
15%
20%
25%
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Impayés AEP
Impayés AEP
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
67
Île de Saint-Martin : Cette année, il n?y a pas eu de production des indicateurs PEDOM pour
2023 et 2024. Il est donc reproduit le texte de l?année dernière :
Cette collectivité est renseignée sur SISPEA depuis seulement 2020. Par ailleurs, les indicateurs
PEDOM montrent que les années précédentes que le passage du cyclone Irma en 2017 a
provoqué une absence de données en 2018, mais que les indicateurs principaux ont bien
rattrapé en 2019-2020 la tendance d?avant Irma, comme le montre le suivi du rendement
AEP. Le rendement s?est juste maintenu entre 2021 et 2022, preuve que les actions mises en
place permettent juste le maintien du patrimoine et non son amélioration. À noter que pour
une collectivité comme Saint-Martin, le rendement acceptable est de l?ordre de 85 % (selon
la densité d?abonnés au km de réseau) : il y a donc 2 fois trop de fuites, ce qui milite pour un
plan d?action renforcé. L?EEASM a présenté cette année ce plan d?action, qui nécessite plus de
200 M¤ sur les 10 prochaines années.
Rendement du réseau de distribution
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
68
Conclusion
Les indicateurs techniques et financiers sont essentiels pour que les collectivités orientent
leurs politiques en matière d?eau et d?assainissement, tant du point de vue technique que
financier.
On voit, par les quelques courbes présentées supra, qu?il est important de voir la dynamique
sur plusieurs années, l?inertie des services faisant que d?une année sur l?autre, les évolutions
sont plus ou moins dans la marge d?erreurs (variation de la date des relevés?).
Il est important que les collectivités soient rigoureuses dans le remplissage de SISPEA, en
particulier de systématiser les calculs automatiques et surtout de bien estimer les données
qui ne sont pas mesurées comme les volumes de service ou non comptabilisés. Désormais,
certaines données sont à caractère fiscal, ce qui nécessite de bien se conformer aux fiches de
description des indicateurs SISPEA disponibles sur : https://www.services.eaufrance.fr/indicateurs
Globalement, les tendances vont vers une amélioration du service, même si beaucoup
d?indicateurs, qui traduisent effectivement cette amélioration sont insuffisamment et
rigoureusement renseignés, comme les impayés, la fréquence des interruptions de service
non programmée (qui doivent tenir compte des tours d?eau, même s?il sont « programmés »),
l?atteinte de l?organigramme cible?
Les 24 indicateurs propres aux services vont devoir être confortés sur au moins les 5 dernières
années et apparaître dans les seconds Contrats de Progrès, afin de :
Réaliser le bilan circonstancié des 5 années passées ;
Définir un point « Zéro » de début de second Contrat de Progrès ;
Permettre aux services de définir leurs objectifs à atteindre pour la fin du second cycle à la
fois raisonnables et ambitieux.
Il sera important d?exiger ce travail des collectivités lors de l?élaboration des Contrats de
Progrès et également lors des suivis annuels des 2e Contrats de Progrès.
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
https://www.services.eaufrance.fr/indicateurs
69
Annexe 3. Cartographie des contrats de progrès
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
70
Plan eau DOM
? Principes directeurs
? Engage l'Etat (MOM, MTE,
MSS, AFD, OFB, CdC) à
mobiliser pleinement ses
capacités financières et
d?expertise
Contrats de
progrès
?Mise en cohérence du plan d'investissement
avec les capacités techniques et financières des
opérateurs
?Les principes directeurs du plan sont déclinés à
travers des objectifs et indicateurs de résultats
?Signés par la collectivité compétente et la CRAE
Accompagnement
des collectivités
compétentes
?Renforcement des capacités
techniques, financières, juridiques,
commerciales de leurs services et de
leurs opérateurs privés et publics
.
AAMMEELLIIOORRAATTIIOONN DDUU SSEERRVVIICCEE
RREENNDDUU AA LL''UUSSAAGGEERR
SCHEMA DE L?ELABORATION DU PLAN EAU DOM
Conférence nationale des
acteurs de l'eau (COPIL)
Secrétariat : DEB et DGOM
Membres : MTE, MOM, MSS, CGEDD, OFB, AFD, CdC,
Préfets des territoires concernés, DEAL
Coordination nationale (COTECH)
Secrétariat : DEB / ATAP1 et DGOM / BELDAD
Membres : OFB, AFD, CdC, DGS
Conférences régionales des
acteurs de l'eau
Présidence : Préfet et Président du conseil régional
Secrétariat : Equipes projet régionales avec appui
DEAL et Offices de l'eau
Equipes projet régionales
Pilotage : directeurs de projets Pedom
Membres : AFD, CdC, DT OFB, ARS, DEAL et Offices
de l'eau
Coordonnateur interministériel
national
Rend compte à la DEB et à la DGOM
Représente un guichet
unique pour
l?élaboration et le suivi
des contrats de progrès
Programmation et coordination des
financements
Orientation stratégique de la mise en
oeuvre du plan au niveau local
Veille de l?avancement des contrats de
progrès
Soutien méthodologique aux équipes
projet régionales
Alerte le COPIL sur les difficultés
rencontrées
Avis sur les contrats de progrès
Assure le suivi et l?évaluation du plan d?actions
Appuie la montée en puissance du dispositif de
contractualisation
SCHEMA DE LA GOUVERNANCE DU PLAN EAU DOM
Annexe 4. Schéma de gouvernance
Schéma de la gouvernance du Plan eau DOM
Schéma de l?élaboration du Plan eau DOM
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
71
Annexe 5. Liste des participants au COPIL
Annexe 5. Liste des participants
Organisme Nom des invité·e·s
G
U
A
D
EL
O
U
PE
Préfecture Le préfet Xavier LEFORT
DEAL
Olivier KREMER, Directeur de DEAL
Thierry SABATHIER, Directeur adjoint
Catherine PERRAIS, Directrice adjointe
Danny LAYBOURNE, Chef de service ressources naturelles
Pascal LI-TSOE, directeur de projet Pedom
Claire MAGNARD, Cheffe de projet Pedom
ARS
Laurent LEGENDART, Directeur
Florelle BRADAMANTIS, Directrice adjointe
Patrick SAINT-MARTIN, DSP / DVSS
G
U
Y
A
N
E
Préfecture Le préfet Antoine POUSSIER
DEAL
Ivan MARTIN, Directeur
Camille GILLOT, chef de service paysage, eau et biodiversité
Aurélie LEGENDRY, Cheffe de projet Pedom
DEAAF Patrice PONCET, Directeur
ARS
Laurent BIEN, Directeur général
Romain BROCHARD, Directeur général adjoint
Francky MUBENGA, DSP pi / DVSS
Adrien ORTELLI, Chef de service santé-environnement
M
A
R
T
IN
IQ
U
E
Préfecture Le préfet Étienne DESPLANQUES
DEAL
Stéphanie MATHEY, Directrice
Pierre-Emmanuel VOS, Directeur-adjoint
Christophe GROS, Adjoint au chef de service Paysage Eau et Biodiversité
Gwenn LAUDIJOIS, Cheffe de projet Pedom
ARS
Yves SERVANT, Directeur général
Fabien LALEU, Directeur général adjoint
Julien THIRIA, Directeur de la Santé Publique
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
72
M
A
Y
O
T
T
E
Préfecture
Le préfet François-Xavier BIEUVILLE
L?expert de haut niveau Yves KOCHER
DEAL
Bertrand GALTIER, Directeur par intérim
Christophe TROLLE, Directeur adjoint
Anne-Laure QUINQUIS, Adjointe au Chef du service d?Appui aux Équipements
Collectifs
Raby HAMDOU, Chef de projet Pedom
ARS
Sergio ALBARELLO, Directeur général
Fatiha DJABOUR, Directrice de la Santé Publique
Baptiste GROFF, chef du service Environnement-Santé
LA
R
ÉU
N
IO
N
Préfecture Le préfet Patrice LATRON
DEAL
Philippe GRAMMONT, Directeur
Franck LUSTENBERGER, Directeur Adjoint
Sabine BIELSA, Adjointe au Chef de service Eau et Biodiversité
Christelle LANDELLE, Cheffe de projet PEDOM
ARS
Gérard COTELLON, Directeur général
Étienne BILLOT, Directeur général adjoint
Xavier DEPARIS, Directeur de la Santé Publique
SA
IN
T
M
A
R
T
IN
Préfecture Le préfet, Cyrille LE VÉLY
UT SB SM
Karim MIKSA, Chef d?unité
Bruno GREZILLER, Chef de projet PEDOM
SA
IN
T
P
IE
T
T
E
ET
M
IQ
U
EL
O
N
Préfecture Le préfet, André BRUNO
DTAM
Patricia BOURGEOIS, Directrice
Carole COQUIO, Cheffe de projet PEDOM
ATS
Pascal GODEFROY, Directeur
Sahondra RAMANANTSOA, Cheffe du service Santé Environnement
Organismes Nom des invité·e·s
DEB ? DGOM Najib MAHFOUDHI, Coordonnateur interministériel du Plan eau DOM
DGALN Philippe MAZENC, Directeur général
DEB
Célia DE LAVERGNE, Directrice de l'eau et de la biodiversité
Frédéric FLORENT-GIARD, Coordination outre-mer
Noémie PERRIET, Coordination outre-mer
Christophe VENTURINI, Adjoint au chef de bureau EARM4
DGOM
Olivier JACOB, Directeur général des outre-mer
Karine DELAMARCHE, Directrice adjointe
Isabelle RICHARD, Sous-directrice des politiques publiques
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
73
M
A
Y
O
T
T
E
Préfecture
Le préfet François-Xavier BIEUVILLE
L?expert de haut niveau Yves KOCHER
DEAL
Bertrand GALTIER, Directeur par intérim
Christophe TROLLE, Directeur adjoint
Anne-Laure QUINQUIS, Adjointe au Chef du service d?Appui aux Équipements
Collectifs
Raby HAMDOU, Chef de projet Pedom
ARS
Sergio ALBARELLO, Directeur général
Fatiha DJABOUR, Directrice de la Santé Publique
Baptiste GROFF, chef du service Environnement-Santé
LA
R
ÉU
N
IO
N
Préfecture Le préfet Patrice LATRON
DEAL
Philippe GRAMMONT, Directeur
Franck LUSTENBERGER, Directeur Adjoint
Sabine BIELSA, Adjointe au Chef de service Eau et Biodiversité
Christelle LANDELLE, Cheffe de projet PEDOM
ARS
Gérard COTELLON, Directeur général
Étienne BILLOT, Directeur général adjoint
Xavier DEPARIS, Directeur de la Santé Publique
SA
IN
T
M
A
R
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Préfecture Le préfet, Cyrille LE VÉLY
UT SB SM
Karim MIKSA, Chef d?unité
Bruno GREZILLER, Chef de projet PEDOM
SA
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Préfecture Le préfet, André BRUNO
DTAM
Patricia BOURGEOIS, Directrice
Carole COQUIO, Cheffe de projet PEDOM
ATS
Pascal GODEFROY, Directeur
Sahondra RAMANANTSOA, Cheffe du service Santé Environnement
Organismes Nom des invité·e·s
DEB ? DGOM Najib MAHFOUDHI, Coordonnateur interministériel du Plan eau DOM
DGALN Philippe MAZENC, Directeur général
DEB
Célia DE LAVERGNE, Directrice de l'eau et de la biodiversité
Frédéric FLORENT-GIARD, Coordination outre-mer
Noémie PERRIET, Coordination outre-mer
Christophe VENTURINI, Adjoint au chef de bureau EARM4
DGOM
Olivier JACOB, Directeur général des outre-mer
Karine DELAMARCHE, Directrice adjointe
Isabelle RICHARD, Sous-directrice des politiques publiques
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
Sandrine JAUMIER, Adjointe à la sous-directrice des politiques publiques
Delphine COLLE, Cheffe du bureau BELDAD
Zéna FADUL, Adjoint à la cheffe de bureau BELDAD
Mathilde OUDOM, Chargée de mission environnement (eau, climat, déchets)
Théophile COLLET, apprenti pôle environnement
DGS
Didier LEPELLETIER, Directeur général de la santé
Sarah SAUNERON, Directrice générale de la santé adjointe
Adeline CROYERE, Sous-directrice des risques liés à l?environnement et à l?alimentation
Laurence CATE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Cécile LEMAITRE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Mathilde MERLO, Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Marie TEYSSANDIER, Adjointe à la Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Julie DEFFON, Chargée de la prévention des risques sanitaires liés aux eaux usées et aux
déchets
OFB
Olivier THIBAULT, Directeur de l?OFB
Jean-Michel ZAMMITE, Directeur des Outre-mer
Nicolas ROUYER, Adjoint au directeur des Outre-mer
Odile CRUZ, Cheffe du service appui aux acteurs et mobilisation des territoires
Franck CONNAN, Chef d?unité stratégie d?intervention Eau et Biodiversité
Laurent RUF, Chef de projet Solidarité Inter-Bassins
AFD
Matthieu DISCOUR, Directeur du Département des Trois Océans
Madeleine PORTMANN, Directrice adjointe division eau et assainissement
Nicolas BRUN, Responsable Projets au Département Trois océans
Éléonore LEBOUVIER, Division Eau Assainissement
Banque des
Territoires
Hervé TONNAIRE, Directeur des Outre-mer, Directeur régional Pacifique
Solène LE FUR, Directrice du programme Eau
Bastien CHAMPION, Responsable Service Secteur Public et Projets Complexes
Estelle LE BIHAN, Cheffe de projet Secteur public et Projets complexes
Arnaud THIELLY, Chef de projet Secteur public et Projets complexes
Cerema
Pascal BERTEAUD, Directeur général
Philippe JOSCHT, Directeur eau, mer et fleuves
Boris LECLERC, Directeur du département risques, eau et littoral
CSTB
Étienne CREPON, Président
Yannick LEMOIGNE, Directeur de projet Normalisation et Marquage
Abdel LAKEL, Chef du pôle Recherche & Innovation en Assainissement et adduction eau
potable
Gaëlle BULTEAU, Ingénieure Recherche et Expertise
MAPPROM Matthieu MENOU, Chef de mission
INRAE Pascal MOLLE, Directeur de recherche
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Sandrine JAUMIER, Adjointe à la sous-directrice des politiques publiques
Delphine COLLE, Cheffe du bureau BELDAD
Zéna FADUL, Adjoint à la cheffe de bureau BELDAD
Mathilde OUDOM, Chargée de mission environnement (eau, climat, déchets)
Théophile COLLET, apprenti pôle environnement
DGS
Didier LEPELLETIER, Directeur général de la santé
Sarah SAUNERON, Directrice générale de la santé adjointe
Adeline CROYERE, Sous-directrice des risques liés à l?environnement et à l?alimentation
Laurence CATE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Cécile LEMAITRE, Adjointe à la sous-directrice des risques liés à l?environnement et à
l?alimentation
Mathilde MERLO, Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Marie TEYSSANDIER, Adjointe à la Cheffe de bureau de la qualité des eaux
Julie DEFFON, Chargée de la prévention des risques sanitaires liés aux eaux usées et aux
déchets
OFB
Olivier THIBAULT, Directeur de l?OFB
Jean-Michel ZAMMITE, Directeur des Outre-mer
Nicolas ROUYER, Adjoint au directeur des Outre-mer
Odile CRUZ, Cheffe du service appui aux acteurs et mobilisation des territoires
Franck CONNAN, Chef d?unité stratégie d?intervention Eau et Biodiversité
Laurent RUF, Chef de projet Solidarité Inter-Bassins
AFD
Matthieu DISCOUR, Directeur du Département des Trois Océans
Madeleine PORTMANN, Directrice adjointe division eau et assainissement
Nicolas BRUN, Responsable Projets au Département Trois océans
Éléonore LEBOUVIER, Division Eau Assainissement
Banque des
Territoires
Hervé TONNAIRE, Directeur des Outre-mer, Directeur régional Pacifique
Solène LE FUR, Directrice du programme Eau
Bastien CHAMPION, Responsable Service Secteur Public et Projets Complexes
Estelle LE BIHAN, Cheffe de projet Secteur public et Projets complexes
Arnaud THIELLY, Chef de projet Secteur public et Projets complexes
Cerema
Pascal BERTEAUD, Directeur général
Philippe JOSCHT, Directeur eau, mer et fleuves
Boris LECLERC, Directeur du département risques, eau et littoral
CSTB
Étienne CREPON, Président
Yannick LEMOIGNE, Directeur de projet Normalisation et Marquage
Abdel LAKEL, Chef du pôle Recherche & Innovation en Assainissement et adduction eau
potable
Gaëlle BULTEAU, Ingénieure Recherche et Expertise
MAPPROM Matthieu MENOU, Chef de mission
INRAE Pascal MOLLE, Directeur de recherche
Rapport d?activité du Plan eau DOM | 2024-2025
contact.pedom@developpement-durable.gouv.fr
Site : www.ecologie.gouv.fr
mailto:contact.pedom%40developpement-durable.gouv.fr?subject=
http://www.ecologie.gouv.fr
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/plan-eau-dom-gestion-durable-leau-potable-lassainissement-outre-mer
© Équipe projet Plan eau DOM de la Martinique
Introduction
I.Bilan 2024 du Plan eau DOM
1.1 La coordination nationale
État d?avancement de la feuille de route 2022 - 2026
La circulaire interministerielle du Plan eau DOM
Développement des offres de formation
Les Assises de l?eau
Les tableaux de bord financiers
Les indicateurs de suivi des contrats de progrès
1.2 Les acteurs du Plan eau DOM
Le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires
Le ministère des Outre-mer
Le ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles
L?Office français de la biodiversité
L?Agence française de développement
La Banque des territoires
Le CSTB
1.3 Les territoires
Guadeloupe
Guyane
Martinique
La Réunion
Mayotte
Saint-Martin
Saint-Pierre-et-Miquelon
II.Perspectives 2025 et 2026
2.1 Les principaux enjeux à venir
La transposition à l?échelle nationale de la directive révisée des eaux résiduaires
urbaines, dite DERU2
Explore2: avancer vers une stratégie de long terme pour les ressources
en eau ultramarines dans un contexte d?adaptation au changement climatique
GEMAPI: une évaluation de la compétence transferée depuis le 1er janvier 2018 aux territoires
2.2 Une feuille de route 2025-2030
Axe transversal: Les contrats de progrès
Axe 1: Renforcer la coordination avec les actions de la santé
Axe 2: Renforcer les capacités financières des acteurs locaux de l?eau et de l?assainissement
Axe 3: Renforcer les capacités techniques et d?ingénierie des autorités organisatrices
Axe 4: Renforcer l?appui des territoires en études, en expertises et en adaptation des normes
Axe 5: Renforcer l?évaluation du Plan eau DOM
Axe 6: Renforcer la valorisation et la communication des opérations financées
Axe 7: Associer et informer la société civile et le monde agricole au Plan eau DOM
2.3 Les actions et perspectives territoriales
Guadeloupe
Guyane
Martinique
La Réunion
Mayotte
Saint-Martin
Saint-Pierre-et-Miquelon
Conclusion
Annexes
INVALIDE)