La desserte aérienne Paris - DOM : Actualisation de l'étude 2012-2022 avec les données 2023 et 2024
Auteur moral
France. Ministère des transports
;France. Direction générale de l'aviation civile
Auteur secondaire
Résumé
"Ce rapport actualise l'étude sur la desserte aérienne Paris-DOM avec les données 2023-2024. Il analyse le trafic passagers, la concurrence entre compagnies, les enjeux aéroportuaires, les tarifs, et les émissions de CO?. Malgré une stabilité globale du trafic, on observe une baisse des prix en 2024, une concurrence accrue, et une amélioration des performances environnementales"
Descripteur Urbamet
tourisme
;avion
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
Texte intégral
La desserte aérienne
Paris ? DOM
Actualisation de l?étude 2012-2022
avec les données 2023 et 20241
1 les précisions méthodologiques sont apportées au cas par cas en fonction des sources utilisées.
p.3
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
La desserte aérienne Paris-DOM entre 2012 et 2022 a fait l?objet d?une publication sur le
site internet du ministère de l?Aménagement du territoire et de la Transition écologique
en juillet 2024.
La nécessité de disposer de données de référence conduit la DGAC à proposer une actua-
lisation de cette étude avec les données relatives à 2023 et 2024, à la fois sous la forme
d?un commentaire synthétique dans la première partie et de données davantage détail-
lées présentées en annexes.
La majorité des indicateurs souligne une continuité avec la période 2012-2022 bien que
certains marquent une inflexion dans les tendances observées jusque-là. C?est notamment
le cas pour les tarifs avec une baisse à partir de 2024, ainsi que pour la concurrence entre
compagnies.
p.4
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
1. ANALYSE
DE L?ÉVOLUTION
DU TRAFIC
DE PASSAGERS2
99 % des passagers sur le faisceau Paris ? DOM empruntent un vol direct (à l?exception de Mayotte pour laquelle le trafic
direct s?établit à 60 %3). L?offre alternative via des hubs étrangers est inexistante à l?exception de Mayotte.
Le faisceau Paris ? Outre-mer représente 4,5 millions de passagers en 2024, soit 4,4 % du trafic total depuis Paris. Cette rela-
tion aérienne est asymétrique : le trafic avec Paris représente entre 57 % et 67 % du trafic des DOM en 2024 (à l?exception de
Mayotte), illustrant les problématiques liées à la continuité territoriale. Ce constat reste identique par rapport à la période
2012-22.
Le trafic Paris ? Outremer progresse modérément entre 2022 et 2024 (+ 0,7 % entre 2022 et 2023, + 0,8 % entre 2023 et 2024)
en comparaison au faisceau International long-courrier qui, par effet de rattrapage à la sortie de la crise, enregistre des taux
de croissance élevés (+ 24 % en 2023 puis + 6 % en 2024). Cependant, le trafic ultramarin en 2024 se rapproche davantage de
son niveau de 2019 (- 0,2 %) que le trafic long-courrier international (- 0,8 %).
La Réunion, la Guadeloupe et la Martinique ? les trois marchés « millionnaires » en termes de trafic ? voient leur trafic aug-
menter depuis 2022, mais seule la première île dépasse son niveau de 2019. La Réunion conserve la première place en termes
de niveau de trafic en 2024 (1,5 million de passagers) (voir Tableau 1).
La Guyane et Mayotte constituent des marchés plus modestes (respectivement 320 000 et 130 000 passagers en 2024). Le
trafic est à la baisse sur la liaison Paris-Guyane à partir de 2022 (- 8 % en 2024), laquelle n?a pas retrouvé son niveau de 2019.
Quant à Mayotte, à la hausse du trafic en 2023 succède une baisse en 2024, laquelle n?empêche cependant pas la liaison avec
Paris de dépasser son niveau d?avant crise.
Tableau 1 : Evolution du trafic de passagers entre Paris et les 5 DOM (2019, 2022, 2023, 2024) et taux de croissance annuels
moyens (2023-2024, 2019-2024)
Source : DGAC/DTA/SDE2 ; Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Trafic de passagers
(en millions)
Taux de croissance
annuel moyen
Liaisons depuis Paris
vers les DOM 2019 2022 2023 2024 2023-2024 2019-2024
Paris - Guadeloupe 1,50 1,32 1,33 1,36 2,1% -1,9%
Paris - Martinique 1,26 1,18 1,20 1,21 1,0% -0,9%
Paris - La Réunion 1,37 1,49 1,52 1,52 0,4% 2,1%
Paris - Guyane 0,35 0,35 0,32 0,32 -0,5% -1,6%
Paris - Mayotte 0,10 0,13 0,14 0,13 -5,9% 5,1%
TOTAL PARIS - DOM 4,6 4,5 4,5 4,5 0,8% -0,2%
2 Les tableaux et figures relatifs à l?analyse développée dans chacune des parties sont disponibles en Annexes de cette étude (p.10).
3 Données Sabre 2023. Les données Sabre ne sont pas disponibles pour l?année 2024.
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2. ANALYSE DE LA
CONCURRENCE
SUR LES LIAISONS
PARIS ? DOM
Un nombre d?opérateurs comparable, voire supérieur, se positionne sur les liaisons Paris ? DOM par rapport aux liaisons
long-courriers internationales avec des niveaux de trafics équivalents en 2023 et 2024 : quatre opérateurs de/vers La Réu-
nion, trois de/vers les Antilles et 2 de/vers la Guyane et Mayotte4. Cette situation reste inchangée par rapport à la décennie
étudiée.
L?indice de concentration du marché (IHH alliance normé) reste plus faible pour les DOM (0,05) en 2023 que pour les liaisons
long-courriers internationales (0,53 en 2023)5. Ces résultats confirment ceux de la période 2012-22.
En 2024, la majorité du trafic (plus de 55 %) d?Air Caraïbes et de Corsair repose sur le faisceau Paris ? Outre-mer ; il représente
une part importante de l?activité d?Air Austral et de French Bee (respectivement 41 % et 38 %) et une part ultra minoritaire
de celle d?Air France (4 %). Ces niveaux restent cohérents avec ceux constatés entre 2012 et 2022.
Air France reste leader du marché sur les quatre DOM où il est présent (près de 1,8 million de passagers en 2024). Malgré un
recul depuis 2022 (trafic en baisse de 10 % et - 5 points de parts de marché), son trafic et sa part de marché restent supérieurs
à leur niveau d?avant crise (respectivement + 11 % et + 4 points) (voir Figure 1).
À l?inverse d?Air France, le groupe Dubreuil (1,4 million de passagers en 2024) se renforce depuis 2022, aussi bien Air Caraïbes
sur les marchés Antilles-Guyane que French Bee sur le marché réunionnais. Le groupe gagne 3 points de parts de marché
entre 2022 et 2024 et dépasse à la fois son niveau de trafic (+ 4 %) et sa part de marché de 2019 (+ 1 point). Sur le marché
réunionnais, le transporteur à bas-coût French Bee, arrivé en 2017, a atteint le même niveau de trafic qu?Air Austral et est le
seul à gagner du trafic entre 2023 et 2024.
Corsair (0,8 million de passagers en 2024) développe son trafic (+ 11 %) et élargit ses parts de marché (+ 2 points) en 2023 et,
en 2024, se stabilise. Il dépasse son niveau de trafic d?avant crise.
Air Austral (0,5 million de passagers en 2024) a gagné du trafic en 2023 avant d?enregistrer une baisse en 2024, que ce soit sur
La Réunion ou sur Mayotte. Le trafic de la compagnie dépasse son niveau de 2019 (+ 8 %) et sa part de marché gagne 1 point.
Figure 1 : Evolution du trafic Paris - DOM (tous DOM confondus) par compagnie aérienne (2012, 2017, 2019, 2022, 2023, 2024)
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
4 Les liaisons internationales long-courriers équivalentes en termes de niveau de trafic aux liaisons Paris-Cayenne et Paris-Mayotte varient entre 2022 et 2024.
5 Pour rappel, cet indice varie entre 0 et 1 : plus l?indice est proche de 1, plus le marché est soumis à un faible niveau de concurrence, voire de monopole pour un
indice égal à 1.
p.6
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3. ANALYSE
DES ENJEUX DE LA
DESSERTE
PARIS ? DOM
En 2024, les trois quarts des passagers Antilles-Guyane voyagent de/vers l?aéroport de Paris-Orly ? qui assure principalement
des correspondances court et moyen-courriers à l?échelle nationale et européenne ? soit 15 points de moins que sur la pé-
riode 2012-2022. La réduction de la part de l?aéroport d?Orly s?explique par le choix d?Air France de remplacer la desserte de
la Guyane (Cayenne) depuis Paris-Orly par une liaison au départ de Paris-CDG. Cette décision s?inscrit dans une stratégie plus
large de la compagnie de quitter la plate-forme d?Orly pour le hub de CDG en 2026.
Bien qu?Air France ait transféré à l?aéroport de Paris-CDG ses vols à destination de la Guyane, Air Caraïbes continue quant
à elle d?opérer cette desserte depuis/vers Paris-Orly (Figure 2). Aussi, les décisions stratégiques d?Air France conduisent à un
rééquilibrage de la répartition des passagers Paris ? Guyane entre les deux aéroports parisiens à partir de 2024.
42 % des passagers des îles de l?Océan Indien voyagent de/vers l?aéroport de Paris-CDG, hub international d?Air France,
permettant d?accéder à des correspondances à la fois en France et plus particulièrement vers le reste du monde. Air Austral
dessert aussi Paris depuis l?aéroport de CDG. La répartition entre les deux aéroports parisiens reste proche de celle de 2022.
Figure 2 : Evolution de la répartition des passagers à destination de la Guyane entre Paris-CDG et Paris-Orly
10 % des passagers voyageant entre l?Hexagone et les DOM (hors Mayotte) ont pour origine/destination la province et effec-
tuent une correspondance (train ou avion) à Paris6.
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
6 Données Sabre 2023.
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4. ANALYSE DE
L?ÉVOLUTION
DES TARIFS
La période 2012-2022 s?est achevée par une hausse importante des prix vers les destinations ultra-marines qui s?est poursuivie
en 2023, dans un contexte d?inflation généralisée notamment liée au prix de l?énergie. Cependant, la baisse des prix amorcée
en 2024 (- 1,4 %), à l?instar des prix sur le faisceau long-courrier (-1,6 %), constitue une rupture importante au regard de l?enjeu
des prix pour la desserte ultramarine.
Il existe des disparités entre DOM en termes d?évolution des prix entre 2023 et 2024. Les prix diminuent à destination de la
Guadeloupe et la Martinique (- 4 %) et se stabilisent pour la Guyane. Dans l?océan Indien, La Réunion enregistre une hausse
modérée (+3 %) tandis que les prix à destination de Mayotte se stabilisent. En revanche, quel que soit le DOM et l?évolution
enregistrée en 2024, les prix restent supérieurs à 2022 (entre + 8 % et + 21 % selon les DOM).
Figure 3 : Évolution l?indice des prix du transport aérien (IPTAP) déclinée par faisceau (indice 100 en 2017)
Le prix moyen au kilomètre est moins élevé sur les liaisons Hexagone ? DOM (-18 % en classe Eco) que sur les autres liaisons
Hexagone ? Long-courrier. Ce constat s?inscrit dans la continuité des résultats de la période 2012-22 et traduit le haut niveau
de concurrence entre transporteurs sur le faisceau ultramarin.
Source : DGAC/DTA/SDE3
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Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
5. CRITÈRES
COMPLÉMENTAIRES
(POINT D?ORIGINE DES PASSAGERS, MOTIFS
DE DÉPLACEMENT, QUALITÉ DE L?OFFRE,
ÉMISSIONS DE CO2)
Les passagers en provenance de l?Hexagone représentent la principale source du trafic mais dans des proportions différentes
selon les DOM : environ 80 % pour les Antilles, 63 % pour La Réunion, 50 % pour la Guyane en 2023.
En 2024, les motifs de déplacement entre Paris et les DOM varient selon le sens du voyage : dans le sens Paris-DOM, les « va-
cances/loisirs » constituent le premier motif de déplacement (et la moitié des réponses exprimées par les passages enquêtés)
alors qu?il se classe à la troisième place dans le sens DOM-Paris (environ un quart des réponses exprimées), derrière le motif «
Visite à des amis et à la famille » et le motif « Professionnel ». Ces résultats confirment ceux des précédentes enquêtes ENPA.
La hiérarchie des motifs de déplacement varie également selon les DOM.
Figure 4 : Motifs de déplacements déclarés par les passagers enquêtés entre Paris et les DOM (ENPA 2024), selon le sens du
voyage
La saisonnalité (mesurée selon le ratio entre le mois le plus fréquenté et le mois le moins fréquenté en termes de trafic de
passagers, sur une année donnée) s?est réduite en 2023 et en 2024, notamment par rapport à 2022, année qui a enregistré les
écarts les plus importants. Le ratio passe de 1,9 en 2022 à 1,7 en 2024, soit le même niveau que la plupart des années durant
la période 2012-2022.
La fréquence des vols avec Paris varie selon les DOM : les DOM « millionnaires » enregistrent en moyenne 5 vols quotidiens
en 2024, contre 1,6 pour la Guyane et 0,4 pour Mayotte. Après avoir atteint leur pic en 2022, les fréquences diminuent mo-
dérément.
Source : Enquête nationale des passagers aériens (ENPA),
DGAC/DTA/SDE1 ;
traitements : DGAC/DTA/SDE3
p.9
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
2012 2017 2019 2021 2022 2023
Intérieur métropole
4,9
2,1 2,1 1,4 1,7 1,6
Métropole/OM et OM/
OM 2,5 2,7 2,2 2,8 2,7
International
moyen-courrier
16,5
6,4 6,9 3,3 5,9 6,6
International
long-courrier 11,3 12,0 5,5 8,6 10,3
Total France 21,4 22,2 23,7 12,5 19,0 21,2
Source et traitements : Emissions gazeuses liées au trafic aérien en France (TARMAAC, DGAC/DTA/SDE2) - Emissions de
C02 « croisière » couvrant les émissions totales d?un vol ultramarin.
Source et traitements : TARMAAC, DGAC/DTA/SDE2
2012 2017 2019 2022 2023 2024
Paris - Long-courrier
international 71,4 68,6 69,3 67,5 68,2 68,0
Paris - DOM 66,8 63,2 63,0 65,5 61,7 60,4
7 Hors Mayotte et La Réunion. Les taux de remplissage sont à considérer avec davantage de précaution en ce qui concerne les îles de l?Océan Indien en raison des
vols avec escales. Ainsi, ils ne sont pas pris en compte dans le cadre de cette étude.
La fréquence de la desserte varie en fonction de la demande. Le nombre de vols augmente fortement durant les périodes
avec les plus fortes affluences. A titre d?exemple, la fréquence des vols Paris-La Réunion enregistre des pics en juillet et en
août 2024, avec 7 vols quotidiens.
Les taux de remplissage, correspondant au nombre de passagers rapporté au nombre de sièges offerts, sont compris entre
81 % et 90 % en 20247. Ils se sont légèrement renforcés depuis 2022.
Malgré un trafic stable entre 2022 et 2023, les émissions totales du faisceau ultra-marin diminuent (Tableau 2) sous l?effet
combiné de plusieurs facteurs (amélioration des coefficients de remplissage, rajeunissement de la flotte).
Tableau 2 : Évolution des émissions totales de CO2 (Mtonnes) par faisceau
Les émissions de CO2 par passager au kilomètre diminuent en 2023 et en 2024 (- 8 % en 2024 par rapport à 2022 ; -4 % par
rapport à 2019). Elles sont plus faibles que les émissions du faisceau international long-courrier (-11 % en 2024), à l?instar de la
période 2012-2022 (hors 2020 et 2021).
Tableau 3 : Évolution des émissions de CO2 (grammes par passager-équivalent-kilomètre-transporté) sur les dessertes di-
rectes Paris-DOM et Paris -Long-courrier International
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Trafic de passagers
(en millions)
Taux de crois-
sance annuel
moyen
Part dans le trafic total
de passagers (%) Trafic PKT (en milliards)
Faisceau 2019 2023 2024 2019-
2024
2023-
2024 2019 2023 2024 2019 % 2023 % 2024 %
Paris-Province 16,3 12,3 11,7 -6,5% -4,9% 15,1% 12,3% 11,3% 9,98 3% 7,75 3% 7,41 2%
Paris-International 86,9 82,7 86,9 0,0% 5,1% 80,6% 83,2% 84,3% 289,29 87% 263,17 86% 282,6 87%
|Dont liaisons
long-courriers 31,8 28,8 30,6 -0,8% 6,0% 29,5% 29,0% 29,7% 223,76 67% 197,38 65% 213,34 66%
Paris - DOM 4,6 4,5 4,5 -0,2% 0,8% 4,2% 4,5% 4,4% 32,41 10% 34,83 11% 35,08 11%
TOTAL 107,8 99,4 103,1 -0,9% 3,7% 100% 100% 100,0% 331,7 100% 305,7 100% 325,1 100%
Annexes
1. Analyse de l?évolution du trafic de passagers
Tableau 4 : Evolution du trafic de passagers au départ de Paris par faisceau géographique (2019, 2023, 2024)
Source : DGAC/DTA/SDE2 ; Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Tableau 5 : Part du trafic Paris-DOM dans l?activité totale des transporteurs (2019, 2022, 2023, 2024)
Source : DGAC/DTA/SDE2 ; Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Compagnie
aérienne 2019 2022 2023 2024
AIR AUSTRAL 37,1% 49,3% 42,6% 41,1%
AIR CARAIBES 63,6% 65,1% 62,8% 60,3%
AIR FRANCE 3,1% 5,0% 4,3% 4,2%
CORSAIR 65,0% 59,7% 59,7% 57,4%
FRENCH BEE 69,5% 43,2% 35,7% 38,1%
XL AIRWAYS
FRANCE 27,9% - - -
LEVEL
(OPENSKIES) 59,7% - - -
p.11
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
Tableau 6 : Part du trafic Paris-DOM dans les aéroports parisiens et dans les aéroports ultramarins (2019, 2022, 2023, 2024)
Figure 5 : Évolution du trafic de passagers depuis Paris vers La Réunion, la Martinique et la Guadeloupe (2012-2024)
Figure 6 : Évolution du trafic de passagers depuis Paris vers la Guyane et Mayotte (2012-2024)
PARIS 2019 2022 2023 2024
5 DOMS 4,2% 5,2% 4,5% 4,4%
DOM 2019 2022 2023 2024
Guadeloupe 62% 65% 63% 64%
Martinique 65% 70% 67% 67%
La Réunion 56% 65% 58% 57%
Guyane 63% 72% 67% 63%
Mayotte 26% 32% 31% 30% Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
p.12
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
2. Analyse de la concurrence sur les liaisons Paris-DOM
Tableau 7 : Comparaison des indices de concentration (IHH Alliance normé) des marchés Paris ? DOM et Paris ? long-courrier
(2012, 2019, 2022, 2023)
Figure 7 : Évolution des parts de marché des compagnies aériennes exploitant la liaison Paris ? Guyane
Figure 8 : Évolution des parts de marché des compagnies aériennes exploitant la liaison Paris ? Guadeloupe
2012 2019 2022 2023
IHH
Alliance
normé
Nombre
moyen
de trans-
porteurs
IHH
Alliance
normé
Nombre
moyen
de trans-
porteurs
IHH
Alliance
normé
Nombre
moyen
de trans-
porteurs
IHH
Alliance
normé
Nombre
moyen
de trans-
porteurs
Liaisons Paris-DOM 0,06 2,9 0,08 4,2 0,07 3,2 0,05 3,2
Liaisons long-cour-
riers (hors OM) au
départ de Paris
0,5 2,1 0,51 2,3 0,55 2,1 0,53 2,3
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
p.13
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
Figure 9 : Évolution des parts de marché des compagnies aériennes exploitant la liaison Paris ? Martinique
Figure 10 : Évolution des parts de marché des compagnies aériennes exploitant la liaison Paris ? La Réunion
Figure 11 : Évolution des parts de marché des compagnies aériennes exploitant la liaison Paris ? Mayotte
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Les passagers empruntant les vols de Corsair entre Pa-
ris et Mayotte (dans les deux sens) effectuent un tran-
sit à La Réunion, c?est-à-dire qu?ils ne changent pas
d?appareil et conservent le même numéro de vol. Le
transit se différencie de la correspondance entre deux
vols qui implique un changement d?appareil et des nu-
méros de vols différents. Lors du transit à La Réunion,
des passagers peuvent embarquer ou débarquer s?ils
effectuent des trajets Paris-La Réunion ou Mayotte-La
Réunion (aller-retour).
Les passagers empruntant les vols d?Air Austral (sens
Mayotte-CDG) effectuent une escale technique (ravi-
taillement en kérosène) à Nairobi (Kenya). Il ne s?agit
ni d?un transit ni d?une correspondance, les passagers
restant à bord lors de cette escale technique.
p.14
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
3. Analyse des enjeux de la desserte Paris ? DOM
Figure 12 : Évolution de la répartition des passagers à destination de La Réunion entre Paris-CDG et Paris-Orly
Figure 13 : Évolution de la répartition des passagers à destination de La Martinique entre Paris-CDG et Paris-Orly
Figure 14 : Évolution de la répartition des passagers à destination de La Guadeloupe entre Paris-CDG et Paris-Orly
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
p.15
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
Figure 15 : Répartition du trafic total (direct OD et indirect) entre l?Hexagone et La Réunion
Figure 16 : Répartition du trafic total (direct OD et indirect) entre l?Hexagone et la Martinique
p.16
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
Figure 17 : Répartition du trafic total (direct OD et indirect) entre l?Hexagone et la Guadeloupe
Figure 18 : Répartition du trafic total (direct OD et indirect) entre l?Hexagone et la Guyane
p.17
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
4. Analyse de l?évolution des tarifs
Figure 19 : Évolution de l?indice des prix du transport aérien déclinée par DOM 2012-2024 (indice 100 en 2017)
Tableau 8 : Prix moyens au km en 2024 (en centimes d?euros)
Source : DGAC/DTA/SDE3
Hexagone -DOM Hexagone -
Long-courrier
Classe Eco 6,3 7,7
Classe Affaires 22,4 30,3
TOTAL 6,8 9,7
Source : DGAC/DTA/SDE3
p.18
Actualisation de l?étude 2012-2022 avec les données 2023 et 20241
5. Critères complémentaires (point d?origine des passagers, motifs de déplacement,
qualité de l?offre, émissions de CO2)
Figure 20 : Déclinaison par DOM des motifs de déplacements dans le sens Paris - DOM (ENPA 2024)
Tableau 9 : Fréquences quotidiennes (dans un seul sens) entre Paris et les DOM, déclinées par liaison (2012-2024)
Source : DGAC/DTA/SDE2 ; Traitements : DGAC/DTA/SDE3
Tableau 10 : Taux de remplissage de la desserte Paris ? DOM (hors La Réunion et Mayotte)
Enquête nationale des passagers aériens (ENPA) 2024, DGAC/DTA/SDE1 ;
traitements : DGAC/DTA/SDE3
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
GUYANE 1,4 1,4 1,5 1,5 1,5 1,5 1,7 1,8 1,2 1,7 1,9 1,7 1,6
MARTINIQUE 3,8 4,2 3,9 3,9 4,2 4,2 4,4 4,9 3,3 3,7 4,8 4,5 4,5
GUADELOUPE 4,2 4,6 4,4 4,4 4,6 4,9 5,1 5,6 3,6 4,3 5,2 4,9 5,0
LA RÉUNION 3,6 3,9 3,8 3,8 3,9 4,3 4,7 4,9 3,7 4,7 5,8 5,6 5,4
MAYOTTE 0,1 0,0 0,2 0,1 0,2 0,4 0,4 0,4 0,3 0,4 0,5 0,5 0,4
2012 2019 2022 2023 2024
GUYANE 75% 81% 77% 78% 81%
GUADELOUPE 87% 89% 86% 90% 90%
MARTINIQUE 84% 89% 85% 88% 88% Source : DGAC/DTA/SDE2 ;
Traitements : DGAC/DTA/SDE3
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