Document stratégique de bassin maritime Antilles 2021-2027 : Rapport d'évaluation environnementale
Auteur moral
Conseil Maritime Ultramarin du Bassin Antilles (CMUBA)
;France. Direction de la Mer Martinique (DM Martinique)
;France. Direction de la Mer de la Guadeloupe (DM Guadeloupe)
Auteur secondaire
Résumé
Ce document constitue le rapport environnemental du DSBM Antilles 2021-2027. La directive européenne 2001/42/CE du 27 Juin 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement, transposée au droit français, pose le principe que tous les plans et programmes susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement et qui fixent le cadre de décisions ultérieures d'aménagements et d'ouvrages, doivent faire l'objet d'une évaluation environnementale. L'évaluation environnementale se définit comme une démarche visant à identifier et évaluer les effets notables sur l'environnement, positifs ou négatifs, directs ou indirects, temporaires ou permanents, à court, moyen ou long terme d'un plan ou programme, afin d'analyser, et de justifier les choix retenus au regard des enjeux environnementaux identifiés. Le contenu du rapport de l'évaluation environnementale stratégique est fixé conformément à l'article R122-20 du code de l'environnement.
Editeur
CMUBA
Descripteur Urbamet
impact environnemental
;mer
;biodiversité
;protection de l'environnement
;politique publique
;littoral
;loisir
Descripteur écoplanete
évaluation environnementale
Thème
Maritime
Texte intégral
1
Document stratégique de bassin
maritime des A ntilles
Document stratégique de bassin
maritime des A ntilles
Version soumise à procédure d?adoption
Secrétariat du CMUBA ? Juin 2020
Rapport d?évaluation
environnementale du DSB Antilles
Table des matières
1. Résumé non technique
2. Présentation générale du DSB
10 grandes thématiques
Objectifs
Ce que ne contient pas le DSB Antilles
Articulation avec d?autres plans et programmes
Contexte international
Le processus d?élaboration
3. Description de l?état initial de l?environnement et perspectives d?évolution
Présentation générale du bassin des Antilles françaises et des pressions exercées
Caractérisation de la biodiversité marine du bassin Antilles
Les principales pressions et sources de dégradation de l?environnement marin
Les politiques publiques pour la préservation de l?environnement marin
La matrice Atouts ? Forces ? Opportunités ? Menaces pour l?environnement marin
4. Description et évaluation des effets notables du DSB sur l?environnement et la santé humaine et
exposé des motifs
Perspectives d?évolution sans DSB
Analyse des effets potentiels des objectifs du DSB
Analyse et justification des objectifs avec un effet potentiel négatif sur l?environnement et
la santé humaine
5. Mesures prévues pour réduire et, dans la mesure du possible, compenser les incidences négatives
notables du document sur l?environnement
6. Critères, indicateurs et modalités retenus pour suivre les effets du document sur l?environnement
2
1. Résumé non technique
Avec ses espaces maritimes et littoraux, la France possède un patrimoine naturel remarquable et un potentiel de
développement socio-économique important. La mer et le littoral font déjà l?objet de nombreux usages, ils sont
aussi soumis à de nombreuses pressions du fait du changement climatique, des pollutions terrestres ou de l?impact
des activités maritimes et terrestres. Afin de garantir le bon état écologique et une meilleure valorisation
économique et sociale de ces espaces, la Stratégie Nationale pour la Mer et le Littoral (SNML) a été adoptée en
février 2017.
Le Document Stratégique de Bassin maritime Antilles (DSB Antilles) vient préciser les conditions de mise en
oeuvre de la stratégie nationale pour la mer et le littoral en tenant compte des spécificités locales. Il a été élaboré
par l?État et les collectivités territoriales, dans le respect des compétences de chacun, en concertation avec les
acteurs maritimes et littoraux réunis au sein du Conseil Maritime Ultramarin du Bassin Antilles (CMUBA). Les
travaux ont débuté le 8 mars 2016 par l?installation du Conseil maritime lors d?une première séance plénière en
présence du Secrétaire général à la Mer.
Le CMUBA est co-présidé par les deux préfets de région Guadeloupe et Martinique, et est composé de 80
membres représentant :
? les 4 îles du bassin Antilles : Martinique, Guadeloupe, St-Barthélémy et St-Martin
? 6 collèges : les services de l?État et les établissements publics, les collectivités territoriales, les
professionnels et les entreprises, les organisations syndicales de salariés, les associations de protection de
l?environnement ou des usagers de la mer, et des personnes qualifiées.
Le secrétariat du CMUBA est assuré conjointement par la direction de la mer (DM) de la Martinique et la DM de
la Guadeloupe. Le CMUBA peut ainsi être considéré comme le lieu privilégié d?échanges et de concertation sur
tous les sujets ayant attrait à la mer et au littoral dans le bassin Antilles. La mission principale du CMUBA est
donc d?élaborer le DSB Antilles, mais il peut également être amené à rendre des avis sur les textes ou projets qui
intéressent le bassin maritime.
Les espaces maritimes et littoraux concernés par ce document de planification sont ceux du bassin ?Antilles?,
conformément à l?article R219-1-15 du code de l?environnement et couvrent donc les littoraux et eaux sous
souveraineté ou juridiction françaises bordant la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
3
F
ich
e
s th
é
m
atiq
u
e
s
Figure 1: ZEE du bassin maritime Antilles
Sont en particulier concernées les eaux intérieures (situées entre la laisse de haute mer et la ligne de base droite),
les eaux territoriales (situées entre la ligne de base droite et les 12 milles marins en mer), et la zone économique
exclusive (ZEE - située entre les 12 et 200 milles marins en mer). Par ailleurs, l?espace aérien surjacent, les fonds
marins et le sous-sol de la mer sont également concernés par le DSB (article L219-1 du code de l?environnement).
En premier lieu, le DSB est un document qui fait l?inventaire des informations disponibles à l?échelle du bassin sur
l?environnement marin et les activités en mer et sur le littoral (voir son annexe 1 relative à l?état des lieux).
Déclinant localement la SNML au regard des enjeux économiques, sociaux et écologiques propres au bassin
Antilles, la vocation du DSB est de porter l?ambition de la France en matière de politique maritime intégrée et
durable au sein des Antilles françaises, et de conforter sa place au sein de la Caraïbe.
Le DSB se veut document intégrateur qui s?imposera à toutes les stratégies et autres plans et programmes qui
portent sur le milieu maritime au sens large. Par conséquent, il fixe les grandes orientations auxquelles les
différentes stratégies existantes ou à venir, devront se conformer afin de garantir un développement durable du
bassin maritime.
Les travaux menés dans le cadre du CMUBA ont conduit à présenter ce DSB selon 10 grandes thématiques, toutes
interdépendantes et interconnectées :
? Coopération régionale maritime
? Environnement marin
? Formation aux métiers de la mer
? Mer & société
? Pêche & aquaculture
? Plaisance, croisière & activités nautiques
? Ports de commerce & réseaux maritimes
? Recherche & innovation
? Ressources marines
? Risques
En outre, un enjeu transversal s?impose à toutes ces thématiques : il s?agit du changement climatique, à la fois
par la nécessité de le limiter mais également par l?obligation d?anticiper ses effets.
Le présent rapport environnemental permet d?exposer la manière dont l?environnement a été pris en compte tout
au long de l?élaboration de ce document stratégique, élaboré dans la perspective d?un développement économique
durable.
Une particularité très forte du bassin en termes de gouvernance doit être soulignée sans tarder : en effet, chaque île
possède un statut propre.
En particulier, Saint-Barthélemy a adopté le statut de PTOM (Pays et Territoire d?Outre-mer) en janvier 2012 et à
ce titre, l?île ne fait plus partie de l?Union européenne et exerce désormais pleinement la compétence
environnementale. Le code de l?environnement national français ne s?applique donc pas à Saint-Barthélemy.
4
F
ich
e
s th
é
m
atiq
u
e
s
Tableau 1: Gouvernance des Ïles du bassin maritime Antilles
Les Grandes Antilles, dont fait partie le bassin Antilles françaises, constituent l?un des « points chauds » mondiaux
à la biodiversité riche et menacée.
La biodiversité exceptionnelle de ces îles est le fruit de leur situation insulaire tropicale, au sein d?un vaste
archipel dont l?histoire géologique a généré des reliefs très variés, à terre comme en mer.
La connaissance et surtout la surveillance d?un patrimoine si varié, de son fonctionnement et de sa fonctionnalité,
nécessitent un effort important au regard des moyens humains et financiers limités du territoire et des pressions
anthropiques qui s?y exercent.
La connaissance actuelle de ce patrimoine a néanmoins permis de reconnaître et de protéger la richesse biologique
des îles des Antilles françaises au travers de divers dispositifs réglementaires, de portée régionale à mondiale. Les
aires marines protégées (AMP) sont nombreuses : 100 % de la ZEE du bassin Antilles sont couverts par au moins
une AMP. Cependant, le niveau de protection de ces AMP est très inégal et celles qui bénéficient d?une protection
forte ne couvrent qu?une très faible partie de la ZEE. La gestion de ces AMP est également une problématique
récurrente (voir matrice AFOM ci-dessous).
Cependant, au-delà des éléments les plus exceptionnels du patrimoine naturel du bassin, désormais en majorité
protégés, les activités humaines restent à l?origine de multiples dégradations de l?environnement marin, qui affecte
en retour la population antillaise. Ce constat s?inscrit dans un processus mondial de dégradation de
l?environnement.
Partant de ce constat, il faut concilier la place de l?homme au coeur des thématiques maritimes du bassin et
l?objectif d?un développement durable de l?archipel avec la préservation et la restauration du patrimoine naturel. À
cet effet, il est nécessaire de procéder à un diagnostic des relations entre l?homme et l?environnement, prenant en
compte la multiplicité des activités humaines, leurs impacts directs et indirects, positifs ou négatifs, leurs origines
et leurs échelles ? locales ou extraterritoriales. Ce travail essentiel a été en grande partie réalisé dans le cadre de
l?élaboration de ce Document stratégique de bassin et se poursuit plus précisément dans le cadre des travaux de
l?Office français pour la biodiversité (OFB), commandés par le CMUBA, sur l?évaluation de la contribution des
activités maritimes et littorales aux pressions s?exerçant sur le milieu marin dans les en outre-mer (Projet EPIMM
? voir annexe 2).
En synthèse, les principaux enjeux environnementaux du bassin retenus dans le cadre de l?élaboration du DSB sont
les suivants :
? pollutions, l?objectif étant de réduire toute forme de pollution pour préserver la qualité des eaux côtières et
leurs écosystèmes ;
? activités maritimes, l?objectif étant d?agir à la fois sur la nature même des activités maritimes mais
également sur leur organisation et leur planification afin qu?elles soient en cohérence avec les enjeux
environnementaux des sites ;
5
? sensibilisation à l?environnement, l?objectif étant de développer une conscience maritime et écologique
auprès des populations. Cet enjeu de sensibilisation est récurrent dans le DSB, et s?inscrit dans un enjeu
patrimonial fort de rapprocher les hommes et la mer qui les entoure ;
? espèces et habitats, l?objectif étant bien sûr de préserver, voire de restaurer ces espèces et espaces si
fragiles ;
? financement, l?objectif étant de mobiliser davantage de moyens en faveur de cette préservation de
l?environnement, en particulier en s?appuyant sur des fonds privés ;
? gouvernance, l?objectif étant de mieux coordonner l?ensemble des acteurs sur le littoral, mais également de
mieux prendre en compte le lien terre-mer ;
? police, l?objectif étant de renforcer cette mission régalienne en multipliant les actions de contrôle, en les
ciblant davantage mais également en sensibilisant les parquets pour que des suites judiciaires puissent être
trouvées,
? changement climatique, l?objectif étant non seulement de l?anticiper, mais également d?agir sur toutes les
activités maritimes pour réduire ses effets au maximum.
? connaissance, l?objectif étant de les consolider et de renforcer les moyens de recherche dédiés à ces
territoires ultramarins à la biodiversité à la fois très riche et fragile.
De manière générale, à la demande expresse de ses membres, le Document stratégique du bassin Antilles s?est
inscrit dans une démarche non pas de « faire plus » mais bien de « faire mieux ».
6
2. Présentation générale du DSB
Le DSB est composé :
? du document stratégique principal, organisé selon dix grandes thématiques.
Pour chacune de ces thématiques, sont présentés une synthèse de l?état des lieux, une matrice atouts-
faiblesses-opportunités-menaces (AFOM) permettant de problématiser l?état des lieux et de dégager les
principaux enjeux, et enfin des objectifs stratégiques permettant de répondre à chacun des enjeux ;
? d?un état des lieux initial (annexe 1) complet et actualisé à plusieurs reprises, d?abord pour tenir compte
des conséquences du passage des cyclones Irma et Maria en septembre 2017 (en particulier sur Saint-
Martin et Saint-Barthélémy), puis en janvier 2020 pour présenter un document aussi à jour que possible ;
? d?un atlas cartographique (annexe 2) permettant de visualiser à l?échelle du bassin les principaux enjeux
socio-économiques ;
? et enfin d?un recueil d?indicateurs de suivi (annexe 3), organisé selon le même schéma que le document
stratégique principal en 10 thématiques afin de déterminer pour chacun des objectifs stratégiques du DSB
des indicateurs de suivi associés ainsi que les sources potentielles de données.
L?atteinte des objectifs pourra être suivie à l?aide de ces indicateurs qui seront un outil précieux pour
« faire vivre » ce document stratégique durant les 6 prochaines années. La plénière de janvier 2020 a été
l?occasion pour les membres du Conseil maritime de confirmer le caractère indispensable du suivi de ces
indicateurs pour maintenir la dynamique mise en place au sein du CMUBA.
Les dix grandes thématiques
Conformément au Code de l?Environnement, l?élaboration du DSB a été pilotée par la Commission dite du DSB,
composée des collèges 1 et 2 du CMUBA, c?est-à-dire les représentants de l?État et ses établissements publics, et
les représentants des collectivités locales.
Cette commission a statué sur la méthode d?élaboration du DSB :
? organisation de séminaires participatifs, en présentiel, en 2018 et en 2019 en Guadeloupe et en Martinique,
réunissant chacun une cinquantaine de personnes issues des 4 îles du bassin et aux profils très variés
(institutionnels, associations de protection de l?environnement, collectivités, acteurs économiques, bureau
d?étude). Un document stabilisé a été produit à l?issue de chacun de ces séminaires,
? vérification et échanges sur les documents rédigés par consultations écrites ;
Ces séminaires ont été ouverts aux membres du CMUBA mais également au-delà, aux experts maritimes, bureaux
d?études, scientifiques, membres associatifs, à titre d?exemples, qui pouvaient apporter leur vision et
connaissances pendant les débats.
7
Par la suite, la commission DSB a décidé d?une présentation du DSB sous forme de fiches thématiques, afin
notamment de faciliter sa lecture et sa prise en main par un grand nombre d?acteurs. En effet, l?idée de ne pas faire
de ce DSB un document écrit en chambre, mais plutôt qu?un maximum d?acteurs puisse y être associés a guidé tout
le processus d?élaboration.
Dans cette perspective, le DSB détaille, pour les 10 grandes thématiques identifiées, les enjeux et objectifs à
atteindre. Les 10 thématiques peuvent être divisées en 2 groupes : 4 thématiques « filières » (pêche & aquaculture,
plaisance croisière & activités nautiques, ports de commerce & réseaux maritimes, ressources marines) et 6
thématiques transversales (coopération régionale maritime, environnement marin, formation aux métiers de la mer,
mer & société, recherche & innovation, ressources marines, risques).
Toutefois, tous ces sujets sont interdépendants et la vision stratégique du bassin que porte ce document ne saurait
se limiter à une lecture « en silo ».
Objectifs
Le travail concerté d?élaboration du DSB s?est inscrit dans le cadre de la SNML et de ses 4 grands objectifs
complémentaires et indissociables :
? la transition écologique pour la mer et le littoral,
? le développement de l?économie bleue durable,
? le bon état écologique du milieu marin et la préservation d?un littoral attractif,
? le rayonnement de la France.
Dans le travail de déclinaison de ces objectifs au niveau du bassin Antilles, des objectifs transversaux globaux,
propres aux enjeux locaux et communs à plusieurs thématiques, se sont clairement détachés :
? le changement climatique : adapter les filières économiques et les installations en mer ou sur la bande
littorale, et faire en sorte de le limiter ;
? la connaissance, la recherche : mieux connaître le bassin maritime, l?environnement, les filières
économiques, les risques, etc, en donnant avant tout des moyens à la recherche. Les défis, en particulier en
termes de biodiversité, sont immenses ;
? la préservation de l?environnement : sensibiliser, préserver et restaurer, assurer la transition écologique
des filières et acteurs de l?économie bleue (mises aux normes des installations et équipements, éco-
conception, objectifs de réduction des pollutions, etc) ;
? la coopération : coopérer à la fois entre les îles françaises au sein du bassin maritime, mais surtout à
l?échelle régionale caribéenne avec les pays voisins, au travers d?accords de coopération, de projets de
recherche scientifique, d?échanges maritimes, etc ;
8
? l?économie bleue durable : accompagner les mutations relatives au nautisme, à la pêche, à l?aquaculture,
aux transports maritimes, aux filières innovantes? Ces secteurs, qui cette « économie bleue » qui
contribue à l?emploi, l?attractivité du bassin doivent se doter d?une exigence environnementale forte ;
? la formation maritime : attirer vers les métiers maritimes, améliorer l?offre et la qualité des formations
maritimes, permettre une meilleure connaissance des enjeux environnementaux.
Ce que ne contient pas le DSB Antilles
Contrairement au cadre réglementaire précis qui s?impose aux Documents stratégiques de façade dans l?hexagone,
le contenu du Document stratégique de bassin n?est pas détaillé dans le Code de l?environnement.
Par conséquent, les travaux ont conduit à décider que le DSB Antilles ne comporterait pas de plan d?actions, et
qu?il consisterait à ce stade à la définition d?objectifs stratégiques et de grandes orientations.
En effet, l?objectif est que le DSB soit un document intégrateur de toutes les politiques publiques s?exerçant sur
la mer et le littoral : tous les plans d?actions et autres initiatives déjà menés par ailleurs devront être conformes aux
objectifs du DSB et constituent donc déjà une déclinaison opérationnelle de ce DSB.
D?autre part, la commission du DSB a acté le fait que ce document stratégique ne comporterait pas de carte des
vocations.
En effet, il existe déjà sur le bassin maritime plusieurs outils de gestion spatialisée de l?espace maritime. A titre
d?exemple, le parc naturel marin de la Martinique s?étend sur l?ensemble de la ZEE de la Martinique, se
superposant au périmètre d?application du DSB. Par ailleurs, des zonages de protection ou de restriction (parc
national, réserves naturelles, zones contaminées à la chlordécone et interdites à la pêche, etc) existent déjà sur les 4
îles du bassin maritime.
Au vu de l?étroitesse des territoires, ces zones sont relativement importantes en termes de surface couverte et
d?impact sur l?environnement des pratiques en mer. Par ailleurs, la connaissance sur le potentiel des énergies
marines renouvelables (EMR) est très faible, ne permettant pas à ce stade la définition de zonages dédiés aux
EMR. La question de la cohérence entre l?ensemble des outils de gestion de la mer, et plus particulièrement la
place du DSB, a été largement questionnée. Aussi la conduite d?un travail de planification de l?espace maritime
avec le CMUBA a été jugé peu opportun.
Il n?en demeure pas moins que l?approche cartographique est incontournable pour prendre toute la mesure des
problématiques à l?échelle du bassin et un atlas cartographique a été réalisé (annexe 2). La carte de synthèse des
enjeux socio-économiques est particulièrement parlante de ce point de vue.
9
Articulation avec d?autres plans et programmes
Conformément à l?article L.219-4 du code de l?environnement, « doivent être compatibles ou rendus
compatibles, avec les objectifs et dispositions du document stratégique de [?] bassin maritime :
? « 1° Les plans, les programmes et les schémas relatifs aux activités exclusivement localisées dans les
espaces mentionnés au deuxième alinéa de l?article L.219-1 ;
? 2° Dans ces mêmes espaces, les projets de travaux, d?ouvrages ou d?aménagements, publics et privés,
soumis à l?étude d?impact mentionnée à l?article L.122-1 du présent code et les décisions mentionnées aux
articles L.122-1 et L.132-2 du code minier lorsqu?elles concernent des substances minérales autres que
celles énumérées à l?article L.111-1 du même code ;
? 3° Les schémas de mise en valeur de la mer ;
? 4° Les schémas régionaux de développement de l?aquaculture marine prévus à l?article L.923-1-1 du code
rural et de la pêche maritime. »
Par ailleurs, « à l?exclusion de ceux mentionnés [précédemment], lorsqu?ils sont susceptibles d?avoir des
incidences significatives sur la mer, les plans, les programmes et les schémas applicables aux espaces et territoires
mentionnés aux deuxième et troisième alinéas de l'article L. 219-1 du présent code prennent en compte le
document stratégique de façade ou le document stratégique de bassin maritime. » : une obligation de prise en
compte s?impose donc à tous les documents « susceptibles d?avoir des incidences en mer.
Ainsi, sur le bassin Antilles, les documents suivants devront suivre le régime d?opposabilité suivant :
1/ Documents de planification maritime, devant don c être compatibles ou être rendus compatibles au DSB :
? Les plans de gestion d?aires marines protégées :
? En Martinique, la création du parc naturel marin (PNM) de la Martinique en 2017 a modifié la
gouvernance spécifique de l?ensemble de la ZEE de la Martinique. Le plan de gestion du PNM est en
cours d?élaboration et devrait être adopté par son conseil de gestion en 2020. Ce plan de gestion devra
être compatible avec le DSB, et déclinera une vision pour le parc à l?horizon 2035, avec un plan
d?action associé.
Il existe également une réserve naturelle nationale (RNN) des ilets de Sainte-Anne avec une
réglementation spécifique sur la zone maritime autour des ilets, ainsi qu?une réserve naturelle
régionale (RNR) sur la zone maritime du Prêcheur. Par ailleurs, un projet de RNR est en cours
d?élaboration sur le fonds de baie de Fort-de-France, englobant la mangrove et une partie maritime.
? En Guadeloupe, le parc national comporte une partie maritime depuis 2009 : ses actions s?inscrivent
dans le cadre de la charte du Parc national de la Guadeloupe (PNG), approuvée en conseil d?État par
décret n° 2014-48 du 21 janvier 2014. Elle définit le projet du territoire pour quinze ans et concerne à
la fois le coeur, l?aire maritime adjacente et l?aire d?adhésion.
? A Saint-Martin, la RNN inscrit son action dans le cadre de son plan de gestion 2018-2027 ;
? A Saint-Barthélemy, la réserve naturelle est gérée depuis 2013 ? et depuis le changement de statut de
la collectivité ? par l?Agence territoriale de l?environnement. Son plan de gestion actuel court sur la
période 2018-2027.
? Sur l?ensemble de la ZEE des Antilles françaises, le sanctuaire AGOA, créé en 2012, vise à protéger
les cétacés : ses actions sont réalisées dans le cadre d?un plan de gestion qui devrait être actualisé dans
les mois à venir.
? Les schémas de mise en valeur de la mer (SMVM) sont intégrés aux Schémas d?Aménagement
Régional (SAR) :
? En Martinique, le SAR élaboré en 1998 est en vigueur. Il comprend également un volet SMVM. La
Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) a débuté les travaux de révision du SAR, mais elle
revendique l?élaboration d?un Plan d?Aménagement et de Développement Durable de Martinique
(PADDMA), sur le modèle du PADDUC de Corse, qui comportera un volet SMVM. Dans l?attente
d?une validation législative, des travaux sont déjà en cours avec la CTM pour que le PADDMA soit
compatible au DSB. Par ailleurs, le conseiller territorial de la CTM en charge de l?élaboration du SAR
12
est membre du CMUBA et représentant du CMUBA au sein du Conseil National pour la Mer et le
Littoral (CNML).
? En Guadeloupe, le Schéma d?Aménagement Régional (SAR) valant Schéma de mise en Valeur de la
Mer (SMVM) a été approuvé par décret n° 2011-1610 du 22 novembre 2011 du Conseil d?État. La
Région Guadeloupe a lancé une démarche d?évaluation à mi-parcours début 2019 afin d?envisager son
renouvellement.
? Les schémas régionaux de développement de l?aquaculture marine (SRDAM) de la Martinique et de la
Guadeloupe, devront être compatibles au DSB lors de leur révision. En effet, ces schémas sont désormais
caduques et les travaux de renouvellement doivent être lancés prochainement.
? les plans d?actions RUP pour la programmation des Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la
Pêche (FEAMP) 2021-2027. Le projet de règlement FEAMP post-2020 s?inscrit dans une relative
continuité avec la programmation précédente, avec comme grands objectifs la nécessaire protection de la
ressource et des océans, et le développement d?une économie bleue intégrée. Toutefois, l?articulation avec
la réglementation environnementale (en tenant compte par exemple de la nouvelle stratégie de collecte des
déchets en mer) et la prise en compte des engagements internationaux de l?Union Européenne (objectifs de
développement durable ? ODD-14, lutte contre le changement climatique) devront être sensiblement
renforcées.
Pour les RUP, compte tenu des atouts et des spécificités de ces territoires, la Commission européenne a
souhaité que chaque territoire puisse élaborer un plan d?action propre qui sera intégré au Programme
opérationnel de la prochaine programmation FEAMP. Les plans d?actions des RUP des Antilles françaises
(Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin) devront donc être compatibles au DSB.
2/ Documents stratégiques devant être compatibles ou rendus compatibles pour des activités exclusivement en mer,
et qui doivent prendre en compte le DSB pour toutes les autres activités
? Les Schémas Directeurs d?Aménagement et de Gestion de l?Eau (SDAGE) oeuvrent pour
l?amélioration de la qualité de l?ensemble des masses d?eaux, à terre donc mais également en mer sur les
eaux côtières.
En outre, les SDAGE reposent en grande partie sur l?analyse précise des liens terre-mer car l?amélioration
de la gestion et de la qualité de l?eau sur les bassins versants contribuent fortement à améliorer la qualité
des eaux côtières.
Ainsi, certains objectifs du DSB visent à améliorer la qualité des eaux côtières, allant dans le sens des
objectifs du SDAGE : à titre d?exemple, la mesure relative à la mise en place de zones de mouillages et
d?équipements légers pour l?accueil des navires de plaisance.
SDAGE et DSB concourent donc aux mêmes objectifs de préservation de la qualité des eaux côtières, et
l?articulation entre les deux documents est absolument impérative, tant au niveau du contenu que de la
bonne coordination des instances gouvernantes.
? Les Schémas d?Aménagement Régional (SAR) : comme énoncé plus haut pour les SMVM adossés aux
SAR, ces documents doivent être révisés par la Région Guadeloupe et par la Collectivité Territoriale de la
Martinique.
En outre, ces SAR ont valeur de Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) et doivent, à
l?occasion de leur modification ou révision, intégrer un chapitre individualisé relatif à la trame verte et
bleue.
En Guadeloupe, la Région Guadeloupe et l?État ont décidé d?inscrire la réalisation de ce SRCE dans une
démarche plus globale, allant au-delà du cadre réglementaire, en réalisant le Schéma Régional du
Patrimoine Naturel et de la Biodiversité (SRPNB), qui devrait être finalisé en 2020.
? Les projets stratégiques 2019-2023 des Grands Ports Maritimes (GPM) de Guadeloupe et de
Martinique.
Les GPM concentrent près de 95 % des échanges de marchandises des îles avec l?extérieur et représente, à
ce titre, les principales plate-formes logistiques sur lesquelles s?appuie l?économie de chaque île. Outre le
13
tourisme, le secteur portuaire est le principal pourvoyeur de richesses et d?emploi dans les secteurs de
l?économie bleue : leur rôle est donc majeur dans tout document stratégique relatif à la mer et au littoral.
? le Plan National d?Actions (PNA) en faveur des tortues marines des Antilles françaises est un PNA de
restauration, d?une durée de 10 ans, s?appliquant sur les territoires de Guadeloupe, Martinique et Saint-
Martin
? les plans d?action locaux IFRECOR :
? Saint-Barthélemy : Jusqu?en 2018, le comité local de Guadeloupe représentait Saint-Barthélemy.
Créé en octobre 2018, le Comité local IFRECOR de Saint-Barthélemy s?est réuni pour la première fois
le vendredi 12 avril 2019 à Gustavia, sous la coordination de l?Agence Territoriale de l?Environnement
(ATE).
? Martinique : Le plan d?action national phase 4 arrive à échéance en 2020, un nouveau plan d?action en
lien avec le plan d?action pour la protection des récifs coralliens d?outre-mer français (prévu à l?article
113 du plan biodiversité et à l?action 37 du plan biodiversité) est en cours d?élaboration en lien avec
les comités locaux. Le plan d?action national phase 5 sera ensuite décliné à l?échelle locale pour la
période 2021-2026.
3/ Documents stratégiques susceptibles d?avoir des incidences en mer, dont les orientations doivent prendre en
compte celles du DSB :
? les Schémas Régionaux Climat-Air-Énergie (SRCAE)
? en Guadeloupe, le SRCAE a été adopté en 2012 et s?appuie sur un plan de réduction des émissions de
gaz à effet de serre (GES), une meilleure connaissance des phénomènes en cours et une gestion
intégrée du littoral. Le changement climatique est donc abordé à la fois par une volonté de réduction
de ses effets mais également par un objectif d?anticipation de ses conséquences, ce qui est d?ores et
déjà cohérent avec le DSB ;
? en Martinique, le SRCAE a été adopté en 2013. Quelques grandes orientations sont fixées à l?horizon
2020 dans les différents domaines que sont les transports, le bâtiment, l?agriculture, les industries, la
qualité de l?air, les énergies renouvelables et l?adaptation au changement climatique.
? la Programmation Pluriannuelle de l?Energie (PPE) : la loi de Transition énergétique pour la croissance
verte du 17 août 2015 prévoit une révision régulière de la programmation pluriannuelle de l?énergie, portée
conjointement par l?État et les collectivités, et fixe un objectif d?autonomie énergétique en 2030 dans les
DOM/COM.
? En Guadeloupe, la dernière révision date de 2018. L?état des lieux réalisé à l?occasion de cette révision
montre une très forte progression des énergies renouvelables (EnR) qui représentent 21 % du mix de
production électrique en 2018. Aucune ENR marine n?est en oeuvre ou en projet à court terme
aujourd?hui en Guadeloupe. Un projet de Dispositif de Production d?électricité Houlomoteur Immergé
(DPHI) est à l?étude, mais il est actuellement au stade de recherche & développement.
? En Martinique, la PPE a été adoptée par décret en 2018 et fixe à l?horizon 2023 notamment des
objectifs d?efficacité énergétique et de production d?énergies renouvelables. Les EnR représentent
22 % du mix de production électrique en 2018. À ce stade aucune ENR marine n?est en oeuvre ou en
projet à court ou moyen terme. À noter l?abandon en 2018 du projet d?Energie Thermique des Mers
(ETM) au large de la commune de Bellefontaine.
? le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD) : La Loi NOTRe a confié aux
Régions et aux collectivités territoriales unique le cas échéant cette compétence de planification en matière
de gestion des déchets et d?économie circulaire.
? En Guadeloupe, le plan régional de prévention et de gestion des déchets a été adopté en mars 2020 : il
permet de coordonner les actions menées en matière de déchets à l?horizon 2026-2032, dans une
logique de cohérence et d?équilibre territorial. La collectivité régionale a saisi cette opportunité pour
définir une stratégie ambitieuse et partagée : faire de la Guadeloupe, un archipel zéro déchet en 2035.
? En Martinique, le plan de prévention et de gestion des déchets (PPGD) a été adopté en décembre 2019.
La CTM y propose notamment un plan en faveur de l?économie circulaire.
14
Des déchets spécifiques aux filières maritimes y sont traités (sédiments de dragage des ports, transport
maritime des déchets, la filière REP pour les bateaux hors d?usage, etc).
Le tableau suivant expose l'articulation entre le DSB et les nombreux documents de planification, précisant pour
chacun le territoire couvert :
Documents
Lien de prise en compte
ou de compatibilité
Territoire couvert
Plan de gestion des aires marines
protégées
- Parc naturel marin Martinique
- RNN des ilets de Sainte-Anne
- RNR du Prêcheur
- Parc national de la Guadeloupe
- RNN Saint-Martin
- RNN Petite-Terre
- Réserve naturelle de Saint-Barthélemy
- Sanctuaire Agoa
Compatibilité
ZEE Martinique
Rayon de 100m autour des ilets de Sainte-
Anne
RNR du Prêcheur (zone maritime le long
du littoral du Prêcheur)
PNG Guadeloupe (coeurs de parc en mer et
aire maritime adjacente)
RNN Saint-Martin
RNN Petite-Terre (Guadeloupe)
Réserve naturelle Saint-Barthélemy
ZEE Antilles françaises
Schéma de mise en valeur de la mer
Martinique pour le SAR-SMVM 972, et le
futur PADDMA
Guadeloupe pour le SAR-SMVM 971
Schéma régional de développement de
l?aquaculture marine (SRDAM)
Martinique pour le SRDAM 972
Guadeloupe pour le SRDAM 971
Plans d?action RUP
Martinique pour le PA 972
Guadeloupe pour le PA 971
Saint-Martin pour le PA Saint-Martin
Schéma directeur d?aménagement et de
gestion de l?eau (SDAGE)
Compatibilité pour les
objectifs/actions
exclusivement en mer
(eaux côtières),
prise en compte pour les
autres
Eaux côtières de la Martinique pour le
SDAGE 972
Eaux côtières de la Guadeloupe et Saint-
Martin pour le SDAGE 971
Projet stratégique des Grands ports
maritimes (GPM)
Périmètres et circonscriptions portuaires
des GPM
Plan national d?actions pour les tortues
marines
Guadeloupe, Saint-Martin et Martinique
Plans locaux IFRECOR
Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin,
Saint-Barthélemy
Schéma Régional Climat-Air-Énergie
(SRCAE)
Prise en compte
Martinique pour le SRCAE 972
Guadeloupe pour le SRCAE 971
Programmation pluriannuelle de
l?énergie (PPE)
Martinique pour la PPE 972
Guadeloupe pour la PPE 971
Plan régional de prévention et de gestion
des déchets (PRPGD)
Martinique pour le PPGD 972
Guadeloupe pour la PRPGD 971
Tableau 2: Récapitulatif de la compatibilité des documents avec le DSB
15
Cette liste de documents est certainement non exhaustive. En particulier, il serait intéressant de se questionner sur
l?impact des documents d?urbanisme sur le développement ou la protection des activités en mer : pourquoi ne pas
parler d?urbanisme en mer ? Cette question se pose de manière pressante au vu des nombreux projets de
plateformes en mer (restaurant ou hôtellerie flottante). Par ailleurs, le DSB a vocation à agir sur des activités et des
aménagements maritimes mais aussi littorales. Le lien terre-mer est ainsi très prégnant. Ces sujets ne sont pas
suffisamment mûrs localement pour être abordés dans ce document stratégique de bassin, mais ils pourront être
interrogés et débattus dans les 6 ans à venir.
En tout état de cause, la diversité de ces documents et de leurs périmètres montre la nécessité (et la difficulté)
d?installer le Document Stratégique de Bassin dans le paysage institutionnel antillais et l?importance d?élaborer
pour la première fois un document à une échelle supra-territoriale.
Afin d?y parvenir les équipes du secrétariat du CMUBA (DM de Guadeloupe et de Martinique) ont multiplié les
participations à des instances de travail et de concertation ; comités de l?eau et de la biodiversité, conseil
d?administration du Parc national de la Guadeloupe, conseil de gestion du Parc Naturel Marin de la Martinique?
En outre, au-delà de ces impératifs réglementaires, le document et ses principes d?opposabilité ont été présentés et
débattus au sein de nombreuses autres instances comme au sein du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine
Naturel (CSRPN) de Guadeloupe. L?ensemble des organismes concernés par la rédaction ou la révision des
plans et documents détaillés ci-dessus sera saisi pour leur rappeler l?obligation de conformité ou de prise en
compte du DSB.
Le contexte international
Au-delà de ces réglementations très locales, le bassin Antilles s?inscrit dans un contexte international
incontournable de par sa situation géographique.
Pour mémoire, le bassin des Antilles françaises n?est un espace maritime ni continu ni homogène, et est entrecoupé
d?îles voisines : la Dominique (située entre la Martinique et la Guadeloupe), Antigua-et-Barbuda, Montserrat et
Saint-Kitts-et-Nevis (situés entre la Guadeloupe et les îles du nord). Le caractère archipélagique de la Guadeloupe
est également à souligner puisqu?elle est constituée de Grande-Terre, Basse-Terre, Les Saintes, Petite Terre, La
Désirade, et Marie-Galante ( Figure 1: ZEE du bassin maritime Antilles).
Les Antilles françaises s?inscrivent donc dans leur voisinage proche et sont adhérentes d?organisations régionales,
telles que l?OECO (Organisation des États de la Caraïbe Orientale) et l?AEC (Association des États de la Caraïbe)
en tant que membres associés.
Le bassin est couvert par des accords ou conventions au niveau régional, sur des thématiques telles que la sécurité
en mer (avec le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetageaux Antilles et en Guyane - CROSS
AG - sur 3 000 000 km²) ou la préservation de la ressource halieutique (COPACO, ICCAT).
Certes, les îles françaises et les pays voisins sont reliés par des échanges de personnes ou de biens par voie
maritime mais, ces relations restent encore largement à développer compte tenu de la très forte dépendance de ces
îles à la France métropolitaine.
Au titre des conventions internationales de protection de l?environnement, le bassin Antilles est couvert par :
? La convention de Carthagène, qui vise la protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région
des Caraïbes. Cette convention de mer régionale a été adoptée le 24 mars 1983, à Carthagène (Colombie).
Elle a été ratifiée par 25 pays dont la France. Cette convention a été suivie par l?adoption de 3 protocoles :
? le protocole relatif à la lutte contre la pollution par les hydrocarbures,
? le protocole LBS (Land-Based Sources of marine pollutions) relatif à la pollution due à des
sources et activités terrestres,
16
? et enfin, le protocole relatif à la vie sauvage, SPAW (Specially Protected Areas and Wildlife),
hébergé par la France au sein des Antilles françaises en Guadeloupe.
? La convention de Ramsar, qui vise la conservation et l?utilisation durable des zones humides. Ce traité
international a été adopté le 2 février 1971 et est entré en vigueur en France le 1er octobre 1986. Au sein du
bassin Antilles, le Grand-Cul-de-Sac-Marin en Guadeloupe, l?étang des salines en Martinique et les zones
humides et marines de Saint-Martin sont couverts par cette convention.
Par ailleurs, les îles sont impliquées dans des programmes régionaux structurants comme le programme Carib-
Coast, réseau caribéen de prévention des risques côtiers en lien avec le changement climatique piloté par le BRGM
de Guadeloupe, et lancé officiellement fin 2018. Ce programme Interreg Caraïbes, a pour objectif de renforcer la
capacité des territoires caribéens à gérer les risques et répondre aux aléas naturels. Quatre Etats sont parties
prenantes du projet : la France donc, mais également Trinité-et-Tobago, la Jamaïque, et Porto Rico.
Le processus d?élaboration
L?évaluation environnementale repose sur la prise en compte des enjeux environnementaux tout au long du
processus d?élaboration du document, dans une démarche itérative.
Par conséquent, il convient de retracer ici l?ensemble des travaux et des acteurs associés :
? Dès les premiers mois de la démarche, la Commission permanente1 du CMUBA a souhaité que
l?élaboration du DSB conduise à une analyse plus fine des enjeux environnementaux, analyse rendue
jusqu?ici difficile par le manque d?outils propres aux territoires ultra-marins
Par conséquent, une motion de la Commission Permanente en date du 18 mai 2017, portée en annexe 1, a permis la
saisine de l?Agence française pour la biodiversité (AFB ? aujourd?hui OFB) pour « la réalisation d?un outil d?aide
à la décision permettant d?évaluer l?impact des activités maritimes sur les écosystèmes marins d?outre-mer ». Suite
à cette saisine, l?AFB a lancé des travaux très complets visant à évaluer les interactions entre les activités
maritimes et les écosystèmes marins d?outre-mer (projet EPIMM : évaluation des pressions et impacts des
activités s?exerçant sur le milieu marin).
La première étape de cette démarche avait pour objectif de déterminer les éventuelles pressions générées par les
activités maritimes, hors pêche et aquaculture. Ce travail a été réalisé en 2018-2019 avec le soutien des bureaux
d?études Impact Mer et Sub Surface, et a conduit à la description des pressions possiblement générées par chaque
activité maritime existante en outre-mer ainsi qu?à une matrice de contribution des activités aux pressions.
Au-delà de ce travail bibliographique inédit, le CMUBA a souhaité aller plus loin et contextualiser cette évaluation
à chaque île des Antilles françaises en hiérarchisant l?intensité des pressions exercées par les activités et en
localisant leurs impacts connus sur le milieu marin.
Des ateliers ont donc été organisés sur chaque île concernée (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin) par le
projet en novembre 2019. Ce travail de contextualisation est en cours de consolidation par l?OFB (ex-AFB).
L?annexe 2 est une présentation détaillée de ce projet.
? Pour l?élaboration de l?état des lieux du DSB, la commission DSB s?est reposée sur le Conseil
scientifique, technique et économique (CSTE) du CMUBA
Ce large réseau d?experts est composé de socio-professionnels, de membres d?associations, de fédérations
sportives ou bien de spécialistes en poste dans les services de l?État, dans ses établissements publics ou en
collectivités territoriales, venant des 4 îles du bassin maritime.
La création de ce réseau a permis d?élargir le champ de compétences au-delà du cercle ? déjà très complet ? des
membres du CMUBA. Ces experts, par leurs contributions, ont permis d?affiner l?état des lieux.
1La commission permanente avait été créée lors de la mise en place du CMUBA. Elle comptait une trentaine de membres issus des 6
collèges. Elle a finalement été supprimée lors de la plénière CMUBA du 6 février 2019 car la gouvernance du Conseil devenait trop
complexe et inefficace. Les 2 instances de décision sont donc la commission DSB et le conseil plénier.
17
? Lors des trois séminaires de travail organisés en 2018-2019, la thématique « environnement marin » est la
seule à avoir fait l?objet de 2 tables rondes successives tant les sujets étaient nombreux et les débats vifs
et passionnés.
En outre, compte tenu de l?interconnexion de ce thème avec tous les autres, une précaution particulière a été portée
pour assurer la participation de représentants du milieu dit « environnementaliste » à toutes les autres tables
rondes. A titre d?exemple, une représentante du réseau Réguar de protections des requins aux Antilles françaises et
salariée de l?association Kap Natirel de protection de l?environnement et la biodiversité marine, a participé
activement aux débats relatifs à la pêche et à l?aquaculture, ce qui a sensiblement permis d?enrichir les échanges.
Ainsi, même si l?environnement marin est une thématique à part entière dans le DSB, il s?agit également d?un
objectif transversal pris en compte dans chaque fiche thématique « filière ».
? Dans le cadre du Conseil maritime, une commission thématique relative au nautisme a été mise en
place.
Cette commission est composée de 16 membres, dont la pluralité garantit des analyses et propositions durables.
Ainsi, la première motion prise par cette commission, à l?initiative de ses membres et saluée par la grande majorité
des membres du CMUBA, est adressée au Ministère de la transition écologique et solidaire (MTES) pour
demander à ce que les enjeux environnementaux soient pris en compte comme critère d?évaluation pour le permis
plaisance côtier.
L?annexe 3 présente cette motion et le PV de la consultation écrite des membres. Une telle initiative s?inscrit
parfaitement dans la stratégie de ce DSB Antilles et toute initiative similaire sera bien sûr encouragée et valorisée.
Par ailleurs, cette commission a également lancé des travaux concrets pour la filière plaisance à l?échelle du bassin
maritime Antilles comme la création d?un guide pour la mise en place de zones de mouillage et d?équipements
légers. Elle s?est également penchée sur des dossiers comme la mise en place de la filière REP pour les bateaux
hors d?usages et la résilience de la filière plaisance au risque cyclonique.
? Le rapprochement des acteurs du monde maritime aux sensibilités a priori opposées est l?une des
grandes réussites du processus d?élaboration du DSB Antilles.
Les échanges ont été nombreux lors des journées de concertation organisées, le brassage des structures (État,
entreprises, associations, etc) et des profils (acteurs économiques, environnementaux, scientifiques, etc) a
réellement permis de tirer profit de l?intelligence collective. Le DSB devra être un outil qui pérennisera ce
rapprochement d?acteurs du monde maritime.
A titre d?exemple, le CMUBA s?implique en tant que partenaire dans le projet TRAFIC (transport maritime,
fréquentation portuaire et inégalités environnementales dans les Caraïbes), porté par l?Université de Bretagne
occidentale dans le cadre de l?Observatoire Hommes-Milieux Port Caraïbe et soutenu localement par l?Union
maritime et portuaire (UMEP).
Ce projet vise à étudier comment les ports français des Antilles se positionnent face aux pressions
environnementales des circulations maritimes caribéennes. Ce projet, qui étudie donc trafic maritime et impact
environnemental, réunit à la fois des acteurs portuaires (grands ports maritimes), environnementaux (AGOA, etc)
et scientifiques (universitaires). Il permet d?inscrire le CMUBA dans un temps long. La lettre d?intérêt du CMUBA
envers ce projet figure en annexe 4 et le projet scientifique est présenté en annexe 5.
3. Description de l?état initial de l?environnement et perspectives
d?évolution
Le DSB Antilles a permis de dresser un état des lieux économique, social et environnemental du milieu maritime
dans son annexe 1. Ce diagnostic présente l?ensemble des usages de l?espace marin et littoral, des interactions
terre-mer et des activités économiques liées à la mer et à la valorisation du littoral. Les interactions des activités
entre elles et avec le milieu marin sont également abordées et le travail qui consiste à analyser précisément leurs
pressions et impacts est en cours de finalisation par l?OFB.
18
Il est à noter que la Directive Cadre Stratégique pour le Milieu Marin (DCSMM) ne s?applique pas hors métropole.
Ainsi, contrairement aux DSF, il n?y a pas eu sur le bassin maritime Antilles de travaux d?élaboration des Plans
d?Actions pour le Milieu Marin (PAMM) qui constituent en métropole le volet environnemental des DSF.
Ce manque de connaissances sera en particulier comblé par l?étude réalisée par l?OFB pour évaluer l?impact des
activités maritimes sur les écosystèmes marins (cf. paragraphe Le processus d?élaboration et annexe 2).
La description de l?état initial qui figure dans ce rapport est donc en grande partie une reprise des éléments du
DSB pour la partie environnementale.
Présentation générale du bassin des Antilles françaises et des pressions
exercées
Les eaux intérieures, la mer territoriale, la zone économique exclusive (ZEE) et le plateau continental au-delà des
200 milles du bassin Antilles s?étendent sur 151 000 km² (soit par comparaison 55 % plus grand que la mer
territoriale et la ZEE de la mer Méditerranée).
Les 4 îles du bassin sont des territoires exigus et très peuplés (plus de 800 000 habitants) et comptent parmi les
plus densément peuplés de France (de plus de 229 hab/km² en Guadeloupe à près de 700 hab/km² à Saint-Martin).
Les dynamiques démographiques sont toutefois sensiblement différentes et suivent 2 tendances distinctes :
? la Guadeloupe et la Martinique sont en déprise démographique forte (respectivement - 10 000 habitants et
? 25 000 habitants entre 2006 et 2017, soit - 2,6 % et - 6,3 %), avec une population vieillissante,
? à l?inverse, Saint-Martin et Saint-Barthélemy voient leur population augmenter. Saint-Martin se distingue
en outre par une population particulièrement jeune (35 % de sa population âgée de moins de 20 ans).
Pourtant, sur l?ensemble des territoires, les pressions augmentent, en particulier les pressions anthropiques.
L?urbanisation, très fragmentée et « fragmentante » (habitat diffus, réseau routier saturé...) fragilise les espèces et
les habitats, alors que dans le même temps, le secteur agricole connaît une forte déprise. En Guadeloupe, alors que
15 % des logements sont vacants (record national), le rythme de construction de logements neufs par an atteint des
sommets (4ème taux national avec 3 500 logements neufs par an).
Ces territoires insulaires sont extrêmement dépendants de l?extérieur et importent la quasi-totalité de leur énergie
primaire, la majorité des consommations du secteur agroalimentaire et? quasiment 100 % de leurs déchets.
Ainsi la Guadeloupe émet davantage de gaz à effet de serre que Marseille et Lyon réunis avec 3 500 kteCO2/an vs
3 300 (pour plus de 3 fois moins d?habitants).
Caractérisation de la biodiversité marine du bassin Antilles
Le bassin maritime des Antilles est caractérisé par sa grande diversité de paysages et d?écosystèmes littoraux et marins
(mangroves, étangs et forêts littoraux, récifs coralliens, herbiers marins, canyons sous marins, etc.), qui, lorsqu?ils sont
en bon état, rendent de nombreux services écosystémiques (mitigation des risques, zones fonctionnelles halieutiques,
puits de carbone, nourriture pour les populations, activités touristiques, etc.).
Les espèces marines côtières du bassin présentent un niveau élevé d?endémisme. Les inventaires réalisés depuis
2010 (Karubenthos et Madibenthos) ont révélé d?importantes différences entre les communautés d?espèces de
Guadeloupe et de Martinique malgré leur proximité géographique. Ce taux d?endémisme élevé est synonyme de
grande fragilité pour les écosystèmes marins, encore accrue par la diminution observée de l?abondances de
nombreuses espèces.
Les eaux bordant les îles antillaises abritent des populations de nombreuses espèces emblématiques, pour certaines
menacées (inscrites au CITES, la liste rouge de l?UICN, dans les annexes de la convention de mer régionale de
Carthagène) : 49 espèces de requins, 24 espèces de mammifères marins, 5 espèces de tortues marines,
d?importantes colonies d?oiseaux marins ou limicoles à statut, 16 espèces de coraux, etc.
19
Certaines espèces font l?objet de mesures de gestion en matière de pêche, en particulier lorsqu?elles sont menacées
(oursins, lambis, langoustes, requins, mérous, makaires?). D?autres font l?objet de mesures de préservation et de
restauration, comme les tortues marines, dans le cadre d?un plan national d?actions.
Ces populations, migratrices ou sédentaires trouvent dans le bassin maritime des habitats essentiels à leur cycle de
vie (croissance, reproduction, haltes migratoires, alimentation). Certains de ces habitats font également l?objet de
protection ou de mesures de gestion spécifiques (parc national ou naturel marin, réserve naturelle nationale, sites
du Conservatoire du littoral, cantonnements de pêche?).
Les principales pressions et sources de dégradation de l?environnement marin
L?état écologique des écosystèmes marins et côtiers aux Antilles est préoccupant, notamment pour les récifs
coralliens dont 80 % sont dégradés. En effet, aux pressions globales (cyclones, température, acidification, montée
des eaux), dont l'intensité va augmenter avec les changements climatiques annoncés, s?ajoutent de nombreuses
pressions anthropiques locales, sources de dégradation pour les habitats et la biodiversité marine des Antilles :
? les rejets d?eaux usées (dispositifs d?assainissement individuels et collectifs en mauvais état, mauvais
taux de raccordement aux réseaux collectifs, dysfonctionnement des stations d?épuration des eaux
usées), qui provoquent une eutrophisation et une contamination du milieu conduisant à une
détérioration de la qualité des eaux littorales et de l?état de santé des habitats côtiers ;
? le lessivage (transport de sédiments par les eaux de surfaces) des terres agricoles, qui engendre une
forte érosion (hypersédimentation accrue sur les écosystèmes côtiers et marins) et entraîne une
pollution des eaux (produits phytosanitaires dont la chlordécone, macro-déchets, plastiques) ;
? l?urbanisation du littoral, qui entraîne la destruction d?habitats côtiers (principalement les zones
humides côtières telles que les mangroves) et le dépôt de matériaux polluants ;
? les activités maritimes diverses comme par exemples le dragage et le clapage de sédiments.
À ces pressions déjà fortes et nombreuses, s?ajoute depuis 2011 les échouements massifs d?algues sargasses, qui
détériorent les habitats côtiers (blocage de la lumière naturelle, anoxie du milieu, etc).
Les politiques publiques pour la préservation de l?environnement marin
Du fait de l?importance des milieux, des espèces et des paysages antillais, différentes politiques publiques ont été
adoptées pour assurer leur préservation et leur valorisation :
? la directive cadre sur l?eau, mise en oeuvre au travers des SDAGE, qui vise à atteindre le bon état
écologique et chimique des eaux côtières ;
? divers arrêtés ministériels et préfectoraux, qui ont vocation à protéger les espèces : mammifères
marins, tortues, oiseaux marins, coraux? Dans certains cas, ces arrêtés sont soutenus par des plans
d?actions comme le Plan National d?Actions (PNA) tortues ;
? des espaces marins font l?objet de protection spécifiques constituant un réseau d?aires marines
protégées. Il en est ainsi pour le sanctuaire AGOA (pour les mammifères marins), les espaces
maritimes du parc national de la Guadeloupe, les réserves naturelles (Saint-Barthélemy, Saint-Martin,
Petite-Terre...), ou encore le parc naturel marin de Martinique (qui est un outil de gestion ne créant pas
de réglementation supplémentaire).
Par ailleurs, au-delà de ces cadres réglementaires, de nombreuses initiatives, institutionnelles ou associatives
concourent à la préservation de l?environnement marin, tout en répondant également à d?autres grands objectifs du
DSB, comme la nécessité de tourner davantage les populations antillaises vers la mer, et de tisser encore le lien
culturel entre la mer et les peuples.
L?état des lieux de l?environnement marin a permis de dresser une matrice AFOM (Atouts, Forces, Opportunités,
Menaces). Cette matrice AFOM est un outil d?aide permettant la transition entre l?état des lieux initial et la
définition des enjeux et objectifs du DSB sur la thématique de l?environnement marin.
20
La matrice Atouts ? Forces ? Opportunités ? Menaces pour l?environnement marin
4. Description et évaluation des effets notables du DSB sur
l?environnement et la santé humaine et exposé des motifs
Perspectives d?évolution sans mise en place d?actions conformes aux objectifs du
DSB
En l?absence de mise en oeuvre d?actions conformes aux orientations fixées par le DSB et tous les plans et
programmes qui sont conformes à cette stratégie, les perspectives d?évolutions de l?environnement marin au sein
du bassin Antilles sont particulièrement négatives.
Le tableau ci-dessous en pointe les principales tendances, par enjeu :
Principaux enjeux
concernant
l?environnement
marin et littoral
Perspectives d?évolution sans mise en oeuvre d?actions conformément
aux objectifs fixés par le DSB Antilles
Pollution
Maintien, voire augmentation du niveau de pollutions, qu?il s?agisse de
pollutions diffuses, de macro-déchets (pollution plastique), ou de pollutions
naturelles comme les échouements de sargasses, et qu?il s?agisse de
pollutions venant d?activités à terre ou d?activités maritimes
Activités maritimes
Maintien, voire augmentation des conflits d?usages en mer entre activités
Accentuation de l?impact environnemental des activités maritimes qui sont
de plus en plus nombreuses et impactantes (cf. travail sur les pressions de
l?OFB)
Augmentation du trafic maritime et des pratiques peu respectueuses de
l?environnement (multiplication des mouillages à l?ancre, non-respect de la
faune marine, déversement non contrôlé des eaux grises et noires des navires
de plaisance, carénage sauvage, etc)
Sensibilisation à
l?environnement marin
Moindre conscience environnementale des acteurs du monde maritime et des
populations du bassin maritime
Pas d?action de sensibilisation envers les scolaires
Espèces et habitats
Accroissement de l?artificialisation du littoral et destruction de la mangrove
Baisse de la biodiversité marine et disparition d?espèces aujourd?hui en
danger critique
Inefficacité des mesures de protection en mer
Financement Pas de nouvelles formes de financement par des partenaires privés
Gouvernance
Absence de coordination entre acteurs et gestionnaires en mer
Mise en place de politiques ou de mesures de gestion contradictoires selon
les documents de planification et les échelles
Police
Augmentation de la délinquance environnementale (destruction d?habitats,
pêche illégale, etc)
Changement climatique
Accroissement de la vulnérabilité des territoires face aux aléas climatiques
Augmentation de la contribution du bassin au changement climatique
Connaissance
Progression limitée de la connaissance scientifique nécessaire pour la gestion
de l?environnement marin : impossibilité d?anticiper des problématiques
émergentes, mise en place de politiques qui ne prennent pas en compte
certaines sensibilités des écosystèmes et qui pourraient donc être négatives
Tableau 3: Perspectives d'évolution des principaux enjeux de l'environnement marin sans mise en oeuvre du DSB
22
Par conséquent, la non-mise en oeuvre d?actions conformes aux objectifs du DSB Antilles contribuerait
globalement à une dégradation de la qualité des masses d?eau côtière, à la dégradation de l?état de santé des
écosystèmes marins et côtiers et à une plus grande vulnérabilité des territoires face aux risques naturels côtiers,
déjà renforcés par le changement climatique.
Perspectives d?évolution sans DSB
En l?absence de mise en oeuvre du DSB, les perspectives d?évolutions de l?environnement marin au sein du bassin
Antilles ne sont moins négatives qu?avec le scénario sans mise en oeuvre d?actions conformes aux objectifs du
DSB, puisque jusqu?à aujourd?hui et en l?absence de DSB certains objectifs sont déjà mis en oeuvre via d?autres
politiques publiques (loi sur l?eau, plan biodiversité, etc). Le DSB s?appuie d?ailleurs sur l?existant dans un souci
de cohérence entre les différentes politiques publiques.
Cependant, en l?absence de mise en oeuvre du DSB, les perspectives d?évolution sont les suivantes :
? absence d?actions globales et à l?échelle de plusieurs territoires des différentes filières de l?économie bleue
pour tendre vers des pratiques respectueuses de l?environnement
? manque de politique environnementale et maritime cohérente sur le bassin maritime pouvant aboutir à des
différenciations marquées
? absence de leviers (financiers, taille critique nécessaire, etc) pour la poursuite de la recherche sur
l?environnement marin
? développement de projets en mer sans prise en compte d?objectifs environnementaux
? un manque de coordination (partage d?expériences et de pratiques, recherche, etc) entre les territoires du
bassin maritime sur certaines problématiques environnementales partagées (gestion de la ressource
halieutique, échouages massifs de sargasses, etc).
Analyse des effets potentiels des objectifs du DSB
Le DSB est un document intégrateur qui vise, conformément à la stratégie nationale pour la mer et le littoral, la
mise en oeuvre d?une politique maritime intégrée et durable. Il se veut donc être un document alliant
développement économique et protection de l?environnement.
Ainsi, divers objectifs de développement économiques inscrit dans le DSB Antilles sont susceptibles d?avoir un
impact sur l?environnement et la santé humaine.
Le DSB Antilles se décline en dix thématiques, elles-mêmes déclinées en enjeux (entre 2 et 9 par thématique), eux-
mêmes déclinés en objectifs (entre 4 et 28 par thématique). Le DSB contient ainsi un total de 133 objectifs pour
lesquels des indicateurs de suivi ont été définis.
Ces thématiques étant toutes interconnectées, certains de ces objectifs se recoupent d?une thématique à l?autre et le
nombre total d?objectifs est donc moindre. A titre d?exemples, l?objectif de développement des loisirs nautiques est
commun aux thématiques « mer & société » et « plaisance, croisière et activités nautiques ». De même, un objectif
comme « renforcer le poids de l?économie bleue dans l?économie du bassin » (thématique « mer & société ») se
veut transversal et recoupe en réalité de nombreux autres objectifs, en particulier ceux des thématiques par filière,
qui correspondent à des secteurs de cette économie bleue.
Dans le cadre de ce rapport environnemental, tous les objectifs du DSB ont été analysés afin d?évaluer leur impact
potentiel sur l?environnement et la santé humaine, par rapport à l?état initial. Seuls les effets potentiellement
significatifs ont été pris en compte : les travaux réalisés dans le cadre du projet EPIMM permettent quant à eux
d?être parfaitement exhaustif (ainsi, les pressions exercées par les actions de secours et de sauvetage en mer ont
pu être mises en évidence).
Le détail par objectif est présenté en annexe 5.
23
Effet positif Effet nul ou neutre Effet négatif Total
Coopération régionale
maritime
2 1 2 5
Environnement marin 23 5 0 28
Formation aux
métiers de la mer
1 11 2 14
Mer & société 3 5 3 11
Pêche & aquaculture 8 13 2 23
Plaisance, croisière &
activités nautiques
4 7 4 15
Ports de commerce &
réseaux maritimes
3 4 4 11
Recherche &
innovation
0 12 1 13
Ressources marines 0 3 1 4
Risques 3 6 0 9
Total 47 67 19 133
Tableau 4: Effet potentiel des objectifs du DSB sur l'environnement
Effet positif Effet nul ou neutre Effet négatif Total
Coopération régionale
maritime
0 5 0 5
Environnement marin 4 24 0 28
Formation aux
métiers de la mer
0 14 0 14
Mer & société 3 8 0 11
Pêche & aquaculture 0 23 0 23
Plaisance, croisière &
activités nautiques
3 12 0 15
Ports de commerce &
réseaux maritimes
0 11 0 11
Recherche &
innovation
0 13 0 13
Ressources marines 0 4 0 4
Risques 6 3 0 9
Total 16 117 0 133
Tableau 5: Effet potentiel des objectifs du DSB sur la santé
Analyse et justification des objectifs avec un effet potentiel négatif sur
l?environnement et la santé humaine
Les 19 objectifs ayant un effet potentiellement négatif sur l?environnement sont détaillés dans le tableau ci-
dessous. Aucun objectif n?a d?effet potentiel négatif sur la santé.
24
Les impacts potentiels, ainsi que les raisons justifiant le choix de ces objectifs, sont également présentés : en
général l?objectif a été malgré tout retenu car ses effets potentiellement négatifs peuvent être sensiblement réduits,
mais surtout car ses retombées positives l?emportent in fine.
A titre d?exemple, les actions de coopération régionale peuvent avoir des effets négatifs à court terme, car elles
induisent en général des déplacements ? et donc des émissions de gaz à effet de serre ? mais toute action menée à
l?échelle régionale permettra de véritables avancées pour la préservation des écosystèmes caribéens.
Le tableau ci-dessous détaille la justification du choix des objectifs ayant un effet potentiel négatif sur
l?environnement. Les pressions exercées par ces activités sont décrites très précisément dans le document réalisé
par l?OFB (projet EPIMM).
25
Thématique Enjeux Objectifs
Impacts directs potentiels sur
l?environnement
Justification du choix de l?objectif
Objectifs liés à la croissance bleue
Mer & société
Métiers de la
mer
Renforcer le poids de
l?économie bleue dans
l?économie du bassin
? Altération/destruction
d?habitats et des espèces dans
le cadre d?aménagement
d?infrastructures (zones de
mouillages, ports, etc)
? Artificialisation
? Dégradation de
l?environnement naturel et
dérangement d?espèces en
phase d?exploitation
? Émissions de gaz à effet de
serre et autres polluants
atmosphériques
? Émissions sonores
? Pollutions chimiques
? etc
La croissance bleue est un des piliers de la politique
maritime intégrée de l?Union européenne. L?Europe
entend mobiliser le potentiel de croissance inexploité
dans son économie bleue tout en assurant la préservation
de la biodiversité et la protection de l?environnement.
Cet objectif recoupe tous les autres objectifs puisqu?il
concerne toutes les activités économiques maritimes :
pêche, transport maritime, plaisance, nautisme,
exploitation de ressources?
Plaisance,
croisière &
activités
nautiques
Compétitivité
des entreprises
du nautisme
Préserver le foncier
côtier pour des
activités liées à
l?économie bleue
? Altération/destruction
d?habitats et des espèces dans
le cadre d?aménagement
d?infrastructures
? Artificialisation du littoral
? Émissions sonores
? Pollutions chimiques
? Désoxygénation
La croissance bleue, par définition, porte sur des activités
en mer et sur le littoral.
Une très forte pression anthropique s?exerce sur la frange
littorale, et de nombreuses activités ne peuvent s?exercer
que sur ce secteur. L?objectif consiste certes à prioriser
l?occupation du littoral vers des activités pour lesquelles
cette proximité est indispensable, mais il ne prévoit pas de
cesser toute activité sur le littoral.
L?objectif commun et transversal reste toutefois de ne se
tourner que vers des activités maritimes durables, plus
propres et moins impactantes. Une attention particulière
sera notamment portée lors de l?instruction des demandes
d?autorisations d?occupations temporaires (AOT) du
domaine public maritime et lors de la démarche de
révision des SAR-SMVM.
Objectifs liés aux déplacements des populations et des biens au sein de la Caraïbe et donc à la notion de « coopération régionale »
Coopération
régionale
Organisation
de la
coopération
Identifier/créer des
réseaux d?expertises
caribéennes et les
mobiliser en faveur
d?actions de
coopération dans le
secteur maritime
? Émission de gaz à effet de serre
? Dérangement d?espèces
? Émissions sonores
? Déchets solides
? Contamination par éléments
traces métalliques (ETM)
L?impact de ces déplacements est d?autant plus fort qu?ils
sont en général réalisés en avion au sein de la Caraïbe (y
compris pour des liaisons entre îles directement voisines,
et souvent avec une escale à Miami). S?agissant des
liaisons maritimes, c?est également la multiplication des
échanges entre îles et donc d?une demande qui permettra
la mise en place d?une véritable offre avec des liaisons
maritimes régulières, qui seraient une source de pressions
sur les milieux.
Pourtant, cette coopération régionale doit être
impérativement développée pour des questions
« directement » environnementales d?abord, puisque
toutes les îles partagent ce même bassin caribéen. Il est
par exemple impossible de ne raisonner protection des
cétacés qu?à l?échelle de quelques îles au sein de l?arc
antillais. De même, les solutions face aux échouements
des sargasses doivent évidemment être partagées et
concertées.
Par ailleurs, développer les liens économiques et humains
(en termes de formation professionnelle par exemple)
permettrait certainement de réduire la dépendance du
bassin vis-à-vis de l?hexagone et donc de réduire les
distances à parcourir.
En tout état de cause, le développement des nouvelles
technologies doit également permettre de multiplier les
partages de connaissance, d?expérience et d?expertise,
sans toutefois démultiplier les déplacements : cet élément
sera à prendre en compte pour mesurer l?atteinte des
objectifs.
Priorités de
coopération
Mobiliser les outils de
la coopération
Formation aux
métiers de la
mer
Coopération
régionale
Identifier l?offre et les
besoins de formation
de la Caraïbe
Adapter de manière
ciblée l?offre de
formation à l?échelle
de la Caraïbe
Objectifs liés au transport de marchandises
Ports de
commerce et
réseaux
maritimes
Compétitivité
à
l?international
Conforter sa position
dans le marché
international des flux
de marchandises
? Augmentation des émissions de
gaz à effet de serre et autres
polluants atmosphériques
? Dérangement d?espèces et
collisions potentielles
? Émissions sonores
? Déchets solides
? Introduction ou propagation
d?espèces non indigènes
? Introduction de pathogènes
? Pollutions chimiques
? Etc.
Les îles du bassin Antilles sont extrêmement dépendantes
de l?extérieur et en particulier de l?hexagone, y compris
pour le secteur de l?agro-alimentaire.
Le trafic maritime reste donc très élevé et il génère un
grand nombre de pressions, soit par les navires en eux-
mêmes, soit au niveau des ports de commerce.
Compte tenu du modèle économique des Antilles
françaises, cette dépendance à l?extérieur ne semble pas
tendre à la baisse : il s?agira donc non pas de favoriser
l?augmentation du transport maritime qui pourrait se faire
au détriment d?un développement endogène des
territoires, mais plutôt d?agir en faveur d?activités de
transport et portuaires les plus durables possibles.
Aussi, le DSB contient 3 objectifs dédiés à cette
performance environnementale : « Accompagner la
transition énergétique et écologique de tous les ports du
bassin et des transports/réseaux », « Adapter les ports et
les transports maritimes au changement climatique » et
« Atténuer les effets du changement climatique ».
Le durcissement des réglementations internationales,
européennes et nationales, permet d?accélérer cette
mutation. Ainsi, depuis le 1er janvier 2020, selon la
nouvelle réglementation de l'Organisation maritime
internationale (OMI), l?ensemble de la flotte mondiale de
navires doit réduire ses émissions d?oxydes de
soufre (Sox).
Enfin le DSB fixe des objectifs visant à réduire la
dépendance des îles vis-à-vis de l?extérieur pour les
produits de la mer.
Consolider les grands
ports dans leur
vocation de levier de
développement des
territoires
Performance
économique
Mettre en place des
équipements portuaires
qui répondent aux
besoins des
professionnels
? Altération/destruction
d?habitats et des espèces dans
le cadre d?aménagement
d?infrastructures (zones de
mouillages, ports, etc)
? Artificialisation
? Dégradation de
l?environnement naturel en
phase d?exploitation
Maintenir et/ou
augmenter la capacité
de réparation navale
dans les ports
Objectifs liés à l?augmentation des prises en produits de la mer
Pêche &
aquaculture
Gestion de la
ressource
Redéployer en partie
les pêcheries vers le
large
? Augmentation de la pression de
la pêche sur les espèces
halieutiques pélagiques
Le plateau continental concentre la majeure partie des
pollutions et des pressions, en particulier celles liées à la
pêche. À l?inverse, la ressource disponible en pélagique
est peu impactée. Il existe donc un vrai levier de
croissance sur la pêche au large, qui permettrait
d?accroître la part locale des poissons consommés ? et
donc de contribuer à la réduction des importations ? et de
diminuer la pression sur le plateau continental.
Toutefois, ces espèces pélagiques sont peu connues et leur
stock n?a jamais fait l?objet d?études.
Dans le cas particulier le la Martinique et la Guadeloupe
où les zones côtières sont polluées par la chlordécone, le
report de la pêche vers le large contribue à diminuer
l?exposition de la population à la chlordécone.
NB : D?autres objectifs de cette thématique « pêche et
aquaculture » sont spécifiquement dédiés à la nécessité de
« promouvoir les pratiques de pêche durable » ou encore
de « protéger la ressource halieutique et préserver les
milieux » (enjeu : gestion de la ressource)
Aquaculture Développer
l?aquaculture en
respectant la résilience
du milieu
? Risque de pollution du milieu
marin
? Risque d?introduction d?espèce
exogène
? Risque d?introduction de
pathogène
Malgré le fait que développer l?aquaculture soit un des
axes de la SNML, ces installations peuvent susciter des
inquiétudes, en particulier pour leur impact sur les
écosystèmes.
Pourtant, leur impact potentiel dépend des sites
d?implantation : ainsi, l?impact d?une ferme aquacole en
fond de baie, proche de la mangrove et avec une
courantologie faible, n?exercera pas du tout les mêmes
pressions qu?une ferme en mer ouverte. A titre d?exemple,
la seule ferme aquacole en activité de Guadeloupe étant
située à proximité des espaces maritimes du Parc national
de la Guadeloupe (PNG), elle fait régulièrement l?objet de
contrôles inopinés des équipes du PNG : chacune de ces
visites confirme que l?impact sur le milieu est très limité.
Par ailleurs, afin de limiter les risque d?introduction
d?espèces non endogènes, les cultures marines d?espèces
exogènes ne seront pas autorisées.
Objectifs liés à l?augmentation des activités de loisirs nautiques et de plaisance
Mer & société
Pratique des
activités
nautiques
Développer les
pratiques sportives
pour le plus grand
nombre
? Altération/destruction
d?habitats et des espèces dans
le cadre d?aménagement
d?infrastructures (zones de
mouillages, ports, etc) :
abrasion de sub-surface,
tassement, etc.
? Artificialisation
? Dégradation de
l?environnement naturel et
dérangement d?espèces en
phase d?exploitation
? Émissions sonores
? etc
(? le projet EPIMM recense
précisément les pressions exercées par
chaque type d?activité)
Les Antilles françaises sont au coeur du bassin caribéen,
très réputé pour sa navigation de plaisance et pour ses
activités nautiques, aquatiques et subaquatiques.
Ces activités sont sans conteste des produits d?appel pour
les touristes, de plus en plus nombreux, conformément
aux volontés politiques locales d?accroître le nombre de
visiteurs annuels : il s?agira donc d?être très attentif à la
capacité de charge des territoires.
La notion de « politique maritime intégrée » prend tout
son sens avec ces activités qu?il convient d?encadrer, de
réguler et de contrôler afin qu?elles soient sans tarder les
moins impactantes que possibles, tout en contribuant au
développement économique et en permettant aux
populations de se tourner vers la mer.
Aussi ces objectifs de développement des loisirs
nautiques sont étroitement associés à ceux de
« performance environnementale », avec notamment la
nécessité de « réduire l?impact des infrastructures et des
équipements d?accueil (ports, zones de mouillages) ».
Renforcer les
événements nautiques
sportifs
Plaisance,
croisière &
activités
nautiques
Attractivité du
bassin
Augmenter les
capacités d?accueil
pour la plaisance et la
grande plaisance, sans
porter atteinte au bon
état écologique et aux
paysages et en
respectant l?identité
des îles
Conforter l?attractivité
nautique du bassin
pour les touristes
Se tourner
vers la mer
Développer les sports
nautiques comme
filières de
diversification
touristiques
Objectifs liés à l?exploitation des ressources en mer
Recherche
Application /
valorisation de
la recherche
Valoriser
économiquement les
ressources ? Altération/destruction
d?habitats et des espèces dans
le cadre d?aménagement
d?infrastructures (zones de
mouillages, ports, etc)
? Artificialisation
? Dégradation de
l?environnement naturel en
phase d?exploitation
? Impact paysager
? Émissions de gaz à effet de
serre
? Émissions sonores
L?exploitation des ressources marines est une filière
économique à fort potentiel pour le bassin maritime,
pouvant contribuer non seulement au développement de
son économie mais également à son indépendance
énergétique.
Même s?ils ont un certain impact environnemental, des
projets d?énergie marine renouvelable pourraient émerger
et ainsi contribuer à l?autonomie énergétique des
territoires. Toutefois, aucun de ces projets n?est réalisable
à court terme au sein des Antilles françaises.
Les projets économiques relatifs à l?exploitation des
ressources marines pourraient davantage reposer sur des
activités sensiblement plus impactantes comme
l?extraction de granulats.
Ressources
marines
Valorisation
économique
Favoriser l?innovation
et la mise en place
d?entreprises
d?exploitation durable
des ressources marines
5. Mesures prévues pour réduire et, dans la mesure du possible, compenser
les incidences négatives notables du document sur l?environnement
La séquence « éviter, réduire, compenser » (ERC) a pour objectif d?éviter les atteintes à l?environnement, de
réduire celles qui n?ont pu être suffisamment évitées et, si possible, de compenser les effets notables qui n?ont pu
être ni évités, ni suffisamment réduits. Elle s?applique aux projets et aux plans et programmes soumis à évaluation
environnementale et donc à ce DSB.
Comme évoqué plus haut, chaque objectif du DSB Antilles a été défini précisément pour mesurer sa durabilité : la
rédaction du document, et toutes les précautions prises à chaque étape de son élaboration (cf. Le processus
d?élaboration), ont permis une première étape d?évitement en amont, aussi appelé « évitement lors du choix
d?opportunité ».
Lorsque ces objectifs ne pouvaient pas être écartés, leur inscription au DSB a nécessité une sémantique précise
pour les ajuster u plus près de ce qui est attendu par la majorité des acteurs, et pour les inscrire dans une logique
d?une politique maritime intégrée et durable :
? sur la nécessité de réduire d?abord, le principe de « faire mieux au lieu de faire plus » a été
immédiatement soulevé par les membres du Conseil maritime et a prévalu tout au long de l?élaboration du
document. Il s?agira par exemple non pas de multiplier les infrastructures portuaires mais plutôt d?adapter
les infrastructures existantes en les dotant d?équipements permettant de faire face aux défis du
développement durable ;
? sur la nécessité de compenser enfin, l?analyse et l?exposé des motifs du chapitre 4 ont permis de mettre en
perspective chaque objectif ayant un impact potentiellement négatif sur l?environnement. Ainsi, chacun de
ces objectifs peut être mis en regard d?un ou plusieurs autres objectifs qui viendront compenser son impact
potentiellement négatif. En outre, toutes les thématiques filières sont indissociables des enjeux de
performance environnementale et de changement climatique. Tous les objectifs relatifs à l?environnement
marin sont transversaux et s?appliquent in fine à toutes les activités maritimes qui pourraient s?exercer en
mer.
Ainsi, toutes les actions relatives aux transports de marchandises et de personnes doivent conduire à
privilégier des modes de transports propres, mais également à privilégier des actions qui permettraient in
fine d?aller vers une plus grande autosuffisance ? alimentaire en particulier ? des îles du bassin.
Autre exemple : le développement d?activités de loisirs nautiques doit être l?occasion de sensibiliser le
plus grand nombre, et en particulier les jeunes publics, à la richesse et à la sensibilité des écosystèmes
marins. Les activités dites d?écotourisme, avec un impact limité sur l?environnement, devront être
privilégiées.
En tout état de cause, il est utile de rappeler que, le DSB ne comportant pas de plan d?action, ce sont les projets de
travaux, ouvrages ou autres aménagements en mer qui devront d?une part se conformer à l?ensemble des
orientations du DSB, et d?autre part bien sûr respecter la séquence « éviter, réduire et compenser » (ERC) dans le
cadre des procédures administratives d?autorisation.
Cette séquence dépasse la seule prise en compte de la biodiversité, et englobe l?ensemble des thématiques de
l?environnement (air, bruit, eau, sol, santé des populations...).
32
6. Critères, indicateurs et modalités retenus pour suivre les effets du
document sur l?environnement.
Tout au long de l?élaboration du DSB, et dès la définition des premiers objectifs, des indicateurs ont été associés à
chacun d?eux comme le prévoit le code de l?environnement pour les documents stratégiques de façade (article
R219-1-7).
La mise en place d?indicateurs pose donc des jalons importants pour définir les modalités d?évaluation de la mise
en oeuvre de ce document stratégique.
Pourtant, cet exercice est particulièrement délicat : les travaux d?élaboration de l?état des lieux du DSB ont mis en
évidence le manque de données maritimes, qu?elles soient environnementales ou économiques, et de manière
encore plus sensible, le manque de données harmonisées entre les territoires au sein du bassin. Recueillir ces
données est donc en soi un véritable défi. Ainsi l?annexe « indicateurs » est un premier travail qui sera évolutif si
d?autres indicateurs plus pertinents et plus facilement disponibles sont mis en évidence. Le secrétariat du CMUBA
doit lancer sans tarder ? avec l?appui des membres du CMUBA et de son CSTE ? un travail d?état initial de ces
indicateurs.
Ces indicateurs répondent à un double enjeu : évaluer la mise en oeuvre du DSB, mais également contribuer à
l?amélioration de la connaissance collective du milieu maritime.
En tout état de cause, la dynamique créée par la mise en place du Conseil maritime ultramarin du bassin Antilles et
par l?élaboration du DSB Antilles doit être maintenue, voire amplifiée : le suivi des objectifs fixés devra être
assuré régulièrement durant les 6 années de validité du DSB.
Ainsi un point d?étape sera réalisé annuellement à l?occasion d?une séance plénière et à la lumière ? en partie ? du
niveau d?atteinte des indicateurs.
33
ANNEXE 1
motion de la Commission Permanente du CMUBA
en date du 18 mai 2017, valant saisine de l?Agence française pour la biodiversité pour « la réalisation d?un outil
d?aide à la décision permettant d?évaluer l?impact des activités maritimes sur les écosystèmes marins d?outre-mer »
34
ANNEXE 2
présentation du projet EPIMM
et premiers résultats
(cf. pj en version dématérialisée uniquement)
37
ANNEXE 3
motion du CMUBA
en date du 13 mai 2020, sur proposition de la commission nautisme pour l?intégration d?un module
« environnement marin » au permis plaisance côtier
38
ANNEXE 4
lettre d?intérêt du CMUBA
en date du 18 mars 2019, sur le projet TRAFIC (TRAnsport maritime, Fréquentation portuaire et Inégalités
environnementales dans les Caraïbes) porté par l?Observatoire Hommes-Milieux (OHM) Port Caraïbe
41
42
ANNEXE 5
note de présentation
du projet TRAFIC (TRAnsport maritime, Fréquentation portuaire et Inégalités
environnementales dans les Caraïbes) porté par l?Observatoire Hommes-Milieux (OHM) Port Caraïbe
(cf. pj en version dématérialisée uniquement)
43
ANNEXE 6
tableau des objectifs du DSB
ayant des effets potentiellement négatifs ou positifs
44
Objectifs du DSBM Antilles et leurs effets potentiels sur la SANTE
THEMATIQUE ENJEU Objectif
Coopération régionale maritime Organisation de la coopération Santé
Coopération régionale maritime Organisation de la coopération Santé
Coopération régionale maritime Priorités de coopération Santé
Coopération régionale maritime Priorités de coopération Santé
Coopération régionale maritime Priorités de coopération Mobiliser les outils de la coopération Santé
Environnement marin Pollutions Gérer la pollution par la chlordécone Santé
Environnement marin Pollutions Lutter contre les échouements massifs d?algues sargasses Santé
Environnement marin Pollutions Réduire la pollution plastique Santé
Environnement marin Pollutions Améliorer la qualité des eaux côtières/atteindre les objectifs des SDAGE Santé
Environnement marin Pollutions Prévenir les pollutions par les navires Santé
Environnement marin Activités maritimes Santé
Environnement marin Activités maritimes Assurer la transition écologique des activités maritimes Santé
Environnement marin Sensibilisation à l?environnement marin Développer la conscience environnementale chez les plus jeunes Santé
Environnement marin Sensibilisation à l?environnement marin Sensibiliser les pratiquants de loisirs nautiques à l?environnement marin Santé
Environnement marin Sensibilisation à l?environnement marin Sensibiliser les décideurs à la nécessaire reconquête du milieu marin Santé
Environnement marin Espèces et des habitats Renforcer les mesures de gestion et de protection au sein des AMP existantes Santé
Environnement marin Espèces et des habitats Protéger et reconquérir les zones humides / mangroves et récifs coralliens Santé
Environnement marin Espèces et des habitats Restaurer les habitats marins Santé
Environnement marin Espèces et des habitats Lutter contre les espèces invasives Santé
Environnement marin Espèces et des habitats Préserver le domaine public maritime naturel Santé
Environnement marin Espèces et des habitats Préserver les espèces marines à statut Santé
Environnement marin Financement Trouver des modes de financement innovants Santé
Environnement marin Gouvernance Renforcer la qualité de gouvernance des AMP (moyens, réseau des AMP, etc) Santé
Environnement marin Gouvernance Améliorer la gouvernance sur le littoral Santé
Environnement marin Gouvernance Santé
Environnement marin Gouvernance Santé
Environnement marin Police Renforcer la police contre la délinquance environnementale Santé
Environnement marin Réchauffement climatique S?adapter pour faire face contre le réchauffement climatique Santé
Environnement marin Connaissance Améliorer la connaissance de la biodiversité marine Santé
Environnement marin Connaissance Santé
Environnement marin Connaissance Santé
Environnement marin Connaissance Santé
Environnement marin Connaissance Mieux connaître l?état des masses d?eau hauturières Santé
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Identifier l?offre de formation existante Santé
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Santé
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Améliorer l?attractivité des centres de formation du bassin Santé
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Développer l?offre de formation continue Santé
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Développer la transmission des savoirs au sein des entreprises Santé
Formation aux métiers de la mer Qualité de la formation Santé
Formation aux métiers de la mer Qualité de la formation Santé
Effet potentiellement
positif sur...
Sans effet ou effet
neutre
Effet potentiellement
négatif sur...
Apporter aux acteurs institutionnels et économiques une meilleure
connaissance des outils et des travaux sur la coopération
Identifier/créer des réseaux d?expertises caribéennes et les mobiliser en faveur
d?actions de coopération dans le secteur maritime
Faire converger les politiques et les réglementations au sein de la Caraïbe et
en garantir le respect
Monter prioritairement des opérations de coopération à l?échelle de la Caraïbe
sur:
- la gestion durable de la ressource halieutique
- les échouements massifs de sargasses
Organiser spatialement les occupations et activités en mer pour réduire les
pressions
S?appuyer sur les comités de l?eau et de la biodiversité (CEB) pour agir en
faveur de la biodiversité marine
Mettre en oeuvre les actions prévues pour réduire les pollutions d?origine
terrestre
Améliorer la connaissance sur les pressions qui s?exercent sur les milieux
littoraux insulaires et les espèces, ainsi qu?en écotoxicologie des principaux
polluants
Mener des actions de recherche sur le lien terre/mer et les impacts des
modifications du climat
Améliorer de la connaissance pour la restauration écologique des milieux
(génie écologique)
Identifier les besoins spécifiques des différentes filières maritimes en tenant
compte des gisements d?emplois locaux et durables
Moderniser les outils de formation existants pour optimiser l?offre de
formation à l?échelle du bassin et accompagner de manière continue les
évolutions numériques, technologiques et de dématérialisation
Intégrer les enjeux de durabilité et d?environnement marin dans tous les
parcours de formation
Formation aux métiers de la mer Qualité de la formation Maintenir, développer et adapter les compétences des formateurs Santé
Formation aux métiers de la mer Valoriser et communiquer sur les métiers de la mer Santé
Formation aux métiers de la mer Promouvoir l?offre de formation existante au sein du bassin Santé
Formation aux métiers de la mer Faciliter l?accès aux formations Santé
Formation aux métiers de la mer Favoriser l?inclusion maritime Santé
Formation aux métiers de la mer Coopération régionale Identifier l?offre et les besoins de formation de la Caraïbe Santé
Formation aux métiers de la mer Coopération régionale Adapter de manière ciblée l?offre de formation à l?échelle de la Caraïbe Santé
Mer & société Sensibilisation à la mer Développer une conscience environnementale marine chez les plus jeunes Santé
Mer & société Sensibilisation à la mer Ancrer cette sensibilité environnementale dans l?ensemble de la population Santé
Mer & société Sensibilisation à la mer Restaurer les habitats marins via des projets citoyens et scolaires Santé
Mer & société Sensibilisation à la mer Valoriser le patrimoine culturel et l?histoire maritime du bassin Santé
Mer & société Pratique des activités nautiques Développer les pratiques sportives pour le plus grand nombre Santé
Mer & société Pratique des activités nautiques Renforcer les événements nautiques sportifs Santé
Mer & société Pratique des activités nautiques Consolider la pratique des activités traditionnelles Santé
Mer & société Métiers de la mer Renforcer le poids de l?économie bleue dans l?économie du bassin Santé
Mer & société Métiers de la mer Employer les populations locales pour exercer les métiers de la mer Santé
Mer & société Gouvernance Former les décideurs aux enjeux maritimes Santé
Mer & société Région Caraïbe Affirmer le rôle de la mer comme colonne vertébrale du bassin Antilles Santé
Pêche & aquaculture Connaissance Santé
Pêche & aquaculture Connaissance Santé
Pêche & aquaculture Gestion de la ressource Encadrer l?activité de pêche Santé
Pêche & aquaculture Gestion de la ressource Protéger la ressource halieutique et préserver les milieux Santé
Pêche & aquaculture Gestion de la ressource Redéployer en partie les pêcheries vers le large Santé
Pêche & aquaculture Gestion de la ressource Renforcer les contrôles Santé
Pêche & aquaculture Une main d?oeuvre qualifiée Favoriser le renouvellement des générations Santé
Pêche & aquaculture Une main d?oeuvre qualifiée Assurer la formation des marins-pêcheurs Santé
Pêche & aquaculture Structuration des filières Professionnaliser les entreprises Santé
Pêche & aquaculture Structuration des filières Réduire la fracture numérique au sein de la filière Santé
Pêche & aquaculture Structuration des filières Mieux valoriser les produits de la mer Santé
Pêche & aquaculture Structuration des filières Santé
Pêche & aquaculture Structuration des filières Assurer une organisation collective de la filière Santé
Pêche & aquaculture Pêche de loisir Évaluer la pêche de loisir Santé
Pêche & aquaculture Pêche de loisir Favoriser le développement d?une pêche maritime de loisir durable Santé
Pêche & aquaculture Gouvernance Améliorer la gouvernance (partagée et partenariales) Santé
Pêche & aquaculture Gouvernance Mieux reconnaître les spécificités des RUP Santé
Pêche & aquaculture Performance environnementale Promouvoir les pratiques de pêche durable Santé
Pêche & aquaculture Aquaculture Santé
Pêche & aquaculture Aquaculture Améliorer le taux d?octroi d?aides aux aquaculteurs Santé
Pêche & aquaculture Aquaculture Assurer un appui et des outils techniques aux entreprises aquacoles Santé
Pêche & aquaculture Aquaculture Diversifier l?aquaculture en espèces locales Santé
Pêche & aquaculture Changement climatique Anticiper les effets du changement climatique Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Conforter l?attractivité nautique du bassin pour les touristes Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Renforcer la complémentarité des ports de plaisance à l?échelle du bassin Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Compétitivité des entreprises du nautisme Renforcer un dispositif fiscal adapté compte tenu de la situation du bassin Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Compétitivité des entreprises du nautisme Maintenir l?expertise technique des professionnels du nautisme Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Compétitivité des entreprises du nautisme Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Compétitivité des entreprises du nautisme Préserver le foncier côtier pour des activités liées à l?économie bleue Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Se tourner vers la mer Sensibiliser les décideurs au nautisme Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Se tourner vers la mer Développer les sports nautiques comme filières de diversification touristique Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Se tourner vers la mer Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Se tourner vers la mer Développer la pratique de la natation et de la plongée Santé
Sensibilisation
Sensibilisation
Sensibilisation
Sensibilisation
Améliorer les connaissances scientifiques sur les espèces biologiques et leurs
milieux
Renforcer les connaissances sur les ressources halieutiques et sur le suivi de la
pêche (technique, sociale et économique)
Mettre en place et gérer des équipements portuaires qui répondent aux besoins
des professionnels
Développer l?aquaculture en respectant la résilience du milieu (apports en
intrants, etc)
Augmenter les capacités d?accueil pour la plaisance et la grande plaisance
sans porter atteinte au bon état écologique et aux paysages et en respectant
l?identité des îles
Définir et valoriser un positionnement stratégique «Nautisme et Antilles
françaises»
Améliorer la résilience de la filière nautique aux cyclones et aux crises
sanitaires
Développer une filière de déconstruction des navires de plaisance à l?échelle
du bassin
Développer la pratique des activités traditionnelles (yoles, gommiers, aviron,
bwa flo...)
Plaisance, croisière et activités nautiques Performance environnementale Santé
Plaisance, croisière et activités nautiques Performance environnementale Accompagner les acteurs dans l?évolution de leurs prestations Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Gouvernance Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Gouvernance Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Compétitivité à l?international Conforter sa position dans le marché international des flux de marchandises Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Compétitivité à l?international Consolider les grands ports dans leur vocation de porte d?entrée de l?Europe Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Performance économique Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Performance économique Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Performance économique Maintenir et/ou augmenter la capacité de réparation navale dans les ports Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Performance économique Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Performance environnementale et changement climatique Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Performance environnementale et changement climatique Adapter les ports et les transports maritimes au changement climatique Santé
Port de commerce et réseaux maritimes Performance environnementale et changement climatique Atténuer les effets du changement climatique Santé
Recherche et innovation Application / valorisation de la recherche Développer les structures et outils de transfert Santé
Recherche et innovation Application / valorisation de la recherche Santé
Recherche et innovation Application / valorisation de la recherche Valoriser économiquement les ressources Santé
Recherche et innovation Application / valorisation de la recherche S?orienter vers des outils innovants Santé
Recherche et innovation Gouvernance et moyens de la recherche Renforcer les moyens humains et financiers dédiés à la recherche Santé
Recherche et innovation Gouvernance et moyens de la recherche Santé
Recherche et innovation Gouvernance et moyens de la recherche Développer et adapter les filières de formation aux besoins Santé
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Santé
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Santé
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Santé
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Santé
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Développer la recherche dans le domaine des sciences humaines et sociales Santé
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Soutenir les actions de recherche sur les dépollutions et décontaminations Santé
Ressources marines Connaissance Santé
Ressources marines Connaissance Santé
Ressources marines Valorisation économique Santé
Ressources marines Sensibilisation Santé
Risques Connaissance Santé
Risques Action publique Santé
Risques Action publique Sensibiliser le grand public et prévenir les accidents Santé
Risques Action publique Santé
Risques Sécurité maritime Assurer la sécurité des biens et des personnes en circulation dans le bassin Santé
Risques Sécurité maritime Santé
Risques Sécurité maritime Améliorer la sécurité dans la bande côtière Santé
Risques Santé
Risques Santé
16 117 0
Réduire l?impact des infrastructures et des équipements d?accueil (ports,
zones de mouillages)
Renforcer une stratégie de développement concertée des ports et définir des
stratégies communes (le hub «Martinique-Guadeloupe»)
Renforcer les partenariats État / Collectivités et le secteur privé et ainsi le rôle
des grands ports au service du développement territorial
Améliorer la fluidité et l?efficacité de la chaîne logistique au sein du Marché
Unique Antillais (MUA)
Mettre en place des équipements portuaires qui répondent aux besoins des
professionnels
Développer l?intelligence économique
Accompagner la transition énergétique et écologique de tous les ports du
bassin maritime et des transports/réseaux
Mieux connaître les travaux de recherche et les valoriser à des fins
d?innovation
Améliorer la cohésion des acteurs en structurant la recherche et l?innovation
maritimes / marines à l?échelle du bassin
Améliorer la connaissance de la biodiversité marine et des pressions qui
s?exercent sur les milieux littoraux insulaires (mangroves, herbiers, récifs
coralliens) et les espèces
Améliorer la connaissance pour une meilleure gestion des ressources
halieutiques
Identifier les ressources minérales et énergétiques pour une exploitation
durable
Connaître et prévoir les risques naturels côtiers (érosion, trait de côte,
submersion marine, tsunami, échouements de sargasses...)
Identifier les ressources minérales, biologiques et énergétiques pour une
exploitation durable
Capitaliser la connaissance à l?échelle du bassin à partir des expériences déjà
menées
Favoriser l?innovation et la mise en place d?entreprises d?exploitation durable
des ressources marines
Communiquer auprès du grand public autour des objectifs du Grenelle de
l?environnement et de la mer
Connaître et prévoir les risques naturels côtiers (érosion, trait de côte,
submersion marine, tsunami, échouements massifs de sargasses?)
Coordonner l?action publique grâce à la mise en place de plans d?actions
relatifs à la prévention des risques
Lutter contre les échouements massifs d?algues sargasses
Mener des actions de prévention des risques dans les ports et dans les
transports maritimes
Sécurité sanitaire Assurer la sécurité des personnes à terre et en mer en cas de pandémie
Sécurité sanitaire
Mener des actions de prévention des risques dans les ports et dans les
transports maritimes en cas de pandémie
Objectifs du DSBM Antilles et leurs effets potentiels sur l?ENVIRONNEMENT
THEMATIQUE ENJEU Objectif
Coopération régionale maritime Organisation de la coopération Env
Coopération régionale maritime Organisation de la coopération Env
Coopération régionale maritime Priorités de coopération Env
Coopération régionale maritime Priorités de coopération Env
Coopération régionale maritime Priorités de coopération Mobiliser les outils de la coopération Env
Environnement marin Pollutions Gérer la pollution par la chlordécone Env
Environnement marin Pollutions Lutter contre les échouements massifs d?algues sargasses Env
Environnement marin Pollutions Réduire la pollution plastique Env
Environnement marin Pollutions Améliorer la qualité des eaux côtières/atteindre les objectifs des SDAGE Env
Environnement marin Pollutions Prévenir les pollutions par les navires Env
Environnement marin Activités maritimes Env
Environnement marin Activités maritimes Assurer la transition écologique des activités maritimes Env
Environnement marin Sensibilisation à l?environnement marin Développer la conscience environnementale chez les plus jeunes Env
Environnement marin Sensibilisation à l?environnement marin Sensibiliser les pratiquants de loisirs nautiques à l?environnement marin Env
Environnement marin Sensibilisation à l?environnement marin Sensibiliser les décideurs à la nécessaire reconquête du milieu marin Env
Environnement marin Espèces et des habitats Renforcer les mesures de gestion et de protection au sein des AMP existantes Env
Environnement marin Espèces et des habitats Protéger et reconquérir les zones humides / mangroves et récifs coralliens Env
Environnement marin Espèces et des habitats Restaurer les habitats marins Env
Environnement marin Espèces et des habitats Lutter contre les espèces invasives Env
Environnement marin Espèces et des habitats Préserver le domaine public maritime naturel Env
Environnement marin Espèces et des habitats Préserver les espèces marines à statut Env
Environnement marin Financement Trouver des modes de financement innovants Env
Environnement marin Gouvernance Renforcer la qualité de gouvernance des AMP (moyens, réseau des AMP, etc) Env
Environnement marin Gouvernance Améliorer la gouvernance sur le littoral Env
Environnement marin Gouvernance Env
Environnement marin Gouvernance Env
Environnement marin Police Renforcer la police contre la délinquance environnementale Env
Environnement marin Réchauffement climatique S?adapter pour faire face contre le réchauffement climatique Env
Environnement marin Connaissance Améliorer la connaissance de la biodiversité marine Env
Environnement marin Connaissance Env
Environnement marin Connaissance Env
Environnement marin Connaissance Env
Environnement marin Connaissance Mieux connaître l?état des masses d?eau hauturières Env
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Identifier l?offre de formation existante Env
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Env
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Améliorer l?attractivité des centres de formation du bassin Env
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Développer l?offre de formation continue Env
Formation aux métiers de la mer Offre de formation Développer la transmission des savoirs au sein des entreprises Env
Formation aux métiers de la mer Qualité de la formation Env
Formation aux métiers de la mer Qualité de la formation Env
Effet potentiellement
positif sur...
Sans effet ou effet
neutre
Effet potentiellement
négatif sur...
Apporter aux acteurs institutionnels et économiques une meilleure
connaissance des outils et des travaux sur la coopération
Identifier/créer des réseaux d?expertises caribéennes et les mobiliser en faveur
d?actions de coopération dans le secteur maritime
Faire converger les politiques et les réglementations au sein de la Caraïbe et
en garantir le respect
Monter prioritairement des opérations de coopération à l?échelle de la Caraïbe
sur:
- la gestion durable de la ressource halieutique
- les échouements massifs de sargasses
Organiser spatialement les occupations et activités en mer pour réduire les
pressions
S?appuyer sur les comités de l?eau et de la biodiversité (CEB) pour agir en
faveur de la biodiversité marine
Mettre en oeuvre les actions prévues pour réduire les pollutions d?origine
terrestre
Améliorer la connaissance sur les pressions qui s?exercent sur les milieux
littoraux insulaires et les espèces, ainsi qu?en écotoxicologie des principaux
polluants
Mener des actions de recherche sur le lien terre/mer et les impacts des
modifications du climat
Améliorer de la connaissance pour la restauration écologique des milieux
(génie écologique)
Identifier les besoins spécifiques des différentes filières maritimes en tenant
compte des gisements d?emplois locaux et durables
Moderniser les outils de formation existants pour optimiser l?offre de
formation à l?échelle du bassin et accompagner de manière continue les
évolutions numériques, technologiques et de dématérialisation
Intégrer les enjeux de durabilité et d?environnement marin dans tous les
parcours de formation
Formation aux métiers de la mer Qualité de la formation Maintenir, développer et adapter les compétences des formateurs Env
Formation aux métiers de la mer Valoriser et communiquer sur les métiers de la mer Env
Formation aux métiers de la mer Promouvoir l?offre de formation existante au sein du bassin Env
Formation aux métiers de la mer Faciliter l?accès aux formations Env
Formation aux métiers de la mer Favoriser l?inclusion maritime Env
Formation aux métiers de la mer Coopération régionale Identifier l?offre et les besoins de formation de la Caraïbe Env
Formation aux métiers de la mer Coopération régionale Adapter de manière ciblée l?offre de formation à l?échelle de la Caraïbe Env
Mer & société Sensibilisation à la mer Développer une conscience environnementale marine chez les plus jeunes Env
Mer & société Sensibilisation à la mer Ancrer cette sensibilité environnementale dans l?ensemble de la population Env
Mer & société Sensibilisation à la mer Restaurer les habitats marins via des projets citoyens et scolaires Env
Mer & société Sensibilisation à la mer Valoriser le patrimoine culturel et l?histoire maritime du bassin Env
Mer & société Pratique des activités nautiques Développer les pratiques sportives pour le plus grand nombre Env
Mer & société Pratique des activités nautiques Renforcer les événements nautiques sportifs Env
Mer & société Pratique des activités nautiques Consolider la pratique des activités traditionnelles Env
Mer & société Métiers de la mer Renforcer le poids de l?économie bleue dans l?économie du bassin Env
Mer & société Métiers de la mer Employer les populations locales pour exercer les métiers de la mer Env
Mer & société Gouvernance Former les décideurs aux enjeux maritimes Env
Mer & société Région Caraïbe Affirmer le rôle de la mer comme colonne vertébrale du bassin Antilles Env
Pêche & aquaculture Connaissance Env
Pêche & aquaculture Connaissance Env
Pêche & aquaculture Gestion de la ressource Encadrer l?activité de pêche Env
Pêche & aquaculture Gestion de la ressource Protéger la ressource halieutique et préserver les milieux Env
Pêche & aquaculture Gestion de la ressource Redéployer en partie les pêcheries vers le large Env
Pêche & aquaculture Gestion de la ressource Renforcer les contrôles Env
Pêche & aquaculture Une main d?oeuvre qualifiée Favoriser le renouvellement des générations Env
Pêche & aquaculture Une main d?oeuvre qualifiée Assurer la formation des marins-pêcheurs Env
Pêche & aquaculture Structuration des filières Professionnaliser les entreprises Env
Pêche & aquaculture Structuration des filières Réduire la fracture numérique au sein de la filière Env
Pêche & aquaculture Structuration des filières Mieux valoriser les produits de la mer Env
Pêche & aquaculture Structuration des filières Env
Pêche & aquaculture Structuration des filières Assurer une organisation collective de la filière Env
Pêche & aquaculture Pêche de loisir Évaluer la pêche de loisir Env
Pêche & aquaculture Pêche de loisir Favoriser le développement d?une pêche maritime de loisir durable Env
Pêche & aquaculture Gouvernance Améliorer la gouvernance (partagée et partenariales) Env
Pêche & aquaculture Gouvernance Mieux reconnaître les spécificités des RUP Env
Pêche & aquaculture Performance environnementale Promouvoir les pratiques de pêche durable Env
Pêche & aquaculture Aquaculture Env
Pêche & aquaculture Aquaculture Améliorer le taux d?octroi d?aides aux aquaculteurs Env
Pêche & aquaculture Aquaculture Assurer un appui et des outils techniques aux entreprises aquacoles Env
Pêche & aquaculture Aquaculture Diversifier l?aquaculture en espèces locales Env
Pêche & aquaculture Changement climatique Anticiper les effets du changement climatique Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Conforter l?attractivité nautique du bassin pour les touristes Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Renforcer la complémentarité des ports de plaisance à l?échelle du bassin Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Attractivité du bassin Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Compétitivité des entreprises du nautisme Renforcer un dispositif fiscal adapté compte tenu de la situation du bassin Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Compétitivité des entreprises du nautisme Maintenir l?expertise technique des professionnels du nautisme Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Compétitivité des entreprises du nautisme Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Compétitivité des entreprises du nautisme Préserver le foncier côtier pour des activités liées à l?économie bleue Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Se tourner vers la mer Sensibiliser les décideurs au nautisme Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Se tourner vers la mer Développer les sports nautiques comme filières de diversification touristique Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Se tourner vers la mer Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Se tourner vers la mer Développer la pratique de la natation et de la plongée Env
Sensibilisation
Sensibilisation
Sensibilisation
Sensibilisation
Améliorer les connaissances scientifiques sur les espèces biologiques et leurs
milieux
Renforcer les connaissances sur les ressources halieutiques et sur le suivi de la
pêche (technique, sociale et économique)
Mettre en place et gérer des équipements portuaires qui répondent aux besoins
des professionnels
Développer l?aquaculture en respectant la résilience du milieu (apports en
intrants, etc)
Augmenter les capacités d?accueil pour la plaisance et la grande plaisance
sans porter atteinte au bon état écologique et aux paysages et en respectant
l?identité des îles
Définir et valoriser un positionnement stratégique «Nautisme et Antilles
françaises»
Améliorer la résilience de la filière nautique aux cyclones et aux crises
sanitaires
Développer une filière de déconstruction des navires de plaisance à l?échelle
du bassin
Développer la pratique des activités traditionnelles (yoles, gommiers, aviron,
bwa flo...)
Plaisance, croisière et activités nautiques Performance environnementale Env
Plaisance, croisière et activités nautiques Performance environnementale Accompagner les acteurs dans l?évolution de leurs prestations Env
Port de commerce et réseaux maritimes Gouvernance Env
Port de commerce et réseaux maritimes Gouvernance Env
Port de commerce et réseaux maritimes Compétitivité à l?international Conforter sa position dans le marché international des flux de marchandises Env
Port de commerce et réseaux maritimes Compétitivité à l?international Consolider les grands ports dans leur vocation de porte d?entrée de l?Europe Env
Port de commerce et réseaux maritimes Performance économique Env
Port de commerce et réseaux maritimes Performance économique Env
Port de commerce et réseaux maritimes Performance économique Maintenir et/ou augmenter la capacité de réparation navale dans les ports Env
Port de commerce et réseaux maritimes Performance économique Env
Port de commerce et réseaux maritimes Performance environnementale et changement climatique Env
Port de commerce et réseaux maritimes Performance environnementale et changement climatique Adapter les ports et les transports maritimes au changement climatique Env
Port de commerce et réseaux maritimes Performance environnementale et changement climatique Atténuer les effets du changement climatique Env
Recherche et innovation Application / valorisation de la recherche Développer les structures et outils de transfert Env
Recherche et innovation Application / valorisation de la recherche Env
Recherche et innovation Application / valorisation de la recherche Valoriser économiquement les ressources Env
Recherche et innovation Application / valorisation de la recherche S?orienter vers des outils innovants Env
Recherche et innovation Gouvernance et moyens de la recherche Renforcer les moyens humains et financiers dédiés à la recherche Env
Recherche et innovation Gouvernance et moyens de la recherche Env
Recherche et innovation Gouvernance et moyens de la recherche Développer et adapter les filières de formation aux besoins Env
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Env
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Env
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Env
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Env
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Développer la recherche dans le domaine des sciences humaines et sociales Env
Recherche et innovation Objets prioritaires de recherche et d?innovation Soutenir les actions de recherche sur les dépollutions et décontaminations Env
Ressources marines Connaissance Env
Ressources marines Connaissance Env
Ressources marines Valorisation économique Env
Ressources marines Sensibilisation Env
Risques Connaissance Env
Risques Action publique Env
Risques Action publique Sensibiliser le grand public et prévenir les accidents Env
Risques Action publique Env
Risques Sécurité maritime Assurer la sécurité des biens et des personnes en circulation dans le bassin Env
Risques Sécurité maritime Env
Risques Sécurité maritime Améliorer la sécurité dans la bande côtière Env
Risques Env
Risques Env
47 67 19
Réduire l?impact des infrastructures et des équipements d?accueil (ports,
zones de mouillages)
Renforcer une stratégie de développement concertée des ports et définir des
stratégies communes (le hub «Martinique-Guadeloupe»)
Renforcer les partenariats État / Collectivités et le secteur privé et ainsi le rôle
des grands ports au service du développement territorial
Améliorer la fluidité et l?efficacité de la chaîne logistique au sein du Marché
Unique Antillais (MUA)
Mettre en place des équipements portuaires qui répondent aux besoins des
professionnels
Développer l?intelligence économique
Accompagner la transition énergétique et écologique de tous les ports du
bassin maritime et des transports/réseaux
Mieux connaître les travaux de recherche et les valoriser à des fins
d?innovation
Améliorer la cohésion des acteurs en structurant la recherche et l?innovation
maritimes / marines à l?échelle du bassin
Améliorer la connaissance de la biodiversité marine et des pressions qui
s?exercent sur les milieux littoraux insulaires (mangroves, herbiers, récifs
coralliens) et les espèces
Améliorer la connaissance pour une meilleure gestion des ressources
halieutiques
Identifier les ressources minérales et énergétiques pour une exploitation
durable
Connaître et prévoir les risques naturels côtiers (érosion, trait de côte,
submersion marine, tsunami, échouements de sargasses...)
Identifier les ressources minérales, biologiques et énergétiques pour une
exploitation durable
Capitaliser la connaissance à l?échelle du bassin à partir des expériences déjà
menées
Favoriser l?innovation et la mise en place d?entreprises d?exploitation durable
des ressources marines
Communiquer auprès du grand public autour des objectifs du Grenelle de
l?environnement et de la mer
Connaître et prévoir les risques naturels côtiers (érosion, trait de côte,
submersion marine, tsunami, échouements massifs de sargasses?)
Coordonner l?action publique grâce à la mise en place de plans d?actions
relatifs à la prévention des risques
Lutter contre les échouements massifs d?algues sargasses
Mener des actions de prévention des risques dans les ports et dans les
transports maritimes
Sécurité sanitaire Assurer la sécurité des personnes à terre et en mer en cas de pandémie
Sécurité sanitaire
Mener des actions de prévention des risques dans les ports et dans les
transports maritimes en cas de pandémie
Onglet SANTE
Onglet ENVIRONNEMENT