Conjoncture énergétique. Deuxième trimestre 2025
ANDREI, Alexandru ;MISAK, Évelyne ;TANNEAU, Pierre
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
La production d'énergie primaire sur le territoire au deuxième trimestre 2025 est moins élevée qu'à la même période de l'année précédente (- 3,2 %) en raison d'un repli de la production d'origine nucléaire et de conditions météorologiques moins favorables à la filière hydraulique qu'au début de l'année 2024. À l'inverse, la production photovoltaïque augmente particulièrement (+ 34,1 %) en raison de conditions d'ensoleillement favorables et de la poursuite de la progression des capacités installées. La consommation primaire d'énergie diminue de 3,4 % par rapport à la même période de l'année précédente, et de 2,1 % après correction des variations climatiques et des jours ouvrables. Cette baisse de la consommation primaire reflète notamment la diminution de la production nucléaire et des pertes de chaleur induites.
Editeur
Ministères Aménagement du Territoire, Transition écologique
Descripteur Urbamet
conjoncture
;énergie
;production d'énergie
;gaz naturel
;charbon
;électricité
;prix
;importation
;exportation
;consommation d'énergie
;émission de CO2
Descripteur écoplanete
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
Conjoncture énergétique
Deuxième trimestre 2025
AOÛT 2025
La production d?énergie primaire sur le territoire au
deuxième trimestre 2025 est moins élevée qu?à la
même période de l?année précédente (- 3,2 %) en
raison d?un repli de la production d?origine
nucléaire et de conditions météorologiques moins
favorables à la filière hydraulique qu?au début de
l?année 2024. À l?inverse, la production
photovoltaïque augmente particulièrement
(+ 34,1 %) en raison de conditions d?ensoleillement
favorables et de la poursuite de la progression des
capacités installées.
La consommation primaire d?énergie diminue de
3,4 % par rapport à la même période de l?année
précédente, et de 2,1 % après correction des
variations climatiques et des jours ouvrables. Cette
baisse de la consommation primaire reflète
notamment la diminution de la production
nucléaire et des pertes de chaleur induites.
La consommation d?énergie primaire diminuant
davantage que la production, le taux
d?indépendance énergétique progresse légèrement
(+ 0,1 point en glissement annuel) pour s?établir à
56,1 % au deuxième trimestre 2025.
Le prix des énergies a nettement diminué depuis le
record atteint à l?été 2022, mais il demeure plus
élevé qu?avant la crise énergétique. La facture
énergétique de la France atteint 4,6 Md¤ en mai
2025. Mesurée en cumul sur 12 mois de juin 2024 à
mai 2025, la facture diminue de 15,7 % et s?établit à
56,3 Md¤, contre 66,8 Md¤ l?année précédente.
Au deuxième trimestre 2025, la production d?énergie
primaire (voir méthodologie) s?établit à 291 TWh. Elle
diminue de 3,2 % par rapport au deuxième trimestre de
2024.
La production nucléaire, qui s?élève à 251 TWh,
diminue de 3,0 % en un an, après avoir fortement
progressé entre le premier trimestre 2024 et le premier
trimestre 2025.
La production brute d?électricité d?origine
renouvelable, à 36 TWh au deuxième trimestre 2025,
diminue de 5,6 % par rapport à la même période de
l?année précédente. L?évolution de la production est
très différenciée selon les filières. Ainsi, la production
d?électricité hydraulique diminue fortement (- 22,6 %)
par rapport au deuxième trimestre 2024 caractérisé par
une pluviométrie particulièrement élevée et des stocks
abondants. À l?inverse, la production photovoltaïque
augmente de 34,1 % en un an en raison de conditions
d?ensoleillement supérieures aux moyennes de saison
et de la poursuite de la progression des capacités
installées. La production éolienne diminue très
légèrement (- 0,2 %) par rapport au deuxième trimestre
2024) en dépit du développement du parc.
Enfin, le biométhane injecté sur le réseau de gaz
naturel demeure négligeable dans la production
d?énergie intérieure totale, mais sa production continue
de progresser (3,0 TWh, + 17 % par rapport au
deuxième trimestre 2024).
Consommation et production primaire d?énergie,
indépendance énergétique et émissions de CO2
(séries brutes)
En TWh
(1) Hors énergies renouvelables thermiques (sauf biométhane) et
déchets. Le nucléaire est comptabilisé en équivalent primaire à la
production (chaleur dégagée par la réaction nucléaire, puis
convertie en électricité).
(2) Hors autoconsommation des raffineries.
(3) Nucléaire, hydraulique, éolien et photovoltaïque.
(4) La variation du taux d?indépendance énergétique est indiquée
en points.
Note : en 2022, le champ a été étendu à la France entière, il inclut
désormais les DROM. En outre, le GNL porté ou de détail qui
n?est pas livré via le réseau a été ajouté aux échanges et à la
consommation de gaz naturel.
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2025
La consommation primaire s?élève à 519 TWh au
deuxième trimestre 2025, en baisse de 3,4 % par
rapport à la même période de l?année précédente
(- 2,1 % après correction des variations climatiques et
des jours ouvrables). La baisse de la consommation
s?explique par celle de la production nucléaire, avec
des pertes de chaleur induites plus limitées, ainsi que
par la forte diminution de la consommation de gaz
naturel (- 14,4 % par rapport à la même période de
l?année précédente).
Par rapport au deuxième trimestre 2024, la
consommation primaire d?énergie nucléaire et d?EnR
(énergie renouvelable) électrique diminue après
correction des variations climatiques et des jours
ouvrables (- 2,9 %). La consommation de gaz naturel
diminue également (- 2,7 %), principalement en raison
de la baisse de la consommation des ménages et des
petites entreprises (- 4,4 %). Enfin, la consommation
de charbon continue de diminuer, de 21,6 % sur un an.
Évolution de la consommation primaire d?énergie
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
(5) Nucléaire, hydraulique, éolien et photovoltaïque.
(6) Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
Consommation d?énergie primaire
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
La consommation d?énergie primaire diminuant
davantage que la production, le taux d?indépendance
énergétique progresse légèrement (+ 0,1 point en
glissement annuel) pour atteindre 56,1 % au deuxième
trimestre 2025.
Taux d?indépendance énergétique moyen
(série brute, en moyenne sur 12 mois)
En %
Note : en pointillés, taux d?indépendance instantané (mensuel).
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
Les émissions de CO2 liées à la combustion
d?énergies fossiles diminuent nettement (- 2,4 %) au
deuxième trimestre 2025 par rapport à la même
période de l?année précédente. Cumulées sur un an,
elles progressent néanmoins légèrement (+ 0,4 %).
Après avoir fortement augmenté entre 2021 et 2023,
ces émissions ont retrouvé depuis 2024 leur niveau de
2020 et sont relativement stables.
Émissions de CO2 liées à la combustion d?énergie
(série brute, en moyenne sur 12 mois)
Indice base 100 en 2010
Note : en moyenne sur les douze derniers mois, les émissions
sont à environ 75 % de leur niveau de référence de 2010.
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
LES PRODUITS PÉTROLIERS
La consommation totale réelle de produits pétroliers
s?élève à 17,0 millions de tonnes (Mt) au second
trimestre 2025, en léger repli de 0,1 % par rapport à la
même période de 2024.
La demande en carburants routiers recule de 0,6 %
par rapport à l?année précédente. L?évolution de la
consommation est contrastée selon les produits. Ainsi,
les ventes de gazole diminuent de 2,7 %. Elles
représentent 69 % de la consommation de carburants
routiers, contre 71 % il y a un an. À l?inverse, les
livraisons de supercarburants continuent de progresser
nettement, de 8,6 % en un an, dans le contexte du
rééquilibrage du marché. Les ventes de SP95-E10 ?
pouvant contenir jusqu?à 10 % de bioéthanol (contre
5 % pour le SP95 standard) ? sont particulièrement
dynamiques (+ 9,9 % sur un an) : elles comptent pour
57 % des ventes de supercarburants, soit 0,7 point de
plus qu?au deuxième trimestre 2024.
Les ventes de fioul domestique progressent
fortement par rapport à leur niveau du deuxième
trimestre 2024 (+ 16,7 %).
Les livraisons de carburéacteurs augmentent de
9,2 % en un an, à 2,0 millions de tonnes, et retrouvent
leur niveau antérieur à la crise sanitaire. Les ventes de
gazole non routier progressent également, à un rythme
légèrement moins élevé (+ 8,0 %).
À l?inverse, la consommation de gaz de pétrole
liquéfié (GPL), diminue de 6,0 %. Elle reste à un niveau
faible (0,3 million de tonnes) et représente 1,8 % de la
consommation totale de produits pétroliers,
Enfin, les consommations de bases pétrochimiques
diminuent nettement sur un an (- 19,6 %) pour atteindre
1,2 million de tonnes au deuxième trimestre 2025.
Cette baisse s?explique notamment par la mise à l?arrêt
en juillet 2024 du vapocraqueur de Notre-Dame-de-
Gravenchon en Normandie.
T/T-1 T/T-4 (6)
Consommation d'énergie primaire -1,0 -2,1
dont : - charbon -13,8 -21,6
- pétrole 1,0 0,4
- gaz naturel 6,5 -2,7
- nucléaire et EnR électriques (5) -3,7 -2,9
Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2025
Production et consommation de produits pétroliers
(séries brutes)
En milliers de tonnes
(1) Hors soutes maritimes.
(2) Pétrole brut et hydrocarbures extraits du gaz naturel.
(3) La consommation totale inclut, outre les produits listés dans le
tableau, les bases pétrochimiques (qui font l?objet d?une enquête)
ainsi que d?autres produits pétroliers (dont la consommation du
mois courant est estimée). L?autoconsommation des raffineries est
exclue.
(4) Le gazole non routier remplace obligatoirement le fioul
domestique depuis le 1er mai 2011 pour certains engins mobiles
non routiers, et depuis le 1er novembre 2011 pour les tracteurs
agricoles, avec les mêmes spécifications que celles du gazole
routier, excepté sa coloration.
Source : calculs SDES, d?après CPDP et DGEC
Évolution de la consommation des produits pétroliers
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
(5) Pour les produits pétroliers autres que ceux détaillés, hormis
les consommations de bases pétrochimiques, la quantité
consommée du mois courant est estimée.
(6) Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : calculs SDES, d?après CPDP
Entre le premier et le deuxième trimestre 2025, en
données corrigées des variations saisonnières,
climatiques et des jours ouvrables, la consommation
totale de produits pétroliers progresse modérément
(+ 1,0 %). Les consommations de fioul domestique
augmentent fortement (+ 31,8 %) par rapport au
trimestre précédent, probablement favorisées par la
baisse des prix moyens (- 10 %). Les ventes de gazole
non routier sont en croissance modérée (+ 3,2 %),
comme celles de carburéacteurs (+ 4,4 %), en
corrigeant de la saisonnalité habituelle des vols.
1 Il s?agit de la consommation totale hors pertes (transport,
distribution, stockage?).
Consommation de produits pétroliers
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après CPDP
LE GAZ NATUREL
La consommation totale réelle1 de gaz naturel diminue
de 14,4 % au deuxième trimestre 2025, en glissement
annuel. Corrigée des variations saisonnières,
climatiques et des jours ouvrables, la consommation
totale de gaz naturel diminue de 2,7 % par rapport au
deuxième trimestre 2024.
En particulier, la consommation des clients reliés au
réseau de distribution (résidentiel-tertiaire, petite
industrie) diminue fortement, de 19,8 %, en données
réelles et de 4,4 %, à températures et jours ouvrables
équivalents. La baisse de la consommation des clients
reliés au réseau de transport est moindre (- 6,9 % en
données réelles), les livraisons aux centrales à cycle
combiné au gaz augmentant substantiellement pour
compenser le recul des productions d?électricité
nucléaire et hydraulique (+ 63,7 % en glissement
annuel).
Bilan trimestriel du gaz naturel
(séries brutes)
En TWh PCS
* Positif lorsqu?on soutire des quantités des stocks pour les
consommer, négatif lorsqu? on remplit les stocks.
** Centrales à cycle combiné au gaz.
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
À 101,0 TWh PCS, les importations nettes de gaz
naturel2 augmentent de 3,7 % au deuxième trimestre
2025 par rapport à leur niveau observé un an
auparavant. Les entrées de gaz naturel sous forme
liquéfiée (GNL) progressent nettement (+ 28,9 % en
glissement annuel). En particulier, les achats de GNL
en provenance des États-Unis augmentent de 57 % par
rapport au deuxième trimestre 2024 et représentent la
moitié des importations totales de GNL au deuxième
trimestre 2025. À l?inverse, les entrées nettes de gaz
2 Il s?agit des entrées nettes de gaz sur le territoire français (y.c.
du GNL porté), donc exportations déduites et hors transit.
Quantité Évolution (%)
T/T-4 Part en %
Production nationale (2) 128 -8,6
Consommation totale (3) 16 992 -0,1 100,0
dont : - total carburants routiers 10 170 0,6 59,8
dont : - supercarburants 3 156 8,6 18,6
- gazole 7 014 -2,7 41,3
- fioul domestique 982 16,7 5,8
- gazole non routier (4) 1 351 8,0 8,0
- carburéacteurs 1 956 9,2 11,5
- gaz de pétrole liquéfié (GPL) 313 -6,0 1,8
Produits pétroliers (1)
2025 T2
Produits pétroliers T/T-1 T/T-4 (6)
Consommation totale (5) 1,0 0,4
dont : - total carburants routiers 0,3 0,6
dont : - supercarburants 2,7 8,6
- gazole -0,8 -2,7
- fioul domestique 31,8 25,6
- gazole non routier 3,2 8,0
- carburéacteurs 4,4 9,2
- gaz de pétrole liquéfié (GPL) -3,5 -5,9
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
160
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25 janv.-26
Total produits pétroliers Gazole Carburants routiers Supercarburants
Quantité Évolution (%)
T/T-4 Part en %
Importations nettes 101,0 3,7
Production nationale 3,390 17,3
Soutirages des stocks* -49,8 33,4
Consommation totale (hors pertes) réelle 51,2 -14,4 100,0
dont : - gros clients reliés au réseau de transport 23,3 -6,9 45,5
dont clients CCCG** 1,3 63,7 2,5
- résidentiel-tertiaire, petite industrie 27,9 -19,8 54,5
2025 T2
Gaz naturel
Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2025
naturel gazeux diminuent fortement (- 61,4 % en
glissement annuel).
La production nationale de gaz naturel
(3,4 TWh PCS) correspond essentiellement au
biométhane injecté dans les réseaux de transport et de
distribution. Elle augmente de 17,3 % en un an.
Variations de stocks et livraisons aux
consommateurs
En TWh PCS
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
La phase de remplissage des stocks a commencé
en mars. Les stocks de gaz naturel augmentent de
49,8 TWh au deuxième trimestre 2025. Le niveau des
stocks utiles fin juin, à 90,5 TWh, est inférieur de 5 % à
son niveau de l?année précédente. Le niveau de
remplissage des installations souterraines de stockage
de gaz naturel sur le territoire français s?établit à 66,5 %
au 1er juillet 2025.
Évolution de la consommation totale (hors pertes)
de gaz naturel
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
* Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
Consommation totale (hors pertes) de gaz naturel
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
Corrigée des variations saisonnières, climatiques et
des jours ouvrables, la consommation totale de gaz
naturel augmente de 6,5 % entre le premier et le
deuxième trimestre 2025. La consommation des plus
gros clients reliés aux réseaux de transport et la
consommation des clients reliés aux réseaux de
distribution augmentent respectivement de 5,6 % et de
7,0 % entre le premier et le deuxième trimestre 2025.
LES PRODUITS DU CHARBON
Au second trimestre 2025, la consommation totale de
produits du charbon ou combustibles minéraux solides
(CMS) s?élève à 1,3 million de tonnes (Mt), en repli
important par rapport à la même période de l?année
précédente (- 21 %). L?approvisionnement en charbon
repose quasi exclusivement sur les importations.
Bilan trimestriel des combustibles minéraux
solides
(séries brutes)
En milliers de tonnes
(1) L'écart entre, d?une part, la somme des importations nettes et
des variations de stocks et, d?autre part, la consommation provient
notamment de décalages temporels entre les sources.
(2) Une variation positive correspond à du déstockage, une
variation négative à du stockage.
(3) Pour les secteurs consommateurs de combustibles minéraux
solides autres que ceux détaillés, la quantité consommée du mois
courant est estimée.
s : donnée secrétisée
Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie et DGDDI
La consommation de charbon pour la fabrication
d?acier chute sur un an (- 31,3 %, à 0,7 Mt). En effet, le
principal haut-fourneau de l?usine de Dunkerque a été
arrêté pour maintenance entre le 15 avril et fin juin.
Cette baisse de l?activité sidérurgique intervient dans
un contexte de baisse de la demande d?acier en
Europe, de concurrence internationale et de coûts de
production devenus moins compétitifs, qui avaient déjà
entraîné depuis fin 2023 la fermeture prolongée d?un
des deux hauts-fourneaux du site de Fos-sur-Mer.
La consommation de charbon-vapeur pour la
production d?électricité augmente en glissement annuel
mais reste peu élevée, inférieure à 0,1 Mt. En France
métropolitaine, les deux centrales à charbon,
habituellement utilisées en appoint des autres filières,
n?ont pas été sollicitées au deuxième trimestre 2025.
En outre-mer, la dernière installation de production
d?électricité au charbon située en Guadeloupe est en
cours de conversion à la biomasse.
Les opérateurs ayant puisé dans les stocks au
cours du trimestre, ces stocks diminuent globalement
de 15 kt au deuxième trimestre. À 2,3 Mt fin juin, ils
diminuent fortement sur un an (- 0,6 Mt) : en particulier,
les centrales électriques métropolitaines ont
consommé le charbon provenant de leurs stocks et ont
très peu importé. Le secteur de la sidérurgie a déstocké
à hauteur de 0,2 Mt en un an.
Entre le premier et le deuxième trimestre 2025,
corrigée des variations saisonnières, climatiques et des
jours ouvrables, la consommation totale de
combustibles minéraux solides diminue de 12,5 %.
Cette variation est portée par la chute de la
Gaz naturel T/T-1 T/T-4 *
Consommation totale (hors pertes) 6,5 -2,7
dont : - gros clients reliés au réseau de transport 5,6 -0,3
- résidentiel-tertiaire, petite industrie 7,0 -4,4
Quantité Évolution (%)
T/T-4 Part (%)
Importations totales nettes 1 234 -17,5
Variations de stocks (2) 15
Consommation totale réelle (3) 1 324 -21,0 100,0
dont : - centrales électriques s s s
- sidérurgie 690 -31,3 52,1
Combustibles minéraux solides (1)
2025 T2
Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2025
consommation dans le secteur de la sidérurgie
(- 25,4 %), qui représente 53 % du total.
Consommation de combustibles minéraux solides
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie
Évolution trimestrielle de la consommation de
combustibles minéraux solides
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
* Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie
L?ÉLECTRICITÉ
Au deuxième trimestre 2025, la production totale
d?électricité nette diminue de 3,1 % en glissement
annuel, pour s?établir à 119,6 TWh.
Production d?électricité, échanges et énergie
appelée
(séries brutes)
En GWh
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
La production nette d?électricité d?origine nucléaire
diminue de 2,6 % en glissement annuel, pour s?établir
à 78,8 TWh, suite à une moindre disponibilité du parc
nucléaire en raison notamment de limitations de
production en juin dans un contexte de fortes chaleurs.
Au deuxième trimestre 2025, le nucléaire assure
65,9 % de la production totale d?électricité.
La production hydraulique diminue de 22,6 % sur
un an, en raison de stocks hydrauliques à un niveau
moins élevé et de conditions météorologiques moins
favorables à cette filière qu?au deuxième trimestre
2024. Au deuxième trimestre 2025, l?hydraulique
assure 13,5 % de la production nationale d?électricité.
La production éolienne diminue légèrement
(- 0,2 % en glissement annuel) et assure 8,0 % de la
production d?électricité.
La production photovoltaïque progresse fortement
(+ 34,1 % en glissement annuel) et représente 8,6 %
de la production d?électricité nette au deuxième
trimestre 2025.
Enfin, dans un contexte de baisse des productions
d?origine nucléaire et hydraulique, les installations
thermiques classiques, utilisées comme moyens de
pointe pour ajuster l?offre à la demande, ont été plus
sollicitées que l?année précédente à la même période :
la production des centrales thermiques classiques
s?élève à 4,8 TWh au deuxième trimestre 2025, soit
7,9 % de plus qu?un an auparavant. Ces centrales ont
assuré 4,0 % de la production nationale d?électricité au
deuxième trimestre 2025.
Production d?électricité par filière
En TWh
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
L?énergie appelée diminue de 1,6 % en glissement
annuel (+ 0,1 % après correction des jours ouvrables et
des températures). Les livraisons en basse tension (qui
couvrent principalement le résidentiel) et haute tension
(principalement les gros consommateurs industriels)
diminuent respectivement de 4,3 % et de 0,7 %. À
l?inverse, les livraisons en moyenne tension
augmentent de 1,8 %.
Le solde exportateur des échanges physiques reste
nettement excédentaire, à 20,9 TWh au deuxième
trimestre 2025 (- 10,2 % en glissement annuel). Il
progresse aux interconnexions frontalières avec le
Luxembourg, l?Italie et l?Andorre. À l?inverse, il diminue
aux interconnexions avec la Belgique, l?Allemagne, la
Suisse, l?Espagne et la Grande-Bretagne.
Évolution de l?énergie appelée
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
* Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
0
20
40
60
80
100
120
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25 janv.-26
Total Centrales électriques Sidérurgie
T/T-1 T/T-4 *
Consommation totale -12,5 -20,9
dont : - centrales électriques 8,2 23,3
- sidérurgie -25,4 -31,3
Quantité Évolution
(%) T/T-4 Part en %
Production d'électricité nette 119 636 -3,1 100,0
dont : - nucléaire 78 793 -2,6 65,9
- hydraulique (yc pompages) 16 125 -22,6 13,5
- éolienne 9 627 -0,2 8,0
- photovoltaïque 10 293 34,1 8,6
- production thermique classique 4 797 7,9 4,0
Solde : exportations - importations 20 862 -10,2
Pompages (énergie absorbée) 2 296 4,6
Energie appelée réelle (yc pertes) 96 478 -1,6 100,0
dont : - basse tension 34 093 -4,3 35,3
- moyenne tension 34 967 1,8 36,2
- haute tension 17 333 -0,7 18,0
2025 T2
Électricité
Électricité T/T-1 T/T-4 *
Energie appelée 0,3 0,1
dont : - basse tension 1,1 -0,1
- moyenne tension -0,1 0,5
- haute tension -0,8 -0,3
Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2025
Énergie appelée
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
LES PRIX ET LES COTATIONS DES
ÉNERGIES
Au deuxième trimestre 2025, le cours du baril de Brent
diminue nettement : il s?élève à 68,0 $ en moyenne
trimestrielle, en baisse de 10,3 % par rapport au
trimestre précédent. Les prix ont baissé chaque mois
entre janvier (76,6 $) et mai 2025 (64,4 $), du fait
notamment d?une augmentation de la production des
pays de l?OPEP+, avant d?à nouveau augmenter en juin
(71,4 $) en raison du conflit entre Israël et l?Iran et de
l?affermissement saisonnier de la demande. En effet,
les stocks de pétrole brut augmentent significativement
à l?approche de l?été en prévision d?une production de
produits raffinés qui sont davantage consommés à
cette saison.
Le cours du baril de Brent diminue davantage en
euro, du fait de la dépréciation du dollar vis-à-vis de
l?euro au cours du trimestre. Ainsi, le cours du baril de
Brent s?établit en moyenne à 59,9 ¤ au deuxième
trimestre 2025, en baisse de 16,9 % par rapport au
trimestre précédent.
Prix et cotations des énergies
* Variation par rapport à la période similaire de l?année précédente.
** European Power Exchange.
Sources : DGEC ; Reuters ; Epex (électricité)
Prix à la consommation
En ¤/l
Source : DGEC
En moyenne, le prix de l?essence (SP95) diminue
de 3,7 % par rapport au trimestre précédent, et celui du
gazole de 6,2 %. En juin 2025, les prix à la pompe du
SP95 et du gazole atteignent respectivement 1,72 ¤ et
1,60 ¤ le litre (1,71 ¤ et 1,57 ¤ en moyenne sur
l?ensemble du trimestre). Le prix du fioul domestique
s?établit à 1,10 ¤ le litre en moyenne sur le trimestre, en
baisse de 7,6 % par rapport au trimestre précédent.
Les cours du gaz naturel sur les marchés ouest-
européens, en recul par rapport aux records atteints en
2022, restent plus élevés qu?avant la crise énergétique.
Le prix spot sur le marché français (point échange gaz,
PEG) s?élève à 34,7 ¤/MWh au deuxième trimestre
2025, en baisse de 25,1 % par rapport au trimestre
précédent.
Les prix du gaz naturel ont connu une forte hausse
début 2025 dans un contexte marqué par des tensions
persistantes sur le marché mondial du gaz naturel
liquéfié (GNL), le faible niveau des stocks de gaz
naturel en Europe, ainsi que par des menaces sur
l?acheminement du gaz en raison de la guerre en
Ukraine et des conflits au Proche et Moyen-Orient. En
février 2025, le prix du gaz naturel a ainsi atteint
49,7 ¤/MWh, un record depuis la crise de 2022. Il est
ensuite redescendu très rapidement, à 40,6 ¤/MWh
dès mars et 36,0 ¤/MWh en juin, avec le redoux des
températures, le retour de la confiance quant à
l?acheminement du gaz et un assouplissement par
l?Union européenne des objectifs de stockage du gaz.
Le prix spot de l?électricité livrable en France chute
de 66,2 % par rapport au premier trimestre 2025. Il
atteint 34,0 ¤/MWh en moyenne au deuxième trimestre
2025, contre 100,5 ¤/MWh au trimestre précédent. Ce
prix a atteint 19,4 ¤/MWh en mai 2025, une moyenne
mensuelle inédite depuis les mois d?avril et mai 2020
durant lesquels la consommation d?électricité,
notamment dans l?industrie, avait été particulièrement
réduite dans un contexte de crise sanitaire. Cette
diminution saisonnière des prix de l?électricité entre le
premier et le deuxième trimestre est particulièrement
marquée en 2025. Toutefois, en moyenne annuelle, le
prix spot de l?électricité en France augmente
légèrement par rapport à l?année précédente (+ 5,2 %,
à 68,2 ¤/MWh).
Prix moyen* mensuel du baril de pétrole (en $US et
en ¤) et prix spot du gaz et de l?électricité (en
¤/MWh)
* Prix courants.
** Point d?échange gaz (France).
Sources : DGEC ; Reuters
LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE (MAI 2025)
Dans le sillage du cours du Brent, le prix moyen du
pétrole brut importé par la France diminue en mai 2025
(487 ¤/t) par rapport à trois mois auparavant (578 ¤/t
2025 T2 2025 T1 Évolution
(T/T-1)
Valeur Valeur % Valeur %*
Cotation
US$ en ¤ (courant) 0,882 0,951 -7,2 0,9 -0,4
Brent daté ($/bl) 68,0 75,8 -10,3 74,6 -11,8
Brent daté (¤/bl) 59,9 72,1 -16,9 68,7 -12,1
Gaz - Spot PEG (¤/MWh) 34,7 46,3 -25,1 39,9 23,5
Électricité - Spot Base Epex** (¤/MWh) 34,0 100,5 -66,2 68,2 5,2
Prix à la consommation (TTC)
SP95 (¤/l) 1,71 1,78 -3,7 1,76 -6,0
Gazole (¤/l) 1,57 1,68 -6,2 1,63 -8,5
Fioul domestique (¤/l) 1,10 1,19 -7,6 1,15 -8,9
Moyenne des quatre
derniers trimestres
Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2025
en moyenne en février 2025). Sur les douze derniers
mois (entre juin 2024 et mai 2025), le prix moyen du
pétrole brut importé par la France diminue de 8,6 % par
rapport à l?année précédente, pour s?établir à 558 ¤/t.
Le prix moyen à l?importation des produits pétroliers
raffinés s?élève à 690 ¤/t en mai 2025, un niveau
inférieur à celui de février 2025 (718 ¤/t). Le prix du
charbon, à 203 ¤/t en mai, est à un niveau très proche
de celui observé depuis janvier 2025.
Prix moyens mensuels des énergies importées
En ¤/t
Source : calculs SDES, d?après DGDDI
Quantités importées de pétrole, de combustibles
minéraux solides et de gaz naturel
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après DGDDI, GRTGaz et Terega
Quantités exportées de produits pétroliers raffinés
et d?électricité
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après DGDDI et RTE
La facture énergétique s?élève à 4,6 Md¤ en mai
2025, en hausse de 13,3 % par rapport à février 2025.
La facture en pétrole brut s?établit à 3,3 Md¤ en mai
2025, en augmentation de 16,1 % sur un mois en
raison de l?augmentation des volumes importés, et de
5,8 % par rapport à février 2025. La facture gazière, qui
s?établit à 1,4 Md¤ en mai, diminue fortement par
rapport au mois précédent mais demeure stable par
rapport au mois de février. La dépense nette en
3 Bioéthanol « pur » exclu, seuls l?ETBE (ether ethyle tertiobutyle)
et le biodiesel EMAAG sont isolés dans les données douanières.
produits raffinés s?élève à 1,3 Md¤ en mai 2025, en
hausse de 35,0 % par rapport à février. La dépense
nette en biocarburants3 se monte à 200 millions
d?euros et celle en charbon représente 80 millions
d?euros. L?électricité allège la facture, à hauteur de
80 millions d?euros, en raison d?un solde physique qui
demeure nettement excédentaire malgré des prix de
l?électricité en net recul par rapport au début d?année
2025.
Facture énergétique mensuelle de la France
En M¤ courants
Source : calculs SDES, d?après DGDDI
Au total, la facture énergétique, mesurée en cumul
sur les douze derniers mois, entre juin 2024 et mai
2025, s?élève à 56,3 Md¤. Elle diminue de 15,7 % par
rapport à son niveau enregistré un an auparavant
(66,8 Md¤ entre juin 2023 et mai 2024). Le reflux de la
facture s?explique principalement par la diminution des
prix des énergies fossiles.
Facture énergétique de la France
* Variation par rapport à la période similaire de l?année
précédente.
Seule une partie des biocarburants (ETBE et EMAAG) peut être
retracée dans les données douanières.
Source : calculs SDES, d?après Douanes
MÉTHODOLOGIE
Champ et sources
Les bilans énergétiques portent sur la France
métropolitaine jusqu?en décembre 2017. À partir de
janvier 2018, ils incluent en outre les cinq DROM. Les
données sur la facture portent, quant à elles, sur la
France entière.
L?énergie primaire
L?énergie primaire est calculée à partir de toutes les
données mensuelles disponibles des énergies, c?est-à-
dire hors énergies renouvelables thermiques et
déchets (bois-énergie, déchets urbains renouve-
lables?).
Sources : SDES et Météo-France pour les tempé-
Mai 2025 Avril 2025 Évolution
(M/M-1)
Valeur Valeur % Valeur %*
Importations totales (I) 5,9 6,0 -1,9 78,5 -14,1
dont : - CMS (combustibles minéraux solides) 0,1 0,1 9,8 1,3 -16,1
- pétrole brut 1,9 1,6 15,0 26,9 -8,3
- produits pétroliers raffinés 1,9 1,7 13,6 24,3 -14,5
- gaz naturel 1,7 2,3 -24,1 22,1 -21,3
Exportations totales (E) 1,3 1,3 -3,9 22,2 -9,7
dont : - produits pétroliers raffinés 0,7 0,6 8,9 9,9 -9,3
- électricité 0,2 0,4 -45,2 6,8 14,5
Facture énergétique (I-E) 4,6 4,7 -1,3 56,3 -15,7
dont : - pétrole brut, produits raffinés et biocarburants 3,3 2,9 16,1 43,2 -11,1
- gaz naturel 1,4 2,0 -31,2 17,4 -17,8
- électricité -0,2 -0,3 -41,0 -5,7 24,0
Facture énergétique (Md¤)
Cumul des 12
derniers mois
Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2025
ratures moyennes journalières.
Les combustibles minéraux solides
Importations et exportations : Direction générale des
douanes et droits indirects (DGDDI) jusqu?au mois
précédent, estimation SDES pour le mois le plus
récent.
Production : GazelEnergie.
Consommation des centrales électriques : EDF et
GazelEnergie.
Consommation de la sidérurgie : estimation SDES,
d?après une enquête auprès des opérateurs.
Consommation des autres secteurs industriels :
estimation SDES.
Stocks : EDF, GazelEnergie, A3M.
Les produits pétroliers
Production nationale : Direction générale de l?énergie
et du climat (DGEC).
Consommation hors bases pétrochimiques : Comité
professionnel du pétrole (CPDP).
Consommation de bases pétrochimiques : enquête du
SDES auprès des opérateurs.
Le gaz
Les données proviennent de l?enquête mensuelle sur la
statistique gazière du SDES effectuée auprès des
opérateurs d?infrastructures gazières et des principaux
fournisseurs de gaz naturel sur le marché français.
L?électricité
Les données de production proviennent des principaux
producteurs en France : EDF, CNR et GazelEnergie.
Les données d?échanges extérieurs proviennent de
RTE.
Les données de consommation proviennent d?Enedis
et de RTE.
Prix et cotations
DGEC, Reuters et NBP (National Balancing Point) pour
les cotations du pétrole et du gaz.
Epex pour les prix spot de l?électricité.
La facture énergétique
DGDDI (Prodouane) pour la valeur des importations et
exportations.
Banque de France pour la parité du dollar.
Révision des données
Les données du dernier mois sont provisoires et
peuvent donner lieu à des révisions, parfois
importantes. C?est notamment le cas de la
consommation de quelques produits pétroliers (en
particulier coke de pétrole, carburéacteurs), des
importations et consommations de charbon hors
centrales électriques, ainsi que des productions
éolienne et solaire photovoltaïque.
Le champ de la note de conjoncture inclut désormais
les DROM. En outre, afin de rapprocher et mieux
articuler les statistiques mensuelles et trimestrielles
avec les statistiques annuelles retracées dans le bilan
de l?énergie, le bois-énergie et une partie des
biocarburants (ETBE et EMAG) sont désormais pris en
compte dans la facture énergétique, et les importations
de GNL porté sont estimées.
Définitions
L?énergie primaire est l?énergie tirée de la nature (du
soleil, des fleuves ou du vent) ou contenue dans les
produits énergétiques tirés de la nature (comme les
combustibles fossiles ou le bois) avant transformation.
Par convention, l?énergie provenant d?une centrale
nucléaire est également une énergie primaire (la
chaleur nucléaire est alors comptabilisée).
La consommation d?énergie primaire correspond à
la consommation d?énergie de tous les acteurs
économiques. Elle s?oppose à la consommation
d?énergie finale, qui correspond à la consommation des
seuls utilisateurs finaux, ménages ou entreprises
autres que celles de la branche énergie. L?énergie
finale peut être une énergie primaire (consommation de
charbon de la sidérurgie par exemple) ou non. L?écart
entre les consommations d?énergie primaire et
secondaire correspond à la consommation de la
branche énergie. Il s?agit pour l?essentiel des pertes de
chaleur liées à la production d?électricité.
Pour la note de conjoncture trimestrielle ainsi que pour
les séries mensuelles mises à disposition sur le site du
SDES, les soutes aériennes internationales, dont une
évaluation infra-annuelle n?est pas disponible jusqu?à
présent, sont incluses dans la consommation nationale
d?énergie primaire et sont par conséquent prises en
compte dans le calcul du taux d?indépendance
énergétique et dans celui des émissions de CO2. Dans
le bilan énergétique de la France annuel, publié par le
SDES, elles sont en revanche exclues, conformément
aux recommandations internationales relatives aux
statistiques de l?énergie établies par les Nations Unies
et aux pratiques de l?Agence internationale de l?énergie.
Le taux d?indépendance énergétique est le ratio de
la production nationale d?énergie primaire sur la
consommation d?énergie primaire réelle (non corrigée
du climat).
Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) donne le
dégagement maximal théorique de chaleur lors de la
combustion, y compris la chaleur de condensation de
la vapeur d?eau produite lors de la combustion. À
l?inverse, le pouvoir calorifique inférieur (PCI) exclut de
la chaleur dégagée la chaleur de condensation de l?eau
supposée rester à l?état de vapeur à l?issue de la
combustion. En pratique, le rapport PCI/PCS est de
l?ordre de 90 % pour le gaz naturel, de 91 % pour le gaz
de pétrole liquéfié, de 92-93 % pour les autres produits
pétroliers, et de 95 à 98 % pour les combustibles
minéraux solides.
Combustibles minéraux solides (CMS) : dans ce
document, le terme « charbon » est utilisé pour
désigner l?ensemble des CMS qui regroupent le
charbon à l?état brut et les produits solides issus de sa
transformation. Les produits bruts couvrent les produits
de récupération, le lignite et la houille, dont le charbon-
vapeur est une variété utilisée pour la production
d?électricité et/ou de chaleur. Les produits solides
transformés à partir du charbon sont le coke et les
agglomérés.
Le coefficient de disponibilité nucléaire (Kd) : ratio
entre la capacité de production réelle et la capacité de
Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2025
production théorique maximale. Le Kd, qui ne prend en
compte que les indisponibilités techniques, à savoir les
arrêts programmés, les indisponibilités fortuites et les
périodes d?essais, caractérise la performance
industrielle d?une centrale.
Le gazole non routier remplace obligatoirement le
fioul domestique depuis le 1er mai 2011 pour certains
engins mobiles non routiers, et depuis le 1er novembre
2011 pour les tracteurs agricoles, avec les mêmes
spécifications que celles du gazole routier, excepté sa
coloration.
Émissions de CO2 liées à la combustion
d?énergie
Les émissions de CO2 calculées dans cette publication
sont celles issues de la combustion d?énergie fossile.
Elles représentent près de 95 % des émissions totales
de CO2 et environ 70 % des émissions de gaz à effet
de serre (GES).
Le calcul du SDES consiste à appliquer des facteurs
d?émissions moyens aux consommations d?énergies
fossiles (produits pétroliers, gaz et combustibles
minéraux solides), hors usages non énergétiques des
produits pétroliers (pour le gaz naturel, il n?est pas
possible d?estimer ces usages en mensuel). En
revanche, les inventaires officiels (données annuelles)
en matière d?émissions de GES et de CO2 en particulier
font appel à une méthodologie beaucoup plus
complexe, nécessitant des données plus détaillées.
Comparées à un inventaire officiel, ces estimations
présentent d?autres différences de périmètre, telles que
la non-prise en compte des DROM, des déchets non
renouvelables ou encore la prise en compte des soutes
aériennes internationales.
Correction des variations saisonnières,
climatiques et des jours ouvrables
(CVS-CVC-CJO)
Les séries de consommation d?énergie sont
généralement sensibles aux saisons, à la météorologie
et au nombre de jours ouvrables. Ainsi, la
consommation des énergies utilisées pour le chauffage
est plus élevée l?hiver que l?été et augmente d?autant
plus que les températures sont basses. L?énergie
consommée pour le chauffage au cours d?une journée
est proportionnelle au nombre de « degrés-jours »,
c?est-à-dire à l?écart entre la température moyenne de
la journée et un seuil fixé à 15 °C, lorsque la
température est inférieure à ce seuil. À titre d?exemple,
en dessous de 15 °C, une baisse d?un degré de la
température moyenne mensuelle conduit à une
consommation supplémentaire de gaz distribué de
l?ordre de 1,25 TWh par mois.
La série corrigée des variations saisonnières,
climatiques et des jours ouvrables (CVS-CVC-CJO),
construite à partir de la série initiale dite « série brute »,
permet de neutraliser l?effet des saisons, de la
météorologie et des jours ouvrables pour faire ressortir
à la fois les tendances de fond et les évolutions
exceptionnelles. Contrairement au « glissement
annuel », où, pour éliminer la saisonnalité, on compare
un mois avec le même mois de l?année précédente, la
série CVS-CVC permet de comparer directement
chaque mois avec le mois précédent. Cela lui confère
deux avantages. D?une part, l?interprétation d?un mois
ne dépend que du passé récent et non d?événements
survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on
détecte tout de suite les retournements et on mesure
correctement les nouvelles tendances sans retard. La
série CJO permet de neutraliser l?impact des nombres
inégaux de jours ouvrables d?un mois à l?autre, de la
même façon que la série CVS-CVC neutralise l?impact
des différentes saisons et du climat. La combinaison
des CVS, CVC, CJO permet de fournir une information
sur l?évolution instantanée des phénomènes
économiques, abstraction faite des phénomènes
calendaires explicables naturels.
Pour en savoir plus, consulter le site
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr,
rubrique « Tous les concepts ».
Les coefficients saisonniers ainsi que les coefficients
climatiques et la correction des jours ouvrables sont
réestimés chaque mois, ce qui peut entraîner de très
légères révisions de la série CVS-CVC-CJO. La
correction des variations saisonnières, climatiques et
des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des
séries, les séries d?ensemble étant obtenues par
agrégation des séries élémentaires.
Diffusion des données
Les séries longues sont disponibles sur le site du
SDES, à cette adresse :
www.statistiques.developpement-
durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie.
Alexandru ANDREI, SDES
Évelyne MISAK, SDES
Pierre TANNEAU, SDES
Directrice de publication : Béatrice Sédillot
Dépôt légal : août 2025
ISSN : 2557-8510 (en ligne)
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques de l?énergie
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie
mailto:diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/