Propriétaire d'un petit barrage : vos obligations en matière de sécurité
Auteur moral
France. Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche (2024/12...)
Auteur secondaire
Résumé
Ce document présente les obligations des propriétaires de barrages de classe C en France. Il détaille les procédures de surveillance, d'entretien, d'auscultation et de déclaration des incidents, ainsi que les exigences réglementaires liées à la construction, la mise en eau et les modifications. L'objectif est d'assurer la sécurité des personnes et des biens situés à l'aval.
Descripteur Urbamet
barrage
;sécurité
Descripteur écoplanete
Thème
Infrastructures - Ouvrages d'art
Texte intégral
Propriétaire d?un petit barrage
Vos obligations
en matière de sécurité
Des barrages sont construits pour
répondre à plusieurs types de
besoin : alimentation en eau
potable, énergie hydro-électrique,
prévention des inondations,
écrêtement de crues, pisciculture,
irrigation et loisirs.
Ces ouvrages, même de petite taille,
doivent faire l?objet d?une attention
particulière et d?obligations de la
part de leurs propriétaires,
notamment au regard du maintien
de leur bon état afin d?éviter tout
dysfonctionnement et garantir la
sécurité des populations à l?aval.
EN RÉSUMÉ
Le PROPRIETAIRE DOIT DISPOSER :
> du dossier de l?ouvrage,
> du document de
description de
l?organisation,
> du registre de l?ouvrage.
Le PROPRIETAIRE DOIT REALISER :
> les visites techniques approfondies
(VTA) tous les 5 ans, ou après un
EISH,
> un rapport de surveillance tous les
5 ans,
> un rapport d?auscultation fait par un
organisme agréé tous les 5 ans,
> une déclaration des incidents (EISH)
le cas échéant,
> un diagnostic sur les garanties de
sûreté par un organisme agréé, sur
prescription du préfet.
Définitions
Un barrage est un ouvrage qui retient et stocke de l?eau de façon permanente ou temporaire (cas des
ouvrages conçus pour limiter les effets d?une crue). Ils peuvent être tout aussi bien en travers d?une vallée,
comme en dérivation ou déconnectés du cours d?eau et dans ce cas remplis par pompage.
Création d?un barrage
La création d'un barrage est une opération soumise
à autorisation environnementale unique si ses
dimensions (hauteur du barrage, volume d'eau de la
retenue) font qu'il est susceptible de présenter un
risque pour les populations à l'aval en cas de
mauvais entretien. Un tel barrage fait l'objet d'un
classement.
Toute construction ou modification importante
d?un barrage classé doit être réalisée par un maître
d?oeuvre agréé par le ministère chargé de
l?environnement.
ZOOM SUR
Les organismes agréés
2
La liste des
organismes agréés
est mise en ligne
sur le site internet
du ministère
chargé de
l?environnement.
Ce document concerne particulièrement les « petits barrages »
(relevant de la classe C selon le tableau en page 3).
Le présent document fait une synthèse d?un document
plus précis « Mémento sur la sécurité des barrages de
classe C ». Les renvois de page qui suivront permettront
au lecteur de trouver de plus amples informations.
La construction, la première mise en eau et les travaux de modification
sont réglementés et suivis par un organisme agréé.
Classement d?un barrage
Selon leurs caractéristiques (hauteur, volume de la retenue et présence d?habitations en aval), les barrages
sont classés en différentes classes, auxquelles sont associées des obligations proportionnées à leur
potentiel de dangers.
Ce tableau ne veut pas
dire que les barrages de moins
de 2 mètres sont dans tous les
cas exemptés d?autorisation au
titre de la loi sur l?eau, car
d?autres rubriques loi sur l?eau
peuvent les concerner en tant
qu?ouvrages dans le lit d?un
cours d?eau ou de plans d?eau
par exemple.
Cas de désordre ou de rupture
sur des petits barrages
Des désordres pouvant mener à des ruptures partielles
ou totales de petits barrages se produisent chaque année.
Ces désordres découlent le plus souvent de problèmes de
conception des ouvrages ou d?un défaut d?entretien de la
part du propriétaire de l?ouvrage.
Barrage à Saint-Laurent-de-Gosse (Landes)
2023 : Glissement du remblai côté retenue sur une
longueur d?environ 50 mètres
Pas de dégât ailleurs que sur l?ouvrage mais une vidange
nécessaire de la retenue pour mettre le barrage en
sécurité.
Outre le risque pour les populations situées à l?aval, les
ruptures peuvent provoquer d?importants dégâts matériels.
Barrage à Gentioux-Pigerolles (Creuse)
2014 : Rupture du barrage par érosion interne
Une habitation en aval inondée par les 180 000 m³ de
la retenue, transport de 3 000 m³ de gravats sur plus de
2 km.
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Classe Caractéristiques géométriques
A H ? 20 m et H² x V?,? ? 1 500
B
Ouvrage non classé en A et pour lequel H ? 10 m et
H² x V?,? ? 200
C
a) Ouvrage non classé en A ou B et pour lequel
H ? 5 m et H² x V?,? ? 20
ou
b) Ouvrage pour lequel les conditions du a) ne sont
pas satisfaites mais qui répond aux conditions
cumulatives ci-après :
H > 2 m et V > 50 000 m³ et il existe une ou plusieurs
habitations à moins de 400 m à l?aval du barrage.
V Volume retenu (en millions de
m³) à la cote de retenue
normale (exploitation
courante hors crue)
H H Différence d?altitude (en mètres)
entre le point le plus haut de la
crête et le point le plus bas du
terrain naturel
Voir page 8
Voir page 6
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
Obligations du propriétaire
Le propriétaire d?un barrage est responsable de son ouvrage et des dégâts causés par une défaillance de ce
dernier. Il doit assurer la surveillance et le bon entretien de son ouvrage (en lien éventuellement avec
l?exploitant qu?il a désigné), en particulier avec :
? un dispositif d?évacuation suffisant des crues en fonction de la réglementation en vigueur, via ses
organes d?évacuation (vanne, clapet, seuil),
? le contrôle de la végétation (arbres et arbustes sont à proscrire sur les barrages et sur une bande d?accès
en pied en raison des dégradations causées par leurs racines).
Une surveillance et un entretien réguliers permettent
d?éviter des dégradations majeures du barrage et
d?anticiper au besoin des travaux de confortement. En cas
de ruine totale ou partielle d?un barrage, les frais de
reconstruction à la charge du propriétaire (études
techniques préalables, procédures réglementaires et
travaux) sont conséquents. À cela peut s?ajouter une
indemnisation des éventuels dégâts causés aux riverains.
Ainsi, le coût global de la reconstruction d?un barrage
post-rupture est nettement supérieur à celui d?un
entretien régulier réalisé conformément à la
réglementation.
Le code de l?environnement fixe les prescriptions relatives à la sécurité et à la sûreté des ouvrages
hydrauliques. Celles spécifiques aux « petits » barrages sont détaillées ci-après.
La première mise en eau
La mise en eau d?un barrage est une phase critique. Pour plus de la moitié des barrages ayant rompu, la
rupture a eu lieu durant les cinq premières années de leur vie.
La première mise en eau doit être conduite selon un programme préalablement porté à la connaissance du
préfet, et comprenant notamment :
? le rythme de mise en eau (paliers éventuels) ;
? les moyens mis en place pour maîtriser le remplis-
sage de la retenue ;
? le programme de surveillance ;
? les consignes en cas d?anomalie grave,
notamment les manoeuvres d?urgence des
organes d?évacuation.
La première mise en eau doit être suivie par un
organisme agréé, et le propriétaire (ou l?exploitant)
doit assurer une surveillance permanente de l?ou-
vrage pendant cette phase.
Ce mode opératoire doit être appliqué également lors d?une remise en eau après travaux.
Après le premier remplissage complet, le propriétaire ou l?exploitant remet au préfet (DREAL) dans les six
mois un rapport décrivant les ouvrages tels qu?ils ont été exécutés, les faits survenus pendant la
construction, et une analyse détaillée du comportement du barrage pendant la mise en eau.
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1
Le dossier de l?ouvrage
Mis à jour régulièrement, ce dossier permet d?avoir
une connaissance de la configuration du barrage, de
sa fondation, de ses ouvrages annexes et de son
exploitation depuis sa mise en service.
Il contient au minimum :
? les études préalables à la construction ;
? les comptes-rendus de chantier, et les
bordereaux de livraison ;
? un plan coté et des coupes de l?ouvrage ;
? les notices de fonctionnement des divers organes
ou instruments incorporés à l?ouvrage ;
? le rapport de première mise en eau ;
? les rapports de surveillance et d?auscultation
(points 5 et 7) ;
? les rapports des visites techniques approfondies
(point 6) ;
? éventuellement, les rapports d?inspection.
Le registre
Le propriétaire ou l?exploitant de tout barrage tient
à jour un registre daté des principaux événements
relatifs à la vie de l?ouvrage. Ce registre est utile pour
garder la mémoire des événements marquants de
l?ouvrage, et notamment :
? exploitation de la retenue (remplissage, vidange,
fonctionnement du déversoir) et événements
particuliers (crues, séismes) ;
? travaux et entretien de l?ouvrage ;
? manoeuvres des vannes ;
? visites de surveillance et de relevés
d?auscultation ;
? visites techniques approfondies ;
? incidents, anomalies ou faits marquants.
Le document d?organisation
Ce document décrit l?organisation mise en place par
le propriétaire, en liaison avec son éventuel
exploitant, afin d?assurer l?exploitation de son
barrage, son entretien (notamment de la
végétation) et sa surveillance en période normale
et en crue. La préparation de ce document permet
au gestionnaire de s'assurer qu'il est capable de
gérer le barrage en toutes circonstances. S?agissant d?un
ensemble de procédures qui seront appliquées par le
propriétaire ou l?exploitant, il est préférable que sa
rédaction soit réalisée par l?exploitant ou le propriétaire
du barrage.
Il comprend notamment l?ensemble des procédures qui décrivent :
1. les actions de sécurité en exploitation courante
ou en cas d?événement particulier (séisme,
tempête, anomalie de comportement) ;
2. les procédures de surveillance : les visites de
surveillance programmées et les visites consécu-
tives à des événements particuliers (crue, séisme,
tempête), la périodicité des visites, le parcours
effectué, les points d?observation, la description
des essais des organes mobiles (vanne, clapet) ;
3. les procédures de surveillance en continu de
l?ouvrage (auscultation) : la description et le plan
du dispositif d?auscultation, la périodicité des
mesures, les modalités de vérification des
instruments et des dispositifs de mesure, la
procédure de traitement des mesures
d?auscultation ;
4. les dispositions relatives à la surveillance et à
l?exploitation du barrage en crue : moyens
d?anticipation des crues, les états de vigilance en
fonction des débits ou des hauteurs d?eau (seuils en
prépa- ration de crue et en crue), les règles de
surveillance et de gestion de l?ouvrage par le
propriétaire vis-à-vis des autorités compétentes.
5. la procédure en situation d?urgence : les dispositions
à prendre par le propriétaire, ou l?exploitant, et les
coordonnées des autorités devant être averties.
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Le document de description de l?organisation permet de définir clairement les rôles et les
responsabilités de chacun.
3
2 Voir page 21
Voir page 28
4 Voir page 24
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
Le rapport de surveillance
Le rapport de surveillance permet au responsable
d?ouvrage et aux services de l?État de disposer d?un
bilan de l?exploitation de l?ouvrage et d?identifier si
des actions particulières sont à prévoir (surveillance,
travaux?). Pour un barrage de classe C, ce rapport
est produit au moins une fois tous les 5 ans, et remis
au préfet (DREAL) dans le mois suivant sa réalisation.
Il fait la synthèse des visites de surveillance
programmées et à l a suite d?événements particu-
liers, de l?entretien, des défauts, désordres, anomalies,
incidents avec les dispositions prises pendant et après,
des essais des organes hydrauliques, des travaux réalisés
et envisagés. Ce rapport peut être rédigé directement
par le propriétaire ou l?exploitant du barrage.
La visite technique approfondie (VTA)
Une vision objective de l?état de l?ouvrage par un
personnel compétent est nécessaire pour s?assurer
de la sécurité de l?ouvrage. Cela passe par une visite
technique approfondie (VTA). Pour un barrage de
classe C, les VTA doivent être réalisées au moins une
fois entre deux rapports de surveillance soit au
minimum tous les 5 ans. En outre, une VTA est
obligatoire à l?issue de tout événement déclaré
comme événement important pour la sûreté
hydraulique (EISH) (voir point 9) et susceptible de
provoquer un endommagement de l?ouvrage. Ces
visites détaillées de l?ouvrage sont menées par un
personnel compétent, au regard des spécificités de
l?ouvrage, désigné par le propriétaire. Le compte-rendu
de la VTA précise les défauts relevés qui doivent faire
l?objet d?un suivi ou d?un plan d?action, et les hiérarchise.
La VTA permet au responsable d?ouvrage de hiérarchiser
la criticité des anomalies ou d?engager un diagnostic
complémentaire si besoin.
En cas de présence d?arbres plus ou moins dense sur un
barrage, susceptible de générer des désordres, la VTA
doit comporter des recommandations hiérarchisées
pour leur traitement avec un plan de gestion de la
végétation.
La VTA est transmise en annexe du rapport de
surveillance (point 5).
Le rapport d?auscultation
La mise en place d?un dispositif d?auscultation est
obligatoire pour les barrages de classe C, sauf déro-
gation du préfet s?il est démontré que la surveillance
de l?ouvrage est possible sans. Des mesures de surveil-
lance alternatives peuvent alors être prescrites.
La mise en place d?appareils d?auscultation permet
de suivre dans le temps l?évolution physique du
barrage (tassements, déplacements, fuites) et de
détecter des mécanismes évolutifs irréversibles
pouvant nuire à la stabilité de l?ouvrage.
Il peut s?agir de mesure des débits de fuites, de
piézomètres, de repères topographiques?
Le rapport d?auscultation est établi par un organisme
agréé et doit être remis au moins une fois tous les
5 ans au préfet. Il analyse les mesures brutes afin de
mettre en évidence les anomalies, les évolutions, et
donne un avis sur le comportement de l?ouvrage et
les mesures d?amélioration.
En cas de dérogation accordée, le gestionnaire est
dispensé de rapport d?auscultation.
La réalisation de travaux
Les barrages doivent être conçus et construits avec
un organisme agréé, y compris pour les travaux
dont ils font l?objet, en dehors des travaux
d?entretien et de réparation courante (ex : graissage
des vannes, fauchage).
Concernant la procédure d?autorisation administra-
tive, il faut déclarer préalablement au préfet toute
modification de l?ouvrage, avec tous les éléments
d?appréciation. Suivant l?importance des travaux et
de leurs impacts sur l?environnement, ceux-ci pour-
ront faire l?objet d?un simple porter à connaissance
et être autorisés par arrêté complémentaire (modi-
fication notable), ou alors être soumis à autorisation
environnementale avec consultation du public
(modification substantielle). En cas de doute sur la
procédure, la D(R)EAL et la DDT(M) sont à
disposition pour échanger sur le projet.
6
5
6
8
Voir page 31
Voir page 44
Voir page 55
7
Voir page 50
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
La déclaration des incidents :
les événements importants pour la sûreté hydraulique (EISH)
Le partage d?expérience, en particulier des incidents
et des accidents est utile à tous. En complément du
travail des organisations professionnelles, l?État
organise un retour d?expérience collectif. C?est
pourquoi il est obligatoire de lui faire connaître les
événements rencontrés et mettant en cause, ou
susceptibles de mettre en cause, la sécurité des
personnes ou des biens.
La déclaration au préfet des incidents est effectuée
par le propriétaire ou l?exploitant et est
accompagnée d?une proposition de classification
selon le niveau de gravité.
La fiche de déclaration d?incident est disponible sur
le site internet du bureau d?analyse des risques et
pollutions industriels (BARPI) :
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/.
Gravité Événements ayant entraîné :
ACCIDENTS
Déclaration immédiate
> des décès ou des blessures graves aux personnes
> des dégâts majeurs aux biens ou aux ouvrages hydrauliques
INCIDENTS GRAVES
Déclaration sous 1 semaine
> une mise en danger des personnes sans blessures graves
> des dégâts importants aux biens ou aux ouvrages hydrauliques
INCIDENTS
Déclaration sous 1 mois
> une mise en difficulté des personnes
> des dégâts de faible importance aux biens ou aux ouvrages hydrauliques
Contrôle par les services de l?État
Le contrôle de la sécurité des ouvrages hydrauliques
est exercé, sous l?autorité des préfets, par le service
de contrôle de la sécurité des ouvrages hydrauliques
(SCSOH) de la D(R)EAL, en liaison avec les services
de police de l?eau des directions départementales
des territoires (et de la mer) ? DDT(M).
Ces derniers pilotent en effet les procédures
d?autorisation environnementale ainsi que le recen-
sement et le classement des barrages déjà existants.
Les SCSOH viennent à la rencontre des propriétaires de
barrages pour réaliser un contrôle des obligations
présentées dans ce mémento, lors d?inspections
(cf. partie suivante). Le SCSOH participe également à
l?instruction des dossiers de travaux lorsqu?ils
concernent la sécurité du barrage.
Inspections
Les D(R)EAL réalisent des inspections du parc des
barrages dans le cadre d?un plan de contrôle validé
par les préfets de région. Les inspecteurs
contrôlent le respect par le propriétaire, en liaison
avec son éventuel exploitant, de ses obligations de
surveillance et d?entretien. Ils s?assurent de la validité
des études et des rapports de visite qui leur sont
transmis, afin de vérifier que le barrage ne présente pas
de risques pour la sécurité des personnes et des biens.
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Voir page 52
Voir page 60
https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
Diagnostic sur les garanties de sûreté
Lorsqu?un barrage ne paraît pas remplir des
conditions de sûreté suffisantes (fuites très
importantes, sous-dimensionnement), le préfet
prescrit au propriétaire la réalisation par un
organisme agréé, et dans un délai déterminé, d?un
diagnostic sur l es garan t ies de sûreté de
l?ouvrage, comprenant souvent une étude de stabilité et
une étude hydraulique. À la suite du diagnostic, le préfet
arrête les prescriptions nécessaires pour remédier aux
insuffisances de l?ouvrage, au regard de la sécurité des
personnes et des biens.
Sanctions
Des sanctions administratives peuvent intervenir,
après un arrêté préfectoral de mise en demeure
n?ayant pas été respecté : consignation de fonds,
suspension du fonctionnement, amende
administrative, astreinte journalière.
Le non-respect de la réglementation sur la sécurité
des ouvrages hydrauliques peut également entraîner
des sanctions pénales : le non-respect des
obligations du code de l?environnement et des
arrêtés préfectoraux constitue une contravention
de 5e classe (amende de 1 500 ¤).
Il en est de même pour les travaux de modification
notable d?un ouvrage sans faire un porter à
connaissance préalable, et la réalisation de travaux
sans se conformer au dossier autorisé.
D?autres faits plus graves relèvent du délit : la
construction d?un barrage sans autorisation (un an
d?emprisonnement et 75 000 ¤ d?amende),
l?exploitation d?un barrage en violation d?une mise
en demeure (2 ans d?emprisonnement et 100 000 ¤
d?amende), l?entrave au contrôle (6 mois
d?emprisonnement et 15 000 ¤ d?amende).
EN SAVOIR +
Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de
la forêt, de la mer et de la pêche
Mémento sur la sécurité des barrages de classe C
MTEBFMP (2025).
Des informations complémentaires sont
également disponibles sur le site internet du
ministère chargé de l?environnement :
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-
publiques/ouvrages-hydrauliques-barrages-digues
Voir page 58
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/ouvrages-hydrauliques-barrages-digues
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/ouvrages-hydrauliques-barrages-digues
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/20250627_Memento_secu_barrages_C_final.pdf