Pacte de lutte contre les déserts médicaux : Présentation par le Premier ministre du plan d'action pour renforcer l'accès aux soins des Français
Auteur moral
République française
Auteur secondaire
Résumé
Le Pacte de lutte contre les déserts médicaux vise à garantir un accès équitable aux soins sur tout le territoire français. Il repose sur quatre axes : diversification des profils étudiants, solidarité médicale territoriale, modernisation des pratiques, et attractivité locale. Ce plan mobilise les professionnels de santé, les élus et les institutions pour répondre aux inégalités croissantes d'accès aux soins
Descripteur Urbamet
désert médical
;accès aux soins
Descripteur écoplanete
Thème
Santé
Texte intégral
DOSSIER DE PRESSE 25 avril 2025
PACTE DE LUTTE
CONTRE LES DÉSERTS
MÉDICAUX
Présentation par le Premier ministre
du plan d'action pour renforcer l'accès
aux soins des Français
SOMMAIRE
Éditorial de François Bayrou, Premier ministre 4
Éditorial de Catherine Vautrin, ministre du Travail,
de la Santé, des Solidarités et des Familles 5
Éditorial de François Rebsamen, ministre de l?Aménagement
du territoire et de la Décentralisation 6
Éditorial de Philippe Baptiste, ministre chargé
de l'Enseignement supérieur et de la Recherche 7
Éditorial de Yannick Neuder, ministre de la Santé
et de l?Accès aux soins 8
LES PRIORITÉS DU PACTE 9
LES MESURES ENGAGÉES DEPUIS 2017 13
PACTE DE LUTTE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX 17
MISE EN OEUVRE 27
ÉVALUATION DU PACTE 30
54
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
Notre détermination et notre capacité à lutter contre les déserts médicaux
sont la mesure de notre solidarité
Les déserts médicaux sont le symptôme le plus aigu et le plus persistant de notre fracture
territoriale. Le manque de médecins généralistes et spécialistes pour répondre aux besoins
de santé de nos concitoyens touche aujourd?hui l?ensemble du territoire, particulièrement
en zone rurale et périurbaine où les difficultés d'accès se concentrent.
Parce qu?ils devraient faire plusieurs dizaines de kilomètres ou attendre des mois pour consulter,
de plus en plus de Français renoncent à voir un médecin, laissant parfois perdurer ou s?aggraver
leurs pathologies. Trop souvent, les urgences deviennent le premier point d?accès au système
de santé, alors que leur rôle est tout autre.
Le résultat de cette situation n?est pas acceptable et le gouvernement ne s?y résigne pas.
La santé publique, l?égalité républicaine et la promesse française d?un aménagement équilibré
du territoire exigent une réaction rapide. Aucun Français ne doit garder le sentiment
que lui-même, sa santé, sa vie parfois, sont laissés pour compte par la collectivité nationale.
Nous devons obtenir des résultats perceptibles pour nos concitoyens, grâce à des mesures
opérationnelles portées par tous les professionnels de santé, dont je souhaite à nouveau saluer
l?engagement.
Le mois dernier, j?ai annoncé aux parlementaires quatre chantiers prioritaires pour l?action
gouvernementale au mois d?avril. Le plan de lutte contre les déserts médicaux, que je présente
aujourd?hui avec les ministres en charge, concrétise l?engagement que j?ai pris pour agir contre
les inégalités d?accès aux soins. Il poursuit et intensifie les efforts menés dans cette direction
depuis 2017 sous l?égide du président de la République et qui commencent à porter leurs fruits.
Plutôt que de retenir des solutions reposant sur la contrainte à l?installation des médecins,
ce plan introduit notamment, pour la première fois dans notre système de santé, le principe
d?une solidarité territoriale.
Ce plan s?inspire des travaux parlementaires réalisés ces derniers mois, tant au Sénat
qu?à l?Assemblée nationale. Il est également le fruit d?échanges avec des professionnels
de terrain, des représentants de patients et des élus locaux réunis depuis plusieurs semaines
par le ministre chargé de la santé.
La lutte contre les déserts médicaux est au sommet des priorités du gouvernement, car elle
met en jeu notre pacte républicain fondé sur la solidarité et l?égal accès de tous aux soins.
La détermination du gouvernement est totale. Un suivi précis de la mise en oeuvre du plan
d?action et de ses effets aux plans national et départemental sera réalisé et rendu public tous
les trimestres.
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François BAYROU
Premier ministre
Ce pacte contre les déserts médicaux repose sur trois convictions fortes : former davantage,
mieux répartir, mieux accompagner. Il incarne notre volonté collective de garantir à chaque
Français un égal accès aux soins, indépendamment de son lieu de vie.
Nous allons former plus de médecins, et les former autrement, afin qu?ils soient mieux préparés
à l?exercice dans les zones rurales ou périurbaines, plus ancrés dans les territoires où les besoins
existent, et plus proches des réalités du terrain. Les grandes métropoles ne peuvent pas avoir
le monopole de l?excellence médicale. Celle-ci doit irriguer chaque bassin de vie et bénéficier
à tous nos concitoyens. Cela implique de rompre avec la concentration géographique
des études de santé, qui perpétue les déséquilibres dans la répartition des professionnels.
En parallèle, nous allons engager dès aujourd?hui une mesure forte : chaque médecin,
où qu?il exerce, devra consacrer quelques journées par an à l?aide aux territoires les plus en
difficulté, identifiés par les Agences Régionales de Santé, en concertation avec les acteurs de
terrain. Cette solidarité territoriale, inédite, reposera sur un principe simple mais essentiel :
l?accès aux soins ne peut plus dépendre uniquement de la bonne volonté ou du sacrifice
de quelques-uns. Il doit être garanti collectivement, au nom de la cohésion nationale.
Nous savons que ces efforts ne seraient rien sans l?engagement indéfectible des professionnels
de santé. Je tiens à rendre un hommage appuyé aux médecins, aux infirmiers,
aux aides-soignants, à tous ceux qui, chaque jour, prennent soin de notre santé,
parfois dans des conditions difficiles. Leur professionnalisme et leur sens du devoir méritent
notre reconnaissance et notre soutien.
Ce pacte de soins, nous le construisons avec eux. C?est ensemble que nous pourrons répondre
aux attentes légitimes de nos concitoyens et relever le défi de l?égalité d?accès aux soins.
Notre système de santé est un bien commun, précieux et fragile. Il nous appartient à tous
d?en prendre soin, pour qu?il continue à répondre aux attentes de chaque Français,
dans chaque territoire.
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Catherine VAUTRIN
ministre du Travail,
de la Santé,
des Solidarités
et des Familles
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
Lutter contre les déserts médicaux : une urgence pour nos territoires,
une priorité pour la République.
Offrir un égal accès aux soins à chaque citoyen, où qu?il vive sur le territoire, n?est pas seulement
une ambition politique, c?est une exigence républicaine. Aujourd?hui, pourtant, cette promesse
fondamentale est fragilisée par une réalité préoccupante : la progression des déserts médicaux.
Dans plusieurs territoires, qu?ils soient en ruralité ou en quartier prioritaire de la politique de la
ville, des milliers de français peinent à trouver un médecin traitant, à accéder à un spécialiste ou
même à bénéficier de soins d?urgence dans des délais raisonnables. Ces situations dessinent un
déséquilibre qui alimente le sentiment d?abandon et fracture notre pacte social.
La lutte contre les déserts médicaux doit être collective, ambitieuse et résolue. Elle ne saurait
reposer uniquement sur le secteur de la santé : elle interroge notre manière d?aménager le
territoire, d?organiser la mobilité, de soutenir l?installation des professionnels, de faire vivre les
services publics de proximité. C?est pourquoi mon ministère est pleinement engagé dans cette
bataille, sous l?autorité du Premier ministre, aux côtés des ministres en charge de la santé et de
l?enseignement supérieur, et de l?ensemble des acteurs concernés.
Ce dossier de presse présente les leviers concrets que nous mobilisons et met en lumière
les initiatives innovantes qui émergent partout en France, souvent portées avec audace et
créativité par les collectivités et les professionnels de terrain.
Nous ne gagnerons cette bataille qu?en travaillant main dans la main, au plus près des réalités
locales, en refusant la fatalité et en affirmant un principe simple mais fondamentale : il ne peut
y avoir de citoyens de seconde zone, ni de territoires oubliés.
L?aménagement du territoire, ce n?est pas dessiner une carte idéale : c?est agir pour que la
République soit pleinement vivante et accessible partout.
ÉD
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L
François REBSAMEN
ministre de l?Aménagement du territoire et de la Décentralisation
Chacun peut le voir, la France est confrontée à la difficulté de répondre aux besoins
en professionnels de santé, en particulier dans les territoires éloignés des grandes villes.
Les « zones blanches » en matière de soins, les « déserts médicaux », sont une réalité vécue
par un nombre croissant de nos concitoyens.
Cette situation est le résultat d?un ensemble d?évolutions démographiques et, mais aussi
de difficultés pour mettre notre système de formation en adéquation avec les besoins, présents
et à venir. L?enjeu est double : former suffisamment, et former de manière à couvrir
tout le territoire et tout le spectre des besoins de santé.
Attirer et maintenir les professionnels de santé dans les zones moins bien pourvues est un défi
complexe. L?organisation de la formation constitue une partie incontournable de la réponse.
En effet, les études de santé n?échappent pas au déterminisme social et géographique,
qui paraît même encore plus important pour les études de médecine. Ce sont bien
les étudiants issus de territoires ruraux qui sont les plus susceptibles d?exercer en soins primaires
dans leur territoire d?origine. De manière plus générale, les professionnels de santé ont tendance
à s?installer dans la zone géographique dans laquelle a eu lieu leur formation.
Face à ce constat, je suis résolument engagé avec mes collègues pour recruter plus d?étudiants
issus des territoires éloignés des centres urbains. Cela passera par une simplification
des modalités d?accès aux études de santé, par la multiplication des stages en soins primaires
et en zone rurale pour pratiquer une médecine de proximité, qui est d?ailleurs une source
de grandes satisfactions personnelles. Pour offrir un accès facilité et équitable aux études
de santé depuis tous les territoires, je porte le renforcement du maillage territorial des 1ères
années d?accès aux études de santé.
Je soutiendrai donc le renforcement des capacités d?encadrement universitaire dans les
territoires, mais aussi le développement d?aides logistiques pour favoriser la venue des étudiants
dans les territoires : des internats ruraux aux campus santé délocalisés. A terme, je souhaite
que 100 % des étudiants en médecine réalisant au moins un stage en dehors des CHU
et en territoire sous-dense au cours de leur formation en 2ème et en 3ème cycle.
Nous pouvons relever ensemble ce défi, au service de notre système de santé, de nos étudiants
et nos territoires !
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Philippe BAPTISTE
ministre chargé
de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
1.
LES PRIORITÉS
DU PACTE
Nous, Françaises, Français, l?avons compris en 2020 : nous devons beaucoup à nos soignants.
Parce qu?ils sont les artisans du soin bien sûr, mais aussi du lien, de l?écoute, de la confiance.
Présents dans nos grandes villes comme dans nos villages, c?est grâce à eux que chacun d?entre
nous est pris en charge lorsque cela s?avère nécessaire. Ils incarnent au quotidien ce que la
République fait de plus concret : prendre soin des autres, fraternellement.
Aujourd?hui, face aux enjeux d?accès aux soins que rencontrent des millions de nos
compatriotes, dans les territoires périphériques mais aussi périurbains, notre responsabilité est
de leur donner les moyens d?agir. Trop souvent, l?accès aux soins pour les Français se heurte à
des délais inacceptables, à des distances infranchissables, à des découragements silencieux.
Cette réalité, je l?ai vécue comme médecin, je veux la résoudre aujourd?hui comme ministre.
Il est temps de changer d?échelle. Il ne s?agit plus de colmater les brèches mais de rebâtir une
organisation à la hauteur des défis de notre époque : vieillissement, maladies chroniques,
attentes nouvelles de nos concitoyens mais aussi de nos professionnels de santé. Il faut
remettre le soin, la proximité, le collectif au centre de nos enjeux.
Pour les Français, la santé ne peut plus être un parcours du combattant. Elle doit redevenir pour
eux, grâce à nos soignants, un parcours de confiance.
Ces dernières semaines, et comme je m?y étais engagé devant le Parlement, nous avons mené
de larges concertations pour écouter celles et ceux qui, mobilisés chaque jour, chaque nuit, sont
les forces vives de notre système de santé. J?ai également tenu à associer les parlementaires, les
élus locaux, les jeunes en formation, les patients et leurs représentants, les associations, en faisant
remonter leurs initiatives, celles qui ont fait leurs preuves et qui méritent d?être amplifiées.
La réussite de ce plan d?action sera d?abord celle d?un formidable élan collectif. C?est ensemble
que nous avons mené ce travail de fond et de conviction. Et c?est ensemble que nous avons bâti
notre feuille de route : pragmatique, exigeante, innovante.
Nous allons former plus de médecins, au plus près des territoires, et mieux les répartir. Ainsi, nos
internes de 4ème année de médecine générale, nos « docteurs juniors », seront accompagnés par
des maîtres de stage, mobilisés dans les territoires prioritaires et valorisés à la hauteur de leur
engagement. Nous allons également simplifier les organisations et les procédures, développer
l?usage de l?Intelligence artificielle, pour redonner du temps à nos soignants et faire que le soin
arrive ainsi bien mieux jusqu?à ceux qui en sont le plus éloignés.
Ce défi d?une santé de proximité, c?est-à-dire d?une santé pour tous et partout, nous avons les
moyens de le relever si nous avançons ensemble, avec méthode, ambition et constance.
Former plus, former mieux, agir ensemble dans chaque territoire de notre nation : voilà notre
boussole pour les Français. Pour que partout, en France, la santé ne soit plus une attente, mais
une promesse vécue, une promesse tenue.
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Yannick NEUDER
ministre de la Santé et de l?Accès aux soins
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
11
L?accès aux soins est au coeur de notre pacte
républicain. Il engage notre responsabilité
collective comme notre solidarité nationale.
Or, dans trop de territoires, les inégalités d?accès
à un médecin et aux soins du quotidien pèsent
lourdement sur la vie des Français. Pour ceux
qui vivent dans une commune isolée, pour les
familles qui ne trouvent pas de médecin traitant,
pour les soignants qui souffrent d?être isolés en
première ligne, cette réalité est devenue une
priorité d?action.
Conformément aux engagements pris par
le Premier ministre auprès des parlementaires
il y a quelques semaines, le Gouvernement est
déterminé à agir pour apporter des réponses
nouvelles et concrètes et intensifier ainsi la
lutte contre la désertification médicale. La
présentation de ce pacte de lutte contre les
déserts médicaux et pour l?accès aux soins
marque une nouvelle étape. Il incarne une
volonté politique claire : que personne, où
qu?il vive, ne soit privé d?un accompagnement
soignant à la hauteur de ses besoins.
Ce pacte est aussi un message de confiance
adressé à l?ensemble des soignants.
Leur engagement quotidien, souvent
dans des conditions difficiles, force la
reconnaissance. Leur expertise, leur inventivité,
leurs initiatives, leur capacité à faire vivre
la proximité au plus près des patients sont
essentielles à la réussite de cette transformation.
Il se décline autour de 4 axes, tous construits
avec les acteurs de terrain, les patients et les élus
locaux, avec une mise en oeuvre rapide, dont les
effets seront évalués en transparence.
4 PROPOSITIONS CENTRALES CONSTITUENT
LE PACTE DE LUTTE CONTRE LES DÉSERTS
MÉDICAUX
Garantir à chacun un accès aux soins
est une exigence de justice, une condition de confiance,
un devoir de la République.
1. Diversifier l?origine géographique et sociale
des étudiants en permettant à plus de jeunes d?accéder
aux études de santé, sur l?ensemble du territoire
2. Déployer un principe de solidarité de l'ensemble
de la communauté médicale afin de développer l?offre
de soins dans les territoires les plus critiques
3. Moderniser et simplifier les organisations entre les
professionnels de santé et unir les compétences
pour soigner davantage de patients
4. Avec les élus locaux, créer des conditions d?accueil
attractives pour les étudiants et les professionnels
de santé sur tout le territoire
Les agences régionales de santé en lien étroit avec les préfets, et les élus de ces territoires,
seront chargées d?ici la fin du mois de mai, d'identifer des?zones rouges?,
à l?échelle de l?intercommunalité, au sein desquelles une permanence
médicale devra être mise en place en absolue priorité.
Les ARS, en lien avec les préfets, s?appuieront sur leur connaissance fine du territoire,
associeront élus, colléctivités, et représentants des professionnels pour les cartographier.
Ces zones rouges identifieront des zones vulnérables en matière d?accès
aux soins, au sein desquelles l?action des pouvoirs publics sera particulièrement intense
pour renforcer l'accès aux soins à la population.
En 2024, du territoire est classé en désert médical
dans les 1254 intercommunalités (EPCI).
Un préalable : identifier les zones les plus critiques
pour apporter en priorité des solutions nouvelles.
Densité des médecins généralistes
Note : la densité est calculée au 31 décembre 2024 sur le nombre d?omnipraticiens conventionnés (codes 01, 22, 23) exerçant en cabinet
principal rapporté à la population INSEE RP2022, puis exprimée pour 10 000 habitants. Cette densité médicale par EPCI se décline en cinq
intervalles : de 0 à 5,2, de 5,2 à 6,7, de 6,7 à 8,1, de 8,1 à 9,8 et de 9,8 à 26.
? Source : FNPS ? INSEE (décembre 2024)
le
Cartographie de
vulnérabilité
dans
l?Hexagone
10,8% des intercommunalités sont à fort
indice de vulnérabilité.
Elles regroupent 2 226 000 habitants,
soit environ 3,3% de la population.
24/04/2025
Cartographie de
vulnérabilité
dans
l?Hexagone
10,8% des intercommunalités sont à fort
indice de vulnérabilité.
Elles regroupent 2 226 000 habitants,
soit environ 3,3% de la population.
24/04/2025
Cartographie de
vulnérabilité
dans
l?Hexagone
10,8% des intercommunalités sont à fort
indice de vulnérabilité.
Elles regroupent 2 226 000 habitants,
soit environ 3,3% de la population.
24/04/2025
Cartographie de
vulnérabilité
dans
l?Hexagone
10,8% des intercommunalités sont à fort
indice de vulnérabilité.
Elles regroupent 2 226 000 habitants,
soit environ 3,3% de la population.
24/04/2025
Cartographie de
vulnérabilité
dans
l?Hexagone
10,8% des intercommunalités sont à fort
indice de vulnérabilité.
Elles regroupent 2 226 000 habitants,
soit environ 3,3% de la population.
24/04/2025
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
En 2024,
6 millions de Français
n?avaient pas de médecin traitant
2.
LES MESURES
ENGAGÉES
DEPUIS 2017
De nombreuses actions structurelles
ont été engagées sous l'égide du Président
de la République qui commencent
à porter leurs fruits. Le pacte de lutte
contre les déserts médicaux vise
à amplifier et à accélérer l?effet de ces
mesures mais également à apporter
de nouvelles réponses complémentaires.
Taux de patients sans médecin traitant
Note : Le taux est calculé sur la proportion de patients de 17 ans et plus n?ayant pas déclaré de médecin traitant sur une période d?un
an, tous régimes confondus, France entière hors TOM, et non décédés. Exprimé en pourcentage, ce taux se répartit par EPCI selon cinq
classes : de 3,2 % à 7,5 %, de 7,5 % à 9,5 %, de 9,5 % à 11,5 %, de 11,5 % à 14 % et de 14 % à 69,4 %.
? Source : SNIIRAM ? FNPS (février 2025)
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
DÉPLOIEMENT
DES ASSISTANTS
MÉDICAUX
UNE CONVENTION
POUR MIEUX VALORISER
L'EXERCICE MÉDICAL
4000 MSP ET 100 % DU TERRITOIRE
COUVERT PAR LES CPTS D'ICI 2017 LES MÉDICOBUS
RETROUVER UN MEDECIN TRAITANT
AUX PATIENTS EN AFFECTION LONGUE
DURÉE
2 créneaux de consultations supplémentaires
par jour
+ 20 % de patients suivis par médecin traitant
+ 8 000 contrats d?assistants médicaux
déjà signés
un soutien financier pérenne de l?Assurance
maladie
2700 maisons de santé pluriprofessionnelles
déjà en fonctionnement (plus de 10 millions
de patients y ont leur médecin traitant), acteurs
majeurs de l?accès aux soins. Signature avant l?été
2025 de l?avenant à l?accord interprofessionnel,
cadre au soutien financier de ces structures.
650 centres de santé, notamment pour prendre
en charge les populations les plus précaires.
800 communautés professionnelles territoriales
de santé qui couvrent près de 90 % du territoire.
Elles contribuent à fédérer les professionnels
de santé sur les territoires et à renforcer l?accès
aux soins.
Déployé depuis début 2023, un plan
d?action a permis « d?inverser la courbe »
qui voyait toujours plus de malades chroniques
sans médecin traitant.
Un taux de patients en ALD sans médecin
traitant en dessous de 4 % grâce à ces actions.
Plus de 310 000 patients ADL ont retrouvé
un médecin traitant.
Revalorisation de l?exercice médical avec une consultation
médicale passée de 25 à 30¤.
Refonte et simplification des aides à l?installation : une
revalorisation du forfait versé aux médecins traitants qui s?installent
dans les zones sous-denses mais aussi, de manière pérenne, pour
ceux qui y exercent.
? Cette réforme interviendra au 1er janvier 2026.
24 projets labellisés, 11 bus opérationnels
dans des départements tels que la Lozère,
le Cher, et les Alpes-Maritimes.
? Ces initiatives ont démontré leur efficacité
pour répondre aux besoins en soins primaires
dans les zones rurales prioritaires, soutenues
par les acteurs sur le terrain.
Lancement de la vague 2 et extension
du dispositif (ouverture à la prévention,
aux médicobus spécialisés, etc.).
16 17
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
3.
PACTE DE
LUTTE CONTRE
LES DÉSERTS
MÉDICAUX
LES CONTRATS D?ENGAGEMENT
DE SERVICE PUBLIC
5 905 CESP signés depuis la mise en place
du dispositif, dont 4 802 en médecine
et 1 103 en odontologie.
2 492 CESP d?étudiants en cours
de formation dont 2 162 en médecine
et 330 en odontologie.
Extension aux étudiants de pharmacie
et de maïeutique ainsi qu?aux étudiants
de 2ème et 3ème année du 1er cycle pour les
4 filières de santé (médecine, maïeutique,
pharmacie et odontologie).
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Médecine Odontologie
Évolution cumulée du nombre
de CESP signés depuis 2011
148
351 546
879
1322
1793
2279
2829
3386
3789
4122
SUPPRESSION DU NUMERUS CLAUSUS
Depuis 2017, le nombre
d?étudiants admis en 1er cycle
des études médicales chaque
année est passé de 8 000
à 11 000.
Depuis 2020, les objectifs de
professionnels à former sont
définis par territoires, après
concertation et en fonction
des besoins de santé,
pour 5 ans.
Les universités ouvrent des
places chaque année pour
atteindre ces objectifs
de formation.
En 2025 : nouvelle concertation
pour ajuster ces objectifs
aux besoins de santé à venir.
8588
3500
8149
10938
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
1
97
2
1
97
3
1
97
4
1
97
5
1
97
6
1
97
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1
97
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97
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1
98
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98
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99
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00
0
2
00
1
2
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2
2
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4
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0
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5
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6
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7
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8
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9
2
02
0
2
02
1
2
02
2
2
02
3
2
02
4
Etudiants admis en médecine
Étudiants admis en médecine
12 000
10 000
8 000
6 000
4 000
2 000
0
8 588
3 500
8 149
10 938
18 19
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
1. DIVERSIFIER L'ORIGINE GÉOGRAPHIQUE
ET SOCIALE DES ÉTUDIANTS
EN PERMETTANT À PLUS DE JEUNES
D'ACCÈDER AUX ÉTUDES EN SANTÉ,
SUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE
24 départements n'ont aujourd'hui pas d?accès
aux études de santé alors que 50 % des médecins
généralistes formés exercent à moins de 85 km
de leur lieu de naissance et qu?une installation
sur deux est située à moins de 43 km
de l?université d?internat (INSEE Première, 2024).
Pour favoriser une meilleure répartition
des étudiants sur l?ensemble du territoire et lever
les freins qui peuvent empêcher certains jeunes
de démarrer des études de santé, il convient
de susciter des vocations dans tous les milieux
familiaux et dans tous les territoires.
Former au plus près du territoire
Pour cela, nous allons :
Inciter les jeunes des territoires sous-denses
à faire des études de santé en déployant
dans les régions, les options santé dans les
lycées et en intensifiant l?effort pour faire
connaitre l?intérêt des études et métiers
de santé (multiplication des stages, des
journées portes ouvertes, etc.).
Ouvrir une 1ère année d'accès aux études
de santé dans chaque département,
au sein d?une université, d?un autre lieu
de formation ou depuis des campus
connectés , en appui des élus locaux très
investis et qui se sont emparés du sujet dès la
rentrée 2026.
Mobiliser les internes et les docteurs
juniors sur l?ensemble du territoire
Mettre en oeuvre la 4ème année d?internat
de médecine générale dès le 2 novembre 2026
avec une valorisation très forte pour la
réalisation des stages en zone très sous-dense.
Rendre obligatoire des stages en dehors des
grandes villes et des CHU dès la rentrée 2026.
Augmenter sans attendre le nombre
de médecins formés
Transformer le modèle actuel dit "numérus
apertus" en priorisant les besoins de santé
des territoires dans la définition du nombre
de place minimal à ouvrir en 1ère année
d'études de santé.
Faire évoluer le système PASS/LAS vers un
modèle national d'accès unique aux études
de santé (possibilité de candidater aux études
de santé chaque année du cycle de licence).
Faciliter l?intégration des étudiants français
partis faire leurs études en Europe après une
vérification des compétences.
Mieux accueillir les médecins à diplôme
non européen (PADHUE) dans le système
de santé par une réforme et une simplification
des épreuves de vérification des connaissances
(EVC).
Favoriser les passerelles vers les études de
santé avec des intégrations en 2ème cycle des
études médicales après évaluation.
? Concrètement c?est :
? 3700 jeunes médecins généralistes
prioritairement dans les zones
sous-denses et formés à l?exercice
ambulatoire (env. 40 par département)
? 100 % des étudiants de médecine
réaliseront au moins un stage en dehors
des CHU et un en zone sous-dense
durant leur cursus
? Accompagnement de l'effort
de formation dans le terriroires par un
encadrement universitaire renforcé
? 20 % d?étudiants en santé en plus
sur tout le territoire d?ici 2030
ZOOM SUR DES
INITIATIVES LOCALES
Option santé : Les premières cohortes montrent des taux de confirmation
de voeux en études de santé très encourageants :
79 % en PASS (parcours accès santé spécifique) /LAS (Licence accès santé),
31 % vers les DE Infirmiers. Exemple de l'option santé de Toulouse, liée à la cordée
« Ambition Études Santé ». À la rentrée 2024, dix établissements répartis dans les huit
départements de l?académie de Toulouse proposent l?option Santé.
333 élèves qui bénéficient de ce dispositif, répartis en classes de première et terminale !
Campus connecté Nevers : ouvert en septembre 2020. Sur les 30 étudiants inscrits
en 2023-2024, 15 ont été admis en 2ème année d?étude en santé suite au concours.
Les points forts du PASS Nevers ? L'encadrement des élèves, ainsi que la proximité
avec leur famille et leur domicile facilitent leur concentration sur les études.
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
2. DÉPLOYER UN PRINCIPE
DE SOLIDARITÉ DE L'ENSEMBLE
DE LA COMMUNAUTÉ MÉDICALE POUR
DÉVELOPPER L'OFFRE DE SOINS DANS LES
TERRITOIRES LES PLUS CRITIQUES.
Au regard des enjeux en matière d?accès aux soins dans les territoires les plus en difficulté,
et dans l?attente de l?arrivée des futurs médecins formés en plus grand nombre,
il apparait aujourd?hui indispensable de réinventer de nouvelles formes de solidarité territoriale
et de mobiliser l'ensemble de la communauté médicale.
Instaurer une mission de solidarité
obligatoire pour les médecins
Sous forme de consultations avancées,
cette mission de solidarité comportera
plusieurs volets :
Une solidarité obligatoire pour aider pour
les territoires les plus prioritaires identifiés
par Les ARS, en lien avec les Préfets et les
élus : les médecins des territoires voisins,
devront s'organiser et se relayer pour assurer
une continuité d?exercice en médecine de
premier recours dans ces zones, avec des
plannings définis à l?avance sur le modèle de
la permanence de soins. Ils devront consacrer
jusqu?à 2 jours par mois pour ces zones
prioritaires. Ces médecins pourront se faire
remplacer dans leur cabinet principal.
Cette mission de solidarité sera étendue,
secondairement, à l?ensemble des zones sous-
denses, au-delà des territoires prioritaires
et du premier recours.
Une permanence des soins généralisée (soirs,
nuit et week-end) : près de 47 % de médecins
de ville s?engagent à assurer des gardes, celles-ci
couvrent près de 97 % du territoire.
Des consignes d?identification des zones non
couvertes seront passées avec une vérification
de la complétude des plannings et, le cas
échéant, un recours plus automatique à la
réquisition des médecins du territoire.
Garantir le maillage territorial
des pharmacies
Pour endiguer la baisse du nombre de pharmacies
d?officine en révisant le maillage territorial et
rendre plus lisible les pharmacies de garde les
soirs et weekend, nous allons :
Faciliter la création à titre dérogatoire d?une
officine dans une petite commune (moins de
2 500 habitants) où la dernière pharmacie a
récemment fermé ;
Permettre le déploiement de la mesure de
soutien financier aux pharmacies dans les
zones fragiles prévue par la convention entre
l?Assurance maladie et les pharmaciens libéraux.
En lien avec le travail mené par la conférence
des doyens de pharmacie, autoriser les
remplacements temporaires, voire l?exercice,
par des pharmaciens non titulaires du diplôme
d'études spécialisées (DES), après une courte
formation en pharmacie hospitalière, pour
maintenir l?activité de certaines pharmacies
à usage intérieur (PUI) en SDIS ; se servir de ce
projet pour expérimenter une extension aux
EHPAD ou dans certains établissements afin de
garantir une continuité de prise en charge dans
les zones sous-denses.
Un nouveau statut de « praticien territorial
de médecine ambulatoire » : pour les jeunes
médecins en début de carrière souhaitant
s?installer après leurs études dans ces « zones
rouges ». Il s?agira d?un engagement d?exercice
de deux ans minimum, dans ces territoires, avec
une garantie de revenu et une exonération de
jours de solidarité territoriale. Ce statut n?a pas
vocation à permettre l?accès au secteur 2.
Une solidarité territoriale portée par les
établissements de santé : des consultations
hors les murs de médecins spécialistes seront
déployées vers les territoires les plus en tension.
Les ARS lèveront les freins administratifs à leur
mise en oeuvre et faciliteront les conditions
d?accueil et d?exercice avec les élus et
les collectivités territoriales.
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
Réduire le temps consacré par les médecins aux formalités administratives et mobiliser
l?ensemble des compétences des professionnels de santé constituent des leviers
prioritaires pour favoriser l?accès aux soins dans l?ensemble des territoires.
3. MODERNISER LES ORGANISATIONS
ET UNIR LES COMPÉTENCES
POUR SOIGNER PLUS DE PATIENTS
Supprimer les certificats médicaux
ne reposant sur aucun fondement
juridique ou médical
Dans la lignée de la mission mandatée par
le ministère de la Santé début 2023, des mesures
seront prises afin de diminuer rapidement,
concrètement et significativement la demande
de certificats médicaux inutiles.
Une instruction visant à renforcer
la rationalisation des certificats médicaux sera
publiée en mai 2025, en lien avec le ministère
des sports de la Jeunesse et de la Vie associative
et le ministère de l?éducation nationale,
de l?enseignement supérieur et de la recherche.
La Caisse nationale d'Assurance maladie suivra
les évolutions et interviendra auprès des acteurs
concernés.
Déployer davantage d?assistants
médicaux aux missions élargies
Pour cela, nous allons lever les freins au
développement du nombre d?assistants
médicaux, en particulier la capacité de
formation, et élargir leurs missions (pour qu?ils
puissent réaliser certains actes du quotidien).
15 000 assistants médicaux devront être déployés
d'ici 2028.
Mobiliser l?ensemble des compétences
du système de santé
Déployer les assistants dentaires de niveau 2
pour faciliter l?accès aux soins dentaires.
Permettre aux pharmaciens d?officine d?assurer
directement des premiers soins et de délivrer
directement des traitements pour certaines
affections courantes. Un patient souffrant de
rhinite allergique saisonnière pourra se rendre
en pharmacie pour recevoir son traitement
avec une ordonnance échue. De même, une
personne ayant une infection à la suite d?une
piqûre d?insectes pourra recevoir un traitement.
La prise en charge directe, par exemple des
sinusites aigues sur la base de protocoles
décisionnels validés par la Haute Autorité de
Santé, sera organisée.
Faciliter l?accès aux professions paramédicales
et développer de nouveaux actes avec
notamment :
- Pour les orthophonistes, les aspirations
endotrachéales.
- Les audioprothésistes, le retrait de bouchon.
- Ou encore les pédicures podologues, retrait des
verrues à l?azote.
- L?accès direct aux orthophonistes en exercice
coordonné et l?extension du déploiement de
la Plateforme Prévention Soins Orthophonie
(PPSO) permettront d?organiser en profondeur
la réponse à la demande de soins dans ce
domaine.
- La liste des prescriptions que peuvent
réaliser les kinésithérapeutes sera mise à
jour. L?expérimentation prévue par la loi
Rist de 2023 d?accès direct du patient au
masseur-kinésithérapeute dans les CPTS de 20
départements démarrera en juin 2025.
- Ergothérapeutes et professionnels de
l?appareillage verront leurs exercices facilités.
La proposition de loi de refonte de la profession
infirmière va permettre de mobiliser toutes
leurs compétences dans la prise en charge
des patients. Par exemple, un infirmier pourra
prendre en charge directement les plaies
ou assurer des consultations prévention ou
éducation en santé.
Encadrer et plafonner les activités
médicales secondaires
Encadrer, en lien avec l?Ordre des médecins,
les conditions d?exercice d?une activité de
médecine esthétique et assurer le plafonnement
des activités esthétiques non dédiées au soin,
à hauteur de 10 % du chiffre d?affaires
d?un médecin généraliste conventionné.
Utiliser les potentiels du numérique et
de l?intelligence artificielle
Supprimer le plafond de 20 % d?activité en
téléconsultation pour les médecins retraités.
Lancer un appel à projet « IA & accès aux
soins » pour encourager l?émergence et le
développement de solutions numériques
et d?intelligence artificielle permettant de
retrouver du temps médical.
? Concrètement, ces mesures représentent un potentiel de 50 millions de consultations
supplémentaires par an pour les zones sous-dotées, avec une priorité de mise en oeuvre
pour régler la situation de zones rouges en 2 ans :
? Avec 3 700 docteurs juniors, jusqu?à 15 millions de consultations par an pourront être assurées
prioritairement au sein des zones sous-dotées.
? Grâce au mécanisme de solidarité territoriale, jusqu?à 30 millions de consultations par an pourront
être assurées au sein des zones sous-dotées.
? Grâce aux mesures applicables pour tous les territoires, plus de 5 millions de consultations par an pourront
être gagnées au sein des zones sous-dotées.
? Concrètement pour tous les territoires :
? Ce sont 2 consultations par jour gagnées avec l?aide d?un assistant médical, soit plus de 3,5 millions
de consultations supplémentaires par an à horizon 2028.
? 2,6 consultations par semaines sont consacrées à la délivrance de certificats d?absence de courte durée.
Ce sont donc plus de 6 millions de consultations de soins qui pourraient ainsi être retrouvées chaque année.
S?agissant des infirmiers en pratique avancée,
l?arrêté permettant la réalisation de primo-
prescriptions en structures d?exercice
coordonné, qui est sur le point d?être publié,
permet une première prise en charge rapide
pour les patients avant qu?ils ne soient
réadressé dans un parcours de soins. Un patient
diabétique pourra ainsi se voir prescrire un
dispositif d?auto-surveillance de sa glycémie
capillaire.
Fluidifier l?accès aux soins visuels :
l?expérimentation permettant l?intervention des
opticiens-lunetiers en EHPAD sera généralisée.
L?adaptation des primo-prescriptions par les
opticiens sera facilitée pour permettre aux
patients d?avoir un meilleur accès aux lunettes,
tout en contrôlant les professionnels engagés.
Renforcer l?accès aux sages-femmes : leurs
compétences en matière de prise en charge des
fausses couches spontanées vont être élargies,
après l?extension déjà intervenue en 2024
concernant les interruptions volontaires de
grossesses chirurgicales.
Simplifier la déclaration des protocoles
de coopération qui permettent le partage
d?activités/actes et trouver le modèle de
rémunération le plus adapté en ville.
24
4. AVEC LES ÉLUS LOCAUX,
CRÉER DES CONDITIONS D?ACCUEIL
ATTRACTIVES POUR LES ÉTUDIANTS
ET PROFESSIONNELS DE SANTÉ
SUR TOUT LE TERRITOIRE
Renforcer la présence des soignants dans tous les territoires ne se décrète pas. Cela passe
par un contrat de confiance : donner envie de s?installer, sécuriser les cadres d?exercice et
simplifier les démarches au quotidien pour le professionnel et ses proches. Tous les leviers
interministériels seront mobilisés, en appui des élus locaux, pour créer les conditions pour
que les professionnels de santé aient envie de s?engager dans la durée là où l?on a le plus
besoin d?eux.
S'appuyer sur la synergie
ARS-préfet-élus
Accueillir les étudiants et les médecins dans
les meilleures conditions pour faciliter leur
installation et leur mobilisation territoriale :
(logements, crèches, aide à la mobilité).
Dresser un état des lieux, du zonage France
ruralités revitalisation (FRR). Évaluer la
pertinence de ce zonage et sa coordination
avec le zonage médical afin de garantir sa
pertinence. Une mission d?évaluation sera
lancée avant l'été.
Mettre en place au niveau régional
un « Guichet numérique unique d?aide
à l?installation », sur la base des portails
d?accompagnement des professionnels de santé
« PAPS » existants. Ce guichet unique peut être
décliné au niveau infra régional, coordonné
par les ARS en lien avec les Préfets.
Simplifier la vie des médecins libéraux :
Amélioration des téléservices (notamment
ameli-pro), pour renforcer l?accompagnement
des médecins dans les tâches administratives et
la facturation.
Développer les internats ruraux,
les hébergements territoriaux des étudiants
en santé, en lien étroit avec es ARS, en lien
avec les préfets.
Accompagner les médecins à s?installer
ou à poursuivre leur exercice
professionnel
L?Assurance maladie contactera individuellement
les remplaçants de ces départements et les
médecins âgés de plus de 65 ans de ces zones
prioritaires pour leur proposer l?ensemble des
aides et dispositifs existants pour s?installer ou
maintenir son activité.
Sécuriser les cadres d?exercice
des professionnels en luttant contre
toute forme de violence
Engager les collectivités locales, les forces
de l'ordre et les élus dans le déploiement
de dispositifs d?alerte en cas de danger en lien
avec les professionnels.
Déployer la visioplainte dans le champ de
la santé pour faciliter les circuits de dépôt
de plainte et mieux accompagner les
professionnels.
La proposition de loi visant à renforcer la
sécurité des professionnels de santé présentée
au Sénat en mai permettra notamment
l?aggravation des peines encourues pour des
faits de vol et de violences, l?extension du
délit d?outrage aux professionnels de santé et
le droit pour l?employeur ou une autre forme
d?organisation de porter plainte pour violences
en lieu et place du professionnel concerné.
? Concrètement c?est :
? Une dynamique entre ARS, en lien avec les Préfets, les élus et les professionnels
? Des logements clés en main pour les étudiants qui vont en stage dans les zones sous-denses
? Des formalités d?installation simplifiées pour les professionnels de santé qui démarrent leur activité
? Des conditions d'accueil et de fonctionnement facilitées pour tous les médecins réalisant des consultations
sur le principe de la solidarité territoriale
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
ZOOM SUR DES
INITIATIVES LOCALES
Guichet unique départemental de Saône et Loire : depuis 2025, il offre à tous les
professionnels de santé médicaux et aux étudiants un point d?information
unique sur l?ensemble du département pour leur permettre de construire
leur projet personnel et professionnel, ainsi qu?un soutien
dans l?accomplissement de leurs démarches administratives,
de leur installation jusqu?à leur retraite.
Bouton d?urgence : la Guyane teste un dispositif d'alerte inédit de bouton connecté
qui permet d'avertir directement la police en cas d'agression.
140 dispositifs ont été remis aux professionnels les plus visés,
comme les infirmiers libéraux.
L?ARS accompagne le projet.
Ce bouton d'urgence offre une solution rapide et discrète,
et transmet une alerte géolocalisée à la police.
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
4.
MISE
EN OEUVRE
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
Une grande partie des mesures du pacte doit
faire l?objet de textes législatifs à soumettre au
Parlement au cours de l?année 2025. L?examen
de plusieurs projets et propositions de loi est
déjà programmé dans les prochaines semaines,
et les mesures de ce pacte viendront les
amender le cas échéant, notamment : le projet
de loi de simplification de la vie économique,
la proposition de loi « Améliorer l?accès aux
soins dans les territoires » déposée au Sénat
par Philippe MOUILLER, la proposition de loi
« Visant à lutter contre les déserts médicaux »,
déjà examinée en partie à l?Assemblée
nationale, du député Guillaume GAROT,
la proposition de loi « Améliorer l?accès aux
soins par la territorialisation et la formation »
déposée à l?Assemblée nationale, la proposition
de loi « Renforcer la sécurité des professionnels
de santé » déposée à l?Assemblée nationale par
Philippe PRADAL, la proposition de loi sur « la
profession d?infirmier » déposée à l?Assemblée
nationale par Nicole DUBRE-CHIRAT et les
projets de loi de finances et de financement de
la sécurité sociale pour 2026 à l?automne 2025.
Plusieurs mesures pourront également être
mises en oeuvre par des textes réglementaires,
telle que la mise en place opérationnelle des
docteurs juniors en médecine générale avec
des textes qui seront prêts avant l?été 2025 et
la plupart des textes législatifs devront faire
l?objet de publications de textes réglementaires
complémentaires jusqu?à l?automne 2026.
En outre, le pilotage des mesures à moyen
terme pourra s?appuyer sur les travaux de la
Conférence nationale de Santé qui permettra
de définir et d?adapter les objectifs de
formation à horizon 2026-2030 sur la base des
besoins de santé des territoires.
En tenant compte d?un calendrier législatif
contenu dans l?année bénéficiant de
l?importance accordée par les parlementaires
sur ce sujet prioritaire, le pacte pourra donc
avoir des résultats concrets sur le terrain pour
nos concitoyens dans le calendrier suivant :
? Identification des zones rouges et mise
en oeuvre de la mission de solidarité
territoriale collective
? Début de l'obligation de stages hors
des grandes villes et CHU
? Simplification de la procédure
d'autorisation d'exercice des PADHUE
et réforme des EVC
? Conférence nationale de Santé pour définir
des objectifs de formation 2026 à 2030
sur la base des besoins de soins
? Garantir le maillage officinal
? Faciliter les remplacements
dans les pharmacies à usage intérieur
(Pharmacies autorisées au sein
d?établissements, services ou organismes)
? Faciliter l?accueil des étudiants
par le soutien des élus locaux
? Sécuriser les professionnels en luttant
contre toute forme de violence
? Extension des compétences
des professionnels de santé
? Mise en oeuvre de la mission de solidarité
territoriale individuelle (consultations
d'appui en zone sous dense)
? Généralisation des permanances des soins
(soirs, nuit et week-end)
2025
? Généralisation de l?option santé
dans les lycées
? 1ère année des études de santé accessible
dans chaque département
? Augmentation dans le temps du nombre
de soignants (fin du numerus apertus,
faire revenir les étudiants français partis
faire leurs études à l?étranger, mieux
accueillir les médecins étrangers,favoriser
les passerelles vers les études de santé)
? Mise en oeuvre de la 4ème année d'internat
de médecine générale avec l'arrivée
de 3700 docteurs juniors
? Généralisation de l'obligation de stages
hors des grandes villes et CHU
2026
MISE EN OEUVRE
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PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
PACTE DE LUT TE CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX
DOSSIER DE PRESSE
5.
ÉVALUATION
DU PACTE
L?ensemble de ces mesures feront l?objet d?un pilotage rapproché par le ministère de de la Santé
et de l'Accès aux soins avec les ARS, en lien avec les préfets. Le suivi du pacte pourra notamment
s?appuyer sur les 10 indicateurs de suivi de l?observatoire conventionnel mis en place par l?Assurance
maladie. Les indicateurs de suivi du pacte seront rendus publics et accessible en open data, tous les
trois mois, à l?échelle départementale.
PARMI LES INDICATEURS FIGURENT NOTAMMENT :
La réduction
du nombre
de patients
en ALD
sans médecin
traitant
L?augmentation
de la file active
moyenne
des médecins
libéraux
L?augmentation
du nombre
de contrats
assistants
médicaux
L?augmentation
de la patientèle
« médecin traitant »
des médecins
généralistes
La diminution
du délai
moyen
d?accès aux
spécialistes
L?augmentation
du nombre
de médecins
qui affluent
à l?Optam
La baisse
du non recours
aux soins
de personnes
porteuses
d?un handicap
L?augmentation
du nombre
de consultations
dans les zones
sous-dotées
L?augmentation
du taux
de couverture
de PDSA
CONCEPTION & MAQUETTAGE : DICOM DES MINISTÈRES SOCIAUX / PARIMAGE
AVRIL 2025
GOUVERNEMENT
Contact presse :
Matignon : communication@pm.gouv.fr
Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles :
sec.presse.tssf@social.gouv.fr
Ministère de l?Aménagement du territoire et de la Décentralisation :
communication.matd@territoires.gouv.fr
Ministère chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche :
secretariat.communication@recherche.gouv.fr
Ministère chargé de la Santé et de l?Accès aux soins :
Sec.presse.sas@sante.gouv.fr