activité (L') de transport s'accroît légèrement au premier trimestre 2025

DEFRANCE, Sébastien ; DEVINEAU, Marie-Madeleine ; LIMOUSIN, François ; RAGEAU, François ; RIZK, Cyril

Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
Au premier trimestre 2025, le volume de la production marchande de transport augmente par rapport au quatrième trimestre 2024, à un rythme néanmoins ralenti (+ 0,4 %, après + 1,2 %). L'activité augmente de nouveau dans le transport de marchandises (+ 0,6 %), ainsi que dans les autres services de transport (+ 0,5 %). En revanche, elle stagne dans le transport de voyageurs (- 0,1 %), comme au trimestre précédent. Au premier trimestre 2025, l'emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l'entreposage est quasi stable (- 0,1 %, après + 0,2 % au quatrième trimestre 2024). L'emploi intérimaire mobilisé par le secteur stagne, après une chute au quatrième trimestre 2024 (- 8,3 %). L'effectif total du secteur s'établit à 1 552 700 salariés. Dans l'ensemble du secteur privé, les effectifs salariés hors intérimaires sont quasi stables au premier trimestre 2025 (- 0,1 %), tandis que l'intérim continue de diminuer (- 0,5 %) pour le neuvième trimestre consécutif.
Editeur
Ministères Aménagement du Territoire, Transition écologique
Descripteur Urbamet
fret ; économie des transports ; transport de marchandises ; transport routier ; transport de personnes ; marché de l'emploi ; chaîne de transport ; marché des transports ; véhicule utilitaire ; transport maritime ; transport aérien ; transport en commun ; voiture ; carburant ; entreprise de transport ; transport fluvial ; conjoncture ; donnée statistique
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
Texte intégral
L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 JUILLET 2025 Au premier trimestre 2025, le volume de la production marchande de transport augmente par rapport au quatrième trimestre 2024, à un rythme néanmoins ralenti (+ 0,4 %, après + 1,2 %). L?activité augmente de nouveau dans le transport de marchandises (+ 0,6 %), ainsi que dans les autres services de transport (+ 0,5 %). En revanche, elle stagne dans le transport de voyageurs (- 0,1 %), comme au trimestre précédent. Au premier trimestre 2025, l?emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l?entreposage est quasi stable (? 0,1 %, après + 0,2 % au quatrième trimestre 2024). L?emploi intérimaire mobilisé par le secteur stagne, après une chute au quatrième trimestre 2024 (? 8,3 %). L?effectif total du secteur s?établit à 1 552 700 salariés. Dans l?ensemble du secteur privé, les effectifs salariés hors intérimaires sont quasi stables au premier trimestre 2025 (? 0,1 %), tandis que l?intérim continue de diminuer (? 0,5 %) pour le neuvième trimestre consécutif. Sur le marché du travail, le nombre de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) dans les métiers du transport et de la logistique augmente au premier trimestre 2025 (+ 2,2 %, après + 2,7 % au quatrième trimestre 2024 et + 1,2 % au troisième trimestre 2024). Le nombre total de demandeurs d?emploi (catégories A, B, C) est en hausse au premier trimestre 2025 (+ 4,5 %, après + 1,5 % au quatrième trimestre 2024 et + 0,4 % au troisième trimestre 2024). LA PRODUCTION MARCHANDE DE TRANSPORT AUGMENTE AU PREMIER TRIMESTRE 2025 Au premier trimestre 2025, la production de services de transport par les entreprises résidentes, mesurée par l?indice d?activité des services de transport (IAST), s?accroît de 0,4 % par rapport au quatrième trimestre 2024. L?activité est en hausse de 0,6 % au premier trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024 dans les services de transport de marchandises. Elle avait augmenté de 1,8 % au trimestre précédent. Dans les services auxiliaires au transport, la croissance de l?activité se poursuit également à un rythme ralenti (+ 0,5 %, après + 1,5 %). En revanche, l?activité des services de transport de voyageurs est de nouveau atone (- 0,1 % au premier trimestre 2025, soit la même évolution qu?au trimestre précédent). L?activité de cette branche est quasi stable depuis un an. Graphique 1 : indice d?activité des services de transport (indices CVS-CJO) Indice 100 en 2021 Source : SDES Au premier trimestre 2025, le produit intérieur brut (PIB) progresse faiblement (+ 0,1 %, après - 0,1 %), à un rythme un peu inférieur à la tendance observée depuis le début de 2024, hors effet des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris qui ont soutenu la croissance du troisième trimestre. La consommation des ménages en services de transport croît faiblement au premier trimestre 2025 (+ 0,2 %), soit un rythme quasi identique à celui de la fin d?année 2024 (+ 0,1 %). Les achats de voitures particulières ont nettement reculé après les fortes hausses de la fin 2024, les ménages ayant alors avancé leurs achats par anticipation de l?instauration de politiques publiques susceptibles de relever les prix des voitures neuves (modification du barème du bonus et du malus notamment). Il faut remonter au quatrième trimestre 2022 pour retrouver un aussi faible niveau d?achats de matériels de transport par les ménages. L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 LE FRET TERRESTRE INTÉRIEUR DIMINUE AU PREMIER TRIMESTRE 2025 Le fret terrestre intérieur, exprimé en tonnes-kilomètres, se replie au premier trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024 (- 0,5 %). Il était quasi stable au trimestre précédent (+ 0,1 %). La diminution ce trimestre est due à un recul prononcé du fret international (- 4,5 %), alors que le fret national est atone (+ 0,0 %) Avec 51,5 milliards de tonnes-kilomètres transportées ce trimestre, le fret terrestre est quasiment au même niveau que celui observé un an auparavant (- 0,3 %). Graphique 2 : fret terrestre (indices CVS-CJO) Évolution en % (tonnes-kilomètres, T/T-1), en points (PIB) Sources : SDES ; Insee L?ACTIVITÉ DE TRANSPORT ROUTIER SE CONTRACTE AU PREMIER TRIMESTRE 2025 Au premier trimestre 2025, le transport routier intérieur de marchandises du pavillon français baisse de 0,9 % en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO). Il était quasiment stable au trimestre précédent (+ 0,1 %). En volume, l?activité intérieure des poids-lourds immatriculés en France revient à 41,8 milliards de tonnes-kilomètres au premier trimestre 2025, soit son niveau du deuxième trimestre 2024. Entre- temps, elle s?était située à un niveau un peu plus élevé, à 42,2 milliards aux troisième et quatrième trimestres 2024. Le transport routier de marchandises opéré pour compte d?autrui se replie de 1,1 % au premier trimestre 2025, après + 0,4 % au quatrième trimestre et + 3,0 % au troisième trimestre. À 37,4 milliards de tonnes-kilomètres, il se maintient à un niveau supérieur à celui du deuxième trimestre 2024, soit 36,6 milliards. Pour le troisième trimestre consécutif, le transport pour compte propre se stabilise autour de 4,4 milliards de tonnes-kilomètres. Il varie de + 0,5 % au premier trimestre 2025, après - 2,4 % au quatrième trimestre 2024. Sa part au sein de l?activité intérieure du pavillon français s?établit à 10,6 %. Elle a perdu deux points par rapport à celle observée au deuxième trimestre 2024. Le nombre de tonnes-kilomètres réalisées entre une origine et une destination situées sur le territoire national, soit 40,1 milliards de tonnes-kilomètres, représente 96,0 % de l?activité de transport routier intérieur de marchandises au premier trimestre 2025. Ce transport dit « national » diminue légèrement au cours des trimestres récents : - 0,3 % au premier trimestre 2025, après - 0,2 % au quatrième trimestre. La partie intérieure de l?activité de transport international du pavillon français se contracte fortement au premier trimestre 2025 : - 12,8 %, après + 6,4 % au quatrième trimestre 2024. En volume, elle s?affiche à moins de 1,8 milliard de tonnes-kilomètres contre plus de 2 milliards de tonnes-kilomètres au trimestre précédent. Environ 77 % de l?activité de transport routier intérieur de marchandises est réalisée lors de parcours de moyennes et longues distances (150 km ou plus). Au premier trimestre 2025, elle recule de 1,1 %, après - 0,5 % au quatrième trimestre pour ces parcours. Mesurée à environ 32,2 milliards de tonnes-kilomètres, elle baisse de 0,5 milliard au cours des deux derniers trimestres. L?activité lors de trajets sur de plus courtes distances (moins de 150 km) diminue de 0,4 % au premier trimestre 2025 après le rebond de 2,1 % observé au quatrième trimestre 2024. L?activité du fret ferroviaire rebondit au premier trimestre 2025 (+ 2,7 %), après un recul au quatrième trimestre 2024. Elle s?établit à 8,3 milliards de tonnes-kilomètres, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Le trafic augmente davantage sur les trajets nationaux (+ 3,5 %, après + 0,2 %) que sur les trajets internationaux (+ 1,5 %, après - 2,6 %). Depuis le point bas du premier trimestre 2023, lors des grèves contre la réforme des retraites, le nombre de tonnes kilomètres transportées par voie ferroviaire a davantage augmenté sur les trajets nationaux que sur les trajets internationaux et, au premier trimestre 2025, le transport national est revenu à 96 % de son niveau du deuxième trimestre 2022, lors du précédent pic du fret ferroviaire. En revanche, le transport international n?atteint que 83 % de ce niveau. Graphique 3 : fret terrestre par mode (CVS-CJO) Niveaux en milliards de tonnes-kilomètres Sources : SDES, TRM ; SDES, tous opérateurs ferroviaires ; VNF Le transport fluvial intérieur, y compris fluviomaritime, diminue au premier trimestre 2025 (- 5,9 %) et retombe à son niveau du troisième trimestre 2024, à 1,4 milliard de tonnes-kilomètres transportées. Le transport international se replie plus fortement (- 7,0 %) que le transport national (- 5,0 %). La faible récolte céréalière de 2024 due à des conditions climatiques défavorables à la production agricole pénalise toujours le transport fluvial. Le transport de minerais et de produits d?extraction, lié notamment à L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 l?activité du secteur de la construction, recule nettement ce trimestre. Dans le transport routier, le prix de revient du transport longue distance (pour un ensemble articulé jusqu?à 44 tonnes) rebondit au premier trimestre 2025 (+ 1,7 %) après une quasi-stabilité au quatrième trimestre 2024 (- 0,1 %) et deux trimestres de recul auparavant. L?indice du gazole professionnel augmente de 3,4 % au premier trimestre 2025 par rapport au quatrième trimestre 2024 et celui du coût du matériel s?accroît également (+ 4,0 %). Les autres indices sont également en hausse de + 0,5 % à + 0,8 %. Au premier trimestre 2025, les prix du transport ferroviaire de fret augmentent de nouveau (+ 1,9 %), après + 1,2 % au quatrième trimestre 2024. LE MARCHÉ DES VÉHICULES UTILITAIRES LÉGERS NEUFS EST STABLE Au premier trimestre 2025, 91 000 véhicules utilitaires légers neufs ont été immatriculés, soit une hausse de 0,2 % (données CVS-CJO). Ce niveau est bien en dessous de la moyenne trimestrielle sur les dix dernières années (102 500 immatriculations). Les ventes de poids lourds neufs reculent ce trimestre, à 11 100 unités, avec une baisse pour les tracteurs routiers (- 9,3 %) et pour les camions (- 3,6 %). À l?inverse, les immatriculations de bus et cars sont en hausse ce trimestre (+ 18,7 %) après une forte chute lors des deux trimestres précédents. Graphique 4 : immatriculations de véhicules utilitaires neufs Nombre d?immatriculations, en milliers (CVS-CJO) Champ : France. Source : SDES, RSVERO L?ACTIVITÉ PORTUAIRE AUGMENTE DE NOUVEAU AU PREMIER TRIMESTRE 2025 Au premier trimestre 2025, le trafic de marchandises transitant par les principaux ports de commerce métropolitains progresse pour le deuxième trimestre consécutif, atteignant 71,6 millions de tonnes, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Il augmente de 2,9 % par rapport au quatrième trimestre 2024, après + 4,9 % au trimestre précédent. Il retrouve un niveau très proche de celui enregistré un an plus tôt, au premier trimestre 2024 (+ 0,1 %). La hausse du trafic total est portée par l?augmentation du trafic sortant (+ 5,5 %), qui passe de 22,7 à 24,0 millions de tonnes. Ce trafic demeure néanmoins inférieur de 9,5 % à son niveau un an plus tôt, au premier trimestre 2024. Le trafic entrant progresse également (+ 1,7 %), pour atteindre 47,6 millions de tonnes. Cette hausse des sorties des ports français est due à une forte augmentation des vracs solides (+ 33,1 %), qui explique à elle seule près des trois quarts de la croissance ce trimestre. Les sorties de vracs solides avaient nettement baissé les trimestres précédents, en raison notamment de la mauvaise récolte céréalière en 2024 qui a pénalisé les exportations sur le marché mondial. Les trafics sortants de vracs liquides (+ 3,8 %) et de conteneurs (+ 3,5 %) sont également en hausse. En revanche, le trafic de rouliers se contracte ce trimestre (- 1,6 %). L?augmentation des entrées dans les ports français est portée au premier trimestre par la hausse des marchandises conteneurisées (+ 9,9 %). Avec 6,8 millions de tonnes débarquées, ce trafic atteint un niveau inédit au premier trimestre 2025. Les entrées de vracs liquides (principalement des hydrocarbures) sont en légère hausse (+ 0,4 %). Elles représentent 57 % des marchandises débarquées ce trimestre. Le trafic entrant de vracs solides augmente également (+ 2,8 %) en raison du rebond du trafic de minerais, qui avait atteint un niveau historiquement bas au quatrième trimestre 2024. En revanche, le trafic entrant des rouliers recule (- 2,8 %). Au premier trimestre 2025, les ports d?Haropa (+ 4,2 %), La Rochelle (+ 6,4 %) et Dunkerque (+ 1,2 %) bénéficient du rebond du trafic céréalier. Le port de Dunkerque profite également d?une hausse des importations de gaz naturel liquéfié, tout comme le port de Nantes Saint-Nazaire (+ 22,3 %). À l?inverse, le port de Marseille (- 1,2 %) voit son trafic total reculer en raison de la baisse de ses trafics pétroliers. Celui de Calais (- 1,7 %) diminue, affecté par le repli du trafic transmanche de véhicules de particuliers et de marchandises transportées en roulier. Graphique 5 : ports maritimes (CVS-CJO) Niveaux en millions de tonnes Champ : grands ports maritimes de métropole (GPM) et port de Calais. Source : SDES Au premier trimestre 2025, les prix du transport maritime de fret baissent de nouveau fortement, de 6,3 %, après - 9,9 % au quatrième trimestre 2024, faisant suite à trois trimestres de hausse en 2024. L?incertitude créée par de nombreux facteurs extérieurs, telles les tensions en L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 mer Rouge et les menaces sur les droits de douanes aux États-Unis, explique cette forte volatilité. LE FRET AÉRIEN AUGMENTE Avec 0,6 million de tonnes transportées, le fret aérien transitant dans les 23 principaux aéroports de France augmente de 1,3 % au premier trimestre 2025. Cette croissance s?accélère, après deux trimestres de faible augmentation (+ 0,4 % au troisième trimestre et + 0,3 % au quatrième trimestre 2024). Le transport d?hydrocarbures par oléoduc diminue de nouveau au premier trimestre 2025 (- 3,7 %, après - 4,1 % au quatrième trimestre 2024). Les prix du transport aérien de fret se contractent de 1,3 % au premier trimestre 2025 après un fort rebond, de 9,4 %, au quatrième trimestre 2024. LE TRANSPORT COLLECTIF TERRESTRE DE VOYAGEURS STAGNE Le transport collectif terrestre intérieur de voyageurs (hors transports en commun urbains de province et transports routiers de voyageurs par autocar) est quasi stable au premier trimestre 2025 (+ 0,1 %), après - 0,7 % au quatrième trimestre 2024. Le nombre de voyageurs-kilomètres transportés par voie ferroviaire hors Île-de-France se replie légèrement au premier trimestre 2025 (- 0,3 %), après - 0,7 % au quatrième trimestre 2024. Ce recul est dû à une baisse de 1,3 % du trafic sur les lignes classiques, trains intercités et trains sous convention des conseils régionaux (- 1,3 %). Sur ces lignes, la fréquentation était stable au quatrième trimestre 2024 (+ 0,0 %), après avoir augmenté les trois trimestres précédents. Sur le réseau à grande vitesse, le trafic évolue très peu (+ 0,1 %). Depuis un peu plus d?un an, celui-ci s?est stabilisé à un très haut niveau, proche ou égal à 7 milliards de voyageurs-kilomètres par trimestre. Graphique 6 : transport ferré de voyageurs hors Île- de-France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres Source : SDES, d?après tous opérateurs ferroviaires En Île-de-France, le transport collectif de voyageurs rebondit au premier trimestre (+ 1,5 %) après s?être contracté au quatrième trimestre 2024 (- 0,6 %). Le nombre de voyageurs-kilomètres avait nettement progressé au troisième trimestre, sous l?effet notamment de la tenue des Jeux olympiques de Paris durant l?été. Cette évolution est portée par la fréquentation sur le réseau des trains sous convention Île-de-France Mobilités opérés par la SNCF (+ 2,4 %, après - 3,2 %). Sur le réseau RATP, le nombre de voyageurs- kilomètres poursuit sa hausse au premier trimestre 2025 (+ 0,7 %) après une progression de 1,6 % au quatrième trimestre 2024. La fréquentation augmente de 1,0 % sur le réseau ferré (métro et RER) et celui-ci représente 82 % du trafic sur le réseau RATP. Le prolongement de certaines lignes du métro participe à cette augmentation. En revanche, le nombre de voyageurs-kilomètres diminue de nouveau sur le réseau des bus et tramways (- 0,3 %), soit un quatrième trimestre consécutif en recul. Selon les résultats provisoires de l?Union des transports publics et ferroviaires, la fréquentation des transports publics urbains de province augmenterait au premier trimestre 2025 par rapport au premier trimestre 2024. Cette croissance est toujours soutenue par la progression du trafic sur les grands réseaux (plus de 250 000 habitants desservis). Graphique 7 : transport en commun urbain en Île-de- France (CVS-CJO) Milliards de voyageurs-kilomètres Source : SDES, d?après RATP, SNCF LE TRANSPORT AÉRIEN POURSUIT SA CROISSANCE AU PREMIER TRIMESTRE 2025 Avec 45,6 millions de voyageurs transportés, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, la croissance du transport aérien de voyageurs se prolonge au premier trimestre 2025 (+ 0,9 %), après + 1,4 % au trimestre précédent. L?augmentation du nombre de voyageurs aériens sur les liaisons internationales (+ 0,8 % au premier trimestre 2025), est quasiment ininterrompue depuis le deuxième trimestre 2021 (le nombre de voyageurs s?était seulement stabilisé au premier trimestre 2024 en raison de la mise en place d?un nouveau système de gestion du trafic aérien français « 4-flight », qui a momentanément entraîné une réduction du nombre de vols dans les aéroports français). La hausse du trafic international au premier trimestre 2025 concerne les vols au départ ou à l?arrivée des aéroports parisiens (+ 0,5 %) et des aéroports de province (+ 1,2 %). Sur les liaisons intérieures, le trafic rebondit (+ 1,3 %), avec notamment une hausse de 1,7 % sur les liaisons radiales. L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 Graphique 8 : transport aérien de voyageurs (CVS-CJO) Millions de voyageurs Sources : SDES, d?après DGAC ; ADP L?ACTIVITÉ DES AUTRES SERVICES DE TRANSPORT AUGMENTE AU PREMIER TRIMESTRE 2025 L?activité des services auxiliaires de transport, mesurée par l?indice d?activité des services de transport, augmente de 0,5 % au premier trimestre 2025, après + 1,5 % quatrième trimestre 2024. La hausse de l?activité se poursuit dans la messagerie- fret express et organisation des transports, première composante des autres services de transports avec + 0,8 % au premier trimestre 2025, à un rythme toutefois ralenti par rapport au quatrième trimestre 2024 (+ 3,4 %). Elle progresse de nouveau dans les services auxiliaires des transports aériens (+ 1,3 %) et maritimes (+ 2,9 %). Elle rebondit dans les services d?entreposage et stockage (+ 2,5 %, après - 0,9 %) et de manutention (+ 8,6 %, après - 2,5 %). À l?inverse, l?activité des services auxiliaires au transport terrestre diminue de 2,7 % au premier trimestre 2025 après avoir progressé les deux trimestres précédents. Au premier trimestre 2025, les prix de la messagerie- fret express diminuent de nouveau, de 0,6 %, après - 0,2 % au quatrième trimestre, alors que ceux de l?entreposage rebondissent (+ 1,5 %, après - 0,3 %). Les prix de la manutention poursuivent leur augmentation (+ 0,4 %), soit un cinquième trimestre consécutif de hausse. LE MARCHÉ AUTOMOBILE NEUF EST EN BAISSE Les immatriculations de voitures neuves diminuent au premier trimestre 2025 (- 1,7 %) après un rebond au trimestre précédent. Un peu plus de 430 000 voitures particulières neuves ont été immatriculées ce trimestre. Les motorisations hybrides rechargeables sont en forte baisse (- 47,8 %), après l?extension du malus masse à ces véhicules au 1er janvier 2025. Les acheteurs avaient anticipé cette extension du malus lors du trimestre précédent. Les motorisations essence (hors hybrides) et diesel (hors hybrides) se replient (respectivement - 10,8 % et - 28,9 %). En revanche, les motorisations hybrides non rechargeables sont en hausse de 11,5 % et représentent dorénavant 44 % des immatriculations de véhicules particuliers neufs. Les immatriculations de véhicules électriques augmentent également (+ 17,1 %). 79 600 voitures électriques ont été immatriculées, soit 18,5 % des voitures neuves. Les immatriculations de véhicules au gaz, principalement des bicarburations essence + GPL, sont en hausse (+ 9,9 %). Graphique 9 : immatriculations de voitures particulières neuves (CVS-CJO) Nombre de véhicules, en milliers Champ : France. Source : SDES, RSVERO LES LIVRAISONS DE CARBURANT AUGMENTENT Les livraisons de carburant, en tonnes équivalent pétrole, accélèrent au premier trimestre 2025 (+ 1,1 %, après + 0,2 % au quatrième trimestre 2024). La croissance des livraisons d?essence se poursuit à un rythme soutenu (+ 2,4 %, après + 2,7 % au quatrième trimestre 2024) tandis que le recul des livraisons de gazole s?interrompt ce trimestre (+ 0,6 % après trois trimestres consécutifs de repli). Graphique 10 : circulation routière et livraisons de carburant (CVS-CJO) Millions de tonnes équivalent pétrole, indice de circulation base 1 en 2001, en moyenne annuelle RRN = réseau routier national. Sources : SDES, d?après Cerema ; Asfa ; CPDP L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 La circulation augmente de 0,2 % au premier trimestre 2025 sur le réseau concédé, soit une croissance ralentie par rapport au trimestre précédent (+ 0,8 %). Sur ce réseau, le trafic des véhicules légers s?accroît légèrement plus (+ 0,3 %) alors que celui des poids lourds diminue légèrement (- 0,2 %). Au premier trimestre 2025, le prix trimestriel moyen du baril de Brent exprimé en euros rebondit (+ 3,2 %, après - 3,9 %), alimenté par les nouvelles sanctions américaines contre la Russie et sous l?effet de la persistance de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Il s?établit ainsi à 72,10 ¤ en moyenne ce trimestre, soit 2,2 ¤ de plus que le trimestre précédent. Le coût du carburant routier à destination des professionnels du transport de marchandises, mesuré par l?indice du Comité national routier, augmente de 3,4 % au premier trimestre 2025, après - 0,9 % au trimestre précédent. LES CRÉATIONS « CLASSIQUES » D?ENTREPRISES REBONDISSENT AU PREMIER TRIMESTRE 2025 Avec 3 428 nouvelles entreprises au premier trimestre 2025, les créations « classiques » d?entreprises dans le secteur des transports et de l?entreposage, hors immatriculations de micro-entrepreneurs, rebondissent légèrement (+ 0,5 %) après trois trimestres consécutifs de forte baisse. Au même trimestre, la création d?entreprises est quasi stable dans l?ensemble des secteurs (- 0,1 %, après + 3,3 % au quatrième trimestre). Les créations de micro-entreprises de transport et entreposage reculent de 3,3 % au premier trimestre 2025, mais restent toutefois supérieures à 25 000 ce trimestre. Au premier trimestre 2025, les défaillances d?entreprises reculent nettement dans les transports et l?entreposage (- 7,5 %), après avoir fortement augmenté le trimestre précédent (+ 14,6 %). Dans l?ensemble des secteurs, le nombre de défaillances diminue également (- 4,7 %) après une hausse de 12,7 % au quatrième trimestre 2024. Graphique 11 : démographie des entreprises de transport (CVS-CJO) Nombre d?entreprises Sources : Insee ; Banque de France L?EMPLOI SALARIÉ HORS INTÉRIM DU SECTEUR DES TRANSPORTS ET DE L?ENTREPOSAGE EST QUASI STABLE Au premier trimestre 2025, l?emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l?entreposage est quasi stable (- 0,1 %) après avoir augmenté lors des trois trimestres précédents (+ 0,2 % au quatrième trimestre 2024, + 0,2 % au troisième trimestre 2024 et + 0,3 % au deuxième trimestre 2024). L?effectif du secteur (hors intérimaires) s?établit à 1 452 300 salariés. Au premier trimestre 2025, les créations nettes d?emploi restent dynamiques dans les transports terrestres de voyageurs (hors ferroviaire) - (+ 0,6 %, soit + 1 700 emplois) pour le seizième trimestre consécutif. Cette hausse est portée par l?augmentation des effectifs salariés des transports urbains de voyageurs (+ 0,8 %, + 1 200 emplois) et des transports routiers de voyageurs (+ 0,6 %, + 700 emplois). En un an, les transports terrestres de voyageurs (hors ferroviaire) gagnent 6 000 emplois, soit une augmentation de 2,2 %. L?emploi progresse de 0,3 % (+ 400 emplois) au premier trimestre 2025 dans l?exploitation des infrastructures, pour le douzième trimestre consécutif. En un an, les effectifs de ce secteur s?accroissent de 1,3 %, soit une création nette de 1 700 emplois. L?emploi dans l?organisation du transport de fret est quasi stable (- 0,1 %, soit - 100 emplois). En un an, ce secteur gagne 200 emplois, soit une augmentation de 0,2 %. Les effectifs salariés des activités de poste et de courrier continuent de s?amenuiser au premier trimestre 2025 (- 0,3 %, soit - 600 emplois). En un an, ils reculent de 2,0 % (- 3 600 emplois). Après trois trimestres de hausse, l?emploi fléchit légèrement dans le transport ferroviaire (- 0,3 %, soit - 300 emplois). En un an, le secteur enregistre toutefois une création nette de 600 emplois, soit une augmentation de 0,6 %. Le transport routier de fret (TRF), plus gros employeur du secteur avec 425 900 salariés, perd 1 400 emplois ce trimestre (- 0,3 %). En un an, les effectifs du TRF sont néanmoins quasi stables (- 0,1 %, soit - 400 emplois). L?emploi diminue dans le transport aérien (- 0,5 %, soit - 300 emplois) et dans les activités de manutention et d?entreposage (- 0,5 %, soit - 800 emplois). Cependant, en un an, les effectifs salariés progressent dans le transport aérien (+ 1,1 %, + 700 emplois) ainsi que dans les activités de manutention et d?entreposage (+ 1,9 %, soit + 2 800 emplois). Au premier trimestre 2025, dans le secteur des transports et de l?entreposage, le nombre des déclarations d?embauche de plus d?un mois hors intérim est quasi stable (+ 0,1 %) après trois trimestres de hausse (+ 0,9 % au quatrième trimestre 2024, + 1,1 % au troisième trimestre 2024 et + 1,8 % au deuxième trimestre 2024). En un an, le nombre des déclarations d?embauche de plus d?un mois hors intérim augmente de 4,0 %. Le taux d?emplois vacants ? rapport entre les emplois vacants d?une part, et la somme des postes occupés et des emplois vacants d?autre part ? s?établit à 1,9 % (contre 2,5 % dans l?ensemble du secteur privé). Le coût horaire du travail dans le secteur des transports et entreposage, mesuré par l?ICT ? coût horaire, augmente de 1,8 % au premier trimestre 2025 par rapport au premier trimestre 2024. Il avait augmenté de 4,7 % au trimestre précédent, en glissement annuel. L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 LA TENDANCE PRÉVUE DE LA DEMANDE S?AMÉLIORE EN JUIN 2025 DANS LE TRANSPORT ROUTIER DE MARCHANDISES Dans le transport routier de marchandises, les soldes d?opinion sur la demande prévue et sur l?activité prévue augmentent en juin 2025. Celui sur l?activité prévue passe au-dessus de sa moyenne de long terme pour la première fois depuis avril 2022. Le solde sur les perspectives générales du secteur s?améliore également mais reste toutefois bien en dessous de sa moyenne de long terme en juin 2025. La tendance prévue pour les investissements se redresse, après avoir atteint son plus bas niveau depuis cinq ans. Elle reste toutefois nettement en dessous de sa moyenne de long terme. Graphique 12 : conjoncture dans le transport routier de marchandises et la messagerie (indices CVS-CJO) Soldes d?opinion en % Source : Insee, enquête mensuelle de conjoncture dans les services L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 Séries statistiques des transports de marchandises Avertissement : les modèles de corrections des variations saisonnières ont été révisés, comme chaque année à cette période. Ces révisions peuvent donner lieu à des révisions plus importantes qu?habituellement des données précédemment publiées. (1) Sources : SDES, TRM ? Insee ; SDES, tous opérateurs ferroviaires ; VNF / unité : milliards de tonnes-kilomètres, transport intérieur y compris fluviomaritime et transit. (2a) Sources : DGITM puis SDES depuis 2016 / unité : millions de tonnes. (2b) Sources : ADP et DGAC / unité : millions de tonnes. (3) Source : DGEC / unité : millions de tonnes-kilomètres. Cette série ne comprend que les trois principaux réseaux d?oléoducs et diffère donc de celle publiée par le SDES dans les comptes annuels. . Annuelle 2025 2025 T1 T1 T2 T3 T4 T1 Transport intérieur de marchandises (1) Total fret terrestre intérieur 206,9 51,5 3,7 3,0 - 0,2 0,3 0,1 - 0,5 National 184,6 46,1 3,3 2,9 - 0,9 0,4 - 0,1 0,0 International 22,3 5,4 7,1 4,1 6,6 - 0,8 1,6 - 4,5 Fret routier intérieur total 168,6 41,8 2,8 3,2 - 1,0 0,8 0,1 - 0,9 Routier national 161,0 40,1 2,4 3,1 - 1,6 0,9 - 0,2 - 0,3 Routier international 7,6 1,8 11,1 6,2 11,1 0,1 6,4 - 12,8 Routier compte d'autrui 149,8 37,4 3,4 3,5 - 3,2 3,0 0,4 - 1,1 Routier compte propre 18,8 4,4 - 2,0 0,4 17,0 - 14,2 - 2,4 0,5 Courte distance (moins de 150 km) 38,5 9,6 - 1,1 2,4 - 3,7 - 1,1 2,1 - 0,4 Longue distance (150 km et plus) 130,0 32,2 4,0 3,4 - 0,2 1,4 - 0,5 - 1,1 Fret ferroviaire intérieur total (yc opérateurs privés) 32,3 8,3 9,3 0,7 4,2 0,1 - 0,9 2,7 Ferroviaire national 19,9 5,2 12,5 0,5 5,0 - 0,4 0,2 3,5 Ferroviaire international 12,3 3,1 4,5 1,1 3,0 0,9 - 2,6 1,5 Fret fluvial intérieur total * 6,0 1,4 2,1 9,8 1,9 - 13,3 6,1 - 5,9 Fluvial national 3,6 0,8 - 2,3 6,5 - 4,2 - 14,7 4,5 - 5,0 Fluvial international 2,4 0,6 9,5 16,0 12,4 - 11,3 8,4 - 7,0 Transport maritime total (2a) : activité portuaire 279,3 71,6 - 0,7 - 0,6 0,6 - 7,9 4,9 2,9 Entrées 182,5 47,6 - 1,1 - 4,3 4,0 - 6,6 7,0 1,7 Sorties 96,8 24,0 0,1 6,5 - 5,0 - 10,4 0,9 5,5 Fret aérien (2b) 2,2 0,6 2,8 - 2,0 1,8 0,4 0,3 1,3 Transport de pétrole brut / produits raffinés par oléoducs* (3) 7 402 1 820 - 5,4 - 7,7 - 14,8 20,9 - 4,1 - 3,7 2024 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Trimestrielles (T / T-1) 2024 2024 L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 Séries statistiques des transports de voyageurs (4) Sources : SDES, tous opérateurs ferroviaires, dont SNCF ; RATP / unités : milliards de voyageurs-km. (5) Sources : ADP ; DGAC / unités : millions de passagers. Annuelle 2025 2025 T1 T1 T2 T3 T4 T1 Transports collectifs terrestres (4) 124,2 31,1 5,9 2,7 1,1 0,7 - 0,7 0,1 Transport en commun Île-de-France 30,2 7,8 6,6 2,9 - 0,3 3,2 - 0,6 1,5 RATP total 16,8 4,3 4,0 3,2 - 2,1 1,2 1,6 0,7 RATP métro et RER 13,7 3,5 4,3 3,5 - 2,2 1,7 2,1 1,0 RATP autobus (y.c. tramw ay) 3,2 0,8 2,5 2,0 - 1,5 - 0,8 - 0,5 - 0,3 Trains et RER (hors RATP) sous convention Île-de- France mobilités 13,4 3,5 10,0 2,5 1,9 5,7 - 3,2 2,4 Transport ferroviaire hors Île-de-France 94,0 23,4 5,7 2,7 1,6 - 0,1 - 0,7 - 0,3 Trains à grande vitesse 66,5 16,5 3,3 1,3 1,5 - 0,8 - 1,0 0,1 Trains hors grande vitesse 27,5 6,9 12,0 6,2 1,8 1,7 0,0 - 1,3 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Trimestrielles (T / T-1) 2024 2024 2024 Annuelle 2025 2025 T1 T1 T2 T3 T4 T1 Trafic aérien France entière (PAX) (5) 177,5 45,6 4,8 - 0,3 2,1 0,6 1,4 0,9 Trafic intérieur 27,3 6,9 - 4,1 - 2,1 - 1,1 0,0 - 0,5 1,3 Métropole intérieur 20,1 5,0 - 5,0 - 3,0 - 0,7 - 0,3 - 0,6 1,2 dont liaisons radiales (Paris-province) 11,6 2,9 - 5,4 - 0,6 - 2,6 1,5 - 2,9 1,7 dont liaisons transversales (province-province) 8,5 2,2 - 4,5 - 6,2 1,9 - 2,7 2,7 0,5 Trafic international 150,2 38,7 6,6 0,0 2,7 0,7 1,7 0,8 Métropole-international 147,8 38,1 6,8 0,0 2,8 0,8 1,8 0,8 dont au départ de Paris 86,6 22,3 4,9 - 1,4 3,3 0,6 2,0 0,5 dont au départ de la province 61,1 15,8 9,6 2,0 2,1 0,9 1,5 1,2 Trafic maritime (principaux ports) 25,6 6,2 3,7 3,9 - 4,1 - 0,9 1,7 - 3,5 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) Trimestrielles (T / T-1) 2024 2024 2024 L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 Autres séries statistiques des transports (6) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. (7) Source : CPDP / unité : millions de tonnes. Livraisons totales en millions de tonnes équivalent pétrole. (8) Sources : Cerema / indice base 1 en 2001 ; Asfa / unité : milliards de véhicules-km. (9) Sources : Insee ; Banque de France. (10) Sources : Insee / base 100 en 2021. (11) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière. Annuelle 2025 2025 T1 T1 T2 T3 T4 T1 Automobiles (6) Immatriculations neuves 1 758 430,1 - 3,8 - 3,5 - 2,5 - 6,4 4,8 - 1,7 Dont moteurs à essence (hors hybrides) 533 103,9 - 21,3 - 6,3 - 11,5 - 9,8 - 5,9 - 10,8 Dont moteurs diesel (hors hybrides) 126 19,7 - 28,2 - 11,4 - 3,8 - 15,6 - 3,6 - 28,9 Dont hybrides non rechargeables 598 191,0 34,2 0,0 16,1 4,5 11,8 11,5 Dont hybrides rechargeables 145 21,2 - 10,9 0,3 - 18,1 - 10,7 36,3 - 47,8 Dont électriques 300 79,6 - 1,6 - 4,6 - 1,0 - 14,3 - 2,1 17,1 Dont gaz et autres motorisations 57 14,7 - 9,7 12,7 - 23,8 - 10,0 9,1 9,9 Livraisons de carburants (7) 39,6 10,0 -0,8 0,8 -0,5 -0,4 0,2 1,1 Essence 11,1 2,9 6,7 2,3 1,0 1,8 2,7 2,4 Gazole 28,0 6,9 - 3,7 0,3 - 1,2 - 1,2 - 0,8 0,6 Circulation routière (8) Indice du réseau routier national 1,24 0,0 0,1 0,6 0,1 0,4 0,7 - Trafic du réseau routier national concédé 100,5 25,4 0,0 - 0,1 1,4 0,0 0,8 0,2 Dont véhicules légers 85,4 21,6 0,2 0,4 1,0 0,2 0,8 0,3 Dont véhicules poids lourds 15,1 3,8 - 0,9 - 2,4 3,5 - 1,4 0,8 - 0,2 Entreprises du transport-entreposage (9) Créations d'entreprises (hors micro-entrepreneurs) 15 048 3 428 4,5 2,8 - 5,5 - 5,2 - 7,0 0,5 Défaillances d'entreprises 3 004 757 30,3 8,8 2,8 - 4,3 14,6 - 7,5 La production marchande (10) Indice de production de services - Transports et entreposage 113,1 115,7 3,2 - 0,7 2,6 0,8 2,2 - 0,4 Indice de chiffre d'affaires (valeur) - Transports et entreposage 122,0 125,1 5,9 2,0 3,2 2,9 0,7 - 0,2 Immatriculations de véhicules utilitaires (11) Poids lourds neufs 50,2 11,1 - 4,0 15,8 4,1 - 11,6 - 0,6 - 6,3 Dont camions et VASP 24,9 6,0 12,3 28,1 11,9 - 10,1 2,9 - 3,6 Dont tracteurs routiers 25,3 5,1 - 15,9 6,9 - 2,6 - 13,0 - 4,2 - 9,3 Véhicules utilitaires légers neufs 390,7 91,0 - 0,3 - 3,5 6,1 - 12,3 - 2,5 0,2 Autobus et autocars neufs 6,7 1,7 7,7 9,1 20,5 - 16,3 - 10,8 18,7 Trimestrielles (T / T-1) 2024 2024 2024 Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire, signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux Évolutions (en %) L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 Indice d?activité des services de transport (CVS-CJO)* Note : l?indice d?activité des services de transport (IAST) répond à un double besoin pour l?analyse conjoncturelle : - apprécier et comparer entre elles, trimestre après trimestre, les évolutions du volume des différents types de services de transport et l?évolution de l?ensemble des transports ; - apprécier l?évolution de ces services de transport dans leur ensemble (branche « transport ») au regard des grands indicateurs macroéconomiques et des comptes nationaux trimestriels. Avertissements : L?indice d?activité des services de transport a fait l?objet de plusieurs évolutions à partir de cette publication : - Son champ a été élargi au transport maritime de marchandises. Les pondérations ont été actualisées : leur calcul repose sur les données des comptes nationaux de valeur ajoutée des branches aux prix de base. Celles-ci sont dorénavant calculées en base 2021 (2010 précédemment). L?IAST est diffusé en référence 100 en 2021 à compter de cette publication. - Le suivi de certaines séries a été amélioré par prise en compte de nouvelles données. * Chaque trimestre, les séries corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables sont révisées en raison de l?intégration de nouvelles valeurs des séries brutes dans le calcul des profils saisonniers. En raison des différents chocs conjoncturels liés à la pandémie de Covid-19, cette correction des variations saisonnières et des jours ouvrables entraîne de plus fortes révisions des données d?un trimestre à l?autre sur la période récente. Champ : ensemble des services marchands de transport (compte d?autrui) réalisés par les entreprises résidentes (divisions 49 à 52 de la nomenclature d?activité française NAF rev. 2, à l?exception des transports spatiaux et des activités de poste et de courrier). Source : SDES 2025 2025 Pondération T1 T1 T2 T3 T4 T1 1 0 0 0 Ensemble transport 113,5 114,7 2,8 1,9 -0,5 -0,2 1,2 0,4 4 2 3 ,6 Transport de marchandises 99,8 100,8 2,2 1,5 -1,4 -1,1 1,8 0,6 257,6 Transport terrestre de marchandises 99,4 99,5 4,2 3,3 -2,0 2,1 0,3 -0,6 dont terrestre national 99,9 100,4 3,8 3,0 -2,7 2,4 0,1 -0,2 dont terrestre international 95,2 93,2 7,7 5,6 4,5 -0,4 2,2 -4,6 206,6 49.41 Transport routier intérieur (compte d'autrui) 101,9 101,7 3,4 3,5 -3,2 3,0 0,4 -1,1 dont routier national 101,3 101,4 3,0 3,2 -3,6 3,1 0,0 -0,5 dont routier international 114,2 108,0 11,9 10,2 4,5 1,0 7,4 -11,8 42,6 49.20 Transport ferroviaire de marchandises 90,5 93,4 9,5 0,7 4,2 0,1 -0,9 2,7 dont ferroviaire national 94,1 98,5 12,9 0,5 5,0 -0,4 0,2 3,5 dont ferroviaire international 85,3 85,9 4,6 1,1 3,0 0,9 -2,6 1,5 8,4 50.40 Transport f luvial de marchandises 83,0 76,4 1,9 9,8 1,9 -13,3 6,1 -5,9 dont f luvial national 77,2 69,3 -2,5 6,5 -4,2 -14,7 4,5 -5,0 dont f luvial international 93,4 89,5 9,8 16,0 12,4 -11,3 8,4 -7,0 10,9 49.50 Transport par oléoducs 103,4 102,0 -5,4 -7,7 -14,8 20,9 -4,1 -3,7 148,3 50.20 Transports maritimes de marchandises 100,0 102,5 -0,7 -0,6 0,6 -7,9 4,9 2,9 6,7 51.21 Transport aérien de marchandises par les compagnies françaises 102,3 110,7 4,2 -1,6 -0,2 3,5 3,9 3,5 18 4 ,8 Transport de voyageurs 150,5 150,4 5,2 2,6 0,0 0,2 -0,1 -0,1 132,1 49.3 Transport routier de voyageurs et réseaux urbains 134,1 133,4 5,4 3,0 -0,3 0,1 -0,3 -0,2 78,8 49.31 Transports urbains et suburbains de voyageurs 131,2 131,7 3,7 4,2 -1,9 -0,2 0,9 0,3 20,1 49.32 Transports de voyageurs par taxis 149,9 148,7 6,6 2,8 1,6 -1,9 -1,7 1,1 33,2 49.39 Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a 131,2 128,5 8,8 0,1 2,3 2,0 -2,1 -2,0 29,8 49.10 Transport ferroviaire de voyageurs (hors Île-de-France) 153,5 152,7 5,8 2,7 1,6 -0,1 -0,7 -0,3 4,2 50.10 Transport maritime de voyageurs 220,5 212,3 3,7 3,9 -4,1 -0,9 1,7 -3,5 18,7 51.10 Transport aérien de voyageurs par les compagnies françaises 245,6 252,0 4,2 0,8 0,8 1,4 0,9 1,0 3 9 1,6 Services auxiliaires de transport 110,8 112,9 1,9 1,9 -0,1 0,4 1,5 0,5 77,5 52.10 Entreposage et stockage 97,1 98,3 -2,0 1,1 0,1 -1,2 -0,9 2,5 11,0 52.24 Services de manutention 109,1 117,7 3,1 5,9 -8,2 7,1 -2,5 8,6 181,2 52.29 Messagerie, fret express, affrètement, organisation des transports 106,3 109,8 0,3 -0,8 1,8 -1,0 3,4 0,8 96,2 52.21 Services auxiliaires des transports terrestres 117,0 115,7 7,3 7,8 -2,9 4,3 0,3 -2,7 12,7 52.22 Services auxiliaires des transports maritimes 100,0 102,5 -0,7 -0,6 0,6 -7,9 4,9 2,9 13,0 52.23 Services auxiliaires des transports aériens 222,5 228,5 3,6 -0,1 1,1 1,2 0,6 1,3 Indices Évolutions 2024 2024 2024 L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 Emploi salarié par secteur d?activité Données CVS ; niveaux en milliers en fin de trimestre Niveau Évolutions T/T-1 (en %) 2025 2024 2025 T1 T1 T2 T3 T4 T1 Transports et entreposage (hors intérim) - (HZ) 1 452,3 0,1 0,3 0,2 0,2 - 0,1 49. Transports terrestres et transports par conduites 798,9 0,0 0,3 0,2 0,3 0,0 Transport ferroviaire (49.1, 49.2) 94,3 - 1,0 0,5 0,2 0,2 - 0,3 Autres transports terrestres de voyageurs (49.3) 273,7 1,1 0,7 0,2 0,7 0,6 dont Transport urbain de voyageurs (49.31Z, 49.32Z) 148,6 0,0 0,8 0,7 0,8 0,8 dont Transport routier de voyageurs (49.39A, 49.39B) 109,7 1,1 0,9 - 0,5 0,6 0,6 Transport routier de fret et par conduites (49.4, 49.5) 430,9 - 0,4 0,1 0,2 0,0 - 0,3 dont Transports routiers de fret (49.41A, 49.41B, 49.41C, 49.42Z) 425,9 - 0,4 0,0 0,2 0,0 - 0,3 50. Transports par eau 19,7 1,1 1,0 1,0 - 0,5 1,0 51. Transports aériens 61,6 0,5 1,1 - 0,2 0,7 - 0,5 52. Entreposage et services auxiliaires des transports 399,4 0,5 0,5 0,4 0,3 - 0,1 Manutention, entreposage (52.1, 52.24) 147,5 1,0 0,6 0,9 1,0 - 0,5 Services auxiliaires (52.21Z, 52.22Z, 52.23Z) 130,9 0,5 0,6 0,2 0,2 0,3 Organisation du transport de fret (52.29A, 52.29B) 121,0 0,0 0,2 0,1 - 0,1 - 0,1 53. Activités de poste et de courrier 172,7 - 1,0 - 0,5 - 0,5 - 0,7 - 0,3 Intérim utilisé dans "Transports et entreposage" (HZ) 102,4 1,5 - 2,4 1,7 - 8,3 0,0 Transports et entreposage y.c. intérim 1 554,7 0,2 0,1 0,3 - 0,4 - 0,1 Ensemble secteur privé 20 978,0 0,3 - 0,2 0,1 - 0,4 - 0,1 dont intérim utilisé 708,8 - 0,6 - 2,4 - 0,8 - 2,3 - 0,5 Champ : France hors Mayotte. Sources : SDES à partir de Insee, estimations d?emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee L?activité de transport s?accroît légèrement au premier trimestre 2025 MÉTHODOLOGIE Sources Parmi les sources spécifiques au transport, cette publication utilise l?enquête sur le transport routier de marchandises (TRM), l?enquête messagerie, l?enquête auprès des opérateurs de transport ferroviaire, les indices de prix du fret, réalisés par le service des données et études statistiques (SDES), ainsi que des données produites par plusieurs directions du pôle ministériel (DGAC, DGITM) et différents acteurs des transports (opérateurs ferroviaires (OPF), RATP, Air France, ADP, VNF?). Sont aussi mobilisées, sur le champ des transports, les données produites par l?Insee (enquête de conjoncture dans les services, indices de chiffres d?affaires des entreprises des secteurs des transports?), la Dares, France Travail et l?Acoss (pour le marché du travail), la Banque de France (défaillances). Méthode Sauf mention contraire, les évolutions des données sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables Bien souvent, les séries reflétant une activité socio- économique sont sensibles aux saisons. La série corrigée des variations saisonnières (CVS), construite à partir de la série initiale dite « série brute », permet de neutraliser l?effet habituel des saisons pour mieux faire ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions exceptionnelles. Contrairement au « glissement annuel » où, pour éliminer la saisonnalité, on compare un trimestre avec le même trimestre de l?année précédente, la série CVS permet de comparer directement chaque trimestre avec le trimestre précédent. Cela lui confère deux avantages par rapport au glissement annuel. D?une part, l?interprétation d?un trimestre ne dépend que du passé récent et non d?événements survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on détecte tout de suite les retournements et on mesure correctement les nouvelles tendances sans retard, contrairement au glissement annuel qui ne repère les changements de tendance que six mois plus tard. La série corrigée des jours ouvrables (CJO) permet de neutraliser l?impact des nombres inégaux de jours ouvrables d?un trimestre à l?autre, de la même façon que la série CVS neutralise l?impact des différentes saisons. La combinaison des CVS et des CJO permet de fournir une information sur l?évolution instantanée des phénomènes économiques, abstraction faite des phénomènes calendaires explicables habituels. La nouvelle valeur de la série brute est intégrée chaque trimestre dans le calcul des profils saisonniers historiques. Les coefficients saisonniers sont donc réestimés chaque trimestre, ce qui peut faire réviser très légèrement la série CVS. La structure des modèles de désaisonnalisation est validée une fois par an. Il en va de même pour la correction des jours ouvrables. La correction des variations saisonnières et des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des séries par famille. Diffusion Des séries longues associées à cette note de conjoncture sont disponibles sur le site internet du SDES : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique Transports/Conjoncture. Sébastien DEFRANCE, SDES Marie-Madeleine DEVINEAU, SDES François LIMOUSIN, SDES François RAGEAU, SDES Cyril RIZK, SDES Directrice de publication : Béatrice Sédillot Dépôt légal : juillet 2025 ISSN : 2557-8510 (en ligne) Commissariat général au développement durable Service des données et études statistiques Sous-direction des statistiques des transports Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/ mailto:diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr

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