Conjoncture de l'immobilier. Résultats au premier trimestre 2025
MATHIEU, Benoit
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
Au premier trimestre 2025, la conjoncture de l'immobilier reste dégradée, principalement dans le neuf, tandis que le marché du logement ancien s'améliore, notamment en raison de meilleures conditions de crédit. Le léger reflux des taux d'intérêt se poursuit, de même que l'assouplissement des conditions d'octroi, favorisant le rebond de la demande et de la production de crédits. Sur le marché du logement ancien, le nombre de transactions continue de se redresser légèrement et les prix de transaction progressent pour la première fois depuis 2 ans. Dans le logement neuf, les autorisations et les mises en vente sont en hausse, mais les ventes aux particuliers poursuivent leur repli. Les prix de production et les prix des logements neufs augmentent. L'emploi continue de diminuer dans les secteurs des activités immobilières, de la promotion immobilière et du bâtiment. Les perspectives d'activité restent mal orientées dans le bâtiment alors qu'elles s'améliorent dans la promotion immobilière.
Editeur
Ministères Aménagement du Territoire, Transition écologique
Descripteur Urbamet
logement
;emploi
;financement du logement
;marché immobilier
;conjoncture
;loyer
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
Thème
Habitat - Logement
Texte intégral
Conjoncture de l?immobilier
Résultats au premier trimestre 2025
JUILLET 2025
Au premier trimestre 2025, la conjoncture de
l?immobilier reste dégradée, principalement dans le
neuf, tandis que le marché du logement ancien
s?améliore, notamment en raison de meilleures
conditions de crédit.
Le léger reflux des taux d?intérêt se poursuit, de
même que l?assouplissement des conditions
d?octroi, favorisant le rebond de la demande et de
la production de crédits.
Sur le marché du logement ancien, le nombre de
transactions continue de se redresser légèrement
et les prix de transaction progressent pour la
première fois depuis deux ans.
Dans le logement neuf, les autorisations et les
mises en vente sont en hausse mais les ventes aux
particuliers poursuivent leur repli. Les prix de
production et les prix des logements neufs
augmentent.
L?emploi continue de diminuer dans les secteurs
des activités immobilières, de la promotion
immobilière et du bâtiment.
Les perspectives d?activité restent mal orientées
dans le bâtiment alors qu?elles s?améliorent dans la
promotion immobilière.
LA DEMANDE DE CRÉDITS CONTINUE DE SE
REDRESSER DANS UN CONTEXTE
D?AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE CRÉDITS
Le taux fixe moyen des crédits à l?habitat continue
de refluer légèrement
Au premier trimestre 2025, le taux de l?OAT* 10 ans se
redresse après deux trimestres de stabilité. Il s?établit
en moyenne à 3,32 %, après 3,03 % et 3,01 % aux
quatrième et troisième trimestres 2024.
Le taux fixe moyen des crédits à l?habitat (y compris
renégociations) continue de légèrement reculer. Il
s?établit à 3,07 % en moyenne trimestrielle, contre
3,18 % et 3,35 % aux quatrième et troisième trimestres
2024. En mars 2025, il est en repli de 59 points de base
par rapport à son pic de décembre 2023 (3,03 %,
contre 3,62 %). Il avait augmenté quatre fois plus vite
entre son point bas de décembre 2021 (1,10 %) et
décembre 2023.
Graphique 1 : taux d?intérêt effectifs des crédits à
l?habitat et de l?OAT* 10 ans
En %
* OAT = obligation assimilable du Trésor.
Source : Banque de France, calcul SDES
Le redressement de la demande de crédits à
l?habitat se poursuit
Dans ce contexte, les critères d?octroi de crédits à
l?habitat continuent de s?assouplir au premier trimestre
2025, et de façon un peu plus marquée qu?au trimestre
précédent. Selon l'enquête de la Banque de France sur
la distribution du crédit réalisée auprès des banques, le
solde d?opinion correspondant s'établit en effet à
- 25 points, contre - 13 points au trimestre précédent.
Graphique 2 : évolution des critères d?octroi et de
la demande de crédits à l?habitat
Solde d?opinion des banques (en %)
Source : Banque de France, enquête sur la distribution du crédit
-0,4
0,0
0,4
0,8
1,2
1,6
2,0
2,4
2,8
3,2
3,6
4,0
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Taux fixes OAT 10 ans
-100
-80
-60
-40
-20
0
20
40
60
80
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Critères d'octroi Demande de crédits
+ resserrement
- assouplissement
+ augmentation
- diminution
Conjoncture de l?immobilier : résultats au premier trimestre 2025
Les établissements bancaires font état d?une poursuite
du redressement de la demande de crédits (y compris
renégociations) mais à un degré moindre qu?aux deux
trimestres précédents. Le solde d?opinion
correspondant s?établit en effet à + 25 points, après
+ 50 et + 67 points.
Le redressement de la production de crédits
nouveaux se poursuit mais à un rythme ralenti
Le redressement de la production de crédits nouveaux
à l?habitat (y compris renégociations) se poursuit mais
à un rythme ralenti (+ 2,6 %, en glissement trimestriel
et en données CVS-CJO, après + 7,9 % et + 12,8 %
aux quatrième et troisième trimestres 2024). Elle
s?établit à 39,1 milliards d?euros, soit un niveau qui
demeure très inférieur (- 27 %) à sa moyenne de la
période 2020-2024.
Le flux de crédits nets (apuré des renégociations et
diminué des remboursements de capitaux) redevient
positif (2,5 milliards d?euros) après avoir été négatif
pendant six trimestres consécutifs, les montants de
remboursements dépassant ceux des crédits
nouveaux.
Le montant de l?encours de crédits à l?habitat des
ménages diminue très légèrement (- 0,1 %). Il s?établit
à 1 281,6 milliards d?euros.
Graphique 3 : crédits nouveaux et encours de
crédits à l?habitat des particuliers
Milliards d?euros, crédits nouveaux en CVS-CJO
Source : Banque de France
La durée des crédits immobiliers hors rachats et
renégociations est au plus haut
La durée initiale moyenne des crédits immobiliers, hors
rachats et renégociations, continue d?augmenter
légèrement (+ 1 mois par rapport au quatrième
trimestre 2024) et retrouve son point haut du deuxième
trimestre 2023, à 265 mois. La durée, y compris rachats
et renégociations, suit la même tendance ce trimestre
(+ 1 mois, à 261 mois).
Graphique 4 : durée initiale moyenne des crédits à
l?habitat (hors travaux et prêts relais)
Nombre de mois
Source : Banque de France
LE MARCHÉ DE L?ANCIEN SE REDRESSE
Le nombre de transactions dans l?ancien continue
de se redresser
Au premier trimestre 2025, le volume annuel de
transactions de logements anciens accentue son
redressement (+ 4,1 % en glissement trimestriel, après
+ 1,6 %), après avoir chuté de 33 % en trois ans. Il
s?établit à 880 000 transactions, soit un niveau inférieur
de 17 % à son niveau moyen 2020-2024.
Graphique 5 : nombre de transactions dans
l?ancien
Milliers de logements cumulés sur un an
Source : IGEDD, d?après DGFiP et Bases notariales
Les prix des logements anciens se redressent
Au premier trimestre 2025, les prix des logements
anciens se redressent de 1,0 % en glissement
trimestriel CVS-CJO après deux trimestres de stabilité
et six trimestres consécutifs de baisse. Cette hausse
est quasiment identique en Île-de-France et en
province (+ 0,9 %, après - 0,3 %, et + 1,0 %, après
+ 0,1 %) et très proche entre les maisons et les
appartements (+ 1,1 % et + 0,8 %).
Sur un an, les prix rebondissent légèrement en France
métropolitaine (+ 0,4 %, après - 2,1 %) et en province
(+ 0,7 %, après - 1,6 %) alors qu?ils continuent de
baisser, à un rythme faible, en Île-de-France (- 0,3 %,
après - 3,6 %).
Graphique 6 : prix des logements anciens
Évolution trimestrielle en % (T/T-1), CVS
Source : Notaires-Insee, indice des prix des logements anciens
1000
1050
1100
1150
1200
1250
1300
1350
20
30
40
50
60
70
80
90
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Crédits nouveaux Encours des crédits à l'habitat
Crédits nouveaux Encours des crédits à l'habitat
242
244
246
248
250
252
254
256
258
260
262
264
266
268
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Prêts yc rachats et renégociations
Prêts nc rachats et renégociations
800
850
900
950
1000
1050
1100
1150
1200
1250
1300
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Nombre de transactions
-3,0
-2,5
-2,0
-1,5
-1,0
-0,5
0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Île-de-France France métropolitaine
Province
Conjoncture de l?immobilier : résultats au premier trimestre 2025
Dans le secteur des activités immobilières,
l?emploi continue de se contracter
L?indice de chiffre d?affaires dans les activités
immobilières continue de progresser (+ 1,3 %, après
+ 0,7 %, en données CVS-CJO). Depuis son point bas
du quatrième trimestre 2023, il a crû un peu plus que
celui de l?ensemble des services (+ 7,2 %, contre
+ 6,3 %). En revanche, entre les quatrièmes trimestres
2021 et 2023, il a fléchi de 2,6 % tandis que celui de
l?ensemble des services a progressé de 19,5 %.
Le nombre de défaillances d?entreprises dans les
activités immobilières recule (- 6,8 %, après + 9,9 %,
en données CVS-CJO et en glissement trimestriel). Il
demeure toutefois à un niveau très élevé (620), après
avoir plus doublé depuis fin 2021.
Graphique 7 : chiffre d?affaires dans l?ensemble
des services et les activités immobilières
Indice base 100 en 2021, CVS-CJO
Source : Insee, indice de chiffre d?affaires
Dans le même temps, l?emploi dans les activités
immobilières continue de se contracter (- 1,0 % en
glissement trimestriel, après - 0,7 %). Avec
315 000 emplois, il se situe 4,4 % en dessous de son
point haut du quatrième trimestre 2022 (14 600 emplois
de moins). Comme au trimestre précédent, l?emploi
salarié recule davantage que l?emploi non salarié
(- 1,1 %, contre - 0,6 %). Ce dernier n?a diminué que
depuis le quatrième trimestre 2024 alors que le nombre
de salariés diminue depuis fin 2022 (- 6,3 % sur la
période).
Graphique 8 : emploi dans les activités
immobilières
Milliers d?emplois, CVS
Sources : Insee ; Dares
75
80
85
90
95
100
105
110
115
120
125
130
135
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Activités immobilières Ensemble des services
40
45
50
55
60
65
70
75
80
85
90
95
100
105
110
115
120
180
190
200
210
220
230
240
250
260
270
280
290
300
310
320
330
340
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Emploi salarié Emploi total
Emploi non salarié
Emploi non salarié Emploi salarié et emploi total
Évolution des loyers
L?indice de référence des loyers sert à la
revalorisation des loyers en cours de bail. Il est
calculé sur la base de l?évolution des prix à la
consommation. Alors que sa hausse avait été
plafonnée à 3,5 % jusqu?au premier trimestre
2024, cet indice continue de ralentir au premier
trimestre 2025 (+ 1,4 %, après + 1,8 %), en lien
avec le reflux de l?indice des prix à la
consommation (+ 1,1 %, après + 1,3 %).
Le rythme de hausse des loyers des résidences
principales ? de l?ensemble du parc, à
caractéristiques constantes ? est globalement
stable depuis le deuxième trimestre 2023, à
+ 2,4 % en glissement annuel (après + 2,4 % et
+ 2,3 %).
Graphique 9 : prix dans le marché locatif
Évolution annuelle en % (T/T-4)
Source : Insee, indice des prix à la consommation, indice de
référence des loyers, calcul SDES
Conjoncture de l?immobilier : résultats au premier trimestre 2025
L?ACTIVITÉ DE LA PROMOTION IMMOBILIÈRE
DEMEURE DÉGRADÉE
Les mises en vente de logements neufs aux
particuliers continuent de se redresser tandis que
les ventes poursuivent leur repli
Au premier trimestre 2025, les mises en vente de
logements neufs à destination des particuliers
continuent de se redresser (+ 4,7 %, après + 11,1 %,
en données CVS-CJO et en glissement trimestriel)
après quasiment deux ans de recul. Le nombre de
logements neufs nouvellement commercialisés s?établit
ainsi à 16 051, soit un niveau inférieur de 32 % à sa
moyenne des cinq dernières années (2020-2024).
À l?inverse, les ventes aux particuliers continuent de se
replier (- 7,9 %, après - 3,8 %) alors qu?elles s?étaient
redressées lors des trois premiers trimestres de 2024.
Avec 15 865 réservations, elles sont inférieures de
36 % à leur niveau trimestriel moyen des cinq dernières
années.
Graphique 10 : commercialisation des logements
neufs aux particuliers
Nombre de logements, CVS-CJO
Source : SDES, ECLN
Les annulations de réservation continuent de
légèrement diminuer. Elles représentent 16 % des
ventes, après 17 % au trimestre précédent. Elles
s?établissaient à 24 % des ventes au quatrième
trimestre 2023.
L?encours de logements neufs proposés à la vente
poursuit son recul mais moins nettement qu?au
trimestre précédent (- 0,4 %, après - 2,9 %). Il s?élève
à 117 905 logements, soit 10 % de moins qu?il y a un
an.
Le délai moyen d?écoulement des logements neufs
augmente légèrement après trois trimestres
consécutifs de baisse (+ 1 mois, après - 1 mois). Il
s?établit à 21 mois, après avoir atteint un point haut, à
25 mois, au quatrième trimestre 2023 et au premier
trimestre 2024, sous l?effet notamment de la forte
progression des délais moyens d?écoulement des
maisons.
Les ventes de logements aux institutionnels (ou ventes
en bloc) se redressent (+ 16,8 %, après - 14,9 %, en
données CVS-CJO). Elles s?élèvent à
12 859 réservations, soit 45 % de l?ensemble des
logements vendus (particuliers et institutionnels). Les
ventes aux bailleurs sociaux contribuent pour près de
deux tiers à cette hausse et représentent 81 % des
acquisitions en bloc ce trimestre.
Graphique 11 : ventes de logements neufs aux
institutionnels
Nombre de logements CVS-CJO
Source : SDES, ECLN
Les prix des logements neufs poursuivent leur
progression
Au premier trimestre 2025, les prix de production des
logements neufs (prix conclus entre les maîtres
d?ouvrage et les entreprises assurant les travaux)
progressent après trois trimestres consécutifs de
baisse (1,8 %, après - 1,6 % et - 2,9 %). Sur un an, les
prix continuent de reculer (- 3,7 %, après - 2,6 %).
Dans le même temps, les prix des logements neufs à
destination des particuliers poursuivent leur tendance à
la hausse amorcée au deuxième trimestre 2024
(+ 0,8 %, après + 0,1 % et + 0,9 %). Sur un an, ils
progressent également (+ 1,9 %, après + 0,5 %).
Graphique 12 : prix de production de la
construction neuve à usage d?habitation et des
logements neufs
Indice de prix de production base 100 2021
Indice des prix des logements neufs base 100 en moyenne
annuelle 2015
Source : Insee
40000
60000
80000
100000
120000
140000
13000
18000
23000
28000
33000
38000
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Mises en vente
Ventes
Encours de logements proposés à la vente
EMises en vente et ventes Encours de logements proposés à la vente
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Bailleurs sociaux Autres acquéreurs
E
113
115
117
119
121
123
125
127
129
131
133
92
96
100
104
108
112
116
120
124
128
132
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Prix de production (ICC) Prix des logements neufs
Prix des logements neufsPrix de production
Conjoncture de l?immobilier : résultats au premier trimestre 2025
Le chiffre d?affaires du secteur de la promotion
immobilière se dégrade à nouveau
Le chiffre d?affaires du secteur de la promotion
immobilière se replie après deux trimestres de quasi-
stabilité (- 4,6 %, après + 0,1 % et - 0,2 %, en CVS-
CJO), suivant notamment la contraction des ventes de
logements neufs aux particuliers. Il avait connu quatre
trimestres consécutifs de net recul à partir du deuxième
trimestre 2023 (- 23 % sur la période).
Les effectifs salariés dans la promotion immobilière
poursuivent leur recul, entamé depuis deux ans, mais
à un rythme plus modéré (- 0,5 %, par rapport au
trimestre précédent, après - 2,3 % et - 4,2 %). Sur an,
ils baissent de 10,0 %. Avec un peu plus de
24 800 salariés, ils sont inférieurs de 21 % à leur point
haut du quatrième trimestre 2022, soit un recul
d?environ 6 800 emplois.
Graphique 13 : chiffre d?affaires et effectifs
salariés de la promotion immobilière
Indice base 100 en 2021, CVS-CJO
Effectifs salariés en fin de trimestre
Sources : Urssaf, calcul SDES ; Insee, indice de chiffre d?affaires
LES MISES EN CHANTIER DE LOGEMENTS ET DE
LOCAUX DIMINUENT
Les autorisations de logements continuent de se
redresser alors que les mises en chantier
fléchissent
Au premier trimestre 2025, en données CVS-CJO, le
nombre de logements autorisés (88 900) continue de
se redresser (+ 5,7 % en glissement trimestriel, après
+ 4,2 % et + 2,2 %) mais demeure inférieur de 14 % au
niveau trimestriel moyen des cinq dernières années. La
hausse de ce trimestre est imputable à la nette
progression des autorisations en province (+ 9,0 %,
après + 1,6 %) Celles-ci se replient en Île-de-France
(- 9,6 %, après + 18,4 %).
Le nombre de logements commencés (71 800) fléchit
après un rebond au trimestre précédent (- 4,2 % en
glissement trimestriel, après + 9,5 %) et reste inférieur
de 19 % à la moyenne trimestrielle des cinq dernières
années. Cette baisse est liée au repli des mises en
chantier de logements collectifs en province (- 11,8 %,
après + 13,2 %) alors que le nombre de logements
commencés continue de progresser en Île-de-France
(+ 10,6 %, après + 7,1 %).
Graphique 14 : autorisations et mises en chantier
de logements en fréquence trimestrielle
Nombre de logements, CVS-CJO, estimations en date réelle
Source : SDES, Sitadel
Les surfaces de locaux non résidentiels
commencés poursuivent leur recul
En données brutes, cumulées sur un an, les surfaces
de locaux non résidentiels autorisés au premier
trimestre 2025 sont en légère hausse pour la première
fois depuis deux ans (+ 2,4 % en glissement annuel,
après 0,0 %). Elles s?établissent à 38,1 millions de m²,
soit un niveau légèrement supérieur (+ 1 %) à leur
niveau moyen des cinq dernières années.
À l?inverse, les surfaces de locaux commencés
continuent de reculer, poursuivant la tendance
amorcée il y a deux ans (- 8,8 %, après - 10,6 %). Avec
19,9 millions de m² mis en chantier sur 12 mois, elles
restent ainsi à leur plus bas niveau depuis le début de
la série en 2000. Ce chiffre correspond à environ la
moitié des surfaces annuelles commencées, en
moyenne, sur la décennie 2000.
Graphique 15 : surface de locaux non résidentiels
autorisés et commencés
Surface sur un an en milliers de m², en date de prise en compte
Source : SDES, Sitadel
24000
25000
26000
27000
28000
29000
30000
31000
32000
70
75
80
85
90
95
100
105
110
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Indice de chiffre d'affaires Effectifs salariés
Indice de chiffre d'affaires Effectifs salariés
60000
70000
80000
90000
100000
110000
120000
130000
140000
150000
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Commencés Autorisés
18000
22000
26000
30000
34000
38000
42000
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Autorisés Commencés
Conjoncture de l?immobilier : résultats au premier trimestre 2025
DANS LE BÂTIMENT, LE REPLI DE L?EMPLOI SE
POURSUIT
Les coûts de production dans le bâtiment
continuent de progresser modérément
Au premier trimestre 2025, en glissement trimestriel,
les coûts des matériaux dans le bâtiment se redressent
légèrement après six trimestres consécutifs de baisse
(+ 0,6 %, après - 0,6 %) alors que le coût du travail
dans la construction fléchit (- 1,1 %, après + 1,6 %).
Les coûts de production dans le bâtiment continuent de
progresser modérément en glissement trimestriel
(+ 0,6 %, après + 0,2 %) et sur un an (+ 1,4 %, après
+ 1,1 %).
Graphique 16 : coûts de production et des
matériaux dans le bâtiment et coût du travail dans
la construction
Indices des coûts de production et des matériaux dans le bâtiment
base 100 2021
Indice du coût du travail dans la construction base 100 2020
Source : Insee, calcul SDES
La baisse du nombre d?heures rémunérées et de
l?emploi se poursuit dans le bâtiment
Au premier trimestre 2025, le nombre d?heures
rémunérées des ouvriers du secteur du bâtiment
baisse pour le huitième trimestre consécutif (- 4,1 %,
en glissement annuel, après - 5,4 % au trimestre
précédent). Les heures rémunérées continuent
également de reculer dans les entreprises de travaux
de performance énergétique1 (- 4,6 %, après - 7,0 %),
dans un contexte de baisse des dépôts de dossiers
« MaPrimeRénov? » en 2024.
En données CVS et en glissement trimestriel, la
diminution de l?ensemble des effectifs salariés des
entreprises du bâtiment, amorcée depuis le deuxième
trimestre 2023, se poursuit (- 0,5 %, comme au
trimestre précédent). Les effectifs descendent ainsi à
1 265 600 salariés, en baisse de 3,3 % ? soit environ
42 300 emplois ? par rapport à leur point haut du
quatrième trimestre 2022.
1 Entreprises d?isolation, d?installation d?équipements
thermiques et de menuiserie bois-PVC.
Graphique 17 : effectifs salariés dans le bâtiment
Effectifs salariés (en milliers) en fin de trimestre, CVS
Source : Urssaf, calcul SDES
L?emploi intérimaire dans la construction (y compris
promotion immobilière et génie civil) fléchit à nouveau
après s?être redressé au trimestre précédent (- 3,4 %
en glissement trimestriel et CVS, après + 2,2 %). Avec
131 000 emplois, il descend à son plus bas niveau
depuis le troisième trimestre 2016, en dehors de la
période du premier confinement.
Les défaillances d?entreprises dans la construction
diminuent après un rebond au trimestre précédent
(- 11,5 %, après + 20,3 %, en données CVS-CJO et en
glissement trimestriel). Elles sont néanmoins
comparables à leur niveau trimestriel moyen très élevé
de 2024 (3 610 comparé à 3 720).
LES PERSPECTIVES SE DÉGRADENT UN PEU
DANS LE BÂTIMENT MAIS S?AMÉLIORENT DANS
LA PROMOTION IMMOBILIÈRE
Dans le bâtiment, les perspectives d?activité
demeurent négatives
Au premier trimestre 2025, le solde d?opinion des
entrepreneurs du bâtiment sur les perspectives
d?activité à l?horizon de trois mois continue d?être très
nettement inférieur à sa moyenne des années 2021 et
2022. Le solde relatif à l?activité liée à la clientèle privée
s?améliore alors que celui concernant la clientèle
publique se dégrade.
Le solde d?opinion sur les effectifs anticipés dans le
bâtiment diminue légèrement par rapport aux deux
trimestres précédents. Il est inférieur de 15 points à son
niveau moyen 2021-2022.
Graphique 18 : tendance d?évolution prévue des
effectifs et de l?activité dans le bâtiment
Solde d?opinion des entrepreneurs (en %), CVS
Source : Insee, enquête de conjoncture dans l?industrie du
bâtiment, calcul SDES
90
94
98
102
106
110
114
118
122
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Coûts de production Coût du travail
Coûts des matériaux
1160
1180
1200
1220
1240
1260
1280
1300
1320
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Effectifs salariés dans le bâtiment
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Tendance d'évolution prévue des effectifs
Tendance d'activité prévue
Conjoncture de l?immobilier : résultats au premier trimestre 2025
Le jugement sur les carnets de commandes dans le
bâtiment continue de se détériorer
Au premier trimestre 2025, le solde d?opinion sur les
carnets de commandes dans le bâtiment continue de
se dégrader. Il descend à un niveau inférieur à celui du
deuxième trimestre 2020, période du premier
confinement.
Les entreprises du secteur estiment que leurs carnets
de commandes leur assurent 7,9 mois de travail (en
données CVS), en stabilité par rapport au trimestre
précédent. Cette durée est inférieure de quasiment un
mois à sa moyenne de 2021-2022 (8,8 mois).
Graphique 19 : carnets de commandes dans le
bâtiment
Solde d?opinion des entrepreneurs (en %)
Carnets de commandes (en mois), CVS
Source : Insee, enquête de conjoncture dans l?industrie du
bâtiment, calcul SDES
Dans la promotion immobilière, les perspectives
s?améliorent sensiblement mais restent dégradées
En avril 2025, le solde d?opinion des promoteurs
immobiliers sur la demande de logement est un peu
moins négatif qu?au trimestre précédent. Il se
rapproche de sa moyenne de 2020-2024.
Le solde relatif aux perspectives de mises en chantier
à l?horizon de trois mois s?améliore nettement et
repasse légèrement au-dessus de sa moyenne des
cinq dernières années. Le solde pour les logements
destinés à la vente augmente fortement mais reste très
négatif alors que celui relatif aux logements destinés à
la location dans le secteur social progresse.
Graphique 20 : perspectives de mises en chantier
des promoteurs
Solde d?opinion des entrepreneurs (en %), CVS
Source : Insee, enquête de conjoncture dans la promotion
immobilière, calcul SDES
Les promoteurs se montrent bien plus optimistes que
lors du trimestre précédent quant aux perspectives
d?évolution des moyens de financement consacrés aux
achats de logements. Le solde associé rebondit
fortement et devient supérieur à sa moyenne de la
période 2020-2024 .
Enfin, la part des promoteurs désirant mettre à l?étude
de nouveaux projets continue de progresser (57 %,
après 53 % et 49 % aux trimestres précédents) et
retrouve son niveau moyen des cinq dernières années.
Graphique 21 : part des promoteurs immobiliers
désirant mettre à l?étude de nouveaux
programmes
En %, CVS
Source : Insee, enquête de conjoncture dans la promotion
immobilière
5,2
5,7
6,2
6,7
7,2
7,7
8,2
8,7
9,2
-40
-30
-20
-10
0
10
20
30
40
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Jugement sur le niveau du carnet de commandes
Jugement sur le niveau du Niveau du carnet de commande en
mois de travail
-7
-15
4
-65
-60
-55
-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
25
JanAvr Jul OctJanAvr Jul OctJanAvr Jul OctJanAvr Jul OctJanAvr Jul OctJanAvr
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Ensemble des logements
Destinés à la vente
Destinés à la location
Abs. de données en avril
2020 car enquête non
conduite
65
46
48
50
52
54
56
58
60
62
64
66
68
JanAvr Jul OctJanAvr Jul OctJanAvr Jul OctJanAvr Jul OctJanAvr Jul OctJanAvr
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Pourcentage d'entreprises désirant mettre à l'étude de nouveaux
programmes
Abs. de données en avril
2020 car enquête non
conduite
Conjoncture de l?immobilier : résultats au premier trimestre 2025
MÉTHODOLOGIE
Champ et sources
Les données utilisées pour la constitution de cette note
de conjoncture proviennent de l?Insee, de la Banque de
France, de la Dares et du service des données et
études statistiques (SDES). Certains indicateurs
portent sur des champs spécifiques, explicités dans le
Bulletin trimestriel des statistiques sur le logement et la
construction publié simultanément à la note.
Révision des données
Certaines données peuvent être révisées sur plusieurs
trimestres. C?est le cas notamment des estimations
flash de l?emploi par l?Insee, des transactions et des prix
dans l?ancien, des résultats de la commercialisation, du
volume des crédits à l?habitat ou encore des
estimations de la construction neuve issues de
Sit@del2. Les indicateurs soumis à révisions sont
revus chaque trimestre, avec les dernières données
disponibles, afin d?en améliorer la qualité. Au premier
trimestre 2022, les estimations trimestrielles d?emploi
ont été révisées par l?Insee à la suite de plusieurs
changements méthodologiques, dont notamment la
prise en compte de la nouvelle source de données que
constituent les déclarations sociales nominatives, et
l?intégration des alternants.
Définitions
Secteur de la construction : construction de bâtiments
résidentiels et non résidentiels, promotion immobilière, génie
civil, travaux de construction spécialisés. Il s?agit de la
section F de la nomenclature d?activités française rév.2
(NAF).
Secteur du bâtiment : activités de construction de
bâtiments résidentiels et non résidentiels, de démolition, de
travaux notamment d?installation électrique, de
chauffage et de conditionnement d?air, de plomberie,
d?isolation, de finition (plâtrerie, menuiserie, installation
de revêtement de sols et murs, peinture...), de
couverture. Ce secteur réunit le groupe 41.2 et une
partie de la division 43 de la NAF.
Secteur de la promotion immobilière : activité
consistant à réunir les moyens juridiques, financiers,
techniques et humains nécessaires à la réalisation de
projets immobiliers résidentiels et non résidentiels destinés
ultérieurement à la vente, qu?il s?agisse de bâtiments
neufs ou de réhabilitation. Il s?agit du groupe 41.1 de la
NAF.
Secteur des activités immobilières : activité des agences
immobilières, de location, d?exploitation et d?administration de
biens immobiliers et des marchands de biens immobiliers. Il
s?agit de la section L de la NAF.
Crédits nets à l?habitat : montant des crédits à l?habitat
contractés par les ménages, apuré des renégociations
et diminué des remboursements d?actif.
Crédits nouveaux à l?habitat : montant des crédits à
l?habitat enregistré en actif par les banques. Celui-ci
inclut donc les nouveaux achats mais également les
renégociations de crédits.
OAT : obligation assimilable du Trésor. Les OAT sont
des emprunts que la République française émet pour
financer les besoins de l?État à long terme.
Glissement annuel (GA) : le glissement annuel d?une
variable à un trimestre T donné correspond au taux
d?évolution (en %) obtenu en rapportant le niveau de la
variable en T à son niveau au même trimestre de
l?année précédente (T-4).
Glissement trimestriel (GT) : le glissement trimestriel
est obtenu en rapportant le niveau d?une variable à un
trimestre T à son niveau au trimestre précédent (T-1).
Indice de référence des loyers : cet indice fixe le
plafond d?augmentation annuelle des loyers que
peuvent exiger les propriétaires. Il se déduit de l?indice
du même trimestre de l?année précédente en lui
appliquant l?évolution entre ces deux périodes de la
moyenne sur douze mois consécutifs de l?indice des
prix à la consommation hors tabac et hors loyers (IPC).
Correction des variations saisonnières et des
jours ouvrables et CVS lissée
Les séries reflétant une activité socio-économique
peuvent être sensibles aux saisons ou au nombre de
jours ouvrables contenus dans la période. La série
corrigée des variations saisonnières (CVS) et/ou corrigée
du nombre de jours ouvrables (CJO), construite à partir
de la série initiale dite « série brute », permet de neutraliser
l?effet régulier des périodes de l?année pour mieux faire
ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions
exceptionnelles. Contrairement au glissement annuel, la
CVS permet de comparer directement chaque période
avec la période précédente. Une série brute ne
comportant aucune saisonnalité sera notée comme
une série CVS à coefficients nuls. La technique peut être
complétée, pour en améliorer encore la lisibilité, par une
moyenne mobile qui permet de faire ressortir l?évolution
de fond, c?est-à-dire la tendance de la série.
Benoit MATHIEU, SDES
Directrice de publication : Béatrice Sédillot
Dépôt légal : juillet 2025
ISSN : 2557-8510 (en ligne)
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques du logement et de la construction
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
mailto:diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr