Conférence des Nations Unies sur l'océan : les engagements de Nice pour l'océan
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Nations Unies
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Résumé
La 3? Conférence des Nations Unies sur l'Océan (UNOC3), tenue à Nice, a rassemblé 175 pays pour renforcer la gouvernance maritime. Elle a permis des avancées majeures : ratification du traité BBNJ, financement d'une économie bleue durable, lutte contre la pollution plastique et protection des écosystèmes. Ces engagements constituent une feuille de route ambitieuse pour l'Objectif de Développement Durable 14
Descripteur Urbamet
biodiversité
;pollution
;gouvernance
;coopération internationale
;économie circulaire
Descripteur écoplanete
océan
Thème
Environnement - Nature
Texte intégral
1
Les
engagements
de Nice
pour l?Océan
3ème Conférence Océan des Nations
Unies, Nice, 2-13 juin 2025
« Parce qu?après Nice, l?Océan se portera
vraiment mieux ». Sylvia Earle
Nice a gagné le pari de l?Océan. 175 États
membres des Nations Unies, 64 Chefs
d?État et de gouvernement, 28
responsables d?organisations onusiennes,
intergouvernementales et
internationales, 115 ministres, et 12 000
délégués, venus de tous les bassins
maritimes et représentant plus de 90 %
des zones économiques exclusives
mondiales et près de 85% du volume des
ressources liées à l?Océan, ont répondu
présents à l?invitation du Secrétaire
Général des Nations Unies et des
Présidents de la République française et
du Costa Rica, co-présidents de la 3ème
Conférence des Nations Unies sur
l?Océan, réunie à Nice du 9 au 13 juin
2025.
L?exceptionnelle mobilisation de toutes
les parties prenantes, galvanisées par les
menaces pesant sur le multilatéralisme et
la prescription scientifique, s?est
matérialisée par de nombreux
engagements de très haut niveau. Ces
engagements témoignent d?une
accélération inédite de l?agenda et de la
prise de décision sur des sujets comme la
gouvernance de la Haute Mer, la
sanctuarisation des grands fonds marins
et la protection renforcée des zones
économiques exclusives.
L?ensemble des acteurs de l?UNOC3 ont
fait part de leurs engagements
volontaires à titre individuel ou collectif
lors : des séances plénières de la
Conférence ; dans le cadre des dix Panels
pour l?action océanique de l?UNOC3 ; des
trois événements spéciaux des Nations
Unies, préalables à la Conférence et
consacrés à la science, à l?économie et à
la finance bleue ainsi qu?à la résilience
des villes et régions côtières et des petits
États insulaires en développement ;
pendant la Journée mondiale de l?Océan
le 8 juin ; dans le cadre de sommets
régionaux ou thématiques de niveau
Chefs d?Etat et de gouvernement ; dans
plus de 1 000 évènements parallèles
organisés à Nice et dans sa région, en
zone bleue et en zone verte, et
2
notamment dans la ?Baleine? et ses 16
pavillons thématiques, qui ont accueilli
près de 130 000 visiteurs du 2 au 13 juin
2025.
Ces « Engagements de Nice pour l?Océan
» illustrent par des actions résolument
concrètes la déclaration politique de
l?UNOC3 qui reflète les acquis du
multilatéralisme environnemental depuis
l?UNOC2 et l?accord des 193 États
membres de l?ONU et des parties non-
étatiques à renforcer solidairement
l?ambition en faveur de la protection de
l?Océan.
Ces « Engagements de Nice » constituent
ainsi dans leur globalité une feuille de
route ambitieuse pour l?ensemble des
États et parties prenantes dans le cadre
de l?Objectif de Développement Durable
14, pierre angulaire de la protection de
l?Océan à horizon 2030.
**
Plus grand sommet jamais organisé sur la
question de l?Océan en termes de
représentation politique à haut niveau,
de participation d?acteurs et
d?engagements fermes et ambitieux des
différentes parties prenantes, l?UNOC3 a
marqué la détermination de la
communauté internationale, y compris
des représentants du monde de la
recherche, de la société civile, des
populations autochtones et littorales,
des autorités régionales et locales, des
entreprises et des organismes financiers,
à :
? Construire une gouvernance
équitable fondée sur le droit et la
justice, assurer un pilotage à 360° de
tous les acteurs et instances liés à
l?Océan, renforcer le multilatéralisme
pour répondre à la dégradation
généralisée de l?état de santé de
l?Océan ; mettre un frein radical à la
pêche INN et à la surpêche
? Financer, développer fortement et
disséminer la connaissance de
l?Océan, y compris les savoirs
traditionnels, au profit de tous les
acteurs ; protéger les scientifiques et
accompagner leurs travaux
? Mobiliser d?importants nouveaux
financements publics et privés et
développer une économie bleue
durable et profitable aux populations,
pour atteindre les cibles de l?ODD 14 ;
planifier la décarbonation totale des
activités maritimes d?ici 2050
? Lutter contre toutes les formes de
pollution ; préserver la ressource
océanique et la biodiversité des
écosystèmes marins, dont ceux des
grands fonds marins, et faire face aux
effets du changement climatique
? Accélérer l?engagement des acteurs
régionaux et locaux, les coopérations
à l?échelle d?ensembles
géographiques ou de bassins
océaniques.
3
CONSTRUIRE UNE GOUVERNANCE
ÉQUITABLE FONDÉE SUR LE DROIT ET
LA JUSTICE, ASSURER UN PILOTAGE À
360° DE TOUS LES ACTEURS ET
INSTANCES LIÉS À L?OCÉAN
Qu?il s?agisse des zones économiques
exclusives, de la haute mer ou des grands
fonds marins, l?Océan est, avec la
ratification du traité « BBNJ », désormais
encadré par un corpus juridique
international, élaboré dans le cadre des
Nations Unies. Il est de la responsabilité
de tous les acteurs, étatiques comme non
étatiques, de respecter ce cadre, de
contribuer à son renforcement, et de
s?abstenir de toute action en dehors des
conventions, traités et accords
multilatéraux ou régionaux existants.
? Grâce à l?élan de la Conférence et à une
diplomatie bleue active, 50 États ont
déjà déposé leurs instruments de
ratification de l?accord
« BBNJ » (Biodiversity Beyond National
Jurisdiction) ; 6 États supplémentaires,
ayant achevé leur processus national
de ratification, et 12 États
supplémentaires, s?apprêtant à le faire,
se sont engagés à déposer leurs
instruments de ratification au plus tard
lors de la semaine de haut niveau de
l?Assemblée générale des Nations Unies
de septembre 2025. L?ensemble de ces
engagements assure ainsi l?entrée en
vigueur tant attendue de ce traité, qui
régule 64% de l?Océan et donc 50% de
la surface du globe, au plus tard en
janvier 2026. Il assure aussi la tenue,
cette même année, de la COP1 de
l?Océan. La rapidité du processus
d?application de cet accord, 2 ans
après son adoption à l?Assemblée
Générale des Nations Unies, est inédite
pour un texte traitant de la
gouvernance océanique ; la
Convention des Nations Unies sur le
droit de la mer avait mis 12 ans à entrer
en vigueur. Le Traité de la Haute Mer
est une avancée civilisationnelle
majeure pour l?humanité.
? Les États ont réaffirmé le rôle central
de l?Autorité internationale des fonds
marins (AIFM), créée en 1994 sous
l?égide des Nations Unies à Kingston,
pour encadrer les activités liées aux
ressources minérales dans les zones
situées au-delà des juridictions
nationales. Ils ont souligné que l?AIFM
est la seule instance compétente dans
cette Zone, reconnue comme
patrimoine commun de l?humanité, et
que toute activité d?exploitation des
fonds marins devra impérativement
s?appuyer sur un code minier rigoureux,
garant de la protection de la
biodiversité et des écosystèmes
marins.
? 37 pays se sont retrouvés autour d?une
position plus exigeante encore :
imposer une pause de précaution à
l?exploitation minière des fonds marins
en rappelant la nécessité d?explorer
d?abord les écosystèmes abyssaux
avant d?envisager une quelconque
exploitation de leurs ressources. Ces
États champions rappellent qu?une
approche basée sur la science est
nécessaire afin de ne pas détruire
irréversiblement des écosystèmes
4
fragiles et qui soutiennent la santé
globale de l?Océan. 23 Etats ont publié
une tribune conjointe afin de mobiliser
la communauté internationale en ce
sens. De grandes banques ont rejoint
ce mouvement en annonçant ne plus
envisager le financement de projets
d?extraction minière dans la Zone.
? 20 États champions, ayant à la fois
ratifié l?Accord BBNJ et soutenant le
moratoire sur l?exploitation des fonds
marins, s?apprêtent à constituer un
groupe de « Pionniers de l?Océan », afin
de mobiliser la communauté
internationale pour une gouvernance
ambitieuse de l?Océan. Ils prévoient
notamment de faire converger les
différentes agences spécialisées et
organisations affiliées des Nations
unies, y compris à l?échelle régionale
comme les organisations régionales de
gestion des pêches et les conventions
de mers régionales, autour d?un
objectif de protection renforcée de
l?espace maritime. Ce groupe est
ouvert à tout pays engagé
concrètement pour la protection de la
Haute Mer et des grands fonds marins.
Soucieux d?éradiquer la pêche illégale,
illicite et non déclarée, de mettre fin à la
surpêche et d?assurer un travail décent
en mer :
? 103 États ont aujourd?hui ratifié
l?accord dit « Fish 1 » de
l?Organisation Mondiale de
Commerce qui mettra fin aux
subventions à la pêche illégale, dont
14 au cours de l?année 2025 dans le
cadre de la mobilisation
internationale autour de l?UNOC. 23
pays ont désormais ratifié l?Accord
dit « du Cap » de l?Organisation
Maritime Internationale relatif à la
sécurité à bord des navires de pêche,
qui entrera en vigueur dès la
ratification d?assez de flottes pour
atteindre un total de 3 600 navires
de pêche. Alors que 2 935 navires
sont désormais éligibles,
l?engagement de plusieurs pays lors
de l?UNOC3 devrait permettre une
entrée en vigueur effective à la fin de
l?année 2025. Enfin, la Chine, pays
majeur dans les enjeux globaux de
pêche, a annoncé sa ratification du
Port State Measures Agreement
(PSMA) relatif aux mesures du
ressort de l?Etat du port de la FAO,
qui compte aujourd?hui 82 États
parties.
? De nouveaux États, tels que la Côte
d?Ivoire et la Belgique, se sont
engagés à garantir des conditions de
travail décentes pour les travailleurs
du secteur de la pêche en endossant
la Convention sur le travail dans la
pêche, adoptée en 2007 par
l?Organisation internationale du
Travail (OIT), portant le nombre
d?Etats parties à 24. Ces États ont
ainsi démontré leur engagement à
réduire les risques de travail forcé,
de traite des êtres humains et les
accidents en mer grâce à des normes
minimales du travail dans le secteur
de la pêche. Une campagne
5
internationale de ratification de
cette Convention a notamment été
initiée le 8 juin par le Royaume-Uni,
la France et l?OIT.
Acteurs de proximité et fins connaisseurs
des réalités maritimes, les élus locaux,
parlementaires et responsables
territoriaux ont exprimé leur volonté de
contribuer pleinement à la gouvernance
et à la gestion des enjeux liés à l?Océan,
notamment pour répondre aux attentes
des populations côtières :
? Réuni pour la première fois à
l?occasion de la Journée
Internationale de l?Océan, le 8 juin
2025, un « Parlement de la Mer » a
rassemblé plus de 250 parlementaires
représentant des pays de tous les
continents. Ces parlementaires
engagés ont créé
l?ICOP (Interparliamentary Coalition
for Ocean Protection), une coalition
inédite rassemblant des
parlementaires du monde entier
autour du même objectif de
préservation de l?Océan. Les membres
ont ainsi annoncé un ?paquet
législatif pour l?Océan? que chacun
s?engage à porter dans son propre
Parlement.
DÉVELOPPER EN PRIORITÉ LA
CONNAISSANCE DE L?OCÉAN AU
PROFIT DE TOUS LES ACTEURS
? Le One Ocean Science Congress a
réuni plus de 2000 scientifiques du
monde entier en amont de l?UNOC (3-
6 juin 2025, Nice). Ce Congrès a
transmis aux décideurs réunis lors de
la Conférence des recommandations
transversales sur le lien entre science
et politique, afin de les soutenir dans
la gestion des défis mondiaux liés à
l?Océan (impacts du dérèglement
climatique, extinction de la
biodiversité, surexploitation,
dégradation environnementale), ainsi
que sur les solutions nécessaires pour
y faire face. Un nouveau congrès de
cette importance se réunira en 2028
pour évaluer la prise en compte des
recommandations faites aux leaders.
? L?Océan reste à ce jour moins exploré
que la Lune et Mars. Afin d?accroître la
connaissance de l?Océan, notamment
par l?innovation et la science, un
grand programme d?exploration
scientifique de l?Océan, la « Mission
Neptune », a été annoncée à
l?UNOC3.
La mission réunira les expertises
océanographiques et les meilleures
technologies, y compris spatiales, afin
d?investir dans une connaissance utile
et accessible librement à toutes les
parties. Elle permettra de révéler les
opportunités offertes par l?Océan
ainsi que les pressions et menaces qui
pèsent sur les écosystèmes marins.
Elle fournira aussi la nouvelle base de
connaissance essentielle sur laquelle
s?appuiera la mise en oeuvre de
l?« Accord BBNJ ».
Les expertises européennes seront en
pointe sur cette mission
d?observation et d?exploration, avec
le soutien annoncé d?institutions
https://one-ocean-science-2025.org/oos2025-infographic-recommendations.png
https://one-ocean-science-2025.org/oos2025-infographic-recommendations.png
6
d?autres Etats dont la Chine, l?Inde, le
Chili, le Royaume-Uni, mais aussi la
Communauté du Pacifique ou des
acteurs privés tels que la Pink
Flamingos Society, dont OceanX et la
Fondation Tara.
? L?Alliance Space4Ocean, lancée à
Nice, sera axée sur la connexion entre
le secteur spatial et les acteurs marins
et maritimes afin de renforcer les
efforts de préservation, de
conservation et de protection de
l?Océan. Fondée sur la science et
exploitant les données spatiales, les
mesures in situ et des modèles
numériques les plus avancés,
l?Alliance permettra d?aborder les
défis critiques de l?Océan et des zones
côtières, contribuant ainsi aux ODD.
? La création de l?organisation
intergouvernementale ?Mercator
International Center for the Ocean?,
soutenue par 12 États européens, a
été actée lors de l?UNOC3 avec les
premières signatures de son traité
international par la Norvège et la
France. Issue de la transformation de
Mercator Ocean International, cette
organisation permettra de concevoir,
développer et exploiter des systèmes
numériques océaniques de classe
mondiale englobant la physique
marine, la biogéochimie et la
dynamique des écosystèmes. Elle
fournira les services d?information
numérique fiables, répondant aux
besoins de ses États membres. Elle
soutiendra ces derniers dans leurs
engagements dans la gouvernance
internationale de l?Océan, en
remplissant des missions de
Recherche et Développement, de
fourniture de Systèmes Numériques
Avancés et de co-développement
d?un Jumeau Numérique Global,
l?Océan Digital.
? À l?occasion de la Journée Mondiale
de l?Océan 2025 et dans le cadre de
l?UNOC3, la communauté des
chercheurs s?est engagée à publier
chaque année le Baromètre Starfish,
un rapport scientifique accessible à
tous, sur l?état de l?Océan, les
pressions exercées par l?activité
humaine et leurs impacts sociétaux.
Élaboré par des experts nationaux et
internationaux, ce baromètre revu par
les pairs contribuera à éclairer les
politiques publiques marines et à
sensibiliser la société civile, en soutien
direct aux ODD. Starfish,
représentant les cinq bras d?une étoile
de mer, sera une référence pour
rendre compte, avec transparence et
rigueur, des avancées réalisées,
assurant ainsi que la dynamique
initiée par l?UNOC se traduise en
résultats tangibles, mesurables et
solidement étayés par la science.
? En se fondant sur les priorités
identifiées par les États eux-mêmes, la
Plateforme Internationale pour la
Durabilité de l?Océan (IPOS) fournira
aux gouvernements des options
d?actions politiques sur mesure, co-
construites, fondées sur la science et
actionnables localement, afin de les
aider à respecter leurs engagements
internationaux en faveur de l?Océan.
7
? 140 universités marines du monde
entier se sont réunies pour la première
fois à l?UNOC afin d?initier
l?International Marine Universities
Network. La comparaison des
approches pédagogiques
internationales, le développement
des opportunités de formation pour
les étudiants et les professionnels, la
consolidation du dialogue entre le
monde académique, la société civile
et les décideurs politiques sont les
priorités en ligne avec la nécessité
d?établir et de renforcer les
interactions étroites entre les
scientifiques et les décideurs et de
promouvoir des politiques fondées
sur la science, favorisant la durabilité
à long terme de l?Océan, engageant le
public, encourageant l?inclusivité et
stimulant l?innovation par la
recherche interdisciplinaire.
? Après le sommet sur l?Intelligence
Artificielle organisé par la France en
février 2025, la Coalition pour une IA
écologiquement durable s?est élargie
pour inclure un volet consacré à
l?Océan, réunissant des acteurs de
premier plan dans le domaine des
technologies de l?information et de la
communication, la BlueTech, et de la
recherche
océanographique. L?intelligence
artificielle, telle que déjà utilisée,
permet de modéliser la pollution
plastique marine, d?anticiper l?érosion
côtière et d?optimiser les itinéraires
afin de réduire les émissions du
secteur maritime. Son utilisation doit
être intensifiée partout où elle s?avère
utile et, tout en veillant à contrôler
son empreinte environnementale.
? L?Organisation Maritime
Internationale et la Commission
Océanographique
Intergouvernementale (COI) de
l?UNESCO ont lancé l?initiative
« 10 000 bateaux pour l?Océan » afin
de renforcer l?observation de l?Océan,
en exploitant l?intelligence artificielle.
? La Décennie de l?action pour les
sciences de la cryosphère (2025-2034)
a été officiellement lancée le 8 juin
2025 à Nice en présence du Président
de la République française, du
Président de la République du
Tadjikistan et de la Directrice
générale de l?UNESCO. La fonte des
glaces des pôles et des glaciers est
responsable pour la moitié de
l?élévation du niveau de la mer. Les
moyens accordés à la recherche sur la
cryosphère seront cruciaux pour la
mise en place de mesures
d?adaptation des communautés et
écosystèmes face à l?effondrement de
la cryosphère.
? Dans le cadre de l?Année
internationale pour la préservation
des glaciers, une coalition soutenue
par la France et réunissant
scientifiques, société civile, sportifs et
philanthropes a été lancée à l?UNOC3
afin de renforcer l?action pour la
préservation de ces écosystèmes clés.
Un appel a été lancé pour intensifier
les actions d?atténuation du
8
changement climatique dans le cadre
des 10 ans de l?Accord de Paris, pour
augmenter la protection directe des
glaciers et écosystèmes postglaciaires
dans les territoires par leur
reconnaissance juridique et la
création d?aires protégées,
notamment en lien avec la motion de
protection des glaciers proposée au
Congrès mondial de l?UICN.
MOBILISER DE NOUVEAUX
FINANCEMENTS ET DÉVELOPPER UNE
ÉCONOMIE BLEUE DURABLE ET
PROFITABLE AUX POPULATIONS, À
L'APPUI DE L?ODD 14
Au Blue Economy and Finance Forum (7
juin 2025, Monaco) et à Nice :
? Un total de ¤8,7 milliards d?euros
d?investissements a été engagé pour
les cinq prochaines années par des
philanthropes, des investisseurs
privés et des banques publiques, en
soutien à une économie bleue durable
et régénératrice. La moitié de ces
financements est issue d?investisseurs
et de philanthropes réunis au sein
d?une initiative unique
« Philanthropies and Investors for
Ocean » dont l?objet est de mobiliser
encore plus de financements privés
pour l?Océan.
? 20 banques publiques de
développement représentant $7,5
milliards de dollars par an
d?investissement sur la finance bleue
durable se sont réunies au sein de la
coalition Océan du Finance In
Common. Cette coalition vise à
augmenter les financements, leurs
impacts et leur qualité.
? 80 organisations issues de 25 pays,
représentant un chiffre d?affaires
cumulé de ¤600 milliards d?euros et
employant 2 millions de personnes,
ont approuvé l?appel à action
« Business in Ocean ». Les entreprises
s?y engagent à intégrer les risques et
opportunités liés à l?Océan dans leurs
stratégies, à divulguer leurs impacts
sur l?environnement marin, à investir
dans des solutions favorables à
l?Océan, et à soutenir une transition
juste.
? 15 grandes entreprises pionnières et
grands réseaux du tourisme et
transport maritime ont annoncé le
lancement d?un Pacte pour un
tourisme bleu durable afin d?accélérer
la définition et la mise en oeuvre
d?engagements visant à conduire la
transition durable et neutre en
carbone du secteur du tourisme,
mobiliser des partenariats public-
privé pour renforcer les fondations du
tourisme durable et établir un groupe
de travail sur le tourisme maritime et
côtier, réunissant gouvernements,
destinations, industrie et société
civile.
? Le Forum a également servi de
plateforme de lancement pour de
nouveaux engagements sur les ports
durables et le transport maritime, à
commencer par ceux issus de l?accord
historique sur la tarification du
9
carbone négocié au sein de l?OMI. Cet
accord obtenu au printemps 2025
scelle la décarbonation totale du
transport maritime à horizon 2050.
Réaffirmé par les pays et les
armateurs présents à Nice, il devrait
mobiliser $100 milliards de dollars au
cours des dix prochaines années en
faveur des carburants propres, de la
transition énergétique maritime dans
les pays du Sud, et du développement
du transport vélique.
? Un groupe d?organismes des Nations
Unies et de partenaires mondiaux
invitent les Etats membres de l?ONU,
le secteur privé et la société civile à
engager un dialogue autour de la
conception d?un mécanisme de
finance mixte global sur toutes les
cibles de l?ODD14, intitulée One
Ocean Finance Facility, notamment
afin de mieux intégrer les pays en
développement aux chaînes de valeur
mondial.
LUTTER CONTRE TOUTES LES FORMES
DE POLLUTION, PROTÉGER LES
ESPACES ET LES ESPÈCES OCÉANIQUES
? Afin de susciter un élan international
en faveur d?un traité mondial pour la
lutte contre la pollution plastique, 96
pays ont signé à Nice une déclaration
intitulée « Nice wake up call for an
ambitious plastics treaty ». A
l?approche des négociations qui se
tiendront en août 2025 à Genève,
cette mobilisation massive pour des
mesures fortes, notamment sur
l?inclusion de mesures contraignantes
dans le traité et sur l?ensemble du
cycle de vie du plastique, en
particulier sur la réduction de la
production, est un signal politique
majeur.
? Les ministres de la Méditerranée ont
adopté une déclaration
d?engagement à soutenir l?adoption
du traité international et à le mettre
en oeuvre à l?échelle du bassin
méditerranéen, valorisant ainsi
l?avant-garde de la région
particulièrement touchée par la
pollution plastique.
? Le projet Circemed, réseau
méditerranéen de l?économie
circulaire, a été lancé à Nice pour
mettre en oeuvre des solutions
concrètes alternatives au plastique
dans la région méditerranéenne.
? Contre la pollution générée par
l?échouage des sargasses dans les
Caraïbes, la France, le Mexique, le
Costa Rica et la République
Dominicaine, ainsi que les
organisations régionales, ont lancé un
Plan d?action international contre les
sargasses (PAIS), fléau qui dégrade les
côtes et la qualité de l?air littoral.
? L?objectif de Kunming-Montréal de
protection de 30% des terres et des
mers d?ici 2030 doit guider l?ambition
pour l?Océan. A la veille de l?UNOC,
8,4% de l?Océan était protégé, selon
Protected Planet. Grâce à la
10
mobilisation des 14 États qui se sont
engagés à étendre leurs réseaux
d?aires marines protégées, ce sont
plus de 10% qui sont désormais
protégés. Le mouvement accéléré à
Nice s'intensifie grâce aux prises de
conscience et projets annoncés par
de nombreux États marins. Plusieurs
pays se sont engagés à anticiper la
mise en oeuvre du traité BBNJ, en
identifiant de potentielles aires
marines protégées en haute mer. La
première aire marine protégée
transnationale en haute mer a
notamment été annoncée par le
Costa Rica, conjointement avec
l?Equateur et la Colombie.
? La France a contribué à cet effort sur
la scène internationale. La Polynésie
française a annoncé la création de
l?aire marine protégée de Tainui Atea,
qui couvrira l?ensemble de la zone
économique exclusive, soit 4,55
millions de km², y compris une partie
en protection stricte (1 100 000km² à
ce stade). A l?horizon 2026, la France
s?est engagée à couvrir 78% de sa zone
économique exclusive par des aires
marines protégées, dont 14,8% en
protection forte.
? A l?occasion de Nice, 19 Etats ont
annoncé la mise en place de plans
nationaux visant à protéger et
restaurer les écosystèmes océaniques
tels que les mangroves, ainsi qu?à
gérer les déchets côtiers notamment
plastiques.
? S?agissant des méthodes de pêches
destructrices, des Etats ont pris des
engagements forts, tel que le
Danemark annonçant l?interdiction
du chalutage de fond dans l?ensemble
de sa ZEE, ou la France annonçant
interdire le chalut de fond, mais aussi
toutes les activités minières, dans les
zones cartographiées sur une base
scientifique, concertées avec les
pêcheurs.
? A Nice, des efforts ont également été
portés sur la protection des requins et
des raies car plus d?un tiers (37,5%)
sont menacés d?extinction. L?appel
Sharks++ lancé par le WWF, l?Union
pour la Conservation de la Nature
(IUCN), d?autres ONG et la
Convention sur la conservation des
espèces migratrices, soutenu par la
France, l?Australie, l?Equateur, les
Maldives, Malte, Panama, la
République du Congo, l?Espagne et le
Royaume-Uni, vise à enrayer
l?extinction des requins et des raies
les plus menacés.
? Le premier sommet international
consacré aux Deltas du Monde, ces
zones humides à l?interface des
fleuves et de l?Océan, s?est déroulé le
9 juin 2025, co-porté par le Premier
Ministre du Vietnam, le Président de la
République d?Irak et le Président de la
République de Colombie. Véritables
réserves de biosphère, les deltas
génèrent plus de 6% du PIB mondial
tout en n?occupant qu?environ 0,65%
de la surface des terres émergées.
11
Témoignant à la fois de la richesse et
la diversité de ces espaces mais aussi
de leurs vulnérabilités communes, le
sommet a permis d?initier une
collaboration nouvelle entre les
dirigeants et acteurs locaux de régions
deltaïques sur la gestion de la
ressource de l?eau, des solutions
concrètes fondées sur la nature ou
préservant la nature, et
l?accompagnement des acteurs
locaux.
? Sous l'impulsion de l?OMI, 37 Etats ont
créé une coalition contre la pollution
sonore dans le but de préserver les
espèces marines des conséquences
sonores des activités anthropiques,
notamment le transport maritime.
ACCÉLÉRER L?ENGAGEMENT DES
ACTEURS RÉGIONAUX ET LOCAUX, LES
COOPÉRATIONS À L'ÉCHELLE
D?ENSEMBLES GÉOGRAPHIQUES OU DE
CONTINENTS
? Afin de permettre une meilleure
inclusion de l?Océan dans les
politiques extérieures de l?Union
européenne, ainsi qu?une meilleure
synergie entre les politiques de
l?Union européenne (UE), le premier
Pacte européen pour l?Océan a été
présenté le 9 juin 2025 par la
Présidente de la Commission
européenne, aux côtés du Président
du Conseil européen, et de plusieurs
chefs d?État et de gouvernement des
États membres.
Lors de l?UNOC3, l?UE s?est engagée à
hauteur d?environ 1 milliard d?euros
dans pour l?Océan, qui seront investis
dans les priorités du Pacte :
o Restaurer la santé de l?Océan et sa
productivité à travers une
gouvernance intégrée et des
pratiques régénératives
o Accélérer le développement d?une
compétitivité durable de
l?économie bleue
o Soutenir le développement des
communautés côtières et
insulaires
o Renforcer la sécurité maritime et la
résilience
o Soutenir la recherche océanique et
l?innovation, notamment au
travers du développement du
Jumeau numérique de l?Océan,
ainsi que de la grande mission
d?observation et d?exploration dite
?Neptune?
o Renforcer la diplomatie océanique
de l?UE et une gouvernance
internationale basée sur le droit.
? La Convention de Barcelone sur la mer
Méditerranée a célébré son
cinquantième anniversaire lors de
l?UNOC3, par l?adoption, par ses 22
parties, d?une déclaration politique
ambitieuse. Celle-ci reconnaît le rôle
de la Convention dans la protection
de la mer Méditerranée. Les parties
s?engagent à agir pour lutter contre le
changement climatique, plus fort en
12
Méditerranée qu?ailleurs, mais aussi
contre la dégradation de la
biodiversité et la pollution plastique.
Dans ce cadre, l?entrée en vigueur de
la zone SECA (zone à faibles émissions
d?oxydes de soufre) constitue une
avancée environnementale concrète.
? Les Conventions des mers régionales,
sous l?égide du PNUE, ont renforcé à
l?UNOC3 leur dialogue avec les
organisations régionales de gestion de
la pêche, en vue de renforcer les
synergies nécessaires entre les enjeux
environnementaux et ceux de la
pêche.
? 6 Chefs d?État et de gouvernement
méditerranéens, des organisations
internationales et des entreprises se
sont réunis autour du Président de la
République française lors d?un
Sommet Pour une Méditerranée
Connectée le 9 juin 2025 pour
échanger sur les connectivités
terrestres, maritimes et numériques
dans la région. A cette occasion, un
ensemble de projets autour du
corridor IMEC ont été mis en avant.
L?Union européenne a levé ¤5,9
milliards d?euros, générant un effet de
levier à ¤27,2 milliards d?euros en
financement privé. Les ports
méditerranéens ont annoncé le
lancement d?un grand effort de
mobilisation pour la décarbonation
des ports, jusqu?à la prochaine COP24
en Egypte de la Convention de
Barcelone.
? 45 Etats dont 13 Chefs d?Etat et de
gouvernement, le Secrétaire Général
des Nations Unies et des
représentants d?organisations
internationales se sont réunis lors d?un
Sommet sur l?Afrique pour l?Océan le
9 juin 2025, co-présidé par le
Président de la République et Son
Altesse Royale, le Roi du Maroc,
représenté par Son Altesse Royale, la
Princesse Lalla Hasnaa. La déclaration
de l?Afrique pour l?UNOC3 a été
présentée et rappelle le lien
intrinsèque entre l?Océan et l?Afrique
et la nécessité de développer des
infrastructures maritimes durables
résilientes pour promouvoir
l?économie bleue sur le continent.
? Parallèlement, un Pacte pour une
Afrique bleue durable proposera lors
des éditions 2025 et 2026 du Blue
Africa Summit (Tanger) une feuille de
route maritime immédiatement
applicable et permettant au
continent de prendre toute sa place
dans le concert des grandes
puissances maritimes.
? Co-organisé avec le Président de la
République de Palaos et la Première
ministre de la Barbade, le Forum
mondial des îles a réuni, des 8 au 10
juin 2025, 30 États et territoires
insulaires de tous les continents. Les
Chefs d?État et de gouvernement
présents ont à cette occasion pu
promouvoir les solutions concrètes
développées par et pour les États
insulaires pour développer une
13
économie bleue durable, protéger
leurs écosystèmes marins et lutter
contre la pollution plastique :
o Dans le cadre du Pacte pour la
Prospérité des Peuples et de la
Planète (4P), le Forum mondial des
îles a appelé à la meilleure prise en
compte de la vulnérabilité
multidimensionnelle au travers
d?une coalition de bailleurs
internationaux pour renforcer
l?équité, l?efficacité et la
transparence dans l?allocation des
financements internationaux.
o Le Forum a également abordé les
enjeux de décarbonation du
transport maritime, aspect majeur
à la fois pour la connectivité des
îles et leur approvisionnement, et
pour l?atteinte des objectifs
climatiques internationaux ; la
pollution des côtes et des cours
d?eau, notamment plastique, et
l?importance de réaffirmer la
nécessité d?aboutir à un traité
mondial ambitieux pour mettre
fin à la pollution plastique ; ainsi
que la préservation et valorisation
des écosystèmes marins afin de
mobiliser pour l?atteinte de
l?objectif de protéger 30% des
terres et 30% de l?Océan d?ici
2030.
o La France a également annoncé
que Mayotte pourra engager
formellement les démarches pour
obtenir le classement de sa
double barrière de corail au
patrimoine mondial naturel de
l'UNESCO. Le lagon de Mayotte,
d'une superficie de 1 500 km2, est
le second plus grand au monde. Sa
double barrière de corail abrite
une biodiversité d'une richesse
exceptionnelle : 250 espèces de
coraux recensés, plus de 600
espèces de poissons.
? Le 6ème Sommet Pacifique-France
s?est tenu le 10 juin 2025 en marge de
l?UNOC3. Dix chefs d?Etat et de
gouvernement du Pacifique étaient
réunis autour du Président de la
République en présence de
représentants ministériels de
l?ensemble des membres du Forum
des Îles du Pacifique et des
organisations régionales, ainsi que des
présidents du gouvernement de
Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie
française et de l?assemblée territoriale
de Wallis-et-Futuna.
Ce sommet a permis de mettre en
valeur l?apport exceptionnel des Etats
insulaires du Pacifique à la
préservation de l?Océan, tout en
soulignant l?engagement commun
avec la France sur ce sujet. L?accent a
été mis sur la coopération en matière
de lutte contre le changement
climatique, de sécurité régionale, de
connectivité et de valorisation de la
culture du Pacifique. Dans la
continuité de l?engagement renforcé
de la France dans le Pacifique, le
Président de la République a annoncé
la contribution de la France à hauteur
de ¤2 millions d?euros à la Pacific
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Resilience Facility du Forum des Îles du
Pacifique, dans sa phase de
capitalisation.
? La Communauté du Pacifique a
annoncé la création d?un Pacific
Center of Deep Ocean Science
permettant une observation régionale
des écosystèmes abyssaux, basée
notamment sur une approche de
terrain et intégrant les connaissances
et savoir-faire traditionnels.
? Plus de 1 200 délégués, 450 maires,
gouverneurs et représentants de
collectivités littorales, et chefs de
gouvernement de petits Etats
insulaires, ainsi que des partenaires de
la société civile, ONG, organisations
internationales et réseaux de réseaux
de villes et régions de plus de 120 pays,
se sont réunis à l?occasion du Ocean
Rise and Coastal Resilience Summit (7
juin 2025, Nice).
Ces représentants de près d?un
milliard d?habitants menacés par
l?élévation du niveau de la mer et
toutes les conséquences du
dérèglement climatique ont participé
à l'institutionnalisation de la coalition
Ocean Rise and Coastal Resilience, qui
sera hébergée par l?UNOPS et le Global
Center for Climate Mobility de
l?UNOPS, autour d?un plan d?action en
cinq axes afin de faire face au défi
existentiel posé par l?élévation du
niveau de la mer aux collectivités
littorales (partage de solutions,
renforcement des connaissances,
renforcement des capacités,
financement de l?adaptation
spécifique aux collectivités littorales,
plaidoyer pour les intérêts des
communautés côtières au sein des
entités multilatérales).
A l?occasion de ce Sommet, les
membres et partenaires de la Coalition
Ocean Rise & Coastal Resilience ont
annoncé des engagements au profit de
ses futurs membres :
o La mission Océan de la
Commission européenne a
annoncé 45 millions d?¤ pour les
projets d?adaptation des villes,
régions et îles dans le cadre de son
programme « Horizons Europe.
o L?Agence spatiale européenne
(ESA) a annoncé le lancement d?un
appel à projets pour les
collectivités locales de ¤50 000 à
¤3 millions d?euros pour l?analyse
du risque pour les communautés
littorales s?appuyant sur de la
donnée spatiale.
o Le Centre mondial pour la
Mobilité Climatique (GCCM)
dédie ¤5 millions d?euros de son
fonds C-CAF sous forme de
subventions.
o Un partenariat avec l?Alliance
Space4Ocean a été initié afin
d?aider les villes dans leur
planification en partageant les
données satellitaires.
15
? 200 représentants de peuples
autochtones et de communautés
océaniques du monde entier se sont
réunis à Nice pour faire entendre leur
voix et présenter leurs interpellations
aux dirigeants à l?occasion de la
Journée mondiale de l?Océan. La
Coalition « One Oceana » lancée à
cette occasion permettra de porter
ces revendications et de mettre en
oeuvre une gouvernance concertée
avec les communautés les plus
concernées par les changements liés à
l?Océan.
? Constituée à Nice, la plateforme
Women Actions for the Ocean réunit
d?ores et déjà plus de 2 000 femmes
engagées pour l?Océan, représentant
45 pays. Cette plateforme a pour
ambition de mettre en lien les
expériences et expertises de femmes
engagées et actives pour l?océan.
? 30 organisations de jeunesse
représentant 1,2 millions de jeunes ont
participé à la rédaction d?un Manifeste
Mondial des Jeunes Citoyens de
l?Océan. Les ambassadeurs de ces
organisations ont interpellé les
autorités lors de la Prise de la Baleine
par la Jeunesse, le 12 juin 2025, afin de
faire valoir leurs revendications et
recommandations pour une meilleure
protection de l?Océan.
? L?ensemble de ces acteurs, trop
souvent oubliés, associations,
populations autochtones,
communautés locales, femmes,
jeunes, citoyens et usagers de la mer,
chercheurs, entrepreneurs demande
que leur représentation soit désormais
systématiquement assurée dans
toutes les instances des Nations unies
et lors de toutes les négociations
concernant la gouvernance et la
protection de l?Océan. Ils porteront,
entre autres sujets, la question du
respect des personnes, les droits
humains et sociaux et la
reconnaissance juridique de l?Océan
comme un espace humanitaire.
**
L?UNOC3, par l?exceptionnelle
mobilisation de toutes et tous, a tracé un
chemin et un agenda de l?action. Il reste
cinq années pour atteindre les cibles de
l?ODD 14, y compris à travers les
prochaines COP climat et biodiversité et
le Congrès mondial de l?UICN et
évidemment la COP1 de l?Océan. Nice à
ouvert un nouveau chapitre
transformateur de l?action océanique
globale, dont la planète a aussi
impérieusement besoin.