État des lieux des ventes et des achats de produits phytopharmaceutiques en France en 2023
PARISSE, Sandrine
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p></p>
Editeur
Ministères Aménagement du Territoire, Transition écologique
Descripteur Urbamet
pollution
;vente
;achat
;agriculture
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
produit phytosanitaire
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
L A BT AD A Essentiel
État des lieux des ventes et des achats
de produits phytopharmaceutiques
en France en 2023
Depuis le début de la décennie 2010, les ventes de produits
phytopharmaceutiques, appelés plus communément
«produits phytosanitaires», sont restées à des niveaux
élevés même si elles amorcent une légère baisse depuis
deuxans pour s?établir à 65600tonnes en 2023. Parmi
celles-ci, les ventes de substances actives n?entrant pas
dans les usages de l?agriculture biologique ou dans le cadre
du biocontrôle ont toutefois nettement diminué (-18%
entre 2009-2011 et 2021-2023). Les molécules classées
comme les plus préoccupantes sont également moins
commercialisées : les achats de substances actives
classées cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR)
sont ainsi passés de 17600t en moyenne annuelle sur la
période 2015-2017 à 11100t sur la période 2021-2023, soit
une baisse de37%. Les herbicides représentent presque
la moitié des quantités de substances actives vendues en
2023. La cartographie des ventes reflète en large partie les
spécialisations agricoles locales.
JUIN 2025
Les données de la Banque nationale des ventes alimentées
par les distributeurs de produits phytopharmaceutiques
(BNV-D) permettent de suivre les volumes vendus de
substances actives (hors adjuvants) contenues dans les
produits phytosanitaires (voir encadré 1).
LÉGÈRE BAISSE DES VENTES DE SUBSTANCES
ACTIVES DEPUIS 2022
Depuis le début des années 2010, la quantité totale de
substances actives vendues en France fluctue autour de
68000 tonnes (t), avec des variations annuelles marquées, liées
aux conditions climatiques et aux comportements de stockage.
Les ventes de substances actives ont ainsi connu un pic en
2018 (84800t, soit +20% par rapport à 2017), suivi d?une
forte baisse en 2019 (54500t, soit -36% par rapport à 2018),
en raison d?achats anticipés fin 2018 dans la perspective de
MINISTÈRES
AMÉNAGEMENT
DU TERRITOIRE
TRANSITION
ÉCOLOGIQUE
Graphique 1: évolution des quantités de substances actives vendues
En tonnes
Notes: UAB = utilisable en agriculture biologique. CMR =substances considérées comme les plus toxiques «cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques»
avecCMR1 pour «avéré ou présumé» et CMR2 «suspecté». Hors Banole pour la Martinique.
Champ: France entière.
Source : BNV-D. Traitements: OFBet SDES, 2024
Substances ni UAB ni biocontrôle classées CMR1 Substances ni UAB ni biocontrôle classées CMR2 Substances ni UAB ni biocontrôle classées non CMR
Substances UAB et/ou biocontrôle classées non CMR Total des substances vendues
100000
80000
60000
40000
20000
0
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
État des lieux des ventes et des achats de produits phytopharmaceutiques
en France en 2023
l?augmentation du taux de redevance pollutions diffuses début
2019. En 2023, les ventes s?établissent à 65600t, en baisse
de 3% par rapport à 2022 et 6% par rapport à 2021.
Les substances se répartissent entre celles dites
«conventionnelles», à large dominance de synthèse, dont la
diminution d?usage est recherchée et celles utilisables en
agriculture biologique (UAB) et en produits de biocontrôle dont
l?usage peut être amené à se développer en remplacement
des substances de synthèse grâce à la réglementation et aux
recherches de substitution.
Les ventes de substances actives utilisables en agriculture
biologique et/ou en produits de biocontrôle ont continûment
augmenté depuis le début de la décennie 2010, passant de
10300t en 2010 à près de 26000t en 2021, avant d?amorcer
une baisse (-8% entre 2021 et 2023) pour atteindre 23800t
en 2023 (graphique 1). Les ventes de substances actives dites
«conventionnelles» sont quant à elles nettement plus faibles
depuis le début des années 2020 après être restées
globalement stables au cours de la décennie 2010: 42900 t
en moyenne annuelle sur la période 2020-2023, après 52200t
en moyenne entre 2010 et 2019. Elles représentent 64% des
ventes en 2023, contre 83% en 2010.
16% DES VENTES CORRESPONDENT AUX
SUBSTANCES LES PLUS PRÉOCCUPANTES
POUR LA SANTÉ HUMAINE
La proportion des substances les plus préoccupantes pour
la santé humaine dans l?ensemble des ventes présente aussi
une tendance générale à la baisse. Entre 2010 et 2023, la part
des substances actives classées «cancérogènes, mutagènes
et reprotoxiques» (CMR) a ainsi diminué de moitié passant
de 32% à 16% des ventes, soit de 19500t à 10300t. Sil?on
tient compte uniquement des substances actives n?entrant
pas dans les usages de l?agriculture biologique ou dans le
cadre du biocontrôle, la part des substances les plus toxiques
passe de 38% à 24% entre 2010 et 2023. Parmi ces
substances, les CMR1 désignent celles dont le danger est
avéré, c?est-à-dire prouvé chez l?être humain (catégorie 1A)
ou fortement présumé fondé sur des études animales
(catégorie 1B). Les substances CMR2 indiquent celles dont
le danger est suspecté, les données disponibles conduisant
à une forte présomption sans conclure avec certitude.
Les substances CMR1 ne sont quasiment plus
commercialisées (0,1% des ventes en 2023). Les ventes de
substances les plus préoccupantes pour la santé humaine
concernent donc désormais presque exclusivement les
substances CMR2.
Parmi les substances CMR, les baisses concernent
principalement les molluscicides et fongicides dont les
quantités ont diminué respectivement de 62% et 59% au
niveau national. En revanche, la baisse est limitée pour les
herbicides (-9%), alors que les achats d?insecticides ont
augmenté de 18%. Cette augmentation des insecticides les
plus toxiques s?explique par un recours accru au phosmet
jusqu?en 2022, pour lutter contre certains ravageurs altises
et les charançons. Les ventes de phosmet représentent 78%
des insecticides CMR sur la période 2020-2022 (367t en
moyenne annuelle), contre 24% sur la période 2015-2017
(68t). À la suite de l?interdiction de cette substance fin 2022,
les insecticides CMR ont très nettement diminué en 2023
(-76% par rapport à 2022) pour atteindre 82t.
Les cinq substances CMR2 les plus commercialisées
en 2023 sont quatre herbicides (la pendiméthaline 1800t,
le chlorotoluron 1300t, l?aclonifen 1000t, la propyzamide
1000t) et un fongicide (le folpel 900t).
UNE DÉPENDANCE AUX HERBICIDES
«CONVENTIONNELS» TOUJOURS IMPORTANTE
En 2023, les herbicides représentent 46% des substances
vendues, les fongicides 40%, les insecticides 10%, les5%
restant étant constitués d?autres produits, comme les
régulateurs de croissance.
Ces parts sont relativement stables, avec toutefois des
variations selon les conditions sanitaires et climatiques: une
utilisation accrue de fongicides s?observe ainsi les années
de forte pluviométrie (comme l?année 2014 et le printemps
2018), tandis que les années caractérisées par des
températures élevées, telles que 2021 et 2022, favorisent
un usage accru d?insecticides.
Au-delà de ces variations interannuelles, des évolutions
importantes s?observent dans l?utilisation de ces substances.
Ainsi, une part croissante des fongicides et des insecticides
est désormais utilisée en agriculture biologique et en
biocontrôle: ces usages représentent 66% des ventes de
fongicides en moyenne sur la période 2021-2023, contre
34% sur la période 2009-2011 et 85% des ventes
d?insecticides sur la période 2021-2023, contre 33% sur la
période 2009-2011 (graphique 2). Au total, en 2023, les ventes
de produits UAB ou biocontrôle sont constituées pour 73%
de fongicides et pour 23% d?insecticides, les herbicides et
les régulateurs de croissance étant très peu utilisés
(respectivement 3% et 1% des ventes UAB et biocontrôle).
ENCADRÉ 1
Intérêts et limites de l?indicateur
«quantité de substances actives»
(QSA)
L?indicateur QSA permet de suivre les quantités de substances
actives (hors adjuvants) contenues dans les produits
phytosanitaires. Disponible annuellement et déclinable par
famille de produits, il rend compte de l?évolution des usages,
même s?il doit être interprété avec prudence.
Exprimé en tonnes de substances vendues, il agrège en effet
des substances pouvant avoir des efficacités très variées
àpoids égal. Ainsi, la substitution de certaines substances
pard?autres plus efficaces à moindre dose peut contribuer à
labaisse de l?indicateur alors même que l?intensité de
traitement reste inchangée. À l?inverse, le développement
desusages en agriculture biologique ou biocontrôle peut avoir
un impact à la hausse sur les volumes de substances vendues,
alors même que les substances utilisées sont moins nocives
pour la santé ou l?environnement. Par exemple, les insecticides
vendus en biocontrôle sont très souvent à base d?huile comme
l?huile paraffinique, de vaseline ou de colza. Or ces huiles,
biodégradables et n?entraînant pas de résistance (action
physique uniquement), doivent être consommées en quantités
importantes pour être efficaces.
Pour éclairer les pratiques culturales au cours d?une campagne,
il est ainsi utile de compléter cet indicateur par des indicateurs
de fréquence de traitement.
État des lieux des ventes et des achats de produits phytopharmaceutiques
en France en 2023
En agriculture biologique, les fongicides et insecticides
peuvent être remplacés par des solutions de biocontrôle
grâce à l?action de prédateurs naturels ou d?agents
biologiques ciblant les maladies ou les ravageurs.
Acontrario, les mauvaises herbes restent difficiles à
éliminer et les alternatives aux herbicides reposent
essentiellement sur des méthodes mécaniques coûteuses
financièrement et en temps. La difficulté à contrôler les
adventices par des moyens biologiques explique la part
croissante qu?occupent les herbicides dans les ventes de
substances «conventionnelles»: 68% des ventes en
moyenne sur la période 2021-2023 contre 53% sur celle
de 2009-2011. Lapart des fongicides et des régulateurs
de croissance dans les substances «conventionnelles»
tend à diminuer (respectivement 22% et 7%), alors que
les insecticides «conventionnels» ne sont quasiment pas
utilisés (2%).
Au sein des herbicides, des substitutions s?observent
entre les différentes substances. La politique de sortie du
glyphosate, soutenue notamment par un crédit d?impôt
«Zéro glyphosate» entre 2021 et 2023, a ainsi favorisé le
recours croissant à des substances alternatives telles que
le prosulfocarbe, le S-métolachlore ou la pendiméthaline.
Alors que les ventes de glyphosate ont baissé de 21%
entre les périodes 2015-2017 et 2021-2023 (6900t en
moyenne annuelle) malgré un rebond en 2023 (+900t par
rapport à 2022, soit +15%), celles de prosulfocarbe
(6700t en 2021-2023), de S-métolachlore (2100t en
2021-2023) et de pendiméthaline (1900t en 2021-2023)
se sont accrues respectivement de 72%, 11% et 55%
pour représenter 21%, 9% et 6% des ventes en 2023
(contre 23% pour le glyphosate) ? (graphique 3). Entre
2022 et 2023, les ventes de S-métolachlore ont
sensiblement augmenté (+57% pour atteindre plus de
2 800 t), vraisemblablement par anticipation de sa
prochaine interdiction à la vente. En effet, des travaux
ayant révélé la présence des métabolites de cette
substance dans les eaux souterraines au-delà de la valeur
seuil du règlement européen (UE) n°546/2011, les ventes
de produits phytopharmaceutiques contenant cette
substance ont été interdites à compter du 23 avril 2024,
leur utilisation restant toutefois possible jusqu?au 23 juillet
2024. Classée CMR2 au 1er janvier 2023, la pendiméthaline
a pour sa part été assujettie à la redevance pour pollutions
diffuses, ce qui a pu contribuer à la diminution de 13% de
ses ventes entre 2022 et 2023 (voir encadré 2).
UNE UTILISATION DE SUBSTANCES ACTIVES LIÉE
AUX SPÉCIALISATIONS AGRICOLES LOCALES
L?intensité de recours aux produits phytopharmaceutiques
peut s?apprécier en rapportant les achats de substances
actives «conventionnelles» (hors UAB et biocontrôle) aux
hectares de surface agricole utilisée (SAU) ? (hors prairies
permanentes et temporaires) des exploitations de la
commune d?achat. En moyenne, sur la période 2021-2023,
les usages de produits phytopharmaceutiques sont plus
élevés dans les zones de monocultures intensives: grandes
cultures céréalières du Bassin parisien, vignobles du
couloirrhodanien, arboriculture du sud-est de la France
(cartes 1et2). Cette intensité s?explique par une faible
diversification des assolements et des pratiques orientées
vers le rendement.
Notes: UAB = utilisable en agriculture biologique. Autres fonctions =molluscicides, régulateurs de croissance, rodenticides, taupicides et usages répulsifs et
divers. Hors Banole pour les insecticides.
Champ: France entière.
Source : BNV-D. Traitements: OFBet SDES, 2024
Substances ni UAB, ni biocontrôle Substances UAB et/ou biocontrôle
Graphique 2: évolution des ventes de substances actives en moyenne triennale
En tonnes
Fongicides - bactéricides - virucides - 2021-2023
Fongicides - bactéricides - virucides - 2015-2017
Fongicides - bactéricides - virucides - 2009-2011
Insecticides - acaricides - nématicides - médiateurs chimiques - 2021-2023
Insecticides - acaricides - nématicides - médiateurs chimiques - 2015-2017
Insecticides - acaricides - nématicides - médiateurs chimiques - 2009-2011
Herbicides et anti-mousses - 2021-2023
Herbicides et anti-mousses - 2015-2017
Herbicides et anti-mousses - 2009-2011
Autres - 2021-2023
Autres - 2015-2017
Autres - 2009-2011
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000
État des lieux des ventes et des achats de produits phytopharmaceutiques
en France en 2023
Au contraire, les zones à faible usage de pesticides sont
principalement situées dans les régions où prédominent des
systèmes d?élevage de ruminants associés à des cultures
intégrant des cultures fourragères comme la Bretagne ou le
Massif central. Ces pratiques polyculture-élevage limitent le
recours aux intrants chimiques.
Plusieurs départements de la moitié nord de la France
(Eure-et-Loir, Somme, Oise, Marne, Aisne, Eure, Pas-de-
Calais) totalisent un volume élevé d?achats. Ces départements
comptent une grande SAU (plus de 350 000 ha),
essentiellement constituée de grandes cultures, avec pour
certains d?entre eux des surfaces importantes en betteraves
(cartes 3 et 4). Or, d?après les enquêtes pratiques culturales
du ministère chargé de l?Agriculture, la culture de betteraves,
essentiellement localisée dans le nord de la France, la
Champagne et le Bassin parisien, a reçu 13 traitements en
herbicides par campagne en moyenne en 2021, contre 2,7
pour le blé tendre.
Dans la plupart des départements de la moitié nord de la
France, les quantités d?herbicides achetées sont plus élevées
sur la période 2021-2023 que sur la période 2015-2017, avec
toutefois des disparités selon les départements (+13% dans
la Marne, plus de 40% de hausse dans la Somme ou la
Seine-Maritime).Plusieurs facteurs sont susceptibles
d?expliquer cette évolution : conditions climatiques,
changements dans les substances herbicides utilisées,
évolution agronomique (développement de résistance)
notamment.
17 départements totalisent plus de la moitié des achats
de substances actives classées les plus toxiques (CMR) sur
la période 2021-2023 (Eure-et-Loir, Marne, Somme, Charente-
Maritime, Eure notamment). Dans l?ensemble des
départements, les achats de substances actives CMR sont
plus faibles en 2021-2023 qu?en 2015-2017 avec toutefois
des disparités selon les territoires (-14% en Eure-et-Loir,
-34% dans la Marne, -59% en Gironde). Sur la période
2020-2022, soit dans les trois années précédant son
interdiction, 12 départements réalisaient plus de la moitiédes
achats totaux de phosmet, notamment l?Eure-et-Loir, la Côte-
d?Or, la Marne, l?Yonne et l?Aube, avec 15 à 20 t environ
chacun.
ENCADRÉ 2
La pendiméthaline
La pendiméthaline (n° CAS: 40487-42-1) appartient à la famille
des dinitroanilines. C?est un désherbant autorisé depuis 2004
etprésent en 2023 dans 32 produits commercialisés.
Cette substance absorbée au niveau des racines et des feuilles
inhibe la division cellulaire. Elle est utilisée pour le traitement de
grandes cultures, de légumes, de fruits, ou encore de la canne
à sucre principalement en pré-levée ou en post-levée précoce.
Avec près de 1800t vendues en 2023, cet herbicide, classé
CMR2 à partir du 1er janvier 2023, représente 3% des ventes
de produits phytopharmaceutiques, 6% des ventes
d?herbicides et 4% des ventes de substances hors UAB
etbiocontrôle. Lesquantités vendues ont augmenté
continûmententre 2009 et 2023, passant de 700 t par an en
moyenne durant la période 2009-2011 à 1900 t en moyenne
sur les années 2021-2023. De 11e herbicide vendu en 2009,
ilse classe désormais 4ederrière le glyphosate (6800t),
leprosulfocarbe (6300t) et le S-métolachlore (2800t).
Cette substance est l?une des substances les plus
fréquemment quantifiées dans l?air extérieur en France
métropolitaine (59% des analyses en 2021-2022), ainsi
quedans les départements et régions d?outre-mer
(37% desanalyses en 2021-2022).
Graphique 3: évolution des ventes des principaux herbicides
En tonnes
Champ: France entière.
Source : BNV-D. Traitements: OFBet SDES, 2024
Glyphosate (y compris le n-phosphonométhyl glycine) Prosulfocarbe S-métolachlore Pendiméthaline Autres herbicides
35000
30000
25000
20000
15000
10000
5000
0
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
État des lieux des ventes et des achats de produits phytopharmaceutiques
en France en 2023
Carte 3: achats annuels de substances actives
classées les plus toxiques, par département, en
moyenne surlapériode 2021-2023
Note: CMR =substances considérées comme les plus toxiques
«cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques».
Source : BNV-D. Traitements: OFBet SDES, 2024
Source : BNVD - données sur les ventes au code postal des acheteurs extraites
pour les données 2009 à 2019 le 27/11/2020, les données 2020 et 2021 au
17/10/2022 et les données 2022 et 2023 au 18/10/2024.
Traitements : OFB, SDES, 2024
Note : les quantités de substances actives enregistrées sous forme de
bilan de vente et non localisées ne sont pas prises en compte (soit 4 t de
CMR non prises en compte sur les 10 300 t de CMR vendues au total en
2023) ; la qualité des données ne permet pas d'analyser l'évolution des
achats au sein des départements d'outre-mer.
!(
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?
0 50 km
Les achats de substances actives classées
cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques, en
moyenne triennale par département sur la période
2021-2023
!(
!(
Évolution par rapport
à la période 2015-2017
Quantité moyenne
de substances actives
CMR achetées (en kg)
496 030
!( 110 693
(
Moins de substances
achetées (de 25 à 30 %)
Moins de substances
achetées (de 30 à 50 %)
Moins de substances
achetées (plus de 50 %)
Moins de substances
achetées (moins de 25 %)
Carte 4: achats annuels d?herbicides,
par département, en moyenne sur la période
2021-2023
Source : BNV-D. Traitements: OFBet SDES, 2024
Source : BNVD - données sur les ventes au code postal des acheteurs extraites pour les données
2013 à 2019 le 27/11/2020 et les données 2020-2021 le 17/10/2022 et 2022-2023 le 18/10/2024.
Traitements : OFB, 2020, 2022 et 2023 ; SDES, 2025
Note : Sur un total de 29 211 t d?herbicides achetés en 2023, 45 t (soit
0,2 %) ont été saisis avec un code postal à 00 ou 00000 ; les acheteurs
correspondant à ces achats ne sont donc pas localisables ; la qualité
des données ne permet pas d'analyser l'évolution des achats
au sein des départements d'outre-mer.
?
0 50 km
Les achats de substances actives herbicides,
en moyenne triennale par département, sur la
période 2021-2023
Quantité moyenne
de substances actives
herbicides achetées (en kg)
1 303 983
!( 328 219
(
Évolution par rapport
à la période 2015-2017
Plus de substances
achetées (plus de 20 %)
Plus de substances
achetées (de 0 à 20 %)
Moins de substances
achetées (de 0 à - 20 %)
Moins de substances
achetées (moins de - 20 %)
Carte 2: répartition des orientations
technico-économiques (OTEX)
par commune en 2020
Source : Agreste, recensement agricole, 2020. Traitements: SDES, 2023
Source : Agreste, recensement agricole, 2020 (données provisoires).
Traitements : SDES, 2022
Céréales et/ou oléoprotéagineuses
Autres grandes cultures
Fruits ou autres cultures permanentes
Légumes ou champignons
Fleurs et/ou horticulture diverse
Viticulture
Bovins lait
Bovins viande
Bovins mixte
Équidés et/ou autres herbivores
Ovins ou caprins
Porcins
Volailles
Polyculture et/ou polyélevage
Non classées
Sans exploitation
Combinaisons de granivores (porcins,
volailles)
?
0 50 km
Répartition des orientations technico-économiques
(OTEX) par commune en France en 2020
Source : Agreste, recensement agricole, 2020 (données provisoires).
Traitements : SDES, 2022
Céréales et/ou oléoprotéagineuses
Autres grandes cultures
Fruits ou autres cultures permanentes
Légumes ou champignons
Fleurs et/ou horticulture diverse
Viticulture
Bovins lait
Bovins viande
Bovins mixte
Équidés et/ou autres herbivores
Ovins ou caprins
Porcins
Volailles
Polyculture et/ou polyélevage
Non classées
Sans exploitation
Combinaisons de granivores (porcins,
volailles)
?
0 50 km
Répartition des orientations technico-économiques
(OTEX) par commune en France en 2020
Carte 1: achats de substances actives (horsUAB
et biocontrôle) rapportée à la SAU horsprairies, par
commune, en moyenne sur lapériode 2021-2023
Note: quantité d?achats de substances actives (non utilisables en produits
de biocontrôle et/ou en agriculture biologique - UAB), rapportée à la SAU
hors prairies permanentes ou temporaires desexploitations ayant leur siège
dans la zone du code postal concerné (horscodes postaux dont le nombre
d?exploitations agricoles est inférieur ouégal à 5).
Sources : Agreste, recensement agricole 2020; COG2024, BNV-D.
Traitements : OFB, 2024 et SDES, 2025
Source : Agreste, recensement agricole 2020, COG2024, BNVD - données
sur les achats au code postal des acheteurs extraites pour les données
2009 à 2019 le 26/11/2020, les données 2020 le 17/10/2022 et les données
2022 le 23/10/2023. Traitements : OFB, 2024 et SDES, 2025
Achats de substances actives (hors UAB et
biocontrôle) rapportée à la SAU hors prairies, par
commune, en moyenne sur la période 2021-2023
?
0 50 km
Quantité rapportée
à la surface
agricole
hors prairies
(en kg/ha/an)
Pas de quantité
Plus de 3,5
2 - 3,5
1,4 - 2
0 - 1,4
SAU hors prairies nulle
Données sous secret
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques (SDES)
Sous-direction de l?information environnementale
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel: diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
Dépôt légal: juin 2025
ISSN: 2557-8510 (en ligne)
Directrice de publication: Béatrice Sédillot
Rédaction en chef: Céline Blivet
Cartographie : Antea
Maquettage et réalisation: Agence Efil, Tours
MINISTÈRES
AMÉNAGEMENT
DU TERRITOIRE
TRANSITION
ÉCOLOGIQUE
POUR EN SAVOIR PLUS
? Site EcophytoPIC
? «L?agriculture face aux enjeux environnementaux», in
Transformations de l'agriculture et des consommations
alimentaires - Édition 2024, Insee Références, février 2024
? Pratiques culturales en grandes cultures - année 2021,
Agreste, la statistique agricole, 2024
? S-métolachlore : vers l'interdiction des principaux usages
pour préserver la qualité des eaux souterraines, Agence
nationale de sécurité sanitaire de l?alimentation, de
l?environnement et du travail, 2023
? Rapport sur l?État de l?environnement en France - édition
2024, CGDD, mars 2025, 144 p.
? Substances cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la
reproduction (CMR) - Définition et cadre réglementaire,
Agence nationale de sécurité sanitaire de l?alimentation,
de l?environnement et du travail
Sandrine PARISSE, SDES
MÉTHODOLOGIE
Les données annuelles de ventes et les données d?achats
au code postal des acheteurs sont disponibles et fiables
dans la BNV-D depuis 2015. Les données présentées dans
cette publication ont été extraites le 18octobre 2024 pour
2022 et 2023, le 17octobre 2022 pour 2020 et 2021 et le
27novembre 2020 pour la période de 2015 à 2019.
Lorsque le code postal de l?acheteur concerne plusieurs
communes, une répartition des quantités achetées par
commune est faite au prorata de la SAU minorée des prairies
permanentes et temporaires des exploitations dont le siège
est dans la commune (voir la méthodologie détaillée
associée à la publication).
Les données de la BNV-D ne permettent pas d?identifier
précisément la localisation parcellaire des traitements ni la
temporalité d?utilisation (possibilité de constitution de stocks
ou de rachats de produits notamment).
La répartition des ventes par fonction, par type d?usages
et par toxicité en France est disponible aux différentes
échelles via l?outil de datavisualisation de la BNV-D.
https://ecophytopic.fr/
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lagriculture-face-aux-enjeux-environnementaux?rubrique=33&dossier=1028217
https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/
https://www.anses.fr/fr/content/s-metolachlor-preserver-qualite-eaux
https://www.anses.fr/fr/content/s-metolachlor-preserver-qualite-eaux
https://www.notre-environnement.gouv.fr/ree-2024/
https://www.notre-environnement.gouv.fr/ree-2024/
https://www.anses.fr/fr/content/substances-cancerogenes-mutagenes-et-toxiques-pour-la-reproduction-cmr
https://www.anses.fr/fr/content/substances-cancerogenes-mutagenes-et-toxiques-pour-la-reproduction-cmr
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/media/8448/download?inline
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/media/8448/download?inline
https://ssm-ecologie.shinyapps.io/bnvd/