Lancement de la nouvelle version de l'observatoire des forêts françaises
Auteur moral
République française
Auteur secondaire
Résumé
Face au changement climatique, la France modernise son Observatoire des forêts, enrichi de données inédites. Ce dispositif soutient le troisième Plan national d'adaptation, qui inclut 52 mesures, notamment sur la résilience des forêts et la lutte contre les incendies. L'état sanitaire des forêts se dégrade : mortalité doublée, captation de carbone ralentie, nécessitant des actions ciblées et coordonnées.
Descripteur Urbamet
changement climatique
;incendie
Descripteur écoplanete
Thème
Environnement - Nature
;Environnement - Paysage
Texte intégral
06/05/2025 | LANCEMENT DE LA NOUVELLE VERSION DE L?OBSERVATOIRE DES FORETS FRANÇAISES | 2
LANCEMENT DE LA
NOUVELLE VERSION
DE L?OBSERVATOIRE
DES FORÊTS
FRANÇAISES
Dossier de presse
06/05/2025
Retrouvez le site de l?Observatoire
des forêts françaises sur :
observatoire.foret.gouv.fr
http://observatoire.foret.gouv.fr/
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Pour préparer une France à +4 °C en 2100, le gouvernement a
lancé, lundi 10 mars 2025, le troisième plan national d?adaptation
au changement climatique (PNACC). Il prévoit un ensemble
d?actions concrètes pour adapter notre territoire aux impacts
visibles et attendus du changement climatique. L?accent est mis
sur la dimension territoriale et sur le financement des mesures.
Face à l?urgence climatique, la France veut changer d?échelle et se
doter d?une véritable stratégie systémique d?adaptation. Pour y
parvenir, le nouveau PNACC comporte 52 mesures pour traiter
tous les impacts du changement climatique.
Il s?agit d?une planification progressive avec plus de 200 actions
concrètes à court, moyen et long terme. Elles concernent tous les
territoires, en particulier ceux avec des enjeux spécifiques
(littoraux, montagne, forêts, agriculture), et tous les secteurs
d?activité.
Parmi ces mesures, deux concernent directement l?écosystème
forestier :
? MESURE 7 - Se préparer à l?augmentation attendue des
incendies de forêt et de végétation
? MESURE 38 - Assurer la résilience des forêts, des services
associés et de l'économie de la filière bois
Dans ce contexte, le site de l?Observatoire des forêts françaises
fait peau neuve. La plateforme est désormais accessible à
l?adresse observatoire.foret.gouv.fr, et s?est enrichie de nouvelles
données et expertises sur de nouvelles thématiques touchant
toujours aux écosystèmes forestiers.
http://observatoire.foret.gouv.fr/
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LE PLAN NATIONAL D?ADAPTATION AU CHANGEMENT
CLIMATIQUE (PNACC)
MESURE 7 - Se préparer à l?augmentation attendue des incendies de forêt
et de végétation
Face à l?évolution du risque de feux de forêt et de végétation, les actions de cette fiche cherchent à prévenir le
phénomène, construire la résilience et limiter les dégâts en cas d?occurrence avec pour objectifs :
? D?améliorer la défense des forêts contre les incendies ;
? De prévenir les risques et protéger les territoires situés à l?interface entre massifs boisés ou végétalisés
et zones bâties (où naissent de nombreux feux) ;
? D?accompagner les collectivités pour une meilleure protection des personnes et des biens contre les
incendies de forêt et de végétation ;
? De préparer les services de l?État dans les départements historiquement moins confrontés aux feux de
forêt que le Sud de l?Hexagone.
Le rapport de mission des inspections générales (IGEDD, CGAEER, IGA) sur la politique de prévention et de
lutte contre l?incendie de forêt dans un contexte d?extension et d?intensification du risque dû au changement
climatique, de 2023, conclut à une augmentation significative du risque prévisible d?incendie avec le
changement climatique, tant d?un point de vue spatial (extension vers l?Ouest et le Nord) que d?un point de vue
temporel (doublement des jours de sensibilité très élevée aux incendies) ou en termes de fréquences (les zones
très sensibles pourraient couvrir plus de 35 % de la surface couverte de végétation du territoire d?ici à la fin du
siècle). Le rapport identifie trois zones d?évolution du risque d?incendie de forêts en France hexagonale :
? La zone historiquement exposée dans laquelle le risque déjà connu va s?intensifier et s?étendre sur une
plage temporelle plus longue ;
? Les « nouveaux territoires du feu » ;
? Les territoires d?extension future du risque qui n?y sont pas confrontés à présent.
En outre, aujourd?hui, neuf feux sur dix sont d?origine humaine, c?est pourquoi la prévention doit être une
priorité. Elle passe notamment par la maîtrise de l?urbanisation, la mise en oeuvre des obligations légales de
débroussaillement et le développement de la culture du risque.
MESURE 38 - Assurer la résilience des forêts, des services associés et de
l'économie de la filière bois
L?objectif de cette mesure est de rendre nos forêts plus résilientes face au changement climatique et d?en
prévenir les conséquences pour l?aval de la filière et l?industrie du bois.
Le changement climatique induit un ralentissement de la croissance des arbres et accélère leur mortalité :
épisodes de chaleur et de sécheresse très intenses, feux de forêt, dépérissements liés aux agents pathogènes
tels que les scolytes sur les épicéas, sont autant de phénomènes qui rendent nos forêts plus vulnérables.
Pourtant, la forêt est un maillon essentiel dans la lutte contre le changement climatique : elle constitue un
stock important de carbone à renouveler, elle représente une ressource durable pour la construction bas
carbone et la filière bois-énergie, elle préserve la biodiversité et les sols, et joue un rôle clef dans le cycle de
l?eau.
Un des grands enjeux à relever d?ici 2050 consiste à assurer la résilience des forêts et de leurs fonctions
économiques face aux crises climatiques. Les effets du changement climatique peuvent en effet être
progressivement atténués grâce à des essences plus résilientes et diversifiées. Ces impacts du changement
climatique se manifestent également à l?aval de la filière et nécessiteront d?adapter les marchés, ainsi que les
capacités industrielles, notamment en termes d?approvisionnement, d?outil de production et de pratiques
industrielles. L?adaptation de l?aval de la filière bois ne peut donc être conçue qu?en lien avec l?adaptation de la
forêt.
Les territoires d?outre-mer sont caractérisés par des enjeux spécifiques propres à chaque territoire, qui devront
être pris en compte dans l?ensemble des actions à mener.
Pour plus d?informations, voir les fiches en annexe.
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UNE NOUVELLE VERSION DE L?OBSERVATOIRE DES FORETS
FRANÇAISES
Inauguré en 2023, l?Observatoire des forêts françaises a pour objectif de faciliter l?accès aux données et aux
connaissances sur l?état et l?évolution des forêts, afin de mieux informer sur ces espaces et d?appuyer ainsi la
prise de décision. Il rassemble pour cela des informations et des données de référence sur les grands enjeux
actuels, des cartes et des services innovants pour la connaissance et la gestion des forêts à l?échelle des
territoires, dans le contexte du changement climatique.
L?Observatoire des forêts françaises joue un rôle clé dans le suivi de l?évolution des écosystèmes forestiers
publics et privés et l?appui aux politiques publiques :
? Mieux connaître pour mieux agir : fournir des données objectives pour anticiper l?impact du
changement climatique.
? Fédérer l?écosystème forestier autour d?une vision commune et de données partagées.
? Créer un espace où se croisent expertises et points de vue pour une gestion durable et concertée.
? Informer l?ensemble des acteurs ? élus, professionnels, propriétaires forestiers et grand public ? pour
accompagner les décisions et les actions.
Grâce à ce commun des savoirs, les utilisateurs ont accès à des données et des indicateurs territorialisés à
différentes échelles grâce au service « Les forêts de mon territoire » enrichi en continu. Ils y retrouvent des
informations précieuses telles que la quantité et le flux de carbone stocké par les forêts.
Les trois nouveaux clubs d?experts sur les thématiques liées aux sols, à la gestion forestière et à l?économie du
bois s?ajoutent aux cinq clubs déjà existants : la santé des forêts, la biodiversité, le risque incendie, les
ressources en bois, l?adaptation au changement climatique et l?atténuation de l?effet de serre. En plus d?être des
espaces d?échanges et de production en commun, les clubs mettent à disposition de tous des contenus et des
analyses actualisés sur le site de l?Observatoire.
Toujours dans le but d?accompagner au mieux les différents acteurs de la gestion forestière et la mise en oeuvre
des politiques nationales et territoriales, l?Observatoire offre maintenant aux utilisateurs la possibilité de
s?abonner à sa newsletter pour recevoir régulièrement les dernières informations thématiques mises en ligne
sur le site. Ces derniers profiteront en outre d?une navigation mise à jour sur le site.
L?Observatoire des forêts françaises est une action prioritaire retenue par le Gouvernement à l?issue des Assises
de la Forêt et du Bois de 2022. L?Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) coordonne
l?Observatoire des forêts françaises pour le compte de l?ensemble des utilisateurs et fournisseurs de données,
en étroit partenariat avec l?Office national des forêts (ONF), le Centre national de la propriété forestière (CNPF),
l?Office français de la biodiversité (OFB), France Bois Forêt (FBF) et le ministère chargé de la forêt.
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Les partenaires de l?Observatoire des forêts françaises
L?Institut national de l?information géographique et forestière (IGN) est un établissement public placé sous la
tutelle des ministères chargés de l?écologie et de la forêt. Sa vocation est de produire et diffuser des données
(open data) et des représentations (cartes en ligne et papier, géovisualisation) de référence relatives à la
connaissance du territoire national et des forêts françaises ainsi que de leur évolution. A travers son école
d?ingénieur, ENSG-Géomatique, et à ses équipes de recherche, l?institut cultive un potentiel d?innovation de haut
niveau dans de multiples domaines (géodésie, forêt, photogrammétrie, intelligence artificielle, analyse spatiale,
visualisation 3D, etc.). En savoir plus : https://www.ign.fr/
Acteur majeur de la filière forêt-bois, l?Office national des forêts (ONF) assure la gestion durable de près de 11
millions d?hectares de forêts publiques appartenant à l?État et aux collectivités territoriales. Au quotidien,
l?action des forestiers s?articule autour de trois objectifs indissociables : protéger l?environnement, accueillir le
public et produire du bois. L?ONF réalise également des missions de service public dans le domaine de la
gestion des risques naturels et propose des services aux collectivités ainsi qu?aux entreprises. Enfin, ses équipes
aident les forêts à s?adapter au changement climatique. En savoir plus : https://www.onf.fr/
Le Centre National de la Propriété Forestière (CNPF) est l?établissement public à caractère administratif
placé sous la tutelle du ministère chargé de la Forêt, administré par et au service des propriétaires forestiers (3,5
millions de propriétaires privés, 13 millions d?hectares soit plus de 23% du territoire national et 75 % des
surfaces de la forêt métropolitaine). Il a une mission générale de développement, d?orientation de la gestion et
d?amélioration de la production des forêts privées. Il réalise également des missions d?intérêt général de
surveillance de la santé des forêts, de la protection de l?environnement, de développement durable,
d?aménagement du territoire et encore de prévention des risques. En savoir plus : https://www.cnpf.fr/
France Bois Forêt est l?interprofession nationale de la filière forêt-bois. Créée le 8 décembre 2004 sous l?égide
du ministère de l?Agriculture en charge des Forêts, elle fédère les organisations professionnelles de la filière et
est reconnue comme interlocutrice par les pouvoirs publics sur les sujets forêt-bois. En concertation avec ses 26
organisations membres, France Bois Forêt met en oeuvre des actions collectives de communication et de
promotion de la forêt française et des usages du bois, de recherche, d?innovation et de développement.
Pour en savoir plus : franceboisforet.fr
Établissement public de l?État créé le 1er janvier 2020, l?Office français de la biodiversité (OFB) est placé sous
la tutelle des ministres chargés de l'environnement et de l'agriculture. Il a pour missions la surveillance, la
préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine, ainsi que la gestion
équilibrée et durable de l?eau, dans l?Hexagone et les Outre-mer. Il est chargé de développer la connaissance
scientifique et technique des espèces, des milieux et de leurs usages, de surveiller et de contrôler les atteintes à
l?environnement, de gérer des espaces protégés, d'appuyer la mise en oeuvre des politiques publiques, et de
mobiliser l'ensemble de la société, acteurs socio-économiques comme citoyens. https://www.ofb.gouv.fr/
https://www.ign.fr/
https://www.onf.fr/
https://www.cnpf.fr/
https://www.ofb.gouv.fr/
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LES FORETS FRANÇAISES AUJOURD?HUI
L?année 2024 et sa forte pluviométrie ont succédé à une année 2023 de sécheresse et à une année 2022
marquée par la combinaison de sécheresses, canicules et grands incendies. Ces bouleversements climatiques
affectent gravement les forêts, comme l?ont montré les résultats des campagnes annuelles 2019-2023 de
l?Inventaire forestier national publiés à l?automne 2024.
À retenir :
? La mortalité des arbres a doublé en 10 ans
? L?accroissement biologique a ralenti et moins de carbone est absorbé par les forêts
? Deux nouveaux indicateurs ont été créés pour mieux suivre l?état sanitaire des arbres et le
renouvellement forestier
La mortalité des arbres a doublé en 10 ans
Malgré une surface forestière qui continue d?augmenter (en France hexagonale et Corse, la forêt couvre 17,5
millions d?hectares, soit 32 % du territoire), la croissance du volume total des arbres ralentit. En effet, les forêts
sont impactées par le dérèglement climatique ayant entrainé des conditions de vie de plus en plus
défavorables pour les arbres (manque d?eau, températures élevées) et la prolifération de bioagresseurs
(champignons, insectes, bactéries?). Cela a un impact sur la croissance et la mortalité des arbres.
On observe un bilan net des flux d?évolution du volume de bois sur pied des forêts divisé par deux en 10 ans (de
+41,7 Mm3/an sur la période 2005-2013 à +19,5 Mm3/an sur la période 2014-2022). Cela s?explique par :
? un ralentissement de 4 % de la croissance des arbres (de 91,5 Mm3/an en 2005-2013 à 87,9 Mm3/an en
2014-2022) ;
? une très forte accélération de la mortalité des arbres avec un doublement en 10 ans (de 7,4 Mm3/an en
2005-2013 à 15,2 Mm3/an en 2014-2022), ce qui représente 0,5 % du volume total d?arbres présents en
forêt ;
? une augmentation de 13% des prélèvements d?arbres (de 47,2 Mm3/an en 2005-2013 à 53,1 Mm3/an en
2014-2022), comprenant pour les deux périodes des coupes subies (coupes de la tempête Klaus de
2009, récolte des arbres morts et dépérissant avant dépréciation coupes préventives visant à stopper la
prolifération des bioagresseurs).
L?accroissement biologique a ralenti et moins de carbone est absorbé par les forêts
Lors de leur croissance, les arbres absorbent le carbone atmosphérique et le stockent dans le bois. L?IGN
dénombre 11,3 milliards d?arbres en 2023 soit un stock de 1 300 millions de tonnes de carbone. Le réservoir
total de carbone de l'écosystème forestier est estimé à 2,8 milliards de tonnes de carbone, réparti dans les
arbres vivants recensables (45 %), les arbres morts (4 %), la litière qui recouvre les sols (5 %) et la matière
organique contenue dans les 30 premiers centimètres du sol (46 %).
Ce stock évolue continuellement en fonction de l?intensité? des flux de bois entrants (production) et sortants
(mortalité?, prélèvements). Ainsi, lorsque le bilan des flux est positif, le stock de carbone en forêt s?accroît,
permettant ainsi de réduire la quantité? de CO2 de l?atmosphère. À l?inverse, si le bilan est négatif, le stock
diminue et il y a un transfert du carbone des forêts vers l?atmosphère. Ce résultat porte sur la seule biomasse
des arbres, sans aborder le sujet complexe de l?évolution de la teneur en carbone des sols forestiers.
En moyenne sur la période 2014-2022 (bilan net), les forêts métropolitaines ont absorbé 39 millions de tonnes
de CO2 par an, ainsi transformés en biomasse. Chaque hectare de forêt contient aujourd'hui en moyenne 81
tonnes de carbone dans ses arbres vivants, contre 73 en moyenne en 2009. Le stock de carbone a crû de 17 %
entre 2009 et 2023.
Mais depuis quelques années, un ralentissement notable de cette dynamique est constaté, du fait de la
multiplication des crises sanitaires combinées à des épisodes de forte sécheresse et de canicule. Certains
massifs présentent des niveaux de mortalité? et de prélèvement (notamment des coupes sanitaires) supérieurs à
la production biologique.
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C'est cependant sur le long terme, celui de la vie des arbres, qu'il convient d'analyser la dynamique des massifs
forestiers car de nombreux facteurs conjoncturels (catastrophes naturelles, crises sanitaires, sécheresse, etc.) et
structurels (ancienneté? des peuplements, état du renouvellement, etc.) modifient sans cesse les flux et donc
l?évolution du stock de bois et de carbone. Le renouvellement des forêts sinistrées par des peuplements plus
résilients est une condition sine qua non pour le maintien de la fourniture des biens et services attendus de la
part des écosystèmes forestiers.
Deux nouveaux indicateurs ont été créés pour mieux suivre l?état sanitaire des arbres et le
renouvellement forestier
La question de la vitalité des forêts et du renouvellement forestier est au coeur des politiques publiques. Deux
indicateurs désormais intégrés à l?inventaire permettent d?y répondre : d?une part, l?indicateur DEPERIS, qui
permet de mieux suivre la dégradation de l?état physiologique des arbres (manque de ramifications et
d?aiguilles, présence de branches mortes), et d?autre part de nouvelles données intégrant l?impact des grands
ongulés.
Pour mesurer l?état de santé des arbres d?au moins 22,5 cm de diamètre avec l?indicateur DEPERIS, deux critères
sont pris en compte : la présence de branches mortes dans la partie haute du houppier et le manque d?aiguilles
pour les résineux ou de ramifications (i.e. petites branches) pour les feuillus.
Ainsi, sur la période 2021-2023, la France compte 186 millions d?arbres altérés (vivants ou morts sur pied depuis
moins de 5 ans), parmi les 2 270 millions d?arbres qualifiés. Le taux d?arbres forestiers altérés est donc de 8 %.
Dans le Nord-Est la situation est plus dégradée avec un taux allant de 10 % à plus de 15 % dans certaines zones.
À la demande du ministère chargé de la forêt un nouveau protocole de recueil de données de terrain sur le
renouvellement des peuplements et la pression des grands ongulés (chevreuils, cerfs, etc.) a été déployé.
Des traces d?abroutissement (le plus fréquent), de frottis (frottement des bois des mâles sur la tige) et/ou
d?écorçage (consommation de l?écorce) sont présentes sur 29 % des jeunes arbres (arbres ayant un diamètre à
1,30 m inférieur à 7,5 cm et mesurant au moins 50 cm de haut). Ce taux est très variable selon les territoires et
selon les espèces : ainsi, près de la moitié des jeunes chênes sessiles présentent des traces alors que ce taux est
de 30 % pour le hêtre. Globalement les résineux ont moins de traces et sont moins abroutis que les feuillus,
mais sont plus frottés ou écorcés. Le sapin pectiné est en ce sens une exception puisque plus d?un tiers des
jeunes arbres présentent des traces, très souvent sous forme d?abroutissement.
L?acquisition de données sur les prochaines campagnes annuelles de l?Inventaire forestier national permettra
d?affiner ces résultats, par exemple par essence et région, et de voir les évolutions.
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LA FORET EN 2050 : PROJECTION DES DISPONIBILITES EN
BOIS ET DES STOCKS ET FLUX DE CARBONE DU SECTEUR
FORESTIER FRANÇAIS
Le secteur « forêt / bois » est au coeur de la stratégie française énergie-climat pour atteindre l?objectif de
neutralité carbone en 2050. L?étude, pilotée et réalisée par l?Institut national de l?information géographique et
forestière (IGN) et l?Institut technologique FCBA (Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement) avec l?appui
d?un comité pluridisciplinaire d?experts, propose différentes simulations d?évolution de la ressource forestière
sur le territoire hexagonal d?une part, de récolte et des usages du bois d?autre part, et dresse le bilan carbone
associé à chaque scénario. Cette étude a été réalisée avec le soutien des ministères chargés de la forêt et de
l?écologie, et de l?ADEME.
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Plus d?infos sur www.ign.fr/projections-bois-carbone-foret-francaise-2023-2024
En parallèle de cette étude, la filière forêt-bois dans son ensemble, composée de France Bois Forêt, le Codifab
(Comité professionnel de Développement des Industries Françaises de l'Ameublement et du Bois) et Copacel
(l?Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses) ont mené une étude pour définir le scenario
de convergence de la filière forêt-bois à horizon 2030 et 2050 avec l?appui du cabinet Carbone 4. Cette étude
met en évidence le rôle central de la filière forêt-bois face au changement climatique et les conditions de
succès pour qu?elle contribue toujours plus efficacement à la neutralité carbone de la France d?ici à 2050.
A consulter sur www.franceboisforet.fr/2024/02/12/communique-de-presse-2030-2050-quel-scenario-carbone-
pour-la-filiere-foret-bois/
http://www.ign.fr/projections-bois-carbone-foret-francaise-2023-2024
http://www.franceboisforet.fr/2024/02/12/communique-de-presse-2030-2050-quel-scenario-carbone-pour-la-filiere-foret-bois/
http://www.franceboisforet.fr/2024/02/12/communique-de-presse-2030-2050-quel-scenario-carbone-pour-la-filiere-foret-bois/
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ANNEXES
1
CATÉGORIE
DE LA MESURE
CONTEXTE
1. Protéger la population
Face à l?évolution du risque de feux de forêt et de végétation, les
actions de cette fiche cherchent à prévenir le phénomène,
construire la résilience et limiter les dégâts en cas d?occurrence
avec pour objectifs :
? D?améliorer la défense des forêts contre les incendies ;
? De prévenir les risques et protéger les territoires situés à
l?interface entre massifs boisés ou végétalisés et zones bâties
(où naissent de nombreux feux) ;
? D?accompagner les collectivités pour une meilleure protection
des personnes et des biens contre les incendies de forêt et de
végétation ;
? De préparer les services de l?État dans les départements
historiquement moins confrontés aux feux de forêt que le Sud
de l?Hexagone.
Le rapport de mission des inspections générales (IGEDD, CGAEER,
IGA) sur la politique de prévention et de lutte contre l?incendie de
forêt dans un contexte d?extension et d?intensification du risque dû
au changement climatique, de 2023, conclut à une augmentation
significative du risque prévisible d?incendie avec le changement
climatique, tant d?un point de vue spatial (extension vers l?Ouest et
le Nord) que d?un point de vue temporel (doublement des jours de
sensibilité très élevée aux incendies) ou en termes de fréquences
(les zones très sensibles pourraient couvrir plus de 35 % de la
surface couverte de végétation du territoire d?ici à la fin du siècle).
Le rapport identifie trois zones d?évolution du risque d?incendie de
forêts en France hexagonale :
? La zone historiquement exposée dans laquelle le risque déjà
connu va s?intensifier et s?étendre sur une plage temporelle plus
longue ;
? Les « nouveaux territoires du feu » ;
? Les territoires d?extension future du risque qui n?y sont pas
confrontés à présent.
MESURE 7
Se préparer à l?augmentation
attendue des incendies
de forêt et de végétation
2
En outre, aujourd?hui, neuf feux sur dix sont d?origine humaine,
c?est pourquoi la prévention doit être une priorité. Elle passe
notamment par la maîtrise de l?urbanisation, la mise en oeuvre des
obligations légales de débroussaillement et le développement de la
culture du risque.
la suite des incendies de l?été 2022, ayant conduit à la destruction de 72 000
hectares de forêt et de végétation, le Président de la République a annoncé u
À la suite des incendies de l?été 2022, ayant conduit à la destruction de 70 000 hectares de
forêt et de végétation, le Président de la République a annoncé un plan d?action en trois axes :
reboisement, renforcement des moyens de lutte contre les incendies et renforcement de la
prévention.
S?agissant de l?amélioration de l?information préventive et de la culture du risque, le
Gouvernement a mené pour la première fois, en 2023, une campagne d?information sur les
obligations légales de débroussaillement et a renforcé la campagne estivale de prévention des
feux (qui existe depuis 2018). Un nouveau dispositif à destination du grand public, la « météo
des forêts », a été créé par Météo-France avec l?appui de l?Office national des forêts (ONF) pour
informer la population sur les bons réflexes à adopter pour prévenir et se protéger contre les
feux en fonction du danger prévisible. Les grands médias ont également été sensibilisés à la
prévention des feux de forêt et de végétation.
S?agissant de la défense des forêts contre les incendies (DFCI), les collectivités ont été
sensibilisées sur la gestion du risque de feux de forêt et les obligations légales de
débroussaillement (OLD). Les zones où la réglementation OLD s?applique ont été mises en ligne
sur le Géoportail de l?IGN et sur le site internet Géorisques, permettant aux particuliers de
géolocaliser leur terrain et ainsi savoir s?ils sont concernés par cette obligation. Les moyens
alloués à l?ONF pour la défense des forêts contre les incendies, dont le contrôle des OLD, et la
mise en place d?actions, notamment en zone méditerranéenne et en Nouvelle-Aquitaine, ont
par ailleurs été renforcés.
S?agissant de la prévention des feux de forêt, divers outils à destination des collectivités
territoriales, des services de l?Etat et des acteurs économiques ont été produits : étude sur les
possibilités d?implantation d?installations de production d?énergie photovoltaïque dans ou à
proximité d?espaces boisés et les règles de sécurité afférentes, règlement-type de plan de
prévention des risques naturels prévisibles d?incendie de forêt (PPRIF) permettant de faciliter
et accélérer leur réalisation, cartographie nationale caractérisant la sensibilité aux feux de forêt
et de végétation, information des maires via les préfets de département sur le danger de feux
de forêt et de végétation (porter-à-connaissance), diffusion d?un guide de bonnes pratiques
pour la sécurité des campings. La « météo des incendies », appui opérationnel aux préfets et
gestionnaires de crise, a été progressivement étendue au-delà des départements de l?arc
méditerranéen (trente-cinq départements en 2023 puis cinquante-cinq en 2024).
La loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre
l'intensification et l'extension du risque incendie a également pris des dispositions pour
renforcer la prévention et la lutte contre l?intensification du risque de feux de forêt et de
végétation et son extension en raison du changement climatique :
? Institution d?une stratégie interministérielle de défense des forêts contre les incendies ;
? Simplification et renforcement du cadre des obligations légales de débroussaillement ;
? Instauration d?un réseau de référents DFCI au sein du Centre national de la propriété
forestière (CNPF) ;
? Meilleure prise en compte du risque incendie dans les documents de planification et les
documents de gestion durable des forêts ;
ACTIONS DÉJÀ ENGAGÉES
https://meteofrance.com/meteo-des-forets
https://meteofrance.com/meteo-des-forets
https://www.geoportail.gouv.fr/carte
https://www.georisques.gouv.fr/me-preparer-me-proteger/OLD-obligations-legales-de-debroussaillement
3
? Instauration d?un droit de préemption pour les collectivités afin de mieux protéger les
parcelles sensibles dépourvues de gestion ;
? Instauration de la réalisation de plans de massif en déclinaison des plans départementaux
de protection des forêts contre les incendies ;
? Instauration d?un contrat de mise en valeur agricole et pastorale permettant la création
de coupure agricole à vocation DFCI ;
? Extension au 1er janvier 2025 de l?obligation d?information des acquéreurs et des
locataires sur l?existence des obligations de débroussaillement ;
? Consécration de la Journée nationale de la résilience, face aux risques naturels et
technologiques ;
? Simplification et renforcement des outils permettant d?intégrer la connaissance du
danger de feux de forêt et de végétation dans l?aménagement et l?urbanisme.
1. Intégrer l?effet du changement climatique dans la connaissance et la cartographie du
risque d?incendie et mettre à jour les référentiels des plans de prévention des risques
d?incendie de forêt ou les zones de danger définies par les préfets
2. Élaborer la stratégie nationale de défense des forêts et des surfaces non boisées contre
les incendies
3. Réviser dans les départements la liste des massifs soumis aux obligations légales de
débroussaillement
4. Répondre à l?augmentation des besoins en matière d?investissements dans les
équipements de Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) et préparer les acteurs
des territoires historiquement peu confrontés aux feux de forêts
5. Accompagner les collectivités pour une meilleure préparation des territoires et une
meilleure protection des personnes et des biens contre les incendies de forêt et de
végétation
6. Développer la culture du risque pour préparer la population à faire face à l?évolution des
risques naturels due au changement climatique
7. Accompagner les élus pour qu?ils sensibilisent leurs concitoyens au risque d?incendie et
à la mise en oeuvre des réglementations pour en limiter les effets
ACTION 1
Intégrer l?effet du changement climatique dans la connaissance et
la cartographie du risque d?incendie et mettre à jour les référentiels
des plans de prévention des risques naturels prévisibles d?incendie
de forêt ou les zones de dangers définies par les préfets
Il existe des cartographies opérationnelles du risque incendie de forêts, tant pour la gestion
forestière que pour l?aménagement du territoire ou pour la planification de la lutte contre les
incendies, mais elles n?intègrent pas le climat futur.
Des travaux sont en cours pour définir les méthodes qui permettront de construire de telles
cartes à une précision suffisante pour des usages opérationnels et cohérente pour répondre
aux besoins des différentes politiques publiques. En fonction des résultats de ces travaux, les
cartes relatives au risque d?incendie de forêt seront enrichies pour inclure une information sur
l?évolution du risque avec le changement climatique (horizons 2050 et 2100) et, si cela est
ACTIONS NOUVELLES
4
techniquement robuste, en intégrant l?évolution de la végétation liée au changement
climatique.
La carte nationale de sensibilité au danger prévisible de feux de forêt et de végétation
(introduite par la loi du 10 juillet 2023) sera également mise à jour pour prendre en compte la
trajectoire de réchauffement de référence pour l?adaptation au changement climatique
(TRACC). Sur la base de cette carte, les préfets définiront des zones de danger (servitudes
d?utilité publique) et mettront à jour ou élaboreront les plans de prévention des risques
d?incendie de forêt (PPRIF).
Afin de faciliter le travail des architectes, des bureaux d?études et des entreprises du bâtiment,
les filières pourront organiser la capitalisation des solutions techniques répondant aux objectifs
de prévention des risques d?incendie de forêt dans le cadre de fiches techniques « Dispositions
constructives » qui pourront ensuite être relayées sur le site internet du ministère et sur
Géorisques.
PILOTE DGPR avec l?appui de la DGPE, de la DHUP et de la DGSCGC
BUDGET Pas de besoin complémentaire
CALENDRIER
Le calendrier sera précisé à l?issue des premiers travaux méthodologiques
devant déboucher courant 2025.
INDICATEURS
- Cartes cohérentes et enrichies pour inclure les effets du changement
climatique
- Évolution du nombre de communes dotées d?un PPRIF ou concernées par
une zone de danger dans les territoires les plus exposés
- Publication des fiches techniques « Dispositions constructives »
ACTION 2
Élaborer la stratégie nationale de défense des forêts et des surfaces
non boisées contre les incendies
La stratégie sera élaborée en application de l?article 1 de la loi de juillet 2023, en interministériel
et en concertation avec divers acteurs comme l?Office national des forêts (ONF), le Centre
national de la propriété forestière (CNPF), les représentants des collectivités territoriales et
leurs groupements, les associations agréées pour la protection de l?environnement, etc.
La stratégie nationale prendra en considération les autres fonctionnalités des massifs forestiers
en intégrant les bonnes pratiques de gestion forestière permettant d?assurer un équilibre entre
tous les rôles écosystémiques de la forêt.
Afin de mieux caractériser l?efficacité de la prévention et de la préparation des territoires pour
faire face aux feux de forêt, un indicateur (ou plusieurs) sera établi à partir du nombre de feux,
de la superficie brulée, en prenant en compte les conditions de vulnérabilité (conditions
météorologiques et de sécheresse des végétaux).
PILOTE DGSCGC avec l?appui de la DGPE et de la DGPR
BUDGET Pas de besoin complémentaire
CALENDRIER 2025 : Publication de la stratégie nationale
5
INDICATEURS
- Publication de la stratégie nationale de défense des forêts et des surfaces
non boisées contre les incendies
- Création d?un (ou plusieurs) indicateur de l?efficacité de la prévention et
de la préparation des territoires, puis suivi de l?indicateur
- Mise en place d?une politique cordonnée de DFCI : nombre de
départements dotés de PDPFCI valides et appliqués
ACTION 3
Réviser dans les départements la liste des massifs soumis aux
obligations légales de débroussaillement
En application de l?article 2 de la loi 2023-580 du 10 juillet 2023, la liste des départements
soumis aux obligations légales de débroussaillement (OLD) sera révisée.
PILOTE DGPE avec l?appui de la DGSCGC et de la DGPR
BUDGET Pas de besoin complémentaire
CALENDRIER
2024 : Arrêté interministériel identifiant les massifs à risque d?incendie de
forêts soumis aux obligations légales de débroussaillement
A partir de 2025 : Actualisation, si besoin, de l?arrêté interministériel en
fonction des demandes, notamment des Préfets.
INDICATEURS
- Nombre de départements ayant des massifs classés à risques d?incendie
- Nombre de communes soumises à OLD
ACTION 4
Répondre à l?augmentation des besoins en matière
d?investissements dans les équipements de Défense des Forêts
Contre les Incendies (DFCI) et préparer les acteurs des territoires
historiquement peu confrontés aux feux de forêts
Les actions à mettre en oeuvre au titre de cette action concernent l?aménagement des massifs
forestiers en équipement de terrain pour les rendre plus défendables (pistes, points d?eau,
débroussaillement, etc.) et leur surveillance active pendant les périodes à risque (vigies,
dispositifs de détection et patrouilles de surveillance), prioritairement dans les départements
historiquement concernés, en accord avec leur Conseil régional. En complément, pour les
nouveaux territoires à risque, cette action concerne l?identification des massifs à risque et la
qualification du niveau de risque de ceux-ci. Il pourra ainsi être mis en place une surveillance
active pendant les périodes à risque à déterminer territorialement.
Tous les départements ayant classé des massifs à risque d?incendie devront se doter d?un plan
de protection des forêts contre les incendies (PPFCI), en application de l?article 4 de la loi du
10 juillet 2023.
PILOTES DGPE et DGSCGC
6
BUDGET 80 M¤ en 2024
CALENDRIER
Pour la mise en place de politiques DFCI dans les territoires nouveaux
soumis au risque d?incendies, recueil des demandes de financement à
partir de 2024. Si besoin en 2024 ou ultérieurement, lancement d?un
appel à projets pour dynamiser cette action.
INDICATEURS
- Nombre de projets soutenus par les lignes DFCI et montant total
associé
- Nombre de départements où il y a des PDPFCI valides et appliqués
(mise en place d?une politique cordonnée de DFCI)
ACTION 5
Accompagner les collectivités pour une meilleure préparation des
territoires et une meilleure protection des personnes et des biens
contre les incendies de forêt et de végétation
Les collectivités seront accompagnées grâce à la mesure relative à la prévention des incendies
de forêt et de végétation du Fonds vert qui permet de financer des mesures visant les zones
urbanisées à l?interface entre la forêt et l?habitat.
Cette action inclut également l?évolution des moyens de lutte contre les incendies
(notamment dans leur organisation spatiale), ainsi que l?extension de l?appui opérationnel à la
zone de défense Ouest en 2024, notamment par la production d?une carte expertisée deux fois
par jour, à l?instar de ce qui est réalisé dans les zones historiquement soumises aux feux de forêt
(zones Sud et Sud-Ouest).
PILOTE
DGPR avec l?appui de la DGPE et de la DGSCGC (pilotage budgétaire
DGALN)
BUDGET Fonds vert pour l?appui aux collectivités
CALENDRIER 2024-2027
INDICATEURS
Pour l?appui aux collectivités : nombre de projets soutenus par la mesure
relative à la prévention des incendies de forêt et de végétation du Fonds
vert et montant total associé
ACTION 6
Développer la culture du risque pour préparer la population à faire
face à l?évolution des risques naturels due au changement
climatique.
Il s?agit de renforcer la culture du risque et de mettre en place des actions de communication
sur tout le territoire pour préparer la population française à faire face à l?évolution des risques
naturels due au changement climatique. Ces actions pourront s?inscrire dans le cadre de la
Journée nationale de la résilience (JNR). Il apparaît utile également d'élargir les démarches de
participation du public pour qu?il devienne acteur de sa propre sécurité.
7
Une attention particulière sera accordée à la prise de conscience des risques dans les territoires
nouvellement exposés ou qui le seront à horizon de la trajectoire de réchauffement de
référence pour l?adaptation au changement climatique. Le kit de communication des
prochaines campagnes de prévention sur les feux de forêt et de végétation et de celles sur les
obligations légales de débroussaillement s?attacheront à mieux intégrer les spécificités des
nouveaux territoires du feu.
PILOTE DGPR avec l?appui de la DGPE et de la DGSCGC
BUDGET À définir
CALENDRIER Dispositifs (campagnes et météo des forêts) mis en oeuvre annuellement
INDICATEURS
- Nombre de projets déposés dans le cadre de la JNR et d?actions de
sensibilisation réalisées
- Part du public estimant que les campagnes de communication incitent à
adopter les bons réflexes (cible : 85 %)
- Part de la population déclarant avoir conscience du risque
ACTION 7
Accompagner les élus pour qu?ils sensibilisent leurs concitoyens au
risque d?incendie et à la mise en oeuvre des réglementations pour
en limiter les effets
Les collectivités, en particulier les communes forestières, jouent un rôle important pour la
prévention du risque d?incendie sur leur territoire : il est nécessaire de les acculturer aux risques
d?incendie de forêt et qu?elles puissent sensibiliser leurs administrés sur l?importance de la mise
en oeuvre des réglementations (notamment les obligations légales de débroussaillement).
En complément des campagnes de communication (gouvernementales ou locales), la
Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR) sera soutenue pour mener des
actions de formation tournées vers les maires et les élus, compte tenu du rôle prépondérant
de ceux-ci, pour (i) les informer des récentes évolutions réglementaires et de leur rôle
opérationnel à travers des séances de formation et (ii) leur fournir des outils adaptés pour la
mise en oeuvre des obligations légales de débroussaillement sur leur commune.
PILOTE DGPE avec l?appui de la DGPR
BUDGET Pas de besoin complémentaire
CALENDRIER
Convention annuelle avec la FNCOFOR, adaptée en fonction de l?actualité
réglementaire
INDICATEURS
- Nombre d?élus formés ou informés
- Nombre de départements et de communes concernés par
l?accompagnement de la FNCOFOR
1
CATÉGORIE
DE LA MESURE
CONTEXTE
3. Adapter les activités
humaines : assurer la
résilience économique
et la souveraineté
alimentaire, économique
et énergétique
L?objectif de cette fiche est de rendre nos forêts plus résilientes
face au changement climatique et d?en prévenir les conséquences
pour l?aval de la filière et l?industrie du bois.
Le changement climatique induit un ralentissement de la
croissance des arbres et accélère leur mortalité : épisodes de
chaleur et de sécheresse très intenses, feux de forêt,
dépérissements liés aux agents pathogènes tels que les scolytes
sur les épicéas, sont autant de phénomènes qui rendent nos forêts
plus vulnérables. Pourtant, la forêt est un maillon essentiel dans la
lutte contre le changement climatique : elle constitue un stock
important de carbone à renouveler, elle représente une ressource
durable pour la construction bas carbone et la filière bois-énergie,
elle préserve la biodiversité et les sols, et joue un rôle clef dans le
cycle de l?eau.
Un des grands enjeux à relever d?ici 2050 consiste à assurer la
résilience des forêts et de leurs fonctions économiques face aux
crises climatiques. Les effets du changement climatique peuvent
en effet être progressivement atténués grâce à des essences plus
résilientes et diversifiées. Ces impacts du changement climatique
se manifestent également à l?aval de la filière et nécessiteront
d?adapter les marchés, ainsi que les capacités industrielles,
notamment en termes d?approvisionnement, d?outil de
production et de pratiques industrielles. L?adaptation de l?aval de
la filière bois ne peut donc être conçue qu?en lien avec
l?adaptation de la forêt.
Les territoires d?outre-mer sont caractérisés par des enjeux
spécifiques propres à chaque territoire, qui devront être pris en
compte dans l?ensemble des actions à mener.
MESURE 38
Assurer la résilience des forêts,
des services associés et de
l'économie de la filière bois
2
Le Programme National Forêt-Bois (2016-2026), la Stratégie Nationale de Mobilisation de la
Biomasse (2018), la feuille de route pour l?Adaptation des Forêts au Changement Climatique
(2020), les Assises de la Forêt et du Bois (2022), la feuille de route forêt de la planification
écologique (2023), et la Stratégie Nationale Biodiversité 2030 :
? Fixent des objectifs pour répondre aux attentes de toutes les parties prenantes voulant
contribuer à la gestion durable et la préservation de nos forêts. La réalisation de ces objectifs
s?appuie notamment sur les dispositifs d?investissements du Plan de relance puis de France
2030 et, plus récemment, sur la Planification écologique ? France Nation Verte ;
? Mettent en avant la nécessité d?augmenter l?utilisation du bois de nos forêts, de renforcer la
résilience des écosystèmes forestiers, préserver la biodiversité et les sols forestiers et les
services rendus par les forêts, et d?adapter les industries de transformation. Les plans
d?investissements France 2030 et France Nation Verte répondent à ces besoins en soutenant
la capacité et la compétitivité de l?industrie du bois.
Le dispositif de financement du renouvellement forestier vise à accompagner les investissements
sylvicoles des propriétaires forestiers publics et privés pour reconstituer les forêts touchées
par des sinistres tels que les dépérissements consécutifs aux sècheresses et canicules, les
attaques de scolytes ou les incendies, d?adapter les forêts identifiées comme vulnérables face
aux effets du changement climatique et d?améliorer la qualité des peuplements existants.
Jusqu?en juin 2024 pour le dépôt des dossiers, le plan de renouvellement forestier a
successivement relevé du Plan de Relance, puis de France 2030.
Le PEPR FORESTT est un ambitieux programme de recherche interdisciplinaire sur la transition
socio-écologique des systèmes forestiers, en zones tempérées et tropicales. Ce programme
s'inscrit dans le cadre du plan d'investissement France 2030. Doté d'un budget de 40 M¤ sur 7
ans (2024-2030), il mobilise l'ensemble de la communauté scientifique française autour de
quatre défis dédiés à l'accroissement des connaissances et au traitement (1) des enjeux
sociétaux de la transition socio-écologique des forêts, (2) du développement d'une
bioéconomie circulaire et agile basée sur le bois, (3) de l'adaptation et de la résilience des
écosystèmes forestiers pour atténuer les effets négatifs des changements globaux, et (4) de
l'utilisation de systèmes de surveillance intelligents pour favoriser les découvertes scientifiques,
et pour orienter la gestion forestière et les décisions politiques.
NS DÉ
JÀ ENGAGÉES
1. Etablir une stratégie nationale pour l?adaptation des forêts au changement climatique
2. Prolonger le financement du renouvellement forestier
3. Produire des cartographies de vulnérabilité des forêts à l?échelle de territoires tests, en
intégrant données climatiques et pédologiques, afin d?en évaluer l?extrapolation à plus
grande échelle
4. Développer la production, la conservation et la diversification des ressources
génétiques forestières (graines/plants)
5. Amplifier la production et la diffusion à plus large échelle des services sylvo-climatiques
pour accompagner les changements de pratiques des propriétaires et gestionnaires
6. Etablir des lignes directrices relatives à l?adaptation des habitats forestiers dans les aires
protégées
7. Elaborer et mettre en oeuvre le Plan national d?action vieux bois et forêts subnaturelles
ACTIONS NOUVELLES
ACTIONS DÉJÀ ENGAGÉES
https://anr.fr/fr/france-2030/programmes-et-equipements-prioritaires-de-recherche-pepr/
https://www.gouvernement.fr/france-2030
3
8. Restaurer l?équilibre sylvo-cynégétique pour favoriser la réussite du renouvellement
forestier
9. Mieux prendre en compte les enjeux des sols forestiers : publier et mettre en oeuvre le
plan d?action pour la préservation des sols forestiers
10. Mener une étude sur la diversification des forêts et des modalités de diversification des
peuplements : Réalisation d?une Expertise scientifique collective « Diversification des
forêts » (ESCo DIV)
11. Etendre le réseau de surveillance des forêts par placettes instrumentées dans
l'Hexagone et les Outre-mer
12. Renforcer la surveillance des forêts ultramarines et restaurer les écosystèmes dégradés
13. Développer un plan d?actions pour l?adaptation de la filière bois aval et de l?industrie
de transformation (en lien avec l?action 1)
14. Maîtriser la mobilisation et la valorisation des bois de crise en contexte de changement
climatique (en lien avec l?action 1)
15. Favoriser la continuité d?approvisionnement logistique entre la forêt et les unités de
transformation du bois dans un contexte d?interruptions de débardage lié aux
intempéries climatiques (en lien avec l?action 9)
Amont forestier
ACTION 1
Etablir une stratégie nationale pour l'adaptation des forêts
au changement climatique
Un bilan de la mise en oeuvre du PNFB sera fait. A partir de ce bilan et du rapport « objectif
forêt » de juillet 2023, une stratégie nationale d?adaptation au changement climatique, portée
par l'Etat, incluant le volet renouvellement et élargie aux leviers amélioration-résilience-
biodiversité sera établie et intégrée au nouveau PNFB. Les forêts ultramarines seront également
intégrées (quand cela est possible).
PILOTE DGPE, en lien avec la DGALN/DEB et la DGEC
BUDGET
Budgets forêt alloués au renouvellement forestier et aux moyens des
opérateurs de l?Etat
CALENDRIER 2025-2027
INDICATEURS
- Publication des résultats du bilan du PNFB
- Publication du nouveau PNFB
ACTION 2
Prolonger le financement du renouvellement forestier
Le financement du renouvellement forestier sera prolongé dans le cadre de la planification
écologique, incluant un fonds pérenne en faveur des forêts privées et communales et des
conventions avec l?Office national des forêts (ONF) en faveur de la forêt domaniale
4
métropolitaine et des forêts gérées par l?ONF en Outre-Mer. Le dispositif doit intégrer des
critères environnementaux structurants dans l?objectif d?un renouvellement forestier diversifié
et résilient. Ce dispositif intègre les territoires d?Outre-mer.
PILOTE DGPE en lien avec la DGALN/DEB et la DGEC
BUDGET Financements de l?amont forestier de la planification écologique
CALENDRIER
- Ouverture du guichet le 5 novembre 2024
- Révision du cahier des charges de France nation verte en 2025
INDICATEURS
- Surface forestière renouvelée
- Nombre d?arbres pIantés avec pour objectif au moins 1 milliard sur Ia
décennie
- Richesse locale en essences forestières (indicateur 4.1 de l?IGN ? Part en
surface terrière de l?essence principale)
- Enveloppe financière dédiée au renouvellement et à l?adaptation des
forêts
- Présence dans le cahier des charges de critères sylvicoles et
environnementaux structurants favorables à la résilience des reboisements
ACTION 3
Produire des cartographies des risques associés aux forêts à
l?échelle de territoires tests, en intégrant données climatiques et
pédologiques, afin d?en évaluer l?extrapolation à plus grande échelle
Sur des sites identifiés, des analyses de vulnérabilité des peuplements actuels seront produites
en croisant des données des catalogues de stations forestières, des données du sol, le stade de
maturité du peuplement, qui peut être approché par le diamètre ou la structure des
peuplements, et l'état sanitaire. La compatibilité climatique (approche pour un horizon plus
lointain) sera approchée par le croisement de la trajectoire de réchauffement de référence
pour l'adaptation au changement climatique (TRACC) et la probabilité de survie par essence
avec les réserves utiles des sols. Ces analyses de vulnérabilité, traduites sous forme de cartes,
constituent un élément indispensable pour raisonner et prioriser les actions d?adaptation des
forêts. Cette donnée sera utile autant aux propriétaires et gestionnaires forestiers qu?aux
collectivités territoriales pour anticiper les risques de mortalité et planifier les actions de
renouvellement, de récolte et d?adaptation. Ces cartes de vulnérabilité seront un apport précieux
pour accompagner l?actualisation et la révision des aménagements et des plans de gestion.
Les phases de test seront réalisées par l?ONF en 2024/2025 dans la région Bourgogne-Franche-
Comté, qui dispose d?une diversité de type de forêts.
PILOTE DGPE, avec l?appui de la DGALN/DEB et de la DGEC
BUDGET
Pour la phase de test, les ressources mobilisées sont de 3 ETP sur deux ans
à l?ONF. Les moyens nécessaires à l?extrapolation dépendront du bilan de
la phase de test.
CALENDRIER 2024 à 2029
5
INDICATEURS
- Etape de go/no-go ou évolution de la méthode suite aux premiers tests
- Surfaces couvertes par ces cartes de vulnérabilité en hectare
- Publication du bilan de la phase test
ACTION 4
Développer la production, la conservation et la diversification des
ressources génétiques forestières (graines/plants)
La diversité des essences et la diversité génétique des arbres sont des composantes clef de la
biodiversité qui contribuent au bon fonctionnement, à la résilience et à la capacité d?adaptation
des forêts au changement climatique. Afin de garantir des projets de boisement et de renouvellement
résilients, il convient de démultiplier les disponibilités en matériels forestiers de reproduction
diversifiés et adaptés aux conditions climatiques futures tout en conservant ces ressources sur le
long terme. Pour cela, il est nécessaire de développer plusieurs axes en parallèle : (i) la sécurisation
de l?approvisionnement en graines et plants pour mieux gérer la capacité de production et les
besoins permanents ; (ii) l?amélioration de l?exploitation de ressources génétiques forestières
d?intérêt face au changement climatique se trouvant sur le territoire français et à l?étranger ; (iii)
la recherche sur les essences d?avenir. Chaque axe doit être développé conjointement pour garantir
le succès de la démarche.
4.1 Le classement des surfaces de peuplements en vue de la récolte de graines sera accéléré et
amplifié (INRAE) et le programme de création de vergers à graines sera pérennisé (planification
écologique ? France Nation Verte). De plus, il convient de moderniser et augmenter les
capacités de production dans les pépinières et sécheries de graines, et de développer les
capacités de stockage sur l'aspect conservation des ressources génétiques. Un premier appel
à projets sera ouvert dès 2024 pour aider la filière graines et plants. La feuille de route pour la
production de Matériels forestiers de reproduction (MFR) pour l'adaptation et le
renouvellement des peuplements forestiers du Comité Technique Permanent de la Sélection
(CTPS) servira de guide pour optimiser l'ensemble des actions, assurer la bonne coordination
des acteurs, et mobiliser les ressources indispensables et sera régulièrement mise à jour.
4.2 Il est nécessaire d?identifier et de qualifier les ressources de graines et plants d?intérêt face
au changement climatique, d?évaluer les capacités de récolte, de mettre en place un circuit de
distribution, notamment pour les essences se trouvant à l?étranger, et de développer les savoir-
faire sur la conservation de ces essences d?avenir. Pour cela, il sera possible de s?appuyer sur le
Conservatoire de Ressources Génétiques Forestières Méridionales (CRGFM) qui est intégré au
Conservatoire Génétique des Arbres Forestiers (CGAF). Pour pérenniser le travail sur les
essences d'avenir, la commission scientifique des essences d?avenir créée à l?automne 2023 se
réunira deux fois par an pour émettre des porter à connaissance sur ces essences et apportera
son expertise dans le cadre de la recherche sur les peuplements d?essence d?avenir. Pour les
forêts ultramarines, la pertinence de l'installation de peuplements conservatoires sera
expertisée pour préserver le matériel forestier des essences vulnérables au changement
climatique.
4.3 Prolonger le financement public du Réseau Mixte Technologique (RMT) sur l?Adaptation des
FOrêts au Changement climatiquE (AFORCE). Le réseau rassemble 16 partenaires du milieu
forestier, parmi les organismes de recherche, de développement, de gestion, d'enseignement
et de formation. Les partenaires du réseau travaillent sur un programme de recherche
appliquée pour aider les forestiers à préparer les forêts au changement climatique.
6
PILOTES DGPE et DGER
BUDGET
(i) Sécurisation de l?approvisionnement en graines et plants :
? Appel à projets en 2024 et 2025 ouvert aux pépiniéristes, semenciers et
entreprises de plants agroforestiers dans le cadre de la planification
écologique ? France Nation Verte
? Création de vergers à graines par l?ONF dans le cadre de la Mission
d?Intérêt Général Changement Climatique ou convention ONF/MASAF :
400 k¤/an
? Moyens supplémentaires à prévoir afin de développer un plan
ambitieux sur l?approvisionnement en graines et plants
(ii) Amélioration de la conservation des peuplements sources de graines
et de l?exploitation des essences d?avenir (appui au PNRGF et
financement d?Unités Conservatoires) dans le cadre de la Mission
d?Intérêt Général Changement Climatique ou convention ONF/MASAF :
250 k¤/an
(iii) Développer un programme de recherche appliquée sur les
sylvicultures adaptatives (INRAE-ONF-CNPF)
CALENDRIER 2024-2029
INDICATEURS
- Actions finalisées / en cours / non engagées du plan d?action de la
stratégie de conservation des ressources génétiques forestières
- Nombre de vergers à graines créés
- Montant d?aide d?Etat octroyé pour la filière graines et plants
- Nombre de plants commercialisés et diversité des essences
ACTION 5
Amplifier la production et la diffusion à plus large échelle des
services sylvo-climatiques pour accompagner les changements de
pratiques des propriétaires et gestionnaires
Il s?agit de développer, mettre à jour selon la TRACC et continuer le déploiement des outils
sylvo-climatiques à grande échelle (Bioclimsol, Climessences, etc.) qui permettent de
déterminer quelles essences d?arbres privilégier selon la zone géographique, en tenant compte
du climat futur.
PILOTE DGPE
BUDGET
2 ETP (1 ONF et 1 CNPF) pour la mise à jour des outils sylvo-climato-
génétiques
CALENDRIER 2025 à 2029
INDICATEURS
- Outils sylvo-climatiques (Bioclimsol et Climessences) intégrant la TRACC
- Nombre de gestionnaires forestiers et experts formés à l?utilisation des
outils sylvo-climatiques
7
ACTION 6
Etablir des lignes directrices relatives à l?adaptation des habitats
forestiers dans les aires protégées
Il s?agit de concilier les objectifs de conservation des habitats naturels fixés par les Directives
Habitats Faune Flore, les objectifs de restauration fixés dans le cadre du Règlement
Restauration de la Nature et les besoins d?adaptation des habitats forestiers menacés ou
dégradés par le changement climatique situés notamment dans les zones Natura 2000 ou les
zones de protection forte.
Pour ce faire, des éléments de doctrine seront arrêtés afin d?aider les acteurs et les administrations
locales à définir les stratégies d?adaptation des habitats forestiers d?intérêt communautaire
dégradés ou vulnérables aux effets du changement climatique. Cette démarche s?appuiera sur
un groupe de travail national et sur un réseau d?aires protégées pilotes représentatives des
principaux contextes forestiers déjà affectés par le changement climatique. Les spécificités des
territoires d?Outre-mer seront prises en compte.
PILOTE DGALN/DEB, avec l?appui de la DGPE
BUDGET
Appel à candidatures visant des territoires pilotes représentatifs des
grandes régions forestières à engager
CALENDRIER 2025-2026
INDICATEUR Publication des lignes directrices
ACTION 7
Elaborer et mettre en oeuvre le Plan national d?action vieux bois et
forêts subnaturelles
Afin de favoriser les déplacements des espèces, une trame de vieux bois sera développée
(forêts subnaturelles sous protection forte, ilots de sénescence, arbres habitats, etc.) dans le
cadre de l?élaboration et de la mise en oeuvre du plan national d'actions vieux bois et forêts
subnaturelles.
PILOTE DGALN/DEB, avec l?appui de la DGPE
BUDGET
Plan national d'actions vieux bois et forêts subnaturelles (mesure 1 -
action 2 et mesure 22 - action 3 de la Stratégie nationale biodiversité)
CALENDRIER 2024-2030
INDICATEURS
- Elaboration d?une cartographie des forêts subnaturelles potentielles
(méthodologie IFN) au 1er semestre 2025
- Publication d?un pIan nationaI d?actions « Vieux bois et forêts
subnaturelles » fin 2025
- (A partir de 2026) Pourcentage de forêts subnaturelles avérées sous
protection forte avec cible de 100 % à horizon 2030
8
ACTION 8
Restaurer l?équilibre sylvo-cynégétique pour favoriser la réussite du
renouvellement forestier
En cas de déséquilibre sylvo-cynégétique, le renouvellement forestier par plantation ou
régénération naturelle est compromis. Dans le cadre de la mise en place du Comité technique
national de l'équilibre sylvo-cynégétique, des expérimentations d'actions proposées par les
acteurs et visant un retour rapide à l'équilibre seront encouragées. Ces expérimentations
pourront notamment s'appuyer sur les résultats de la mission de parangonnage avec
l'Allemagne menée par l'IGEDD et le CGAAER du printemps 2024. Ces expérimentations seront
documentées avec un suivi des effets sur la végétation et pourront contribuer à des
propositions de nouveaux leviers, y compris d'adaptation de la règlementation pour rétablir
l'équilibre ou garantir son maintien à horizon 2030. Le diagnostic national des zones en
déséquilibre qui sera établi en 2025, s'attachera à suivre les situations de retour à l'équilibre
afin de démultiplier les solutions qui auront permis ce retour.
PILOTE DGALN/DEB, avec l?appui de la DGPE
BUDGET À définir
CALENDRIER
2025 : Lancement des travaux du Comité technique national Equilibre
Forêt Gibier
INDICATEUR
Etat du baromètre sylvo-cynégétique dans les massifs forestiers en
renouvellement
ACTION 9
Mieux prendre en compte les enjeux des sols forestiers : publier et
mettre en oeuvre le plan d?action pour la préservation des sols
forestiers
Le Plan d?action pour la préservation des sols forestiers (PASF) prévu par les Assises de la Forêt
et du Bois, la planification écologique « forêt » et la SNB 2030 est en cours d?élaboration par le
ministère chargé de l?environnement et des forêts avec l?appui de l?ADEME. Il doit permettre
de combler des lacunes de connaissances et de renforcer les réseaux de surveillance des sols
forestiers, de valoriser les pratiques et équipements à faible impact, de former à la gestion
durable de ces sols mais également de proposer de nouveaux leviers économiques et
réglementaires pour promouvoir la transition vers des pratiques préservant mieux la qualité des
sols forestiers.
PILOTE DGALN/DEB, avec l?appui de la DGPE
BUDGET Crédits des programmes 113, 149 et de l?ADEME
CALENDRIER
- Consultation du publique lancée le 25 février 2025
- Publication du plan en 2025
9
INDICATEURS
- Publication du Plan d?action pour la préservation des sols forestiers
- Surface croissante de forêts expIoitées bénéficiant d?un réseau de
cloisonnement d?exploitation
- Autres indicateurs déterminés dans le cadre du plan
ACTION 10
Mener une étude sur la diversification des forêts et des modalités
de diversification des peuplements : réalisation d?une Expertise
scientifique collective « Diversification des forêts » (ESCo DIV)
La diversité des forêts est souvent présentée comme un atout pour l?adaptation à moyen et
long terme des forêts aux changements en cours et à venir. Elle peut résulter de la
diversification génétique de chaque essence, de la diversification des essences (naturelle ou
provoquée) et des modes de gestion spatiale et temporelle des massifs forestiers. L?objectif
recherché est d?augmenter la résilience des écosystèmes forestiers aux aléas ainsi que de
maintenir la multifonctionnalité attendue des forêts en identifiant au mieux les compromis
entre services écosystémiques, dans l?espace et dans le temps, et d?assurer la viabilité socio-
économique de la filière du bois.
L?ESCo aura notamment pour objectif de regarder les effets de la diversification des forêts sur
la productivité des peuplements, la biodiversité ou encore la résilience des forêts.
PILOTE INRAE avec l?appui de la DGPE et du CGDD
BUDGET 700 k¤
CALENDRIER 2025-2028
INDICATEURS
- Publication d?un rapport scientifique de l?ESCo
- Publication d?une synthèse du rapport scientifique
- Organisation d?une journée de restitution
ACTION 11
Etendre le réseau de surveillance des forêts par placettes
instrumentées dans l'Hexagone et les Outre-mer
Les réseaux de placettes instrumentées permettent de surveiller et de mieux comprendre
l'évolution des écosystèmes forestiers dans un contexte de climat changeant.
Dans l'Hexagone, le réseau RENECOFOR sera étendu (i) géographiquement avec l'implantation
de quinze nouvelles placettes instrumentées pour suivre l'évolution des écosystèmes dominés
par des essences méditerranéennes et en première ligne face à l'aléa sècheresse, (ii)
thématiquement avec la mise en place de dispositifs de suivi automatique de l'humidité des
sols, afin de mieux évaluer le bilan hydrique et les contraintes de sécheresse dans son sous-
ensemble de placettes de suivi le plus intensif.
En Outre-mer, le réseau GUYAFOR actuellement installé en Guyane sera également (i) renforcé
par la mise en place de dispositifs de suivi à haute fréquence temporelle de la température, de
10
l'humidité des sols et des variations des accroissements sur quelques sites faisant l'objet d'un
suivi plus intensif, et (ii) étendu par l'implantation de nouvelles placettes permettant de mieux
couvrir la diversité des peuplements forestiers et des contextes.
PILOTES DGPE, DGALN/DEB et DGEC, avec l?appui de l?ONF
BUDGET
- 160 k¤/an pour les volets i et ii sur les 320 k¤/an à prévoir dans le
financement de RENECOFOR sur 2025-2029
- En cours de définition pour le volet Outre-Mer, en lien avec les projets
CIRAD/CNRS/IRD/ONF déjà engagés et en cours de soumission pour le
renforcement de GUYAFOR en Guyane et la mise en place d'un réseau de
placettes dans les autres territoires ultra-marins
CALENDRIER 2025-2029
INDICATEURS
Pour RENECOFOR :
- Création de 15 nouvelles placettes en méditerranée (volet i)
- Publication des données sur le suivi de l?eau dans les sols (volet ii)
Pour GUYAFOR : Création de nouvelles placettes et définition d?une
méthodologie d?implantation (iii)
ACTION 12
Renforcer la surveillance des forêts ultramarines et restaurer les
écosystèmes dégradés
Un inventaire forestier pérenne sera mis en place par l?IGN et l?ONF pour l?Outre-mer afin
notamment d?évaluer l?état de santé des forêts ultramarines sous l?effet du changement
climatique dans le temps. Les crédits 2024 de la Planification écologique permettent de financer
la conception d'une méthode d'inventaire des forêts d'Outre-Mer et la réalisation des
cartographies des formations végétales.
Dans le cadre du plan de renouvellement pérenne et en cohérence avec les feuilles de route pour
la déclinaison du règlement de restauration de la nature qui seront établies dans les outre-mer,
les écosystèmes forestiers ultramarins dégradés seront restaurés. Une attention spécifique sera
portée aux aires protégées, en cohérence avec les lignes directrices prévues dans le cadre de
l'action 6.
PILOTE DGPE
BUDGET
Financement forêt outre-mer de la planification écologique pour 2024 et
2025
CALENDRIER 2025-2029
INDICATEURS
- Elaboration des méthodes d?inventaire
- Inventaire forestier mis en place
- Surface de forêts dégradées restaurées
11
Aval forestier
ACTION 13
Développer un plan d?actions pour l?adaptation de la filière bois
aval et de l?industrie de transformation (en lien avec l?action 1)
Cette action sera intégrée dans le cadre de la préparation du nouveau PNFB (en lien avec
l?action 1). Le secteur forêt bois, par sa capacité à fournir des produits durables et une énergie
renouvelable, constitue un élément clef des ambitions climatiques portées par la France. Pour
optimiser l?utilisation de la ressource, l?enjeu consiste à développer les différents usages du bois.
En premier lieu, développer le bois à longue durée de vie, notamment dans le secteur de la
construction ou les traverses de chemin de fer. En parallèle, valoriser des usages (ou produits)
de qualité secondaire tels que les emballages. Enfin mettre l?accent sur des produits bois visant
à améliorer la balance commerciale comme la pâte à papier. L?objectif est de développer en
France (y compris dans les Outre-mer) une industrie de transformation du bois compétitive
avec une offre globale à même de reconquérir des parts de marché sur la demande nationale.
Les objectifs associés à cette action sont les suivants :
? Développement de la capacité de la filière produits bois (augmenter les produits pour la
construction/rénovation, optimiser l?usage d?essences secondaires et feuillues et adapter
l?outil de production à ces essences, soutenir l?ameublement français et les produits bois
innovants).
? Accompagnement de la filière bois dans la valorisation des essences d?avenir diversifiées
dans ses processus de production.
? Augmentation de la compétitivité des entreprises de transformation du bois par la
valorisation de la biomasse résiduelle (augmentation des capacités de séchage, utilisation
des co-produits pour la production de chaleur dans les procédés de développement de
bois matériaux).
Ces actions seront poursuivies dans le respect des critères de gestion durable des forêts. Les
spécificités des territoires d?outre-mer seront bien prises en compte.
PILOTE
DGPE, avec l?appui de la DGE, de la DGALN, de la DGEC, du Comité
stratégique de filière (CSF) Bois et de l?Interprofession
BUDGET
Planification écologique ? France Nation Verte ? Fonds chaleur ? Fonds
décarbonation de l?industrie
CALENDRIER 2024-2029
INDICATEURS
- Nouveau PNFB publié
- Volumes de sciage bruts produits en France, en distinguant résineux et
feuillus
- Balance commerciale des produits bois
- Valeur ajoutée totale issue des produits bois transformés en France
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ACTION 14
Maîtriser la mobilisation et la valorisation des bois de crise en
contexte de changement climatique (en lien avec l?action 1)
Cette action sera intégrée dans le cadre de la préparation du nouveau PNFB (en lien avec l?action
1). La mortalité significative d?essences de premier plan comme l?épicéa, le hêtre ou le sapin
perturbe l?approvisionnement régulier de la filière bois. Sur le court terme, l?afflux de bois peut
saturer et désorganiser les marchés. A moyen terme, la mortalité engendre une perte sèche de
matière première et une perte économique pour les propriétaires forestiers. La bonne gestion
des dépérissements forestiers est donc essentielle, afin d?éviter une déstabilisation des chaînes
d?approvisionnement, une volatilité accrue des prix de marché et des effets négatifs sur
l?économie et la gestion forestière des territoires.
Les objectifs associés à cette action sont les suivants :
? Evaluer en qualité et en volume les bois de crise et les bois dont la récolte sera anticipée
en vue d?un renouvellement (information à partager avec les cellules biomasse).
? Favoriser des capacités de transformation flexibles de la filière bois, qui soient en mesure
d?absorber des volumes importants et de qualité variable issus de bois de crise, et son
articulation avec les objectifs de contractualisation.
? Analyser les enjeux technico-économiques pour adapter la gestion au risque de
dépréciation de la valeur du stock de bois sur pied en lien avec les contributions sur la
vulnérabilité des peuplements, guider les choix de commercialisation (orienter les coupes
vers du bois vert ou du bois sec) en tenant compte des capacités d?exploitation et de
transformation. Mener des analyses technico-économiques des articulations entre les
dispositifs d?aide publique et les mécanismes assurantiels.
? Analyser les enjeux technico-économiques et environnementaux du stock de bois de crise
afin de définir un plan d?actions approprié tenant compte des problématiques spécifiques
au stockage du bois de crise : besoins en eau conséquents, aires de stockage à mobiliser
temporairement, répercussion du coût du stockage, conséquences financières et
environnementales d?une non transformation du bois de crise, impact des crises climatiques
sur les flux d?approvisionnement.
? Améliorer le fléchage du bois de crise vers les acteurs à l?échelle du territoire.
Pour ce faire, une mission inter-inspections a été lancée afin d?analyser d?un point de vue
technico-économique et environnemental la question de la valorisation des bois de crises et
de la résilience de la filière forêt bois face aux impacts du changement climatique. L?étude
IGN/FCBA sur les projections des disponibilités en bois et des stocks et des flux de carbone du
secteur forestier français sera régionalisée et une étude sur la flexibilité des processus de
production sera lancée.
PILOTE
DGPE, avec l?appui de la DGE, de la DGALN, de la DGEC, de la DG Trésor,
du Comité stratégique de filière (CSF) Bois et de l?Interprofession
BUDGET À définir
CALENDRIER
2025 : Etude des suites à donner aux futures préconisations de la mission
inter-inspections sur les analyses technico-économiques et de l?étude sur la
flexibilité des processus de production
INDICATEURS - Rapport de mission rendu
- Nouveau PNFB publié
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ACTION 15
Favoriser la continuité d?approvisionnement logistique entre la
forêt et les unités de transformation du bois dans un contexte
d?interruptions de débardage liées aux intempéries climatiques (en
lien avec l?action 9)
Cette action sera traitée avec l?action 9 dédiée aux sols. Le changement climatique induit
l?augmentation de la récurrence de périodes d?engorgement des sols forestiers en eau, en
automne et en hiver, qui interrompent les opérations de débardage des bois abattus car la
dégradation de la portance des sols rend les parcelles inaccessibles aux engins. Des mesures
d?adaptation, notamment par le développement de systèmes complémentaires de débardages
par câbles aériens ou d?équipement en places de dépôt supplémentaires, seront développées
y compris en Outre-mer, en lien avec les préconisations qui seront issues de l?étude CGAAER-
IGEDD sur la valorisation des bois de crise et en cohérence avec le Plan d?Actions pour la
préservation des sols forestiers.
PILOTE DGPE avec l?appui de la DGALN/DEB
BUDGET Financement forêt de la planification écologique pour 2024
CALENDRIER
2025 : études des suites à donner aux préconisations futures issues de la
mission CGAAER-IGEDD sur la valorisation des bois de crise, publication et
mise en oeuvre du plan d?actions préservation des sols forestiers
INDICATEUR
Nombre de projets de débardage par câble soutenu par des aides
publiques et montant d?aide octroyé
06/05/2025 | LANCEMENT DE LA NOUVELLE VERSION DE L?OBSERVATOIRE DES FORETS FRANÇAISES | 39
Le site de l?Observatoire des forêts françaises :
observatoire.foret.gouv.fr
Contacts presse :
François Maginiot : Tél 06 83 93 42 41
Julie Dardelet-Guérin : Tél 06 33 85 96 83
presse@ign.fr
http://observatoire.foret.gouv.fr/
mailto:presse@ign.fr
DP-nouvelle version Observatoire forêts-VF2
p.2
DP-nouvelle version Observatoire forêts-VF2
Mesure07 - Proteger - Incendies
la suite des incendies de l?été 2022, ayant conduit à la destruction de 72 000 hectares de forêt et de végétation, le Président de la République a annoncé u
ACTION 1
Intégrer l?effet du changement climatique dans la connaissance et la cartographie du risque d?incendie et mettre à jour les référentiels des plans de prévention des risques naturels prévisibles d?incendie de forêt ou les zones de dangers définies par ...
ACTION 2
Élaborer la stratégie nationale de défense des forêts et des surfaces non boisées contre les incendies
ACTION 3
Réviser dans les départements la liste des massifs soumis aux obligations légales de débroussaillement
ACTION 4
Répondre à l?augmentation des besoins en matière d?investissements dans les équipements de Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) et préparer les acteurs des territoires historiquement peu confrontés aux feux de forêts
ACTION 5
Accompagner les collectivités pour une meilleure préparation des territoires et une meilleure protection des personnes et des biens contre les incendies de forêt et de végétation
ACTION 6
Développer la culture du risque pour préparer la population à faire face à l?évolution des risques naturels due au changement climatique.
ACTION 7
Accompagner les élus pour qu?ils sensibilisent leurs concitoyens au risque d?incendie et à la mise en oeuvre des réglementations pour en limiter les effets
Mesure38 - forêt
NS DÉ
JÀ ENGAGÉES
Amont forestier
ACTION 1
Etablir une stratégie nationale pour l'adaptation des forêts au changement climatique
ACTION 2
Prolonger le financement du renouvellement forestier
ACTION 3
Produire des cartographies des risques associés aux forêts à l?échelle de territoires tests, en intégrant données climatiques et pédologiques, afin d?en évaluer l?extrapolation à plus grande échelle
ACTION 4
Développer la production, la conservation et la diversification des ressources génétiques forestières (graines/plants)
ACTION 5
Amplifier la production et la diffusion à plus large échelle des services sylvo-climatiques pour accompagner les changements de pratiques des propriétaires et gestionnaires
ACTION 6
Etablir des lignes directrices relatives à l?adaptation des habitats forestiers dans les aires protégées
ACTION 7
Elaborer et mettre en oeuvre le Plan national d?action vieux bois et forêts subnaturelles
ACTION 8
Restaurer l?équilibre sylvo-cynégétique pour favoriser la réussite du renouvellement forestier
ACTION 9
Mieux prendre en compte les enjeux des sols forestiers : publier et mettre en oeuvre le plan d?action pour la préservation des sols forestiers
ACTION 10
Mener une étude sur la diversification des forêts et des modalités de diversification des peuplements : réalisation d?une Expertise scientifique collective « Diversification des forêts » (ESCo DIV)
ACTION 11
Etendre le réseau de surveillance des forêts par placettes instrumentées dans l'Hexagone et les Outre-mer
ACTION 12
Renforcer la surveillance des forêts ultramarines et restaurer les écosystèmes dégradés
Aval forestier
ACTION 13
Développer un plan d?actions pour l?adaptation de la filière bois aval et de l?industrie de transformation (en lien avec l?action 1)
ACTION 14
Maîtriser la mobilisation et la valorisation des bois de crise en contexte de changement climatique (en lien avec l?action 1)
ACTION 15
Favoriser la continuité d?approvisionnement logistique entre la forêt et les unités de transformation du bois dans un contexte d?interruptions de débardage liées aux intempéries climatiques (en lien avec l?action 9)
DP-nouvelle version Observatoire forêts-VF2