Conjoncture énergétique. Premier trimestre 2025
ANDREI, Alexandru ;MISAK, Évelyne
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p></p>
Editeur
Ministères Aménagement du Territoire, Transition écologique
Descripteur Urbamet
conjoncture
;énergie
;production d'énergie
;gaz naturel
;charbon
;électricité
;prix
;importation
;exportation
;consommation d'énergie
;émission de CO2
Descripteur écoplanete
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
Conjoncture énergétique
Premier trimestre 2025
MAI 2025
Au premier trimestre 2025, la consommation
primaire d?énergie augmente de 2,8 % par rapport à
la même période de l?année précédente, en raison
notamment de températures plus basses. Corrigée
des variations climatiques et des jours ouvrables,
elle n?augmente que de 1,2 %. La production
d?énergie primaire sur le territoire est plus élevée
qu?au premier trimestre 2024 (+ 4,8 %) grâce à
l?augmentation de la production nucléaire (+ 6,6 %
sur un an). À l?inverse, la production d?électricité
renouvelable se replie du fait de conditions de
production hydraulique et de vent moins
favorables.
La production primaire augmentant davantage que
la consommation, le taux d?indépendance
énergétique s?accroît de 1,1 point sur un an, pour
s?établir à 55,2 % au premier trimestre 2025.
Le prix des énergies a nettement diminué depuis le
record atteint à l?été 2022, mais il demeure plus
élevé qu?avant la crise énergétique. La facture
énergétique de la France atteint 4,2 Md¤ en février.
Mesurée en cumul sur 12 mois de mars 2024 à
février 2025, la facture diminue de 13 % et s?établit
à 59,6 Md¤, contre 68,3 Md¤ l?année précédente.
Au premier trimestre 2025, la production d?énergie
primaire (voir méthodologie) s?établit à 370 TWh. Elle
augmente de 4,8 % par rapport au premier trimestre de
2024.
La production nucléaire, qui s?élève à 327 TWh,
s?accroît de 6,6 % en un an en raison d?une meilleure
disponibilité du parc nucléaire.
La production brute d?électricité d?origine
renouvelable, à 39 TWh, diminue de 8,0 % par rapport
à la même période de l?année précédente, où elle avait
atteint un niveau historique du fait notamment de
conditions de production hydraulique et de vent très
favorables. La production hydraulique baisse en effet
nettement (- 11,4 %) par rapport au premier trimestre
2024 en raison de stocks hydrauliques moins
abondants et d?une pluviométrie plus faible par rapport
à l?hiver précédent, surtout en février et mars. La
production éolienne diminue également (- 13,9 %) en
dépit du développement du parc. La production
photovoltaïque continue de croître (+ 36,1 % par
rapport au premier trimestre 2024) en raison de la
progression des capacités installées et d?un
ensoleillement plus important et plus proche des
moyennes de saison que celui, faible, du premier
trimestre 2024. Enfin, le biométhane injecté sur le
réseau de gaz naturel est encore négligeable dans la
production d?énergie intérieure totale, mais sa
production continue de progresser (3,2 TWh, + 15 %
par rapport au premier trimestre 2024).
Consommation et production primaire d?énergie,
indépendance énergétique et émissions de CO2
(séries brutes)
En TWh
(1) Hors énergies renouvelables thermiques (sauf biométhane) et
déchets. Le nucléaire est comptabilisé en équivalent primaire à la
production (chaleur dégagée par la réaction nucléaire, puis
convertie en électricité).
(2) Hors autoconsommation des raffineries.
(3) Nucléaire, hydraulique, éolien et photovoltaïque.
(4) La variation du taux d?indépendance énergétique est indiquée
en points.
Note : en 2022, le champ a été étendu à la France entière, il inclut
désormais les DROM. En outre, le GNL porté ou de détail qui
n?est pas livré via le réseau a été ajouté aux échanges et à la
consommation de gaz naturel.
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
La consommation primaire s?élève à 670 TWh au
premier trimestre 2025, en hausse de 2,8 % par rapport
à la même période de l?année précédente (+ 1,2 %
Quantité Évolution (%)
T / T-4
Part en %
Production nationale d'énergie primaire 370 4,8 100,0
dont : - gaz naturel (biométhane) 3 14,6 0,8
- pétrole 1 -10,2 0,4
- nucléaire (brut) 327 6,6 88,4
- hydraulique, éolien et photovoltaïque (brut) 39 -8,0 10,4
Consommation d'énergie primaire réelle (1) 670 2,8 100,0
dont : - charbon 13 0,0 1,9
- pétrole (2) 184 -2,3 27,5
- gaz naturel 125 3,2 18,7
- nucléaire et EnR électriques (3) 348 5,7 51,9
Taux d'indépendance énergétique (4) 55,2% 1,1
Émissions de CO2 dues à l'énergie (milliers de t CO2) 73 836 1,3
Énergie primaire
2025 T1
Conjoncture énergétique : premier trimestre 2025
corrigée des variations climatiques et des jours
ouvrables). La hausse de la consommation s?explique
principalement par celle de la production nucléaire,
avec des pertes de chaleur induites plus conséquentes.
Corrigée des variations saisonnières, climatiques et
des jours ouvrables, la consommation primaire diminue
de 1,0 % par rapport au trimestre précédent, entraînée
à la baisse par la consommation d?origine nucléaire et,
dans une moindre mesure, par celle de produits du
charbon. La consommation d?énergie nucléaire et
renouvelable électrique recule en effet de 2,7 % par
rapport au trimestre précédent. La consommation
primaire de pétrole augmente par rapport au quatrième
trimestre 2024 (+ 1,7 %), cette hausse étant
essentiellement imputable aux ventes de carburants
routiers, de carburéacteurs et de fioul domestique. La
consommation primaire de gaz naturel est stable
(+ 0,1 %).
Par rapport au premier trimestre 2024, la
consommation primaire d?énergie nucléaire et d?EnR
(énergie renouvelable) électrique progresse fortement
(+ 5,3 %). À l?inverse, celle de gaz naturel diminue de
4,9 % à climat et jours ouvrables équivalents. En effet,
la consommation des gros clients reliés au réseau de
transport a chuté et la consommation de gaz naturel
des ménages et des entreprises demeure contenue,
dans un contexte de prix toujours élevés.
Évolution de la consommation primaire d?énergie
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
(5) Nucléaire, hydraulique, éolien et photovoltaïque.
(6) Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
Consommation d?énergie primaire
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
La consommation d?énergie primaire augmentant
moins que la production, le taux d?indépendance
énergétique progresse de 1,1 point en glissement
annuel, pour atteindre 55,2 % au premier trimestre
2025.
Taux d?indépendance énergétique moyen
(série brute, en moyenne sur 12 mois)
En %
Note : en pointillés, taux d?indépendance instantané (mensuel).
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
Les émissions de CO2 liées à la combustion
d?énergies fossiles augmentent modérément (+ 1,3 %)
par rapport à la même période de l?année précédente,
en données brutes. Cumulées sur un an, elles
progressent néanmoins plus légèrement (+ 0,5 %).
Émissions de CO2 liées à la combustion d?énergie
(série brute, en moyenne sur 12 mois)
Indice base 100 en 2010
Note : en moyenne sur les douze derniers mois, les émissions
sont à environ 76 % de leur niveau de référence de 2010.
Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles
disponibles par énergie
LES PRODUITS PÉTROLIERS
La consommation totale réelle de produits pétroliers
s?élève à 15,8 millions de tonnes (Mt) au premier
trimestre 2025, en repli de 2,3 % par rapport à la même
période de 2024.
La demande en carburants routiers, soit 59 % du
total, recule de 1,9 % par rapport à l?année précédente.
L?évolution de la consommation est contrastée selon
les produits. Les ventes de gazole ? produit
représentant 71 % de la consommation de carburants
routiers ? diminuent de 4,8 %. À l?inverse, celles de
supercarburants continuent de progresser nettement,
de 5,9 % en un an, dans le contexte du rééquilibrage
du marché. Les ventes de SP95-E10 ? pouvant
contenir jusqu?à 10 % de bioéthanol (contre 5 % pour
le SP95 standard) ? sont particulièrement dynamiques
(+ 7,6 % sur un an) : elles comptent pour 59 % des
ventes de supercarburants, soit 1 point de plus qu?au
premier trimestre 2024.
Les ventes de fioul domestique progressent par
rapport à leur niveau du premier trimestre 2024
(+ 2,0 %).
Les livraisons de carburéacteurs augmentent de
7,1 %, à 1 641 milliers de tonnes (kt), et retrouvent leur
niveau antérieur à la crise sanitaire.
T/T-1 T/T-4 (6)
Consommation d'énergie primaire -1,0 1,2
dont : - charbon -8,2 -0,5
- pétrole 1,7 -1,7
- gaz naturel 0,1 -4,9
- nucléaire et EnR électriques (5) -2,7 5,3
30
50
70
90
110
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25
Charbon Pétrole Gaz naturel Nucléaire et EnR électriques Consommation primaire d'énergie
39
41
43
45
47
49
51
53
55
57
59
61
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25
70
72
74
76
78
80
82
84
86
88
90
92
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25
Conjoncture énergétique : premier trimestre 2025
Les ventes de gazole non routier progressent à un
rythme encore plus élevé (+ 10,6 %).
La consommation de gaz de pétrole liquéfié (GPL),
représentant 3,1 % des produits pétroliers, s?accroît de
1,4 %. À 498 kt, elle reste à un niveau faible.
Enfin, les consommations de bases pétrochimiques
diminuent nettement sur un an (- 25,7 %), en raison
notamment de la mise à l?arrêt en juillet 2024 du
vapocraqueur de Notre-Dame-de Gravenchon en
Normandie.
Production et consommation de produits pétroliers
(séries brutes)
En milliers de tonnes
(1) Hors soutes maritimes.
(2) Pétrole brut et hydrocarbures extraits du gaz naturel.
(3) La consommation totale inclut, outre les produits listés dans le
tableau, les bases pétrochimiques (qui font l?objet d?une enquête)
ainsi que d?autres produits pétroliers (dont la consommation du
mois courant est estimée). L?autoconsommation des raffineries est
exclue.
(4) Le gazole non routier remplace obligatoirement le fioul
domestique depuis le 1er mai 2011 pour certains engins mobiles
non routiers, et depuis le 1er novembre 2011 pour les tracteurs
agricoles, avec les mêmes spécifications que celles du gazole
routier, excepté sa coloration.
Source : calculs SDES, d?après CPDP et DGEC
Évolution de la consommation des produits pétroliers
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
(5) Pour les produits pétroliers autres que ceux détaillés, hormis
les consommations de bases pétrochimiques, la quantité
consommée du mois courant est estimée.
(6) Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : calculs SDES, d?après CPDP
Entre le quatrième trimestre 2024 et le premier
trimestre 2025, en données corrigées des variations
saisonnières, climatiques et des jours ouvrables, la
consommation totale de produits pétroliers progresse
(+ 1,7 %).
Les consommations de fioul domestique
augmentent fortement (+ 20,3 %) par rapport au
trimestre précédent, malgré une hausse modérée des
prix moyens. Les ventes de carburants routiers restent
1 Il s?agit de la consommation totale hors pertes (transport,
distribution, stockage?).
quasiment stables (+ 0,6 %), suivant la tendance des
ventes de gazole (+ 0,5 %), alors que celles de
supercarburants augmentent légèrement (+ 1,0 %).
Les ventes de gazole non routier se replient légèrement
(- 1,0 %). À l?inverse, les ventes de carburéacteurs
augmentent sensiblement (+ 4,2 %) en tenant compte
de la saisonnalité habituelle des vols. Les
consommations de GPL fléchissent modérément
(- 4,1 %).
Consommation de produits pétroliers
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après CPDP
LE GAZ NATUREL
La consommation totale réelle1 de gaz naturel
augmente de 3,2 % au premier trimestre 2025, en
glissement annuel. La consommation des clients reliés
au réseau de transport diminue (- 3,8 %).
Les clients reliés au réseau de distribution
(résidentiel-tertiaire, petite industrie) augmentent leur
consommation (+ 6,1 %) en données réelles, mais la
diminuent (- 2,9 %) à températures et jours ouvrables
équivalents du fait d?un hiver plus froid que celui de
2024.
Bilan trimestriel du gaz naturel
(séries brutes)
En TWh PCS
* Positif lorsqu?on soutire des quantités des stocks pour les
consommer, négatif lorsqu? on remplit les stocks.
** Centrales à cycle combiné au gaz.
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
À 93,3 TWh PCS, les importations nettes de gaz
naturel2 augmentent de 27,2 % au premier trimestre
par rapport à leur niveau observé un an auparavant.
Les entrées de gaz naturel sous forme liquéfiée (GNL)
progressent nettement (+ 27,4 % en glissement
annuel). En particulier, les achats de GNL en
provenance des États-Unis augmentent de plus d?un
tiers par rapport au premier trimestre 2024 et
2
Il s?agit des entrées nettes de gaz sur le territoire français (y.c.
du GNL porté), donc exportations déduites et hors transit.
Quantité
Évolution (%)
T/T-4
Part en %
Production nationale (2) 125 -10,2
Consommation totale (3) 15 837 -2,3 100,0
dont : - total carburants routiers 9 415 -1,9 59,5
dont : - supercarburants 2 743 5,9 17,3
- gazole 6 673 -4,8 42,1
- fioul domestique 1 293 2,0 8,2
- gazole non routier (4) 954 10,6 6,0
- carburéacteurs 1 641 7,1 10,4
- gaz de pétrole liquéfié (GPL) 498 1,4 3,1
Produits pétroliers (1)
2025 T1
Produits pétroliers T/T-1 T/T-4 (6)
Consommation totale (5) 1,7 -1,7
dont : - total carburants routiers 0,6 -0,4
dont : - supercarburants 1,0 6,8
- gazole 0,5 -3,0
- fioul domestique 20,3 -5,7
- gazole non routier -1,0 10,2
- carburéacteurs 4,2 7,7
- gaz de pétrole liquéfié (GPL) -4,1 3,2
50
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25 janv.-26
Total produits pétroliers Gazole Carburants routiers Supercarburants
Quantité
Évolution (%)
T/T-4
Part en %
Importations nettes 93,3 27,2
Production nationale 3,201 14,6
Soutirages des stocks* 47,0 -24,5
Consommation totale (hors pertes) réelle 139,7 3,2 100,0
dont : - gros clients reliés au réseau de transport 37,8 -3,8 27,1
dont clients CCCG** 6,7 1,6 4,8
- résidentiel-tertiaire, petite industrie 102,0 6,1 73,0
2025 T1
Gaz naturel
Conjoncture énergétique : premier trimestre 2025
représentent la moitié des importations totales de GNL
au premier trimestre 2025. À l?inverse, les entrées
nettes de gaz naturel gazeux diminuent fortement, la
France devenant même exportatrice nette de cette
forme de gaz (8,0 TWh au premier trimestre 2025) avec
l?augmentation de la quantité de GNL regazéifié,
ensuite réexporté.
La production nationale de gaz naturel
(3,2 TWh PCS) correspond essentiellement au
biométhane injecté dans les réseaux de transport et de
distribution. Elle augmente de 14,6 % en un an.
Variations de stocks et livraisons aux
consommateurs
En TWh PCS
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
La phase de soutirage des stocks s?est terminée à
la fin du mois de mars. Les stocks de gaz naturel
diminuent de 47,0 TWh au premier trimestre. Le niveau
des stocks utiles de fin mars, à 41,7 TWh, est inférieur
de 29 % à son niveau de l?année précédente. Le niveau
de remplissage des installations souterraines de
stockage de gaz naturel sur le territoire français
s?établit à 27,3 % au 1er avril 2025.
Évolution de la consommation totale (hors pertes)
de gaz naturel
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
* Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
Consommation totale (hors pertes) de gaz naturel
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG,
GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga
Corrigée des variations saisonnières, climatiques et
des jours ouvrables, la consommation totale de gaz
naturel augmente de 0,1 % entre le quatrième trimestre
2024 et le premier trimestre 2025. Les consommations
des clients reliés aux réseaux de transport fléchissent
(- 0,5 %), alors que les consommations des clients
reliés aux réseaux de distribution augmentent
légèrement (+ 0,4 %).
LES PRODUITS DU CHARBON
Au premier trimestre 2025, la consommation totale de
produits du charbon ou combustibles minéraux solides
(CMS) s?élève à 1,8 million de tonnes (Mt), en léger
retrait par apport à la même période de l?année
précédente (- 0,6 %). L?approvisionnement en charbon
repose quasi exclusivement sur les importations.
Bilan trimestriel des combustibles minéraux
solides
(séries brutes)
En milliers de tonnes
(1) L'écart entre, d?une part, la somme des importations nettes et
des variations de stocks et, d?autre part, la consommation provient
notamment de décalages temporels entre les sources.
(2) Une variation positive correspond à du déstockage, une
variation négative à du stockage.
(3) Pour les secteurs consommateurs de combustibles minéraux
solides autres que ceux détaillés, la quantité consommée du mois
courant est estimée.
Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie et DGDDI
La consommation de charbon pour la fabrication
d?acier progresse modérément sur un an (+ 5,4 %, à
1,1 Mt), tout en restant faible : elle atteint son deuxième
niveau le moins élevé observé pour cette période de
l?année, après celui du premier trimestre 2024. La
baisse de la demande d?acier en Europe, la
concurrence internationale et les coûts de production
devenus moins compétitifs entraînent la limitation de la
production, avec la fermeture prolongée d?un des deux
hauts-fourneaux du site de Fos-sur-Mer.
La consommation de charbon-vapeur pour la
production d?électricité augmente en glissement annuel
mais reste peu élevée, à 0,15 Mt. En France
métropolitaine, les centrales à charbon, habituellement
utilisées en appoint des autres filières, ont été peu
sollicitées. En outre-mer, la dernière installation de
production d?électricité au charbon située en
Guadeloupe est en cours de conversion à la biomasse.
Les opérateurs ayant stocké des produits du
charbon au cours du trimestre, les stocks augmentent
globalement de 24 kt au premier trimestre. À 2,3 Mt fin
mars 2025, les stocks diminuent fortement sur un an
(- 0,4 Mt) : en particulier, les centrales électriques
métropolitaines ont consommé le charbon provenant
de leurs stocks et ont peu importé.
-30
20
70
120
mars-21 mars-22 mars-23 mars-24 mars-25
Livraisons sur l'ensemble des réseaux Déstockage net Stocks utiles
Gaz naturel T/T-1 T/T-4 *
Consommation totale (hors pertes) 0,1 -4,9
dont : - gros clients reliés au réseau de transport -0,5 -9,9
- résidentiel-tertiaire, petite industrie 0,4 -2,9
50
60
70
80
90
100
110
120
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25
Consommation totale
Gros clients reliés au réseau de transport
Résidentiel-tertiaire, petite industrie
Quantité
Évolution (%)
T/T-4
Part (%)
Importations totales nettes 1 668 20,3
Variations de stocks (2) -24
Consommation totale réelle (3) 1 775 -0,6 100,0
dont : - centrales électriques 154 12,6 8,7
- sidérurgie 1 073 5,4 60,5
Combustibles minéraux solides (1)
2025 T1
Conjoncture énergétique : premier trimestre 2025
Consommation de combustibles minéraux solides
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie
Évolution trimestrielle de la consommation de
combustibles minéraux solides
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
* Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie
Entre le quatrième trimestre 2024 et le premier
trimestre 2025, corrigée des variations saisonnières,
climatiques et des jours ouvrables, la consommation
totale de combustibles minéraux solides diminue de
7,9 %. Elle a en effet reculé dans tous les secteurs
consommateurs, hormis la sidérurgie (+ 4,3 %).
L?ÉLECTRICITÉ
Au premier trimestre 2025, la production totale
d?électricité nette augmente de 1,6 % en glissement
annuel, pour s?établir à 153,2 TWh.
Production d?électricité, échanges et énergie
appelée
(séries brutes)
En GWh
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
La production nette d?électricité d?origine nucléaire
progresse de 6,3 %, en glissement annuel, à
102,7 TWh, grâce à la plus grande disponibilité du parc
nucléaire. Au premier trimestre 2025, le nucléaire
assure 67,0 % de la production totale d?électricité.
La production hydraulique diminue de 11,5 % sur
un an, avec des stocks hydrauliques à un niveau moins
élevé. Au premier trimestre 2025, l?hydraulique assure
12,7 % de la production nationale d?électricité.
La production éolienne chute (- 13,9 % en
glissement annuel) et assure 8,9 % de la production.
La production photovoltaïque progresse fortement
(+ 36,2 % en glissement annuel) et représente 3,4 %
de la production d?électricité nette.
Dans un contexte de hausse de la production
d?origine nucléaire, les installations thermiques
classiques, utilisées comme moyens
de pointe pour ajuster l?offre à la demande, ont été
moins sollicitées que l?année précédente à la même
période : la production des centrales thermiques
classiques s?élève à 12,2 TWh au premier trimestre
2025, soit 3,1 % de moins qu?un an auparavant. Ces
centrales ont assuré 8,0 % de la production nationale
d?électricité au premier trimestre.
Production d?électricité par filière
En TWh
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
L?énergie appelée augmente de 3,4 % en
glissement annuel (+ 0,7 % après correction des jours
ouvrables et des températures). Les livraisons en
basse tension, qui couvrent principalement le
résidentiel, moyenne tension et haute tension
(principalement les gros consommateurs industriels)
augmentent respectivement de 5,6 %, de 1,3 % et de
2,5 %.
Le solde exportateur des échanges physiques reste
nettement excédentaire, à 17,8 TWh (- 10,2 % en
glissement annuel). Il progresse aux interconnexions
frontalières avec le Luxembourg, la Suisse, et
l?Andorre. À l?inverse, il diminue aux interconnexions
avec la Belgique, l?Allemagne, l?Italie, l?Espagne et la
Grande-Bretagne.
Entre le quatrième trimestre 2024 et le premier
trimestre 2025, en données corrigées des variations
saisonnières, climatiques et des jours ouvrables,
l?énergie appelée augmente (+ 0,5 %). Les
consommations en basse et moyenne tensions
augmentent respectivement de 1,0 % et de 0,7 %. À
l?inverse, les consommations en haute tension
diminuent de 0,9 % sur la même période.
Évolution de l?énergie appelée
(séries CVS-CVC-CJO)
En %
* Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement.
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
0
20
40
60
80
100
120
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25 janv.-26
Total Centrales électriques Sidérurgie
T/T-1 T/T-4 *
Consommation totale -7,9 -1,0
dont : - centrales électriques -22,4 -5,9
- sidérurgie 4,3 7,4
Quantité
Évolution (%)
T/T-4
Part en %
Production d'électricité nette 153 189 1,6 100,0
dont : - nucléaire 102 681 6,3 67,0
- hydraulique (yc pompages) 19 397 -11,5 12,7
- éolienne 13 678 -13,9 8,9
- photovoltaïque 5 198 36,2 3,4
- production thermique classique 12 234 -3,1 8,0
Solde : exportations - importations 17 824 -10,2
Pompages (énergie absorbée) 1 898 4,0
Energie appelée réelle (yc pertes) 133 466 3,4 100,0
dont : - basse tension 60 932 5,6 45,7
- moyenne tension 39 593 1,3 29,7
- haute tension 17 682 2,5 13,2
2025 T1
Électricité
0
10
20
30
40
50
60
janv-21 janv-22 janv-23 janv-24 janv-25
Photovoltaïque Eolienne Hydraulique Nucléaire Thermique classique
Électricité T/T-1 T/T-4 *
Energie appelée 0,5 0,7
dont : - basse tension 1,0 0,2
- moyenne tension 0,7 0,6
- haute tension -0,9 2,8
Conjoncture énergétique : premier trimestre 2025
Énergie appelée
(séries CVS-CVC-CJO)
Indice base 100 en 2010
Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie
LES PRIX ET LES COTATIONS DES
ÉNERGIES
Au premier trimestre 2025, les prix du pétrole brut ont
connu une légère hausse (+ 1,6 % par rapport au
trimestre précédent). Les prix ont surtout augmenté en
janvier, portés par la baisse des stocks de pétrole brut
aux États-Unis, la forte demande en Asie et en Europe,
notamment en Chine où les politiques de relance ont
dynamisé la consommation énergétique, et la réduction
de la production de la Russie et des Émirats arabes
unis. Les prix ont ensuite plutôt reflué sur la fin du
trimestre.
En moyenne, le cours du baril de Brent s?élève à
75,8 $ au premier trimestre 2025 et progresse de 1,6 %
par rapport au trimestre précédent. Il augmente
davantage en euros (+ 3,1 %, soit 72,1 euros) du fait
de l?appréciation du dollar vis-à-vis de l?euro au cours
du trimestre. Néanmoins, en moyenne annuelle, le prix
du pétrole brut sur les marchés baisse de 5,1 %.
Prix et cotations des énergies
* Variation par rapport à la période similaire de l?année précédente.
** European Power Exchange.
Sources : DGEC ; Reuters ; Epex (électricité)
Prix à la consommation
En ¤/l
Source : DGEC
En moyenne, le prix de l?essence (SP95) progresse
de 1,4 % par rapport au trimestre précédent, tandis que
celui du gazole augmente de 3,0 %. En mars 2025, les
prix à la pompe du SP95 et du gazole atteignent
respectivement 1,74 ¤ et 1,63 ¤ le litre (1,78 ¤ et 1,68 ¤
en moyenne sur l?ensemble du trimestre). Le prix du
fioul domestique s?établit à 1,19 ¤ le litre, en moyenne
sur le trimestre, en hausse par rapport au trimestre
précédent (+ 2,8 %).
Les cours du gaz naturel sur les marchés ouest-
européens, en recul par rapport aux records atteints en
2022, restent plus élevés qu?avant la crise énergétique.
Le prix spot sur le marché français (point échange gaz,
PEG) s?élève à 46,3 ¤/MWh au premier trimestre 2025,
en hausse de 7,6 % par rapport au trimestre précédent.
Les prix du gaz naturel ont connu une forte hausse
début 2025 dans un contexte marqué par un marché
mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) restant tendu, par
le faible niveau des stocks de gaz naturel en Europe,
ainsi que par les menaces sur l?acheminement du gaz,
dans le contexte de la guerre en Ukraine. En février, le
prix a ainsi atteint 49,71 ¤/MWh, un record depuis la
crise de 2022. Il est ensuite redescendu très
rapidement, à 40,63 ¤/MWh en mars, avec le redoux
des températures, le retour de la confiance quant à
l?acheminement du gaz et l?allégement des conditions
de stockage du gaz par l?Union européenne.
Le prix spot de l?électricité livrable en France
progresse à nouveau nettement au premier trimestre
2025, en raison notamment de la forte augmentation du
prix du gaz naturel, majoritairement utilisé par les
centrales en cas de pic de demande d?électricité. Il
atteint 100,5 ¤/MWh en moyenne sur le trimestre,
contre 87,0 ¤/MWh au trimestre précédent. Après une
nette hausse, de 19,7 % en février, il chute de nouveau
fortement en mars (- 37,3 %).
Prix moyen* mensuel du baril de pétrole (en $US
et en ¤) et prix spot du gaz et de l?électricité (en
¤/MWh)
* Prix courants.
** Point d?échange gaz (France).
Sources : DGEC ; Reuters
LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE (FÉVRIER 2025)
Le prix moyen du pétrole brut importé par la France
augmente légèrement en février 2025 par rapport à
janvier, pour s?établir à 574 ¤/t. Le prix moyen à
l?importation des produits raffinés s?élève à 713 ¤/t. Le
prix du charbon s?établit à 205 ¤/t en février.
50
60
70
80
90
100
110
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25
Energie appelée Basse tension Moyenne tension Haute tension
2025 T1 2024 T4
Valeur Valeur % Valeur %*
Cotation
US$ en ¤ (courant) 0,951 0,937 1,4 0,9 1,1
Brent daté ($/bl) 75,8 74,6 1,6 78,7 -5,1
Brent daté (¤/bl) 72,1 69,9 3,1 73,4 -4,1
Gaz - Spot PEG (¤/MWh) 46,3 43,0 7,6 39,1 18,6
Électricité - Spot Base Epex** (¤/MWh) 100,5 87,0 15,5 67,1 -16,3
Prix à la consommation (TTC)
SP95 (¤/l) 1,78 1,75 1,4 1,80 -3,6
Gazole (¤/l) 1,68 1,63 3,0 1,67 -5,9
Fioul domestique (¤/l) 1,19 1,16 2,8 1,18 -5,5
Moyenne des quatre
derniers trimestres
0,4
0,6
0,8
1,0
1,2
1,4
1,6
1,8
2,0
2,2
janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25
SP95 Gazole Fioul domestique
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
0
20
40
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100
120
140
160
180
200
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¤/MWh**$US ou euro/bl
Prix du baril de Brent daté en $US/bl
Prix du baril de Brent daté en ¤/bl
Prix spot du gaz PEG** (¤/MWh PCS, échelle de droite)
Prix spot de l'électricité (¤/MWh, échelle de droite)
Conjoncture énergétique : premier trimestre 2025
Prix moyens mensuels des énergies importées
En ¤/t
Source : calculs SDES, d?après DGDDI
Quantités importées de pétrole, de combustibles
minéraux solides et de gaz naturel
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après DGDDI, GRTGaz et Terega
Quantités exportées de produits pétroliers raffinés
et d?électricité
Indice base 100 en 2010
Source : calculs SDES, d?après DGDDI et RTE
La facture énergétique s?élève à 4,2 Md¤ en février
2025. Elle diminue de 14,2 % par rapport au mois
précédent. La facture en pétrole brut chute de 14,7 %.
La facture gazière, qui s?établit à 1,4 Md¤ en février,
diminue également fortement en raison de la chute
importante du prix sur les marchés. La dépense nette
en produits raffinés augmente modérément et s?élève à
1,0 Md¤ en février 2025. La dépense nette en
biocarburants3 se monte à 80 millions d?euros et celle
en charbon pèse à hauteur de 120 millions d?euros.
L?électricité allège la facture, à hauteur de 580 millions
d?euros, en raison d?un solde physique très nettement
excédentaire.
3 Bioéthanol « pur » exclu, seuls l?ETBE (ether ethyle tertiobutyle)
et le biodiesel EMAAG sont isolés dans les données douanières.
Facture énergétique mensuelle de la France
En M¤ courants
Source : calculs SDES, d?après DGDDI
Au total, la facture énergétique, mesurée en cumul
sur les douze derniers mois, entre mars 2024 et février
2025, s?élève à 59,6 Md¤. Elle diminue de 12,7 % par
rapport à son niveau enregistré un an auparavant
(68,3 Md¤ entre mars 2023 et février 2024). Le reflux
de la facture s?explique principalement par la baisse
des quantités de pétrole brut importées et la chute du
prix du gaz naturel importé.
Facture énergétique de la France
* Variation par rapport à la période similaire de l?année précédente.
Seule une partie des biocarburants (ETBE et EMAAG) peut être
retracée dans les données douanières.
Source : calculs SDES, d?après Douanes
MÉTHODOLOGIE
Champ et sources
Les bilans énergétiques portent sur la France
métropolitaine jusqu?en décembre 2017. À partir de
janvier 2018, ils incluent en outre les cinq DROM. Les
données sur la facture portent, quant à elles, sur la
France entière.
L?énergie primaire
L?énergie primaire est calculée à partir de toutes les
données mensuelles disponibles des énergies, c?est-à-
dire hors énergies renouvelables thermiques et
déchets (bois-énergie, déchets urbains renouve-
lables?).
Sources : SDES et Météo-France pour les tempé-
ratures moyennes journalières.
Les combustibles minéraux solides
Importations et exportations : Direction générale des
douanes et droits indirects (DGDDI) jusqu?au mois
précédent, estimation SDES pour le mois le plus
récent.
Production : GazelEnergie.
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
1100
1200
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Pétrole brut Produits pétroliers raffinés CMS
10
30
50
70
90
110
130
150
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Pétrole brut Gaz naturel (entrées nettes) Produits pétroliers raffinés CMS
-150
-100
-50
0
50
100
150
200
250
300
350
400
janv-21 janv-22 janv-23 janv-24 janv-25
Produits pétroliers raffinés Electricité (exportations nettes)
-1000
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
10000
11000
12000
13000
janv-21 janv-22 janv-23 janv-24 janv-25
Pétrole brut Produits pétroliers raffinés CMS
Gaz naturel Electricité Total
Février 2025 Janvier 2025
Valeur Valeur % Valeur %*
Importations totales (I) 6,4 7,1 -9,3 83,1 -11,3
dont : - CMS (combustibles minéraux solides) 0,1 0,1 9,4 1,4 -25,4
- pétrole brut 2,2 2,7 -19,6 28,0 0,1
- produits pétroliers raffinés 1,9 1,9 0,4 26,5 -5,2
- gaz naturel 1,8 2,0 -7,7 23,5 -24,5
Exportations totales (E) 2,3 2,3 1,1 23,4 -7,4
dont : - produits pétroliers raffinés 0,9 0,9 -1,8 10,4 1,0
- électricité 0,8 0,8 -1,1 6,6 -0,7
Facture énergétique (I-E) 4,2 4,9 -14,2 59,6 -12,7
dont : - pétrole brut, produits raffinés et biocarburants 3,2 3,8 -14,7 45,7 -3,4
- gaz naturel 1,4 1,6 -12,2 17,9 -24,2
- électricité -0,6 -0,6 -8,5 -5,6 20,3
Facture énergétique (Md¤)
Cumul des 12
derniers mois
Conjoncture énergétique : premier trimestre 2025
Consommation des centrales électriques : EDF et
GazelEnergie.
Consommation de la sidérurgie : estimation SDES,
d?après une enquête auprès des opérateurs.
Consommation des autres secteurs industriels :
estimation SDES.
Stocks : EDF, GazelEnergie, A3M.
Les produits pétroliers
Production nationale : Direction générale de l?énergie
et du climat (DGEC).
Consommation hors bases pétrochimiques : Comité
professionnel du pétrole (CPDP).
Consommation de bases pétrochimiques : enquête du
SDES auprès des opérateurs.
Le gaz
Les données proviennent de l?enquête mensuelle sur la
statistique gazière du SDES effectuée auprès des
opérateurs d?infrastructures gazières et des principaux
fournisseurs de gaz naturel sur le marché français.
L?électricité
Les données de production proviennent des principaux
producteurs en France : EDF, CNR et GazelEnergie.
Les données d?échanges extérieurs proviennent de
RTE.
Les données de consommation proviennent d?Enedis
et de RTE.
Prix et cotations
DGEC, Reuters et NBP (National Balancing Point) pour
les cotations du pétrole et du gaz.
Epex pour les prix spot de l?électricité.
La facture énergétique
DGDDI (Prodouane) pour la valeur des importations et
exportations.
Banque de France pour la parité du dollar.
Révision des données
Les données du dernier mois sont provisoires et
peuvent donner lieu à des révisions, parfois
importantes. C?est notamment le cas de la
consommation de quelques produits pétroliers (en
particulier coke de pétrole, carburéacteurs), des
importations et consommations de charbon hors
centrales électriques, ainsi que des productions
éolienne et solaire photovoltaïque.
Le champ de la note de conjoncture inclut désormais
les DROM. En outre, afin de rapprocher et mieux
articuler les statistiques mensuelles et trimestrielles
avec les statistiques annuelles retracées dans le bilan
de l?énergie, le bois-énergie et une partie des
biocarburants (ETBE et EMAG) sont désormais pris en
compte dans la facture énergétique, et les importations
de GNL porté sont estimées.
Définitions
L?énergie primaire est l?énergie tirée de la nature (du
soleil, des fleuves ou du vent) ou contenue dans les
produits énergétiques tirés de la nature (comme les
combustibles fossiles ou le bois) avant transformation.
Par convention, l?énergie provenant d?une centrale
nucléaire est également une énergie primaire (la
chaleur nucléaire est alors comptabilisée).
La consommation d?énergie primaire correspond à
la consommation d?énergie de tous les acteurs
économiques. Elle s?oppose à la consommation
d?énergie finale, qui correspond à la consommation des
seuls utilisateurs finaux, ménages ou entreprises
autres que celles de la branche énergie. L?énergie
finale peut être une énergie primaire (consommation de
charbon de la sidérurgie par exemple) ou non. L?écart
entre les consommations d?énergie primaire et
secondaire correspond à la consommation de la
branche énergie. Il s?agit pour l?essentiel des pertes de
chaleur liées à la production d?électricité.
Pour la note de conjoncture trimestrielle ainsi que pour
les séries mensuelles mises à disposition sur le site du
SDES, les soutes aériennes internationales, dont une
évaluation infra-annuelle n?est pas disponible jusqu?à
présent, sont incluses dans la consommation nationale
d?énergie primaire et sont par conséquent prises en
compte dans le calcul du taux d?indépendance
énergétique et dans celui des émissions de CO2. Dans
le bilan énergétique de la France annuel, publié par le
SDES, elles sont en revanche exclues, conformément
aux recommandations internationales relatives aux
statistiques de l?énergie établies par les Nations Unies
et aux pratiques de l?Agence internationale de l?énergie.
Le taux d?indépendance énergétique est le ratio de
la production nationale d?énergie primaire sur la
consommation d?énergie primaire réelle (non corrigée
du climat).
Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) donne le
dégagement maximal théorique de chaleur lors de la
combustion, y compris la chaleur de condensation de
la vapeur d?eau produite lors de la combustion. À
l?inverse, le pouvoir calorifique inférieur (PCI) exclut de
la chaleur dégagée la chaleur de condensation de l?eau
supposée rester à l?état de vapeur à l?issue de la
combustion. En pratique, le rapport PCI/PCS est de
l?ordre de 90 % pour le gaz naturel, de 91 % pour le gaz
de pétrole liquéfié, de 92-93 % pour les autres produits
pétroliers, et de 95 à 98 % pour les combustibles
minéraux solides.
Combustibles minéraux solides (CMS) : dans ce
document, le terme « charbon » est utilisé pour
désigner l?ensemble des CMS qui regroupent le
charbon à l?état brut et les produits solides issus de sa
transformation. Les produits bruts couvrent les produits
de récupération, le lignite et la houille, dont le charbon-
vapeur est une variété utilisée pour la production
d?électricité et/ou de chaleur. Les produits solides
transformés à partir du charbon sont le coke et les
agglomérés.
Le coefficient de disponibilité nucléaire (Kd) : ratio
entre la capacité de production réelle et la capacité de
production théorique maximale. Le Kd, qui ne prend en
compte que les indisponibilités techniques, à savoir les
arrêts programmés, les indisponibilités fortuites et les
périodes d?essais, caractérise la performance
industrielle d?une centrale.
Le gazole non routier remplace obligatoirement le
fioul domestique depuis le 1er mai 2011 pour certains
Conjoncture énergétique : premier trimestre 2025
engins mobiles non routiers, et depuis le 1er novembre
2011 pour les tracteurs agricoles, avec les mêmes
spécifications que celles du gazole routier, excepté sa
coloration.
Émissions de CO2 liées à la combustion
d?énergie
Les émissions de CO2 calculées dans cette publication
sont celles issues de la combustion d?énergie fossile.
Elles représentent près de 95 % des émissions totales
de CO2 et environ 70 % des émissions de gaz à effet
de serre (GES).
Le calcul du SDES consiste à appliquer des facteurs
d?émissions moyens aux consommations d?énergies
fossiles (produits pétroliers, gaz et combustibles
minéraux solides), hors usages non énergétiques des
produits pétroliers (pour le gaz naturel, il n?est pas
possible d?estimer ces usages en mensuel). En
revanche, les inventaires officiels (données annuelles)
en matière d?émissions de GES et de CO2 en particulier
font appel à une méthodologie beaucoup plus
complexe, nécessitant des données plus détaillées.
Comparées à un inventaire officiel, ces estimations
présentent d?autres différences de périmètre, telles que
la non-prise en compte des DROM, des déchets non
renouvelables ou encore la prise en compte des soutes
aériennes internationales.
Correction des variations saisonnières,
climatiques et des jours ouvrables
(CVS-CVC-CJO)
Les séries de consommation d?énergie sont
généralement sensibles aux saisons, à la météorologie
et au nombre de jours ouvrables. Ainsi, la
consommation des énergies utilisées pour le chauffage
est plus élevée l?hiver que l?été et augmente d?autant
plus que les températures sont basses. L?énergie
consommée pour le chauffage au cours d?une journée
est proportionnelle au nombre de « degrés-jours »,
c?est-à-dire à l?écart entre la température moyenne de
la journée et un seuil fixé à 15 °C, lorsque la
température est inférieure à ce seuil. À titre d?exemple,
en dessous de 15 °C, une baisse d?un degré de la
température moyenne mensuelle conduit à une
consommation supplémentaire de gaz distribué de
l?ordre de 1,25 TWh par mois.
La série corrigée des variations saisonnières,
climatiques et des jours ouvrables (CVS-CVC-CJO),
construite à partir de la série initiale dite « série brute »,
permet de neutraliser l?effet des saisons, de la
météorologie et des jours ouvrables pour faire ressortir
à la fois les tendances de fond et les évolutions
exceptionnelles. Contrairement au « glissement
annuel », où, pour éliminer la saisonnalité, on compare
un mois avec le même mois de l?année précédente, la
série CVS-CVC permet de comparer directement
chaque mois avec le mois précédent. Cela lui confère
deux avantages. D?une part, l?interprétation d?un mois
ne dépend que du passé récent et non d?événements
survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on
détecte tout de suite les retournements et on mesure
correctement les nouvelles tendances sans retard. La
série CJO permet de neutraliser l?impact des nombres
inégaux de jours ouvrables d?un mois à l?autre, de la
même façon que la série CVS-CVC neutralise l?impact
des différentes saisons et du climat. La combinaison
des CVS, CVC, CJO permet de fournir une information
sur l?évolution instantanée des phénomènes
économiques, abstraction faite des phénomènes
calendaires explicables naturels.
Pour en savoir plus, consulter le site
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr,
rubrique « Tous les concepts ».
Les coefficients saisonniers ainsi que les coefficients
climatiques et la correction des jours ouvrables sont
réestimés chaque mois, ce qui peut entraîner de très
légères révisions de la série CVS-CVC-CJO. La
correction des variations saisonnières, climatiques et
des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des
séries, les séries d?ensemble étant obtenues par
agrégation des séries élémentaires.
Diffusion
Les séries longues sont disponibles sur le site, à cette
adresse : www.statistiques.developpement-
durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie.
Alexandru ANDREI, SDES
Évelyne MISAK, SDES
Directrice de publication : Béatrice Sédillot
Dépôt légal : mai 2025
ISSN : 2557-8510 (en ligne)
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques de l?énergie
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie
mailto:diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/