Ambition France transports : financer l'avenir des mobilités
Auteur moral
République française
Auteur secondaire
Résumé
Le dossier Ambition France Transports vise à repenser le financement des infrastructures pour moderniser les réseaux, améliorer l'offre de transport et accélérer la transition écologique. La conférence organisée mobilise élus, experts et citoyens pour définir un modèle économique durable, prioriser les investissements et garantir une mobilité accessible et décarbonée à l'horizon 2040. Un enjeu majeur pour l'équilibre territorial et climatique.
Descripteur Urbamet
infrastructure de transport
;transition écologique
;mobilité durable
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
Texte intégral
AMBITION
FRANCE
TRANSPORTS
FINANCER L?AVENIR DES MOBILITÉS
Dossier de presse
5 mai 2025
L?illustration reprend le tracé
des voies de circulation près de
Chaumont en Haute-Marne.
«Chaque Français doit pouvoir disposer des transports adéquats pour accéder
au travail, aux études, aux loisirs. La capacité de se déplacer est un enjeu d?éga-
lité des chances, d?aménagement du territoire et de cohésion sociale. Nous en
avons besoin pour bâtir un équilibre entre les territoires, fondé sur une meil-
leure répartition des activités économiques. Nous en avons besoin pour lier les
territoires entre eux.
Plusieurs défis se posent au secteur des transports et des mobilités. Décarboner,
en réduisant notre dépendance aux énergies fossiles, est un impératif dont cha-
cun est conscient. Plus de 30% des gaz à effet de serre émis par la France chaque
année sont causés par nos déplacements. Ces émissions proviennent principa-
lement de l?usage d?hydrocarbures, dont la facture représente près de la moitié
de notre déficit commercial. Nous dégradons notre environnement, nous per-
dons de notre richesse, donc de notre capacité d?action. Nous devons agir.
Développer un réseau de transport, mailler un territoire et relier efficacement
entre eux différents espaces, c?est aussi offrir aux Français une juste égalité des
chances. En proposant plusieurs modes de transports, on offre à nos conci-
toyens qui se sentent délaissés de nouvelles solutions de mobilités accessibles
et bas-carbone. Moteurs d?un aménagement équilibré du territoire, les trans-
ports permettent de répartir équitablement les richesses et les opportunités.
En offrant plus de débouchés, on stimule l?activité économique et la recon-
quête productive.
Enfin, nos réseaux actuels sont vieillissants. Un réseau qui vieillit est un réseau
qui se dégrade : il perd en performance et en fiabilité, ce qui est source de re-
tards, d?accidents et parfois de drames. La modernisation de nos réseaux doit
être une priorité de notre action publique.
Or notre modèle de financement des infrastructures ne permet plus d?atteindre
ces objectifs. Il doit donc être repensé. Tel est le but de la conférence Ambition
France Transports. Elle doit permettre de mener, dans un format s?adressant aux
grands acteurs du secteur, une réflexion centrée sur les besoins d?investisse-
ment, leur priorisation, la répartition de leur prise en charge ainsi que les leviers
mobilisables pour les financer.
Nous avons devant nous dix semaines de réflexion et d?action pour donner à
nos infrastructures les moyens dont elles ont besoin et résorber cette autre
fracture française.
François Bayrou
Premier ministre
2
«Les transports sont au coeur de la vie quoti-
dienne des Français, de l?aménagement de nos
territoires et de la cohésion de notre Nation.
Près de 90 % des Français utilisent leur voiture au
moins une fois par semaine, 34% les transports
collectifs urbains, 26% le vélo et 13% le train. 3
Français sur 4 utilisent la marche comme mode
de déplacement pour un trajet de plus de 10 mi-
nutes au moins 2 fois par semaine .
Cette place centrale des transports dans nos
vies, nous la devons au dense maillage de routes,
de chemins de fer, de voies navigables qui tra-
versent notre pays.
Des réseaux de plusieurs dizaines de milliers de
kilomètres, dont le développement a suivi les
évolutions démographiques, sociales, écono-
miques de notre société. Des réseaux de qualité
dont nous pouvons être fiers. Des réseaux qui
sont aujourd?hui à un moment charnière de leur
histoire et qui font face, en 2025, à des défis
structurants.
Vieillissants, ils doivent être régénérés et moder-
nisés pour continuer à répondre, demain, aux be-
soins de mobilité des Français et à leurs attentes
en matière de qualité de service. Nous ne pou-
vons pas laisser une « dette grise » s?accumuler
sur les infrastructures routières, ferroviaires et flu-
viales de notre pays et transmettre ce fardeau
aux prochaines générations.
Face aux besoins de désenclavement, nous de-
vons enrichir l?offre de transports pour garantir à
tous l?accès à des solutions de mobilité de proxi-
mité et renforcer l?attractivité de nos territoires.
1 Français sur 3 a déjà renoncé à une opportunité
professionnelle faute de solution de mobilité
pour se rendre sur le lieu de travail : il y a un be-
soin de transports dans notre pays, auquel nous
devons répondre.
Face aux impératifs de la transition écologique,
nous devons accélérer l?adaptation de nos in-
frastructures au changement climatique et,
au-delà, leur permettre de contribuer pleine-
ment à la décarbonation du secteur des trans-
ports ? premier émetteur de CO2 dans notre
pays.
Relever ces défis implique un effort d?investisse-
ment sur le temps long, dans un contexte où les
marges de manoeuvre financières de l?État et des
collectivités sont, chacun le sait, réduites. Un ef-
fort d?investissement stratégique qui ne doit pas
être vu comme un coût, mais comme une op-
portunité de créer de la valeur pour tous.
C?est dans cette perspective que le Gouverne-
ment organise à partir du 5 mai Ambition France
Transports, la grande conférence de finance-
ment des mobilités. Ambition France Transports
rassemble tout ce que notre pays compte d?ex-
perts, d?élus, d?opérateurs, de professionnels et
d?usagers engagés pour nos transports. Pendant
10 semaines, ils vont se réunir, échanger, dia-
loguer sans tabou. L?objectif ? Bâtir, ensemble, un
nouveau modèle de financement des mobilités.
Ambition France Transports doit permettre de
repenser la façon dont nous finançons, collecti-
vement, nos infrastructures. Il s?agit, notamment,
de redéfinir la répartition de l?effort d?investisse-
ment entre l?État, le secteur privé et les collecti-
vités locales ? et entre l?usager et le contribuable.
L?arrivée à terme, entre 2031 et 2036, des contrats
de concession liant l?État aux sociétés d?auto-
routes marque à ce titre un tournant.
Cette échéance stratégique pour notre Nation
se prépare dès aujourd?hui. Ambition France
Transports est une opportunité décisive pour re-
penser le modèle de gestion de nos autoroutes,
patrimoine des Français, et identifier les res-
sources pour investir durablement dans nos dif-
férents réseaux de transports.
Avec Ambition France Transports, notre Gouver-
nement fait le choix d?une démarche de réflexion
ouverte et prospective sur le futur de nos in-
frastructures de transports. Avec Ambition
France Transports notre Gouvernement fait le
choix, en responsabilité, d?agir aujourd?hui pour
l?avenir des mobilités.
Philippe Tabarot
Ministre auprès du ministre de l?Aménagement
du territoire et de la Décentralisation,
chargé des Transports
3
«Les transports constituent, par essence, un
puissant facteur d?aménagement et de déve-
loppement durable et équilibré des territoires
français, ruraux et urbains. Il est donc indispen-
sable de penser dès aujourd?hui leur développe-
ment et de définir une vision stratégique à long
terme pour nos infrastructures et services de
transport.
Les transports jouent un rôle essentiel dans la
vie quotidienne de nos concitoyens. Ils rendent
possible l?accès au travail, aux études, à la santé
ou aux voyages. Ils sont un levier fondamental
d?égalité. Il nous revient donc de maintenir, de
moderniser les réseaux existants et de redessi-
ner un maillage fin de notre territoire en in-
frastructures de transport. Routes, voies ferrées,
canaux : la régénération de ces infrastructures
doit être une priorité. L?actualisation à venir du
contrat de performance entre l?État et SNCF
Réseau permettra de fixer des objectifs ambi-
tieux. Des démarches similaires doivent être en-
gagées pour les réseaux fluviaux et routiers, en
concertation avec les collectivités locales qui
connaissent mieux que quiconque les besoins
réels des usagers.
Il convient également de développer l?offre de
transports pour permettre aux Français de réali-
ser les trajets longs du quotidien. Les phéno-
mènes d?urbanisation et d?étalement urbain
que connaît notre pays ont créé des fractures
entre les territoires, qui se traduisent dans l?offre
de transports : entre les métropoles et leurs pé-
riphéries, entre les zones urbaines et les zones
rurales, mais aussi entre les territoires d?outre-
mer et la métropole. Il est urgent d?y répondre
par des solutions adaptées. Les services express
régionaux métropolitains (SERM) ont ainsi voca-
tion à améliorer la desserte entre les villes
centres et leur périphérie. 26 projets de SERM
ont d?ores et déjà été labellisés. S?agissant des
habitants en zones rurales, le trajet médian do-
micile-travail a augmenté de moitié entre 1999
et 2019. Cette situation impose de déployer des
solutions innovantes et « sur mesure », comme
par exemple la création d?un versement mobili-
té pour les régions qui s?accompagne, dans une
logique de solidarité territoriale, de moyens
nouveaux au bénéfice de solutions de mobilité
adaptées à nos territoires : solutions de trans-
port à la demande, solutions de covoiturage,
d?autopartage, etc. qui permettront un meilleur
maillage avec le reste du territoire national.
Le secteur des transports, premier émetteur de
gaz à effet de serre, doit aussi se transformer
pour répondre à l?urgence climatique. Cela im-
pose une réflexion sur la complémentarité entre
les modes : le ferroviaire, la route et l?aérien. Les
lignes à grande vitesse devront être pensées en
lien avec la transition de l?aérien et la route de-
vra quant à elle poursuivre son évolution : élec-
trification du parc, multiplication des bornes de
recharges, accompagnement des ménages les
plus vulnérables, déploiement des zones à
faibles émissions.
Enfin, l?ouverture à la concurrence du transport
ferroviaire soulève de nouvelles questions en
matière d?aménagement du territoire, et no-
tamment celle de la péréquation entre les lignes
TGV et l?exploitation des lignes moins emprun-
tées. Nous devons imaginer dès à présent de
nouveaux modèles permettant un maillage
équilibré de nos territoires.
Ambition France Transports est l?incarnation
de cette vision stratégique au service d?un ré-
seau de mobilités plus inclusif, plus respectueux
de l?environnement et plus équitablement ré-
parti sur l?ensemble du territoire.
François Rebsamen
ministre de l?Aménagement du territoire
et de la Décentralisation
4
«
«
Ambition France Transports : choisir, prio-
riser, investir pour les mobilités de demain
Les mobilités façonnent nos quotidiens, struc-
turent nos territoires, déterminent l?accès à l?em-
ploi, à la santé, aux opportunités. Elles sont aussi
l?un des leviers majeurs pour réussir la transition
écologique et réduire les fractures territoriales.
Parce qu?elles sont vitales, elles méritent une stra-
tégie de long terme et un modèle de financement
à la hauteur des enjeux.
Les infrastructures de transport engagent la Na-
tion pour des décennies. Chaque décision d?in-
vestissement modèle durablement nos paysages,
nos lieux de vie, les dynamiques économiques lo-
cales. Mais ces choix ne peuvent plus reposer sur
des routines ou des promesses déconnectées de
nos capacités financières et de l?évolution des
usages.
Avec Ambition France Transports, nous lançons
un exercice inédit de transparence, d?exigence et
de responsabilité collective. Il ne s?agit plus seule-
ment de planifier de nouveaux projets. Il s?agit de
hiérarchiser, d?arbitrer, de mieux valoriser l?exis-
tant. Il s?agit également d?interroger les modèles
économiques des Autorités organisatrices de la
mobilité (AOM), de revisiter les logiques de finan-
cement du réseau routier et ferroviaire, et de pen-
ser les investissements à l?aune de leur utilité réelle
pour les citoyens, en mettant les usages au centre
des décisions d?infrastructures et du déploiement
des mobilités.
Nous savons qu?il faudra investir plus : régénérer
les infrastructures vieillissantes, accompagner la
montée en puissance des mobilités douces et col-
lectives, préparer la fin des concessions autorou-
tières. Mais investir plus n?autorise pas à dépenser
mal. Dans un contexte de finances publiques sous
tension, chaque euro doit compter. Cela signifie
parfois différer, réévaluer, voire renoncer à cer-
tains projets pour mieux servir l?intérêt général.
Notre méthode repose sur un dialogue ouvert et
exigeant avec tous les acteurs concernés ? élus,
opérateurs, citoyens ? pour redéfinir les priorités.
Pour chaque infrastructure, nous devons poser les
bonnes questions : quelle valeur d?usage, quel
modèle économique, quels impacts environne-
mentaux et sociaux, quel héritage pour les géné-
rations futures ?
Ambition France Transports est l?occasion d?écrire
un nouveau pacte : plus transparent, plus soute-
nable, plus efficace. Un pacte à la hauteur de nos
ambitions pour une France mobile, sobre, soli-
daire.
Éric Lombard
ministre de l?Économie, des Finances et de
la Souveraineté industrielle et numérique
Amélie de Montchalin
ministre chargée des Comptes publics
5
Ambition France Transports :
une conférence nationale inédite
pour construire l?avenir des transports
Ambition France Transports est la grande confé-
rence nationale dédiée au financement des in-
frastructures de transports.
Organisée par le Ministre des Transports Phi-
lippe Tabarot, en lien étroit avec le Ministre de
l?Economie, des Finances et de la Souveraineté
industrielle et numérique Eric Lombard, elle ras-
semblera entre mai et juillet 2025 des élus, des
acteurs publics et privés, des experts, des fédé-
rations professionnelles, des associations envi-
ronnementales et des collectifs représentant les
usagers.
L?objectif d?Ambition France
Transports : bâtir un nouveau
modèle de financement des in-
frastructures de transports à
horizon 2040.
3 défis majeurs vont guider la trans-
formation de nos infrastructures de
transports tout au long des pro-
chaines années :
Æ Régénérer et moderniser les réseaux,
Æ Augmenter l?offre de transports pour ré-
pondre aux besoins de mobilités croissants
des Français et poursuivre l?aménagement
de nos territoires,
Æ Accélérer la transition écologique des mobi-
lités.
3 défis qui appellent des investissements crois-
sants et stratégiques, dans un contexte budgé-
taire contraint.
3 défis qui appellent donc à repenser la manière
dont nous finançons, collectivement, les mobi-
lités.
6
Les 3 défis des transports
Régénérer et moderniser les réseaux
de transport
Les infrastructures de transport arrivent à un
point de bascule essentiel de leur développe-
ment. L?après-guerre a coïncidé avec une pé-
riode de reconstruction massive des routes,
ponts, voies ferrées et canaux. Durant les Trente
Glorieuses, l?essor de l?automobile a imposé un
développement rapide du réseau routier. La
France se dote durant ces années d?un maillage
dense et cohérent d?infrastructures.
Depuis les années 1970, les transports sont en-
trés dans la modernité, avec le lancement des
lignes ferroviaires à grande vitesse, les premières
lois de décentralisation (LOTI), et le développe-
ment des transports urbains (métros, tramways).
Depuis les années 2000, une nouvelle phase
s?est ouverte, portée par l?urgence écologique,
la fracture territoriale et le numérique.
Mais ces réseaux, victimes de plusieurs décen-
nies de sous-investissements, sont aujourd?hui
vieillissants. Une « dette grise » s?est progressive-
ment accumulée, pesant sur la performance de
nos routes et de nos lignes de chemin de fer.
Une majorité de Français (53%) ne sont pas satis-
faits de la qualité et l?entretien des routes natio-
nales et départementales. Seulement 42% des
Français jugent satisfaisante la fiabilité de nos
trains2.
Un important effort de modernisation et de ré-
génération doit aujourd?hui être engagé.
Cet effort est nécessaire pour préserver ce pa-
trimoine partagé par tous les Français, et trans-
mettre dans de bonnes conditions ces actifs
aux prochaines générations.
Cet effort de modernisation et de régénération
doit surtout permettre d?agir pour la qualité du
service rendu aux usagers des transports. Régé-
nérer les réseaux aujourd?hui, c?est limiter de-
main la survenue d?incidents et de retards qui
entravent la mobilité.
Augmenter l?offre de transports pour
répondre aux besoins de mobilité des
Français et d?aménagement des terri-
toires
L?offre de transports est historiquement au
coeur de l?aménagement des territoires. L?accès
à des solutions de mobilités est une dimension
essentielle de la qualité de vie de chacun, du dy-
namisme économique des collectivités et de la
cohésion de la Nation.
La France est reconnue dans le monde entier
pour la qualité et la performance de ses in-
frastructures de transport.
Pionnière dans le domaine des lignes à grande
vitesse, avec un modèle exporté dans le monde
entier, la France dispose également d?un réseau
autoroutier dense et bien entretenu et d?une
offre fournie de transports urbains. Nos réseaux
ferroviaires, routiers et fluviaux transfrontaliers
sont un maillon indispensable aux échanges
avec nos voisins européens.
Malgré cette offre importante de transports,
1 Français sur 3 a déjà renoncé à une opportuni-
té professionnelle, faute de solution de mobilité
pour se rendre sur le lieu de travail. Et des terri-
toires entiers demeurent fortement enclavés
dans notre pays.
Le renforcement de l?offre de transports doit
permettre de répondre à ces enjeux.
Il doit permettre de mieux accompagner la mo-
bilité du quotidien en intégrant davantage les
transformations actuelles : l?intermodalité avec
le développement des transports collectifs, du
covoiturage et des modes actifs, mais aussi l?in-
tégration croissante du numérique et de l?intel-
ligence artificielle dans les mobilités (applica-
tions, MaaS, open data).
Ce renforcement de l?offre de transports doit
aussi permettre d?aller plus loin dans la qualité
du service rendu aux usagers. Dans cette pers-
pective, l?ouverture progressive à la concur-
rence dans le secteur des services ferroviaires
constitue à la fois une transformation à accom-
pagner et une opportunité à saisir.
2. Enquête Toluna Harris Interactive réalisée entre le 9 et le 11 avril 2025. Résultats complets ici.
7
https://www.ecologie.gouv.fr/presse/sondage-harris-interactive-investissements-infrastructures-transports
Accélérer la transition écologique des
mobilités
Atteindre la neutralité carbone en 2050 im-
plique d?accélérer la décarbonation du secteur
des transports, le plus émetteur de CO2 dans
notre économie.
L?objectif : décarboner sans compromettre l?ac-
cès à la mobilité pour tous.
C?est ce que doit permettre le développement
des transports collectifs, ferroviaires et fluviaux
dans tous les territoires ? pour le transport de
voyageurs comme de marchandises ? avec une
approche intermodale. Les services express ré-
gionaux métropolitains (SERM) pour le transport
de passagers et la nécessaire montée en puis-
sance du fret ferroviaire et fluvial s?inscrivent
dans cette ambition.
La décarbonation des mobilités passera aussi
par le soutien aux modes actifs et l?accompa-
gnement de l?électrification des véhicules, qui
suppose d?équiper le réseau routier d?aires de
recharge à hauteur des besoins.
Nous devons réduire les émissions de gaz à effet
de serre des transports, mais nous devons aussi
adapter les infrastructures au changement cli-
matique : les vagues de chaleur, les inondations,
les fissures, les glissements de terrain, les ébou-
lements sont plus fréquents aujourd?hui que
par le passé. L?interconnexion croissante des ré-
seaux implique que tout événement climatique
dans une zone peut entraîner des conséquences
en cascade.
Pour rendre nos réseaux de transports plus rési-
lients, nous ne devons plus seulement réparer :
nous devons prévenir et limiter les impacts du
changement climatique.
La décarbonation des transports illustre l?ur-
gence de faire évoluer le mode de financement
des mobilités. Le secteur des transports est ce-
lui qui nécessitera le plus de financements sup-
plémentaires pour réussir sa transition écolo-
gique : de l?ordre de +5 Md¤ à +10 Md¤ par an à
horizon 2030, rien que pour les infrastructures3.
Et ce alors que les recettes assises sur la mobilité
individuelle et routière par les seuls carburants
carbonés ont vocation à progressivement
s?amenuiser avec l?électrification des mobilités.
?
UNE ÉTAPE DÉCISIVE : LA FIN DES
CONCESSIONS AUTOROUTIÈRES
Les autoroutes sont les infrastructures les
plus appréciées par les Français : 67 % d?entre
eux se déclarent satisfaits de leur qualité et
de leur entretien4.
90 % du réseau autoroutier national à péage
est géré par des sociétés concessionnaires
d?autoroutes (SCA), dont les contrats de
concession avec l?État arriveront à leur terme
entre 2031 et 2036.
Cette échéance stratégique pour notre pays
se prépare dès aujourd?hui. Ambition France
Transports représente une opportunité
inédite pour repenser le modèle de gestion
de nos autoroutes, patrimoine de la Nation,
et identifier de nouvelles ressources.
Avec, comme boussole, deux priorités :
garantir la qualité de service pour les auto-
mobilistes et permettre au secteur autorou-
tier de contribuer à la modernisation et la
décarbonation des mobilités.
Et avec, comme méthode, la prise en compte
des attentes des Français : une majorité
estime que les autoroutes doivent être
financées comme aujourd?hui grâce à un
péage payé par les usagers (58%) plutôt que
par une augmentation d?impôts (30%). 78%
sont favorables à ce que les péages puissent
financer d?autres réseaux de transports au
niveau national, tels que le ferroviaire.
3. « Les incidences économiques de l?action pour le climat », Jean Pisani-Ferry, Selma Mahfouz (2023) / Panorama des finance-
ments climats, I4CE ? Institut de l?Économie pour le Climat
4. Enquête Toluna Harris Interactive réalisée entre le 9 et le 11 avril 2025. Résultats complets ici.
8
https://www.strategie.gouv.fr/selma-mahfouz
https://www.ecologie.gouv.fr/presse/sondage-harris-interactive-investissements-infrastructures-transports
5. Enquête Toluna Harris Interactive réalisée entre le 9 et le 11 avril 2025. Résultats complets ici.
34%
part du secteur
des transports
dans les émissions
françaises de gaz
à effet de serre
11%
part du fret ferroviaire et
fluvial dans le transport
de marchandises
64%
part des Français qui estiment
«prioritaire » d?investir dans les
routes nationales. 56 % souhaitent
que l?on investisse de manière
prioritaire dans les voies ferrées5
29ans
âge moyen du réseau
ferroviaire français
40ans
âge moyen des
caténaires sur notre
réseau ferroviaire
1milliard d?euros au moins
montant annuel des investissements
supplémentaires nécessaires à partir
de 2028 pour la régénération et la
modernisation du réseau ferroviaire
+25%
hausse de trafic nécessaire dans
les transports collectifs entre
2019 et 2030, pour respecter
les objectifs de la 3e Stratégie
Nationale Bas Carbone
27?600kilomètres
de lignes ferroviaires,
deuxième plus grand réseau ferroviaire d?Europe
Les mobilités
en France
21?000kilomètres
de routes nationales
88%
part de Français qui
déclarent utiliser
leur voiture au moins
une fois par semaine5
32%
des Français ont déjà
renoncé à une opportunité
professionnelle, faute de
solution de mobilité pour se
rendre sur le lieu de travail5
9
https://www.ecologie.gouv.fr/presse/sondage-harris-interactive-investissements-infrastructures-transports
Une méthode
ouverte
Les travaux d?Ambition France Trans-
ports sont organisés en suivant une mé-
thode ouverte, qui réunit l?ensemble
des parties prenantes de la mobilité
dans notre pays : État, collectivités lo-
cales, autorités organisatrices de la mo-
bilité, fédérations professionnelles, usa-
gers.
Le but : apporter une réponse concer-
tée et collective aux grands défis du sec-
teur des transports.
Æ Une plénière d?ouverture se réunira
le 5 mai à Marseille, en présence du
Premier ministre François Bayrou.
Elle sera l?occasion de présenter les
enjeux d?Ambition France Transports
et de tracer les grandes perspectives
qui guideront les travaux.
Æ 4 ateliers thématiques se réuniront
tout au long de la conférence. Ils
constituent le « coeur » d?Ambition
France Transports. Ils rassembleront
l?ensemble des acteurs du secteur
des transports et pourront procéder
à des auditions.
Æ 3 journées ciblées sur les attentes de
la société civile, les nouveaux finan-
cements et l?innovation, viendront
éclairer et enrichir les travaux de la
conférence.
Æ Début juillet, une réunion de conver-
gence permettra de mettre en cohé-
rence les conclusions des quatre ate-
liers.
Æ A la mi-juillet, un rapport général
sera remis au Gouvernement, syn-
thétisant les trajectoires associées
aux différents scénarios dégagés par
les 4 ateliers.
Pour nourrir ce rapport et compléter les
travaux des ateliers et journées ciblées,
une plateforme de consultation est
mise en ligne depuis le 16 avril afin de
recueillir les contributions de l?ensemble
de l?écosystème des transports désireux
de participer aux débats.
10
https://conference-ambition-france.transports.gouv.fr/
Les étapes clés
Un calendrier prévisionnel jalonné par 6 temps forts
5mai
13&15mai
20mai
26mai
10&12juin
13&15juin
début juillet
mi-juillet
Journée de lancement
en présence du Premier ministre
Premières réunions des ateliers
à l?Hôtel de Roquelaure
Journée ciblée «Société civile»
au Conseil économique, social et environnemental
Journée ciblée «Nouveaux financements»
au Ministère de l?Économie et des Finances
Réunions des ateliers
Journée ciblée «Innovation»
à l?Hôtel de Roquelaure
Séminaire de convergence
des travaux des ateliers
Journée de clôture
de la conférence
11
ateliers
thématiques4 Les ateliers sont animés par des groupes de travail
rassemblant des élus, des acteurs publics et privés
de l?écosystème des transports, des experts, des
fédérations professionnelles et des collectifs représen-
tant les usagers.
Ces 4 ateliers permettront d?aboutir à une vision par-
tagée sur les grands enjeux et de définir les principales
orientations pour l?avenir des mobilités. Les travaux
seront coordonnés par deux pilotes. Un comité de pi-
lotage réunissant Dominique Busereau, Président
d?Ambition France Transports, les co-pilotes d?atelier
et le Président du Conseil d?Orientation des Infrastruc-
tures, garantira la bonne coordination des travaux.
Ces ateliers se réuniront entre mai et début juillet et
procéderont à des auditions d?acteurs.
En amont de ces ateliers, plus de 30 experts de l?État,
issus de l?ensemble des administrations concernées
sont mobilisés depuis deux mois pour rassembler les
données indispensables à la qualité des débats. Un li-
vret de diagnostic, réalisé par ce groupe de travail in-
terministériel pour chaque atelier, sera remis aux
membres des groupes de travail.
A l?issue de ces travaux, une réunion de convergence
début juillet permettra de mettre en cohérence les
conclusions des ateliers.
12
A T E L I E R N ° 1
Modèle économique des
Autorités organisatrices de
la mobilité (AOM) et des
Services express régionaux
métropolitains (SERM)
L?État et les collectivités territoriales, qui
sont les autorités organisatrices de la
mobilité (AOM), conduisent des trans-
formations majeures, avec notamment
le développement de l?offre de trans-
ports collectifs (bus, cars, métro,
tramways, trains) et des modes actifs.
Ce développement des mobilités est
susceptible de faire évoluer le modèle
économique des AOM afin qu?elles
puissent financer les investissements né-
cessaires au fonctionnement de ces
nouveaux services.
De plus en plus de collectivités s?en-
gagent dans le déploiement de services
express régionaux métropolitains
(SERM). Lancés en 2022 par le Président
de la République, les SERM visent à assu-
rer une meilleure desserte de l?ensemble
du territoire d?une aire métropolitaine,
en mobilisant différents modes de trans-
ports : TER, tramways, cars express?
Les SERM vont participer à transformer
nos territoires et vont constituer une
offre de mobilité fiable, fréquente et fa-
cile à utiliser, au service des habitants de
périphérie des métropoles.
Ils doivent permettre d?améliorer la des-
serte entre les centres-villes et les zones
périurbaines en renforçant l?offre ferro-
viaire mais aussi d?encourager le report
modal sur des modes complémentaires
comme les services de transport routier
à haut niveau de service, les mobilités
partagées et les réseaux cyclables.
Ambition France Transports accordera
une attention particulière à la mobilité
en milieu rural, qui constitue un enjeu
fort en matière d?accessibilité des trans-
ports et de désenclavement des terri-
toires.
A T E L I E R N ° 2
Financement des infrastruc-
tures routières
La route demeure l?infrastructure cen-
trale de la mobilité des Français et du
transport de marchandises.
Ce deuxième atelier permettra d?évaluer
la « dette grise » du réseau routier natio-
nal, qui résulte de son sous-entretien, et
les modalités envisageables pour sa ré-
sorption.
Les routes constituent, en valeur, le pre-
mier patrimoine des Français. L?État in-
vestit environ 80 000¤ par an et par kilo-
mètre sur les 12 000 km de route qui
relève de sa compétence. La fin des
contrats de concession liant l?État aux
sociétés concessionnaires d?autoroutes
entre 2031 et 2036 constitue une
échéance stratégique. Elle se prépare
dès aujourd?hui.
Cet atelier doit permettre de réfléchir à
ce que doivent être demain nos auto-
routes.
Les discussions aborderont notamment
la question du futur modèle de gestion
et des modalités de tarification des au-
toroutes à l?issue des concessions.
Ces enjeux seront évalués au regard des
investissements qui seront nécessaires
pour entretenir ces autoroutes, les dé-
carboner et les adapter au changement
climatique, mais aussi des besoins crois-
sants d?investissement dans la régénéra-
tion du réseau routier non concédé et
du réseau ferroviaire.
13
A T E L I E R N ° 3
Infrastructures et services
ferroviaires de voyageurs
Il y a près de 150 ans, le plan Freycinet
était initié pour accélérer le développe-
ment du réseau ferroviaire en France. Ce
réseau a depuis été développé, moder-
nisé, rationalisé.
Le transport ferroviaire est aujourd?hui
un socle essentiel du maillage de nos ré-
gions et de la vitalité des territoires. Il est
surtout un formidable catalyseur pour
décarboner les mobilités.
Mais les infrastructures ferroviaires ont,
elles aussi, fait l?objet d?un investisse-
ment réduit sur plusieurs décennies,
avec toutefois une inflexion depuis les
années 2010.
Les travaux de cet atelier porteront sur
le niveau de cette dette grise ferroviaire
et les financements associés ? par les
usagers, l?État, les collectivités, et les ac-
teurs privés ? pour y répondre.
Ils permettront de clarifier les besoins
de régénération et de modernisation
pour préserver la qualité de service du
réseau ferré, le rendre plus résilient face
au changement climatique et le rendre
plus efficient en permettant d?augmen-
ter le nombre de trains en circulation. Ils
étendront l?examen aux projets d?exten-
sion du réseau, selon une analyse croisée
et complémentaire.
Des réflexions qui prendront en compte
une transformation structurante à
l?oeuvre dans les réseaux ferroviaires :
l?ouverture progressive à la concurrence,
et l?entrée de nouveaux acteurs qui en
découle sur nos infrastructures.
A T E L I E R N ° 4
Report modal et transport
de marchandises
Le fret ferroviaire et fluvial ne transporte
aujourd?hui que 11 % des marchandises.
Or le report modal ? le transfert d?une
partie du transport de marchandises de
la route vers le ferroviaire et les voies na-
vigables ? est un levier crucial pour réus-
sir la transition écologique de la logis-
tique dans notre pays.
Les travaux d?Ambition France Trans-
ports permettront de préciser les moda-
lités de financement des investissements
nécessaires à ce report modal, notam-
ment la répartition entre financement
de l?État, financement privé et finance-
ment des collectivités locales.
L?objectif sera également d?identifier des
stratégies pour renforcer la compétitivi-
té du fret massifié ? ferroviaire et fluvial.
Cela inclura l?examen de leviers régle-
mentaires et fiscaux, au-delà des inves-
tissements, permettant de favoriser le
recours à cette solution décarbonée.
Pour rendre le transport de marchan-
dises plus durable, les échanges aborde-
ront la question stratégique de l?électri-
fication du transport de marchandises
par la route.
Les enjeux de gouvernance relatif au
transport de marchandises et à la logis-
tique, en particulier en milieu urbain, se-
ront également abordés.
14
?
3 JOURNÉES CIBLÉES
Une première journée ciblée sera
organisée au CESE, le 20 mai. Elle
associera la société civile, au-delà de
l?écosystème des transports, aux
travaux de la conférence. Associa-
tions environnementales, partenaires
sociaux et représentants du monde
associatif seront invités à exprimer
leurs attentes et leurs propositions.
Une deuxième au Ministère de l?Eco-
nomie réunira le 26 mai les acteurs
économiques et financiers afin
d?explorer les modèles de finance-
ments. L?objectif : tirer les enseigne-
ments des modèles existants, valori-
ser les réussites, identifier les limites
et ouvrir de nouvelles perspectives, à
l?heure où les ressources publiques
sont très contraintes.
Une troisième à l?Hôtel de Roque-
laure le 23 juin portera sur les innova-
tions capables de transformer les
transports en France. Un Sommet de
l?intelligence artificielle appliquée
aux mobilités permettra d?examiner
les contributions concrètes de l?IA et
des technologies émergentes, en
particulier à la qualité de service, la
compétitivité et la sécurité.
En rassemblant l?ensemble des
participants des ateliers, ces journées
faciliteront également la mise en
cohérence de leurs travaux.
15
grands objectifs
d?Ambition France
Transports
Évaluer et clarifier les besoins de régénération des
réseaux, pour résorber la « dette grise » ferroviaire,
routière et fluviale.
Préparer le futur modèle de gestion des autoroutes, la
tarification adéquate, et l?apport au financement de la
décarbonation des transports.
Flécher durablement les recettes issues de la tarification
de la route vers les infrastructures de transport ?
notamment pour accélérer leur décarbonation.
Mettre l?usager et les bénéficiaires des infrastructures
au centre des modèles économiques d?entretien et de
développement.
Examiner le calendrier, les modalités de déploiement
et de financement des Services express régionaux
métropolitains (SERM).
Identifier les leviers pour améliorer la compétitivité du
fret ferroviaire et fluvial.
Définir la part souhaitée des investissements privés et
leurs conditions de mobilisation.
Étudier les différentes solutions de financement
mobilisables, notamment européennes.
Les
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
8
16
Les quatre ateliers sont composés de 11 à 16 membres. Dans chacun
d?eux, des copilotes ont été désignés (composition ci-dessous). Ils
auront pour mission de définir l?ordre du jour, d?animer les échanges,
d?organiser et de conduire les auditions qu?ils jugeront utiles pour l?ate-
lier.
Dominique Bussereau, président d?Ambition France Transports, réunira
régulièrement un comité de pilotage composé du Président du Conseil
d?Orientation des Infrastructures, et des co-pilotes d?atelier. Ce comité
sera chargé de veiller au bon déroulement des travaux des ateliers et
d?en garantir la cohérence.
L?équipe Ambition France Transports
A T E L I E R N ° 1
Modèle économique des AOM et des SERM
ORGANISME MEMBRE
Sénateur (copilote) Didier Mandelli
Expert (copilote) Jean Coldefy
Députée Christine Arrighi
AMF Sylvain Laval
Intercommunalités de France Antoine Chéreau
France urbaine Jean-Luc Moudenc
GART Louis Nègre
Régions de France Renaud Lagrave
Expert Guy Le Bras
Expert Jean-Marc Zulesi
UTPF Florence Sautejeau
MEDEF Bruno Arcadipane
FNTV Jean-Sébastien Barrault
SGP Frédéric Brédillot
SNCF Réseau Thomas Allary
FNAUT Alain Roux
17
A T E L I E R N ° 2
Financement des infrastructures routières
ORGANISME MEMBRE
Sénateur (copilote) Hervé Maurey
Expert (copilote) Yves Crozet
Député Christophe Plassard
Association des Départements
de France
Nadège Lefebvre
Régions de France Michel Neugnot
Expert Jean-Philippe Hermine
ASFA Christophe Boutin
AVERE Clément Molizon
FNTP Alain Grizaud
Transport & Environnement Diane Strauss
FNAUT Alain Richner
A T E L I E R N ° 3
Infrastructures et services ferroviaires de voyageurs
ORGANISME MEMBRE
Députée (copilote) Olga Givernet
Expert (copilote) Gilles Savary
Sénateur Olivier Jacquin
Régions de France Jean-Luc Gibelin
Expert Pierre Zembri
FIF Patrick Jeantet
UTPF Stéphanie Lopes d?Azevedo
SNCF Réseau Alain Quinet
Caisse des dépôts
et des consignations
Pierre Aubouin
FNE Jean-Yves Petit
FNAUT François Delétraz
18
A T E L I E R N ° 4
Report modal et transport de marchandises
ORGANISME MEMBRE
Député (copilote) Gérard Leseul
Experte (copilote) Corinne Blanquart
Sénatrice Marie-Claire Carrère-Gée
Régions de France Roch Brancour
GART Anne-Marie Jean
Experte Lucie Letrouit
SNCF Réseau Hélène Vasseur
VNF Cécile Avezard
France Logistique Maxime Forest
FRET 4F Raphaël Doutrebente
AUTF Lionel Lemaire
Union des ports de France Claire Merlin
Union TLF Olivier Poncelet
OTRE Jean-Marc Rivera
FNTR Florence Berthelot
E2F Didier Leandri
19
N
O
TI
O
N
S
C
LÉ
S AOM
Autorité Organisatrice de la Mobilité
L?autorité organisatrice de la mobilité est
chargée d?organiser et développer l?offre
publique de transport sur son territoire en
fonction des besoins locaux. Les AOM de la
mobilité interviennent depuis la LOM (2019) à
deux niveaux :
Æ Les régions, AOM régionales, ont en charge
le maillage du territoire régional : transport
ferroviaire, transport par car interurbain et
scolaire et cheffes de file de la mobilité
Æ Les intercommunalités ont en charge la
mobilité de proximité : tous les services de
mobilité dans leur périmètre. Historiquement
le réseau de transport urbain en bus pour
les AOM urbaines et aussi des services de
covoiturage, autopartage, transport à la
demande également adaptés en zones
rurales (sur les 702 AOM, un peu plus de
300 sont dotées d?un réseau de transport
urbain et pour la moitié des communautés
de communes, i.e. les zones rurales, la région
exerce à la fois les compétences d?AOM
locale et régionale. Depuis la mise en oeuvre
de la LOM, l?ensemble du territoire français
est couvert par des autorités organisatrices
de la mobilité (AOM) locales
Æ En Île-de-France, ces compétences sont
exercées par Île-de-France Mobilité, AOM
unique.
Dette grise
La dette grise recouvre la dette
budgétaire actualisée, liée au rattrapage
des investissements nécessaires qui n?ont
pas été faits par le passé, et la dette
technique, liée à la dégradation des
actifs (les besoins d?entretien superficiels
deviennent structurels), ce qui nécessite
de faire évoluer la nature des travaux,
qui deviennent plus coûteux.
20
SERM
Services Express Régionaux Métropolitains
Ils désignent une offre multimodale de services
de transports collectifs publics qui :
Æ s?appuie prioritairement sur un renforcement
de la desserte ferroviaire.;
Æ intègre la mise en place de services de
transport routier à haut niveau de service,
de réseaux cyclables ; le cas échéant, de
services de transport fluvial, de covoiturage,
d?autopartage et de transports guidés ainsi
que la création ou l?adaptation de gares ou
de pôles d?échanges multimodaux ;
Æ comprend également des aménagements
assurant l?accès et le stationnement sécurisés
des véhicules de covoiturage, des autres
moyens de mobilité partagée et des vélos.
Réseau routier
national concédé
Il est géré par un opérateur
économique via un contrat
de concession. Le concédant
(l?État pour le réseau autoroutier)
reste néanmoins propriétaire
de l?infrastructure et conserve
la responsabilité de la politique
autoroutière, dans ses dimensions
de stratégie, de planification,
de programmation en matière
de développement du réseau,
d?objectifs de performance et
de modalités de mise en oeuvre.
Il est également responsable
du suivi et du contrôle des
contrats et de l?application de
sanctions en cas de non-respect
des objectifs de performance
imposés par le contrat.
Réseau routier
national non
concédé
Il est composé de routes
nationales et d?autoroutes sans
péage appartenant à l?État et
géré par les services de l?État
(directions interdépartementales
des routes).
Modes actifs
Il s?agit des modes de
déplacement qui n?utilisent
pas d?énergie fossile,
n?émettent aucun rejet
atmosphérique et sont
bénéfiques pour la santé :
le vélo ou la marche par
exemple. Ils n?utilisent que
l?énergie musculaire.
21
N
O
TI
O
N
S
C
LÉ
S Infrastructures routières
Elles représentent l?ensemble des routes,
ponts et tunnels qui facilitent le transport
terrestre et le déplacement des personnes
et des marchandises.
Services de transport
publics collectifs routiers
à haut niveau de service
Service de transport public conçus pour
offrir des trajets rapides, fréquents et
confortables, souvent avec des voies dédiées,
afin d?améliorer l?efficacité du transport
en commun urbain ou interurbain. Dans
l?urbain, ces services sont depuis longtemps
développés sous le vocable BHNS-Bus à haut
niveau de service voire de TCSP «transport
collectif en site propre» qui intègre le
fonctionnement avec une voie urbaines
dédiées. Pour le non urbain, en dehors des
agglomérations, il s?agit de services de car
express. Leur développement est plus récent.
Régénération
La régénération, ou également
« renouvellement », consiste à
remplacer les composants d?un
réseau pour le rajeunir. Elle permet
de préserver le patrimoine routier,
ferroviaire et fluvial et contribue à
maintenir sa performance.
Modernisation
Elle correspond aux
opérations de modification
de l?infrastructure réalisées
sur le réseau existant qui
améliorent sa performance
globale. Elle permet une
évolution de l?usage du réseau
(par exemple, pour le réseau
ferroviaire, une augmentation
de la vitesse d?exploitation ou
du débit d?une ligne, ou, pour
le réseau routier, la circulation
de poids lourds électriques).
22
Fret massifié
Les modes massifiés sont, dans le domaine
du fret, les modes de transport permettant
de transporter un très grand nombre
de marchandises en émettant le moins
possible de gaz à effet de serre (GES).
L?expression désigne principalement le
transport ferroviaire, incluant le ferroutage,
le transport fluvial à grand gabarit, et le
transport maritime, incluant le cabotage
Multimodalité
Existence de plusieurs modes de
transport ? par exemple le train
et le bus ? permettant de se
déplacer entre deux lieux.
Intermodalité
Utilisation de
différents moyens de
transport (comme bus
et train ou poids lourds
et transport fluvial) lors
d?un même trajet.
MaaS
Mobility as a Service
Concept ayant pour objectif d?offrir
aux usagers un service intégré,
complet et simple. Il consiste à
proposer à l?échelle d?un territoire :
Æ une information intermodale
et multimodale centralisée et
en temps réel sur l?ensemble
des modes de déplacements
possibles, y compris la voiture ;
Æ une tarification adaptée au
déplacement demandé ;
Æ une vente en ligne des billets.
23
24245 Dicom / Mobilités - Mai 2025.