LE FONDS VERT pour l'accélération de la transition écologique dans les territoires : guide à l'intention des décideurs locaux
Auteur moral
France. Ministère de la Transition écologique, de l'Énergie, du Climat et de la Prévention des Risques (2024/09 - 2024/12)
Auteur secondaire
Résumé
Le Fonds vert est un outil financier du gouvernement français visant à accélérer la transition écologique dans les territoires. Il soutient les collectivités dans des projets liés à l'adaptation climatique, la performance environnementale et l'amélioration du cadre de vie. Doté d'un budget significatif, il finance des actions variées : rénovation énergétique, prévention des risques naturels, recyclage foncier et mobilité durable, tout en facilitant l'accès aux aides via une plateforme dédiée.
Descripteur Urbamet
changement climatique
;recyclage
;RENOVATION ENERGETIQUE
;MOBILITE DURABLE
Descripteur écoplanete
Thème
Environnement - Nature
;Risques
Texte intégral
LE FONDS VERT
pour l?accélération
de la transition
écologique dans
les territoires
Guide à l?attention des décideurs locaux
GUIDE
À L?INTENTION
DES DÉCIDEURS LOCAUX
Mars 2025 - Version 1.3
2 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 3
« Le Fonds vert est l?instrument financier de l?Etat
qui répond aux besoins d?investissement des acteurs
locaux pour mener à bien la transition écologique
dans leur territoire. Les projets qu?il finance en
matière d?adaptation au changement climatique et
de recyclage des friches font de l?écologie une réalité
concrète pour toutes et tous, dans nos villes et nos
villages. Je veux en effet que le Fonds vert soit mis
au service d?une écologie populaire, portée par les
élus locaux et répondant directement aux besoins
des citoyens. A partir de 2025, et comme je l?avais
annoncé, le Fonds vert est mobilisé de façon inédite
pour l?adaptation au changement climatique des
territoires. Une étape importante est franchie pour
aider les collectivités locales à anticiper les risques et
mieux les connaître, investir dans nos infrastructures
et préparer et protéger nos concitoyens face aux
aléas climatiques futurs. »
AGNÈS PANNIER-RUNACHER,
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité,
de la Forêt, de la Mer et de la Pêche
« Nos territoires sont en première ligne face aux
conséquences concrètes et de plus en plus visibles des
crises climatiques et environnementales. Les solutions fortes
et innovantes pour accélérer la transition écologique et
adapter notre environnement quotidien viendront d?abord
des élus locaux. Au contact de nos concitoyens, ils ont la
capacité de les convaincre d?accompagner les défis à venir.
En tant qu?ancien maire, je sais que le Fonds vert est un outil
adapté pour transformer nos espaces de vie et aménager
notre territoire de façon compatible avec une société plus
respectueuse de l?environnement. »
FRANÇOIS REBSAMEN,
ministre de l?Aménagement du territoire et de la Décentralisation
Sommaire
Un fonds pour accélérer la transition
écologique dans les territoires 4
Les données clés du Fonds vert 6
Ce qui change en 2025 8
Axe 1 : Renforcer la performance
environnementale 10
Rénovation énergétique des bâtiments
publics locaux 11
Aide aux maires bâtisseurs 13
Soutien au tri à la source et à la valorisation
des biodéchets 14
Axe 2 : Adapter les territoires
au changement climatique 16
Prévention des inondations 17
Appui aux collectivités de montagne soumises
à des risques émergents 20
Renforcer la protection des bâtiments des territoires
d?outre-mer contre les vents cycloniques 22
Prévention des risques d?incendies de forêt
et de végétation 23
Accompagnement pour l?adaptation des
territoires littoraux au recul du trait de côte 25
Renaturation des villes et des villages 27
Axe 3 : Améliorer le cadre de vie 30
Recyclage foncier 31
Soutien à la transition et à la planification
écologique des activités et des espaces maritimes
et littoraux 33
Accompagner le déploiement
des zones à faibles émissions (ZFE) 35
Développement du covoiturage 37
Développement des mobilités durables
en zones rurales 39
Aménagements cyclables 41
Territoires d?industrie en transition écologique 43
Fonds vert biodiversité 46
Mieux connaître et mobiliser pour la biodiversité :
les atlas communaux de la biodiversité 47
Réduire les pressions sur la biodiversité
de votre territoire 48
Protéger et restaurer les espaces naturels 48
L?appui en ingénierie 49
4 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 5
Un fonds pour accélérer
la transition écologique
dans les territoires
Institué en 2023, le Fonds vert soutient les projets des territoires pour accélérer
leur transition écologique. Il accompagne sur le long terme la mobilisation
des collectivités territoriales et acteurs locaux et contribue ainsi à répondre
aux enjeux de la planification écologique. Le Fonds vert apporte un soutien
financier d?ampleur en faveur de l?émergence et de la réalisation d?actions
de transition écologique au plus près des territoires.
Face aux crises climatique, énergétique et de la
biodiversité1, la protection des espaces et des
espèces comme la maîtrise des ressources et des
sols représentent un enjeu majeur. Des objectifs
clairs ont été fixés à l?échelle nationale : la neutralité
carbone et la zéro artificialisation nette d?ici 2050,
la création de zones à faibles émissions (ZFE), la
protection forte de 10 % des espaces naturels
nationaux, la renaturation des villes et des villages,
la rénovation énergétique, la réduction de nos
consommations d?énergie, la prévention des risques
naturels.
Une déclinaison locale déjà engagée
Ces objectifs nationaux se déclinent tous localement
jusqu?à l?échelle du bassin de vie, notamment à
travers les contrats pour la réussite de la transition
écologique (CRTE), cadre de référence pluriannuel
d?accompagnement par l?Etat de la mise en oeuvre
des projets portés par les communes et leurs
groupements, en cohérence avec la stratégie retenue
au niveau régional dans le cadre des « conférences des
parties » (COP) régionales, qui ont pour ambition de
rendre concrète la planification écologique à l?échelle
régionale et infra-régionale.
Un enjeu majeur : adapter la France
au changement climatique
S?inscrivant dans la troisième édition du Programme
national d?adaptation au changement climatique
(PNACC 3) présenté par le Premier ministre le
10 mars 2025, le Fonds vert finance des mesures
d?adaptation de nos territoires et services publics au
changement climatique.
Trois axes financés
Afin de rendre concrète la transition écologique et de
faire émerger des solutions, le Fonds vert finance trois
axes :
? Le renforcement de la performance
environnementale dans les territoires
? Leur adaptation au changement climatique
? L?amélioration du cadre de vie.
Ces actions ont en commun d?associer des mesures
d?atténuation et d?adaptation aux défis climatiques et
environnementaux, tout en ayant des effets positifs
sur la sécurité, la santé ou le bien-être des populations.
Elles augmentent la résilience des territoires et la
qualité de vie de leurs habitants.
Une gestion au plus près des besoins des
territoires
Pour répondre à la diversité des réalités territoriales
les crédits du Fonds vert sont déconcentrés aux
préfets qui accompagnent et sélectionnent les projets
présentés par les collectivités territoriales et leurs
partenaires publics ou privés. Cela favorise la tenue
d?un dialogue territorial entre les porteurs de projet et
les services de l?Etat.
Une gestion simplifiée
Le Fonds vert est construit dans une démarche de
simplicité d?accès à ses financements. Au coeur du
dispositif la plateforme Aides-Territoires présente,
par thématiques, les soutiens financiers proposés aux
collectivités, et permet d?accéder à la plateforme
Démarches simplifiées pour la saisie de la demande
d?aide et le suivi de l?instruction de son dossier. Enfin,
l?efficacité des actions entreprises est évaluée grâce à
des indicateurs de performance2.
Un accompagnement adapté
Pour aider les projets à émerger, le Fonds vert apporte
un appui financier à l?ingénierie. Différents organismes
publics nationaux ou locaux, comme l?ANCT, les
agences de l?eau, le CEREMA, l?ADEME, l?OFB, les
ATD ou les CAUE peuvent également apporter un
accompagnement en ingénierie aux porteurs de
projets.
Rendez-vous sur
la plateforme
aides-territoires.fr/fondsvert
1. La mesure «Accompagnement de
la stratégie nationale biodiversité
2030» est portée depuis 2024 par le
Fonds vert biodiversité.
2. Les résultats 2023 présentés dans le document sont des résultats
provisoires arrêtés à novembre 2023 sur la base des projets
acceptés et des données déclarées par les porteurs de projet.
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Martinique Guyane La Réunion
L
Guadeloupe
Mayotte
Nouvelle-
Calédonie
Wallis-et-
Futuna
Polynésie
française
Saint-
Barthélémy
Saint-Pierre-
et-Miquelon
Saint-
Martin
1,15 milliard d?euros
pour soutenir
vos projets verts
@ UN DISPOSITIF
EN LIGNE
La plateforme Aides-territoires
permet aux collectivités de
connaître l?ensemble des sou-
tiens financiers dont elles
peuvent bénéficier.
L?outil Démarches-simplifiées,
accessible depuis les fiches d'aide sur
Aides territoires, offre aux porteurs de
projet un suivi sur toute la durée de vie
d?un dossier, de la saisie jusqu?à la décision.
Pas d'appels à projets : le fonds est géré
au plus près de vous par les préfets
Le fonds est adapté localement
en fonction des territoires
NOUVEAUX PROJETS À DÉPOSER EN 2025
Les dossiers déposés 2024 non instruits seront basculés automatiquement sur la gestion 2025
pour toutes les mesures continuant à être financées. Un message sera envoyé aux porteurs de
projet pour leur permettre de confirmer leur demande d'une aide du Fonds vert en 2025 et le
caractère inchangé du projet déposé en 2024.
Le Fonds vert
Le fonds de la transition écologique pour, par et avec vous
6 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique
?Rénovation énergétique des bâtiments publics locaux
?Aide aux maires bâtisseurs (AMB)
??Soutien au tri à la source et à la valorisation des biodéchets
Performance environnementale
?Prévention des inondations
?Adaptation aux risques émergents en montagne
?Prévention des risques cycloniques
?Prévention des risques d?incendies de forêts et de végétation
?Adaptation au recul du trait de côte
?Renaturation des villes et des villages
Adaptation des territoires au changement climatique
Fonds vert Biodiversité
En complément, sont financées des actions destinées à :
??Elaborer les atlas communaux de la biodiversité
??Réduire les pressions sur la biodiversité
??Protéger et restaurer les espaces naturels
Appui à l?ingéniérie
Une aide transversale permettant :
??L?identification des besoins et des solutions, en amont des projets
??L?accompagnement en phase de réalisation, jusqu?à l?évaluation
Amélioration du cadre de vie
? Soutien à la transition et à la planification
écologique des activités et des espaces
maritimes et littoraux
? Accompagner le déploiement
des zones à faibles émissions
?Développement du covoiturage
? Développement des mobilités durables
en zones rurales
?Aménagements cyclables
?Recyclage foncier
? Territoires d?industrie en transition
écologique
Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 7
8 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 9
CE QUI
CHANGE
EN 2025
Des nouvelles mesures
? La lutte contre l?étalement urbain et le soutien
à la production de logements à travers une aide
aux maires bâtisseurs (AMB)
? Le développement des mobilités actives via la
mesure aménagements cyclables
? Le soutien à la transition et à la planification
écologiques des activités et des espaces
maritimes et littoraux
De nouvelles actions
? Le financement de solutions recourant à
l?intelligence artificielle (IA) au service de
l?adaptation au changement climatique
? Le financement des actions inscrites dans les
plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET)
Les principales priorités
et évolutions en 2025
Inondations
? amélioration de la lisibilité des
financements de la prévention
? intervention du fonds vert là
où la mobilisation du fonds de
prévention des risques naturels
majeurs (FPRNM dit fonds Barnier)
n?est pas possible
Rénovation énergétique
? Prise en compte renforcée de
l?adaptation au changement
climatique (risque inondation et
confort d?été)
? Introduction de critères distincts
pour les projets portants sur des
logements seulement
Recyclage foncier
Ne sont plus soutenues :
? les opérations réalisées sur des
terrains non bâtis à usage ou à
vocation agricole ou forestier ;
? les opérations réalisées sur
d?anciennes carrières ou décharges
dont l?usage ou la vocation est un
espace naturel, agricole ou forestier
Mobilités rurales
? Ajout des collectivités d?outre-mer
parmi les bénéficiaires
? Ajout des Services et
infrastructures pour le covoiturage
et Infrastructures cyclables
(aménagements cyclables,
stationnements sécurisés)
parmi le bouquet des mesures
de mobilité pouvant être
soutenues, en articulation avec les
mesures dédiées (Covoiturage et
Aménagements cyclables)
LES ÉVOLUTIONS
LES PRIORITÉS
Sont prioritaires en 2025 les mesures d?adaptation
au changement climatique (prévention des risques,
renaturation des villes et des villages, gestion du recul
du trait de côte) et le recyclage foncier.
Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 11
RENFORCER
LA PERFORMANCE
ENVIRONNEMENTALE
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La rénovation énergétique des bâtiments
publics locaux et le soutien au tri à la source
et à la valorisation des biodéchets : ces
deux mesures visent à réduire à la fois nos
consommations d?énergie, nos émissions de
gaz à effet de serre et notre dépendance aux
énergies fossiles. L?aide aux maires bâtisseurs
aide à lutter contre l?étalement urbain et
encourage la construction de logements.
Ces mesures de performance
environnementale permettent à nos
territoires, soutenus par le Fonds vert, de
diminuer leurs dépenses en augmentant
leur résilience. Et de devenir les acteurs
exemplaires de la transition écologique.
> VOTRE POINT DE CONTACT POUR
LE FONDS VERT SERA VOTRE PRÉFET.
La rénovation énergétique
des bâtiments publics
locaux
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1
LE CONTEXTE
En 2022, le secteur du bâtiment représente 45 % de la consommation finale
énergétique de la France et 16 % des émissions directes de gaz à effet de
serre. Avec un patrimoine bâti de plus de 225 000 bâtiments et
280 millions de mètres carrés (27 % du parc tertiaire national), les
collectivités disposent de leviers importants pour agir sur la consommation
d?énergie du parc tertiaire. L?objectif est une diminution de 40 % des
consommations d?énergie d?ici 2030 et de 60 % d?ici 2050 pour l?ensemble
des bâtiments tertiaires dont la surface dépasse 1 000 m2 (loi ELAN).
La rénovation des bâtiments publics locaux est aussi un levier majeur
de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la
neutralité carbone à l?horizon 2050. Dans un contexte de changement
climatique, l?enjeu est également de rénover les bâtiments publics en
prenant systématiquement en compte les vagues de chaleur présentes et
futures, afin d?assurer la continuité du service public ainsi que le confort du
personnel et des bénéficiaires.
81 %
des consommations
énergétiques des
communes de
l?Hexagone proviennent
des bâtiments
communaux.
[Source : ADEME, IN NUMERI,
2019. Dépenses énergétiques des
collectivités locales- État des lieux
en 2017.]
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12 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 13
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LA MESURE
Le Fonds vert vient soutenir l?effort local en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments
publics des collectivités territoriales afin d?atteindre une réduction minimale de 40 % de la
consommation d?énergie finale et une réduction significative des émissions de gaz à effet de
serre des bâtiments concernés, tout en assurant le confort thermique, en hiver comme en été,
du personnel et des bénéficiaires des services publics.
Les projets éligibles doivent obligatoirement inclure des travaux qui peuvent relever d?une
opération de rénovation énergétique (gain énergétique attendu minimal de 40% en métropole)
ou viser uniquement l?amélioration du confort d?été (liste de gestes éligibles).
LES ÉVOLUTIONS 2025
L?intégration de la dimension adaptation au changement climatique est renforcée en 2025 avec
la prise en compte du risque inondation et du confort d?été dans l?éligibilité des projets.
Des critères distincts ont été introduits pour les projets portant sur des bâtiments à usage
exclusivement résidentiel.
LES IMPACTS ATTENDUS
Par la rénovation énergétique des bâtiments publics et la baisse des émissions de gaz à effet de
serre, les collectivités jouent un rôle exemplaire en faveur du climat, à travers :
? La préservation du confort thermique des bâtiments ;
? La baisse de leurs émissions de gaz à effet de serre grâce à la réduction des consommations
d?énergie et au remplacement d?équipements fonctionnant aux énergies fossiles par des
équipements utilisant des énergies renouvelables ou de récupération ;
? La diminution de leur consommation d?énergie et la réduction des factures énergétiques.
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
En 2024, le Fonds vert a soutenu plus de 3 000 projets de rénovation pour un montant total
de subventions attribuées s?élevant à 707 millions d?euros et un montant total de dépenses de
près de 3Mds¤. Les projets soutenus concernent près de 5 000 bâtiments pour 3,35 millions
de m² Le tiers de ces projets permettent une sortie des énergies fossiles (remplacement d?une
chaudière fioul ou gaz) et la réduction des consommations d?énergie attendue dépasse
les 50%.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
La mesure concerne l?ensemble des travaux réalisés sur les bâtiments appartenant
aux collectivités territoriales et à leurs groupements. Ces travaux visent à diminuer
significativement leur consommation énergétique et augmenter leur confort thermique, en
ciblant en premier lieu une meilleure performance énergétique de l?enveloppe du bâtiment.
Les projets éligibles à ce dispositif peuvent porter à la fois sur :
? des travaux de rénovation énergétique incluant des travaux d?isolation et de protection
solaire du bâti, de remplacement des équipements de chauffage, de production d?eau
chaude sanitaire et d?éclairage existants par des équipements performants ;
? des travaux visant uniquement l?amélioration du confort d?été (notamment l?installation de
protections solaires sur les parois et baies vitrées, l?installation de dispositifs de brassage de
l?air, etc.).
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
Démarches simplifiées, via la
plateforme Aides Territoires
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Aide aux maires
bâtisseurs
LE CONTEXTE
Par la loi de finances pour 2025, le
Gouvernement et les parlementaires ont
souhaité soutenir activement la production
de logements pour répondre aux besoins
de tous les Français. Ce soutien passe
notamment par une aide financière
aux maires bâtisseurs, actifs pour le
développement de leurs territoires et la
production des logements.
LA MESURE
L?aide a pour objet d?encourager les
communes dans la délivrance de permis de
construire pour des opérations vertueuses
et d?en assurer une mise en chantier rapide,
d?ici fin juin 2027. L?aide est destinée à
participer au financement des équipements
publics et autres aménagements d?aménités
urbaines favorables à l?accueil des nouveaux
habitants et à l?amélioration du cadre de vie.
LES IMPACTS ATTENDUS
L?aide a vocation à favoriser des opérations
de logements, en particulier de logements
sociaux, au sein du territoire urbanisé
des communes en vue de privilégier le
renouvellement urbain ou le comblement
des dents creuses, pour lutter contre
l?étalement urbain et préserver les espaces
naturels, agricoles et forestiers.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les opérations éligibles au fonds vert
sont donc notamment les opérations de
démolition-reconstruction, d?acquisition-
amélioration, de densification (extension
ou surélévation), de construction neuve
en renouvellement urbain ou recyclage
de friche, de comblement de dents
creuses, de transformation de bureaux,
etc. L?exemplarité environnementale des
opérations sera encouragée.
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
Démarches simplifiées, via
la plateforme Aides Territoires
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14 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 15
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Soutien au tri à la source
et à la valorisation
des biodéchets
LE CONTEXTE
La majorité des déchets alimentaires
ou de cuisine ne font pas l?objet d?un
tri et sont éliminés avec le reste des
ordures ménagères. Le tri à la source
des biodéchets est un enjeu pour
atteindre l?objectif européen que
seuls 10 % des déchets ménagers
pourront faire l?objet d?une mise en
décharge en 2030.
LA MESURE
Les projets doivent contribuer à :
? la gestion de proximité et la collecte séparée des biodéchets (études
et investissements pour l?achat et la mise en oeuvre d?équipements
de collecte et de gestion de proximité, aides au changement de
comportement)
? la valorisation des biodéchets (études et investissements)
LES IMPACTS ATTENDUS
Le tri à la source et la valorisation doivent permettre de réduire
les émissions de gaz à effet de serre et limitent les impacts
environnementaux et sociaux du traitement des déchets.
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
Les projets soutenus par le Fonds vert permettent à 5,5 millions
d?habitants supplémentaires d?être couverts par une solution de tri
à la source, et ainsi de détourner plus de 160 000 tonnes des ordures
ménagères résiduelles.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les porteurs de projet éligibles sont les maîtres d?ouvrage des projets
de déploiement du tri à la source et de valorisation des biodéchets des
ménages.
170
collectivités avaient mis
en place ou étaient en
train d?organiser une
collecte séparée des
biodéchets en 2022, ce
qui ne représentait que
21% de la population.
[Source : Ademe]
La demande d?aide et
le suivi de l?instruction
du dossier s?effecturont
sur l?outil Démarches
simplifiées, via
la plateforme Aides
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Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 17
ADAPTER
LES TERRITOIRES
AU CHANGEMENT
CLIMATIQUE
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Les événements climatiques extrêmes
intervenus en 2024 en ont fait la
démonstration : face au changement
climatique, le coût de l?adaptation est
largement inférieur à celui de l?inaction.
Pour protéger nos territoires, leurs habitants
et leurs équipements, nous devons renforcer
nos moyens pour permettre la prévention
des inondations, des risques émergents
en montagne, des dégâts causés par les
événements cycloniques en outre-mer, des
incendies de forêts et de végétation, ainsi
qu?accompagner l?aménagement du territoire
face au recul du trait de côte et renforcer la
renaturation des villes et des villages pour
conserver leur habitabilité.
> VOTRE POINT DE CONTACT POUR
LE FONDS VERT SERA VOTRE PRÉFET.
Prévention
des inondations
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LE CONTEXTE
En France, le risque d?inondations est le premier risque naturel, notamment
au regard du nombre de communes et de personnes concernées.
Le réchauffement climatique accentue ce risque. En zones urbaines
ou rurales, en plaine, en montagne ou sur le littoral, l?ensemble du
territoire français est vulnérable. Les projections climatiques font état
d?une évolution de la pluviométrie, avec jusqu?à +20 % l?hiver, avec une
augmentation des phénomènes météorologiques exceptionnels de pluies
intenses tels que certains territoires ont connus en 2023 et en 2024.
En zone littorale, les inondations se conjuguent à une surcote marine liée
aux marais, à la poldérisation et au rehaussement du niveau de la mer qui
réduit les capacités d?évacuation des petits fleuves côtiers. À plus long
terme, l?élévation du niveau moyen de la mer viendra accroître l?exposition
au risque naturel de submersion marine des zones littorales et des zones
basses. Le bon entretien des digues gérées par les collectivités territoriales
dans le cadre de la compétence GEMAPI, est primordial pour assurer leur
fiabilité et la protection des personnes et des biens face aux inondations.
Selon une approche alternative ou simplement complémentaire, il peut
être pertinent pour la collectivité de faire évoluer l?aménagement de parties
du territoire exposées au risque d?inondation, par exemple « en rendant sa
place à l?eau ».
604 M¤
Les inondations
représentent en
moyenne environ
604 M¤ de dommages
par an en ce qui
concerne les bâtiments
assurés sur la période
1982-2022.
[Source : Caisse centrale de
réassurance ? 2024]
7 000 km
de digues classées en
France métropolitaine
protègent plusieurs
millions de personnes
contre les crues
soudaines et les
submersions marines.
[Source SIOUH - système
d?information des ouvrages
hydrauliques]
16 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique
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18 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 19
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LA MESURE
Le Fonds vert permet de compléter les financements de la taxe GEMAPI et d?intervenir sur
certains secteurs pour lesquels les financements et outils principaux de la prévention ne sont
pas adaptés. Ainsi le Fonds vert rend possible le financement d?actions de prévention des
inondations lorsque le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM ? ou « fonds
Barnier ») ne peut intervenir. C?est notamment le cas lorsqu?une commune n?est pas couverte
par un plan de prévention des risques naturels (PPRN). Les actions ainsi soutenues permettent
d?améliorer la connaissance du risque, la surveillance ou des actions de prévention, dans
les secteurs où la sinistralité est plus diffuse, sans compromettre l?émergence de stratégies
globales de prévention futures. Elles permettent également de contribuer à la réduction de la
vulnérabilité des bâtiments publics des collectivités.
Le Fonds vert permet également d?accompagner les EPCI à fiscalité propre ou leurs
groupements à qui, dans le cadre de l?exercice de la compétence GEMAPI, ont été confiées
la gestion des digues et la définition des systèmes d?endiguement ainsi que la gestion des
aménagements hydrauliques de stockage préventif des venues d?eau en provenance des cours
d?eau en crue.
LES ÉVOLUTIONS 2025
Pour une meilleure lisibilité des financements de la prévention, le Fonds vert interviendra
prioritairement en 2025 sur les secteurs de sinistralité diffuse, lorsque les outils
permettant une approche globale (PPRN, programme d?actions de prévention des
inondations ? PAPI ? ou stratégie territoriale de prévention des risques en montagne
- STePRiM) ne peuvent être mis en place et que les collectivités ne peuvent donc
bénéficier du FPRNM.
Les projets soutenus auront donc pour effet d?améliorer la prévention des inondations
sur les territoires des communes où le FPRNM ne peut pas intervenir.
Dans ce cadre, s?agissant de l?aide aux collectivités « gémapiennes », le Fonds vert
accompagnera ces dernières pour que leurs opérations de prévention des inondations
soient en cohérence avec la TRACC (trajectoire de réchauffement de référence pour
l?adaptation au changement climatique).
Par ailleurs, les travaux de réduction de la vulnérabilité des biens des collectivités
constituant un axe important de la politique nationale de gestion du risque d?inondation,
le Fonds vert aidera en 2025 les communes rurales exposées au risque d?inondation, non
couvertes par un PAPI, en apportant un soutien financier à la réduction de la vulnérabilité
de leurs bâtiments publics.
LES IMPACTS ATTENDUS
Une meilleure prévention des inondations préserve les vies humaines, améliore la
résilience des territoires face au changement climatique et réduit les dommages
économiques des inondations
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
En 2024, les projets soutenus par le fonds vert vont permettre de mieux protégés
6 millions d?habitants et 1,2 millions de biens.
La demande d?aide et
le suivi de l?instruction
du dossier s?effecturont
sur l?outil Démarches
simplifiées, via la
plateforme Aides
Territoires
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LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les projets concernent notamment :
? les actions d?amélioration de la connaissance, en particulier des phénomènes de
ruissellement
? les diagnostics de vulnérabilité et les travaux de réduction de la vulnérabilité des
bâtiments publics ;
? la création de zones d?expansion de crue, de démarches de reméandrage et toutes
solutions fondées sur la nature ;
? les travaux de réhabilitation ou de renforcement d?un « système d?endiguement »,
éventuellement pour adapter le niveau de protection au regard du changement
climatique ;
? les travaux de neutralisation des anciennes digues ;
? les éventuels rachats d?habitations à la suite de la neutralisation d?une digue existante
(car non intégrée dans un système d?endiguement) ou du retrait du système
d?endiguement dans le cas d?un accord avec les propriétaires ;
? les actions de coordination à l?échelle d?un bassin pertinent, de l?action des collectivités
ayant la compétence GEMAPI.
Les porteurs de projet éligibles sont les collectivités territoriales ou leurs groupements
assurant la maitrise d?ouvrage des études et des actions de prévention ou de protection.
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Appui aux collectivités
de montagne soumises
à des risques émergents
LE CONTEXTE
Le réchauffement est plus rapide dans les territoires de montagne,
notamment dans les Alpes où il est de 2 °C par rapport à l?ère préindustrielle
(contre 1,8 °C en France hexagonale). L?augmentation de la température
induit une évolution des risques naturels en montagne : déstabilisation de
terrains, avalanches et éboulements, formation de lacs glaciaires pouvant
se vidanger brutalement? Le suivi de cette évolution est nécessaire pour
caractériser l?aléa et prendre les mesures indispensables à la préservation
des vies humaines et des activités économiques.
Pour les risques en haute montagne, le plan d?actions interministériel sur
les risques d?origines glaciaire et périglaciaire, publié en novembre 2024,
vise à renforcer la recherche pour la prévention de ces risques, améliorer la
caractérisation des aléas et des zones à risques, prévenir ces risques et gérer
les sites à risques, ainsi que développer l?information et la culture du risque.
- 65 %
Entre 1924 et 2021,
le glacier pyrénéen
d?Ossoue s?est raccourci
de 630 m, soit 65 % de
perte.
[Source : Nature France]
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
Démarches simplifiées, via la
plateforme Aides Territoires
LA MESURE
Le Fonds vert apporte un soutien aux collectivités de montagne pour améliorer la
connaissance et suivre l?évolution d?un aléa naturel sur un site de montagne ou de haute
montagne pouvant menacer un territoire urbanisé et pour adapter des actions de prévention
existantes ou en mettre en place de nouvelles. Il permet aussi la mise en place de mesures de
protection, en priorité des habitations.
LES IMPACTS ATTENDUS
La mesure vise à mieux protéger les populations des communes de montagne, notamment
en aval des sites présentant un risque glaciaire ou périglaciaire, par la mise en place d?actions
de prévention appropriées aux évolutions du risque. De manière générale, elle contribue à
améliorer la connaissance des risques naturels en montagne et en haute montagne, ainsi que
leurs évolutions dans le contexte du changement climatique.
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
Il est estimé que près de 800 000 personnes seraient mieux protégées face aux
risques naturels en montagne grâce à cette mesure. Les dossiers soutenus visaient
majoritairement des travaux de protection ou de prévention (68 %) et concernaient les
aléas torrentiels, de chutes de blocs et de glissement de terrain : la mesure a permis de
traiter de nombreux sites ne pouvant être pris en charge par les collectivités.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les porteurs de projet éligibles sont les collectivités territoriales de montagne ou leurs
groupements compétents en matière de prévention des risques naturels. Les opérations
concernées sont notamment celles destinées à :
? améliorer la connaissance et le suivi de l?évolution d?un aléa naturel sur un site de montagne ou
de haute montagne pouvant menacer un territoire urbanisé ;
? mettre en place des mesures de prévention et/ou de protection, en priorité des territoires
urbanisés.
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Renforcer la protection
des bâtiments de
territoires d?Outre-mer
contre les vents cycloniques
LE CONTEXTE
Avec le passage dévastateur du
cyclone Chido à Mayotte, l?année
2024 a montré que certains territoires
d?outre-mer sont particulièrement
exposés aux vents cycloniques. Le
changement climatique renforce ce
risque et le coût financier nécessaire
pour réduire la vulnérabilité des
constructions
LA MESURE
Le Fonds vert accompagne les collectivités territoriales qui souhaitent
renforcer la résistance de leurs bâtiments.
LES IMPACTS ATTENDUS
? Réduire la vulnérabilité des territoires ultramarins exposés à un risque de
vents cycloniques.
? Offrir aux populations des bâtiments publics présentant une résistance
renforcée en cas de survenue d?évènements météorologiques extrêmes
? Faciliter la gestion de crise et réduire le coût des dommages sur les biens.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Sont éligibles les communes, les intercommunalités ainsi que les
collectivités territoriales de la Guadeloupe, de Saint-Martin, de
Saint-Barthélemy, de la Martinique, de La Réunion et de Mayotte. La
mesure proposée consiste à apporter une subvention à leurs projets
de réhabilitation lourde, de reconstruction complète d?un bâtiment
existant, de modification ciblée ou de construction neuve. Les bâtiments
concernés sont les SDIS, les maires, les écoles, les collèges, les lycées ou
encore les logements du parc social (pour un projet co-porté avec une
collectivité).
2 Md¤
En 2017, sur les îles de
Saint-Martin et Saint-
Barthélemy, aux Antilles,
l?ouragan Irma et ses
vents moyens à plus de
285 km/h ont provoqué
des dégâts évalués
à 2 milliards d?euros.
[Source : Caisse centrale
de réassurance]
La demande d?aide et
le suivi de l?instruction
du dossier s?effecturont
sur l?outil Démarches
simplifiées, via
la plateforme Aides
Territoires
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Prévention des risques
d?incendies de forêt
et de végétation
LE CONTEXTE
Le changement climatique intensifie le risque d?incendie de forêt et de végétation :
la saison de feu s?allonge et le risque s?étend dans de nouvelles régions. En 2022,
90 départements ont été confrontés à au moins un feu de forêt ou de végétation.
Au total, 70 000 hectares avaient brûlé (dont 12 000 hectares de végétation) et près
de 23 000 départs de feux ont été enregistrés. La prévention de ce risque repose
notamment sur l?aménagement du territoire et l?urbanisme. Neuf feux sur dix étant
d?origine humaine la connaissance et l?information préventive jouent donc un rôle
fondamental dans les dispositifs à mettre en oeuvre. Alors que le nombre de départs
de feux en 2023 était supérieur par rapport à la moyenne des années 2006-2021
(12 600 feux), le nombre d?hectares brûlés était légèrement inférieur (15 700 hectares
détruits en moyenne entre 2006 et 2021). L?année 2024, aux conditions météorologiques
moins propices aux feux, est caractérisée par des chiffres inférieurs à la moyenne. Ces
chiffres témoignent de l?engagement de l?ensemble des acteurs, notamment les sapeurs-
pompiers et les sapeurs-forestiers, pour intervenir le plus tôt possible après la détection
d?un départ de feu. Ils témoignent aussi de l?efficacité des moyens de lutte,
en augmentation depuis 2023 et 2024.
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LE CONTEXTE (SUITE)
Enfin, ils témoignent d?une volonté de poursuivre les efforts engagés en matière de
prévention des risques et d?acculturation de nos concitoyens, de faire connaître les bons
réflexes qui permettent d?éviter les départs de feux de forêt et de végétation et, lorsqu?ils
surviennent, de s?en protéger..
LA MESURE
Le Fonds vert propose un soutien financier supplémentaire aux politiques et aux actions
de prévention que mènent les collectivités territoriales et leurs établissements publics,
dans l?objectif d?amplifier l?efficience de la politique publique de prévention des
incendies de forêt et de végétation.
LES ÉVOLUTIONS 2025
Le cahier d?accompagnement clarifie ce qui fait l?objet de financements alternatifs au
Fonds vert (la création de pistes de défense de la forêt contre les incendies, l?acquisition
de véhicules de première intervention de patrouilles forestières et d?engins de lutte
contre les incendies de forêt).
LES IMPACTS ATTENDUS
L?ambition du Fonds vert est d?améliorer la protection des territoires situés à l?interface
entre massifs boisés ou végétalises et zones bâties. Les projets financés vont permettre
une meilleure préparation des territoires et une meilleure protection des personnes
et des biens contre les incendies de forêt et de végétation. L?objectif est également
d?associer des impacts environnementaux positifs en évitant la destruction d?espaces
naturels, d?habitats et d?espèces, en préservant les puits de carbone constitués par les
forêts, ainsi que des co-bénéfices sur la population en préservant des végétations qui
atténuent l?impact des pics de chaleur.
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
En 2024, 562 dossiers ont été aidés à hauteur de plus de 21 millions d?euros. Ils visaient
principalement à renforcer la protection des personnes et des biens contre les incendies
de forêt et de végétation dans les zones déjà urbanisées et leurs abords (là où naissent
une majorité des feux). Les actions les plus plébiscitées sont destinées à améliorer la
protection et la défense des zones déjà urbanisées contre les incendies et à aménager la
forêt aux abords des zones urbanisées.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les collectivités territoriales, les EPCI, les établissements publics locaux, les
associations syndicales autorisées comportant au moins une commune et les services
départementaux d?incendie et de secours (SDIS) peuvent solliciter un financement.
Les actions éligibles sont notamment :
? Protection et défense des zones déjà urbanisées contre les incendies ;
? Aménagement de la forêt aux abords des zones urbanisées ;
? Vérification de la mise en oeuvre des obligations légales de débroussaillement ;
? Détection précoce des départs de feux et surveillance ;
? Connaissance, information préventive et développement de la culture du risque.
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
Démarches simplifiées, via la
plateforme Aides Territoires
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Accompagnement
pour l?adaptation des
territoires littoraux au
recul du trait de côte
LE CONTEXTE
D?après l?indicateur national de l?érosion côtière, près d?un quart
des côtes en France hexagonale et dans les DROM (hors Guyane) est
concerné par l?érosion du littoral. Ce phénomène, renforcé par les
dérèglements climatiques et l?élévation du niveau de la mer, touche
l?ensemble des départements français. Une commune littorale sur
cinq est soumise à un recul du trait de côte tel qu?elle doit engager une
recomposition de son territoire.
LA MESURE
Le Fonds vert cofinance les cartes locales de projection du recul du
trait de côte des territoires exposés, des actions de recomposition des
territoires, dans le cadre de projets partenariaux d?aménagement (PPA),
ainsi que des travaux d?adaptation ou de relocalisation de l?hôtellerie
de plein air directement concernée par le recul du trait de côte.
30 km2
C?est la surface totale
perdue au niveau
des secteurs en recul
de métropole et des
départements et régions
d?outre-mer entre 1960
et 2010.
[Source : Géolittoral]
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LES ÉVOLUTIONS 2025
Le Fonds vert co-financera l?élaboration des stratégies locales de gestion intégrée du trait
de côte par les collectivités inscrites au décret-liste (Décret n° 2023-698
du 31 juillet 2023).
LES IMPACTS ATTENDUS
Ces actions visent à :
? anticiper pour ne pas aggraver la vulnérabilité du territoire et ne pas augmenter le
nombre de biens exposés ;
? apporter des solutions aux biens existants déjà exposes via les outils de maitrise
foncière ;
? accompagner les projets de recomposition spatiale dans les zones non exposées à
l?érosion.
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
7 dossiers de demande de financement des cartes locales d?exposition au recul du trait
de côte ont été acceptés pour un montant total de subvention d?1,24 M¤. Les cartes
locales financées en 2024 par le FV permettront à 120 communes (dont 74 intégrées au
décret-liste) de projeter l?évolution du trait de côte à horizon 30 ans et 100 ans et ainsi
adapter leur politique d?aménagement.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les territoires éligibles sont ceux affectés par l?érosion côtière. Les aides Fonds vert
apportent un soutien financier à :
? des cartes locales de projection du recul du trait de côte à l?horizon de 30 ans et à celui
de 100 ans pour les communes identifiées dans le décret défini par l?article L.321-15 du
code de l?environnement (soit 242 communes, suite à l?ajout de 118 nouvelles communes
volontaires dans le décret du 31 juillet 2023)
? l?ensemble ou une partie des actions des projets partenariaux d?aménagement (PPA)
avec l?objectif d?accompagner tout projet de recomposition porté par les EPCI, pris au
stade pré-opérationnel (études) ou réalisation
? des expérimentations d?adaptation ou de relocalisation de l?hôtellerie de plein air,
portées par des EPCI, des communes, et leurs opérateurs (SEM, SPL, Semoy), des
propriétaires ou des exploitants d?infrastructures d?hôtellerie de plein air.
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
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plateforme Aides Territoires
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Renaturation
des villes et des villages
LE CONTEXTE
La forte artificialisation de certains environnements urbains les
rend particulièrement vulnérables aux effets du dérèglement
climatique (vagues de chaleur, sécheresse, ou encore inondations).
Dans ce contexte, la (re)création d?espaces de nature en ville et le
développement de leurs fonctionnalités écologiques améliorent la
résilience climatique de l?espace urbain. La végétalisation des villes
contribue à les rafraîchir en luttant contre le phénomène d?îlots de
chaleur urbains. Le renforcement de la présence de l?eau permet quant
à lui d?amplifier l?effet de rafraîchissement des espaces végétalisés et
une gestion intégrée de l?eau en ville contribue à la lutte contre les
inondations, en grande partie dues à l?imperméabilisation des sols.
Cette mesure répond à une demande sociétale, la « nature en ville »
étant plébiscitée par nos concitoyens : 92 % des Français estiment qu?il
n?y a pas assez de « nature en ville », 63 % qu?il est prioritaire d?accorder
plus de place aux espaces verts et à la végétalisation dans le quartier
dans lequel ils vivent.
LA MESURE
Le Fonds vert cofinance des solutions d?adaptation au changement
climatique, fondées sur la présence de la nature en ville
- 5 °C
L?emploi judicieux
d?arbres d?ombrage
réduit localement
la température urbaine
de 3 à 5 °C.
[Source : Ademe]
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LES IMPACTS ATTENDUS
Dans l?objectif d?adaptation des espaces urbanisés aux impacts du changement
climatique, la renaturation doit participer à la réduction des vulnérabilités en ciblant des
solutions fondées sur la nature (renaturation des sols, régulation hydraulique ou encore
végétalisation).
Outre le rafraichissement urbain, de multiples cobénéfices sont attendus :
? protection de la biodiversité ;
? amélioration de la qualité de l?air, de l?eau et des sols ;
? limitation des inondations ;
? diminution des nuisances sonores ;
? stockage du CO2 ;
? amélioration du bien-être et de la santé.
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
En 2024, près de 1 500 hectares ont été renaturés, offrant à 6 millions de personnes un
accès à un espace supplémentaire de nature dans un rayon de 1 kilomètre. Ce sont près
de 142 millions d?euros qui ont été dédiés à la renaturation des villes et des villages.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les porteurs de projet éligibles sont les maitres d?ouvrage des projets renaturation
localisés dans l?espace urbain. Sont concernés en particulier :
? les collectivités territoriales et groupements de collectivités ;
? les établissements publics locaux ;
? les établissements publics de l?Etat ;
? les bailleurs sociaux.
Les actions éligibles au fonds (diagnostic territorial et de stratégie, études préalables à la
conception de projet ou investissement) doivent contribuer à :
? la renaturation des sols et espaces urbains ;
? la présence de l?eau et des milieux aquatiques en ville ;
? la végétalisation des bâtiments et équipements publics (toitures et façades végétalisées).
.
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
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la plateforme Aides Territoires
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Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 31
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Limiter la consommation d?espaces naturels et
l?artificialisation des sols, améliorer la qualité
de l?air en accélérant le déploiement des zones
à faibles émissions, réduire les émissions de gaz
à effet de serre en développant le covoiturage
et une offre de mobilité durable dans les
zones rurales, accompagner et accélérer la
transition écologique de la réindustrialisation
des territoires, accompagner la transition
écologique de la mer et du littoral : par ces
mesures, le Fonds vert fait de l?amélioration
du cadre de vie un pilier de la transition
écologique.
AMÉLIORER
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30 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique
Recyclage foncier
LE CONTEXTE
Les friches représentent un important gisement foncier. Leur reconquête
constitue un enjeu majeur d?aménagement durable des territoires
pour répondre aux objectifs croisés de maîtrise de l?étalement
urbain, de revitalisation urbaine et, par conséquent, de la limitation
de la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers. La
requalification des friches doit également permettre d?accompagner
la production de logements ainsi que la mise à disposition de site pour
accueillir de l?activité économique dont l?industrie verts, en cohérence
avec l?impératif de sobriété foncière. Le recyclage de ces espaces,
qui implique souvent des opérations de démolition et de dépollution
importantes, représente un coût important pour les collectivités
territoriales
LA MESURE
Le Fonds vert vient pérenniser le fonds friche déployé dans le cadre
de France Relance, pour soutenir les collectivités territoriales et leurs
partenaires publics ou privés qui sont engagés ou souhaitent s?engager dans
des opérations de recyclage des friches (comprenant du bâti ou non).
150 000 ha
C?est la surface
occupée par les friches
industrielles en France.
Dans notre pays chaque
année en moyenne
20 000 hectares
d?espaces naturels,
agricoles ou forestiers
sont transformés en
espaces urbanisés.
[Source : Cerema]
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32 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 33
LE CONTEXTE
Avec un espace maritime d?une superficie de 10,2 millions de km², situé à 97 % en outre-
mer, la France est présente sur tous les océans du monde.
Afin de protéger les océans, d?accélérer la transition écologique des activités maritimes et
de promouvoir un développement durable de l?économie bleue tout en veillant au bien-
être des populations concernées, une stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML),
adoptée par décret le 10 juin 2024, est déployée au sein des territoires et des espaces
maritimes français.
Cette stratégie nationale, coconstruite par l?État, les collectivités locales et les différents
acteurs des filières et des territoires ainsi que les partenaires sociaux et les associations,
constitue le cadre de référence pour l?ensemble des politiques publiques concernant la
mer et le littoral.
Soutien à la transition et à
la planification écologique
des activités et des espaces
maritimes et littoraux
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LES IMPACTS ATTENDUS
Le recyclage des friches contribue à limiter l?étalement urbain et l?artificialisation des sols.
Cette mesure présente des bénéfices :
? écologiques : protection de la biodiversité, réduction du risque de ruissellement,
augmentation du stockage carbone, préservation des espaces agricoles, naturels et
forestiers? ;
? socio-économiques : maîtrise des coûts des équipements publics, réduction des temps de
déplacement domicile/travail et de la facture énergétique des ménages, revitalisation des
territoires délaissés, limitation de la perte du potentiel de production agricole?
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
En 2024, la mesure a financé près de 700 projets dont la programmation devrait permettre
à terme la réalisation de plus de 30 000 logements dont près de 15 000 sociaux. Elle a aussi
permis le financement de près de 1n million de m² de surfaces d?activités économiques.
Tous les départements ont au moins un projet financé montrant tout l?intérêt de cette mesure
permettant d?accompagner aussi la mutation de grandes emprises industrielles que de
revitaliser des centres-bourgs.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les crédits du Fonds vert peuvent financer les actions visant au recyclage d?une friche inscrite
dans une action ou opération d?aménagement au sens de l?article L. 300-1 du code de
l?urbanisme. Au sens du Fonds vert, une friche se définie comme :
? tout terrain nu, déjà artificialisé et qui a perdu son usage ou son affectation, ou qui, en outre-
mer, a été laissé vacant après évacuation d?habitats illicites et spontanés ;
? un îlot d?habitat, d?activité ou mixte, bâti et caractérisé par d?importantes vacances ou qui a
perdu son usage ou son affectation ou à requalifier.
Le Fonds vert pourra notamment financer des études (dont les études relevant de la
méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués), des acquisitions foncières, des
travaux de démolition / déconstruction, de dépollution, de réhabilitation de bâtiment, de
restauration écologique des sols (notamment aux fins de renaturation) ou d?aménagement
relatif à l?action de recyclage d?une friche de sorte de combler tout ou partie du déficit
constaté.
Le Fonds vert n?a pas vocation à se substituer aux financements existants mais à les compléter
pour permettre la réalisation effective des projets. Il s?adresse aux projets dont les bilans
économiques restent déficitaires après prise en compte de toutes les autres subventions
publiques, et malgré la recherche et l?optimisation de tous les autres leviers d?équilibre. Les
porteurs de projet éligibles sont les maîtres d?ouvrage des projets de recyclage d?une friche.
Il s?agit notamment :
? des collectivités, des établissements publics locaux ou des opérateurs qu?ils auront désignés ;
? des établissements publics de l?Etat ou des opérateurs qu?ils auront désignés ;
? des aménageurs publics ;
? des organismes fonciers solidaires ;
? des bailleurs sociaux ;
? des associations ou des entreprises privées, sous réserve de l?accord de la collectivité
compétente en matière d?urbanisme et d?aménagement et du respect de la réglementation
européenne des aides d?Etat
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34 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 35
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LA MESURE
Le Fonds vert constitue un levier important pour accompagner le déploiement de la
SNML, des documents stratégiques de façade (DSF) et des documents stratégiques de
bassin maritime (DSBM) ainsi que les initiatives de planification maritime et littorale des
collectivités. Il doit permettre d?accélérer les investissements en faveur de la transition
écologique des activités et des espaces maritimes et littoraux.
Depuis 2022, les collectivités locales, ainsi que les acteurs privés et associatifs des filières
maritimes et littorales, bénéficiaient du soutien du Fonds d?intervention maritime (FIM).
La mesure « mer et littoral » du Fonds vert poursuit cet engagement, en l?orientant
davantage sur la transition écologique.
LES IMPACTS ATTENDUS
La mesure « mer et littoral » vise à construire et à promouvoir une transition écologique
et énergétique durable des secteurs économiques et des espaces maritimes et littoraux,
garantissant le bien-être des populations et la conservation des écosystèmes.
Les actions soutenues ont pour but de :
? Soutenir un usage durable du littoral et sa préservation ;
? Soutenir le développement durable de l?économie bleue ;
? Favoriser la transition écologique du patrimoine littoral et maritime.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
La mesure concerne la France métropolitaine, les départements et régions d?outre-mer
(DROM) et les collectivités d?outre-mer (COM).
Pour les COM, la mesure leur bénéficie, s?agissant d?une aide de l?État pour la transition
écologique, indépendamment des compétences propres de chaque COM.
Les porteurs de projet éligibles sont :
? Les collectivités territoriales et leurs groupements ;
? Des établissements publics locaux ;
? Des établissements publics de l?Etat ou groupements d?intérêt public ;
? Des associations ou des fondations ;
? Des gestionnaires de ports ;
? Des entreprises privées.
Les actions éligibles au fonds sont notamment celles destinées à :
? L?aménagement durable du territoire ;
? La transition écologique des ports ;
? La planification maritime locale (ingénierie pour les documents stratégiques des
collectivités) ;
? La R&D pour la décarbonation des navires ;
? L?aide à l?ingénierie en faveur des acteurs et filières de l?économie maritime ;
? Le soutien aux nouveaux usages numériques utiles à la protection de l?environnement ;
? L?investissement pour le développement des compétences ;
? La dépollution et renaturation des zones artificialisées ;
? La valorisation des paysages ;
? La transition écologique du bâti public (phares, forts).
La demande d?aide et le suivi
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LE CONTEXTE
La qualité de l?air en France s?améliore mais n?est pas partout conforme
aux normes européennes, et reste éloignée, dans de nombreuses
agglomérations, des recommandations de l?Organisation mondiale de la
Santé. Les risques sanitaires (asthme, cancer du poumon, bronchiolite,
maladie cardiovasculaire, etc.) associés sont encore importants. Le
domaine des transports est particulièrement émetteur d?oxydes
d?azote et de particules. Pour réduire son impact sur la santé et
limiter le coût de la mobilité, l?un des principaux enjeux est de limiter
la pollution atmosphérique liée aux déplacements de personnes et
de marchandises. Pour cela, et dans un contexte d?abaissement des
normes règlementaires actuelles ces prochaines années, des zones a
faibles émissions (ZFE) doivent être instaurées dans 40 agglomérations
françaises. Elles restreignent la circulation des véhicules les plus polluants
pour améliorer la qualité de l?air (oxyde d?azote, particules fines).
40 000
décès prématurés sont
provoqués, chaque
année en France, par
la pollution de l?air,
en particulier par les
dioxydes d?azote et
les particules fines
générées par les
véhicules.
[Source : MTE-CT]
Accompagner
le déploiement
des zones à faibles
émissions (ZFE)
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36 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 37
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LA MESURE
Le Fonds vert accompagne la création et le déploiement des zones à faibles émissions
(ZFE) prévues par la loi Climat et résilience. Au 1er janvier 2025, 40 agglomérations sont
concernées par cette obligation (25 ZFE existantes, dont 4 à étendre, et 15 ZFE en
devenir). Les collectivités territoriales situées dans la ZFE (actuelles ou en devenir) et dans
son bassin de mobilité sont soutenues pour des projets en faveur de l?accompagnement
des usagers et du déploiement de solutions de mobilités propres desservant la ZFE.
LES IMPACTS ATTENDUS
Le déploiement de ZFE dans les 40 agglomérations de plus de 150 000 habitants vise à
améliorer la qualité de l?air en réduisant les émissions de polluants nocifs et à protéger la
santé des habitants des zones urbaines en réduisant l?exposition de la population à ces
polluants. Des bénéfices à l?environnement sont également attendus, notamment avec le
développement des mobilités actives, la réduction de la consommation énergétique et
celle des émissions de gaz à effet de serre.
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
Au 31 décembre 2024, le nombre de dossiers acceptés s?élevait à 181, pour un montant
total de subventions attribuées s?élevant à 71,3 millions d?euros. Ces projets ciblent
31 agglomérations concernées par l?obligation de mettre en place une ZFE. Le Fonds vert
aide notamment sur les enjeux de guichets d?accompagnements des usages, sur les offres
de service de mobilité, sur la signalisation ZFE, sur les aménagements de pôles d?échanges
multimodaux. Certains projets éligibles à la mesure peuvent présenter des co-bénéfices
significatifs sur les émissions de CO2, notamment les projets en faveur du déploiement
des mobilités actives et partagées, participant aux actions de réduction des émissions de
CO2 du secteur des transports.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les porteurs de projets éligibles sont les entités concernées par une ZFE en vigueur ou
devant être créée au titre de la loi Climat et résilience, y compris dans l?aire d?attraction
du territoire des ZFE ou présentant leur intérêt pour des flux ayant pour origine ou
destination la ZFE :
? Les collectivités territoriales (communes, départements, régions) et leurs groupements
(EPCI?) ;
? Les établissements publics locaux portant la compétence d?autorité organisatrice de la
mobilité (AOM) ou bénéficiant d?une délégation de maitrise d?ouvrage d?une collectivité
territoriale ou d?une AOM.
Les actions éligibles au fonds sont celles destinées à favoriser l?acceptabilité de la mise
en oeuvre des restrictions de circulation et soutenir les ménages et les entreprises dans
les changements concernant tant la mobilité des personnes que la logistique urbaine.
Il s?agit par exemple d?études préalables à la mise en place de la ZFE, de dispositifs
d?informations et de conseil sur les modalités de mise en oeuvre de la ZFE et les solutions
de déplacement autres, du déploiement de services numériques, du déploiement
de services publics de mobilités propres ou encore d?achats d?équipements et
d?aménagements (signalisation, contrôle/sanction, parcs relais...).
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
Démarches simplifiées, via
la plateforme Aides Territoires
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Développement
du covoiturage
LE CONTEXTE
Le covoiturage du quotidien représente moins de 1 % des déplacements
effectués en voiture, soit environ 900 000 sur près de 100 millions de
déplacements locaux effectués chaque jour en semaine. Ainsi, près
de 75 % de la capacité des voitures n?est pas utilisée. Le covoiturage
représente un levier efficace et à moindre coût pour agir sur la
décarbonation de la mobilité des personnes. Alors que les voitures
sont responsables de plus de 15 % des émissions de gaz à effet de serre
en France métropolitaine, le covoiturage permet à chacun de diviser
son empreinte carbone par deux. A été lance le 13 décembre 2022
un plan d?actions renforcé de développement du covoiturage. Il fait
partie des politiques prioritaires du Gouvernement. La structuration
et la massification des politiques publiques locales en faveur du
développement du covoiturage doivent se poursuivre, avec l?appui
financier du fonds vert et l?accompagnement par les cellules France
Mobilités.
75 %
de la capacité des
voitures n?est pas
utilisée.
[Source : ministère chargé de la
transition écologique]
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38 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 39
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LA MESURE
La mesure vise à réduire l?impact environnemental des déplacements du quotidien, en
massifiant la pratique du covoiturage, en accompagnant les collectivités dans la définition
et la mise en oeuvre de leur politique de covoiturage et en accélérant le développement
d?infrastructures et de services associés
LES IMPACTS ATTENDUS
Le covoiturage permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre par personne pour chaque
trajet partagé :
? un trajet de covoiturage permet, en moyenne, d?économiser 6 kgCO2eq ;
? à l?horizon 2030, le plan covoiturage permettrait d?éviter 3 MtCO2.
Cette mesure permet d?assurer une couverture nationale par des schémas départementaux de
covoiturage, l?augmentation du nombre d?aires de covoiturage, le développement de lignes de
covoiturage, le soutien et l?accélération des expérimentations de voies réservées, la mise en place
et le renforcement de campagnes d?animation et d?incitation financière.
LES PROJETS CONCERNÉS
Les actions éligibles au fonds sont déclinées en 8 volets.
Volet 1 : Etudes de conception de schémas directeurs et études pré-opérationnelles à la mise en
place d?infrastructures
Volet 2 : Aires de covoiturage
Volet 3 : Voies réservées au covoiturage et a certaines catégories de véhicules, dites VR2+
(transports collectifs et covoiturage)
Volet 4 : Lignes de covoiturage (investissement et/ou fonctionnement)
Volet 5 : Points d?arrêt d?autostop organises
Volet 6 : Campagnes de communication ou d?animation (sans plateforme de mise en relation)
Volet 7 : Plateforme de mise en relation sans incitatif
Les bénéficiaires de la mesure sont les collectivités territoriales ou leur groupement compétents
en matière de covoiturage (autorité organisatrice de la mobilité ou bénéficiant d?une délégation
de cette compétence, gestionnaire de voirie).
Volet 8 : Campagnes d?incitations financières au covoiturage
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
En 2024, le nombre de projets soutenus s?élève à 276, pour un montant total de subventions
attribuées s?élève à 14,8M¤. Le Fonds vert a ainsi permis de financer 134 campagnes d?incitation
financière et 190 aires de covoiturage. Il permet également d?initier des projets pour les
périphéries via le déploiement de 87 lignes de covoiturage. La mesure a créé un important effet
levier à la fois dans des territoires ruraux et des grandes agglomérations.
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
Démarches simplifiées, via
la plateforme Aides Territoires
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Développement
des mobilités durables
en zones rurales
LE CONTEXTE
80% des habitants des zones rurales sont dépendants de la voiture,
alors que le transport routier est le premier responsable des émissions
de CO2 en France. Peu d?options s?offrent à ce jour aux populations de
ces territoires. A cette problématique se cumulent les difficultés liées
au coût, à la durée des trajets, à l?accès aux transports. Pour rappel,
15 millions de Françaises et de Français sont en situation de précarité
mobilité (source : 3ème édition du Baromètre de la mobilité du quotidien).
Puisque se déplacer rend possible toutes les activités - professionnelle,
sociale, médicale -, la mobilité doit être mise à la portée de toutes et
tous.
LA MESURE
Accompagner les autorités organisatrices de la mobilité locale et de leurs
partenaires dans le déploiement d?une offre de mobilité durable, innovante
et solidaire.
80 %
des habitants des zones
rurales sont dépendants
de la voiture.
[Source : Rapport du Sénat du
28 janvier 2021 « Mobilités dans
les espaces peu denses en 2040 :
un défi à relever dès aujourd?hui »]
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LES ÉVOLUTIONS 2025
?> Les collectivités d?outre-mer sont désormais bénéficiaires de la mesure.
?> Les services et infrastructures pour le covoiturage, ainsi que les infrastructures
cyclables (aménagement cyclables, stationnements sécurisés) font l?objet d?une
rubrique à part entière dans le volet 2 de la mesure.
LES IMPACTS ATTENDUS
La mesure relative aux mobilités durables en zone rurales doit permettre :
? à chaque territoire rural de disposer d?une stratégie mobilité et d?une offre de mobilité
durable, innovante et inclusive d?ici 3 ans, soit d?ici 2026 ;
? de soutenir tous les territoires ruraux pour qu?ils se dotent ou consolident la mise en
place d?un bouquet de services de mobilité adapte aux besoins de la population de leur
territoire et en faveur d?une mobilité alternative à l?utilisation de la voiture individuelle.
LES PROJETS CONCERNÉS
Volet 1 : Élaboration d?une stratégie mobilité / d?un plan de mobilité simplifie (PDMS) /
Assistance à maitrise d?ouvrage (AMO) en lien avec les études pré-opérationnelles des
services ou projets cités dans le volet 2. Les dépenses d?ingénierie (bureau d?études, AMO)
sont éligibles.
Volet 2 : Création d?un service ou d?un bouquet de services de mobilité de proximité.
Sont éligibles les projets suivants :
? service de mobilité solidaire notamment transport d?utilité sociale (TUS)
? service de transport à la demande (TAD) ou navette régulière y compris autonome
? service d?autopartage ou de scooter en libre-service
? services et infrastructures pour le covoiturage
? système numérique d?aide aux déplacements (information voyageur / mobilité
multimodale)
? service de prêt-location de vélos ou de vélos à assistance électrique (VAE) en libre-
service
? conseil a la mobilité
? service innovant de mobilité / véhicules intermédiaires
? infrastructures cyclables (aménagements cyclables, stationnements sécurisés)
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
La mesure mobilité rurale a suscité une importante dynamique dans les territoires ruraux :
274 projets ont été soutenus sur l?ensemble du territoire, pour un total de 17,9 M¤ de
subventions attribuées. Le Fonds vert a permis d?accompagner les territoires ruraux dans
l?élaboration de 49 stratégies mobilité et plans de mobilité simplifiés, et le déploiement
de 163 services de mobilité (aménagements cyclables, services de mobilité solidaire, prêt/
location de vélo à assistance électrique, etc.).
La demande d?aide et le suivi
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s?effecturont sur l?outil
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Aménagements cyclables
LE CONTEXTE
En France, le potentiel de développement du vélo est très important :
40 % des déplacements réalisés en voiture font moins de 5 km, alors que
cette distance est parcourue en 20 minutes à vélo. De plus, la mobilité
active s?accompagne de bénéfices individuels et collectifs en termes
de qualité de l?air, de santé, d?accès à la mobilité pour tous, de qualité
de vie, d?attractivité des territoires, d?emploi et enfin de transition
écologique et énergétique.
Le premier frein à l?usage du vélo est l?absence d?aménagements
cyclables sécurisés. Le respect des engagements nationaux de
décarbonation passe par une accélération de la réalisation des itinéraires
sécurisés et continus, qui rendent possible à toutes les catégories
d?usagers le report modal de la voiture individuelle vers le vélo. Le plan
vélo et marche 2023-2027 fixe l?objectif de 100 000 km d?aménagements
sécurisés déployés sur le territoire en 2030.
79 %
C?est la part de la
population française
habitant à moins de
5 minutes à vélo d?une
boulangerie. 81 % des
Français habitent à
moins 20 minutes à vélo
d?un collège
[Source : BL Évolution, janvier 2022]
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LA MESURE
Le Fonds vert apporte un soutien aux collectivités pour les aider à réaliser, au sein d?un
réseau cyclable adapté à leur territoire, les aménagements séparatifs sécurisés et les
ouvrages nécessaires à la continuité du réseau.
LES IMPACTS ATTENDUS
La mesure vise à rendre possible les trajets à vélo en sécurité pour tous les publics, afin de
provoquer un report modal depuis la voiture individuelle et participer à la décarbonation
des mobilités du quotidien.
LES ACTEURS ÉLIGIBLES
Les acteurs éligibles sont les collectivités locales et leurs groupements, ainsi que les
aménageurs publics.
LES TRAVAUX CONCERNÉS
Les opérations concernées sont :
? modalité 1 : résorption de discontinuité cyclable (ouvrage d?art, traitement d?un point
noir de sécurité routière, raccordement d?un ouvrage existant à un pôle générateur de
trafic) ;
? modalité 2 : réalisation d?un aménagement cyclable continu et sécurisé de moins de
15 km de longueur, qui peut contenir une résorption de discontinuité.
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
Démarches simplifiées, via
la plateforme Aides Territoires
Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 43
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Territoires d?industrie
en transition écologique
LE CONTEXTE
L?accélération de la transition écologique et la réindustrialisation verte
de la France est l?une des grandes priorités gouvernementales : c?est
en relocalisant les chaînes de valeur et en développant l?industrie de
demain (recyclage, matériaux et textiles biosourcés, nouvelles mobilités,
énergies renouvelables, etc.) que la France sera en mesure de produire
les biens et services nécessaires pour transformer et décarboner son
économie, préserver l?environnement et mieux gérer les ressources
(foncier, eau, matière ?), renforcer la souveraineté nationale et créer des
emplois, au bénéfice de la cohésion sociale et territoriale.
LA MESURE
Soutenir en « Territoires d?industrie » des projets d?investissements
industriels structurants et aux impacts positifs importants (territoriaux,
écologiques et socio-économiques), qui contribuent à soutenir
l?émergence, le renforcement et la réindustrialisation de chaines de valeur
stratégiques pour la transition écologique.
51 %
de l?empreinte carbone
totale de la France
résulte des émissions de
gaz à effet de serre liés
aux importations.
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44 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique
LES IMPACTS ATTENDUS
Les projets industriels accompagnés auront une double ambition environnementale,
de par :
? Une contribution au développement de systèmes productifs durables et de chaînes de
valeur industrielle stratégiques pour la transition écologique ;
? L?inscription dans une démarche environnementale ambitieuse ou innovante. Ces
critères s?apprécient en particulier en termes de réduction des émissions de gaz à
effet de serre, de recours aux techniques de génie écologique, de préservation de la
biodiversité et des services rendus par les écosystèmes, du recours à des démarches
d?économie circulaire, de faible consommation en matières, de préservation des
ressources et de l?eau, de poursuite de l?objectif de sobriété foncière, ou de recours aux
solutions fondées sur la nature
LES DEPENSES CONCERNÉES
Le Fonds vert va soutenir principalement des projets d?investissements industriels
structurants et ambitieux sur le plan environnemental (exemples : projet exemplaire
en matière de protection de l?environnement et de gestion des ressources, de
décarbonation, de génie écologique, etc.) et qui contribuent à l?émergence, le
renforcement et/ou la réindustrialisation de chaînes de valeur industrielle clés pour la
transition écologique. Des projets contribuant au développement des compétences,
en lien avec ces mêmes chaînes de valeur pourront également être accompagnés.
Ces projets, soutenus par les collectivités locales concernées, devront être situés en
Territoires d?industrie et s?inscrire en lien avec la stratégie industrielle des territoires.
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
163 projets industriels ont ainsi pu être soutenus par le Fonds Vert en 2024 à hauteur
de 61 millions d?euros d?aides. Ces projets représentent un total de 777 millions d?euros
d?investissements industriels et une trajectoire de création de 2600 emplois à terme.
Ils sont situés sur l?ensemble du territoire national, au sein de plus de 106 Territoires
d?industrie et 77 départements.
Ces projets contribueront au développement de chaînes de valeur industrielles
clés pour la transition écologique dans les territoires, dans le domaine par exemple
des produits biosourcés, de l?industrie du vélo et des mobilités décarbonées, de la
fabrication de composants pour le déploiement des énergies renouvelables ou encore
de projets agroalimentaires permettant de valoriser des ressources locales. Ils présentent
d?importants bénéfices attendus en termes notamment de réduction des émissions de
gaz à effet de serre et de transition vers des démarches d?économie circulaire.
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La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
Démarches simplifiées, via
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Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 45
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46 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique
FONDS VERT
BIODIVERSITE
46 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique
La préservation de la biodiversité est un
enjeu majeur pour lequel il est essentiel
d?agir, dès aujourd?hui. Pour cela, et
dans le cadre de la mise en oeuvre de la
stratégie nationale pour la biodiversité
2030, le Fonds Vert soutient des projets
qui visent à mettre en oeuvre des
solutions concrètes sur les 3 axes ci-
dessous :
Développer notre
connaissance
à travers les atlas
de la biodiversité
communale (ABC)
Restaurer des
espaces naturels
pour que la
biodiversité puisse
se développer à
nouveau
Protéger
des espaces
pour que la faune
et la flore puissent
les réinvestir
Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 47
LE CONTEXTE
Avant d?engager des projets de restauration ou de
préservation, il est indispensable de bien connaître les
écosystèmes dont il est question, et les façons dont
ils interagissent entre eux et avec la société humaine.
L?enjeu de la connaissance est particulièrement
important sur les sujets liés à la biodiversité, les
interactions entre espèces et écosystèmes pouvant
être très nombreuses. Il est important de les prendre
en compte au maximum pour éviter des réactions en
chaîne.
LA MESURE
Afin de mieux connaitre la biodiversité, le programme
ABC a été mis en place pour inciter les communes dans
tout le territoire national à effectuer leurs premières
démarches en faveur de la biodiversité. A travers
des actions liées à la connaissance, les collectivités
territoriales sont ensuite incitées à mettre en place des
plans d?actions plus larges pour valoriser leur patrimoine
naturel.
LES IMPACTS ATTENDUS
Cette mesure vise à sensibiliser un maximum d?acteurs
liés à des territoires spécifiques sur les thématiques de
préservation de la biodiversité. Elle permet d?impliquer
de nombreuses parties prenantes, collectivités,
associations, citoyens, entreprises, et sert de tremplin
vers des mesures concrètes en faveur de la biodiversité.
L?objectif est de mobiliser un maximum de communes
autour de ce dispositif.
LES DEPENSES CONCERNÉES
La campagne ABC se déploie sur des projets qui
intègrent les 3 piliers de la démarche ABC : connaissance
des enjeux, sensibilisation et passage à l?action. Les
actions éligibles sont :
? Diagnostic écologique
? Inventaires naturalistes
? Cartographie des enjeux de biodiversité sur le territoire
? Sensibilisation des acteurs socio-économiques, élus et
citoyens
? Communication
? Formulation du plan d?actions
? Animation concourant à l?établissement et la validation
du plan d?actions
? Toute action concourant à la réussite du projet
? Plus de détails sont disponibles dans le cahier
d?accompagnement de cette mesure
Mieux connaître et mobiliser pour
la biodiversité : les atlas communaux
de la biodiversité
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LE CONTEXTE
Pour pouvoir se restaurer et être préservée, la
biodiversité a besoin d?espaces naturels sur lesquels
l?activité humaine a un impact limité, voire nul. Dans ce
contexte, la législation permet la création de zones avec
une juridiction particulière, plus ou moins contraignante,
qui permet de préserver des espaces naturels.
LA MESURE
Cette mesure répond à deux enjeux : la préservation
et la restauration des espaces naturels. Concernant
la préservation, elle suit pour objectif les accords de
Kunming-Montréal, déclinés en France sous la « Stratégie
Nationale des Aires Protégées », qui ont fixé d?ici à 2030
d?avoir 30% du territoire couvert par un réseau d?aires
protégées, et 10% en zone de protection forte.
La restauration des espaces naturels doit permettre
de mettre en oeuvre des projets de restauration des
écosystèmes terrestres ou marins. Ceci est prévu en
anticipation du plan d?action nationale qui devra être
élaboré en application du Règlement Restauration de la
Nature adopté en 2024.
LES IMPACTS ATTENDUS
Grâce à une part croissante du territoire en
réglementation d?aire protégée, la biodiversité bénéficie
d?espaces naturels dans lesquels se réinstaller et croitre à
plus long terme. Cela permet aux populations d?espèces
protégées d?avoir des espaces pour se reconstituer à
l?abri des interférences potentiellement néfastes liées à la
cohabitation avec certaines activités humaines.
LES DEPENSES CONCERNÉES
Sont concernées :
? Les opérations de maitrise foncière pérenne (acquisition
foncière notamment) en vue de la création ou de
l?extension d?aires protégées de protection forte.
? Les actions d?investissement et d?intervention de bonne
mise en oeuvre des documents de gestion des aires
protégées de protection forte.
? Les opérations concrètes de restauration
? Les actions de gestion ayant pour objectif le
renforcement du statut de protection de l?aire protégée
concernée
? Plus de détails sont disponibles dans le cahier
d?accompagnement de cette mesure
Protéger et restaurer les espaces naturels
48 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique
Appui à l?ingénierie
26
départements, sur
les 101 départements
français, sont dépourvus
des compétences et de
l?expertise nécessaires
à la conduite de projets
complexes et multi-
acteurs.
[Source : SCET]
LE CONTEXTE
Pour mener à bien la transition écologique, les collectivités locales doivent
s?appuyer sur une expertise. L?accompagnement par des professionnels
compétents, avec le soutien financier de l?État s?avère indispensable.
«La mesure ingénierie a bénéficié à 540 porteurs
de projets en 2024 dont plus de 40% sont des
communes de moins de 3500 habitants.»
LA MESURE
Le retour d?expérience des collectivités territoriales, qui ont bénéficié d?un
appui en ingénierie dans le cadre du plan de relance, montre que celui-ci :
? accélère et sécurise les projets ;
? améliore leur qualité dès leur conception ;
? offre près de 50 % de retombées économiques supplémentaires ;
? produit un effet levier massif : 1 euro de dépense publique consacré à
de l?ingénierie territoriale permet de sécuriser en moyenne 117 euros
d?investissements public. Les mesures du Fonds vert et, d?une manière
générale, celles contribuant à la territorialisation de la planification
écologique, en particulier dans le cadre des contrats pour la réussite de la
transition écologique (CRTE), peuvent être accompagnées ou précédées par
un appui en ingénierie afin d?aider les collectivités territoriales à identifier au
mieux leurs besoins et les solutions à mettre en oeuvre.
Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 49
LE CONTEXTE
Les pressions sur la biodiversité provoquent un
appauvrissement de la diversité des écosystèmes,
ainsi qu?un effondrement des populations de la faune et
de la flore. La France, par la diversité de son territoire, est
particulièrement touchée par ces pressions, qui sont au
nombre de 5 :
? Le changement climatique
? Les pollutions (eau, sol, air?)
? La surexploitation des ressources naturelles
? La destruction et l?artificialisation des espaces naturels
? L?introduction des espèces exotiques envahissantes (EEE)
Agir sur ces 5 facteurs de pression permettra de limiter
l?érosion de la biodiversité dans un premier temps, puis
d?installer des conditions favorables à son retour.
LA MESURE
Afin de réduire l?impact des activités humaines sur la
biodiversité, la mesure se décline en 4 sous-mesures qui
visent à répondre à ces facteurs de pressions :
? Mettre en place des Plans nationaux d?action, pour
permettre de maintenir ou rétablir un état de
conservation favorable des espèces de faune et flore
menacées.
? Rétablir les continuités écologiques, en accélérant la
résorption des points noirs prioritaires selon l?objectif
national fixé à 2030.
? Protéger les insectes pollinisateurs en augmentant
significativement le linéaire de dépendances vertes
et ainsi doubler la surface des sites favorables aux
pollinisateurs.
? Lutter contre les espèces exotiques envahisantes via
des opérations de gestion des populations animales ou
végétales.
LES IMPACTS ATTENDUS
Cette mesure répond aux enjeux liés à la biodiversité
de différentes manières. Elle favorise la restauration
d?espaces naturels qui permettent à la faune et la flore
sauvage de se développer, mais aussi de changer de
milieu si cela devient nécessaire grâce à la continuité
écologique.Cela permettra également de bénéficier
des services écosystémiques rendus par la nature, par
exemple via une augmentation des populations des
pollinisateurs, favorable à l?agriculture.
LES DEPENSES CONCERNÉES
Les travaux éligibles dans cette mesure sont :
? Des subventions d?ingénierie et d?études préalables à la
conception des projets et leur évaluation dans le temps
? Des subventions d?investissements permettant la mise
en oeuvre concrète des sous-mesures présentées ci-
dessus
? Plus de détails sont disponibles dans le cahier
d?accompagnement de cette mesure
Réduire les pressions sur la biodiversité
de votre territoire
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LA MESURE (SUITE)
La mesure ingénierie peut également être sollicitée par les collectivités pour l?élaboration
ou la mise à jour de leur PCAET. Le PCAET est un outil de planification, à la fois stratégique
et opérationnel, qui permet aux collectivités d?aborder l?ensemble de la problématique
air-énergie-climat. Dans le cadre du Plan national d?adaptation au changement climatique
(PNACC-3), les PCAET, lors de leur mise à jour, devront être conformes à la Trajectoire de
réchauffement de référence pour l?adaptation au changement climatique (TRACC). Les
collectivités pourront être accompagnées pour intégrer ces évolutions. Cet appui sera apporté
notamment par l?ANCT, le CEREMA, l?ADEME ou des opérateurs publics locaux (CAUE, agences
d?urbanisme, PETR, PNR...).
LES ÉVOLUTIONS 2025
? Le mesure ingénierie soutien les projets qui s?inscrivent dans le cadre des conférences des
parties et dont la priorité est identifiée au sein des contrats pour la réussite de la transition
écologique
? le mesure ingénierie s?inscrit dans les stratégies et actions favorisant l?adaptation au
changement climatique (PNACC-3)
LES IMPACTS ATTENDUS
La mesure ingénierie entend soutenir les collectivités et leur groupement dans les
stratégies, actions de soutien à la transition écologique. Elle vise en priorité à permettre
aux collectivités d?accéder à une expertise dont elles ne disposent pas en interne.
Les projets les plus ambitieux en matière de transition écologique, d?adaptation au
changement climatique ou s?inscrivant dans les trajectoires des conférences des parties
ainsi que ceux investis par les collectivités les plus démunies en matière d?ingénierie sont
particulièrement visés.
LES RÉSULTATS OBTENUS EN 2024
La mesure ingénierie a permis, en 2024, de soutenir 540 porteurs de projets pour un montant
d?aide accepté de 18,5M¤. Ces aides sont réparties à près de 2/3 en faveur du financement de
prestations et 1/3 en faveur de recrutement d?animateur ou chefs de projets. 206 demandes
déposées en 2024 s?inscrivaient dans un PCAET soit 28% du total des dossiers déposés. Tandis
que 300 demandes s?inscrivaient dans le périmètre d?un contrat pour la réussite de la transition
écologique (CRTE), soit 40,5% des dossiers déposés.
50 ? Aider les territoires à accélérer la transition écologique
La demande d?aide et le suivi
de l?instruction du dossier
s?effecturont sur l?outil
Démarches simplifiées, via
la plateforme Aides Territoires
Le fonds vert pour l?accélération de la transition écologique dans les territoires. Mars 2025. Guide réalisé par les ministères
Aménagement du territoires et Transition écologique. MICOM-Direction générale de l?aménagement, du logement et de la
nature. Conception et réalisation : Citizen Press, Paris.
Les demandes d?aide et le suivi de l?instruction du
dossier s?effectuent sur l?outil Démarches simplifiées,
via la plateforme Aides Territoires.
Rendez-vous sur la plateforme
aides-territoires.fr/fondsvert
Aider les territoires à accélérer la transition écologique ? 51
LE FONDS VERT
pour l?accélération
de la transition
écologique dans
les territoires