PNACC : troisième plan national d'adaptation au changement climatique (2024). Mesure 30 : Assurer la résilience des transports et des mobilités
Auteur moral
République française
Auteur secondaire
Résumé
L'objectif de cette fiche est de déterminer la vulnérabilité de nos infrastructures et services de transport face au changement climatique, d'établir des plans d'adaptation en conséquence, et de mettre à jour les référentiels techniques de conception, exploitation et maintenance des infrastructures de transport pour anticiper les effets du changement climatique.
Descripteur Urbamet
mobilité
;mobilité douce
;changement climatique
;risques naturels
;infrastructure de transport
;climatisation
;sécheresse
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
;Risques
Texte intégral
1
CATÉGORIE
DE LA MESURE
CONTEXTE
2. Assurer la résilience
des territoires, des
infrastructures et des
services essentiels
L?objectif de cette fiche est de déterminer la vulnérabilité de nos
infrastructures et services de transport face au changement
climatique, d?établir des plans d?adaptation en conséquence, et
de mettre à jour les référentiels techniques de conception,
exploitation et maintenance des infrastructures de transport
pour anticiper les effets du changement climatique.
Des événements climatiques récents ont montré l?ampleur des
conséquences de la rupture d?axes de transport en termes de
perturbation des circulations mais aussi de coûts de
reconstruction (tempêtes Alex en 2020 et Aline en 2023 dans les
vallées de la Roya et de la Vésubie, inondations sur l?autoroute
A9 en 2021, incendies en Gironde en 2022, éboulement dans la
vallée de la Maurienne en 2023, inondations et crues dans les
Hauts de France entre novembre 2023 et février 2024, etc.).
Ces dernières années, les vagues de chaleur ont par ailleurs
montré l?importance de se préoccuper de la question du confort
d?été dans les transports, à la fois pour les usagers et pour les
personnels, dans un contexte où ces vagues de chaleur
deviendront plus fréquentes et plus intenses avec le changement
climatique.
Les sécheresses récentes ont également montré l?importance de
suivre l?évolution des étiages, qui ont un impact sur la navigation,
mais également plus largement sur les services rendus par la voie
d?eau à d?autres usagers via les prélèvements (hydroélectricité,
refroidissement des centrales nucléaires, agriculture, eau
potable, etc.). Les opérateurs de voies navigables, par leur
fonction de distributeurs d?eau, ont ainsi un rôle essentiel dans le
suivi des niveaux d?eau.
MESURE 30
Assurer la résilience des
transports et des mobilités
2
Plusieurs études de vulnérabilité ont déjà été réalisées depuis 2018 dans le secteur des
transports, dans tous les modes : routes du périmètre de la direction interdépartementale des
routes (DIR) de Méditerranée (2018), réseau ferroviaire national (2023), le département de la
Nièvre sur l?exposition climatique de son réseau routier (2020), axes ferroviaires (l?axe Seine et
l?arc languedocien), bâtiments ferroviaires (2023), réseau RER et métro par la RATP (2019-2024,
dont une étude approfondie sur le ruissellement pluvial menée avec la SNCF sur les RER, Orlyval
et le T2), Grand Paris Express (2021) par la Société des Grands Projets (SGP), les grands ports
maritimes (Guadeloupe, Bordeaux, La Réunion, la Martinique, Dunkerque), sur les gares du
réseau ferré national , partie aval de la Seine (biefs de Suresnes, de Chatou et de Bougival, dans
le cadre du premier plan national d?adaptation au changement climatique), etc.
En ce qui concerne les projets d?aménagement1, y compris dans le secteur des
transports, depuis 2016, il est prévu par le code de l?environnement (article R. 122-5) de
prendre en compte dans les études d?impact « les incidences du projet sur le climat et de la
vulnérabilité du projet au changement climatique ».
Ces projets et leurs études sont consultables sur le site dédié.
D?autres démarches d?études de vulnérabilité sont également en cours depuis 2023 : une étude
de la vulnérabilité du réseau routier national, accompagnée d?une estimation du coût de
l?inaction, a été lancée en septembre 2023, des études de vulnérabilité ferroviaires sont en
cours sur des axes (LGV Nord et Dijon Modane), sur les centres de maintenance ou à l?échelle
régionale (Bretagne-Pays-de-la-Loire), plusieurs grands ports maritimes ont lancé des études de
vulnérabilité (La Rochelle, HAROPA, Nantes-Saint-Nazaire ; dans le cadre d?une étude
régionale : Marseille). A l?échelle territoriale, une démarche de résilience a également été
engagée par la région Provence-Alpes-Côte d?azur, impliquant tous les gestionnaires
d?infrastructures de transport d?intérêt régional ou national, ainsi qu?en région Ile-de-France
sur le mode ferré.
Des recommandations et des orientations stratégiques sur l?adaptation au changement
climatique ont également été envoyées par le ministère en charge des transports en mars 2024
à chacun des dix grands ports maritimes (GPM), portant sur le cadrage des études de
vulnérabilité à lancer ou les actualisations nécessaires des études de vulnérabilité passées (en
particulier pour intégrer les impacts de la trajectoire de réchauffement de référence pour
l?adaptation au changement climatique).
En ce qui concerne le réseau ferroviaire, le conseil d?administration de SNCF Réseau a adopté
en février 2024 une stratégie d?adaptation au changement climatique comportant une feuille
de route 2024-2026, établie sur la base des analyses de vulnérabilité et des travaux d?ingénierie
d?ores et déjà menés ainsi que des retours d?expérience internes et externes. Une note
stratégique sur l?adaptation de SNCF Réseau au changement climatique a été publiée en août
2024, accompagnée d?une synthèse de la stratégie en septembre 2024.
Pour les aérodromes, le ministère en charge des transports a développé une méthodologie et
un outil d?analyse de la vulnérabilité des aérodromes métropolitains. Fin 2023, environ
soixante-dix plateformes ont demandé au service technique de l?aviation civile l?accès à l?outil
« VULCLIM » qui leur permet de visualiser leur vulnérabilité pour chaque couple aléa
climatique/zone ou type d?infrastructure aéroportuaire.
La mise à jour des référentiels techniques pour prendre en compte les impacts du changement
climatique est essentielle à la réussite de l?adaptation des transports. Ce sujet a été identifié
1 La liste des projets concernés figure dans le tableau annexé à l?article R. 122-2 du code de
l?environnement
ACTIONS DÉJÀ ENGAGÉES
https://www.idrrim.com/ressources/documents/11/6417-17.-S-adapter-au-changement-climati.pdf
https://www.idrrim.com/ressources/documents/11/6417-17.-S-adapter-au-changement-climati.pdf
https://www.cerema.fr/fr/system/files?file=documents/2023/04/2_impacts_climat_colin-selouane.pdf
https://media-mediatheque.sgp.fr/pm_12814_182_182962-ty9cx5xduw.pdf
https://www.cerema.fr/system/files/documents/2019/07/5_ameliorerresiliencereseauxtransport_ex_port_de_bordeaux_cerema.pdf
https://www.projets-environnement.gouv.fr/pages/home/
https://www.piarc-france.org/ressources/documents/source/1/1576-3_Intervention_TLIMON_Dec2023.pdf
https://www.sncf-reseau.com/medias-publics/2024-08/adaptation_changement_climatique_sncf_reseau.pdf?VersionId=yKW6XN9hP2FDVSZr_KXAd9rwVgRDaJLL
https://www.sncf-reseau.com/medias-publics/2024-08/adaptation_changement_climatique_sncf_reseau.pdf?VersionId=yKW6XN9hP2FDVSZr_KXAd9rwVgRDaJLL
https://www.sncf-reseau.com/medias-publics/2024-09/synthese_note_acc_rvb_v7_planche.pdf?VersionId=bPX9rS4hB0.j0sXORaccd1vAHQagLHZV
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000025086815
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000025086815
3
dès le premier PNACC, avec le passage en revue par le Cerema des référentiels techniques de
conception, exploitation et maintenance des infrastructures de transport (y compris les
normes et les référentiels internes à certains gestionnaires, par exemple SNCF Réseau). Cela a
mené, en 2015, à une liste de référentiels à adapter au changement climatique et a conduit à
une première action : l?adaptation au changement climatique du guide technique
d?assainissement routier, qui est en cours.
Pour poursuivre ce travail, au niveau routier, un comité de pilotage de la doctrine technique
routière (CoDoT) a été mis en place avec l?ensemble des strates de gestionnaires routiers et est
animé par le ministère en charge des transports. En particulier, douze groupes de référents
thématiques (acteurs routiers publics et privés) ont été mis en place, par domaine d?expertise.
L?adaptation au changement climatique des référentiels routiers fait partie du périmètre de
ces groupes de référents qui ont procédé à l?identification, la qualification et la priorisation
des référentiels présentant un paramètre climatique et qui nécessiteraient une révision.
Pour les transports guidés, les référentiels à modifier, identifiés en 2015, sont principalement
des référentiels internationaux sur lesquels la France n?a pas de pouvoir de modification direct.
Leur modification interviendra progressivement au fil des revues de ces référentiels.
Pour les ports, la liste de 2015 a constitué une base d?analyse pour l?identification des
référentiels à adapter au changement climatique menée début 2024.
Sur le volet des modes actifs, et plus particulièrement sur la communication auprès des
usagers : des travaux ont été engagés pour réaliser des outils de communication pour les
cyclotouristes sur les réflexes à adopter face aux risques climatiques. En particulier, le Réseau
vélo et marche a réalisé, en collaboration avec l?itinéraire de « La Vélodyssée », des affiches et
dépliants (projet labellisé Journée Nationale de la Résilience avec le soutien du ministère de
l?Intérieur).
Pour les autres modes de transport, le PNACC 3 sera l?occasion de reprendre plus largement
ce travail sur l?adaptation des référentiels techniques en se servant du recensement de 2015
comme base pour les référentiels qui ne sont pas obsolètes.
En ce qui concerne le domaine aéroportuaire, le référentiel règlementaire est sur trois niveaux :
international (OACI), européen (AESA), et national. Des travaux ont été réalisés au niveau OACI
et sont en cours au niveau EASA (GT EN-ICCA). Au niveau national, le service technique de
l?aviation civile réalise des expérimentations pour analyser l?impact du réchauffement sur les
chaussées pour établir de nouvelles préconisations.
TIONS DÉJÀ ENGAGÉES
1. Etablir des plans d?adaptation des infrastructures et services de transport des
opérateurs et gestionnaires d?infrastructures
2. Adapter les transports et de la mobilité au changement climatique dans les territoires
3. Adapter les services de transports collectifs aux fortes chaleurs en formulant des
recommandations aux autorités organisatrices de la mobilité et éventuellement aux
opérateurs
4. Elaborer un calendrier de mise à jour des référentiels techniques relatifs aux transports
5. Animer un réseau sur l?adaptation des transports et des mobilités face au changement
climatique
ACTIONS NOUVELLES
https://www.velo-territoires.org/wp-content/uploads/2024/01/Journee-Resilience-V5-Cyclotourisme-poster-20240108.pdf
https://www.velo-territoires.org/wp-content/uploads/2024/01/Journee-Resilience-V5-Cyclotourisme-depliant-20240108.pdf
4
ACTION 1
Etablir des plans d?adaptation des infrastructures et services de
transport des opérateurs et gestionnaires d?infrastructures
L?action consiste à élaborer des plans d?adaptation sur la base d?études de vulnérabilité de
l?ensemble des réseaux de transport (cf. détails ci-dessous). Pour ce faire, la trajectoire de
réchauffement de référence pour l?adaptation au changement climatique (TRACC) sera utilisée
comme scénario de référence dans les études à venir ou les études en cours le permettant. En
ce qui concerne les études structurantes déjà effectuées, les opérateurs et gestionnaires
d?infrastructures concernés (par exemple SNCF Réseau, SNCF Gares et Connexions, les grands
ports maritimes) devront effectuer au moins une analyse des écarts entre les hypothèses
choisies dans l?étude initiale et la TRACC, afin d?assurer une cohérence de leur plan
d?adaptation avec la TRACC. Les plans d?adaptation devront proposer des solutions pour
assurer la résilience des infrastructures en fonction de scénarios de niveaux de service à
déterminer.
Pour le réseau routier national :
? Poursuite de l?étude de vulnérabilité de l?ensemble du réseau national (RRN) concédé et non
concédé (y compris outre-mer). Cette étude s?appuie sur la TRACC et s?accompagne d?une
étude du coût de l?inaction face au changement climatique (étude lancée en septembre
2023, résultats prévus en 2025) ;
? Élaboration d?un plan d?actions pour adapter le réseau routier national non concédé au
changement climatique à partir des résultats de l?étude de vulnérabilité : les premiers
résultats de l'étude pourront venir éclairer l'élaboration de la programmation 2026 avec :
o l?identification de secteurs prioritaires où conduire des études approfondies
o l?identification de secteurs où réaliser des travaux préventifs en priorité en
réponse aux conséquences des risques naturels déjà connus.
? Concernant le réseau concédé, il fait partie du périmètre de l?étude puisque les sociétés
concessionnaires d?autoroutes la cofinancent à 40% (à hauteur de leur linéaire sur le RRN). Il
appartiendra à chaque concessionnaire de réaliser son propre plan d?adaptation sur la base
des résultats de l?étude, sous réserve des dispositions des contrats de concession.
? Les éléments méthodologiques issus de l?étude de vulnérabilité du RRN pourront être portés
à la connaissance des collectivités par l?intermédiaire des services déconcentrés du
ministère.
Pour les transports ferroviaires :
? Adaptation du réseau ferroviaire au changement climatique :
o L?étude de vulnérabilité macroscopique de SNCF Réseau est en cours de mise à
jour selon la TRACC. Plusieurs études locales sont également en cours, selon la
TRACC (liaison Dijon-Modane, LGV Nord, Bretagne-Pays de la Loire). De
nouveaux besoins d?études de vulnérabilité pourront être identifiés pour affiner
localement les résultats de l?étude macroscopique. Ces nouvelles études de
vulnérabilité seront réalisées avec la TRACC comme scénario climatique ;
o La feuille de route 2024-2026 sur l?adaptation au changement climatique
adoptée par SNCF Réseau en août 2024 sera mise à jour annuellement. La mise
en oeuvre des neuf priorités de la feuille de route permettra d?établir un plan
détaillé d?adaptation au changement climatique. Les actions d?adaptation
identifiées portent à la fois sur l?adaptation des actifs, de l?entretien et de la
surveillance, de l?exploitation et des fonctionnalités du réseau.
o Conformément à cette feuille de route, la thématique de l?adaptation au
changement climatique sera intégrée à la prochaine révision du contrat de
performance entre l?Etat et SNCF Réseau ;
5
o Le volet humain, avec l?enjeu d?assurer la sécurité et la santé au travail dans un
contexte d'intempéries croissantes, est identifié comme une priorité et est
intégré à la feuille de route du programme : il porte non seulement sur la
vulnérabilité des agents chargés des travaux en extérieur mais aussi sur
l'ensemble des salariés avec différents angles d'approche : trajets, équipements
de protection individuels, organisation du travail, etc.
o La question des coûts du changement climatique et des investissements
nécessaires sera également approfondie au cours du PNACC 3. Le constat
actuel est que l?impact du changement climatique se traduit principalement par
une pression sur les coûts de surveillance et d'entretien liés aux intempéries et
à la maîtrise de la végétation. Ce dernier poste représente, en 2024, 230 millions
d'euros annuels de dépense avec une forte tendance à la hausse. Le coût des
sinistres liés aux intempéries représente aujourd?hui entre 19 et 27 millions
d?euros par an. L'entreprise vise à affiner ces chiffres pour aboutir à une
estimation la plus complète possible des coûts actuels des intempéries, en
incluant les coûts indirects, avec notamment la construction d?un outil
d?évaluation coût-bénéfices des actions d?adaptation. Pour éviter de subir ces
coûts croissants, la priorité identifiée est d?augmenter les investissements en
matière de régénération du réseau ferroviaire. Dans ce cadre, SNCF Réseau
proposera une trajectoire détaillée d'investissements contribuant à
l'adaptation au changement climatique. Enfin, afin d?assurer la résilience de ses
investissements, SNCF Réseau s?est également saisie de la question de la
vulnérabilité de ces derniers : l?analyse de la vulnérabilité des projets aux aléas
naturels est déjà intégrée dans les études d?impact, et un examen de la
démarche d?adaptation sera mis en place lors des passages devant le comité
national des investissements et des engagements (CNIE) pour tous les projets
importants. La feuille de route 2024-2026 prévoit en outre la création d?un label
interne « pour demain » au profit des investissements résilients face au
changement climatique.
? Adaptation des gares ferroviaires au changement climatique :
o SNCF Gares & Connexions a élaboré une feuille de route d?adaptation des gares
au changement climatique en 2024, sur la base des éléments de l?analyse de la
vulnérabilité des gares au changement climatique réalisée en 2023 (3 000 gares)
et sur l?analyse de la criticité stratégique de ses actifs. La feuille de route sera
détaillée fin 2025. Ce plan intègre une feuille de route 2025-2030 à six axes, qui
porte à la fois sur l?adaptation des actifs, de l?entretien et de la maintenance et
de l?exploitation :
? Analyse : continuer à investir dans la connaissance des impacts
climatiques actuels et futurs sur les gares
? Sensibilisation : développer et mettre en oeuvre un plan de
sensibilisation pour former les équipes sur le sujet
? Outils : développer et mettre à disposition des ressources dédiées à
l?adaptation des gares au changement climatique auprès des équipes
opérationnelles (par exemple, un catalogue de solutions d?adaptation).
? Mise en oeuvre : programmer et conduire les travaux d?adaptation,
notamment en analysant la programmation pluriannuelle des
investissements pour identifier les projets à fort enjeu d?adaptation
? Financement : programmer et financer la trajectoire CAPEX/OPEX
nécessaire
? Gouvernance : mise en place d?une gouvernance de l?échelle nationale
à l?échelle locale pour piloter l?adaptation des gares.
o La thématique de l?adaptation au changement climatique sera intégrée à la
prochaine révision du contrat de performance entre l?Etat et SNCF Gares &
Connexions.
6
? Adaptation du service de transport ferré au changement climatique :
o Des plans d?adaptation pourront progressivement être mis en place par les
transporteurs, tant sur les actifs stratégiques que sur les processus
d?exploitation. Notamment, SNCF Voyageurs partagera les axes et mesures de
son plan d'adaptation fin 2025.
o Des travaux ont été initiés par le groupe SNCF pour mesurer les coûts et les
gains associés aux efforts d?adaptation du système ferroviaire au changement
climatique. L?objectif est d?évaluer, sur un périmètre ferroviaire restreint
présentant de fortes vulnérabilités, les interdépendances entre les différents
actifs et entités du groupe, les impacts fonctionnels sur les circulations
ferroviaires, afin d?en tirer un bilan des pertes et des gains financiers et socio-
économiques qui pourraient résulter de ces vulnérabilités, des scénarios de
service et des choix d'investissement. Les résultats de ces travaux devraient être
disponibles fin 2025.
Adaptation des transports guidés :
? Etablissement public industriel et commercial (EPIC) RATP :
o Mise à jour de l?étude de vulnérabilité physique déjà réalisée par RATP
Infrastructures en interne à « dire d?experts », pour intégrer les nouvelles
données TRACC et identifier des solutions existantes ou à développer pour
atténuer les impacts climatiques sur les composants du réseau. Les résultats,
attendus au 2ème trimestre 2025, viendront compléter les précédentes études
de vulnérabilité menées sur le RER A, le RER B, Orlyval et le T2.
o Un diagnostic systémique de résilience au changement climatique selon la
TRACC évaluera l?impact du changement climatique sur les activités, la chaîne
de valeur, les chaînes d?approvisionnement et les salariés. Les résultats sont
prévus pour fin 2025.
o Une deuxième étude de vulnérabilité transverse à horizon 2030, 2050 et 2010,
appuyée sur la méthode dite « ASAIT », développée par le Cerema et les
données de Météo-France à l?échelle de la France, sera disponible d?ici
septembre 2025.
o Ces études permettront de produire un plan d?adaptation fin 2025 couvrant à
la fois l?adaptation du réseau RATP et du fonctionnement de l?entreprise pour
faire face au changement climatique.
o L?analyse de la vulnérabilité des investissements sera approfondie par la RATP,
dans les études d?impact mais également via le renforcement de la fiche RSE
exigée pour les projets de plus de 15 M¤, qui doit déjà intégrer une évaluation
de l?exposition au changement climatique et permet de calibrer les
investissements sur les actifs exposés au changement climatique en fonction de
différents critères : durée de vie, maintenabilité dans le temps, impact sur
l?exploitation (sécurité ferroviaire).
? Société des Grands Projets (SGP) : La Société des Grands Projets (SGP) a identifié des points
de vulnérabilité sur le Grand Paris Express (GPE) dans une étude menée en 2021, qui a permis
de mettre en place de premières actions. Au-delà de cette étude, la SGP a également
travaillé sur l?adaptation à travers l?intégration d?éléments de confort d?été dans la
conception de son matériel roulant, le plan de renforcement environnemental des parvis de
gares mis en place en 2023 pour limiter les risques d?îlots de chaleur urbains, l?actualisation
de la stratégie inondation (qui vise à s?appliquer au prolongement de la ligne 18 dans un
premier temps, la conception, voire la construction, étant finalisées pour la plus grande
partie du GPE). Enfin, l?adaptation au changement climatique va être intégrée dans les
nouveaux appels d?offres de la SGP dès 2025, en demandant systématiquement la réalisation
d?études de vulnérabilité au changement climatique dans le cadre des nouveaux projets. En
outre, les projets de SERM accompagnés par la SGP devront intégrer une étude de
vulnérabilité face au changement climatique au même titre que tous les SERM (cf. sous-
7
action 1). La SGP doit finaliser fin 2025 une feuille de route adaptation intégrant notamment
toutes les actions d?adaptation déjà en cours ou réalisées.
? Concernant les autres réseaux de transport guidés dans les territoires, le recensement
proposé dans l?action 2 permettra d?améliorer l?état des connaissances sur leur maturité vis-
à-vis de l?adaptation au changement climatique.
Pour les ports :
Poursuite, par les grands ports maritimes (GPM), de leurs études de vulnérabilité en cours et
actualisation, pour chaque GPM, de son étude de vulnérabilité conformément aux notes
d?orientation envoyées par la DGITM en mars 2024 ; cinq GPM disposent ainsi de données
consolidées (Bordeaux, La Rochelle, Guadeloupe, La Réunion et La Martinique), trois études
sont attendues prochainement (Nantes-Saint-Nazaire, Dunkerque et Guyane) et deux études
sont annoncées pour 2025 (Haropa, Marseille).
? Pour chaque GPM, intégration d'un volet adaptation au changement climatique lors de la
prochaine mise à jour de son projet stratégique et présentation de la démarche d?adaptation
au sein des instances de gouvernance ;
? Intégration des enjeux de l?adaptation au changement climatique dans les orientations
phares de l?actualisation de la stratégie nationale portuaire début 2025, qui s?adresse à
l?ensemble des acteurs du système portuaire (grands ports maritimes, ports décentralisés,
collectivités autorités portuaires, etc.).
Pour les voies navigables :
? Voies navigables de France (VNF) :
o VNF mettra en oeuvre le programme d?études élaboré fin 2024, en intégrant à
la fois la vulnérabilité des infrastructures fluviales (hors canal Seine Nord
Europe), des services rendus par les voies navigables (services aux écosystèmes
en faveur de la biodiversité, régulation des niveaux d?eau, optimisation des
prélèvements, transport), des matériels d?entretien et d?exploitation. Le
programme d?études prévoit l?inventaire et l?analyse de données sur plus de
seize thématiques (par exemple : ouvrages, retour d?expérience d?événements
climatiques), ainsi que la mobilisation d?expertises techniques sur plus de quinze
sujets. Les inventaires identifiés dans le programme d'étude visent à apporter
une vision de synthèse et territorialisée des données, en indiquant les
éventuelles données lacunaires et/ou leur degré de fiabilité de la connaissance.
Ces inventaires alimenteront les études de vulnérabilité puisque les analyses de
risque seront opérées sur chaque famille d'objet du patrimoine. Les expertises
identifiées visent à qualifier de manière plus précise des aléas et des impacts
spécifiques à certains objets du patrimoine de manière à alimenter les analyses
de risques des études de vulnérabilité, en particulier pour la définition des grilles
d'impact.
o Une cartographie des investissements de VNF visant à renforcer la résilience des
infrastructures est également prévue.
o Ce programme d?études complet et ambitieux a été élaboré avec la DGITM et
partagé avec la DGALN et la DGPR. La DGITM et la DGALN participeront aux
comités de pilotage trimestriels. La méthodologie d?analyse pour les études de
vulnérabilité sera celle du Cerema (méthode ASAIT), qui interviendra en
assistance à maîtrise d?ouvrage pendant toute la durée des études. Les études
se baseront sur la TRACC comme hypothèse de travail pour les paramètres
climatiques, l?avancée des études dépendra donc de la disponibilité des
données produites dans le cadre d?Explore 2 ;
o Les plans d?adaptation qui seront proposés suite à ces études seront
territorialisés avec une restitution par grand bassin hydrographie et par
itinéraire tels qu?ils sont définis dans le contrat d?Objectif et de Performance de
VNF. Ils intégreront un volet d?investissement, des adaptations des méthodes
8
de l?organisation interne de l?établissement ainsi que la dimension humaine
(sensibilisation, montée en compétences, analyse des conditions de travail des
agents dans des conditions climatiques dégradées) ;
o L?adaptation au changement climatique a bien été prise en compte dans le
Contrat d?objectif et de performance 2023-2032 entre l?Etat et VNF et sera
complétée en termes d'objectifs lors de la prochaine actualisation triennale ;
o Les plans d?adaptation proposés s?entendront en complément des
investissements et programmes de maintenance déjà planifiés par
l?établissement dans le cadre du Plan Pluriannuel d?Investissement. Une
échéance de réalisation sera proposée pour chacune des actions ;
o Compte tenu des délais d?études et de consultation des prestataires extérieurs
pour la réalisation de l?ensemble du programme, les plans d?adaptation
territorialisés seront livrés fin 2026. Un état d?avancement formalisé sera
adressé aux services fin 2025.
? Compagnie Nationale du Rhône : La Compagnie Nationale du Rhône doit élaborer une
méthodologie d?étude de vulnérabilité pour le premier trimestre 2025. Le plan d?adaptation
qui en résultera portera principalement sur les enjeux énergétiques et sera piloté par la
DGEC, mais les aspects navigation seront également intégrés, avec association de la DGITM.
? Autres gestionnaires de voies navigables du domaine public :
o Les voies fluviales gérées par les GPM : ces voies rentrent dans le périmètre des
études de vulnérabilité des ports (voir « Les ports »)
o Les voies fluviales décentralisées : ces voies, à petit gabarit, représentent surtout
un enjeu de gestion hydraulique, en particulier en cas de d?évènements de crues
ou d?étiages. Elles seront donc à intégrer dans les mesures d?adaptation liées à
la gestion de l?eau par les territoires.
Pour les modes actifs :
? Gérer et adapter les itinéraires cyclables aux aléas climatiques : la mobilité cyclable est
aussi vulnérable aux aléas climatiques, en témoigne la fermeture de plusieurs tronçons
de la partie française de l?EuroVelo 1 reliant Roscoff à Hendaye, impactés par les
incendies de l?été 2022. L?association Vélo & Territoires porte une expérimentation
d?un dispositif de prévention des risques climatiques et de gestion de crise sur les
itinéraires de cyclotourisme. L?objectif est de concevoir, rédiger et disséminer un
dispositif de bonnes pratiques pour anticiper les risques liés aux aléas climatiques et
préparer les réponses adéquates.
? Cette mesure sera complétée, dans la stratégie nationale du tourisme à vélo, par la
mesure 1 dont l?objectif est de rédiger un livre blanc d?adaptation au changement
climatique des parcours et pratiques cyclotouristiques. Sur la base d?une évaluation de
l?exposition aux risques climatiques et de l?impact que ces risques peuvent avoir sur un
parcours cyclable, il s?agira à la fois d?accompagner les territoires sur les réflexions et
les investissements à conduire, tant au niveau des infrastructures et des aménagements
à réaliser, des services à proposer que sur la mise en place de dispositifs de
sensibilisation ou de plans de communication.
? En ce qui concerne les infrastructures cyclables en général, leurs enjeux devront être
intégrés au moment de l?adaptation des voiries qui les supportent.
Pour les aérodromes, les exploitants des aéroports suivants transmettront, en 2025, une étude
de vulnérabilité au changement climatique selon la TRACC et une ébauche de plan d?actions
chiffré intégrant une première estimation des coûts à engager : Aéroports de Paris, Aéroports
de la Côte d?Azur, Lyon Saint-Exupéry, Bordeaux-Mérignac, la Réunion Roland Garros,
Guadeloupe-Maryse Condé, Martinique Aimé Césaire, Strasbourg-Entzheim, Montpellier-
Méditerranée, Marseille-Provence et Toulouse-Blagnac. Les plans détaillés d'adaptation au
https://www.velo-territoires.org/actualite/2023/11/17/gerer-et-adapter-les-itineraires-cyclables-aux-aleas-climatiques/
https://www.velo-territoires.org/schemas-itineraires/schema-europeen-eurovelo/eurovelo-1/
https://www.velo-territoires.org/wp-content/uploads/2024/06/STRATEGIE_NATIONALE_TOURISME_A_VELO_LIVRET_A4_2024_WEB-PLANCHES.pdf
9
changement climatique contenant des propositions précises et chiffrées d'adaptation sont
attendus d?ici fin 2025. Au renouvellement des concessions aéroportuaires, l?obligation de réaliser
une étude de vulnérabilité sera introduite dans les contrats.
Pour le secteur de l?aérien, il s?agira d?engager une réflexion au niveau international pour s?assurer
de la continuité des services et des opérateurs dans les conditions prévues par la TRACC et de la
cohérence avec les exigences de sécurité internationales imposées à l?aviation.
PILOTES DGITM et DGAC, gestionnaires d?infrastructures, opérateurs, collectivités
BUDGET
Le coût des études de vulnérabilité sera supporté par chaque maître
d?ouvrage, à savoir les opérateurs pour leurs réseaux et infrastructures
(réseau ferré, grands ports maritimes, voies navigables, autoroutes) et
l?Etat pour le réseau routier national non concédé. Après remise des
études de vulnérabilité et des pistes d?actions d?adaptation associées, les
besoins financiers pour mener les actions d?adaptation seront évalués.
CALENDRIER
Réseau routier national :
? 2025 : Résultats de l?étude de vulnérabilité du réseau routier national
? 2026 : Horizon de production du programme d?actions pour le réseau
routier national ; les premiers résultats de l'étude pourront avant cette
date venir éclairer l'élaboration de la programmation 2026 avec
l?identification de secteurs prioritaires où conduire des études
approfondies dès 2026 et de secteurs où réaliser des travaux préventifs
en priorité en réponse aux conséquences des risques naturels déjà
connus.
Transports ferroviaires :
? Fin 2025 : Mise à jour de la feuille de route de SNCF Réseau sur
l?adaptation au changement climatique (dont éléments
complémentaires de chiffrage) ; Détail de la feuille de SNCF Gares &
Connexions ; Plan d?adaptation de SNCF Voyageurs ; Résultats de
l?étude du groupe SNCF sur l?adaptation du système ferroviaire au
changement climatique
? À compter de 2024 : Discussion entre l?Etat, SNCF Réseau et SNCF Gares
& Connexions sur l?intégration d?un objectif de planification de
l?adaptation au changement climatique au sein du prochain contrat de
performance
Réseaux de transport guidé :
? Fin 2025 : Plan d?adaptation de l?EPIC RATP couvrant à la fois
l?adaptation du réseau RATP et du fonctionnement de l?entreprise pour
faire face au changement climatique
? Fin 2025 : Plan d?adaptation consolidé de la SGP
Ports :
? 2024-2026 : Mise à jour des projets stratégiques des grands ports
maritimes, avec un volet adaptation conformément aux notes
d?orientations, envoyées par la DGITM aux grands ports maritimes en
mars 2024. A noter que cinq GPM disposent déjà de données
consolidées (Bordeaux, La Rochelle, Guadeloupe, La Réunion et La
Martinique), trois études sont attendues prochainement (Nantes-Saint-
10
Nazaire, Dunkerque et Guyane) et deux études sont annoncées pour
2025 (Haropa, Marseille).
? Début 2025 : Intégration des enjeux de l?adaptation au changement
climatique dans les orientations phares de l?actualisation de la stratégie
nationale portuaire début 2025
Voies navigables :
? Fin 2025 : Etat d?avancement de VNF dans l?implémentation de son
programme d?études
? 2026 : Résultats des études de vulnérabilité de VNF, avec des focus par
bassin versant, dont découlera par la suite un plan d?actions
d?adaptation avec déclinaison territoriale
Aérodromes :
? 2025 : Etude de vulnérabilité au changement climatique pour les
aéroports listés
? Fin 2025 : Plans détaillés d?adaptation pour les aéroports listés
INDICATEURS
- Réalisation d?une étude de vulnérabilité nationale par mode/acteur
- Rédaction d?une feuille de route d?actions par mode/acteur
- Niveaux d?avancement de la mise en place des actions des feuilles de
routes par mode/acteur (indicateur à préciser au cas par cas en fonction
du contenu des feuilles de route)
ACTION 2
Adaptation des transports et de la mobilité au changement
climatique dans les territoires
En s?appuyant sur le cadre fourni dans le volet « adaptation » de la territorialisation de la
planification écologique, pour les COP territoriales, les autorités organisatrices de la mobilité
(AOM), en particulier les Régions, sont encouragées à poursuivre la dynamique d?identification
et de réduction de la vulnérabilité de leurs territoires, en particulier de leurs systèmes de
transports (infrastructures et services, voyageurs et marchandises).
Pour ce faire, il est recommandé de commencer par recenser les actions d?adaptation en cours
ou planifiées par les AOM, les gestionnaires d?infrastructure ou les opérateurs du territoire.
Une liste non exhaustive des actions qui pourraient être recensées est fournie ci-dessous :
? Études de vulnérabilité en cours / effectuées ;
? Réalisation d'actions de sensibilisation/formation internes sur le sujet de l?adaptation ;
? Existence d'un poste dédié à la thématique (à temps complet ou partiel), d'un groupe de
travail interne (le cas échéant, précision de son mandat et de ses productions), prise en
compte de la thématique « adaptation des infrastructures » dans des documents
stratégiques du gestionnaire (document de gestion, document de planification selon les
gestionnaires) ;
? Aménagements urbains résilients au changement climatique ;
? Rénovation du matériel roulant ;
11
? Budget spécifique dédié à l?adaptation ou évolution des opérations budgétaires pour
prendre en compte l?adaptation (par exemple, augmentation du nombre ou de la
fréquence des opérations de maintenance) ;
? Mise en relation des techniciens et de climatologues/météorologues, afin de développer des
connaissances et de connecter la recherche scientifique et l?application technique
(vocabulaire, échange de données) ;
? Utilisation des données climatiques collectées pour améliorer la connaissance des liens
entre les éléments météorologiques et les dysfonctionnements.
Pour chaque action recensée, une évaluation de sa pertinence pourrait aussi être proposée par
l?acteur qui la met en place, ainsi qu?une proposition d?axes d?amélioration.
Par la suite, le recensement pourra donner lieu à un débat au niveau territorial sur la manière de
structurer l?adaptation au changement climatique des transports dans le territoire, visant à
répondre notamment aux questions suivantes :
? Quelles actions complémentaires mettre en place pour l?adaptation des infrastructures et
services de transport sur le territoire ? En particulier, parmi les actions figurant dans la liste
et qui ne sont pas mises en place, lesquelles seraient les plus pertinentes ? (Voir par exemple
l?étude de vulnérabilité multimodale de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ci-dessous)
? Quelle gouvernance de l?adaptation mettre en place dans le secteur des transports au niveau
territorial ? Un exemple pertinent est le modèle de la région Provence-Alpes-Côte-D?azur, de
démarche multi-partenariale via une charte par laquelle les acteurs concernés s?engagent à
travailler ensemble sur le sujet de l?adaptation, en précisant des actions communes telles
que la coopération dans le cadre d?une étude de vulnérabilité.
Cette gouvernance doit permettre de faciliter l?analyse des vulnérabilités des systèmes de
transport territoriaux. Les objectifs du PNACC 3 sont les suivants :
? Pour les Régions :
- Poursuivre l'accompagnement de la démarche expérimentale de la région Provence-
Alpes-Côte d'Azur, lancée en 2023, autour de la résilience de son système de transport
(routes, voies ferrées, voies navigables, ports, aéroports). Cette démarche comprend une
étude de la vulnérabilité des infrastructures de transport et l?élaboration d'un plan
d'actions, avec l'ambition de l'adoption d'un plan unifié pour tous les gestionnaires
d'infrastructures de transport régionaux. La démarche doit aboutir au deuxième semestre
2025 ;
- Faciliter et inciter chaque Région à engager une telle étude, sur le modèle de la démarche
de la Région Provence-Alpes-Côte-D?azur adaptée au contexte local de chaque territoire
et en fonction des retours d'expérience recueillis au fur et à mesure sur l'étude de la
Région Provence-Alpes-Côte-D'azur. Le calendrier pour les dix-sept régions est à définir
mais l?objectif est que les premières engagent une démarche en 2025. La Région Île-de-
France a d?ores et déjà engagé une étude de vulnérabilité multi-partenariale, porté sur le
mode ferré, avec un modèle de gouvernance similaire à celui de la Région Provence-Alpes-
Côte-D'azur. La DGITM suivra cette étude sur la durée du PNACC, en participant au
comité de pilotage notamment.
- Dans les études territoriales qui seront lancées, il est nécessaire de se rapprocher des
différents gestionnaires locaux, comme cela a pu être fait au niveau régional ou
départemental afin d?emmener tous les acteurs identifiés dans le périmètre géographique
de l?étude.
? Pour les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) : à l?échelle des EPCI,
il est proposé de cibler dans l?étude de vulnérabilité du plan climat-air-énergie territorial
(PCAET) un point spécifique sur les infrastructures et services de transport ; ce point devra
être cohérent avec les actions menées au niveau des EPCI dans le cadre des COP territoriales.
En complément, en ce qui concerne les services express régionaux métropolitains (SERM), une
note d?enjeu sur l?adaptation est exigée pour l?octroi du statut SERM. De plus, les études des
projets de SERM intègreront une évaluation de la vulnérabilité fonctionnelle sur les corridors
https://www.iledefrance.fr/actes/deliberations/CP2024-140DEL.pdf
https://www.iledefrance.fr/actes/deliberations/CP2024-140DEL.pdf
12
supportant les services de mass transit. Le document d?appui pour l?élaboration des SERM,
transmis en avril 2024, rappelle la nécessité de conduire cette étude et ses attendus. L?étude
de vulnérabilité de chaque SERM sera co-pilotée par la Région et la métropole et co-financée
par l?Etat. Afin d?outiller les porteurs de projet SERM dans la réalisation de ces études, la
rédaction d?un guide méthodologique destiné à décliner la méthodologie ASAIT pour les SERM
a été confiée au Cerema, dans l?objectif d?une publication au premier trimestre 2025.
PILOTE DGITM
BUDGET
En estimant à 600 k¤ le prix d?une étude, pour les 17 régions restantes et
les 26 projets de SERM2, le budget nécessaire pour les autorités
organisatrices de mobilité serait de 25,8 M¤.
CALENDRIER
Collectivités :
? L?étude de vulnérabilité du système de transport de la Région Provence-
Alpes-Côte d?Azur fournira ses premiers résultats en 2024 et ses résultats
finaux au deuxième semestre 2025. Le déploiement du même type de
démarche dans d?autres régions peut donc être envisagé à partir de 2025,
en fonction des retours d?expérience progressifs ;
? Au niveau des EPCI, l?intégration d?un volet transports dans les études de
vulnérabilité préalables aux PCAET se fera lors de la mise à jour du décret
PCAET prévue en 2025 ;
? Les SERM devront fournir une note méthodologique sur l?adaptation dans
la perspective de l?obtention de leur statut ; guide méthodologique
destiné à décliner la méthodologie ASAIT pour les SERM par le Cerema,
publication au premier trimestre 2025.
INDICATEURS
- Nombre d?autorités organisatrices de la mobilité ayant effectué un
recensement des actions d?adaptation sur leur territoire
- Nombre de Régions ayant mis en place une gouvernance pour
l?adaptation des transports au changement climatique
- Nombre de Régions ayant lancé une étude de vulnérabilité multimodale
- Nombre d?études de vulnérabilité SERM réalisées
ACTION 3
Adapter les services de transports collectifs aux fortes
chaleurs
Afin d?assurer une adaptation du matériel roulant cohérente sur tout le territoire, la DGITM
élaborera un guide d?aide à la décision pour les AOM, afin de les aider à adapter leurs services
de transport (dont, notamment, leur matériel roulant) au changement climatique, via des
recommandations. L?objectif de la démarche consiste à établir une référence publique en
matière de confort thermique. La construction de ce guide s?appuie sur un groupe de travail
mis en place en 2024 par la DGITM et associant l?Union des Transports Publics et ferroviaires
(UTPF), le Groupement des Autorités Responsables des Transports (GART), la Fédération
Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV), la centrale d?achat des transports publics
2 Nombres de SERM labellisés en février 2025
13
(CATP) et une vingtaine d?autorités organisatrices de la mobilité et opérateurs de transport
volontaires. Outre l?élaboration du guide, ce groupe de travail permet aussi d?offrir un espace
d?échange aux autorités organisatrices de la mobilité, aux opérateurs de transport et à leurs
représentants, autour des problématiques d?adaptation du matériel roulant aux fortes chaleurs
et des solutions envisageables.
Des travaux ultérieurs du groupe de travail pourront prendre en compte de nouveaux aléas,
notamment climatiques, afin d?enrichir les recommandations.
Le guide à destination des autorités organisatrices comportera diverses recommandations
relatives notamment à :
? L?intégration d?exigences de confort d?été pour le matériel roulant dans les cahiers des charges
des AOM, afin que le confort d?été soit garanti au moment du renouvellement du matériel
(le nouveau matériel ferroviaire est par exemple conçu pour une durée d'au moins quarante
ans). Ces exigences, qui pourront être adaptées au contexte local, devront notamment
définir :
- La température de consigne dans l?habitacle voyageur. Il s?agit notamment de concilier
le confort des voyageurs, les contraintes techniques du matériel roulant et nos objectifs
de sobriété énergétique. En effet, au-delà de la consommation énergétique engendrée
par la climatisation, choisir une consigne de température trop exigeante peut conduire
à sursolliciter le matériel de climatisation en cas de chaleur extrême, et à l?exposer
davantage au risque de panne ;
- Les solutions techniques à employer pour satisfaire à ces exigences. Il s?agit notamment
d?encourager l?utilisation de méthodes passives permettant de limiter le besoin en
climatisation (filtres sur les vitres réduisant le réchauffement par UV ou peintures
athermiques par exemple). En fonction de l?avancée des expérimentations en cours par
les opérateurs, des recommandations sur les caractéristiques de la climatisation ou
pour les opérations de maintenance pourront être formulées.
? L?intégration d?exigences sur le confort d?été relativement aux espaces d?attentes des
usagers ou aux lieux de stationnement du matériel roulant dans le cahier des charges des
AOM, par exemple en prévoyant des ombrières dans les arrêts de bus ou les gares pour éviter
la surchauffe des matériels ;
? Le renforcement de la sensibilisation des usagers aux questions de confort d?été et de
l?accompagnement de l?ensemble des publics en période de fortes chaleurs (par exemple :
campagne de communication nudge, verrouillage des fenêtres lorsqu?un dispositif de
rafraîchissement est activé).
La construction de ce guide visera à tenir compte à la fois des conditions climatiques par
territoire, des divers besoins des usagers et des contraintes liées aux technologies disponibles
et aux exigences de sobriété (y compris pour préserver l?autonomie, dans le cas des bus et des
cars électriques).
Le guide revêtira un caractère de recommandation à destination des collectivités en général,
et devra être pris en compte dans le cas des SERM en particulier.
PILOTE DGITM
BUDGET
Un budget communication pourra être défini afin de diffuser le guide
d?aide à la décision aux acteurs concernés (AOM, opérateurs).
CALENDRIER
Juillet 2024 : Lancement d?un groupe de travail pour élaborer la feuille de
route et des investigations auprès des opérateurs et des constructeurs
1er trimestre 2025 : Co-écriture du guide par les membres du groupe de
travail
2ème trimestre 2025 : Publication et diffusion du guide
14
INDICATEUR
Réalisation, publication et diffusion d?un guide sur l?adaptation des services
dans les transports collectifs
ACTION 4
Faire évoluer les référentiels techniques relatifs aux transports
pour prendre en compte le changement climatique
Dans le domaine routier, les travaux à venir se structurent comme suit :
? Adaptation des cinq référentiels identifiés par le comité de pilotage de la doctrine technique
routière (CoDoT) comme à modifier en priorité. Ces référentiels sont :
? Assainissement routier (Guide technique de l?assainissement routier, guide Cerema) :
fascicules relatifs au dimensionnement des ouvrages hydrauliques à leur résilience dans
le contexte de changement climatique ? 2025/2026
? Dimensionnement des chaussées (Norme française) :
o Vérification au gel des structures de chaussées (2025)
o Impact de l?évolution des températures sur les hypothèses de
dimensionnement structurel (2025/2027)
? Viabilité hivernale (Guide Cerema) : impact du changement sur les politiques de VH
2025/2026
? Risques rocheux : projet national C2ROP (axe « Aléas dans un contexte de changement
climatique ») 2025/2026
? Portiques, Potences et Hauts-Mâts (PPHM) et ouvrages d?art : expertise préalable à une
reprise des référentiels (guide, norme) basée sur les constats post tempête Ciaran et les
résultats des études de vulnérabilité.
? Pour les autres référentiels, leur identification et leur actualisation seront suivies au fil de
l'eau dans le cadre du CoDoT deux fois par an. Ce dispositif permettra notamment d'intégrer
tous les nouveaux besoins d'évolution qui seront identifiés lors des études de vulnérabilité.
Dans le domaine ferroviaire :
? Pour les infrastructures ferroviaires, les gestionnaires s?appuieront sur leur organisation
interne déjà existante pour mettre à jour les référentiels techniques, tout en effectuant des
points réguliers avec l?Etat pour vérifier la cohérence de leurs travaux avec les objectifs
nationaux.
o En particulier, SNCF Réseau dispose d'ores et déjà de comités d'experts
travaillant sur la révision de ses référentiels techniques internes qui intégreront,
suivant l?état des connaissances techniques, les questions d?adaptation au
changement climatique sur la période du PNACC-3. De plus, la feuille de route
de SNCF Réseau sur l?adaptation au changement climatique inclut la mise à jour
des référentiels techniques : il est notamment prévu de traduire la TRACC dans
un référentiel national intégré dans le système de références SNCF Réseau, de
mettre à jour les référentiels techniques pour renforcer l?éco-conception
résiliente des composants et de travailler avec la filière ferroviaire sur la question
de la résilience des composants. Une identification des référentiels les plus
prioritaires à réviser devrait être réalisée en 2025 ;
o De son côté, SNCF Gares & Connexions prévoit d?intégrer les enjeux adaptation
dans ses référentiels et processus internes entre 2025 et 2027, de même
concernant SNCF Immobilier. A noter que SNCF Gares & Connexions est
également soumise à des normes nationales et européennes liées au secteur du
bâtiment, qui devront également évoluer ;
15
? En ce qui concerne le matériel roulant ferroviaire, des travaux pourront être menés avec des
partenaires étrangers sur la question des normes d?adaptation à l?échelle européenne ou
internationale, notamment dans le contexte de l?ouverture à la concurrence et du risque que
présenterait la circulation sur le territoire national de matériels roulants inadaptés au
changement climatique. A noter que SNCF Voyageurs et Rail Logistics Europe participent
déjà aux travaux d?évolution des normes européennes concernant l?adaptation des matériels
roulants en concertation avec les constructeurs.
Dans le domaine portuaire :
? En ce qui concerne la réglementation s'appliquant aux ports (code des transports), une
analyse menée par la DGITM a conclu qu?aucun texte ne mentionne des données
climatiques ;
? En ce qui concerne les référentiels techniques, les actions identifiées sont les suivantes :
- Implication du Cerema dans l'élaboration ou la révision des eurocodes et de leurs
transcriptions françaises, en particulier : NF EN 1991-1-4 actions générales ? action du
vent et NF EN 1991-1-5 actions générales ? actions thermiques, en cours de révision, ainsi
que EN 1991-1-8 : Actions de la houle et du courant sur les structures côtières, en cours
d?élaboration. Le groupe miroir français pour le projet EN 1991-1-8 a notamment été
relancé. La norme NF EN 1991-1-3 actions générales ? charges de neige en cours de
révision et déjà identifiée en 2015 comme à adapter au changement climatique est
aussi importante pour les ports et les voies navigables mais moins spécifique car elle
concerne l'ensemble des infrastructures de transport ;
- Au niveau français, mise à jour du fascicule « actions » de ROSA 2000
(Recommandations pour le calcul aux états limites des Ouvrages en Site Aquatique).
Celui-ci devrait également être complété par une méthodologie d'obtention des
valeurs représentatives des actions tenant compte du changement climatique (qui de
fait sont territorialisées). Cela nécessiterait de mobiliser les pourvoyeurs de données et
de projections sur les états de mer, hauteurs d'eau, et vents ;
- En l'absence d'avancée des travaux européens, poursuite et traduction aux domaines
portuaires et fluviaux de la norme expérimentale XP CEN/TS 17440 - Évaluation et
rénovation des structures existantes. Cela permettra de donner les clefs pour une ré-
ingénierie des ouvrages existants face au changement climatique ;
- Concernant les ouvrages spécifiques ou thématiques sectorielles, la thématique de
l'adaptation au changement climatique devrait être intégrée au fil de l?eau dans la
révision/actualisation des référentiels techniques dont le Cerema est partie prenante,
en particulier pour le guide sur l'amarrage maritime (guide Cerema) et le guide
international sur les digues (dont le Cerema, l?INRAE et l?Etat sont parties prenantes),
qui sera actualisé suite aux nouvelles projections hydrologiques de l?INRAE.
Dans le secteur fluvial :
? Une partie des référentiels techniques fluviaux est commune avec les référentiels portuaires
qui devraient être révisés par le Cerema, en particulier la norme expérimentale XP CEN/TS
17440 et le guide international sur les digues ;
? Le secteur fluvial réunissant par nature plusieurs types d?acteurs, d?autres référentiels de
nature variée y sont également applicables : code des transports, code de l'environnement
et code de l?énergie. Par conséquent, il semble plus pertinent d?intégrer le transport fluvial
dans une démarche sectorielle d?adaptation des référentiels techniques fluviaux, non limitée
aux transports et prenant en compte d?autres facteurs que la navigation (protection des
populations contre les crues, approvisionnements vitaux en eau, débits réservés pour la
sauvegarde de la biodiversité et continuité écologique, production d?énergie, etc.).
Concernant les référentiels spécifiques aux voies navigables, chaque opérateur a ses
référentiels techniques propres, ce qui constitue un corpus hétérogène entre les différents
gestionnaires du réseau. Il appartiendra donc à chacun des gestionnaires de passer en revue
ses propres référentiels pour identifier ceux qui doivent être adaptés au changement
climatique et les mettre à jour. Cette revue des référentiels pourra s?appuyer sur l?arrêté de
16
classification des voies navigables, en cours d?élaboration par la DGITM et le Cerema, avec
un objectif de publication en 2025. Celui-ci sera applicable à l?ensemble du réseau navigable,
quel que soit le gestionnaire, sur la base des caractéristiques des différents gabarits existants.
PILOTE DGITM
BUDGET
Les moyens des conventions d?études annuelles Cerema-DGITM pour la
mise à jour des référentiels Cerema.
CALENDRIER
? Référentiels routiers :
- Fascicules relatifs au dimensionnement des ouvrages hydrauliques à
leur résilience dans le contexte de changement climatique :
2025/2026
- Vérification au gel des structures de chaussées : 2025
- Impact de l?évolution des températures sur les hypothèses de
dimensionnement structurel : 2025/2027
- Impact du changement sur les politiques de viabilité hivernale :
2025/2026
- Projet national C2ROP sur le risque rocheux (axe « Aléas dans un
contexte de changement climatique ») : 2025/2026
- Portiques, Potences et Hauts-Mâts (PPHM) et ouvrages d?art :
expertise préalable à une reprise des référentiels (guide, norme)
basée sur les constats post tempête Ciaran et les résultats des
études de vulnérabilité à développer à partir de 2025
- Pour les autres référentiels, leur identification et leur actualisation
seront suivies au fil de l'eau dans le cadre du CoDoT deux fois par
an ;
? Référentiels ferroviaires :
- Identification des référentiels prioritaires par SNCF Réseau en 2025
- Adaptation des référentiels de SNCF Gares & Connexions :
2025/2027
? Référentiels portuaires :
- Le calendrier de l?élaboration et la révision des eurocodes et de leurs
transcriptions françaises n?est pas consolidé à ce stade ;
- Le guide technique sur l?amarrage maritime devrait être publié sur la
première moitié de la durée de mise en oeuvre du PNACC 3 ;
- L?actualisation du guide international sur les digues interviendra après
la publication des nouvelles projections INRAE prévue pour le 2ème
trimestre 2025 ;
- En ce qui concerne les autres référentiels techniques, leur mise à jour
sera engagée sur la période du PNACC-3 et les temporalités identifiées
sont les suivantes :
? Révision de ROSA 2000 et élaboration d?une méthodologie
d'obtention des valeurs représentatives des actions tenant compte
du changement climatique : un à deux ans à partir de l?initiation de
la mise à jour ;
? Poursuite et traduction aux domaines portuaires et fluviaux de la
norme expérimentale XP CEN/TS 17440 - Évaluation et rénovation
17
des structures existantes : deux ans à partir de l?initiation de la mise
à jour ;
? Référentiels applicables aux voies navigables : objectif de publication
d?un arrêté de classification des voies navigables en 2025, sur lequel
pourra s?appuyer la mise à jour des référentiels techniques spécifiques
aux voies navigables
INDICATEURS
- Définition d?un calendrier de mise à jour des référentiels prioritaires pour
chaque mode
- Indicateur qualitatif d?avancement du calendrier (à préciser en fonction
des calendriers définis)
ACTION 5
Animer un réseau sur l?adaptation des transports et des
mobilités face au changement climatique
La DGITM animera un groupe de travail, dans un premier temps avec les gestionnaires
d?infrastructures engagés dans une démarche d?adaptation au changement climatique, dans
un objectif de partage d?expérience, mutualisation des connaissances et harmonisation des
pratiques, identification des synergies et problématiques communes. Les sujets suivants
pourraient notamment être approfondis (liste non exhaustive) :
- Besoin de données et d?indicateurs climatiques aligné sur la TRACC (en lien avec Météo-
France),
- Méthodes d?évaluation coûts-bénéfices des actions d?adaptation,
- Méthode d?évaluation de la vulnérabilité (en particulier la vulnérabilité fonctionnelle des
infrastructures de transport)
- Méthode de priorisation des actions d?adaptation.
Afin de bénéficier à la fois des différentes études de vulnérabilité initiées sur le territoire et de
la dynamique de lancement du PNACC, l?objectif est de débuter cette action avant l?été 2025.
En complément, cette action permettra de faciliter le dialogue entre les autorités
organisatrices de la mobilité et les opérateurs de services de transport. A cet effet, dans la
continuité de l?action 3, les échanges pourront être élargis à d?autres thématiques que
l?adaptation aux fortes chaleurs pour mobiliser les AOM et les opérateurs plus largement sur la
résilience des services de transport. Au-delà de l?analyse de l?impact d?autres aléas que la
chaleur sur le matériel roulant (par exemple le partage de bonnes pratiques sur la prévention
des infiltrations), les échanges devront, plus généralement, d?aider les AOM et les opérateurs à
travailler ensemble sur l?adaptation au changement climatique de leurs services de transport.
En particulier, ces échanges permettront d?approfondir la question du partage de
responsabilité entre les AOM et les opérateurs sur l?adaptation au changement climatique. Le
travail pourra porter sur :
? Les modalités d?une prise en compte anticipée de l?adaptation par l?Autorité
Organisatrice (intégration dans la conception des installations de maintenance, dans
les achats et rénovations de matériels roulants, etc.)
? Les mécanismes mis en place par l?opérateur pour démontrer sa préparation et sa
réactivité face aux enjeux climatiques.
18
Enfin, la DGITM organisera un séminaire annuel sur le sujet de l?adaptation au changement
climatique des transports et la mobilité, ouverts à tous les acteurs des transports concernés
par l?adaptation au changement climatique (gestionnaires d?infrastructures, opérateurs de
services de transport, autorités organisatrices de la mobilité), en invitant des experts
internationaux ou nationaux (Météo-France, Cerema, BRGM, etc.). L?objectif est de valoriser les
démarches d?adaptation déjà lancées et d?inciter d?autres acteurs à lancer une démarche
similaire.
PILOTE DGITM
BUDGET
Les moyens existants pour l?animation de réseau et la tenue d?un
événement annuel seront mobilisés.
CALENDRIER
GT avec les gestionnaires d?infrastructures : 1er semestre 2025 (post-
publication du PNACC 3)
GT avec les AOM et opérateurs : déjà lancé en 2024, sera poursuivi
Séminaire sur l?adaptation au changement climatique : à partir de fin
2025, pour capitaliser sur les études de vulnérabilités effectuées et plans
d?adaptation associés
INDICATEURS
- Lancement d?un groupe de travail (GT) sur l?adaptation avec les
gestionnaires d?infrastructures de transport
- Indicateur relatif à la production de livrables par le GT des gestionnaires
d?infrastructures (à définir après la mise en place du GT) et à la mise en
oeuvre des orientations conclues en GT
- Indicateur relatif à la production de livrables par le GT avec les
opérateurs et les autorités organisatrices de la mobilité, et à la mise en
oeuvre des orientations conclues en GT
- Organisation d?un séminaire par an ouvert à tous les acteurs des
transports concernés par l?adaptation au changement climatique
TIONS DÉJÀ ENGAGÉES
ACTION 1
Etablir des plans d?adaptation des infrastructures et services de transport des opérateurs et gestionnaires d?infrastructures
Pour le réseau routier national :
Pour les transports ferroviaires :
Adaptation des transports guidés :
Pour les ports :
Pour les voies navigables :
Pour les modes actifs :
ACTION 2
Adaptation des transports et de la mobilité au changement climatique dans les territoires
ACTION 3
Adapter les services de transports collectifs aux fortes chaleurs
ACTION 4
Faire évoluer les référentiels techniques relatifs aux transports pour prendre en compte le changement climatique
ACTION 5
Animer un réseau sur l?adaptation des transports et des mobilités face au changement climatique