Exécution et contrôle des contrats de concession d'autoroutes et d'ouvrages d'art : rapport d'activité 2021
Auteur moral
France. Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer
Auteur secondaire
Résumé
Exécution et contrôle des contrats de concession d'autoroutes et d'ouvrages d'art : rapport d'activité 2021
Editeur
DGITM - Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer
Descripteur Urbamet
autoroute
;péage
;gouvernance
;travaux publics
;covoiturage
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
Texte intégral
RAPPORT D?ACTIVITÉ?2021
EXÉCUTION ET CONTRÔLE DES CONTRATS
DE CONCESSIONS D?AUTOROUTES
ET D?OUVRAGES D?ART
Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer
Direction des infrastructures de transport
www.ecologie.gouv.fr
Rapport sur l?exécution et le contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art
(art. 7 du décret n°2009-1102 du 8 septembre 2009 portant création du comité des usagers du réseau routier national)
&
Rapport annuel sur l?évolution des péages pour chaque exploitant autoroutier
(art. L. 119-8 du code de la voirie routière)
AVANT-PROPOS
Après un choc inédit en 2020, la crise sanitaire
s?est poursuivie pendant tout le premier semestre
2021. Ses conséquences ont encore durement entravé
les déplacements des Français, et réduit les trafics en
provenance de l?étranger. La reprise n?a été observée qu?à
partir de l?été 2021 avant une stabilisation à l?automne.
Pendant toutes ces phases, les femmes et les hommes
qui travaillent au quotidien sur le réseau ( agents
d?exploitation et de viabilité, opérateurs de gestion
de trafic, agents de travaux, agents administratifs?)
ont permis aux usagers de profiter du niveau élevé de
sécurité et de service du réseau autoroutier.
L?année 2021 a aussi permis des avancées
déterminantes en matière de transition écologique
et énergétique du réseau autoroutier. En particulier,
l?Etat s?est emparé du défi du développement de
l?électromobilité : afin d?en faire, pour les véhicules légers,
la situation de référence pour tous, il importe de garantir
aux usagers l?itinérance lors des trajets longs. Cette
itinérance requiert un réseau d?installations de recharge
de véhicules électriques (IRVE) de haute puissance,
dense et fonctionnel. Afin d?organiser et de stimuler
les initiatives privées, d?opérateurs spécialisés ou des
concessionnaires, l?Etat a ainsi fixé un cadre permettant
d?assurer le déploiement d?IRVE sur la totalité des aires
du réseau concédé au 1er janvier 2023. Plusieurs textes
précisant le cadre des déploiements et prévoyant
la mise en place d?un dispositif d?accompagnement
financier des sociétés et des opérateurs, ont ainsi été
pris au début de l?année 2021, après une longue phase
de consultation de l?écosystème autoroutier.
La transition écologique et énergétique se
traduit aussi dans la poursuite du développement
des nouvelles mobilités : les préfets ont ainsi été
mobilisés, entre le printemps et l?automne 2021, afin
de mener une concertation avec les collectivités et
tout particulièrement les autorités organisatrices des
mobilités pour définir les aménagements à réaliser sur
le réseau autoroutier favorisant les nouvelles mobilités.
De nombreux projets ont été identifiés : parkings de
covoiturage, pôles d?échanges multimodaux ou voies
réservées. La réalisation des travaux correspondants
commencera dès 2023. De même, entre le volet
législatif de la transposition de la directive télépéage et
la signature de l?avenant au contrat de la société SAPN
relatif au déploiement du flux libre sur l?ensemble de l?axe
A13-A14 entre 2024 et 2025, l?année 2021 confirme que
la technologie du péage en flux libre devient chaque jour
un peu plus une réalité, gage d?un meilleur service aux
usagers, d?une réduction de la consommation d?énergie
et d?une réduction de l?artificialisation foncière dédiée
aux infrastructures autoroutières.
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 3
TABLE DES MATIÈRES
AVANT-PROPOS 3
PARTIE 1 6
Présentation succincte du secteur
PARTIE 2 8
Les temps forts de l?année 2021
PARTIE 3 10
Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
3.1. Rétrospective 2021: encore marquée par la crise sanitaire COVID-19, l?année 2021 a permis la structuration
d?un cadre pour le déploiement de l?électromobilité pour les véhicules légers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.2. Les spécificités juridiques et économiques des contrats de concession d?autoroutes . . . . . . . . . . . . . . . . 16
PARTIE 4 21
Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
4.1. L?organisation du ministère chargé des transports pour la passation et la gestion des contrats . . . . . . . .22
4.2. La collaboration inter-services. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23
4.3. La Commission européenne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
4.4. L?Autorité de régulation des transports . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
4.5. Le Parlement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
4.6. Le comité des usagers du réseau routier national . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29
4.7. Les commissions intergouvernementales des tunnels transalpins. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29
PARTIE 5 32
Les nouveaux contrats
5.1. L?autoroute A 355, le contournement Ouest de Strasbourg. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33
5.2. L?autoroute A 79, la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA) dans l?Allier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34
5.3. L?autoroute A 69, Castres-Verfeil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34
Table des matières
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art4
PARTIE 6 35
Le contrôle des contrats en cours
6.1. Le contrôle des hausses annuelles de tarifs de péage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .36
6.2. Le contrôle de la qualité du service rendu aux usagers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37
6.3. Respect des normes techniques et préservation du patrimoine autoroutier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43
6.4. Suivre l?exécution et l?équilibre économique des concessions et préparer les négociations à venir . . . . .57
PARTIE 7 59
Les négociations des avenants aux conventions de concession
PARTIE 8 65
Activité réglementaire
8.1. Arrêtés tarifaires annuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .66
8.2. Nominations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .66
8.3. Textes sectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .66
GLOSSAIRE 67
Lexique des abréviations utilisées
ANNEXES 68
1. Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle
du réseau autoroutier concédé au 31 décembre 2021. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .68
2. Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes
et d?ouvrages d?art . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .69
3. Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
4. Liste des indicateurs de performance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .72
5. Rappel des classes de véhicules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .73
6. Les clauses tarifaires des contrats de concession . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
7. Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .75
8. Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .76
9. Évolutions de quelques tarifs de péage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .77
10. Evolution de la situation financière des sociétés concessionnaires d?autoroutes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .78
11. Les agréments délivrés par l?État en 2021
pour la sous-concession des activités commerciales
sur les aires de service . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .79
12. Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé
(hors tunnels du Mont-Blanc, du Fréjus et de la Giraude) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .80
13. Liste des investissements complémentaires
sur autoroutes en service en 2021. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .82
14. Répartition des bâtiments par société concessionnaire d?autoroute . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .83
15. Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes suivant leur utilisation. . . . . . . . .84
16. Localisation des bâtiments des sociétés
concessionnaires d?autoroutes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .85
Table des matières
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 5
PARTIE 1
Présentation
succincte du secteur
Grands chiffres sur le secteur en 2021
9139 km Linéaire total d?autoroutes au 31 décembre 2021.
1% du linéaire total du réseau routier français absorbe près de 15% du trafic
routier total (voyageurs et marchandises).
87% des déplacements des français sont réalisés sur le réseau routier national.
> 150 milliards Valeur estimée du patrimoine, en euros.
20 sociétés concessionnaires.
25 contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art.
91,5 milliards
Nombre de kilomètres parcourus sur le réseau autoroutier,
dont 76,7 pour les véhicules légers
et 14,8 pour les poids lourds.
10,66 milliards Chiffre d?affaires, en euros, en 2021 pour l?ensemble des sociétés
concessionnaires d?autoroutes.
Covid-19 Rebond après la crise de 2020 :
+20,7% de kilomètres parcourus.
+18,4% de chiffre d?affaires.
Activité de gestion et de contrôle
3 audits de conception détaillée.
18 mises en service, dont:
? L?autoroute A355 ou contournement Ouest de Strasbourg sur 25 km
(ARCOS),
? L?autoroute A79 entre Montmarault et Sazeret sur 3,9 km (APRR),
? L?élargissement à 2x3 voies de l?autoroute A41 Nord entre Annecy et Saint-
Martin- Bellevue sur 6 km (AREA),
? L?élargissement à 2x3 voies de l?autoroute A75 Clermont-Ferrand et Le Crest
sur 10,5 km (APRR),
? Le diffuseur de Connerré sur l?autoroute A11 (COFIROUTE).
~ 42?000 tarifs de péage contrôlés.
7 audits des indicateurs de performance exploitation sur site.
37 aires de service sur lesquelles des agréments
pour l?exploitation d?activités commerciales ont été délivrés.
Partie 1 | Présentation succincte du secteur
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 7
PARTIE 2
Les temps forts de
l?année 2021
? ? 23 février
Lancement, par la publication de l?avis d?appel public à la concurrence, de la
procédure de mise en concession de l?autoroute A412 Machilly-Thonon? ? 14 février
Parution au Journal officiel du décret relatif aux obligations s?appliquant aux
conventions de délégation autoroutières en matière de transition écologique? ? 12 février
Parution au Journal officiel du décret n°2021-153 relatif à l?aide en faveur des
investissements relatifs aux installations de recharge rapide pour véhicules
électriques sur les grands axes routiers? ? 15 février
Parution au Journal officiel de l?arrêté relatif aux modalités de gestion de l?aide
en faveur des investissements relatifs aux installations de recharge rapide pour
véhicules électriques sur les grands axes routiers? ? 16 février
Parution au Journal officiel de l?arrêté modifiant l?arrêté du 8 août 2016 fixant
les conditions d?organisation du service public sur les installations annexes du
réseau autoroutier concédé? ? 1er avril
Création de la sous-direction Financements innovants, de la dévolution et du
contrôle des concessions autoroutières (FCA), à partir de la fusion de la sous-
direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier concédé (GCA) et
du département des partenariats public-privé (DPPP)? ? 30 juin
Mise en service de l?élargissement à 2x3 voies de l?A41 Nord entre Annecy Nord
et Saint-Martin- Bellevue? ? 30 juin
Lancement de la concertation publique relative à l?élargissement à 2x3 voies
de l?autoroute A46sud et au réaménagement du noeud de Manissieux. La
concertation s?est achevée le 27 septembre.? ? 1er octobre
Mise en service de l?élargissement à 2x3 voies de l?A75 entre Clermont-Ferrand
et Le Crest? ? 9 octobre
Publication au Journal officiel de la loi n°2021-1308 du 8 octobre 2021 portant
diverses dispositions d?adaptations au droit de l?Union dans le domaine
des transports, permettant notamment la transposition de la directive
«télépéage».? ? 13 décembre
Publication au Journal officiel du décret approuvant le sixième avenant à la
concession du pont de Tancarville et le troisième avenant à la concession du
pont de Normandie entre l?Etat et la Chambre de Commerce et d?Industrie du
Havre? ? 17 décembre
Mise en service de l?A355 ou Contournement Ouest de Strasbourg? ? 21 décembre
Parution du décret n°2021-1726 approuvant le douzième avenant à la
convention passée entre l?Etat et la Société SAPN (opération flux libre A13-A14)
Partie 2 | Les temps forts de l?année 2021
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 9
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000043130880
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044538057
PARTIE 3
Perspectives et
enjeux du secteur
autoroutier concédé
3.1. Rétrospective 2021: encore marquée par la crise sanitaire
COVID-19, l?année 2021 a permis la structuration d?un cadre pour
le déploiement de l?électromobilité pour les véhicules légers
3.1.1. Les effets de la crise sanitaire sur le secteur
autoroutier ont été bien moindres en 2021
qu?en 2020, même si certaines persistances
ont été observées
Après l?effondrement du trafic autoroutier
conséquent à pandémie en 2020, les trafics ont
fortement crû en 2021, l?impact des mesures sanitaires
ayant été moins fort en 2021 qu?en 2020. La seule
exception concerne les mois de janvier et de février
puisque le premier confinement, qui marque le début
des impacts de la pandémie sur le trafic autoroutier, a
commencé en mars 2020.
Les trafics autoroutiers ont été plus faibles au
premier semestre 2021 qu?au premier semestre 2019,
la situation s?est inversée à partir du mois de juillet.
Les trafics poids-lourds sur autoroute ont dépassé leur
niveau d?avant crise en 2021.
La situation diffère fortement d?une concession à
l?autre, en 2021 certaines concessions historiques ont
retrouvé plus de 95% de leur trafic pré-crises, d?autres
moins de 90%.
L?essor du télétravail consécutif à la crise sanitaire
aura vraisemblablement un impact notable, quoi que
difficilement mesurable sur le trafic autoroutier. Cet
impact est beaucoup plus visible sur certains axes
comme l?A86-ouest ou l?A14-IdF que sur le reste du
réseau.
Les sous-concessionnaires, en charge de l?exploitation
des installations commerciales sur le réseau autoroutier,
ont été non seulement touchés par la baisse des trafics,
mais également par la modification des comportements
ou les restrictions spécifiques. De fait, l?impact de
la crise sanitaire a été différent selon la nature de
l?activité. Si pour la distribution de carburant, le trafic
a été l?élément déterminant de l?activité, pour l?offre de
restauration, les restrictions spécifiques à ce secteur ont
également concerné la restauration (avec placement
assis) sur autoroute. La substitution éventuelle par une
offre à emporter, présentant un intérêt évident en
termes de service à l?usager, a ainsi modifié de manière
sensible l?activité.
En vue de tenir compte des impacts de la crise sanitaire
et des modifications de comportements des usagers,
l?autorité concédante, à l?écoute des problématiques
remontées par les concessionnaires et sous-
concessionnaires, a fait montre de bienveillance dans
l?instruction des différentes demandes d?ajustements
contractuels qui lui ont été transmises. Ainsi a été
Partie 3 | Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 11
autorisée au cas par cas la prolongation d?un certain
nombre de contrats de sous-concession dont l?équilibre
économique avait été significativement remis en cause
par la crise. Par ailleurs, ont été acceptés l?aménagement
ou l?adaptation des concepts de restauration proposés
sur les aires de service. En outre, les concessionnaires
ont été vivement incités à minorer pour l?année 2021 les
montants de redevance contractuellement dus par les
exploitants d?installations commerciales.
Enfin, contrairement à 2020, l?activité de travaux
n?a pas subi de perturbation en 2021. Seules quelques
opérations ont pu subir des difficultés, conséquences
de décalages de 2020, en particulier pour les opérations
dépendant d?autres opérations impactées en 2020. Par
ailleurs, la crise sanitaire a donné lieu à des demandes
de reports de délais contractuels de la part des sociétés
concessionnaires, impactées tant par l?impossibilité de
réaliser des travaux durant plusieurs semaines en 2020
que par les délais supplémentaires dans les phases
d?études et d?instruction par les services de l?Etat et des
collectivités. Dans l?esprit de l?ordonnance n°2020-319
du 25 mars 2020, l?Etat et les sociétés concessionnaires
se sont accordés sur de nouvelles dates contractuelles
lorsque les conséquences de la crise sur les calendriers
d?opérations ont été jugés justifiées.
3.1.2. Le déploiement de l?électromobilité
L?augmentation de la part du véhicule électrique
dans le trafic routier général se répercute en particulier
sur le réseau autoroutier. Selon les réseaux, le taux de
véhicules électriques représente de l?ordre de 1% à
2% du trafic VL. Afin de favoriser l?usage du véhicule
électrique, notamment pour les trajets longue distance,
l?Etat a mis en place un corpus législatif et des dispositifs
de soutien financier permettant le déploiement massif
des installations de recharges pour véhicules électrique
à l?horizon de janvier 2023.
Réglementairement, le décret du 12 février 2021
relatif aux obligations s?appliquant aux conventions
de délégation autoroutières en matière de transition
écologique et l?arrêté du 8 août 2016 modifié par
arrêté en date du 15 février 2021 fixant les conditions
d?organisation du service public sur les installations
annexes situées sur le réseau autoroutier concédé ont
introduit pour les sociétés concessionnaires l?obligation
de mettre en place des infrastructures de distribution
d?énergies usuelles (incluant donc l?énergie électrique)
sur l?ensemble des aires des services au 1er janvier 2023.
Ces textes ont été concertés au préalable avec l?ART et
les sociétés concessionnaires d?autoroutes. Malgré cette
méthodologie, les sociétés ont attaqué le décret devant
le Conseil d?Etat, requête qui a finalement été rejetée
fin 2022.
En termes de soutien financier, le décret du 12 février
2021 instaurant une aide en faveur des investissements
relatifs aux installations de recharge rapide pour véhicules
électriques sur les grands axes routiers et l?arrêté du 15
février 2021 relatif aux modalités de gestion de l?aide
en faveur des investissements relatifs aux installations
de recharge rapide pour véhicules électriques sur les
grands axes routiers ont mis en place un dispositif
de subvention à hauteur de 30% pour accélérer le
déploiement de ces installations. En parallèle, l?arrêté
du 27 avril 2021 modifiant l?arrêté du 12 mai 2020 relatif
à la prise en charge par le tarif d?utilisation des réseaux
publics d?électricité du raccordement aux réseaux
publics d?électricité des infrastructures de recharge de
véhicules électriques a permis de porter à 5 000 kVA la
puissance des aires de services éligibles à une prise en
charge de 75% des frais de raccordement.
Par ailleurs, via le décret n°2021-1177 du 10 septembre
2021, le gouvernement a souhaité faciliter les procédures
de passation de marchés pour le recrutement
d?opérateurs d?IRVE, via la mobilisation de procédures
adaptées pour les contrats de sous-concessions dont la
valeur est inférieure aux seuils européens (5 548 000 ¤
HT).
Fin 2021, un peu plus de 50% des aires de service
du réseau autoroutier concédé étaient équipées
d?installations de recharge et l?ensemble des outils
nécessaires à l?atteinte de l?objectif du 1er janvier 2023
étaient en place.
3.1.3. Assurer le suivi des opérations
Le réseau autoroutier français est aujourd?hui arrivé
à maturité. La France dispose du quatrième réseau
autoroutier le plus long au monde (après la Chine, les
États-Unis et l?Allemagne). La qualité de ce réseau, tant
en termes de revêtement, de signalisation, de rapidité
d?intervention, qu?en termes de fluidité et de sécurité
du trafic, est reconnue et appréciée des usagers français
et étrangers. L?extension et la qualité de ce réseau
sont le fruit d?un travail partenarial mené par l?État et
les sociétés concessionnaires depuis un demi-siècle.
A mesure que le réseau s?est étendu et modernisé, les
enjeux du secteur ont néanmoins évolué et l?action de
contrôle de l?État s?est diversifiée et renforcée.
Un premier enjeu consiste à effectuer le suivi des
opérations en cours, inscrites dans les contrats de plan,
le plan de relance autoroutier de 2015 et le dernier plan
d?investissement autoroutier 2017-2021. Ces opérations
sont nombreuses et d?un montant conséquent. L?État
doit effectuer un contrôle régulier de la réalisation
des travaux, afin de s?assurer qu?ils sont conformes
aux cahiers des charges et aux attentes des usagers et
du concédant. Ce contrôle est d?autant plus essentiel
que la réalisation de certaines opérations demande
de résoudre des questions complexes. Les opérations
de constructions en milieu urbain, dont certaines ont
été récemment contractualisées, constituent une
nouveauté pour les sociétés concessionnaires. Elles
Partie 3 | Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art12
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000044036548
requièrent un accompagnement particulier des services
de l?État.
Le plan de relance autoroutier a été conclu en 2015
à la suite de plusieurs années de négociation avec les
sociétés concessionnaires d?abord, et de discussions
avec la Commission européenne ensuite. Le plan de
relance comprend une vingtaine d?opérations qui sont
conduites par les sociétés APRR, AREA, SANEF, SAPN,
ASF, ESCOTA et COFIROUTE. Celles-ci sont essentielles
pour assurer la modernisation du réseau autoroutier
français. Ce plan de relance est entré dans sa phase
terminale de réalisation, toutes les opérations étant soit
achevées soit en cours de travaux.
? État d?avancement des opérations du plan de relance autoroutier au 31/12/2021
Société Opérations État d?avancement
APRR
Aménagement à 2x3 voies de l?A75
au sud de Clermont-Ferrand
Approbation du dossier de demande de principe le 30 août 2017. Déclaration d?utilité
publique le 25 mai 2018. Travaux en cours. Mise en service réalisée le 1er octobre 2021.
Dispositif d?échanges entre l?A6,
l?A406 et la RN79 (Mâcon)
Déclaration d?utilité publique le 26 avril 2017. Approbation du dossier de demande
de principe le 21 juillet 2017. Travaux terminés. Mise en service réalisée le 8 novembre
2019.
Dispositif d?échanges entre l?A71 et
la RN79 (Montmarault)
Déclaration d?utilité publique le 20 avril 2017. Approbation du dossier de demande de
principe le 04 janvier 2018. Travaux terminés. Mise en service réalisée le 3 août 2021.
Dispositif d?échanges entre l?A36, la
RN1019 et la RD437 (Sevenans)
Approbation du dossier de demande de principe le 18 octobre 2016. Déclaration
d?utilité publique le 3 février 2017. Travaux terminés. Mise en service réalisée le 18
décembre 2019.
AREA Mise à niveau des autoroutes A48 et
A480 entre Saint-Egrève et Claix
Déclaration d?utilité publique le 23 février 2017. Approbation du dossier de demande
de principe le 28 avril 2017. Travaux en cours. Mise en service prévue fin 2022.
ASF
Aménagement à 2x3 voies de l?A9
entre Le Boulou et l?Espagne
Les travaux ont commencé en juillet 2016 avec d?important travaux notamment du fait
de 4 viaducs nécessitant des élargissements. Mise en service le 21 février 2020.
Aménagement à 2x3 voies de l?A63
entre Ondres et Saint-Geours- de-
Maremne
Les travaux ont commencé en mai 2017. Mise en service le 23 mars 2020.
Elargissement à 2x3 voies des
extrémités de l?A61 entre les
bifurcations A61/A66 et A61/A9
Obtention des arrêtés de DUP et des autorisations administratives en octobre 2018.
AVP approuvés en décembre 2018. Travaux en cours. Mises en service en 2023.
Élargissement de l?A46 Sud entre A7
et A43 ? Études
Les études sont en cours. Concertation publique avec garants menée au deuxième
semestre 2021.
Aménagements environnementaux Les travaux sont tous terminés et mis en service.
Partie 3 | Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 13
Société Opérations État d?avancement
COFIROUTE
Aménagement à 2x4 voies de l?A10
entre les bifurcations A10/A19 et
A10/A71
La DUP a été prononcée le 9 juillet 2018. Les travaux préparatoires ont eu lieu du
15 octobre au 30 novembre 2018. La bretelle provisoire Tours-Vierzon a été mise en
circulation en février 2019. L?APOA a été approuvé par le DG de Cofiroute le 21 mars
2019. La mise en service est prévue mi-2024.
Aménagement à 2x3 voies de l?A10
entre la bifurcation A10/A85 et
Sainte-Maure-de-Touraine
L?arrêté de DUP et d?AE a été obtenue le 24 juillet 2018. Un recours a été déposé au TA
contre la DUP le 29 janvier 2019. L?AVP et les deux APOA des viaducs de l?Indre et du
Courtineau ont été approuvés par le DG de Cofiroute le 3 septembre 2019. Les travaux
de la section courante ont débuté le 9 septembre 2019. La mise en service est prévue
fin 2023.
Aménagements environnementaux
? Aménagements pour la petite
faune terrestre et la faune
piscicole.
Au 30 juin 2019, la totalité du programme a été réalisé et l?ensemble des visites de
contrôle a eu lieu.
? Aménagements hydrauliques sur
l?A71 entre Olivet et Theillay. La mise en service a été prononcée le 29 octobre 2020.
? Extension et/ou création de
parkings de covoiturage L?ensemble des travaux a été achevé en février 2020.
ESCOTA
Opération d?élargissement de l?A57
à 2x3 voies entre Benoit Malon et la
bifurcation avec l?A570.
Les études de l'élargissement sont en cours. L?arrêté de DUP a été signé le 27
novembre 2018. Travaux en cours. Mise en service prévue mi-2026.
SANEF
Aménagement ponctuel de l?A4,
Contournement nord-est de Metz
Approbation de l?avant-projet le 16 décembre 2019. Travaux en cours. Mise en service
prévue en 2023.
Aménagement autoroutier des
extrémités de la RN42 à StOmer
(A26) et à Boulogne (A16)
? A16 : travaux principaux démarrés en juillet 2020. Mise en service envisagée au 2ème
semestre 2022.
? A26 : décision ministérielle signée le 29/09/2020. Démarrage des travaux principaux
au 2ème semestre 2022, et une mise en service en 2025.
Achèvement de l?A29 (création de
BAU) Mise en service le 23 décembre 2019.
Aménagements environnementaux Achèvement des 3 derniers sites en novembre 2019.
Aménagements des aires d?arrêt Travaux achevés.
Réaménagement de l?échangeur A4/
A35/A355
Mise en service le 13 décembre 2021 pour l?éco-pont et la section courante de
l?A4. Mise en service de l?A355 le 17 décembre 2021 en même temps que la section
d?ARCOS.
Complément de l?échangeur de
Bailly-Romainvilliers (A4) Mis en service le 29 juin 2018.
Mise en accessibilité des postes
d?appel d?urgence Travaux achevés.
SAPN
Aménagement à 2x3 voies de l?A13
entre Pont l?Evêque et Dozulé Travaux en cours. Mise en service le 5 mai 2022.
A13 Desserte de Pont-Audemer (27):
création des demi-diffuseurs de
Toutainville et de Bourneville
Aménagements mis en service le 28 novembre 2019.
A13 ? Complément du diffuseur de
La Haie-Tondue (14)
Approbation du dossier de demande de principe par décision ministérielle du 9
octobre 2019. Concertation publique menée entre les 3 et 22 décembre 2021. AVP en
cours de production.
A13 ? Complément du diffuseur de
Maison Brûlée (76) Mis en service le 13 avril 2017.
A13 ? Viaduc de Guerville Mis en service du 3ème viaduc le 2 septembre 2019.
A14 ? Sécurisation des tunnels Opération achevée le 2 février 2017.
Le dernier plan d?investissement autoroutier 2017-2021 comprend près de 40 d?opérations qui sont conduites par
les sociétés APRR, AREA, SANEF, SAPN, ASF, ESCOTA et COFIROUTE. Ces opérations font l?objet de travaux nombreux.
Partie 3 | Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art14
? État d?avancement des opérations du plan d?investissement autoroutier au 31/12/2021
Société Opérations État d?avancement
APRR
A6 - Création d?un demi-diffuseur à
Chalon Champforgeuil
Approbation du dossier de demande de principe le 9 février 2021. Déclaration d?utilité
publique fin 2022. Début des travaux début 2023, mise en service fin 2024.
A46 - Création d?un diffuseur
complet à Quincieux
Opération abandonnée en mars 2021, le Grand Lyon s?étant retiré du financement du
projet.
Création de 16 passages à faune Approbation des dossiers de demande de principe à la mi-2021. Travaux en cours. Mise
en service au 1er semestre 2023.
Réalisation de parkings de
covoiturage (1700 places)
Travaux en cours. Semoutiers (A5), Balan (A42) et Groissiat (A404) mis en service en
2020/2021.
Autres mises en service en 2022/2023.
Amélioration de la continuité
hydraulique des passages inférieurs Travaux en cours. Mise en service fin 2022.
Restauration de cours d?eau et de
milieux humides Travaux terminés. Mise en service fin 2021.
Traitement des eaux sur points
particuliers (gares et viaducs)
Travaux terminés. Mise en service fin 2021.
NB : le traitement du viaduc de Pont d?Ouche a été englobé dans une opération plus
générale incluant l?amélioration des dispositifs de sécurité sur l?ouvrage.
AREA
A41-A43 - Réaménagement du
noeud de Chambéry (complément
de financement d?une opération du
contrat de plan 14-18)
Approbation du dossier de demande de principe le 13 décembre 2017. Déclaration
d?utilité publique le 22 février 2019. Travaux en cours. Mise en service début 2023.
Création de 3 passages à faune
Travaux en cours sur A41 - Porte de Savoie et Montagny-les-Lanches. Aménagements
écologiques au printemps 2022.
Ouvrage en projet sur A48 - Torchefelon.
Protection des eaux dans les zones
vulnérables
Travaux en cours. 2 sites mis en service en 2021.
Mise en service des 6 autres sites en 2022.
A41 - Etudes de réaménagement du
diffuseur d?Annecy Nord
Etude non démarrée, du fait de divergences entre les collectivités sur le périmètre
d?étude.
ASF
A61 ? diffuseur de la Jonction Est à
Toulouse Concertation publique mi-2022.
A62 ? diffuseur d?Agen Ouest Travaux en cours. Mise en service prévue fin 2022.
A64 ? diffuseur de Morlaàs Etudes en cours.
A64 ? diffuseur de Carresse-Cassaber Etudes en cours. Travaux en 2023.
A641/RD817 ? demi-diffuseur
complémentaire Etudes en cours. Travaux en 2023.
A641/RD19 ? demi-diffuseur
complémentaire Etudes en cours. Travaux en 2023.
A64 ? demi-diffuseur de la Virginie
(Orthez) Etudes en cours. Travaux en 2023/2024.
A7 ? demi-diffuseur de la Vienne Sud Etudes en cours. Travaux en 2023/2024.
A7 ? demi-diffuseur de Salon Nord Etudes en cours. Travaux en 2023/2024.
A7 ? diffuseur de Saint-Paul-Trois-
Châteaux Etudes en cours. Travaux en 2023/2024.
A7 ? diffuseur de Porte de
DromArdèche Etudes en cours. Travaux en 2023/2024.
A8 Ouest -> A51 Nord : branche
nouvelle Etudes en cours. Travaux en 2024/2025.
A7 ? demi-diffuseur de Salon Nord Etudes en cours. Travaux en 2023/2024.
Partie 3 | Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 15
Société Opérations État d?avancement
COFIROUTE
A81 ? Diffuseur de Laval Opération en lien avec le parc d?activité, la concertation a eu lieu en commun en 2019.
A10 ? Diffuseur de Saran-Gidy Travaux préparatoires initiés en septembre 2021.
Mise en service envisagée fin 2023.
A11 ? Diffuseur de Connerré Mis en service le 26 avril 2021.
A11 ? Réaménagement de la Porte de
Gesvres Travaux en cours depuis juillet 2021. Mise en service envisagée mi-2024.
Création de 3 écoponts Travaux à partir de janvier 2022. Mise en service envisagée mi-2023.
ESCOTA
A51 ? Diffuseur de Cadarache Enquête publique en janvier-février 2022. Travaux prévus à partir de début 2023. Mise en
service prévue mi-2023.
A8 ? Quart de diffuseur à Beausoleil Travaux démarrés en août 2021. Mise en service prévue début 2023.
Traitement des Points Noirs Bruit (A8,
A50, A52 et A57)
Programme d?environ 600 isolations de façades et 7 500 ml d'écrans acoustiques. Fin
des travaux prévus en 2024.
Protection des champs captants Deux sites sont concernés. Les travaux sont prévus en 2022 pour le premier et en 2023
pour le second.
7 écoducs et 4 rétablissements de
continuité piscicole Ecoducs : travaux prévus en 2022. Continuités piscicoles : travaux prévus en 2023.
SANEF
A4 ? Diffuseur de Sycomore (Bussy-
Saint-Georges) Etude en cours, opération couplée avec la création d?un pôle d?échange multimodal
A1 ? Ecopont d?Ermenonville
(passage grande faune) Travaux sur 2021 et 2022.
A1-A2-A4 ? Création de bassins Travaux sur 2021 et 2022.
SAPN
A13 ? Complément du diffuseur n°18
de Heudebouville DUP le 6 octobre 2021. Travaux sur 2022-2023.
Création de bassins Comporte 3 sites. Premier site mis en service le 17 décembre 2021. Les deux autres sites
mis en service pour fin 2022.
Outre ces travaux contractualisés avec les sociétés concessionnaires historiques, des travaux dans le cadre de
récentes concessions passées après appel d?offre et mise en concurrence ont été contrôlés :
? le contournement ouest de Strasbourg (A355), ouvrage de plus de 500 M¤ dont la mise en service a été
effective le 17 décembre 2021,
? la Route Centre-Europe Atlantique (A79) entre Sazeret (03) et Digoin (71), avec une mise en service de
l?aménagement, l?élargissement et la mise au standard autoroutier prévue à l?automne 2022.
3.2. Les spécificités juridiques et économiques des contrats de
concession d?autoroutes
3.2.1. Histoire du développement du réseau
autoroutier concédé
Le système autoroutier concédé s?est
progressivement construit durant la période 1955-1969,
passant de 80 à 1500 kilomètres. Ce développement
rapide a notamment été rendu possible par le recours
à l?adossement, une pratique consistant à financer de
nouvelles sections d?autoroutes grâce au péage perçu
sur les sections en service d?un même concessionnaire,
auquel on accordait une prolongation de la durée de
son contrat.
En application de la loi du 18 avril 1955 portant
statut des autoroutes, l?État concède la construction et
l?exploitation de sections d?autoroutes à cinq sociétés
d?économie mixte dans lesquelles les intérêts publics
sont majoritaires.
Le décret n°70-398 du 12 mai 1970 permet à l?État
d?attribuer des concessions d?autoroutes à des sociétés
à capitaux privés.
Au milieu des années 1970, les sociétés
concessionnaires d?autoroutes sont confrontées à une
conjoncture économique moins favorable et le système
autoroutier doit faire l?objet d?une restructuration :
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000856988
trois sociétés privées déficitaires sont transformées
en sociétés d?économie mixte concessionnaires
d?autoroutes (SEMCA) et reviennent dans le périmètre
du secteur public. En revanche, la société COFIROUTE,
qui n?est pas en difficulté, demeure privée.
Afin d?accélérer la réalisation du schéma directeur
autoroutier, le Gouvernement décide d?adapter la
structure des SEMCA: en 1994, les six plus grandes font
l?objet d?une recapitalisation à l?issue de laquelle elles
sont dotées d?un capital de près d?un milliard de francs.
Cette recapitalisation se traduit par une évolution de
leur actionnariat au sein duquel l?État est majoritaire.
Simultanément, trois groupes régionaux sont créés (ASF-
ESCOTA, APRR-AREA, Sanef-SAPN) via la filialisation
de certaines sociétés auprès de celles dont l?assise
financière est la plus solide.
Parallèlement en 1993, la loi n°93-122 du 29 janvier
1993 relative à la prévention de la corruption et à la
transparence de la vie économique et des procédures
publiques (dite « loi Sapin I ») limite fortement les
possibilités de recours à la pratique de l?adossement,
pratique dont le Conseil d?État, dans un avis rendu le 16
septembre 1999, estime qu?il est contraire aux règles de
la commande publique issues du droit communautaire.
Suite à l?entrée en vigueur du décret n°95-81 du 24
janvier 1995 relatif aux péages autoroutiers, des contrats
de plan sont conclus pour une durée de cinq ans entre
l?État et les sociétés concessionnaires afin de formaliser
les engagements de chacune des parties en matière de
travaux, d?investissements, de politique tarifaire et de
service à l?usager.
Une nouvelle réforme est lancée en 2001 afin
d?adapter le système de financement des autoroutes
au contexte juridique, politique et économique : les
conditions de gestion des SEMCA sont rapprochées de
celles des sociétés privées afin de les mettre en mesure
de présenter, le cas échéant, des offres comparables
pour les nouveaux projets autoroutiers.
De nouveaux contrats de concession sont conclus:
en 2001, la concession autoroutière du Viaduc de
Millau sur l?autoroute A75 est attribuée à la Compagnie
Eiffage du viaduc de Millau (CEVM). La même année,
la concession autoroutière pour l?autoroute A28 entre
Rouen et Alençon est attribuée à la société ALIS.
A la suite d?ouvertures de capital pour les trois
groupes régionaux, les décrets des 2 février, 16 février
et 8 mars 2006 autorisent le transfert au secteur privé
de la propriété des participations majoritaires détenues
par l?État et l?établissement public Autoroutes de France
pour les trois groupes (voir annexe 2). Les cahiers des
charges des contrats de concession sont modifiés
afin d?y introduire les engagements souscrits par les
repreneurs.
Enfin, l?article 13 de la loi n°2015-990 du 6 août 2015
pour la croissance, l?activité et l?égalité des chances
économiques, a étendu à compter du 1er janvier 2016 les
compétences de l?Autorité de régulation des transports
au secteur autoroutier concédé, tout particulièrement
s?agissant de l?économie du secteur, des marchés et sous
concessions attribués par les sociétés concessionnaires
d?autoroutes, ainsi que des modifications contractuelles
entraînant la modification des évolutions des péages ou
de la durée de concession.
3.2.2. Les contrats autoroutiers: définition
Les contrats autoroutiers sont, pour l?essentiel, des
contrats de concession, conclus aux risques et périls
de la société concessionnaire. Ils constituent plus
précisément des contrats de concession de travaux,
tels que définis au III de l?article 6 de l?ordonnance
n°2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de
concession.
Par ce contrat, le concédant (l?État) confie à une
société concessionnaire les missions de financer, de
concevoir, de construire mais aussi d?exploiter et
Partie 3 | Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 17
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000732997
d?entretenir une autoroute en contrepartie d?une
rémunération, constituée des recettes des péages. Dans
une concession, le concessionnaire porte ainsi les risques
afférents à la réalisation des travaux, à la performance
de l?exploitation et au trafic.
Lorsque la rémunération de la société concessionnaire
est insuffisante pour assurer l?équilibre économique
de la concession, elle peut être complétée par une
subvention publique dite «d?équilibre».
Les contrats autoroutiers passés avec des opérateurs
privés se divisent en deux grandes familles:
? Les contrats historiques (ASF, ESCOTA,
COFIROUTE, Sanef, SAPN, APRR et AREA), conclus
dans les années 50 à 70 et modifiés à maintes
reprises depuis leur signature. Ces contrats,
qui couvrent l?essentiel du réseau autoroutier
concédé français, sont entrés dans leur phase de
maturité. Ils doivent s?achever dans les années
2030.
? Les contrats récents (ALIS, ALICORNE, ARCOUR,
ARCOS, ALIAE?), conclus postérieurement à
1999 à la suite d?une procédure d?appel d?offres,
couvrant des réseaux de taille réduite et dont
l?échéance est lointaine.
Il convient d?ajouter à ces deux catégories:
? les contrats tunneliers passés dans les années 50
et 70 avec des entreprises publiques (ATMB et
SFTRF), sociétés qui présentent la particularité de
porter à la fois un contrat de concession relatif à
la partie française d?un des deux tunnels routiers
? la partie italienne étant elle-même réalisée dans
le cadre d?un contrat de concession attribué par
les autorités italiennes ? mais aussi un contrat de
concession distinct relatif à l?autoroute d?accès
audit tunnel,
? ainsi que les contrats d?ouvrages d?art passés avec
la Chambre de commerce et d?industrie Seine
Estuaire (CCISE) pour les ponts de Normandie et
de Tancarville.
3.2.3. L?économie des sociétés concessionnaires
d?autoroutes
La société concessionnaire, dans le cadre de ses
missions de financement des ouvrages, recourt à
des emprunts en début de période de la concession
pour pouvoir financer les travaux. Compte tenu des
conditions imposées par les banques, une partie des
financements implique également la mobilisation de
capitaux propres de la société concessionnaire qui sont
apportés par ses actionnaires. Ces capitaux propres
sont les plus exposés dans la mesure où ils sont situés en
dernière position dans la chaîne des remboursements
et notamment en moins bonne place que les fonds des
prêteurs.
La rémunération des capitaux se fait tout au long
du contrat de concession. Dans le cas d?une concession
d?autoroute attribuée après appel d?offres, la plus grande
partie des dépenses est constituée par les travaux de
réalisation de l?ouvrage. Or, pendant toute la phase de
construction, la société concessionnaire ne dispose
d?aucune recette de péage ; seules les éventuelles
subventions publiques, qui ne couvrent qu?une partie
du coût des travaux, peuvent être versées. La différence
entre les dépenses et les éventuelles recettes doit donc
dans ce cas être financée par les fonds propres et par les
emprunts de la société concessionnaire.
À partir de la mise en service, la société peut mobiliser
le produit des péages pour assurer, en premier lieu, les
frais d?exploitation, d?entretien et de renouvellement de
l?autoroute puis, en deuxième lieu, pour rembourser la
dette levée et enfin pour rémunérer le capital. Les figures
suivantes illustrent ces deux phases en rendant compte
de l?usage des recettes par les sociétés concessionnaires
dans le cas d?une part des sociétés récentes et d?autre
part des sociétés historiques.
Par construction même, l?excédent brut
d?exploitation d?une autoroute doit être important
pour permettre le remboursement de la dette, celui
du capital ainsi que la rémunération de ce dernier.
Concernant ce dernier point, il convient de noter que
les sociétés concessionnaires sont, contrairement à
d?autres secteurs, des sociétés à durée de vie limitée. Les
contrats d?autoroute prévoyant à leur terme la remise
des biens en bon état, les capitaux de la société doivent
eux aussi être remboursés par le fruit des péages.
Le trafic étant généralement croissant et la loi tarifaire
prévoyant également une indexation, les recettes d?une
concession d?autoroute augmentent dans le temps
généralement plus vite que les frais d?exploitation.
Partie 3 | Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art18
Le fonctionnement économique simplifié d?une concession peut, ainsi, être schématisé de la manière suivante:
Ainsi, si la société connaît structurellement une première période déficitaire compte tenu de l?importance des
frais financiers qui doivent être remboursés, la société finit par atteindre son point mort. C?est à partir de ce moment
que la rémunération du capital peut intervenir.
La «rentabilité» des capitaux propres investis n?est constituée pour la concession qu?au terme de cette dernière,
une fois l?ensemble des dividendes versés et actualisés.
En cas d?incident ou de sous-performance, les différents apports de financement sont en risque. Les risques
peuvent provenir d?un mauvais déroulement des travaux, d?une moindre performance de l?exploitation ou encore
de trafics moins dynamiques qu?anticipés. Les fonds propres peuvent être ainsi partiellement ou totalement perdus.
Le trafic en 2021 et son évolution par rapport à 2020 sur le réseau autoroutier concédé figure en annexe 3.
L?évolution de la situation financière des sociétés concessionnaires d?autoroutes depuis 2007 figure en annexe 10.
Partie 3 | Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 19
Usage des recettes de péage par les sociétés concessionnaires historiques (ASF, ESCOTA, COFIROUTE, APRR,
AREA, SANEF, SAPN, ATMB, SFTRF et CCISE; données 2021)
Usage des recettes de péage par les sociétés concessionnaires récentes (ALIS, CEVM, ARCOUR, ADELAC,
A?LIENOR, ALICORNE, ATLANDES, ALBEA; données 2021)
Il est à noter que depuis la loi pour la croissance, l?activité et l?égalité des chances économiques du 6 août 2015,
l?Autorité de régulation des transports (ART) est chargée d?établir, au moins une fois tous les cinq ans, un rapport
public portant sur l?économie générale des conventions de délégation (cf. partie 3.1.2).
L?ART établit par ailleurs annuellement une synthèse des comptes des concessionnaires. Cette synthèse est
publique et transmise au Parlement.
Partie 3 | Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art20
PARTIE 4
Gouvernance et
organisation du
secteur autoroutier
concédé
Plusieurs acteurs interviennent dans la gouvernance
du secteur autoroutier concédé. Tout d?abord, le
concédant est représenté par l?État et son ministère en
charge des transports, et en son sein, la sous-direction
des Financements innovants, de la dévolution et du
Contrôle des concessions autoroutières (FCA).
Le ministère des Finances, via la Direction générale de
concurrence, de la consommation et de la répression des
fraudes (DGCCRF) exerce également le contrôle relevant
du concédant, notamment s?agissant des péages. Le
concédant définit les obligations contractuelles des
sociétés concessionnaires et en contrôle le respect.
Il mène les renégociations de contrats à l?occasion
de l?élaboration de contrats de plan et de plans de
relance. Il instruit, approuve et assure ensuite le suivi
des projets d?aménagement du réseau en lien avec les
sociétés concessionnaires, les services déconcentrés et
les collectivités territoriales.
Afin de mener à bien ses missions, la sous-direction
FCA collabore avec plusieurs services, internes et
externes à la direction des infrastructures de transport
(DIT), tels que:
? La mission d?appui du réseau routier national (DIT/
MARRN),
? Le Centre d?études et d?expertise sur les risques,
l?environnement, la mobilité et l?aménagement
(Cerema),
? Les services de la direction du budget du
ministère des comptes publics,
? La direction générale de la concurrence, de la
consommation et de la répression des fraudes
(DGCCRF) du ministère de l?Économie,
? Ou encore la direction générale des douanes et
des droits indirects.
L?action de l?État dans le secteur est encadrée et
contrôlée par différentes instances.
La Cour des comptes et l?Autorité de la concurrence
produisent ponctuellement des rapports sur l?activité
de contrôle menée par l?État et l?évolution du secteur.
Elles émettent des recommandations qui sont ensuite
prises en compte par le Gouvernement.
La Commission européenne contrôle certains
avenants aux contrats afin de veiller au respect de
la législation européenne en matière de droit de la
concurrence (au titre de la règlementation relative aux
aides d?Etat) et de droit de la commande publique. Au
titre de la directive «Eurovignette», elle se voit soumise
tout nouveau système de péage, 6 mois avant sa mise en
oeuvre. C?est le cas pour les péages prévus par chaque
nouveau contrat de concession.
Depuis 2016, l?ART est chargée de veiller au bon
fonctionnement du régime des tarifs de péage et à
l?exercice d?une concurrence effective et loyale lors
de la passation des marchés des concessionnaires
d?autoroutes.
Le Parlement a enfin vu son rôle accru pour autoriser
l?allongement de la durée des concessions avec
l?entrée en vigueur de la loi n°2015-990 du 6 août 2015
pour la croissance, l?activité et l?égalité des chances
économiques. En outre, le Parlement exerce son
contrôle par la mise en place de missions d?information
ou de commission d?enquête ad hoc, comme ce fut le
cas en 2020 (cf. section 4.1).
Les usagers sont, quant à eux représentés, par le
Comité des usagers du réseau routier national, tandis
que les sociétés concessionnaires sont organisées au sein
de l?Association des sociétés françaises d?autoroutes
(ASFA).
Les Commissions intergouvernementales constituent
enfin des instances binationales spécifiques, en charge
de la gouvernance et de la régulation des tunnels
transfrontaliers du Mont-Blanc et du Fréjus.
4.1. L?organisation du ministère chargé des transports pour la
passation et la gestion des contrats
Au sein de la direction des infrastructures de transport
(DIT), le 1er avril 2021, le département des partenariats
public-privé (DPPP) en charge de la passation des
contrats et la sous-direction de la gestion et du contrôle
du réseau autoroutier concédé (GCA) ont fusionné pour
former la sous-direction des Financements innovants,
de la dévolution et du Contrôle des concessions
Autoroutières (FCA). L?organigramme de la nouvelle
sous-direction est joint en annexe 1.
La sous-direction FCA compte 42 agents et est
composé de 5 bureaux:
? bureau des contrats (FCA1);
? bureau de la dévolution (FCA2)
? bureau des usagers et de l?exploitation (FCA3);
? bureau de la construction et du patrimoine
(FCA4);
? bureau de l?expertise juridique (FCA5).
Ses missions sont très diverses. Elle est responsable
de la mise en concurrence pour les nouveaux contrats
de concession et de marchés de partenariats, assure
le contrôle de l?exécution des contrats et contrôle la
bonne gestion du réseau autoroutier concédé et du
service rendu aux usagers.
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art22
Plus particulièrement, les bureaux ont les missions
suivantes:
Le bureau FCA1 veille à la bonne exécution des
contrats, en particulier dans leurs dimensions juridique
et financière. Ses locaux sont situés sur le site de la
Défense de la DGITM. Il est l?interlocuteur des sociétés
concessionnaires, ainsi que des services déconcentrés
et des services techniques des collectivités locales
des réseaux dont il s?occupe. Il contrôle les tarifs de
péage et analyse l?équilibre économique et financier
des concessions. FCA1 mène par ailleurs, en lien avec
les bureaux FCA3 et FCA4, les négociations relatives
à la modification des contrats de concession et à la
conclusion de nouveaux contrats de plan. Le bureau
contribue également à la production législative et
réglementaire relative au secteur autoroutier.
Le bureau FCA2 est responsable de l?intégralité des
procédures de mise en concurrence pour les nouveaux
contrats de concession et de marchés de partenariat en
lien avec les Directions régionales de l?environnement,
de l?aménagement et du logement (DREAL) concernées.
Il s?appuie pour la conduite de ces procédures sur les
compétences techniques internes de la sous-direction
notamment sur les bureaux FCA3 et FCA4 pour la
contractualisation des indicateurs de performance
(dimensionnement et scénarios d?entretien des
chaussées, aires annexes, péage, exploitation, etc.)
et la rédaction de certaines clauses des contrats ou
sur le bureau FCA5 pour une assistance financière et
juridique. FCA2 s?appuie également pour mener à bien
le lancement de nouvelles concessions sur les entités
territoriales et les directions techniques du Centre
d?études et d?expertise sur les risques, l?environnement,
la mobilité et l?aménagement (Cerema), ainsi que la
mission d?appui du réseau routier national (MARRN) et
sur une assistance externe financière et juridique.
Les bureaux FCA3 et FCA4 sont chargés du contrôle
de l?exécution des contrats de concession sur les aspects
techniques. Leurs locaux sont situés à Bron, dans la
périphérie lyonnaise.
Le bureau FCA3 intervient sur les domaines relatifs
aux services aux usagers et à la comodalité. Le bureau est
ainsi particulièrement mobilisé sur le développement
des nouvelles mobilités, avec une situation de pivot
entre les entités du ministère et interministérielles
en charge de l?élaboration de la doctrine (MARRN,
CEREMA, DSR,?.) et leur appropriation et leur mise en
service par les sociétés d?autoroutes. Il assure également
le suivi des indicateurs de performance rendant compte
du niveau de service rendu aux usagers, et mène
les actions correctrices le cas échéant nécessaires
vis-à-vis des sociétés concessionnaires. Le bureau
FCA4 intervient quant à lui sur les aspects relatifs à
l?aménagement du réseau et au patrimoine. Outre
l?instruction des dossiers de conception des sociétés
d?autoroute, le bureau assure donc le suivi sur pièce
et sur place des opérations d?aménagement menées
par les sociétés concessionnaires. Il pilote également
l?ensemble des audits menés sur les enjeux constructifs
ou patrimoniaux. Outre le chef de bureau, ces bureaux
comprennent des chargés de domaine et des chargés
d?opérations. Experts techniques de leur champ
d?intervention, les agents se rendent fréquemment sur
le terrain pour procéder à des audits et à des contrôles.
Le bureau FCA5 fournit une assistance juridique
à l?ensemble des bureaux de la sous-direction. Plus
particulièrement, il assure la production de la doctrine
ministérielle en matière de partenariats public-privé
et est en charge de sa diffusion et de sa promotion à
la fois en interne au ministère mais également vis-à-vis
de l?extérieur (IGD notamment). Il assure le pilotage
et le contrôle qualité des prestataires (conseil, cabinet
d?avocats) mobilisés par la sous-direction.
Le réseau scientifique et technique du ministère de la
transition écologique et solidaire (Cerema, CETU, UGE)
est très activement sollicité par la sous-direction FCA
à l?appui de son activité de contrôle. Pour le contrôle
des travaux, les principaux domaines d?intervention
du Cerema sont l?environnement, notamment le
contrôle du respect des exigences environnementales
en phase chantier, les ouvrages d?art au travers d?audits
thématiques et les audits de sécurité. La collaboration
avec le Cerema est appelée à se renforcer encore dans
la période à venir, tout particulièrement en matière de
réalisation d?audits à thèmes et la préparation de la fin
des concessions.
4.2. La collaboration inter-services
La DIT travaille dans un cadre interministériel, avec
les différents acteurs en charge des pans de politique
publique en lien avec le secteur des concessions:
? Les avenants aux contrats de concession sont
négociés et validés en partenariat avec les
services du ministère chargé du budget (direction
du budget), ainsi qu?avec les services du ministère
de l?économie et des finances (direction générale
du trésor).
? S?agissant des tarifs de péage, la direction
générale de la concurrence, de la consommation
et de la répression des fraudes (DGCCRF) est
conjointement responsable du contrôle annuel
des hausses de tarifs de péage, qu?elle reçoit,
examine et valide le cas échéant, en partenariat
avec la DIT. Elle est en particulier cosignataire
des arrêtés approuvant des tarifs de péage le cas
échéant. De manière plus générale, la DGCCRF
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 23
assure ses missions de répression des fraudes sur
le réseau autoroutier.
? Les dispositifs de contrôle sur aires et en voie
sont élaborés et financés en partenariat avec la
gendarmerie nationale ainsi qu?avec la direction
générale des douanes et des droits indirects
(DGDDI).
? Les agents de la DIT mènent également une
discussion étroite avec les services déconcentrés,
notamment les DREAL, les DDT et les DIR.
Les commissions intergouvernementales (CIG) des
tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus (voir partie 4.7) qui
régissent l?exploitation des tunnels alpins, intègrent
un ambassadeur, président des délégations françaises
aux CIG des tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus, dont
la DIT assure la vice-présidence, les préfets de Savoie
et de Haute-Savoie, les sous-préfets de Saint-Jean-
de-Maurienne et de de Bonneville, des représentants
des ministères de l?économie et de l?intérieur et les
directions départementales des territoires de Haute-
Savoie et de Savoie.
Enfin, l?agence des participations de l?État est
associée aux sujets de gouvernance relatifs aux sociétés
concessionnaires publiques (ATMB et SFTRF) et à leur
actionnaire principal (FDPITMA).
4.3. La Commission européenne
4.3.1. Le contrôle des aides d?État
L?allongement de la durée d?une concession est
susceptible de revêtir le caractère d?une aide d?État.
Aussi les projets d?avenants prévoyant un tel allongement
doivent être notifiés à la Commission européenne afin
que celle-ci s?assure soit qu?ils peuvent ne pas être
considérés comme relevant d?une aide d?Etat, soit qu?ils
doivent être regardé comme constitutif d?une aide d?Etat
et la commission s?assure alors de leur compatibilité
avec le marché intérieur. Dans un tel cas, tels que ce
fut le cas pour les avenants destinés à mettre en oeuvre
le plan de relance autoroutier, la Commission vérifie
notamment que la période d?allongement consentie
compense strictement les charges nouvelles imposées
à la société concessionnaire. Les paramètres financiers
qui ont abouti à l?estimation de la compensation font,
dans ce cadre, l?objet d?un examen attentif.
4.3.2. L?encadrement des péages applicable aux
poids-lourds
En mai 2017, la Commission a publié son paquet
mobilité I, premier des trois volets de son initiative
«l?Europe en mouvement», dans lequel elle propose de
réviser la directive «Eurovignette» sur la tarification des
infrastructures en vue d?une application plus aboutie
des principes «pollueur-payeur» et «usager-payeur».
La directive 1999/62/CE du Parlement européen et
du Conseil du 17 juin 1999 relative à la taxation des poids
lourds pour l?utilisation de certaines infrastructures,
dite directive « Eurovignette », encadre la mise en
place de vignettes et de péages sur le réseau routier
transeuropéen et les autoroutes, uniquement en ce qui
concerne les poids lourds de plus de 3,5 tonnes.
Après l?adoption par le Parlement européen d?un
compromis en mai 2018, les discussions sur la révision de
la directive se sont poursuivies depuis 2019 et pendant
toute l?année 2021 au sein du Conseil.
La sous-direction FCA apporte son expertise
technique et juridique aux évolutions proposées de la
directive dans le cadre du processus interministériel
national, sous le pilotage, notamment, du SGAE, et en
lien avec la Représentation permanente à Bruxelles.
Comme le prévoit la directive, les nouveaux
systèmes de péage sont notifiés à la commission au plus
tard 6 mois avant leur entrée en vigueur de manière
à ce que la commission s?assure de leur conformité
avec les dispositions de la directive. En 2021, ce fut le
cas pour le système de péage prévu par la concession
du contournement ouest de Strasbourg (avis de la
Commission C(2021) 8738 du 7 décembre 2021).
4.3.3. L?encadrement du télépéage
En mai 2017, dans le cadre du nouveau paquet
Mobilité, la Commission européenne a également pris
l?initiative d?une refonte de la directive 2004/52/CE du
29 avril 2004 relative au télépéage européen. Cette
directive prévoit la création d?un service européen
de télépéage (SET) visant à mettre les opérateurs
en condition de fournir aux usagers intéressés un
équipement embarqué compatible avec tous les
systèmes de péage électronique existants et à venir
dans l?Union Européenne. Le SET a été défini le 8
octobre 2009 par la décision 2009/750/CE adoptée par
la Commission avec accord du Conseil et du Parlement
européen.
Le SET repose sur une architecture ouverte
constituée de normes communes. Les prestataires du
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art24
SET sont tenus de proposer aux usagers un équipement
permettant de s?acquitter des péages à travers toute
l?Union Européenne. Le SET connait une mise en place
complexe qui nécessite une évolution du cadre juridique.
La nouvelle directive 2019/520 concernant
l?interopérabilité des systèmes de télépéage routier
et facilitant l?échange transfrontalier d?informations
relatives au défaut de paiement des redevances
routières dans l?Union a été adoptée le 19 mars 2019.
Elle comporte deux volets : un volet interopérabilité,
dont l?objectif est d?accélérer le développement de
l?interopérabilité et de résoudre les obstacles identifiés
dans la première version du régime de 2004, ainsi qu?un
volet relatif à l?échange de données transfrontalières
en vue de la lutte contre la fraude au péage. La France
a vivement soutenu l?atteinte d?un compromis sur
ce texte, et notamment sur le second volet, dont les
dispositions sont essentielles au développement du
péage en flux libre. En complément à cette directive,
la Commission européenne a adopté un règlement
délégué et un règlement d?exécution d?application
immédiate. Le premier concerne la classification des
véhicules, les obligations des utilisateurs du service
européen de télépéage, les exigences applicables aux
constituants d?interopérabilité et les critères minimaux
d?éligibilité des organismes notifiés (règlement délégué
UE 2020/203), le second est relatif à des obligations
détaillées incombant aux prestataires du service
européen de télépéage, au contenu minimal de la
déclaration de secteur de service européen de télépéage,
aux interfaces électroniques, aux exigences applicables
aux constituants d?interopérabilité, et abrogeant la
décision 2009/750/CE (règlement d?exécution UE
2020/204).
La transposition de cette directive en droit national
a été engagée en fin d?année 2020 par la DIT qui a
participé à l?élaboration d?un projet de loi portant
diverses dispositions d?adaptation au droit de l?Union
européenne en matière de transports. Cette loi n°2021-
1308 du 8 octobre 2021 portant diverses dispositions
d?adaptation au droit de l?Union européenne dans
le domaine des transports, de l?environnement, de
l?économie et des finances a été définitivement adopté
par le Parlement le 28 septembre 2021.
Son article 13 modifie les dispositions de la section 1
du chapitre X du titre Ier du code de la voirie routière,
qui avaient été prises pour la transposition de la directive
2004/52CE. L?article L. 119-2 procède à une définition
du service européen de télépéage à partir de la notion
de service de péage. Un décret d?application définira la
notion de service de péage, qui constitue un ensemble
de prestations comprenant la mise à disposition d?un
équipement embarqué à bord des véhicules permettant
leur détection lors de leur passage en gare de péage et la
perception du péage auprès des usagers pour le compte
des percepteurs de péage et son reversement à ces
mêmes percepteurs.
L?article L. 119-3 reprend l?essentiel des dispositions
de l?article L. 119-2 actuellement en vigueur. Il prévoit
notamment pour les prestataires du service européen
de télépéage l?obligation d?être enregistrés dans un
Etat membre de l?Union européenne pour pouvoir
exercer leur activité en France. Il énumère également
les obligations auxquelles les trois catégories d?acteurs
du service européen de télépéage (prestataires de
service de péage, usagers, percepteurs de péage) sont
tenues, et qui seront ensuite déclinées dans les articles
réglementaires. La principale innovation de l?article L.
119-3, par rapport aux dispositions de l?article L. 119-
2 actuel, est de conférer aux percepteurs de péage le
droit d?obtenir des prestataires de service de péage les
données nécessaires à l?identification des auteurs d?une
infraction que leurs agents sont habilités à constater et
consistant dans le défaut de paiement du péage dû en
contrepartie de l?usage d?une autoroute ou d?un ouvrage
routier ouvert à la circulation publique. Cette possibilité
est prévue au paragraphe 5 de l?article 8 de la directive.
Elle vise à permettre aux percepteurs de péages de
pouvoir identifier les auteurs présumés d?une infraction
sans avoir à automatiquement interroger les services de
police ou de gendarmerie en application des articles L.
330-2 et R. 330-3 du code de la route.
L?article L. 119-4 du code des transports confie à
l?Autorité de régulation des transports trois missions
qui relèvent de sa mission de régulation économique.
Ces missions sont prévues à l?article 4 de la directive,
au chapitre III, et à l?article 21. L?ART est ainsi désormais
chargée de l?enregistrement en France des prestataires
du service européen de télépéage et de la tenue du
registre du service européen de télépéage, missions qui
étaient jusqu?alors dévolues à la DGITM. Elle exerce par
ailleurs la mission de conciliation entre les percepteurs
de péage et les prestataires du service européen de
télépéage telle qu?en dispose la directive.
L?article L. 119-5 transpose le 9 de l?article 5 de la
directive : il confère le droit à l?Etat, aux collectivités
territoriales et à leurs groupements d?obtenir des
données de trafic de la part des prestataires de service
de péage, pour les besoins des politiques publiques
en matière de mobilité et de transports publics dont
ils sont responsables et de l?exploitation du domaine
public routier dont ils sont affectataires, et dans des
conditions de nature à garantir le caractère anonyme
de ces données.
L?article 14 de la loi modifie l?article L. 330-2 du code
de la route afin de permettre la transmission aux points
de contacts nationaux d?autres Etats membres que la
France des informations permettant d?identifier les
résidents français qui n?auraient pas acquitté des péages
dus dans ces Etats membres.
L?article 15 du projet complète les dispositions de
l?article L. 1262-3 du code des transports énumérant, au
besoin par renvoi à d?autres codes, les missions de l?ART.
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 25
Ces dispositions seront complétées à brève échéance
dans le champ réglementaire.
4.4. L?Autorité de régulation des transports
L?article 13 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015
pour la croissance, l?activité et l?égalité des chances
économiques, a étendu les compétences de l?Autorité
de régulation des activités ferroviaires (ARAF) au secteur
autoroutier concédé et lui a transféré les compétences
dévolues par le décret n° 2004-86 du 26 janvier 2004
à la commission nationale des marchés des sociétés
concessionnaires d?autoroutes ou d?ouvrages d?art
(CNM).
L?Autorité, maintenant dénommée ART depuis la loi
LOM, exerce ces nouvelles compétences depuis le 1er
février 2016 et s?est exprimée pour la première fois en
octobre 2016 sur les sept projets d?avenants et cinq
contrats de plan destinés à mettre en oeuvre le plan
d?investissement autoroutier.
L?ART dispose de quatre champs de compétences
sur le secteur autoroutier concédé développés ci-après.
4.4.1. Régulation des tarifs de péage et suivi de
l?économie des concessions
4.4.1.a. Les nouveaux contrats et les projets
d?avenants
L?article L.122-8 du code de la voirie routière dispose
que l?Autorité de régulation des transports (ART)
est consultée sur les projets de modification de la
convention de délégation, du cahier des charges annexé
ou de tout autre contrat lorsqu?ils ont une incidence sur
les tarifs de péage ou sur la durée de la convention de
délégation. Elle se prononce dans un délai de trois mois
à compter de sa saisine. L?article R.112-27 du même code
précise que l?ART transmet son avis au ministre chargé
de la voirie routière nationale et au ministre chargé de
l?économie dans le délai de trois mois prévu à l?article L.
122-8 et que, passé ce délai, l?avis est réputé donné.
L?Autorité rend ainsi, dans un délai réglementaire
de trois mois, des avis publics simples sur les projets de
nouveaux contrats de concession mais aussi sur tout
projet d?avenant aux contrats en cours ayant un impact
sur les tarifs de péage et/ou sur la durée du contrat.
L?ART a rendu trois avis en 2021 sur les 3 projets
d?avenant suivants:
? Le 29 juillet 2021 sur l?avenant à la convention de
concession SAPN relatif au projet de déploiement
d?un dispositif de péage en flux libre;
? Le 28 octobre 2021 sur l?avenant à la convention
de concession ADELAC (A41 Nord) relatif aux
mesures tarifaires visant à résorber le shunt de
Cruseilles;
? Le 28 octobre 2021 sur l?avenant à la convention
de concession ASF relatif à la réalisation du
Contournement Ouest de Montpellier.
Les suites données à cet avis sont précisées,
conformément aux recommandations de la Cour des
comptes, dans la partie 7 de ce rapport présentant
l?économie des avenants aux contrats de concession.
4.4.1.b. L?économie générale des concessions
autoroutières
En application de l?article L.122-9 du code de la voirie
routière, l?ART suit l?économie générale des concessions.
Dans ce cadre, l?Autorité produit annuellement une
synthèse des comptes des sociétés concessionnaires
ainsi qu?un rapport quinquennal sur l?économie générale
des concessions. La vocation de ces documents est
d?informer le Parlement et les usagers sur la rentabilité
des concessions.
L?ART a publié en décembre 2022 son sixième
rapport sur les comptes des sociétés concessionnaires
pour l?exercice 2021.
Dans ce rapport, l?Autorité constate que l?année 2021
est marquée par un rebond des principaux indicateurs
financiers agrégés des SCA, qui se rapprochent ou
dépassent leur niveau de 2019. Après une dégradation
en 2020 du fait de la crise sanitaire, l?année 2021 s?est
traduite par un rétablissement de ces indicateurs et
ce, malgré la poursuite de la crise sanitaire. Ce rebond
provient directement de l?augmentation de trafic, de
plus 20,7 %, augmentation qui a été plus marquée pour
les véhicules légers (VL, + 22,9 %) que pour les poids-
lourds (PL,+ 10,1 %). Au total, le trafic VL atteint 93 % de
son niveau 2019 et le trafic PL 102 %
L?ART constate également que le chiffre d?affaires
des SCA, à 10,6 milliards d?euros, est presque revenu à
son niveau de 2019. Cette hausse du chiffre d?affaires,
couplée à une hausse plus modérée des charges
d?exploitation (+ 10,7 %), se traduit par un rétablissement
du taux de marge de l?EBITDA, à 74,1 % contre 70,8 %
en 2020. La faible hausse des charges d?exploitation, en
comparaison avec la hausse du trafic, s?explique par une
maîtrise des dépenses salariales et le plafonnement de
la CET, dont profitent les SCA.
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art26
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000612526
À 3,9 milliards d?euros, le résultat net des SCA est
en hausse. Il est plus élevé en 2021 qu?en 2020 (+ 47 %)
et qu?en 2019 (+ 11 %). Ce résultat est la combinaison
de plusieurs facteurs: la hausse de l?EBITDA, mais aussi
une diminution du taux de l?impôt sur les sociétés et
une baisse des frais financiers. Les flux de trésorerie,
mécaniquement en hausse, ont été majoritairement
affectés aux dividendes, qui augmentent de près de 40
% par rapport à 2020 et de 5% par rapport à 2019, et au
désendettement.
L?Autorité relève que le niveau d?investissement
s?établit à 1,8 milliard d?euros, en hausse de 12,7 %
par rapport à 2020. Il ne retrouve cependant pas son
niveau de 2019, du fait de la diminution des montants
engagés au titre du plan de relance, qui se termine, et
qui n?est pas compensé par la construction de nouvelles
infrastructures ni par les dépenses au titre des autres
plans d?investissement, tels que le PIA.
4.4.2. Régulation des marchés passés par les
sociétés concessionnaires d?autoroutes
En application de l?article L.122-14 du code de
la voirie routière, l?Autorité veille à l?exercice d?une
concurrence effective et loyale. A ce titre, elle assure le
respect des règles applicables à la passation, l?exécution
et la modification des marchés, notamment de travaux,
passés par les sociétés concessionnaires pour les besoins
de la concession. Elle dispose d?un pouvoir d?instruction
lui permettant de demander toutes informations
utiles aux sociétés concessionnaires. Elle a, par ailleurs,
compétence pour engager des recours pré-contractuels
et contractuels. L?Autorité se prononce également
sur la composition des commissions des marchés
internes aux sociétés ainsi que sur les règles que ces
commissions édictent pour la passation et l?exécution
de leurs marchés. Enfin, l?Autorité élabore un rapport
public annuel sur les marchés passés par les sociétés
concessionnaires et les travaux réalisés en exécution de
ces marchés.
En décembre 2022, l?ART a publié son rapport annuel
sur les marchés et les contrats passés par les sociétés
concessionnaires d?autoroutes relatif à l?exercice 2021.
En 2021, avec 352 marchés examinés représentant un
volume de 646 M¤ HT, l?activité des commissions des
marchés est restée soutenue. Le nombre de projets de
marchés soumis à l?avis des commissions des marchés a
augmenté, malgré une baisse en montant par rapport
aux deux exercices précédents.
Au total, près de la moitié des marchés en montant
(43 %) sont soumis à l?avis des commissions de marchés.
Ceux-ci concernent majoritairement des marchés de
travaux, en nombre (71 %) comme en montant (82 %).
L?Autorité observe que la demande des SCA est
en berne. En effet, pour l?année 2021, la demande de
travaux émanant des SCA a représenté un montant de 30
millions d?euros, c?est-à-dire un niveau annuel inférieur à
ceux observés depuis 2017. Le nombre de marchés de
travaux passés par les SCA a toutefois augmenté par
rapport à 2020, passant de 201 à 250.
Elle constate en outre que l?année 2021 se caractérise
par une faible part des marchés de «travaux principaux»,
c?est-à-dire de travaux de création de nouvelles
plateformes autoroutières, contrairement aux années
2018 à 2020 ; à l?inverse, les SCA ont majoritairement
passé des marchés de chaussées (45,9 %) et des marchés
d?ouvrages d?art (31,6 %) en 2021.
En 2021, l?ART note que l?offre reste concentrée. Les
SCA ont attribué 81 % de leur volume de marchés à 5
groupes de travaux publics, parmi lesquels se trouvent
en tête les groupes Vinci, Bouygues et Eiffage.
Estimant le Plan de relance autoroutier (PRA)
suffisamment avancé, l?Autorité a cherché à comparer
les montants d?investissement négociés dans le cadre
du PRA avec la meilleure estimation à date des coûts
de construction. Bien qu?en euros constants le bilan soit
globalement équilibré, elle estime que le montant de
construction réel serait inférieur au montant négocié
et compensé, l?écart s?expliquant principalement par
une inflation des prix de la construction bien moindre
qu?anticipée.
4.4.3. Régulation des contrats de sous-concession
passés pour l?exploitation d?activités
commerciales sur les aires de service
Au titre de l?article L. 122-27 du code de la voirie
routière, l?ART rend, préalablement à l?agrément par
l?administration de l?attributaire pressenti, un avis sur le
respect de la réglementation applicable à la passation
ou la cession des contrats d?exploitation des installations
annexes sur aires de service (dits de «sous-concession»)
initiés postérieurement au 1er avril 2016 par les sociétés
concessionnaires.
En matière de contrôle des contrats de sous-
concession, l?Autorité a rendu, durant l?année 2021, 15
avis portant sur un total de 27 projets d?installations
annexes à caractère commercial sur aires de service. Sur
ces 15 avis, 11 ont été favorables, 4 défavorables.
Les 4 avis défavorables ont porté sur des projets
d?exploitation d?activités de distribution de carburants,
boutique et restauration sur les aires de la Vallée de
l?Erve (A81), Meung-sur-Loire (A10), Beaugency-Messas
(A10) et Limours Briis-sous-Forges (A10), situées sur le
réseau COFIROUTE.
Pour ces 4 projets, l?ART a notamment considéré
dans ses avis que la méthode de notation appliquée
par le concessionnaire avait pour effet de neutraliser le
critère de la modération tarifaire des prix du carburant
en minorant les écarts entre les prix proposés par les
candidats, de sorte que les offres n?étaient finalement
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 27
essentiellement différenciées qu?au regard des autres
critères de sélection, méconnaissant ainsi de fait
l?exigence d?une pondération dudit critère au moins
égale à celle du critère relatif aux rémunérations versées
au concessionnaire, telle que prévue au d) du 4° de
l?article R. 122-41 du code de la voirie routière.
L?autorité concédante a toutefois délivré son
agrément pour l?exploitation des activités en jeu sur ces
4 aires, considérant qu?en l?espèce,
? pour les trois premières aires, l?attributaire
pressenti ayant obtenu la meilleure note sur
le critère de modération tarifaire des prix du
carburant, la mise en oeuvre pour ce critère d?une
méthode de notation plus discriminante n?aurait
pas été susceptible d?avoir pour conséquence une
modification du classement final des offres;
? pour la dernière aire, l?attributaire pressenti ayant
été le seul à transmettre une offre, la même
conclusion s?imposait.
4.4.4. Régulation du service européen de
télépéage en France
Dans le cadre de la transposition de la directive
2019/520 concernant l?interopérabilité des systèmes de
1. Qui a modifié l?article L.119-4 du code de la voirie routière.
2. http://www.senat.fr/commission/enquete/concessions_autoroutieres.html
télépéage routier et facilitant l?échange transfrontalier
d?informations relatives au défaut de paiement des
redevances routières dans l?Union, de nouvelles missions
ont été confiées à l?ART dans le domaine de la régulation
de l?activité de télépéage en France (cf. 4.3.3.).
Depuis l?entrée en vigueur de la loi n° 2021-1308?1
du 8 octobre 2021 portant diverses dispositions
d?adaptation au droit de l?Union européenne dans
le domaine des transports, de l?environnement, de
l?économie et des finances, l?ART est désormais chargée
de l?enregistrement en France des prestataires du
service européen de télépéage et de la tenue du registre
du service européen de télépéage, missions qui étaient
jusqu?alors dévolues à la DGITM.
Elle exerce par ailleurs la mission de conciliation entre
les percepteurs de péage et les prestataires du service
européen de télépéage telle qu?en dispose la directive. A
ce titre, elle peut être saisie par un percepteur de péage
ou un prestataire du service européen de télépéage afin
de rendre un avis sur tout différend concernant leurs
relations ou négociations contractuelles.
Ces compétences, nouvelles en 2021 et nécessitant
par ailleurs la prise de textes d?application encore en
cours d?élaboration fin 2021, n?ont pas donné lieu à mise
en oeuvre dans le courant de l?année 2021.
4.5. Le Parlement
Ces dernières années, le Parlement a vu ses
moyens de contrôle et d?évaluation considérablement
renforcés, outre la faculté qu?il conserve de mobiliser
une commission d?enquête, faculté mise en oeuvre en
2020 avec la conduite d?une commission d?enquête
sénatoriale sur le contrôle, la régulation et l?évolution
des concessions autoroutières.?2
Depuis l?intervention de la loi n° 2015-990 du 6
août 2015 pour la croissance, l?activité et l?égalité des
chances économiques, c?est ainsi au pouvoir législatif
qu?il revient d?autoriser l?allongement de la durée des
contrats de concession dans le cas de l?intégration
d?ouvrages ou d?aménagements non prévus aux contrats
de concession. Le quatrième alinéa de l?article L.122-4
du code de la voirie routière dans sa rédaction issue
de la loi précitée ne prévoit en effet plus la possibilité
d?approuver par un décret en Conseil d?État un avenant
prévoyant un tel allongement. L?exposé des motifs de
l?amendement explique que cette évolution vise à
«empêcher l?apparition de concessions perpétuelles»
et que l?obligation pour le Gouvernement d?obtenir
l?aval du Parlement sur les projets d?allongement
permet de « sortir du face-à-face entre l?État et les
concessionnaires».
Par ailleurs, l?information du Parlement n?a eu de
cesse d?être améliorée : depuis 2009, le Parlement est
destinataire chaque année d?un rapport sur l?exécution
et le contrôle des contrats de concession d?autoroutes
et d?ouvrages d?art (cf. article 7 du décret n°2009-1102
du 8 septembre 2009 portant création du comité
des usagers du réseau routier national), mais aussi
d?un rapport sur l?évolution des péages pour chaque
exploitant autoroutier (cf. article L.119-8 du code de
la voirie routière). Le présent rapport répond à cette
exigence pour l?année 2021.
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art28
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000021028163
4.6. Le comité des usagers du réseau routier national
Organisme consultatif, le comité des usagers du réseau
routier national a été créé par le décret n° 2009-1102
du 8 septembre 2009. Présidé par M. François Bordry,
il associe des représentants de l?administration, des
associations d?usagers, des élus et des personnalités
qualifiées.
Le comité aborde l?ensemble des sujets relatifs
aux attentes des usagers du réseau routier national
en matière d?information sur les tarifs, de sécurité,
d?insertion environnementale et de qualité de service.
Il formule des avis et propositions sur l?ensemble de ces
sujets.
Au cours de l?année 2021, le comité des usagers du
réseau routier national s?est réuni à trois reprises. Les
services de l?État ont notamment présenté au comité:
? Les tarifs des péages autoroutiers pour 2021 et
prévisions pour 2022;
? Un point d?information sur le programme de
déploiement des IRVE (installations de recharge
pour les véhicules électriques) sur le réseau routier
national concédé;
? Présentation des projets de création de nouvelles
liaisons autoroutières;
? Evolution de la législation concernant les voies
réservées dans les zones de faible émission
mobilité (ZFEm)
? Conséquences du projet de loi 3DS en matière
de transfert de routes nationales au profit des
collectivités territoriales;
? Schéma d?affectation des aires de service et
distribution de carburant sans intermédiaire sur le
réseau concédé à APRR;
? Parkings sécurisés poids-lourds sur le réseau
routier national concédé.
4.7. Les commissions intergouvernementales des tunnels transalpins
La sous-direction FCA assure la vice-présidence et le secrétariat des délégations françaises aux Commissions
intergouvernementales (CIG) des tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus, sous l?autorité de Monsieur l?ambassadeur Philippe
Voiry, ambassadeur pour les commissions intergouvernementales, la coopération et les relations transfrontalières,
président des délégations françaises.
Plusieurs caractéristiques propres à ces deux ouvrages méritent d?être signalées. Les deux tunnels se distinguent en
effet l?un et l?autre par leur caractère transfrontalier, mais également par leur longueur (11,6 km pour le Mont-Blanc,
12,9 km pour le Fréjus), et par le fait que chaque pays a confié, en vertu d?une convention franco-italienne propre à
chacun des deux tunnels, l?exploitation de la moitié de l?ouvrage à un concessionnaire en application de la directive
2004/54/CE du 29 avril 2004.
Pour permettre une gestion unique de ces ouvrages transfrontaliers, ont été créées deux structures franco-
italiennes de droit communautaire:
? Le «GEIE-TMB», Groupement Européen d?Intérêt Economique du Tunnel du Mont-Blanc, dont les deux sociétés
concessionnaires française et italienne, ATMB et SITMB, sont membres à parts égales.
? Le «GEF», Groupement d?exploitation du Fréjus, composé paritairement des sociétés concessionnaires
française et italienne, SFTRF et SITAF.
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 29
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000021028163
Exemple du schéma de gouvernance pour le tunnel du Mont-Blanc (source: plaquette ATMB)
Ces deux groupements sont chargés par les sociétés
concessionnaires de l?exploitation et de l?entretien de
l?ouvrage, de la gestion et de la sécurité du trafic, ainsi
que des travaux relevant de leur compétence. Il convient
de souligner que le GEIE-TMB assure aussi la perception
des péages contrairement au GEF. En outre, le GEIE-TMB
réalise les travaux de maintenance extraordinaires et
d?amélioration de l?infrastructure et de ses équipements
alors que le GEF ne réalise ni les nouveaux travaux, ni les
dépenses d?entretien extraordinaires.
En application des conventions signées entre les
gouvernements français et italien (la convention du
24 novembre 2006, dite « Convention de Lucques »
pour le tunnel du Mont-Blanc, et la convention du 23
février 1972 pour le tunnel du Fréjus), les CIG de chaque
tunnel sont chargées, au nom et par délégation des
gouvernements italien et français, de suivre l?ensemble
des questions liées à la sécurité, l?exploitation, l?entretien,
le renouvellement et la modernisation des ouvrages.
Les CIG sont les « autorités administratives » au sens
de la directive 2004/54/CE concernant les exigences de
sécurité minimales applicables aux tunnels du réseau
routier transeuropéen. Les GEIE, en tant qu?exploitants,
présentent le bilan d?exploitation des deux tunnels lors
des CIG. La CIG de chaque tunnel se réunit deux fois
par an.
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art30
Si les CIG sont compétentes pour approuver les
tarifs de péage, elles veillent principalement au respect
des règles relatives à la sécurité par les concessionnaires
français et italiens et l?exploitant de chaque tunnel.
A cette fin, la CIG adopte des règles propres à des
tunnels transfrontaliers, notamment un règlement de la
circulation du tunnel et un plan de secours binational,
avec l?appui et l?expertise d?un comité de sécurité. Ce
comité de sécurité est une instance paritaire binationale,
plus spécifiquement chargée des questions de sécurité
publique dans le tunnel et ses annexes.
Les comités de sécurité peuvent également former
des groupes de travail spécifiques à certains sujets de
première importance comme « le groupe de travail
retour d?expérience » dont l?objectif est d?analyser les
incidents survenus dans le tunnel ou «le groupe de travail
inspections détaillées périodiques » dont la fonction
est d?effectuer un contrôle systématique et précis de
l?ouvrage. En 2021, chaque comité de sécurité s?est réuni
à plusieurs reprises pour examiner les conclusions des
groupes de travail ainsi que des différents contrôles ou
inspections menées. Les conclusions des Comités de
Sécurité sont ensuite examinées par les CIG.
L?évolution de la gouvernance du GEIE-TMB est un
point à l?ordre du jour des réunions des CIG du tunnel
du Mont Blanc. Le projet de réforme vise à recentrer le
GEIE-TMB sur les missions de sécurité et d?exploitation,
essentielles pour les deux États concédants et nécessite
la révision de la Convention de Lucques du 24 novembre
2006 qui régit les relations franco-italiennes pour la
gouvernance du tunnel. En 2021, les administrations
française et italienne des transports et des affaires
étrangères ont partagé un projet de texte révisé. Les
CIG du 1er octobre 2021 et du 7 décembre 2021 ont
pris acte des bonnes avancées du projet de réforme. Les
négociations sur la révision de la Convention de Lucques
sont menées directement au niveau des deux Etats, sous
le pilotage en France du ministère de l?Europe et des
affaires étrangères.
Partie 4 | Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 31
PARTIE 5
Les nouveaux
contrats
Trois nouvelles concessions autoroutières ou projets de concession ont plus particulièrement été suivies par FCA
en 2021
5.1. L?autoroute A 355, le contournement Ouest de Strasbourg
Le projet d?autoroute A355 ? Autoroute de
Contournement Ouest de Strasbourg (ACOS), long de
24 km et déclaré d?utilité publique en janvier 2008, vise
à assurer un itinéraire Nord / Sud d?un bon niveau de
service, délestant également l?A35 d?une part de son
trafic au droit de l?agglomération de Strasbourg et qui
supporte sur cette section un trafic de l?ordre de 170
000 véhicules/jour.
Relancée en février 2014 avec le soutien des
collectivités concernées (Métropole de Strasbourg,
Conseil départemental du Bas-Rhin et Conseil régional
d?Alsace), la procédure de consultation des entreprises
s?est achevée le 29 janvier 2016 par la signature de la
convention de concession avec la société Arcos, filiale
de Vinci concessions.
L?État avait engagé fin 2017 la procédure de
prorogation de la déclaration d?utilité publique initiale du
projet qui venait à échéance en 2018. Cette procédure a
été conclue en janvier 2018 par la publication du décret
n°2018-36 du 22 janvier 2018 prorogeant la DUP pour 8
années, sécurisant ainsi la poursuite du projet.
La durée de concession est fixée à 54 ans à compter
de la date d?entrée en vigueur.
Les travaux ont commencé le 30 août 2018 après
l?obtention des autorisations requises. Ils ont fait l?objet
d?un suivi par les différents services techniques de
l?État concernés afin de veiller au bon déroulement de
l?opération. Malgré l?arrêt du chantier durant le premier
confinement lié à l?épidémie de COVID-19, les travaux
se sont achevés en décembre, qui a conduit à la mise
en service de cette nouvelle autoroute de 24 km le 17
décembre 2021.
Partie 5 | Les nouveaux contrats
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 33
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000036526406
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000036526406
5.2. L?autoroute A 79, la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA) dans
l?Allier
La RCEA dans l?Allier est un maillon important de la
grande liaison transversale Est-Ouest qui relie, au nord
du Massif Central, la façade atlantique depuis Royan
au sillon rhodanien via Chalon-sur-Saône et Mâcon. De
nombreux accidents graves et notamment mortels ont
été constatés, dus essentiellement à la configuration de
l?axe à 2 voies bidirectionnelles sans séparateur central
sur une partie importante de la RCEA dans l?Allier et au
fort trafic de poids lourds empruntant cette dernière.
Conséquemment, la mise à 2 x 2 voies avec séparateur
central de la RCEA dans l?Allier (A79) par recours à
une concession autoroutière a été déclarée d?utilité
publique le 20 avril 2017.
Suite à cela, il avait été décidé de lancer rapidement le
processus d?appel d?offres, compte tenu des spécificités
de ce projet et de la nécessité d?apporter une réponse
rapide à la gravité de l?accidentologie. Le Conseil
d?orientation des infrastructures, mis en place dans le
cadre des Assises nationales de la mobilité à l?automne
2017, a confirmé cette démarche, recommandant la
poursuite de la procédure qui avait été engagée par la
publication d?un avis d?appel public à la concurrence
par l?État le 21 avril 2017.
Suite à l?analyse des offres et à une phase de
négociation, le groupement mené par Eiffage SA
a été désigné concessionnaire attributaire (sous le
nom de «ALIAE») en septembre 2019. En parallèle, la
consultation de l?Autorité de régulation des Transports
(ART) a été engagée dès juillet 2019 amenant à
l?obtention de l?avis réglementairement requis en
octobre 2019. Ceci a alors permis d?engager la procédure
de prise du décret en Conseil d?État, acte préalable à
l?entrée en vigueur du contrat de concession qui s?est
conclu le 15 mars 2020, date à laquelle le contrat de
concession est effectivement entré en vigueur. Dès le
lendemain, l?exploitation de la RN79, objet du contrat
de concession, a été transférée à ALIAE.
La durée de concession est fixée à 48 ans à compter
de la date d?entrée en vigueur du contrat.
La reprise de la RN79, la phase de conception et le
début des travaux ont été impactés par l?épidémie COVID.
Néanmoins, l?autorisation unique environnementale a
été obtenue en aout 2020 et les travaux ont pu débuter
sur l?ensemble du tracé à compter de cette date.
Les travaux ont battu leur plein en 2021 sur les 88 km
de cette nouvelle concession mobilisant au plus fort de
son activité plus de 1 000 personnes et une multitude
de métiers. L?autoroute A79 est la première autoroute
de France à bénéficier de la technologie de péage en
flux libre contribuant à la fluidification de la circulation.
La mise en service de l?ensemble de la section est
intervenue en novembre 2022.
5.3. L?autoroute A 69, Castres-Verfeil
Le projet A69 est une liaison autoroutière à 2×2 voies
entre Castres et Verfeil, d?une longueur d?environ 54
km majoritairement en tracé neuf qui a été déclarée
d?utilité publique en juillet 2018.
Cette infrastructure répond à l?objectif de
désenclavement porté par le Gouvernement et permet
d?accompagner le développement économique du
bassin de Castres-Mazamet en le reliant efficacement
à la métropole de Toulouse. Elle permettra notamment
de faciliter l?accès aux grands équipements régionaux,
de développer l?attractivité du bassin d?emplois et de
simplifier les exports-imports depuis les industries
sud-tarnaises. Le projet offrira ainsi une accessibilité
autoroutière répondant aux besoins de l?économie locale
et de la population en permettant une diminution des
temps de parcours tout en apportant des améliorations
en matière de sécurité.
La procédure de mise en concession a été lancée par
la publication de l?avis d?appel public à la concurrence
le 10 mars 2020. Plusieurs groupements ont remis une
candidature et ont été retenus pour la suite de la
procédure.
Le 25 septembre 2021, le Premier ministre Jean Castex
a annoncé que le candidat NGE est le concessionnaire
pressenti unique de cette nouvelle autoroute. Après
une période de négociations, le contrat de concession
a été signé le 20 avril 2022 pour une mise en service de
l?autoroute prévue à l?été 2025.
Partie 5 | Les nouveaux contrats
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art34
PARTIE 6
Le contrôle des
contrats en cours
6.1. Le contrôle des hausses annuelles de tarifs de péage
1. Procédé consistant à optimiser les recettes en concentrant les hausses annuelles des tarifs de péage sur les barrières de péage les plus
fréquentées, entraînant d?importantes distorsions tarifaires et une croissance du chiffre d?affaires annuel, bien au-delà de la hausse annuelle
des tarifs accordée par le concédant.
Le droit des sociétés concessionnaires à percevoir
le produit du péage en contrepartie de la construction,
de l?extension, de l?entretien et de l?exploitation de leur
réseau constitue le fondement du contrat de concession
autoroutière.
Ce système contractuel est établi sur la base d?un
équilibre financier, prévoyant une évolution des tarifs de
péages jusqu?à la fin de la concession. Le taux d?évolution
des tarifs est proportionnel à l?inflation auquel s?ajoute
une constante pour les sociétés sous contrats de plan.
La formule de hausse minimale, définie dans le
décret n° 95-81 du 24 janvier 1995 relatif aux péages
autoroutiers, est de: 70% × inflation. Dans le cadre d?un
contrat de plan, elle est en général: 85% × inflation + X
% (le détail des hausses pour chaque société est rappelé
en annexes 6 et 7).
L?article 25 du cahier des charges annexé aux
conventions de concession liant l?État aux sociétés
concessionnaires définit les règles de fixation des tarifs
de péages, notamment les modalités de calcul d?un
tarif kilométrique moyen servant de base aux tarifs de
péages et qui tient compte de la structure du réseau,
des charges d?exploitation et des charges financières de
la société, ainsi que les possibilités de modulation de ce
tarif kilométrique moyen.
Le réseau de chacune des concessions historiques
est découpé en «sections de référence». Pour chacune
est défini un taux kilométrique moyen (TKM) égal à la
somme des tarifs applicables sur chacun des trajets
possibles internes à la section de référence, rapportée
à la somme des longueurs de tous ces trajets. Le TKM
du réseau est égal à la moyenne des TKM des sections
de référence pondérée par les kilomètres parcourus de
l?année précédant la hausse.
Chaque classe de véhicule dispose de son TKM.
Lors de la hausse tarifaire annuelle, l?évolution prévue
du TKM réseau de la classe 1 (voitures particulières), à
kilomètres parcourus inchangés, ne doit pas dépasser
la hausse autorisée contractuellement entre l?État
et le concessionnaire (voir définition des classes en
annexe5). En outre, cette hausse ne doit pas conduire à
un gain de recettes indu pour la société par la pratique
du foisonnement?1.
Un contrat de plan, conclu pour une durée maximale
de cinq années renouvelables entre l?Etat et la société
concessionnaire, peut préciser les modalités d?évolution
des tarifs de péages pendant la période considérée.
Chaque année, entre les mois d?octobre et de
novembre, les sociétés concessionnaires soumettent
au concédant leurs projets de grilles tarifaires.
En concertation avec la direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression
des fraudes, la direction des infrastructures de transport
procède à un contrôle approfondi de ces grilles afin
de vérifier que les hausses de tarifs envisagée sont
strictement conformes aux stipulations du cahier des
charges et, le cas échéant, du contrat de plan.
La conformité de la hausse du taux kilométrique
moyen à la hausse maximale contractualisée ainsi que
l?absence de foisonnement sont systématiquement
vérifiés.
Lorsqu?existe un contrat de plan en vigueur, les
propositions tarifaires font l?objet d?un accord tacite.
Dans le cas contraire, les tarifs sont approuvés par
un arrêté conjoint des ministres chargés de la voirie
nationale et de l?économie
Si les tarifs proposés ne semblent pas conformes
aux règles définies par les contrats, le concédant peut
mettre la société concessionnaire en demeure de les
modifier ou d?apporter la preuve de leur régularité.
Dans l?hypothèse où, malgré tout, les tarifs proposés
ne respecteraient pas ces règles, les tarifs seraient fixés
par un arrêté conjoint des ministres chargés de la voirie
nationale et de l?économie.
Les annexes 6 à 9 présentent les différents éléments
relatifs aux tarifs de péage 2021 et à leurs évolutions
depuis 2006. Les propositions des sociétés pour l?année
2021 ont été réceptionnées fin novembre et courant
décembre 2020.
Les nouveaux de tarifs de péage entrent en vigueur
au 1er février, sauf exception comme, par exemple,
les tarifs du tunnel A86 duplex concédé à la société
COFIROUTE, applicables dès le 1er janvier.
La mise en service du contournement autoroutier
de Strasbourg en décembre 2021 a donné lieu, par
ailleurs, à l?instruction spécifique de la tarification de
cette nouvelle section, dans un calendrier différent du
calendrier standard. Cette section sera, à partir du 1er
février 2023 (pas d?évolution au 1er février 2022 compte
tenu de la proximité de la mise à péage), instruite
dans le même cadre que les autres, en respectant les
stipulations spécifiques du contrat de concession
correspondant.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art36
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000732997
6.2. Le contrôle de la qualité du service rendu aux usagers
La qualité de service aux usagers couvre des domaines
multiples et très diversifiés. Ils vont ainsi de l?offre de
services sur les aires à la rapidité d?intervention sur
incident ou accident, en passant par le bon écoulement
des flux en barrière de péage, la surveillance constante
du réseau par l?exploitant ou encore la minimisation de
l?impact des chantiers sur la circulation...
L?État concédant évalue également le niveau de
sécurité des infrastructures routières avant et après
mise en service. Il veille à l?intégration par les sociétés
concessionnaires des démarches et procédures de
sécurité routières.
Le service de contrôle dispose, pour exercer
cette mission, d?une palette d?outils dédiés à chaque
compartiment de l?activité d?exploitation d?un réseau
autoroutier. Cette palette a vocation à s?enrichir et
s?adapter au fil du temps et de l?évolution des techniques
et des attentes et préoccupations des usagers.
On citera, parmi les principaux outils de contrôle:
? Les indicateurs de performance, qui permettent
de mesurer concrètement la performance des
sociétés concessionnaires d?autoroutes (SCA);
? L?évaluation du ressenti des usagers, au travers
d?enquêtes ou de bilans;
? L?instruction «a priori» des propositions des SCA
en matière d?évolution de l?offre, instruction qui
doit progressivement s?enrichir d?une évaluation
«a posteriori» du gain pour les usagers;
? Des enquêtes particulières suite à des
événements notables, afin de s?assurer que
l?exploitant a rempli ses obligations et mis en
oeuvre tous les moyens utiles et proportionnés à
la gestion d?une crise.
Par ailleurs, par sa présence continue auprès de
l?usager, l?exploitant est en capacité d?identifier des
pistes concrètes d?amélioration de la sécurité routière.
Cette action fait elle aussi l?objet d?un suivi et d?un
contrôle par le concédant.
6.2.1. Mesurer les performances des sociétés
concessionnaires d?autoroutes
Sur certains domaines, les performances globales des
sociétés concessionnaires sont mesurables au moyen
d?indicateurs (voir annexe 4) et donc pénalisables.
Ces indicateurs chiffrés permettent de formaliser,
de préciser, voire au fil du temps de renforcer, les
exigences de l?État concédant vis-à-vis des sociétés
concessionnaires.
La sous-direction mène un travail permanent de
réflexion sur ces indicateurs afin de les améliorer et de
développer leur champ d?application.
6.2.1.a. Les indicateurs de performance: état
des lieux
Les sociétés concessionnaires font l?objet d?une
évaluation de leurs performances au moyen d?une
batterie d?indicateurs couvrant la sécurité, les
services aux usagers, l?exploitation du réseau et
l?entretien du patrimoine.
En matière d?exploitation par exemple, suite
à un événement impactant la circulation, les
délais d?information des usagers via la radio ou les
panneaux à message variable ainsi que les délais
d?intervention de l?exploitation sur site sont mesurés
au quotidien. Les sociétés concessionnaires sont
soumises à des délais moyens et / ou maximum
limites, au-delà desquels elles peuvent faire l?objet
d?une pénalisation financière.
Ces indicateurs ont été mis en place
progressivement. Ils sont tous quantitatifs. Grâce
à ces indicateurs, l?État concédant ainsi un socle
d?exigences vis-à-vis de ses concessionnaires,
traduites en objectifs chiffrés.
Depuis la signature du plan de relance
autoroutier en 2015, l?État a imposé l?inscription
de ces indicateurs dans les conventions de
concession de toutes les sociétés concessionnaires
concernées.
La non-atteinte des objectifs fixés donne lieu,
à l?issue d?une analyse contradictoire entre le
concédant et la société concessionnaire, à des
pénalités financières. Les modalités de calcul de
ces pénalités sont fixées au contrat.
En 2016, le lancement d?un nouveau plan
d?investissement a été l?occasion de travailler à
faire évoluer la batterie d?indicateurs en stabilisant
les définitions pour les rendre compatibles
avec une application annuelle jusqu?à la fin des
contrats de concession. Cela a aussi été l?occasion
d?introduire des réflexions sur la mise en place de
nouveaux indicateurs ou de généraliser chez les
sociétés «historiques» comme pour le délai de
dépannage qui n?avait été travaillé qu?avec deux
sociétés lors des derniers contrats de plan, et
l?indicateur de gêne au péage qui doit évoluer avec
l?automatisation de ces derniers.
Au-delà de la sanction financière, la construction
et le suivi des indicateurs constituent l?une des
bases du dialogue avec les concessionnaires dans
la perspective d?une amélioration continue du
service rendu. En effet, ces indicateurs doivent
être adaptés aux spécificités et aux contraintes de
chaque réseau autoroutier ainsi qu?à l?évolution des
techniques. Les indicateurs eux-mêmes font ainsi
régulièrement l?objet d?améliorations, à l?occasion
de chaque renégociation de contrat.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 37
6.2.1.b. Le contrôle de la mesure des
indicateurs par les sociétés
concessionnaires d?autoroutes: les
audits
Afin d?améliorer le contrôle des sociétés
concessionnaires d?autoroute, l?État a mis en place
contractuellement des objectifs de performances
dont le non-respect peut donner lieu à des
pénalités. Ces objectifs sont évalués par FCA
sur la base d?indicateurs calculés et transmis
annuellement par les sociétés elles-mêmes. FCA a
initié en 2013 une démarche d?audit afin de vérifier
la complétude, l?exactitude et la sincérité des
informations fournies.
En effet, il convient d?accorder une attention
particulière à la délimitation du périmètre et au
choix des outils de mesure qui sont mobilisés par
les sociétés concessionnaires, de même qu?à la
manière dont elles calculent et interprètent les
résultats, afin de s?assurer que la méthodologie
qu?elles adoptent correspond bien aux attentes du
concédant.
Par exemple, dans le domaine de l?exploitation
(délai d?intervention sur un évènement, surveillance
du réseau, délai d?information des usagers sur
un événement à l?aide de la radio 107.7 ou des
panneaux à messages variables), la démarche
d?audit est aujourd?hui généralisée et pérennisée,
avec l?assistance d?un vivier d?auditeurs issus du
CEREMA formés à la méthodologie des audits.
En 2021, 7 audits ont été réalisés concernant
les indicateurs de performance en lien avec
l?exploitation, l?attente au péage, la gestion de
la viabilité hivernale et le délai de réponse aux
sollicitations d?usagers., Lors de ces audits, des
analyses techniques poussées sont menées afin
de reconstituer toute la chaîne des processus
d?élaboration des indicateurs.
Les résultats de ces audits sont pour l?essentiel
positifs, montrant une bonne appropriation des
indicateurs et de leurs modalités de mesure par les
SCA.
Néanmoins, ils permettent aussi d?identifier
certains écarts et en conséquence de procéder à
certains recadrages:
? d?ordre purement technique (amélioration
des modalités de calcul des indicateurs),
? plus fondamentaux (compréhension des
termes mêmes fondant les indicateurs,
amélioration de la traçabilité des données).
Les actions correctrices correspondantes sont
exigées des sociétés concernées après analyse
contradictoire. Leur mise en oeuvre effective fait
l?objet d?un suivi, avec notamment, la réalisation
de nouveaux audits pour s?en assurer.
D?autres audits sur les indicateurs de
performance et d?entretien du patrimoine sont
menés dans les domaines des chaussées et des
ouvrages d?art (cf. §6.3.3).
6.2.2. Appréhender le ressenti des usagers
Le niveau de satisfaction des usagers est évalué grâce
à deux études menées de manière annuelle: «l?enquête
satisfaction », qui correspond à une évaluation de
la qualité du réseau par les usagers eux-mêmes et
le « bilan des réclamations » adressées aux sociétés
concessionnaires par leurs clients.
6.2.2.a. Les enquêtes de satisfaction
Une enquête de satisfaction est commanditée
chaque année par l?ASFA et réalisée par un
prestataire indépendant. Elle consiste en un
questionnement direct des usagers sur certaines
aires de services ou de repos. Elle concerne les
sociétés concessionnaires gérant un réseau long
de plus 200 km (APRR, AREA, ASF, COFIROUTE,
ESCOTA, Sanef et SAPN) et s?articule autour de
huit thèmes: état de l?autoroute, sécurité routière,
sécurité sur les aires de services, conditions de
circulation, passage au péage, signalisation et
information, esthétique, infrastructures des aires,
services sur les aires.
Dans leurs réponses à ces enquêtes, les usagers
se déclarent de manière constante globalement
très satisfaits du réseau, ce niveau de satisfaction
restant globalement stable d?une année à l?autre.
6.2.2.b. Le bilan des réclamations
Ramené au nombre de kilomètres parcourus, le
nombre de réclamations adressées par les usagers
aux concessionnaires reste à un niveau faible
avec un peu plus de 1 réclamation par million de
kilomètres parcourus, ce qui confirme le niveau de
satisfaction mesurée au travers de l?enquête ASFA.
Les motifs de réclamation, qui ont poussé les
usagers à écrire aux sociétés, sont régulièrement
analysés afin d?identifier les principaux points
problématiques et de chercher des mesures
correctrices.
L?État concédant s?assure par ailleurs, au moyen
d?un indicateur de performance spécifique, que
les sociétés concessionnaires répondent dans des
délais raisonnables aux réclamations formulées
par les usagers. Ces délais sont fixés par sociétés.
Ils permettent d?assurer une réponse aux usagers
pour la plupart des réclamations simples en moins
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art38
de 10 jours et en moins d?un mois pour l?ensemble
des types de réclamations.
Un rapport d?analyse de ces réclamations est
élaboré chaque année par l?Etat concédant, il est
diffusé aux sociétés et au président du comité des
usagers.
6.2.3. Agir sur les domaines à enjeux pour une
qualité de service au quotidien
6.2.3.a. Améliorer la fluidité du passage en
gares de péage
Dans l?attente du développement du péage
en flux libre, dont l?année 2019 a consacré les
premières mises en service et le nouveau standard
des futures concessions, les barrières de péage font
l?objet d?aménagements divers afin d?améliorer
l?écoulement du trafic. Ces aménagements peuvent
prendre la forme d?augmentation du nombre
de voies de passage ou de modernisation des
équipements, dont notamment le déploiement du
télépéage sans arrêt.
La qualité de ces projets est contrôlée à
chaque étape de leur réalisation, mais aussi en
fonctionnement courant. Par ces contrôles, le
concédant s?assure que, outre la prise en compte
des questions de sécurité et de conformité aux
règles de l?art, le service rendu à tous les usagers,
qu?ils se déplacent en véhicules légers ou en poids
lourds, et quel que soit leur mode de paiement, est
effectivement amélioré.
Ainsi en 2021:
? 17 dossiers d?amélioration ont été traités;
? 2 inspections de sécurité ou de travaux ont
été réalisées;
? 6 barrières en service ont fait l?objet
d?une inspection afin de vérifier leur
bonne exploitation ainsi que leur bon
fonctionnement global.
Ces dernières années, les services de l?État
ont dû traiter une vague importante de dossiers
de modernisation en raison du processus
d?automatisation des péages (mise en place du
paiement par badge, puis du télépéage sans
arrêt, automatisation des équipements). Les SCA
ayant quasiment atteint leur objectif en matière
d?automatisation, le volume des dossiers relatifs à
de nouveaux projets tend aujourd?hui à baisser.
De nouveaux enjeux cruciaux se dessinent
désormais, avec notamment l?encouragement par
l?autorité concédante de l?émergence du péage
sans barrière (flux libre) de manière systématique
dans le cadre des appels d?offres de nouvelles
concessions, mais aussi en recherchant la migration
de système de péage avec barrière physique sur le
réseau déjà en service, en privilégiant, au moins
dans un premier temps, les projets présentant la
configuration physique la plus favorable, à la fois
en termes de gains pour les usagers mais aussi
d?un point de vue technique. Ainsi, les systèmes
en péages ouverts (avec donc la succession de
nombreuses barrières pleine voie pour un même
trajet) supportant des trafics élevés sont des cibles
privilégiées, à même de justifier les investissements
importants et spécifiques à une telle migration, à
commencer par la déconstruction des installations
physiques de péage.
6.2.3.b. Améliorer les aires de service et de
repos et les adapter aux nouvelles
attentes
? Les aires de service
Aux termes du code de la voirie routière
et des contrats de concession, les sociétés
concessionnaires peuvent déléguer l?exploitation
des aires de service à des entreprises tierces,
sous réserve que les contrats soient passés par
voie d?appel à la concurrence. Les attributaires
pressentis doivent être agréés par l?autorité
concédante, après avis de l?ART pour les
consultations lancées à compter du 1er avril 2016.
L?agrément permet de s?assurer:
? De la bonne gestion du domaine public
autoroutier,
? Du respect des conditions d?organisation
du service fixées par l?arrêté du 8 août 2016
modifié,
? Du respect des exigences de publicité et de
mise en concurrence,
? Des garanties professionnelles et
financières du futur prestataire,
? Du caractère non excessif de la durée de
la sous-concession au regard de la durée
d?amortissement des investissements.
Au cours de l?année 2021, les sociétés ALIAE,
APRR, ARCOS, ASF, COFIROUTE ont renouvelé des
contrats d?exploitation d?activités commerciales
sur 37 aires de service du réseau autoroutier
concédé (voir annexe 11).
? Les aires de repos
Tout projet ambitieux de modification des aires
fait l?objet d?un contrôle par le concédant avant le
lancement des travaux. Pendant les travaux, des
visites sont généralement programmées (gêne
à l?usager, cohérence avec le projet initial) et en
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 39
fin de chantier, la vérification de l?accessibilité
des services est contrôlée avant ouverture des
nouveaux services.
La qualité des aires de repos est par ailleurs
évaluée régulièrement au titre des indicateurs
de performance. Cette évaluation est menée
directement par l?autorité concédante. En 2021,
102 aires de repos ont fait l?objet d?une visite
inopinée par l?autorité de contrôle pour en évaluer
le bon état d?entretien et de propreté sur la base
d?une grille d?évaluation commune aux différentes
SCA concernées. Les valeurs à respecter pour
les indicateurs ont toutes été atteintes. A l?issue
de ces visites, des observations ponctuelles
sont également adressées aux sociétés en cas
de constats ciblés telles que de la signalisation
endommagée, des équipements à remplacer, ?
? Les parkings de covoiturage
Le covoiturage fait l?objet d?un recours de plus
en plus fréquent en France. La pratique covoiturage
touche principalement quatre cibles:
? les déplacements de courte distance par le
biais essentiellement de l?accompagnement
familial;
? les déplacements domicile-travail de
moyenne distance (entre 20 et 80
kilomètres): on estime qu?ils représentent
6 milliards de voyageurs.kilomètres, soit
environ 10 % du total parcouru pour ce
motif;
? les autres déplacements de moyenne
distance, sans qu?il soit possible d?évaluer
combien le covoiturage représente
quantitativement;
? les déplacements personnels de longue
distance (hors avion): on estime qu?ils
représentent 3,5 milliards de voyageurs.
kilomètres, soit 1,6 % des déplacements
longue distance.
Cette pratique de mobilité est définie par
l?article L.3132-1 du code des transports et
est issue de la loi du 17 août 2015 relative à la
transition énergétique pour une croissance
verte : « l?utilisation en commun d?un véhicule
terrestre à moteur par un conducteur et un ou
plusieurs passagers, effectuée à titre non onéreux,
excepté le partage des frais, dans le cadre d?un
déplacement que le conducteur effectue pour son
propre compte».
Le covoiturage répond aux enjeux de
développement durable et de la transition
énergétique. Dans cette optique, la création et
le développement de parkings de covoiturage à
proximité des autoroutes devient un enjeu majeur
pour la participation de cette pratique.
En 2021, les services de l?État ont traité 35
dossiers et visité 21 sites.
L?objectif de ces parkings est d?être aisément
accessibles par les automobilistes se déplaçant en
véhicule léger mais aussi de permettre la dépose
et la prise de covoitureurs en toute sécurité. Cet
objectif de proximité va nécessiter à moyen terme
le développement de nouveaux parkings.
6.2.3.c. Minimiser l?impact des chantiers sur la
circulation
Les chantiers ayant un impact particulier sur la
circulation font l?objet d?un arrêté d?autorisation
pris par le Préfet. Cet arrêté est pris sur la base d?un
dossier dit «d?exploitation sous chantier» (DESC)
explicitant la nature des travaux et les mesures
prises pour notamment limiter au mieux la gêne
occasionnée pour les usagers. Ces dossiers font
aussi l?objet d?une analyse par le concédant pour
contrôler que toutes les mesures nécessaires pour
minimiser l?impact des chantiers ont été mises en
oeuvre.
Dans ce cadre, une vigilance particulière
est apportée aux dispositions prises par les
gestionnaires pour limiter la gêne aux usagers à
l?occasion des chantiers (minimisation des périodes
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art40
de coupure, travaux de nuit, ?). Lorsque toutes les
mesures raisonnables destinées à limiter cette gêne
n?ont pas été prises, le concédant demande au
concessionnaire d?optimiser le dispositif proposé.
Sur les chantiers portant des enjeux
particulièrement forts en termes de gêne
potentielle pour les usagers des réunions
préparatoires ont été organisées afin de définir le
plus en amont possible les conditions permettant
de minimiser l?impact sur la circulation.
En 2021, le concédant a analysé 1060 dossiers
d?exploitation sous chantier.
6.2.3.d. Évaluer en continu les interventions sur
événements majeurs
Les événements (accidents, pannes) entraînant
une coupure d?une durée supérieure à 4 heures
doivent faire l?objet d?une déclaration systématique
à la direction des infrastructures de transports.
Les sociétés concessionnaires produisent
ensuite un rapport circonstancié du traitement
de l?événement, depuis son signalement jusqu?à la
réouverture à la circulation en passant par l?arrivée
des secours sur place et l?adoption de mesures de
gestion du trafic (entrées et sorties conseillées et
ou obligatoires en amont et aval de l?événement).
Ces retours d?expérience ont pour objectif
d?améliorer la qualité du service rendu à l?usager
dans ces circonstances très particulières.
66 événements recensés en 2021 ont fait l?objet
d?un rapport. Un de ces rapports a fait l?objet
d?échanges avec la SCA pour préciser certains
points ou apporter des éléments complémentaires
sur le déroulé des interventions. L?analyse de
ces rapports montre une bonne réactivité des
exploitants et une adéquation des moyens mis en
oeuvre aux situations dans la plupart des cas.
6.2.3.e. Le dépannage, la viabilité hivernale et
la signalisation
? Dépannage
Tomber en panne sur l?autoroute crée une
situation d?urgence et de danger, c?est pourquoi
les opérations de dépannage, de remorquage et
d?évacuation des véhicules sur autoroute sont
assurées par des entreprises agréées. L?ensemble
du réseau autoroutier concédé est ainsi couvert
par des contrats organisant le dépannage.
Les sociétés concessionnaires pilotent les
démarches de mise en concurrence par appel
d?offre (ouvertures des plis, visites, propositions
d?attribution d?agréments).
La DGCCRF contrôle les conditions de mise
en concurrence et les préfectures délivrent
les agréments sur avis des commissions
interdépartementales d?agrément.
Le concédant s?assure, quant à lui, qu?une
offre de dépannage agréée est disponible en
permanence sur l?ensemble du territoire.
De plus, les méthodes de calcul d?un nouvel
indicateur relatif aux délais de dépannage ainsi
que les objectifs afférents ont été finalisés en 2016
suite à une collaboration étroite avec deux sociétés
concessionnaires (ASF et ESCOTA). Ce dispositif
sera étendu aux autres sociétés historiques dans le
cadre de la mise en oeuvre du plan d?investissement
autoroutier. A ce titre des processus de collecte
des données ont été définis en vue de la réalisation
de premières mesures.
Concernant le prix du dépannage, il faut
distinguer les tarifs de dépannage des poids lourds
de ceux des tarifs des véhicules légers. Depuis
l?intervention du décret n° 89-477 du 11 juillet
1989, le prix du dépannage des véhicules légers
est réglementé. Au contraire, le prix du dépannage
des poids lourds est libre. Chaque année, un
arrêté définit et fixe les tarifs de dépannage des
véhicules légers sur autoroutes. Il détermine un
prix forfaitaire couvrant le déplacement d?un
véhicule d?intervention, la réparation sur place
et le remorquage ou le transport du véhicule
immobilisé.
? Viabilité hivernale
Le bureau FCA3 analyse les bilans annuels des
sociétés concessionnaires ainsi que l?atteinte des
objectifs de performances fixés dans les contrats
et liés aux indicateurs neiges et verglas.
L?analyse des bilans de l?hiver 2020-2021 n?a pas
révélé de dysfonctionnement dans le traitement
des intempéries hivernales et les objectifs
de performances fixés dans les contrats des
principales sociétés ont été atteints.
? Signalisation
La signalisation a pour objet:
? De rendre plus sûre la circulation routière;
? De faciliter cette circulation;
? D?indiquer ou de rappeler diverses
prescriptions particulières de police;
? De donner des informations relatives à
l?usage de la route;
? De guider l?usager de l?autoroute sur son
itinéraire.
Bien conçue et réalisée, elle facilite la circulation
et réduit les causes d?accident. Insuffisante, trop
abondante ou impropre, elle est facteur de gêne
et d?insécurité.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 41
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000332287
La réglementation est définie par l?arrêté modifié
du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des
routes et des autoroutes ainsi que par l?Instruction
Interministérielle sur la Signalisation Routière (IISR)
dont la dernière version disponible a été publiée
en avril 2016.
Avant la réalisation de sections neuves ou la
modification de sections existantes, la signalisation
fait l?objet d?études préalables sous la forme de
«schéma directeur de signalisation directionnelle»
(SDSD) et de projets de définition de signalisation
(PDS) qui définissent la signalisation qui sera
implantée sur le terrain.
Dans le cadre de l?instruction des SDSD et
PDS produits par les concessionnaires, 15 avis sur
dossiers ont été émis en 2021 par la sous-direction
FCA. Ces avis comprennent notamment le projet
de définition de signalisation de la Route Centre
Europe Atlantique (A79) et la révision du schéma
directeur de l?autoroute A6 entre l?Île de France et
Beaune.
Préalablement à la mise en service, les agents de
la sous-direction FCA vérifient que les panneaux de
signalisation routière respectent la réglementation
et les prescriptions émises lors de l?instruction
des dossiers de signalisation. L?année 2021 a vu en
particulier la mise en service de nouveaux ouvrages
comme le contournement ouest de Strasbourg
(A355) ou le noeud A71-A79, amorce de la future
A79 (RCEA).
Lors de visites inopinées, les agents de la
sous-direction FCA vérifient que les panneaux de
signalisation routière respectent la réglementation
et que, ce faisant, les concessionnaires respectent
leur obligation contractuelle en la matière.
Des rappels à la réglementation peuvent alors
être effectués si les sociétés concessionnaires
apposent des éléments non respectueux de la
réglementation, ou ne maintiennent pas en bon
état la signalisation existante.
La sous-direction FCA contribue également à
l?évolution de la réglementation en participant à
l?évaluation des propositions d?expérimentation
émises par les sociétés concessionnaires en
particulier dans le cadre des équipements
d?exploitation ou de procédures innovantes
(signalisation de chantier, équipements
dynamiques des parcs de stationnement,
covoiturage, péage en flux libre?), ainsi qu?aux
évolutions réglementaires (code de la route et
signalisation) liées aux nouveaux usages de la
route (voies réservées aux transports en commun,
VR2+?) et à la doctrine technique (guides de
conception) qui s?y rattachent. Ces travaux visent
à la fois à l?adaptation de la signalisation aux
nouveaux usages (technologie de perception du
péage en flux libre par exemple), à l?amélioration
de celle-ci en termes de visibilité et de service à
l?usager mais également au renforcement de la
sécurité des agents d?exploitation des sociétés.
En 2021, elle a ainsi accompagné la société ALIAE
dans l?élaboration d?un dossier d?expérimentation
de la signalisation nécessaire à la mise en oeuvre du
péage en flux libre sur l?A79 dont la mise en service
est prévue en 2022.
6.2.4. Utiliser les observations des services de
l?exploitation pour améliorer la sécurité
routière
Tout projet autoroutier fait l?objet d?une évaluation
technique amont au titre de la sécurité routière, depuis
sa phase de conception jusqu?à sa livraison.
L?évaluation du niveau de sécurité des infrastructures
en exploitation restait à développer, ce qui a été mis en
oeuvre au début des années 2010.
6.2.4.a. Dispositifs généraux: démarches SURE,
ISRI et suivi des événements majeurs
En 2013, la sous-direction FCA a impulsé la mise
en oeuvre sur le réseau autoroutier concédé des
démarches SURE, pour «Sécurité des Usagers sur
les Routes Existantes». Après avoir bénéficié d?une
formation pilotée par le concédant, les sociétés
concessionnaires ont produit les premières
versions de leur diagnostic, à la suite des études
d?enjeux validées en 2014.
Cet important travail a fait l?objet d?une
restitution fin 2015, à l?issue de laquelle il est
apparu opportun de réinterroger la méthodologie
d?élaboration des études d?enjeux et de diagnostic,
au vu des spécificités du réseau autoroutier
concédé.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art42
En 2016, une synthèse de la mise en oeuvre de la
démarche SURE par les sociétés concessionnaires
a été réalisée sous forme d?un rapport d?étude
par le Cerema pour le compte de l?Association
des sociétés françaises d?autoroutes (ASFA). Sur
la base de ce rapport, la sous-direction FCA a
demandé à l?ASFA de produire des compléments
méthodologiques en s?appuyant sur ses retours
d?expériences.
L?analyse de ces compléments n?a pas
abouti à une décision majeure de refonte de la
méthodologie. Toutefois, afin de la mettre en
conformité avec les exigences réglementaires
découlant de la transposition en droit français
de la directive européenne 2008/96/CE sur la
gestion de la sécurité des infrastructures routières,
une nouvelle version du guide relatif à l?étude
d?enjeux est en cours de rédaction. Le logiciel
Concerto a été remplacé par TRAxy, le nouvel
outil de gestion des données d?accidents corporels
de l?Observatoire National Interministériel à la
Sécurité Routière (ONISR). Bien que fonctionnel,
il est toujours en cours de développement pour
ce qui concerne ces études d?enjeux et l?analyse
des zones d?accumulation des accidents de la
circulation (ZAAC).
Dans l?attente de l?ajout de ces fonctionnalités,
la sous-direction FCA a demandé aux sociétés
concessionnaires de centrer l?analyse sur les
ZAAC définies à l?aide de la méthode Marion?1.
Cette analyse devra systématiquement passer
en revue les sujets liés aux caractéristiques de
l?infrastructure.
Les démarches d?inspection de sécurité
routière des itinéraires (ISRI) font elles aussi
l?objet d?un suivi, notamment quant aux mesures
effectivement prises par les sociétés pour pallier
les défauts constatés. Par ailleurs, l?information
1. Cette méthode repose sur la notion de seuils: un nombre d?accidents et un nombre de victimes sont choisis sur une certaine période et sur une
certaine longueur. Une zaac est donc définie comme une section sur laquelle les seuils fixés sont dépassés.
La circulaire dite «PRAS» (août 1998) définit 3 niveaux de ZAAC en fonction des seuils suivants sur une longueur de 850 m et sur une période
de 5 ans:
? ZAAC de niveau 1: au moins 4 accidents corporels et 4 victimes graves;
? ZAAC de niveau 2: au moins 7 accidents corporels et 7 victimes graves;
? ZAAC de niveau 3: au moins 10 accidents corporels et 10 victimes graves.
relative aux événements majeurs sur le réseau
autoroutier fait l?objet d?un suivi en continu par
l?État, permettant de saisir les sociétés en cas de
problèmes récurrents ou d?accidents particuliers.
6.2.4.b. Dispositifs particuliers pour les
aménagements récents: bilans et
audits de début d?exploitation
Au bout de six mois d?exploitation de tout nouvel
aménagement, les sociétés concessionnaires
doivent, conformément à la circulaire n° 87-88
du 27 octobre 1987 modifiée relative au réseau
concédé, établir un bilan de sécurité.
Par ailleurs, la directive européenne de 2008,
retranscrite en droit français par l?arrêté du 15
décembre 2011 et la circulaire du 13 avril 2012,
demande que chaque nouvel aménagement ayant
un impact sur le débit routier fasse l?objet d?un
audit de sécurité routière de début d?exploitation.
Cet audit s?appuie notamment sur le bilan à 6
mois, l?inspection de travaux et sécurité (ITS) avant
mise en service, ainsi que sur une visite de terrain
et un entretien avec l?exploitant.
Lorsque le bureau FCA3 ne réalise pas lui-
même l?audit, il procède à la désignation, avec leur
accord, des auditeurs qualifiés au sein du Cerema,
des DIR, des DDT ou des DREAL.
L?audit fait l?objet d?un rapport à l?exploitant,
qui doit répondre aux recommandations
éventuellement soulevées par les auditeurs. 4
audits de début d?exploitation ont été réalisés en
2021 dont celui du noeud de Sevenans A36/RN19
réalisé en commun avec le réseau DIR. Il porte sur
l?aménagement d?un diffuseur.
6.3. Respect des normes techniques et préservation du patrimoine
autoroutier
Dans le cadre de ses missions, l?État s?assure
également du respect par les concessionnaires des
normes techniques ainsi que de la viabilité, de la sécurité
et de la durabilité des infrastructures autoroutières. La
sous-direction suit les projets d?opérations, depuis leur
instruction jusqu?à leur mise en service. Après la mise
en service, la sous-direction FCA poursuit ses contrôles
sur toute la durée de vie des infrastructures. Depuis
plusieurs années, la sous-direction oriente ses efforts
sur la préparation de la fin de vie des conventions de
concession. La préservation du patrimoine autoroutier,
dont la valeur est estimée à environ 150 milliards
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 43
d?euros, constitue en effet un enjeu majeur pour l?État,
les contribuables et les usagers.
6.3.1. Contrôle avant mise en service
La circulaire n°87-88 du 27 octobre 1987, modifiée
en 2002, définit les procédures d?élaboration et
d?instruction des dossiers techniques concernant les
opérations d?investissement sur le réseau autoroutier
concédé.
Elle distingue schématiquement trois niveaux
d?étude:
? Le niveau amont est constitué des études
permettant à l?administration d?approuver le
principe du projet envisagé, ses principales
caractéristiques, ainsi qu?une estimation
prévisionnelle sommaire de son coût (dossier
synoptique ou dossier de demande de principe,
selon la nature de l?opération). Ces études sont
approuvées par décision ministérielle;
? Le niveau des études d?avant-projet, plus détaillé,
permet d?affiner les choix techniques et la
description du projet envisagé et d?arrêter le coût
avec une bonne fiabilité;
? Dans un dernier temps, le niveau des études
d?exécution sert à la constitution des pièces
techniques des dossiers d?appel d?offres. Les
études de deuxième et troisième niveaux sont de
la responsabilité des sociétés concessionnaires
et ne font en conséquence pas l?objet d?une
approbation ministérielle.
Une fois les études réalisées, l?État concédant
contrôle les travaux de construction afin de s?assurer
de leur conformité aux normes et de la sécurité des
infrastructures. Une décision ministérielle autorise la
mise en service.
6.3.1.a. Instruction des dossiers techniques
En 2021, 50 décisions ministérielles ont été prises,
portant respectivement sur:
Dossier synoptique (DS) 1
Dossier de demande de principe (DDP) 32
Étude préliminaire d?ouvrage d?art (EPOA) 3
Droits d?évocation (DE) 4
Demande de dérogation 7
Avant-projet sommaire modificatif (APSM) 3
? Évolution de l?activité instruction des dossiers depuis
10 ans
L?activité de construction de section neuves
a largement diminué ces dernières années, seuls
des tronçons réduits sont maintenant concernés
(A355, A79). En revanche, il est noté que l?activité
de modernisation et d?aménagement du réseau
existant augmente régulièrement et constamment
avec un nombre de plus en plus important
d?opérations ponctuelles et singulières.
? Audit de sécurité routière
Depuis 2012, certaines opérations
d?aménagement, en application de l?article D118-5-
4 du code de la voirie routière, doivent faire l?objet
d?une procédure d?audits de sécurité routière.
Celle-ci, en phase «Étude», nécessite la conduite
d?un audit en phase conception (préalable à la
déclaration d?utilité publique) et en phase de
conception détaillée (avant le démarrage des
travaux).
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art44
En 2021, la sous-direction a commandé 3 audits
de phase conception détaillée.
Les concessionnaires ont bien pris en compte
cette nouvelle procédure et ont mis en place
les contrôles de sécurité routière nécessaires à
la conduite de ces audits. Ces contrôles restent
encore à améliorer notamment dans le cadre de
leur anticipation dans le processus des études et le
planning des opérations.
6.3.1.b. Contrôle des travaux de construction
Le contrôle des travaux est prévu dans le cahier des
charges des concessions et dans la circulaire n°87-
88. Il consiste, à l?issue de l?examen des dossiers
d?avant-projet autoroutier (APA) et des visites de
chantier, à identifier les points sensibles du projet
propres à sa nature, à son environnement et aux
choix techniques, et les risques de non-conformité
aux spécifications, à vérifier le respect des
règlements et décisions, afin d?évaluer la qualité
de la réalisation, et à contrôler la conformité de
l?ouvrage garantissant confort et sécurité des
usagers. L?annexe 13 présente les investissements
mis en service au cours de l?année 2021.
Domaine de contrôle Nb de contrôles
Visite générale 21
Géométrie 8
Signalisation 13
Terrassement chaussées 21
Environnement 8
Ouvrages d?art 42
Équipement sécurité 27
Total 140
Depuis la fin de l?année 2012, les inspections de
sécurité valent rapport d?audit de sécurité routière
en application de l?article D.118-5-4 du code de la
voirie routière pour les opérations relevant de la
procédure d?audit de sécurité routière.
En 2021, la sous-direction FCA a établi:
? 5 procès-verbal d?inspection travaux,
? 5 procès-verbaux d?inspection sécurité,
dont 4 valant audit de sécurité routière,
? 7 procès-verbaux d?inspection travaux et
sécurité, dont 4 valant audit de sécurité
routière.
4 opérations d?importance ont fortement mobilisé
les équipes de FCA dans ces actions importantes
de contrôle garantissant la sécurité des usagers
avant mise en service, à savoir:
? L?autoroute A355 ou contournement Ouest
de Strasbourg sur 25 km (concessions
ARCOS et SANEF),
? L?autoroute A79 entre Montmarault et
Sazeret sur 3,9 km,
? L?élargissement à 2x3 voies de l?autoroute
A41 Nord entre Annecy et Saint-Martin-de-
Bellevue sur 6 km, et
? L?élargissement à 2x3 voies de l?autoroute
A75 Clermont-Ferrand et Le Crest sur 10,5
km.
Par ailleurs, les opérations de contrôle des
travaux sur site ont notamment porté en 2021
sur les aménagements suivants, tous domaines de
construction:
? A10 ? élargissement à 2x3 voies entre Tours
(A85) et Ste Maure-de-Touraine,
? A10 ? élargissement à 2x4 voies entre A19
et A71 (Nord Orléans),
? A11 ? diffuseur de Connerré,
? A11 ? Portes de Gesvres,
? A13 ? élargissement à 2x3voies entre Pont
L?Evêque et Dozulé,
? A52 ? diffuseur de Belcodène,
? A61 ? élargissement à 2x3 voies entre A66
et Villefranche-de-Lauragais et entre A9 et
Lézignan,
? A63 ? diffuseur n°9, Bretelles de Dax,
? A79 ? RCEA (Montmarault ? Digoin),
? A85 ? mise en configuration définitive du
profil en travers entre Romorantin et St-
Aignan,
? A85 ? doublement du viaduc de la Roumer,
? A85 ? diffuseur de Druyes,
? A480 ? élargissement à 2x3 voies à
Grenoble,
? RN205 ? Travaux de réhabilitation de la
descente des Egratz,
? Plusieurs passages supérieurs à faunes (A48,
A4).
? Domaine ouvrages d?art et autres structures
Conformément à la circulaire 87-88, des dossiers
concernant exclusivement les ouvrages d?art ont
été instruits et ont fait l?objet pour certains de
décisions ministérielles (DM) en 2021:
? 8 Études Préliminaires d?Ouvrage d?Art
(EPOA) ou Avant-Projet d?Ouvrage d?Art
(APOA) donnant lieu à DM, dont 3 pour
réparations de grands ouvrages existants,
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 45
? 4 Dossiers de Demande de Principe (DDP)
dont un concernant un ouvrage existant
pour «réparation innovante» donnant lieu
à DM, et deux avis sur un DDP pour des
passerelles sous maitrise d?ouvrage autre
que l?État,
? 9 Dossiers d?information faisant l?objet
d?observations.
En 2021, des opérations de contrôle sur site
ont porté spécialement sur la poursuite de la
reconstruction du Viaduc du Charmaix (A43), un
ouvrage d?art non courant en zone géotechnique
délicate, et dont les travaux avaient dû être
interrompus suite à la découverte de malfaçons en
2020, mais également sur le suivi de constructions
ou de réparations délicates ou innovantes de
grands ouvrages.
D?autres opérations moins importantes en
ouvrages d?art ont également fait l?objet d?audit.
Au total, 42 visites de contrôle sur ouvrages d?art
dans le cadre d?opérations de construction,
d?élargissement ou de réparations délicates ont
été réalisées au cours de l?année 2021.
Ces visites donnent lieu à des réserves et
observations formulées par écrit. Celles-ci font
l?objet d?échanges avec la société et donnent lieu
à des réserves à traiter soit au travers du Procès-
Verbal d?inspection travaux soit au travers de celui
d?inspection sécurité. Il est précisé si ces réserves
sont à traiter avant mise en service, ou après avec
d?un délai.
? Domaine dispositifs de retenue routiers
A l?occasion de déplacements pour le contrôle
des travaux prévu dans le cahier des charges
des concessions et dans la circulaire n°87-88,
une partie des dispositifs de retenue routiers est
inspectée visuellement afin de vérifier l?état de ces
équipements.
En 2021, une partie du TPC d?A52 a fait l?objet
d?un audit spécifique en-dehors des opérations de
construction et d?aménagement.
? Domaine environnement
En 2021, les opérations en travaux ont fait l?objet
d?inspections régulières sur la thématique
environnement. Il s?agit, avec le cas échéant l?appui
des directions territoriales géographiquement
compétentes du CEREMA, de vérifier le respect
des différents engagements pris en matière
d?environnement lors des études préalables
et des obligations réglementaires qui sont
imposées aux concessionnaires, en particulier
en matière de protection des espèces protégées
et de la ressource en eau. Ces inspections visent
notamment à vérifier que l?organisation mise en
place par les concessionnaires sur la thématique
environnement est suffisante pour permettre
le respect des objectifs assignés aux différentes
opérations. Elles permettent également de
s?assurer que les travaux sont menés dans les règles
de l?art et que les nuisances induites par les travaux
sont réduites au strict minimum.
Dans le cadre des contrats de plan en cours,
les opérations routières s?accompagnent
systématiquement d?aménagements en faveur
de l?environnement. Ces aménagements
s?inscrivent dans les engagements pris par l?État
ou le concessionnaire lors des procédures qui
précèdent la déclaration d?utilité publique (ou
de projet) de l?opération. Des prescriptions
imposées par les arrêtés pris en application du
code de l?environnement (protection des espèces
protégées et de la ressource en eau, protections
contre le bruit) viennent par la suite compléter
ces engagements. Avec l?appui des directions
territoriales du CEREMA concernées, la sous-
direction FCA s?assure que l?ensemble de ces
engagements et obligations sont pris en compte
dans les études menées par les concessionnaires, en
particulier au stade de l?avant-projet autoroutier.
Les contrats de plan en cours prévoient par
ailleurs la réalisation d?opérations spécifiques,
l?objectif principal étant de réduire l?impact
sur l?environnement de sections autoroutières
«anciennes» réalisées à des époques ou la prise
en compte de l?environnement était moindre
(notamment d?un point de vue réglementaire).
Outre des « écoponts » qui ont souvent un
caractère emblématique, les contrats de plans
prévoient également la réalisation:
? D?ouvrages plus modestes de
rétablissement de la coupure écologique
créée par l?autoroute de type «écoduc»
pour la petite faune qui sont tout aussi
efficaces pour certaines espèces;
? D?aménagements pour protéger la
ressource en eau;
? De protections acoustiques pour améliorer
le cadre de vie des riverains de l?autoroute.
Sur la base d?études menées par les
concessionnaires, et en lien avec les services locaux
de l?État, la sous-direction FCA vérifie la pertinence
des aménagements proposés préalablement à
leur mise en oeuvre. Cette vérification passe par
l?instruction des dossiers d?information ou des
dossiers de demande de principe présentés par les
concessionnaires.
La mise en oeuvre des aménagements
environnementaux du plan d?investissement
autoroutier, conclu en 2018, se poursuit et la
totalité des travaux sont engagés pour des mises
en service à l?horizon 2023.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art46
? Domaine chaussées et ouvrages en terre
Le contrôle des travaux est prévu dans le cahier des
charges des concessions et dans la circulaire n°87-
88. Il consiste, à l?issue de l?examen des dossiers
d?avant-projet autoroutier (APA) et des visites de
chantier:
? à identifier les points sensibles du projet
propres à sa nature, son environnement et
aux choix techniques, et les risques de non-
conformité aux spécifications (ex: zones
inondables ou compressibles, traitement
des matériaux du site, renforcement des
chaussées existantes,?),
? à vérifier le respect des règlements et
décisions afin d?évaluer la qualité de
la réalisation (ex: dimensionnement,
agréments et formulations,?),
? à vérifier la conformité de l?ouvrage
garantissant confort et sécurité aux usagers
(ex: uni longitudinal, adhérence, stabilité
des talus,?).
21 jours de visites de contrôle sur des projets de
construction ont été réalisées au cours de l?année
2021 par FCA sur les thématiques chaussées et
terrassements. Le CEREMA, qui est régulièrement
mobilisé pour assister la sous-direction FCA dans
ses missions de contrôle, apporte son expertise
et sa connaissance du contexte local lors des
opérations de contrôle.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 47
6.3.2. Principales mises en services
réalisées en 2021
? A85: Viaduc de la Roumer (COFIROUTE)
? Doublement de l?autoroute A85
au droit du viaduc.
? Mise en service: 7 avril
? A11: Diffuseur de Connerre-Beille (COFIROUTE)
? Mise en service: 26 avril
? A41: Annecy Nord ? Saint-Martin-Bellevue
? Élargissement de l?autoroute A41 à 2x3 voies,
sur 6 km
? Mise en service: 30 juin
? A79: Montmarault / Sazeret (APRR)
? Création de l?autoroute A79 à 2x2 voies,
entre Montmarault et Sazeret, sur 3,9 km.
? Mise en service: 3 août
? A75: Clermont-Ferrand / Le Crest (APRR)
? Élargissement de l?autoroute A75 à 2x3 voies,
entre Clermont-Ferrand et Le Crest, sur 11 km.
? Mise en service: 1er octobre
? A355: Contournement Ouest de Strasbourg
(ARCOS + SANEF)
? Section neuve à 2x2 voies de 26 km
? Mise en service: 17 décembre
? A85
? A355
? A75
? A71
? A355
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art48
Focus
Déconvenues géotechniques sur l?élargissement d?A13 à Pont-L?Evêque
L?opération conduite dans le cadre du Plan de Relance Autoroutier (PRA, publication au Journal Officiel le
23 août 2015 du décret validant le 10ème avenant à la concession SAPN) consiste en la mise à 2 x 3 voies de
l?autoroute A 13 entre le noeud A13 / A132 de Pont-l?Évêque (PR 181 300) et le diffuseur n 30 de Dozulé (PR 203
000) soit un élargissement proprement dit de 21,7 km de section courante.
Les travaux ont eu lieu de janvier 2017 à février 2022 (Inspection Sécurité du 10/02/2022) durant lesquels
un nombre inhabituel d?aléas géotechniques sont survenus. La nature argileuse des sols et les très importantes
précipitations durant des phases de mise en oeuvre ont accéléré des phénomènes existants auxquels les équipes
travaux ont dû faire face. Le chantier ayant accumulé des retards importants impactant le délai contractuel, le
maître d?ouvrage a fait le choix de prioriser la mise en service de la section courante en déployant des solutions
de sécurisation des abords et de mettre en oeuvre les confortements définitifs dans un second temps. Voici les
trois désordres les plus marquants :
? Glissement du DBT24-2 PR 196+830 stabilisé en palplanches :
Un premier glissement à eu lieu en juillet
2019. Suite à des investigations (puits à la
pelle de 3 m de profondeur) relevant de
la mission G3 (EXE au sens de la NF P 94
500), un autre glissement s?est déclenché
en octobre 2019 plus à l?est sur le même
ouvrage élémentaire avec une rupture
importante de la crête de talus supportant
une voie communale.
Suivant les recommandations du
«Guide Technique pour la stabilisation des
glissements du LCPC ? 1998», la solution retenue a consisté à réaliser un écran de soutènement à l?arrière de la
dernière structure indispensable aux travaux de chaussée autoroutière, à savoir le drain des eaux internes. La
solution par substitution classique par un masque, au vu de l?instabilité précaire du talus lors des phases provisoires
semblait compromise. C?est donc un confortement mixte par clouage / placage granulaire qui a été mis en oeuvre.
Le contrôle du concédant a consisté à valider les notes de dimensionnement de la mission G2-PRO pour les
solutions de conforment provisoires et définitives.
? Glissement du déblai en sens 1 au PR 192 :
Un glissement important a eu lieu entre l?inspection travaux du 9
avril 2021 et l?inspection sécurité du 10 février 2022. La mise en oeuvre
de la couche de roulement définitive ayant déjà eu lieu, le maître
d?ouvrage a choisi pour préserver les chaussées neuves de réaliser
une bêche de pied provisoire et busée en matériaux granulaires. Le
concédant veille par l?inscription d?une réserve à l?IS à la réalisation du
confortement lourd par un masque drainant qui aura lieu à l?été 2022.
? Cavité sous le bassin BR 188 :
A la suite de l?apparition de quatre fontis en fond de bassin
du BR 188, le CEREMA a établi, en septembre 2020, un rapport de
diagnostic. Ce dernier conclut que le phénomène à l?origine des
désordres correspond à un soutirage de la matrice sablo-limoneuse
des «argiles à silex» par les eaux météoriques rejoignant l?aquifère
principal constitué par le karst de la craie, créant ainsi des «entonnoirs
d?absorption».
Après une phase de surveillance topographique de l?évolution des
fontis, une campagne de traitement par sondages et injection de 320
points en fond de bassin a été mise en en oeuvre à l?été 2021.
Rupture de crête et rideau de palplanches en cours
de battage ? 31/03/2021 ? B. Velty
Glissement stabilisé durant l?inspection sécurité
? 26/01/2022 ? B. Velty
Fontis sur le BR 188 ? 31/03/2021 ? B. Velty
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 49
6.3.3. Contrôle lié à la conservation du patrimoine
A défaut d?un entretien soigné et régulier, le
patrimoine se détériore sous l?action du trafic ou des
agressions naturelles. La rénovation et le renouvellement
de ce patrimoine se planifie à l?avance et requiert des
travaux s?étalant parfois sur plusieurs années, dont les
concessionnaires ont la responsabilité.
En amont de la fin des concessions, l?action du
concédant en matière de contrôle du patrimoine et de
politique d?entretien doit donc s?intensifier afin d?éviter
qu?un sous-investissement ne se traduise en dégradation
du patrimoine en fin de contrat. Depuis plusieurs
années, l?État concédant élabore une stratégie et un
plan d?action pour structurer et renforcer l?efficacité de
son intervention dans le domaine.
Trois chantiers préliminaires ont été engagés par la
sous-direction:
? Dresser un inventaire du patrimoine autoroutier
concédé;
? Définir des outils et des méthodes permettant
de connaître, de contrôler et de suivre l?état
fonctionnel du patrimoine;
? Établir le «bon état» cible de ce patrimoine, en
vue de la préparation de la fin des concessions.
Plusieurs actions ont été engagées à partir de ces
trois axes de travail.
Ainsi, la délimitation du domaine public autoroutier
concédé est mise sous contrôle et a continué d?avancer
particulièrement cette année. Cette procédure permet
l?identification précise des espaces relevant de la
responsabilité des sociétés concessionnaires, donc
de leurs charges d?entretien et de maintenance, et de
façon plus générale à la définition précise du domaine
public de l?État.
Sur les 3 667 communes traversées par une
autoroute concédée, 3 612 font l?objet d?une
délimitation approuvée, dont 6 nouvelles communes
en 2021, portant le taux de «communes délimitées» à
98,5 %. En parallèle, le travail s?oriente de plus en plus
vers la préparation et l?approbation de délimitations
modificatives pour prendre en compte de nouveaux
aménagements sur le réseau. 115 nouvelles délimitations
de ce type ont été approuvées en 2021.
Un travail particulier relatif à la remise des ouvrages
d?art surplombant le réseau autoroutier concédé, enjeu
important en matière patrimoniale car permettant
d?identifier «qui fait quoi» en matière d?entretien des
ponts, a été initié en 2016. En 2020, pour les sociétés
autoroutières historiques, ce travail continu a permis
de formaliser des conventions entre les sociétés
concessionnaires et les collectivités locales concernées
pour environ 72 % des ouvrages d?art. Des engagements
ont par ailleurs été pris par toutes les sociétés en matière
de planning de résorption de ce manquement. Pour les
sociétés concessionnaires récentes, les conventions de
gestion existent.
Le bilan de la remise des rétablissements de
communications (voies latérales) est globalement
satisfaisant (près de 77%): COFIROUTE (100%), d?APRR
(97%), d?AREA (97%), d?ESCOTA (96%), d?ATMB (91%), de
SFTRF (près de 80%), de SAPN (75%), de SANEF (48%),
d?ASF (68%), d?Atlandes (25%) et des autres sociétés
(100% pour Adelac, Albea, Alicorne, Aliénor, Alis, Arcour,
CCISE, CEVM).
L?action de contrôle se structure ensuite par type de
biens composant le patrimoine. Des chargés de domaine
suivent l?état des bâtiments, des tunnels, des ouvrages
d?art, des chaussées et ouvrages en terre et s?assurent
de la prise en compte des mesures environnementales.
Au titre de la définition du bon état d?entretien,
l?autorité concédante a initié un audit de fin de
concession dès 2019 sur les concessions d?ouvrages d?art
de Tancarville et Normandie dont la fin de concession
initiale était programmée en mai 2027. Un ensemble de
diagnostics a été établi et réalisé par la CCIT-SE (chambre
de commerce et d?industrie territoriale Seine Estuaire,
concessionnaire des deux ponts) de manière à évaluer la
nature des travaux à effectuer d?ici la fin de concession,
leur planification et leur coût. Ce programme a été arrêté
en 2020. Au final, l?enveloppe des travaux est estimée à
84 M¤ TTC pour la concession du pont de Tancarville
et 55 M¤ TTC pour celle du pont de Normandie, soit
environ 140 M¤ TTC. L?ordonnancement des travaux
principaux d?ici la fin de concession a également été
planifié.
6.3.3.a. Les bâtiments
En 2021, la mise à jour annuelle a été effectuée
par l?ensemble des sociétés.
L?inventaire des panneaux photovoltaïques sur
bâtiments (ou pas) ont été rajouté sur le tableau
existant.
Les chiffres clés 2021 sont:
? 6766 bâtiments dont 2500 de plus de 30
ans,
? 1 262 597 m² de surface des bâtiments,
? la valeur estimée est d?environ 1,8 Md¤ pour
tous les bâtiments (en valeur 2021 sur la
base d?un prix de référence au m² pour les
bâtiments tertiaires et pour les logements) .
La répartition des bâtiments (par sociétés,
utilisation, région et risques naturels) ainsi que leur
localisation figurent en annexe au présent rapport.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art50
6.3.3.b. Les tunnels
Dans le domaine des tunnels, la sous-direction
FCA contrôle la gestion et l?entretien des tunnels en
service. Cette action est conduite en coopération
avec le Centre d?études techniques des tunnels
(CETU). Le réseau concédé comporte 53 tunnels
de plus de 300 mètres hors tunnels binationaux
(voir annexe 12).
Le contrôle exercé sur les tunnels s?effectue de
manière continue:
? lors des déplacements,
? par réception des «fiches incidents» du
CETU,
? lors des visites thématiques (accessibilité,
signalisation, etc.) qui permettent de
contrôler de manière inopinée et par
échantillon les équipements du tunnel,
? lors des exercices.
Des visites spécifiques ont lieu à la mise en
service de nouveaux tunnels. Elles ont pour
objectifs de s?assurer:
? du respect du cahier des charges,
? du fonctionnement des équipements par
réalisation de tests.
6.3.3.c. Les ouvrages d?art
L?effondrement du pont Morandi, un pont
autoroutier d?environ 1102 m de long, à Gênes en
Italie, le 14 août 2018 reste encore très récent dans
les mémoires de chacun en raison du bilan humain
de cette catastrophe (43 morts et 16 blessés). Cet
événement retentit encore médiatiquement en
France à l?occasion d?ouvrages mis sous restriction
de circulation, voire d?effondrement comme le
pont de Mirepoix-sur-Tarn le 18 novembre 2019.
Ces accidents ont rappelé l?importance de la
gestion de nos infrastructures au regard des enjeux
de sécurité des usagers et de développement des
territoires.
Afin d?évaluer les modalités de surveillance
et d?entretien des ponts gérés par l?État et
les collectivités territoriales, la commission
d?aménagement du territoire et du développement
durable du Sénat a créé, le 3 octobre 2018, une
mission d?information dédiée à la sécurité des
ponts. Les rapporteurs ont auditionné quelques
représentants des sociétés concessionnaires
ainsi que la sous-direction en charge du contrôle
de la gestion des ouvrages d?art. La commission
sénatoriale a publié son rapport d?information le
26 juin 2019. Ce rapport conclut pour le réseau
concédé que « la situation du patrimoine du
réseau national concédé, géré par les sociétés
concessionnaires d?autoroutes, est meilleure
que celle du réseau non concédé ». Elle précise
néanmoins que, « bien que l?État s?assure que
les procédures de surveillance et d?entretien des
ouvrages d?art ont bien été appliquées par les
concessionnaires, le fait que ces derniers déclarent
eux-mêmes les indicateurs de performance pose
question. Dans d?autres pays, le concessionnaire
est tenu de recourir à une tierce partie pour noter
l?état du patrimoine dont il a la gestion ». Cette
observation est en accord avec la recommandation
déjà formulée par l?autorité concédante de mettre
en place un contrôle extérieur des inspections
détaillées des ouvrages d?art, principe qu?une
majorité de sociétés a déjà mis en place.
Plus précisément, les sociétés concessionnaires
doivent assurer contractuellement plusieurs
actions de suivi et de gestion de leurs ouvrages
d?art:
? redéfinir précisément l?assiette de la
concession en excluant les terrains qui ne
sont plus utiles à l?exploitation une fois les
travaux achevés;
? lorsqu?elles réalisent des ouvrages pour des
tiers, les sociétés assurent la remise des
ouvrages achevés à l?exploitant;
? les sociétés doivent systématiquement
établir un dossier de récolement à l?issue
de toute phase de chantier;
? enfin, les sociétés mettent en place des
politiques de maintenance qui visent à
assurer la portance des ouvrages d?art tout
au long de leur durée de vie.
Ensuite, conformément à leur cahier des
charges, les sociétés d?autoroutes doivent
entretenir les ouvrages en bon état pour assurer
la continuité de la circulation dans de bonnes
conditions de sécurité et de commodité.
Cet état est assuré par une surveillance visuelle
périodique (méthodologie ITSEOA ? Instruction
Technique pour la Surveillance et l?Entretien des
Ouvrages d?Art) et quantifié par une cotation IQOA
(Indice Qualité Ouvrages d?Art) selon les classes
suivantes échelonnées de 1 à 3U:
? 1: bon état apparent, avec possibles
désordres sans gravité traitable par
entretien courant;
? 2: structure porteuse en bon état apparent
ou présentant des défauts mineurs sans
gravité ou caractère d?urgence à être
éliminés. Les équipements ou protections
présentent des dégradations qui nécessite
un entretien spécialisé sans caractère
d?urgence;
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 51
? 2E: même cas que le précédent, avec
une notion de risque d?évolution rapide
des dégradations d?équipement ou de
protection qui auraient pour conséquence
des désordres de structure à moyen terme
et nécessiteraient des réparations plus
lourdes et donc plus coûteuses;
? 3: la structure porteuse est atteinte,
sans nécessiter de travaux de réparation
urgents;
? 3U: la structure porteuse est atteinte,
apparemment de façon préoccupante et
nécessite des travaux de réparation a priori
urgents.
Une classe supplémentaire notée « NE »
concerne les ouvrages dont l?état est « non-
évalué», souvent en raison de difficultés d?accès,
comme des ouvrages franchissant des voies SNCF
en exploitation.
Concernant les ouvrages d?art du RRN
concédé, aucun grand ouvrage est coté IQOA 3U.
10 grands ouvrages d?art ont une cotation IQOA 3
au 31/12/2021:
? le viaduc de pont d?Ouches sur autoroute
A6,
? les deux viaducs de la Durance sur
autoroute A7,
? les viaducs d?Oissel et de Guerville sur
autoroute A13,
? le viaduc d?Echinghen sur autoroute A16,
? le viaduc de la Rauze sur autoroute A20,
? le viaduc de l?Elle sur autoroute A89,
? le pont de Tancarville sur RN182,
? le viaduc de la Bresle sur autoroute A29.
Pour ces ouvrages, des études de réparation
ont été réalisées et des travaux de réhabilitation
sont en cours ou programmés dès 2022. Fin 2021,
pour l?ensemble du réseau concédé, les ouvrages
présentant des désordres structurels représentent
2% du parc (en nombre), chiffre en baisse régulière
depuis 2010. Cependant, 24,1% nécessitent un
entretien spécialisé à court terme pour prévenir
des désordres de structure.
Le tableau et diagramme suivants représentent
l?évolution et l?état général des ouvrages d?art de
l?ensemble du réseau concédé depuis 2010, soit
environ 12 100 ouvrages d?art. Cela représente
environ 8 175 000 m². L?âge moyen de ces ouvrages
est de l?ordre de 34 ans.
IQOA
(% en nombre) 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
1 12,7% 11,8% 11,0% 10,4% 10,3% 9,8% 8,9% 8,7% 8,3% 7,3% 6,4% 5,0%
2 57,8% 59,7% 60,0% 60,5% 62,1% 63,6% 64,1% 64,4% 64,9% 65,2% 65,4% 67,9%
2E 23,1% 22,4% 23,7% 23,9% 23,3% 22,8% 23,7% 24,3% 24,2% 24,9% 24,9% 24,1%
3 4,0% 3,6% 3,3% 2,7% 2,8% 2,4% 2,3% 2,1% 2,0% 2,0% 2,2% 2,0%
3U 0,6% 0,6% 0,4% 0,2% 0,1% 0,2% 0,1% 0,1% 0,1% 0,0% 0,1% 0,1%
NE 1,8% 2,0% 1,6% 2,4% 1,3% 1,3% 0,8% 0,4% 0,5% 0,7% 1,0% 0,9%
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art52
Concernant les budgets consacrés à l?entretien des ouvrages d?art, le tableau suivant permet d?apprécier les
moyens mis en oeuvre pour l?entretien et la maintenance des ouvrages d?art sur l?ensemble du réseau routier national
concédé (en M¤ courants), moyens qui illustrent leur accroissement sensible, de l?ordre du doublement en 10 ans.
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Entretien
OA (M¤) 53,9 63,8 75,7 79,2 87,7 89,3 77,8 81,7 89,3 110,6 113,6 139,9
Le contrôle exercé par le bureau FCA4 sur l?état
d?entretien et de maintenance des ouvrages d?art
s?opère selon plusieurs processus successifs et de
profondeur de champ croissante:
? de façon continue, lors de visites non
formalisées du réseau, notamment lors des
déplacements des équipes,
? chaque année, par l?examen de l?indicateur
«surfaces d?ouvrages de classe IQOA
3-3U» relatif aux ouvrages requérant des
réparations de leurs structures,
? lors d?audits biennaux dans le cadre de
procédures organisés avec chaque société,
qui consistent à auditer sur pièce le respect
par les concessionnaires des procédures
qu?ils doivent appliquer,
? lors de réunions thématiques spécifiques
comme sur le gonflement différé des
bétons de structures, le suivi des ouvrages
d?art métalliques, les tassements miniers?,
? de façon approfondie, lors d?audits
de terrain, par l?examen de tronçons
de plusieurs centaines de kilomètres
d?autoroutes.
En 2021, le bureau FCA4 a ainsi procédé de
multiples déplacements auprès des sociétés
concessionnaires dans leurs bureaux ou sur
ouvrages afin d?auditer leur patrimoine ouvrages
d?art ou structures au sens large, notamment sur
les réseaux suivants : ASF, COFIROUTE, ESCOTA,
APRR/AREA, SANEF/SAPN, ATMB, CEVM.
Ces revues englobent:
? la politique de surveillance mise en place
par chaque société,
? l?inventaire des patrimoines (ouvrages d?art,
murs de soutènement, tunnels, auvents
de gare de péage et PPHM - portiques,
potences et hauts-mâts),
? l?avancement des remises d?ouvrages aux
autres gestionnaires, conformément à la
règlementation en vigueur
? l?inventaire des dossiers d?ouvrages,
? le respect des indicateurs de
fonctionnalités, d?état et de sécurité des
ouvrages,
? les programmes de surveillance renforcée
de structures,
? les programmes de renforcement en cours
et à venir,
? le suivi des observations des audits
antérieurs.
Dans la perspective de la fin de concessions,
ces bilans sont essentiels et constituent une feuille
de route permettant d?avoir une image précise du
patrimoine, de son état et de définir les points
de contrôle, de vigilance ou de méthodologie à
mettre en place en amont.
En particulier, l?année 2021 a été une année
importante sur la poursuite des diagnostics menés
sur l?ensemble des ouvrages de la concession
de la CCITSE en charge de la gestion des Ponts
de Normandie et Tancarville dont les fins de
concession sont prévues en 2031. Le programme
de travaux arrêté en 2020 a été estimé à 84 M¤
TTC pour la concession du pont de Tancarville et
55 M¤ TTC pour celle du pont de Normandie, soit
environ 140 M¤ TTC pour la CCITSE.
Les diagnostics réalisés en 2021 avaient pour
objectif de définir précisément les travaux à
réaliser dans les prochaines années pour maintenir
les ouvrages en bon état.
Enfin, au cours de l?année 2021, un grand
nombre d?actions de contrôle a été conduit : le
chantier de reconstruction du viaduc du Charmaix
(A43 - SFTRF), des contributions aux comités
d?experts du PI661 (A7 sur RN7 ? ASF), des viaducs
du Boulonnais (A16 - SANEF) et des viaducs sur
le canal de Bourgogne (A36 - APRR) et du Pont
d?Ouches (A6 ? APRR).
6.3.3.d. Chaussées et ouvrages en terre
? Observatoire des chaussées
La sous-direction FCA exerce un rôle
d?observatoire de l?entretien des chaussées, en
recueillant auprès des sociétés des données
relatives aux travaux d?entretien effectués en cours
d?année.
En compléments des informations transmises
par les sociétés, des réunions d?échanges sur
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 53
les travaux réalisés et les politiques d?entretien
chaussées sont organisées annuellement par
concédant. Ces échanges permettent de vérifier
la qualité des données transmises et d?assurer une
veille sur l?évolution des techniques et l?entretien
du réseau (technique, âge des couches de
roulement, fréquence d?entretien).
Le renouvellement des couches de roulement
permet de maintenir le niveau de service de la
chaussée. L?histogramme suivant présente les
taux de renouvellement de l?année 2021 sur le
RRN-C sur les SCA historiques et les petites SCA
ayant entrepris une phase de GER cette année.
On observe ainsi que par leurs tailles réduites, ces
dernières renouvellent des parts plus importantes
de réseau tous les 10-13 ans tandis que les plus
grands réseaux peuvent lisser leurs investissements.
À noter que pour ces dernières les taux peuvent
varier d?une année sur l?autre en fonction des
cycles d?entretien.
? IQRA surface
Les niveaux de performance et de service des chaussées du réseau autoroutier concédé sont suivis par l?État
concédant au moyen de l?indicateur IQRA Surface contractualisé avec les sociétés concessionnaires. Ils reflètent le
niveau de service de la chaussée, en termes de confort (déformations) et de sécurité (adhérence), en section courante
de l?autoroute (mesures réalisées sur la voie de droite de l?autoroute).
L?analyse de la répartition des notes permet d?apprécier la part du réseau présentant un bon (note égale à 3)
et un très bon état de surface (notes égale à 4), et d?autre part le % du réseau présentant des états plus ou moins
«dégradés» (note ? 2).
L?indicateur IQRA Surface est assorti d?objectifs de performance définis dans la plupart des cas comme suit:
? Objectif n°1: au moins 90% des notes ? 3
? Objectif n°2: au moins 95% des notes ? 2
Le graphique ci-dessous présente l?évolution des états de surface des chaussées sur le réseau concédé entre 2012 et
2020. L?indicateur ici calculé est un indicateur moyen basé sur les indicateurs IQRA surface des sociétés ASF, ESCOTA,
APRR, AREA, COFIROUTE, SANEF, SAPN, ATMB et SFTRF. Les méthodes de calcul de l?indicateur IQRA surface sont
sensiblement différentes pour SANEF et COFIROUTE, ce que ne prend pas en compte cette représentation.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art54
Les niveaux de performance de surface se stabilisent depuis 2018 avec une proporition de notes inférieures ou
égales à 2 contenue en deçà de 8%. En 2021, toutes les SCA atteignent leur objectif 2 limitant la part de notes 0 et 1
les plus préjudiciables pour la sécurité des usagers. L?atteinte de l?objectif 1 limitant en plus la part de notes 2 n?est pas
assurée par une SCA historique en 2021.
Les études sont engagées en 2020 afin de faire évoluer l?indicateur IQRA surface. L?objectif est d?harmoniser les
méthodes de mesure, en particulier de l?adhérence et de mieux prendre en compte le comportement de certaines
techniques de couche de roulement.
? ISTRU
L?Etat concédant est également vigilant, dans la perspective des fins de concessions, à maintenir le haut niveau
de performance des chaussées du réseau concédé. Ainsi, en vue d?une contractualisation, le concédant et les SCA
historiques (92% du réseau) ont expérimenté entre 2019 et 2021 un indicateur de qualité structurelle appelé ISTRU,
élaboré par le CEREMA en 2017 sur la base d?un relevé de dégradations et de déformations. Les résultats sont les
suivants:
On observe que moins de 15% du réseau est selon cet indicateur dans un état structurel moyen à médiocre et que
moins de 1% a besoin d?un entretien structurel lourd ce qui est cohérent avec les volumes de travaux de réhabilitation
pratiqués par les SCA jusqu?alors suivis par l?indicateur IQRA structure. Ce nouvel indicateur, plus proche de l?état
réel du patrimoine, permettra, en complément des actions d?audit, de s?assurer du maintien des investissements
d?entretien jusqu?à la fin de la concession.
? Contrôle patrimoine du GER de la société CEVM
La société CEVM exploite le viaduc de Millau (2460 m, mise en service en décembre 2004), ses extrémités (~500 m
chacune) et son système de péage (barrière pleine voie de Saint-Germain) sur l?autoroute A75 séparé du viaduc par
une section de 4km gérée par la DIRMC et l?aire bidirectionnelle du viaduc construite en 2017 (2ème avenant) sur sa
rive nord.
La chaussée du viaduc est constituée d?un BBSG Orthoprène®, une formulation spécifique Eiffage créée pour le
chantier sur 6cm de 2004 directement mis en oeuvre sur le complexe d?étanchéité du tablier métallique et des dalles
orthotropes.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 55
Initialement dimensionnée pour 15 ans (2019), cette structure s?est bien comportée sans désordre notable si ce
n?est une fissuration longitudinale en bande de roulement. Arrivé à son âge de dimensionnement et en «anticipant» le
risque de perte d?élasticité des bitumes donc de fissuration, un dialogue compétitif a été mené par le concessionnaire
en 2021 pour effectuer un diagnostic différentiel et proposer une formulation adaptée.
En parallèle, un programme de remise en peinture anticorrosion des longrines (en rive) nécessitant une probable
intervention sur l?étanchéité de rive fait l?objet d?un appel d?offres conjoint. L?interaction forte des deux chantiers ont
amené la société à privilégier une solution de fraisage partiel de la couche de roulement n?impactant pas l?étanchéité
des rives. Les photos suivantes font en effet apparaitre l?enjeu de remise en peinture des longrines et la problématique
du bourrelet d?étanchéité de la longrine noyé dans les enrobés.
Joint de dilatation sud, A75 sens 2 PR 222+400 Millau (12),
26/10/2020, B. Velty
Maquette taille réelle des encorbellements, les zones en noir sont
recouvertes d?enrobés sur le vrai viaduc) aire du viaduc de Millau (12),
26/10/2020, B. Velty
6.3.4. Environnement
La démarche d?audit sur la thématique environnement, lancée en 2017, s?est poursuivie en 2021 par l?audit de la
section de l?autoroute A19 concédée à la société ARCOUR. L?objectif étant de vérifier que cette partie du patrimoine
(bassins, clôtures, aménagements spécifiques...) est maintenue en bon état conformément aux obligations des
concessionnaires.
La conclusion de cet audit confirme la pertinence de l?exercice dans la mesure où ont été identifiés des écarts par
rapport à l?obligation de «bon état permanent» du concessionnaire. Outre les mesures correctives apportées aux
écarts issus de ces audits, l?autorité concédante demande aux sociétés d?intégrer dans leurs politiques d?entretien les
enseignements de ces audits.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art56
6.4. Suivre l?exécution et l?équilibre économique des concessions et
préparer les négociations à venir
6.4.1. Contrôle de la transmission des informations
relatives à l?exécution des contrats
En application des articles 20 et 35 du cahier des
charges type annexé aux contrats de concession, les
sociétés concessionnaires transmettent à l?État des
informations relatives à leurs activités, aux trafics
constatés, ainsi qu?un ensemble de données comptables
et financières (bilans et comptes annuels, étude
financière prévisionnelle sur l?équilibre comptable et
financier de la concession, comptes sociaux et leurs
annexes, comptes consolidés et leurs annexes, rapport
d?activité, compte-rendu d?exécution, programme
d?investissements à réaliser dans les cinq années à venir).
Le concédant peut, en outre, demander à la société
concessionnaire toute information complémentaire sur
le compte rendu de l?exécution de la concession.
Par ailleurs, la société concessionnaire communique
deux fois par an au ministre chargé de l?économie,
au ministre chargé du budget et au ministre chargé
de la voirie nationale, un rapport comprenant l?état
d?avancement des liaisons nouvelles et des opérations
d?élargissement et indiquant le calendrier d?exécution
et l?échéancier financier de chaque opération en projet
et en construction. Le concédant est tenu de préserver
la confidentialité de ces informations.
Grâce à ces informations, le concédant veille à
la bonne exécution du contrat de concession et au
respect des obligations de service public par la société
concessionnaire.
En 2021, la sous-direction FCA a ainsi procédé à
l?examen de l?ensemble des documents transmis par
les concessionnaires, s?est assurée de leur complétude
et de leur exhaustivité. Elle a procédé à l?analyse des
données transmises, afin, notamment, de constituer
des données consolidées qui donnent à l?État une vision
d?ensemble du secteur d?activité. L?annexe 12 rend
compte de l?économie générale du secteur.
Ce travail d?information est renforcé depuis
l?intervention de l?ART. L?Autorité collecte chaque année
auprès des sociétés concessionnaires un ensemble
d?informations relatives à leur situation financière et à
l?état du secteur en vue de produire une synthèse de
leurs comptes et un rapport sur le taux de rentabilité
interne des concessions.
6.4.2. Le contrôle financier des concessions
La sous-direction FCA effectue régulièrement
des contrôles financiers prévus par certains articles
des cahiers des charges annexés aux conventions de
concession.
En application de l?article 7, la sous-direction
évalue ? tous les cinq ans et société par société ?
d?éventuels indus financiers générés par le retard qui
serait survenu dans l?exécution de travaux prévus et
compensés au titre de précédents contrats de plan.
Cet indu est généré par le décalage dans le temps entre
l?échéancier de dépenses initialement contractualisées
et l?échéancier réel des dépenses effectuées par la
société concessionnaire. La société concessionnaire est
alors redevable à l?État d?une compensation au titre de
l?avantage financier éventuel découlant de ce retard.
Le montant de cet indu est restitué par la société sous
forme de travaux supplémentaires directement mis à
sa charge. Ces clauses sont pérennisées pour chaque
nouvelle opération contractualisée.
En application de l?article 31 du cahier des charges
annexé aux conventions de concessions les plus
récentes, la sous-direction FCA est chargée de valider la
réévaluation des montants de garanties proposés par les
sociétés concessionnaires au titre de leurs obligations
contractuelles.
Ces garanties permettent notamment de s?assurer
que la société concessionnaire pourra faire face à ses
créances envers l?État durant les différentes phases
de vie de la concession. Lors des négociations du
plan d?investissement autoroutier, la sous-direction a
notamment demandé aux sociétés concessionnaires
des informations relatives aux charges d?entretien et de
renouvellement. L?État travaille à collecter et préciser
ses données, notamment en vue de la fin de vie des
concessions, pour vérifier le maintien en bon usage des
ouvrages.
Enfin, la sous-direction FCA étudie chaque année
les comptes sociaux et consolidés que les sociétés
concessionnaires sont tenues de lui fournir au titre de
l?article 35 de leur contrat de concession. L?étude de ces
comptes permet à l?État concédant de suivre l?équilibre
économique et financier des contrats et d?évaluer au
mieux, dans le cadre de la négociation de contrats
de plan, les compensations à accorder aux sociétés
concessionnaires au titre de la réalisation de travaux
supplémentaires. L?État concédant se sert par ailleurs
de ces données pour contrôler les investissements
effectués par les sociétés concessionnaires en matière
d?entretien du patrimoine. La politique financière
déclarée par les sociétés concessionnaires en matière
d?entretien du patrimoine peut alors être comparée aux
observations faites sur le terrain.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 57
Focus
Expérimentation de retraitements bas carbone de l?aire de Nangy (A40 ATMB)
La recherche d?alternatives bas carbone et renouvelables dans le domaine des chaussées agit sur les deux
composants principaux des enrobés hydrocarbonés : les granulats et les liants. Les premiers font l?objet de projets
de recherche ambitieux (cf. projet MURE ; Multi Recyclage des Enrobés) ou d?expérimentations à forts taux de
recyclage d?agrégats d?enrobés comme la planche « 100% recyclé » sur A10 ASF/Eurovia en 2018.
Les seconds connaissent ces dernières années des innovations sur l?emploi de liants bio-sourcés comme
l?enrobé Biophalt® d?Eiffage avec des liants hydrauliques (ciments, chaux, laitiers d?aciérie?) ne nécessitant pas
de chauffage lors de la mise en oeuvre ou encore de l?enrobage à froid avec de l?émulsion de bitume déjà utilisée
pour les couches d?accrochage.
La société ATMB a choisi en 2021 d?employer deux techniques bas carbone de la société COLAS pour
la rénovation de l?aire de Nangy sur l?A40. La première nommée NOVACOL® est un retraitement « en place »
des couches d?assise, c?est à dire ne nécessitant pas d?évacuer les couches fraisées, remises en oeuvre in situ
après enrobage à l?émulsion de bitume. Deux planches ont été mises en oeuvre pour tester deux épaisseurs de
retraitement.
Les deux planches de retraitement ont été recouvertes de la même couche de roulement à fort taux d?agrégats
d?enrobés recyclé. La solution COLAS s?appelle Bétoflex et intègre 70% d?agrégats d?enrobés.
Le concédant encourage l?expérimentation en s?assurant que les techniques mises en oeuvre offrent des niveaux
de service satisfaisants en vérifiant les protocoles de suivi mis en oeuvre par les sociétés. Dans le cas présent, :
? L?évolution de la rigidité de l?enrobé pendant la période de suivi, notamment à très court terme,
? La réapparition de fissures, et
? Le fluage et l?orniérage dans les zones de stationnement PL.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art58
PARTIE 7
Les négociations
des avenants aux
conventions de
concession
7.4.1. 18e avenant au contrat de concession d?ASF
Les services de l?Etat ont négocié avec la société
ASF un projet de dix-huitième avenant à son
contrat de concession en vue de l?intégration du
Contournement Ouest de Montpellier (COM) à l?assiette
de cette concession. Cette opération consiste en
un aménagement sur place à 2x2 voies et carrefours
dénivelés des routes métropolitaines (RM) 132, 132E2 et
612 permettant de relier efficacement les autoroutes
A750 et A709 et faisant office de rocade ouest de la
métropole montpelliéraine.
Cet avenant prévoit le financement de cette
opération par l?application d?une hausse tarifaire
complémentaire de 0,264% par an sur la période 2023-
2026. Le projet de modification du cahier des charges de
la société ayant une incidence sur les tarifs de péage dès
2023, il a été soumis pour avis à l?examen de l?Autorité
de régulation des transports.
L?avis ainsi rendu par l?ART le 28 octobre 2021 a été
pris en compte dans un sens favorable aux usagers,
notamment par l?ajustement des paramètres socio-
économiques.
À titre liminaire, l?ART a été saisie d?un avenant
permettant à l?Etat d?exercer des options afin de
permettre à l?Etat de définir ex post le périmètre de
réseau concerné par l?opération d?adossement. Compte
tenu de l?état des discussions avec les collectivités
locales, Il a finalement été choisi de ne retenir, pour
la saisine du Conseil d?Etat ultérieure à celle de l?ART,
que le scénario d?adossement total du projet de
contournement ouest de Montpellier, l?un des trois
scénarios sur lequel l?ART s?est prononcée.
Les recommandations de l?ART peuvent être classées
en 2 catégories:
? Celles qui relèvent de la définition de l?opération
et de son intégration dans la concession d?ASF;
? Celles qui concernent l?équilibre économique de
l?avenant.
Concernant la mise à péage du COM (§164 et
§142 à 149) : Les recommandations de l?ART n?ont pas
été prises en compte. Tout d?abord, la mise à péage
d?une infrastructure est, avant tout, une question
d?opportunité politique. Sur ce point, le concédant
réaffirme sa décision de ne pas soumettre à péage
l?usage du COM. L?absence d?acceptabilité locale pour
un péage sur un tel projet, pour lequel la mise à péage
n?a jamais été évoquée tout au long du processus de
concertation ayant mené à la déclaration d?utilité
publique, disqualifie un tel scénario. Dès lors, une
concession autonome est impossible. Au surplus, les
exemples évoqués par l?ART ne sont pas pertinents.
Concernant le périphérique de Lyon, le péage a été
abandonné sur la partie du périphérique lyonnais qui
venait remplacer le boulevard Laurent Bonnevay gratuit,
seule la partie offrant des fonctionnalités nouvelles et
un gain de temps majeur (en évitant le tunnel de croix
rousse et la traversée urbaine) est restée à péage. Le
Viaduc de Millau, qui ne porte pas de trafic domicile-
travail, n?est quant à lui pas comparable.
En tout état de cause, la mise à péage du COM
nécessiterait la redéfinition complète d?un projet dont les
caractéristiques principales, au premier rang desquelles
les trafics, seraient bouleversées par l?introduction d?un
péage, se traduisant par la reprise très en amont de la
concertation, de nouvelles études préalables et une
nouvelle déclaration d?utilité publique.
Concernant le périmètre d?adossement, le
condédants?est écarté de l?analyse du régulateur et a
soutenu la possibilité d?un adossement total du COM
pour les raisons suivantes:
? Le COM présente un caractère accessoire par
rapport à la concession d?ASF (0,1% du linéaire de
la concession; augmentation du Chiffre d?affaires
d?ASF résiduelle, de l?ordre de 1%)
? Le COM crée une continuité autoroutière entre
A750 et A709, et une part substantielle des
usagers du réseau ASF (A709 en l?occurrence)
emprunte également le COM (44% à 100% selon
les tronçons du COM)
Concernant les paramètres macro-économiques et
financiers de l?avenant, les recommandations de l?ART
ont été prises en compte selon les lignes suivantes,
permettant d?abaisser significativement la hausse
tarifaire de compensation. La baisse des coûts de
construction de 5%, la baisse des effets réseaux de -67%
et la baisse du TRI de 5,5% à 4,7%, conduit à une baisse
des hausses tarifaires de 15%. La compensation tarifaire
négociée avec ASF dans la version soumise au Conseil
d?Etat s?élève donc à 0,264%/an pendant 4 ans, contre
0,312%/an pendant 4 ans dans la version soumise à l?ART.
Par ailleurs, l?Etat et ASF ont introduit suite à
l?avis de l?ART une clause de partage du risque lié à
l?évolution du trafic, dans la mesure où les prévisions
de trafic à horizon court, moyen et long-termes étaient
particulièrement difficiles lors de la contractualisation
du COM, intervenue au milieu de la crise sanitaire.
Lors de la séance du 18 janvier 2022, la section des
travaux publics du Conseil d?Etat n?a apporté que de
légères modifications de forme sur la rédaction du
décret et a validé le projet d?avenant qui lui a été soumis
par le Gouvernement.
L?approbation de cet avenant est intervenue par
décret en Conseil d?Etat n°2022-81 du 28 janvier 2022.
Suite à un recours, le Conseil d?Etat statuant au
contentieux a annulé par sa décision du 27 janvier 2023
les dispositions tarifaires introduites par cet avenant
afin de compenser la réalisation du COM.
La Haute assemblée a considéré qu?en mettant
à la charge de l?ensemble des usagers du réseau
autoroutier concédé à la société ASF le financement des
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art60
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045083111
travaux de réalisation du COM dépourvu de péage, la
disposition tarifaire attaquée méconnaissait la règle de
proportionnalité entre le montant du tarif et la valeur
du service rendu. En revanche, le Conseil d?Etat n?a
pas remis en cause l?utilité publique de l?opération, ni
son adossement à la concession d?ASF, ni la gratuité du
contournement. Un travail conjoint entre le concédant
et ASF doit permettre de déterminer les modalités de
compensation tarifaire, en cohérence avec le jugement
tout en respectant l?acceptabilité du péage pour les
usagers locaux.
7.4.2. 12e Avenant au contrat de concession SAPN
L?Etat et le concessionnaire ont souhaité mettre en
place une refonte du système de péage des autoroutes
A13 et A14 en y implantant un dispositif de péage
en flux libre dans le cadre du le douzième avenant
à la convention passée entre l?Etat et la Société des
autoroutes Paris-Normandie (SAPN), concessionnaire
des axes A13 et A14 jusqu?en 2034.
Ce système de péage est dépourvu de barrière,
mais doté de portiques comportant des équipements
détectant les véhicules, notamment par une lecture de
plaque d?immatriculation, et permettant de percevoir
le péage. Des moyens de paiement adaptés seront
disponibles pour les usagers. Ce type de système existe
depuis de nombreuses années sur des autoroutes
urbaines aux États-Unis, au Canada, mais également
au Portugal, ainsi qu?au Royaume-Uni et au Chili mais
demeure limité à des entrées sur le réseau autoroutier
français à l?approche des agglomérations.
Sur un trajet Paris ? Caen, ce sont 5 barrières de
péages, nécessitant chacune un arrêt, qui seront ainsi
supprimées, l?ensemble des trajets payants, soit environ
270 000 passages par jour, bénéficiant du projet.
L?autoroute ainsi modernisée est plus attractive, plus
sécurisée pour les usagers et le personnel exploitant, et
génère des gains de temps estimés à environ 1 400 000
h/an. La suppression des barrières de péage réduit la
pollution lumineuse, les surfaces artificialisées, estimées
à 28 ha, les émissions polluantes, de par les économies
de carburant estimées à 9 500 000 l/an, conduisant à une
autoroute plus respectueuse de son environnement.
L?accord trouvé avec la société SAPN est
particulièrement innovant et associe à une hausse
tarifaire réduite et à la consommation des reliquats
disponibles sur le contrat, le versement d?une soulte
en fin de contrat. Cette soulte, contractualisée comme
un montant fixe de 55 M¤, correspond à la valeur nette
comptable en fin de contrat des aménagements et mises
à niveau du projet amortis sur une durée supérieure
à la durée résiduelle du contrat. Ce dispositif, validé
et recommandé par l?ART, permet de s?affranchir des
discontinuités liées au changement de concessionnaire
et de partager la charge d?investissement entre les
usagers actuels et les usagers futurs. L?accord comprend
également une clause de partage du risque de fraude,
prévoyant une restitution des gains et de compensation
des pertes, asymétrique en faveur de l?usager, via des
hausses ou baisses de tarif automatiques.
Cet avenant ayant des incidences sur la loi tarifaire
du contrat de concession a été soumis à l?ART qui a
émis un avis favorable le 29 juillet 2021 avec plusieurs
observations. Plus en détails:
? Rémunération du capital accordée au concessionnaire
L?Autorité estime que le TRI de 4,0% retenu dans le
cadre de l?avenant excède ce qui lui paraît raisonnable
au regard de l?existence d?une compensation par voie
de soulte. Le coût moyen pondéré du capital (CMPC)
est la valeur minimale en dessous de laquelle la société
concessionnaire n?investira pas dans l?opération. En
l?espèce, l?ART a estimé que le recours à un dispositif de
soulte réduisait les risques liés au trafic sur une partie de
l?investissement.
L?application de la méthode Frontier développée
par l?ART conduisait, dans les conditions de marché où
l?avenant a été convenu soit début 2021, pour la partie
soumise au risque trafic, à un CMPC normatif dont
la borne haute est fixée à 4,2%. L?ART considère par
ailleurs que le risque associé au financement par soulte
doit être rémunéré à 2,5%. Dans ces conditions, l?ART
estimait que le TRI aurait dû s?élever à 3,7%.
Toutes choses égales par ailleurs (trafic, inflation,
coûts d?opération, hypothèses de fraude), la hausse
tarifaire de compensation nécessaire pour un TRI limité
à 3,7% s?élève à 0,22% par an pendant 3 ans (versus
0,24% par an pendant 3 ans dans la version soumise à
l?ART). L?Etat a donc repris les discussions avec SAPN et
obtenu un accord sur ces bases.
? Prévisions de trafic prises en compte dans les
modélisations financières
L?ART préconise de retenir des prévisions de hausse
du trafic des véhicules légers (VL) à partir de 2023 de 1
%/an alors que le projet d?avenant a été bâti en prenant
en compte un taux de + 0,69 % / an. L?ART ne revient
pas en revanche sur les hypothèses de hausse du trafic
poids lourds, fixées dans l?avenant à partir de 2023 à +1,5
%/an. La croissance de trafic VL retenue de 0,69 %/an
rejoint l?hypothèse précédemment retenue pour le PIA
et se situe dans la fourchette haute des données issues
de l?AME et de l?AMS (scénario «officiels» de l?Etat sous-
tendant la stratégie nationale bas carbone). L?hypothèse
de croissance retenue pour le trafic PL de 1,5 %/an,
également reprise par référence au PIA, est également
plus élevée que la valeur obtenue via l?AMS.
Au total, les valeurs retenues sont plus élevées que
celles résultant de la stratégie définie par l?Etat lui-même
pour l?évolution des trafics routiers et témoignent ainsi
d?un conservatisme favorable aux usagers et d?une prise
de risque significative acceptée par le concessionnaire.
Il est à noter également que des infrastructures
ferroviaires structurantes telles que le RE E «Eole» sont
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 61
en cours de réalisation et qu?elles vont directement
concurrencer le trafic routier sur l?axe A13 et A14
entre Mantes et La Défense à court terme (mise en
service en 2024). La crise sanitaire Covid-19 ainsi que
les effets du changement climatique vont également
avoir un impact sur le niveau de trafic sur l?autoroute.
La crise Covid-19 a imposé aux entreprises d?adapter
leurs pratiques en mettant en place des mesures
de télétravail. Ces pratiques de télétravail seront
poursuivies pour beaucoup d?entre elles, selon les
analystes, à des fréquences d?une à deux journées par
semaine. Cela devrait conduire à des effets de baisse de
trafic, en particulier pour le trafic de l?A14 à destination
du quartier des affaires de La Défense. Ces effets n?ont
pas été pris en compte, au bénéfice des usagers.
? Sur la clause «tunnel» d?encadrement du risque de
fraude
L?ART estime qu?il conviendrait de privilégier la mise
en oeuvre d?une « clause de revoyure » permettant
d?ajuster la compensation y afférant en fonction des
paramètres observés, ou de revoir les paramètres du
dispositif prévu s?il était maintenu.
Elle suggère en particulier de revoir le seuil de
déclenchement de la clause de correction fixé à 10M¤
(pour une restitution d?une partie des sommes perçues
sous la forme d?une baisse de péage).
Le Gouvernement juge en premier lieu que le
dispositif prévu et décrit à l?annexe FL2 de l?avenant
permet au concédant de maîtriser les effets de l?avenant
sur l?équilibre économique du dispositif et comporte
une clause de revoyure qui permet une correction
«automatique» des tarifs permettant de revenir en
permanence autour de l?équilibre économique initial du
contrat pour assurer une absence de surcompensation.
Les paramètres de la clause sont supervisés
annuellement dans le cadre du reporting opéré à
l?occasion du rapport annuel d?exécution. Par ailleurs, le
concessionnaire communiquera au concédant un bilan
de l?accueil du déploiement du dispositif de péage en
flux libre par les usagers, et ce durant les trois premières
années suivant la mise en service effective du péage en
flux libre.
Le mécanisme de revoyure décrit au paragraphe
(h) de l?Annexe FL2 encadre l?évolution du coût
d?exploitation direct moyen de recouvrement par usager
ayant commis une infraction pour non-paiement du
péage. Ainsi en cas d?évolution substantielle constatée
l?année 3 d?exploitation du nouveau système, il est prévu
que l?autorité concédante et la société concessionnaire
s?accordent pour réévaluer, à la hausse ou à la baisse, le
coût d?exploitation direct moyen de recouvrement par
usager ayant commis une infraction pour non-paiement
du péage. Cette revoyure permettra de prendre en
compte, si nécessaire et le cas échéant, les évolutions
significatives liés à l?organisation de l?exploitation qui
perturberaient l?équilibre économique de l?avenant.
D?autre part, la réduction des seuils de déclenchement
des mécanismes de restitution ou de compensation
tarifaires augmenterait la probabilité d?une révision
à court terme des tarifs. Le Gouvernement souhaite
privilégier le transfert au concessionnaire du risque de
fraude, afin de garantir la stabilité des tarifs à court-
terme.
? Modification des articles 30 bis et 30 ter du cahier des
charges
Le projet de 12ème avenant modifie les articles 30
et 30 bis du cahier des charges de la concession SAPN,
relatifs respectivement aux sous-concessions pour des
installations à caractère annexe et aux installations de
télécommunications, et introduit un article 30 ter relatif
aux activités de production d?énergies renouvelables.
L?avenant introduit en particulier la faculté pour le
concessionnaire de conclure avec des tiers des contrats
d?exploitation emportant occupation du domaine
public dont la durée peut excéder le terme normal de la
concession ainsi que le permet l?article L.3132-3 du code
de la commande publique.
Si l?Autorité n?a pas contesté pas le bien-fondé de
ces nouvelles dispositions, elle a toutefois relevé que les
clauses introduites prévoient qu?en l?absence de décision
du ministre chargé de la voirie routière nationale dans
un délai de deux mois (pour les articles 30 bis et 30 ter),
celui-ci est réputé acquis et a fait observer que l?article
L.3132-3 du code de la commande publique stipule
qu?en de pareilles circonstances l?accord de l?autorité
concédante doit être exprimé de façon expresse.
Il a été tenu compte de cette observation de sorte
que les dispositions introduisant un accord tacite du
concédant ont été supprimées dans les articles 30 bis et
30 ter. L?article 30, qui prévoit pour sa part en amont de
la procédure d?agrément du code de la voirie routière
(R.122-43), un accord du concédant sur le dossier
de consultation des entreprises, est réputé ne pas
contredire les dispositions de l?article L.3132-3 du code
de la commande publique, dans la mesure l?agrément
considéré revêt un caractère exprès en vertu du II de
l?article R.122-43 précité.
Compte tenu des éléments exposés ci-avant, le
Gouvernement a donc fait évoluer le projet d?avenant
avant qu?il soit soumis au Conseil d?Etat pour lever la
réserve de l?ART quant au niveau de rémunération
accordé au concessionnaire, et pour tenir compte de la
remarque de l?ART concernant la conformité au code de
la commande publique des clauses des articles 30 bis
et 30 ter. L?approbation de cet avenant, qui n?a pas
soulevé de difficulté lors de son examen par la section
des travaux publics du Conseil d?Etat est intervenue par
décret n°2021-1726 du 21 décembre 2021.
7.4.3. Avenants au contrat de concession
d?ouvrages d?art des ponts de Normandie et
de Tancarville
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art62
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044538057
L?Etat a concédé à la Chambre de commerce et
d?industrie Seine Estuaire (CCISE) la construction et
l?exploitation des ponts de Tancarville et de Normandie
respectivement le 18 décembre 1950, pour une durée de
75 ans, et le 22 mars 1988, pour une durée de 38 ans.
Les contrats de concession des deux ponts présentent
la particularité de prévoir un modèle économique
«sans marge», c?est-à-dire que le concessionnaire peut
appliquer des tarifs très bas, et donc ne constituer
aucune provision financière, car il dispose de la faculté
d?augmenter les péages à discrétion pour pouvoir couvrir
les coûts ? raisonnables et justifiés ? de la concession.
Cette particularité a largement profité aux usagers des
deux ouvrages, et se traduit par la loi d?évolution tarifaire
la moins dynamique de l?ensemble des concessions,
avec une évolution de 50% de l?inflation seulement,
sans terme additionnel. En outre, les tarifs pour les
abonnés ont été gelés sur une période de plus de 10
ans. Cette situation a conduit à l?accumulation d?une
très importante dette, représentant plusieurs années
de résultat. Combinée aux pertes de chiffres d?affaires
consécutives à la crise sanitaire, les concessions étaient
à fin 2020 dans une situation financière extrêmement
précaire, à la fois en termes d?équilibre économique
mais même de trésorerie, avec la nécessité pour la
CCITSE de négocier des reports d?échéance avec ses
prêteurs. Plutôt qu?une très importante augmentation
des tarifs de péage, de l?ordre de 60% à 80%, nécessaire
pour rétablir l?équilibre économique des concessions,
le concédant et le concessionnaire ont recherché un
allongement de la durée des deux concessions de 4,5 ans
afin de permettre à la CCISE de faire face à l?ensemble
de ses charges.
S?agissant de concessions d?ouvrages d?art, régies
par les articles L.153-1 et suivant du code de la voirie
routière, et non des concessions d?autoroutes, régies
par les articles L.122-4 et suivant du code de la voirie
routière, elles ne sont pas soumises à la régulation de
l?ART. L?autorité n?a donc pas été consultée dans le
cadre de l?élaboration de ces avenants. Par ailleurs, des
échanges avec les services de la Commission européenne
ont permis de valider que ces avenants n?avaient pas la
qualification d?aides d?Etat, et ne devaient donc pas
être soumis à l?instruction spécifique de la Commission.
La mise en place de cet allongement a requis
une modification par avenant des deux contrats de
concession qui ont été approuvés par décret en Conseil
d?Etat n°2021-1632 du 13 décembre 2021.
7.4.4. Avenant au contrat de concession ADELAC
Les services de l?Etat ont négocié avec la société
ADELAC un projet d?avenant à son contrat de
concession en vue d?apporter une solution tarifaire,
économiquement neutre sur la durée de la concession,
au phénomène de shunt identifié au niveau de la
barrière pleine voie (BPV) de St-Martin-Bellevue.
En effet, le shunt de la BPV engendrait des épisodes
récurrents de congestion et de remontées de file
susceptibles de porter atteinte à la sécurité des usagers,
sur les bretelles autoroutières, d?une part, dans le sens
sud-nord, de l?A41 (AREA), d?autre part, dans le sens
nord-sud, de l?A41 (ADELAC) et de l?A410 (AREA).
Cet avenant, qui ne se traduit par aucun
investissement complémentaire, prévoit l?alignement,
au 1er février 2022, du tarif kilométrique de la barrière
de Cruseilles, franchie par les usagers shuntant la BPV,
sur celui de cette dernière. Il prévoit également la
mise en place d?un mécanisme liant pour l?avenir les
différents tarifs applicables sur le réseau d?ADELAC, afin
d?éviter que le phénomène de shunt ne se reconstitue.
Ce projet de modification du cahier des charges de la
société ayant une incidence sur les tarifs de péage, et ce,
dès le 1er février 2022, il a été soumis, conformément à
l?article L.122-8 du code de la voirie routière, à l?Autorité
de régulation des transports (ART), préalablement à son
examen par le Conseil d?Etat. L?ART a rendu le 28 octobre
2021 un avis favorable sans réserve. Elle a simplement
relevé une erreur matérielle dans la modélisation
financière de l?avenant, erreur qui a été rectifiée dans le
projet d?avenant transmis au Conseil d?Etat.
L?approbation de cet avenant est intervenue par
décret en Conseil d?Etat n°2022-5 du 3 janvier 2022.
7.4.5. 3e avenant au contrat de concession
d?ATLANDES
Les services de l?Etat ont négocié avec la société
ATLANDES ce projet d?avenant portant, à titre principal,
sur l?insertion d?une clause destinée à mettre en oeuvre
dès 2022 des modulations tarifaires en fonction des
performances environnementales des motorisations
des poids lourds empruntant cette autoroute.
L?article 25.6.3 du cahier des charges de cette
convention de concession permettait uniquement
une modulation des tarifs des poids lourds selon la
classe d?émission EURO. L?évolution du parc roulant
poids lourds de l?A63 fait que cette discrimination des
véhicules à la seule aune des classes d?émission EURO
est devenue obsolète. En effet, la très grande majorité
des poids lourds circulant sur l?A63 appartiennent aux
classes Euro 5 et 6 tandis que moins de 10% d?entre
eux appartiennent aux catégories 1 à 4. La modulation
tarifaire sur A63 voyait donc son effet incitatif décliner
chaque année et aurait pu devenir inapplicable en
raison des contraintes d?amplitude.
La modification des dispositions régissant les
modulations tarifaires de cette concession est donc
devenue pertinente et s?inscrit dans le cadre de l?article
134 de la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte
contre le dérèglement climatique et renforcement
de la résilience face à ses effets. Cet article a en effet
modifié l?article L.119-7 du code de la voirie routière
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 63
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044483143
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044483143
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044833794
afin de prendre en compte l?évolution récente de la
composition du parc des poids lourds suite à l?apparition
de motorisations au gaz et hybrides, présentant de
meilleures performances environnementales que
les motorisations thermiques. Cet article permet
désormais, en complément de l?application des normes
d?émissions EURO, de moduler les péages en fonction
des motorisations ou des émissions de dioxyde de
carbone.
S?appuyant sur l?avis de l?ART rendu 30 janvier
2020 et ne nécessitant donc pas une nouvelle saisine,
l?approbation de cet avenant est intervenue par décret
en Conseil d?Etat n°2021-1899 du 29 décembre 2021.
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art64
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044616475
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044616475
PARTIE 8
Activité
réglementaire
8.1. Arrêtés tarifaires annuels
? Arrêté du 29 janvier 2021
relatif aux péages applicables sur les réseaux autoroutiers concédés à APRR et AREA
? Arrêté du 29 janvier 2021
relatif aux péages applicables sur les réseaux autoroutiers concédés à ATMB, SFTRF, CEVM, ALIS,
ARCOUR, ADELAC, A?LIENOR, Alicorne, ATLANDES, ALBEA ainsi qu?aux ponts de Normandie et de
Tancarville et au tunnel du Puymorens
? Arrêté du 29 décembre 2020
relatif aux péages autoroutiers (A86 Ouest COFIROUTE)
8.2. Nominations
? Arrêté du 22 mars 2021
portant nomination au conseil d?administration du Fonds pour le développement d?une politique
intermodale des transports dans le massif alpin, M. Julien Lenglet
? Arrêté du 31 mars 2021
portant nomination de la présidente du conseil d?administration de la Caisse nationale des autoroutes,
Mme Sandrine Chinzi
? Arrêté du 26 avril 2021
portant renouvellement du mandat d?administrateur de Mme Sandrine Chinzi au conseil
d?administration du Fonds pour le développement d?une politique intermodale des transports dans le
massif alpin
8.3. Textes sectoriels
? Décret n°2021-159 du 12 février 2021
relatif aux obligations s?appliquant aux conventions de délégation autoroutières en matière de transition
écologique
? Décret n°2021-1177 du 10 septembre 2021
portant définition pour les sociétés concessionnaires d?autoroutes n?ayant pas qualité de pouvoir
adjudicateur d?une procédure de sélection des opérateurs chargés du déploiement et de l?exploitation
d?installations de recharge pour véhicules électriques sur les installations annexes du réseau autoroutier
concédé, et extension des obligations relatives à la modération tarifaire aux sources d?énergie usuelles
? Décret n°2021-1451 du 5 novembre 2021
relatif aux conditions de modulation des péages en application de l?article L. 119-7 du code de la voirie
routière
? Arrêté du 15 février 2021
portant modification de l?arrêté du 8 août 2016 fixant les conditions d?organisation du service public sur
les installations annexes situées sur le réseau autoroutier concédé
Partie 8 | Activité réglementaire
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art66
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043081651
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043081660
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000042842381
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043297674
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043329194
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043427261
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000043131123
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000044036548
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000044293374
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000043134455
GLOSSAIRE
Lexique des
abréviations utilisées
? AFCG: Association française de génie civil
? ART: Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières
? ASFA: Association des sociétés françaises d?autoroutes
? BPV: Barrière de péage pleine voie
? Cerema: Centre d?études et d?expertise sur les risques, l?environnement, la mobilité et l?aménagement
? CETU: Centre d?étude des tunnels
? CIG: Commissions intergouvernementales
? CPNP: Conseil national de la protection de la nature
? DDT: Direction départementale des territoires
? DESC: Dossier d?exploitation sous chantier
? DIR: Direction interdépartementale des routes
? DIT: Direction des infrastructures de transport
? DREAL: Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
? DUP: Déclaration d?utilité publique
? GCA: Sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier concédé
? PIA: Plan d?investissement autoroutier
? PL: Poids lourds
? PME: Petites et moyennes entreprises
? PRA: Plan de relance autoroutier
? RTE: Réseau transeuropéen (de transport)
? SEMCA: Société d?économie mixte concessionnaire d?autoroute
? SCA: Sociétés concessionnaires d?autoroutes
? TKM: tarif kilométrique moyen
? VL: Véhicules Légers
? ZAAC: Zone d?accumulation des accidents de la circulation
? ZFE : Zone à faibles émission
ANNEXE 1 Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle
du réseau autoroutier concédé au 31 décembre 2021
Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM)
Direction des infrastructures de transport
Sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier concédé
Annexe 1 | Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art68
ANNEXE 2 Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes
et d?ouvrages d?art
Le secteur autoroutier concédé compte au 31 décembre 2021, 21 sociétés concessionnaires, toutes de droit privé,
essentiellement des sociétés anonymes. ADELAC et Aliénor présentent la particularité d?être des sociétés par actions
simplifiées?1.
Ces 20 sociétés sont titulaires de 25 contrats de concession, dont 20 d?autoroutes et 5 d?ouvrages d?art.
En dehors des deux sociétés «tunnelières» ATMB (Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc) et SFTRF (Société Française du
Tunnel Routier du Fréjus), à qui sont concédées respectivement les parties françaises des deux tunnels transfrontaliers
nord-alpins du Mont-Blanc et du Fréjus ainsi que leurs autoroutes d?accès, et qui demeurent majoritairement publiques,
le secteur autoroutier français concédé est donc désormais quasiment entièrement privatisé, avec 18 sociétés
concessionnaires d?autoroutes sur 20 à capitaux entièrement privés.
Les sociétés concessionnaires «historiques» (ASF, ESCOTA, COFIROUTE, APRR, AREA, Sanef, SAPN), et dans une
moindre mesure, les sociétés SFTRF et ATMB, ont été en charge de la construction, du financement et de l?exploitation
de la plus grande partie du réseau autoroutier français (9139 km au 31 décembre 2021) dont elles ont été le vecteur
privilégié de développement.
Depuis 1999 et la fin du recours à l?adossement tel que pratiqué jusqu?alors, sont apparues dans le paysage
autoroutier français dix nouvelles sociétés privées dont le réseau est limité à une unique section d?autoroute:
? La société Autoroute de Liaison Seine - Sarthe (ALIS), chargée de financer, construire et exploiter
l?autoroute A28 entre Rouen et Alençon;
? La Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau (CEVM), chargée du financement, de la construction et de
l?exploitation du Viaduc de Millau, ouvrage de franchissement du Tarn sur l?autoroute A75 ;
? La société ARCOUR, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A19
qui relie Artenay à Courtenay ;
? La société ADELAC, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A41
(Autoroute DEs LACs) qui relie Annecy à Genève ;
? La société A?LIENOR, chargée du financement, de la construction et l?exploitation de l?autoroute A65
qui relie Langon à Pau ;
? La société Alicorne, chargée du financement, de la construction et l?exploitation de l?autoroute A88 qui
relie Falaise ouest à Sées ;
? La société ATLANDES, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute
A63 entre Salles et Saint-Geours-de-Maremne ;
? La société ALBEA, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A150
entre Barentin et Écalles-Alix;
? La société ARCOS, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A355
de contournement Ouest de Strasbourg;
? La société ALIAE, chargée du financement, de la construction, de l?entretien, et l?exploitation de
l?autoroute A79 entre Sazeret et Digoin;
S?agissant des ouvrages d?art, quatre sociétés concessionnaires exploitent cinq ouvrages d?art:
? La SFTRF chargée de la concession de la moitié du tunnel du Fréjus,
? La société ATMB chargée de la concession de la moitié du tunnel du Mont-Blanc,
? La société ASF chargée de l?exploitation du tunnel du Puymorens,
? La Chambre de commerce et d?industrie territoriale Seine Estuaire (CCISE) chargée de l?exploitation des
ponts de Tancarville et de Normandie.
1. La société par actions simplifiée (SAS) est régie par les dispositions L. 227-1 à L. 227-20 du code de commerce. Les attributions du conseil
d?administration ou de son président sont exercées par le président de la société ou celui ou ceux de ses dirigeants que les statuts désignent à
cet effet. La SAS ne peut faire publiquement appel à l?épargne.
Annexe 2 | Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes et d?ouvrages d?art
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 69
Les éléments suivants détaillent, pour chacun des concessionnaires autoroutiers français ainsi présentés, la longueur
totale du réseau exploité, l?échéance de la concession, ainsi que la structure de son capital et de ses actionnaires.
Nom de la société Linéaire Actionnariat au 31/12/21
(sauf mention spécifique)
Date de
fin de concession Commentaires
ASF 2724km
? ASF Holding (détenue par Vinci
Autoroutes): 99,99%
? Autres: 0,01%
30/04/2036
Tunnel de Puymorens :
31/12/2037
ESCOTA 471km
? ASF: 99,29%
? collectivités territoriales, chambres
consulaires et Caisses d?Épargne: 0,71%
29/02/2032
COFIROUTE 1112km
? VINCI Autoroutes: 65,33%
? Cofiroute Holding: 34,65%
? Autres: 0,00015%
30/06/2034 (interurbain)
31/12/2086 (Duplex A86)
Dont le tunnel Duplex A86
(11,5km)
ARCOUR (A19) 102km ? Vinci Autoroutes SAS 100% 31/12/2070
ARCOS (A355) 24km ? Vinci Autoroutes 100% 31/01/2070
ALIAE (A79) 88km ? Eiffage SA (99%) et APRR (1%) au 31/12/2020 15/03/2068
APRR 1867km
? Eiffage: 50,1%
? Macquarie Autoroutes de France: 49,9% 30/11/2035
AREA 409km
? APRR: 99,84%
? Collectivités territoriales et APE: 0,16% 30/09/2036
SANEF 1388km
? Holding d?Infrastructures de Transport
(HIT): 100% 31/12/2031
HIT est en passe d?être détenue à
100% par Abertis. Le 15 mai 2017,
le groupe italien Atlantia contrôlé
par la famille Benetton a lancé
une OPA sur Abertis.
SAPN 372km
? SANEF: 99,97%
? collectivités territoriales et chambres
consulaires 0,03%
31/08/2033
ALIS (A28) 125km
? Diomedea Coöperatief (PGGM): 40,807%
? Core Infrastructure Fund I SCS (CIF I):
33,637%
? Groupe EGIS: 8,999%
? Aberdeen Infrastructure: 16,557%
? SAPN: 8%
? Sanef 11,67%
31/12/2067
CEVM
(viaduc de Millau) 3,3km ? Verdun Participation 2: 99,99% 31/12/2079
Le fonds Verdun 2 est détenu
par le groupe Eiffage (51%)
et la Caisse des Dépôts et
Consignations (49%)
ADELAC (A41) 19km
? Actionnariat au 13 juin 2017:
? AREA: 49,9%
? Eiffage: 25,00399%
? Macquarie Autoroutes de France:
25,096101%
31/12/2060
ALICORNE (A88) 45km
? NC participations: 0,46%
? NGE Concessions: 12,42%
? Valérian: 0,66%
? Malet: 3,97%
? AXA Private Equity: 5,78%
? FININFRA: 76,68%
23/08/2063
A'LIENOR (A65) 150km ? Eiffage: 100% 18/12/2066
ATLANDES (A63) 104km
? European Motorway Investments?: 51,216%
? DIF A63 Luxembourg?: 17,3%;
? HICL Infrastructure Investments (A63)
Holding: 13,825%
? Egis Investment Partners France: 10,182%
? NGE Concessions: 7,477%
21/01/2051
ALBEA (A150) 17km
? NGE Concessions: 16,67%
? Aberdeen InfrastructureAYAT: 16,67%
? InfraVia: 33,33%
? DIF Infra 5: 33,33%
28/12/2066
CCITSE
(ponts de
Tancarville
et de Normandie)
9,8km
? Chambre de commerce et d?industrie Seine
estuaire 17/05/2027
ATMB 126km
? FDPITMA: 67,29%
? départements de l?Ain et de la Haute-
Savoie: 18,62%
? Canton et ville de Genève: 5,42%
? établissements financiers français et
suisses: 2,39%
? compagnies d?assurances françaises: 4,76%
? salariés: 1,04%
? autres: 0,49%
31/12/2050
SFTRF 67km
? FDPITMA: 99,94%
? collectivités territoriales: 0,05%
? chambres de commerce et d?industrie et
des groupements d?intérêts privés: 0,01%
31/12/2050
Annexe 2 | Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes et d?ouvrages d?art
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art70
ANNEXE 3 Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km
Annexe 3 | Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 71
ANNEXE 4 Liste des indicateurs de performance
Domaine Indicateurs Ce que mesure l?indicateur
Conservation du patrimoine
Chaussée (IQRA) État de la structure de chaussée
Surface chaussées État de la surface (uni, adhérence)
État des ouvrages (IQOA) État de la structure des ponts
Fonctionnalité des ouvrages Capacité portante et gabarit des ponts
Exploitation du réseau /
Sécurité des usagers
Sécurité des ouvrages Rapidité de mise en sécurité si un ouvrage présente
un risque pour les usagers
Délai d'information sur panneaux à messages
variables et radio autoroutière (107.7)
Rapidité de diffusion de l'information aux usagers
en cas d'évènement grave
Délai d'intervention / surveillance du réseau Capacité d'action des patrouilleurs
Viabilité hivernale Délai de retour à des conditions routières de
référence
Services aux usagers
Propreté aux abords Taux de satisfaction des usagers
Qualité des aires Niveau d'entretien et adéquation aux besoins des
usagers
Attente au péage Temps d'attente, en fonction des conditions de
circulation
Délai de réponse aux sollicitations Délai de réponse aux usagers
Délai de dépannage Délai entre l'appel et l'arrivée du dépanneur
Annexe 4 | Liste des indicateurs de performance
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art72
ANNEXE 5 Rappel des classes de véhicules
Classes Types de véhicule
Classe 1
? Véhicule ayant une hauteur totale inférieure ou égale à 2mètres, d?un poids total autorisé en charge (PTAC) inférieur ou égal à
3,5tonnes;
? ensemble roulant ayant une hauteur totale inférieure ou égale à 2mètres avec un véhicule tracteur d?un PTAC inférieur ou égal à
3,5tonnes.
Classe 2
? Véhicule ayant une hauteur totale supérieure à 2mètres et inférieure à 3mètres, d?un PTAC inférieur ou égal à 3,5tonnes;
? ensemble roulant ayant une hauteur totale supérieure à 2mètres et inférieure à 3mètres avec un véhicule tracteur d?un PTAC
inférieur ou égal à 3,5tonnes.
Classe 3 ? véhicules à 2 essieux ayant soit une hauteur totale supérieure ou égale à 3mètres soit un PTAC supérieur à 3,5tonnes.
Classe 4
? Véhicule à plus de 2 essieux ayant une hauteur supérieure ou égale à 3mètres ou un PTAC supérieur à 3,5tonnes;
? Ensemble roulant ayant une hauteur totale supérieure ou égale à 3mètres;
? ensemble roulant avec un véhicule tracteur d?un PTAC supérieur à 3,5tonnes.
Classe 5
? Moto;
? Side-car;
? Trike.
Classe A
? Véhicules à deux essieux dont la hauteur totale est supérieure ou égale à 3mètres et dont le PTAC est inférieur à 12tonnes?;
? véhicules à deux essieux dont le PTAC est compris entre 3,5tonnes et 12tonnes.
Classe B
? Véhicules à deux essieux dont le PTAC est supérieur à 12tonnes;
? véhicules à deux essieux et véhicules ou ensembles de véhicules à trois essieux, dont la hauteur totale est supérieure ou égale à
3mètres ou dont le PTAC est supérieur à 3,5tonnes.
Classe C
? véhicules ou ensembles de véhicules à plus de trois essieux, dont la hauteur totale est supérieure ou égale à 3mètres ou dont le
PTAC est supérieur à 3,5tonnes.
Annexe 5 | Rappel des classes de véhicules
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 73
ANNEXE 6 Les clauses tarifaires des contrats de concession
Taux de hausse autorisé au premier février
2022 pour les véhicules de classe 1
SANEF 70% * I + 0,11%
? où I représente l?évolution des prix à la consommation hors
tabac d?octobre 2020 à octobre 2021
SAPN 70% * I + 0,32%
APRR 70% * I + 0,25%
AREA 70% * I + 0,26%
ASF 70% * I + 0,39%
ESCOTA 70% * I + 0,25%
COFIROUTE 70% * I + 0,1%
SFTRF I
ATMB 75% * I + 0,64%
Société Formule de la hausse du taux plafond (classe 1)
ADELAC-A41 La hausse tarifaire 2022 d?ADELAC est déterminée
par le premier avenant à ce contrat de concession.
? où i_octobre représente l?évolution des prix à la
consommation hors tabac d?octobre 2020 à octobre 2021
? où i_août représente l?évolution des prix à la
consommation hors tabac d?août 2020 à août 2021
? où tp01_août représente l?évolution de l?index tp01 d?août
2020 à août 2021
? où tp09_août représente l?évolution de l?index tp09 d?août
2020 à août 2021
? où tp09_juin représente l?évolution de l?index tp09 de juin
2020 à juin 2021
? où Inflation_octobre 2019 représente l?index des prix à la
consommation hors tabac d?octobre 2019
? où Inflation_novembre2000 représente l?index des prix à
la consommation de novembre 2000
? où D et E sont des variables spécifique au contrat d?ALBEA
? où An est une variable spécifique au contrat d?ALIS
? où En est une variable spécifique au contrat d?ARCOUR
? où D_ est une variable spécifique au contrat ATLANDES
ALBEA-A150 1 + 75% x i_aout + 5% x max[ min(tp01_août; 4%);
0%] + 20% x max[ min( tp09_août; 4%); 0%] + D + E
ALICORNE-A88 max { 1; 1 + i_octobre; 1+ 70% x i_octobre + 30% x
max[ i_octobre + 1%; min(tp09_juin; 4%) ] }
ALIENOR-A65 max( 1; i_octobre + 0,3%; 70% x i_octobre + 30% x
tp09_juin + 0,3%)
ALIS-A28 An x max( i_octobre + 1; 1)
ARCOUR-A19 E(n) x max[80%x i_octobre + 20% x tp09_août +
0,005; 1 ]
ATLANDES-A63 1 + 75% x i_octobre + 25% x max[ min(6%; tp09_
août); 0] + D
CCISE-
Pont de
Normandie et
Tancarville
1 + 50% x i_octobre
CEVM-Millau
prix_été(n) = prix_été(n-1) x i_octobre + 0,127 x
Inflation_octobre2019/Inflation_novembre2000
prix hors été = prix_été ? (1,41 x Inflation_
octobre2019 / Inflation_novembre2000
COFIROUTE -
DUPLEX A86 Cn x (i_septembre + 1 )
ARCOS pas de hausse tarifaire en 2022
Coefficients interclasses effectifs 2022 classe 2 classe 3 classe 4 classe 5
Sanef 1,50 2,23 3,01 0,60
SAPN 1,51 2,08 3,06 0,59
APRR 1,54 2,46 3,36 0,60
AREA 1,56 2,26 3,08 0,50
ASF 1,55 2,22 2,94 0,60
ESCOTA 1,50 2,22 3,05 0,63
COFIROUTE 1,56 2,50 3,16 0,62
ATMB 1,76 2,76 3,59 0,62
SFTRF 1,47 3,00 3,98 0,59
ADELAC-A41 1,85 2,78 3,45 0,56
ALBEA-A150
coefficient des classes 3 et 4 avant
modulation
1,61 2,00 2,81 0,61
ALICORNE-A88 1,76 2,68 3,48 0,55
ALIENOR-A65 1,67 2,51 3,35 0,60
ALIS-A28 1,68 2,36 3,15 0,63
ARCOUR-A19 1,50 2,60 3,20 0,50
ATLANDES-A63
classe 3 = classeA et B avant modulation
classe 4 = classe C avant modulation
1,51 4,07 4,99 0,51
CCISE-Pont de Tancarville 1,27 1,54 2,62 NA
CCISE-Pont de Normandie 1,16 1,25 2,50 NA
CEVM été 1,50 2,72 3,44 0,49
CEVM été 1,49 3,35 4,24 0,60
ARCOS 1,49 2,68 3,05 0,60
Annexe 6 | Les clauses tarifaires des contrats de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art74
ANNEXE 7 Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006
Niveaux de hausse annuelle des tarifs de péages par année pour la classe 1
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
ASF 2,25% 2,00% 2,45% 3,12% 0,83% 2,47% 2,42% 2,24% 1,23% 0% 1,63% 1,20% 1,34% 1,90% 0,96% 0,54% 2,19%
ESCOTA 2,24% 1,81% 2,53% 3,19% 0,89% 2,49% 2,05% 1,74% 0,73% 0% 1,18% 0,59% 1,34% 1,82% 0,88% 0,46% 2,05%
APRR 2,47% 0,91% 2,47% 1,89% 0,50% 2,12% 2,58% 1,94% 0,80% 0% 1,23% 0,90% 2% 1,81% 0,87% 0,45% 2,05%
AREA 1,64% 0,75% 1,64% 1,89% 0,49% 2,08% 2,55% 1,94% 0,84% 0% 1,26% 0,92% 2,04% 2,00% 1,07% 0,63% 2,06%
Sanef 2,05% 0,96% 3,32% 1,89% 0,00% 1,89% 2,31% 1,71% 0,75% 0% 0,86% 0,58% 1,39% 1,69% 0,75% 0,33% 1,91%
SAPN 2,74% 1,68% 4,32% 3,30% 0,00% 2,48% 3,02% 2,29% 0,35% 0% 0,86% 0,58% 1,39% 1,68% 0,73% 0,31% 2,12%
Cofiroute 1,61% 0,91% 1,94% 2,71% 0,40% 2,07% 2,53% 1,92% 0,91% 0% 0,82% 0,57% 1,33% 1,65% 0,71% 0,28% 1,90%
ATMB 1,96% 1,21 1,82% 2,28% 0,00% 1,92% 2,60% 2,09% 1,79% 0,38% 0,00% 0,36% 1,03% 2,25% 0,76% 0,64% 2,39%
SFTRF 1,73% 1,07% 1,89% 2,68% 0,60% 2,52% 3,75% 3,01% 1,85% 1,79% 0,00% 0,35% 0,87% 1,91% 0,51% 0,00% 2,54%
Niveaux de hausse annuelle des tarifs de péages par année pour la classe 4
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
ASF 2,61% 2,00% 2,81% 3,77% 1,79% 3,87% 2,42% 2,24% 1,23% 0% 1,63% 1,20% 1,34% 1,90% 0,96% 0,54% 2,19%
ESCOTA 3,65% 1,81% 2,81% 4,95% 2,94% 4,33% 2,05% 1,74% 0,73% 0% 1,18% 0,59% 1,34% 1,82% 0,88% 0,46% 2,05%
APRR 3,47% 1,91% 3,46% 1,89% 0,50% 2,12% 2,58% 1,94% 0,80% 0% 1,23% 0,90% 2% 1,81% 0,87% 0,45% 2,05%
AREA 3,38% 2,55% 3,43% 1,89% 0,49% 2,08% 2,55% 1,94% 1,51% 0% 2,61% 1,58% 2,70% 2,00% 1,06% 0,65% 2,06%
Sanef 3,10% 1,99% 4,23% 1,89% 0,00% 1,89% 2,31% 1,71% 0,75% 0% 0,86% 0,62% 1,41% 1,75% 0,71% 0,35% 1,96%
SAPN 3,80% 2,67% 5,32% 3,31% 0,00% 2,48% 3,01% 2,29% 0,16% 0% 1,84% 1,59% 2,36% 2,66% 1,97% 0,25% 2,11%
Cofiroute 0,80% 1,90% 3,44% 5,39% 1,90% 4,00% 3,51% 2,16% 1,19% 0% 1,07% 0,65% 1,33% 1,66% 0,71% 0,28% 2,08%
ATMB 2,97% 2,15% 2,85% 3,44% 1,68% 2,92% 3,60% 3,09% 1,68% 1,38% 0,00% 0,36% 1,03% 2,25% 0,76% 0,64% 2,39%
SFTRF 1,47% 1,08% 1,97% 2,66% 0,61% 2,52% 3,75% 3,19% 1,96% 1,85% 0,04% 0,35% 1,01% 1,92% 0,60% 0,00% 2,55%
Annexe 7 | Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 75
ANNEXE 8 Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022
1reproposition
de la société
Contrôle
1reproposition
2eproposition
de la société
Contrôle
2eproposition
3eproposition
de la société
Contrôle
3eproposition Approbation
APRR 09/12/2021 ok 10/12/2021
modification
apportée
par la SCA
19/01/2022
erreur
détectée dans
le correctif,
proposition de
modification
24/01/2022
24/01/2022 ok 21/01/2022 Arrêté du 27
janvier 2022
AREA TRAT2201712A ok 11/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201712A
APRR ? TML 09/12/2021 ok 06/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201712A
ASF 10/12/2021 ok 10/12/2021
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201702A
ASF ? T
PUYMORENS 10/12/2021 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201702A
ESCOTA 10/12/2021 ok 10/12/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201732A
SANEF 17/12/2021 ok 11/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201710A
SAPN 17/12/2021 ok 14/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201710A
COFIROUTE ?
INTERURBAIN 17/12/2021 ok 12/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201697A
COFIROUTE ?
DUPLEX A86 18/11/2021 ok 02/12/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2136071A
1reproposition
de la société
Contrôle
1reproposition
2eproposition
de la société
Contrôle
2eproposition
3eproposition
de la société
Contrôle
3eproposition Approbation
SFTRF 04/01/2022 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ATMB 20/12/2021 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
CCISE 23/11/2021 ok 23/11/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
CEVM 27/12/2021 ok 05/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ADELAC
? A41 12/01/2022
erreur
d'arrondi
12/01/2022
correction
de l'erreur
13/01/202
ok 13/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ALBEA
? A150 19/11/2021 ok 27/11/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ALICORNE
? A88 22/11/2021 ok 24/11/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
A'LIENOR
? A65 16/12/2021 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ALIS
? A28 10/12/2021
non respect
d'une
contrainte
04/01/2022
correction
de l'erreur
07/01/2022
ok 07/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ARCOUR
? A19 17/12/2021 ok 04/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ATLANDES
? A63 08/12/2021 ok 05/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
Annexe 8 | Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art76
Tr
aj
et
A
ut
or
ou
te
20
06
20
07
20
08
20
09
20
10
20
11
20
12
20
13
20
14
20
15
20
16
20
17
20
18
20
19
20
20
20
21
20
22
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yo
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6
(A
PR
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¤
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¤
30
,8
0
¤
30
,9
0
¤
31
,5
0
¤
32
,3
0
¤
32
,9
0
¤
33
,3
0
¤
33
,3
0
¤
33
,7
0
¤
34
,10
¤
34
,8
0
¤
35
,4
0
¤
35
,7
0
¤
35
,8
0
¤
36
,5
0¤
1,0
%
2,
4%
1,7
%
0,
3%
1,9
%
2,
5%
1,9
%
1,2
%
0,
0%
1,2
%
1,2
%
2,
1%
1,7
%
0,
8%
0,
3%
2,
0%
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¤
22
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23
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0
¤
24
,0
0
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24
,5
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25
,0
0
¤
25
,0
0
¤
25
,2
0
¤
25
,2
0
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25
,5
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26
,0
0
¤
26
,10
¤
26
,3
0
¤
26
,9
0¤
1,9
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2,
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1%
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0%
0,
0%
0,
8%
0,
0%
1,2
%
2,
0%
0,
4%
0,
8%
2,
3%
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13
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0
¤
14
,6
0
¤
14
,6
0
¤
15
,0
0
¤
15
,4
0
¤
15
,7
0
¤
16
,10
¤
16
,10
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16
,3
0
¤
16
,3
0
¤
16
,6
0
¤
16
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ANNEXE 9 Évolutions de quelques tarifs de péage
Annexe 9 | Évolutions de quelques tarifs de péage
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 77
ANNEXE 10 Evolution de la situation financière des sociétés
concessionnaires d?autoroutes
2021 CA EBITDA Résultat Net
APRR 1 912,8 M¤ 1 405,2 M¤ 789,3 M¤
AREA 630,1 M¤ 467,9 M¤ 253,3 M¤
ASF 3 256,6 M¤ 2 244,9 M¤ 1 355,6 M¤
COFIROUTE 1 438,3 M¤ 1 094,0 M¤ 563,4 M¤
ESCOTA 773,6 M¤ 561,0 M¤ 263,6 M¤
SANEF 1 240,1 M¤ 903,2 M¤ 665,8 M¤
SAPN 412,0 M¤ 308,7 M¤ 121,5 M¤
ATMB 130,0 M¤ 76,3 M¤ 37 M¤
SFTRF 44,0 M¤ 21,9 M¤ -15,0 M¤
ALIS 92,5 M¤ 67,7 M¤ 23,0 M¤
ALICORNE 21,0 M¤ 16,5 M¤ -8,7 M¤
ADELAC 47,9 M¤ 39,9 M¤ 7,6 M¤
CEVM 53,5 M¤ 44,7 M¤ 29,4 M¤
A'LIÉNOR 64,7 M¤ 45,8 M¤ 5,6 M¤
ARCOUR 72,8 M¤ 55,8 M¤ 31,3 M¤
ATLANDES 143,2 M¤ 111,9 M¤ 23,2 M¤
ALBEA 11,3 M¤ 7,3 M¤ -9,9 M¤
ARCOS 0,9 M¤ 0,8 M¤ -0,6 M¤
TOTAL 10 254,6 M¤ 7 472,7 M¤ 4 135,4 M¤
Annexe 10 | Evolution de la situation financière des sociétés concessionnaires d?autoroutes
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art78
ANNEXE 11 Les agréments délivrés par l?État en 2021
pour la sous-concession des activités commerciales
sur les aires de service
Société Autoroute Aire Activités Titulaire du contrat
ALIAE A79 Toulon-sur-Allier IRVE IONITY
APRR A36 Porte d'Alsace Sud Carburants Restauration Boutique ENI France
APRR A31 Gevrey Ouest IRVE FASTNED
APRR A36 Ecot IRVE FASTNED
APRR A39 Pont Chêne d'Argent IRVE FASTNED
APRR A39 Pont Val de Saône IRVE FASTNED
APRR A5 Jonchets Grande Paroisse IRVE FASTNED
APRR A5 Jonchets les Récoimpenses IRVE FASTNED
APRR A6 Achères Ouest IRVE FASTNED
APRR A6 Dracé IRVE FASTNED
APRR A6 St-Ambreuil IRVE FASTNED
APRR A39 Pont Chêne d'Argent Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
APRR A39 Pont Val de Saône Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
APRR A5 Achères Ouest Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
APRR A6 Achères Est Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
ARCOS A355 La Bruche IRVE ALLEGO France
ASF A62 Agen Porte d'Aquitaine Restauration Boutique produits régionaux ARGEDIS
ASF A89 Manoire Carburants Restauration Boutique CERTAS Energy France
HRC AREAS
ASF A61 Port Lauragais Sud Boutique produits régionaux Maison du
tourisme
Conseil départemental de la
Haute-Garonne
ASF A61 Toulouse Sud Sud Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
ASF A83 Brouzils Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
ASF A83 Chavagnes-en-Pailliers Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
ASF A20 Jardin des Causses du Lot IRVE FASTNED
ASF A72 Plaine du Forez Est IRVE FASTNED
ASF A9 Ambrussum Nord IRVE FASTNED
ASF A62 Corbières Sud IRVE PICOTY Autoroutes
ASF A61 Port Lauragais Nord Carburants Boutique SODIPLEC
ASF A83 La Canepetière Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
ASF A83 La Chateaudrie Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
ASF A10 Roouillé Pamproux Nord Carburants Restauration Boutique TOTAL Marketing France
ASF A61 Port Lauragais Sud Carburants Boutique TOTAL Marketing France
ASF A62 Agen Porte d'Aquitaine Carburants Boutique TOTAL Marketing France
ASF A9 Montpellier Fabrègues Nord IRVE TOTAL Energies Marketing
France
COFIROUTE A81 Vallée de l'Erve Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
COFIROUTE A10 Beaugency-Messas Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
COFIROUTE A10 Meung-sur-Loire Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
COFIROUTE A10 Limours Briis-sous-Forges Carburants Restauration Boutique TOTAL Energies Marketing
France
Annexe 11 | Les agréments délivrés par l?État en 2021 pour la sous-concession des activités?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 79
ANNEXE 12 Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé
(hors tunnels du Mont-Blanc, du Fréjus et de la Giraude)
Société Nombre
de tunnels
Autoroute Nom du tunnel Longueur tube 1
(en mètres) Longueur tube 2
ADELAC 1 tunnel
A 41 Mont Sion 3050 3055
APRR 4 tunnels
A 40
Chamoise 3217 3157
Châtillon 704 730
Saint-Germain 1244 1273
RN 59 Maurice Lemaire (tunnel bidirectionnel, galerie de sécurité:
7050 m) 6950
AREA 5 tunnels
A 43
Dullin 1540 1550
L?Epine 3157 3182
A 51
Sinard (tunnel bidirectionnel, galerie de sécurité: 956 m) 964
Petit Brion 519 561
Uriol 480 462
ASF 7 tunnels
A 20
Tranchée couverte de Constans 375 375
Tranchée couverte de Terregaye 400 400
A 89
La Crète 355 355
Bussière 1030 1055
Chalosset 750 704
Violay 3904 3904
Puymorens (tunnel bidirectionnel) 4820
ATMB (hors tunnel du Mont-Blanc) 3 tunnels
A 40 Vuache 1415 1452
RN 205
Chatelard (monodirectionnel) 400
Chavants 1015 1015
COFIROUTE 12 tunnels
A 11 Tranchée couverte d?Angers 1686 1668
A 86 Duplex
Tunnel principal 4549,2 4549,2
Accès A 861 (D 913) 477
Accès A 13 (A 86I) 428
Accès A 13 W (A 86) 260
Accès D 184 (A 86) 85
Accès D 182 (A 86) 400
Accès A 86 E (A 13) 423
Accès A 86 (A 13 Y) 244,5
Accès A 86 (A 13 W) 160
Accès tunnel A 86I TC Rueil 219,5
Accès tunnel A 86E TC Rueil 219,5
Annexe 12 | Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art80
Société Nombre
de tunnels
Autoroute Nom du tunnel Longueur tube 1
(en mètres) Longueur tube 2
ESCOTA (hors tunnel de la Giraude) 14 tunnels
A 8
Canta Galet 515 615
Cap de Croix 429 431
La Baume 345 353
Las Planas 1072 1115
Pessicart 599 600
Arme 1112 1105
Castellar 568 575
Col de Guerre 293 345
Coupière 818 809
Paillon (tunnel monodirectionnel) 404
Ricard 405 433
A 51
La Baume 546 465
Mirabeau 391 351
A 500 Monaco (tunnel monodirectionnel) 1591
Sanef 2 tunnels
A 1 Roissy 810 810
A 16 Tranchée couverte d?Hardelot 800 800
SAPN 4 tunnels
A 14
Saint-Germain-en-Laye 2810 2810
Tranchée couverte de Saint-Germain-en-Laye 1550 1550
Tranchée couverte des Migneaux 300 300
Tranchée couverte Maurice Berteaux 300 300
SFTRF (hors tunnel du Fréjus) 5 tunnels
A 43
Aiguebelle 926 905
Sorderettes (des) 372
Hurtières 1198 1183
Orelle (tunnel bidirectionnel) 3684
Tranchée couverte de Saint-Etienne 300 300
SRL2 6 tunnels
A 507
Sainte-Marthe 1000 1000
Les Tilleuls 423 398
Montolivet 1073 7067
Saint-Barnabé 514 523
La Fourragère 567 348
La Parette 537 813
Annexe 12 | Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 81
ANNEXE 13 Liste des investissements complémentaires
sur autoroutes en service en 2021
Société Autoroute Section Nature Longueur Date Fin Dépt Observations
ATLANDES A63 DIF.9 - BRETELLES DE
DAX ECH. 11/01/2021 40 MISE AUX NORMES
AUTOROUTIERES
SAPN A13 AIRE S. VIRONVAY SUD AIRE 8,900 15/01/2021 27 EXTENSION : +13 PL
SAPN A13 VIADUC DE GUERVILLE OA 3,200 02/02/2021 78 CREATION 3EME
TABLIER
APRR A714 B.P.V. DE BIZENEUILLE PEAGE 27,700 22/03/2021 03 TELEPEAGE SANS
ARRET
COFIROUTE A85 VIADUC DE LA
ROUMER 2X2 VOIES 2,400 07/04/2021 37 DOUBLEMENT
COFIROUTE A28 LE MANS - ALENCON EQUIP 41,800 20/04/2021 72 MISE AU PROFIL EN
TRAVERS DEFINITIF
COFIROUTE A11 DIF. DE CONNERRE ECH. 26/04/2021 72 CREATION
AREA A48 PASSAGE A FAUNE DE
LA BUISSE OA 21,700 30/04/2021 38 CREATION
SANEF A4 PASSAGE A FAUNE OA 2,450 31/05/2021 67 CREATION
APRR A6-A36 2 VIADUCS ET 6 GARES
DE PEAGE ENVIR. 1,200 30/06/2021 21-25 PROTECTION EAUX
AREA A41N ANNECY NORD / ST-
MARTIN-BELLEVUE 2X3 VOIES 6,000 01/07/2021 73 MISE À 2X3 VOIES
APRR A71 NOEUD DE
MONTMARAULT ECH. 03/08/2021 03 REFONTE ECHANGE
A71 / RCEA
COFIROUTE A85 DIF. LA RECOULIERE ECH. 6,600 03/08/2021 37
CREATION PAR
AIRE JARDINS DE
VILLANDRY
COFIROUTE A85 ST ROMAIN S/CHER -
VILLEFRANCHE S/CHER EQUIP 32,000 05/08/2021 41 MISE AU PROFIL EN
TRAVERS DEFINITIF
APRR A75 CLERMONT-FD / LE
CREST 2X3 VOIES 11,000 01/10/2021 63 MISE À 2X3 VOIES
SAPN A13 MARAIS DE LA DIVES -
PROTECTION ENVIR. 1,500 30/10/2021 14 DISPOSITIFS
D'ASSAINISSEMENT
SANEF A4 PROTECTION EAUX ENVIR. 30/10/2021 51-55-57 BASSINS + REPRISES
ASSAINISSEMENT
SANEF A4 NOEUD A4/A35/A355 ECH. 17/12/2021 67 RACCORDEMENT AU
COS
Annexe 13 | Liste des investissements complémentaires sur autoroutes en service en 2021
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art82
ANNEXE 14 Répartition des bâtiments par société
concessionnaire d?autoroute
SCA
Nombre de tous
les bâtiments du
parc immobilier
Surface des bâtiments de
type Habitation
Surface des bâtiments
de type technique ou
administratif
Surface plancher de tous
les bâtiments
ADELAC 16 0 2 334 2 334
ALBEA 5 0 1 367 1 367
ALICORNE 13 0 2 753 2 753
A'LIENOR 41 0 5 670 5 670
ALIS 24 0 5 775 5 775
APRR 2 392 67 780 280 299 348 079
ARCOUR 34 0 4 098 4 098
AREA 441 10 323 47 851 58 174
ASF 1 867 64 016 265 494 329 511
ATLANDES 50 137 21 836 21 973
ATMB 67 0 26 373 26 373
CCISE 15 676 3 850 4 526
CEVM 9 0 2 359 2 359
COFIROUTE 513 0 102 287 103 287
ESCOTA 523 11 141 95 718 106 860
L2 1 0 2 422 2 422
SANEF-SAPN 565 11 389 151 870 163 260
SAPN-SANEF 163 7 673 56 628 64 301
SFTRF 27 2 150 7 323 9 473
Total général 6 766 175 287 1 087 310 1 262 597
Annexe 14 | Répartition des bâtiments par société concessionnaire d?autoroute
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 83
ANNEXE 15 Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires
d?autoroutes suivant leur utilisation
Typologie
Nombre de
bâtiments du
parc immobilier
Nombre de
typologies
A - Bâtiments administratifs, bureaux et sociaux 252 336
B - Bâtiments et locaux affectés aux forces de l'ordre 214 268
C - Bâtiments d'exploitation:
ateliers, hangars, garages, magasins, parcs à sel, installation de viabilité hivernale,
fabrication de saumure....
1034 1212
D - Bâtiments des gares de péage (et assimilés):
surveillance, locaux techniques associés, espaces clients..... 940 1011
E - Edicules sanitaires publics 1183 1248
F - Locaux techniques du réseau, stations météo 1850 1893
G - Logements de service 965 1129
H - Habitations, hors Logements de service 25 25
I - Bâtiments des sous-concessions 296 297
X - Divers 7 7
Y - Panneaux Photovoltaïques - Placement au sol 0 11
Total général 6766 7437
Certains bâtiments des SCA abritent plusieurs typologies.
Annexe 15 | Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art84
ANNEXE 16 Localisation des bâtiments des sociétés
concessionnaires d?autoroutes
SCA / Région
Nombre de tous
les bâtiments du
parc immobilier
Dont Nombre de
bâtiment > 30 ans
du parc immobilier
Bâtiment
sur zone sismique
Bâtiment
sur zone inondable
ADELAC 16 0 16 16
Auvergne-Rhône-Alpes 16 0 16 16
ALBEA 5 0 0 5
Normandie 5 0 0 5
ALICORNE 13 0 13 13
Normandie 13 0 13 13
A'LIENOR 41 0 41 41
Nouvelle-Aquitaine 41 0 41 41
ALIS 24 0 12 24
Normandie 24 0 12 24
APRR 2392 1237 2024 2392
Auvergne-Rhône-Alpes 708 396 708 708
Bourgogne-Franche-Comté 1048 587 1048 1048
Centre-Val de Loire 121 26 58 121
Grand-Est 310 158 210 310
Ile-de-France 205 70 0 205
ARCOUR 34 0 1 34
Bourgogne-Franche-Comté 1 0 1 1
Centre-Val de Loire 33 0 0 33
AREA 441 139 441 441
Auvergne-Rhône-Alpes 441 139 441 441
ASF 1867 511 1628 1867
Auvergne-Rhône-Alpes 405 154 405 405
Bourgogne-Franche-Comté 1 0 1 1
Bretagne 1 0 1 1
Centre-Val de Loire 4 0 3 4
Nouvelle-Aquitaine 504 115 385 504
Occitanie 608 158 552 608
Pays-de-la-Loire 182 27 182 182
Provence-Alpes-Côte d'Azur 162 57 99 162
ATLANDES 50 1 50 50
Nouvelle-Aquitaine 50 1 50 50
ATMB 67 10 67 67
Auvergne-Rhône-Alpes 67 10 67 67
CCISE 15 7 2 15
Normandie 15 7 2 15
CEVM 9 0 0 9
Occitanie 9 0 0 9
COFIROUTE 513 96 455 513
Centre-Val de Loire 269 45 227 269
Ile-de-France 48 7 32 48
Normandie 1 0 1 1
Nouvelle-Aquitaine 35 12 35 35
Pays-de-la-Loire 160 32 160 160
ESCOTA 523 294 522 523
Provence-Alpes-Côte d'Azur 523 294 522 523
L2 1 0 1 1
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 0 1 1
SANEF-SAPN 565 165 281 565
Grand-Est 198 67 117 198
Hauts-de-France 316 90 164 316
Ile-de-France 46 8 0 46
Normandie 5 0 0 5
SAPN-SANEF 163 40 57 163
Ile-de-France 33 4 33 33
Normandie 130 36 24 130
SFTRF 27 0 27 27
Auvergne-Rhône-Alpes 27 0 27 27
Total général 6766 2500 5638 6766
Annexe 16 | Localisation des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 85
Crédits images & photos :
Vincent Balay, Sébastien Benichou, Cyrille Courrier, Vincent David, Carlo Fernandes Dos Reis,
Didier Germain, Adrien Houel, Olivier Lesne, Anne-Laure Rojat, Bruno Velty, ASF, ATMB, ESCOTA
Édité par la sous-directiondesfinancementsinnovantsetducontrôledesconcessionsautoroutières
| directiondesmobilitésroutières
| directiongénéraledesinfrastructures,des transportsetdesmobilités
1 place Carpeaux 92800 Puteaux
Créé et mis en page par Vincent GIFFARD
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Sous-direction de la gestion et du contrôle
du réseau autoroutier concédé
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Bron
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La Défense
Tour Séquoïa
92?055 LA DÉFENSE Cedex
Standard : 01 40 81 86 30
Télécopie : 01 40 81 12 59
Page de couverture
Avant-propos
Partie 1 ? Présentation succincte du secteur
Partie 2 ? Les temps forts de l?année 2021
Partie 3 ? Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
3.1. Rétrospective 2021: encore marquée par la crise sanitaire COVID-19, l?année 2021 a permis la structuration d?un cadre pour le déploiement de l?électromobilité pour les véhicules légers
3.2. Les spécificités juridiques et économiques des contrats de concession d?autoroutes
Partie 4 ? Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
4.1. L?organisation du ministère chargé des transports pour la passation et la gestion des contrats
4.2. La collaboration inter-services
4.3. La Commission européenne
4.4. L?Autorité de régulation des transports
4.5. Le Parlement
4.6. Le comité des usagers du réseau routier national
4.7. Les commissions intergouvernementales des tunnels transalpins
Partie 5 ? Les nouveaux contrats
5.1. L?autoroute A 355, le contournement Ouest de Strasbourg
5.2. L?autoroute A 79, la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA) dans l?Allier
5.3. L?autoroute A 69, Castres-Verfeil
Partie 6 ? Le contrôle des contrats en cours
6.1. Le contrôle des hausses annuelles de tarifs de péage
6.2. Le contrôle de la qualité du service rendu aux usagers
6.3. Respect des normes techniques et préservation du patrimoine autoroutier
6.4. Suivre l?exécution et l?équilibre économique des concessions et préparer les négociations à venir
Partie 7 ? Les négociations des avenants aux conventions de concession
Partie 8 ? Activité réglementaire
8.1. Arrêtés tarifaires annuels
8.2. Nominations
8.3. Textes sectoriels
Glossaire ? Lexique des abréviations utilisées
Annexes
1. Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle
2. Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes
3. Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km
4. Liste des indicateurs de performance
5. Rappel des classes de véhicules
6. Les clauses tarifaires des contrats de concession
7. Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006
8. Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022
9. Évolutions de quelques tarifs de péage
10. Evolution de la situation financière des sociétés concessionnaires d?autoroutes
11. Les agréments délivrés par l?État en 2021
12. Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé
13. Liste des investissements complémentaires
14. Répartition des bâtiments par société concessionnaire d?autoroute
15. Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes suivant leur utilisation
16. Localisation des bâtiments des sociétés
(ATTENTION: OPTION eurs de tous ces trajets. Le TKM
du réseau est égal à la moyenne des TKM des sections
de référence pondérée par les kilomètres parcourus de
l?année précédant la hausse.
Chaque classe de véhicule dispose de son TKM.
Lors de la hausse tarifaire annuelle, l?évolution prévue
du TKM réseau de la classe 1 (voitures particulières), à
kilomètres parcourus inchangés, ne doit pas dépasser
la hausse autorisée contractuellement entre l?État
et le concessionnaire (voir définition des classes en
annexe5). En outre, cette hausse ne doit pas conduire à
un gain de recettes indu pour la société par la pratique
du foisonnement?1.
Un contrat de plan, conclu pour une durée maximale
de cinq années renouvelables entre l?Etat et la société
concessionnaire, peut préciser les modalités d?évolution
des tarifs de péages pendant la période considérée.
Chaque année, entre les mois d?octobre et de
novembre, les sociétés concessionnaires soumettent
au concédant leurs projets de grilles tarifaires.
En concertation avec la direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression
des fraudes, la direction des infrastructures de transport
procède à un contrôle approfondi de ces grilles afin
de vérifier que les hausses de tarifs envisagée sont
strictement conformes aux stipulations du cahier des
charges et, le cas échéant, du contrat de plan.
La conformité de la hausse du taux kilométrique
moyen à la hausse maximale contractualisée ainsi que
l?absence de foisonnement sont systématiquement
vérifiés.
Lorsqu?existe un contrat de plan en vigueur, les
propositions tarifaires font l?objet d?un accord tacite.
Dans le cas contraire, les tarifs sont approuvés par
un arrêté conjoint des ministres chargés de la voirie
nationale et de l?économie
Si les tarifs proposés ne semblent pas conformes
aux règles définies par les contrats, le concédant peut
mettre la société concessionnaire en demeure de les
modifier ou d?apporter la preuve de leur régularité.
Dans l?hypothèse où, malgré tout, les tarifs proposés
ne respecteraient pas ces règles, les tarifs seraient fixés
par un arrêté conjoint des ministres chargés de la voirie
nationale et de l?économie.
Les annexes 6 à 9 présentent les différents éléments
relatifs aux tarifs de péage 2021 et à leurs évolutions
depuis 2006. Les propositions des sociétés pour l?année
2021 ont été réceptionnées fin novembre et courant
décembre 2020.
Les nouveaux de tarifs de péage entrent en vigueur
au 1er février, sauf exception comme, par exemple,
les tarifs du tunnel A86 duplex concédé à la société
COFIROUTE, applicables dès le 1er janvier.
La mise en service du contournement autoroutier
de Strasbourg en décembre 2021 a donné lieu, par
ailleurs, à l?instruction spécifique de la tarification de
cette nouvelle section, dans un calendrier différent du
calendrier standard. Cette section sera, à partir du 1er
février 2023 (pas d?évolution au 1er février 2022 compte
tenu de la proximité de la mise à péage), instruite
dans le même cadre que les autres, en respectant les
stipulations spécifiques du contrat de concession
correspondant.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art36
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000732997
6.2. Le contrôle de la qualité du service rendu aux usagers
La qualité de service aux usagers couvre des domaines
multiples et très diversifiés. Ils vont ainsi de l?offre de
services sur les aires à la rapidité d?intervention sur
incident ou accident, en passant par le bon écoulement
des flux en barrière de péage, la surveillance constante
du réseau par l?exploitant ou encore la minimisation de
l?impact des chantiers sur la circulation...
L?État concédant évalue également le niveau de
sécurité des infrastructures routières avant et après
mise en service. Il veille à l?intégration par les sociétés
concessionnaires des démarches et procédures de
sécurité routières.
Le service de contrôle dispose, pour exercer
cette mission, d?une palette d?outils dédiés à chaque
compartiment de l?activité d?exploitation d?un réseau
autoroutier. Cette palette a vocation à s?enrichir et
s?adapter au fil du temps et de l?évolution des techniques
et des attentes et préoccupations des usagers.
On citera, parmi les principaux outils de contrôle:
? Les indicateurs de performance, qui permettent
de mesurer concrètement la performance des
sociétés concessionnaires d?autoroutes (SCA);
? L?évaluation du ressenti des usagers, au travers
d?enquêtes ou de bilans;
? L?instruction «a priori» des propositions des SCA
en matière d?évolution de l?offre, instruction qui
doit progressivement s?enrichir d?une évaluation
«a posteriori» du gain pour les usagers;
? Des enquêtes particulières suite à des
événements notables, afin de s?assurer que
l?exploitant a rempli ses obligations et mis en
oeuvre tous les moyens utiles et proportionnés à
la gestion d?une crise.
Par ailleurs, par sa présence continue auprès de
l?usager, l?exploitant est en capacité d?identifier des
pistes concrètes d?amélioration de la sécurité routière.
Cette action fait elle aussi l?objet d?un suivi et d?un
contrôle par le concédant.
6.2.1. Mesurer les performances des sociétés
concessionnaires d?autoroutes
Sur certains domaines, les performances globales des
sociétés concessionnaires sont mesurables au moyen
d?indicateurs (voir annexe 4) et donc pénalisables.
Ces indicateurs chiffrés permettent de formaliser,
de préciser, voire au fil du temps de renforcer, les
exigences de l?État concédant vis-à-vis des sociétés
concessionnaires.
La sous-direction mène un travail permanent de
réflexion sur ces indicateurs afin de les améliorer et de
développer leur champ d?application.
6.2.1.a. Les indicateurs de performance: état
des lieux
Les sociétés concessionnaires font l?objet d?une
évaluation de leurs performances au moyen d?une
batterie d?indicateurs couvrant la sécurité, les
services aux usagers, l?exploitation du réseau et
l?entretien du patrimoine.
En matière d?exploitation par exemple, suite
à un événement impactant la circulation, les
délais d?information des usagers via la radio ou les
panneaux à message variable ainsi que les délais
d?intervention de l?exploitation sur site sont mesurés
au quotidien. Les sociétés concessionnaires sont
soumises à des délais moyens et / ou maximum
limites, au-delà desquels elles peuvent faire l?objet
d?une pénalisation financière.
Ces indicateurs ont été mis en place
progressivement. Ils sont tous quantitatifs. Grâce
à ces indicateurs, l?État concédant ainsi un socle
d?exigences vis-à-vis de ses concessionnaires,
traduites en objectifs chiffrés.
Depuis la signature du plan de relance
autoroutier en 2015, l?État a imposé l?inscription
de ces indicateurs dans les conventions de
concession de toutes les sociétés concessionnaires
concernées.
La non-atteinte des objectifs fixés donne lieu,
à l?issue d?une analyse contradictoire entre le
concédant et la société concessionnaire, à des
pénalités financières. Les modalités de calcul de
ces pénalités sont fixées au contrat.
En 2016, le lancement d?un nouveau plan
d?investissement a été l?occasion de travailler à
faire évoluer la batterie d?indicateurs en stabilisant
les définitions pour les rendre compatibles
avec une application annuelle jusqu?à la fin des
contrats de concession. Cela a aussi été l?occasion
d?introduire des réflexions sur la mise en place de
nouveaux indicateurs ou de généraliser chez les
sociétés «historiques» comme pour le délai de
dépannage qui n?avait été travaillé qu?avec deux
sociétés lors des derniers contrats de plan, et
l?indicateur de gêne au péage qui doit évoluer avec
l?automatisation de ces derniers.
Au-delà de la sanction financière, la construction
et le suivi des indicateurs constituent l?une des
bases du dialogue avec les concessionnaires dans
la perspective d?une amélioration continue du
service rendu. En effet, ces indicateurs doivent
être adaptés aux spécificités et aux contraintes de
chaque réseau autoroutier ainsi qu?à l?évolution des
techniques. Les indicateurs eux-mêmes font ainsi
régulièrement l?objet d?améliorations, à l?occasion
de chaque renégociation de contrat.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 37
6.2.1.b. Le contrôle de la mesure des
indicateurs par les sociétés
concessionnaires d?autoroutes: les
audits
Afin d?améliorer le contrôle des sociétés
concessionnaires d?autoroute, l?État a mis en place
contractuellement des objectifs de performances
dont le non-respect peut donner lieu à des
pénalités. Ces objectifs sont évalués par FCA
sur la base d?indicateurs calculés et transmis
annuellement par les sociétés elles-mêmes. FCA a
initié en 2013 une démarche d?audit afin de vérifier
la complétude, l?exactitude et la sincérité des
informations fournies.
En effet, il convient d?accorder une attention
particulière à la délimitation du périmètre et au
choix des outils de mesure qui sont mobilisés par
les sociétés concessionnaires, de même qu?à la
manière dont elles calculent et interprètent les
résultats, afin de s?assurer que la méthodologie
qu?elles adoptent correspond bien aux attentes du
concédant.
Par exemple, dans le domaine de l?exploitation
(délai d?intervention sur un évènement, surveillance
du réseau, délai d?information des usagers sur
un événement à l?aide de la radio 107.7 ou des
panneaux à messages variables), la démarche
d?audit est aujourd?hui généralisée et pérennisée,
avec l?assistance d?un vivier d?auditeurs issus du
CEREMA formés à la méthodologie des audits.
En 2021, 7 audits ont été réalisés concernant
les indicateurs de performance en lien avec
l?exploitation, l?attente au péage, la gestion de
la viabilité hivernale et le délai de réponse aux
sollicitations d?usagers., Lors de ces audits, des
analyses techniques poussées sont menées afin
de reconstituer toute la chaîne des processus
d?élaboration des indicateurs.
Les résultats de ces audits sont pour l?essentiel
positifs, montrant une bonne appropriation des
indicateurs et de leurs modalités de mesure par les
SCA.
Néanmoins, ils permettent aussi d?identifier
certains écarts et en conséquence de procéder à
certains recadrages:
? d?ordre purement technique (amélioration
des modalités de calcul des indicateurs),
? plus fondamentaux (compréhension des
termes mêmes fondant les indicateurs,
amélioration de la traçabilité des données).
Les actions correctrices correspondantes sont
exigées des sociétés concernées après analyse
contradictoire. Leur mise en oeuvre effective fait
l?objet d?un suivi, avec notamment, la réalisation
de nouveaux audits pour s?en assurer.
D?autres audits sur les indicateurs de
performance et d?entretien du patrimoine sont
menés dans les domaines des chaussées et des
ouvrages d?art (cf. §6.3.3).
6.2.2. Appréhender le ressenti des usagers
Le niveau de satisfaction des usagers est évalué grâce
à deux études menées de manière annuelle: «l?enquête
satisfaction », qui correspond à une évaluation de
la qualité du réseau par les usagers eux-mêmes et
le « bilan des réclamations » adressées aux sociétés
concessionnaires par leurs clients.
6.2.2.a. Les enquêtes de satisfaction
Une enquête de satisfaction est commanditée
chaque année par l?ASFA et réalisée par un
prestataire indépendant. Elle consiste en un
questionnement direct des usagers sur certaines
aires de services ou de repos. Elle concerne les
sociétés concessionnaires gérant un réseau long
de plus 200 km (APRR, AREA, ASF, COFIROUTE,
ESCOTA, Sanef et SAPN) et s?articule autour de
huit thèmes: état de l?autoroute, sécurité routière,
sécurité sur les aires de services, conditions de
circulation, passage au péage, signalisation et
information, esthétique, infrastructures des aires,
services sur les aires.
Dans leurs réponses à ces enquêtes, les usagers
se déclarent de manière constante globalement
très satisfaits du réseau, ce niveau de satisfaction
restant globalement stable d?une année à l?autre.
6.2.2.b. Le bilan des réclamations
Ramené au nombre de kilomètres parcourus, le
nombre de réclamations adressées par les usagers
aux concessionnaires reste à un niveau faible
avec un peu plus de 1 réclamation par million de
kilomètres parcourus, ce qui confirme le niveau de
satisfaction mesurée au travers de l?enquête ASFA.
Les motifs de réclamation, qui ont poussé les
usagers à écrire aux sociétés, sont régulièrement
analysés afin d?identifier les principaux points
problématiques et de chercher des mesures
correctrices.
L?État concédant s?assure par ailleurs, au moyen
d?un indicateur de performance spécifique, que
les sociétés concessionnaires répondent dans des
délais raisonnables aux réclamations formulées
par les usagers. Ces délais sont fixés par sociétés.
Ils permettent d?assurer une réponse aux usagers
pour la plupart des réclamations simples en moins
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art38
de 10 jours et en moins d?un mois pour l?ensemble
des types de réclamations.
Un rapport d?analyse de ces réclamations est
élaboré chaque année par l?Etat concédant, il est
diffusé aux sociétés et au président du comité des
usagers.
6.2.3. Agir sur les domaines à enjeux pour une
qualité de service au quotidien
6.2.3.a. Améliorer la fluidité du passage en
gares de péage
Dans l?attente du développement du péage
en flux libre, dont l?année 2019 a consacré les
premières mises en service et le nouveau standard
des futures concessions, les barrières de péage font
l?objet d?aménagements divers afin d?améliorer
l?écoulement du trafic. Ces aménagements peuvent
prendre la forme d?augmentation du nombre
de voies de passage ou de modernisation des
équipements, dont notamment le déploiement du
télépéage sans arrêt.
La qualité de ces projets est contrôlée à
chaque étape de leur réalisation, mais aussi en
fonctionnement courant. Par ces contrôles, le
concédant s?assure que, outre la prise en compte
des questions de sécurité et de conformité aux
règles de l?art, le service rendu à tous les usagers,
qu?ils se déplacent en véhicules légers ou en poids
lourds, et quel que soit leur mode de paiement, est
effectivement amélioré.
Ainsi en 2021:
? 17 dossiers d?amélioration ont été traités;
? 2 inspections de sécurité ou de travaux ont
été réalisées;
? 6 barrières en service ont fait l?objet
d?une inspection afin de vérifier leur
bonne exploitation ainsi que leur bon
fonctionnement global.
Ces dernières années, les services de l?État
ont dû traiter une vague importante de dossiers
de modernisation en raison du processus
d?automatisation des péages (mise en place du
paiement par badge, puis du télépéage sans
arrêt, automatisation des équipements). Les SCA
ayant quasiment atteint leur objectif en matière
d?automatisation, le volume des dossiers relatifs à
de nouveaux projets tend aujourd?hui à baisser.
De nouveaux enjeux cruciaux se dessinent
désormais, avec notamment l?encouragement par
l?autorité concédante de l?émergence du péage
sans barrière (flux libre) de manière systématique
dans le cadre des appels d?offres de nouvelles
concessions, mais aussi en recherchant la migration
de système de péage avec barrière physique sur le
réseau déjà en service, en privilégiant, au moins
dans un premier temps, les projets présentant la
configuration physique la plus favorable, à la fois
en termes de gains pour les usagers mais aussi
d?un point de vue technique. Ainsi, les systèmes
en péages ouverts (avec donc la succession de
nombreuses barrières pleine voie pour un même
trajet) supportant des trafics élevés sont des cibles
privilégiées, à même de justifier les investissements
importants et spécifiques à une telle migration, à
commencer par la déconstruction des installations
physiques de péage.
6.2.3.b. Améliorer les aires de service et de
repos et les adapter aux nouvelles
attentes
? Les aires de service
Aux termes du code de la voirie routière
et des contrats de concession, les sociétés
concessionnaires peuvent déléguer l?exploitation
des aires de service à des entreprises tierces,
sous réserve que les contrats soient passés par
voie d?appel à la concurrence. Les attributaires
pressentis doivent être agréés par l?autorité
concédante, après avis de l?ART pour les
consultations lancées à compter du 1er avril 2016.
L?agrément permet de s?assurer:
? De la bonne gestion du domaine public
autoroutier,
? Du respect des conditions d?organisation
du service fixées par l?arrêté du 8 août 2016
modifié,
? Du respect des exigences de publicité et de
mise en concurrence,
? Des garanties professionnelles et
financières du futur prestataire,
? Du caractère non excessif de la durée de
la sous-concession au regard de la durée
d?amortissement des investissements.
Au cours de l?année 2021, les sociétés ALIAE,
APRR, ARCOS, ASF, COFIROUTE ont renouvelé des
contrats d?exploitation d?activités commerciales
sur 37 aires de service du réseau autoroutier
concédé (voir annexe 11).
? Les aires de repos
Tout projet ambitieux de modification des aires
fait l?objet d?un contrôle par le concédant avant le
lancement des travaux. Pendant les travaux, des
visites sont généralement programmées (gêne
à l?usager, cohérence avec le projet initial) et en
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 39
fin de chantier, la vérification de l?accessibilité
des services est contrôlée avant ouverture des
nouveaux services.
La qualité des aires de repos est par ailleurs
évaluée régulièrement au titre des indicateurs
de performance. Cette évaluation est menée
directement par l?autorité concédante. En 2021,
102 aires de repos ont fait l?objet d?une visite
inopinée par l?autorité de contrôle pour en évaluer
le bon état d?entretien et de propreté sur la base
d?une grille d?évaluation commune aux différentes
SCA concernées. Les valeurs à respecter pour
les indicateurs ont toutes été atteintes. A l?issue
de ces visites, des observations ponctuelles
sont également adressées aux sociétés en cas
de constats ciblés telles que de la signalisation
endommagée, des équipements à remplacer, ?
? Les parkings de covoiturage
Le covoiturage fait l?objet d?un recours de plus
en plus fréquent en France. La pratique covoiturage
touche principalement quatre cibles:
? les déplacements de courte distance par le
biais essentiellement de l?accompagnement
familial;
? les déplacements domicile-travail de
moyenne distance (entre 20 et 80
kilomètres): on estime qu?ils représentent
6 milliards de voyageurs.kilomètres, soit
environ 10 % du total parcouru pour ce
motif;
? les autres déplacements de moyenne
distance, sans qu?il soit possible d?évaluer
combien le covoiturage représente
quantitativement;
? les déplacements personnels de longue
distance (hors avion): on estime qu?ils
représentent 3,5 milliards de voyageurs.
kilomètres, soit 1,6 % des déplacements
longue distance.
Cette pratique de mobilité est définie par
l?article L.3132-1 du code des transports et
est issue de la loi du 17 août 2015 relative à la
transition énergétique pour une croissance
verte : « l?utilisation en commun d?un véhicule
terrestre à moteur par un conducteur et un ou
plusieurs passagers, effectuée à titre non onéreux,
excepté le partage des frais, dans le cadre d?un
déplacement que le conducteur effectue pour son
propre compte».
Le covoiturage répond aux enjeux de
développement durable et de la transition
énergétique. Dans cette optique, la création et
le développement de parkings de covoiturage à
proximité des autoroutes devient un enjeu majeur
pour la participation de cette pratique.
En 2021, les services de l?État ont traité 35
dossiers et visité 21 sites.
L?objectif de ces parkings est d?être aisément
accessibles par les automobilistes se déplaçant en
véhicule léger mais aussi de permettre la dépose
et la prise de covoitureurs en toute sécurité. Cet
objectif de proximité va nécessiter à moyen terme
le développement de nouveaux parkings.
6.2.3.c. Minimiser l?impact des chantiers sur la
circulation
Les chantiers ayant un impact particulier sur la
circulation font l?objet d?un arrêté d?autorisation
pris par le Préfet. Cet arrêté est pris sur la base d?un
dossier dit «d?exploitation sous chantier» (DESC)
explicitant la nature des travaux et les mesures
prises pour notamment limiter au mieux la gêne
occasionnée pour les usagers. Ces dossiers font
aussi l?objet d?une analyse par le concédant pour
contrôler que toutes les mesures nécessaires pour
minimiser l?impact des chantiers ont été mises en
oeuvre.
Dans ce cadre, une vigilance particulière
est apportée aux dispositions prises par les
gestionnaires pour limiter la gêne aux usagers à
l?occasion des chantiers (minimisation des périodes
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art40
de coupure, travaux de nuit, ?). Lorsque toutes les
mesures raisonnables destinées à limiter cette gêne
n?ont pas été prises, le concédant demande au
concessionnaire d?optimiser le dispositif proposé.
Sur les chantiers portant des enjeux
particulièrement forts en termes de gêne
potentielle pour les usagers des réunions
préparatoires ont été organisées afin de définir le
plus en amont possible les conditions permettant
de minimiser l?impact sur la circulation.
En 2021, le concédant a analysé 1060 dossiers
d?exploitation sous chantier.
6.2.3.d. Évaluer en continu les interventions sur
événements majeurs
Les événements (accidents, pannes) entraînant
une coupure d?une durée supérieure à 4 heures
doivent faire l?objet d?une déclaration systématique
à la direction des infrastructures de transports.
Les sociétés concessionnaires produisent
ensuite un rapport circonstancié du traitement
de l?événement, depuis son signalement jusqu?à la
réouverture à la circulation en passant par l?arrivée
des secours sur place et l?adoption de mesures de
gestion du trafic (entrées et sorties conseillées et
ou obligatoires en amont et aval de l?événement).
Ces retours d?expérience ont pour objectif
d?améliorer la qualité du service rendu à l?usager
dans ces circonstances très particulières.
66 événements recensés en 2021 ont fait l?objet
d?un rapport. Un de ces rapports a fait l?objet
d?échanges avec la SCA pour préciser certains
points ou apporter des éléments complémentaires
sur le déroulé des interventions. L?analyse de
ces rapports montre une bonne réactivité des
exploitants et une adéquation des moyens mis en
oeuvre aux situations dans la plupart des cas.
6.2.3.e. Le dépannage, la viabilité hivernale et
la signalisation
? Dépannage
Tomber en panne sur l?autoroute crée une
situation d?urgence et de danger, c?est pourquoi
les opérations de dépannage, de remorquage et
d?évacuation des véhicules sur autoroute sont
assurées par des entreprises agréées. L?ensemble
du réseau autoroutier concédé est ainsi couvert
par des contrats organisant le dépannage.
Les sociétés concessionnaires pilotent les
démarches de mise en concurrence par appel
d?offre (ouvertures des plis, visites, propositions
d?attribution d?agréments).
La DGCCRF contrôle les conditions de mise
en concurrence et les préfectures délivrent
les agréments sur avis des commissions
interdépartementales d?agrément.
Le concédant s?assure, quant à lui, qu?une
offre de dépannage agréée est disponible en
permanence sur l?ensemble du territoire.
De plus, les méthodes de calcul d?un nouvel
indicateur relatif aux délais de dépannage ainsi
que les objectifs afférents ont été finalisés en 2016
suite à une collaboration étroite avec deux sociétés
concessionnaires (ASF et ESCOTA). Ce dispositif
sera étendu aux autres sociétés historiques dans le
cadre de la mise en oeuvre du plan d?investissement
autoroutier. A ce titre des processus de collecte
des données ont été définis en vue de la réalisation
de premières mesures.
Concernant le prix du dépannage, il faut
distinguer les tarifs de dépannage des poids lourds
de ceux des tarifs des véhicules légers. Depuis
l?intervention du décret n° 89-477 du 11 juillet
1989, le prix du dépannage des véhicules légers
est réglementé. Au contraire, le prix du dépannage
des poids lourds est libre. Chaque année, un
arrêté définit et fixe les tarifs de dépannage des
véhicules légers sur autoroutes. Il détermine un
prix forfaitaire couvrant le déplacement d?un
véhicule d?intervention, la réparation sur place
et le remorquage ou le transport du véhicule
immobilisé.
? Viabilité hivernale
Le bureau FCA3 analyse les bilans annuels des
sociétés concessionnaires ainsi que l?atteinte des
objectifs de performances fixés dans les contrats
et liés aux indicateurs neiges et verglas.
L?analyse des bilans de l?hiver 2020-2021 n?a pas
révélé de dysfonctionnement dans le traitement
des intempéries hivernales et les objectifs
de performances fixés dans les contrats des
principales sociétés ont été atteints.
? Signalisation
La signalisation a pour objet:
? De rendre plus sûre la circulation routière;
? De faciliter cette circulation;
? D?indiquer ou de rappeler diverses
prescriptions particulières de police;
? De donner des informations relatives à
l?usage de la route;
? De guider l?usager de l?autoroute sur son
itinéraire.
Bien conçue et réalisée, elle facilite la circulation
et réduit les causes d?accident. Insuffisante, trop
abondante ou impropre, elle est facteur de gêne
et d?insécurité.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 41
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000332287
La réglementation est définie par l?arrêté modifié
du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des
routes et des autoroutes ainsi que par l?Instruction
Interministérielle sur la Signalisation Routière (IISR)
dont la dernière version disponible a été publiée
en avril 2016.
Avant la réalisation de sections neuves ou la
modification de sections existantes, la signalisation
fait l?objet d?études préalables sous la forme de
«schéma directeur de signalisation directionnelle»
(SDSD) et de projets de définition de signalisation
(PDS) qui définissent la signalisation qui sera
implantée sur le terrain.
Dans le cadre de l?instruction des SDSD et
PDS produits par les concessionnaires, 15 avis sur
dossiers ont été émis en 2021 par la sous-direction
FCA. Ces avis comprennent notamment le projet
de définition de signalisation de la Route Centre
Europe Atlantique (A79) et la révision du schéma
directeur de l?autoroute A6 entre l?Île de France et
Beaune.
Préalablement à la mise en service, les agents de
la sous-direction FCA vérifient que les panneaux de
signalisation routière respectent la réglementation
et les prescriptions émises lors de l?instruction
des dossiers de signalisation. L?année 2021 a vu en
particulier la mise en service de nouveaux ouvrages
comme le contournement ouest de Strasbourg
(A355) ou le noeud A71-A79, amorce de la future
A79 (RCEA).
Lors de visites inopinées, les agents de la
sous-direction FCA vérifient que les panneaux de
signalisation routière respectent la réglementation
et que, ce faisant, les concessionnaires respectent
leur obligation contractuelle en la matière.
Des rappels à la réglementation peuvent alors
être effectués si les sociétés concessionnaires
apposent des éléments non respectueux de la
réglementation, ou ne maintiennent pas en bon
état la signalisation existante.
La sous-direction FCA contribue également à
l?évolution de la réglementation en participant à
l?évaluation des propositions d?expérimentation
émises par les sociétés concessionnaires en
particulier dans le cadre des équipements
d?exploitation ou de procédures innovantes
(signalisation de chantier, équipements
dynamiques des parcs de stationnement,
covoiturage, péage en flux libre?), ainsi qu?aux
évolutions réglementaires (code de la route et
signalisation) liées aux nouveaux usages de la
route (voies réservées aux transports en commun,
VR2+?) et à la doctrine technique (guides de
conception) qui s?y rattachent. Ces travaux visent
à la fois à l?adaptation de la signalisation aux
nouveaux usages (technologie de perception du
péage en flux libre par exemple), à l?amélioration
de celle-ci en termes de visibilité et de service à
l?usager mais également au renforcement de la
sécurité des agents d?exploitation des sociétés.
En 2021, elle a ainsi accompagné la société ALIAE
dans l?élaboration d?un dossier d?expérimentation
de la signalisation nécessaire à la mise en oeuvre du
péage en flux libre sur l?A79 dont la mise en service
est prévue en 2022.
6.2.4. Utiliser les observations des services de
l?exploitation pour améliorer la sécurité
routière
Tout projet autoroutier fait l?objet d?une évaluation
technique amont au titre de la sécurité routière, depuis
sa phase de conception jusqu?à sa livraison.
L?évaluation du niveau de sécurité des infrastructures
en exploitation restait à développer, ce qui a été mis en
oeuvre au début des années 2010.
6.2.4.a. Dispositifs généraux: démarches SURE,
ISRI et suivi des événements majeurs
En 2013, la sous-direction FCA a impulsé la mise
en oeuvre sur le réseau autoroutier concédé des
démarches SURE, pour «Sécurité des Usagers sur
les Routes Existantes». Après avoir bénéficié d?une
formation pilotée par le concédant, les sociétés
concessionnaires ont produit les premières
versions de leur diagnostic, à la suite des études
d?enjeux validées en 2014.
Cet important travail a fait l?objet d?une
restitution fin 2015, à l?issue de laquelle il est
apparu opportun de réinterroger la méthodologie
d?élaboration des études d?enjeux et de diagnostic,
au vu des spécificités du réseau autoroutier
concédé.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art42
En 2016, une synthèse de la mise en oeuvre de la
démarche SURE par les sociétés concessionnaires
a été réalisée sous forme d?un rapport d?étude
par le Cerema pour le compte de l?Association
des sociétés françaises d?autoroutes (ASFA). Sur
la base de ce rapport, la sous-direction FCA a
demandé à l?ASFA de produire des compléments
méthodologiques en s?appuyant sur ses retours
d?expériences.
L?analyse de ces compléments n?a pas
abouti à une décision majeure de refonte de la
méthodologie. Toutefois, afin de la mettre en
conformité avec les exigences réglementaires
découlant de la transposition en droit français
de la directive européenne 2008/96/CE sur la
gestion de la sécurité des infrastructures routières,
une nouvelle version du guide relatif à l?étude
d?enjeux est en cours de rédaction. Le logiciel
Concerto a été remplacé par TRAxy, le nouvel
outil de gestion des données d?accidents corporels
de l?Observatoire National Interministériel à la
Sécurité Routière (ONISR). Bien que fonctionnel,
il est toujours en cours de développement pour
ce qui concerne ces études d?enjeux et l?analyse
des zones d?accumulation des accidents de la
circulation (ZAAC).
Dans l?attente de l?ajout de ces fonctionnalités,
la sous-direction FCA a demandé aux sociétés
concessionnaires de centrer l?analyse sur les
ZAAC définies à l?aide de la méthode Marion?1.
Cette analyse devra systématiquement passer
en revue les sujets liés aux caractéristiques de
l?infrastructure.
Les démarches d?inspection de sécurité
routière des itinéraires (ISRI) font elles aussi
l?objet d?un suivi, notamment quant aux mesures
effectivement prises par les sociétés pour pallier
les défauts constatés. Par ailleurs, l?information
1. Cette méthode repose sur la notion de seuils: un nombre d?accidents et un nombre de victimes sont choisis sur une certaine période et sur une
certaine longueur. Une zaac est donc définie comme une section sur laquelle les seuils fixés sont dépassés.
La circulaire dite «PRAS» (août 1998) définit 3 niveaux de ZAAC en fonction des seuils suivants sur une longueur de 850 m et sur une période
de 5 ans:
? ZAAC de niveau 1: au moins 4 accidents corporels et 4 victimes graves;
? ZAAC de niveau 2: au moins 7 accidents corporels et 7 victimes graves;
? ZAAC de niveau 3: au moins 10 accidents corporels et 10 victimes graves.
relative aux événements majeurs sur le réseau
autoroutier fait l?objet d?un suivi en continu par
l?État, permettant de saisir les sociétés en cas de
problèmes récurrents ou d?accidents particuliers.
6.2.4.b. Dispositifs particuliers pour les
aménagements récents: bilans et
audits de début d?exploitation
Au bout de six mois d?exploitation de tout nouvel
aménagement, les sociétés concessionnaires
doivent, conformément à la circulaire n° 87-88
du 27 octobre 1987 modifiée relative au réseau
concédé, établir un bilan de sécurité.
Par ailleurs, la directive européenne de 2008,
retranscrite en droit français par l?arrêté du 15
décembre 2011 et la circulaire du 13 avril 2012,
demande que chaque nouvel aménagement ayant
un impact sur le débit routier fasse l?objet d?un
audit de sécurité routière de début d?exploitation.
Cet audit s?appuie notamment sur le bilan à 6
mois, l?inspection de travaux et sécurité (ITS) avant
mise en service, ainsi que sur une visite de terrain
et un entretien avec l?exploitant.
Lorsque le bureau FCA3 ne réalise pas lui-
même l?audit, il procède à la désignation, avec leur
accord, des auditeurs qualifiés au sein du Cerema,
des DIR, des DDT ou des DREAL.
L?audit fait l?objet d?un rapport à l?exploitant,
qui doit répondre aux recommandations
éventuellement soulevées par les auditeurs. 4
audits de début d?exploitation ont été réalisés en
2021 dont celui du noeud de Sevenans A36/RN19
réalisé en commun avec le réseau DIR. Il porte sur
l?aménagement d?un diffuseur.
6.3. Respect des normes techniques et préservation du patrimoine
autoroutier
Dans le cadre de ses missions, l?État s?assure
également du respect par les concessionnaires des
normes techniques ainsi que de la viabilité, de la sécurité
et de la durabilité des infrastructures autoroutières. La
sous-direction suit les projets d?opérations, depuis leur
instruction jusqu?à leur mise en service. Après la mise
en service, la sous-direction FCA poursuit ses contrôles
sur toute la durée de vie des infrastructures. Depuis
plusieurs années, la sous-direction oriente ses efforts
sur la préparation de la fin de vie des conventions de
concession. La préservation du patrimoine autoroutier,
dont la valeur est estimée à environ 150 milliards
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 43
d?euros, constitue en effet un enjeu majeur pour l?État,
les contribuables et les usagers.
6.3.1. Contrôle avant mise en service
La circulaire n°87-88 du 27 octobre 1987, modifiée
en 2002, définit les procédures d?élaboration et
d?instruction des dossiers techniques concernant les
opérations d?investissement sur le réseau autoroutier
concédé.
Elle distingue schématiquement trois niveaux
d?étude:
? Le niveau amont est constitué des études
permettant à l?administration d?approuver le
principe du projet envisagé, ses principales
caractéristiques, ainsi qu?une estimation
prévisionnelle sommaire de son coût (dossier
synoptique ou dossier de demande de principe,
selon la nature de l?opération). Ces études sont
approuvées par décision ministérielle;
? Le niveau des études d?avant-projet, plus détaillé,
permet d?affiner les choix techniques et la
description du projet envisagé et d?arrêter le coût
avec une bonne fiabilité;
? Dans un dernier temps, le niveau des études
d?exécution sert à la constitution des pièces
techniques des dossiers d?appel d?offres. Les
études de deuxième et troisième niveaux sont de
la responsabilité des sociétés concessionnaires
et ne font en conséquence pas l?objet d?une
approbation ministérielle.
Une fois les études réalisées, l?État concédant
contrôle les travaux de construction afin de s?assurer
de leur conformité aux normes et de la sécurité des
infrastructures. Une décision ministérielle autorise la
mise en service.
6.3.1.a. Instruction des dossiers techniques
En 2021, 50 décisions ministérielles ont été prises,
portant respectivement sur:
Dossier synoptique (DS) 1
Dossier de demande de principe (DDP) 32
Étude préliminaire d?ouvrage d?art (EPOA) 3
Droits d?évocation (DE) 4
Demande de dérogation 7
Avant-projet sommaire modificatif (APSM) 3
? Évolution de l?activité instruction des dossiers depuis
10 ans
L?activité de construction de section neuves
a largement diminué ces dernières années, seuls
des tronçons réduits sont maintenant concernés
(A355, A79). En revanche, il est noté que l?activité
de modernisation et d?aménagement du réseau
existant augmente régulièrement et constamment
avec un nombre de plus en plus important
d?opérations ponctuelles et singulières.
? Audit de sécurité routière
Depuis 2012, certaines opérations
d?aménagement, en application de l?article D118-5-
4 du code de la voirie routière, doivent faire l?objet
d?une procédure d?audits de sécurité routière.
Celle-ci, en phase «Étude», nécessite la conduite
d?un audit en phase conception (préalable à la
déclaration d?utilité publique) et en phase de
conception détaillée (avant le démarrage des
travaux).
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art44
En 2021, la sous-direction a commandé 3 audits
de phase conception détaillée.
Les concessionnaires ont bien pris en compte
cette nouvelle procédure et ont mis en place
les contrôles de sécurité routière nécessaires à
la conduite de ces audits. Ces contrôles restent
encore à améliorer notamment dans le cadre de
leur anticipation dans le processus des études et le
planning des opérations.
6.3.1.b. Contrôle des travaux de construction
Le contrôle des travaux est prévu dans le cahier des
charges des concessions et dans la circulaire n°87-
88. Il consiste, à l?issue de l?examen des dossiers
d?avant-projet autoroutier (APA) et des visites de
chantier, à identifier les points sensibles du projet
propres à sa nature, à son environnement et aux
choix techniques, et les risques de non-conformité
aux spécifications, à vérifier le respect des
règlements et décisions, afin d?évaluer la qualité
de la réalisation, et à contrôler la conformité de
l?ouvrage garantissant confort et sécurité des
usagers. L?annexe 13 présente les investissements
mis en service au cours de l?année 2021.
Domaine de contrôle Nb de contrôles
Visite générale 21
Géométrie 8
Signalisation 13
Terrassement chaussées 21
Environnement 8
Ouvrages d?art 42
Équipement sécurité 27
Total 140
Depuis la fin de l?année 2012, les inspections de
sécurité valent rapport d?audit de sécurité routière
en application de l?article D.118-5-4 du code de la
voirie routière pour les opérations relevant de la
procédure d?audit de sécurité routière.
En 2021, la sous-direction FCA a établi:
? 5 procès-verbal d?inspection travaux,
? 5 procès-verbaux d?inspection sécurité,
dont 4 valant audit de sécurité routière,
? 7 procès-verbaux d?inspection travaux et
sécurité, dont 4 valant audit de sécurité
routière.
4 opérations d?importance ont fortement mobilisé
les équipes de FCA dans ces actions importantes
de contrôle garantissant la sécurité des usagers
avant mise en service, à savoir:
? L?autoroute A355 ou contournement Ouest
de Strasbourg sur 25 km (concessions
ARCOS et SANEF),
? L?autoroute A79 entre Montmarault et
Sazeret sur 3,9 km,
? L?élargissement à 2x3 voies de l?autoroute
A41 Nord entre Annecy et Saint-Martin-de-
Bellevue sur 6 km, et
? L?élargissement à 2x3 voies de l?autoroute
A75 Clermont-Ferrand et Le Crest sur 10,5
km.
Par ailleurs, les opérations de contrôle des
travaux sur site ont notamment porté en 2021
sur les aménagements suivants, tous domaines de
construction:
? A10 ? élargissement à 2x3 voies entre Tours
(A85) et Ste Maure-de-Touraine,
? A10 ? élargissement à 2x4 voies entre A19
et A71 (Nord Orléans),
? A11 ? diffuseur de Connerré,
? A11 ? Portes de Gesvres,
? A13 ? élargissement à 2x3voies entre Pont
L?Evêque et Dozulé,
? A52 ? diffuseur de Belcodène,
? A61 ? élargissement à 2x3 voies entre A66
et Villefranche-de-Lauragais et entre A9 et
Lézignan,
? A63 ? diffuseur n°9, Bretelles de Dax,
? A79 ? RCEA (Montmarault ? Digoin),
? A85 ? mise en configuration définitive du
profil en travers entre Romorantin et St-
Aignan,
? A85 ? doublement du viaduc de la Roumer,
? A85 ? diffuseur de Druyes,
? A480 ? élargissement à 2x3 voies à
Grenoble,
? RN205 ? Travaux de réhabilitation de la
descente des Egratz,
? Plusieurs passages supérieurs à faunes (A48,
A4).
? Domaine ouvrages d?art et autres structures
Conformément à la circulaire 87-88, des dossiers
concernant exclusivement les ouvrages d?art ont
été instruits et ont fait l?objet pour certains de
décisions ministérielles (DM) en 2021:
? 8 Études Préliminaires d?Ouvrage d?Art
(EPOA) ou Avant-Projet d?Ouvrage d?Art
(APOA) donnant lieu à DM, dont 3 pour
réparations de grands ouvrages existants,
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 45
? 4 Dossiers de Demande de Principe (DDP)
dont un concernant un ouvrage existant
pour «réparation innovante» donnant lieu
à DM, et deux avis sur un DDP pour des
passerelles sous maitrise d?ouvrage autre
que l?État,
? 9 Dossiers d?information faisant l?objet
d?observations.
En 2021, des opérations de contrôle sur site
ont porté spécialement sur la poursuite de la
reconstruction du Viaduc du Charmaix (A43), un
ouvrage d?art non courant en zone géotechnique
délicate, et dont les travaux avaient dû être
interrompus suite à la découverte de malfaçons en
2020, mais également sur le suivi de constructions
ou de réparations délicates ou innovantes de
grands ouvrages.
D?autres opérations moins importantes en
ouvrages d?art ont également fait l?objet d?audit.
Au total, 42 visites de contrôle sur ouvrages d?art
dans le cadre d?opérations de construction,
d?élargissement ou de réparations délicates ont
été réalisées au cours de l?année 2021.
Ces visites donnent lieu à des réserves et
observations formulées par écrit. Celles-ci font
l?objet d?échanges avec la société et donnent lieu
à des réserves à traiter soit au travers du Procès-
Verbal d?inspection travaux soit au travers de celui
d?inspection sécurité. Il est précisé si ces réserves
sont à traiter avant mise en service, ou après avec
d?un délai.
? Domaine dispositifs de retenue routiers
A l?occasion de déplacements pour le contrôle
des travaux prévu dans le cahier des charges
des concessions et dans la circulaire n°87-88,
une partie des dispositifs de retenue routiers est
inspectée visuellement afin de vérifier l?état de ces
équipements.
En 2021, une partie du TPC d?A52 a fait l?objet
d?un audit spécifique en-dehors des opérations de
construction et d?aménagement.
? Domaine environnement
En 2021, les opérations en travaux ont fait l?objet
d?inspections régulières sur la thématique
environnement. Il s?agit, avec le cas échéant l?appui
des directions territoriales géographiquement
compétentes du CEREMA, de vérifier le respect
des différents engagements pris en matière
d?environnement lors des études préalables
et des obligations réglementaires qui sont
imposées aux concessionnaires, en particulier
en matière de protection des espèces protégées
et de la ressource en eau. Ces inspections visent
notamment à vérifier que l?organisation mise en
place par les concessionnaires sur la thématique
environnement est suffisante pour permettre
le respect des objectifs assignés aux différentes
opérations. Elles permettent également de
s?assurer que les travaux sont menés dans les règles
de l?art et que les nuisances induites par les travaux
sont réduites au strict minimum.
Dans le cadre des contrats de plan en cours,
les opérations routières s?accompagnent
systématiquement d?aménagements en faveur
de l?environnement. Ces aménagements
s?inscrivent dans les engagements pris par l?État
ou le concessionnaire lors des procédures qui
précèdent la déclaration d?utilité publique (ou
de projet) de l?opération. Des prescriptions
imposées par les arrêtés pris en application du
code de l?environnement (protection des espèces
protégées et de la ressource en eau, protections
contre le bruit) viennent par la suite compléter
ces engagements. Avec l?appui des directions
territoriales du CEREMA concernées, la sous-
direction FCA s?assure que l?ensemble de ces
engagements et obligations sont pris en compte
dans les études menées par les concessionnaires, en
particulier au stade de l?avant-projet autoroutier.
Les contrats de plan en cours prévoient par
ailleurs la réalisation d?opérations spécifiques,
l?objectif principal étant de réduire l?impact
sur l?environnement de sections autoroutières
«anciennes» réalisées à des époques ou la prise
en compte de l?environnement était moindre
(notamment d?un point de vue réglementaire).
Outre des « écoponts » qui ont souvent un
caractère emblématique, les contrats de plans
prévoient également la réalisation:
? D?ouvrages plus modestes de
rétablissement de la coupure écologique
créée par l?autoroute de type «écoduc»
pour la petite faune qui sont tout aussi
efficaces pour certaines espèces;
? D?aménagements pour protéger la
ressource en eau;
? De protections acoustiques pour améliorer
le cadre de vie des riverains de l?autoroute.
Sur la base d?études menées par les
concessionnaires, et en lien avec les services locaux
de l?État, la sous-direction FCA vérifie la pertinence
des aménagements proposés préalablement à
leur mise en oeuvre. Cette vérification passe par
l?instruction des dossiers d?information ou des
dossiers de demande de principe présentés par les
concessionnaires.
La mise en oeuvre des aménagements
environnementaux du plan d?investissement
autoroutier, conclu en 2018, se poursuit et la
totalité des travaux sont engagés pour des mises
en service à l?horizon 2023.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art46
? Domaine chaussées et ouvrages en terre
Le contrôle des travaux est prévu dans le cahier des
charges des concessions et dans la circulaire n°87-
88. Il consiste, à l?issue de l?examen des dossiers
d?avant-projet autoroutier (APA) et des visites de
chantier:
? à identifier les points sensibles du projet
propres à sa nature, son environnement et
aux choix techniques, et les risques de non-
conformité aux spécifications (ex: zones
inondables ou compressibles, traitement
des matériaux du site, renforcement des
chaussées existantes,?),
? à vérifier le respect des règlements et
décisions afin d?évaluer la qualité de
la réalisation (ex: dimensionnement,
agréments et formulations,?),
? à vérifier la conformité de l?ouvrage
garantissant confort et sécurité aux usagers
(ex: uni longitudinal, adhérence, stabilité
des talus,?).
21 jours de visites de contrôle sur des projets de
construction ont été réalisées au cours de l?année
2021 par FCA sur les thématiques chaussées et
terrassements. Le CEREMA, qui est régulièrement
mobilisé pour assister la sous-direction FCA dans
ses missions de contrôle, apporte son expertise
et sa connaissance du contexte local lors des
opérations de contrôle.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 47
6.3.2. Principales mises en services
réalisées en 2021
? A85: Viaduc de la Roumer (COFIROUTE)
? Doublement de l?autoroute A85
au droit du viaduc.
? Mise en service: 7 avril
? A11: Diffuseur de Connerre-Beille (COFIROUTE)
? Mise en service: 26 avril
? A41: Annecy Nord ? Saint-Martin-Bellevue
? Élargissement de l?autoroute A41 à 2x3 voies,
sur 6 km
? Mise en service: 30 juin
? A79: Montmarault / Sazeret (APRR)
? Création de l?autoroute A79 à 2x2 voies,
entre Montmarault et Sazeret, sur 3,9 km.
? Mise en service: 3 août
? A75: Clermont-Ferrand / Le Crest (APRR)
? Élargissement de l?autoroute A75 à 2x3 voies,
entre Clermont-Ferrand et Le Crest, sur 11 km.
? Mise en service: 1er octobre
? A355: Contournement Ouest de Strasbourg
(ARCOS + SANEF)
? Section neuve à 2x2 voies de 26 km
? Mise en service: 17 décembre
? A85
? A355
? A75
? A71
? A355
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art48
Focus
Déconvenues géotechniques sur l?élargissement d?A13 à Pont-L?Evêque
L?opération conduite dans le cadre du Plan de Relance Autoroutier (PRA, publication au Journal Officiel le
23 août 2015 du décret validant le 10ème avenant à la concession SAPN) consiste en la mise à 2 x 3 voies de
l?autoroute A 13 entre le noeud A13 / A132 de Pont-l?Évêque (PR 181 300) et le diffuseur n 30 de Dozulé (PR 203
000) soit un élargissement proprement dit de 21,7 km de section courante.
Les travaux ont eu lieu de janvier 2017 à février 2022 (Inspection Sécurité du 10/02/2022) durant lesquels
un nombre inhabituel d?aléas géotechniques sont survenus. La nature argileuse des sols et les très importantes
précipitations durant des phases de mise en oeuvre ont accéléré des phénomènes existants auxquels les équipes
travaux ont dû faire face. Le chantier ayant accumulé des retards importants impactant le délai contractuel, le
maître d?ouvrage a fait le choix de prioriser la mise en service de la section courante en déployant des solutions
de sécurisation des abords et de mettre en oeuvre les confortements définitifs dans un second temps. Voici les
trois désordres les plus marquants :
? Glissement du DBT24-2 PR 196+830 stabilisé en palplanches :
Un premier glissement à eu lieu en juillet
2019. Suite à des investigations (puits à la
pelle de 3 m de profondeur) relevant de
la mission G3 (EXE au sens de la NF P 94
500), un autre glissement s?est déclenché
en octobre 2019 plus à l?est sur le même
ouvrage élémentaire avec une rupture
importante de la crête de talus supportant
une voie communale.
Suivant les recommandations du
«Guide Technique pour la stabilisation des
glissements du LCPC ? 1998», la solution retenue a consisté à réaliser un écran de soutènement à l?arrière de la
dernière structure indispensable aux travaux de chaussée autoroutière, à savoir le drain des eaux internes. La
solution par substitution classique par un masque, au vu de l?instabilité précaire du talus lors des phases provisoires
semblait compromise. C?est donc un confortement mixte par clouage / placage granulaire qui a été mis en oeuvre.
Le contrôle du concédant a consisté à valider les notes de dimensionnement de la mission G2-PRO pour les
solutions de conforment provisoires et définitives.
? Glissement du déblai en sens 1 au PR 192 :
Un glissement important a eu lieu entre l?inspection travaux du 9
avril 2021 et l?inspection sécurité du 10 février 2022. La mise en oeuvre
de la couche de roulement définitive ayant déjà eu lieu, le maître
d?ouvrage a choisi pour préserver les chaussées neuves de réaliser
une bêche de pied provisoire et busée en matériaux granulaires. Le
concédant veille par l?inscription d?une réserve à l?IS à la réalisation du
confortement lourd par un masque drainant qui aura lieu à l?été 2022.
? Cavité sous le bassin BR 188 :
A la suite de l?apparition de quatre fontis en fond de bassin
du BR 188, le CEREMA a établi, en septembre 2020, un rapport de
diagnostic. Ce dernier conclut que le phénomène à l?origine des
désordres correspond à un soutirage de la matrice sablo-limoneuse
des «argiles à silex» par les eaux météoriques rejoignant l?aquifère
principal constitué par le karst de la craie, créant ainsi des «entonnoirs
d?absorption».
Après une phase de surveillance topographique de l?évolution des
fontis, une campagne de traitement par sondages et injection de 320
points en fond de bassin a été mise en en oeuvre à l?été 2021.
Rupture de crête et rideau de palplanches en cours
de battage ? 31/03/2021 ? B. Velty
Glissement stabilisé durant l?inspection sécurité
? 26/01/2022 ? B. Velty
Fontis sur le BR 188 ? 31/03/2021 ? B. Velty
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 49
6.3.3. Contrôle lié à la conservation du patrimoine
A défaut d?un entretien soigné et régulier, le
patrimoine se détériore sous l?action du trafic ou des
agressions naturelles. La rénovation et le renouvellement
de ce patrimoine se planifie à l?avance et requiert des
travaux s?étalant parfois sur plusieurs années, dont les
concessionnaires ont la responsabilité.
En amont de la fin des concessions, l?action du
concédant en matière de contrôle du patrimoine et de
politique d?entretien doit donc s?intensifier afin d?éviter
qu?un sous-investissement ne se traduise en dégradation
du patrimoine en fin de contrat. Depuis plusieurs
années, l?État concédant élabore une stratégie et un
plan d?action pour structurer et renforcer l?efficacité de
son intervention dans le domaine.
Trois chantiers préliminaires ont été engagés par la
sous-direction:
? Dresser un inventaire du patrimoine autoroutier
concédé;
? Définir des outils et des méthodes permettant
de connaître, de contrôler et de suivre l?état
fonctionnel du patrimoine;
? Établir le «bon état» cible de ce patrimoine, en
vue de la préparation de la fin des concessions.
Plusieurs actions ont été engagées à partir de ces
trois axes de travail.
Ainsi, la délimitation du domaine public autoroutier
concédé est mise sous contrôle et a continué d?avancer
particulièrement cette année. Cette procédure permet
l?identification précise des espaces relevant de la
responsabilité des sociétés concessionnaires, donc
de leurs charges d?entretien et de maintenance, et de
façon plus générale à la définition précise du domaine
public de l?État.
Sur les 3 667 communes traversées par une
autoroute concédée, 3 612 font l?objet d?une
délimitation approuvée, dont 6 nouvelles communes
en 2021, portant le taux de «communes délimitées» à
98,5 %. En parallèle, le travail s?oriente de plus en plus
vers la préparation et l?approbation de délimitations
modificatives pour prendre en compte de nouveaux
aménagements sur le réseau. 115 nouvelles délimitations
de ce type ont été approuvées en 2021.
Un travail particulier relatif à la remise des ouvrages
d?art surplombant le réseau autoroutier concédé, enjeu
important en matière patrimoniale car permettant
d?identifier «qui fait quoi» en matière d?entretien des
ponts, a été initié en 2016. En 2020, pour les sociétés
autoroutières historiques, ce travail continu a permis
de formaliser des conventions entre les sociétés
concessionnaires et les collectivités locales concernées
pour environ 72 % des ouvrages d?art. Des engagements
ont par ailleurs été pris par toutes les sociétés en matière
de planning de résorption de ce manquement. Pour les
sociétés concessionnaires récentes, les conventions de
gestion existent.
Le bilan de la remise des rétablissements de
communications (voies latérales) est globalement
satisfaisant (près de 77%): COFIROUTE (100%), d?APRR
(97%), d?AREA (97%), d?ESCOTA (96%), d?ATMB (91%), de
SFTRF (près de 80%), de SAPN (75%), de SANEF (48%),
d?ASF (68%), d?Atlandes (25%) et des autres sociétés
(100% pour Adelac, Albea, Alicorne, Aliénor, Alis, Arcour,
CCISE, CEVM).
L?action de contrôle se structure ensuite par type de
biens composant le patrimoine. Des chargés de domaine
suivent l?état des bâtiments, des tunnels, des ouvrages
d?art, des chaussées et ouvrages en terre et s?assurent
de la prise en compte des mesures environnementales.
Au titre de la définition du bon état d?entretien,
l?autorité concédante a initié un audit de fin de
concession dès 2019 sur les concessions d?ouvrages d?art
de Tancarville et Normandie dont la fin de concession
initiale était programmée en mai 2027. Un ensemble de
diagnostics a été établi et réalisé par la CCIT-SE (chambre
de commerce et d?industrie territoriale Seine Estuaire,
concessionnaire des deux ponts) de manière à évaluer la
nature des travaux à effectuer d?ici la fin de concession,
leur planification et leur coût. Ce programme a été arrêté
en 2020. Au final, l?enveloppe des travaux est estimée à
84 M¤ TTC pour la concession du pont de Tancarville
et 55 M¤ TTC pour celle du pont de Normandie, soit
environ 140 M¤ TTC. L?ordonnancement des travaux
principaux d?ici la fin de concession a également été
planifié.
6.3.3.a. Les bâtiments
En 2021, la mise à jour annuelle a été effectuée
par l?ensemble des sociétés.
L?inventaire des panneaux photovoltaïques sur
bâtiments (ou pas) ont été rajouté sur le tableau
existant.
Les chiffres clés 2021 sont:
? 6766 bâtiments dont 2500 de plus de 30
ans,
? 1 262 597 m² de surface des bâtiments,
? la valeur estimée est d?environ 1,8 Md¤ pour
tous les bâtiments (en valeur 2021 sur la
base d?un prix de référence au m² pour les
bâtiments tertiaires et pour les logements) .
La répartition des bâtiments (par sociétés,
utilisation, région et risques naturels) ainsi que leur
localisation figurent en annexe au présent rapport.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art50
6.3.3.b. Les tunnels
Dans le domaine des tunnels, la sous-direction
FCA contrôle la gestion et l?entretien des tunnels en
service. Cette action est conduite en coopération
avec le Centre d?études techniques des tunnels
(CETU). Le réseau concédé comporte 53 tunnels
de plus de 300 mètres hors tunnels binationaux
(voir annexe 12).
Le contrôle exercé sur les tunnels s?effectue de
manière continue:
? lors des déplacements,
? par réception des «fiches incidents» du
CETU,
? lors des visites thématiques (accessibilité,
signalisation, etc.) qui permettent de
contrôler de manière inopinée et par
échantillon les équipements du tunnel,
? lors des exercices.
Des visites spécifiques ont lieu à la mise en
service de nouveaux tunnels. Elles ont pour
objectifs de s?assurer:
? du respect du cahier des charges,
? du fonctionnement des équipements par
réalisation de tests.
6.3.3.c. Les ouvrages d?art
L?effondrement du pont Morandi, un pont
autoroutier d?environ 1102 m de long, à Gênes en
Italie, le 14 août 2018 reste encore très récent dans
les mémoires de chacun en raison du bilan humain
de cette catastrophe (43 morts et 16 blessés). Cet
événement retentit encore médiatiquement en
France à l?occasion d?ouvrages mis sous restriction
de circulation, voire d?effondrement comme le
pont de Mirepoix-sur-Tarn le 18 novembre 2019.
Ces accidents ont rappelé l?importance de la
gestion de nos infrastructures au regard des enjeux
de sécurité des usagers et de développement des
territoires.
Afin d?évaluer les modalités de surveillance
et d?entretien des ponts gérés par l?État et
les collectivités territoriales, la commission
d?aménagement du territoire et du développement
durable du Sénat a créé, le 3 octobre 2018, une
mission d?information dédiée à la sécurité des
ponts. Les rapporteurs ont auditionné quelques
représentants des sociétés concessionnaires
ainsi que la sous-direction en charge du contrôle
de la gestion des ouvrages d?art. La commission
sénatoriale a publié son rapport d?information le
26 juin 2019. Ce rapport conclut pour le réseau
concédé que « la situation du patrimoine du
réseau national concédé, géré par les sociétés
concessionnaires d?autoroutes, est meilleure
que celle du réseau non concédé ». Elle précise
néanmoins que, « bien que l?État s?assure que
les procédures de surveillance et d?entretien des
ouvrages d?art ont bien été appliquées par les
concessionnaires, le fait que ces derniers déclarent
eux-mêmes les indicateurs de performance pose
question. Dans d?autres pays, le concessionnaire
est tenu de recourir à une tierce partie pour noter
l?état du patrimoine dont il a la gestion ». Cette
observation est en accord avec la recommandation
déjà formulée par l?autorité concédante de mettre
en place un contrôle extérieur des inspections
détaillées des ouvrages d?art, principe qu?une
majorité de sociétés a déjà mis en place.
Plus précisément, les sociétés concessionnaires
doivent assurer contractuellement plusieurs
actions de suivi et de gestion de leurs ouvrages
d?art:
? redéfinir précisément l?assiette de la
concession en excluant les terrains qui ne
sont plus utiles à l?exploitation une fois les
travaux achevés;
? lorsqu?elles réalisent des ouvrages pour des
tiers, les sociétés assurent la remise des
ouvrages achevés à l?exploitant;
? les sociétés doivent systématiquement
établir un dossier de récolement à l?issue
de toute phase de chantier;
? enfin, les sociétés mettent en place des
politiques de maintenance qui visent à
assurer la portance des ouvrages d?art tout
au long de leur durée de vie.
Ensuite, conformément à leur cahier des
charges, les sociétés d?autoroutes doivent
entretenir les ouvrages en bon état pour assurer
la continuité de la circulation dans de bonnes
conditions de sécurité et de commodité.
Cet état est assuré par une surveillance visuelle
périodique (méthodologie ITSEOA ? Instruction
Technique pour la Surveillance et l?Entretien des
Ouvrages d?Art) et quantifié par une cotation IQOA
(Indice Qualité Ouvrages d?Art) selon les classes
suivantes échelonnées de 1 à 3U:
? 1: bon état apparent, avec possibles
désordres sans gravité traitable par
entretien courant;
? 2: structure porteuse en bon état apparent
ou présentant des défauts mineurs sans
gravité ou caractère d?urgence à être
éliminés. Les équipements ou protections
présentent des dégradations qui nécessite
un entretien spécialisé sans caractère
d?urgence;
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 51
? 2E: même cas que le précédent, avec
une notion de risque d?évolution rapide
des dégradations d?équipement ou de
protection qui auraient pour conséquence
des désordres de structure à moyen terme
et nécessiteraient des réparations plus
lourdes et donc plus coûteuses;
? 3: la structure porteuse est atteinte,
sans nécessiter de travaux de réparation
urgents;
? 3U: la structure porteuse est atteinte,
apparemment de façon préoccupante et
nécessite des travaux de réparation a priori
urgents.
Une classe supplémentaire notée « NE »
concerne les ouvrages dont l?état est « non-
évalué», souvent en raison de difficultés d?accès,
comme des ouvrages franchissant des voies SNCF
en exploitation.
Concernant les ouvrages d?art du RRN
concédé, aucun grand ouvrage est coté IQOA 3U.
10 grands ouvrages d?art ont une cotation IQOA 3
au 31/12/2021:
? le viaduc de pont d?Ouches sur autoroute
A6,
? les deux viaducs de la Durance sur
autoroute A7,
? les viaducs d?Oissel et de Guerville sur
autoroute A13,
? le viaduc d?Echinghen sur autoroute A16,
? le viaduc de la Rauze sur autoroute A20,
? le viaduc de l?Elle sur autoroute A89,
? le pont de Tancarville sur RN182,
? le viaduc de la Bresle sur autoroute A29.
Pour ces ouvrages, des études de réparation
ont été réalisées et des travaux de réhabilitation
sont en cours ou programmés dès 2022. Fin 2021,
pour l?ensemble du réseau concédé, les ouvrages
présentant des désordres structurels représentent
2% du parc (en nombre), chiffre en baisse régulière
depuis 2010. Cependant, 24,1% nécessitent un
entretien spécialisé à court terme pour prévenir
des désordres de structure.
Le tableau et diagramme suivants représentent
l?évolution et l?état général des ouvrages d?art de
l?ensemble du réseau concédé depuis 2010, soit
environ 12 100 ouvrages d?art. Cela représente
environ 8 175 000 m². L?âge moyen de ces ouvrages
est de l?ordre de 34 ans.
IQOA
(% en nombre) 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
1 12,7% 11,8% 11,0% 10,4% 10,3% 9,8% 8,9% 8,7% 8,3% 7,3% 6,4% 5,0%
2 57,8% 59,7% 60,0% 60,5% 62,1% 63,6% 64,1% 64,4% 64,9% 65,2% 65,4% 67,9%
2E 23,1% 22,4% 23,7% 23,9% 23,3% 22,8% 23,7% 24,3% 24,2% 24,9% 24,9% 24,1%
3 4,0% 3,6% 3,3% 2,7% 2,8% 2,4% 2,3% 2,1% 2,0% 2,0% 2,2% 2,0%
3U 0,6% 0,6% 0,4% 0,2% 0,1% 0,2% 0,1% 0,1% 0,1% 0,0% 0,1% 0,1%
NE 1,8% 2,0% 1,6% 2,4% 1,3% 1,3% 0,8% 0,4% 0,5% 0,7% 1,0% 0,9%
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art52
Concernant les budgets consacrés à l?entretien des ouvrages d?art, le tableau suivant permet d?apprécier les
moyens mis en oeuvre pour l?entretien et la maintenance des ouvrages d?art sur l?ensemble du réseau routier national
concédé (en M¤ courants), moyens qui illustrent leur accroissement sensible, de l?ordre du doublement en 10 ans.
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Entretien
OA (M¤) 53,9 63,8 75,7 79,2 87,7 89,3 77,8 81,7 89,3 110,6 113,6 139,9
Le contrôle exercé par le bureau FCA4 sur l?état
d?entretien et de maintenance des ouvrages d?art
s?opère selon plusieurs processus successifs et de
profondeur de champ croissante:
? de façon continue, lors de visites non
formalisées du réseau, notamment lors des
déplacements des équipes,
? chaque année, par l?examen de l?indicateur
«surfaces d?ouvrages de classe IQOA
3-3U» relatif aux ouvrages requérant des
réparations de leurs structures,
? lors d?audits biennaux dans le cadre de
procédures organisés avec chaque société,
qui consistent à auditer sur pièce le respect
par les concessionnaires des procédures
qu?ils doivent appliquer,
? lors de réunions thématiques spécifiques
comme sur le gonflement différé des
bétons de structures, le suivi des ouvrages
d?art métalliques, les tassements miniers?,
? de façon approfondie, lors d?audits
de terrain, par l?examen de tronçons
de plusieurs centaines de kilomètres
d?autoroutes.
En 2021, le bureau FCA4 a ainsi procédé de
multiples déplacements auprès des sociétés
concessionnaires dans leurs bureaux ou sur
ouvrages afin d?auditer leur patrimoine ouvrages
d?art ou structures au sens large, notamment sur
les réseaux suivants : ASF, COFIROUTE, ESCOTA,
APRR/AREA, SANEF/SAPN, ATMB, CEVM.
Ces revues englobent:
? la politique de surveillance mise en place
par chaque société,
? l?inventaire des patrimoines (ouvrages d?art,
murs de soutènement, tunnels, auvents
de gare de péage et PPHM - portiques,
potences et hauts-mâts),
? l?avancement des remises d?ouvrages aux
autres gestionnaires, conformément à la
règlementation en vigueur
? l?inventaire des dossiers d?ouvrages,
? le respect des indicateurs de
fonctionnalités, d?état et de sécurité des
ouvrages,
? les programmes de surveillance renforcée
de structures,
? les programmes de renforcement en cours
et à venir,
? le suivi des observations des audits
antérieurs.
Dans la perspective de la fin de concessions,
ces bilans sont essentiels et constituent une feuille
de route permettant d?avoir une image précise du
patrimoine, de son état et de définir les points
de contrôle, de vigilance ou de méthodologie à
mettre en place en amont.
En particulier, l?année 2021 a été une année
importante sur la poursuite des diagnostics menés
sur l?ensemble des ouvrages de la concession
de la CCITSE en charge de la gestion des Ponts
de Normandie et Tancarville dont les fins de
concession sont prévues en 2031. Le programme
de travaux arrêté en 2020 a été estimé à 84 M¤
TTC pour la concession du pont de Tancarville et
55 M¤ TTC pour celle du pont de Normandie, soit
environ 140 M¤ TTC pour la CCITSE.
Les diagnostics réalisés en 2021 avaient pour
objectif de définir précisément les travaux à
réaliser dans les prochaines années pour maintenir
les ouvrages en bon état.
Enfin, au cours de l?année 2021, un grand
nombre d?actions de contrôle a été conduit : le
chantier de reconstruction du viaduc du Charmaix
(A43 - SFTRF), des contributions aux comités
d?experts du PI661 (A7 sur RN7 ? ASF), des viaducs
du Boulonnais (A16 - SANEF) et des viaducs sur
le canal de Bourgogne (A36 - APRR) et du Pont
d?Ouches (A6 ? APRR).
6.3.3.d. Chaussées et ouvrages en terre
? Observatoire des chaussées
La sous-direction FCA exerce un rôle
d?observatoire de l?entretien des chaussées, en
recueillant auprès des sociétés des données
relatives aux travaux d?entretien effectués en cours
d?année.
En compléments des informations transmises
par les sociétés, des réunions d?échanges sur
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 53
les travaux réalisés et les politiques d?entretien
chaussées sont organisées annuellement par
concédant. Ces échanges permettent de vérifier
la qualité des données transmises et d?assurer une
veille sur l?évolution des techniques et l?entretien
du réseau (technique, âge des couches de
roulement, fréquence d?entretien).
Le renouvellement des couches de roulement
permet de maintenir le niveau de service de la
chaussée. L?histogramme suivant présente les
taux de renouvellement de l?année 2021 sur le
RRN-C sur les SCA historiques et les petites SCA
ayant entrepris une phase de GER cette année.
On observe ainsi que par leurs tailles réduites, ces
dernières renouvellent des parts plus importantes
de réseau tous les 10-13 ans tandis que les plus
grands réseaux peuvent lisser leurs investissements.
À noter que pour ces dernières les taux peuvent
varier d?une année sur l?autre en fonction des
cycles d?entretien.
? IQRA surface
Les niveaux de performance et de service des chaussées du réseau autoroutier concédé sont suivis par l?État
concédant au moyen de l?indicateur IQRA Surface contractualisé avec les sociétés concessionnaires. Ils reflètent le
niveau de service de la chaussée, en termes de confort (déformations) et de sécurité (adhérence), en section courante
de l?autoroute (mesures réalisées sur la voie de droite de l?autoroute).
L?analyse de la répartition des notes permet d?apprécier la part du réseau présentant un bon (note égale à 3)
et un très bon état de surface (notes égale à 4), et d?autre part le % du réseau présentant des états plus ou moins
«dégradés» (note ? 2).
L?indicateur IQRA Surface est assorti d?objectifs de performance définis dans la plupart des cas comme suit:
? Objectif n°1: au moins 90% des notes ? 3
? Objectif n°2: au moins 95% des notes ? 2
Le graphique ci-dessous présente l?évolution des états de surface des chaussées sur le réseau concédé entre 2012 et
2020. L?indicateur ici calculé est un indicateur moyen basé sur les indicateurs IQRA surface des sociétés ASF, ESCOTA,
APRR, AREA, COFIROUTE, SANEF, SAPN, ATMB et SFTRF. Les méthodes de calcul de l?indicateur IQRA surface sont
sensiblement différentes pour SANEF et COFIROUTE, ce que ne prend pas en compte cette représentation.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art54
Les niveaux de performance de surface se stabilisent depuis 2018 avec une proporition de notes inférieures ou
égales à 2 contenue en deçà de 8%. En 2021, toutes les SCA atteignent leur objectif 2 limitant la part de notes 0 et 1
les plus préjudiciables pour la sécurité des usagers. L?atteinte de l?objectif 1 limitant en plus la part de notes 2 n?est pas
assurée par une SCA historique en 2021.
Les études sont engagées en 2020 afin de faire évoluer l?indicateur IQRA surface. L?objectif est d?harmoniser les
méthodes de mesure, en particulier de l?adhérence et de mieux prendre en compte le comportement de certaines
techniques de couche de roulement.
? ISTRU
L?Etat concédant est également vigilant, dans la perspective des fins de concessions, à maintenir le haut niveau
de performance des chaussées du réseau concédé. Ainsi, en vue d?une contractualisation, le concédant et les SCA
historiques (92% du réseau) ont expérimenté entre 2019 et 2021 un indicateur de qualité structurelle appelé ISTRU,
élaboré par le CEREMA en 2017 sur la base d?un relevé de dégradations et de déformations. Les résultats sont les
suivants:
On observe que moins de 15% du réseau est selon cet indicateur dans un état structurel moyen à médiocre et que
moins de 1% a besoin d?un entretien structurel lourd ce qui est cohérent avec les volumes de travaux de réhabilitation
pratiqués par les SCA jusqu?alors suivis par l?indicateur IQRA structure. Ce nouvel indicateur, plus proche de l?état
réel du patrimoine, permettra, en complément des actions d?audit, de s?assurer du maintien des investissements
d?entretien jusqu?à la fin de la concession.
? Contrôle patrimoine du GER de la société CEVM
La société CEVM exploite le viaduc de Millau (2460 m, mise en service en décembre 2004), ses extrémités (~500 m
chacune) et son système de péage (barrière pleine voie de Saint-Germain) sur l?autoroute A75 séparé du viaduc par
une section de 4km gérée par la DIRMC et l?aire bidirectionnelle du viaduc construite en 2017 (2ème avenant) sur sa
rive nord.
La chaussée du viaduc est constituée d?un BBSG Orthoprène®, une formulation spécifique Eiffage créée pour le
chantier sur 6cm de 2004 directement mis en oeuvre sur le complexe d?étanchéité du tablier métallique et des dalles
orthotropes.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 55
Initialement dimensionnée pour 15 ans (2019), cette structure s?est bien comportée sans désordre notable si ce
n?est une fissuration longitudinale en bande de roulement. Arrivé à son âge de dimensionnement et en «anticipant» le
risque de perte d?élasticité des bitumes donc de fissuration, un dialogue compétitif a été mené par le concessionnaire
en 2021 pour effectuer un diagnostic différentiel et proposer une formulation adaptée.
En parallèle, un programme de remise en peinture anticorrosion des longrines (en rive) nécessitant une probable
intervention sur l?étanchéité de rive fait l?objet d?un appel d?offres conjoint. L?interaction forte des deux chantiers ont
amené la société à privilégier une solution de fraisage partiel de la couche de roulement n?impactant pas l?étanchéité
des rives. Les photos suivantes font en effet apparaitre l?enjeu de remise en peinture des longrines et la problématique
du bourrelet d?étanchéité de la longrine noyé dans les enrobés.
Joint de dilatation sud, A75 sens 2 PR 222+400 Millau (12),
26/10/2020, B. Velty
Maquette taille réelle des encorbellements, les zones en noir sont
recouvertes d?enrobés sur le vrai viaduc) aire du viaduc de Millau (12),
26/10/2020, B. Velty
6.3.4. Environnement
La démarche d?audit sur la thématique environnement, lancée en 2017, s?est poursuivie en 2021 par l?audit de la
section de l?autoroute A19 concédée à la société ARCOUR. L?objectif étant de vérifier que cette partie du patrimoine
(bassins, clôtures, aménagements spécifiques...) est maintenue en bon état conformément aux obligations des
concessionnaires.
La conclusion de cet audit confirme la pertinence de l?exercice dans la mesure où ont été identifiés des écarts par
rapport à l?obligation de «bon état permanent» du concessionnaire. Outre les mesures correctives apportées aux
écarts issus de ces audits, l?autorité concédante demande aux sociétés d?intégrer dans leurs politiques d?entretien les
enseignements de ces audits.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art56
6.4. Suivre l?exécution et l?équilibre économique des concessions et
préparer les négociations à venir
6.4.1. Contrôle de la transmission des informations
relatives à l?exécution des contrats
En application des articles 20 et 35 du cahier des
charges type annexé aux contrats de concession, les
sociétés concessionnaires transmettent à l?État des
informations relatives à leurs activités, aux trafics
constatés, ainsi qu?un ensemble de données comptables
et financières (bilans et comptes annuels, étude
financière prévisionnelle sur l?équilibre comptable et
financier de la concession, comptes sociaux et leurs
annexes, comptes consolidés et leurs annexes, rapport
d?activité, compte-rendu d?exécution, programme
d?investissements à réaliser dans les cinq années à venir).
Le concédant peut, en outre, demander à la société
concessionnaire toute information complémentaire sur
le compte rendu de l?exécution de la concession.
Par ailleurs, la société concessionnaire communique
deux fois par an au ministre chargé de l?économie,
au ministre chargé du budget et au ministre chargé
de la voirie nationale, un rapport comprenant l?état
d?avancement des liaisons nouvelles et des opérations
d?élargissement et indiquant le calendrier d?exécution
et l?échéancier financier de chaque opération en projet
et en construction. Le concédant est tenu de préserver
la confidentialité de ces informations.
Grâce à ces informations, le concédant veille à
la bonne exécution du contrat de concession et au
respect des obligations de service public par la société
concessionnaire.
En 2021, la sous-direction FCA a ainsi procédé à
l?examen de l?ensemble des documents transmis par
les concessionnaires, s?est assurée de leur complétude
et de leur exhaustivité. Elle a procédé à l?analyse des
données transmises, afin, notamment, de constituer
des données consolidées qui donnent à l?État une vision
d?ensemble du secteur d?activité. L?annexe 12 rend
compte de l?économie générale du secteur.
Ce travail d?information est renforcé depuis
l?intervention de l?ART. L?Autorité collecte chaque année
auprès des sociétés concessionnaires un ensemble
d?informations relatives à leur situation financière et à
l?état du secteur en vue de produire une synthèse de
leurs comptes et un rapport sur le taux de rentabilité
interne des concessions.
6.4.2. Le contrôle financier des concessions
La sous-direction FCA effectue régulièrement
des contrôles financiers prévus par certains articles
des cahiers des charges annexés aux conventions de
concession.
En application de l?article 7, la sous-direction
évalue ? tous les cinq ans et société par société ?
d?éventuels indus financiers générés par le retard qui
serait survenu dans l?exécution de travaux prévus et
compensés au titre de précédents contrats de plan.
Cet indu est généré par le décalage dans le temps entre
l?échéancier de dépenses initialement contractualisées
et l?échéancier réel des dépenses effectuées par la
société concessionnaire. La société concessionnaire est
alors redevable à l?État d?une compensation au titre de
l?avantage financier éventuel découlant de ce retard.
Le montant de cet indu est restitué par la société sous
forme de travaux supplémentaires directement mis à
sa charge. Ces clauses sont pérennisées pour chaque
nouvelle opération contractualisée.
En application de l?article 31 du cahier des charges
annexé aux conventions de concessions les plus
récentes, la sous-direction FCA est chargée de valider la
réévaluation des montants de garanties proposés par les
sociétés concessionnaires au titre de leurs obligations
contractuelles.
Ces garanties permettent notamment de s?assurer
que la société concessionnaire pourra faire face à ses
créances envers l?État durant les différentes phases
de vie de la concession. Lors des négociations du
plan d?investissement autoroutier, la sous-direction a
notamment demandé aux sociétés concessionnaires
des informations relatives aux charges d?entretien et de
renouvellement. L?État travaille à collecter et préciser
ses données, notamment en vue de la fin de vie des
concessions, pour vérifier le maintien en bon usage des
ouvrages.
Enfin, la sous-direction FCA étudie chaque année
les comptes sociaux et consolidés que les sociétés
concessionnaires sont tenues de lui fournir au titre de
l?article 35 de leur contrat de concession. L?étude de ces
comptes permet à l?État concédant de suivre l?équilibre
économique et financier des contrats et d?évaluer au
mieux, dans le cadre de la négociation de contrats
de plan, les compensations à accorder aux sociétés
concessionnaires au titre de la réalisation de travaux
supplémentaires. L?État concédant se sert par ailleurs
de ces données pour contrôler les investissements
effectués par les sociétés concessionnaires en matière
d?entretien du patrimoine. La politique financière
déclarée par les sociétés concessionnaires en matière
d?entretien du patrimoine peut alors être comparée aux
observations faites sur le terrain.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 57
Focus
Expérimentation de retraitements bas carbone de l?aire de Nangy (A40 ATMB)
La recherche d?alternatives bas carbone et renouvelables dans le domaine des chaussées agit sur les deux
composants principaux des enrobés hydrocarbonés : les granulats et les liants. Les premiers font l?objet de projets
de recherche ambitieux (cf. projet MURE ; Multi Recyclage des Enrobés) ou d?expérimentations à forts taux de
recyclage d?agrégats d?enrobés comme la planche « 100% recyclé » sur A10 ASF/Eurovia en 2018.
Les seconds connaissent ces dernières années des innovations sur l?emploi de liants bio-sourcés comme
l?enrobé Biophalt® d?Eiffage avec des liants hydrauliques (ciments, chaux, laitiers d?aciérie?) ne nécessitant pas
de chauffage lors de la mise en oeuvre ou encore de l?enrobage à froid avec de l?émulsion de bitume déjà utilisée
pour les couches d?accrochage.
La société ATMB a choisi en 2021 d?employer deux techniques bas carbone de la société COLAS pour
la rénovation de l?aire de Nangy sur l?A40. La première nommée NOVACOL® est un retraitement « en place »
des couches d?assise, c?est à dire ne nécessitant pas d?évacuer les couches fraisées, remises en oeuvre in situ
après enrobage à l?émulsion de bitume. Deux planches ont été mises en oeuvre pour tester deux épaisseurs de
retraitement.
Les deux planches de retraitement ont été recouvertes de la même couche de roulement à fort taux d?agrégats
d?enrobés recyclé. La solution COLAS s?appelle Bétoflex et intègre 70% d?agrégats d?enrobés.
Le concédant encourage l?expérimentation en s?assurant que les techniques mises en oeuvre offrent des niveaux
de service satisfaisants en vérifiant les protocoles de suivi mis en oeuvre par les sociétés. Dans le cas présent, :
? L?évolution de la rigidité de l?enrobé pendant la période de suivi, notamment à très court terme,
? La réapparition de fissures, et
? Le fluage et l?orniérage dans les zones de stationnement PL.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art58
PARTIE 7
Les négociations
des avenants aux
conventions de
concession
7.4.1. 18e avenant au contrat de concession d?ASF
Les services de l?Etat ont négocié avec la société
ASF un projet de dix-huitième avenant à son
contrat de concession en vue de l?intégration du
Contournement Ouest de Montpellier (COM) à l?assiette
de cette concession. Cette opération consiste en
un aménagement sur place à 2x2 voies et carrefours
dénivelés des routes métropolitaines (RM) 132, 132E2 et
612 permettant de relier efficacement les autoroutes
A750 et A709 et faisant office de rocade ouest de la
métropole montpelliéraine.
Cet avenant prévoit le financement de cette
opération par l?application d?une hausse tarifaire
complémentaire de 0,264% par an sur la période 2023-
2026. Le projet de modification du cahier des charges de
la société ayant une incidence sur les tarifs de péage dès
2023, il a été soumis pour avis à l?examen de l?Autorité
de régulation des transports.
L?avis ainsi rendu par l?ART le 28 octobre 2021 a été
pris en compte dans un sens favorable aux usagers,
notamment par l?ajustement des paramètres socio-
économiques.
À titre liminaire, l?ART a été saisie d?un avenant
permettant à l?Etat d?exercer des options afin de
permettre à l?Etat de définir ex post le périmètre de
réseau concerné par l?opération d?adossement. Compte
tenu de l?état des discussions avec les collectivités
locales, Il a finalement été choisi de ne retenir, pour
la saisine du Conseil d?Etat ultérieure à celle de l?ART,
que le scénario d?adossement total du projet de
contournement ouest de Montpellier, l?un des trois
scénarios sur lequel l?ART s?est prononcée.
Les recommandations de l?ART peuvent être classées
en 2 catégories:
? Celles qui relèvent de la définition de l?opération
et de son intégration dans la concession d?ASF;
? Celles qui concernent l?équilibre économique de
l?avenant.
Concernant la mise à péage du COM (§164 et
§142 à 149) : Les recommandations de l?ART n?ont pas
été prises en compte. Tout d?abord, la mise à péage
d?une infrastructure est, avant tout, une question
d?opportunité politique. Sur ce point, le concédant
réaffirme sa décision de ne pas soumettre à péage
l?usage du COM. L?absence d?acceptabilité locale pour
un péage sur un tel projet, pour lequel la mise à péage
n?a jamais été évoquée tout au long du processus de
concertation ayant mené à la déclaration d?utilité
publique, disqualifie un tel scénario. Dès lors, une
concession autonome est impossible. Au surplus, les
exemples évoqués par l?ART ne sont pas pertinents.
Concernant le périphérique de Lyon, le péage a été
abandonné sur la partie du périphérique lyonnais qui
venait remplacer le boulevard Laurent Bonnevay gratuit,
seule la partie offrant des fonctionnalités nouvelles et
un gain de temps majeur (en évitant le tunnel de croix
rousse et la traversée urbaine) est restée à péage. Le
Viaduc de Millau, qui ne porte pas de trafic domicile-
travail, n?est quant à lui pas comparable.
En tout état de cause, la mise à péage du COM
nécessiterait la redéfinition complète d?un projet dont les
caractéristiques principales, au premier rang desquelles
les trafics, seraient bouleversées par l?introduction d?un
péage, se traduisant par la reprise très en amont de la
concertation, de nouvelles études préalables et une
nouvelle déclaration d?utilité publique.
Concernant le périmètre d?adossement, le
condédants?est écarté de l?analyse du régulateur et a
soutenu la possibilité d?un adossement total du COM
pour les raisons suivantes:
? Le COM présente un caractère accessoire par
rapport à la concession d?ASF (0,1% du linéaire de
la concession; augmentation du Chiffre d?affaires
d?ASF résiduelle, de l?ordre de 1%)
? Le COM crée une continuité autoroutière entre
A750 et A709, et une part substantielle des
usagers du réseau ASF (A709 en l?occurrence)
emprunte également le COM (44% à 100% selon
les tronçons du COM)
Concernant les paramètres macro-économiques et
financiers de l?avenant, les recommandations de l?ART
ont été prises en compte selon les lignes suivantes,
permettant d?abaisser significativement la hausse
tarifaire de compensation. La baisse des coûts de
construction de 5%, la baisse des effets réseaux de -67%
et la baisse du TRI de 5,5% à 4,7%, conduit à une baisse
des hausses tarifaires de 15%. La compensation tarifaire
négociée avec ASF dans la version soumise au Conseil
d?Etat s?élève donc à 0,264%/an pendant 4 ans, contre
0,312%/an pendant 4 ans dans la version soumise à l?ART.
Par ailleurs, l?Etat et ASF ont introduit suite à
l?avis de l?ART une clause de partage du risque lié à
l?évolution du trafic, dans la mesure où les prévisions
de trafic à horizon court, moyen et long-termes étaient
particulièrement difficiles lors de la contractualisation
du COM, intervenue au milieu de la crise sanitaire.
Lors de la séance du 18 janvier 2022, la section des
travaux publics du Conseil d?Etat n?a apporté que de
légères modifications de forme sur la rédaction du
décret et a validé le projet d?avenant qui lui a été soumis
par le Gouvernement.
L?approbation de cet avenant est intervenue par
décret en Conseil d?Etat n°2022-81 du 28 janvier 2022.
Suite à un recours, le Conseil d?Etat statuant au
contentieux a annulé par sa décision du 27 janvier 2023
les dispositions tarifaires introduites par cet avenant
afin de compenser la réalisation du COM.
La Haute assemblée a considéré qu?en mettant
à la charge de l?ensemble des usagers du réseau
autoroutier concédé à la société ASF le financement des
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art60
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045083111
travaux de réalisation du COM dépourvu de péage, la
disposition tarifaire attaquée méconnaissait la règle de
proportionnalité entre le montant du tarif et la valeur
du service rendu. En revanche, le Conseil d?Etat n?a
pas remis en cause l?utilité publique de l?opération, ni
son adossement à la concession d?ASF, ni la gratuité du
contournement. Un travail conjoint entre le concédant
et ASF doit permettre de déterminer les modalités de
compensation tarifaire, en cohérence avec le jugement
tout en respectant l?acceptabilité du péage pour les
usagers locaux.
7.4.2. 12e Avenant au contrat de concession SAPN
L?Etat et le concessionnaire ont souhaité mettre en
place une refonte du système de péage des autoroutes
A13 et A14 en y implantant un dispositif de péage
en flux libre dans le cadre du le douzième avenant
à la convention passée entre l?Etat et la Société des
autoroutes Paris-Normandie (SAPN), concessionnaire
des axes A13 et A14 jusqu?en 2034.
Ce système de péage est dépourvu de barrière,
mais doté de portiques comportant des équipements
détectant les véhicules, notamment par une lecture de
plaque d?immatriculation, et permettant de percevoir
le péage. Des moyens de paiement adaptés seront
disponibles pour les usagers. Ce type de système existe
depuis de nombreuses années sur des autoroutes
urbaines aux États-Unis, au Canada, mais également
au Portugal, ainsi qu?au Royaume-Uni et au Chili mais
demeure limité à des entrées sur le réseau autoroutier
français à l?approche des agglomérations.
Sur un trajet Paris ? Caen, ce sont 5 barrières de
péages, nécessitant chacune un arrêt, qui seront ainsi
supprimées, l?ensemble des trajets payants, soit environ
270 000 passages par jour, bénéficiant du projet.
L?autoroute ainsi modernisée est plus attractive, plus
sécurisée pour les usagers et le personnel exploitant, et
génère des gains de temps estimés à environ 1 400 000
h/an. La suppression des barrières de péage réduit la
pollution lumineuse, les surfaces artificialisées, estimées
à 28 ha, les émissions polluantes, de par les économies
de carburant estimées à 9 500 000 l/an, conduisant à une
autoroute plus respectueuse de son environnement.
L?accord trouvé avec la société SAPN est
particulièrement innovant et associe à une hausse
tarifaire réduite et à la consommation des reliquats
disponibles sur le contrat, le versement d?une soulte
en fin de contrat. Cette soulte, contractualisée comme
un montant fixe de 55 M¤, correspond à la valeur nette
comptable en fin de contrat des aménagements et mises
à niveau du projet amortis sur une durée supérieure
à la durée résiduelle du contrat. Ce dispositif, validé
et recommandé par l?ART, permet de s?affranchir des
discontinuités liées au changement de concessionnaire
et de partager la charge d?investissement entre les
usagers actuels et les usagers futurs. L?accord comprend
également une clause de partage du risque de fraude,
prévoyant une restitution des gains et de compensation
des pertes, asymétrique en faveur de l?usager, via des
hausses ou baisses de tarif automatiques.
Cet avenant ayant des incidences sur la loi tarifaire
du contrat de concession a été soumis à l?ART qui a
émis un avis favorable le 29 juillet 2021 avec plusieurs
observations. Plus en détails:
? Rémunération du capital accordée au concessionnaire
L?Autorité estime que le TRI de 4,0% retenu dans le
cadre de l?avenant excède ce qui lui paraît raisonnable
au regard de l?existence d?une compensation par voie
de soulte. Le coût moyen pondéré du capital (CMPC)
est la valeur minimale en dessous de laquelle la société
concessionnaire n?investira pas dans l?opération. En
l?espèce, l?ART a estimé que le recours à un dispositif de
soulte réduisait les risques liés au trafic sur une partie de
l?investissement.
L?application de la méthode Frontier développée
par l?ART conduisait, dans les conditions de marché où
l?avenant a été convenu soit début 2021, pour la partie
soumise au risque trafic, à un CMPC normatif dont
la borne haute est fixée à 4,2%. L?ART considère par
ailleurs que le risque associé au financement par soulte
doit être rémunéré à 2,5%. Dans ces conditions, l?ART
estimait que le TRI aurait dû s?élever à 3,7%.
Toutes choses égales par ailleurs (trafic, inflation,
coûts d?opération, hypothèses de fraude), la hausse
tarifaire de compensation nécessaire pour un TRI limité
à 3,7% s?élève à 0,22% par an pendant 3 ans (versus
0,24% par an pendant 3 ans dans la version soumise à
l?ART). L?Etat a donc repris les discussions avec SAPN et
obtenu un accord sur ces bases.
? Prévisions de trafic prises en compte dans les
modélisations financières
L?ART préconise de retenir des prévisions de hausse
du trafic des véhicules légers (VL) à partir de 2023 de 1
%/an alors que le projet d?avenant a été bâti en prenant
en compte un taux de + 0,69 % / an. L?ART ne revient
pas en revanche sur les hypothèses de hausse du trafic
poids lourds, fixées dans l?avenant à partir de 2023 à +1,5
%/an. La croissance de trafic VL retenue de 0,69 %/an
rejoint l?hypothèse précédemment retenue pour le PIA
et se situe dans la fourchette haute des données issues
de l?AME et de l?AMS (scénario «officiels» de l?Etat sous-
tendant la stratégie nationale bas carbone). L?hypothèse
de croissance retenue pour le trafic PL de 1,5 %/an,
également reprise par référence au PIA, est également
plus élevée que la valeur obtenue via l?AMS.
Au total, les valeurs retenues sont plus élevées que
celles résultant de la stratégie définie par l?Etat lui-même
pour l?évolution des trafics routiers et témoignent ainsi
d?un conservatisme favorable aux usagers et d?une prise
de risque significative acceptée par le concessionnaire.
Il est à noter également que des infrastructures
ferroviaires structurantes telles que le RE E «Eole» sont
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 61
en cours de réalisation et qu?elles vont directement
concurrencer le trafic routier sur l?axe A13 et A14
entre Mantes et La Défense à court terme (mise en
service en 2024). La crise sanitaire Covid-19 ainsi que
les effets du changement climatique vont également
avoir un impact sur le niveau de trafic sur l?autoroute.
La crise Covid-19 a imposé aux entreprises d?adapter
leurs pratiques en mettant en place des mesures
de télétravail. Ces pratiques de télétravail seront
poursuivies pour beaucoup d?entre elles, selon les
analystes, à des fréquences d?une à deux journées par
semaine. Cela devrait conduire à des effets de baisse de
trafic, en particulier pour le trafic de l?A14 à destination
du quartier des affaires de La Défense. Ces effets n?ont
pas été pris en compte, au bénéfice des usagers.
? Sur la clause «tunnel» d?encadrement du risque de
fraude
L?ART estime qu?il conviendrait de privilégier la mise
en oeuvre d?une « clause de revoyure » permettant
d?ajuster la compensation y afférant en fonction des
paramètres observés, ou de revoir les paramètres du
dispositif prévu s?il était maintenu.
Elle suggère en particulier de revoir le seuil de
déclenchement de la clause de correction fixé à 10M¤
(pour une restitution d?une partie des sommes perçues
sous la forme d?une baisse de péage).
Le Gouvernement juge en premier lieu que le
dispositif prévu et décrit à l?annexe FL2 de l?avenant
permet au concédant de maîtriser les effets de l?avenant
sur l?équilibre économique du dispositif et comporte
une clause de revoyure qui permet une correction
«automatique» des tarifs permettant de revenir en
permanence autour de l?équilibre économique initial du
contrat pour assurer une absence de surcompensation.
Les paramètres de la clause sont supervisés
annuellement dans le cadre du reporting opéré à
l?occasion du rapport annuel d?exécution. Par ailleurs, le
concessionnaire communiquera au concédant un bilan
de l?accueil du déploiement du dispositif de péage en
flux libre par les usagers, et ce durant les trois premières
années suivant la mise en service effective du péage en
flux libre.
Le mécanisme de revoyure décrit au paragraphe
(h) de l?Annexe FL2 encadre l?évolution du coût
d?exploitation direct moyen de recouvrement par usager
ayant commis une infraction pour non-paiement du
péage. Ainsi en cas d?évolution substantielle constatée
l?année 3 d?exploitation du nouveau système, il est prévu
que l?autorité concédante et la société concessionnaire
s?accordent pour réévaluer, à la hausse ou à la baisse, le
coût d?exploitation direct moyen de recouvrement par
usager ayant commis une infraction pour non-paiement
du péage. Cette revoyure permettra de prendre en
compte, si nécessaire et le cas échéant, les évolutions
significatives liés à l?organisation de l?exploitation qui
perturberaient l?équilibre économique de l?avenant.
D?autre part, la réduction des seuils de déclenchement
des mécanismes de restitution ou de compensation
tarifaires augmenterait la probabilité d?une révision
à court terme des tarifs. Le Gouvernement souhaite
privilégier le transfert au concessionnaire du risque de
fraude, afin de garantir la stabilité des tarifs à court-
terme.
? Modification des articles 30 bis et 30 ter du cahier des
charges
Le projet de 12ème avenant modifie les articles 30
et 30 bis du cahier des charges de la concession SAPN,
relatifs respectivement aux sous-concessions pour des
installations à caractère annexe et aux installations de
télécommunications, et introduit un article 30 ter relatif
aux activités de production d?énergies renouvelables.
L?avenant introduit en particulier la faculté pour le
concessionnaire de conclure avec des tiers des contrats
d?exploitation emportant occupation du domaine
public dont la durée peut excéder le terme normal de la
concession ainsi que le permet l?article L.3132-3 du code
de la commande publique.
Si l?Autorité n?a pas contesté pas le bien-fondé de
ces nouvelles dispositions, elle a toutefois relevé que les
clauses introduites prévoient qu?en l?absence de décision
du ministre chargé de la voirie routière nationale dans
un délai de deux mois (pour les articles 30 bis et 30 ter),
celui-ci est réputé acquis et a fait observer que l?article
L.3132-3 du code de la commande publique stipule
qu?en de pareilles circonstances l?accord de l?autorité
concédante doit être exprimé de façon expresse.
Il a été tenu compte de cette observation de sorte
que les dispositions introduisant un accord tacite du
concédant ont été supprimées dans les articles 30 bis et
30 ter. L?article 30, qui prévoit pour sa part en amont de
la procédure d?agrément du code de la voirie routière
(R.122-43), un accord du concédant sur le dossier
de consultation des entreprises, est réputé ne pas
contredire les dispositions de l?article L.3132-3 du code
de la commande publique, dans la mesure l?agrément
considéré revêt un caractère exprès en vertu du II de
l?article R.122-43 précité.
Compte tenu des éléments exposés ci-avant, le
Gouvernement a donc fait évoluer le projet d?avenant
avant qu?il soit soumis au Conseil d?Etat pour lever la
réserve de l?ART quant au niveau de rémunération
accordé au concessionnaire, et pour tenir compte de la
remarque de l?ART concernant la conformité au code de
la commande publique des clauses des articles 30 bis
et 30 ter. L?approbation de cet avenant, qui n?a pas
soulevé de difficulté lors de son examen par la section
des travaux publics du Conseil d?Etat est intervenue par
décret n°2021-1726 du 21 décembre 2021.
7.4.3. Avenants au contrat de concession
d?ouvrages d?art des ponts de Normandie et
de Tancarville
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art62
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044538057
L?Etat a concédé à la Chambre de commerce et
d?industrie Seine Estuaire (CCISE) la construction et
l?exploitation des ponts de Tancarville et de Normandie
respectivement le 18 décembre 1950, pour une durée de
75 ans, et le 22 mars 1988, pour une durée de 38 ans.
Les contrats de concession des deux ponts présentent
la particularité de prévoir un modèle économique
«sans marge», c?est-à-dire que le concessionnaire peut
appliquer des tarifs très bas, et donc ne constituer
aucune provision financière, car il dispose de la faculté
d?augmenter les péages à discrétion pour pouvoir couvrir
les coûts ? raisonnables et justifiés ? de la concession.
Cette particularité a largement profité aux usagers des
deux ouvrages, et se traduit par la loi d?évolution tarifaire
la moins dynamique de l?ensemble des concessions,
avec une évolution de 50% de l?inflation seulement,
sans terme additionnel. En outre, les tarifs pour les
abonnés ont été gelés sur une période de plus de 10
ans. Cette situation a conduit à l?accumulation d?une
très importante dette, représentant plusieurs années
de résultat. Combinée aux pertes de chiffres d?affaires
consécutives à la crise sanitaire, les concessions étaient
à fin 2020 dans une situation financière extrêmement
précaire, à la fois en termes d?équilibre économique
mais même de trésorerie, avec la nécessité pour la
CCITSE de négocier des reports d?échéance avec ses
prêteurs. Plutôt qu?une très importante augmentation
des tarifs de péage, de l?ordre de 60% à 80%, nécessaire
pour rétablir l?équilibre économique des concessions,
le concédant et le concessionnaire ont recherché un
allongement de la durée des deux concessions de 4,5 ans
afin de permettre à la CCISE de faire face à l?ensemble
de ses charges.
S?agissant de concessions d?ouvrages d?art, régies
par les articles L.153-1 et suivant du code de la voirie
routière, et non des concessions d?autoroutes, régies
par les articles L.122-4 et suivant du code de la voirie
routière, elles ne sont pas soumises à la régulation de
l?ART. L?autorité n?a donc pas été consultée dans le
cadre de l?élaboration de ces avenants. Par ailleurs, des
échanges avec les services de la Commission européenne
ont permis de valider que ces avenants n?avaient pas la
qualification d?aides d?Etat, et ne devaient donc pas
être soumis à l?instruction spécifique de la Commission.
La mise en place de cet allongement a requis
une modification par avenant des deux contrats de
concession qui ont été approuvés par décret en Conseil
d?Etat n°2021-1632 du 13 décembre 2021.
7.4.4. Avenant au contrat de concession ADELAC
Les services de l?Etat ont négocié avec la société
ADELAC un projet d?avenant à son contrat de
concession en vue d?apporter une solution tarifaire,
économiquement neutre sur la durée de la concession,
au phénomène de shunt identifié au niveau de la
barrière pleine voie (BPV) de St-Martin-Bellevue.
En effet, le shunt de la BPV engendrait des épisodes
récurrents de congestion et de remontées de file
susceptibles de porter atteinte à la sécurité des usagers,
sur les bretelles autoroutières, d?une part, dans le sens
sud-nord, de l?A41 (AREA), d?autre part, dans le sens
nord-sud, de l?A41 (ADELAC) et de l?A410 (AREA).
Cet avenant, qui ne se traduit par aucun
investissement complémentaire, prévoit l?alignement,
au 1er février 2022, du tarif kilométrique de la barrière
de Cruseilles, franchie par les usagers shuntant la BPV,
sur celui de cette dernière. Il prévoit également la
mise en place d?un mécanisme liant pour l?avenir les
différents tarifs applicables sur le réseau d?ADELAC, afin
d?éviter que le phénomène de shunt ne se reconstitue.
Ce projet de modification du cahier des charges de la
société ayant une incidence sur les tarifs de péage, et ce,
dès le 1er février 2022, il a été soumis, conformément à
l?article L.122-8 du code de la voirie routière, à l?Autorité
de régulation des transports (ART), préalablement à son
examen par le Conseil d?Etat. L?ART a rendu le 28 octobre
2021 un avis favorable sans réserve. Elle a simplement
relevé une erreur matérielle dans la modélisation
financière de l?avenant, erreur qui a été rectifiée dans le
projet d?avenant transmis au Conseil d?Etat.
L?approbation de cet avenant est intervenue par
décret en Conseil d?Etat n°2022-5 du 3 janvier 2022.
7.4.5. 3e avenant au contrat de concession
d?ATLANDES
Les services de l?Etat ont négocié avec la société
ATLANDES ce projet d?avenant portant, à titre principal,
sur l?insertion d?une clause destinée à mettre en oeuvre
dès 2022 des modulations tarifaires en fonction des
performances environnementales des motorisations
des poids lourds empruntant cette autoroute.
L?article 25.6.3 du cahier des charges de cette
convention de concession permettait uniquement
une modulation des tarifs des poids lourds selon la
classe d?émission EURO. L?évolution du parc roulant
poids lourds de l?A63 fait que cette discrimination des
véhicules à la seule aune des classes d?émission EURO
est devenue obsolète. En effet, la très grande majorité
des poids lourds circulant sur l?A63 appartiennent aux
classes Euro 5 et 6 tandis que moins de 10% d?entre
eux appartiennent aux catégories 1 à 4. La modulation
tarifaire sur A63 voyait donc son effet incitatif décliner
chaque année et aurait pu devenir inapplicable en
raison des contraintes d?amplitude.
La modification des dispositions régissant les
modulations tarifaires de cette concession est donc
devenue pertinente et s?inscrit dans le cadre de l?article
134 de la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte
contre le dérèglement climatique et renforcement
de la résilience face à ses effets. Cet article a en effet
modifié l?article L.119-7 du code de la voirie routière
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 63
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044483143
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044483143
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044833794
afin de prendre en compte l?évolution récente de la
composition du parc des poids lourds suite à l?apparition
de motorisations au gaz et hybrides, présentant de
meilleures performances environnementales que
les motorisations thermiques. Cet article permet
désormais, en complément de l?application des normes
d?émissions EURO, de moduler les péages en fonction
des motorisations ou des émissions de dioxyde de
carbone.
S?appuyant sur l?avis de l?ART rendu 30 janvier
2020 et ne nécessitant donc pas une nouvelle saisine,
l?approbation de cet avenant est intervenue par décret
en Conseil d?Etat n°2021-1899 du 29 décembre 2021.
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art64
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044616475
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044616475
PARTIE 8
Activité
réglementaire
8.1. Arrêtés tarifaires annuels
? Arrêté du 29 janvier 2021
relatif aux péages applicables sur les réseaux autoroutiers concédés à APRR et AREA
? Arrêté du 29 janvier 2021
relatif aux péages applicables sur les réseaux autoroutiers concédés à ATMB, SFTRF, CEVM, ALIS,
ARCOUR, ADELAC, A?LIENOR, Alicorne, ATLANDES, ALBEA ainsi qu?aux ponts de Normandie et de
Tancarville et au tunnel du Puymorens
? Arrêté du 29 décembre 2020
relatif aux péages autoroutiers (A86 Ouest COFIROUTE)
8.2. Nominations
? Arrêté du 22 mars 2021
portant nomination au conseil d?administration du Fonds pour le développement d?une politique
intermodale des transports dans le massif alpin, M. Julien Lenglet
? Arrêté du 31 mars 2021
portant nomination de la présidente du conseil d?administration de la Caisse nationale des autoroutes,
Mme Sandrine Chinzi
? Arrêté du 26 avril 2021
portant renouvellement du mandat d?administrateur de Mme Sandrine Chinzi au conseil
d?administration du Fonds pour le développement d?une politique intermodale des transports dans le
massif alpin
8.3. Textes sectoriels
? Décret n°2021-159 du 12 février 2021
relatif aux obligations s?appliquant aux conventions de délégation autoroutières en matière de transition
écologique
? Décret n°2021-1177 du 10 septembre 2021
portant définition pour les sociétés concessionnaires d?autoroutes n?ayant pas qualité de pouvoir
adjudicateur d?une procédure de sélection des opérateurs chargés du déploiement et de l?exploitation
d?installations de recharge pour véhicules électriques sur les installations annexes du réseau autoroutier
concédé, et extension des obligations relatives à la modération tarifaire aux sources d?énergie usuelles
? Décret n°2021-1451 du 5 novembre 2021
relatif aux conditions de modulation des péages en application de l?article L. 119-7 du code de la voirie
routière
? Arrêté du 15 février 2021
portant modification de l?arrêté du 8 août 2016 fixant les conditions d?organisation du service public sur
les installations annexes situées sur le réseau autoroutier concédé
Partie 8 | Activité réglementaire
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art66
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043081651
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043081660
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000042842381
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043297674
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043329194
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043427261
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000043131123
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000044036548
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000044293374
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000043134455
GLOSSAIRE
Lexique des
abréviations utilisées
? AFCG: Association française de génie civil
? ART: Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières
? ASFA: Association des sociétés françaises d?autoroutes
? BPV: Barrière de péage pleine voie
? Cerema: Centre d?études et d?expertise sur les risques, l?environnement, la mobilité et l?aménagement
? CETU: Centre d?étude des tunnels
? CIG: Commissions intergouvernementales
? CPNP: Conseil national de la protection de la nature
? DDT: Direction départementale des territoires
? DESC: Dossier d?exploitation sous chantier
? DIR: Direction interdépartementale des routes
? DIT: Direction des infrastructures de transport
? DREAL: Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
? DUP: Déclaration d?utilité publique
? GCA: Sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier concédé
? PIA: Plan d?investissement autoroutier
? PL: Poids lourds
? PME: Petites et moyennes entreprises
? PRA: Plan de relance autoroutier
? RTE: Réseau transeuropéen (de transport)
? SEMCA: Société d?économie mixte concessionnaire d?autoroute
? SCA: Sociétés concessionnaires d?autoroutes
? TKM: tarif kilométrique moyen
? VL: Véhicules Légers
? ZAAC: Zone d?accumulation des accidents de la circulation
? ZFE : Zone à faibles émission
ANNEXE 1 Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle
du réseau autoroutier concédé au 31 décembre 2021
Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM)
Direction des infrastructures de transport
Sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier concédé
Annexe 1 | Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art68
ANNEXE 2 Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes
et d?ouvrages d?art
Le secteur autoroutier concédé compte au 31 décembre 2021, 21 sociétés concessionnaires, toutes de droit privé,
essentiellement des sociétés anonymes. ADELAC et Aliénor présentent la particularité d?être des sociétés par actions
simplifiées?1.
Ces 20 sociétés sont titulaires de 25 contrats de concession, dont 20 d?autoroutes et 5 d?ouvrages d?art.
En dehors des deux sociétés «tunnelières» ATMB (Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc) et SFTRF (Société Française du
Tunnel Routier du Fréjus), à qui sont concédées respectivement les parties françaises des deux tunnels transfrontaliers
nord-alpins du Mont-Blanc et du Fréjus ainsi que leurs autoroutes d?accès, et qui demeurent majoritairement publiques,
le secteur autoroutier français concédé est donc désormais quasiment entièrement privatisé, avec 18 sociétés
concessionnaires d?autoroutes sur 20 à capitaux entièrement privés.
Les sociétés concessionnaires «historiques» (ASF, ESCOTA, COFIROUTE, APRR, AREA, Sanef, SAPN), et dans une
moindre mesure, les sociétés SFTRF et ATMB, ont été en charge de la construction, du financement et de l?exploitation
de la plus grande partie du réseau autoroutier français (9139 km au 31 décembre 2021) dont elles ont été le vecteur
privilégié de développement.
Depuis 1999 et la fin du recours à l?adossement tel que pratiqué jusqu?alors, sont apparues dans le paysage
autoroutier français dix nouvelles sociétés privées dont le réseau est limité à une unique section d?autoroute:
? La société Autoroute de Liaison Seine - Sarthe (ALIS), chargée de financer, construire et exploiter
l?autoroute A28 entre Rouen et Alençon;
? La Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau (CEVM), chargée du financement, de la construction et de
l?exploitation du Viaduc de Millau, ouvrage de franchissement du Tarn sur l?autoroute A75 ;
? La société ARCOUR, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A19
qui relie Artenay à Courtenay ;
? La société ADELAC, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A41
(Autoroute DEs LACs) qui relie Annecy à Genève ;
? La société A?LIENOR, chargée du financement, de la construction et l?exploitation de l?autoroute A65
qui relie Langon à Pau ;
? La société Alicorne, chargée du financement, de la construction et l?exploitation de l?autoroute A88 qui
relie Falaise ouest à Sées ;
? La société ATLANDES, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute
A63 entre Salles et Saint-Geours-de-Maremne ;
? La société ALBEA, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A150
entre Barentin et Écalles-Alix;
? La société ARCOS, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A355
de contournement Ouest de Strasbourg;
? La société ALIAE, chargée du financement, de la construction, de l?entretien, et l?exploitation de
l?autoroute A79 entre Sazeret et Digoin;
S?agissant des ouvrages d?art, quatre sociétés concessionnaires exploitent cinq ouvrages d?art:
? La SFTRF chargée de la concession de la moitié du tunnel du Fréjus,
? La société ATMB chargée de la concession de la moitié du tunnel du Mont-Blanc,
? La société ASF chargée de l?exploitation du tunnel du Puymorens,
? La Chambre de commerce et d?industrie territoriale Seine Estuaire (CCISE) chargée de l?exploitation des
ponts de Tancarville et de Normandie.
1. La société par actions simplifiée (SAS) est régie par les dispositions L. 227-1 à L. 227-20 du code de commerce. Les attributions du conseil
d?administration ou de son président sont exercées par le président de la société ou celui ou ceux de ses dirigeants que les statuts désignent à
cet effet. La SAS ne peut faire publiquement appel à l?épargne.
Annexe 2 | Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes et d?ouvrages d?art
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 69
Les éléments suivants détaillent, pour chacun des concessionnaires autoroutiers français ainsi présentés, la longueur
totale du réseau exploité, l?échéance de la concession, ainsi que la structure de son capital et de ses actionnaires.
Nom de la société Linéaire Actionnariat au 31/12/21
(sauf mention spécifique)
Date de
fin de concession Commentaires
ASF 2724km
? ASF Holding (détenue par Vinci
Autoroutes): 99,99%
? Autres: 0,01%
30/04/2036
Tunnel de Puymorens :
31/12/2037
ESCOTA 471km
? ASF: 99,29%
? collectivités territoriales, chambres
consulaires et Caisses d?Épargne: 0,71%
29/02/2032
COFIROUTE 1112km
? VINCI Autoroutes: 65,33%
? Cofiroute Holding: 34,65%
? Autres: 0,00015%
30/06/2034 (interurbain)
31/12/2086 (Duplex A86)
Dont le tunnel Duplex A86
(11,5km)
ARCOUR (A19) 102km ? Vinci Autoroutes SAS 100% 31/12/2070
ARCOS (A355) 24km ? Vinci Autoroutes 100% 31/01/2070
ALIAE (A79) 88km ? Eiffage SA (99%) et APRR (1%) au 31/12/2020 15/03/2068
APRR 1867km
? Eiffage: 50,1%
? Macquarie Autoroutes de France: 49,9% 30/11/2035
AREA 409km
? APRR: 99,84%
? Collectivités territoriales et APE: 0,16% 30/09/2036
SANEF 1388km
? Holding d?Infrastructures de Transport
(HIT): 100% 31/12/2031
HIT est en passe d?être détenue à
100% par Abertis. Le 15 mai 2017,
le groupe italien Atlantia contrôlé
par la famille Benetton a lancé
une OPA sur Abertis.
SAPN 372km
? SANEF: 99,97%
? collectivités territoriales et chambres
consulaires 0,03%
31/08/2033
ALIS (A28) 125km
? Diomedea Coöperatief (PGGM): 40,807%
? Core Infrastructure Fund I SCS (CIF I):
33,637%
? Groupe EGIS: 8,999%
? Aberdeen Infrastructure: 16,557%
? SAPN: 8%
? Sanef 11,67%
31/12/2067
CEVM
(viaduc de Millau) 3,3km ? Verdun Participation 2: 99,99% 31/12/2079
Le fonds Verdun 2 est détenu
par le groupe Eiffage (51%)
et la Caisse des Dépôts et
Consignations (49%)
ADELAC (A41) 19km
? Actionnariat au 13 juin 2017:
? AREA: 49,9%
? Eiffage: 25,00399%
? Macquarie Autoroutes de France:
25,096101%
31/12/2060
ALICORNE (A88) 45km
? NC participations: 0,46%
? NGE Concessions: 12,42%
? Valérian: 0,66%
? Malet: 3,97%
? AXA Private Equity: 5,78%
? FININFRA: 76,68%
23/08/2063
A'LIENOR (A65) 150km ? Eiffage: 100% 18/12/2066
ATLANDES (A63) 104km
? European Motorway Investments?: 51,216%
? DIF A63 Luxembourg?: 17,3%;
? HICL Infrastructure Investments (A63)
Holding: 13,825%
? Egis Investment Partners France: 10,182%
? NGE Concessions: 7,477%
21/01/2051
ALBEA (A150) 17km
? NGE Concessions: 16,67%
? Aberdeen InfrastructureAYAT: 16,67%
? InfraVia: 33,33%
? DIF Infra 5: 33,33%
28/12/2066
CCITSE
(ponts de
Tancarville
et de Normandie)
9,8km
? Chambre de commerce et d?industrie Seine
estuaire 17/05/2027
ATMB 126km
? FDPITMA: 67,29%
? départements de l?Ain et de la Haute-
Savoie: 18,62%
? Canton et ville de Genève: 5,42%
? établissements financiers français et
suisses: 2,39%
? compagnies d?assurances françaises: 4,76%
? salariés: 1,04%
? autres: 0,49%
31/12/2050
SFTRF 67km
? FDPITMA: 99,94%
? collectivités territoriales: 0,05%
? chambres de commerce et d?industrie et
des groupements d?intérêts privés: 0,01%
31/12/2050
Annexe 2 | Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes et d?ouvrages d?art
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art70
ANNEXE 3 Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km
Annexe 3 | Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 71
ANNEXE 4 Liste des indicateurs de performance
Domaine Indicateurs Ce que mesure l?indicateur
Conservation du patrimoine
Chaussée (IQRA) État de la structure de chaussée
Surface chaussées État de la surface (uni, adhérence)
État des ouvrages (IQOA) État de la structure des ponts
Fonctionnalité des ouvrages Capacité portante et gabarit des ponts
Exploitation du réseau /
Sécurité des usagers
Sécurité des ouvrages Rapidité de mise en sécurité si un ouvrage présente
un risque pour les usagers
Délai d'information sur panneaux à messages
variables et radio autoroutière (107.7)
Rapidité de diffusion de l'information aux usagers
en cas d'évènement grave
Délai d'intervention / surveillance du réseau Capacité d'action des patrouilleurs
Viabilité hivernale Délai de retour à des conditions routières de
référence
Services aux usagers
Propreté aux abords Taux de satisfaction des usagers
Qualité des aires Niveau d'entretien et adéquation aux besoins des
usagers
Attente au péage Temps d'attente, en fonction des conditions de
circulation
Délai de réponse aux sollicitations Délai de réponse aux usagers
Délai de dépannage Délai entre l'appel et l'arrivée du dépanneur
Annexe 4 | Liste des indicateurs de performance
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art72
ANNEXE 5 Rappel des classes de véhicules
Classes Types de véhicule
Classe 1
? Véhicule ayant une hauteur totale inférieure ou égale à 2mètres, d?un poids total autorisé en charge (PTAC) inférieur ou égal à
3,5tonnes;
? ensemble roulant ayant une hauteur totale inférieure ou égale à 2mètres avec un véhicule tracteur d?un PTAC inférieur ou égal à
3,5tonnes.
Classe 2
? Véhicule ayant une hauteur totale supérieure à 2mètres et inférieure à 3mètres, d?un PTAC inférieur ou égal à 3,5tonnes;
? ensemble roulant ayant une hauteur totale supérieure à 2mètres et inférieure à 3mètres avec un véhicule tracteur d?un PTAC
inférieur ou égal à 3,5tonnes.
Classe 3 ? véhicules à 2 essieux ayant soit une hauteur totale supérieure ou égale à 3mètres soit un PTAC supérieur à 3,5tonnes.
Classe 4
? Véhicule à plus de 2 essieux ayant une hauteur supérieure ou égale à 3mètres ou un PTAC supérieur à 3,5tonnes;
? Ensemble roulant ayant une hauteur totale supérieure ou égale à 3mètres;
? ensemble roulant avec un véhicule tracteur d?un PTAC supérieur à 3,5tonnes.
Classe 5
? Moto;
? Side-car;
? Trike.
Classe A
? Véhicules à deux essieux dont la hauteur totale est supérieure ou égale à 3mètres et dont le PTAC est inférieur à 12tonnes?;
? véhicules à deux essieux dont le PTAC est compris entre 3,5tonnes et 12tonnes.
Classe B
? Véhicules à deux essieux dont le PTAC est supérieur à 12tonnes;
? véhicules à deux essieux et véhicules ou ensembles de véhicules à trois essieux, dont la hauteur totale est supérieure ou égale à
3mètres ou dont le PTAC est supérieur à 3,5tonnes.
Classe C
? véhicules ou ensembles de véhicules à plus de trois essieux, dont la hauteur totale est supérieure ou égale à 3mètres ou dont le
PTAC est supérieur à 3,5tonnes.
Annexe 5 | Rappel des classes de véhicules
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 73
ANNEXE 6 Les clauses tarifaires des contrats de concession
Taux de hausse autorisé au premier février
2022 pour les véhicules de classe 1
SANEF 70% * I + 0,11%
? où I représente l?évolution des prix à la consommation hors
tabac d?octobre 2020 à octobre 2021
SAPN 70% * I + 0,32%
APRR 70% * I + 0,25%
AREA 70% * I + 0,26%
ASF 70% * I + 0,39%
ESCOTA 70% * I + 0,25%
COFIROUTE 70% * I + 0,1%
SFTRF I
ATMB 75% * I + 0,64%
Société Formule de la hausse du taux plafond (classe 1)
ADELAC-A41 La hausse tarifaire 2022 d?ADELAC est déterminée
par le premier avenant à ce contrat de concession.
? où i_octobre représente l?évolution des prix à la
consommation hors tabac d?octobre 2020 à octobre 2021
? où i_août représente l?évolution des prix à la
consommation hors tabac d?août 2020 à août 2021
? où tp01_août représente l?évolution de l?index tp01 d?août
2020 à août 2021
? où tp09_août représente l?évolution de l?index tp09 d?août
2020 à août 2021
? où tp09_juin représente l?évolution de l?index tp09 de juin
2020 à juin 2021
? où Inflation_octobre 2019 représente l?index des prix à la
consommation hors tabac d?octobre 2019
? où Inflation_novembre2000 représente l?index des prix à
la consommation de novembre 2000
? où D et E sont des variables spécifique au contrat d?ALBEA
? où An est une variable spécifique au contrat d?ALIS
? où En est une variable spécifique au contrat d?ARCOUR
? où D_ est une variable spécifique au contrat ATLANDES
ALBEA-A150 1 + 75% x i_aout + 5% x max[ min(tp01_août; 4%);
0%] + 20% x max[ min( tp09_août; 4%); 0%] + D + E
ALICORNE-A88 max { 1; 1 + i_octobre; 1+ 70% x i_octobre + 30% x
max[ i_octobre + 1%; min(tp09_juin; 4%) ] }
ALIENOR-A65 max( 1; i_octobre + 0,3%; 70% x i_octobre + 30% x
tp09_juin + 0,3%)
ALIS-A28 An x max( i_octobre + 1; 1)
ARCOUR-A19 E(n) x max[80%x i_octobre + 20% x tp09_août +
0,005; 1 ]
ATLANDES-A63 1 + 75% x i_octobre + 25% x max[ min(6%; tp09_
août); 0] + D
CCISE-
Pont de
Normandie et
Tancarville
1 + 50% x i_octobre
CEVM-Millau
prix_été(n) = prix_été(n-1) x i_octobre + 0,127 x
Inflation_octobre2019/Inflation_novembre2000
prix hors été = prix_été ? (1,41 x Inflation_
octobre2019 / Inflation_novembre2000
COFIROUTE -
DUPLEX A86 Cn x (i_septembre + 1 )
ARCOS pas de hausse tarifaire en 2022
Coefficients interclasses effectifs 2022 classe 2 classe 3 classe 4 classe 5
Sanef 1,50 2,23 3,01 0,60
SAPN 1,51 2,08 3,06 0,59
APRR 1,54 2,46 3,36 0,60
AREA 1,56 2,26 3,08 0,50
ASF 1,55 2,22 2,94 0,60
ESCOTA 1,50 2,22 3,05 0,63
COFIROUTE 1,56 2,50 3,16 0,62
ATMB 1,76 2,76 3,59 0,62
SFTRF 1,47 3,00 3,98 0,59
ADELAC-A41 1,85 2,78 3,45 0,56
ALBEA-A150
coefficient des classes 3 et 4 avant
modulation
1,61 2,00 2,81 0,61
ALICORNE-A88 1,76 2,68 3,48 0,55
ALIENOR-A65 1,67 2,51 3,35 0,60
ALIS-A28 1,68 2,36 3,15 0,63
ARCOUR-A19 1,50 2,60 3,20 0,50
ATLANDES-A63
classe 3 = classeA et B avant modulation
classe 4 = classe C avant modulation
1,51 4,07 4,99 0,51
CCISE-Pont de Tancarville 1,27 1,54 2,62 NA
CCISE-Pont de Normandie 1,16 1,25 2,50 NA
CEVM été 1,50 2,72 3,44 0,49
CEVM été 1,49 3,35 4,24 0,60
ARCOS 1,49 2,68 3,05 0,60
Annexe 6 | Les clauses tarifaires des contrats de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art74
ANNEXE 7 Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006
Niveaux de hausse annuelle des tarifs de péages par année pour la classe 1
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
ASF 2,25% 2,00% 2,45% 3,12% 0,83% 2,47% 2,42% 2,24% 1,23% 0% 1,63% 1,20% 1,34% 1,90% 0,96% 0,54% 2,19%
ESCOTA 2,24% 1,81% 2,53% 3,19% 0,89% 2,49% 2,05% 1,74% 0,73% 0% 1,18% 0,59% 1,34% 1,82% 0,88% 0,46% 2,05%
APRR 2,47% 0,91% 2,47% 1,89% 0,50% 2,12% 2,58% 1,94% 0,80% 0% 1,23% 0,90% 2% 1,81% 0,87% 0,45% 2,05%
AREA 1,64% 0,75% 1,64% 1,89% 0,49% 2,08% 2,55% 1,94% 0,84% 0% 1,26% 0,92% 2,04% 2,00% 1,07% 0,63% 2,06%
Sanef 2,05% 0,96% 3,32% 1,89% 0,00% 1,89% 2,31% 1,71% 0,75% 0% 0,86% 0,58% 1,39% 1,69% 0,75% 0,33% 1,91%
SAPN 2,74% 1,68% 4,32% 3,30% 0,00% 2,48% 3,02% 2,29% 0,35% 0% 0,86% 0,58% 1,39% 1,68% 0,73% 0,31% 2,12%
Cofiroute 1,61% 0,91% 1,94% 2,71% 0,40% 2,07% 2,53% 1,92% 0,91% 0% 0,82% 0,57% 1,33% 1,65% 0,71% 0,28% 1,90%
ATMB 1,96% 1,21 1,82% 2,28% 0,00% 1,92% 2,60% 2,09% 1,79% 0,38% 0,00% 0,36% 1,03% 2,25% 0,76% 0,64% 2,39%
SFTRF 1,73% 1,07% 1,89% 2,68% 0,60% 2,52% 3,75% 3,01% 1,85% 1,79% 0,00% 0,35% 0,87% 1,91% 0,51% 0,00% 2,54%
Niveaux de hausse annuelle des tarifs de péages par année pour la classe 4
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
ASF 2,61% 2,00% 2,81% 3,77% 1,79% 3,87% 2,42% 2,24% 1,23% 0% 1,63% 1,20% 1,34% 1,90% 0,96% 0,54% 2,19%
ESCOTA 3,65% 1,81% 2,81% 4,95% 2,94% 4,33% 2,05% 1,74% 0,73% 0% 1,18% 0,59% 1,34% 1,82% 0,88% 0,46% 2,05%
APRR 3,47% 1,91% 3,46% 1,89% 0,50% 2,12% 2,58% 1,94% 0,80% 0% 1,23% 0,90% 2% 1,81% 0,87% 0,45% 2,05%
AREA 3,38% 2,55% 3,43% 1,89% 0,49% 2,08% 2,55% 1,94% 1,51% 0% 2,61% 1,58% 2,70% 2,00% 1,06% 0,65% 2,06%
Sanef 3,10% 1,99% 4,23% 1,89% 0,00% 1,89% 2,31% 1,71% 0,75% 0% 0,86% 0,62% 1,41% 1,75% 0,71% 0,35% 1,96%
SAPN 3,80% 2,67% 5,32% 3,31% 0,00% 2,48% 3,01% 2,29% 0,16% 0% 1,84% 1,59% 2,36% 2,66% 1,97% 0,25% 2,11%
Cofiroute 0,80% 1,90% 3,44% 5,39% 1,90% 4,00% 3,51% 2,16% 1,19% 0% 1,07% 0,65% 1,33% 1,66% 0,71% 0,28% 2,08%
ATMB 2,97% 2,15% 2,85% 3,44% 1,68% 2,92% 3,60% 3,09% 1,68% 1,38% 0,00% 0,36% 1,03% 2,25% 0,76% 0,64% 2,39%
SFTRF 1,47% 1,08% 1,97% 2,66% 0,61% 2,52% 3,75% 3,19% 1,96% 1,85% 0,04% 0,35% 1,01% 1,92% 0,60% 0,00% 2,55%
Annexe 7 | Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 75
ANNEXE 8 Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022
1reproposition
de la société
Contrôle
1reproposition
2eproposition
de la société
Contrôle
2eproposition
3eproposition
de la société
Contrôle
3eproposition Approbation
APRR 09/12/2021 ok 10/12/2021
modification
apportée
par la SCA
19/01/2022
erreur
détectée dans
le correctif,
proposition de
modification
24/01/2022
24/01/2022 ok 21/01/2022 Arrêté du 27
janvier 2022
AREA TRAT2201712A ok 11/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201712A
APRR ? TML 09/12/2021 ok 06/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201712A
ASF 10/12/2021 ok 10/12/2021
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201702A
ASF ? T
PUYMORENS 10/12/2021 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201702A
ESCOTA 10/12/2021 ok 10/12/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201732A
SANEF 17/12/2021 ok 11/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201710A
SAPN 17/12/2021 ok 14/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201710A
COFIROUTE ?
INTERURBAIN 17/12/2021 ok 12/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201697A
COFIROUTE ?
DUPLEX A86 18/11/2021 ok 02/12/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2136071A
1reproposition
de la société
Contrôle
1reproposition
2eproposition
de la société
Contrôle
2eproposition
3eproposition
de la société
Contrôle
3eproposition Approbation
SFTRF 04/01/2022 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ATMB 20/12/2021 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
CCISE 23/11/2021 ok 23/11/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
CEVM 27/12/2021 ok 05/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ADELAC
? A41 12/01/2022
erreur
d'arrondi
12/01/2022
correction
de l'erreur
13/01/202
ok 13/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ALBEA
? A150 19/11/2021 ok 27/11/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ALICORNE
? A88 22/11/2021 ok 24/11/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
A'LIENOR
? A65 16/12/2021 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ALIS
? A28 10/12/2021
non respect
d'une
contrainte
04/01/2022
correction
de l'erreur
07/01/2022
ok 07/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ARCOUR
? A19 17/12/2021 ok 04/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ATLANDES
? A63 08/12/2021 ok 05/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
Annexe 8 | Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art76
Tr
aj
et
A
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te
20
06
20
07
20
08
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20
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20
12
20
13
20
14
20
15
20
16
20
17
20
18
20
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20
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32
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,3
0
¤
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,3
0
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%
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%
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%
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%
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%
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%
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%
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36
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3%
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0,
0%
0,
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2%
Pa
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ANNEXE 9 Évolutions de quelques tarifs de péage
Annexe 9 | Évolutions de quelques tarifs de péage
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 77
ANNEXE 10 Evolution de la situation financière des sociétés
concessionnaires d?autoroutes
2021 CA EBITDA Résultat Net
APRR 1 912,8 M¤ 1 405,2 M¤ 789,3 M¤
AREA 630,1 M¤ 467,9 M¤ 253,3 M¤
ASF 3 256,6 M¤ 2 244,9 M¤ 1 355,6 M¤
COFIROUTE 1 438,3 M¤ 1 094,0 M¤ 563,4 M¤
ESCOTA 773,6 M¤ 561,0 M¤ 263,6 M¤
SANEF 1 240,1 M¤ 903,2 M¤ 665,8 M¤
SAPN 412,0 M¤ 308,7 M¤ 121,5 M¤
ATMB 130,0 M¤ 76,3 M¤ 37 M¤
SFTRF 44,0 M¤ 21,9 M¤ -15,0 M¤
ALIS 92,5 M¤ 67,7 M¤ 23,0 M¤
ALICORNE 21,0 M¤ 16,5 M¤ -8,7 M¤
ADELAC 47,9 M¤ 39,9 M¤ 7,6 M¤
CEVM 53,5 M¤ 44,7 M¤ 29,4 M¤
A'LIÉNOR 64,7 M¤ 45,8 M¤ 5,6 M¤
ARCOUR 72,8 M¤ 55,8 M¤ 31,3 M¤
ATLANDES 143,2 M¤ 111,9 M¤ 23,2 M¤
ALBEA 11,3 M¤ 7,3 M¤ -9,9 M¤
ARCOS 0,9 M¤ 0,8 M¤ -0,6 M¤
TOTAL 10 254,6 M¤ 7 472,7 M¤ 4 135,4 M¤
Annexe 10 | Evolution de la situation financière des sociétés concessionnaires d?autoroutes
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art78
ANNEXE 11 Les agréments délivrés par l?État en 2021
pour la sous-concession des activités commerciales
sur les aires de service
Société Autoroute Aire Activités Titulaire du contrat
ALIAE A79 Toulon-sur-Allier IRVE IONITY
APRR A36 Porte d'Alsace Sud Carburants Restauration Boutique ENI France
APRR A31 Gevrey Ouest IRVE FASTNED
APRR A36 Ecot IRVE FASTNED
APRR A39 Pont Chêne d'Argent IRVE FASTNED
APRR A39 Pont Val de Saône IRVE FASTNED
APRR A5 Jonchets Grande Paroisse IRVE FASTNED
APRR A5 Jonchets les Récoimpenses IRVE FASTNED
APRR A6 Achères Ouest IRVE FASTNED
APRR A6 Dracé IRVE FASTNED
APRR A6 St-Ambreuil IRVE FASTNED
APRR A39 Pont Chêne d'Argent Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
APRR A39 Pont Val de Saône Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
APRR A5 Achères Ouest Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
APRR A6 Achères Est Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
ARCOS A355 La Bruche IRVE ALLEGO France
ASF A62 Agen Porte d'Aquitaine Restauration Boutique produits régionaux ARGEDIS
ASF A89 Manoire Carburants Restauration Boutique CERTAS Energy France
HRC AREAS
ASF A61 Port Lauragais Sud Boutique produits régionaux Maison du
tourisme
Conseil départemental de la
Haute-Garonne
ASF A61 Toulouse Sud Sud Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
ASF A83 Brouzils Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
ASF A83 Chavagnes-en-Pailliers Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
ASF A20 Jardin des Causses du Lot IRVE FASTNED
ASF A72 Plaine du Forez Est IRVE FASTNED
ASF A9 Ambrussum Nord IRVE FASTNED
ASF A62 Corbières Sud IRVE PICOTY Autoroutes
ASF A61 Port Lauragais Nord Carburants Boutique SODIPLEC
ASF A83 La Canepetière Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
ASF A83 La Chateaudrie Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
ASF A10 Roouillé Pamproux Nord Carburants Restauration Boutique TOTAL Marketing France
ASF A61 Port Lauragais Sud Carburants Boutique TOTAL Marketing France
ASF A62 Agen Porte d'Aquitaine Carburants Boutique TOTAL Marketing France
ASF A9 Montpellier Fabrègues Nord IRVE TOTAL Energies Marketing
France
COFIROUTE A81 Vallée de l'Erve Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
COFIROUTE A10 Beaugency-Messas Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
COFIROUTE A10 Meung-sur-Loire Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
COFIROUTE A10 Limours Briis-sous-Forges Carburants Restauration Boutique TOTAL Energies Marketing
France
Annexe 11 | Les agréments délivrés par l?État en 2021 pour la sous-concession des activités?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 79
ANNEXE 12 Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé
(hors tunnels du Mont-Blanc, du Fréjus et de la Giraude)
Société Nombre
de tunnels
Autoroute Nom du tunnel Longueur tube 1
(en mètres) Longueur tube 2
ADELAC 1 tunnel
A 41 Mont Sion 3050 3055
APRR 4 tunnels
A 40
Chamoise 3217 3157
Châtillon 704 730
Saint-Germain 1244 1273
RN 59 Maurice Lemaire (tunnel bidirectionnel, galerie de sécurité:
7050 m) 6950
AREA 5 tunnels
A 43
Dullin 1540 1550
L?Epine 3157 3182
A 51
Sinard (tunnel bidirectionnel, galerie de sécurité: 956 m) 964
Petit Brion 519 561
Uriol 480 462
ASF 7 tunnels
A 20
Tranchée couverte de Constans 375 375
Tranchée couverte de Terregaye 400 400
A 89
La Crète 355 355
Bussière 1030 1055
Chalosset 750 704
Violay 3904 3904
Puymorens (tunnel bidirectionnel) 4820
ATMB (hors tunnel du Mont-Blanc) 3 tunnels
A 40 Vuache 1415 1452
RN 205
Chatelard (monodirectionnel) 400
Chavants 1015 1015
COFIROUTE 12 tunnels
A 11 Tranchée couverte d?Angers 1686 1668
A 86 Duplex
Tunnel principal 4549,2 4549,2
Accès A 861 (D 913) 477
Accès A 13 (A 86I) 428
Accès A 13 W (A 86) 260
Accès D 184 (A 86) 85
Accès D 182 (A 86) 400
Accès A 86 E (A 13) 423
Accès A 86 (A 13 Y) 244,5
Accès A 86 (A 13 W) 160
Accès tunnel A 86I TC Rueil 219,5
Accès tunnel A 86E TC Rueil 219,5
Annexe 12 | Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art80
Société Nombre
de tunnels
Autoroute Nom du tunnel Longueur tube 1
(en mètres) Longueur tube 2
ESCOTA (hors tunnel de la Giraude) 14 tunnels
A 8
Canta Galet 515 615
Cap de Croix 429 431
La Baume 345 353
Las Planas 1072 1115
Pessicart 599 600
Arme 1112 1105
Castellar 568 575
Col de Guerre 293 345
Coupière 818 809
Paillon (tunnel monodirectionnel) 404
Ricard 405 433
A 51
La Baume 546 465
Mirabeau 391 351
A 500 Monaco (tunnel monodirectionnel) 1591
Sanef 2 tunnels
A 1 Roissy 810 810
A 16 Tranchée couverte d?Hardelot 800 800
SAPN 4 tunnels
A 14
Saint-Germain-en-Laye 2810 2810
Tranchée couverte de Saint-Germain-en-Laye 1550 1550
Tranchée couverte des Migneaux 300 300
Tranchée couverte Maurice Berteaux 300 300
SFTRF (hors tunnel du Fréjus) 5 tunnels
A 43
Aiguebelle 926 905
Sorderettes (des) 372
Hurtières 1198 1183
Orelle (tunnel bidirectionnel) 3684
Tranchée couverte de Saint-Etienne 300 300
SRL2 6 tunnels
A 507
Sainte-Marthe 1000 1000
Les Tilleuls 423 398
Montolivet 1073 7067
Saint-Barnabé 514 523
La Fourragère 567 348
La Parette 537 813
Annexe 12 | Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 81
ANNEXE 13 Liste des investissements complémentaires
sur autoroutes en service en 2021
Société Autoroute Section Nature Longueur Date Fin Dépt Observations
ATLANDES A63 DIF.9 - BRETELLES DE
DAX ECH. 11/01/2021 40 MISE AUX NORMES
AUTOROUTIERES
SAPN A13 AIRE S. VIRONVAY SUD AIRE 8,900 15/01/2021 27 EXTENSION : +13 PL
SAPN A13 VIADUC DE GUERVILLE OA 3,200 02/02/2021 78 CREATION 3EME
TABLIER
APRR A714 B.P.V. DE BIZENEUILLE PEAGE 27,700 22/03/2021 03 TELEPEAGE SANS
ARRET
COFIROUTE A85 VIADUC DE LA
ROUMER 2X2 VOIES 2,400 07/04/2021 37 DOUBLEMENT
COFIROUTE A28 LE MANS - ALENCON EQUIP 41,800 20/04/2021 72 MISE AU PROFIL EN
TRAVERS DEFINITIF
COFIROUTE A11 DIF. DE CONNERRE ECH. 26/04/2021 72 CREATION
AREA A48 PASSAGE A FAUNE DE
LA BUISSE OA 21,700 30/04/2021 38 CREATION
SANEF A4 PASSAGE A FAUNE OA 2,450 31/05/2021 67 CREATION
APRR A6-A36 2 VIADUCS ET 6 GARES
DE PEAGE ENVIR. 1,200 30/06/2021 21-25 PROTECTION EAUX
AREA A41N ANNECY NORD / ST-
MARTIN-BELLEVUE 2X3 VOIES 6,000 01/07/2021 73 MISE À 2X3 VOIES
APRR A71 NOEUD DE
MONTMARAULT ECH. 03/08/2021 03 REFONTE ECHANGE
A71 / RCEA
COFIROUTE A85 DIF. LA RECOULIERE ECH. 6,600 03/08/2021 37
CREATION PAR
AIRE JARDINS DE
VILLANDRY
COFIROUTE A85 ST ROMAIN S/CHER -
VILLEFRANCHE S/CHER EQUIP 32,000 05/08/2021 41 MISE AU PROFIL EN
TRAVERS DEFINITIF
APRR A75 CLERMONT-FD / LE
CREST 2X3 VOIES 11,000 01/10/2021 63 MISE À 2X3 VOIES
SAPN A13 MARAIS DE LA DIVES -
PROTECTION ENVIR. 1,500 30/10/2021 14 DISPOSITIFS
D'ASSAINISSEMENT
SANEF A4 PROTECTION EAUX ENVIR. 30/10/2021 51-55-57 BASSINS + REPRISES
ASSAINISSEMENT
SANEF A4 NOEUD A4/A35/A355 ECH. 17/12/2021 67 RACCORDEMENT AU
COS
Annexe 13 | Liste des investissements complémentaires sur autoroutes en service en 2021
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art82
ANNEXE 14 Répartition des bâtiments par société
concessionnaire d?autoroute
SCA
Nombre de tous
les bâtiments du
parc immobilier
Surface des bâtiments de
type Habitation
Surface des bâtiments
de type technique ou
administratif
Surface plancher de tous
les bâtiments
ADELAC 16 0 2 334 2 334
ALBEA 5 0 1 367 1 367
ALICORNE 13 0 2 753 2 753
A'LIENOR 41 0 5 670 5 670
ALIS 24 0 5 775 5 775
APRR 2 392 67 780 280 299 348 079
ARCOUR 34 0 4 098 4 098
AREA 441 10 323 47 851 58 174
ASF 1 867 64 016 265 494 329 511
ATLANDES 50 137 21 836 21 973
ATMB 67 0 26 373 26 373
CCISE 15 676 3 850 4 526
CEVM 9 0 2 359 2 359
COFIROUTE 513 0 102 287 103 287
ESCOTA 523 11 141 95 718 106 860
L2 1 0 2 422 2 422
SANEF-SAPN 565 11 389 151 870 163 260
SAPN-SANEF 163 7 673 56 628 64 301
SFTRF 27 2 150 7 323 9 473
Total général 6 766 175 287 1 087 310 1 262 597
Annexe 14 | Répartition des bâtiments par société concessionnaire d?autoroute
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 83
ANNEXE 15 Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires
d?autoroutes suivant leur utilisation
Typologie
Nombre de
bâtiments du
parc immobilier
Nombre de
typologies
A - Bâtiments administratifs, bureaux et sociaux 252 336
B - Bâtiments et locaux affectés aux forces de l'ordre 214 268
C - Bâtiments d'exploitation:
ateliers, hangars, garages, magasins, parcs à sel, installation de viabilité hivernale,
fabrication de saumure....
1034 1212
D - Bâtiments des gares de péage (et assimilés):
surveillance, locaux techniques associés, espaces clients..... 940 1011
E - Edicules sanitaires publics 1183 1248
F - Locaux techniques du réseau, stations météo 1850 1893
G - Logements de service 965 1129
H - Habitations, hors Logements de service 25 25
I - Bâtiments des sous-concessions 296 297
X - Divers 7 7
Y - Panneaux Photovoltaïques - Placement au sol 0 11
Total général 6766 7437
Certains bâtiments des SCA abritent plusieurs typologies.
Annexe 15 | Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art84
ANNEXE 16 Localisation des bâtiments des sociétés
concessionnaires d?autoroutes
SCA / Région
Nombre de tous
les bâtiments du
parc immobilier
Dont Nombre de
bâtiment > 30 ans
du parc immobilier
Bâtiment
sur zone sismique
Bâtiment
sur zone inondable
ADELAC 16 0 16 16
Auvergne-Rhône-Alpes 16 0 16 16
ALBEA 5 0 0 5
Normandie 5 0 0 5
ALICORNE 13 0 13 13
Normandie 13 0 13 13
A'LIENOR 41 0 41 41
Nouvelle-Aquitaine 41 0 41 41
ALIS 24 0 12 24
Normandie 24 0 12 24
APRR 2392 1237 2024 2392
Auvergne-Rhône-Alpes 708 396 708 708
Bourgogne-Franche-Comté 1048 587 1048 1048
Centre-Val de Loire 121 26 58 121
Grand-Est 310 158 210 310
Ile-de-France 205 70 0 205
ARCOUR 34 0 1 34
Bourgogne-Franche-Comté 1 0 1 1
Centre-Val de Loire 33 0 0 33
AREA 441 139 441 441
Auvergne-Rhône-Alpes 441 139 441 441
ASF 1867 511 1628 1867
Auvergne-Rhône-Alpes 405 154 405 405
Bourgogne-Franche-Comté 1 0 1 1
Bretagne 1 0 1 1
Centre-Val de Loire 4 0 3 4
Nouvelle-Aquitaine 504 115 385 504
Occitanie 608 158 552 608
Pays-de-la-Loire 182 27 182 182
Provence-Alpes-Côte d'Azur 162 57 99 162
ATLANDES 50 1 50 50
Nouvelle-Aquitaine 50 1 50 50
ATMB 67 10 67 67
Auvergne-Rhône-Alpes 67 10 67 67
CCISE 15 7 2 15
Normandie 15 7 2 15
CEVM 9 0 0 9
Occitanie 9 0 0 9
COFIROUTE 513 96 455 513
Centre-Val de Loire 269 45 227 269
Ile-de-France 48 7 32 48
Normandie 1 0 1 1
Nouvelle-Aquitaine 35 12 35 35
Pays-de-la-Loire 160 32 160 160
ESCOTA 523 294 522 523
Provence-Alpes-Côte d'Azur 523 294 522 523
L2 1 0 1 1
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 0 1 1
SANEF-SAPN 565 165 281 565
Grand-Est 198 67 117 198
Hauts-de-France 316 90 164 316
Ile-de-France 46 8 0 46
Normandie 5 0 0 5
SAPN-SANEF 163 40 57 163
Ile-de-France 33 4 33 33
Normandie 130 36 24 130
SFTRF 27 0 27 27
Auvergne-Rhône-Alpes 27 0 27 27
Total général 6766 2500 5638 6766
Annexe 16 | Localisation des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 85
Crédits images & photos :
Vincent Balay, Sébastien Benichou, Cyrille Courrier, Vincent David, Carlo Fernandes Dos Reis,
Didier Germain, Adrien Houel, Olivier Lesne, Anne-Laure Rojat, Bruno Velty, ASF, ATMB, ESCOTA
Édité par la sous-directiondesfinancementsinnovantsetducontrôledesconcessionsautoroutières
| directiondesmobilitésroutières
| directiongénéraledesinfrastructures,des transportsetdesmobilités
1 place Carpeaux 92800 Puteaux
Créé et mis en page par Vincent GIFFARD
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Sous-direction de la gestion et du contrôle
du réseau autoroutier concédé
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Standard : 01 40 81 86 30
Télécopie : 01 40 81 12 59
Page de couverture
Avant-propos
Partie 1 ? Présentation succincte du secteur
Partie 2 ? Les temps forts de l?année 2021
Partie 3 ? Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
3.1. Rétrospective 2021: encore marquée par la crise sanitaire COVID-19, l?année 2021 a permis la structuration d?un cadre pour le déploiement de l?électromobilité pour les véhicules légers
3.2. Les spécificités juridiques et économiques des contrats de concession d?autoroutes
Partie 4 ? Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
4.1. L?organisation du ministère chargé des transports pour la passation et la gestion des contrats
4.2. La collaboration inter-services
4.3. La Commission européenne
4.4. L?Autorité de régulation des transports
4.5. Le Parlement
4.6. Le comité des usagers du réseau routier national
4.7. Les commissions intergouvernementales des tunnels transalpins
Partie 5 ? Les nouveaux contrats
5.1. L?autoroute A 355, le contournement Ouest de Strasbourg
5.2. L?autoroute A 79, la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA) dans l?Allier
5.3. L?autoroute A 69, Castres-Verfeil
Partie 6 ? Le contrôle des contrats en cours
6.1. Le contrôle des hausses annuelles de tarifs de péage
6.2. Le contrôle de la qualité du service rendu aux usagers
6.3. Respect des normes techniques et préservation du patrimoine autoroutier
6.4. Suivre l?exécution et l?équilibre économique des concessions et préparer les négociations à venir
Partie 7 ? Les négociations des avenants aux conventions de concession
Partie 8 ? Activité réglementaire
8.1. Arrêtés tarifaires annuels
8.2. Nominations
8.3. Textes sectoriels
Glossaire ? Lexique des abréviations utilisées
Annexes
1. Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle
2. Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes
3. Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km
4. Liste des indicateurs de performance
5. Rappel des classes de véhicules
6. Les clauses tarifaires des contrats de concession
7. Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006
8. Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022
9. Évolutions de quelques tarifs de péage
10. Evolution de la situation financière des sociétés concessionnaires d?autoroutes
11. Les agréments délivrés par l?État en 2021
12. Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé
13. Liste des investissements complémentaires
14. Répartition des bâtiments par société concessionnaire d?autoroute
15. Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes suivant leur utilisation
16. Localisation des bâtiments des sociétés
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION véhicule dispose de son TKM.
Lors de la hausse tarifaire annuelle, l?évolution prévue
du TKM réseau de la classe 1 (voitures particulières), à
kilomètres parcourus inchangés, ne doit pas dépasser
la hausse autorisée contractuellement entre l?État
et le concessionnaire (voir définition des classes en
annexe5). En outre, cette hausse ne doit pas conduire à
un gain de recettes indu pour la société par la pratique
du foisonnement?1.
Un contrat de plan, conclu pour une durée maximale
de cinq années renouvelables entre l?Etat et la société
concessionnaire, peut préciser les modalités d?évolution
des tarifs de péages pendant la période considérée.
Chaque année, entre les mois d?octobre et de
novembre, les sociétés concessionnaires soumettent
au concédant leurs projets de grilles tarifaires.
En concertation avec la direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression
des fraudes, la direction des infrastructures de transport
procède à un contrôle approfondi de ces grilles afin
de vérifier que les hausses de tarifs envisagée sont
strictement conformes aux stipulations du cahier des
charges et, le cas échéant, du contrat de plan.
La conformité de la hausse du taux kilométrique
moyen à la hausse maximale contractualisée ainsi que
l?absence de foisonnement sont systématiquement
vérifiés.
Lorsqu?existe un contrat de plan en vigueur, les
propositions tarifaires font l?objet d?un accord tacite.
Dans le cas contraire, les tarifs sont approuvés par
un arrêté conjoint des ministres chargés de la voirie
nationale et de l?économie
Si les tarifs proposés ne semblent pas conformes
aux règles définies par les contrats, le concédant peut
mettre la société concessionnaire en demeure de les
modifier ou d?apporter la preuve de leur régularité.
Dans l?hypothèse où, malgré tout, les tarifs proposés
ne respecteraient pas ces règles, les tarifs seraient fixés
par un arrêté conjoint des ministres chargés de la voirie
nationale et de l?économie.
Les annexes 6 à 9 présentent les différents éléments
relatifs aux tarifs de péage 2021 et à leurs évolutions
depuis 2006. Les propositions des sociétés pour l?année
2021 ont été réceptionnées fin novembre et courant
décembre 2020.
Les nouveaux de tarifs de péage entrent en vigueur
au 1er février, sauf exception comme, par exemple,
les tarifs du tunnel A86 duplex concédé à la société
COFIROUTE, applicables dès le 1er janvier.
La mise en service du contournement autoroutier
de Strasbourg en décembre 2021 a donné lieu, par
ailleurs, à l?instruction spécifique de la tarification de
cette nouvelle section, dans un calendrier différent du
calendrier standard. Cette section sera, à partir du 1er
février 2023 (pas d?évolution au 1er février 2022 compte
tenu de la proximité de la mise à péage), instruite
dans le même cadre que les autres, en respectant les
stipulations spécifiques du contrat de concession
correspondant.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art36
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000732997
6.2. Le contrôle de la qualité du service rendu aux usagers
La qualité de service aux usagers couvre des domaines
multiples et très diversifiés. Ils vont ainsi de l?offre de
services sur les aires à la rapidité d?intervention sur
incident ou accident, en passant par le bon écoulement
des flux en barrière de péage, la surveillance constante
du réseau par l?exploitant ou encore la minimisation de
l?impact des chantiers sur la circulation...
L?État concédant évalue également le niveau de
sécurité des infrastructures routières avant et après
mise en service. Il veille à l?intégration par les sociétés
concessionnaires des démarches et procédures de
sécurité routières.
Le service de contrôle dispose, pour exercer
cette mission, d?une palette d?outils dédiés à chaque
compartiment de l?activité d?exploitation d?un réseau
autoroutier. Cette palette a vocation à s?enrichir et
s?adapter au fil du temps et de l?évolution des techniques
et des attentes et préoccupations des usagers.
On citera, parmi les principaux outils de contrôle:
? Les indicateurs de performance, qui permettent
de mesurer concrètement la performance des
sociétés concessionnaires d?autoroutes (SCA);
? L?évaluation du ressenti des usagers, au travers
d?enquêtes ou de bilans;
? L?instruction «a priori» des propositions des SCA
en matière d?évolution de l?offre, instruction qui
doit progressivement s?enrichir d?une évaluation
«a posteriori» du gain pour les usagers;
? Des enquêtes particulières suite à des
événements notables, afin de s?assurer que
l?exploitant a rempli ses obligations et mis en
oeuvre tous les moyens utiles et proportionnés à
la gestion d?une crise.
Par ailleurs, par sa présence continue auprès de
l?usager, l?exploitant est en capacité d?identifier des
pistes concrètes d?amélioration de la sécurité routière.
Cette action fait elle aussi l?objet d?un suivi et d?un
contrôle par le concédant.
6.2.1. Mesurer les performances des sociétés
concessionnaires d?autoroutes
Sur certains domaines, les performances globales des
sociétés concessionnaires sont mesurables au moyen
d?indicateurs (voir annexe 4) et donc pénalisables.
Ces indicateurs chiffrés permettent de formaliser,
de préciser, voire au fil du temps de renforcer, les
exigences de l?État concédant vis-à-vis des sociétés
concessionnaires.
La sous-direction mène un travail permanent de
réflexion sur ces indicateurs afin de les améliorer et de
développer leur champ d?application.
6.2.1.a. Les indicateurs de performance: état
des lieux
Les sociétés concessionnaires font l?objet d?une
évaluation de leurs performances au moyen d?une
batterie d?indicateurs couvrant la sécurité, les
services aux usagers, l?exploitation du réseau et
l?entretien du patrimoine.
En matière d?exploitation par exemple, suite
à un événement impactant la circulation, les
délais d?information des usagers via la radio ou les
panneaux à message variable ainsi que les délais
d?intervention de l?exploitation sur site sont mesurés
au quotidien. Les sociétés concessionnaires sont
soumises à des délais moyens et / ou maximum
limites, au-delà desquels elles peuvent faire l?objet
d?une pénalisation financière.
Ces indicateurs ont été mis en place
progressivement. Ils sont tous quantitatifs. Grâce
à ces indicateurs, l?État concédant ainsi un socle
d?exigences vis-à-vis de ses concessionnaires,
traduites en objectifs chiffrés.
Depuis la signature du plan de relance
autoroutier en 2015, l?État a imposé l?inscription
de ces indicateurs dans les conventions de
concession de toutes les sociétés concessionnaires
concernées.
La non-atteinte des objectifs fixés donne lieu,
à l?issue d?une analyse contradictoire entre le
concédant et la société concessionnaire, à des
pénalités financières. Les modalités de calcul de
ces pénalités sont fixées au contrat.
En 2016, le lancement d?un nouveau plan
d?investissement a été l?occasion de travailler à
faire évoluer la batterie d?indicateurs en stabilisant
les définitions pour les rendre compatibles
avec une application annuelle jusqu?à la fin des
contrats de concession. Cela a aussi été l?occasion
d?introduire des réflexions sur la mise en place de
nouveaux indicateurs ou de généraliser chez les
sociétés «historiques» comme pour le délai de
dépannage qui n?avait été travaillé qu?avec deux
sociétés lors des derniers contrats de plan, et
l?indicateur de gêne au péage qui doit évoluer avec
l?automatisation de ces derniers.
Au-delà de la sanction financière, la construction
et le suivi des indicateurs constituent l?une des
bases du dialogue avec les concessionnaires dans
la perspective d?une amélioration continue du
service rendu. En effet, ces indicateurs doivent
être adaptés aux spécificités et aux contraintes de
chaque réseau autoroutier ainsi qu?à l?évolution des
techniques. Les indicateurs eux-mêmes font ainsi
régulièrement l?objet d?améliorations, à l?occasion
de chaque renégociation de contrat.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 37
6.2.1.b. Le contrôle de la mesure des
indicateurs par les sociétés
concessionnaires d?autoroutes: les
audits
Afin d?améliorer le contrôle des sociétés
concessionnaires d?autoroute, l?État a mis en place
contractuellement des objectifs de performances
dont le non-respect peut donner lieu à des
pénalités. Ces objectifs sont évalués par FCA
sur la base d?indicateurs calculés et transmis
annuellement par les sociétés elles-mêmes. FCA a
initié en 2013 une démarche d?audit afin de vérifier
la complétude, l?exactitude et la sincérité des
informations fournies.
En effet, il convient d?accorder une attention
particulière à la délimitation du périmètre et au
choix des outils de mesure qui sont mobilisés par
les sociétés concessionnaires, de même qu?à la
manière dont elles calculent et interprètent les
résultats, afin de s?assurer que la méthodologie
qu?elles adoptent correspond bien aux attentes du
concédant.
Par exemple, dans le domaine de l?exploitation
(délai d?intervention sur un évènement, surveillance
du réseau, délai d?information des usagers sur
un événement à l?aide de la radio 107.7 ou des
panneaux à messages variables), la démarche
d?audit est aujourd?hui généralisée et pérennisée,
avec l?assistance d?un vivier d?auditeurs issus du
CEREMA formés à la méthodologie des audits.
En 2021, 7 audits ont été réalisés concernant
les indicateurs de performance en lien avec
l?exploitation, l?attente au péage, la gestion de
la viabilité hivernale et le délai de réponse aux
sollicitations d?usagers., Lors de ces audits, des
analyses techniques poussées sont menées afin
de reconstituer toute la chaîne des processus
d?élaboration des indicateurs.
Les résultats de ces audits sont pour l?essentiel
positifs, montrant une bonne appropriation des
indicateurs et de leurs modalités de mesure par les
SCA.
Néanmoins, ils permettent aussi d?identifier
certains écarts et en conséquence de procéder à
certains recadrages:
? d?ordre purement technique (amélioration
des modalités de calcul des indicateurs),
? plus fondamentaux (compréhension des
termes mêmes fondant les indicateurs,
amélioration de la traçabilité des données).
Les actions correctrices correspondantes sont
exigées des sociétés concernées après analyse
contradictoire. Leur mise en oeuvre effective fait
l?objet d?un suivi, avec notamment, la réalisation
de nouveaux audits pour s?en assurer.
D?autres audits sur les indicateurs de
performance et d?entretien du patrimoine sont
menés dans les domaines des chaussées et des
ouvrages d?art (cf. §6.3.3).
6.2.2. Appréhender le ressenti des usagers
Le niveau de satisfaction des usagers est évalué grâce
à deux études menées de manière annuelle: «l?enquête
satisfaction », qui correspond à une évaluation de
la qualité du réseau par les usagers eux-mêmes et
le « bilan des réclamations » adressées aux sociétés
concessionnaires par leurs clients.
6.2.2.a. Les enquêtes de satisfaction
Une enquête de satisfaction est commanditée
chaque année par l?ASFA et réalisée par un
prestataire indépendant. Elle consiste en un
questionnement direct des usagers sur certaines
aires de services ou de repos. Elle concerne les
sociétés concessionnaires gérant un réseau long
de plus 200 km (APRR, AREA, ASF, COFIROUTE,
ESCOTA, Sanef et SAPN) et s?articule autour de
huit thèmes: état de l?autoroute, sécurité routière,
sécurité sur les aires de services, conditions de
circulation, passage au péage, signalisation et
information, esthétique, infrastructures des aires,
services sur les aires.
Dans leurs réponses à ces enquêtes, les usagers
se déclarent de manière constante globalement
très satisfaits du réseau, ce niveau de satisfaction
restant globalement stable d?une année à l?autre.
6.2.2.b. Le bilan des réclamations
Ramené au nombre de kilomètres parcourus, le
nombre de réclamations adressées par les usagers
aux concessionnaires reste à un niveau faible
avec un peu plus de 1 réclamation par million de
kilomètres parcourus, ce qui confirme le niveau de
satisfaction mesurée au travers de l?enquête ASFA.
Les motifs de réclamation, qui ont poussé les
usagers à écrire aux sociétés, sont régulièrement
analysés afin d?identifier les principaux points
problématiques et de chercher des mesures
correctrices.
L?État concédant s?assure par ailleurs, au moyen
d?un indicateur de performance spécifique, que
les sociétés concessionnaires répondent dans des
délais raisonnables aux réclamations formulées
par les usagers. Ces délais sont fixés par sociétés.
Ils permettent d?assurer une réponse aux usagers
pour la plupart des réclamations simples en moins
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art38
de 10 jours et en moins d?un mois pour l?ensemble
des types de réclamations.
Un rapport d?analyse de ces réclamations est
élaboré chaque année par l?Etat concédant, il est
diffusé aux sociétés et au président du comité des
usagers.
6.2.3. Agir sur les domaines à enjeux pour une
qualité de service au quotidien
6.2.3.a. Améliorer la fluidité du passage en
gares de péage
Dans l?attente du développement du péage
en flux libre, dont l?année 2019 a consacré les
premières mises en service et le nouveau standard
des futures concessions, les barrières de péage font
l?objet d?aménagements divers afin d?améliorer
l?écoulement du trafic. Ces aménagements peuvent
prendre la forme d?augmentation du nombre
de voies de passage ou de modernisation des
équipements, dont notamment le déploiement du
télépéage sans arrêt.
La qualité de ces projets est contrôlée à
chaque étape de leur réalisation, mais aussi en
fonctionnement courant. Par ces contrôles, le
concédant s?assure que, outre la prise en compte
des questions de sécurité et de conformité aux
règles de l?art, le service rendu à tous les usagers,
qu?ils se déplacent en véhicules légers ou en poids
lourds, et quel que soit leur mode de paiement, est
effectivement amélioré.
Ainsi en 2021:
? 17 dossiers d?amélioration ont été traités;
? 2 inspections de sécurité ou de travaux ont
été réalisées;
? 6 barrières en service ont fait l?objet
d?une inspection afin de vérifier leur
bonne exploitation ainsi que leur bon
fonctionnement global.
Ces dernières années, les services de l?État
ont dû traiter une vague importante de dossiers
de modernisation en raison du processus
d?automatisation des péages (mise en place du
paiement par badge, puis du télépéage sans
arrêt, automatisation des équipements). Les SCA
ayant quasiment atteint leur objectif en matière
d?automatisation, le volume des dossiers relatifs à
de nouveaux projets tend aujourd?hui à baisser.
De nouveaux enjeux cruciaux se dessinent
désormais, avec notamment l?encouragement par
l?autorité concédante de l?émergence du péage
sans barrière (flux libre) de manière systématique
dans le cadre des appels d?offres de nouvelles
concessions, mais aussi en recherchant la migration
de système de péage avec barrière physique sur le
réseau déjà en service, en privilégiant, au moins
dans un premier temps, les projets présentant la
configuration physique la plus favorable, à la fois
en termes de gains pour les usagers mais aussi
d?un point de vue technique. Ainsi, les systèmes
en péages ouverts (avec donc la succession de
nombreuses barrières pleine voie pour un même
trajet) supportant des trafics élevés sont des cibles
privilégiées, à même de justifier les investissements
importants et spécifiques à une telle migration, à
commencer par la déconstruction des installations
physiques de péage.
6.2.3.b. Améliorer les aires de service et de
repos et les adapter aux nouvelles
attentes
? Les aires de service
Aux termes du code de la voirie routière
et des contrats de concession, les sociétés
concessionnaires peuvent déléguer l?exploitation
des aires de service à des entreprises tierces,
sous réserve que les contrats soient passés par
voie d?appel à la concurrence. Les attributaires
pressentis doivent être agréés par l?autorité
concédante, après avis de l?ART pour les
consultations lancées à compter du 1er avril 2016.
L?agrément permet de s?assurer:
? De la bonne gestion du domaine public
autoroutier,
? Du respect des conditions d?organisation
du service fixées par l?arrêté du 8 août 2016
modifié,
? Du respect des exigences de publicité et de
mise en concurrence,
? Des garanties professionnelles et
financières du futur prestataire,
? Du caractère non excessif de la durée de
la sous-concession au regard de la durée
d?amortissement des investissements.
Au cours de l?année 2021, les sociétés ALIAE,
APRR, ARCOS, ASF, COFIROUTE ont renouvelé des
contrats d?exploitation d?activités commerciales
sur 37 aires de service du réseau autoroutier
concédé (voir annexe 11).
? Les aires de repos
Tout projet ambitieux de modification des aires
fait l?objet d?un contrôle par le concédant avant le
lancement des travaux. Pendant les travaux, des
visites sont généralement programmées (gêne
à l?usager, cohérence avec le projet initial) et en
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 39
fin de chantier, la vérification de l?accessibilité
des services est contrôlée avant ouverture des
nouveaux services.
La qualité des aires de repos est par ailleurs
évaluée régulièrement au titre des indicateurs
de performance. Cette évaluation est menée
directement par l?autorité concédante. En 2021,
102 aires de repos ont fait l?objet d?une visite
inopinée par l?autorité de contrôle pour en évaluer
le bon état d?entretien et de propreté sur la base
d?une grille d?évaluation commune aux différentes
SCA concernées. Les valeurs à respecter pour
les indicateurs ont toutes été atteintes. A l?issue
de ces visites, des observations ponctuelles
sont également adressées aux sociétés en cas
de constats ciblés telles que de la signalisation
endommagée, des équipements à remplacer, ?
? Les parkings de covoiturage
Le covoiturage fait l?objet d?un recours de plus
en plus fréquent en France. La pratique covoiturage
touche principalement quatre cibles:
? les déplacements de courte distance par le
biais essentiellement de l?accompagnement
familial;
? les déplacements domicile-travail de
moyenne distance (entre 20 et 80
kilomètres): on estime qu?ils représentent
6 milliards de voyageurs.kilomètres, soit
environ 10 % du total parcouru pour ce
motif;
? les autres déplacements de moyenne
distance, sans qu?il soit possible d?évaluer
combien le covoiturage représente
quantitativement;
? les déplacements personnels de longue
distance (hors avion): on estime qu?ils
représentent 3,5 milliards de voyageurs.
kilomètres, soit 1,6 % des déplacements
longue distance.
Cette pratique de mobilité est définie par
l?article L.3132-1 du code des transports et
est issue de la loi du 17 août 2015 relative à la
transition énergétique pour une croissance
verte : « l?utilisation en commun d?un véhicule
terrestre à moteur par un conducteur et un ou
plusieurs passagers, effectuée à titre non onéreux,
excepté le partage des frais, dans le cadre d?un
déplacement que le conducteur effectue pour son
propre compte».
Le covoiturage répond aux enjeux de
développement durable et de la transition
énergétique. Dans cette optique, la création et
le développement de parkings de covoiturage à
proximité des autoroutes devient un enjeu majeur
pour la participation de cette pratique.
En 2021, les services de l?État ont traité 35
dossiers et visité 21 sites.
L?objectif de ces parkings est d?être aisément
accessibles par les automobilistes se déplaçant en
véhicule léger mais aussi de permettre la dépose
et la prise de covoitureurs en toute sécurité. Cet
objectif de proximité va nécessiter à moyen terme
le développement de nouveaux parkings.
6.2.3.c. Minimiser l?impact des chantiers sur la
circulation
Les chantiers ayant un impact particulier sur la
circulation font l?objet d?un arrêté d?autorisation
pris par le Préfet. Cet arrêté est pris sur la base d?un
dossier dit «d?exploitation sous chantier» (DESC)
explicitant la nature des travaux et les mesures
prises pour notamment limiter au mieux la gêne
occasionnée pour les usagers. Ces dossiers font
aussi l?objet d?une analyse par le concédant pour
contrôler que toutes les mesures nécessaires pour
minimiser l?impact des chantiers ont été mises en
oeuvre.
Dans ce cadre, une vigilance particulière
est apportée aux dispositions prises par les
gestionnaires pour limiter la gêne aux usagers à
l?occasion des chantiers (minimisation des périodes
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art40
de coupure, travaux de nuit, ?). Lorsque toutes les
mesures raisonnables destinées à limiter cette gêne
n?ont pas été prises, le concédant demande au
concessionnaire d?optimiser le dispositif proposé.
Sur les chantiers portant des enjeux
particulièrement forts en termes de gêne
potentielle pour les usagers des réunions
préparatoires ont été organisées afin de définir le
plus en amont possible les conditions permettant
de minimiser l?impact sur la circulation.
En 2021, le concédant a analysé 1060 dossiers
d?exploitation sous chantier.
6.2.3.d. Évaluer en continu les interventions sur
événements majeurs
Les événements (accidents, pannes) entraînant
une coupure d?une durée supérieure à 4 heures
doivent faire l?objet d?une déclaration systématique
à la direction des infrastructures de transports.
Les sociétés concessionnaires produisent
ensuite un rapport circonstancié du traitement
de l?événement, depuis son signalement jusqu?à la
réouverture à la circulation en passant par l?arrivée
des secours sur place et l?adoption de mesures de
gestion du trafic (entrées et sorties conseillées et
ou obligatoires en amont et aval de l?événement).
Ces retours d?expérience ont pour objectif
d?améliorer la qualité du service rendu à l?usager
dans ces circonstances très particulières.
66 événements recensés en 2021 ont fait l?objet
d?un rapport. Un de ces rapports a fait l?objet
d?échanges avec la SCA pour préciser certains
points ou apporter des éléments complémentaires
sur le déroulé des interventions. L?analyse de
ces rapports montre une bonne réactivité des
exploitants et une adéquation des moyens mis en
oeuvre aux situations dans la plupart des cas.
6.2.3.e. Le dépannage, la viabilité hivernale et
la signalisation
? Dépannage
Tomber en panne sur l?autoroute crée une
situation d?urgence et de danger, c?est pourquoi
les opérations de dépannage, de remorquage et
d?évacuation des véhicules sur autoroute sont
assurées par des entreprises agréées. L?ensemble
du réseau autoroutier concédé est ainsi couvert
par des contrats organisant le dépannage.
Les sociétés concessionnaires pilotent les
démarches de mise en concurrence par appel
d?offre (ouvertures des plis, visites, propositions
d?attribution d?agréments).
La DGCCRF contrôle les conditions de mise
en concurrence et les préfectures délivrent
les agréments sur avis des commissions
interdépartementales d?agrément.
Le concédant s?assure, quant à lui, qu?une
offre de dépannage agréée est disponible en
permanence sur l?ensemble du territoire.
De plus, les méthodes de calcul d?un nouvel
indicateur relatif aux délais de dépannage ainsi
que les objectifs afférents ont été finalisés en 2016
suite à une collaboration étroite avec deux sociétés
concessionnaires (ASF et ESCOTA). Ce dispositif
sera étendu aux autres sociétés historiques dans le
cadre de la mise en oeuvre du plan d?investissement
autoroutier. A ce titre des processus de collecte
des données ont été définis en vue de la réalisation
de premières mesures.
Concernant le prix du dépannage, il faut
distinguer les tarifs de dépannage des poids lourds
de ceux des tarifs des véhicules légers. Depuis
l?intervention du décret n° 89-477 du 11 juillet
1989, le prix du dépannage des véhicules légers
est réglementé. Au contraire, le prix du dépannage
des poids lourds est libre. Chaque année, un
arrêté définit et fixe les tarifs de dépannage des
véhicules légers sur autoroutes. Il détermine un
prix forfaitaire couvrant le déplacement d?un
véhicule d?intervention, la réparation sur place
et le remorquage ou le transport du véhicule
immobilisé.
? Viabilité hivernale
Le bureau FCA3 analyse les bilans annuels des
sociétés concessionnaires ainsi que l?atteinte des
objectifs de performances fixés dans les contrats
et liés aux indicateurs neiges et verglas.
L?analyse des bilans de l?hiver 2020-2021 n?a pas
révélé de dysfonctionnement dans le traitement
des intempéries hivernales et les objectifs
de performances fixés dans les contrats des
principales sociétés ont été atteints.
? Signalisation
La signalisation a pour objet:
? De rendre plus sûre la circulation routière;
? De faciliter cette circulation;
? D?indiquer ou de rappeler diverses
prescriptions particulières de police;
? De donner des informations relatives à
l?usage de la route;
? De guider l?usager de l?autoroute sur son
itinéraire.
Bien conçue et réalisée, elle facilite la circulation
et réduit les causes d?accident. Insuffisante, trop
abondante ou impropre, elle est facteur de gêne
et d?insécurité.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 41
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000332287
La réglementation est définie par l?arrêté modifié
du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des
routes et des autoroutes ainsi que par l?Instruction
Interministérielle sur la Signalisation Routière (IISR)
dont la dernière version disponible a été publiée
en avril 2016.
Avant la réalisation de sections neuves ou la
modification de sections existantes, la signalisation
fait l?objet d?études préalables sous la forme de
«schéma directeur de signalisation directionnelle»
(SDSD) et de projets de définition de signalisation
(PDS) qui définissent la signalisation qui sera
implantée sur le terrain.
Dans le cadre de l?instruction des SDSD et
PDS produits par les concessionnaires, 15 avis sur
dossiers ont été émis en 2021 par la sous-direction
FCA. Ces avis comprennent notamment le projet
de définition de signalisation de la Route Centre
Europe Atlantique (A79) et la révision du schéma
directeur de l?autoroute A6 entre l?Île de France et
Beaune.
Préalablement à la mise en service, les agents de
la sous-direction FCA vérifient que les panneaux de
signalisation routière respectent la réglementation
et les prescriptions émises lors de l?instruction
des dossiers de signalisation. L?année 2021 a vu en
particulier la mise en service de nouveaux ouvrages
comme le contournement ouest de Strasbourg
(A355) ou le noeud A71-A79, amorce de la future
A79 (RCEA).
Lors de visites inopinées, les agents de la
sous-direction FCA vérifient que les panneaux de
signalisation routière respectent la réglementation
et que, ce faisant, les concessionnaires respectent
leur obligation contractuelle en la matière.
Des rappels à la réglementation peuvent alors
être effectués si les sociétés concessionnaires
apposent des éléments non respectueux de la
réglementation, ou ne maintiennent pas en bon
état la signalisation existante.
La sous-direction FCA contribue également à
l?évolution de la réglementation en participant à
l?évaluation des propositions d?expérimentation
émises par les sociétés concessionnaires en
particulier dans le cadre des équipements
d?exploitation ou de procédures innovantes
(signalisation de chantier, équipements
dynamiques des parcs de stationnement,
covoiturage, péage en flux libre?), ainsi qu?aux
évolutions réglementaires (code de la route et
signalisation) liées aux nouveaux usages de la
route (voies réservées aux transports en commun,
VR2+?) et à la doctrine technique (guides de
conception) qui s?y rattachent. Ces travaux visent
à la fois à l?adaptation de la signalisation aux
nouveaux usages (technologie de perception du
péage en flux libre par exemple), à l?amélioration
de celle-ci en termes de visibilité et de service à
l?usager mais également au renforcement de la
sécurité des agents d?exploitation des sociétés.
En 2021, elle a ainsi accompagné la société ALIAE
dans l?élaboration d?un dossier d?expérimentation
de la signalisation nécessaire à la mise en oeuvre du
péage en flux libre sur l?A79 dont la mise en service
est prévue en 2022.
6.2.4. Utiliser les observations des services de
l?exploitation pour améliorer la sécurité
routière
Tout projet autoroutier fait l?objet d?une évaluation
technique amont au titre de la sécurité routière, depuis
sa phase de conception jusqu?à sa livraison.
L?évaluation du niveau de sécurité des infrastructures
en exploitation restait à développer, ce qui a été mis en
oeuvre au début des années 2010.
6.2.4.a. Dispositifs généraux: démarches SURE,
ISRI et suivi des événements majeurs
En 2013, la sous-direction FCA a impulsé la mise
en oeuvre sur le réseau autoroutier concédé des
démarches SURE, pour «Sécurité des Usagers sur
les Routes Existantes». Après avoir bénéficié d?une
formation pilotée par le concédant, les sociétés
concessionnaires ont produit les premières
versions de leur diagnostic, à la suite des études
d?enjeux validées en 2014.
Cet important travail a fait l?objet d?une
restitution fin 2015, à l?issue de laquelle il est
apparu opportun de réinterroger la méthodologie
d?élaboration des études d?enjeux et de diagnostic,
au vu des spécificités du réseau autoroutier
concédé.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art42
En 2016, une synthèse de la mise en oeuvre de la
démarche SURE par les sociétés concessionnaires
a été réalisée sous forme d?un rapport d?étude
par le Cerema pour le compte de l?Association
des sociétés françaises d?autoroutes (ASFA). Sur
la base de ce rapport, la sous-direction FCA a
demandé à l?ASFA de produire des compléments
méthodologiques en s?appuyant sur ses retours
d?expériences.
L?analyse de ces compléments n?a pas
abouti à une décision majeure de refonte de la
méthodologie. Toutefois, afin de la mettre en
conformité avec les exigences réglementaires
découlant de la transposition en droit français
de la directive européenne 2008/96/CE sur la
gestion de la sécurité des infrastructures routières,
une nouvelle version du guide relatif à l?étude
d?enjeux est en cours de rédaction. Le logiciel
Concerto a été remplacé par TRAxy, le nouvel
outil de gestion des données d?accidents corporels
de l?Observatoire National Interministériel à la
Sécurité Routière (ONISR). Bien que fonctionnel,
il est toujours en cours de développement pour
ce qui concerne ces études d?enjeux et l?analyse
des zones d?accumulation des accidents de la
circulation (ZAAC).
Dans l?attente de l?ajout de ces fonctionnalités,
la sous-direction FCA a demandé aux sociétés
concessionnaires de centrer l?analyse sur les
ZAAC définies à l?aide de la méthode Marion?1.
Cette analyse devra systématiquement passer
en revue les sujets liés aux caractéristiques de
l?infrastructure.
Les démarches d?inspection de sécurité
routière des itinéraires (ISRI) font elles aussi
l?objet d?un suivi, notamment quant aux mesures
effectivement prises par les sociétés pour pallier
les défauts constatés. Par ailleurs, l?information
1. Cette méthode repose sur la notion de seuils: un nombre d?accidents et un nombre de victimes sont choisis sur une certaine période et sur une
certaine longueur. Une zaac est donc définie comme une section sur laquelle les seuils fixés sont dépassés.
La circulaire dite «PRAS» (août 1998) définit 3 niveaux de ZAAC en fonction des seuils suivants sur une longueur de 850 m et sur une période
de 5 ans:
? ZAAC de niveau 1: au moins 4 accidents corporels et 4 victimes graves;
? ZAAC de niveau 2: au moins 7 accidents corporels et 7 victimes graves;
? ZAAC de niveau 3: au moins 10 accidents corporels et 10 victimes graves.
relative aux événements majeurs sur le réseau
autoroutier fait l?objet d?un suivi en continu par
l?État, permettant de saisir les sociétés en cas de
problèmes récurrents ou d?accidents particuliers.
6.2.4.b. Dispositifs particuliers pour les
aménagements récents: bilans et
audits de début d?exploitation
Au bout de six mois d?exploitation de tout nouvel
aménagement, les sociétés concessionnaires
doivent, conformément à la circulaire n° 87-88
du 27 octobre 1987 modifiée relative au réseau
concédé, établir un bilan de sécurité.
Par ailleurs, la directive européenne de 2008,
retranscrite en droit français par l?arrêté du 15
décembre 2011 et la circulaire du 13 avril 2012,
demande que chaque nouvel aménagement ayant
un impact sur le débit routier fasse l?objet d?un
audit de sécurité routière de début d?exploitation.
Cet audit s?appuie notamment sur le bilan à 6
mois, l?inspection de travaux et sécurité (ITS) avant
mise en service, ainsi que sur une visite de terrain
et un entretien avec l?exploitant.
Lorsque le bureau FCA3 ne réalise pas lui-
même l?audit, il procède à la désignation, avec leur
accord, des auditeurs qualifiés au sein du Cerema,
des DIR, des DDT ou des DREAL.
L?audit fait l?objet d?un rapport à l?exploitant,
qui doit répondre aux recommandations
éventuellement soulevées par les auditeurs. 4
audits de début d?exploitation ont été réalisés en
2021 dont celui du noeud de Sevenans A36/RN19
réalisé en commun avec le réseau DIR. Il porte sur
l?aménagement d?un diffuseur.
6.3. Respect des normes techniques et préservation du patrimoine
autoroutier
Dans le cadre de ses missions, l?État s?assure
également du respect par les concessionnaires des
normes techniques ainsi que de la viabilité, de la sécurité
et de la durabilité des infrastructures autoroutières. La
sous-direction suit les projets d?opérations, depuis leur
instruction jusqu?à leur mise en service. Après la mise
en service, la sous-direction FCA poursuit ses contrôles
sur toute la durée de vie des infrastructures. Depuis
plusieurs années, la sous-direction oriente ses efforts
sur la préparation de la fin de vie des conventions de
concession. La préservation du patrimoine autoroutier,
dont la valeur est estimée à environ 150 milliards
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 43
d?euros, constitue en effet un enjeu majeur pour l?État,
les contribuables et les usagers.
6.3.1. Contrôle avant mise en service
La circulaire n°87-88 du 27 octobre 1987, modifiée
en 2002, définit les procédures d?élaboration et
d?instruction des dossiers techniques concernant les
opérations d?investissement sur le réseau autoroutier
concédé.
Elle distingue schématiquement trois niveaux
d?étude:
? Le niveau amont est constitué des études
permettant à l?administration d?approuver le
principe du projet envisagé, ses principales
caractéristiques, ainsi qu?une estimation
prévisionnelle sommaire de son coût (dossier
synoptique ou dossier de demande de principe,
selon la nature de l?opération). Ces études sont
approuvées par décision ministérielle;
? Le niveau des études d?avant-projet, plus détaillé,
permet d?affiner les choix techniques et la
description du projet envisagé et d?arrêter le coût
avec une bonne fiabilité;
? Dans un dernier temps, le niveau des études
d?exécution sert à la constitution des pièces
techniques des dossiers d?appel d?offres. Les
études de deuxième et troisième niveaux sont de
la responsabilité des sociétés concessionnaires
et ne font en conséquence pas l?objet d?une
approbation ministérielle.
Une fois les études réalisées, l?État concédant
contrôle les travaux de construction afin de s?assurer
de leur conformité aux normes et de la sécurité des
infrastructures. Une décision ministérielle autorise la
mise en service.
6.3.1.a. Instruction des dossiers techniques
En 2021, 50 décisions ministérielles ont été prises,
portant respectivement sur:
Dossier synoptique (DS) 1
Dossier de demande de principe (DDP) 32
Étude préliminaire d?ouvrage d?art (EPOA) 3
Droits d?évocation (DE) 4
Demande de dérogation 7
Avant-projet sommaire modificatif (APSM) 3
? Évolution de l?activité instruction des dossiers depuis
10 ans
L?activité de construction de section neuves
a largement diminué ces dernières années, seuls
des tronçons réduits sont maintenant concernés
(A355, A79). En revanche, il est noté que l?activité
de modernisation et d?aménagement du réseau
existant augmente régulièrement et constamment
avec un nombre de plus en plus important
d?opérations ponctuelles et singulières.
? Audit de sécurité routière
Depuis 2012, certaines opérations
d?aménagement, en application de l?article D118-5-
4 du code de la voirie routière, doivent faire l?objet
d?une procédure d?audits de sécurité routière.
Celle-ci, en phase «Étude», nécessite la conduite
d?un audit en phase conception (préalable à la
déclaration d?utilité publique) et en phase de
conception détaillée (avant le démarrage des
travaux).
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art44
En 2021, la sous-direction a commandé 3 audits
de phase conception détaillée.
Les concessionnaires ont bien pris en compte
cette nouvelle procédure et ont mis en place
les contrôles de sécurité routière nécessaires à
la conduite de ces audits. Ces contrôles restent
encore à améliorer notamment dans le cadre de
leur anticipation dans le processus des études et le
planning des opérations.
6.3.1.b. Contrôle des travaux de construction
Le contrôle des travaux est prévu dans le cahier des
charges des concessions et dans la circulaire n°87-
88. Il consiste, à l?issue de l?examen des dossiers
d?avant-projet autoroutier (APA) et des visites de
chantier, à identifier les points sensibles du projet
propres à sa nature, à son environnement et aux
choix techniques, et les risques de non-conformité
aux spécifications, à vérifier le respect des
règlements et décisions, afin d?évaluer la qualité
de la réalisation, et à contrôler la conformité de
l?ouvrage garantissant confort et sécurité des
usagers. L?annexe 13 présente les investissements
mis en service au cours de l?année 2021.
Domaine de contrôle Nb de contrôles
Visite générale 21
Géométrie 8
Signalisation 13
Terrassement chaussées 21
Environnement 8
Ouvrages d?art 42
Équipement sécurité 27
Total 140
Depuis la fin de l?année 2012, les inspections de
sécurité valent rapport d?audit de sécurité routière
en application de l?article D.118-5-4 du code de la
voirie routière pour les opérations relevant de la
procédure d?audit de sécurité routière.
En 2021, la sous-direction FCA a établi:
? 5 procès-verbal d?inspection travaux,
? 5 procès-verbaux d?inspection sécurité,
dont 4 valant audit de sécurité routière,
? 7 procès-verbaux d?inspection travaux et
sécurité, dont 4 valant audit de sécurité
routière.
4 opérations d?importance ont fortement mobilisé
les équipes de FCA dans ces actions importantes
de contrôle garantissant la sécurité des usagers
avant mise en service, à savoir:
? L?autoroute A355 ou contournement Ouest
de Strasbourg sur 25 km (concessions
ARCOS et SANEF),
? L?autoroute A79 entre Montmarault et
Sazeret sur 3,9 km,
? L?élargissement à 2x3 voies de l?autoroute
A41 Nord entre Annecy et Saint-Martin-de-
Bellevue sur 6 km, et
? L?élargissement à 2x3 voies de l?autoroute
A75 Clermont-Ferrand et Le Crest sur 10,5
km.
Par ailleurs, les opérations de contrôle des
travaux sur site ont notamment porté en 2021
sur les aménagements suivants, tous domaines de
construction:
? A10 ? élargissement à 2x3 voies entre Tours
(A85) et Ste Maure-de-Touraine,
? A10 ? élargissement à 2x4 voies entre A19
et A71 (Nord Orléans),
? A11 ? diffuseur de Connerré,
? A11 ? Portes de Gesvres,
? A13 ? élargissement à 2x3voies entre Pont
L?Evêque et Dozulé,
? A52 ? diffuseur de Belcodène,
? A61 ? élargissement à 2x3 voies entre A66
et Villefranche-de-Lauragais et entre A9 et
Lézignan,
? A63 ? diffuseur n°9, Bretelles de Dax,
? A79 ? RCEA (Montmarault ? Digoin),
? A85 ? mise en configuration définitive du
profil en travers entre Romorantin et St-
Aignan,
? A85 ? doublement du viaduc de la Roumer,
? A85 ? diffuseur de Druyes,
? A480 ? élargissement à 2x3 voies à
Grenoble,
? RN205 ? Travaux de réhabilitation de la
descente des Egratz,
? Plusieurs passages supérieurs à faunes (A48,
A4).
? Domaine ouvrages d?art et autres structures
Conformément à la circulaire 87-88, des dossiers
concernant exclusivement les ouvrages d?art ont
été instruits et ont fait l?objet pour certains de
décisions ministérielles (DM) en 2021:
? 8 Études Préliminaires d?Ouvrage d?Art
(EPOA) ou Avant-Projet d?Ouvrage d?Art
(APOA) donnant lieu à DM, dont 3 pour
réparations de grands ouvrages existants,
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 45
? 4 Dossiers de Demande de Principe (DDP)
dont un concernant un ouvrage existant
pour «réparation innovante» donnant lieu
à DM, et deux avis sur un DDP pour des
passerelles sous maitrise d?ouvrage autre
que l?État,
? 9 Dossiers d?information faisant l?objet
d?observations.
En 2021, des opérations de contrôle sur site
ont porté spécialement sur la poursuite de la
reconstruction du Viaduc du Charmaix (A43), un
ouvrage d?art non courant en zone géotechnique
délicate, et dont les travaux avaient dû être
interrompus suite à la découverte de malfaçons en
2020, mais également sur le suivi de constructions
ou de réparations délicates ou innovantes de
grands ouvrages.
D?autres opérations moins importantes en
ouvrages d?art ont également fait l?objet d?audit.
Au total, 42 visites de contrôle sur ouvrages d?art
dans le cadre d?opérations de construction,
d?élargissement ou de réparations délicates ont
été réalisées au cours de l?année 2021.
Ces visites donnent lieu à des réserves et
observations formulées par écrit. Celles-ci font
l?objet d?échanges avec la société et donnent lieu
à des réserves à traiter soit au travers du Procès-
Verbal d?inspection travaux soit au travers de celui
d?inspection sécurité. Il est précisé si ces réserves
sont à traiter avant mise en service, ou après avec
d?un délai.
? Domaine dispositifs de retenue routiers
A l?occasion de déplacements pour le contrôle
des travaux prévu dans le cahier des charges
des concessions et dans la circulaire n°87-88,
une partie des dispositifs de retenue routiers est
inspectée visuellement afin de vérifier l?état de ces
équipements.
En 2021, une partie du TPC d?A52 a fait l?objet
d?un audit spécifique en-dehors des opérations de
construction et d?aménagement.
? Domaine environnement
En 2021, les opérations en travaux ont fait l?objet
d?inspections régulières sur la thématique
environnement. Il s?agit, avec le cas échéant l?appui
des directions territoriales géographiquement
compétentes du CEREMA, de vérifier le respect
des différents engagements pris en matière
d?environnement lors des études préalables
et des obligations réglementaires qui sont
imposées aux concessionnaires, en particulier
en matière de protection des espèces protégées
et de la ressource en eau. Ces inspections visent
notamment à vérifier que l?organisation mise en
place par les concessionnaires sur la thématique
environnement est suffisante pour permettre
le respect des objectifs assignés aux différentes
opérations. Elles permettent également de
s?assurer que les travaux sont menés dans les règles
de l?art et que les nuisances induites par les travaux
sont réduites au strict minimum.
Dans le cadre des contrats de plan en cours,
les opérations routières s?accompagnent
systématiquement d?aménagements en faveur
de l?environnement. Ces aménagements
s?inscrivent dans les engagements pris par l?État
ou le concessionnaire lors des procédures qui
précèdent la déclaration d?utilité publique (ou
de projet) de l?opération. Des prescriptions
imposées par les arrêtés pris en application du
code de l?environnement (protection des espèces
protégées et de la ressource en eau, protections
contre le bruit) viennent par la suite compléter
ces engagements. Avec l?appui des directions
territoriales du CEREMA concernées, la sous-
direction FCA s?assure que l?ensemble de ces
engagements et obligations sont pris en compte
dans les études menées par les concessionnaires, en
particulier au stade de l?avant-projet autoroutier.
Les contrats de plan en cours prévoient par
ailleurs la réalisation d?opérations spécifiques,
l?objectif principal étant de réduire l?impact
sur l?environnement de sections autoroutières
«anciennes» réalisées à des époques ou la prise
en compte de l?environnement était moindre
(notamment d?un point de vue réglementaire).
Outre des « écoponts » qui ont souvent un
caractère emblématique, les contrats de plans
prévoient également la réalisation:
? D?ouvrages plus modestes de
rétablissement de la coupure écologique
créée par l?autoroute de type «écoduc»
pour la petite faune qui sont tout aussi
efficaces pour certaines espèces;
? D?aménagements pour protéger la
ressource en eau;
? De protections acoustiques pour améliorer
le cadre de vie des riverains de l?autoroute.
Sur la base d?études menées par les
concessionnaires, et en lien avec les services locaux
de l?État, la sous-direction FCA vérifie la pertinence
des aménagements proposés préalablement à
leur mise en oeuvre. Cette vérification passe par
l?instruction des dossiers d?information ou des
dossiers de demande de principe présentés par les
concessionnaires.
La mise en oeuvre des aménagements
environnementaux du plan d?investissement
autoroutier, conclu en 2018, se poursuit et la
totalité des travaux sont engagés pour des mises
en service à l?horizon 2023.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art46
? Domaine chaussées et ouvrages en terre
Le contrôle des travaux est prévu dans le cahier des
charges des concessions et dans la circulaire n°87-
88. Il consiste, à l?issue de l?examen des dossiers
d?avant-projet autoroutier (APA) et des visites de
chantier:
? à identifier les points sensibles du projet
propres à sa nature, son environnement et
aux choix techniques, et les risques de non-
conformité aux spécifications (ex: zones
inondables ou compressibles, traitement
des matériaux du site, renforcement des
chaussées existantes,?),
? à vérifier le respect des règlements et
décisions afin d?évaluer la qualité de
la réalisation (ex: dimensionnement,
agréments et formulations,?),
? à vérifier la conformité de l?ouvrage
garantissant confort et sécurité aux usagers
(ex: uni longitudinal, adhérence, stabilité
des talus,?).
21 jours de visites de contrôle sur des projets de
construction ont été réalisées au cours de l?année
2021 par FCA sur les thématiques chaussées et
terrassements. Le CEREMA, qui est régulièrement
mobilisé pour assister la sous-direction FCA dans
ses missions de contrôle, apporte son expertise
et sa connaissance du contexte local lors des
opérations de contrôle.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 47
6.3.2. Principales mises en services
réalisées en 2021
? A85: Viaduc de la Roumer (COFIROUTE)
? Doublement de l?autoroute A85
au droit du viaduc.
? Mise en service: 7 avril
? A11: Diffuseur de Connerre-Beille (COFIROUTE)
? Mise en service: 26 avril
? A41: Annecy Nord ? Saint-Martin-Bellevue
? Élargissement de l?autoroute A41 à 2x3 voies,
sur 6 km
? Mise en service: 30 juin
? A79: Montmarault / Sazeret (APRR)
? Création de l?autoroute A79 à 2x2 voies,
entre Montmarault et Sazeret, sur 3,9 km.
? Mise en service: 3 août
? A75: Clermont-Ferrand / Le Crest (APRR)
? Élargissement de l?autoroute A75 à 2x3 voies,
entre Clermont-Ferrand et Le Crest, sur 11 km.
? Mise en service: 1er octobre
? A355: Contournement Ouest de Strasbourg
(ARCOS + SANEF)
? Section neuve à 2x2 voies de 26 km
? Mise en service: 17 décembre
? A85
? A355
? A75
? A71
? A355
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art48
Focus
Déconvenues géotechniques sur l?élargissement d?A13 à Pont-L?Evêque
L?opération conduite dans le cadre du Plan de Relance Autoroutier (PRA, publication au Journal Officiel le
23 août 2015 du décret validant le 10ème avenant à la concession SAPN) consiste en la mise à 2 x 3 voies de
l?autoroute A 13 entre le noeud A13 / A132 de Pont-l?Évêque (PR 181 300) et le diffuseur n 30 de Dozulé (PR 203
000) soit un élargissement proprement dit de 21,7 km de section courante.
Les travaux ont eu lieu de janvier 2017 à février 2022 (Inspection Sécurité du 10/02/2022) durant lesquels
un nombre inhabituel d?aléas géotechniques sont survenus. La nature argileuse des sols et les très importantes
précipitations durant des phases de mise en oeuvre ont accéléré des phénomènes existants auxquels les équipes
travaux ont dû faire face. Le chantier ayant accumulé des retards importants impactant le délai contractuel, le
maître d?ouvrage a fait le choix de prioriser la mise en service de la section courante en déployant des solutions
de sécurisation des abords et de mettre en oeuvre les confortements définitifs dans un second temps. Voici les
trois désordres les plus marquants :
? Glissement du DBT24-2 PR 196+830 stabilisé en palplanches :
Un premier glissement à eu lieu en juillet
2019. Suite à des investigations (puits à la
pelle de 3 m de profondeur) relevant de
la mission G3 (EXE au sens de la NF P 94
500), un autre glissement s?est déclenché
en octobre 2019 plus à l?est sur le même
ouvrage élémentaire avec une rupture
importante de la crête de talus supportant
une voie communale.
Suivant les recommandations du
«Guide Technique pour la stabilisation des
glissements du LCPC ? 1998», la solution retenue a consisté à réaliser un écran de soutènement à l?arrière de la
dernière structure indispensable aux travaux de chaussée autoroutière, à savoir le drain des eaux internes. La
solution par substitution classique par un masque, au vu de l?instabilité précaire du talus lors des phases provisoires
semblait compromise. C?est donc un confortement mixte par clouage / placage granulaire qui a été mis en oeuvre.
Le contrôle du concédant a consisté à valider les notes de dimensionnement de la mission G2-PRO pour les
solutions de conforment provisoires et définitives.
? Glissement du déblai en sens 1 au PR 192 :
Un glissement important a eu lieu entre l?inspection travaux du 9
avril 2021 et l?inspection sécurité du 10 février 2022. La mise en oeuvre
de la couche de roulement définitive ayant déjà eu lieu, le maître
d?ouvrage a choisi pour préserver les chaussées neuves de réaliser
une bêche de pied provisoire et busée en matériaux granulaires. Le
concédant veille par l?inscription d?une réserve à l?IS à la réalisation du
confortement lourd par un masque drainant qui aura lieu à l?été 2022.
? Cavité sous le bassin BR 188 :
A la suite de l?apparition de quatre fontis en fond de bassin
du BR 188, le CEREMA a établi, en septembre 2020, un rapport de
diagnostic. Ce dernier conclut que le phénomène à l?origine des
désordres correspond à un soutirage de la matrice sablo-limoneuse
des «argiles à silex» par les eaux météoriques rejoignant l?aquifère
principal constitué par le karst de la craie, créant ainsi des «entonnoirs
d?absorption».
Après une phase de surveillance topographique de l?évolution des
fontis, une campagne de traitement par sondages et injection de 320
points en fond de bassin a été mise en en oeuvre à l?été 2021.
Rupture de crête et rideau de palplanches en cours
de battage ? 31/03/2021 ? B. Velty
Glissement stabilisé durant l?inspection sécurité
? 26/01/2022 ? B. Velty
Fontis sur le BR 188 ? 31/03/2021 ? B. Velty
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 49
6.3.3. Contrôle lié à la conservation du patrimoine
A défaut d?un entretien soigné et régulier, le
patrimoine se détériore sous l?action du trafic ou des
agressions naturelles. La rénovation et le renouvellement
de ce patrimoine se planifie à l?avance et requiert des
travaux s?étalant parfois sur plusieurs années, dont les
concessionnaires ont la responsabilité.
En amont de la fin des concessions, l?action du
concédant en matière de contrôle du patrimoine et de
politique d?entretien doit donc s?intensifier afin d?éviter
qu?un sous-investissement ne se traduise en dégradation
du patrimoine en fin de contrat. Depuis plusieurs
années, l?État concédant élabore une stratégie et un
plan d?action pour structurer et renforcer l?efficacité de
son intervention dans le domaine.
Trois chantiers préliminaires ont été engagés par la
sous-direction:
? Dresser un inventaire du patrimoine autoroutier
concédé;
? Définir des outils et des méthodes permettant
de connaître, de contrôler et de suivre l?état
fonctionnel du patrimoine;
? Établir le «bon état» cible de ce patrimoine, en
vue de la préparation de la fin des concessions.
Plusieurs actions ont été engagées à partir de ces
trois axes de travail.
Ainsi, la délimitation du domaine public autoroutier
concédé est mise sous contrôle et a continué d?avancer
particulièrement cette année. Cette procédure permet
l?identification précise des espaces relevant de la
responsabilité des sociétés concessionnaires, donc
de leurs charges d?entretien et de maintenance, et de
façon plus générale à la définition précise du domaine
public de l?État.
Sur les 3 667 communes traversées par une
autoroute concédée, 3 612 font l?objet d?une
délimitation approuvée, dont 6 nouvelles communes
en 2021, portant le taux de «communes délimitées» à
98,5 %. En parallèle, le travail s?oriente de plus en plus
vers la préparation et l?approbation de délimitations
modificatives pour prendre en compte de nouveaux
aménagements sur le réseau. 115 nouvelles délimitations
de ce type ont été approuvées en 2021.
Un travail particulier relatif à la remise des ouvrages
d?art surplombant le réseau autoroutier concédé, enjeu
important en matière patrimoniale car permettant
d?identifier «qui fait quoi» en matière d?entretien des
ponts, a été initié en 2016. En 2020, pour les sociétés
autoroutières historiques, ce travail continu a permis
de formaliser des conventions entre les sociétés
concessionnaires et les collectivités locales concernées
pour environ 72 % des ouvrages d?art. Des engagements
ont par ailleurs été pris par toutes les sociétés en matière
de planning de résorption de ce manquement. Pour les
sociétés concessionnaires récentes, les conventions de
gestion existent.
Le bilan de la remise des rétablissements de
communications (voies latérales) est globalement
satisfaisant (près de 77%): COFIROUTE (100%), d?APRR
(97%), d?AREA (97%), d?ESCOTA (96%), d?ATMB (91%), de
SFTRF (près de 80%), de SAPN (75%), de SANEF (48%),
d?ASF (68%), d?Atlandes (25%) et des autres sociétés
(100% pour Adelac, Albea, Alicorne, Aliénor, Alis, Arcour,
CCISE, CEVM).
L?action de contrôle se structure ensuite par type de
biens composant le patrimoine. Des chargés de domaine
suivent l?état des bâtiments, des tunnels, des ouvrages
d?art, des chaussées et ouvrages en terre et s?assurent
de la prise en compte des mesures environnementales.
Au titre de la définition du bon état d?entretien,
l?autorité concédante a initié un audit de fin de
concession dès 2019 sur les concessions d?ouvrages d?art
de Tancarville et Normandie dont la fin de concession
initiale était programmée en mai 2027. Un ensemble de
diagnostics a été établi et réalisé par la CCIT-SE (chambre
de commerce et d?industrie territoriale Seine Estuaire,
concessionnaire des deux ponts) de manière à évaluer la
nature des travaux à effectuer d?ici la fin de concession,
leur planification et leur coût. Ce programme a été arrêté
en 2020. Au final, l?enveloppe des travaux est estimée à
84 M¤ TTC pour la concession du pont de Tancarville
et 55 M¤ TTC pour celle du pont de Normandie, soit
environ 140 M¤ TTC. L?ordonnancement des travaux
principaux d?ici la fin de concession a également été
planifié.
6.3.3.a. Les bâtiments
En 2021, la mise à jour annuelle a été effectuée
par l?ensemble des sociétés.
L?inventaire des panneaux photovoltaïques sur
bâtiments (ou pas) ont été rajouté sur le tableau
existant.
Les chiffres clés 2021 sont:
? 6766 bâtiments dont 2500 de plus de 30
ans,
? 1 262 597 m² de surface des bâtiments,
? la valeur estimée est d?environ 1,8 Md¤ pour
tous les bâtiments (en valeur 2021 sur la
base d?un prix de référence au m² pour les
bâtiments tertiaires et pour les logements) .
La répartition des bâtiments (par sociétés,
utilisation, région et risques naturels) ainsi que leur
localisation figurent en annexe au présent rapport.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art50
6.3.3.b. Les tunnels
Dans le domaine des tunnels, la sous-direction
FCA contrôle la gestion et l?entretien des tunnels en
service. Cette action est conduite en coopération
avec le Centre d?études techniques des tunnels
(CETU). Le réseau concédé comporte 53 tunnels
de plus de 300 mètres hors tunnels binationaux
(voir annexe 12).
Le contrôle exercé sur les tunnels s?effectue de
manière continue:
? lors des déplacements,
? par réception des «fiches incidents» du
CETU,
? lors des visites thématiques (accessibilité,
signalisation, etc.) qui permettent de
contrôler de manière inopinée et par
échantillon les équipements du tunnel,
? lors des exercices.
Des visites spécifiques ont lieu à la mise en
service de nouveaux tunnels. Elles ont pour
objectifs de s?assurer:
? du respect du cahier des charges,
? du fonctionnement des équipements par
réalisation de tests.
6.3.3.c. Les ouvrages d?art
L?effondrement du pont Morandi, un pont
autoroutier d?environ 1102 m de long, à Gênes en
Italie, le 14 août 2018 reste encore très récent dans
les mémoires de chacun en raison du bilan humain
de cette catastrophe (43 morts et 16 blessés). Cet
événement retentit encore médiatiquement en
France à l?occasion d?ouvrages mis sous restriction
de circulation, voire d?effondrement comme le
pont de Mirepoix-sur-Tarn le 18 novembre 2019.
Ces accidents ont rappelé l?importance de la
gestion de nos infrastructures au regard des enjeux
de sécurité des usagers et de développement des
territoires.
Afin d?évaluer les modalités de surveillance
et d?entretien des ponts gérés par l?État et
les collectivités territoriales, la commission
d?aménagement du territoire et du développement
durable du Sénat a créé, le 3 octobre 2018, une
mission d?information dédiée à la sécurité des
ponts. Les rapporteurs ont auditionné quelques
représentants des sociétés concessionnaires
ainsi que la sous-direction en charge du contrôle
de la gestion des ouvrages d?art. La commission
sénatoriale a publié son rapport d?information le
26 juin 2019. Ce rapport conclut pour le réseau
concédé que « la situation du patrimoine du
réseau national concédé, géré par les sociétés
concessionnaires d?autoroutes, est meilleure
que celle du réseau non concédé ». Elle précise
néanmoins que, « bien que l?État s?assure que
les procédures de surveillance et d?entretien des
ouvrages d?art ont bien été appliquées par les
concessionnaires, le fait que ces derniers déclarent
eux-mêmes les indicateurs de performance pose
question. Dans d?autres pays, le concessionnaire
est tenu de recourir à une tierce partie pour noter
l?état du patrimoine dont il a la gestion ». Cette
observation est en accord avec la recommandation
déjà formulée par l?autorité concédante de mettre
en place un contrôle extérieur des inspections
détaillées des ouvrages d?art, principe qu?une
majorité de sociétés a déjà mis en place.
Plus précisément, les sociétés concessionnaires
doivent assurer contractuellement plusieurs
actions de suivi et de gestion de leurs ouvrages
d?art:
? redéfinir précisément l?assiette de la
concession en excluant les terrains qui ne
sont plus utiles à l?exploitation une fois les
travaux achevés;
? lorsqu?elles réalisent des ouvrages pour des
tiers, les sociétés assurent la remise des
ouvrages achevés à l?exploitant;
? les sociétés doivent systématiquement
établir un dossier de récolement à l?issue
de toute phase de chantier;
? enfin, les sociétés mettent en place des
politiques de maintenance qui visent à
assurer la portance des ouvrages d?art tout
au long de leur durée de vie.
Ensuite, conformément à leur cahier des
charges, les sociétés d?autoroutes doivent
entretenir les ouvrages en bon état pour assurer
la continuité de la circulation dans de bonnes
conditions de sécurité et de commodité.
Cet état est assuré par une surveillance visuelle
périodique (méthodologie ITSEOA ? Instruction
Technique pour la Surveillance et l?Entretien des
Ouvrages d?Art) et quantifié par une cotation IQOA
(Indice Qualité Ouvrages d?Art) selon les classes
suivantes échelonnées de 1 à 3U:
? 1: bon état apparent, avec possibles
désordres sans gravité traitable par
entretien courant;
? 2: structure porteuse en bon état apparent
ou présentant des défauts mineurs sans
gravité ou caractère d?urgence à être
éliminés. Les équipements ou protections
présentent des dégradations qui nécessite
un entretien spécialisé sans caractère
d?urgence;
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 51
? 2E: même cas que le précédent, avec
une notion de risque d?évolution rapide
des dégradations d?équipement ou de
protection qui auraient pour conséquence
des désordres de structure à moyen terme
et nécessiteraient des réparations plus
lourdes et donc plus coûteuses;
? 3: la structure porteuse est atteinte,
sans nécessiter de travaux de réparation
urgents;
? 3U: la structure porteuse est atteinte,
apparemment de façon préoccupante et
nécessite des travaux de réparation a priori
urgents.
Une classe supplémentaire notée « NE »
concerne les ouvrages dont l?état est « non-
évalué», souvent en raison de difficultés d?accès,
comme des ouvrages franchissant des voies SNCF
en exploitation.
Concernant les ouvrages d?art du RRN
concédé, aucun grand ouvrage est coté IQOA 3U.
10 grands ouvrages d?art ont une cotation IQOA 3
au 31/12/2021:
? le viaduc de pont d?Ouches sur autoroute
A6,
? les deux viaducs de la Durance sur
autoroute A7,
? les viaducs d?Oissel et de Guerville sur
autoroute A13,
? le viaduc d?Echinghen sur autoroute A16,
? le viaduc de la Rauze sur autoroute A20,
? le viaduc de l?Elle sur autoroute A89,
? le pont de Tancarville sur RN182,
? le viaduc de la Bresle sur autoroute A29.
Pour ces ouvrages, des études de réparation
ont été réalisées et des travaux de réhabilitation
sont en cours ou programmés dès 2022. Fin 2021,
pour l?ensemble du réseau concédé, les ouvrages
présentant des désordres structurels représentent
2% du parc (en nombre), chiffre en baisse régulière
depuis 2010. Cependant, 24,1% nécessitent un
entretien spécialisé à court terme pour prévenir
des désordres de structure.
Le tableau et diagramme suivants représentent
l?évolution et l?état général des ouvrages d?art de
l?ensemble du réseau concédé depuis 2010, soit
environ 12 100 ouvrages d?art. Cela représente
environ 8 175 000 m². L?âge moyen de ces ouvrages
est de l?ordre de 34 ans.
IQOA
(% en nombre) 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
1 12,7% 11,8% 11,0% 10,4% 10,3% 9,8% 8,9% 8,7% 8,3% 7,3% 6,4% 5,0%
2 57,8% 59,7% 60,0% 60,5% 62,1% 63,6% 64,1% 64,4% 64,9% 65,2% 65,4% 67,9%
2E 23,1% 22,4% 23,7% 23,9% 23,3% 22,8% 23,7% 24,3% 24,2% 24,9% 24,9% 24,1%
3 4,0% 3,6% 3,3% 2,7% 2,8% 2,4% 2,3% 2,1% 2,0% 2,0% 2,2% 2,0%
3U 0,6% 0,6% 0,4% 0,2% 0,1% 0,2% 0,1% 0,1% 0,1% 0,0% 0,1% 0,1%
NE 1,8% 2,0% 1,6% 2,4% 1,3% 1,3% 0,8% 0,4% 0,5% 0,7% 1,0% 0,9%
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art52
Concernant les budgets consacrés à l?entretien des ouvrages d?art, le tableau suivant permet d?apprécier les
moyens mis en oeuvre pour l?entretien et la maintenance des ouvrages d?art sur l?ensemble du réseau routier national
concédé (en M¤ courants), moyens qui illustrent leur accroissement sensible, de l?ordre du doublement en 10 ans.
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Entretien
OA (M¤) 53,9 63,8 75,7 79,2 87,7 89,3 77,8 81,7 89,3 110,6 113,6 139,9
Le contrôle exercé par le bureau FCA4 sur l?état
d?entretien et de maintenance des ouvrages d?art
s?opère selon plusieurs processus successifs et de
profondeur de champ croissante:
? de façon continue, lors de visites non
formalisées du réseau, notamment lors des
déplacements des équipes,
? chaque année, par l?examen de l?indicateur
«surfaces d?ouvrages de classe IQOA
3-3U» relatif aux ouvrages requérant des
réparations de leurs structures,
? lors d?audits biennaux dans le cadre de
procédures organisés avec chaque société,
qui consistent à auditer sur pièce le respect
par les concessionnaires des procédures
qu?ils doivent appliquer,
? lors de réunions thématiques spécifiques
comme sur le gonflement différé des
bétons de structures, le suivi des ouvrages
d?art métalliques, les tassements miniers?,
? de façon approfondie, lors d?audits
de terrain, par l?examen de tronçons
de plusieurs centaines de kilomètres
d?autoroutes.
En 2021, le bureau FCA4 a ainsi procédé de
multiples déplacements auprès des sociétés
concessionnaires dans leurs bureaux ou sur
ouvrages afin d?auditer leur patrimoine ouvrages
d?art ou structures au sens large, notamment sur
les réseaux suivants : ASF, COFIROUTE, ESCOTA,
APRR/AREA, SANEF/SAPN, ATMB, CEVM.
Ces revues englobent:
? la politique de surveillance mise en place
par chaque société,
? l?inventaire des patrimoines (ouvrages d?art,
murs de soutènement, tunnels, auvents
de gare de péage et PPHM - portiques,
potences et hauts-mâts),
? l?avancement des remises d?ouvrages aux
autres gestionnaires, conformément à la
règlementation en vigueur
? l?inventaire des dossiers d?ouvrages,
? le respect des indicateurs de
fonctionnalités, d?état et de sécurité des
ouvrages,
? les programmes de surveillance renforcée
de structures,
? les programmes de renforcement en cours
et à venir,
? le suivi des observations des audits
antérieurs.
Dans la perspective de la fin de concessions,
ces bilans sont essentiels et constituent une feuille
de route permettant d?avoir une image précise du
patrimoine, de son état et de définir les points
de contrôle, de vigilance ou de méthodologie à
mettre en place en amont.
En particulier, l?année 2021 a été une année
importante sur la poursuite des diagnostics menés
sur l?ensemble des ouvrages de la concession
de la CCITSE en charge de la gestion des Ponts
de Normandie et Tancarville dont les fins de
concession sont prévues en 2031. Le programme
de travaux arrêté en 2020 a été estimé à 84 M¤
TTC pour la concession du pont de Tancarville et
55 M¤ TTC pour celle du pont de Normandie, soit
environ 140 M¤ TTC pour la CCITSE.
Les diagnostics réalisés en 2021 avaient pour
objectif de définir précisément les travaux à
réaliser dans les prochaines années pour maintenir
les ouvrages en bon état.
Enfin, au cours de l?année 2021, un grand
nombre d?actions de contrôle a été conduit : le
chantier de reconstruction du viaduc du Charmaix
(A43 - SFTRF), des contributions aux comités
d?experts du PI661 (A7 sur RN7 ? ASF), des viaducs
du Boulonnais (A16 - SANEF) et des viaducs sur
le canal de Bourgogne (A36 - APRR) et du Pont
d?Ouches (A6 ? APRR).
6.3.3.d. Chaussées et ouvrages en terre
? Observatoire des chaussées
La sous-direction FCA exerce un rôle
d?observatoire de l?entretien des chaussées, en
recueillant auprès des sociétés des données
relatives aux travaux d?entretien effectués en cours
d?année.
En compléments des informations transmises
par les sociétés, des réunions d?échanges sur
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 53
les travaux réalisés et les politiques d?entretien
chaussées sont organisées annuellement par
concédant. Ces échanges permettent de vérifier
la qualité des données transmises et d?assurer une
veille sur l?évolution des techniques et l?entretien
du réseau (technique, âge des couches de
roulement, fréquence d?entretien).
Le renouvellement des couches de roulement
permet de maintenir le niveau de service de la
chaussée. L?histogramme suivant présente les
taux de renouvellement de l?année 2021 sur le
RRN-C sur les SCA historiques et les petites SCA
ayant entrepris une phase de GER cette année.
On observe ainsi que par leurs tailles réduites, ces
dernières renouvellent des parts plus importantes
de réseau tous les 10-13 ans tandis que les plus
grands réseaux peuvent lisser leurs investissements.
À noter que pour ces dernières les taux peuvent
varier d?une année sur l?autre en fonction des
cycles d?entretien.
? IQRA surface
Les niveaux de performance et de service des chaussées du réseau autoroutier concédé sont suivis par l?État
concédant au moyen de l?indicateur IQRA Surface contractualisé avec les sociétés concessionnaires. Ils reflètent le
niveau de service de la chaussée, en termes de confort (déformations) et de sécurité (adhérence), en section courante
de l?autoroute (mesures réalisées sur la voie de droite de l?autoroute).
L?analyse de la répartition des notes permet d?apprécier la part du réseau présentant un bon (note égale à 3)
et un très bon état de surface (notes égale à 4), et d?autre part le % du réseau présentant des états plus ou moins
«dégradés» (note ? 2).
L?indicateur IQRA Surface est assorti d?objectifs de performance définis dans la plupart des cas comme suit:
? Objectif n°1: au moins 90% des notes ? 3
? Objectif n°2: au moins 95% des notes ? 2
Le graphique ci-dessous présente l?évolution des états de surface des chaussées sur le réseau concédé entre 2012 et
2020. L?indicateur ici calculé est un indicateur moyen basé sur les indicateurs IQRA surface des sociétés ASF, ESCOTA,
APRR, AREA, COFIROUTE, SANEF, SAPN, ATMB et SFTRF. Les méthodes de calcul de l?indicateur IQRA surface sont
sensiblement différentes pour SANEF et COFIROUTE, ce que ne prend pas en compte cette représentation.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art54
Les niveaux de performance de surface se stabilisent depuis 2018 avec une proporition de notes inférieures ou
égales à 2 contenue en deçà de 8%. En 2021, toutes les SCA atteignent leur objectif 2 limitant la part de notes 0 et 1
les plus préjudiciables pour la sécurité des usagers. L?atteinte de l?objectif 1 limitant en plus la part de notes 2 n?est pas
assurée par une SCA historique en 2021.
Les études sont engagées en 2020 afin de faire évoluer l?indicateur IQRA surface. L?objectif est d?harmoniser les
méthodes de mesure, en particulier de l?adhérence et de mieux prendre en compte le comportement de certaines
techniques de couche de roulement.
? ISTRU
L?Etat concédant est également vigilant, dans la perspective des fins de concessions, à maintenir le haut niveau
de performance des chaussées du réseau concédé. Ainsi, en vue d?une contractualisation, le concédant et les SCA
historiques (92% du réseau) ont expérimenté entre 2019 et 2021 un indicateur de qualité structurelle appelé ISTRU,
élaboré par le CEREMA en 2017 sur la base d?un relevé de dégradations et de déformations. Les résultats sont les
suivants:
On observe que moins de 15% du réseau est selon cet indicateur dans un état structurel moyen à médiocre et que
moins de 1% a besoin d?un entretien structurel lourd ce qui est cohérent avec les volumes de travaux de réhabilitation
pratiqués par les SCA jusqu?alors suivis par l?indicateur IQRA structure. Ce nouvel indicateur, plus proche de l?état
réel du patrimoine, permettra, en complément des actions d?audit, de s?assurer du maintien des investissements
d?entretien jusqu?à la fin de la concession.
? Contrôle patrimoine du GER de la société CEVM
La société CEVM exploite le viaduc de Millau (2460 m, mise en service en décembre 2004), ses extrémités (~500 m
chacune) et son système de péage (barrière pleine voie de Saint-Germain) sur l?autoroute A75 séparé du viaduc par
une section de 4km gérée par la DIRMC et l?aire bidirectionnelle du viaduc construite en 2017 (2ème avenant) sur sa
rive nord.
La chaussée du viaduc est constituée d?un BBSG Orthoprène®, une formulation spécifique Eiffage créée pour le
chantier sur 6cm de 2004 directement mis en oeuvre sur le complexe d?étanchéité du tablier métallique et des dalles
orthotropes.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 55
Initialement dimensionnée pour 15 ans (2019), cette structure s?est bien comportée sans désordre notable si ce
n?est une fissuration longitudinale en bande de roulement. Arrivé à son âge de dimensionnement et en «anticipant» le
risque de perte d?élasticité des bitumes donc de fissuration, un dialogue compétitif a été mené par le concessionnaire
en 2021 pour effectuer un diagnostic différentiel et proposer une formulation adaptée.
En parallèle, un programme de remise en peinture anticorrosion des longrines (en rive) nécessitant une probable
intervention sur l?étanchéité de rive fait l?objet d?un appel d?offres conjoint. L?interaction forte des deux chantiers ont
amené la société à privilégier une solution de fraisage partiel de la couche de roulement n?impactant pas l?étanchéité
des rives. Les photos suivantes font en effet apparaitre l?enjeu de remise en peinture des longrines et la problématique
du bourrelet d?étanchéité de la longrine noyé dans les enrobés.
Joint de dilatation sud, A75 sens 2 PR 222+400 Millau (12),
26/10/2020, B. Velty
Maquette taille réelle des encorbellements, les zones en noir sont
recouvertes d?enrobés sur le vrai viaduc) aire du viaduc de Millau (12),
26/10/2020, B. Velty
6.3.4. Environnement
La démarche d?audit sur la thématique environnement, lancée en 2017, s?est poursuivie en 2021 par l?audit de la
section de l?autoroute A19 concédée à la société ARCOUR. L?objectif étant de vérifier que cette partie du patrimoine
(bassins, clôtures, aménagements spécifiques...) est maintenue en bon état conformément aux obligations des
concessionnaires.
La conclusion de cet audit confirme la pertinence de l?exercice dans la mesure où ont été identifiés des écarts par
rapport à l?obligation de «bon état permanent» du concessionnaire. Outre les mesures correctives apportées aux
écarts issus de ces audits, l?autorité concédante demande aux sociétés d?intégrer dans leurs politiques d?entretien les
enseignements de ces audits.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art56
6.4. Suivre l?exécution et l?équilibre économique des concessions et
préparer les négociations à venir
6.4.1. Contrôle de la transmission des informations
relatives à l?exécution des contrats
En application des articles 20 et 35 du cahier des
charges type annexé aux contrats de concession, les
sociétés concessionnaires transmettent à l?État des
informations relatives à leurs activités, aux trafics
constatés, ainsi qu?un ensemble de données comptables
et financières (bilans et comptes annuels, étude
financière prévisionnelle sur l?équilibre comptable et
financier de la concession, comptes sociaux et leurs
annexes, comptes consolidés et leurs annexes, rapport
d?activité, compte-rendu d?exécution, programme
d?investissements à réaliser dans les cinq années à venir).
Le concédant peut, en outre, demander à la société
concessionnaire toute information complémentaire sur
le compte rendu de l?exécution de la concession.
Par ailleurs, la société concessionnaire communique
deux fois par an au ministre chargé de l?économie,
au ministre chargé du budget et au ministre chargé
de la voirie nationale, un rapport comprenant l?état
d?avancement des liaisons nouvelles et des opérations
d?élargissement et indiquant le calendrier d?exécution
et l?échéancier financier de chaque opération en projet
et en construction. Le concédant est tenu de préserver
la confidentialité de ces informations.
Grâce à ces informations, le concédant veille à
la bonne exécution du contrat de concession et au
respect des obligations de service public par la société
concessionnaire.
En 2021, la sous-direction FCA a ainsi procédé à
l?examen de l?ensemble des documents transmis par
les concessionnaires, s?est assurée de leur complétude
et de leur exhaustivité. Elle a procédé à l?analyse des
données transmises, afin, notamment, de constituer
des données consolidées qui donnent à l?État une vision
d?ensemble du secteur d?activité. L?annexe 12 rend
compte de l?économie générale du secteur.
Ce travail d?information est renforcé depuis
l?intervention de l?ART. L?Autorité collecte chaque année
auprès des sociétés concessionnaires un ensemble
d?informations relatives à leur situation financière et à
l?état du secteur en vue de produire une synthèse de
leurs comptes et un rapport sur le taux de rentabilité
interne des concessions.
6.4.2. Le contrôle financier des concessions
La sous-direction FCA effectue régulièrement
des contrôles financiers prévus par certains articles
des cahiers des charges annexés aux conventions de
concession.
En application de l?article 7, la sous-direction
évalue ? tous les cinq ans et société par société ?
d?éventuels indus financiers générés par le retard qui
serait survenu dans l?exécution de travaux prévus et
compensés au titre de précédents contrats de plan.
Cet indu est généré par le décalage dans le temps entre
l?échéancier de dépenses initialement contractualisées
et l?échéancier réel des dépenses effectuées par la
société concessionnaire. La société concessionnaire est
alors redevable à l?État d?une compensation au titre de
l?avantage financier éventuel découlant de ce retard.
Le montant de cet indu est restitué par la société sous
forme de travaux supplémentaires directement mis à
sa charge. Ces clauses sont pérennisées pour chaque
nouvelle opération contractualisée.
En application de l?article 31 du cahier des charges
annexé aux conventions de concessions les plus
récentes, la sous-direction FCA est chargée de valider la
réévaluation des montants de garanties proposés par les
sociétés concessionnaires au titre de leurs obligations
contractuelles.
Ces garanties permettent notamment de s?assurer
que la société concessionnaire pourra faire face à ses
créances envers l?État durant les différentes phases
de vie de la concession. Lors des négociations du
plan d?investissement autoroutier, la sous-direction a
notamment demandé aux sociétés concessionnaires
des informations relatives aux charges d?entretien et de
renouvellement. L?État travaille à collecter et préciser
ses données, notamment en vue de la fin de vie des
concessions, pour vérifier le maintien en bon usage des
ouvrages.
Enfin, la sous-direction FCA étudie chaque année
les comptes sociaux et consolidés que les sociétés
concessionnaires sont tenues de lui fournir au titre de
l?article 35 de leur contrat de concession. L?étude de ces
comptes permet à l?État concédant de suivre l?équilibre
économique et financier des contrats et d?évaluer au
mieux, dans le cadre de la négociation de contrats
de plan, les compensations à accorder aux sociétés
concessionnaires au titre de la réalisation de travaux
supplémentaires. L?État concédant se sert par ailleurs
de ces données pour contrôler les investissements
effectués par les sociétés concessionnaires en matière
d?entretien du patrimoine. La politique financière
déclarée par les sociétés concessionnaires en matière
d?entretien du patrimoine peut alors être comparée aux
observations faites sur le terrain.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 57
Focus
Expérimentation de retraitements bas carbone de l?aire de Nangy (A40 ATMB)
La recherche d?alternatives bas carbone et renouvelables dans le domaine des chaussées agit sur les deux
composants principaux des enrobés hydrocarbonés : les granulats et les liants. Les premiers font l?objet de projets
de recherche ambitieux (cf. projet MURE ; Multi Recyclage des Enrobés) ou d?expérimentations à forts taux de
recyclage d?agrégats d?enrobés comme la planche « 100% recyclé » sur A10 ASF/Eurovia en 2018.
Les seconds connaissent ces dernières années des innovations sur l?emploi de liants bio-sourcés comme
l?enrobé Biophalt® d?Eiffage avec des liants hydrauliques (ciments, chaux, laitiers d?aciérie?) ne nécessitant pas
de chauffage lors de la mise en oeuvre ou encore de l?enrobage à froid avec de l?émulsion de bitume déjà utilisée
pour les couches d?accrochage.
La société ATMB a choisi en 2021 d?employer deux techniques bas carbone de la société COLAS pour
la rénovation de l?aire de Nangy sur l?A40. La première nommée NOVACOL® est un retraitement « en place »
des couches d?assise, c?est à dire ne nécessitant pas d?évacuer les couches fraisées, remises en oeuvre in situ
après enrobage à l?émulsion de bitume. Deux planches ont été mises en oeuvre pour tester deux épaisseurs de
retraitement.
Les deux planches de retraitement ont été recouvertes de la même couche de roulement à fort taux d?agrégats
d?enrobés recyclé. La solution COLAS s?appelle Bétoflex et intègre 70% d?agrégats d?enrobés.
Le concédant encourage l?expérimentation en s?assurant que les techniques mises en oeuvre offrent des niveaux
de service satisfaisants en vérifiant les protocoles de suivi mis en oeuvre par les sociétés. Dans le cas présent, :
? L?évolution de la rigidité de l?enrobé pendant la période de suivi, notamment à très court terme,
? La réapparition de fissures, et
? Le fluage et l?orniérage dans les zones de stationnement PL.
Partie 6 | Le contrôle des contrats en cours
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art58
PARTIE 7
Les négociations
des avenants aux
conventions de
concession
7.4.1. 18e avenant au contrat de concession d?ASF
Les services de l?Etat ont négocié avec la société
ASF un projet de dix-huitième avenant à son
contrat de concession en vue de l?intégration du
Contournement Ouest de Montpellier (COM) à l?assiette
de cette concession. Cette opération consiste en
un aménagement sur place à 2x2 voies et carrefours
dénivelés des routes métropolitaines (RM) 132, 132E2 et
612 permettant de relier efficacement les autoroutes
A750 et A709 et faisant office de rocade ouest de la
métropole montpelliéraine.
Cet avenant prévoit le financement de cette
opération par l?application d?une hausse tarifaire
complémentaire de 0,264% par an sur la période 2023-
2026. Le projet de modification du cahier des charges de
la société ayant une incidence sur les tarifs de péage dès
2023, il a été soumis pour avis à l?examen de l?Autorité
de régulation des transports.
L?avis ainsi rendu par l?ART le 28 octobre 2021 a été
pris en compte dans un sens favorable aux usagers,
notamment par l?ajustement des paramètres socio-
économiques.
À titre liminaire, l?ART a été saisie d?un avenant
permettant à l?Etat d?exercer des options afin de
permettre à l?Etat de définir ex post le périmètre de
réseau concerné par l?opération d?adossement. Compte
tenu de l?état des discussions avec les collectivités
locales, Il a finalement été choisi de ne retenir, pour
la saisine du Conseil d?Etat ultérieure à celle de l?ART,
que le scénario d?adossement total du projet de
contournement ouest de Montpellier, l?un des trois
scénarios sur lequel l?ART s?est prononcée.
Les recommandations de l?ART peuvent être classées
en 2 catégories:
? Celles qui relèvent de la définition de l?opération
et de son intégration dans la concession d?ASF;
? Celles qui concernent l?équilibre économique de
l?avenant.
Concernant la mise à péage du COM (§164 et
§142 à 149) : Les recommandations de l?ART n?ont pas
été prises en compte. Tout d?abord, la mise à péage
d?une infrastructure est, avant tout, une question
d?opportunité politique. Sur ce point, le concédant
réaffirme sa décision de ne pas soumettre à péage
l?usage du COM. L?absence d?acceptabilité locale pour
un péage sur un tel projet, pour lequel la mise à péage
n?a jamais été évoquée tout au long du processus de
concertation ayant mené à la déclaration d?utilité
publique, disqualifie un tel scénario. Dès lors, une
concession autonome est impossible. Au surplus, les
exemples évoqués par l?ART ne sont pas pertinents.
Concernant le périphérique de Lyon, le péage a été
abandonné sur la partie du périphérique lyonnais qui
venait remplacer le boulevard Laurent Bonnevay gratuit,
seule la partie offrant des fonctionnalités nouvelles et
un gain de temps majeur (en évitant le tunnel de croix
rousse et la traversée urbaine) est restée à péage. Le
Viaduc de Millau, qui ne porte pas de trafic domicile-
travail, n?est quant à lui pas comparable.
En tout état de cause, la mise à péage du COM
nécessiterait la redéfinition complète d?un projet dont les
caractéristiques principales, au premier rang desquelles
les trafics, seraient bouleversées par l?introduction d?un
péage, se traduisant par la reprise très en amont de la
concertation, de nouvelles études préalables et une
nouvelle déclaration d?utilité publique.
Concernant le périmètre d?adossement, le
condédants?est écarté de l?analyse du régulateur et a
soutenu la possibilité d?un adossement total du COM
pour les raisons suivantes:
? Le COM présente un caractère accessoire par
rapport à la concession d?ASF (0,1% du linéaire de
la concession; augmentation du Chiffre d?affaires
d?ASF résiduelle, de l?ordre de 1%)
? Le COM crée une continuité autoroutière entre
A750 et A709, et une part substantielle des
usagers du réseau ASF (A709 en l?occurrence)
emprunte également le COM (44% à 100% selon
les tronçons du COM)
Concernant les paramètres macro-économiques et
financiers de l?avenant, les recommandations de l?ART
ont été prises en compte selon les lignes suivantes,
permettant d?abaisser significativement la hausse
tarifaire de compensation. La baisse des coûts de
construction de 5%, la baisse des effets réseaux de -67%
et la baisse du TRI de 5,5% à 4,7%, conduit à une baisse
des hausses tarifaires de 15%. La compensation tarifaire
négociée avec ASF dans la version soumise au Conseil
d?Etat s?élève donc à 0,264%/an pendant 4 ans, contre
0,312%/an pendant 4 ans dans la version soumise à l?ART.
Par ailleurs, l?Etat et ASF ont introduit suite à
l?avis de l?ART une clause de partage du risque lié à
l?évolution du trafic, dans la mesure où les prévisions
de trafic à horizon court, moyen et long-termes étaient
particulièrement difficiles lors de la contractualisation
du COM, intervenue au milieu de la crise sanitaire.
Lors de la séance du 18 janvier 2022, la section des
travaux publics du Conseil d?Etat n?a apporté que de
légères modifications de forme sur la rédaction du
décret et a validé le projet d?avenant qui lui a été soumis
par le Gouvernement.
L?approbation de cet avenant est intervenue par
décret en Conseil d?Etat n°2022-81 du 28 janvier 2022.
Suite à un recours, le Conseil d?Etat statuant au
contentieux a annulé par sa décision du 27 janvier 2023
les dispositions tarifaires introduites par cet avenant
afin de compenser la réalisation du COM.
La Haute assemblée a considéré qu?en mettant
à la charge de l?ensemble des usagers du réseau
autoroutier concédé à la société ASF le financement des
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art60
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045083111
travaux de réalisation du COM dépourvu de péage, la
disposition tarifaire attaquée méconnaissait la règle de
proportionnalité entre le montant du tarif et la valeur
du service rendu. En revanche, le Conseil d?Etat n?a
pas remis en cause l?utilité publique de l?opération, ni
son adossement à la concession d?ASF, ni la gratuité du
contournement. Un travail conjoint entre le concédant
et ASF doit permettre de déterminer les modalités de
compensation tarifaire, en cohérence avec le jugement
tout en respectant l?acceptabilité du péage pour les
usagers locaux.
7.4.2. 12e Avenant au contrat de concession SAPN
L?Etat et le concessionnaire ont souhaité mettre en
place une refonte du système de péage des autoroutes
A13 et A14 en y implantant un dispositif de péage
en flux libre dans le cadre du le douzième avenant
à la convention passée entre l?Etat et la Société des
autoroutes Paris-Normandie (SAPN), concessionnaire
des axes A13 et A14 jusqu?en 2034.
Ce système de péage est dépourvu de barrière,
mais doté de portiques comportant des équipements
détectant les véhicules, notamment par une lecture de
plaque d?immatriculation, et permettant de percevoir
le péage. Des moyens de paiement adaptés seront
disponibles pour les usagers. Ce type de système existe
depuis de nombreuses années sur des autoroutes
urbaines aux États-Unis, au Canada, mais également
au Portugal, ainsi qu?au Royaume-Uni et au Chili mais
demeure limité à des entrées sur le réseau autoroutier
français à l?approche des agglomérations.
Sur un trajet Paris ? Caen, ce sont 5 barrières de
péages, nécessitant chacune un arrêt, qui seront ainsi
supprimées, l?ensemble des trajets payants, soit environ
270 000 passages par jour, bénéficiant du projet.
L?autoroute ainsi modernisée est plus attractive, plus
sécurisée pour les usagers et le personnel exploitant, et
génère des gains de temps estimés à environ 1 400 000
h/an. La suppression des barrières de péage réduit la
pollution lumineuse, les surfaces artificialisées, estimées
à 28 ha, les émissions polluantes, de par les économies
de carburant estimées à 9 500 000 l/an, conduisant à une
autoroute plus respectueuse de son environnement.
L?accord trouvé avec la société SAPN est
particulièrement innovant et associe à une hausse
tarifaire réduite et à la consommation des reliquats
disponibles sur le contrat, le versement d?une soulte
en fin de contrat. Cette soulte, contractualisée comme
un montant fixe de 55 M¤, correspond à la valeur nette
comptable en fin de contrat des aménagements et mises
à niveau du projet amortis sur une durée supérieure
à la durée résiduelle du contrat. Ce dispositif, validé
et recommandé par l?ART, permet de s?affranchir des
discontinuités liées au changement de concessionnaire
et de partager la charge d?investissement entre les
usagers actuels et les usagers futurs. L?accord comprend
également une clause de partage du risque de fraude,
prévoyant une restitution des gains et de compensation
des pertes, asymétrique en faveur de l?usager, via des
hausses ou baisses de tarif automatiques.
Cet avenant ayant des incidences sur la loi tarifaire
du contrat de concession a été soumis à l?ART qui a
émis un avis favorable le 29 juillet 2021 avec plusieurs
observations. Plus en détails:
? Rémunération du capital accordée au concessionnaire
L?Autorité estime que le TRI de 4,0% retenu dans le
cadre de l?avenant excède ce qui lui paraît raisonnable
au regard de l?existence d?une compensation par voie
de soulte. Le coût moyen pondéré du capital (CMPC)
est la valeur minimale en dessous de laquelle la société
concessionnaire n?investira pas dans l?opération. En
l?espèce, l?ART a estimé que le recours à un dispositif de
soulte réduisait les risques liés au trafic sur une partie de
l?investissement.
L?application de la méthode Frontier développée
par l?ART conduisait, dans les conditions de marché où
l?avenant a été convenu soit début 2021, pour la partie
soumise au risque trafic, à un CMPC normatif dont
la borne haute est fixée à 4,2%. L?ART considère par
ailleurs que le risque associé au financement par soulte
doit être rémunéré à 2,5%. Dans ces conditions, l?ART
estimait que le TRI aurait dû s?élever à 3,7%.
Toutes choses égales par ailleurs (trafic, inflation,
coûts d?opération, hypothèses de fraude), la hausse
tarifaire de compensation nécessaire pour un TRI limité
à 3,7% s?élève à 0,22% par an pendant 3 ans (versus
0,24% par an pendant 3 ans dans la version soumise à
l?ART). L?Etat a donc repris les discussions avec SAPN et
obtenu un accord sur ces bases.
? Prévisions de trafic prises en compte dans les
modélisations financières
L?ART préconise de retenir des prévisions de hausse
du trafic des véhicules légers (VL) à partir de 2023 de 1
%/an alors que le projet d?avenant a été bâti en prenant
en compte un taux de + 0,69 % / an. L?ART ne revient
pas en revanche sur les hypothèses de hausse du trafic
poids lourds, fixées dans l?avenant à partir de 2023 à +1,5
%/an. La croissance de trafic VL retenue de 0,69 %/an
rejoint l?hypothèse précédemment retenue pour le PIA
et se situe dans la fourchette haute des données issues
de l?AME et de l?AMS (scénario «officiels» de l?Etat sous-
tendant la stratégie nationale bas carbone). L?hypothèse
de croissance retenue pour le trafic PL de 1,5 %/an,
également reprise par référence au PIA, est également
plus élevée que la valeur obtenue via l?AMS.
Au total, les valeurs retenues sont plus élevées que
celles résultant de la stratégie définie par l?Etat lui-même
pour l?évolution des trafics routiers et témoignent ainsi
d?un conservatisme favorable aux usagers et d?une prise
de risque significative acceptée par le concessionnaire.
Il est à noter également que des infrastructures
ferroviaires structurantes telles que le RE E «Eole» sont
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 61
en cours de réalisation et qu?elles vont directement
concurrencer le trafic routier sur l?axe A13 et A14
entre Mantes et La Défense à court terme (mise en
service en 2024). La crise sanitaire Covid-19 ainsi que
les effets du changement climatique vont également
avoir un impact sur le niveau de trafic sur l?autoroute.
La crise Covid-19 a imposé aux entreprises d?adapter
leurs pratiques en mettant en place des mesures
de télétravail. Ces pratiques de télétravail seront
poursuivies pour beaucoup d?entre elles, selon les
analystes, à des fréquences d?une à deux journées par
semaine. Cela devrait conduire à des effets de baisse de
trafic, en particulier pour le trafic de l?A14 à destination
du quartier des affaires de La Défense. Ces effets n?ont
pas été pris en compte, au bénéfice des usagers.
? Sur la clause «tunnel» d?encadrement du risque de
fraude
L?ART estime qu?il conviendrait de privilégier la mise
en oeuvre d?une « clause de revoyure » permettant
d?ajuster la compensation y afférant en fonction des
paramètres observés, ou de revoir les paramètres du
dispositif prévu s?il était maintenu.
Elle suggère en particulier de revoir le seuil de
déclenchement de la clause de correction fixé à 10M¤
(pour une restitution d?une partie des sommes perçues
sous la forme d?une baisse de péage).
Le Gouvernement juge en premier lieu que le
dispositif prévu et décrit à l?annexe FL2 de l?avenant
permet au concédant de maîtriser les effets de l?avenant
sur l?équilibre économique du dispositif et comporte
une clause de revoyure qui permet une correction
«automatique» des tarifs permettant de revenir en
permanence autour de l?équilibre économique initial du
contrat pour assurer une absence de surcompensation.
Les paramètres de la clause sont supervisés
annuellement dans le cadre du reporting opéré à
l?occasion du rapport annuel d?exécution. Par ailleurs, le
concessionnaire communiquera au concédant un bilan
de l?accueil du déploiement du dispositif de péage en
flux libre par les usagers, et ce durant les trois premières
années suivant la mise en service effective du péage en
flux libre.
Le mécanisme de revoyure décrit au paragraphe
(h) de l?Annexe FL2 encadre l?évolution du coût
d?exploitation direct moyen de recouvrement par usager
ayant commis une infraction pour non-paiement du
péage. Ainsi en cas d?évolution substantielle constatée
l?année 3 d?exploitation du nouveau système, il est prévu
que l?autorité concédante et la société concessionnaire
s?accordent pour réévaluer, à la hausse ou à la baisse, le
coût d?exploitation direct moyen de recouvrement par
usager ayant commis une infraction pour non-paiement
du péage. Cette revoyure permettra de prendre en
compte, si nécessaire et le cas échéant, les évolutions
significatives liés à l?organisation de l?exploitation qui
perturberaient l?équilibre économique de l?avenant.
D?autre part, la réduction des seuils de déclenchement
des mécanismes de restitution ou de compensation
tarifaires augmenterait la probabilité d?une révision
à court terme des tarifs. Le Gouvernement souhaite
privilégier le transfert au concessionnaire du risque de
fraude, afin de garantir la stabilité des tarifs à court-
terme.
? Modification des articles 30 bis et 30 ter du cahier des
charges
Le projet de 12ème avenant modifie les articles 30
et 30 bis du cahier des charges de la concession SAPN,
relatifs respectivement aux sous-concessions pour des
installations à caractère annexe et aux installations de
télécommunications, et introduit un article 30 ter relatif
aux activités de production d?énergies renouvelables.
L?avenant introduit en particulier la faculté pour le
concessionnaire de conclure avec des tiers des contrats
d?exploitation emportant occupation du domaine
public dont la durée peut excéder le terme normal de la
concession ainsi que le permet l?article L.3132-3 du code
de la commande publique.
Si l?Autorité n?a pas contesté pas le bien-fondé de
ces nouvelles dispositions, elle a toutefois relevé que les
clauses introduites prévoient qu?en l?absence de décision
du ministre chargé de la voirie routière nationale dans
un délai de deux mois (pour les articles 30 bis et 30 ter),
celui-ci est réputé acquis et a fait observer que l?article
L.3132-3 du code de la commande publique stipule
qu?en de pareilles circonstances l?accord de l?autorité
concédante doit être exprimé de façon expresse.
Il a été tenu compte de cette observation de sorte
que les dispositions introduisant un accord tacite du
concédant ont été supprimées dans les articles 30 bis et
30 ter. L?article 30, qui prévoit pour sa part en amont de
la procédure d?agrément du code de la voirie routière
(R.122-43), un accord du concédant sur le dossier
de consultation des entreprises, est réputé ne pas
contredire les dispositions de l?article L.3132-3 du code
de la commande publique, dans la mesure l?agrément
considéré revêt un caractère exprès en vertu du II de
l?article R.122-43 précité.
Compte tenu des éléments exposés ci-avant, le
Gouvernement a donc fait évoluer le projet d?avenant
avant qu?il soit soumis au Conseil d?Etat pour lever la
réserve de l?ART quant au niveau de rémunération
accordé au concessionnaire, et pour tenir compte de la
remarque de l?ART concernant la conformité au code de
la commande publique des clauses des articles 30 bis
et 30 ter. L?approbation de cet avenant, qui n?a pas
soulevé de difficulté lors de son examen par la section
des travaux publics du Conseil d?Etat est intervenue par
décret n°2021-1726 du 21 décembre 2021.
7.4.3. Avenants au contrat de concession
d?ouvrages d?art des ponts de Normandie et
de Tancarville
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art62
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044538057
L?Etat a concédé à la Chambre de commerce et
d?industrie Seine Estuaire (CCISE) la construction et
l?exploitation des ponts de Tancarville et de Normandie
respectivement le 18 décembre 1950, pour une durée de
75 ans, et le 22 mars 1988, pour une durée de 38 ans.
Les contrats de concession des deux ponts présentent
la particularité de prévoir un modèle économique
«sans marge», c?est-à-dire que le concessionnaire peut
appliquer des tarifs très bas, et donc ne constituer
aucune provision financière, car il dispose de la faculté
d?augmenter les péages à discrétion pour pouvoir couvrir
les coûts ? raisonnables et justifiés ? de la concession.
Cette particularité a largement profité aux usagers des
deux ouvrages, et se traduit par la loi d?évolution tarifaire
la moins dynamique de l?ensemble des concessions,
avec une évolution de 50% de l?inflation seulement,
sans terme additionnel. En outre, les tarifs pour les
abonnés ont été gelés sur une période de plus de 10
ans. Cette situation a conduit à l?accumulation d?une
très importante dette, représentant plusieurs années
de résultat. Combinée aux pertes de chiffres d?affaires
consécutives à la crise sanitaire, les concessions étaient
à fin 2020 dans une situation financière extrêmement
précaire, à la fois en termes d?équilibre économique
mais même de trésorerie, avec la nécessité pour la
CCITSE de négocier des reports d?échéance avec ses
prêteurs. Plutôt qu?une très importante augmentation
des tarifs de péage, de l?ordre de 60% à 80%, nécessaire
pour rétablir l?équilibre économique des concessions,
le concédant et le concessionnaire ont recherché un
allongement de la durée des deux concessions de 4,5 ans
afin de permettre à la CCISE de faire face à l?ensemble
de ses charges.
S?agissant de concessions d?ouvrages d?art, régies
par les articles L.153-1 et suivant du code de la voirie
routière, et non des concessions d?autoroutes, régies
par les articles L.122-4 et suivant du code de la voirie
routière, elles ne sont pas soumises à la régulation de
l?ART. L?autorité n?a donc pas été consultée dans le
cadre de l?élaboration de ces avenants. Par ailleurs, des
échanges avec les services de la Commission européenne
ont permis de valider que ces avenants n?avaient pas la
qualification d?aides d?Etat, et ne devaient donc pas
être soumis à l?instruction spécifique de la Commission.
La mise en place de cet allongement a requis
une modification par avenant des deux contrats de
concession qui ont été approuvés par décret en Conseil
d?Etat n°2021-1632 du 13 décembre 2021.
7.4.4. Avenant au contrat de concession ADELAC
Les services de l?Etat ont négocié avec la société
ADELAC un projet d?avenant à son contrat de
concession en vue d?apporter une solution tarifaire,
économiquement neutre sur la durée de la concession,
au phénomène de shunt identifié au niveau de la
barrière pleine voie (BPV) de St-Martin-Bellevue.
En effet, le shunt de la BPV engendrait des épisodes
récurrents de congestion et de remontées de file
susceptibles de porter atteinte à la sécurité des usagers,
sur les bretelles autoroutières, d?une part, dans le sens
sud-nord, de l?A41 (AREA), d?autre part, dans le sens
nord-sud, de l?A41 (ADELAC) et de l?A410 (AREA).
Cet avenant, qui ne se traduit par aucun
investissement complémentaire, prévoit l?alignement,
au 1er février 2022, du tarif kilométrique de la barrière
de Cruseilles, franchie par les usagers shuntant la BPV,
sur celui de cette dernière. Il prévoit également la
mise en place d?un mécanisme liant pour l?avenir les
différents tarifs applicables sur le réseau d?ADELAC, afin
d?éviter que le phénomène de shunt ne se reconstitue.
Ce projet de modification du cahier des charges de la
société ayant une incidence sur les tarifs de péage, et ce,
dès le 1er février 2022, il a été soumis, conformément à
l?article L.122-8 du code de la voirie routière, à l?Autorité
de régulation des transports (ART), préalablement à son
examen par le Conseil d?Etat. L?ART a rendu le 28 octobre
2021 un avis favorable sans réserve. Elle a simplement
relevé une erreur matérielle dans la modélisation
financière de l?avenant, erreur qui a été rectifiée dans le
projet d?avenant transmis au Conseil d?Etat.
L?approbation de cet avenant est intervenue par
décret en Conseil d?Etat n°2022-5 du 3 janvier 2022.
7.4.5. 3e avenant au contrat de concession
d?ATLANDES
Les services de l?Etat ont négocié avec la société
ATLANDES ce projet d?avenant portant, à titre principal,
sur l?insertion d?une clause destinée à mettre en oeuvre
dès 2022 des modulations tarifaires en fonction des
performances environnementales des motorisations
des poids lourds empruntant cette autoroute.
L?article 25.6.3 du cahier des charges de cette
convention de concession permettait uniquement
une modulation des tarifs des poids lourds selon la
classe d?émission EURO. L?évolution du parc roulant
poids lourds de l?A63 fait que cette discrimination des
véhicules à la seule aune des classes d?émission EURO
est devenue obsolète. En effet, la très grande majorité
des poids lourds circulant sur l?A63 appartiennent aux
classes Euro 5 et 6 tandis que moins de 10% d?entre
eux appartiennent aux catégories 1 à 4. La modulation
tarifaire sur A63 voyait donc son effet incitatif décliner
chaque année et aurait pu devenir inapplicable en
raison des contraintes d?amplitude.
La modification des dispositions régissant les
modulations tarifaires de cette concession est donc
devenue pertinente et s?inscrit dans le cadre de l?article
134 de la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte
contre le dérèglement climatique et renforcement
de la résilience face à ses effets. Cet article a en effet
modifié l?article L.119-7 du code de la voirie routière
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 63
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044483143
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044483143
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044833794
afin de prendre en compte l?évolution récente de la
composition du parc des poids lourds suite à l?apparition
de motorisations au gaz et hybrides, présentant de
meilleures performances environnementales que
les motorisations thermiques. Cet article permet
désormais, en complément de l?application des normes
d?émissions EURO, de moduler les péages en fonction
des motorisations ou des émissions de dioxyde de
carbone.
S?appuyant sur l?avis de l?ART rendu 30 janvier
2020 et ne nécessitant donc pas une nouvelle saisine,
l?approbation de cet avenant est intervenue par décret
en Conseil d?Etat n°2021-1899 du 29 décembre 2021.
Partie 7 | Les négociations des avenants aux conventions de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art64
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044616475
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044616475
PARTIE 8
Activité
réglementaire
8.1. Arrêtés tarifaires annuels
? Arrêté du 29 janvier 2021
relatif aux péages applicables sur les réseaux autoroutiers concédés à APRR et AREA
? Arrêté du 29 janvier 2021
relatif aux péages applicables sur les réseaux autoroutiers concédés à ATMB, SFTRF, CEVM, ALIS,
ARCOUR, ADELAC, A?LIENOR, Alicorne, ATLANDES, ALBEA ainsi qu?aux ponts de Normandie et de
Tancarville et au tunnel du Puymorens
? Arrêté du 29 décembre 2020
relatif aux péages autoroutiers (A86 Ouest COFIROUTE)
8.2. Nominations
? Arrêté du 22 mars 2021
portant nomination au conseil d?administration du Fonds pour le développement d?une politique
intermodale des transports dans le massif alpin, M. Julien Lenglet
? Arrêté du 31 mars 2021
portant nomination de la présidente du conseil d?administration de la Caisse nationale des autoroutes,
Mme Sandrine Chinzi
? Arrêté du 26 avril 2021
portant renouvellement du mandat d?administrateur de Mme Sandrine Chinzi au conseil
d?administration du Fonds pour le développement d?une politique intermodale des transports dans le
massif alpin
8.3. Textes sectoriels
? Décret n°2021-159 du 12 février 2021
relatif aux obligations s?appliquant aux conventions de délégation autoroutières en matière de transition
écologique
? Décret n°2021-1177 du 10 septembre 2021
portant définition pour les sociétés concessionnaires d?autoroutes n?ayant pas qualité de pouvoir
adjudicateur d?une procédure de sélection des opérateurs chargés du déploiement et de l?exploitation
d?installations de recharge pour véhicules électriques sur les installations annexes du réseau autoroutier
concédé, et extension des obligations relatives à la modération tarifaire aux sources d?énergie usuelles
? Décret n°2021-1451 du 5 novembre 2021
relatif aux conditions de modulation des péages en application de l?article L. 119-7 du code de la voirie
routière
? Arrêté du 15 février 2021
portant modification de l?arrêté du 8 août 2016 fixant les conditions d?organisation du service public sur
les installations annexes situées sur le réseau autoroutier concédé
Partie 8 | Activité réglementaire
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art66
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043081651
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043081660
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000042842381
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043297674
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043329194
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043427261
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000043131123
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000044036548
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000044293374
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000043134455
GLOSSAIRE
Lexique des
abréviations utilisées
? AFCG: Association française de génie civil
? ART: Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières
? ASFA: Association des sociétés françaises d?autoroutes
? BPV: Barrière de péage pleine voie
? Cerema: Centre d?études et d?expertise sur les risques, l?environnement, la mobilité et l?aménagement
? CETU: Centre d?étude des tunnels
? CIG: Commissions intergouvernementales
? CPNP: Conseil national de la protection de la nature
? DDT: Direction départementale des territoires
? DESC: Dossier d?exploitation sous chantier
? DIR: Direction interdépartementale des routes
? DIT: Direction des infrastructures de transport
? DREAL: Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
? DUP: Déclaration d?utilité publique
? GCA: Sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier concédé
? PIA: Plan d?investissement autoroutier
? PL: Poids lourds
? PME: Petites et moyennes entreprises
? PRA: Plan de relance autoroutier
? RTE: Réseau transeuropéen (de transport)
? SEMCA: Société d?économie mixte concessionnaire d?autoroute
? SCA: Sociétés concessionnaires d?autoroutes
? TKM: tarif kilométrique moyen
? VL: Véhicules Légers
? ZAAC: Zone d?accumulation des accidents de la circulation
? ZFE : Zone à faibles émission
ANNEXE 1 Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle
du réseau autoroutier concédé au 31 décembre 2021
Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM)
Direction des infrastructures de transport
Sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier concédé
Annexe 1 | Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art68
ANNEXE 2 Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes
et d?ouvrages d?art
Le secteur autoroutier concédé compte au 31 décembre 2021, 21 sociétés concessionnaires, toutes de droit privé,
essentiellement des sociétés anonymes. ADELAC et Aliénor présentent la particularité d?être des sociétés par actions
simplifiées?1.
Ces 20 sociétés sont titulaires de 25 contrats de concession, dont 20 d?autoroutes et 5 d?ouvrages d?art.
En dehors des deux sociétés «tunnelières» ATMB (Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc) et SFTRF (Société Française du
Tunnel Routier du Fréjus), à qui sont concédées respectivement les parties françaises des deux tunnels transfrontaliers
nord-alpins du Mont-Blanc et du Fréjus ainsi que leurs autoroutes d?accès, et qui demeurent majoritairement publiques,
le secteur autoroutier français concédé est donc désormais quasiment entièrement privatisé, avec 18 sociétés
concessionnaires d?autoroutes sur 20 à capitaux entièrement privés.
Les sociétés concessionnaires «historiques» (ASF, ESCOTA, COFIROUTE, APRR, AREA, Sanef, SAPN), et dans une
moindre mesure, les sociétés SFTRF et ATMB, ont été en charge de la construction, du financement et de l?exploitation
de la plus grande partie du réseau autoroutier français (9139 km au 31 décembre 2021) dont elles ont été le vecteur
privilégié de développement.
Depuis 1999 et la fin du recours à l?adossement tel que pratiqué jusqu?alors, sont apparues dans le paysage
autoroutier français dix nouvelles sociétés privées dont le réseau est limité à une unique section d?autoroute:
? La société Autoroute de Liaison Seine - Sarthe (ALIS), chargée de financer, construire et exploiter
l?autoroute A28 entre Rouen et Alençon;
? La Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau (CEVM), chargée du financement, de la construction et de
l?exploitation du Viaduc de Millau, ouvrage de franchissement du Tarn sur l?autoroute A75 ;
? La société ARCOUR, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A19
qui relie Artenay à Courtenay ;
? La société ADELAC, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A41
(Autoroute DEs LACs) qui relie Annecy à Genève ;
? La société A?LIENOR, chargée du financement, de la construction et l?exploitation de l?autoroute A65
qui relie Langon à Pau ;
? La société Alicorne, chargée du financement, de la construction et l?exploitation de l?autoroute A88 qui
relie Falaise ouest à Sées ;
? La société ATLANDES, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute
A63 entre Salles et Saint-Geours-de-Maremne ;
? La société ALBEA, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A150
entre Barentin et Écalles-Alix;
? La société ARCOS, chargée du financement, de la construction et de l?exploitation de l?autoroute A355
de contournement Ouest de Strasbourg;
? La société ALIAE, chargée du financement, de la construction, de l?entretien, et l?exploitation de
l?autoroute A79 entre Sazeret et Digoin;
S?agissant des ouvrages d?art, quatre sociétés concessionnaires exploitent cinq ouvrages d?art:
? La SFTRF chargée de la concession de la moitié du tunnel du Fréjus,
? La société ATMB chargée de la concession de la moitié du tunnel du Mont-Blanc,
? La société ASF chargée de l?exploitation du tunnel du Puymorens,
? La Chambre de commerce et d?industrie territoriale Seine Estuaire (CCISE) chargée de l?exploitation des
ponts de Tancarville et de Normandie.
1. La société par actions simplifiée (SAS) est régie par les dispositions L. 227-1 à L. 227-20 du code de commerce. Les attributions du conseil
d?administration ou de son président sont exercées par le président de la société ou celui ou ceux de ses dirigeants que les statuts désignent à
cet effet. La SAS ne peut faire publiquement appel à l?épargne.
Annexe 2 | Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes et d?ouvrages d?art
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 69
Les éléments suivants détaillent, pour chacun des concessionnaires autoroutiers français ainsi présentés, la longueur
totale du réseau exploité, l?échéance de la concession, ainsi que la structure de son capital et de ses actionnaires.
Nom de la société Linéaire Actionnariat au 31/12/21
(sauf mention spécifique)
Date de
fin de concession Commentaires
ASF 2724km
? ASF Holding (détenue par Vinci
Autoroutes): 99,99%
? Autres: 0,01%
30/04/2036
Tunnel de Puymorens :
31/12/2037
ESCOTA 471km
? ASF: 99,29%
? collectivités territoriales, chambres
consulaires et Caisses d?Épargne: 0,71%
29/02/2032
COFIROUTE 1112km
? VINCI Autoroutes: 65,33%
? Cofiroute Holding: 34,65%
? Autres: 0,00015%
30/06/2034 (interurbain)
31/12/2086 (Duplex A86)
Dont le tunnel Duplex A86
(11,5km)
ARCOUR (A19) 102km ? Vinci Autoroutes SAS 100% 31/12/2070
ARCOS (A355) 24km ? Vinci Autoroutes 100% 31/01/2070
ALIAE (A79) 88km ? Eiffage SA (99%) et APRR (1%) au 31/12/2020 15/03/2068
APRR 1867km
? Eiffage: 50,1%
? Macquarie Autoroutes de France: 49,9% 30/11/2035
AREA 409km
? APRR: 99,84%
? Collectivités territoriales et APE: 0,16% 30/09/2036
SANEF 1388km
? Holding d?Infrastructures de Transport
(HIT): 100% 31/12/2031
HIT est en passe d?être détenue à
100% par Abertis. Le 15 mai 2017,
le groupe italien Atlantia contrôlé
par la famille Benetton a lancé
une OPA sur Abertis.
SAPN 372km
? SANEF: 99,97%
? collectivités territoriales et chambres
consulaires 0,03%
31/08/2033
ALIS (A28) 125km
? Diomedea Coöperatief (PGGM): 40,807%
? Core Infrastructure Fund I SCS (CIF I):
33,637%
? Groupe EGIS: 8,999%
? Aberdeen Infrastructure: 16,557%
? SAPN: 8%
? Sanef 11,67%
31/12/2067
CEVM
(viaduc de Millau) 3,3km ? Verdun Participation 2: 99,99% 31/12/2079
Le fonds Verdun 2 est détenu
par le groupe Eiffage (51%)
et la Caisse des Dépôts et
Consignations (49%)
ADELAC (A41) 19km
? Actionnariat au 13 juin 2017:
? AREA: 49,9%
? Eiffage: 25,00399%
? Macquarie Autoroutes de France:
25,096101%
31/12/2060
ALICORNE (A88) 45km
? NC participations: 0,46%
? NGE Concessions: 12,42%
? Valérian: 0,66%
? Malet: 3,97%
? AXA Private Equity: 5,78%
? FININFRA: 76,68%
23/08/2063
A'LIENOR (A65) 150km ? Eiffage: 100% 18/12/2066
ATLANDES (A63) 104km
? European Motorway Investments?: 51,216%
? DIF A63 Luxembourg?: 17,3%;
? HICL Infrastructure Investments (A63)
Holding: 13,825%
? Egis Investment Partners France: 10,182%
? NGE Concessions: 7,477%
21/01/2051
ALBEA (A150) 17km
? NGE Concessions: 16,67%
? Aberdeen InfrastructureAYAT: 16,67%
? InfraVia: 33,33%
? DIF Infra 5: 33,33%
28/12/2066
CCITSE
(ponts de
Tancarville
et de Normandie)
9,8km
? Chambre de commerce et d?industrie Seine
estuaire 17/05/2027
ATMB 126km
? FDPITMA: 67,29%
? départements de l?Ain et de la Haute-
Savoie: 18,62%
? Canton et ville de Genève: 5,42%
? établissements financiers français et
suisses: 2,39%
? compagnies d?assurances françaises: 4,76%
? salariés: 1,04%
? autres: 0,49%
31/12/2050
SFTRF 67km
? FDPITMA: 99,94%
? collectivités territoriales: 0,05%
? chambres de commerce et d?industrie et
des groupements d?intérêts privés: 0,01%
31/12/2050
Annexe 2 | Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes et d?ouvrages d?art
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art70
ANNEXE 3 Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km
Annexe 3 | Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 71
ANNEXE 4 Liste des indicateurs de performance
Domaine Indicateurs Ce que mesure l?indicateur
Conservation du patrimoine
Chaussée (IQRA) État de la structure de chaussée
Surface chaussées État de la surface (uni, adhérence)
État des ouvrages (IQOA) État de la structure des ponts
Fonctionnalité des ouvrages Capacité portante et gabarit des ponts
Exploitation du réseau /
Sécurité des usagers
Sécurité des ouvrages Rapidité de mise en sécurité si un ouvrage présente
un risque pour les usagers
Délai d'information sur panneaux à messages
variables et radio autoroutière (107.7)
Rapidité de diffusion de l'information aux usagers
en cas d'évènement grave
Délai d'intervention / surveillance du réseau Capacité d'action des patrouilleurs
Viabilité hivernale Délai de retour à des conditions routières de
référence
Services aux usagers
Propreté aux abords Taux de satisfaction des usagers
Qualité des aires Niveau d'entretien et adéquation aux besoins des
usagers
Attente au péage Temps d'attente, en fonction des conditions de
circulation
Délai de réponse aux sollicitations Délai de réponse aux usagers
Délai de dépannage Délai entre l'appel et l'arrivée du dépanneur
Annexe 4 | Liste des indicateurs de performance
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art72
ANNEXE 5 Rappel des classes de véhicules
Classes Types de véhicule
Classe 1
? Véhicule ayant une hauteur totale inférieure ou égale à 2mètres, d?un poids total autorisé en charge (PTAC) inférieur ou égal à
3,5tonnes;
? ensemble roulant ayant une hauteur totale inférieure ou égale à 2mètres avec un véhicule tracteur d?un PTAC inférieur ou égal à
3,5tonnes.
Classe 2
? Véhicule ayant une hauteur totale supérieure à 2mètres et inférieure à 3mètres, d?un PTAC inférieur ou égal à 3,5tonnes;
? ensemble roulant ayant une hauteur totale supérieure à 2mètres et inférieure à 3mètres avec un véhicule tracteur d?un PTAC
inférieur ou égal à 3,5tonnes.
Classe 3 ? véhicules à 2 essieux ayant soit une hauteur totale supérieure ou égale à 3mètres soit un PTAC supérieur à 3,5tonnes.
Classe 4
? Véhicule à plus de 2 essieux ayant une hauteur supérieure ou égale à 3mètres ou un PTAC supérieur à 3,5tonnes;
? Ensemble roulant ayant une hauteur totale supérieure ou égale à 3mètres;
? ensemble roulant avec un véhicule tracteur d?un PTAC supérieur à 3,5tonnes.
Classe 5
? Moto;
? Side-car;
? Trike.
Classe A
? Véhicules à deux essieux dont la hauteur totale est supérieure ou égale à 3mètres et dont le PTAC est inférieur à 12tonnes?;
? véhicules à deux essieux dont le PTAC est compris entre 3,5tonnes et 12tonnes.
Classe B
? Véhicules à deux essieux dont le PTAC est supérieur à 12tonnes;
? véhicules à deux essieux et véhicules ou ensembles de véhicules à trois essieux, dont la hauteur totale est supérieure ou égale à
3mètres ou dont le PTAC est supérieur à 3,5tonnes.
Classe C
? véhicules ou ensembles de véhicules à plus de trois essieux, dont la hauteur totale est supérieure ou égale à 3mètres ou dont le
PTAC est supérieur à 3,5tonnes.
Annexe 5 | Rappel des classes de véhicules
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 73
ANNEXE 6 Les clauses tarifaires des contrats de concession
Taux de hausse autorisé au premier février
2022 pour les véhicules de classe 1
SANEF 70% * I + 0,11%
? où I représente l?évolution des prix à la consommation hors
tabac d?octobre 2020 à octobre 2021
SAPN 70% * I + 0,32%
APRR 70% * I + 0,25%
AREA 70% * I + 0,26%
ASF 70% * I + 0,39%
ESCOTA 70% * I + 0,25%
COFIROUTE 70% * I + 0,1%
SFTRF I
ATMB 75% * I + 0,64%
Société Formule de la hausse du taux plafond (classe 1)
ADELAC-A41 La hausse tarifaire 2022 d?ADELAC est déterminée
par le premier avenant à ce contrat de concession.
? où i_octobre représente l?évolution des prix à la
consommation hors tabac d?octobre 2020 à octobre 2021
? où i_août représente l?évolution des prix à la
consommation hors tabac d?août 2020 à août 2021
? où tp01_août représente l?évolution de l?index tp01 d?août
2020 à août 2021
? où tp09_août représente l?évolution de l?index tp09 d?août
2020 à août 2021
? où tp09_juin représente l?évolution de l?index tp09 de juin
2020 à juin 2021
? où Inflation_octobre 2019 représente l?index des prix à la
consommation hors tabac d?octobre 2019
? où Inflation_novembre2000 représente l?index des prix à
la consommation de novembre 2000
? où D et E sont des variables spécifique au contrat d?ALBEA
? où An est une variable spécifique au contrat d?ALIS
? où En est une variable spécifique au contrat d?ARCOUR
? où D_ est une variable spécifique au contrat ATLANDES
ALBEA-A150 1 + 75% x i_aout + 5% x max[ min(tp01_août; 4%);
0%] + 20% x max[ min( tp09_août; 4%); 0%] + D + E
ALICORNE-A88 max { 1; 1 + i_octobre; 1+ 70% x i_octobre + 30% x
max[ i_octobre + 1%; min(tp09_juin; 4%) ] }
ALIENOR-A65 max( 1; i_octobre + 0,3%; 70% x i_octobre + 30% x
tp09_juin + 0,3%)
ALIS-A28 An x max( i_octobre + 1; 1)
ARCOUR-A19 E(n) x max[80%x i_octobre + 20% x tp09_août +
0,005; 1 ]
ATLANDES-A63 1 + 75% x i_octobre + 25% x max[ min(6%; tp09_
août); 0] + D
CCISE-
Pont de
Normandie et
Tancarville
1 + 50% x i_octobre
CEVM-Millau
prix_été(n) = prix_été(n-1) x i_octobre + 0,127 x
Inflation_octobre2019/Inflation_novembre2000
prix hors été = prix_été ? (1,41 x Inflation_
octobre2019 / Inflation_novembre2000
COFIROUTE -
DUPLEX A86 Cn x (i_septembre + 1 )
ARCOS pas de hausse tarifaire en 2022
Coefficients interclasses effectifs 2022 classe 2 classe 3 classe 4 classe 5
Sanef 1,50 2,23 3,01 0,60
SAPN 1,51 2,08 3,06 0,59
APRR 1,54 2,46 3,36 0,60
AREA 1,56 2,26 3,08 0,50
ASF 1,55 2,22 2,94 0,60
ESCOTA 1,50 2,22 3,05 0,63
COFIROUTE 1,56 2,50 3,16 0,62
ATMB 1,76 2,76 3,59 0,62
SFTRF 1,47 3,00 3,98 0,59
ADELAC-A41 1,85 2,78 3,45 0,56
ALBEA-A150
coefficient des classes 3 et 4 avant
modulation
1,61 2,00 2,81 0,61
ALICORNE-A88 1,76 2,68 3,48 0,55
ALIENOR-A65 1,67 2,51 3,35 0,60
ALIS-A28 1,68 2,36 3,15 0,63
ARCOUR-A19 1,50 2,60 3,20 0,50
ATLANDES-A63
classe 3 = classeA et B avant modulation
classe 4 = classe C avant modulation
1,51 4,07 4,99 0,51
CCISE-Pont de Tancarville 1,27 1,54 2,62 NA
CCISE-Pont de Normandie 1,16 1,25 2,50 NA
CEVM été 1,50 2,72 3,44 0,49
CEVM été 1,49 3,35 4,24 0,60
ARCOS 1,49 2,68 3,05 0,60
Annexe 6 | Les clauses tarifaires des contrats de concession
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art74
ANNEXE 7 Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006
Niveaux de hausse annuelle des tarifs de péages par année pour la classe 1
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
ASF 2,25% 2,00% 2,45% 3,12% 0,83% 2,47% 2,42% 2,24% 1,23% 0% 1,63% 1,20% 1,34% 1,90% 0,96% 0,54% 2,19%
ESCOTA 2,24% 1,81% 2,53% 3,19% 0,89% 2,49% 2,05% 1,74% 0,73% 0% 1,18% 0,59% 1,34% 1,82% 0,88% 0,46% 2,05%
APRR 2,47% 0,91% 2,47% 1,89% 0,50% 2,12% 2,58% 1,94% 0,80% 0% 1,23% 0,90% 2% 1,81% 0,87% 0,45% 2,05%
AREA 1,64% 0,75% 1,64% 1,89% 0,49% 2,08% 2,55% 1,94% 0,84% 0% 1,26% 0,92% 2,04% 2,00% 1,07% 0,63% 2,06%
Sanef 2,05% 0,96% 3,32% 1,89% 0,00% 1,89% 2,31% 1,71% 0,75% 0% 0,86% 0,58% 1,39% 1,69% 0,75% 0,33% 1,91%
SAPN 2,74% 1,68% 4,32% 3,30% 0,00% 2,48% 3,02% 2,29% 0,35% 0% 0,86% 0,58% 1,39% 1,68% 0,73% 0,31% 2,12%
Cofiroute 1,61% 0,91% 1,94% 2,71% 0,40% 2,07% 2,53% 1,92% 0,91% 0% 0,82% 0,57% 1,33% 1,65% 0,71% 0,28% 1,90%
ATMB 1,96% 1,21 1,82% 2,28% 0,00% 1,92% 2,60% 2,09% 1,79% 0,38% 0,00% 0,36% 1,03% 2,25% 0,76% 0,64% 2,39%
SFTRF 1,73% 1,07% 1,89% 2,68% 0,60% 2,52% 3,75% 3,01% 1,85% 1,79% 0,00% 0,35% 0,87% 1,91% 0,51% 0,00% 2,54%
Niveaux de hausse annuelle des tarifs de péages par année pour la classe 4
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
ASF 2,61% 2,00% 2,81% 3,77% 1,79% 3,87% 2,42% 2,24% 1,23% 0% 1,63% 1,20% 1,34% 1,90% 0,96% 0,54% 2,19%
ESCOTA 3,65% 1,81% 2,81% 4,95% 2,94% 4,33% 2,05% 1,74% 0,73% 0% 1,18% 0,59% 1,34% 1,82% 0,88% 0,46% 2,05%
APRR 3,47% 1,91% 3,46% 1,89% 0,50% 2,12% 2,58% 1,94% 0,80% 0% 1,23% 0,90% 2% 1,81% 0,87% 0,45% 2,05%
AREA 3,38% 2,55% 3,43% 1,89% 0,49% 2,08% 2,55% 1,94% 1,51% 0% 2,61% 1,58% 2,70% 2,00% 1,06% 0,65% 2,06%
Sanef 3,10% 1,99% 4,23% 1,89% 0,00% 1,89% 2,31% 1,71% 0,75% 0% 0,86% 0,62% 1,41% 1,75% 0,71% 0,35% 1,96%
SAPN 3,80% 2,67% 5,32% 3,31% 0,00% 2,48% 3,01% 2,29% 0,16% 0% 1,84% 1,59% 2,36% 2,66% 1,97% 0,25% 2,11%
Cofiroute 0,80% 1,90% 3,44% 5,39% 1,90% 4,00% 3,51% 2,16% 1,19% 0% 1,07% 0,65% 1,33% 1,66% 0,71% 0,28% 2,08%
ATMB 2,97% 2,15% 2,85% 3,44% 1,68% 2,92% 3,60% 3,09% 1,68% 1,38% 0,00% 0,36% 1,03% 2,25% 0,76% 0,64% 2,39%
SFTRF 1,47% 1,08% 1,97% 2,66% 0,61% 2,52% 3,75% 3,19% 1,96% 1,85% 0,04% 0,35% 1,01% 1,92% 0,60% 0,00% 2,55%
Annexe 7 | Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 75
ANNEXE 8 Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022
1reproposition
de la société
Contrôle
1reproposition
2eproposition
de la société
Contrôle
2eproposition
3eproposition
de la société
Contrôle
3eproposition Approbation
APRR 09/12/2021 ok 10/12/2021
modification
apportée
par la SCA
19/01/2022
erreur
détectée dans
le correctif,
proposition de
modification
24/01/2022
24/01/2022 ok 21/01/2022 Arrêté du 27
janvier 2022
AREA TRAT2201712A ok 11/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201712A
APRR ? TML 09/12/2021 ok 06/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201712A
ASF 10/12/2021 ok 10/12/2021
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201702A
ASF ? T
PUYMORENS 10/12/2021 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201702A
ESCOTA 10/12/2021 ok 10/12/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201732A
SANEF 17/12/2021 ok 11/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201710A
SAPN 17/12/2021 ok 14/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201710A
COFIROUTE ?
INTERURBAIN 17/12/2021 ok 12/01/2022
Arrêté du 27
janvier 2022
TRAT2201697A
COFIROUTE ?
DUPLEX A86 18/11/2021 ok 02/12/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2136071A
1reproposition
de la société
Contrôle
1reproposition
2eproposition
de la société
Contrôle
2eproposition
3eproposition
de la société
Contrôle
3eproposition Approbation
SFTRF 04/01/2022 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ATMB 20/12/2021 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
CCISE 23/11/2021 ok 23/11/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
CEVM 27/12/2021 ok 05/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ADELAC
? A41 12/01/2022
erreur
d'arrondi
12/01/2022
correction
de l'erreur
13/01/202
ok 13/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ALBEA
? A150 19/11/2021 ok 27/11/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ALICORNE
? A88 22/11/2021 ok 24/11/2021
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
A'LIENOR
? A65 16/12/2021 ok 10/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ALIS
? A28 10/12/2021
non respect
d'une
contrainte
04/01/2022
correction
de l'erreur
07/01/2022
ok 07/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ARCOUR
? A19 17/12/2021 ok 04/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
ATLANDES
? A63 08/12/2021 ok 05/01/2022
Arrêté du 27
décembre 2021
TRAT2201714A
Annexe 8 | Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art76
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ANNEXE 9 Évolutions de quelques tarifs de péage
Annexe 9 | Évolutions de quelques tarifs de péage
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 77
ANNEXE 10 Evolution de la situation financière des sociétés
concessionnaires d?autoroutes
2021 CA EBITDA Résultat Net
APRR 1 912,8 M¤ 1 405,2 M¤ 789,3 M¤
AREA 630,1 M¤ 467,9 M¤ 253,3 M¤
ASF 3 256,6 M¤ 2 244,9 M¤ 1 355,6 M¤
COFIROUTE 1 438,3 M¤ 1 094,0 M¤ 563,4 M¤
ESCOTA 773,6 M¤ 561,0 M¤ 263,6 M¤
SANEF 1 240,1 M¤ 903,2 M¤ 665,8 M¤
SAPN 412,0 M¤ 308,7 M¤ 121,5 M¤
ATMB 130,0 M¤ 76,3 M¤ 37 M¤
SFTRF 44,0 M¤ 21,9 M¤ -15,0 M¤
ALIS 92,5 M¤ 67,7 M¤ 23,0 M¤
ALICORNE 21,0 M¤ 16,5 M¤ -8,7 M¤
ADELAC 47,9 M¤ 39,9 M¤ 7,6 M¤
CEVM 53,5 M¤ 44,7 M¤ 29,4 M¤
A'LIÉNOR 64,7 M¤ 45,8 M¤ 5,6 M¤
ARCOUR 72,8 M¤ 55,8 M¤ 31,3 M¤
ATLANDES 143,2 M¤ 111,9 M¤ 23,2 M¤
ALBEA 11,3 M¤ 7,3 M¤ -9,9 M¤
ARCOS 0,9 M¤ 0,8 M¤ -0,6 M¤
TOTAL 10 254,6 M¤ 7 472,7 M¤ 4 135,4 M¤
Annexe 10 | Evolution de la situation financière des sociétés concessionnaires d?autoroutes
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art78
ANNEXE 11 Les agréments délivrés par l?État en 2021
pour la sous-concession des activités commerciales
sur les aires de service
Société Autoroute Aire Activités Titulaire du contrat
ALIAE A79 Toulon-sur-Allier IRVE IONITY
APRR A36 Porte d'Alsace Sud Carburants Restauration Boutique ENI France
APRR A31 Gevrey Ouest IRVE FASTNED
APRR A36 Ecot IRVE FASTNED
APRR A39 Pont Chêne d'Argent IRVE FASTNED
APRR A39 Pont Val de Saône IRVE FASTNED
APRR A5 Jonchets Grande Paroisse IRVE FASTNED
APRR A5 Jonchets les Récoimpenses IRVE FASTNED
APRR A6 Achères Ouest IRVE FASTNED
APRR A6 Dracé IRVE FASTNED
APRR A6 St-Ambreuil IRVE FASTNED
APRR A39 Pont Chêne d'Argent Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
APRR A39 Pont Val de Saône Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
APRR A5 Achères Ouest Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
APRR A6 Achères Est Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
ARCOS A355 La Bruche IRVE ALLEGO France
ASF A62 Agen Porte d'Aquitaine Restauration Boutique produits régionaux ARGEDIS
ASF A89 Manoire Carburants Restauration Boutique CERTAS Energy France
HRC AREAS
ASF A61 Port Lauragais Sud Boutique produits régionaux Maison du
tourisme
Conseil départemental de la
Haute-Garonne
ASF A61 Toulouse Sud Sud Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
ASF A83 Brouzils Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
ASF A83 Chavagnes-en-Pailliers Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
ASF A20 Jardin des Causses du Lot IRVE FASTNED
ASF A72 Plaine du Forez Est IRVE FASTNED
ASF A9 Ambrussum Nord IRVE FASTNED
ASF A62 Corbières Sud IRVE PICOTY Autoroutes
ASF A61 Port Lauragais Nord Carburants Boutique SODIPLEC
ASF A83 La Canepetière Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
ASF A83 La Chateaudrie Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
ASF A10 Roouillé Pamproux Nord Carburants Restauration Boutique TOTAL Marketing France
ASF A61 Port Lauragais Sud Carburants Boutique TOTAL Marketing France
ASF A62 Agen Porte d'Aquitaine Carburants Boutique TOTAL Marketing France
ASF A9 Montpellier Fabrègues Nord IRVE TOTAL Energies Marketing
France
COFIROUTE A81 Vallée de l'Erve Carburants Restauration Boutique DYNEFF Retail
COFIROUTE A10 Beaugency-Messas Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
COFIROUTE A10 Meung-sur-Loire Carburants Restauration Boutique SODIPLEC
COFIROUTE A10 Limours Briis-sous-Forges Carburants Restauration Boutique TOTAL Energies Marketing
France
Annexe 11 | Les agréments délivrés par l?État en 2021 pour la sous-concession des activités?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 79
ANNEXE 12 Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé
(hors tunnels du Mont-Blanc, du Fréjus et de la Giraude)
Société Nombre
de tunnels
Autoroute Nom du tunnel Longueur tube 1
(en mètres) Longueur tube 2
ADELAC 1 tunnel
A 41 Mont Sion 3050 3055
APRR 4 tunnels
A 40
Chamoise 3217 3157
Châtillon 704 730
Saint-Germain 1244 1273
RN 59 Maurice Lemaire (tunnel bidirectionnel, galerie de sécurité:
7050 m) 6950
AREA 5 tunnels
A 43
Dullin 1540 1550
L?Epine 3157 3182
A 51
Sinard (tunnel bidirectionnel, galerie de sécurité: 956 m) 964
Petit Brion 519 561
Uriol 480 462
ASF 7 tunnels
A 20
Tranchée couverte de Constans 375 375
Tranchée couverte de Terregaye 400 400
A 89
La Crète 355 355
Bussière 1030 1055
Chalosset 750 704
Violay 3904 3904
Puymorens (tunnel bidirectionnel) 4820
ATMB (hors tunnel du Mont-Blanc) 3 tunnels
A 40 Vuache 1415 1452
RN 205
Chatelard (monodirectionnel) 400
Chavants 1015 1015
COFIROUTE 12 tunnels
A 11 Tranchée couverte d?Angers 1686 1668
A 86 Duplex
Tunnel principal 4549,2 4549,2
Accès A 861 (D 913) 477
Accès A 13 (A 86I) 428
Accès A 13 W (A 86) 260
Accès D 184 (A 86) 85
Accès D 182 (A 86) 400
Accès A 86 E (A 13) 423
Accès A 86 (A 13 Y) 244,5
Accès A 86 (A 13 W) 160
Accès tunnel A 86I TC Rueil 219,5
Accès tunnel A 86E TC Rueil 219,5
Annexe 12 | Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art80
Société Nombre
de tunnels
Autoroute Nom du tunnel Longueur tube 1
(en mètres) Longueur tube 2
ESCOTA (hors tunnel de la Giraude) 14 tunnels
A 8
Canta Galet 515 615
Cap de Croix 429 431
La Baume 345 353
Las Planas 1072 1115
Pessicart 599 600
Arme 1112 1105
Castellar 568 575
Col de Guerre 293 345
Coupière 818 809
Paillon (tunnel monodirectionnel) 404
Ricard 405 433
A 51
La Baume 546 465
Mirabeau 391 351
A 500 Monaco (tunnel monodirectionnel) 1591
Sanef 2 tunnels
A 1 Roissy 810 810
A 16 Tranchée couverte d?Hardelot 800 800
SAPN 4 tunnels
A 14
Saint-Germain-en-Laye 2810 2810
Tranchée couverte de Saint-Germain-en-Laye 1550 1550
Tranchée couverte des Migneaux 300 300
Tranchée couverte Maurice Berteaux 300 300
SFTRF (hors tunnel du Fréjus) 5 tunnels
A 43
Aiguebelle 926 905
Sorderettes (des) 372
Hurtières 1198 1183
Orelle (tunnel bidirectionnel) 3684
Tranchée couverte de Saint-Etienne 300 300
SRL2 6 tunnels
A 507
Sainte-Marthe 1000 1000
Les Tilleuls 423 398
Montolivet 1073 7067
Saint-Barnabé 514 523
La Fourragère 567 348
La Parette 537 813
Annexe 12 | Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 81
ANNEXE 13 Liste des investissements complémentaires
sur autoroutes en service en 2021
Société Autoroute Section Nature Longueur Date Fin Dépt Observations
ATLANDES A63 DIF.9 - BRETELLES DE
DAX ECH. 11/01/2021 40 MISE AUX NORMES
AUTOROUTIERES
SAPN A13 AIRE S. VIRONVAY SUD AIRE 8,900 15/01/2021 27 EXTENSION : +13 PL
SAPN A13 VIADUC DE GUERVILLE OA 3,200 02/02/2021 78 CREATION 3EME
TABLIER
APRR A714 B.P.V. DE BIZENEUILLE PEAGE 27,700 22/03/2021 03 TELEPEAGE SANS
ARRET
COFIROUTE A85 VIADUC DE LA
ROUMER 2X2 VOIES 2,400 07/04/2021 37 DOUBLEMENT
COFIROUTE A28 LE MANS - ALENCON EQUIP 41,800 20/04/2021 72 MISE AU PROFIL EN
TRAVERS DEFINITIF
COFIROUTE A11 DIF. DE CONNERRE ECH. 26/04/2021 72 CREATION
AREA A48 PASSAGE A FAUNE DE
LA BUISSE OA 21,700 30/04/2021 38 CREATION
SANEF A4 PASSAGE A FAUNE OA 2,450 31/05/2021 67 CREATION
APRR A6-A36 2 VIADUCS ET 6 GARES
DE PEAGE ENVIR. 1,200 30/06/2021 21-25 PROTECTION EAUX
AREA A41N ANNECY NORD / ST-
MARTIN-BELLEVUE 2X3 VOIES 6,000 01/07/2021 73 MISE À 2X3 VOIES
APRR A71 NOEUD DE
MONTMARAULT ECH. 03/08/2021 03 REFONTE ECHANGE
A71 / RCEA
COFIROUTE A85 DIF. LA RECOULIERE ECH. 6,600 03/08/2021 37
CREATION PAR
AIRE JARDINS DE
VILLANDRY
COFIROUTE A85 ST ROMAIN S/CHER -
VILLEFRANCHE S/CHER EQUIP 32,000 05/08/2021 41 MISE AU PROFIL EN
TRAVERS DEFINITIF
APRR A75 CLERMONT-FD / LE
CREST 2X3 VOIES 11,000 01/10/2021 63 MISE À 2X3 VOIES
SAPN A13 MARAIS DE LA DIVES -
PROTECTION ENVIR. 1,500 30/10/2021 14 DISPOSITIFS
D'ASSAINISSEMENT
SANEF A4 PROTECTION EAUX ENVIR. 30/10/2021 51-55-57 BASSINS + REPRISES
ASSAINISSEMENT
SANEF A4 NOEUD A4/A35/A355 ECH. 17/12/2021 67 RACCORDEMENT AU
COS
Annexe 13 | Liste des investissements complémentaires sur autoroutes en service en 2021
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art82
ANNEXE 14 Répartition des bâtiments par société
concessionnaire d?autoroute
SCA
Nombre de tous
les bâtiments du
parc immobilier
Surface des bâtiments de
type Habitation
Surface des bâtiments
de type technique ou
administratif
Surface plancher de tous
les bâtiments
ADELAC 16 0 2 334 2 334
ALBEA 5 0 1 367 1 367
ALICORNE 13 0 2 753 2 753
A'LIENOR 41 0 5 670 5 670
ALIS 24 0 5 775 5 775
APRR 2 392 67 780 280 299 348 079
ARCOUR 34 0 4 098 4 098
AREA 441 10 323 47 851 58 174
ASF 1 867 64 016 265 494 329 511
ATLANDES 50 137 21 836 21 973
ATMB 67 0 26 373 26 373
CCISE 15 676 3 850 4 526
CEVM 9 0 2 359 2 359
COFIROUTE 513 0 102 287 103 287
ESCOTA 523 11 141 95 718 106 860
L2 1 0 2 422 2 422
SANEF-SAPN 565 11 389 151 870 163 260
SAPN-SANEF 163 7 673 56 628 64 301
SFTRF 27 2 150 7 323 9 473
Total général 6 766 175 287 1 087 310 1 262 597
Annexe 14 | Répartition des bâtiments par société concessionnaire d?autoroute
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 83
ANNEXE 15 Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires
d?autoroutes suivant leur utilisation
Typologie
Nombre de
bâtiments du
parc immobilier
Nombre de
typologies
A - Bâtiments administratifs, bureaux et sociaux 252 336
B - Bâtiments et locaux affectés aux forces de l'ordre 214 268
C - Bâtiments d'exploitation:
ateliers, hangars, garages, magasins, parcs à sel, installation de viabilité hivernale,
fabrication de saumure....
1034 1212
D - Bâtiments des gares de péage (et assimilés):
surveillance, locaux techniques associés, espaces clients..... 940 1011
E - Edicules sanitaires publics 1183 1248
F - Locaux techniques du réseau, stations météo 1850 1893
G - Logements de service 965 1129
H - Habitations, hors Logements de service 25 25
I - Bâtiments des sous-concessions 296 297
X - Divers 7 7
Y - Panneaux Photovoltaïques - Placement au sol 0 11
Total général 6766 7437
Certains bâtiments des SCA abritent plusieurs typologies.
Annexe 15 | Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes?
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art84
ANNEXE 16 Localisation des bâtiments des sociétés
concessionnaires d?autoroutes
SCA / Région
Nombre de tous
les bâtiments du
parc immobilier
Dont Nombre de
bâtiment > 30 ans
du parc immobilier
Bâtiment
sur zone sismique
Bâtiment
sur zone inondable
ADELAC 16 0 16 16
Auvergne-Rhône-Alpes 16 0 16 16
ALBEA 5 0 0 5
Normandie 5 0 0 5
ALICORNE 13 0 13 13
Normandie 13 0 13 13
A'LIENOR 41 0 41 41
Nouvelle-Aquitaine 41 0 41 41
ALIS 24 0 12 24
Normandie 24 0 12 24
APRR 2392 1237 2024 2392
Auvergne-Rhône-Alpes 708 396 708 708
Bourgogne-Franche-Comté 1048 587 1048 1048
Centre-Val de Loire 121 26 58 121
Grand-Est 310 158 210 310
Ile-de-France 205 70 0 205
ARCOUR 34 0 1 34
Bourgogne-Franche-Comté 1 0 1 1
Centre-Val de Loire 33 0 0 33
AREA 441 139 441 441
Auvergne-Rhône-Alpes 441 139 441 441
ASF 1867 511 1628 1867
Auvergne-Rhône-Alpes 405 154 405 405
Bourgogne-Franche-Comté 1 0 1 1
Bretagne 1 0 1 1
Centre-Val de Loire 4 0 3 4
Nouvelle-Aquitaine 504 115 385 504
Occitanie 608 158 552 608
Pays-de-la-Loire 182 27 182 182
Provence-Alpes-Côte d'Azur 162 57 99 162
ATLANDES 50 1 50 50
Nouvelle-Aquitaine 50 1 50 50
ATMB 67 10 67 67
Auvergne-Rhône-Alpes 67 10 67 67
CCISE 15 7 2 15
Normandie 15 7 2 15
CEVM 9 0 0 9
Occitanie 9 0 0 9
COFIROUTE 513 96 455 513
Centre-Val de Loire 269 45 227 269
Ile-de-France 48 7 32 48
Normandie 1 0 1 1
Nouvelle-Aquitaine 35 12 35 35
Pays-de-la-Loire 160 32 160 160
ESCOTA 523 294 522 523
Provence-Alpes-Côte d'Azur 523 294 522 523
L2 1 0 1 1
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 0 1 1
SANEF-SAPN 565 165 281 565
Grand-Est 198 67 117 198
Hauts-de-France 316 90 164 316
Ile-de-France 46 8 0 46
Normandie 5 0 0 5
SAPN-SANEF 163 40 57 163
Ile-de-France 33 4 33 33
Normandie 130 36 24 130
SFTRF 27 0 27 27
Auvergne-Rhône-Alpes 27 0 27 27
Total général 6766 2500 5638 6766
Annexe 16 | Localisation des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes
Rapport d?activité 2021 | Exécution et contrôle des contrats de concession d?autoroutes et d?ouvrages d?art 85
Crédits images & photos :
Vincent Balay, Sébastien Benichou, Cyrille Courrier, Vincent David, Carlo Fernandes Dos Reis,
Didier Germain, Adrien Houel, Olivier Lesne, Anne-Laure Rojat, Bruno Velty, ASF, ATMB, ESCOTA
Édité par la sous-directiondesfinancementsinnovantsetducontrôledesconcessionsautoroutières
| directiondesmobilitésroutières
| directiongénéraledesinfrastructures,des transportsetdesmobilités
1 place Carpeaux 92800 Puteaux
Créé et mis en page par Vincent GIFFARD
Reproduction interdite sans l?autoristion des auteurs
Sous-direction de la gestion et du contrôle
du réseau autoroutier concédé
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Bron
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CS 92?803
69?674 BRON Cedex
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Télécopie : 04 72 37 39 09
La Défense
Tour Séquoïa
92?055 LA DÉFENSE Cedex
Standard : 01 40 81 86 30
Télécopie : 01 40 81 12 59
Page de couverture
Avant-propos
Partie 1 ? Présentation succincte du secteur
Partie 2 ? Les temps forts de l?année 2021
Partie 3 ? Perspectives et enjeux du secteur autoroutier concédé
3.1. Rétrospective 2021: encore marquée par la crise sanitaire COVID-19, l?année 2021 a permis la structuration d?un cadre pour le déploiement de l?électromobilité pour les véhicules légers
3.2. Les spécificités juridiques et économiques des contrats de concession d?autoroutes
Partie 4 ? Gouvernance et organisation du secteur autoroutier concédé
4.1. L?organisation du ministère chargé des transports pour la passation et la gestion des contrats
4.2. La collaboration inter-services
4.3. La Commission européenne
4.4. L?Autorité de régulation des transports
4.5. Le Parlement
4.6. Le comité des usagers du réseau routier national
4.7. Les commissions intergouvernementales des tunnels transalpins
Partie 5 ? Les nouveaux contrats
5.1. L?autoroute A 355, le contournement Ouest de Strasbourg
5.2. L?autoroute A 79, la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA) dans l?Allier
5.3. L?autoroute A 69, Castres-Verfeil
Partie 6 ? Le contrôle des contrats en cours
6.1. Le contrôle des hausses annuelles de tarifs de péage
6.2. Le contrôle de la qualité du service rendu aux usagers
6.3. Respect des normes techniques et préservation du patrimoine autoroutier
6.4. Suivre l?exécution et l?équilibre économique des concessions et préparer les négociations à venir
Partie 7 ? Les négociations des avenants aux conventions de concession
Partie 8 ? Activité réglementaire
8.1. Arrêtés tarifaires annuels
8.2. Nominations
8.3. Textes sectoriels
Glossaire ? Lexique des abréviations utilisées
Annexes
1. Organigramme de la sous-direction de la gestion et du contrôle
2. Présentation des sociétés concessionnaires d?autoroutes
3. Trafic sur le réseau concédé en 2021 en million de véhicules.km
4. Liste des indicateurs de performance
5. Rappel des classes de véhicules
6. Les clauses tarifaires des contrats de concession
7. Les niveaux de hausses de tarifs de péage depuis 2006
8. Le contrôle des tarifs de péage applicables en 2022
9. Évolutions de quelques tarifs de péage
10. Evolution de la situation financière des sociétés concessionnaires d?autoroutes
11. Les agréments délivrés par l?État en 2021
12. Tunnels de plus de 300 mètres sur le réseau concédé
13. Liste des investissements complémentaires
14. Répartition des bâtiments par société concessionnaire d?autoroute
15. Répartition des bâtiments des sociétés concessionnaires d?autoroutes suivant leur utilisation
16. Localisation des bâtiments des sociétés
INVALIDE)