investissements (Les) publics dans la R&D en énergie en 2023
JOURNE, Yvain
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Les investissements publics français dans la recherche et le développement (R&D) en énergie atteignent 2,7 milliards d'euros en 2023, soit 0,1 % du PIB national, en nette hausse pour la quatrième année consécutive. En euros constants, l'augmentation des fonds consacrés est de 79 % par rapport à 2019 et 28 % comparativement à 2022. En 2023, cette hausse est principalement portée par celle des moyens alloués aux activités de R&D dans le secteur du nucléaire, notamment en raison de l'intensification des recherches sur les petits réacteurs modulaires (SMR - Small Modular Reactors). Par ailleurs, les investissements destinés aux batteries et aux piles à combustible accélèrent leur progression. La France consacre à la R&D publique en énergie la part de PIB la plus élevée parmi les pays du G7.<o:p></o:p></p>
Editeur
Ministères Aménagement du Territoire, Transition écologique
Descripteur Urbamet
énergie
;investissement
Descripteur écoplanete
recherche développement
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
L A BT AD A Essentiel
Les investissements publics
dans la R&D en énergie en 2023
Les investissements publics français dans la recherche
et le développement (R&D) en énergie atteignent
2,7milliards d?euros en 2023, soit 0,1% du PIB national,
en nette hausse pour la quatrième année consécutive.
En euros constants, l?augmentation des fonds consacrés
est de 79% par rapport à 2019 et 28% comparativement
à 2022. En 2023, cette hausse est principalement portée
par celle des moyens alloués aux activités de R&D dans
le secteur du nucléaire, notamment en raison de
l?intensification des recherches sur les petits réacteurs
modulaires (SMR - Small Modular Reactors). Par ailleurs,
les investissements destinés aux batteries et aux piles
à combustible accélèrent leur progression. La France
consacre à la R&D publique en énergie la part de PIB
laplus élevée parmi les pays du G7.
La France s?est engagée à atteindre la neutralité carbone à
l?horizon 2050. À ce titre, la R&D et l?innovation sont des leviers
de transition importants. En 2023, les montants publics
consacrés à la R&D en énergie s?élèvent à 2,7milliards d?euros
(Md¤), soit une hausse de 28% en euros constants par rapport
à 2022. Si l?on inclut aussi les investissements publics de
démonstration (voir définitions), le montant total des
financements publics concourant à l?innovation en matière de
technologies énergétiques dépasse légèrement les 3Md¤ en
2023, en hausse de 21% sur un an en euros constants.
La stratégie française de l?énergie et du climat repose
sur deux piliers principaux qui structurent les dépenses dans
la R&D publique en énergie. D?une part, elle vise à
développer de nouvelles solutions pour augmenter la
production d?énergie décarbonée. En 2023, 1,98Md¤ sont
ainsi consacrés à la recherche et au développpement du
nucléaire, de l?hydrogène et du renouvelable. D?autre part,
elle oeuvre pour réduire et optimiser l?utilisation de l?énergie,
notamment dans son efficacité pour les différents usages
(422M¤ alloués à l?efficacité énergétique en 2023).
QUATRE ANNÉES CONSÉCUTIVES DE HAUSSE
SUPÉRIEURE À 10% POUR LES INVESTISSEMENTS
PUBLICS DANS LA R&D EN ÉNERGIE
Après avoir décru de 18 % entre 2013 et 2017, les
investissements publics français dans la R&D en énergie
progressent tous les ans entre 2017 et 2023, en s?accélérant
FÉVRIER 2025
depuis 2020. La croissance entre 2021 et 2022 (+244 M¤, soit
+13%) est essentiellement portée par la très forte montée en
charge des investissements dans la R&D sur la filière de
l?hydrogène, tandis que celle entre 2022 et 2023 (+589M¤,
soit +28%) provient des nouveaux investissements dans
le secteur du nucléaire (+ 41 %). En même temps,
l?intensification des recherches sur les batteries renforce
lapart des moyens associés à la recherche dans le domaine
de l?efficacité énergétique (+60% par rapport à 2022,
représentant désormais 16% des investissements de la R&D
énergétique)?(graphique1).
Entre 2002 et 2023, les investissements publics français
de la R&D en énergie ont doublé en euros constants (+96%),
avec une accélération notable sur les années récentes
(+79% entre 2019 et 2023). Si les montants alloués à
lafusion et fission nucléaire ont progressé par rapport à 2002
(+50%), leur part relative a diminué (45% des investissements
en 2023, contre 59% en 2002). Moins présents dans les
activités de la R&D énergétique en 2002 (respectivement 4%
Graphique 1: investissements publics nationaux dans
la R&D en énergie, par domaine, de 2002 à 2023
En M¤2023
MINISTÈRES
AMÉNAGEMENT
DU TERRITOIRE
TRANSITION
ÉCOLOGIQUE
3000
2500
2000
1500
1000
500
0
Note: une rupture de série entre 2015 et 2016 affecte la répartition des
investissements totaux entre certains domaines (voir méthodologie).
Source: SDES
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
2023
Efficacité énergétique Énergies fossiles
Fusion et fission nucléaire Énergies renouvelables
Électricité et stockage d'énergie Hydrogène et piles à combustible
Autres technologies ou recherches transversales
ÉNERGIE
Les investissements publics dans la R&D en énergie en 2023
et 8% du montant total), l?hydrogène et piles à combustible
et l?efficacité énergétique ont vu leur part relative augmenter
(21 % et 16 % respectivement en 2023). Seuls les
investissements dans la R&D des énergies fossiles se sont
fortement amoindris, passant de 304 à 53M¤ (seulement 2%
des dépenses en 2023, contre 22% en 2002).
PRÈS DE LA MOITIÉ DES INVESTISSEMENTS SONT
ALLOUÉS AU NUCLÉAIRE, SUIVI PAR L?HYDROGÈNE
ET L?EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
Rebond du nucléaire, premier poste d?investissement de
la R&D publique énergétique
Les investissements publics dans la R&D sur l?énergie
nucléaire atteignent 1,23 Md¤ en 2023, en hausse de 41%
par rapport à 2022. Il s?agit du niveau de financement le plus
élevé, dépassant celui de 2021 où des investissements
majeurs avaient été concentrés sur le projet France 2030 et
le plan national de relance et de résilience (PNRR) dans le
domaine de la fission. En dépit de cette forte croissance, la
part du nucléaire dans le total du financement public de la
R&D sur l?énergie retombe à 45%, un niveau proche de la
moyenne des 20dernières années, après avoir atteint des
niveaux exceptionnellement hauts en 2019 et 2021 (56%).
88% des investissements publics pour la recherche
nucléaire de 2023 sont consacrés à la fission, les 12% restants
étant consacrés à la fusion (graphique2). Les moyens alloués
à la fission sont en forte hausse (+66% en euros constants
sur l?année) tandis que les investissements associés à la fusion
sont en recul par rapport à 2022 (-9% en euros constants).
Les nouveaux investissements alloués à la fission sont
portés en majeure partie par le projet NUWARD. Lancé en
2023 par EDF et réunissant plusieurs grandes entreprises
françaises du nucléaire, il fait l?objet d?un soutien financier
important de l?État, s?inscrivant dans le cadre du plan France
2030. Il s?agit d?un projet de réacteur modulaire de petite taille
(SMR en anglais pour Small Modular Reactors), une catégorie
de réacteurs nucléaires à fission, de taille et puissance plus
faibles que celles des réacteurs conventionnels. Les
financements dans ce type de réacteurs sont en forte
augmentation au cours des dernières années, dans le cadre
de la transition énergétique et de la recherche de production
d?énergie décarbonée.
Investissement record pour le secteur de l?hydrogène et
piles à combustible
La filière hydrogène tente d?optimiser la production
d?hydrogène bas-carbone et son stockage. En 2023,
l?hydrogène et les piles à combustible représentent 21% de
l?investissement total de la R&D énergétique avec 567M¤,
soit une hausse de 112M¤ comparativement à 2022 (+25%
en euros constants). Cette dernière provient d?une
augmentation significative des investissements associés aux
piles à combustible (+ 147 % par rapport à l?année
précédente). Les investissements de la R&D publique dans
le secteur de l?hydrogène (incluant la production, le stockage,
le transport et la distribution d?hydrogène) sont en baisse par
rapport au niveau record atteint en 2022, mais restent bien
supérieurs à ceux de 2021 (+223%).
Plusieurs projets ambitieux s?inscrivant dans le cadre des
projets importants d?intérêt européen commun (PIIEC et en
anglais IPCEI) sont mis en oeuvre sur l?hydrogène et les piles
à combustible. Ils financent en partie la R&D, mais aussi plus
largement le développement des filières, en particulier le
déploiement industriel. Ils poursuivent ainsi des objectifs
variés, tels que l?innovation concernant les technologies de
l?hydrogène (usines d?électrolyseurs par exemple) ou les
infrastructures liées au transport de l?hydrogène.
En 2023, les PIIEC mis en oeuvre par la coentreprise de
Renault et PlugPower (HYVIA) et Alstom ont fait augmenter
fortement les investissements de la R&D liés aux piles à
Nucléaire Hydrogène et piles à combustible Efficacité énergétique Énergies renouvelable
Autres technologies ou recherches transversales Électricité et stockage (toutes énergies) Énergies fossiles
Nucléaire, 1227
Fission, 1076
Fusion, 151 Solaire, 78
Hydrogène, 168
Hydrogène et piles à combustible, 567
Piles à combustible, 399
Efficacité énergétique, 422
Transport, 316
Industrie,
42
Autres,
30
Bâtiment,
34
Autres technologies
ou recherches
transversales, 170
Stockage
d'énergies,
42
Capture et
séquestration
du CO2, 37
Fos-
siles,
15
Électricité,
36
Biomasse, 55
Autres,
22
Éolien,
18
Marine,
10
Électricité et
stockage (toutes
énergies), 79
Énergies fossiles, 53
Énergies renouvelables,
183
Lecture : une couleur représente un grand domaine au sein des nouvelles technologies de l?énergie. L?aire de chaque rectangle est proportionnelle
àl?investissement qu?il représente. Par exemple, les énergies renouvelables représentent un investissement de 183M¤ en 2023, dont 78M¤ pour le solaire.
Source : SDES
Graphique 2: investissements publics nationaux dans la R&D en énergie ventilés par sous-domaine en 2023
En M¤
Les investissements publics dans la R&D en énergie en 2023
combustible. Ils visent le développement de véhicules
utilitaires légers (VUL) alimentés par des piles à hydrogène,
ainsi que d?une unité de production de piles à combustible.
Les projets PIIEC de développement d?électrolyseurs ont
majoritairement été engagés en 2022, expliquant le pic de
financements sur l?année dans ce domaine et le montant plus
faible consacré en 2023.
L?efficacité énergétique également en hausse, sous
l?impulsion des transports
Avec 422M¤ en 2023, les financements pour l?efficacité
énergétique progressent de 60% par rapport à 2022 et
correspondent à 16% des investissements de la R&D
énergétique. Le transport contribue à lui seul à 75% du
montant, soit 316M¤. L?industrie suit avec 42M¤ (le double
de l?année précédente), puis le bâtiment (34M¤) et les autres
secteurs (20M¤).
Pour la deuxième année consécutive, les investissements
publics de la R&D pour le secteur des transports sont en nette
augmentation (+86% par rapport à 2022 en euros constants,
+217% par rapport à 2021). Cette progression provient de
l?intensification des recherches dans le domaine des batteries.
En particulier, l?entreprise Verkor, fondée en 2020 à l?initiative
d?acteurs français majeurs de l?énergie, fait l?objet de
financements publics importants s?inscrivant dans le cadre
de France 2030. Elle a vocation à produire et développer des
batteries de véhicules électriques présentant un taux élevé
de recyclabilité et s?appuyant sur la technologie lithium-ion.
L?investissement dans la R&D sur les énergies renouve-
lables en léger recul en 2023
En 2023, l?investissement public dans la R&D sur les
énergies renouvelables s?élève à 183 M¤ (7 % des
investissements publics dans la R&D énergétique). En euros
constants, cela représente une baisse de 8% par rapport à
2022, principalement imputable à une diminution des
financements dans la biomasse (55M¤ en 2023, en baisse
de 9%). Le reste des financements se répartit notamment
entre le solaire (78M¤), l?éolien (18M¤) et les énergies
marines (10M¤).
Nouveau déclin des énergies fossiles en 2023, baisse
également des autres technologies
Le reste des investissements publics dans la R&D en énergie
se répartit entre les énergies fossiles (53 M¤), les
technologies d?électricité et stockage (79M¤) et les autres
technologies ou recherches transversales 1 (170M¤).
Les investissements de recherche dans le domaine des
énergies fossiles sont en baisse de 17% par rapport à 2022,
et tendent à se stabiliser depuis 2019. Ils sont composés à
70% des recherches liées à la capture et au stockage du
dioxyde de carbone. Par ailleurs, les technologies d?électricité
et de stockage diminuent de 12% sur l?année 2023 et restent
à un niveau relativement constant depuis 2009. Enfin, après
plusieurs années de hausses successives, les autres
technologies et recherches transversales connaissent un
léger reflux en 2023 (-3%).
AU SEIN DU G7, LA FRANCE CONSACRE AUX
INVESTISSEMENTS PUBLICS DE LA R&D ENÉNERGIE
LA PART LA PLUS IMPORTANTE DESONPIB
En 2023, les investissements publics dans la R&D (incluant
ceux sur les démonstrateurs) en énergie des pays du G7
sont en hausse (+11,7% sur l?année en euros constants)
et s?élèvent à 20,2milliards d?euros (Md¤). La dynamique
de progression des montants investis, initiée en 2016, se
poursuit, en particulier sous l?impulsion du Canada (+27,7%
par rapport à 2022), de la France (+20,5%), du Royaume-Uni
(+16%) et des États-Unis (+12,8%). En niveau absolu, les
États-Unis dominent largement, avec 10,1 Md¤
d?investissement, soit 50% du montant total investi par les
pays du G7. La France et le Japon suivent, avec
respectivement 3,0 et 2,2Md¤, puis le Royaume-Uni
(1,5Md¤), l?Allemagne (1,5Md¤) et le Canada (1,3Md¤).
En termes de part dans le PIB, la France (1,1 euro
d?investissement public de la R&D et démonstration
énergétique par millier d?unités de PIB) et le Canada
(0,7euro par millier d?unités de PIB) se placent devant les
autres pays du G7 (graphique3). Par rapport à l?année
passée, tous les pays du G7 voient leur part de PIB
consacrée à la R&D publique énergétique (y compris
démonstration) augmenter, la France ayant connu la hausse
la plus significative (+19% par rapport à 2022).
Au plus bas parmi les pays du G7 en 2002, le Royaume-Uni
voit cependant la part dans le PIB de ses investissements
publics dans la R&D en énergie être multipliée par 15 entre
2002 et 2023. À l?inverse, le Japon qui représentait la part la
plus importante en 2002, voit cette dernière diminuée de 43%
en 20ans et est désormais dépassé par la France et le Canada.
LES EFFORTS DES PAYS DU G7 SUR L?HYDROGÈNE,
L?EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET LE RENOUVELABLE
PROGRESSENT
Les technologies privilégiées par les pays du G7 dépendent
à la fois de leurs ressources, de leurs objectifs de politique
énergétique et de leurs orientations industrielles. Cependant,
des tendances communes sont observées entre les pays sur
certains secteurs de la recherche énergétique. Ainsi,
l?hydrogène et les piles à combustible (montant en euros
constants multiplié par 30 par rapport à 2002), l?efficacité
énergétique (+179%) et les énergies renouvelables (+175%)
font l?objet d?investissements croissants au sein du G7.
1 Cette catégorie regroupe ce qui n?a pas déjà été comptabilisé auparavant en distinguant les activités de la R&D et de la recherche fondamentale, l?analyse
de systèmes énergétiques (incluant des aspects sociologiques, économiques, environnementaux, comportementaux, de modélisation ou d?optimisation?)
ou encore les procédés industriels bas-carbone.
20
23
Graphique 3: investissements publics de la R&D
enénergie (y compris démonstration) des pays du G7
rapportés au PIB de 2002 à 2023
En ¤ par millier d?unités de PIB
* Les données de l?Italie pour 2022 et 2023 ne sont pas connues.
Source : Energy Technology RD&D Budgets (AIE)
1,2
1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
20
02
20
04
20
06
20
08
20
10
20
12
20
14
20
16
20
20
20
18
Royaume-Uni Allemagne Italie* États-Unis
Canada France Japon
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques (SDES)
Sous-direction des statistiques de l'énergie
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel: diffusion.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
Comparativement à l?ensemble du G7, le Canada oriente
davantage ses efforts vers l?efficacité énergétique (43% de
son budget alloué à la R&D énergétique)?(graphique4),
tandis que le secteur de l?hydrogène est privilégié par
l?Allemagne (23% de ses investissements). Les pays qui
consacrent la plus grande part de leur budget dans la R&D
énergétique aux énergies renouvelables sont le Royaume-Uni
(16%) et l?Allemagne (15%).
AU SEIN DU G7, LES INVESTISSEMENTS SUR
LENUCLÉAIRE ET LES ÉNERGIES FOSSILES
DIMINUENT SUR LE LONG TERME
Entre 2002 et 2023, le nucléaire et les énergies fossiles sont
passés de 50% des investissements du G7 dans la R&D et
la démonstration énergétique à 31%. La baisse sur le
nucléaire est particulièrement forte au Japon, qui a
considérablement réduit son effort dans la filière à la suite
de la catastrophe de Fukushima. La France et les États-Unis
ont quant à eux fortement réduit leurs investissements dans
les énergies fossiles (respectivement -82% et -24% entre
2002 et 2023).
Dépôt légal: février 2025
ISSN: 2557-8510 (en ligne)
Directrice de publication: Béatrice Sédillot
Coordination éditoriale : Claude Baudu-Baret
Maquettage et réalisation: Agence Efil, Tours
Les énergies fossiles connaissent cependant un rebond en
2023, en particulier au Japon, qui y consacre des moyens trois
fois supérieurs à ceux de l?année précédente. Il est le pays du
G7 qui y octroie la plus grande part de son budget dans la R&D
en énergie (18%). Le nucléaire reste quant à lui toujours le
premier pôle de recherche énergétique en France, au Japon et
au Royaume-Uni.
MÉTHODOLOGIE
La méthodologie de cette étude suit les recommandations
édictées par l?Agence internationale de l?énergie (AIE).
Àl?image des autres pays membres, La France collecte
auprès de 13 organismes publics les données de la R&D en
énergie. Les investissements pour la France sont exprimés
en euros constants 2023, en utilisant comme déflateur celui
du PIB.
Les montants donnés ne couvrent que les activités dans
la R&D et excluent donc celles de démonstration, sauf
indication explicite, notamment dans la partie relative au G7.
Conformément aux recommandations de l?AIE, les
financements internationaux sont exclus. Les investissements
des collectivités territoriales devraient, quant à eux, être pris
en compte, mais sont aussi exclus, faute de système
d?observation.
DÉFINITIONS
Démonstration: conception, construction et utilisation du
prototype d?une technologie à l?échelle (quasi) commerciale
afin de fournir des informations techniques, économiques ou
environnementales aux producteurs, aux financeurs ou aux
pouvoirs publics. La démonstration ne fait pas partie de la R&D.
Investissements publicsdans la R&D : somme des
financements publics alloués à la R&D, que celle-ci soit
exécutée par le secteur public lui-même ou par le secteur
privé. Les investissements considérés correspondent aux
dépenses courantes (masse salariale des personnels de R&D
et dépenses de fonctionnement) et aux dépenses en capital
(achats d'équipements nécessaires à la réalisation des
travaux de la R&D et opérations immobilières).
La notice méthodologique et des définitions complémentaires
sont disponibles sur lesite internet du SDES.
Yvain JOURNE, SDES
MINISTÈRES
AMÉNAGEMENT
DU TERRITOIRE
TRANSITION
ÉCOLOGIQUE
Graphique 4: répartition de l?investissement dans la R&D
énergétique (y compris démonstration) par domaine
pour les pays du G7
En %
* Les dernières données connues sont celles de 2023 sauf pour l?Italie (2021).
Note : le poids important de la recherche fondamentale aux États-Unis
(intégrée dans les « autres technologies ou recherches transversales»)
doitêtre considéré avec prudence dans la mesure où une partie importante
de larecherche universitaire semble allouée à ce domaine.
Source : Energy Technology RD&D Budgets (AIE)
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
Efficacité énergétique Hydrogène et piles à combustible
Énergies fossiles Autres technologies d'énergie et de stockage
Énergies renouvelables Autres technologies ou recherches transversales
Fusion et fission nucléaire Non alloué
Al
lem
ag
ne
Can
ad
a
Ét
at
s-
Unis
Fr
an
ce
Ita
lie
*
Ja
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n
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m
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https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-investissements-publics-dans-la-rd-en-energie-en-2023
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-investissements-publics-dans-la-rd-en-energie-en-2023