activité (L') de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024 - Note de conjoncture
DEFRANCE, Sébastien ;DEVINEAU, Marie-Madeleine ;LIMOUSIN, François ;RAGEAU, François ;RIZK, Cyril
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>Au 3e trimestre 2024, le volume de la production marchande de transport est quasiment stable par rapport au 2e trimestre (- 0,1 %, après - 0,5 %). L'activité se replie de nouveau dans le transport de marchandises (- 1,1 %), soit une baisse identique à celle du 2e trimestre. Elle croît modérément dans le transport de voyageurs (+ 0,4 %), en progression pour le sixième trimestre consécutif. Dans les autres services de transport, elle rebondit de 0,7 %, après s'être repliée de 0,5 % au 2e trimestre.<o:p></o:p>Au 3e trimestre 2024, l'emploi salarié hors intérim du secteur des transports et de l'entreposage augmente de nouveau (+ 0,2 %, après + 0,2 % au 2e trimestre 2024). L'emploi intérimaire mobilisé par le secteur rebondit (+ 2,0 %, après - 2,0 % au 2e trimestre 2024). L'effectif total du secteur s'établit à 1 563 500 salariés.<o:p></o:p></p>
Editeur
Ministères Aménagement du Territoire, Transition écologique
Descripteur Urbamet
fret
;économie des transports
;transport de marchandises
;transport routier
;transport de personnes
;marché de l'emploi
;chaîne de transport
;marché des transports
;véhicule utilitaire
;transport maritime
;transport aérien
;transport en commun
;voiture
;carburant
;entreprise de transport
;transport fluvial
;conjoncture
Descripteur écoplanete
Thème
Transports
Texte intégral
L?activité de transport est quasi
stable au troisième trimestre 2024
JANVIER 2025
Au troisième trimestre 2024, le volume de la
production marchande de transport est quasiment
stable par rapport au deuxième trimestre (- 0,1 %,
après - 0,5 %). L?activité se replie de nouveau dans le
transport de marchandises (- 1,1 %), soit une baisse
identique à celle du deuxième trimestre. Elle croît
modérément dans le transport de voyageurs (+ 0,4 %),
en progression pour le sixième trimestre consécutif.
Dans les autres services de transport, elle rebondit de
0,7 %, après s?être repliée de 0,5 % au deuxième
trimestre.
Au troisième trimestre 2024, l?emploi salarié hors
intérim du secteur des transports et de l?entreposage
augmente de nouveau (+ 0,2 %, après + 0,2 % au
deuxième trimestre 2024). L?emploi intérimaire
mobilisé par le secteur rebondit (+ 2,0 %, après - 2,0 %
au deuxième trimestre 2024). L?effectif total du secteur
s?établit à 1 563 500 salariés. Dans l?ensemble du
secteur privé, les effectifs salariés augmentent
légèrement au troisième trimestre 2024 (+ 0,2 %),
tandis que l?intérim continue de diminuer (- 0,9 %)
pour le septième trimestre consécutif.
Sur le marché du travail, le nombre de demandeurs
d?emploi (catégories A, B, C) dans les métiers du
transport et de la logistique rebondit au troisième
trimestre 2024 (+ 0,9 %, après - 1,1 % au deuxième
trimestre 2024). Le nombre total de demandeurs
d?emploi (catégories A, B, C) augmente légèrement au
troisième trimestre 2024 (+ 0,2 %).
LA PRODUCTION MARCHANDE DE TRANSPORT EST
QUASI STABLE AU TROISIÈME TRIMESTRE 2024
Au troisième trimestre 2024, la production de services de
transport par les entreprises résidentes, mesurée par l?indice
d?activité des services de transport (IAST), est quasiment
stable (- 0,1 %) par rapport au deuxième trimestre.
L?activité est de nouveau morose dans les services de
transport de marchandises, en baisse de 1,1 % pour le
deuxième trimestre consécutif. En revanche, celle des
services de transport de voyageurs poursuit sa croissance
(+ 0,4 %), à un rythme légèrement accéléré par rapport au
trimestre précédent (+ 0,2 %). Cette branche d?activité, qui
avait été la plus impactée par la crise sanitaire en 2020,
est en croissance quasi ininterrompue depuis le deuxième
trimestre 2021, à l?exception du premier trimestre 2023, en
raison des mouvements sociaux contre la réforme des
retraites. L?activité des services auxiliaires de transport
rebondit au troisième trimestre (+ 0,7 %, après - 0,5 % au
deuxième trimestre).
L?activité des services de transport s?établit à 96,7 %
de son niveau du troisième trimestre 2019, avant la crise
sanitaire et les mouvements sociaux contre la réforme des
retraites. Celle des services de transport de marchandises
est la plus éloignée de sa situation d?avant-crise (94,1 %).
Graphique 1 : indice d?activité de services de
transport
(indices CVS-CJO)
Indice 100 en 2021
Source : SDES
Au troisième trimestre 2024, le produit intérieur brut
(PIB) accélère en volume, à + 0,4 % par rapport au
deuxième trimestre 2024, après + 0,2 % au trimestre
précédent. Cette accélération est portée par le soutien
ponctuel des Jeux olympiques et paralympiques de Paris
(JOP). La consommation des ménages rebondit (+ 0,6 %,
après + 0,0 % au deuxième trimestre), mais leurs
dépenses liées au transport n?en bénéficient pas : les
achats de matériel de transport se contractent (- 2,4 %)
après avoir rebondi au trimestre précédent (+ 1,3 %). Les
achats de services de transport par les ménages
diminuent au troisième trimestre (- 0,4 %), interrompant
une croissance qui durait depuis un peu plus de trois ans.
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2020 2021 2022 2023 2024
IAST marchandises
IAST voyageurs
IAST autres services de transport
IAST ensemble
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
LE FRET TERRESTRE INTÉRIEUR AUGMENTE
LÉGÈREMENT AU TROISIÈME TRIMESTRE 2024
Le fret terrestre intérieur, exprimé en tonnes-kilomètres,
s?accroît au troisième trimestre 2024 (+ 0,4 %), après avoir
stagné au deuxième trimestre (+ 0,0 %). Le rebond du fret
routier intérieur conjugué à la poursuite de la croissance
du fret ferroviaire compense la chute du trafic fluvial de
marchandises ce trimestre.
Le transport national, qui représente 89,1 % du trafic
intérieur ce trimestre, rebondit (+ 0,6 %, après - 0,8 % au
deuxième trimestre). En revanche, le transport
international se replie de 1,0 %, après avoir nettement
augmenté au trimestre précédent (+ 6,7 %).
Graphique 2 : fret terrestre
(indices CVS-CJO)
Évolution en % (tonnes-kilomètres, T/T-1), en points (PIB)
Sources : SDES ; Insee
L?ACTIVITÉ DE TRANSPORT ROUTIER REBONDIT AU
TROISIÈME TRIMESTRE 2024
L?activité intérieure de transport routier de marchandises
des véhicules immatriculés en France s?accroît de 0,9 % au
troisième trimestre 2024, en données corrigées des
variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO).
Ce rebond fait suite à une baisse modérée de 0,6 %
observée au deuxième trimestre (données révisées).
L?activité intérieure repasse ainsi au-dessus du seuil de
42 milliards de tonnes-kilomètres effectuées sur le territoire
métropolitain. Mesurée précisément à 42,2 milliards, elle
oscille autour de 42 milliards depuis le début 2024
(42,1 milliards au premier trimestre puis à 41,8 milliards au
deuxième).
Le transport routier intérieur de marchandises opéré
pour compte d?autrui augmente de près de 3,0 % au
troisième trimestre 2024, après - 2,5 % au deuxième
trimestre 2024 (données révisées). Il atteint près de
37,7 milliards de tonnes-kilomètres, soit son niveau le plus
élevé depuis le début 2023. Le transport pour compte
propre se replie très nettement : - 13,2 %, après + 15,0 %
au deuxième trimestre 2024 (données révisées). Sa part
au sein de l?activité intérieure du pavillon français revient
à son niveau du premier trimestre 2024, soit 10,8 %.
Le nombre de tonnes-kilomètres réalisées entre une
origine et une destination situées sur le territoire national
représente 95,6 % de l?activité de transport routier intérieur
de marchandises au troisième trimestre 2024. Ce
transport dit « national » rebondit de 1,1 %, après - 1,2 %
au deuxième trimestre (données révisées).
La partie intérieure de l?activité de transport international
du pavillon français baisse de 1,7 %, après une forte
hausse, de 13,5 %, au deuxième trimestre 2024. Environ
1,9 milliard de tonnes-kilomètres ont été parcourues sur le
territoire français dans le cadre d?un transport international,
à comparer à 40,4 milliards pour le transport national.
Près de 78 % de l?activité de transport routier intérieur
de marchandises est réalisée lors de parcours de
moyennes et longues distances (150 kilomètres ou plus).
Au troisième trimestre 2024, l?activité augmente de 1,7 %
pour ces distances. Il s?agit de la quatrième hausse
trimestrielle consécutive, après + 0,2 % au deuxième
trimestre, + 3,1 % au premier trimestre et + 1,9 % au dernier
trimestre 2023 (données révisées). Le transport routier
intérieur de marchandises sur moyennes et longues
distances est passé de 30,7 milliards de tonnes-kilomètres
au troisième trimestre 2023 à plus de 32,8 milliards au
troisième trimestre 2024.
L?activité lors de trajets sur de plus courtes distances
(moins de 150 kilomètres) recule à nouveau : - 1,6 %, après
- 3,4 % au deuxième trimestre 2024.
L?activité du fret ferroviaire augmente au troisième
trimestre 2024 (+ 0,5 %), à un rythme ralenti par rapport aux
trimestres précédents (+ 4,4 %, puis + 3,0 %). Elle s?établit
à 8,4 milliards de tonnes-kilomètres, en données corrigées
des variations saisonnières et des jours ouvrables. Le trafic
conserve une dynamique positive sur les trajets
internationaux y compris transit (+ 1,5 %, après + 2,1 %)
alors qu?il stagne sur les trajets nationaux (- 0,1 %, après
+ 3,6 %). Le fret ferroviaire avait atteint un niveau bas au
premier trimestre 2023, perturbé par les grèves contre la
réforme des retraites. Il est en hausse quasi continue
depuis, mais reste inférieur à son niveau trimestriel moyen
de 2022 (8,8 milliards de tonnes-kilomètres).
Graphique 3 : fret terrestre par mode
(CVS-CJO)
Niveaux en milliards de tonnes-kilomètres
Sources : SDES, TRM ; SDES, tous opérateurs ferroviaires ; VNF
Le transport fluvial intérieur, y compris fluviomaritime,
diminue fortement au troisième trimestre (- 13,3 %), après
deux trimestres de croissance. Ce recul concerne à la fois
le transport national (- 14,7 %) et le transport international
(- 11,3 %). La faible récolte céréalière de 2024 due à des
conditions climatiques défavorables à la production
agricole a entraîné une chute des tonnes-kilomètres de
produits agricoles sur le réseau fluvial (- 35,8 % par
rapport au deuxième trimestre). Les produits agricoles ne
représentent que 23,2 % du trafic fluvial ce trimestre,
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
contre plus de 30 % un an auparavant. Le trafic fluvial a
été également pénalisé ponctuellement par la fermeture
du réseau sur une partie de la Seine lors des Jeux
olympiques, en juillet et août 2024.
Dans le transport routier, le prix de revient du transport
longue distance (pour un ensemble articulé jusqu?à
44 tonnes) diminue de 1,4 % au troisième trimestre, après
- 0,8 % au deuxième trimestre. Cette baisse est quasi
exclusivement due à la diminution de l?indice du gazole
professionnel (- 5,3 %). Les autres composantes de
l?indice sont soit quasi stables (« matériel »,
« infrastructures », « frais de déplacement longue
distance », « conducteur longue distance »), soit en légère
augmentation (jusqu?à + 0,9 % pour la maintenance).
Après un peu plus de deux ans de hausse, les prix du
transport ferroviaire de marchandises se replient
légèrement au troisième trimestre 2024 (- 0,2 %, après
+ 0,7 %). Cette baisse concerne aussi bien le transport
national que l?international.
LE MARCHÉ DES VÉHICULES UTILITAIRES LÉGERS ET
DES POIDS LOURDS RECULE NETTEMENT
Au troisième trimestre 2024, 92 700 véhicules utilitaires
légers neufs ont été immatriculés, soit une baisse de
12,8 % (données CVS-CJO). Ce niveau est bien en
dessous de la moyenne trimestrielle sur les dix dernières
années (102 500 immatriculations).
Les ventes de poids lourds neufs diminuent également,
de 12,5 %, à 11 800 unités. Ce repli est plus marqué pour
les tracteurs routiers (- 15,4 %) que pour les camions
(- 9,6 %). Les immatriculations de bus et cars sont en baisse
prononcée au troisième trimestre (- 18,7 %), après un fort
rebond le trimestre précédent (+ 25,2 %). L?investissement
en matériel de transport a été réduit ce trimestre en raison
de l?entrée en vigueur de la nouvelle norme européenne
GSR-2 (General safety regulation), en particulier pour les
véhicules lourds, qui a généré des immatriculations
anticipées au deuxième trimestre.
Graphique 4 : immatriculations de véhicules
utilitaires neufs
Nombre d?immatriculations, en milliers (CVS-CJO)
Champ : France.
Source : SDES, RSVERO
L?ACTIVITÉ PORTUAIRE SE REPLIE NETTEMENT
Au troisième trimestre 2024, le trafic de marchandises
transitant par les grands ports de commerce métropolitains
diminue nettement (- 7,7 %, données CVS-CJO) par rapport
au trimestre précédent, et s?établit à 66,3 millions de tonnes
(Mt). Ce tonnage est le plus faible enregistré depuis 2014, à
l?exception des deuxième et troisième trimestres 2020, au
coeur de la crise sanitaire.
La diminution du trafic sortant est marquée : il recule de
10,8 % par rapport au deuxième trimestre, qui était déjà en
repli de 5,4 %. Cette baisse est en grande partie la
conséquence de la chute des exportations de vracs solides
(- 39,0 % au troisième trimestre, après - 24,2 % au
deuxième). La mauvaise campagne 2024 de céréales, qui
représentent les deux tiers des sorties de vracs solides, la
concurrence des blés en provenance de la mer Noire et une
parité euro/dollar défavorable expliquent en grande partie le
faible niveau du trafic sortant ce trimestre. Les autres grands
types de trafic, vracs liquides (- 10,2 %), rouliers (- 2,7 %),
conteneurs (- 0,3 %), se replient également par rapport au
trimestre précédent.
Les entrées dans les ports reculent au troisième
trimestre 2024 (- 6,0 %), après un rebond au deuxième
trimestre (+ 3,3 %). Cette baisse s?explique par la diminution
des volumes entrants de vracs liquides (- 8,1 %), qui
représentent plus de la moitié du tonnage total entrant. Les
importations de gaz naturel liquéfié (GNL) ont notamment
fortement baissé. Les autres trafics entrants diminuent
également ce trimestre : les vracs solides se contractent de
5,4 %, les conteneurs de 1,2 % et les rouliers de 2,0 %.
Au troisième trimestre 2024, le trafic se replie dans
l?ensemble des ports français de métropole. Dunkerque
(- 11,3 %), Nantes Saint-Nazaire (- 28,2 %), Marseille
(- 7,2 %) et Haropa (- 1,9 %), qui disposent de terminaux
méthaniers, ont été affectés par le recul des importations de
GNL. La Rochelle (- 9,3 %) et de nouveau Haropa ont été
pénalisés par la baisse des exportations de céréales. Le
trafic des ports de Bordeaux (- 6,1 %) et de Calais (- 1,1 %)
se replie également au troisième trimestre.
Graphique 5 : ports maritimes
(CVS-CJO)
Niveaux en millions de tonnes
Champ : grands ports maritimes de métropole (GPM) et port de Calais.
Source : SDES
Dans le transport maritime, les prix poursuivent leur
hausse (+ 11,1 %), soit un troisième trimestre consécutif
de forte progression. Cette nouvelle hausse est toujours la
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
conséquence des tensions en mer Rouge, qui ont
conduit les compagnies maritimes à dérouter leurs
navires par le cap de Bonne-Espérance pour éviter le
passage par le canal de Suez. Cela a pour conséquence
un net allongement des temps de parcours, d?où une
moindre disponibilité des moyens de transport qui se
répercute sur les prix. La sécheresse au canal de
Panama et la hausse de la demande mondiale du
transport maritime participent également à cette
augmentation.
LE FRET AÉRIEN FLÉCHIT
Avec 0,6 million de tonnes transportées, le fret aérien recule
au troisième trimestre 2024 (- 0,9 %), après un peu plus
d?un an de croissance modérée. Le transport
d?hydrocarbures par oléoduc rebondit fortement au
troisième trimestre 2024 (+ 14,1 %), après deux trimestres
en nette diminution (- 7,7 % puis - 9,7 %), en raison du
redémarrage de plusieurs raffineries qui avait été arrêtées
au cours du premier semestre.
Les prix du transport aérien de fret se contractent ce
trimestre (- 2,1 %), après une stabilité au deuxième
trimestre 2024 (+ 0,0 %).
LE TRANSPORT COLLECTIF TERRESTRE DE
VOYAGEURS AUGMENTE
Le transport collectif terrestre intérieur de voyageurs (hors
transports en commun urbains de province et transports
routiers de voyageurs par autocar) s?accroît légèrement au
troisième trimestre 2024 (+ 0,8 %), après une faible hausse
au deuxième trimestre 2024 (+ 0,3 %).
Le nombre de voyageurs-kilomètres transportés par voie
ferroviaire hors Île-de-France est quasiment stable au
troisième trimestre 2024 (- 0,1 %), après une légère hausse
au deuxième trimestre (+ 0,3 %). Cette évolution est le
résultat d?une baisse de 0,7 % du trafic sur les lignes à grande
vitesse, conjuguée à une hausse de 1,7 % sur les lignes
classiques (intercités et trains sous convention des conseils
régionaux). Le nombre de voyageurs-kilomètres transportés
en France, qui avait atteint un niveau inédit au deuxième
trimestre à la fois sur les lignes à grande vitesse et sur les
autres lignes, reste néanmoins à un très haut niveau depuis
plus d?un an.
Graphique 6 : transport ferré de voyageurs hors Île-
de-France
(CVS-CJO)
Milliards de voyageurs-kilomètres
Source : SDES, d?après tous opérateurs ferroviaires
En Île-de-France, le transport collectif de voyageurs
augmente vivement au troisième trimestre 2024 (+ 3,3 %).
Il avait faiblement progressé (+ 0,2 %) au trimestre
précédent.
Cette croissance du trafic est de nouveau portée par la
hausse de la fréquentation sur le réseau des trains sous
convention Île-de-France Mobilités opérés par la SNCF :
elle s?accroît vivement au troisième trimestre (+ 5,6 %),
après + 2,6 % au deuxième trimestre. La tenue des Jeux
olympiques de Paris en juillet et août a pu contribuer à cette
forte croissance de la fréquentation des trains et RER
durant l?été.
Sur le réseau RATP, le nombre de voyageurs-
kilomètres progresse également au troisième trimestre, à un
rythme plus modéré (+ 1,4 %). La fréquentation est en
hausse sur le réseau ferré (métro et RER) avec + 1,9 % ce
trimestre par rapport au trimestre précédent. Cette hausse
est plus sensible sur le réseau RER (+ 4,0 %) que sur le
réseau des métros (+ 0,4 %).
En revanche, le trafic diminue de nouveau sur le réseau
des bus et tramways au troisième trimestre 2024 (- 0,8 %,
après - 2,2 %).
Graphique 7 : transport en commun urbain en Île-de-
France
(CVS-CJO)
Milliards de voyageurs-kilomètres
Source : SDES, d?après RATP, SNCF
LE TRANSPORT AÉRIEN DE VOYAGEURS AUGMENTE
MODÉRÉMENT AU TROISIÈME TRIMESTRE 2024
Avec 43,9 millions de voyageurs transportés, en données
corrigées des variations saisonnières et des jours
ouvrables, la croissance du transport aérien de voyageurs
ralentit au troisième trimestre 2024 (+ 0,4 %), après un net
rebond au deuxième trimestre (+ 1,8 %). Des effets
d?évictions lors des Jeux olympiques et les impacts
persistants du conflit israélo-palestinien sur le transport
aérien expliquent l?essentiel de cette moindre hausse du
trafic.
Le nombre de voyageurs aériens augmente de
nouveau sur les liaisons internationales (+ 0,4 %),
davantage au départ ou à l?arrivée des aéroports parisiens
(+ 0,6 %) que des aéroports de province, où le trafic est
quasi stable (+ 0,1 %). Sur les liaisons intérieures, le trafic
est stable ce trimestre (+ 0,0 %), après trois diminutions
consécutives (- 2,1 % au deuxième trimestre). Le nombre
de passagers sur les lignes entre Paris et la province
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
rebondit de 1,7 %, alors que celui sur les liaisons entre
aéroports de province métropolitaine diminue de 2,7 %.
Au troisième trimestre 2024, le nombre de voyageurs
transportés s?établit à 98,9 % de son niveau du quatrième
trimestre 2019, avant la crise sanitaire. Le trafic
international dépasse ce niveau de 3,0 %. Le trafic
international passant par les aéroports de province
métropolitaine est supérieur de 6,7 % au niveau d?avant-
crise, alors que celui des aéroports parisiens le dépasse
légèrement (+ 0,9 %).
En revanche, le trafic intérieur reste nettement en
dessous de son niveau d?avant-crise, à 80,8 % au
troisième trimestre 2024. Sur le trafic intérieur à la
métropole il n?atteint que 76,1 % de ce trafic.
Graphique 8 : transport aérien de voyageurs
(CVS-CJO)
Millions de voyageurs
Sources : SDES, d?après DGAC ; ADP
L?ACTIVITÉ DES AUTRES SERVICES DE TRANSPORT
AUGMENTE AU TROISIÈME TRIMESTRE 2024
L?activité des services auxiliaires de transport, mesurée
par l?indice d?activité des services de transport, augmente
de 0,7 % au troisième trimestre 2024, après avoir reculé
de 0,5 % au deuxième trimestre 2024. Dans ce domaine
des services de transport, l?activité est quasiment au
même niveau que deux ans auparavant, au troisième
trimestre 2022.
La hausse est forte au troisième trimestre 2024 dans
les services de manutention (+ 8,4 %), après un net repli
au trimestre précédent (- 7,4 %). L?activité rebondit dans
les services auxiliaires au transport terrestre (+ 5,0 %,
après - 0,8 %). Elle croît de nouveau dans les services
annexes au transport aérien (+ 1,0 %, faisant suite à
+ 1,4 %), en lien avec la croissance du trafic aérien.
À l?inverse, l?activité de la messagerie, fret express et
organisation des transports de fret, première composante
des autres services de transport, recule de 1,1 % ce
trimestre après avoir augmenté légèrement au deuxième
trimestre (+ 0,4 %). Dans l?entreposage et stockage,
l?activité est également orientée à la baisse (- 1,0 %), soit
un deuxième recul consécutif. Excepté au premier
trimestre 2024, l?activité de l?entreposage diminue depuis
près de deux ans. Celle des services auxiliaires des
transports maritimes pâtit de la baisse du trafic maritime
ce trimestre.
Au troisième trimestre 2024, la hausse des prix de la
messagerie-fret express ralentit (+ 0,4 %), après avoir
augmenté de 1,8 % au deuxième trimestre. La hausse des
prix de l?entreposage est également plus faible qu?au
trimestre précédent (+ 0,3 %, après + 1,1 %). Il en est de
même pour les prix de la manutention (+ 0,4 %, après
+ 1,2 % au deuxième trimestre).
LE MARCHÉ AUTOMOBILE NEUF BAISSE ENCORE
Les immatriculations de voitures neuves sont en baisse au
troisième trimestre (- 6,2 %), pour le quatrième trimestre
consécutif. Près de 417 000 voitures particulières neuves
ont été immatriculées ce trimestre.
Les motorisations essence (hors hybrides), diesel (hors
hybrides) et hybride rechargeable diminuent
(respectivement - 9,3 %, - 15,2 % et - 8,8 %). Les
immatriculations de véhicules électriques chutent ce
trimestre (- 15,5 %). Les immatriculations de véhicules au
gaz, principalement des bicarburations essence + GPL
diminuent (- 10,5 %). Seules les motorisations hybrides non
rechargeables sont en hausse, de 4,9 %.
68 500 voitures électriques ont été immatriculées ce
trimestre, soit 16,4 % des voitures neuves.
Graphique 9 : immatriculations de voitures particulières
neuves
(CVS-CJO)
Nombre de véhicules, en milliers
Champ : France.
Source : SDES, RSVERO
LES LIVRAISONS DE CARBURANT SE REPLIENT
Les livraisons de carburant, en tonnes équivalent pétrole,
diminuent au troisième trimestre 2024 (- 0,6 %), soit une
deuxième baisse consécutive. Les livraisons d?essence
augmentent encore (+ 1,9 %, après + 0,6 % au deuxième
trimestre) tandis que le recul des livraisons de gazole se
poursuit (- 1,6 %), après - 1,2 % au deuxième trimestre.
Les livraisons d?essence s?accroissent sans discontinuer
depuis le deuxième trimestre 2022, alors que celles de
gazole se replient depuis trois ans, à l?exception d?une
hausse ponctuelle au premier trimestre 2024.
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
Graphique 10 : circulation routière et livraisons de
carburant en tonnes équivalent pétrole
(CVS-CJO)
Millions de tonnes équivalent pétrole, indice de circulation base 1 en
2001, en moyenne annuelle
RRN = réseau routier national.
Sources : SDES, d?après Cerema ; Asfa ; CPDP
Au troisième trimestre 2024, le prix du baril de Brent
exprimé en euros reflue (- 7,6 % en moyenne sur le
trimestre), après un rebond de 2,9 % au trimestre
précédent. Il s?établit ainsi à 72,70 ¤ en moyenne ce
trimestre, soit 6,60 ¤ de moins que le trimestre précédent.
Les tensions au Moyen-Orient contribuent à la volatilité
des cours de l?énergie en 2024.
LES CRÉATIONS CLASSIQUES ET LES
DÉFAILLANCES DIMINUENT AU TROISIÈME
TRIMESTRE 2024
Les créations « classiques » d?entreprises dans le secteur
des transports et de l?entreposage, hors immatriculations
de micro-entrepreneurs, diminuent au troisième trimestre
2024 (- 5,3 %) pour le deuxième trimestre consécutif. Elles
s?établissent à 3 688 nouvelles entreprises. Dans
l?ensemble des secteurs, la création d?entreprises recule
également, de 3,5 % ce trimestre.
Au troisième trimestre 2024, les défaillances
d?entreprises diminuent de 4,7 % dans les transports et
l?entreposage, après six trimestres consécutifs de hausse.
712 défaillances ont été déclarées dans le secteur, un
niveau qui reste très nettement supérieur à sa moyenne
de longue période. Dans l?ensemble des secteurs
d?activité, le nombre de défaillances se replie également
(- 7,4 % au troisième trimestre 2024).
Avertissement : les évolutions des créations d?entreprises
enregistrées depuis le début de l?année 2023 doivent être
interprétées avec prudence. Depuis le 1er janvier 2023, les
formalités de création d?entreprises doivent obligatoirement
s?effectuer sur le guichet électronique des formalités
d?entreprises. Ce changement important a fragilisé le suivi
conjoncturel des créations d?entreprises en 2023, en raison
notamment d?une modification des délais d?enregistrement des
déclarations dans le répertoire Sirene. Pour plus
d?informations : Insee - Créations d?entreprises - janvier 2023.
Graphique 11 : démographie des entreprises de
transport
(CVS-CJO)
Nombre d?entreprises
Sources : Insee ; Banque de France
L?EMPLOI SALARIÉ HORS INTÉRIM DU SECTEUR DES
TRANSPORTS ET DE L?ENTREPOSAGE AUGMENTE DE
NOUVEAU (+ 0,2 %)
Au troisième trimestre 2024, l?emploi salarié hors intérim du
secteur des transports et de l?entreposage augmente de
nouveau (+ 0,2 %, après + 0,2 % au deuxième trimestre
2024). L?effectif du secteur (hors intérimaires) s?établit à
1 451 000 salariés.
Les créations nettes d?emploi restent dynamiques
dans les activités de manutention et d?entreposage
(+ 1,2 %, soit + 1 700 emplois) pour le quatrième trimestre
consécutif.
La hausse de l?emploi se poursuit dans l?exploitation
des infrastructures (+ 0,2 %, soit + 200 emplois) et dans
l?organisation du transport de fret (+ 0,2 %, soit
+ 300 emplois). Les effectifs salariés sont quasi stables
dans le transport ferroviaire (+ 0,1 %, soit + 100 emplois)
et dans les transports terrestres de voyageurs (hors
ferroviaire) (+ 0,1 %, soit + 300 emplois).
Les effectifs du transport routier de fret (TRF), plus
gros employeur du secteur avec 427 800 salariés, sont de
nouveau quasi stables ce trimestre (+ 0,1 %,
+ 500 emplois). Les créations d?emploi dans le TRF,
auparavant très dynamiques y compris pendant la crise
sanitaire, marquent le pas depuis le premier trimestre
2022.
L?emploi fléchit légèrement dans le transport aérien
(- 0,2 %, soit - 100 emplois), après neuf trimestres de
hausse. Les effectifs salariés des activités de poste et de
courrier continuent de s?amenuiser au troisième trimestre
2024 (- 0,6 %, soit - 1 100 emplois).
Au troisième trimestre 2024, dans le secteur des
transports et de l?entreposage, le nombre des déclarations
d?embauche de plus d?un mois hors intérim augmente de
nouveau (+ 1,4 %, après + 1,6 % au deuxième trimestre
2024). Sur un an, le nombre des déclarations d?embauche
de plus d?un mois hors intérim augmente de 4,2 %
(données brutes).
Le taux d?emplois vacants ? rapport entre les emplois
vacants d?une part, et la somme des postes occupés et
des emplois vacants d?autre part ? s?établit à 1,7 % (contre
2,5 % dans l?ensemble du secteur privé).
https://www.insee.fr/fr/statistiques/6799984
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
Le coût horaire du travail dans le secteur des
transports et entreposage, mesuré par l?indice du coût du
travail ICT ? coût horaire, augmente de 4,0 % au troisième
trimestre 2024 par rapport au troisième trimestre 2023. Il
avait augmenté de 3,8 % au trimestre précédent, en
glissement annuel.
LES TENDANCES PRÉVUES DE LA DEMANDE ET DE
L?ACTIVITÉ S?AMÉLIORENT EN DÉCEMBRE DANS LE
TRANSPORT ROUTIER DE MARCHANDISES
Dans le transport routier de marchandises, les
perspectives générales d?activité et les soldes d?opinion
sur la tendance prévue de l?activité et de la demande
rebondissent en décembre, mais restent nettement en
dessous de leur niveau de long terme. Le climat des
affaires se redresse légèrement en décembre 2024, après
avoir atteint un niveau très faible en novembre. Il reste
bien en dessous de sa moyenne de longue période.
La tendance prévue pour les investissements se
dégrade fortement et atteint son plus bas niveau depuis
janvier 2014.
Graphique 12 : conjoncture dans le transport routier
de marchandises et la messagerie
(indices CVS-CJO)
Soldes d?opinion en %
Source : Insee, enquête mensuelle de conjoncture dans les services
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
Séries statistiques des transports de marchandises
(1) Sources : SDES, TRM ? Insee ; SDES, tous opérateurs ferroviaires ; VNF / unité : milliards de tonnes-kilomètres, transport intérieur y compris
fluviomaritime et transit.
(2a) Sources : DGITM puis SDES depuis 2016 / unité : millions de tonnes.
(2b) Sources : ADP et DGAC / unité : millions de tonnes.
(3) Source : DGEC / unité : millions de tonnes-kilomètres. Cette série ne comprend que les trois principaux réseaux d?oléoducs et diffère donc de
celle publiée par le SDES dans les comptes annuels.
.
Annuelle
2024
T3 T3 T4 T1 T2 T3
Transport intérieur de marchandises (1)
Total fret terrestre intérieur 199,4 52,0 - 5,3 0,5 1,0 3,1 0,0 0,4
National 178,6 46,3 - 4,3 0,7 1,2 3,0 - 0,8 0,6
International 20,8 5,7 - 13,6 - 1,0 - 1,2 3,8 6,7 - 1,0
Fret routier intérieur total 163,9 42,2 - 2,8 - 0,6 1,5 2,6 - 0,6 0,9
Routier national 157,1 40,4 - 2,7 - 0,6 1,5 2,8 - 1,2 1,1
Routier international 6,8 1,9 - 6,4 - 1,0 1,9 - 1,5 13,5 - 1,7
Routier compte d'autrui 144,9 37,7 - 2,2 0,6 1,7 2,6 - 2,5 3,0
Routier compte propre 19,1 4,5 - 7,4 - 9,5 0,0 2,3 15,0 - 13,2
Courte distance (moins de 150 km) 39,0 9,4 - 1,4 - 0,4 0,3 1,0 - 3,4 - 1,6
Longue distance (150 km et plus) 124,9 32,8 - 3,3 - 0,7 1,9 3,1 0,2 1,7
Fret ferroviaire intérieur total (yc opérateurs privés) 29,5 8,4 - 16,3 7,0 - 1,1 4,4 3,0 0,5
Ferroviaire national 17,7 5,1 - 15,4 9,9 - 0,1 4,1 3,6 - 0,1
Ferroviaire international 11,8 3,2 - 17,7 2,6 - 2,6 4,8 2,1 1,5
Fret fluvial intérieur total * 5,9 1,4 - 10,2 - 0,8 - 4,2 9,8 1,9 - 13,3
Fluvial national 3,7 0,8 - 9,5 11,6 - 5,1 6,5 - 4,2 - 14,7
Fluvial international 2,2 0,6 - 11,5 - 18,5 - 2,6 16,0 12,4 - 11,3
Transport maritime total (2a) : activité portuaire 281,3 66,3 - 4,6 0,3 0,4 - 0,1 0,1 - 7,7
Entrées 184,4 43,9 - 5,1 - 1,5 1,1 - 3,9 3,3 - 6,0
Sorties 96,8 22,4 - 3,8 3,9 - 0,9 7,2 - 5,4 - 10,8
Fret aérien (2b) 2,2 0,6 - 1,4 2,6 0,3 0,8 0,2 - 0,9
Transport de pétrole brut / produits raffinés par
oléoducs* (3)
7 826 1 970 2,2 6,1 0,0 - 7,7 - 9,7 14,1
2023 2024
Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire,
signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux
Évolutions (en %)
Trimestrielles (T / T-1)
2023 2023
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
Séries statistiques des transports de voyageurs
(4) Sources : SDES, tous opérateurs ferroviaires, dont SNCF ; RATP / unités : milliards de voyageurs-km.
** Série fortement révisée en 2024 en raison d?un changement de concept pour les distances utilisées : le nombre de voyageurs-kilomètres sur
les lignes à grande vitesse a ainsi été révisé à la baisse (- 10 % en moyenne en 2023).
(5) Sources : ADP ; DGAC / unités : millions de passagers.
Annuelle
2024
T3 T3 T4 T1 T2 T3
Transports collectifs terrestres (4) 116,6 31,0 4,5 0,3 - 0,4 3,4 0,3 0,8
Transport en commun Île-de-France 27,7 7,7 1,0 2,2 - 0,7 6,3 0,2 3,3
RATP total 15,5 4,2 - 2,5 1,0 - 0,7 8,7 - 1,7 1,4
RATP métro et RER 12,4 3,4 - 3,7 1,1 - 1,1 9,9 - 1,6 1,9
RATP autobus (y.c. tramw ay) 3,1 0,8 2,6 0,6 1,0 3,7 - 2,2 - 0,8
Trains et RER (hors RATP) sous convention Île-de-
France mobilités
12,2 3,5 5,8 3,7 - 0,7 3,4 2,6 5,6
Transport ferroviaire hors Île-de-France 89,0 23,3 5,6 - 0,2 - 0,3 2,5 0,3 - 0,1
Trains à grande vitesse ** 64,4 16,6 4,9 - 0,7 - 0,3 1,5 0,3 - 0,7
Trains hors grande vitesse 24,5 6,7 7,7 1,1 - 0,3 5,3 0,3 1,7
2023 2024
Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire,
signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux
Évolutions (en %)
Trimestrielles (T / T-1)
2023 2023
Annuelle
2024
T3 T3 T4 T1 T2 T3
Trafic aérien France entière (PAX) (5) 166,9 43,9 18,5 2,8 1,1 0,0 1,8 0,4
Trafic intérieur 28,5 6,8 0,1 - 0,5 - 2,6 - 0,8 - 2,1 0,0
Métropole intérieur 21,2 5,0 - 1,1 - 0,5 - 2,8 - 1,4 - 2,3 - 0,2
dont liaisons radiales (Paris-province) 12,3 2,9 - 1,9 - 2,8 - 2,4 1,5 - 4,0 1,7
dont liaisons transversales (province-province) 8,9 2,1 0,0 2,8 - 3,3 - 5,2 0,2 - 2,7
Trafic international 140,9 37,7 23,0 3,5 1,9 0,2 2,6 0,4
Métropole-international 138,4 37,1 22,7 3,5 1,9 0,2 2,7 0,4
dont au départ de Paris 82,6 21,7 20,5 3,0 1,4 - 0,8 2,4 0,6
dont au départ de la province 55,8 15,3 26,2 4,2 2,8 1,5 3,0 0,1
Évolutions (en %)
Trimestrielles (T / T-1)
2023 2024
2023 2023
Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire,
signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
Autres séries statistiques des transports
(6) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière.
(7) Source : CPDP / unité : millions de tonnes. Livraisons totales en millions de tonnes équivalent pétrole.
(8) Sources : Cerema / indice base 1 en 2001 ; Asfa / unité : milliards de véhicules-km.
(9) Sources : Insee ; Banque de France.
(10) Sources : Insee / base 100 en 2021.
(11) Source : SDES / unité : milliers / champ : France entière.
Annuelle
2024
T3 T3 T4 T1 T2 T3
Automobiles (6)
Immatriculations neuves 1 830 416,9 15,9 12,8 - 3,3 - 4,6 - 2,3 - 6,2
Dont moteurs à essence (hors hybrides) 677 124,1 10,3 10,6 - 9,5 - 7,0 - 11,3 - 9,3
Dont moteurs diesel (hors hybrides) 175 28,7 - 28,3 11,4 - 11,5 - 12,7 - 3,8 - 15,2
Dont hybrides non rechargeables 446 152,6 30,4 13,8 7,3 - 1,1 15,1 4,9
Dont hybrides rechargeables 163 30,6 28,9 18,5 - 9,6 - 6,3 - 13,8 - 8,8
Dont électriques 306 68,5 48,5 17,0 3,0 - 2,9 - 2,7 - 15,5
Dont gaz et autres motorisations 63 12,4 35,4 0,7 - 3,1 7,1 - 19,2 - 10,5
Livraisons de carburants (7) 39,9 9,8 -2,4 0,3 -1,1 1,2 -0,7 -0,6
Essence 10,4 2,8 5,5 2,4 0,5 2,9 0,6 1,9
Gazole 29,0 6,9 - 5,0 - 0,5 - 1,8 0,5 - 1,2 - 1,6
Circulation routière (8)
Indice du réseau routier national 1,24 1,2 1,2 - 1,0 - 0,3 0,4 - 0,3 0,5
Trafic du réseau routier national concédé 100,4 25,2 1,9 - 1,4 - 0,5 - 0,7 1,9 0,2
Dont véhicules légers 85,2 21,4 2,1 - 1,6 - 0,5 - 0,4 1,6 0,5
Dont véhicules poids lourds 15,2 3,8 0,6 - 0,4 - 0,6 - 2,6 3,6 - 1,3
Entreprises du transport-entreposage (9)
Créations d'entreprises (hors micro-entrepreneurs) 14 399 3 688 - 2,8 6,1 7,4 4,6 - 4,9 - 5,3
Défaillances d'entreprises 2 304 712 32,3 1,2 20,1 3,2 6,1 - 4,7
La production marchande (10)
Indice de production de services - Transports et entreposage 109,6 113,1 - 0,6 - 0,5 2,5 - 1,6 2,7 0,9
Indice de chiffre d'affaires (valeur) - Transports et entreposage 115,1 123,4 - 4,7 - 0,9 2,0 0,7 3,7 2,3
Immatriculations de véhicules utilitaires (11)
Poids lourds neufs 52,2 11,8 14,2 29,8 - 29,8 15,3 4,4 - 12,5
Dont camions et VASP 22,2 6,1 12,1 8,3 - 23,3 24,2 13,5 - 9,6
Dont tracteurs routiers 30,0 5,8 15,8 48,4 - 33,9 8,8 - 3,3 - 15,4
Véhicules utilitaires légers neufs 392,3 92,7 9,0 7,0 1,9 - 2,8 5,6 - 12,8
Autobus et autocars neufs 6,5 1,6 0,7 - 13,3 5,7 4,9 25,2 - 18,7
2023 2024
Données et évolutions CVS-CJO sauf mention contraire,
signalée par un astérisque et/ou par la couleur bleu soutenu Niveaux
Évolutions (en %)
Trimestrielles (T / T-1)
2023 2023
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
Indice d?activité des services de transport (CVS-CJO)*
Note : l?indice d?activité des services de transport (IAST) répond à un double besoin pour l?analyse conjoncturelle :
- apprécier et comparer entre elles, trimestre après trimestre, les évolutions du volume des différents types de services de transport et l?évolution de l?ensemble des
transports ;
- apprécier l?évolution de ces services de transport dans leur ensemble (branche « transport ») au regard des grands indicateurs macroéconomiques et des
comptes nationaux trimestriels.
Avertissements :
L?indice d?activité des services de transport a fait l?objet de plusieurs évolutions à partir de cette publication :
- Son champ a été élargi au transport maritime de marchandises. Les pondérations ont été actualisées : leur calcul repose sur les données des comptes nationaux
de valeur ajoutée des branches aux prix de base. Celles-ci sont dorénavant calculées en base 2021 (2010 précédemment). L?IAST est diffusé en référence 100 en
2021 à compter de cette publication.
- Le suivi de certaines séries a été amélioré par prise en compte de nouvelles données.
* Chaque trimestre, les séries corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables sont révisées en raison de l?intégration de nouvelles valeurs des séries
brutes dans le calcul des profils saisonniers. En raison des différents chocs conjoncturels liés à la pandémie de Covid-19, cette correction des variations
saisonnières et des jours ouvrables entraîne de plus fortes révisions des données d?un trimestre à l?autre sur la période récente.
Champ : ensemble des services marchands de transport (compte d?autrui) réalisés par les entreprises résidentes (divisions 49 à 52 de la
nomenclature d?activité française NAF rev. 2, à l?exception des transports spatiaux et des activités de poste et de courrier).
Source : SDES
2024
Pondération T3 T3 T4 T1 T2 T3
1 0 0 0 Ensemble transport 110,2 112,7 -0,2 0,5 0,4 1,9 -0,5 -0,1
4 2 3 ,6 Transport de marchandises 97,6 98,7 -4,5 1,2 0,8 1,5 -1,1 -1,1
257,6 Transport terrestre de marchandises 95,3 100,2 -4,7 1,5 1,1 3,1 -1,6 2,1
dont terrestre national 96,2 101,0 -3,5 1,9 1,3 2,9 -2,1 2,5
dont terrestre international 88,5 94,5 -13,7 -1,9 0,0 4,5 2,8 -0,7
206,6 49.41 Transport routier intérieur (compte d'autrui) 98,5 102,5 -2,2 0,6 1,7 2,6 -2,5 3,0
dont routier national 98,3 102,3 -1,9 0,8 1,6 2,7 -2,7 3,2
dont routier international 102,2 105,0 -7,4 -3,5 4,9 1,1 1,2 -0,8
42,6 49.20 Transport ferroviaire de marchandises 82,6 94,1 -16,5 7,0 -1,1 4,4 3,0 0,5
dont ferroviaire national 83,3 97,0 -15,7 9,9 -0,1 4,1 3,6 -0,1
dont ferroviaire international 81,6 89,9 -17,7 2,6 -2,6 4,8 2,1 1,5
8,4 50.40 Transport f luvial de marchandises 81,5 76,5 -10,1 -0,8 -4,2 9,8 1,9 -13,3
dont f luvial national 79,2 69,8 -9,5 11,6 -5,1 6,5 -4,2 -14,7
dont f luvial international 85,1 88,8 -10,8 -18,5 -2,6 16,0 12,4 -11,3
10,9 49.50 Transport par oléoducs 109,4 110,4 2,1 6,1 0,0 -7,7 -9,7 14,1
148,3 50.20 Transports maritimes de marchandises 100,7 95,0 -4,6 0,3 0,4 -0,1 0,1 -7,7
6,7
51.21 Transport aérien de marchandises par les compagnies
françaises
98,1 101,7 -0,5 4,0 -0,2 -3,1 2,8 1,7
18 4 ,8 Transport de voyageurs 141,8 150,6 5,7 0,9 1,6 2,9 0,2 0,4
132,1 49.3 Transport routier de voyageurs et réseaux urbains 125,4 134,6 2,6 0,8 2,3 3,7 0,2 0,4
78,8 49.31 Transports urbains et suburbains de voyageurs 123,5 130,9 -2,1 -0,8 0,6 7,0 -1,7 -0,1
20,1 49.32 Transports de voyageurs par taxis 140,5 149,5 9,0 4,3 1,4 2,4 0,6 -0,3
33,2 49.39 Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a 120,8 134,2 11,3 2,1 7,2 -3,1 4,5 2,0
29,8 49.10 Transport ferroviaire de voyageurs (hors Île-de-France) 145,4 152,1 5,8 -0,2 -0,3 2,5 0,3 -0,1
4,2 50.10 Transport maritime de voyageurs 212,0 214,5 23,2 1,1 3,0 3,2 -4,1 -0,9
18,7
51.10 Transport aérien de voyageurs par les compagnies
françaises
235,7 247,0 15,8 2,3 0,8 0,5 1,2 1,1
3 9 1,6 Services auxiliaires de transport 108,9 109,9 0,7 -0,3 -0,8 1,5 -0,5 0,7
77,5 52.10 Entreposage et stockage 99,0 96,6 -4,4 -1,1 -1,5 2,6 -1,8 -1,0
11,0 52.24 Services de manutention 105,9 112,2 -1,5 -1,3 -0,7 5,1 -7,4 8,4
181,2
52.29 Messagerie, fret express, affrètement, organisation des
transports
106,1 104,4 0,9 -0,3 -0,4 -0,3 0,4 -1,1
96,2 52.21 Services auxiliaires des transports terrestres 109,1 117,4 2,2 -0,6 -1,8 4,4 -0,8 5,0
12,7 52.22 Services auxiliaires des transports maritimes 100,7 95,0 -4,6 0,3 0,4 -0,1 0,1 -7,7
13,0 52.23 Services auxiliaires des transports aériens 214,6 223,9 14,3 2,4 1,0 -0,4 1,4 1,0
Indices Évolutions
2023 2023
2023 2024
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
Emploi salarié par secteur d?activité
Données CVS ; niveaux en milliers en fin de trimestre
Champ : France hors Mayotte.
Sources : SDES à partir de Insee, estimations d?emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee
Niveau
2024
T3 T3 T4 T1 T2 T3
1 451,0 0,1 0,1 0,1 0,2 0,2
49. Transports terrestres et transports par conduites 793,4 0,1 0,3 0,0 0,2 0,1
Transport ferroviaire (49.1, 49.2) 94,0 0,4 0,6 -0,8 0,5 0,1
Autres transports terrestres de voyageurs (49.3) 266,6 0,4 1,2 0,8 0,6 0,1
dont Transport urbain de voyageurs (49.31Z, 49.32Z) 147,7 0,4 1,5 0,3 0,5 0,6
dont Transport routier de voyageurs (49.39A, 49.39B) 105,5 0,6 0,7 1,4 0,9 -0,6
Transport routier de fret et par conduites (49.4, 49.5) 432,8 -0,1 -0,3 -0,3 -0,1 0,1
dont Transports routiers de fret (49.41A, 49.41B, 49.41C, 49.42Z) 427,8 -0,1 -0,3 -0,3 -0,1 0,1
50. Transports par eau 19,1 0,0 -1,1 1,1 0,5 1,6
51. Transports aériens 62,2 1,2 0,7 0,5 1,1 -0,2
52. Entreposage et services auxiliaires des transports 400,4 0,1 0,2 0,6 0,5 0,6
Manutention, entreposage (52.1, 52.24) 149,5 0,0 0,6 0,8 0,7 1,2
Services auxiliaires (52.21Z, 52.22Z, 52.23Z) 130,0 0,3 0,0 0,7 0,5 0,2
Organisation du transport de fret (52.29A, 52.29B) 120,8 0,0 -0,1 0,2 0,2 0,2
53. Activités de poste et de courrier 176,0 -0,2 -0,9 -0,5 -0,7 -0,6
112,5 -2,6 -1,5 1,9 -2,0 2,0
1 563,5 -0,1 0,0 0,2 0,1 0,3
21 118,9 0,2 0,0 0,3 -0,2 0,1
729,5 -2,3 -1,3 -0,7 -2,3 -0,9
Évolutions T/T-1 (en %)
Transports et entreposage (hors intérim) - (HZ)
Intérim utilisé dans "Transports et entreposage" (HZ)
Transports et entreposage y.c. intérim
Ensemble secteur privé
dont intérim utilisé
2023 2024
L?activité de transport est quasi stable au troisième trimestre 2024
MÉTHODOLOGIE
Sources
Parmi les sources spécifiques au transport, cette
publication utilise l?enquête sur le transport routier de
marchandises (TRM), l?enquête messagerie, l?enquête
auprès des opérateurs de transport ferroviaire, les indices
de prix du fret, réalisés par le service des données et
études statistiques (SDES), ainsi que des données
produites par plusieurs directions du pôle ministériel
(DGAC, DGITM) et différents acteurs des transports
(opérateurs ferroviaires (OPF), RATP, Air France, ADP,
VNF?). Sont aussi mobilisées, sur le champ des
transports, les données produites par l?Insee (enquête de
conjoncture dans les services, indices de chiffres
d?affaires des entreprises des secteurs des transports?),
la Dares, France Travail et l?Acoss (pour le marché du
travail), la Banque de France (défaillances).
Méthode
Sauf mention contraire, les évolutions des données sont
corrigées des variations saisonnières et des jours
ouvrables.
La correction des variations saisonnières et des
jours ouvrables
Bien souvent, les séries reflétant une activité socio-
économique sont sensibles aux saisons. La série corrigée
des variations saisonnières (CVS), construite à partir de la
série initiale dite « série brute », permet de neutraliser
l?effet habituel des saisons pour mieux faire ressortir à la
fois les tendances de fond et les évolutions
exceptionnelles. Contrairement au « glissement annuel »
où, pour éliminer la saisonnalité, on compare un trimestre
avec le même trimestre de l?année précédente, la série
CVS permet de comparer directement chaque trimestre
avec le trimestre précédent. Cela lui confère deux
avantages par rapport au glissement annuel. D?une part,
l?interprétation d?un trimestre ne dépend que du passé
récent et non d?événements survenus jusqu?à un an
auparavant.
D?autre part, on détecte tout de suite les retournements et
on mesure correctement les nouvelles tendances sans
retard, contrairement au glissement annuel qui ne repère
les changements de tendance que six mois plus tard. La
série corrigée des jours ouvrables (CJO) permet de
neutraliser l?impact des nombres inégaux de jours
ouvrables d?un trimestre à l?autre, de la même façon que
la série CVS neutralise l?impact des différentes saisons. La
combinaison des CVS et des CJO permet de fournir une
information sur l?évolution instantanée des phénomènes
économiques, abstraction faite des phénomènes
calendaires explicables habituels.
La nouvelle valeur de la série brute est intégrée chaque
trimestre dans le calcul des profils saisonniers historiques.
Les coefficients saisonniers sont donc réestimés chaque
trimestre, ce qui peut faire réviser très légèrement la série
CVS. La structure des modèles de désaisonnalisation est
validée une fois par an. Il en va de même pour la correction
des jours ouvrables. La correction des variations
saisonnières et des jours ouvrables est faite au niveau le
plus fin des séries par famille.
Diffusion
Des séries longues associées à cette note de conjoncture
sont disponibles sur le site internet du SDES :
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr,
rubrique Transports/Conjoncture.
Sébastien DEFRANCE, SDES
Marie-Madeleine DEVINEAU, SDES
François LIMOUSIN, SDES
François RAGEAU, SDES
Cyril RIZK, SDES
Directrice de publication : Béatrice Sédillot
Dépôt légal : janvier 2025
ISSN : 2557-8510 (en ligne)
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques des transports
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
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