Bilan énergétique de la France en 2023 - Données définitives
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France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
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Résumé
<p class="MsoNormal"><o:p></o:p>En 2023, la production d'énergie primaire de la France rebondit de 13 % du fait de la reprise de la production nucléaire et du bond de la production renouvelable. Le déficit des échanges physiques d'énergie diminue ainsi de 12 % en 2023 et la France redevient exportatrice nette d'électricité. Corrigée des variations climatiques, la consommation finale à usage énergétique diminue de 4 %, dans un contexte de prix élevés et d'efforts de sobriété. Cette diminution concerne tous les secteurs, en particulier le tertiaire et l'industrie. Alors que les prix de l'énergie se détendent sur les marchés de gros, les prix pour les consommateurs finaux continuent de progresser. La prolongation du bouclier tarifaire permet néanmoins de limiter les hausses de prix dans le résidentiel.<o:p></o:p></p>
Editeur
Ministères Aménagement du Territoire, Transition écologique
Descripteur Urbamet
production d'énergie
;énergie
;bilan énergétique
Descripteur écoplanete
consommation d'énergie
;énergie primaire
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
ÉNERGIE
L A BT AD A Essentiel
Bilan énergétique de la France
en 2023 - Données définitives
En 2023, la production d?énergie primaire de la France
rebondit de 13% du fait de la reprise de la production
nucléaire et du bond de la production renouvelable.
Ledéficit des échanges physiques d?énergie diminue
ainsi de 12% en 2023 et la France redevient exportatrice
nette d?électricité. Corrigée des variations climatiques,
la consommation finale à usage énergétique diminue de
4%, dans un contexte de prix élevés et d?efforts de
sobriété. Cette diminution concerne tous les secteurs,
en particulier le tertiaire et l?industrie. Alors que les prix
de l?énergie se détendent sur les marchés de gros,
lesprix pour les consommateurs finaux continuent de
progresser. La prolongation du bouclier tarifaire permet
néanmoins de limiter les hausses de prix dans le
résidentiel. Tous secteurs confondus, les prix de
l?énergie pour un usage énergétique progressent
de12,5% sur un an. Au total, les ménages, entreprises
et administrations ont dépensé 230milliards d?euros
(Md¤) pour leur consommation d?énergie. Chaque
ménage français a dépensé 3678¤ en moyenne en 2023
pour ses achats d?énergie, soit une hausse de 3% par
rapport à 2022, portée par la dépense en énergie pour
le logement malgré la baisse de la consommation.
LA PRODUCTION D?ÉNERGIE PRIMAIRE REBONDIT
EN 2023
Après une baisse importante en 2022, liée à la moindre
disponibilité des réacteurs nucléaires, la production primaire
rebondit en 2023. Elle progresse de 13,0%, à 1421TWh
(graphique 1), mais reste nettement inférieure à son niveau
de 2021 (1526TWh). Ce rebond est principalement
attribuable à la reprise de la production nucléaire, qui
représente 67% de la production primaire totale. Elle
progresse de 14,7% et atteint 1025TWh. Du fait des
mesures mises en place par EDF pour traiter le phénomène
non prévu de corrosion sous contrainte identifié en 2021 sur
certains réacteurs, la disponibilité du parc nucléaire
s?améliore nettement en 2023 par rapport à 2022, sans
retrouver néanmoins son niveau de 2021.
La production primaire d?électricité renouvelable
progresse fortement en 2023 (+24,6%, à 129TWh).
Sacroissance d?une ampleur inédite résulte d?une très
forte augmentation des capacités installées et de
conditions météorologiques nettement plus favorables
qu?en 2022. La production d?électricité hydraulique
(57TWh) s?accroît de 24,5% en 2023, après avoir atteint
un point bas en 2022 en raison de la sécheresse.
Laproduction éolienne est particulièrement dynamique
(+32,1% en 2023, à 50TWh) en raison de la progression
du parc (+20% de puissance installée en deux ans), avec
notamment le raccordement de plusieurs parcs en mer de
grande capacité en 2022 et 2023. Les conditions de vent
ont également été très propices, notamment en fin d?année
2023. Enfin, la production de la filière photovoltaïque
s?accroît également (+11,2%, à 22TWh), grâce au
développement des installations (+15% de capacités
installées en 2023).
La production primaire d?énergies renouvelables (EnR)
thermiques et issues de la valorisation des déchets repart
àla hausse (+2,2%, à 257TWh). La production de biomasse
solide, qui représente près de la moitié de cette
consommation, progresse de 0,8 %, à 123 TWh.
JANVIER 2025
Note: la production et la consommation primaires se lisent sur l?échelle de
gauche, le taux d?indépendance énergétique (rapport des deux grandeurs
précédentes) sur l?échelle de droite.
Champ: jusqu?à l?année 2010 incluse, le périmètre géographique est la
France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES
Graphique 1: consommation primaire, production
primaire et taux d?indépendance énergétique
En %En TWh
3500
3000
2500
2000
1500
1000
500
0
60
50
40
30
20
10
0
Consommation primaire réelle Production primaire
Taux d?indépendance énergétique
1970
1974
1978
1982
1986
1990
1994
1998
2002
2006
2010
2014
2018
2023
MINISTÈRES
AMÉNAGEMENT
DU TERRITOIRE
TRANSITION
ÉCOLOGIQUE
Bilan énergétique de la France en 2023 - Données définitives
Laproduction de chaleur issue des pompes à chaleur reste
très dynamique (+11,4%, à 50TWh) en raison d?un
accroissement toujours soutenu des équipements.
Laproduction de biogaz demeure très allante(+16,4%, à
22TWh). À l?inverse, la production primaire de biocarburants
continue de reculer (-2,7% par rapport à 2022, -29%
depuis 2014), tirée à la baisse par le biodiesel. Elle atteint
un point bas à 21TWh.
LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE PRIMAIRE
S?ACCROÎT LÉGÈREMENT
La consommation primaire réelle, ou demande intérieure
d?énergie, s?établit à 2525TWh en 2023. Elle augmente peu
par rapport à 2022 (+1,6%) malgré la progression du
nucléaire et des pertes de chaleur induites. Les prix toujours
élevés et les efforts de sobriété ont contribué à contenir la
hausse de la consommation primaire.
La hausse de la consommation primaire en 2023 étant
nettement plus faible que celle de la production primaire,
letaux d?indépendance énergétique, ratio de ces deux
grandeurs, progresse de 5,6points, pour s?établir à 56,3%,
soit son niveau le plus haut depuis 1970.
Le déficit des échanges physiques d?énergie, à
1175TWh, diminue ainsi de 12% en 2023. La France
redevient exportatrice nette d?électricité (50TWh, contre
-15TWh en 2022).
Les entrées nettes de gaz naturel sur le territoire se
replient (-19,6%, à 339TWh) du fait de la diminution de la
consommation et, dans une moindre mesure, du niveau
relativement élevé des stocks en début d?année. Le gaz
naturel liquéfié (GNL) représente, comme en 2022, près de
60% des importations (contre 35% en 2021). Comme en
2022, la Norvège et les États-Unis restent les deux premiers
fournisseurs (plus de la moitié des importations à eux deux)
devant la Russie (environ un huitième). L?activité des
raffineries progressant en 2023, les importations de pétrole
brut augmentent de 10,5%, à 540TWh, tandis que les
importations nettes de produits raffinés diminuent (-15,0%,
à 271TWh).
LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE FINALE À USAGE
ÉNERGÉTIQUE DIMINUE DE 4%
La consommation finale (qui correspond à la consommation
primaire diminuée des pertes de transformation, de
transport, de distribution et des usages internes de la
branche énergie) diminue de près de 4% et s?établit à
1615TWh. Une petite part de cette consommation
(119 TWh) concerne des usages non énergétiques,
majoritairement concentrés dans la pétrochimie.
Dans un contexte de prix élevés et d?appels à la sobriété,
la consommation finale à usage énergétique recule de 4,1%
sur un an et s?établit à 1496TWh. Corrigée des variations
climatiques, la baisse est du même ordre de grandeur
(-4,0%), les températures hivernales ayant été similaires
entre 2022 et 2023. Par rapport à 2019, elle diminue de
6,6% (graphique 2).
La consommation d?énergie corrigée des variations
climatiques décroît dans tous les secteurs. La baisse est
particulièrement forte dans le secteur tertiaire (-7,8%, à
239TWh) et l?industrie (-6,5%, à 283TWh). Elle est de
2,2% dans les transports (513TWh) et 2,7% dans
lerésidentiel (456TWh). Dans l?agriculture et la pêche,
laconsommation est quasi stable (-0,7%, à 53TWh).
BAISSE DE LA CONSOMMATION DANS
LETRANSPORT
La consommation finale énergétique des transports diminue
de 2,2% en 2023, pour s?établir à 513TWh. Hors crise
sanitaire et crise économique de 2008, c?est la baisse la plus
importante depuis 1990.
Elle s?explique par la forte diminution de la consommation
de gazole, qui représente 63% de la consommation
énergétique du transport. Celle-ci décroît de 6,0% en 2023,
dans un mouvement d?accélération de la baisse tendancielle
observée depuis 2016. À l?inverse, les consommations des
autres produits pétroliers progressent. La consommation
d?essence, qui se substitue progressivement au gazole dans
les transports routiers, s?accroît de 6,4% et dépasse son
niveau d?avant la crise sanitaire. La consommation de
carburéacteurs augmente de 4,8%, mais reste toujours
inférieure de 13% à son niveau de 2019 en raison du repli
des vols domestiques.
Les consommations de biocarburants, qui représentent
7% de la consommation énergétique des transports,
augmentent également, mais de manière différenciée selon
les produits. Celle de biodiesel, incorporé au gazole,
rebondit (+5,9% en 2023, après avoir stagné en 2022), alors
que celle de bioéthanol, incorporé à l?essence, est en légère
baisse (-0,6%).
La consommation d?électricité à usage de transport
(12,9TWh) reste très majoritairement liée au ferroviaire
(72%). La croissance soutenue(+16% en 2023, +27,8%
par rapport à 2019) est toutefois portée par la consommation
des véhicules électriques. En effet, bien que faible en niveau,
cette dernière croît fortement (+47% en 2023, multipliée
par 7 depuis 2019) en lien avec le développement du parc.
Enfin, la consommation de gaz naturel (0,8% de la
consommation des transports) poursuit sa croissance
(+14,7% en 2023).
Graphique 2: consommation finale à usage
énergétique (corrigée des variations climatiques)
par secteur ou usage
En TWh
* La ventilation de la chaleur vendue entre secteurs consommateurs n?est
pas disponible entre 2000 et 2006.
Champ: jusqu?à l?année 2010 incluse, le périmètre géographique est la
France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source : SDES
2000
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
1990
1993
1996
1999
2002
2005
2008
2011
2014
2017
2020
2023
Résidentiel Tertiaire Transports Industrie
Agriculture-pêche Non affecté*
Bilan énergétique de la France en 2023 - Données définitives
BAISSE DE LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE DANS
LE RÉSIDENTIEL ET LE TERTIAIRE LIÉE À DES PRIX
ÉLEVÉS ET DES EFFORTS DE SOBRIÉTÉ
Dans un contexte de prix de l?énergie élevés et d?incitation
à la sobriété, la consommation d?énergie du résidentiel
diminue de 2,7% à climat corrigé, après une baisse de
4,4% en 2022, pour s?établir à 456TWh. L?électricité, qui
représente plus du tiers de l?énergie du résidentiel, voit sa
consommation diminuer de 2,8%. La consommation de gaz
(un quart de l?énergie du résidentiel) décroît plus
fortement(-6,8%). À l?inverse, la consommation d?énergies
renouvelables thermiques et déchets progresse de 4%. Si
la consommation de biomasse est quasi stable, c?est surtout
la dynamique des pompes à chaleur (PAC) qui explique cette
évolution. La consommation de chaleur issue des PAC
progresse de 10,4% en 2023 et représente maintenant près
de 11% de la consommation du résidentiel.
Dans le tertiaire, la consommation d?énergie diminue de
7,8% à climat corrigé, pour s?établir à 239TWh. Celle
d?électricité, première énergie du secteur avec plus de 50%
de la consommation, baisse de 6,1%. Celles de gaz (26%
de la consommation du tertiaire) et de pétrole (11% de la
consommation) diminuent respectivement de 9,1% et
15,2%. La consommation d?énergies renouvelables et
déchets, encore très minoritaire dans le tertiaire (5%), est
quasi stable (-0,9%).
BAISSE DE LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE DANS
L?INDUSTRIE SOUS L?EFFET DES PRIX ÉLEVÉS
Dans un contexte de poursuite des hausses de prix de
l?énergie en 2023, la consommation énergétique dans
l?industrie continue à baisser. Corrigée des variations
climatiques, elle s?établit à 283TWh, soit une baisse de 6,5%
par rapport à 2022. Les consommations d?électricité et de gaz,
qui représentent chacune 36% de la consommation du
secteur, reculent respectivement de 4,9% et 9,3%. Les
consommations de chaleur (6% de la consommation
industrielle) et de charbon (2%) diminuent fortement
(respectivement -19,0% et -16,6%). À l?inverse, les
consommations de produits pétroliers raffinés et d?EnR
thermiques et déchets (un dixième chacun de la consommation
industrielle) progressent respectivement de 1,3% et 3,5%.
La baisse de consommation concerne tous les sous-
secteurs à l?exception des industries du matériel de
transport. En particulier, la consommation des secteurs de
la chimie-pétrochimie (22% de la consommation industrielle)
diminue de 4,5% et celle des produits alimentaires,
boissons, tabac (19% de la consommation énergétique
industrielle) de 8,0%.
LES PRIX CONTINUENT DE PROGRESSER POUR
LES MÉNAGES ET LES ENTREPRISES
Après une année d?envolée liée aux tensions internationales
et à la moindre disponibilité du parc nucléaire français, les
prix de l?énergie sur les marchés refluent nettement en 2023.
Le prix moyen du gaz sur le marché français (PEG) diminue
ainsi de 60%, pour s?établir à 39¤/MWh. Les prix de gros de
l?électricité ont une dynamique similaire: le prix spot de
l?électricité livrable en France perd 65%, à 97¤/MWh en
moyenne sur l?année 2023. Sur les marchés pétroliers, la
baisse est de moindre ampleur: exprimé en euros, le prix du
baril de Brent diminue de 21%, à 76¤ en moyenne annuelle.
Malgré la détente observée sur les marchés, les prix
pour les consommateurs finaux continuent à croître. Les
hausses sur les marchés de gros observées en 2022 se
répercutent en effet avec retard sur les prix payés par les
entreprises et les ménages. Tous secteurs confondus, les
prix de l?énergie pour un usage énergétique progressent de
12,5% sur un an (tableau 1). La hausse est particulièrement
forte dans le tertiaire(+49,2% sur un an). Dans l?industrie,
la hausse est plus mesurée (+ 19,5 %), les gros
consommateurs bénéficiant des baisses de prix sur les
marchés de gros. Dans le résidentiel, la progression des prix
(+ 10,7 % sur un an) est en partie contenue par la
prolongation du bouclier tarifaire.
LES CONSOMMATEURS FINAUX D?ÉNERGIE
ONTDÉPENSÉ 230Md¤ EN 2023
Au total, les ménages, entreprises et administrations ont
dépensé 230Md¤ en 2023 pour satisfaire leurs besoins en
énergie (graphique 3).
Source : SDES
2019 2020 2021 2022 2023
Industrie (hors charbon
hauts-fourneaux) 45 43 54 84 100
Transports 133 118 135 171 171
Résidentiel 103 106 106 124 137
Tertiaire 87 87 90 116 173
Agriculture-pêche 74 63 75 104 111
Consommation
finale énergétique
(hors charbon
hauts-fourneaux)
98 93 102 130 146
Consommation finale
non énergétique 49 41 62 97 76
Consommation
finale (hors charbon
hauts-fourneaux)
94 88 98 128 141
Tableau 1 : prix de la consommation finale parsecteur
En ¤/MWh
Note: dans ce tableau, le prix est calculé en rapportant la dépense
en énergie du secteur à sa consommation énergétique.
Pour le résidentiel, la consommation inclut le solaire thermique
et la chaleur des pompes à chaleur alors qu?aucune dépense n?est associée
à cette consommation.
Source : SDES
Graphique 3: décomposition de la dépense nationale
en énergie
En Md¤2023
250
200
150
100
50
0
Importations nettes de produits énergétiques et variations de stocks
Rémunération d?activités nationales TVA non déductible
Taxes énergétiques nettes des subventions
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques de l?énergie
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel: diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
Au sein de cette dépense, le coût des importations
nettes et des variations de stocks de produits énergétiques
représente 67Md¤, les taxes énergétiques (nettes des
subventions aux EnR et des remises carburant) 39Md¤ et
la TVA non déductible 18Md¤. Le solde, soit 106Md¤,
correspond à la rémunération d?activités réalisées sur le
territoire national, principalement la production d?électricité
et d?EnR, la gestion des réseaux de gaz et d?électricité, la
distribution des carburants et le raffinage de pétrole.
La dépense nationale est quasi stable par rapport à 2022
et se maintient à un niveau élevé (+19,5% en euros constants
par rapport à 2021) malgré la baisse de la consommation finale.
Dans un contexte de baisse des prix des énergies sur les
marchés de gros, le coût des échanges extérieurs diminue de
41,3% par rapport à 2022. Le montant des taxes énergétiques
(nettes des subventions) progresse de 20,4% avec le
relèvement progressif du taux de l?accise sur l?électricité dans
le cadre de la suppression du bouclier tarifaire. Enfin, la TVA
non déductible diminue légèrement (-2,5%).
Cette relative stabilité de la dépense totale cache des
évolutions hétérogènes selon les secteurs. Ainsi, la dépense
en énergie diminue de 6,8Md¤ dans les transports et de
3,3Md¤ pour les usages non énergétiques, mais progresse
dans le résidentiel (+1,3Md¤), l?industrie (+1,6Md¤) et
surtout le tertiaire (+9,2Md¤).
LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE DES MÉNAGES
S?ÉTABLIT À 3678¤ EN 2023
En 2023, les ménages paient en moyenne l?énergie 6,6%
plus cher qu?en 2022, après une hausse de près de 20%
entre 2021 et 2022. Cette augmentation résulte avant tout de
celle des prix des énergies du logement, qui progressent de
12,8%, à structure de dépense constante, dans un contexte
de hausse des prix du gaz et de l?électricité dans le résidentiel.
Le prix des carburants est, quant à lui, quasi stable sur un an.
La facture moyenne d?énergie des ménages s?élève à
3678¤ en 2023, dont 1851¤ pour l?énergie du logement
et 1827¤ pour les carburants. Elle augmente globalement
de 3,0% par rapport à 2022 en euros courants. Après deux
années de forte hausse sous l?effet cumulé de la reprise des
déplacements à la sortie de la crise sanitaire et de
l?augmentation des prix, la dépense en carburant diminue
de 0,6% par rapport à 2022. À l?inverse, la facture moyenne
liée au logement progresse de 6,8% dans un contexte de
hausse des prix et malgré la baisse des consommations.
L?énergie représente 9,4% du budget des ménages en 2023
(graphique 4). Cette part diminue de 0,2point par rapport à
2022. Elle reste néanmoins sensiblement inférieure au pic
atteint en 1985, à 11,7%.
Dépôt légal: janvier 2025
ISSN: 2557-8510 (en ligne)
Directrice de publication: Béatrice Sédillot
Coordination éditoriale: Amélie Glorieux-Freminet
Maquettage et réalisation: Agence Efil, Tours
MÉTHODOLOGIE
Cette publication présente les principaux résultats définitifs
du bilan énergétique physique et monétaire de la France en
2023, actualisant et complétant le bilan provisoire paru dans
la même collection en mai 2024. Le champ géographique
couvre la métropole et les cinq départements ou régions
d?outre-mer. La méthodologie du bilan physique suit les
recommandations d?Eurostat et de l?Agence internationale
de l?énergie. Le bilan monétaire est construit en cohérence
avec le bilan physique, à l?exception des hauts-fourneaux
(considérés comme faisant partie de la branche énergie dans
le bilan physique mais de l?industrie dans le bilan monétaire).
Une publication plus détaillée paraîtra courant 2025.
L?ensemble des séries du bilan est toutefois déjà disponible
conjointement à cette publication sur le site internet du
SDES.
POUR EN SAVOIR PLUS
? Bilan énergétique de la France en 2023 ? Données
provisoires, SDES, Datalab Essentiel, mai 2024
? Les énergies renouvelables en France en 2023 dans le
cadre du suivi de la directive (UE) 2018/2001? Données
provisoires, article web, mai 2024
Sous-direction des statistiques de l?énergie, SDES
2023
Graphique 4: part de la dépense énergétique
dans le budget des ménages
En %
12
11
10
9
8
7
6
1960
1964
1968
1972
1976
1980
1984
1988
1992
1996
2000
2004
2008
2012
2016
2020
Note: le budget des ménages est calculé comme les dépenses des
ménages au sens de la Comptabilité nationale, hors loyers imputés
et services d?intermédiation financière indirectement mesurés (Sifim).
Sources : Insee; SDES
MINISTÈRES
AMÉNAGEMENT
DU TERRITOIRE
TRANSITION
ÉCOLOGIQUE
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-en-2023-synthese
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-en-2023-synthese
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-en-2023-donnees-provisoires-0?rubrique=19&dossier=170
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-en-2023-donnees-provisoires-0?rubrique=19&dossier=170
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-energies-renouvelables-en-france-en-2023-dans-le-cadre-du-suivi-de-la-directive-ue-20182001-0?rubrique=21&dossier=174
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-energies-renouvelables-en-france-en-2023-dans-le-cadre-du-suivi-de-la-directive-ue-20182001-0?rubrique=21&dossier=174
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-energies-renouvelables-en-france-en-2023-dans-le-cadre-du-suivi-de-la-directive-ue-20182001-0?rubrique=21&dossier=174