COP 16 biodiversité : Cali, Colombie
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France.Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires (2022-...)
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal">La COP16 sur la biodiversité à Cali, Colombie, vise à renforcer la mise en oeuvre du cadre mondial de Kunming-Montréal. Les discussions porteront sur les engagements nationaux, les financements, et le partage des avantages liés aux ressources génétiques. La France défend une forte ambition pour la protection et la restauration de la nature.<o:p></o:p></p>
Descripteur Urbamet
écosystème
;pollution atmosphérique
;pollution de l'eau
;pollution du sol
;CHANGEMENT CLIMATIQUE
Descripteur écoplanete
biodiversité
;océan
;pesticide
;acidité
Thème
Environnement - Paysage
;Ressources - Nuisances
Texte intégral
octobre 2024
COP?16
BIODIVERSITÉ
CALI, COLOMBIE
Dossier de presse
2
Agnès Pannier-Runacher
Ministre de la Transition écologique, de l?Énergie,
du Climat et de la Prévention des risques
ÉDITO
La science est claire : l?effondrement de la
biodiversité est l?un des principaux défis de
ce siècle. En raison des activités humaines,
les écosystèmes de l?ensemble de la planète
s?abiment et disparaissent. Plus d?un million
d?espèces végétales et animales sont aujourd?hui
menacées d?extinction ; un phénomène sans
précédent depuis la précédente extinction de
masse, il y a 65 millions d?années.
La disparition des espèces est irréversible. Cette
situation est d?autant plus grave que la diversité
du vivant est essentielle à notre survie : elle est
à la base de toute production alimentaire et
d?une grande partie de l?économie, elle permet
de soigner les maladies, elle contribue à freiner
le dérèglement climatique et elle participe à
la lutte contre les pollutions. Dans le contexte
aggravant de la triple crise planétaire du
climat, de la biodiversité et des pollutions, la
préservation du vivant n?est donc pas seulement
une question de protection de la nature et un
impératif moral, elle est aussi une condition
essentielle pour la survie de l?Humanité.
La précédente COP?15 sur la Convention
sur la diversité biologique, organisée en
décembre 2022 à Montréal, avait permis
l?adoption historique du cadre mondial pour
la biodiversité de Kunming-Montréal. Celui-ci
définit 23 cibles à atteindre, y compris des
marqueurs forts comme la protection de 30?%
des espaces naturels et maritimes d?ici 2030. Il
s?agit désormais d?accélérer sa mise en oeuvre
pour renforcer concrètement ses effets sur le
terrain.
Lors de la COP?16 qui se tient à Cali, en Colombie,
du 21 octobre au 1er novembre, les États feront
le point sur l?atteinte de leurs engagements, au
travers notamment de leurs stratégies et plans
d?action nationaux. Les modalités de suivi des
engagements de chacun devront être finalisées
à cette occasion. Les enjeux financiers seront
également au coeur des discussions, puisqu?il
s?agira de préciser les outils en soutien des
objectifs fixés lors de la COP?15. Les discussions
porteront aussi sur le partage des avantages liés
à l?exploitation commerciale du séquençage
des ressources génétiques issues de la nature.
À Cali, je défendrai une ambition forte pour la
protection et la restauration de la nature. Nous
avons déjà agi au niveau national : la France a
été l?un des premiers pays, fin 2023, à adopter
une Stratégie nationale pour la biodiversité
alignée avec le cadre mondial de la COP?15. Au
niveau international, notre pays a doublé son
montant d?aide en faveur de la biodiversité,
avec 1,1 milliard d?euros en 2023. Je mettrai
aussi en avant plusieurs initiatives financières
innovantes en faveur du vivant, telles que
le financement de partenariats pays pour la
forêt, la nature et le climat ou la définition
de principes de haut niveau permettant de
déployer des crédits biodiversité qui financent
la protection de la nature.
La COP?16 biodiversité sera directement suivie
de la COP?29 sur le climat en Azerbaïdjan, de la
COP?16 sur la désertification en Arabie Saoudite
et de la dernière session de négociations pour
l?adoption d?un traité contre la pollution
plastique, en Corée du Sud. La France accueillera
enfin la Conférence sur les Océans, à Nice en
juin 2025. Ces rendez-vous internationaux sont
autant d?étapes importantes pour trouver
des solutions communes contre la triple crise
planétaire.
3
LA COP?16
BIODIVERSITÉ
CONTEXTE
ET ENJEUX
4
CONTEXTE ET ENJEUX
LE FONCTIONNEMENT
DES COP
BIODIVERSITÉ
La Convention des Nations unies sur la diversité biologique est
l?une des trois grandes Conventions de Rio, établies le 5 juin 1992
lors de la Conférence des Nations unies sur l?environnement
et le développement, souvent aussi appelée le Sommet de la
Terre. Dans un contexte d?effondrement de la biodiversité au
niveau mondial, elle vise à assurer la conservation et l?utilisation
durable de la diversité biologique ainsi qu?à maintenir un partage
juste et équitable des avantages découlant de l?utilisation des
ressources génétiques. C?est le principal instrument international de
préservation de la biodiversité.
Elle est accompagnée de deux protocoles : le protocole de
Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques et le
protocole de Nagoya sur l?accès aux ressources génétiques et le
partage des avantages découlant de leur utilisation. La France a
ratifié la CDB en 1994, le protocole de Nagoya en 2016 et approuvé
le protocole de Carthagène en 2003.
Les États Parties à cette Convention se réunissent tous les deux ans,
lors de la Conférence des Parties (COP), pour travailler à sa mise en
oeuvre. En 2022, la COP15 a abouti à l?adoption d?un cadre mondial
de la biodiversité, nommé cadre mondial de Kunming-Montréal.
Ce document dresse la feuille de route pour l?action internationale
en faveur de la biodiversité jusqu?en 2030 et offre une vision d?une
société en harmonie avec la nature à l?horizon 2050.
CONTEXTE ET ENJEUX
LES PRINCIPALES
AVANCÉES
DE LA COP?15
La 15e COP de la Convention pour
la diversité biologique (CDB),
s?est tenue à Montréal du 7 au
19 décembre 2022. Elle a permis
l?adoption d?un cadre stratégique
mondial de la biodiversité pour
la période 2020-2030, le cadre
mondial de la biodiversité de
Kunming-Montréal. Ce cadre fixe
4 grands objectifs et 23 cibles clés
pour réduire les pressions sur la
biodiversité, la protéger et l?utiliser
de manière durable. Le nouveau
cadre se distingue du précédent
avec une mise en oeuvre et un suivi
qui demandent aux Parties plus de
transparence et de redevabilité sur la
mise en oeuvre de leurs objectifs.
CIBLE 2
La restauration de
30?% des écosystèmes
dégradés d?ici 2030.
CIBLE 3
La protection et la
bonne gestion de
30?% des terres et
de 30?% des mers à
l?échelle mondiale
d?ici 2030 (la cible dite
30x30).
CIBLE 7
La réduction de moitié
des risques liés aux
pesticides et aux
produits chimiques
particulièrement
dangereux d?ici 2030.
CIBLE 8
L?atténuation des effets
des changements
climatiques et
de l?acidification
des océans sur la
biodiversité.
CIBLE 18
L?élimination des subventions dommageables, d?au
moins 500 milliards de dollars par an d?ici à 2030.
CIBLE 19
L?objectif de 200 milliards de dollars de financement
de toutes sources à mobiliser pour tous les pays
(développés et en développement) par an d?ici 2030.
CIBLE 22
Prise en compte des cultures et des droits des
peuples autochtones et des communautés locales.
LES PRINCIPALES CIBLES ADOPTÉES LORS DE LA COP 15
5
2. Mobiliser l?ensemble
des sources de financements
pour la biodiversité
Le cadre de Kunming-Montréal appelle à une
mobilisation de tous les leviers de politique économique
et de toutes les sources de financements, publiques
et privées, domestiques comme internationales. Cela
représente un niveau d?ambition sans équivalent dans
les autres accords multilatéraux sur l?environnement.
Quatre cibles portent sur la mobilisation de l?ensemble
des sources de financements (14, 15, 18 et 19). Les
cibles 14 et 15 portent sur l?intégration sectorielle
de la biodiversité et l?alignement des flux financiers
publics et privés en faveur de la biodiversité. La cible
18 prévoit l?identification et l?élimination progressive
des subventions néfastes pour la biodiversité avec un
objectif de réduction chiffrée de 500 Mds USD par an
à partir de 2030. La cible 19, relative aux financements
pour mettre en oeuvre le cadre mondial, comporte
deux objectifs chiffrés à atteindre : un objectif global
de 200 Mds USD de financement par an de toutes
sources à mobiliser par tous les pays; une augmentation
des financements internationaux des pays développés
et des pays en capacité de contribuer vers les pays en
développement, les petits États insulaires et les pays les
moins avancés, à hauteur de 20 Mds USD par an d?ici
2025 et 30 Mds USD par an d?ici 2030.
La COP15 a également demandé au Fonds pour
l?environnement mondial (FEM) de créer en son sein un
Fonds du cadre mondial de la biodiversité de Kunming-
Montréal (Global biodiversity framework fund, GBFF)
dédié à l?appui de la mise en oeuvre du cadre mondial
de la biodiversité.
La COP16 a pour objectif de renforcer et finaliser la
stratégie de mobilisation des financements pour la
mise en oeuvre du cadre. Les pays membres devront
notamment décider si le Fonds adopté à la COP15
(GBFF) est suffisant ou si un nouveau fonds distinct
dédié à la biodiversité doit être créé.
CONTEXTE ET ENJEUX
LES ENJEUX
DE LA COP?16
1. Finaliser la mise en oeuvre
du cadre mondial
La COP15 a permis l?adoption d?un mécanisme
de mise en oeuvre permettant une transparence
et une redevabilité sur les engagements pris. Ce
mécanisme prévoit la production :
? des stratégies nationales biodiversité
(appelées NBSAP pour National Biodiversity
Strategies and Action Plans) alignées sur les
objectifs et cibles du cadre mondial ;
? des rapports nationaux faisant état de la
mise en oeuvre et basés sur des indicateurs
communs ;
? un bilan mondial de la mise en oeuvre en 2026
qui aura pour but d?évaluer l?ambition globale
et de renouveler les engagements politiques
pour la mise en oeuvre du cadre lors de la
COP17.
La COP16 devra finaliser certains éléments du
mécanisme de mise en oeuvre, notamment
certains indicateurs qui composent le cadre
de suivi ainsi que l?adoption de modalités pour
l?organisation et le reportage du bilan mondial.
Elle sera également l?occasion de dresser un
bilan des engagements nationaux pris, sur
la base d?une analyse des stratégies et plans
d?actions nationaux pour la biodiversité (SPANB)
qui devront être élaborés ou révisés par les
États pour s?aligner au cadre mondial Kunming-
Montréal.
LA 16E COP
La Convention sur la diversité biologique se
tiendra du 21 octobre au 1er novembre 2024
à Cali, en Colombie. Elle a pour objectif de
renforcer et accélérer la mise en oeuvre du
cadre mondial de la biodiversité de Kunming-
Montréal, tout en accordant une place aux
enjeux financiers, pour définir les outils de suivi
des objectifs fixés par le cadre.
Le déploiement du Fonds du cadre
mondial pour la biodiversité (GBFF)
En un peu plus de 18 mois, un
ensemble de 220 M USD de
contributions ont été réunies. Dès
juin 2024, les premiers projets ont été
approuvés et la gouvernance a été
finalisée. Ces premiers projets ont
bénéficié à plusieurs pays (Mexique,
Brésil, Gabon) pour les accompagner
à se conformer aux objectifs du cadre
mondial de la biodiversité.
6
ENCOURAGER les Parties qui ne l?auraient pas
encore fait à publier une stratégie nationale
biodiversité et un plan d?actions (NBSAP)
SOUTENIR l?adoption d?un cadre de suivi solide
couvrant l?ensemble des 23 cibles du cadre
et l?adoption de modalités ambitieuses pour
réaliser le bilan mondial
SOULIGNER la montée en puissance banques
multilatérales de développement, et du Fonds
pour l?environnement mondial pour financer la
biodiversité
PÉRÉNNISER le Fonds mondial pour la
biodiversité (GBFF) en promouvant sa rapide
opérationnalisation depuis février 2024
ADOPTER un mécanisme garantissant la
sécurité et la clarté juridique pour tous les
utilisateurs de séquençage numérique des
ressources génétiques (DSI) et le libre accès
pour le secteur de la recherche
SOUTENIR l?adoption d?un plan d?action
mondial sur la biodiversité et la santé
SOUTENIR l?intégration de la biodiversité dans
tous les secteurs économiques et politiques
SOUTENIR l?adoption de décisions ambitieuses
sur la biodiversité marine et côtière
3. Définir un mécanisme
multilatéral de partage
sur l?utilisation de
l?information de
séquençage numérique
des ressources
génétiques (DSI)
Le mécanisme multilatéral de partage
des avantages liés à l?utilisation
commerciale des informations tirées du
séquençage numérique des ressources
génétiques (DSI) doit permettre une
large mobilisation des ressources pour
soutenir la conservation et l?utilisation
durable de la diversité biologique. En
2010, le protocole de Nagoya a établi
un premier mécanisme bilatéral de
partage des avantages liés à l?utilisation
des ressources génétiques matérielles.
Le cadre mondial pour la biodiversité
a élargi cette prise en compte aux
formes dématérialisées des ressources
génétiques tangibles, appelées
information de séquençage numérique
sur les ressources génétiques (ou DSI)
notamment en prévoyant la mise en
place d?un mécanisme multilatéral, y
compris un fonds mondial.
L?enjeu de la COP16 est de définir
ce mécanisme multilatéral et le
fonds mondial dédié. Les discussions
permettront notamment de préciser?:
les modalités de contribution
des entreprises (volontaires ou
obligatoires), les bénéficiaires du
fond (tous pays ou seulement pays
du Sud), les interactions avec le
partage des avantages non monétaires
(technologies), le rôle des bases de
données, ainsi que la gouvernance
du fonds (hébergement par le GBFF
ou création d?un nouveau fonds).
Pour la France et l?Union européenne,
il sera primordial de s?assurer que
le mécanisme garantisse la sécurité
et la clarté juridiques pour tous les
utilisateurs de DSI et maintienne un
libre accès aux données, notamment
pour le secteur de la recherche. La
France et l?Union européenne veilleront
aussi à s?assurer que le mécanisme
s?applique à tous les utilisateurs
commerciaux de DSI et ne crée pas de
distorsion de concurrence.
CONTEXTE ET ENJEUX
L?ENGAGEMENT DE DE
L A FR ANCE L A FR ANCE AU SERVICE
DE LA BIODIVERSITÉ
PENDANT L A COP?16PENDANT L A COP?16
La France témoigne d?un engagement de longue date
en faveur de la biodiversité, tant au niveau bilatéral
que multilatéral. Lors de la COP16, la France souhaite
s?engager pour :
7
LA FRANCE
MOBILISÉE
POUR STOPPER
L?EFFONDREMENT
DE LA
BIODIVERSITÉ
ET INVERSER
LA TENDANCE
AU NIVEAU
MONDIAL
La protection et la restauration de la nature est
une priorité pour le Gouvernement français qui
s?engage au travers de nombreux financements
à développer des initiatives innovantes en
faveur du vivant.
8
1. Un financement de
la biodiversité ambitieux
en France
La France participe activement au financement de la
biodiversité. La contribution du pays au Fonds pour
l?environnement mondial (FEM) a fortement augmenté
en 2022 pour s?établir à 360 M USD sur 4 ans. L?Agence
française de développement (AFD) a de son côté
renforcé la part consacrée à la biodiversité et optimisé
la traçabilité de ses actions en faveur de la biodiversité.
Son objectif de doublement de ses financements
biodiversité entre 2019 et 2025 est déjà atteint, avec
1,1 milliard d?euros de financement accordé en 2023.
L?AFD s?engage également à aligner l?ensemble de ses
financements avec le cadre de Kunming-Montréal d?ici
2027, dans le cadre de sa feuille de route climat-nature.
La France est également engagée dans plusieurs
partenariats pays pour les forêts, la nature et le climat
et dans des initiatives visant à mobiliser des sources
innovantes de financement comme les certificats
biodiversité. Pour appuyer les pays en développement
dans l?atteinte de la cible de préservation 30x30, la
France a créé avec le Costa Rica, en 2020, la Coalition
de la Haute Ambition pour la Nature et les Peuples
(HAC N&P). Cette coalition rassemble aujourd?hui
120 États membres et propose des outils d?assistance
technique et financière pour aider les pays à créer des
aires protégées.
En parallèle de ces financements internationaux,
la France s?est également engagée à tendre vers la
suppression ou la réforme de l?ensemble des soutiens
publics dommageables à la biodiversité d?ici 2030
grâce à sa nouvelle stratégie nationale biodiversité
(SNB). Le dispositif de compensation écologique
des atteintes à la biodiversité occasionnées par des
maîtres d?ouvrage a été renouvelé au travers de la loi
Industrie Verte avec la création de sites naturels de
compensation, de restauration et de renaturation
(SNCRR). Avec la publication des textes relatifs aux
SNCRR dans les jours qui viennent, des premiers
projets pilotes émergent et permettront par des
mesures compensatoires, y compris volontaires,
la protection et restauration d?espaces naturels.
2. Une stratégie nationale
Biodiversité 2030 déployée
dans l?Hexagone et dans
les Outre-mer
La France a lancé sa stratégie nationale
Biodiversité 2030 en novembre 2023, et s?est
attachée à encourager l?ensemble des Parties
à réviser leur stratégie ou cibles nationales (112
pays ont publié au moins 1 cible nationale et
seulement 35 pays ont soumis leur stratégie
révisée ? chiffres au 24 octobre 2024),
avec l?appui du réseau diplomatique et des
opérateurs publics français.
LE COMITÉ CONSULTATIF
INTERNATIONAL SUR LES
CRÉDITS BIODIVERSITÉ
Pour répondre aux enjeux de
financement de la biodiversité soulevés
dans le Cadre mondial de la biodiversité,
la France et le Royaume-Uni ont lancé,
en juin 2023, lors du Sommet de Paris
pour un nouveau pacte financier,
une initiative commune. Placé sous la
coprésidence de Dame Amelia Fawcett
(présidente des Jardins botaniques
royaux de Kew) et de Sylvie Goulard
(ancienne sous-gouverneure de la
Banque de France), un panel de haut-
niveau a été constitué avec une
vingtaine d?experts pour faire émerger
une feuille de route mondiale sur les
crédits biodiversité.
Lors de la COP16, des principes
de haut niveau ainsi que des
recommandations seront présentées
pour poser les bases de marchés de
crédits biodiversité à haute intégrité à
différentes échelles dont un marché
global, avec une trentaine de projets
pilotes expérimentant déjà des crédits
biodiversité.
9
4. Le Plan eau, un plan d?action
pour une gestion résiliente et
concertée de l?eau
L?ensemble des 53 mesures du Plan eau, lancé par le
Président de la République en mars 2023, a été engagé.
Ce plan s?articule autour de plusieurs mesures phares,
telles que la lutte contre les pollutions diffuses, la
restauration des milieux aquatiques et humides, et la
gestion durable des ressources en eau pour assurer leur
disponibilité et leur qualité.
Le Plan eau s?aligne avec les ambitions de la Stratégie
nationale biodiversité 2030 en contribuant à la
restauration des écosystèmes dégradés. L?un de
ses axes majeurs vise à renforcer la résilience des
écosystèmes aquatiques et à davantage valoriser les
solutions fondées sur la nature face aux pressions
croissantes, notamment en intégrant les problématiques
d?adaptation climatique et en mobilisant tous les
acteurs - collectivités, agriculteurs, industriels et
citoyens - autour d?actions concrètes.
5. Le One water Summit,
un sommet sous présidences
française et kazakhe pour
améliorer la gouvernance mondiale
de l?eau
La gestion de l?eau regroupe tous les aspects du
changement climatique, de la biodiversité et de la
pollution. Elle est aujourd?hui au coeur des politiques
d?adaptation au climat. Pour porter la question de
l?eau auprès des chefs d?État et de gouvernement,
le président de la République française, Emmanuel
Macron, et le président de la République du Kazakhstan,
Kassym-Jomart Tokayev, ont annoncé lors de la
COP28 l?organisation d?un One Water Summit, qui
aura lieu début décembre 2024 en marge de la COP16
désertification à Ryiad.
Dans la lignée de la Conférence des Nations unies sur
l?eau en 2023, ce sommet contribuera aux discussions
et au processus en cours aux Nations unies pour
améliorer la gouvernance mondiale de l?eau et répondre
à l?objectif de développement durable (ODD) 6 sur l?eau
et l?assainissement. Le One water Summit apportera
des solutions concrètes avant la préparation de la
prochaine Conférence des Nations unies sur l?eau en
2026, tout en intégrant les initiatives existantes dans le
domaine de l?eau (Forum mondial de l?eau, Conférence
de Douchanbé, Semaine mondiale de l?eau).
La Stratégie nationale pour la biodiversité
2030 (SNB 2030) est une réponse collective
pour faire face à l?urgence et préserver
la biodiversité en France. Elle accélère
l?engagement de la France en faveur de la
biodiversité en proposant 40 mesures précises
autour de 4 axes pour atteindre les ambitions
portées par le cadre mondial de la biodiversité
d?ici 2030 :
? réduire les pressions qui s?exercent sur la
biodiversité ;
? restaurer la biodiversité dégradée partout
où c?est possible ;
? mobiliser tous les acteurs ;
? garantir les moyens d?atteindre ces
ambitions.
3. La construction d?un plan
national de restauration de
la nature pour répondre au
règlement européen adopté
Entré en vigueur en août 2024, le règlement
sur la restauration de la nature contribue à
inverser la tendance de la disparition de la
nature, atteindre la neutralité climatique, et
améliorer la résilience de l?Europe aux effets
du changement climatique. Ce règlement
mettra en place un ensemble de mesures
pour restaurer, d?ici à 2030, au moins 20?% des
zones terrestres et des zones marines de l?UE,
et l?ensemble des écosystèmes ayant besoin
d?être restaurés d?ici 2050.
Le Gouvernement français a lancé plusieurs
concertations identifiant les besoins en
termes de connaissances, de renforcement
des politiques publiques existantes, de
nouvelles actions à mener pour établir un plan
national de restauration de la nature. Ce plan
permettra d?accompagner les territoires dans
la restauration des écosystèmes dégradés,
qu?il s?agisse d?écosystèmes terrestres,
côtiers, forestiers, agricoles et urbains, ou
d?écosystèmes marins.
10
6. La France engagée
pour la préservation
de l?Océan
L?Océan et la biodiversité marine sont
aujourd?hui menacés par de nombreuses
pressions liées effets du changement
climatique, de la pollution et de la
surexploitation des ressources marines. La
troisième Conférence des Nations unies sur
l?Océan (UNOC3), organisée en France à Nice
du 9 au 13 juin 2025, réunira l?ensemble des
États membres des Nations Unies, les agences
spécialisées, la société civile, le secteur privé
et les donateurs internationaux pour proposer
des solutions concrètes en faveur de la
préservation de l?Océan.
Cette conférence mettra l?accent sur trois
priorités pour aboutir au projet ambitieux des
Accords de Nice pour l?océan :
? oeuvrer à l?aboutissement des processus
multilatéraux liés à l?océan pour rehausser
le niveau d?ambition pour la protection de
l?océan, notamment l?entrée en vigueur du
traité international pour la protection de la
haute mer et de la biodiversité marine ;
? mobiliser des financements pour conserver
et exploiter de manière durable les océans,
les mers et les ressources marines aux fins du
développement durable (ODD14) et soutenir
le développement d?une économie bleue
durable ;
? renforcer et mieux diffuser les connaissances
liées aux sciences de la mer pour une
meilleure prise de décision politique.
24
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re
2
02
4.
LES PROCHAINS
RENDEZ-VOUS
COP?16
BIODIVERSITÉ
Cali, 21 oct. - 1er nov.
COP?29
CLIMAT
Bakou, 11 nov. - 22 nov.
ONE WATER
SUMMIT
Riyadh, en marge de la
COP16 désertification
TRAITÉ
PLASTIQUE
Busan, 25 nov. - 1er déc.
CONFÉRENCE
DES NATIONS
UNIES SUR
L?OCÉAN
Nice, juin 2025
COP?16
DÉSERTIFICATION
Riyadh, 2 déc. - 13 déc.
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presse@ecologie.gouv.fr