Guide de l'aménagement durable, pour des territoires sobres, résilients, inclusifs et créateurs de valeurs. (document complet). Juin 2024
Auteur moral
France. Ministère de la transition écologique et solidaire
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><span style="font-size:12px;"><span arial="" narrow="">Ce guide a pour vocation d'accompagner les<span style="letter-spacing:.05pt"> </span>acteurs de tous les territoires dans la mise en <span style="letter-spacing:-3.05pt"> </span>oeuvre de leurs projets d'aménagement durable<span style="letter-spacing:-2.9pt"> </span>afin de répondre aux grands défis de la ville durable,<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>sobriété<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>dans<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>la<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>consommation<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>des<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>ressources et de l'énergie, résilience notamment<span style="letter-spacing:-3.05pt"> </span>face au changement climatique, inclusion et<span style="letter-spacing:.05pt"> </span>création<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>de<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>valeur<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>sur<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>les<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>territoires. Il vise à fournir des informations pratiques pour <span style="letter-spacing:-2.9pt"> </span>aider à concevoir des territoires durables et à<span style="letter-spacing:-3.05pt"> </span>prendre des mesures concrètes pour améliorer<span style="letter-spacing:.05pt"> </span>la<span style="letter-spacing:-.6pt"> </span>qualité<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>de<span style="letter-spacing:-.6pt"> </span>vie<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>des<span style="letter-spacing:-.6pt"> </span>habitants<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>et<span style="letter-spacing:-.6pt"> </span>usagers.<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>Il<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>se<span style="letter-spacing:-3.05pt"> </span>veut<span style="letter-spacing:-.35pt"> </span>compréhensible<span style="letter-spacing:-.35pt"> </span>et<span style="letter-spacing:-.35pt"> </span>accessible<span style="letter-spacing:-.35pt"> </span>au<span style="letter-spacing:-.35pt"> </span>plus<span style="letter-spacing:-.3pt"> </span>grand<span style="letter-spacing:-2.9pt"> </span>nombre<span style="letter-spacing:-.5pt"> </span>tout<span style="letter-spacing:-.5pt"> </span>en<span style="letter-spacing:-.5pt"> </span>conservant<span style="letter-spacing:-.5pt"> </span>une<span style="letter-spacing:-.5pt"> </span>matière<span style="letter-spacing:-.45pt"> </span>riche,<span style="letter-spacing:-3.05pt"> </span>permettant<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>d'assurer<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>la<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>pertinence<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>d'un<span style="letter-spacing:-.55pt"> </span>projet<span style="letter-spacing:-3.05pt"> </span>d'aménagement. À la fois cadre de référence et<span style="letter-spacing:-2.9pt"> </span><span style="letter-spacing:-.05pt">guide</span><span style="letter-spacing:-.75pt"> </span><span style="letter-spacing:-.05pt">méthodologique</span><span style="letter-spacing:-.7pt"> </span>pour<span style="letter-spacing:-.7pt"> </span>concevoir<span style="letter-spacing:-.7pt"> </span>un<span style="letter-spacing:-.75pt"> </span>aménagement<span style="letter-spacing:-1.05pt"> </span>durable<span style="letter-spacing:-1.0pt"> </span>dans<span style="letter-spacing:-1.05pt"> </span>une<span style="letter-spacing:-1.0pt"> </span>approche<span style="letter-spacing:-1.05pt"> </span>intégrée,<span style="letter-spacing:-1.0pt"> </span>il<span style="letter-spacing:-2.9pt"> </span>décrit les fondamentaux de l'urbanisme durable<span style="letter-spacing:-2.9pt"> </span>et comment les concrétiser. Véritable boîte à<span style="letter-spacing:.05pt"> </span>outils<span style="letter-spacing:-.7pt"> </span>de<span style="letter-spacing:-.65pt"> </span>l'aménagement<span style="letter-spacing:-.65pt"> </span>durable<span style="letter-spacing:-.65pt"> </span>à<span style="letter-spacing:-.65pt"> </span>l'échelle<span style="letter-spacing:-.65pt"> </span>du<span style="letter-spacing:-3.05pt"> </span>quartier ! </span></span></p>
Editeur
Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires
Descripteur Urbamet
aménagement urbain
;ville
;méthodologie du projet
Descripteur écoplanete
ville durable
;consommation d'énergie
;changement climatique
;cadre de vie
;urbanisme
Thème
Aménagement du territoire
Texte intégral
¤ ?Guide de
l?aménagement
durable
ÉC
OQ
UARTIER VILLES
ET TERRITOIRES
DURABLES À l?heure de la
planification écologique
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 1240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 1 20/06/2024 11:0420/06/2024 11:04
2 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 3
Guide de l?aménagement
durable, pour des territoires
sobres, résilients, inclusifs
et créateurs de valeurs
Le guide de l?aménagement durable a pour
objectif d?accompagner les acteurs de tous les
territoires dans la mise en oeuvre de leurs projets
d?aménagement, afin de répondre aux grands
défis de la ville durable : sobriété dans la consom-
mation des ressources et de l?énergie, en tenant
compte des limites planétaires ; résilience face au
changement climatique, aux différentes crises et
aux nécessaires mutations ; inclusion et création
de valeurs dans les territoires.
À la fois cadre de référence et guide méthodolo-
gique, cet outil a été conçu pour aider les déci-
deurs à trouver des réponses opérationnelles
adaptées aux spécificités de leur territoire, à l?ap-
pui d?une gouvernance partagée. Il fournit des
informations pratiques pour concevoir des terri-
toires durables et prendre des mesures concrètes
pour améliorer la qualité de vie des habitants et
des usagers.
Issu du référentiel de la démarche ÉcoQuartier
qui met en oeuvre les enjeux de développement
durable de l?Agenda 2030, le guide s?articule
autour de quatre dimensions : démarche et pro-
cessus ; cadre de vie et usages ; développement
territorial ; environnement et climat. Il comprend
20 engagements qui intègrent les priorités des
politiques publiques tel que l?objectif de « zéro
artificialisation nette des sols » de la loi Climat
et Résilience.
Un rapprochement avec les autres normes, cer-
tifications et labels existants a été recherché,
dans une logique de valorisation mutuelle. Pour
éclairer la contribution des projets aux objectifs
de développement durable de l?ONU, un croise-
ment a également été réalisé entre ces derniers
et les 20 engagements du guide.
Ce guide, destiné à tous les porteurs de projets
d?aménagement durable, est le fruit d?un travail
collectif avec les partenaires historiques de la
démarche, les directions du ministère, les ser-
vices déconcentrés, les élus et les aménageurs. Il
fait l?objet d?actualisations annuelles, soumises à
l?avis du comité scientifique d'experts de l?asso-
ciation France Ville et territoires Durables, afin
de garantir des recommandations toujours adap-
tées à l?évolution des enjeux de la ville durable.
Céline BONHOMME
Sous-Directrice de l'aménagement durable
Direction de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages
Direction générale de l'Aménagement, du Logement
et de la Nature
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 3
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Sommaire
6 MODE D?EMPLOI
4 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
8 DIMENSION 1
Démarche
et processus
10 ?1 CONCEVOIR UN PROJET PRENANT
EN COMPTE LES BESOINS DE TOUS ET
LES PARTICULARITÉS DU TERRITOIRE
1.1 Connaître son territoire
1.2 Identifier et hiérarchiser les enjeux
et fixer les objectifs stratégiques
1.3 Élaborer un programme adapté et partagé
14 ?2 METTRE EN OEUVRE UNE GOUVERNANCE
ET UN PILOTAGE ADAPTÉS
2.1 Piloter le projet dans la durée
2.2 Anticiper la gestion du projet durant
toutes les phases et après sa livraison
17 ?3 ASSOCIER LES HABITANTS ET USAGERS
3.1 Créer les conditions de
la mobilisation citoyenne
3.2 S?appuyer sur les propositions
issues des instances participatives
3.3 Accompagner les pratiques
dans le temps
21 ?4 DÉVELOPPER L?APPROCHE
EN COÛT GLOBAL
4.1 Évaluer la faisabilité financière
4.2 Réduire les coûts par l?optimisation du projet
4.3 Calculer les impacts sociaux, économiques
et environnementaux du projet
25 ?5 ÉVALUER, MESURER L?IMPACT
ET AMÉLIORER EN CONTINU
5.1 Mettre en place une démarche
d?évaluation pour améliorer en continu
5.2 Évaluer le projet au regard des
finalités du développement durable
28 DIMENSION 2
Cadre de vie et usages
30 ?6 (RE)FAIRE LE QUARTIER AVEC L?EXISTANT
6.1 Favoriser le renouvellement urbain,
s?appuyer sur l?existant pour limiter
l?artificialisation des sols et l?usage
des ressources
6.2 Mettre en place une densité désirable
et cohérente avec le contexte
33 ?7 FAVORISER LE VIVRE-ENSEMBLE,
LA SOLIDARITÉ, L?INCLUSION
7.1 Faire un quartier pour tous
7.2 Encourager les initiatives solidaires,
le lien social et la vie de quartier via des
aménagements publics et qualitatifs
36 ?8 ASSURER UN CADRE DE VIE FAVORABLE
AU BIEN-ÊTRE ET À LA SANTÉ
8.1 Favoriser un urbanisme favorable
à la santé et au bien-être
8.2 Prévenir et lutter contre
les nuisances et pollutions
8.3 Proposer des aménagements favorisant
la sûreté et la sécurité dans l?espace public
40 ?9 CONCEVOIR UN PROJET ALLIANT
QUALITÉ URBAINE, PAYSAGÈRE ET
ARCHITECTURALE
9.1 Assurer une insertion urbaine et paysagère
du quartier avec son environnement
9.2 (Re)créer des formes urbaines et
architecturales favorisant la qualité
du cadre de vie
43 ?10 VALORISER LE PATRIMOINE, L?HISTOIRE
ET L?IDENTITÉ DU SITE ET DE SES HABITANTS
10.1 Identifier les patrimoines locaux
10.2 Préserver et valoriser les éléments
patrimoniaux, identitaires et la mémoire du site
46 DIMENSION 3
Développement
territorial
48 ?11 CONTRIBUER À UNE TRANSITION
ÉCONOMIQUE, RÉGÉNÉRATIVE,
SOCIALE ET SOLIDAIRE
11.1 Conforter, dynamiser et diversifier
le tissu économique existant
11.2 Accompagner et favoriser la création
d?emplois locaux et la reconversion des emplois
issus des filières non-soutenables
51 ?12 FAVORISER LA PROXIMITÉ
ET LA DIVERSITÉ DES FONCTIONS
12.1 Renforcer la mixité fonctionnelle
12.2 Faciliter l?accès aux différentes fonctions
54 ?13 OPTIMISER L?UTILISATION DES
RESSOURCES ET DÉVELOPPER LES FILIÈRES
LOCALES ET LES CIRCUITS COURTS
13.1 Économiser les ressources
13.2 Déployer l?économie circulaire
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 5
82 ?19 PRÉSERVER, GÉRER ET RESTAURER
LA RESSOURCE EN EAU
19.1 Assurer une gestion durable
des eaux pluviales
19.2 Réduire la consommation d?eau
19.3 Sensibiliser et conduire des actions
pédagogiques
86 ?20 PRÉSERVER ET RESTAURER LES SOLS,
LA BIODIVERSITÉ, LES MILIEUX NATURELS
20.1 Préserver et restaurer les fonctionnalités
écologiques des sols
20.2 Préserver et restaurer la biodiversité
20.3 Valoriser et sensibiliser
90 ANNEXES
1. Correspondance entre les ODD
et les engagements
2. La démarche ÉcoQuartier et son référentiel
3. L?évaluation au service de l?amélioration
continue des projets d?aménagement durable
4. Définitions
116 REMERCIEMENTS
57 ?14 ENCOURAGER LES MOBILITÉS
DURABLES ET ACTIVES
14.1 Aménager l?espace public au bénéfice
des mobilités durables et actives
14.2 Prévoir les équipements nécessaires
aux changements de pratiques
14.3 Connecter le quartier aux transports
publics pour améliorer l?intermodalité
14.4 Organiser la logistique urbaine
14.5 Promouvoir l?usage des modes
alternatifs au « monovoiturage »
63 ?15 ASSURER UNE TRANSITION NUMÉRIQUE
RESPONSABLE AU SERVICE DE
L?AMÉNAGEMENT DURABLE
15.1 Mettre la technologie numérique
au service d?un territoire plus durable
15.2 Utiliser les réseaux numériques
au service du projet
15.3 Répondre aux besoins exprimés
ou identifiés
68 DIMENSION 4
Environnement
et climat
70 ?16 RENFORCER LA RÉSILIENCE FACE
AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
ET AUX RISQUES
16.1 Prévenir les risques
16.2 S?adapter aux impacts
du changement climatique
16.3 Sensibiliser et former
74 ?17 CONTRIBUER À L?ATTÉNUATION
DU CHANGEMENT CLIMATIQUE ET FAVORISER
LA SOBRIÉTÉ ET LES ÉNERGIES
RENOUVELABLES
17.1 Favoriser la sobriété
et l?efficacité énergétiques
17.2 Développer la production d?énergies
renouvelables et de récupération
17.3 Prévoir un dispositif d?accompagnement
78 ?18 ÉVITER, RÉDUIRE, RECYCLER,
VALORISER LES DÉCHETS
18.1 Limiter, voire éviter la production de déchets
18.2 Inciter au tri à la source, optimiser
la collecte et valoriser les déchets
18.3 Réduire, trier et valoriser
les déchets de chantier
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6 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
10 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2023Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2023 11
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet prend-il
en compte les complémentarités
et dynamiques des différentes
échelles et composantes du
territoire pour le diagnostic ?
Quelles sont les parties prenantes
du projet à associer : habitants,
acteurs socio-économiques,
gestionnaires, etc. ?
Quelles modalités sont mises
en place pour partager les
informations avec les parties
prenantes et recueillir leurs
données et attentes ?
Engagement 1
Concevoir un projet prenant en compte
les besoins de tous et les particularités
du territoire
Notion 1.1 Connaître son territoire
RECOMMANDATIONS
? Réaliser un diagnostic du
territoire (incluant un diagnostic
de vulnérabilité) pour concevoir
un projet qui répondra aux besoins
de tous et s?appuiera sur les
ressources et les contraintes du
territoire : points forts et points
faibles, opportunités, problématiques
sociales, culturelles, économiques,
environnementales, attentes et
besoins des populations, etc.
? Identifier les acteurs-ressources
du territoire parties prenantes du
projet : habitants, usagers, société
civile (associations, collectifs
citoyens, etc.), acteurs économiques,
sociaux et culturels et autorités
publiques, réseaux d?acteurs
de l?aménagement du territoire,
du paysage, de l?urbanisme,
de l?architecture, de la préservation
du patrimoine naturel, etc.
? Évaluer les possibilités
d?évolutivité et de réversibilité de
certains aménagements / bâtiments
du projet.
Première étape du projet d?aménagement durable : la réalisation d?un diagnos-
tic spécifique au territoire permet d?identifier, en amont de la réalisation de
l?opération, les ressources et les contraintes du territoire ainsi que les besoins
des usagers (actuels et / ou futurs).
La réalisation de ce diagnostic nécessite, d?une part, d?élargir la réflexion
au-delà du périmètre de l?opération d?aménagement et, d?autre part, de croiser
l?ensemble des problématiques sociales, économiques et environnementales. Il
s?agit d?analyser les caractéristiques territoriales, via une approche systémique
reposant sur le métabolisme territorial en modélisant les flux, les risques et en
caractérisant les phénomènes.
Le diagnostic du territoire est l?occasion d?étudier les différentes possibi-
lités d?évolutivité de certains aménagements et bâtiments, tout comme
leur réversibilité.
Dès la phase de diagnostic, il est recommandé de procéder à l?identification
de l?ensemble des parties prenantes afin de pouvoir partager ce premier état
des lieux avec elles. Cette façon de procéder facilitera leur mobilisation tout au
long du projet.
Un accompagnement spécifique peut être mis en place pour initier les élus,
les techniciens, les gestionnaires, les habitants et les usagers aux dispositifs de
concertation et de dialogue participatif.
Le diagnostic initial constitue par ailleurs un état de référence qui sera utile à
l?évaluation du projet.
Éco-village des Noés
Val-de-Reuil, Eure, Normandie
L?Éco-village des Noés se situe en bordure de l?Eure et
à proximité immédiate de la gare. Il comprend 98 loge-
ments sociaux (60 logements collectifs et 38 maisons
individuelles), des services et équipements (crèche muni-
cipale, halle couverte, jardins familiaux, verger et poulail-
ler partagés), répartis sur trois hameaux implantés sur un
secteur de 4,6 hectares dont 1,5 hectares de zone verte
inconstructible (zone d?expansion de crue). Le volet
environnemental est très fortement développé dans
ce projet avec une valorisation des contraintes et des
atouts du site : bâtiments passifs, chaufferie bois avec
un suivi annuel par logement, suivi annuel de la faune
et de la flore, report de circulation, etc. Le système de
gestion des crues et des pluies a montré son efficacité
en 2018 et le projet a reçu de nombreuses récompenses.
De nombreuses actions en faveur de l?insertion sociale
et du développement des filières courtes et locales y
sont développées notamment au travers d?activités de
maraîchage biologique et la fourniture locale du bois de
la chaufferie.
L?acte fondateur pour la ville était double : finaliser la
construction du quartier des Noés dont l?aménagement
avait été reporté au moment de l?élaboration du PPRi
(plan de prévention des risques naturels d?inondation)
et remplacer l?agriculture intensive, présente aux portes
de la ville, par des modes plus respectueux de l?environ-
nement (agriculture, loisirs, cheminements). Fondée sur
de multiples diagnostics (urbain et social, besoins de la
ville et de ses habitants, modes de transports et dimi-
nution de la dépendance à l?automobile), l?opération
est devenue le vecteur d?un nouveau mode de déve-
loppement dans les communes du département et de
pédagogie auprès des citoyens. L?Éco-village propose un
nouveau mode d?habiter fondé sur l?expérience ances-
trale de la vie sociale, et permet d?accueillir des ménages
jeunes ou aux revenus modestes afin d?enrayer le déficit
démographique. Le résultat est un quartier éco-respon-
sable, cohérent avec son contexte, offrant un urbanisme
apaisé et adapté visant à accompagner les inondations
des rives de l?Eure. Enfin, le programme a su s?adapter
en fonction de l?évolution du contexte en se nourrissant
de l?ensemble des réflexions et expériences de tous les
acteurs.
Contexte local Faubourg
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 4,6
Superficie espaces verts (ha) 3,1
dont 1,5 de parc paysager
Nombre d?habitants prévus 311
Nombre de logements 98
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 98
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2007-2016
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2022
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Val-de-Reuil, SILOGE
Maîtrise d?oeuvre du projet
Philippe Madec, S?pace
Environnement, Arc en Terre
Acteurs ADEME, Caisse des Dépôts
et Consignations, CAUE, DDTM,
FEDER, Habitat Coopératif de
Normandie, Habitat et Territoires
Conseil, LPO, YSOS-Les Jardins
de Neustrie, WWF©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 1
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 1
S1 I1Consommation totale d?espaces naturels,
agricoles et forestiers du quartier (en Ha)
et rapportée au nombre de logements et
d?emplois créés
Part de logements sociaux (%)
Mode d?emploi
Ce guide de l?aménagement durable détaille pour les
20 engagements les recommandations et les questions
à se poser, notion par notion. Il indique également en quoi
elles répondent aux 17 objectifs de développement durable
portés par l?Organisation des Nations Unies. Chaque fiche
a été conçue pour être la plus didactique possible.
NOTION
Elle précise
l?engagement
à travers plusieurs
sous-thématiques.
RECOMMANDATIONS
Les principales
recommandations
sont mises en valeur.
DÉTAIL
Le détail permet
de mieux appréhender
les enjeux de chaque
notion et explicite
les recommandations
qui s?y rattachent.
DÉFINITIONS
Les termes en gras
sont à retrouver dans
les définitions à la fin
du document.
ENGAGEMENT
Chaque dimension
se décline en 5
engagements.
QUESTIONS
Elles sont là pour
vous guider dans la
mise en oeuvre des
recommandations.
EXEMPLE
Il permet d?illustrer
chaque engagement
par une action concrète
et inspirante.
OBJECTIFS DE
DÉVELOPPEMENT
DURABLE
Ils indiquent à quels
ODD la notion se rattache.
Un tableau récapitulatif se
trouve à la fin du document
qui croise engagements et
ODD, notion par notion.
INDICATEURS
D?ÉVALUATION
Pour chaque
engagement, vous
trouverez les indicateurs
d?évaluation associés
dans le cadre de la
démarche ÉcoQuartier.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 7
Dimension 1
DÉMARCHE
ET PROCESSUS
1 Concevoir un projet
prenant en compte
les besoins de tous
et les particularités
du territoire
2 Mettre en oeuvre
une gouvernance
et un pilotage adaptés
3 Associer les habitants
et usagers
¤ ?
4 Développer
l?approche
en coût global
5 Évaluer, mesurer
l?impact et améliorer
en continu
Dimension 2
CADRE DE VIE
ET USAGES
6 (Re)faire le quartier
avec l?existant
7 Favoriser
le vivre-ensemble,
la solidarité, l?inclusion
8 Assurer un cadre
de vie favorable
au bien-être et à la santé
9 Concevoir un projet
alliant qualité
urbaine, paysagère
et architecturale
10 Valoriser
le patrimoine,
l?histoire et l?identité du
site et de ses habitants
Dimension 3
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
11 Contribuer
à une transition
économique, régénérative,
sociale et solidaire
12 Favoriser
la proximité et
la diversité des fonctions
13 Optimiser
l?utilisation des
ressources et développer
les filières locales
et les circuits courts
14 Encourager
les mobilités
durables et actives
15 Assurer
une transition
numérique responsable
au service de l?aménage-
ment durable
Dimension 4
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
16 Renforcer
la résilience face
aux changements
climatiques et aux risques
17 Contribuer
à l?atténuation
du changement
climatique et favoriser
la sobriété et les énergies
renouvelables
18 Éviter, réduire,
recycler, valoriser
les déchets
19 Préserver, gérer
et restaurer
la ressource en eau
20 Préserver et
restaurer les sols,
la biodiversité, les milieux
naturels
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8
1 Concevoir un projet prenant
en compte les besoins de tous
et les particularités du territoire
2 Mettre en oeuvre une gouvernance
et un pilotage adaptés
3 Associer les habitants
et usagers
4 Développer l?approche
en coût global
5 Évaluer, mesurer l?impact
et améliorer en continu
DÉMARCHE ET
PROCESSUS
DIMENSION 1
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024
¤ ?
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9Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024
¤ ?
L?aménagement durable est un enjeu majeur pour notre
société car il impacte directement la qualité de vie de
la population, l?environnement, ainsi que le développement
économique et social. Pour répondre aux besoins de tous
en s?appuyant sur les ressources et les contraintes du
territoire, il est nécessaire de mettre en place une gouvernance
partagée. Celle-ci consiste à mobiliser une diversité d?acteurs
et de parties prenantes pour prendre des décisions éclairées
et responsables en matière d?aménagement durable.
Elle implique une collaboration étroite entre les pouvoirs
publics, les acteurs économiques, les associations et les citoyens.
Elle permet de garantir une prise en compte équitable
des intérêts de chacun et d?assurer la durabilité du projet.
Pour cela, une approche participative est mise en place,
impliquant les habitants et les usagers dans la prise de décisions.
Le processus doit également développer une approche
en coût global afin d?évaluer la faisabilité financière du projet
et intégrer la mesure de ses impacts à la fois sociaux,
économiques et environnementaux, dans une logique
d?amélioration continue et d?adaptation aux besoins
des différentes parties prenantes.
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10 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet prend-il
en compte les complémentarités
et dynamiques des différentes
échelles et composantes du
territoire pour le diagnostic ?
Quelles sont les parties prenantes
du projet à associer : habitants,
acteurs socio-économiques,
gestionnaires, etc. ?
Quelles modalités sont mises
en place pour partager les
informations avec les parties
prenantes et recueillir leurs
données et attentes ?
Engagement 1
Concevoir un projet prenant en compte
les besoins de tous et les particularités
du territoire
Notion 1.1 Connaître son territoire
RECOMMANDATIONS
? Réaliser un diagnostic du
territoire (incluant un diagnostic
de vulnérabilité) pour concevoir
un projet qui répondra aux besoins
de tous et s?appuiera sur les
ressources et les contraintes du
territoire : points forts et points
faibles, opportunités, problématiques
sociales, culturelles, économiques,
environnementales, attentes et
besoins des populations, etc.
? Identifier les acteurs-ressources
du territoire parties prenantes du
projet : habitants, usagers, société
civile (associations, collectifs
citoyens, etc.), acteurs économiques,
sociaux et culturels et autorités
publiques, réseaux d?acteurs
de l?aménagement du territoire,
du paysage, de l?urbanisme,
de l?architecture, de la préservation
du patrimoine naturel, etc.
? Évaluer les possibilités
d?évolutivité et de réversibilité de
certains aménagements / bâtiments
du projet.
Première étape du projet d?aménagement durable : la réalisation d?un diagnos-
tic spécifique au territoire permet d?identifier, en amont de la réalisation de
l?opération, les ressources et les contraintes du territoire ainsi que les besoins
des usagers (actuels et / ou futurs).
La réalisation de ce diagnostic nécessite, d?une part, d?élargir la réflexion
au-delà du périmètre de l?opération d?aménagement et, d?autre part, de croiser
l?ensemble des problématiques sociales, économiques et environnementales. Il
s?agit d?analyser les caractéristiques territoriales, via une approche systémique
reposant sur le métabolisme territorial en modélisant les flux, les risques et en
caractérisant les phénomènes.
Le diagnostic du territoire est l?occasion d?étudier les différentes possibi-
lités d?évolutivité de certains aménagements et bâtiments, tout comme
leur réversibilité.
Dès la phase de diagnostic, il est recommandé de procéder à l?identification
de l?ensemble des parties prenantes afin de pouvoir partager ce premier état
des lieux avec elles. Cette façon de procéder facilitera leur mobilisation tout au
long du projet.
Un accompagnement spécifique peut être mis en place pour initier les élus,
les techniciens, les gestionnaires, les habitants et les usagers aux dispositifs de
concertation et de dialogue participatif.
Le diagnostic initial constitue par ailleurs un état de référence qui sera utile à
l?évaluation du projet.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024 11
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les enjeux majeurs
à prendre en compte dans
le projet au regard des contraintes
et ressources du territoire
(notamment paysagères) ?
Quels sont les objectifs prioritaires
du projet ? Peut-on les hiérarchiser ?
Comment les parties prenantes
du projet contribuent-elles
à la définition de ces objectifs ?
Comment les objectifs prioritaires
du projet s?intègrent-ils dans
la stratégie territoriale ?
Comment analyser les potentiels
de diversification fonctionnelle
et résidentielle au sein du
quartier ? Comment peuvent-ils
s?inscrire dans le projet de
territoire ?
Notion 1.2 Identifier et hiérarchiser les enjeux
et fixer les objectifs stratégiques
RECOMMANDATIONS
? Définir les enjeux prioritaires
pour le projet, en cohérence avec
la stratégie territoriale à l?échelle
supra dans laquelle il s?insère, afin
d?identifier les complémentarités
et solidarités territoriales (y compris
ce que le projet apporte au territoire).
? À partir du diagnostic territorial,
affirmer l?ambition du projet au
service du développement durable
et établir des objectifs stratégiques
qualitatifs et quantitatifs pour
répondre aux enjeux prioritaires
identifiés.
La réalisation du diagnostic territorial permet d?identifier les besoins et enjeux
territoriaux qu?il est nécessaire de hiérarchiser afin de définir les objectifs prio-
ritaires du projet. Ces objectifs doivent s?inscrire en cohérence avec la stratégie
territoriale et en particulier les politiques de lutte contre l?artificialisation des
sols. Ils doivent aussi répondre aux enjeux stratégiques partagés avec les parties
prenantes et intégrer les ambitions politiques du projet.
Deux périmètres doivent être clairement définis : celui de réflexion, plus large,
et celui d?action correspondant aux contours du projet. En effet, une réflexion
élargie permet d?identifier les complémentarités et solidarités territoriales du
projet. À l?échelle du projet, il s?agit de veiller aux équilibres avec les quartiers
immédiats en termes d?offres résidentielles commerciales, d?équipements, de
services.
Le projet peut aussi nourrir la stratégie territoriale par ses ambitions fortes en
termes de développement durable et servir ainsi de levier pour transformer le
territoire élargi.
Une fois ces étapes franchies, les ambitions de l?opération d?aménagement pour-
ront être clairement définies, tout comme les objectifs et enjeux prioritaires.
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12 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le programme permet-il
de décliner de façon opérationnelle
(calendrier, personnes responsables
de chaque action, ressources -
procédures, outils, compétences,
financements) les objectifs
prioritaires du projet pour chacun
des domaines d?action concernés ?
Comment les besoins et attentes
des usagers, habitants, gestionnaires,
acteurs socio-économiques
identifiés dans le diagnostic sont-ils
intégrés dans la programmation ?
Comment insérer dans le calendrier
global de programmation
les phases d?association
des habitants et usagers ?
Quels moyens sont mis en
oeuvre pour identifier et ajuster
la programmation en fonction
de l?évolution du contexte
social, économique, politique,
réglementaire ou environnemental ?
Notion 1.3 Élaborer un programme adapté
et partagé
RECOMMANDATIONS
? Décliner de façon opérationnelle
les objectifs stratégiques
prioritaires du projet, dont
les besoins en termes d?habitat,
d?équipements, d?infrastructures,
de commerces, de mobilités et
de préservation des sols.
? Associer les parties prenantes
et mobiliser les compétences
et expertises nécessaires à chaque
étape de la démarche de
programmation.
La démarche de programmation s?appuie sur le diagnostic et la définition des
objectifs prioritaires qui ont identifié les besoins des habitants et des usagers
et hiérarchisé les réponses à apporter. Elle nécessite une approche intégrée et
évolutive du projet afin d?être ajustée en fonction de l?évolution du contexte
social, économique, politique, réglementaire ou environnemental.
La programmation urbaine adéquate au regard des ambitions définies à l?appui
du diagnostic et en concertation avec l?ensemble des acteurs du projet doit
permettre :
? de déterminer les besoins en termes de programme ;
? de préparer les conditions opérationnelles (économie, phasage, montages
financiers?) et la spatialisation du projet ;
? d?assurer la cohérence entre les besoins du territoire et la réponse apportée
en termes de diversification résidentielle ou fonctionnelle ;
? d?inscrire et phaser la démarche de participation / implication des parties pre-
nantes dans le calendrier global du projet.
Il pourra être utilement proposé dans la démarche de programmation que
soient produits des scénarios contrastés. Les porteurs de projet seront ainsi
éclairés sur leurs choix de manière concertée.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024 13
L?Éco-village des Noés se situe en bor-
dure de l?Eure et à proximité immédiate
de la gare. Il comprend 98 logements
sociaux (60 logements collectifs et 38
maisons individuelles), des services et
équipements (crèche municipale, halle
couverte, jardins familiaux, verger et
poulailler partagés), répartis sur trois
hameaux implantés sur un secteur de
4,6 hectares dont 1,5 hectares de zone
verte inconstructible (zone d?expan-
sion de crue). Le volet environnemen-
tal est très fortement développé dans
ce projet avec une valorisation des
contraintes et des atouts du site : bâti-
ments passifs, chaufferie bois avec un
suivi annuel par logement, suivi annuel
de la faune et de la flore, report de cir-
culation, etc. Le système de gestion des
crues et des pluies a montré son effica-
cité en 2018 et le projet a reçu de nom-
breuses récompenses. De nombreuses
actions en faveur de l?insertion sociale
et du développement des filières
courtes et locales y sont développées
notamment au travers d?activités de
maraîchage biologique et la fourniture
locale du bois de la chaufferie.
L?acte fondateur pour la ville était
double : finaliser la construction du
quartier des Noés dont l?aménagement
avait été reporté au moment de l?élabo-
ration du PPRi (plan de prévention des
risques naturels d?inondation) et rem-
placer l?agriculture intensive, présente
aux portes de la ville, par des modes
plus respectueux de l?environnement
(agriculture, loisirs, cheminements).
Fondée sur de multiples diagnostics
(urbain et social, besoins de la ville et
de ses habitants, modes de transports
et diminution de la dépendance à l?au-
tomobile), l?opération est devenue le
vecteur d?un nouveau mode de déve-
loppement dans les communes du
département et de pédagogie auprès
des citoyens. L?Éco-village propose un
nouveau mode d?habiter fondé sur l?ex-
périence ancestrale de la vie sociale,
et permet d?accueillir des ménages
jeunes ou aux revenus modestes afin
d?enrayer le déficit démographique.
Le résultat est un quartier éco-respon-
sable, cohérent avec son contexte,
offrant un urbanisme apaisé et adapté
visant à accompagner les inondations
des rives de l?Eure. Enfin, le programme
a su s?adapter en fonction de l?évolution
du contexte en se nourrissant de l?en-
semble des réflexions et expériences de
tous les acteurs.
Éco-village des Noés
Val-de-Reuil, Eure, Normandie
Contexte local Faubourg
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 4,6
Superficie espaces verts (ha) 3,1
dont 1,5 de parc paysager
Nombre d?habitants prévus 311
Nombre de logements 98
Nombre de logements sociaux parmi
les logements 98
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2007-2016
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2022
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Val-de-Reuil, SILOGE
Maîtrise d?oeuvre du projet
Philippe Madec, S?pace
Environnement, Arc en Terre
Acteurs ADEME, Caisse des Dépôts
et Consignations, CAUE, DDTM,
FEDER, Habitat Coopératif de
Normandie, Habitat et Territoires
Conseil, LPO, YSOS-Les Jardins
de Neustrie, WWF
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EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 1
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14 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelle est l?organisation de
la gouvernance et du pilotage
politique et technique du projet ?
Comment est-elle formalisée
(selon quelles modalités et avec
quels participants) ?
De quelle manière la continuité
du projet est-elle assurée en
cas de modification de la
gouvernance ?
Quelles modalités de travail
(méthodes et outils) sont mises
en place avec l?ensemble des
acteurs concernés pour favoriser
la transversalité et la cohérence
globale du projet et assurer
son suivi ?
La gouvernance mise en place
permet-elle d?identifier toutes
les parties intéressées, les
compétences nécessaires
au projet, leurs rôles et
responsabilités, ainsi que
l?organisation de leur implication
et de leur montée en compétence
(sensibilisation, formation, etc.) ?
Quelles ressources (financières,
humaines, technologiques et
opérationnelles) ont été identifiées
pour la mise en oeuvre, le suivi
et l?amélioration du système
de management ?
Engagement 2
Mettre en oeuvre une gouvernance
et un pilotage adaptés
Notion 2.1 Piloter le projet dans la durée
RECOMMANDATIONS
? Identifier un élu référent et
un chef de projet.
? Favoriser la continuité du projet
en actant des jalons pour éviter
sa remise en cause (tout en gardant
de la souplesse) en cas de
changement de pilotes.
? Créer une ou plusieurs instances
de pilotage et de gouvernance
transversales et pluridisciplinaires
rassemblant les parties prenantes
et notamment les autorités locales,
la société civile, les acteurs sociaux
et les acteurs économiques.
Le pilotage et la gouvernance d?un projet consistent à coordonner des acteurs
et des expertises, professionnelles ou citoyennes, dont ils sont porteurs pour
préparer l?élaboration de décisions. Il revient à la collectivité de mettre en place
le système d?acteurs pour l?élaboration du projet, sachant qu?il pourra évoluer
et prendre différentes configurations selon ses différentes phases. Une instance
formalisée de pilotage et de gouvernance permet au porteur de projet de
mettre en relation l?ensemble des parties prenantes, de répondre à l?ensemble
des besoins exprimés et de rendre la prise de décision plus réactive. Organiser
ce système d?acteurs suppose :
? d?identifier les différentes parties prenantes (personnes, groupes, organisa-
tions qui sont / seront directement ou potentiellement concernés par le projet) :
services techniques compétents sur le projet et issus de différentes collectivi-
tés, partenaires institutionnels, acteurs économiques (aménageurs, promoteurs,
entreprises, prestataires, etc.), société civile (citoyens et associations), etc. ;
? de définir selon quelles modalités elles seront interpellées dans le cadre de
l?élaboration du projet (en représentant qui, avec quelles fonctions, quand, sur
quels aspects, comment, etc.) ;
? d?assurer la continuité du projet en actant des jalons pour éviter sa remise en
cause en cas de changement de pilotes.
La désignation d?un élu référent pour assurer l?engagement politique ainsi que
d?un chef de projet opérationnel est essentielle à la mise en oeuvre de la gou-
vernance et du pilotage politique et technique d?un projet. Celle-ci peut s?opé-
rer de différentes manières en fonction des ressources financières et humaines
locales : constitution d?une équipe-projet, organisation interservices, mobili-
sation d?une assistance à maîtrise d?ouvrage, organisation de la transversalité
au sein des services, organisation et répartition entre la ville et l?Établissement
Public de Coopération Intercommunale (EPCI), organisation des instances de
décision, instances de suivi technique, etc.
Différentes modalités de travail avec l?ensemble des acteurs peuvent faciliter
la transversalité et la cohérence du projet ainsi que l?implication des différents
acteurs tout au long du projet : calendrier global de la démarche de participation
citoyenne, calendrier pluriannuel d?investissement, procédure de contrôle des
délais, démarches d?ateliers, réunions de travail dédiées, concours d?idées, etc.
Formaliser l?ensemble des étapes de la démarche de programmation permet
de communiquer, auprès des parties prenantes, les modalités de pilotage et les
différentes étapes de décision du projet.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024 15
LES QUESTIONS À SE POSER
Dans quelle mesure le projet
est-il en capacité de répondre
aux usages prévus et de s?adapter
aux nouveaux qui pourraient
apparaître ?
De quelle manière le projet
prend-il en compte les pratiques
et contraintes des habitants,
usagers et gestionnaires, dans
la conception des espaces publics,
des bâtiments et des services ?
Quels dispositifs ont été mis
en place en phase amont pour
assurer la gestion du projet
d?aménagement dans le temps ?
Comment la gestion et la
limitation des nuisances de la
phase chantier ont-elles été
anticipées ?
En phase chantier, après la livraison
et sur le long terme, quelles
modalités d?accompagnement
au changement et quels dispositifs
mettre en place pour recueillir
les retours des habitants, usagers
et gestionnaires ?
Notion 2.2 Anticiper la gestion du projet durant
toutes les phases et après sa livraison
RECOMMANDATIONS
? En phase amont, identifier
les gestionnaires (services publics,
entreprises, bailleurs, etc.).
? Décider du niveau de participation
et d?interaction de ces derniers
à chacune des phases.
? Proposer des outils de suivi
et d?amélioration du projet.
? Anticiper la gestion du projet livré
par les différents acteurs impliqués,
en définissant le rôle de chacun,
à chaque phase.
? Anticiper la réduction des nuisances
pendant la réalisation du projet.
Pour assurer une réponse adaptée aux usages tant en termes de gestion que
d?appropriation des lieux par les habitants et usagers, il est nécessaire d?antici-
per la gestion du projet durant toutes les phases et après la livraison.
Cela se traduit en phase amont par l?identification des gestionnaires (services
publics, entreprises, bailleurs, etc.) et par la définition de leur niveau de partici-
pation et d?interaction à chacune des phases du projet.
Dès la conception de celui-ci, la mise en place d?un plan de gestion permettra
d?identifier et de dimensionner les conditions d?entretien et de gestion garan-
tissant la pérennité du projet. Des dispositifs participatifs et engageants pour
les usagers et futurs habitants peuvent par ailleurs être proposés.
La phase de réalisation peut se dérouler sur une période longue et impacter les
usages au quotidien en générant des nuisances (cheminements interrompus,
bruits, poussières, ruptures de l?espace public, etc.). Cette période nécessite
non seulement d?informer largement les habitants, usagers et gestionnaires du
projet à venir, mais également de recueillir leurs demandes afin de redéfinir
ponctuellement les aménagements provisoires.
Proposer et valoriser des projets temporaires sur les friches (urbanisme transi-
toire) est un moyen d?accompagner le changement de pratiques et de gérer les
transitions spatiales. Des actions transitoires comme le préverdissement per-
mettent également de préfigurer les phases du projet.
Différents dispositifs existent pour assurer la gestion sur le long terme, comme
par exemple la mise en place d?un plan de gestion adapté au contexte du quar-
tier, ou d?une charte de Gestion Urbaine de Proximité (GUP). Des plans de ges-
tion des espaces extérieurs peuvent être demandés aux maîtres d?oeuvre en
phase conception pour adapter le projet aux moyens d?entretien des collecti-
vités ou des propriétaires. Des dispositifs participatifs d?accompagnement au
changement après la livraison peuvent être proposés aux habitants et usagers
sur le périmètre du projet, en lien avec les quartiers limitrophes, pour favoriser
l?appropriation et recueillir le retour des habitants, usagers et gestionnaires.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 202416
L?ÉcoQuartier Vidailhan est situé en cou-
ronne périurbaine à l?est de Toulouse,
à proximité d?un arrêt de métro et de
transports en commun. Ce projet de
quartier est porté par la communauté
urbaine en lien avec la commune. Le
quartier offre une densité raisonnable,
agréablement rythmée d?espaces
publics étendus et d?espaces plus inti-
mistes. Il propose une mixité de typo-
logie de l?offre d?habitat, une mixité
fonctionnelle et une mixité sociale. Le
parc, implanté au coeur du quartier,
constitue un poumon vert et participe
au renforcement du lien social.
Une comitologie très riche a été mise en
oeuvre dans le cadre de cet ÉcoQuartier,
tant en phase de conception que de
réalisation, pour s?assurer l?adhésion
de tous les acteurs : un comité de pilo-
tage organe de décision, un comité
technique réunissant les différents ser-
vices de la communauité urbaine, un
comité de coordination entre la ville
et la communauté urbaine, un groupe
de travail constitué de riverains, d?asso-
ciations et d?élus pour fixer les objectifs
de l?ÉcoQuartier et son suivi tout au
long du projet. En 2011 a été ouverte
la « maison de Balma Gramont » pour
mettre à disposition de tous un espace
de rencontre et de présentation de
films et reportages. Dès 2012, les futurs
habitants ont créé l?association « Vivr?à
Vidailhan » pour, d?une part, proposer
des animations, échanges, site inter-
net et, d?autre part, devenir le nouvel
organe de proposition d?orientations
ou réorientations du projet urbain,
remontées jusqu?au comité de suivi. Les
bailleurs et promoteurs ont également
été associés afin qu?ils s?approprient les
valeurs portées par le projet.
Vidailhan
Balma, Haute-Garonne, Occitanie
Contexte local Périphérie
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 31
Superficie espaces verts (ha) 10
Nombre d?habitants prévus 2 900
Nombre de logements 1 294
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 405
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2004-2010
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2014
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Toulouse Métropole (MO déléguée :
SEM Oppidea), ville de Balma
Maîtrise d?oeuvre du projet
A&P DUMONS (urbaniste)
Groupement KCAP Architects &
Planners, Droit de cité, Mutabilis
Paysage, Tisséo
Acteurs ADEME, ARPE, AUAT, HLM
(organisme), promoteurs privés
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EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 2
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Engagement 3
Associer les habitants
et usagers
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet prévoit-il
d?identifier les futurs bénéficiaires
et usagers en amont, puis de
les informer, consulter et associer
à la conception du projet dans
les choix d?aménagement ?
Quelles finalités sont attendues
de l?association des habitants,
des usagers et de la société civile ?
Comment les identifier et
les partager ?
Dans quelles instances les
habitants, les usagers et la société
civile sont-ils associés ? Quels
dispositifs mettre en oeuvre pour
la société civile et les citoyens :
ateliers, réunions publiques,
manifestation culturelle,
événements festifs,
e-concertation ?
Comment intégrer les publics
habituellement éloignés
des dispositifs participatifs ?
Comment la prise en compte des
contributions citoyennes au début
de la concertation et la restitution
auprès des citoyens est-elle
formalisée ?
Notion 3.1 Créer les conditions de la mobilisation
citoyenne
RECOMMANDATIONS
? Sensibiliser, impliquer et
responsabiliser l?ensemble des
parties prenantes dont les habitants
et usagers en définissant en amont
une stratégie d?association :
qui impliquer, à quels moments
et sur quelles parties du projet.
? Rechercher la diversité
des citoyens mobilisés.
L?implication citoyenne tout au long du projet contribue à l?enrichir et à antici-
per la gestion. Elle facilite une meilleure appropriation et adaptation de l?amé-
nagement aux usages et redynamise la démocratie locale. Parmi les acteurs
mobilisables se trouvent : riverains, habitants actuels ou futurs du quartier, de la
commune, de l?intercommunalité, membres de conseils de quartier, de conseils
citoyens, associations, élèves, usagers, acteurs économiques, commerçants,
professionnels de la médiation, maîtrise d?usages, actifs, retraités, jeunes, etc.
Il n?existe pas de dispositif-type pour la mobilisation citoyenne, chaque
démarche devant être contextualisée. Pour concourir à cette mobilisation, il
convient au préalable de :
? donner un cadre clair à la participation des citoyens et assurer sa continuité :
objet, gouvernance, place des citoyens dans le processus, marges de manoeuvre,
reddition des comptes ;
? disposer d?un référentiel commun pour partager les intentions et le processus
participatif.
La charte de la participation du public du ministère définit les valeurs et prin-
cipes vertueux, qui constituent autant de points d?attention pour bien calibrer
son dispositif participatif :
? s?adapter au public auquel on s?adresse : vocabulaire et posture du porteur
de projet ;
? se donner les moyens : temps, ingénierie de la participation, outils adaptés,
modalités de garde d?enfants, le cas échéant un défraiement ;
? aller chercher la diversité pour intégrer une pluralité d?acteurs représenta-
tifs de la réalité du territoire : sans un effort particulier, on observe le phéno-
mène « toujours les mêmes (TLM) ». Aller à la rencontre des habitants, là où ils
convergent : gares, écoles, marchés, etc. ;
? avoir recours à un dispositif de garantie renforce la qualité du dialogue et
la confiance entre les participants (Conseil Local de Développement par
exemple) ;
? mettre en oeuvre l?égalité de traitement des points de vue ;
? la restitution auprès des habitants, usagers et société civile est également cru-
ciale pour assurer une mobilisation en continue.
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18 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Le cadre proposé pour la
participation citoyenne respecte-
t-il la charte de la participation
du public (documents
fondateurs) ?
Quelle formalisation est-elle
prévue pour expliciter ce qui a été
retenu ou non des propositions
citoyennes ?
De quelle manière les initiatives
spontanées de la société civile
sont-elles prises en compte et
accompagnées ?
Quels dispositifs / modalités
sont mis en place pour la co-
construction de la mise en récit
du projet avec les habitants
et usagers ?
Notion 3.2 S?appuyer sur les propositions issues
des instances participatives
RECOMMANDATIONS
? Fabriquer le projet avec celles et
ceux qui l?habitent ou sont riverains,
y travaillent, y sont engagés.
? Construire la mise en récit du
projet avec les habitants et usagers,
en s?appuyant sur les éléments
paysagers caractéristiques du site,
son histoire, ses représentations.
Les externalités positives de la participation citoyenne sont nombreuses : légi-
timité et robustesse du projet, implication des habitants et usagers, confiance
augmentée entre les parties.
Cependant, le porteur de projet doit créer les conditions de la mobilisation
citoyenne (voir notion 3.1) et traduire sa sincérité en actions concrètes de prise
en compte des propositions des instances participatives. Il est essentiel que ces
instances soient diversifiées, pluralistes et que les propositions soient mises en
avant, avec une reddition de comptes claire sur ce qui a été retenu ou non. Le
porteur du projet doit également mettre en oeuvre les propositions retenues,
avec une ingénierie participative dédiée au sein de la maîtrise d?ouvrage, des
moyens financiers pour leur réalisation et une place pour les citoyens dans les
instances de gouvernance.
La mise en narration de l?élaboration du projet peut être un moyen efficace
d?ancrer le lien entre le porteur de projet et ses bénéficiaires, et un appel à
projets pourra parfaitement susciter la créativité des citoyens pour une prise
en charge de cette mise en narration (exposition, art de rue, création d?une
identité visuelle qui se retrouverait dans les parties communes pour les circula-
tions, repérages, etc.). Tout ceci peut renforcer le sentiment d?appartenance et
renforcer ainsi le sentiment qu?il s?agit d?un projet véritablement partagé.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024 19
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment impliquer les
bénéficiaires et usagers le
plus tôt possible pour qu?ils soient
eux-mêmes au coeur du projet,
de ses enjeux et composantes,
et s?en sentent tout à fait
parties prenantes ?
Comment accompagner les
bénéficiaires et usagers (présents
ou futurs) pendant les phases
chantier et livraison, pour garantir
la bonne appropriation du
quartier, l?utilisation efficiente des
nouveaux services et usages et les
changements de comportements
attendus pour atteindre les
objectifs de performance
du quartier?
Quelle gouvernance est mise en
place au sein de l?instance locale
pour garantir l?implication des
parties intéressées tout au long
du projet (service dédié à la
participation citoyenne en
interaction constante avec les
autres services par exemple) ?
Quels sont les dispositifs mis en
place dans le cadre de la
démarche d?évaluation pour
recueillir les retours des habitants,
usagers et gestionnaires pendant
la phase chantier, après la livraison
et sur le long terme ?
Notion 3.3 Accompagner les pratiques
dans le temps
RECOMMANDATIONS
? Mettre en place des outils,
démarches, ateliers,
accompagnements à destination
des habitants et usagers
afin de maintenir dans le temps
l?implication des citoyens
(site participatif du projet,
enquêtes en lignes en complément
d?ateliers, livret d?accueil des
habitants, actions de pédagogie
et de formation, etc).
Maintenir dans le temps l?implication des citoyens ne peut reposer que sur les
seuls outils : s?ils peuvent aider, ils ne sont pas suffisants. L?accompagnement
dans la durée de la pratique peut consister à :
? Donner du pouvoir d?agir aux citoyens :
? dans la gouvernance, avec un groupe-miroir qui examinera en parallèle les
mêmes questions que la maîtrise d?ouvrage ;
? sous la forme d?initiatives citoyennes, pour les arrimer plus solidement
dans leur engagement.
? Encourager et soutenir l?exercice de la citoyenneté par :
? la formation des citoyens : possibilités d?engagement dans le quartier ;
comment monter un projet, l?animer, prendre la parole, les formes de l?enga-
gement citoyens (SCOP, etc.) ;
? un discours de la maîtrise d?ouvrage qui intègre systématiquement la parti-
cipation et en valorise les apports ;
? Laisser des espaces pour mettre en récit la conception puis l?évolution du
projet : expositions ou autres formes suscitant la créativité des habitants
(fresque, art de rue, etc.) :
? mettre en place une communication régulière, sous forme de bulletins
d?information ;
? du côté de la maîtrise d?ouvrage, mettre en place des moyens adaptés,
et donc une ingénierie de la participation dédiée à sa mise en oeuvre et son
suivi. Elle peut être celle du maître d?ouvrage, comme être déléguée à un col-
lectif de citoyens (ambassadeurs ou conseil citoyen).
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 202420
L?ÉcoQuartier de La Courrouze se situe
sur une large emprise foncière de 115
hectares et bénéficie d?une situation
géographique très favorable en étant
intrarocade et proche du centre-ville
de Rennes et de Saint-Jacques-de-la-
Lande. Il constitue la dernière opportu-
nité d?envergure pour ces deux villes. La
ZAC est conçue de manière à conjuguer
la mixité des formes urbaines, la mixité
sociale et la mixité des fonctions, tout
en respectant et en valorisant l?envi-
ronnement végétal (coulée verte, bois
habité) et patrimonial (traces et bâti-
ments historiques préservés) grâce à
une composition minutieuse du projet.
Ce projet long et ambitieux a démarré
en 2003 et s?achèvera en 2028. Il s?ins-
crit dans une démarche de dévelop-
pement durable et de renouvellement
urbain en recomposant la ville sur elle-
même. L?aménagement est en parfaite
adéquation avec la politique de maîtrise
foncière de Rennes Métropole, permet-
tant de limiter l?étalement urbain en
réinvestissant un site anciennement
occupé par des activités parfois pol-
luantes nécessitant un important tra-
vail de remise en état du sol. Le quartier
créé a pour objectif de redonner vie à
un « morceau de ville » en proposant
une programmation mixte de loge-
ments et d?activités (en favorisant les
mobilités actives), tout en continuant
d?accueillir certaines fonctions liées au
secteur de la défense nationale.
Diverses modalités d?association des
habitants et usagers ont été mises en
place tout au long du projet : création
d?une fabrique de quartier, pensée dès
l?origine du projet en collaboration avec
les acteurs locaux, phases de mise en
situation « Gagnez du terrain » avec des
défis, vidéos et temps de construction
collectifs associant tous les publics, ou
création d?un poste de médiatrice au
sein du pavillon d?accueil, lieu de vie
et d?accueil des habitants au sein du
quartier. Cette concertation a permis
de créer un dialogue permanent avec
les futurs habitants, mais aussi avec
les usagers et les gestionnaires du site.
L?objectif était de comprendre les
besoins de chacun afin d?anticiper le
bon fonctionnement du quartier, en
prenant en compte les indicateurs de
satisfaction. Cette approche collabo-
rative a ainsi permis de créer un amé-
nagement durable, adapté aux besoins
de tous les acteurs concernés, et répon-
dant aux enjeux métropolitains.
La Courrouze
Rennes / Saint-Jacques de la Lande, Ille-et-Vilaine, Bretagne
Contexte local Reconversion - Friche
Type de projet Renouvellement
urbain
Superficie (ha) 115
Superficie espaces verts (ha) 40
Nombre d?habitants prévus 11 000
Nombre de logements 5 300
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 600
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2003-2028
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2022
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
SEM Territoires et développement
Maîtrise d?oeuvre du projet
Studio Paola Vigano (urbaniste),
Charles Dard (paysagiste),
ORA (BET)
Acteurs AUDIAR, IAUR, Collectif
Courrouze AA (Antipode,
Courrouz?if, Aire Libre, A l?Envers),
Teenage Kicks, Ilta Studio, Cuesta,
Gongle, Les Animé.e.s, Théâtre à
l?envers (parcours mémoire : Adrien
Lecoursonnais et Jacques Ligot),
Collectif Tempête, Unis-Cité, Vert
le Jardin, Lost & Find, Terlieux,
Université de Rennes 2, Asso des
Cartoucheries, Electroni[K], Bruit
du Frigo
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EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 3
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LES QUESTIONS À SE POSER
Comment sont conciliés les
objectifs de faisabilité financière
et les objectifs de développement
durable ?
Comment intégrer, dans
les choix de programmation
et d?investissement en amont,
une approche globale de leurs
conséquences en termes de
coûts / bénéfices ? Comment
cette approche se traduit-elle
en matière de pilotage et
de moyens de suivi du quartier
en fonctionnement ?
Comment sont prises en compte
les logiques et contraintes de tous
les acteurs du projet (collectivités,
aménageurs, promoteurs, bailleurs,
habitants, syndicats de
propriétaires, propriétaires
fonciers, etc.) pour assurer la
faisabilité financière du projet ?
Quelles études de faisabilité
technique planifier pour vérifier
en amont le réalisme financier
du programme ?
Comment valoriser le foncier
tout au long du projet et limiter
sa charge foncière ?
Comment prévenir le déficit
opérationnel du projet ?
Engagement 4
Développer l?approche
en coût global
Notion 4.1 Évaluer la faisabilité financière
RECOMMANDATIONS
? Estimer à toutes les étapes de
la vie du projet les coûts associés
pour inscrire le projet dans
une approche en coût global
et anticiper les dépenses.
? Partager ces estimations avec
les acteurs du projet (acteurs
économiques, habitants et usagers)
et adapter le projet en fonction
de leurs capacités financières.
La viabilité du projet dépend de sa faisabilité financière et de la capacité à
anticiper les coûts et les aléas, afin d?identifier avec l?ensemble des acteurs les
marges de manoeuvre possibles sans nuire aux ambitions initiales et à la qualité
du projet. Le phasage de l?opération est à prévoir à court, moyen et long terme,
en y intégrant des variantes au sein d?une économie globale de projet.
L?adéquation de la programmation du projet avec la capacité financière des
acteurs économiques et de la collectivité, en anticipant le niveau des prix et les
contraintes de marché, est un facteur à prendre en compte.
En termes de programmation de l?habitat, il s?agit d?identifier les besoins et
capacités financières des ménages sur le territoire et de veiller aux complémen-
tarités avec l?offre existante de logements (parc privé et public).
De même, la programmation en équipements doit être appréciée en fonction
des besoins actuels et futurs des usagers, en privilégiant l?adaptation ou l?opti-
misation de l?existant.
La programmation commerciale et d?activités doit être fondée sur des études
de marché (zone de chalandise, concurrence, etc.).
¤ ?
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024 21
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22 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment optimiser le projet au
regard du contexte, des ressources
locales (marché économique,
caractéristiques du site, filières,
etc.) et des acteurs impliqués ?
Comment s?inscrire dans
une temporalité longue,
de la conception à la gestion ?
Comment est prise en compte
l?estimation des coûts générés
par les impacts du changement
climatique ?
Notion 4.2 Réduire les coûts par l?optimisation
du projet
RECOMMANDATIONS
? Travailler avec les ressources
existantes du projet et
des territoires limitrophes.
? Faire des choix sobres et
mutualiser pour limiter les coûts
et l?impact environnemental.
L?optimisation du projet s?appuie sur des solutions alternatives et sobres, qui
favorisent la complémentarité des territoires, exploitent les ressources exis-
tantes et identifient les potentiels.
Les exemples ci-après illustrent des leviers d?optimisation du projet : investir
dans l?efficacité énergétique, mutualiser des services ou des infrastructures
comme les parkings, limiter le recours à des infrastructures de gestion des eaux
pluviales, faciliter l?usage des modes de déplacement alternatifs à la voiture
pour réduire les infrastructures routières, optimiser la gestion des terres (utilisa-
tion des déblais / remblais), etc.
Dans le cadre de l?optimisation du processus de projet, les externalités seront
à regarder. Elles peuvent être le support d?une aide à la décision sur les choix
opérationnels à engager.
Par ailleurs, s?inscrire dans une démarche prospective d?estimation des coûts
générés par les impacts du changement climatique permet d?orienter les choix
d?investissement dans des infrastructures résilientes à long terme.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024 23
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles options d?investissement
et techniques privilégier pour
optimiser l?opération dans
une approche en coût global ?
Comment les externalités positives
et négatives sur l?économie,
l?environnement ou sur la société
sont-elles prises en compte
dans l?approche en coût global
du projet ?
Notion 4.3 Calculer les impacts sociaux,
économiques et environnementaux du projet
RECOMMANDATIONS
? Estimer et prendre en compte
les externalités positives et négatives
dans le coût global du projet.
Pour pouvoir assurer l?optimisation financière globale d?un projet, il est essen-
tiel de réaliser, en amont, différents scénarios et études économiques, sociales
et environnementales, tels que la réhabilitation versus la construction neuve,
le dimensionnement des espaces publics, la création ou la mutualisation d?es-
paces, le choix des matériaux en fonction des contraintes de gestion, de leur
durabilité, de leur impact environnemental, ainsi que le choix des espèces végé-
tales, la volumétrie, le taux de densité, etc.
Ces études vont permettre d?objectiver les choix à faire en considérant tous ces
éléments. Il est alors possible de prendre des décisions éclairées et d?assurer
une gestion financière optimale pour le projet.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 202424
Ce quartier compte 2 800 habitants
et 1 198 logements dont 39 % de loge-
ments sociaux. Il a été bâti sur une
emprise foncière de près de 13 hectares
située sur la commune de Lormont, à
proximité immédiate de la rocade bor-
delaise et de l?opération de renouvelle-
ment urbain de Lormont Génicart. Il fait
partie d?un projet plus global de requali-
fication d?un secteur industriel en coeur
d?agglomération. Le foncier a été acquis
auprès de la société de production de
composants électroniques « SIEMENS-
EPCOS » en 2006. Clairsienne a conduit
un projet d?aménagement à forte qua-
lité environnementale alliant mixité
sociale et mixité fonctionnelle. Intégré à
une réflexion urbaine globale ayant fait
l?objet d?un plan-guide, le projet nommé
Les Akènes contribue à la création d?un
véritable quartier innovant.
L?ESH (Entreprises Sociales pour l?Habi-
tat) Clairsienne a proposé une approche
en coût global durant les phases de
conception et de réalisation, pour
atteindre les ambitions environne-
mentales fixées par la collectivité (uti-
lisation économe du foncier, gestion
de la pollution sur site, recyclage des
matériaux issus de la démolition?). À
titre d?exemple, le groupement de com-
mande constitué par les quatre ESH
filiales d?Action Logement (Domofrance,
Clairsienne, Aliance Patrimoine et
Logévie) pour la conception, réalisa-
tion et maintenance de 305 logements
et d?un parc d?un hectare en coeur
d?ÉcoQuartier, a permis de réaliser des
économies d?échelle. Par le biais de la
procédure de dialogue compétitif, le
groupement de commande avait pour
principaux objectifs de :
? Permettre les échanges tout au
long de la procédure de conception
avec l?équipe pluridisciplinaire rete-
nue (associant une entreprise du BTP,
urbanistes, architectes, paysagistes,
bureaux d?études spécialisés, thermi-
cien, acousticien?) : un accord-cadre
pour l?ensemble des maîtres d?ouvrage
(et la possibilité de décliner en marchés
subséquents personnalisables),
? Organiser un pilotage dédié pour une
efficacité opérationnelle,
? Permettre une ouverture à des solu-
tions innovantes,
? Favoriser l?évolutivité du projet (locaux
d?activité, logements, etc.),
? Élaborer un véritable projet social dans
le cadre de la formation et l?insertion
(10 000 heures).
Les Akènes
Lormont, Gironde, Nouvelle-Aquitaine
Contexte local Périphérie
- Agglomération bordelaise ?
Localisation intrarocade
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Reconversion - Friche
Superficie (ha) 13
Superficie espaces verts (ha) 4,7
Nombre d?habitants prévus 2 800
Nombre de logements 1 198
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 472 (dont 395
logements locatifs + 77 logements
en accession sociale)
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2006-2018
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2018
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Clairsienne
Maîtrise d?oeuvre du projet
Atelier Bouriette & Vaconsin
(urbanisme et espaces publics),
CETAB Ingénierie (VRD),
TEREO (AMO Environnement
et dépollution), groupement
conception et réalisation sur
le coeur d?ÉcoQuartier : GTM,
Teisseire & Touton (architectes)
et Freddy Charrier (paysagiste)
Acteurs Bordeaux Métropole,
ville de Lormont
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 4
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024 25
LES QUESTIONS À SE POSER
Une démarche d?évaluation globale
du projet est-elle proposée ?
Des indicateurs documentés
et adaptés (réalisation, résultats et
impacts) sont-ils fixés pour chacun
des objectifs prioritaires définis,
afin de répondre à l?ambition
du projet ?
Toutes les parties prenantes du
projet (aménageurs, associations,
promoteurs constructeurs,
bailleurs, gestionnaires, habitants,
etc.) sont-elles mobilisées pour
mettre en oeuvre son évaluation ?
Le dispositif d?évaluation mis
en place est-il adapté au contexte
local, à la disponibilité des
informations, aux moyens et
à l?ingénierie disponibles pour
garantir son pilotage sur le temps
long ? Comment est-il formalisé
(organisme responsable, échéances,
moyens affectés) et documenté ?
Le système d?évaluation mis
en place permet-il d?intégrer
les évolutions contextuelles tout
au long du cycle de vie du projet
(conception, mise en oeuvre,
etc), afin d?identifier les marges
d?amélioration et le cas échéant
de faire évoluer la stratégie et
les cibles ?
Les préoccupations et attentes
spécifiques des habitants, des
usagers et des acteurs de la société
civile sont-elles prises en compte ?
Engagement 5
Évaluer, mesurer l?impact
et améliorer en continu
Notion 5.1 Mettre en place une démarche
d?évaluation pour améliorer en continu
RECOMMANDATIONS
? Mettre en place en amont un
système d?évaluation et s?appuyer
sur des indicateurs pour mesurer
la capacité à atteindre les objectifs
et l?ambition.
? Évaluer avec les parties prenantes
(dont les citoyens) et les bénéficiaires.
? Optimiser le projet en continu
pour qu?il réponde à ses ambitions.
? Faire un bilan opérationnel
et assurer le transfert aux
gestionnaires pour le suivi des
performances.
L?évaluation consiste à observer les réalisations, les résultats et les impacts du
projet sur le territoire (sur les politiques et pratiques, sur les comportements
des acteurs?) et à mesurer l?atteinte des objectifs fixés pour répondre à l?ambi-
tion initiale du projet, dans une logique d?amélioration continue.
Elle nécessite la mise en place d?un système d?évaluation du projet en amont,
intégré au dispositif de pilotage afin de le renforcer, fédérer les partenaires et
faire évoluer les pratiques d?aménagement.
L?établissement d?un plan d?actions ainsi que la conduite de l?évaluation des
performances et de l?amélioration continue sont réalisés sur la base de l?exa-
men d?une situation de référence ainsi que sur l?établissement de la stratégie.
Celle-ci repose sur la définition des priorités locales, des objectifs de déve-
loppement durable, des cibles à long terme et des indicateurs-clés de perfor-
mance associés.
Le processus d?évaluation engage toutes les parties prenantes. L?évaluation
fournit à l?autorité politique locale une base pour prendre d?autres décisions
concernant les objectifs et les actions pour le cycle suivant. Elle fournit aux
parties prenantes, citoyens inclus, une revue de ce que la ville a réalisé au cours
de l?année et indique la manière dont elle a réussi à atteindre ses objectifs. Par
conséquent, le rapport sera également un outil important pour la sensibilisa-
tion du public.
L?évaluation périodique des projets peut être effectuée en utilisant une palette
d?indicateurs adaptés, ainsi que des enquêtes, en prenant pour base l?examen
antérieur de la situation de référence et les travaux de consultation. Il convient
que les décideurs, les organismes, les tiers et le public prennent part à la pro-
gression dans l?amélioration des processus intégrés du projet, en garantissant
un suivi à long terme incluant sa gestion et ses usages.
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26 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
La séquence ERC est-elle
appropriée par les porteurs
de projet pour garantir sa bonne
mise en oeuvre ?
L?état de référence est-il
documenté et partagé avec
l?ensemble des parties intéressées,
dont les habitants et les acteurs
de la société civile ?
Comment le diagnostic territorial
permet-il de préciser la situation
de référence pour chaque
indicateur ?
En quoi l?évaluation du projet peut-
elle être mise à profit pour
la définition et l?amélioration
d?autres projets, à l?échelle
du quartier comme à l?échelle
du territoire, dans une logique
de réplication et de diffusion
des bonnes pratiques ?
Quelles modalités de retours
auprès des parties prenantes
sont prévues ? Avec quelle
communication, quelle
valorisation ?
Notion 5.2 Évaluer le projet au regard des finalités
du développement durable
RECOMMANDATIONS
? Prendre le diagnostic amont
du territoire comme état de
référence pour l?évaluation en
continu du projet.
? Anticiper et optimiser les impacts
pendant la conception du projet,
dans une logique de séquence
Éviter, Réduire, Compenser (ERC).
? Prévoir des actions d?évaluation
de l?appropriation des usages après
la réalisation.
L?évaluation est mise en place tout au long du projet. En amont, elle permet
de prévoir ses impacts et d?optimiser sa conception. Pendant la phase de réa-
lisation, elle rend possible la réduction des nuisances pour les habitants et les
usagers, mais aussi l?évolution du projet si nécessaire et de maîtriser la qualité,
les coûts et les délais de réalisation. Et après la livraison, l?évaluation permet de
vérifier la réalité du fonctionnement d?un aménagement, l?atteinte des objec-
tifs fixés, le retour d?expérience des habitants, des usagers et des gestionnaires.
L?examen de la situation de référence, première étape lors de la conception du
projet, est l?occasion de spécifier le point de départ initial, par la compréhen-
sion du contexte local, et de prévoir la contribution attendue ou effective du
projet, par l?évaluation.
La séquence « éviter, réduire, compenser » a pour objectif d?établir des mesures
visant à éviter les atteintes à l?environnement, à réduire celles qui n?ont pu être
suffisamment évitées et à compenser les effets notables qui n?ont pu être ni
empêchés, ni suffisamment réduits. Mise en oeuvre lors de la phase amont du
projet, elle contribue à renforcer son acceptabilité sociale en témoignant de
la démarche itérative d?intégration de l?environnement dans la conception du
projet de moindre impact.
L?implication citoyenne dans les dispositifs d?évaluation est essentielle pour s?as-
surer tout au long du projet que les réponses seront bien adaptées aux besoins
des habitants et usagers. Cela facilitera leur appropriation et leur implication
dans la vie de quartier.
Au-delà de l?amélioration continue du projet, l?évaluation doit permettre de
transmettre un retour d?expérience en interne et en externe.
Le partage des résultats de l?évaluation avec tous les acteurs du projet (élus,
aménageurs, promoteurs, constructeurs, syndics de copropriété, gestionnaires,
bailleurs, etc.) est également essentiel pour en tirer collectivement les ensei-
gnements et les pistes d?amélioration et faire levier sur d?autres projets du ter-
ritoire. Par exemple, les résultats de l?évaluation peuvent servir à alimenter et
justifier la définition de nouveaux objectifs inscrits dans les documents de pla-
nification urbaine.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 1 : démarche et processus ? Juin 2024 27
Le quartier d?habitat social de La
Duchère à l?ouest de Lyon compte
12 000 habitants. Il se transforme dans
le cadre d?un projet de rénovation
urbaine avec un programme de 1 700
logements démolis et reconstruits en
15 ans pour rééquilibrer l?offre (55 %
sociaux - 45 % privés). Le quartier
retrouve de l?attractivité par la mise
en place d?une ligne de bus à haut de
niveau de service vers Lyon et vers les
pôles d?activité de l?ouest, ainsi que
par la réalisation d?un programme
ambitieux d?équipements publics, de
commerces et d?activités. Une très
grande attention a été portée à la qua-
lité des espaces publics et naturels.
Le parc du Vallon est l?une des compo-
santes remarquables du projet.
La dynamique de changement ambi-
tieuse portée par la Métropole du
Grand Lyon a été animée dès l?origine
par une démarche d?amélioration conti-
nue et une dynamique forte de concer-
tation avec les habitants. Les objectifs
stratégiques de la collectivité portaient
sur la solidarité intergénérationnelle, la
mixité sociale, la prise en compte sys-
témique des dimensions culturelles,
environnementales, économiques et
sociales ainsi que la participation de la
société civile au processus d?élaboration
du projet. Pour répondre à ces enjeux,
une mission d?évaluation confiée à un
bureau d?études prévoyait un accompa-
gnement des acteurs (bailleurs, promo-
teurs, aménageurs et habitants) et une
évaluation régulière du projet tous les 3
ans. L?ÉcoQuartier de La Duchère a très
fortement associé les habitants et usa-
gers, grâce à un dispositif d?information
structuré et une participation à la gou-
vernance au sein d?un comité de suivi
participatif. D?autre part, les gestion-
naires urbains à tous les stades du projet
ont garanti son fonctionnement au quo-
tidien. Enfin, en termes d?effet de levier,
La Duchère a permis de développer des
savoir-faire (concertation, marketing,
gestion des commerces, usages éphé-
mères, etc.) et des bonnes pratiques en
matière d?aménagement, qui peuvent
inspirer d?autres opérations.
Contexte local Périphérie
Type de projet Renouvellement -
Quartier prioritaire
Superficie (ha) 120
Superficie espaces verts (ha) 48
Nombre d?habitants prévus 12 500
Nombre de logements 5 450
Nombre de logements sociaux parmi
les logements 3 000
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2001-2020
Labellisation EQ Étape 4 (phase 1)
Année labellisation 2018
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Mission GPV Lyon-La Duchère, SERL
Maîtrise d?oeuvre du projet
Alain Marguerite, Bernard Paris,
Pascal Gontier, Bernard Martelet
Acteurs ADEME, ANAH, ANRU,
bailleurs sociaux, Foncière Logement,
HLM (organisme), promoteurs privés,
Tribu
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 5
Projet de renouvellement urbain
de La Duchère
Lyon, Rhône, Auvergne-Rhône-Alpes
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28 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
CADRE DE VIE
ET USAGES
DIMENSION 2
6 (Re)faire le quartier
avec l?existant
7 Favoriser le vivre-ensemble, la solidarité,
l?inclusion
8 Assurer un cadre de vie favorable
au bien-être et à la santé
9 Concevoir un projet alliant qualité urbaine,
paysagère et architecturale
10 Valoriser le patrimoine, l?histoire
et l?identité du site et de ses habitants
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29
L?aménagement durable vise à créer des cadres de vie
harmonieux en prenant en compte les besoins et
les aspirations de tous les habitants, tout en préservant
les ressources naturelles.
Pour cela, il est important de s?appuyer sur l?existant pour
réaliser un projet d?aménagement, en limitant l?artificialisation
des sols et l?usage des ressources.
Le cadre de vie joue un rôle primordial car il peut influencer
la qualité de vie des habitants et impacter l?environnement.
Pour réaliser un quartier pour tous, le projet encourage le vivre-
ensemble, la solidarité et l?inclusion. Il assure un cadre de vie
favorable au bien-être et à la santé, en limitant les nuisances
et pollutions.
Il s?agit enfin de concevoir des projets alliant qualité urbaine,
paysagère et architecturale, tout en valorisant le patrimoine,
l?histoire et l?identité du site et de ses habitants.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
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30 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi le projet peut-il permettre
de limiter la consommation
d?espace et l?étalement urbain
sur le territoire ?
En cas de bâti existant sur le site,
comment étudier sa réutilisation
et sa réhabilitation ?
Le choix d?implantation du
projet est-il cohérent au regard
des enjeux de réduction de
l?artificialisation des sols ?
Dans un projet « politique de la
ville », comment les opérations
de reconstitution de l?offre
de logement locatif social
contribuent-elles à la limitation
de l?artificialisation des sols ?
Avant de porter des projets
en extension : les gisements
mobilisables en renouvellement
urbain ont-ils été identifiés et leur
mobilisation étudiée ? Quels sont
les besoin en logements justifiant
un projet en extension ?
Engagement 6
(Re)faire le quartier avec l?existant
Notion 6.1 Favoriser le renouvellement urbain,
s?appuyer sur l?existant pour limiter l?artificialisation
des sols et l?usage des ressources
RECOMMANDATIONS
? Privilégier la sobriété foncière
en identifiant et utilisant les
gisements fonciers mobilisables
dans les espaces déjà artificialisés,
en particulier par le renouvellement
urbain et la réhabilitation des friches,
et en cohérence avec les enjeux
de préservation des trames verte
et bleue.
? Privilégier la réhabilitation,
la rénovation, plutôt
que la construction neuve.
? Pour les projets situés dans
un secteur en zone tendue pour le
marché immobilier ou connaissant
une dynamique démographique
forte : proposer une extension
maîtrisée uniquement après avoir
étudié les possibilités de mobilisation
du foncier déjà artificialisé dans
les limites des zones urbanisées,
notamment via la densification.
La préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers et la réduction de
l?artificialisation des sols impliquent de privilégier le renouvellement urbain en
localisant les projets dans le tissu urbain existant, sur des emprises foncières
déjà artificialisées (friches industrielles, commerciales et d?activités, militaires,
hospitalières), en coeur de ville ou en centre-bourg.
À l?échelle du bâti, il s?agit de s?interroger en priorité sur l?opportunité d?une
réhabilitation et / ou d?une extension du bâti existant et de favoriser les
constructions neuves dans un tissu urbain existant (par exemple dans les « dents
creuses » ou par densification des quartiers pavillonnaires).
Mettre en place une stratégie d?orientation et d?optimisation du foncier peut
passer par l?identification des gisements fonciers en renouvellement urbain
(bâti ou non bâti), la valorisation du bâti existant, des dispositifs de remem-
brement foncier, l?acquisition-amélioration de logements anciens, l?élaboration
d?un programme d?action foncière, un partenariat avec un établissement public
foncier en cohérence avec la stratégie du territoire.
Mobiliser l?existant permet de lutter contre les logements vacants, l?habitat
insalubre, indigne, informel et dégradé, la fermeture des commerces en centre-
ville et l?étalement urbain et le mitage que peuvent générer les constructions en
extension urbaine ou en discontinuité urbaine.
Par ailleurs, la réduction des zones « à urbaniser » dans le PLU aide au maintien
des zones agricoles et des espaces naturels. La mobilisation des dents creuses
en coeur de bourg et la réhabilitation du bâti existant contribuent à la revitali-
sation des centres-villes et centres-bourgs.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 31
LES QUESTIONS À SE POSER
Dans quelle mesure aujourd?hui,
les formes urbaines et la densité
proposées s?intègrent-elles dans
le contexte local et proposent-
elles un cadre de vie de qualité
pour les habitants et les riverains ?
La densité proposée est-elle
cohérente avec les documents
de planification et le contexte
urbain ?
Quels services (notamment en
matière d?espaces verts récréatifs)
sont proposés pour rendre la
densité acceptable ?
Comment la population a-t-elle
été impliquée pour favoriser
l?acceptation du projet ?
Notion 6.2 Mettre en place une densité désirable
et cohérente avec le contexte
RECOMMANDATIONS
? Proposer une densité et une
intensité du projet adaptées,
en cohérence avec les besoins
identifiés et les spécificités
locales du territoire : géographie,
topographie, climat, paysage,
tissu urbain, accès aux transports,
services, équipements, etc.
? Rendre la densité désirable par
la qualité du projet et du cadre
de vie, notamment par une réflexion
sur les volumes et hauteurs des
bâtiments, l?équilibre entre la part
d?espaces construits et d?espaces
de nature, les vues et l?ensoleillement,
etc.
? Démontrer la valeur ajoutée
d?une intensification des usages :
offre d?équipements, commerces,
services de proximité, lieux culturels,
transports, espaces verts, etc.
? Sensibiliser et organiser
des échanges dans la durée avec
les usagers et les habitants
actuels et futurs pour favoriser
l?acceptabilité de la densité.
La densité d?un projet doit répondre au contexte spécifique dans lequel il
s?inscrit : géographie, topographie, climat, paysage, tissu urbain, au regard des
polarités existantes, des commerces, des accès aux transports, services et
équipements, etc. Selon le contexte territorial, un renforcement de l?inten-
sité urbaine, ou une dédensification pour contribuer à l?amélioration du cadre
de vie sera favorisé. Il s?agit en particulier d?identifier les zones les plus appro-
priées à la densification, pour mettre en place une densité conciliant enjeux de
sobriété foncière et préservation de la qualité urbaine.
Un travail de conception architecturale et urbaine sur les morphologies et les
pratiques spatiales doit être engagé pour apporter des réponses adéquates et
contextualisées. Il s?agit de prendre en compte les différents paramètres qui
interviennent dans la perception de la densité pour préserver l?intimité et le lien
social, mais aussi répondre aux aspirations des habitants en matière de cadre
de vie : rapport entre espaces construits et espaces de nature, espace public
et espace privé, forme, volume, hauteur des bâtiments, vues et orientation,
mais aussi qualité des espaces publics, qualité des formes urbaines, distance
entre les constructions et structuration des espaces publics (dimensionnement
et végétalisation notamment).
Le projet doit associer les usagers et les habitants actuels et futurs pour les
impliquer sur la question de la densité, et faire évoluer les imaginaires en valo-
risant les atouts d?une intensification des usages. Par exemple une intensité
du projet favorisant la proximité des services et des commerces, adaptés aux
besoins identifiés, limite les déplacements en voiture et donc la pollution et
les nuisances sonores : la densification contribue ici à créer un cadre de vie
agréable pour les habitants et usagers.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 202432
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 1
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 6
L?ÉcoQuartier de Bonne se situe
sur la caserne du même nom,
libérée par l?armée et acquise
en 1994 par la ville de Grenoble,
afin de répondre à une demande
importante de logements dans
un contexte de faible disponibi-
lité foncière. Cette acquisition a
permis à la ville d?élargir le centre-
ville et de créer une continuité
urbaine jusqu?aux grands boule-
vards de Grenoble. Cette parcelle
de 15,5 hectares se trouve à la jonc-
tion d?un quartier du xixe siècle,
d?un secteur des années 1950 et
d?un quartier social des années
1980, près de l?hypercentre de
Grenoble. Ce projet ambitieux a
consisté à reconvertir la caserne
en ÉcoQuartier et à construire
1 100 nouveaux logements, tout en
améliorant l?offre commerciale du
centre-ville et en aménageant un
nouveau parc urbain. Cette opé-
ration a bénéficié du programme
européen CONCERTO, qui vise à
promouvoir l?innovation dans la
production d?énergies renouve-
lables et les performances ther-
miques des bâtiments.
L?ÉcoQuartier de Bonne constitue
un exemple remarquable de renou-
vellement urbain respectueux de
l?existant. La ville a mené un travail
de sensibilisation auprès des habi-
tants, visant à les informer sur les
enjeux de la densité urbaine. Cette
pédagogie a porté sur des notions
de densité réelle et perçue, ainsi
que sur les différentes formes
urbaines, avec des comparaisons
entre quartiers de typologies diffé-
rentes. L?ensemble du projet a été
conçu en renouvellement de l?exis-
tant, sans aucune extension.
L?enjeu de l?aménagement du
quartier de Bonne a été de favori-
ser des typologies urbaines com-
pactes et économes en ressources
foncières, tout en conciliant la
production d?un espace urbain de
qualité avec les aspirations rési-
dentielles des habitants. Cette
approche innovante de renouvel-
lement urbain illustre l?importance
d?une approche globale et durable
pour le développement urbain,
qui prend en compte les enjeux
sociaux, économiques et environ-
nementaux de la ville.
ZAC de Bonne
Grenoble, Isère, Auvergne-Rhône-Alpes
Contexte local Centre
de la métropole
Type de projet Renouvellement -
Quartier prioritaire
Superficie (ha) 15,5
Superficie espaces verts (ha) 5
Nombre d?habitants prévus 2 400
Nombre de logements 1 100
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 450
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2000-2013
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2019
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
SAGES
Maîtrise d?oeuvre du projet
Christian Devillers, Aktis
Architecture, AMO : Énertech,
Terre-Éco, Agence Locale
de l?Énergie
Acteurs BBC, HQE
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 6
s1 Consommation totale d?espaces naturels,
agricoles et forestiers du quartier et
rapportée au nombre de logements et
d?emplois
s2
Part de bâtiments conservés
c2
Densité bâtie
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 33
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet répond-il à
une diversité de ménages, de
modes d?habiter et de parcours
résidentiels tant à l?échelle du
quartier qu?à celle de son
périmètre élargi ?
Comment le projet répond-il
aux objectifs des politiques locales
de l?habitat au sein du parc privé
comme du parc public ?
La reconstitution de l?offre
participe-t-elle au rééquilibrage
de l?offre locative sociale à
l?échelle du bassin d?habitat
(notamment dans le cadre de
contrats de mixité sociale) ?
Comment les enjeux d?inclusion
se traduisent-ils dans les choix
d?aménagement, de conception
et dans l?accompagnement
des usages ? Le projet est-il inclusif
en termes d?accessibilité, de
services et d?usages ?
Comment le projet intègre-t-il
la question du genre ?
Engagement 7
Favoriser le vivre-ensemble,
la solidarité, l?inclusion
Notion 7.1 Faire un quartier pour tous
RECOMMANDATIONS
? Définir une programmation
démontrant la prise en
compte des mixités sociale et
intergénérationnelle, et proposant
des logements abordables, ainsi
que des formes et des montages
alternatifs (BRS, Habitat participatif,
coopératif, etc.).
? Proposer un projet inclusif et
égalitaire : aménagements adaptés
pour assurer l?accessibilité des
personnes vulnérables, en situation
de handicap ou dépendantes,
prise en compte de la question
du genre dans les aménagements,
notamment dans les espaces
publics.
Réaliser un quartier pour tous soulève la question de l?accès équitable à ses
ressources : espaces et équipements publics, commerces, emplois, logements,
espaces de nature, etc.
Le projet proposera une programmation diversifiée d?habitats qui répondent
aux besoins du quartier tout en garantissant un équilibre à une échelle plus large.
Il répondra en particulier à l?enjeu de mixité sociale en prenant en compte les
objectifs réglementaires et les enjeux définis dans les documents de planifica-
tion (PLU, PLH, SCoT), tout en proposant une offre de logements abordables
qui réponde aux besoins des ménages : logements locatifs sociaux, logements
en accession sociale ou proposant des formes et montages alternatifs (PSLA,
BRS, Habitat participatif, coopératif, etc.), logements spécifiques (résidence étu-
diante, habitat inclusif à destination des personnes en perte d?autonomie, etc.).
La programmation veillera également à prendre en compte tous les publics afin
d?assurer notamment la mixité intergénérationnelle et favorisera des modes
d?habiter diversifiés pour mieux répondre aux besoins des ménages : flexibilité
des logements, adaptabilité pour les personnes à mobilité réduite (PMR), etc.
Proposer un projet inclusif et égalitaire, c?est également réaliser des aména-
gements adaptés pour assurer leur accessibilité à tous (âge, genre et situation
familiale) et notamment aux plus fragiles : personnes vulnérables, en situation
de handicap (substantiel, durable ou définitif que ce dernier soit moteur, senso-
riel ou cognitif), ou dépendantes.
L?aménagement des espaces publics pourra prendre en compte les usages et les
temporalités afin de favoriser la conception d?espaces permettant une mixité
intergénérationnelle, sociale et pour tous les genres.
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34 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les lieux favorisant les
interactions sociales, les pratiques
collectives et les projets citoyens ?
Les aménagements et dispositifs
de gestion favorisent-ils le maintien
et / ou la création de lien social ?
Comment les habitants ont-ils
été associés pour co-construire
les lieux favorisant les interactions
sociales ?
Comment, dans le cadre de
la densité choisie, la transition
espace public / espace privé
favorise-t-elle l?intimité des
habitants et le vivre-ensemble ?
Notion 7.2 Encourager les initiatives solidaires,
le lien social et la vie de quartier via
des aménagements publics et qualitatifs
RECOMMANDATIONS
? Utiliser l?espace et les équipements
publics pour encourager le lien
social, les rencontres et l?animation
du quartier, en lien avec les quartiers
alentours.
? Intégrer la notion des communs
dans la conception du projet :
développer des espaces communs,
partagés pour favoriser la mixité,
les échanges et les mutualisations.
? S?appuyer sur l?urbanisme
tactique et l?urbanisme transitoire
pour tester les initiatives relatives
au lien social.
Proposer dans le cadre du projet des espaces communs dédiés à la rencontre
et favorisant la mixité, les échanges et les mutualisations permet de renforcer
le lien social et le vivre-ensemble. Le développement d?actions incitant aux
échanges et encourageant les animations urbaines du quartier et de ses alen-
tours (culturelle, sportive, associative, etc.) s?appuie sur l?aménagement d?es-
paces publics qualitatifs et la création d?équipements.
Favoriser les expérimentations sur l?espace public permet également d?accom-
pagner les changements de pratique vers un urbanisme frugal et inclusif via des
aménagements éphémères, transitoires, qui permettent de tester les initiatives
relatives au lien social : projets temporaires sur des friches, projets concernant
l?organisation des mobilités sur la voierie ou la place et l?occupation des espaces
de stationnement automobile, offre de programmation évènementielle éphé-
mère pour faire vivre des lieux, proposition de nouveaux usages au sein d?en-
sembles immobiliers occupés temporairement, etc.
Ces interventions expérimentales développent des processus de transforma-
tion de la ville plus souples et plus réactifs que les processus de projets clas-
siques, et s?appuient sur des démarches participatives à forte implication
citoyenne.
Il s?agit également d?encourager l?engagement bénévole des habitants en impul-
sant, soutenant et fédérant les initiatives solidaires pour augmenter leur effica-
cité et amplifier leurs résonances.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 35
L?ÉcoQuartier de Monconseil consti-
tue une centralité nouvelle au nord
de la ville même de Tours, avec son
parc de plus d?un hectare, ses équipe-
ments de proximité et ses chemine-
ments piétons. Particulièrement bien
relié à l?hypercentre via un réseau de
voies cyclables, tramways et autobus,
le nouveau quartier compte plus de
1 500 logements, des bureaux et des
services ainsi que de nombreux amé-
nagements favorisant les échanges,
les rencontres et la mixité sociale et
intergénérationnelle : foyer d?héberge-
ment pour adultes handicapés, maison
des solidarités, crèche, commerces en
pied d?immeubles, gymnase, EHPAD,
église diocèse de Tours. L?amélioration
de la vie du quartier de Monconseil
poursuit une dynamique itérative au fil
des années, à travers l?implantation de
nouveaux commerces, la création d?une
association de quartier et l?émergence
de l?habitat participatif, en concerta-
tion avec l?ensemble des usagers et des
habitants.
Riche de ses logements économes en
énergie, l?ÉcoQuartier de Monconseil
accorde une place majeure à la mixité
sociale et intergénérationnelle. L?habitat
participatif s?y est développé, avec la
réalisation d?un habitat groupé d?une
vingtaine d?habitants dans des loge-
ments passifs. Plusieurs aménagements
permettent d?assurer la bonne accessi-
bilité des personnes âgées ou en situa-
tion de handicap. Afin de développer
en concertation des espaces plus inclu-
sifs et qui favorisent le vivre-ensemble,
les associations et les comités de plu-
sieurs quartiers ont fait le choix de ren-
forcer leurs liens. La mobilisation de ces
acteurs, issue d?une animation sociale,
associative et citoyenne importante,
permet aujourd?hui à Monconseil de
réfléchir à de nouvelles modalités d?or-
ganisation de la voirie et de l?espace
public. Parmi ces réflexions se trouvent
la réduction de la vitesse automobile
et la sécurité des plus fragiles, à même
de renforcer l?inclusion et le lien social
du quartier. Les dernières opérations
en cours de commercialisation laissent
une large place aux espaces parta-
gés, notamment le lot K situé près du
tramway et de la halle (coeurs d?îlots
aménagés en lien avec la biodiversité,
espaces collectifs associatifs et artisa-
naux en rez-de-chaussée.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 7
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 7
ÉcoQuartier de Monconseil
Tours, Indre-et-Loire, Centre-Val de Loire
Contexte local Faubourg
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant - Reconversion -
Friche
Superficie (ha) 20
Superficie espaces verts (ha) 1,8
Nombre d?habitants prévus
entre 3 000 et 4 500
Nombre de logements 1 832
Nombre de logements sociaux parmi
les logements 500
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2007-2026
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2022
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Tours Habitat (concession
Monconseil)
Maîtrise d?oeuvre du projet
De 2006 à 2016 : SAROAM
(Éva Samel) Architecte-Urbaniste.
Depuis 2016 : RVA Architecte-
Urbaniste, ville de Tours, MOE
des espace publics
Acteurs Agence d?urbanisme,
Bouygues Immobilier, Bouwfonds
Marignan, CCAS, CERQUAL, École
Polytechnique de Tours, EHPAD
et foyer pour adultes handicapés,
GOTHAM, ICADE, La Tourangelle S.A
d?HLM, promoteurs privés,
SNI Organisme HLM : Tours Habitat
(OPH), Touraine Logement, Tours
Métropole, VALLOIRE, ville de Tours
i1
Part totale de logements sociaux et
distinction par typologie de financement
i2
Part de logements abordables
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36 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment sont associés les acteurs
de la santé au projet ?
Comment le projet améliore-t-il
l?accès à l?offre de soins et
de prévention ?
Comment le projet renforce-t-il
l?activité physique, la mise
en mouvement pour tous ?
Comment le projet favorise-t-il
la nature en ville ?
Engagement 8
Assurer un cadre de vie favorable
au bien-être et à la santé
Notion 8.1 Favoriser un urbanisme favorable
à la santé et au bien-être
RECOMMANDATIONS
? Associer les acteurs?/?usagers
de la santé pertinents du territoire
dans la conception du projet.
? Identifier en quoi le projet
améliore et adapte l?offre
de prévention et de soins,
notamment pour les plus fragiles.
? Aménager des espaces publics
incitant à la pratique d?activités
physiques, ludiques et culturelles,
adaptés à tous les publics de toutes
tranches d?âge.
? Aménager ou restaurer des espaces
de nature, des espaces de calme /
ressourcement dans les espaces
publics.
La santé et le bien-être sont déterminés en grande partie par des facteurs envi-
ronnementaux. Ces questions et la préservation des écosystèmes et de l?envi-
ronnement sont donc liées. Il s?agit de les aborder de façon systémique, par
des choix d?aménagement qui contribuent à un urbanisme favorable à la santé.
Cela passe par la mobilisation de l?ensemble des acteurs de la santé du terri-
toire autour de la prise en compte des enjeux qui lient l?urbanisme à la santé.
Une instance « santé » peut être intégrée au sein de la gouvernance élargie du
projet pour construire une stratégie globale du quartier en termes de santé.
Le constat de disparités territoriales et d?inégalités sociales dans l?accès au soin,
ainsi que la vulnérabilité des citoyens face au réchauffement climatique, néces-
sitent de prendre en considération les besoins de santé des citoyens, notam-
ment les plus fragiles, mais aussi l?amélioration de l?accès à l?offre de prévention
et de soin, dès la programmation du projet.
La façon dont les espaces publics sont aménagés influence par ailleurs les acti-
vités physiques, ludiques et culturelles des usagers, dont les répercussions sont
grandes sur leur santé et leur bien-être. Plusieurs leviers en matière d?aménage-
ment urbain permettent d?inciter à l?activité physique et aux mobilités actives :
réduction de la place de la voiture dans l?espace public au profit d?infrastruc-
tures piétonnières et cyclables, réalisation d?espaces ludiques et sportifs en
extérieur, etc. La mise en place d?actions de sensibilisation et d?acculturation
sur l?évolution des usages et des comportements écoresponsables par exemple
avec des ARS (Agences Régionales de Santé) contribuent également au déve-
loppement de bonnes pratiques pour les citoyenss.
Enfin, en renforçant la place de la nature en ville, le projet contribue à protéger
et améliorer la santé et le bien-être des citoyens, mais aussi à préserver ou res-
taurer la biodiversité : création d?îlots de fraicheur et de lieux de ressourcement,
actions de désimperméabilisation des sols et de végétalisation des espaces
publics, etc.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 37
LES QUESTIONS À SE POSER
À quels types de nuisances et
pollutions les habitants et usagers
du projet sont-ils exposés ?
Comment le projet prend-il
en compte l?état sanitaire du site
et les nuisances identifiées ?
Comment le projet permet-il
de réduire l?exposition des
habitants et usagers aux
nuisances et pollutions ?
Notion 8.2 Prévenir et lutter contre les nuisances
et pollutions
RECOMMANDATIONS
? Identifier les expositions du quartier
afin de prendre en compte leurs
effets sur la santé des populations
et des écosystèmes, et adapter
le projet en conséquence.
? Réduire et prévenir les nuisances
et pollutions environnementales
affectant la santé humaine et
celle des écosystèmes du territoire
(pollution de l?air, lumineuse,
sonore).
? Privilégier des principes
constructifs favorables à la santé
et au bien-être : matériaux sains,
prise en compte de la qualité de
l?air intérieure et extérieure dans
la conception des logements,
dimension et luminosité appropriées
des habitations, ventilation
naturelle dans les logements, vues
dégagées, etc.
Il est important d?identifier et de cartographier les zones à plus fortes exposi-
tions aux nuisances d?un quartier (proximité des routes, d?industries, etc.) pour
établir un diagnostic et adapter le projet. L?objectif est de pouvoir identifier
tous les types de nuisances : pollution de l?air intérieur et / ou extérieur, pol-
lution sonore, pollution des sols, pollution de l?eau, nuisances olfactives, nui-
sances visuelles et / ou lumineuses, champs électromagnétiques, insalubrité des
logements existants, etc. Le croisement des données permet notamment de
favoriser l?éloignement des équipements et les espaces de vie sensibles (écoles,
EHPAD, etc.) des points de pollution.
Afin de prendre en compte toutes les nuisances dans la programmation, le plan
masse ainsi que dans les prescriptions architecturales, des « clauses santé » à
insérer aux différents cahiers des charges de consultation doivent être élaborés.
Le projet doit inciter à privilégier les principes constructifs favorables à la santé,
tels que l?utilisation de matériaux sains, la prise en compte de la qualité de l?air
intérieure et extérieure dans la conception des logements, des dimensions et
une luminosité appropriées dans les habitations, une ventilation naturelle dans
les logements, des vues dégagées, etc.
Le renforcement de la nature en ville permet également de réduire la pollution
de l?air et de lutter contre les îlots de chaleur.
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38 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi les choix d?aménagement
et de gestion favorisent-ils
le sentiment de sécurité ?
Le projet fait-il l?objet d?une étude
de sûreté et de sécurité publique
réglementaire ou d?un diagnostic
des enjeux de sécurité ? Si oui,
comment le projet prend-il
en compte les préconisations
et conclusions de l?étude ?
Quels acteurs spécifiques peuvent
être associés pour travailler sur
ces questions de sécurité ?
Notion 8.3 Proposer des aménagements favorisant
la sûreté et la sécurité dans l?espace public
RECOMMANDATIONS
? Associer la population
et les acteurs de la prévention
et de la sécurité.
? Privilégier des espaces dégagés,
lisibles, accessibles à tous
et proposer un éclairage adapté
et régulé.
Avec la contribution des habitants et usagers, le projet doit prendre en compte
les modes d?appropriation des espaces et la sécurité dans les aménagements en
appliquant les principes de la prévention situationnelle : privilégier des espaces
dégagés, lisibles, ouverts et accessibles à tous et proposant un éclairage adapté
et régulé.
Il s?agit également de favoriser la co-visibilité, de veiller à la présence de struc-
tures de proximité, et de programmer des espaces conviviaux, en encourageant
les animations urbaines. Le projet doit aussi intégrer une réflexion sur l?orienta-
tion des bâtiments, la lisibilité urbaine, le partage sécurisé de voiries, la limita-
tion de la vitesse, le dimensionnement des voies, etc.
Un travail en amont avec les acteurs de la prévention et de la sécurité (police,
Service Départemental d?Intervention et de Secours (SDIS), Service d?Aide
Médicale Urgente (SAMU), travailleurs sociaux, etc.) peut par ailleurs utilement
contribuer à mieux intégrer les contraintes des interventions urgentes et vitales.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 39
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 8
Située sur les rives de la Durance, à 45
kilomètres au nord de Manosque, la
commune de Volonne s?est engagée
dans la réalisation d?un ÉcoQuartier en
2013 afin d?enrayer la perte d?attracti-
vité à laquelle elle était confrontée. Pour
infléchir cette tendance, le projet d?Éco-
Quartier en centre-bourg a été lancé
sous forme de renouvellement urbain
et d?aménagement de dents creuses,
avec pour objectif de redynamiser les
emplois, les services et le lien social au
coeur du village, tout en regagnant des
marges de manoeuvre financières et en
parachevant sa transition écologique,
sociale et numérique. Livré en 2019,
l?ÉcoQuartier de Volonne répond lar-
gement aux ambitions fixées. Il s?inscrit
pleinement dans l?environnement his-
torique et naturel à l?échelle de la ville
et de l?intercommunalité. La requalifi-
cation des espaces publics dans le sens
d?un plus grand partage et apaisement
bénéficie fortement aux usagers, tout
comme la priorisation des mobilités
douces et le développement d?une
offre d?équipements destinée à l?en-
fance. De nouveaux services de santé
sont par ailleurs proposés, ainsi qu?une
offre de logements adaptée à tous, à
visée sociale et intergénérationnelle.
L?ÉcoQuartier centre-bourg de Volonne
témoigne particulièrement des apports
substantiels de la démarche pour la
santé et le bien-être des habitants. La
création d?une maison de santé acces-
sible, résiliente et confortable au quo-
tidien, tant pour les patients que pour
les professionnels de santé, a été d?une
importance cruciale pour améliorer
l?offre de prévention et de soin des
citoyens. Elle renforce le parcours de
soin de chaque habitant et constitue
un atout moteur pour l?installation de
nouveaux professionnels. Plus large-
ment, l?ÉcoQuartier de Volonne met en
lumière la capacité du projet à replacer
les questions de soin et de bien-être
au coeur de l?espace public. La réhabi-
litation d?espaces communs propices
aux échanges et aux rencontres, la
réduction de la place de la voiture au
profit des mobilités actives, sont autant
d?initiatives qui renforcent la cohésion
sociale et qui permettent à tous de
s?épanouir en extérieur.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 8
Centre-bourg Volonne
Volonne, Alpes-de-Haute-Provence, Provence-Alpes-Côte d?Azur
Contexte local Centre-bourg
Type de projet Renouvellement
urbain
Superficie (ha) 1,4
Superficie espaces verts (ha) 0,42
Nombre d?habitants prévus 300
Nombre de logements 135
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 47
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2013-2019
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2022
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de Volonne (maison
de santé, crèche, cantine, espaces
publics), bailleur H2P (2 résidences
de logements sociaux)
Maîtrise d?oeuvre du projet
Même équipe pluridisciplinaire
pour les 2 MOA : R + 4, Vert d?Eau,
Adret, M.G. Concept
Acteurs H2P (groupement de
commandes pour les 2 MOA)
©
X
av
ie
r
Em
er
y
i4
Satisfaction des habitants vis à vis de leur
quartier et de leur logement
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté par des
nuisances sonores
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
r4
Surface d?espaces verts publics par
habitants
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40 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet s?intègre-t-il
dans le paysage existant et
le contexte urbain ?
Comment sont traitées les limites
du projet (maillage, transitions
et franges urbaines) ?
Comment la composition, les
formes urbaines et l?aménagement
des espaces extérieurs (privés
et publics) du projet prennent-ils
en compte la trame urbaine,
les éléments bâtis et végétaux
présents sur le site, en valorisant
le paysage naturel ou urbain ?
Comment participent-ils
à la valorisation ou la création
d?un cadre de vie agréable
pour le quartier ?
Comment sont associés les usagers
à la conception et à la
modélisation des espaces
extérieurs ?
Comment la nature en ville est-elle
mise en oeuvre concrètement
dans les opérations du projet
et comment participe-t-elle
à la qualité du cadre de vie ?
Engagement 9
Concevoir un projet alliant qualité urbaine,
paysagère et architecturale
Notion 9.1 Assurer une insertion urbaine et
paysagère du quartier avec son environnement
RECOMMANDATIONS
? Travailler sur les continuités,
les transitions et les articulations
du projet avec le reste du territoire.
? Concevoir, via des équipes
pluridisciplinaires, la composition
urbaine et paysagère en proposant
des solutions adaptées et
contextuelles sur la perméabilité
du quartier, l?insertion viaire,
l?épannelage, les morphologies,
l?adaptation aux spécificités
locales, etc.
? Favoriser l?insertion du projet
dans le tissu urbain environnant en
prenant en compte l?existant et
les évolutions potentielles futures.
? Concevoir un projet urbain
s?appuyant sur les composantes
naturelles du site et notamment
les trames vertes, bleues, brunes
et noires et les éléments paysagers.
L?intégration du projet dans le tissu urbain existant doit être travaillée en veil-
lant aux continuités urbaines et aux articulations et aux transitions avec les
caractéristiques naturelles et bâties environnantes :
? prendre en compte la trame urbaine et viaire existante ainsi que les spécifici-
tés de la composition urbaine ;
? s?assurer une qualité de composition du projet en lien avec l?existant en pri-
vilégiant une interaction entre les volumes construits (existant, réhabilités ou
neufs) et les vides (espaces extérieurs, plantations, etc.) ;
? articuler le projet avec les éléments de composition naturels existants, notam-
ment les corridors écologiques (trames vertes et bleues, brunes et noires), les
vues, l?eau, etc.
L?association d?équipes pluridisciplinaires permettra d?aboutir à une insertion
urbaine du projet qualitative.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 41
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles sont les qualités paysagère,
urbaine et architecturale
(notamment concernant les
logements) du quartier, à la fois
du point de vue de l?urbaniste et
des professionnels, de la
collectivité, mais aussi des
habitants et des usagers
du quartier, des riverains ?
Comment les îlots et formes bâties
du projet participent-ils à une
qualité architecturale et paysagère
d?ensemble au sein du quartier
et de ses abords ?
De quelle manière le projet
favorise-t-il la création et la qualité
architecturales au regard de
l?identité du site et du contexte
architectural et urbain existant ?
La conception des projets de
réhabilitation, restauration,
valorisation d?immeubles existants
fait-elle l?objet d?une démarche
spécifique favorisant la création
et la diversité architecturales ?
Notion 9.2 (Re)créer des formes urbaines et
architecturales favorisant la qualité du cadre de vie
RECOMMANDATIONS
? Proposer des formes urbaines
et architecturales adaptées
au contexte et en accord avec
le territoire.
? Intégrer des espaces publics de
qualité, réfléchir à une répartition
cohérente avec les besoins
identifiés, traiter qualitativement
les interfaces entre les espaces
publics et privés, les parties
communes.
? Garantir la qualité des logements :
orientation, traversant,
prolongements extérieurs et
espaces privatifs, préservation de
l?intimité par la qualité des vis-à-vis,
vues et perspectives, confort
acoustique et thermique, etc.
? Privilégier la réversibilité
des bâtiments et l?évolutivité
des logements en réponse
aux évolutions des modes de vie,
de la configuration familiale, etc.
La conception du projet urbain et architectural doit favoriser la qualité du cadre
de vie à toutes les échelles (bâti, îlot et opération d?aménagement) :
? en intégrant et en s?appuyant sur les éléments de composition naturels exis-
tants : végétation, sol, eau, etc. ;
? en favorisant la requalification du bâti existant ;
? en proposant des projets de réhabilitation et de construction de qualité favo-
risant l?évolutivité des logements : formes architecturales, matériaux, etc. ;
? en intégrant des espaces extérieurs, des espaces communs, des espaces
publics généreux et confortables en toutes saisons ;
? en traitant qualitativement les interfaces entre les espaces publics et privés,
les parties communes, pour favoriser les interactions.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 202442
L?ÉcoQuartier Clichy-Batignolles se situe
sur un terrain de 54 hectares, à Paris
dans le 17e arrondissement. Ce site était
auparavant dédié à des infrastructures
ferroviaires. Il s?agit d?un programme
mixte composé de logements, d?acti-
vités tertiaires et productives, d?équi-
pements de commerces et de loisirs.
Laboratoire du développement durable,
ce projet est innovant, associant des
expérimentations dans la gouvernance
comme dans les réalisations. En matière
d?espaces verts publics, le projet dis-
pose d?un vaste parc urbain de 10 hec-
tares dans une conception créative et
contemporaine. Le nouveau palais de
justice de Paris et la Direction régionale
de la police judiciaire implantés Porte
de Clichy, desservis par la ligne 14 pro-
longée et le tramway, confèrent à l?opé-
ration une envergure métropolitaine et
l?inscrivent dans la perspective des nou-
velles places du Grand Paris.
La réalisation du grand parc urbain de
10 hectares au coeur du projet a été un
élément particulièrement fort de l?amé-
nagement. Il offre une grande ouverture
sur la ville ainsi qu?un espace de ren-
contre entre les quartiers aux alentours,
et constitue un îlot de fraîcheur au sein
d?un environnement particulièrement
dépourvu d?espaces verts. Le parc est
par ailleurs traversé par un réseau de cir-
culations douces dans le prolongement
des rues existantes, offrant des liaisons
simples et directes entre les quartiers.
Les opérations livrées sont d?une grande
qualité et créativité architecturales
et allient compacité et cadre de vie
agréable en proposant notamment des
vues au plus grand nombre. Un atelier
de travail en commun a également été
mis en place, réunissant l?ensemble des
maîtres d?ouvrage et architectes, afin de
les associer dans un processus de dia-
logue. L?objectif : inscrire le projet dans
une démarche globale de conception
(articulation entre espaces libres, privés
et publics, usages, organisation mor-
phologique des îlots, etc.).
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 9
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 9
Clichy-Batignolles
Paris, Paris, Île-de-France
Contexte local Friche ferroviaire
Type de projet Renouvellement
urbain
Superficie (ha) 54
Superficie espaces verts (ha) 10
Nombre d?habitants prévus 7 500
Nombre de logements 3 400
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 700
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2005-2020
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2020
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Paris, Paris & Métropole
Aménagement
Maîtrise d?oeuvre du projet
Atelier François Grether, agence
Jacqueline Osty, Omnium Général
Ingénierie (VRD), Inddigo / TRIBU,
Une autre Ville (AMO pilotage
environnemental)
Acteurs APUR, Bouygues Immobilier,
Bouwfonds Marignan, COGEDIM,
DRPJ, EMERIGE, EPPJP, RATP,
SAEMES, SNCF / RFF, STIF
©
C
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EM
A
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av
id
D
es
al
eu
x
i3
Qualité d?usage des logements
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement
c2
Densité bâtie
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 43
Engagement 10
Valoriser le patrimoine,
l?histoire et l?identité
du site et de ses habitants
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels acteurs mobiliser
localement pour identifier
et accompagner les évolutions
du patrimoine ?
Comment les mobiliser en amont
des phases de conception pour
contribuer à une progression
largement partagée des enjeux ?
Quelles sont les conclusions de
l?arpentage du site, quels éléments
de perception apporte-t-il sur
le patrimoine des lieux ?
Qu?induisent les pratiques
socio-culturelles localement,
en termes de programme
opérationnel, de circuits courts
fonctionnels (commerces, services,
activités, équipement, habitat) et
de procédés constructifs (savoir-
faire, matériaux de construction,
plantations) ?
Notion 10.1 Identifier les patrimoines locaux
RECOMMANDATIONS
? Mobiliser les acteurs qui
protègent et valorisent
les patrimoines du territoire
(acteurs culturels, acteurs socio-
économiques, services publics,
associations d?habitants, etc.)
dans les phases de diagnostic
et de conception du projet.
? Prendre en compte et s?appuyer
sur les composantes locales :
patrimoines culturels, patrimoines
vivants, arts, traditions, savoir-faire.
Identifier les patrimoines locaux constitue une étape essentielle de la concep-
tion du projet. Chaque site porte les traces de ses modes d?occupation : com-
prendre les différentes adaptations et dynamiques de la ville au fil du temps
permet de s?inscrire dans une continuité au regard des évolutions des besoins
et usages, sans perdre l?identité locale des lieux.
Il est important de mobiliser, dès les prémices du projet, le réseau des acteurs
pouvant contribuer à l?identification d?éléments de patrimoine : services de
l?État dont ABF, CAUE, architectes, paysagistes (dont ACE et PCE), associations
locales, élus, habitants et usagers du territoire, acteurs économiques, etc. Des
acteurs tels que des équipes pluridisciplinaires de concepteurs ou des artistes
peuvent par ailleurs utilement être missionnés.
Consulter, au-delà des documents réglementaires, ceux issus d?archives dépar-
tementales (cartes, photographies, peintures et représentations), voire les écrits
(presse, littérature, etc.), les récits et autres films, renseigne également sur la
culture locale et contribue à sa connaissance.
L?arpentage et la visite de terrain permettent quant à eux une appréhension
sensible du quartier en devenir, révèlent les perceptions (visuelle, sonore, etc.)
concernant les éléments de patrimoine (naturel ou bâti), confirment ou relati-
visent la connaissance théorique des lieux.
Les pratiques sociales, les activités économiques, rituelles ou de loisirs consti-
tuent également des éléments de patrimoine (patrimoines culturels, patri-
moines vivants, arts, traditions, savoir-faire) sur lesquelles s?appuyer pour
favoriser le dynamisme urbain.
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44 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels éléments de patrimoine
existants sont intégrés au projet
(patrimoine naturel et végétal,
urbain et architectural), et de
quelle manière (restaurés,
transformés, etc.) ?
Comment impliquer les habitants
et usagers dans la préservation
et la valorisation du patrimoine ?
Comment le projet d?aménagement
s?inscrit-il dans la culture et la
mémoire locales d?hier et
d?aujourd?hui ? Comment y
contribue-t-il ?
Quelles ressources et compétences
mobiliser pour développer l?activité
culturelle ?
Quels dispositifs d?accompagnement
pour valoriser le patrimoine culturel
immatériel du territoire ?
Notion 10.2 Préserver et valoriser les éléments
patrimoniaux, identitaires et la mémoire du site
RECOMMANDATIONS
? Valoriser le patrimoine
architectural et paysager
(à différentes échelles et de
différentes natures, du plus
quotidien au plus emblématique)
du site dans le projet.
? S?appuyer sur l?histoire et la
mémoire du site et de ses habitants
pour co-construire le projet.
? Mettre en valeur les patrimoines
et paysages culturels, immatériels,
les personnages, les lieux et
les événements historiques dans
une démarche ascendante.
Vectrice d?identité et de reconnaissance, la valorisation des éléments patrimo-
niaux et identitaires comme biens communs fédère la population en offrant
une vision partagée du territoire. Elle favorise la réappropriation des lieux et
entretient une mémoire collective accessible à tous, en s?appuyant sur les
connaissances, la mémoire du site et de ses habitants, les arts et savoir-faire.
Que le patrimoine soit remarquable ou ordinaire, il s?agit d?analyser son poten-
tiel, de prendre soin du déjà-là, d?entretenir ou d?actualiser son usage, de recher-
cher les adaptations et les transformations viables afin de le mettre en valeur
dans son contexte.
Valoriser le patrimoine culturel immatériel constitue par ailleurs un levier d?ac-
tion permettant de donner vie au projet. Il permet de passer du projet urbain à
la création d?un territoire vivant et dynamique qui propose une vie culturelle à
destination de la population.
Puissant levier de cohésion sociale, d?amélioration du cadre de vie et de déve-
loppement économique, le renforcement de la vie culturelle permet de favo-
riser la construction d?une identité locale positive et partagée, qui participe
largement à l?attractivité d?un territoire.
En favorisant le lien social entre les habitants, le dynamisme culturel permet
également d?ancrer la population sur le territoire en lui offrant une plus-value.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 45
L?ÉcoQuartier de la Brasserie a été
initié par la reconversion d?une friche
industrielle abritant anciennement
les installations de production et
de conditionnement des Brasseries
Kronenbourg. L?arrêt des activités a
conduit à la libération de 3,5 hectares
de terrain et permis une reconversion
exemplaire de cette friche industrielle.
Le projet d?ÉcoQuartier se situe au coeur
du site avec la volonté dès l?amont de
répondre à de multiples objectifs :
mixité urbaine et sociale, architecture
recherchée et intégrée, régulation de la
voiture, qualité des espaces publics et
privés, etc. La présence de cavités des
anciennes canetteries a été prise en
compte et un parking souterrain mutua-
lisé a été construit. Des immeubles
d?habitations occupent la dalle haute
du parking, dégageant des espaces verts
collectifs en pleine terre au coeur des
îlots laissant ainsi disponibles l?espace
public aux piétons et aux cyclistes.
L?ÉcoQuartier de la Brasserie a été l?oc-
casion d?un travail important de valo-
risation de l?histoire et de l?identité du
site. Une fresque rappelant son histoire
a été réalisée par un artiste local et le
paysagiste de l?opération en lien avec
les habitants, associés à la réflexion.
L?orientation des bâtiments a été
pensée pour offrir des perspectives
visuelles sur l?ancienne église et son parc
boisé. Le parc de la noue centrale se
prolonge avec la houblonnière du projet
voisin et met en valeur le bâtiment his-
torique conservé des brasseries. Les
entrées du parking souterrain mutua-
lisé sont habillées de plaques d?acier
corten dans lesquelles sont découpés
des motifs de feuilles de houblon. Les
cages d?escaliers qui débouchent sur
les sorties du parking commun ont été
dénommées en souvenir du passé his-
torique du lieu : malt, houblon, brassin.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 10
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 10
ÉcoQuartier de la Brasserie
Strasbourg, Bas-Rhin, Grand Est
Contexte local Faubourg
Type de projet Reconversion - Friche
Superficie (ha) 3,6
Superficie espaces verts (ha) 0,8
Nombre d?habitants prévus 1 000
Nombre de logements 450
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 135
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2017-2018
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Eurométropole de Strasbourg, SERS
Maîtrise d?oeuvre du projet
Urbanetic (architecture et
urbanisme), SERUE (VRD),
Acte2Paysage
Acteurs Bailleurs sociaux,
promoteurs privés
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
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w
eb
s2
Part de bâtiments conservés
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46
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
DIMENSION 3
11 Contribuer à une transition économique,
régénérative, sociale et solidaire
12 Favoriser la proximité
et la diversité des fonctions
13 Optimiser l?utilisation des ressources
et développer les filières locales
et les circuits courts
14 Encourager les mobilités durables
et actives
15 Assurer une transition numérique
responsable au service de l?aménagement
durable
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
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47
Le développement territorial est un élément-clé de
l?aménagement du territoire, permettant de soutenir une
économie locale équilibrée et solidaire, tout en répondant
aux défis de la transition écologique et numérique.
Il vise à contribuer à une transition économique,
régénérative, sociale et solidaire en favorisant la proximité
et la diversité des fonctions et la création d?emplois sur
l?ensemble du territoire, en tirant parti de ses atouts et
de ses spécificités.
Les acteurs locaux en particulier peuvent contribuer
à renforcer la cohésion territoriale en développant
des projets innovants et en favorisant la participation
citoyenne.
Il s?agit également d?optimiser l?utilisation des ressources
et de développer les filières locales et les circuits courts,
tout en encourageant les mobilités durables et actives.
Enfin, la transition numérique doit être abordée de façon
responsable et en tant que levier au service du projet
d?aménagement durable.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
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48 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
Engagement 11
Contribuer à une transition économique,
régénérative, sociale et solidaire
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi le projet mobilise-t-il
les savoir-faire, les filières
économiques et les entreprises
du territoire ?
De quelle manière
la programmation est-elle
complémentaire et non
concurrente des activités
économiques existantes ?
Dans quelle mesure la
programmation dynamise-t-elle
le tissu économique existant ?
Notion 11.1 Conforter, dynamiser et diversifier
le tissu économique existant
RECOMMANDATIONS
? Anticiper les impacts du projet
sur l?activité économique du
territoire existant, sur l?équilibre
territorial.
? Envisager une programmation
économique complémentaire
et en lien avec les spécificités
du territoire.
Contribuer à une transition économique, locale, sociale et solidaire nécessite
la réalisation d?un diagnostic du tissu économique existant en menant une
réflexion intercommunale sur les enjeux de concurrence territoriale, ainsi que
sur l?impact des nouvelles activités et des nouveaux services. Diverses actions
peuvent être mises en oeuvre, notamment :
? réaliser une cartographie des savoir-faire et des filières économiques du ter-
ritoire ;
? associer les acteurs économiques du site pour recenser leurs besoins et iden-
tifier les impacts positifs ou négatifs du projet (durant le chantier comme en
fonctionnement courant).
Parallèlement au diagnostic, plusieurs actions peuvent être menées pour
conforter et dynamiser l?économie locale :
? aider à la relocalisation temporaire ou définitive des activités impactées par
le projet ;
? adapter les appels d?offres pour favoriser la candidature d?entreprises locales et
de TPE / PME (clauses environnementales dans les marchés publics, choix construc-
tifs, label spécifique, etc.) ;
? apporter des aides directes à la revitalisation des activités existantes (finan-
cement) ou indirectes (prise en compte des besoins dans le projet d?aménage-
ment) ;
? créer des vitrines ou lieux de vente pour la production locale (magasin pro-
ducteur, AMAP, halle, marché, etc.).
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 49
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet
d?aménagement permet-il de
soutenir ou de développer une
économie locale, sociale et
solidaire tout au long
du projet ?
En quoi le projet contribue-t-il
à l?insertion de publics éloignés
du travail ?
Comment le projet permet-il
de développer des filières vertes
de construction ?
Comment le projet accompagne-
t-il la reconversion des emplois
issus des filières non soutenables ?
Notion 11.2 Accompagner et favoriser la création
d?emplois locaux et la reconversion des emplois
issus des filières non soutenables
RECOMMANDATIONS
? Faciliter l?accès à l?emploi lié
au projet, notamment par des
formations et clauses d?insertion.
? Aider à la création d?entreprises,
particulièrement dans l?Économie
Sociale et Solidaire.
? Penser le projet
d?aménagement durable comme
lieu d?expérimentation et
laboratoire d?innovation.
Plusieurs actions peuvent contribuer à accompagner et à générer une écono-
mie locale sociale et solidaire :
? généraliser les clauses d?insertion dans les marchés de travaux ou de services ;
? développer des formations en lien avec le BTP, les autres secteurs liés à l?amé-
nagement voire les futures activités qui vont s?implanter en permettant de pal-
lier la vacance d?emploi sur le territoire ;
? mettre en place des formations ou accompagnements pour les entreprises
intervenant sur le chantier (écoconstruction par exemple) ;
? aider la création d?entreprises et / ou de commerces, particulièrement dans
l?Économie Sociale et Solidaire (ressourcerie, Repair Café, etc.) ;
? favoriser l?émergence d?initiatives citoyennes, à la fois solidaires et au service
de la transition écologique ;
? mettre à disposition des locaux ou terrains aménagés à destination des entre-
preneurs ou des associations et régies de quartiers, des artisans, des services à
la personne, en faveur de l?agriculture locale, etc. ;
? encourager l?activité économique locale (circuits courts, entreprises, produc-
teurs, commerces de proximité).
Le projet peut aussi être l?occasion de mettre en place un laboratoire d?innova-
tion pour les entreprises locales ou un lieu d?expérimentation pour tester de nou-
veaux produits et services, privilégiant des « basses » technologies (low-tech).
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202450
En Ille-et-Vilaine, entre Rennes et Saint-
Malo, Langouët est une petite commune
rurale de 600 habitants, fortement
engagée depuis une quinzaine d?an-
nées en faveur de l?écologie, au point
d?être aujourd?hui considérée comme
un laboratoire en matière de transition
environnementale et d?expérimenta-
tion locale. L?ÉcoQuartier de Langouët,
construit à partir de matériaux recy-
clables, biosourcés et locaux, s?inscrit
donc dans une démarche plus globale
de redirection écologique et sociale de
l?ensemble des activités présentes sur le
territoire. Parmi ces démarches figurent
notamment une école à Haute Qualité
Environnementale et une cantine pro-
posant des produits intégralement bio-
logiques. Les habitants de l?ÉcoQuartier
et du village, largement associés aux
décisions publiques, inscrivent ainsi
leurs actions dans un territoire préservé,
sobre et engagé qui, progressivement,
se dirige vers la résilience sociale et envi-
ronnementale.
Langouët et son ÉcoQuartier sou-
tiennent de façon exemplaire la tran-
sition économique, sociale et solidaire
de leur territoire. Les projets d?aména-
gement du village breton ont été pensés
et appuyés par les habitants afin de
revitaliser le centre-bourg existant et
de favoriser une activité économique
locale selon un principe d?urbanisme
circulaire à impact positif. L?élaboration
de l?ÉcoQuartier a mobilisé le savoir-
faire des filières économiques régionales
et des entreprises locales, notamment
autour de l?utilisation de matériaux
recyclables, biosourcés et en circuits
courts. Pour accompagner les activités
économiques vers un modèle plus social
et solidaire, la commune et les citoyens
ont mis en place un café participatif,
une voiture électrique partagée et créé
des jardins-potagers. Plusieurs emprunts
citoyens ont permis de financer des
projets solidaires au service de la tran-
sition écologique, comme un jardin de
formation à la permaculture. Une pépi-
nière d?Économie Sociale et Solidaire
(ESS) héberge par ailleurs plusieurs pro-
jets d?intérêt local.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 11
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 11
Contexte local Hameau
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Superficie (ha) 0,9
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 80
Nombre de logements 35
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 6
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2017 / 2018
Labellisation EQ Étape 2
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Langouët
Maîtrise d?oeuvre du projet
EPEA France, Menguy Architectes,
ERIGER, CYBEL, Dervenn
Acteurs EPF, BRUDED
ÉcoQuartier de Langouët
Langouët, Ille-et-Vilaine, Bretagne
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
c1
Proximité des services de base
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 51
Engagement 12
Favoriser la proximité
et la diversité des fonctions
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet favorise-t-il
une programmation diversifiée
des fonctions et des équipements
nécessaires au bon fonctionne-
ment du quartier (activités,
commerces, services, équipements
scolaires, sportifs, culturels, etc.) ?
De quelle manière le projet
propose-t-il des fonctions
complémentaires qui permettent
un équilibre à l?échelle du quartier,
de ses abords et du territoire
(habitat, équipements, services,
commerces, activités?) ?
Dans quelle mesure le projet
prend-il en compte, dans sa
démarche de programmation,
les locaux et centres commerciaux
et / ou d?activité existants en vue
d?une requalification et / ou
d?un renouvellement ?
La programmation en logements
est-elle en adéquation avec l?offre
d?emplois sur le territoire (revenus,
nombre, etc.) ?
Notion 12.1 Renforcer la mixité fonctionnelle
RECOMMANDATIONS
? Proposer, en cohérence avec
la stratégie de développement
du territoire, plusieurs fonctions
urbaines pour répondre aux besoins
des habitants et usagers.
? Intégrer des fonctions
complémentaires permettant
un équilibre à l?échelle du quartier,
de ses abords et du territoire :
mobilité, habitat, commerces,
équipements, services, activités
culturelles et de loisirs.
Contribuer à l?équilibre des fonctions urbaines à l?échelle du quartier, de ses
abords et du territoire, favorise l?intensité urbaine, répond aux besoins quo-
tidiens des habitants ou usagers actuels et futurs, et contribue à une ville
des courtes distances. Une connaissance fine des fonctions existantes et des
besoins est nécessaire pour une démarche de programmation. Des études
prospectives peuvent être réalisées :
? une étude sur les besoins en équipements scolaires, culturels et sportifs ;
? une enquête auprès des habitants et des usagers sur leurs attentes en matière
de services, notamment de santé.
Le projet est une opportunité de favoriser l?attractivité économique locale par dif-
férentes actions :
? assurer le portage des locaux d?activité (commerces, ateliers, etc.) par la col-
lectivité ou un tiers investisseur ;
? soutenir la mise en place de commerces alternatifs (magasin fermier, solidaire,
coopératif, associatif) ;
? favoriser la création d?un marché dans le projet d?aménagement (place, halle,
etc.) ;
? soutenir la création de tiers-lieux ;
? créer des équipements polyvalents / multifonctionnels ;
? proposer des projets de requalification de friches commerciales pour contri-
buer au renouvellement urbain et lutter contre l?artificialisation des sols.
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52 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet contribue-t-il
au territoire des courtes distances ?
Les différentes fonctions urbaines
sont-elles accessibles par tous dans
le quartier et sa périphérie ?
Les localisations des nouvelles
activités du projet sont-elles
en cohérence avec le réseau
de transports collectifs et les
polarités existantes ou projetées ?
De quelle manière le projet
envisage-t-il le déplacement
de l?offre vers la demande ?
Notion 12.2 Faciliter l?accès aux différentes fonctions
RECOMMANDATIONS
? Créer un territoire des courtes
distances notamment en facilitant
l?implantation et / ou la mobilité des
commerces et services ambulants.
? Travailler l?accessibilité des aménités
du quartier (loisirs et services), ainsi
que des pôles d?emploi.
? Faciliter les liaisons entre les
différentes fonctions du territoire.
Pour mettre en oeuvre le principe de la ville des courtes distances, tout en
s?adaptant au contexte territorial et en minimisant l?exposition des populations
aux polluants et nuisances inhérents à la mixité fonctionnelle, plusieurs actions
peuvent être mises en place dans le cadre du projet :
? proposer des solutions de transports collectifs, de transports à la demande
ou de covoiturage, et des cheminements piétons et vélos pour accéder aux
services, aux loisirs et aux emplois ;
? faciliter l?implantation et / ou la mobilité des commerces et services ambu-
lants ;
? proposer des solutions favorisant le télétravail (espace de travail partagé,
développement de la fibre, adaptation des logements, etc.) ;
? réaliser une étude sociologique pour adapter les conditions d?accès (horaires,
tarifs, critères, etc.), des services, commerces et équipements, aux besoins des
habitants et usagers du quartier ;
? considérer les besoins et les capacités financières des habitants en réalisant
une étude de programmation pour optimiser l?accessibilité des commerces.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 53
La première étape de requalification
du centre-ville de l?ÉcoQuartier de
Changé prend place sur l?emprise d?un
bâti ancien très dégradé. Des bâtiments
résidentiels ont été érigés le long d?une
place urbaine et du parvis de l?église,
à proximité d?un ruisseau réaménagé.
Situé sur un carrefour à fort trafic
offrant des commerces et des services,
ce projet a permis d?apaiser la circula-
tion, de matérialiser le centre-ville et de
renforcer l?activité commerciale et de
service de cette centralité. Il offre éga-
lement des logements attractifs et bien
situés. Les espaces publics s?inscrivent
dans un réseau global de déplacements
doux et leur aménagement propose un
cadre de vie agréable et accessible.
Les prochaines phases permettront de
diversifier encore davantage l?offre de
logements et de poursuivre le réaména-
gement des espaces publics.
La requalification du centre-ville de
Changé a été l?occasion d?un travail
collaboratif de la collectivité avec les
commerçants locaux. L?objectif : ren-
forcer l?offre commerciale de proximité
en complémentarité avec les pôles
existants, tout en gérant la tempora-
lité du projet pour les commerçants en
place ou souhaitant s?installer. Cette
approche a nécessité une forte impli-
cation de la collectivité, y compris
financière, afin notamment d?assurer le
portage des surfaces commerciales, de
proposer des solutions de relogement
temporaires ou transitoires et de pros-
pecter activement. En complément des
commerces et services, une place a été
réalisée en centre-ville afin d?accueillir
un marché hebdomadaire et des ven-
deurs ambulants. Le marché public de
travaux a fait l?objet d?un allotissement,
notamment un lot ferronnerie, auquel
des entreprises locales ont eu l?oppor-
tunité de répondre.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 12
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 12
ÉcoQuartier Les Lavandières
Changé, Mayenne, Pays de la Loire
Contexte local Centre-bourg
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Superficie (ha) 0,33
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 200
Nombre de logements 49
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 28
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2014-2016
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2016
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de Changé et Méduane
Habitat
Maîtrise d?oeuvre du projet
Agence Rhizome architectes,
Cabinet Guillemot (Paysagiste),
Ouest Structures, BET, IcoFluides
Acteurs CAUE 53, ADEME
c1
Proximité des services de base
r4
Surface d?espaces verts publics
par habitants
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54 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
Engagement 13
Optimiser l?utilisation des ressources
et développer les filières locales et les circuits courts
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment la conception du projet
(aménagements et bâtiments)
permet-elle de limiter la
consommation des ressources ?
Quels choix de mise en oeuvre
opérer pour optimiser l?usage
de matériaux biosourcés,
géosourcés locaux ou issus
du réemploi (déconstructions) ?
Comment le patrimoine
architectural, naturel et construit
est-il mobilisé dans le projet ?
Notion 13.1 Économiser les ressources
RECOMMANDATIONS
? Étudier en priorité le potentiel
de changement de destination
et de réhabilitation des bâtiments
existants avant d?envisager
une démolition.
? Privilégier la réversibilité,
la rénovation ou réhabilitation
des bâtiments existants,
les constructions légères et
la réduction des terrassements.
? Recourir aux matériaux locaux
biosourcés, géosourcés et / ou
de réemploi pour les projets de
construction et d?aménagement.
La mise en place d?une démarche d?écoconception permet de favoriser la réduc-
tion des coûts : économies de matière (par allègement) ou d?énergie consom-
mée, optimisation de la chaîne logistique (taux de remplissage des camions,
chaîne du froid), moindres quantités de déchets à traiter.
L?écoconception consiste à prendre en compte l?environnement dès la concep-
tion d?un produit ou d?un service, et à chaque étape de son cycle de vie, de la
fabrication au recyclage.
Elle vise à économiser les différentes ressources du territoire, telles que les maté-
riaux, l?eau et l?énergie. Pour cela, différentes pratiques peuvent être adoptées
telles que la préservation du patrimoine naturel, la réversibilité des structures,
le changement de destination de l?existant, la rénovation et la réhabilitation de
bâtiments ou structures existants, le réemploi des matériaux sur place ainsi que
des déblais / remblais avec le choix de procédés constructifs allégés, l?utilisation
de matériaux recyclés, géo et / ou biosourcés, une conception bioclimatique
des bâtiments, la valorisation de matériaux issus de démolitions sélectives, la
valorisation environnementale des sols, le recours à des techniques économes
en eau ou à des technologies simples demandant peu d?entretien, facilement
réparables et recyclables, ainsi que la mutualisation des matériels et services.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 55
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet favorise-t-il
les circuits courts, les modes de
production, de transformation
voire de consommation locaux ?
Comment les dispositifs
d?accompagnement vers l?emploi
et la formation prennent-ils
en compte les filières locales
et leurs potentiels de
développement ?
Quelles sont les synergies mises
en place entre acteurs des secteurs
public et privé du territoire
pour développer l?utilisation de
ressources locales dans le projet ?
Notion 13.2 Déployer l?économie circulaire
RECOMMANDATIONS
? Identifier les savoir-faire locaux
et les filières du territoire pour
réduire les impacts des transports,
et les valoriser.
? Penser l?Écologie Industrielle
et Territoriale (EIT) : mutualisation
de ressources avec d?autres acteurs
du territoire (autres chantiers
par exemple, entreprises du BTP
à proximité, etc.).
? Contribuer à dynamiser les filières
locales de réemploi biosourcées,
géosourcées et de réemploi,
ansi que les circuits courts
et / ou de proximité.
L?économie circulaire et l?écologie industrielle renvoient à des démarches
systémiques visant à une consommation sobre et responsable des ressour-
ces naturelles.
Dans le cadre d?un projet d?aménagement durable, une approche en économie
circulaire place le foncier comme première ressource à préserver.
Elle s?appuie sur des modes d?organisations interacteurs économiques d?un
même territoire et vise l?attractivité de celui-ci.
L?économie circulaire permet d?identifier, de favoriser et de soutenir notam-
ment le développement des filières biosourcées et géosourcées locales, l?usage
des espèces végétales vernaculaires, des matériaux économes en énergie grise
à l?échelle du quartier et au de-là.
En effet, ces derniers contribuent au développement économique du territoire
et des savoir-faire locaux, tout en réduisant les déplacements afin de s?inscrire
dans une logique de circuit court.
Il est important de favoriser les synergies, la mutualisation d?espaces ou de bâti-
ments en lien avec les futurs usagers et gestionnaires, la mise en place de lieux
à l?échelle du quartier pour des pépinières d?entreprise, des espaces de travail
partagés ou des usages variés de type tiers-lieux, biocantines, etc.
La mutualisation d?usage ou d?installation à l?échelle du projet va permettre de
limiter l?utilisation de ressources, comme les réseaux de chaleur ou les espaces
partagés.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202456
L?ÉcoQuartier Coeur de bourg vise à
créer un développement cohérent et de
qualité au coeur de la commune rurale
de La Rivière, avec pour objectif d?ac-
croître son activité et son attractivité. Le
projet comprend la création de services,
d?espaces publics et de logements, ainsi
que le renforcement de l?hébergement
touristique et des activités de plein air
dans la région. Il a été développé en
mettant l?accent sur la qualité de l?envi-
ronnement et l?utilisation des ressources
locales, tout en gérant le risque d?inon-
dation. Le projet a permis de créer une
nouvelle place communale et d?instal-
ler deux hébergements touristiques. Le
projet met l?accent sur l?importance
des pratiques de construction durables
et des espaces de vie confortables,
ainsi que sur l?utilisation de matériaux
résilients et de systèmes énergétiques
efficaces.
Coeur de bourg se distingue par son
exemplarité dans le renforcement des
filières économiques locales. Les arti-
sans ont été formés aux chantiers d?éco-
construction et la filière bois locale a
très fortement alimenté la construction
des bâtiments de l?ÉcoQuartier. Le chan-
tier a par ailleurs servi de lieu d?expéri-
mentation pour les entreprises locales
qui se sont appropriées l?usage de maté-
riaux écolabellisés (béton de chanvre,
isolation en ouate de cellulose, dalles en
bois, etc.) L?opération a obtenu le Prix
de la Biennale de l?habitat durable de
Grenoble 2008 et le Prix national artur-
bain.fr 2009.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 13
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 13
Contexte local Hameau
Type de projet Nouveau quartier
Superficie (ha) 0,77
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 50
Nombre de logements 12 + 1 local
commercial
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 7
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2000-2009
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de La Rivière
Maîtrise d?oeuvre du projet
M. Yves Perret (maître d?oeuvre),
Atelier F4 & Verdance (études
préalables)
Acteurs ADEME, AGEDEN,
AMO développement durable,
CAUE, Chambre du commerce
et de l?industrie, DDE, PNR
Coeur de bourg
La Rivière, Isère, Auvergne-Rhône-Alpes
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
s2
Part de bâtiments conservés
s4
Part des bâtiments existants rénovés
énergétiquement
s7
Part des bâtiments intégrant des matériaux
biosourcés, géosourcés et/ou de réemploi
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 56240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 56 20/06/2024 11:0620/06/2024 11:06
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 57
Engagement 14
Encourager les mobilités
durables et actives
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi l?aménagement du projet
favorise-t-il les modes actifs de
déplacement (piétons, vélos,
trottinettes, etc.) au sein du
quartier et à ses abords ?
Comment les citoyens et usagers
sont-ils associés à ces choix ?
Quels dispositifs mettre en place
pour réduire le trafic motorisé
et pour modérer les vitesses ?
Quels dispositifs de stationnement
mettre en oeuvre pour diminuer
la place de la voiture et favoriser
l?usage du vélo dans le projet ?
En quoi les espaces publics
favorisent-ils la régulation
des vitesses et de la circulation,
la cohabitation des modes de
déplacement et l?accessibilité
pour tous ?
Notion 14.1 Aménager l?espace public au bénéfice
des mobilités durables et actives
RECOMMANDATIONS
? Dimensionner les voies destinées
à la circulation automobile
au minimum (ce qui peut
nécessiter une refonte du plan
de circulation), modérer la vitesse
par l?aménagement pour une
meilleure cohabitation des usages
et favoriser la sécurité des usagers
vulnérables.
? Prévoir des cheminements
piétons et vélos sûrs, confortables,
accessibles à tous et cohérents
avec les maillages existants ou
projetés.
? Réguler le stationnement
motorisé et non motorisé (vélo,
engin de déplacement personnel
motorisé (EDPM)) et mutualiser
des espaces de stationnement privés
pour désengorger l?espace public,
limiter l?imperméabilisation et
prévoir la mutabilité des places
de stationnement.
Favoriser l?utilisation des modes de déplacement alternatifs à la voiture consti-
tue pour les collectivités non seulement un levier d?amélioration de la qualité du
cadre de vie de leurs habitants, mais répond également à des enjeux politiques
en matière d?environnement, de santé publique, d?économie et de lien social.
Tout particulièrement, les cheminements piétons et vélos doivent être sûrs,
confortables, signalés, accessibles à tous et cohérents avec les maillages exis-
tants ou projetés. Toutes ces réflexions doivent associer collectivités, autorités
organisatrices de la mobilité, opérateurs de transport, gestionnaires de voirie,
usagers et riverains.
Plusieurs dispositifs permettent de réduire la place de la voiture en ville et
bénéficient de facto aux mobilités durables et actives : dimensionner les voies
destinées à la circulation motorisée au minimum ou modérer la vitesse par
l?aménagement pour une meilleure cohabitation des usages. Parmi les autres
mesures possibles, favoriser les voies ouvertes au trafic automobile permettant
une cohabitation entre les différents modes de déplacement, comme les zones
30 ou les zones de rencontre, contribue à un usage partagé et apaisé de la voirie
dans les cas où le trafic motorisé est suffisamment faible. Sinon, des aménage-
ments spécifiques séparés sont à envisager.
L?emprise de la voiture peut également être contrôlée en dimensionnant ou en
intégrant la mutabilité / la mixité d?usage du stationnement (ex. pour le transfor-
mer temporairement en site d?événements).
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58 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles offres alternatives, quels
services de transport proposer ?
Comment ont été évalués les
besoins de mobilité des citoyens
et usagers du quartier ? Quels
aménagements proposer pour
répondre à ces besoins, en
particulier d?électromobilité ?
Comment l?aménagement
intègre-t-il l?offre de services
de mobilités partagées
pour favoriser l?alternative
à la voiture individuelle ?
Notion 14.2 Prévoir les équipements nécessaires
aux changements de pratiques
RECOMMANDATIONS
? Réaliser des stationnements
vélos sécurisés et les prioriser
aux abords des équipements,
activités, commerces et prévoir
du stationnement vélo sécurisé
suffisamment dimensionné dans
les immeubles de logements et
dans les établissements recevant
du public.
? Faciliter l?accès aux services
de covoiturage, d?autopartage
ou de vélopartage par des
équipements adaptés.
? Anticiper les besoins en bornes
de recharge et les infrastructures
associées pour véhicules électriques.
Outre les aménagements de voirie et de l?espace public, divers équipements
sont à réaliser afin d?assurer le développement des modes alternatifs au véhi-
cule individuel. Il est primordial d?anticiper les besoins de tous les publics à
chaque étape de l?élaboration du projet. Pour cela, il convient de traiter les
mobilités des personnes à mobilité réduite (PMR), les mobilités actives, les
transports collectifs et les mobilités partagées comme des thématiques trans-
versales. En parallèle, il est nécessaire de minimiser les temps et distances de
déplacement, notamment en assurant la perméabilité du quartier aux chemi-
nements piétons.
Le recours à des véhicules électriques ou hybrides rechargeables nécessite l?ins-
tallation d?infrastructures de recharge en nombre suffisant, accessibles à tous
(y compris PMR), avec des dispositifs performants et dans des lieux identifiés
pour les usagers.
L?accès aux services de covoiturage, d?autopartage électrique ou non ou encore
de vélopartage, est facilité par des équipements adaptés. La planification de
places de stationnement réservées au covoiturage, à l?autopartage ou aux véhi-
cules propres permet de promouvoir ces usages (mutualisation par regroupe-
ment ou foisonnement).
De la même manière, la réalisation de stationnements vélos sécurisés, dimen-
sionnés pour différents modèles (ex. vélos cargos, etc.) et installés en priorité
aux abords des équipements, activités et commerces, encourage à se déplacer
par des modes actifs.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 59
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels aménagements réaliser
pour faciliter l?intermodalité ?
Comment l?aménagement
intègre-t-il l?offre de transports
collectifs ?
Quels services proposer
aux usagers pour faciliter
les déplacements en transports
collectifs ?
Notion 14.3 Connecter le quartier aux transports
publics pour améliorer l?intermodalité
RECOMMANDATIONS
? Aménager des cheminements
piétons et vélos reliant aux arrêts
de transports publics les plus
proches et / ou les plus attractifs
(ex. gare).
? Anticiper la meilleure desserte
interne et externe en transports
en commun (faciliter la circulation
et en adaptant les horaires aux
besoins).
L?intermodalité vise à permettre aux usagers de disposer d?une offre globale
de mobilités alternatives à la voiture individuelle, en combinant différents ser-
vices. Cette pratique s?inscrit dans les objectifs de décarbonation des mobilités
portés à l?échelle nationale et locale, notamment avec le développement des
Zones à Faibles Émissions-mobilité (ZFE-m).
Dans ce bouquet de services complémentaires, les transports publics occupent
une place structurante afin de rendre effectif le droit à la mobilité pour tous.
Les usagers qui disposent d?alternatives possibles à la voiture individuelle
attendent un bon niveau de service des transports publics, sans quoi ils ne
sont pas enclins à les prendre. La qualité de ce service s?apprécie au regard
du maillage du réseau, de la fiabilité, de la fréquence, de l?amplitude horaire,
du confort, de la sécurité et de la sûreté. Afin d?anticiper la meilleure desserte
en transport public, les réflexions sur l?organisation du service attendu doivent
associer les parties prenantes, jusqu?aux gestionnaires d?infrastructures et de
voirie ainsi que les usagers.
L?accès doit être facilité grâce à des cheminements piétons accessibles et à des
aménagements cyclables (y compris stationnements vélos) vers les arrêts de
transports publics les plus proches, les plus attractifs ou générant le plus de flux.
De façon plus générale, un espace dédié aux services de mobilité peut être
prévu au sein ou en bordure du projet pour rassembler différents services de
mobilité.
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60 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels dispositifs mettre en place
pour faciliter une logistique
urbaine plus sobre ?
Quels aménagements opérer pour
faciliter les livraisons et réduire
leur empreinte sur la circulation ?
Quels services urbains et / ou
modes de déplacement pour
décarboner le premier et le
dernier kilomètre ?
Notion 14.4 Organiser la logistique urbaine
RECOMMANDATIONS
? Identifier les besoins en espaces
de stockage et de livraison en B
to B des activités économiques
(commerces, artisans du quartier)
et en B to C (livraisons des
habitants), et proposer des solutions
de mutualisation : espaces de
logistique urbaine, entrepôts partagés
ou permettant d?effectuer des
livraisons en horaires décalés (mise
en place de SAS dans les commerces),
véhicules utilitaires partagés, etc.
? Construire une réglementation
de la circulation, du stationnement
et des aires de livraison, favorisant
les modes les moins énergivores
et carbonés à la tonne transportée
(les poids lourds et les vélos
cargos) ; prévoir les espaces de
livraison favorisant ces usages.
? Prévoir des points de relais pour
le B to B et le B to C, facilement
accessibles pour les livreurs et
singulièrement en vélos-cargo
et les clients, facilitant l?essor de
l?économie circulaire (consignes,
récupération de palettes
standardisées, logistique inversée).
Essentielle au fonctionnement de la ville, la logistique urbaine doit permettre
d?optimiser les livraisons en assurant la gestion du dernier kilomètre, autrement
dit en limitant les nuisances pour les riverains ainsi que les impacts environne-
mentaux.
Dans cette perspective, il faut mettre en place des dispositifs visant à favoriser
la circulation et le stationnement des véhicules de livraison les moins carbonés :
par un réseau de pistes cyclables, un maillage des espaces de logistique urbaine
et une stratégie adaptée des aires de livraison éventuelles. De la même manière,
en fonction de la nature des activités prévues, il peut être intéressant de penser
les besoins en entreposage à l?échelle du quartier, afin de pouvoir effectuer les
livraisons du dernier kilomètre en mode actif. Pour certaines activités spéci-
fiques, l?intégration d?un espace nécessaire à la livraison sur l?espace privé sera
proposée à la réflexion.
De même, prévoir des points de relais, voire des consignes, facilement acces-
sibles pour les livreurs (en premier lieu les vélos cargos) et accessibles à tous les
usagers (y compris PMR) permet d?assurer un bon niveau de service.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 61
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels dispositifs
d?accompagnement et
d?information proposer pour
faciliter les déplacements et
améliorer la lisibilité du quartier ?
Quels aménagements mettre
en place pour l?accompagnement
et / ou la sensibilisation aux modes
alternatifs ?
Quels dispositifs de sensibilisation
pour accompagner les change-
ments de comportement vers
des pratiques de mobilité plus
vertueuses ?
Notion 14.5 Promouvoir l?usage des modes
alternatifs au « monovoiturage »
RECOMMANDATIONS
? Mettre en évidence, les modes
alternatifs par la signalétique
(ex. indiquer les temps de trajets
à pied ou la direction des arrêts
de transports en commun).
? Sensibiliser et inciter les usagers
et habitants aux pratiques
de mobilité vertueuses.
L?un des obstacles à l?intermodalité et à l?utilisation des modes alternatifs à la
voiture individuelle est la méconnaissance des usagers concernant l?offre de
service sur le territoire.
Une signalisation adaptée permet de faciliter et d?inciter à la marche, au vélo,
aux transports collectifs et aux mobilités partagées. Elle indique, par exemple,
les temps de trajets à pied ou la direction des arrêts de transport en commun.
Au-delà des aménagements, l?accompagnement sur le terrain des usagers et
des habitants constitue un axe-clé. Cela passe par des animations de proximité
qui visent à faire évoluer les pratiques des habitants et usagers vers des mobili-
tés plus vertueuses.
Ce passage à l?action a besoin d?être soutenu par des actions de sensibilisation,
par exemple sur les coûts réels et les externalités de la voiture individuelle ainsi
que les économies possibles. Il doit en outre être accompagné par des actions
de formation aux changements de pratiques telles que l?apprentissage du vélo,
l?utilisation des transports collectifs, des services d?autopartage, de vélos en
libre-service ou de trottinettes. Ces animations peuvent permettre également
de constituer une charte collective des habitants et de leurs engagements pour
une mobilité plus vertueuse.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202462
L?ÉcoQuartier Cannes Maria est situé
sur la friche industrielle d?une ancienne
usine GDF, qui constitue une coupure
entre les quartiers populaires du sec-
teur Prado-République et le quartier
résidentiel de la Californie. Redonner
une urbanité à ce secteur et servir de
couture entre ces deux quartiers straté-
giques représentait l?enjeu majeur pour
la ville. L?opération comprend la pro-
duction de logements (au tiers du loca-
tif social), la création de services et de
commerces ainsi que des équipements
publics intergénérationnels. Un parc de
stationnement a été construit en sous-
sol, en partie ouvert au public afin de
compenser les places supprimées en
surface dans le cadre du réaménage-
ment des espaces publics du quartier.
S?inscrivant dans un quartier à l?identité
forte, ce projet urbain met l?accent sur
les enjeux de mixité sociale et de vie
culturelle.
Avant de développer une offre de
mobilité spécifique au quartier, le projet
Cannes Maria traite les besoins de dépla-
cements par la conception urbaine.
D?une part, l?emprise de la friche ini-
tiale coupait la ville, son désenclave-
ment permet de relier les quartiers.
D?autre part, la desserte en transports
en commun existait déjà aux alentours
et la programmation urbaine en a opti-
misé l?utilisation. Ensuite, la création
de services au sein du quartier permet
d?accentuer l?offre de proximité pour
le quartier et ses environs, dans une
logique de la « ville du quart d?heure ».
Enfin, l?îlot Cannes Maria lui-même est
exclusivement dédié aux modes actifs,
avec un mail et une promenade verte le
traversant. Pour ce faire, les besoins de
stationnement sont concentrés sur un
parc souterrain, et un arrêt de bus a été
implanté à l?entrée du quartier, au niveau
de la nouvelle place Commandant Maria.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 14
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 14
Contexte local Centre
Type de projet Reconversion - Friche
Superficie (ha) 1,6
Superficie espaces verts (ha) 0,5
Nombre d?habitants prévus 550
Nombre de logements 270
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 84
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2008-2016
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Cannes
Maîtrise d?oeuvre du projet
Vinci Immobilier et société Batim,
AMO Pastorello, EURECA, Cabinet
Fournet, CITADIA, IOSIS
Acteurs AMIREAN, association
du quartier, Conseil départemental
des Alpes-Maritimes, RTE & ERDF
(déplacement du transformateur
électrique), SIAUBC (réseaux
et bassin de rétention des eaux
pluviales)
Cannes Maria
Cannes, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d?Azur
©
D
R
EA
L
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
c4
Offre de mobilité alternative à la voiture
individuelle
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet domicile
travail
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 63
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet intègre-t-il
l?enjeu de sobriété numérique
pour répondre aux usages
numériques souhaités ?
Les solutions identifiées
répondent-elles à des besoins
spécifiques des habitants pour
améliorer leur qualité de vie ?
Comment le projet prend-il
en compte les enjeux de santé
publique et d?intégration
paysagère et urbaine dans
le cadre du déploiement
des réseaux numériques ?
Les solutions identifiées ont-elles
fait l?objet d?une analyse de cycle
de vie globale ?
Quel est le niveau de couverture
du réseau mobile sur le site ?
Le projet réunit-il les conditions
du déploiement, dans le cadre
de la reprise des réseaux
notamment, d?un débit
correspondant aux besoins
identifiés ?
Engagement 15
Assurer une transition numérique
responsable au service
de l?aménagement durable
Notion 15.1 Mettre la technologie numérique
au service d?un territoire plus durable
RECOMMANDATIONS
? Mesurer l?impact socio-
environnemental des services
numériques afin de maîtriser
et d?organiser leur déploiement.
? Viser des solutions utiles,
accessibles et sobres en
ressources, technologiquement
proportionnées, soutenables
et respectueuses de la vie privée
des citoyens.
L?impact socio-environnemental des services et solutions numériques doit être
mesuré afin de maîtriser et d?organiser leur déploiement.
Un numérique sobre et responsable invite à en limiter les impacts négatifs, pour
répondre aux défis climatiques et environnementaux.
L?utilité du numérique doit être interrogée en visant des solutions utiles, acces-
sibles et sobres en ressources, technologiquement proportionnées, soutenables
et respectueuses de la vie privée des citoyens.
La limitation de l?impact environnemental du numérique tout au long de son
cycle de vie doit être recherchée, comme la volonté de minimiser ses impacts
tout en maximisant son potentiel.
Il faut préserver le territoire des vulnérabilités éventuelles liées au numérique et
interroger le besoin afin d?y répondre de façon adaptée.
La réduction de la consommation énergétique, des ressources, des matériaux,
des sols, de l?eau, au service d?une meilleure qualité de vie dans le respect des
limites biophysiques est primordiale.
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64 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment mobiliser le numérique
dans le projet pour renforcer
la diffusion des connaissances sur
le territoire ? Comment s?en servir
pour nourrir des liens de solidarité
entre les habitants et améliorer
leur accès aux services urbains,
tout en en facilitant les échanges ?
Comment développer
une connaissance des pratiques
numériques et des attentes
des habitants et usagers ?
Comment intégrer au projet
la conception de lieux accessibles
et ouverts, favorisant l?inclusion
numérique de tous ? Comment
organiser le fonctionnement
de ces lieux ?
Comment rendre les dispositifs
numériques robustes et
soutenables face aux aléas
et aux vulnérabilités (énergie et
rupture d?approvisionnement,
cyberattaque, etc.) ?
Notion 15.2 Utiliser les réseaux numériques
au service du projet
RECOMMANDATIONS
? Développer le numérique pour
sensibiliser aux caractéristiques
environnementales du territoire,
diffuser les connaissances.
? Tirer parti du numérique pour
favoriser l?accès aux services
urbains, le lien social, la diffusion
des informations relatives aux
activités culturelles et de loisirs.
? Communiquer sur la vie
des instances de participation
citoyenne et s?assurer de la diversité
des canaux de concertation pour
prendre en compte les publics
éloignés des outils numériques.
L?essor du numérique est une opportunité au service des villes durables. Les
outils numériques peuvent accompagner la transformation résiliente des ter-
ritoires afin d?améliorer les qualités environnementales, développer la connais-
sance, faciliter l?accès aux services, favoriser le lien social et l?implication
citoyenne.
Les enjeux de santé publique, ceux d?intégration paysagère et urbaine, comme
la notion de services rendus doivent être pris en compte lors du développe-
ment des réseaux numériques. Il faut également rechercher à assurer un numé-
rique responsable et la résilience du projet / territoire.
Le numérique doit être adapté au service de l?anticipation pour une meilleure
connaissance des spécificités et évolutions de son territoire et pour un projet
durable, notamment afin de mieux faire face aux mutations environnemen-
tales et à leurs effets systémiques. Il doit être utilisé au service d?une meilleure
connaissance des spécificités naturelles, géologiques, biophysiques et des évo-
lutions climatiques du territoire afin d?adapter au mieux le projet.
Le numérique doit servir d?outil-support au projet territorial :
? encourager des dispositifs numériques de participation et de concertation
citoyennes ;
? prendre en compte les publics éloignés des outils numériques en s?assurant de
la diversité des canaux de concertation, voire en les accompagnant.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 65
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet favorise-t-il
l?accès au numérique pour tous
(sensibilisation, formation) ?
Comment prendre en compte
dans le projet les nouvelles
modalités de travail diminuant
les déplacements ?
Quelles sont les offres existantes
sur le territoire en termes de lieux
dédiés aux usages numériques
(tiers-lieux, fab lab, espaces de
travail partagés, etc.) ? Comment
le projet peut-il s?y intégrer,
le développer si besoin, dans
une logique de création de liens
et d?accès aux services sociaux,
culturels, administratifs, etc. ?
Notion 15.3 Répondre aux besoins exprimés
ou identifiés
RECOMMANDATIONS
? Accompagner les habitants et
usagers à la transition numérique.
? Mettre en place des solutions de
télétravail et faciliter l?implantation
d?entreprises innovantes,
de laboratoires de fabrication
numérique (fab lab) ou de lieux
d?accueil pour l?accompagnement
au numérique.
L?innovation et le développement de services numériques peuvent être utile-
ment et justement favorisés en proposant possiblement :
? des conciergeries numériques ;
? des aménagements d?espaces de travail partagés ;
? des conditions favorisant le télétravail ;
? des supports informatiques d?échange de services, de compétences et savoir-
faire ;
? un système de covoiturage via une application numérique, etc.
Les synergies avec les circuits courts, les réseaux de transports et les activités de
service à la personne sont favorablement mis en place.
Les services qui répondent aux besoins spécifiques et aux aptitudes numé-
riques des habitants et qui améliorent leur qualité de vie ont vocation à être
développés.
L?idée est de faire du numérique un levier d?insertion professionnelle, d?inclu-
sion et de participation citoyenne pour améliorer et favoriser l?accès aux ser-
vices urbains, le lien social, la diffusion des informations relatives aux activités
culturelles et de loisirs.
Les innovations qui fonctionnent et qui ont fait leurs preuves doivent être sou-
tenues et optimisées avant de penser à en développer de nouvelles.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202466
L?ÉcoQuartier Bel Air - Grands Pêchers
de la ville de Montreuil se situe dans un
quartier d?habitat social composé de
grands ensembles construits entre les
années 1950 et 1970. Relativement éloi-
gné du centre-ville, le site a bénéficié de
l?intervention de l?ANRU, qui a soutenu
la démolition de 300 logements sociaux
et la réhabilitation de 1 000 autres, ainsi
que le réaménagement des espaces
extérieurs. Le projet a été conçu de
manière à pouvoir accueillir la future
desserte en transports en commun, et
un Plan Stratégique Local a été mis en
place pour poursuivre la dynamique
enclenchée par l?ANRU. L?opération Bel
Air - Grands Pêchers est exemplaire en
raison de la qualité de l?implication de
la commune, du travail effectué sur les
espaces publics et privés, de la concer-
tation avec les habitants, de la mixité
sociale et fonctionnelle, de la gestion
alternative des eaux de pluie et de la
préservation de la biodiversité.
L?ÉcoQuartier a également fait preuve
d?exemplarité dans l?utilisation du
numérique. Tout d?abord, un groupe
Facebook a été créé pour faciliter la
communication et la concertation sur le
projet de rénovation urbaine et sociale,
permettant d?atteindre notamment les
jeunes souvent exclus de ces proces-
sus. La page dédiée au projet sur le site
de la ville a par ailleurs été enrichie de
nombreux documents en open data,
favorisant ainsi l?accès à l?information
pour les habitants et les usagers. Des
formations à la vidéo et à la commu-
nication numérique ont été proposées
par l?association « Permis de vivre la
ville » et des ateliers de formation au
numérique sont organisés par la maison
de quartier. Enfin, l?application Sesam a
été créée pour permettre aux habitants
et aux usagers de signaler les incidents
sur l?espace public, assurant un suivi en
ligne de leur résolution par les services
techniques de Montreuil.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 15
Contexte local Périphérie
Type de projet Renouvellement -
Quartier prioritaire
Superficie (ha) 41
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 7 000
Nombre de logements 2 500
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 500
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2003-2017
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2015
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Montreuil en régie
Maîtrise d?oeuvre du projet ?
Acteurs ANRU, bailleurs sociaux,
EPARECA, AFL, promoteurs privés
Bel Air - Grands Pêchers
Montreuil, Seine-Saint-Denis, Île-de-France
©
D
G
A
LN
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 67
L?ÉcoQuartier Camille-Claudel est situé
à proximité du cluster scientifique et
technologique international du plateau
de Saclay et de la forêt domaniale de
Palaiseau. Il a été conçu pour relier les
espaces agricoles aux quartiers existants
et au développement. Cet ensemble
constitue une nouvelle centralité et la
création d?une nouvelle gare permet-
trait d?assurer la liaison entre Massy
et l?École polytechnique. Il lutte éga-
lement contre l?étalement urbain en
proposant des formes urbaines plus
denses en habitat. Près de 1 500 loge-
ments été construits, dont 35 % de la
surface en m² SDP représentent des
logements aidés. Les habitants béné-
ficient de nombreux services et équi-
pements publics : salle associative,
commerces, groupe scolaire, gymnase
en ossature bois, ainsi que des espaces
publics de qualité tels que la place cen-
trale, le parvis du centre aquatique et
la placette d?entrée du quartier. On
y trouve également des commerces
de proximité, une crèche, une maison
médicale et une conciergerie. Le projet
intègre une gestion alternative des eaux
pluviales, des liaisons douces ont été
aménagées et le quartier est alimenté
en chauffage et en eau chaude sanitaire
grâce à une chaufferie biomasse.
L?ÉcoQuartier Camille Claudel parti-
cipe au programme DiVD pour expé-
rimenter le Li-Fi, une technologie de
communication basée sur la lumière. Il
utilise des signaux lumineux via des LED
pour échanger des informations, sans
émission d?ondes nocives. L?objectif est
de créer un réseau rapide, sécurisé et
illimité en utilisant l?éclairage public.
Les avantages du Li-Fi sont nombreux,
offrant des possibilités pour des services
innovants. Dans le quartier Camille-
Claudel, 77 lampadaires ont été équipés
de cette technologie pour diffuser des
informations géolocalisées aux citoyens
via leur mobile. Le projet vise à servir de
modèle pour l?industrialisation de cette
technologie et le développement d?ap-
plications en France et à l?international.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 15
ÉcoQuartier Camille-Claudel
Palaiseau, Essonne, Île-de-France
Contexte local Périphérie
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 12
Superficie espaces verts (ha) 0,67
Nombre d?habitants prévus
Environ 3 500
Nombre de logements 1 456
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 396
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2010-2015
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2021
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
SEM Paris Saclay Aménagement
Maîtrise d?oeuvre du projet
Architecte coordonnateur :
François Leclercq Architectes /
Paysagiste : Phytorestore /
BET VRD : AVR / AMO HQE
et Développement durable :
AI Environnement
Acteurs Bouygues Immobilier,
Eiffage Immobilier, Kaufman &
Broad, Nexity Appolonia, CDU
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68
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
DIMENSION 4
16 Renforcer la résilience face aux changements
climatiques et aux risques
17 Contribuer à l?atténuation du changement
climatique et favoriser la sobriété
et les énergies renouvelables
18 Éviter, réduire, recycler, valoriser
les déchets
19 Préserver, gérer et restaurer
la ressource en eau
20 Préserver et restaurer les sols,
la biodiversité, les milieux naturels
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 6969
L?environnement et le climat sont des enjeux majeurs
de l?aménagement durable.
La résilience des projets face à l?intensification des
impacts du changement climatique et aux risques naturels
et anthropiques doit être intégrée dès l?amont, en adoptant
des mesures adaptatives et en privilégiant les solutions
fondées sur la nature.
L?aménagement durable doit également contribuer à
atténuer le changement climatique, en favorisant la sobriété
et le développement des énergies renouvelables et
de récupération.
La question des déchets doit elle aussi être repensée
afin de réduire, recycler et valoriser les déchets.
Enfin, il est crucial de préserver et de restaurer
la fonctionnalité des sols, la biodiversité et les milieux
naturels, ainsi que la ressource en eau.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
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70 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
Engagement 16
Renforcer la résilience face aux changements
climatiques et aux risques
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment identifier les
enjeux humains, matériels
et environnementaux exposés
à des aléas naturels ou
anthropiques et connaitre
leur niveau de vulnérabilité ?
Comment prendre en compte
les vulnérabilités dans la
programmation pour réduire les
risques, à l?échelle du territoire,
en accord avec la stratégie de
résilience définie localement ?
Comment mettre en oeuvre,
au niveau de la conception,
des Solutions Fondées sur
la Nature et basses technologies
qui réduisent l?exposition
aux risques et la vulnérabilité
du quartier à ceux-ci, au-delà
de la réglementation ?
Notion 16.1 Prévenir les risques
RECOMMANDATIONS
? Identifier et prendre en compte
les risques naturels et anthropiques
dans le choix de localisation
du projet. Concevoir des solutions
adaptées au contexte en priorisant
les Solutions Fondées sur la Nature
(SFN) avant les solutions techniques,
et en s?assurant que celles-ci
n?ont pas d?incidences négatives
lorsqu?elles doivent être mises
en oeuvre.
? Mettre en place une démarche
de résilience concertée et
partagée, incluant un diagnostic
de vulnérabilité en cohérence avec
la stratégie territoriale (SRADDET,
SCoT, SDAGE, PCAET, PADD
notamment) et le PNACC.
Le choix de la localisation du projet et sa conception doivent s?appuyer sur
l?identification territorialisée des risques et des vulnérabilités. Ce prérequis per-
mettra d?intégrer en amont des solutions adaptées et contextualisées in fine,
pour réduire ces menaces. Les domaines possiblement concernés par la pré-
vention des risques sont :
? environnementaux (inondations, séismes, incendies de forêt, mouvements de
terrain, avalanches et effondrements, submersions, stress hydriques, etc.) ;
? risques industriels et technologiques (cybercriminalité, etc.), sanitaires (pol-
lution atmosphérique et sonore, pandémies, conséquences psychologiques et
physiques de l?exposition croissante aux risques, etc.) ou encore économiques
(mutations liées à la décarbonation ou à la raréfaction des ressources, etc.) et
sociaux (exclusion, pauvreté, etc.).
Plus globalement, l?objectif est de prendre en compte les impératifs de résilience
à chaque étape du projet, en tant que cadre logique de l?opération d?aména-
gement. Dès lors, la matrice que représentent le sol, le réseau hydrographique
et la biodiversité doit par exemple être considérée en tout début d?opération,
tout comme les questions de fragilités sociales. Le projet doit s?inscrire entre les
limites environnementales d?habitabilité de la planète et les limites sociales et
sociétales.
Une vision plus holistique des enjeux doit conduire à des solutions plus systé-
miques pour y répondre : chaque partie de l?opération d?aménagement doit
intégrer l?ensemble des objectifs de résilience, ce qui permet notamment de
renforcer l?efficience économique du projet. Il existe de multiples solutions
permettant la « régénération » des sols, du cycle de l?eau, de la biodiversité ou
encore de l?économie locale, et de concilier usages et confort du quotidien
avec la réponse aux grands enjeux.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 71Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 71
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment anticiper l?évolution
au long terme du climat (régime
climatique à venir, probabilité
d?événements extrêmes),
de ses effets concrets et de
la vulnérabilité du territoire et
des populations face à ceux-ci ?
Comment proposer un projet
d?aménagement qui soit adapté
(conception urbaine, espaces
publics, confort intérieur, présence
de la nature) pour réduire la
vulnérabilité du quartier au
changement climatique ?
Quelles Solutions Fondées sur
la Nature le projet peut-il intégrer
pour adapter le quartier
aux dérèglements climatiques ?
Notion 16.2 S?adapter aux impacts
du changement climatique
RECOMMANDATIONS
? Anticiper les risques spécifiques
au changement climatique dans
le contexte du projet.
? Rechercher et mettre en oeuvre
des actions et solutions innovantes
pour répondre aux effets locaux
des nouveaux défis, en privilégiant
les Solutions Fondées sur la Nature
(SFN) : désimperméabilisation
et renaturation des sols (réduction
des îlots de chaleur, gestion des
eaux pluviales), végétalisation
des bâtiments (murs et toitures)
et prise en compte du confort
thermique des bâtiments et des
espaces publics (intégration du
végétal, présence de l?eau, choix
de matériaux de sols, façades,
toitures à fort albédo, conception
bioclimatique, etc.).
? Concevoir des aménagements
et bâtiments résilients, anticipant
dans leur conception les risques
climatiques.
Afin de lutter contre les impacts du changement climatique qui s?intensifient
(vagues de chaleur, érosion de la biodiversité, perturbation du cycle de l?eau,
tempêtes et submersions marines, inondations, retrait-gonflement des argiles
et mouvements de terrain, etc.), le projet doit s?inscrire dans une stratégie ter-
ritoriale élargie (SRADDET, SCoT, SDAGE, PCAET, etc.), en proposant un amé-
nagement résilient, qui tient compte des spécificités territoriales et urbaines
(climat, topographie, risques, nature des sols, réserves en eau, tissu urbain exis-
tant, matériaux, végétation locale?). L?enjeu est d?atténuer la vulnérabilité du
quartier face aux risques et aléas du territoire.
Il s?agit de proposer un projet qui s?adapte aux évolutions du climat en opérant
des choix de conception dans l?aménagement : prise en compte des vents et
expositions dans la conception des espaces, du stockage carbone, du confort
d?été, végétalisation d?espaces publics et de coeurs d?îlots pour lutter contre les
îlots de chaleur, cheminements piétons et cyclables ombragés, désimperméa-
bilisation des sols, prise en compte de l?albédo des matériaux, gestion adaptée
des eaux pluviales, etc.
Le projet privilégiera le recours aux Solutions Fondées sur la Nature (SFN) pour
réduire les impacts du changement climatique, si cela est pertinent à l?échelle
du quartier et du point de vue des spécificités locales (type de végétation, res-
source en eau et foncier mobilisables, matériaux de construction bio et géo-
sourcés, etc.).
Selon la morphologie du quartier, des espaces publics et des bâtiments (orien-
tation des bâtiments, ombrage, végétalisation, albédo des matériaux) différents
types de SFN sont envisageables : arbres de pleine terre, création d?espaces
verts, végétalisation des toits et des murs, préservation ou restauration de
zones humides, etc.
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72 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quel rôle chaque acteur
du territoire peut-il jouer face
aux dérèglements climatiques,
risques naturels et anthropiques et
comment en constituer un réseau
d?action efficace (anticipation,
prévention et gestion de crise) ?
Quels dispositifs de sensibilisation
aux enjeux des risques et de
l?adaptation au changement
climatique mettre en place auprès
des habitants, des usagers et
des gestionnaires ?
Notion 16.3 Sensibiliser et former
RECOMMANDATIONS
? Soutenir un réseau coordonné
des acteurs locaux de la résilience.
? Sensibiliser, former et
accompagner les habitants,
usagers, syndics et gestionnaires
sur les aléas notamment
environnementaux et climatiques,
les risques et nuisances du territoire,
afin de mobiliser et d?être en
capacité de s?adapter.
Le projet doit prendre en compte systématiquement le volet social de l?adap-
tation aux conséquences du dérèglement climatique et l?anticipation de l?assis-
tance aux plus fragiles.
L?engagement et la responsabilisation des citoyens dans le développement de
la résilience du territoire est à inciter. Il s?agit de sensibiliser, former la popula-
tion aux enjeux de l?adaptation au changement climatique, aux aléas et risques
et nuisances et de les impliquer concernant la façon d?y faire face : renouveau
des actions de culture du risque, informations systématiques aux habitants,
programmes de volontaires prêts à intervenir et à soutenir leurs voisins en cas
d?aléa, réunions de communication et de concertation, matérialisation des
niveaux de crue, valorisation des savoir- faire et savoir-être locaux, etc.
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ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 16
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 73
L?ÉcoQuartier Parc Marianne fait partie
des huit ZAC qui composent Port
Marianne, large opération d?aména-
gement de 400 hectares au sud-est
de Montpellier, en pleine croissance
urbaine. L?opération, traversée par le
ruisseau de la Lironde, se développe
autour du parc Georges-Charpak et le
long de l?avenue Raymond-Dugrand. Elle
se distingue par une composition du
bâti en peigne et gradins orientés vers
le parc central, avec des immeubles en
émergence sur les centralités de quar-
tier constituées par les places Ernest-
Granier et Pablo-Picasso. Le quartier
agrémente son développement d?es-
paces publics récréatifs (miroir d?eau,
aire de jeux, allées paysagées?), et pro-
pose une importante mixité sociale et
fonctionnelle.
L?aménagement du parc Georges-
Charpak (6 hectares) permet d?affirmer
la place dédiée aux espaces verts dans
un contexte urbain relativement dense.
Le quartier comprend principalement
deux secteurs nord et sud d?habitat
collectif. Il bénéficie d?une desserte par
deux lignes de tramway, et à compter
de 2025, par deux Vélolignes du Réseau
Express Vélo de Montpellier, situant
l?ÉcoQuartier à quelques minutes du
centre-ville, du littoral, de l?ensemble
ludo-commercial d?Odysseum, et du
quartier tertiaire de la gare TGV Sud de
France.
La ZAC Parc Marianne à Montpellier
est conçue pour faire face aux défis cli-
matiques de la région. Avec 34,67 % de
surfaces végétalisées, le quartier intègre
la nature en ville. Le parc Georges-
Charpak, doté d?un bassin de rétention
hydraulique paysager, permet de réguler
les crues et de retarder le ruissellement
urbain. Le parc public et le lit paysager
de la Lironde offrent un environnement
frais en été et favorisent la biodiversité.
Les bâtiments du quartier présentent
une architecture remarquable et
s?ouvrent sur le parc Charpak, tandis
que les zones urbaines adjacentes
accueillent des commerces, bureaux et
services. Parc Marianne bénéficie éga-
lement d?un réseau de chaleur collec-
tif alimenté par une centrale au bois,
et abrite des écoles à énergie positive.
Prochainement, la Folie architecturale
Alma Terra utilisera le sol de son site
comme matériau de construction, dans
le but d?obtenir le label Passivhaus.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 16
Parc Marianne
Montpellier, Hérault, Occitanie
Contexte local Centre-ville nouveau
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 30
Superficie espaces verts (ha) 7
Nombre d?habitants prévus 5 800
Nombre de logements 2 537
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 617
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2007-2030
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2015
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Montpellier, SERM
Maîtrise d?oeuvre du projet
Architecture Studio et divers MOE
pour les bâtiment
Acteurs Bailleurs sociaux, SERM
©
A
rn
au
d
B
o
ui
ss
o
u
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique existante
i3
Qualité d?usage des logements
r2
Exposition aux risques naturels
et technologiques
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74 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les besoins
énergétiques générés par le projet
et quels sont ses objectifs en
matière d?efficacité énergétique et
de baisse des émissions de CO², au
regard des stratégies territoriales
de décarbonation (PCAET) ?
Comment évaluer l?empreinte
énergie / carbone du quartier sur
l?ensemble de son cycle de vie
selon les choix d?aménagement
pour orienter le projet vers
le scénario optimal ?
Quels moyens mettre en oeuvre
et quelles solutions (techniques,
financières, organisationnelles,
etc.) choisir pour garantir la
sobriété et l?efficacité énergétique
du projet ?
Engagement 17
Contribuer à l?atténuation
du changement climatique et favoriser
la sobriété et les énergies renouvelables
Notion 17.1 Favoriser la sobriété et l?efficacité
énergétiques
RECOMMANDATIONS
? À l?échelle du quartier, en prenant
en compte l?existant de proximité,
concevoir l?orientation et la
disposition des bâtiments ainsi
que des espaces extérieurs pour en
minimiser les besoins en ressources
et en énergies du chantier à
l?exploitation.
? À l?échelle des bâtiments, réduire
l?impact carbone de la construction
(favoriser la rénovation et la
réhabilitation, choix adapté des
matériaux et modes constructifs,
etc.) et de l?usage (conception
bioclimatique, déchets, etc.).
? Fixer des objectifs de performance.
? Évaluer, dès sa définition, l?impact
du projet en termes d?émissions
de gaz à effet de serre sur son cycle
de vie complet, pour l?améliorer
en continu (questions de périmètre
et de temporalité afin de possibles
comparaisons) selon les SCOPE 1,
2 et 3 sur une période de 50 ans.
? Évaluer le potentiel de captage
et de stockage de carbone dans
le quartier et mettre en oeuvre
les solutions adaptées.
? Respecter la séquence « éviter,
réduire, compenser » s?agissant
des émissions de GES en s?appuyant
si nécessaire sur des mesures
compensatoires (dispositif
du label bas-carbone, etc.).
L?atteinte de la neutralité carbone en 2050, la maîtrise de l?approvisionnement
énergétique et de sa facture nécessitent une diminution drastique des besoins
énergétiques. 50 % de l?empreinte carbone d?un Français dépendant des choix
d?aménagement dans son quartier, il est important d?étudier comment le projet
peut contribuer à cet objectif de sobriété.
En amont, il s?agit d?évaluer les besoins de programmation, d?étudier les dif-
férents scénarios d?aménagement qui peuvent y répondre et de mesurer leur
empreinte énergie / carbone sur le cycle de vie complet du quartier. Notamment,
la mobilisation de l?existant (comme la rénovation des bâtiments et infrastruc-
tures par exemple) offre des leviers de décarbonation del?aménagement. Enfin,
si des postes d?émission significatifs subsistent, des dispositifs de compensation
peuvent être mobilisés.
En phase d?études, à l?échelle urbaine, l?implantation et l?orientation des bâti-
ments et des espaces publics peuvent réduire les dépenses énergie / carbone.
La conception bioclimatique, l?urbanisme de proximité, l?offre de mobilité
et la mutualisation des services, par exemple, influencent les pratiques et les
consommations du quotidien. À l?échelle de chaque bâtiment, la réduction de
l?impact carbone passe par des actions d?isolation thermique, de ventilation
et de lumière naturelles, de procédés énergétiques et électriques efficients,
etc. En phase chantier, les leviers de minimisation du bilan carbone du quartier
comprennent la logistique de chantier, la mobilisation de filières locales, les
procédés et matériaux constructifs vertueux (bio-géo-sourcés ou bas-carbone,
issus de l?économie circulaire, etc.).
Complémentairement à la réduction de ses émissions, le potentiel de captage
et de stockage du carbone dépend des changements d?affection des sols mais
également de l?usage de produits et matériaux issus de la bioéconomie (bois,
paille, etc.). L?aménageur pourra mobiliser des compétences spécifiques en
amont du projet : assistance à maîtrise d?ouvrage en environnement, bureaux
d?études spécialisés en énergie, outils de quantification des impacts éner-
gie / carbone, etc.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles sont les potentielles
ressources d?EnR&R à proximité
du projet qui sont disponibles
(non réservées par d?autres projets
de territoire) : bois énergie, réseau
de chaleur et de froid, chaleur
fatale, biogaz, géothermie,
solaire, éolien? ?
Quelles sont les conditions
techniques et financières à réunir
pour le raccordement d?EnR&R
électriques et de chaleur produite
sur le secteur aménagé (poste
électrique, canalisations,
sous-stations, prise en compte
des contraintes naturelles
ou environnementales, etc.) ?
Quel est le niveau d?ambition
de production d?EnR&R à viser
pour inscrire le projet dans les
objectifs de la stratégie
énergétique territoriale ?
Quelle gouvernance proposer
en matière de production,
d?approvisionnement et de
stockage des énergies
renouvelables et de récupération ?
Notion 17.2 Développer la production d?énergies
renouvelables et de récupération
RECOMMANDATIONS
? Évaluer et favoriser la production
d?énergies de récupération et
renouvelables locales, l?utilisation
d?énergies de récupération
(logique d?écologie industrielle
et territoriale) et les possibilités
de connexion à un réseau situé
à proximité du quartier.
? Penser un réseau de distribution
et de stockage de l?énergie adapté
et optimisé pour alimenter le quartier
et ses alentours, en cohérence avec
la stratégie territoriale (PCAET
notamment).
? Proposer des dispositifs de
gouvernance partagée de l?énergie
renouvelable locale, pour en
favoriser l?appropriation.
Une fois les leviers de sobriété et d?efficacité activés, la décarbonation des
besoins énergétiques résiduels permettra, au-delà de la diversification du mix
énergétique, l?autonomie énergétique du territoire, la prévention de la préca-
rité énergétique et le soutien aux filières locales. À l?échelle du quartier, cela se
traduit par le développement des énergies renouvelables et de récupération.
Leur déploiement dans un quartier s?inscrit dans la stratégie territoriale éner-
gétique (SRADDET, PCAET, schéma directeur, etc.). Il suppose l?examen des
besoins et ressources (filières locales du bois énergie, étude des productions de
chaleur fatale et de biogaz valorisables, cartographie des potentiels géother-
mique, éolien et solaire) et la caractérisation technique des moyens de produc-
tion, stockage et distribution existants (réseaux de chaleur et de froid, parcs
EnR en exploitation ou en projet à proximité de la zone d?aménagement.
Ensuite, les choix de formes urbaines, de densité, de mixité fonctionnelle
peuvent favoriser l?installation d?équipements de productions et de distri-
bution d?énergie collectifs et mutualisés (autoconsommation collective). Par
exemple, l?optimisation des réseaux de chaleur et de froid nécessite une den-
sité thermique suffisante, d?où la nécessité d?articuler la temporalité de l?opéra-
tion d?aménagement et celle du réseau.
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76 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment assurer le suivi
des consommations énergétiques
dans le quartier et identifier les
solutions de réduction continue
de la dépense énergétique ?
Comment sensibiliser les habitants
et usagers aux enjeux de la
sobriété et de l?efficacité
énergétique, ainsi qu?aux pratiques
qu?ils peuvent mettre en place
pour la favoriser ?
Notion 17.3 Prévoir un dispositif d?accompagnement
RECOMMANDATIONS
? Mettre en place des outils de suivi
de consommation, accompagner
et former les parties prenantes
à leur utilisation dans une logique
d?amélioration continue.
? Accompagner les habitants
et usagers à une utilisation sobre
de la consommation des ressources
au sein des bâtiments comme
des équipements publics.
? Sensibiliser les habitants,
usagers, syndics et gestionnaires
aux changements de pratiques.
Si des choix de conception du quartier performants sont nécessaires pour
réduire l?empreinte carbone, ils ne sont pas suffisants. Ce sont les pratiques et
usages individuels qui en déterminent l?efficacité réelle. Pour cela, les usagers et
habitants doivent s?approprier les déterminants de leur bilan énergie carbone
et leur capacité à agir sur ceux-ci.
Une démarche de sensibilisation / information / formation aux enjeux éner-
gétiques et carbone à destination du grand public peut être proposée.
Notamment, les solutions techniques d?efficacité énergétique (bioclimatisme,
systèmes électriques?) demandent souvent une acculturation de leurs utilisa-
teurs. Des livrets peuvent être diffusés auprès des habitants / usagers pour les
accompagner dans leurs changements de pratiques.
Le suivi quantifié des consommations énergétiques reste un moyen efficace de
sensibilisation à la sobriété et l?efficacité : mise en place de capteurs, compteurs
séparés, suivi individualisé des consommations, etc. Cela demande une instru-
mentation fine du quartier qui doit être anticipée en amont du projet, puis
accompagnée en aval.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 77
La commune des Forges a entrepris la
réhabilitation d?une ancienne ferme de
800 m² au centre du village en vue de
l?accueil d?un point de vente directe
de produits agricoles en circuit court.
Le projet comportait également 4
logements à l?étage, un cabinet infir-
mier ainsi qu?une clinique vétérinaire
remplacé par un 5e appartement,
témoignant de l?adaptabilité du projet.
L?opération a pour vocation la revita-
lisation du centre-bourg situé dans la
proche couronne d?Épinal en recréant
une centralité dynamique. Elle requalifie
aussi, en termes de performance envi-
ronnementale, un corps de ferme vieil-
lissant, en en conservant toute la valeur
patrimoniale. L?installation de nouveaux
services de proximité va limiter les dis-
tances de déplacement et créer un
lieu de rencontre et de convivialité et
redonner de l?intérêt aux déplacements
en modes doux.
L?ÉcoQuartier de la ferme forgeronne
réintégre des services au coeur du village
(commerces, santé, lieu de convivialité)
accessibles à tous ses habitants et cible
une offre alimentaire issue de circuits
de proximité. À l?échelle du bassin de
vie local, cela réduit les besoins de
déplacements, donc la facture énergé-
tique de tout le territoire.
Ensuite, en reconstruisant le bâti à
l?identique (l?état des murs existant
rendant impossible la réhabilitation
d?abord privilégiée, car plus sobre en
matières et énergies utilisées), l?Éco-
Quartier met à profit les avantages
bioclimatiques de l?architecture verna-
culaire : luminosité et ventilation natu-
relle à double flux. Une fiche mode
d?emploi locataire avec un mode d?em-
ploi comportant la fiche technique afin
de bonne utilisation des logements a
été remise aux locataires dans le cadre
des économies d?énergie l?utilisation du
chauffage et les moyens de réaliser les
économies d?énergie. L?efficacité ther-
mique de l?enveloppe est aussi large-
ment améliorée : reprise des vitrages,
isolation, matériaux constructifs peu
carbonés. Enfin, les besoins énerge-
tiques subsistants sont couverts par la
récupération de chaleur des groupes
froids du local de vente et, en appoint,
par une chaufferie bois (pellets). En cas
d?absence en journée, l?inertie et l?iso-
lation de la maison sont suffisant pour
garantir moins de 2 degrés de chute de
température, même par grand froid.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 17
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 17
La ferme forgeronne
Les Forges, Vosges, Grand Est
Contexte local Centre-bourg
Type de projet Renouvellement
d?un centre-bourg
Superficie (ha) 0,22
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 8
Nombre de logements 4
Nombre de logements sociaux
parmi les logements ?
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2006-2011
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2014
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune des Forges
Maîtrise d?oeuvre du projet
Cabinets Vitalis Architecture
et environnement (architecte
mandataire, ASCENDENSE
(Architectes associés), OPC TRIGO
(Économiste), TERRANERGIE et
PERMANERGIE (Études thermiques
et énergies renouvelables), KUBLER
(Paysagiste)
Acteurs CAUE, ADEME, Chambre
d?agriculture, CRITT Bois
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique existante
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement
s5
Consommation des bâtiments
du quartier
s6
Production d?énergie renouvelable rapportée
à la consommation totale du quartier
c4
Offre de mobilité alternative
à la voiture individuelle
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail
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78 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
Engagement 18
Éviter, réduire, recycler,
valoriser les déchets
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les flux de déchets
verts, ménagers et des entreprises
sur le territoire et quels leviers
(conception, accompagnement,
organisation) le projet peut-il
activer pour en limiter la
production ?
Comment sont organisées
localement les structures
économiques et associatives
du réemploi, les EIT et comment
favoriser leur développement dans
une logique d?économie circulaire,
sociale et solidaire ?
Comment associer et sensibiliser
les habitants et usagers a la
réduction des déchets à l?échelle
du quartier et du territoire ?
Notion 18.1 Limiter, voire éviter la production
de déchets
RECOMMANDATIONS
? Promouvoir une politique
de réduction des déchets via
des dispositifs territoriaux
comme « Territoires Zéro Déchet,
Zéro Gaspillage ».
? Sensibiliser les particuliers, les
professionnels et les gestionnaires
aux démarches vertueuses.
? Choisir des aménagements
qui facilitent et encouragent
la réduction des déchets verts :
espèces végétales locales
qui nécessitent moins de taille,
paillage, etc.
L?impact des déchets sur l?environnement est un sujet majeur de préoccupa-
tion à l?échelle mondiale. Pour répondre à cette problématique, de nombreux
dispositifs peuvent être mis en place à l?échelle territoriale : « Territoires Zéro
Déchet, Zéro Gaspillage », la tarification incitative du service public de gestion
des déchet, etc.
Pour assurer une cohérence avec ces dispositifs, il est nécessaire de mettre en
place une politique de réduction des déchets à l?échelle du quartier.
Des choix d?aménagement peu générateurs de déchets doivent être favorisés
en amont du projet, tout en encourageant les actions de recyclage, de réutili-
sation et de réemploi. Cela peut inclure le choix d?espèces locales vivaces qui
nécessitent moins de taille, le broyage des tailles et la tonte, ainsi que l?utilisa-
tion in situ en paillage des pieds d?arbres et arbustes.
La sensibilisation des ménages aux démarches « zéro déchet » peut notamment
être réalisée à travers la méthode des 5 R : Refuser, Réduire, Réutiliser, Réparer
et Recycler.
La dispensation de formations et la mise en place de programmes de sensibi-
lisation sur la réutilisation de matériaux considérés comme des déchets sont
utilement opérées.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 79Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 79
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet facilite-t-il,
pour les gestionnaires comme
pour les habitants, le tri à la
source, la collecte séparée,
le recyclage et la valorisation des
déchets ménagers (conception,
organisation, sensibilisation) ?
Quel est le potentiel de
développement et d?amélioration
des filières de valorisation des
déchets sur le territoire, comment
l?intégrer au projet et en évaluer
l?efficacité ?
Notion 18.2 Inciter au tri à la source, optimiser
la collecte et valoriser les déchets
RECOMMANDATIONS
? Penser les systèmes de collecte
adaptés à chaque flux de déchet :
consignes, recyclerie?/?ressourcerie,
point d?apport volontaire,
méthanisation, compost, etc.
? Évaluer la politique de gestion
des déchets et communiquer
les résultats.
Des moyens sont disponibles pour encourager le tri à la source, tels que la
mise en place de systèmes de collecte séparée et de valorisation des déchets,
l?installation de composteurs de pied d?immeubles ou partagés, la création de
recyclerie de quartier, les points d?apport volontaire, la méthanisation, la valo-
risation énergétique des déchets résiduels, la mise en place de consignes et les
ressourceries.
Il est important d?informer directement les habitants sur la réglementation,
les actions mises en oeuvre et le traitement des déchets en termes de flux et
de coûts associés. Des animations peuvent être proposées par secteurs et par
type de processus de valorisation pour sensibiliser et informer les habitants de
manière efficace.
Il est essentiel d?informer, de (re)sensibiliser et former les habitants, les entre-
prises et les établissements scolaires sur l?obligation réglementaire liée au tri des
7 voire 9 flux de déchets (cf. notion 18.3), les actions entreprises pour les traiter,
ainsi que les coûts associés à leur traitement.
Les processus prévus pour les déchets encombrants tels que les mobiliers,
les déchets électriques et électroniques, ainsi que les Déchets d?Activité
Économique (DAE) doivent être détaillés.
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80 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment évaluer en amont
du chantier les potentiels
de réemploi / valorisation
des déchets de chantier ?
Quelles actions de limitation
de la production, de tri, de
collecte et de réutilisation
/ valorisation des déchets de
chantier mettre en oeuvre ?
Comment encourager le
réemploi des matériaux et / ou
des équipements issus de
déconstructions sélectives
pour les aménagements et
les constructions afin de limiter
l?évacuation des matériaux
hors site ?
Comment prendre en compte
la gestion des déchets dangereux
(amiante, plomb) ?
Quelles sont les solutions
existantes sur le territoire
ou sur les territoires limitrophes
pour la gestion des déchets ?
Notion 18.3 Réduire, trier et valoriser les déchets
de chantier
RECOMMANDATIONS
? Promouvoir l?étude des flux
entrants et sortants pour évaluer
le potentiel de ressources
en matériaux de déconstruction
(étude PEMD?: «?diagnostic produit
équipement matériaux déchets?»).
? Limiter les déconstructions, sinon
déconstruire de manière sélective.
Remettre en état, stocker les
matériaux pour les redistribuer
(bourse de matériaux).
? S?inscrire dans le tri 7 flux
obligatoire (métal, plastique,
papier / carton, verre, bois, fraction
minérale, plâtre), voire au-delà, via
des filières circulaires à haute valeur
ajoutée (textile, biodéchets).
? Inciter à la réutilisation
des matériaux du site pour limiter
leur évacuation en les gérant
aux fins de réemploi in situ.
? Incorporer des matériaux de
seconde vie issus des gisements
de réemploi dans les projets de
bâtiments et d?aménagements.
Il convient de réaliser un diagnostic du potentiel des ressources dans toutes
les étapes de construction ou rénovation afin d?identifier les potentialités de
réemploi des matériaux issus des chantiers. Les maîtres d?ouvrage doivent être
incités à anticiper la bonne gestion et la valorisation des déchets en privilé-
giant le réemploi, puis la réutilisation et le recyclage, puis la valorisation matière
directe (telle que les opérations de remblayage), la valorisation énergétique et
enfin l?élimination.
Il est nécessaire de garantir l?engagement et l?anticipation de ces sujets par le
maître d?ouvrage avec l?intégration systématique de clauses dans les marchés.
Il est important de communiquer sur les filières de réemploi, de réutilisation, de
seconde vie existantes sur le territoire. Il convient également de privilégier les
circuits fermés pour permettre la seconde vie des matériaux issus de chantier
in situ en incluant un pourcentage minimal de réutilisation dans les cahiers des
charges, ou en créant des conditions permettant leur réemploi, de préférence
à proximité.
Si certains matériaux ne peuvent être issus de circuits fermés, il convient de
rechercher des matériaux de seconde vie issus des gisements de réemploi dans
les projets de bâtiments et d?aménagements alentours.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 81
Situé au coeur de l?agglomération lilloise,
l?ÉcoQuartier du Nouveau Mons bénéfi-
cie d?une position privilégiée et est faci-
lement accessible grâce à la desserte du
métro et des lignes de bus. Il s?agit d?un
projet ANRU qui consiste en la rénova-
tion de la zone urbaine sensible (ZUS)
de Mons-en-Baroeul : réhabilitation de
990 logements, résidentialisation de 625
autres, ainsi que la démolition de 405
logements pour la construction de 330
nouveaux. De nouveaux équipements
publics sont également installés, tandis
que les espaces publics ont été réamé-
nagés pour favoriser la place du piéton
et les modes de déplacements doux. Le
projet consiste également en l?exten-
sion du réseau de chaleur, alimenté en
grande partie par la biomasse, et en la
création de jardins familiaux tout en
tissant des liens avec le Vieux-Mons. La
grande qualité des espaces publics amé-
nagés donne une image renouvelée au
quartier tout en limitant l?impact visuel
de la voiture. L?objectif est de créer un
quartier résidentiel en phase avec les
attentes des habitants et en harmonie
avec son environnement urbain, grâce à
une approche globale et durable de la
rénovation urbaine.
L?ÉcoQuartier du Nouveau Mons est un
exemple de réussite en matière d?amé-
lioration du cadre de vie. Cultivant cette
approche sensible du cadre de vi(ll)e,
les espaces publics ont été requalifiés
avec une exigence extrême en matière
de qualité paysagère. Des actions de
communication et de formation sont
mises en place pour encourager les
bonnes pratiques. L?appropriation et le
partage par le plus grand nombre de ces
espaces de vi(ll)e sont primordiaux. Ils
doivent être espaces de préservation de
la biodiversité, espaces à vivre jalonnés
de « prairies de jeux », de jardins à par-
tager. Condition de sa réussite : chaque
aménagement est envisagé en plaçant
toujours au centre de tout l?expertise
d?usage des habitants, seule garantie
d?une appropriation et d?une préser-
vation optimales autour d?ateliers de
travail urbain., de Mon(s) quartier rêvé,
des marches exploratoires des femmes
et des cours au jardins d?école.
Mons-en-Baroeul fait ainsi usage du pay-
sage comme une valeur de partage.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 18
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 18
Nouveau Mons
Mons-en-Baroeul, Nord, Hauts-de-France
Contexte local Centre-ville
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Superficie (ha) 100
Superficie espaces verts (ha) 5,4
Nombre d?habitants prévus 12 000
Nombre de logements 5 250
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 182
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2002- 2014
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2014
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Mons-en-Baroeul
Maîtrise d?oeuvre du projet
François-Xavier Mousquet
(paysagiste) + AMO GIP Lille
Métropole rénovation urbaine
+ BET ArcAle, BioTop Conseil,
Empreinte, Lilika TROHA, Egis
Acteurs LMCU, SEM Ville
Renouvellée, bailleurs
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
s2
Part de bâtiments conservés
s7
Part des bâtiments intégrant des matériaux
biosourcés, géosourcés et/ou de réemploi
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82 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
Engagement 19
Préserver, gérer et restaurer
la ressource en eau
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment assurer une gestion
intégrée des eaux pluviales
à la source au regard des
caractéristiques du site (nature
des sols, hydrographie du bassin
versant, pluviométrie actuelle
et future) en maximisant
la perméabilité des sols ?
Comment faire de la gestion
des eaux pluviales un outil
d?adaptation aux effets
du changement climatique
en favorisant son infiltration
et sa connexion aux espaces
verts ?
Comment intégrer de manière
qualitative les dispositifs de
gestion des eaux pluviales dans la
conception du projet, notamment
dans les espaces publics ?
Notion 19.1 Assurer une gestion durable
des eaux pluviales
RECOMMANDATIONS
? Penser des aménagements
multifonctionnels qui maîtrisent
le ruissellement et qui préservent
la ressource en eau pour un usage
local.
? Innover et concilier la gestion
alternative des eaux pluviales,
désimperméabilisation, îlots de
fraîcheur, amélioration du cadre
de vie, biodiversité, etc.
? Anticiper et assurer une gestion
intégrée des eaux pluviales au
regard de la nature du site et des
caractéristiques du bassin versant :
favoriser une gestion de l?eau à
l?échelle du projet d?aménagement.
? Optimiser l?arrosage des espaces
verts.
Assurer une gestion durable des eaux pluviales, c?est favoriser leur infiltration au
plus près de leur point de chute par des Solutions Fondées sur la Nature, voire
par des solutions dites grises, afin de se rapprocher du cycle naturel de l?eau :
noue d?infiltration, espace vert inondable, jardin de pluie, toiture ou mur végé-
talisé, etc. Cela permet de réduire le ruissellement des eaux pluviales entraînant
le rejet de pollutions dans les milieux aquatiques, de limiter le risque d?inon-
dation mais aussi de favoriser un usage local de l?eau pour adapter les villes au
changement climatique. Quand il n?y a pas d?alternative, les solutions de réten-
tion d?eau pour ralentir les écoulements sont à envisager.
Ces solutions doivent être conçues afin de répondre à d?autres fonctions ou
usages : aménagement paysager, espace vert, îlot de fraicheur, etc. Il convient
aussi de prendre toutes les mesures nécessaires pour s?assurer de leur pérennité
fonctionnelle dans le temps, à la fois lors de leur conception mais également en
veillant à leur bon entretien.
Pour les projets soumis à la « loi sur l?eau », il est fortement recommandé au por-
teur de projet de consulter dès la conception du projet les services du préfet
en charge de la police de l?eau et ceux de la commune compétents en eaux
pluviales.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 83Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 83
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment réduire la
consommation en eau des
habitants, des activités et de la
collectivité (réduction des besoins,
optimisation des réseaux, gestion
circulaire de l?eau) ?
Comment associer et sensibiliser
habitants et usagers aux enjeux
de réduction des consommations
d?eau ?
Notion 19.2 Réduire la consommation d?eau
RECOMMANDATIONS
? Installer des équipements
individuels et collectifs économes,
et des capteurs de fuites.
? Inciter à la réutilisation des eaux
de pluie et des eaux grises.
? Concevoir un plan paysager
qui inclut des espèces végétales
endémiques et peu gourmandes
en eau.
? Diminuer la consommation d?eau
dans l?ensemble du cycle de vie des
bâtiments et aménagements.
Le projet doit inciter à réduire la consommation d?eau en mettant en place des
équipements individuels et collectifs économes en eau, des capteurs de détec-
tion des fuites, un renouvellement et un entretien adapté des infrastructures
d?alimentation en eau potable, des sous-compteurs individuels, une récupéra-
tion et réutilisation des eaux de pluie et des eaux grises, etc.
Le projet doit être l?occasion d?accompagner et sensibiliser l?ensemble des
acteurs (dont les gestionnaires et les habitants) à la réduction de la consomma-
tion d?eau par des dispositifs de suivi, des actions de communication auprès des
ménages et des acteurs privés, des actions pédagogiques au sein des écoles, etc.
Le choix d?espèces végétales adaptées au climat local et anticipant les effets
du changement climatique, participe également à la réduction de la consom-
mation d?eau.
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84 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment évaluer le niveau
d?acculturation des usagers du
quartier vis-à-vis de l?eau, de sa
consommation et des impacts
de l?activité humaine ?
Comment réduire la présence
de micropolluants dans les eaux
usées des habitants, des activités
de la collectivité et dans l?environ-
nement et les sensibiliser à ces
enjeux ?
Comment favoriser une présence
et une visibilité de l?eau dans
l?espace public qui serve de
support à la stratégie de
sensibilisation ?
Notion 19.3 Sensibiliser et conduire des actions
pédagogiques
RECOMMANDATIONS
? Sensibiliser les gestionnaires
et les ménages aux enjeux
de l?eau, les inciter à réduire leur
consommation, à utiliser des
produits écoresponsables et
labellisés (comme par exemple les
produits cosmétiques, d?entretien,
d?hygiène et zéro phyto), en
proposant notamment des actions
pédagogiques.
? Inciter les habitants à utiliser
des espèces végétales endémiques
et peu gourmandes en eau.
? Réduire les rejets de polluants
et de déchets dans les eaux usées.
Les eaux usées issues des activités domestiques peuvent être contaminées par
différentes sources de pollutions vis-à-vis desquelles, le plus souvent, les sta-
tions d?épuration sont inefficaces.
Il convient donc d?encourager les gestionnaires des espaces communs du site
du projet et les habitants à utiliser des produits (d?entretien, d?hygiène, cosmé-
tiques, etc.) écoresponsables, voire disposant d?un label écologique.
Le projet est l?occasion :
? d?accompagner et sensibiliser les usagers à la réduction de l?utilisation de pro-
duits contenant des micropolluants par des actions de communication auprès
des ménages et des acteurs privés, des actions pédagogiques au sein des écoles,
etc. ;
? de rappeler que les substances qui doivent être prises en charge dans des
filières dédiées (fonds de pots de peinture, médicaments non utilisés?) le
soient, et d?inciter à ne pas les jeter dans les différentes voies d?évacuation des
eaux usées (toilettes, éviers, lavabos, etc.) ;
? d?inciter les habitants à utiliser des espèces végétales endémiques et peu
gourmandes en eau.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 85
L?opération d?aménagement du Quartier
Camille Claudel à Palaiseau s?étend sur
19 hectares avec pour objectif de créer
un quartier qui relie les espaces agri-
coles, les quartiers existants et le pôle
scientifique du Plateau de Saclay. Le
projet vise à lutter contre l?étalement
urbain en proposant une densité élevée
de logements tout en offrant de vastes
espaces verts. La première phase du
projet, labellisée ÉcoQuartier Étape 4,
comprend environ 1 500 logements,
des équipements publics de qualité,
des commerces de proximité, une
crèche inter-entreprises, une maison
médicale, une conciergerie de quartier
et une chaufferie biomasse fournissant
chauffage et eau chaude sanitaire à
l?ensemble du quartier. Une innovation
écologique et technologique française,
le LIFI, est également intégrée dans le
projet.
L?ÉcoQuartier Camille Claudel se dis-
tingue également par sa gestion alterna-
tive exemplaire de la ressource en eau.
Toutes les opérations de construction
sont équipées de systèmes hydro-éco-
nomes sur les équipements sanitaires
(réservoir WC 3/6L à double com-
mande, réducteur de pression?). Les
équipements publics disposent d?un
système de comptage par usage (entre-
tien, arrosage, sanitaires, etc.). Le gym-
nase intègre également un système
de détection de fuites avec généra-
tion d?alarmes. Pour pallier au sol très
peu infiltrant, un maillage de noues
à l?échelle du quartier permet de res-
taurer les continuités écologiques des
trames verte et bleue, de dépolluer
et tamponner les eaux de pluies et de
créer des coeurs d?îlots verts et aérés.
Le réseau se compose de deux types de
noues :
? les noues filtrantes de voiries dépol-
luent les eaux issues des voiries chargées
d?hydrocarbures et de métaux lourds.
? les noues de stockage tampon per-
mettent de stocker les eaux en cas de
pluie cinquantennale afin de permettre
un rejet de 0,7 l/s/ha pour une faible
partie vers le réseau communal et pour
la majorité vers la Rigole Domaniale.
Les eaux pluviales des bâtiments sont
récupérées dans des cuves enterrées
afin d?être réutilisées pour l?arrosage des
espaces verts, réduisant ainsi les frais
d?entretien, d?autant que les essences
végétales choisies ne nécessitent pas ou
peu d?arrosage.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 19
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 19
Quartier Camille Claudel
Palaiseau, Essonne, Île-de-France
Contexte local Périphérie
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 12
Superficie espaces verts (ha) 0.67
Nombre d?habitants prévus 3 000
Nombre de logements 1 456
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 652
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2010-2015
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2021
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
SEM Paris Saclay Aménagement
(Territoire d?intervention de la
Communauté d?agglomération
Paris-Saclay)
Maîtrise d?oeuvre du projet
François LECLERCQ Architectes,
Phytorestore Paysagiste
Acteurs Bouygues Immobilier,
CDU, Eiffage Immobilier,
Kaufman & Broad, Nexity Appolonia
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S
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Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
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86 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les enjeux en matière
de qualité des sols sur le site et à
proximité, les prescriptions et / ou
recommandations proposées pour
s?assurer de leur préservation ?
Comment concevoir une program-
mation urbaine qui limite l?artifi-
cialisation et la concentre sur les
sols de plus faible fonctionnalité
écologique ?
Quelles opérations réaliser
pour restaurer la biodiversité
des sols et maximiser les surfaces
de pleine terre ?
Quels dispositifs mettre en oeuvre
en phase chantier pour garantir
la préservation des sols ?
Engagement 20
Préserver et restaurer les sols,
la biodiversité, les milieux naturels
Notion 20.1 Préserver et restaurer
les fonctionnalités écologiques des sols
RECOMMANDATIONS
? Déterminer le potentiel de
désartificialisation à l?échelle du
projet, voire au-delà, en s?appuyant
sur un diagnostic identifiant
le potentiel de multifonctionnalité
des sols.
? Travailler sur la renaturation
des sols par la restauration de sols
vivants, la maximisation des
surfaces de pleine terre, assurant
des fonctionnalités écologiques :
continuité des trames écologiques,
(trame brune notamment),
stockage du carbone, infiltration
des eaux, etc.
Le projet d?aménagement offre une opportunité de préserver et restaurer les
fonctionnalités écologiques des sols. Des outils d?aide à la décision pourront
être mobilisés pour mettre en oeuvre la stratégie de renaturation des sols et
guider les choix de localisation et de priorisation.
La référence aux zones préférentielles pour la renaturation dans les SCoT est
à privilégier. La loi Climat et Résilience dispose en effet que les SCoT peuvent
identifier des zones préférentielles pour la renaturation qui peuvent être inté-
grées dans le Document d?Orientation et d?Objectifs du SCoT, une pièce oppo-
sable du document, qui a donc une valeur réglementaire.
D?autres outils réglementaires de l?urbanisme existants peuvent être mobilisés,
tels que l?emplacement réservé, le coefficient de pleine terre ou encore le coef-
ficient de biotope par surface (CBS).
Il s?agit également de veiller à assurer la traçabilité des sols apportés et excavés.
La possibilité d?accueillir le vivant sur l?enveloppe bâtie (toitures végétalisées,
nichoirs et gîtes, etc.) est également à étudier.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 87Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 87
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment connaitre, comprendre
et localiser les écosystèmes
(espèces, milieux, dynamiques)
existants pour les préserver
tout au long du projet ?
Comment le projet permet-il de
restaurer la biodiversité dans tous
les milieux vivants (sols, eau, zones
humides végétation basse et
haute, bâtiments) afin de
constituer un écosystème
complet, adapté aux conditions ?
Notion 20.2 Préserver et restaurer la biodiversité
RECOMMANDATIONS
? Identifier les spécificités et
enjeux du territoire en termes de
biodiversité (inventaires, atlas
de la biodiversité communale,
diagnostic écologique, trames vertes,
bleues, noires).
? Intégrer ces enjeux à chaque
étape du projet en s?appuyant
sur des acteurs spécialisés (faire
intervenir en particulier un
écologue dès les phases amont).
? Mettre en avant, préserver et
protéger les espaces et espèces
pendant le chantier, et tout au long
du projet et structurer le projet
autour du végétal et le patrimoine
naturel.
? À partir d?une connaissance fine
des caractéristiques écologiques du
territoire, prioriser la préservation
des habitats, restaurer les habitats
dégradés et laisser des zones de
biodiversité spontanée.
? Promouvoir la gestion différenciée
des espaces de nature.
? Connecter les espaces verts
du projet avec les espaces verts
qui l?entourent pour assurer une
continuité écologique urbaine.
Le projet d?aménagement implique une connaissance fine des ressources en
présence, afin de restaurer et valoriser la biodiversité et les milieux naturels.
Il s?agit d?identifier en amont de l?aménagement les ressources naturelles exis-
tantes en procédant à un inventaire, un diagnostic écologique urbain et une
étude d?impact. Dans cet objectif, l?Atlas de la Biodiversité Communale (ABC)
est un dispositif pertinent sur lequel s?appuyer. Il permet de connaître finement
la biodiversité et les habitats présents et d?orienter ainsi ses choix d?aménage-
ment, de préservation et de restauration. Mobiliser une pluralité d?acteurs spé-
cialisés (AMO environnement, écologues, paysagistes, professionnels du génie
écologique, associations environnementales?) et s?appuyer sur des outils et
dispositifs appropriés pour veiller à l?intégration de ces enjeux tout au long du
projet : guide de la biodiversité, cahier des charges de consultation des promo-
teurs, pénalités en cas de destruction de milieux.
Favoriser l?usage du végétal pour structurer les espaces à l?échelle du quartier
et du territoire tout en préservant la biodiversité végétale et animale, les sols et
les milieux naturels existants est une démarche essentielle de l?approche écolo-
gique. La mettre en oeuvre en respectant les enjeux de continuités écologiques
identifiés par la trame verte et bleue locale est primordial pour assurer un effet
positif sur la biodiversité. Il s?agit ici de participer aux trames vertes et bleues et
de renforcer les connexions avec les sites hors projet. Préserver ou restaurer des
espaces de biodiversité plantés et en eau renforce la qualité d?aménagement
du projet et du cadre de vie, et la protection des espaces et des espèces tout
au long du chantier.
Réfléchir aux processus écologiques autant qu?à la végétalisation et l?esthétique
est essentiel pour notamment : recréer des lisières, des multi-strates végétales,
des abris et ressources pour la faune, proposer une palette végétale cohérente,
des espèces indigènes, des habitats spécifiques, des milieux humides naturels
ou artificiels, des zones de nature spontanée? S?organiser pour déployer des
techniques alternatives, en appliquant une gestion écologique et différenciée
des espaces de nature est à prioriser, tout comme le recours aux Solutions
Fondées sur la Nature.
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88 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment favoriser dans le projet
une approche écologique dans la
gestion des espaces verts publics ?
Comment accompagner
et former les gestionnaires
aux fonctionnalités écologiques
des espaces de nature ?
Comment articuler le projet
avec des démarches de gestion
et sensibilisation écologiques
existantes ?
Comment associer, sensibiliser et
impliquer les habitants et usagers
à la préservation, restauration
et valorisation de la biodiversité
et / ou de la nature en ville ?
Notion 20.3 Valoriser et sensibiliser
RECOMMANDATIONS
? Promouvoir, auprès des
gestionnaires, les pratiques de
gestion respectueuses de la
biodiversité (et notamment insectes
pollinisateurs) dans les espaces
publics (gestion différenciée des
espaces végétalisés, méthodes
alternatives aux pesticides ou
produits phytosanitaires, permis
de végétaliser, etc.).
? Sensibiliser les habitants, usagers
à la biodiversité, à l?existence de
projets de sciences participatives
et aux traitements alternatifs
des espaces privés : évènements,
ateliers pédagogiques, balades
nature, signalétique, actions de
préservation participatives, etc.
? Mettre à disposition des habitants
et usagers des espaces et outils
dédiés aux projets de plantation,
restauration, jardins collectifs /
partagés.
? Sensibiliser les habitants
et riverains à la nécessité de
préserver les sols.
L?implication des usagers nécessite l?acculturation et la responsabilisation de
l?ensemble des acteurs, notamment les habitants.
Pour assurer la pérennité de la préservation de la biodiversité des sols et des
milieux naturels, il est essentiel de sensibiliser les habitants et gestionnaires aux
pratiques respectueuses : gestion différenciée des espaces verts, zéro-phyto,
zéro pesticide, protection biologique intégrée, gestion alternative des espaces
verts, permis de végétaliser, espaces dédiés à l?agriculture urbaine, etc.
Des actions de communication et de pédagogie peuvent être proposées par
des collectivités : événements thématiques, balades nature, jardins collectifs si
possible en permaculture, inventaires participatifs, chantiers participatifs, pro-
jets scolaires sur les espaces végétalisés, panneaux explicatifs, etc.
Il convient également d?intégrer les gestionnaires en amont des projets et de
systématiser la demande de plans de gestion aux paysagistes concepteurs.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 89
L?ÉcoQuartier La Ravine Blanche, située
à l?ouest du centre ancien de Saint-
Pierre, est l?un des quartiers les plus
denses de la ville mais aussi l?un des
premiers quartiers d?habitat social des
années 60. L?objectif de l?opération de
rénovation urbaine a été de renforcer
l?attractivité et l?accessibilité du quar-
tier. La transformation de l?image du
quartier s?est concrétisée par la réhabi-
litation de logements, la résidentialisa-
tion du parc social, la requalification des
espaces publics et la mise en place d?un
transport en commun en site propre.
Des services et des activités écono-
miques se sont implantés au coeur du
quartier. Enfin la création d?un parc
urbain réalisé avec un collectif d?habi-
tants du quartier a été une opération
emblématique.
La préservation et la valorisation de la
biodiversité, du lagon et des milieux natu-
rels est une préoccupation constante du
projet.
Le parc urbain, planté d?espèces indi-
gènes ou endémiques, comme la tota-
lité du quartier, est implanté sur une
friche urbaine traversée par un canal
destiné à recueillir toutes les eaux de
pluie et aménagé en quatre bassins de
rétention, qui constituent autant de
filtres qui permettent de préserver le
lagon, quelques centaines de mètres
plus loin.
S?y ajoutent des trottoirs fleuris gérés
par les habitants et des petits jardins
privés créés autour de 500 logements.
Une évaluation annuelle des impacts
environnementaux du projet a été
mise en place et un Éco-PLU a été éla-
boré en s?inspirant des prescriptions
ÉcoQuartier : gestion des eaux pluviales,
biodiversité et place du végétal, che-
minements piétons et stationnement.
L?un des espaces publics en pied d?im-
meuble collectif est entretenu par un
particulier.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 20
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 20
Contexte local Centre
Type de projet Renouvellement -
Quartier prioritaire
Superficie (ha) 60
Superficie espaces verts (ha) 2
Nombre d?habitants prévus 7 500
Nombre de logements 2 621
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 548
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2010-2015
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de St Pierre -
ANRU AMO DD / HQE : 5 AMO
(ordonnancement de projet,
qualité urbaine, développement
économique, communication, mise
en place convention de gestion
urbaine de proximité)
Maîtrise d?oeuvre du projet
Grpt BET : FEDT (VRD, hydraul.
EU, EP), HELIOS Paysage (paysage
et espaces publics), Concept (BT,
éclairages publics)
Acteurs Bailleurs sociaux, SEMADER,
SIDR, SHLMR, foncière logement,
ARER, CDC, DEAL, CAUE, CCIR
Rénovation urbaine de Ravine Blanche
Saint-Pierre, La Réunion
©
V
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d
e
Sa
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t-
Pi
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-
La
R
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n
io
n
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Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
s1 Consommation totale d?espaces naturels,
agricoles et forestiers du quartier et
rapportée au nombre de logements
et d?emplois
r4
Surface d?espaces verts publics
par habitants
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90 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 91
ANNEXE 1
Correspondance entre les ODD
et les engagements
ANNEXE 2
La démarche ÉcoQuartier
et son référentiel
Le référentiel ÉcoQuartier en faveur
des villes et territoires durables
(4 dimensions - 20 engagements -
53 notions)
ANNEXE 3
L?évaluation au service de
l?amélioration continue des projets
d?aménagement durable
Correspondance entre
les indicateurs et les engagements
Méthode de calcul des 20 indicateurs
ANNEXE 4
Définitions
ANNEXES
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 91
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Dimension 1 Dimension 2 Dimension 3 Dimension 4
engagements
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
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9.2
9.3
9.4
9.5
9.a
9.b
9.c
Correspondance
entre les ODD et les engagements
ANNEXE 1
92 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Dimension 1 Dimension 2 Dimension 3 Dimension 4
engagements
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
1.1 1.
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17.19
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 93
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La démarche
ÉcoQuartier et son référentiel
ANNEXE 2
94 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
© Ville de Saint-Pierre - La Réunion
© SEM Paris Saclay aménagement
© Lulu Images La Mecanoweb
© Lulu Images La Mecanoweb
© Arnaud Bouissou
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La démarche ÉcoQuartier accompagne l?émer-
gence de démonstrateurs de l?aménagement
durable à toutes les étapes des projets. Depuis
2013, plus de 500 ÉcoQuartiers ont été labellisés
partout en France.
La démarche ÉcoQuartier s?est profondément
renouvelée en 2023 pour mieux répondre aux
défis de la ville durable : sobriété dans la consom-
mation des ressources et de l'énergie, résilience
notamment face au changement climatique,
inclusion, et création de valeurs sur les territoires.
Elle contribue à la territorialisation des politiques
prioritaires du gouvernement en faveur de :
? La production de logements abordables et de
qualité, notamment dans les zones marquées par
une tension immobilière, la rénovation du parc
ancien, ainsi que l?amélioration de la qualité du
cadre de vie, tout particulièrement dans les quar-
tiers prioritaires de la ville ;
? La revitalisation économique des territoires (en
lien avec les programmes Action Coeur de Ville,
Petite Ville de Demain, France Ruralité), la trans-
formation des zones d?activités obsolètes ou en
déshérence ;
? La lutte contre l?artificialisation des sols, l?adap-
tation aux effets du réchauffement climatique,
la décarbonation des filières de la construction,
de l?aménagement et des mobilités du quotidien
ainsi que la participation citoyenne.
Cette démarche repose sur un référentiel, basé
sur vingt engagements traduisant la qualité des
projets, quel que soit le territoire sur lequel ils
sont implantés ou leur échelle. Ce référentiel sert
de structure au Guide de l?aménagement durable,
qui constitue un véritable outil d'aide à la concep-
tion d?un projet d?aménagement durable.
Les ÉcoProjets
L'engagement d'un projet d'aménagement dans
la démarche se formalise par le dépôt d?une lettre
d?ambition et la signature de la charte ÉcoQuartier
qui lui confère le statut d'ÉcoProjet. Ce statut
permet l'accès à une offre de services renouve-
lée : un accompagnement en ingénierie ou finan-
cier, notamment du Cerema et de la Banque des
Territoires ; des formations gratuites dispensées
sur l?ensemble du territoire ; un recours facilité à
certaines subventions notamment dans le cadre
du Fonds Vert (en particulier les mesures « recy-
clage foncier » et « renaturation des villes »), etc.
Par ailleurs, les services de l?État et experts pro-
diguent, à l?occasion d?une revue d?ÉcoProjet,
leurs conseils et recommandations, pour les pro-
jets en phase pré-opérationnelle (avant le dépôt
des autorisations administratives), afin de favori-
ser l?appropriation du référentiel ÉcoQuartier par
les maîtres d?ouvrage et de mieux les guider vers
la labellisation.
Les ÉcoQuartiers
Des campagnes de labellisation distinguent
annuellement les ÉcoQuartiers livrés (à la fin du
chantier) et vécus (trois ans après la livraison),
selon une logique de millésime et au regard des
réponses apportées aux 20 engagements et aux 20
indicateurs de performance environnementale.
Elle constitue une reconnaissance de la qualité
d?une opération par le ministère et les membres
des commissions locales et nationale (acteurs
locaux et nationaux de l?aménagement).
La démarche réunit également un club mettant
en réseau les penseurs et acteurs de la démarche
ÉcoQuartier, capitalise les démonstrateurs sur
une plateforme, et organise des formations des-
tinées aux collectivités et partenaires.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 95
© Lulu Images La Mecanoweb
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Le référentiel ÉcoQuartier en faveur
des villes et territoires durables
4 dimensions - 20 engagements - 53 notions
DIMENSION 1
DÉMARCHE
ET PROCESSUS
DIMENSION 2
CADRE DE VIE
ET USAGES
1. CONCEVOIR UN PROJET PRENANT
EN COMPTE LES BESOINS DE TOUS ET
LES PARTICULARITÉS DU TERRITOIRE
1.1 Connaître son territoire
1.2 Identifier et hiérarchiser les enjeux
et fixer les objectifs stratégiques
1.3 Élaborer un programme adapté et partagé
2. METTRE EN OEUVRE UNE GOUVERNANCE
ET UN PILOTAGE ADAPTÉS
2.1 Piloter le projet dans la durée
2.2 Anticiper la gestion du projet durant
toutes les phases et après sa livraison
3. ASSOCIER LES HABITANTS ET USAGERS
3.1 Créer les conditions
de la mobilisation citoyenne
3.2 S?appuyer sur les propositions
issues des instances participatives
3.3 Accompagner les pratiques dans le temps
4. DÉVELOPPER L?APPROCHE EN COÛT
GLOBAL
4.1 Évaluer la faisabilité financière
4.2 Réduire les coûts par
l?optimisation du projet
4.3 Calculer les impacts sociaux, économiques
et environnementaux du projet
5. ÉVALUER, MESURER L?IMPACT
ET AMÉLIORER EN CONTINU
5.1 Mettre en place une démarche
d?évaluation pour améliorer en continu
5.2 Évaluer le projet au regard des finalités
du développement durable
6. (RE)FAIRE LE QUARTIER AVEC L?EXISTANT
6.1 Favoriser le renouvellement urbain, s?appuyer
sur l?existant pour limiter l?artificialisation
des sols et l?usage des ressources
6.2 Mettre en place une densité désirable
et cohérente avec le contexte
7. FAVORISER LE VIVRE-ENSEMBLE,
LA SOLIDARITÉ, L?INCLUSION
7.1 Faire un quartier pour tous
7.2 Encourager les initiatives solidaires,
le lien social et la vie de quartier via
des aménagements publics et qualitatifs
8. ASSURER UN CADRE DE VIE FAVORABLE
AU BIEN-ÊTRE ET À LA SANTÉ
8.1 Favoriser un urbanisme favorable
à la santé et au bien-être
8.2 Prévenir et lutter contre
les nuisances et pollutions
8.3 Proposer des aménagements favorisant
la sûreté et la sécurité dans l?espace public
9. CONCEVOIR UN PROJET ALLIANT
QUALITÉ URBAINE, PAYSAGÈRE
ET ARCHITECTURALE
9.1 Assurer une insertion urbaine et paysagère
du quartier avec son environnement
9.2 (Re)créer des formes urbaines et
architecturales favorisant la qualité
du cadre de vie
10. VALORISER LE PATRIMOINE, L?HISTOIRE
ET L?IDENTITÉ DU SITE ET DE SES
HABITANTS
10.1 Identifier les patrimoines locaux
10.2 Préserver et valoriser les éléments
patrimoniaux, identitaires et
la mémoire du site
96 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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DIMENSION 3
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
DIMENSION 4
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
11. CONTRIBUER À UNE TRANSITION
ÉCONOMIQUE, RÉGÉNÉRATIVE,
SOCIALE ET SOLIDAIRE
11.1 Conforter, dynamiser et diversifier
le tissu économique existant
11.2 Accompagner et favoriser la création
d?emplois locaux et la reconversion des
emplois issus des filières non-soutenables
12. FAVORISER LA PROXIMITÉ ET
LA DIVERSITÉ DES FONCTIONS
12.1 Renforcer la mixité fonctionnelle
12.2 Faciliter l?accès aux différentes fonctions
13. OPTIMISER L?UTILISATION DES
RESSOURCES ET DÉVELOPPER LES FILIÈRES
LOCALES ET LES CIRCUITS COURTS
13.1 Économiser les ressources
13.2 Déployer l?économie circulaire
14. ENCOURAGER LES MOBILITÉS
DURABLES ET ACTIVES
14.1 Aménager l?espace public au bénéfice
des mobilités durables et actives
14.2 Prévoir les équipements nécessaires
aux changements de pratiques
14.3 Connecter le quartier aux transports
publics pour améliorer l?intermodalité
14.4 Organiser la logistique urbaine
14.5 Promouvoir l?usage des modes alternatifs
au « monovoiturage »
15. ASSURER UNE TRANSITION NUMÉRIQUE
RESPONSABLE AU SERVICE DE
L?AMÉNAGEMENT DURABLE
15.1 Mettre la technologie numérique
au service d?un territoire plus durable
15.2 Utiliser les réseaux numériques
au service du projet
15.3 Répondre aux besoins exprimés ou identifiés
16. RENFORCER LA RÉSILIENCE FACE
AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
ET AUX RISQUES
16.1 Prévenir les risques
16.2 S?adapter aux impacts
du changement climatique
16.3 Sensibiliser et former
17. CONTRIBUER À L?ATTÉNUATION
DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
ET FAVORISER LA SOBRIÉTÉ
ET LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
17.1 Favoriser la sobriété
et l?efficacité énergétiques
17.2 Développer la production d?énergies
renouvelables et de récupération
17.3 Prévoir un dispositif d?accompagnement
18. ÉVITER, RÉDUIRE, RECYCLER,
VALORISER LES DÉCHETS
18.1 Limiter, voire éviter la production de déchets
18.2 Inciter au tri à la source, optimiser
la collecte et valoriser les déchets
18.3 Réduire, trier et valoriser
les déchets de chantier
19. PRÉSERVER, GÉRER ET RESTAURER
LA RESSOURCE EN EAU
19.1 Assurer une gestion durable
des eaux pluviales
19.2 Réduire la consommation d?eau
19.3 Sensibiliser et conduire
des actions pédagogiques
20. PRÉSERVER ET RESTAURER LES SOLS,
LA BIODIVERSITÉ, LES MILIEUX NATURELS
20.1 Préserver et restaurer les fonctionnalités
écologiques des sols
20.2 Préserver et restaurer la biodiversité
20.3 Valoriser et sensibiliser
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 97
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L?évaluation au service de
l?amélioration continue des projets
d?aménagement durable
Mettre en place une démarche
d?évaluation pour améliorer en
continu
L?évaluation d?un projet d?aménagement vise à
mieux piloter son projet, fédérer les partenaires
et faire évoluer les pratiques d?aménagement.
L?évaluation consiste à observer les réalisations,
les résultats et les impacts du projet de territoire,
sur les politiques, les pratiques, les comporte-
ments des acteurs et mesurer l?atteinte d?objec-
tifs fixés pour répondre à son ambition initiale. Un
bon processus d?évaluation engage toutes les par-
ties prenantes (élus, techniciens, experts, usagers,
citoyens?) qui doivent être impliquées aux étapes
pertinentes du projet et garantir un suivi sur le
temps long, incluant sa gestion et ses usages.
Acculturation progressive à
l?évaluation dans le cadre de la
démarche ÉcoQuartier
L?évaluation des projets d?aménagement durable
est identifiée dès les origines de la démarche
ÉcoQuartier comme un levier méthodologique
clé pour en mesurer l?ambition, en suivre l?at-
teinte des objectifs et l?améliorer en continu. Cela
s?incarne dans l?engagement 5 du guide de l?amé-
nagement durable : évaluer, mesurer l?impact et
améliorer en continu. La manière d?évaluer est
adaptable à chaque projet, selon son contexte,
ses caractéristiques et ses objectifs. L?évaluation
est un outil méthodologique au service du projet :
on parle de stratégie d?évaluation. Une fois posés
les objectifs stratégiques et opérationnels, le por-
teur de projet se dote d?indicateurs. Quantitatifs
ou qualitatifs, les indicateurs doivent permettre
de rendre compte de l?atteinte des objectifs et le
porteur doit être en capacité de les mesurer tout
au long du projet. Les projets d?aménagement
durable croisent des enjeux et des acteurs variés
et évoluent dans le temps. Les objectifs définis par
le porteur de projet suivent cette complexité et le
choix des indicateurs à mobiliser est crucial. Les
deux tomes du référentiel pour l?évaluation des
ÉcoQuartiers (2016 et 2017) ont servi de guides
méthodologiques pour aider l?appropriation de
l?évaluation et de ses finalités. Ils offrent aussi des
propositions d?indicateurs de suivi éprouvés parmi
lesquels choisir pour mesurer l?impact des projets.
Enjeux et finalités
de l?approche performancielle
Ce corpus d?aide à l?évaluation reste une res-
source précieuse pour orienter les porteurs de
projets dans leur stratégie d?évaluation. 10 ans
après le lancement de la démarche, l?appropria-
tion de ces outils se révélant encore trop dispa-
rate, la démarche ÉcoQuartier renouvelée met
également en place une approche performan-
cielle plus claire. Elle permet d?une part de mieux
accompagner les porteurs de projet dans leur
stratégie d?évaluation et d?autre part, au niveau
national, de garantir la performance des quartiers
labellisés au regard des défis de la ville durable.
Un socle commun de vingt indicateurs nationaux
clés a ainsi été défini à partir de méthodes de
calcul harmonisées. Sans préjuger de la stratégie
d?évaluation propre à chaque projet, ce panel
minimal d?indicateurs permet de disposer de
références partagées et objectivées. Les habitants
et usagers disposent de données compréhen-
sibles pour comprendre et agir sur les impacts de
leur lieu de vie. Les candidats mobilisent les indi-
cateurs du projet pour en valoriser les résultats et
en piloter l?amélioration continue. Les experts de
la démarche bénéficient de mesures objectives et
contextualisées.
Élaboration du socle
commun d?indicateurs
Pour garder une démarche accessible à tous, cette
obligation de remontée de données a été limitée
aux indicateurs représentatifs des enjeux prio-
ritaires de l?aménagement durable. L?exercice a
donc été fait de croiser les dimensions et engage-
ments du guide de l?aménagement durable avec
les 4 défis de la ville durable issus de la démarche
Habiter la France de Demain : Sobriété, Inclusion,
ANNEXE 3
98 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 98240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 98 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
Résilience et Création de valeurs. Cela a permis
d?identifier les points prioritaires sur lesquels il est
attendu qu?un ÉcoQuartier apporte des garan-
ties de performance, et qu?il est donc nécessaire
d?évaluer. Une fois ces objectifs évaluatifs posés,
la sélection a été faite en mobilisant les bases
d?indicateurs déjà utilisées par ailleurs par des
porteurs de projet. Cette sélection a été partagée
et débattue avec les partenaires de la démarche
lors des commissions nationales ÉcoQuartier pour
s?assurer de la cohérence de la liste finale. Enfin,
les indicateurs pré-identifés ont été confrontés à
la réalité d?opérations candidates à la labellisation
pour vérifier la capacité des porteurs de projet à
les renseigner. Ce processus a abouti à une liste de
20 indicateurs dont le renseignement est obliga-
toire pour candidater au label ÉcoQuartier.
Intégration et rôle des indica-
teurs dans les différentes phases
de la démarche ÉcoQuartier
L?intégration du socle commun d?indicateurs se
fait dès l?amont et tout au long de la vie du projet.
? Lors de l?engagement dans la démarche, il est
demandé au porteur de projet de se doter d?une
stratégie d?évaluation et de prendre connaissance
du socle commun d?indicateurs pour amorcer son
protocole d?évaluation.
? Lors de la revue d?ÉcoProjet, le projet a un niveau
de maturité qui lui permet de définir la valeur
cible pour chacun des indicateurs : un objectif de
performance réaliste et contextualisé.
? Pour la labellisation, il est demandé de renseigner
la performance réalisée. Parmi les 20 indicateurs,
15 sont à renseigner à l?étape ÉcoQuartier Livré,
les 5 autres sont réservés à l?étape ÉcoQuartier
Vécu
Les valeurs renseignées doivent toujours être mises
en regard des réponses aux engagements du réfé-
rentiel. En effet, l?interprétation des valeurs saisies
pour les indicateurs complète l?analyse qualitative
du projet en apportant un éclairage ou en signa-
lant éventuellement des points saillants. Cette vigi-
lance est partagée entre les experts qui examinent
le projet candidat à la labellisation et les porteurs
de projets : l?évaluation sert le projet, pas l?inverse.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 99
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 99240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 99 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
SOBRIÉTÉ
Encourager la
sobriété dans la
consommation
des ressources
naturelles et de
l?énergie
Minimiser
l?artificialisation par
l?optimisation de la
ressource foncière
s1
Consommation totale d?espaces
naturels, agricoles et forestiers du
quartier et rapportée au nombre
de logements et d?emplois
Superficie d?espaces
naturels, agricoles
ou forestiers (ENAF)
consommés pour la
réalisation du quartier
(en Ha)
ET
Superficie d?ENAF consommés
pour la réalisation du quartier
Logements + emplois créés au sein du quartier
6 20
s2
Part de bâtiments
conservés
Surface de plancher de bâtiments conservés
Surface de bâtiments neufs créés + Surface de bâtiments conservés
x 100
6 10
13 18
Garantir la
performance
énergétique
s3 Part des bâtiments neufs en
anticipation de la réglementation
thermique existante
Surface de plancher de bâtiments neufs anticipant la réglementation
en vigueur (RT antérieure à la RE2020) ou le prochain jalon de la RE2020
Surface de plancher totale de bâtiments neufs dans le projet
x 100 16 17
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement
Surface de plancher de bâtiments
existants rénovés énergétiquement*
Surface de plancher de bâtiments
existants conservés
x 100
*Rénovation énergétique
performante : DPE passe
à B, sauf pour les classes F
et G (DPE passe à C)
13 17
s5
Consommation des
bâtiments du quartier
Consommation
énergétique
moyenne
Toutes
sources
d?énergie
en kWhEF/m²/an 17
Développer
les énergies
renouvelables
locales
s6 Production d?énergie renouvelable
rapporté à la consommation totale
du quartier
Somme de la chaleur et électricité issues d?énergie renouvelable
produites dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
Somme des consommations d?électricité, de gaz et de chaleur
dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
x 100 17
Minimiser la
consommation de
matériaux et favoriser
l?écoconception
s7 Part des bâtiments intégrant
des matériaux biosourcés,
géosourcés et / ou de réemploi
Surface de plancher construite dans chaque bâtiment du quartier
atteignant une quantité minimum de matériaux biosourcés géosourcés
ou issus du recyclage (selon le type de construction)
Surface de plancher totale
x 100 13 18
INCLUSION
Proposer une offre
de logement pour
tous de qualité
(énergétique,
environnementale
et d?usage),
adaptée,
diversifiée et
abordable et des
espaces publics
favorables à la
rencontre (et à
l?activité physique)
Favoriser la diversité
des profils et des
parcours résidentiels
des habitants du
quartier
i1 Part totale de logements sociaux
et distinction par typologie
de financement
Nombre de
logements sociaux
Nombre total de
logements dans
l?opération
x 100 ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements
sociaux par typologie
Nombre total de logements
dans l'opération
x 100
Dont
nombre de
logements
assimilés :
PLAI, PLUS,
PLS/BRS/PSLA
7
i2
Part de logements
abordables
Nombre de logements dont le prix de vente
est accessibleaux ménages du 6e décile du territoire
Nombre total de logements vendus dans l?opération
x 100 7
Garantir la
qualité d?usage et
architecturale des
logements pour tous
i3
Qualité d?usage
des logements
Nombre de logements répondant
aux 3 critères de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements répondant
à chaque critère de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
x 100 9 16
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement
Nombre d?habitants de l?ÉcoQuartier
d?accord ou tout à fait d?accord avec
les deux assertions
Nombre total d?habitants ayant répondu
x 100
Les deux assertions issues
de l?enquête habitants :
? Les espaces publics proposent
une qualité d?usage satisfaisante
? Les logements proposent une qualité
d?usage satisfaisante
8 9
Méthode de calcul des 20 indicateurs
100 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 100240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 100 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
SOBRIÉTÉ
Encourager la
sobriété dans la
consommation
des ressources
naturelles et de
l?énergie
Minimiser
l?artificialisation par
l?optimisation de la
ressource foncière
s1
Consommation totale d?espaces
naturels, agricoles et forestiers du
quartier et rapportée au nombre
de logements et d?emplois
Superficie d?espaces
naturels, agricoles
ou forestiers (ENAF)
consommés pour la
réalisation du quartier
(en Ha)
ET
Superficie d?ENAF consommés
pour la réalisation du quartier
Logements + emplois créés au sein du quartier
6 20
s2
Part de bâtiments
conservés
Surface de plancher de bâtiments conservés
Surface de bâtiments neufs créés + Surface de bâtiments conservés
x 100
6 10
13 18
Garantir la
performance
énergétique
s3 Part des bâtiments neufs en
anticipation de la réglementation
thermique existante
Surface de plancher de bâtiments neufs anticipant la réglementation
en vigueur (RT antérieure à la RE2020) ou le prochain jalon de la RE2020
Surface de plancher totale de bâtiments neufs dans le projet
x 100 16 17
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement
Surface de plancher de bâtiments
existants rénovés énergétiquement*
Surface de plancher de bâtiments
existants conservés
x 100
*Rénovation énergétique
performante : DPE passe
à B, sauf pour les classes F
et G (DPE passe à C)
13 17
s5
Consommation des
bâtiments du quartier
Consommation
énergétique
moyenne
Toutes
sources
d?énergie
en kWhEF/m²/an 17
Développer
les énergies
renouvelables
locales
s6 Production d?énergie renouvelable
rapporté à la consommation totale
du quartier
Somme de la chaleur et électricité issues d?énergie renouvelable
produites dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
Somme des consommations d?électricité, de gaz et de chaleur
dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
x 100 17
Minimiser la
consommation de
matériaux et favoriser
l?écoconception
s7 Part des bâtiments intégrant
des matériaux biosourcés,
géosourcés et / ou de réemploi
Surface de plancher construite dans chaque bâtiment du quartier
atteignant une quantité minimum de matériaux biosourcés géosourcés
ou issus du recyclage (selon le type de construction)
Surface de plancher totale
x 100 13 18
INCLUSION
Proposer une offre
de logement pour
tous de qualité
(énergétique,
environnementale
et d?usage),
adaptée,
diversifiée et
abordable et des
espaces publics
favorables à la
rencontre (et à
l?activité physique)
Favoriser la diversité
des profils et des
parcours résidentiels
des habitants du
quartier
i1 Part totale de logements sociaux
et distinction par typologie
de financement
Nombre de
logements sociaux
Nombre total de
logements dans
l?opération
x 100 ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements
sociaux par typologie
Nombre total de logements
dans l'opération
x 100
Dont
nombre de
logements
assimilés :
PLAI, PLUS,
PLS/BRS/PSLA
7
i2
Part de logements
abordables
Nombre de logements dont le prix de vente
est accessibleaux ménages du 6e décile du territoire
Nombre total de logements vendus dans l?opération
x 100 7
Garantir la
qualité d?usage et
architecturale des
logements pour tous
i3
Qualité d?usage
des logements
Nombre de logements répondant
aux 3 critères de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements répondant
à chaque critère de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
x 100 9 16
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement
Nombre d?habitants de l?ÉcoQuartier
d?accord ou tout à fait d?accord avec
les deux assertions
Nombre total d?habitants ayant répondu
x 100
Les deux assertions issues
de l?enquête habitants :
? Les espaces publics proposent
une qualité d?usage satisfaisante
? Les logements proposent une qualité
d?usage satisfaisante
8 9
{{
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 101
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DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
CRÉATION
DE VALEURS
Diversifier
l?offre de services
et d?équipements
et intensifier les
usages de la ville
Rendre accessibles
toutes les fonctions
urbaines nécessaires
à tous les usagers
du quartier
c1
Proximité des services de base
Superficie de l?ÉcoQuartier à moins
de 500 m du panier de services
Superficie de l?opération
x 100
Services considérés :
? approvisionnement en produits
alimentaires de base
? école maternelle et primaire
? centres médicaux, médecins
? centres culturels et de loisirs (ex :
bibliothèques publiques, musées, cinémas,
théâtres et autres)
? espaces verts publics
11 12
Encourager
l?intensité
urbaine
c2
Densité bâtie
Nombre d?équivalent logements
+ nombre d?équivalents logements
Superficie de l?opération
hors espaces verts publics (en logts/Ha)
Avec 1 équivalent logement
pour 70 m² SDP autres que logements 6 9
Développer une
offre de mobilité
décarbonnée et
l?intermodalité
au regard des
besoins du
territoire
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
Linéaire d'aménagements cyclables
+ Linéaire de zones piétonnes
+ Linéaire de zones de rencontre
Linéaire de voirie potentiellement cyclable
x 100 8 14
c4
Offre de mobilité alternative
à la voiture individuelle
Superficie de l?ÉcoQuartier à proximité
d?une offre de mobilité alternative
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Arrêts de transports en commun
et distances seuils considérés :
? tramway ou métro (500 m)
? bus ou de voiture partagée (300 m)
? gares ferroviaires ou routières ou aires
de covoiturage (à moins de 3 km en zone
non-urbaine).
14 17
c5 Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail (%)
Nombre de ménages utilisant
principalement un mode alternatif
à la voiture pour le trajet domicile-travail
Nombre total de ménages dans l?ÉcoQuartier
x 100 Issu de l?enquête
habitants 14 17
RÉSILIENCE
Penser le bien-être
des habitants
et la qualité
du cadre de vie
comme des leviers
de la résilience
du quartier
Offrir un cadre de vie
sûr et sain favorable
à des modes de vie
sains
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté
par des nuisances sonores
Superficie de l?ÉcoQuartier affectée
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Une surface est affectée par le bruit
d?une source de nuisance sonore
selon sa distance à celle-ci et le
niveau sonore de référence
de celle-ci
8
r2
Exposition aux risques naturels
et technologiques (%)
Superficie de l?ÉcoQuartier exposée
à un aléa fort ou moyen
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100 16
Développer des
espaces de nature
en ville aux bénéfices
environnementaux
et sociaux
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
Somme de (superficie de l'ÉcoQuartier
de chaque type de surface X coefficient
associé à ce type de surface)
Superficie totale de l'ÉcoQuartier
ET
Les sous-indicateurs :
Surface d'espace en pleine terre
Surface totale de l'opération
19 20
r4
Surface d?espaces verts
publics par habitants
Superficie totale d?espaces verts publics
Nombre d?habitants dans le périmètre
de l?ÉcoQuartier
En m2/hab 8 12 16
102 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
CRÉATION
DE VALEURS
Diversifier
l?offre de services
et d?équipements
et intensifier les
usages de la ville
Rendre accessibles
toutes les fonctions
urbaines nécessaires
à tous les usagers
du quartier
c1
Proximité des services de base
Superficie de l?ÉcoQuartier à moins
de 500 m du panier de services
Superficie de l?opération
x 100
Services considérés :
? approvisionnement en produits
alimentaires de base
? école maternelle et primaire
? centres médicaux, médecins
? centres culturels et de loisirs (ex :
bibliothèques publiques, musées, cinémas,
théâtres et autres)
? espaces verts publics
11 12
Encourager
l?intensité
urbaine
c2
Densité bâtie
Nombre d?équivalent logements
+ nombre d?équivalents logements
Superficie de l?opération
hors espaces verts publics (en logts/Ha)
Avec 1 équivalent logement
pour 70 m² SDP autres que logements 6 9
Développer une
offre de mobilité
décarbonnée et
l?intermodalité
au regard des
besoins du
territoire
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
Linéaire d'aménagements cyclables
+ Linéaire de zones piétonnes
+ Linéaire de zones de rencontre
Linéaire de voirie potentiellement cyclable
x 100 8 14
c4
Offre de mobilité alternative
à la voiture individuelle
Superficie de l?ÉcoQuartier à proximité
d?une offre de mobilité alternative
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Arrêts de transports en commun
et distances seuils considérés :
? tramway ou métro (500 m)
? bus ou de voiture partagée (300 m)
? gares ferroviaires ou routières ou aires
de covoiturage (à moins de 3 km en zone
non-urbaine).
14 17
c5 Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail (%)
Nombre de ménages utilisant
principalement un mode alternatif
à la voiture pour le trajet domicile-travail
Nombre total de ménages dans l?ÉcoQuartier
x 100 Issu de l?enquête
habitants 14 17
RÉSILIENCE
Penser le bien-être
des habitants
et la qualité
du cadre de vie
comme des leviers
de la résilience
du quartier
Offrir un cadre de vie
sûr et sain favorable
à des modes de vie
sains
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté
par des nuisances sonores
Superficie de l?ÉcoQuartier affectée
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Une surface est affectée par le bruit
d?une source de nuisance sonore
selon sa distance à celle-ci et le
niveau sonore de référence
de celle-ci
8
r2
Exposition aux risques naturels
et technologiques (%)
Superficie de l?ÉcoQuartier exposée
à un aléa fort ou moyen
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100 16
Développer des
espaces de nature
en ville aux bénéfices
environnementaux
et sociaux
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
Somme de (superficie de l'ÉcoQuartier
de chaque type de surface X coefficient
associé à ce type de surface)
Superficie totale de l'ÉcoQuartier
ET
Les sous-indicateurs :
Surface d'espace en pleine terre
Surface totale de l'opération
19 20
r4
Surface d?espaces verts
publics par habitants
Superficie totale d?espaces verts publics
Nombre d?habitants dans le périmètre
de l?ÉcoQuartier
En m2/hab 8 12 16
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 103
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6
(Re)faire le quartier
avec l?existant
s1
Consommation totale d?espaces naturels,
agricoles et forestiers du quartier et
rapportée au nombre de logements et
d?emplois. La surface d?espaces naturels
agricoles et forestiers consommée pour un projet
d?urbanisme mesure la capacité du projet à limiter
l?artificialisation. Elle doit être mise en regard des
efforts réalisés pour mobiliser le potentiel déjà
artificialisé (recyclage foncier, densification, etc.).
Rapporter cette consommation au nombre
de logements et d?emplois permet de valoriser
les fonctions urbaines crées en renouvellement,
à partir de l?existant.
s2
Part de bâtiments conservés. La part
des bâtiments existants conservés au sein
du projet valorise l'effort de la collectivité
de préserver et de réutiliser son
patrimoine bâti. La valeur renseignée sera mise
en perspective avec l'état du bâti existant,
ses besoins de requalification ou encore
de la complexité technique de l'opération.
c2
Densité bâtie. La densité de logements
(et équivalents) donne un repère simple
pour montrer l?effort d?optimisation
du foncier concerné par le projet.
La comparaison entre l?avant et l?après-projet
rend compte du travail d?identification et de
mobilisation des potentiels de densification
dans les espaces déjà urbanisés.
7
Favoriser le vivre-
ensemble, la solidarité,
l?inclusion
i1
Part totale de logements sociaux et
distinction par typologie de financement.
La part de logements sociaux produits
dans un quartier permet de qualifier
la réponse du projet aux besoins des ménages
modestes. Les catégories de logements sociaux
sont établies en fonction des catégories de revenus
des bénéficiaires. Si ces proportions sont estimées
à l?échelle du projet en réponse à un enjeu de mixité
sociale, elles ont également une incidence sur les
équilibres territoriaux avec les quartiers environnants.
i2
Part de logements abordables. La part
de logements abordables à la vente
pour un ménage du 6e décile qualifie
l?accessibilité financière de l?offre produite
dans le quartier pour 40 % des ménages de la
collectivité. L?indicateur peut donc être accompagné
d?une analyse plus fine du niveau d?accessibilité des
logements pour les ménages les plus modestes.
8
Assurer un cadre de vie
favorable au bien-être
et à la santé
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement.
La proportion d?habitants ayant participé
à l?enquête qui sont satisfaits de leur
quartier et de leur logement permet de fournir
une estimation du ressenti global d?un quartier
vécu. Le bien-être individuel et collectif étant une
notion complexe à mesurer, l?indicateur doit être
accompagné de l?analyse qualitative de l?enquête
habitants.
c3
Taux de cyclabilité de la voirie. Le taux
de cyclabilité de la voirie mesure la
compatibilité des voiries du quartier aux
mobilités actives. Il qualifie donc l?effort
fait pour favoriser une activité physique quotidienne,
pratique qui est un déterminant majeur de santé
et de bien être, physique et psychologique.
Dimension 2
CADRE DE VIE
ET USAGES
Correspondance entre
les indicateurs et les engagements
104 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 104240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 104 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté par
des nuisances sonores. Les sources
de nuisances prises en compte sont les
voiries routières, qui génèrent localement
un niveau sonore et une pollution atmosphérique
élevés. Ce sont deux facteurs d?impact sur la
santé lorsque l?exposition est quotidienne. Cette
proportion montre l?exposition dans un contexte
particulier, mais ne rend pas compte de l?action
menée par le porteur pour s?y adapter.
r4
Surface d?espaces verts publics par
habitants. Lorsqu?ils sont accessibles,
les espaces de nature en ville sont des
lieux polyvalents en matière de bien-être
et de santé. Ils présentent des fonctions écologiques
qui bénéficient à la santé (dépollution de l?eau,
des airs et des sols, rafraîchissement urbain, etc.).
Ce sont aussi des lieux d?activité physiques
et d?interactions sociales.
9
Concevoir un projet alliant
qualité urbaine, paysagère
et architecturale
i3
Qualité d?usage des logements.
L?indicateur donne la proportion
de logements qui présentent des
caractéristiques de conception,
favorables à une qualité de vie (traversant, surface
habitable, espaces extérieurs privatifs, etc.), éléments
déterminants du projet urbanistique et architectural.
i4
Satisfaction des habitants vis à vis de leur
quartier et de leur logement. L?expression
de la part des habitants d?une satisfaction
globale vis-à-vis de leur quartier et de leur
logement est le signal d?un projet urbain, paysager
et architectural qui correspond aux attentes des
usagers. C?est un indicateur global qui doit être
questionné et affiné dans le cadre d?une approche
sensible pour l?appréhender de la manière la plus
juste possible.
c2
Densité bâtie. Associée à une analyse
de la satisfaction et du confort du cadre
de vie, la densité bâtie donne une idée de
la capacité du projet à allier une vie locale
intense et la désirabilité de l?offre. Favoriser une
intensité d?usages en évitant les conflits d?usages
est un défi urbanistique et architectural majeur
en réponse aux enjeux croisés de sobriété
foncière et de création de valeurs.
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre.
L?indicateur mesure la capacité
du projet à préserver et à restaurer
les fonctions écologiques des sols. Il rend
compte à ce titre d?une conception urbanistique
et paysagère qui produit des équipements et
des usages sans fragiliser les milieux naturels.
10
Valoriser le patrimoine,
l?histoire et l?identité du
site et de ses habitants
s2
Part de bâtiments conservés. Le choix
de conserver les bâtiments pré-existants
représente un premier indicateur de la
stratégie de valorisation du patrimoine
du site. Le seul fait de conserver un bâtiment
ne constitue toutefois pas en soi une démarche
patrimoniale. Il conviendra ainsi d?étudier ce
qui est mis en place en matière de valorisation.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 105
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11
Contribuer à une transi-
tion économique, régéné-
rative, sociale et solidaire
c1
Proximité des services de base.
Les éléments du « panier de services
de base » correspondent à une offre locale
de services qui est dynamique, solidaire
et créatrice d?emplois dans le tissu économique
du quartier. Cet indicateur ne permet pas une
analyse fine des filières et de leur soutenabilité
et doit donc être accompagné d?une approche
qualitative de cette offre de services.
12
Favoriser la proximité
et la diversité des
fonctions
c1
Proximité des services de base.
La proximité des services de base
est l?indicateur principal permettant
de qualifier la réponse du projet au
défi de la « ville du quart d?heure » répondant
aux enjeux de sobriété et d?attractivité.
Cet indicateur rend compte de la diversité
des fonctions offertes par le quartier
et ses alentours.
r4
Surface d?espaces verts publics par
habitants. Les espaces verts publics
sont des lieux de vie qui offrent des
fonctions urbaines de loisirs et d?activité
physique. Y avoir accès à proximité de son logement
est donc un marqueur d?un cadre de vie qui propose
une mixité d?usages aux résidents.
13
Optimiser l?utilisation des
ressources et développer
les filières locales
et les circuits courts
s2
Part de bâtiments conservés. Favoriser
la conservation plutôt que la démolition/
reconstruction c?est optimiser les ressources
utilisées dans la fabrique du quartier.
L?indicateur en lui-même ne permet pas de mesurer
la mobilisation des filières locales, mais il démontre
un attachement à la réutilisation des ressources
à disposition.
s4
Part des bâtiments existants rénovés
énergétiquement. La rénovation
des bâtiments permet de requalifier
l?enveloppe bâtie sans démolition/
reconstruction, donc en économisant les ressources
que cela représente. C?est aussi une intervention
qui mobilise une main d?oeuvre souvent locale.
Les programmes de rénovation peuvent avoir
un effet important sur les filières locales.
s7
Part des bâtiments intégrant des
matériaux biosourcés, géosourcés et/ou
de réemploi. Le réemploi dans la
construction à l?échelle d?un quartier
instaure une logique d?économie circulaire dans le
cycle de vie des bâtiments. Cela favorise l?émergence
de filières économiques soutenables et locales.
Pour les matériaux bio ou géo-sourcés, un projet
d?aménagement peut aider à structurer des filières
locales émergentes. Toutefois l?indicateur seul ne
rend pas compte de la territorialisation des filières.
Dimension 3
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
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14
Encourager les mobilités
durables et actives
c3
Taux de cyclabilité de la voirie.
La proportion de la voirie favorable
au vélo est un marqueur de l?effort du
porteur de projet pour favoriser le report
de la voiture individuelle vers les mobilités actives.
Si le taux de cyclabilité rend compte du linéaire
cyclable il ne donne toutefois pas d?indication
sur sa sécurisation ou sa continuité, facteurs clés
de l?utilisation dont il convient de s?assurer.
c4
Offre de mobilité alternative à la
voiture individuelle. La disponibilité
à proximité des logements, des réseaux
de transports en commun ou d?aires
de covoiturage, donne une idée de l?offre de modes
de déplacements alternatifs à la voiture individuelle.
Pour qu?elle soit compétitive, d?autres aspects
doivent toutefois être mis en place de manière
adaptée aux besoins du territoire (densité et
desserte du réseau, cadencement, tarification, etc.).
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail. Cet indicateur complète
ceux qui qualifient l?offre de modes de
déplacements alternatifs en donnant une estimation
de leur efficacité réelle. Ces 3 indicateurs, mis
en regard les uns des autres, donnent une vision
de l?adéquation entre l?offre de mobilités et
la demande.
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16
Renforcer la résilience
face aux changements
climatiques et aux risques
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique exis-
tante. La nouvelle réglementation
environnementale de la construction
neuve (RE2020) ajoute une notion de garantie
du confort d?été dans les logements. L?anticipation
de ses seuils inclut donc un enjeu d?adaptation des
lieux de vie aux effets du changement climatique,
en l?occurrence aux vagues de chaleur.
i3
Qualité d?usage des logements.
Au-delà de la qualité d?usage globale,
l?indicateur rend compte du caractère
traversant du logement et de l?existence
d?espaces extérieurs privatifs. En cas de fortes
chaleurs, ce sont des caractéristiques qui
permettent à l?habitant d?améliorer
son confort thermique.
r2
Exposition aux risques naturels et
technologiques. La part du quartier
exposée aux risques est un indicateur
de contexte, qui ne rend pas compte à
lui seul de l?action du projet pour assurer la résilience
face aux risques en question. Il permet de d?alerter
le porteur de projets sur les facteurs de vulnérabilité
du territoire et d?orienter son projet en fonction.
17
Contribuer à l?atténuation
du changement climatique
et favoriser la sobriété et
les énergies renouvelables
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique
existante. Entre sa phase de construction
et son usage, le bâtiment est un secteur
majeur de contribution aux émissions de gaz à effet
de serre. La RE2020 limite l?impact carbone des
bâtiments sur l?ensemble de leur cycle de vie.
L?anticipation de ses paliers permet de garantir
une meilleure sobriété énergie-carbone.
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement. Chercher à
répondre aux besoins de logements et
d?équipements en requalifiant plutôt
qu?en construisant est un levier de sobriété dans
la consommation de matériaux, d?énergie et de
carbone. La rénovation permet aussi de réduire
la dépense énergétique des résidents.
s5
Consommation des bâtiments du
quartier. C?est une donnée globale sur
la consommation énergétique réelle qui
peut être comparée à la performance
énergétique théorique des bâtiments. Le résultat
peut mettre en lumière des leviers d?amélioration,
dans les pratiques de tous, permettant d?améliorer
la consommation effective.
s6
Production d?énergie renouvelable
rapportée à la consommation totale
du quartier. Le fait de rapporter la
consommation énergétique à la
production d?énergie renouvelable locale permet
d?évaluer aussi les efforts faits pour une production
énergétique décarbonée et renouvelable. L?énergie
renouvelable considérée peut être consommée
localement ou distribuée sur le réseau. L?indicateur
ne rend pas compte des fonctionnements en
autoconsommation.
c4
Offre de mobilité alternative à la voiture
individuelle. Les déplacements quotidiens
sont un facteur majeur d?émissions de gaz
à effet de serre. Proposer une offre de
mobilité alternative à la voiture individuelle permet
un report modal vers des moyens de déplacement
moins émetteurs.
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail. Les déplacements
quotidiens sont un facteur majeur
d?émissions de gaz à effet de serre. L?indicateur
permet de mesurer les pratiques réelles de
déplacement des usagers et éventuellement
de pouvoir réorienter leur accompagnement
en fonction.
Dimension 4
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
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18
Éviter, réduire,
recycler, valoriser
les déchets
s2
Part de bâtiments conservés. L?indicateur
permet d?évaluer l?effort fait pour conser-
ver l?enveloppe bâtie, donc d?éviter des
interventions qui sont génératrices de
produits de déconstruction. Avant de réfléchir au
réemploi ou au recyclage, la première étape est
d?éviter le déchet en optimisant ce qui existe.
s7
Part des bâtiments intégrant des
matériaux biosourcés, géosourcés et/ou
de réemploi. L?indicateur qualifie entre
autres la contribution du projet à mobiliser
la filière du réemploi dans ses modes constructifs.
Le réemploi permet de valoriser des matériaux
qui seraient sinon considérés comme des déchets.
19
Préserver, gérer
et restaurer la
ressource en eau
r3
Coefficient de biotope par surface, et
coefficient de pleine terre. Le coefficient
de pleine terre permet de donner le ratio
des surfaces qui favorisent l?infiltration des
eaux pluviales donc le cycle naturel de l?eau. Cela
permet aussi de limiter les besoins d?apports en eaux
des espaces de nature, mais le coefficient ne donne
pas d?indications sur la quantité d?eau économisée.
20
Préserver et restaurer
les sols, la biodiversité,
les milieux naturels
s1
Consommation totale d?espaces
naturels, agricoles et forestiers
du quartier et rapportée au nombre
de logements et d?emplois. Limiter
la consommation d?espaces naturels permet de
préserver des milieux propices au développement
de la biodiversité. Avant de chercher à restaurer
les fonctionnalités écologiques en ville, il est
nécessaire d?éviter les impacts de l?urbanisation
sur les milieux naturels existants.
r3
Coefficient de biotope par surface, et
coefficient de pleine terre. Le coefficient
de biotope rend compte de la densité
de milieux favorables à la biodiversité.
Le fonctionnement d?un écosystème est complexe
et l?indicateur doit être complété d?une analyse
qualitative de la diversité du vivant. Il est important
de contextualiser cet indicateur : un quartier en
extension avec un bon CBS conserve un impact
négatif sur la biodiversité alors qu?un quartier en
renouvellement avec un CBS faible peut l?améliorer.
r4
Surface d?espaces verts publics
par habitants. L?indicateur qualifie
l?accessibilité des espaces de nature
pour la population plutôt que sa capacité
à acceuillir la biodiversité. Ces espaces verts
publics jouent tout de même un rôle crucial
de sensibilisation et d?attachement aux bénéfices
que l?habitant peut tirer de la nature, donc
à sa préservation.
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Acteurs / usagers
de la santé pertinents
Instance « Santé » : gouvernance chargée
d?accompagner et d?inciter à la prise en
compte de la santé tout au long d?une
opération d?aménagement. Elle est com-
posée a minima d?un acteur appartenant
à la maîtrise d?ouvrage urbaine (bureaux
d?études techniques, équipe de maîtrise
d?oeuvre urbaine, etc.) et d?un acteur du
secteur de la santé (représentant d?une
instance de santé publique comme
l?Agence Régionale de Santé, l?Observa-
toire Régional de santé, etc.).
Agences Régionales de Santé
(ARS)
Établissements publics administratifs de
l?État français chargés de la mise en oeuvre
de la politique de santé dans leur région.
Les ARS ont pour but d?assurer un pilo-
tage unifié de la santé en région, de mieux
répondre aux besoins de la population et
d?accroître l?efficacité du système.
AMAP (Association pour
le Maintien de l?Agriculture
Paysanne)
Association qui assure un lien direct entre
l?agriculteur et le consommateur, per-
mettant au producteur de maintenir son
activité et au consommateur d?avoir des
produits locaux, frais et de saison.
Approche écosystémique
L?approche par écosystème consiste en
une gestion globale des ressources en
terres et en eau, de la faune et de la biodi-
versité qui favorise leur protection et leur
utilisation durable de manière équitable
sur le long terme. Cette stratégie pro-
meut la protection et l?utilisation durable
des terres, de l?eau et des moyens de sub-
sistance de manière équitable. Elle est
l?un des principes les plus fondamentaux
de la gestion durable.
Approche en coût global
Consiste à prendre en compte l?en-
semble des coûts (directs et indirects) liés
au cycle de vie d?un « système », comme
le projet d?ÉcoQuartier, l?espace public, le
bâti, etc.
Approche systémique
Méthode d?analyse d?un système com-
plexe avec un point de vue global. Elle
se focalise moins sur la compréhension
exhaustive de toutes les composantes
du système que sur l?analyse de leurs
interactions et de leur fonctionnement
entre elles.
Artificialisation des sols
Transformation durable des fonctions éco-
logiques d?un sol par son occupation ou son
usage : un sol qui servait d?habitat naturel
ou de support de culture est affecté à des
fonctions urbaines, bâtimentaires ou de
transport (habitat, activités, commerces,
infrastructures, équipements publics?). Ce
changement d?usage s?accompagne d?une
transformation de la nature et de la fonc-
tionnalité des sols : imperméabilisation, sta-
bilisation, compactage, etc.
Autopartage / Vélopartage
Autopartage : Un système d?utilisation par-
tagée d?une flotte de véhicules par diffé-
rents usagers et pour de courtes durées
(voitures en libre-service).
Vélopartage : vélos en libre-service mis à
disposition gratuite ou non permettant
de lever trois freins à la pratique du vélo :
le stationnement à domicile, le vol et la
maintenance.
Bail Réel Solidaire (BRS)
Le Bail Réel Solidaire est un contrat de
longue durée qui unit un Organisme de
Foncier Solidaire (OFS) et un preneur.
Dispositif concernant un habitat neuf ou
ancien, il permet de dissocier le foncier
du bâti pour faire baisser le prix des loge-
ments afin d?en permettre l?acquisition à
des familles aux revenus modestes, grâce
à un prêt et à une redevance mensuelle.
Le BRS permet à des ménages, sous condi-
tions de plafond de ressources, d?accéder
à un logement en-dessous des prix du
marché. En contrepartie, ces ménages ne
pourront revendre le logement qu?à un
prix de cession encadré, inférieur au prix
du marché, et à un ménage répondant
aux mêmes critères de ressources que
ceux auxquels ils étaient soumis.
Bioéconomie
Ensemble des secteurs économiques issus
de la production et de la valorisation du
vivant. La bioéconomie regroupe l?agri-
culture, la sylviculture, la pêche, l?agroa-
limentaire, les produits biosourcés, et
géo-sourcés utilisés dans les matériaux ou
la chimie, la valorisation des déchets orga-
niques et de l?énergie stockée dans la bio-
masse. Elle permet d?utiliser au maximum
une énergie abondante, renouvelable et
gratuite, comme l?énergie solaire.
Biosourcés ou géosourcé
Biosourcés : matériaux partiellement ou
totalement issus de la biomasse (bois,
chanvre, colza, paille, liège?).
Géosourcés : matériaux issus de ressources
d?origine minérale (terre crue ou pierre
sèche).
Souvent locaux et peu transformés, voire
issus du réemploi ou du recyclage, leur uti-
lisation, comme matériaux de construction
notamment, permet de réduire l?empreinte
environnementale et de développer les
filières économiques du territoire.
Cadre de vie
Concept subjectif permettant de carac-
tériser l?ensemble des attributs d?un
espace urbain ou rural. Il fait référence
à tout ce qui nous entoure, à l?échelle
locale comme les éléments du paysage
ou du milieu (climat?), les aménage-
ments, les acteurs culturels, etc.
Circuit court
Forme de vente de produits limitant à un
le nombre d?intermédiaire entre le pro-
ducteur et le consommateur. Le circuit
court ne garantit pas de proximité phy-
sique, pour cela, on parle de circuit de
proximité. Circuits courts et de proximité
vont souvent de pair.
Il existe plusieurs formes de vente en
circuits courts : vente directe entre les
producteurs et les consommateurs ?
marchés paysans, point de vente collec-
tif entre plusieurs producteurs ? magasin
de producteurs, AMAP.
DéfinitionsANNEXE 4
110 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Conception bioclimatique
Prise en compte dans la conception d?un
bâtiment du climat, actuel et à venir, et de
l?environnement pour réduire ses besoins
énergétiques (chauffage, refroidissement,
éclairage notamment) et améliorer sa qua-
lité et sa résistance. Le choix du terrain,
l?orientation et la disposition du bâtiment
et les matériaux utilisés sont des para-
mètres à notamment prendre en compte,
en fonction de l?exposition solaire, des
vents dominants, des écoulements d?eau,
etc., dans une conception bioclimatique.
Courte distance
Préconisée par la Commission euro-
péenne (livre vert), la ville des courtes
distances vise à introduire l?essentiel des
services quotidiens à moins de 800 m des
logements, des pôles d?échanges ou des
parcs relais. La ville des courtes distances,
en densifiant les zones résidentielles dans
des quartiers multifonctionnels, avan-
tage les transports collectifs et favorise
les circulations actives (vélo, marche) au
détriment des déplacements effectués
en voiture individuelle.
Déchets d?activités économiques
(DAE)
Les DAE comprennent tous les déchets
qui ne sont pas des déchets ménagers au
sens de l?article R. 541-8 du Code de l?en-
vironnement : entreprises industrielles et
du BTP, artisans et commerçants, services
publics (écoles, administrations?), pro-
fessionnels de santé (hôpitaux publics et
cliniques privées, médecins?), services
tertiaires, particuliers hors de leurs domi-
ciles (déchets des établissements rece-
vant du public, transports?).
Densité
Dans le secteur de l?aménagement dura-
ble, il s?agit du rapport entre l?effectif de
la population d?une zone géographique
et la superficie de cette zone. La densité
est le plus souvent exprimée en individus
par unité de surface (par exemple, habi-
tants / km2). La densité exprime le rapport
entre un indicateur quantitatif (démogra-
phie, nombre de logements, d?emplois?)
et une surface d?étude donnée.
On peut parler de densité résidentielle
(nombre de logements / Surface), de den-
sité de population (nombre d?habitants /
Surface), mais aussi de densité bâtie,
densité d?activités économiques, densité
d?équipements publics, densité d?espaces
verts, etc.
La densité vécue correspond elle à la per-
ception subjective des niveaux de densité
propre à chaque individu.
Diagnostic prospectif
Un diagnostic prospectif présente une
vision collective et systémique qui met
en évidence les possibles dynamiques
territoriales. Il est établi à partir des
représentations, d?une rétrospective, de
comparaisons avec d?autres territoires et
de statistiques dynamiques. Il identifie
les tendances qui paraissent influentes
sur l?évolution du territoire.
Diagnostic territorial
Il s?agit de réaliser une « photographie » du
territoire à un instant donné : les forces et
faiblesses économiques, les attentes des
populations, les dynamismes, les enjeux
environnementaux, sociaux et culturels?
Un diagnostic territorial peut se faire avec
les services de l?État, les collectivités, les
acteurs économiques, de la société civile
et les citoyens.
Eaux grises
Eaux usées domestiques faiblement pol-
luées (évacuation douche ou lavabo) pou-
vant être utilisées pour d?autres activités
ne réclamant pas d?eau parfaitement
propre, (évacuation des excréments, net-
toyage véhicule, etc.).
Eaux noires
Également appelées « eaux vannes », les
eaux noires sont les eaux domestiques
contenant le sous-produit de la digestion
(matières fécales et urines). Dangereuses
pour la santé, elles nécessitent un traite-
ment assainissant avant de pouvoir être
restituées dans la nature.
Eaux pluviales
Terme utilisé pour les eaux de pluie après
qu?elles ont touché le sol ou une surface
construite ou naturelle susceptible de les
intercepter ou de les récupérer (toiture,
terrasse, chaussée, arbre, etc.).
Éco-citoyenneté
Concept demandant un comportement
individuel ou collectif invitant à agir quo-
tidiennement en observant les principes
et les règles de préservation de l?environ-
nement.
Écoconception
Intégration de la protection de l?environ-
nement dès la conception des biens ou
services. Elle a pour objectif de réduire les
impacts environnementaux des produits
tout au long de leur cycle de vie : extrac-
tion des matières premières, production,
distribution, utilisation et fin de vie.
Écologie Industrielle
et Territoriale (EIT)
L?écologie industrielle et territoriale (EIT)
est un levier pour mobiliser les acteurs
de terrain en faveur de la transition éco-
logique. Elle se concrétise par la mise en
commun volontaire de ressources par des
acteurs économiques d?un territoire, en
vue de les économiser ou d?en améliorer
la productivité : partage d?infrastructures,
d?équipements, de services, de matières?
En proposant des solutions territoriales,
coopératives et innovantes de gestion
des ressources, l?écologie industrielle
et territoriale transforme les systèmes
de production et de consommation
en favorisant les fonctionnements en
quasi boucle fermée. Elle s?inscrit dans la
démarche « réduire, réutiliser et recycler »
de l?économie circulaire.
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Énergies grises (ou intrinsèques)
Somme des énergies consommées lors du
cycle de vie d?un matériau ou d?un pro-
duit : la production, l?extraction, la trans-
formation, la fabrication, le transport,
la mise en oeuvre, l?entretien et enfin le
recyclage.
Énergies renouvelables
et de récupération (EnR&R)
Les énergies renouvelables sont les sources
d?énergie considérées comme inépuisables
à très long terme, et qui n?engendrent pas
ou peu d?émissions polluantes. Parmi ces
énergies se trouvent le solaire, le biomasse,
le thermique, l?éolien, l?hydraulique, la géo-
thermie.
Les énergies renouvelables et de récu-
pération (EnR&R) correspondent à la
récupération des énergies renouvelables
sur des équipements qui en émettent,
dans une dynamique de valorisation des
sources de chaleur. L?énergie récupérée
de la chaleur générée par l?incinération
de déchets en est une illustration.
Épannelage
En architecture, il désigne la taille et la
forme générale que peut prendre un bâti-
ment en fonction des règlements d?urba-
nisme. Il est défini formellement par un
graphique qui indique les lignes droites
ou courbes dans lesquelles doivent s?ins-
crire les constructions de la zone urbaine.
Il est appelé parfois « gabarit ».
ESS (Économie Sociale
et Solidaire)
L?ESS désigne un ensemble d?entreprises
(coopératives, mutuelles, associations
ou fondations) dont le fonctionnement
interne et les activités sont fondés sur un
principe de solidarité et d?utilité sociale.
Ces entreprises adoptent des modes de
gestion démocratiques et participatifs.
Elles encadrent strictement l?utilisation
des bénéfices qu?elles réalisent : le profit
individuel est proscrit et les résultats sont
réinvestis. Leurs ressources financières
sont généralement en partie publiques.
Éviter, Réduire, Compenser (ERC)
La démarche ERC a pour objectif de limi-
ter les atteintes à l?environnement, toutes
thématiques confondues (biodiversité, air,
bruit, eau, sol, santé des populations?).
L?ordre de cette séquence traduit une
hiérarchie : l?évitement est à favoriser
comme la seule option qui garantisse la
non atteinte à l?environnement. Ensuite
sont réduites les atteintes qui ne peuvent
pas être évitées. La compensation ne doit
intervenir qu?en dernier recours, quand les
impacts n?ont pu être ni évités ni réduits.
Externalité positive ou négative
Une externalité positive est une situation
où un acteur bénéficie de l?action d?un
autre sans en payer le coût financier.
C?est le cas d?un apiculteur qui, grâce à
ses abeilles, participe à la pollinisation
des arbres et des fleurs de l?arboriculteur
le plus proche sans que ce dernier ne le
rémunère.
Une externalité négative est une situa-
tion où un acteur est défavorisé par un
autre sans recevoir de compensation.
Fab-Lab
Contraction de « laboratoire de fabrica-
tion », le Fab-Lab désigne un lieu ouvert au
public où différentes sortes de machines
et d?outils sont mis à disposition pour la
conception et la réalisation d?objets.
Formes urbaines
À l?échelle du quartier, types d?organi-
sation de l?espace, des configurations
spatiales du bâti (manière dont sont
disposés les éléments urbains dans l?es-
pace) et des agencements spécifiques
des espaces publics (proportion entre le
sol bâti et le sol non bâti, voiries, places,
espaces verts, etc.).
Gaz à effet de serre (GES)
Constituants gazeux de l?atmosphère, tant
naturels qu?anthropiques, qui absorbent
et réémettent le rayonnement infrarouge
et contribuent à l?effet de serre. Les princi-
paux GES émis par les activités humaines
sont le dioxyde de carbone, le méthane
et l?ozone. Ces émissions en excès dans
l?atmosphère génèrent un réchauffement
de celle-ci.
Gestion différenciée (GD)
Approche raisonnée de la gestion des
espaces verts permettant une gestion
plus respectueuse de l?environnement
sans perte de qualité. Elle remet en ques-
tion le tout horticole, sans toutefois le
bannir.
Habitat Participatif
Reposant sur une démarche citoyenne : il
permet à des groupes de personnes de
construire leur logement et de partager
un mode de vie écologique et commu-
nautaire, à moindre coût. Des réponses
collaboratives à de nombreux enjeux
de société peuvent être apportées (lien
social, bien vieillir, pratiques écorespon-
sables et préservation de l?environne-
ment, logement abordable, etc.).
Handicap
Toute limitation d?activité ou restric-
tion de participation à la vie en société
subie dans son environnement par
une personne en raison d?une altéra-
tion substantielle, durable ou définitive
d?une ou plusieurs fonctions physiques,
sensorielles, mentales, cognitives ou
psychiques, d?un polyhandicap ou d?un
trouble de santé invalidant.
Îlot de chaleur urbain
Phénomène d?élévation de la tempéra-
ture dans les environnements densément
urbanisés lié principalement aux maté-
riaux et à la forme des bâtiments, à l?oc-
cupation des sols, à la circulation du vent,
au manque de végétaux en ville, et aux
dégagements de chaleur liés aux activités
humaines.
Il est particulièrement accentué dans les
espaces très artificialisés.
Intensité urbaine
La notion d?intensité urbaine ajoute une
dimension qualitative à la notion de
densité urbaine en privilégiant la qualité
sensible de la ville, la qualité environne-
mentale, la diversité des usages, la pré-
sence des services de la vie quotidienne
(commerces de proximité, écoles, ser-
vices sociaux et publics), la possibilité d?y
accéder par les mobilités actives ou les
transports collectifs, etc.
112 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Insertion viaire
Ensemble des voies de circulation qui des-
servent le projet, des plus importantes
(autoroutes urbaines, boulevards?) aux plus
modestes (venelles, rues privées, impasses).
Logistique du dernier kilomètre
Concept désignant le transport de mar-
chandises en ville, à savoir la dernière
étape de la chaîne de distribution des
biens vers les consommateurs finaux.
Cette étape représente un fort coût éco-
nomique, social et environnemental si elle
n?a pas été pensée en amont de la concep-
tion du quartier.
Métabolisme territorial
Moyen de mesure de la comptabilité des
flux d?énergies et de matières (entrants et
sortants) nécessaires au fonctionnement
d?un territoire. Il compare les territoires à
des corps vivants qui ont besoin de puiser
des matières et de l?énergie qu?ils consom-
ment, transforment puis excrètent.
Mixité intergénérationnelle
Cette mixité consiste à rassembler, dans
des logements et plus largement des lieux
de vie destinés à de jeunes étudiants et
actifs et à des personnes âgées. L?objectif
est de renforcer le lien social et les rela-
tions entre les générations (accessible
aux enfants, étudiants, personnes âgées,
actifs, familles). Elle favorise la transmis-
sion d?expérience et de savoirs entre per-
sonnes d?âges différents permettant un
bénéfice mutuel.
Mixité fonctionnelle
Désigne le fait d?assurer, à toutes les
échelles d?organisation du territoire, une
diversité de fonctions nécessaires à la vie
sur le territoire : résidentielles, activités
économiques, loisirs, mobilités, services
publics, équipements sportifs, culturelles,
associations, etc.
Mixité sociale
Cohabitation, sur un même territoire, de
personnes d?origines sociales et cultu-
relles diverses ayant différents niveaux
de revenus. Elle est facteur de cohésion
et d?une société inclusive.
PADD (Projet d?Aménagement
et de Développement Durable)
Élément incontournable du Plan Local
d?Urbanisme (PLU ou PLUi), il présente
les objectifs et les orientations générales
concernant le développement urbanis-
tique, économique, social et environ-
nemental d?une commune ou d?une
communauté de communes durant une
période donnée (10 à 20 ans).
Partie prenante
Est définie comme « partie prenante »
d?un projet, « tout individu ou groupe
ayant un intérêt dans les décisions ou
activités d?une organisation. » (Source :
ISO 26000, ISO,2010).
Patrimoines
On en dénombre plusieurs catégories :
les immeubles et les sites patrimoniaux
(patrimoine immobilier), les documents
et les objets patrimoniaux (patrimoine
mobilier), le patrimoine immatériel (tradi-
tions et savoir-faire), les paysages culturels
patrimoniaux, les personnages historiques
décédés et les lieux et les événements his-
toriques.
PCAET (Plan Climat-Air-Énergie
Territorial)
Document de planification qui permet
d?aborder la problématique climat-air-
énergie et qui définit des objectifs pour
atténuer et s?adapter au changement
climatique, protéger et favoriser la biodi-
versité, améliorer l?efficacité et la sobriété
énergétique et produire davantage d?éner-
gies renouvelables et de récupération? Le
PCAET se construit à l?échelle intercom-
munale ou métropolitaine et les PLU(i)
doivent y être compatibles.
PEMD (Diagnostic Produit
Équipement Matériaux Déchets)
Diagnostic permettant de déterminer la
nature, la quantité et la localisation des
matériaux et produits de construction
et de s?assurer de réemployer ou réutili-
ser les produits, équipements, matériaux
issus de travaux afin de pallier aux pénu-
ries actuelles et à venir de matières pre-
mières.
Perméabilité du quartier
Désigne la possibilité de traverser un îlot
ou un quartier de façon directe et efficace,
par une diversité? de modes de déplace-
ment. La perméabilité résulte de la trame
de rues, de sa hiérarchie et de sa forme,
ainsi que de l?absence de barrières phy-
siques entre les milieux.
PLU (Plan Local d?Urbanisme)
Document d?urbanisme à l?échelle d?une
commune ou d?une intercommunalité
(PLUi) qui définit les grandes orientations?
Concrètement, il s?agit d?un document qui
définit les grandes orientations d?aména-
gement sur la base du projet de la collec-
tivité et réglemente la constructibilité du
territoire (ambition et stratégies d?aména-
gement, formes des constructions, zones
urbaines / à urbaniser / naturelles / agricoles).
PNACC (Plan national
d?adaptation au changement
climatique)
Parallèlement aux politiques d?atténuation
du changement climatique, la démarche
d?adaptation vise à en limiter les impacts
inévitables et les dommages associés sur
les activités socio-économiques et sur la
nature. Les politiques publiques d?adap-
tation ont pour objectifs d?anticiper les
impacts à attendre du changement clima-
tique, de limiter leurs dégâts éventuels en
intervenant sur les facteurs qui contrôlent
leur ampleur et de profiter des opportuni-
tés potentielles.
Polarités existantes ou projetées
La notion de polarité urbaine décrit les
effets spatiaux des villes sur les territoires
environnants, leurs interactions avec les
villes voisines. Souvent, la polarité allie
une concentration géographique de
fonctions urbaines (logements, activi-
tés, équipements, services) et des axes
de communication efficaces vers l?ex-
térieur. Ces éléments de performance
territoriale génèrent des dynamiques
d?attraction du pôle vers sa périphérie
(flux d?emplois, de consommations, d?ac-
tivités?).
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 113
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Prévention situationnelle
Action qui vise à dissuader les potentiels
auteurs d?actes de malveillance de passer
à l?acte en intervenant sur l?environne-
ment le plus en amont possible.
Réhabilitation des friches
Réhabilitation du foncier déjà artificia-
lisé en zone urbanisée permettant de
donner un nouvel usage à des zones
délaissées sur lesquelles des travaux
de réhabilitation du bâti ou, à défaut,
de déconstruction et d?aménagement
doivent être menés pour leur requalifica-
tion, par exemple en zones d?activités ou
en espaces naturels.
Repair-café
Atelier permettant de mettre en lien des
personnes souhaitant réparer un objet et
des structures du réemploi et des béné-
voles formés à la réparation et au réem-
ploi. Le Repair café peut être installé
dans un lieu dédié comme une recycle-
rie, ou faire l?objet d?ateliers ponctuels et
itinérants.
Ressourcerie / recyclerie
Structure de réemploi / réutilisation qui
récupère, revalorise et / ou répare et
revend au grand public des biens usagés
ou d?occasion sur un territoire.
Risques
Les politiques françaises de prévention
des risques, qu?ils soient d?origine natu-
relle ou technologique, définissent le
risque comme la probabilité d?occur-
rence de dommage compte tenu des
interactions entre facteurs d?endomma-
gement (aléas) et facteurs de vulnérabilité
(peuplement, répartition des biens).
SCOPE 1, 2 et 3
Périmètre au sein duquel sont étudiées
les émissions de gaz à effet de serre du
projet.
Scope 1 : émissions directes de gaz à effet
de serre, issues de combustibles fossiles
(pétrole, gaz, charbon?).
Scope 2 : émissions indirectes liées à l?éner-
gie issues de la consommation d?électri-
cité et des réseaux de chaleur /froid.
Scope 3 : autres émissions indirectes, et
représente en général la très grande majo-
rité des émissions liées à l?activité.
SCoT (Schéma de Cohérence
Territorial)
Document de planification du territoire
sur le moyen-long terme (20 ans) qui
s?applique à l?échelle d?un bassin de vie,
d?emploi ou une aire urbaine.
Ce document prévoit un cadre de réfé-
rence pour les questions d?habitat, de
mobilités, d?aménagement commercial,
d?environnement (énergie, climat et bio-
diversité notamment).
SDAGE (Schéma Directeur
d?Aménagement et de Gestion
des Eaux)
Outil de planification prévu pour 6 ans
pour assurer la gestion de la ressource en
eau et des écosystèmes aquatiques. Ce
schéma s?applique à l?échelle du grand
bassin hydrographique (12 en France) et
s?impose aux documents de planification
(SRADDET, SCoT, PCAET, PLU?).
Il fixe des objectifs de moyen et de long
terme en lien avec plusieurs thématiques :
égalité des territoires, énergie, biodiver-
sité, déchets, habitat, transports, qualité
de l?air, etc.
Sobriété foncière
Démarche consistant à optimiser l?utilisa-
tion des espaces déjà urbanisés et à ques-
tionner les nouveaux besoins d?extension
pour préserver au maximum les sols de
l?artificialisation. Cela permet d?éviter de
disperser l?habitat, les emplois, les ser-
vices, allongement des déplacements
ainsi que de préserver la biodiversité.
Solutions Fondées sur la Nature
(SFN)
Actions qui s?appuient sur les écosys-
tèmes et les services qu?ils rendent pour
relever des défis qui se posent à nos
sociétés. La nature et les écosystèmes
favorisent la résilience face au change-
ment climatique, aux risques naturels et
à l?approvisionnement en eau, etc.
SRADDET (Schéma Régional
d?Aménagement de
Développement Durable
et d?Égalité des Territoires)
Document de planification prescriptif
mis en place par le conseil régional et
qui s?imposent aux documents locaux
d?urbanisme (SCoT, PCAET et PLU
notamment) qui doivent être compa-
tibles avec celui-ci.
Il fixe des objectifs de moyen et de long
terme en lien avec plusieurs théma-
tiques : égalité des territoires, énergie,
biodiversité, déchets, habitat, trans-
ports, qualité de l?air, etc.
SRCE (Schéma Régional
de Cohérence Écologique)
Document cadre qui sert de base pour les
documents de planification. Il contient :
un diagnostic des enjeux de biodiversité,
une identification des trames vertes et
bleues, la mise en place d?outils cartogra-
phiques et d?un plan d?action territorial
notamment.
Il fixe des objectifs de moyen et de long
terme en lien avec plusieurs thématiques :
égalité des territoires, énergie, biodiver-
sité, déchets, habitat, transports, qua-
lité de l?air? Sauf exception, le SRCE est
remplacé par le SRADDET qui constitue
le document cadre à l?échelle régionale
de définition et de mise en oeuvre de la
trame verte et bleue.
114 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Trames vertes, bleues, brunes
et noires | Trames écologiques
La trame verte et bleue est une démarche
qui vise à maintenir, protéger et reconsti-
tuer des réseaux de milieux naturels où les
espèces animales et végétales peuvent
circuler et interagir afin qu?elles puissent
assurer leur cycle de vie (s?alimenter, se
déplacer, se reproduire, se reposer?) au
même titre que l?homme.
Ces réseaux sont constitués des habi-
tats (les « réservoirs de biodiversité ») et
des zones de déplacement des espèces
(« les corridors écologiques »).
L?ambition de cette démarche est d?ins-
crire la préservation de la biodiversité dans
les politiques d?aménagement du terri-
toire, notamment en intégrant ces trames
dans les documents de planification.
Trame verte : milieux naturels terrestres.
Trame bleue : milieux aquatiques et
humides.
Trame brune : continuité des sols vivants.
Trame noire : réseaux des espèces noc-
turnes. Cette démarche s?attache en
particulier à la question de la pollution
lumineuse.
Tri des 7/9 flux
Valorisation permettant la lutte contre le
gaspillage de manière obligatoire pour 7
d?entre eux : papier / carton, métal, plas-
tique, verre, bois, fraction minérale et
plâtre ; voire non-règlementaire : textile,
biodéchets.
Urbanisme frugal
Façon d?aménager le territoire ayant pour
ambition de faire mieux avec moins pour
préserver les écosystèmes. Permettant de
répondre aux besoins essentiels des habi-
tants, il mobilise les ressources locales,
matérielles et humaines : habitants, usa-
gers, terrains disponibles, matériaux,
technologies faiblement consomma-
trices d?énergie, etc.
Urbanisme tactique
Façon d?aménager temporairement et
simplement le territoire via des aména-
gements mobilisables permettant de
démontrer les possibles modifications de
fonctionnalités d?un espace. Il mobilise
souvent les ressorts de l?art et de l?évène-
mentiel portés par des habitants et / ou
des collectifs de personnes.
Urbanisme transitoire
Occupation de l?espace public ou privé
par des aménagements et des activités
pour une durée déterminée. Vecteur
de dynamisme du quartier et de renfor-
cement du lien social, on parle d?urba-
nisme « transitoire » parce que les projets
accompagnent généralement un chan-
gement d?image, de fonction, d?usage,
ou de statut d?un espace.
Zone à Faibles Émissions (ZFE)
Dispositif imposé pour les métropoles
françaises les plus peuplées et encouragé
dans les grandes agglomérations, dont la
mise en oeuvre est soutenue par l?État. Il
vise à faire baisser les émissions de pol-
luants afin d?améliorer la qualité de l?air
et de garantir aux habitants de respirer
un air qui ne nuise pas à leur santé.
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116 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
Chers contributeurs,
Le Bureau des villes et des territoires durables tient à
exprimer ses plus sincères remerciements à tous ceux qui
ont participé au travail collaboratif mis en place autour
de la réalisation du nouveau guide de l?aménagement
durable.
Votre engagement et votre expertise ont été essentiels
à la conception de ce guide actualisé et accessible
à tous les porteurs de projets désireux d?entrer dans
une approche vertueuse d?aménagement durable.
Il contribuera largement à accélérer la diffusion et la mise
en oeuvre dans les territoires des réponses aux grands défis
de la ville durable : sobriété dans la consommation des
ressources et de l?énergie, résilience notamment face au
changement climatique, inclusion et création de valeurs
sur les territoires.
Nous remercions tout particulièrement les correspondants
ville durable des Directions régionales de l?aménagement,
de l?environnement et du logement et des Directions
départementales des territoires et de la mer qui se
sont fortement impliqués dans ce projet, ainsi que les
Directions d?administration centrale du ministère de la
Transition écologique et de la cohésion des territoires,
et le ministère de la Culture.
? Le Commissariat général
au développement durable
(CGDD)
? La direction générale
de l?aménagement, du
logement et de la nature
(DGALN) et les Architectes
et Paysagistes Conseils de
l?État de la DGALN
? La Direction générale
de l?énergie et du climat
(DGEC) dont l?ONERC
? La direction générale
des infrastructures, des
transports et de la mer
(DGITM)
? La direction générale de
la prévention des risques
(DGPR)
? La Mission
interministérielle pour la
qualité des constructions
publiques (MIQCP)
? Le groupement d?intérêt
public Europe des projets
architecturaux et urbains
(GIP EPAU)
? Le Plan urbanisme
construction architecture
(PUCA)
Nous remercions nos partenaires institutionnels,
associatifs, experts et professionnels de l?aménagement
pour la pertinence de leurs contributions
et leur implication dans ce projet :
ADEME - Agence de la
transition écologique
Alliance HQE-GBC
Anah - Agence nationale de
l?habitat
ANCT - Agence nationale
de la cohésion des
territoires
ANRU - Agence nationale
pour la rénovation urbaine
Banque des territoires
CEREMA - Centre d?études
et d?expertise sur les
risques, l?environnement, la
mobilité et l?aménagement
CERQUAL
CERTIVEA
? CNOA ? Conseil national
de l?ordre des architectes
? Compagnie des rêves
urbains
? CSTB ? Centre scientifique
et technique du bâtiment
? Écomaires
? Efficacity
? Ekopolis
? EPASE - Établissement
Public d?Aménagement de
Saint-Etienne
? EPFAG - Établissement
Public Foncier et
d?Aménagement de la
Guyane Europan France
? FNPRF ? Fédération des
parcs naturels régionaux de
France
? FNAU ? Fédération
nationale des agences
d?urbanisme
? FNCAUE - Fédération
Nationale des CAUE
? FVD ? France ville durable
? GPA - Grand Paris
Aménagement
? Intercommunalités
de France
? LPO - Ligue pour la
protection des oiseaux
? Paris & Métropole
Aménagement
? PCC ? Petites Cités
de Caractère
? Plantes et Cités
? UNAM ? Union nationale
des aménageurs
? USH ? Union sociale
pour l?habitat
? Et les villes de Doué-
en-Anjou, Durtal, Le
Mesnil-Saint-Denis,
Melle, Saint-Pantaléon,
et la Communauté de
communes Mellois-en-
Poitou, ainsi que l?Atelier
Raisonné ? ADER&CO.
Nous remercions les équipes des agences 360, Néoclide
et Giboulées pour leur accompagnement dans la mise
en oeuvre du projet et la réalisation graphique du guide.
Je remercie enfin tout particulièrement l?équipe du
Bureau des villes et territoires durables de la Direction
générale de l?aménagement, du logement et de la nature,
qui pilote la démarche ÉcoQuartier, ainsi que le conseiller
international et ville durable de la sous-direction de
l?aménagement durable, pour leur implication sans faille
dans la réalisation de ce projet : Bruno Bessis, Céline
Callegari (pilote du projet), Colin Cauchois, François
Kellerhalls-Hosso, Pascale Kouassigan, Yann Lancien,
Émilie Lepoivre, Isabelle Moritz, Marianne Vebr
et Lorène Pourias, stagiaire au sein du bureau.
Florence Drouy
Cheffe du Bureau des villes et territoires durables
DGALN / DHUP / AD
REMERCIEMENTS
116 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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NOTES
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© Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature. Juin 2024
Conception et réalisation : / Troiscentssoixante/Neoclide
Illustrations : Camille Leplay - Imprimé sur papier 100 % recyclé par Adequat
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36 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment sont associés les acteurs
de la santé au projet ?
Comment le projet améliore-t-il
l?accès à l?offre de soins et
de prévention ?
Comment le projet renforce-t-il
l?activité physique, la mise
en mouvement pour tous ?
Comment le projet favorise-t-il
la nature en ville ?
Engagement 8
Assurer un cadre de vie favorable
au bien-être et à la santé
Notion 8.1 Favoriser un urbanisme favorable
à la santé et au bien-être
RECOMMANDATIONS
? Associer les acteurs?/?usagers
de la santé pertinents du territoire
dans la conception du projet.
? Identifier en quoi le projet
améliore et adapte l?offre
de prévention et de soins,
notamment pour les plus fragiles.
? Aménager des espaces publics
incitant à la pratique d?activités
physiques, ludiques et culturelles,
adaptés à tous les publics de toutes
tranches d?âge.
? Aménager ou restaurer des espaces
de nature, des espaces de calme /
ressourcement dans les espaces
publics.
La santé et le bien-être sont déterminés en grande partie par des facteurs envi-
ronnementaux. Ces questions et la préservation des écosystèmes et de l?envi-
ronnement sont donc liées. Il s?agit de les aborder de façon systémique, par
des choix d?aménagement qui contribuent à un urbanisme favorable à la santé.
Cela passe par la mobilisation de l?ensemble des acteurs de la santé du terri-
toire autour de la prise en compte des enjeux qui lient l?urbanisme à la santé.
Une instance « santé » peut être intégrée au sein de la gouvernance élargie du
projet pour construire une stratégie globale du quartier en termes de santé.
Le constat de disparités territoriales et d?inégalités sociales dans l?accès au soin,
ainsi que la vulnérabilité des citoyens face au réchauffement climatique, néces-
sitent de prendre en considération les besoins de santé des citoyens, notam-
ment les plus fragiles, mais aussi l?amélioration de l?accès à l?offre de prévention
et de soin, dès la programmation du projet.
La façon dont les espaces publics sont aménagés influence par ailleurs les acti-
vités physiques, ludiques et culturelles des usagers, dont les répercussions sont
grandes sur leur santé et leur bien-être. Plusieurs leviers en matière d?aménage-
ment urbain permettent d?inciter à l?activité physique et aux mobilités actives :
réduction de la place de la voiture dans l?espace public au profit d?infrastruc-
tures piétonnières et cyclables, réalisation d?espaces ludiques et sportifs en
extérieur, etc. La mise en place d?actions de sensibilisation et d?acculturation
sur l?évolution des usages et des comportements écoresponsables par exemple
avec des ARS (Agences Régionales de Santé) contribuent également au déve-
loppement de bonnes pratiques pour les citoyenss.
Enfin, en renforçant la place de la nature en ville, le projet contribue à protéger
et améliorer la santé et le bien-être des citoyens, mais aussi à préserver ou res-
taurer la biodiversité : création d?îlots de fraicheur et de lieux de ressourcement,
actions de désimperméabilisation des sols et de végétalisation des espaces
publics, etc.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 37
LES QUESTIONS À SE POSER
À quels types de nuisances et
pollutions les habitants et usagers
du projet sont-ils exposés ?
Comment le projet prend-il
en compte l?état sanitaire du site
et les nuisances identifiées ?
Comment le projet permet-il
de réduire l?exposition des
habitants et usagers aux
nuisances et pollutions ?
Notion 8.2 Prévenir et lutter contre les nuisances
et pollutions
RECOMMANDATIONS
? Identifier les expositions du quartier
afin de prendre en compte leurs
effets sur la santé des populations
et des écosystèmes, et adapter
le projet en conséquence.
? Réduire et prévenir les nuisances
et pollutions environnementales
affectant la santé humaine et
celle des écosystèmes du territoire
(pollution de l?air, lumineuse,
sonore).
? Privilégier des principes
constructifs favorables à la santé
et au bien-être : matériaux sains,
prise en compte de la qualité de
l?air intérieure et extérieure dans
la conception des logements,
dimension et luminosité appropriées
des habitations, ventilation
naturelle dans les logements, vues
dégagées, etc.
Il est important d?identifier et de cartographier les zones à plus fortes exposi-
tions aux nuisances d?un quartier (proximité des routes, d?industries, etc.) pour
établir un diagnostic et adapter le projet. L?objectif est de pouvoir identifier
tous les types de nuisances : pollution de l?air intérieur et / ou extérieur, pol-
lution sonore, pollution des sols, pollution de l?eau, nuisances olfactives, nui-
sances visuelles et / ou lumineuses, champs électromagnétiques, insalubrité des
logements existants, etc. Le croisement des données permet notamment de
favoriser l?éloignement des équipements et les espaces de vie sensibles (écoles,
EHPAD, etc.) des points de pollution.
Afin de prendre en compte toutes les nuisances dans la programmation, le plan
masse ainsi que dans les prescriptions architecturales, des « clauses santé » à
insérer aux différents cahiers des charges de consultation doivent être élaborés.
Le projet doit inciter à privilégier les principes constructifs favorables à la santé,
tels que l?utilisation de matériaux sains, la prise en compte de la qualité de l?air
intérieure et extérieure dans la conception des logements, des dimensions et
une luminosité appropriées dans les habitations, une ventilation naturelle dans
les logements, des vues dégagées, etc.
Le renforcement de la nature en ville permet également de réduire la pollution
de l?air et de lutter contre les îlots de chaleur.
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38 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi les choix d?aménagement
et de gestion favorisent-ils
le sentiment de sécurité ?
Le projet fait-il l?objet d?une étude
de sûreté et de sécurité publique
réglementaire ou d?un diagnostic
des enjeux de sécurité ? Si oui,
comment le projet prend-il
en compte les préconisations
et conclusions de l?étude ?
Quels acteurs spécifiques peuvent
être associés pour travailler sur
ces questions de sécurité ?
Notion 8.3 Proposer des aménagements favorisant
la sûreté et la sécurité dans l?espace public
RECOMMANDATIONS
? Associer la population
et les acteurs de la prévention
et de la sécurité.
? Privilégier des espaces dégagés,
lisibles, accessibles à tous
et proposer un éclairage adapté
et régulé.
Avec la contribution des habitants et usagers, le projet doit prendre en compte
les modes d?appropriation des espaces et la sécurité dans les aménagements en
appliquant les principes de la prévention situationnelle : privilégier des espaces
dégagés, lisibles, ouverts et accessibles à tous et proposant un éclairage adapté
et régulé.
Il s?agit également de favoriser la co-visibilité, de veiller à la présence de struc-
tures de proximité, et de programmer des espaces conviviaux, en encourageant
les animations urbaines. Le projet doit aussi intégrer une réflexion sur l?orienta-
tion des bâtiments, la lisibilité urbaine, le partage sécurisé de voiries, la limita-
tion de la vitesse, le dimensionnement des voies, etc.
Un travail en amont avec les acteurs de la prévention et de la sécurité (police,
Service Départemental d?Intervention et de Secours (SDIS), Service d?Aide
Médicale Urgente (SAMU), travailleurs sociaux, etc.) peut par ailleurs utilement
contribuer à mieux intégrer les contraintes des interventions urgentes et vitales.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 39
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 8
Située sur les rives de la Durance, à 45
kilomètres au nord de Manosque, la
commune de Volonne s?est engagée
dans la réalisation d?un ÉcoQuartier en
2013 afin d?enrayer la perte d?attracti-
vité à laquelle elle était confrontée. Pour
infléchir cette tendance, le projet d?Éco-
Quartier en centre-bourg a été lancé
sous forme de renouvellement urbain
et d?aménagement de dents creuses,
avec pour objectif de redynamiser les
emplois, les services et le lien social au
coeur du village, tout en regagnant des
marges de manoeuvre financières et en
parachevant sa transition écologique,
sociale et numérique. Livré en 2019,
l?ÉcoQuartier de Volonne répond lar-
gement aux ambitions fixées. Il s?inscrit
pleinement dans l?environnement his-
torique et naturel à l?échelle de la ville
et de l?intercommunalité. La requalifi-
cation des espaces publics dans le sens
d?un plus grand partage et apaisement
bénéficie fortement aux usagers, tout
comme la priorisation des mobilités
douces et le développement d?une
offre d?équipements destinée à l?en-
fance. De nouveaux services de santé
sont par ailleurs proposés, ainsi qu?une
offre de logements adaptée à tous, à
visée sociale et intergénérationnelle.
L?ÉcoQuartier centre-bourg de Volonne
témoigne particulièrement des apports
substantiels de la démarche pour la
santé et le bien-être des habitants. La
création d?une maison de santé acces-
sible, résiliente et confortable au quo-
tidien, tant pour les patients que pour
les professionnels de santé, a été d?une
importance cruciale pour améliorer
l?offre de prévention et de soin des
citoyens. Elle renforce le parcours de
soin de chaque habitant et constitue
un atout moteur pour l?installation de
nouveaux professionnels. Plus large-
ment, l?ÉcoQuartier de Volonne met en
lumière la capacité du projet à replacer
les questions de soin et de bien-être
au coeur de l?espace public. La réhabi-
litation d?espaces communs propices
aux échanges et aux rencontres, la
réduction de la place de la voiture au
profit des mobilités actives, sont autant
d?initiatives qui renforcent la cohésion
sociale et qui permettent à tous de
s?épanouir en extérieur.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 8
Centre-bourg Volonne
Volonne, Alpes-de-Haute-Provence, Provence-Alpes-Côte d?Azur
Contexte local Centre-bourg
Type de projet Renouvellement
urbain
Superficie (ha) 1,4
Superficie espaces verts (ha) 0,42
Nombre d?habitants prévus 300
Nombre de logements 135
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 47
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2013-2019
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2022
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de Volonne (maison
de santé, crèche, cantine, espaces
publics), bailleur H2P (2 résidences
de logements sociaux)
Maîtrise d?oeuvre du projet
Même équipe pluridisciplinaire
pour les 2 MOA : R + 4, Vert d?Eau,
Adret, M.G. Concept
Acteurs H2P (groupement de
commandes pour les 2 MOA)
©
X
av
ie
r
Em
er
y
i4
Satisfaction des habitants vis à vis de leur
quartier et de leur logement
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté par des
nuisances sonores
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
r4
Surface d?espaces verts publics par
habitants
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40 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet s?intègre-t-il
dans le paysage existant et
le contexte urbain ?
Comment sont traitées les limites
du projet (maillage, transitions
et franges urbaines) ?
Comment la composition, les
formes urbaines et l?aménagement
des espaces extérieurs (privés
et publics) du projet prennent-ils
en compte la trame urbaine,
les éléments bâtis et végétaux
présents sur le site, en valorisant
le paysage naturel ou urbain ?
Comment participent-ils
à la valorisation ou la création
d?un cadre de vie agréable
pour le quartier ?
Comment sont associés les usagers
à la conception et à la
modélisation des espaces
extérieurs ?
Comment la nature en ville est-elle
mise en oeuvre concrètement
dans les opérations du projet
et comment participe-t-elle
à la qualité du cadre de vie ?
Engagement 9
Concevoir un projet alliant qualité urbaine,
paysagère et architecturale
Notion 9.1 Assurer une insertion urbaine et
paysagère du quartier avec son environnement
RECOMMANDATIONS
? Travailler sur les continuités,
les transitions et les articulations
du projet avec le reste du territoire.
? Concevoir, via des équipes
pluridisciplinaires, la composition
urbaine et paysagère en proposant
des solutions adaptées et
contextuelles sur la perméabilité
du quartier, l?insertion viaire,
l?épannelage, les morphologies,
l?adaptation aux spécificités
locales, etc.
? Favoriser l?insertion du projet
dans le tissu urbain environnant en
prenant en compte l?existant et
les évolutions potentielles futures.
? Concevoir un projet urbain
s?appuyant sur les composantes
naturelles du site et notamment
les trames vertes, bleues, brunes
et noires et les éléments paysagers.
L?intégration du projet dans le tissu urbain existant doit être travaillée en veil-
lant aux continuités urbaines et aux articulations et aux transitions avec les
caractéristiques naturelles et bâties environnantes :
? prendre en compte la trame urbaine et viaire existante ainsi que les spécifici-
tés de la composition urbaine ;
? s?assurer une qualité de composition du projet en lien avec l?existant en pri-
vilégiant une interaction entre les volumes construits (existant, réhabilités ou
neufs) et les vides (espaces extérieurs, plantations, etc.) ;
? articuler le projet avec les éléments de composition naturels existants, notam-
ment les corridors écologiques (trames vertes et bleues, brunes et noires), les
vues, l?eau, etc.
L?association d?équipes pluridisciplinaires permettra d?aboutir à une insertion
urbaine du projet qualitative.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 41
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles sont les qualités paysagère,
urbaine et architecturale
(notamment concernant les
logements) du quartier, à la fois
du point de vue de l?urbaniste et
des professionnels, de la
collectivité, mais aussi des
habitants et des usagers
du quartier, des riverains ?
Comment les îlots et formes bâties
du projet participent-ils à une
qualité architecturale et paysagère
d?ensemble au sein du quartier
et de ses abords ?
De quelle manière le projet
favorise-t-il la création et la qualité
architecturales au regard de
l?identité du site et du contexte
architectural et urbain existant ?
La conception des projets de
réhabilitation, restauration,
valorisation d?immeubles existants
fait-elle l?objet d?une démarche
spécifique favorisant la création
et la diversité architecturales ?
Notion 9.2 (Re)créer des formes urbaines et
architecturales favorisant la qualité du cadre de vie
RECOMMANDATIONS
? Proposer des formes urbaines
et architecturales adaptées
au contexte et en accord avec
le territoire.
? Intégrer des espaces publics de
qualité, réfléchir à une répartition
cohérente avec les besoins
identifiés, traiter qualitativement
les interfaces entre les espaces
publics et privés, les parties
communes.
? Garantir la qualité des logements :
orientation, traversant,
prolongements extérieurs et
espaces privatifs, préservation de
l?intimité par la qualité des vis-à-vis,
vues et perspectives, confort
acoustique et thermique, etc.
? Privilégier la réversibilité
des bâtiments et l?évolutivité
des logements en réponse
aux évolutions des modes de vie,
de la configuration familiale, etc.
La conception du projet urbain et architectural doit favoriser la qualité du cadre
de vie à toutes les échelles (bâti, îlot et opération d?aménagement) :
? en intégrant et en s?appuyant sur les éléments de composition naturels exis-
tants : végétation, sol, eau, etc. ;
? en favorisant la requalification du bâti existant ;
? en proposant des projets de réhabilitation et de construction de qualité favo-
risant l?évolutivité des logements : formes architecturales, matériaux, etc. ;
? en intégrant des espaces extérieurs, des espaces communs, des espaces
publics généreux et confortables en toutes saisons ;
? en traitant qualitativement les interfaces entre les espaces publics et privés,
les parties communes, pour favoriser les interactions.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 202442
L?ÉcoQuartier Clichy-Batignolles se situe
sur un terrain de 54 hectares, à Paris
dans le 17e arrondissement. Ce site était
auparavant dédié à des infrastructures
ferroviaires. Il s?agit d?un programme
mixte composé de logements, d?acti-
vités tertiaires et productives, d?équi-
pements de commerces et de loisirs.
Laboratoire du développement durable,
ce projet est innovant, associant des
expérimentations dans la gouvernance
comme dans les réalisations. En matière
d?espaces verts publics, le projet dis-
pose d?un vaste parc urbain de 10 hec-
tares dans une conception créative et
contemporaine. Le nouveau palais de
justice de Paris et la Direction régionale
de la police judiciaire implantés Porte
de Clichy, desservis par la ligne 14 pro-
longée et le tramway, confèrent à l?opé-
ration une envergure métropolitaine et
l?inscrivent dans la perspective des nou-
velles places du Grand Paris.
La réalisation du grand parc urbain de
10 hectares au coeur du projet a été un
élément particulièrement fort de l?amé-
nagement. Il offre une grande ouverture
sur la ville ainsi qu?un espace de ren-
contre entre les quartiers aux alentours,
et constitue un îlot de fraîcheur au sein
d?un environnement particulièrement
dépourvu d?espaces verts. Le parc est
par ailleurs traversé par un réseau de cir-
culations douces dans le prolongement
des rues existantes, offrant des liaisons
simples et directes entre les quartiers.
Les opérations livrées sont d?une grande
qualité et créativité architecturales
et allient compacité et cadre de vie
agréable en proposant notamment des
vues au plus grand nombre. Un atelier
de travail en commun a également été
mis en place, réunissant l?ensemble des
maîtres d?ouvrage et architectes, afin de
les associer dans un processus de dia-
logue. L?objectif : inscrire le projet dans
une démarche globale de conception
(articulation entre espaces libres, privés
et publics, usages, organisation mor-
phologique des îlots, etc.).
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 9
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 9
Clichy-Batignolles
Paris, Paris, Île-de-France
Contexte local Friche ferroviaire
Type de projet Renouvellement
urbain
Superficie (ha) 54
Superficie espaces verts (ha) 10
Nombre d?habitants prévus 7 500
Nombre de logements 3 400
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 700
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2005-2020
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2020
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Paris, Paris & Métropole
Aménagement
Maîtrise d?oeuvre du projet
Atelier François Grether, agence
Jacqueline Osty, Omnium Général
Ingénierie (VRD), Inddigo / TRIBU,
Une autre Ville (AMO pilotage
environnemental)
Acteurs APUR, Bouygues Immobilier,
Bouwfonds Marignan, COGEDIM,
DRPJ, EMERIGE, EPPJP, RATP,
SAEMES, SNCF / RFF, STIF
©
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i3
Qualité d?usage des logements
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement
c2
Densité bâtie
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 43
Engagement 10
Valoriser le patrimoine,
l?histoire et l?identité
du site et de ses habitants
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels acteurs mobiliser
localement pour identifier
et accompagner les évolutions
du patrimoine ?
Comment les mobiliser en amont
des phases de conception pour
contribuer à une progression
largement partagée des enjeux ?
Quelles sont les conclusions de
l?arpentage du site, quels éléments
de perception apporte-t-il sur
le patrimoine des lieux ?
Qu?induisent les pratiques
socio-culturelles localement,
en termes de programme
opérationnel, de circuits courts
fonctionnels (commerces, services,
activités, équipement, habitat) et
de procédés constructifs (savoir-
faire, matériaux de construction,
plantations) ?
Notion 10.1 Identifier les patrimoines locaux
RECOMMANDATIONS
? Mobiliser les acteurs qui
protègent et valorisent
les patrimoines du territoire
(acteurs culturels, acteurs socio-
économiques, services publics,
associations d?habitants, etc.)
dans les phases de diagnostic
et de conception du projet.
? Prendre en compte et s?appuyer
sur les composantes locales :
patrimoines culturels, patrimoines
vivants, arts, traditions, savoir-faire.
Identifier les patrimoines locaux constitue une étape essentielle de la concep-
tion du projet. Chaque site porte les traces de ses modes d?occupation : com-
prendre les différentes adaptations et dynamiques de la ville au fil du temps
permet de s?inscrire dans une continuité au regard des évolutions des besoins
et usages, sans perdre l?identité locale des lieux.
Il est important de mobiliser, dès les prémices du projet, le réseau des acteurs
pouvant contribuer à l?identification d?éléments de patrimoine : services de
l?État dont ABF, CAUE, architectes, paysagistes (dont ACE et PCE), associations
locales, élus, habitants et usagers du territoire, acteurs économiques, etc. Des
acteurs tels que des équipes pluridisciplinaires de concepteurs ou des artistes
peuvent par ailleurs utilement être missionnés.
Consulter, au-delà des documents réglementaires, ceux issus d?archives dépar-
tementales (cartes, photographies, peintures et représentations), voire les écrits
(presse, littérature, etc.), les récits et autres films, renseigne également sur la
culture locale et contribue à sa connaissance.
L?arpentage et la visite de terrain permettent quant à eux une appréhension
sensible du quartier en devenir, révèlent les perceptions (visuelle, sonore, etc.)
concernant les éléments de patrimoine (naturel ou bâti), confirment ou relati-
visent la connaissance théorique des lieux.
Les pratiques sociales, les activités économiques, rituelles ou de loisirs consti-
tuent également des éléments de patrimoine (patrimoines culturels, patri-
moines vivants, arts, traditions, savoir-faire) sur lesquelles s?appuyer pour
favoriser le dynamisme urbain.
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44 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels éléments de patrimoine
existants sont intégrés au projet
(patrimoine naturel et végétal,
urbain et architectural), et de
quelle manière (restaurés,
transformés, etc.) ?
Comment impliquer les habitants
et usagers dans la préservation
et la valorisation du patrimoine ?
Comment le projet d?aménagement
s?inscrit-il dans la culture et la
mémoire locales d?hier et
d?aujourd?hui ? Comment y
contribue-t-il ?
Quelles ressources et compétences
mobiliser pour développer l?activité
culturelle ?
Quels dispositifs d?accompagnement
pour valoriser le patrimoine culturel
immatériel du territoire ?
Notion 10.2 Préserver et valoriser les éléments
patrimoniaux, identitaires et la mémoire du site
RECOMMANDATIONS
? Valoriser le patrimoine
architectural et paysager
(à différentes échelles et de
différentes natures, du plus
quotidien au plus emblématique)
du site dans le projet.
? S?appuyer sur l?histoire et la
mémoire du site et de ses habitants
pour co-construire le projet.
? Mettre en valeur les patrimoines
et paysages culturels, immatériels,
les personnages, les lieux et
les événements historiques dans
une démarche ascendante.
Vectrice d?identité et de reconnaissance, la valorisation des éléments patrimo-
niaux et identitaires comme biens communs fédère la population en offrant
une vision partagée du territoire. Elle favorise la réappropriation des lieux et
entretient une mémoire collective accessible à tous, en s?appuyant sur les
connaissances, la mémoire du site et de ses habitants, les arts et savoir-faire.
Que le patrimoine soit remarquable ou ordinaire, il s?agit d?analyser son poten-
tiel, de prendre soin du déjà-là, d?entretenir ou d?actualiser son usage, de recher-
cher les adaptations et les transformations viables afin de le mettre en valeur
dans son contexte.
Valoriser le patrimoine culturel immatériel constitue par ailleurs un levier d?ac-
tion permettant de donner vie au projet. Il permet de passer du projet urbain à
la création d?un territoire vivant et dynamique qui propose une vie culturelle à
destination de la population.
Puissant levier de cohésion sociale, d?amélioration du cadre de vie et de déve-
loppement économique, le renforcement de la vie culturelle permet de favo-
riser la construction d?une identité locale positive et partagée, qui participe
largement à l?attractivité d?un territoire.
En favorisant le lien social entre les habitants, le dynamisme culturel permet
également d?ancrer la population sur le territoire en lui offrant une plus-value.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 45
L?ÉcoQuartier de la Brasserie a été
initié par la reconversion d?une friche
industrielle abritant anciennement
les installations de production et
de conditionnement des Brasseries
Kronenbourg. L?arrêt des activités a
conduit à la libération de 3,5 hectares
de terrain et permis une reconversion
exemplaire de cette friche industrielle.
Le projet d?ÉcoQuartier se situe au coeur
du site avec la volonté dès l?amont de
répondre à de multiples objectifs :
mixité urbaine et sociale, architecture
recherchée et intégrée, régulation de la
voiture, qualité des espaces publics et
privés, etc. La présence de cavités des
anciennes canetteries a été prise en
compte et un parking souterrain mutua-
lisé a été construit. Des immeubles
d?habitations occupent la dalle haute
du parking, dégageant des espaces verts
collectifs en pleine terre au coeur des
îlots laissant ainsi disponibles l?espace
public aux piétons et aux cyclistes.
L?ÉcoQuartier de la Brasserie a été l?oc-
casion d?un travail important de valo-
risation de l?histoire et de l?identité du
site. Une fresque rappelant son histoire
a été réalisée par un artiste local et le
paysagiste de l?opération en lien avec
les habitants, associés à la réflexion.
L?orientation des bâtiments a été
pensée pour offrir des perspectives
visuelles sur l?ancienne église et son parc
boisé. Le parc de la noue centrale se
prolonge avec la houblonnière du projet
voisin et met en valeur le bâtiment his-
torique conservé des brasseries. Les
entrées du parking souterrain mutua-
lisé sont habillées de plaques d?acier
corten dans lesquelles sont découpés
des motifs de feuilles de houblon. Les
cages d?escaliers qui débouchent sur
les sorties du parking commun ont été
dénommées en souvenir du passé his-
torique du lieu : malt, houblon, brassin.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 10
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 10
ÉcoQuartier de la Brasserie
Strasbourg, Bas-Rhin, Grand Est
Contexte local Faubourg
Type de projet Reconversion - Friche
Superficie (ha) 3,6
Superficie espaces verts (ha) 0,8
Nombre d?habitants prévus 1 000
Nombre de logements 450
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 135
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2017-2018
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Eurométropole de Strasbourg, SERS
Maîtrise d?oeuvre du projet
Urbanetic (architecture et
urbanisme), SERUE (VRD),
Acte2Paysage
Acteurs Bailleurs sociaux,
promoteurs privés
©
L
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u
Im
ag
es
L
a
M
ec
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o
w
eb
s2
Part de bâtiments conservés
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46
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
DIMENSION 3
11 Contribuer à une transition économique,
régénérative, sociale et solidaire
12 Favoriser la proximité
et la diversité des fonctions
13 Optimiser l?utilisation des ressources
et développer les filières locales
et les circuits courts
14 Encourager les mobilités durables
et actives
15 Assurer une transition numérique
responsable au service de l?aménagement
durable
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
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47
Le développement territorial est un élément-clé de
l?aménagement du territoire, permettant de soutenir une
économie locale équilibrée et solidaire, tout en répondant
aux défis de la transition écologique et numérique.
Il vise à contribuer à une transition économique,
régénérative, sociale et solidaire en favorisant la proximité
et la diversité des fonctions et la création d?emplois sur
l?ensemble du territoire, en tirant parti de ses atouts et
de ses spécificités.
Les acteurs locaux en particulier peuvent contribuer
à renforcer la cohésion territoriale en développant
des projets innovants et en favorisant la participation
citoyenne.
Il s?agit également d?optimiser l?utilisation des ressources
et de développer les filières locales et les circuits courts,
tout en encourageant les mobilités durables et actives.
Enfin, la transition numérique doit être abordée de façon
responsable et en tant que levier au service du projet
d?aménagement durable.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
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48 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
Engagement 11
Contribuer à une transition économique,
régénérative, sociale et solidaire
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi le projet mobilise-t-il
les savoir-faire, les filières
économiques et les entreprises
du territoire ?
De quelle manière
la programmation est-elle
complémentaire et non
concurrente des activités
économiques existantes ?
Dans quelle mesure la
programmation dynamise-t-elle
le tissu économique existant ?
Notion 11.1 Conforter, dynamiser et diversifier
le tissu économique existant
RECOMMANDATIONS
? Anticiper les impacts du projet
sur l?activité économique du
territoire existant, sur l?équilibre
territorial.
? Envisager une programmation
économique complémentaire
et en lien avec les spécificités
du territoire.
Contribuer à une transition économique, locale, sociale et solidaire nécessite
la réalisation d?un diagnostic du tissu économique existant en menant une
réflexion intercommunale sur les enjeux de concurrence territoriale, ainsi que
sur l?impact des nouvelles activités et des nouveaux services. Diverses actions
peuvent être mises en oeuvre, notamment :
? réaliser une cartographie des savoir-faire et des filières économiques du ter-
ritoire ;
? associer les acteurs économiques du site pour recenser leurs besoins et iden-
tifier les impacts positifs ou négatifs du projet (durant le chantier comme en
fonctionnement courant).
Parallèlement au diagnostic, plusieurs actions peuvent être menées pour
conforter et dynamiser l?économie locale :
? aider à la relocalisation temporaire ou définitive des activités impactées par
le projet ;
? adapter les appels d?offres pour favoriser la candidature d?entreprises locales et
de TPE / PME (clauses environnementales dans les marchés publics, choix construc-
tifs, label spécifique, etc.) ;
? apporter des aides directes à la revitalisation des activités existantes (finan-
cement) ou indirectes (prise en compte des besoins dans le projet d?aménage-
ment) ;
? créer des vitrines ou lieux de vente pour la production locale (magasin pro-
ducteur, AMAP, halle, marché, etc.).
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 49
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet
d?aménagement permet-il de
soutenir ou de développer une
économie locale, sociale et
solidaire tout au long
du projet ?
En quoi le projet contribue-t-il
à l?insertion de publics éloignés
du travail ?
Comment le projet permet-il
de développer des filières vertes
de construction ?
Comment le projet accompagne-
t-il la reconversion des emplois
issus des filières non soutenables ?
Notion 11.2 Accompagner et favoriser la création
d?emplois locaux et la reconversion des emplois
issus des filières non soutenables
RECOMMANDATIONS
? Faciliter l?accès à l?emploi lié
au projet, notamment par des
formations et clauses d?insertion.
? Aider à la création d?entreprises,
particulièrement dans l?Économie
Sociale et Solidaire.
? Penser le projet
d?aménagement durable comme
lieu d?expérimentation et
laboratoire d?innovation.
Plusieurs actions peuvent contribuer à accompagner et à générer une écono-
mie locale sociale et solidaire :
? généraliser les clauses d?insertion dans les marchés de travaux ou de services ;
? développer des formations en lien avec le BTP, les autres secteurs liés à l?amé-
nagement voire les futures activités qui vont s?implanter en permettant de pal-
lier la vacance d?emploi sur le territoire ;
? mettre en place des formations ou accompagnements pour les entreprises
intervenant sur le chantier (écoconstruction par exemple) ;
? aider la création d?entreprises et / ou de commerces, particulièrement dans
l?Économie Sociale et Solidaire (ressourcerie, Repair Café, etc.) ;
? favoriser l?émergence d?initiatives citoyennes, à la fois solidaires et au service
de la transition écologique ;
? mettre à disposition des locaux ou terrains aménagés à destination des entre-
preneurs ou des associations et régies de quartiers, des artisans, des services à
la personne, en faveur de l?agriculture locale, etc. ;
? encourager l?activité économique locale (circuits courts, entreprises, produc-
teurs, commerces de proximité).
Le projet peut aussi être l?occasion de mettre en place un laboratoire d?innova-
tion pour les entreprises locales ou un lieu d?expérimentation pour tester de nou-
veaux produits et services, privilégiant des « basses » technologies (low-tech).
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202450
En Ille-et-Vilaine, entre Rennes et Saint-
Malo, Langouët est une petite commune
rurale de 600 habitants, fortement
engagée depuis une quinzaine d?an-
nées en faveur de l?écologie, au point
d?être aujourd?hui considérée comme
un laboratoire en matière de transition
environnementale et d?expérimenta-
tion locale. L?ÉcoQuartier de Langouët,
construit à partir de matériaux recy-
clables, biosourcés et locaux, s?inscrit
donc dans une démarche plus globale
de redirection écologique et sociale de
l?ensemble des activités présentes sur le
territoire. Parmi ces démarches figurent
notamment une école à Haute Qualité
Environnementale et une cantine pro-
posant des produits intégralement bio-
logiques. Les habitants de l?ÉcoQuartier
et du village, largement associés aux
décisions publiques, inscrivent ainsi
leurs actions dans un territoire préservé,
sobre et engagé qui, progressivement,
se dirige vers la résilience sociale et envi-
ronnementale.
Langouët et son ÉcoQuartier sou-
tiennent de façon exemplaire la tran-
sition économique, sociale et solidaire
de leur territoire. Les projets d?aména-
gement du village breton ont été pensés
et appuyés par les habitants afin de
revitaliser le centre-bourg existant et
de favoriser une activité économique
locale selon un principe d?urbanisme
circulaire à impact positif. L?élaboration
de l?ÉcoQuartier a mobilisé le savoir-
faire des filières économiques régionales
et des entreprises locales, notamment
autour de l?utilisation de matériaux
recyclables, biosourcés et en circuits
courts. Pour accompagner les activités
économiques vers un modèle plus social
et solidaire, la commune et les citoyens
ont mis en place un café participatif,
une voiture électrique partagée et créé
des jardins-potagers. Plusieurs emprunts
citoyens ont permis de financer des
projets solidaires au service de la tran-
sition écologique, comme un jardin de
formation à la permaculture. Une pépi-
nière d?Économie Sociale et Solidaire
(ESS) héberge par ailleurs plusieurs pro-
jets d?intérêt local.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 11
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 11
Contexte local Hameau
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Superficie (ha) 0,9
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 80
Nombre de logements 35
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 6
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2017 / 2018
Labellisation EQ Étape 2
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Langouët
Maîtrise d?oeuvre du projet
EPEA France, Menguy Architectes,
ERIGER, CYBEL, Dervenn
Acteurs EPF, BRUDED
ÉcoQuartier de Langouët
Langouët, Ille-et-Vilaine, Bretagne
©
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Proximité des services de base
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 51
Engagement 12
Favoriser la proximité
et la diversité des fonctions
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet favorise-t-il
une programmation diversifiée
des fonctions et des équipements
nécessaires au bon fonctionne-
ment du quartier (activités,
commerces, services, équipements
scolaires, sportifs, culturels, etc.) ?
De quelle manière le projet
propose-t-il des fonctions
complémentaires qui permettent
un équilibre à l?échelle du quartier,
de ses abords et du territoire
(habitat, équipements, services,
commerces, activités?) ?
Dans quelle mesure le projet
prend-il en compte, dans sa
démarche de programmation,
les locaux et centres commerciaux
et / ou d?activité existants en vue
d?une requalification et / ou
d?un renouvellement ?
La programmation en logements
est-elle en adéquation avec l?offre
d?emplois sur le territoire (revenus,
nombre, etc.) ?
Notion 12.1 Renforcer la mixité fonctionnelle
RECOMMANDATIONS
? Proposer, en cohérence avec
la stratégie de développement
du territoire, plusieurs fonctions
urbaines pour répondre aux besoins
des habitants et usagers.
? Intégrer des fonctions
complémentaires permettant
un équilibre à l?échelle du quartier,
de ses abords et du territoire :
mobilité, habitat, commerces,
équipements, services, activités
culturelles et de loisirs.
Contribuer à l?équilibre des fonctions urbaines à l?échelle du quartier, de ses
abords et du territoire, favorise l?intensité urbaine, répond aux besoins quo-
tidiens des habitants ou usagers actuels et futurs, et contribue à une ville
des courtes distances. Une connaissance fine des fonctions existantes et des
besoins est nécessaire pour une démarche de programmation. Des études
prospectives peuvent être réalisées :
? une étude sur les besoins en équipements scolaires, culturels et sportifs ;
? une enquête auprès des habitants et des usagers sur leurs attentes en matière
de services, notamment de santé.
Le projet est une opportunité de favoriser l?attractivité économique locale par dif-
férentes actions :
? assurer le portage des locaux d?activité (commerces, ateliers, etc.) par la col-
lectivité ou un tiers investisseur ;
? soutenir la mise en place de commerces alternatifs (magasin fermier, solidaire,
coopératif, associatif) ;
? favoriser la création d?un marché dans le projet d?aménagement (place, halle,
etc.) ;
? soutenir la création de tiers-lieux ;
? créer des équipements polyvalents / multifonctionnels ;
? proposer des projets de requalification de friches commerciales pour contri-
buer au renouvellement urbain et lutter contre l?artificialisation des sols.
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52 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet contribue-t-il
au territoire des courtes distances ?
Les différentes fonctions urbaines
sont-elles accessibles par tous dans
le quartier et sa périphérie ?
Les localisations des nouvelles
activités du projet sont-elles
en cohérence avec le réseau
de transports collectifs et les
polarités existantes ou projetées ?
De quelle manière le projet
envisage-t-il le déplacement
de l?offre vers la demande ?
Notion 12.2 Faciliter l?accès aux différentes fonctions
RECOMMANDATIONS
? Créer un territoire des courtes
distances notamment en facilitant
l?implantation et / ou la mobilité des
commerces et services ambulants.
? Travailler l?accessibilité des aménités
du quartier (loisirs et services), ainsi
que des pôles d?emploi.
? Faciliter les liaisons entre les
différentes fonctions du territoire.
Pour mettre en oeuvre le principe de la ville des courtes distances, tout en
s?adaptant au contexte territorial et en minimisant l?exposition des populations
aux polluants et nuisances inhérents à la mixité fonctionnelle, plusieurs actions
peuvent être mises en place dans le cadre du projet :
? proposer des solutions de transports collectifs, de transports à la demande
ou de covoiturage, et des cheminements piétons et vélos pour accéder aux
services, aux loisirs et aux emplois ;
? faciliter l?implantation et / ou la mobilité des commerces et services ambu-
lants ;
? proposer des solutions favorisant le télétravail (espace de travail partagé,
développement de la fibre, adaptation des logements, etc.) ;
? réaliser une étude sociologique pour adapter les conditions d?accès (horaires,
tarifs, critères, etc.), des services, commerces et équipements, aux besoins des
habitants et usagers du quartier ;
? considérer les besoins et les capacités financières des habitants en réalisant
une étude de programmation pour optimiser l?accessibilité des commerces.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 53
La première étape de requalification
du centre-ville de l?ÉcoQuartier de
Changé prend place sur l?emprise d?un
bâti ancien très dégradé. Des bâtiments
résidentiels ont été érigés le long d?une
place urbaine et du parvis de l?église,
à proximité d?un ruisseau réaménagé.
Situé sur un carrefour à fort trafic
offrant des commerces et des services,
ce projet a permis d?apaiser la circula-
tion, de matérialiser le centre-ville et de
renforcer l?activité commerciale et de
service de cette centralité. Il offre éga-
lement des logements attractifs et bien
situés. Les espaces publics s?inscrivent
dans un réseau global de déplacements
doux et leur aménagement propose un
cadre de vie agréable et accessible.
Les prochaines phases permettront de
diversifier encore davantage l?offre de
logements et de poursuivre le réaména-
gement des espaces publics.
La requalification du centre-ville de
Changé a été l?occasion d?un travail
collaboratif de la collectivité avec les
commerçants locaux. L?objectif : ren-
forcer l?offre commerciale de proximité
en complémentarité avec les pôles
existants, tout en gérant la tempora-
lité du projet pour les commerçants en
place ou souhaitant s?installer. Cette
approche a nécessité une forte impli-
cation de la collectivité, y compris
financière, afin notamment d?assurer le
portage des surfaces commerciales, de
proposer des solutions de relogement
temporaires ou transitoires et de pros-
pecter activement. En complément des
commerces et services, une place a été
réalisée en centre-ville afin d?accueillir
un marché hebdomadaire et des ven-
deurs ambulants. Le marché public de
travaux a fait l?objet d?un allotissement,
notamment un lot ferronnerie, auquel
des entreprises locales ont eu l?oppor-
tunité de répondre.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 12
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 12
ÉcoQuartier Les Lavandières
Changé, Mayenne, Pays de la Loire
Contexte local Centre-bourg
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Superficie (ha) 0,33
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 200
Nombre de logements 49
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 28
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2014-2016
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2016
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de Changé et Méduane
Habitat
Maîtrise d?oeuvre du projet
Agence Rhizome architectes,
Cabinet Guillemot (Paysagiste),
Ouest Structures, BET, IcoFluides
Acteurs CAUE 53, ADEME
c1
Proximité des services de base
r4
Surface d?espaces verts publics
par habitants
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54 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
Engagement 13
Optimiser l?utilisation des ressources
et développer les filières locales et les circuits courts
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment la conception du projet
(aménagements et bâtiments)
permet-elle de limiter la
consommation des ressources ?
Quels choix de mise en oeuvre
opérer pour optimiser l?usage
de matériaux biosourcés,
géosourcés locaux ou issus
du réemploi (déconstructions) ?
Comment le patrimoine
architectural, naturel et construit
est-il mobilisé dans le projet ?
Notion 13.1 Économiser les ressources
RECOMMANDATIONS
? Étudier en priorité le potentiel
de changement de destination
et de réhabilitation des bâtiments
existants avant d?envisager
une démolition.
? Privilégier la réversibilité,
la rénovation ou réhabilitation
des bâtiments existants,
les constructions légères et
la réduction des terrassements.
? Recourir aux matériaux locaux
biosourcés, géosourcés et / ou
de réemploi pour les projets de
construction et d?aménagement.
La mise en place d?une démarche d?écoconception permet de favoriser la réduc-
tion des coûts : économies de matière (par allègement) ou d?énergie consom-
mée, optimisation de la chaîne logistique (taux de remplissage des camions,
chaîne du froid), moindres quantités de déchets à traiter.
L?écoconception consiste à prendre en compte l?environnement dès la concep-
tion d?un produit ou d?un service, et à chaque étape de son cycle de vie, de la
fabrication au recyclage.
Elle vise à économiser les différentes ressources du territoire, telles que les maté-
riaux, l?eau et l?énergie. Pour cela, différentes pratiques peuvent être adoptées
telles que la préservation du patrimoine naturel, la réversibilité des structures,
le changement de destination de l?existant, la rénovation et la réhabilitation de
bâtiments ou structures existants, le réemploi des matériaux sur place ainsi que
des déblais / remblais avec le choix de procédés constructifs allégés, l?utilisation
de matériaux recyclés, géo et / ou biosourcés, une conception bioclimatique
des bâtiments, la valorisation de matériaux issus de démolitions sélectives, la
valorisation environnementale des sols, le recours à des techniques économes
en eau ou à des technologies simples demandant peu d?entretien, facilement
réparables et recyclables, ainsi que la mutualisation des matériels et services.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 55
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet favorise-t-il
les circuits courts, les modes de
production, de transformation
voire de consommation locaux ?
Comment les dispositifs
d?accompagnement vers l?emploi
et la formation prennent-ils
en compte les filières locales
et leurs potentiels de
développement ?
Quelles sont les synergies mises
en place entre acteurs des secteurs
public et privé du territoire
pour développer l?utilisation de
ressources locales dans le projet ?
Notion 13.2 Déployer l?économie circulaire
RECOMMANDATIONS
? Identifier les savoir-faire locaux
et les filières du territoire pour
réduire les impacts des transports,
et les valoriser.
? Penser l?Écologie Industrielle
et Territoriale (EIT) : mutualisation
de ressources avec d?autres acteurs
du territoire (autres chantiers
par exemple, entreprises du BTP
à proximité, etc.).
? Contribuer à dynamiser les filières
locales de réemploi biosourcées,
géosourcées et de réemploi,
ansi que les circuits courts
et / ou de proximité.
L?économie circulaire et l?écologie industrielle renvoient à des démarches
systémiques visant à une consommation sobre et responsable des ressour-
ces naturelles.
Dans le cadre d?un projet d?aménagement durable, une approche en économie
circulaire place le foncier comme première ressource à préserver.
Elle s?appuie sur des modes d?organisations interacteurs économiques d?un
même territoire et vise l?attractivité de celui-ci.
L?économie circulaire permet d?identifier, de favoriser et de soutenir notam-
ment le développement des filières biosourcées et géosourcées locales, l?usage
des espèces végétales vernaculaires, des matériaux économes en énergie grise
à l?échelle du quartier et au de-là.
En effet, ces derniers contribuent au développement économique du territoire
et des savoir-faire locaux, tout en réduisant les déplacements afin de s?inscrire
dans une logique de circuit court.
Il est important de favoriser les synergies, la mutualisation d?espaces ou de bâti-
ments en lien avec les futurs usagers et gestionnaires, la mise en place de lieux
à l?échelle du quartier pour des pépinières d?entreprise, des espaces de travail
partagés ou des usages variés de type tiers-lieux, biocantines, etc.
La mutualisation d?usage ou d?installation à l?échelle du projet va permettre de
limiter l?utilisation de ressources, comme les réseaux de chaleur ou les espaces
partagés.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202456
L?ÉcoQuartier Coeur de bourg vise à
créer un développement cohérent et de
qualité au coeur de la commune rurale
de La Rivière, avec pour objectif d?ac-
croître son activité et son attractivité. Le
projet comprend la création de services,
d?espaces publics et de logements, ainsi
que le renforcement de l?hébergement
touristique et des activités de plein air
dans la région. Il a été développé en
mettant l?accent sur la qualité de l?envi-
ronnement et l?utilisation des ressources
locales, tout en gérant le risque d?inon-
dation. Le projet a permis de créer une
nouvelle place communale et d?instal-
ler deux hébergements touristiques. Le
projet met l?accent sur l?importance
des pratiques de construction durables
et des espaces de vie confortables,
ainsi que sur l?utilisation de matériaux
résilients et de systèmes énergétiques
efficaces.
Coeur de bourg se distingue par son
exemplarité dans le renforcement des
filières économiques locales. Les arti-
sans ont été formés aux chantiers d?éco-
construction et la filière bois locale a
très fortement alimenté la construction
des bâtiments de l?ÉcoQuartier. Le chan-
tier a par ailleurs servi de lieu d?expéri-
mentation pour les entreprises locales
qui se sont appropriées l?usage de maté-
riaux écolabellisés (béton de chanvre,
isolation en ouate de cellulose, dalles en
bois, etc.) L?opération a obtenu le Prix
de la Biennale de l?habitat durable de
Grenoble 2008 et le Prix national artur-
bain.fr 2009.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 13
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 13
Contexte local Hameau
Type de projet Nouveau quartier
Superficie (ha) 0,77
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 50
Nombre de logements 12 + 1 local
commercial
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 7
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2000-2009
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de La Rivière
Maîtrise d?oeuvre du projet
M. Yves Perret (maître d?oeuvre),
Atelier F4 & Verdance (études
préalables)
Acteurs ADEME, AGEDEN,
AMO développement durable,
CAUE, Chambre du commerce
et de l?industrie, DDE, PNR
Coeur de bourg
La Rivière, Isère, Auvergne-Rhône-Alpes
©
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an
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s2
Part de bâtiments conservés
s4
Part des bâtiments existants rénovés
énergétiquement
s7
Part des bâtiments intégrant des matériaux
biosourcés, géosourcés et/ou de réemploi
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 57
Engagement 14
Encourager les mobilités
durables et actives
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi l?aménagement du projet
favorise-t-il les modes actifs de
déplacement (piétons, vélos,
trottinettes, etc.) au sein du
quartier et à ses abords ?
Comment les citoyens et usagers
sont-ils associés à ces choix ?
Quels dispositifs mettre en place
pour réduire le trafic motorisé
et pour modérer les vitesses ?
Quels dispositifs de stationnement
mettre en oeuvre pour diminuer
la place de la voiture et favoriser
l?usage du vélo dans le projet ?
En quoi les espaces publics
favorisent-ils la régulation
des vitesses et de la circulation,
la cohabitation des modes de
déplacement et l?accessibilité
pour tous ?
Notion 14.1 Aménager l?espace public au bénéfice
des mobilités durables et actives
RECOMMANDATIONS
? Dimensionner les voies destinées
à la circulation automobile
au minimum (ce qui peut
nécessiter une refonte du plan
de circulation), modérer la vitesse
par l?aménagement pour une
meilleure cohabitation des usages
et favoriser la sécurité des usagers
vulnérables.
? Prévoir des cheminements
piétons et vélos sûrs, confortables,
accessibles à tous et cohérents
avec les maillages existants ou
projetés.
? Réguler le stationnement
motorisé et non motorisé (vélo,
engin de déplacement personnel
motorisé (EDPM)) et mutualiser
des espaces de stationnement privés
pour désengorger l?espace public,
limiter l?imperméabilisation et
prévoir la mutabilité des places
de stationnement.
Favoriser l?utilisation des modes de déplacement alternatifs à la voiture consti-
tue pour les collectivités non seulement un levier d?amélioration de la qualité du
cadre de vie de leurs habitants, mais répond également à des enjeux politiques
en matière d?environnement, de santé publique, d?économie et de lien social.
Tout particulièrement, les cheminements piétons et vélos doivent être sûrs,
confortables, signalés, accessibles à tous et cohérents avec les maillages exis-
tants ou projetés. Toutes ces réflexions doivent associer collectivités, autorités
organisatrices de la mobilité, opérateurs de transport, gestionnaires de voirie,
usagers et riverains.
Plusieurs dispositifs permettent de réduire la place de la voiture en ville et
bénéficient de facto aux mobilités durables et actives : dimensionner les voies
destinées à la circulation motorisée au minimum ou modérer la vitesse par
l?aménagement pour une meilleure cohabitation des usages. Parmi les autres
mesures possibles, favoriser les voies ouvertes au trafic automobile permettant
une cohabitation entre les différents modes de déplacement, comme les zones
30 ou les zones de rencontre, contribue à un usage partagé et apaisé de la voirie
dans les cas où le trafic motorisé est suffisamment faible. Sinon, des aménage-
ments spécifiques séparés sont à envisager.
L?emprise de la voiture peut également être contrôlée en dimensionnant ou en
intégrant la mutabilité / la mixité d?usage du stationnement (ex. pour le transfor-
mer temporairement en site d?événements).
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58 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles offres alternatives, quels
services de transport proposer ?
Comment ont été évalués les
besoins de mobilité des citoyens
et usagers du quartier ? Quels
aménagements proposer pour
répondre à ces besoins, en
particulier d?électromobilité ?
Comment l?aménagement
intègre-t-il l?offre de services
de mobilités partagées
pour favoriser l?alternative
à la voiture individuelle ?
Notion 14.2 Prévoir les équipements nécessaires
aux changements de pratiques
RECOMMANDATIONS
? Réaliser des stationnements
vélos sécurisés et les prioriser
aux abords des équipements,
activités, commerces et prévoir
du stationnement vélo sécurisé
suffisamment dimensionné dans
les immeubles de logements et
dans les établissements recevant
du public.
? Faciliter l?accès aux services
de covoiturage, d?autopartage
ou de vélopartage par des
équipements adaptés.
? Anticiper les besoins en bornes
de recharge et les infrastructures
associées pour véhicules électriques.
Outre les aménagements de voirie et de l?espace public, divers équipements
sont à réaliser afin d?assurer le développement des modes alternatifs au véhi-
cule individuel. Il est primordial d?anticiper les besoins de tous les publics à
chaque étape de l?élaboration du projet. Pour cela, il convient de traiter les
mobilités des personnes à mobilité réduite (PMR), les mobilités actives, les
transports collectifs et les mobilités partagées comme des thématiques trans-
versales. En parallèle, il est nécessaire de minimiser les temps et distances de
déplacement, notamment en assurant la perméabilité du quartier aux chemi-
nements piétons.
Le recours à des véhicules électriques ou hybrides rechargeables nécessite l?ins-
tallation d?infrastructures de recharge en nombre suffisant, accessibles à tous
(y compris PMR), avec des dispositifs performants et dans des lieux identifiés
pour les usagers.
L?accès aux services de covoiturage, d?autopartage électrique ou non ou encore
de vélopartage, est facilité par des équipements adaptés. La planification de
places de stationnement réservées au covoiturage, à l?autopartage ou aux véhi-
cules propres permet de promouvoir ces usages (mutualisation par regroupe-
ment ou foisonnement).
De la même manière, la réalisation de stationnements vélos sécurisés, dimen-
sionnés pour différents modèles (ex. vélos cargos, etc.) et installés en priorité
aux abords des équipements, activités et commerces, encourage à se déplacer
par des modes actifs.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 59
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels aménagements réaliser
pour faciliter l?intermodalité ?
Comment l?aménagement
intègre-t-il l?offre de transports
collectifs ?
Quels services proposer
aux usagers pour faciliter
les déplacements en transports
collectifs ?
Notion 14.3 Connecter le quartier aux transports
publics pour améliorer l?intermodalité
RECOMMANDATIONS
? Aménager des cheminements
piétons et vélos reliant aux arrêts
de transports publics les plus
proches et / ou les plus attractifs
(ex. gare).
? Anticiper la meilleure desserte
interne et externe en transports
en commun (faciliter la circulation
et en adaptant les horaires aux
besoins).
L?intermodalité vise à permettre aux usagers de disposer d?une offre globale
de mobilités alternatives à la voiture individuelle, en combinant différents ser-
vices. Cette pratique s?inscrit dans les objectifs de décarbonation des mobilités
portés à l?échelle nationale et locale, notamment avec le développement des
Zones à Faibles Émissions-mobilité (ZFE-m).
Dans ce bouquet de services complémentaires, les transports publics occupent
une place structurante afin de rendre effectif le droit à la mobilité pour tous.
Les usagers qui disposent d?alternatives possibles à la voiture individuelle
attendent un bon niveau de service des transports publics, sans quoi ils ne
sont pas enclins à les prendre. La qualité de ce service s?apprécie au regard
du maillage du réseau, de la fiabilité, de la fréquence, de l?amplitude horaire,
du confort, de la sécurité et de la sûreté. Afin d?anticiper la meilleure desserte
en transport public, les réflexions sur l?organisation du service attendu doivent
associer les parties prenantes, jusqu?aux gestionnaires d?infrastructures et de
voirie ainsi que les usagers.
L?accès doit être facilité grâce à des cheminements piétons accessibles et à des
aménagements cyclables (y compris stationnements vélos) vers les arrêts de
transports publics les plus proches, les plus attractifs ou générant le plus de flux.
De façon plus générale, un espace dédié aux services de mobilité peut être
prévu au sein ou en bordure du projet pour rassembler différents services de
mobilité.
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60 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels dispositifs mettre en place
pour faciliter une logistique
urbaine plus sobre ?
Quels aménagements opérer pour
faciliter les livraisons et réduire
leur empreinte sur la circulation ?
Quels services urbains et / ou
modes de déplacement pour
décarboner le premier et le
dernier kilomètre ?
Notion 14.4 Organiser la logistique urbaine
RECOMMANDATIONS
? Identifier les besoins en espaces
de stockage et de livraison en B
to B des activités économiques
(commerces, artisans du quartier)
et en B to C (livraisons des
habitants), et proposer des solutions
de mutualisation : espaces de
logistique urbaine, entrepôts partagés
ou permettant d?effectuer des
livraisons en horaires décalés (mise
en place de SAS dans les commerces),
véhicules utilitaires partagés, etc.
? Construire une réglementation
de la circulation, du stationnement
et des aires de livraison, favorisant
les modes les moins énergivores
et carbonés à la tonne transportée
(les poids lourds et les vélos
cargos) ; prévoir les espaces de
livraison favorisant ces usages.
? Prévoir des points de relais pour
le B to B et le B to C, facilement
accessibles pour les livreurs et
singulièrement en vélos-cargo
et les clients, facilitant l?essor de
l?économie circulaire (consignes,
récupération de palettes
standardisées, logistique inversée).
Essentielle au fonctionnement de la ville, la logistique urbaine doit permettre
d?optimiser les livraisons en assurant la gestion du dernier kilomètre, autrement
dit en limitant les nuisances pour les riverains ainsi que les impacts environne-
mentaux.
Dans cette perspective, il faut mettre en place des dispositifs visant à favoriser
la circulation et le stationnement des véhicules de livraison les moins carbonés :
par un réseau de pistes cyclables, un maillage des espaces de logistique urbaine
et une stratégie adaptée des aires de livraison éventuelles. De la même manière,
en fonction de la nature des activités prévues, il peut être intéressant de penser
les besoins en entreposage à l?échelle du quartier, afin de pouvoir effectuer les
livraisons du dernier kilomètre en mode actif. Pour certaines activités spéci-
fiques, l?intégration d?un espace nécessaire à la livraison sur l?espace privé sera
proposée à la réflexion.
De même, prévoir des points de relais, voire des consignes, facilement acces-
sibles pour les livreurs (en premier lieu les vélos cargos) et accessibles à tous les
usagers (y compris PMR) permet d?assurer un bon niveau de service.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 61
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels dispositifs
d?accompagnement et
d?information proposer pour
faciliter les déplacements et
améliorer la lisibilité du quartier ?
Quels aménagements mettre
en place pour l?accompagnement
et / ou la sensibilisation aux modes
alternatifs ?
Quels dispositifs de sensibilisation
pour accompagner les change-
ments de comportement vers
des pratiques de mobilité plus
vertueuses ?
Notion 14.5 Promouvoir l?usage des modes
alternatifs au « monovoiturage »
RECOMMANDATIONS
? Mettre en évidence, les modes
alternatifs par la signalétique
(ex. indiquer les temps de trajets
à pied ou la direction des arrêts
de transports en commun).
? Sensibiliser et inciter les usagers
et habitants aux pratiques
de mobilité vertueuses.
L?un des obstacles à l?intermodalité et à l?utilisation des modes alternatifs à la
voiture individuelle est la méconnaissance des usagers concernant l?offre de
service sur le territoire.
Une signalisation adaptée permet de faciliter et d?inciter à la marche, au vélo,
aux transports collectifs et aux mobilités partagées. Elle indique, par exemple,
les temps de trajets à pied ou la direction des arrêts de transport en commun.
Au-delà des aménagements, l?accompagnement sur le terrain des usagers et
des habitants constitue un axe-clé. Cela passe par des animations de proximité
qui visent à faire évoluer les pratiques des habitants et usagers vers des mobili-
tés plus vertueuses.
Ce passage à l?action a besoin d?être soutenu par des actions de sensibilisation,
par exemple sur les coûts réels et les externalités de la voiture individuelle ainsi
que les économies possibles. Il doit en outre être accompagné par des actions
de formation aux changements de pratiques telles que l?apprentissage du vélo,
l?utilisation des transports collectifs, des services d?autopartage, de vélos en
libre-service ou de trottinettes. Ces animations peuvent permettre également
de constituer une charte collective des habitants et de leurs engagements pour
une mobilité plus vertueuse.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202462
L?ÉcoQuartier Cannes Maria est situé
sur la friche industrielle d?une ancienne
usine GDF, qui constitue une coupure
entre les quartiers populaires du sec-
teur Prado-République et le quartier
résidentiel de la Californie. Redonner
une urbanité à ce secteur et servir de
couture entre ces deux quartiers straté-
giques représentait l?enjeu majeur pour
la ville. L?opération comprend la pro-
duction de logements (au tiers du loca-
tif social), la création de services et de
commerces ainsi que des équipements
publics intergénérationnels. Un parc de
stationnement a été construit en sous-
sol, en partie ouvert au public afin de
compenser les places supprimées en
surface dans le cadre du réaménage-
ment des espaces publics du quartier.
S?inscrivant dans un quartier à l?identité
forte, ce projet urbain met l?accent sur
les enjeux de mixité sociale et de vie
culturelle.
Avant de développer une offre de
mobilité spécifique au quartier, le projet
Cannes Maria traite les besoins de dépla-
cements par la conception urbaine.
D?une part, l?emprise de la friche ini-
tiale coupait la ville, son désenclave-
ment permet de relier les quartiers.
D?autre part, la desserte en transports
en commun existait déjà aux alentours
et la programmation urbaine en a opti-
misé l?utilisation. Ensuite, la création
de services au sein du quartier permet
d?accentuer l?offre de proximité pour
le quartier et ses environs, dans une
logique de la « ville du quart d?heure ».
Enfin, l?îlot Cannes Maria lui-même est
exclusivement dédié aux modes actifs,
avec un mail et une promenade verte le
traversant. Pour ce faire, les besoins de
stationnement sont concentrés sur un
parc souterrain, et un arrêt de bus a été
implanté à l?entrée du quartier, au niveau
de la nouvelle place Commandant Maria.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 14
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 14
Contexte local Centre
Type de projet Reconversion - Friche
Superficie (ha) 1,6
Superficie espaces verts (ha) 0,5
Nombre d?habitants prévus 550
Nombre de logements 270
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 84
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2008-2016
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Cannes
Maîtrise d?oeuvre du projet
Vinci Immobilier et société Batim,
AMO Pastorello, EURECA, Cabinet
Fournet, CITADIA, IOSIS
Acteurs AMIREAN, association
du quartier, Conseil départemental
des Alpes-Maritimes, RTE & ERDF
(déplacement du transformateur
électrique), SIAUBC (réseaux
et bassin de rétention des eaux
pluviales)
Cannes Maria
Cannes, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d?Azur
©
D
R
EA
L
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
c4
Offre de mobilité alternative à la voiture
individuelle
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet domicile
travail
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 63
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet intègre-t-il
l?enjeu de sobriété numérique
pour répondre aux usages
numériques souhaités ?
Les solutions identifiées
répondent-elles à des besoins
spécifiques des habitants pour
améliorer leur qualité de vie ?
Comment le projet prend-il
en compte les enjeux de santé
publique et d?intégration
paysagère et urbaine dans
le cadre du déploiement
des réseaux numériques ?
Les solutions identifiées ont-elles
fait l?objet d?une analyse de cycle
de vie globale ?
Quel est le niveau de couverture
du réseau mobile sur le site ?
Le projet réunit-il les conditions
du déploiement, dans le cadre
de la reprise des réseaux
notamment, d?un débit
correspondant aux besoins
identifiés ?
Engagement 15
Assurer une transition numérique
responsable au service
de l?aménagement durable
Notion 15.1 Mettre la technologie numérique
au service d?un territoire plus durable
RECOMMANDATIONS
? Mesurer l?impact socio-
environnemental des services
numériques afin de maîtriser
et d?organiser leur déploiement.
? Viser des solutions utiles,
accessibles et sobres en
ressources, technologiquement
proportionnées, soutenables
et respectueuses de la vie privée
des citoyens.
L?impact socio-environnemental des services et solutions numériques doit être
mesuré afin de maîtriser et d?organiser leur déploiement.
Un numérique sobre et responsable invite à en limiter les impacts négatifs, pour
répondre aux défis climatiques et environnementaux.
L?utilité du numérique doit être interrogée en visant des solutions utiles, acces-
sibles et sobres en ressources, technologiquement proportionnées, soutenables
et respectueuses de la vie privée des citoyens.
La limitation de l?impact environnemental du numérique tout au long de son
cycle de vie doit être recherchée, comme la volonté de minimiser ses impacts
tout en maximisant son potentiel.
Il faut préserver le territoire des vulnérabilités éventuelles liées au numérique et
interroger le besoin afin d?y répondre de façon adaptée.
La réduction de la consommation énergétique, des ressources, des matériaux,
des sols, de l?eau, au service d?une meilleure qualité de vie dans le respect des
limites biophysiques est primordiale.
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64 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment mobiliser le numérique
dans le projet pour renforcer
la diffusion des connaissances sur
le territoire ? Comment s?en servir
pour nourrir des liens de solidarité
entre les habitants et améliorer
leur accès aux services urbains,
tout en en facilitant les échanges ?
Comment développer
une connaissance des pratiques
numériques et des attentes
des habitants et usagers ?
Comment intégrer au projet
la conception de lieux accessibles
et ouverts, favorisant l?inclusion
numérique de tous ? Comment
organiser le fonctionnement
de ces lieux ?
Comment rendre les dispositifs
numériques robustes et
soutenables face aux aléas
et aux vulnérabilités (énergie et
rupture d?approvisionnement,
cyberattaque, etc.) ?
Notion 15.2 Utiliser les réseaux numériques
au service du projet
RECOMMANDATIONS
? Développer le numérique pour
sensibiliser aux caractéristiques
environnementales du territoire,
diffuser les connaissances.
? Tirer parti du numérique pour
favoriser l?accès aux services
urbains, le lien social, la diffusion
des informations relatives aux
activités culturelles et de loisirs.
? Communiquer sur la vie
des instances de participation
citoyenne et s?assurer de la diversité
des canaux de concertation pour
prendre en compte les publics
éloignés des outils numériques.
L?essor du numérique est une opportunité au service des villes durables. Les
outils numériques peuvent accompagner la transformation résiliente des ter-
ritoires afin d?améliorer les qualités environnementales, développer la connais-
sance, faciliter l?accès aux services, favoriser le lien social et l?implication
citoyenne.
Les enjeux de santé publique, ceux d?intégration paysagère et urbaine, comme
la notion de services rendus doivent être pris en compte lors du développe-
ment des réseaux numériques. Il faut également rechercher à assurer un numé-
rique responsable et la résilience du projet / territoire.
Le numérique doit être adapté au service de l?anticipation pour une meilleure
connaissance des spécificités et évolutions de son territoire et pour un projet
durable, notamment afin de mieux faire face aux mutations environnemen-
tales et à leurs effets systémiques. Il doit être utilisé au service d?une meilleure
connaissance des spécificités naturelles, géologiques, biophysiques et des évo-
lutions climatiques du territoire afin d?adapter au mieux le projet.
Le numérique doit servir d?outil-support au projet territorial :
? encourager des dispositifs numériques de participation et de concertation
citoyennes ;
? prendre en compte les publics éloignés des outils numériques en s?assurant de
la diversité des canaux de concertation, voire en les accompagnant.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 65
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet favorise-t-il
l?accès au numérique pour tous
(sensibilisation, formation) ?
Comment prendre en compte
dans le projet les nouvelles
modalités de travail diminuant
les déplacements ?
Quelles sont les offres existantes
sur le territoire en termes de lieux
dédiés aux usages numériques
(tiers-lieux, fab lab, espaces de
travail partagés, etc.) ? Comment
le projet peut-il s?y intégrer,
le développer si besoin, dans
une logique de création de liens
et d?accès aux services sociaux,
culturels, administratifs, etc. ?
Notion 15.3 Répondre aux besoins exprimés
ou identifiés
RECOMMANDATIONS
? Accompagner les habitants et
usagers à la transition numérique.
? Mettre en place des solutions de
télétravail et faciliter l?implantation
d?entreprises innovantes,
de laboratoires de fabrication
numérique (fab lab) ou de lieux
d?accueil pour l?accompagnement
au numérique.
L?innovation et le développement de services numériques peuvent être utile-
ment et justement favorisés en proposant possiblement :
? des conciergeries numériques ;
? des aménagements d?espaces de travail partagés ;
? des conditions favorisant le télétravail ;
? des supports informatiques d?échange de services, de compétences et savoir-
faire ;
? un système de covoiturage via une application numérique, etc.
Les synergies avec les circuits courts, les réseaux de transports et les activités de
service à la personne sont favorablement mis en place.
Les services qui répondent aux besoins spécifiques et aux aptitudes numé-
riques des habitants et qui améliorent leur qualité de vie ont vocation à être
développés.
L?idée est de faire du numérique un levier d?insertion professionnelle, d?inclu-
sion et de participation citoyenne pour améliorer et favoriser l?accès aux ser-
vices urbains, le lien social, la diffusion des informations relatives aux activités
culturelles et de loisirs.
Les innovations qui fonctionnent et qui ont fait leurs preuves doivent être sou-
tenues et optimisées avant de penser à en développer de nouvelles.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202466
L?ÉcoQuartier Bel Air - Grands Pêchers
de la ville de Montreuil se situe dans un
quartier d?habitat social composé de
grands ensembles construits entre les
années 1950 et 1970. Relativement éloi-
gné du centre-ville, le site a bénéficié de
l?intervention de l?ANRU, qui a soutenu
la démolition de 300 logements sociaux
et la réhabilitation de 1 000 autres, ainsi
que le réaménagement des espaces
extérieurs. Le projet a été conçu de
manière à pouvoir accueillir la future
desserte en transports en commun, et
un Plan Stratégique Local a été mis en
place pour poursuivre la dynamique
enclenchée par l?ANRU. L?opération Bel
Air - Grands Pêchers est exemplaire en
raison de la qualité de l?implication de
la commune, du travail effectué sur les
espaces publics et privés, de la concer-
tation avec les habitants, de la mixité
sociale et fonctionnelle, de la gestion
alternative des eaux de pluie et de la
préservation de la biodiversité.
L?ÉcoQuartier a également fait preuve
d?exemplarité dans l?utilisation du
numérique. Tout d?abord, un groupe
Facebook a été créé pour faciliter la
communication et la concertation sur le
projet de rénovation urbaine et sociale,
permettant d?atteindre notamment les
jeunes souvent exclus de ces proces-
sus. La page dédiée au projet sur le site
de la ville a par ailleurs été enrichie de
nombreux documents en open data,
favorisant ainsi l?accès à l?information
pour les habitants et les usagers. Des
formations à la vidéo et à la commu-
nication numérique ont été proposées
par l?association « Permis de vivre la
ville » et des ateliers de formation au
numérique sont organisés par la maison
de quartier. Enfin, l?application Sesam a
été créée pour permettre aux habitants
et aux usagers de signaler les incidents
sur l?espace public, assurant un suivi en
ligne de leur résolution par les services
techniques de Montreuil.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 15
Contexte local Périphérie
Type de projet Renouvellement -
Quartier prioritaire
Superficie (ha) 41
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 7 000
Nombre de logements 2 500
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 500
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2003-2017
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2015
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Montreuil en régie
Maîtrise d?oeuvre du projet ?
Acteurs ANRU, bailleurs sociaux,
EPARECA, AFL, promoteurs privés
Bel Air - Grands Pêchers
Montreuil, Seine-Saint-Denis, Île-de-France
©
D
G
A
LN
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 67
L?ÉcoQuartier Camille-Claudel est situé
à proximité du cluster scientifique et
technologique international du plateau
de Saclay et de la forêt domaniale de
Palaiseau. Il a été conçu pour relier les
espaces agricoles aux quartiers existants
et au développement. Cet ensemble
constitue une nouvelle centralité et la
création d?une nouvelle gare permet-
trait d?assurer la liaison entre Massy
et l?École polytechnique. Il lutte éga-
lement contre l?étalement urbain en
proposant des formes urbaines plus
denses en habitat. Près de 1 500 loge-
ments été construits, dont 35 % de la
surface en m² SDP représentent des
logements aidés. Les habitants béné-
ficient de nombreux services et équi-
pements publics : salle associative,
commerces, groupe scolaire, gymnase
en ossature bois, ainsi que des espaces
publics de qualité tels que la place cen-
trale, le parvis du centre aquatique et
la placette d?entrée du quartier. On
y trouve également des commerces
de proximité, une crèche, une maison
médicale et une conciergerie. Le projet
intègre une gestion alternative des eaux
pluviales, des liaisons douces ont été
aménagées et le quartier est alimenté
en chauffage et en eau chaude sanitaire
grâce à une chaufferie biomasse.
L?ÉcoQuartier Camille Claudel parti-
cipe au programme DiVD pour expé-
rimenter le Li-Fi, une technologie de
communication basée sur la lumière. Il
utilise des signaux lumineux via des LED
pour échanger des informations, sans
émission d?ondes nocives. L?objectif est
de créer un réseau rapide, sécurisé et
illimité en utilisant l?éclairage public.
Les avantages du Li-Fi sont nombreux,
offrant des possibilités pour des services
innovants. Dans le quartier Camille-
Claudel, 77 lampadaires ont été équipés
de cette technologie pour diffuser des
informations géolocalisées aux citoyens
via leur mobile. Le projet vise à servir de
modèle pour l?industrialisation de cette
technologie et le développement d?ap-
plications en France et à l?international.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 15
ÉcoQuartier Camille-Claudel
Palaiseau, Essonne, Île-de-France
Contexte local Périphérie
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 12
Superficie espaces verts (ha) 0,67
Nombre d?habitants prévus
Environ 3 500
Nombre de logements 1 456
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 396
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2010-2015
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2021
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
SEM Paris Saclay Aménagement
Maîtrise d?oeuvre du projet
Architecte coordonnateur :
François Leclercq Architectes /
Paysagiste : Phytorestore /
BET VRD : AVR / AMO HQE
et Développement durable :
AI Environnement
Acteurs Bouygues Immobilier,
Eiffage Immobilier, Kaufman &
Broad, Nexity Appolonia, CDU
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68
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
DIMENSION 4
16 Renforcer la résilience face aux changements
climatiques et aux risques
17 Contribuer à l?atténuation du changement
climatique et favoriser la sobriété
et les énergies renouvelables
18 Éviter, réduire, recycler, valoriser
les déchets
19 Préserver, gérer et restaurer
la ressource en eau
20 Préserver et restaurer les sols,
la biodiversité, les milieux naturels
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 6969
L?environnement et le climat sont des enjeux majeurs
de l?aménagement durable.
La résilience des projets face à l?intensification des
impacts du changement climatique et aux risques naturels
et anthropiques doit être intégrée dès l?amont, en adoptant
des mesures adaptatives et en privilégiant les solutions
fondées sur la nature.
L?aménagement durable doit également contribuer à
atténuer le changement climatique, en favorisant la sobriété
et le développement des énergies renouvelables et
de récupération.
La question des déchets doit elle aussi être repensée
afin de réduire, recycler et valoriser les déchets.
Enfin, il est crucial de préserver et de restaurer
la fonctionnalité des sols, la biodiversité et les milieux
naturels, ainsi que la ressource en eau.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
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70 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
Engagement 16
Renforcer la résilience face aux changements
climatiques et aux risques
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment identifier les
enjeux humains, matériels
et environnementaux exposés
à des aléas naturels ou
anthropiques et connaitre
leur niveau de vulnérabilité ?
Comment prendre en compte
les vulnérabilités dans la
programmation pour réduire les
risques, à l?échelle du territoire,
en accord avec la stratégie de
résilience définie localement ?
Comment mettre en oeuvre,
au niveau de la conception,
des Solutions Fondées sur
la Nature et basses technologies
qui réduisent l?exposition
aux risques et la vulnérabilité
du quartier à ceux-ci, au-delà
de la réglementation ?
Notion 16.1 Prévenir les risques
RECOMMANDATIONS
? Identifier et prendre en compte
les risques naturels et anthropiques
dans le choix de localisation
du projet. Concevoir des solutions
adaptées au contexte en priorisant
les Solutions Fondées sur la Nature
(SFN) avant les solutions techniques,
et en s?assurant que celles-ci
n?ont pas d?incidences négatives
lorsqu?elles doivent être mises
en oeuvre.
? Mettre en place une démarche
de résilience concertée et
partagée, incluant un diagnostic
de vulnérabilité en cohérence avec
la stratégie territoriale (SRADDET,
SCoT, SDAGE, PCAET, PADD
notamment) et le PNACC.
Le choix de la localisation du projet et sa conception doivent s?appuyer sur
l?identification territorialisée des risques et des vulnérabilités. Ce prérequis per-
mettra d?intégrer en amont des solutions adaptées et contextualisées in fine,
pour réduire ces menaces. Les domaines possiblement concernés par la pré-
vention des risques sont :
? environnementaux (inondations, séismes, incendies de forêt, mouvements de
terrain, avalanches et effondrements, submersions, stress hydriques, etc.) ;
? risques industriels et technologiques (cybercriminalité, etc.), sanitaires (pol-
lution atmosphérique et sonore, pandémies, conséquences psychologiques et
physiques de l?exposition croissante aux risques, etc.) ou encore économiques
(mutations liées à la décarbonation ou à la raréfaction des ressources, etc.) et
sociaux (exclusion, pauvreté, etc.).
Plus globalement, l?objectif est de prendre en compte les impératifs de résilience
à chaque étape du projet, en tant que cadre logique de l?opération d?aména-
gement. Dès lors, la matrice que représentent le sol, le réseau hydrographique
et la biodiversité doit par exemple être considérée en tout début d?opération,
tout comme les questions de fragilités sociales. Le projet doit s?inscrire entre les
limites environnementales d?habitabilité de la planète et les limites sociales et
sociétales.
Une vision plus holistique des enjeux doit conduire à des solutions plus systé-
miques pour y répondre : chaque partie de l?opération d?aménagement doit
intégrer l?ensemble des objectifs de résilience, ce qui permet notamment de
renforcer l?efficience économique du projet. Il existe de multiples solutions
permettant la « régénération » des sols, du cycle de l?eau, de la biodiversité ou
encore de l?économie locale, et de concilier usages et confort du quotidien
avec la réponse aux grands enjeux.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 71Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 71
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment anticiper l?évolution
au long terme du climat (régime
climatique à venir, probabilité
d?événements extrêmes),
de ses effets concrets et de
la vulnérabilité du territoire et
des populations face à ceux-ci ?
Comment proposer un projet
d?aménagement qui soit adapté
(conception urbaine, espaces
publics, confort intérieur, présence
de la nature) pour réduire la
vulnérabilité du quartier au
changement climatique ?
Quelles Solutions Fondées sur
la Nature le projet peut-il intégrer
pour adapter le quartier
aux dérèglements climatiques ?
Notion 16.2 S?adapter aux impacts
du changement climatique
RECOMMANDATIONS
? Anticiper les risques spécifiques
au changement climatique dans
le contexte du projet.
? Rechercher et mettre en oeuvre
des actions et solutions innovantes
pour répondre aux effets locaux
des nouveaux défis, en privilégiant
les Solutions Fondées sur la Nature
(SFN) : désimperméabilisation
et renaturation des sols (réduction
des îlots de chaleur, gestion des
eaux pluviales), végétalisation
des bâtiments (murs et toitures)
et prise en compte du confort
thermique des bâtiments et des
espaces publics (intégration du
végétal, présence de l?eau, choix
de matériaux de sols, façades,
toitures à fort albédo, conception
bioclimatique, etc.).
? Concevoir des aménagements
et bâtiments résilients, anticipant
dans leur conception les risques
climatiques.
Afin de lutter contre les impacts du changement climatique qui s?intensifient
(vagues de chaleur, érosion de la biodiversité, perturbation du cycle de l?eau,
tempêtes et submersions marines, inondations, retrait-gonflement des argiles
et mouvements de terrain, etc.), le projet doit s?inscrire dans une stratégie ter-
ritoriale élargie (SRADDET, SCoT, SDAGE, PCAET, etc.), en proposant un amé-
nagement résilient, qui tient compte des spécificités territoriales et urbaines
(climat, topographie, risques, nature des sols, réserves en eau, tissu urbain exis-
tant, matériaux, végétation locale?). L?enjeu est d?atténuer la vulnérabilité du
quartier face aux risques et aléas du territoire.
Il s?agit de proposer un projet qui s?adapte aux évolutions du climat en opérant
des choix de conception dans l?aménagement : prise en compte des vents et
expositions dans la conception des espaces, du stockage carbone, du confort
d?été, végétalisation d?espaces publics et de coeurs d?îlots pour lutter contre les
îlots de chaleur, cheminements piétons et cyclables ombragés, désimperméa-
bilisation des sols, prise en compte de l?albédo des matériaux, gestion adaptée
des eaux pluviales, etc.
Le projet privilégiera le recours aux Solutions Fondées sur la Nature (SFN) pour
réduire les impacts du changement climatique, si cela est pertinent à l?échelle
du quartier et du point de vue des spécificités locales (type de végétation, res-
source en eau et foncier mobilisables, matériaux de construction bio et géo-
sourcés, etc.).
Selon la morphologie du quartier, des espaces publics et des bâtiments (orien-
tation des bâtiments, ombrage, végétalisation, albédo des matériaux) différents
types de SFN sont envisageables : arbres de pleine terre, création d?espaces
verts, végétalisation des toits et des murs, préservation ou restauration de
zones humides, etc.
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72 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quel rôle chaque acteur
du territoire peut-il jouer face
aux dérèglements climatiques,
risques naturels et anthropiques et
comment en constituer un réseau
d?action efficace (anticipation,
prévention et gestion de crise) ?
Quels dispositifs de sensibilisation
aux enjeux des risques et de
l?adaptation au changement
climatique mettre en place auprès
des habitants, des usagers et
des gestionnaires ?
Notion 16.3 Sensibiliser et former
RECOMMANDATIONS
? Soutenir un réseau coordonné
des acteurs locaux de la résilience.
? Sensibiliser, former et
accompagner les habitants,
usagers, syndics et gestionnaires
sur les aléas notamment
environnementaux et climatiques,
les risques et nuisances du territoire,
afin de mobiliser et d?être en
capacité de s?adapter.
Le projet doit prendre en compte systématiquement le volet social de l?adap-
tation aux conséquences du dérèglement climatique et l?anticipation de l?assis-
tance aux plus fragiles.
L?engagement et la responsabilisation des citoyens dans le développement de
la résilience du territoire est à inciter. Il s?agit de sensibiliser, former la popula-
tion aux enjeux de l?adaptation au changement climatique, aux aléas et risques
et nuisances et de les impliquer concernant la façon d?y faire face : renouveau
des actions de culture du risque, informations systématiques aux habitants,
programmes de volontaires prêts à intervenir et à soutenir leurs voisins en cas
d?aléa, réunions de communication et de concertation, matérialisation des
niveaux de crue, valorisation des savoir- faire et savoir-être locaux, etc.
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ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 16
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 73
L?ÉcoQuartier Parc Marianne fait partie
des huit ZAC qui composent Port
Marianne, large opération d?aména-
gement de 400 hectares au sud-est
de Montpellier, en pleine croissance
urbaine. L?opération, traversée par le
ruisseau de la Lironde, se développe
autour du parc Georges-Charpak et le
long de l?avenue Raymond-Dugrand. Elle
se distingue par une composition du
bâti en peigne et gradins orientés vers
le parc central, avec des immeubles en
émergence sur les centralités de quar-
tier constituées par les places Ernest-
Granier et Pablo-Picasso. Le quartier
agrémente son développement d?es-
paces publics récréatifs (miroir d?eau,
aire de jeux, allées paysagées?), et pro-
pose une importante mixité sociale et
fonctionnelle.
L?aménagement du parc Georges-
Charpak (6 hectares) permet d?affirmer
la place dédiée aux espaces verts dans
un contexte urbain relativement dense.
Le quartier comprend principalement
deux secteurs nord et sud d?habitat
collectif. Il bénéficie d?une desserte par
deux lignes de tramway, et à compter
de 2025, par deux Vélolignes du Réseau
Express Vélo de Montpellier, situant
l?ÉcoQuartier à quelques minutes du
centre-ville, du littoral, de l?ensemble
ludo-commercial d?Odysseum, et du
quartier tertiaire de la gare TGV Sud de
France.
La ZAC Parc Marianne à Montpellier
est conçue pour faire face aux défis cli-
matiques de la région. Avec 34,67 % de
surfaces végétalisées, le quartier intègre
la nature en ville. Le parc Georges-
Charpak, doté d?un bassin de rétention
hydraulique paysager, permet de réguler
les crues et de retarder le ruissellement
urbain. Le parc public et le lit paysager
de la Lironde offrent un environnement
frais en été et favorisent la biodiversité.
Les bâtiments du quartier présentent
une architecture remarquable et
s?ouvrent sur le parc Charpak, tandis
que les zones urbaines adjacentes
accueillent des commerces, bureaux et
services. Parc Marianne bénéficie éga-
lement d?un réseau de chaleur collec-
tif alimenté par une centrale au bois,
et abrite des écoles à énergie positive.
Prochainement, la Folie architecturale
Alma Terra utilisera le sol de son site
comme matériau de construction, dans
le but d?obtenir le label Passivhaus.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 16
Parc Marianne
Montpellier, Hérault, Occitanie
Contexte local Centre-ville nouveau
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 30
Superficie espaces verts (ha) 7
Nombre d?habitants prévus 5 800
Nombre de logements 2 537
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 617
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2007-2030
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2015
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Montpellier, SERM
Maîtrise d?oeuvre du projet
Architecture Studio et divers MOE
pour les bâtiment
Acteurs Bailleurs sociaux, SERM
©
A
rn
au
d
B
o
ui
ss
o
u
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique existante
i3
Qualité d?usage des logements
r2
Exposition aux risques naturels
et technologiques
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74 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les besoins
énergétiques générés par le projet
et quels sont ses objectifs en
matière d?efficacité énergétique et
de baisse des émissions de CO², au
regard des stratégies territoriales
de décarbonation (PCAET) ?
Comment évaluer l?empreinte
énergie / carbone du quartier sur
l?ensemble de son cycle de vie
selon les choix d?aménagement
pour orienter le projet vers
le scénario optimal ?
Quels moyens mettre en oeuvre
et quelles solutions (techniques,
financières, organisationnelles,
etc.) choisir pour garantir la
sobriété et l?efficacité énergétique
du projet ?
Engagement 17
Contribuer à l?atténuation
du changement climatique et favoriser
la sobriété et les énergies renouvelables
Notion 17.1 Favoriser la sobriété et l?efficacité
énergétiques
RECOMMANDATIONS
? À l?échelle du quartier, en prenant
en compte l?existant de proximité,
concevoir l?orientation et la
disposition des bâtiments ainsi
que des espaces extérieurs pour en
minimiser les besoins en ressources
et en énergies du chantier à
l?exploitation.
? À l?échelle des bâtiments, réduire
l?impact carbone de la construction
(favoriser la rénovation et la
réhabilitation, choix adapté des
matériaux et modes constructifs,
etc.) et de l?usage (conception
bioclimatique, déchets, etc.).
? Fixer des objectifs de performance.
? Évaluer, dès sa définition, l?impact
du projet en termes d?émissions
de gaz à effet de serre sur son cycle
de vie complet, pour l?améliorer
en continu (questions de périmètre
et de temporalité afin de possibles
comparaisons) selon les SCOPE 1,
2 et 3 sur une période de 50 ans.
? Évaluer le potentiel de captage
et de stockage de carbone dans
le quartier et mettre en oeuvre
les solutions adaptées.
? Respecter la séquence « éviter,
réduire, compenser » s?agissant
des émissions de GES en s?appuyant
si nécessaire sur des mesures
compensatoires (dispositif
du label bas-carbone, etc.).
L?atteinte de la neutralité carbone en 2050, la maîtrise de l?approvisionnement
énergétique et de sa facture nécessitent une diminution drastique des besoins
énergétiques. 50 % de l?empreinte carbone d?un Français dépendant des choix
d?aménagement dans son quartier, il est important d?étudier comment le projet
peut contribuer à cet objectif de sobriété.
En amont, il s?agit d?évaluer les besoins de programmation, d?étudier les dif-
férents scénarios d?aménagement qui peuvent y répondre et de mesurer leur
empreinte énergie / carbone sur le cycle de vie complet du quartier. Notamment,
la mobilisation de l?existant (comme la rénovation des bâtiments et infrastruc-
tures par exemple) offre des leviers de décarbonation del?aménagement. Enfin,
si des postes d?émission significatifs subsistent, des dispositifs de compensation
peuvent être mobilisés.
En phase d?études, à l?échelle urbaine, l?implantation et l?orientation des bâti-
ments et des espaces publics peuvent réduire les dépenses énergie / carbone.
La conception bioclimatique, l?urbanisme de proximité, l?offre de mobilité
et la mutualisation des services, par exemple, influencent les pratiques et les
consommations du quotidien. À l?échelle de chaque bâtiment, la réduction de
l?impact carbone passe par des actions d?isolation thermique, de ventilation
et de lumière naturelles, de procédés énergétiques et électriques efficients,
etc. En phase chantier, les leviers de minimisation du bilan carbone du quartier
comprennent la logistique de chantier, la mobilisation de filières locales, les
procédés et matériaux constructifs vertueux (bio-géo-sourcés ou bas-carbone,
issus de l?économie circulaire, etc.).
Complémentairement à la réduction de ses émissions, le potentiel de captage
et de stockage du carbone dépend des changements d?affection des sols mais
également de l?usage de produits et matériaux issus de la bioéconomie (bois,
paille, etc.). L?aménageur pourra mobiliser des compétences spécifiques en
amont du projet : assistance à maîtrise d?ouvrage en environnement, bureaux
d?études spécialisés en énergie, outils de quantification des impacts éner-
gie / carbone, etc.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles sont les potentielles
ressources d?EnR&R à proximité
du projet qui sont disponibles
(non réservées par d?autres projets
de territoire) : bois énergie, réseau
de chaleur et de froid, chaleur
fatale, biogaz, géothermie,
solaire, éolien? ?
Quelles sont les conditions
techniques et financières à réunir
pour le raccordement d?EnR&R
électriques et de chaleur produite
sur le secteur aménagé (poste
électrique, canalisations,
sous-stations, prise en compte
des contraintes naturelles
ou environnementales, etc.) ?
Quel est le niveau d?ambition
de production d?EnR&R à viser
pour inscrire le projet dans les
objectifs de la stratégie
énergétique territoriale ?
Quelle gouvernance proposer
en matière de production,
d?approvisionnement et de
stockage des énergies
renouvelables et de récupération ?
Notion 17.2 Développer la production d?énergies
renouvelables et de récupération
RECOMMANDATIONS
? Évaluer et favoriser la production
d?énergies de récupération et
renouvelables locales, l?utilisation
d?énergies de récupération
(logique d?écologie industrielle
et territoriale) et les possibilités
de connexion à un réseau situé
à proximité du quartier.
? Penser un réseau de distribution
et de stockage de l?énergie adapté
et optimisé pour alimenter le quartier
et ses alentours, en cohérence avec
la stratégie territoriale (PCAET
notamment).
? Proposer des dispositifs de
gouvernance partagée de l?énergie
renouvelable locale, pour en
favoriser l?appropriation.
Une fois les leviers de sobriété et d?efficacité activés, la décarbonation des
besoins énergétiques résiduels permettra, au-delà de la diversification du mix
énergétique, l?autonomie énergétique du territoire, la prévention de la préca-
rité énergétique et le soutien aux filières locales. À l?échelle du quartier, cela se
traduit par le développement des énergies renouvelables et de récupération.
Leur déploiement dans un quartier s?inscrit dans la stratégie territoriale éner-
gétique (SRADDET, PCAET, schéma directeur, etc.). Il suppose l?examen des
besoins et ressources (filières locales du bois énergie, étude des productions de
chaleur fatale et de biogaz valorisables, cartographie des potentiels géother-
mique, éolien et solaire) et la caractérisation technique des moyens de produc-
tion, stockage et distribution existants (réseaux de chaleur et de froid, parcs
EnR en exploitation ou en projet à proximité de la zone d?aménagement.
Ensuite, les choix de formes urbaines, de densité, de mixité fonctionnelle
peuvent favoriser l?installation d?équipements de productions et de distri-
bution d?énergie collectifs et mutualisés (autoconsommation collective). Par
exemple, l?optimisation des réseaux de chaleur et de froid nécessite une den-
sité thermique suffisante, d?où la nécessité d?articuler la temporalité de l?opéra-
tion d?aménagement et celle du réseau.
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76 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment assurer le suivi
des consommations énergétiques
dans le quartier et identifier les
solutions de réduction continue
de la dépense énergétique ?
Comment sensibiliser les habitants
et usagers aux enjeux de la
sobriété et de l?efficacité
énergétique, ainsi qu?aux pratiques
qu?ils peuvent mettre en place
pour la favoriser ?
Notion 17.3 Prévoir un dispositif d?accompagnement
RECOMMANDATIONS
? Mettre en place des outils de suivi
de consommation, accompagner
et former les parties prenantes
à leur utilisation dans une logique
d?amélioration continue.
? Accompagner les habitants
et usagers à une utilisation sobre
de la consommation des ressources
au sein des bâtiments comme
des équipements publics.
? Sensibiliser les habitants,
usagers, syndics et gestionnaires
aux changements de pratiques.
Si des choix de conception du quartier performants sont nécessaires pour
réduire l?empreinte carbone, ils ne sont pas suffisants. Ce sont les pratiques et
usages individuels qui en déterminent l?efficacité réelle. Pour cela, les usagers et
habitants doivent s?approprier les déterminants de leur bilan énergie carbone
et leur capacité à agir sur ceux-ci.
Une démarche de sensibilisation / information / formation aux enjeux éner-
gétiques et carbone à destination du grand public peut être proposée.
Notamment, les solutions techniques d?efficacité énergétique (bioclimatisme,
systèmes électriques?) demandent souvent une acculturation de leurs utilisa-
teurs. Des livrets peuvent être diffusés auprès des habitants / usagers pour les
accompagner dans leurs changements de pratiques.
Le suivi quantifié des consommations énergétiques reste un moyen efficace de
sensibilisation à la sobriété et l?efficacité : mise en place de capteurs, compteurs
séparés, suivi individualisé des consommations, etc. Cela demande une instru-
mentation fine du quartier qui doit être anticipée en amont du projet, puis
accompagnée en aval.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 77
La commune des Forges a entrepris la
réhabilitation d?une ancienne ferme de
800 m² au centre du village en vue de
l?accueil d?un point de vente directe
de produits agricoles en circuit court.
Le projet comportait également 4
logements à l?étage, un cabinet infir-
mier ainsi qu?une clinique vétérinaire
remplacé par un 5e appartement,
témoignant de l?adaptabilité du projet.
L?opération a pour vocation la revita-
lisation du centre-bourg situé dans la
proche couronne d?Épinal en recréant
une centralité dynamique. Elle requalifie
aussi, en termes de performance envi-
ronnementale, un corps de ferme vieil-
lissant, en en conservant toute la valeur
patrimoniale. L?installation de nouveaux
services de proximité va limiter les dis-
tances de déplacement et créer un
lieu de rencontre et de convivialité et
redonner de l?intérêt aux déplacements
en modes doux.
L?ÉcoQuartier de la ferme forgeronne
réintégre des services au coeur du village
(commerces, santé, lieu de convivialité)
accessibles à tous ses habitants et cible
une offre alimentaire issue de circuits
de proximité. À l?échelle du bassin de
vie local, cela réduit les besoins de
déplacements, donc la facture énergé-
tique de tout le territoire.
Ensuite, en reconstruisant le bâti à
l?identique (l?état des murs existant
rendant impossible la réhabilitation
d?abord privilégiée, car plus sobre en
matières et énergies utilisées), l?Éco-
Quartier met à profit les avantages
bioclimatiques de l?architecture verna-
culaire : luminosité et ventilation natu-
relle à double flux. Une fiche mode
d?emploi locataire avec un mode d?em-
ploi comportant la fiche technique afin
de bonne utilisation des logements a
été remise aux locataires dans le cadre
des économies d?énergie l?utilisation du
chauffage et les moyens de réaliser les
économies d?énergie. L?efficacité ther-
mique de l?enveloppe est aussi large-
ment améliorée : reprise des vitrages,
isolation, matériaux constructifs peu
carbonés. Enfin, les besoins énerge-
tiques subsistants sont couverts par la
récupération de chaleur des groupes
froids du local de vente et, en appoint,
par une chaufferie bois (pellets). En cas
d?absence en journée, l?inertie et l?iso-
lation de la maison sont suffisant pour
garantir moins de 2 degrés de chute de
température, même par grand froid.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 17
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 17
La ferme forgeronne
Les Forges, Vosges, Grand Est
Contexte local Centre-bourg
Type de projet Renouvellement
d?un centre-bourg
Superficie (ha) 0,22
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 8
Nombre de logements 4
Nombre de logements sociaux
parmi les logements ?
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2006-2011
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2014
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune des Forges
Maîtrise d?oeuvre du projet
Cabinets Vitalis Architecture
et environnement (architecte
mandataire, ASCENDENSE
(Architectes associés), OPC TRIGO
(Économiste), TERRANERGIE et
PERMANERGIE (Études thermiques
et énergies renouvelables), KUBLER
(Paysagiste)
Acteurs CAUE, ADEME, Chambre
d?agriculture, CRITT Bois
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique existante
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement
s5
Consommation des bâtiments
du quartier
s6
Production d?énergie renouvelable rapportée
à la consommation totale du quartier
c4
Offre de mobilité alternative
à la voiture individuelle
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail
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78 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
Engagement 18
Éviter, réduire, recycler,
valoriser les déchets
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les flux de déchets
verts, ménagers et des entreprises
sur le territoire et quels leviers
(conception, accompagnement,
organisation) le projet peut-il
activer pour en limiter la
production ?
Comment sont organisées
localement les structures
économiques et associatives
du réemploi, les EIT et comment
favoriser leur développement dans
une logique d?économie circulaire,
sociale et solidaire ?
Comment associer et sensibiliser
les habitants et usagers a la
réduction des déchets à l?échelle
du quartier et du territoire ?
Notion 18.1 Limiter, voire éviter la production
de déchets
RECOMMANDATIONS
? Promouvoir une politique
de réduction des déchets via
des dispositifs territoriaux
comme « Territoires Zéro Déchet,
Zéro Gaspillage ».
? Sensibiliser les particuliers, les
professionnels et les gestionnaires
aux démarches vertueuses.
? Choisir des aménagements
qui facilitent et encouragent
la réduction des déchets verts :
espèces végétales locales
qui nécessitent moins de taille,
paillage, etc.
L?impact des déchets sur l?environnement est un sujet majeur de préoccupa-
tion à l?échelle mondiale. Pour répondre à cette problématique, de nombreux
dispositifs peuvent être mis en place à l?échelle territoriale : « Territoires Zéro
Déchet, Zéro Gaspillage », la tarification incitative du service public de gestion
des déchet, etc.
Pour assurer une cohérence avec ces dispositifs, il est nécessaire de mettre en
place une politique de réduction des déchets à l?échelle du quartier.
Des choix d?aménagement peu générateurs de déchets doivent être favorisés
en amont du projet, tout en encourageant les actions de recyclage, de réutili-
sation et de réemploi. Cela peut inclure le choix d?espèces locales vivaces qui
nécessitent moins de taille, le broyage des tailles et la tonte, ainsi que l?utilisa-
tion in situ en paillage des pieds d?arbres et arbustes.
La sensibilisation des ménages aux démarches « zéro déchet » peut notamment
être réalisée à travers la méthode des 5 R : Refuser, Réduire, Réutiliser, Réparer
et Recycler.
La dispensation de formations et la mise en place de programmes de sensibi-
lisation sur la réutilisation de matériaux considérés comme des déchets sont
utilement opérées.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 79Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 79
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet facilite-t-il,
pour les gestionnaires comme
pour les habitants, le tri à la
source, la collecte séparée,
le recyclage et la valorisation des
déchets ménagers (conception,
organisation, sensibilisation) ?
Quel est le potentiel de
développement et d?amélioration
des filières de valorisation des
déchets sur le territoire, comment
l?intégrer au projet et en évaluer
l?efficacité ?
Notion 18.2 Inciter au tri à la source, optimiser
la collecte et valoriser les déchets
RECOMMANDATIONS
? Penser les systèmes de collecte
adaptés à chaque flux de déchet :
consignes, recyclerie?/?ressourcerie,
point d?apport volontaire,
méthanisation, compost, etc.
? Évaluer la politique de gestion
des déchets et communiquer
les résultats.
Des moyens sont disponibles pour encourager le tri à la source, tels que la
mise en place de systèmes de collecte séparée et de valorisation des déchets,
l?installation de composteurs de pied d?immeubles ou partagés, la création de
recyclerie de quartier, les points d?apport volontaire, la méthanisation, la valo-
risation énergétique des déchets résiduels, la mise en place de consignes et les
ressourceries.
Il est important d?informer directement les habitants sur la réglementation,
les actions mises en oeuvre et le traitement des déchets en termes de flux et
de coûts associés. Des animations peuvent être proposées par secteurs et par
type de processus de valorisation pour sensibiliser et informer les habitants de
manière efficace.
Il est essentiel d?informer, de (re)sensibiliser et former les habitants, les entre-
prises et les établissements scolaires sur l?obligation réglementaire liée au tri des
7 voire 9 flux de déchets (cf. notion 18.3), les actions entreprises pour les traiter,
ainsi que les coûts associés à leur traitement.
Les processus prévus pour les déchets encombrants tels que les mobiliers,
les déchets électriques et électroniques, ainsi que les Déchets d?Activité
Économique (DAE) doivent être détaillés.
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80 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment évaluer en amont
du chantier les potentiels
de réemploi / valorisation
des déchets de chantier ?
Quelles actions de limitation
de la production, de tri, de
collecte et de réutilisation
/ valorisation des déchets de
chantier mettre en oeuvre ?
Comment encourager le
réemploi des matériaux et / ou
des équipements issus de
déconstructions sélectives
pour les aménagements et
les constructions afin de limiter
l?évacuation des matériaux
hors site ?
Comment prendre en compte
la gestion des déchets dangereux
(amiante, plomb) ?
Quelles sont les solutions
existantes sur le territoire
ou sur les territoires limitrophes
pour la gestion des déchets ?
Notion 18.3 Réduire, trier et valoriser les déchets
de chantier
RECOMMANDATIONS
? Promouvoir l?étude des flux
entrants et sortants pour évaluer
le potentiel de ressources
en matériaux de déconstruction
(étude PEMD?: «?diagnostic produit
équipement matériaux déchets?»).
? Limiter les déconstructions, sinon
déconstruire de manière sélective.
Remettre en état, stocker les
matériaux pour les redistribuer
(bourse de matériaux).
? S?inscrire dans le tri 7 flux
obligatoire (métal, plastique,
papier / carton, verre, bois, fraction
minérale, plâtre), voire au-delà, via
des filières circulaires à haute valeur
ajoutée (textile, biodéchets).
? Inciter à la réutilisation
des matériaux du site pour limiter
leur évacuation en les gérant
aux fins de réemploi in situ.
? Incorporer des matériaux de
seconde vie issus des gisements
de réemploi dans les projets de
bâtiments et d?aménagements.
Il convient de réaliser un diagnostic du potentiel des ressources dans toutes
les étapes de construction ou rénovation afin d?identifier les potentialités de
réemploi des matériaux issus des chantiers. Les maîtres d?ouvrage doivent être
incités à anticiper la bonne gestion et la valorisation des déchets en privilé-
giant le réemploi, puis la réutilisation et le recyclage, puis la valorisation matière
directe (telle que les opérations de remblayage), la valorisation énergétique et
enfin l?élimination.
Il est nécessaire de garantir l?engagement et l?anticipation de ces sujets par le
maître d?ouvrage avec l?intégration systématique de clauses dans les marchés.
Il est important de communiquer sur les filières de réemploi, de réutilisation, de
seconde vie existantes sur le territoire. Il convient également de privilégier les
circuits fermés pour permettre la seconde vie des matériaux issus de chantier
in situ en incluant un pourcentage minimal de réutilisation dans les cahiers des
charges, ou en créant des conditions permettant leur réemploi, de préférence
à proximité.
Si certains matériaux ne peuvent être issus de circuits fermés, il convient de
rechercher des matériaux de seconde vie issus des gisements de réemploi dans
les projets de bâtiments et d?aménagements alentours.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 81
Situé au coeur de l?agglomération lilloise,
l?ÉcoQuartier du Nouveau Mons bénéfi-
cie d?une position privilégiée et est faci-
lement accessible grâce à la desserte du
métro et des lignes de bus. Il s?agit d?un
projet ANRU qui consiste en la rénova-
tion de la zone urbaine sensible (ZUS)
de Mons-en-Baroeul : réhabilitation de
990 logements, résidentialisation de 625
autres, ainsi que la démolition de 405
logements pour la construction de 330
nouveaux. De nouveaux équipements
publics sont également installés, tandis
que les espaces publics ont été réamé-
nagés pour favoriser la place du piéton
et les modes de déplacements doux. Le
projet consiste également en l?exten-
sion du réseau de chaleur, alimenté en
grande partie par la biomasse, et en la
création de jardins familiaux tout en
tissant des liens avec le Vieux-Mons. La
grande qualité des espaces publics amé-
nagés donne une image renouvelée au
quartier tout en limitant l?impact visuel
de la voiture. L?objectif est de créer un
quartier résidentiel en phase avec les
attentes des habitants et en harmonie
avec son environnement urbain, grâce à
une approche globale et durable de la
rénovation urbaine.
L?ÉcoQuartier du Nouveau Mons est un
exemple de réussite en matière d?amé-
lioration du cadre de vie. Cultivant cette
approche sensible du cadre de vi(ll)e,
les espaces publics ont été requalifiés
avec une exigence extrême en matière
de qualité paysagère. Des actions de
communication et de formation sont
mises en place pour encourager les
bonnes pratiques. L?appropriation et le
partage par le plus grand nombre de ces
espaces de vi(ll)e sont primordiaux. Ils
doivent être espaces de préservation de
la biodiversité, espaces à vivre jalonnés
de « prairies de jeux », de jardins à par-
tager. Condition de sa réussite : chaque
aménagement est envisagé en plaçant
toujours au centre de tout l?expertise
d?usage des habitants, seule garantie
d?une appropriation et d?une préser-
vation optimales autour d?ateliers de
travail urbain., de Mon(s) quartier rêvé,
des marches exploratoires des femmes
et des cours au jardins d?école.
Mons-en-Baroeul fait ainsi usage du pay-
sage comme une valeur de partage.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 18
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 18
Nouveau Mons
Mons-en-Baroeul, Nord, Hauts-de-France
Contexte local Centre-ville
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Superficie (ha) 100
Superficie espaces verts (ha) 5,4
Nombre d?habitants prévus 12 000
Nombre de logements 5 250
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 182
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2002- 2014
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2014
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Mons-en-Baroeul
Maîtrise d?oeuvre du projet
François-Xavier Mousquet
(paysagiste) + AMO GIP Lille
Métropole rénovation urbaine
+ BET ArcAle, BioTop Conseil,
Empreinte, Lilika TROHA, Egis
Acteurs LMCU, SEM Ville
Renouvellée, bailleurs
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L
ul
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ag
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L
a
M
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an
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w
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Part de bâtiments conservés
s7
Part des bâtiments intégrant des matériaux
biosourcés, géosourcés et/ou de réemploi
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82 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
Engagement 19
Préserver, gérer et restaurer
la ressource en eau
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment assurer une gestion
intégrée des eaux pluviales
à la source au regard des
caractéristiques du site (nature
des sols, hydrographie du bassin
versant, pluviométrie actuelle
et future) en maximisant
la perméabilité des sols ?
Comment faire de la gestion
des eaux pluviales un outil
d?adaptation aux effets
du changement climatique
en favorisant son infiltration
et sa connexion aux espaces
verts ?
Comment intégrer de manière
qualitative les dispositifs de
gestion des eaux pluviales dans la
conception du projet, notamment
dans les espaces publics ?
Notion 19.1 Assurer une gestion durable
des eaux pluviales
RECOMMANDATIONS
? Penser des aménagements
multifonctionnels qui maîtrisent
le ruissellement et qui préservent
la ressource en eau pour un usage
local.
? Innover et concilier la gestion
alternative des eaux pluviales,
désimperméabilisation, îlots de
fraîcheur, amélioration du cadre
de vie, biodiversité, etc.
? Anticiper et assurer une gestion
intégrée des eaux pluviales au
regard de la nature du site et des
caractéristiques du bassin versant :
favoriser une gestion de l?eau à
l?échelle du projet d?aménagement.
? Optimiser l?arrosage des espaces
verts.
Assurer une gestion durable des eaux pluviales, c?est favoriser leur infiltration au
plus près de leur point de chute par des Solutions Fondées sur la Nature, voire
par des solutions dites grises, afin de se rapprocher du cycle naturel de l?eau :
noue d?infiltration, espace vert inondable, jardin de pluie, toiture ou mur végé-
talisé, etc. Cela permet de réduire le ruissellement des eaux pluviales entraînant
le rejet de pollutions dans les milieux aquatiques, de limiter le risque d?inon-
dation mais aussi de favoriser un usage local de l?eau pour adapter les villes au
changement climatique. Quand il n?y a pas d?alternative, les solutions de réten-
tion d?eau pour ralentir les écoulements sont à envisager.
Ces solutions doivent être conçues afin de répondre à d?autres fonctions ou
usages : aménagement paysager, espace vert, îlot de fraicheur, etc. Il convient
aussi de prendre toutes les mesures nécessaires pour s?assurer de leur pérennité
fonctionnelle dans le temps, à la fois lors de leur conception mais également en
veillant à leur bon entretien.
Pour les projets soumis à la « loi sur l?eau », il est fortement recommandé au por-
teur de projet de consulter dès la conception du projet les services du préfet
en charge de la police de l?eau et ceux de la commune compétents en eaux
pluviales.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 83Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 83
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment réduire la
consommation en eau des
habitants, des activités et de la
collectivité (réduction des besoins,
optimisation des réseaux, gestion
circulaire de l?eau) ?
Comment associer et sensibiliser
habitants et usagers aux enjeux
de réduction des consommations
d?eau ?
Notion 19.2 Réduire la consommation d?eau
RECOMMANDATIONS
? Installer des équipements
individuels et collectifs économes,
et des capteurs de fuites.
? Inciter à la réutilisation des eaux
de pluie et des eaux grises.
? Concevoir un plan paysager
qui inclut des espèces végétales
endémiques et peu gourmandes
en eau.
? Diminuer la consommation d?eau
dans l?ensemble du cycle de vie des
bâtiments et aménagements.
Le projet doit inciter à réduire la consommation d?eau en mettant en place des
équipements individuels et collectifs économes en eau, des capteurs de détec-
tion des fuites, un renouvellement et un entretien adapté des infrastructures
d?alimentation en eau potable, des sous-compteurs individuels, une récupéra-
tion et réutilisation des eaux de pluie et des eaux grises, etc.
Le projet doit être l?occasion d?accompagner et sensibiliser l?ensemble des
acteurs (dont les gestionnaires et les habitants) à la réduction de la consomma-
tion d?eau par des dispositifs de suivi, des actions de communication auprès des
ménages et des acteurs privés, des actions pédagogiques au sein des écoles, etc.
Le choix d?espèces végétales adaptées au climat local et anticipant les effets
du changement climatique, participe également à la réduction de la consom-
mation d?eau.
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84 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment évaluer le niveau
d?acculturation des usagers du
quartier vis-à-vis de l?eau, de sa
consommation et des impacts
de l?activité humaine ?
Comment réduire la présence
de micropolluants dans les eaux
usées des habitants, des activités
de la collectivité et dans l?environ-
nement et les sensibiliser à ces
enjeux ?
Comment favoriser une présence
et une visibilité de l?eau dans
l?espace public qui serve de
support à la stratégie de
sensibilisation ?
Notion 19.3 Sensibiliser et conduire des actions
pédagogiques
RECOMMANDATIONS
? Sensibiliser les gestionnaires
et les ménages aux enjeux
de l?eau, les inciter à réduire leur
consommation, à utiliser des
produits écoresponsables et
labellisés (comme par exemple les
produits cosmétiques, d?entretien,
d?hygiène et zéro phyto), en
proposant notamment des actions
pédagogiques.
? Inciter les habitants à utiliser
des espèces végétales endémiques
et peu gourmandes en eau.
? Réduire les rejets de polluants
et de déchets dans les eaux usées.
Les eaux usées issues des activités domestiques peuvent être contaminées par
différentes sources de pollutions vis-à-vis desquelles, le plus souvent, les sta-
tions d?épuration sont inefficaces.
Il convient donc d?encourager les gestionnaires des espaces communs du site
du projet et les habitants à utiliser des produits (d?entretien, d?hygiène, cosmé-
tiques, etc.) écoresponsables, voire disposant d?un label écologique.
Le projet est l?occasion :
? d?accompagner et sensibiliser les usagers à la réduction de l?utilisation de pro-
duits contenant des micropolluants par des actions de communication auprès
des ménages et des acteurs privés, des actions pédagogiques au sein des écoles,
etc. ;
? de rappeler que les substances qui doivent être prises en charge dans des
filières dédiées (fonds de pots de peinture, médicaments non utilisés?) le
soient, et d?inciter à ne pas les jeter dans les différentes voies d?évacuation des
eaux usées (toilettes, éviers, lavabos, etc.) ;
? d?inciter les habitants à utiliser des espèces végétales endémiques et peu
gourmandes en eau.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 85
L?opération d?aménagement du Quartier
Camille Claudel à Palaiseau s?étend sur
19 hectares avec pour objectif de créer
un quartier qui relie les espaces agri-
coles, les quartiers existants et le pôle
scientifique du Plateau de Saclay. Le
projet vise à lutter contre l?étalement
urbain en proposant une densité élevée
de logements tout en offrant de vastes
espaces verts. La première phase du
projet, labellisée ÉcoQuartier Étape 4,
comprend environ 1 500 logements,
des équipements publics de qualité,
des commerces de proximité, une
crèche inter-entreprises, une maison
médicale, une conciergerie de quartier
et une chaufferie biomasse fournissant
chauffage et eau chaude sanitaire à
l?ensemble du quartier. Une innovation
écologique et technologique française,
le LIFI, est également intégrée dans le
projet.
L?ÉcoQuartier Camille Claudel se dis-
tingue également par sa gestion alterna-
tive exemplaire de la ressource en eau.
Toutes les opérations de construction
sont équipées de systèmes hydro-éco-
nomes sur les équipements sanitaires
(réservoir WC 3/6L à double com-
mande, réducteur de pression?). Les
équipements publics disposent d?un
système de comptage par usage (entre-
tien, arrosage, sanitaires, etc.). Le gym-
nase intègre également un système
de détection de fuites avec généra-
tion d?alarmes. Pour pallier au sol très
peu infiltrant, un maillage de noues
à l?échelle du quartier permet de res-
taurer les continuités écologiques des
trames verte et bleue, de dépolluer
et tamponner les eaux de pluies et de
créer des coeurs d?îlots verts et aérés.
Le réseau se compose de deux types de
noues :
? les noues filtrantes de voiries dépol-
luent les eaux issues des voiries chargées
d?hydrocarbures et de métaux lourds.
? les noues de stockage tampon per-
mettent de stocker les eaux en cas de
pluie cinquantennale afin de permettre
un rejet de 0,7 l/s/ha pour une faible
partie vers le réseau communal et pour
la majorité vers la Rigole Domaniale.
Les eaux pluviales des bâtiments sont
récupérées dans des cuves enterrées
afin d?être réutilisées pour l?arrosage des
espaces verts, réduisant ainsi les frais
d?entretien, d?autant que les essences
végétales choisies ne nécessitent pas ou
peu d?arrosage.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 19
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 19
Quartier Camille Claudel
Palaiseau, Essonne, Île-de-France
Contexte local Périphérie
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 12
Superficie espaces verts (ha) 0.67
Nombre d?habitants prévus 3 000
Nombre de logements 1 456
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 652
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2010-2015
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2021
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
SEM Paris Saclay Aménagement
(Territoire d?intervention de la
Communauté d?agglomération
Paris-Saclay)
Maîtrise d?oeuvre du projet
François LECLERCQ Architectes,
Phytorestore Paysagiste
Acteurs Bouygues Immobilier,
CDU, Eiffage Immobilier,
Kaufman & Broad, Nexity Appolonia
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Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
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86 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les enjeux en matière
de qualité des sols sur le site et à
proximité, les prescriptions et / ou
recommandations proposées pour
s?assurer de leur préservation ?
Comment concevoir une program-
mation urbaine qui limite l?artifi-
cialisation et la concentre sur les
sols de plus faible fonctionnalité
écologique ?
Quelles opérations réaliser
pour restaurer la biodiversité
des sols et maximiser les surfaces
de pleine terre ?
Quels dispositifs mettre en oeuvre
en phase chantier pour garantir
la préservation des sols ?
Engagement 20
Préserver et restaurer les sols,
la biodiversité, les milieux naturels
Notion 20.1 Préserver et restaurer
les fonctionnalités écologiques des sols
RECOMMANDATIONS
? Déterminer le potentiel de
désartificialisation à l?échelle du
projet, voire au-delà, en s?appuyant
sur un diagnostic identifiant
le potentiel de multifonctionnalité
des sols.
? Travailler sur la renaturation
des sols par la restauration de sols
vivants, la maximisation des
surfaces de pleine terre, assurant
des fonctionnalités écologiques :
continuité des trames écologiques,
(trame brune notamment),
stockage du carbone, infiltration
des eaux, etc.
Le projet d?aménagement offre une opportunité de préserver et restaurer les
fonctionnalités écologiques des sols. Des outils d?aide à la décision pourront
être mobilisés pour mettre en oeuvre la stratégie de renaturation des sols et
guider les choix de localisation et de priorisation.
La référence aux zones préférentielles pour la renaturation dans les SCoT est
à privilégier. La loi Climat et Résilience dispose en effet que les SCoT peuvent
identifier des zones préférentielles pour la renaturation qui peuvent être inté-
grées dans le Document d?Orientation et d?Objectifs du SCoT, une pièce oppo-
sable du document, qui a donc une valeur réglementaire.
D?autres outils réglementaires de l?urbanisme existants peuvent être mobilisés,
tels que l?emplacement réservé, le coefficient de pleine terre ou encore le coef-
ficient de biotope par surface (CBS).
Il s?agit également de veiller à assurer la traçabilité des sols apportés et excavés.
La possibilité d?accueillir le vivant sur l?enveloppe bâtie (toitures végétalisées,
nichoirs et gîtes, etc.) est également à étudier.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 87Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 87
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment connaitre, comprendre
et localiser les écosystèmes
(espèces, milieux, dynamiques)
existants pour les préserver
tout au long du projet ?
Comment le projet permet-il de
restaurer la biodiversité dans tous
les milieux vivants (sols, eau, zones
humides végétation basse et
haute, bâtiments) afin de
constituer un écosystème
complet, adapté aux conditions ?
Notion 20.2 Préserver et restaurer la biodiversité
RECOMMANDATIONS
? Identifier les spécificités et
enjeux du territoire en termes de
biodiversité (inventaires, atlas
de la biodiversité communale,
diagnostic écologique, trames vertes,
bleues, noires).
? Intégrer ces enjeux à chaque
étape du projet en s?appuyant
sur des acteurs spécialisés (faire
intervenir en particulier un
écologue dès les phases amont).
? Mettre en avant, préserver et
protéger les espaces et espèces
pendant le chantier, et tout au long
du projet et structurer le projet
autour du végétal et le patrimoine
naturel.
? À partir d?une connaissance fine
des caractéristiques écologiques du
territoire, prioriser la préservation
des habitats, restaurer les habitats
dégradés et laisser des zones de
biodiversité spontanée.
? Promouvoir la gestion différenciée
des espaces de nature.
? Connecter les espaces verts
du projet avec les espaces verts
qui l?entourent pour assurer une
continuité écologique urbaine.
Le projet d?aménagement implique une connaissance fine des ressources en
présence, afin de restaurer et valoriser la biodiversité et les milieux naturels.
Il s?agit d?identifier en amont de l?aménagement les ressources naturelles exis-
tantes en procédant à un inventaire, un diagnostic écologique urbain et une
étude d?impact. Dans cet objectif, l?Atlas de la Biodiversité Communale (ABC)
est un dispositif pertinent sur lequel s?appuyer. Il permet de connaître finement
la biodiversité et les habitats présents et d?orienter ainsi ses choix d?aménage-
ment, de préservation et de restauration. Mobiliser une pluralité d?acteurs spé-
cialisés (AMO environnement, écologues, paysagistes, professionnels du génie
écologique, associations environnementales?) et s?appuyer sur des outils et
dispositifs appropriés pour veiller à l?intégration de ces enjeux tout au long du
projet : guide de la biodiversité, cahier des charges de consultation des promo-
teurs, pénalités en cas de destruction de milieux.
Favoriser l?usage du végétal pour structurer les espaces à l?échelle du quartier
et du territoire tout en préservant la biodiversité végétale et animale, les sols et
les milieux naturels existants est une démarche essentielle de l?approche écolo-
gique. La mettre en oeuvre en respectant les enjeux de continuités écologiques
identifiés par la trame verte et bleue locale est primordial pour assurer un effet
positif sur la biodiversité. Il s?agit ici de participer aux trames vertes et bleues et
de renforcer les connexions avec les sites hors projet. Préserver ou restaurer des
espaces de biodiversité plantés et en eau renforce la qualité d?aménagement
du projet et du cadre de vie, et la protection des espaces et des espèces tout
au long du chantier.
Réfléchir aux processus écologiques autant qu?à la végétalisation et l?esthétique
est essentiel pour notamment : recréer des lisières, des multi-strates végétales,
des abris et ressources pour la faune, proposer une palette végétale cohérente,
des espèces indigènes, des habitats spécifiques, des milieux humides naturels
ou artificiels, des zones de nature spontanée? S?organiser pour déployer des
techniques alternatives, en appliquant une gestion écologique et différenciée
des espaces de nature est à prioriser, tout comme le recours aux Solutions
Fondées sur la Nature.
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88 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment favoriser dans le projet
une approche écologique dans la
gestion des espaces verts publics ?
Comment accompagner
et former les gestionnaires
aux fonctionnalités écologiques
des espaces de nature ?
Comment articuler le projet
avec des démarches de gestion
et sensibilisation écologiques
existantes ?
Comment associer, sensibiliser et
impliquer les habitants et usagers
à la préservation, restauration
et valorisation de la biodiversité
et / ou de la nature en ville ?
Notion 20.3 Valoriser et sensibiliser
RECOMMANDATIONS
? Promouvoir, auprès des
gestionnaires, les pratiques de
gestion respectueuses de la
biodiversité (et notamment insectes
pollinisateurs) dans les espaces
publics (gestion différenciée des
espaces végétalisés, méthodes
alternatives aux pesticides ou
produits phytosanitaires, permis
de végétaliser, etc.).
? Sensibiliser les habitants, usagers
à la biodiversité, à l?existence de
projets de sciences participatives
et aux traitements alternatifs
des espaces privés : évènements,
ateliers pédagogiques, balades
nature, signalétique, actions de
préservation participatives, etc.
? Mettre à disposition des habitants
et usagers des espaces et outils
dédiés aux projets de plantation,
restauration, jardins collectifs /
partagés.
? Sensibiliser les habitants
et riverains à la nécessité de
préserver les sols.
L?implication des usagers nécessite l?acculturation et la responsabilisation de
l?ensemble des acteurs, notamment les habitants.
Pour assurer la pérennité de la préservation de la biodiversité des sols et des
milieux naturels, il est essentiel de sensibiliser les habitants et gestionnaires aux
pratiques respectueuses : gestion différenciée des espaces verts, zéro-phyto,
zéro pesticide, protection biologique intégrée, gestion alternative des espaces
verts, permis de végétaliser, espaces dédiés à l?agriculture urbaine, etc.
Des actions de communication et de pédagogie peuvent être proposées par
des collectivités : événements thématiques, balades nature, jardins collectifs si
possible en permaculture, inventaires participatifs, chantiers participatifs, pro-
jets scolaires sur les espaces végétalisés, panneaux explicatifs, etc.
Il convient également d?intégrer les gestionnaires en amont des projets et de
systématiser la demande de plans de gestion aux paysagistes concepteurs.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 89
L?ÉcoQuartier La Ravine Blanche, située
à l?ouest du centre ancien de Saint-
Pierre, est l?un des quartiers les plus
denses de la ville mais aussi l?un des
premiers quartiers d?habitat social des
années 60. L?objectif de l?opération de
rénovation urbaine a été de renforcer
l?attractivité et l?accessibilité du quar-
tier. La transformation de l?image du
quartier s?est concrétisée par la réhabi-
litation de logements, la résidentialisa-
tion du parc social, la requalification des
espaces publics et la mise en place d?un
transport en commun en site propre.
Des services et des activités écono-
miques se sont implantés au coeur du
quartier. Enfin la création d?un parc
urbain réalisé avec un collectif d?habi-
tants du quartier a été une opération
emblématique.
La préservation et la valorisation de la
biodiversité, du lagon et des milieux natu-
rels est une préoccupation constante du
projet.
Le parc urbain, planté d?espèces indi-
gènes ou endémiques, comme la tota-
lité du quartier, est implanté sur une
friche urbaine traversée par un canal
destiné à recueillir toutes les eaux de
pluie et aménagé en quatre bassins de
rétention, qui constituent autant de
filtres qui permettent de préserver le
lagon, quelques centaines de mètres
plus loin.
S?y ajoutent des trottoirs fleuris gérés
par les habitants et des petits jardins
privés créés autour de 500 logements.
Une évaluation annuelle des impacts
environnementaux du projet a été
mise en place et un Éco-PLU a été éla-
boré en s?inspirant des prescriptions
ÉcoQuartier : gestion des eaux pluviales,
biodiversité et place du végétal, che-
minements piétons et stationnement.
L?un des espaces publics en pied d?im-
meuble collectif est entretenu par un
particulier.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 20
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 20
Contexte local Centre
Type de projet Renouvellement -
Quartier prioritaire
Superficie (ha) 60
Superficie espaces verts (ha) 2
Nombre d?habitants prévus 7 500
Nombre de logements 2 621
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 548
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2010-2015
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de St Pierre -
ANRU AMO DD / HQE : 5 AMO
(ordonnancement de projet,
qualité urbaine, développement
économique, communication, mise
en place convention de gestion
urbaine de proximité)
Maîtrise d?oeuvre du projet
Grpt BET : FEDT (VRD, hydraul.
EU, EP), HELIOS Paysage (paysage
et espaces publics), Concept (BT,
éclairages publics)
Acteurs Bailleurs sociaux, SEMADER,
SIDR, SHLMR, foncière logement,
ARER, CDC, DEAL, CAUE, CCIR
Rénovation urbaine de Ravine Blanche
Saint-Pierre, La Réunion
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Sa
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t-
Pi
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re
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La
R
éu
n
io
n
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Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
s1 Consommation totale d?espaces naturels,
agricoles et forestiers du quartier et
rapportée au nombre de logements
et d?emplois
r4
Surface d?espaces verts publics
par habitants
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90 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 91
ANNEXE 1
Correspondance entre les ODD
et les engagements
ANNEXE 2
La démarche ÉcoQuartier
et son référentiel
Le référentiel ÉcoQuartier en faveur
des villes et territoires durables
(4 dimensions - 20 engagements -
53 notions)
ANNEXE 3
L?évaluation au service de
l?amélioration continue des projets
d?aménagement durable
Correspondance entre
les indicateurs et les engagements
Méthode de calcul des 20 indicateurs
ANNEXE 4
Définitions
ANNEXES
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 91
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Dimension 1 Dimension 2 Dimension 3 Dimension 4
engagements
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3.4
3.5
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3.a
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3.c
3.d
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4.2
4.3
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4.5
4.6
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6.a
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7.a
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8.6
8.7
8.8
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8.10
8.a
8.b
9.1
9.2
9.3
9.4
9.5
9.a
9.b
9.c
Correspondance
entre les ODD et les engagements
ANNEXE 1
92 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Dimension 1 Dimension 2 Dimension 3 Dimension 4
engagements
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
1.1 1.
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20
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12.8
12.a
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14.1
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17.19
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 93
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La démarche
ÉcoQuartier et son référentiel
ANNEXE 2
94 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
© Ville de Saint-Pierre - La Réunion
© SEM Paris Saclay aménagement
© Lulu Images La Mecanoweb
© Lulu Images La Mecanoweb
© Arnaud Bouissou
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La démarche ÉcoQuartier accompagne l?émer-
gence de démonstrateurs de l?aménagement
durable à toutes les étapes des projets. Depuis
2013, plus de 500 ÉcoQuartiers ont été labellisés
partout en France.
La démarche ÉcoQuartier s?est profondément
renouvelée en 2023 pour mieux répondre aux
défis de la ville durable : sobriété dans la consom-
mation des ressources et de l'énergie, résilience
notamment face au changement climatique,
inclusion, et création de valeurs sur les territoires.
Elle contribue à la territorialisation des politiques
prioritaires du gouvernement en faveur de :
? La production de logements abordables et de
qualité, notamment dans les zones marquées par
une tension immobilière, la rénovation du parc
ancien, ainsi que l?amélioration de la qualité du
cadre de vie, tout particulièrement dans les quar-
tiers prioritaires de la ville ;
? La revitalisation économique des territoires (en
lien avec les programmes Action Coeur de Ville,
Petite Ville de Demain, France Ruralité), la trans-
formation des zones d?activités obsolètes ou en
déshérence ;
? La lutte contre l?artificialisation des sols, l?adap-
tation aux effets du réchauffement climatique,
la décarbonation des filières de la construction,
de l?aménagement et des mobilités du quotidien
ainsi que la participation citoyenne.
Cette démarche repose sur un référentiel, basé
sur vingt engagements traduisant la qualité des
projets, quel que soit le territoire sur lequel ils
sont implantés ou leur échelle. Ce référentiel sert
de structure au Guide de l?aménagement durable,
qui constitue un véritable outil d'aide à la concep-
tion d?un projet d?aménagement durable.
Les ÉcoProjets
L'engagement d'un projet d'aménagement dans
la démarche se formalise par le dépôt d?une lettre
d?ambition et la signature de la charte ÉcoQuartier
qui lui confère le statut d'ÉcoProjet. Ce statut
permet l'accès à une offre de services renouve-
lée : un accompagnement en ingénierie ou finan-
cier, notamment du Cerema et de la Banque des
Territoires ; des formations gratuites dispensées
sur l?ensemble du territoire ; un recours facilité à
certaines subventions notamment dans le cadre
du Fonds Vert (en particulier les mesures « recy-
clage foncier » et « renaturation des villes »), etc.
Par ailleurs, les services de l?État et experts pro-
diguent, à l?occasion d?une revue d?ÉcoProjet,
leurs conseils et recommandations, pour les pro-
jets en phase pré-opérationnelle (avant le dépôt
des autorisations administratives), afin de favori-
ser l?appropriation du référentiel ÉcoQuartier par
les maîtres d?ouvrage et de mieux les guider vers
la labellisation.
Les ÉcoQuartiers
Des campagnes de labellisation distinguent
annuellement les ÉcoQuartiers livrés (à la fin du
chantier) et vécus (trois ans après la livraison),
selon une logique de millésime et au regard des
réponses apportées aux 20 engagements et aux 20
indicateurs de performance environnementale.
Elle constitue une reconnaissance de la qualité
d?une opération par le ministère et les membres
des commissions locales et nationale (acteurs
locaux et nationaux de l?aménagement).
La démarche réunit également un club mettant
en réseau les penseurs et acteurs de la démarche
ÉcoQuartier, capitalise les démonstrateurs sur
une plateforme, et organise des formations des-
tinées aux collectivités et partenaires.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 95
© Lulu Images La Mecanoweb
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Le référentiel ÉcoQuartier en faveur
des villes et territoires durables
4 dimensions - 20 engagements - 53 notions
DIMENSION 1
DÉMARCHE
ET PROCESSUS
DIMENSION 2
CADRE DE VIE
ET USAGES
1. CONCEVOIR UN PROJET PRENANT
EN COMPTE LES BESOINS DE TOUS ET
LES PARTICULARITÉS DU TERRITOIRE
1.1 Connaître son territoire
1.2 Identifier et hiérarchiser les enjeux
et fixer les objectifs stratégiques
1.3 Élaborer un programme adapté et partagé
2. METTRE EN OEUVRE UNE GOUVERNANCE
ET UN PILOTAGE ADAPTÉS
2.1 Piloter le projet dans la durée
2.2 Anticiper la gestion du projet durant
toutes les phases et après sa livraison
3. ASSOCIER LES HABITANTS ET USAGERS
3.1 Créer les conditions
de la mobilisation citoyenne
3.2 S?appuyer sur les propositions
issues des instances participatives
3.3 Accompagner les pratiques dans le temps
4. DÉVELOPPER L?APPROCHE EN COÛT
GLOBAL
4.1 Évaluer la faisabilité financière
4.2 Réduire les coûts par
l?optimisation du projet
4.3 Calculer les impacts sociaux, économiques
et environnementaux du projet
5. ÉVALUER, MESURER L?IMPACT
ET AMÉLIORER EN CONTINU
5.1 Mettre en place une démarche
d?évaluation pour améliorer en continu
5.2 Évaluer le projet au regard des finalités
du développement durable
6. (RE)FAIRE LE QUARTIER AVEC L?EXISTANT
6.1 Favoriser le renouvellement urbain, s?appuyer
sur l?existant pour limiter l?artificialisation
des sols et l?usage des ressources
6.2 Mettre en place une densité désirable
et cohérente avec le contexte
7. FAVORISER LE VIVRE-ENSEMBLE,
LA SOLIDARITÉ, L?INCLUSION
7.1 Faire un quartier pour tous
7.2 Encourager les initiatives solidaires,
le lien social et la vie de quartier via
des aménagements publics et qualitatifs
8. ASSURER UN CADRE DE VIE FAVORABLE
AU BIEN-ÊTRE ET À LA SANTÉ
8.1 Favoriser un urbanisme favorable
à la santé et au bien-être
8.2 Prévenir et lutter contre
les nuisances et pollutions
8.3 Proposer des aménagements favorisant
la sûreté et la sécurité dans l?espace public
9. CONCEVOIR UN PROJET ALLIANT
QUALITÉ URBAINE, PAYSAGÈRE
ET ARCHITECTURALE
9.1 Assurer une insertion urbaine et paysagère
du quartier avec son environnement
9.2 (Re)créer des formes urbaines et
architecturales favorisant la qualité
du cadre de vie
10. VALORISER LE PATRIMOINE, L?HISTOIRE
ET L?IDENTITÉ DU SITE ET DE SES
HABITANTS
10.1 Identifier les patrimoines locaux
10.2 Préserver et valoriser les éléments
patrimoniaux, identitaires et
la mémoire du site
96 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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DIMENSION 3
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
DIMENSION 4
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
11. CONTRIBUER À UNE TRANSITION
ÉCONOMIQUE, RÉGÉNÉRATIVE,
SOCIALE ET SOLIDAIRE
11.1 Conforter, dynamiser et diversifier
le tissu économique existant
11.2 Accompagner et favoriser la création
d?emplois locaux et la reconversion des
emplois issus des filières non-soutenables
12. FAVORISER LA PROXIMITÉ ET
LA DIVERSITÉ DES FONCTIONS
12.1 Renforcer la mixité fonctionnelle
12.2 Faciliter l?accès aux différentes fonctions
13. OPTIMISER L?UTILISATION DES
RESSOURCES ET DÉVELOPPER LES FILIÈRES
LOCALES ET LES CIRCUITS COURTS
13.1 Économiser les ressources
13.2 Déployer l?économie circulaire
14. ENCOURAGER LES MOBILITÉS
DURABLES ET ACTIVES
14.1 Aménager l?espace public au bénéfice
des mobilités durables et actives
14.2 Prévoir les équipements nécessaires
aux changements de pratiques
14.3 Connecter le quartier aux transports
publics pour améliorer l?intermodalité
14.4 Organiser la logistique urbaine
14.5 Promouvoir l?usage des modes alternatifs
au « monovoiturage »
15. ASSURER UNE TRANSITION NUMÉRIQUE
RESPONSABLE AU SERVICE DE
L?AMÉNAGEMENT DURABLE
15.1 Mettre la technologie numérique
au service d?un territoire plus durable
15.2 Utiliser les réseaux numériques
au service du projet
15.3 Répondre aux besoins exprimés ou identifiés
16. RENFORCER LA RÉSILIENCE FACE
AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
ET AUX RISQUES
16.1 Prévenir les risques
16.2 S?adapter aux impacts
du changement climatique
16.3 Sensibiliser et former
17. CONTRIBUER À L?ATTÉNUATION
DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
ET FAVORISER LA SOBRIÉTÉ
ET LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
17.1 Favoriser la sobriété
et l?efficacité énergétiques
17.2 Développer la production d?énergies
renouvelables et de récupération
17.3 Prévoir un dispositif d?accompagnement
18. ÉVITER, RÉDUIRE, RECYCLER,
VALORISER LES DÉCHETS
18.1 Limiter, voire éviter la production de déchets
18.2 Inciter au tri à la source, optimiser
la collecte et valoriser les déchets
18.3 Réduire, trier et valoriser
les déchets de chantier
19. PRÉSERVER, GÉRER ET RESTAURER
LA RESSOURCE EN EAU
19.1 Assurer une gestion durable
des eaux pluviales
19.2 Réduire la consommation d?eau
19.3 Sensibiliser et conduire
des actions pédagogiques
20. PRÉSERVER ET RESTAURER LES SOLS,
LA BIODIVERSITÉ, LES MILIEUX NATURELS
20.1 Préserver et restaurer les fonctionnalités
écologiques des sols
20.2 Préserver et restaurer la biodiversité
20.3 Valoriser et sensibiliser
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 97
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L?évaluation au service de
l?amélioration continue des projets
d?aménagement durable
Mettre en place une démarche
d?évaluation pour améliorer en
continu
L?évaluation d?un projet d?aménagement vise à
mieux piloter son projet, fédérer les partenaires
et faire évoluer les pratiques d?aménagement.
L?évaluation consiste à observer les réalisations,
les résultats et les impacts du projet de territoire,
sur les politiques, les pratiques, les comporte-
ments des acteurs et mesurer l?atteinte d?objec-
tifs fixés pour répondre à son ambition initiale. Un
bon processus d?évaluation engage toutes les par-
ties prenantes (élus, techniciens, experts, usagers,
citoyens?) qui doivent être impliquées aux étapes
pertinentes du projet et garantir un suivi sur le
temps long, incluant sa gestion et ses usages.
Acculturation progressive à
l?évaluation dans le cadre de la
démarche ÉcoQuartier
L?évaluation des projets d?aménagement durable
est identifiée dès les origines de la démarche
ÉcoQuartier comme un levier méthodologique
clé pour en mesurer l?ambition, en suivre l?at-
teinte des objectifs et l?améliorer en continu. Cela
s?incarne dans l?engagement 5 du guide de l?amé-
nagement durable : évaluer, mesurer l?impact et
améliorer en continu. La manière d?évaluer est
adaptable à chaque projet, selon son contexte,
ses caractéristiques et ses objectifs. L?évaluation
est un outil méthodologique au service du projet :
on parle de stratégie d?évaluation. Une fois posés
les objectifs stratégiques et opérationnels, le por-
teur de projet se dote d?indicateurs. Quantitatifs
ou qualitatifs, les indicateurs doivent permettre
de rendre compte de l?atteinte des objectifs et le
porteur doit être en capacité de les mesurer tout
au long du projet. Les projets d?aménagement
durable croisent des enjeux et des acteurs variés
et évoluent dans le temps. Les objectifs définis par
le porteur de projet suivent cette complexité et le
choix des indicateurs à mobiliser est crucial. Les
deux tomes du référentiel pour l?évaluation des
ÉcoQuartiers (2016 et 2017) ont servi de guides
méthodologiques pour aider l?appropriation de
l?évaluation et de ses finalités. Ils offrent aussi des
propositions d?indicateurs de suivi éprouvés parmi
lesquels choisir pour mesurer l?impact des projets.
Enjeux et finalités
de l?approche performancielle
Ce corpus d?aide à l?évaluation reste une res-
source précieuse pour orienter les porteurs de
projets dans leur stratégie d?évaluation. 10 ans
après le lancement de la démarche, l?appropria-
tion de ces outils se révélant encore trop dispa-
rate, la démarche ÉcoQuartier renouvelée met
également en place une approche performan-
cielle plus claire. Elle permet d?une part de mieux
accompagner les porteurs de projet dans leur
stratégie d?évaluation et d?autre part, au niveau
national, de garantir la performance des quartiers
labellisés au regard des défis de la ville durable.
Un socle commun de vingt indicateurs nationaux
clés a ainsi été défini à partir de méthodes de
calcul harmonisées. Sans préjuger de la stratégie
d?évaluation propre à chaque projet, ce panel
minimal d?indicateurs permet de disposer de
références partagées et objectivées. Les habitants
et usagers disposent de données compréhen-
sibles pour comprendre et agir sur les impacts de
leur lieu de vie. Les candidats mobilisent les indi-
cateurs du projet pour en valoriser les résultats et
en piloter l?amélioration continue. Les experts de
la démarche bénéficient de mesures objectives et
contextualisées.
Élaboration du socle
commun d?indicateurs
Pour garder une démarche accessible à tous, cette
obligation de remontée de données a été limitée
aux indicateurs représentatifs des enjeux prio-
ritaires de l?aménagement durable. L?exercice a
donc été fait de croiser les dimensions et engage-
ments du guide de l?aménagement durable avec
les 4 défis de la ville durable issus de la démarche
Habiter la France de Demain : Sobriété, Inclusion,
ANNEXE 3
98 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 98240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 98 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
Résilience et Création de valeurs. Cela a permis
d?identifier les points prioritaires sur lesquels il est
attendu qu?un ÉcoQuartier apporte des garan-
ties de performance, et qu?il est donc nécessaire
d?évaluer. Une fois ces objectifs évaluatifs posés,
la sélection a été faite en mobilisant les bases
d?indicateurs déjà utilisées par ailleurs par des
porteurs de projet. Cette sélection a été partagée
et débattue avec les partenaires de la démarche
lors des commissions nationales ÉcoQuartier pour
s?assurer de la cohérence de la liste finale. Enfin,
les indicateurs pré-identifés ont été confrontés à
la réalité d?opérations candidates à la labellisation
pour vérifier la capacité des porteurs de projet à
les renseigner. Ce processus a abouti à une liste de
20 indicateurs dont le renseignement est obliga-
toire pour candidater au label ÉcoQuartier.
Intégration et rôle des indica-
teurs dans les différentes phases
de la démarche ÉcoQuartier
L?intégration du socle commun d?indicateurs se
fait dès l?amont et tout au long de la vie du projet.
? Lors de l?engagement dans la démarche, il est
demandé au porteur de projet de se doter d?une
stratégie d?évaluation et de prendre connaissance
du socle commun d?indicateurs pour amorcer son
protocole d?évaluation.
? Lors de la revue d?ÉcoProjet, le projet a un niveau
de maturité qui lui permet de définir la valeur
cible pour chacun des indicateurs : un objectif de
performance réaliste et contextualisé.
? Pour la labellisation, il est demandé de renseigner
la performance réalisée. Parmi les 20 indicateurs,
15 sont à renseigner à l?étape ÉcoQuartier Livré,
les 5 autres sont réservés à l?étape ÉcoQuartier
Vécu
Les valeurs renseignées doivent toujours être mises
en regard des réponses aux engagements du réfé-
rentiel. En effet, l?interprétation des valeurs saisies
pour les indicateurs complète l?analyse qualitative
du projet en apportant un éclairage ou en signa-
lant éventuellement des points saillants. Cette vigi-
lance est partagée entre les experts qui examinent
le projet candidat à la labellisation et les porteurs
de projets : l?évaluation sert le projet, pas l?inverse.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 99
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DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
SOBRIÉTÉ
Encourager la
sobriété dans la
consommation
des ressources
naturelles et de
l?énergie
Minimiser
l?artificialisation par
l?optimisation de la
ressource foncière
s1
Consommation totale d?espaces
naturels, agricoles et forestiers du
quartier et rapportée au nombre
de logements et d?emplois
Superficie d?espaces
naturels, agricoles
ou forestiers (ENAF)
consommés pour la
réalisation du quartier
(en Ha)
ET
Superficie d?ENAF consommés
pour la réalisation du quartier
Logements + emplois créés au sein du quartier
6 20
s2
Part de bâtiments
conservés
Surface de plancher de bâtiments conservés
Surface de bâtiments neufs créés + Surface de bâtiments conservés
x 100
6 10
13 18
Garantir la
performance
énergétique
s3 Part des bâtiments neufs en
anticipation de la réglementation
thermique existante
Surface de plancher de bâtiments neufs anticipant la réglementation
en vigueur (RT antérieure à la RE2020) ou le prochain jalon de la RE2020
Surface de plancher totale de bâtiments neufs dans le projet
x 100 16 17
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement
Surface de plancher de bâtiments
existants rénovés énergétiquement*
Surface de plancher de bâtiments
existants conservés
x 100
*Rénovation énergétique
performante : DPE passe
à B, sauf pour les classes F
et G (DPE passe à C)
13 17
s5
Consommation des
bâtiments du quartier
Consommation
énergétique
moyenne
Toutes
sources
d?énergie
en kWhEF/m²/an 17
Développer
les énergies
renouvelables
locales
s6 Production d?énergie renouvelable
rapporté à la consommation totale
du quartier
Somme de la chaleur et électricité issues d?énergie renouvelable
produites dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
Somme des consommations d?électricité, de gaz et de chaleur
dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
x 100 17
Minimiser la
consommation de
matériaux et favoriser
l?écoconception
s7 Part des bâtiments intégrant
des matériaux biosourcés,
géosourcés et / ou de réemploi
Surface de plancher construite dans chaque bâtiment du quartier
atteignant une quantité minimum de matériaux biosourcés géosourcés
ou issus du recyclage (selon le type de construction)
Surface de plancher totale
x 100 13 18
INCLUSION
Proposer une offre
de logement pour
tous de qualité
(énergétique,
environnementale
et d?usage),
adaptée,
diversifiée et
abordable et des
espaces publics
favorables à la
rencontre (et à
l?activité physique)
Favoriser la diversité
des profils et des
parcours résidentiels
des habitants du
quartier
i1 Part totale de logements sociaux
et distinction par typologie
de financement
Nombre de
logements sociaux
Nombre total de
logements dans
l?opération
x 100 ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements
sociaux par typologie
Nombre total de logements
dans l'opération
x 100
Dont
nombre de
logements
assimilés :
PLAI, PLUS,
PLS/BRS/PSLA
7
i2
Part de logements
abordables
Nombre de logements dont le prix de vente
est accessibleaux ménages du 6e décile du territoire
Nombre total de logements vendus dans l?opération
x 100 7
Garantir la
qualité d?usage et
architecturale des
logements pour tous
i3
Qualité d?usage
des logements
Nombre de logements répondant
aux 3 critères de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements répondant
à chaque critère de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
x 100 9 16
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement
Nombre d?habitants de l?ÉcoQuartier
d?accord ou tout à fait d?accord avec
les deux assertions
Nombre total d?habitants ayant répondu
x 100
Les deux assertions issues
de l?enquête habitants :
? Les espaces publics proposent
une qualité d?usage satisfaisante
? Les logements proposent une qualité
d?usage satisfaisante
8 9
Méthode de calcul des 20 indicateurs
100 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 100240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 100 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
SOBRIÉTÉ
Encourager la
sobriété dans la
consommation
des ressources
naturelles et de
l?énergie
Minimiser
l?artificialisation par
l?optimisation de la
ressource foncière
s1
Consommation totale d?espaces
naturels, agricoles et forestiers du
quartier et rapportée au nombre
de logements et d?emplois
Superficie d?espaces
naturels, agricoles
ou forestiers (ENAF)
consommés pour la
réalisation du quartier
(en Ha)
ET
Superficie d?ENAF consommés
pour la réalisation du quartier
Logements + emplois créés au sein du quartier
6 20
s2
Part de bâtiments
conservés
Surface de plancher de bâtiments conservés
Surface de bâtiments neufs créés + Surface de bâtiments conservés
x 100
6 10
13 18
Garantir la
performance
énergétique
s3 Part des bâtiments neufs en
anticipation de la réglementation
thermique existante
Surface de plancher de bâtiments neufs anticipant la réglementation
en vigueur (RT antérieure à la RE2020) ou le prochain jalon de la RE2020
Surface de plancher totale de bâtiments neufs dans le projet
x 100 16 17
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement
Surface de plancher de bâtiments
existants rénovés énergétiquement*
Surface de plancher de bâtiments
existants conservés
x 100
*Rénovation énergétique
performante : DPE passe
à B, sauf pour les classes F
et G (DPE passe à C)
13 17
s5
Consommation des
bâtiments du quartier
Consommation
énergétique
moyenne
Toutes
sources
d?énergie
en kWhEF/m²/an 17
Développer
les énergies
renouvelables
locales
s6 Production d?énergie renouvelable
rapporté à la consommation totale
du quartier
Somme de la chaleur et électricité issues d?énergie renouvelable
produites dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
Somme des consommations d?électricité, de gaz et de chaleur
dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
x 100 17
Minimiser la
consommation de
matériaux et favoriser
l?écoconception
s7 Part des bâtiments intégrant
des matériaux biosourcés,
géosourcés et / ou de réemploi
Surface de plancher construite dans chaque bâtiment du quartier
atteignant une quantité minimum de matériaux biosourcés géosourcés
ou issus du recyclage (selon le type de construction)
Surface de plancher totale
x 100 13 18
INCLUSION
Proposer une offre
de logement pour
tous de qualité
(énergétique,
environnementale
et d?usage),
adaptée,
diversifiée et
abordable et des
espaces publics
favorables à la
rencontre (et à
l?activité physique)
Favoriser la diversité
des profils et des
parcours résidentiels
des habitants du
quartier
i1 Part totale de logements sociaux
et distinction par typologie
de financement
Nombre de
logements sociaux
Nombre total de
logements dans
l?opération
x 100 ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements
sociaux par typologie
Nombre total de logements
dans l'opération
x 100
Dont
nombre de
logements
assimilés :
PLAI, PLUS,
PLS/BRS/PSLA
7
i2
Part de logements
abordables
Nombre de logements dont le prix de vente
est accessibleaux ménages du 6e décile du territoire
Nombre total de logements vendus dans l?opération
x 100 7
Garantir la
qualité d?usage et
architecturale des
logements pour tous
i3
Qualité d?usage
des logements
Nombre de logements répondant
aux 3 critères de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements répondant
à chaque critère de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
x 100 9 16
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement
Nombre d?habitants de l?ÉcoQuartier
d?accord ou tout à fait d?accord avec
les deux assertions
Nombre total d?habitants ayant répondu
x 100
Les deux assertions issues
de l?enquête habitants :
? Les espaces publics proposent
une qualité d?usage satisfaisante
? Les logements proposent une qualité
d?usage satisfaisante
8 9
{{
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 101
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DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
CRÉATION
DE VALEURS
Diversifier
l?offre de services
et d?équipements
et intensifier les
usages de la ville
Rendre accessibles
toutes les fonctions
urbaines nécessaires
à tous les usagers
du quartier
c1
Proximité des services de base
Superficie de l?ÉcoQuartier à moins
de 500 m du panier de services
Superficie de l?opération
x 100
Services considérés :
? approvisionnement en produits
alimentaires de base
? école maternelle et primaire
? centres médicaux, médecins
? centres culturels et de loisirs (ex :
bibliothèques publiques, musées, cinémas,
théâtres et autres)
? espaces verts publics
11 12
Encourager
l?intensité
urbaine
c2
Densité bâtie
Nombre d?équivalent logements
+ nombre d?équivalents logements
Superficie de l?opération
hors espaces verts publics (en logts/Ha)
Avec 1 équivalent logement
pour 70 m² SDP autres que logements 6 9
Développer une
offre de mobilité
décarbonnée et
l?intermodalité
au regard des
besoins du
territoire
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
Linéaire d'aménagements cyclables
+ Linéaire de zones piétonnes
+ Linéaire de zones de rencontre
Linéaire de voirie potentiellement cyclable
x 100 8 14
c4
Offre de mobilité alternative
à la voiture individuelle
Superficie de l?ÉcoQuartier à proximité
d?une offre de mobilité alternative
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Arrêts de transports en commun
et distances seuils considérés :
? tramway ou métro (500 m)
? bus ou de voiture partagée (300 m)
? gares ferroviaires ou routières ou aires
de covoiturage (à moins de 3 km en zone
non-urbaine).
14 17
c5 Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail (%)
Nombre de ménages utilisant
principalement un mode alternatif
à la voiture pour le trajet domicile-travail
Nombre total de ménages dans l?ÉcoQuartier
x 100 Issu de l?enquête
habitants 14 17
RÉSILIENCE
Penser le bien-être
des habitants
et la qualité
du cadre de vie
comme des leviers
de la résilience
du quartier
Offrir un cadre de vie
sûr et sain favorable
à des modes de vie
sains
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté
par des nuisances sonores
Superficie de l?ÉcoQuartier affectée
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Une surface est affectée par le bruit
d?une source de nuisance sonore
selon sa distance à celle-ci et le
niveau sonore de référence
de celle-ci
8
r2
Exposition aux risques naturels
et technologiques (%)
Superficie de l?ÉcoQuartier exposée
à un aléa fort ou moyen
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100 16
Développer des
espaces de nature
en ville aux bénéfices
environnementaux
et sociaux
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
Somme de (superficie de l'ÉcoQuartier
de chaque type de surface X coefficient
associé à ce type de surface)
Superficie totale de l'ÉcoQuartier
ET
Les sous-indicateurs :
Surface d'espace en pleine terre
Surface totale de l'opération
19 20
r4
Surface d?espaces verts
publics par habitants
Superficie totale d?espaces verts publics
Nombre d?habitants dans le périmètre
de l?ÉcoQuartier
En m2/hab 8 12 16
102 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 102240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 102 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
CRÉATION
DE VALEURS
Diversifier
l?offre de services
et d?équipements
et intensifier les
usages de la ville
Rendre accessibles
toutes les fonctions
urbaines nécessaires
à tous les usagers
du quartier
c1
Proximité des services de base
Superficie de l?ÉcoQuartier à moins
de 500 m du panier de services
Superficie de l?opération
x 100
Services considérés :
? approvisionnement en produits
alimentaires de base
? école maternelle et primaire
? centres médicaux, médecins
? centres culturels et de loisirs (ex :
bibliothèques publiques, musées, cinémas,
théâtres et autres)
? espaces verts publics
11 12
Encourager
l?intensité
urbaine
c2
Densité bâtie
Nombre d?équivalent logements
+ nombre d?équivalents logements
Superficie de l?opération
hors espaces verts publics (en logts/Ha)
Avec 1 équivalent logement
pour 70 m² SDP autres que logements 6 9
Développer une
offre de mobilité
décarbonnée et
l?intermodalité
au regard des
besoins du
territoire
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
Linéaire d'aménagements cyclables
+ Linéaire de zones piétonnes
+ Linéaire de zones de rencontre
Linéaire de voirie potentiellement cyclable
x 100 8 14
c4
Offre de mobilité alternative
à la voiture individuelle
Superficie de l?ÉcoQuartier à proximité
d?une offre de mobilité alternative
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Arrêts de transports en commun
et distances seuils considérés :
? tramway ou métro (500 m)
? bus ou de voiture partagée (300 m)
? gares ferroviaires ou routières ou aires
de covoiturage (à moins de 3 km en zone
non-urbaine).
14 17
c5 Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail (%)
Nombre de ménages utilisant
principalement un mode alternatif
à la voiture pour le trajet domicile-travail
Nombre total de ménages dans l?ÉcoQuartier
x 100 Issu de l?enquête
habitants 14 17
RÉSILIENCE
Penser le bien-être
des habitants
et la qualité
du cadre de vie
comme des leviers
de la résilience
du quartier
Offrir un cadre de vie
sûr et sain favorable
à des modes de vie
sains
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté
par des nuisances sonores
Superficie de l?ÉcoQuartier affectée
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Une surface est affectée par le bruit
d?une source de nuisance sonore
selon sa distance à celle-ci et le
niveau sonore de référence
de celle-ci
8
r2
Exposition aux risques naturels
et technologiques (%)
Superficie de l?ÉcoQuartier exposée
à un aléa fort ou moyen
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100 16
Développer des
espaces de nature
en ville aux bénéfices
environnementaux
et sociaux
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
Somme de (superficie de l'ÉcoQuartier
de chaque type de surface X coefficient
associé à ce type de surface)
Superficie totale de l'ÉcoQuartier
ET
Les sous-indicateurs :
Surface d'espace en pleine terre
Surface totale de l'opération
19 20
r4
Surface d?espaces verts
publics par habitants
Superficie totale d?espaces verts publics
Nombre d?habitants dans le périmètre
de l?ÉcoQuartier
En m2/hab 8 12 16
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 103
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 103240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 103 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
6
(Re)faire le quartier
avec l?existant
s1
Consommation totale d?espaces naturels,
agricoles et forestiers du quartier et
rapportée au nombre de logements et
d?emplois. La surface d?espaces naturels
agricoles et forestiers consommée pour un projet
d?urbanisme mesure la capacité du projet à limiter
l?artificialisation. Elle doit être mise en regard des
efforts réalisés pour mobiliser le potentiel déjà
artificialisé (recyclage foncier, densification, etc.).
Rapporter cette consommation au nombre
de logements et d?emplois permet de valoriser
les fonctions urbaines crées en renouvellement,
à partir de l?existant.
s2
Part de bâtiments conservés. La part
des bâtiments existants conservés au sein
du projet valorise l'effort de la collectivité
de préserver et de réutiliser son
patrimoine bâti. La valeur renseignée sera mise
en perspective avec l'état du bâti existant,
ses besoins de requalification ou encore
de la complexité technique de l'opération.
c2
Densité bâtie. La densité de logements
(et équivalents) donne un repère simple
pour montrer l?effort d?optimisation
du foncier concerné par le projet.
La comparaison entre l?avant et l?après-projet
rend compte du travail d?identification et de
mobilisation des potentiels de densification
dans les espaces déjà urbanisés.
7
Favoriser le vivre-
ensemble, la solidarité,
l?inclusion
i1
Part totale de logements sociaux et
distinction par typologie de financement.
La part de logements sociaux produits
dans un quartier permet de qualifier
la réponse du projet aux besoins des ménages
modestes. Les catégories de logements sociaux
sont établies en fonction des catégories de revenus
des bénéficiaires. Si ces proportions sont estimées
à l?échelle du projet en réponse à un enjeu de mixité
sociale, elles ont également une incidence sur les
équilibres territoriaux avec les quartiers environnants.
i2
Part de logements abordables. La part
de logements abordables à la vente
pour un ménage du 6e décile qualifie
l?accessibilité financière de l?offre produite
dans le quartier pour 40 % des ménages de la
collectivité. L?indicateur peut donc être accompagné
d?une analyse plus fine du niveau d?accessibilité des
logements pour les ménages les plus modestes.
8
Assurer un cadre de vie
favorable au bien-être
et à la santé
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement.
La proportion d?habitants ayant participé
à l?enquête qui sont satisfaits de leur
quartier et de leur logement permet de fournir
une estimation du ressenti global d?un quartier
vécu. Le bien-être individuel et collectif étant une
notion complexe à mesurer, l?indicateur doit être
accompagné de l?analyse qualitative de l?enquête
habitants.
c3
Taux de cyclabilité de la voirie. Le taux
de cyclabilité de la voirie mesure la
compatibilité des voiries du quartier aux
mobilités actives. Il qualifie donc l?effort
fait pour favoriser une activité physique quotidienne,
pratique qui est un déterminant majeur de santé
et de bien être, physique et psychologique.
Dimension 2
CADRE DE VIE
ET USAGES
Correspondance entre
les indicateurs et les engagements
104 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 104240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 104 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté par
des nuisances sonores. Les sources
de nuisances prises en compte sont les
voiries routières, qui génèrent localement
un niveau sonore et une pollution atmosphérique
élevés. Ce sont deux facteurs d?impact sur la
santé lorsque l?exposition est quotidienne. Cette
proportion montre l?exposition dans un contexte
particulier, mais ne rend pas compte de l?action
menée par le porteur pour s?y adapter.
r4
Surface d?espaces verts publics par
habitants. Lorsqu?ils sont accessibles,
les espaces de nature en ville sont des
lieux polyvalents en matière de bien-être
et de santé. Ils présentent des fonctions écologiques
qui bénéficient à la santé (dépollution de l?eau,
des airs et des sols, rafraîchissement urbain, etc.).
Ce sont aussi des lieux d?activité physiques
et d?interactions sociales.
9
Concevoir un projet alliant
qualité urbaine, paysagère
et architecturale
i3
Qualité d?usage des logements.
L?indicateur donne la proportion
de logements qui présentent des
caractéristiques de conception,
favorables à une qualité de vie (traversant, surface
habitable, espaces extérieurs privatifs, etc.), éléments
déterminants du projet urbanistique et architectural.
i4
Satisfaction des habitants vis à vis de leur
quartier et de leur logement. L?expression
de la part des habitants d?une satisfaction
globale vis-à-vis de leur quartier et de leur
logement est le signal d?un projet urbain, paysager
et architectural qui correspond aux attentes des
usagers. C?est un indicateur global qui doit être
questionné et affiné dans le cadre d?une approche
sensible pour l?appréhender de la manière la plus
juste possible.
c2
Densité bâtie. Associée à une analyse
de la satisfaction et du confort du cadre
de vie, la densité bâtie donne une idée de
la capacité du projet à allier une vie locale
intense et la désirabilité de l?offre. Favoriser une
intensité d?usages en évitant les conflits d?usages
est un défi urbanistique et architectural majeur
en réponse aux enjeux croisés de sobriété
foncière et de création de valeurs.
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre.
L?indicateur mesure la capacité
du projet à préserver et à restaurer
les fonctions écologiques des sols. Il rend
compte à ce titre d?une conception urbanistique
et paysagère qui produit des équipements et
des usages sans fragiliser les milieux naturels.
10
Valoriser le patrimoine,
l?histoire et l?identité du
site et de ses habitants
s2
Part de bâtiments conservés. Le choix
de conserver les bâtiments pré-existants
représente un premier indicateur de la
stratégie de valorisation du patrimoine
du site. Le seul fait de conserver un bâtiment
ne constitue toutefois pas en soi une démarche
patrimoniale. Il conviendra ainsi d?étudier ce
qui est mis en place en matière de valorisation.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 105
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 105240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 105 20/06/2024 11:0820/06/2024 11:08
11
Contribuer à une transi-
tion économique, régéné-
rative, sociale et solidaire
c1
Proximité des services de base.
Les éléments du « panier de services
de base » correspondent à une offre locale
de services qui est dynamique, solidaire
et créatrice d?emplois dans le tissu économique
du quartier. Cet indicateur ne permet pas une
analyse fine des filières et de leur soutenabilité
et doit donc être accompagné d?une approche
qualitative de cette offre de services.
12
Favoriser la proximité
et la diversité des
fonctions
c1
Proximité des services de base.
La proximité des services de base
est l?indicateur principal permettant
de qualifier la réponse du projet au
défi de la « ville du quart d?heure » répondant
aux enjeux de sobriété et d?attractivité.
Cet indicateur rend compte de la diversité
des fonctions offertes par le quartier
et ses alentours.
r4
Surface d?espaces verts publics par
habitants. Les espaces verts publics
sont des lieux de vie qui offrent des
fonctions urbaines de loisirs et d?activité
physique. Y avoir accès à proximité de son logement
est donc un marqueur d?un cadre de vie qui propose
une mixité d?usages aux résidents.
13
Optimiser l?utilisation des
ressources et développer
les filières locales
et les circuits courts
s2
Part de bâtiments conservés. Favoriser
la conservation plutôt que la démolition/
reconstruction c?est optimiser les ressources
utilisées dans la fabrique du quartier.
L?indicateur en lui-même ne permet pas de mesurer
la mobilisation des filières locales, mais il démontre
un attachement à la réutilisation des ressources
à disposition.
s4
Part des bâtiments existants rénovés
énergétiquement. La rénovation
des bâtiments permet de requalifier
l?enveloppe bâtie sans démolition/
reconstruction, donc en économisant les ressources
que cela représente. C?est aussi une intervention
qui mobilise une main d?oeuvre souvent locale.
Les programmes de rénovation peuvent avoir
un effet important sur les filières locales.
s7
Part des bâtiments intégrant des
matériaux biosourcés, géosourcés et/ou
de réemploi. Le réemploi dans la
construction à l?échelle d?un quartier
instaure une logique d?économie circulaire dans le
cycle de vie des bâtiments. Cela favorise l?émergence
de filières économiques soutenables et locales.
Pour les matériaux bio ou géo-sourcés, un projet
d?aménagement peut aider à structurer des filières
locales émergentes. Toutefois l?indicateur seul ne
rend pas compte de la territorialisation des filières.
Dimension 3
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
106 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 106240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 106 20/06/2024 11:0820/06/2024 11:08
14
Encourager les mobilités
durables et actives
c3
Taux de cyclabilité de la voirie.
La proportion de la voirie favorable
au vélo est un marqueur de l?effort du
porteur de projet pour favoriser le report
de la voiture individuelle vers les mobilités actives.
Si le taux de cyclabilité rend compte du linéaire
cyclable il ne donne toutefois pas d?indication
sur sa sécurisation ou sa continuité, facteurs clés
de l?utilisation dont il convient de s?assurer.
c4
Offre de mobilité alternative à la
voiture individuelle. La disponibilité
à proximité des logements, des réseaux
de transports en commun ou d?aires
de covoiturage, donne une idée de l?offre de modes
de déplacements alternatifs à la voiture individuelle.
Pour qu?elle soit compétitive, d?autres aspects
doivent toutefois être mis en place de manière
adaptée aux besoins du territoire (densité et
desserte du réseau, cadencement, tarification, etc.).
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail. Cet indicateur complète
ceux qui qualifient l?offre de modes de
déplacements alternatifs en donnant une estimation
de leur efficacité réelle. Ces 3 indicateurs, mis
en regard les uns des autres, donnent une vision
de l?adéquation entre l?offre de mobilités et
la demande.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 107
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 107240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 107 20/06/2024 11:0820/06/2024 11:08
16
Renforcer la résilience
face aux changements
climatiques et aux risques
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique exis-
tante. La nouvelle réglementation
environnementale de la construction
neuve (RE2020) ajoute une notion de garantie
du confort d?été dans les logements. L?anticipation
de ses seuils inclut donc un enjeu d?adaptation des
lieux de vie aux effets du changement climatique,
en l?occurrence aux vagues de chaleur.
i3
Qualité d?usage des logements.
Au-delà de la qualité d?usage globale,
l?indicateur rend compte du caractère
traversant du logement et de l?existence
d?espaces extérieurs privatifs. En cas de fortes
chaleurs, ce sont des caractéristiques qui
permettent à l?habitant d?améliorer
son confort thermique.
r2
Exposition aux risques naturels et
technologiques. La part du quartier
exposée aux risques est un indicateur
de contexte, qui ne rend pas compte à
lui seul de l?action du projet pour assurer la résilience
face aux risques en question. Il permet de d?alerter
le porteur de projets sur les facteurs de vulnérabilité
du territoire et d?orienter son projet en fonction.
17
Contribuer à l?atténuation
du changement climatique
et favoriser la sobriété et
les énergies renouvelables
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique
existante. Entre sa phase de construction
et son usage, le bâtiment est un secteur
majeur de contribution aux émissions de gaz à effet
de serre. La RE2020 limite l?impact carbone des
bâtiments sur l?ensemble de leur cycle de vie.
L?anticipation de ses paliers permet de garantir
une meilleure sobriété énergie-carbone.
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement. Chercher à
répondre aux besoins de logements et
d?équipements en requalifiant plutôt
qu?en construisant est un levier de sobriété dans
la consommation de matériaux, d?énergie et de
carbone. La rénovation permet aussi de réduire
la dépense énergétique des résidents.
s5
Consommation des bâtiments du
quartier. C?est une donnée globale sur
la consommation énergétique réelle qui
peut être comparée à la performance
énergétique théorique des bâtiments. Le résultat
peut mettre en lumière des leviers d?amélioration,
dans les pratiques de tous, permettant d?améliorer
la consommation effective.
s6
Production d?énergie renouvelable
rapportée à la consommation totale
du quartier. Le fait de rapporter la
consommation énergétique à la
production d?énergie renouvelable locale permet
d?évaluer aussi les efforts faits pour une production
énergétique décarbonée et renouvelable. L?énergie
renouvelable considérée peut être consommée
localement ou distribuée sur le réseau. L?indicateur
ne rend pas compte des fonctionnements en
autoconsommation.
c4
Offre de mobilité alternative à la voiture
individuelle. Les déplacements quotidiens
sont un facteur majeur d?émissions de gaz
à effet de serre. Proposer une offre de
mobilité alternative à la voiture individuelle permet
un report modal vers des moyens de déplacement
moins émetteurs.
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail. Les déplacements
quotidiens sont un facteur majeur
d?émissions de gaz à effet de serre. L?indicateur
permet de mesurer les pratiques réelles de
déplacement des usagers et éventuellement
de pouvoir réorienter leur accompagnement
en fonction.
Dimension 4
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
108 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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18
Éviter, réduire,
recycler, valoriser
les déchets
s2
Part de bâtiments conservés. L?indicateur
permet d?évaluer l?effort fait pour conser-
ver l?enveloppe bâtie, donc d?éviter des
interventions qui sont génératrices de
produits de déconstruction. Avant de réfléchir au
réemploi ou au recyclage, la première étape est
d?éviter le déchet en optimisant ce qui existe.
s7
Part des bâtiments intégrant des
matériaux biosourcés, géosourcés et/ou
de réemploi. L?indicateur qualifie entre
autres la contribution du projet à mobiliser
la filière du réemploi dans ses modes constructifs.
Le réemploi permet de valoriser des matériaux
qui seraient sinon considérés comme des déchets.
19
Préserver, gérer
et restaurer la
ressource en eau
r3
Coefficient de biotope par surface, et
coefficient de pleine terre. Le coefficient
de pleine terre permet de donner le ratio
des surfaces qui favorisent l?infiltration des
eaux pluviales donc le cycle naturel de l?eau. Cela
permet aussi de limiter les besoins d?apports en eaux
des espaces de nature, mais le coefficient ne donne
pas d?indications sur la quantité d?eau économisée.
20
Préserver et restaurer
les sols, la biodiversité,
les milieux naturels
s1
Consommation totale d?espaces
naturels, agricoles et forestiers
du quartier et rapportée au nombre
de logements et d?emplois. Limiter
la consommation d?espaces naturels permet de
préserver des milieux propices au développement
de la biodiversité. Avant de chercher à restaurer
les fonctionnalités écologiques en ville, il est
nécessaire d?éviter les impacts de l?urbanisation
sur les milieux naturels existants.
r3
Coefficient de biotope par surface, et
coefficient de pleine terre. Le coefficient
de biotope rend compte de la densité
de milieux favorables à la biodiversité.
Le fonctionnement d?un écosystème est complexe
et l?indicateur doit être complété d?une analyse
qualitative de la diversité du vivant. Il est important
de contextualiser cet indicateur : un quartier en
extension avec un bon CBS conserve un impact
négatif sur la biodiversité alors qu?un quartier en
renouvellement avec un CBS faible peut l?améliorer.
r4
Surface d?espaces verts publics
par habitants. L?indicateur qualifie
l?accessibilité des espaces de nature
pour la population plutôt que sa capacité
à acceuillir la biodiversité. Ces espaces verts
publics jouent tout de même un rôle crucial
de sensibilisation et d?attachement aux bénéfices
que l?habitant peut tirer de la nature, donc
à sa préservation.
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Acteurs / usagers
de la santé pertinents
Instance « Santé » : gouvernance chargée
d?accompagner et d?inciter à la prise en
compte de la santé tout au long d?une
opération d?aménagement. Elle est com-
posée a minima d?un acteur appartenant
à la maîtrise d?ouvrage urbaine (bureaux
d?études techniques, équipe de maîtrise
d?oeuvre urbaine, etc.) et d?un acteur du
secteur de la santé (représentant d?une
instance de santé publique comme
l?Agence Régionale de Santé, l?Observa-
toire Régional de santé, etc.).
Agences Régionales de Santé
(ARS)
Établissements publics administratifs de
l?État français chargés de la mise en oeuvre
de la politique de santé dans leur région.
Les ARS ont pour but d?assurer un pilo-
tage unifié de la santé en région, de mieux
répondre aux besoins de la population et
d?accroître l?efficacité du système.
AMAP (Association pour
le Maintien de l?Agriculture
Paysanne)
Association qui assure un lien direct entre
l?agriculteur et le consommateur, per-
mettant au producteur de maintenir son
activité et au consommateur d?avoir des
produits locaux, frais et de saison.
Approche écosystémique
L?approche par écosystème consiste en
une gestion globale des ressources en
terres et en eau, de la faune et de la biodi-
versité qui favorise leur protection et leur
utilisation durable de manière équitable
sur le long terme. Cette stratégie pro-
meut la protection et l?utilisation durable
des terres, de l?eau et des moyens de sub-
sistance de manière équitable. Elle est
l?un des principes les plus fondamentaux
de la gestion durable.
Approche en coût global
Consiste à prendre en compte l?en-
semble des coûts (directs et indirects) liés
au cycle de vie d?un « système », comme
le projet d?ÉcoQuartier, l?espace public, le
bâti, etc.
Approche systémique
Méthode d?analyse d?un système com-
plexe avec un point de vue global. Elle
se focalise moins sur la compréhension
exhaustive de toutes les composantes
du système que sur l?analyse de leurs
interactions et de leur fonctionnement
entre elles.
Artificialisation des sols
Transformation durable des fonctions éco-
logiques d?un sol par son occupation ou son
usage : un sol qui servait d?habitat naturel
ou de support de culture est affecté à des
fonctions urbaines, bâtimentaires ou de
transport (habitat, activités, commerces,
infrastructures, équipements publics?). Ce
changement d?usage s?accompagne d?une
transformation de la nature et de la fonc-
tionnalité des sols : imperméabilisation, sta-
bilisation, compactage, etc.
Autopartage / Vélopartage
Autopartage : Un système d?utilisation par-
tagée d?une flotte de véhicules par diffé-
rents usagers et pour de courtes durées
(voitures en libre-service).
Vélopartage : vélos en libre-service mis à
disposition gratuite ou non permettant
de lever trois freins à la pratique du vélo :
le stationnement à domicile, le vol et la
maintenance.
Bail Réel Solidaire (BRS)
Le Bail Réel Solidaire est un contrat de
longue durée qui unit un Organisme de
Foncier Solidaire (OFS) et un preneur.
Dispositif concernant un habitat neuf ou
ancien, il permet de dissocier le foncier
du bâti pour faire baisser le prix des loge-
ments afin d?en permettre l?acquisition à
des familles aux revenus modestes, grâce
à un prêt et à une redevance mensuelle.
Le BRS permet à des ménages, sous condi-
tions de plafond de ressources, d?accéder
à un logement en-dessous des prix du
marché. En contrepartie, ces ménages ne
pourront revendre le logement qu?à un
prix de cession encadré, inférieur au prix
du marché, et à un ménage répondant
aux mêmes critères de ressources que
ceux auxquels ils étaient soumis.
Bioéconomie
Ensemble des secteurs économiques issus
de la production et de la valorisation du
vivant. La bioéconomie regroupe l?agri-
culture, la sylviculture, la pêche, l?agroa-
limentaire, les produits biosourcés, et
géo-sourcés utilisés dans les matériaux ou
la chimie, la valorisation des déchets orga-
niques et de l?énergie stockée dans la bio-
masse. Elle permet d?utiliser au maximum
une énergie abondante, renouvelable et
gratuite, comme l?énergie solaire.
Biosourcés ou géosourcé
Biosourcés : matériaux partiellement ou
totalement issus de la biomasse (bois,
chanvre, colza, paille, liège?).
Géosourcés : matériaux issus de ressources
d?origine minérale (terre crue ou pierre
sèche).
Souvent locaux et peu transformés, voire
issus du réemploi ou du recyclage, leur uti-
lisation, comme matériaux de construction
notamment, permet de réduire l?empreinte
environnementale et de développer les
filières économiques du territoire.
Cadre de vie
Concept subjectif permettant de carac-
tériser l?ensemble des attributs d?un
espace urbain ou rural. Il fait référence
à tout ce qui nous entoure, à l?échelle
locale comme les éléments du paysage
ou du milieu (climat?), les aménage-
ments, les acteurs culturels, etc.
Circuit court
Forme de vente de produits limitant à un
le nombre d?intermédiaire entre le pro-
ducteur et le consommateur. Le circuit
court ne garantit pas de proximité phy-
sique, pour cela, on parle de circuit de
proximité. Circuits courts et de proximité
vont souvent de pair.
Il existe plusieurs formes de vente en
circuits courts : vente directe entre les
producteurs et les consommateurs ?
marchés paysans, point de vente collec-
tif entre plusieurs producteurs ? magasin
de producteurs, AMAP.
DéfinitionsANNEXE 4
110 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Conception bioclimatique
Prise en compte dans la conception d?un
bâtiment du climat, actuel et à venir, et de
l?environnement pour réduire ses besoins
énergétiques (chauffage, refroidissement,
éclairage notamment) et améliorer sa qua-
lité et sa résistance. Le choix du terrain,
l?orientation et la disposition du bâtiment
et les matériaux utilisés sont des para-
mètres à notamment prendre en compte,
en fonction de l?exposition solaire, des
vents dominants, des écoulements d?eau,
etc., dans une conception bioclimatique.
Courte distance
Préconisée par la Commission euro-
péenne (livre vert), la ville des courtes
distances vise à introduire l?essentiel des
services quotidiens à moins de 800 m des
logements, des pôles d?échanges ou des
parcs relais. La ville des courtes distances,
en densifiant les zones résidentielles dans
des quartiers multifonctionnels, avan-
tage les transports collectifs et favorise
les circulations actives (vélo, marche) au
détriment des déplacements effectués
en voiture individuelle.
Déchets d?activités économiques
(DAE)
Les DAE comprennent tous les déchets
qui ne sont pas des déchets ménagers au
sens de l?article R. 541-8 du Code de l?en-
vironnement : entreprises industrielles et
du BTP, artisans et commerçants, services
publics (écoles, administrations?), pro-
fessionnels de santé (hôpitaux publics et
cliniques privées, médecins?), services
tertiaires, particuliers hors de leurs domi-
ciles (déchets des établissements rece-
vant du public, transports?).
Densité
Dans le secteur de l?aménagement dura-
ble, il s?agit du rapport entre l?effectif de
la population d?une zone géographique
et la superficie de cette zone. La densité
est le plus souvent exprimée en individus
par unité de surface (par exemple, habi-
tants / km2). La densité exprime le rapport
entre un indicateur quantitatif (démogra-
phie, nombre de logements, d?emplois?)
et une surface d?étude donnée.
On peut parler de densité résidentielle
(nombre de logements / Surface), de den-
sité de population (nombre d?habitants /
Surface), mais aussi de densité bâtie,
densité d?activités économiques, densité
d?équipements publics, densité d?espaces
verts, etc.
La densité vécue correspond elle à la per-
ception subjective des niveaux de densité
propre à chaque individu.
Diagnostic prospectif
Un diagnostic prospectif présente une
vision collective et systémique qui met
en évidence les possibles dynamiques
territoriales. Il est établi à partir des
représentations, d?une rétrospective, de
comparaisons avec d?autres territoires et
de statistiques dynamiques. Il identifie
les tendances qui paraissent influentes
sur l?évolution du territoire.
Diagnostic territorial
Il s?agit de réaliser une « photographie » du
territoire à un instant donné : les forces et
faiblesses économiques, les attentes des
populations, les dynamismes, les enjeux
environnementaux, sociaux et culturels?
Un diagnostic territorial peut se faire avec
les services de l?État, les collectivités, les
acteurs économiques, de la société civile
et les citoyens.
Eaux grises
Eaux usées domestiques faiblement pol-
luées (évacuation douche ou lavabo) pou-
vant être utilisées pour d?autres activités
ne réclamant pas d?eau parfaitement
propre, (évacuation des excréments, net-
toyage véhicule, etc.).
Eaux noires
Également appelées « eaux vannes », les
eaux noires sont les eaux domestiques
contenant le sous-produit de la digestion
(matières fécales et urines). Dangereuses
pour la santé, elles nécessitent un traite-
ment assainissant avant de pouvoir être
restituées dans la nature.
Eaux pluviales
Terme utilisé pour les eaux de pluie après
qu?elles ont touché le sol ou une surface
construite ou naturelle susceptible de les
intercepter ou de les récupérer (toiture,
terrasse, chaussée, arbre, etc.).
Éco-citoyenneté
Concept demandant un comportement
individuel ou collectif invitant à agir quo-
tidiennement en observant les principes
et les règles de préservation de l?environ-
nement.
Écoconception
Intégration de la protection de l?environ-
nement dès la conception des biens ou
services. Elle a pour objectif de réduire les
impacts environnementaux des produits
tout au long de leur cycle de vie : extrac-
tion des matières premières, production,
distribution, utilisation et fin de vie.
Écologie Industrielle
et Territoriale (EIT)
L?écologie industrielle et territoriale (EIT)
est un levier pour mobiliser les acteurs
de terrain en faveur de la transition éco-
logique. Elle se concrétise par la mise en
commun volontaire de ressources par des
acteurs économiques d?un territoire, en
vue de les économiser ou d?en améliorer
la productivité : partage d?infrastructures,
d?équipements, de services, de matières?
En proposant des solutions territoriales,
coopératives et innovantes de gestion
des ressources, l?écologie industrielle
et territoriale transforme les systèmes
de production et de consommation
en favorisant les fonctionnements en
quasi boucle fermée. Elle s?inscrit dans la
démarche « réduire, réutiliser et recycler »
de l?économie circulaire.
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Énergies grises (ou intrinsèques)
Somme des énergies consommées lors du
cycle de vie d?un matériau ou d?un pro-
duit : la production, l?extraction, la trans-
formation, la fabrication, le transport,
la mise en oeuvre, l?entretien et enfin le
recyclage.
Énergies renouvelables
et de récupération (EnR&R)
Les énergies renouvelables sont les sources
d?énergie considérées comme inépuisables
à très long terme, et qui n?engendrent pas
ou peu d?émissions polluantes. Parmi ces
énergies se trouvent le solaire, le biomasse,
le thermique, l?éolien, l?hydraulique, la géo-
thermie.
Les énergies renouvelables et de récu-
pération (EnR&R) correspondent à la
récupération des énergies renouvelables
sur des équipements qui en émettent,
dans une dynamique de valorisation des
sources de chaleur. L?énergie récupérée
de la chaleur générée par l?incinération
de déchets en est une illustration.
Épannelage
En architecture, il désigne la taille et la
forme générale que peut prendre un bâti-
ment en fonction des règlements d?urba-
nisme. Il est défini formellement par un
graphique qui indique les lignes droites
ou courbes dans lesquelles doivent s?ins-
crire les constructions de la zone urbaine.
Il est appelé parfois « gabarit ».
ESS (Économie Sociale
et Solidaire)
L?ESS désigne un ensemble d?entreprises
(coopératives, mutuelles, associations
ou fondations) dont le fonctionnement
interne et les activités sont fondés sur un
principe de solidarité et d?utilité sociale.
Ces entreprises adoptent des modes de
gestion démocratiques et participatifs.
Elles encadrent strictement l?utilisation
des bénéfices qu?elles réalisent : le profit
individuel est proscrit et les résultats sont
réinvestis. Leurs ressources financières
sont généralement en partie publiques.
Éviter, Réduire, Compenser (ERC)
La démarche ERC a pour objectif de limi-
ter les atteintes à l?environnement, toutes
thématiques confondues (biodiversité, air,
bruit, eau, sol, santé des populations?).
L?ordre de cette séquence traduit une
hiérarchie : l?évitement est à favoriser
comme la seule option qui garantisse la
non atteinte à l?environnement. Ensuite
sont réduites les atteintes qui ne peuvent
pas être évitées. La compensation ne doit
intervenir qu?en dernier recours, quand les
impacts n?ont pu être ni évités ni réduits.
Externalité positive ou négative
Une externalité positive est une situation
où un acteur bénéficie de l?action d?un
autre sans en payer le coût financier.
C?est le cas d?un apiculteur qui, grâce à
ses abeilles, participe à la pollinisation
des arbres et des fleurs de l?arboriculteur
le plus proche sans que ce dernier ne le
rémunère.
Une externalité négative est une situa-
tion où un acteur est défavorisé par un
autre sans recevoir de compensation.
Fab-Lab
Contraction de « laboratoire de fabrica-
tion », le Fab-Lab désigne un lieu ouvert au
public où différentes sortes de machines
et d?outils sont mis à disposition pour la
conception et la réalisation d?objets.
Formes urbaines
À l?échelle du quartier, types d?organi-
sation de l?espace, des configurations
spatiales du bâti (manière dont sont
disposés les éléments urbains dans l?es-
pace) et des agencements spécifiques
des espaces publics (proportion entre le
sol bâti et le sol non bâti, voiries, places,
espaces verts, etc.).
Gaz à effet de serre (GES)
Constituants gazeux de l?atmosphère, tant
naturels qu?anthropiques, qui absorbent
et réémettent le rayonnement infrarouge
et contribuent à l?effet de serre. Les princi-
paux GES émis par les activités humaines
sont le dioxyde de carbone, le méthane
et l?ozone. Ces émissions en excès dans
l?atmosphère génèrent un réchauffement
de celle-ci.
Gestion différenciée (GD)
Approche raisonnée de la gestion des
espaces verts permettant une gestion
plus respectueuse de l?environnement
sans perte de qualité. Elle remet en ques-
tion le tout horticole, sans toutefois le
bannir.
Habitat Participatif
Reposant sur une démarche citoyenne : il
permet à des groupes de personnes de
construire leur logement et de partager
un mode de vie écologique et commu-
nautaire, à moindre coût. Des réponses
collaboratives à de nombreux enjeux
de société peuvent être apportées (lien
social, bien vieillir, pratiques écorespon-
sables et préservation de l?environne-
ment, logement abordable, etc.).
Handicap
Toute limitation d?activité ou restric-
tion de participation à la vie en société
subie dans son environnement par
une personne en raison d?une altéra-
tion substantielle, durable ou définitive
d?une ou plusieurs fonctions physiques,
sensorielles, mentales, cognitives ou
psychiques, d?un polyhandicap ou d?un
trouble de santé invalidant.
Îlot de chaleur urbain
Phénomène d?élévation de la tempéra-
ture dans les environnements densément
urbanisés lié principalement aux maté-
riaux et à la forme des bâtiments, à l?oc-
cupation des sols, à la circulation du vent,
au manque de végétaux en ville, et aux
dégagements de chaleur liés aux activités
humaines.
Il est particulièrement accentué dans les
espaces très artificialisés.
Intensité urbaine
La notion d?intensité urbaine ajoute une
dimension qualitative à la notion de
densité urbaine en privilégiant la qualité
sensible de la ville, la qualité environne-
mentale, la diversité des usages, la pré-
sence des services de la vie quotidienne
(commerces de proximité, écoles, ser-
vices sociaux et publics), la possibilité d?y
accéder par les mobilités actives ou les
transports collectifs, etc.
112 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Insertion viaire
Ensemble des voies de circulation qui des-
servent le projet, des plus importantes
(autoroutes urbaines, boulevards?) aux plus
modestes (venelles, rues privées, impasses).
Logistique du dernier kilomètre
Concept désignant le transport de mar-
chandises en ville, à savoir la dernière
étape de la chaîne de distribution des
biens vers les consommateurs finaux.
Cette étape représente un fort coût éco-
nomique, social et environnemental si elle
n?a pas été pensée en amont de la concep-
tion du quartier.
Métabolisme territorial
Moyen de mesure de la comptabilité des
flux d?énergies et de matières (entrants et
sortants) nécessaires au fonctionnement
d?un territoire. Il compare les territoires à
des corps vivants qui ont besoin de puiser
des matières et de l?énergie qu?ils consom-
ment, transforment puis excrètent.
Mixité intergénérationnelle
Cette mixité consiste à rassembler, dans
des logements et plus largement des lieux
de vie destinés à de jeunes étudiants et
actifs et à des personnes âgées. L?objectif
est de renforcer le lien social et les rela-
tions entre les générations (accessible
aux enfants, étudiants, personnes âgées,
actifs, familles). Elle favorise la transmis-
sion d?expérience et de savoirs entre per-
sonnes d?âges différents permettant un
bénéfice mutuel.
Mixité fonctionnelle
Désigne le fait d?assurer, à toutes les
échelles d?organisation du territoire, une
diversité de fonctions nécessaires à la vie
sur le territoire : résidentielles, activités
économiques, loisirs, mobilités, services
publics, équipements sportifs, culturelles,
associations, etc.
Mixité sociale
Cohabitation, sur un même territoire, de
personnes d?origines sociales et cultu-
relles diverses ayant différents niveaux
de revenus. Elle est facteur de cohésion
et d?une société inclusive.
PADD (Projet d?Aménagement
et de Développement Durable)
Élément incontournable du Plan Local
d?Urbanisme (PLU ou PLUi), il présente
les objectifs et les orientations générales
concernant le développement urbanis-
tique, économique, social et environ-
nemental d?une commune ou d?une
communauté de communes durant une
période donnée (10 à 20 ans).
Partie prenante
Est définie comme « partie prenante »
d?un projet, « tout individu ou groupe
ayant un intérêt dans les décisions ou
activités d?une organisation. » (Source :
ISO 26000, ISO,2010).
Patrimoines
On en dénombre plusieurs catégories :
les immeubles et les sites patrimoniaux
(patrimoine immobilier), les documents
et les objets patrimoniaux (patrimoine
mobilier), le patrimoine immatériel (tradi-
tions et savoir-faire), les paysages culturels
patrimoniaux, les personnages historiques
décédés et les lieux et les événements his-
toriques.
PCAET (Plan Climat-Air-Énergie
Territorial)
Document de planification qui permet
d?aborder la problématique climat-air-
énergie et qui définit des objectifs pour
atténuer et s?adapter au changement
climatique, protéger et favoriser la biodi-
versité, améliorer l?efficacité et la sobriété
énergétique et produire davantage d?éner-
gies renouvelables et de récupération? Le
PCAET se construit à l?échelle intercom-
munale ou métropolitaine et les PLU(i)
doivent y être compatibles.
PEMD (Diagnostic Produit
Équipement Matériaux Déchets)
Diagnostic permettant de déterminer la
nature, la quantité et la localisation des
matériaux et produits de construction
et de s?assurer de réemployer ou réutili-
ser les produits, équipements, matériaux
issus de travaux afin de pallier aux pénu-
ries actuelles et à venir de matières pre-
mières.
Perméabilité du quartier
Désigne la possibilité de traverser un îlot
ou un quartier de façon directe et efficace,
par une diversité? de modes de déplace-
ment. La perméabilité résulte de la trame
de rues, de sa hiérarchie et de sa forme,
ainsi que de l?absence de barrières phy-
siques entre les milieux.
PLU (Plan Local d?Urbanisme)
Document d?urbanisme à l?échelle d?une
commune ou d?une intercommunalité
(PLUi) qui définit les grandes orientations?
Concrètement, il s?agit d?un document qui
définit les grandes orientations d?aména-
gement sur la base du projet de la collec-
tivité et réglemente la constructibilité du
territoire (ambition et stratégies d?aména-
gement, formes des constructions, zones
urbaines / à urbaniser / naturelles / agricoles).
PNACC (Plan national
d?adaptation au changement
climatique)
Parallèlement aux politiques d?atténuation
du changement climatique, la démarche
d?adaptation vise à en limiter les impacts
inévitables et les dommages associés sur
les activités socio-économiques et sur la
nature. Les politiques publiques d?adap-
tation ont pour objectifs d?anticiper les
impacts à attendre du changement clima-
tique, de limiter leurs dégâts éventuels en
intervenant sur les facteurs qui contrôlent
leur ampleur et de profiter des opportuni-
tés potentielles.
Polarités existantes ou projetées
La notion de polarité urbaine décrit les
effets spatiaux des villes sur les territoires
environnants, leurs interactions avec les
villes voisines. Souvent, la polarité allie
une concentration géographique de
fonctions urbaines (logements, activi-
tés, équipements, services) et des axes
de communication efficaces vers l?ex-
térieur. Ces éléments de performance
territoriale génèrent des dynamiques
d?attraction du pôle vers sa périphérie
(flux d?emplois, de consommations, d?ac-
tivités?).
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 113
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Prévention situationnelle
Action qui vise à dissuader les potentiels
auteurs d?actes de malveillance de passer
à l?acte en intervenant sur l?environne-
ment le plus en amont possible.
Réhabilitation des friches
Réhabilitation du foncier déjà artificia-
lisé en zone urbanisée permettant de
donner un nouvel usage à des zones
délaissées sur lesquelles des travaux
de réhabilitation du bâti ou, à défaut,
de déconstruction et d?aménagement
doivent être menés pour leur requalifica-
tion, par exemple en zones d?activités ou
en espaces naturels.
Repair-café
Atelier permettant de mettre en lien des
personnes souhaitant réparer un objet et
des structures du réemploi et des béné-
voles formés à la réparation et au réem-
ploi. Le Repair café peut être installé
dans un lieu dédié comme une recycle-
rie, ou faire l?objet d?ateliers ponctuels et
itinérants.
Ressourcerie / recyclerie
Structure de réemploi / réutilisation qui
récupère, revalorise et / ou répare et
revend au grand public des biens usagés
ou d?occasion sur un territoire.
Risques
Les politiques françaises de prévention
des risques, qu?ils soient d?origine natu-
relle ou technologique, définissent le
risque comme la probabilité d?occur-
rence de dommage compte tenu des
interactions entre facteurs d?endomma-
gement (aléas) et facteurs de vulnérabilité
(peuplement, répartition des biens).
SCOPE 1, 2 et 3
Périmètre au sein duquel sont étudiées
les émissions de gaz à effet de serre du
projet.
Scope 1 : émissions directes de gaz à effet
de serre, issues de combustibles fossiles
(pétrole, gaz, charbon?).
Scope 2 : émissions indirectes liées à l?éner-
gie issues de la consommation d?électri-
cité et des réseaux de chaleur /froid.
Scope 3 : autres émissions indirectes, et
représente en général la très grande majo-
rité des émissions liées à l?activité.
SCoT (Schéma de Cohérence
Territorial)
Document de planification du territoire
sur le moyen-long terme (20 ans) qui
s?applique à l?échelle d?un bassin de vie,
d?emploi ou une aire urbaine.
Ce document prévoit un cadre de réfé-
rence pour les questions d?habitat, de
mobilités, d?aménagement commercial,
d?environnement (énergie, climat et bio-
diversité notamment).
SDAGE (Schéma Directeur
d?Aménagement et de Gestion
des Eaux)
Outil de planification prévu pour 6 ans
pour assurer la gestion de la ressource en
eau et des écosystèmes aquatiques. Ce
schéma s?applique à l?échelle du grand
bassin hydrographique (12 en France) et
s?impose aux documents de planification
(SRADDET, SCoT, PCAET, PLU?).
Il fixe des objectifs de moyen et de long
terme en lien avec plusieurs thématiques :
égalité des territoires, énergie, biodiver-
sité, déchets, habitat, transports, qualité
de l?air, etc.
Sobriété foncière
Démarche consistant à optimiser l?utilisa-
tion des espaces déjà urbanisés et à ques-
tionner les nouveaux besoins d?extension
pour préserver au maximum les sols de
l?artificialisation. Cela permet d?éviter de
disperser l?habitat, les emplois, les ser-
vices, allongement des déplacements
ainsi que de préserver la biodiversité.
Solutions Fondées sur la Nature
(SFN)
Actions qui s?appuient sur les écosys-
tèmes et les services qu?ils rendent pour
relever des défis qui se posent à nos
sociétés. La nature et les écosystèmes
favorisent la résilience face au change-
ment climatique, aux risques naturels et
à l?approvisionnement en eau, etc.
SRADDET (Schéma Régional
d?Aménagement de
Développement Durable
et d?Égalité des Territoires)
Document de planification prescriptif
mis en place par le conseil régional et
qui s?imposent aux documents locaux
d?urbanisme (SCoT, PCAET et PLU
notamment) qui doivent être compa-
tibles avec celui-ci.
Il fixe des objectifs de moyen et de long
terme en lien avec plusieurs théma-
tiques : égalité des territoires, énergie,
biodiversité, déchets, habitat, trans-
ports, qualité de l?air, etc.
SRCE (Schéma Régional
de Cohérence Écologique)
Document cadre qui sert de base pour les
documents de planification. Il contient :
un diagnostic des enjeux de biodiversité,
une identification des trames vertes et
bleues, la mise en place d?outils cartogra-
phiques et d?un plan d?action territorial
notamment.
Il fixe des objectifs de moyen et de long
terme en lien avec plusieurs thématiques :
égalité des territoires, énergie, biodiver-
sité, déchets, habitat, transports, qua-
lité de l?air? Sauf exception, le SRCE est
remplacé par le SRADDET qui constitue
le document cadre à l?échelle régionale
de définition et de mise en oeuvre de la
trame verte et bleue.
114 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Trames vertes, bleues, brunes
et noires | Trames écologiques
La trame verte et bleue est une démarche
qui vise à maintenir, protéger et reconsti-
tuer des réseaux de milieux naturels où les
espèces animales et végétales peuvent
circuler et interagir afin qu?elles puissent
assurer leur cycle de vie (s?alimenter, se
déplacer, se reproduire, se reposer?) au
même titre que l?homme.
Ces réseaux sont constitués des habi-
tats (les « réservoirs de biodiversité ») et
des zones de déplacement des espèces
(« les corridors écologiques »).
L?ambition de cette démarche est d?ins-
crire la préservation de la biodiversité dans
les politiques d?aménagement du terri-
toire, notamment en intégrant ces trames
dans les documents de planification.
Trame verte : milieux naturels terrestres.
Trame bleue : milieux aquatiques et
humides.
Trame brune : continuité des sols vivants.
Trame noire : réseaux des espèces noc-
turnes. Cette démarche s?attache en
particulier à la question de la pollution
lumineuse.
Tri des 7/9 flux
Valorisation permettant la lutte contre le
gaspillage de manière obligatoire pour 7
d?entre eux : papier / carton, métal, plas-
tique, verre, bois, fraction minérale et
plâtre ; voire non-règlementaire : textile,
biodéchets.
Urbanisme frugal
Façon d?aménager le territoire ayant pour
ambition de faire mieux avec moins pour
préserver les écosystèmes. Permettant de
répondre aux besoins essentiels des habi-
tants, il mobilise les ressources locales,
matérielles et humaines : habitants, usa-
gers, terrains disponibles, matériaux,
technologies faiblement consomma-
trices d?énergie, etc.
Urbanisme tactique
Façon d?aménager temporairement et
simplement le territoire via des aména-
gements mobilisables permettant de
démontrer les possibles modifications de
fonctionnalités d?un espace. Il mobilise
souvent les ressorts de l?art et de l?évène-
mentiel portés par des habitants et / ou
des collectifs de personnes.
Urbanisme transitoire
Occupation de l?espace public ou privé
par des aménagements et des activités
pour une durée déterminée. Vecteur
de dynamisme du quartier et de renfor-
cement du lien social, on parle d?urba-
nisme « transitoire » parce que les projets
accompagnent généralement un chan-
gement d?image, de fonction, d?usage,
ou de statut d?un espace.
Zone à Faibles Émissions (ZFE)
Dispositif imposé pour les métropoles
françaises les plus peuplées et encouragé
dans les grandes agglomérations, dont la
mise en oeuvre est soutenue par l?État. Il
vise à faire baisser les émissions de pol-
luants afin d?améliorer la qualité de l?air
et de garantir aux habitants de respirer
un air qui ne nuise pas à leur santé.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 115
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116 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
Chers contributeurs,
Le Bureau des villes et des territoires durables tient à
exprimer ses plus sincères remerciements à tous ceux qui
ont participé au travail collaboratif mis en place autour
de la réalisation du nouveau guide de l?aménagement
durable.
Votre engagement et votre expertise ont été essentiels
à la conception de ce guide actualisé et accessible
à tous les porteurs de projets désireux d?entrer dans
une approche vertueuse d?aménagement durable.
Il contribuera largement à accélérer la diffusion et la mise
en oeuvre dans les territoires des réponses aux grands défis
de la ville durable : sobriété dans la consommation des
ressources et de l?énergie, résilience notamment face au
changement climatique, inclusion et création de valeurs
sur les territoires.
Nous remercions tout particulièrement les correspondants
ville durable des Directions régionales de l?aménagement,
de l?environnement et du logement et des Directions
départementales des territoires et de la mer qui se
sont fortement impliqués dans ce projet, ainsi que les
Directions d?administration centrale du ministère de la
Transition écologique et de la cohésion des territoires,
et le ministère de la Culture.
? Le Commissariat général
au développement durable
(CGDD)
? La direction générale
de l?aménagement, du
logement et de la nature
(DGALN) et les Architectes
et Paysagistes Conseils de
l?État de la DGALN
? La Direction générale
de l?énergie et du climat
(DGEC) dont l?ONERC
? La direction générale
des infrastructures, des
transports et de la mer
(DGITM)
? La direction générale de
la prévention des risques
(DGPR)
? La Mission
interministérielle pour la
qualité des constructions
publiques (MIQCP)
? Le groupement d?intérêt
public Europe des projets
architecturaux et urbains
(GIP EPAU)
? Le Plan urbanisme
construction architecture
(PUCA)
Nous remercions nos partenaires institutionnels,
associatifs, experts et professionnels de l?aménagement
pour la pertinence de leurs contributions
et leur implication dans ce projet :
ADEME - Agence de la
transition écologique
Alliance HQE-GBC
Anah - Agence nationale de
l?habitat
ANCT - Agence nationale
de la cohésion des
territoires
ANRU - Agence nationale
pour la rénovation urbaine
Banque des territoires
CEREMA - Centre d?études
et d?expertise sur les
risques, l?environnement, la
mobilité et l?aménagement
CERQUAL
CERTIVEA
? CNOA ? Conseil national
de l?ordre des architectes
? Compagnie des rêves
urbains
? CSTB ? Centre scientifique
et technique du bâtiment
? Écomaires
? Efficacity
? Ekopolis
? EPASE - Établissement
Public d?Aménagement de
Saint-Etienne
? EPFAG - Établissement
Public Foncier et
d?Aménagement de la
Guyane Europan France
? FNPRF ? Fédération des
parcs naturels régionaux de
France
? FNAU ? Fédération
nationale des agences
d?urbanisme
? FNCAUE - Fédération
Nationale des CAUE
? FVD ? France ville durable
? GPA - Grand Paris
Aménagement
? Intercommunalités
de France
? LPO - Ligue pour la
protection des oiseaux
? Paris & Métropole
Aménagement
? PCC ? Petites Cités
de Caractère
? Plantes et Cités
? UNAM ? Union nationale
des aménageurs
? USH ? Union sociale
pour l?habitat
? Et les villes de Doué-
en-Anjou, Durtal, Le
Mesnil-Saint-Denis,
Melle, Saint-Pantaléon,
et la Communauté de
communes Mellois-en-
Poitou, ainsi que l?Atelier
Raisonné ? ADER&CO.
Nous remercions les équipes des agences 360, Néoclide
et Giboulées pour leur accompagnement dans la mise
en oeuvre du projet et la réalisation graphique du guide.
Je remercie enfin tout particulièrement l?équipe du
Bureau des villes et territoires durables de la Direction
générale de l?aménagement, du logement et de la nature,
qui pilote la démarche ÉcoQuartier, ainsi que le conseiller
international et ville durable de la sous-direction de
l?aménagement durable, pour leur implication sans faille
dans la réalisation de ce projet : Bruno Bessis, Céline
Callegari (pilote du projet), Colin Cauchois, François
Kellerhalls-Hosso, Pascale Kouassigan, Yann Lancien,
Émilie Lepoivre, Isabelle Moritz, Marianne Vebr
et Lorène Pourias, stagiaire au sein du bureau.
Florence Drouy
Cheffe du Bureau des villes et territoires durables
DGALN / DHUP / AD
REMERCIEMENTS
116 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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NOTES
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NOTES
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© Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature. Juin 2024
Conception et réalisation : / Troiscentssoixante/Neoclide
Illustrations : Camille Leplay - Imprimé sur papier 100 % recyclé par Adequat
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 119
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INVALIDE) (ATTENTION: OPTION ent durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment sont associés les acteurs
de la santé au projet ?
Comment le projet améliore-t-il
l?accès à l?offre de soins et
de prévention ?
Comment le projet renforce-t-il
l?activité physique, la mise
en mouvement pour tous ?
Comment le projet favorise-t-il
la nature en ville ?
Engagement 8
Assurer un cadre de vie favorable
au bien-être et à la santé
Notion 8.1 Favoriser un urbanisme favorable
à la santé et au bien-être
RECOMMANDATIONS
? Associer les acteurs?/?usagers
de la santé pertinents du territoire
dans la conception du projet.
? Identifier en quoi le projet
améliore et adapte l?offre
de prévention et de soins,
notamment pour les plus fragiles.
? Aménager des espaces publics
incitant à la pratique d?activités
physiques, ludiques et culturelles,
adaptés à tous les publics de toutes
tranches d?âge.
? Aménager ou restaurer des espaces
de nature, des espaces de calme /
ressourcement dans les espaces
publics.
La santé et le bien-être sont déterminés en grande partie par des facteurs envi-
ronnementaux. Ces questions et la préservation des écosystèmes et de l?envi-
ronnement sont donc liées. Il s?agit de les aborder de façon systémique, par
des choix d?aménagement qui contribuent à un urbanisme favorable à la santé.
Cela passe par la mobilisation de l?ensemble des acteurs de la santé du terri-
toire autour de la prise en compte des enjeux qui lient l?urbanisme à la santé.
Une instance « santé » peut être intégrée au sein de la gouvernance élargie du
projet pour construire une stratégie globale du quartier en termes de santé.
Le constat de disparités territoriales et d?inégalités sociales dans l?accès au soin,
ainsi que la vulnérabilité des citoyens face au réchauffement climatique, néces-
sitent de prendre en considération les besoins de santé des citoyens, notam-
ment les plus fragiles, mais aussi l?amélioration de l?accès à l?offre de prévention
et de soin, dès la programmation du projet.
La façon dont les espaces publics sont aménagés influence par ailleurs les acti-
vités physiques, ludiques et culturelles des usagers, dont les répercussions sont
grandes sur leur santé et leur bien-être. Plusieurs leviers en matière d?aménage-
ment urbain permettent d?inciter à l?activité physique et aux mobilités actives :
réduction de la place de la voiture dans l?espace public au profit d?infrastruc-
tures piétonnières et cyclables, réalisation d?espaces ludiques et sportifs en
extérieur, etc. La mise en place d?actions de sensibilisation et d?acculturation
sur l?évolution des usages et des comportements écoresponsables par exemple
avec des ARS (Agences Régionales de Santé) contribuent également au déve-
loppement de bonnes pratiques pour les citoyenss.
Enfin, en renforçant la place de la nature en ville, le projet contribue à protéger
et améliorer la santé et le bien-être des citoyens, mais aussi à préserver ou res-
taurer la biodiversité : création d?îlots de fraicheur et de lieux de ressourcement,
actions de désimperméabilisation des sols et de végétalisation des espaces
publics, etc.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 37
LES QUESTIONS À SE POSER
À quels types de nuisances et
pollutions les habitants et usagers
du projet sont-ils exposés ?
Comment le projet prend-il
en compte l?état sanitaire du site
et les nuisances identifiées ?
Comment le projet permet-il
de réduire l?exposition des
habitants et usagers aux
nuisances et pollutions ?
Notion 8.2 Prévenir et lutter contre les nuisances
et pollutions
RECOMMANDATIONS
? Identifier les expositions du quartier
afin de prendre en compte leurs
effets sur la santé des populations
et des écosystèmes, et adapter
le projet en conséquence.
? Réduire et prévenir les nuisances
et pollutions environnementales
affectant la santé humaine et
celle des écosystèmes du territoire
(pollution de l?air, lumineuse,
sonore).
? Privilégier des principes
constructifs favorables à la santé
et au bien-être : matériaux sains,
prise en compte de la qualité de
l?air intérieure et extérieure dans
la conception des logements,
dimension et luminosité appropriées
des habitations, ventilation
naturelle dans les logements, vues
dégagées, etc.
Il est important d?identifier et de cartographier les zones à plus fortes exposi-
tions aux nuisances d?un quartier (proximité des routes, d?industries, etc.) pour
établir un diagnostic et adapter le projet. L?objectif est de pouvoir identifier
tous les types de nuisances : pollution de l?air intérieur et / ou extérieur, pol-
lution sonore, pollution des sols, pollution de l?eau, nuisances olfactives, nui-
sances visuelles et / ou lumineuses, champs électromagnétiques, insalubrité des
logements existants, etc. Le croisement des données permet notamment de
favoriser l?éloignement des équipements et les espaces de vie sensibles (écoles,
EHPAD, etc.) des points de pollution.
Afin de prendre en compte toutes les nuisances dans la programmation, le plan
masse ainsi que dans les prescriptions architecturales, des « clauses santé » à
insérer aux différents cahiers des charges de consultation doivent être élaborés.
Le projet doit inciter à privilégier les principes constructifs favorables à la santé,
tels que l?utilisation de matériaux sains, la prise en compte de la qualité de l?air
intérieure et extérieure dans la conception des logements, des dimensions et
une luminosité appropriées dans les habitations, une ventilation naturelle dans
les logements, des vues dégagées, etc.
Le renforcement de la nature en ville permet également de réduire la pollution
de l?air et de lutter contre les îlots de chaleur.
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38 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi les choix d?aménagement
et de gestion favorisent-ils
le sentiment de sécurité ?
Le projet fait-il l?objet d?une étude
de sûreté et de sécurité publique
réglementaire ou d?un diagnostic
des enjeux de sécurité ? Si oui,
comment le projet prend-il
en compte les préconisations
et conclusions de l?étude ?
Quels acteurs spécifiques peuvent
être associés pour travailler sur
ces questions de sécurité ?
Notion 8.3 Proposer des aménagements favorisant
la sûreté et la sécurité dans l?espace public
RECOMMANDATIONS
? Associer la population
et les acteurs de la prévention
et de la sécurité.
? Privilégier des espaces dégagés,
lisibles, accessibles à tous
et proposer un éclairage adapté
et régulé.
Avec la contribution des habitants et usagers, le projet doit prendre en compte
les modes d?appropriation des espaces et la sécurité dans les aménagements en
appliquant les principes de la prévention situationnelle : privilégier des espaces
dégagés, lisibles, ouverts et accessibles à tous et proposant un éclairage adapté
et régulé.
Il s?agit également de favoriser la co-visibilité, de veiller à la présence de struc-
tures de proximité, et de programmer des espaces conviviaux, en encourageant
les animations urbaines. Le projet doit aussi intégrer une réflexion sur l?orienta-
tion des bâtiments, la lisibilité urbaine, le partage sécurisé de voiries, la limita-
tion de la vitesse, le dimensionnement des voies, etc.
Un travail en amont avec les acteurs de la prévention et de la sécurité (police,
Service Départemental d?Intervention et de Secours (SDIS), Service d?Aide
Médicale Urgente (SAMU), travailleurs sociaux, etc.) peut par ailleurs utilement
contribuer à mieux intégrer les contraintes des interventions urgentes et vitales.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 39
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 8
Située sur les rives de la Durance, à 45
kilomètres au nord de Manosque, la
commune de Volonne s?est engagée
dans la réalisation d?un ÉcoQuartier en
2013 afin d?enrayer la perte d?attracti-
vité à laquelle elle était confrontée. Pour
infléchir cette tendance, le projet d?Éco-
Quartier en centre-bourg a été lancé
sous forme de renouvellement urbain
et d?aménagement de dents creuses,
avec pour objectif de redynamiser les
emplois, les services et le lien social au
coeur du village, tout en regagnant des
marges de manoeuvre financières et en
parachevant sa transition écologique,
sociale et numérique. Livré en 2019,
l?ÉcoQuartier de Volonne répond lar-
gement aux ambitions fixées. Il s?inscrit
pleinement dans l?environnement his-
torique et naturel à l?échelle de la ville
et de l?intercommunalité. La requalifi-
cation des espaces publics dans le sens
d?un plus grand partage et apaisement
bénéficie fortement aux usagers, tout
comme la priorisation des mobilités
douces et le développement d?une
offre d?équipements destinée à l?en-
fance. De nouveaux services de santé
sont par ailleurs proposés, ainsi qu?une
offre de logements adaptée à tous, à
visée sociale et intergénérationnelle.
L?ÉcoQuartier centre-bourg de Volonne
témoigne particulièrement des apports
substantiels de la démarche pour la
santé et le bien-être des habitants. La
création d?une maison de santé acces-
sible, résiliente et confortable au quo-
tidien, tant pour les patients que pour
les professionnels de santé, a été d?une
importance cruciale pour améliorer
l?offre de prévention et de soin des
citoyens. Elle renforce le parcours de
soin de chaque habitant et constitue
un atout moteur pour l?installation de
nouveaux professionnels. Plus large-
ment, l?ÉcoQuartier de Volonne met en
lumière la capacité du projet à replacer
les questions de soin et de bien-être
au coeur de l?espace public. La réhabi-
litation d?espaces communs propices
aux échanges et aux rencontres, la
réduction de la place de la voiture au
profit des mobilités actives, sont autant
d?initiatives qui renforcent la cohésion
sociale et qui permettent à tous de
s?épanouir en extérieur.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 8
Centre-bourg Volonne
Volonne, Alpes-de-Haute-Provence, Provence-Alpes-Côte d?Azur
Contexte local Centre-bourg
Type de projet Renouvellement
urbain
Superficie (ha) 1,4
Superficie espaces verts (ha) 0,42
Nombre d?habitants prévus 300
Nombre de logements 135
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 47
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2013-2019
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2022
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de Volonne (maison
de santé, crèche, cantine, espaces
publics), bailleur H2P (2 résidences
de logements sociaux)
Maîtrise d?oeuvre du projet
Même équipe pluridisciplinaire
pour les 2 MOA : R + 4, Vert d?Eau,
Adret, M.G. Concept
Acteurs H2P (groupement de
commandes pour les 2 MOA)
©
X
av
ie
r
Em
er
y
i4
Satisfaction des habitants vis à vis de leur
quartier et de leur logement
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté par des
nuisances sonores
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
r4
Surface d?espaces verts publics par
habitants
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40 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet s?intègre-t-il
dans le paysage existant et
le contexte urbain ?
Comment sont traitées les limites
du projet (maillage, transitions
et franges urbaines) ?
Comment la composition, les
formes urbaines et l?aménagement
des espaces extérieurs (privés
et publics) du projet prennent-ils
en compte la trame urbaine,
les éléments bâtis et végétaux
présents sur le site, en valorisant
le paysage naturel ou urbain ?
Comment participent-ils
à la valorisation ou la création
d?un cadre de vie agréable
pour le quartier ?
Comment sont associés les usagers
à la conception et à la
modélisation des espaces
extérieurs ?
Comment la nature en ville est-elle
mise en oeuvre concrètement
dans les opérations du projet
et comment participe-t-elle
à la qualité du cadre de vie ?
Engagement 9
Concevoir un projet alliant qualité urbaine,
paysagère et architecturale
Notion 9.1 Assurer une insertion urbaine et
paysagère du quartier avec son environnement
RECOMMANDATIONS
? Travailler sur les continuités,
les transitions et les articulations
du projet avec le reste du territoire.
? Concevoir, via des équipes
pluridisciplinaires, la composition
urbaine et paysagère en proposant
des solutions adaptées et
contextuelles sur la perméabilité
du quartier, l?insertion viaire,
l?épannelage, les morphologies,
l?adaptation aux spécificités
locales, etc.
? Favoriser l?insertion du projet
dans le tissu urbain environnant en
prenant en compte l?existant et
les évolutions potentielles futures.
? Concevoir un projet urbain
s?appuyant sur les composantes
naturelles du site et notamment
les trames vertes, bleues, brunes
et noires et les éléments paysagers.
L?intégration du projet dans le tissu urbain existant doit être travaillée en veil-
lant aux continuités urbaines et aux articulations et aux transitions avec les
caractéristiques naturelles et bâties environnantes :
? prendre en compte la trame urbaine et viaire existante ainsi que les spécifici-
tés de la composition urbaine ;
? s?assurer une qualité de composition du projet en lien avec l?existant en pri-
vilégiant une interaction entre les volumes construits (existant, réhabilités ou
neufs) et les vides (espaces extérieurs, plantations, etc.) ;
? articuler le projet avec les éléments de composition naturels existants, notam-
ment les corridors écologiques (trames vertes et bleues, brunes et noires), les
vues, l?eau, etc.
L?association d?équipes pluridisciplinaires permettra d?aboutir à une insertion
urbaine du projet qualitative.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 41
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles sont les qualités paysagère,
urbaine et architecturale
(notamment concernant les
logements) du quartier, à la fois
du point de vue de l?urbaniste et
des professionnels, de la
collectivité, mais aussi des
habitants et des usagers
du quartier, des riverains ?
Comment les îlots et formes bâties
du projet participent-ils à une
qualité architecturale et paysagère
d?ensemble au sein du quartier
et de ses abords ?
De quelle manière le projet
favorise-t-il la création et la qualité
architecturales au regard de
l?identité du site et du contexte
architectural et urbain existant ?
La conception des projets de
réhabilitation, restauration,
valorisation d?immeubles existants
fait-elle l?objet d?une démarche
spécifique favorisant la création
et la diversité architecturales ?
Notion 9.2 (Re)créer des formes urbaines et
architecturales favorisant la qualité du cadre de vie
RECOMMANDATIONS
? Proposer des formes urbaines
et architecturales adaptées
au contexte et en accord avec
le territoire.
? Intégrer des espaces publics de
qualité, réfléchir à une répartition
cohérente avec les besoins
identifiés, traiter qualitativement
les interfaces entre les espaces
publics et privés, les parties
communes.
? Garantir la qualité des logements :
orientation, traversant,
prolongements extérieurs et
espaces privatifs, préservation de
l?intimité par la qualité des vis-à-vis,
vues et perspectives, confort
acoustique et thermique, etc.
? Privilégier la réversibilité
des bâtiments et l?évolutivité
des logements en réponse
aux évolutions des modes de vie,
de la configuration familiale, etc.
La conception du projet urbain et architectural doit favoriser la qualité du cadre
de vie à toutes les échelles (bâti, îlot et opération d?aménagement) :
? en intégrant et en s?appuyant sur les éléments de composition naturels exis-
tants : végétation, sol, eau, etc. ;
? en favorisant la requalification du bâti existant ;
? en proposant des projets de réhabilitation et de construction de qualité favo-
risant l?évolutivité des logements : formes architecturales, matériaux, etc. ;
? en intégrant des espaces extérieurs, des espaces communs, des espaces
publics généreux et confortables en toutes saisons ;
? en traitant qualitativement les interfaces entre les espaces publics et privés,
les parties communes, pour favoriser les interactions.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 202442
L?ÉcoQuartier Clichy-Batignolles se situe
sur un terrain de 54 hectares, à Paris
dans le 17e arrondissement. Ce site était
auparavant dédié à des infrastructures
ferroviaires. Il s?agit d?un programme
mixte composé de logements, d?acti-
vités tertiaires et productives, d?équi-
pements de commerces et de loisirs.
Laboratoire du développement durable,
ce projet est innovant, associant des
expérimentations dans la gouvernance
comme dans les réalisations. En matière
d?espaces verts publics, le projet dis-
pose d?un vaste parc urbain de 10 hec-
tares dans une conception créative et
contemporaine. Le nouveau palais de
justice de Paris et la Direction régionale
de la police judiciaire implantés Porte
de Clichy, desservis par la ligne 14 pro-
longée et le tramway, confèrent à l?opé-
ration une envergure métropolitaine et
l?inscrivent dans la perspective des nou-
velles places du Grand Paris.
La réalisation du grand parc urbain de
10 hectares au coeur du projet a été un
élément particulièrement fort de l?amé-
nagement. Il offre une grande ouverture
sur la ville ainsi qu?un espace de ren-
contre entre les quartiers aux alentours,
et constitue un îlot de fraîcheur au sein
d?un environnement particulièrement
dépourvu d?espaces verts. Le parc est
par ailleurs traversé par un réseau de cir-
culations douces dans le prolongement
des rues existantes, offrant des liaisons
simples et directes entre les quartiers.
Les opérations livrées sont d?une grande
qualité et créativité architecturales
et allient compacité et cadre de vie
agréable en proposant notamment des
vues au plus grand nombre. Un atelier
de travail en commun a également été
mis en place, réunissant l?ensemble des
maîtres d?ouvrage et architectes, afin de
les associer dans un processus de dia-
logue. L?objectif : inscrire le projet dans
une démarche globale de conception
(articulation entre espaces libres, privés
et publics, usages, organisation mor-
phologique des îlots, etc.).
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 9
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 9
Clichy-Batignolles
Paris, Paris, Île-de-France
Contexte local Friche ferroviaire
Type de projet Renouvellement
urbain
Superficie (ha) 54
Superficie espaces verts (ha) 10
Nombre d?habitants prévus 7 500
Nombre de logements 3 400
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 700
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2005-2020
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2020
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Paris, Paris & Métropole
Aménagement
Maîtrise d?oeuvre du projet
Atelier François Grether, agence
Jacqueline Osty, Omnium Général
Ingénierie (VRD), Inddigo / TRIBU,
Une autre Ville (AMO pilotage
environnemental)
Acteurs APUR, Bouygues Immobilier,
Bouwfonds Marignan, COGEDIM,
DRPJ, EMERIGE, EPPJP, RATP,
SAEMES, SNCF / RFF, STIF
©
C
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EM
A
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D
es
al
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i3
Qualité d?usage des logements
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement
c2
Densité bâtie
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 43
Engagement 10
Valoriser le patrimoine,
l?histoire et l?identité
du site et de ses habitants
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels acteurs mobiliser
localement pour identifier
et accompagner les évolutions
du patrimoine ?
Comment les mobiliser en amont
des phases de conception pour
contribuer à une progression
largement partagée des enjeux ?
Quelles sont les conclusions de
l?arpentage du site, quels éléments
de perception apporte-t-il sur
le patrimoine des lieux ?
Qu?induisent les pratiques
socio-culturelles localement,
en termes de programme
opérationnel, de circuits courts
fonctionnels (commerces, services,
activités, équipement, habitat) et
de procédés constructifs (savoir-
faire, matériaux de construction,
plantations) ?
Notion 10.1 Identifier les patrimoines locaux
RECOMMANDATIONS
? Mobiliser les acteurs qui
protègent et valorisent
les patrimoines du territoire
(acteurs culturels, acteurs socio-
économiques, services publics,
associations d?habitants, etc.)
dans les phases de diagnostic
et de conception du projet.
? Prendre en compte et s?appuyer
sur les composantes locales :
patrimoines culturels, patrimoines
vivants, arts, traditions, savoir-faire.
Identifier les patrimoines locaux constitue une étape essentielle de la concep-
tion du projet. Chaque site porte les traces de ses modes d?occupation : com-
prendre les différentes adaptations et dynamiques de la ville au fil du temps
permet de s?inscrire dans une continuité au regard des évolutions des besoins
et usages, sans perdre l?identité locale des lieux.
Il est important de mobiliser, dès les prémices du projet, le réseau des acteurs
pouvant contribuer à l?identification d?éléments de patrimoine : services de
l?État dont ABF, CAUE, architectes, paysagistes (dont ACE et PCE), associations
locales, élus, habitants et usagers du territoire, acteurs économiques, etc. Des
acteurs tels que des équipes pluridisciplinaires de concepteurs ou des artistes
peuvent par ailleurs utilement être missionnés.
Consulter, au-delà des documents réglementaires, ceux issus d?archives dépar-
tementales (cartes, photographies, peintures et représentations), voire les écrits
(presse, littérature, etc.), les récits et autres films, renseigne également sur la
culture locale et contribue à sa connaissance.
L?arpentage et la visite de terrain permettent quant à eux une appréhension
sensible du quartier en devenir, révèlent les perceptions (visuelle, sonore, etc.)
concernant les éléments de patrimoine (naturel ou bâti), confirment ou relati-
visent la connaissance théorique des lieux.
Les pratiques sociales, les activités économiques, rituelles ou de loisirs consti-
tuent également des éléments de patrimoine (patrimoines culturels, patri-
moines vivants, arts, traditions, savoir-faire) sur lesquelles s?appuyer pour
favoriser le dynamisme urbain.
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44 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels éléments de patrimoine
existants sont intégrés au projet
(patrimoine naturel et végétal,
urbain et architectural), et de
quelle manière (restaurés,
transformés, etc.) ?
Comment impliquer les habitants
et usagers dans la préservation
et la valorisation du patrimoine ?
Comment le projet d?aménagement
s?inscrit-il dans la culture et la
mémoire locales d?hier et
d?aujourd?hui ? Comment y
contribue-t-il ?
Quelles ressources et compétences
mobiliser pour développer l?activité
culturelle ?
Quels dispositifs d?accompagnement
pour valoriser le patrimoine culturel
immatériel du territoire ?
Notion 10.2 Préserver et valoriser les éléments
patrimoniaux, identitaires et la mémoire du site
RECOMMANDATIONS
? Valoriser le patrimoine
architectural et paysager
(à différentes échelles et de
différentes natures, du plus
quotidien au plus emblématique)
du site dans le projet.
? S?appuyer sur l?histoire et la
mémoire du site et de ses habitants
pour co-construire le projet.
? Mettre en valeur les patrimoines
et paysages culturels, immatériels,
les personnages, les lieux et
les événements historiques dans
une démarche ascendante.
Vectrice d?identité et de reconnaissance, la valorisation des éléments patrimo-
niaux et identitaires comme biens communs fédère la population en offrant
une vision partagée du territoire. Elle favorise la réappropriation des lieux et
entretient une mémoire collective accessible à tous, en s?appuyant sur les
connaissances, la mémoire du site et de ses habitants, les arts et savoir-faire.
Que le patrimoine soit remarquable ou ordinaire, il s?agit d?analyser son poten-
tiel, de prendre soin du déjà-là, d?entretenir ou d?actualiser son usage, de recher-
cher les adaptations et les transformations viables afin de le mettre en valeur
dans son contexte.
Valoriser le patrimoine culturel immatériel constitue par ailleurs un levier d?ac-
tion permettant de donner vie au projet. Il permet de passer du projet urbain à
la création d?un territoire vivant et dynamique qui propose une vie culturelle à
destination de la population.
Puissant levier de cohésion sociale, d?amélioration du cadre de vie et de déve-
loppement économique, le renforcement de la vie culturelle permet de favo-
riser la construction d?une identité locale positive et partagée, qui participe
largement à l?attractivité d?un territoire.
En favorisant le lien social entre les habitants, le dynamisme culturel permet
également d?ancrer la population sur le territoire en lui offrant une plus-value.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 2 : cadre de vie et usages ? Juin 2024 45
L?ÉcoQuartier de la Brasserie a été
initié par la reconversion d?une friche
industrielle abritant anciennement
les installations de production et
de conditionnement des Brasseries
Kronenbourg. L?arrêt des activités a
conduit à la libération de 3,5 hectares
de terrain et permis une reconversion
exemplaire de cette friche industrielle.
Le projet d?ÉcoQuartier se situe au coeur
du site avec la volonté dès l?amont de
répondre à de multiples objectifs :
mixité urbaine et sociale, architecture
recherchée et intégrée, régulation de la
voiture, qualité des espaces publics et
privés, etc. La présence de cavités des
anciennes canetteries a été prise en
compte et un parking souterrain mutua-
lisé a été construit. Des immeubles
d?habitations occupent la dalle haute
du parking, dégageant des espaces verts
collectifs en pleine terre au coeur des
îlots laissant ainsi disponibles l?espace
public aux piétons et aux cyclistes.
L?ÉcoQuartier de la Brasserie a été l?oc-
casion d?un travail important de valo-
risation de l?histoire et de l?identité du
site. Une fresque rappelant son histoire
a été réalisée par un artiste local et le
paysagiste de l?opération en lien avec
les habitants, associés à la réflexion.
L?orientation des bâtiments a été
pensée pour offrir des perspectives
visuelles sur l?ancienne église et son parc
boisé. Le parc de la noue centrale se
prolonge avec la houblonnière du projet
voisin et met en valeur le bâtiment his-
torique conservé des brasseries. Les
entrées du parking souterrain mutua-
lisé sont habillées de plaques d?acier
corten dans lesquelles sont découpés
des motifs de feuilles de houblon. Les
cages d?escaliers qui débouchent sur
les sorties du parking commun ont été
dénommées en souvenir du passé his-
torique du lieu : malt, houblon, brassin.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 10
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 10
ÉcoQuartier de la Brasserie
Strasbourg, Bas-Rhin, Grand Est
Contexte local Faubourg
Type de projet Reconversion - Friche
Superficie (ha) 3,6
Superficie espaces verts (ha) 0,8
Nombre d?habitants prévus 1 000
Nombre de logements 450
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 135
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2017-2018
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Eurométropole de Strasbourg, SERS
Maîtrise d?oeuvre du projet
Urbanetic (architecture et
urbanisme), SERUE (VRD),
Acte2Paysage
Acteurs Bailleurs sociaux,
promoteurs privés
©
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Part de bâtiments conservés
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46
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
DIMENSION 3
11 Contribuer à une transition économique,
régénérative, sociale et solidaire
12 Favoriser la proximité
et la diversité des fonctions
13 Optimiser l?utilisation des ressources
et développer les filières locales
et les circuits courts
14 Encourager les mobilités durables
et actives
15 Assurer une transition numérique
responsable au service de l?aménagement
durable
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47
Le développement territorial est un élément-clé de
l?aménagement du territoire, permettant de soutenir une
économie locale équilibrée et solidaire, tout en répondant
aux défis de la transition écologique et numérique.
Il vise à contribuer à une transition économique,
régénérative, sociale et solidaire en favorisant la proximité
et la diversité des fonctions et la création d?emplois sur
l?ensemble du territoire, en tirant parti de ses atouts et
de ses spécificités.
Les acteurs locaux en particulier peuvent contribuer
à renforcer la cohésion territoriale en développant
des projets innovants et en favorisant la participation
citoyenne.
Il s?agit également d?optimiser l?utilisation des ressources
et de développer les filières locales et les circuits courts,
tout en encourageant les mobilités durables et actives.
Enfin, la transition numérique doit être abordée de façon
responsable et en tant que levier au service du projet
d?aménagement durable.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
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48 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
Engagement 11
Contribuer à une transition économique,
régénérative, sociale et solidaire
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi le projet mobilise-t-il
les savoir-faire, les filières
économiques et les entreprises
du territoire ?
De quelle manière
la programmation est-elle
complémentaire et non
concurrente des activités
économiques existantes ?
Dans quelle mesure la
programmation dynamise-t-elle
le tissu économique existant ?
Notion 11.1 Conforter, dynamiser et diversifier
le tissu économique existant
RECOMMANDATIONS
? Anticiper les impacts du projet
sur l?activité économique du
territoire existant, sur l?équilibre
territorial.
? Envisager une programmation
économique complémentaire
et en lien avec les spécificités
du territoire.
Contribuer à une transition économique, locale, sociale et solidaire nécessite
la réalisation d?un diagnostic du tissu économique existant en menant une
réflexion intercommunale sur les enjeux de concurrence territoriale, ainsi que
sur l?impact des nouvelles activités et des nouveaux services. Diverses actions
peuvent être mises en oeuvre, notamment :
? réaliser une cartographie des savoir-faire et des filières économiques du ter-
ritoire ;
? associer les acteurs économiques du site pour recenser leurs besoins et iden-
tifier les impacts positifs ou négatifs du projet (durant le chantier comme en
fonctionnement courant).
Parallèlement au diagnostic, plusieurs actions peuvent être menées pour
conforter et dynamiser l?économie locale :
? aider à la relocalisation temporaire ou définitive des activités impactées par
le projet ;
? adapter les appels d?offres pour favoriser la candidature d?entreprises locales et
de TPE / PME (clauses environnementales dans les marchés publics, choix construc-
tifs, label spécifique, etc.) ;
? apporter des aides directes à la revitalisation des activités existantes (finan-
cement) ou indirectes (prise en compte des besoins dans le projet d?aménage-
ment) ;
? créer des vitrines ou lieux de vente pour la production locale (magasin pro-
ducteur, AMAP, halle, marché, etc.).
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 49
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet
d?aménagement permet-il de
soutenir ou de développer une
économie locale, sociale et
solidaire tout au long
du projet ?
En quoi le projet contribue-t-il
à l?insertion de publics éloignés
du travail ?
Comment le projet permet-il
de développer des filières vertes
de construction ?
Comment le projet accompagne-
t-il la reconversion des emplois
issus des filières non soutenables ?
Notion 11.2 Accompagner et favoriser la création
d?emplois locaux et la reconversion des emplois
issus des filières non soutenables
RECOMMANDATIONS
? Faciliter l?accès à l?emploi lié
au projet, notamment par des
formations et clauses d?insertion.
? Aider à la création d?entreprises,
particulièrement dans l?Économie
Sociale et Solidaire.
? Penser le projet
d?aménagement durable comme
lieu d?expérimentation et
laboratoire d?innovation.
Plusieurs actions peuvent contribuer à accompagner et à générer une écono-
mie locale sociale et solidaire :
? généraliser les clauses d?insertion dans les marchés de travaux ou de services ;
? développer des formations en lien avec le BTP, les autres secteurs liés à l?amé-
nagement voire les futures activités qui vont s?implanter en permettant de pal-
lier la vacance d?emploi sur le territoire ;
? mettre en place des formations ou accompagnements pour les entreprises
intervenant sur le chantier (écoconstruction par exemple) ;
? aider la création d?entreprises et / ou de commerces, particulièrement dans
l?Économie Sociale et Solidaire (ressourcerie, Repair Café, etc.) ;
? favoriser l?émergence d?initiatives citoyennes, à la fois solidaires et au service
de la transition écologique ;
? mettre à disposition des locaux ou terrains aménagés à destination des entre-
preneurs ou des associations et régies de quartiers, des artisans, des services à
la personne, en faveur de l?agriculture locale, etc. ;
? encourager l?activité économique locale (circuits courts, entreprises, produc-
teurs, commerces de proximité).
Le projet peut aussi être l?occasion de mettre en place un laboratoire d?innova-
tion pour les entreprises locales ou un lieu d?expérimentation pour tester de nou-
veaux produits et services, privilégiant des « basses » technologies (low-tech).
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202450
En Ille-et-Vilaine, entre Rennes et Saint-
Malo, Langouët est une petite commune
rurale de 600 habitants, fortement
engagée depuis une quinzaine d?an-
nées en faveur de l?écologie, au point
d?être aujourd?hui considérée comme
un laboratoire en matière de transition
environnementale et d?expérimenta-
tion locale. L?ÉcoQuartier de Langouët,
construit à partir de matériaux recy-
clables, biosourcés et locaux, s?inscrit
donc dans une démarche plus globale
de redirection écologique et sociale de
l?ensemble des activités présentes sur le
territoire. Parmi ces démarches figurent
notamment une école à Haute Qualité
Environnementale et une cantine pro-
posant des produits intégralement bio-
logiques. Les habitants de l?ÉcoQuartier
et du village, largement associés aux
décisions publiques, inscrivent ainsi
leurs actions dans un territoire préservé,
sobre et engagé qui, progressivement,
se dirige vers la résilience sociale et envi-
ronnementale.
Langouët et son ÉcoQuartier sou-
tiennent de façon exemplaire la tran-
sition économique, sociale et solidaire
de leur territoire. Les projets d?aména-
gement du village breton ont été pensés
et appuyés par les habitants afin de
revitaliser le centre-bourg existant et
de favoriser une activité économique
locale selon un principe d?urbanisme
circulaire à impact positif. L?élaboration
de l?ÉcoQuartier a mobilisé le savoir-
faire des filières économiques régionales
et des entreprises locales, notamment
autour de l?utilisation de matériaux
recyclables, biosourcés et en circuits
courts. Pour accompagner les activités
économiques vers un modèle plus social
et solidaire, la commune et les citoyens
ont mis en place un café participatif,
une voiture électrique partagée et créé
des jardins-potagers. Plusieurs emprunts
citoyens ont permis de financer des
projets solidaires au service de la tran-
sition écologique, comme un jardin de
formation à la permaculture. Une pépi-
nière d?Économie Sociale et Solidaire
(ESS) héberge par ailleurs plusieurs pro-
jets d?intérêt local.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 11
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 11
Contexte local Hameau
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Superficie (ha) 0,9
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 80
Nombre de logements 35
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 6
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2017 / 2018
Labellisation EQ Étape 2
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Langouët
Maîtrise d?oeuvre du projet
EPEA France, Menguy Architectes,
ERIGER, CYBEL, Dervenn
Acteurs EPF, BRUDED
ÉcoQuartier de Langouët
Langouët, Ille-et-Vilaine, Bretagne
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Proximité des services de base
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 51
Engagement 12
Favoriser la proximité
et la diversité des fonctions
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet favorise-t-il
une programmation diversifiée
des fonctions et des équipements
nécessaires au bon fonctionne-
ment du quartier (activités,
commerces, services, équipements
scolaires, sportifs, culturels, etc.) ?
De quelle manière le projet
propose-t-il des fonctions
complémentaires qui permettent
un équilibre à l?échelle du quartier,
de ses abords et du territoire
(habitat, équipements, services,
commerces, activités?) ?
Dans quelle mesure le projet
prend-il en compte, dans sa
démarche de programmation,
les locaux et centres commerciaux
et / ou d?activité existants en vue
d?une requalification et / ou
d?un renouvellement ?
La programmation en logements
est-elle en adéquation avec l?offre
d?emplois sur le territoire (revenus,
nombre, etc.) ?
Notion 12.1 Renforcer la mixité fonctionnelle
RECOMMANDATIONS
? Proposer, en cohérence avec
la stratégie de développement
du territoire, plusieurs fonctions
urbaines pour répondre aux besoins
des habitants et usagers.
? Intégrer des fonctions
complémentaires permettant
un équilibre à l?échelle du quartier,
de ses abords et du territoire :
mobilité, habitat, commerces,
équipements, services, activités
culturelles et de loisirs.
Contribuer à l?équilibre des fonctions urbaines à l?échelle du quartier, de ses
abords et du territoire, favorise l?intensité urbaine, répond aux besoins quo-
tidiens des habitants ou usagers actuels et futurs, et contribue à une ville
des courtes distances. Une connaissance fine des fonctions existantes et des
besoins est nécessaire pour une démarche de programmation. Des études
prospectives peuvent être réalisées :
? une étude sur les besoins en équipements scolaires, culturels et sportifs ;
? une enquête auprès des habitants et des usagers sur leurs attentes en matière
de services, notamment de santé.
Le projet est une opportunité de favoriser l?attractivité économique locale par dif-
férentes actions :
? assurer le portage des locaux d?activité (commerces, ateliers, etc.) par la col-
lectivité ou un tiers investisseur ;
? soutenir la mise en place de commerces alternatifs (magasin fermier, solidaire,
coopératif, associatif) ;
? favoriser la création d?un marché dans le projet d?aménagement (place, halle,
etc.) ;
? soutenir la création de tiers-lieux ;
? créer des équipements polyvalents / multifonctionnels ;
? proposer des projets de requalification de friches commerciales pour contri-
buer au renouvellement urbain et lutter contre l?artificialisation des sols.
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52 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet contribue-t-il
au territoire des courtes distances ?
Les différentes fonctions urbaines
sont-elles accessibles par tous dans
le quartier et sa périphérie ?
Les localisations des nouvelles
activités du projet sont-elles
en cohérence avec le réseau
de transports collectifs et les
polarités existantes ou projetées ?
De quelle manière le projet
envisage-t-il le déplacement
de l?offre vers la demande ?
Notion 12.2 Faciliter l?accès aux différentes fonctions
RECOMMANDATIONS
? Créer un territoire des courtes
distances notamment en facilitant
l?implantation et / ou la mobilité des
commerces et services ambulants.
? Travailler l?accessibilité des aménités
du quartier (loisirs et services), ainsi
que des pôles d?emploi.
? Faciliter les liaisons entre les
différentes fonctions du territoire.
Pour mettre en oeuvre le principe de la ville des courtes distances, tout en
s?adaptant au contexte territorial et en minimisant l?exposition des populations
aux polluants et nuisances inhérents à la mixité fonctionnelle, plusieurs actions
peuvent être mises en place dans le cadre du projet :
? proposer des solutions de transports collectifs, de transports à la demande
ou de covoiturage, et des cheminements piétons et vélos pour accéder aux
services, aux loisirs et aux emplois ;
? faciliter l?implantation et / ou la mobilité des commerces et services ambu-
lants ;
? proposer des solutions favorisant le télétravail (espace de travail partagé,
développement de la fibre, adaptation des logements, etc.) ;
? réaliser une étude sociologique pour adapter les conditions d?accès (horaires,
tarifs, critères, etc.), des services, commerces et équipements, aux besoins des
habitants et usagers du quartier ;
? considérer les besoins et les capacités financières des habitants en réalisant
une étude de programmation pour optimiser l?accessibilité des commerces.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 53
La première étape de requalification
du centre-ville de l?ÉcoQuartier de
Changé prend place sur l?emprise d?un
bâti ancien très dégradé. Des bâtiments
résidentiels ont été érigés le long d?une
place urbaine et du parvis de l?église,
à proximité d?un ruisseau réaménagé.
Situé sur un carrefour à fort trafic
offrant des commerces et des services,
ce projet a permis d?apaiser la circula-
tion, de matérialiser le centre-ville et de
renforcer l?activité commerciale et de
service de cette centralité. Il offre éga-
lement des logements attractifs et bien
situés. Les espaces publics s?inscrivent
dans un réseau global de déplacements
doux et leur aménagement propose un
cadre de vie agréable et accessible.
Les prochaines phases permettront de
diversifier encore davantage l?offre de
logements et de poursuivre le réaména-
gement des espaces publics.
La requalification du centre-ville de
Changé a été l?occasion d?un travail
collaboratif de la collectivité avec les
commerçants locaux. L?objectif : ren-
forcer l?offre commerciale de proximité
en complémentarité avec les pôles
existants, tout en gérant la tempora-
lité du projet pour les commerçants en
place ou souhaitant s?installer. Cette
approche a nécessité une forte impli-
cation de la collectivité, y compris
financière, afin notamment d?assurer le
portage des surfaces commerciales, de
proposer des solutions de relogement
temporaires ou transitoires et de pros-
pecter activement. En complément des
commerces et services, une place a été
réalisée en centre-ville afin d?accueillir
un marché hebdomadaire et des ven-
deurs ambulants. Le marché public de
travaux a fait l?objet d?un allotissement,
notamment un lot ferronnerie, auquel
des entreprises locales ont eu l?oppor-
tunité de répondre.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 12
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 12
ÉcoQuartier Les Lavandières
Changé, Mayenne, Pays de la Loire
Contexte local Centre-bourg
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Superficie (ha) 0,33
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 200
Nombre de logements 49
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 28
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2014-2016
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2016
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de Changé et Méduane
Habitat
Maîtrise d?oeuvre du projet
Agence Rhizome architectes,
Cabinet Guillemot (Paysagiste),
Ouest Structures, BET, IcoFluides
Acteurs CAUE 53, ADEME
c1
Proximité des services de base
r4
Surface d?espaces verts publics
par habitants
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54 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
Engagement 13
Optimiser l?utilisation des ressources
et développer les filières locales et les circuits courts
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment la conception du projet
(aménagements et bâtiments)
permet-elle de limiter la
consommation des ressources ?
Quels choix de mise en oeuvre
opérer pour optimiser l?usage
de matériaux biosourcés,
géosourcés locaux ou issus
du réemploi (déconstructions) ?
Comment le patrimoine
architectural, naturel et construit
est-il mobilisé dans le projet ?
Notion 13.1 Économiser les ressources
RECOMMANDATIONS
? Étudier en priorité le potentiel
de changement de destination
et de réhabilitation des bâtiments
existants avant d?envisager
une démolition.
? Privilégier la réversibilité,
la rénovation ou réhabilitation
des bâtiments existants,
les constructions légères et
la réduction des terrassements.
? Recourir aux matériaux locaux
biosourcés, géosourcés et / ou
de réemploi pour les projets de
construction et d?aménagement.
La mise en place d?une démarche d?écoconception permet de favoriser la réduc-
tion des coûts : économies de matière (par allègement) ou d?énergie consom-
mée, optimisation de la chaîne logistique (taux de remplissage des camions,
chaîne du froid), moindres quantités de déchets à traiter.
L?écoconception consiste à prendre en compte l?environnement dès la concep-
tion d?un produit ou d?un service, et à chaque étape de son cycle de vie, de la
fabrication au recyclage.
Elle vise à économiser les différentes ressources du territoire, telles que les maté-
riaux, l?eau et l?énergie. Pour cela, différentes pratiques peuvent être adoptées
telles que la préservation du patrimoine naturel, la réversibilité des structures,
le changement de destination de l?existant, la rénovation et la réhabilitation de
bâtiments ou structures existants, le réemploi des matériaux sur place ainsi que
des déblais / remblais avec le choix de procédés constructifs allégés, l?utilisation
de matériaux recyclés, géo et / ou biosourcés, une conception bioclimatique
des bâtiments, la valorisation de matériaux issus de démolitions sélectives, la
valorisation environnementale des sols, le recours à des techniques économes
en eau ou à des technologies simples demandant peu d?entretien, facilement
réparables et recyclables, ainsi que la mutualisation des matériels et services.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 55
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet favorise-t-il
les circuits courts, les modes de
production, de transformation
voire de consommation locaux ?
Comment les dispositifs
d?accompagnement vers l?emploi
et la formation prennent-ils
en compte les filières locales
et leurs potentiels de
développement ?
Quelles sont les synergies mises
en place entre acteurs des secteurs
public et privé du territoire
pour développer l?utilisation de
ressources locales dans le projet ?
Notion 13.2 Déployer l?économie circulaire
RECOMMANDATIONS
? Identifier les savoir-faire locaux
et les filières du territoire pour
réduire les impacts des transports,
et les valoriser.
? Penser l?Écologie Industrielle
et Territoriale (EIT) : mutualisation
de ressources avec d?autres acteurs
du territoire (autres chantiers
par exemple, entreprises du BTP
à proximité, etc.).
? Contribuer à dynamiser les filières
locales de réemploi biosourcées,
géosourcées et de réemploi,
ansi que les circuits courts
et / ou de proximité.
L?économie circulaire et l?écologie industrielle renvoient à des démarches
systémiques visant à une consommation sobre et responsable des ressour-
ces naturelles.
Dans le cadre d?un projet d?aménagement durable, une approche en économie
circulaire place le foncier comme première ressource à préserver.
Elle s?appuie sur des modes d?organisations interacteurs économiques d?un
même territoire et vise l?attractivité de celui-ci.
L?économie circulaire permet d?identifier, de favoriser et de soutenir notam-
ment le développement des filières biosourcées et géosourcées locales, l?usage
des espèces végétales vernaculaires, des matériaux économes en énergie grise
à l?échelle du quartier et au de-là.
En effet, ces derniers contribuent au développement économique du territoire
et des savoir-faire locaux, tout en réduisant les déplacements afin de s?inscrire
dans une logique de circuit court.
Il est important de favoriser les synergies, la mutualisation d?espaces ou de bâti-
ments en lien avec les futurs usagers et gestionnaires, la mise en place de lieux
à l?échelle du quartier pour des pépinières d?entreprise, des espaces de travail
partagés ou des usages variés de type tiers-lieux, biocantines, etc.
La mutualisation d?usage ou d?installation à l?échelle du projet va permettre de
limiter l?utilisation de ressources, comme les réseaux de chaleur ou les espaces
partagés.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202456
L?ÉcoQuartier Coeur de bourg vise à
créer un développement cohérent et de
qualité au coeur de la commune rurale
de La Rivière, avec pour objectif d?ac-
croître son activité et son attractivité. Le
projet comprend la création de services,
d?espaces publics et de logements, ainsi
que le renforcement de l?hébergement
touristique et des activités de plein air
dans la région. Il a été développé en
mettant l?accent sur la qualité de l?envi-
ronnement et l?utilisation des ressources
locales, tout en gérant le risque d?inon-
dation. Le projet a permis de créer une
nouvelle place communale et d?instal-
ler deux hébergements touristiques. Le
projet met l?accent sur l?importance
des pratiques de construction durables
et des espaces de vie confortables,
ainsi que sur l?utilisation de matériaux
résilients et de systèmes énergétiques
efficaces.
Coeur de bourg se distingue par son
exemplarité dans le renforcement des
filières économiques locales. Les arti-
sans ont été formés aux chantiers d?éco-
construction et la filière bois locale a
très fortement alimenté la construction
des bâtiments de l?ÉcoQuartier. Le chan-
tier a par ailleurs servi de lieu d?expéri-
mentation pour les entreprises locales
qui se sont appropriées l?usage de maté-
riaux écolabellisés (béton de chanvre,
isolation en ouate de cellulose, dalles en
bois, etc.) L?opération a obtenu le Prix
de la Biennale de l?habitat durable de
Grenoble 2008 et le Prix national artur-
bain.fr 2009.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 13
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 13
Contexte local Hameau
Type de projet Nouveau quartier
Superficie (ha) 0,77
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 50
Nombre de logements 12 + 1 local
commercial
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 7
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2000-2009
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de La Rivière
Maîtrise d?oeuvre du projet
M. Yves Perret (maître d?oeuvre),
Atelier F4 & Verdance (études
préalables)
Acteurs ADEME, AGEDEN,
AMO développement durable,
CAUE, Chambre du commerce
et de l?industrie, DDE, PNR
Coeur de bourg
La Rivière, Isère, Auvergne-Rhône-Alpes
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
s2
Part de bâtiments conservés
s4
Part des bâtiments existants rénovés
énergétiquement
s7
Part des bâtiments intégrant des matériaux
biosourcés, géosourcés et/ou de réemploi
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 57
Engagement 14
Encourager les mobilités
durables et actives
LES QUESTIONS À SE POSER
En quoi l?aménagement du projet
favorise-t-il les modes actifs de
déplacement (piétons, vélos,
trottinettes, etc.) au sein du
quartier et à ses abords ?
Comment les citoyens et usagers
sont-ils associés à ces choix ?
Quels dispositifs mettre en place
pour réduire le trafic motorisé
et pour modérer les vitesses ?
Quels dispositifs de stationnement
mettre en oeuvre pour diminuer
la place de la voiture et favoriser
l?usage du vélo dans le projet ?
En quoi les espaces publics
favorisent-ils la régulation
des vitesses et de la circulation,
la cohabitation des modes de
déplacement et l?accessibilité
pour tous ?
Notion 14.1 Aménager l?espace public au bénéfice
des mobilités durables et actives
RECOMMANDATIONS
? Dimensionner les voies destinées
à la circulation automobile
au minimum (ce qui peut
nécessiter une refonte du plan
de circulation), modérer la vitesse
par l?aménagement pour une
meilleure cohabitation des usages
et favoriser la sécurité des usagers
vulnérables.
? Prévoir des cheminements
piétons et vélos sûrs, confortables,
accessibles à tous et cohérents
avec les maillages existants ou
projetés.
? Réguler le stationnement
motorisé et non motorisé (vélo,
engin de déplacement personnel
motorisé (EDPM)) et mutualiser
des espaces de stationnement privés
pour désengorger l?espace public,
limiter l?imperméabilisation et
prévoir la mutabilité des places
de stationnement.
Favoriser l?utilisation des modes de déplacement alternatifs à la voiture consti-
tue pour les collectivités non seulement un levier d?amélioration de la qualité du
cadre de vie de leurs habitants, mais répond également à des enjeux politiques
en matière d?environnement, de santé publique, d?économie et de lien social.
Tout particulièrement, les cheminements piétons et vélos doivent être sûrs,
confortables, signalés, accessibles à tous et cohérents avec les maillages exis-
tants ou projetés. Toutes ces réflexions doivent associer collectivités, autorités
organisatrices de la mobilité, opérateurs de transport, gestionnaires de voirie,
usagers et riverains.
Plusieurs dispositifs permettent de réduire la place de la voiture en ville et
bénéficient de facto aux mobilités durables et actives : dimensionner les voies
destinées à la circulation motorisée au minimum ou modérer la vitesse par
l?aménagement pour une meilleure cohabitation des usages. Parmi les autres
mesures possibles, favoriser les voies ouvertes au trafic automobile permettant
une cohabitation entre les différents modes de déplacement, comme les zones
30 ou les zones de rencontre, contribue à un usage partagé et apaisé de la voirie
dans les cas où le trafic motorisé est suffisamment faible. Sinon, des aménage-
ments spécifiques séparés sont à envisager.
L?emprise de la voiture peut également être contrôlée en dimensionnant ou en
intégrant la mutabilité / la mixité d?usage du stationnement (ex. pour le transfor-
mer temporairement en site d?événements).
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58 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles offres alternatives, quels
services de transport proposer ?
Comment ont été évalués les
besoins de mobilité des citoyens
et usagers du quartier ? Quels
aménagements proposer pour
répondre à ces besoins, en
particulier d?électromobilité ?
Comment l?aménagement
intègre-t-il l?offre de services
de mobilités partagées
pour favoriser l?alternative
à la voiture individuelle ?
Notion 14.2 Prévoir les équipements nécessaires
aux changements de pratiques
RECOMMANDATIONS
? Réaliser des stationnements
vélos sécurisés et les prioriser
aux abords des équipements,
activités, commerces et prévoir
du stationnement vélo sécurisé
suffisamment dimensionné dans
les immeubles de logements et
dans les établissements recevant
du public.
? Faciliter l?accès aux services
de covoiturage, d?autopartage
ou de vélopartage par des
équipements adaptés.
? Anticiper les besoins en bornes
de recharge et les infrastructures
associées pour véhicules électriques.
Outre les aménagements de voirie et de l?espace public, divers équipements
sont à réaliser afin d?assurer le développement des modes alternatifs au véhi-
cule individuel. Il est primordial d?anticiper les besoins de tous les publics à
chaque étape de l?élaboration du projet. Pour cela, il convient de traiter les
mobilités des personnes à mobilité réduite (PMR), les mobilités actives, les
transports collectifs et les mobilités partagées comme des thématiques trans-
versales. En parallèle, il est nécessaire de minimiser les temps et distances de
déplacement, notamment en assurant la perméabilité du quartier aux chemi-
nements piétons.
Le recours à des véhicules électriques ou hybrides rechargeables nécessite l?ins-
tallation d?infrastructures de recharge en nombre suffisant, accessibles à tous
(y compris PMR), avec des dispositifs performants et dans des lieux identifiés
pour les usagers.
L?accès aux services de covoiturage, d?autopartage électrique ou non ou encore
de vélopartage, est facilité par des équipements adaptés. La planification de
places de stationnement réservées au covoiturage, à l?autopartage ou aux véhi-
cules propres permet de promouvoir ces usages (mutualisation par regroupe-
ment ou foisonnement).
De la même manière, la réalisation de stationnements vélos sécurisés, dimen-
sionnés pour différents modèles (ex. vélos cargos, etc.) et installés en priorité
aux abords des équipements, activités et commerces, encourage à se déplacer
par des modes actifs.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 59
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels aménagements réaliser
pour faciliter l?intermodalité ?
Comment l?aménagement
intègre-t-il l?offre de transports
collectifs ?
Quels services proposer
aux usagers pour faciliter
les déplacements en transports
collectifs ?
Notion 14.3 Connecter le quartier aux transports
publics pour améliorer l?intermodalité
RECOMMANDATIONS
? Aménager des cheminements
piétons et vélos reliant aux arrêts
de transports publics les plus
proches et / ou les plus attractifs
(ex. gare).
? Anticiper la meilleure desserte
interne et externe en transports
en commun (faciliter la circulation
et en adaptant les horaires aux
besoins).
L?intermodalité vise à permettre aux usagers de disposer d?une offre globale
de mobilités alternatives à la voiture individuelle, en combinant différents ser-
vices. Cette pratique s?inscrit dans les objectifs de décarbonation des mobilités
portés à l?échelle nationale et locale, notamment avec le développement des
Zones à Faibles Émissions-mobilité (ZFE-m).
Dans ce bouquet de services complémentaires, les transports publics occupent
une place structurante afin de rendre effectif le droit à la mobilité pour tous.
Les usagers qui disposent d?alternatives possibles à la voiture individuelle
attendent un bon niveau de service des transports publics, sans quoi ils ne
sont pas enclins à les prendre. La qualité de ce service s?apprécie au regard
du maillage du réseau, de la fiabilité, de la fréquence, de l?amplitude horaire,
du confort, de la sécurité et de la sûreté. Afin d?anticiper la meilleure desserte
en transport public, les réflexions sur l?organisation du service attendu doivent
associer les parties prenantes, jusqu?aux gestionnaires d?infrastructures et de
voirie ainsi que les usagers.
L?accès doit être facilité grâce à des cheminements piétons accessibles et à des
aménagements cyclables (y compris stationnements vélos) vers les arrêts de
transports publics les plus proches, les plus attractifs ou générant le plus de flux.
De façon plus générale, un espace dédié aux services de mobilité peut être
prévu au sein ou en bordure du projet pour rassembler différents services de
mobilité.
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60 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels dispositifs mettre en place
pour faciliter une logistique
urbaine plus sobre ?
Quels aménagements opérer pour
faciliter les livraisons et réduire
leur empreinte sur la circulation ?
Quels services urbains et / ou
modes de déplacement pour
décarboner le premier et le
dernier kilomètre ?
Notion 14.4 Organiser la logistique urbaine
RECOMMANDATIONS
? Identifier les besoins en espaces
de stockage et de livraison en B
to B des activités économiques
(commerces, artisans du quartier)
et en B to C (livraisons des
habitants), et proposer des solutions
de mutualisation : espaces de
logistique urbaine, entrepôts partagés
ou permettant d?effectuer des
livraisons en horaires décalés (mise
en place de SAS dans les commerces),
véhicules utilitaires partagés, etc.
? Construire une réglementation
de la circulation, du stationnement
et des aires de livraison, favorisant
les modes les moins énergivores
et carbonés à la tonne transportée
(les poids lourds et les vélos
cargos) ; prévoir les espaces de
livraison favorisant ces usages.
? Prévoir des points de relais pour
le B to B et le B to C, facilement
accessibles pour les livreurs et
singulièrement en vélos-cargo
et les clients, facilitant l?essor de
l?économie circulaire (consignes,
récupération de palettes
standardisées, logistique inversée).
Essentielle au fonctionnement de la ville, la logistique urbaine doit permettre
d?optimiser les livraisons en assurant la gestion du dernier kilomètre, autrement
dit en limitant les nuisances pour les riverains ainsi que les impacts environne-
mentaux.
Dans cette perspective, il faut mettre en place des dispositifs visant à favoriser
la circulation et le stationnement des véhicules de livraison les moins carbonés :
par un réseau de pistes cyclables, un maillage des espaces de logistique urbaine
et une stratégie adaptée des aires de livraison éventuelles. De la même manière,
en fonction de la nature des activités prévues, il peut être intéressant de penser
les besoins en entreposage à l?échelle du quartier, afin de pouvoir effectuer les
livraisons du dernier kilomètre en mode actif. Pour certaines activités spéci-
fiques, l?intégration d?un espace nécessaire à la livraison sur l?espace privé sera
proposée à la réflexion.
De même, prévoir des points de relais, voire des consignes, facilement acces-
sibles pour les livreurs (en premier lieu les vélos cargos) et accessibles à tous les
usagers (y compris PMR) permet d?assurer un bon niveau de service.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 61
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels dispositifs
d?accompagnement et
d?information proposer pour
faciliter les déplacements et
améliorer la lisibilité du quartier ?
Quels aménagements mettre
en place pour l?accompagnement
et / ou la sensibilisation aux modes
alternatifs ?
Quels dispositifs de sensibilisation
pour accompagner les change-
ments de comportement vers
des pratiques de mobilité plus
vertueuses ?
Notion 14.5 Promouvoir l?usage des modes
alternatifs au « monovoiturage »
RECOMMANDATIONS
? Mettre en évidence, les modes
alternatifs par la signalétique
(ex. indiquer les temps de trajets
à pied ou la direction des arrêts
de transports en commun).
? Sensibiliser et inciter les usagers
et habitants aux pratiques
de mobilité vertueuses.
L?un des obstacles à l?intermodalité et à l?utilisation des modes alternatifs à la
voiture individuelle est la méconnaissance des usagers concernant l?offre de
service sur le territoire.
Une signalisation adaptée permet de faciliter et d?inciter à la marche, au vélo,
aux transports collectifs et aux mobilités partagées. Elle indique, par exemple,
les temps de trajets à pied ou la direction des arrêts de transport en commun.
Au-delà des aménagements, l?accompagnement sur le terrain des usagers et
des habitants constitue un axe-clé. Cela passe par des animations de proximité
qui visent à faire évoluer les pratiques des habitants et usagers vers des mobili-
tés plus vertueuses.
Ce passage à l?action a besoin d?être soutenu par des actions de sensibilisation,
par exemple sur les coûts réels et les externalités de la voiture individuelle ainsi
que les économies possibles. Il doit en outre être accompagné par des actions
de formation aux changements de pratiques telles que l?apprentissage du vélo,
l?utilisation des transports collectifs, des services d?autopartage, de vélos en
libre-service ou de trottinettes. Ces animations peuvent permettre également
de constituer une charte collective des habitants et de leurs engagements pour
une mobilité plus vertueuse.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202462
L?ÉcoQuartier Cannes Maria est situé
sur la friche industrielle d?une ancienne
usine GDF, qui constitue une coupure
entre les quartiers populaires du sec-
teur Prado-République et le quartier
résidentiel de la Californie. Redonner
une urbanité à ce secteur et servir de
couture entre ces deux quartiers straté-
giques représentait l?enjeu majeur pour
la ville. L?opération comprend la pro-
duction de logements (au tiers du loca-
tif social), la création de services et de
commerces ainsi que des équipements
publics intergénérationnels. Un parc de
stationnement a été construit en sous-
sol, en partie ouvert au public afin de
compenser les places supprimées en
surface dans le cadre du réaménage-
ment des espaces publics du quartier.
S?inscrivant dans un quartier à l?identité
forte, ce projet urbain met l?accent sur
les enjeux de mixité sociale et de vie
culturelle.
Avant de développer une offre de
mobilité spécifique au quartier, le projet
Cannes Maria traite les besoins de dépla-
cements par la conception urbaine.
D?une part, l?emprise de la friche ini-
tiale coupait la ville, son désenclave-
ment permet de relier les quartiers.
D?autre part, la desserte en transports
en commun existait déjà aux alentours
et la programmation urbaine en a opti-
misé l?utilisation. Ensuite, la création
de services au sein du quartier permet
d?accentuer l?offre de proximité pour
le quartier et ses environs, dans une
logique de la « ville du quart d?heure ».
Enfin, l?îlot Cannes Maria lui-même est
exclusivement dédié aux modes actifs,
avec un mail et une promenade verte le
traversant. Pour ce faire, les besoins de
stationnement sont concentrés sur un
parc souterrain, et un arrêt de bus a été
implanté à l?entrée du quartier, au niveau
de la nouvelle place Commandant Maria.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 14
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 14
Contexte local Centre
Type de projet Reconversion - Friche
Superficie (ha) 1,6
Superficie espaces verts (ha) 0,5
Nombre d?habitants prévus 550
Nombre de logements 270
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 84
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2008-2016
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Cannes
Maîtrise d?oeuvre du projet
Vinci Immobilier et société Batim,
AMO Pastorello, EURECA, Cabinet
Fournet, CITADIA, IOSIS
Acteurs AMIREAN, association
du quartier, Conseil départemental
des Alpes-Maritimes, RTE & ERDF
(déplacement du transformateur
électrique), SIAUBC (réseaux
et bassin de rétention des eaux
pluviales)
Cannes Maria
Cannes, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d?Azur
©
D
R
EA
L
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
c4
Offre de mobilité alternative à la voiture
individuelle
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet domicile
travail
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 63
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet intègre-t-il
l?enjeu de sobriété numérique
pour répondre aux usages
numériques souhaités ?
Les solutions identifiées
répondent-elles à des besoins
spécifiques des habitants pour
améliorer leur qualité de vie ?
Comment le projet prend-il
en compte les enjeux de santé
publique et d?intégration
paysagère et urbaine dans
le cadre du déploiement
des réseaux numériques ?
Les solutions identifiées ont-elles
fait l?objet d?une analyse de cycle
de vie globale ?
Quel est le niveau de couverture
du réseau mobile sur le site ?
Le projet réunit-il les conditions
du déploiement, dans le cadre
de la reprise des réseaux
notamment, d?un débit
correspondant aux besoins
identifiés ?
Engagement 15
Assurer une transition numérique
responsable au service
de l?aménagement durable
Notion 15.1 Mettre la technologie numérique
au service d?un territoire plus durable
RECOMMANDATIONS
? Mesurer l?impact socio-
environnemental des services
numériques afin de maîtriser
et d?organiser leur déploiement.
? Viser des solutions utiles,
accessibles et sobres en
ressources, technologiquement
proportionnées, soutenables
et respectueuses de la vie privée
des citoyens.
L?impact socio-environnemental des services et solutions numériques doit être
mesuré afin de maîtriser et d?organiser leur déploiement.
Un numérique sobre et responsable invite à en limiter les impacts négatifs, pour
répondre aux défis climatiques et environnementaux.
L?utilité du numérique doit être interrogée en visant des solutions utiles, acces-
sibles et sobres en ressources, technologiquement proportionnées, soutenables
et respectueuses de la vie privée des citoyens.
La limitation de l?impact environnemental du numérique tout au long de son
cycle de vie doit être recherchée, comme la volonté de minimiser ses impacts
tout en maximisant son potentiel.
Il faut préserver le territoire des vulnérabilités éventuelles liées au numérique et
interroger le besoin afin d?y répondre de façon adaptée.
La réduction de la consommation énergétique, des ressources, des matériaux,
des sols, de l?eau, au service d?une meilleure qualité de vie dans le respect des
limites biophysiques est primordiale.
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64 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment mobiliser le numérique
dans le projet pour renforcer
la diffusion des connaissances sur
le territoire ? Comment s?en servir
pour nourrir des liens de solidarité
entre les habitants et améliorer
leur accès aux services urbains,
tout en en facilitant les échanges ?
Comment développer
une connaissance des pratiques
numériques et des attentes
des habitants et usagers ?
Comment intégrer au projet
la conception de lieux accessibles
et ouverts, favorisant l?inclusion
numérique de tous ? Comment
organiser le fonctionnement
de ces lieux ?
Comment rendre les dispositifs
numériques robustes et
soutenables face aux aléas
et aux vulnérabilités (énergie et
rupture d?approvisionnement,
cyberattaque, etc.) ?
Notion 15.2 Utiliser les réseaux numériques
au service du projet
RECOMMANDATIONS
? Développer le numérique pour
sensibiliser aux caractéristiques
environnementales du territoire,
diffuser les connaissances.
? Tirer parti du numérique pour
favoriser l?accès aux services
urbains, le lien social, la diffusion
des informations relatives aux
activités culturelles et de loisirs.
? Communiquer sur la vie
des instances de participation
citoyenne et s?assurer de la diversité
des canaux de concertation pour
prendre en compte les publics
éloignés des outils numériques.
L?essor du numérique est une opportunité au service des villes durables. Les
outils numériques peuvent accompagner la transformation résiliente des ter-
ritoires afin d?améliorer les qualités environnementales, développer la connais-
sance, faciliter l?accès aux services, favoriser le lien social et l?implication
citoyenne.
Les enjeux de santé publique, ceux d?intégration paysagère et urbaine, comme
la notion de services rendus doivent être pris en compte lors du développe-
ment des réseaux numériques. Il faut également rechercher à assurer un numé-
rique responsable et la résilience du projet / territoire.
Le numérique doit être adapté au service de l?anticipation pour une meilleure
connaissance des spécificités et évolutions de son territoire et pour un projet
durable, notamment afin de mieux faire face aux mutations environnemen-
tales et à leurs effets systémiques. Il doit être utilisé au service d?une meilleure
connaissance des spécificités naturelles, géologiques, biophysiques et des évo-
lutions climatiques du territoire afin d?adapter au mieux le projet.
Le numérique doit servir d?outil-support au projet territorial :
? encourager des dispositifs numériques de participation et de concertation
citoyennes ;
? prendre en compte les publics éloignés des outils numériques en s?assurant de
la diversité des canaux de concertation, voire en les accompagnant.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 65
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet favorise-t-il
l?accès au numérique pour tous
(sensibilisation, formation) ?
Comment prendre en compte
dans le projet les nouvelles
modalités de travail diminuant
les déplacements ?
Quelles sont les offres existantes
sur le territoire en termes de lieux
dédiés aux usages numériques
(tiers-lieux, fab lab, espaces de
travail partagés, etc.) ? Comment
le projet peut-il s?y intégrer,
le développer si besoin, dans
une logique de création de liens
et d?accès aux services sociaux,
culturels, administratifs, etc. ?
Notion 15.3 Répondre aux besoins exprimés
ou identifiés
RECOMMANDATIONS
? Accompagner les habitants et
usagers à la transition numérique.
? Mettre en place des solutions de
télétravail et faciliter l?implantation
d?entreprises innovantes,
de laboratoires de fabrication
numérique (fab lab) ou de lieux
d?accueil pour l?accompagnement
au numérique.
L?innovation et le développement de services numériques peuvent être utile-
ment et justement favorisés en proposant possiblement :
? des conciergeries numériques ;
? des aménagements d?espaces de travail partagés ;
? des conditions favorisant le télétravail ;
? des supports informatiques d?échange de services, de compétences et savoir-
faire ;
? un système de covoiturage via une application numérique, etc.
Les synergies avec les circuits courts, les réseaux de transports et les activités de
service à la personne sont favorablement mis en place.
Les services qui répondent aux besoins spécifiques et aux aptitudes numé-
riques des habitants et qui améliorent leur qualité de vie ont vocation à être
développés.
L?idée est de faire du numérique un levier d?insertion professionnelle, d?inclu-
sion et de participation citoyenne pour améliorer et favoriser l?accès aux ser-
vices urbains, le lien social, la diffusion des informations relatives aux activités
culturelles et de loisirs.
Les innovations qui fonctionnent et qui ont fait leurs preuves doivent être sou-
tenues et optimisées avant de penser à en développer de nouvelles.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 202466
L?ÉcoQuartier Bel Air - Grands Pêchers
de la ville de Montreuil se situe dans un
quartier d?habitat social composé de
grands ensembles construits entre les
années 1950 et 1970. Relativement éloi-
gné du centre-ville, le site a bénéficié de
l?intervention de l?ANRU, qui a soutenu
la démolition de 300 logements sociaux
et la réhabilitation de 1 000 autres, ainsi
que le réaménagement des espaces
extérieurs. Le projet a été conçu de
manière à pouvoir accueillir la future
desserte en transports en commun, et
un Plan Stratégique Local a été mis en
place pour poursuivre la dynamique
enclenchée par l?ANRU. L?opération Bel
Air - Grands Pêchers est exemplaire en
raison de la qualité de l?implication de
la commune, du travail effectué sur les
espaces publics et privés, de la concer-
tation avec les habitants, de la mixité
sociale et fonctionnelle, de la gestion
alternative des eaux de pluie et de la
préservation de la biodiversité.
L?ÉcoQuartier a également fait preuve
d?exemplarité dans l?utilisation du
numérique. Tout d?abord, un groupe
Facebook a été créé pour faciliter la
communication et la concertation sur le
projet de rénovation urbaine et sociale,
permettant d?atteindre notamment les
jeunes souvent exclus de ces proces-
sus. La page dédiée au projet sur le site
de la ville a par ailleurs été enrichie de
nombreux documents en open data,
favorisant ainsi l?accès à l?information
pour les habitants et les usagers. Des
formations à la vidéo et à la commu-
nication numérique ont été proposées
par l?association « Permis de vivre la
ville » et des ateliers de formation au
numérique sont organisés par la maison
de quartier. Enfin, l?application Sesam a
été créée pour permettre aux habitants
et aux usagers de signaler les incidents
sur l?espace public, assurant un suivi en
ligne de leur résolution par les services
techniques de Montreuil.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 15
Contexte local Périphérie
Type de projet Renouvellement -
Quartier prioritaire
Superficie (ha) 41
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 7 000
Nombre de logements 2 500
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 500
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2003-2017
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2015
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Montreuil en régie
Maîtrise d?oeuvre du projet ?
Acteurs ANRU, bailleurs sociaux,
EPARECA, AFL, promoteurs privés
Bel Air - Grands Pêchers
Montreuil, Seine-Saint-Denis, Île-de-France
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Juin 2024 67
L?ÉcoQuartier Camille-Claudel est situé
à proximité du cluster scientifique et
technologique international du plateau
de Saclay et de la forêt domaniale de
Palaiseau. Il a été conçu pour relier les
espaces agricoles aux quartiers existants
et au développement. Cet ensemble
constitue une nouvelle centralité et la
création d?une nouvelle gare permet-
trait d?assurer la liaison entre Massy
et l?École polytechnique. Il lutte éga-
lement contre l?étalement urbain en
proposant des formes urbaines plus
denses en habitat. Près de 1 500 loge-
ments été construits, dont 35 % de la
surface en m² SDP représentent des
logements aidés. Les habitants béné-
ficient de nombreux services et équi-
pements publics : salle associative,
commerces, groupe scolaire, gymnase
en ossature bois, ainsi que des espaces
publics de qualité tels que la place cen-
trale, le parvis du centre aquatique et
la placette d?entrée du quartier. On
y trouve également des commerces
de proximité, une crèche, une maison
médicale et une conciergerie. Le projet
intègre une gestion alternative des eaux
pluviales, des liaisons douces ont été
aménagées et le quartier est alimenté
en chauffage et en eau chaude sanitaire
grâce à une chaufferie biomasse.
L?ÉcoQuartier Camille Claudel parti-
cipe au programme DiVD pour expé-
rimenter le Li-Fi, une technologie de
communication basée sur la lumière. Il
utilise des signaux lumineux via des LED
pour échanger des informations, sans
émission d?ondes nocives. L?objectif est
de créer un réseau rapide, sécurisé et
illimité en utilisant l?éclairage public.
Les avantages du Li-Fi sont nombreux,
offrant des possibilités pour des services
innovants. Dans le quartier Camille-
Claudel, 77 lampadaires ont été équipés
de cette technologie pour diffuser des
informations géolocalisées aux citoyens
via leur mobile. Le projet vise à servir de
modèle pour l?industrialisation de cette
technologie et le développement d?ap-
plications en France et à l?international.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 15
ÉcoQuartier Camille-Claudel
Palaiseau, Essonne, Île-de-France
Contexte local Périphérie
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 12
Superficie espaces verts (ha) 0,67
Nombre d?habitants prévus
Environ 3 500
Nombre de logements 1 456
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 396
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2010-2015
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2021
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
SEM Paris Saclay Aménagement
Maîtrise d?oeuvre du projet
Architecte coordonnateur :
François Leclercq Architectes /
Paysagiste : Phytorestore /
BET VRD : AVR / AMO HQE
et Développement durable :
AI Environnement
Acteurs Bouygues Immobilier,
Eiffage Immobilier, Kaufman &
Broad, Nexity Appolonia, CDU
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68
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
DIMENSION 4
16 Renforcer la résilience face aux changements
climatiques et aux risques
17 Contribuer à l?atténuation du changement
climatique et favoriser la sobriété
et les énergies renouvelables
18 Éviter, réduire, recycler, valoriser
les déchets
19 Préserver, gérer et restaurer
la ressource en eau
20 Préserver et restaurer les sols,
la biodiversité, les milieux naturels
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 6969
L?environnement et le climat sont des enjeux majeurs
de l?aménagement durable.
La résilience des projets face à l?intensification des
impacts du changement climatique et aux risques naturels
et anthropiques doit être intégrée dès l?amont, en adoptant
des mesures adaptatives et en privilégiant les solutions
fondées sur la nature.
L?aménagement durable doit également contribuer à
atténuer le changement climatique, en favorisant la sobriété
et le développement des énergies renouvelables et
de récupération.
La question des déchets doit elle aussi être repensée
afin de réduire, recycler et valoriser les déchets.
Enfin, il est crucial de préserver et de restaurer
la fonctionnalité des sols, la biodiversité et les milieux
naturels, ainsi que la ressource en eau.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
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70 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
Engagement 16
Renforcer la résilience face aux changements
climatiques et aux risques
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment identifier les
enjeux humains, matériels
et environnementaux exposés
à des aléas naturels ou
anthropiques et connaitre
leur niveau de vulnérabilité ?
Comment prendre en compte
les vulnérabilités dans la
programmation pour réduire les
risques, à l?échelle du territoire,
en accord avec la stratégie de
résilience définie localement ?
Comment mettre en oeuvre,
au niveau de la conception,
des Solutions Fondées sur
la Nature et basses technologies
qui réduisent l?exposition
aux risques et la vulnérabilité
du quartier à ceux-ci, au-delà
de la réglementation ?
Notion 16.1 Prévenir les risques
RECOMMANDATIONS
? Identifier et prendre en compte
les risques naturels et anthropiques
dans le choix de localisation
du projet. Concevoir des solutions
adaptées au contexte en priorisant
les Solutions Fondées sur la Nature
(SFN) avant les solutions techniques,
et en s?assurant que celles-ci
n?ont pas d?incidences négatives
lorsqu?elles doivent être mises
en oeuvre.
? Mettre en place une démarche
de résilience concertée et
partagée, incluant un diagnostic
de vulnérabilité en cohérence avec
la stratégie territoriale (SRADDET,
SCoT, SDAGE, PCAET, PADD
notamment) et le PNACC.
Le choix de la localisation du projet et sa conception doivent s?appuyer sur
l?identification territorialisée des risques et des vulnérabilités. Ce prérequis per-
mettra d?intégrer en amont des solutions adaptées et contextualisées in fine,
pour réduire ces menaces. Les domaines possiblement concernés par la pré-
vention des risques sont :
? environnementaux (inondations, séismes, incendies de forêt, mouvements de
terrain, avalanches et effondrements, submersions, stress hydriques, etc.) ;
? risques industriels et technologiques (cybercriminalité, etc.), sanitaires (pol-
lution atmosphérique et sonore, pandémies, conséquences psychologiques et
physiques de l?exposition croissante aux risques, etc.) ou encore économiques
(mutations liées à la décarbonation ou à la raréfaction des ressources, etc.) et
sociaux (exclusion, pauvreté, etc.).
Plus globalement, l?objectif est de prendre en compte les impératifs de résilience
à chaque étape du projet, en tant que cadre logique de l?opération d?aména-
gement. Dès lors, la matrice que représentent le sol, le réseau hydrographique
et la biodiversité doit par exemple être considérée en tout début d?opération,
tout comme les questions de fragilités sociales. Le projet doit s?inscrire entre les
limites environnementales d?habitabilité de la planète et les limites sociales et
sociétales.
Une vision plus holistique des enjeux doit conduire à des solutions plus systé-
miques pour y répondre : chaque partie de l?opération d?aménagement doit
intégrer l?ensemble des objectifs de résilience, ce qui permet notamment de
renforcer l?efficience économique du projet. Il existe de multiples solutions
permettant la « régénération » des sols, du cycle de l?eau, de la biodiversité ou
encore de l?économie locale, et de concilier usages et confort du quotidien
avec la réponse aux grands enjeux.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 71Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 71
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment anticiper l?évolution
au long terme du climat (régime
climatique à venir, probabilité
d?événements extrêmes),
de ses effets concrets et de
la vulnérabilité du territoire et
des populations face à ceux-ci ?
Comment proposer un projet
d?aménagement qui soit adapté
(conception urbaine, espaces
publics, confort intérieur, présence
de la nature) pour réduire la
vulnérabilité du quartier au
changement climatique ?
Quelles Solutions Fondées sur
la Nature le projet peut-il intégrer
pour adapter le quartier
aux dérèglements climatiques ?
Notion 16.2 S?adapter aux impacts
du changement climatique
RECOMMANDATIONS
? Anticiper les risques spécifiques
au changement climatique dans
le contexte du projet.
? Rechercher et mettre en oeuvre
des actions et solutions innovantes
pour répondre aux effets locaux
des nouveaux défis, en privilégiant
les Solutions Fondées sur la Nature
(SFN) : désimperméabilisation
et renaturation des sols (réduction
des îlots de chaleur, gestion des
eaux pluviales), végétalisation
des bâtiments (murs et toitures)
et prise en compte du confort
thermique des bâtiments et des
espaces publics (intégration du
végétal, présence de l?eau, choix
de matériaux de sols, façades,
toitures à fort albédo, conception
bioclimatique, etc.).
? Concevoir des aménagements
et bâtiments résilients, anticipant
dans leur conception les risques
climatiques.
Afin de lutter contre les impacts du changement climatique qui s?intensifient
(vagues de chaleur, érosion de la biodiversité, perturbation du cycle de l?eau,
tempêtes et submersions marines, inondations, retrait-gonflement des argiles
et mouvements de terrain, etc.), le projet doit s?inscrire dans une stratégie ter-
ritoriale élargie (SRADDET, SCoT, SDAGE, PCAET, etc.), en proposant un amé-
nagement résilient, qui tient compte des spécificités territoriales et urbaines
(climat, topographie, risques, nature des sols, réserves en eau, tissu urbain exis-
tant, matériaux, végétation locale?). L?enjeu est d?atténuer la vulnérabilité du
quartier face aux risques et aléas du territoire.
Il s?agit de proposer un projet qui s?adapte aux évolutions du climat en opérant
des choix de conception dans l?aménagement : prise en compte des vents et
expositions dans la conception des espaces, du stockage carbone, du confort
d?été, végétalisation d?espaces publics et de coeurs d?îlots pour lutter contre les
îlots de chaleur, cheminements piétons et cyclables ombragés, désimperméa-
bilisation des sols, prise en compte de l?albédo des matériaux, gestion adaptée
des eaux pluviales, etc.
Le projet privilégiera le recours aux Solutions Fondées sur la Nature (SFN) pour
réduire les impacts du changement climatique, si cela est pertinent à l?échelle
du quartier et du point de vue des spécificités locales (type de végétation, res-
source en eau et foncier mobilisables, matériaux de construction bio et géo-
sourcés, etc.).
Selon la morphologie du quartier, des espaces publics et des bâtiments (orien-
tation des bâtiments, ombrage, végétalisation, albédo des matériaux) différents
types de SFN sont envisageables : arbres de pleine terre, création d?espaces
verts, végétalisation des toits et des murs, préservation ou restauration de
zones humides, etc.
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72 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quel rôle chaque acteur
du territoire peut-il jouer face
aux dérèglements climatiques,
risques naturels et anthropiques et
comment en constituer un réseau
d?action efficace (anticipation,
prévention et gestion de crise) ?
Quels dispositifs de sensibilisation
aux enjeux des risques et de
l?adaptation au changement
climatique mettre en place auprès
des habitants, des usagers et
des gestionnaires ?
Notion 16.3 Sensibiliser et former
RECOMMANDATIONS
? Soutenir un réseau coordonné
des acteurs locaux de la résilience.
? Sensibiliser, former et
accompagner les habitants,
usagers, syndics et gestionnaires
sur les aléas notamment
environnementaux et climatiques,
les risques et nuisances du territoire,
afin de mobiliser et d?être en
capacité de s?adapter.
Le projet doit prendre en compte systématiquement le volet social de l?adap-
tation aux conséquences du dérèglement climatique et l?anticipation de l?assis-
tance aux plus fragiles.
L?engagement et la responsabilisation des citoyens dans le développement de
la résilience du territoire est à inciter. Il s?agit de sensibiliser, former la popula-
tion aux enjeux de l?adaptation au changement climatique, aux aléas et risques
et nuisances et de les impliquer concernant la façon d?y faire face : renouveau
des actions de culture du risque, informations systématiques aux habitants,
programmes de volontaires prêts à intervenir et à soutenir leurs voisins en cas
d?aléa, réunions de communication et de concertation, matérialisation des
niveaux de crue, valorisation des savoir- faire et savoir-être locaux, etc.
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ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 16
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 73
L?ÉcoQuartier Parc Marianne fait partie
des huit ZAC qui composent Port
Marianne, large opération d?aména-
gement de 400 hectares au sud-est
de Montpellier, en pleine croissance
urbaine. L?opération, traversée par le
ruisseau de la Lironde, se développe
autour du parc Georges-Charpak et le
long de l?avenue Raymond-Dugrand. Elle
se distingue par une composition du
bâti en peigne et gradins orientés vers
le parc central, avec des immeubles en
émergence sur les centralités de quar-
tier constituées par les places Ernest-
Granier et Pablo-Picasso. Le quartier
agrémente son développement d?es-
paces publics récréatifs (miroir d?eau,
aire de jeux, allées paysagées?), et pro-
pose une importante mixité sociale et
fonctionnelle.
L?aménagement du parc Georges-
Charpak (6 hectares) permet d?affirmer
la place dédiée aux espaces verts dans
un contexte urbain relativement dense.
Le quartier comprend principalement
deux secteurs nord et sud d?habitat
collectif. Il bénéficie d?une desserte par
deux lignes de tramway, et à compter
de 2025, par deux Vélolignes du Réseau
Express Vélo de Montpellier, situant
l?ÉcoQuartier à quelques minutes du
centre-ville, du littoral, de l?ensemble
ludo-commercial d?Odysseum, et du
quartier tertiaire de la gare TGV Sud de
France.
La ZAC Parc Marianne à Montpellier
est conçue pour faire face aux défis cli-
matiques de la région. Avec 34,67 % de
surfaces végétalisées, le quartier intègre
la nature en ville. Le parc Georges-
Charpak, doté d?un bassin de rétention
hydraulique paysager, permet de réguler
les crues et de retarder le ruissellement
urbain. Le parc public et le lit paysager
de la Lironde offrent un environnement
frais en été et favorisent la biodiversité.
Les bâtiments du quartier présentent
une architecture remarquable et
s?ouvrent sur le parc Charpak, tandis
que les zones urbaines adjacentes
accueillent des commerces, bureaux et
services. Parc Marianne bénéficie éga-
lement d?un réseau de chaleur collec-
tif alimenté par une centrale au bois,
et abrite des écoles à énergie positive.
Prochainement, la Folie architecturale
Alma Terra utilisera le sol de son site
comme matériau de construction, dans
le but d?obtenir le label Passivhaus.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 16
Parc Marianne
Montpellier, Hérault, Occitanie
Contexte local Centre-ville nouveau
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 30
Superficie espaces verts (ha) 7
Nombre d?habitants prévus 5 800
Nombre de logements 2 537
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 617
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2007-2030
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2015
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Montpellier, SERM
Maîtrise d?oeuvre du projet
Architecture Studio et divers MOE
pour les bâtiment
Acteurs Bailleurs sociaux, SERM
©
A
rn
au
d
B
o
ui
ss
o
u
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique existante
i3
Qualité d?usage des logements
r2
Exposition aux risques naturels
et technologiques
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74 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les besoins
énergétiques générés par le projet
et quels sont ses objectifs en
matière d?efficacité énergétique et
de baisse des émissions de CO², au
regard des stratégies territoriales
de décarbonation (PCAET) ?
Comment évaluer l?empreinte
énergie / carbone du quartier sur
l?ensemble de son cycle de vie
selon les choix d?aménagement
pour orienter le projet vers
le scénario optimal ?
Quels moyens mettre en oeuvre
et quelles solutions (techniques,
financières, organisationnelles,
etc.) choisir pour garantir la
sobriété et l?efficacité énergétique
du projet ?
Engagement 17
Contribuer à l?atténuation
du changement climatique et favoriser
la sobriété et les énergies renouvelables
Notion 17.1 Favoriser la sobriété et l?efficacité
énergétiques
RECOMMANDATIONS
? À l?échelle du quartier, en prenant
en compte l?existant de proximité,
concevoir l?orientation et la
disposition des bâtiments ainsi
que des espaces extérieurs pour en
minimiser les besoins en ressources
et en énergies du chantier à
l?exploitation.
? À l?échelle des bâtiments, réduire
l?impact carbone de la construction
(favoriser la rénovation et la
réhabilitation, choix adapté des
matériaux et modes constructifs,
etc.) et de l?usage (conception
bioclimatique, déchets, etc.).
? Fixer des objectifs de performance.
? Évaluer, dès sa définition, l?impact
du projet en termes d?émissions
de gaz à effet de serre sur son cycle
de vie complet, pour l?améliorer
en continu (questions de périmètre
et de temporalité afin de possibles
comparaisons) selon les SCOPE 1,
2 et 3 sur une période de 50 ans.
? Évaluer le potentiel de captage
et de stockage de carbone dans
le quartier et mettre en oeuvre
les solutions adaptées.
? Respecter la séquence « éviter,
réduire, compenser » s?agissant
des émissions de GES en s?appuyant
si nécessaire sur des mesures
compensatoires (dispositif
du label bas-carbone, etc.).
L?atteinte de la neutralité carbone en 2050, la maîtrise de l?approvisionnement
énergétique et de sa facture nécessitent une diminution drastique des besoins
énergétiques. 50 % de l?empreinte carbone d?un Français dépendant des choix
d?aménagement dans son quartier, il est important d?étudier comment le projet
peut contribuer à cet objectif de sobriété.
En amont, il s?agit d?évaluer les besoins de programmation, d?étudier les dif-
férents scénarios d?aménagement qui peuvent y répondre et de mesurer leur
empreinte énergie / carbone sur le cycle de vie complet du quartier. Notamment,
la mobilisation de l?existant (comme la rénovation des bâtiments et infrastruc-
tures par exemple) offre des leviers de décarbonation del?aménagement. Enfin,
si des postes d?émission significatifs subsistent, des dispositifs de compensation
peuvent être mobilisés.
En phase d?études, à l?échelle urbaine, l?implantation et l?orientation des bâti-
ments et des espaces publics peuvent réduire les dépenses énergie / carbone.
La conception bioclimatique, l?urbanisme de proximité, l?offre de mobilité
et la mutualisation des services, par exemple, influencent les pratiques et les
consommations du quotidien. À l?échelle de chaque bâtiment, la réduction de
l?impact carbone passe par des actions d?isolation thermique, de ventilation
et de lumière naturelles, de procédés énergétiques et électriques efficients,
etc. En phase chantier, les leviers de minimisation du bilan carbone du quartier
comprennent la logistique de chantier, la mobilisation de filières locales, les
procédés et matériaux constructifs vertueux (bio-géo-sourcés ou bas-carbone,
issus de l?économie circulaire, etc.).
Complémentairement à la réduction de ses émissions, le potentiel de captage
et de stockage du carbone dépend des changements d?affection des sols mais
également de l?usage de produits et matériaux issus de la bioéconomie (bois,
paille, etc.). L?aménageur pourra mobiliser des compétences spécifiques en
amont du projet : assistance à maîtrise d?ouvrage en environnement, bureaux
d?études spécialisés en énergie, outils de quantification des impacts éner-
gie / carbone, etc.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quelles sont les potentielles
ressources d?EnR&R à proximité
du projet qui sont disponibles
(non réservées par d?autres projets
de territoire) : bois énergie, réseau
de chaleur et de froid, chaleur
fatale, biogaz, géothermie,
solaire, éolien? ?
Quelles sont les conditions
techniques et financières à réunir
pour le raccordement d?EnR&R
électriques et de chaleur produite
sur le secteur aménagé (poste
électrique, canalisations,
sous-stations, prise en compte
des contraintes naturelles
ou environnementales, etc.) ?
Quel est le niveau d?ambition
de production d?EnR&R à viser
pour inscrire le projet dans les
objectifs de la stratégie
énergétique territoriale ?
Quelle gouvernance proposer
en matière de production,
d?approvisionnement et de
stockage des énergies
renouvelables et de récupération ?
Notion 17.2 Développer la production d?énergies
renouvelables et de récupération
RECOMMANDATIONS
? Évaluer et favoriser la production
d?énergies de récupération et
renouvelables locales, l?utilisation
d?énergies de récupération
(logique d?écologie industrielle
et territoriale) et les possibilités
de connexion à un réseau situé
à proximité du quartier.
? Penser un réseau de distribution
et de stockage de l?énergie adapté
et optimisé pour alimenter le quartier
et ses alentours, en cohérence avec
la stratégie territoriale (PCAET
notamment).
? Proposer des dispositifs de
gouvernance partagée de l?énergie
renouvelable locale, pour en
favoriser l?appropriation.
Une fois les leviers de sobriété et d?efficacité activés, la décarbonation des
besoins énergétiques résiduels permettra, au-delà de la diversification du mix
énergétique, l?autonomie énergétique du territoire, la prévention de la préca-
rité énergétique et le soutien aux filières locales. À l?échelle du quartier, cela se
traduit par le développement des énergies renouvelables et de récupération.
Leur déploiement dans un quartier s?inscrit dans la stratégie territoriale éner-
gétique (SRADDET, PCAET, schéma directeur, etc.). Il suppose l?examen des
besoins et ressources (filières locales du bois énergie, étude des productions de
chaleur fatale et de biogaz valorisables, cartographie des potentiels géother-
mique, éolien et solaire) et la caractérisation technique des moyens de produc-
tion, stockage et distribution existants (réseaux de chaleur et de froid, parcs
EnR en exploitation ou en projet à proximité de la zone d?aménagement.
Ensuite, les choix de formes urbaines, de densité, de mixité fonctionnelle
peuvent favoriser l?installation d?équipements de productions et de distri-
bution d?énergie collectifs et mutualisés (autoconsommation collective). Par
exemple, l?optimisation des réseaux de chaleur et de froid nécessite une den-
sité thermique suffisante, d?où la nécessité d?articuler la temporalité de l?opéra-
tion d?aménagement et celle du réseau.
75
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76 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment assurer le suivi
des consommations énergétiques
dans le quartier et identifier les
solutions de réduction continue
de la dépense énergétique ?
Comment sensibiliser les habitants
et usagers aux enjeux de la
sobriété et de l?efficacité
énergétique, ainsi qu?aux pratiques
qu?ils peuvent mettre en place
pour la favoriser ?
Notion 17.3 Prévoir un dispositif d?accompagnement
RECOMMANDATIONS
? Mettre en place des outils de suivi
de consommation, accompagner
et former les parties prenantes
à leur utilisation dans une logique
d?amélioration continue.
? Accompagner les habitants
et usagers à une utilisation sobre
de la consommation des ressources
au sein des bâtiments comme
des équipements publics.
? Sensibiliser les habitants,
usagers, syndics et gestionnaires
aux changements de pratiques.
Si des choix de conception du quartier performants sont nécessaires pour
réduire l?empreinte carbone, ils ne sont pas suffisants. Ce sont les pratiques et
usages individuels qui en déterminent l?efficacité réelle. Pour cela, les usagers et
habitants doivent s?approprier les déterminants de leur bilan énergie carbone
et leur capacité à agir sur ceux-ci.
Une démarche de sensibilisation / information / formation aux enjeux éner-
gétiques et carbone à destination du grand public peut être proposée.
Notamment, les solutions techniques d?efficacité énergétique (bioclimatisme,
systèmes électriques?) demandent souvent une acculturation de leurs utilisa-
teurs. Des livrets peuvent être diffusés auprès des habitants / usagers pour les
accompagner dans leurs changements de pratiques.
Le suivi quantifié des consommations énergétiques reste un moyen efficace de
sensibilisation à la sobriété et l?efficacité : mise en place de capteurs, compteurs
séparés, suivi individualisé des consommations, etc. Cela demande une instru-
mentation fine du quartier qui doit être anticipée en amont du projet, puis
accompagnée en aval.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 77
La commune des Forges a entrepris la
réhabilitation d?une ancienne ferme de
800 m² au centre du village en vue de
l?accueil d?un point de vente directe
de produits agricoles en circuit court.
Le projet comportait également 4
logements à l?étage, un cabinet infir-
mier ainsi qu?une clinique vétérinaire
remplacé par un 5e appartement,
témoignant de l?adaptabilité du projet.
L?opération a pour vocation la revita-
lisation du centre-bourg situé dans la
proche couronne d?Épinal en recréant
une centralité dynamique. Elle requalifie
aussi, en termes de performance envi-
ronnementale, un corps de ferme vieil-
lissant, en en conservant toute la valeur
patrimoniale. L?installation de nouveaux
services de proximité va limiter les dis-
tances de déplacement et créer un
lieu de rencontre et de convivialité et
redonner de l?intérêt aux déplacements
en modes doux.
L?ÉcoQuartier de la ferme forgeronne
réintégre des services au coeur du village
(commerces, santé, lieu de convivialité)
accessibles à tous ses habitants et cible
une offre alimentaire issue de circuits
de proximité. À l?échelle du bassin de
vie local, cela réduit les besoins de
déplacements, donc la facture énergé-
tique de tout le territoire.
Ensuite, en reconstruisant le bâti à
l?identique (l?état des murs existant
rendant impossible la réhabilitation
d?abord privilégiée, car plus sobre en
matières et énergies utilisées), l?Éco-
Quartier met à profit les avantages
bioclimatiques de l?architecture verna-
culaire : luminosité et ventilation natu-
relle à double flux. Une fiche mode
d?emploi locataire avec un mode d?em-
ploi comportant la fiche technique afin
de bonne utilisation des logements a
été remise aux locataires dans le cadre
des économies d?énergie l?utilisation du
chauffage et les moyens de réaliser les
économies d?énergie. L?efficacité ther-
mique de l?enveloppe est aussi large-
ment améliorée : reprise des vitrages,
isolation, matériaux constructifs peu
carbonés. Enfin, les besoins énerge-
tiques subsistants sont couverts par la
récupération de chaleur des groupes
froids du local de vente et, en appoint,
par une chaufferie bois (pellets). En cas
d?absence en journée, l?inertie et l?iso-
lation de la maison sont suffisant pour
garantir moins de 2 degrés de chute de
température, même par grand froid.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 17
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 17
La ferme forgeronne
Les Forges, Vosges, Grand Est
Contexte local Centre-bourg
Type de projet Renouvellement
d?un centre-bourg
Superficie (ha) 0,22
Superficie espaces verts (ha) ?
Nombre d?habitants prévus 8
Nombre de logements 4
Nombre de logements sociaux
parmi les logements ?
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2006-2011
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2014
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune des Forges
Maîtrise d?oeuvre du projet
Cabinets Vitalis Architecture
et environnement (architecte
mandataire, ASCENDENSE
(Architectes associés), OPC TRIGO
(Économiste), TERRANERGIE et
PERMANERGIE (Études thermiques
et énergies renouvelables), KUBLER
(Paysagiste)
Acteurs CAUE, ADEME, Chambre
d?agriculture, CRITT Bois
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique existante
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement
s5
Consommation des bâtiments
du quartier
s6
Production d?énergie renouvelable rapportée
à la consommation totale du quartier
c4
Offre de mobilité alternative
à la voiture individuelle
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail
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78 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
Engagement 18
Éviter, réduire, recycler,
valoriser les déchets
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les flux de déchets
verts, ménagers et des entreprises
sur le territoire et quels leviers
(conception, accompagnement,
organisation) le projet peut-il
activer pour en limiter la
production ?
Comment sont organisées
localement les structures
économiques et associatives
du réemploi, les EIT et comment
favoriser leur développement dans
une logique d?économie circulaire,
sociale et solidaire ?
Comment associer et sensibiliser
les habitants et usagers a la
réduction des déchets à l?échelle
du quartier et du territoire ?
Notion 18.1 Limiter, voire éviter la production
de déchets
RECOMMANDATIONS
? Promouvoir une politique
de réduction des déchets via
des dispositifs territoriaux
comme « Territoires Zéro Déchet,
Zéro Gaspillage ».
? Sensibiliser les particuliers, les
professionnels et les gestionnaires
aux démarches vertueuses.
? Choisir des aménagements
qui facilitent et encouragent
la réduction des déchets verts :
espèces végétales locales
qui nécessitent moins de taille,
paillage, etc.
L?impact des déchets sur l?environnement est un sujet majeur de préoccupa-
tion à l?échelle mondiale. Pour répondre à cette problématique, de nombreux
dispositifs peuvent être mis en place à l?échelle territoriale : « Territoires Zéro
Déchet, Zéro Gaspillage », la tarification incitative du service public de gestion
des déchet, etc.
Pour assurer une cohérence avec ces dispositifs, il est nécessaire de mettre en
place une politique de réduction des déchets à l?échelle du quartier.
Des choix d?aménagement peu générateurs de déchets doivent être favorisés
en amont du projet, tout en encourageant les actions de recyclage, de réutili-
sation et de réemploi. Cela peut inclure le choix d?espèces locales vivaces qui
nécessitent moins de taille, le broyage des tailles et la tonte, ainsi que l?utilisa-
tion in situ en paillage des pieds d?arbres et arbustes.
La sensibilisation des ménages aux démarches « zéro déchet » peut notamment
être réalisée à travers la méthode des 5 R : Refuser, Réduire, Réutiliser, Réparer
et Recycler.
La dispensation de formations et la mise en place de programmes de sensibi-
lisation sur la réutilisation de matériaux considérés comme des déchets sont
utilement opérées.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 79Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 79
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment le projet facilite-t-il,
pour les gestionnaires comme
pour les habitants, le tri à la
source, la collecte séparée,
le recyclage et la valorisation des
déchets ménagers (conception,
organisation, sensibilisation) ?
Quel est le potentiel de
développement et d?amélioration
des filières de valorisation des
déchets sur le territoire, comment
l?intégrer au projet et en évaluer
l?efficacité ?
Notion 18.2 Inciter au tri à la source, optimiser
la collecte et valoriser les déchets
RECOMMANDATIONS
? Penser les systèmes de collecte
adaptés à chaque flux de déchet :
consignes, recyclerie?/?ressourcerie,
point d?apport volontaire,
méthanisation, compost, etc.
? Évaluer la politique de gestion
des déchets et communiquer
les résultats.
Des moyens sont disponibles pour encourager le tri à la source, tels que la
mise en place de systèmes de collecte séparée et de valorisation des déchets,
l?installation de composteurs de pied d?immeubles ou partagés, la création de
recyclerie de quartier, les points d?apport volontaire, la méthanisation, la valo-
risation énergétique des déchets résiduels, la mise en place de consignes et les
ressourceries.
Il est important d?informer directement les habitants sur la réglementation,
les actions mises en oeuvre et le traitement des déchets en termes de flux et
de coûts associés. Des animations peuvent être proposées par secteurs et par
type de processus de valorisation pour sensibiliser et informer les habitants de
manière efficace.
Il est essentiel d?informer, de (re)sensibiliser et former les habitants, les entre-
prises et les établissements scolaires sur l?obligation réglementaire liée au tri des
7 voire 9 flux de déchets (cf. notion 18.3), les actions entreprises pour les traiter,
ainsi que les coûts associés à leur traitement.
Les processus prévus pour les déchets encombrants tels que les mobiliers,
les déchets électriques et électroniques, ainsi que les Déchets d?Activité
Économique (DAE) doivent être détaillés.
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80 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment évaluer en amont
du chantier les potentiels
de réemploi / valorisation
des déchets de chantier ?
Quelles actions de limitation
de la production, de tri, de
collecte et de réutilisation
/ valorisation des déchets de
chantier mettre en oeuvre ?
Comment encourager le
réemploi des matériaux et / ou
des équipements issus de
déconstructions sélectives
pour les aménagements et
les constructions afin de limiter
l?évacuation des matériaux
hors site ?
Comment prendre en compte
la gestion des déchets dangereux
(amiante, plomb) ?
Quelles sont les solutions
existantes sur le territoire
ou sur les territoires limitrophes
pour la gestion des déchets ?
Notion 18.3 Réduire, trier et valoriser les déchets
de chantier
RECOMMANDATIONS
? Promouvoir l?étude des flux
entrants et sortants pour évaluer
le potentiel de ressources
en matériaux de déconstruction
(étude PEMD?: «?diagnostic produit
équipement matériaux déchets?»).
? Limiter les déconstructions, sinon
déconstruire de manière sélective.
Remettre en état, stocker les
matériaux pour les redistribuer
(bourse de matériaux).
? S?inscrire dans le tri 7 flux
obligatoire (métal, plastique,
papier / carton, verre, bois, fraction
minérale, plâtre), voire au-delà, via
des filières circulaires à haute valeur
ajoutée (textile, biodéchets).
? Inciter à la réutilisation
des matériaux du site pour limiter
leur évacuation en les gérant
aux fins de réemploi in situ.
? Incorporer des matériaux de
seconde vie issus des gisements
de réemploi dans les projets de
bâtiments et d?aménagements.
Il convient de réaliser un diagnostic du potentiel des ressources dans toutes
les étapes de construction ou rénovation afin d?identifier les potentialités de
réemploi des matériaux issus des chantiers. Les maîtres d?ouvrage doivent être
incités à anticiper la bonne gestion et la valorisation des déchets en privilé-
giant le réemploi, puis la réutilisation et le recyclage, puis la valorisation matière
directe (telle que les opérations de remblayage), la valorisation énergétique et
enfin l?élimination.
Il est nécessaire de garantir l?engagement et l?anticipation de ces sujets par le
maître d?ouvrage avec l?intégration systématique de clauses dans les marchés.
Il est important de communiquer sur les filières de réemploi, de réutilisation, de
seconde vie existantes sur le territoire. Il convient également de privilégier les
circuits fermés pour permettre la seconde vie des matériaux issus de chantier
in situ en incluant un pourcentage minimal de réutilisation dans les cahiers des
charges, ou en créant des conditions permettant leur réemploi, de préférence
à proximité.
Si certains matériaux ne peuvent être issus de circuits fermés, il convient de
rechercher des matériaux de seconde vie issus des gisements de réemploi dans
les projets de bâtiments et d?aménagements alentours.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 81
Situé au coeur de l?agglomération lilloise,
l?ÉcoQuartier du Nouveau Mons bénéfi-
cie d?une position privilégiée et est faci-
lement accessible grâce à la desserte du
métro et des lignes de bus. Il s?agit d?un
projet ANRU qui consiste en la rénova-
tion de la zone urbaine sensible (ZUS)
de Mons-en-Baroeul : réhabilitation de
990 logements, résidentialisation de 625
autres, ainsi que la démolition de 405
logements pour la construction de 330
nouveaux. De nouveaux équipements
publics sont également installés, tandis
que les espaces publics ont été réamé-
nagés pour favoriser la place du piéton
et les modes de déplacements doux. Le
projet consiste également en l?exten-
sion du réseau de chaleur, alimenté en
grande partie par la biomasse, et en la
création de jardins familiaux tout en
tissant des liens avec le Vieux-Mons. La
grande qualité des espaces publics amé-
nagés donne une image renouvelée au
quartier tout en limitant l?impact visuel
de la voiture. L?objectif est de créer un
quartier résidentiel en phase avec les
attentes des habitants et en harmonie
avec son environnement urbain, grâce à
une approche globale et durable de la
rénovation urbaine.
L?ÉcoQuartier du Nouveau Mons est un
exemple de réussite en matière d?amé-
lioration du cadre de vie. Cultivant cette
approche sensible du cadre de vi(ll)e,
les espaces publics ont été requalifiés
avec une exigence extrême en matière
de qualité paysagère. Des actions de
communication et de formation sont
mises en place pour encourager les
bonnes pratiques. L?appropriation et le
partage par le plus grand nombre de ces
espaces de vi(ll)e sont primordiaux. Ils
doivent être espaces de préservation de
la biodiversité, espaces à vivre jalonnés
de « prairies de jeux », de jardins à par-
tager. Condition de sa réussite : chaque
aménagement est envisagé en plaçant
toujours au centre de tout l?expertise
d?usage des habitants, seule garantie
d?une appropriation et d?une préser-
vation optimales autour d?ateliers de
travail urbain., de Mon(s) quartier rêvé,
des marches exploratoires des femmes
et des cours au jardins d?école.
Mons-en-Baroeul fait ainsi usage du pay-
sage comme une valeur de partage.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 18
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 18
Nouveau Mons
Mons-en-Baroeul, Nord, Hauts-de-France
Contexte local Centre-ville
Type de projet Renouvellement -
Quartier existant
Superficie (ha) 100
Superficie espaces verts (ha) 5,4
Nombre d?habitants prévus 12 000
Nombre de logements 5 250
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 182
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2002- 2014
Labellisation EQ Étape 3
Année labellisation 2014
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Ville de Mons-en-Baroeul
Maîtrise d?oeuvre du projet
François-Xavier Mousquet
(paysagiste) + AMO GIP Lille
Métropole rénovation urbaine
+ BET ArcAle, BioTop Conseil,
Empreinte, Lilika TROHA, Egis
Acteurs LMCU, SEM Ville
Renouvellée, bailleurs
©
L
ul
u
Im
ag
es
L
a
M
ec
an
o
w
eb
s2
Part de bâtiments conservés
s7
Part des bâtiments intégrant des matériaux
biosourcés, géosourcés et/ou de réemploi
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82 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
Engagement 19
Préserver, gérer et restaurer
la ressource en eau
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment assurer une gestion
intégrée des eaux pluviales
à la source au regard des
caractéristiques du site (nature
des sols, hydrographie du bassin
versant, pluviométrie actuelle
et future) en maximisant
la perméabilité des sols ?
Comment faire de la gestion
des eaux pluviales un outil
d?adaptation aux effets
du changement climatique
en favorisant son infiltration
et sa connexion aux espaces
verts ?
Comment intégrer de manière
qualitative les dispositifs de
gestion des eaux pluviales dans la
conception du projet, notamment
dans les espaces publics ?
Notion 19.1 Assurer une gestion durable
des eaux pluviales
RECOMMANDATIONS
? Penser des aménagements
multifonctionnels qui maîtrisent
le ruissellement et qui préservent
la ressource en eau pour un usage
local.
? Innover et concilier la gestion
alternative des eaux pluviales,
désimperméabilisation, îlots de
fraîcheur, amélioration du cadre
de vie, biodiversité, etc.
? Anticiper et assurer une gestion
intégrée des eaux pluviales au
regard de la nature du site et des
caractéristiques du bassin versant :
favoriser une gestion de l?eau à
l?échelle du projet d?aménagement.
? Optimiser l?arrosage des espaces
verts.
Assurer une gestion durable des eaux pluviales, c?est favoriser leur infiltration au
plus près de leur point de chute par des Solutions Fondées sur la Nature, voire
par des solutions dites grises, afin de se rapprocher du cycle naturel de l?eau :
noue d?infiltration, espace vert inondable, jardin de pluie, toiture ou mur végé-
talisé, etc. Cela permet de réduire le ruissellement des eaux pluviales entraînant
le rejet de pollutions dans les milieux aquatiques, de limiter le risque d?inon-
dation mais aussi de favoriser un usage local de l?eau pour adapter les villes au
changement climatique. Quand il n?y a pas d?alternative, les solutions de réten-
tion d?eau pour ralentir les écoulements sont à envisager.
Ces solutions doivent être conçues afin de répondre à d?autres fonctions ou
usages : aménagement paysager, espace vert, îlot de fraicheur, etc. Il convient
aussi de prendre toutes les mesures nécessaires pour s?assurer de leur pérennité
fonctionnelle dans le temps, à la fois lors de leur conception mais également en
veillant à leur bon entretien.
Pour les projets soumis à la « loi sur l?eau », il est fortement recommandé au por-
teur de projet de consulter dès la conception du projet les services du préfet
en charge de la police de l?eau et ceux de la commune compétents en eaux
pluviales.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 83Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 83
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment réduire la
consommation en eau des
habitants, des activités et de la
collectivité (réduction des besoins,
optimisation des réseaux, gestion
circulaire de l?eau) ?
Comment associer et sensibiliser
habitants et usagers aux enjeux
de réduction des consommations
d?eau ?
Notion 19.2 Réduire la consommation d?eau
RECOMMANDATIONS
? Installer des équipements
individuels et collectifs économes,
et des capteurs de fuites.
? Inciter à la réutilisation des eaux
de pluie et des eaux grises.
? Concevoir un plan paysager
qui inclut des espèces végétales
endémiques et peu gourmandes
en eau.
? Diminuer la consommation d?eau
dans l?ensemble du cycle de vie des
bâtiments et aménagements.
Le projet doit inciter à réduire la consommation d?eau en mettant en place des
équipements individuels et collectifs économes en eau, des capteurs de détec-
tion des fuites, un renouvellement et un entretien adapté des infrastructures
d?alimentation en eau potable, des sous-compteurs individuels, une récupéra-
tion et réutilisation des eaux de pluie et des eaux grises, etc.
Le projet doit être l?occasion d?accompagner et sensibiliser l?ensemble des
acteurs (dont les gestionnaires et les habitants) à la réduction de la consomma-
tion d?eau par des dispositifs de suivi, des actions de communication auprès des
ménages et des acteurs privés, des actions pédagogiques au sein des écoles, etc.
Le choix d?espèces végétales adaptées au climat local et anticipant les effets
du changement climatique, participe également à la réduction de la consom-
mation d?eau.
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84 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment évaluer le niveau
d?acculturation des usagers du
quartier vis-à-vis de l?eau, de sa
consommation et des impacts
de l?activité humaine ?
Comment réduire la présence
de micropolluants dans les eaux
usées des habitants, des activités
de la collectivité et dans l?environ-
nement et les sensibiliser à ces
enjeux ?
Comment favoriser une présence
et une visibilité de l?eau dans
l?espace public qui serve de
support à la stratégie de
sensibilisation ?
Notion 19.3 Sensibiliser et conduire des actions
pédagogiques
RECOMMANDATIONS
? Sensibiliser les gestionnaires
et les ménages aux enjeux
de l?eau, les inciter à réduire leur
consommation, à utiliser des
produits écoresponsables et
labellisés (comme par exemple les
produits cosmétiques, d?entretien,
d?hygiène et zéro phyto), en
proposant notamment des actions
pédagogiques.
? Inciter les habitants à utiliser
des espèces végétales endémiques
et peu gourmandes en eau.
? Réduire les rejets de polluants
et de déchets dans les eaux usées.
Les eaux usées issues des activités domestiques peuvent être contaminées par
différentes sources de pollutions vis-à-vis desquelles, le plus souvent, les sta-
tions d?épuration sont inefficaces.
Il convient donc d?encourager les gestionnaires des espaces communs du site
du projet et les habitants à utiliser des produits (d?entretien, d?hygiène, cosmé-
tiques, etc.) écoresponsables, voire disposant d?un label écologique.
Le projet est l?occasion :
? d?accompagner et sensibiliser les usagers à la réduction de l?utilisation de pro-
duits contenant des micropolluants par des actions de communication auprès
des ménages et des acteurs privés, des actions pédagogiques au sein des écoles,
etc. ;
? de rappeler que les substances qui doivent être prises en charge dans des
filières dédiées (fonds de pots de peinture, médicaments non utilisés?) le
soient, et d?inciter à ne pas les jeter dans les différentes voies d?évacuation des
eaux usées (toilettes, éviers, lavabos, etc.) ;
? d?inciter les habitants à utiliser des espèces végétales endémiques et peu
gourmandes en eau.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 85
L?opération d?aménagement du Quartier
Camille Claudel à Palaiseau s?étend sur
19 hectares avec pour objectif de créer
un quartier qui relie les espaces agri-
coles, les quartiers existants et le pôle
scientifique du Plateau de Saclay. Le
projet vise à lutter contre l?étalement
urbain en proposant une densité élevée
de logements tout en offrant de vastes
espaces verts. La première phase du
projet, labellisée ÉcoQuartier Étape 4,
comprend environ 1 500 logements,
des équipements publics de qualité,
des commerces de proximité, une
crèche inter-entreprises, une maison
médicale, une conciergerie de quartier
et une chaufferie biomasse fournissant
chauffage et eau chaude sanitaire à
l?ensemble du quartier. Une innovation
écologique et technologique française,
le LIFI, est également intégrée dans le
projet.
L?ÉcoQuartier Camille Claudel se dis-
tingue également par sa gestion alterna-
tive exemplaire de la ressource en eau.
Toutes les opérations de construction
sont équipées de systèmes hydro-éco-
nomes sur les équipements sanitaires
(réservoir WC 3/6L à double com-
mande, réducteur de pression?). Les
équipements publics disposent d?un
système de comptage par usage (entre-
tien, arrosage, sanitaires, etc.). Le gym-
nase intègre également un système
de détection de fuites avec généra-
tion d?alarmes. Pour pallier au sol très
peu infiltrant, un maillage de noues
à l?échelle du quartier permet de res-
taurer les continuités écologiques des
trames verte et bleue, de dépolluer
et tamponner les eaux de pluies et de
créer des coeurs d?îlots verts et aérés.
Le réseau se compose de deux types de
noues :
? les noues filtrantes de voiries dépol-
luent les eaux issues des voiries chargées
d?hydrocarbures et de métaux lourds.
? les noues de stockage tampon per-
mettent de stocker les eaux en cas de
pluie cinquantennale afin de permettre
un rejet de 0,7 l/s/ha pour une faible
partie vers le réseau communal et pour
la majorité vers la Rigole Domaniale.
Les eaux pluviales des bâtiments sont
récupérées dans des cuves enterrées
afin d?être réutilisées pour l?arrosage des
espaces verts, réduisant ainsi les frais
d?entretien, d?autant que les essences
végétales choisies ne nécessitent pas ou
peu d?arrosage.
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 19
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 19
Quartier Camille Claudel
Palaiseau, Essonne, Île-de-France
Contexte local Périphérie
Type de projet Extension maîtrisée
Superficie (ha) 12
Superficie espaces verts (ha) 0.67
Nombre d?habitants prévus 3 000
Nombre de logements 1 456
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 652
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2010-2015
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2021
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
SEM Paris Saclay Aménagement
(Territoire d?intervention de la
Communauté d?agglomération
Paris-Saclay)
Maîtrise d?oeuvre du projet
François LECLERCQ Architectes,
Phytorestore Paysagiste
Acteurs Bouygues Immobilier,
CDU, Eiffage Immobilier,
Kaufman & Broad, Nexity Appolonia
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Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
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86 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Quels sont les enjeux en matière
de qualité des sols sur le site et à
proximité, les prescriptions et / ou
recommandations proposées pour
s?assurer de leur préservation ?
Comment concevoir une program-
mation urbaine qui limite l?artifi-
cialisation et la concentre sur les
sols de plus faible fonctionnalité
écologique ?
Quelles opérations réaliser
pour restaurer la biodiversité
des sols et maximiser les surfaces
de pleine terre ?
Quels dispositifs mettre en oeuvre
en phase chantier pour garantir
la préservation des sols ?
Engagement 20
Préserver et restaurer les sols,
la biodiversité, les milieux naturels
Notion 20.1 Préserver et restaurer
les fonctionnalités écologiques des sols
RECOMMANDATIONS
? Déterminer le potentiel de
désartificialisation à l?échelle du
projet, voire au-delà, en s?appuyant
sur un diagnostic identifiant
le potentiel de multifonctionnalité
des sols.
? Travailler sur la renaturation
des sols par la restauration de sols
vivants, la maximisation des
surfaces de pleine terre, assurant
des fonctionnalités écologiques :
continuité des trames écologiques,
(trame brune notamment),
stockage du carbone, infiltration
des eaux, etc.
Le projet d?aménagement offre une opportunité de préserver et restaurer les
fonctionnalités écologiques des sols. Des outils d?aide à la décision pourront
être mobilisés pour mettre en oeuvre la stratégie de renaturation des sols et
guider les choix de localisation et de priorisation.
La référence aux zones préférentielles pour la renaturation dans les SCoT est
à privilégier. La loi Climat et Résilience dispose en effet que les SCoT peuvent
identifier des zones préférentielles pour la renaturation qui peuvent être inté-
grées dans le Document d?Orientation et d?Objectifs du SCoT, une pièce oppo-
sable du document, qui a donc une valeur réglementaire.
D?autres outils réglementaires de l?urbanisme existants peuvent être mobilisés,
tels que l?emplacement réservé, le coefficient de pleine terre ou encore le coef-
ficient de biotope par surface (CBS).
Il s?agit également de veiller à assurer la traçabilité des sols apportés et excavés.
La possibilité d?accueillir le vivant sur l?enveloppe bâtie (toitures végétalisées,
nichoirs et gîtes, etc.) est également à étudier.
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 87Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 87
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment connaitre, comprendre
et localiser les écosystèmes
(espèces, milieux, dynamiques)
existants pour les préserver
tout au long du projet ?
Comment le projet permet-il de
restaurer la biodiversité dans tous
les milieux vivants (sols, eau, zones
humides végétation basse et
haute, bâtiments) afin de
constituer un écosystème
complet, adapté aux conditions ?
Notion 20.2 Préserver et restaurer la biodiversité
RECOMMANDATIONS
? Identifier les spécificités et
enjeux du territoire en termes de
biodiversité (inventaires, atlas
de la biodiversité communale,
diagnostic écologique, trames vertes,
bleues, noires).
? Intégrer ces enjeux à chaque
étape du projet en s?appuyant
sur des acteurs spécialisés (faire
intervenir en particulier un
écologue dès les phases amont).
? Mettre en avant, préserver et
protéger les espaces et espèces
pendant le chantier, et tout au long
du projet et structurer le projet
autour du végétal et le patrimoine
naturel.
? À partir d?une connaissance fine
des caractéristiques écologiques du
territoire, prioriser la préservation
des habitats, restaurer les habitats
dégradés et laisser des zones de
biodiversité spontanée.
? Promouvoir la gestion différenciée
des espaces de nature.
? Connecter les espaces verts
du projet avec les espaces verts
qui l?entourent pour assurer une
continuité écologique urbaine.
Le projet d?aménagement implique une connaissance fine des ressources en
présence, afin de restaurer et valoriser la biodiversité et les milieux naturels.
Il s?agit d?identifier en amont de l?aménagement les ressources naturelles exis-
tantes en procédant à un inventaire, un diagnostic écologique urbain et une
étude d?impact. Dans cet objectif, l?Atlas de la Biodiversité Communale (ABC)
est un dispositif pertinent sur lequel s?appuyer. Il permet de connaître finement
la biodiversité et les habitats présents et d?orienter ainsi ses choix d?aménage-
ment, de préservation et de restauration. Mobiliser une pluralité d?acteurs spé-
cialisés (AMO environnement, écologues, paysagistes, professionnels du génie
écologique, associations environnementales?) et s?appuyer sur des outils et
dispositifs appropriés pour veiller à l?intégration de ces enjeux tout au long du
projet : guide de la biodiversité, cahier des charges de consultation des promo-
teurs, pénalités en cas de destruction de milieux.
Favoriser l?usage du végétal pour structurer les espaces à l?échelle du quartier
et du territoire tout en préservant la biodiversité végétale et animale, les sols et
les milieux naturels existants est une démarche essentielle de l?approche écolo-
gique. La mettre en oeuvre en respectant les enjeux de continuités écologiques
identifiés par la trame verte et bleue locale est primordial pour assurer un effet
positif sur la biodiversité. Il s?agit ici de participer aux trames vertes et bleues et
de renforcer les connexions avec les sites hors projet. Préserver ou restaurer des
espaces de biodiversité plantés et en eau renforce la qualité d?aménagement
du projet et du cadre de vie, et la protection des espaces et des espèces tout
au long du chantier.
Réfléchir aux processus écologiques autant qu?à la végétalisation et l?esthétique
est essentiel pour notamment : recréer des lisières, des multi-strates végétales,
des abris et ressources pour la faune, proposer une palette végétale cohérente,
des espèces indigènes, des habitats spécifiques, des milieux humides naturels
ou artificiels, des zones de nature spontanée? S?organiser pour déployer des
techniques alternatives, en appliquant une gestion écologique et différenciée
des espaces de nature est à prioriser, tout comme le recours aux Solutions
Fondées sur la Nature.
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88 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024
LES QUESTIONS À SE POSER
Comment favoriser dans le projet
une approche écologique dans la
gestion des espaces verts publics ?
Comment accompagner
et former les gestionnaires
aux fonctionnalités écologiques
des espaces de nature ?
Comment articuler le projet
avec des démarches de gestion
et sensibilisation écologiques
existantes ?
Comment associer, sensibiliser et
impliquer les habitants et usagers
à la préservation, restauration
et valorisation de la biodiversité
et / ou de la nature en ville ?
Notion 20.3 Valoriser et sensibiliser
RECOMMANDATIONS
? Promouvoir, auprès des
gestionnaires, les pratiques de
gestion respectueuses de la
biodiversité (et notamment insectes
pollinisateurs) dans les espaces
publics (gestion différenciée des
espaces végétalisés, méthodes
alternatives aux pesticides ou
produits phytosanitaires, permis
de végétaliser, etc.).
? Sensibiliser les habitants, usagers
à la biodiversité, à l?existence de
projets de sciences participatives
et aux traitements alternatifs
des espaces privés : évènements,
ateliers pédagogiques, balades
nature, signalétique, actions de
préservation participatives, etc.
? Mettre à disposition des habitants
et usagers des espaces et outils
dédiés aux projets de plantation,
restauration, jardins collectifs /
partagés.
? Sensibiliser les habitants
et riverains à la nécessité de
préserver les sols.
L?implication des usagers nécessite l?acculturation et la responsabilisation de
l?ensemble des acteurs, notamment les habitants.
Pour assurer la pérennité de la préservation de la biodiversité des sols et des
milieux naturels, il est essentiel de sensibiliser les habitants et gestionnaires aux
pratiques respectueuses : gestion différenciée des espaces verts, zéro-phyto,
zéro pesticide, protection biologique intégrée, gestion alternative des espaces
verts, permis de végétaliser, espaces dédiés à l?agriculture urbaine, etc.
Des actions de communication et de pédagogie peuvent être proposées par
des collectivités : événements thématiques, balades nature, jardins collectifs si
possible en permaculture, inventaires participatifs, chantiers participatifs, pro-
jets scolaires sur les espaces végétalisés, panneaux explicatifs, etc.
Il convient également d?intégrer les gestionnaires en amont des projets et de
systématiser la demande de plans de gestion aux paysagistes concepteurs.
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Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 4 : environnement et climat ? Juin 2024 89
L?ÉcoQuartier La Ravine Blanche, située
à l?ouest du centre ancien de Saint-
Pierre, est l?un des quartiers les plus
denses de la ville mais aussi l?un des
premiers quartiers d?habitat social des
années 60. L?objectif de l?opération de
rénovation urbaine a été de renforcer
l?attractivité et l?accessibilité du quar-
tier. La transformation de l?image du
quartier s?est concrétisée par la réhabi-
litation de logements, la résidentialisa-
tion du parc social, la requalification des
espaces publics et la mise en place d?un
transport en commun en site propre.
Des services et des activités écono-
miques se sont implantés au coeur du
quartier. Enfin la création d?un parc
urbain réalisé avec un collectif d?habi-
tants du quartier a été une opération
emblématique.
La préservation et la valorisation de la
biodiversité, du lagon et des milieux natu-
rels est une préoccupation constante du
projet.
Le parc urbain, planté d?espèces indi-
gènes ou endémiques, comme la tota-
lité du quartier, est implanté sur une
friche urbaine traversée par un canal
destiné à recueillir toutes les eaux de
pluie et aménagé en quatre bassins de
rétention, qui constituent autant de
filtres qui permettent de préserver le
lagon, quelques centaines de mètres
plus loin.
S?y ajoutent des trottoirs fleuris gérés
par les habitants et des petits jardins
privés créés autour de 500 logements.
Une évaluation annuelle des impacts
environnementaux du projet a été
mise en place et un Éco-PLU a été éla-
boré en s?inspirant des prescriptions
ÉcoQuartier : gestion des eaux pluviales,
biodiversité et place du végétal, che-
minements piétons et stationnement.
L?un des espaces publics en pied d?im-
meuble collectif est entretenu par un
particulier.
ÉVALUATION DE L?ENGAGEMENT 20
EXEMPLE DE L?ENGAGEMENT 20
Contexte local Centre
Type de projet Renouvellement -
Quartier prioritaire
Superficie (ha) 60
Superficie espaces verts (ha) 2
Nombre d?habitants prévus 7 500
Nombre de logements 2 621
Nombre de logements sociaux
parmi les logements 1 548
Date de début des travaux /
Année d?achèvement 2010-2015
Labellisation EQ Étape 4
Année labellisation 2017
LES ACTEURS DU PROJET
Maîtrise d?ouvrage du projet
Commune de St Pierre -
ANRU AMO DD / HQE : 5 AMO
(ordonnancement de projet,
qualité urbaine, développement
économique, communication, mise
en place convention de gestion
urbaine de proximité)
Maîtrise d?oeuvre du projet
Grpt BET : FEDT (VRD, hydraul.
EU, EP), HELIOS Paysage (paysage
et espaces publics), Concept (BT,
éclairages publics)
Acteurs Bailleurs sociaux, SEMADER,
SIDR, SHLMR, foncière logement,
ARER, CDC, DEAL, CAUE, CCIR
Rénovation urbaine de Ravine Blanche
Saint-Pierre, La Réunion
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Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
s1 Consommation totale d?espaces naturels,
agricoles et forestiers du quartier et
rapportée au nombre de logements
et d?emplois
r4
Surface d?espaces verts publics
par habitants
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90 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Ministère en charge de l?écologie ? Guide de l?aménagement durable ? Dimension 3 : developpement territorial ? Mars 2023 91
ANNEXE 1
Correspondance entre les ODD
et les engagements
ANNEXE 2
La démarche ÉcoQuartier
et son référentiel
Le référentiel ÉcoQuartier en faveur
des villes et territoires durables
(4 dimensions - 20 engagements -
53 notions)
ANNEXE 3
L?évaluation au service de
l?amélioration continue des projets
d?aménagement durable
Correspondance entre
les indicateurs et les engagements
Méthode de calcul des 20 indicateurs
ANNEXE 4
Définitions
ANNEXES
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 91
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Dimension 1 Dimension 2 Dimension 3 Dimension 4
engagements
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
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3.4
3.5
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4.4
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4.6
4.7
4.a
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4.c
5.1
5.2
5.3
5.4
5.5
5.6
5.a
5.b
5.c
6.1
6.2
6.3
6.4
6.5
6.6
6.a
6.b
7.1
7.2
7.3
7.a
7.b
8.1
8.2
8.3
8.4
8.5
8.6
8.7
8.8
8.9
8.10
8.a
8.b
9.1
9.2
9.3
9.4
9.5
9.a
9.b
9.c
Correspondance
entre les ODD et les engagements
ANNEXE 1
92 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 92240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 92 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
Dimension 1 Dimension 2 Dimension 3 Dimension 4
engagements
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
1.1 1.
2
1.
3
2.
1
2.
2
3.
1
3.
2
3.
3
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1
4.
2
4.
3
5.
1
5.
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1
6.
2
7.
1
7.
2
8.
1
8.
2
8.
3
9.
1
9.
2
10
.1
10
.2
11
.1
11
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12
.1
12
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13
.1
13
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14
.1
14
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14
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14
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14
.5
15
.1
15
.2
15
.3
16
.1
16
.2
16
.3
17
.1
17
.2
17
.3
18
.1
18
.2
18
.3
19
.1
19
.2
19
.3
20
.1
20
.2
20
.3
10.1
10.2
10.3
10.4
10.5
10.6
10.7
10.a
10.b
10.c
11.1
11.2
11.3
11.4
11.5
11.6
11.7
11.a
11.b
11.c
12.1
12.2
12.3
12.4
12.5
12.6
12.7
12.8
12.a
12.b
12.c
13.1
13.2
13.3
13.a
13.b
14.1
14.2
14.3
14.4
14.5
14.6
14.7
14.a
14.b
14.c
15.1
15.2
15.3
15.4
15.5
15.6
15.7
15.8
15.9
15.a
15.b
15.c
16.1
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16.3
16.4
16.5
16.6
16.7
16.8
16.9
16.10
16.a
16.b
17.1
17.2
17.3
17.4
17.5
17.6
17.7
17.8
17.9
17.10
17.11
17.12
17.13
17.14
17.15
17.16
17.17
17.18
17.19
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 93
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La démarche
ÉcoQuartier et son référentiel
ANNEXE 2
94 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
© Ville de Saint-Pierre - La Réunion
© SEM Paris Saclay aménagement
© Lulu Images La Mecanoweb
© Lulu Images La Mecanoweb
© Arnaud Bouissou
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La démarche ÉcoQuartier accompagne l?émer-
gence de démonstrateurs de l?aménagement
durable à toutes les étapes des projets. Depuis
2013, plus de 500 ÉcoQuartiers ont été labellisés
partout en France.
La démarche ÉcoQuartier s?est profondément
renouvelée en 2023 pour mieux répondre aux
défis de la ville durable : sobriété dans la consom-
mation des ressources et de l'énergie, résilience
notamment face au changement climatique,
inclusion, et création de valeurs sur les territoires.
Elle contribue à la territorialisation des politiques
prioritaires du gouvernement en faveur de :
? La production de logements abordables et de
qualité, notamment dans les zones marquées par
une tension immobilière, la rénovation du parc
ancien, ainsi que l?amélioration de la qualité du
cadre de vie, tout particulièrement dans les quar-
tiers prioritaires de la ville ;
? La revitalisation économique des territoires (en
lien avec les programmes Action Coeur de Ville,
Petite Ville de Demain, France Ruralité), la trans-
formation des zones d?activités obsolètes ou en
déshérence ;
? La lutte contre l?artificialisation des sols, l?adap-
tation aux effets du réchauffement climatique,
la décarbonation des filières de la construction,
de l?aménagement et des mobilités du quotidien
ainsi que la participation citoyenne.
Cette démarche repose sur un référentiel, basé
sur vingt engagements traduisant la qualité des
projets, quel que soit le territoire sur lequel ils
sont implantés ou leur échelle. Ce référentiel sert
de structure au Guide de l?aménagement durable,
qui constitue un véritable outil d'aide à la concep-
tion d?un projet d?aménagement durable.
Les ÉcoProjets
L'engagement d'un projet d'aménagement dans
la démarche se formalise par le dépôt d?une lettre
d?ambition et la signature de la charte ÉcoQuartier
qui lui confère le statut d'ÉcoProjet. Ce statut
permet l'accès à une offre de services renouve-
lée : un accompagnement en ingénierie ou finan-
cier, notamment du Cerema et de la Banque des
Territoires ; des formations gratuites dispensées
sur l?ensemble du territoire ; un recours facilité à
certaines subventions notamment dans le cadre
du Fonds Vert (en particulier les mesures « recy-
clage foncier » et « renaturation des villes »), etc.
Par ailleurs, les services de l?État et experts pro-
diguent, à l?occasion d?une revue d?ÉcoProjet,
leurs conseils et recommandations, pour les pro-
jets en phase pré-opérationnelle (avant le dépôt
des autorisations administratives), afin de favori-
ser l?appropriation du référentiel ÉcoQuartier par
les maîtres d?ouvrage et de mieux les guider vers
la labellisation.
Les ÉcoQuartiers
Des campagnes de labellisation distinguent
annuellement les ÉcoQuartiers livrés (à la fin du
chantier) et vécus (trois ans après la livraison),
selon une logique de millésime et au regard des
réponses apportées aux 20 engagements et aux 20
indicateurs de performance environnementale.
Elle constitue une reconnaissance de la qualité
d?une opération par le ministère et les membres
des commissions locales et nationale (acteurs
locaux et nationaux de l?aménagement).
La démarche réunit également un club mettant
en réseau les penseurs et acteurs de la démarche
ÉcoQuartier, capitalise les démonstrateurs sur
une plateforme, et organise des formations des-
tinées aux collectivités et partenaires.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 95
© Lulu Images La Mecanoweb
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Le référentiel ÉcoQuartier en faveur
des villes et territoires durables
4 dimensions - 20 engagements - 53 notions
DIMENSION 1
DÉMARCHE
ET PROCESSUS
DIMENSION 2
CADRE DE VIE
ET USAGES
1. CONCEVOIR UN PROJET PRENANT
EN COMPTE LES BESOINS DE TOUS ET
LES PARTICULARITÉS DU TERRITOIRE
1.1 Connaître son territoire
1.2 Identifier et hiérarchiser les enjeux
et fixer les objectifs stratégiques
1.3 Élaborer un programme adapté et partagé
2. METTRE EN OEUVRE UNE GOUVERNANCE
ET UN PILOTAGE ADAPTÉS
2.1 Piloter le projet dans la durée
2.2 Anticiper la gestion du projet durant
toutes les phases et après sa livraison
3. ASSOCIER LES HABITANTS ET USAGERS
3.1 Créer les conditions
de la mobilisation citoyenne
3.2 S?appuyer sur les propositions
issues des instances participatives
3.3 Accompagner les pratiques dans le temps
4. DÉVELOPPER L?APPROCHE EN COÛT
GLOBAL
4.1 Évaluer la faisabilité financière
4.2 Réduire les coûts par
l?optimisation du projet
4.3 Calculer les impacts sociaux, économiques
et environnementaux du projet
5. ÉVALUER, MESURER L?IMPACT
ET AMÉLIORER EN CONTINU
5.1 Mettre en place une démarche
d?évaluation pour améliorer en continu
5.2 Évaluer le projet au regard des finalités
du développement durable
6. (RE)FAIRE LE QUARTIER AVEC L?EXISTANT
6.1 Favoriser le renouvellement urbain, s?appuyer
sur l?existant pour limiter l?artificialisation
des sols et l?usage des ressources
6.2 Mettre en place une densité désirable
et cohérente avec le contexte
7. FAVORISER LE VIVRE-ENSEMBLE,
LA SOLIDARITÉ, L?INCLUSION
7.1 Faire un quartier pour tous
7.2 Encourager les initiatives solidaires,
le lien social et la vie de quartier via
des aménagements publics et qualitatifs
8. ASSURER UN CADRE DE VIE FAVORABLE
AU BIEN-ÊTRE ET À LA SANTÉ
8.1 Favoriser un urbanisme favorable
à la santé et au bien-être
8.2 Prévenir et lutter contre
les nuisances et pollutions
8.3 Proposer des aménagements favorisant
la sûreté et la sécurité dans l?espace public
9. CONCEVOIR UN PROJET ALLIANT
QUALITÉ URBAINE, PAYSAGÈRE
ET ARCHITECTURALE
9.1 Assurer une insertion urbaine et paysagère
du quartier avec son environnement
9.2 (Re)créer des formes urbaines et
architecturales favorisant la qualité
du cadre de vie
10. VALORISER LE PATRIMOINE, L?HISTOIRE
ET L?IDENTITÉ DU SITE ET DE SES
HABITANTS
10.1 Identifier les patrimoines locaux
10.2 Préserver et valoriser les éléments
patrimoniaux, identitaires et
la mémoire du site
96 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 96240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 96 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
DIMENSION 3
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
DIMENSION 4
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
11. CONTRIBUER À UNE TRANSITION
ÉCONOMIQUE, RÉGÉNÉRATIVE,
SOCIALE ET SOLIDAIRE
11.1 Conforter, dynamiser et diversifier
le tissu économique existant
11.2 Accompagner et favoriser la création
d?emplois locaux et la reconversion des
emplois issus des filières non-soutenables
12. FAVORISER LA PROXIMITÉ ET
LA DIVERSITÉ DES FONCTIONS
12.1 Renforcer la mixité fonctionnelle
12.2 Faciliter l?accès aux différentes fonctions
13. OPTIMISER L?UTILISATION DES
RESSOURCES ET DÉVELOPPER LES FILIÈRES
LOCALES ET LES CIRCUITS COURTS
13.1 Économiser les ressources
13.2 Déployer l?économie circulaire
14. ENCOURAGER LES MOBILITÉS
DURABLES ET ACTIVES
14.1 Aménager l?espace public au bénéfice
des mobilités durables et actives
14.2 Prévoir les équipements nécessaires
aux changements de pratiques
14.3 Connecter le quartier aux transports
publics pour améliorer l?intermodalité
14.4 Organiser la logistique urbaine
14.5 Promouvoir l?usage des modes alternatifs
au « monovoiturage »
15. ASSURER UNE TRANSITION NUMÉRIQUE
RESPONSABLE AU SERVICE DE
L?AMÉNAGEMENT DURABLE
15.1 Mettre la technologie numérique
au service d?un territoire plus durable
15.2 Utiliser les réseaux numériques
au service du projet
15.3 Répondre aux besoins exprimés ou identifiés
16. RENFORCER LA RÉSILIENCE FACE
AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
ET AUX RISQUES
16.1 Prévenir les risques
16.2 S?adapter aux impacts
du changement climatique
16.3 Sensibiliser et former
17. CONTRIBUER À L?ATTÉNUATION
DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
ET FAVORISER LA SOBRIÉTÉ
ET LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
17.1 Favoriser la sobriété
et l?efficacité énergétiques
17.2 Développer la production d?énergies
renouvelables et de récupération
17.3 Prévoir un dispositif d?accompagnement
18. ÉVITER, RÉDUIRE, RECYCLER,
VALORISER LES DÉCHETS
18.1 Limiter, voire éviter la production de déchets
18.2 Inciter au tri à la source, optimiser
la collecte et valoriser les déchets
18.3 Réduire, trier et valoriser
les déchets de chantier
19. PRÉSERVER, GÉRER ET RESTAURER
LA RESSOURCE EN EAU
19.1 Assurer une gestion durable
des eaux pluviales
19.2 Réduire la consommation d?eau
19.3 Sensibiliser et conduire
des actions pédagogiques
20. PRÉSERVER ET RESTAURER LES SOLS,
LA BIODIVERSITÉ, LES MILIEUX NATURELS
20.1 Préserver et restaurer les fonctionnalités
écologiques des sols
20.2 Préserver et restaurer la biodiversité
20.3 Valoriser et sensibiliser
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 97
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L?évaluation au service de
l?amélioration continue des projets
d?aménagement durable
Mettre en place une démarche
d?évaluation pour améliorer en
continu
L?évaluation d?un projet d?aménagement vise à
mieux piloter son projet, fédérer les partenaires
et faire évoluer les pratiques d?aménagement.
L?évaluation consiste à observer les réalisations,
les résultats et les impacts du projet de territoire,
sur les politiques, les pratiques, les comporte-
ments des acteurs et mesurer l?atteinte d?objec-
tifs fixés pour répondre à son ambition initiale. Un
bon processus d?évaluation engage toutes les par-
ties prenantes (élus, techniciens, experts, usagers,
citoyens?) qui doivent être impliquées aux étapes
pertinentes du projet et garantir un suivi sur le
temps long, incluant sa gestion et ses usages.
Acculturation progressive à
l?évaluation dans le cadre de la
démarche ÉcoQuartier
L?évaluation des projets d?aménagement durable
est identifiée dès les origines de la démarche
ÉcoQuartier comme un levier méthodologique
clé pour en mesurer l?ambition, en suivre l?at-
teinte des objectifs et l?améliorer en continu. Cela
s?incarne dans l?engagement 5 du guide de l?amé-
nagement durable : évaluer, mesurer l?impact et
améliorer en continu. La manière d?évaluer est
adaptable à chaque projet, selon son contexte,
ses caractéristiques et ses objectifs. L?évaluation
est un outil méthodologique au service du projet :
on parle de stratégie d?évaluation. Une fois posés
les objectifs stratégiques et opérationnels, le por-
teur de projet se dote d?indicateurs. Quantitatifs
ou qualitatifs, les indicateurs doivent permettre
de rendre compte de l?atteinte des objectifs et le
porteur doit être en capacité de les mesurer tout
au long du projet. Les projets d?aménagement
durable croisent des enjeux et des acteurs variés
et évoluent dans le temps. Les objectifs définis par
le porteur de projet suivent cette complexité et le
choix des indicateurs à mobiliser est crucial. Les
deux tomes du référentiel pour l?évaluation des
ÉcoQuartiers (2016 et 2017) ont servi de guides
méthodologiques pour aider l?appropriation de
l?évaluation et de ses finalités. Ils offrent aussi des
propositions d?indicateurs de suivi éprouvés parmi
lesquels choisir pour mesurer l?impact des projets.
Enjeux et finalités
de l?approche performancielle
Ce corpus d?aide à l?évaluation reste une res-
source précieuse pour orienter les porteurs de
projets dans leur stratégie d?évaluation. 10 ans
après le lancement de la démarche, l?appropria-
tion de ces outils se révélant encore trop dispa-
rate, la démarche ÉcoQuartier renouvelée met
également en place une approche performan-
cielle plus claire. Elle permet d?une part de mieux
accompagner les porteurs de projet dans leur
stratégie d?évaluation et d?autre part, au niveau
national, de garantir la performance des quartiers
labellisés au regard des défis de la ville durable.
Un socle commun de vingt indicateurs nationaux
clés a ainsi été défini à partir de méthodes de
calcul harmonisées. Sans préjuger de la stratégie
d?évaluation propre à chaque projet, ce panel
minimal d?indicateurs permet de disposer de
références partagées et objectivées. Les habitants
et usagers disposent de données compréhen-
sibles pour comprendre et agir sur les impacts de
leur lieu de vie. Les candidats mobilisent les indi-
cateurs du projet pour en valoriser les résultats et
en piloter l?amélioration continue. Les experts de
la démarche bénéficient de mesures objectives et
contextualisées.
Élaboration du socle
commun d?indicateurs
Pour garder une démarche accessible à tous, cette
obligation de remontée de données a été limitée
aux indicateurs représentatifs des enjeux prio-
ritaires de l?aménagement durable. L?exercice a
donc été fait de croiser les dimensions et engage-
ments du guide de l?aménagement durable avec
les 4 défis de la ville durable issus de la démarche
Habiter la France de Demain : Sobriété, Inclusion,
ANNEXE 3
98 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 98240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 98 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
Résilience et Création de valeurs. Cela a permis
d?identifier les points prioritaires sur lesquels il est
attendu qu?un ÉcoQuartier apporte des garan-
ties de performance, et qu?il est donc nécessaire
d?évaluer. Une fois ces objectifs évaluatifs posés,
la sélection a été faite en mobilisant les bases
d?indicateurs déjà utilisées par ailleurs par des
porteurs de projet. Cette sélection a été partagée
et débattue avec les partenaires de la démarche
lors des commissions nationales ÉcoQuartier pour
s?assurer de la cohérence de la liste finale. Enfin,
les indicateurs pré-identifés ont été confrontés à
la réalité d?opérations candidates à la labellisation
pour vérifier la capacité des porteurs de projet à
les renseigner. Ce processus a abouti à une liste de
20 indicateurs dont le renseignement est obliga-
toire pour candidater au label ÉcoQuartier.
Intégration et rôle des indica-
teurs dans les différentes phases
de la démarche ÉcoQuartier
L?intégration du socle commun d?indicateurs se
fait dès l?amont et tout au long de la vie du projet.
? Lors de l?engagement dans la démarche, il est
demandé au porteur de projet de se doter d?une
stratégie d?évaluation et de prendre connaissance
du socle commun d?indicateurs pour amorcer son
protocole d?évaluation.
? Lors de la revue d?ÉcoProjet, le projet a un niveau
de maturité qui lui permet de définir la valeur
cible pour chacun des indicateurs : un objectif de
performance réaliste et contextualisé.
? Pour la labellisation, il est demandé de renseigner
la performance réalisée. Parmi les 20 indicateurs,
15 sont à renseigner à l?étape ÉcoQuartier Livré,
les 5 autres sont réservés à l?étape ÉcoQuartier
Vécu
Les valeurs renseignées doivent toujours être mises
en regard des réponses aux engagements du réfé-
rentiel. En effet, l?interprétation des valeurs saisies
pour les indicateurs complète l?analyse qualitative
du projet en apportant un éclairage ou en signa-
lant éventuellement des points saillants. Cette vigi-
lance est partagée entre les experts qui examinent
le projet candidat à la labellisation et les porteurs
de projets : l?évaluation sert le projet, pas l?inverse.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 99
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DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
SOBRIÉTÉ
Encourager la
sobriété dans la
consommation
des ressources
naturelles et de
l?énergie
Minimiser
l?artificialisation par
l?optimisation de la
ressource foncière
s1
Consommation totale d?espaces
naturels, agricoles et forestiers du
quartier et rapportée au nombre
de logements et d?emplois
Superficie d?espaces
naturels, agricoles
ou forestiers (ENAF)
consommés pour la
réalisation du quartier
(en Ha)
ET
Superficie d?ENAF consommés
pour la réalisation du quartier
Logements + emplois créés au sein du quartier
6 20
s2
Part de bâtiments
conservés
Surface de plancher de bâtiments conservés
Surface de bâtiments neufs créés + Surface de bâtiments conservés
x 100
6 10
13 18
Garantir la
performance
énergétique
s3 Part des bâtiments neufs en
anticipation de la réglementation
thermique existante
Surface de plancher de bâtiments neufs anticipant la réglementation
en vigueur (RT antérieure à la RE2020) ou le prochain jalon de la RE2020
Surface de plancher totale de bâtiments neufs dans le projet
x 100 16 17
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement
Surface de plancher de bâtiments
existants rénovés énergétiquement*
Surface de plancher de bâtiments
existants conservés
x 100
*Rénovation énergétique
performante : DPE passe
à B, sauf pour les classes F
et G (DPE passe à C)
13 17
s5
Consommation des
bâtiments du quartier
Consommation
énergétique
moyenne
Toutes
sources
d?énergie
en kWhEF/m²/an 17
Développer
les énergies
renouvelables
locales
s6 Production d?énergie renouvelable
rapporté à la consommation totale
du quartier
Somme de la chaleur et électricité issues d?énergie renouvelable
produites dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
Somme des consommations d?électricité, de gaz et de chaleur
dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
x 100 17
Minimiser la
consommation de
matériaux et favoriser
l?écoconception
s7 Part des bâtiments intégrant
des matériaux biosourcés,
géosourcés et / ou de réemploi
Surface de plancher construite dans chaque bâtiment du quartier
atteignant une quantité minimum de matériaux biosourcés géosourcés
ou issus du recyclage (selon le type de construction)
Surface de plancher totale
x 100 13 18
INCLUSION
Proposer une offre
de logement pour
tous de qualité
(énergétique,
environnementale
et d?usage),
adaptée,
diversifiée et
abordable et des
espaces publics
favorables à la
rencontre (et à
l?activité physique)
Favoriser la diversité
des profils et des
parcours résidentiels
des habitants du
quartier
i1 Part totale de logements sociaux
et distinction par typologie
de financement
Nombre de
logements sociaux
Nombre total de
logements dans
l?opération
x 100 ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements
sociaux par typologie
Nombre total de logements
dans l'opération
x 100
Dont
nombre de
logements
assimilés :
PLAI, PLUS,
PLS/BRS/PSLA
7
i2
Part de logements
abordables
Nombre de logements dont le prix de vente
est accessibleaux ménages du 6e décile du territoire
Nombre total de logements vendus dans l?opération
x 100 7
Garantir la
qualité d?usage et
architecturale des
logements pour tous
i3
Qualité d?usage
des logements
Nombre de logements répondant
aux 3 critères de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements répondant
à chaque critère de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
x 100 9 16
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement
Nombre d?habitants de l?ÉcoQuartier
d?accord ou tout à fait d?accord avec
les deux assertions
Nombre total d?habitants ayant répondu
x 100
Les deux assertions issues
de l?enquête habitants :
? Les espaces publics proposent
une qualité d?usage satisfaisante
? Les logements proposent une qualité
d?usage satisfaisante
8 9
Méthode de calcul des 20 indicateurs
100 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
SOBRIÉTÉ
Encourager la
sobriété dans la
consommation
des ressources
naturelles et de
l?énergie
Minimiser
l?artificialisation par
l?optimisation de la
ressource foncière
s1
Consommation totale d?espaces
naturels, agricoles et forestiers du
quartier et rapportée au nombre
de logements et d?emplois
Superficie d?espaces
naturels, agricoles
ou forestiers (ENAF)
consommés pour la
réalisation du quartier
(en Ha)
ET
Superficie d?ENAF consommés
pour la réalisation du quartier
Logements + emplois créés au sein du quartier
6 20
s2
Part de bâtiments
conservés
Surface de plancher de bâtiments conservés
Surface de bâtiments neufs créés + Surface de bâtiments conservés
x 100
6 10
13 18
Garantir la
performance
énergétique
s3 Part des bâtiments neufs en
anticipation de la réglementation
thermique existante
Surface de plancher de bâtiments neufs anticipant la réglementation
en vigueur (RT antérieure à la RE2020) ou le prochain jalon de la RE2020
Surface de plancher totale de bâtiments neufs dans le projet
x 100 16 17
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement
Surface de plancher de bâtiments
existants rénovés énergétiquement*
Surface de plancher de bâtiments
existants conservés
x 100
*Rénovation énergétique
performante : DPE passe
à B, sauf pour les classes F
et G (DPE passe à C)
13 17
s5
Consommation des
bâtiments du quartier
Consommation
énergétique
moyenne
Toutes
sources
d?énergie
en kWhEF/m²/an 17
Développer
les énergies
renouvelables
locales
s6 Production d?énergie renouvelable
rapporté à la consommation totale
du quartier
Somme de la chaleur et électricité issues d?énergie renouvelable
produites dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
Somme des consommations d?électricité, de gaz et de chaleur
dans le périmètre de l?opération [kWh/an]
x 100 17
Minimiser la
consommation de
matériaux et favoriser
l?écoconception
s7 Part des bâtiments intégrant
des matériaux biosourcés,
géosourcés et / ou de réemploi
Surface de plancher construite dans chaque bâtiment du quartier
atteignant une quantité minimum de matériaux biosourcés géosourcés
ou issus du recyclage (selon le type de construction)
Surface de plancher totale
x 100 13 18
INCLUSION
Proposer une offre
de logement pour
tous de qualité
(énergétique,
environnementale
et d?usage),
adaptée,
diversifiée et
abordable et des
espaces publics
favorables à la
rencontre (et à
l?activité physique)
Favoriser la diversité
des profils et des
parcours résidentiels
des habitants du
quartier
i1 Part totale de logements sociaux
et distinction par typologie
de financement
Nombre de
logements sociaux
Nombre total de
logements dans
l?opération
x 100 ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements
sociaux par typologie
Nombre total de logements
dans l'opération
x 100
Dont
nombre de
logements
assimilés :
PLAI, PLUS,
PLS/BRS/PSLA
7
i2
Part de logements
abordables
Nombre de logements dont le prix de vente
est accessibleaux ménages du 6e décile du territoire
Nombre total de logements vendus dans l?opération
x 100 7
Garantir la
qualité d?usage et
architecturale des
logements pour tous
i3
Qualité d?usage
des logements
Nombre de logements répondant
aux 3 critères de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
ET
Les sous-indicateurs :
Nombre de logements répondant
à chaque critère de qualité d'usage
Nombre total de logements
dans l?opération
x 100 9 16
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement
Nombre d?habitants de l?ÉcoQuartier
d?accord ou tout à fait d?accord avec
les deux assertions
Nombre total d?habitants ayant répondu
x 100
Les deux assertions issues
de l?enquête habitants :
? Les espaces publics proposent
une qualité d?usage satisfaisante
? Les logements proposent une qualité
d?usage satisfaisante
8 9
{{
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 101
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DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
CRÉATION
DE VALEURS
Diversifier
l?offre de services
et d?équipements
et intensifier les
usages de la ville
Rendre accessibles
toutes les fonctions
urbaines nécessaires
à tous les usagers
du quartier
c1
Proximité des services de base
Superficie de l?ÉcoQuartier à moins
de 500 m du panier de services
Superficie de l?opération
x 100
Services considérés :
? approvisionnement en produits
alimentaires de base
? école maternelle et primaire
? centres médicaux, médecins
? centres culturels et de loisirs (ex :
bibliothèques publiques, musées, cinémas,
théâtres et autres)
? espaces verts publics
11 12
Encourager
l?intensité
urbaine
c2
Densité bâtie
Nombre d?équivalent logements
+ nombre d?équivalents logements
Superficie de l?opération
hors espaces verts publics (en logts/Ha)
Avec 1 équivalent logement
pour 70 m² SDP autres que logements 6 9
Développer une
offre de mobilité
décarbonnée et
l?intermodalité
au regard des
besoins du
territoire
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
Linéaire d'aménagements cyclables
+ Linéaire de zones piétonnes
+ Linéaire de zones de rencontre
Linéaire de voirie potentiellement cyclable
x 100 8 14
c4
Offre de mobilité alternative
à la voiture individuelle
Superficie de l?ÉcoQuartier à proximité
d?une offre de mobilité alternative
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Arrêts de transports en commun
et distances seuils considérés :
? tramway ou métro (500 m)
? bus ou de voiture partagée (300 m)
? gares ferroviaires ou routières ou aires
de covoiturage (à moins de 3 km en zone
non-urbaine).
14 17
c5 Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail (%)
Nombre de ménages utilisant
principalement un mode alternatif
à la voiture pour le trajet domicile-travail
Nombre total de ménages dans l?ÉcoQuartier
x 100 Issu de l?enquête
habitants 14 17
RÉSILIENCE
Penser le bien-être
des habitants
et la qualité
du cadre de vie
comme des leviers
de la résilience
du quartier
Offrir un cadre de vie
sûr et sain favorable
à des modes de vie
sains
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté
par des nuisances sonores
Superficie de l?ÉcoQuartier affectée
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Une surface est affectée par le bruit
d?une source de nuisance sonore
selon sa distance à celle-ci et le
niveau sonore de référence
de celle-ci
8
r2
Exposition aux risques naturels
et technologiques (%)
Superficie de l?ÉcoQuartier exposée
à un aléa fort ou moyen
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100 16
Développer des
espaces de nature
en ville aux bénéfices
environnementaux
et sociaux
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
Somme de (superficie de l'ÉcoQuartier
de chaque type de surface X coefficient
associé à ce type de surface)
Superficie totale de l'ÉcoQuartier
ET
Les sous-indicateurs :
Surface d'espace en pleine terre
Surface totale de l'opération
19 20
r4
Surface d?espaces verts
publics par habitants
Superficie totale d?espaces verts publics
Nombre d?habitants dans le périmètre
de l?ÉcoQuartier
En m2/hab 8 12 16
102 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 102240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 102 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
DÉFIS ET OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
OBJECTIFS
OPÉRATIONNELS
NUMÉRO INDICATEURS
MODALITÉS
DE CALCUL
ENGAGEMENTS
CORRESPON-
DANTS
CRÉATION
DE VALEURS
Diversifier
l?offre de services
et d?équipements
et intensifier les
usages de la ville
Rendre accessibles
toutes les fonctions
urbaines nécessaires
à tous les usagers
du quartier
c1
Proximité des services de base
Superficie de l?ÉcoQuartier à moins
de 500 m du panier de services
Superficie de l?opération
x 100
Services considérés :
? approvisionnement en produits
alimentaires de base
? école maternelle et primaire
? centres médicaux, médecins
? centres culturels et de loisirs (ex :
bibliothèques publiques, musées, cinémas,
théâtres et autres)
? espaces verts publics
11 12
Encourager
l?intensité
urbaine
c2
Densité bâtie
Nombre d?équivalent logements
+ nombre d?équivalents logements
Superficie de l?opération
hors espaces verts publics (en logts/Ha)
Avec 1 équivalent logement
pour 70 m² SDP autres que logements 6 9
Développer une
offre de mobilité
décarbonnée et
l?intermodalité
au regard des
besoins du
territoire
c3
Taux de cyclabilité de la voirie
Linéaire d'aménagements cyclables
+ Linéaire de zones piétonnes
+ Linéaire de zones de rencontre
Linéaire de voirie potentiellement cyclable
x 100 8 14
c4
Offre de mobilité alternative
à la voiture individuelle
Superficie de l?ÉcoQuartier à proximité
d?une offre de mobilité alternative
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Arrêts de transports en commun
et distances seuils considérés :
? tramway ou métro (500 m)
? bus ou de voiture partagée (300 m)
? gares ferroviaires ou routières ou aires
de covoiturage (à moins de 3 km en zone
non-urbaine).
14 17
c5 Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail (%)
Nombre de ménages utilisant
principalement un mode alternatif
à la voiture pour le trajet domicile-travail
Nombre total de ménages dans l?ÉcoQuartier
x 100 Issu de l?enquête
habitants 14 17
RÉSILIENCE
Penser le bien-être
des habitants
et la qualité
du cadre de vie
comme des leviers
de la résilience
du quartier
Offrir un cadre de vie
sûr et sain favorable
à des modes de vie
sains
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté
par des nuisances sonores
Superficie de l?ÉcoQuartier affectée
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100
Une surface est affectée par le bruit
d?une source de nuisance sonore
selon sa distance à celle-ci et le
niveau sonore de référence
de celle-ci
8
r2
Exposition aux risques naturels
et technologiques (%)
Superficie de l?ÉcoQuartier exposée
à un aléa fort ou moyen
Superficie totale de l?ÉcoQuartier
x 100 16
Développer des
espaces de nature
en ville aux bénéfices
environnementaux
et sociaux
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre
Somme de (superficie de l'ÉcoQuartier
de chaque type de surface X coefficient
associé à ce type de surface)
Superficie totale de l'ÉcoQuartier
ET
Les sous-indicateurs :
Surface d'espace en pleine terre
Surface totale de l'opération
19 20
r4
Surface d?espaces verts
publics par habitants
Superficie totale d?espaces verts publics
Nombre d?habitants dans le périmètre
de l?ÉcoQuartier
En m2/hab 8 12 16
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 103
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6
(Re)faire le quartier
avec l?existant
s1
Consommation totale d?espaces naturels,
agricoles et forestiers du quartier et
rapportée au nombre de logements et
d?emplois. La surface d?espaces naturels
agricoles et forestiers consommée pour un projet
d?urbanisme mesure la capacité du projet à limiter
l?artificialisation. Elle doit être mise en regard des
efforts réalisés pour mobiliser le potentiel déjà
artificialisé (recyclage foncier, densification, etc.).
Rapporter cette consommation au nombre
de logements et d?emplois permet de valoriser
les fonctions urbaines crées en renouvellement,
à partir de l?existant.
s2
Part de bâtiments conservés. La part
des bâtiments existants conservés au sein
du projet valorise l'effort de la collectivité
de préserver et de réutiliser son
patrimoine bâti. La valeur renseignée sera mise
en perspective avec l'état du bâti existant,
ses besoins de requalification ou encore
de la complexité technique de l'opération.
c2
Densité bâtie. La densité de logements
(et équivalents) donne un repère simple
pour montrer l?effort d?optimisation
du foncier concerné par le projet.
La comparaison entre l?avant et l?après-projet
rend compte du travail d?identification et de
mobilisation des potentiels de densification
dans les espaces déjà urbanisés.
7
Favoriser le vivre-
ensemble, la solidarité,
l?inclusion
i1
Part totale de logements sociaux et
distinction par typologie de financement.
La part de logements sociaux produits
dans un quartier permet de qualifier
la réponse du projet aux besoins des ménages
modestes. Les catégories de logements sociaux
sont établies en fonction des catégories de revenus
des bénéficiaires. Si ces proportions sont estimées
à l?échelle du projet en réponse à un enjeu de mixité
sociale, elles ont également une incidence sur les
équilibres territoriaux avec les quartiers environnants.
i2
Part de logements abordables. La part
de logements abordables à la vente
pour un ménage du 6e décile qualifie
l?accessibilité financière de l?offre produite
dans le quartier pour 40 % des ménages de la
collectivité. L?indicateur peut donc être accompagné
d?une analyse plus fine du niveau d?accessibilité des
logements pour les ménages les plus modestes.
8
Assurer un cadre de vie
favorable au bien-être
et à la santé
i4
Satisfaction des habitants vis à vis
de leur quartier et de leur logement.
La proportion d?habitants ayant participé
à l?enquête qui sont satisfaits de leur
quartier et de leur logement permet de fournir
une estimation du ressenti global d?un quartier
vécu. Le bien-être individuel et collectif étant une
notion complexe à mesurer, l?indicateur doit être
accompagné de l?analyse qualitative de l?enquête
habitants.
c3
Taux de cyclabilité de la voirie. Le taux
de cyclabilité de la voirie mesure la
compatibilité des voiries du quartier aux
mobilités actives. Il qualifie donc l?effort
fait pour favoriser une activité physique quotidienne,
pratique qui est un déterminant majeur de santé
et de bien être, physique et psychologique.
Dimension 2
CADRE DE VIE
ET USAGES
Correspondance entre
les indicateurs et les engagements
104 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 104240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 104 20/06/2024 11:0720/06/2024 11:07
r1
Part de l?ÉcoQuartier impacté par
des nuisances sonores. Les sources
de nuisances prises en compte sont les
voiries routières, qui génèrent localement
un niveau sonore et une pollution atmosphérique
élevés. Ce sont deux facteurs d?impact sur la
santé lorsque l?exposition est quotidienne. Cette
proportion montre l?exposition dans un contexte
particulier, mais ne rend pas compte de l?action
menée par le porteur pour s?y adapter.
r4
Surface d?espaces verts publics par
habitants. Lorsqu?ils sont accessibles,
les espaces de nature en ville sont des
lieux polyvalents en matière de bien-être
et de santé. Ils présentent des fonctions écologiques
qui bénéficient à la santé (dépollution de l?eau,
des airs et des sols, rafraîchissement urbain, etc.).
Ce sont aussi des lieux d?activité physiques
et d?interactions sociales.
9
Concevoir un projet alliant
qualité urbaine, paysagère
et architecturale
i3
Qualité d?usage des logements.
L?indicateur donne la proportion
de logements qui présentent des
caractéristiques de conception,
favorables à une qualité de vie (traversant, surface
habitable, espaces extérieurs privatifs, etc.), éléments
déterminants du projet urbanistique et architectural.
i4
Satisfaction des habitants vis à vis de leur
quartier et de leur logement. L?expression
de la part des habitants d?une satisfaction
globale vis-à-vis de leur quartier et de leur
logement est le signal d?un projet urbain, paysager
et architectural qui correspond aux attentes des
usagers. C?est un indicateur global qui doit être
questionné et affiné dans le cadre d?une approche
sensible pour l?appréhender de la manière la plus
juste possible.
c2
Densité bâtie. Associée à une analyse
de la satisfaction et du confort du cadre
de vie, la densité bâtie donne une idée de
la capacité du projet à allier une vie locale
intense et la désirabilité de l?offre. Favoriser une
intensité d?usages en évitant les conflits d?usages
est un défi urbanistique et architectural majeur
en réponse aux enjeux croisés de sobriété
foncière et de création de valeurs.
r3
Coefficient de biotope par surface,
et coefficient de pleine terre.
L?indicateur mesure la capacité
du projet à préserver et à restaurer
les fonctions écologiques des sols. Il rend
compte à ce titre d?une conception urbanistique
et paysagère qui produit des équipements et
des usages sans fragiliser les milieux naturels.
10
Valoriser le patrimoine,
l?histoire et l?identité du
site et de ses habitants
s2
Part de bâtiments conservés. Le choix
de conserver les bâtiments pré-existants
représente un premier indicateur de la
stratégie de valorisation du patrimoine
du site. Le seul fait de conserver un bâtiment
ne constitue toutefois pas en soi une démarche
patrimoniale. Il conviendra ainsi d?étudier ce
qui est mis en place en matière de valorisation.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 105
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 105240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 105 20/06/2024 11:0820/06/2024 11:08
11
Contribuer à une transi-
tion économique, régéné-
rative, sociale et solidaire
c1
Proximité des services de base.
Les éléments du « panier de services
de base » correspondent à une offre locale
de services qui est dynamique, solidaire
et créatrice d?emplois dans le tissu économique
du quartier. Cet indicateur ne permet pas une
analyse fine des filières et de leur soutenabilité
et doit donc être accompagné d?une approche
qualitative de cette offre de services.
12
Favoriser la proximité
et la diversité des
fonctions
c1
Proximité des services de base.
La proximité des services de base
est l?indicateur principal permettant
de qualifier la réponse du projet au
défi de la « ville du quart d?heure » répondant
aux enjeux de sobriété et d?attractivité.
Cet indicateur rend compte de la diversité
des fonctions offertes par le quartier
et ses alentours.
r4
Surface d?espaces verts publics par
habitants. Les espaces verts publics
sont des lieux de vie qui offrent des
fonctions urbaines de loisirs et d?activité
physique. Y avoir accès à proximité de son logement
est donc un marqueur d?un cadre de vie qui propose
une mixité d?usages aux résidents.
13
Optimiser l?utilisation des
ressources et développer
les filières locales
et les circuits courts
s2
Part de bâtiments conservés. Favoriser
la conservation plutôt que la démolition/
reconstruction c?est optimiser les ressources
utilisées dans la fabrique du quartier.
L?indicateur en lui-même ne permet pas de mesurer
la mobilisation des filières locales, mais il démontre
un attachement à la réutilisation des ressources
à disposition.
s4
Part des bâtiments existants rénovés
énergétiquement. La rénovation
des bâtiments permet de requalifier
l?enveloppe bâtie sans démolition/
reconstruction, donc en économisant les ressources
que cela représente. C?est aussi une intervention
qui mobilise une main d?oeuvre souvent locale.
Les programmes de rénovation peuvent avoir
un effet important sur les filières locales.
s7
Part des bâtiments intégrant des
matériaux biosourcés, géosourcés et/ou
de réemploi. Le réemploi dans la
construction à l?échelle d?un quartier
instaure une logique d?économie circulaire dans le
cycle de vie des bâtiments. Cela favorise l?émergence
de filières économiques soutenables et locales.
Pour les matériaux bio ou géo-sourcés, un projet
d?aménagement peut aider à structurer des filières
locales émergentes. Toutefois l?indicateur seul ne
rend pas compte de la territorialisation des filières.
Dimension 3
DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
106 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 106240620_Guide-amenagement V4_21_LZ.indd 106 20/06/2024 11:0820/06/2024 11:08
14
Encourager les mobilités
durables et actives
c3
Taux de cyclabilité de la voirie.
La proportion de la voirie favorable
au vélo est un marqueur de l?effort du
porteur de projet pour favoriser le report
de la voiture individuelle vers les mobilités actives.
Si le taux de cyclabilité rend compte du linéaire
cyclable il ne donne toutefois pas d?indication
sur sa sécurisation ou sa continuité, facteurs clés
de l?utilisation dont il convient de s?assurer.
c4
Offre de mobilité alternative à la
voiture individuelle. La disponibilité
à proximité des logements, des réseaux
de transports en commun ou d?aires
de covoiturage, donne une idée de l?offre de modes
de déplacements alternatifs à la voiture individuelle.
Pour qu?elle soit compétitive, d?autres aspects
doivent toutefois être mis en place de manière
adaptée aux besoins du territoire (densité et
desserte du réseau, cadencement, tarification, etc.).
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail. Cet indicateur complète
ceux qui qualifient l?offre de modes de
déplacements alternatifs en donnant une estimation
de leur efficacité réelle. Ces 3 indicateurs, mis
en regard les uns des autres, donnent une vision
de l?adéquation entre l?offre de mobilités et
la demande.
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 107
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16
Renforcer la résilience
face aux changements
climatiques et aux risques
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique exis-
tante. La nouvelle réglementation
environnementale de la construction
neuve (RE2020) ajoute une notion de garantie
du confort d?été dans les logements. L?anticipation
de ses seuils inclut donc un enjeu d?adaptation des
lieux de vie aux effets du changement climatique,
en l?occurrence aux vagues de chaleur.
i3
Qualité d?usage des logements.
Au-delà de la qualité d?usage globale,
l?indicateur rend compte du caractère
traversant du logement et de l?existence
d?espaces extérieurs privatifs. En cas de fortes
chaleurs, ce sont des caractéristiques qui
permettent à l?habitant d?améliorer
son confort thermique.
r2
Exposition aux risques naturels et
technologiques. La part du quartier
exposée aux risques est un indicateur
de contexte, qui ne rend pas compte à
lui seul de l?action du projet pour assurer la résilience
face aux risques en question. Il permet de d?alerter
le porteur de projets sur les facteurs de vulnérabilité
du territoire et d?orienter son projet en fonction.
17
Contribuer à l?atténuation
du changement climatique
et favoriser la sobriété et
les énergies renouvelables
s3
Part des bâtiments neufs en anticipation
de la réglementation thermique
existante. Entre sa phase de construction
et son usage, le bâtiment est un secteur
majeur de contribution aux émissions de gaz à effet
de serre. La RE2020 limite l?impact carbone des
bâtiments sur l?ensemble de leur cycle de vie.
L?anticipation de ses paliers permet de garantir
une meilleure sobriété énergie-carbone.
s4
Part des bâtiments existants
rénovés énergétiquement. Chercher à
répondre aux besoins de logements et
d?équipements en requalifiant plutôt
qu?en construisant est un levier de sobriété dans
la consommation de matériaux, d?énergie et de
carbone. La rénovation permet aussi de réduire
la dépense énergétique des résidents.
s5
Consommation des bâtiments du
quartier. C?est une donnée globale sur
la consommation énergétique réelle qui
peut être comparée à la performance
énergétique théorique des bâtiments. Le résultat
peut mettre en lumière des leviers d?amélioration,
dans les pratiques de tous, permettant d?améliorer
la consommation effective.
s6
Production d?énergie renouvelable
rapportée à la consommation totale
du quartier. Le fait de rapporter la
consommation énergétique à la
production d?énergie renouvelable locale permet
d?évaluer aussi les efforts faits pour une production
énergétique décarbonée et renouvelable. L?énergie
renouvelable considérée peut être consommée
localement ou distribuée sur le réseau. L?indicateur
ne rend pas compte des fonctionnements en
autoconsommation.
c4
Offre de mobilité alternative à la voiture
individuelle. Les déplacements quotidiens
sont un facteur majeur d?émissions de gaz
à effet de serre. Proposer une offre de
mobilité alternative à la voiture individuelle permet
un report modal vers des moyens de déplacement
moins émetteurs.
c5
Part des ménages utilisant un mode
alternatif à la voiture pour le trajet
domicile travail. Les déplacements
quotidiens sont un facteur majeur
d?émissions de gaz à effet de serre. L?indicateur
permet de mesurer les pratiques réelles de
déplacement des usagers et éventuellement
de pouvoir réorienter leur accompagnement
en fonction.
Dimension 4
ENVIRONNEMENT
ET CLIMAT
108 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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18
Éviter, réduire,
recycler, valoriser
les déchets
s2
Part de bâtiments conservés. L?indicateur
permet d?évaluer l?effort fait pour conser-
ver l?enveloppe bâtie, donc d?éviter des
interventions qui sont génératrices de
produits de déconstruction. Avant de réfléchir au
réemploi ou au recyclage, la première étape est
d?éviter le déchet en optimisant ce qui existe.
s7
Part des bâtiments intégrant des
matériaux biosourcés, géosourcés et/ou
de réemploi. L?indicateur qualifie entre
autres la contribution du projet à mobiliser
la filière du réemploi dans ses modes constructifs.
Le réemploi permet de valoriser des matériaux
qui seraient sinon considérés comme des déchets.
19
Préserver, gérer
et restaurer la
ressource en eau
r3
Coefficient de biotope par surface, et
coefficient de pleine terre. Le coefficient
de pleine terre permet de donner le ratio
des surfaces qui favorisent l?infiltration des
eaux pluviales donc le cycle naturel de l?eau. Cela
permet aussi de limiter les besoins d?apports en eaux
des espaces de nature, mais le coefficient ne donne
pas d?indications sur la quantité d?eau économisée.
20
Préserver et restaurer
les sols, la biodiversité,
les milieux naturels
s1
Consommation totale d?espaces
naturels, agricoles et forestiers
du quartier et rapportée au nombre
de logements et d?emplois. Limiter
la consommation d?espaces naturels permet de
préserver des milieux propices au développement
de la biodiversité. Avant de chercher à restaurer
les fonctionnalités écologiques en ville, il est
nécessaire d?éviter les impacts de l?urbanisation
sur les milieux naturels existants.
r3
Coefficient de biotope par surface, et
coefficient de pleine terre. Le coefficient
de biotope rend compte de la densité
de milieux favorables à la biodiversité.
Le fonctionnement d?un écosystème est complexe
et l?indicateur doit être complété d?une analyse
qualitative de la diversité du vivant. Il est important
de contextualiser cet indicateur : un quartier en
extension avec un bon CBS conserve un impact
négatif sur la biodiversité alors qu?un quartier en
renouvellement avec un CBS faible peut l?améliorer.
r4
Surface d?espaces verts publics
par habitants. L?indicateur qualifie
l?accessibilité des espaces de nature
pour la population plutôt que sa capacité
à acceuillir la biodiversité. Ces espaces verts
publics jouent tout de même un rôle crucial
de sensibilisation et d?attachement aux bénéfices
que l?habitant peut tirer de la nature, donc
à sa préservation.
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Acteurs / usagers
de la santé pertinents
Instance « Santé » : gouvernance chargée
d?accompagner et d?inciter à la prise en
compte de la santé tout au long d?une
opération d?aménagement. Elle est com-
posée a minima d?un acteur appartenant
à la maîtrise d?ouvrage urbaine (bureaux
d?études techniques, équipe de maîtrise
d?oeuvre urbaine, etc.) et d?un acteur du
secteur de la santé (représentant d?une
instance de santé publique comme
l?Agence Régionale de Santé, l?Observa-
toire Régional de santé, etc.).
Agences Régionales de Santé
(ARS)
Établissements publics administratifs de
l?État français chargés de la mise en oeuvre
de la politique de santé dans leur région.
Les ARS ont pour but d?assurer un pilo-
tage unifié de la santé en région, de mieux
répondre aux besoins de la population et
d?accroître l?efficacité du système.
AMAP (Association pour
le Maintien de l?Agriculture
Paysanne)
Association qui assure un lien direct entre
l?agriculteur et le consommateur, per-
mettant au producteur de maintenir son
activité et au consommateur d?avoir des
produits locaux, frais et de saison.
Approche écosystémique
L?approche par écosystème consiste en
une gestion globale des ressources en
terres et en eau, de la faune et de la biodi-
versité qui favorise leur protection et leur
utilisation durable de manière équitable
sur le long terme. Cette stratégie pro-
meut la protection et l?utilisation durable
des terres, de l?eau et des moyens de sub-
sistance de manière équitable. Elle est
l?un des principes les plus fondamentaux
de la gestion durable.
Approche en coût global
Consiste à prendre en compte l?en-
semble des coûts (directs et indirects) liés
au cycle de vie d?un « système », comme
le projet d?ÉcoQuartier, l?espace public, le
bâti, etc.
Approche systémique
Méthode d?analyse d?un système com-
plexe avec un point de vue global. Elle
se focalise moins sur la compréhension
exhaustive de toutes les composantes
du système que sur l?analyse de leurs
interactions et de leur fonctionnement
entre elles.
Artificialisation des sols
Transformation durable des fonctions éco-
logiques d?un sol par son occupation ou son
usage : un sol qui servait d?habitat naturel
ou de support de culture est affecté à des
fonctions urbaines, bâtimentaires ou de
transport (habitat, activités, commerces,
infrastructures, équipements publics?). Ce
changement d?usage s?accompagne d?une
transformation de la nature et de la fonc-
tionnalité des sols : imperméabilisation, sta-
bilisation, compactage, etc.
Autopartage / Vélopartage
Autopartage : Un système d?utilisation par-
tagée d?une flotte de véhicules par diffé-
rents usagers et pour de courtes durées
(voitures en libre-service).
Vélopartage : vélos en libre-service mis à
disposition gratuite ou non permettant
de lever trois freins à la pratique du vélo :
le stationnement à domicile, le vol et la
maintenance.
Bail Réel Solidaire (BRS)
Le Bail Réel Solidaire est un contrat de
longue durée qui unit un Organisme de
Foncier Solidaire (OFS) et un preneur.
Dispositif concernant un habitat neuf ou
ancien, il permet de dissocier le foncier
du bâti pour faire baisser le prix des loge-
ments afin d?en permettre l?acquisition à
des familles aux revenus modestes, grâce
à un prêt et à une redevance mensuelle.
Le BRS permet à des ménages, sous condi-
tions de plafond de ressources, d?accéder
à un logement en-dessous des prix du
marché. En contrepartie, ces ménages ne
pourront revendre le logement qu?à un
prix de cession encadré, inférieur au prix
du marché, et à un ménage répondant
aux mêmes critères de ressources que
ceux auxquels ils étaient soumis.
Bioéconomie
Ensemble des secteurs économiques issus
de la production et de la valorisation du
vivant. La bioéconomie regroupe l?agri-
culture, la sylviculture, la pêche, l?agroa-
limentaire, les produits biosourcés, et
géo-sourcés utilisés dans les matériaux ou
la chimie, la valorisation des déchets orga-
niques et de l?énergie stockée dans la bio-
masse. Elle permet d?utiliser au maximum
une énergie abondante, renouvelable et
gratuite, comme l?énergie solaire.
Biosourcés ou géosourcé
Biosourcés : matériaux partiellement ou
totalement issus de la biomasse (bois,
chanvre, colza, paille, liège?).
Géosourcés : matériaux issus de ressources
d?origine minérale (terre crue ou pierre
sèche).
Souvent locaux et peu transformés, voire
issus du réemploi ou du recyclage, leur uti-
lisation, comme matériaux de construction
notamment, permet de réduire l?empreinte
environnementale et de développer les
filières économiques du territoire.
Cadre de vie
Concept subjectif permettant de carac-
tériser l?ensemble des attributs d?un
espace urbain ou rural. Il fait référence
à tout ce qui nous entoure, à l?échelle
locale comme les éléments du paysage
ou du milieu (climat?), les aménage-
ments, les acteurs culturels, etc.
Circuit court
Forme de vente de produits limitant à un
le nombre d?intermédiaire entre le pro-
ducteur et le consommateur. Le circuit
court ne garantit pas de proximité phy-
sique, pour cela, on parle de circuit de
proximité. Circuits courts et de proximité
vont souvent de pair.
Il existe plusieurs formes de vente en
circuits courts : vente directe entre les
producteurs et les consommateurs ?
marchés paysans, point de vente collec-
tif entre plusieurs producteurs ? magasin
de producteurs, AMAP.
DéfinitionsANNEXE 4
110 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Conception bioclimatique
Prise en compte dans la conception d?un
bâtiment du climat, actuel et à venir, et de
l?environnement pour réduire ses besoins
énergétiques (chauffage, refroidissement,
éclairage notamment) et améliorer sa qua-
lité et sa résistance. Le choix du terrain,
l?orientation et la disposition du bâtiment
et les matériaux utilisés sont des para-
mètres à notamment prendre en compte,
en fonction de l?exposition solaire, des
vents dominants, des écoulements d?eau,
etc., dans une conception bioclimatique.
Courte distance
Préconisée par la Commission euro-
péenne (livre vert), la ville des courtes
distances vise à introduire l?essentiel des
services quotidiens à moins de 800 m des
logements, des pôles d?échanges ou des
parcs relais. La ville des courtes distances,
en densifiant les zones résidentielles dans
des quartiers multifonctionnels, avan-
tage les transports collectifs et favorise
les circulations actives (vélo, marche) au
détriment des déplacements effectués
en voiture individuelle.
Déchets d?activités économiques
(DAE)
Les DAE comprennent tous les déchets
qui ne sont pas des déchets ménagers au
sens de l?article R. 541-8 du Code de l?en-
vironnement : entreprises industrielles et
du BTP, artisans et commerçants, services
publics (écoles, administrations?), pro-
fessionnels de santé (hôpitaux publics et
cliniques privées, médecins?), services
tertiaires, particuliers hors de leurs domi-
ciles (déchets des établissements rece-
vant du public, transports?).
Densité
Dans le secteur de l?aménagement dura-
ble, il s?agit du rapport entre l?effectif de
la population d?une zone géographique
et la superficie de cette zone. La densité
est le plus souvent exprimée en individus
par unité de surface (par exemple, habi-
tants / km2). La densité exprime le rapport
entre un indicateur quantitatif (démogra-
phie, nombre de logements, d?emplois?)
et une surface d?étude donnée.
On peut parler de densité résidentielle
(nombre de logements / Surface), de den-
sité de population (nombre d?habitants /
Surface), mais aussi de densité bâtie,
densité d?activités économiques, densité
d?équipements publics, densité d?espaces
verts, etc.
La densité vécue correspond elle à la per-
ception subjective des niveaux de densité
propre à chaque individu.
Diagnostic prospectif
Un diagnostic prospectif présente une
vision collective et systémique qui met
en évidence les possibles dynamiques
territoriales. Il est établi à partir des
représentations, d?une rétrospective, de
comparaisons avec d?autres territoires et
de statistiques dynamiques. Il identifie
les tendances qui paraissent influentes
sur l?évolution du territoire.
Diagnostic territorial
Il s?agit de réaliser une « photographie » du
territoire à un instant donné : les forces et
faiblesses économiques, les attentes des
populations, les dynamismes, les enjeux
environnementaux, sociaux et culturels?
Un diagnostic territorial peut se faire avec
les services de l?État, les collectivités, les
acteurs économiques, de la société civile
et les citoyens.
Eaux grises
Eaux usées domestiques faiblement pol-
luées (évacuation douche ou lavabo) pou-
vant être utilisées pour d?autres activités
ne réclamant pas d?eau parfaitement
propre, (évacuation des excréments, net-
toyage véhicule, etc.).
Eaux noires
Également appelées « eaux vannes », les
eaux noires sont les eaux domestiques
contenant le sous-produit de la digestion
(matières fécales et urines). Dangereuses
pour la santé, elles nécessitent un traite-
ment assainissant avant de pouvoir être
restituées dans la nature.
Eaux pluviales
Terme utilisé pour les eaux de pluie après
qu?elles ont touché le sol ou une surface
construite ou naturelle susceptible de les
intercepter ou de les récupérer (toiture,
terrasse, chaussée, arbre, etc.).
Éco-citoyenneté
Concept demandant un comportement
individuel ou collectif invitant à agir quo-
tidiennement en observant les principes
et les règles de préservation de l?environ-
nement.
Écoconception
Intégration de la protection de l?environ-
nement dès la conception des biens ou
services. Elle a pour objectif de réduire les
impacts environnementaux des produits
tout au long de leur cycle de vie : extrac-
tion des matières premières, production,
distribution, utilisation et fin de vie.
Écologie Industrielle
et Territoriale (EIT)
L?écologie industrielle et territoriale (EIT)
est un levier pour mobiliser les acteurs
de terrain en faveur de la transition éco-
logique. Elle se concrétise par la mise en
commun volontaire de ressources par des
acteurs économiques d?un territoire, en
vue de les économiser ou d?en améliorer
la productivité : partage d?infrastructures,
d?équipements, de services, de matières?
En proposant des solutions territoriales,
coopératives et innovantes de gestion
des ressources, l?écologie industrielle
et territoriale transforme les systèmes
de production et de consommation
en favorisant les fonctionnements en
quasi boucle fermée. Elle s?inscrit dans la
démarche « réduire, réutiliser et recycler »
de l?économie circulaire.
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Énergies grises (ou intrinsèques)
Somme des énergies consommées lors du
cycle de vie d?un matériau ou d?un pro-
duit : la production, l?extraction, la trans-
formation, la fabrication, le transport,
la mise en oeuvre, l?entretien et enfin le
recyclage.
Énergies renouvelables
et de récupération (EnR&R)
Les énergies renouvelables sont les sources
d?énergie considérées comme inépuisables
à très long terme, et qui n?engendrent pas
ou peu d?émissions polluantes. Parmi ces
énergies se trouvent le solaire, le biomasse,
le thermique, l?éolien, l?hydraulique, la géo-
thermie.
Les énergies renouvelables et de récu-
pération (EnR&R) correspondent à la
récupération des énergies renouvelables
sur des équipements qui en émettent,
dans une dynamique de valorisation des
sources de chaleur. L?énergie récupérée
de la chaleur générée par l?incinération
de déchets en est une illustration.
Épannelage
En architecture, il désigne la taille et la
forme générale que peut prendre un bâti-
ment en fonction des règlements d?urba-
nisme. Il est défini formellement par un
graphique qui indique les lignes droites
ou courbes dans lesquelles doivent s?ins-
crire les constructions de la zone urbaine.
Il est appelé parfois « gabarit ».
ESS (Économie Sociale
et Solidaire)
L?ESS désigne un ensemble d?entreprises
(coopératives, mutuelles, associations
ou fondations) dont le fonctionnement
interne et les activités sont fondés sur un
principe de solidarité et d?utilité sociale.
Ces entreprises adoptent des modes de
gestion démocratiques et participatifs.
Elles encadrent strictement l?utilisation
des bénéfices qu?elles réalisent : le profit
individuel est proscrit et les résultats sont
réinvestis. Leurs ressources financières
sont généralement en partie publiques.
Éviter, Réduire, Compenser (ERC)
La démarche ERC a pour objectif de limi-
ter les atteintes à l?environnement, toutes
thématiques confondues (biodiversité, air,
bruit, eau, sol, santé des populations?).
L?ordre de cette séquence traduit une
hiérarchie : l?évitement est à favoriser
comme la seule option qui garantisse la
non atteinte à l?environnement. Ensuite
sont réduites les atteintes qui ne peuvent
pas être évitées. La compensation ne doit
intervenir qu?en dernier recours, quand les
impacts n?ont pu être ni évités ni réduits.
Externalité positive ou négative
Une externalité positive est une situation
où un acteur bénéficie de l?action d?un
autre sans en payer le coût financier.
C?est le cas d?un apiculteur qui, grâce à
ses abeilles, participe à la pollinisation
des arbres et des fleurs de l?arboriculteur
le plus proche sans que ce dernier ne le
rémunère.
Une externalité négative est une situa-
tion où un acteur est défavorisé par un
autre sans recevoir de compensation.
Fab-Lab
Contraction de « laboratoire de fabrica-
tion », le Fab-Lab désigne un lieu ouvert au
public où différentes sortes de machines
et d?outils sont mis à disposition pour la
conception et la réalisation d?objets.
Formes urbaines
À l?échelle du quartier, types d?organi-
sation de l?espace, des configurations
spatiales du bâti (manière dont sont
disposés les éléments urbains dans l?es-
pace) et des agencements spécifiques
des espaces publics (proportion entre le
sol bâti et le sol non bâti, voiries, places,
espaces verts, etc.).
Gaz à effet de serre (GES)
Constituants gazeux de l?atmosphère, tant
naturels qu?anthropiques, qui absorbent
et réémettent le rayonnement infrarouge
et contribuent à l?effet de serre. Les princi-
paux GES émis par les activités humaines
sont le dioxyde de carbone, le méthane
et l?ozone. Ces émissions en excès dans
l?atmosphère génèrent un réchauffement
de celle-ci.
Gestion différenciée (GD)
Approche raisonnée de la gestion des
espaces verts permettant une gestion
plus respectueuse de l?environnement
sans perte de qualité. Elle remet en ques-
tion le tout horticole, sans toutefois le
bannir.
Habitat Participatif
Reposant sur une démarche citoyenne : il
permet à des groupes de personnes de
construire leur logement et de partager
un mode de vie écologique et commu-
nautaire, à moindre coût. Des réponses
collaboratives à de nombreux enjeux
de société peuvent être apportées (lien
social, bien vieillir, pratiques écorespon-
sables et préservation de l?environne-
ment, logement abordable, etc.).
Handicap
Toute limitation d?activité ou restric-
tion de participation à la vie en société
subie dans son environnement par
une personne en raison d?une altéra-
tion substantielle, durable ou définitive
d?une ou plusieurs fonctions physiques,
sensorielles, mentales, cognitives ou
psychiques, d?un polyhandicap ou d?un
trouble de santé invalidant.
Îlot de chaleur urbain
Phénomène d?élévation de la tempéra-
ture dans les environnements densément
urbanisés lié principalement aux maté-
riaux et à la forme des bâtiments, à l?oc-
cupation des sols, à la circulation du vent,
au manque de végétaux en ville, et aux
dégagements de chaleur liés aux activités
humaines.
Il est particulièrement accentué dans les
espaces très artificialisés.
Intensité urbaine
La notion d?intensité urbaine ajoute une
dimension qualitative à la notion de
densité urbaine en privilégiant la qualité
sensible de la ville, la qualité environne-
mentale, la diversité des usages, la pré-
sence des services de la vie quotidienne
(commerces de proximité, écoles, ser-
vices sociaux et publics), la possibilité d?y
accéder par les mobilités actives ou les
transports collectifs, etc.
112 Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024
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Insertion viaire
Ensemble des voies de circulation qui des-
servent le projet, des plus importantes
(autoroutes urbaines, boulevards?) aux plus
modestes (venelles, rues privées, impasses).
Logistique du dernier kilomètre
Concept désignant le transport de mar-
chandises en ville, à savoir la dernière
étape de la chaîne de distribution des
biens vers les consommateurs finaux.
Cette étape représente un fort coût éco-
nomique, social et environnemental si elle
n?a pas été pensée en amont de la concep-
tion du quartier.
Métabolisme territorial
Moyen de mesure de la comptabilité des
flux d?énergies et de matières (entrants et
sortants) nécessaires au fonctionnement
d?un territoire. Il compare les territoires à
des corps vivants qui ont besoin de puiser
des matières et de l?énergie qu?ils consom-
ment, transforment puis excrètent.
Mixité intergénérationnelle
Cette mixité consiste à rassembler, dans
des logements et plus largement des lieux
de vie destinés à de jeunes étudiants et
actifs et à des personnes âgées. L?objectif
est de renforcer le lien social et les rela-
tions entre les générations (accessible
aux enfants, étudiants, personnes âgées,
actifs, familles). Elle favorise la transmis-
sion d?expérience et de savoirs entre per-
sonnes d?âges différents permettant un
bénéfice mutuel.
Mixité fonctionnelle
Désigne le fait d?assurer, à toutes les
échelles d?organisation du territoire, une
diversité de fonctions nécessaires à la vie
sur le territoire : résidentielles, activités
économiques, loisirs, mobilités, services
publics, équipements sportifs, culturelles,
associations, etc.
Mixité sociale
Cohabitation, sur un même territoire, de
personnes d?origines sociales et cultu-
relles diverses ayant différents niveaux
de revenus. Elle est facteur de cohésion
et d?une société inclusive.
PADD (Projet d?Aménagement
et de Développement Durable)
Élément incontournable du Plan Local
d?Urbanisme (PLU ou PLUi), il présente
les objectifs et les orientations générales
concernant le développement urbanis-
tique, économique, social et environ-
nemental d?une commune ou d?une
communauté de communes durant une
période donnée (10 à 20 ans).
Partie prenante
Est définie comme « partie prenante »
d?un projet, « tout individu ou groupe
ayant un intérêt dans les décisions ou
activités d?une organisation. » (Source :
ISO 26000, ISO,2010).
Patrimoines
On en dénombre plusieurs catégories :
les immeubles et les sites patrimoniaux
(patrimoine immobilier), les documents
et les objets patrimoniaux (patrimoine
mobilier), le patrimoine immatériel (tradi-
tions et savoir-faire), les paysages culturels
patrimoniaux, les personnages historiques
décédés et les lieux et les événements his-
toriques.
PCAET (Plan Climat-Air-Énergie
Territorial)
Document de planification qui permet
d?aborder la problématique climat-air-
énergie et qui définit des objectifs pour
atténuer et s?adapter au changement
climatique, protéger et favoriser la biodi-
versité, améliorer l?efficacité et la sobriété
énergétique et produire davantage d?éner-
gies renouvelables et de récupération? Le
PCAET se construit à l?échelle intercom-
munale ou métropolitaine et les PLU(i)
doivent y être compatibles.
PEMD (Diagnostic Produit
Équipement Matériaux Déchets)
Diagnostic permettant de déterminer la
nature, la quantité et la localisation des
matériaux et produits de construction
et de s?assurer de réemployer ou réutili-
ser les produits, équipements, matériaux
issus de travaux afin de pallier aux pénu-
ries actuelles et à venir de matières pre-
mières.
Perméabilité du quartier
Désigne la possibilité de traverser un îlot
ou un quartier de façon directe et efficace,
par une diversité? de modes de déplace-
ment. La perméabilité résulte de la trame
de rues, de sa hiérarchie et de sa forme,
ainsi que de l?absence de barrières phy-
siques entre les milieux.
PLU (Plan Local d?Urbanisme)
Document d?urbanisme à l?échelle d?une
commune ou d?une intercommunalité
(PLUi) qui définit les grandes orientations?
Concrètement, il s?agit d?un document qui
définit les grandes orientations d?aména-
gement sur la base du projet de la collec-
tivité et réglemente la constructibilité du
territoire (ambition et stratégies d?aména-
gement, formes des constructions, zones
urbaines / à urbaniser / naturelles / agricoles).
PNACC (Plan national
d?adaptation au changement
climatique)
Parallèlement aux politiques d?atténuation
du changement climatique, la démarche
d?adaptation vise à en limiter les impacts
inévitables et les dommages associés sur
les activités socio-économiques et sur la
nature. Les politiques publiques d?adap-
tation ont pour objectifs d?anticiper les
impacts à attendre du changement clima-
tique, de limiter leurs dégâts éventuels en
intervenant sur les facteurs qui contrôlent
leur ampleur et de profiter des opportuni-
tés potentielles.
Polarités existantes ou projetées
La notion de polarité urbaine décrit les
effets spatiaux des villes sur les territoires
environnants, leurs interactions avec les
villes voisines. Souvent, la polarité allie
une concentration géographique de
fonctions urbaines (logements, activi-
tés, équipements, services) et des axes
de communication efficaces vers l?ex-
térieur. Ces éléments de performance
territoriale génèrent des dynamiques
d?attraction du pôle vers sa périphérie
(flux d?emplois, de consommations, d?ac-
tivités?).
Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature ? Guide de l?aménagement durable ? Juin 2024 113
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Prévention situationnelle
Action qui vise à dissuader les potentiels
auteurs d?actes de malveillance de passer
à l?acte en intervenant sur l?environne-
ment le plus en amont possible.
Réhabilitation des friches
Réhabilitation du foncier déjà artificia-
lisé en zone urbanisée permettant de
donner un nouvel usage à des zones
délaissées sur lesquelles des travaux
de réhabilitation du bâti ou, à défaut,
de déconstruction et d?aménagement
doivent être menés pour leur requalifica-
tion, par exemple en zones d?activités ou
en espaces naturels.
Repair-café
Atelier permettant de mettre en lien des
personnes souhaitant réparer un objet et
des structures du réemploi et des béné-
voles formés à la réparation et au réem-
ploi. Le Repair café peut être installé
dans un lieu dédié comme une recycle-
rie, ou faire l?objet d?ateliers ponctuels et
itinérants.
Ressourcerie / recyclerie
Structure de réemploi / réutilisation qui
récupère, revalorise et / ou répare et
revend au grand public des biens usagés
ou d?occasion sur un territoire.
Risques
Les politiques françaises de prévention
des risques, qu?ils soient d?origine natu-
relle ou technologique, définissent le
risque comme la probabilité d?occur-
rence de dommage compte tenu des
interactions entre facteurs d?endomma-
gement (aléas) et facteurs de vulnérabilité
(peuplement, répartition des biens).
SCOPE 1, 2 et 3
Périmètre au sein duquel sont étudiées
les émissions de gaz à effet de serre du
projet.
Scope 1 : émissions directes de gaz à effet
de serre, issues de combustibles fossiles
(pétrole, gaz, charbon?).
Scope 2 : émissions indirectes liées à l?éner-
gie issues de la consommation d?électri-
cité et des réseaux de chaleur /froid.
Scope 3 : autres émissions indirectes, et
représente en général la très grande majo-
rité des émissions liées à l?activité.
SCoT (Schéma de Cohérence
Territorial)
Document de planification du territoire
sur le moyen-long terme (20 ans) qui
s?applique à l?échelle d?un bassin de vie,
d?emploi ou une aire urbaine.
Ce document prévoit un cadre de réfé-
rence pour les questions d?habitat, de
mobilités, d?aménagement commercial,
d?environnement (énergie, climat et bio-
diversité notamment).
SDAGE (Schéma Directeur
d?Aménagement et de Gestion
des Eaux)
Outil de planification prévu pour 6 ans
pour assurer la gestion de la ressource en
eau et des écosystèmes aquatiques. Ce
schéma s?applique à l?échelle du grand
bassin hydrographique (12 en France) et
s?impose aux documents de planification
(SRADDET, SCoT, PCAET, PLU?).
Il fixe des objectifs de moyen et de long
terme en lien avec plusieurs thématiques :
égalité des territoires, énergie, biodiver-
sité, déchets, habitat, transports, qualité
de l?air, etc.
Sobriété foncière
Démarche consistant à optimiser l?utilisa-
tion des espaces déjà urbanisés et à ques-
tionner les nouveaux besoins d?extension
pour préserver au maximum les sols de
l?artificialisation. Cela permet d?éviter de
disperser l?habitat, les emplois, les ser-
vices, allongement des déplacements
ainsi que de préserver la biodiversité.
Solutions Fondées sur la Nature
(SFN)
Actions qui s?appuient sur les écosys-
tèmes et les services qu?ils rendent pour
relever des défis qui se posent à nos
sociétés. La nature et les écosystèmes
favorisent la résilience face au change-
ment climatique, aux risques naturels et
à l?approvisionnement en eau, etc.
SRADDET (Schéma Régional
d?Aménagement de
Développement Durable
et d?Égalité des Territoires)
Document de planification prescriptif
mis en place par le conseil régional et
qui s?imposent aux documents locaux
d?urbanisme (SCoT, PCAET et PLU
notamment) qui doivent être compa-
tibles avec celui-ci.
Il fixe des objectifs de moyen et de long
terme en lien avec plusieurs théma-
tiques : égalité des territoires, énergie,
biodiversité, déchets, habitat, trans-
ports, qualité de l?air, etc.
SRCE (Schéma Régional
de Cohérence Écologique)
Document cadre qui sert de base pour les
documents de planification. Il contient :
un diagnostic des enjeux de biodiversité,
une identification des trames vertes et
bleues, la mise en place d?outils cartogra-
phiques et d?un plan d?action territorial
notamment.
Il fixe des objectifs de moyen et de long
terme en lien avec plusieurs thématiques :
égalité des territoires, énergie, biodiver-
sité, déchets, habitat, transports, qua-
lité de l?air? Sauf exception, le SRCE est
remplacé par le SRADDET qui constitue
le document cadre à l?échelle régionale
de définition et de mise en oeuvre de la
trame verte et bleue.
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Trames vertes, bleues, brunes
et noires | Trames écologiques
La trame verte et bleue est une démarche
qui vise à maintenir, protéger et reconsti-
tuer des réseaux de milieux naturels où les
espèces animales et végétales peuvent
circuler et interagir afin qu?elles puissent
assurer leur cycle de vie (s?alimenter, se
déplacer, se reproduire, se reposer?) au
même titre que l?homme.
Ces réseaux sont constitués des habi-
tats (les « réservoirs de biodiversité ») et
des zones de déplacement des espèces
(« les corridors écologiques »).
L?ambition de cette démarche est d?ins-
crire la préservation de la biodiversité dans
les politiques d?aménagement du terri-
toire, notamment en intégrant ces trames
dans les documents de planification.
Trame verte : milieux naturels terrestres.
Trame bleue : milieux aquatiques et
humides.
Trame brune : continuité des sols vivants.
Trame noire : réseaux des espèces noc-
turnes. Cette démarche s?attache en
particulier à la question de la pollution
lumineuse.
Tri des 7/9 flux
Valorisation permettant la lutte contre le
gaspillage de manière obligatoire pour 7
d?entre eux : papier / carton, métal, plas-
tique, verre, bois, fraction minérale et
plâtre ; voire non-règlementaire : textile,
biodéchets.
Urbanisme frugal
Façon d?aménager le territoire ayant pour
ambition de faire mieux avec moins pour
préserver les écosystèmes. Permettant de
répondre aux besoins essentiels des habi-
tants, il mobilise les ressources locales,
matérielles et humaines : habitants, usa-
gers, terrains disponibles, matériaux,
technologies faiblement consomma-
trices d?énergie, etc.
Urbanisme tactique
Façon d?aménager temporairement et
simplement le territoire via des aména-
gements mobilisables permettant de
démontrer les possibles modifications de
fonctionnalités d?un espace. Il mobilise
souvent les ressorts de l?art et de l?évène-
mentiel portés par des habitants et / ou
des collectifs de personnes.
Urbanisme transitoire
Occupation de l?espace public ou privé
par des aménagements et des activités
pour une durée déterminée. Vecteur
de dynamisme du quartier et de renfor-
cement du lien social, on parle d?urba-
nisme « transitoire » parce que les projets
accompagnent généralement un chan-
gement d?image, de fonction, d?usage,
ou de statut d?un espace.
Zone à Faibles Émissions (ZFE)
Dispositif imposé pour les métropoles
françaises les plus peuplées et encouragé
dans les grandes agglomérations, dont la
mise en oeuvre est soutenue par l?État. Il
vise à faire baisser les émissions de pol-
luants afin d?améliorer la qualité de l?air
et de garantir aux habitants de respirer
un air qui ne nuise pas à leur santé.
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Chers contributeurs,
Le Bureau des villes et des territoires durables tient à
exprimer ses plus sincères remerciements à tous ceux qui
ont participé au travail collaboratif mis en place autour
de la réalisation du nouveau guide de l?aménagement
durable.
Votre engagement et votre expertise ont été essentiels
à la conception de ce guide actualisé et accessible
à tous les porteurs de projets désireux d?entrer dans
une approche vertueuse d?aménagement durable.
Il contribuera largement à accélérer la diffusion et la mise
en oeuvre dans les territoires des réponses aux grands défis
de la ville durable : sobriété dans la consommation des
ressources et de l?énergie, résilience notamment face au
changement climatique, inclusion et création de valeurs
sur les territoires.
Nous remercions tout particulièrement les correspondants
ville durable des Directions régionales de l?aménagement,
de l?environnement et du logement et des Directions
départementales des territoires et de la mer qui se
sont fortement impliqués dans ce projet, ainsi que les
Directions d?administration centrale du ministère de la
Transition écologique et de la cohésion des territoires,
et le ministère de la Culture.
? Le Commissariat général
au développement durable
(CGDD)
? La direction générale
de l?aménagement, du
logement et de la nature
(DGALN) et les Architectes
et Paysagistes Conseils de
l?État de la DGALN
? La Direction générale
de l?énergie et du climat
(DGEC) dont l?ONERC
? La direction générale
des infrastructures, des
transports et de la mer
(DGITM)
? La direction générale de
la prévention des risques
(DGPR)
? La Mission
interministérielle pour la
qualité des constructions
publiques (MIQCP)
? Le groupement d?intérêt
public Europe des projets
architecturaux et urbains
(GIP EPAU)
? Le Plan urbanisme
construction architecture
(PUCA)
Nous remercions nos partenaires institutionnels,
associatifs, experts et professionnels de l?aménagement
pour la pertinence de leurs contributions
et leur implication dans ce projet :
ADEME - Agence de la
transition écologique
Alliance HQE-GBC
Anah - Agence nationale de
l?habitat
ANCT - Agence nationale
de la cohésion des
territoires
ANRU - Agence nationale
pour la rénovation urbaine
Banque des territoires
CEREMA - Centre d?études
et d?expertise sur les
risques, l?environnement, la
mobilité et l?aménagement
CERQUAL
CERTIVEA
? CNOA ? Conseil national
de l?ordre des architectes
? Compagnie des rêves
urbains
? CSTB ? Centre scientifique
et technique du bâtiment
? Écomaires
? Efficacity
? Ekopolis
? EPASE - Établissement
Public d?Aménagement de
Saint-Etienne
? EPFAG - Établissement
Public Foncier et
d?Aménagement de la
Guyane Europan France
? FNPRF ? Fédération des
parcs naturels régionaux de
France
? FNAU ? Fédération
nationale des agences
d?urbanisme
? FNCAUE - Fédération
Nationale des CAUE
? FVD ? France ville durable
? GPA - Grand Paris
Aménagement
? Intercommunalités
de France
? LPO - Ligue pour la
protection des oiseaux
? Paris & Métropole
Aménagement
? PCC ? Petites Cités
de Caractère
? Plantes et Cités
? UNAM ? Union nationale
des aménageurs
? USH ? Union sociale
pour l?habitat
? Et les villes de Doué-
en-Anjou, Durtal, Le
Mesnil-Saint-Denis,
Melle, Saint-Pantaléon,
et la Communauté de
communes Mellois-en-
Poitou, ainsi que l?Atelier
Raisonné ? ADER&CO.
Nous remercions les équipes des agences 360, Néoclide
et Giboulées pour leur accompagnement dans la mise
en oeuvre du projet et la réalisation graphique du guide.
Je remercie enfin tout particulièrement l?équipe du
Bureau des villes et territoires durables de la Direction
générale de l?aménagement, du logement et de la nature,
qui pilote la démarche ÉcoQuartier, ainsi que le conseiller
international et ville durable de la sous-direction de
l?aménagement durable, pour leur implication sans faille
dans la réalisation de ce projet : Bruno Bessis, Céline
Callegari (pilote du projet), Colin Cauchois, François
Kellerhalls-Hosso, Pascale Kouassigan, Yann Lancien,
Émilie Lepoivre, Isabelle Moritz, Marianne Vebr
et Lorène Pourias, stagiaire au sein du bureau.
Florence Drouy
Cheffe du Bureau des villes et territoires durables
DGALN / DHUP / AD
REMERCIEMENTS
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© Direction générale de l?aménagement, du logement et de la nature. Juin 2024
Conception et réalisation : / Troiscentssoixante/Neoclide
Illustrations : Camille Leplay - Imprimé sur papier 100 % recyclé par Adequat
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