Conjoncture de l'immobilier. Résultats au deuxième trimestre 2024
MATHIEU, Benoit
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal">Au deuxième trimestre 2024, malgré la légère amélioration des conditions de financement, la conjoncture de l'immobilier reste très dégradée. Dans un contexte de léger repli des taux d'intérêt et d'assouplissement des critères d'octroi, la production de crédits nouveaux se redresse légèrement. Sur le marché de l'immobilier ancien, le repli du nombre de transactions se poursuit, et la baisse des prix continue en décélérant. Dans le neuf, malgré quelques fluctuations, le niveau des autorisations, des mises en chantier et des ventes restent à des niveaux particulièrement bas, tandis que la réduction des prix se poursuit. L'emploi salarié continue de reculer dans les activités immobilières, la promotion immobilière et le bâtiment, et les perspectives d'activité restent défavorables.<o:p></o:p></p>
Editeur
Ministère du Logement et de la Rénovation urbaine
Descripteur Urbamet
logement
;emploi
;financement du logement
;marché immobilier
;conjoncture
;loyer
Descripteur écoplanete
Thème
Habitat - Logement
Texte intégral
Conjoncture de l?immobilier
Résultats au deuxième trimestre 2024
OCTOBRE 2024
Au deuxième trimestre 2024, malgré la légère
amélioration des conditions de financement, la
conjoncture de l?immobilier reste très dégradée.
Dans un contexte de léger repli des taux d?intérêt et
d?assouplissement des critères d?octroi, la
production de crédits nouveaux se redresse
légèrement.
Sur le marché de l?immobilier ancien, le repli du
nombre de transactions se poursuit, et la baisse
des prix continue en décélérant.
Dans le neuf, malgré quelques fluctuations, le
niveau des autorisations, des mises en chantier et
des ventes restent à des niveaux particulièrement
bas, tandis que la réduction des prix se poursuit.
L?emploi salarié continue de reculer dans les
activités immobilières, la promotion immobilière et
le bâtiment, et les perspectives d?activité restent
défavorables.
L?AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE
FINANCEMENT SE CONFIRME
Le taux fixe moyen des crédits à l?habitat diminue
légèrement
Au deuxième trimestre 2024, le taux de l?OAT* 10 ans
se redresse après avoir fléchi au trimestre précédent. Il
s?établit en moyenne à 3,05 %, contre 2,80 % au
trimestre précédent et autour de 0,00 % entre 2019 et
2021.
Le taux fixe moyen des crédits à l?habitat (y compris
renégociations) baisse pour la première fois depuis le
quatrième trimestre 2021. Il est de 3,47 % en moyenne
trimestrielle contre 3,54 % au trimestre précédent. En
valeurs mensuelles, il est en diminution depuis janvier
2024 (3,43 % en juin 2024 après le point haut de
3,62 % en décembre 2023).
Graphique 1 : taux d?intérêt effectifs des crédits à
l?habitat et de l?OAT* 10 ans
En %
* OAT = obligation assimilable du Trésor.
Source : Banque de France, calcul SDES
Avec l?assouplissement des critères d?octroi, la
baisse de la demande de crédits à l?habitat se
stabilise
Au deuxième trimestre 2024, selon l?enquête de la
Banque de France auprès des banques sur la
distribution du crédit, les critères d?octroi de crédits à
l?habitat continuent de s?assouplir : le solde d?opinion
s?établit à - 33 points, après - 22 points au trimestre
précédent.
Graphique 2 : évolution des critères d?octroi et de
la demande de crédits à l?habitat
Solde d?opinion des banques (en %)
Source : Banque de France, enquête sur la distribution du crédit
-0,4
0,0
0,4
0,8
1,2
1,6
2,0
2,4
2,8
3,2
3,6
4,0
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Taux fixes OAT 10 ans
-100
-90
-80
-70
-60
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
20
30
40
50
60
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Critères d'octroi Demande de crédits
+ resserrement
- assouplissement
+ augmentation
- diminution
Conjoncture de l?immobilier : résultats au deuxième trimestre 2024
Dans le même temps, les établissements bancaires
font état d?une demande de crédits (y compris
renégociations) en stabilité par rapport au trimestre
précédent après quasiment trois années de recul. Le
solde d?opinion correspondant s?établit, en effet, à
0 point contre - 33 points au trimestre précédent et
- 91 points au quatrième trimestre 2022.
La production de crédits nouveaux se redresse
légèrement
En données CVS-CJO et en glissement trimestriel, la
production de crédits nouveaux à l?habitat (y compris
renégociations) rebondit légèrement après sept
trimestres consécutifs de recul (+ 8,8 %, après - 12,1 %
au trimestre précédent). Elle s?établit à 30,8 milliards
d?euros, soit un niveau inférieur de 48,0 % à sa
moyenne des cinq dernières années.
Le flux de crédits nets (apuré des renégociations et
diminué des remboursements de capitaux) demeure
négatif (- 4,1 milliards d?euros, après - 3,5 milliards
d?euros), les montants de remboursements dépassant
ceux des crédits nouveaux. Dans ces conditions, le
montant de l?encours de crédits à l?habitat des ménages
continue de diminuer (- 0,2 %, après - 0,4 % au
trimestre précédent) et descend à 1 284 milliards
d?euros, proche de son niveau de fin 2022.
Graphique 3 : crédits nouveaux et encours de
crédits à l?habitat des particuliers
Milliards d?euros, CVS-CJO
Source : Banque de France
Les durées initiales des crédits immobiliers se
stabilisent
En glissement trimestriel, la durée initiale moyenne des
crédits immobiliers, hors rachats et renégociations, se
stabilise à 262 mois après trois trimestres consécutifs
de repli.
Graphique 4 : durée initiale moyenne des crédits à
l?habitat (hors travaux et prêts relais)
Nombre de mois
Source : Banque de France
C?est le cas également pour la durée moyenne des
crédits y compris rachats et renégociations qui
demeure à 258 mois.
LE REPLI DU MARCHÉ DE L?ANCIEN RALENTIT
LÉGÈREMENT
Le nombre de transactions continue de diminuer
Au deuxième trimestre 2024, en glissement trimestriel,
le recul du nombre annuel de transactions de
logements anciens se poursuit en ralentissant
légèrement (- 4,0 %, après - 5,4 % et - 6,7 %). Le
volume de transactions (792 000) est inférieur de
21,2 % à celui observé un an plus tôt et se situe à son
plus bas niveau depuis fin 2015.
Graphique 5 : nombre de transactions dans
l?ancien
Milliers de logements cumulés sur un an
Source : IGEDD, d?après DGFiP et Bases notariales
La baisse des prix des logements anciens ralentit
en évolution trimestrielle
Au deuxième trimestre 2024, en données CVS et en
glissement trimestriel, la baisse des prix des logements
anciens continue mais à un rythme moins soutenu
(- 0,5 %, après - 1,6 % et - 1,8 %). Elle est de - 0,9 %
en Île-de-France contre - 0,4 % en province, et de
- 0,6 % pour les maisons contre - 0,4 % pour les
appartements. La baisse est notamment un peu plus
marquée sur les maisons en Île-de-France (- 1,4 %,
contre - 0,5 % en province).
Sur un an, la diminution des prix reste soutenue
(- 5,0 %, après - 5,2 %), particulièrement en Île-de-
France (- 7,1 %, contre - 4,3 % en province).
Graphique 6 : prix des logements anciens
Évolution trimestrielle en % (T/T-1), CVS
Source : Notaires-Insee, indice des prix des logements anciens
1000
1050
1100
1150
1200
1250
1300
1350
20
30
40
50
60
70
80
90
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Crédits nouveaux Encours des crédits à l'habitat
Crédits nouveaux Encours des crédits à l'habitat
238
240
242
244
246
248
250
252
254
256
258
260
262
264
266
268
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Prêts yc rachats et renégociations
Prêts nc rachats et renégociations
750
800
850
900
950
1000
1050
1100
1150
1200
1250
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Nombre de transactions
-3,0
-2,5
-2,0
-1,5
-1,0
-0,5
0,0
0,5
1,0
1,5
2,0
2,5
3,0
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Île-de-France France métropolitaine
Province
Conjoncture de l?immobilier : résultats au deuxième trimestre 2024
L?emploi salarié dans le secteur des activités
immobilières continue de se contracter
En données CVS-CJO et en glissement trimestriel,
l?indice de chiffre d?affaires dans les activités
immobilières fléchit légèrement après un rebond au
trimestre précédent (- 0,6 %, après + 1,0 %). Depuis le
troisième trimestre 2021, cet indice diverge de l?indice
de chiffre d?affaires de l?ensemble des services qui a
fortement progressé (+ 23,4 %, contre - 0,8 %).
Graphique 7 : chiffre d?affaires dans l?ensemble
des services et les activités immobilières
Indice base 100 en 2021, CVS-CJO
Source : Insee, indice de chiffre d?affaires
Le nombre de défaillances d?entreprises dans les
activités immobilières se replie, après deux trimestres
consécutifs de hausse (- 3,8 %, après + 8,4 % et
+ 33,8 % en données CVS-CJO et en glissement
trimestriel). Il demeure à un niveau très élevé (657),
équivalent à celui atteint après la crise financière de
2008 au deuxième trimestre 2009.
L?emploi salarié dans les activités immobilières
continue de se contracter (- 1,4 % en glissement
trimestriel, après - 1,3 %). Avec 252 400 salariés, il se
situe 6,2 % en dessous de son point haut du troisième
trimestre 2022 (16 600 salariés de moins). À l?inverse,
le nombre d?emplois non salariés (64 800) poursuit sa
hausse (+ 0,8 % en glissement trimestriel, comme au
trimestre précédent), à un rythme cependant plus faible
que sur la période 2019-2022 (+ 2,2 % de progression
trimestrielle en moyenne).
Graphique 8 : emploi salarié et non salarié dans
les activités immobilières
Milliers d?emplois, CVS
Sources : Insee ; Dares
75
80
85
90
95
100
105
110
115
120
125
130
135
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Activités immobilières Ensemble des services
40
45
50
55
60
65
70
75
80
85
90
225
230
235
240
245
250
255
260
265
270
275
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Emploi salarié Emploi non salarié
Emploi non salarié Emploi salarié
Évolution des loyers
L?indice de référence des loyers sert à la
revalorisation des loyers en cours de bail. Cet
indice est calculé sur la base de l?évolution des prix
à la consommation. Le plafond instauré par la loi
du 16 août 2022 sur le pouvoir d?achat, limitant la
hausse de cet indice en glissement annuel à
3,5 %, a pris fin au premier trimestre 2024. Au
deuxième trimestre 2024, l?indice de référence des
loyers progresse de 3,3 % en lien avec la
poursuite du reflux de l?indice des prix à la
consommation (+ 2,2 %, après + 2,8 % au
trimestre précédent et + 6,1 % au quatrième
trimestre 2022).
Dans ce cadre, le rythme de hausse des loyers
des résidences principales ? de l?ensemble du
parc, à caractéristiques constantes ? reste
globalement stable pour le cinquième trimestre
consécutif, à + 2,4 % en glissement annuel (après
+ 2,3 % et + 2,2 % aux deux trimestres
précédents).
Graphique 9 : prix dans le marché locatif
Évolution annuelle en % (T/T-4)
Source : Insee, indice des prix à la consommation, indice
de référence des loyers, calcul SDES
Conjoncture de l?immobilier : résultats au deuxième trimestre 2024
L?ACTIVITÉ DE LA PROMOTION IMMOBILIÈRE
DEMEURE TRES DÉGRADÉE
Les mises en vente de logements neufs aux
particuliers reculent à nouveau tandis que les
ventes se redressent légèrement
Au deuxième trimestre 2024, les mises en vente de
logements neufs à destination des particuliers
fléchissent après un rebond au trimestre précédent
(- 4,1 %, après + 1,3 %, en données CVS-CJO et en
glissement trimestriel). Le nombre de logements neufs
nouvellement commercialisés s?établit ainsi à 14 400
(contre 26 850 en moyenne sur les cinq dernières
années).
Dans le même temps, les ventes aux particuliers se
redressent après deux années de recul (+ 3,3 %, après
- 1,3 % et - 5,2 %). Avec 16 200 réservations, elles
demeurent, toutefois, très inférieures à leur niveau
trimestriel moyen des cinq dernières années (- 43 %).
Graphique 10 : commercialisation des logements
neufs aux particuliers
Nombre de logements, CVS-CJO
Source : SDES, ECLN
Les annulations de réservation en proportion des
ventes sont stables, à 19 %, après avoir sensiblement
diminué au trimestre précédent (25 % au quatrième
trimestre 2023). Elles sont supérieures à leur moyenne
des cinq dernières années (16 %).
L?encours de logements neufs proposés à la vente
continue de se réduire (- 3,4 %, après - 1,7 % et
- 2,1 %). Il comprend 124 230 logements, soit 8 % de
plus que sa moyenne des cinq dernières années.
Le délai moyen d?écoulement des logements neufs
baisse légèrement après deux ans de forte hausse
(- 0,9 mois, après + 0,3 mois). Il redescend à 23 mois
après avoir atteint un point haut, à 24 mois, aux deux
trimestres précédents. Le délai moyen d?écoulement
des maisons continue de progresser (+ 0,9 mois) et
atteint près de 3 ans (35 mois) en ayant plus que triplé
depuis le premier trimestre 2022 (11 mois).
Les ventes de logements aux institutionnels (ou ventes
en bloc) poursuivent leur hausse amorcée il y a un an
(+ 9,3 % par rapport au trimestre précédent et + 34,7 %
depuis le premier trimestre 2023, en données CVS-
CJO). Elles s?élèvent à 16 010 réservations, soit leur
plus haut niveau depuis le début de la série au premier
trimestre 2018. Leur part dans les réservations totales
de logements neufs continue de progresser et atteint
un niveau élevé de 50 % (contre 20 % au deuxième
trimestre 2018).
La hausse des ventes en bloc observée ce trimestre est
portée par celles des bailleurs sociaux
(1 230 réservations de plus sur un total de 1 370). Les
acquisitions des bailleurs sociaux représentent 86 %
des ventes en bloc ce trimestre, contre 77 % en
moyenne sur les cinq dernières années.
Graphique 11 : ventes de logements neufs aux
institutionnels
Nombre de logements CVS-CJO
Source : SDES, ECLN
En données brutes cumulées sur un an, la bonne tenue
des ventes en bloc (+ 22,0 % par rapport au deuxième
trimestre 2023) compense partiellement la chute des
ventes aux particuliers (- 26,8 %). Ainsi, le recul des
réservations totales de logements neufs se poursuit
mais à un rythme moins soutenu (- 9,8 %, après une
baisse de 17,7 % au trimestre précédent). Leur nombre
s?établit à 122 220 ventes, soit 27,2 % de moins que la
moyenne des cinq dernières années (167 810 ventes).
Les prix des logements neufs poursuivent leur repli
Au deuxième trimestre 2024, les prix des logements
neufs à destination des particuliers poursuivent leur
repli (- 1,2 % sur un an, après - 1,3 %). Cette baisse
contraste avec la progression, en glissement annuel,
des prix de production de la construction neuve à usage
d?habitation (prix conclus entre les maîtres d?ouvrage et
les entreprises assurant les travaux) même si celle-ci
ralentit (+ 3,9 %, après + 7,2 %).
Graphique 12 : prix de production de la
construction neuve à usage d?habitation et des
logements neufs
Évolution annuelle en % (T/T-4)
Source : Insee, indice de prix de production, indice des prix des
logements neufs, calcul SDES
20000
40000
60000
80000
100000
120000
140000
14000
19000
24000
29000
34000
39000
44000
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Mises en vente
Ventes
Encours de logements proposés à la vente
EMises en ventes et ventes Encours de logements proposés à la vente
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
14000
16000
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Bailleurs sociaux Autres acquéreurs
E
- 2,0
- 1,0
0,0
1,0
2,0
3,0
4,0
5,0
6,0
7,0
8,0
9,0
10,0
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Prix de production Prix des logements neufs
Conjoncture de l?immobilier : résultats au deuxième trimestre 2024
Dans la promotion immobilière, l?activité se
redresse légèrement mais la dégradation de
l?emploi se poursuit
En données CVS-CJO et en glissement trimestriel,
l?indice de chiffre d?affaires du secteur de la promotion
immobilière se redresse légèrement (+ 2,5 %) après six
trimestres de recul (- 19,5 % sur la période). Il diverge
depuis le troisième trimestre 2021 de l?indice de chiffre
d?affaires de l?ensemble des services (- 11,0 %, contre
+ 23,4 % sur la période).
En données brutes et en glissement annuel, les
effectifs salariés dans la promotion immobilière
continuent de se contracter (- 11,7 %, après - 12,7 %)
à l?inverse de ceux de l?ensemble du secteur privé, en
légère progression (+ 0,3 %, après + 0,7 %). Avec
environ 26 500 postes, les effectifs dans la promotion
immobilière redescendent à leur niveau d?il y a sept
ans.
Graphique 13 : chiffre d?affaires et effectifs
salariés de la promotion immobilière
Indice base 100 en 2021, CVS-CJO
Effectifs salariés en fin de trimestre
Source : Urssaf, calcul SDES, Insee, indice de chiffre d?affaires
LES AUTORISATIONS ET LES MISES EN
CHANTIER RESTENT À DES NIVEAUX BAS
Le nombre de logements autorisés recule tandis
celui des mises en chantier de logement rebondit
Au deuxième trimestre 2024, le nombre de logements
autorisés (81 400, en données CVS-CJO) diminue, en
glissement trimestriel (- 6,1 %, après - 4,3 %),
prolongeant la tendance à la baisse observée depuis
deux ans. La diminution de ce trimestre est portée par
l?accélération de la baisse des autorisations dans le
collectif (- 10,4 %, après - 1,4 %) tandis que celles
dans l?individuel se redressent légèrement après deux
ans de repli (+ 2,3 %, après - 9,6 %).
Le nombre de mises en chantier rebondit après cinq
trimestres de baisse (+ 6,3 %, après - 4,4 %), suivant
l?évolution dans le collectif (+ 13,5 %, après - 0,6 %).
Dans l?individuel, les mises en chantier poursuivent leur
repli (- 3,9 %, après - 9,6 %). Avec 68 200 logements
commencés, les ouvertures de chantier demeurent
inférieures (- 14,8 %) à celles du deuxième trimestre
2020, période du premier confinement.
Graphique 14 : autorisations et mises en chantier
de logements trimestrielles
Nombre de logements, CVS-CJO, estimations en date réelle
Source : SDES, Sitadel
En données brutes, le nombre d?autorisations
cumulées sur un an demeure en forte baisse par
rapport au même cumul sur l?année précédente
(- 16,3 %, après - 20,2 %), qui avait été marquée par
un niveau élevé d?autorisations dans le collectif avec la
fin de la période d?éligibilité du dispositif d?aide à la
relance de la construction durable. Ce repli affecte un
peu plus l?individuel que le collectif (- 19,1 % et - 14,7 %
respectivement), l?Île-de-France que la province
(- 23,0 % et - 15,0 %). Avec 344 200 unités, le nombre
total d?autorisations descend à son plus bas niveau
depuis 1998.
Le nombre de logements commencés cumulés sur un
an (269 500 unités) est, quant à lui, inférieur de 22,9 %
au cumul sur l?année précédente, avec un repli là
encore plus marqué dans l?individuel (- 28,2 %, contre
- 19,1 % dans le collectif) et en Île-de-France (- 26,1 %,
contre - 22,3 % en province). Les mises en chantier
sont ainsi au plus bas depuis 1993.
Graphique 15 : autorisations et mises en chantier
de logements cumulées sur un an
Nombre de logements sur un an, estimations en date réelle
Source : SDES, Sitadel
Les surfaces de locaux non résidentiels autorisés
et commencés continuent de baisser
Au deuxième trimestre 2024, le repli des surfaces de
locaux non résidentiels autorisés, en cumul annuel, se
poursuit (- 6,5 %, après - 7,3 %, en données brutes et
en glissement annuel). Elles s?établissent à
36,9 millions de m², soit 12,4 % en dessous de leur
niveau de 2019.
Les surfaces de locaux commencés continuent de
reculer (- 9,6 % en cumul annuel, après - 14,2 %). Avec
21,2 millions de m² mis en chantier, elles descendent à
leur plus bas niveau depuis le début de la série au
premier trimestre 2000, et sont inférieures de 10,8 % à
leur niveau de 2020.
26000
26500
27000
27500
28000
28500
29000
29500
30000
30500
31000
31500
32000
70
75
80
85
90
95
100
105
110
115
120
125
130
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Indice de chiffre d'affaires Effectifs salariés
Indice de chiffre d'affaires Effectifs salariés
60000
70000
80000
90000
100000
110000
120000
130000
140000
150000
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Commencés Autorisés
250000
275000
300000
325000
350000
375000
400000
425000
450000
475000
500000
525000
550000
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Commencés Autorisés
Conjoncture de l?immobilier : résultats au deuxième trimestre 2024
Graphique 16 : surface de locaux non résidentiels
autorisés et commencés
Surface sur un an en milliers de m², en date de prise en compte
Source : SDES, Sitadel
DANS LE BÂTIMENT, LE REPLI DE L?EMPLOI SE
POURSUIT
La progression des coûts de production dans le
bâtiment se poursuit à un rythme modéré
Au deuxième trimestre 2024, en glissement annuel, les
coûts des matériaux poursuivent leur recul (- 2,0 %,
après - 2,4 %) après avoir connu une période de forte
progression jusqu?au premier trimestre 2023. En
revanche, la hausse du coût du travail s?accélère
légèrement (+ 3,0 %, après + 2,4 %) après trois
trimestres de ralentissement. La progression des coûts
de production dans le bâtiment se poursuit à un rythme
modéré (+ 1,2 %, après + 1,4 %) en décélérant depuis
le deuxième trimestre 2023.
Graphique 17 : coûts de production et des
matériaux dans le bâtiment et coût du travail dans
la construction
Évolution annuelle en % (T/T-4)
Source : Insee, indice des coûts des matériaux, indice des coûts
de production, indice du coût du travail, calcul SDES
La part des entreprises du bâtiment faisant face à des
goulots de production se redresse légèrement après
trois trimestres de repli (+ 0,8 point, après - 3,6 points,
et - 2,5 points), en lien avec des conditions climatiques
défavorables. Elle s?élève à 42,7 % sur le deuxième
trimestre 2024, contre 48,3 % en moyenne sur la
période 2021-2023, et un point haut de 53,6 % au
quatrième trimestre 2022.
La baisse du nombre d?heures rémunérées et de
l?emploi continue dans le bâtiment
Au deuxième trimestre 2024, le repli du nombre
d?heures rémunérées des ouvriers du secteur du
bâtiment se poursuit, en glissement annuel, (- 5,0 %,
après - 4,8 %), particulièrement dans l?intérim (- 9,7 %,
contre - 4,3 % hors intérim). De même, les heures
rémunérées continuent de baisser dans les entreprises
ayant une activité de travaux de performance
énergétique (- 5,2 %, après - 4,3 %, dans les
entreprises d?isolation, d?installation d?équipements
thermiques et de menuiserie bois-PVC) dans un
contexte d?évolution du dispositif « MaPrimeRénov? »
(réforme au 1er janvier 2024 entraînant une forte baisse
des demandes de primes).
En données CVS et en glissement trimestriel, la
diminution de l?ensemble des effectifs salariés des
entreprises du bâtiment, amorcée il y a un an, se
poursuit (- 0,7 %, après - 0,6 %). Depuis leur point haut
du quatrième trimestre 2022, ils ont baissé de 2,0 %,
soit environ 26 000 salariés. Les effectifs descendent
ainsi à 1 282 100 salariés, soit un niveau proche de
celui du troisième trimestre 2021.
Graphique 18 : effectifs salariés dans le bâtiment
Effectifs salariés (en milliers) en fin de trimestre, CVS
Source : Urssaf, calcul SDES
L?emploi intérimaire dans la construction (y compris
promotion immobilière et génie civil) continue de
baisser (- 3,0 % en glissement trimestriel et CVS, après
- 3,2 %). Avec 133 200 emplois, il est inférieur de 6,8 %
à son niveau d?il y a un an.
Sur l?ensemble de ce secteur, la hausse des
défaillances d?entreprises s?accentue (+ 9,2 %, après
+ 2,3 %, en données CVS-CJO et en glissement
trimestriel). On en dénombre 3 850, soit leur niveau le
plus élevé depuis le troisième trimestre 2015.
DES PERSPECTIVES DÉFAVORABLES DANS LE
BÂTIMENT ET LA PROMOTION IMMOBILIÈRE
Les perspectives d?activité dans le bâtiment
continuent de se dégrader
Au deuxième trimestre 2024, le solde d?opinion des
entrepreneurs du bâtiment sur les perspectives
d?activité à l?horizon de trois mois se dégrade
(- 10 points, après - 4 points au trimestre précédent). Il
était de + 9 points en moyenne entre 2021 et 2022.
20000
22000
24000
26000
28000
30000
32000
34000
36000
38000
40000
42000
44000
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Autorisés Commencés
-4,0
-2,0
0,0
2,0
4,0
6,0
8,0
10,0
12,0
14,0
16,0
18,0
20,0
22,0
24,0
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2022 2023 2024
Coûts de production Coût du travail
Coûts des matériaux
1160
1180
1200
1220
1240
1260
1280
1300
1320
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Effectifs salariés dans le bâtiment (CVS)
Conjoncture de l?immobilier : résultats au deuxième trimestre 2024
Cette dégradation est portée par le solde relatif au
logement neuf (- 36 points, après - 34 points) et un
recul du solde pour l?entretien et amélioration
(+ 2 points, après + 14 points).
Le solde d?opinion sur les effectifs anticipés dans le
bâtiment reste positif et stable. Il s?établit à + 4 points
comme au trimestre précédent. Il est, toutefois,
inférieur de 11 points à son niveau moyen 2021-2022.
Graphique 19 : tendance d?évolution prévue des
effectifs et de l?activité dans le bâtiment
Solde d?opinion des entrepreneurs (en %), CVS
Source : Insee, enquête de conjoncture dans l?industrie du
bâtiment, calcul SDES
Le jugement sur les carnets de commandes dans le
bâtiment continue de se détériorer
Au deuxième trimestre 2024, le solde d?opinion sur les
carnets de commandes dans le bâtiment se dégrade. Il
s?établit à - 22 points, en données CVS, après
- 19 points au trimestre précédent, soit son niveau du
troisième trimestre 2020.
Compte tenu de leurs effectifs, les entrepreneurs du
secteur estiment que leurs carnets de commandes leur
assurent 8,2 mois de travail (en données CVS) comme
aux deux trimestres précédents, soit un niveau
légèrement inférieur à sa moyenne des cinq dernières
années (8,4 mois).
Graphique 20 : carnets de commandes dans le
bâtiment
Solde d?opinion des entrepreneurs (en %)
Carnets de commandes (en mois), CVS
Source : Insee, enquête de conjoncture dans l?industrie du
bâtiment, calcul SDES
Les perspectives d?activité dans la promotion
immobilière demeurent défavorables
Dans le secteur de la promotion immobilière, en juillet
2024, le solde d?opinion des promoteurs sur la
demande de logement s?améliore mais reste très
négatif (- 44 points, après - 53 points) après une
période de forte baisse en 2022 et 2023. Ce solde est
inférieur de 25 points à sa moyenne de 2019-2023.
Le solde relatif aux perspectives de mises en chantier
à l?horizon de trois mois reste très pessimiste à
- 34 points. Celui relatif aux logements destinés à la
vente passe de - 57 points à - 55 points, alors que celui
relatif aux logements destinés à la location redevient
très légèrement négatif (- 1,0 point, après + 3 points).
Graphique 21 : perspectives de mises en chantier
des promoteurs
Solde d?opinion des entrepreneurs (en %), CVS
Source : Insee, enquête de conjoncture dans la promotion
immobilière, calcul SDES
Le solde d?opinion relatif aux perspectives d?évolution
des moyens de financement consacrés aux achats de
logements neufs se dégrade après deux trimestres
consécutifs d?amélioration (- 28 points, après - 20 et
- 31 points).
La part des promoteurs immobiliers désirant mettre à
l?étude de nouveaux projets est stable (50 %, après
51 % en avril 2024).
Graphique 22 : part des promoteurs immobiliers
désirant mettre à l?étude de nouveaux
programmes
En %, CVS
Source : Insee, enquête de conjoncture dans la promotion
immobilière
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Tendance d'évolution prévue des effectifs
Tendance d'activité prévue
5,2
5,7
6,2
6,7
7,2
7,7
8,2
8,7
9,2
-40
-30
-20
-10
0
10
20
30
40
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Jugement sur le niveau du carnet de commandes
Niveau du carnet de commande en mois de travail
Jugement sur le niveau du carnet de
commandes
Niveau du carnet de
commande en mois de travail
-65
-60
-55
-50
-45
-40
-35
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
25
JanAvr JulOctJanAvr JulOctJanAvr JulOctJanAvr JulOctJanAvr JulOctJanAvr Jul
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Ensemble des logements
Destinés à la vente
Destinés à la location
Abs. de données en avril 2020
car enquête non conduite
46
48
50
52
54
56
58
60
62
64
66
68
JanAvr JulOctJanAvr JulOctJanAvr JulOctJanAvr JulOctJanAvr JulOctJanAvr Jul
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Pourcentage d'entreprises désirant mettre à l'étude de nouveaux?
Abs. de données en
avril 2020 car enquête
non conduite
Conjoncture de l?immobilier : résultats au deuxième trimestre 2024
MÉTHODOLOGIE
Champ et sources
Les données utilisées pour la constitution de cette note
de conjoncture proviennent de l?Insee, de la Banque de
France, de la Dares et du service des données et
études statistiques (SDES). Certains indicateurs
portent sur des champs spécifiques, explicités dans le
Bulletin trimestriel des statistiques sur le logement et la
construction publié simultanément à la note.
Révision des données
Certaines données peuvent être révisées sur plusieurs
trimestres. C?est le cas notamment des estimations
flash de l?emploi par l?Insee, des transactions et des prix
dans l?ancien, des résultats de la commercialisation, du
volume des crédits à l?habitat ou encore des
estimations de la construction neuve issues de
Sit@del2. Les indicateurs soumis à révisions sont
revus chaque trimestre, avec les dernières données
disponibles, afin d?en améliorer la qualité. Au premier
trimestre 2022, les estimations trimestrielles d?emploi
ont été révisées par l?Insee à la suite de plusieurs
changements méthodologiques, dont notamment la
prise en compte de la nouvelle source de données que
constituent les déclarations sociales nominatives, et
l?intégration des alternants.
Définitions
Secteur de la construction : construction de bâtiments
résidentiels et non résidentiels, promotion immobilière, génie
civil, travaux de construction spécialisés. Il s?agit de la
section F de la nomenclature d?activités française rév.2
(NAF).
Secteur du bâtiment : activités de construction de
bâtiments résidentiels et non résidentiels, de démolition, de
travaux notamment d?installation électrique, de
chauffage et de conditionnement d?air, de plomberie,
d?isolation, de finition (plâtrerie, menuiserie, installation
de revêtement de sols et murs, peinture...), de
couverture. Ce secteur réunit le groupe 41.2 et une
partie de la division 43 de la NAF.
Secteur de la promotion immobilière : activité
consistant à réunir les moyens juridiques, financiers,
techniques et humains nécessaires à la réalisation de
projets immobiliers résidentiels et non résidentiels destinés
ultérieurement à la vente, qu?il s?agisse de bâtiments
neufs ou de réhabilitation. Il s?agit du groupe 41.1 de la
NAF.
Secteur des activités immobilières : activité des agences
immobilières, de location, d?exploitation et d?administration de
biens immobiliers et des marchands de biens immobiliers. Il
s?agit de la section L de la NAF.
Crédits nets à l?habitat : montant des crédits à l?habitat
contractés par les ménages, apuré des renégociations
et diminué des remboursements d?actif.
Crédits nouveaux à l?habitat : montant des crédits à
l?habitat enregistré en actif par les banques. Celui-ci
inclut donc les nouveaux achats mais également les
renégociations de crédits.
OAT : obligation assimilable du Trésor. Les OAT sont
des emprunts que la République française émet pour
financer les besoins de l?État à long terme.
Glissement annuel : le glissement annuel d'une
variable à un trimestre T donné correspond au taux
d?évolution (en %) obtenu en rapportant le niveau de la
variable en T à son niveau au même trimestre de
l?année précédente (T-4).
Glissement trimestriel : le glissement trimestriel est
obtenu en rapportant le niveau d?une variable à un
trimestre T à son niveau au trimestre précédent (T-1).
Indice de référence des loyers : cet indice fixe le
plafond d?augmentation annuelle des loyers que
peuvent exiger les propriétaires. Il se déduit de l?indice
du même trimestre de l?année précédente en lui
appliquant l?évolution entre ces deux périodes de la
moyenne sur douze mois consécutifs de l?indice des
prix à la consommation hors tabac et hors loyers (IPC).
Correction des variations saisonnières et des
jours ouvrables et CVS lissée
Les séries reflétant une activité socio-économique
peuvent être sensibles aux saisons ou au nombre de
jours ouvrables contenus dans la période. La série
corrigée des variations saisonnières (CVS) et/ou corrigée
du nombre de jours ouvrables (CJO), construite à partir
de la série initiale dite « série brute », permet de neutraliser
l?effet régulier des périodes de l?année pour mieux faire
ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions
exceptionnelles. Contrairement au glissement annuel, la
CVS permet de comparer directement chaque période
avec la période précédente. Une série brute ne
comportant aucune saisonnalité sera notée comme
une série CVS à coefficients nuls. La technique peut être
complétée, pour en améliorer encore la lisibilité, par une
moyenne mobile qui permet de faire ressortir l?évolution
de fond, c?est-à-dire la tendance de la série.
Benoit MATHIEU, SDES
Directrice de publication : Béatrice Sédillot
Dépôt légal : octobre 2024
ISSN : 2557-8510 (en ligne)
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques du logement et de la construction
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