Conjoncture énergétique. Deuxième trimestre 2024

ANDREI, Alexandru ; ANDRIEUX Virginie ; MISAK, Évelyne

Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal">La production d'énergie primaire sur le territoire au deuxième trimestre 2024 est plus élevée qu'à la même période de l'année précédente (+ 11,6 %) grâce à la progression de la production nucléaire (+ 10,7 % sur un an) et à des conditions météorologiques plus propices à la production d'électricité hydraulique (+ 30,6 % sur un an). La consommation primaire d'énergie n'augmente, quant à elle, que de 2,9 % sur un an et de 3,6 % corrigée des variations climatiques et des jours ouvrables. La forte progression de la production nucléaire et des pertes de chaleur induites est en effet fortement atténuée par le moindre recours aux énergies fossiles, notamment pour la production des centrales thermiques. La consommation primaire de gaz naturel diminue ainsi de 10,7 % (- 7,9 % corrigée des variations climatiques et des jours ouvrables).<o:p></o:p><br />
Editeur
Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires
Descripteur Urbamet
conjoncture ; énergie ; production d'énergie ; gaz naturel ; charbon ; électricité ; prix ; importation ; exportation
Descripteur écoplanete
consommation d'énergie ; CO2
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
Conjoncture énergétique Deuxième trimestre 2024 AOÛT 2024 La production d?énergie primaire sur le territoire au deuxième trimestre 2024 est plus élevée qu?à la même période de l?année précédente (+ 11,6 %) grâce à la progression de la production nucléaire (+ 10,7 % sur un an) et à des conditions météorologiques plus propices à la production d?électricité hydraulique (+ 30,6 % sur un an). La consommation primaire d?énergie n?augmente, quant à elle, que de 2,9 % sur un an et de 3,6 % corrigée des variations climatiques et des jours ouvrables. La forte progression de la production nucléaire et des pertes de chaleur induites est en effet fortement atténuée par le moindre recours aux énergies fossiles, notamment pour la production des centrales thermiques. La consommation primaire de gaz naturel diminue ainsi de 10,7 % (- 7,9 % corrigée des variations climatiques et des jours ouvrables). En conséquence, le taux d?indépendance énergétique s?accroît de 4,4 points sur un an, pour s?établir à 56,2 % au deuxième trimestre 2024. Le prix des énergies fossiles a globalement diminué en un an mais augmente par rapport au trimestre précédent. La facture énergétique de la France repart à la hausse en mars et avril et atteint 6,0 Md¤ en mai. Mesurée en cumul sur 12 mois de mars 2023 à février 2024, la facture diminue néanmoins fortement et s?établit à 66,8 Md¤, contre 110,8 Md¤ l?année précédente. Au deuxième trimestre 2024, la production d?énergie primaire (voir méthodologie) s?établit à 302 TWh. Elle augmente de 11,6 % par rapport au deuxième trimestre de 2023. La production nucléaire, principale contributrice à la hausse, s?accroît de 10,7 %en un an : la disponibilité du parc nucléaire continue en effet de s?améliorer et se rapproche de son niveau historique moyen. Les arrêts pour traiter la corrosion sous contrainte des réacteurs concernés sont notamment plus courts et moins nombreux selon EDF. La production brute d?électricité d?origine renouvelable, à 39 TWh, progresse de 18,4 % par rapport à la même période de l?année précédente. Elle diminue légèrement par rapport au trimestre précédent où elle avait atteint un niveau particulièrement élevé du fait de conditions météorologiques (vent et précipitations) particulièrement favorables. La production hydraulique augmente fortement (+ 30,6 %) en comparaison avec son niveau du printemps 2023 du fait de stocks hydrauliques nettement plus abondants et d?une pluviométrie plus élevée. La production éolienne progresse également (+ 7,6 %) du fait du développement du parc. Malgré un déficit d?ensoleil- lement assez marqué, la production photovoltaïque continue de croître (+ 5,7 % par rapport au deuxième trimestre 2023) en raison de la progression des capacités installées. Le biométhane injecté sur le réseau de gaz naturel pèse encore assez peu dans la production intérieure mais sa production se développe rapidement (3 TWh, + 29,7 % par rapport au deuxième trimestre 2023). Consommation et production primaire d?énergie, indépendance énergétique et émissions de CO2 (séries brutes) En TWh (1) Hors énergies renouvelables thermiques (sauf biométhane) et déchets. Le nucléaire est comptabilisé en équivalent primaire à la production (chaleur dégagée par la réaction nucléaire, puis convertie en électricité). (2) Hors autoconsommation des raffineries. (3) Nucléaire, hydraulique, éolien et photovoltaïque. (4) La variation du taux d?indépendance énergétique est indiquée en points. Note : en 2022, le champ a été étendu à la France entière, il inclut désormais les DROM. En outre, le GNL porté ou de détail qui n?est pas livré via le réseau a été ajouté aux échanges et à la consommation de gaz naturel. Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles disponibles par énergie Quantité Évolution (%) T / T-4 Part en % Production nationale d'énergie primaire 302 11,6 100,0 dont : - gaz naturel (biométhane) 3 29,7 1,0 - pétrole 2 -7,6 0,7 - nucléaire (brut) 258 10,7 85,4 - hydraulique, éolien et photovoltaïque (brut) 39 18,4 12,9 Consommation d'énergie primaire réelle (1) 537 2,9 100,0 dont : - charbon 12 3,2 2,2 - pétrole (2) 197 -0,9 36,7 - gaz naturel 54 -10,7 10,1 - nucléaire et EnR électriques (3) 275 9,1 51,2 Taux d'indépendance énergétique (4) 56,2% 4,4 Émissions de CO2 dues à l'énergie (milliers de t CO2) 60 696 -2,0 Énergie primaire 2024 T2 Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2024 La consommation primaire s?élève à 537 TWh au deuxième trimestre 2024, en hausse de 2,9 % par rapport à la même période de l?année précédente (+ 3,6 % corrigée des variations climatiques et des jours ouvrables). La hausse de la consommation s?explique par celle de la production nucléaire, avec des pertes de chaleur induites plus conséquentes. À l?inverse, la consommation d?énergies fossiles diminue. Corrigée des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables, la consommation primaire augmente de 3,9 % par rapport au trimestre précédent, entraînée à la hausse par la consommation d?énergie nucléaire et d?énergies renouvelables électriques. La consommation primaire de pétrole, en repli sur un an, augmente légèrement par rapport au premier trimestre 2024 (+ 1,5 %). La consommation primaire de gaz naturel augmente aussi (+ 5,7 %) par rapport au trimestre précédent. Sur un an, elle diminue de 7,9 %. Les centrales à cycle combiné au gaz ont été moins sollicitées pour produire de l?électricité qu?au printemps 2023 et la consommation de gaz des ménages et des entreprises demeure contenue dans le contexte de la hausse des prix et du plan européen de réduction de la demande en gaz. La hausse de la consommation de charbon (+3,8 % sur un an) s?explique par la reprise de l?activité sidérurgique qui avait été affectée par des arrêts d?exploitation. Évolution de la consommation primaire d?énergie (séries CVS-CVC-CJO) En % (5) Nucléaire, hydraulique, éolien et photovoltaïque. (6) Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement. Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles disponibles par énergie Consommation d?énergie primaire (séries CVS-CVC-CJO) Indice 100 en 2010 Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles disponibles par énergie La consommation d?énergie primaire augmentant moins que la production, le taux d?indépendance énergétique augmente de 4,4 points en glissement annuel, pour atteindre 56,2 % au deuxième trimestre 2024. Les émissions de CO2 liées à la combustion d?énergies fossiles continuent de diminuer très nettement (- 2,0 %) par rapport à la même période de l?année précédente, en données brutes. Cumulées sur un an, elles accusent une baisse de plus forte ampleur (- 5,3 %). Taux d?indépendance énergétique moyen (série brute, en moyenne sur 12 mois) En % Note : en pointillés est représenté le taux d?indépendance instantané (mensuel). Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles disponibles par énergie Émissions de CO2 liées à la combustion d?énergie (série brute, en moyenne sur 12 mois) Indice 100 en 2010 Note : en moyenne sur les douze derniers mois, les émissions sont à environ 75 % de leur niveau de référence de 2010. Source : calculs SDES, d?après les données mensuelles disponibles par énergie LES PRODUITS PÉTROLIERS La consommation totale réelle de produits pétroliers s?élève à 16,9 millions de tonnes (Mt) au deuxième trimestre 2024, en repli de 0,9 % par rapport à la même période en 2023. La demande en carburants routiers, soit 60 % du total, est en légère baisse, de 0,9 % par rapport à l?année précédente. L?évolution de la consommation est contrastée selon les produits. Les ventes de gazole ? produit représentant 71 % de la consommation de carburants routiers ? reculent de 3,1 %. À l?inverse, celles de supercarburants continuent de progresser nettement, de 4,9 % en un an, dans le contexte du rééquilibrage du marché. Les ventes de SP95-E10 ? pouvant contenir jusqu?à 10 % de bioéthanol (contre 5 % pour le SP95 standard) sont particulièrement dynamiques (+ 7,7 % sur un an) : elles comptent pour 57 % des ventes de supercarburants, soit 1,5 point de plus qu?au deuxième trimestre 2023. Les livraisons de carburéacteurs augmentent nettement (+ 9,7 %), à 1 791 milliers de tonnes (kt), mais demeurent en deçà de leur niveau de 2019 (1 847 kt au deuxième trimestre 2019). Les ventes de fioul domestique progressent (+ 2,2 %) par rapport au deuxième trimestre 2023. Celles de gazole non routier augmentent plus modérément (+ 0,3 %). T/T-1 T/T-4 (6) Consommation d'énergie primaire 3,9 3,6 dont : - charbon 4,0 3,8 - pétrole 1,5 -1,0 - gaz naturel 5,7 -7,9 - nucléaire et EnR électriques (5) 5,0 10,1 30 50 70 90 110 janv.-20 janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 Charbon Pétrole Gaz naturel Nucléaire et EnR électriques Consommation primaire d'énergie 39 41 43 45 47 49 51 53 55 57 59 61 janv.-20 janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 70 72 74 76 78 80 82 84 86 88 90 92 94 96 98 janv.-20 janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2024 Enfin, la consommation de gaz de pétrole liquéfié (GPL), représentant 2 % des produits pétroliers, s?accroît de 1,7 %. À 332 kt, elle reste à un niveau faible. Production et consommation de produits pétroliers (séries brutes) En milliers de tonnes (1) Hors soutes maritimes. (2) Pétrole brut et hydrocarbures extraits du gaz naturel. (3) La consommation totale inclut, outre les produits listés dans le tableau, les bases pétrochimiques (qui font l?objet d?une enquête) ainsi que d?autres produits pétroliers (dont la consommation du mois courant est estimée). L?autoconsommation des raffineries est exclue. (4) Le gazole non routier remplace obligatoirement le fioul domestique depuis le 1er mai 2011 pour certains engins mobiles non routiers, et depuis le 1er novembre 2011 pour les tracteurs agricoles, avec les mêmes spécifications que celles du gazole routier, excepté sa coloration. Source : calculs SDES, d?après CPDP et DGEC Évolution de la consommation des produits pétroliers (séries CVS-CVC-CJO) En % (5) Pour les produits pétroliers autres que ceux détaillés, hormis les consommations de bases pétrochimiques, la quantité consommée du mois courant est estimée. (6) Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement. Source : calculs SDES, d?après CPDP Entre le premier et le deuxième trimestre 2024, en données corrigées des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables, la consommation totale de produits pétroliers progresse modérément (+ 1,5 %). Les ventes de fioul domestique augmentent fortement (+ 17,9 %), dans un contexte de diminution modérée des prix. Celles de GPL s?accroissent également nettement (+ 6,7 %), comme celles de gazole non routier (+ 6,0 %). Les livraisons de carburéacteurs gagnent 4,4 %, en tenant compte de la saisonnalité habituelle des vols. Les ventes de carburants routiers reculent légèrement, de 0,2 %, tirées par la diminution des ventes de gazole (- 0,8 %), alors que celles de supercarburants augmentent de 1,3 %. 1 Il s?agit de la consommation totale hors pertes (transport, distribution, stockage?). Consommation de produits pétroliers (séries CVS-CVC-CJO) Indice 100 en 2010 Source : calculs SDES, d?après CPDP LE GAZ NATUREL La consommation totale réelle1 de gaz naturel diminue de 10,7 % au deuxième trimestre 2024, en glissement annuel. La consommation des clients reliés au réseau de transport diminue particulièrement (- 18,9 %). En effet, les centrales à cycle combiné au gaz sont beaucoup moins sollicitées qu?un an auparavant (- 88,2 %) en raison de la nette hausse des productions d?électricité nucléaire et renouvelable. Les clients reliés au réseau de distribution (résidentiel- tertiaire, petite industrie) réduisent également leur consommation (- 3,7 % et - 0,2 % à températures et jours ouvrables équivalents). Bilan trimestriel du gaz naturel (séries brutes) En TWh PCS * Positif quand on soutire des quantités des stocks pour les consommer, négatif quand on remplit les stocks. ** Centrales à cycle combiné au gaz. Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG, GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga À 97,4 TWh, les importations nettes de gaz naturel2 diminuent de 12,8 % au deuxième trimestre par rapport à leur niveau observé un an auparavant. Les entrées nettes de gaz naturel gazeux diminuent de 3,1 % par rapport au deuxième trimestre 2023. Les entrées de gaz naturel sous forme liquéfiée (GNL) diminuent (- 16,1 % en glissement annuel). En particulier, les achats de GNL en provenance des États-Unis reculent nettement par rapport au deuxième trimestre 2023 et représentent un peu plus d?un tiers des importations totales de GNL au deuxième trimestre 2024. La production nationale de gaz naturel (2,9 TWh PCS) correspond essentiellement au biométhane injecté dans les réseaux de transport et de distribution. Elle augmente de 29,7 % en un an. 2 Il s'agit des entrées nettes de gaz sur le territoire français (y.c. du GNL porté), donc exportations déduites et hors transit. Quantité Évolution (%) T/T-4 Part en % Production nationale (2) 140 -7,6 Consommation totale (3) 16 898 -0,9 100,0 dont : - total carburants routiers 10 127 -0,9 59,9 dont : - supercarburants 2 905 4,9 17,2 - gazole 7 221 -3,1 42,7 - fioul domestique 842 2,2 5,0 - gazole non routier (4) 1 246 0,3 7,4 - carburéacteurs 1 791 9,7 10,6 - gaz de pétrole liquéfié (GPL) 332 1,7 2,0 Produits pétroliers (1) 2024 T2 Produits pétroliers T/T-1 T/T-4 (6) Consommation totale (5) 1,5 -1,0 dont : - total carburants routiers -0,2 -0,9 dont : - supercarburants 1,3 4,9 - gazole -0,8 -3,1 - fioul domestique 17,9 -1,0 - gazole non routier 6,0 0,3 - carburéacteurs 4,4 9,7 - gaz de pétrole liquéfié (GPL) 6,7 1,2 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 janv.-20 janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25 Total produits pétroliers Gazole Carburants routiers Supercarburants Quantité Évolution (%) T/T-4 Part en % Importations nettes 97,4 -12,8 Production nationale 2,9 29,7 Soutirages des stocks* -37,3 -15,8 Consommation totale (hors pertes) réelle 59,8 -10,7 100,0 dont : - gros clients reliés au réseau de transport 25,1 -18,9 42,0 dont clients CCCG** 0,8 -88,2 1,3 - résidentiel-tertiaire, petite industrie 34,8 -3,7 58,2 2024 T2 Gaz naturel Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2024 Variations de stocks et livraisons aux consommateurs En TWh Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG, GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga La phase de remplissage des stocks a débuté en avril. Les stocks de gaz naturel ont augmenté de 37,3 TWh au deuxième trimestre. Le niveau des stocks utiles de fin juin, à 95,6 TWh, est supérieur à son niveau de l?année précédente (+ 8,1 %). Fin juin, les capacités de stockage restent dans la fourchette haute pour cette période de l'année : le niveau de remplissage des installations souterraines de stockage de gaz naturel sur le territoire français s?établit à 68,3 % le 1er juillet 2024. Évolution de la consommation totale (hors pertes) de gaz naturel (séries CVS-CVC-CJO) En % * Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement. Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG, GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga Consommation totale (hors pertes) de gaz naturel (séries CVS-CVC-CJO) Indice base 100 en 2010 Source : SDES, d?après Dunkerque LNG, Elengy, Fosmax LNG, GRDF, GRTgaz, Storengy et Teréga Corrigée des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables, la consommation totale de gaz naturel augmente de 5,7 % entre le premier et le deuxième trimestre 2024. La hausse est attribuable aux clients reliés aux réseaux de distribution (+ 11,8 %). À l?inverse, la consommation des clients reliés au réseau de transport diminue (- 4,5 %). LES PRODUITS DU CHARBON Au deuxième trimestre 2024, la consommation totale de produits du charbon ou combustibles minéraux solides (CMS) s?élève à 1,7 million de tonnes (Mt). L?approvisionnement en charbon repose quasi exclusivement sur les importations. Bilan trimestriel des combustibles minéraux solides (séries brutes) En milliers de tonnes (1) L'écart entre, d?une part, la somme des importations nettes et des variations de stocks et, d?autre part, la consommation provient notamment de décalages temporels entre les sources. (2) Une variation positive correspond à du déstockage, une variation négative à du stockage. (3) Pour les secteurs consommateurs de combustibles minéraux solides autres que ceux détaillés, la quantité consommée du mois courant est estimée. s : donnée secrétisée Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie et DGDDI La consommation de charbon pour la fabrication d?acier augmente fortement sur un an (+ 17,4 %) : un des hauts-fourneaux avait subi un incendie fin mars 2023 et avait été à l?arrêt durant tout le deuxième trimestre 2023. La consommation de charbon-vapeur pour la production d?électricité a, quant à elle, chuté en glissement annuel. En France métropolitaine, les centrales à charbon, habituellement utilisées en appoint des autres filières, n?ont pas été sollicitées au deuxième trimestre 2024. En outre-mer, les deux installations de production d?électricité au charbon situées à La Réunion ont été converties à la biomasse et n?utilisent plus de charbon depuis mars 2023 et février 2024. Une autre installation en Guadeloupe est en cours de conversion. Consommation de combustibles minéraux solides (séries CVS-CVC-CJO) Indice base 100 en 2010 Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie Les opérateurs ayant stocké des produits du charbon au cours du trimestre, les stocks ont globalement augmenté de 146 kt au deuxième trimestre. Sur un an, les stocks ont diminué de 198 kt et s'élèvent à 2,9 Mt fin juin 2024. Gaz naturel T/T-1 T/T-4 * Consommation totale (hors pertes) réelle 5,7 -7,9 dont : - gros clients reliés au réseau de transport -4,5 -17,4 - résidentiel-tertiaire, petite industrie 11,8 -0,2 Quantité Évolution (%) T/T-4 Part (%) Importations totales nettes 1 668 -13,6 Variations de stocks (2) -146 Consommation totale réelle (3) 1 676 2,5 100,0 dont : - centrales électriques s s s - sidérurgie 1 003 17,4 59,8 Combustibles minéraux solides (1) 2024 T2 0 20 40 60 80 100 120 140 janv.-20 janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 janv.-25 Total Centrales électriques Sidérurgie Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2024 Évolution trimestrielle de la consommation de combustibles minéraux solides (séries CVS-CVC-CJO) En % * Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement. Source : calculs SDES, d?après EDF, GazelEnergie Entre le premier et le deuxième trimestre 2024, corrigée des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables, la consommation totale de combustibles minéraux solides progresse de 3,7 %, tirée par la hausse de celle de la sidérurgie, qui représente 60 % du total (+ 7,6 %). L?ÉLECTRICITÉ Au deuxième trimestre 2024, la production totale d?électricité nette augmente de 8,9 % en glissement annuel, pour s?établir à 124,5 TWh. Production d?électricité, échanges et énergie appelée (séries brutes) En GWh Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie La production d?électricité d?origine nucléaire progresse de 11,0 %, en glissement annuel, à 80,9 TWh, grâce à la plus grande disponibilité du parc nucléaire. Au deuxième trimestre 2024, le nucléaire assure 65,0 % de la production totale d?électricité. La production hydraulique augmente de 30,6 % sur un an avec des stocks hydrauliques qui atteignent un niveau très élevé de remplissage. Au deuxième trimestre 2024, l?hydraulique assure 16,8 % de la production nationale d?électricité. La production éolienne augmente (+ 7,6 % en glissement annuel) et assure 8,3 % de la production. La production photovoltaïque augmente (+ 5,7 % en glissement annuel) et représente 6,3 % de la production d?électricité nette. Dans un contexte de hausse des productions d?origine nucléaire et renouvelable, les installations thermiques classiques, utilisées comme moyens de pointe pour ajuster l?offre à la demande, ont été moins sollicitées que l?année précédente à la même période : la production des centrales thermiques classiques s?élève à 4,6 TWh au deuxième trimestre 2024, soit 45,9 % de moins qu?un an auparavant. Ces centrales ont assuré 3,7 % de la production nationale d?électricité au deuxième trimestre. Production d?électricité par filière En TWh Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie L?énergie appelée augmente de 1,0 % en glissement annuel (- 0,2 % après correction des jours ouvrables et des températures) : les livraisons en basse tension, qui couvrent principalement le résidentiel, et les consommations en moyenne tension diminuent respectivement, de 1,0 % et 2,2 %. À l?inverse, les livraisons en haute tension (principalement les gros consommateurs industriels) augmentent de 0,4 % en glissement annuel. Le solde exportateur des échanges physiques reste très nettement excédentaire à 23,1 TWh (+ 54,5 % en glissement annuel). Il progresse aux interconnexions frontalières avec la Belgique, le Luxembourg, l?Allemagne, la Suisse, l?Espagne et la Grande- Bretagne. À l?inverse, il recule légèrement aux interconnexions avec l?Italie et l?Andorre. Entre le premier et le deuxième trimestre 2024, en données corrigées des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables, l?énergie appelée augmente (+ 2,2 %). Les consommations en basse, moyenne et haute tensions augmentent respectivement de 3,1 %, 0,9 % et 2,8 %. Évolution de l?énergie appelée (séries CVS-CVC-CJO) En % * Série corrigée du climat et des jours ouvrables seulement. Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie Énergie appelée (séries CVS-CVC-CJO) Indice base 100 en 2010 Source : SDES, d?après CNR, EDF, Enedis, RTE et GazelEnergie T/T-1 T/T-4 * Consommation totale 3,7 3,0 dont : - centrales électriques -21,4 -67,6 - sidérurgie 7,6 17,4 Quantité Évolution (%) T/T-4 Part en % Production d'électricité nette 124 530 8,9 100,0 dont : - nucléaire 80 883 11,0 65,0 - hydraulique (yc pompages) 20 915 30,6 16,8 - éolienne 10 305 7,6 8,3 - photovoltaïque 7 848 5,7 6,3 - production thermique classique 4 578 -45,9 3,7 Solde : exportations - importations 23 118 54,5 Pompages (énergie absorbée) 2 180 94,2 Energie appelée réelle (yc pertes) 99 232 1,0 100,0 dont : - basse tension 35 599 -1,0 35,9 - moyenne tension 34 350 -2,2 34,6 - haute tension 17 294 0,4 17,4 2024 T2 Électricité Électricité T/T-1 T/T-4 * Energie appelée 2,2 -0,2 dont : - basse tension 3,1 0,1 - moyenne tension 0,9 -1,1 - haute tension 2,8 0,8 Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2024 LES PRIX ET LES COTATIONS DES ÉNERGIES Le cours du baril de Brent a de nouveau été volatil dans un contexte d?incertitudes élevées tant sur l?offre que sur la demande mondiale. En hausse en début de trimestre en raison des regains de tension liées aux guerres en Ukraine et au Proche-Orient, le cours du Brent a reflué de fin avril à fin mai du fait d?une relative détente géopolitique, de la hausse du dollar et de l?ajustement des positions des investisseurs sur le marché. Le cours progresse à nouveau en fin de trimestre avec l?affermissement saisonnier de la demande. L'arrivée de l?été entraîne en effet une hausse significative des stocks de brut en prévision d?une production de produits raffinés qui sont davantage consommés à cette saison. En moyenne trimestrielle, le cours du baril de Brent augmente de 2,0 % par rapport au premier trimestre 2024 et s?élève à 84,7 $ en moyenne au deuxième trimestre 2024. Il augmente davantage en euros (+ 2,9 %, soit 78,6 euros) du fait de l?appréciation du dollar vis-à-vis de l?euro au cours du trimestre. Prix et cotations des énergies * Variation par rapport à la période similaire de l?année précédente. ** European Power Exchange. Sources : DGEC ; Reuters ; Epex (électricité) En moyenne, le prix de l?essence (SP95) augmente de 2,3 % par rapport au trimestre précédent, alors que celui du gazole diminue de 2,7 %. En juin 2024, les prix à la pompe du SP95 et du gazole atteignent respectivement 1,85 ¤ et 1,70 ¤ le litre (1,89 ¤ et 1,73 ¤ sur l?ensemble du trimestre). Le prix du fioul domestique s?établit à 1,22 ¤ le litre, en moyenne sur le trimestre. Prix à la consommation En ¤/l Source : DGEC Après avoir nettement diminué au cours du premier trimestre 2024, les cours du gaz naturel sur les marchés ouest-européens rebondissent au deuxième trimestre. Le prix spot sur le marché français (point échange gaz ; PEG) s?élève à 31,7 ¤/MWh au deuxième trimestre 2024, en hausse de 18,9 % par rapport au trimestre précédent. Les livraisons norvégiennes se sont maintenues mais des incidents d?exploitation aux États-Unis, notamment à l?usine de liquéfaction de Freeport dédiée à l?approvisionnement européen, ont limité la production de gaz naturel liquéfié. En outre, les tensions au Proche et Moyen- Orient menacent le transport de gaz en provenance du Qatar. Dans le même temps, la demande mondiale de gaz naturel, en particulier en Inde et en Amérique latine, est en forte croissance. En Europe, la demande reste contenue mais les stocks se reconstituent en prévision de l?hiver prochain. Le prix spot de l?électricité livrable en France chute de 52,6 % par rapport au premier trimestre 2024 et atteint 29,9 ¤/MWh, un niveau bas inédit depuis le deuxième trimestre 2020, où la consommation d?électricité, notamment dans l?industrie, avait été particulièrement réduite. L?amélioration de la disponibilité du parc nucléaire et le dynamisme de la production d?électricité renouvelable entraînent un moindre recours aux centrales thermiques avec une offre abondante d?électricité à plus bas coût. La consommation d?électricité demeure quant à elle modérée, en retrait par rapport à la situation d?avant- crise énergétique. Prix moyen* mensuel du baril de pétrole (en $US et en ¤) et prix spot du gaz et de l?électricité (en ¤/MWh) * Prix courants. ; ** Point d?échange gaz (France). Sources : DGEC ; Reuters LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE (MAI 2024) Dans le sillage du cours du Brent, le prix moyen du pétrole brut importé par la France diminue en mai 2024 par rapport à avril, pour s?établir à 626 ¤/t. Le prix moyen à l?importation des produits raffinés suit la même tendance avec une amplitude moindre et s?élève à 754 ¤/t en mai 2024. Le prix du charbon, globalement en hausse depuis l?automne 2023 s?établit à 291 ¤/t en mai. Prix moyens mensuels des énergies importées En ¤/t Source : calculs SDES, d?après DGDDI 2024 T2 2024 T1 Valeur Valeur % Valeur %* Cotation US$ en ¤ (courant) 0,929 0,921 0,8 0,9 -3,3 Brent daté ($/bl) 84,7 83,0 2,0 84,5 -3,1 Brent daté (¤/bl) 78,6 76,5 2,9 78,2 -6,5 Gaz - Spot PEG (¤/MWh) 31,7 26,7 18,9 32,3 -56,6 Électricité - Spot Base Epex** (¤/MWh) 29,9 62,9 -52,6 64,8 -70,7 Prix à la consommation (TTC) SP95 (¤/l) 1,89 1,85 2,3 1,87 2,9 Gazole (¤/l) 1,73 1,78 -2,7 1,78 -1,6 Fioul domestique (¤/l) 1,22 1,26 -3,1 1,26 -8,7 Moyenne des 4 derniers 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 2,2 janv.-20 janv.-21 janv.-22 janv.-23 janv.-24 SP95 Gazole Fioul domestique 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 0 20 40 60 80 100 120 140 160 janv-20 janv-21 janv-22 janv-23 janv-24 ¤/MWh**$US ou euro/bl Prix du baril de Brent daté en $US/bl Prix du baril de Brent daté en ¤/bl Prix spot du gaz PEG** (¤/MWh, échelle de droite) Prix baseload mensuel moyen de l'électricité Epex spot France 0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100 1200 janv-21 janv-22 janv-23 janv-24 Pétrole brut Produits pétroliers raffinés CMS Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2024 Quantités importées de pétrole, de combustibles minéraux solides et de gaz naturel Indice 100 en 2010 Source : calculs SDES, d?après DGDDI, GRTGaz et Terega Quantités exportées de produits pétroliers raffinés et d?électricité Indice 100 en 2010 Source : calculs SDES, d?après DGDDI et RTE La facture énergétique est globalement orientée à la baisse depuis septembre 2023 et s?élève à 6,0 Md¤ en mai 2024. Elle diminue par rapport au mois précédent mais est un tiers plus élevée qu?en février 2024, où elle a atteint un minimum local. Après avoir nettement diminué, la facture gazière, qui s?établit à 2,1 Md¤ en mai, pèse en effet davantage qu?en début d?année en raison de l?augmentation du prix sur les marchés. La facture en pétrole brut demeure élevée (2,2 Md¤) en raison de la bonne tenue de l?activité de raffinage et du niveau élevé des prix. Les dépenses nettes en produits raffinés s?établissent à 1,7 Md¤ et celles en biocarburants3 se montent à 110 millions d?euros. La dépense en charbon pèse à hauteur de 120 millions d?euros. L?électricité allège la facture, à hauteur de 300 millions d?euros, en raison d?un solde physique nettement excédentaire malgré des prix de l?électricité en net recul. Facture énergétique mensuelle de la France En M¤ courants Source : calculs SDES, d?après DGDDI 3 Bioéthanol « pur » exclu, seuls l?ETBE (ether ethyle tertiobutyle) et le biodiesel EMAAG sont isolés dans les données douanières. Au total, la facture énergétique, mesurée en cumul sur les douze derniers mois, entre juin 2023 et mai 2024, s?élève à 66,8 Md¤. Elle diminue de 39,7 % par rapport à son niveau enregistré un an auparavant (110,8 Md¤ entre juin 2022 et mai 2023). Le reflux de la facture s?explique principalement par celui du prix des énergies fossiles, et tout particulièrement du gaz naturel. Facture énergétique et prix moyens à l?importation en France * Variation par rapport à la période similaire de l?année précédente. Seule une partie des biocarburants (ETBE et EMAAG) peut être retracée dans les données douanières. Source : calculs SDES, d?après Douanes MÉTHODOLOGIE Champ et sources Les bilans énergétiques portent sur la France métropolitaine jusqu?en décembre 2017. À partir de janvier 2018, ils incluent en outre les cinq DROM. Les données sur la facture portent, quant à elles, sur la France entière. L'énergie primaire L'énergie primaire est calculée à partir de toutes les données mensuelles disponibles des énergies, c?est-à- dire hors énergies renouvelables thermiques et déchets (bois-énergie, déchets urbains renouvelables?). Sources : SDES et Météo-France pour les températures moyennes journalières. Les combustibles minéraux solides Importations et exportations : Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) jusqu?au mois précédent, estimation SDES pour le mois le plus récent. Production : GazelEnergie. Consommation des centrales électriques : GazelEnergie et EDF. Consommation de la sidérurgie : estimation SDES, d?après une enquête auprès des opérateurs. Consommation des autres secteurs industriels : estimation SDES. Stocks : EDF, GazelEnergie, A3M. Les produits pétroliers Production nationale : MTECT/Direction générale de l?énergie et du climat (DGEC). 10 30 50 70 90 110 130 150 janv-21 janv-22 janv-23 janv-24 Pétrole brut Gaz naturel (entrées nettes) Produits pétroliers raffinés CMS -150 -100 -50 0 50 100 150 200 250 300 350 400 janv-21 janv-22 janv-23 janv-24 Produits pétroliers raffinés Electricité (exportations nettes) -1 000 0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000 6 000 7 000 8 000 9 000 10 000 11 000 12 000 13 000 janv-21 janv-22 janv-23 janv-24 Pétrole brut Produits pétroliers raffinés CMS Gaz naturel Electricité Total Mai 2024 Avril 2024 Valeur Valeur % Valeur %* Importations totales (I) 7,9 8,2 -3,1 91,4 -37,0 dont : - CMS (combustibles minéraux solides) 0,1 0,2 -27,6 1,5 -50,2 - pétrole brut 2,2 2,2 -1,9 29,3 -5,3 - produits pétroliers raffinés 2,6 2,8 -6,3 28,5 -22,9 - gaz naturel 2,8 2,8 1,1 28,1 -50,6 Exportations totales (E) 1,9 1,5 26,9 24,5 -28,2 dont : - produits pétroliers raffinés 0,9 0,9 0,6 10,9 2,0 - électricité 0,3 0,2 44,0 5,9 -26,0 Facture énergétique (I-E) 6,0 6,7 -10,0 66,8 -39,7 dont : - pétrole brut, produits raffinés et biocarburants 4,0 4,3 -5,3 48,5 -18,3 - gaz naturel 2,1 2,4 -11,8 21,1 -50,2 - électricité -0,3 -0,2 73,6 -4,6 -180,5 Mai 2024 Avril 2024 Valeur Valeur % Valeur %* Pétrole brut importé ($/bl) 92,3 95,7 -3,5 89,9 -10,7 Pétrole brut importé (¤/t) 626,0 653,8 -4,3 609,0 -13,8 Produits pétroliers raffinés importés (¤/t) 754,4 771,6 -2,2 775,1 -14,7 Facture énergétique (Md¤) Cumul des 12 derniers mois Prix moyens à l'importation (US$ ou ¤) Moyenne des 12 derniers mois Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2024 Consommation hors bases pétrochimiques : Comité professionnel du pétrole (CPDP). Consommation de bases pétrochimiques : enquête du SDES auprès des opérateurs. Le gaz Les données proviennent de l?enquête mensuelle sur la statistique gazière du SDES effectuée auprès des opérateurs d?infrastructures gazières et des principaux fournisseurs de gaz naturel sur le marché français. L'électricité Les données de production proviennent des principaux producteurs en France : EDF, CNR et GazelEnergie. Les données d?échanges extérieurs proviennent de RTE. Les données de consommation proviennent d'Enedis et de RTE. Prix et cotations DGEC, Reuters et NBP (National Balancing Point) pour les cotations du pétrole et du gaz. Epex pour les prix spot de l?électricité. La facture énergétique DGDDI (Prodouane) pour la valeur des importations et exportations. Banque de France pour la parité du dollar. Révision des données Les données du dernier mois sont provisoires et peuvent donner lieu à des révisions, parfois importantes. C?est notamment le cas de la consommation de quelques produits pétroliers (en particulier coke de pétrole, carburéacteurs), des importations et consommations de charbon hors centrales électriques et des productions éolienne et solaire photovoltaïque. Le champ de la note de conjoncture inclut désormais les DROM. En outre, afin de rapprocher et mieux articuler les statistiques mensuelles et trimestrielles des statistiques annuelles retracées dans le bilan de l?énergie, le bois-énergie et une partie des biocarburants (ETBE et EMAAG) sont désormais pris en compte dans la facture énergétique, et les importations de GNL porté sont estimées. Définitions L?énergie primaire est l?énergie tirée de la nature (du soleil, des fleuves ou du vent) ou contenue dans les produits énergétiques tirés de la nature (comme les combustibles fossiles ou le bois) avant transformation. Par convention, l?énergie provenant d?une centrale nucléaire est également une énergie primaire (la chaleur nucléaire est alors comptabilisée). La consommation d?énergie primaire correspond à la consommation d?énergie de tous les acteurs économiques. Elle s?oppose à la consommation d?énergie finale, qui correspond à la consommation des seuls utilisateurs finaux, ménages ou entreprises autres que celles de la branche énergie. L?énergie finale peut être une énergie primaire (consommation de charbon de la sidérurgie par exemple) ou non. L?écart entre les consommations d?énergie primaire et secondaire correspond à la consommation de la branche énergie. Il s?agit pour l?essentiel des pertes de chaleur liées à la production d?électricité. Pour la note de conjoncture trimestrielle ainsi que pour les séries mensuelles mises à disposition sur le site du SDES, les soutes aériennes internationales, dont une évaluation infra-annuelle n?est pas disponible jusqu?à présent, sont incluses dans la consommation nationale d?énergie primaire et sont par conséquent prises en compte dans le calcul du taux d?indépendance énergétique et dans celui des émissions de CO2. Dans le bilan énergétique de la France annuel, publié par le SDES, elles sont en revanche exclues, conformément aux recommandations internationales relatives aux statistiques de l?énergie établies par les Nations unies et aux pratiques de l?Agence internationale de l?énergie. Le taux d?indépendance énergétique est le ratio de la production nationale d?énergie primaire sur la consommation d?énergie primaire réelle (non corrigée du climat). Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) donne le dégagement maximal théorique de chaleur lors de la combustion, y compris la chaleur de condensation de la vapeur d?eau produite lors de la combustion. À l'inverse, le pouvoir calorifique inférieur (PCI) exclut de la chaleur dégagée la chaleur de condensation de l?eau supposée rester à l?état de vapeur à l?issue de la combustion. En pratique, le rapport PCI/PCS est de l?ordre de 90 % pour le gaz naturel, de 91 % pour le gaz de pétrole liquéfié, de 92-93 % pour les autres produits pétroliers et de 95 à 98 % pour les combustibles minéraux solides. Combustibles minéraux solides (CMS) : dans ce document, le terme « charbon » est utilisé pour désigner l?ensemble des CMS qui regroupent le charbon à l?état brut et les produits solides issus de sa transformation. Les produits bruts couvrent les produits de récupération, le lignite et la houille, dont le charbon- vapeur est une variété utilisée pour la production d?électricité et/ou de chaleur. Les produits solides transformés à partir du charbon sont le coke et les agglomérés. Le coefficient de disponibilité nucléaire (Kd) : ratio entre la capacité de production réelle et la capacité de production théorique maximale. Le Kd, qui ne prend en compte que les indisponibilités techniques, à savoir les arrêts programmés, les indisponibilités fortuites et les périodes d?essais, caractérise la performance industrielle d?une centrale. Le gazole non routier remplace obligatoirement le fioul domestique depuis le 1er mai 2011 pour certains engins mobiles non routiers, et depuis le 1er novembre 2011 pour les tracteurs agricoles, avec les mêmes spécifications que celles du gazole routier, excepté sa coloration. Émissions de CO2 liées à la combustion d?énergie Les émissions de CO2 calculées dans cette publication sont celles issues de la combustion d?énergie fossile. Elles représentent près de 95 % des émissions totales de CO2 et environ 70 % des émissions de gaz à effet Conjoncture énergétique : deuxième trimestre 2024 de serre (GES). Le calcul du SDES consiste à appliquer des facteurs d?émissions moyens aux consommations d?énergies fossiles (produits pétroliers, gaz et combustibles minéraux solides), hors usages non énergétiques des produits pétroliers (pour le gaz naturel, il n?est pas possible d?estimer ces usages en mensuel). En revanche, les inventaires officiels (données annuelles) en matière d?émissions de GES et de CO2 en particulier font appel à une méthodologie beaucoup plus complexe, nécessitant des données plus détaillées. Comparées à un inventaire officiel, ces estimations présentent d?autres différences de périmètre, telles que la non-prise en compte des DROM, des déchets non renouvelables ou encore la prise en compte des soutes aériennes internationales. Correction des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables (CVS-CVC-CJO) Les séries de consommation d?énergie sont généralement sensibles aux saisons, à la météorologie et au nombre de jours ouvrables. Ainsi, la consommation des énergies utilisées pour le chauffage est plus élevée l?hiver que l?été et augmente d?autant plus que les températures sont basses. L?énergie consommée pour le chauffage au cours d?une journée est proportionnelle au nombre de « degrés-jours », c?est-à-dire à l?écart entre la température moyenne de la journée et un seuil fixé à 15 °C, lorsque la température est inférieure à ce seuil. À titre d?exemple, en dessous de 15°C, une baisse d?un degré de la température moyenne mensuelle conduit à une consommation supplémentaire de gaz distribué de l?ordre de 1,25 TWh par mois. La série corrigée des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables (CVS-CVC-CJO), construite à partir de la série initiale dite « série brute », permet de neutraliser l?effet des saisons, de la météorologie et des jours ouvrables pour faire ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions exceptionnelles. Contrairement au « glissement annuel », où, pour éliminer la saisonnalité, on compare un mois avec le même mois de l?année précédente, la série CVS-CVC permet de comparer directement chaque mois avec le mois précédent. Cela lui confère deux avantages. D?une part, l?interprétation d?un mois ne dépend que du passé récent et non d?événements survenus jusqu?à un an auparavant. D?autre part, on détecte tout de suite les retournements et on mesure correctement les nouvelles tendances sans retard. La série CJO permet de neutraliser l?impact des nombres inégaux de jours ouvrables d?un mois à l?autre, de la même façon que la série CVS-CVC neutralise l?impact des différentes saisons et du climat. La combinaison des CVS, CVC, CJO permet de fournir une information sur l?évolution instantanée des phénomènes économiques, abstraction faite des phénomènes calendaires explicables naturels. Pour en savoir plus, consulter le site www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique « Tous les concepts ». Les coefficients saisonniers ainsi que les coefficients climatiques et la correction des jours ouvrables sont réestimés chaque mois, ce qui peut entraîner de très légères révisions de la série CVS-CVC-CJO. La correction des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des séries, les séries d?ensemble étant obtenues par agrégation des séries élémentaires. Diffusion Les séries longues sont disponibles sur le site : www.statistiques.developpement- durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie. Alexandru ANDREI, SDES Virginie ANDRIEUX, SDES Évelyne MISAK, SDES Directrice de publication : Béatrice Sédillot Dépôt légal : août 2024 ISSN : 2557-8510 (en ligne) Commissariat général au développement durable Service des données et études statistiques Sous-direction des statistiques de l?énergie Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/ http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-mensuelles-de-lenergie mailto:diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr

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