Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et Benoist APPARU présentent 6 mesures pour améliorer le Diagnostic de Performance Energétique (DPE)
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France. Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement
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Résumé
Le DPE, mis en place en 2006, constitue un grand progrès dans l'information des propriétaires et locataires de logements. Il permet à chaque ménage qui achète ou loue un logement de mieux évaluer sa consommation énergétique et son coût, de mesurer l'impact sur l'effet de serre et de disposer de conseils pour maîtriser sa consommation d'énergie.
Descripteur Urbamet
logement
;CONSOMMATION D'ENERGIE
;ECONOMIE D'ENERGIE
Descripteur écoplanete
Thème
Habitat - Logement
Texte intégral
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MINISTÈRE DE L?ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE,
DES TRANSPORTS ET DU LOGEMENT
DOSSIER DE PRESSE
Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et Benoist APPARU présen tent
6 mesures pour améliorer le Diagnostic de Performan ce
Energétique (DPE)
13 Septembre 2011
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Le diagnostic de performance énergétique : un outil au service
des ambitions du Grenelle de l?environnement
Le DPE constitue une avancée considérable dans l?am élioration de l?information des
propriétaires comme des locataires puisque depuis l e 1er janvier, il est obligatoire d?afficher
le classement énergétique d?un bien dans les annonc es immobilières. Grâce au DPE, la
valeur verte devient une caractéristique essentiell e pour l?achat ou la location d?un bien
immobilier.
La sensibilité des ménages au développement durable se renforce. En mars 2011, 70% des
ménages ont déclaré avoir connaissance de l?affichage obligatoire du DPE ; 80% valorisent la
consommation énergétique du logement comme un critère de choix très important et même 60%
déclarent que s?ils étaient appelés à mettre leur bien en vente, ils envisageraient de faire des
travaux pour en améliorer la performance énergétique.
Le nouveau dispositif d?accession à la propriété PTZ+ n?est pas étranger à ces bons résultats. En
décembre 2010, 50% des ménages se déclaraient déjà être au courant de la réforme du prêt à taux
zéro renforcé, notamment pour les logements verts. En mars 2011, trois mois après son entrée en
vigueur, 41% des professionnels jugent son impact positif. L?action durable du Gouvernement pour
le logement se traduit aussi pas le verdissement du Scellier et à travers les travaux financés avec
l?Eco-PTZ.
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La performance énergétique des bâtiments est un enjeu majeur de la lutte contre le changement
climatique et pour le pouvoir d?achat des Français.
Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d'énergie en France parmi l'ensemble
des secteurs économiques. Il consomme actuellement environ 68 millions de tonnes d'équivalent
pétrole, soit 42,5% de l'énergie finale totale. C'est chaque année plus d'une tonne d'équivalent
pétrole consommée par chaque Français. Il génère 123 millions de tonnes de CO2, soit 23% des
émissions nationales. Ces émissions ont augmenté d?environ 15% depuis 1990. Chaque Français
libère ainsi dans l?atmosphère environ deux tonnes de CO2.
La facture annuelle de chauffage représente environ 900 ¤ en moyenne par ménage, avec de
grandes disparités, qui tendent à augmenter avec la hausse du prix des énergies : les dépenses
annuelles peuvent ainsi varier de 250 ¤ pour une maison « basse consommation » à plus de
1 800 ¤ pour une maison mal isolée.
La mise en oeuvre à grande échelle du programme de réduction des consommations énergétiques
des bâtiments prévu par le Grenelle de l?Environnement réduira durablement les dépenses
énergétiques et les inégalités qui en découlent, améliorera le pouvoir d'achat des ménages et
contribuera à la réduction des émissions de CO2.
Les objectifs du Grenelle de l?Environnement pour les logements existants sont :
? de réduire les consommations d?énergie du parc des bâtiments existants d?au moins 38% d?ici
à 2020 en conduisant un programme ambitieux de rénovation thermique et énergétique des
bâtiments pour atteindre le rythme de 400 000 rénovations complètes de logements chaque
année à compter de 2013 ;
? de rénover l'ensemble des logements sociaux, avec, pour commencer, la réalisation des
travaux sur les 800 000 logements sociaux les plus énergivores d?ici 2020.
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Le DPE, mis en place en 2006, constitue un grand progrès dans l?information des
propriétaires et locataires de logements. Il permet à chaque ménage qui achète ou loue un
logement de mieux évaluer sa consommation énergétique et son coût, de mesurer l?impact
sur l?effet de serre et de disposer de conseils pour maîtriser sa consommation d?énergie.
Le diagnostic de performance énergétique est établi par un professionnel et se traduit par un
document qui donne 4 informations principales :
- une description des principales caractéristiques du bâtiment et de ses équipements
thermiques ;
- une estimation de la consommation annuelle d?énergie et de son coût, et un classement de la
consommation au m2 selon le principe de l? « étiquette énergie » (échelle de A à G) ;
- l?indication de la quantité de CO2 émise du fait de cette consommation, avec un classement
selon une « étiquette climat » ;
- des recommandations pour maîtriser les consommations d?énergie, en particulier les travaux qui
pourraient être réalisés pour améliorer la performance énergétique du bâtiment.
La lecture de ce diagnostic est facilitée par une double étiquette et une estimation des
consommations énergétiques chiffrée en euros.
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Un dispositif dont l?utilisation est rapidement mon tée en
puissance depuis 2007
La réalisation d?un diagnostic de performance énergétique est obligatoire à l?occasion de la
vente de chaque logement ou de la plupart des bâtiments en France métropolitaine depuis le
1er novembre 2006.
Depuis le 1er juillet 2007, toute signature d?un contrat de location d?un logement doit
également s?accompagner d?un diagnostic de performance énergétique. Ce dispositif
concerne donc également le million de locations de logements qui interviennent chaque
année.
Les résultats de ces diagnostics doivent aussi être tenus à disposition, par le vendeur ou le
bailleur, de tout candidat acquéreur ou locataire, dès la mise en vente ou en location du
bâtiment ou de la partie du bâtiment.
Dans le cadre du Grenelle de l?Environnement, la gé néralisation du DPE a été décidée
dès 2007 :
- un diagnostic de performance énergétique doit désormais être réalisé pour les bâtiments
neufs dont le permis de construire a été déposé après le 1er juillet 2007 ;
- les gestionnaires des bâtiments publics importants doivent désormais afficher le DPE
dans le hall d?accueil du bâtiment, de manière visible pour le public ; cet affichage vise à
sensibiliser le public, les occupants et le gestionnaire du bâtiment sur les consommations
énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre qu?engendre le bâtiment, et sur les
mesures d?économies d?énergie à prendre, notamment lors des périodes d?inoccupation
du bâtiment.
Depuis le 1er novembre 2007, les diagnostics de performance énergétique doivent être
réalisés par des opérateurs dont les compétences ont été certifiées. Environ 4 500
opérateurs ont obtenu leur certification, après avoir passé avec succès des examens
théoriques et pratiques permettant de vérifier leurs compétences.
Enfin, depuis le 1 er janvier 2011 , l?affichage de la performance énergétique des biens mis
en vente ou en location dans les agences immobilières, ou sur les sites d?annonce internet,
est obligatoire. Le DPE est pris en compte dans les aides de l?Etat à l?accession à la
propriété à travers le PTZ +.
Sur internet, les dix principaux sites ont bien mis en application le dispositif d?affichage du
DPE dans les annonces.
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Le plan de fiabilisation du diagnostic de performan ce
énergétique est aujourd?hui en marche : 6 mesures pour
améliorer un outil apprécié par les Français
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) étant amené à jouer un rôle de plus en plus
important dans les décisions d?acquisition ou de location, il est nécessaire de poursuivre le
processus d?amélioration de cet outil. Le gouvernement souhaite que l?efficacité énergétique
devienne un critère de choix lors des décisions d?achat comme de location d?un bien immobilier. Il
faut donc que le DPE soit une référence incontestable.
Dès le 27 octobre 2010, Benoist Apparu engageait une large concertation avec l?ensemble des
parties prenantes afin de définir un programme d?actions dans le but de fiabiliser et d?améliorer le
DPE. Des réunions avec les fédérations de diagnostiqueurs et l?ensemble des acteurs concernés
(organismes de certification, associations de consommateurs, assureurs de diagnostiqueurs,
organisme d?accréditation, représentants des organismes de logement social, éditeurs de logiciels,
experts thermiciens) ont eu lieu au cours du premier semestre 2011.
Une enquête UFC-Que choisir publiée le 21 février 2011 révélant des failles relatives au
nouveau dispositif de DPE, a confirmé la nécessité d?un plan de fiabilisation de l?outil.
Enquête UFC-Que Choisir sur le DPE
« Sur quatre maisons visitées par 16 diagnostiqueurs : deux maisons ont été
classées dans pas moins de trois classes énergétiques différentes, une a été classée dans
deux étiquettes différentes, une seule s'étant vu attribuer la même étiquette énergétique par
tous les professionnels. »
« Une des maisons enquêtées a été classée, selon les diagnostiqueurs, en C, D ou
E, avec une estimation de consommation de 134 kWh à 244 kWh par m2 et par an, soit une
facture annuelle variant de 1 000 à 1 800 euros ! »
UFC-Que choisir demandait donc aux pouvoirs publics d?adopter sans délai des
mesures techniques pour fiabiliser les DPE afin qu?ils soient réalisés avec plus de rigueur.
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Les grands axes du plan de fiabilisation
Les données prises en compte dans l?élaboration du Diagnostic seront jointes au DPE, afin
d?assurer la traçabilité du calcul.
Les méthodes de calcul seront améliorées en passant de 30 à 60 points de contrôle dans les
logements, et les logiciels de calcul seront contrôlés.
Une base de données rassemblera la totalité des DPE et permettra ainsi un meilleur suivi des
pratiques.
La montée en compétence des diagnostiqueurs, et un contrôle accru contribueront enfin à la
fiabilisation du dispositif.
L?ensemble du dispositif sera en vigueur au 1er janvier 2012, afin de permettre aux acteurs et aux
différentes parties prenantes de se préparer aux divers changements visant à perfectionner le DPE.
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1. UNE TRANSPARENCE ACCRUE
? Depuis le 1er janvier 2011 : obligation de mentionn er le classement de la
performance énergétique des bâtiments dans les anno nces immobilières.
Depuis l?entrée en vigueur de l?obligation d?affichage du DPE, on constate aujourd?hui qu?un
logement sur deux proposé à la vente est éco-performant (c'est-à-dire qu?il consomme moins de
230 KWh/m² par an d?énergie primaire).
Les annonces immobilières ont l?obligation d?afficher la lettre de la performance énergétique
lorsqu?elles sont dans la presse :
Elles doivent afficher l?étiquette « énergie » lorsqu?elles sont sur Internet ou dans les agences
immobilières (et autres locaux de professionnels de l?immobilier) :
? A partir de janvier 2012 : transparence des données .
Cette mesure consiste à rajouter une fiche technique au DPE dressant la liste exhaustive des
données entrées par le diagnostiqueur dans la méthode de calcul afin de favoriser la transparence
et la traçabilité des données prises en compte pour l?ensemble des parties.
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Il s?agit, d?une part de permettre au diagnostiqueur de justifier les données qu?il renseigne auprès du
particulier et d?autre part de permettre au particulier d?être informé sur la façon dont a été réalisé
son document.
Le fait de fournir une trace écrite de la simulation logicielle responsabilise le diagnostiqueur et limite
le risque de DPE ??frauduleux??.
? A partir du 1er janvier 2012 : explication des écar ts entre consommations
réelles et consommations conventionnelles à fournir par le diagnostiqueur.
Il est en effet nécessaire d?apporter des réponses précises aux particuliers qui se posent
beaucoup de questions sur les différences entre leu rs factures et le résultat du DPE issu du
calcul .
Le guide de recommandations sur le DPE, très apprécié par la profession ainsi que tous les autres
acteurs de la performance énergétique dans les bâtiments, sera complété en y ajoutant un volet
pour aider le diagnostiqueur dans l?analyse des écarts entre les consommations réelles et les
consommations théoriques.
2. AMELIORATION DE LA METHODE DE CALCUL
A partir de janvier 2012, l?amélioration de la méthode permettra de limiter les écarts entre le
classement (résultant d?une simulation) et la réali té, en augmentant le nombre de données
d?entrée telles que la régulation centralisée du système de chauffage (valorisation des sondes de
température intérieure ou extérieure), les lames d?air pour les fenêtres double vitrage, le périmètre
du bâtiment et en interdisant certaines valeurs par défaut notamment sur les parois.
Aussi, le ministère profitera de cette mesure pour étoffer le contenu des bibliothèques de
données en y ajoutant notamment la ventilation hybride, les poêles à bois performants, les
chaudières électrogènes (production combinée de chaleur et d?électricité), etc.
3. UTILISATION DE LOGICIELS VALIDÉS
Entre 2008 et 2010 a été menée par le MEDDTL et l?ADEME une évaluation des logiciels. Il est
proposé de limiter la liste de logiciels autorisés à générer des DPE aux logiciels ayant été soumis à
cette procédure d?évaluation. Ceci permet aux logiciels de ne plus être une source d?erreurs dans le
dispositif de DPE. Il faut tout de même garder à l?esprit que deux logiciels différents ne peuvent par
définition donner exactement les mêmes résultats, mais cette procédure permettra de réduire
significativement les différences. De plus, pour connaître le logiciel utilisé pour l?élaboration du
diagnostic, il est proposé d?insérer sa référence au sein de la fiche technique. La base de données
de recueil des DPE n?acceptera pas les DPE réalisés avec des logiciels inconnus non validés, c?est
donc un moyen de contrôle supplémentaire.
4. UNE BASE DE DONNEES DES DPE EN LIGNE
L?Ademe met actuellement au point une application permettant le recueil des DPE, par application
de la loi Grenelle II qui exige que les diagnostiqueurs lui transmettent les DPE qu?ils ont réalisés.
A partir de janvier 2012, cette application permettra notamment d?obtenir des statistiques utiles à
l?élaboration des stratégies nationales et locales en matière d?énergie dans le bâtiment.
Aussi, les organismes certificateurs pourront visualiser les DPE réalisés par les personnes qu?ils ont
certifiées et faire de premières vérifications de cohérence des résultats.
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5. UNE MONTEE EN COMPETENCE DES DIAGNOSTIQUEURS
Compte tenu de la nécessité de fiabiliser le DPE, la montée en compétence des diagnostiqueurs
doit s?opérer en parallèle, afin d?être globalement effective au 1er janvier 2012.
Ainsi, le niveau de difficulté des examens , à la certification ainsi qu?à la recertification, sera
augmenté (renforcement des compétences exigées pour les personnes réalisant des DPE), pour
une application au 1er janvier 2012 :
Deux niveaux de difficulté des examens seront mis e n place , en distinguant d?une part les
compétences nécessaires à la réalisation des DPE sur les maisons individuelles ou sur les
appartements situés dans des bâtiments, et d?autre part les compétences nécessaires à la
réalisation de DPE sur tous types de biens, et notamment sur les immeubles tertiaires
Les examens théoriques sont renforcés, ainsi que les formations préalables à la certification ; une
formation continue est également introduite.
6. UN CONTRÔLE PLUS EFFICACE
Dans le but d?améliorer le contrôle des diagnostiqueurs, le ministère a récemment mis en ligne un
annuaire des diagnostiqueurs (diagnostiqueurs.application.developpement-durable.gouv.fr) qui
permet d?une part de vérifier qu?un diagnostiqueur est bien certifié et d?autre part d?avoir accès à
leurs coordonnées selon la situation géographique.
Afin d?améliorer la surveillance des diagnostiqueurs que doivent réaliser les organismes
certificateurs, il a été décidé de rendre obligatoire à partir du 1er janvier 2013 une visite in situ
systématique lors des cycles de certification et de recertification sur une prestation de diagnostic
déjà réalisée.
Pour vérifier qu?un DPE est bien valide (délivré par une personne certifiée il y a moins de dix
ans), l?Ademe a développé un outil sur le même site que celui permettant le recueil et la simulation
des DPE.
Enfin, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression
des fraudes) a programmé dans sa directive nationale d?orientation 2011 une enquête dans le
secteur du diagnostic immobilier dans le cadre de sa mission de protection économique du
consommateur dans laquelle une attention toute particulière sera portée à l?application des
dispositions exigeant l?affichage de la performance énergétique des bâtiments dans les annonces
immobilières.
Ce contrôle renforcé à court terme, et le plan d?ac tions mis en oeuvre à compter de 2012
doivent donc permettre de fiabiliser un outil encor e récent, mais dont l?utilité est déjà
démontrée.